K’eskon attend ?

Le journal des impatients

Gratuit

Nucléaire, Végétarisme, Oyron…

Novembre 2015

Edito : Début du massacre… 
 

Sommaire : 
p3 :  La cigare e 
p4 –5 : Etre le nouveau 
p6 à:9 : Dossier sur le nucléaire 
p 10‐11 :  Le végétarisme 
p 11‐12 :  Le Derby  
p 13 : Silence, marione es  
p 14‐15 : Aviron et ping‐pong  
p 16 : Régisseur de salle 
P17 : Fes val de la poule 

 

p 18‐19 :  Château Oiron

Quand moins de 2 %de la popula on française imposent sa loi… La 
chasse est ouverte : Tous aux abris !! 
A Keskon A end, on aime le mois de novembre. D'abord parce que 
c'est le premier numéro de l'année. Ensuite parce que c'est aussi le 
grand moment des promenades en forêt, où on vient chercher les 
derniers vrais contacts avec la Nature avant l'Hiver. Encore faudrait‐il 
pour que notre bonheur soit complet, que ces promenades ne se 
transforment pas en retraite précipitée devant les coups de feu qui 
pétaradent partout autour de nous... 
Les chasseurs ne respectent pas vraiment la réglementa on. Passer 
tout près des maisons avec les chiens qui s'introduisent chez les habi‐
tants,  rer dans la direc on des habita ons ou des routes,  rer en 
l'air etc. Parfois les chasseurs sont même agressifs envers des per‐
sonnes qui se promènent en forêt, ramassent des champignons ou 
font leur foo ng du ma n. 
Il paraît même que les chasseurs peuvent tuer un animal chez vous. 
Imaginez un sanglier qui vient se réfugier dans votre jardin et qu'un 
chasseur le tue devant vous, chez vous, et sans aucune gêne ! A pen‐
ser qu'on n'est même plus vraiment chez soi… 
Pour le plaisir de tuer, les chasseurs lâchent des faisans ou des per‐
drix (élevés par l'homme) et les laissent revenir à « l'état sauvage » 
sinon ce n'est pas drôle de tuer une bête qui ne se défend pas… Sauf 
que évidemment il y a des prédateurs dans la forêt, renards, blai‐
reaux, fouines, martres ; avec un supermarché de volailles à leur dis‐
posi on, ces animaux ne peuvent pas résister.Donc les chasseurs 
pour être certains que leurs « joujoux » ne se fassent pas manger, 
vont tuer les prédateurs naturels. Donc aujourd'hui dans nos forêts 
vous trouverez essen ellement des volailles pas vraiment sauvages et 
rien d'autre… Normal ? 
Chaque année environ 40 morts liées à la chasse. Des chasseurs qui 
rent sur des véhicules, sur des promeneurs, sur d'autres chasseurs… 
Tout ça juste pour le plaisir de tuer !! Cela donne envie d'aller se  
promener en forêt…                                                       Laurène Cavailler 

Journalistes : Pauline Baert, Fiona Berthault, Jus

ne Bodin, Mar n 

Bureau, Nathan Fournier, Clément Bonneau, Quen n Cholet, Gabin Santer, 
Alexis Jouffriault, Jus ne Grollier, Mélanie Grelier, Nicolas Verdin, Marie  
Doret, Alexandre Cuvert, Maxence Lalé, Laurene Cavallier,  Léa Chapelet, 
Julien Lacroix, Angelina Milloux, Anyssa David,  Cyrille Gabard et Tiffany Theret. 
Directeurs de publica on :   Jacques Arfeuillère et Séverine Lenhard  

 
Toutes les photos ©keskon a end, No‐
vembre 2015. Imprimé à 900 exem‐
plaires par Jouve, 733 rue St Léonard, 
53100 Mayenne.      ISSN : 2107‐5190                       
Collège René Descartes, 98 bd Blossac, 
86 106 Châtellerault.  
Projet soutenu et financé exclusivement 
par la ville de Châtellerault, Merci à 
eux ! Partenariat avec le « 4 », pour des 
ateliers vidéo avec José Bourdon et des 
ateliers images avec Aïssa  Kandila.        
 
Merci ! 

Pas de fumée sans feu 
La hausse des prix, les paquets neutres, les grèves des buralistes, beaucoup de choses ont 
changé dans le monde de la cigare e ces derniers temps. Nous nous sommes donc intéressés 
aux ados fumeurs. Pourquoi fument‐ils ? Avec quoi paient‐ils leurs paquets ? Voici les ré‐
ponses d’une fumeuse et d’une ancienne fumeuse, que nous appellerons M et L, l’ado fu‐
meur étant encore souvent incognito. 
Pourquoi fumes‐tu ? 
Témoin L : Je ne sais pas vraiment. 
C’est difficile à expliquer. 
Témoin M : Je fume pour décom‐
presser à la fin de la journée. Pour 
me détendre et oublier les pro‐
blèmes. 
  
Connais‐tu les risques ? 
L : Oui, je les connais et c’est une 
des raisons qui m’a poussée à arrê‐
ter de fumer. 
M : Bien sûr,  les cancers des pou‐
mons, de la gorge, etc. Mais ça ne 
me fait pas peur ! 
  
Penses‐tu arrêter 
de fumer un 
jour ? 
L : J’ai déjà arrêté 
de fumer. J’ai arrê‐
té car j’avais de plus 
en plus de mal à 
respirer, je ne me 
sentais pas bien. 
M : Je pense que je ne 
m’arrêterai jamais de 
fumer. Je trouve ça cool 
et puis de toute façon, 
j’ai déjà commencé. 
 Tes parents sont‐ils au 
courant ? 
L : Oui, ils le savaient et 
ils n’aimaient vraiment 
pas que je fume. 
M : Juste ma mère le 
sait. 
  
Avec quel argent fi‐
nances‐tu tes paquets ? 
L : Je les achetais avec 
l’argent de mes parents 
même s’ils étaient 
contre. 
M : J’achète mes pa‐

quets avec mon propre argent, mes 
économies. 
  
Tu fumes beaucoup, souvent ? 
Avec d’autres personnes ? 
L : Non, je fumais de temps en 
temps et parfois avec des 
amies. 
M : Je fume tous les ma ns, 
tous les soirs et souvent le 
midi. Je fume avec L et 
d’autres personnes. 
Je fume aussi 


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© C

toute seule mais beaucoup moins 
souvent. 
  
Avais/as ‐tu déjà essayé d’arrêter 
de fumer ? 
L : Avant que je ne m’arrête défini‐
vement, non. Ça a 
été un peu dur au 
début mais je le 
voulais vraiment 
alors finalement j’ai 
arrêté de fumer. 
M : Oui, j’ai déjà 
essayé d’arrêter de 
fumer mais c’était trop 
dur, je n’y suis pas arrivée. En 
plus les patchs, pas lles etc. 
sont très chers. 
  
L’expérience du témoin A 
nous a appris qu’il 
était possible d’arrê‐
ter de fumer si on le 
souhaitait vraiment. Il 
faut savoir que des 
services ont été mis en 
place par le gouverne‐
ment pour aider les fu‐
meurs à arrêter de fu‐
mer. La majorité des 
fumeurs ont du mal à 
expliquer la raison qui les 
pousse à fumer. Certains 
fument pour décompresser, 
se changer les idées comme 
le témoin M mais d’autres 
fument aussi pour combler un 
manque ou encore pour imiter 
les autres. Ce qui est sûr, c’est 
que c’est une vraie contrainte 
que l’on s’impose à soi‐même. Le 
meilleur reste encore peut‐être 
de ne pas commencer à fumer.    
 
Jus ne Grollier et Angelina Milloux 

Être nouveau, nouvelle :         
pas si facile ! 
Être nouveau, ce n 'est pas une tâche facile, jamais. Qui er ses repères, parfois même 
qui er sa maison, sa ville, voire son pays, c'est dur. Etre mal accueilli, ça l’est encore 
plus : on fait payer au nouveau, à la nouvelle de ne pas appartenir aux groupes déjà for‐
més et on n’hésite à en faire un bouc‐émissaire d’autant plus facilement qu’il est fragili‐
sé par son absence de repères.  Certains ont bien voulu raconter leur expérience. Voici 
leur récit pour faire changer, si on peut, notre manière d’accueillir.  

Anyssa 

Thomas a changé d'école à mul ples 
reprises, à cause du travail de son 
père qui est gendarme. D'après lui, il 
a perdu beaucoup... son club de 
sport, ses amis, en bref, ses repères. 
C'est d'ailleurs ce qui lui manque le 
plus : ses anciens amis. Il était donc 
plutôt triste de qui er tout ça, mais 
il n'avait pas le choix. 
 
L'intégra on 
Son intégra on a été plutôt simple, 
d'après lui. Les gens ont été accueil‐
lants avec lui, et même si les débuts 
ont été un peu difficiles, ça s'est bien 
passé. Il s'est vite fait des amis dans 
sa classe et ailleurs, et malgré son 
manque d'orienta on au sein de 
l'école, il y a vite pris des repères, et 
est content de son changement. 
Ce qui a été plutôt difficile, c'était de 
voir qu'il n'était pas sur les listes de 
rentrée, et les papiers administra fs 
n'ont pas été une par e de plaisir, 
même si c'étaient ses parents qui 
s'en occupaient.   
 
Ses impressions 
Thomas a déjà été un nouvel élève 
quatre fois dans sa vie ! On ne peut 
pas dire que les changements 
d'école, il n'y a pas été habitué ! Il 
sait d'avance qu'il devra rechanger 
d'établissement bientôt, et est donc 
préparé psychologiquement à 
l'avance. Il a confié que ça ne le dé‐
rangerait plus de changer, qu'il était 
maintenant habitué, et a même ajou‐
té que quand il y a un nouveau dans 
sa classe, il l'accueille avec grand 
plaisir. 

 
Anyssa a changé d'école en plein milieu d'année de quatrième. Elle a dû 
changer d'école à cause de son beau‐père, qui vivait dans le département, et 
qu’elle a choisi de suivre. Tout comme Thomas, elle a perdu tous ses anciens 
amis, mais son intégra on au sein de la classe s'est faite vite et bien, grâce 
aux gens qui sont venus directement vers elle. Elle avoue quand même que 
lorsqu'elle a appris qu'elle allait changer d'école, elle n'était pas contente. 
Mais aujourd'hui, elle est bien heureuse d'avoir rencontré de nouvelles per‐
sonnes. 
 
L'intégra on 
Elle admet que le premier jour, elle était très anxieuse de ce qui pouvait se 
passer, et qu'elle était un peu perdue. Mais les gens sont tout de suite venus 
vers elle, voulant la me re en confiance, et elle a réussi à me re sa  midité 
de côté pour pouvoir parler aux autres, chose dont elle est fière. 
Elle est absolument comblée de son changement d'établissement, et finale‐
ment, rien ne lui a déplu en tant que nouvelle élève. 
 
Ses impressions 
Pour elle, changer d'école une autre fois, l'embêterait. Elle n'a pas envie de 
qui er sa vie d'aujour‐
d'hui, grâce aux personnes qu'elle a rencontrées 
au fil du temps. Elle a 
confié également, que si un nouvel élève arrivait 
dans sa classe, elle l'ac‐
cueillerait à bras ouverts, parce c'est la réac on 
que les gens ont eu 
envers elle, et elle es me que 
c'est celle qu'elle 
doit avoir envers les 
autres. 

© k’eskon a end 

Thomas  

© Jus ne Gollier 

Noémie et Marie 
 
Noémie et Marie ont toutes les deux été nouvelles. Noémie a changé d'école à cause 
d'un déménagement. Elle a perdu la quasi‐totalité de ses amis dont sa meilleure 
amie qui lui manque le plus. Malgré ce e perte conséquente, Noémie n'est pas mé‐
contente d'avoir déménagé. Marie, quant à elle, est par e de Tahi  pour aller à Pa‐
ris. Elle est restée dans la capitale pendant seulement 6 mois pour ensuite rejoindre 
ses grands‐parents, à Châtellerault. Elle a qui é la Polynésie française à cause du 
coût de la vie élevé de Tahi . Ses parents vendaient des gâteaux mais cela n'a pas 
empêché le déménagement. Elle a perdu ses amis mais ce qui lui manque le plus, 
c'est son grand frère. Elle serait un peu gênée de devoir déménager une troisième 
fois mais "je saurais comment faire" dit‐elle.  
 
L'intégra on 
Pour Noémie, l'intégra on s'est passée sans problème. Elle s'est fait rapidement des 
amis. Les autres sont venus l'accueillir dès son arrivée, ce qui l'a aidée à se faire de 
nouveaux amis. Et malgré des groupes d'amis formés depuis un certain nombre d'an‐
nées, ça n'a pas difficile de s'y intégrer. Pour Marie, ça ne s'est pas passé dans les meil‐
leures condi ons. Etant  mide, elle n'allait jamais vers les autres. Dans la capitale, les 
élèves allaient la voir et non l'inverse. Mais à Châtellerault, seulement quelques per‐
sonnes allaient lui parler. Des amis, elle a mis longtemps à en avoir. Si jamais un nou‐
veau arrivait, Noémie et Marie iraient le voir mais pas pour les mêmes raisons. "Je l'ac‐
cueillerais comme on a fait pour moi" dit Noémie. Quant à Marie, elle dit qu'elle "irait 
le voir pour qu'il ne soit pas seul" car pour elle, "personne ne mérite d'être mis à 
l'écart comme je l'ai été".  
 
Ses impressions  
Noémie dit que sa situa on de nouvelle ne l'a pas dérangée. En revanche, ce qu'elle 
n'a pas apprécié ce sont "les remarques sur moi alors qu'on ne me connaissait pas" dit‐
elle. Marie elle, a détesté sa situa on de nouvelle. La manière dont les gens réagis‐
saient envers elle, son intégra on, le fait de devoir qui er une pe te île pour Paris. 
Toutes ces choses réunies ne lui ont pas plu du tout. Mais aujourd'hui, avec du recul, 
elle se dit que ce changement n'a pas été si horrible que ça et qu'il a eu des effets bé‐
néfiques sur sa personnalité.  

Cyrille 
 
Cyrille a changé d’école à la 
fin du CE2. Son père travail‐
lait dans sa première école. 
Lorsqu’il a changé d’école, 
Cyrille l’a suivi à cause des 
complica ons de trans‐
ports. Elle n’a pas perdu 
beaucoup en partant, étant 
donné qu’elle préférait 
rester seule,  elle n’avait 
pas beaucoup d’amis. Cy‐
rille se souvient qu’elle re‐
gre ait juste les grandes 
cours et les dames de la 
can ne.  Cyrille était heu‐
reuse de changer, elle n’ai‐
mait pas son ancienne 
école. 
 
L’intégra on 
Ce n’était pas dur de s’inté‐
grer dans sa nouvelle école 
puisque Cyrille connaissait 
déjà quelques personnes et 
que son père travaillait 
dans l’école. Les autres 
élèves ont bien accueilli 
Cyrille, ils sont directement 
venus la voir pour se pré‐
senter. Au départ, Cyrille 
s’est sen e légèrement 
perdue mais tout s’est vite 
arrangé. Le plus difficile au 
niveau de l’intégra on, 
selon elle, a été d’entendre 
les autres discuter de ce 
qu’ils avaient fait avant, 
sans qu’elle l’ait elle‐même 
vécu.  
 
Ses impressions 
Cyrille a vraiment apprécié 
sa situa on de nouvelle. 
Elle serait prête à redevenir 
nouvelle s’il le faut ; après, 
tout dépendra de la situa‐
on. Si un nouveau arrivait 
elle irait le voir, malgré sa 
midité,  et se présenterait 
mais seulement si il ou elle 
est dans sa classe. Cyrille 
semble ne pas regre er les 
changements qui ont bou‐
leversé sa vie.   
 

Dossier : Jus ne G., 
Marie D., Nicolas V.  

« 

J'y suis allée, je suis revenue bouleversée »
Fukushima, c'est loin, c'est au Japon, ça ne nous concerne pas. D'ailleurs qui voit au‐
jourd'hui, des images d'après la catastrophe ? Qui parle encore de ce 11 mars 2011 qui 
a vu un séisme entraîner un tsunami qui lui‐même entraîna l’accident nucléaire le plus 
terrifiant de l’histoire ? Hélène Shemwell fait par e de ceux qui n'ont pas oublié. Con‐
seillère régionale, elle est même allée au Japon, sur place, pour constater les dégâts. 

Ils ont eu énormément 
de chance ce jour‐là. Le 
vent venait du nord et il 
a entraîné 90% de la 
radioac vité vers l’océan. S’il était 
venu de l’est, c’est tout le Japon qui 
aurait été contaminé à forte dose !»  
Hélène Shemwell n’en revient tou‐
jours pas : ce qui est arrivé à Fukushi‐
ma fait froid dans le dos. La catas‐
trophe, déjà extrême, aurait pu être 
encore plus importante. 
La conseillère régionale chargée des 
économies d’énergie en région Poitou
‐Charentes est revenue bouleversée 
de son voyage à Fukushima au japon 
en 2012.Elle est restée là‐bas 3 jours 
et a pu rencontrer les familles vic‐
mes de cet accident nucléaire. Et 
constater leur détresse. « Sur 80000 
enfants de la région, il y en a 39 % qui 
ont déjà des problèmes de tyroïde », 
dévoile‐t‐elle par exemple. C’est dire 
qu’on n’est pas au bout du nombre 
des vic mes provoquées par les con‐
séquences de cet accident. D’autant 
qu’Hélène explique aussi qu’on a dé‐
cidé de cacher au maximum ces con‐
séquences : « Il y a un accord entre 
l’organisa on mondiale de la santé 
(OMS) et l’agence interna onale de 
l’énergie atomique pour ne pas faire 
le lien entre les problèmes de santé et 
la radioac vité». Alors Hélène a déci‐
dé de témoigner aussi souvent qu’elle 
peut pour que tout ceci ne tombe pas 
dans l’oubli. «On n’en parle pas. Le 
japon a décidé depuis janvier 2015 de 
ne plus dévoiler d'informa on sur le 
nucléaire, les informa ons sur le nu‐
cléaire sont devenues secret d'état».  
Et la popula on locale n’accepte pas : 
«Crachez‐nous toute la vérité à pro‐
pos de Tchernobyl » lit‐on sur les pan‐
cartes des manifestants qui veulent 
savoir à par r de l’expérience de 

Tchernobyl il y a 25 ans, ce qui les 
a end au Japon.   
 
Une situa on drama que 
 
Mais le gouvernement japonais est 
loin d’être transparent pour ne pas 
dire qu’il ment à la popula on. Ainsi, 
aux  abords de la zone contaminée, il 
a mis en place des compteurs Geiger 
(qui calculent la radioac vité) pour soi
‐disant informer la popula on. «Nous 
sommes venus avec nos propres appa‐
reils», raconte Hélène Shemwell. «Et 
le compte n’y était pas : nos comp‐
teurs indiquaient des doses beaucoup 
plus fortes que les leurs : l’explica on 
est simple,  les compteurs étaient 
truqués, montés sur des plaques 
d’acier qui les isolaient du sol».  
La vie quo dienne là‐bas est devenue 
absurde. Hélène a rencontré une as‐
socia on de femmes qui expliquent 
ce que ça veut dire une vie de famille 
après l’accident nucléaire. «Les en‐
fants sont cloitrés à l’intérieur des 
maisons, ne peuvent plus jouer de‐
hors. On est obligé, une fois par mois 
de les emmener en excursion pour 
qu’ils connaissent l’air libre », rap‐

porte Hélène.   
L'entreprise responsable de la catas‐
trophe, Tepco,  a  aidé les familles qui 
n’avaient plus de logement mais ils 
n’ont pas pu reloger tout le monde. 
L’état a dû aider et dépense des 
sommes énormes : 400 milliards  de 
yen (soit 2959200000 €) ont déjà été 
dépensés. 
 
Une situa on chao que 
 
Ce qui est terrifiant, c’est qu’on se 
rend compte sur place qu’on ne sait 
pas comment réparer. Par exemple, 
TEPCO a pensé ne oyer le sol en ra‐
clant la terre, sachant que la radioac‐
vité est concentrée à la surface.  Ils 
ont tout mis dans des sacs, puis ils ont 
entreposé ces sacs dans 54000 dé‐
charges à ciel ouvert dispersés aux 
alentours de la centrale, sur des par‐
kings, dans les jardins… Mais avec la 
pluie, l'eau s’infiltre dans le sol et 
répand de la radioac vité dans tout le 
sol et même dans les cours d'eau ce 
qui fait l'agriculture n'est plus pos‐
sible.   (…) à suivre page suivante 
  
 

© k’eskon a end 

«

Economiser? 

© k’eskon a end 

Les japonais ont pu fermer leurs centrales après l’accident de Fukushima en réussissant à ré‐
duire leur consomma on d’électricité. Le 5 mai 2012 à 16h avec la fermeture du réacteur de 
Tomari, ils ne comptaient plus aucune centrale sur leur sol. Ils ont notamment réussi à ré‐
duire de 18% ce e consomma on pour combler en grande par e les 28 % d’électricité d’ori‐
gine nucléaire auxquels ils voulaient renoncer. Nous posons donc la ques on : à quoi seriez‐
vous prêt à renoncer pour fermer une centrale, quelles économies accepteriez‐vous de faire ? 

ous avons posé ce e 
ques on à plusieurs 
personnes dans la rue, 
un peu par surprise, sur 
le principe de la réponse réflexe, 
sans trop de réflexion, juste pour 
voir ce qui venait en premier 

à l’esprit. 
Les ré‐
ponses qui 
sont reve‐
nues le plus 
souvent 
sont sans 
surprise. On 
parle bien 
sûr souvent 
d’éteindre 
la lumière le 
plus pos‐
sible, de ne 
pas me re 
le chauffage 
inu lement. 
On entend 
aussi, mais 
moins fré‐
quemment, 
d’enlever 
les pan‐
neaux publi‐
citaires 
(mais là, c’est vrai, on ne peut parler 
d’un effort personnel). Tout le 
monde recommande de bien isoler 
les maisons et certains savent qu’il 
ne faut pas laisser en veille les appa‐
reils « nouvelles technolo‐
gies » (téléphone portable, table es, 

(…)  suite de l’ar cle page 6 
 
Et il faut ajouter que la catastrophe n’est pas 
terminée ! Durant le séisme et le tsunami, le sys‐
tème de refroidissement du réacteur a été endommagé 
et ne fonc onnait plus. Alors, pour éviter que le réacteur 
entre en fusion (comme à Tchernobyl), ils ont dû l’arroser 
avec de l'eau. Depuis, chaque jour, on déverse 300 
tonnes d’eau sur les cuves des réacteurs pour les refroi‐
dir. Il a fallu construire des citernes de stockage. Mais vu 
que la demande était énorme, ils ont construit des ci‐
ternes qui ne sont pas étanches et l’eau radioac ve 

ordinateurs..). Toujours un peu loin 
des efforts personnels, beaucoup 
suggèrent de me re des détecteurs 
de lumières qui se coupent dans les 
halls, de fermer le chauffage quand 
on ouvre les fenêtres, d’u liser des 
ampoules à basse consomma on, de 
diminuer la consomma on de 
l’éclairage dans les villes. 
Et pourtant si Isabelle, une passante 
résume bien la bonne volonté am‐
biante en disant : « Je suis prête à 
faire des économies de lumières pour 
fermer une centrale », peu ont été 
précis sur l’effort qu’ils étaient prêts 
à consen r de façon individuelle. 
Limiter sa fréquenta on d’Inter‐
net ?  Baisser le chauffage de deux ou 
trois degrés dans sa maison et me re 
un pull ? Renoncer aux bains pour 
consommer moins d’eau chaude ? 
Dans la vie de tous les jours, on 
s’aperçoit que ce n’est pas forcement 
simple de penser à toutes ces pe tes 
choses qui pourraient pourtant aider 
à fermer quelques centrales… Il faut 
savoir ce qu’on veut pourtant : 
l’énergie dont on sait qu’elle ne pol‐
lue pas, c’est quand même l’énergie 
que l’on ne consomme pas.      
     Mélanie Grelier 

s’écoule désormais dans l’océan. En 2013 on commence 
à retrouver de poissons radioac fs en Amérique. On peut 
imaginer que ce e radioac vité a traversé l’Atlan que 
aujourd'hui.  «On en sait pas quoi faire de ce e eau, 
comme on ne sait pas quoi faire des déchets, comme on 
ne sait pas démanteler les centrales», conclut Hélène 
Shemwell. «C’est sans solu on…» 
 
Merci à  Hélène Shemwell d'avoir répondu à nos ques‐
ons. 
Alexis Jouffriault  et Alexandre Cuvert

Une centrale nucléaire,   
comment ça fonc onne ?       
Pour les uns, c’est le top du progrès, c’est propre, sûr et on ne peut s’en passer. Pour les 
autres, c’est l’horreur absolue et ces montagnes de béton cachent la mort de l’humanité. 
C’est en tout cas, pour les non‐scien fiques, beaucoup de mystère. Nous, nous contenterons 
de répondre simplement à la ques on : comment ça marche ? Pour la ques on, « est‐ce dan‐
gereux ? », nous laissons les témoignages du dossier tenter de répondre.   

ne centrale nucléaire fonc onne grâce à 
la fission nucléaire. La fission nucléaire 
est une réac on due à l'uranium qui est 
stocké dans le réacteur. Bon, d’accord, 
mais la fission nucléaire qu'est‐ce que c'est ? 
Eh bien, c'est une réac on qui a pour but de 
« collisionner » (boum !) un neutron avec un noyau 
d'uranium, comme deux voitures qui se rentrent 
dedans. Dans le choc, le noyau d'uranium devient 
instable et se divise en deux « restes de fission » (qui 
sont radioac fs), trois neutrons en produisant en 
plus de la chaleur. Les neutrons créés vont à leur 
tour se collisionner avec d'autres noyaux d'uranium : 
comme dans un carambolage sur l’autoroute, un 
choc en entraîne un autre etc., etc., c’est ce qu’on 
appelle une réac on en chaîne. 
 
C’est chaud, très chaud !   
 
Une centrale nucléaire u lise ce fonc onnement 
pour créer de la chaleur, beaucoup de chaleur : à 
tre compara f, une tonne de pétrole libère une 
énergie de 42 millions de Joules, alors que la fission 
de seulement 1g d’uranium libère 72,6 milliards de 
Joules. Ce e chaleur est u lisée pour chauffer l'eau 
d’un circuit primaire qui est envoyé dans un généra‐
teur de vapeur. Le générateur à vapeur u lise l'eau 
du circuit primaire pour chauffer l'eau du circuit se‐

condaire est la transformer en vapeur sans toucher 
directement l'eau du circuit primaire qui est radioac‐
ve. 
Tout ça est stocké dans une enceinte de confine‐
ment. L'eau du 2eme circuit, transformée en vapeur 
entraîne une grosse turbine qui est reliée à un alter‐
nateur qui va produire l'électricité. Ouf, on y arrive ! 
C’est comme si on récupérait la vapeur d’une grosse 
coco e‐minute pour chauffer de l’eau et faire de la 
vapeur qui entraîne une turbine… 
Mais ça n'en reste pas là,  car il faut refroidir le cir‐
cuit secondaire et c'est là qu’intervient le 3eme cir‐
cuit. Ce circuit via le condenseur va refroidir le 2eme 
circuit en u lisant 
l'eau qui est refroidie 
par les grandes chemi‐
nées (appeler aéroré‐
frigérante). Normale‐
ment le 3eme circuit 
ne doit pas être en 
contact avec la ra‐
dioac vité. Une vraie 
histoire d’eau, sauf 
que là, y a de la ra‐
dioac vité avec la‐
quelle il vaut mieux ne 
pas jouer…  
 Alexis J. 
Illustra ons wikipédia 

Et si l’accident était à Civaux ? 
Vous le savez peut être que vous habitez à proximité d’une centrale nucléaire : celle 
de Civaux. Que pas loin, d’ailleurs, il y aussi celle de Chinon. Donc, comme à Fukushi‐
ma, le risque nucléaire est présent même si nous ne vivons pas en bord de mer et que 
l’accident, si accident il y a, ne peut être dû à un tsunami. Nous avons voulu savoir ce 
qui arriverait en ce cas. 

a centrale nu‐
cléaire de Civaux 
est située sur le 
bord de la 
Vienne. Ce e rivière lui 
permet de refroidir ses réac‐
teurs. Mais à cet endroit, la ri‐
vière est, en été, régulièrement 
trop basse ; ce qui oblige le per‐
sonnel de la centrale à couper un 
réacteur, ou les deux quand 
l’eau de la Vienne ne permet 
plus au système de 
refroidissement de 
fonc onner. Le risque 
ne viendrait pas de là si 
un jour il y a avait un 
problème mais plutôt d’une er‐
reur technique ou pourquoi pas, 
d’un a entat. 

Au Collège ? 
 Nous sommes aussi dans la zone à 
risque et nous avons voulu savoir 
quelles étaient les procédures pré‐
vues pour les établissements sco‐
laires. En prenant notre collège 
comme exemple.  Nous avons rencon‐
tré Philippe Mignien, le principal, 
pour savoir s’il y avait des consignes 

tenir un certain temps,  le temps que 
les autorités donnent l’ordre d’éva‐
cuer. Confinement, ça veut dire qu’il 
faut scotcher les fenêtres, les 
portes pour limiter l’exposi on 
aux radia ons. Il paraît qu’il y a 
donc du scotch à tous les 
étages pour ça. 
Il faut aussi 
former une 
cellule de 
crise avec tous 
les chefs de 
l’établissement dans un 
lieu où il y a de quoi com‐
muniquer avec les autori‐
tés mais ce e cellule a 
l’obliga on de de‐
mander aux 
parents de 
ne pas ve‐
nir cher‐
cher leurs 
enfants. 
Dans les cou‐
loirs, des profes‐
seurs sont disposés 
pour limiter les 
mouvements de pa‐
nique. 

© k’eskon a end 

Que se passerait‐il en cas de 
problème ? Eh bien, une zone 
d’environ 30 kilomètres de 
rayon à vol d’oiseau serait 
évacuée ce qui correspond  à la 
distance entre Poi ers et Civaux. 
Ensuite une zone plus large de 80 
kilomètres de rayon, c’est‐à‐dire de 
Civaux jusqu’à Loches ferait l’objet de 
mesures par culières et ce e zone 
peut même aller jusqu’à 150 kilo‐
mètres en cas d’importante irradia‐
on. Châtellerault serait donc dans 
les zones concernées car elle est à 42 
kilomètres de Civaux. 

en cas d’accident à Civaux ou  de 
fuites qui nous me raient en 
danger. Et en 
effet, il y a 
des règles 
qui sont 

toutes 
répertoriées 
dans un livre. Dans ce 
livre, il y a aussi les règles en 
cas d’incendie ou d’accident chi‐
mique. 
Dans le collège René Descartes, 
l’alerte serait de 3 coups de corne de 
3 secondes chacun. La principale me‐
sure consiste alors dans un confine‐
ment de tous : il s’agit de regrouper 
toute la communauté dans les plus 
grands bâ ments où il y a de quoi 

Les entraînements ne sont pas prévus 
tous les ans et ils sont plus rares que 
les alertes incendie. Ces exercices 
sont ne sont pas annoncés précisé‐
ment : il faut éviter les paniques inu‐
les. Mais Philippe Mignien es me 
que « les mouvements de panique 
peuvent être intéressants à simuler » 
si on veut pouvoir y faire face. En tous 
cas toutes les règles sont écrites noir 
sur blanc sur le livre où il y a toutes 
les règles. Espérons que ce livre ne 
serve jamais. 
 Maxence Lalé et Nathan Fournier 

Végétarien : un engagement 
L’actualité récente a mis le sujet en évidence : le végétarisme peut être une voie pour 
se maintenir en bonne santé. Mais pas que ! On peut aussi choisir ce e façon de s’ali‐
menter par engagement pour soi et pour les autres. Pourquoi devient‐t‐ont végéta‐
rien, comment est‐on végétarien en famille, et pourquoi le végétarisme a du mal à se 
développer. Rencontre d’une végétarienne,  Ka a Forner Cavallier 45 ans, pour ré‐
pondre à toutes ces ques ons. 

riches, céréales qui perme raient 
de nourrir beaucoup plus de per‐
sonnes, u lisées telles quelles, si on 
ne les transformait pas en viande. Si 
on réduisait notre consomma on de 
viande, on  pourrait réussir à nourrir 
tout le monde.« Ne plus du tout 
manger de viande est une bonne 
chose, en tout cas je le fais sciem‐
ment et avec bonheur »conclut Ka a 
Forner Cavallier. 

© k’eskon a end 

Être végétarien 
en famille 

Pourquoi deve‐
nir végétarien ? 
 Il y a des raisons mul ples à cela. La 
première, c’est sans doute la 
souffrance animale. Celle‐ci n'est 
peut‐être pas connue de tous mais 
en effet les animaux ne sont pas 
respectés dans le monde de l’éle‐
vage où on ne prend pas en compte 
leur sensibilité. Beaucoup de gens 
ne veulent pas imaginer ce qu'ils ont 
dans leurs assie es ni faire de re‐
cherches car ils ont peur d’être dé‐
goûtés : c’est ce qu’on appelle 
l’ignorance volontaire. C’est pour 
cela que les aba oirs sont loin des 
regards : personne n'a envie de sa‐
voir comment l'animal est tué 
même si on le mange.  « Seriez‐vous 
capable de tuer un animal et de le 

manger intégralement comme un 
vrai carnivore le fait dans la na‐
ture ? » demande Ka a. 
Tous ces élevages et aba oirs pol‐
luent aussi énormément… On n’en 
parle pas beaucoup non plus mais il 
faut savoir que l’élevage est une des 
raisons du dérèglement clima que 
du fait des gaz à effet de serre déga‐
gés. Et on ne parle pas des nitrates 
dont on connaît les nuisances dans 
des zones comme la Bretagne où on 
trouve une concentra on impor‐
tante de porcs.   
Enfin, en mangeant trop de viande, 
il faut savoir que l’on affame des 
millions de personnes à l'autre bout 
de monde…Car aujourd'hui pour 
nourrir les animaux des élevages, 
des céréales du monde en er sont 
u lisées en France, dans les pays 

10 

 Est‐ce facile à gérer quand on est 
parents ? Ka a répond là encore 
avec des détails. « Etre végétarien 
n'est pas toujours facile surtout avec 
la famille. Préparer un steak, des 
frites et quelques légumes, c'est 
rapide et facile, alors que de prépa‐
rer un repas végétarien c'est plus 
long et beaucoup plus compliqué…
Pour cuisiner végétarien, il faut que 
les plats soient équilibrés et un mini‐
mum diversifiés pour ne pas avoir de 
carences. »  Et d'ailleurs, on mange 
quoi du coup ? « Tout sauf de la 
viande ; donc des céréales, des lé‐
gumes et des fruits. On peut aussi 
tout à fait manger des produits lai‐
ers et des œufs même si ce n'est 
pas vraiment respectueux envers les 
animaux... » Le problème se pose 
quand on doit manger ailleurs que 
chez soi, dans la famille, au travail… 
Là, on risque de ne pas trouver 
grand‐chose à manger : « Il vaut 
mieux emporter », conseille Ka a.  
(…) À suivre page suivante 

Suite de l’ar cle p.10 (…) 

Une associa on militante : 

Les freins au développement du végéta‐
risme 

L214 

Les conven ons sociales freinent beaucoup le végétarisme : « 
Assumer son végétarisme n’est pas facile », remarque Ka a. 
« Les gens vous regardent d'un autre œil quand ils l’appren‐
nent». En effet le végétarisme n'est pas toujours bien vu 
et peut vite vous me re à l’écart, ce qui rend difficile 
le fait de s'assumer végétarien en société. 
Et puis, il y a les nutri onnistes qui disent 
qu'il faut manger de la viande de temps 
en temps même si cela provoque des 
maladies (diabète, maladie cardio‐
vasculaire). « C'est beaucoup plus 
simple pour un restaurant ou une 
maîtresse de maison, de cuisiner de 
la viande mais on peut le faire 
quand on sait que pour assimiler 
des protéines,  il faut associer 
des céréales et des légumineuses 
» explique Ka a. 
Laurene Cavallier  et                
Cyrille Gabard  

 L'associa on L214 est une associa on qui milite pour es‐
sayer de faire prendre en compte la souffrance animale et 
dénoncer les dérives de l’élevage. Elle a pour prési‐
dente Brigi e Go ere. Ce e personne a 
déjà dénoncé le scandale des œufs, la 
torture des canards et des oies pour les 
fêtes de fin d'année et a déjà organisé 
plusieurs manifesta ons. Notamment 
celle contre le projet de construc‐
on de la ferme des milles veaux 
qui serait une véritable usine à 
viande. Ka a était d'ailleurs à 
ce e manifesta on. « Je préfère 
les élevages respectueux des 
animaux, mais on ne va pas du 
tout dans ce sens là » avoue‐t‐
elle. 

Le roller‐derby, ça roule à Poi ers ! 
On connait le film Bliss mais dans l’imaginaire, le sport est bien américain. Le roller‐derby, appelé 
également derby est un sport de contact, assez violent, sur rollers. Il n'est pas très connu en France 
et pourtant on le trouve à Poi ers. Rencontre d’une des coachs de notre équipe régionale. 

© k’eskon a end 

'équipe de Poi ers a été 
créée en Septembre 2013, 
grâce à une étudiante, 
Chloé, qui connaissait ce 
sport et en faisait dans une plus 
grande ville. On peut dire que c'est 

tout récent ! Chloé Ancelin, 30 ans, a 
aujourd’hui trois casque es : 
joueuse, arbitre, et coach. « Un sport 
complet, on tourne en rond sur une 
piste, les pa ns aux pieds et on 
s’a aque les uns les autres ». Elle 
parle de son sport 
  avec passion et on 
peut dire qu'elle 
planifie un peu sa 
vie en fonc on du 
derby. Par 
exemple, lors‐
qu'elle prend des 
vacances et 
qu'elle voyage en 
France, elle 
trouve toujours 
une équipe de 
derby avec qui 
elle peut s’entraî‐
ner et pra quer. 
Et c'est pareil 
pour un peu 
toutes les per‐
sonnes qui s'y 
me ent. 

11 

Avec le sourire aux lèvres, elle nous 
raconte qu'elle croit vraiment en 
l'avenir du derby. « C'est un sport qui 
peut nous rappeler un peu notre en‐
fance. À 5 ans, par exemple, on nous 
apprend à faire du vélo, puis 
quelques années plus tard, à nager, 
et encore quelques années plus tard : 
à pa ner. Cela peut nous remémorer 
pleins de bons souvenirs liés à notre 
enfance ! » explique‐t‐elle. Ce qu'elle 
aime également dans ce sport, c'est 
qu'il n'y a pas de critère vraiment 
important pour pouvoir y par ciper. 
Quelle que soit notre corpulence, ou 
même notre personnalité, on peut 
toujours essayer. Il suffit juste de ne 
pas avoir peur de tomber ! Et pas 
obligé de faire des compé ons, il y 
a aussi des matchs pour simplement, 
le plaisir de jouer. D’ailleurs L'équipe 
de Poi ers ne fait pas beaucoup de 
matchs, mais pra que plutôt pour le 
loisir. C'est donc à nous de choisir ! 
(…) 
À suivre page suivante 

Suite de l’ar cle 
p.11 

Les règles 

(…)  

Il y a deux équipes de minimum 14 joueuses (le 
mieux est d'en avoir un peu plus, au cas où des 
changements doivent se faire). Tout ça se passe 
sur une piste circulaire, où se trouvent cinq 
joueurs de chaque équipe. 

Pas vraiment de 
danger 
 On pourrait pen‐
ser que c'est un 
sport dangereux, 
et pourtant, c'est 
très sécurisé. 
Jamais, depuis sa 
créa on, il n'y a 
eu d'accident 
grave. Pour 
s’équiper, il suffit 
de protec ons 
pour les genoux, 
les coudes, les 
poignets, d’un 
casque, d’un 
protège dents, et 
de pa ns à rou‐
le es, autrement 
appelés « quad 
», et on peut 
commencer à 
pa ner ! 
« Le derby c'est 
très « convivial », 
assure Chloé. 
«  Entre les 
équipes, il y a 
beaucoup d'en‐
traide. Par 
exemple, s'il 
manque des 
joueurs pour 
jouer une compé‐
on, certains 
d'autres équipes 
viennent les rem‐
placer. Une vraie 
famille, avec un 
très bon esprit ! 
Et c'est la même 
chose pour les 
gens qui vont 
voir les matchs, 
et les entraîne‐
ments. Il y en a 
de tous les « 
genres », et c'est 
ce qui montre 
l'ouverture d'es‐
prit qui règne. » 
Marie Doret 

Pour chacune d'entre elles, il doit y avoir  une 
a aquante, reconnaissable à l'étoile sur son 
casque. Son rôle ? Dépasser les joueuses de 
l'autre équipe, qui permet de faire gagner des 
points à son équipe. Il faut aussi quatre blo‐
queuses, qui vont aider l'a aquante. Et par dé‐
fendre, on entend pousser les adversaires. Mais 
a en on ! Pour ça, elles ne peuvent u liser que 
les bras, le buste, et le dos. Le reste du corps est 
interdit. 
Concernant le jeu, il se compose de deux par es 
de 30 minutes chacune, avec une pause de 15 
minutes entre les deux. Et entre‐temps, les 
joueuses peuvent se remplacer. Quant aux ar‐
bitres, il doit y en avoir sept sur pa ns à rou‐
le es sur le terrain, et 10 sans pa ns. 
Il y a même des coupes du monde, chaque 
année ! Grâce à l'augmenta on des garçons 
qui veulent faire du derby, maintenant, une 
année sur deux, c'est un championnat de 
filles, et l'année suivante, c'est un cham‐
pionnat de garçons ! Cet hiver, ça sera au 
tour des garçons. 
Les règles complètes du derby font aux 
alentours de 100 pages. Par conséquent, 
si vous êtes curieux sur le sujet, vous 
pouvez toujours aller sur le site « 5 se‐
conds », qui est le site officiel français du 
derby. Et si vous l'êtes encore plus, vous 
pouvez aller sur le site américain, où 
tout y est encore mieux expliqué, (mais 
tout en anglais) la « WTFDA ». Il y a 
également des pages Facebook, Twi er, et Instagram ! 

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12 

On a ramé pour vous…  
et on aime ça ! 

© k’eskon a end 

Indécis des ac vités extrascolaires, ne vous posez plus de ques ons. Nous avons 
trouvé le sport qu’il vous faut : l’aviron. Après avoir essayé ce sport grandiose, 
voici le récit d’un après‐midi d’aviron  étonnamment spor f. L’aviron est un sport 
méconnu mais pourtant très complet. Nous l’avons testé pour vous. 
aider à  soulever l’embarca on. Nous 
posi onnons le bord du bateau sur 
notre épaule et, tout en le tenant, nous 
nous dirigeons vers le ponton. Nous 
faisons glisser le bateau sur l’eau en le 
poussant. Après ce e délicate opéra‐
on, nous installons nos rames. Le mo‐
niteur nous explique qu’il faut enfoncer 
les rames au maximum dans le dame de 
nage, une sorte d’encoche perme ant 
d’a acher la rame. Enfin nous allons 
rentrer dans le bateau ! On nous ap‐
prend qu’il ne faut jamais poser son 
pied au fond  sous risque que le bateau 
casse. Je pense que l’on re endra vite 
ce e informa on, personne n’a vrai‐
ment envie de se retrouver le pied coin‐
cé dans l’eau à travers le bateau. Cha‐
cun monte sans trop de difficulté. Nous 
empoignons immédiatement nos rames 
ls sont peu à pouvoir revendiquer  avouons‐le.  Nous allons nous entrainer  et essayons de répéter les gestes ap‐
la parfaite connaissance de ce 
dans la salle de sport. Étonnant ? Pas 
pris. D’abord laborieuse, l’avancée de la 
sport et malgré tout l’aviron com‐ tant  que ça. L’aviron, contrairement 
barque se fluidifie. Les rames s’emmê‐
mence à  séduire de plus en plus 
aux préjugés est un sport  physique 
lent et se coincent  mais la pe te 
de monde. Nous avons décidé de voir 
pour lequel un entrainement assez ré‐ équipe se débrouille pour avancer. Un 
par nous‐mêmes comment se déroulait  gulier s’impose. Nous apprenons donc  véritable esprit d’équipe s’instaure. 
une première après‐midi d’aviron. Arri‐ les gestes de base sur une machine de 
vés vers 14 heures, nous rejoignons le  sports spécialisée, un ergomètre. Nous  Un naufrage 
groupe de rameurs  dans le local pour  nous asseyons sur une plateforme cou‐
nous inscrire auprès d’un moniteur. Ces  lissante, installons nos pieds dans les 
Un bruit se fait entendre ; le moniteur 
deniers se présentent chacun leur tour.  espaces prévus et nous accrochons à 
tourne la tête et aperçoit un élève à 
Ils sont une demi‐douzaine au total. Un  une poignée reliée par un fil à l’ergo‐
l’eau. Nous nous approchons pour l’ai‐
d’eux explique aux élèves les règles du  mètre. Notre moniteur nous apprend 
der. C’est un élève individuel, il se re‐
club. « L’entraide » semble  être le 
qu’il faut tendre les jambes, relever le  met assez vite sur son aviron. Un autre 
maitre mot du club. En groupe ou bien  dos puis rapprocher les mains de notre  bateau, à moteur ce e fois‐ci, lui vient 
en individuel, tous doivent rendre ser‐ corps ; ensuite il faut abaisser les mains  en aide. Nous con nuons à ramer pen‐
vice aux autres. Une personne en diffi‐ tout en tenant la poignée, tendre les 
dant un moment puis rentrons au club. 
culté ? Pas de problème, quelqu’un 
bras et plier les jambes. Une fois l’opé‐ Une fois arrivés, nous enlevons les 
arrive immédiatement pour faciliter 
ra on produite plusieurs fois nous nous  rames du bateau et sortons ce dernier 
une manœuvre ou bien expliquer un 
dirigeons vers le local pour prendre le  de l’eau. Nous le lavons tous ensemble. 
mouvement. 
bateau. Avant ça, il faut inscrire dans un  Le moniteur nous appelle pour nous 
cahier le nom du bateau, de ceux qui 
parler.  Il nous félicite et nous récapitu‐
vont l’u liser ainsi que l’heure du re‐
L’entraide 
lons la séance passée. « Une bonne 
tour. 
ambiance ainsi  qu’une ac vité 

Les moniteurs partagent les nouveaux 
élèves en groupe de quatre. Le groupe  Ramer et démarrer 
où nous nous trouvons est composé de 
deux filles et de deux garçons, équitable   Quelques personnes viennent nous 

13 

agréable » racontent les rameurs. Cha‐
cun part de son côté, après s’être dit au 
revoir, de bons souvenirs dans la tête.   

Le tennis de table, c’est à Naintré ! 

La Nautique, un club centenaire 

Le tennis de table à Naintré, c’est à  la «salle Léo 
Lagrange». Et c’est aussi une histoire de 40 ans. 
Rencontre avec l’entraineur et un jeune joueur.  

La Nau que est le seul club d’aviron de la Vienne. 
Créée  en 1903, le club fait par e de la ligue Poitou‐
Charentes composée de 10 équipes. Enrique Ta‐
barres , l’unique entraineur du club, nous a expli‐
qué son fonc onnement. 

© k’eskon a end 

’entraineur du club se nomme Xavier le Corre. Il est 
entraineur depuis 2002, mais seulement depuis 
2008 à Naintré. Il connait bien, cependant ses 
joueurs : « Le meilleur est Philipe Mar n avec 1600 
pts en compé on. Mais le meilleur parcours junior, ce 
sont les filles des ‐11ans championnes du Poitou‐Charentes 
et en plus des joueurs en individuels ». Il est fier des résul‐
tats des uns et des autres et rappelle que le club a déjà 
joué dans des niveaux élevés : «  Karl Pousset, Margaux 
Richard et Lucie Mar n ont déjà joué en championnat d’Eu‐
rope des ‐13ans » 

Il faut dire que le club, c’est une vieille histoire. «Le club 
existe depuis 40 ans », rappelle Xavier. Il a aujourd’hui ses 
quar ers Salle Léo Lagrange après avoir été hébergé long‐
temps à Domine. La vie y est rodée et selon son niveau, on 
s’y entraîne dur. « Les heures d’entrainements varient se‐
lon le niveau : pour les ‐7ans, la durée sera de 1h, 1h30 
pour les catégories et 2h pour le groupe des espoirs ».Les 
entrainements se déroule le mardi soir, le mercredi après‐
midi, le jeudi soir, le vendredi soir et le samedi ma n. »  
Karl Pousset, « l’espoir » 

© k’eskon a end 

capable de rester calme sur 
l’eau lorsqu’on est seul. Au 
départ on peut tomber à 
l’eau mais c’est vraiment 
rare. La difficulté principale 
de l’aviron est sûrement la 
technique. L’appren ssage 
est assez long, les posi ons 
complexes sont dures à ex‐
pliquer. Il y a beaucoup de 
choses à apprendre comme 
redresser le bateau par 
exemple. Pour bien ramer il 
faut environ 1 an. Ça vient 
pe t à pe t mais tout dé‐
pend de soi. Une personne 
peut être toujours au niveau 
débutant au bout d’un an 
alors qu’une autre peut être 
déjà confirmée. Les entrai‐
nements se déroulent du 
mardi au vendredi l’après‐
midi, le samedi et le di‐
manche ma n. L’aviron se 
pra que en individuel (skif) 
ou bien en groupe. Les mo‐
niteurs font faire des exer‐
cices dans les bateaux et les 
sérieuses. L’entraineur nous  rameurs appliquent les con‐
précise que l’on peut aussi  signes tout en avançant. 
faire de l’aviron juste pour  Lorsque des bateaux sont 
le loisir : « C’est le choix de  sor s  il y a toujours un ba‐
chacun. ». Pour les compé ‐ teau de sécurité à moteur 
teurs, environ 2 compé ‐
sur l’eau pour intervenir 
ons sont organisées par 
auprès des rameurs en cas 
mois entre septembre et 
d’accident. 
février ; puis à par r de 
Les licenciés ont vraiment 
mars jusqu’à juillet  il y en a  l’air heureux au club. Ils 
presque une par week‐end. 
sont tous accueillants et 
Chaque club organise des 
enthousiastes. Le club de 
compé ons. 
la Nau que a un bel ave‐
Pour commencer 
nir devant lui.  
On peut commencer l’avi‐
ron  vers 11 ans, il faut  être  Jus ne Grollier 

Karl Pousset, à 12 ans, a déjà rem‐
porté 12  tres de champion et a 
par cipé à des championnats eu‐
ropéens. Il raconte : « J’ai choisi le 
tennis de table parce que c’est un 
sport collec f contrairement à ce 
qu’on croit. Et il permet d’accéder 
à des niveaux importants : j’ai eu 
la chance d’a eindre le stade des 
compé ons européennes qui est déjà énorme pour mon 
niveau actuel. Le plus difficile dans la prépara on d’un 
joueur, c’est l’effort fourni à chaque entrainement. En com‐
pé on, il faut aussi savoir gérer la pression autour de soi. 
Le plus beau  tre que j’ai reçu, c’était le  tre de champion 
du Poitou‐Charentes, il y a 2 ans. Les moments les plus diffi‐
ciles dans ma vie, c’est quand j’ai perdu une finale départe‐
mentale, et que j’étais déçu parce que ce  tre manque à 
mon palmarès de jeune joueur. Pour l’instant, je ne sou‐
haite pas en parler, mais si je peux, je veux aller plus loin 
que mon niveau actuel. Je veux devenir un grand pon‐
giste. » 
Mar n Bureau et Angelina Milloux        
Contact Tennis de table de Naintré : 06.08.16.28.32.  

© k’eskon a end 

© k’eskon a end 

e club a décompté 123 
licenciés l’année der‐
nière. Ce e année, bien que 
le compte ne soit pas en‐
core fait, on es me à 150 le 
nombre de licenciés, donc 
une trentaine de nouveaux. 
Enrique nous explique que 
l’on peut commencer les 
compé ons presque dès le 
début mais juste pour 
s’amuser. Ce sont des com‐
pé ons spécifiques en salle 
avec un ergomètre (machine 
de sport) ou avec des ba‐
teaux plus larges. Ce n’est 
qu’au bout de deux ou trois 
ans qu’un rameur peut com‐
mencer les compé ons 

14 

Silence, on vieillit !  
Un spectacle au Nouveau théâtre, un travail de média on scolaire dans les établissements          
scolaires : grâce à la compagnie belge Night Shop Théâtre, on a pu me re en débat, à Châtelle‐
rault, la vieillesse, Alzheimer et la mort, avec les jeunes. Avec le concours du CCAS et des 3T.  

ilence est une histoire 
d'amour qui a traversé le 
temps entre Elise et Jean : 
ils ont entre 85 et 90 ans, 
ne se parlent pas beaucoup mais ont 
toujours les mêmes gestes de ten‐
dresse, de tendre complicité.  C’est 
le grand âge et Elise commence à 
perdre la mémoire. Jean l'aide 
comme il peut mais c'est compli‐
qué…L'ac on se situe dans une mai‐
son de retraite où les deux passeront 
la fin de leur vie. C’est un vieux 
couple qui compte 65 ans de vie 
commune : ils vivent avec leurs habi‐
tudes, leurs pe ts secrets… 
Silence, c’est une pièce de marion‐
ne es produite par le Night Shop 
Théâtre en  Belgique, et écrite par 
Isabelle Darras, Julie Tenret et Ber‐
nard Senny. Il s'agit d'un spectacle 
qui a pris 3 ans de réalisa on, où les 
auteurs et les comédiens‐
marionne stes se sont servis de 
leurs grands‐parents ou des per‐
sonnes âgées rencontrés en maison 

de retraite (qu’ils appellent Home en 
Belgique) pour créer tout le spec‐
tacle. 

Cela nous fait douter et  on pourrait 
croire à de vrais êtres humains, d’où 
l’émo on. 

Un réalisme troublant 

Avec le CCAS et les 3T   

Pourquoi des marionne es ? Pour le 
silence des personnages : c'est un 
spectacle où l'ambiance fait tout, où 
le moindre geste parle des liens 
entre les personnages, des sen ‐
ments, de la souffrance ou de la nos‐
talgie. Les deux personnages secon‐
daires, les aides‐soignantes, qui sont 
aussi les marionne stes, ne sont là 
que pour accompagner le spectacle, 
introduire un peu de parole, des 
moments de détente aussi. Les ma‐
rionne es sont hyper réalistes : de 
taille humaine, réalisées dans un 
matériau étonnant qui imite à la 
perfec on les visages, elles imposent 
les deux personnages.  A la fin, on en 
oublie totalement les manipulatrices 
grâce à des mimiques du quo dien 
telles que remonter les lune es lors‐
que que l'on lit ou se gra er l'oreille. 

Ce spectacle a été mis en scène pour 
parler des oubliés, des abandonnés 
de la vieillesse. Le spectacle répond à 
une volonté de faire parler des per‐
sonnes âgées qui sont seules chez 
elles ou dans leur maison de retraite. 
Et dénoncer la solitude, c’est appeler 
à mieux connaître un monde que 
l’on a tendance à ne plus fréquenter 
aujourd’hui. En faisant intervenir le 
CCAS avec une animatrice et une 
aide‐soignante dans les établisse‐
ments scolaires, les 3 T qui s’occu‐
pent de la programma on des 
théâtres de Châtellerault, ont eu la 
bonne idée de confronter les adoles‐
cents avec des aînés que l’on cache 
trop souvent parce qu’ils font un peu 
peur. Les mêmes ados, ensuite, au 
spectacle : l’émo on a pu circuler…  
Clément Bonneau 

Les vieux has been ? 
 Quand on met en débat la vieillesse parmi les ados, les avis 
sont très partagés parce que chacun a une expérience diffé‐
rente de la vie avec les personnes âgées.  Beaucoup vous 
diront qu’être vieux, c'est à par r de 80 ans. D'autres vous 
diront que « les vieux, c'est mes grands‐parents vers 60 ans ». 
Et d'autres encore dirons que les vieux, ce sont leurs parents. 
Le rejet 
Il y a en France 5 millions de personnes âgés seules, car elles 
sont rejetées par leurs famille pour cause de maladie trop 
lourdes à gérer ou tout simplement parce qu’elles n’entrent 
pas dans le rythme de vie moderne. 
Certaines personnes sont seules car elles sont devenues 
agressives à cause de la maladie. Et d'autres sont en peine 

15 

santé mais n'ont plus de famille et peu d'amis. 
Les vieux vraiment tout seuls ? 
Il existe heureusement des structures ou des associa ons qui 
essaient de limiter ce e solitude. C’est le cas du CCAS de 
Châtellerault qui organise, outre de nombreuses autres ac ‐
vités, des sor e culturelles comme dernièrement la visite de 
l'Hermione. Mais aussi des sor es plus proches telles des 
balades au parc du Verger. Cependant, malgré ces efforts, 
trop de gens restent seuls chez eux alors que les vieux ont 
énormément de choses à nous apprendre, à nous raconter. 
Alors si vous avez quelques minutes à accorder à un an‐
cien,  ça ne coûte rien, à part un peu de votre temps.  

Un mé er de 
l’ombre  
au service des 
projecteurs  
Dominique Moreau est régis‐
seur de salle. Il travaille donc 
dans l’ombre des ar stes et di‐
rige l’ensemble des techniciens. 
C’est donc une personne très 
importante. Rencontre avec ce‐
lui qui ouvre les portes des 
théâtres de Châtellerault.  
© k’eskon a end 

ominique Moreau exerce 
dans le domaine du spec‐
tacle depuis les années 80. 
Le mé er qu’il exerce n’est 
pas nouveau. Il a débuté au 17ème 
siècle, époque où il n’était pas encore 
reconnu. Dominique y est venu parce 
qu’il a commencé à s’intéresser aux 
mé ers du spectacle vers 15 ans. Il n’a 
pas débuté directement en haut de 
l’échelle mais en tant que technicien 
et il est monté en « grade » au fur et à 
mesure du temps et grâce à des 
stages. Aujourd’hui, il est gérant des 
salles de la CAPC (Communauté d’Ag‐
gloméra on du Pays Châtelleraudais). 
Il a donc quatre salles à gérer qui sont 
l’Angelarde, le Nouveau Théâtre, le 
théâtre Blossac et le parc d’exposi on 
du Chillou. 
Un gros travail 
Pour s’occuper de ces salles, il dirige 
12 personnes telles que des techni‐
cien ou encore du personnel d’entre‐
en. Ce personnel doit travailler 1550 
heures par an. Et pour les réaliser, il 
faut respecter des règles. Le person‐
nel n’a pas le droit de travailler plus 
de 6 jours d’affilée. Tous les 6 jours, ils 
doivent avoir 35 heures de repos. S’ils 
travaillent durant 48 heures d’affilée, 
ils ont besoin de 11 heures de repos. 
Pour être sûr d’avoisiner le nombre 
d’heures demandées, Monsieur Mo‐
reau réalise des emplois du temps 3 

semaines à l’avance pour que ses em‐
ployés soient prévenus et puissent 
s’organiser. C’est aussi le travail des 
gérants de salles de faire appel à des 
techniciens extérieurs (ou inter‐
mi ents du spectacle) en cas de 
manque de personnel. Mais en cas 
d’annula on d’une manifesta on (ce 
qui est rare), les heures non travail‐
lées sont comptabilisées. 
Préparer la venue des spectacles 
 C’est aussi lui qui reçoit les demandes 
pour la réalisa on d’évènements ou 
de manifesta ons de la part des pro‐
ducteurs d’ar stes par exemple. Il 
doit prendre en compte de nombreux 
paramètres tels que le nombre de 
places espéré et donc choisir la salle 
adaptée. Les discussions avec les 
agents durent en moyenne trente 
heures. Avant le spectacle, il choisit 
donc la salle. Il demande à ses techni‐
ciens de monter le bon nombre de 
sièges, les projecteurs et de faire des 
tests pour savoir quand il faut lancer 
la musique ou allumer les projecteurs. 
Ensuite, Dominique Moreau réalise 
une inspec on détaillée des installa‐
ons. Et en plus de ces vérifica ons, 
tous les ans, des contrôles sont réali‐
sés par des personnes extérieures au 
théâtre.  Il s’assure également que le 
nombre maximal de places prévu soit 
respecté. 

16 

Un mé er construc f 
Dominique Moreau est aussi garant 
de la sécurité des salles. En cas de 
problèmes tels qu’un incendie mortel 
ou encore en cas de chute de projec‐
teurs, il en est le  seul responsable. 
Lors des embauches de personnel, le 
gérant de la salle est consulté. Pour 
lui, les qualités principales d’un tech‐
nicien sont la mo va on, la disponibi‐
lité, les connaissances techniques. Il 
pense que son mé er est intéressant, 
surprenant et construc f. Mais il dit 
aussi que c’est un perpétuel recom‐
mencement et que son mé er est 
difficile car il faut toujours donner le 
meilleur de soi même. Il a la chance 
de croiser des ar stes mais pour lui ce 
n’est pas une chance car ils ne font 
que leur travail… 
Des anecdotes ? 
Il a cependant, bien sûr, en mémoire 
de nombreuses anecdotes. Il se sou‐
vient par exemple  du  jour où il a reçu 
l’ar ste Pierre Paul Jack. Il a été logé à 
l’hôtel. Mais comme il mange du pois‐
son frit, il a fait griller des poissons 
dans la chambre d’hôtel.  Le lende‐
main ma n, cela sentait fort le pois‐
son et il a fallu régler le problème 
avec l’hôtel... 
  Marie Doret et Maxence Lalé 

De l’amour jusque dans son poulailler  
Rencontré au fes val de la poule à Châtellerault, Michel Claveau, est un homme 
heureux. Il vit avec ses poules, les aiment et veut les faire connaître. Rencontre 
d’une passion bien par culière.  

aiment les bêtes, ils aiment les gens. Les poules, elles, 
nous donnent que de l’amour puisqu’elles ne parlent 
pas». 

ichel Claveau a 68 ans. Il est éleveur 
amateur pour l’associa on des 
« Agriculteurs Pictaves ». C’est aussi un 
amoureux de la nature, et surtout des 
animaux et c’est ce qui le fait par ciper en ce dimanche 
d’automne, au fes val de la poule à Châtellerault. Là, au 
cœur d’une manifesta on dont le but est de faire con‐
naître au grand public des volailles et des lapins « pure 
race » afin de faire durer les espèces qui risquent de 
s’éteindre, il est comme un poussin dans son nid. 

Ce qui ne l’empêche pas de vouloir faire plaisir aux gens, 
en réalisant de beaux produits et en leur rendant service. 
Il rappelle volon ers qu’on peut très bien u liser en 
« quelque sorte » la poule comme réducteur de déchets 
ménagers et que le respect de l’environnement se ren‐
contre aussi dans les campagnes, même chez les chas‐
seurs.  Il raconte ainsi une anecdote qui l’a marqué : 
« Quand la chasse a débuté, j’ai vu un chasseur, je lui ai 
donc demandé s’il avait tué quelque chose ; il m’a répon‐
du que non, mais qu’il était revenu avec deux gros sacs de 
cane es de soda et de bière en dessous ses bras ; je l’ai 
félicité, son geste était magnifique. » 

Cet homme au grand cœur parle de ses poules avec une 
grande tendresse : « Moi, il faut qu’elle cavale mes 
poules ! » L’éleveur explique d’ailleurs qu’il existe des 
championnats de France pour les lapins, qui s’organisent 
grâce à des exposi ons, ou les par cipants cumulent des 
points. Et c’est l’occasion de rencontrer des passionnés 
de tous âges : l’année dernière, il a pu ainsi rencontrer 
sur le même terrain que lui,  Margot Leblanc, lycéenne 
à  Berthelot qui par cipait au 8ème championnat de 
France. Une ado elle‐même pleine de passion pour ses 
bêtes. 

Très écologiste et très sensibilisé par la nature et ce qu’il 
entoure, l’agriculteur aime son poulailler, « Quand je vais 
voir mes poules et qu’elles se précipitent toutes sur moi, 
je suis un homme heureux. » Il n’a qu’un seul mot 
d’ordre, « respecter l’environnement ». Alors si vous pas‐
sez vers Thuré, et que vous observez bien, vous –pourrez 
sans doute voir un grand poulailler rempli d’amour, vous 
êtes chez Michel Claveau. Et si vous sonnez à sa porte, 
c’est avec un sourire jusqu’aux oreilles qu’il 
vous ouvrira et qu’il vous expliquera lui‐
même son parcours avec les poules. 

Un amour vrai 
Car pour ces amateurs, les poules, volailles, lapins, ne 
sont pas que des produits d’élevage à l’intérêt écono‐
mique. Michel Claveau répète à qui veut l’entendre une 
phrase qui lui  ent par culièrement à cœur et qui ré‐
sume tout simplement ses raisons d’être éleveur 
amateur : « Ceux qui 

© k’eskon a end 

Pauline Baert 

17 

Oiron : le choc des époques  
Le Château d’Oiron est un Château renaissance, un 
beau château. C’est aussi une immense galerie d’art 
contemporain. Comment, depuis 1993, les amateurs 
de vieilles pierres coexistent‐ils avec les amateurs 
d’art conceptuel ? Visite.  

© k’eskon a end 

âchons une classe de collège 
dans ce lieu. Et là, on peut 
dire que les visiteurs ne sont 
« ni vieilles pierres, ni art 
contemporain ». Alors, après la visite, 
qu’en ont‐ils pensé ? Eh bien, curieu‐
sement, ils sont majoritairement con‐
vaincus. A la sor e, tous pensent que 
ce musée intégré dans un château est 
très différent des autres pas seule‐
ment parce que ce n’est pas un mu‐
sée d’art contemporain dans un châ‐
teau Renaissance mais parce qu’on y 
trouve de vraies surprises. Ainsi, il y a 
des salles où on peut jouer des illu‐
sions d’op que, nombreuses, ou en‐
core on y trouve une salle d’armes où 
les armures  accrochées aux murs 
sont formées d’objets tels que des 
prothèses, des broue es ou encore 
des crânes. 
 
D’autres trouvent que le château est 
tout au long de la visite intéressant en 
raison de la mul tude des œuvres 
même si ce grand nombre en lasse 
certains. Pour la plupart, la salle qu’ils 
ont préférée est celle des « Jacque‐
ries » dans laquelle se trouvent les 
squele es de dinosaures  (Triptychos 

Post Historicus). Depuis la salle 
d’armes, leur mouvement intrigue et 
a re l’œil. C’est aussi original car ce 
n’est pas simplement dans une vitrine 
comme dans un musée mais on peut 
les toucher. Ils sont en mouvement 
tournant en manège et cela donne 
l’impression qu’ils marchent. 
D’autres  ont aussi aimé les dragons 
en papier mâché coloré dans la salle 
du rez‐de‐chaussée de la tour des 
ondes. Et ils ont pensé que la ma ère 
était intéressante. Enfin, d’autres ont 
aimé la « licorne‐Pegasus » à côté des 
pe ts oiseaux cloués et habillés dans 
des genres de cercueil dans la salle 
d’Eole et des volants. Rien que des 
rencontres plutôt surprenantes ! Fi‐
nalement,  dans ce château il y en a 
pour tous les goûts : ceux qui aiment 
les cabinets de curiosité et ceux qui 
aiment les œuvres contemporaines. 
 
 Entre contemporain et renaissance 
 
Vu de son majestueux porche, le châ‐
teau paraît pourtant comme les 
autres avec son allée principale, ses 
piliers qui sou ennent un ancien por‐

18 

tail, sa cour intérieure ou encore ses 
deux ailes avec son corps principal au 
milieu. Mais en s’avançant, on peut 
découvrir de nombreuses œuvres 
curieuses : certaines réalisées avec 
des éléments naturels comme des 
fleurs. D’autres sont plus surpre‐
nantes comme ce drôle de poteau au 
bout duquel se trouve un siège d’où 
l’on doit avoir certainement un su‐
blime  point de vue. Ensuite, on peut 
découvrir les douves dans lesquelles 
des arbres ont eu le temps de pous‐
ser. Enfin, on peut entrer dans ce 
château si intrigant qui nous a déjà 
a rés par ses quelques œuvres exté‐
rieures. A l’intérieur, les salles s’en‐
chaînent mais aucune ne se res‐
semble, soit par leur aménagement 
qui est en lien avec leurs anciennes 
u lisa ons ou soit par la diversité des 
œuvres présentées. Certaines font 
appel à la vue et d’autres à l’ouïe (par 
exemple celle de Gavin Bryars qui est 
musicale). Mais toutes font travailler 
notre cerveau. Elles appar ennent à 
la collec on « Curios et Mirabilia ».  
(…)    
À suivre page 19 

Vrai ou faux 

(…) suite page 18 
Il y a même des cabi‐
nets de curiosité où 
certains animaux fabu‐
leux et naturalisés ont 
des propor ons vrai‐
ment réalistes mais 
sont en fait des 
« montages » de nom‐
breux membres d’ani‐
maux différents : où 
est le réel, où est l’ima‐
ginaire ? Toute ce e 
exposi on s’étend sur 
deux étages. Certaines 
œuvres obligent à faire 
travailler son imagina‐
on pour deviner ce 
que l’ar ste a voulu 
montrer. 

A Oiron, on est tou‐
jours entre deux. 
entre deux époques, 
entre deux vérités. 
C'est ainsi qu'on peut 
découvrir une salle où 
est expliquée la dé‐
couverte d'un animal 
tout à fait par culier : 
le Coquatrix, animal 
fabuleux découvert 
dans le Château 
même, qui a fait l'ob‐
jet d'une étude très 
poussée de la part de 
scien fiques venus en 
nombre... Photos, 
coupures de presse, 
tout est là pour faire 
croire à l'authen cité 
de l'histoire. Et tout 
est faux, monté de 
toutes pièces par Joan 
Foncuberta, ar ste, en 

Un château peu connu 

© k’eskon a end 

Le château d’Oiron est 
situé dans un village 
extrêmement re ré 
des Deux‐Sèvres du 
même nom.  Ce village 
est entouré à perte de 
vue par un beau pay‐
sage campagnard clair‐
semé, de champs, de 
pe tes forêts et bien 
sûr de pe tes routes 
de campagne. Le châ‐
teau est adossé à ce 
village de seulement 
936 habitants. Mais 
malgré ce e posi on 
pourtant défavorable, 
le château accueille en 
moyenne 25 000 visi‐
teurs par an. De 7 000 
à 8 000 sont des sco‐
laires, ce qui repré‐
sente un quart des 
visites. Le reste est des 
personnes qui vien‐
nent d’eux‐mêmes 
pour visiter. Cela veut 
dire que les personnes 
en ont entendu parler 
par le bouche à oreille. 
Nous conseillons donc 
de bien tendre 
l’oreille.  
Maxence Lalé et       
Nathan Fournier 

19 

1993. Objec f ? Faire 
croire au public que 
ces créatures exis‐
taient dans le passé 
pendant tout une vi‐
site et leur avouer à la 
fin que tout ceci 
n'était que le fruit de 
son imagina on. En‐
suite, on n'a qu'à se 
laisser guider entre les 
Licorne‐Pégase, les 
lapins à tête de che‐
vreuil, entre fantaisie 
et fic on, comme au 
bon vieux temps des 
cabinets de curiosité 
qui interrogeaient sur 
le réel. Vous avez une 
soif d'irréel à com‐
bler , allez faire un 
tour au château de 
Oiron. 
Julien Lacroix et Gabin 
Santer 

Fes val de la 
presse au « 4 » 
en octobre 

20 

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