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/ METHODOLOGIE

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LES REGIONS :

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UNE FAIBLE CONNAISSANCE PERÇUE DES COMPETENCES QUI N’EVOLUE PAS MALGRE LE CONTEXTE ELECTORAL ET LES EVOLUTIONS DE PERIMETRE.

LES FRANÇAIS CONFIRMENT L’IMPORTANCE ACCORDEE AU SERVICE PUBLIC DE LEUR VILLE, MAIS RESTENT NUANCES QUANT AU NIVEAU D’IMPOT POUR LE MAINTIEN DU NIVEAU DE SERVICE PUBLIC.

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/ UNE CONFIRMATION DES VALEURS ATTENDUES DU SERVICE PUBLIC MUNICIPAL :

UNE BALANCE ENTRE PERFORMANCE/QUALITE DE SERVICE ET INTERET GENERAL.

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LA MAIRIE, INSTITUTION SINCERE AVEC SES HABITANTS POUR SEULEMENT 51% DES FRANÇAIS. NOUVEAUTE 2015

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LES FRANÇAIS CONFIRMENT L’IMPORTANCE ACCORDEE A LA CONSULTATION DES USAGER

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COMME DEMARCHE CITOYENNEMAIS AUSSI A CAUSE D’UN MANQUE DE SINCERITE PERÇUE.

/ LE BUDGET PARTICIPATIF :

UN DISPOSITIF DE PARTICIPATION QUI GAGNE A ETRE CONNU. NOUVEAUTE 2015

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L’UTILISATION PRIORITAIRE DES IMPOTS POUR LES FRANÇAIS. NOUVEAUTE 2015

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LES RISQUES PERÇUS DE LA DEMATERIALISATION DES SERVICES PUBLICS :

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UNE CRAINTE IMPORTANTE DE RECUPERATION DES DONNEES PERSONNELLES NOUVEAUTE 2015

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LA CONSULTATION DES CITOYENS EST L’AXE PRIORITAIRE DES FRANÇAIS

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POUR AMELIORER LES SERVICES PUBLICS DE LA VILLE (RESULTAT A LA HAUSSE DE 6%)

L’EVALUATION GLOBALE DU SERVICE PUBLIC DE LA VILLE PAR LES FRANÇAIS : 6.38/10 UNE LEGERE AMELIORATION DE 0.13 POINTS MAIS SIGNIFICATIVE PAR RAPPORT A 2014.

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/ METHODOLOGIE

Il s’agit d’une étude par questionnaire administrée en ligne du 20 au 23 octobre 2015 auprès de 1010 répondants Français métropolitains de 18 ans et plus. L’échantillon est représentatif de la population Française assuré par la méthode des quotas sur la base de l’INSEE, sur les variables croisées de tranches d’âge, les catégories socio-professionnelles principal du foyer, du sexe et de la région d’habitation. L’échantillon respecte la répartition des habitants selon la taille de la ville.

La qualification de la fiabilité des résultats répond aux principes de probabilité habituellement retenus pour la représentativité : la taille de l’échantillon admet une marge d’erreur de 2.98% dans la situation la plus défavorable (résultat dont la proportion est de 50%). Cette marge est basée sur un intervalle de confiance de 95%.

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/ LES REGIONS : UNE FAIBLE CONNAISSANCE PERÇUE DES COMPETENCES ET QUI N’EVOLUE PAS MALGRE LE CONTEXTE ELECTORAL ET LES EVOLUTIONS DE LEUR PERIMETRE

Comme lors de l’édition précédente, les Français ont une lisibilité variable des champs de compétence des différentes collectivités territoriales. La ville est la seule collectivité dont une majorité de Français perçoit les champs de compétence (62% des Français disent avoir une très bonne ou bonne connaissance des compétences, en progression de 2% par rapport à 2014). Cette lisibilité des compétences contraste avec celles de la Région et surtout celle de l’intercommunalité pour lesquelles 57% et 56% des Français l’estiment mauvaise voire nulle.

Il est étonnant de ne pas avoir de différence de connaissance perçue entre 2014 et 2015 alors qu’entre les deux éditions du baromètre il y a eu les campagnes et élections départementales et municipales. Le plus surprenant est ce manque de différence pour les régions. En effet, l’actualité autour des régions, d’une part sur leur recomposition et, d’autre part, sur la campagne électorale en cours, n’ont eu aucune incidence. Il aurait pu être logique de constater une amélioration du fait de la méconnaissance générale des compétences de régions dans ce contexte, voire éventuellement une détérioration de la connaissance perçue liée aux évolutions géographique des régions et aux incertitudes associées. Ce manque de connaissance biaise la capacité d’évaluation des actions politiques locales (notamment régionales) par les Français qui constitue pourtant un enjeu démocratique important : choisir et évaluer l’action politique en connaissance de cause. Par exemple, comment évaluer l’importance d’un impôt s’il n’est pas associé aux compétences ? Par ailleurs, comment améliorer le niveau de connaissance des Français ?

? Par ailleurs, comment améliorer le niveau de connaissance des Français ? #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats 4

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/ LES FRANÇAIS CONFIRMENT L’IMPORTANCEACCORDEE AU SERVICE PUBLIC DE LEUR VILLE,

MAIS RESTENT NUANCES QUANT AU NIVEAU D’IMPOT POUR LE MAINTIEN DU NIVEAU DE SERVICE PUBLIC.

Cette importance se manifeste à travers l’attachement et le souci de l’évolution du service public de leur ville. Concernant l’attachement, 71% des Français confirment être attachés au service public de leur ville (dont 27% particulièrement attachés). Ce niveau progresse de 5% par rapport à 2014. Concernant le souci du devenir du service public municipal, 72% se sentent concernés voire très concernés par les évolutions du service public de leur ville, en progression de 5% par rapport à 2014.

Cet attachement ne connait quasiment pas de différence en fonction de la taille de la ville habitée, en revanche, l’âge est une caractéristique qui explique fortement les différences d’attachement : les 18-29 ans sont 54% à déclarer être attachés au service public de leur ville vs 69% des 30-44 ans, 77% des 45-59 ans et 80% des 60-75 ans (données de 2015).

En revanche, lorsqu’il s’agit de l’effort de chacun à la contribution au service à travers l’impôt, l’attachement ne se traduit pas systématiquement par une volonté de maintien du niveau de service public. Ainsi, seuls 60% des Français préfèrent maintenir (57%) voire augmenter (3%) le niveau de service public en conservant le niveau d’impôts. 30% souhaiteraient diminuer le niveau de service public pour payer moins d’impôt.

Une forte hausse (+10%) de la perception du manque de moyens alloués par l’Etat est à noter.

(+10 %) de la perception du manque de moyens alloués par l’Etat est à noter. #BSPM2015

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/ UNE CONFIRMATION DES VALEURS ATTENDUES DU SERVICE PUBLIC MUNICIPAL :

UNE BALANCE ENTRE PERFORMANCE/QUALITE DE SERVICE ET INTERET GENERAL.

Comme l’année dernière, les Français souhaitent un SPM mue à la fois par une volonté de performance dans la réalisation des services ainsi que par la recherche d’un intérêt général et d’une continuité de service. Ainsi les valeurs les plus attendues sont par ordre d’importance : l’efficacité (44% ; -10% / 2014), l’intérêt général (41% ; +10%) ; la compétence (34% ; +6%/2014) ; la gratuité (26% ; -12%) ; la qualité (26% ; -8%) et la continuité du service public (20% ; = à 2014). Les répondants pouvaient attribuer jusqu’à 3 valeurs principales qu’ils attendent du SPM.

A l’instar des résultats de l’année dernière, les jeunes (18-29 ans) se distinguent par des attentes spécifiques plus « modernes » des SPM, et attribuent beaucoup plus souvent que les autres les valeurs de modernité, de qualité, d’adaptabilité et beaucoup moins de continuité de service public. Ces différences confirment la bascule constatée de la balance entre approche moderne vs traditionnelle à la faveur des valeurs modernes. Ceci traduit certainement une (ré)-orientation des attentes à l’égard du SPM vers une logique plus « consommatoire » où la capacité du service à être de qualité et à répondre aux besoins prévaut ; préfigurant certainement un souci individuel au détriment du souci collectif. Ce résultat, présente une définition au socle différent voire divergent de celui porté par la définition ministérielle du Service Public.

divergent de celui porté par la définition ministérielle du Service Public. #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats 6

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/ LA MAIRIE, INSTITUTION SINCERE AVEC SES HABITANTS POUR SEULEMENT 51% DES FRANÇAIS. NOUVEAUTE 2015

Plus que la question de la confiance souvent utilisée alors que plus complexe à analyser, la question de la sincérité interroge l’intégrité de l’institution, c’est-à-dire qu’elle agit avec la seule intention de servir l’intérêt des citoyens et usagers de son territoire. Seuls 51% des Français estiment que leur mairie est sincère avec ses habitants ; 16% estiment un manque de sincérité. Au-delà, 33% ne savent pas se positionner sur la question de la sincérité de leur mairie ce qui nous interroge a minima sur la qualité de de l’institution à communiquer auprès de ses citoyens sur le bienfondé et la sincérité des actions entreprises, voire nous interroge sur le niveau d’intégration de la parole citoyenne dans le débat publique. La difficulté à qualifier la sincérité ou le manque de sincérité perçu est la base de la défiance institutionnelle, cette base de 49% est ici importante. Cette perception de sincérité est commune quel que soit la taille de la ville.

. Cette perception de sincérité est commune quel que soit la taille de la ville. #BSPM2015

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/ LES FRANÇAIS CONFIRMENT L’IMPORTANCE ACCORDEE A LA CONSULTATION DES USAGER COMME DEMARCHE CITOYENNE… MAIS AUSSI A CAUSE D’UN MANQUE DE SINCERITE PERÇUE.

88% des Français disent qu’il est important de consulter les usagers au sujet des services publics municipaux. Ce niveau a augmenté de 3% depuis 2014. Malgré un niveau général élevé, l’importance accordée à la consultation des habitants augmente avec l’âge (80% des 18-29 ans vs 91% des 60-75 ans). L’importance accordée à la consultation est directement liée à une diminution de la sincérité perçue de la Mairie : 80% des personnes qui estiment que leur mairie n’est pas du tout sincère avec ses habitants, estiment que la consultation est très importante ; en revanche seuls 53% des personnes qui estiment leur mairie très sincère avec ses habitants accordent une grande importance à la consultation. La consultation est envisagée plus comme un mode de contrôle de l’institution municipale, signe d’une forme de défiance. La taille de la ville dans laquelle on habite n’a pas d’incidence sur l’importance qu’on accord à la consultation.

sur l’importance qu’on accord à la consultation. / LE BUDGET PARTICIPATIF : UN DISPOSITIF DE PARTICIPATION

/ LE BUDGET PARTICIPATIF :

UN DISPOSITIF DE PARTICIPATION QUI GAGNE A ETRE CONNU. NOUVEAUTE 2015

31% des Français connaissent ce qu’est un budget participatif, ce faible niveau de connaissance contraste avec l’intérêt que les Français portent à ce mécanisme de participation citoyenne. En effet, lorsqu’on explique à l’ensemble des répondants ce qu’est le budget participatif, les Français sont alors 85% à estimer qu’il s’agit d’une bonne idée (dont 27% une très bonne idée) pour la ville, 8% n’ont pas d’avis et 7% sont plus réservés voire estiment que c’est une mauvaise idée.

Ce type de dispositif, bien qu’assez peu utilisé, connait donc un potentiel d’adhésion important auprès des Français à l’échelle de la ville. Il confirme également la valorisation des dispositifs qui permettent le contrôle par les citoyens de l’action publique, dont une frange importante.

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/ L’UTILISATION PRIORITAIRE DES IMPOTS POUR LES FRANÇAIS. NOUVEAUTE 2015

Les impôts devraient servir prioritairement la sécurité des biens et des personnes pour une grande majorité des français (56%). Cette priorité est la même quel que soit le profil des répondants (au regard de la CSP, de l’âge). En revanche les autres priorités proposées varient selon les profils.

La lecture des priorités d’utilisation de l’impôt au regard des CSP confirme une certaine logique quant aux besoins et attentes : outre la sécurité des biens et personnes qui est l’utilisation prioritaire numéro 1 partagée, l’utilisation prioritaire de l’impôt pour la culture est caractérisé par une surreprésentation des CSP+ et les étudiants (respectivement 21% et 31%) ; l’éducation et la jeunesse est caractérisé par une surreprésentation des CSP Moyennes (43%) ; la gestion et l’amélioration des services publics est caractérisé par une surreprésentation des retraités (55%) ; le logement et la réhabilitation est caractérisé par une surreprésentation des personnes sans activité professionnelle (57%).

par une surreprésentation des personnes sans activité professionnelle (57%). #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats 9

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Le classement des priorités évolue selon la taille de la ville. Il y a de grands écarts sur la part prioritaire de la sécurité des biens et personnes selon la taille de ville : les petites villes (jusqu’à 5000 habitants) y sont moins sensibles alors que pour les villes de 20 000 à 50 000 habitants, il est prioritaires pour plus de 60% des habitants. Dans les grandes villes (sup. à 50 000 habitants), ce niveau est moindre (autour de 56%). Cette évolution de priorité autour de la sécurité vient en symétrie de celle de la priorité accordée à la solidarité et la vie sociale : on observe un effet de « vases communicants » entre ces deux priorités.

: on observe un effet de « vases communicants » entre ces deux priorités. #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats

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/ LES RISQUES PERÇUS DE LA DEMATERIALISATION DES SERVICES PUBLICS :

UNE CRAINTE IMPORTANTE DE RECUPERATION DES DONNEES PERSONNELLES NOUVEAUTE 2015

Cette année nous nous sommes intéressés aux risques perçus des Français quant à la dématérialisation d’un service. Nous avons demandé aux répondants d’imaginer la situation d’une mise à jour de leur livret de famille (suite à une naissance, un mariage, un divorce…) pour laquelle leur mairie leur demande d’utiliser son site internet pour gérer ce service d’état civil. Dans cette situation nous avons volontairement contraint à l’utilisation d’internet pour un besoin relativement important, et où une erreur est implicante. Pour rappel, notre baromètre est un questionnaire en ligne et les répondants sont donc familiers avec l’outil internet.

D’une manière générale, les français sont 34% à estimer qu’une démarche via les services internet risquerait de poser problème de réalisation du service (des erreurs sur la modification du livret) ; par ailleurs, ils sont 27% à estimer qu’il y a un risque important de perdre encore davantage de temps. Mais au-delà de cette crainte de défaillance, les Français anticipent également d’autres risques plus fondamentaux, d’une expérience négative et stressante (24% voient un risque relativement important) et, d’autre part, une risque de récupération de leurs données à leur insu pour des sollicitations ou un contrôle de leur situation par recoupement de données (40% voient un risque relativement important).

Ces risques sont évidemment des freins importants à l’usage des services dématérialisés. Ils révèlent aussi, particulièrement dans le cas de la crainte d’utilisation de leurs données personnelles, un manque de confiance sur la capacité de la mairie à sécuriser leurs données. C’est également l’expression d’un manque de confiance dans la finalité des services dématérialisés. Une part importante des Français ont aussi une lecture complémentaire à celle qui positionne les services dématérialisés comme un processus de simplification (voire modernisation) des démarches. Les services internet portés par la ville ne sont pas n’ont épargnés par la suspicion qui entoure internet mais également celle qui entoure l’institution (cf. les résultats précédent sur les 33% des Français qui ne savent pas qualifier la sincérité et des 16% qui la qualifie de non sincère envers ses habitants).

la sincérité et des 16% qui la qualifie de non sincère envers ses habitants). #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats

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/ LA CONSULTATION DES CITOYENS EST L’AXE PRIORITAIRE DES FRANÇAIS POUR AMELIORER LES SERVICES PUBLICS DE LA VILLE (RESULTAT A LA HAUSSE DE 6%)

Plus encore que l’année dernière, les français (51% ; +6%) attendent d’être associés à l’évaluation du service public de leur ville. Ils envisagent cette consultation comme le meilleur moyen d’améliorer les services. Cette attente est désormais majoritaire chez les Français et, face à ce niveau d’attente, la consultation devient un enjeu majeur : passage d’un bénéfice de la consultation à une lacune de la non-consultation.

Ce résultat s’inscrit dans un contexte où la sollicitation de la parole de l’usager se généralise, à travers des études (de satisfaction, des études d’usages, des tests pré et post création de services) et à travers la sollicitation des commentaires et réactions spontanées des utilisateurs (commentaires web, communautés de marque, …). Dans ce contexte, les Français positionnent naturellement la consultation comme un mécanisme d’amélioration, et s’attendent légitimement à ce que la ville s’appuie sur les études auprès des habitants pour améliorer ses services.

s’appuie sur le s études auprès des habitants pour améliorer ses services. #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats 12

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/ L’EVALUATION GLOBALE DU SERVICE PUBLIC DE LA VILLE PAR LES FRANÇAIS : 6.38/10 UNE LEGERE AMELIORATION DE 0.13 POINTS MAIS SIGNIFICATIVE PAR RAPPORT A 2014.

Une fois encore, l’évaluation s’améliore avec l’âge des répondants allant de 6.11 (18-29 ans) à 6.71 pour les 60 ans et plus. Par ailleurs, les villes de moins de 1 000 habitants sont évaluées à 6.5.

Par ailleurs, les villes de moins de 1 000 habitants sont évaluées à 6.5. #BSPM2015 barometre-spm.fr/resultats

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