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Volume LXXXIII N 0 9 - Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa - Au revoir,
Volume LXXXIII
N 0 9
-
Le
journal
indépendant
de
l’Université
d’Ottawa
-
Au revoir, capitaines
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éditorial

Didier Pilon redaction@larotonde.ca

section éditorial Didier Pilon redaction@larotonde.ca Anguille sous Rock COMITÉ ÉDITORAL Interruption, sarcasme et

Anguille sous Rock

COMITÉ ÉDITORAL

Interruption, sarcasme et moqueries! Voilà comment Rock traite la presse étu- diante. La Rotonde se doit de déplorer le ton et les tactiques éristiques du recteur. Pourtant, il y avait bien matière à explorer la corrélation entre les problèmes de san- té mentale, l’expérience étudiante et les frais de scolarité. Retour sur l’attitude dé- solante du 29e recteur et vice-chancelier.

« S’il vous plait monsieur… »

Lors des entretiens avec le recteur, Allan Rock demande de recevoir les questions à l’avance. Ensuite, il se pratique une fois avec les journalistes avant d’être filmé.

Peut-être ne s’est-il pas bien prépa- ré; peut-être que la journaliste n’a pas suivi le script à la lettre. Enfin bref, quelque chose a fait réagir le recteur.

Lorsqu’interrogé sur la possibilité d’un budget sans hausse de frais de scolarité, Rock suggère qu’« on peut acheter des billets de loterie toutes les semaines; on peut demander au recteur d’aller à Las Vegas et jouer quitte ou double ». Digne d’un recteur, non?

« L’argent doit arriver de quelque part », se lamente-t-il pour justifier la dernière hausse des frais de scolarité qui rapporte entre 8 et 9 millions de dollars. C’est un manque d’honnête- té flagrant. En 2012, Rock confiait à La Rotonde « que durant les dix der- nières années, nous avons eu des sur- plus. Au total, c’est presque 500 mil- lions de dollars. »

Ensuite, alors que la journaliste sou- lève que l’attente est de 4 à 6 mois pour avoir un rendez-vous avec un psychologue, il refuse les chiffres et in- terrompt celle-ci plus d’une dizaine de fois pour se plaindre que La Rotonde n’a pas publié une de ses lettres.

ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE
ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE

« Pourquoi n’avez-vous pas publié ma lettre », demande le recteur. La ques- tion est rhétorique. Du moment que la journaliste avance quelques mots, Rock interrompt. « Ça, c’est ridicule! » Un deuxième essai et Rock lance ses interventions sarcastiques avec plus de volume : « Est-ce que vous avez de l’espace sur votre site web ou ça c’est limité aussi? » Une fois de plus et Rock lui coupe la parole : « Je n’accepte pas cette réponse; ça n’a pas de bon sens. Vous n’avez pas une réponse. »

« Est-ce que… mais est-ce que je peux… », se débat en vain la journa-

liste. « Laissez-moi… s’il vous plait monsi… s’il vous plait monsieur… ». Sans succès.

Mais quel sentiment d’entitlement! C’est comme si La Rotonde se doit de publier tout ce qui lui passe par la tête.

Première clarification : La Rotonde n’est pas un instrument de propa- gande de la haute administration. La Gazette – qui a reçu la primeur sur la- dite lettre – remplit déjà bien ce rôle. Dans les pages des journaux étudiants indépendants, le recteur n’a aucune autorité éditoriale.

Deuxième clarification : même les grands décideurs se doivent encore de respecter les simples journalistes étu- diants.

Tout va bien dans le meilleur des mondes

Allan Rock est perplexe : il ne com- prend pas pourquoi l’expérience étu- diante est si mal appréciée à l’Universi- té d’Ottawa (U d’O). Avec des allusions aux gros projets de construction qui viennent embellir le campus, Rock semble vraiment croire améliorer la situation. Mais l’expérience étudiante n’est pas une collection d’édifices, mais bien l’accumulation d’un fardeau fiscal.

On peut bien se demander où va l’argent. Presque « 75% de notre bud- get opérationnel par année est dédié aux salaires et avantages sociaux de nos employés », confie Rock. Avec une élite administrative si bien payée, ça ne surprend personne. Devrait-on rappeler qu’Allan Rock reçoit tout de même un salaire annuel approchant les 400 000$, représentant presque 70 000$ de plus que le premier mi- nistre du Canada?

Si Allan Rock était moins occupé à es- sayer de sortir l’Université du sous-sol des classements universitaires, peut- être pourrait-il se concentrer sur les choses qui en valent vraiment la peine? Pas les rénovations, pas les nouvelles résidences, pas les nouveaux partena- riats à l’international et encore moins la création de cet idéal artificiel que l’on surnomme l’expérience étudiante.

L’expérience étudiante comme elle est perçue par la haute administration est loin d’être réalité, qui se dépeint en fait en une jonglerie maladroite entre travail et étude, en espérant d’en aboutir. Bien sûr, le recteur défend, d’un air penaud, qu’il ne comprend toujours pas pourquoi les étudiants n’aiment pas leurs années passées à l’Université d’Ottawa.

toujours pas pourquoi les étudiants n’aiment pas leurs années passées à l’Université d’Ottawa. www.larotonde.ca

www.larotonde.ca

toujours pas pourquoi les étudiants n’aiment pas leurs années passées à l’Université d’Ottawa. www.larotonde.ca

section

ACTUALITÉS

Clémence Labasse

actu1@larotonde.ca

section ACTUALITÉS Clémence Labasse actu1@larotonde.ca Tête-à-tête avec le recteur Allan Rock le tout puissant

Tête-à-tête avec le recteur

Allan Rock le tout puissant

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE ET CLÉMENCE LABASSE

Mardi 3 novembre, il fait particulièrement chaud pour une journée d’automne. La Ro- tonde pénètre dans Tabaret et entre dans une partie du bâtiment protégée par de grandes barrières de verre. Dans un bureau aux murs grenat, nous rencontrons Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa. Cinq thèmes préapprouvés et 30 petites minutes :

c’est tout ce qui nous est accordé. Trente minutes durant lesquelles nous interrogeons la tête de l’U d’O sur son mandat, la hausse des frais de scolarité et l’accessibilité aux services de santé mentale.

La Rotonde : Vous avez été recteur de l’U d’O pendant sept ans et dans quelques mois, un autre prendra votre place. Faisons un bilan de vos années ici : quels sont les objectifs que vous vous étiez fixés en arrivant, que vous avez réussi à accomplir, et vos plus grosses déceptions?

Allan Rock : « Comme j’étais moi- même ici étudiant à l’U d’O, j’avais déjà internalisé les idéaux de l’Uni- versité. J’ai toujours pensé que nous avions un potentiel énorme. De ce fait, nous avons adopté un plan stratégique avec des objectifs ambitieux, le plan 2020. Au niveau de la recherche, nous sommes maintenant classés parmi les universités avec l’une des plus grandes intensités de recherche au Canada, se- lon les classements internationaux, et à l’international, nous sommes très bien connus. Pour ce qui en est de la franco- phonie, nous avons fait du bon travail à nous assurer que nos étudiants pro- fitent de services de qualité.

Ma plus grosse déception, je pense, est quand je lis des sondages qui recensent le niveau d’appréciation de l’expérience étudiante de nos diplômés. Si vous re- gardez dans les pages du Maclean’s, du Globe & Mail ou de n’importe quel autre sondage, lorsqu’on demande aux étudiants s’ils sont satisfaits de leur ex- périence à l’Université d’Ottawa, la ré- ponse est majoritairement négative!

PHOTO : ANTOINE SIMARD-LEGAULT
PHOTO : ANTOINE SIMARD-LEGAULT

Malgré la création de nouveaux pro- grammes, la construction de nouvelles résidences, l’embauche de plus de pro- fesseurs, l’amélioration des services, les étudiants ne sont toujours pas satisfaits.

Je ne suis pas certain du tout pourquoi les étudiants gardent cette impression. Je n’ai pas de réponses. »

LR : Pensez-vous que la hausse des frais de scolarité est inévitable dans notre contexte économique et qu’il n’existe pas de manière différente pour trouver du financement?

AR : « Le financement de l’Université est inévitable. Soixante-quinze pour cent de notre budget annuel est dévoué aux salaires et aux avantages sociaux de nos employés, et bien sûr au recteur!

L’argent doit arriver de quelque part! Il y a deux ans, le pourcentage de revenus

arrivant de l’Ontario est tombé à 47 %. C’est une question de logique : lors- qu’une source de revenus baisse, il faut aller chercher l’argent ailleurs. Le gou- vernement a permis aux universités de hausser les frais de scolarité de 3 % par année, alors c’est ça qu’on a fait. »

LR : Alors, est-ce véritablement iné- vitable? Est-ce que ça va continuer?

AR : « Le financement de notre univer- sité doit continuer. Sinon, il va falloir couper des postes, des programmes, ou des services. Il y a trois sources de fi- nancement : les dons privés, les frais de scolarité et le gouvernement provincial. La quatrième solution, c’est quoi? On peut acheter des billets de loterie tous les jours, ou encore envoyer le recteur à Las Vegas avec les fonds de dotation. (Rires.)

Par contre, nous avons observé que chez nous 40 % des étudiants terminent leurs études sans dettes et la dette moyenne est

de 20 000 $, pour un étudiant qui sort d’ici avec un diplôme et la possibilité de se trouver un emploi qui payera bien. »

LR : Vous avez écrit une lettre à la communauté racontant votre ex- périence de dépression lors de vos études. Aujourd’hui en 2015, un membre de la communauté uni- versitaire doit attendre plusieurs mois avant d’avoir un premier ren- dez-vous avec un psychiatre de la clinique psychiatrique de l’U d’O. Les services de santé mentale sont- ils suffisamment accessibles selon vous, et si non, pourquoi?

AR : « Il y a une épidémie au sein de la population de 18 à 25 ans. Et sur le campus, c’est évident que nous parta- geons ce fléau avec le reste de la so- ciété. En écrivant cette lettre [NDLR. Lettre que La Rotonde publiera dans sa prochaine édition], je voulais non seulement informer les gens que même moi, j’avais dû faire face à ce genre de problèmes, mais je voulais également les rassurer, et leur dire qu’il est accep- table d’en parler, d’aller chercher de l’aide. Peu importe le délai d’attente, je peux vous dire que si quelqu’un fait affaire avec le Service de santé mentale sur le campus, il y aura une réponse.

Il y a quelques années, nous avons re- groupé toutes les personnes offrant des services qui touchent à la santé mentale sur le campus. Nous avons décidé qu’une meilleure coordination était nécessaire pour plus d’accessibilité. Le plus gros problème est qu’on manque de person- nel. Il serait important d’investir dans ces services. Pourtant, une question se pose : quel est le rôle de l’Université dans le système de santé? Les étudiants ont déjà accès à bien plus de ressources sur le campus qu’une personne du même âge qui travaille. Est-ce qu’on veut réel- lement remplacer les services qui sont déjà offerts dans la communauté? Cette réflexion est nécessaire? »

remplacer les services qui sont déjà offerts dans la communauté? Cette réflexion est nécessaire? » www.larotonde.ca

www.larotonde.ca

remplacer les services qui sont déjà offerts dans la communauté? Cette réflexion est nécessaire? » www.larotonde.ca
contre la violence faite aux femmes autochtones tation. Des robes rouges, montées selon elle, «
contre la violence
faite aux femmes autochtones
tation.
Des
robes
rouges,
montées
selon
elle, « la population aborigène
Des solutions doivent venir de la com-
BONI GUY-ROLAND KADIO
sur des bâtons,
ont défilé pour sym-
crois-
munauté ainsi que
de l’autorité poli-
est le peuple avec la plus grande
boliser
les
disparitions
successives
sance démographique au Canada ».
tique. Le professeur agrégé
de crimi-
Colonialisme.
Racisme.
Sexisme.
Vio-
de
ces femmes,
des disparitions qui
nologie
Ronald Melchers
affirme
que
com-
lence institutionnelle. Voici des mots qui
choquent
encore
la conscience
de
la
contre les
« la violence concerne toute la
« Le problème des violences
communauté
parlemen-
autochtone canadienne.
femmes indigènes est
un problème de
ont résonné fort sur la colline
Une étude menée en
2003 par la GRC
munauté autochtone, que
femmes, les enfants ou les
ce soient les
hommes ».
dernier, à l’oc-
taire, le mardi 3 novembre
droit humain », abonde Claudette Com-
démontrait
la surreprésentation des
Il ajoute qu’« il faut qu’il y ait une prise
manda,
membre influente de la
commu-
casion du rallye contre
les violences faites
femmes autochtones
dans les
cas de
de conscience des
communautés au-
nauté
Mohawk de
autoch-
tochtones
elles-mêmes.
Les
familles
aux membres de la communauté
disparition ou d’homicide au Canada.
elle, les Canadiennes
Kanehsatake. Pour
et les Autochtones
autochtones
ne
sont
plus
capables
tone. « Nous voulons
que justice soit faite!
doivent
mener ce
combat ensemble.
d’assurer leur sécurité et celle de leurs
Pour
Sonia
Bonspille
Boileau
de
Kiti-
Elle soutient
par ailleurs l’idée d’une
» Tel était le cri du cœur des nombreuses
enfants, car il existe un manque de res-
gan
Zibi,
les
violences
contre
sa
com-
Selon
femmes qui ont apostrophé
les décideurs
commission d’enquête nationale.
source et un manque
de gouvernance ».
font
écho
un
passé
honni
Commanda,
si jusque-là
les rapports
politiques pour qu’ils agissent quant aux
ce
qui
» se
est
résultat
nombreuses disparitions
tochtones.
de femmes au-
d’enquête n’ont pas abouti, c’est parce
que la méthodologie de travail n’est pas
Le
nouveau
gouvernement
libéral
100
ans
de
colonisation
le transfor- plus
a
promis
qu’une
enquête
publique
més
en
violence
une
culture
de :
bonne.
Cette «
commission
d’enquête
sexualisation
des
et passe Autochtones
qui
n’a
doit
dorénavant
être
composée
des
nationale sur les femmes assassinées
et disparues se fera.
Reste à espérer
Ce matin-là,
des chants
lyriques en
trop
duré.
Selon
elle,
la
violence
membres et
femmes autochtones des
mémoire des
femmes disparues ou
les
femmes
à aborigènes en d’autant
est
un
».
familles Gles disparues
que les résultats soient concluants.
assassinées ont inauguré la manifes-
« de munauté problème envers que Tout
national,
que
Deux heures de formation pour
abolir le sexisme
ter qu’à une heure
l’égalité,
29
dernier, la a
de formation.
doit encore prouver
à quel point
elle
FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE
dévoilé
toutes
le ses
sur recommandations janvier
prend ses engagements au
sérieux.
pour
mieux
qui, encadrer
et
prévenir
Mais que fait donc l’Université
d’Ottawa
violence
sexuelle
le
campus.
Le recteur lui a répondu le 19 octobre,
ce que Gervais juge surprenant. Dans
À cela,
Noémie Duval,
gestionnaire
(U d’O) pour prévenir
que dans les dernières
le sexisme, alors
années les cas de
un
courriel,
Rock
dit
prendre
en
des relations
avec les
médias
de l’U
d’O, répond que « l’objectif
Cela étant, les
formations
des
em-
considération
la
critique
et
affirme
de l’U d’O
que les membres
ployés –
y compris
de la
haute ad-
de la
haute adminis-
[est]
de maintenir un
milieu sécuri-
violences sexuelles sur le campus se sont
tration doivent d’assister
à la même
nos étudiants, notre
ministration –
sont-elles
suffisantes
taire pour
per-
multipliés? Le
samedi 10 octobre, dans
pour abolir une culture
sonnel et, en particulier, pour les gé-
ancrée depuis
formation que tout le monde.
une lettre ouverte,
des décennies? Pour Mireille Gervais,
la réponse est non. En effet, tous les
nérations à venir : un milieu où tout
Mireille Gervais, direc-
le monde est traité
« Le problème le plus profond reste de
avec respect ».
trice du Centre des droits
étudiants a inter-
employés, professeurs
savoir s’il y a un engagement
comme admi-
réel de
rogé directement le recteur Allan Rock sur
la part de la haute administration »,
nistrateurs, reçoivent une formation
Pourtant,
a malgré
les
bienfaits
indé-
cette question. La réponse qu’elle a reçue
est encore loin d’être satisfaisante.
de
base obligatoire de deux heures
ajoute Gervais.
niables
la
le formation,
sa forma-
sur ce sujet seul.
tion
« que
Mireille
Gervais
elle-même
Présentement,
doyens
la ont
suivie,
directrice
continue
de
croire
que
réflexe
d’une
institution
n’est
Dans
sa lettre
ouverte,
la
directrice
charge
de
s’occuper
des
enquêtes
de à
Parce
que
l’U d’O et
les controverses concer-
dénonce le fait que la formation
dossier
quand
une
les plainte
est
dépo-
pas
de
problème
la
vic-
des
nant
la
violence sexuelle
membres de la haute administration
sée.
ceux-ci
n’ont
pas
une
bonne
time,
mais
bien
de
protéger
répu-
n’en finissaient plus de s’accumuler,
soit de plus courte durée que
compréhension
des
enjeux,
situa-
tation
Le
Bureau
des
de
la
celle du
Allan Rock
a mis
en place
en 2014
reste des employés.
En effet, ceux-ci
tion
d’être
problématique.
personne
officiellement
a droits une désapprou- pour
un Groupe de travail sur
le respect et
Pour Si risque Mireille
l’Université
vé cette
le ». la régler de réflexion.
n’avaient en principe besoin d’assis-
Gervais,
« Pleine lumière » sur la violence faite aux femmes municipale Catherine McKenney, là où
« Pleine lumière »
sur la violence faite aux femmes
municipale
Catherine
McKenney,
là où le féminisme
doit se diriger.
Pen-
ties comme des suspects,
et non des
YASMINE
MEHDI
étaient présents pour
réitérer l’enga-
dant très longtemps,
plusieurs femmes
victimes,
lors de leur déposition.
à vaincre
se
sont senties délaissées
par le mouve-
gement de la ville d’Ottawa
Le 4 novembre dernier,
plusieurs membres
la violence basée sur le genre.
Holly
ment féministe et ça doit changer. »
«
Les
réactions fondées
des
officiers
Johnson représentait
pour cet évène-
se sont ras-
étaient
souvent
des
de la communauté ottavienne
ment la Faculté
des
sciences sociales
Lors de l’évènement,
les résultats de
l’hô-
mythes sociétaux
sur
et des partis
pris
semblés au Salon des conseillers de
de l’Université d’Ottawa.
l’étude « L’amélioration des
interven- contre les femmes
qui signalent la
tel de ville d’Ottawa
afin de lancer la cam-
face
violence
sexuelle
»,
peut-on
lire
tions policières
aux crimes de
pagne de prévention Pleine lumière
sur la
La de Ville
d’Ottawa
ne condamne
toute
violence contre les femmes :
les Ot-
dans le document.
contre
les
femmes,
mais
violence faite aux femmes et de présenter
taviennes s’expriment
» de la profes-
les
femmes
sont
», a pas
affec-
seure
Holly Johnson
ont également
Si beaucoup de travail reste à faire pour
un rapport sur l’intervention policière de
la même
manière
souligné
été dévoilés. Près de 220 femmes ont
améliorer la
réponse des policiers, les
la capitale nationale
lors des crimes de
« toutes Catherine violence tées
McKenney,
mettant
l’ac-
contribué
organisatrices de l’évènement ont tenu
à l’étude. Selon
les résul-
violence envers les femmes. Aperçu des
cent sur les difficultés
spécifiques aux
tats, il semblerait que
même
si plu-
à féliciter la police pour son initiative
femmes
racialisées,
trans
ou travail-
résultats de ce
rapport dérangeant, mais
d’impliquer la
communauté dans
le
lant dans l’industrie
du sexe.
sieurs femmes se sont dites satisfaites
processus
d’élaboration
de politiques.
savent déjà.
qui confirme ce que plusieurs
de la réponse du SPO, de nombreuses
Optimiste,
Reid a affirmé
:
« La vio-
critiques
demeurent.
Certains
po-
Bailey Reid, organisatrice de la soirée
lence contre
les
femmes
est
un pro-
liciers
Des notables de la ville, dont le chef
et membre de
la Coalition d’Ottawa
nels,
ont été jugés
accusateurs et
trop imperson-
résoudre de
blème que nous pouvons
(SPO)
froids. Certaines
du Service de police d’Ottawa
Charles
Bordeleau
et
la
conseillère
contre la violence faite aux femmes, a
partagé cet avis : « [L’inclusivité], c’est
mon vivant. »
Il semblerait qu’il y ait
femmes ont témoigné
de s’être sen-
encore de la lumière
au bout du tunnel.
culture
témoignage,
la
culture
du du
la La
cyberculture
viol et
décortiquées
auxquelles
les femmes font face
POLINA TARASENKO
quasiment chaque jour.
novembre, l’Institut
Mardi 3
d’études
La chercheuse a affirmé que « lors-
qu’on
veut connaitre
la vérité, le pu-
féministes
et
de
genre
(IÉFG)
a
à se fier aux chiffres
blic a tendance
convié
la
professeure
de commu-
rapports d’experts,
et aux
et on a
nication Maria Nengeh Mensah de
tendance à voir un homme dans ces
rôles ». Selon elle, toutefois,
l’Université
du
Québec à
Montréal
« le té-
moignage personnel,
(UQAM)
à
mener une
discussion
surtout dans
le contexte de la sexualité,
est aus-
pour
leur
série
de
Cafés
fémi-
peut être un outil de
nistes. Ainsi, la conférence
si légitime et
intitulée
C’est d’ail-
changement sociétal ».
« Cultures du témoignage
cette réalité
leurs
qui
l’a poussée à
un groupe de recherche-ac-
Notes féministes
lités —
et sexua-
et pistes de
créer
tion sur la culture
du témoignage
et
réflexion »
était l’occasion pour les
la sexualité en 2010.
participant.e.s
de réfléchir
sur les te-
nants et aboutissants
du témoignage
Depuis
de 2003, à
Mensah
dans la société
d’aujourd’hui.
régulièrement
du et l’Université
l’oc-
casion
conférences
et
de
pré-
Ce
Café
sur
culture
et
sentations
interdisciplinaires.
Ses
l’importance
témoignage
pu-
recherchent
portent
à sur et
les
mi-
blic
et
la sur
le
rôle
des
im-
lieux
associatifs
et
universitaires
pliqués.
conférencière
tracé
autour
des
défis
liés
la
« stigmati- VIH, ».
un
parallèle
entre
le
la témoignage acteurs
sation
et
l’inclusion
sociale
des
public
cyberculture.
a En
ef-
personnes
vivant
avec
le
des
fet,
et du cyber-intimidation La portait la
et
la
travailleuses
sexe
des
à mino- passe
culture
viol
du sont
deux
réalités
rités
sexuelles
de
genre

6

actualités

6 actualités la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

la rotonde

6 actualités la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

le Lundi 9 novembre 2015

Assemblée générale de la FÉUO

Une AG sans promotion, et sans motion

ÉLISE VAILLANCOURT ET CLÉMENCE LABASSE

Toutes les étoiles étaient alignées pour que l’évènement fonctionne. Samedi 14 no- vembre, la Fédération étudiante de l’Univer- sité d’Ottawa (FÉUO) allait tenir la troisième Assemblée générale (AG) de son histoire, sur le campus, à l’auditorium Marion. Alors qu’il semblait que les erreurs du passé avaient été prises en compte pour cette nou- velle édition, il a été dévoilé lundi dernier, sur le site de la FÉUO, entre deux paragraphes, qu’aucune motion ne sera débattue.

Que va-t-il se passer le 14 novembre? À ce jour, personne ne pourrait le prévoir. Ro- méo Ahimakin, vice-président aux com- munications de la FÉUO, et président par intérim, s’avoue tout de même optimiste :

« J’espère que tout le monde sera là, que le maximum d’étudiants sera là pour qu’on puisse avoir une discussion productive sur notre fédération étudiante. »

Cela étant, interrogé sur ce qui se passe- rait hypothétiquement si le quorum était atteint, le représentant reste vague. « La procédure normale suivra son cours. Nous, on fera nos présentations, suivies d’une pé- riode de questions. S’il y avait des motions, on en discuterait, mais là, on sera juste là pour répondre à toutes les questions », ex- plique-t-il.

OÙ SONT PASSÉES LES MOTIONS?

Lors de la première édition de l’AG en no- vembre 2014, pas moins de cinq motions avaient été présentées, dont la motion controversée de grève apportée par le Mou- vement Étudiant Révolutionnaire (MÉR). Malgré le manque de promotion pour l’AG à l’époque, la possibilité même d’une grève avait été assez envisageable pour mobiliser près de 300 étudiants au Centre Shaw, où se tenait l’AG. Le quorum n’avait cependant jamais été atteint et les motions ont dû être transférées au Conseil d’administration de la FÉUO, où celles-ci ont été votées. Lors de la seconde AG, même scénario, six motions

sont à débattre, mais seules 130 personnes se rendent au Centre Shaw.

Depuis cette période, des questions sub- sistent quant au processus encadrant le dé- pôt de motion. En avril, Brett Byers Lane avouait à La Rotonde ne pas comprendre pourquoi sept motions, dont cinq pro- posées par lui, avaient été rejetées par la FÉUO, bien qu’il avait accumulé le nombre de signatures requises. En effet, pour dépo- ser une motion, il faut non seulement rem- plir un formulaire et justifier les tenants de sa motion, mais également récolter 100 si- gnatures étudiantes.

Cette année, à en croire Ahimakin, il semble- rait qu’aucune motion n’aura atteint les bu- reaux de la FÉUO à temps ou avec le nombre suffisant de signatures. Julien Ramirez, membre du MÉR, dénonce la contrainte temporelle imposée pour le dépôt des mo- tions. Le groupe doit en effet se réunir en As- semblée générale avant de pouvoir proposer une motion ce qu’il est parfois impossible à faire en quelques semaines.

« Même s’il n’y a pas de motion déposée à l’avance, il n’y a pas de règles entourant les

AG. On pourrait probablement en propo- ser une sur place… On peut au moins faire des demandes à l’exécutif », ajoute-t-il. « Il n’y a aucun code de procédure clair en- tourant l’AG ».

UN MANQUE DE COMMUNICATION FLAGRANT

L’Assemblée générale de ce mois-ci aura généralement été très peu publicisée. Dans la Constitution de la FÉUO, il est pourtant écrit que les étudiants doivent être au cou- rant de sa tenue au moins quatre semaines avant que celle-ci ait lieu. Sur le campus, peu d’affiches promeuvent pourtant l’AG.

Dans un récent courriel de mises à jour de la FÉUO, l’accent était mis sur l’Assemblée activiste de la fin de semaine dernière, et l’Assemblée générale n’y apparaissait qu’en troisième.

Ramirez commente : « S’ils commencent à annuler des AG parce qu’ils ne font pas bien leurs jobs de communication et de promo- tion, on risque de ne jamais avoir d’AG… Ça avantage le C.A. et l’exécutif qu’il n’y ait pas d’AG, ça devient alors seulement eux qui prennent des décisions. »

OSE voir le monde autrement Tu souhaites poursuivre tes études à la maîtrise ou au
OSE
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autrement
Tu souhaites poursuivre tes études à la maîtrise
ou au doctorat? L'environnement, les technologies
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Viens nous rencontrer le 17 novembre de 18 h à 21 h
au 385, rue Sherbrooke Est, à Montréal.
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actualités

actualités la rotonde n u m é r o 9 7

la rotonde

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numéro 9

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Liste de la semaine

YASMINE MEHDI

u m é r o 9 7 Liste de la semaine YASMINE MEHDI Cinq choses que

Cinq choses que les féministes n’en peuvent plus d’entendre

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« Le sexisme n’existe plus. »

Sauf que pour chaque dollar qu’un homme gagne, une femme ne gagne que 74 cents. Et que 80 % des victimes de violence sexuelle sont des femmes. Et que plusieurs considèrent encore légitime de dire à une femme de retourner dans la cuisine afin de clore un argument. Mais bien sûr, le sexisme est aussi réel que les licornes.

« Se faire catcaller est un compliment. » catcaller est un compliment. »

Voici comment faire un compliment à une femme : l’approcher respectueusement dans un contexte social approprié et ne pas réagir de ma- nière agressive si elle ne répond pas à vos avances. Comment ne pas faire un compliment à une femme : lui crier des obscénités alors qu’elle marche vers son arrêt d’autobus. Voici un fait pas très amusant : 62 % des Ottaviennes ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans la rue et 72 % de ces femmes ont dit s’être sentis en colère suite aux commentaires. Si vous désirez vraiment catcaller, allez faire un tour dans une animalerie; il y a des minous en masse.

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« Les féministes détestent les hommes. »

En fait, les féministes détestent le patriarcat et ont pour objectif de défendre les femmes, comme les hommes, de ses méfaits. Et franchement, si vous désirez critiquer le féminisme, faites preuve d’un peu plus d’originalité (sérieusement, cette rhétorique existe depuis les années 60!).

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« Le mot ‘féminisme’ est sexiste et on devrait utiliser le mot égalitarisme. »

On utilise le terme parce que le féminisme cible les inégalités institutionnalisées dont sont victimes les femmes. De plus, comme les érudits antiféministes doivent le savoir, l’humanisme et l’égalitarisme sont des mots déjà utilisés pour d’autres théories philosophiques. Dans un monde dominé par les hommes, pourquoi est-ce que les femmes ne pourraient pas avoir un seul mouvement centré sur elles?

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« Les hommes sont aussi victime de sexisme. »

Les hommes peuvent être victime de discrimination, d’intimidation et de dénigrement, mais ils ne peuvent pas être victimes de sexisme. Le sexisme doit être institutionnalisé et accompagné d’un déséquilibre dans les relations de pouvoir. Or dans notre société où les hommes sont naturellement privilégiés et ont plus de pouvoir, ceci est impossible. Meilleure chance la prochaine fois, chers meninists.

Revue de presse

Une modification de l’aide financière pour des bourses durables

The Gazette, Université de Western Ontario

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

Les étudiants du premier cycle de l’Université de Western Ontario auront le droit à une deuxième chance quant au renouvèlement de leurs bourses d’admission. En effet, les étudiants qui avaient une moyenne de 95 % et plus au niveau secondaire reçoivent en théorie une bourse de 10 000 $ sur quatre ans. Toutefois, pour la grande majorité, la bourse est perdue après la première année. Cependant, suite à une décision du Sénat de l’Université, les étudiants avec une moyenne de 80 % l’année d’après seront admissibles à un renouvèlement de leur bourse.

Une simulation d’un camp de réfugiés cause de la controverse à l’Université McGill

The McGill Daily, Université McGill

Afin de sensibiliser la population étudiante aux terribles conditions de vie des réfugiés, le World University Service of Canada de l’Université McGill a organisé un évènement intitulé « Mock Refugee Camp on Campus at the Y Section ». La simulation a choqué. Deux étudiantes, Sumaya Ugas et Yasmin Ali, ont publiquement dénoncé, dans une lettre ouverte, le mauvais gout de l’évènement et ont tenté de le faire annuler. Cependant, ce dernier a bel et bien pris place le 28 octobre.

Résidences mixtes : toujours un tabou pour l’Université Saint-Francis-Xavier

The Xaverian, Université Saint-Francis-Xavier

C’est devant un auditorium plein qu’a eu lieu le forum de l’Université Saint-Francis-Xavier, dimanche dernier, où le sujet des résidences mixtes a été longuement débattu. Alors que la majorité des résidences sont mixtes, seules les résidences MacKinnon et Cameron restent réservées respectivement aux hommes et aux femmes, ce qui soulève la controverse. Certains affirment que les résidences mixtes sont des lieux où se répandent la culture du viol et le harcèlement. La réunion n’a abouti à aucune décision.

CHRONIqUE

Yeux de velours

YASMINE MEHDI

En te réveillant ce lundi matin, tu constates quelque chose d’inouï :

tu es de bonne humeur. Tu passes quelques moments à savourer cet instant de béatitude avant de fina- lement te lever.

Une envie de t’habiller différem- ment s’empare de toi. Tu troques ton jean usé pour une jupe de velours et saisis ton fer plat pour dompter tes frisotis, chose à laquelle tu as pour- tant renoncé depuis tes 13 ans. Tu pousses l’audace et t’armes d’un rouge à lèvre incarnat pour colorier tes lèvres asséchées par le froid.

Ce lundi matin, tu avais envie de te sentir belle, envie de t’accrocher à ta bonne humeur inespérée. Tu l’as fait pour toi et pour personne d’autre.

Et pourtant. Tu mets les pieds de- hors et un sentiment de malaise t’envahit. D’anonyme des rues ot- taviennes, tu es devenue une proie. Tu t’es fais belle pour toi-même, mais les hommes sur ton chemin semblent persuadés que tu existes uniquement pour leur plaire. À ce moment, tu donnerais tout pour pouvoir retrouver ton jean usé et ton sweater XL.

C’est assez ironique. Tu as passé les derniers mois à rire de ces soi- disantes féministes qui se battaient pour un statut déjà obtenu. Tu étais convaincue que le sexisme n’existait plus, qu’hommes et femmes avaient les mêmes droits. Sauf que ce matin, tu réalises que tu n’as pas le droit de te trouver sur cette rue au même titre qu’un homme, et ça te dégoute.

Ta bonne humeur s’évanouit. Tu montes dans l’autobus, enlèves ton rouge à lèvre du revers de la main et t’arrêtes au Forever 21, histoire d’acheter un jean de mauvaise qua- lité et de vite enlever cette jupe qui t’as volé ta dignité.

Tu aurais aimé être une militante. Tu aurais aimé faire un fuck you magistral aux hommes de l’âge de ton père qui t’ont regardée de ma- nière si indécente que tu as eu l’im- pression d’être fautive.

Mais tu n’es pas une militante. Tu es une jeune femme qui désire exis- ter sans devoir te soucier des en- vies sexuelles incontrôlables de tes congénères masculins. Mais bon, il faut croire que c’est trop demander.

incontrôlables de tes congénères masculins. Mais bon, il faut croire que c’est trop demander. www.larotonde.ca

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incontrôlables de tes congénères masculins. Mais bon, il faut croire que c’est trop demander. www.larotonde.ca

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actualités

8 actualités la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

la rotonde

8 actualités la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

le Lundi 9 novembre 2015

assemblée activiste

Quand justice sociale rime avec discorde

YASMINE MEHDI

La fin de semaine dernière avait lieu la deu- xième édition de l’Assemblée activiste, fruit d’un partenariat entre la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) et la GSAÉD. Si l’évènement a rassemblé plusieurs activistes, il demeure qu’il a également mis la lumière sur des tensions entre la FÉUO et l’Université.

CONFÉRENCE BLACK LIVES MATTER

Vendredi dernier, pour le lancement de l’Assemblée activiste, les étudiants étaient conviés au Centre Bronson afin de partici- per à une Conférence qui mettait en vedette des activistes canadiens et américains du mouvement Black Lives Matter.

Les panélistes auront réussi à faire vivre beaucoup émotions à leur auditoire. Que ce soit lorsque Danielle Adams, présidente des Tallahassee Dream Defenders, a dé- claré qu’elle était la première personne de sa famille à aller à l’Université, ou quand Patrisse Cullors, cofondatrice du hash- tag Black Lives Matter, a démontré à quel point la solidarité dans les mouvements ac- tivistes était essentielle, ou encore lorsque Zellie Imani a décrit sa participation aux manifestations de Ferguson, au gré de ces déclarations personnelles, les spectateurs et les panélistes auront créé un lien fort.

Lena Peters, créatrice du chapitre torontois de Black Lives Matters et Ade, du BlakCol- lectiv d’Ottawa, étaient également présentes pour discuter de la réalité canadienne du

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

racisme… au grand étonnement des pané- listes américains! « Avant, je croyais que c’était [au Canada] que les Afro-Américains allaient pour obtenir leur liberté », a avoué Zellie Imani à une foule visiblement amusée par ses propos.

ATELIERS ACTIVISTES

Le lendemain, les étudiants étaient conviés à des ateliers sur des thèmes comme l’oppres- sion, la culture du consentement, la décoloni- sation du genre, l’éducation postsecondaire, l’appropriation culturelle et la santé mentale. Pour Vanessa Dorimain, vice-présidente aux affaires universitaires de la FÉUO, l’objectif de l’Assemblée était de conscientiser les étu-

diants par rapport à une variété de questions, tout en étant le plus inclusif possible.

D’après la coordinatrice de la campagne, Justine De Jaegher, la quantité d’étudiants présents étaient sensiblement la même que l’an dernier. « C’est une opportunité pour les gens de partager leurs connaissances. C’est important d’apprendre de nos pairs pour améliorer notre travail sur le campus », a ajouté la jeune femme.

MANQUE DE SOUTIEN DE L’ADMINISTRATION?

Malgré le désir de promouvoir l’ouverture d’esprit et la positivité des organisateurs, l’Assemblée activiste aura causé quelques

tensions entre la FÉUO et l’Université.

En effet, pour les deux éditions de l’évène- ment, l’Université n’a nullement participé à l’organisation ou à la promotion de l’As- semblée. « L’Université devrait être plus active et soutenir nos efforts pour la justice sociale parce que ce n’est pas le cas en ce moment », a déclaré Vanessa Dorimain. La vice-présidente aux affaires universitaires a ajouté : « Il y a du racisme sur le campus, mais l’Université cache ces enjeux jusqu’à ce qu’ils soient mis dans l’embarras et obligés de faire quelque chose. »

Ces propos illustrent ainsi que l’activisme peut rassembler comme il peut diviser.

Brèves de la semaine

CLÉMENCE LABASSE

Michaëlle Jean honorée pour sa contribution à l’Université d’Ottawa

Le Centre d’engagement mon- dial et communautaire, consa- cré au bénévolat des étudiants, a été renommé, mercredi 4 no- vembre, Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire, en l’honneur de l’ancienne chancelière de l’U d’O. « [C’est] une façon de rendre hommage à Mme Jean dont le mandat a été marqué par son dévouement envers nos étudiants et étudiantes », a com- menté le recteur, Allan Rock.

La communauté francophone étudiante à l’honneur!

Vendredi soir, au Lac Dow, les francophones de l’U d’O se sont parés de leurs plus beaux habits pour le Gala de la Francophonie 2015. Ce soir là, Mariko Sumi a été récompensée pour son im- plication dans la promotion du français sur le campus. L’étu- diante est la présidente d’un nouveau club, l’Association de la Culture Francophone, qui organise des soirées et des ren- contres axées sur le partage de la culture en français.

À la recherche d’un nouveau représentant RÉFO pour l’U d’O

Le 28 octobre, le Regroupe-

ment étudiant franco-ontarien

a envoyé à ses membres un ap-

pel à la candidature pour trou- ver le nouveau représentant à l’U d’O. Francesco Caruso, le dernier étudiant a avoir occupé

le poste, a en effet démissionné,

car il avoue : « Je n’avais pas le temps de m’impliquer assez. » À ce jour, trois candidatures ont été envoyées, et le comité exécutif choisira prochaine- ment une de ses personnes.

Un colloque Énergie Positive plus transparent, mais aussi plus opulent

Jeudi 5 Novembre, au Château Laurier, les hauts fonctionnaires de l’U d’O et la communauté étaient conviés à un colloque du groupe Énergie Positive intitulé « Grandes idées : dialogue des chefs de file du secteur de l’énergie ». Le colloque, en anglais, était retrans- mis en direct sur Internet. Sub- ventionné, entre autres par l’en- treprise SunCor, Énergie Positive a pour mission de favoriser l’ac- ceptabilité du secteur de l’énergie fossile dans l’opinion publique.

mission de favoriser l’ac- ceptabilité du secteur de l’énergie fossile dans l’opinion publique. www.larotonde.ca

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section

Arts et culture

Lissa Léger culture@larotonde.ca

section Arts et culture Lissa Léger culture@larotonde.ca Daniel Romano à la quatrième salle du CNA Les

Daniel Romano à la quatrième salle du CNA

Les cowboys de l’Ontario

Sophie Sherrer

C’était tout un rodéo, vendredi dernier à la qua- trième salle du Centre national des Arts, avec les mordus qui arrivaient pleinement costumés en bottes de cuir avec leur accent du Texas et de la Louisiane pour l’occasion du spectacle de Daniel Romano, un chanteur country. Les spectateurs se sont aussi fait surprendre par l’arrivée de Dylan Earl et Steve Lambke, des artistes émergents qui étaient par hasard en tournée à Ottawa avec Romano et qui ont as- suré la première partie du spectacle.

Dylan Earl, chanteur country, a joué avec énergie et avait une belle présence sur scène. De son côté, Steve Lambke avait un style plus indie-folk. Le caractère intime de la Quatrième salle se mariait bien avec l’au- thenticité des musiciens qui chantaient de leur cœur leurs amours passés.

« Récemment, le nombre d’artistes ca- nadiens a explosé », nous informe Marie-Chantale Labbé-Jacques, respon- sable des communications et du marke- ting pour la série CNA présente. Ainsi, la programmation des cinq dernières années

cherche à mettre en vedette des artistes ca- nadiens. CNA présente offre un lieu pour les artistes reconnus et émergents canadiens de paraître à Ottawa, donnant ainsi place à un festival de musique canadienne tout au long de la saison.

Daniel Romano, natif de Welland en Ontario, est venu ravir les spectateurs avec sa musique entraînante et son style authentique qui a le pouvoir de convertir même les plus ardents dépréciateurs du country. Impossible de ne pas être touché par la musique de l’au- teur-compositeur-interprète qui nous affirme qu’il est « seulement intéressé par une bonne chanson. Une chanson qui dit quelque chose ou rien du tout, mais une bonne chanson qui aura neuf vies. »

Romano mentionne que beaucoup de per- sonnes nostalgiques s’attendent, par son image de cowboy glamour, à ce que sa mu- sique fasse revivre le bon vieux temps, mais il avertit de ne pas voir seulement ce côté dans sa musique. « Il y a un héritage dans le country, mais je ne suis pas le genre de personne qui veut faire la relance de ce qui est passé. […] Je ne suis pas intéressé par le passé. » En effet, la musique de Romano est unique. Son country est enrichi par d’autres genres et revêt une fraîcheur d’aujourd’hui.

PHOTO : COURTOISIE
PHOTO : COURTOISIE

Du nouveau sur la scène locale

MYRIAM BOURDEAU

Mélomanes, locavores et caféinomanes étaient au rendez-vous vendredi dernier au Happy Goat Coffee Company dans le Quar- tier latin. Le groupe local Scattered Cloud jouait pour souligner le lancement du pre- mier album de Technical Kidman, une pro- duction montréalaise. Les groupes Zone de Toronto ainsi que les Heaters de Montréal ont également partagé la scène.

« Le début de quelque chose, c’est toujours le meilleur », avoue le chanteur Mathieu Arsenault en discutant de son passage à Ot- tawa. Arsenault est également l’illustrateur derrière la couverture de leur cassette fraî- chement concoctée. Bien que leur lancement officiel ait été célébré à Montréal la veille, le vocaliste se dit heureux de constater que les spectateurs étaient nombreux dans la région de la Capitale. La formation ne s’attardera cependant pas dans les environs puisque sa tournée se poursuit afin de promouvoir l’album. « Demain, on reprend la route vers

PHOTO : AYOUB BEN SASSI
PHOTO : AYOUB BEN SASSI

Toronto », explique-t-il. « On va se rendre jusqu’à Edmonton en passant par Thunder Bay, Saskatoon, Calgary et Lethbridge, puis on revient à Montréal pour [l’évènement musical] M pour Montréal avant de repartir vers l’est. » Cette tournée les gardera occu-

pés jusqu’en début décembre.

Ce n’était pas la première fois que Scattered Cloud jouait en compagnie de Technical Kid- man. « On avait déjà joué avec eux au Black Sheep et dans les environs de Montréal,

donc on savait que ça fonctionnait bien », explique Philippe Charbonneau, artiste multidisciplinaire de Scattered Cloud. Par contre, Jamie Kronick n’était pas à son poste habituel derrière la batterie : Pascal De- laquis le remplaçait ce soir et continuera de le faire pendant son absence à l’étranger. « C’était son premier show avec nous ce soir et ça s’est très bien passé », affirme Charbon- neau. Ils avaient déjà eu l’occasion de jouer ensemble au sein d’autres groupes, la tran- sition était donc toute naturelle. Le trio était complété par Mike Dubue au synthétiseur.

Une ambiance chaleureuse a régné dans la salle toute la soirée. La douce odeur persis- tante de café qui flottait dans la pièce y était peut-être pour quelque chose. La commu- nauté musicale d’Ottawa a reçu avec beau- coup de positivisme les groupes de la région, autant que ceux qui venaient de plus loin. Les artistes ont également reconnu le soin avec lequel ils ont été reçus : « C’était sym- pathique de jouer dans un nouvel emplace- ment », confie Philippe Charbonneau. « Ça a été une soirée réussie. »

dans un nouvel emplace- ment », confie Philippe Charbonneau. « Ça a été une soirée réussie.

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dans un nouvel emplace- ment », confie Philippe Charbonneau. « Ça a été une soirée réussie.

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arts et culture

10 arts et culture la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

la rotonde

10 arts et culture la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

le Lundi 9 novembre 2015

Théâtre sur le campus

Love’s Labour’s Lost de William Shakespeare

Gabrielle Pronovost

L’amour est un thème récurrent dans l’œuvre de William Shakespeare, et sa fa- meuse comédie Love’s Labour’s Lost ne fait pas exception à la règle. Interprétée par des étudiants de théâtre de l’Université d’Ottawa et sous la direction de Catriona Leger, la pièce était présentée à la Salle académique, du 3 au 7 novembre dernier.

Dans la ville de Navarre, le roi Ferdinand et ses trois compagnons, Biron, Du Maine et Longueville, prêtent serment de ne pas commettre d’actes frivoles – surtout de ne pas céder à la compagnie des femmes – afin de se consacrer à leurs études. Le comble : la journée même, la princesse de France et ses charmantes suivantes, Rosaline, Catherine et Marie, leur rendent visite. Contre toute attente, les hommes en tombent follement amoureux et ont beaucoup de difficulté à maintenir leur pacte. Suivent alors triangles amoureux, tromperies et ruses à la manière poétique de Shakespeare.

En entrant dans la salle, une petite musique jazz accueille la foule. Impossible d’ignorer l’élégance de la scène avec son architecture ancienne et son allure d’arrière-saison. En attendant le début du spectacle, un ac- teur-jardinier racle des feuilles d’automne en dansant à la musique. Il nous rappelle que le roi aura affaire à nous si l’idée de sor- tir notre cellulaire durant la pièce nous vient en tête. Déjà les rires commencent; ce sera une bonne soirée!

PHOTO : MARIANNE DUVAL
PHOTO : MARIANNE DUVAL

Avec une troupe théâtrale comprenant 32 membres, dont 16 acteurs, la metteure en scène avait du pain sur la planche. Elle a réussi à donner le charme voulu et néces- saire à sa pièce préférée, lui accordant une atmosphère chaleureuse et comique et fai- sant honneur à l’originale. De leur côté, les acteurs ont visiblement étudié la pièce à la virgule près. Ils interprètent leur person-

nage avec une attention aux détails des plus impressionnantes. Mention spéciale pour Jon Dickey et Darcy Smith, jouant les rôles de Biron et de Don Adriano de Armado, qui avaient à réciter de nombreux longs et com- plexes monologues.

Après une heure et demie de comédie, la pièce adopte une tournure dramatique alors

que la princesse apprend la mort de son père. Les femmes doivent retourner en France et obligent les hommes à purger leurs péchés pendant un an avant de leur accorder leur amour. La pièce se termine toutefois sur une touche cocasse alors que Biron rompt le quatrième mur du théâtre en informant la foule que 12 mois, « c’est trop long pour une pièce! »

Profil d’un joueur de la L.I.E.U.

Entrevue candide avec Dominic Piscopo

Camille Pagé-Taillon

Pendant le premier des deux matchs qui se sont joués jeudi soir dernier, Dominic Piscopo a accepté de sortir de la bulle de rire qu’est le Centre Universitaire pour nous laisser, l’espace de 15 minutes, entrer dans son univers : l’improvisation.

Étudiant à l’École de gestion Telfer, Piscopo est conscient de ne pas avoir le pro- fil typique d’un joueur d’improvisation. Il dit pourtant se servir de plusieurs habiletés issues de son parcours humoristique dans le contexte professionnel. « J’ai un cours de présentation qui est plus ardu à Telfer que je ne recommande à personne, mais dans lequel je commence souvent mes pré- sentations avec une touche humoristique; ça détend tout le monde et je peux mieux

me concentrer après sur le contenu. »

L’aisance que l’improvisation lui a appor- tée lui sert aussi dans son quotidien. En effet, il explique qu’« après avoir imité une poule qui pond un œuf devant 400 personnes, ou léché la barbe de quelqu’un (histoire vraie!), t’es moins nerveux de faire des petites choses comme d’appro- cher un étranger ».

Tout en discutant des choses semi- sérieuses telles que l’un de ses humoristes préférés, Bo Burnham, ou du conduit de créativité qu’est l’improvisation, Piscopo dévoile qui il est vraiment. Si on lui don- nait le choix de prendre un bain avec une des quatre personnes suivantes, Louis- Jean Cormier, Lisa Leblanc, Eugénie Bou- chard, ou Carey Price, il avoue préférer la joueuse de tennis, « pour des raisons évidentes ». « Je ne vais pas entrer dans les détails parce que mes parents risquent

de lire l’entrevue », rajoute-t-il. Piscopo confie aussi que s’il pouvait discuter avec notre nouveau premier ministre, il parle- rait de traitements capillaires.

En conclusion, il dévoile qui il aimerait ra- mener à la vie : « Il y en a beaucoup, mais je pense que je choisirais Amy Winehouse pour parler de l’ironie de sa chanson « Rehab ». Ça serait intéressant comme conversation. Est-ce que j’ai mentionné que j’aime les malaises ? »

La saison de la L.I.E.U. bat son plein sur le campus, et maintenant que les examens de mi-session sont dans le rétroviseur, il n’y a plus d’excuse pour ne pas prendre quelques heures le jeudi soir pour venir re- garder Dominic Piscopo et ses coéquipiers repousser les limites de ce qui est sociale- ment acceptable, histoire de s’esclaffer et de décompresser.

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
est sociale- ment acceptable, histoire de s’esclaffer et de décompresser. PHOTO : GABRIELLE PILLIAT www.larotonde.ca

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est sociale- ment acceptable, histoire de s’esclaffer et de décompresser. PHOTO : GABRIELLE PILLIAT www.larotonde.ca

arts et culture

arts et culture la rotonde n u m é r o 9 11

la rotonde

arts et culture la rotonde n u m é r o 9 11

numéro 9

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courts métrages

Performance Voyage 5 s’arrête à la galerie SAW

Noura Cherkawi

Performance Voyage 5 (PV5) est un festi- val qui fait des tournées dans divers pays à travers le monde. Le festival présente des performances vidéo élaborées par 13 artistes provenant des quatre coins du globe : l’Italie, l’Iran, l’Allemagne, l’Haïti, le Canada et la Pologne. Le thème de cette cinquième édition est le « Domestique ». Les courts métrages présentent ainsi des concepts engagés tels que la situation des sans-abri, des autochtones, de la fa- mille, et des immigrants.

D’une durée maximale de dix minutes, les vidéos traitent d’une panoplie de sujets et abordent divers registres et techniques cinématographiques. Ces vidéos, privées d’un scénario suivant un ordre logique, remuent l’intériorité des spectateurs et provoquent diffé- rentes sensations : le dégoût, l’ennui, la

lenteur, le rire, le mépris et la surprise. Ces émotions ouvrent un espace de pos- sibilités de remise en cause. Une artiste retenue pour ce festival, Rah Saneie, est diplômée du département d’Art visuel de l’Université d’Ottawa et son travail a été exposé à Ottawa, à Toronto et à l’in- ternationale, notamment à New York, en Iran, en Chine, à Berlin, à Graz, à Vienne, à Hambourg et à Londres.

Origines et avantages

Un dialogue avec le directeur de la gale- rie SAW, Jason St-Laurent, et le direc- teur du festival, Timo Soppela, lève le voile sur la genèse et les intentions de ce projet.

C’est en 2011, suite à un appel ouvert mondialement et accessible à tous les ar- tistes, que Performance Voyage a débu- té. En effet, PV5 s’inspire du plus grand festival art de scène, Amorph! Timo Soppela, directeur de la galerie MUU en Finlande, indique que le titre a été ins- piré par une vidéo performance intitu- lée Voyage dans laquelle un artiste avait

créé sa propre île et naviguait librement sur un bateau. L’appel international, vu sous l’angle de « Performances » donne naissance à Performance Voyage , qui fait également référence aux tour- nées qui s’opèrent chaque année.

L’organisation MUU, partenaire du fes- tival PV5, tisse chaque année de nou- veaux liens à l’échelle planétaire. Le festival est unique en son genre puisque les performances constituent l’un des arts les plus difficiles. L’art de la perfor- mance a tendance à être expressif et à toucher différents sujets engagés. Les artistes explorent des questions poli- tiques ardentes d’actualité et abordent des problématiques d’intérêt public.

Une relation internationale

La galerie SAW entretient une belle relation avec la galerie MUU depuis quelques années et elles ont collaboré sur différents projets. « Nous avons un mandat similaire : se concentrer sur la performance, les arts médiatiques et

de nombreuses disciplines que MUU soutient. C’est dans un sens organique de présenter ce festival ici chez nous », confie le directeur de la galerie SAW.

Le festival se distingue, car il permet de valoriser le travail des artistes, de les ai- der et de leur permettre d’être vus par- tout dans le monde, tout en économisant beaucoup. Ils facilitent l’accessibilité à une quinzaine d’artistes en moins d’une heure. « Le programme est intéressant, car il démocratise l’art de performance », continue St-Laurent. « Les perfor- mances artistiques coûtent chères parce que les corps ont besoin d’être là pour le spectacle. Ici, vous pouvez voir l’un des meilleurs spectacles touchant à tous les domaines de l’art en une soirée. »

« Ce festival connaît un grand succès

et ne fait que grandir. Alors que nous

présentons la cinquième édition, nous nous préparons déjà pour la sixième », explique fièrement Soppela. La si- xième édition aura pour thème :

« Futur, demain ».

 

Calendrier Culturel

 

du 9 Novembre au 15 novembre

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Lundi

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Mardi

Mercredi

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bibendum

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

 

Jagemô

Cinécauserie:

       

UOttawa à la

quatrième salle du CNA,

12

h

Venissage.

Conseil des Arts du Canada,

C’est une fille. Le Troquet, 17 h 15

Projection du do- cumentaire Sol.

Galerie SAW,

Canailles.

Le Petit Chicago,

The Souljazz

Orchestra.

Le Petit Chicago,

Vernissage de Pascale Arpin. OZ Kafe, 20 h 30

17

h

 

19

h

20 h

21 h

Oliver Swain’s Big Machine, Kristine St-Pierre et Jill Zmud. Raw Sugar Café,

Barbarians de la compagnie de danse: Hofesh Shechter Company.

Mado follies et invitée surprise. É.S.P De LaSalle,

Soirée dansante avec The Ottawa Swing Dance Society. St-Joseph’s Parish, 21 h 30

 

Jake Chisholm. Rainbow Bistro, 9 h 30

Marché d’artisanat. Centre Communautaire de la Côte-de-Sable, 10 h

 

CNA, 19 h 30

 

20

h

19

h

     

The Monroe

Dirty Dishes et Stove Top. House of Targ,

Yoga au bureau avec Carole Bourque. 1 Stewart

 

Théâtre: (off) Balance et feelers de la compagnie Tactics.

Sisters.

Philémon Cimon. CNA, 19 h 30

Pressed,

 

Cour des arts, samedi 20 h / dimanche 14 h

 

20

h

21

h

salle 319, 12 h

 
Cour des arts, samedi 20 h / dimanche 14 h   20 h 21 h salle

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Cour des arts, samedi 20 h / dimanche 14 h   20 h 21 h salle

section

sports et bien-être

soccer

section sports et bien-être soccer Le bronze pour se consoler GHASSEN ATHMNI C’est dans un stade

Le bronze pour se consoler

GHASSEN ATHMNI

C’est dans un stade comblé que s’est tenue la rencontre, comptant pour la demi-finale entre les Gee-Gees et les Hawks. Un match qui a tenu toutes ses promesses et qui a vu une défaite des joueuses d’Ottawa. Une défaite qui laisse un goût amer au regard d’un parcours ex- ceptionnel du Gris et Grenat.

Après les cérémonies d’usage qui ont vu être récompensées les joueuses des deux équipes et où Pilar Khoury a été désignée meilleure joueuse de la saison dans l’Est, le jeu a vite repris le dessus. Et cela, dès les premières minutes.

On a assisté, dans les quinze premières

minutes, à un match physique où les visiteuses ont conservé la maitrise et la possession du ballon. De l’autre côté du terrain, on retrouvait une équipe de Gee-Gees repliée sur elle-même et qui manquait de précision dans ses passes.

À la 20 e minute, la milieu de terrain

de Laurier, Katie Bishop, face au but, manque sa cible. La première occasion franche des Gee-Gees est à mettre à l’actif de Julia Francki, la milieu, mais sa frappe n’a pas trompé la gardienne des Hawks, qui s’est saisie du ballon.

À 10 minutes de la fin de la première,

Khoury et Francki ont combiné devant

les buts adverses, mais sans succès.

La deuxième période a repris comme la première avec une poussée des joueuses de Laurier. Toutefois, les joueuses d’Ot- tawa ont réagi avec deux tirs non cadrés aux 54 e et 55 e minutes. Sur un coup franc occasionné par un débordement de Pilar Khoury, le ballon trouve la tête rageuse et à bout portant de la milieu Fathye Lou. Ouverture du score pour l’équipe hôte, au grand soulagement des fans ve- nus nombreux pour pousser leur équipe à la victoire. Il a fallu attendre la 67 e mi- nute pour revoir une véritable occasion de but du côté des joueuses de Laurier. Maxine Murchie a trouvé la barre trans- versale sur une frappe enveloppée. À la 86 e minute, Pilar Khoury déborde sur la gauche la défense adverse, mais manque son face à face avec la gardienne, qui re- pousse son tir.

PHOTO : FLORENCE PINARD-LEFEBVRE
PHOTO : FLORENCE PINARD-LEFEBVRE

Les Gee-Gees jouent de malchance

Deux minutes après cette frayeur, les joueuses adverses ont trouvé l’égalisation. Un tir anodin d’Emily Brown venu du côté droit a été dévié malencontreusement par Hannah Landry et a trompé Cynthia Le- blanc qui n’a pu que constater que la balle lui filait entre les mains. C’est dans les ar- rêts de jeu que le match s’est décidé, avec un but de Nicole Lyon pour les joueuses de Laurier (94 e ). Ce but a porté la marque finale de la rencontre à 2 à 1 pour les visi- teuses et mis fin au parcours des Gee-Gees vers la finale du championnat.

Déçu, l’entraineur Steve Johnson a déplo- ré le manque de concrétisation : « Nous avons eu quelques chances de prolonger notre avantage au score, mais nous ne l’avons pas fait, ce qui a permis à Laurier de rester dans le match et de pousser, de nous mettre la pression et de gagner. »

Cynthia Leblanc, héroïque dans ce match, n’a pas caché sa déception :

« Je pense que c’est une question de malchance. On a donné tout ce qu’on avait, ça a été un effort collectif, mais il faut bien un gagnant et un perdant. »

PHOTO : AYOUB BEN SASSI
PHOTO : AYOUB BEN SASSI

Bonne réaction

Malgré cette désillusion, le Gris et Grenat s’est bien comporté lors du match pour la médaille de bronze qui l’opposait aux Lions de York. Avec une victoire de 2-0, Ottawa finit à la troisième place des SUO.

Pour son dernier match avec l’équipe, Julia Francki a signé l’ouverture du score en reprenant le ballon dans les six mètres, à la suite d’un coup franc de Kayla Dacosta-Pacheco.

Les Gee-Gees ont dominé la rencontre de bout en bout et ont doublé la mise à la 69 e . Théa Nour s’est faufilé dans la défense des Lions avant de voir son tir se faire contrer et échoir à Andréanne Sabourin. La milieu a placé un plat du pied qui a été dévié dans le petit filet par une défenseur de York. Khoury et Nour ont eu d’excellentes occasions d’aggraver la marque, mais n’ont pas su concrétiser.

Francki, Leblanc et Khoury mettent ainsi un terme à une carrière riche en exploits dont deux championnats SUO avec le Gris et Grenat. Avec leur départ se ter- mine un chapitre de l’histoire du pro- gramme de soccer.

Avec leur départ se ter - mine un chapitre de l’histoire du pro- gramme de soccer.

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numéro 9

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Basketball masculin

Une victoire facile contre les Lakers

DIDIER PILON

La saison de basketball s’entame avec une victoire aisée de 91 à 49 contre les jeunes Lakers de Nipissing. Mais dans l’absence de l’ex-héros du double G, Johnny « Basketball » Berhanemeskel, une question demeure sur les lèvres des partisans : qui prendra la relève?

Les yeux se tournent vers le joueur étoile Caleb Agada et le vétéran Mike L’Africain et ils n’ont certes pas déçu. Agada a dominé d’un bout à l’autre du terrain : en plus de sai- sir 10 rebonds, il ajoute à sa fiche 3 intercep- tions et 23 points en seulement 26 minutes. Seul L’Africain a marqué plus de points, to- talisant 32. Le duo a donc enregistré à eux seuls autant de points que l’équipe adverse!

Le premier quart était un exercice de do- mination pour les Gee-Gees. Alors que Ni- pissing bougeait rapidement le ballon, le mouvement manquait de direction. Les passes se multipliaient, mais étaient souvent mal captées, bloquées ou simplement dans le vide. Les Lakers ont eu peine et misère à respecter le chronomètre de tir. Ce n’est qu’après presque 4 minutes qu’ils ont ins- crit leur premier point. Alors qu’Agada était en feu, rentrant tous ses tirs dans le panier (trois 2-points et deux 3-points), Nipissing n’a effectué que 8 lancers.

Le quart se termine 26 à 4 en faveur du double G. « C’est notre défensive dans le premier quart qui nous a gagné le match », commente

Basketball féminin

PHOTO : MARTIN LAROCHE
PHOTO : MARTIN LAROCHE

James Derouin, l’entraîneur-chef des Gee- Gees. « Un quart où l’adversaire ne marque que 4 points, c’est toute une dominance. »

Les Lakers ont trouvé un peu de jeu lors du deuxième quart, saisissant 8 des 14 rebonds offensifs et tirant 24 fois. Pourtant, l’équipe

Deux succès d’entrée

n’arrivait toujours pas à mettre le ballon dans le panier. Les Gee-Gees n’étaient plus aussi ordonnés, perdant le ballon 10 fois dans le quart. Mais L’Africain a percé la défensive des Lakers à maintes reprises et avec parfois peu d’effort pour enregistrer 12 points, préservant une avance confortable.

La demie s’est terminée sur un jeu artistique de la part de Plunkett, qui a dérobé le ballon et l’a passé derrière son dos, laissant ainsi son adversaire dans la poussière. Alors que la foule comptait les toutes dernières se- condes, il a tiré de loin, mais a raté complè- tement le panier : air ball!

« On était un peu trop excité », explique De-

rouin. « On commençait nos transitions offen- sives avant d’avoir sécurisé le ballon défensi- vement. 19 pertes du ballon dans un match,

c’est vraiment inhabituel pour cette équipe. »

Ottawa s’est lancé dans une offensive sans compromis lors du troisième quart, laissant Nipissing marquer 17 points, mais en mar- quant eux-mêmes 31. L’offensive des La- kers s’est calmée un peu. Prenant quelques secondes pour trouver leurs joueurs, ils ont effectué quelques belles passes avant de rentrer leurs tirs. Au quatrième quart, les Lakers ont même enregistré plus de points. Mais il était déjà trop tard.

« Les Lakers sont une jeune équipe : la

plupart de leurs joueurs sont en deuxième année », clarifie Derouin. « Il y a de la

compétition féroce dans l’OUA cette an- née. On se prépare déjà pour faire face à Windsor et Western. »

GHASSEN ATHMNI

La première fin de semaine de la saison a été synonyme de bonne entame pour des Gee-Gees qui ont aligné deux victoires en autant de matchs. Après avoir gagné contre Nipissing vendredi, les Gee-Gees se sont of- fert les Voyageurs de Laurentienne samedi.

Contre Nipissing, Catherine Traer a ins- crit un total de 18 points, réussissant sept de ses tentatives au lancer franc. À ces faits d’armes offensives s’ajoutent trois in- terceptions et quatre rebonds. En avance 36-23 à la mi-temps, le Double G a été en difficulté au troisième quart avec les Lakers qui se sont montrées solides en défense et entreprenantes en attaque. L’écart s’est ré- duit à six points alors que les Ottaviennes n’arrivaient pas à accorder leurs efforts of- fensifs. Heureusement pour les locales, les

joueueses de Nipissing n’ont jamais pu re- coller au score.

Le rapport de force a changé au quatrième quart et Kellie Forand a été particulièrement en réussite aux trois points, ce qui a permis aux Gee-Gees d’assurer la victoire 65-46.

Traer et Wagar brillent

Avec 20 points, Traer a été la meilleure mar- queuse ottavienne contre Laurentienne. La garde Julia Soriano a récolté neuf rebonds et quatre passes, contribuant ainsi à la mai- trise de son équipe. « Elle ne se préoccupe pas beaucoup des statistiques, mais pour nous c’est clair qu’elle est formidable », l’a encensée l’entraineur-chef.

Avec un total de 13 points et cinq rebonds, Anne Wagar, introduite pour remplacer Lemoine a répondu à plusieurs questions qu’avaient Sparks quant à la profondeur de son équipe. « Avec la performance qu’elle a livrée ce soir, elle est devenue la joueuse

supplémentaire dont nous avions besoin. »

De retour après une blessure qui l’a privée de la fin de saison dernière, Sarah Bes- selink a tenu son rang, ce qui n’empêche pas Sparks de s’inquiéter. « Son genou est encore une préoccupation et l’empêche de faire des mouvements latéraux. »

Sparks s’est dit satisfait de la perfor- mance de son équipe. « Nous avons poursuivi nos séquences mieux que ce que nous le faisions dernièrement. Je crois que lorsque toutes nos joueuses sont disponibles et en forme, nous pou- vons être performantes en attaque. »

Dominées au rebond et manquant de solu- tions offensives, les Voyageurs n’ont pu riva- liser à aucun moment de la partie et ont dû s’avouer vaincues par la marque de 80-57.

Les Gee-Gees se déplaceront vers le sud et l’ouest de l’Ontario, la semaine prochaine, pour tenter de ramener des victoires face à Guelph et à Lakehead.

PHOTO : MARTIN LAROCHE
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tenter de ramener des victoires face à Guelph et à Lakehead. PHOTO : MARTIN LAROCHE www.larotonde.cawww.larotonde.ca

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14 sports et bien-être la rotonde le Lundi 9 novembre 2015

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le Lundi 9 novembre 2015

Volleyball

Le Double G s’emmêle les pinceaux

PHOTO : KATHLEEN APPIAH
PHOTO : KATHLEEN APPIAH

GHASSEN ATHMNI

Alors qu’elle affichait un bilan de 4-0, l’équipe de volleyball de l’Université d’Ottawa (U d’O) a trébuché à domicile contre les Lancers de Windsor et les Mustangs de Western Onta- rio, samedi et dimanche. Deux défaites que l’entraineur-chef Lionel Woods a mis sur le compte du manque d’expérience.

Le match contre les Lancers a été parti- culièrement difficile pour les Ottaviennes. Les trois manches ont été perdues avec un score très serré (21-25, 27-29, 25-27). Alix Durivage et Tatiana Kozbenko se sont dis- tinguées par des attaques incessantes, mais l’excellente maitrise du jeu de passe des Lancers leur a donnée l’avantage dans l’exé- cution des points cruciaux.

Kira Tomé n’a pas démérité lors de cette ren- contre, distillant des passes précises pour les ailières, mais Windsor a été très solide au bloc, ce qui a été un facteur déterminant

Renversées

Dimanche, il était question de rebondir et de réagir de la meilleure des manières en battant les Mustangs de l’Université Wes- tern Ontario.

Les Gee-Gees ont pris les devants et ont exécuté des séquences de jeu dignes de leur réputation lors des deux premières manches qu’elles ont remportées haut la main (25-16, 25-20).

Particulièrement en vue en début de ren-

contre, Caroline Lemay a été la joueuse la plus en réussite du côté ottavien. Elle a réalisé 18 attaques marquantes et 14 man- chettes défensives.

Au troisième set, les Gee-Gees ont eu un pas- sage à vide et ont laissé les Mustangs se dé- tacher rapidement, pour finalement se faire battre 16-25. « Nous ne sommes pas parve- nues à maintenir le niveau de jeu que nous avions lors des deux premières manches et cela a eu des répercussions », a expliqué Woods. « Nous avons joué les deux premières manches de la meilleure des manières. Nous paraissons toujours tendres et nous ne sommes pas parvenus à être constants. »

Menées 16-6 puis 19-9, les joueuses de l’équipe hôte ont tenté une remontée en ins- crivant huit points de suite, mais le réveil de l’attaque londonienne a été synonyme de cin- quième manche (25-22). « Ce qui est positif dans cette rencontre, c’est que les joueuses se sont battues avec beaucoup de hargne dans la quatrième manche. C’est bon signe pour l’avenir », a continué Woods.

Lors de la manche décisive, les Gee-Gees ont multiplié les approximations et les mésententes et ont fini par céder sur la marque de 15-9.

La vétérane Kaly Soro dont on attendait le retour n’a pas été alignée à cause de sa blessure au dos.

Ottawa devra se refaire pour essayer de rem- porter les points de la victoire cette fin de se- maine face aux Varsity Blues de l’Université de Toronto et aux Rams de l’Université Ryerson.

Rugby
Rugby

Une médaille historique

GHASSEN ATHMNI

Malgré leur défaite en demi-finale contre les Marauders, l’équipe de rugby de l’Uni- versité d’Ottawa (U d’O) peut se targuer d’avoir réussi la meilleure performance de l’histoire du programme en obtenant la médaille de bronze et la troisième place au championnat des Sports inter-universi- taires canadiens.

Les coéquipières de Simone Savary ont com- mencé la compétition jeudi en écartant les tenantes du titre, les X-Women de l’Uni- versité Saint-François-Xavier. Menées 7-0 après 20 minutes de jeu, elles ont égalisé le score en début de deuxième période avant de se détacher et de sceller le sort du match, et ce, malgré l’expulsion de Danielle Erdelyi.

Strike, Savary, Foran et Patrinos ont inscrit des essais pour porter la marque à 29-7.

Défaite crève-cœur

En demi-finale samedi, le Gris et Grenat de- vait se défaire des Marauders de l’Universi- té McMaster, qui comptent dans leurs rangs la joueuse SIC de l’année, Cindy Nelles. En tête à l’entracte grâce à une pénalité de Pa- trinos, les protégées de Jen Boyd ont cédé face à la pression et à l’engagement phy- sique des Hamiltoniennes. Dès le début de la deuxième mi-temps, McMaster est pas- sé devant avec essai de Nelles. Par la suite, et alors que les Gee-Gees multipliaient les tentatives infructueuses dans le 22 adverse, Collen Irowa a profité d’une brèche dans le ruck pour aggraver la marque 14-3.

Dans les trois dernières minutes, les Gee-

Gees ont tout donnée, inscrivant un essai par Dria Bennett (14-8) et passant près d’en inscrire un deuxième par Patrinos dans les arrêts de jeu mais la vigilance des arrières de McMaster a porté fruit et le score en est resté là. Il s’agissait de la première et unique défaite de l’équipe cette saison. « Les filles exécutaient le plan de match à la perfection, mais nous avions besoin d’at- taquer davantage. McMaster a eu deux oc- casions de marquer et a su les inscrire », a regretté l’entraineure-chef.

Ottawa domine Concordia

Pour la quatrième fois cette saison, les Stin- gers de Concordia ont dû subir la loi de la troupe de Jen Boyd. Déchainées, les Otta- viennes ont offert un véritable festival of- fensif aux spectateurs, inscrivant 11 essais pour un total de 65 points.

Irene Patrinos a tenu à honorer sa dernière sortie en tant que Gee-Gee, avec trois es- sais et cinq transformations. « Ce fut un incroyable jeu d’équipe ; tout le monde est venu avec son meilleur niveau de jeu. Nous étions si bien coordonnées. Nous avons dû mettre le match d’hier de côté et nous nous sommes concentrées sur l’obtention de la médaille », a commenté l’arrière buteuse.

Privée de leur meilleure joueuse, Frédérique Rajotte, ce n’est qu’à la 73 e que Concordia a inscrit ses premiers points, alors que le score était de 60-0.

Simone Savary, Jessica Foran, et Ire- ne Patrinos ont été nommées parmi les étoiles du tournoi.

Lors de la finale, les Marauders ont triom- phé des Gaels de Queen’s pour s’adjuger le Trophée Monilix

de la finale, les Marauders ont triom - phé des Gaels de Queen’s pour s’adjuger le

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bien-être la rotonde n u m é r o 9 15 souhaite remercier les contributeurs.trices de
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bien-être la rotonde n u m é r o 9 15 souhaite remercier les contributeurs.trices de

souhaite remercier les contributeurs.trices de la semaine

15 souhaite remercier les contributeurs.trices de la semaine Sophie Sherrer - MYRIAM BOURDEAU - Gabrielle Pronovost

Sophie Sherrer - MYRIAM BOURDEAU - Gabrielle Pronovost - Camille Pagé-Taillon - Noura Cherkawi - Martin Laroche - Kathleen Appiah - POLINA TARASENKO

Merci de la part de l’équipe de La Rotonde

TARASENKO Merci de la part de l’équipe de La Rotonde L ÉDITION DU LUNDI 9 NOVEMBRE
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ÉDITION DU LUNDI 9 NOVEMBRE 2015

109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TEL: 613-421-4686

RÉDACTION Rédacteur en chef Didier Pilon redaction@larotonde.ca

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Frédéric Lanouette correction@larotonde.ca

CORRECTEUR

WEB

Samuel Poulin

Élise Vaillancourt

correcteur@larotonde.ca

web@larotonde.ca

ACTUALITÉS

DIRECTRICE DE PRODUCTION

Clémence Labasse

Gabrielle Dubois

actu1@larotonde.ca

production@larotonde.ca

Frédérique Mazerolle

DIRECTRICE ARTISTIQUE

actu2@larotonde.ca

Florence Pinard-Lefebvre

Yasmine Mehdi

direction.artistique@larotonde.ca

reportage@larotonde.ca

PHOTOGRAPHE

Boni Guy-Roland Kadio nouvelles@larotonde.ca

Gabrielle Pilliat photographe@larotonde.ca

ARTS ET CULTURE Lissa Léger culture@larotonde.ca

ILLUSTRATEUR Andrey Gosse illustrateur@larotonde.ca

VIDÉASTE

SPORTS

Antoine Simard-Legault

Ghassen Athmni

Élise Vaillancourt

sports@larotonde.ca

videaste@larotonde.ca

COORDONATRICE DES BÉNÉVOLES Eugénie Lemieux bénévoles@larotonde.ca

DIRECTION GÉNÉRALE Ayoub Ben Sassi direction@larotonde.ca

PROCHAINE PARUTION

Lundi, le 15 novembre 2015

La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés.

La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffa- matoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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