K’eskon attend ?

Spécial Festival de la presse : 12 à 16 octobre 2015

Le fes val de
la presse, GO !  
Le fes val de la presse a lieu du 12
au 16 octobre 2015, aux 400 coups
en partenariat avec le collège Re‐
né Descartes et avec le centre so‐
cio‐ culturel des Minimes.

'est la 2 ème édi on du fes val de la presse à Châtellerault. A l’origine, Carmen Cretoso, jeune journaliste italienne, qui a eu ce e idée, l’an dernier,  
dans le cadre de son service volontaire 
Européen. Elle a voulu organisé une 
semaine de la presse pour renseigner 
les jeunes de l'actualité, les intéresser 
aux enjeux des médias. 
Ce projet a trouvé un écho chez les professeurs des collèges de Châtellerault 
qui ont joué le jeu de la première édion 
Après les a entats de Charlie Hebdo du 
7 janvier de ce e année, le 4 , le CSC 
des Minimes en la personne de Khalid 
Essbaï se sont entendus avec Séverine 
Lenhard et Jacques Arfeuillère du collège René Descartes pour organiser une 
2ème édi on du fes val de la presse 
sur le thème précis de : « la liberté d'expression » 
 

 

Objec fs et sensibilisa on
 
      
L'objec f du projet, c'est de sensibiliser les jeunes au monde de 
la presse et de leur perme re à 
mieux comprendre l'actualité. 
Le centre socio-culturel des Minimes s'est engagé avec ses 
moyens humains et financiers (il 
donne par exemple une par cipa on de 2 € par élève pour la 
rentrée au cinéma). Le collège 
s’engage avec ses élèves et ses 
profs, avec le sou en du CLEMI, 
organisme éduca on na onale 
spécialisé dans les medias.   
 

Les invités du fes val
Les professionnels sans qui rien ne se 
ferait sont au rendez-vous.  José Bourdon, qui fait un atelier vidéo au « 4 », 
Antonio TAVARES, un journalistephotographe qui a pris des photos  de 
la vie du monde en er, Jacques Epaud, 
caricaturiste, Pascal Robin, le directeur 
des 400 coups et « les pe ts débrouillards », pour apprendre à trier des informa ons dans les médias, le mardi 
ma n 
 

En parler 

Une semaine
très chargée
Toute la semaine :
- L'exposi on des photographies d’Antonio Tavarès in tulée« Mes armes 
de la liberté ». 
 
Le mardi 13/10 :
- Les pe ts débrouillards 
anima on interac ve in tulée : 
« trier l'informa on et 
vérifier les sources ». 
-Réalisa on d’un journal 
en direct avec la classe 
journalisme du collège 
Descartes.  
 
Mercredi 14/10 :
- Anima on vidéo présentée par José Bourdon 
« Comment lire/réaliser 
les infos tv ». 
 
Jeudi 15/10 :
- Café philo avec Antonio 
Tavarès de 13h à 14h 
au collège René Descartes 
« parcours d'un journaliste engagé ». 
 
Vendredi 16/10 :
- Ciné débat autour du 
film « Lamb » 
      
Avec 

 

Il y a eu aussi un café philo au collège 
René Descartes, jeudi à 13h avec 
comme invité d'honneur Antonio Tavarès, et un ciné débat, le vendredi, aux 
400 coups, pour parler du film Lamb
sur la liberté d 'expression. Un programme riche pour une seconde édi on 
qui en annonce peut-être d’autres.  
Angelina Milloux et Tiffany Theret

Jacques 
Epaud et Antonio Tavarès 
et Jacques Afeuillère. 
- Distribu on du 
journal  spécial fes val de la presse 
 1 

Photo

Photographe, musicien et « humain » 
Antonio Tavarès un photographe reporter et un grand voyageur. Il a couru le monde pour
changer notre regard sur lui. 

ntonio Tavarès est Portugais. Il est né en 1964 à 
Lisbonne. En 1983, il intègre le programme européen ''Save of the Na onal Geographic'' et réalise 
son souhait de faire le tour du monde à vélo ! Il 
s'engage, après son bac,  dans un 
grand périple de 62000 km, avec 
104 kg d'équipement dont 23kg 
d’appareils photos. Sa maison 
était son vélo ! Il va traverser 3 
con nents, l’Europe, puis 
l'Afrique et l'Amérique, ainsi que 
62 pays tels que Israël, l'Italie, la 
Grèce, ou la Tunisie. Pour finir au 
Canada. Il a parfois été obligé  de 
faire demi-tour comme d'Israël en 
Égypte. Il a quand même pris 
l'avion pour  traverser l'océan . 
  
Un homme jamais seul 
Il est allé partout mais il n'y allait pas seul. Il était souvent avec 
sa compagne, mais pas dans tous les pays car le voyage était 
long et fa guant, c’était même parfois très compliqué de man-

ger, boire, dormir… Et il a fait des rencontres dont celle-ci, sans 
doute la plus émouvante : il était en train de se promener 
quand il trouva une pe te fille de 8 ans nue, toute seule en 
plein milieu d'une rue, entourée de plein de personnes qui 
faisaient comme si elle n'existait pas. Ce e pe te fille, a 
touché Antonio ; il l’a prise en 
photo, est allée lui parler, a 
compris qu’elle n'avait ni 
mère, ni père. Il l’a adoptée. 
  
Un musicien au disque d'or 
 Antonio est aussi un grand 
musicien. Il a même gagné un 
disque d'or au Portugal dans 
son pays natal. Aujourd'hui, 
Antonio a un rêve ''un rêve 
stupide'' comme il dit, c’est de 
« faire » une grande montagne à vélo. Une aventure parmi toutes celles qu’il a vécues 
et qui lui font déjà un trésor de souvenirs.               
Maxence Lalé et Anyssa David 

Une exposition ? Non ! Une arme...
Antonio Tavarès, photographe, présente au « 4 » quelques clichés de ses voyages. 24 clichés pour vaincre
les ennemis de la liberté et affirmer que le reportage photo est peut‐être la plus efficace des armes .

a première photo de l'expo qui 
fait page de garde est une explica on du  tre : « Les armes 
de la liberté ». Antonio Tavarès a placé son matériel de photographie et d'enregistrement pour leur 
donner des formes d'armes un lanceroque e, un  pistolet, un fusil 
d’assaut. Il veut nous 
faire passer un message, que des photos peuvent devenir 
des armes. 
Sur les 24 clichés 
qu'il nous a présentés, on en a 
choisi pour 
vous  4 .   
[La première se 
nomme « Barrière ».Sur ce e 
photo prise en Pales ne, on peut voir 
une jeune femme pales nienne assise. 
Devant elle, un « obstacle ». C'est un 
policier qui lui barre le passage. On 
peut voir son regard perçant qui se 
dirige vers la personne qui se trouve 

devant elle. Elle aimerait avancer pour 
pouvoir aller chercher, par exemple du 
pain. Ne pouvant con nuer, elle reste 
assise. 
 

La seconde se nomme « La peur d'une 
balle perdue » . 
Sur ce e nouvelle photo prise en Serbie, on peut observer un jeune garçon, 
et derrière lui, une maison , vide , avec 
des impacts de balles partout...Ce 
jeune garçon qui passe tout les jours 
devant ce lieux, pourrait à tout moment être touché par un sniper … 
Ce e photo  montre une certaine 
atrocité sur ce monde qui est le nôtre 
et que nous voyons pas sans l’aide 
du photographe. 

le feu … 
Sur la deuxième , un homme en mauvais état a l’œil boursouflé, des égra gnures… Cet individu est celui qui a 
mis le feu au bus. 
Il a été frappé et arrêté par les policiers... 
 

Il y avait plein d'autres photos, bien 
sûr. L'exposi on apprend beaucoup 
du monde. Le photographe Antonio 
Tavarès est un passeur : il a beaucoup 
voyagé, nous l'avons suivi le temps de 
notre visite. A vous maintenant…   
Laurène Cavallier, Cyrille Gabard

 

Enfin, les dernières se nomment « les 
armes de la colère » 
Ce e fois-ci, nous avons deux photos 
prises au Brésil pour le même évènement. 
Dans la première photo on peut voir 
un bus enflammé derrière lequel il y a 
des pompiers qui essaient de maitriser 
 2 

Atelier

Les petits débrouillards : cherchez l’erreur
« Ne pas se faire avoir par les canulars du web » : c'est l'objec f de l’atelier des Pe ts
Débrouillards. La classe média du collège Georges Sand en a bénéficié mardi : créer des
canulars et les dépister n'a plus de secret pour eux.

n atelier comme celui-là, 
comment ça marche ? Antoine, l'animateur, a présenté 
5 vidéo et a demandé aux élèves de 
lui envoyer un SMS à un certain numéro de téléphone. S ils pensaient 
que la vidéo était réelle, il fallait lui 
envoyer le nom de la vidéo en SMS et 

ne rien envoyer s’ ils pensaient que 
c'était faux.
Quand Antoine fait un rapide bilan , il 
constate que les élèves se trompent 
souvent. Ainsi, ils trouvent qu'une 
vidéo avec un aigle qui enlève un bébé est la plus réaliste ! Il  demande 
alors aux élèves de se séparer en plusieurs groupes de 2 ou 3. Et de faire 
des recherches sur les vidéo qui leur 
étaient proposées. Tous les groupes 
partent d'abord sur YouTube pour 
examiner les vidéo au ralen , examiner la descrip on, les commentaires 
de ces vidéo.
C'est alors qu'un groupe trouve une 
faute de montage sur la vidéo de 
l'aigle. Un autre groupe découvre que 
l'on peut marcher sur un type de liquide (liquide non newtonien), que 
dès lors, la vidéo qui montre un 
homme qui marche sur l'eau est plausible. L'animateur dit alors : « Plus 
que 2 minutes ».
Tout le monde s'ac ve, les retardataires commencent à s’agacer. C'est 
bon, c'est fini, tout le monde retourne 
a sa place. Chacun son tour,  tous les 

groupes se lèvent et expliquent ce 
qu'ils ont trouvé. Un dit : « La vidéo 
de l'aigle est truquée car il y de nombreuses fautes de vidéo-montage. Par 
ailleurs, nos recherches nous ont permis de dire que l'aigle le plus fort du 
monde ne peut pas porter plus de 10 
kilogrammes ». Un autre groupe démontre que l'homme qui pra quait 
de la télékinésie sur une paille est 
fausse. Antoine pose enfin une queson simple : « faites-vous plus confiance à TF1 ou à Wikipédia ? ». Tout 
le monde répond TF1 et l'animateur 
réplique pourtant la vidéo de l'aigle 
est passée sur le site de TF1.
En conclusion, le but de l'associa on 
« les pe ts débrouillards » était mardi 
de sensibiliser les jeunes à ne pas se 
faire  avoir par des vidéo disponibles 
partout sur le net ou même passant à 
la TV : « Ce n’est pas parce que ça 
passe à la TV que c’est vrai ! ». 
Clément Bonneau et Alexis Jouffriault

Connaissez‐vous les Petits Débrouillards?
Antoine un animateur des Pe ts Débrouillards nous dévoile les coulisses de l'asso.
Les Pe ts Débrouillards sont une associa on d'éduca on populaire. Antoine 
(24ans) est un animateur qui s'occupe 
des Pe ts Débrouillards à Châtellerault 
et au nord de la Vienne. La naissance 
des Pe ts Débrouillards vient du constat que le monde scien fique semble 
hors de portée de certaines personnes 
et qu'elles ne se sentent pas autorisées 
à aller vers les sciences. Les Pe ts Débrouillards ont commencé à exister au 
Québec il y a 30 ans, en France, il y a 20 
ans puis dans la région il y a 10 ans. 

lards est que les gens aient envie d'aller 
vers tout, de tout découvrir et que le 
monde soit curieux. Ils ont envie d'expérimenter avec les gens, que la science fasse 
rire, qu'elle mo ve les gens et les laissent 
se dépasser. 
 
Dans la région ils sont 10 en permanence 
(salariés) et 40 animateurs mais beaucoup 
qui viennent et qui repartent. Il y a 
quelques bénévoles et 4 animateurs à 
Châtellerault. 
Ils font beaucoup de projets autour de la 
science et de la société. Les gens réfléchis 
L'idée est de rendre la sciences accessible  sent et agissent en tant que citoyens, » 
à tous, qu'elle donne envie, qu'elle ne 
explique Antoine. 
fasse pas peur. C'est une façon de déve 
lopper la curiosité des gens, d'après AnMélanie Grelier et Nicolas Verdin.
toine. Il dit que le but des Pe ts Débrouil-

 3 

Dessinateur

Un Appeau à talents !

Jacques Epaud, dessinateur, auteur, réalisateur, cet homme aux mul ples face es
fascine. Découverte d'un discret mais indispensable dessinateur.
La presse, une révolu on.
 

« 

 Il n'y a pas  un enfant qui ne dessine pas. » affirme 
Jacques Epaud. Chacun cherche naturellement à 
reproduire, à faire passer un message par le dessin. 
Il n'y a pas de don, ça n'existe pas. Quelqu'un qui dessine 
beaucoup finit forcément par bien dessiner. Jacques Epaud 
nous raconte que depuis tout pe t, il dessine beaucoup et en 
permanence. Par exemple, au supermarché, dans la file 
d'a ente, avec sa liste de courses et son crayon, il va dessiner 
la personne devant lui. Aujourd'hui il fait entre 15 et 20 dessins par jour. « Dessiner ne s'apprend pas, »explique t-il. La 
peinture, elle, s'apprend. Il faut connaître l'équilibre des 
masses, l'harmonie des couleurs, etc. Selon Jacques, ce n'est 
pas drôle du tout et très rigoureux mais vraiment nécessaire. 
Jacques Epaud a été à l'école Yves Darval pour apprendre la 
peinture. Jacques se rappelle qu'il n'était pas d'accord avec 
ses professeurs. « On est révolté quand on est jeune ! » dit-il 
en souriant. 
Au départ, Jacques Epaud voulait faire des pe tes BD ou des 
nouvelles dessinées sur une base d'actualité puisque tout ce 
qu'il voit dans les médias le révolte. 

Jacques Epaud u lise le dessin de presse pour présenter 
l'informa on de manière a rac ve. Le dessin de presse peut 
changer les choses ; malheureusement, le dessinateur trouve 
que les gens ne sont pas assez poli sés, qu'il y a une sorte de 
ras-le-bol général. Ce n'est pas vraiment facile de faire réagir 
alors il faut u liser l'humour. C'est juste une façon différente 
d'informer. 
L'événement de presse l'ayant le plus marqué est, comme 
bien d'autres, l'a entat à Charlie Hebdo. Élevé depuis qu'il 
est tout pe t avec Pilote, un journal dans lequel Cabu et Wolinski dessinaient, Jacques Epaud a été choqué par ces assassinats. Il nous parle avec émo on des dessinateurs qu'il élevait au rang de dieux, des gens bons. Il raconte que Cabu 
était la bonté même, et ce n'est pas parce qu'ils font des dessins méchants et cri ques qu'ils le sont forcément au fond 
d'eux même. On peut tout dire et sur n'importe quel sujet 
selon Jacques Epaud. Il serait même prêt à lu er pour que 
des journaux, n'ayant pas les même idées que lui, s'expriment. Les gens doivent juste être assez intelligents et cul vés  
pour accepter les idées des autres. 
 

Un ar ste réalisateur.
 

Jacques Epaud a aussi réalisé un film. Il montre le travail d'arste en train de confec onner leurs œuvres. Il se dit chanceux que des ar stes l'aient autorisé à les filmer durant la 
concep on des œuvres d'arts. Jacques Epaud est révolté que 
l'on expose certaines « Œuvres d'art » pourtant dénuées 
d'esprit ar s que et prend pour exemple la Main Jaune de 
Châtellerault qu'il trouve horrible. Le dessinateur s'étonne 
que l'on laisse faire des choses pareilles alors que certaines 
personnes savent faire de l'art. 
En tournant ses films et en dessinant, Jacques Epaud nous 
fait prendre conscience que l'art est précieux et que la liberté 
d'expression, elle, est bien trop fragile. 
Jus ne Grollier

Déba re au cinéma, c'est possible !
Le cinéma de Châtellerault, les 400 coups, organise régulièrement des cinés‐débats. Raphaël Girardeau, anima‐
teur, explique à quoi ça sert.

aphaël Girardeau travaille aux 400 
coups, en tant que projec onniste, 
animateur jeune public et caissier depuis déjà plus de 20 ans. Pendant ces 
années d’expérience, il en a vu passer 
des cinés-débats ! Un ciné-débat, c'est 
tout d'abord une réunion dans laquelle 
on va déba re d'un sujet en se basant 
sur un film, avec ou sans membre de la 
réalisa on. Tout le monde peut y par ciper. L'intérêt, c'est de partager des 
opinions, les confronter. Le film est là 

pour illustrer le thème, par exemple, la 
Vie Moderne de Raymond Depardon 
pourrait perme re de parler aujourd'hui des difficultés des paysans. Ensuite, les spectateurs n'ont plus qu'à 
s'enrichir mutuellement. 
C'est la raison pour laquelle, l'histoire 
des 400 coups abonde en soirées riches. 
Ainsi, pour les 40 ans du cinéma des 
400 coups, Bertrand Tavernier, grand 
réalisateur français, était venu. Cela 
s'est passé en 2011,pour le film « La 

princesse de Montpensier ».D'après 
Raphaël, ce fut le ciné-débat le plus 
mémorable : il y a eu un super bon 
échange, devant une salle pleine. On a 
appris beaucoup ce soir-là », souligne-til. 
Les 400 coups passent des films pour le 
diver ssement, mais aussi pour en déba re, éveiller les consciences. Ils sont 
également engagé auprès des associaons et au niveau de la 
presse.  Gabin S. et Julien L. 
 4 

Médias de jeunes

Un torchon qui laisse des traces 
Les journalistes en herbe du collège Georges Sand créent un journal aussi par culier qu’intéressant. Agnès Dibot,
prof de français et responsable de la classe médias, nous a raconté l’histoire improbable de ce e classe. 

Quand Agnès est arrivée à Georges 
Sand, elle a repris le pe t club presse du 
collège. Nommée plus tard au collège 
René Descartes, elle a rencontré Jacques 
Arfeuillère. Ensemble, ils avaient alors 
par cipé au journal de Descartes et imaginé une journée presse. Repar e à 
Georges Sand, elle a lancé une classe 
média en même temps que Séverine 
Lenhard et Jacques A. créaient leur 
classe journalisme.  « Le torchon » et 
« Pink Paille e »  étaient alors nés. 
Au départ,la classe médias de Georges 
Sand était composée uniquement 
d’élèves par cipant  à l’op on comme à 
Descartes. Puis ils ont été dispersés dans 
plusieurs classes. « Ce n’est pas mieux, » 
explique Agnès. « Quand ils étaient dans 
la même classe, c’était beaucoup plus 
facile d’organiser des projets. » Maintenant, il faut  prévenir plusieurs professeurs et certains projets sont durs à or-

ganiser à cause des emplois du temps. 
Seuls les 4èmes et 3èmes peuvent faire 
l’op on médias, les 4èmes ont une 
heure par semaine en plus alors que les 
3èmes en ont 2 de plus.  
Sans tabou. 
Jugé ringard, « Le torchon », journal du 
collège Georges Sand va changer de 
nom pour devenir « Post-it ». Le principe restera le même, un journal papier 
et un blog internet. Certains élèves de la 
classe n’écrivent pas vraiment mais parcipent ac vement aux débats. D’autres 
écrivent en s’engageant énormément. 
La plupart des sujets sont imposés, les 
professeurs arrivent en revue de presse 
avec des idées de sujets en nombre,  des 
débats s’ensuivent pour décider de la 
manière de traiter les sujets. Selon 
Agnès, « Le torchon » est un journal 
dans lequel  les élèves « écrivent avec 
leurs tripes », où l’on peut aborder tous 

les sujets, aucun tabou, c’est un espace 
de libéra on. Seuls les élèves s’imposent leurs limites. Il y a aussi « Pink Paille e » qu’Agnès décrit comme un journal de fille écrit pour les garçons, original ! 
 Et puis l’actu…  
Les élèves de la classe média ne lisent 
pas beaucoup de presse écrite mais lisent la presse internet. La classe médias 
leur permet de s’ouvrir plus facilement  à l’informa on et à l’actualité, 
d’avoir leurs propres avis et de développer leur esprit cri que. Pour ça, ils discutent, déba ent et échangent leurs 
opinions. Les professeurs essaient parfois de démonter les idées préconçues. 
Ils peuvent s’a arder sur les sujets sensibles comme les migrants. Les élèves 
ont appris à écouter et les débats les 
amènent à réfléchir par eux-mêmes.   
 Jus ne Grollier 

Une classe pas comme les autres !
K'eskon a end : C'est un mensuel d'informa on, ça existe depuis 8ans, c'est distribué partout à Châtellerault...
et c'est réalisé par des collégiens, les élèves de Descartes.

endre autonome les élèves 
et les intéresser au monde 
qui les entoure, c'est l'objec f de la classe journalisme créée par Séverine Lenhard 
avec l'aide de Jacques Arfeuillère, 
deux enseignants de Descartes. «Les 
élèves ne sont pas que des élèves, ce 
sont des Citoyen» affirme Séverine. 
Jacques, de son côté, pense que les 
élèves de 3e ont tendance à s'ennuyer durant leur 4e année au collège, c'est donc un moyen de dynamiser l'année. Ce e op on les oblige à 
aller à la rencontre des gens et à 
s’interroger sur l'actu. 2 heures par 
semaine sont réservées à ce e ac vité pour faire les 
conférences de 
rédac on. Le 
journal («K'eskon 
a end») prenant 
de l’ampleur, la 
qualité exigée 
augmente. 
 

Cependant, trouver les financements 
du journal n'a pas été facile, ils ont dû 
chercher des associa ons, demander 
à la mairie et à l'Educa on Na onale 
pour le financement. La première 
année, ils ont réussi à être financés 
par la ville, la région, le CLEMI, l'éduca on na onale et le département.  
Désormais,  seule la Mairie de la ville 
de Châtellerault les finance. Entre 
temps, ils ont bénéficié des prix brillamment gagnés à l'occasion du concours na onal de la Fonda on Varenne qui les a dis ngués trois ans de 
suite. Le concours n'existe plus, il faut 
se débrouiller autrement. 
 
Une longue histoire, donc des mo‐
ments mémorables  
De nombreux prix ont été gagnés 
comme le prix du concours de la Fonda on Varenne (3 ans de suite) mais 
aussi le prix du meilleur journal, devant des journaux lycéens, à expresso, fes val na onal de presse jeune. 
Il y a aussi eu des interviews de per-

sonnalité comme le groupe « Sexion 
d’assaut », LKJ (précurseur du Slam), 
un prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi... Ils rencontrent tous les ans les 
journalistes d'Okapi, ils ont aussi réussi à gagner un voyage pour toute la 
classe sur un bateau, le Belem… Une 
classe peut-être, une aventure, sûrement ! 
Quen n Chollet et Nathan Fournier
 5 

Cinéma

Les 400 coups + 2
En 2013 les 400 coups ont réalisé une rénova on de la
salle de projec on. Bilan après 2 ans.

près 42 ans d'ac vité, les 400 coups 
ont décidé de rénover leur salle de 
cinéma qui avait déjà dix ans. 
Pour Raphaël  Girardeau, la 
durée de vie des sièges sans 
dégrada on par culière est de 
10 ans. Ces travaux ont été 
réalisés il y a 2 ans, c'est à-tdire en octobre 2013. Ils lui ont 
redonné, à la salle, de nouvelles couleurs  (noir, blanc et 
mauve). Après trois ans d'ac vité la sale n'a subi aucun dégâts par culier seulement de 
l'usure normale. Selon Raphaël 
Girardeau, animateur aux 400 
coups, la fréquenta on a aug-

menté d'environ 3000 entrées 
supplémentaire ( ce chiffre est 
variable). Ce e augmenta on a 
permis au cinéma de ba re son 
record d'affluence en 2014, qui 
a été de 32000 entrées. Ce e 
augmenta on prouve donc que 
l'arrivée du Lo  fait concurrence mais ne joue pas sur  le 
nombre d'entrées. Pourtant le 
cinéma du lo  commence à de 
plus en plus diffuser les mêmes 
films, c’est-à-dire des films arts 
et essais. Ce qui différencie les 
deux cinémas, c’est que les 400 
coups diffusent des films en 
Vo.             
Alexandre Cuvert et Maxence
Lalé

Compter sur un chiffre, pas si facile !
Le « 4 » qui accueille le fes val, c’est ce que l’on appelait autrefois l’Espace Rasseteau. Il a changé de nom de‐
puis 2 ans : est‐ce qu’on s’est habitué à ce changement ?

as si facile de construire une iden té sur un 
chiffre, surtout quand on a porté un autre nom. 
Le bâ ment fait par e de la CAPC depuis 2OO2 
et le « 4 » avant, s'appelait « l'espace Rasseteau». Il a 
changé de nom en 2O13. Structure consacrée en grande par e à 
la jeunesse, il est un rendez-vous 
incontournable, si bien que, 
quand le nom a changé,  beaucoup ont eu du mal à s’habituer.  
Le 4 signifie qu’il y a «4 pôles » 
dans le même lieu : l’image et le 
son, la mobilité interna onale, le 
bureau informa on jeunesse et 
les 400 coups. Le 4 est aussi un 
espace culturel pour écouter et 
faire de la musique et aussi se 
documenter et s'informer de l'actualité. Ce nom pour certaines personnes, c'est difficile à 

retenir, donc pour mieux comprendre, les gens disent encore : «l'espace Rasseteau». 
 Ils ont tort : on peut jouer avec le « 4 » et le personnel ne 
s’en prive pas. Catherine, 
par exemple se présente 
volon ers comme la « Cath 
du 4 » ; Armand rigole 
quand on dit qu’il travaille 
au « 4 » mais Aïssa trouve 
que le choix est cohérent 
même si c’est difficile de se 
retrouver affubler d’un 
chiffre. Il reste que c’est un 
lieu tout terrain (4X4), qu’on 
n’y coupe jamais les cheveux 
en quatre et qu’on y travaille comme 4… On lui souhaite d’avoir les 7 vies du 
« cat » ! 
Mar n Bureau
 6 

Réfléchir

Le droit d'expression au collège
Le café philo est un lieu de débat pour les collégiens du collège René Descartes. Pour le fes val,
jeudi, on y a déba u du droit d’expression, justement. Pe te histoire de ce e aventure.

e café philo est  un espace crée 
il y a17 ans. Les élèves voulaient 
un endroit pour déba re sur  
des sujets qui les préoccupaient. Ils ont donc demandé à Jacques 
Arfeuillère de les accompagner dans 
leur projet. Désormais, une fois par semaine, ce lieu permet de  déba re d'un 
thème qui aura été proposé pas des 
élèves, souvent ceux de la classe journalisme, mais aussi par les habitués ou 
encore le CSC des Minimes, qui propose 
souvent des intervenants. Il est animé 
par Séverine Lenhard et Jacques Arfeuillère, réunit une trentaine d’élèves en 
moyenne (parfois moins, parfois plus) 
L'objec f de ce lieu, c'est que les élèves 
se posent des ques ons et se forgent 
leurs propres opinions. Il est  ouvert 
pour tous les niveaux de classe , c'est 
d'ailleurs le seul lieu où  les élèves se 
parlent entre niveaux. 

Tous les sujets sont bons 
aucun n'est refusé mais 
certains sont plus compliqués que d'autres 
(racisme, religion, terrorisme). 
Des problèmes sont déjà 
apparus comme lorsqu'un 
rappeur français est venu 
au café philo, un journaliste est aussi venu pour 
l'interroger mais ceci s'est 
mal passé car ce journaliste n'a pas écrit correctement ce que le rappeur lui 
avait dit. Heureusement, le 
journaliste a reconnu son 
erreur et chacun a repris sa route. 
Mais quand on fait le bilan, on se dit 
que la formule doit être bonne : on peut 
philosopher en collège ; on peut surtout 
accepter l’idée que les réponses que 

l’on cherche, on les trouve mieux quand 
on cherche à plusieurs et que l’on tend 
l’oreille aux autres.  
 

Nathan Fournier et Anyssa

Et la liberté dans tout ça ?
Les gens pensent qu'il y a une limite à la liberté d'expression. Par exemple, tout ce qui traite des 
« étrangers » ,religions, homosexualité, est toujours un 
sujet sensible, restreint, et délicat, qui peut avoir de 
graves conséquences, comme l'a entat de Charlie Hebdo, 
le 7 janvier dernier... Imaginez, si vous aviez été l'un des 
enfants des dessinateurs qui ont été tués, comment auriez 
vous interprété la ques on suivante : « Jusqu'où va la liberté d'expression ? » 
 

Peut‐on tout dire dans les journaux télévisés ?
Les avis sont partagés sur la ques on. Certains pensent 
qu'il y a des limites, que ces dernières sont là où la blessure intérieure peut commencer. Alors qu'au contraire, 
certains pensent que tout peut être dit sans aucune limite, 
que chacun a le droit de raconter ses pensées sans gêne.
Nous, ce qu'on en pense en tant que jeunes journalistes, 
tout en restant dans la loi, c'est qu'on peut dire ce qu'on 
pense, mais en étant ouvert à toutes autres idées, proposi ons, en bref, être ouvert d'esprit.
Peut on tout écrire dans les journaux papiers ?

Derrière de simples mots, certains interviewés se sentent 
rassurés, sachant que leurs noms ne sont pas tout le 
temps inscris. De là, ils sont plus objec fs, et nous parlent 
mieux du sujet. 
Là aussi , les avis sont partagés. Mais la plupart pensent 
qu'il y a des limites. Pour les journalistes de presse écrite, 
il ne faut pas déformer des paroles prononcées, ou s'exprimer de façon raciste, xénophobe ou autre, 
sur la religion, poli que,...Les gens pensent à peu près 
pareil que nous, et pourtant, c'est rare que tout le monde 
soit en accord. Halelujah !  
 

Peut‐on tout montrer à la télévision et dans les jour‐
naux ?
Clairement, non. Certaines images peuvent être choquantes, et n'importe qui peut tomber dessus. Même si la 
censure n'existe pas, il faut assumer l'en ère responsabilité de la publica on, mais certains n'en prennent pas 
compte. Imaginez, voir un corps décapité dans le journal 
de 20h, juste après voir une île paradisiaque, et juste 
avant des poli ciens déba re sur le mariage homosexuel ?  
Pauline Baert et Marie Doret 
 7 

Journalistes :

Vidéo

La presse, ça passe aussi par l'image
José Bourdon animateur vidéo au « 4 » a animé des ateliers vidéo mercredi au fes val
de la presse. L'objec f ? Apprendre à créer des images pour mieux les comprendre, se les
approprier.

'atelier vidéo, animé par José, existe 
depuis 19 ans. L'atelier fonc onne avec 
plusieurs axes, le premier concerne l'inia on et l’appren ssage dans les collèges et les lycées, le deuxième volet concerne 
l’accompagnement de projet vidéo pour les 
jeunes. 
Un jeune qui a un projet, il vient. Il met toute la 
procédure de la réalisa on en place. On l'aide et il 
va au bout de son projet. Il y a un partenariat avec 
le service de communica on de la ville de Châtellerault mais ce dernier est de plus en plus réduit. 
 

Priorité à l'ini a on
La priorité du studio, aujourd'hui, c'est de travailler avec les jeunes, dans le cadre de l'ini a on. Il y 
a Berthelot, par exemple. José travaille avec les 
deux classes mul média, ils travaillent sur la réali-

sa on d'un magazine vidéo. Il y a aussi Descartes 
qui, dans le cadre de la classe journalisme propose 
des ateliers vidéo. 
L'image de nos jours est très présente, elle est 
partout sur la télévision, sur les écrans dans les 
villes. Les jeunes ou  même les seniors me ent 
des vidéos via Youtube. « Elles sont souvent manipulés dans le mauvais sens, » souligne José. 
Son objec f est de former les gens pour qu'ils 
comprennent qu'ils travaillent l'image et sachent 
comment l'image peut-être retransmise sans être 
détournée. 
L'objec f est tout simplement de donner l’opportunité à ce que des personnes se forment à 
l’image surtout ceux qui sont en primaires, collèges et lycées et pourquoi pas, leur donner des 
idées pour leurs futur mé ers. 
Au collège, on a l'opportunité de s’essayer à emprunter ce e voie qui n'est pas courante. 
Avec les plus pe ts, il ne fait pas la même chose 
qu'avec les adolescents. Son niveau de cible est de 
12 à 35 ans. 
L'image est importante pour nous en ce moment 
car il y a maintenant les smartphones, les table es, les appareils photos numériques, etc. 
C'est le numérique qui a imposé l'image chez les 
jeunes. Il faut leur perme re de la maitriser. 
 

Jus ne Bodin et Léa

Le film Lamb, ciné-débat du vendredi : C’est un film du réalisateur éthiopien 
Yared Zeleke. C’est l’histoire d’un garçon de 9 ans qui veut rentrer chez lui, avec pour seule compagnie une 
brebis qui est son amie et qu’il veut sauver du sacrifice. Film d’apren ssage, Lamb raconte le parcours d’un 
enfant qui défend sa liberté d’être face à un environnement difficile et contre des tradi ons qui cherchent à 
le transformer. Un bon déclencheur pour une réflexion sur la liberté.  

Pauline Baert, 
Fiona Berthault, 
Jus ne Bodin, 
Mar n Bureau, 
Nathan Fournier, 
Clément Bonneau, Quen n 
Cholet, Gabin 
Santer, Alexis 
Jouffriault, Jusne Grollier, 
Mélanie Grelier, 
Nicolas Verdin, 
Marie  Doret, 
Alexandre Cu 
vert, Maxence 
Lalé, Laurene 
Cavallier,  Léa 
Chapelet, Julien 
Lacroix, Angelina 
Milloux, Anyssa 
David,  Cyrille Gabard et Tiffany Theret. 

Directeurs de
publication :
Lenhard Séverine 
et Arfeuillère 
Jacques 
Maque e : Lenhard Séverine / 
Photographies : 
©Keskon A end,  
Classe journalisme du collège 
René Descartes, 
98, BD Blossac86 
106 Châtellerault 
Imprimé à 400 
exemplaires par 
le « 4 », secteur 
jeunes, Châtellerault. Octobre
2015. Avec le
sou en du

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