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CongrèsCongrèsCongrèsCongrès dudududu PRGPRGPRGPRG MontpellierMontpellierMontpellierMontpellier ---- SeptembreSeptembreSeptembreSeptembre 2015201520152015

EtEtEtEt lalalala jeunesse,jeunesse,jeunesse,jeunesse, bordelbordelbordelbordel !!!!

Notre pays traverse depuis plusieurs années une crise politique. Cela concerne nos institutions vieillissantes, qui ne laissent pas la place à la démocratie ; cela concerne la société elle-même où le repli et les divisions s’opposent à la nécessité de solidarité ; cela concerne la défiance des citoyens vis-à-vis de leurs représentants. Nous refusons de fermer les yeux sur cette réalité, qui nous exempterait, nous, parti politique de toute remise en question et de toute évolution. Nous avons des atouts comme des faiblesses et il convient de les identifier pour mieux agir.

Nous nous devons d’adopter un discours concret, au-delà des guerres politiciennes. Le principe de réalité est une donnée sans laquelle toute promesse, toute action est vaine. Nos propositions se veulent ancrer dans cette réalité et dans ce concret.

Nous, Jeunes Radicaux de Gauche, défendons une éthique politique, qui implique une déontolo- gie de l’action, un réalisme des propositions, mais aussi une écoute des citoyens et l’ambition de leur proposer une nouvelle manière de penser et d’agir pour aller ensemble vers une société soli- daire, écologique, émancipatrice et humaniste.

Et nous ne pouvons plus sacrifier les jeunes générations dans les politiques nationales. Il faut redonner à la jeunesse son rôle pour maintenant et pour l’avenir. La jeunesse est un atout indéniable pour notre pays. Arrêtons les discours anxiogènes sur la jeunesse qui n’ont jamais fait avancer une société de manière positive. En effet, à chaque polémique, et les attentats de jan- vier en ont été encore une fois le témoignage, les jeunes sont pointés du doigt, présentés comme absents du récit commun, ne partageant pas les valeurs de la République, en somme comme responsables des maux de notre société.

Mais qu’est-ce que nos aînés nous proposent? Et nous ne parlons pas de responsabilité paren- tale, mais bien de tous les responsables adultes, de tous les niveaux. Quelle considération, ma- térielle et symbolique avons-nous de la part de la société ? Quels objectifs, quelles perspectives nous sont donnés? Depuis la fin des Trente Glorieuses, les jeunes ne sont-ils pas devenus la gé- nération sacrifiée sur l’autel des crises ?

Ainsi l’objectif de notre contribution est double.

Nous nous devions, en tant qu’organisation politique de jeunesse, de réaffirmer l’importance des politiques d’émancipation des jeunes pour offrir à chacun une égalité des possibles. Cette question est encore trop absente des réflexions de notre parti alors qu’offrir aux jeunes les moyens de leur autonomie leur permettra d’être des citoyens avertis et ouverts sur le monde.

Nous avons voulu également à travers cette contribution réaffirmer les valeurs radicales de progrès, d’humanisme, de solidarisme et de libertés individuelles qui doivent irriguer l’ensemble de nos propositions pour réformer et faire avancer notre pays et l’Europe.

Enfin en tant que militants politiques, il nous faut faire preuve de responsabilité, ne pas jouer sur les peurs et les frustrations, mais bien parler à notre raison et à celle de tous les citoyens pour ré-enchanter l'engagement au service du bien commun.

AdapterAdapterAdapterAdapter lesleslesles dispositifsdispositifsdispositifsdispositifs jeunessejeunessejeunessejeunesse àààà uneuneuneune réalitéréalitéréalitéréalité enenenen changementchangementchangementchangement

enenenen changementchangementchangementchangement Les questions concernant la jeunesse, la parole politique

Les questions concernant la jeunesse, la parole politique sur les jeunes sont trop souvent caricaturales, diffuses, uniformes, sans aucun lien avec les réalités sociales de notre catégorie d’âge. De là découle un certain nombre de clichés présentant les jeunes comme désœuvrés, fainéants, perdus et quelque part responsables de ce qui leur arrive. A ces clichés répondent bien souvent des réponses politiques où l’autorité et la condescendance servent d’affichage, sans que des mesures réalistes et ambitieuses ne soient jamais proposées.

Lorsque l’on évoque la jeunesse, de quoi parle-t-on ? Il conviendrait en vérité de parler des jeunesses, car il ne s’agit en rien d’une classe sociale uniforme. Les situations des jeunes sont extrêmement diverses, que ce soit au niveau économique, culturel ou social. Ainsi, la jeunesse est plus à considérer comme la période de transition entre la fin de scolarité et l’entrée dans la vie active.

La transition vers l’autonomie pour les jeunes est cependant marquée par certains invariants : la précarité, des mobilités accrues, et un décalage dans le temps de cette phase qui s’est fortement allongée, et n’est plus, contrairement aux générations précédentes, linéaire, mais morcelée, faite d’allers et retours entre vie autonome et dépendance au lien familial.

Ainsi dans de nombreux domaines, les nouvelles générations cumulent des difficultés. Pour n'en citer que quelques-unes :

23,8% des moins de 25 ans sont au chômage, 45% dans certains départements d’Outre-Mer et quartiers prioritaires. Le taux de chômage des jeunes n’a jamais été inférieur à 14% depuis 1982 ;

1 jeune de moins de 29 ans sur 5, vit sous le seuil de pauvreté ;

70% ont des difficultés d’accès au logement autonome et 30% n’ont de choix que de rester chez leurs parents :

40 % des chômeurs non-indemnisables ont moins de 30 ans.

Alors si la situation des jeunes est hétérogène, elle s’est fortement dégradée. Le Gouvernement, avec son Plan Priorité Jeunesse a mis en place des dispositifs, notamment en direction des jeunes les plus précaires, mais ces mesures nous paraissent nettement insuffisantes.

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Il convient de noter que les dispositifs jeunes sont marqués par trois défauts majeurs :

Leur multiplicité, rendant leur visibilité et donc leur recours plus difficile, notamment pour les plus jeunes qui découvrent les plaisirs des méandres administratifs. Il nous semble ainsi opportun de se pencher sur l’ensemble des dispositifs existants pour les réunir, les simplifier en les mettant sous l’autorité d’un seul porteur. La présence de guichets uniques d’information et d’accompagnement des jeunes permettrait aussi de faciliter l’accessibilité aux droits sociaux, économiques et culturels.

Une délimitation selon l’âge inadaptée à la réalité des transitions vers la vie active, les dispositifs s’échelonnant majoritairement entre 16 et 25 ans . Il conviendrait aujourd’hui d’étendre les dispositifs jeunes jusqu’à 30 ans. En effet le passage à 26 ans est trop marqué par la fin d’un certain nombre d’accompagnements, alors que l’entrée dans la stabilité de l’âge adulte, caractérisée par l’achèvement des études, un logement indépendant et un emploi durable se situe entre 23 et 29 ans.

Des dispositifs d’aide inaccessibles aux moins de 25 ans, justifiés par une aide familiale mobilisable jusqu’à cet âge. Afin de favoriser l’émancipation de la jeunesse, il conviendrait d’éteindre le dispositif des minima sociaux (RSA socle, etc.) aux moins de 25 ans ainsi que de fixer le versement de la prime d’activité dans les mêmes conditions quel que soit l’âge.

dans les mêmes conditions quel que soit l’âge. FavoriserFavoriserFavoriserFavoriser lalalala

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Face à la diversité des jeunesses, et au cloisonnement des milieux sociaux, il convient de réinventer des expériences collectives pour renforcer notre appartenance aux mêmes valeurs, celles de notre République, mais aussi s’ouvrir au monde, à la différence, et favoriser la solidarité.

La réponse autoritaire, punitive pour transmettre ces valeurs nous apparaît être un contre-sens. Nous pensons plus opportun d'ouvrir des perspectives à l’ensemble des membres des jeunes générations, sans distinction d’origine sociale géographique ou culturelle, etc. En ce sens, la République doit offrir à tous les jeunes des perspectives d’avenir, des conditions de vie décentes, leur ouvrir le champ des possibles pour exister.

Une majorité de jeunes, quand on leur en donne les moyens, s’engage au service des autres, de la société, de l’environnement. Les enquêtes d’opinion et les engagements dans les divers dispo- sitifs citoyens le prouvent. Il existe une capacité d'altruisme puissante, une envie de s'engager qui ne trouve pas de point de chute, notamment en raison de la multiplicité et de la complexité des dispositifs proposés.

Nous pensons qu’un service civique véritablement universel peut être le creuset d’une aventure collective, qu’en tant que républicains, nous pouvons appeler une communauté de destin. Un service civique universel assurera la transmission de la confiance de tous les jeunes dans notre pays, parce qu’ils l’auront découvert, servi, et finalement parce qu’ils se reconnaîtront dans la France

L’objection budgétaire au service universel est à ramener aux bénéfices d’une société rassemblée et dont les membres ont conscience de ce qu’ils ont en commun. Le service civique universel est un investissement dans un avenir commun.

L’objection relative au caractère « obligatoire » est à nuancer. En effet, les devoirs de service à la collectivité sont les contreparties des droits et libertés reconnus à chacun, ces devoirs incarnent l’interdépendance des membres de la communauté de destin. Dans une société qui vieillit et qui exclue de l’emploi, du logement, de la santé, chaque jeune a besoin de se situer, de mesurer combien la République lui fait confiance en lui demandant de se mettre au service de ses membres. Et c’est par le service aux autres que l’on gagne en estime de soi et que l’on apprend à se situer dans le pays. Le service civique universel ne peut raisonnablement être apprécié comme une injonction, c’est au contraire une possibilité de développement qu’offre la République à chacun de s’exprimer en se mettant au service des autres.

Nous proposons ainsi la mise en place d’un service civique pour tous, ouverts aux jeunes de 16 à 29 ans, d’une durée de six mois, alternant moments de vie collective et de service à la collectivité. Il conviendrait de réunir sous le dispositif service civique, l’ensemble des volontariats dans les différents domaines et territoires pour élargir l’offre à l’ensemble d’une génération.

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L’enseignement français, s’il est de manière général de qualité, souffre de certaines difficultés connues, mais dont les solutions à apporter ne sont pas partagées. Avant de s’attarder sur les réformes concrètes à apporter, il convient tout d’abord d’identifier l’école et l’enseignement supérieur que nous voulons pour demain.

L’école ne doit pas être seulement le lieu où l’on acquiert des savoirs qui serviront à l’apprenant dans le monde du travail. Le rôle de l'école est bien de former les élèves à un certain nombre de savoirs et savoir-être qui permettront leur émancipation future en tant que ci- toyens, en suivant des principes d’équité et d’égalité. Sans faire un constat plus dramatique qu’il ne l’est en vérité, différents éléments attestent d’une difficulté à remplir cet objectif. En effet, si une partie des élèves bénéficie du système éducatif français, beaucoup reste sur le bord du chemin.

Sous couvert d’égalité républicaine, le système éducatif actuel favorise avant tout les plus privilégiés. L’école républicaine est un système pensé pour sélectionner les élites, avec le repérage d’élèves ayant des capacités particulières basées sur le travail et le talent de chacun, quel que soit leur niveau et origine sociale et culturelle. Or, les statistiques concernant l’origine sociale des élèves dans notre système montrent une corrélation forte entre le niveau social des parents et la réussite des élèves. Par exemple, la part des élèves des grandes écoles venant d’origine sociale modeste est révélatrice de ce phénomène. Et ce constat touche l’ensemble des niveaux et des filières du système éducatif français dès la sortie des enseignements uniques.

Il est vrai cependant, que certains jeunes d’origine modeste accèdent aux filières d’éducation d’excellence. Ces filières sont performantes et reconnues internationalement dans un certain nombre de domaines. Si cette capacité de notre système est à saluer, le constat est bien plus négatif concernant la majorité des élèves.

L’étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves - OCDE) a ainsi montré que :

la corrélation est très forte entre inégalité sociale et inégalité scolaire ;

22% d’une génération n’a pas les compétences pour la vie courante ;

150 000 jeunes (dont 90% de garçons) sortent du système scolaire sans aucune qualification.

La survivance d’un tel système n’est plus acceptable dans un pays démocratique tel que la France qui doit offrir la plus grande égalité des chances à ses enfants, sans cela nous continuerons à renier nos valeurs républicaines.

Et c’est dans cet objectif d’égalité des chances que nous portons des propositions pour réformer l’école :

Permettre une plus grande égalité par une meilleure mixité des publics et un accompagnement spécifique des élèves plus en difficulté : réaffirmer et sanctuariser la carte scolaire, mieux valoriser (ou revaloriser) le métier d’ensei-

gnant par la formation et la réévaluation des salaires, créer un service public de la petite enfance, faire de l’école primaire le lieu d’acquisition des compétences fondamentales, créer des écoles passerelle pour les élèves en difficultés entre le CM2 et la 6 ème , mieux associer les parents à la scolarité par le système de « l’école ouverte », pérenniser le rôle des Assistant de Vie Scolaire et des RASED, intégrer les élèves porteurs de handicap dans le système scolaire classique, poursuivre le changement des rythmes scolaires.

classique, poursuivre le changement des rythmes scolaires. ∑ Garantir l’enseignement public : développer

Garantir l’enseignement public : développer l’offre publique d’établissement scolaire dans les zones en carence, suppression des lois de financements des établissements scolaires privés confessionnels.

Faire de l’école, l’apprentissage de l’ouverture au monde : créer de modules d’enseignement sur le montage de projet associatif durant le secondaire, valoriser l’engagement scolaire et extrascolaire des élèves, favoriser l'apprentissage des langues dès le primaire, valoriser le travail collectif, appliquer des pédagogies d’apprentissage fondées sur l’expérience, créer un apprentissage continu au numérique de la primaire à l’enseignement supérieur, favoriser la mobilité des étudiants et apprentis à travers la reconnaissance de l’année de césure.

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Dès le secondaire, repenser l’orientation : développer des classes passerelles à des moments clefs de la scolarité afin de permettre une réorientation en cours d’année (entre les classes de Seconde et Première, et en première année universitaire), rompre avec les stéréotypes genrés en matière d’orientation et éviter des filières “hyperféminisées” ou “hypermasculinisées”.

Améliorer l’insertion professionnelle est une nécessité pour l’Université : permettre les réorientations de parcours dans le supérieur, avec le développement des équivalences, le développement des services pour l’insertion professionnelle des étudiants à travers la création de bourses de stages et le développement de filières d’anciens élèves, l’introduction d’enseigne- ment professionnel dès la première année de Licence, développer les cursus pluridisciplinaires laissant une plus large place à l’émancipation des étudiants.

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La Région est l’acteur stratégique de développement économique à l’échelle d’un territoire. Elle connaît ses forces vives et dispose de leviers d’action pour développer le potentiel de ses acteurs économiques. Dès lors, il serait pertinent de créer du lien entre la collectivité territoriale régionale et l’orientation et l’insertion professionnelle des plus jeunes. La Région possède déjà la compétence de l’apprentissage et nous pensons qu’il faudrait élargir ses attributions.

Nous proposons la création d'un service public de l'orientation sous compétence régionale, avec une mission élargie au sein des lycées. Ce nouveau service public aurait en charge l’information sur les filières d'enseignement supérieur, l’orientation vers les dispositifs de solidari- té, et de volontariat, la découverte du monde professionnel, l’aide à la recherche de stage en entreprises, en association ou en dans le secteur public ;

A la manière des lycées, confier la compétence Universités aux Régions, dans ce cadre revaloriser l’enseignement en formation continue au sein des Universités afin de capter la manne

financière aujourd’hui largement absorbée par le privé ; L’action doit également porter sur une lutte

financière aujourd’hui largement absorbée par le privé ;

L’action doit également porter sur une lutte contre le décrochage des apprentis, Le taux moyen de rupture des contrats d’apprentissage est de 20% en moyenne et peut atteindre 50% dans certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration. Les régions doivent réinvestir l’amélioration des conditions de travail et la précarité des apprentis par le biais des CFA.

En outre, la Région doit être le maître d’œuvre du développement économique territorial et favoriser la constitution de pôles économiques infrarégionaux. Il s’agit de déconcentrer des équipements publics, administrations publiques, sièges de sociétés et entreprises, des espaces métropolisés vers d’autres territoires moins congestionnés, moins riches, et également au sein

des grandes régions des capitales régionale vers les autres partie de la région. C’est en effet la politique volontariste d’aménagement du territoire, notamment par la déconcentration, qui

a permis dans l’après-guerre un développement plus équilibré du territoire. Cette stratégie

permettrait aussi de maintenir ou de faire venir des jeunes actifs pour redynamiser des territoires marqués par un vieillissement et un ralentissement de l’activité.

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Dans les 751 Zones Urbaines Sensibles françaises, le taux de chômage des 12-25 atteint plus de 40%. Il y est deux fois plus important que dans les autres territoires.

L’ensemble

des zonages et dispositifs mis en place pour favoriser l'activité et l'emploi dans ces territoires ne fonctionnent pas réellement. Et d’ailleurs, ils écartent aussi certains territoires isolés, ruraux où éloignés d’une métropole dynamique. Ce constat d'échec est ancien. Mais il est revenu cette an- née au cœur de l'actualité. Car ces zones, marquées par la précarité, semblent être des terreaux propices à toutes les frustrations et les relégations.

Zones Urbaines Sensibles, Zones Prioritaires, Plan Banlieues, Politique de la Ville

Tous les leviers d'actions doivent être utilisés pour diminuer l'isolement social et économique. Dans le spectre des actions possibles, celles touchant à la vie économique et aux politiques de l'emploi sont essentielles. De nouveaux moyens doivent permettre de désenclaver les quartiers,

redynamiser les territoires ruraux isolés, en y créant une activité économique utile à la collectivité,

et permettre à leurs habitants de construire sereinement leur vie et leur avenir commun.

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Il est primordial de favoriser la capacité entrepreneuriale des jeunes quel que soit le lieu où ils habitent: banlieue urbaine, ville moyenne, territoire rural…Le maintien de l’activité dans ces zones ne doit pas uniquement passer par la création d’emplois publics. La création d’entreprises permet à la fois de dynamiser l’activité dans l’ensemble des territoires éloignés économiquement des dynamiques métropolitaines.

L’exonération de charges sociales qui existent déjà peut être efficace mais elle a des limites et des aides intervenant plus en amont de la création des projets semblent plus appropriées. Certaines structures comme l’ADIE proposent déjà des solutions, notamment des « micro-crédits

» pour soutenir des initiatives de petites tailles non financées par les banques commerciales.

L’envie d’entreprendre est très forte chez les jeunes, mais est refroidie par les complexités administratives, une aversion légitime aux risques et une frilosité des investisseurs envers la jeunesse Il est important de favoriser la création d’entreprises, en aidant les « jeunes pousses »

et en les protégeant. Ainsi, nous proposons d’activer trois moteurs pour soutenir l’initiative économique des

et en les protégeant.

Ainsi, nous proposons d’activer trois moteurs pour soutenir l’initiative économique des jeunes.

D’une part, la création d’une garantie d’emprunt d’Etat des projets : en effet, l’accès au crédit se heurte pour de nombreux jeunes à la difficulté de trouver une caution acceptée par les banques. En effet, l’Etat est la ressource de ceux qui précisément n’en ont pas : sur le même modèle de la garantie universelle des loyers, une garantie universelle bancaire serait un levier pour développer les talents et l’activité des jeunes.

D’autre part, le conseil et l’accompagnement au montage d’entreprise, notamment pour faire le bon choix de structure et protéger le patrimoine du jeune entrepreneur, est capital. Or ces espaces de conseil sont mal identifiés et dif- fus, une maison des jeunes entrepreneurs par territoire et fédérant les accompagnements disponible est nécessaire. Il sera utile de mobiliser davantage des chefs et cadres d’entreprises pour accompagner les porteurs de projet.

Enfin, il faut soutenir l’initiative économique de la jeunesse partout où elle se trouve afin de permettre l’égalité des chances économiques de tous les territoires :

ainsi le développement de parcours de formation lié à l’ancrage du bassin économique doit être une priorité .

Plus précisément, des mesures facilitatrices permettraient de mettre en capacité les jeunes entrepreneurs :

Faciliter l’accès au crédit : par un effort sur le micro-crédit pour les plus petits projets (augmenter le nombre d’antennes de l’ADIE dans les quartiers et dans des zones péri-urbaines et rurales) et le développement des financements innovants octroyés par des financeurs autres que les banques commerciales, BPI par exemple ;

Faciliter l’accès au financement en capital : par le développement du crowfunding par des particuliers. De nombreuses initiatives de financement participatif existent déjà. Il s’agit de les soutenir, pourquoi pas de manière fiscale, via des mécanismes de réduction d’impôts pour les investisseurs ;

Obliger les investisseurs institutionnels riches en liquidités (les compagnies d’assurance notamment) à investir une petite partie de leurs fonds, en capital, dans des projets situés dans les territoires en difficulté et avec des critères de sélection de projets plus flexibles que dans le capital investissement classique ;

Faciliter l’accès à des locaux : mise à disposition de locaux par les collectivités pour permettre aux jeunes de se lancer ;

Créer des partenariats entre les industriels et les établissements du secondaire pour favoriser la formation dans les secteurs porteurs (aéronautique, silver

economy

).

Les propositions visant à la diversification des sources de financement de projet doivent obligatoirement être accompagnées d’un apport en compétences. Il est donc important d’y favoriser leur accès dans tous les territoires. La « politique de la ville » peut ainsi en partie être revue. Aujourd’hui essentiellement axée sur l’allocation de crédits dans une logique de développement urbain, cette politique doit être mieux liée à des projets de développement écono- mique. Les zones rurales ou les petites et moyennes villes doivent aussi faire l’objet de mesures spécifiques en matière de développement économique.

Installer dans les quartiers excentrés des “îlots de travail” calqués sur les maisons de santé

Installer dans les quartiers excentrés des “îlots de travail” calqués sur les maisons de santé en campagne. Ils regrouperaient tous les services nécessaires au montage de projet. Mise en place dans le même temps de médiateurs connus des habitants, assurant la rela- tion entre l’administration et les administrés ;

Formation au montage de projets (création d’un business plan, choix de la structure juridique) en faisant appel au volontariat des chefs d’entreprises/cadres d’entreprises pour accompagner les porteurs de projet et imaginer un mécanisme d’incitation fiscale pour compenser cette contri- bution ;

Enfin, les JRG rappellent que la légalisation du cannabis aurait un impact fort sur l’activité éco- nomique de notre pays en entraînant de facto la disparition des réseaux illégaux distribuant le cannabis. La légalisation, au-delà des effets positifs sur la santé et à la sécurité des citoyens, permettrait également l’apparition de nouveaux débouchés d’emplois légaux à condition de travailler à un accompagnement de cette activité de l’illégalité vers la légalité.

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Un des problèmes majeurs auquel font face les jeunes issus de catégories sociales défavorisées est la « panne de l’ascenseur social ». Aider l’insertion professionnelle de ces jeunes diplômés doit être une priorité pour l’Etat et les collectivités territoriales. Cette insertion devrait être la récompense des efforts fournis tout au long du parcours scolaire et universitaire dans un milieu généralement moins propice à la réussite.

Pour cela, une des solutions est le parrainage, qu’on peut définir comme l’accompagnement individualisé vers l’emploi des jeunes diplômés par des cadres et dirigeants qui ont une expérience professionnelle à partager. L’objet est d’aider le jeune diplômé à comprendre les codes du marché du travail, à développer des savoir-être et savoir-faire essentiels à l’insertion dans le monde professionnel, alors qu’il a acquis le diplôme nécessaire. De même, le parrainage permet un partage de compétences et d’expérience qui peut s’avérer indispensable lorsque le choix du recruteur se porte sur un autre critère que le diplôme. Le parrainage apporte également une aide à la constitution de réseau, ce qui peut être le levier déterminant.

De plus, un des apports complémentaires du parrainage est de corriger les erreurs d’orientation. Si une formation diplômante peut être une solution à l’insertion pour ces jeunes, leurs choix d’orientation ne sont malheureusement pas toujours les plus pertinents. Trop d’étudiants, par manque de connaissances des débouchés, des réalités du marché du travail, choisissent des cursus peu porteurs.

Pour que l’impact du parrainage soit global, il est aujourd’hui indispensable de le générali- ser aux zones où les jeunes diplômés sont les plus éloignés de l’emploi malgré leur di- plôme. Cela induit de ne pas réserver ce type de dispositif aux quartiers dits sensibles, mais bien à l’ensemble du territoire, pour que les jeunes diplômés issus des zones rurales ou éloignées d’une métropole dynamique puissent aussi en bénéficier.

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La conception des projets de développement est par trop déléguée à des experts ce qui

La conception des projets de développement est par trop déléguée à des experts ce qui a pour conséquence la configuration de territoires selon des produits types qui ne tiennent pas compte des spécificités et des richesses territoriales. Dans un projet, c’est le territoire qui s’exprime, pas un architecte.

Il n’y a pas, malgré la maturité croissante de la participation citoyenne, de tradition d’aménagement démocratique : les projets sont conçus verticalement, et par conséquent leur acceptation locale est incertaine. L’appropriation des projets par le local est d’autant plus incertaine que la mise en œuvre des projets est très longue alors que les populations et leurs aspirations évoluent. La consultation publique s’apparente le plus souvent à des réunions donnant lieu à un face à face asymétrique entre des experts qui exposent et des riverains ne maîtrisant pas la thématique abordé.

Si l’on croit en l’aménagement démocratique, la consultation doit faire l’objet au préalable d’une (in)formation des citoyens sollicités, notamment en s’inspirant des conférences de consensus qui sont l’occasion de donner des clés de lecture aux citoyens appelés à se prononcer.

Plus particulièrement, le rôle de l’enquête publique doit être régénéré. Il consiste aujourd’hui en un exercice technique sans assise citoyenne : la consultation est tardive, ponctuelle, en poin- tillé, et non-décisionnaire.

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Aujourd'hui, le monopole de l'initiative appartient à la Commission, organisme non élu et à responsabilité limitée devant le Parlement. Le Parlement et le Conseil des ministres peuvent proposer des initiatives législatives de même que les citoyens au travers d'un droit de pétition, mais la Commission demeure libre d'accepter ou de rejeter ces propositions en même temps qu'elle reste maîtresse du calendrier législatif.

Il n'y a pas de démocratie lorsque la loi n'est pas l'expression des représentants du peuple.

Il faut confier l’initiative de la loi européenne au Parlement européen, le conseil des ministres aurait la fonction de modération d’une chambre haute et la Commission des fonctions d’exécution.

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Les récentes reconfigurations de l'Etat ont introduit de nouvelles fonctions au sein de la sphère

publique : contrôle de gestion, audit, contrôles internes, services d'appui aux processus, services

Si ces fonctions nouvelles visent à améliorer

l'efficacité de l'action publique, ces activités ont entraîné une complexification du travail des

agents publics sans pour autant offrir une amélioration du service rendu à la collectivité.

En effet, ces nouvelles activités périphériques au cœur de métier du service public entraînent au contraire une perte de sens du travail pour les agents : le pilotage des politiques publiques a fina- lement perdu de vue la finalité du service rendu à la collectivité pour se focaliser sur la régularité de ses processus internes.

de régularité des procédures, certification

etc.

Or l'administration n'a pas vocation à fonctionner pour elle-même en vase clos. Quelle est, par ailleurs, la légitimité des référentiels administratifs de régularité, souvent issus de normes

privées ? Le respect de la régularité - référentiel privé de régulation - l'a emporté sur le respect de la légalité, qui est, elle, fondée sur l’expression démocratique. Alors que les renouvellements de postes et les recrutements font la part belle à ces fonctions périphériques, au détriment des activités de cœur de métier, l'administration doit retrouver le sens de sa vocation : protéger et accompagner le développement de la société.

protéger et accompagner le développement de la société. Desserrer l'étau de la régularité qui pèse sur

Desserrer l'étau de la régularité qui pèse sur les agents et la conduite des politiques publiques afin de viser d'abord "l’efficacité sociale" de l'action publique :

Les récentes réformes de l'Etat ont conduit à diminuer les effectifs de la Fonction Publique chargés de la régulation des activités et de la protection des biens et per- sonnes, au profit des activités dites d'expertise. Il est nécessaire de renforcer les équipes de contrôleurs qu'ils soient vétérinaires, douaniers, fiscaux, sociaux, agents de la répression des fraudes car ils sont les premiers garants de la sécu- rité de notre collectivité et du pacte social liant l'Etat et les citoyens ;

Mettre fin aux démembrements de l’Etat : depuis 40 ans se développent des autorités de régulation, autorités administratives indépendantes et autres organismes administratifs sui generis. Or, la croissance non-maîtrisée de ces organismes en nombre et en masse salariale, par ailleurs peu pilotés par le ministère de tutelle (s’il en est un !), et dont les membres sont parfois trop proches de domaines dont ils ont la charge, constitue un affaiblissement de la capacité régulatrice de l’Etat.

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La place des jeunes dans la représentation politique est très faible, alors que les politiques choi- sies les impacteront tout au long de leur vie. La mixité des âges doit être un impératif pour la re- présentation politique aussi bien dans les partis que dans les institutions.

Pour inciter les jeunes à se présenter aux élections, une meilleure solidarité financière des partis envers leurs jeunes candidats peut être trouvée, par le remboursement des frais de campagnes sur le modèle d’un bonus/malus électoral, ou envisager une majoration de financement des partis sur la base des candidats de moins de 30 ou 35 ans présentés.

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La COP 21 qui aura lieu à Paris en décembre 2015 permet de médiatiser les enjeux liés au chan- gement climatique. Mais cette question ne doit pas être un rendez-vous qui aussitôt honoré sera vite oublié. Nous devons aller au-delà de la question climatique, et apprécier la question environnementale dans son ensemble qui est trop souvent oubliée par notre famille politique Les Jeunes Radicaux de Gauche souhaitent une réflexion large sur la valeur de l'éco-solidarisme.

Nous ne sommes pas partisans des discours moralisateurs mais de l’affirmation de l’interdépendance de tous les membres de cette grande et nouvelle communauté de destin étendue à la terre et à l’humanité. La conviction solidariste est à croiser avec le défi environnemental : chacun a une dette envers les autres membres de l’humanité du fait des ressources naturelles communes qu’il consomme, chacun doit mesurer sa responsabilité dans l’utilisation soutenable ou non de ces ressources naturelles.

Les leviers de croissance économique doivent changer pour être plus soutenables, plus qualita- tifs. En

Les leviers de croissance économique doivent changer pour être plus soutenables, plus qualita- tifs. En effet, l'exploitation des ressources naturelles et des personnes à des fins d'accumulation du capital et de richesses n'est pas soutenable en même temps qu'elle est contraire au dévelop- pement humain.

Car il ne s'agit pas seulement de réduire l'empreinte écologique des activités humaines, il s'agit également de mesurer l'empreinte sociale de l'activité économique : les délocalisa- tions d'entreprises dans les pays en développement conduisent globalement à réduire drastiquement les standards de protection des salariés des biens et services consommés, et en même temps l'informatisation des activités toujours plus morcelées et dématérialisées dans les pays du Nord entraîne une crise du sens au travail.

L'éco-solidarisme s'impose aujourd'hui comme modèle de développement : l'économie doit être au service des besoins des sociétés, et non pas fonctionner sur le principe de l'offre selon lequel toute offre - même inutile - créera sa propre demande. En effet, la mise sur le marché de biens et services récents n'apportent aucune amélioration pour la vie des personnes et représentent ainsi un coût collectif, un poids mort consommateur de ressources naturelles et de travail qui n’est pas respecté.

Nous portons ainsi plusieurs propositions éco-solidaristes :

Taxe carbone européenne sur les produits importés des pays tiers : elle aurait un réel effet incitatif et pourrait correspondre à une taxe ad valorem, c’est-à-dire exprimée en pourcentage de la valeur du bien importé, et pourrait abonder un fonds européen de transition écologique.

Soutenir l’investissement et l’initiative économique : création d’une obligation d’investissement pour les investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension, etc.) d’investir 1% de leur capital dans les projets des territoires en revitalisation.

L'autonomie énergétique : les nouveaux chantiers de construction ou de rénovation doivent avoir un volet énergétique, à l’instar du volet lié à l’accessibilité des bâtiments issu de la loi de 2005, ils devront comporter des installations leur assurant une partie de leurs besoins énergétiques.

Mobiliser la PAC au service d'une agriculture humaine : conditionner une partie des aides agricoles (nationales et PAC) aux emplois créés. En effet, les « aides directes » du premier pilier de la PAC sont aujourd’hui assises sur les surfaces et la valeur historique de leurs rendements. La réorientation actuelle de la politique agricole doit mieux prendre en compte le travail. Il y a là d’une part un enjeu social : l'intensifi- cation capitalistique de l'agriculture a vidé les campagnes, et d’autre part un enjeu de transformation de la production agricole vers des modes de production plus légers et soutenables : l'agriculture biologique mobilise à ce titre davantage de main d’œuvre que la production conventionnelle. Par ailleurs, la diversification de l’usage de la PAC permettra de proposer des dotations d’installation des jeunes agriculteurs pour l’accès au foncier agricole et la transmission d’exploitation.

Encourager la reforestation : en se basant sur les études du GIEC nous sommes favorable à l'échelle mondiale à l'Arrêt de la déforestation de 50 % d'ici 2050, à une politique de boisement, au développement des normes de gestions durable des forêts, à la Restauration des sols organiques et à l'Incitation à l'utilisation des bioénergies.

Relocalisation des outils de production et de transformation à proximité des bassins de consommation : si les circuits courts connaissent un fort déve- loppement, leur part de marché demeure résiduelle, ainsi l’intégration des cir-

cuits courts aux chaînes de transformation et de distribution doit constituer une priorité de la

cuits courts aux chaînes de transformation et de distribution doit constituer une priorité de la politique agricole et alimentaire.

Mobiliser le numérique comme levier de développement : comme moteur de l’emploi sur le territoire au travers du télétravail et des espaces de travail partagés (en zones métropolisées pour réduire les durées de transports et améliorer la qualité de vie, dans les zones intermédiaires et rurales pour favoriser le rapprochement et l’émulation des compétences) ;Comme vecteur culturel sur le territoire au travers d’une numérisation des œuvres -protectrices de la protection intellectuelle.

L’expérimentation territoriale : depuis 2003, les collectivités territoriales peuvent expérimenter pendant 5 ans des compétences qui relèvent du législateur, au terme de ces 5 ans l’expérimentation est soit généralisée à l’ensemble des collectivités soit abandonnée par toutes les collectivités qui l’avaient mises en œuvre. Afin que la possibilité d’expérimentation soit incitative et réaliste, l’obligation de généralisation doit être remplacée par une mise en œuvre selon les possibilités et les intérêts des territoires.

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Notre parti, comme notre organisation, donne à voir un maillage radical du territoire inégal, repo- sant parfois sur un nombre très limité de représentants du PRG. Afin d'éviter que le départ d'an- ciens élus radicaux donne lieu à un vide radical, alors même qu'il y des jeunes et moins jeunes sur le territoire, il est nécessaire d'organiser la formation et la transmission entre radicaux expéri- mentés et les plus jeunes.

Cette transmission doit avoir lieu tant au niveau national qu'au niveau local qui est le premier ni- veau de représentation et de rencontre entre jeunes et aînés.

La vie des fédérations régionales était jusqu’en 2012 relativement faible. Pourtant, ce maillon manquant, présent dans la plupart des organisations, permet de structurer des formations, d’en- visager une stratégie de développement et de construire des rapports de force avec les parte- naires et opposants. Il conviendrait d’inscrire statutairement l’intégration des Délégués Régionaux JRG aux fédérations régionales PRG constituées.

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Comme nous le défendons dans la vie politique, comme chez les JRG, le renouvellement est un élément nécessaire pour garantir la survie de notre Parti et pour alimenter notre action, inciter au mouvement et à la réactualisation de nos positions dans un monde en constante évolution. Mais ce renouvellement ne peut se faire qu’à plusieurs conditions :

Limiter les mandats au sein du parti de manière statutaire

Favoriser le militantisme dans nos rangs avec un objectif de recrutement, de formation et la nécessaire mise en action sur le terrain ;

Jouer la carte de nos atouts et mettre en avant la taille humaine de notre formation, son sens de la convivialité et du débat quel que soit la place que l’on occupe.

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JRGJRGJRGJRG nécessairenécessairenécessairenécessaire L’existence des Jeunes Radicaux de Gauche n’a de sens

L’existence des Jeunes Radicaux de Gauche n’a de sens que parce qu’elle permet une expression originale, différente car elle émane d’une nouvelle génération.

Elle n’a de sens que parce qu’il s’agit d’un lieu de rencontre et de formation entre pairs. C’est une possibilité de mise en action par les jeunes pour les jeunes.

Elle n’a enfin de sens que si l’organisation interne des JRG est assurée par les JRG eux-mêmes, notamment au travers de l’élection de leurs responsables locaux et nationaux de façon autonome au Parti. Si le lien aux aînés est essentiel - et nous continuerons de solliciter leur expérience pour nos travaux - l’organisation autonome des JRG est la clé pour une forme différente et pérenne de responsabilités et de réflexion politique.

C’est pourquoi, les Jeunes Radicaux de Gauche n’ont de sens qu’autonomes, au niveau de leur gestion interne tant au national qu’en local, départemental et régional.

de sens qu’autonomes, au niveau de leur gestion interne tant au national qu’en local, départemental et