Vous êtes sur la page 1sur 220
Sommaire CAHIER NUMÉRIQUE Éducation nationale Page 2 - 23 Budget,Comptes public et Fonction publique Page

Sommaire

Sommaire CAHIER NUMÉRIQUE Éducation nationale Page 2 - 23 Budget,Comptes public et Fonction publique Page

CAHIER NUMÉRIQUE

Sommaire CAHIER NUMÉRIQUE Éducation nationale Page 2 - 23 Budget,Comptes public et Fonction publique Page

Éducation nationale

Page

2 - 23

Budget,Comptes public et Fonction publique

Page

24 - 69

Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales

Page

70 - 79

Economie, Finance et Emploi

Page

80 – 110

Travail,Relations sociales et solidarité

Page

111 – 162

Écologie,Développement et Aménagements durables

Page

163 – 175

Affaires Étrangères Et Européennes

Défense

Immigration, Intégration, Identité Nationale et Codéveloppement

Justice

Page 176- 188

Page 189 - 192

Page 193 – 195

Page 196 – 207

Ministère Éducation nationale

Ministère

Ministère Éducation nationale
Ministère Éducation nationale

Éducation

nationale

Études surveillées

PROMESSE DE NICOLAS SARKOZY

« Je suis pour l'organisation par les établissements scolaires d'études surveillées après les cours pour les enfants dont les parents travaillent. Les enseignants volontaires pour diriger ces études ou faire du soutien scolaire "recevront un surcroît de rémunération".

SYNTHÈSE

Les internautes s’accordent à penser que ce point relève de la politique locale, chaque région ayant ses propres spécificités. Un accord pourrait cependant être trouvé au niveau national afin de mettre en place un véritable service civique. Selon les internautes, le cycle primordial dans la scolarité d’un enfant est l’école primaire qui fonde les bases donnant l’accès au collège. Pourquoi alors ne pas personnaliser (dans ces écoles) l’aide apportée aux enfants en ciblant leurs difficultés dès le début de l’année ? Nul besoin de nouveaux postes, selon les internautes, les étudiants en IUFM, les parents, les retraités et même certains bons élèves pourraient assurer ce soutien. De nouveaux aménagements en termes d’horaires et de niveaux sont cependant essentiels pour la réussite de ce projet…

Le mode d'emploi des internautes

Ce qu’il faudrait faire tout de suite : ne pas mener de politique nationale sur un sujet pareil mais coordonner les politiques locales pour les rationnaliser au sein d’une agence chargée d’améliorer les dispositifs existants. Créons cet outil avant de réinventer l’eau chaude !

Damien, 30 ans, Douala, RAF - le 24/03/2007 17:58:01 Pourquoi ne pas laisser les collectivités locales mettre en oeuvre cette réforme. Peut-être certaines zones préfèrent-elles s'appuyer sur le bénévolat ou sur leurs anciens et d'autres préfèreront embaucher des professionnels ? Qui peut dire aujourd'hui quelle est la meilleure solution (si il y en a une) ? L'important sera de créer une agence d'évaluation des politiques locales pour permettre la comparaison des solutions. Mais laissons les territoires trouver eux-mêmes leurs solutions. C'est typiquement le genre de problème qui peut être décentralisé. Un objectif : une étude de telle heure à telle heure et de multiples solutions, selon les habitudes des populations locales.

PIGNOLET, 62 ans, carcassonne, cadre conseil général (après avoir été enseignant) - le 14/04/2007 19:13:2 des études surveilées pourquoi pas? Mais à la lecture des messages ci-dessus, on oublie un seul détail : en zones rurales les enfants sont transportés par des services de car. Beaucoup ont des temps de trajet de l'ordre de 30 à 40 minutes le matin et le soir. Actuellement les transports scolaires quittent le collège vers 17 heures, ce qui fait que la plupart des enfants n'arrivent chez eux que vers 18 heures (au mieux). Imagine-t-on d'ajouter encore un temps d'étude surveillée?

Manou Brissac, ans, , Enseignante spécialisée - le 27/03/2007 13:46:39 Je suis enseignante spécialisée auprès des élèves en difficulté scolaire à Créteil, donc évidemment particulièrement intéressée par l'échec scolaire. Mon idée est la suivante. A l'heure actuelle, les études qui ont lieu de 17 à 18h dans les écoles sont surveillées par des maîtres diplomés. et payées par les municipalités. En général, le nombre d'enfants par étude est trop élevé pour que les enseignants puissent faire du soutien scolaire et, au mieux, ils font lire les élèves de CP, ce qui nécessite juste de savoir lire ! Il n'y a donc pas de soutien scolaire organisé à l'école élémentaire pour les élèves en difficulté moyenne. En effet, les RASED (réseau d'aide aux élèves en difficulté scolaire), dont je fais partie ont une mission de remédiation pour les quelques élèves en grande difficulté. Il serait donc judicieux, et probablement peu coûteux de confier ces études à du personnel moins qualifié, animateurs de la ville par exemple et que les maîtres (qui bénéficient de quelques heures supplémentaires grâce à ces études) puissent prendre en petit groupe de soutien les élèves qui en ont besoin pendant ce temps. Cela nécessiterait une réorganisation de l'étude et peut-être que l'état exprime des exigences sur ces études dont l'organisation varie suivant le bon vouloir des mairies.

Néanmoins, certaines mesures nationales immédiates pourraient améliorer les choses.

Jean, 48 ans, Porticcio, secretaire - le 16/04/2007 16:14:01 Le soutien scolaire aux enfants en difficulté peut-être effectué gratuitement ou au moins en partie dans les collèges et lycées puisqu'il est déjà financé par le service public de l'enseignement c'est à dire nos impôts. Le DISPOSITIF EST SIMPLE : il n'y a appliquer les textes concernant les professeurs titulaires remplaçants appelés dans le jargon TZR Il suffit qu'ils se présentent en cas d'inactivité tous les matins à leur établissement de rattachement pour aider ces élèves en difficulté particulièrement en 6ème Il faut en effet savoir que de nombreux professeurs TZR restent chez eux dans l'attente d'un remplaçement. Dans cettte attente ils sont rémunérés à ne rien faire.

Faure bernard, 57 ans, istres 13800, principal - le 12/05/2007 16:52:04 Le concept d'étude surveillée n'est pas à la hauteur des enjeux scolaires. Avant de s'interroger sur l'aide aux devoirs examinons comment s'opère dans les classes l'accompagnement des élèves en difficultés? Il y a en France une illusion entretenue par le corps des inspecteurs à propos de l'individualisation de l'aide. Il est donc urgent que les enseignants puissent accompagner les élèves en difficultés au cours de séances spécifiques avec un fort contenu méthodologique

et en cessant la fuite en avant disciplinaire. Ainsi plutôt que de rémunérer des heures d'études modifions sur la base du volontariat les services des enseignants sur la base de 15h d'enseignement de leur discipline et 5h d'accompagnement psychopédagogique et enfin L'ECHEC RECULERA quand serons-nous capables de toucher au modèle d'enseignement?

lecuyer, 57 ans ans, saint cyr sur loire, chomeur - le 17/05/2007 21:18:04 ET SI NOUS PARLIONS DU SERVICE CIVIQUE :

on pourrait envisager de confier à ces jeunes diplomés ou non désirant s'orienter vers un métier d'encadrement jeunesse, l'animation de ces études surveillées, le corps enseignant gardant bien sur la maitrise d'oeuvre. Cela nécessite de faire des contrats de 10 ou 11 mois au lieu des 6 mois envisagés afin que les enfants aient sur une même année les mêmes intervenants ; ces mêmes intervenants pouvant soulager les enseignants de taches administratives ou de garderie voire de discipline afin de se consacrer à leur rôle d'enseignants.

Lucas Fournioux, 14 ans ans, Clermont-Ferrand, collégien - le 17/04/2007 22:20:32 Cette tâche devrait être comprises dans le service civique dont tout le monde parle tout en restant ouverte au volontarisme, ce qui donnera l'occasion aux volontaires et aux appelés de travailler ensemble. Il faudra installer deux ateliers au choix de l'enfant : aide aux devoirs ( faire le travail maison) et soutien extrascolaire(revenir sur un point non-compris du cours). Les volontaires seront payés au 3/4 du SMIC et les appelés rémunérés sur le salaire normal du service civique.

Petit rappel à l’ordre préliminaire ! Que le ministère commence par remettre de l’ordre dans ses textes.

MEYZE, 45 ans, Morsang, Informaticien - le 23/03/2007 17:14:15 Bonjour, Pourquoi ne pas commencer par le début, et dire qu'il existe une circulaire que sauf erreur de ma part est toujours en vigueur :

Circulaire du 29 décembre 1956, Application de l'arrêté du 23 novembre 1956 relatif à la suppression des devoirs à la maison, et les suites Les circulaires du 28 janvier 1958, du 17 décembre 1964, du 28 janvier 1971 rappellent cette première circulaire interdisant les devoirs écrits à la maison. En 1996, le Ministre F. Bayrou rappellera l'interdiction à nouveau. Sans plus de succès : à l'école primaire près de 70% des enseignants déclarent donner tous les jours du travail à leurs élèves !

Et une observation qui a recueilli un soutien considérable sur commentonfait.fr :

David, 37 ans, Orléans, conseiller principal d'éducation - le 19/04/2007 23:23:48 Bonjour, la problématique en terme de soutien scolaire: c'est pourquoi a t-on besoin de soutien? La réponse est simple. Les élèves arrivent au collège sans bases même les "meilleurs". En effet, combien d'élèves arrivent en sachant lire écrire

compter correctement? Très peu en fin de compte. Mes propos ne visent en aucun cas les professeurs des écoles car il s'agit d'un problème structurel et organisationnel. Je propose:

De revenir à des bases simples et solides en terme de calcul écritre lecture. De ne pas enseigner de langues étrangères en primaire ou seulement en imertion ( style diwan en bretagne, les écoles basques ou galloises). Mes collègues ne cessent de reprendre les anciens CM2 tant leur niveau est faible

(accent, contresens etc

)

Alléger sans vergogne le programme de SVT en CM2. Les programmes de svt ne riment à rien, sont beaucoup trop lourds. Idem pour les sciences physiques. Les élèves de primaire perdent leur temps à apprendre des choses qu 'ils reverront

au collège. Travailler la grammaire. Faire d'un élève de primaire un expert en langue française et en mathématiques. Sur ces bases le collège pourra contruire.

Pour ce faire: mettre les moyens sur le primaire. Les problèmes du collège ne sont que la conséquence de la très très grande faiblesse de la majorité des élèves. Comment pouvons nous enseigner, éduquer des enfants qui ne parlent pas la même langue que nous? les heures de soutien au collège consistent à

revoir les tables de multiplication, les notions de CM1, CM2 etc

problème, vraiment. Nous perdons du temps, les futurs citoyens perdent du

temps.

Il est là le

Et si l’on commençait par faire en début d’année des bilans permettant de bâtir des programmes de soutien ? Une approche très populaire sur le net…

Martine, 50 ans, Colombes, Professeur d'Ecole - le 14/05/2007 17:25:49 Pour certains enfants qui n'arrivent pas à mémoriser depuis des années, cela ne servira à rien. Ceux-là ont besoin d'un vrai bilan de compétences fait par des spécialistes puis soit une structure adaptée soit un enseignement individualisé, soit un AVS individualisé (Auxiliaire de vie scolaire) et un matériel adapté (tel l'enfant dyslexique ayant aussi un problème de mémoire et concentration : cela peut arriver qu'un enfant cumule les handicaps). Pour les autres, les plus en difficultés, une étude surveillée individualisée faite par des enseignants très qualifiés avec des méthodes modernes permettant l'assimilation des connaissances est indispensable. Et ces enseignants doivent être payés, mais non pas 12 euros de l'heure ce qui est ridicule. Pour les autres élèves, légèrement en difficulté, des études surveillées de 25 élèves est possible, soit avec des étudiants, soit avec des retraités de l'Education nationale.

Isabelle, 35 ans ans, Strasbourg, Conseillère d'Orientation Psychologue - le 14/05/2007

09:57:29

Bonsoir, Il y a dans le terme ''répétiteur'', le mot répéter et cela me gêne. Je m’explique. Pour certains élèves, il suffira de ''revoir'' la leçon non comprise. Mais pour beaucoup d'autres, la répétition sera vaine. En effet, certains enfants n'auront pas une maîtrise suffisante de la lecture pour avoir accès à la compréhension et à l'abstraction (plus particulièrement à partir du CM1 mais ils sont encore nombreux en 6ème ). Pour d'autres, le contenu sera tellement éloigné de leurs connaissances initiales que la leçon restera incompréhensible sans une ou plusieurs étapes intermédiaires. Il y a aussi tous ceux qui n'ont pas acquis des

méthodes efficaces pour eux-mêmes. A ce stade, je n'ai pas encore cité les difficultés particulières de handicap qui nécessitent parfois des aménagements simples, souvent méconnus, mais oh combien efficaces. Je n’ai pas non plus évoqué les problèmes d’ordre psychologique qui nécessitent une prise en charge

complémentaire. A mon sens, il conviendrait, avant toute aide, de réaliser une analyse fine des difficultés. Pour ce faire, les regards croisés de différents partenaires déjà présents au sein de l'école me paraissent indispensables. Parmi eux, il y a les Conseillers d'Orientation Psychologues (COP) dont les compétences me paraissent sous exploitées aujourd’hui. Grâce à cette première analyse, se dégageront des questions récurrentes: quel type d'aide peut-on apporter à un enfant dyslexique? Y a -t-il des aménagements à prévoir pour que tel redoublement ait des chances d'être efficace? Quel type de remédiation peut-on

proposer aux entrants en seconde de Lycée?

je puis être interpellée. Voilà des types d'actions dans lesquelles je suis prête à

Voilà

des questions sur lesquelles

m'impliquer pleinement et avec compétence.

… en s’inspirant notamment de l’expérience des lycées agricoles.

arsicaud jean marie, 52 ans, 16 berneuil, agriculteur - le 03/04/2007 08:29:38 L'éducation nationale devrait s'inspirer de ses collègues de l'enseignement agricole qui dépend du ministère de l'agriculture. Mon fils était en difficulté scolaire au collège: nous avons cherché une 4ème technologique: il ne reste que 2 classes dans le département de la Charente ( les 2 dans l'enseignement agricole: celles de l'éducation nationale ont été fermée faute de moyens!!!) Ces classes prennent en charge des élèves en difficulté et leurs redonnent des bases en français et en maths en les ouvrant sur le monde du travail.

Le nombre des candidats étant beaucoup plus élevé que les places disponibles, l'inscription se fait sur dossier et après un entretien de motivation de l'élève et des parents: ceux ci sont impliqués dans la démarche dés la rentrée et aussi en cours d'année. A la rentrée les élèves doivent se bâtir un projet individuel qui doit aboutir a l'acquisition des bases en fin d'année. Pour cela un séjour d'une semaine est organisé dans un centre de plein air avec la participation de 3 ou 4 professeurs et du CPE. A la fin du séjour chaque élève signe un engagement sur sa participation active au projet en sachant que si les engagements ne sont pas tenus, il sera renvoyé pour donner sa chance à un autre. Dans la pratique, le CPE est très présent dans la vie de l'élève et assure le lien avec les parents: il anime et co-ordone l'équipe des professeurs qui travaillent souvent en interdiscipline ( sujet communs en français, sciences de la vie ou

géographie

connaître le comportement de chaque élève dans la vie scolaire, de la noter et d'en faire le compte rendu très régulièrement aux parents. D'un point de vue pratique, il y a une salle de classe attitrée à chaque classe avec casier individuels fermants à clefs et possibilité de décorer les murs : ce sont les professeurs qui changent de classes: en cas d'absence, ou d'intercours, c'est un surveillant ( étudiant rémunéré de terminale du lycée voisin !!!) qui assure une étude avec soutien scolaire L'effectif de la classe est volontairement limité à 22 élèves Pour les matières de base: français et maths, les profs ont fait des évaluations individuelles et ont donné du travail personnel individualisé en fonction des lacunes de chacun tout en poursuivant le programme normal. En plus des

) et dirige également l'équipe des surveillants ce qui lui permet de

matières scolaires, les élèves doivent réaliser un projet pratique en commun( cultiver un potager, faire un petit élevage, organiser un marché, organiser un

fête

Au bout de 2 années ( 4ème et 3ème) la plupart des éléves peuvent retrouver un cycle normal d'études ou intégrer des filières techniques de bon niveau avec un sentiment de réussite. Mon fils à obtenu au final un BTS avec de très bonnes notes

)

D’une façon générale, chacun demande de bien distinguer « soutien scolaire », « remédiation » et « aide aux devoirs ». Ne confondons pas tout !

LAUTHREY, 32 ans ans, Montrouge, Professeur de mathématiques - le 04/04/2007

12:49:18

Remédiation, aide au travail, soutient, tutorat, étude

derière ces mots la même organisation (groupe réduit d'une huitaine d'élèves et un adulte - assistant d'éducatio, assistant pédagogique ou enseignant). Or les objectifs sont très différents. Il faudrait donc organiser entre 16h50 (un collégien doit prendre le temps de goûter) et 18h00 des études surveillé par les assistants d'éducation, de l'aide au travail pour les élèves les moins autonomes animés par des assistants pédagogiques (ou à défaut d'éducation) mais encadrés par un enseignant. Les devoirs doivent être un support à l'apprentissage de méthodologie. Les élèves ayant de grandes lacunes pourront bénéficier d'une remédiation. Une remédiation efficace ne peut être assurée que par des enseignants, et si possible des enseignants spécialisés - il peut s'agir de professeur des écoles pour les sixièmes - Quand au soutient, si l'on veut éviter les deux principaux écueils (surcharger les élèves de travail et à l'opposé, faire les devoirs des élèves), il faut des séances préparées par l'enseignant et animées par lui ou par un assistant pour revoir des notions en prévision d'un cours à venir ou pour faire d'avantage d'exercices sur la notion en cours. Il faut désigner quelques élèves tout en laissant la porte ouverte aux volontaires.

On met trop souvent

Une idée revient souvent : ne pas créer un corps de répétiteurs mais renforcer ce qui existe et s’ouvrir à d’autres intervenants :

FEZAS Elise, 31 ans ans, Larbey, Professeur des écoles - le 12/05/2007 19:55:37 Assez de "nouveaux métiers" ! Avant d'enseigner, j'ai été emploi-jeune pdt 5 ans en collège. Aujourd'hui, j'enseigne en maternelle. Cela fait 8 mois que j'attends que le RASED (réseau d'aide aux enfants en difficulté) de mon secteur intervienne pour aider 4 de mes élèves de grande section à préparer leur entrée en CP l'année prochaine ! Personne ne se déplace car les frais de déplacement n'ont pas été payés depuis 1 an !!!! Par contre, on se retrouve avec 1 Emploi Vie Scolaire (chômeur en fin de droit pas du tout qualifié !) dans chaque école alors que dans notre cas c inutile ! Alors je pense qu'il faudrait arrêter de créer des nouveaux métiers : emploi-

jeune, assistant d'éducation, EVS

l'argent publique ! Il serait bcp plus utile de donner des moyens supplémentaires aux structures déjà existantes.

maintenant

répétiteur ! Tout cela coûte de

Enseignante de ce1 en Rep, je ne pense pas que l'idée du "répétiteur" soit une bonne solution pour aider les élèves en difficultés par contre le fait de multiplier

le personnel humain en est une

peut pas trouver toutes les solutions seul dans sa classe.

qu'il soit peu ou très formé. L'enseignant ne

Le recours aux étudiants – surtout ceux des IUFM - semble très populaire…

Sandra C, 22 ans, ardèche, Etudiante - le 13/04/2007 18:41:53 Sur le fond, l'idée est bonne: le soutien scolaire est important, les parents n'ont pas toujours le temps ou les capacités. Cependant, c'est une mauvaise idée que de devoir rajouter ça sur le dos des professeurs. Pourquoi ne pas donner ce travail aux étudiants d'IUFM par exemple? Faire un "stage" obligatoire de septembre à mai, rémunéré, afin de leur donner le goût du travail dans une école, afin de leur donner des responsabilités au lieu de les former en théorie à l'école!

Pierre, 27 ans, Nice, Etudiant - le 14/04/2007 16:52:00 On sait que beaucoup d'etudiants peinent pour payer leurs études : bourses, petits boulots, etc Plutot que d'aller servir des frites au Mc Do du coin, je pense qu'il serait beaucoup plus intelligent de leur proposer de donner des cours de soutiens en collège ou lycée. Ca serait quand même plus intéressant pour tout le monde !

Nicolas, 23 ans, Lyon, Etudiant - le 12/04/2007 01:19:09 Je suis étudiant en école de commerce (Bac+5) et je fais actuellement du tutorat dans un lycée à travers l'initiative "Egalité des chances" de mon école (EM Lyon). Voici quelques remarques:

Les étudiants sont très bien placés pour aider les lycéens. Ils doivent être bien sûr compétents sur leur sujet (tout le monde ne s'improvise pas tuteur en maths pour des terminales S). lls doivent aussi être motivés par le tutorat, pas seulement financièrement s'il y a une rémunération. Pour cela, ils doivent être sélectionnés sur la base de la compétence et de la motivation. Le gros avantage des étudiants est qu'ils permettent aux élèves de voir autre chose que des profs et ainsi de bien séparer les temps scolaires.

Pourquoi ne pas se tourner massivement vers les retraités ?

alain decressac, 56 ans ans, Vidauban 83550, consultant international - le 23/03/2007

17:50:24

Nous avons un nombre important de retraité de la fonction publique qui pourrait encadrer les élèves après les heures de cours. Cette mission pourrait être, soit rémunérée pour améliorer la retraite des volontaires, ou fonctionner avec des bénévoles. Il suffit simplement d'effectuer un sondage auprès des retraités pour savoir si ce projet est réaliste.

valet serge, 71 ans, LYON, retraite enseignement superieur - le 23/03/2007 17:33:17 Utilisons les retraites bénévoles en remboursant leur frais

Ou ayons recours aux enfants eux-mêmes !

magali, 22 ans, Tours, étudiante - le 12/04/2007 01:45:52 Pour avoir quitté le collège il y a moins de 10 ans je pense que cette idée peut aboutir à de bons résultats. Il ne faut cependant SURTOUT pas réserver ce temps d'étude aux élèves en difficulté. Au contraire je pense que l'on devrait créer des groupes de 10 élèves (d'un même niveau de préférence) avec une moitié de très bons élèves et une moitié d'élèves en difficultés qui se réuniraient 1h par soir sauf le mercredi et vendredi (il ne faut pas non plus que ce soit le bagne). Les très bons élèves auraient à charge d'expliquer aux moins bons les cours incompris ce qui d'une part souderait les élèves entre eux, de plus permettrait aux moins bons d'exposer réellement ce qu'ils ne comprennent pas avec leurs mots et d'autre part de permettre aux élèves de bon niveau d'apprendre à expliquer un cours, une méthode, en donnant leurs moyens mnémotechniques, leurs petits "trucs à eux". Il ne faudrait surtout pas refaire le soir les cours de la journée ce qui serait inutile et ennuyeux mais commencer par essayer de faire dire aux élèves en difficulté ce qu'ils ne comprennent pas. J'irai même jusqu'à dire que l'on pourrait créer des binômes où un bon élève aurait à aider un moins bon que lui. Pour finir je pense que l'encadrant devra être UNIQUE pour créer avec le groupe d'élève une vraie relation de confiance, d'écoute.

… sans oublier d’intégrer les parents dans cette démarche !

Ourjoumtseva Elena, 23 ans ans, Paris, étudiante (normalienne), certifiée, préparant l'agrégation - le 12/05/2007 16:58:35 Il est possible de demander aux parents d'élèves de participer, tour à tour, à ces séances de travail, pour un meilleur encadrement, pour les aider à comprendre comment il faut faire, pour éviter les clashs parents-professeurs. Si le financement des ces "heures supplémentaires" est compliqué à réaliser, pourquoi ne pas proposer des avantages "autres" aux participants les plus assidus : choix des horaires de cours, priorité pour accompagner les voyages scolaires, plus de poids dans les conseils d'administration, etc. pour les profs, et, pourquoi pas, priorité pour le choix des sujets d'exposé pour les élèves

villesuzanne, 52 ans, Duras, commerçant - le 23/03/2007 18:14:28 Les associations de parents d'élèves dans tout ce mélo, ne seraient-elles pas concernées ? Suppléer nos professeurs et instituteurs dans l'étude de nos enfants - certains d'entre nous seraient sans aucun doute capables et disponibles pour pouvoir aider efficacement ces élèves en difficultés ou non

s'agirait simplement de demander la possibilité à l'établissement de fournir une salle et demander des volontaires au sein de ces associations qui n'ont pas pour

ma part une très grande utilité éducative actuellement. les parents se sentiraient peut-être plus concernés par les études de leurs enfants. Ils seraient intégrés dans le sérail qui me parait souvent un domaine très réservé des équipes d'enseignants. La responsabilité d'une action engendre à forceriori un engagement personnel et aussi une remise en question de la façon d'éduquer ses propres enfants. Le repli des gens sur eux-mêmes, la méconnaissance, sont forcément des sources de critiques peu constructives.

il

Une demande lancinante s’exprime : profitons de ce débat pour remettre sur la table la question du temps de travail des enfants, sinon… ça va coincer !

Catherine, 51 ans ans, Paris, psychologue - le 17/04/2007 22:37:29 Et puis reste le problème des collégiens avec des heures de fin de cours très variables selon les classes. Comment mettre en place des études chaque soir quand les collèges regroupent tous les cours sur quatre jours et demi jusqu'à 17h30 ou 18h pour libérer au maximum le vendredi après-midi et fermer le samedi matin ? A vouloir beaucoup de vacances et de longs week-end, on boucle en quelque 175 jours de cours par an des programmes très chargés comme si on avait affaire qu'à des élèves costauds, motivés, rapides et bien soutenus par leur famille ! Ce gavage nourrit surtout le marché du soutien scolaire mais le plus grave, c'est qu'il détourne de la connaissance de plus en plus d'élèves qui se demandent ce qu'ils pourraient bien faire, d'autant que dans le système scolaire, on ne veut surtout pas envisager l'avenir des jeunes en termes de métiers.

eric, 25 ans, Nimes, responsable logistique - le 20/04/2007 09:56:07 Des études surveillées ? mais ca a toujours existé, non ? je suis étonné qu' aucun candidat ni internaute, n' est abordé l' emploi du temps plus que chargé de nos collégiens. Et pourtant à mon avis, c est la clef du probleme :

comment peut on obliger de jeunes gens à rester concentrés, toute la journée le cul posé sur une chaise ? ce que je propose ( c est pas du neuf je sais) le matin, enseignement général ( maths, francais, géo etc

l' après midi: des activités sportives à plus forte dose, mais aussi artistiques, divers exposés et travaux de recherche, ordinateur, théatre ( toutes les activités

de création et réalisation) ce qui permettrait aux profs de relacher un peu, eux aussi. mais surtout des périodes de grandes vacances plus courtes, reprise vers le 20 aout.

)

NOEL, 51 ans ans, Asnières, PAO et rédaction - le 19/04/2007 17:16:29 Comment faire pour ces études ? Pourquoi d'abord ne met-on pas en place la répartition recommandée par le Ministre de la jeunesse et des sports, à savoir un enseignement le matin et activités (et études pour les devoirs) l'après-midi? Pourquoi ne pas confier l'encadrement des ces activités et des études à des personnes non enseignants formées pour cela (exemple : des mères au foyers souhaitant travailler, des bac + 3 en histoire ou beaux-arts sans travail, etc.) Cela permettrait de proposer un travail à temps partiel pour des personnes en recherche d'emploi et de libérer plus de professeurs pour des classes qui seraient alors avec moins d'élèves.

Marion, 17 ans ans, Rambervillers, lycéenne - le 17/04/2007 22:18:32 Je pense que le soutient scolaire est une bonne solution mais qu'il serait difficile de le placer après les heures de cours car l'emploi du temps des français est, selon moi,l'un des moins bien répartit de ceux que je connais de l'union européenne.

Par exemple, nous pourrions nous inspirer des emplois du temps allemands (où les élèves terminent à 1 ou 3h selon les Lander) même si cela signifierait pour nous quelques jours en moins de vacances En tout cas, il serait alors possible d'organiser l'après-midi,soit des cours d'aide, de rattrapage pour les élèves les plus en difficulté par classes de 10-12 élèves et dont les cours seraient donnés par des professeurs ou des éducateurs payés comme dans leurs heures actuelles, soit de prévoir des activités, sorties en rapport ou non avec les programmes (théatre, sport, musique,lecture,

randonnée, rencontres avec des gens de métiers

ouverture aux élèves qui n'ont pas les moyens ou dont les parents n'ont pas le temps de s'occuper à les inscrire dans des activités extras-scolaires. Peut-être qe ma proposition réduirait cette inégalité des chances dont on nous parle souvent.

) et qui permettrait une

CLAIRE, 43 ANS ans, MONTARGIS, enseignante histoire géo en collège - le 21/04/2007

17:47:42

1/Des études dirigées après 17 Heures ? Il faut penser à rendre attractif les études dirigées donc à les inclure dans les heures d'ouverture de l'établissement. Pourquoi ?

- pour limiter la journée d'un élève qui peut être de 8 heures de cours ou

d'attente ! Plus une heure d'étude dirigée ! Ce n'est pas humain ! Si l'élève

quitte plus tôt, il devra attendre !

- Ce serait inégalitaire car seuls les plus motivés resteraient donc les élèves qui en auraient le plus besoin, ne viendraient pas. Car le bénévolat est la seule option pour qu'une étude dirigée fonctionne. (Je dirige 4 heures d'étude dirigée en 6ème pour un effectif de 8 à 10 élèves)

- Des études dirigées OUi mais pas sans casse-croûte pour recharger les

batteries. Et là les inégalités frappent de plein fouet. ceux qui en amène sont les plus conscients de la valeur de l'étude dirigée. Un casse-croûte autorisé ou prévu par l'établissement est indispensable. 2/ Des études dirigées pour tous ? Non.

- Des élèves sont autonomes et préfèrent travailler seul ou à leur rythme.

- Trop d'élèves par étude dirigée nuit au bon travail puisque ceux qui viendront sont de deux catégories :

* ceux ayant besoin d'aide et qui en ressentent le désir * ceux qui sont autonomes mais qui ont besoin d'une aide ponctuelle ou d'un soutien plus psychologique que pédagogique.

- Les élèves, qui ont de vraies lacunes, n'arrivent pas à raccrocher même avec une à deux heures d'études dirigées car

* il faut faire les devoirs pour la semaine mais ce sont souvent des devoirs qui ont un niveau supérieur à leur capacité donc beaucoup de temps passé (TB) et les lacunes ne sont pas comblées

* les vraies lacunes ne peuvent se combler qu'avec une reprise des bases de

CE1, CE2 CM1 : Je vois fréquemment la technique de l'addition non acquise, de la multiplication de la division (90%), les régles de bases de l'orthographe

(a/à// conjugaison de l'imparfait

ou ajouter une dizaine qui n'est pas acquis. Sans parler de ceux qui sont en échec scolaire et qui n'ont jamais rien mémoriser de leur vie donc il faut apprendre à apprendre. Pour ce type d'élève, il faudrait des heures de remise à niveau (donc enlever des matières pour leur permettre d'avoir un vrai cours). Mais généralement, quand un élève est mauvais, on lui remet de la soupe donc

)

qui ne sont pas su voire, multiplier par 10,

encore plus d'heure. L'égalité devient un ghetto, puisque l'élève aura les mêmes matières que les autres mais aucune chance de réussir !

Revient également l’idée que cette mesure ne doit pas se faire sans aménagements plus importants :

Agnès, 39 ans, Ajaccio, enseignante qui se réoriente vers infirmière - le 19/04/2007

17:15:37

Cela fait ma 6ème année contractuelle en SVT. Je n'imaginais pas du tout ce qu'il se passait dans les collèges et lycées avant d'y avoir été. L'ancienne mère au foyer que je suis est déçue. L'ambiance y est formidable avec les bonnes classes, détestable avec les classes hétérogènes. L'agressivité des mauvais élèves est envers leurs camarades. - - Je suis donc pour des classes de niveaux- - Certains élèves ont besoin de plus d'heures pour comprendre. Pourquoi les bousculer pour leur répéter le soir la même chose ? Certains élèves auraient des cours optionnels (les fameuses matières qui ne servent à rien, gloups) , pendant que les élèves en difficultés apprendraient en 3h ce que les autres apprennent en 2h

martine, 50 ans, metz, enseignante du secondaire - le 17/04/2007 22:13:51 Sous prétexte d'égalité des chances, on n'ose pas s'attaquer au collège unique qui non seulement a tendance à niveler par le bas, mais qui engendre le problème du "soutien scolaire" aux élèves en difficulté. Si on avait des classes de niveaux différents, la question ne se poserait pas. Tous les élèves ne sont pas faits pour des études "longues", tous ne veulent pas rester de longues années assis sur les bancs de l'école, tous les élèves n'ont pas les mêmes capacités, la même faculté de compréhension. Certains ont une sensibilité plus manuelle que d'autres. Il me semble donc indispensable de ne pas mélanger ceux qui feront des études et ceux qui n'en feront pas. Les classes hétéroclites, que l'on vante souvent, tuent dans l'oeuf bien des motivations et, en même temps, freinent tous ces élèves qui ne demandent qu'à s'instruire et à obtenir des diplômes. Ne faudrait-il pas modifier carrément le système au lieu de toujours mettre des sparadraps ?????

Un détail qui, aux yeux des internautes, change tout : la stabilité des intervenants :

Nadine, 46 ans ans, Castanet, prof de lettres - le 14/05/2007 09:58:07

Commençons par des choses simples qui ont fait leurs preuves, pour lesquelles manquent seulement les MOYENS :

1) aide aux devoirs tous les soirs dans le collège ouvert jusqu'à 18h 30. Les élèves peuvent faire leurs devoirs en groupes, ou avec l'aide de profs ou de surveillants VOLONTAIRES, payés et motivés, pas au rabais. Si les devoirs sont faits et les leçons apprises, un bon nombre de difficultés seront aplanies : en effet, l'absence des parents à la maison et les occasions de "dispersion" quand le jeune est seul chez lui sont la première cause de démotivation. 2) Les personnels présents aux aides aux devoirs repèrent les élèves en grande difficulté passagère sur un travail ou plus profonde. Ils peuvent en référer le

lendemain à leurs collègues concernés, d'où l'importance que le personnel d'accompagnement soit LE MEME au quotidien. Dans le cas d'un repérage de difficultés sérieuses, inscription de l'élève dans un groupe de SOUTIEN, prévu dans l'établissement et organisé par les professeurs AUTRES que ceux de l'élève pour diversifier l'apprentissage. Heures de concertation à prévoir régulièrement. 3)Quand les difficultés sont importantes, possibilité de s'occuper de l'élève en AIDE INDIVIDUELLE et adaptée aux problèmes.

Et n’oublions pas les bons élèves !

Cynthia, 27 ans, Neuvc, prof de français en collège - le 23/03/2007 23:26:19

on parle toujours du soutien pour les élèves les plus perdus. Et je suis convaincue que tout doit être mis en oeuvre pour les aider. Cependant que fait- on des élèves qui ont un bon niveau ? On les laisse de côté le plus souvent. Il faudrait aussi les faire avancer plus, s'ils le désirent et c'est souvent le cas. Ces études le permettraient avec l'appui des parents.

Et si nous prenions l’habitude d’étudier les pratiques des établissements atypiques ?

Didier, 39 ans, Bordeaux, Informaticien - le 15/02/2007 22:57:29

L'éducation nationale expérimente dans un collège de Bordeaux "Clisthène, ", qui fonctionne depuis 5 ans. Cet établissement à fait ses preuves, 84 %de réussite au BEPC, 66% de mentions. Mon fils est dans cette structure depuis 3 ans, c'est une réelle réussite. Le principe du système éducatif est basé sur la démocratie, un enseignement participatif ou l'enfant est acteur, un apprentissage de la vie sociale, ou chacun doit prendre ses responsabilités, enfants, enseignants et parents. L'organisation des cours, à l'origine d'une étude scientifique, ce déroule dans le respect le rythme biologique des enfants. Un temps est réservé à l'aide au travail, en groupe de tutorat d'une dizaine d'élèves de la 6ème à la 3ème, piloté par un enseignant, 2 fois 1 heure par semaine. L'objectif est d'apporter aux enfants une méthode de travail, une fonctionnement en groupe en dehors de la classe ou les enfants peuvent s’aider. Malheureusement c’est toujours un collège expérimental ou la pérénité est remise en cause périodiquement. Actuellement un projet est en cours pour

doubler l’effectif (100 élèves à ce jour), et poursuivre le cursus jusqu’en terminal pour obtenir un établissement de 250 à 300 élèves, ce qui donnerai au collège une taille significative . Toutes les instances de l’éducation nationale en disent du bien, le ministre Gille de Robien à lui-même fait le déplacement pour apporter son appuis sur la poursuite de l’expérience. Comme beaucoup de projets, le passage au mode industriel demande une coordination importante des différents acteurs, éducation nationale pour les enseignants, conseil Général

pour l’établissement, rectorat, le système scolaire.

des acteurs incontournables pour faire évoluer

Le Directeur de l'école primaire où vont mes petits enfants a instauré un permis de conduite à points. Chaque élève à 20 points et en perd plus ou moins selon l'importance de l'incivilité commise ; ces points sont récupérés automatiquement au bout de quelques temps si l'élève s'est tenu tranquille. Il peut aussi racheter des points en ayant une action citoyenne (exemple, séparer des élèves qui se battent dans la cour). Il y a des couperets :

quand le nombre de points est descendu à 10 (1 heure de retenue), à 5 (2h + lettre aux parents), à 0 (4h + convocation des parents). Les enfants prennent au sérieux ce système. La justice pourrait s'en inspirer pour moduler les peines des jeunes multirécidivistes.

Supprimer la carte scolaire

PROMESSE DE NICOLAS SARKOZY « Accorder leur autonomie aux établissements scolaires doit permettre, à terme, si les conditions sont réunies, de supprimer la carte scolaire. Conçue à l’origine comme un outil de mixité sociale, la carte scolaire est aujourd’hui devenue source d’injustices, un privilège pour les uns, une fatalité pour les autres. » « Elle assigne à l’école du quartier ceux qui n’ont pas les relations permettant de la contourner, ni les moyens suffisants pour s’inscrire dans un établissement privé. » « Je crois dans le libre choix des établissements par les parents. »

SYNTHÈSE

La suppression de la carte scolaire passe par une plus grande autonomie des établissements, avec des responsabilités donnés à l’équipe éducative et une meilleure gestion des fonds publics. L’affectation des enseignants du public et du privé pourrait évoluer. Si la carte scolaire était supprimée, elle devrait, selon les internautes, entraîner une meilleure répartition territoriale des logements sociaux. Cette suppression devra aussi être accompagnée de mesures visant à aider les élèves en grandes difficultés scolaires.

Le mode d'emploi des internautes

Ce qu’il faudrait faire tout de suite si l’on écoutait les demandes les plus nombreuses des internautes : accompagner cette réforme d’une plus grande autonomie des établissements et revoir sérieusement les pouvoirs des enseignants.

Alain, 53 ans, NYONS, chef d'établissement scolaire - le 26/04/2007 23:45:25, Il insiste également sur une batterie de mesures qui doivent accompagner une telle politique : (…) Autonomie accrue des établissements, avec choix de l'équipe pédagogique par le chef d'établissement , et non mutations aveugles et aberrantes , contrats d'objectifs régulièrement évalués , intéressement des profs aux résultats , avec primes diverses quand il y a meilleure réussite des élèves , responsabilisation des parents et s'il le faut un accompagnement (et non assistanat) , et s'il le faut aussi sanctions, avec toutes ces mesures, cela devrait aller mieux !

Catherine, 53 ans, Paris, enseignante d'Histoire/Geo dans un collège dit la même chose. On ne peut supprimer la carte scolaire sans changer les règles du jeu :

Oui à l'autonomie des établissements ; les décisions doivent être prises en conseil d'administration , notamment pour la définition des grands axes pédagogiques de l'établissement . Le conseil d'administration comprend des élus parents, des élus enseignants, un représentant de l'administration rectorale, l'intendant , et des représentants élèves qui n'auront qu'une voix consultative jusqu'en classe de 3e , puis voix décisionnelle . Les décisions doivent être prises à une majorité qualifiée concernant le projet pédagogique. La direction de l'établissement a pour fonction de faire appliquer les décisions du conseil . Elle est nommée pour 3/4 ans par le conseil d'administration . Le projet pédagogique de l'établissement doit élaborer des objectifs clairs et chiffrés sur 3/4 ans . Un bilan est fait en fin de période .

Christophe, 42 ans, Strasbourg, Ingénieur -

Il est indispensable de travailler sur la qualité des résultats des établissements, donc d’en revoir les modes de gestions. Arrêtons de tout lier aux moyens et aux nombres d’enseignants, car en général les établissements qui ont de bons résultats ne sont pas ceux qui ont les classes les moins chargées, bien au contraire de part la forte demande.

A mon sens, seul, une forte responsabilisation de l’équipe dans son mode de

fonctionnement, dans ces choix éducatifs, dans la mise en place de valeur commune est une des solutions répondant à ce problème. Ceci ne peut se faire sans sûr un niveau important d’autonomie mais contrôlé par un contrat d’objectifs. Ce dernier devant être revus annuellement avec les autorités régionales, les collectivités et les représentants de parents.

Le directeur doit en être le vrai patron avec une autorité sur l’équipe et non pas un « hôtelier

« ou un logisticien avec peu de responsabilités pédagogiques.

Ne doit on pas aussi revoir la position du professeur (de l’école jusqu’au collège) ? Permettez moi un parallèle avec les arbitres de football qui ont subit ces dernières années une forte perte d’autorité et de reconnaissance. Les instances dirigeantes et le législateur sont intervenus pour leur donner les outils nécessaires à leur mission. Ne doit on pas en faire de même pour les enseignants qui ont aujourd’hui besoin de ré assoir une certaine autorité mais sans les outils ni la protection nécessaire.

Pascal, 41 ans, Agen, enseignant pense également qu’une telle réforme suppose des

changements profonds :

• plus de pouvoir aux enseignants :

1. de sanction disciplinaire ( au niveau des décisions d’exclusions qui relèvent exclusivement du chef d’établissement et de la composition des conseils de discipline qui nous met en minorité vis à vis des délégués parents et élèves ) 2. dans les décisions d’orientations ( à l’heure actuelle , nous n’avons qu’un rôle consultatif au niveau des conseils de classe ; le passage de la 5ième à la 4ième ne nécessitant même plus notre approbation : seuls les parents décident … ) un statut juridique qui nous protége réellement ( à l’image de celui réservé aux magistrats) • une véritable réforme en profondeur du système éducatif et en particulier la remise en cause du collège « unique « , afin de redonner de la crédibilité :

* à l’enseignement que l’on dispense ,

* aux notes que l’on donne ( des élèves tellement faibles , avec 2 ou 3 de moyenne passent

rapidement d’un niveau à l’autre pour pouvoir accéder le plus vite possible au seul pallier

d’orientation : la troisième ),

* aux filières manuelles poursuivies( par défaut) par les élèves en échec scolaire qui

nourrissent les rangs du préapprentissage avec un niveau scolaire déplorable …

etc……

Une forte demande des internautes exprime aussi le désir que, dans le cadre de cette réforme, le système d’affectation des enseignants soit vraiment revu.

Guilbault, 59 ans, angers, prof de math - le 12/04/2007 17:44:48 Il faut réformer d'urgence le mouvement des professeurs qui envoie les plus jeunes dans les bahuts les plus durs. Comment faire? Nommer les prof sur deux ou trois établissements

peu éloignés géographiquement : un collège difficile, un lycée sympa, un établissement moyen par exemple. On reste 2 ans dans l'un, un dans l'autre et ainsi, moins de

désespérance d'être nommé uniquement dans un collège difficile. Ensuite, il ne faut pas avoir peur de bouger les élèves de leur quartier, et le affecter dans des collèges en fonction de choix pédagogiques ou d'options particulières. Ces options doivent être ventilées dans tous les collèges d'une même ville. Cela ne côute qu'un peu de bus le matin et le soir, pensons qu'en campagne, les élèves ont parfois des ramassages scolaires de plus d'une heure et n'en meurent pas. Enfin, pourquoi ne pas forcer les prof à bouger (comme le font déjà les chefs

bout de neuf ans par exemple? Croire que les équipes

d'établissements, les policiers,

pédagogiques se forment sur la durée est une ânerie, c'est exactement le contraire. Avec ces trois mesures, moins de problèmes de carte scolaire puisque les profs ne seraient pas 'bloqués'10 15 ans dans des collèges durs et la carte ne serait plus fondé sur la géographie mais sur des projets d'élèves.

)au

On attend de l’autonomisation des établissements un véritable changement de comportement des acteurs du système éducatif ; provoquant ainsi des rééquilibrages.

Georges, 45 ans ans, Bordeaux, - le 10/04/2007 16:39:27 La question de la carte scolaire résulte de l'idée que la contrainte administrative contribue à plus d'égalité. Un système centralisé serait garant de plus de justice. Or elle fait fi de la responsabilité de chacun. Aujourd'hui, l'immense service d'éducation est un service financé essentiellement par des fonds publics. La question n'est donc pas privé/public mais comment mieux gérer les fonds publics. L'autonomie des établissements scolaires va dans le sens de la décentralisation, c'est une décision incontournable pour parvenir à une meilleure gestion des fonds publics:

1-parce qu'elle responsabilise tous les niveaux du service d'éducation 2-si les moyens publics sont attribués à l'élève, en prenant soin de certains équilibres (notamment territoriaux), elle souligne qu'une école sans élève (ou qui ne prend pas en considération les besoins des jeunes et de leur famille) n'a pas sa place. Cela signifie que l'organisation n'est pas adaptée à son milieu et qu'il y a une remise en cause qui n'est pas faite. 3- les familles auront la capacité de dire si ce qu'on leur propose leur convient. Elles seront plus en adhésion avec les équipes éducatives et donc cela se ressentira au niveau des jeunes.

joelle, 45 ans ans, Colombes, ex prof de lettres, psychothérapeute - le 12/04/2007 20:58:15 Supprimons la carte scolaire et donnons aux parents un chèque éducatif à remettre à l'établissement scolaire de leur choix. Les bons établissements auront les moyens d'augmenter leur capacité d'accueil, les mauvais se retrouveront en faillite et cesseront de nuire aux enfants. Cette émulation et cette concurrence permettra d'offrir à tous les enfants la meilleure éducation possible.

Autre tendance lourde sur le net : chacun s’accorde à dire que la suppression de la carte scolaire ne peut se faire sans une intervention publique forte sur la question de la répartition territoriale des logements sociaux.

Giovanni, 30 ans ans, courtrry, gestionnaire - le 12/04/2007 21:35:57 L'existence de la carte scolaire n'est pas à l'origine du problème. La véritable cause de ce dernier est l'absence de mixité sociale au niveau des lieux d'habitation. Il faut favoriser cette mixité afin de ne pas concentrer dans une même zone toutes les familles les moins favorisées. Il convient donc d'agir au niveau de la politique du logement.

Christophe, 36 ans, bellegarde, enseignant - le 16/04/2007 18:52:47 le vrai problème c'est le logement : si les logements HLM étaient mieux distribués sur le territoire, il n'y aurait pas d'école avec de forte concentration en élève "aisés" ou "pauvres" et n'y aurait pas non plus cette impression par les plus pauvres d'être fuit comme la peste. Alors oui à une carte des HLM et la carte scolaire dans ce cas ne servirait à rien.

DEBOSSU, 53 ANS ans, VAUX LE PENIL, attaché administratif - le 08/02/2007 20:38:47 Pour favoriser la mixité sociale, on réserve 20% de logements sociaux sur tous les permis de construire délivrés. Le ministère du logement finance ces logements via la caisse des dépots, la caisse d'épargne et autres partenaires CIL. La gestion est confiée aux offices de l'habitat.

Revient également une préoccupation du monde enseignant qui, cette fois, devra être traitée ; faute de quoi, la disparition de la carte scolaire ne pourra se faire dans des conditions équitables. Il s’agit de la question du petit nombre d’élèves qui perturbent fortement certains établissements.

Jean, 36 ans, orleans, enseignante en lycée - le 13/04/2007 23:21:25 Il est indispensable de réfléchir à une structure qui permettrait d'accueillir les élèves qui posent de gros problèmes de discipline ou ayant de grosses lacunes. Pour l'instant l'éducation nationale n'a jamais su gérer ces élèves. C'est un réel soucis car l'enseignant formé pour transmettre des connaissances se retrouve à faire de la discipline.Cela pollue la qualité de son enseignement. La suppression de la carte scolaire doit aller de paire avec la création de structure adaptée pour les élèves en grande difficulté. La seule chose qui devra être interdite : c'est la sélection par les collèges des d'élèves en fonction de leur dossier. Peut-être même qu'il ne faudrait pas limiter le nombre d'élèves par collège. Ainsi, cela laisse la possibilité au petit Mohammed d'avoir sa place dans le collège de Jean-Marie et de Nicolas. D'ailleurs l'année d'après les parents de Nicolas ou de Jean-Marie, mettront peut- être leur enfants dans le collège plus proche de chez Mohammed. En effet puisqu'il y aura eu moins d'élèves, les résultats seront devenus les meilleurs de la ville, le projet d'établissement aura été modifié , une option rare (genre chinois indispensable pour réussir dans la vie de nos jours) aura été mise en place ,une section pour enfant précoce sera proposée,un enseignement autour d'un projet de construction d'une rampe se skate aura

été faite pour les élèves moins motivés,etc

donc la réputation ZEP sera très vite oubliée.

axel, 45 ans, avignon, secretaire - le 17/04/2007 20:23:29 Au lieu de parler de carte scolaire, développons l'internat pour les enfants en difficultés, avec une aide scolaire, (internat pas caserne). Savez vous combien il est difficile de trouver un internat public en france ? c'est le parcours du combattant. il n'y a que des internats privés reservés comme d'habitude a l'elite. avec golf et piscine.JE VEUX L'EGALITE

Bertrand Michel, 77 ans, Villenave d'Ornon 33140, Ingénieur retraité - Supprimer la carte scolaire est possible en revenant au système des classes de niveau. Les familles sauront que si leur enfant travaille bien, il sera dans une bonne classe; que s'il est moyen, il sera dans une classe où les professeurs essaieront de le faire accéder à la bonne classe; que s'il est mauvais les professeurs adapteront le programme et les méthodes pour le sauver.Les professeurs seront délivrés de la mission impossible d'enseigner aux bons et aux mauvais sans léser les premiers tout en s'occupant des mauvais; de plus il est possible dans des classes homogènes d'avoir des effectifs plus importants. Ce système était celui qui prévalait il y a soixante ans avec d'assez bons résultats et qui permettait à l'ascenseur social de fonctionner.

Un certain nombre d’internautes considèrent que cette liberté nouvelle devrait être accompagnée de contreparties exigées de l’enseignement privé.

Cenoga, 42 ans, paris, - le 12/04/2007 10:08:12 Il faut répartir les élèves des quartiers dans des établissement centre ville (plus gros) afin que la rêgle soit celle de la république et non celle de la cité Les salaires des ensignants du privé étant financés par l'état il faudrait que 10% des effectifs du privé soit affectés par les inspecteurs d'académie avec des élèves issus des quartiers (et pas les meilleurs) afin de répartir la gestion des élèves en difficulté sociale. A ces conditions l'abolition de la carte scolaire a un sens.

Quelques exemples d’idées qui reviennent souvent…

DERUBE, 19/07/57 ans, Evry, enseignant - le 29/03/2007 16:58:08 La seule solution que je peux envisager est de proposer des classes à 18 dans les quartiers défavorisés et à 35 dans ceux qui sont favorisés. Les parents auront ainsi le choix et l'égalité des chances sera peut-être "préservée"

Patrick, 53 ans ans, RENNES, - le 08/02/2007 20:40:21 Les options recherchées par les "bons élèves" pourraient-être proposées en priorité dans les collèges et lycées des quartiers défavorisés.

Et si l’on tirait profit des expériences françaises qui sont déjà « hors carte scolaire » ?

Bruno, 32 ans ans, Paris, Ingénieur Réseau - le 10/04/2007 11:06:32 Certains établissements ont été créés pour ne pas tenir compte de cette fameuse carte scolaire (les Lycées Militaire) pour aider les familles des agents de l'Etat à l'étranger. Ne pouvant pas accueillir tout le monde, le Ministère de la Défense, dont ces lycées dépendent, à trouver un compromis entre le besoin d'aide à la famille et le mérite des futurs élèves :

Il a créé un concours avec des points de bonifications si les parents sont à l'étranger, s'ils

ont souvent déménagé

tous et donnés avec le dossier d'inscription. Pourquoi ne pas généraliser ce système et reformer le brevet pour qu'il serve à choisir son entrée dans le lycée de son choix ?.

mais les conditions d'attributions de ces bonus sont connus par

École & Handicap

PROMESSE DE NICOLAS SARKOZY

« Les personnes handicapées nous apprennent le courage et c’est pourquoi je veux absolument que nos enfants soient scolarisés dans les mêmes écoles que les enfants handicapés. Elles nous rappellent ce qui est vraiment important dans l’existence. »

SYNTHÈSE

La scolarisation des enfants handicapés soulève un grand débat parmi les internautes. Certains y voient une magnifique occasion pour les jeunes handicapés de se sociabiliser, néanmoins, ils insistent sur la présence indispensable des A.V.S. D’autres au contraire, estiment que cela desservirait les enfants handicapés, les structures n’étant pas adaptées à leur handicap et les enseignants pas suffisamment formés.

Le mode d'emploi des internautes

Les internautes rappellent que c’est la solution la plus économique qui doit primer…

sylvie, 40 ans, le havre, mere au foyer - le 17/05/2007 08:37:10

je suis maman de 2 autistes, je suis pour l intégration ou plutôt la scolarisation des enfants porteur d un handicap, il est bien évidant qu un handicapé tres lourd m a pas réellement sa place a l école, mais ça les parents en sont conscient, par contre, un autiste, qui apprend

par imitation, qui a besoin de socialisation, l école lui est très bénéfique la preuve, de + en +

d enfant autiste sont en primaire, par contre, il faut évidement des avs !

Mais le calcul est vite fait, une avs revient 10fois moins cher qu une place en ime ou en hôpital de jour ou un autiste n a rien a y faire d ailleurs et s il vous plait, arrêtons de "planquer" les handicapés! Arretons d avoir peur de l handicap, un enfant handicapé reste un enfant, il a besoin de voir des gens ordinaires pour le tirer vers le haut!! Vous n’êtes pas d accord ?

au sujet du financement des avs savez vous à combien revient une journée d hopital de jour? 300 euros

une ime: entre 150 et 400 euros par jour une avs? Une 50e euros par jour et tout le monde

y gagne

OUI, mais comment? D'ailleurs, c'est ce qui est en train de se faire, IL FAUT LE SAVOIR et pour des raisons

économiques: ça coûte moins cher!!! Le handicap recouvre bcp de choses variées. Effectivement, un enfant avec un handicap physique léger peut tout à fait être intégré dans une classe sans dispositif particulier. C'est, de plus, une belle école de la solidarité. Pour un handicap très lourd, qui demande une médicalisation importante, la place de l'enfant n'est peut-être pas à l'école. Pour les autres, je suis POUR :

- soit dans une classe spécialisée (CLIS) qui permet aux enfants d'être intégrés en fonction de leurs possibilités dans une classe ordinaire.

- soit dans une classe ordinaire

Ces deux dispositifs existent déjà et je les pratique mais ils ne peuvent être bénéfiques pour TOUS (enfant handicapé comme communauté scolaire) que si des adaptations sont possible et des moyens sont mis au service de ces enfants et des enseignants. La tendance actuelle est à un DELITEMENT des moyens alors qu'il faudrait un RENFORCEMENT.

Mais nombreux qui sont ceux qui sont très hostiles à cette idée !

Aventurine, Peu importe ans, France, Professeur des écoles - le 05/05/2007 01:26:48 Je suis contre :

Mettre un enfant handicapé dans une classe ordinaire, c'est nier son handicap et ses besoins spécifiques. Cette mesure, derrière de bons sentiments, encore une fois, n'est là que pour restreindre les moyens attribués à l'éducation. Les classes spécialisées pour enfants handicapés coûtent chères car :

- l'enseignant est spécialisé, il faut donc lui payer sa formation

- il y a du matériel adapté aux différents handicaps

- il n'y a que douze élèves par classe.

Respectons les enfants et offrons-leur les moyens de progresser le plus possible.

isabelle de moselle, 51 ans ans, Amneville les thermes, formatrice - le 05/05/2007 01:28:58 Dans un premier temps que signifie "enfants handicapés" cela me parait être une notion appartenant aux parents d'enfants "ordinaires"Regardez, le terme "autiste", il est employé a tort et a travers, sans tenir compte des difficultés rencontrées par les parents, la douleur des fratries souvent montrées du doigt et surnommées "frère du debile " a l'ecole sans que personne ne bronche! Ajouter des enfants différents dans des classes surchargées d'enfants ordinaires , en voilà une bonne idée!!! Ils sont sans défense, vous voulez qu'il deviennent la cible des jeux dangereux( jeu du foulard, tomate, et j'en passe !) Des enseignants, plein de bonne volonté mais NON FORMES au handicap, des établissements sur deux niveaux sans ascenseurs,des préjugés a tous les étages, des emplois du temps mal fichus (on fait comment pour les soins quotidiens?) Et si on commençait tout doucement a les intégrer à la maternelle? Si les écoles spécialisées cessaient de les mélanger ce qui entraîne une régression et un oubli des acquis (expérience perso) Si des auxiliaires de vie pouvaient être respectées dans les établissements scolaires , vues comme un atout et non comme des intrus L'idée semble généreuse Elle démontre une méconnaissance des problématiques du handicap chez l'enfant. On peut en rencontrer dans les petites classes, mais au collège ,ils n'y sont déjà plus, pourtant , ils sont super nos gamins!

Il faut se battre tous les jours, sur tous les fronts, en évitant les attaques des sectes qui voient dans nos gamins des cibles privilégiées! Alors, il ne reste plus aux parents qu'a s'unir et fonder des écoles adaptées faute d'une réponse humaine des institutions a un problème de société .La fraternité commence par le regard et souvent celui des enfants entre eux reflète celui des parents (hélas!)

Ministère Budget, Comptes publics Et Fonction publique

Ministère

Ministère Budget, Comptes publics Et Fonction publique
Ministère Budget, Comptes publics Et Fonction publique

Budget, Comptes publics Et

Fonction publique

DETTE

PROMESSE DE NICOLAS SARKOZY « J'ai déjà eu l'occasion, à plusieurs reprises, de souligner la nécessité de rompre avec l'accumulation des déficits et de la dette, et d’entreprendre les réformes nécessaires. Devant l'urgence et la nécessité de retrouver aussi vite que possible une situation d'équilibre. »

SYNTHÈSE

La dette à passionné les internautes tout au long de la campagne électorale ; il est de loin, le sujet le plus commenté. Les attentes sont nombreuses, mais, un élément n’a cessé de revenir : réduire le train de vie de l’Etat.

Le mode d'emploi des internautes

Ce qu’il faudrait faire tout de suite

Une idée semble très populaire chez les internautes : donner à la Cour des comptes des pouvoirs pour qu’elle puisse sanctionner et mettre un termes aux absurdités qu’elle dénonce chaque année dans son rapport. Les Français ne comprennent pas que ses recommandations ne soient pas suivies d’effet alors que les Cour des comptes régionales, elles, peuvent agir !

Ravisat, Claude bernard ans, Avignon, consultant Ass.Qualité retraite - le 14/04/2007

22:01:59

Pourquoi ne donnerait on pas enfin à la cour des comptes un pouvoir de sanction, totalement indépendant du pouvoir politique. Cela aurait l'avantage d'etre une mesure qui ne coûte rien et pourtant qui me semble efficace pour lutter contre l'immense gaspillage de l'argent public.

gélie, 32 ans, BORDEAUX, - le 08/04/2007 11:28:40 IL FAUT QUE LA COUR DES COMPTES NE RENDENT PLUS D AVIS MAIS DES DECISIONS JUDICAIRES ASSORTIES DE SANCTIONS CIVILES ET PENALES ET QUE SOIT INSCRIT DANS LA CONSTITUTION L INTERDICTION D ENDETTER LA FRANCE. Ca me parait être un bon début. Il est anormal que seul les juges inamovibles de la Cour régionale des comptes soient compétents pour déclencher une procédure

jean bernard, 59 ans, craponne, retraité - le 13/04/2007 20:34:12 Afin de réduire la dette et faire quelques économies 2 principes simples pourraient être appliqués. D'abord rendre les hauts fonctionnaires responsables de leurs actes et ne plus être protégés par

un "état patron"ce qui ne veux rien dire. En deuxième lieu donner aux rapports de la cour des comptes force de loi car les abus sont dénoncés systématiquement par cette cour dans l'indifférence totale de ceux qui les ont provoqués. C'est du moins l'impression qu'on peut avoir.

Laurent, 34 ans, Tartegnin, Formateur comportemental - le 13/04/2007 11:14:37 Hier soir, j’ai vu l’émission de la 5 « C dans l’air » sur les gaspillages de l’argent public. J’en ai retenu un thème ou plutôt une solution que je pratique assidument dans mon métier de formateur comportemental, il s'agit de la mesure de l’impact. Cette méthodologie est simple et demande rigueur et discipline. En fait, il s’agit d'appliquer systématiquement une mesure d’efficience et d’efficacité à tout projet, mesure, loi, investissement, changement, etc… Comme l’a expliqué Philippe Seguin, l’efficience c’est la manière dont le projet est mis en place (respect du budget, des normes, transparence, communication, cahier des charges, etc…) et l’efficacité, c’est la réussite de la mesure par rapport à son objectif initial (des voitures passent sur le pont, des chômeurs trouvent un emploi, etc…). Mesurer l’impact, c’est s’assurer que l’on ne pourra plus (ou moins en tout cas) laisser des acteurs de la vie publique peu scrupuleux dépenser le bien public là où il ne devrait pas l’être. Et les exemples sont légions. Hier, les invités ont donné l’exemple des 5000 organismes d’aide aux PME et de leur redondance et inefficacité. Bref, nous avons aujourd’hui à notre disposition un grand nombre de rapports et d’évaluations comme ceux de la Cour des comptes qui nous donnent des pistes : utilisons-les !

S’imposent également quelques idées simples… … comme celle d’intéresser les fonctionnaires aux économies réalisées.

Camille, 63 ans ans, Mérignac, retraité du privé - le 27/04/2007 14:26:37

Appliquer et faire appliquer les recommandations de la cour des comptes avec obligation de résultats Réduire de 5% la reconduction des budgets d’une année sur l’autre. A mi-chemin un bilan devra être réalisé et toute demande supplémentaire justifiée. 20% des économies réalisées devront être versés aux personnels sous forme de prime/salaire. Ceci devra être fait sans dégradation du fonctionnement des services. Pour les investissements importants nommer un responsable de projet qui devra répondre devant les députés/conseillers régionaux du suivi de sa mission et dont le revenu sera modulé (bonus/malus) en fonction de ses résultats. Autoriser que les emprunts productifs. aucun emprunt pour les dépenses de fonctionnement.

…ou celle, très très populaire, de mettre en place une totale transparence, sur le net, des dépenses des hauts fonctionnaires et des politiques (Attention quatre internautes sur dix en parlent ! Le pays exige vraiment cela.)

Désabusé, 38 ans, Agen, sans - le 25/04/2007 22:55:18 Limiter les gaspillages indécents ! Au Canada, il y a 15 ans, ils ont eu une bonne solution à copier : la transparence des dépenses de tous les fonctionnaires (surtout les plus haut placés !) de l'Etat. Tous les frais consultables et vérifiés sur le net ! Ainsi nous verrons bien où vont nos impôts ! Et puis ne voudra plus entrer en politique, que des personnes vraiment concernées : moins les profiteurs !

LANGLET JC, 42 ans ans, VERTOU, Sans emploi - le 26/04/2007 16:23:52 Rappel de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen : "Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Je propose une totale transparence sur l'ensemble des documents concernant les dépenses des élus, du local au président de la République. Des frais de bouche au cours des déplacements sur

le territoire français ou à l'étranger. Les nouvelles technologies le permettent. En Suède, tout citoyen lambda peut sortir le reçu d'un déplacement d'élu ou le coup d'un déplacement lors d'une rencontre internationale sans avoir à passer par une procédure administrative qui débouche sur une réponse sans suite. Il lui suffit de se connecter sur le Net et via un code d'accès dédié, il peut consulter sans aucune censure l'ensemble des documents concernant les dépenses de l'Etat, à tous les niveaux de la hiérarchie.

Celia, 25 ans ans, Lyon, cadre - le 05/05/2007 21:15:21 Bien évidemment réduire les frais de représentation de nos élus. Depuis quelques temps la mode est à aller chercher ailleurs des idées notamment dans les pays nordiques. Il y a une mesure que

j'ai, en tant que citoyenne beaucoup appréciée, cet élu norvégien je crois, ministre il me semble qui a été limogé car son train de vie paraissait inadmissible aux norvégiens. Il avait en effet dépensé 1600 euros en 1 an de frais de vins et autres broutilles personnelles sur le dos du contribuable. Cela me semble très bien ! Il me semble donc il faudrait une transparence complète des comptes, des mises à disposition de

chauffeurs, voitures, appartements

avait fait installer une ligne téléphonique à l'Elysée d'où il passait ses coup de fils personnels, il achetait ses timbres avec son argent de poche (salaire de président) ce personnage était en somme honnête, il travaillait pour l'Etat et pour le peuple français et non pas à son enrichissement personnel.

Je ne suis pas du tout une nostalgique de De Gaulle mais il

… ou celle de limiter les retraites que perçoivent nos élus.

alain, 42 ans, Sens, Chef de projet - le 19/04/2007 10:45:55 Réformer, avec effet rétroactif, le régime de retraite de nos politiques avec interdiction de cumuler les retraites en fonction des postes occupés (je vas être grand seigneur, on ne conserve que la plus élevée) Obliger les politiques à publier leur frais de représentation (ça existe dans les pays scandinaves) et de déplacement avec comparaison obligatoire entre l'utilisation de moyens privés (compagnie aérienne et train par rapport aux moyens de l'état, avion du GLAM ou autre)

bonnet cécile, 69 ans, calvisson, retraitée E.N. - le 04/05/2007 20:31:33 Je propose de ne verser qu'une seule retraite prélevée sur les deniers de l'Etat à tous nos élu . Qu'ils choisissent la plus élevée , mais n'en perçoivent qu'une .Il est indécent, à l'heure actuelle , de penser qu'on va devoir verser à la même personne une retraite de Maire , de Député , de Ministre , de Conseiller général , peut-être de Président de la République , alors qu'il percevra en plus une rémunération en tant que membre du Conseil Constitutionnel ! Al'heure où l'on fait la chasse aux " niches " des régimes spéciaux , il serait bon que les ELUS donnent l'exemple , comme l'ont fait Ugo Chavez et le Premier Ministre du Canada .

… ou encore celle de fermer une partie de notre représentation extérieure (pourquoi maintenir des ambassades en Europe ?)

Philippe, 47 ans, Saint Jean de Luz, - le 27/04/2007 14:45:42 On oublie trop souvent que la France est le deuxième pays au monde après les Etats Unis à avoir

le plus grand nombre d'ambassades et de consulats uniquement la "Grandeur de la France"

Notre dette serait vite diminuée de quelques centaines de millions 'euros en l'espace de quelques mois

Une nouvelle politique au Ministère des Affaires Etrangères économies comme tant d'autres indiquées sur ce forum.

Alors les Ambassades

représentant

des coûts énormes

pour

nous

feraient faire de nombreuses

??

Messieurs les Politiques

Trop

d'amis ??

… ou encore celle de vendre les médicaments à l’unité

VERGNE, 27 ans, BORDEAUX, thésard - le 05/05/2007 21:22:59

CONSTAT : Puisque la dette globale comprend la dette engendrée par la sécurité sociale

trouve INCROYABLE de devoir acheter une boîte de 48 médicaments quand mon médecin m'en prescrit 8 ! Autrement dit, les 40 autres partent à la poubelle ! et la dette augmente !

SOLUTION PROPOSEE : Vendre des médicaments à l'unité !!! Ce n'est pas mon idée, mais celle des gouvernements de nombreux pays anglo-saxons, des pays

d'Europe du Nord

je

chez

qui cette petite idée fait économiser beacoup d'argent !!

Julien, 22 ans, Melun 77, Etudiant assurances - le 27/02/2007 21:06:39

Une solution simple et efficace de réduire la dette publique (et le trou de la sécu en même temps) consiste à limiter les dépenses en médicaments de chaque français. Nous sommes les champions du monde de la consommation de médicaments. Copions nos voisins allemands, danois ou hollandais qui n'achètent que la quantité de médicament nécessaires à la guérison : les médicaments sont vendus à l'unité !

Les placards des français débordent de médicaments

Il suffirait d'une loi obligeant les pharmacies à vendre leurs produits à l'unité.

payés par la SS

S’exprime de façon récurrente un très fort désir de simplifier les structures politiques locales (toutes les suggestions de ce type ont reçu des notes mirobolantes ! Deux internautes sur dix en parlent ! Les Français, sur cette question, se sentent clairement otages d’une classe politique)

LECUYER, 57 ans ans, saint cyr sur loire, chomeur - le 05/05/2007 20:15:27

L'Etat americain est géré par cent (100) sénateurs j'ai bien dit 100 qu'il faut rapprocher de notre assemblée qui est composé de 560 députés qui d'après ce que l'on dit ne font plus que 20% de texte puisque 80% de nos lois sont issues de l'Europe alors messieurs les députés tirez les

premiers

DIVISEZ DEJA PAR DEUX votre assemblée nationale et les frais qui vont avec!!!!

Catherine, 52 ans ans, Paris, psychologue - le 05/05/2007 21:03:55 Pour diminuer les dépenses publiques, il faudrait améliorer un grand nombre de choses :

- revoir la carte des départements pour réunir le Haut et Bas- Rhin, la Haute et Basse- Corse et

intégrer le minuscule Territoire de Belfort à un département voisin

- revoir la carte des régions : nous en avons 23 avec la Corse sans compter les régions d'Outre- Mer, alors que l'Allemagne avec un territoire plus grand n'en a que 16 (Länder)

fabretti, +50 ans, Chambery, fonctionnaire - le 13/04/2007 22:55:05 La re-structuration d’un Etat performant passe également par une remise en cause du millefeuille administratif français : Commune, syndicats divers, communauté de commune, département, région, agences de toutes sortes : « un aggiornamento » est impératif sur cette question qui n’est pas simplement celle de la décentralisation ; cette question est au cœur de la démocratie : aucun candidat n’y fait référence aujourd’hui : il y certainement à affronter beaucoup de bastilles locales et cela fait peur avant les élections !

pascalon, 73 ans, st jean de luz, médecin retraité - le 04/05/2007 20:28:40 As t-on besoin de tous ces échelons pour gouverner un pays, le maire, le conseil intercommunal,

départemental, régional, un préfet

personnel à tous ces échelons, organisent des congres, fêtes , cocktails

publie le montant de toutes ces dépenses

etc.

: ils se construisent de magnifiques bâtiments, engage un

Il

faudrait que l'on

ELIANE ESCOT, 53 ANS ans, SOIGNOLLES 77, ASSISTANTE INFORMATIQUE - le 02/05/2007 23:29:30 Redéfinir les structures étatiques pour une meilleure gestion et une meilleure redistribution des impôts en particulier ceux collectées dans les régions et département.

A quoi servent ces empilements de 1) conseil régional, 2 conseil général, communes,

communauté de communes, communautés d'agglomération, canton et j'en oublie certainement. Qui gère quoi? Dans la collecte de nos impôts que payons sur notre fonciers, revenus et locaux à ces administrations, quel est le rôle de chacune ? Secrétaire durant quelques mois dans une communauté de communes, j'ai pu assister avec effarement aux superpositions de décisions, de gestions différentes suivants les courants politiques pour un gaspillage incroyable de notre argent.

annie, 37 ans, bordeaux, fonction territoriale - le 18/04/2007 01:35:28 On parle des dépenses de l'Etat, ok c'est vrai ! mais dans la dette des administrations publiques , il n'y a pas que l'Etat mais aussi toutes les collectivités territoriales et la sécu. Et dans les collectivités territoriales, il y a matière à économiser . 1°) En effet , au niveau local, chaque collectivité veut (pour des raisons politiques) ses propres

équipements que ce soit des équiepements culturels, sportifs ou autres. Ce n'est pas l'intérêt général qui prime mais l'intérêt à court terme de l'équipe politique qui gère. Quand les collectivités

sont trés proches les unes des autres(de type agglomération

équipements sur le plan collectif et non au niveau d'une seule collectivité. 2°) En matière de travaux publics, que d'économies à faire. Certes on a un code des marchès publics mais qui réglemente quoi : la procédure! pour les montants, on se voile la face avec des procédures ! Les montants sont énormes puisque l'on sait qu'en france 80% des investissements publics sont réalisés par les collectivités territoriales et non par l'Etat! Quelles entreprises peuvent répondre à ces marchés publics ? Toujours les mêmes, des entreprises suffisamment structurées ! Pas les petites, pas les artisans (bien sûr cela dépend aussi du type de travaux à effectuer !) mais généralement, c'est toujours autour des mêmes que les marchés tournent.

)

, on devrait envisager les

Revient également l’obsession de voir enfin naître un Etat simplifié…

Nathalie, 30 ans ans, proche cercy-pontoise, cadre - secteur industriel - le 12/04/2007

19:58:59

STOP A LA PAPERASSE !

Un exemple : j'ai déménagé récemment avec mon compagnon pour causes professionnelles. Une fois sur mon nouveau lieu d'habitation, j'ai cherché sur internet quelles démarches administratives

je pouvais effectuer en ligne.

J'ai eu l'agréable surprise de trouver un site officiel, qui se proposait d'avertir TOUTES les

administrations de mon changement de situation (Assedic, impôts, sécu,

de remplir le questionnaire en ligne. J'ai eu la désagréable surprise de recevoir quelques jours plus tard des courriers de toutes les administrations sus-nommées me demandant toutes des photocopies en tout genre, et des formulaires à remplir.

).

je me suis empressée

Solution proposée : pourquoi ne pas créer un service central de gestion des changements de

situations (enfants, mariages, déménagements,

ailleurs indispensables) en un seul exemplaire, et qui informerait tous les services administratifs ?

),

qui se chargerait de récolter les preuves (par

Jean Claude, 61 ans, Montpellier, chercheur - le 12/04/2007 13:20:46 La France meurt de sur administration "de papier" comme dit F. Bayrou. Exemple dans l'Education Nationale on a 1 fonctionnaire pour 9 élèves, alors que les enseignants ont en moyenne 25 à 27 élèves. Donc pour 1 enseignant on a environ 2 autres fonctionnaires pour "faire tourner la machine". Quelle entreprise privée accepterait un tel ratio sans faire faillite ? Il en est de même dans toutes les administrations. Tous les jours on voit arriver de nouvelles procédures conçues par des Enarques, qui nécessitent plus de temps pour s'y soumettre, du personnel nouveau pour les gérer, pour en bout du compte aucune amélioration dans le quotidien de l'agent productif.

B, 53 ans, Draguignan, Retraité - le 21/04/2007 21:39:31 Pour diminuer le nombre de fonctionnaires on peut mettre en commun certains services. Ne peut- on pas regrouper certains bureaux de ressources humaines. Chaque ministère doit-il avoir son propre DRH ?

Perrier, 36 ans, frejus, demandeur d'emploi - le 14/04/2007 22:23:08, s’inspirant sans doute de l’expérience espagnole très poussée sur la question.Le télétravail pourrait être un point clef. Pour les employés : la réduction du temps de transport offre plus de disponibilité pour la famille et les temps de repos, la diminution des déplacements permet de réduire la pollution. Ne dit-on pas que « le temps c’est de l’argent » ? Moins de déplacement pour un même salaire lui permet de ne pas perdre de pouvoir d’achat. En ce qui concerne les employeurs : le télétravail permet d’économiser les charges locatives des bureaux. Nous pouvons d’ores et déjà imaginer que des citoyens venant vivre à la campagne pourraient vraiment profiter de cette qualité de vie sans perdre de pouvoir d’achat et sans augmenter le niveau de pollution.

vandenbossche, 45 ans ans, abbeville, conseiller de l'emploi - le 07/04/2007 23:26:26 Une bonne part de notre déficit tient à l'emploi et au rapport coût/efficacité de notre politique. Du fait de la mondialisation, il faut absolument réduire le coût marginal de chaque embauche. Au lieu du principe "plus tu embauches, plus tu paies", je propose :

1° Regrouper TOUS les prélèvements obligatoires pesant sur l'entreprise en un seul, géré par une seule entité, par exemple l'Urssaf qui reverserait à l'Etat les montants correspondant à l'impôt => organisation plus rationnelle, d'où économie 2° Retenir comme base d'imposition pour cet impôt unique le chiffre d'affaires du précédent exercice DIVISE PAR le nombre de salariés embauchés depuis au moins trois mois => "plus tu embauches, moins tu paies" 3° Supprimer toutes les aides à l'embauche qui dévorent du temps et de l'argent pour un résultat NUL (c'est le MEDEF qui le dit) 4° Les remplacer par un calcul simple : si on veut aider une personne (handicapée, senior, jeune non qualifié), il suffit de décider qu'elle comptera pour deux ou trois embauches dans le calcul du quotient fiscal CA/effectifs. => "Plus tu embauches de gens en difficulté, encore moins tu paies".

S’exprime aussi le désir que certaines charges publiques soient assumées autrement que par l’impôt

RENE, 73 ans, ST MARTIN DES CHAMPS (FINISTERE), retraite - le 14/04/2007 22:05:15 Travaux d'intérêt général obligatoire pour toute personne touchant une indemnité de l'etat (RMI par exemple) ce qui permettrait de réduire les effectifs dans les communes.(à étudier bien sur en fonction des possibilités physique de chacun)

Peter O'Benneth, 33 ans, Oullins, enseignant - le 01/04/2007 13:49:53, pense à recourir au service civil pour aider les administrations dégraissées… Et si la fonction publique devenait l'affaire de tous ? Comment :

- un maintien du statut des fonctionnaires en place et leur remplacement par :

- un service civil obligatoire dans une administration de 1, 2 ou 3 ans, après une expérience professionnelle de quelques années.

- des emplois en CDI pour ceux qui souhaitent rester, coordonner etc.

Et puis, on retrouve en rafales des idées ponctuelles d’économies ou de recettes nouvelles

Raineri, 29 ans, Charenton du Cher, Menuisier - le 01/04/2007 04:47:42 Tout investissement devrait répondre à un cahier des charges limitant la consommation d'énergie. Des véhicules aux ampoules, l'Etat doit consommer le moins d'énergie possible. En isolant les locaux administratifs anciens qui sont chauffés à outrance six mois de l'année.

dis dominique, 48 ans, Mandelieu, musicienne intervenante en milieu scolaire - le 30/03/2007 06:44:25 Et si l'Etat appliquait les directives Européennes (je crois savoir que la France est à l'origine de la

création de l'Europe telle quelle est

d'euros d'amende à payer, tout simplement parce que une directive émise par l'Europe n'est pas

mise en application dans notre beau pays

),

et que nous arrêtions d'avoir je ne sais combien de millions

STEPHAN Patrick, 59 ans, LA PLAINE SUR MER, Agent commercial - le 29/03/2007 14:49:02 il ya un ensemble de solutions, augmenter les recettes,et diminuer les dépenses. Augmenter les recettes, sans pénaliser les individus:

1 mettre une taxe équivalente aux charges sociales du smic, sur tous les distributeurs

automatiques fonctionnant avec une carte magnétique pendant les heures normales d'ouverture (distributeurs banquaire,de carburant, de billet SNCF, de tickets de parking, et d'autres que j'ai sans doute oubliés.)Ces distributeurs, sont responsables de plusieurs milliers de chomeurs

2 la même taxe sur les standarts automatique(tapez1, tapez2

3 taxe supplémentaire de 50% du CA pour les numéros surtaxés, qui sont une véritable

escroquerie

)

Bruno, 23 ans, soignies, Belgique, cadre - le 23/02/2007 01:09:42 Je constate en lisant vos messages que vous ne parlez pratiquement jamais de la fiscalité écologique. Pourquoi ne pas transférer une partie des charges qui pèsent sur le travail sur les dépenses énergétiques. L'essence mais également l'éléctricité, l'eau, les déchets difficilement recyclables, des vignettes beaucoup plus chères pour les grosses cylindrées. Cela ferait des recettes et la baisse des charges sur le travail créerait plus d'emploi qui lui-même produirait d'autres recettes.

kiri kiri 37, 57 ans ans, saint cyr sur loire, chomeur - le 14/05/2007 20:15:46 Vous venez tous de voter !? vous avez tous recu votre carte d'électeur. PROPOSITION :

Supprimer la carte d'électeur qui ne sert strictement à rien! Vous avez tous une carte d'identité nationale Francaise. Il suffirait que l'Administration Francaise lorsqu'elle vous établit votre carte d'identité nationale Francaise (infalsifiable) vous inscrive sur les listes électorales ; A VOUS de changer votre carte d'identité nationale lorsque vous changez de domicile. Il suffirait de garder la carte électorale pour les cas particuliers par exemple les contribuables ayant deux domiciles et désirant voter dans le bureau de vote de leur résidence secondaire. Dans le même ordre d'idée QUE TOUS LES COUPLES VOIRE COUPLE avec enfant ne reçoivent qu'une seule proposition de chaque candidat au premier et deuxième tour d'élection C'EST QUELQUES CENTAINES DE TONNES DE PAPIER NON ENVOYE , et dire que l'on parle tant de la planète

Reviennent également les idées qui tournent autour du mode de gestion des deniers publics

Doom*, 28 ans, Toulouse, Ingénieur électronicien - le 25/03/2007 11:32:38 Je pense que pour un simple citoyen, il est difficile de dire qu'on va couper ici ou là. Par contre, il y a des trucs bizarres dans l'administration qui font que son fonctionnement est plus coûteux qu'il pourrait être (sans supprimer aucun fonctionnaire).

Il faut savoir qu'une administration qui dépense moins d'argent une année est remerciée en voyant son budget fondre au soleil. Par exemple, une administration qui touche 10 milliards et n'en consomme que 9 aura un budget de seulement 9 milliards l'année suivante. Ainsi, en fin d'exercice, les administrations achètent pour ce qui reste (ici 1 milliard) afin d'avoir le même budget l'année suivante. En plus, des fois c'est pas très écolo car il est arrivé que des tonnes de carburants soit brûler pour en avoir de nouveau autant l'année d'après. Moi, ce que je propose comme solution, c'est que l'administration en question reçoive un budget de 9,8 ou 9,9 milliards l'année suivante. Elle n'aura donc qu'un très faible intérêt à pratiquer ce genre de chose. Et petit à petit, son budget se stabilisera vers sa valeur réellement nécessaire. Autre problème, c'est que pendant une certaine partie de l'année, l'administration n'est pas en mesure d'acheter. Ainsi, avant la date de clôture des achats, les administrations se mettent à acheter des produits qu'elle n'ont pas forcément besoin, mais si elles ne les achètent pas maintenant et qu'elles en ont besoin dans un mois (avant la réouverture) alors elles seront vraiment dans une mauvaise posture. Pour réduire les dépenses de l'état, je propose donc comme solution, qu'en attendant la fixation du budget d'une administration pour l'exercice suivant, celle-ci touche 70% par mois de l'exercice précédent divisé par 12 (ramené au mois) afin de permettre une possibilité d'achat tout au long de l'année.

collet anne, 41 ans, levallois-perret, paysagiste - le 11/04/2007 19:07:59 Pour éteindre la dette, il faut :

1/ réduire les dépenses publiques (pas les investissements!)

- réformer les méthodes comptables dans les administrations : on sait que les lignes budgétaires

sont immuables et reconduites dans leur montant automatiquement par crainte de "perdre" les budgets : ainsi, si une administration a une ligne budgétaire de 100 pour le papier, elle va utiliser

100 même si elle n'a pas besoin de papier, pour ne pas voir réduire ou perdre cette ligne non?

absurde

Olivier, 38 ans, Saint-Etienne, Directeur commercial - le 21/04/2007 13:26:14

Je propose la SUPPRESSION de la sacro sainte loi qui est en vigueur dans la fonction public :

NOUS DEVONS DEPENSER L'ENVELOPPE QUI NOUS AI ALLOUEE ! et remplacer cette loi qui ne favorise que le gaspillage par :

- SI JE DEPENSE MOINS QUE LE BUDGET en réalisant les mêmes objectifs, JE SUIS RECOMPENSE !

Jean Michel, 59 ans, Tarn, retraité - le 17/03/2007 11:56:24 Et si on commençait tout simplement par supprimer la comptabilité nationale pour la remplacer par la classique comptabilité analytique des entreprises, cela aiderait l'Etat à mieux gérer sa dette, ses investissements, son fonctionnement.

Paul, 30 ans ans, mantes la ville, ingenieur maintenance - le 14/04/2007 18:25:47

Pour réduire la dette, nous devons réduire l'état providence impliquant une restructuration de nos institutions. Nous devons nous inspirer du modèle des entreprises privées sans oublier et accepter que le service public dans certaines branches ne soit pas rentable.

- Pour les branches moyennement rentables diversification des activités

- Pour les branches rentables:

1-définition des objectifs de réduction de coûts avec instauration d'une participation pour tous les

fonctionnaires (% à définir sur l'argent économisé reversé sous forme de prime) 2-Nous devons déployer le lean concept (methode japonaise visant à faire la chasse au gaspillage, chacun à son niveau peut être acteur) 3-Les services publics sont d'abords des hommes avec des compétences utilisons les. Nous devons créer des passerelles entre le privé et le public (des fonctionnaires pourraient apporter leurs compétences dans le privé et réciproquement). Cela passe aussi par une meilleure gestion de leur compétence (formations, évolution de poste)

Reviennent souvent des propositions allant dans le sens d’un meilleur contrôle des aides accordées aux entreprises

Pelczynski, 64 ans, Fresnicourt le Dolmen, Retraité - le 21/04/2007 13:49:27 Plutôt que de proposer des solutions faciles du genre “ il y a trop de fonctionnaires, faut en virer la moitié” ou “ils sont partis à l’étranger, faut leur supprimer les remboursements de sécu” même si ces remarques ne sont pas toujours absurdes, elles ne font que diviser les français, donc nous affaiblir. Voyons s’il n’y a pas d’autres solutions. J’en propose une parmi d’autres. L’état et les collectivités locales ou régionales donnent souvent des aides aux entreprises. Cet argent, qui devrait être utilisé pour la défense de l’emploi, est offert sans contrepartie. Si bien qu’après avoir touché cet argent, l’entreprise peut, au bout d’un certain temps, se délocaliser ou déposer son bilan sans problème.

Si un pouvoir local (maire, association, etc

au sein de cette entreprise, l’argent du contribuable serait certainement mieux défendu.

Cela contribuerait certainement à diminuer la dette.

)

se retrouvait comme actionnaire avec droit de veto

Reviennent aussi des suggestions visant à remettre les fonctionnaires sur le terrain plutôt que dans leur administration !

Lamagnon, 60 ans, Chateauneuf, - le 08/04/2007 14:32:23 Il me semble que la cour des comptes,il y a qque temps,avait souligné le fait que près de 36000 enseignants n'étaient pas dans une classe mais étaient détachés et oeuvraient dans le "tertiaire" de l'éducation nationale--centrale d'achat des enseignants,mutuelles,syndicats d'enseignants ETC Dans tous les ministères,nous trouvons de ces emplois parasites. M.PASQUA avait tenté en son temps de sortir les policiers de leur commissariat.La FRANCE est le pays européen ou il y a le plus de policiers et de gendarmes par habitant et ou par contre nous manquons de police de proximité.Mais ou sont ils donc?

Christophe, 41 ans, Biot, Cadre - le 08/04/2007 14:01:17 1)Tous les ans la cours des comptes fait état des abus dans la gestion de nos denier mais les administrations "épinglées" n'ont pas obligation de corriger la situation. Il faudrait les corrections obligatoires. 2) Dans chaque administration il faudrait faire l'état des lieus de la facon dont le personnel est utilisé. Quel est le métier de l'administration? Est-ce que l'utilisation du personnel tend a atteindre le but ou est-ce pour la faire fonctionner Il ne faudrait pas dépasser 15% pour faire fonctionner les 85% qui sont réellement en charge du métier de l'administration. (e.g. dans l'éducation nationnale, 80% devrait avoir une tache éducative devant des élèves, et 20% de gestion. Il me semble qu'on en est loin!)

Vincent, 34 ans ans, Paris, - le 23/03/2007 14:27:53 Il faut plus de fluidité dans la fonction publique : les fonctionnaires doivent être capables de changer de ministère ou d'emploi en fonction des besoins. Pour cela, il faut réduire le nombre de corps.

Une obsession : diminuer du train de vie de l’Etat, sans oublier celui de ceux qui nous gouvernent (Répétons-le, quatre mode d’emploi sur dix en parlent !). C’est moralement essentiel pour les internautes. A leurs yeux, « il n’y a pas de petites économies » dans la situation qui est la nôtre. Le gouvernement doit l’entendre.

Pour faire des économies, il faut restreindre le train de vie de l'état.

1 Diminuer le nombre des élus:moins de députés, moins de sénateurs, suppression du niveau

départemental; Cette mesure aurait pour effet de montrer qu'on ne demande pas des efforts uniquement aux sans grade.

2 Faire de telle sorte que l'activité politique ne soit pas source de richesse: aucun cumul de

mandats (y compris pour les SIVOM etc

domestiques dans les ministères, préfectures et autres. Cette mesure permettrait de faire partager les difficultés par tous

3 Demander à tous les élus de se recentrer sur leurs strictes missions: pas de mesures spectaculaires de faire-valoir, pas de communication chère.

),

train de vie plus modeste pour chacun: pas de

Sébastien, 24ans ans, paris, ingenieur qualite - le 05/05/2007 21:07:10 Je pense que si l'on veut réduire la dette il faut que tous les francais fassent des efforts et soient prêts à lacher un peu de leur privilège et pas seulement la classe moyenne qui depuis Miterrand et celle qui paye le plus. Que le gouvernement fasse des économies d'abord sur le train de vie du Président, des ministres, des parlementaires, des hauts-fonctionnaires. Pour tous c'est cumul des indemnités par cumul des postes. Que le sommet politique de la France montre l'exemple en revenant vivre parmi les français, en ayant un contact avec la réalité des gens qui votent pour eux et pas seulement avec les grands patrons qui les aident pour leur campagne. Arrêtons de suivre la voix américaine sur la vie politique et le coût de la politique. Comment pourrions avoir envie de voir notre train de vie baisser alors que celui des hommes politiques, qui devrait montrer l'exemple, ne fait qu'augmenter. Où sont passés les principes de la République et de la Démocratie selon lesquels les élus sont redevables devant le peuple?

dimitri, 39 ans, paris 18, - le 27/04/2007 14:20:29 ANNULER la scandaleuse loi faite votée il y a 1 mois par JLDebré avant son départ de président de l'assemblée nationale pour prendre le conseil constitutionnel, qui permet à tout député non réélu de toucher son indemnité de député 60 mois ( = 5 ans) au lieu de 6 mois comme auparavant. Pas étonnant que l'UMP et le PS veuillent à tout prix que le peuple vote pour eux.

pinot, 50 ans, paris, policier - le 01/05/2007 16:12:12 étant policier à paris je suis au premières loges, je vois beaucoup de choses choquantes et injustes 1- réduire le train de vie de l'élysée (+ 280 % en 3 ans) 2- réduire le train de vie de Matignon (+ 173 % en 2 ans) 3- réduire le train de vie des ministères, (enveloppes de milliers d'euros chaque semaine en espèces pour chaque ministre pour frais personnels non imposables et non controlable) 4- plus de logement de fonction pour les ministres, ministres délégués, directeurs de cabinet des ministres, chefs de cabinet) 5- plus de voiture de fonction (penser qu'un simple haut fonctionnaire dans la fonction publique a droit a une voiture de fonction + 2 chauffeurs + l'essence l'entretien et un renouvellement de son véhicule tous les deux ans) il faut savoir que pour une simple direction possédant 100 hauts fonctionnaires il faut compter par tranche de deux ans 100 voitures (3 000 000 euros) 200 chauffeurs x 24 mois ( 400 000 000 euros) 6-supprimer les concession de logement pour les hauts fonctionnaires 7- stopper les prêts de 250 000 euros à 0% pour les élus

8- pouvoir poursuivre les ministre en justice (affaire gaymard - sarkozy - juppé - chirac - fabius -

strauss - etc

)

dès qu'ils tente de profiter du système - article du cp ''la tentative est punissable''

Ghislaine, 59 ans ans, Valence, - le 08/04/2007 11:35:48

Je re-persiste et re-re-signe , après avoir vu le reportage sur la Finlande (complément d'enquêtes) : voilà l'exemple à suivre. Voilà ce qu'il faut que nous exigions : que l'exercice des charges d'Etat soit strictement encadré, contrôlé, moralisé ; il faut absolument en finir avec les habitudes princières prises chez nous (la simplicité du bureau du Ministre a failli me faire tomber à la

renverse !) : pas de logements de fonctions -fini l'Elysée, Matignon particuliers ; pas de chauffeurs particuliers- pas de frais de bouche

-

; pas de véhicules

salaires

revus à la baisse.

Remplacer 1 départ à la retraite sur 2 de fonctionnaires

PROMESSE DE NICOLAS SARKOZY « Je propose de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux de fonctionnaires. Cela veut dire pas un seul licenciement. Pour le reste, on partage les gains de productivité. La moitié de l’économie ainsi réalisée est destinée à la réduction du déficit budgétaire de la France et l’autre moitié sert à augmenter les fonctionnaires qui restent. Quand on est moins nombreux et que l’on travaille plus, il est normal d’être payé davantage. »

SYNTHÈSE

Sur cette proposition, les internautes se divisent en deux blocs. Dans le premier, on trouve ceux qui, partant de la mesure préconisée, disent comment on peut réformer la gestion des personnels fonctionnaires. Ensuite, viennent d’autres personnes qui, sans exprimer d’accord avec la mesure, livrent leurs recommandations quant à la transformation du mode d’organisation de la fonction publique. Décentralisation, rationalisation, augmentation, privatisation… Règne ici une grande diversité sur la méthode à suivre, mais chacun réclame une plus grande efficacité.

Le mode d'emploi des internautes

Favoriser la mobilité des fonctionnaires, effectuer un redéploiement des effectifs

Carole, Paris, 33 ans, architecte d’intérieur indépendant « Je suis pour le non remplacement systématique des fonctionnaires qui partent à la retraite, dans la mesure où cela s'applique sérieusement.

Nous entendons toujours parler d'aide à la formation, surtout dans le secteur privé, ne serait-il pas logique de l'appliquer également au

service public ? A savoir que les administrations qui débordent d'effectifs (dont la plupart s'ennuient !!) pourraient être obligées de proposer des formations à la reconversion vers les administrations

cela comblerait

ainsi les départs en retraite dans ces services. Cela garantirait, me

qui en manquent cruellement (éducation, santé

),

semble t-il, des économies au budget de l'état auquel nous participons largement.

On nous demande d'être compétitif, flexible, alors que toute la société le soit ! »

Fournier, Saint-Jean-de-Cole, 62 ans, retraité « La formule d'élimination d'un fonctionnaire sur deux me paraît quelque peu brutale. Considérons-là plutôt comme un slogan de campagne visant à réduire le nombre global de

fonctionnaires, mais pas nécessairement un sur deux dans chaque service. Mais en revanche, il est certain qu'un immense audit est nécessaire dans un certain nombre de ministères (et de services collatéraux souvent redondants) pour définir les besoins

des

fonctionnaires et qu'il ne faut pas en attendre des miracles, car il est très difficile de se juger soi-même. En outre, il faudrait accompagner cette réduction d'une redéfinition complète de la gestion des personnels, en inscrivant la mobilité, la formation individuelle, la promotion et les récompenses individuelles comme des priorités permettant de faire bouger les personnels de la fonction publique et d'éviter la sclérose qui s'empare de tout organisme figé dans sa routine et ses certitudes. Il y a au moins un ministère qui y parvient : celui de la Défense pour ses personnels militaires. Si on y regardait de plus près pour s'inspirer de la réussite de ses récentes restructurations fondamentales. »

réels. L'inconvénient, c'est que ces audits seront forcément réalisés par

Luthringer, Paris, 48 ans, scénariste

« (…) il y a certainement des redéploiements à effectuer afin d'obtenir la quintessence de ce qu'on peut tirer dans certaines domaines, je pense à l'éducation notamment au point de vue enseignants, justice et infirmières. Il ne faut pas faire des coupes sombres et stupides partout pour un oui ou un non. Le ministère des finances est une administration où on peut faire des économies et réduire le personnel. Il faut réduire les doublons entre les fonctionnaires nationaux et régionaux.

De même, on peut (…) éviter de mettre systématiquement des inspecteurs des finances à la tête

France

Télécom (…), Crédit Lyonnais (…) Rien que ces deux entreprises ont coûté 100 milliards aux

français

de certaines activités

ENA signifie école nationale d'administration et non de gestion

(…)

Enfin, les budgets des ministères peuvent diminuer et on peut faire comme au Canada

Un

ministre n'a pas le droit à une note de plus de 50 /repas et à un hôtel coûtant plus de 80

Les

notes de frais de tous ministres et fonctionnaires étant publiés sur le net… Cela amènerait à une

discipline de gestion. »

Françoise, Châtillon, 49 ans, agent de maîtrise

« Tout d'abord il n'existe que peu de "fonctionnaires" en France. La plupart ne sont "qu'assimilés" aux fonctionnaires et n'en ont pas les avantages Dans la plupart des administrations, le "baby boom" qui va partir en retraite dans les 5 ans

à venir est composé principalement de cadres (nommés au mérite

remplacer dans la grande majorité des cas. Le personnel est mal réparti entre les différents services, il faut réorganiser avec le personnel restant et grâce aux points des retraités qui seront récupérés augmenter les salaires de ceux qui restent. »

qu'il n'y a pas lieu de

)

Xavier, Rouen, 44 ans, cadre au chômage

« Qu'en est-il de la mobilité au sein des ministères ? Il y a bien trop de fonctionnaires aux finances, et sans doute pas assez à la cohésion sociale par exemple. Dans le public, lorsqu'un grand groupe ferme une usine, il propose de reclasser ses employés sur d'autres sites (parfois dans des productions différentes). Généraliser cela à la fonction publique, avec plus de passerelles avec les collectivités locales serait sans doute une solution. »

Perrault, La Frette, 41 ans, ingénieur

« Si je comprends bien, remplacer 1 départ sur 2, ça ne fait diminuer le nombre de restants que de

quelques % par an. En effet tous ceux n'ayant pas l'âge de la retraite restent. Il s'agit donc d'une

proposition à effets lents, voire très lents. On pourrait aussi faciliter la mobilité entre les administrations. Il me semblerait intéressant que quelqu'un qui commence 5 ans à l'agriculture puisse passer aux finances, ou une

collectivité

Actuellement il y a de vraies barrières. »

Robert, Nice, 52 ans, agent de maîtrise

« Je ne sais plus qui a dit que l'on se souvient des hommes par ce qu'ils font plutôt que par ce

qu'ils défont

électoral évident. Mais si il est clair que certains ministères sont mieux "gérés" que d'autres, pourquoi ne pas imaginer un système de passerelle qui permette, à équivalence de diplôme ou de technicité, une mobilité géographique ou non, en fonction des besoins sans perte d'avantages. Ceci permettrait peut-être de doter la justice de quelques greffiers de plus, les hôpitaux de quelques personnels bien nécessaires et j'en oublie très certainement. Bien sûr il n'est pas dans ma compétence de décider quel ministère ou organisme d'État n'est plus à sa place ou en sureffectif mais c'est un dossier technique dont l'issue pourrait être rapide si la volonté politique l'emportait. »

Supprimer des postes est sans aucun doute la solution la plus facile et d'un impact

Moins de paperasse = moins de fonctionnaires dans les bureaux

Sandrine, Annecy, 40 ans, fonctionnaire

« Il est normal que l'on parle du coût des fonctionnaires, l’état est un employeur et il a des dépenses. Mais pourquoi faut-il que les réductions de postes se fassent dans l'Éducation nationale, les travaux publics Tous ces métiers sont indispensables. Par contre c'est vrai que l'on peut s’interroger sur certains postes de fonctionnaires qui gèrent des tonnes de paperasseries inutiles. Des formulaires à remplir indéfiniment, même quand nos situations ne changent pas ! C'est pas croyable tout ces papiers, mais où les rangent-ils ? Que de travail inutile, du temps, de l'argent et de l’énergie perdus ! (…) »

Anthony, Calais, 34 ans, enseignant

« Il est indéniable que le besoin de restructurer la fonction publique se fait sentir. Dans certaines administrations informatisées à outrance aujourd'hui, on peut certainement se passer de beaucoup de monde et ainsi générer des économies. Parallèlement il faut aussi revaloriser les salaires des agents de l’État, car il est évident que quelqu'un qui se sent mal payé ne fournira pas les efforts attendus. Que ceux qui ne savent pas ce que représente une journée de travail dans une classe de 25 élèves en réseau ambition réussite - hé oui, M. Robien - lèvent le doigt et viennent jeter un oeil. »

Moins de cadres, plus de postes en situation dans les services qui en manquent

Claoh, Toulouse, 48 ans, enseignante

« Je propose qu'on diminue le nombre de dirigeants dans les secteurs sanitaires et sociaux au bénéfice des postes en situation d'enseignement : un salaire de directeur adjoint

On compte des sureffectifs de cadres

grassement rémunérés et inutiles. S'il faut diminuer les effectifs ce ne doit pas être dans l'enseignement, l'hôpital, le secteur sanitaire et social qui manquent cruellement de moyens en poste avec les usagers Pourquoi s'interdire de diminuer les effectifs chez les militaires ? Voteraient-ils utiles ? Fabriquons comme dans d'autres pays des réservistes si c'est tellement utile d'avoir des

équivaut à deux ou trois salaires d'éducateur

défenseurs potentiels en cas de conflit (ce dont je doute). A quoi nous servent tous ces militaires

en temps de paix ? J'ai besoin d'infirmières, d'enseignants, de médecins pour mes enfants

»

Anthony, Mardie, 31 ans, contractuel à La Poste

« Je pense que ce choix semble juste et convaincant. En effet, dans l'administration où je travaille, je pense que cette réduction est inévitable et souhaitée. La plupart des responsables et encadrants sont en surnombre, voire inutiles et souvent dans des placards dorés. C'est une honte vis à vis de l'entreprise privée (pour laquelle j'ai moi même travaillé pendant une dizaine d'années). De même, une organisation calquée sur les entreprises privées serait judicieuse. Il y a beaucoup trop de sous-chefs, de sous-sous-chefs

Une suppression des documents administratifs papier permettrait aussi un énorme gain de productivité, privilégions le format électronique sécurisé (déformation professionnelle, je travaille pour le service informatique).

Je crache un peu dans la soupe mais il semble primordial de faire des économies. »

Benoit, Rodez, 32 ans, cadre

« Pour avoir été fonctionnaire au ministère de la Défense pendant 12 ans, j'approuve totalement

cette initiative. Quand je vois, dans l'industrie dans laquelle je travaille actuellement, comment on

peut gagner en productivité, et quand je pense à l'inertie, à la fainéantise que j'ai vu pendant toutes ces années, aux gaspillages, à la médiocrité du fait de la progression par l'ancienneté, je me dis qu'il y aurait beaucoup d'argent à gagner et à redistribuer.

Je propose donc :

- la limitation au maximum des chefs de service avec un process à l'ancienneté ;

- des échanges forts avec les modes d'organisations de l'industrie pour la partie

management des objectifs et méthodes de résolutions de problèmes ;

- pilotage des budgets avec justification des dépenses ;

- certification des organismes de l'état avec l'ISO, gage de qualité.

Je vous donne un exemple : un jour, je déménage un bureau, je trouve pour 1500 euros de

fournitures de bureau. On m'explique que tout le monde fait comme cela car l'approvisionnement ne se fait pas correctement. Total sur l'organisme dans lequel je travaillais : 75000 euros estimés. Il y a plus de 80 organismes comme le mien : plus de 1,5 million d'euros qui sommeillent parce que des gens ne savant pas gérer des flux logistiques. En exemple parmi tant d'autres. Donc oui, moins de fonctionnaires, plus rentables car mieux organisés, plus efficaces, donc des clients contents, donc une meilleure image de la fonction publique, donc des fonctionnaires encore

plus heureux

»

Sébastien, Paris, 24 ans, ingénieur qualité

« Peut-être faut-il diminuer le nombre de fonctionnaires mais il faut choisir dans quel secteur.

Surtout ne pas diminuer le nombre de fonctionnaires travaillant dans la santé, l'éducation. Par contre au niveau des policiers je ne suis pas sur qu'un aussi grand nombre soit nécessaire malgré les tentatives pour nous faire croire qu'on vit dans un pays à forte délinquance et très violent. Par contre pour faire des économies sur la fonction publique, pourquoi ne pas commencer par

les hauts fonctionnaires et les élus ? Il est aussi possible de ne pas remplacer les

et de simplifier le

fonctionnement en définissant précisément le rôle de chaque institution et niveau hiérarchique. Pourquoi ne pas regrouper départements et régions ? Au niveau européen ou nous sommes, le département a-t-il encore un vrai impact ? Ses fonctions actuelles sont souvent pour une part celles des communes et pour une autre celles des régions. Ces doublons pourraient être évités de cette façon. (…) »

fonctionnaires administratifs des ministères, des mairies

Sourrouille, Muret, 50 ans, Éducation Nationale

« Bien sûr que l'on peut supprimer des postes dans la fonction publique et ce, dans toutes

les administrations notamment à l’Éducation Nationale !!! 1 sur 2 me semble réaliste à commencer par les soi-disant cadres et sous-cadres (les gros salaires et les avantages directs et indirects) car cela ressemble de plus en plus à une armée mexicaine à force de

placer les copains et les copines ! Mais Nicolas Sarkozy devrait commencer par donner l'exemple en supprimant une assemblée sur deux, le Sénat ne servant plus à rien ! Je serais curieux de connaître le budget réel de fonctionnement de cette maison de retraite dorée !

L'exemple venant d'en haut

»

Daniel, Calvi, 54 ans, ouvrier État

« Je suis d'accord pour le non remplacement des fonctionnaires mais il manque un mot

très important, c'est le mot "Haut". En effet, le fonctionnaire "d'en bas" représente une nécessité pour la nation alors que les hauts fonctionnaires représentent un gouffre dans le budget de l'état, leur utilité et leurs compétences restent souvent à démontrer. Il suffit de voir actuellement la valse des reclassement des personnels de l’Élysée (entre autres) qui vont surcharger les effectifs des grandes entreprises et naturellement à des postes importants. Le résultat de la LOLF prouvera que les fonctionnaires ne coûtent pas si chers à l'État contrairement aux propos de certains candidats. »

Récupérer de nombreux postes de fonctionnaire en détachement

Roland, Clermont-Ferrand, 63 ans, retraité

« Récupérer de nombreux postes de fonctionnaire en détachement.

Par exemple les détachés syndicaux qui, souvent, ont trouvé là l'occasion de ne plus exercer. S'ils sont si intéressés ils peuvent utiliser leur loisir. C'est un plaisir comme un autre si on est sincère.

(…) »

Diminuer le nombre de structures administratives

Mourlhon, Ploeren, employé de banque

« Oui cela me paraît possible mais pas avec les mêmes attentes pour tous les ministères. D'abord il faut apporter des équipements nouveaux et/ou complémentaires et notamment

Aujourd'hui on peut s'interroger sur l'utilité

d'une perception dans chaque canton voire plus, la dimension départementaux serait-elle pas suffisante ? Il en est de même sur l'utilité des sous-préfectures ? Une unité départementale avec au besoin une antenne dans les agglomérations les plus denses suffirait. Quant à la mesure il faut d'abord définir la qualité attendue puis mettre en face les moyens requis. Pour la redistribution on part du coût initial et on redistribue une partie de l'économie car il faut au final que la charge collective soit minorée. »

informatiques (tribunaux commissariats

).

Joël, Prades, 50 ans

« (…) Réforme complète de l’État, de ses missions (…) une seule collectivité par mission.

De là découle tout le reste : État moins gourmand, plus régalien, plus efficace, qui peut mieux contrôler les subsides qu'il distribue, donc réduction de moitié des fonctionnaires, voire plus, révision de la grille indiciaire des salaires et du système de l'avancement à l'ancienneté (plutôt avancement au mérite et à l'esprit noble du service public). Également redistribution des fonctionnaires en fonction du besoin des collectivités (trop en agriculture, pas assez à la justice, par ex.). »

Bc92, Hauts-de-Seine, 45 ans, ingénieur

« (…) Dans tous les secteurs purement administratifs, il y a des baisses d'effectifs possibles. (…). [] où il y a des économies importantes à faire, c'est dans la REDONDANCE entre les NIVEAUX de DÉCISION : municipalité / canton / sous-préfecture / département / région / nation / Europe. Napoléon avait dimensionné les départements, en se disant : on peut aller de la préfecture à un

C'était une bonne unité de mesure à

point quelconque du département en une journée de cheval

l'époque, mais est-ce que c'est encore d'actualité ? Mais s'attaquer au nombre de lieux de décision, c'est s'attaquer à la branche sur laquelle nos hommes politiques sont assis. C'est donc sans espoir. »

Pierre, Paris, 37 ans, auteur

« Loin avant d'envisager une quelconque réduction "brute" du nombre de fonctionnaires, il

faut, graduellement, les redéployer de manière à avoir moins de "fonctionnels" (administrations centrales ou locales, surchargées de services inutiles ou redondants ; ex :

Banque de France à l'heure de l'euro) et plus de fonctionnaires "opérationnels", c'est-à-dire au contact du citoyen. Ensuite, on voit s'il y en a trop numériquement, et on supprime par

non-remplacement après départs en retraite. Ensuite : qu'attend-on pour mettre en place une chose aussi simple, évidente et "non- politisée" que le Guichet Unique de la République Française ? Je m'explique : dans chaque ville, avec les agents en place, et par simple mutation des services existants, on crée un guichet appelé "République Française".

Chaque citoyen se voit "confié" nominativement à un agent, auprès duquel il vient accomplir TOUTES les démarches relevant des pouvoirs publics (Sécu, ANPE, ASSEDIC, carte d'identité, passeport, allocations, URSSAF, etc.).

Derrière, l'agent d'accueil dispatche vers les services compétents (qu'on ne change ni d'affectation, ni de place géographique !) et, en retour, fait l'interface avec l'administré, qui se voit ainsi au contact d'UN SEUL interlocuteur.

Ainsi, la complexité administrative, pas toujours injustifiée, ne déborde pas et ne submerge pas le citoyen et reste du domaine de traitement de l'administration elle-même. A mon sens : moins de temps et d'argent perdu et des fonctionnaires mobilisés et fiers de leur mission "experte" et

reconnue

Je crois dur comme fer que l'homme l’État qui aura le courage de proposer ce grand changement -

pas si compliqué - et de l'expliquer avec clarté à tous les partenaires sociaux recueillera l'adhésion

de tous, syndicats compris

Et un l’État simple, en marche, efficace, cohérent donc mieux perçu et respecté

»

Lionel, Tokyo, 29 ans, ingénierie financière

« En relation avec une reforme des impôts français : pourquoi ne pas réduire le nombre de

fonctionnaires du Trésor Public ? Les impôts pourraient être prélevés directement sur les salaires : cela impliquerait une surcharge de travail pour la comptabilité des entreprises, qui pourrait leur valoir une diminution des charges. Résultats : moins de déclarations à faire traiter par les impôts, moins d’acharnement sur le contribuable, et moins de fonctionnaires. Il y aura forcement une phase de transition pendant laquelle on peut

imaginer que le nombre de fonctionnaires augmentera, ou qu’une association sera mis en place pour aider les compagnies à mettre en place le nouveau système. Du personnel du

Trésor Public pourrait y être transfère pour éviter les licenciements secs. (…) Les gros

auront toujours des

salaires et personnes bénéficiant de gros revenus (immobilier

déclarations à faire en plus, mais le gros des contribuables n’aura plus à se stresser tous les ans en remplissant leur feuille d’imposition. »

)

Serge, Saint-Cirq, 68 ans, assureur retraité

« Les fonctionnaires sont un mal nécessaire. Il existe cependant des services budgétivores

comme par exemple dans les bureaux des hypothèques, du cadastre, de la DDE, par lesquels nous sommes obligés de passer, et qui se traînent lamentablement notamment, lors de demande de permis de conduire, ou d'achat de bien immobilier, bloquant les dossiers pendant de longues

semaines, alors que l'informatique permettrait de régler ces formalités tatillonnes quasi immédiatement. »

Angeluko, Anglet, 50 ans, ingénieur

« Pour ma part, je me demande encore à quoi sert la sédimentation des structures territoriales (…). Pourquoi ne pas commencer par regrouper les communes <1000 h pour une optimisation des budgets de fonctionnement et d'investissement (chacune veut ses services

publics, ses terrains de sport, sa salle polyvalente, j'en passe et des meilleures et naturellement

les subventions qui vont avec

? Curieux, personne ne parle de ça, pourtant je pense qu'il y a

)

beaucoup d'économies d'échelle à en espérer. »

Laurent, Dijon, 54 ans, contractuel de l’État, ancien maire

« Je vote pour (pour bien que travaillant dans le secteur public). Il faut baisser le nombre de

fonctionnaires en France (pour des questions d'économie et pour tendre, là aussi, vers une harmonie des services en Europe). Mais à une condition et elle est de taille ! Il est impératif de simplifier la vie administrative dans son ensemble et d'obliger la fonction publique à faire plus simple, plus concret, plus efficace. En un mot la rupture avec ce que nous imposent les technocrates depuis 30 ans ! Exemples : la fiche de paie (en Angleterre c'est 4 lignes) en France

Les aides à l'embauche c'est 40 à 50 selon les Régions. Un maquis inutile, lourd

et qui se complique encore avec la régionalisation. A quand l'harmonie des horaires du secteur public ? Etc. Les agents des services publics, dans leur ensemble, rendent de bons services et avec un souci d'égalité et de justice, mais ceux qui sont à leur tête n'ont pas de contre pouvoir. Seul le Médiateur arrive à faire revenir certaine administration sur des procédures lourdes, ineptes et contraire à tout bon sens. (…) Attention également au pouvoir des collectivités territoriales qui grandit sans garde- fou. Le nombre de leurs fonctionnaires grandit démesurément et leurs impôts aussi. »

25 au minimum

Arnaud, Sèvres, 31 ans, consultant en finance

« Réduire le nombre de fonctionnaire est possible dans certains corps de la fonction publique. En regroupant un certain nombre d'organismes tels que l'ANPE, les ASSEDIC, la CAF, voire

l’administration fiscale, on pourrait mutualiser tout leurs systèmes d'informations informatiques, ce qui génèrerait des économies d'échelle considérable un certain nombre de réductions de postes, compensés par les départs à la retraite. Par contre, il me parait risqué pour les populations isolées de réduire le nombre des fonctionnaires, notamment au sein de la Poste, dans la santé publique et l'enseignement. Une réflexion de répartition devrait être menée à ce niveau. »

Deforge, Sidiailles, 58 ans, retraité

« Il est sans doute possible de diminuer le nombre de fonctionnaire (hors santé, action sociale) mais cela passe obligatoirement par une nouvelle organisation territoriale qui entraînerait la suppression d'élus (en a-t-on la volonté ?) : réduction du nombre de régions (8 à 10 régions de 5 à 6 millions d'habitants avec une quasi compète autonomie financière sur les secteurs qui lui seront dévolus) ; suppression des départements et regroupement des communes en pays d'environ 25 000 h ou agglomérations de 100 000 h, en gardant la démocratie actuelle (élection par commune et représentativité aux agglo ou pays de chaque commune). Ce que gèrent les départements serait transféré aux pays et agglo. »

Les fonctionnaires doivent être soumis au droit commun du travail

Pierre, Marseille, chef d’entreprise

« La question du nombre de fonctionnaires pourrait être très simple à résoudre : il suffit de

supprimer pour la majorité d'entre eux le statut du fonctionnaire. Pourquoi les employés de l’État ne seraient-ils pas soumis au droit du travail général ? Qu'est-ce qui différencie un comptable, une secrétaire, un médecin ou un jardinier du secteur public de ceux du secteur privé ? En supprimant le statut du fonctionnaire on règle le problème du nombre des agents de l’État, puisque l’État en fonction des besoins de ses missions pourrait faire varier le nombre de ses employés. Exemple : Comme toute institution économique, si l'informatisation d'un secteur augmente sa productivité, il pourra en réduire le nombre d'employés, supprimer ou regrouper des services et par là réduire sa masse salariale. Supprimer le statut du fonctionnaire c'est permettre à l’État de faire ce qui est possible et surtout nécessaire dans toute entreprise : ajuster ses moyens en personnel à ses besoins et ses moyens financiers. »

Denis, Reims, 54 ans, photocompositeur

« Réduire le nombre des fonctionnaires c'est effectivement alléger les dépenses de l’État et donc

des contribuables. Pourquoi les fonctionnaires ont-il la garantie de l'emploi ? Si les nouvelles

techniques de travail permettent d'améliorer la productivité et que ceux-ci se trouvent en surnombre eh bien il faut licencier dans la fonction publique comme on le fait dans le privé. (…) Un fonctionnaire devrait être en poste pour une durée limitée (5 ou 10 ans) et retourner ensuite dans le privé pour permettre à chaque citoyen d'avoir accès à ces emplois. Les augmentations de salaires octroyées aux fonctionnaires chaque année ne devraient plus être un pourcentage du salaire mais une somme fixe. Car que représente 2% d'augmentation pour un salaire de 1200 euros par rapport à un haut fonctionnaire touchant 10000 euros. (…) La France fait partie de l'Europe, c'est l'Europe qui devrait prendre en charge la Défense, la représentation diplomatique à l'étranger. »

Beauvarlet, Florac, 36 ans

« Il faut je pense que les fonctionnaires soient soumis au droit commun du travail et qu'il

n'y ait plus de statut particulier de la fonction publique bref que ce soit des salariés comme

les autres, comme cela se fait dans de nombreux pays du monde afin de pouvoir adapter les besoins de l’État au fur et à mesure des évolutions de la société. Cela éviterait d'avoir d'un côté une fonction publique archaïque et trop nombreuse et de l'autre un manque de personnels. La sécurité de l'emploi doit disparaître il doit y avoir des licenciements des reconversions quand cela est nécessaire chose impossible à faire véritablement sans soumettre la fonction publique au même règle de droit commun que les salariés ce qui serait la moindre des choses au pays de l'égalité, (théorique), devant la Loi. »

Redéfinir les fonctions

Patoche, Mnucourt, 40 ans, chef projet

« Historiquement, la révolution française avait mis fin aux privilèges inconsidérés de l'aristocratie

et de la noblesse. Environ 3 siècles plus tard notre modèle a généré une nouvelle aristocratie

fonctionnaires. Cependant, il n'est pas possible et pas souhaitable de faire disparaître toutes ces fonctions qui représentent, en théorie, le bras exécutif des services du pouvoir que nous avons mis en place. Le problème est effectivement d'identifier ce qui doit rester dans le cadre des services de l'État et ce qui ne doit plus y être. Dans un premier temps, pour cette décision il faut un referendum. Dans un second temps, nous affectons en priorité ces postes au plus de 50 ans et toujours

sur concours. Priorité au ex-employés des entreprises qui épurent leurs pyramides des âges par des charrettes de départs anticipés ainsi qu'aux employés de ces autres sociétés (ce sont bien souvent les mêmes) qui délocalisent. Budgétairement, il vaut mieux payer ces gens dans le cadre de la fonction publique plutôt que de les arroser d’indemnité en tout genre. Les contrats seraient de 5 ans renouvelable une fois. »

les

Guy, Chambéry, 56 ans, cadre État « Le débat est passionné, quelquefois "chaud" et la passion n'est pas bonne conseillère mais elle

est là et il faut la gérer (comme la dette). La question de la réduction des effectifs de la FP (les 3 :

État, collectivités locales, hospitalière) ne doit pas être doctrinale ou théologique

?

Un constat simple : depuis la décentralisation (1982) et la prolifération des nouvelles entités (SIVOM, communautés de communes, d'agglomération), les strates de décision se sont multipliées comme les agents publics pour les mettre en œuvre. Il n'a pas été fait le choix du bon décideur au bon étage si bien qu'aujourd'hui tout le monde se mêle de tout et on a multiplié le millefeuille administratif : aucun politique n’a voulu ou pu décider d’un tri à ce niveau pour répartir les compétences selon un échelon administratif ou territorial unique. La question est donc d’abord politique : de quoi avons nous besoin ? Quels sont les services publics prioritaires et ou indispensables pour les plus déshérités de nos concitoyens (milieux urbains, rural…) ? Elle est ensuite question de méthode pour faire accepter à chacun d’entre nous (les contribuables) ce nouveau périmètre des services publics et de leurs serviteurs (agents publics des 3 FP). Allons-y :

De quoi s'agit-il

La FP hospitalière : que peut-on faire, quelle marge ? 1 - Améliorer la coopération entre les établissements et optimiser la qualité des soins avec les forces disponibles ; cette amélioration de la qualité permettra la réduction des séjours hospitaliers (économie SS).

2 - Recruter les personnels nécessaires, améliorer le management par « réseau », réduire la multiplicité des examens, les médicaments (économie SS) pour les patients et traquer les gabegies (transports en ambulance abusifs…).

Ici, donc pas d’économie de personnels au contraire mais action sur la réduction des coût (rappelez vous on fait cela pour diminuer la dette…). La FP territoriale :

1 - Réduction des entités : communes, communautés de communes… cantons, pays ou territoires à une seule par territoire ( / population ou à /) l’espace par exemple en zone rurale une entité unique pour 10, 15000 habitants avec des élus au suffrage universel ; en zone urbaine au contraire éviter les monstres de gestion, revenir à une entité à taille humaine (30 000 habitants ?) pour favoriser une démocratie locale et une vraie responsabilisation des élus au mandat unique pour l’exécutif renouvelable une fois. Définir les compétences exclusives de ces entités et leur donner les moyens de financer leurs projets pour éviter les cofinancements qui n’ont plus de sens : 20% commune, 20% DG État, 20% CG, 20% Région… faisant que tout le monde instruit tout ces dossiers et veut avoir l’œil sur tout. Moyen financier : impôt local unique affecté à cet échelon territorial.

2 - Le CG : difficile de le rayer de la carte depuis qu’il gère le RMI, le handicap, la petite enfance. Soit, mais plus de mélange des genre : développement économique, emploi,environnement, tourisme…. NON. Idem : un autre impôt local ou autre ressource publique unique affectée exclusivement à ces compétences. Mandat unique pour l’exécutif et élus issus de l’étage précédent (plus de canton ni de conseillers généraux) mais des conseillers territoriaux. 3 - La Région. Échelon de décisions stratégiques : développement économique, emploi,

recherche, environnement, tourisme, culture, les universités

régions pour aboutir à des entités régionales de 3 à 5 millions d’habitants (exemple : Franche Comté,Bourgogne, Nord et Picardie) : au total 12 à 15 régions. Élections des élus régionaux à voir (le mode actuel est assez représentatif et donne la parole aux minorités). Moyen financier :

ressource unique après transfert État éventuel sur certaine compétences (ANPE et ASSEDIC régionalisées, CDT et agence touristiques départementale idem État : que reste-il ? Les fonctions régaliennes : Éducation, Justice, Armée, Sécurité.

Les fonctions régulatrices ou incitatrices qui justifient un service État pour minimiser les déséquilibres (entre régions riches et moins riches…) ou inciter des programmes de développement à risques (publics

Avec un regroupement des petites

défavorisés

).

Comment : réduction drastique des administrations centrales par une fusion des fonctions de soutien et de pilotage (actuellement dans le cadre de la LOLF : une administration par ministère !), réduction drastique des directions d’objectifs (plusieurs par ministères et donc plusieurs petits BOP sans marge de manœuvre ; et note d’orientation unique par ministère (fin de la primauté des bureaux et des directions d’objectifs en posture de production auto protectrices par une surproduction de circulaires et de règlements !). Donc redéfinition, avec le concours réel des agents (dialogue de gestion), voire du parlement ou par référendum, du périmètre de État, des objectifs à atteindre, des priorités retenues et des moyens affectés pour les atteindre : une vraie LOLF quoi ! Et si marges de manœuvre et résultats atteints : partage des économies réalisées. Moitié pour la dette pendant le temps qu’il faudra (pas faire comme pour la vignette auto , vous savez !) et moitié pour les personnels (2/3 revalorisation des B et C et 1/3 pour les cadres A avec contraction des corps pour améliorer la mobilité. Cette méthode adossée à un vrai dialogue social, à une redéfinition du périmètre possible et à une affectation des moyens humains et budgétaires (en terme de soutenabilité financière) devrait

permettre de rationaliser les personnels dans les 2 FP (État et territoriale) de manière appropriée pour réduire une partie de la dette qui doit également se fonder sur d’autres économies : réduction du train de vie de État (en haut : présidence et ministère, parvenir à une chambre unique de représentant (la navette n’est plus au goût du jour !). Mais ça c'est pas gagné ! Tout cela est possible en 5 ans ou de manière plus plausible en 10 ans. Et n'oublions pas: la dette s'évalue aussi par rapport au PIB : alors si nous travaillons beaucoup, beaucoup et que nous produisions un peu plus encore, ce PIB il faut le faire craquer (par notre

et la dette sera un mauvais

travail, nos inventions, notre valeur ajoutée et par nos économies souvenir. D'autres pays l'ont fait, on en est capable. »

)

Un audit pour mieux répartir et organiser le travail des fonctionnaires

Marchal, Dijon, 30 ans, cadre éducatif

« Peut être faudrait-il envisager un véritable audit dans les différents ministères pour savoir combien de fonctionnaires y travaillent, mais aussi et surtout quelle est la quantité de

travail, les conditions, les fonctionnements

en laissant croire de manière impudente que les fonctionnaires sont chanceux, cela permettrait de mettre enfin le doigt sur les excès, de mieux répartir le travail, de mieux l'organiser et surtout, surtout, surtout d'enfin apprendre à ANTICIPER les besoins.

Cela permettrait d'éviter de "diviser pour régner"

Il faudrait aussi à mon sens revoir les concours et les formations, notamment celles des enseignants qui n'ont rien à voir avec la réalité du terrain. »

Limiter et supprimer les doublons

Bernard, Avignon, 34 ans, expatrié

« Une des première chose en ce qui concerne le nombre de fonctionnaires est de limiter

voire supprimer les doublons. Je m'explique, cela fait plus de 30 ans que l'on nous parle de décentralisation, de transfert aux régions, au départements. Aujourd'hui, une certaine parties des fonctions sont gérées par les collectivités locales (…). »

Il y a un gisement de postes à supprimer non négligeable

Damien, Douala, 30 ans

« (…) la France vit dans le dogme que moins les élèves sont nombreux dans une classe,

meilleurs sont les résultats. Hors, aucune évaluation ne corrobore cette affirmation en deçà

de 35 élèves par classe. Il y a là un gisement de postes à supprimer non négligeable.

De même, il existe plus de 100 impôts et taxes différents. En les rassemblant et en en supprimant certains, sans doute est-il possible de supprimer des postes aux impôts. Idem avec l'impôt à la source, auxquels les syndicats s'opposent parce qu'ils supprimerait des postes.

Ensuite, les administrations nationales et territoriales débordent d'agents dont il serait sans doute possible d'externaliser les fonctions. Enfin, on peut se poser la question de savoir si tous les services publics sont vraiment utiles. Quid de l'OFCE ou de l'ex-commissariat au plan qui doublonnent avec l'INSEE ? A-t-on vraiment besoin de tous ces observatoires de ceci ou cela ? Est-il nécessaire de conserver toutes ces bureaux postaux en rase campagne quand de simples licences pourraient les remplacer (et éventuellement sauver le dernier commerce du village) ?

N'oublions pas non plus le maquis de la formation professionnelle, de l'aide sociale ainsi que les organismes de sécurité sociale dont la

productivité

géographiques

varie

»

du

simplement

au

double

selon

les

zones

D’AUTRES IDÉES POUR RÉORGANISER LA FONCTION PUBLIQUE

Certains internautes pensent qu’il y a trop de fonctionnaires, d’autres non. Mais tous ici communiquent leurs solutions pour que les agents de l’État et des collectivités territoriales emplissent au mieux leurs missions.

Esteban, région parisienne, 31 ans, fonctionnaire « Je pense qu'il n'y a pas trop de fonctionnaires mais qu'ils sont mal répartis. Certaines administrations manquent cruellement d'agents quand d'autres au contraire ont des effectifs pléthoriques. Après différentes expériences dans plusieurs ministères, j'ai pu observer qu'il avait trop d'agents par rapport au travail à accomplir. Résultat, des agents qui sont inoccupés professionnellement une partie de la journée ou pour qui la journée est "tranquille". C'est notamment le cas dans les administrations centrales parisiennes dans lesquelles j'ai pu exercer. Cela concerne principalement des postes de catégorie C et B. En revanche, il me semble qu'un nombre d'enseignants plus élevés serait une bonne chose même s'il n'est pas prouvé que les élèves ont de meilleurs résultats dans des classes plus allégées en terme d'effectifs. De la même façon, un recrutement plus conséquent d'agents de la justice permettrait peut être d'accélérer le fonctionnement de cette dernière. Ne serait-il pas opportun d'ouvrir plus de guichets dans les préfectures et sous préfectures afin de réduire le temps d'attente (plus d'une heure pour certains documents) ? Ce n'est pas possible, faute d'agents en nombre suffisant.

Il conviendrait donc de rationaliser, de mettre en adéquation le nombre d'agents avec la charge de travail du service. Encore faut-il que les chefs de service aient le courage, la clairvoyance d'indiquer aux services RH que le remplacement de tel agent n'est pas nécessaire. Mais beaucoup de ces chefs considèrent qu'un tel aveu serait reconnaître implicitement que le service en question n'a pas tant de travail que cela et par conséquent n'est pas si important que cela. Un petit service avec à sa tête un petit chef !!!! Ce n'est pas bon pour la carrière. L'autre crainte est la grogne qu'engendrerait au niveau des agents du service la suppression d'un poste et la redistribution des tâches inhérentes à celle-ci.

Allons Messieurs et Mesdames les chefs de service, de bureau, les directeurs, un peu de courage !!!! »

Antoine, Fontenay-le-Fleury, 40 ans, consultant « Si remplacer un seul fonctionnaire sur deux partant à la retraite est un slogan électoral, il n'en reste pas moins vrai que nous devrions tous être convaincus qu'il convient de réduire le budget de l'État à l'instar de ce qui existe partout ailleurs autour de nous. Réduire le coût de fonctionnement ne signifie pas abandonner ou réduire l'ambition des services rendus aux citoyens mais faire un effort important de modernisation et de refondation de nos services publics. Alors comment faire et ou agir ?

(…) il convient de redéfinir des principes généraux ou fondations indispensables à cette modernisation et pourquoi pas les soumettre par referendum au peuple seul souverain en démocratie.

Ces principes généraux selon moi sont les suivants :

1) partager des objectifs simples de modernisation des services publics en laissant de côté idéologie et corporatisme 2) mettre en oeuvre une réelle gestion de carrière individualisée 3) rapprocher les 2 mondes que sont le public et le privé en multipliant les passerelles dans les 2 sens Pour résumé ces 3 principes donnons l'exemple d'un professeur. Dans le mode actuel :

Ce formateur fera toute sa carrière dans le corps de l'éducation nationale et à 99% au même poste d'enseignant. Sa première affectation sera plutôt en zone sensible voir très difficile et sa dernière plutôt dans une zone plus cool. Dans le nouveau mode à trouver ensemble :

Ce formateur ne fera qu'une partie de sa carrière dans le corps de l'éducation nationale. Sa première affectation sera plutôt dans une zone cool. S'il le souhaite et a fait ses preuves il pourra voir son affectation évoluer vers des zones sensibles voir très difficiles avec évidemment une rétribution en conséquence. Une évolution de carrière en étroite concertation avec lui sera définie pour rejoindre une un autre corps d'état ou même un poste dans le privé ou parapublic. Les besoins de formation tout au long de la vie, premier pilier d'une société dite de la connaissance sont immenses. Les salariés du public ont besoin des compétences acquises par les enseignants. De façon symétrique des personnes ayant commencé leur carrière dans le privé ou dans d'autres corps d'états seront amenés à rejoindre l'éducation nationale pour lui faire bénéficier de leurs compétences et expériences. »

Olivier, La Celle Saint Cloud, 55 ans, consultant expert média

« Le dénombrement des effectifs de la fonction publique n'a de sens que si l'on additionne

les fonctionnaires nationaux et territoriaux. Que ce passe-t-il si un pouvoir central (par hypothèse de droite) cohabite avec des régions toutes dirigées "à gauche" ? Les efforts des uns seront immédiatement annihilés par les recrutements des autres pour de bonnes ou de mauvaises raisons, et chacun est maître de son financement et donc de ses impôts. On est dans le jeu de "la patate chaude" ! Chaque année, toutes les administrations (nationales, régionales, départementales, locales) doivent être contraintes de publier dans le détail l'état de leurs effectifs par fonction en année N et N-1. La loi oblige les entreprises privées à tenir un "cahier du personnel" à jour. Exigeons le même chose des administrations avec une publication obligatoire et accessible à tous en ligne. »

Lili, Bordeaux, 52 ans, fonctionnaire

« (…) Pour rendre performante l'administration, il faut faire un audit cas par cas. Il y a des

administrations où les gens arrivent difficilement à occuper 20 heures de leur temps par semaine :

c'est vrai , pourquoi le nier ? Mais il y en a d'autres où on est surbooké et où les heures

supplémentaires sont nombreuses et non payées ! Il faut commencer par analyser chaque domaine et étudier la simplification des circuits et la redistribution des forces. »

Renoux, Épinac, 62 ans, retraité SNCF

« La fonction publique génère un certain nombre de "doublons" lorsqu'un "chef" a besoin d'une

nouvelle réponse, on crée souvent un nouveau poste sans vérifier si dans la même administration,

mais pas forcément dans la même direction, quelqu'un ne fait pas déjà ce travail ou n'a pas la réponse nécessaire. Souvent les services des administrations sont coupés les uns des autres.

Il existe aussi en administration une notion de ce que j'appelle les "petits chefs", quel que soit leur niveau hiérarchique, dont le but dans la vie semble être ne pas faire de vagues, répondre toujours positivement à la question du niveau supérieur pour ne pas risquer de gâcher le sacro-saint avancement quasi régulier. La politique du parapluie est probablement la politique la plus importante dans les administrations.

Les "bonnes idées" qui peuvent remonter de la base de la pyramide hiérarchique sont le plus souvent bloquées à un niveau ou un autre, toujours pour ne pas faire de vagues et ne pas péjorer le plan de carrière !!! Il serait nécessaire d'ouvrir largement cette écoute des idées à l'intérieur des administrations et surtout ouvrir les services les uns aux autres, peut-être avec des mutations fréquentes interservices, la formation interne étant de toute façon largement appliquée, même pour des formations totalement inutiles à un poste donné mais effectuées car budgétées.

Enfin que les budgets de l'administration puissent être rebasculés d'un an sur l'autre s'ils n'ont pas été totalement dépensés dans l'année. Qu'on arrête de faire tourner les camions dans l'armée pour "brûler" l’essence de dotation annuelle non consommée mais devant être impérativement utilisée avant la fin de l'année budgétaire, pour ne pas voir diminuer le budget de l'année suivante. Ou que l'on arrête les "travaux de remise en état des locaux" non réellement nécessaires sauf pour raisons de budget non utilisés dans l'année. Il y a là de très grandes économies réalisables dans l'administration. »

Dan, Nancy, 39 ans, cadre « En voilà de belles idées. N'étant pas défenseur absolu de la fonction publique car ayant travaillé longtemps dans le privé, j'en viens quand même à me poser certaines questions, dans la mesure de mes moyens, avant de répondre à celle qui est posée. Faut-il prendre pour acquis que le fonctionnaire peut travailler plus et est moins productif que l'employé privé ? Certes il semble moins corvéable car a des droits et des obligations claires, mais faut-il toujours déshabiller Pierre (fonction publique) pour qu'il ressemble à Paul (privé) qui semble mieux ? Je crois qu'en effet l’État et les collectivités territoriales sont en droit de poser des questions et d'avoir des exigences mais sortons ici des idées préconçues.

L'État a muté et les collectivités territoriales grandissent et sans avoir assez de connaissance sur ce qu'il faut faire disparaître voyons ce qu'il faut développer : la gestion de l'environnement à tout niveau, la gestion des ressources financières afin de remettre l'argent à sa juste a valeur par rapport au travail, limiter l'argent qui fait de l'argent, aider la français a trouver sa place dans la société au travers non seulement du travail mais aussi culturellement et humainement (puisque la valeur travail semble dépassée des fois) Créer un surplus de productivité c'est peut-être valoriser le travail et ne pas multiplier les hiérarchies qui se donnent elles-mêmes de faux outils d'évaluation. Je travaille dans une administration qui se transforme et qui multiplie les personnels d'encadrement afin de répondre aux besoins d'une LOLF exigeante en statistique La notion de la prime est intéressante sous condition de se donner le temps de la transformation car les anciens cadres ne savent pas évaluer cela et les nouveaux sont au début de leur carrière et de ce fait ne veulent pas sortir du lot de peur de le payer dans une

Dès lors faisons des réformes oui, mais donnons-nous le temps de les

carrière future

penser et n'en changeons pas tous les 5 ans minimum. Un État doit se penser au delà d'un mandat même si on peut comprendre les enjeux personnels.

Évaluons la présence, évaluons la productivité sur une moyenne calculée nationalement sur des bases claires (dossiers, suivis, réussites, échecs), réformons les concours de niveau pour aller vers des concours de compétences où la base sera invitée à donner un

avis car participera aux recrutements (oraux)

»

Carole, Cestas, 38 ans, adjoint administratif en collectivité locale « Il faut d'abord distinguer les deux grandes catégories de fonctionnaires : il y a ceux d'État et ceux des collectivités locales. Ces derniers dont je fais partie ont de plus en plus de travail car de plus en plus de responsabilité dues au défossement de l'État. (…) Je suis pour l’allégement

progressif des fonctionnaires d'État dont les compétences ont été donné aux régions, départements ou collectivités locales. Il est même incroyable que ce ne soit pas le cas. (…) En tout cas, il serait infondé de vouloir diminuer les fonctionnaires dans les collectivités locales, régions et départements où les compétences ne font que grossirent d'années en années. (…) en ces temps où la misère sociale frappe à notre porte, il faut conserver un service public qui aide nos concitoyens dans la difficulté (aide sociale notamment). »

Paule, Chambon-sur-Lignon, 64 ans, retraitée

« (…) élue municipale, j'expérimente depuis 5 ans les empilements de structures territoriales :

communes + communautés de communes + conseil général + conseil régional Les communes ont de moins en moins de compétences et pourtant le nombre d'employés

Mais les

communes surtout petites sont de gros employeurs et les maires veulent d’être réélus ! Même s'ils ne servent plus a grand chose. Une économie simple à faire : supprimer toutes les communes de moins de 1000 habitants. »

ne cesse d'augmenter… Il faudrait bien se décider à faire un peu de ménage

Flho, Mars, 26 ans, enseignante « Raisonnement séduisant : moins de fonctionnaires mieux payés. Donc où est l'économie ? C'est

pourtant le but affiché

puisqu'on ne précise pas le % redistribué. A contre-courant, je pense qu'il faut maintenir le nombre de fonctionnaires, mais pas dans les mêmes secteurs, tout en définissant les objectifs :

Ou alors tout n'est pas redistribué auquel cas, c'est un demi mensonge

1° La justice, aussi inclus les personnels nécessaires à la formation dans les prisons, ainsi que ceux chargés de les accompagner à leur sortie.

2° Des assistantes sociales, des psychologues, des formateurs en langue française ou autre, des assistantes maternelles, des infirmières, des éducateurs, etc., partout où c'est

nécessaire (vous voulez encore baisser les fonctionnaires ? J'en ai d'autres

).

2° Des vrais emplois avec un vrai salaire, bref créer un métier : personnel d'encadrement dans les établissements scolaires, entre le surveillant et l'éducateur.

3° Des emplois étudiants pour faire les devoirs (non fonctionnaire, mais c'est de l'argent), qu'on n'emploierait plus pour être surveillants : finançables si on supprime la demi-part contre ce salaire étudiant. 4° Des emplois pour prendre vraiment en charge les handicapés, créer des classes

spécialisées (autisme

car malheureusement on ne peut pas toujours les intégrer ; et si

on les intègre, il faut des assistants personnels pour eux 5° Des emplois (et formation) professeurs spécialisés dans la grande difficulté : dans les classes CLIS, SEGPA, primo-arrivant et classe relais. Bref stopper le mélange ingérable des difficultés.

D'un autre côté je ne suis pas contre supprimer les doublons engendrés par la décentralisation, etc. Bref une redistribution des postes selon les besoins, qui sont énormes. »

),

Éric, Saint-Étienne, 35 ans, acheteur « Chaque fonctionnaire j'en suis certain a comme fierté d'optimiser l'argent que la collectivité dépense. Pour baisser le coût de la fonction publique, il faut motiver les fonctionnaires à faire des économies. Pour cela il faut apporter sous forme de prime d'intéressement aux fonctionnaires, un pourcentage des économies réalisées (un pourcentage de l'économie réalisée sur les budgets de fonctionnement d'une année sur l'autre par exemple). Les économies peuvent être faites notamment en optimisant les effectifs. Les fonctionnaires seraient gagnant, la

collectivité aussi. Le fonctionnaire étant le salarié, l'état l'actionnaire. Une évolution se fait avec les gens, jamais contre eux. Il faut moins de fonctionnaires, pas moins de fonction publique. »

Sailnier, Limoges, 47 ans, gérant « Mesurer et améliorer la productivité des fonctionnaires en les impliquant comme cela se passe dans le privé, et les gains de productivité de 5 points par an depuis maintenant près de 15 ans seront tout à fait atteignables. Nous dans le privé y sommes arrivés, il n'y a pas de raison que nos fonctionnaires qui ne sont pas plus idiots mais simplement mal managés n'y arrivent pas. Il suffit juste la volonté politique, une remise en question des fonctionnaires et peut être une descente dans la rue de ceux qui créent les richesses et à qui on demande toujours les efforts. »

Christophe, Clamart, 29 ans, cadre « On nous parle souvent de manque de fonctionnaires ou de service public en voie de disparition, de gaspillage, de privatisation de l'État. C'est se voiler la face que de dire de telles bêtises. Notre service public et toutes les administrations françaises sont sous-utilisées et sur dimensionnées. Les services public qui doivent être au cœur de ce processus de réformes sont : l'éducation, le travail (ANPE/ASSEDIC), le social/logement (CAF), les transports (SNCF), la justice. Certains ont déjà entamé leur mutation comme les finances et les affaires étrangères (optimisation des coût/délocalisation). Voici quelques propositions pour répondre aux questions :

1 - Utilisation de nouvelles technologies pour réaliser des économies d'échelle :

généralisation des demandes par Internet, proposition de services en ligne. Beaucoup de réalisations, mais on peut mieux faire. Ceci réduira à la fois les dépenses et le personnel nécessaires.

2 - Meilleure gestion des effectifs de l’État. Dans l'éducation, on sous-utilise un nombre

important de professeurs. Responsabiliser les professeurs, enseigner c'est pas juste faire un cours, le soutien scolaire fait aussi partie de leur tâche quel que soit la matière enseignée.

3 - Redéploiement de certains fonctionnaires sur d'autres ministères en fonction des

besoins. Création de cellules avec des compétences particulières pouvant agir et aider

différents ministères ou administrations (pôle informatique, pôle Internet, pôle audit

4 - Mettre un place une politique du résultat et du mérite pour motiver les fonctionnaires. Il

est anormal qu'un fonctionnaire n'ait qu'une augmentation de salaire en fonction de son poste et de son ancienneté. La productivité doit se calculer de la même façon que dans le secteur privé (prendre exemple sur le secteur des services puisque l'on parle de service public). Entretien annuel avec des objectifs à atteindre et satisfaction clientèle. Un fonctionnaire qui

se défonce pour la service public doit être récompensé comme il se doit. Par contre, une personne qui ne s'investit pas n'aura droit qu'au strict minimum.

5 - Délocalisation de certains ministères et administrations en province. En quoi certaines

administrations ont besoin d'être à Paris avec les coûts et les salaires que ça engendre. Prenons

l'exemple du ministère des affaires étrangères où la délocalisation c'est bien passé. Grâce à cela, on réduira certains coût.

Pour mettre une politique de ce genre en place, un mandat de 5 ans suffirait. Toutefois, il faudra s'attendre au blocage des syndicats. Le plus dur sera de leur faire comprendre que la France doit absolument réformer son administration et que le déficit de l’État est en partie du à une administration inadéquate aux besoins et aux attentes des français. Le meilleur moyen sera de réfléchir ensemble (syndicats et politiques) et de discuter autour d'une table.

Le bon planning serait 1 an de réflexion commune et élaboration d'un plan d'action sur 4 ans. (…) »

).

Jean-Vincent, Vinon, 39 ans, technicien « Créer des groupes de travail (de fonctionnaires) au sein des innombrables administrations, avec obligation de donner des solutions afin réduire les coûts de leur administration suivant des objectifs chiffrés. En bref, faire travailler les fonctionnaires eux- mêmes à la réforme de leur propre administration. Les fonctionnaires connaissent bien les problèmes qu’il faudrait résoudre pour optimiser leur service et sont les premiers à souffrir de ce manque de reconnaissance ainsi que des lourdeurs de beaucoup d’administrations. (…) »

Tovo, Bordeaux, 30 ans

« J'ai une vision de l'intérieur et voici mes propositions :

- Continuer la mise en place des actions de l'ADELE et de l'ADAE pour pallier la paperasserie inutile.

- Rééquilibrer les salaires dans la fonction publique.

- Réformer le management dans la fonction publique pour redonner au fonctionnaire son envie de servir. »

Patrick, Toulouse, 42 ans, rmiste, ex informaticien « Il existe un système en Israël, pour lequel les sociétés en situation de quasi monopole ont plus de devoirs que les autres et doivent obligatoirement répondre favorablement à des requêtes de l'État. Bref une sorte de société publique sans être publique. J'avoue que c'est une solution qui suscite chez moi, un certain intérêt. »

Gouhier, Paris, 44 ans, fonctionnaire « Mobilité :

Il y a certainement la possibilité de faire un redéploiement des agents de la fonction publique, certains peuvent être intéressés. Mais pour cela il faudrait faciliter le passage d’un ministère à l’autre, ce qui n’est pas aisé aujourd'hui.

Salaires :

Payer plus les fonctionnaires. Il faut rappeler que beaucoup d’entres eux ont des salaires si bas qu'il ne remplissent même pas les conditions pour se loger dans les appartements pourtant proposés par la fonction publique. Il faudrait surtout tenir compte des emplois exercés par les agents et sortant des carcans que sont les grilles indiciaires. (…) Retraite :

Les primes devraient être intégralement comprissent dans le salaire afin de compter pour la retraite. »

Luc, Villeneuve-lès-Avignon, 53 ans, consultant « La principale inégalité entre les Français n'est pas celle liée à la fortune. La grande inégalité réside dans le fait que certains ont un droit absolu et imprescriptible à un emploi à vie (les fonctionnaires) et tous les autres

Une partie de la solution ne consiste-t-elle pas à ne réserver les emplois de fonctionnaires qu'aux fonctions régaliennes de l’État (Justice, Police,

Défense nationale

)

et à basculer les autres dans le droit commun ?

Quelle est la nécessité d'avoir des profs fonctionnaires, ou encore des postiers fonctionnaires ? Pourquoi les agents de l'imprimerie nationale sont ils fonctionnaires à l'heure du traitement de texte et de l’Internet ? Ne pourrait-on pas revisiter la liste (nombreuse) de tous les corps de l’État pour en expurger une partie dont on se demande s'ils ont encore des raisons d'être des agents publics au XXIe siècle ? »

Pierre, Marseille, 37 ans, chef d’entreprise

« Regrouper les services qui font peu ou prou le même boulot.

Exemple : les services de traitement des bordereaux de cotisations sociales URSSAF, ASSEDIC, RETRAITES. L'entreprise envoie 1 chèque du montant total de ses charges sociales à un organisme qui traite l'information et verse à chaque caisse la part qui lui revient. Dans chaque caisse on peut supprimer le service qui traite les bordereaux. Autre exemple : la fiscalité. Idem, l'entreprise fait un chèque global à une seule adresse et cet organisme répartit cette somme entre impôts nationaux et locaux, fisc, taxe professionnelle, etc. L'entreprise ne fait que 2 chèques et l’État se débrouille avec. »

Ghislaine, Valence, 59 ans

« J'ai bien peur que la "réforme" de la fonction publique préconisée par M. Sarkozy ne soit que le prélude au démantèlement total du service public. (…)

Le jour ou les fonctionnaires descendront dans la rue pour défendre un vrai projet de réforme du service public, une vraie volonté de travailler au maintien du dit-service public, nous adhérerons sans restriction, parce que c'est l'intérêt de tous ; parce que ce qui est réellement en jeu, en France comme dans toute l'Europe c'est tout simplement la pérennité du service public, face au libéralisme qui prône avant tout la rentabilité, l'économie de marché pour tous les secteurs d'activité. L'alternative se situe peut-être à la croisée des chemins : si le service public n'a pas vocation à être rentable, rien n'empêche cependant de lui appliquer certaines des "vertus" du privé pour le rendre plus efficace, et - lâchons l'adjectif - plus performant. (…) »

Franck, Rennes, 39 ans, informaticien

« Quelle administration vous paraît inutile, peu performante ou en surnombre ?

L'utilité d'une administration doit se "mesurer" objectivement. Il faut donc mettre en place des indicateurs de performance, publiés sur les sites Internet des administrations concernées. Des engagements sur le nombre de dossiers traités, le délai de traitement des dossiers, des réponses aux demandes ou aux réclamations, des enquêtes régulières de satisfaction des "clients" pour mesurer la qualité de service, etc. Mesure systématique :

faire tester le système par des panels de pseudo usagers (administration participative !). Accepter l'idée d'une "non performance" sur certains services d'utilité publique, quand il n'y a pas suffisamment d'usager (masse critique), expliquer les actions et les résultats globaux obtenus (ruralité, médical, personnes âgées, ou handicapées, etc.). (…)

Redéploiements des personnels ? Anticiper les changements de la nature des emplois au sein de l'administration en organisant un programme de mobilité inter-administration, chaque fonctionnaire étant libre de postuler sans contraintes hiérarchique. Faciliter les départs en préretraite par le rachat d'année + réductions d'impôts sur plusieurs années. Quel serait le planning ? 5 ans ! »

Baxter, Toulouse, 40 ans

« Je suis fonctionnaire depuis près de 19 ans. Depuis plus de 3 ans, je fais un boulot très

intéressant, dans la gestion de projets européens. Je m'y suis investi à fond, sachant que je n'avais aucune connaissance sur le sujet à l'origine. J'étais volontaire pour ce poste quand le service a été réorganisé. Pourtant je n'avais pas le niveau d'études requis. D'un côté, c'est vrai, on m'a fait confiance. D'un autre côté, personne ne voulait faire ce boulot : très complexe, il faut parler et lire l'anglais couramment, se coltiner des textes juridiques européens, des règles financières dingues, accepter les réunions sans fin, les missions en Europe, etc. Bref, tout le monde était aussi très content que j'accepte de le faire parce que personne n'en voulait.

Aujourd'hui, je ne regrette rien, j'ai acquis une compétence professionnelle indéniable dans mon domaine. J'ai su saisir ma chance au bon moment. Je me suis auto-formé. Le problème, c'est que

je n'ai aucune reconnaissance professionnelle. Strictement aucune. Aucune promotion, rien. Aucun encouragement de mes supérieurs. Je passe des concours internes où je me fais retoquer car ma hiérarchie ne se donne pas la peine de me faire un bon dossier et parce que mon poste ne rentre pas dans les "cases" des grilles d'évaluation des membres des jurys qui me font passer l'oral. Et pourtant, je le redis, je ne regrette pas de m'être investi à fond dans mon travail. Je n'ai pas compté mon temps, bien au delà des 35 heures ! Je travaille chez moi quand je n'arrive pas à terminer au bureau. Alors quand j'entends que les fonctionnaires sont des fainéants, je bondis. Démotivation ? Oui, totalement et c'est de ça dont souffre, entre autres, la fonction publique. A côté de ça, certains collègues en font 100 fois moins que moi et grimpent dans la hiérarchie. Cherchez l'erreur Alors aujourd'hui, je commence à chercher ailleurs. Dans le privé et à l'étranger, où mes compétences pourraient être reconnues, même si je n'ai pas les diplômes afférents à mon poste.

Si je pars, ce sera à regret, mais sans état d'âme.

Il faut mettre de l'ordre dans les services publics. Rationaliser les effectifs en créant des passerelles entre les administrations. Encourager la mobilité et la reconversion professionnelle par des promotions. En un mot, rendre la fonction publique vraiment efficace et adaptée à notre monde actuel. »

Vincent, Rezé, 46 ans, cadre innovation

« (…) Il y a certainement des améliorations à apporter, car si l'on ne remplaçait qu'un poste sur

deux départs, cela veut-il dire que les restants travailleront deux fois plus ? Ou alors avons-nous

des paperasses inutiles ? Réflexions :

1° Quels services le client citoyen souhaite-il avoir ? 2° Lesquels doivent ils être payants, et lesquels "gratuits" ? 3° Qu'est ce qui est vraiment indispensable ?

A avoir un État-providence, nous ne sommes même plus capable du plus petit effort. A avoir trop

peur de se faire gruger, l'état (sur) contrôle, sans croiser les informations (existent en X exemplaires). Première chose à faire : un audit de ce qui est INDISPENSABLE. REGROUPER les informations X fois demandées. VÉRIFIER la pertinence des informations et services. S'ADAPTER aux évolutions des modes de vie des citoyens, car rappelons-nous que c'est l'ADMINISTRATION qui est au service des citoyens, et NON L'INVERSE ! CAPITALISER les bonnes recettes, se souvenir des mauvaises. Et au bout, sachons que l'on ne peut pas tout résoudre de manière uniforme. »

Philippe, Mont-de-Marsan, 46 ans, insertion professionnelle des personnes au RMI travailleurs handicapés

« Les fonctionnaires ne sont pas démotivés. S'il y a autant de fonctionnaires, c'est que les arcanes

administratives sont de plus en plus compliquées du fait de l'accumulation de lois et de décrets qui sont innombrables.

Nécessité de simplifier beaucoup de procédures administratives. Poursuivre la décentralisation en s'appuyant sur les régions pour en finir avec un État

centralisateur. Définir, par référendum si nécessaire et une bonne fois pour toutes, ce qui doit rester du

C'est à dire l'ensemble

domaine public : éducation, santé, police, énergie, eau, transports des services concernant la notion de service et de bien public. »

Arnould, Metz, 59 ans « Ne pas remplacer tous les départs à la retraite ? Cela se fait depuis plusieurs années (au moins dans les secteurs que je connais). (…) Oui, les fonctionnaires ont la sécurité de l'emploi (et à notre époque, ce n'est pas rien), ils n'ont pas la stabilité de l'emploi. Combien de restructurations, de mutations, de réorganisations dans une carrière qui obligent à déménager ou les mettent, plus ou moins longtemps, en attente de reprise de travail (sans rémunération ni allocation d'aucune sorte) !!! Leurs salaires sont dérisoires. (je pense aux "petits" fonctionnaires qui sont la majorité). Les gains de productivité ? Lesquels ? La fonction publique n'est pas une entreprise commerciale, elle est au service des citoyens, à condition qu'on lui en donne les moyens, et je ne parle pas de moyens financiers.

Le gaspillage essentiel résulte du FONCTIONNEMENT aberrant des administrations. Des tonnes de paperasses dont la plupart inutiles ! Des tâches trop souvent en doublon avec d'autres services !! Un effectif très mal réparti (trop d'un côté, pas assez de l'autre) !!! Des études à faire sur tout et n'importe quoi qui donnent lieu à des rapports gros "comme ça" que personne ne lit, avec de beaux graphiques, bien colorés, sur du beau papier !!!! Des règles de gestion de budget qui obligent au gaspillage (oui, il faut obligatoirement se fournir auprès du fournisseur titulaire du marché qui en profite pour imposer des tarifs loin d'être compétitifs et qui livre avec des délais "élastiques", oui, il faut à tout prix utiliser tout le budget d'une année sinon la somme attribuée l'année suivante sera automatiquement diminuée, même si il y aura plus de besoins l'année là, alors on ne prend ce risque et on dépense tout, à toute vitesse, en fin d'année) !!!!!

Eh oui, les fonctionnaires sont mal formés aux nouvelles techniques : perte de temps, stress, etc. (et ce ne sont pas forcément les plus anciens qui s'en plaignent). Eh oui, il y a de plus en plus de nouvelles applications informatiques, souvent inadaptées, souvent en doublon elles aussi, avec lesquelles les fonctionnaires doivent, trop souvent, se débrouiller en apprenant à s'en servir sur "le tas". Les problèmes de la fonction publique ? Ils seront en grande partie réglés en améliorant, en allégeant, en simplifiant le fonctionnement des administrations, puis, en faisant une meilleure répartition des effectifs. »

Arnould, Metz, 59 ans « (…) Les fonctionnaires qui s'impliquent (oui, ça existe et plus qu'on ne le croit) et veulent faire avancer le "schmilblick" en s'évertuant à trouver des solutions contournant les obstacles en sont souvent découragés. Ce n'est pas en s'en prenant à eux, à leur reprocher leur avantage (qui, si il est supprimé, ne permettra pas au secteur privé une meilleure garantie de l'emploi, hélas !), en les dénigrant systématiquement qu'on arrivera à une solution efficace.

Non seulement le fonctionnement des administrations doit être revu en profondeur, en supprimant aussi le niveau départemental, mais les réglementations doivent être une fois pour toutes bien établies, claires, simplifiées.

D'autre part, il existe deux façons d'obtenir de l'avancement dans la fonction publique :

1 - passer un ou des concours efficaces sur le terrain.

et on se retrouve avec des "bêtes à concours" souvent peu

2 - l'avancement au choix, c'est à dire au mérite. Oui, mesdames et messieurs, "au mérite" !!! Mais si vous pensez alors que les méritants, "vrais de vrais", ont alors de l'avancement (par ailleurs au compte-goutte), vous êtes naïfs. Ce sont les "béni-oui-oui", ceux qui ne font pas de vague (ça, la hiérarchie n'aime pas les vagues) qui obtiennent ce type d'avancement. Ceux qui s'impliquent,

si on les

écoutait, les encourageait

qui dénoncent les incohérences ne sont pas appréciés du tout. Et pourtant

on aurait une chance de progresser. »

Annie, Alfortville, 52 ans, retraitée de la fonction publique « Je suis tout à fait d’accord pour dire que les concours fonction publique catégorie C devraient être réservés aux peu diplômés !!! Sinon c’est toujours les mêmes qui restent sur le "tapis" !! Que les diplômés passent des concours de cadres !!! La solution : un diplôme "maximum", comme il y a un diplôme minimum pour passer un concours. Par exemple : un cap BEPC ou BEP pour cat. C, un bac ou assimilé pour cat B, etc. Que les bac + 3 et plus arrêtent de piquer le boulot aux peu diplômés!!!! (…) »

Patrick, Montpellier, 51 ans, agent de maîtrise « La fonction publique est un grand mal intérieur qui nous ronge économiquement. (…). Ma proposition : les mêmes avantages pour tous les travailleurs de ce pays. 1) Sécurité de l'emploi pour tout le monde ou pour personne.

2) Obligation de résultat pour tout le monde, objectif de rentabilité.

3) Même régime pour le public et le privé, mêmes avantages et même calcul de retraite (rétroactif).

4) Contrôle des budgets dépenses et recettes des administrations par une commission indépendante issue du privé. 5) Salaires au plafond à 3 000 au plancher au SMIC. 6) Prime pour objectifs atteints (rentabilité, ratio de fonctionnements, etc.). 7) Plafonner les retraites des hauts fonctionnaires à 3000 . Toutes les administrations sont utiles, mais il faut une meilleure répartition des personnes pour diminuer le coût de fonctionnement. Les institutions sont bien faites mais très mal utilisées. Pas d'objectif + sécurité de l'emploi = pas de rentabilité = administration très coûteuse. Avec mes propositions ci-dessus, plus de motivation, plus de rentabilité, meilleur salaire pour ceux qui veulent travailler = économies = moins d'impôts pour tout le monde = plus de consommation = croissance. Personne ne réussira a redresser la France si l'argent arraché aux salariés n'est pas contrôler par les salariés. Personne n'y arrivera si toutes les dépenses de l'état et les salaires des politiques ne sont pas contrôlés par les salariés. Exemple: 60 mois de salaires à la fin du mandat de député !!!!!! »

Serge, Lyon, 71 ans, retraité enseignement supérieur « 1) Conserver tous les enseignants, mais les redéployer dans les classes des zones sensibles pour doubler les classes réduites à 16 élèves ;

2) Multiplier les chercheurs pour rattraper les pays européens et Asie/Inde, surtout dans les énergies renouvelables ;

3) Prélèvement automatique de la fiscalité, mais utiliser les fonctionnaires à la traque des

) par

le contrôle des banques de tous pays même et surtout paradis fiscaux y compris Suisse et Monaco 4) Réduire le nombre de députés et de leur avantages. »

voyous (drogue dure, Total ELF qui a détourné 1 milliard environ/an pour financer RPR/PS

Dominique, Puy-de-Dôme, 52 ans, secrétaire « Ayant été moi-même fonctionnaire, je sais qu'il n'est pas facile d'intégrer la fonction publique et que tout n'est pas aussi "rose" qu'on voudrait bien nous le faire croire. J'ai commencé en tant que vacataire (position très instable quant au statut et quant au versement des salaires), puis j'ai dû

passer des concours pour rester en place (nombre impressionnant de participants pour nombre restreint de places disponibles !!!). Je vous précise également que les écarts de salaires entre vacataires et fonctionnaires pour un même travail étaient énormes. Et puis je suis sorti de la fonction publique de mon plein gré (eh oui ça existe !) pour aider gracieusement mon conjoint

J'estime donc en connaissance de cause

artisan et commerçant : deux mondes bien différents

qu'il serait plus judicieux de laisser la possibilité de passer d'une administration à une autre

pour combler les lacunes des services qui manquent de personnel et pour redistribuer le travail aux services les plus mal gérés. Les administrations devraient être calquées en quelque sorte sur le privé dans ce sens qu'elles devraient être moins rigides en fonction des nouvelles données de l’évolution de la société. »

Causse, Grenoble, 46 ans, enseignante « (…) Je suis personnellement dépendante de la fonction territoriale (…) les syndicats sont assez

mal représentés et surtout stigmatisés lorsqu'il y a un problème à gérer, et croyez-moi que dans la

fonction territoriale. Il faut rendre obligatoire

structure, le DRH est là pour soutenir le patron

l'adhésion à un syndicat, c'est le moyen de pouvoir éviter les mouvements de grogne et de

Et c'est aussi

grèves dans la fonction publique, car ils savent négocier avec le patron eux la solution de ne pas stigmatiser les rares qui le sont déjà. (…) »

Anne-Laure, Clermont-Ferrand, 27 ans, photographe « Je trouve particulièrement choquant l'éparpillement de certaines administrations. Par exemple, prenons l'ASSEDIC. Dans une ville comme Clermont-Ferrand, il existe environ 6

antennes ASSEDIC de beaux locaux flambants neufs éparpillés aux 4 coins de la ville

pourrions-nous pas réduire un peu les coûts de fonctionnement en bénéficiant de seulement d'un endroit performant. Cet éparpillement coûte très cher, pensons aux doublons au niveau de la construction, de la consommation d'énergie, de l'utilisation du territoire alors que les grandes villes connaissent une pénurie de terrains constructibles ! Pour ne pas pénaliser les usagers il suffirait d'instaurer la gratuité des transport en commun. Cette multiplication d'administration ne facilite pas les administrés à s'y retrouver et on passe notre temps à se balader d'un endroit à l'autre. C'est épuisant et déprimant ! Pour améliorer la productivité au sein de l'administration je suggère de revoir la formation des fonctionnaires. Je pense que les concours sont dépassés. Le droit administratif (condition sine qua non de passage de concours) n'aide pas forcément à exceller dans les différents corps de métier que comporte la fonction publique. Pour résumer recruter sur des connaissances techniques pointues et non plus uniquement sur la bonne connaissance des institutions Je pense que l'administration connaît un grave déficit en matière de management. Il n'y a aucune cohérence. Toute entreprise doit avoir une politique de management pour être efficace et motiver ses salariés. »

Ne

Jacques, Amnéville, 54 ans

« Compte tenu de la situation économique de notre pays, il faut dès maintenant réagir avec force et réorganiser en profondeur notre fonction publique.

1 Que l’État ne s'occupe que de ses missions régaliennes (armée, justice, police, etc.)

2 Oui à des services publics, mais sans fonctionnaires, les missions étant déléguées à des entreprises privées suivant un cahier des charges fourni et contrôlé par l'État. Le coût global de la prestation (salaire + fonctionnement du service + retraite) serait certainement inférieur au coût actuel, pour l'usager.

De toute façon, vu la situation, il va falloir prendre des mesures drastiques, alors anticipons. »

RV, Toulouse, 38 ans, informatique

« (…) Au sujet des pertes d'argent : les reconductions budgétaires dans la fonction publique !

Savez-vous le gaspillage réalisé systématiquement tous les ans dans nos chères administrations

pour consommer le budget annuel ??? Une mesure intelligente serait d'abolir cette règle qui veut que le budget consommé soit

reconduit l'année suivante. Cela ferait sûrement plus d'économies que ne le pensent nos chères têtes pensantes.

A leur sujet, il faudrait aussi modifier la rémunération des députés, ministres, sénateurs

ça nous coûte par mois ces braves gens et leur privilèges à vie même s’ils ne siégent plus ???

Il y a des économies à faire dans ce pays. Mais pas forcement en créant des chômeurs ou des retraités. »

Combien

Axel, sud, 35 ans, Profession libérale

« (…) Je ne parle pas de chercher à rendre rentable le fonctionnement de l'administration quoique

sur certaines d'entre elles ce serait possible mais de la rendre efficace et efficiente. Comment faire pour y arriver ? 1/ Il faut faire un audit financier et organisationnel de l'État, de son fonctionnement, des administrations, pour remettre à plat son organisation en s'appuyant sur des outils telles

que les normes ISO 9001 (analyse et découpage en processus, etc.). Cet audit devrait être fait par une entité totalement indépendante de l’État financé par nos impôts et en totale transparence, tant pour ses conclusions que pour les solutions proposées. 2/ Les audits du 1/ permettront de choisir et de déployer les nouvelles technologies nécessaires (avec un plan d'action à moyen/long terme) dont l'objectif comme toute innovation est de nous simplifier la vie en automatisant les tâches qui peuvent l'être. La suppression de certaines tâches traitées manuellement, de certains postes ou carrément de services dans leur globalité permettra de réaffecter et d'utiliser les heures de certains fonctionnaires en les formant sur d'autres postes ou services ou on ne peut pas automatiser les tâches par des outils (informatique ou autres) ou parce que nous avons un besoin de main d’œuvre supérieur (enseignement, santé, justice). Bien entendu dans cette hypothèse certains postes ne seront pas renouvelés correspondant au départ à la retraite, mais impossible en l'état actuel de le chiffrer tel que dans la proposition à moins que des études de faisabilité existent, mais je ne les connais pas. 3/ Les solutions mise en oeuvre doivent tout concerner y compris les fonctions les plus hautes hiérarchiquement de notre État qui doivent montrer l'exemple et donner les directives. 4/ Mise en place d'outils de contrôle par un organisme indépendant du suivi des réformes engagées et outil de veille et d'écoute des hommes et femmes de "terrain" (fonctionnaires, citoyens), car les bonnes idées peuvent venir de tout le monde, surtout à mon sens de ceux et celles qui sont confrontés aux réalités et non simplement à la théorie. (…) concernant l'avancement "au mérite" dans la fonction publique, il devrait être déterminer par des critères objectifs déterminés, clairement basés sur les résultats obtenus et contrôlés par un organisme indépendant pour garantir l'objectivité. (…) »

Berrag, Avignon, fonction publique

« Le problème n'est pas le nombre de fonctionnaires. c'est le gaspillage dans la fonction

publique. Exemple : quand une administration doit acheter des fournitures de bureaux, elle doit passer par un marché. et une fois qu'un fournisseur est retenu, l'administration ne peut acheter ailleurs ce qui crée un monopole avec des prix hallucinant (1 stylo acheté par ce biais coûte 10 fois plus cher que dans un super marché). J'ai vu sur un catalogue une paire de ciseaux à 34

euros alors qu'elle coûte 1,45 euro chez Auchan. Ce n'est qu'un exemple, il en existe des centaines voire des milliers d'autres. »

Boulard, Nice, 21 ans, ingénieur « Lancer une énorme campagne de mise en ligne sur Internet des formulaires informatiques pour minimiser les agents administratifs. Impôts : ne conserver que les services rentables à plus de 20% entre les bénéfices récoltés et le coût engendré, et répercuter le manque à gagner sur une hausse de la TVA, uniforme pour tout le monde, et neutre au finale sur le pouvoir d'achat. »

Stéphanie, Romans, 25 ans, infirmière « Je suis contractuelle depuis 3 ans, c'est-à-dire que je suis en CDD avec des contrats de 1 à 4

mois. J'ai de très bonnes évaluations de la part de mes supérieurs, mais pour avoir une titularisation ils me disent qu'ils n'ont pas le budget !!! Alors qu'ils vont embaucher des agents administratifs et des chefs, des sous chefs et des supers chefs !!! Cherchez l'erreur ! Je pense que le service public est très utile en soi, mais il faudrait réorganiser tout le fonctionnement interne car licencier des soignants (collègues infirmières enceintes avec des contrats non prolongés, ou faute de budget) qui sont du personnel proche des malades

et embaucher du personnel administratif et des

chefs a outrance c'est vraiment le monde à l'envers !!! »

(vous, votre mari enfants frère tante

)

Val, Avignon, 45 ans, secrétaire « Donnez la possibilité aux fonctionnaires de changer d'administration. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. En effet un fonctionnaire a le droit de changer d'administration, mais dans les faits cela est quasiment impossible. Donnez la possibilité aux fonctionnaires d'aller dans des services en déficit d'emplois, en leur proposant même une formation. Tout cela se faisant dans le cadre du volontariat.

Et pour répondre à certains qui proposent de supprimer le statut de fonctionnaire, je rappelle que le fonctionnaire a passé un concours. Certains ont sacrifié 15 ans de leur vie en s'expatriant loin de chez eux. Il ne faut pas l’oublier. Le fonctionnaire a signé un contrat avec l’État, il a des droits (ce que les gens appelle privilèges), mais il a aussi des devoirs. »

Montot, Salignac, 67 ans, retraité « (…) Je propose que le maximum de fonctionnaires soit décentralisé dans les départements et les régions pour que la gestion soit sous la responsabilité des élus de terrain qui seront très vites sanctionnés si l'efficacité n'est pas au rendez-vous. Ca se passe comme ça dans les communes, les maires le savent très bien.

Bien entendu il faut que le transfert des recettes soit fait en même temps. Pourquoi pas sous contrôle de la Cours des Comptes ?

Je me souviens de la réflexion d'un ami proviseur de lycée qui me disait avec découragement :

"Que veux-tu que je fasse, ce n'est pas moi qui embauche les professeurs et je ne peux pas intervenir sur leur salaire". Il n'y a qu'une règle: c'est celui qui paie qui commande ! »

Gisèle, Lançon-de-Provence, 54 ans, directrice d'établissement d'insertion par l'économique « Moderniser les services administratifs (mail, informatique etc.), car l’État est souvent très mal équipé ou en retard. On pourrait gagner des postes de fonctionnaires.

Éviter de maintenir en place des commissions de ceci ou de cela qui ne répondent plus aux besoins actuels, qui utilisent des fonctionnaires et font perdre du temps aux partenaires privés associatifs, notamment. Gérer les fonctionnaires comme dans le privé avec un contrat d'objectifs et un entretien annuel. Les rémunérer au mérite pour favoriser l'investissement personnel. »

Michel, Meudon, 65 ans, retraité cadre de Santé « Avant tout il faut évaluer les besoins dans chacune des 3 fonctions publiques (hospitalière, territoriale et l’État). Il est évident que le système des vases communicants ne peut s'appliquer de métiers de la santé (soignants) vers des métiers gestionnaires purs et vice versa, ou alors à la marge. La diminution des uns ne compensera pas le manque chez les autres. La mobilité des fonctionnaires est déjà inscrite dans les textes, mais elle a du mal à s'appliquer, car il faut l'accord du service qui "perd" un agent, en plus de l'accord de celui qui recrute. Aucun système coercitif ne fonctionne en France, et c'est peut-être tant mieux. Incitons alors ceux qui le souhaitent à rejoindre d'autres régions ou postes. On observe dans la fonction publique pas mal de découragements devant les restructurations prévues (ventes d'immeubles à Paris), quand ce ne sont pas de vraies maladies (dépressions). Il me semble qu'il y aurait une amélioration du management des fonctionnaires à opérer. Ceux-ci sont souvent cantonnés à un poste et déresponsabilisés pour certains (fonction publique d’État). Il existe des possibilités de manager autrement en s'inspirant des méthodes de l’Éducation Nationale. Pédagogie par objectifs, s'ils sont bien définis et fixés, préciser qui fait quoi ou quand et comment, proximité du responsable, etc. Ceci suppose également une formation de la hiérarchie qui pour être souvent de très haut niveau se contente néanmoins pour certains d'injonctions et d'ordre nous rappelant soit le service militaire, soit l'ancien régime. Quand un pourcentage de personnel est absent en trop grande proportion, c'est que le management est mauvais. Évidemment l'objectif n'est pas ici le profit, mais la bonne gestion. La bonne gestion des deniers publics doit aller de pair avec la bonne gestion du personnel, facilitatrice, coordonnatrice, fédératrice et non démotivante ou méprisante. Évidemment je décris là un aspect qui n'est pas entièrement représentatif de la fonction publique mais qui participe en certains lieux et à certains égards à la perte d'efficacité de notre Fonction Publique. Au fond il s'agit avant tout de se centrer sur l'agent et de le centrer sur l'objectif. C'est ça le respecter. »

Arnal, Nîmes, 42 ans, fonctionnaire

« Trop de fonctionnaires ? La solution c'est de permettre la mobilité entre la fonction

et la fonction publique d’État. Cela

permettrait à une collectivité qui se retrouve avec trop d'effectif de permettre à certains fonctionnaires de pouvoir intégrer un commissariat de Police, les Impôts, etc. Ce qui n'est

mais en vain ! A mon avis, voici une solution

pour permettre d'assouplir le problème du déploiement du personnel des collectivités. Au niveau

des coûts, une économie certaine et cela évitera d'organiser des concours dits "examens professionnels" (qui ont un coût exorbitant) et dont les lauréats ne sont jamais nommés à leur poste. »

pas autorisé aujourd'hui. J'en ai fait la demande

publique territoriale (mairies, conseils généraux

)

François, Pacé, 41 ans, ingénieur « Alors attention, je vais être un peu brutal. Je pense qu'on ne peut pas changer les choses sans toucher à rien, donc je propose de démolir la cathédrale fonctionnariale (bing, - 5 points à chaque lecteur qui passe). Ne conservons le statut de fonctionnaire qu'aux fonctions régaliennes de l'État (justice,

et privatisons le reste, y compris par exemple toute l'éducation

armée, gouvernement

nationale à l'exception du ministère et des rectorats (mais avec le même financement et des

)

concessions d'exploitation pour les établissements, de façon à ce que le service soit assuré de la même façon, égalité des chances et école gratuite pour les élèves). La plupart des tâches accomplies par les fonctionnaires pourraient l'être par des salariés, et un État plus petit est mieux géré, plus transparent, plus agile, moins pris en otage par une partie trop importante de la population. Je propose aussi de modifier le statut des fonctionnaires. L'État doit pouvoir licencier les fonctionnaires dont il n'a plus besoin et qu'il ne peut pas reclasser (ça fait peur, mais ça ne doit pas faire beaucoup de gens, le reclassement doit être possible le plus souvent). On doit pouvoir quitter le fonctionnariat pour aller dans le privé (et revenir, par exemple, si ça fait trop peur). On doit aussi pouvoir venir du privé et aller dans la fonction publique. On peut mettre en concurrence interne les différents services de l'État, en modulant une partie de la rémunération en fonction d'objectifs liés à la productivité et aux résultats (ce sera la foire d'empoigne comme dans le privé, mais on parlera des vrais problèmes au lieu de se battre sur les acquis et les points). Si on ne peut pas faire tout ça (non, vraiment ?), on pourrait mettre une limite d'âge à l'entrée dans la fonction publique, genre 45 ans. On serait obligé de travailler dans le privé avant (comme ça on saurait de quoi on parle en fournissant des services publics) et en plus on donnerait une bonne porte de sortie aux gens dont le privé ne veut plus (ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont plus bons, hé, j'ai 41 ans, mais c'est la mode qui veut ça). Et on paierait bien tout ce monde-là, parce quand on a un travail sur lequel on peut justifier de son apport individuel, on sait ce qu'on vaut et votre patron aussi, et on peut parler pognon. Actuellement, on traite les fonctionnaires comme des pestiférés (qu'on jalouse) parce qu'on ne sait pas si ce sont des dévots du service ou des feignants, puisqu'ils peuvent être l'un ou l'autre sans que cela ne change rien, on leur donne un salaire soviétique en leur faisant peur avec le chômage des autres. Le système actuel n'est pas le seul possible pour apporter à la population les services publics dont elle a besoin, et on peut être créatif. Et c'est faisable. Après tout, le mur de Berlin a bien fini par tomber. Maintenant, on peut aussi ne rien changer, j'ai bien compris. »

Lebrun, Savigny-sur-Orge, 52 ans

« (…) Définissons ce qu'est le service public. Je considère qu'il faut inclure des services tels la

Poste, l'eau, le gaz, l'électricité, les transports, la santé, les allocations, la formation, les agences de l'emploi les services fiscaux, etc. Pourquoi ne pas créer des maisons du service public qui regrouperaient dans chaque commune et dans certains quartier ces services ? Cela diminue les coûts de fonctionnement, mais impose d'avoir des agents formés aux différents besoins du public. (…) Diminuons les strates d'administration (État, régions, départements cantons, communes, agglomérations de communes), supprimons départements et cantons ce qui diminuera les emplois redondants. (…) La proposition de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux de militaires, policiers, gendarmes, infirmières, médecins, enseignants, assistantes sociales agents EDF, GDF, SNCF (non fonctionnaires) est utopique. (…) Demandez aux agents comment réduire les coûts, les idées ne manquent pas. »

Bénédicte, Dakar, 42 ans, économiste

« Il y a un présupposé que les fonctionnaires travaillent peu, c'est scandaleux. (…) on va ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 dans la police, les écoles, les hôpitaux qui manquent déjà de personnel. Commençons par réduire le train de vie de l'État central (…). »

Canga, Vitrolles, 43 ans

« On ne peut pas généraliser une mesure à tous les fonctionnaires : les postes sont très

divers dans la fonction publique. Trop de fonctionnaires "de base" sont sous-payés par

rapport à leur diplôme. Commençons par les rémunérer correctement, parlons ensuite de leur proposer un allongement de leur durée hebdomadaire de travail. »

Laurent, Lorris, 50 ans, agent public

« (…) Il faut effectivement mieux contrôler les budgets et réduire les dépenses de l'État, voire

diminuer le nombre de fonctionnaires, mais pas autant, car de toute façon cette facture ce paie autrement. Pour être dedans, je peux vous assurer que ce ne n'est pas le salaire des

fonctionnaires qui coûte le plus, mais le gaspillage et les dépenses des politiques qu'il faut mieux contrôler.

Comment ? Avec la LOLF, la nouvelle loi de finance qui oblige à mesurer les résultats de toute dépense publique et surtout qui permet de mettre en cause les grands dépensiers. Avec cette loi, je peux vous assurer que si la société civile met son nez dans les dépenses publiques, il y aura beaucoup d'économies, même sans modifier le nombre de fonctionnaires. Parlons plus de cette LOLF pour savoir ce qu'elle dit, voilà mon

commentonfait

»

Chris, Quimper, 58 ans, agent de maîtrise

« La pratique actuelle est effectivement la diminution des fonctionnaires d'État. Par contre, ce que

les candidats ne précisent pas, c'est qu'ils n'ont pas la maîtrise du nombre de fonctionnaires territoriaux (conseils généraux et régionaux) qui lui ne cesse de croître de façon très importante et ce, dans les plus grandes catégories A et B, donc les plus coûteuses pour le contribuable. De plus, comme l’État se dégage de plus en plus des missions publiques au profit de ces deux collectivités, il n'aura effectivement pas de mal à diminuer ses fonctionnaires. Quant à la rétribution des fonctionnaires au mérite faut pas rêver, (les syndicats veillent). Les collectivités territoriales craignent les contentieux et prennent de moins en moins de responsabilités, elles préfèrent accorder au privé des délégations de maîtrises d’œuvre et d'ouvrage qui coûtent la peau des fesses aux contribuables. Non, je pense que tout cela est un faux débat, avant la régionalisation on possédait en France une fonction publique performante qui savait gérer les éléments essentiels de notre société. Je prends un seul exemple, regardez ce qu'il advient de la gestion de l'eau, bien public s'il en est, eh bien il passe de plus sous gestion de grosses entreprises privées qui multiplient sans cesse son prix aux contribuables. Non, on glisse lentement mais sûrement vers la privatisation du bien public, tout au détriment du consommateur. »

Naïma, Paris, 53 ans, pharmacienne

« Encore une proposition en l'air ! Une restructuration des besoins me parait plus logique. Certaines administrations sont pleines de gens désœuvrés et d'autres nécessitent des postes complémentaires à pourvoir : l'éducation manque de personnel enseignants,

éducateurs, personnes d'encadrement

là où l'on prépare ses affaires à 15h30 pour sortir à 16h ! Par contre , les inégalités demeurent entre le public et le privé : les avantages avec cette foutue sécurité de l'emploi dans le fonctionnariat, pourquoi pas des CDI comme tout le monde, je parle

des emplois indépendants de nominations

Et certains en effet n'ont pas besoin d'être remplacés

Quoique

(…) »

Colombine, Paris, 28 ans

« La proposition est globalement démago voire impensable

surchargées dans les écoles, le manque d'infirmières, d’éducateurs spécialisés

Pour exemple, les classes

Mais elle

soulève l'idée de réformer l'Administration, d'y introduire l'idée de rendement : une meilleure adéquation entre besoins locaux et les services déployés, plus de polyvalence et de regroupement des services au contact du public, surtout dans les localités rurales. Et

ça, cela semble indispensable pour l'avenir

pour diminuer certains coûts !

Cependant, il ne faudrait pas oublier que la France doit rester attractive aux investisseurs étrangers, il faut ainsi que les infrastructures demeurent de qualité et efficaces ! Actuellement, c'est en grande partie le cas ! Alors, avec moins de fonctionnaires, on perdra à moyen terme cet atout français ! (…) »

Virginie, Saint-Brieuc, 41 ans, directrice de magasin « C'est n'importe quoi de proposer de ne pas remplacer un départ en retraite sur deux pour les fonctionnaires. Cela signifie qu'actuellement, un fonctionnaire sur deux ne sert à rien, ce qui reste à prouver et ce qui n'est certainement pas le cas partout. Certes, il y a beaucoup de fonctionnaires en France et sans doute que cela représente un coût important. Seulement, autant il est ridicule d'embaucher plein de fonctionnaires, pour réduire le chômage, ou compenser les manques du privé, comme la gauche l'a probablement fait, autant il est ridicule de ne pas en embaucher sans avoir mesurer les besoins de toutes les fonctions publiques. Donc, en réalité, prendre le problème sous l'angle Sarkozy revient à proposer pour ne rien faire de bien cohérent. C'est vraiment juste histoire de séduire des électeurs, mais c'est forcément une promesse qui n'a pas de sens et qui ne tiendra pas. Il faudrait voir plutôt à définir les besoins, à en mesurer les coûts et la faisabilité. Et peut- être alors qu'on se rendrait compte que le public s'occupe de tas de trucs qu'il pourrait parfaitement déléguer à des entreprises plus compétentes qui gèreront aussi beaucoup mieux que l'État. Parce que franchement, en matière d'économie, si l'État et toutes ses antennes étaient de bons gestionnaires, nous n'en serions peut-être pas là. Si l'État ne dépensait pas sans compter, nous ne serions certainement pas obligés, entreprises privées et particuliers, tous confondus de compenser sans arrêt les défaillances de l'État. (…) »

Nicolas, Dijon, 28 ans, comptable dans la fonction publique « Cette idée me semble dangereuse. D'abord, le fait de s'arrêter sur un chiffre, un objectif aussi précis (50%) sans réelle explication est bien trop arbitraire pour une question si importante. En outre, le danger serait trop grand d'appliquer une telle mesure (même sans aller jusqu'à 50%) de manière identique, dans chaque ministère, puis jusque dans chaque service (…). Enfin, et surtout, si l'objectif est de redynamiser la fonction publique, cette mesure produirait l'effet inverse. Pourquoi ? Parce que les personnes qui arrivent dans la fonction publique aujourd'hui n'ont pas les mêmes profils que ceux arrivés il y a 20 ans. La majorité des personnes qui arrivent en ce moment ont connu auparavant l'entreprise privée, les impératifs économiques, la nécessité de suivre des objectifs, et au delà de l'expérience professionnelle, une société encore bien plus marquée par la concurrence, et ceci jusqu'au marché du travail. Il faut plutôt faire en sorte, qu'un fonctionnaire ne le reste pas à vie, qu'un emploi dans la fonction publique soit une étape dans la vie professionnelle, avec d'autres expériences avant, qu'il serait bénéfique pour les administrations de valoriser, et après. Cela suppose, je pense, une réforme des modes de recrutement, pour faire correspondre le poste affecté à un agent et ses réelles connaissances, capacités, et expériences, peut-être un mode de recrutement proche de celui des collectivités locales (concours permettant ensuite l'accès à une bourse de l'emploi), par type de fonction et non plus par ministère. »

Lecaro, Toulon, 35 ans

« (

)

Remplacer un seul fonctionnaire sur deux reviendrait à dire que dans 30 ans, la justice,

l'éducation, la protection de l'enfance seront aux mains d'entreprises privées et que plus que jamais nos enfants et concitoyens deviendront des "prix de journée". Le service public doit avoir à cœur de parler avant tout de dignité et des fondements des valeurs de la République et non pas de gestion de l'humain. Il faudrait peut-être penser à redistribuer les budgets

autrement, à faire d'autres choix qui s'évalueront sur du long terme et non après un quinquennat (il est temps que nos politiques voient plus loin que leur carrière). Apurer la dette de la France ce serait, par exemple, contrôler d'avantage les investissement locaux et territoriaux de l'argent public et les gaspillages qui profitent à des personnes peu scrupuleuses ou incompétentes, effet des décentralisations. Donc faire en sorte que les pouvoirs en place ne s'appuient pas que sur l'éthique de quelques personnes mais sur un cadre mieux organisé. »

Jour, Paris, 57 ans, informaticien

« (…) Peut-être qu'il y a des fonctionnaires improductifs, peut-être qu'il faut effectuer des

redéploiements ! Mais certainement pas décider cela de façon arbitraire. Moi je pense au contraire qu'il faut massivement embaucher des jeunes pour les déployer dans la recherche universitaire, la police de proximité, chez les magistrats (juges, greffiers, huissiers, avoués). »

Yassine, Lille, 29 ans, chômeur

« Tout d'abord pour proposer une solution il faudrait connaître le nombre de fonctionnaires en

France et le nombre de départs à la retraite. Comme nous savons que la France est un pays qui vieillit, il faut prendre en compte ces paramètres et ne pas se lancer dans des idées vagues. Si nous ne renouvelons pas un fonctionnaire sur deux, comment fera-t-on pour financer leur retraite ? Moi je propose de diminuer le temps de travail des fonctionnaires d'une heure ou deux tout

en gardant leur salaire pour les plus anciens. En diminuant le nombre d'heures, on pourra recruter des jeunes qui financeront les retraites et qui auront un emploi. Voilà. »

Axel, Avignon, 45 ans, secrétaire

« Donc si une infirmière part à la retraite, on demande à une autre infirmière de travailler plus de 60 heures par semaine pour la remplacer et on la payera plus ? Cette solution est absurde. Ne pas remplacer les fonctionnaires est un choix de société. C'est "s'américaniser", accepter d'avoir moins de soins, moins d’éducation pour les plus pauvres. Moi je suis contre ce choix. Au contraire, il faut remplacer les fonctionnaires et mieux les répartir. »

Pascale, Lyon, 47 ans, profession libérale

« En ce qui concerne les enseignants et les professions médicales (hôpitaux, maisons de

retraite), il est impensable de vouloir réduire leurs effectifs. Bien au contraire il faut les augmenter. La solution n'est donc pas du côté des fonctionnaires. Pensez à la violence en milieu scolaire. Si les professeurs se retrouvent avec une classe de 30 à 35 élèves, comment voulez- vous qu'ils assurent une éducation correcte à nos enfants ? Il ne faut pas oublier que ces enfants passent la plus grande partie de leur temps avec eux. Il faut au contraire créer des emplois. On ne doit pas brader le système éducatif qui n'est déjà pas brillant en France. Il faudrait revoir les postes d'assistant d'éducation et autres, ne plus obligatoirement en faire un emploi précaire. L'argent on ne le trouvera pas de ce côté-là, il faut se le dire si on veut pour nos enfants une éducation décente. »

Françoise, Sucy-en-Brie, 59 ans, cadre administratif l’Éducation nationale

« (…) Décentralisons, réduisons le nombre de niveaux décisionnels. Ceci nous permettra,

entre autres, de recruter des médecins scolaires, des surveillants et ainsi de développer la prévention santé et réduire les actes de violence à l'école. Au finale, c'est le budget de la Sécurité Sociale qui en profitera et la justice qui y trouvera leur compte. Autre mesure d'économie envisageable dans la fonction publique : améliorer le système des concours d'entrée qui font plus souvent appel à des connaissances théoriques (droit public, droit

administratif, finances publiques) qu'à des compétences fonctionnelles (bureautique, analyse

stratégique, communication

). »

Foubert, Périgny, 59 ans, retraité SNCF

« (…) Avant de vouloir supprimer arbitrairement les fonctionnaires jugeons de la pertinence

de l'emploi tenu et faisons-le évoluer autant que nécessaire. Sont-ils là où il faudrait qu'ils soient ? Les fonctionnaires ont-ils les compétences requises et suffisantes ? Ont-ils droit à une

formation continue et aux remises à niveau quand le besoin s'en fait sentir ? Ma conviction profonde c'est que la fonction publique et les services publics sont les fondements même du principe d'égalité de traitement pour l'ensemble des citoyens. (…) »

Isabelle, Amnéville-les-Thermes, 51 ans, formatrice

« Les hommes et les femmes invisibles de la fonction publique : les contractuels. Je peux

en parler, mon mari l'a été pendant 6 ans ; cadre "A", chef de service ! Pas de Noël en famille, pas

de Jour de l'An non plus, salaire bloqué, pas de ces fameuses primes, boulot passionnant, stress, peur de la fin de contrat, pas de logement de fonction, pas de reconnaissance du travail effectué, RIEN ! Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux va forcement se heurter au problème de l’intégration de ces contractuels qui connaissent à fond leur métier, qui viennent souvent "du privé", qui apportent un plus à la fonction publique. Alors mettons en place des Directions de ressources Humaines dignes de ce nom, cessons de leur dire de "passer les concours". Ils ont des diplômes universitaires sensés reconnaître leur formation (…) Et puis, quels fonctionnaires ne pas remplacer ? Les profs, les infirmières (on en manque déjà) ? Ce n'est pas sérieux. Augmenter les agents de l’État en supprimant des postes ? (…) Et pourquoi ne pas envisager un Grenelle des salaires dans la fonction publique au lieu de vouloir du quantitatif opposé soi-disant au qualitatif. Les deux peuvent aller ensemble. »

Tchukriel, Lyon, 49 ans, infirmière exerçant en psychiatrie

« Je lis : non remplacement d'un départ à la retraite sur deux pour les fonctionnaires, d'où pas de

licenciement. Hors il me semble que les fonctionnaires ne peuvent pas être licenciés, du moins jusqu'à ce jour ! Ensuite, diminuer les fonctionnaires, certes, mais lesquels ? Dans le centre hospitalier où j'exerce, le nombre d'administratifs n'a pas cessé d'augmenter, alors que celui du personnel soignant n'a pas cessé de diminuer ! Cherchez l'erreur ! Si en psychiatrie où j'exerce depuis 27 ans les soignants diminuent encore, ainsi que la fermeture des lits, il ne faudra pas s'offusquer d'une augmentation de la violence dans la société et dans les services hospitaliers. Ce qui est déjà est bien amorcé. A-t-on parlé du prix de journée qui a plus que doubler pour les

hospitalisations de jour en psychiatrie pour compenser les fermetures de lits ? Où sont les économies de la Sécurité Sociale et quel est l'avantage ? Peut-être soigner moins et gagner plus ? Décidément, je ne comprends plus rien ! Plutôt que d'envisager des mesures à court terme qui engendrent des conditions de travail de plus en plus difficiles et une démotivation, pourquoi ne pas réfléchir sur du long terme en cessant de diminuer le nombre d'enseignants pour permettre des classes d'effectif réduit pour tous et non pas uniquement pour les classes défavorisées ? Les classes moyennes grèvent leur budget pour assurer des cours supplémentaires et les classes privilégiées gagnant toujours plus ne sont jamais pénalisées. »

Johny, Paris, 32 ans, ingénieur

« Le problème du nombre de fonctionnaires est un faux débat électoraliste : parlons plutôt de

manque de productivité ou de gaspillage liés au mode bureaucratique. Supprimer des fonctionnaires, c'est admettre que l'on n’arrive pas à reformer ce qui ne va pas dans la fonction publique, c'est risquer de baisser le niveau de service et c'est faire

porter les conséquences à ceux qui se donnent à 100% tous les jours. Ne gâchons pas tout, mais soyons franc : aujourd'hui, on doit tous faire notre "révolution" pour améliorer notre efficacité et réduire nos dépenses. (…) Puisque nous n'avons pas de baguettes magiques ni de budgets tombés du ciel, il faut donc changer certains fonctionnements. Et il semble que le problème

principal vienne de la difficulté à organiser le changement

1> Accepter d'auditer et de montrer clairement aux citoyens les dysfonctionnements du système : budgétaire, processus, quels sont les moyens donnés et quels sont les résultats obtenus ;

- il faut des faits irréfutables et des mesures fiables. On arrêtera ainsi les faux débats et les prises de position partisanes.

2> Mener une grande politique de redéploiement et donc de formation des fonctionnaires après analyse de l'étude 1 pour les aider à passer à de nouvelles fonctions ;

- pour cela, il faut que les syndicats soient constructifs et non "en lutte contre le grand capital et les méchants patrons" et que l'on trouve un moyen équitable de négociation entre dirigeants, syndicats et personnel fonctionnaires (il y a une réelle crise des partenaires sociaux) ;

- ce chantier peut aussi être couplé avec la mise en place d’un nouveau système de suivi et de formation des citoyens via l’ANPE. 3> Énoncer clairement un plan à x années pour mettre en place ce redéploiement et les nouveaux budgets pour une transition facilitée ;

- l’État doit accompagner ce changement de manière forte : ça doit être de la même envergure

que le lancement du TGV ou du Concorde à leur époque ;

- soyons fous : l'État peut faire signer un pacte (c'est a la mode) avec les différents partis pour s'assurer que tout ne sera pas démantelé ensuite. 4> Récompenser les acteurs de ce changement, car c'est un chantier titanesque

(reconnaître le mérite

changement : montrer que le chantier se met en œuvre de bout en bout (achat d'ordinateurs,

affectation de x00 fonctionnaires supplémentaires

Car au finale, ce que tout le monde souhaite, c'est obtenir un service public de qualité pour les usagers et pour le personnel. Et pour y arriver, il faudra de la bonne et réelle volonté ! C’est le plus gros dilemme. Vous avez dit Fraternité ? »

Alors comment faire ?

).

Identifier et mener des projets porteurs d'espoir tout au long du

).

Framboise, Le Bardon, 59 ans, fonctionnaire « Sans prétendre être une internaute plus maline que les autres. Il me semble que nous pourrions faire des gains de productivité en mettant en place des chantiers de certification dans les Administrations. La mise à plat des processus, la rédaction des procédures avec l'outil informatique (c'est simple et très utile) permettent de revoir les organisations afin de les rendre plus rationnelles et plus opérationnelles. Je ne pense pas, sérieusement, qu'il faille dire qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé. C'est une assertion sans fondement, du n'importe quoi ! Il faut s'appuyer sur une analyse des besoins et du chiffrage tangibles. C'est comme Ségolène Royal qui propose des classes de 17 élèves dans les ZEP ! Cet argument n'étant pas étayé, je considère, en conséquence, ces deux propositions non valides et uniquement électoralistes. Nous savons qu'il manque du personnel à la Justice, je propose de détacher (par un glissement budgétaire) et de former des fonctionnaires de la DGI (selon le grade, la catégorie, les fonctionnaires ont une même culture générale de base. Il faut prévoir des formations d'accompagnement vers un nouveau métier) où bon nombre d'activités ont été informatisées. En transférant les postes d'un Ministère à l'autre, ainsi que les locaux qui pourraient être redéployés en faveur de la Justice à Bercy, nous aurions ainsi des gains de productivité significatifs à la Justice. Pourquoi ne pas instaurer des primes significatives d'intéressement dans les Ministères ? Il faut fixer des objectifs aux fonctionnaires comme dans le privé. Certains Ministères le font

déjà, il faut généraliser ce principe et faire des audits avec application obligatoire des recommandations (implication des directions). Il faudrait également regarder du côté de la police le nombre d'agents au prorata du nombre d'habitants, il y a sans doute des économies d'échelle à faire. Ce n'est pas la quantité qui nous prémunira mais la qualité. Il manque du personnel dans le milieu hospitalier, ne pas vouloir remplacer le personnel admis à la retraite serait une hérésie.

A Éducation Nationale, il faudrait que toutes les personnes recrutées pour faire de l'enseignement exercent réellement. Quand la reconversion de certains enseignants n'est pas souhaitée par les intéressés (ex :

professeur d'allemand ou autres matières moins demandées), il faudrait intégrer ces personnes dans les Ministères où ces fonctionnaires pourraient aisément être employés, plutôt que de les laisser chez eux. Il faudrait donner plus d'autonomie aux Établissements scolaires.

Dans certains Ministères des économies substantielles doivent être réalisées. Il faut en effet limiter la décentralisation de la gestion, notamment, des ressources humaines. Trop de personnel font la même chose à des échelons différents, exemples :

- dans une agence, une direction régionale : 1er niveau de gestion du personnel,

- dans la direction des agences ou directions régionales : 2ème niveau de gestion du personnel,

- dans la direction du Ministère de l’Établissement public : 3e niveau de gestion du personnel.

Que de temps perdu ! Que d'emplois mal distribués

Voilà, ces propositions ne sont pas exhaustives, il faut mener une réflexion de fond et montrer de la fermeté, sinon les missions de la fonction publique du pays seront vouées à l'échec et surtout continueront à peser sur la dette de manière exponentielle. La France a besoin d’une fonction publique efficace. »

Miha, Metz, 59 ans « D'accord avec la proposition de Framboise (d'ailleurs, je viens de lui donner 5 points). Un petit bémol, cependant : il existe déjà des certificats de qualité dans les administrations, mais c'est à mourir de rire (plutôt que d'en pleurer) tellement c'est factice, tellement ça repose sur des "résultats" de façade, tellement ça crée de tâches stériles (encore !!) effectuées au détriment de l'essentiel, du prioritaire : le service dû aux administrés. La fonction publique N'EST PAS une entreprise commerciale, ses résultats ne doivent pas, ne peuvent pas être analysés comme ceux d'une entreprise privée. C'est L'EFFICACITE du SERVICE aux ADMINISTRES qui doit être évaluée, améliorée, simplifiée. Et là, les fonctionnaires de bonne volonté sont impuissants. Ce sont les gouvernants qui doivent se remettre en cause. »

Framboise, Le Bardon, 59 ans, fonctionnaire « Je viens de lire le point de vue de Miha de Metz et je voudrais lui répondre. La certification ISO cela existe dans la fonction publique. Je le sais, je peux l'attester, j'y ai travaillé. La grande entreprise publique française à laquelle je fais allusion n’est pas très connue du grand public ; toutefois, elle donne bien des satisfactions à la nation puisque tous les gouvernements qui se sont succédés n'hésitent pas à l'utiliser ! Entre autres activités, cet organisme fait des avances pour des montants considérables à la SS afin que nos remboursements soient effectués. Cet organisme est également appelé le "gendarme de la bourse". Cet organisme gère des fonds de pension et cet organisme joue un rôle fondamental dans le logement social etc. Je pense donc que la certification, même si elle n'est pas la panacée, pourrait mettre l'Administration sur le chemin du progrès et, notamment, de la meilleure qualité de service destinée aux usagers (clients). Bien évidemment, il faut que les dirigeants des Ministères acceptent et donc impulsent

cette démarche qualité qui nécessite une remise en cause profonde des organisations, des manières d’être et faire et des contrôles périodiques pour conserver le certificat ! »

Nicolas, France, 29 ans, ingénieur DRIRE « Annoncer la suppression d'un poste sur 2 est une excellente chose ! Tout le monde le sait, il y a trop de fonctionnaires et en plus ils foutent rien (quand ils sont pas en congés ou en grève). En avant ! Supprimons un flic sur 2 ! Un enseignant sur 2 ! Un inspecteur du travail sur 2 ! Un pompier professionnel sur 2 ! Un militaire sur 2 ! J'arrête de dire n'importe quoi. Cette proposition est une blague. Sur quelle base va-t-on supprimer des postes ? Sur les indicateurs de la LOLF ? Étant fonctionnaire État, je suis bien placé pour savoir que certains postes doivent être supprimés. Mais comment ? Certainement pas à périmètre constant ! Il est possible de supprimer des postes, mais avant de s'y engager, il faut lancer d'autres chantiers :

1) Réformes de Corps

Il y a autant de Corps différents que de métiers (1700 Corps différents). Chaque Corps à son service RH, ses propres avantages et ses primes. Réduire le nombre de Corps à une dizaine, c'est gagner des milliers d'unités d’œuvre qui ne servent qu'à les gérer.

2) Réforme de la législation

Il faut simplifier les démarches administratives et arrêter de demander aux fonctionnaires de contrôler de plus en plus de choses en ayant de moins en moins de moyens. Les pouvoirs politiques doivent assumer leurs choix et demander un contrôle approfondi uniquement sur les sujets qu'ils jugent prioritaires (et donc arrêter de dire que tous les sujets sont prioritaires).

3) Réforme de l'attribution des enveloppes budgétaires Le contribuable n'imagine pas à quel point nous sommes performants pour dépenser volontairement de l'argent inutilement. Pourquoi ? Parce que si on ne le dépense pas on en aura moins l'année d'après ! Un exemple : un service X a besoin de 1000 en moyenne par année. Une année il n'a besoin que de 800 , mais il sait que l'année d'après il aura besoin de 1100 . Si jamais il dépense 800 et rend les 200 , il n'aura que 800 l'année d'après et sera incapable de financier ses opérations. Si par contre il dépense les 200 dans des dépenses totalement inutiles,

voire même 300 , il pourra avoir les 1100 l'année d'après ! Solution : il faut arrêter de solder les crédits au 31/12 de chaque année et permettre à tous les services de mettre de l'argent de côté (en toute transparence) pour financer des investissements importants. Un dernier point : je rigole déjà rien que de penser à la guerre entre Ministres qui aura bientôt lieu. L'importance d'un ministère se juge par rapport à son budget. Chaque Ministre défendra son ministère (sa carrière ?) et demandera au 1er Ministre de trancher plutôt le budget d'un autre

Cela m’étonnerait bien que le choix final se fasse par rapport à l'intérêt de la France

»

Xavier, Nancy, 27 ans, infirmier « (…) Commençons par faire des états généraux, pour connaître la situation exacte de chaque branche de la fonction publique, pour connaître les besoins de chacun. Il faut qu’ils soient réalisés par des gens compétents et connaissant la profession qu'ils vont observer. »

X comme Malcolm, Dijon, 23 ans, ingénieur « La dette de l’État peut être réduite par d'autres moyens que le non remplacement d'un poste sur deux. Il existe d'autres dépenses qui gonflent la dette française et qui peuvent être réduites

Le non remplacement d'un poste sur deux signifie qu'il y aurait sur le marché du travail des gens diplômés, compétents et ambitieux qui vont se retrouver sans travail ou qui vont devoir se recycler dans d'autres secteurs. En effet, plus de chômeurs, implique moins de

productivité, moins de revenus, baisse du pouvoir d'achats

circuit très vaste et des causes et effets reliés. Si cette solution doit adoucir la dette de la France, cela sera sûrement au détriment d'une dette d'un autre type

Donc, il ne suffit pas de promettre et avancer des solutions mais de faire une étude et une évaluation de la faisabilité et une analyse de la valeur de la solution avant de croire à la promesse. Or, actuellement on procède de la manière inverse, c'est-à-dire, on fait des promesses et attend d'être élu pour étudier la faisabilité. »

C'est toute une chaîne et un

Causse, Grenoble, 46 ans, enseignante « (…) des audits (qui coûtent une fortune au contribuable) sont déjà mis en place pour organiser

Ces suppressions d'emploi existent déjà et ne

sont pas logiques pour la plupart. Cela entraîne de nombreux disfonctionnements, car dans le

même temps, il y a eu des mesures de recadrage des profils de postes, qui ont encore plus

rigidifié les tâches de chacun

des personnes qui partent du principe qu'un fonctionnaire est un gros fainéant qui ne sert a rien Qu'il n'y a pas de confiance ni de dialogue possible dans la mesure ou on ne lui prête pas la

possibilité d'avoir un cerveau et surtout une conscience professionnelle

plus profitable de faire des véritables enquêtes auprès des principaux intéressés (…) un minimum de dialogue permettrait de savoir comment faire évoluer la fonction publique pour qu’un résultat optimal soit obtenu. C'est dommage de partir du principe de supprimer la

Alors qu'il serait bien

(…) Ce qui est dommage, c'est que ces audits sont réalisés par

une purge générale dans la plupart des services

moitié du service public. C'est même prendre le problème à l'envers ! Ce qu'il faut c'est l'améliorer, pas le tuer !

Il faut donner la parole aux fonctionnaires, pour cela. Mais à ceux qui sont réellement sur le

terrain, c'est eux qui savent ce qui ne va pas

Pas que les chefs. (…) »

Catherine, Paris, 52 ans, psychologue « (…) Plutôt que de réduire le nombre de fonctionnaires, il serait plus raisonnable de les redéployer ou tout au moins de diminuer le nombre des administratifs au profit de nouveaux postes sur le terrain où ils manquent cruellement (services hospitaliers,

établissements scolaires

). (…)

Quand on pense à la progression des demandes pour les écoles privées et les délais de plus en plus longs pour obtenir un rendez-vous dans les services de l'Assistance Publique, on se demande vraiment ce que vont devenir les services publics quand les départs à la retraite ne seront remplacés qu'à moitié. (…) »

Ministère Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales

Ministère

Ministère Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales
Ministère Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales

Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales

Police

En réponse au désir exprimé par Nicolas Sarkozy de rendre la police « plus efficace »

Ce qu’il faudrait faire tout de suite

Tenir compte des suggestions pratiques contenues dans les trois contributions les plus populaires du site (concernant les questions de police). Elles semblent impossibles, trop lourdes à mettre en oeuvre ? Et si, justement, cela devenait possible en début de quinquennat ?

Le mode d'emploi des internautes

COMMENCONS, PAR UNE PROPOSITION EST ARRIVÉE EN TÊTE DES VOTES SUR LE SITE, TOUTE CATÉGORIES CONFONDUES…

Les gardiens de la république, 40 ans, France, Citoyens - le 22/04/2007 18:21:53 Toutes les notions de prévention, de proximité et de police de quartier font l’unanimité des citoyens républicains mais ne sont, pour les politiques, que le cache-misère de leur impuissance à rétablir la République et la sécurité dans des cités ghettoïsés, des îlots communautaires que l’on baptise « quartiers ». Or, de quoi nous plaignons-nous, puisque nous avons la police la plus nombreuse d’Europe, des policiers recrutés à des niveaux élevés puisque le niveau du concours de gardien de la paix interdit tout accès à la « racaille » et aux analphabètes de banlieue ? Pourtant, à la Libération ces postes étaient accessibles à ces mêmes types de population rejetée aujourd’hui.

Candidats à la Présidence de la République vous voulez rendre la police plus proche de nous et faire respecter la République ? Prenez donc en compte ce qui suit :

1 – L’Omerta dans les quartiers :

Qui parle, ou qui a été vu parlant à un policier est « socialement mort ». Les seuls visiteurs des Commissariats des quartiers dits sensibles sont les seuls plaignants, et encore, la peur est également présente dans ces cas de figure. Le seul avantage de cet absentéisme est de faire baisser les statistiques de la délinquance. Alors, comment rétablir le contact des citoyens avec la Police ? Madame ou Monsieur le (la) futur(e) Président(e) soutiendrez-vous votre Ministre de l’Intérieur quand il négociera avec les syndicats de police le retour dans les commissariats des citoyens qui viendront retirer leurs cartes d’identité ou passeports, leurs convocations que les différentes administrations (finances, sécurité sociale, etc…) auront demandé au Commissariat de faire parvenir à leurs destinataires ?

Bien sûr ce sont des tâches qui ont été déclarées « indues » en leur temps, mais comment

renouer un dialogue avec la population des exclus sans leur faire courir le risque d’être considérés comme des « balances ».

Ce procédé indirect qui permettait et facilitait le dialogue, existait également à la Libération

2 La présence visible des policiers pour la prévention

Pour faire simple, savez-vous que pour assurer la présence de 10 policiers, vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept dans votre quartier, il vous faut un effectif de 70 policiers ? Votre futur Ministre de l’Intérieur osera-t-il renégocier avec les syndicats un redéploiement ou un réajustement des temps de récupération pour les temps de service effectués la nuit, les week- ends, ou en dépassement d’horaires ?. Faute de quoi, pour assurer une présence minimum sur le terrain, la seule solution est une augmentation régulière et sans fin des effectifs

Oserez-vous ? Vous voulez rendre la police de proximité visible. Oserez-vous remettre les gardiens en uniforme sur leurs trajets domicile-commissariat ? (la plus grande difficulté dans la construction des locaux de police étant de prévoir de grandes surfaces pour accueillir les vestiaires des policiers). A la Libération, toujours, les agents pouvaient justifier leur dénomination de gardiens de la paix car ils sillonnaient les rues en uniforme pour rentrer chez eux à pied ou dans les transports en commun.

Police de proximité vraiment ? Négocierez-vous avec les maires et les bailleurs sociaux, l’attribution de logements, éventuellement en co-location, pour les policiers célibataires, auprès ou dans les cités considérées à risques ? et pour les autres, des logements pour leur famille, dans la circonscription même de leur affectation ? Oserez-vous faire coïncider le temps de la présence policière avec le temps où se commettent les actes de délinquance ? Trouverons-nous autant de policiers dans nos rues de 20 heures à 8 heures le lendemain, que de 8 heures à 20 heures dans la journée ?

3 Et la répression ?

Elle ne peut s’exercer, utilement, que grâce à l’adhésion d’une population rassurée, ramenée dans les sentiers de la République et qui pourra désigner sans risques ceux qui la maintienne actuellement dans l’acceptation d’une loi qui n’est pas la nôtre ni la leur. La répression pourra alors s’appliquer exactement là, où et quand il le faut, par des enquêteurs spécialisés et discrets, évitant ainsi des déploiements de force aussi spectaculaires qu’inefficaces.

Oserez-vous passer à l’acte ?

P.S.- A l’intention des quelques futurs nouveaux policiers de proximité qui vont hurler à la pénibilité de leur profession, personne ne vous a forcé à devenir flic.

Hervé, 50 ans, Près du chateau de ma Reine, policier - le 17/05/2007 22:12:06 La police de proximité existe. Elle se nomme Police Municipale. C'est d'ailleurs cette piste qu'il convient d'explorer car la France qui est le pays qui compte le plus de membres des forces de l'ordre par rapport aux nombres d'habitants ne peut encore et toujours avoir plus de policiers. En dehors du renforcement des polices municipales quel est le concept actuel. Ce concept est l'existence d'une sécurité de proximité avec une sectorisation, les commissariats étant le poste de commandement du secteur. Comment améliorer le dispositif actuel ? Tout simplement en réformant en profondeur l'ensemble de la police nationale qui regroupe de nombreuses directions alors que le concept de police de proximité en concerne que les unités territorialisées de la sécurité publique.

Comment faire une telle réforme : En auditant toutes ces Directions et en se posant la question de l'externalisation de certaines de leurs fonctions. A-t-on besoin de policiers formateurs ? A-t-on

besoin de policiers informaticiens ? A-t-on besoin de policiers logisticiens ? En se posant la question de l'utilité des Directions. A-t-on besoin de directions différentes traitant du même problème ? (Exemple : la DST et les RG voire la PJ pour traiter du terrorisme) A-t-on besoin de 61 Compagnies de CRS alors que les Gendarmes Mobiles travaillent dans le même coeur de métier (Le maintien de l'ordre) et que les heures consacrées à cet emploi se réduisent chaque année ? En se posant la question du besoin des populations qui veulent à la fois avoir des policiers dans les commissariats pour les recevoir, avoir des policiers en tous lieux et à toute heure pour les protéger et dans le cadre de la proximité avec un contact avec les policiers. (Et je n'évoque pas

les policiers référents bureaux de poste, buralistes, transporteurs de fond, écoles, etc

La police de proximité prend sa source au Canada. Elle tend à rapprocher la police de la population et de ses problèmes par un maillage et une prise de contact systématique. Ce concept

a été importé par les politiques français avec une méthode à la française. Sans réforme de fond de la police et sans moyens matériels, financiers et humains. Elle a conduit à une hausse très importante de la délinquance puisque supprimant des postes d'investigation et transformant les policiers en "gentils animateurs de quartiers" Que faut-il faire alors ?

- Réformer la police nationale. Gagner des effectifs n'effectuant pas des missions de police.

Dissoudre la moitié des CRS pour gagner des effectifs. Créer une police de la route. Revoir le

maillage territorial.

- Développer les polices municipales. Leur donner des missions de police de proximité. Les faire

coopérer avec la police nationale.

- Augmenter les effectifs de la sécurité de proximité. Créer les groupes de sécurité de proximité

qui existent dans le concept actuel mais ne sont pas déployés faute d'effectif. Un GSP est censé travailler dans des lieux et aux heures identifiées comme étant les plus sensibles. Mais aussi

- Cesser de recruter des éducateurs auto-proclamés ou conciliateurs ou "grands frères" et recruter

des éducateurs formés et ayant le sens de l'état et de l'intérêt du pays.

- Lutter contre l'immigration irrégulière notamment africaine, la polygamie et les trafics en tous genres par une politique ferme en la matière.

- Faire agir les services sociaux dans une cartographie des zones posant problème, un

recencement exhaustif de la population et une détermination famille par famille du soutien nécessaire.

- Lutter contre toutes les formes de discrimination mais aussi abolir l'assistanat sans contrepartie.

- Renforcer la mise en oeuvre "d'écoles de la deuxième chance" et lutter efficacement contre

l'absentéisme scolaire.

)

Et pour répondre plus directement à vos questions :

- Augmenter le salaire des policiers.

- Fidéliser les policiers dans les secteurs difficiles par des incitations financières et le décloisonnement de leurs années de bonifications indiciaires.