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ACTUALITES PHARMACUETIQUES Volume 54, Issue 548, Supplement, Pages 1-32 ( September 2015 ) <a href=LEMONDEDESPHARMACIENS LEMONDEDESPHARMACIENS # LemondedesPharm " id="pdf-obj-0-2" src="pdf-obj-0-2.jpg">

ACTUALITES

PHARMACUETIQUES

ACTUALITES PHARMACUETIQUES Volume 54, Issue 548, Supplement, Pages 1-32 ( September 2015 ) <a href=LEMONDEDESPHARMACIENS LEMONDEDESPHARMACIENS # LemondedesPharm " id="pdf-obj-0-9" src="pdf-obj-0-9.jpg">

Volume 54, Issue 548, Supplement, Pages 1-32

(September 2015)

<a href=LEMONDEDESPHARMACIENS " id="pdf-obj-0-18" src="pdf-obj-0-18.jpg">
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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Les nouveaux médicaments de la cancérologie

Le secteur de la cancérologie a mis à la disposition des médecins et de leurs patients des thérapeutiques antinéoplasiques ciblées tels les inhibiteurs de tyrosine kinase. Ces médicaments, dont le coût reste élevé et qui ont pour particularité de posséder des indications ciblées sur certains types de cancers, s’administrent par voie orale.

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Mots clés - afatinib ; axitinib ; cancérologie ; dabrafénib ; enzalutamide ; mébutate d’ingénol ; pazopanib

Jacques BUXERAUD

Professeur des Universités, professeur de chimie thérapeutique

Faculté de pharmacie, 2 rue du Docteur-Marcland, 87025 Limoges cedex, France

New drugs in oncology. Oncology doctors and their patients now have at their disposal targeted antineoplastic therapies such as tyrosine kinase inhibitors. These drugs, which are still expensive and which have targeted indications for specific types of cancer, are taken orally.

© 2015 Elsevier Masson SAS. All rights reserved

Keywords - afatinib; axitinib; dabrafenib; enzalutamide; ingenol mebutate; oncology; pazopanib

L es médicaments de la cancérologie sont nombreux

à avoir obtenu ou à être en cours d’obtention d’une

autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce sec-

teur a accueilli, courant 2014, Votrient ® , Inlyta ® , Tafinlar ® et Giotrif ® . Un nouvel anti-androgène pour le cancer de la prostate, Xtandi ® , ayant un mécanisme d’action perfor- mant, et Picato ® , destiné à traiter les kératoses actiniques, médicament qui peut aussi être classé dans le secteur de la dermatologie, sont également dorénavant disponibles.

Un antinéoplasique pour le cancer du rein et le sarcome des tissus mous

Le pazopanib est un inhibiteur de protéine tyrosine- kinase puissant visant plusieurs cibles [1-4].

F

Nom commercial : Votrient ® (GlaxoSmithKline).

F Dénomination commune internationale (DCI) :

pazopanib. F Présentations : comprimés pelliculés à 200 mg, flacon de 30 comprimés, et à 400 mg, flacons de 30 et 60 comprimés. F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spécia- listes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collec- tivités, amélioration du service médical rendu (ASMR) V.

Indication

Votrient ® est indiqué chez l’adulte dans le traitement du cancer du rein avancé et du sarcome des tissus mous avancé (encadré 1).

Posologie

La dose recommandée est de 800 mg une fois par jour. Elle doit être ajustée par paliers de 200 mg en fonction de la tolérance individuelle, mais ne doit pas excéder,

Encadré 1. Conseils au patient lors de la délivrance de Votrient ®

F Prenez bien votre médicament une fois par jour au moins une heure avant ou deux heures après un repas. F Si des effets indésirables surviennent, parlez-en à votre médecin et signalez-lui en particulier maux de tête, hypertension, convulsions, léthargie, confusion mentale, perte de la vision ou autres anomalies visuelles et neurologiques. F Faites vérifier votre tension artérielle pour rechercher une éventuelle hypertension. F N’oubliez pas vos rendez-vous au laboratoire d’analyses médicales : un bilan sanguin (hépatique, bilan thyroïdien…) et urinaire (protéinurie) régulier est nécessaire. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre trai- tement, demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Évitez de conduire si vous avez des vertiges ou si vous vous sentez fatigué ou faible. F Ayez recours à une méthode efficace de contraception (femme en âge de procréer).

Adresse e-mail :

jacques.buxeraud@unilim.fr (J. Buxeraud).

Actualités pharmaceutiques Supplément formation au n° 548 3 e trimestre 2015

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

http://dx.doi.org/10.1016/j.actpha.2015.06.001

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

800 mg. Le médicament se prend sans nourriture, au moins une heure avant ou deux heures après un repas.

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de Votrient ® : l’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

F Il est recommandé de réaliser une analyse urinaire avant l’initiation du traitement et périodiquement pendant sa prise, et de surveiller l’aggravation d’une protéinurie. F Des cas d’infections graves (avec ou sans neutro- pénie), à l’issue parfois fatale, ont été rapportés. F Des symptômes de perforation gastro-intestinale ou de fistule doivent être régulièrement recherchés pendant toute la durée du traitement.

Eff ets indésirables

Conduite à tenir en cas

Étant donné que les inhibiteurs du facteur de croissance

Les effets indésirables les plus fréquemment survenus (chez au moins 10 % des patients) au cours des essais cliniques sont : diarrhées, modification de la couleur des cheveux, hypopigmentation cutanée, rash exfoliatif, hypertension artérielle, nausées, céphalées, fatigue,

Précautions d’emploi

de chirurgie programmée

endothélial vasculaire (VEGF) peuvent altérer la cicatrisation des plaies, le traitement par pazopanib doit être arrêté au moins sept jours avant une intervention chirurgicale planifiée.

anorexie, vomissement, dysgueusie, stomatite, perte de poids, douleur, élévation de l’alanine aminotransférase

Interactions médicamenteuses

(ALAT) et hausse de l’aspartate aminotransférase (ASAT).

et surveillance du traitement

De nombreuses interactions médicamenteuses sont possibles avec les inhibiteurs et les inducteurs enzyma- tiques, le kétoconazole (risque d’hyperglycémie) et la simvastatine (élévation des ALAT). L’utilisation concomitante du pazopanib et d’autres

Grossesse et allaitement

F L’administration aux patients présentant une insuffisance hépatique doit s’accompagner d’une grande prudence, voire d’une adaptation de la posologie en fonction des taux d’enzymes hépatiques. Ces taux doivent être contrôlés avant l’instauration du traitement, puis régulièrement par la suite. F Un risque d’hypertension artérielle existe avec Votrient ® . La pression artérielle doit donc être contrôlée

statines doit être réalisée avec prudence. Enfin, des précautions sont à prendre lors de l’utilisation conco- mitante avec des médicaments augmentant le pH gas- trique (inhibiteurs de la pompe à protons [IPP], anti-H 2 , anti-acides d’action rapide). Il est nécessaire de consulter le RCP.

préalablement à l’initiation du traitement et rapidement après (au plus tard une semaine après le début du trai- tement par pazopanib), puis fréquemment ensuite. F Des cas de syndrome d’encéphalopathie posté- rieure réversible (SEPR) et de syndrome de leuco- encéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés. Ils peuvent être caractérisés par des maux de tête, une hypertension, des convulsions, une léthargie, une confusion mentale, une perte de la vision ainsi que d’autres anomalies visuelles et neurologiques. Ils sont susceptibles d’entraîner le décès.

Le pazopanib ne doit pas être utilisé pendant la gros- sesse. Toutefois, si son utilisation est nécessaire durant cette période ou si la patiente se révèle enceinte en cours de traitement par pazopanib, il convient de l’aver- tir des risques potentiels pour le fœtus. Il est recommandé aux femmes en âge de procréer d’avoir recours à une méthode efficace de contraception et d’éviter de débuter une grossesse pendant le traite- ment par pazopanib. L’allaitement doit être interrompu au cours du traite- ment.

F Chez les patients ayant des antécédents d’allon- gement de l’intervalle QT, le pazopanib doit être utilisé avec précaution. La surveillance par électrocardio-

Un antinéoplasique pour le cancer du rein

gramme avant traitement, puis régulièrement, et le main- tien des électrolytes (calcium, magnésium, potassium)

L’axitinib est un inhibiteur de tyrosine kinase puissant et sélectif [5-7].

dans les valeurs normales sont recommandés.

F

Nom commercial : Inlyta ® (Pfizer).

Le pazopanib doit être utilisé avec précaution chez les

F

DCI : axitinib.

patients ayant un risque accru ou des antécédents

F Présentations : comprimés pelliculés à 1, 3, 5 et

d’événements thrombotiques, ou présentant des risques significatifs d’hémorragie. F Un risque potentiel d’hypothyroïdie rend la sur- veillance biologique de la fonction thyroïdienne indis- pensable.

7 mg, boîtes de 56. F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spé- cialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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Actualités pharmaceutiques Supplément formation au n° 548 3 e trimestre 2015

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, col- lectivités, ASMR IV en termes d’efficacité par rapport à Nexavar ® .

Indication

Inlyta ® est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de cancer du rein avancé après échec d’un traitement par sunitinib ou cytokine (encadré 2).

Posologie

La dose d’axitinib recommandée est de 5 mg deux fois par jour. Une augmentation (à 7 mg) ou une diminution (à 2 ou 3 mg) de la dose est recommandée selon la tolé- rance individuelle au traitement. Inlyta ® doit être pris deux fois par jour, à intervalles d’environ 12 heures, au cours ou en dehors d’un repas.

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée dans le RCP :

l’hypersensibilité à l’axitinib ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

F Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 20 %) sont : diarrhée, hypertension, fatigue, dysphonie, nau- sées, diminution de l’appétit et syndrome d’érythro- dysesthésie palmoplantaire (syndrome main-pied). F Les effets indésirables graves les plus importants sont les événements d’insuffisance cardiaque, artériels emboliques et thrombotiques, veineux emboliques et

Encadré 2. Conseils au patient lors de la délivrance de Inlyta ®

F Prenez bien votre médicament deux fois par jour, à inter- valles d’environ 12 heures, au cours ou en dehors d’un repas. F Si des effets indésirables surviennent, parlez-en à votre médecin. F N’oubliez pas vos rendez-vous au laboratoire d’analyses :

un bilan sanguin (hémoglobine, hématocrite, bilan thyroïdien…) et urinaire (protéinurie) régulier est nécessaire. F Faites vérifier votre tension artérielle pour rechercher une éventuelle hypertension. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment, demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Évitez de conduire si vous avez des vertiges ou si vous vous sentez fatigué ou faible. F Ayez recours à une méthode efficace de contraception (femme en âge de procréer).

© BSIP/Biophoto associates
© BSIP/Biophoto associates

Inlyta ® est indiqué dans la prise dn charge des patients adultes atteints de cancer du rein avancé après échec d’un traitement par sunitinib ou cytokine.

thrombotiques, les hémorragies (incluant hémorragie gastro-intestinale, cérébrale et hémoptysie), la perfora- tion gastro-intestinale et la formation de fistules, la crise hypertensive et le syndrome d’encéphalopathie posté- rieure réversible. F Les effets indésirables hépatiques le plus fré- quemment rapportés sont des augmentations de l’ALAT, de l’ASAT et de la bilirubinémie. Les tests de la fonction hépatique doivent être contrôlés avant l’instau- ration d’axitinib et régulièrement pendant toute la durée du traitement.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Les signes ou les symptômes d’insuffisance cardiaque doivent être surveillés régulièrement pendant le traitement. F La pression artérielle doit être correctement contrôlée avant l’instauration d’axitinib, puis surveillée régulièrement. L’hypertension doit être traitée si néces- saire. La dose d’axitinib doit être réduite si l’hypertension persiste malgré l’instauration d’un traitement antihyper- tenseur. F Face à un risque de SEPR, le traitement par axitinib doit être interrompu temporairement ou définitivement.

Actualités pharmaceutiques Supplément formation au n° 548 3 e trimestre 2015

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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

F La fonction thyroïdienne doit être contrôlée avant l’instauration du traitement par axitinib et régulièrement pendant toute la durée de celui-ci.

Selon des données non cliniques, l’axitinib pourrait alté- rer la fonction de reproduction et la fécondité chez l’être humain.

F En cas de risque accru ou d’antécédents thrombo tiques et hémorragiques, l’axitinib doit être

Un antinéoplasique pour le mélanome

utilisé avec précaution. F Des élévations de l’hémoglobine ou de l’hémato- crite, reflétant une augmentation de la masse des glo- bules rouges, peut se produire. Une augmentation de la

Le dabrafénib est un inhibiteur des protéines kinases RAF. La fréquence des mutations BRAF est très élevée dans certains cancers (50 % dans les mélanomes). La mutation BRAF le plus couramment observée est la

masse des globules rouges peut aggraver le risque d’événements emboliques et thrombotiques.

mutation V600E, qui représente près de 90 % des mutations BRAF observées dans les mélanomes [8,9].

L’hémoglobine (ou l’hématocrite) doit être contrôlée

F

Nom commercial : Tafinlar ® (GlaxoSmithKline).

avant l’instauration du traitement par axitinib et réguliè-

F

DCI : dabrafénib.

rement pendant toute sa durée.

F Présentations : gélules à 50 et 75 mg, boîtes de

F Des symptômes de perforation gastro-intestinale ou de fistule doivent être régulièrement recherchés pendant toute la durée du traitement. F Il est recommandé de rechercher une protéinurie avant l’instauration du traitement par axitinib, puis régu- lièrement pendant toute la durée de celui-ci.

120 gélules. F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spé- cialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une sur- veillance particulière pendant le traitement. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 % collectivités, ASMR V.

En cas de chirurgie programmée

Le traitement doit être interrompu au moins 24 heures avant une intervention chirurgicale programmée.

Interactions médicamenteuses

Si un inhibiteur puissant ou un inducteur puissant du CYP3A4/5 doit être administré de façon concomitante, un ajustement de dose d’axitinib est recommandé.

Grossesse et allaitement

L’axitinib ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf si la situation clinique de la femme justifie ce traite- ment. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu’à une semaine après son arrêt. De même, l’axitinib ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Indication

Tafinlar ® est indiqué en monothérapie dans le traite- ment des patients adultes atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique porteur d’une mutation BRAF V600 (encadré 3).

Posologie

La dose recommandée est de 150 mg deux fois par jour. La prise se fait tous les jours aux mêmes heures, au moins une heure avant ou au moins deux heures après un repas, en respectant un intervalle d’environ 12 heures entre les doses. La prise en charge des effets indésirables peut néces- siter une interruption temporaire du traitement, une réduction de dose ou un arrêt complet.

Encadré 3. Conseils au patient lors de la délivrance de Tafinlar ®

F Prenez bien votre médicament deux fois par jour, au moins une heure avant ou au moins deux heures après un repas, en res- pectant un intervalle d’environ 12 heures entre les doses. F Si des effets indésirables surviennent, parlez-en à votre médecin et signalez-lui immédiatement la survenue de toute nouvelle lésion cutanée. F Tout signe ou symptôme évocateur d’une infection doit être détecté. F Consultez régulièrement votre dermatologue/cancérologue. F Rendez-vous périodiquement au laboratoire d’ana- lyses pour effectuer le bilan sanguin est nécessaire. F Vous devez bénéficier d’une surveillance ophtalmologique régulière.

F Il se peut qu’un électrocardiogramme vous soit demandé. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment compte tenu du grand nombre d’interactions médicamen- teuses possibles. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Évitez de conduire si vous ressentez des troubles oculaires ou si vous vous sentez fatigué. F Ayez recours à une méthode efficace de contraception (femme en âge de procréer).

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Actualités pharmaceutiques Supplément formation au n° 548 3 e trimestre 2015

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée dans le RCP :

l’hypersensibilité au dabrafénib ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont les suivants : hyperkératose, céphalées, pyrexie, arthralgies, fatigue, nausées, papillomes, alopécie, érup- tions cutanées et vomissements.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Dans un contexte d’événements fébriles graves non infectieux, le traitement doit être interrompu, notamment si la température corporelle est ≥ 38,5 °C. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance en vue de détecter tout signe ou symptôme évocateur d’une infection. F Des cas de carcinome épidermoïde cutané (CEC) ont été rapportés et parfois même de nouveaux méla- nomes primitifs. Un examen dermatologique est recom- mandé avant l’instauration du traitement, puis chaque mois pendant toute sa durée. La surveillance doit être poursuivie six mois après son arrêt, ou jusqu’à l’instau- ration d’un autre traitement antinéoplasique. Les CEC doivent être retirés par exérèse chirurgicale et le traite- ment par le dabrafénib doit être poursuivi sans aucune adaptation posologique. Les patients doivent être infor- més de la nécessité de signaler immédiatement à leur médecin la survenue de toute nouvelle lésion cutanée. F Des cas de tumeurs non cutanées ayant été rap- portés, une recherche d’éventuelles pathologies cancé- reuses doit être réalisée avant et pendant le traitement. La surveillance visant à détecter l’apparition de tumeurs non cutanées récidivantes/secondaires doit se pour- suivre jusqu’à six mois après l’arrêt du dabrafénib ou jusqu’à l’instauration d’un autre traitement antinéopla- sique. F En raison d’un risque d’insuffisance rénale, la créatininémie des patients doit être régulièrement sur- veillée durant le traitement. En cas d’augmentation, il peut être nécessaire d’interrompre le traitement. F Des réactions ophtalmologiques (uvéites, iritis) ont été rapportées. Les patients doivent être surveillés régu- lièrement afin de détecter des signes et symptômes visuels (tels qu’une modification de la vision, une pho- tophobie et des douleurs oculaires) pendant le traite- ment. F Des pancréatites ont été observées. Toute douleur abdominale inexpliquée doit rapidement faire l’objet d’une investigation incluant un dosage de l’amylase et de la lipase sériques. F Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont été observés chez 3 % des patients. L’électrocardiogramme (ECG) et les taux d’électrolytes (incluant le magnésium)

© Fotolia.com/Convit
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Tafi nlar ® est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique porteur d’une mutation BRAF V600.

doivent être contrôlés systématiquement avant l’instau- ration du traitement par le dabrafénib, puis après un mois de traitement et à chaque modification de dose.

Interactions médicamenteuses

Il existe de très nombreuses interactions médicamen- teuses, notamment avec les inducteurs et les inhibiteurs enzymatiques, les médicaments augmentant le pH gas- trique, la warfarine et la digoxine.

Grossesse et allaitement

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et durant quatre semaines après son arrêt. Tafinlar ® pouvant dimi- nuer l’efficacité des contraceptifs hormonaux, une méthode alternative de contraception doit être utilisée. Tafinlar ® ne doit pas être administré aux femmes enceintes à moins que le bénéfice potentiel pour la mère ne l’emporte sur le risque pour le fœtus. Dans le cas où une grossesse surviendrait pendant le traitement, la patiente doit être informée du risque potentiel pour son enfant. La décision d’interrompre soit l’allaitement, soit le trai- tement par le dabrafénib nécessite de prendre en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère. Le dabrafénib peut avoir un effet délétère sur la fertilité masculine et féminine. Les patients de sexe masculin doivent être informés du risque potentiel d’une atteinte de la spermatogenèse, qui peut être irréversible.

Un antinéoplasique pour le cancer bronchique

L’afatinib est un inhibiteur irréversible, puissant et sélec- tif des récepteurs de la famille ErbB [10].

Actualités pharmaceutiques Supplément formation au n° 548 3 e trimestre 2015

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 4. Conseil au patient lors de la délivrance de Giotrif ®

F Prenez bien votre médicament une fois par jour. Aucune nourriture ne doit être ingérée pendant au moins trois heures avant et au moins une heure après l’administration de ce médicament. F Si des effets indésirables surviennent, parlez-en à votre médecin. F Si vous ne pouvez pas avaler les comprimés entiers, disper- sez-les dans environ 100 mL d’eau plate. Pour cela, le comprimé doit être mis dans l’eau sans être écrasé, puis agité de temps à autre pendant 15 minutes au maximum, jusqu’à ce qu’il se soit dispersé en très petites particules. La dispersion doit être bue immédiatement. Le verre doit ensuite être rincé avec environ 100 mL d’eau, qui doi- vent également être bus. F Traitez rapidement toute diarrhée survenant au cours des premières semaines de traitement et prévenez-en votre médecin au plus vite. F Portez des vêtements protecteurs et utilisez une crème solaire en cas d’exposition solaire. Des problèmes cutanés peuvent survenir et peuvent s’aggraver sur les zones exposées au soleil.

F Consultez votre médecin dans certaines circonstances :

en cas de toux, de fièvre et de dyspnée. F N’oubliez pas vos rendez-vous au laboratoire d’analyses car un bilan sanguin régulier est nécessaire. F Consultez rapidement un ophtalmologiste en cas d’inflam- mation oculaire, larmoiement, sensibilité à la lumière, vision floue, douleur oculaire et/ou yeux rouges. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment, demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Évitez de conduire si vous avez des problèmes oculaires. F Ayez recours à une méthode efficace de contraception (femme en âge de procréer).

F Nom commercial : Giotrif ® (Boehringer Ingelheim France)

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée dans le RCP :

F

DCI : afatinib

l’hypersensibilité à l’afatinib ou à l’un des excipients.

F

Présentations : comprimés pelliculés à 20, 30, 40 et

  • 50 mg, boîtes de 28.

Eff ets indésirables

6

F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spé- cialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collectivités, ASMR V.

Indication

Giotrif ® est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes naïfs de TKI anti-EGFR (récepteur du facteur de croissance épidermique) atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) loca- lement avancé ou métastatique qui présente une ou plusieurs mutations activatrices de l’EGFR (encadré 4).

Posologie

La dose recommandée est de 40 mg une fois par jour.

Aucune nourriture ne doit être consommée au moins trois heures avant et au moins une heure après la prise de ce médicament. Une augmentation de la dose jusqu’à

  • 50 mg/jour au maximum peut être envisagée chez les

patients qui tolèrent une dose de 40 mg/jour pendant les trois premières semaines de traitement (c’est-à-dire en l’absence de diarrhées, d’éruption cutanée, de sto- matite et d’autres effets indésirables). La dose quoti- dienne maximale est de 50 mg. Si les comprimés ne peuvent être avalés entiers, il est possible de les disperser dans 100 mL d’eau plate.

Les effets indésirables les plus fréquents sont la diarrhée et les événements cutanés, ainsi que la stomatite et la paronychie (inflammation des tissus mous qui entourent l’ongle). Des effets indésirables à type d’affection pulmonaire interstitielle sont également survenus chez 0,7 % des patients. La survenue de bulles, de vésicules et d’exfo- liations cutanées a été rapportée, y compris de rares cas suggérant un syndrome de Stevens-Johnson, bien que dans ces cas, d’autres étiologies étaient possibles.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Des cas de diarrhées, y compris de diarrhées sévères, ont été rapportés. La prise en charge proactive de celles-ci, basée sur une hydratation adéquate asso- ciée à l’administration d’antidiarrhéiques (lopéramide), notamment au cours des six premières semaines de traitement, est importante et doit débuter dès l’appari- tion des premiers signes.

F Des cas d’éruption cutanée/acné ont été observés. En général, cette manisfestation est de type érythéma- teux et acnéique, légère ou modérée, et peut apparaître ou s’aggraver sur les zones exposées au soleil. Les réac- tions cutanées sévères peuvent nécessiter une inter- ruption temporaire du traitement, une réduction de dose, une intervention thérapeutique supplémentaire et l’orientation vers un dermatologue.

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formation
formation

Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

F Le sexe féminin, un faible poids corporel et une insuffisance rénale sous-jacente constituent des critères de surveillance renforcée. F Les patients présentant une apparition aiguë et/ ou une aggravation inexpliquée de symptômes pulmonaires (dyspnée, toux, fièvre) doivent bénéficier d’un examen approfondi, nécessaire afin d’écarter le diagnostic d’affection pulmonaire interstitielle (API). F Une évaluation régulière de la fonction hépatique est recommandée chez les patients présentant une maladie hépatique préexistante. F En cas d’inflammation oculaire, larmoiement, sen- sibilité à la lumière, vision floue, douleur oculaire et/ou yeux rouges, le patient doit être adressé rapidement à un ophtalmologiste. Si le diagnostic de kératite est confirmé, le traitement doit être interrompu ou arrêté. L’utilisation de lentilles de contact est un facteur de risque de kératite et d’ulcération. F Une surveillance cardiaque est nécessaire chez certains patients présentant des facteurs de risque cardiaque.

Interactions médicamenteuses

© BSIP/Anne Watson Emu
© BSIP/Anne Watson Emu

Le traitement par enzalutamide freine la croissance des cellules prostatiques cancéreuses et induire la régression tumorale.

F Il est recommandé d’administrer les puissants inhi-

Grossesse et allaitement

apoptose ainsi que la régression tumorale [11,12].

biteurs de la P-gp (ritonavir, ciclosporine, kétoconazole,

F

Nom commercial : Xtandi ® (Astellas Pharma).

itraconazole, érythromycine, vérapamil, quinidine, tacroli-

F

DCI : enzalutamide.

mus, nelfinavir, saquinavir, amiodarone) le plus à distance

F

Présentation : capsule molle à 40 mg, boîte de 112,

possible de la prise d’afatinib, en respectant, de préfé- rence, un intervalle de six heures ou de 12 heures. F Les puissants inducteurs de la P-gp (rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, millepertuis) sont susceptibles de réduire l’exposition à l’afatinib. F L’afatinib est susceptible d’augmenter la bio-

soit quatre plaquettes thermoformées de 28. F Liste I, prescription initiale hospitalière annuelle, réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Renouvellement non restreint. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collectivités, ASMR III.

disponibilité de substrats du BCRP (Breast Cancer Resistance Protein) administrés par voie orale (rosuvas-

Indications

tatine, sulfasalazine).

Xtandi ® est indiqué dans le traitement du cancer métasta- tique de la prostate résistant à la castration chez les hommes adultes dont la maladie a progressé pendant ou

Posologie

Par mesure de précaution, il doit être recommandé aux femmes en âge de procréer d’éviter une grossesse pen- dant le traitement par Giotrif ® . Des méthodes de contra-

après une chimiothérapie à base de docétaxel (encadré 5).

ception adéquates doivent être utilisées pendant le traitement et durant au moins un mois après la dernière dose. Si Giotrif ® est utilisé au cours de la grossesse ou si la patiente débute une grossesse pendant ou après le

La dose recommandée est de 160 mg par jour en une prise, soit quatre capsules à 40 mg. Les capsules doivent être avalées entières avec de l’eau, avec ou sans nourriture.

traitement, elle doit être informée du danger potentiel pour le fœtus.

Contre-indication

Il faut également informer les mères qu’elles ne doivent pas allaiter durant la prise de ce médicament.

Chez l’homme, une seule contre-indication est mention- née dans le RCP : l’hypersensibilité à l’enzalutamide ou à l’un des excipients.

Un antinéoplasique anti-androgène pour le cancer de la prostate

Le traitement par enzalutamide freine la croissance des cellules prostatiques cancéreuses et peut induire leur

Eff ets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents sont des bouf- fées de chaleur, une asthénie, une perte d’appétit et des

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7

formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Références

[1] Haute Autorité de santé (HAS). Commission de la transparence, avis du

février 2011. www.has- sante.fr/portail/upload/docs/

2

application/pdf/2011-03/

votrient_-_ct-_8713.pdf

[2] Agence européenne du médicament (EMA). Résumé des caractéristiques du produit. Votrient ® . www.ema.europa.eu/docs/ fr_FR/document_library/ EPAR_-_Product_

Information/human/001141/

WC500094272.pdf

[3] Paitraud D. Votrient 200 et 400 mg comprimés pelliculés (pazopanib) :

nouvel antinéoplasique disponible en ville. Vidal ® , décembre 2013. www.vidal.fr/

actualites/13478/votrient_200_

et_400_mg_comprimes_

pellicules_pazopanib_nouvel_

antineoplasique_disponible_

 

en_ville/

[4] Haute Autorité de santé (HAS). Commission de la transparence, avis du 9 janvier 2013. www.has-sante.fr/ portail/upload/docs/evamed/

CT-12478_VOTRIENT%20

Sarcomes_Avis2_CT12478.pdf

[5] Haute Autorité de santé (HAS). Progrès thérapeutique mineur par rapport à Nexavar dans la prise en charge du cancer du rein avancé, en échec d’un traitement antérieur par cytokine. Janvier 2013. www.has-sante.fr/portail/

jcms/c_1356128/fr/inlyta

[6]

Paitraud D. Inlyta 1 mg et

5

mg comprimés pelliculés

(axitinib) : désormais disponibles en ville. Vidal ® ,

janvier 2014. www.vidal.fr/

actualites/13528/inlyta_1_

mg_et_5_mg_comprimes_

pellicules_axitinib_desormais_

disponibles_en_ville/

[7] Haute Autorité de santé (HAS). Synthèse d’avis de la Commission de la transparence. Inlyta (axitinib), inhibiteur de proté ine kinase. Progrè s thé rapeutique mineur par rapport à Nexavar dans la prise en charge du cancer du rein avancé, en échec d’un traitement anté rieur par cytokine. Janvier 2013. www.has-sante.fr/portail/ upload/docs/application/

pdf/2013-03/inlyta_

synthese_09012013_ct12556.

pdf

8

Encadré 5. Conseils au patient lors de la délivrance de Xtandi ®

F Prenez bien votre médicament en une seule prise quoti- dienne, toujours à la même heure. Les capsules doivent être ava-

lées entières, avec un grand verre d’eau, et peuvent être prises avec ou sans nourriture. F Si vous avez oublié de prendre votre médicament à l’heure habituelle, prenez-le dès que vous vous apercevez de cet oubli. Si vous avez oublié le médicament toute une journée, ne doublez en aucun cas la dose le lendemain. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas.

F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment car il existe un risque d’interactions médicamenteuses. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Pratiquez une activité physique adaptée à vos capacités. F Ne vous exposez pas au soleil et protégez-vous avec une crème solaire et des vêtements appropriés. F Ne conduisez pas si vous avez des antécédents ou des facteurs de risque de convulsions. F En cas de rapport sexuel avec une femme en âge de pro- créer, utilisez un préservatif associé à une autre méthode de contra- ception efficace, et ce durant le traitement puis les trois mois suivant son arrêt.

céphalées. Des cas de convulsions ont été rapportés chez 0,8 % des patients.

inflammatoire caractérisée par une infiltration de cellules immunocompétentes [13]. Toutefois, son mécanisme d’action reste incomplètement élucidé.

Précautions d’emploi

F

Nom commercial : Picato ® (Léo Pharma).

et surveillance du traitement

F

DCI : mébutate -d’ingénol.

F En cas d’effet indésirable intolérable, le traitement

F

Présentations : gel à 150 μg/g, boîte de trois tubes,

peut être suspendu pendant une semaine ou jusqu’à ce

et à 500 μg/g, boîte de deux tubes.

que les symptômes reviennent à un grade inférieur ou

F

Liste I.

égal à 2. Puis, le traitement peut être repris à la même

F

Remboursé par la Sécurité sociale à 30 %, collec-

dose ou réduit si nécessaire à 120 ou 80 mg. F En cas d’antécédents de convulsions ou d’autres fac- teurs de prédisposition, la prudence est recommandée. Ce risque peut être accru en cas d’administration concomitante

tivités, ASMR V en l’absence de données comparatives par rapport à la cryothérapie (traitement de référence) et aux traitements médicamenteux permettant le traite- ment de kératoses actiniques (encadré 6).

de médicaments abaissant le seuil épileptogène. F En cas d’antécédents récents de maladies

Indication

cardiovasculaires, la prudence s’impose.

Picato ® est indiqué dans le traitement cutané des kératoses

Interactions médicamenteuses

L’enzalutamide est un inducteur puissant du cytochrome CYP3A4, et peut donc entraîner une diminution de l’effica- cité de très nombreux médicaments couramment utilisés. Par ailleurs, diverses autres interactions peuvent survenir avec des inhibiteurs ou des inducteurs enzymatiques.

Contraception chez les hommes

En cas de rapport sexuel avec une femme en âge de procréer, l’utilisation d’un préservatif associé à une autre méthode de contraception efficace est nécessaire pen- dant le traitement et durant les trois mois suivant son arrêt. Des études menées chez l’animal ont fait état d’une toxicité effectuant la reproduction.

Une chimiothérapie à usage local pour les kératoses actiniques

Picato ® agit par induction d’une mort cellulaire localisée au niveau de la lésion et stimulation d’une réponse

Encadré 6. Qu’est-ce qu’une kératose actinique ?

F Les kératoses actiniques surviennent essentiellement chez des sujets régulièrement exposés au soleil et touchent plus particulièrement ceux ayant une peau, des cheveux et des yeux clairs. F Cette affection cutanée évolue sur de longues années, et touche principalement les personnes âgées de 60 ans et plus. Les lésions peuvent être gênantes au plan esthétique et néces- siter un traitement. Elles imposent un suivi régulier en vue de dépister un éventuel cancer cutané. F Il s’agit d’une lésion cutanée se traduisant par une petite zone rouge et squameuse, indurée, rugueuse au toucher et située principalement dans une zone exposée au soleil. F Les lésions siègent principalement au niveau du visage, du dos des mains ou du cuir chevelu chez les patients chauves.

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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 7. Conseils au patient lors de la délivrance de Picato ®

F Appliquez le gel une fois par jour sur la zone atteinte, pendant deux ou trois jours selon le cas. F Abstenez-vous de toute exposition excessive au soleil, y compris aux lampes solaires et cabines de bronzage. F Lavez-vous les mains avec du savon et de l’eau immédiate- ment après avoir appliqué Picato ® . Toutefois, si les mains sont traitées seul le bout du doigt qui est utilisé pour appliquer le gel doit être lavé. F Évitez tout lavage et contact physique avec la zone traitée pendant les six heures suivant l’application. Après cette période, vous pourrez nettoyer la zone de traitement en utilisant un savon doux et de l’eau. F N’appliquez pas le gel immédiatement après une douche ou moins de deux heures avant de se coucher.

F En cas de contact accidentel avec les yeux, rincez-les à grande eau immédiatement et demandez un avis médical dès que possible. Une douleur oculaire, un œdème de la paupière et un œdème péri-orbital peuvent survenir. F Ne recouvrez pas la zone traitée par des pansements occlusifs après application. F N’appliquez pas le gel sur des blessures ouvertes, sur une peau lésée ou sur une peau non cicatrisée après un traitement antérieur médicamenteux ou chirurgical. De même, évitez le pour- tour des yeux, l’intérieur des narines ou des oreilles ainsi que les lèvres. F Conservez le gel au réfrigérateur entre + 2 et + 8 °C.

© BSIP/Phototake
© BSIP/Phototake

Les lésions de kératose actinique siègent préférentiellement au niveau du visage, du dos des mains ou du cuir chevelu chez les patients chauves.

actiniques non hyperkératosiques, non hypertrophiques chez les adultes (encadré 7).

Posologie

Il est recommandé d’appliquer un tube de gel à 150 μg/g une fois par jour sur la zone atteinte, pendant trois jours consécutifs en cas de kératose actinique du visage et du cuir chevelu et un tube de gel à 500 μg/g une fois par jour sur la zone atteinte, pendant deux jours consécutifs en cas de kératose actinique du tronc et des extrémités. Le contenu du tube doit être appliqué sur une zone à traiter de 25 cm 2 . Le tube est à usage unique et doit être jeté après l’utilisation. L’effet thérapeutique optimal peut être évalué environ huit semaines après le traitement. En cas de réponse incomplète, une réévaluation soigneuse doit être effec- tuée et la prise en charge reconsidérée.

Contre-indication

Une seule contre-indication à l’utilisation de Picato ®

existe : l’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

Des réactions cutanées locales comme l’érythème, l’écaille- ment/desquamation et la formation de croûtes sont atten- dues. Les réactions cutanées localisées sont transitoires et apparaissent généralement durant le premier jour de traite- ment avec une intensité maximale jusqu’à une semaine après la fin du traitement. Elles se résorbent généralement en deux semaines au niveau du visage et du cuir chevelu, et en quatre semaines sur le tronc et les extrémités.

Risque de photosensibilisation

En raison de la nature de cette pathologie, toute exposition excessive au soleil (y compris aux lampes solaires et cabines de bronzage) doit être évitée.

Grossesse et allaitement

Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’uti- lisation de Picato ® durant la grossesse. La femme qui allaite doit être informée que le nouveau- né/nourrisson doit éviter d’être en contact physique avec la zone traitée pendant les six heures qui suivent l’application. w

Références

[8] Paitraud D. Tafi nlar

(dabrafénib) : nouvel inhibiteur

de protéine kinase dans la

prise en charge du mélanome.

Vidal ® , octobre 2013.

www.vidal.fr/actualites/13395/

tafi nlar_dabrafenib_nouvel_

inhibiteur_de_proteine_kinase_

dans_la_prise_en_charge_du_

melanome/

[9] Haute Autorité de santé

(HAS). Commission de

la transparence, avis du

7 mai 2014. www.has-sante.fr/

portail/upload/docs/evamed/

CT-13242_TAFINLAR_PIC_

INS_Avis3_CT13242.pdf

[10] Haute Autorité de santé

(HAS). Synthèse d’avis

de la Commission de la

transparence. Février 2014.

www.has-sante.fr/portail/

upload/docs/application/

pdf/2014-07/giotrif __

sapub_

ct13272.pdf

[11] Alexandre I, Rixe O.

Cancer de la prostate

hormonorésistant. EMC

(Elsevier Masson SAS, Paris),

Urologie 2007:18-560-A-18.

[12] Haute Autorité de

santé (HAS). Commission

de la transparence, avis du

20 novembre 2013. www.has-

sante.fr/portail/upload/docs/

evamed/CT-13108_XTANDI_

PIC_INS_Avis2_CT13108.pdf

[13] Haute Autorité de

santé (HAS). Synthèse

d’avis de la Commission

de la transparence. Picato

(mé butate d’ingenol),

chimiothé rapie à usage local.

Pas d’avantage clinique

démontré dans la kératose

actinique. Juin 2013.

www.has-sante.fr/portail/

upload/docs/application/

pdf/2013-10/synthese_picato_

pdf_131002.pdf

Déclaration d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir

de confl its d’intérêts en relation

avec cet article.

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9

formation
formation

Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Les nouveaux médicaments en infectiologie

Jacques BUXERAUD

Professeur des Universités,

professeur de chimie

thérapeutique

Faculté de pharmacie,

2 rue du Docteur-Marcland,

87025 Limoges cedex,

France

Compte tenu des phénomènes de résistance et de la grande variabilité des germes, notamment de certains types de virus, il apparaît particulièrement important de maintenir une recherche active dans le domaine de l’infectiologie. La lutte contre le sida, mais surtout contre l’hépatite C bénéficient d’avancées notables.

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Mots clés - antiviral d’action directe ; association d’antirétroviraux ; hépatite C ; infectiologie ; inhibiteur d’intégrase ; sida

New drugs in infectiology. Given the phenomena of the resistance and significant variability of germs and notably certain types of viruses, it is essential that active research in the field of infectiology is maintained. The fight against AIDS, and especially hepatitis C are benefiting from major advances.

© 2015 Elsevier Masson SAS. All rights reserved

Keywords - AIDS; antiretroviral combination therapy; direct-acting antiviral; hepatitis C; infectiology; integrase inhibitor

S i deux antirétroviraux, Stribild ® et Tivicay ® , sont nouvellement disponibles pour le traitement du sida, c’est surtout le traitement de l’hépatite C qui

bénéficie d’une avancée notable. La mise à disposition d’une nouvelle génération d’antiviraux d’action directe (AAD) annonce, en effet, une révolution dans les traite- ments des sujets porteurs d’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC). Mieux tolérés et plus efficaces, ils permettent d’espérer la guérison virologique de 90 % des malades après une cure de 12 ou 24 semaines seu- lement. Le premier de ces nouveaux antiviraux d’action directe, Sovaldi ® (sofosbuvir), a été commercialisé fin février 2014 en France. Il a été suivi, début juin 2014, par Olysio ® (siméprévir), puis par Daklinza ® (daclatasvir) et Harvoni ® , une association de sofosbuvir et de lédipasvir.

Une association d’antirétroviraux pour le traitement du sida

L’elvitégravir est un inhibiteur de l’intégrase du virus de l’immunodéficience humaine (VIH)-1. Le cobicistat est un inhibiteur enzymatique sélectif qui augmente la bio- disponibilité de l’elvitégravir. L’emtricitabine est un ana- logue nucléosidique de la cytidine. Enfin, le fumarate de ténofovir disoproxil est converti in vivo en ténofovir, un analogue nucléosidique monophosphate (nucléotide) de l’adénosine monophosphate [1,2].

Adresse e-mail :

jacques.buxeraud@unilim.fr

(J. Buxeraud).

F

Nom commercial : Stribild ® (Gilead Science).

F Dénomination commune internationale (DCI) :

elvitégravir/cobicistat + emtricitabine + ténofovir diso- proxil.

F Présentations : comprimés pelliculés à 150 mg/150 mg + 200 mg + 245 mg, flacon de 30. F Liste I, médicament soumis à prescription initiale hos- pitalière annuelle. Renouvellement non restreint. Inscrit sur la liste de rétrocession avec prise en charge à 100 %. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collectivités, amélioration du service médical rendu (ASMR) V.

Indication

Stribild ® est indiqué dans le traitement de l’infection par le VIH-1 chez les adultes âgés de 18 ans et plus, naïfs de tout traitement antirétroviral ou infectés par une souche de VIH-1 dépourvue de mutation connue pour être associée à une résistance à l’un des trois agents antirétroviraux contenus dans Stribild ® : elvi- tégravir/cobicistat, emtricitabine et ténofovir disoproxil (encadré 1).

Posologie

Il convient de prendre un comprimé de Stribild ® une fois par jour avec de la nourriture.

Contre-indications

L’hypersensibilité aux principes actifs ou à l’un des exci- pients constitue une contre-indication médicale. Par ailleurs, les patients ayant dû arrêter précédemment un traitement à base de fumarate de ténofovir disoproxil en raison d’une toxicité rénale ne peuvent pas prendre Stribild ® .

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

  • 10 http://dx.doi.org/10.1016/j.actpha.2015.06.002

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Eff ets indésirables

Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés à ce jour sont : nausées, diarrhées et fatigue. De rares autres effets peuvent survenir : atteinte rénale, anoma- lies osseuses, acidose lactique.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Des cas d’atteinte rénale ont été rapportés dans le cadre de l’utilisation du fumarate de ténofovir disoproxil. La clairance de la créatinine doit donc être évaluée avant le traitement et surveillée régulièrement : toutes les quatre semaines pendant la première année, puis tous les trois mois pendant toute la durée du traitement. F La suspicion d’anomalies osseuses doit imposer une consultation appropriée. F Les patients co-infectés par le VIH et le virus de l’hépatite B ou C présentent un risque accru de déve- lopper des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals. F Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique ont, au cours d’un traitement par association d’antirétroviraux, une fréquence plus élevée d’anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l’objet d’une surveillance appropriée. F Une acidose lactique, associée habituellement à une stéatose hépatique, a été rapportée après administration d’analogues nucléosidiques. Les symptômes précoces (hyperlactatémie symptomatique) incluent des troubles digestifs bénins (nausées, vomissements et douleurs abdominales), une sensation de malaise général, une perte d’appétit et de poids, ainsi que des symptômes respira- toires (respiration rapide et/ou profonde) ou neurologiques (incluant un déficit moteur). L’acidose lactique apparaît généralement après quelques mois de traitement. F Une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie) a été associée aux traitements par association d’antirétroviraux chez les patients infectés par le VIH. F Des cas d’ostéonécrose ayant été rapportés à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou chez des personnes ayant été exposées à un traitement par asso- ciation d’antirétroviraux au long cours, il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s’ils éprouvent douleurs, arthralgies, raideur articulaire ou difficultés pour se mouvoir. F Un syndrome de restauration immunitaire peut survenir. Chez les patients infectés par le VIH et présen- tant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instau- ration du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportu- nistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes.

Encadré 1. Conseils au patient lors de la délivrance de Stribild®

F Prenez bien votre médicament une fois par jour, à heure fixe, avec de la nourriture. F Si vous avez oublié de prendre votre médicament et si vous vous en apercevez dans les 18 heures suivant l’heure de la prise habituelle, vous devez le prendre. Si le délai excède 18 heures, attendez la prochaine prise. F S’il vous arrive de vomir dans l’heure qui suit la prise de Stribild ® , prenez un autre comprimé. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. Soyez particulièrement attentifs à certains symptômes : nausées, vomissements, douleurs abdominales, sensation de malaise général, perte d’appétit ou de poids, symptômes respiratoires. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque important d’interactions médicamenteuses. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F N’oubliez pas vos rendez-vous au laboratoire d’analyses car un bilan sanguin régulier est nécessaire. F Utilisez une méthode de contraception efficace et n’allaitez pas. F Si vous avez des vertiges au cours du traitement, il peut être imprudent de conduire.

Interactions médicamenteuses

De très nombreux médicaments sont contre-indiqués avec Stribild ® en raison du risque potentiel d’événe- ments graves et/ou mettant en jeu le pronostic vital, ou de perte de réponse virologique et de résistance éven- tuelle au traitement. Il convient de consulter le résumé des caractéristiques du produit (RCP).

Grossesse et allaitement

La prise de Stribild ® nécessite une méthode de contra- ception efficace. Ce médicament ne doit être utilisé lors de la grossesse que si les bénéfices potentiels du trai- tement sont supérieurs aux risques encourus. Afin d’éviter la transmission du virus au nourrisson, il est déconseillé aux femmes infectées par le VIH d’allaiter leur enfant, quelles que soient les circonstances.

Un inhibiteur de l’intégrase pour le sida

Le dolutégravir inhibe l’intégrase du VIH [3].

F

Nom commercial : Tivicay ® (VIIV Healthcare).

F

DCI : dolutégravir.

F

Présentation : comprimés pelliculés à 50 mg, flacon

de 30. F Liste I, médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle. Renouvellement non restreint. Inscrit sur la liste de rétrocession avec prise en charge à 100 %. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collectivités, ASMR III ou IV selon les caractéristiques virales.

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Indication

Tivicay ® est indiqué, en association avec d’autres médi- caments antirétroviraux, dans le traitement de l’infection par le VIH chez les adultes et adolescents à partir de 12 ans (encadré 2).

Posologie

La posologie varie d’un comprimé une fois par jour à un comprimé deux fois par jour, pris avec ou sans nour- riture.

Contre-indications

Deux contre-indications sont précisées : l’hypersensi- bilité à la substance active ou à l’un des excipients, et l’administration concomitante de dofétilide, un anti- arythmique de classe III, analogue de l’ibutilide.

Eff ets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents apparus sous traitement sont : nausées (13 %), diarrhée (18 %) et céphalées (13 %). De nombreux autres effets indési- rables peuvent survenir.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées (éruption cutanée, symptômes généraux, atteinte hépa- tique sévère). Le traitement doit donc être interrompu dès l’apparition de signes ou symptômes évocateurs d’une réaction d’hypersensibilité. L’état clinique ainsi que les transaminases hépatiques et la bilirubine doivent être surveillés.

Encadré 2. Conseils au patient lors de la délivrance de Tivicay®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordonnance. F Si vous avez oublié votre médicament, prenez-le dès que possible s’il reste plus de quatre heures avant la prise suivante. Si le délai est inférieur, n’ingérez pas la dose oubliée et poursuivez votre traitement habituel. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. Soyez particulièrement attentif à certains symptômes de l’allergie : éruption cutanée, fièvre, malaise général, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite et œdème de la face. F Sollicitez un avis médical si vous éprouvez des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour vous mouvoir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque important d’interactions médicamenteuses : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Évitez de conduire si vous avez des vertiges au cours du traitement. F Si vous allaitez, il est déconseillé d’utiliser Tivicay ® .

F Un syndrome de restauration immunitaire peut être observé chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’instauration du traitement par association d’anti- rétroviraux. Une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire et entraîner des manifestations cliniques sévères ou une aggravation des symptômes. F Des cas d’ostéonécrose ayant été rapportés chez des personnes à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant été exposées à un traitement par asso- ciation d’antirétroviraux au long cours ; il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s’ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.

Interactions médicamenteuses

De nombreuses interactions médicamenteuses sont susceptibles de survenir avec Tivicay ® (se reporter au RCP).

Grossesse et allaitement

Le dolutégravir ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice attendu est supérieur au risque poten- tiel pour le fœtus. Il est recommandé aux mères infectées par le VIH de ne pas allaiter leur enfant, quelles que soient les circons- tances, afin d’éviter la transmission du VIH.

Un antiviral à action directe pour l’hépatite C

Le sofosbuvir est un antiviral d’action directe (AAD), inhibiteur nucléotidique de la polymérase. Il interfère

avec la reproduction du matériel génétique du virus de l’hépatite C, de sorte que la production de nouveaux virus s’arrête [4-6].

F

Nom commercial : Sovaldi ® (Gilead Science).

F

DCI : sofosbuvir.

F Présentation : comprimés pelliculés à 400 mg, flacon de 28. F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spé- cialistes en gastro-entérologie et hépatologie, en méde- cine interne ou en infectiologie. F Rétrocession avec prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Indication

Sovaldi ® est indiqué en association avec d’autres médi- caments pour le traitement de l’hépatite C chronique (HCC) chez les adultes (encadré 3).

Posologie

La dose recommandée est d’un comprimé à 400 mg une fois par jour, avec de la nourriture.

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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Sovaldi ® doit être utilisé en association avec d’autres médicaments. En cas d’arrêt définitif des autres spécia- lités utilisées en association, Sovaldi ® doit également être interrompu. Les traitements peuvent durer de 12 à 24 semaines (se reporter au RCP).

Contre-indication

Aucune contre-indication n’est mentionnée en dehors de l’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents sous sofos- buvir/ribavirine ou sofosbuvir/ribavirine/péginterféron sont : la fatigue, des troubles de l’attention, des sensa- tions vertigineuses, des maux de tête, des nausées, l’insomnie et une vision floue.

Interactions médicamenteuses

Les médicaments qui sont de puissants inducteurs de la P-gp dans l’intestin (rifampicine, millepertuis, carba- mazépine, phénytoïne) peuvent diminuer significative- ment les concentrations plasmatiques du sofosbuvir, ce qui réduit l’effet thérapeutique de Sovaldi ® . Ce type de médicaments ne doit donc pas être utilisé concomitam- ment.

Grossesse et allaitement

Les femmes en âge de procréer et/ou leur partenaire de sexe masculin doivent utiliser une méthode de contra- ception efficace au cours du traitement et pendant un certain temps après son arrêt. Par mesure de précau- tion, il est préférable d’éviter l’utilisation de Sovaldi ® pendant la grossesse. Le médicament ne doit pas être pris pendant l’allaitement.

Un antiviral à action directe pour l’hépatite C

Encadré 3. Conseils au patient lors de la délivrance de Sovaldi®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordonnance, à raison d’un comprimé une fois par jour, avec de la nourriture. N’oubliez pas les médicaments qui lui sont associés. F Prenez un autre comprimé s’il vous arrive de vomir dans les deux heures suivant la prise de votre médicament. Si les vomissements interviennent plus de deux heures après la prise du médicament, cela n’est pas nécessaire. F Si vous oubliez de prendre une dose et vous en rendez compte dans les 18 heures qui suivent la prise habituelle, vous devez prendre le comprimé le plus tôt possible, puis la dose suivante comme prévu. Si vous constatez l’oubli plus de 18 heures après, vous devez attendre et prendre la dose suivante comme prévu. Ne prenez jamais de double dose. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque d’interactions médicamenteuses : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Si vous ressentez des vertiges, de la fatigue, des troubles de l’attention, une vision floue au cours du traitement, il est prudent de ne pas conduire. F Utilisez une méthode de contraception efficace et ne prenez pas le médicament si vous allaitez.

Posologie

La dose recommandée est d’une gélule une fois par jour, à prendre avec de la nourriture. Olysio ® ne doit pas être utilisé en monothérapie, mais en association avec d’autres médicaments destinés au traite- ment de l’hépatite C chronique (péginterféron alfa et riba- virine), et ce pendant 12 à 48 semaines (se reporter au RCP). Afin d’éviter un échec thérapeutique, il convient de ne pas réduire la dose d’Olysio ® , ni d’interrompre le traite- ment. Si ce dernier est arrêté en raison d’effets indési- rables ou d’une réponse virologique insuffisante, il ne doit pas être réintroduit.

Le siméprévir est un inhibiteur spécifique de la sérine

F

Contre-indication

protéase NS3/4A du VHC, qui est essentielle pour la réplication virale [7,8].

Une seule contre-indication est mentionnée au niveau du RCP : l’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.

F

Nom commercial : Olysio ® (Janssen-Cilag). DCI : siméprévir.

F

Présentation : gélules à 150 mg, boîte de 28.

Eff ets indésirables

F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spécialistes en gastro-entérologie et hépatologie, en médecine interne ou en infectiologie. F Rétrocession avec prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ASMR V.

Indication

Olysio ® est indiqué en association avec d’autres médi- caments dans le traitement de l’hépatite C chronique chez l’adulte (encadré 4).

Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont : nausées, éruption cutanée, prurit, dyspnée, augmen- tation de la bilirubinémie et réaction de photo sensibilité. Divers autres effets sont susceptibles de survenir.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Des réactions de photosensibilité sont possibles. Il est donc important d’utiliser des mesures de protection solaire appropriées.

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Références

[1] Haute Autorité de

santé (HAS). Synthèse

d’avis de la Commission

de la transparence. Stribild

(emtricitabine et cobicistat/

elvitégravir/ténofovir),

antirétroviraux. Pas d’avantage

clinique démontré par rapport

aux trithérapies chez les

patients naï fs. Novembre 2013.

www.has-sante.fr/

portail/upload/docs/

application/pdf/2014-01/

stribild_06112013_synthese_

v2_ct12979.pdf

[2] Cochois I. Stribild

(elvitégravir, cobicistat,

emtricitabine, fumarate

de ténofovir) : nouvelle

association fi xe anti-VIH.

Février 2014. Vidal ® .

www.vidal.fr/actualites/13630/

stribild_elvitegravir_cobicistat_

emtricitabine_fumarate_

de_tenofovir_nouvelle_

association_fi xe_anti_vih/

[3] Paitraud D. Tivicay

(dolutégravir) : nouveau

principe actif dans la prise en

charge de l’infection par le VIH.

Avril 2014. Vidal ® . www.vidal.

fr/actualites/13562/tivicay_

dolutegravir_nouveau_principe_

actif_dans_la_prise_en_charge_

de_l_infection_par_le_vih/

[4] Ministère des Affaires

sociales et de la Santé. Prise

en charge des personnes

infectées par les virus de

l’hépatite B ou de l’hépatite C.

Rapport de recommandations

2014. www.sante.gouv.fr/IMG/

pdf/Rapport_Prise_en_charge_

Hepatites_2014.pdf

Encadré 4. Conseils au patient lors de la délivrance d’Olysio®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordon- nance, à raison d’une gélule une fois par jour, avec de la nourriture. N’oubliez pas les médicaments qui lui sont associés. F Si vous oubliez de prendre une dose et vous en rendez compte dans les 12 heures qui suivent la prise habituelle, vous devez prendre le comprimé le plus tôt possible, puis la dose suivante comme prévu. Si vous constatez l’oubli plus de 12 heures après, vous devez attendre et prendre la dose suivante comme prévu. Ne prenez jamais de double dose. F Évitez l’exposition excessive au soleil et l’utilisation d’appareils de bronzage. Utilisez des mesures de protection appropriées. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ

1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment car il existe un risque d’interactions médicamenteuses :

demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Prenez une méthode de contraception efficace et n’allaitez pas sous traitement.

F Les patients présentant des éruptions cutanées légères à modérées doivent être placés sous surveillance, à la recherche d’une possible aggravation, dont l’appari- tion de signes muqueux ou de symptômes systémiques. En cas d’éruption sévère, Olysio ® et les autres médica- ments utilisés en association doivent être arrêtés et le patient surveillé jusqu’à la disparition des symptômes. F Des examens biologiques doivent être réalisés aux semaines 4 et 12, et dès que cela est cliniquement approprié, afin de contrôler les taux d’ARN du VHC. Des bilans hématologique et biochimique (notamment un dosage des enzymes hépatiques et de la bilirubine), ainsi que des tests de grossesse sont effectués avant, pendant et après le traitement.

Interactions médicamenteuses

La co-administration d’Olysio ® avec des inducteurs ou inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 n’est pas recommandée car elle peut conduire à une diminution ou à une augmentation significative de l’exposition au siméprévir. Il convient de se reporter à la rubrique “inter- actions” du RCP pour recueillir des informations.

Grossesse et allaitement

Olysio ® ne doit être pris pendant la grossesse ou chez les femmes en âge de procréer que si le bénéfice justifie

le risque. Les patientes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace. En cas d’association Olysio ® /ribavirine, les patients de sexe masculin ayant une partenaire en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace. Il convient soit d’arrêter l’allaitement, soit de s’abstenir du traitement avec Olysio ® , soit de l’interrompre, en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard de l’intérêt du traitement pour la mère.

Un antiviral à action directe pour l’hépatite C

Le daclatasvir est un inhibiteur de la protéine non struc-

turale 5A (NS5A). Il inhibe la réplication de l’ARN viral et l’assemblage des virions [9,10].

F

Nom commercial : Daklinza ® (Bristol Myers Squibb).

F

DCI : daclatasvir.

F

Présentations : comprimés pelliculés à 30 et 60 mg,

boîtes de 28. F Liste I, prescription hospitalière réservée aux spé- cialistes en gastro-entérologie et hépatologie, en médecine interne ou en infectiologie. F Rétrocession avec prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ASMR IV.

Indication

Daklinza ® est indiqué en association avec d’autres médi- caments dans le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C chez les adultes (encadré 5).

Posologie

La posologie recommandée est de 60 mg une fois par jour, à prendre avec ou sans nourriture. Cette dose peut varier de 30 mg en cas d’association à un inhibiteur enzymatique puissant à 90 mg en cas d’association à un inducteur enzymatique. Daklinza ® doit être administré en association avec d’autres médicaments : Daklinza ® + sofosbuvir ; Daklinza ® + sofosbuvir + ribavirine ; Daklinza ® + pégin- terféron alfa + ribavirine. La durée du traitement est en général de 12 à 24 semaines. Il n’est pas recommandé de modifier la posologie en cas d’effets indésirables. Si l’interruption des médicaments co-administrés est nécessaire en raison d’effets indési- rables, Daklinza ® ne doit pas être utilisé en monothérapie.

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée : l’hyper- sensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

F Avec l’association Daklinza ® et sofosbuvir, les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont une fatigue, des céphalées et des nausées.

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 5. Conseils au patient lors de la délivrance de Daklinza®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordon- nance, une fois par jour, avec ou sans nourriture. N’oubliez pas les médicaments qui lui sont associés. F Si vous oubliez de prendre une dose et vous en rendez compte dans les 20 heures qui suivent la prise habituelle, vous devez prendre le comprimé le plus tôt possible, puis la dose suivante comme prévu. Si vous le constatez plus de 20 heures après, vous devez attendre et prendre la dose suivante comme prévu. Ne prenez jamais de double dose. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque d’interactions médicamenteuses : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Soyez prudent en conduisant en raison du risque de sensations vertigineuses, de troubles de l’attention, de vision trouble et d’une baisse de l’acuité visuelle. F Prenez une méthode de contraception efficace et n’allaitez pas.

F Avec l’association au péginterféron alfa et à la ribavirine, les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont une fatigue, des céphalées, un prurit, une insomnie, un syndrome pseudogrippal, une sécheresse cutanée, des nausées, un appétit diminué, une alopécie, un rash, une asthénie, une irritabilité, une myalgie, une anémie, une fièvre, une toux, une dyspnée, une neutro- pénie, une diarrhée et des arthralgies.

Interactions médicamenteuses

Daklinza ® est contre-indiqué en association avec des médicaments inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp comme la phénytoïne, la carbamazépine, le phéno- barbital, la rifampicine, la rifabutine, la rifapentine, la dexa- méthasone à usage systémique et le millepertuis, qui peuvent être à l’origine d’une diminution de l’exposition et d’une perte d’efficacité du médicament. De nom- breuses autres interactions existent (se reporter au RCP).

Grossesse et allaitement

Daklinza ® ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception. L’utilisation d’une méthode de contra- ception hautement efficace doit être maintenue pendant cinq semaines après la fin du traitement. Il est, par ailleurs, demandé aux femmes de ne pas allaiter.

Un vaccin pour la méningite B

Actuellement, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) ne recommande pas l’utilisation du vaccin Bexsero ® en prévention de la méningite B dans la population générale.

En revanche, les populations à risque peuvent se faire vac- ciner : les immunodéprimés, les personnels de laboratoire de recherche, les sujets ayant des facteurs de risque d’in- fection invasive à méningocoque et les populations ciblées dans le cadre de situations spécifiques (épidémies…) [11].

F

Nom commercial : Bexsero ® (Novartis).

F

Présentation : suspension injectable intramusculaire

(IM) profonde, seringue préremplie de 0,5 mL, avec aiguilles, boîte unitaire. F Liste I, Bexsero ® peut être pris en charge lorsqu’il est prescrit :

• en prévention des infections invasives méningococ- ciques par Neisseria meningitidis de sérogroupe B chez des sujets à risque élevé ; • dans certaines populations cibles. ASMR II.

Indication

Bexsero ® est indiqué pour l’immunisation active des sujets à partir de l’âge de 2 mois contre l’infection inva- sive méningococcique causée par Neisseria menin- gitidis de groupe B (tableau 1). Bexsero ® est « le premier vaccin à large spectre » contre la méningite B qui regroupe de multiples souches patho- gènes du sérogroupe B. Il couvre 70 à 90 % des souches de méningocoques B dans les pays d’Europe (encadré 6).

Association aux autres vaccins

Bexsero ® peut être administré de manière concomitante avec tous les antigènes vaccinaux suivants, qu’il s’agisse de vaccins monovalents ou combinés :

diphtérie, tétanos, coqueluche acellulaire, Haemophilus influenzae de type b, poliomyélite inactivée, hépatite B, pneumococcique heptavalent conjugué, rougeole, oreillons, rubéole et varicelle.

Encadré 6. Conseils au patient lors de la délivrance de Bexsero®

F Vous pouvez associer Bexsero ® à d’autres vaccinations, mais des sites d’injection distincts doivent être utilisés. F Prenez des antipyrétiques à titre prophylactique pendant et juste après la vaccination afin de minimiser les réactions vaccinales mineures. Leur administration est susceptible de réduire l’incidence et la sévérité des réactions fébriles post-vaccinales. F Conservez votre vaccin au réfrigérateur entre + 2 et + 8 °C. Surtout, ne le placez pas dans le compartiment de congélation.

Références

[5] Haute Autorité de santé

(HAS). Synthèse d’avis

de la Commission de la

transparence. Sovaldi

(sofosbuvir), antiviral à action

directe. Progrès thérapeutique

important dans la prise en

charge des adultes infectés

par le virus de l’hépatite C

(VHC) de tout génotype

excepté le génotype 3 naïf de

traitement antiviral. Progrès

thérapeutique modéré dans

la prise en charge des adultes

naïfs de traitement infectés

par le VHC de génotype 3.

Mai 2014. www.has-sante.

fr/portail/upload/docs/

application/pdf/2014-09/

sovaldi_sapub_ct13392.pdf

[6] Sovaldi. Résumé des

caractéristiques du produit.

www.ema.europa.eu/docs/

fr_FR/document_library/

EPAR_-_Product_

Information/human/002798/

WC500160597.pdf

[7] Paitraud D. Olysio

150 mg gélule (siméprévir) :

nouveau principe actif dans

le traitement de l’hépatite C

chronique chez l’adulte.

Juin 2014. www.vidal.fr/

actualites/13778/olysio_150_

mg_gelule_simeprevir_

nouveau_principe_actif_dans_

le_traitement_de_l_hepatite_c_

chronique_chez_l_adulte/

[8] Haute Autorité de santé

(HAS). Commission de

la transparence, avis du

17

décembre 2014. www.has-

sante.fr/portail/upload/docs/

evamed/CT-13651_OLYSIO_

PIC_INS_Avis3_CT13651.pdf

[9] Paitraud D. Daklinza

(daclatasvir) : nouvel antiviral

à action directe dans la prise

en charge de l’hépatite C

chronique. Octobre 2014.

www.vidal.fr/actualites/14345/

daklinza_daclatasvir_nouvel_

antiviral_a_action_directe_

dans_la_prise_en_charge_

de_l_hepatite_c_chronique/

[10] Haute Autorité de

santé (HAS). Commission

de la transparence, avis du

17

décembre 2014.

www.has-sante.fr/portail/

upload/docs/application/

pdf/2015-01/daklinza_pic_

ins_avis2_modifi ele22012015_

ct13899.pdf

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15

formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Références

[11] Haute Autorité de santé

(HAS). Synthèse d’avis

de la Commission de la

transparence. Bexsero, vaccin

méningococcique B. Progrès

thérapeutique important dans

la prévention des infections

invasives méningococciques

de sérogroupe B dans les

populations recommandées

par le HCSP. Juin 2014.

www.has-sante.fr/portail/

upload/docs/application/

pdf/2014-10/bexsero_sapub_

ct13508.pdf

[12] Paitraud D. Harvoni

(lédipasvir, sofosbuvir) :

nouveau médicament dans

le traitement de l’hépatite C

chronique. Février 2015.

www.vidal.fr/actualites/15008/

harvoni_ledipasvir_sofosbuvir_

nouveau_medicament_dans_le

_traitement_de_l_hepatite_c_

chronique/eventid:11qlpL6fgjtF

ZeKYEr1XdlbOz4mHoHJsDqL

GPfsrIoray3PQ5myKuxzEN2cs

jRGF/

Déclaration d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir

de confl its d’intérêts en relation

avec cet article.

Tableau 1. Protocole de vaccination par Bexsero®.

 

Tranche d’âge

Primovaccination

Intervalle entre les doses

Rappel

 

de primovaccination

Nourrissons

3

doses de 0,5 mL chacune,

1 mois minimum

Une dose entre l’âge de 12 et 15 mois

de 2 à 5 mois

avec une première dose administrée à l’âge de 2 mois

Nourrissons non vaccinés de 6 à 11 mois

2

doses de 0,5 mL chacune

2 mois minimum

Une dose au cours de la 2 e année, avec un intervalle d’au moins 2 mois entre la primo-vaccination et la dose de rappel

Enfants non vaccinés, de 12 à 23 mois

2

doses de 0,5 mL chacune

2 mois minimum

Une dose avec un intervalle de 12 à 23 mois entre la primovaccination et la dose de rappel

Enfants de 2 à 10 ans

2 doses de 0,5 mL chacune

2 mois minimum

Besoin non établi

Adolescents (à partir de 11 ans) et adultes

2

doses de 0,5 mL chacune

1 mois minimum

Besoin non établi

Dernière minute

Harvoni® a récemment fait son apparition sur le marché [12]. F Il s’agit d’une nouvelle association fixe de deux anti- viraux d’action directe, le sofosbuvir et le lédipasvir, un nou- veau principe actif. F Il est indiqué chez les patients adultes ayant une hépa- tite C chronique, de génotypes 1, 3 et 4, avec ou sans cirrhose. F La dose recommandée est d’un comprimé une fois par jour, avec ou sans nourriture.

En cas d’administration concomitante avec ces autres vaccins, Bexsero ® doit être injecté dans un site distinct. Toutefois, des vaccinations séparées peuvent être envi- sagées lorsque cela est possible.

Contre-indication

Une seule contre-indication est mentionnée au niveau du RCP : l’hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients. Comme pour les autres vaccins, l’administration de Bexsero ® doit être reportée chez des sujets souffrant de maladie fébrile sévère aiguë. Toutefois, la présence d’une infection mineure, telle qu’un rhume, ne doit pas entraîner le report de la vaccination.

Eff ets indésirables

Chez les nourrissons et les enfants (âgés de moins de 2 ans), les réactions indésirables le plus fréquemment observées lors des essais cliniques sont : sensibilité et érythème au site d’injection, fièvre, irritabilité, somno- lence, pleurs inhabituels, troubles digestifs. Chez les adolescents et les adultes, les réactions indési- rables locales et systémiques le plus fréquemment obser- vées sont : douleur au point d’injection, malaise et céphalée.

L’administration, à titre prophylactique, d’antipyrétiques pendant et juste après la vaccination est susceptible de réduire l’incidence et la sévérité des réactions fébriles post- vaccinales.

Grossesse et allaitement

Le risque potentiel pour les femmes enceintes est inconnu. Néanmoins, la vaccination ne doit pas être écartée en présence d’un risque manifeste d’exposition à une infection méningococcique. Le rapport bénéfices/risques doit être examiné avant de

prendre l a décision de vacciner la femme pendant l’allaitement.

Conservation du vaccin

Bexsero ® doit être conservé au réfrigérateur entre + 2 et + 8 °C. Il ne doit pas être congelé et doit être conservé dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière. w

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Les nouveaux médicaments en neurologie

Jacques BUXERAUD

Professeur des Universités,

professeur de chimie

thérapeutique

Faculté de pharmacie,

2 rue du Docteur-Marcland,

87025 Limoges cedex,

France

Un antiépileptique, un médicament pour le traitement de la sclérose en plaques ainsi qu’un autre contre l’amylose à transthyrétine, une maladie rare mais grave, viennent enrichir l’offre thérapeutique en neurologie.

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Mots clés - antiépileptique ; neurologie ; pérampanel ; sclérose en plaques ; tafamidis ; térifl unomide ; transthyrétine

New drugs in neurology. An antiepileptic, a drug to treat multiple sclerosis and another to treat transthyretin amyloidosis, a rare but serious disease, are the latest additions to the therapies available in neurology.

© 2015 Elsevier Masson SAS. All rights reserved

Keywords - antiepileptic; multiple sclerosis; neurology; perampanel; tafamidis; terifl unomide; transthyretin

Adresse e-mail :

jacques.buxeraud@unilim.fr

(J. Buxeraud).

U n nouvel antiépileptique, premier représentant d’une nouvelle classe ciblant les récepteurs glutamatergiques, est désormais disponible.

Il s’agit du pérampanel (Fycompa ® ). La spécia- lité Aubagio ® est, quant à elle, destinée au traitement des patients adultes atteints d’une forme rémittente- récurrente de sclérose en plaques (SEP-RR) en une prise orale par jour. Son principe actif est le tériflunomide, un agent immunomodulateur aux propriétés anti-inflam- matoires qui constitue une alternative aux interférons- bêta et à l’acétate de glatiramère (Copaxone ® ). Enfin, la spécialité Vyndaqel ® est indiquée dans le traitement de l’amylose à transthyrétine, une maladie rare mais grave. La Commission de la transparence considère que ce médicament peut, au stade précoce de la maladie, ralentir le déficit neurologique périphérique chez les patients ayant une polyneuropathie symptomatique. Cet effet apparaît néanmoins modeste et reste à confirmer.

© BSIP/Docstock/Michael Ren
© BSIP/Docstock/Michael Ren

Le mécanisme précis par lequel le pérampanel exerce ses effets antiépileptiques chez l’homme n’est pas encore complètement élucidé.

F Remboursé par la Sécurité sociale à 65 %, collec- tivités, amélioration du service médical rendu (ASMR) V.

Un nouvel antiépileptique

Le pérampanel est le premier représentant d’une nou- velle classe ciblant les récepteurs glutamatergiques de type AMPA (acide α-amino-3-hydroxy-5-méthyl-4- isoxazole propionique) présents sur les neurones post- synaptiques. Le mécanisme précis par lequel le pérampanel exerce ses effets antiépileptiques chez l’homme n’est pas encore complètement élucidé [1,2].

F

Nom commercial : Fycompa ® (Eisai).

F Dénomination commune internationale (DCI) :

pérampanel. F Présentations : comprimés pelliculés à 2 mg, boîte de 7, et à 4, 6, 8, 10 et 12 mg, boîtes de 28. F Liste I.

Indication

Fycompa ® est indiqué en association dans le traitement des crises d’épilepsie partielles avec ou sans générali- sation secondaire, chez des patients épileptiques âgés de 12 ans et plus (encadré 1).

Posologie

Le pérampanel doit être pris une fois par jour avant le coucher, avec ou sans aliments, à la dose de 4 à 12 mg/ jour. Le traitement doit être instauré à la dose de 2 mg/ jour. Cette dose peut être augmentée par paliers de 2 mg/ jour en fonction de la réponse clinique et de la tolérance, jusqu’à une dose d’entretien de 4 à 8 mg/jour. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance des patients à la

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  • 18 http://dx.doi.org/10.1016/j.actpha.2015.06.003

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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 1. Conseils au patient lors de la délivrance de Fycompa®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordonnance, à raison d’un comprimé une fois par jour, avant le coucher, avec ou sans nourriture. F Si vous oubliez de prendre une seule dose de votre médica- ment, prenez la dose suivante au moment habituel. F N’arrêtez jamais brutalement votre traitement sans avis médical. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Consultez un médecin en cas de survenue de signes de dépression, d’idées et de comportement suicidaires.

F Si vous percevez un changement important de l’humeur ou de comportement, une certaine agressivité, de la colère, une envie de nuire à autrui, parlez-en rapidement à votre médecin. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment car il existe un risque d’interactions médicamenteuses :

demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Ne conduisez pas si vous ressentez des vertiges ou une somnolence.

dose de 8 mg/jour, la posologie peut être augmentée par paliers de 2 mg/jour jusqu’à atteindre 12 mg/jour si néces- saire. Le délai recommandé entre les augmentations de doses est d’une à deux semaines.

Contre-indications

Une seule contre-indication est mentionnée au résumé des caractéristiques du produit (RCP) : l’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.

Eff ets indésirables

Les effets indésirables les plus courants sont des ver- tiges et une somnolence, particulièrement en début de traitement. Des troubles de l’appétit, de l’équilibre, de la marche et de la vision surviennent fréquemment, ainsi qu’une agressivité, une irritabilité, une anxiété, une désorientation, des nausées, de la fatigue, des chutes, des dorsalgies et une prise de poids.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Afin de déceler les signes d’idées et de compor- tement suicidaires, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance. Si besoin, un traitement approprié doit être envisagé. F Il est recommandé d’arrêter progressivement le traitement afin de réduire le risque de crises d’épilepsie par effet rebond. Cependant, compte tenu de sa demi- vie longue et de la diminution lente des concentrations plasmatiques qui en résulte, le pérampanel peut être arrêté brutalement en cas d’absolue nécessité. F Un comportement agressif et hostile a été décrit chez des personnes traitées par le pérampanel. Il convient de conseiller aux patients et à leurs aidants d’alerter immédiatement un professionnel de santé en cas de changement important de l’humeur ou de

comportement. La posologie doit être diminuée si ces symptômes surviennent, et le traitement arrêté immé- diatement en cas de gravité. F Un risque d’utilisation abusive existe, imposant des précautions chez les patients ayant des antécédents de toxicomanie, chez lesquels les signes d’abus doivent être surveillés.

Interactions médicamenteuses

F Avec les contraceptifs oraux contenant des pro- gestatifs, il convient de prendre en compte le risque de diminution d’efficacité de ces derniers. Les femmes qui prennent 12 mg/jour de Fycompa ® doivent utiliser un autre moyen de contraception fiable supplémentaire (dispositif intra-utérin, préservatif). Cette mesure n’est pas requise pour des doses inférieures de pérampanel. F Avec certains médicaments antiépileptiques connus pour être inducteurs enzymatiques (carbama- zépine, phénytoïne, oxcarbazépine), les concentrations plasmatiques du pérampanel diminuent. Il convient de tenir compte de cet effet et de prendre les mesures appropriées lors de l’ajout ou du retrait de ces médica- ments antiépileptiques au traitement d’un patient. F Avec les inducteurs puissants du cytochrome P450 (rifampicine, millepertuis), les concentrations du pérampanel diminuent. F Avec les inhibiteurs du cytochrome P450 (kéto- conazole), les concentrations de Fycompa ® croissent. F Les effets du pérampanel et ceux de l’alcool sont additifs ou synergiques sur les activités nécessitant des capacités de réaction et de vigilance, telles que l’apti- tude à conduire.

Grossesse et allaitement

Fycompa ® n’est pas recommandé chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception,

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19

formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 2. Conseils au patient lors de la délivrance de Vyndaqel®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordonnance, à raison d’une prise jour- nalière, avec ou sans nourriture. F Prenez une nouvelle capsule de Vyndaqel ® s’il vous arrive de vomir peu de temps après la prise du médicament et si vous retrouvez la capsule dans les vomissements. En l’absence de capsule, aucune dose additionnelle n’est nécessaire et la prise du médicament doit se faire le lendemain normalement. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque d’interactions médicamenteuses : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Prenez une contraception efficace tout au long du traitement, puis durant un mois après son arrêt (femme en âge de procréer).

à moins d’une nécessité absolue, ni, bien entendu, pen- dant la grossesse. Il convient soit d’interrompre l’allaitement, soit d’arrêter la prise de Fycompa ® , soit de s’abstenir d’instaurer un tel traitement, en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard de celui du traite- ment pour la femme.

Un traitement pour l’amylose à transthyrétine

Vyndaqel ® est un médicament à visée symptomatique prescrit pour ralentir un déficit neurologique péri- phérique [3,4].

Mécanisme d’action du tafamidis

C’est la dissociation du tétramère de TTR en mono- mères qui est l’étape limitante dans la pathogénie de la polyneuropathie amyloïde à TTR. Les monomères subis- sent une dénaturation partielle entraînant la production d’intermédiaires monomériques amyloïdogéniques. Ces intermédiaires s’assemblent de façon anormale en oligomères solubles, profilaments, filaments et fibrilles amyloïdes. Le dysfonctionnement des tissus cibles est directement lié aux dépôts amyloïdes. L’atteinte préfé- rentielle de certains organes comme les nerfs péri- phériques, le cœur ou encore le vitré reste mal comprise. Toutes les structures du système nerveux périphérique (racines, ganglions sensitifs et végétatifs, plexus, troncs nerveux) peuvent être le siège de dépôts. Le tafamidis se lie de façon non spécifique aux deux sites de fixation de la thyroxine présents sur la forme native tétramérique de la TTR, empêchant sa dissocia- tion en monomères. Le rationnel de l’utilisation de tafa- midis pour ralentir la progression de la maladie repose sur l’inhibition de la dissociation des tétramères de TTR.

Indication

Vyndaqel ® est un traitement de première intention de l’amylose à TTR chez les patients atteints d’une polyneu- ropathie symptomatique de stade 1. Il vise à retarder le déficit neurologique périphérique (encadré 2).

Posologie

La posologie recommandée est de 20 mg en une prise journalière, avec ou sans nourriture.

F

Nom commercial : Vyndaqel ® (Pfizer).

Contre-indications

F

DCI : tafamidis.

Une seule contre-indication est mentionnée au RCP :

20

F Présentations : capsules molles à 20 mg, boîte de 30. F Liste I, médicament soumis à prescription hospita- lière. Prescription réservée aux spécialistes en neuro- logie. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collectivités, ASMR IV.

L’amylose à transthyrétine

La polyneuropathie amyloïde familiale à transthyrétine (TTR) est une maladie rare, grave, invalidante et d’évo- lution fatale. La maladie se caractérise par une dégra- dation progressive de la fonction nerveuse sensitive, motrice et autonome conduisant à des difficultés loco- motrices après un délai moyen de cinq à six ans, et à une incapacité totale, les patients étant grabataires dix ans après les premiers symptômes. La survie moyenne serait de huit à onze ans. Le pronostic dépend également des complications telles que troubles du rythme et insuffisance cardiaque.

l’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des exci- pients. Vyndaqel ® contient du sorbitol (E 420) à raison de 77,2 mg/capsule. Les patients ayant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au fructose ne doivent donc pas prendre ce médicament.

Eff ets indésirables

Les données de tolérance sont limitées car peu de patients ont été traités par ce médicament à ce jour. Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont : infections urinaires et vaginales, douleurs des extrémités, céphalées, diarrhées, douleurs abdo- minales, nausées, vomissements et constipation. Des élévations d’enzymes hépatiques ont également été relevées.

Interactions médicamenteuses

Le risque d’interaction est faible. Toutefois, quelques précautions doivent être prises avec le méthotrexate, la

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formation
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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

rosuvastatine, l’imatinib, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, le bumétanide, le furosémide, la lamivudine, l’oseltamivir, le ténofovir, le ganciclovir, l’adéfovir, le cidofovir, la zidovudine et la zalcitabine.

Grossesse et allaitement

La spécialité Vyndaqel ® n’est pas recommandée pen- dant la grossesse ou chez les femmes en âge de pro- créer n’utilisant pas de contraception. Ces dernières doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et un mois après son arrêt du fait de la longue demi-vie du médicament. Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant l’allaite- ment.

Indication

Aubagio ® est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’une forme rémittente-récurrente de sclérose en plaques (SEP-RR) (encadré 3).

Posologie

La posologie recommandée est de 14 mg une fois par jour, avec ou sans aliments.

Contre-indications

En dehors de l’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients, de nombreuses contre-indications sont mentionnées (se reporter au RCP).

Eff ets indésirables

Un immunosuppresseur sélectif pour la sclérose en plaques

F Les effets indésirables le plus fréquemment rap- portés sont : diarrhées, augmentation de l’alanine

Précautions d’emploi

Le tériflunomide est un agent immunomodulateur aux

amino transférase (ALAT), nausées et alopécie. En géné-

propriétés anti-inflammatoires. Le mécanisme d’action exact du tériflunomide dans la sclérose en plaques (SEP) est encore mal connu et pourrait impliquer une réduction du nombre de lymphocytes activés [5-7].

ral, la diarrhée, les nausées et l’alopécie sont d’intensité légère à modérée, et transitoires, ne nécessitant que rarement l’interruption du traitement. F Divers autres effets peuvent survenir fréquem-

F

Nom commercial : Aubagio ® (Genzyme).

ment : infections, neutropénie, réactions allergiques

F

DCI : tériflunomide.

légères, anxiété, paresthésies, sciatique, syndrome du

F Présentation : comprimés pelliculés à 14 mg, boîte de 28. F Liste I, prescription réservée aux spécialistes en neurologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. Médicament d’excep- tion : prescription en conformité avec la fiche d’informa- tion thérapeutique.

canal carpien, hypertension, douleurs abdominales hautes, vomissements, douleur dentaire, éruption cuta- née, acné, douleur musculo-squelettique, myalgie, pollakiurie, ménorragie, perte de poids ...

et surveillance du traitement

F Remboursé par la Sécurité sociale à 65 %, collec- tivités, ASMR V.

F Avant et pendant le traitement par le tériflunomide, il convient d’évaluer les paramètres suivants : pression artérielle, ALAT/SGPT, formule sanguine complète, incluant formule leucocytaire et numération plaquettaire.

Références

[1] Haute Autorité de santé

(HAS). Synthèse d’avis

de la Commission de la

transparence. Fycompa

(perampanel), antiépileptique.

Pas d’avantage clinique

démontré par rapport aux

autres antié pileptiques.

www.has-sante.fr/portail/

upload/docs/application/

pdf/2013-09/synthese_

fycompa_pdf_130925.pdf

[2] Paitraud D. Fycompa

comprimé pelliculé

(pérampanel) : nouveau

principe actif antiépileptique.

Juin 2014. Vidal ® .

www.vidal.fr/actualites/13792/

fycompa_comprime_pellicule_

perampanel_nouveau_

principe_actif_antiepileptique/

#tt1Ddxohig9GfZc8.99

[3] Haute Autorité de santé

(HAS). Commission de

la transparence, avis du

11 avril 2012. www.has-

sante.fr/portail/upload/docs/

application/pdf/2012-05/

vyndaqel_11042012_ct11936.

pdf

Encadré 3. Conseils au patient lors de la délivrance de Aubagio®

F Prenez bien votre médicament comme il est spécifié sur l’ordonnance, à raison d’un comprimé une fois par jour, avec ou sans aliments. F N’arrêtez jamais brutalement votre traitement sans avis médical. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. En particulier, signalez-lui tout symptôme d’infection, tout problème cutané, toux, dyspnée. F Respectez bien les rendez-vous qui vous sont donnés chez le médecin et au laboratoire d’analyses médicales. Une surveillance tout au long de votre traitement est nécessaire. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Évitez la prise d’alcool au cours de votre traitement. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traitement car il existe un risque d’interactions médicamenteuses : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Ne conduisez pas si vous avez des vertiges, ce serait imprudent. F Prenez une contraception efficace tout au long du traitement et après son arrêt (femme en âge de procréer). Avertissez votre médecin en cas de retard des règles ou de tout autre signe évocateur d’un début de grossesse, afin de pratiquer un test de grossesse.

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formation
formation

Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Références

[4] Haute Autorité de santé

(HAS). Synthèse d’avis

de la Commission de la

transparence. Vyndaqel

(tafamidis), méglumine.

Progrès thérapeutique mineur

dans la prise en charge

d’une polyneuropathie

symptomatique liée à une

amylose à transthyré tine et

compte tenu de l’absence

d’alternative médicamenteuse.

www.has-sante.fr/

portail/upload/docs/

application/pdf/2012-07/

vyndaqel_11042012_

synthese_ct11936.pdf

[5] Confavreux C, Vukusic S.

L’évolution naturelle de la

sclérose en plaques. Rev Prat.

2006;56:1313-20.

[6] Paitraud D. Aubagio

(térifl unomide) : nouveau

médicament par voie orale

dans le traitement des formes

rémittentes de SEP.

Novembre 2014. Vidal ® .

www.vidal.fr/actualites/14374/

aubagio_terifl unomide_

nouveau_medicament_par_

voie_orale_dans_le_traitement_

des_formes_remittentes_de_

sep/#UhM7E8hEj2myvL2A.99

[7] Haute Autorité de

santé (HAS). Synthèse

d’avis de la Commission

de la transparence.

Aubagio (térifl unomide),

immunomodulateur. Pas

d’avantage clinique démontré

dans le traitement de fond

de la sclérose en plaques de

forme rémittente récurrente

(SEP-RR) par rapport aux

traitements existants. www.

has-sante.fr/portail/upload/

docs/application/pdf/2014-06/

aubagio_05032014_synthese_

ct13125.pdf

Déclaration d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir

de confl its d’intérêts en relation

avec cet article.

Encadré 4. Procédure d’élimination accélérée après l’arrêt du traitement par le tériflunomide

Deux protocoles peuvent être utilisés :

• administration de 8 g de colestyramine trois fois par jour

pendant 11 jours (ou 4 g de colestyramine trois fois par jour en cas de problème de tolérance) ;

• administration possible de 50 g de poudre de charbon actif par voie orale toutes les 12 heures pendant 11 jours.

F L’élimination du plasma du tériflunomide est lente. En l’absence de procédure d’élimination accélérée, huit mois en moyenne sont nécessaires pour atteindre une concentration plasmatique inférieure à 0,02 mg/L ; cependant, chez certains patients, la clairance de la substance peut durer jusqu’à deux ans. Une procédure d’élimination accélérée peut être mise en place à tout moment après l’arrêt du traitement par le tériflunomide (encadré 4). F Des élévations des enzymes hépatiques ont été observées chez les patients traités par le tériflunomide. Ces élévations sont principalement survenues au cours des six premiers mois de traitement. Les enzymes hépa- tiques doivent être dosées avant l’instauration du traite- ment par le tériflunomide, puis toutes les deux semaines pendant les six premiers mois de traitement, et enfin toutes les huit semaines ou en fonction de l’apparition de signes et symptômes cliniques évocateurs tels que vomisse- ments, douleur abdominale, fatigue, anorexie, nausées inexpliquées, jaunisse et/ou urines foncées. F Chez les patients qui consomment de grandes quantités d’alcool, ce médicament doit être utilisé avec prudence. F La pression artérielle peut augmenter au cours du traitement par le tériflunomide. Elle doit être mesurée avant l’instauration du traitement et à intervalles régu- liers par la suite. F Il est nécessaire de signaler tout symptôme d’infection à un médecin lors du traitement par Aubagio ® . Les patients atteints d’infections aiguës ou chroniques actives ne doivent pas commencer le traite- ment avant leur résolution. F Des réactions respiratoires, tels que des symptômes pulmonaires, toux persistante et dyspnée, peuvent justi- fier un arrêt du traitement et des examens complémen- taires, si nécessaire. En effet, des cas de pneumopathie interstitielle diffuse (PID), affection dont l’issue est poten- tiellement fatale, ont été signalés chez des patients traités par le léflunomide, la molécule précurseur. F Des effets hématologiques, tels qu’une diminution moyenne du nombre des globules blancs (GB) inférieure

à 15 % par rapport aux valeurs initiales, ont été observés dans les études cliniques contrôlées contre placebo. Par mesure de précaution, il convient de disposer d’une numération-formule sanguine complète avec numéra- tion plaquettaire récente avant d’instaurer un traitement par Aubagio ® et d’en réaliser en cours de traitement en fonction des signes et symptômes cliniques (infections, par exemple). F Une surveillance cutanée est nécessaire en raison du risque de syndrome de Stevens-Johnson ou de nécrolyse épidermique toxique rapporté sous léfluno- mide. En cas de stomatite ulcéreuse, l’administration du tériflunomide doit être interrompue. F Si un patient développe une neuropathie péri- phérique confirmée, l’arrêt du traitement par Aubagio ® et l’initiation d’une procédure d’élimination accélérée doivent être envisagés.

Interactions médicamenteuses

Les interactions médicamenteuses étant nombreuses. Il convient de se reporter au RCP.

Grossesse et allaitement

Le tériflunomide est contre-indiqué en cas de grossesse. F Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant et après un traitement par tériflunomide, tant que la concentration plasmatique en principe actif reste supérieure à 0,02 mg/L. La patiente doit être informée qu’elle doit immédiate- ment avertir son médecin en cas de retard des règles ou de tout autre signe évocateur d’un début de grossesse afin de pratiquer rapidement un test. En cas de résultat positif, le médecin et la patiente doivent discuter du risque que constitue la prise d’Aubagio ® pour la gros- sesse. Une procédure d’élimination accélérée permet, dès le permier retard des règles, de réduire le risque encouru par le fœtus en diminuant rapidement la concentration plasmatique en tériflunomide chez la mère. F Les femmes traitées par le tériflunomide désirant une grossesse doivent préalablement arrêter le traite- ment et entamer une procédure d’élimination accélérée afin d’amener rapidement la concentration en térifluno- mide en dessous du seuil de 0,02 mg/L. Les femmes traitées par le tériflunomide ne doivent pas allaiter. w

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Les nouveaux médicaments en gynécologie, pneumologie, toxicologie et urologie

En dehors de la cancérologie et de l’infectiologie, d’autres secteurs bénéficient de l’arrivée de médicaments à principes actifs nouveaux. C’est le cas de la gynécologie, de la pneumologie, de la toxicologie et de l’urologie. Ces spécialités offrent des perspectives innovantes, même si l’amélioration du service médical rendu n’est pas optimale.

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Mots clés - alcoolisme ; assistance médicale à la procréation ; avanafi l ; corifollitropine ; dysfonction érectile ; glycopyrronium bromure ; inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 ; nalméfène ; pneumologie

Jacques BUXERAUD

Professeur des Universités,

professeur de chimie

thérapeutique

Faculté de pharmacie,

2 rue du Docteur-Marcland,

87025 Limoges cedex,

France

New drugs in gynaecology, pneumology, toxicology and urology. Aside from oncology and

infectiology, other sectors are also benefiting from the arrival of drugs with new active ingredients, including gynaecology, pneumology, toxicology and urology. These specialities offer innovative perspectives, even if the improvement in the medical benefit is not optimal.

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Keywords - alcoholism; avanafi l; corifollitropin; erectile dysfunction; glycopyrronium bromide; medically assisted reproduction; nalmefene; phosphodiesterase type 5 inhibitor; pneumology

E n gynécologie, la thérapeutique s’est dotée d’un

nouveau stimulant folliculaire pour l’assistance

médicale à la procréation (AMP), la corifollitropine,

qui a la capacité de déclencher et de maintenir la crois- sance de multiples follicules pendant toute une semaine. En pneumologie, le bromure de glycopyrronium vient enrichir la classe des bronchodilatateurs anti- cholinergiques pour le traitement de la broncho- pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Le nalméfène est, quant à lui, un modulateur du système opioïde, qui était très attendu pour réduire la consom- mation d’alcool chez les patients adultes ayant une dépendance à ce produit. Enfin, en urologie, un nouvel inhibiteur de la phospho-

diestérase de type 5 (PDE5) permet de lutter contre les dys fonctions érectiles.

Un stimulant folliculaire pour l’assistance médicale à la procréation

En raison de sa capacité à déclencher et à maintenir la croissance de multiples follicules pendant une semaine entière, une seule injection sous-cutanée de la dose recommandée de corifollitropine alfa (Elonva ® ) peut remplacer les sept premières injections quotidiennes d’une hormone folliculo-stimulante recombinante (FSHrec), dans un cycle de traitement de stimulation ovarienne contrôlée [1,2]. F Nom commercial : Elonva ® (MSD France).

© BSIP/Science Picture Company
© BSIP/Science Picture Company

La spécialité Elonva ® est indiquée dans la stimulation ovarienne contrôlée pour induire le développement de follicules multiples.

F Dénomination commune internationale (DCI) :

corifollitropine alfa. F Présentations : solution injectable sous-cutanée à 100 et 150 μg, seringue Luer-lock TM préremplie de 0,5 mL + aiguille, boîte unitaire. F Liste I, prescription réservée aux spécialistes en gynécologie, en gynécologie-obstétrique ou en endo- crinologie et métabolisme. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. F Remboursé par la Sécurité sociale à 100 %, collecti vités, amélioration du service médical rendu (ASMR) V.

Adresse e-mail :

jacques.buxeraud@unilim.fr

(J. Buxeraud).

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http://dx.doi.org/10.1016/j.actpha.2015.06.004

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Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

Encadré 1. Conseils à la patiente lors de la délivrance de Elonva®

F Si vous réalisez l’injection vous-même, conformez-vous strictement aux instructions transmises par votre médecin. F Contactez rapidement votre médecin en cas d’effets indé- sirables, tout particulièrement en cas de douleurs abdominales, de nausées et de diarrhées. F Ne conduisez pas si des vertiges surviennent lors de ce traitement. F Conservez Elonva ® au réfrigérateur entre + 2 et + 8 °C. Pour plus de commodité, vous pouvez le conserver à une tempé- rature ≤ 25 °C pendant une période ne dépassant pas un mois.

Indication

La spécialité Elonva ® est indiquée dans la stimulation ovarienne contrôlée (SOC) en association avec un anta- goniste de la Gonadotrophin Releasing Hormone (GnRH) pour induire le développement de follicules multiples chez les femmes traitées dans le cadre d’un programme d’AMP (encadré 1).

Posologie

La dose unique préconisée est :

• de 100 μg chez les femmes pesant jusqu’à 60 kg ; • de 150 μg chez les femmes dont le poids excède 60 kg. L’injection sous-cutanée de la spécialité Elonva ® peut être effectuée par la femme elle-même ou par son par- tenaire, à condition que le médecin ait fourni des instruc- tions appropriées. Toutefois, l’auto-injection ne doit être réalisée que par des patientes motivées, correctement formées et pou- vant disposer de conseils avisés ( encadré 2).

Contre-indications

Plusieurs contre-indications étant mentionnées en dehors de l’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients, il est nécessaire de se reporter au résumé des caractéristiques du produit (RCP).

Eff ets indésirables

Les effets indésirables le plus fréquemment observés lors des essais cliniques sont : le syndrome d’hyper- stimulation ovarienne (SHSO), des douleurs et des sen- sations d’inconfort pelvien, des céphalées, des nausées, une fatigue et des symptômes mammaires (tels que des tensions). De plus, des grossesses extra-utérines ou multiples, ainsi que des fausses couches ont été rapportées. Elles sont considérées comme étant liées à l’AMP ou à la grossesse qui en a découlé. Dans de rares cas, une thromboembolie a été observée avec un traitement par Elonva ® . Ceci a également été rapporté sous traitement avec d’autres gonado- trophines.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Un syndrome de SHSO est caractérisé par des dou- leurs abdominales, des nausées, des diarrhées, une augmentation de volume, discrète à modérée, des ovaires ainsi que des kystes ovariens. Un SHSO sévère est susceptible d’engager le pronostic vital. Afin de réduire ce risque, des contrôles échographiques du développement folliculaire doivent être effectués en amont et à intervalles réguliers en cours de traitement. La détermination simultanée des taux d’estradiol sérique peut aussi être utile. F Des grossesses et des naissances multiples ont été rapportées avec toutes les gonadotrophines, y compris Elonva ® .

Encadré 2. Elonva®, un protocole thérapeutique rigoureusement standardisé

F Elonva ® doit être administré en une injection unique sous-cutanée, de préférence dans l’abdomen, au début de la phase folliculaire du cycle menstruel. F Le traitement par un antagoniste de la Gonadotrophin Releasing Hormone (GnRH) doit être commencé le cinquième ou le sixième jour de la stimulation, en fonction de la réponse ovarienne, c’est-à-dire du nombre et de la taille des follicules en croissance. La détermination simultanée des taux d’estradiol sérique peut également être utile. L’antagoniste de la GnRH est utilisé pour prévenir les pics prématurés d’hormone lutéinisante (LH). F Sept jours après l’injection d’Elonva ® au premier jour de stimulation, la stimulation ovarienne contrôlée (SOC) peut être poursuivie par des injections quotidiennes d’hormone folliculo-stimulante recombinante (FSHrec) jusqu’à ce que le critère de déclenchement de la maturation ovocytaire finale (trois follicules ≥ 17 mm) soit atteint. En général, une dose journalière de 150 UI de FSHrec est conseillée : un développement folliculaire adéquat est obtenu en moyenne vers le neuvième jour de traitement (plage de 6 à 18 jours). F Enfin, dès que trois follicules ≥ 17 mm sont repérés, une injection unique de 5 000 à 10 000 UI d’hormone chorionique gonadotrope (hCG) est effectuée le jour même ou le suivant pour induire la maturation folliculaire finale.

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formation
formation

Les médicaments à principes actifs nouveaux à l’offi cine

F Les femmes infertiles traitées par AMP ayant une incidence accrue de grossesses extra-utérines, il est important d’exclure par une échographie précoce une telle situation. F L’incidence des malformations congénitales peut être légèrement plus élevée après une AMP qu’après une concep- tion naturelle. Ceci peut être dû à des spécificités parentales (âge de la mère, caractéristiques du sperme notamment) et à un taux plus important de grossesses multiples. F Des complications vasculaires peuvent survenir. En effet, les femmes ayant des facteurs de risque géné- ralement reconnus de thrombose (antécédent personnel ou familial, obésité sévère, thrombophilie) peuvent pré- senter un risque augmenté d’événements thrombo- emboliques sous traitement par gonadotrophines.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction métabolique avec d’autres médica- ments n’est attendue.

Un bronchodilatateur anticholinergique pour la BPCO

Encadré 3. Conseils au patient lors de la délivrance de Seebri Breezhaler®

F Inhalez le contenu d’une gélule quotidiennement, à la même heure chaque jour, à l’aide de l’inhalateur. Ne prenez pas plus d’une dose par jour. F N’arrêtez jamais brutalement votre traitement sans en réfé- rer à votre médecin. F Si des effets indésirables gênants ou qui vous inquiètent surviennent, parlez-en à votre médecin traitant qui, seul, peut décider de la meilleure conduite à tenir. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment : demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament.

l’inhalateur. Les patients doivent recevoir les instructions adaptées assurant une utilisation adéquate du disposi- tif et l’administration correcte du médicament.

Contre-indications

Seebri Breezhaler ® est un traitement continu au long

La seule contre-indication est l’hypersensibilité à la

Eff ets indésirables

cours qui doit être administré une fois par jour, et non en traitement de secours, pour soulager les symptômes d’un épisode de bronchospasme aigu [3].

F

substance active ou à l’un des excipients.

Il s’agit d’un anticholinergique dont l’effet broncho- dilatateur est obtenu dans les cinq minutes qui suivent l’inhalation et de longue durée d’action : il se maintient pendant les 24 heures qui séparent les prises. De plus, il n’est pas observé d’atténuation de cet effet au cours du temps. Notons qu’une autre spécialité, Ultibro Breezhaler ® , a

Des effets anticholinergiques peuvent survenir : une sécheresse buccale dans 2,4 % des cas et une rétention urinaire de façon moins fréquente. Des effets gastro- intestinaux incluant gastro-entérite et dyspepsie ont éga- lement été observés, ainsi que des effets indésirables en rapport avec la tolérance locale (irritation de la gorge, rhinopharyngite, rhinite et sinusite).

été mise sur le marché. Il s’agit d’une association de bromure de glycopyrronium et d’indacatérol [4]. F Nom commercial : Seebri Breezhaler ® (Novartis

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

Pharma).

Seebri Breezhaler ® possède des propriétés anti choli- nergiques. Aussi, il doit être employé avec prudence

F

DCI : glycopyrronium bromure. Présentation : poudre pour inhalation à 44 μg/dose

chez les patients ayant un risque de glaucome à angle

en gélule, boîtes de 30 gélules, sous plaquettes thermo-

fermé ou de rétention urinaire par troubles urétro-pros-

formées prédécoupées unitaires, avec inhalateur mono- dose.

tatiques. Il convient d’informer ces derniers des signes et symptômes évoquant un glaucome aigu par ferme-

F

Liste I.

ture de l’angle et de les avertir qu’ils doivent arrêter d’uti-

F

Remboursé par la Sécurité sociale à 65 %, collec-

liser Seebri Breezhaler ® et contacter immédiatement leur

tivités, ASMR V.

médecin en cas d’apparition de l’un d’entre eux.

Indication

Seebri Breezhaler ® est indiqué chez l’adulte en traite- ment bronchodilatateur continu pour soulager les symp- tômes de la BPCO (encadré 3).

Posologie

Il est recommandé d’inhaler le contenu d’une gélule une fois par jour, chaque jour à la même heure, à l’aide de

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À noter

Kalydeco® ayant pour principe actif ivacaftor, premier traite- ment de la mucoviscidose ciblant le dysfonctionnement de la protéine Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regu- lator (CFTR), a été commercialisé en ville le 26 novembre 2014.

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Interactions médicamenteuses

L’administration concomitante de Seebri Breezhaler ® avec d’autres médicaments contenant une substance anticholinergique n’est pas recommandée.

Grossesse et allaitement

Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant la gros- sesse, sauf si le bénéfice attendu justifie le risque poten- tiel pour le fœtus. Son utilisation pendant l’allaitement ne doit être envisagée que si le bénéfice pour la patiente est supérieur aux risques encourus par le nourrisson.

Un nouveau médicament pour la dépendance alcoolique

Le nalméfène est un modulateur du système opioïde. Il réduit la consommation d’alcool, probablement en modulant les fonctions cortico-mésolimbiques [5-7].

en ressent le besoin. La prise du médicament doit se faire de préférence une à deux heures avant toute consom- mation d’alcool. Le patient qui a commencé à boire doit prendre un comprimé dès que possible.

Effi cacité

L’amélioration la plus importante est observée au cours des quatre premières semaines. La réponse du patient au traitement et la nécessité de poursuivre une prise en charge pharmacologique doivent être évaluées réguliè- rement, par exemple mensuellement. Le médecin doit continuer d’apprécier la réduction de la consommation d’alcool, ainsi que les progrès du patient sur son fonc- tionnement global, l’observance au traitement et les effets indésirables potentiels.

Durée du traitement

F

Nom commercial : Selincro ® (Lundbeck).

Les données des études cliniques de Selincro ® ont été

F

DCI : nalméfène.

analysées sur une période de six à 12 mois. La prudence

F Présentation : comprimés pelliculés à 18 mg, boîte

est conseillée lorsque le médicament est prescrit pour

 

de 4.

une période de plus d’un an.

F

Liste I.

F

Remboursé par la Sécurité sociale à 30 %, collec-

Contre-indications

tivités, ASMR IV.

Diverses contre-indications existent en dehors de

Indication

l’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients. Il est donc nécessaire de consulter le RCP.

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Selincro ® est indiqué pour réduire la consommation d’alcool chez les patients adultes dépendants à cette substance, avec une consommation à risque élevé, ne présentant pas de symptômes physiques de sevrage et ne nécessitant pas un sevrage immédiat. Ce traitement doit être prescrit en association avec un suivi psychosocial continu axé sur l’observance théra- peutique et la réduction de la consommation d’alcool. Selincro ® doit être initié uniquement chez les patients pour lesquels une consommation d’alcool à risque élevé persiste deux semaines après l’évaluation initiale. Il n’est pas destiné à ceux dont l’objectif thérapeutique est une abstinence immédiate. La réduction de la consomma- tion d’alcool est un objectif intermédiaire sur la voie de l’abstinence (encadré 4).

Posologie

Lors de la visite initiale, le statut clinique du patient ainsi que son niveau de dépendance à l’alcool et de consom- mation doivent être évalués sur la base de ses décla- rations. Le patient doit ensuite renseigner sa consommation pendant environ deux semaines. S’il a maintenu une consommation à haut risque pendant cette période, Selincro ® est initié en association à un suivi psychosocial axé sur l’observance thérapeutique et la réduction de la consommation d’alcool. La dose maximale de Selincro ® est d’un comprimé par jour pris pendant ou en dehors des repas, dès lors que le patient

Eff ets indésirables

Les effets indésirables le plus fréquemment observés lors des études cliniques sont : nausées, sensations vertigineuses, insomnies et céphalées. La majorité de ces effets étaient d’intensité légère ou modérée, sont survenus à l’initiation du traitement et ont été de courte durée (de quelques heures à quelques jours). Des états confusionnels et, plus rarement, des hallucinations ou un phénomène de dissociation ont été rapportés. La plu- part des effets indésirables ont disparu au cours du traitement et ne sont pas réapparus lors de sa poursuite.

Précautions d’emploi et surveillance du traitement

F Lorsque des opioïdes doivent être administrés en urgence à un patient sous Selincro ® , les doses utili- sées doivent être plus importantes que d’habitude pour obtenir l’effet désiré. Le patient doit alors être étroite- ment surveillé pour prévenir notamment tout symptôme de dépression respiratoire résultant de l’administration des opioïdes et toute autre réaction indésirable. Selincro ® doit être interrompu pendant la semaine qui précède une administration programmée d’opioïdes, par exemple d’analgésiques opioïdes lors d’une intervention chirurgicale. F En cas de pathologie psychiatrique, il convient d’être prudent lors de la prescription de Selincro ® .

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Encadré 4. Conseils au patient lors de la délivrance de Selincro®

F Votre médecin vous a prescrit Selincro ® car vous n’avez pas pu diminuer votre consommation d’alcool par vous-même. Ce médicament est utilisé pour réduire cette dernière, si vous présentez toujours un niveau élevé de consommation deux semaines après la première consultation. F Prenez votre médicament comme votre médecin vous l’a recommandé, à raison d’un comprimé une fois par jour, pendant ou en dehors des repas. F Vous devez prendre votre comprimé de Selincro ® chaque jour au cours duquel vous ressentez le besoin de boire de l’alcool. La dose maximale est d’un comprimé par jour. F Si vous êtes en mesure d’anticiper le moment auquel vous consommerez de l’alcool, vous devez prendre un comprimé une à deux heures avant. Par exemple, si vous commencez habituelle- ment à boire à midi, prenez-le vers 10 heures. Son effet durera toute la journée. Toutefois, n’en prenez pas un deuxième le même jour, même si vous sentez que vous risquez aussi de boire le soir. F Si vous commencez à boire sans avoir pris Selincro ® , vous devez prendre un comprimé dès que possible. F Si vous suivez bien votre traitement et les recommandations de votre médecin, vous pouvez espérer voir votre consommation d’alcool diminuer au cours du premier mois qui suit le début de son instauration. F Vous devez consulter régulièrement votre médecin, au minimum tous les mois. Au cours de ces consultations régulières, ce dernier vous posera des questions sur votre consommation d’alcool, le respect de votre traitement, les progrès que vous avez

accomplis et l’amélioration de votre santé, afin de fixer avec vous de nouveaux objectifs de consommation. F Il est important que vous sachiez que Selincro ® n’empêche pas les effets enivrants de l’alcool, et qu’il n’existe aucun risque de dépendance à ce médicament. F N’arrêtez jamais brutalement votre traitement sans en référer à votre médecin. F Sachez que les effets indésirables signalés avec Selincro ® sont, pour la plupart, légers ou modérés. Ils n’apparaissent qu’en début de traitement et ne durent que quelques heures à quelques

jours. Si vous poursuivez le traitement avec Selincro ® , ou si vous le reprenez après avoir arrêté, vous n’aurez probablement pas d’effets indésirables. F Si des effets indésirables gênants qui vous inquiètent ou qui ne sont pas mentionnés dans la notice surviennent,

parlez-en rapidement à votre médecin traitant qui, seul, peut déci- der de la meilleure conduite à tenir. F Buvez suffisamment d’eau au cours de la journée : environ 1,5 litre en dehors des repas. F Ne pratiquez aucune automédication pendant votre traite- ment car il existe un risque d’interactions médicamenteuses. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament. F Soyez prudent avant de conduire ou d’utiliser une machine parce que Selincro ® peut provoquer des effets qui affectent votre capacité à le faire.