Vous êtes sur la page 1sur 1

La Chambre des Conseillers adopte le projet de Loi de Finances 2001 Consensus autour d’une croissance durable La

Chambre des Conseillers a adopté vendredi soir à la majorité le projet de loi de Finances au titre de l’année 2001. Lors d’une séance plénière sous la
présidence de Mustapha Okacha, président de la Chambre, 78 membres ont voté en faveur du projet de loi (22 contre et une seule abstention), presenté en
novembre dernier devant la Chambre par le ministre de l’Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme, Fathallah Oualalou. Pour les groupes
de la majorité, ce projet se base sur une stratégie qui s’inspire des hautes orientations Royales, de la déclaration gouvernementale, de la charte de bonne
gouvernance et du plan d’action à court terme établis par le gouvernement ainsi que du plan quinquennal 2000-2004 en plus de la circulaire d’orientation du
Premier ministre adressée aux membres du gouvernement et fixant les grandes lignes du projet de loi. Le projet de loi de Finances, selon la majorité,
présente un ensemble d’initiatives, de choix et de mesures visant à traiter les effets issus d’une situation économique complexe, et à répondre aux nécessités
de cette étape transitoire. Apres un examen détaillé du projet, les groupes de la majorité estiment que le budget vise à jouer un rôle en matière de lutte
contre les contraintes et de mise à niveau dans les domaines sociaux, soulignant que le projet de loi de Finances a pris en compte les difficultés auxquelles
fait face l’économie marocaine, résultat de la hausse des prix du pétrole, la baisse de la valeur de l’euro et de l’endettement de l’Office chérifien des
phosphates en plus du phénomène de la sécheresse. Le projet a également pour objectif notamment la consécration de la dimension sociale et le soutien du
monde rural et de se pencher sur "le traitement de dossiers relatifs aux droits de l’Homme dans le cadre de la réconciliation avec le passé de manière
équitable et civilisée". Pour les groupes de l’opposition, ce projet de loi, à l’instar des trois autres issus du gouvernement de transition "ne contient pas de
mesures permettant d’attirer les investissements ou de renforcer les structures des entreprises ou encore d’améliorer la situation des différentes couches
sociales", à l’exception de quelques mesures fiscales, qui elles-mêmes ignorent les problèmes structurels de certains secteurs. Le gouvernement se devait
"d’élaborer un projet complémentaire de révision de la fiscalité au Maroc pour le présenter au Parlement sous forme de code de la fiscalité permettant aux
acteurs économiques et aux investisseurs marocains et étrangers d’avoir une vision claire. Cette réforme doit s’inscrire dans le cadre d’un ensemble de
réformes structurelles de l’économie nationale", poursuivent-ils. Selon eux, le gouvernement a ignoré les revendications urgentes et les grandes priorités
pour s’intéresser aux équilibres financiers, ajoutant que le budget compte sur les recettes exceptionnelles provenant de la privatisation de 30 % de IAM, des
recettes déjà prises en compte dans le projet de loi de Finances des six derniers mois mais sans succès, faisant part de sa crainte "qu’un tel scénario se
répète de nouveau". A noter que la Chambre des Représentants a adopté le 17 novembre dernier le projet de loi de Finances à la majorité (111 pour et 40
contre).

Le matin du Sahara et du Maghreb Dimanche 17 Décembre 2000 - N° 10.923