Vous êtes sur la page 1sur 5

Le contexte

Extrait du Espace d'échanges du site IDRES sur la systémique http://www.systemique.be/spip

Le contexte

- Réseau de savoirs - SAVOIR THÉORIQUE EN RÉSEAU - Documents pédagogiques - Notes prises lors de cours : échanges à partir de - Deuxième Thérorie :Réseau d'échanges -

partir de - Deuxième Thérorie :Réseau d'échanges - Date de mise en ligne : samedi 9

Date de mise en ligne : samedi 9 dcembre 2006

Espace d'échanges du site IDRES sur la systémique

Le contexte

Référence du 1ier article : « LE CONTEXTE en systémique » « LA QUESTION DU CONTEXTE DANS L'APPROCHE SYSTEMIQUE » Grisard Anne, Rulot Géraldine, George Laurent, Juin 2006. http://www.systemique.org

N.B. Les passages en italique ont été déposés par Marc Melen pour stimuler la discussion à partir d'éléments débattus le 14 novembre 2006.

Parler du contexte, c'est parler de la relation entre l'intervenant et le client. C'est aussi s'intéresser au client en

relation avec son milieu, avec un système - envoyeur parfois (la justice, un service social, de l'intervenant avec l'institution, avec une équipe, avec un système - envoyeur.

),

ainsi qu'aux relations

En tant qu'intervenants et du point de vue systémique, nous ne pouvons pas ignorer que nous participons à ce qui se

joue avec les systèmes qui font appel à nous (couples, familles, institutions

neutre, rien que par sa présence, influence le comportements des participants, et qui plus est, sélectionnera inconsciemment le matériel' observé, en fonction de ce qu'il est » (M. Meynckens-Fourez , 1993, p. 3).

).

Ainsi : « L'intervenant, loin d'être

Le client nous formule une demande' à partir d'une certaine définition de la situation ou est amené à nous interpeller par un système-envoyeur qui définit lui-même le problème.Qui formule la demande, pour qui et à qui ?

En effet, la personne qui nous contacte est probablement celle qui porte la demande mais pas nécessairement celle qui porte le problème ni la souffrance liée à ce problème. Il est donc important de s'interroger sur comment la demande nous arrive, comment elle s'est décidée, comment les personnes qui sont concernées se sont mises

d'accord ou non sur la demande,

s'organisent au sein de la famille ou plus globalement du système.

Ceci nous permettra d'avoir une 1ière idée de la manière dont les relations

Enfin, il est important que l'intervenant s'interroge sur sa fonction et son mandat, sur sa propre relation avec l'institution, sur la relation qu'il entretient avec le système-envoyeur afin de définir clairement la relation qui va s'établir avec le client.

Définition théorique et différents points de vue systémiques.

« le contexte nomme l'ensemble des circonstances et des relations qui accompagnent un événement. Le contexte est ce qui donne sens au texte, qui indique comment il convient de se comporter et de donner un sens à ce qui se passe. » Nagi ?

De plus, l'attention au contexte permet de dés-isoler l'individu, de le situer en relation avec un entourage, de l'inscrire dans une histoire une relationnelle plutôt que de le figer dans une problématique. Le contexte donne sens à la commande ou au mandat qui est confié au travailleur social, situe la commande dans une histoire, tant pour le client que pour le travailleur social.

La notion de contexte sert à :

justifier la présentation de l'institution dans laquelle la personne travaille évoquer le climat dans lequel se déroule la rencontre expliciter le sens de la rencontre
évoquer le climat dans lequel se déroule la rencontre de l'institution dans laquelle la personne travaille expliciter le sens de la rencontre évoquer les frontière
expliciter le sens de la rencontre évoquer le climat dans lequel se déroule la rencontre évoquer les frontière du système concerné évoquer
évoquer les frontière du système concerné climat dans lequel se déroule la rencontre expliciter le sens de la rencontre évoquer la trame
évoquer la trame intergénérationnelle.dans lequel se déroule la rencontre expliciter le sens de la rencontre évoquer les frontière du

Le contexte

Le contexte donne sens. En effet, un événement n'est compréhensible que s'il est situé dans l'environnement dans lequel il se produit. Le même comportement situé dans des contextes différent prendra un sens parfois opposé. De plus, le même événement ne sera pas rapporté dans les mêmes termes selon le destinataire du récit. Il est donc nécessaire, pour comprendre un événement ou un message, de le situer dans un contexte, un environnement qui lui donne sens. « Un phénomène demeure incompréhensible tant que le champ d'observation n'est pas suffisamment large pour qu'y soit inclus le contexte dans lequel le dit phénomène se produit. »(Watzlawick)

Bateson souligne que « la construction du contexte n'appartient pas à une personne seule. Si l'émetteur d'un message situe ce qu'il dit ou fait dans un contexte le destinataire, lui, va le décoder en le situant dans le contexte qui lui parait pertinent, sans qu'il soit conforme à celui que sous-entendait l'émetteur ». C'est donc toujours suite aux expériences antérieures que l'émetteur d'un message aussi bien que son récepteur vont lui donner un sens et le classer dans leur construction du monde. C'est ce que l'on nomme contexte d'émission et contexte de réception.

Nos discussions du 14 novembre nous ont permis aussi de mesurer combien le contexte institutionnel, la position du thérapeute dans son institution, influe sur la manière de définir le contexte, de poser un diagnostic, d'envisager une intervention. Le thérapeute agit-il en autonomie ou en fonction des loyautés institutionnelles ? Tel ou tel diagnostic est-il toujours objectif ou bien reflète-t-il l'état d'esprit d'une équipe, son angoisse par exemple ? Et que penser du regard du psychiatre institutionnel comparé à celui du ou des psychologues : dans des structures très hiérarchisées telles qu'un hôpital, un hôpital psychiatrique, ils sont souvent porte-parole du pouvoir institutionnel, le psychiatre incarne l'autorité et aussi bien souvent les forces d'inertie au sein de l'institution. Les psychologues sont souvent plus "flottants", en position moins confortable, et ne s'auroisent pas toujours à se démarquer des forces d'inertie

Pour Bateson il y a également une pluralité de contextes simultanément ainsi qu'une hiérarchisation de ses

contextes : «

confèrent le sens parce qu'il y a une classification des contextes ». « C'est la capacité à hiérarchiser les contextes

qui permet la clarification de la situation ».

toute communication nécessite un contexte ; sans contexte il n'y a pas de sens, et les contextes

Pour Selvini « un contexte se constitue à l'intérieur d'une situation précise qui implique une finalité déterminée et une certaine distribution des rôles. » « La caractéristique de chaque contexte est de donner, implicitement ou explicitement, une règle (ou des règles) à la relation ; par voie de conséquence, si le contexte change, les règles qui le caractérise changent également ». Le contexte en tant que clé de lecture d'une situation permet de savoir comment se comporter.

Ce que Selvini appelle marqueurs de contexte, ce sont les indices qui permettent de savoir dans quelle histoire nous

sommes inscrits : le lieu dans lequel se passe la rencontre, la disposition du bureau, le vouvoiement,

marques de contexte ne sont pas suffisamment compréhensibles ou qu'elles donnent des indications trompeuses,

les règles de comportement deviennent du même coup inadéquates.

Lorsque les

La confusion de contexte, c'est le fait de croire que l'on se situe dans un contexte de relation amicale , par exemple, ou de soutien , alors que l'on se trouve dans une autre définition, par exemple de contrôle ou d'enquête. D'après Selvini rester dans la confusion des contextes, équivaut à rester dans la confusion des significations.

Enfin, Selvini nomme glissement de contexte le fait de passer de manière clandestine d'une définition de contexte à une autre. Ex : débat télévisé, ou colloques d'équipes de travail social. Selvini propose, par rapport à ces risques de confusion ou de glissement de contexte, la notion de métacontexte, qui signifie « connaître et faire connaître explicitement le contexte ». Il s'agit en fait d'une métacommunication sur le contexte qui permet l'ajustement des partenaires, afin que chacun soit engagé dans la même histoire.

Le contexte

Concept d'isomorphisme : Le concept d'isomorphisme est inévitablement lié au contexte. En effet, nous pouvons envisager ce concept tant à partir du client et des jeux relationnels dans lesquels il se trouve que du point de vue de l'intervenant avec sa propre histoire personnelle et travaillant dans un contexte professionnel particulier, une institution ayant son fonctionnement spécifique

Référence du 2ième article : Les contextes par le Dr François Balta LES B.A. BA DE LA SYSTÉMIQUE. 6ème B.A. BA : contexte, vous avez dit contextes ? dimanche 9 octobre 2005 par François Balta http://www.systemique.org

Le contexte est donneur de sens et c'est ce qui en a fait une donnée de base et un point de travail fondamental de

l'approche systémique. Le sens n'est pas contenu dans l'objet (le mot, le comportement, le problème

produit par la relation perçue par un observateur donné entre cet objet et ses contextes. Le sens n'est plus ainsi considéré comme inhérent à un objet particulier ( une de ses propriétés ou une caractéristique personnelles), mais comme lié aux relations que cet objet entretient avec d'autres éléments. Le sens est donc le fruit d'un processus (de contextualisation), le plus souvent implicite de la part de la personne qui l'attribue. Ex. : quelqu'un n'est pas "fou", "mauvais" ou "passif" en soi, mais il manifeste ces propriétés aux yeux d'un "observateur" dans le cadre d'une certaine relation, à un certain moment, et dans certaines circonstances précises et limitées.

), mais il est

Le contexte apparaît comme la toile de fond sur laquelle les actions et les vécus de la personne se détachent, prennent leur sens, leur justification et leur valeur. Mais il n'est pas un décor passif. Il est en lien avec l'événement qui mobilise l'attention. Il est un élément essentiel de la pièce qui se joue, puisque c'est lui qui va permettre d'interpréter l'action, de nuancer, de confirmer, de détourner, d'inverser, en un mot de "choisir" (inconsciemment le plus souvent) le sens de l'action. Ce n'est pas l'existence des choses en elles-mêmes qui est en question, mais l'importance qui leur est accordée à travers le sens donné à un moment précis.

Le contexte n'est donc pas (qu')une chose, pas plus que ne le sont les systèmes (cf. B A BA n1). Il est considéré ici comme un processus permanent, nécessaire au maintien de notre cohérence, de notre vision du monde. Il peut donc à chaque instant évoluer, selon le nombre et la qualité des éléments. Des perceptions différentes se réfèrent à des contextualisations différentes.

Il n'y a pas de "contexte objectif" à proprement parlé. Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise :

Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : une partie (seulement) des éléments disponibles dans

une partie (seulement) des éléments disponibles dans l'environnement immédiat ses attentes, besoins, et objectifs ( mandat) ses connaissances et croyances, fruits de ses expériences passées les attentes et pressions des autres membres du système les pressions de ses systèmes d'appartenance (institution, etc. Ces éléments impliquent le Passé, le Présent et le Futur de la personne.Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : ) Il existe toujours une multitude de Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : ) Il existe toujours une multitude de Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : ) Il existe toujours une multitude de Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : ) Il existe toujours une multitude de Pour bâtir ce contexte une personne donnée utilise : ) Il existe toujours une multitude de

)

Il existe toujours une multitude de contextes. Le fait qu'un même objet puisse être resitué dans plusieurs contextes différents donne une liberté et une souplesse (et une responsabilité) à l'intervenant.

Un questionnement cherchant à intégrer des éléments supplémentaires ou des aspects négligés des éléments perçus peut ainsi élargir et faire varier le sens donné à tel ou tel événement ou comportement. Ce qui va limiter cette recherche, ce sont les objectifs que l'on a. Ce qui va la guider, ce sont les cartes du monde des interlocuteurs en jeu dans l'échange.

Exemples de contextes utilisables :

Le contexte

On peut appeler contextes les dimensions permettant de penser/classer/percevoir les éléments de la réalité. Ainsi, on peut prendre comme guide les quatre dimensions proposées par Ivan BOSZORMENYI-NAGY (fondateur de l'approche appelée justement "contextuelle") : dimension des faits, psychologie, système, et éthique relationnelle ( ). On peut aussi utiliser des catégories plus "psychologiques" : émotions, sentiments, pensées, croyances, intentions,

valeurs, comportements

avec telle ou telle personne importante, présente, passée, ou même rêvée. Il est aussi possible de recontextualiser

en fonction des valeurs du groupe considéré (couple, famille, famille élargie, entreprise, communauté

professionnelle, classe sociale, groupe culturel d'appartenance

exemple, ou les catégorisations utilisées par telle ou telle théorie (le Moi, le Ça, le Surmoi ou le Conscient et

l'Inconscient, le Réel, le Symbolique et l'Imaginaire, l'individu et le système, par exemple) offrent aussi des descriptions alternatives et contrastées enrichissant la vision d'une situation donnée.

Ou encore, le comportement d'une personne peut être resitué comme lié à des relations

) Les diverses théories de la maladie mentale par

Tous les modes de causalité reconnus peuvent être l'occasion de variations. Si l'intervenant considère que tous les éléments coexistants dans une situation en sont des paramètres (et donc des causes parmi d'autres), il peut "déplacer" l'accent de la causalité sur tel ou tel et assouplir ainsi les attributions et les désignations rigides semble que la complexité de la moindre situation permette une infinité de définitions de contextes.

Il

Il est donc possible, pour changer la signification d'un événement de "travailler", plutôt qu'à en changer l'idée que quelqu'un s'en fait, à modifier la perception de son contexte, c'est-à-dire à opérer un recadrage. On distingue classiquement deux types de recadrages :

les recadrages de sens : dans un contexte défini, on suppose à un comportement un sens différent de celui qui lui est donné. Par exemple une attitude silencieuse peut tout aussi bien être interprétée comme "timidité" que comme "mépris". Les recadrages de contexte : remis dans une perspective différente, un comportement donné en acquiert un sens tout différent. Par exemple tel comportement de fuite a été utile dans un contexte de faiblesse, même s'il n'est plus adapté aujourd'hui, dans un contexte de puissance.

plus adapté aujourd'hui, dans un contexte de puissance. Quel que soit le type de recadrage choisi,
plus adapté aujourd'hui, dans un contexte de puissance. Quel que soit le type de recadrage choisi,

Quel que soit le type de recadrage choisi, on pourra, pour le rendre opérant :

de recadrage choisi, on pourra, pour le rendre opérant : souligner des éléments "dormants", dimensions
de recadrage choisi, on pourra, pour le rendre opérant : souligner des éléments "dormants", dimensions

souligner des éléments "dormants", dimensions diverses de la complexité (cf. ci-dessus)

modifier la nature des relations entre éléments du contexte (redéfinition d'une relation complémentaire en

symétrique ou d'une relation symétrique en complémentaire. (ex : ?

inverser l'ordre hiérarchique des éléments apportés spontanément ou mis en évidence par le questionnement (par exemple : "vous dites que votre enfant est désobéissant, et je constate qu'il vous désobéit effectivement. Comment savoir s'il ne le fait pas pour vous obéir, par crainte de ne pas être conforme à ce que vous lui indiquez d'être ?") utiliser l'absence de certains éléments autant que la présence d'autres. Ainsi, comment expliquer l'absence de certains actes hostiles, pourtant faciles à commettre, de la part de quelqu'un défini comme un ennemi haineux ?

)

la part de quelqu'un défini comme un ennemi haineux ? ) Enfin, un excellent exercice de
la part de quelqu'un défini comme un ennemi haineux ? ) Enfin, un excellent exercice de

Enfin, un excellent exercice de recadrage, indispensable, c'est celui qui consiste, pour soi-même, à travailler à la transformation d'un point de vue négatif (sur une personne ou une situation) en une vision positive et enrichissante. C'est une des étapes de la "méchante connotation positive" décrite par Guy Ausloos. Il s'agit de transformer ce qui nous a été le plus difficile dans un entretien en une ressource pour la thérapie, ce qui suppose de transformer son point de vue sur la difficulté rencontrée.

La suggestion de Ausloos, et celles qui précèdent, invite à être totalement présent dans la situation pour faire flèche de tout bois. Sommes-nous toujours sensibles aux éléments non verbaux amenés par le patient en séance ? Ne faudrait-il pas recourir plus souvent au raisonnement analogique ? Cf les OMNIA et les TACT de J.C. Benoît.