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Communiqué de presse Mardi 10 novembre 2015 La Pagode, cinéma du 7ème arrondissement de Paris : décision de justice condamnant la société gérante Cinéma La Pagode La société Cinéma La Pagode vient de perdre la bataille judiciaire qu’elle a menée depuis trois ans après avoir tenté d’opposer à la société Europalaces Etoile un arsenal d’exceptions et d’arguments juridiques empreints d’une grande mauvaise foi qui fort heureusement n’a pas échappé à la Cour d’appel de Paris qui l’a déboutée de l’intégralité de ses demandes. La Cour a estimé en effet que la société Cinéma La Pagode avait été parfaitement informée depuis l’origine de sa gérance de l’étendue de ses droits et obligations et qu’elle n’avait aucun droit ni titre à se maintenir dans les lieux après en avoir reçu valablement congé. Durant ces trois années la société Cinéma La Pagode s’est maintenue abusivement dans les lieux tout en cessant tout règlement de ses obligations et ce en dépit d’une injonction du Tribunal. Son attitude inexcusable la rend de surcroit responsable de la dégradation de ces lieux prestigieux dans lesquels les travaux déclarés urgents par la préfecture de police ont été d’autant retardés. La Cour d’appel a donc condamné la société Cinéma La Pagode, représentée par sa gérante Alexandra Henochsberg, à une expulsion « assortie d’une astreinte de 2 000€ par jour passé un délai de deux mois à compter de la signification de l’arrêt », et à payer à la société locataire Europalaces Etoile qui l’avait nommée en gérance les sommes dont elle était redevable et les dépens. La société Foch Dauphine, propriétaire de La Pagode, était représentée par Maître Georges Jourde du Cabinet Veil Jourde. Historique des faits Depuis 1931, La Pagode est un lieu à usage de cinéma ; ses façades, toitures et jardin sont classés depuis 1990. Acquisition du cinéma La Pagode par Compagnie Rembrandt Investissement en 1986 et transféré à SCI Foch Dauphine le 12 septembre 1991. 1993, le contrat établi entre SCI Foch Dauphine et SA Eclair Journal, société de Gaumont, étant arrivé à sa fin, un protocole d’accord a été mis en place avec versement d’une indemnité d’occupation. Décembre 1997 à septembre 2000, fermeture pour travaux entièrement financés par SCI Foch Dauphine ce qui a permis la réouverture de La Pagode. Par un contrat de location de gérance libre daté du 30 octobre 2000, la société Eclair Journal a consenti à la société Cinéma La Pagode (SARL) l’exploitation du cinéma pour une durée de cinq années à compter de la date de signature, rappelant la situation locative. En 2002, la société Eclair Journal devient Cinémas Grands Ecrans 2, puis Europalaces Etoile. Avenant du 27 octobre 2005 de la location gérance pour une nouvelle période de cinq années moyennant une redevance d’un montant hors taxes et charges de 67 839,80€ par an correspondant à la somme due par la société Europalaces Etoile à SCI Foch Dauphine, bailleresse aux termes du protocole de 1993. Le montant de cette redevance n’a subi aucune augmentation depuis la signature du contrat malgré l’augmentation de l’indice du coût de la construction. Le 29 juin 2012, un congé est délivré pour le 31 décembre 2012 par la société Europalaces Etoile à la société Cinéma La Pagode, suite à la sommation de quitter les lieux de la société Foch Dauphine. « Il est formellement convenu qu’à l’expiration de la présente location-gérance, qu’elle qu’en soit la cause, le locataire gérant devra rendre les lieux libres de toute occupation. Le locataire-gérant ne pourra prétendre, à ce titre, à aucune indemnité. » (Contrat de location gérance libre du 30 octobre 2000) « A l’expiration du contrat de location-gérance et qu’elle qu’en soit la cause, le locataire-gérant devrait rendre les lieux libres de toute occupation et ne pourrait prétendre à aucune indemnité. » (Arrêt du 28 octobre 2015, Cour d’appel de Paris). L’huissier venu signifier ce constat le 31 décembre 2012 se voit refuser l’accès au site. L’indemnité due à SCI Foch Dauphine n’est plus acquittée à partir de 2012. La société Cinéma La Pagode assigne Europalaces Etoile et SCI Foch Dauphine solidairement pour requalifier le contrat de location-gérance en contrat de sous-location commerciale le 20 décembre 2012. Le 9 décembre 2014, un jugement déboutant la société Cinéma La Pagode est prononcé par la justice mais il n’est pas exécutoire. Le 30 octobre 2015, la Cour d’Appel de Paris a débouté Cinéma la Pagode de ses demandes à l’encontre de la société Europalaces Etoile sur la responsabilité de la société Foch Dauphine et sur la nullité du contrat de location-gérance. Le gérant et la société Cinéma La Pagode ont donc 2 mois pour quitter les lieux. Des rénovations nécessaires à La Pagode Par un décret du 21 août 1990, La Pagode est partiellement classée Monument Historique (le Jardin attenant, les façades et toitures, la grande salle avec son décor sont classés). Selon le contrat de location-gérance établi entre Europalaces Etoile (auparavant Eclair Journal) et la société Cinéma La Pagode le 30 octobre 2000 : « Le locataire-gérant entretiendra les locaux d’exploitation en parfait état de réparations locatives et d’entretien ». La société en gérance, Cinéma La Pagode, n’a pas pris soin du lieu et n’a donc pas souscrit à ses obligations d’occupant en n’entretenant pas ce lieu emblématique. SCI Foch Dauphine n’a pas pu entrer dans son bien depuis trois ans et ne sait donc pas jusqu’où s’étendent les travaux à réaliser. Des travaux avaient pourtant été prévus de longue date : SCI Foch Dauphine a déposé une demande de permis de construire le 10 octobre 2002. Du fait des divers contretemps judiciaires et de l’opposition de la société de gérance, le projet n’a pu être mis en œuvre depuis le 5 janvier 2006, date de notification de l’autorisation de travaux du Ministère de la Culture et de la Communication prise par le Préfet d’Ile-de-France. Les travaux devaient être confiés à Benjamin Mouton, Architecte en chef des Monuments Historiques. Attachée à l’art sous toutes ses formes, Elisabeth Dauchy, à la tête de SCI Foch Dauphine, tient à ce que La Pagode reste le cinéma mythique qu’il a toujours été avant même qu’elle l’acquière en 1986 : « J’ai depuis ème longtemps un très fort attachement au 7 art et La Pagode est une salle de cinéma magnifique, un morceau d’histoire de Paris. Je souhaite qu’elle soit rénovée avec soin par un architecte et des techniciens de talent. Ses portes fermeront le temps de réaliser les travaux nécessaires mais La Pagode restera un haut lieu culturel à sa réouverture. » A propos d’Elisabeth Dauchy, dirigeante de la SCI Foch Dauphine : Avec un goût prononcé pour les arts et la musique, Elisabeth Dauchy est mécène de projets culturels depuis plusieurs décennies. En aidant, en 1995, à produire Molom, conte de Mongolie de Marie-Jaoul de Poncheville sous la direction artistique de Abderrahmane Sissako, en offrant en 1992 le mobilier spécialement créé par Richard Peduzzi pour la Bibliothèque-Musée à l’Opéra Garnier après sa rénovation et en participant ensuite à l’ameublement du bureau de la direction de l’Opéra Bastille, Elisabeth Dauchy montre sa volonté constante au fils des ans de promouvoir les arts et de les rendre accessibles au grand public. Contacts Presse : A+ Conseils Christelle Alamichel 01 47 27 00 14 06 31 09 03 83 christelle@aplusconseils.com Pauline Saint-Martin 01 47 27 00 72 06 83 00 57 40 pauline@aplusconseils.com Emeline Derrian 01 47 27 00 14 06 08 00 45 76 emeline.aplusconseils@gmail.com

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