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Oppert, Jules (1825-1905). Études assyriennes : textes de Babylone et de Ninive. 1857. 1/ Les
Oppert, Jules (1825-1905). Études assyriennes : textes de Babylone et de Ninive. 1857. 1/ Les

Oppert, Jules (1825-1905). Études assyriennes : textes de Babylone et de Ninive. 1857.

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ETUDES

ASSYRIENNES.

EXTRAIT N° 3 DE L'ANNÉE

1857

DU JOURNAL ASIATIQUE.

ÉTUDES

TEXTES

DE

ASSYRIENNES.

BABYLONE

ET

DE

NINIVE,

DÉCHIFFRÉSETINTERPRÉTÉS

PAR

JULES

OPPERT.

LIVRE PREMIER.

INSCRIPTION

DE BORSIPPA,

RELATIVE

ÀLARESTAURATIONDELATOURDESLANGUESPARNABUCHODONUSOU,

ROIDE RARYLONE.

PARIS.

IMPRIMERIE

IMPÉRIALE.

M DCCC LV11.

A LA MEMOIRE

D'EUGÈNE

BURNOUF.

ETUDES

INSCRIPTION

ASSYRIENNES.

DE

BORSIPPA,

RELATIVEA LA RESTAURATIONDE LA TOUR DES LANGUES,

PAR NABUCHODONOSOB.

En soumettant, au monde

le premier

et pour

la première l'analyse inscription de nos lec- de notre

année, la diffi-

fois,

savant le déchiffrement,

d'une

et l'interprétation nous réclamons

le texte ait été étudié dans

compris de l'étude

grammaticale

assyrienne,

Quoique investigation avant d'être

l'indulgence

teurs.

qui forme

depuis

tous

l'objet plus d'une

ses détails,

culté même

à faire quelques rectifications

nous obligera

probablement Mais si nous

que nous

ultérieures.

la bienveillance en avoir besoin,

du public

invoquons

croyons

parce

faire valoir

nous pourrons

titres

à cette

quelques précédent quelconque tique d'une inscription d'une traduction.

faveur

: c'est le manque

dans l'interprétation

d'un

analy-

assyrienne,

non accompagnée

Nous désignons

sous le nom

3. As. Extrait n" 3. (1857.)

de langue

assyrienne

1

— 2 —

l'idiome sémitique

criptions

ductions

dans lequel

sont rédigées

les ins-

ainsi que les tra-

de Ninive et de Babylone,

de la troisième

espèce des Achéménides.

Le lecteur

serait

en droit "d'attendre

la valeur

de nous

que signe cunéi-

dans

verra

de

repris

nous lui prouvions

de chaque

chargé et qui, nous l'espérons,

forme.

un ouvrage

bientôt

l'Expédition

l'oeuvre tout entière;

les quatre-vingt-dix

Nous nous sommes

déjà rédigé

le jour-,

de ce travail

il fera partie

de la publication

Nous

y avons

de Mésopotamie.

après avoir soumis

fournis

à la critique par les ins-

nous

en

aux

par les

noms propres des Achéménides,

criptions

avons déduit

caractères,

assyriennes

les valeurs

et en grande

attachées

syllabiques partie déjà connues

travaux

d'autres.

l'origine des caractères cunéiformes,

base de l'interprétation reusement minutieuse

de MM. de Saulcy,

Nous y avons

Hincks,

Rawlinson,

et

et

ensuite

examiné la nature

une analyse

et donné, comme

rigou-

des textes,

des inscriptions

assyriennes

des rois perses,

l'original

arien

a pu nous guider.

L'auteur

de ces pages a fait distribuer

à l'Académie

des inscriptions tient seulement

et belles-lettres

un tableau

qui con- des caractères

les valeurs syllabiques

et qui a été reproduit

dans le recueil,

si

assyriens, justement Ce tableau suivante

estimé, de la Société orientale d'Allemagne.

son application pas cru devoir

par

la preuve

trouvera ; nous n'avons

dans l'analyse le lec-

fatiguer de l'exactitude

à présent,

de notre transcription.

ment de vouloir

teur, quant

Nous lui demandons

seule-

juger les principes

par les résultats

3

qui en découlent,

en nous dispensant,

pour quelques

instants, de la démonstration

des prémisses.

S'il nous

est permis nous dirons

de nous servir

que, lorsqu'on

d'une analogie

cueille

vulgaire,

arbre une pomme,

probabilité, dispensera que la plante du fruit

sur un

onpeut conclure,

avec une grande

que cet arbre des recherches est réellement

est un pommier nécessaires

le produit

; et l'on se pour établir

d'un pépin

n'être

en question. Comme toute analogie, ainsi celle-ci pourrait

de défauts; et doit demande.

pas complètement

elle exprime dée comme

sirons

dépourvue

pourtant

être regar-

Nous

dé-

si la base

assez notre pensée,

à notre

un

appui que le lecteur

se convainque', était mauvaise,

que, jamais nous

aussi rigou-

de notre déchiffrement

arrivé

ne serions reusement

la philologie Surtout

ayant

cité,

est difficile

un

grammaire

licences. En fait d'inscriptions

à une interprétation

circonscrite

comparée. nous n'aurions

naturel

dans les principes

jamais et simple.

sévères

de

fait de traduction

C'est

un sens cette lucidité

cette simpli-

qui

et la

presque banale

tandis

en forçant

de la version

à établir,

qu'il est facile d'obtenir

le dictionnaire

toujours

assyriennes

sens poétique,

; nous nous sommes

défendu ces

et autres,

on ne fait pas de prose Les choses

sans s'en douter.

devoir se présenter

qui paraissent

à

l'esprit

en premier

lieu

sont justement

celles

qui

le plus longtemps,

et le plus

nous échappent

le plus

de réflexions

et qui ont coûté

de veilles.

_ 4

Avant

de nous

adresser

directement nous devrons

au déchiffre--

énoncer

de l'inscription, sur lesquels

les

pour

ment

repose cette opération,

principes

que le lecteur

qui n'est pas au fait des anomalies

de

l'écriture arbitraire. i° Tous

glyphique exprimant

rendait

venteurs

ne trouve

dérivent

pas notre

méthode

assyrienne

les signes

d'une image

hiéro-

un objet concret

de l'écriture

et un son qui

des in-

cette notion principale

touraniens

dans l'idiome

cunéiforme. un objet concret,

2° L'image, représentant

d'abord

fut souvent

lique d'une la première

abstraction. 3° L'écriture

employée idée abstraite,

langue,

comme

l'expression et prit naturellement,

symbo-

dans

cette

le son du mot qui exprimait

cunéiforme

passa chez les Assyriens les valeurs

idéographiques Ces dernières

assyrien.

sémites,

et

qui acceptèrent des Touraniens.

ser-^

syllabiques

virent

relieraient,

à former

la base du syllabaire

Natu-

obligés qui dé- il arriva

les descendants

de Sem'furent

à ces valeurs antésémitiques de leur

propre

langage,

signes

celles et ainsi

d'ajouter

coulaient

que les mêmes

tions syllabiques.

ont de différentes

prononcia-

k° Tous

les signes

au moins

une valeur idées

que quelques de deux ou plu-

ayant

il arriva forcément

idéographique, furent exprimées

sieurs notions, et conséquemment,

quelques

une de ces idées.

par la combinaison

par l'ensemble dont chacun

de

signes syllabiques

exprimait des groupes

Ainsi nous rencontrons

*"

— 5 —

de caractères

que la totalité merons

dont l'ensemble

des signes

se prononce pris isolément.

autrement Nous nom-

ces groupes

des monogrammes

complexes.

5° Souvent

les signes mot d'un certain

quer qu'un

servent

seulement

à indi-

ordre d'idées

doit suivre

dans

ce cas ils forment

des déterminatifs connaît

l'assyrien

aphones. des com- certain

6° Comme l'égyptien,

phonétiques,

faire voir qu'un

pléments

signe idéographique Ces compléments un caractère

pour se termine sont surtout

en telle articulation.

usités dans

notions

à la fois;

l'analyse et nous

parce

monument

le cas où

ils

exprime à prévenir dont

plusieurs des erreurs. nous donnons

Rawlinson;

sont destinés

L'inscription

a été aimons

trouvée à insister

ment remarquable qu'il ait découvert deux barils

identique en fouillant

vertes

par le colonel

sur cette circonstance,

que ce docu-

assyrien

est le seul lui-même.

Le texte se trouve

sur'

d'argile portant

une inscription

encore beaucoup

nouvellement

presque

d'autres

décou-

; on en trouvera

entre

les galeries

dans

la ruine conservés

du Birs-Nimroud.

Ces barils

au Musée britannique,

ont

été trouvés, de Babel,

dans le pourtour

certaine

hauteur.

de la galerie

de la tour

à une

distance M. Place

les uns des autres,

a trouvé

de même

dans

et aune certaine

à Khorsabad du

galeries

longue

de ces monuments

les

quartorze

les

de Sargon,

identique,

deux

tous couverts comme

d'une

s'en

été

palais

inscription

par

on peut ont

qui

convaincre

exemplaires

sauvés.

;

6

Les monuments

forme

huit centimètres

d'un baril

qui contiennent

notre

texte ont la

de deux décimètres

de diamètre

à leur

de longueur milieu.

sur

Ils re-

à peu

de révolution

les deux pointes.

présentent

très-allongé,

L'inscription

Babylone,

de la largeur;

tirés

près

un ellipsoïde

coupé

on aurait

auquel se trouve

en style moderne

de

gravée en deux colonnes,

les lignes

dans le sens des traits

disposées

sont divisées

par

à la règle.

On connaît, monuments

en fait

ellipsoïdaux

de documents

d'argile, que nous nommerons

des

barils

fois pour

le mot

le réserver

de cylindre aux monuments les cachets

ne. serait

véri-

une

pas exact,

tablement

toutes;

et il faut

tels

cylindriques, dure. Il faut distinguer sont

qui

très-développés,

en bas,

une colonne. très-anciens

enfin,

gravés, ces barils des prismes des documents

que

sur pierre polygones, historiques inscrit

prisme

ments

généralement et où le texte

de sorte

se trouve face du^

docu-

de haut

forme

petits,

que chaque Il y a des cônes,

et attendant

encore

inscrites

majorité

leur

de

des

déchiffrement;

chaque

monuments

côté,

il y a des tablettes

l'immense

et qui forment

assyriens.

Généralement sur des barils.

écrits

les

textes

architectoniques

sont

Nous connaissons,

comme éma-

nant de Nabuchodonosor,

litta,

en quatre exemplaires,

les barils dont

du temple

deux se trouvent

de My-

au musée

le quatrième, du cabinet

de Berlin,

un à la Bibliothèque

impériale

qui est seul

bien

conservé,

fait partie

de M. le duc de Luynes.

Nous avons

en-

;

core deux exemplaires,

l'inscription

tous les deux à Londres,

un

autre

trouvé

traite

de Bellino,

de j

des canaux; en

des murs

par

de la cité

d'un

de la

il s'en

d'enceinte;

à Babylone. Grotefènd, des Chaldéens.

semblable

grande inscription

nous

avons

des fragments

publié

Il y a le baril surtout

parlant

des temples

On a découvert

des fragments le texte

des Indes;

monument

reproduisant

de la Compagie

trouvera

ment

de nouveau on n'a pas encore

de nouveau on n'a p a s encore

sous terre; découvert

mais malheureuse-

des prismes

histo-

riques de Nabuchodonosor.

Ni le

texte

n'ont

ni une

traduction

de l'inscription

ce travail,

de

été publiés

n'avait

un

Borsippa

moins une analyse grammaticale,

cument

avant

encore

puisque

aucun

do-

sous

été examiné

en entier

assyrien de vue.

Nous ajoutons

ce point

dernier

et pour

titre

encore

à

comme

mot, faire ressortir

du public la différence

rindùl'gèhce

davantage

qui existe

entre l'essai

d'in-

et celui ils ont

la plus

de nos devan-

des tra-

partie,

à

terprétation

ciers. ductions de noms

que nous exposons

dont

pour

Les inscriptions

donné

grande

se composent,

propres,

mais

ne résistent

qui

pas longtemps sont les pre-

au contraire,

l'investigation,

miers

qui, faciles de vouloir ; mais

et les plus de nous

résultats

du déchiffrement.

Loin

déprécier

ces conquêtes à établir,

propres

arrivé

réelles

principe,

de la science

que l'on

nous tendons

encore

en

ne lit pas

les inscriptions noms

être

a seulement contiennent.

déchiffré

les

quand

qu'elles

on

Pour

à

prétendre

examiner

où il

à

lun

iîlfaut

des textes

pareil n'y en

riques manquent,

quel pas été difficile

néral

centaine

mière tentative

partout

tion

nages vainqueurs

succès,

où des 1 noms

et histo- chercher Il n'a

le sens gé-

a pas,

géographiques

d'abord

et où il faut

se rapporte

ordre

d'idées

l'inscription.

abord

de saisir

de prime

du document

de Bisoutoun,

qui contient

cela,

une

la pre-

de noms propres;

où le texte

mais, malgré

offrait

a été malheureuse

la moindre

pour l'expliquer

perse

ques- de person- de villes la

à résoudre,

dehors

en ou vaincus

des et des noms

noms

avoisinant

rédaction

des champs se renfermait

de bataille; dans

plus les marches

partout.où les formules

et contre-mar\

ne

ordinaires

ches des généraux

tendre

lorsqu'on

qui désignent

le perse nous

de Darius.

Nous ne pourrons

pré-

que

texte

lire

et comprendre aux prises et comparable,

vus

la langue, un

avec

aura

dans cet idiome,

par exernplér^

conçu au Zend-Avesta.

Voici l'inscription

:

I.

PROTOCOLE DE L'INSCRIPTION DE BORSIPPA.

*fflff= - T^= H

Na

sn

bi

B^T.

ur,

uv,

^.

ku.

du

ur

-

n.

Nabuclioilonosor

sar.

rex

ɧ?

13ab.

HT

EE^rT

Hu,

Babvloïiîs,

4^.

*

-ÏH

ri

-

t*a-

6if.

servus

_

9

-

if 4 — «f/^v

av.

entis

/

fct

e

i

<xr-

nuv.

cxistentis,

 

t

-

s

HW:

 

t

-

prcmus,

M"fcO

Ji

Nebo,

-

MPT-

^ '-^sot

qui

lu

ad.

ka

constantiam

li

ih

cordis

feu.

- bû

an.

altestatus

Marduk.

is

ah

SE"

-

eaf

sa

-

Mcrodaclii,

ri\>

dominus

'

;.

^i

su-

^ri

MW-

—r

X

na

JVa

-

ra

am .

s exaitans

deum

^-

-^

H3f

sa

salvator

If-

a.

an-

Hfi

^.

im

nu.

mu

t

-

</a.

sapiens

'

*i:

-M

ïï>-n:Msyr na.' """

a

-

ka instruction: (?)

-

at.

ilu.

dei

'***

s-

ËT-

 

rai

ra&.

inaxiniî

ET

Bn[ff-fflf=aT^nïï^-

a.

ti

ma - sa proebet

t=®

sa

HM*=

afe

-

sti

/ca

^H

-

(deoruin) vicem gcreiis

-

na

^i

M*- muparfta,, injuria m faciens,

ff

^^>- za - ni instauratar.

in.

IMI.

<H±L

a

^-::

 

Tf.

au.

BIT.

7,1.

 

et

tnrri»,

na

ru - auressuas:

a - su.

a

sf.

BIT.

m-

I)A.

ka.

^1

jf

h. non; "' '

sti

SAG.

^

GA.

pyramidis

S^KJ-

pallu.

filius

/

^

If gCTHW

\{

fe^T-

n'stan

natumaximus

_

m-

10 _

w

^i

w

«=I

sa»

jVa

-

&t

ut>.

 

Nabo-

':mzzs

paï/.

pallassaris

fflN

u

T>^

Mtfl.

t^.

t|f

-

su

ur.

sar.

Bab.

 

régis

Baby-

lonis,

7/u.

'

X

a

-

na

ego.

fcu.

Dans nôtre transcription,

S, zàî,

H

n, Hp.

par u. L'esprit

à V3, s'a D, ou est

s correspond Le son du français

rendu

rude désigne

l'aire. Deux lettres

au milieu

trait d'union, se lit dur;

du mot,

sa ûk,

et qui

ne sont

pas liées

un

par

; ainsi da ur

n'expriment

sak;

qu'une ni int.nin.

syllabe

Les lettres

majus-

cules, composant ciation phonétique comme

spécial,

cette désignation connu

savons comment

la pronon-

dans

un groupe,

indiquent

des signes employés, monogrammes; le son de l'ensemble

quand

nous

Quand,

le cas" choisi est in- nous

avons

ou hypothétique.

nous mettons ordinaires.

au contraire,

trait,

se prononçait

le mot

Ainsi,

un groupe

d'un

idéogra- en mi-

tout

phique,

nuscules

nous écrivons

BIT. SAG.

GA.

TV.

indiquer

que l'expression qui probablement

Babylo- se disait

pour

nienne

haram,

vons,

VT. par ainsi.

pour pyramide,

n'est

pas sûrement

nous transcri-

connue; des signes AN.SVR.

se prononçait

au contraire, Marduk,

l'ensemble

que le groupe

parce

— 11 —

Dans

formes,

les citations j'ai conservé

J'ai respecté

venance.

tions ninivites,

et je

caractères

babyloniens.

des

textes

en lettres

cunéi-

le style surtout

du

lieu

l'écriture

ne

les ai pas

de leur

pro-

des inscrip-

transcrites

en

Le lecteur ne s'étonnera

donc

pas de voir

t^tn

par

exprimés

ka ^Z]

£jyy,

par di ^y

pareillement

et *^M'

et fof~,

par

Par

ga ^^

ta t^

par si * + et ^,

et

et

par

i ^^= 1 et jd^

mière

a EJHI

et £:TTYz:, etc. La pre-

aussi dans

est celle

de

localité.

,

par

est la forme

de Babylone,

employée la seconde

dans

lesyinscriptions

Ninive. L'une

Les lettres

trilingues, exclut l'autre

la même

étant été rendues

se trouve

archaïques, quées pour l'impression,-ont modernes.

comme

trop compli-

par leurs

ici, comme

représentantes Le nom de Nabuchodonosor souvent dans les inscriptions

lettres; et cette celle

des barils,

Nabakudurrusur,

écrit en toutes

n^NTjDnJ,

beaucoup

il se prononce

forme

de

de

nom

se rapproche par les textes

qui est donnée

hébreux

de Jéré- les formes

mie et d'Ézéchiel;

perse Nabukadracara, On se souviendra,

ciers ', qu'à

rusalem

et que

ractères

elle rappelle et grecque

également

Na.ëoxo§p6o-aopos.

les travaux

de nos devan-

par le nom

Bisoutoun

du destructeur

à un

de Jé-

les ca-

Na-

se trouve la traduction

suivants,

fils de Nabonid,

trace

appliqué assyrienne comme équivalents

nous

du perse

bukudracar:

\ — 12 —

AN.

PA. SA. DV.

SIS.

Cela serait

donc à prononcer

Nabukudarriusur?

Nous devrons

Aucun

par l'affirmative.

répondre

des signes

de la forme

de Bisoutoun

n'a,

dans le cas spécial,

sa valeur syllabique

; ils y sont tous

dans leurs

valeurs comme

de notre

se compose

notions;

employés donnerons, rents éléments

chodonosor,

grammes.

primé

nous

à l'appui dont écrit

assertion, le nom et

les diffé-

de Nabu- mono-

être

ex-

phonétiquement

en

Chacun

indifféremment

des trois

éléments

peut

par chacun

des équivalents

dans

la même

colonne de manières

; et l'on conçoit

alors

rangés

qu'il

y a beaucoup*

d'écrire par des mono- en caractères

ce

nom.

Car, si l'un des éléments

grammes,

phonétiques.

Nabuchodonosor

signes idéographiques, niers l'expression

est exprimé

l'autre peut être-représenté L'immense

écrit

de

briques composant aux deux der-

en

majorité.des le premier en conservant

phonétique.

Na -

bi ~ uv

£EÏ^Itt^ï^W /EU- du

tir

-

n

m

ka

-

EEÎ

dur

-

-IH

ri

DEUSSCEPTM

DEUSINSPICIENS

NADO

ru

JUVENEM

.

— 13 —

u

-

su

ur

3,

u

'

- sur

PROTEGE.

3

Nous venons d'indiquer

les monogrammes

, et la raison

Nabo

d'être de leur combinaison.

dans

dont

les

deux

plexes

le dieu

est exprimé,

cas,

le premier et Je second,

deux signeâ idéographiques,

toujours

'

le caractère

>-*—T «dieu»,

com-

Ainsi

par

est

ou

tl>

E?ay~, « faire », et ips nous montre

par ces deux

« sceptre

», ou >—TfrT^r

même

». Cette

(«'inspecter

inscription est rendue

l'idée

du dieu Nabo

J

/pourquoi

monogrammes.

,

w. f ,e nom

le même

de-cetté

divinité

est, étymologiquement,

que ÎPDJ, <&> «prophète»;

s'il est

vrai 1,

disent

les Sabéens,

Nebo

la

la

ce que

représente parfaitement à cet astre,

que

planète

qualification

Mercure,

on comprendra

de prophète le soleil

attachée

qui,

le matin,

a conservé

souvent,

dans

précède

en se perdant

l'étymôlogie

ses rayons. forme

La

Nabiuv nous

antique;

du

temps

mais nous

avons

une preuve

de Nabuchodonosor,

et

certaine

même

que,

aupara-

1

Nous n'acceptons pas cette identification comme

Hesychius

parfaitement

certaine ;

nommaient la planète de Mercure Se^is.

nous dit, au contraire, que les Babyloniens

\ — 14 —

Nabou.

vant,

ancien que nous cohnaissions

on prononçait

C'est l'exemple du phénomène,

le plus si com- 5

i mun

\de la prononciation;

dans

de l'altération

nos langues

européennes, sans atteinte

à l'orthographe.

britannique, les renseignements

Une tablette,

k.

:

conservée

au Musée

, et cotée suivants '"

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a

On voit que la prononciation

du côté,gauche

trouve

est Nabou,

écrit Nabiuv, précédé

de tous les six groupes

même

de

celui

du déterminatif

qui

se

aphone

pour «dieu». Le second

une

élément

du nom

est kudurr,

n'est

cons-

pa-

racines,

composant

des rares

qu'il de mp.

dont la signification

Il semble

expressions

pas encore tant

rent

suffisamment

éclaircie.

racine

pour

d'une

provient Il se présente,

T73, peut-être

ces deux

1 Dans l'original, pa a et s'a a sont écrits en caractères pius petits.

— 15 —

dans

les langues

sémiti-

un phénomène la racine

prime

par

ques;

assez rare

hébraïque idée qu'en

commençant

p ex-

par

la même

arabe celle qui commence

un mot,j<>S', au terme

«jeune

3. Nous

trouvons

en arabe

qui

que ;

correspond

jusqu'aux

voyelles et qui veut

assyrien

nous examinons,

dire

homme,

adolescent

bien constitué».

Ce

représentées

mot

est tellement

par la ra- émettre

l'opi-

d'au- dans du dic-

partie du diction-

désespérante,

de

isolé des autres significations

cine j«N-S7 que nous

nion

sémitique

tres

la langue littérale,

tionnaire naire arabe

pouvoir

croyons

que le terme

de la même

arabe.

arabe

kudurra. été une expression

; comme beaucoup elle s'est incorporée

de la Mésopotamie

contrée,

et a fini par faire On sait que la richesse

quelquefois

racine,

et la variété, de la même

^des acceptions

proviennent