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Les 8 tactiques indispensables pour gagner la bataille du fond de court au tennis

pour gagner la bataille du fond de court au tennis Conçu et rédigé par Vincent Bonnin

Conçu et rédigé par Vincent Bonnin

Ce guide tactique vous est offert par Blog Tennis Concept

Table des matières

Table des matières

2

Introduction

3

Leçon n°1 : Travaillez la longueur de vos coups

4

Leçon n°2 : Votre point fort, le coup droit

7

Leçon n° 3 : Identifier le point faible de votre adversaire et exploitez-le

11

Leçon n°4 : Placement et replacement

14

Leçon n°5 : jouer dans la diagonale

18

Leçon n°6 : jouer le long de la ligne

22

Leçon n°7 : jouer court-croisé

24

Leçon n°8 : L’Amortie

27

Introduction

Le jeu de fond de court est la base de votre panoplie de coups au tennis et c’est de cet endroit que va démarrer la plus grande partie des points que vous allez jouer. Alors, à moins que vous ne serviez trois aces par jeu ou que vous ne soyez un adepte du service-volée et du retour volée systématique, c’est du fond de court que vous allez démarrer la construction de votre victoire.

Que votre stratégie soit de déborder votre adversaire, de le faire déjouer, de le faire craquer physiquement, d’avancer sur lui pour jouer au filet ou au contraire de l’attirer à la volée, il vous faudra bien connaitre ces huit principes tactiques de base, indispensable pour contrôler votre partie.

Je vous conseille de les lire dans l’ordre, ils suivent une progression logique.

lire dans l’ordre, ils suivent une progression logique. Cet ouvrage regrou pe huit articles que j’avais

Cet ouvrage regroupe huit articles que j’avais rédigés entre octobre 2012 et avril 2013 et qui avaient été publié sur le site service gagnant aujourd’hui disparu. Vous noterez bien que le huitième article sur l’amortie n’a jamais été publié. Il est donc 100% inédit.

Bonne lecture à vous ou bonne relecture pour ceux qui avaient déjà lu ces articles à l’époque.

Bon tennis à vous tous

Vincent Bonnin

Cet ouvrage est gratuit, vous avez parfaitement le droit de le distribuer autour de vous à la condition de ne pas le vendre et de ne pas en modifier le contenu.

Leçon n°1 : Travaillez la longueur de vos coups

Que préféreriez-vous jouer ?

Un joueur qui joue très fort dans les carrés de service ou un joueur qui envoie tranquillement et systématiquement la balle à proximité de votre ligne de fond de court ?

Présenté comme cela, la réponse parait évidente, tant un adversaire qui a une bonne longueur de balle neutralise la grande majorité de ses adversaires.

Je me rappelle d’ailleurs avoir souvent ragé contre des adversaires qui jouaient à deux à l’heure mais contre lesquels je n’avais aucune solution tactique.

A contrario, je me rappelle aussi m’être senti très fort contre des adversaires qui jouaient vite, mais dans les carrés de service. Je contrais le plus souvent leurs balles sans effort avant de profiter de la vitesse de balle adverse pour monter tranquillement au filet.

Une indication du niveau de jeu

C’est une réalité indiscutable du tennis, plus le niveau de jeu augmente, plus les balles se rapprochent régulièrement de la ligne de fond. La longueur de balle est d’ailleurs une indication plus fiable du niveau de jeu que l’indication de la puissance des coups.

Donc, en toute logique, c’est améliorant la longueur moyenne de vos coups de fond de court que vous ferez progresser votre niveau de jeu.

Longueur de balle et zones de jeu au tennis

Longueur de balle et zones de jeu au tennis Le joueur A qui frappe son coup

Le joueur A qui frappe son coup derrière sa ligne de fond peut atteindre 3 zones

La meilleure zone, c’est la zone verte ou zone de la balle longue. Si votre coup rebondit ici, votre adversaire pourra très difficilement attaquer sans prendre un risque démesuré. Il sera neutralisé.

La zone bleue est encore une bonne zone à trouver. Cependant votre adversaire peut sur ce type de balle avancer dans le terrain et tenter une accélération ou un coup très croisé pour vous surprendre.

Si votre balle rebondit dans la zone rouge en revanche, vous êtes en danger. C’est une balle d’attaque pour votre adversaire.

S’entraîner à faire des balles longues

Pour s’entraîner à jouer des balles longues, il est préférable de faire passer la balle largement au- dessus du filet. Vous pouvez pour cela vous aider d’un surfilet.

Remonter la balle va avoir tendance à la faire ralentir. Si vous voulez tout de même jouer en rythme, entraînez-vous à imprimer du lift à la balle. L’effet lifté aura pour conséquence de raccourcir la trajectoire et donc de rendre le coup plus sûr. Au rebond, la balle liftée giclera et son rebond vif et haut compensera largement le raccourcissement de sa trajectoire.

Si vous affectionnez les belles frappes tendues, il est préférable d’attendre que votre adversaire vous livre une balle plus courte (zone bleue ou rouge du schéma). Vous pourrez alors traverser la balle et votre accélération sera dans ce cas un coup parfaitement approprié.

S’entraîner à jouer des balles longues sera utile à tous les styles de jeu.

Les défenseurs pourront d’autant plus développer leur jeu de contre qu’on pourra plus difficilement les attaquer.

Les attaquants se protègeront des attaques adverses et augmenteront leur chance d’obtenir les balles courtes nécessaires à l’expression de leur jeu.

Un exercice pour les experts

Les joueurs professionnels argentins affectionnent tout particulièrement le jeu qui consiste à compter les points en considérant comme faute toute balle qui n’atterrirait pas dans la zone verte du schéma.

Tracez une ligne ou placez des plots sur le terrain et commencez par vous compter un point pour chaque balle touchant la zone de la balle longue. Le premier arrivé à 20 gagne le défi longueur.

Pour aller plus loin cet article vous explique comment utiliser simplement un surfilet

Bonne chance à tous dans vos recherches de longueur.

Leçon n°2 : Votre point fort, le coup droit

Leçon n°2 : Votre point fort, le coup droit Crédit photo: Mark Howard Photography Derrière ce

Crédit photo: Mark Howard Photography

Derrière ce titre un rien provocateur se cache une réalité incontestable du tennis moderne. Quel que soit la qualité de votre revers, c’est avec votre coup droit que vous allez le plus souvent forcer la décision lors d’un échange de fond de court.

Je me suis d’ailleurs souvent posé la question de savoir pourquoi les plus grands spécialistes du revers tournait autour de leur meilleur coup pour frapper des coup-droits (observez Richard Gasquet, Andy Murray ou David Nalbandian par exemple). Voici quelques éléments de réponse.

Le coup droit est potentiellement plus puissant

Le principe physique du levier est bien connu et sera admis même par les plus réfractaires à la physique mécanique. La vitesse avec laquelle on propulse la raquette est proportionnelle à la longueur du levier qui l’actionne. Il est toujours plus important côté coup droit.

Retenez que pour le revers on frappe de profil alors que pour le coup droit on démarre de profil pour frapper de face. La rotation du buste en coup droit permet d’inclure à la longueur de ce fameux levier une distance supplémentaire équivalente à la largeur des épaules.

La deuxième conséquence de ce phénomène de levier est que le joueur possède plus d’allonge sur ce coup et peut donc couvrir, plus de terrain.

Le coup droit couvre plus de terrain Observez sur le schéma, les zones revers et

Le coup droit couvre plus de terrain

Observez sur le schéma, les zones revers et coup droit d’un joueur droitier. Plus le niveau augmente et plus la zone coup droit s’agrandit. Les joueurs expérimentés qui possèdent un bon coup droit jouent rarement des revers. Quand leurs malheureux adversaires essaient de les toucher sur leur coup faible, les bons coups droits tournent autour de leur revers pour frapper leur coup favori. Ils sont alors idéalement placés pour frapper…un coup droit supplémentaire. (Inverser les zones pour les gauchers)

S’adapter à des hauteurs de balles différentes est plus facile en coup droit

Ceci vaut surtout pour les balles hautes qui sont toujours plus problématiques en revers à une main comme à deux mains. Sur une balle haute et raccourcie qui vient sur votre côté revers, vous l’attaquerez beaucoup plus facilement si vous tournez autour de votre revers et venez la frapper en coup droit. A moins de posséder un revers exceptionnel, vous serez le plus souvent obligé de reculer sur ce coup pour la prendre en revers.

Si votre adversaire vous oblige à frapper votre coup droit en dessous du niveau de la ceinture, un mouvement de poignet (et une flexion des jambes) vous permettra de remonter la balle et même de l’accélérer. Côté revers, cette balle basse sera plus compliquée à accélérer.

En revers, sorti du plan de frappe idéal qui se situe à hauteur de hanche et d’où peuvent sortir des coups exceptionnels, le joueur est souvent contraint à remettre la balle.

Le coup droit favorise le jeu vers l’avant

Quel que soit les appuis utilisés pour frapper la balle (ouvert, semi-ouvert ou en ligne), l’enchainement vers l’avant est toujours plus facile en coup droit qu’en revers. Il est même possible de frapper son coup-droit en courant vers l’avant (dans la foulée).

S’il reste possible d’effectuer des approches en revers à une main en avançant vers la balle, il est en revanche très difficile (et contre-nature) de le faire à deux mains.

Tourner son revers permet de toucher plus de cibles

Le joueur (droitier toujours) qui est amené à jouer une balle au niveau du point A pourra, s’il choisit de frapper un coup droit, toucher les cibles B C D dans le fond du court adverse. Il pourra de plus, en accentuant son mouvement de poignet en lift, toucher la cible E dans un coup court-croisé particulièrement déstabilisant pour l’adversaire. Enfin, avec un peu de pratique, il sera possible au joueur d’apprendre à retarder sa frappe pour toucher la cible F.

En revers il sera difficile de toucher les cibles D et

E (à moins de retarder sa frappe) et les joueurs

expérimentés savent que frapper devant soi n’est pas toujours facile côté revers. Enfin, toucher la cible F en lift sera délicat si le coup n’est pas frappé à une hauteur idéale (hanche).

coup n’est pas frappé à une hauteur idéale (hanche). Comment travailler son coup droit ? Si

Comment travailler son coup droit ?

Si vous voulez vraiment déstabiliser votre adversaire et faire la différence avec votre coup droit, il y a

trois types de coup droits à travailler en priorité.

Le premier sera le coup droit décroisé. Entrainez-vous sur la diagonale de votre revers à tourner

il cherchera le plus

autour de votre coup-droit. Que votre adversaire soit droitier ou gaucher,

souvent

à jouer (haut) sur votre revers. C’est une situation que vous allez retrouver souvent en

match.

Le deuxième coup droit à travailler est le coup droit joué en avançant le long de la ligne. En effet, si vous avez surpris votre adversaire en jouant un très bon coup droit croisé. La réplique se fera le plus souvent croisé-courte. Il est important de s’habituer alors à enchainer en accélérant le long de la ligne (et en avançant vers le filet).

Le troisième coup droit à travailler (une fois coup droit croisé parfaitement acquis) est le court- croisé. Si la balle adverse arrive un peu courte sur votre coup-droit, pensez au lift court croisé. Pour entraîner ce coup, échangez régulièrement des balles liftées avec votre partenaire d’entraînement au niveau des carrés de service à proximité des couloirs (travail de la main). Bien maîtrisé ce coup fera très mal à votre adversaire.

Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez tous les secrets d’une bonne prise de coup droit sur Blog Tennis Concept.

Leçon n° 3 : Identifier le point faible de votre adversaire et exploitez-le

le point faible de votre adversaire et exploitez-le Crédit photo Charlie Cowins On a pu voir

Crédit photo Charlie Cowins

On a pu voir lors de la précédente chronique que le coup droit était ou devait devenir le coup fort de votre jeu de fond de court. Identifier le point faible de votre adversaire devrait dans ce cas être simple. Seulement il est nécessaire d’aller plus loin dans la réflexion.

Le revers de votre adversaire est-il réellement un coup faible ?

Si votre adversaire frappe le plus souvent moins fort côté revers que côté coup-droit, s’il ne parvient à accélérer, ni les balles hautes ni les balles basses, il possède peut-être de ce côté d’autres qualités intéressantes que sont la précision et la régularité. Beaucoup de joueurs se sont déjà cassé les dents (et continueront encore), sur des revers certes lents mais qui ont la précision et la constance d’une montre suisse.

Donc, avant de vous acharner sur le revers de votre adversaire, observez si vous parvenez à le déstabiliser suffisamment pour prendre un avantage sur lui.

Le coup droit de votre adversaire est-il réellement un coup fort absolu ?

Votre adversaire vient de vous déborder en début de match au moyen de deux coup-droit très rapides. Avant de tirer des conclusions trop hâtives, vous êtes-vous seulement demandé si vous ne lui avez pas servi deux caviars sur un plateau. Avez-vous joué assez long ? Avez-vous essayé de lui faire jouer des balles hautes, des balles molles, des balles rapides, des balles basses sur son présumé coup fort ?

C’est après avoir observé comment son coup droit réagit sur divers types de balles que vous pourrez porter un jugement sur la fiabilité de ce coup. Ce coup droit si terrible en apparence possède sûrement un talon d’Achille qui va le pousser à multiplier les erreurs.

Je me rappelle d’un adversaire qui tournait autour de son revers et accélérait les balles hautes avec une facilité déconcertante. Il était aidé en cela par une prise fermée à l’extrême. Le point faible de ce coup droit monstrueux : les balles choppées et basses jouées à mi- court. Un tel coup neutralisait simplement sa machine à distribuer les points gagnants.

Pourquoi pilonner le revers bonne idée.

Cette tactique n’est pas mauvaise en soi, mais elle possède cependant deux grosses limites dans le cas où elle est appliquée trop systématiquement.

de votre adversaire n’est pas forcément une

La première limite est que votre adversaire va finir par anticiper votre coup, s’organiser et tourner autour de son revers pour frapper son coup-droit. S’il a un bon coup droit il est forcément habitué à effectuer cette manœuvre et vous êtes en train de faire exactement ce à quoi il s’attend (voir chronique précédente)

La deuxième limite intervient dans le cas où vous montez au filet. En imaginant que vous êtes parvenu à toucher son revers à de nombreuse reprise, votre adversaire risque de se régler sur ses coups de défense. Et côté revers, il est inutile d’être fracassant pour réussir de bons lobs, des balles dans les pieds ou glisser des passings le long de la ligne.

Le schéma tactique alternatif gagnant

Au tennis varier ses coups est une attitude toujours efficace et devrait même constituer une règle du savoir jouer. C’est pourquoi, jouer toujours du même côté du court ne vous amènera généralement pas à de très grands résultats.

Jouer directement sur le coup-droit de votre adversaire, aussi terrifiant soit-il, est une option à sérieusement prendre en compte pour déstabiliser votre adversaire.

Si votre adversaire est habitué à tourner autour de son revers, il a beaucoup moins l’habitude qu’on lui joue directement sur son coup fort. Ce qui va augmenter son pourcentage d’erreurs.

S’il a l’habitude d’attaquer avec son coup droit, qu’en est-il de sa capacité à défendre avec ce même coup ? Essayez-donc et vous aurez peut-être de bonnes surprises.

Enfin, et c’est le point le plus important. Jouer votre adversaire sur son coup droit vous ouvre un boulevard pour attaquer son revers. Un revers qu’il sera, de plus , obligé de jouer après avoir effectué un déplacement voire une course. La précision et la régularité de votre adversaire aura beau être impressionnante côté revers, le fait de l’obliger à courir pour jouer son revers entraînera une nette diminution de ses qualités croyez-moi.

une nette diminution de ses qualités croyez-moi. Le joueur A surprend le joueur B en jouant

Le joueur A surprend le joueur B en jouant un coup droit directement sur son point fort en C1. Le joueur B (qui attendait la balle sur son revers) remet la balle croisée en R1 (un joueur surpris a tendance à croiser sa réplique). Le joueur A n’a plus qu’à avancer vers la balle pour jouer en C2 sur le revers de B. Si le joueur A enchaine suffisamment bien ses deux frappes, la réplique de B a toute les chances d’être faible (voire très faible).

Retrouvez d’autres articles stratégiques et tactiques en cliquant ici

Leçon n°4 : Placement et replacement

Leçon n°4 : Placement et replacement Crédit photo eed3si9n Le placement Bien se placer au tennis

Crédit photo eed3si9n

Le placement

Bien se placer au tennis c’est d’abord arriver sur la balle dans les meilleures conditions possibles.

Plus un joueur est bon, plus il se place rapidement et de manière précise et équilibrée. De plus, les meilleurs joueurs adoptent le parfait tempo pour s’ajuster par rapport à la balle. Quand le rythme de l’échange est rapide, ils fondent rapidement sur la balle. Quand le rythme est plus lent, ils prennent le temps de positionner le plus parfaitement possible.

C’est à force de pratique que l’on améliore son placement. L’appréciation des trajectoires de balle, du rythme de l’échange, la vitesse de déplacement ainsi que la précision des petits pas d’ajustement se travaillent et s’améliorent conjointement.

Les bons joueurs ont une autre caractéristique, c’est qu’ils frappent toujours (ou presque) en avançant. Qui n’avance pas (sur la balle), recule. Ce pourrait être une devise pour tous les joueurs.

Crédit photo eed3si9n Qu’est -ce que le replacement ? Immédiatement après avoir frappé la balle,

Crédit photo eed3si9n

Qu’est-ce que le replacement ?

Immédiatement après avoir frappé la balle, le joueur rejoint une zone dans laquelle il va attendre la réplique de son adversaire. Cette zone est située à l’endroit où le déplacement sera le plus court en distance pour toucher à nouveau la balle. On appelle cette zone : la zone de replacement. Rejoindre cette zone c’est se replacer.

Les débutants et les joueurs de petit niveau ne se replacent pas ou alors très peu. Ils se déplacent d’une balle à l’autre. Ils s’immobilisent après chaque frappe de balle, observent le résultat de leur coup et se précipitent dès qu’ils ont décodé la frappe de balle adverse.

Plus on monte dans les niveaux, plus les joueurs amorcent leur replacement rapidement. Une fois replacés, ils bénéficient de plus de temps pour observer la réaction de leur adversaire et pour se placer correctement sur la balle (en plus, une fois replacé, ils se déplacent moins).

Moralité : pour améliorer son placement, il est nécessaire d’améliorer son replacement.

Ou se replacer en fond de court ?

On pourrait penser intuitivement que le replacement des joueurs se fait au milieu de la ligne de fond de court. Cependant, à l’aide d’une règle de géométrie assez simple, il est possible d’affiner sa zone

de replacement. Le principe suivant a été énoncé par le célèbre joueur Henri Cochet en 1923 dans sa fameuse théorie des angles.

Après avoir frappé son coup, le joueur se replace sur la bissectrice de l’angle formé par les possibilités de l’adversaire. Cela peut paraître compliqué d’un premier abord mais vous allez vite comprendre à l’aide des deux schémas suivant.

(La bissectrice est la droite qui sépare un angle en deux angles égaux)

est la droite qui sépare un angle en deux angles égaux) Le joueur A a joué

Le joueur A a joué une balle croisée en direction du joueur B. Le joueur B peut jouer en P1 et en P2. Pour se replacer au mieux, le joueur A va choisir un point situé sur la droite R en pointillé (précisément la bissectrice de l’angle formé par les points P1,B et P2).

En se replaçant en R1, le joueur A possède un double avantage par rapport au joueur qui se replace au centre du court.

1 Son replacement est moins long

2 Dans le cas où le joueur B rejoue croisé (en P2) son déplacement sera moins long

Dans ce deuxième exemple. Si A joue le long de la ligne, il devra se

Dans ce deuxième exemple. Si A

joue le long de la ligne, il devra se replacer en R1 et donc se déplacer plus que s’il se replaçait au milieu. Mais ce replacement est nécessaire

P2, un

car si B, joue en

replacement au centre du court

serait insuffisant.

le

replacement

sur

la

bissectrice

R

devient

plus

intéressant, c’est dans le cas ou A décide de suivre sa balle au filet. A proximité du filet, le replacement

(qui se

fait

toujours

sur

la

bissectrice

pointillé

R)

par

en exemple en R2 partie de terrain.

se

fait

dans

sa

Voilà pourquoi il est toujours intéressant d’avancer sur les balles jouées le long de la ligne et

plus

prudent de croiser sur les balles

jouées avec une bonne longueur.

pourquoi il est toujours

Je développerai ces deux notions de balles croisées et balles long de ligne lors des deux prochaines leçons.

Si vous voulez en savoir plus sur les meilleures techniques de déplacements sur un court tennis, je vous invite à consulter mon article sur le jeu de jambes au tennis.

Leçon n°5 : jouer dans la diagonale

Leçon n°5 : jouer dans la diagonale Crédit photo asterix611 Pourquoi est-il plus sûr de jouer

Crédit photo asterix611

Pourquoi est-il plus sûr de jouer croisé, dans la diagonale?

On l’a vu dans le chapitre précédent, jouer dans la diagonale permet de se replacer plus rapidement et en faisant moins d’effort.

On a vu aussi (toujours dans le chapitre précédent) que jouer le long de la ligne (sur une balle longue et croisée de votre adversaire) vous exposait au contre de la balle croisé ou de la balle rejouée à contre-pied le long de la ligne. Jouer croisé est donc plus sécurisant dans le cas du jeu de fond de court.

De toutes les façons si votre adversaire a déjà joué dans la diagonale il est techniquement plus simple de rejouer croisé (pas de changement de direction).

Dans le cas ou votre adversaire a joué le long de la ligne et reste en fond de court, renvoyer la balle croisée permet de le faire se déplacer plus (pour se fatiguer plus).

En cas de doute, jouer croisé dans la diagonale lors d’un échange de fond de court est donc une valeur sûre. C’est d’ailleurs une des bases du tennis prudent et efficace que l’on appelle tennis pourcentage.

Cette tactique de base a été particulièrement utilisée, parfois de manière outrancière, jusque dans les années 90, par les joueurs et joueuses pros notamment sur les surfaces les plus lentes. Heureusement pour l’intérêt du jeu, les progrès du matériel, de la technique et de la préparation

physique des athlètes ont permis une plus grande facilité d’accélération le long de la ligne. Ce qui a permis de mettre un peu d’animation à des oppositions parfois soporifiques.

Dans quelle diagonale jouer ?

La géométrie d’un court de tennis nous propose comme pour tout rectangle deux diagonales. Dans le cas ou deux droitiers sont opposés (le cas le plus fréquent) nous allons avoir une diagonale pour les coups droit et une diagonale pour les revers. Ces deux diagonales sont à priori équilibrées puisqu’elles mettent en opposition deux coups dit « forts » pour la diagonale des coups droit et deux coups dit « faibles » pour la diagonale des revers. Lorsque deux gauchers s’affrontent, on se retrouve face au même cas de figure.

Dans l’autre cas, ou un droitier et un gaucher sont mis face à face, les deux diagonales sont à priori déséquilibrées. Elles mettent en effet, face à face, un coup-droit et un revers.

Mais toute cette théorie doit être mise à l’épreuve des faits en match et le choix de la diagonale doit être pragmatique. Tout joueur doit se demander dans quelle diagonale il a le plus de chance de dominer son adversaire. C’est dans la diagonale ou il obtient le plus souvent une réplique faible qu’il doit jouer. Il est donc nécessaire, lorsque votre adversaire vous met en difficulté, de tester les deux diagonales. Pensez à varier les hauteurs ainsi que les effets de balles afin de mettre toute les chances de votre côté pour trouver la meilleure solution.

La diagonale du bras de fer Lorsque deux droitiers sont mis face à face (ou

La diagonale du bras de fer

Lorsque deux droitiers sont mis face à face (ou deux gauchers) le terrain de l’affrontement est très souvent la diagonale des revers. C’est dans cette diagonale que les joueurs peuvent à la fois exploiter le point faible adverse (le revers) et utiliser leur point fort (coup droit décroisé).

C’est à la fois une question de logique et une question d’habitude pour ces joueurs. Les joueurs qui utilisent beaucoup leur coup droit sont le plus souvent meilleurs quand ils tournent autour de leur revers que quand ils frappent leur coup fort du côté du coup droit. C’est le cas de joueurs comme David Ferrer ou Andy Murray.

En partant d’une neutralisation du revers adverse à l’aide de balles coupées basses ou liftées hautes et longues, chaque joueur attend que son adversaire raccourcisse sa balle ou perde en précision pour pouvoir changer de rythme en lâchant un coup droit décroisé ou le long de la ligne.

Si vous êtes dans ce cas, n’oubliez pas de défier aussi votre adversaire dans la diagonale des coups droits. Si vous êtes moins à l’aise dans cette diagonale que dans l’autre, vous y êtes peut-être quand même plus fort que votre adversaire. Je ne manque jamais de tester mon adversaire sur la diagonale de son coup droit pour « voir ».

Pour vous donner les meilleures chances, jouez dans la diagonale qui vous offrira le plus facilement des balles d’attaque ou de contre.

Les diagonales déséquilibrées

Lorsqu’un droitier et un gaucher s’affrontent le scénario diffère quelque peu puisque le plus souvent chacun des joueurs va chercher à jouer dans sa diagonale coup-droit. La diagonale où précisément, le point fort (théoriquement) de l’un va être opposé au point faible (supposé) de l’autre.

C’est le scénario des matchs entre Roger Federer et Rafael Nadal en extérieur. L’Espagnol parvient avec réussite à coincer le suisse dans sa diagonale coup droit. Les coups droits croisés de Rafa giclent le plus souvent hauts sur le revers (à une main) de Roger qui se voit contraint de ralentir sa balle

pour laisser le champ libre à une nouvelle frappe de coup droit de Nadal. Et quand Roger tente de changer de diagonale en jouant le long de la ligne, l’espagnol parvient souvent à frapper une nouvelle fois en coup droit, en contournant son revers.

Quand Nadal est opposé à Djokovik, ou Murray, le scénario diffère car ces deux joueurs sont capables d’accélérer sans effort avec leur revers à deux mains les balles qui naviguent à hauteur de leurs épaules.

On pourra remarquer à ce propos que Robin Soderling, le seul joueur à avoir battu jusqu'à présent Rafael Nadal à Roland Garros maitrise le revers à deux mains sur balle haute à la perfection.

En résumé, que vous affrontiez un droitier ou un gaucher, il est toujours intéressant de trouver par quelle diagonale il vaut mieux le prendre pour que ce dernier vous livre une balle courte ou une balle de contre le long de la ligne.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la compréhension des diagonales, je vous invite à cliquer sur ce lien qui vous explique les techniques pour battre les joueurs gauchers au tennis.

Leçon n°6 : jouer le long de la ligne

Nous avons vu lors de la leçon précédente les dangers que représente choix de jouer le long de la ligne : replacement plus long, exposition au contre-pied, moins de place et filet plus haut. Vous devez alors vous demandez pourquoi je traite des coups joués le long de la ligne, si il suffit de jouer systématiquement des balles croisées pour gagner tous ses matchs. La première de ces raisons est qu’il peut y avoir des raisons pertinentes à jouer le long de la ligne, la deuxième est qu’à jouer systématiquement les mêmes coups, vous risquez de vous ennuyer et de devenir prévisible.

Surprendre son adversaire

Si vous parvenez à remarquer l’anticipation de votre adversaire sur une réponse croisée de votre part, surprendre alors votre adversaire par une accélération le long de la ligne entraînera un déséquilibre dont les avantages compenseront largement les dangers. Quand vous aurez appris à exploiter ce déséquilibre, vous deviendrez très dur à jouer.

Attention, si j’emploie le mot accélération, c’est que toute balle jouée le long de la ligne demande un minimum d’engagement. Jouer le long de la ligne à deux à l’heure, n’a que peu d’intérêt. Si vous doutez de votre coup, jouez croisé et attendez la prochaine occasion.

Changer de diagonale

Si je vous ai expliqué dans la leçon précédente, qu’il vous fallait repérer dans quelle diagonale vous étiez à votre avantage par rapport à votre adversaire, encore faut-il y emmener le jeu quand vous échangez dans la mauvaise diagonale. Pour cela, la seule solution est de jouer le long de la ligne pour ouvrir le court à votre adversaire et l’inciter ainsi à jouer dans votre diagonale préférée.

Observez la réaction du joueur adverse quand vous manœuvrez pour changer de diagonale. Si à une balle jouée le long de la ligne, il réplique par une balle jouée le long de la ligne. Vous savez alors que votre adversaire n’a vraiment pas envie que la bataille se déroule sur votre terrain. Je vous laisse en tirer les conséquences.

Votre adversaire a précisément joué le long de la ligne

Quand votre adversaire a joué le long de ligne et qu’il n’est pas monté au filet. Une bonne question à vous poser est de savoir s’il ne cherche pas à vous entraîner dans sa diagonale. Lors des affrontements entre Roger Federer et Rafael Nadal, il est fréquent de voir le suisse tenter d’échapper à l’emprise du coup droit du gaucher espagnol en tentant des revers le long de la ligne. Des revers auquel répond souvent l’espagnol par des revers le long de la ligne. Rafa craignant sans doute de ramasser un coup gagnant côté coup droit du suisse. Les deux joueurs peuvent alors échanger plusieurs revers parallèlement à la ligne de couloir contre la logique de la géométrie tennistique qui veut qu’on échange dans la diagonale.

C’est ainsi qu’un coup le long de la ligne peut constituer un coup de neutralisation.

Le cas de la balle courte

Plus une balle adverse est courte, plus grande sont vos options de jeu. L’angle de vos coups possibles s’agrandit et votre balle arrive plus vite sur le terrain adverse (celui-ci à moins de temps pour réagir).

C’est pourquoi quand arrive une balle courte sur un des côté du court, vous avez quatre grosses possibilités d’en profiter pour prendre un avantage décisif. La première et la plus évidente est d’accélérer le long de la ligne, la deuxième est de jouer une balle profonde et croisé, la troisième de jouer croisé-court et enfin la quatrième de jouer une amortie.

Jouer le long de ligne sur une balle courte aura comme double avantage de priver votre adversaire de temps (distance plus courte) et de vous placer directement du bon côté pour jouer une volée en cas de montée. Attention cependant à bien contrôler la balle car sur ce type de trajectoire on se retrouve avec, non seulement une distance plus courte, mais aussi un filet plus haut que si vous passez par le centre du court. Pensez bien alors que l’utilisation du lift peut vous octroyer une sécurité supplémentaire. En fait, plus la balle est courte, plus il faut lifter et plus la balle est courte moins vous avez besoin que votre attaque le long de la ligne soit rapide.

En conclusion, si on peut considérer que la remise croisée est le principe de base d’un solide jeu de défense, jouer le long de la ligne est le coup privilégié de la prise d’initiative.

En parlant de la prise d’initiative au tennis, si elle vous fait encore peur (et même si elle ne vous fait pas peur d’ailleurs), je vous encourage à lire mon article le paradoxe de la bonne faute sur mon blog de tennis.

Leçon n°7 : jouer court-croisé

Après avoir vu dans la précédente chronique qu’il pouvait être opportun de jouer le long de la ligne quand l’adversaire jouait trop court. Nous allons voir ensemble qu’il existe une variante toute aussi intéressante pour exploiter une balle faible (courte) de votre adversaire : la balle courte croisée.

Les avantages

Le premier avantage de cette balle est qu’elle déstabilise très souvent l’adversaire qui s’attend à une accélération le long de la ligne.

Cette balle crée aussi un changement de rythme dans le jeu car elle est généralement plus lente et oblige votre adversaire à effectuer une course en diagonale vers l’avant et sur le côté. Cette double difficulté occasionnera souvent une réplique faible de votre adversaire (voire une faute ou même, pas de réplique du tout).

Votre adversaire est alors sorti du court et vous offre un boulevard pour rejouer long dans le coin opposé. Ce deuxième coup, qui l’obligera à une course latérale et en arrière, lui fera parcourir un maximum de terrain.

C’est cet enchaînement court croisé d’un côté et long de l’autre qui constitue la base de la stratégie de nombreux joueurs et joueuses expérimentés. Plus vous arriverez à le réaliser rapidement, plus il fera souffrir vos adversaires.

Le joueur A a profité d’une balle courte de B pour jouer court -croisé en

Le joueur A a profité d’une balle courte de B pour jouer court-croisé en P1. Quelle que soit la réplique du joueur B (en R1, R2 ou R3), le joueur A pourra rejouer en P2 pour lui faire traverser son terrain en diagonale.

Les inconvénients

On ne va pas se le cacher, c’est un coup assez délicat à réaliser si l’on ne s’y est pas préalablement pas exercé un minimum. Il demande le respect d’un plan de frappe avancé et une certaine maitrise des effets de balle pour pouvoir raccourcir les trajectoires et gagner en contrôle. Mais rien ne vous empêche de vous entraîner dans ce sens jusqu’à obtenir la maîtrise technique nécessaire à la bonne exécution de ce coup.

Prenez l’habitude d’échanger régulièrement avec votre partenaire d’entrainement des balles très croisées en coup-droit et en revers. Placez-vous chacun dans le couloir pour plus d’efficacité.

Le deuxième inconvénient de la balle courte-croisée est l’exacte conséquence de son principal avantage. Plus vous jouez en angle, plus vous ouvrez l’angle des possibilités de votre adversaire. C’est pourquoi, si votre adversaire a anticipé votre coup est qu’il est bien placé sur votre court-croisé vous-vous exposez à un contre ravageur le long de la ligne ou très croisé.

Conclusion

Jouer court-croisé doit être pour vous un coup d’attaque et nécessite donc, tout comme le coup le long de la ligne, un minimum d’engagement. Si vous n’êtes pas sûr de vous, rejouez croisé.

Si vous cherchez à améliorer la régularité dans votre jeu d’attaque, je vous invite à lire mon article :

Leçon n°8 : L’Amortie

Après avoir vu dans les chroniques précédentes que l’on pouvait jouer le long de la ligne (leçon 6) et jouer court-croisé (leçon 7) sur les balles courtes adverses. Il est temps de voir qu’il existe une troisième option, qu’il est utile de connaître, une fois les deux premières assimilées : l’amortie.

Quand utiliser l’amortie

Si j’insiste dans cette introduction sur le fait qu’il était nécessaire à mon avis de maîtriser un certain nombre de schémas tactiques avant de s’essayer à l’amortie, c’est que c’est un coup assez délicat à manier. La réussite d’une amortie tien autant (sinon plus) de l’effet de surprise que de la justesse de sa réalisation technique.

Pour pouvoir surprendre l’adversaire sur une amortie, il faut en effet pouvoir lui faire croire que vous allez tenter un autre coup sur lequel il va reculer. L’idéal est donc de pouvoir jouer régulièrement long dans un premier temps.

Vous pouvez jouer des balles hautes et liftées, déplacer votre adversaire, le prendre de vitesse ou monter au filet sur des balles coupées. Si votre adversaire a joué une balle courte et qu’il anticipe une balle longue de votre part, c’est le moment idéal pour jouer une amortie.

Si vous n’êtes pas capable de jouer régulièrement des balles longues et que votre adversaire se replace à l’intérieur du terrain pour vous attaquer, tenter une amortie sera inapproprié et dangereux pour vous.

L’utilisation de l’amortie doit se faire avec parcimonie (à raison d’une à trois fois par set en moyenne), pour préserver l’effet de surprise nécessaire à son succès. La fréquence des amorties peut-être augmenté si votre adversaire à vraiment du mal à se déplacer vers l’avant ou s’il ne comprend plus rien à votre jeu.

Il est aussi possible de jouer l’amortie dans le but d’attirer votre adversaire au filet. Dans ce cas il est nécessaire de s’assurer au préalable que vous pourrez passer ou lober ce dernier sans difficultés. Une amortie ratée ou trop « téléphonée » vous expose, en effet, à une situation de contre-attaque délicate à renverser.

La technique de l’amortie

Techniquement, une amortie est une balle très coupée pour la réalisation de laquelle il est nécessaire de passer le tamis de la raquette en dessous de la balle. Je vous renvoie à des ouvrages de tennis spécifiquement technique pour plus de détails.

Sachez tout de même qu’il vous faudra adopter, côté coup droit, une prise qui vous permettra de couper la balle. Si vous avez pris l’habitude de couper régulièrement votre revers, je vous conseille de faire vos premiers essais de ce côté. Les adeptes du revers à une main, qui utilisent plus volontiers le revers coupé, auront un léger avantage sur les « deux mains » pour les amorties.

Il est nécessaire de s’entraîner un minimum pour bien réussir ses amorties. Une bonne maîtrise des effets coupés est un préalable à mon sens.

On peut considérer une balle courte comme une amortie quand cette dernière rebondit au moins trois fois dans le terrain adverse.

Ou jouer l’amortie

trois fois dans le terrain adverse. Ou jouer l’amortie Le joueur A bénéficie d’une balle courte

Le joueur A bénéficie d’une balle courte qui rebondit dans le carré de service. Il en a profité jusqu’à présent pour jouer des attaques longues en C3 ou en C4. Le joueur B, qui se maudit d’avoir une nouvelle fois joué trop court, anticipe l’attaque de A et recule pour jouer plus facilement son coup de défense. Le joueur A, qui a remarqué que B reculait n’a plus qu’à jouer en C1 ou C2 pour fortement déstabiliser B et prendre un avantage presque définitif.

Il est possible d’améliorer encore ce schéma tactique en jouant son amortie dans le replacement adverse.

Si le joueur B anticipe la balle en C3 et démarre dans ce sens, le joueur A amortira croisé court en C2. Le joueur B, contraint à un double changement de direction latéral et d’arrière en avant, aura pris un tel retard que bien souvent il n’essayera même pas de courir pour jouer la balle.

Cela marche aussi dans l’autre sens quand B anticipe la balle croisée en C4. A joue alors en C1, son coup imparable (si l’amortie est bien réalisée).

Vous pouvez voir aussi sur le schéma, qu’il est préférable de tenter l’amortie quand la distance entre soi et le filet (d2) est largement inférieure à la distance entre le filet et le replacement de votre adversaire (d1).

Que faire après l’amortie

Après avoir joué une amortie, il y a deux options : avancer ou reculer.

Si vous avez suivi mes consignes précédentes, vous êtes situé dans une zone très avancée du terrain, dans laquelle les balles sont très difficiles à négocier. Il vous faut donc faire le choix de suivre votre amortie au filet ou bien de reculer pour passer votre adversaire venu bien malgré lui au filet.

Ma préférence personnelle est de suivre systématiquement mes amorties au filet, car en reculant on s’expose à la contre-amortie.

Ce qui me donne l’occasion de vous donner un dernier conseil.

Une fois l’amortie quelque peu maîtrisée, exercez-vous à cette variante qui pourra vous être très utile si vous êtes victime vous-même d’une amortie : la contre-amortie. Cette contre-amortie, si elle est bien réalisée, réduit les angles et possibilités de répliques de votre adversaire qui aura bien du mal à vous donner autre chose à jouer derrière qu’une volée facile.

Si vous souhaitez optimiser votre jeu vers l’avant je vous conseille de prendre connaissance des 7 erreurs à ne pas commettre quand vous montez au filet.