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CONFERENCE DU 15 JANVIER 2009-02-06


AU CENTRE DE DOCUMENTATION JOSEPH KI-ZERBO

«PHARMACOPEE TRADITIONNELLE» présentée par OUATTARA Monique Brigitte

Enseignant-chercheur à l’Université de Ouagadougou, UFR/SVT, Département de Biochimie-


Microbiologie, Laboratoire de Biochimie et Chimie Appliquée (LABIOCA), 03 BP 848
OUAGADOUGOU 03 ; Tel : 50 36 70/65, Fax : 50 30 72 42

Secrétaire adjointe aux relations extérieures de l’association «Femmes scientifiques du Faso pour la
promotion de l’éducation scientifique et technologique des femmes» (FESCIFA/PRESCITEF)

E.mail : monique.ouattara@univ-ouaga.bf; fescifa@yahoo.fr

PLAN

Introduction

I. Définition – Historique et Place actuelle de la pharmacopée traditionnelle pour les soins de santé
des populations
II. Cadre juridique et législatif pour la promotion de la pharmacopée traditionnelle
III. Rôle des différents acteurs dans la promotion de la pharmacopée traditionnelle et dans la
sauvegarde de la biodiversité

Conclusion
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INTRODUCTION

On ne peut pas parler de santé en Afrique sans parler des plantes médicinales. La phytothérapie
occupe, en effet, une place très importante dans les soins de santé, particulièrement en milieu rural.
Chaque communauté possède, plus ou moins, sa propre pharmacopée, et a ses propres guérisseurs.

Au cours de cette conférence, il s’agit :

 d’abord de savoir pourquoi les gens malgré le développement de la médecine moderne font
recours à la pharmacopée traditionnelle,
 ensuite quelles sont les dispositions prises par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les
nations africaines et notre pays en particulier pour valoriser la pharmacopée traditionnelle en
vue de satisfaire les besoins en santé des populations,
 enfin que doivent faire les différents acteurs pour sauvegarder la biodiversité tout en assurant la
promotion de la pharmacopée traditionnelle

Pour ce faire, nous avons adopté le plan suivant :

I. Définition – Historique et Place actuelle de la pharmacopée traditionnelle dans les soins de santé
des populations
II. Cadre juridique et législatif pour promotion de la pharmacopée traditionnelle
III. Rôle des différents acteurs pour la promotion de la pharmacopée traditionnelle et dans la
sauvegarde de la biodiversité
Conclusion

I. DEFINITIONS – HISTORIQUE - PLACE DE LA PHARMACOPEE TRADITIONNELLE


POUR LES SOINS DE SANTE DES POPULATIONS

I.1. Définition de la pharmacopée traditionnelle

Le terme dérive du grec pharmakopoiia, l'art de préparer les médicaments.

Historiquement, une pharmacopée est un ouvrage encyclopédique recensant les plantes officinales
contenant une drogue à effet thérapeutique. De nos jours, le terme désigne en général un recueil à
caractère officiel et réglementaire des médicaments autorisés dans un pays ou dans un groupe de pays.
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Il existe des pharmacopées nationales, comme la pharmacopée chinoise, française, et des


pharmacopées internationales, comme la pharmacopée africaine, la pharmacopée européenne, et celle
publiée au niveau mondial par l'OMS, etc.

On appelle aussi « pharmacopée » l'ensemble des médicaments, souvent des plantes, utilisés dans une
région ou à une époque donnée. On parle ainsi de pharmacopée traditionnelle. A base d'extrait de
plantes médicinales, la pharmacopée traditionnelle a été utilisée jusqu'à l'époque contemporaine par
toutes les sociétés primitives. Les guérisseurs ont détenu pendant longtemps les secrets des plantes.
Ces savoirs étaient transmis pendant longtemps par voie orale, notamment en Afrique.

I.2. Bref Historique

 Les recettes traditionnelles sont utilisées depuis la nuit des temps. Un bref historique montre
que les pharmacopées les plus anciennes comme celle de la Chine, qui date de 3000 av JC
dénommées ("Pent Sao"), celle de l’Inde, de 2000 av JC ("Vedas"), celle de l’Egypte, de 1500
av JC ("Papyrus"), n’ont pas généré de véritable industrie. Les pharmacopées nationales
modernes promotrices des industries pharmaceutiques actuelles et futures ont pris leur essor et
importance au 20e siècle et n’en sont qu’à leurs débuts.
 La première pharmacopée africaine a vu le jour en 1985, éditée par l’Organisation de l’Unité
Africaine, qui avait publié une liste d’environ 100 espèces.

I.3. Place actuelle de la pharmacopée traditionnelle pour les soins de santé des populations

En Afrique, le recours à la médecine et à la pharmacopée traditionnelle est une pratique très courante
dans les campagnes et même dans les villes.

On estime qu’au Burkina Faso, environ 70 à 80% de la population font recours à la médecine et à la
pharmacopée traditionnelle pour les soins de santé primaire. Toutes les catégories socio-
professionnelles sont concernées (hommes, femmes, jeunes, vieux, riches, pauvres analphabètes,
intellectuels).

Pourquoi les hommes et les femmes font-ils recours à la pharmacopée traditionnelle ? Les raisons sont
d’ordre socioéconomique, démographique et socioculturel.
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- Les facteurs socio économiques et démographiques:

Les Africains quelque soit leur rang social et quelque soit leur niveau d’instruction restent attachés à
leur tradition et ont souvent recours à elle à chaque fois que la nécessité s’impose.

Dans les yaars (marchés) de Ouagadougou par exemple, on peut s’apercevoir que les femmes
herboristes sont largement visitées par les femmes et les enfants qui constituent les couches les plus
fragiles et les plus nombreuses de la population ce qui leur confère une clientèle assez nombreuse. Les
herboristes sont sollicitées pour la prévention et le traitement des maladies et aussi pour
l’approvisionnent de la population et d’autres groupes de thérapeutes. Le coût du traitement est peu
cher. Un traitement de 250 F peut atteindre 5000 F et plus dans une clinique. Les frais de consultation
sont compris dans le tarif global du traitement ou de la vente des plantes. Ainsi, l’accessibilité
économique, le court circuit de traitement constitue un facteur déterminant dans une société en
proie à la pauvreté.

- Les facteurs socioculturels

Dans les grandes villes comme Ouagadougou qui constituent le lieu de rencontre de plusieurs ethnies
et catégories socio professionnelles, bon nombre de familles, selon le milieu d’origine et l’expérience
vécue détiennent un minimum de connaissances ethnobotanistes et une tradition d’automédication en
achetant la plante chez un herboriste en cas de maladie.

- Les limites de la médecine moderne

Bien que les raisons économiques prévalent, les tradipraticiens de santé et les herboristes reçoivent le
plus souvent des malades déçus de la médecine moderne. Les raisons de cette déception sont diverses :
accessibilité du personnel soignant, insuffisances liées au personnel (effectif limité voir insuffisant,
accueil non chaleureux, etc.), coût élevé des prestations et des médicaments, le long circuit du
traitement (consultation, analyse, ordonnances, transport et déplacement), enfin les maladies qui ne
sont pas efficacement soignées à l’aide des médicaments modernes.
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Ainsi donc, la valorisation de la médecine et des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle
demeure de nos jours l'un des enjeux majeurs de notre continent en général et du Burkina Faso en
particulier.

L’enjeu est d’abord scientifique, car elle conduit à la mise au point des médicaments pour le traitement
des pathologies qui minent notre société. L’enjeu est également d’ordre social et économique. En effet
la recherche et la production industrielle des médicaments traditionnels entraîneront le développement
d'une expertise locale pour permettre à nos pays de mieux couvrir leurs besoins en médicaments. Cela,
d'autant plus que nos pays consacrent chaque année une part importante des ressources financières à
l'achat des médicaments dans les pays développés.

Je cite ici la déclaration du Professeur Joseph KI-ZERBO, pendant qu’il était Secrétaire Général du
Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) lors du 4ème colloque du
CAMES en 1979 à Libreville, colloque portant sur la médecine traditionnelle et la pharmacopée
africaines.

« Nous sommes de ceux qui estiment que pour un spécialiste africain de formation « moderne », nier le
guérisseur, c’est couper la branche sur laquelle la plupart de nos compatriotes sont assis, sans
compter lui-même en tant que savant « moderne ». Car les racines et la science, ce fruit doux-amer
que chacun consomme évidemment aujourd’hui, sont ancrées dans des millénaires d’expérimentation
que l’Humanité a entreprise de puis des générations depuis les origines, et que nos guérisseurs
poursuivent encore sous nos yeux ».

Il poursuit plus loin dans sa déclaration « Laisser en friche ou en jachère le champ fertile de la
pharmacopée africaine, c’est l’abandonner aux instituts étrangers qui ont déjà commencé à l’exploiter
activement pour leur propre compte. C’est aussi abandonner à leur propre sort les dizaines de
millions d’Africains qui dépendent uniquement de cette ressource pour leur santé ou pour leur survie.
Raison de plus pour que cette médecine traditionnelle ne soit pas abandonnée à la fantaisie
d’aventuriers sans scrupules, mais soit étayée par des principes et méthodes élémentaires qui peuvent
la bonifier en magnifiant jusqu’à l’optimum son rôle salutaire ». Fin de citation
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II. CADRE JURIDIQUE, LEGISLATIF POUR LA PROMOTION DE LA PHARMACOPEE


TRADITIONNELLE

En vue donc d’une satisfaction des populations en matière de santé, le Comité Régional de
l’OMS/Afrique a adopté en 2000, une stratégie encourageant l’intégration de la médecine
traditionnelle dans les systèmes nationaux de santé.

Une telle intégration passe nécessairement par la validation scientifique des recettes traditionnelles
pour garantir leur qualité, leur innocuité et leur efficacité. Aussi, la recherche joue un rôle déterminant
dans ce processus en rendant disponibles les données scientifiques indispensables à la mise sur le
marché de médicaments répondant aux normes internationales.

[Les Chefs d’Etats de l’Union Africaine, réunis à Lusaka en 2001, ont fait de la recherche une priorité
à travers leur déclaration sur la décennie de la médecine traditionnelle en Afrique.

En effet, l’Afrique de par sa situation géographique dispose d’une flore très riche en diversité
biologique. Elle compte à ce jour plus de 6.000 espèces végétales répertoriées par les botanistes.

La conférence ministérielle de Libreville, du 11 au 13 septembre 2002, a adopté le document sur


«l'Initiative pour la protection et la valorisation des médicaments traditionnels » dont certaines
actions s'inscrivent dans la déclaration des chefs d'Etats et de Gouvernement de l'OUA à Lusaka pour
faire de la période 2001 -2010 la décennie de la médecine traditionnelle en Afrique. Ce document fixe
les objectifs et définit les stratégies et les actions à mener à court et moyen termes par chacun des
Etats membres pour assurer la valorisation des médicaments traditionnels.]

Au BURKINA FASO les autorités de ce pays ont créé un cadre législatif et juridique d’homologation
des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle

Une direction a été créée (la Direction de la Médecine et de la Pharmacopée traditionnelle) à l’intérieur
de la DGPML. Cette direction travaille avec les tradipraticiens de santé pour les sensibilisations et
formations diverses les concernant.

Il existe une procédure d’obtention de L’Autorisation de Mise sur le Marché, l’AMM des
phytomédicaments. L’obtention de cette autorisation, requiert le dépôt d’un dossier de demande
rédigé en français en trois exemplaires et adressé au Ministre en charge de la Santé, par la voie
hiérarchique.
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L’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est un document :

 Délivré par le Ministre de la Santé


 Garantit une reconnaissance nationale
 Certifie la disponibilité de données validées
 Durée = 5 ans, renouvelable

L’intérêt de l’AMM

 Couverture juridique
 Commercialisation autorisée
 Dispensation dans le circuit officiel
 Prescription autorisée
 Crédibilisation de la médecine traditionnelle
 Inscription à la nomenclature nationale

Les Catégories de Médicaments

Catégorie 1

 Méthodes traditionnelles de fabrication


 Efficacité garantie par l’expérience de la longue période d’utilisation (plus de 20 ans)
 Innocuité garantie par l’expérience de la longue période d’utilisation (plus de 20 ans)

Matières 1ères: brutes, fraîches ou sèches


Conservation : de courte durée
C’est la recette traditionnelle

Catégorie 2

 Préparation à l’avance
 Méthodes de fabrication : BPF (Bonne pratique de fabrication)
 Numéro de lot
 Standardisée
 Production semi-industrielle
 Efficacité et innocuité garanties par l’expérience de la longue période d’utilisation (plus de 20 ans),
évidence ethnomédicale ou essai clinique ouvert

Matières 1ères : brutes, de groupes chimiques connus


Durée de conservation: essai de stabilité
Médicament traditionnel amélioré (MTA)

Catégorie 3

 Préparation à l’avance
 Méthodes de fabrication : BPF
 Numéro de lot
 Standardisée
 production semi-industrielle
 Efficacité et innocuité garanties des essais précliniques, cliniques
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Principes actifs: extraits standardisés
Durée de Conservation: essai de stabilité
Exemple : Chrysanthelum indicum : Waltuko, plante fraîche ou séchée, poudre, sirop

Catégorie 4

 Préparation à l’avance
 Méthodes de fabrication : BPF
 Numéro de lot
 Standardisée
 production semi-industrielle
 Efficacité et innocuité garanties par des essais précliniques, cliniques

Principes actifs: molécules purifiées


Durée de Conservation: essai de stabilité

Procédures

 Dépôt des Demandes + Dossiers :DMPT


 Travaux du Comité d’Experts
 Travaux de la Commission Technique
 Décision du Ministre de la Santé
 Notification de la décision du Ministre dans un délai de 3 mois (après travaux de la
commission)

III. ROLE DES DIFFERENTS ACTEURS DANS LA VALORISATION DE LA PT ET POUR LA


CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE

Plusieurs acteurs sont impliqués et plusieurs types d’activités sont menés.

III.1. Les acteurs sont principalement :

 Les Ministères en charge de la santé, de l’environnement, des enseignements secondaire, supérieur


et de la recherche scientifique, qui à travers leurs directions interpellent tous les acteurs y compris
les partenaires, tout en formant et en sensibilisant les tradipraticiens de santé et d’autres
intermédiaires.

 Les instituts de recherche : Ils assurent ou déterminent

 les noms scientifiques des plantes


 les techniques de séchage
 les procédés d’extraction
 les essais pré-cliniques et cliniques
 les procédés de fabrication
 l’identification du traceur pour le contrôle de qualité
 l’élaboration des monographies

 Les associations et acteurs de la société civile


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III.2. Les activités

 Au plan international des séries de colloques, conférences et journées scientifiques se


tiennent :

 Colloques annuels du CAMES sur la MTPA pour la valorisation des plantes médicinales : (les
derniers se sont tenus en Afrique du Sud, Libreville en décembre passé).
 Célébrations des Journées africaines de la MPT, le 31 août
 Conférences et journées scientifiques des associations et instituts de recherches. Le Wannpres tient
tous les deux ans une rencontre scientifique entre tous les acteurs, dont le tout dernier a été
organisé en août dernier au BURKINA FASO.
 Congrès International de Phytothérapie de Ouagadougou (CIPO) doit se tenir tous les deux ans à
Ouagadougou

 Au plan national

 L’UICN a mené en 2004 des études à l’Est du BURKINA FASO (Fada, Diapaga, Pama) pour une
meilleure exploitation des plantes médicinales et une bonne conservation de la biodiversité.
 Le WANNPRES a initié la création d’un jardin botanique à Koubri,
 L’association « Jardin du monde » basé à Koudougou a des ambitions de sauvegarde de la
biodiversité.
 Le Projet PHAVA à Bobo Dioulasso assure la culture systématique de plantes médicinales
destinées à l’exportation.

Atelier et séminaire de sensibilisation pour la conservation de la biodiversité. Il s’agissait d’un


Atelier de restitution d'une enquête sur le thème " Collecte, approvisionnement et commercialisation
des plantes médicinales au Burkina Faso et dans les pays voisins ", qui s'est tenu du 23 au 25 juin
2003 à Ouagadougou. Cet atelier qui a connu la participation de tradipraticiens venus du Benin, du
Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger et du Togo, a visé plus spécifiquement des intérêts
stratégiques pour une meilleure valorisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle à
savoir :

• identifier les défis clés, les expériences, les perspectives dans le cadre de la promotion et de la
gestion des plantes médicinales et de la médecine traditionnelle dans notre pays et en Afrique
de l'Ouest;
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• identifier les rôles que doivent jouer les acteurs (vendeurs, collecteurs, tradipraticiens) dans la
conservation et la gestion des plantes médicinales ;
• faire un examen du volet commercial des plantes médicinales à Ouagadougou et à Bobo-
Dioulasso et les implications socio-économiques au Burkina en matière de santé et de
conservation de la biodiversité ;
• identifier les actions qui permettent de réduire les pertes ou la disparition des plantes
médicinales et leur habitat ;
• élaborer un plan d'action pour informer les décideurs politiques et la société civile à s'impliquer
davantage pour une meilleure gestion des plantes médicinales, etc.

Les résultats de l'étude permettaient de prendre conscience aux populations des enjeux liés à la
destruction de la biodiversité, car elle a révélé non seulement l'importance économique des plantes
médicinales, mais surtout a tiré la sonnette d'alarme sur les dangers d'une gestion anarchique de nos
ressources naturelles.

Comme données chiffrées, l'enquête a livré les estimations suivantes :

• Pour la seule ville de Ouagadougou, 891 000 tonnes de plantes médicinales sont vendues
chaque année et à Bobo Dioulasso, le constat est de 305 000 tonnes de plantes médicinales
vendues annuellement.
• La consommation moyenne par an et par personne s'élève à 480 g, soit en valeur environ 2200
CFA,
• En valeur la consommation annuelle en plantes médicinales de Ouagadougou et Bobo-
Dioulasso, s'estime par an à 7,5 millions $ US soit 4,5 milliards de FCA.

Ainsi les éléments majeurs mis en évidence par l'enquête réalisée à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso
étaient entre autres :

• la médecine traditionnelle est essentielle, sans aucune alternative pour une bonne partie de la
population pauvre du Burkina ;
• les sources d'approvisionnement sont de plus en plus menacées de disparition ;
• le développement de la culture des plantes médicinales réduira la pression actuelle forte qui
s'exerce sur les ressources naturelles;
• il existe une demande internationale en plantes médicinales qui s'accroît et contribue à aggraver
la pression sur la ressource dans les pays du Sud.
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CONCLUSION

Ainsi, pour les plantes médicinales, vu le regain d'intérêt universel pour les substances naturelles à
usage médicinal et cosmétique, et le recours constant et même grandissant par les populations pauvres
à la pharmacopée traditionnelle, il s'avère nécessaire de :

 Développer la connaissance des plantes à vertus médicinales par le regroupement des partenaires
en équipes pluridisciplinaires composées de pharmaciens, de médecins, de biologistes,
d'ethnobotanistes, d'herboristes, de tradithérapeutes, de sociologues, etc...
 Continuer les sessions de formation, d'information et d'éducation pour les tradithérapeutes au plan
national et encourager leurs regroupements pour la valorisation de la profession.
 Encourager la valorisation des plantes médicinales axée sur la production industrielle de
médicaments traditionnels améliorés (MTA) par l'acquisition de l’AMM.
 Initier des programmes de préservation des essences végétales utiles, menacées de disparition, par
la régénération des espèces dans les jardins botaniques nationaux,
 Favoriser la coopération médecine moderne/médecine traditionnelle à travers la création de cadres
permanents de concertation,

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