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  • 2 Le choix d’une solution- transport

  • 1. Première étape : définir les solutions possibles

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  • 1.1. Le parcours

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  • 1.1.1. Concernant le lieu de départ (l’usine ou l’entrepôt dans le cas de l’export)

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  • 1.1.2. Concernant le lieu de destination (par exemple, le domicile du client)

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  • 1.1.3. Concernant les pré ou post-acheminements

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  • 1.2. Les flux

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  • 1.3. Les contraintes techniques

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  • 1.3.1. La nature même de la marchandise

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  • 1.3.2. Le rapport poids-volume des marchandises emballées

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  • 1.3.3. La valeur au kilo des marchandises

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  • 1.3.4. Le conditionnement de la marchandise

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  • 1.4. Les contraintes commerciales

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  • 2. Deuxième étape : choisir la solution de transport optimale 25

  • 2.1. Le coût

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  • 2.1.1. Le coût du transport proprement dit

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  • 2.1.2. Le coût de l’emballage

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  • 2.1.3. Le coût de l’assurance

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  • 2.1.4. Le coût du stockage

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  • 2.1.5. Le coût des prestations de services

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  • 2.1.6. Les coûts administratifs internes

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  • 2.2. Les délais

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  • 2.2.1. Les délais du transport proprement dit (transit-time)

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  • 2.2.2. Les délais d’attente du (des) moyen(s) de transport

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  • 2.2.3. Les délais nécessaires aux formalités douanières

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  • 2.3. La sécurité

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  • 2.4. La combinaison des critères

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  • 3. Troisième étape : déterminer les implications pratiques de la solution retenue

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  • 3.1. Les intervenants

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  • 3.1.1. Transporter pour soi-même

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  • 3.1.2. Faire appel au transporteur

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  • 3.1.3. Faire appel au transitaire

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  • 3.2. Le contrat de transport

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  • 3.2.1. Les textes applicables

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  • 3.2.2. La responsabilité du transporteur

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  • 3.2.3. Les obligations du chargeur

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  • 3.3. Les documents de transport (voir le tableau en fin de chapitre )

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  • 3.4. Les risques

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Qu’est-ce qu’une solution-transport ? C’est la combinaison de toute une série d’éléments qui concordent pour assurer le transport des marchan- dises, dans les meilleures conditions, du point de départ au point d’arrivée.

Le cœur du problème réside dans le choix :

– d’un mode de transport (mer, air, route, rail…),

– des modalités pratiques de celui-ci : messagerie ou envoi complet ?, expé- dition exclusive ou groupage ?, solution porte-à-porte ou appel à plusieurs transporteurs successifs ?

Ce choix peut être réalisé en trois étapes :

1°) définir les solutions de transport possibles ;

2°) choisir les modalités pratiques du transport, selon des critères propres à chaque cas de figure, mais qui sont en général : le coût, le délai, la sécurité ;

3°) déterminer les conséquences concrètes de la solution retenue : nature du contrat, documents, risques, prix à facturer, etc.

Première étape Définir les solutions possibles
Première étape
Définir les solutions
possibles
  • – Étude du parcours – Étude des flux – Étude des contraintes techniques – Étude des contraintes commerciales

Deuxième étape Choisir la solution adaptée
Deuxième étape
Choisir la solution
adaptée
  • – Selon les coûts – Selon les délais – Selon la sécurité…

Troisième étape

Déterminer les implications pratiques de la solution retenue

– Au niveau des intervenants – Au niveau du contrat de transport – Au niveau des documents de transport – Au niveau des risques – Au niveau du coût à facturer…

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PARTIE

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LA

POLITIQUE

TRANSPORT

DE

L’ENTREPRISE

EXPORTATRICE

1. Première étape :

définir les solutions possibles

Quatre éléments sont déterminants pour cela : le parcours, l’importance des flux, les contraintes techniques et les contraintes commerciales.

1.1. Le parcours

La même solution de transport ne peut pas s’appliquer à toutes les régions du monde. Le lieu de départ et le lieu d’arrivée de la marchandise sont donc les pre- miers éléments à prendre en compte.

Pour ce faire, on distingue traditionnellement les relations continentales des liaisons intercontinentales. Cette approche est cependant parfois trop som- maire ; il convient de s’intéresser précisément aux possibilités existant aux deux extrémités du parcours.

  • 1.1.1. Concernant le lieu de départ (l’usine ou l’entrepôt dans le

cas de l’export)

– Est-il desservi par le rail ? Dispose-t-il d’un embranchement particulier ? – Est-il proche d’un aéroport international ? – Est-il proche d’un grand port ?

– Dispose-t-il de moyens de manutention permettant, par exemple, de charger des palettes dans un camion ? dans un conteneur ? de déplacer un conteneur vide ?

– Dispose-t-il d’entrepôts ou d’aires de stockage, de quais de chargement per- mettant de palettiser en bout de chaîne de fabrication ou de stocker les mar- chandises prêtes à être expédiées ?

  • 1.1.2. Concernant le lieu de destination (par exemple, le domi-

cile du client)

– À quelle distance est-il d’un port important ? d’un aéroport international ? d’un grand centre de fret routier ? d’une gare ouverte au trafic de marchandises ?

– Est-il équipé pour recevoir des conteneurs complets ?

– Par quels modes de transport est-il accessible sans rupture de charge ? après rupture de charge ?

L’examen de ces questions permet de se faire une idée de la complexité tech- nique de la liaison envisagée.

  • 1.1.3. Concernant les pré ou post-acheminements

Autour d’un transport principal aérien ou ferroviaire, les pré ou post-achemine- ments peuvent, dans certains cas, même en Europe continentale, poser de gros problèmes et entraîner des surcoûts importants. A contrario, il est générale- ment très simple techniquement de livrer des marchandises conteneurisées dans de bonnes conditions à l’entrepôt d’un importateur installé dans une zone de fret à Hong Kong.

LE

CHOIX

D’UNE

SOLUTION-TRANSPORT

CHAPITRE

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Dans l’ensemble de la chaîne de transport, ce sont les contraintes du maillon le plus faible qui vont déterminer les techniques utilisables.

EXEMPLE >

C’est souvent le post-acheminement qui, dans les ventes vers les pays du Sud, fait peser les contraintes les plus lourdes. Pour y faire face, on peut envisager les solutions reposant sur une rupture de charge dans le pays d’arrivée, mais en n’oubliant pas que celle-ci entraîne parfois des risques importants pour les marchandises.

  • 1.2. Les flux

La quantité à transporter est un élément essentiel dans le choix des modalités d’acheminement, car elle a une incidence importante sur les coûts (dégressivité des tarifs, intérêt du groupage, etc.).

Pour toutes les opérations répétitives – livraison à un distributeur, à une usine de montage, à un chantier –, les flux à transporter doivent être analysés sur une période assez longue. La quantité à acheminer à chaque livraison apparaît alors, non plus comme une contrainte, mais comme un élément relevant du choix des modalités d’expédition.

Selon le mode de transport adopté, le lot économique, c’est-à-dire la quantité minimale à expédier pour bénéficier des conditions les plus avantageuses, est d’importance très variable. Il convient d’étudier systématiquement les solutions (camion complet, conteneur complet, etc.) atteignant ce lot économique.

EXEMPLE > Il peut être financièrement et commercialement intéressant de regrouper les commandes des importateurs d’une même zone géographique, pour accéder aux techniques du FCL-LCL en transport maritime, en faisant profiter les clients des économies correspondantes, au prix d’une planification de leurs achats plus précise et d’un stockage plus lourd.

  • 1.3. Les contraintes techniques

Indépendamment de la quantité à livrer, certaines caractéristiques physiques de l’expédition influencent fortement le choix des modalités de transport. Il s’agit essentiellement des éléments suivants :

  • 1.3.1. La nature même de la marchandise

Elle peut, dans certains cas (marchandise périssable, marchandise dangereuse), restreindre considérablement le nombre des solutions techniquement accepta- bles.

  • 1.3.2. Le rapport poids-volume des marchandises emballées

La structure des tarifs des transporteurs intègre toujours les deux éléments – masse et volume –, mais avec des équivalences différentes, qui tiennent compte du rapport volume chargeable/masse chargeable des engins de transport uti- lisés. En dehors des tarifs spéciaux, ces équivalences sont, en gros, de :

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DE

L’ENTREPRISE

EXPORTATRICE

1 tonne = 1 m 3 en maritime = 3 m 3 en routier = 6 m 3 en aérien

Les marchandises légères, qui sont en général des produits à forte valeur ajoutée, sont donc avantagées dans les expéditions aériennes par rapport au transport routier et, a fortiori, maritime.

  • 1.3.3. La valeur au kilo des marchandises

L’incidence des frais de transport et des opérations annexes sur le prix des pro- duits livrés s’apprécie en pourcentage de la valeur de ceux-ci. Les transports chers sont donc proportionnellement plus pénalisants pour des marchandises de faible prix.

EXEMPLE >

La voie aérienne n’est presque jamais justifiée pour la livraison régulière de marchandises valant moins de 12 à 15 euros le kilo.

  • 1.3.4. Le conditionnement de la marchandise

Les caractéristiques physiques des contenants utilisés (volume unitaire, nature des matériaux d’emballage, forme) sont génératrices de contraintes techniques :

– encombrement des colis ; – possibilité de mise sur palette ; – possibilité de conteneurisation ; – fragilité. Elles peuvent ainsi interdire la mise en œuvre de certaines modalités de transport. Certes, l’adaptation des conditionnements et de l’emballage aux contraintes d’une modalité de transport donnée est en général possible, mais l’opération n’est pas nécessairement rentable. De plus, l’utilisation d’un conditionnement commercial standard présente souvent beaucoup d’intérêt : meilleure organisa- tion de la production, facilités de stockage, attrait commercial. Plusieurs solu- tions doivent donc être envisagées.

1.4. Les contraintes commerciales

La pression de la concurrence sur le marché visé peut fixer des plafonds de tolé- rance pour les éléments qui constituent les critères de choix parmi les solutions possibles. Ainsi peut-on souvent déterminer :

– un délai de livraison maximum : le délai d’acheminement en est souvent l’élé- ment essentiel ;

– un surcoût logistique maximum acceptable : au-delà, quels que soient les ser- vices rendus, la compétitivité serait profondément atteinte ;

– un taux de retard ou d’avarie maximum admissible : son dépassement mettrait gravement en cause la crédibilité commerciale.

À ce stade de l’étude, toute modalité qui ne garantit pas le respect de ces con- ditions doit être éliminée du champ des possibles.

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CHOIX

D’UNE

SOLUTION-TRANSPORT

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Une fois déterminés tous ces éléments, on peut dresser une liste des modalités de transport envisageables pour le cas de figure étudié, en n’éliminant, dans cette première phase, que les solutions techniquement impossibles ou commer- cialement inacceptables.

À titre d’exemples, nous avons listé dans les tableaux ci-dessous les solutions standards, commercialement envisageables, en fonction du poids des marchan- dises à livrer.

Solutions de transport standard pour les liaisons intraeuropéennes

Poids des marchandises emballées 0 kg

20 kg

100 kg 1000 kg

5 t

20 t

 

Camion complet

     

Route

Groupage

 

Fret express

Fer

Messagerie

   

Wagon complet

     

 

Fret express

       

Air

Groupage

   

LTA exclusive

Charter

       

Poste et

Colis voie de surface

         

intégrateurs

Colis aérien

         

Solution adaptée Solution envisageable

 
 

Solutions de transport standard pour les liaisons intercontinentales

 

Poids des marchandises emballées 0 kg

20 kg

100 kg 1000 kg

5 t

20 t

 

Conventionnel

 

Mer

Conteneur FCL

       

Groupage conteneur

     

 
 

Fret express

       

Air

Groupage

   

LTA exclusive

Charter

     

Poste et

Colis voie de surface

         

intégrateurs

Colis aérien

         

Solution adaptée Solution envisageable

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L’ENTREPRISE

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