Vous êtes sur la page 1sur 74

Document Technique d’Application

2/13-1581

Annule et remplace l’Avis Technique 2/10-1421

Edition corrigée du 28 janvier 2015

Locaux agro-alimentaires et frigorifiques

Panneau Sandwich Métallique

Metal faced sandwich panel

Sandwich-Element mit Metalldeckschichten

Panneaux LA

Relevant de la norme

NF EN 14509

Titulaire :

Société DAGARD Route du Stade FR-23600 Boussac

Tél. : 05 55 82 40 00 Fax : 05 55 65 10 00 E-mail : info@dagard.com Internet : http://www.dagard.com

Usine :

Société DAGARD

FR-23600 Boussac

Distributeur :

Société DAGARD

FR-23600 Boussac

Commission chargée de formuler des Avis Techniques

(arrêté du 21 mars 2012)

Groupe Spécialisé n° 2

Constructions, Façades et Cloisons Légères

Vu pour enregistrement le 17 février 2014

Légères Vu pour enregistrement le 17 février 2014 Secrétariat de la commission des Avis Techniques CSTB,

Secrétariat de la commission des Avis Techniques

CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2

Tél. : 01 64 68 82 82

-

Fax : 01 60 05 70 37

-

Internet : www.cstb.fr

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB (http://www.cstb.fr)

CSTB 2015

Le Groupe Spécialisé n° 2 «Constructions, Façades et Cloisons Légères» de la Commission chargée de formuler les Avis Techniques, a examiné, le 24 septembre 2013, le procédé d’enveloppe de locaux agro-alimentaires et frigorifiques Panneaux LA, présenté par la Société DAGARD. Le présent document, auquel est annexé le Dossier Technique établi par le demandeur, transcrit l’Avis formulé par le Groupe Spécialisé n° 2 "CONSTRUCTIONS, FACADES ET CLOISONS LEGERES", sur les dispositions de mise en œuvre proposées pour l’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi visé et dans les conditions de la France Européenne.

1. Définition succincte

1.1 Description succincte

Le procédé est destiné à la réalisation de parois verticales et de cloi- sons, non porteuses et de plafond de locaux agro-alimentaires et frigorifiques, à partir de panneaux sandwiches à parements en tôle d’acier et âme isolante en mousse de polyuréthane ou de polyisocya- nurate.

Le raccordement longitudinal entre panneaux est obtenu par emboîte- ment des rives.

L’ossature porteuse peut être extérieure ou intérieure aux locaux.

Les panneaux ont les dimensions suivantes :

Epaisseurs standards : 40, 60, 80, 100, 120, 140, 160, 180, 200, et 220 mm.

Longueur maxi : 13 m.

Largeur utile : 1,16 m.

Épaisseurs des tôles en acier (planes ou légèrement nervurées) :

0,75 ; 0,63 ou 0,50 mm pour les tôles d’acier soit galvanisé, préla- qué ou plasté, soit Aluzinc selon l’Evaluation Technique Préalable de Matériau 2/11-1437,

0,80 ou 0,60 mm pour les tôles d’acier inoxydable prélaqué ou non.

1.2 Mise sur le marché

Le produit Panneau LA fait l’objet d’une déclaration des performances établie par le fabricant sur la base de la norme NF EN 14509.

1.3 Identification

Une étiquette est placée sur le colis. Elle est détaillée au § 6.1 du Dossier Technique.

2. AVIS

2.1 Domaine d’emploi accepté

Locaux agro-alimentaires et frigorifiques à température positive ou négative dont l'utilisation est définie pour les classes d'ambiances Ai1 à Ai6 selon le DTU 45.1.

Le domaine d’emploi est limité à des bâtiments de hauteur inférieure ou égale à 15 m et à des dépressions normales de vent (0,3q), infé- rieures ou égales à 25 daN/m² en plafond selon le DTU 45.1.

Les utilisations du procédé dans les bâtiments relevant du code du travail dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 m du sol sont exclues du domaine d’emploi.

L’emploi du procédé est possible en zones sismiques selon les prescrip- tions du paragraphe 2.2 ci-après.

2.2

Appréciation sur le procédé

2.21

Aptitude à l’emploi

Stabilité

Les panneaux ne participent pas à la stabilité générale des bâtiments. Elle incombe à l'ouvrage qui les supporte.

L'espacement entre lisses ou poteaux, déterminé cas par cas selon le § 8 du Dossier Technique, en fonction des efforts de vent appliqués, en tenant compte d’une part de la résistance en flexion des panneaux et d’autre part de la résistance des organes de fixation, permet d'assurer convenablement la stabilité propre des panneaux.

Sécurité en cas de chocs sur parois verticales

Elle est normalement assurée.

Sécurité en cas de séisme (cf. § 2.1)

Le procédé est considéré au sens du § 4.4.3.2 de l’Eurocode 8, comme un élément non structural ductile.

Selon la nouvelle réglementation sismique définie par :

le décret n° 2010-1254 relatif à la prévention du risque sismique,

le décret n° 2010-1255 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français,

l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite «à risque normal»,

le système de locaux agro-alimentaires et frigorifiques PANNEAU LA peut être mis en œuvre, en respectant les prescriptions du Dossier Technique, sur charpente métallique, bois et béton avec insert métal- lique, de bâtiments :

de catégorie d’importance I, II, III et IV, situés en zone de sismicité 1 (très faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E,

de catégorie d’importance I et II, situés en zone de sismicité 2 (faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E.

de catégorie d’importance I, situés en zone de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne) sur des sols de classe A, B, C, D et E,

Lorsque les panneaux de parois sont maintenus par fixations traver- santes visibles :

vis autoperceuses ou autotaraudeuses (cf. fig. 6 de l’Avis Technique

2/10-1421),

fixation directe par douille sur tige filetée (cf. fig. 7 de l’Avis Tech- nique 2/10-1421),

et lorsque, sont mis en œuvre des dispositifs complémentaires permet- tant de reprendre les efforts sismiques horizontaux appliqués aux panneaux de plafonds maintenus par douilles ou Té, en respectant l’annexe du dossier technique, le système de locaux agro-alimentaires et frigorifiques PANNEAU LA peut être mis en œuvre, sur charpente métallique, bois et béton avec insert métallique, de bâtiments :

de catégorie d’importance III et IV 1 , situés en zone de sismicité 2 (faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E,

de catégorie d’importance II, III et IV 2 , situés en zone de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne), sur des sols de classe A, B, C, D et E.

En application du Guide sur les Eléments Non Structuraux :

les parois situées à moins de 3,5m du sol et de masse surfacique inférieure à 25daN/m² ne nécessitent pas de justification particulière en zone de sismicité 1 à 4 pour bâtiments de catégorie I à IV sur sols de classe A à E.

les plafonds fixés par système d’accroche rigide, conformément à l’annexe A, situés à moins de 3,5m du sol et de masse surfacique inférieure à 25daN/m² peuvent être mis en œuvre en zone de sismi-

cité 1 à 4 pour bâtiments de catégorie I à IV sur sols de classe A à

E.

Sécurité en cas d’incendie (cf. § 2.1)

Elle est à examiner, cas par cas, en fonction de la destination des ouvrages réalisés.

La masse combustible de l'âme en mousse de polyuréthanne exprimée en Méga Joule par mètre carré et centimètre d'épaisseur est :

M c = 10,8 MJ/m 2 .cm

Le classement de réaction au feu des panneaux doit être attesté par un procès-verbal d’essai en cours de validité.

Les panneaux sandwich dont la dénomination est précisée par la fiche jointe en annexe de l’Avis, peuvent être utilisés en bardage de locaux classés en Etablissement Relevant du Public (ERP).

Ces panneaux sandwich doivent :

Recevoir le marquage du numéro d’Avis Technique : 2/1X-xxxx.

Etre fixés par des dispositifs métalliques traversants (ex : fixation par vis autotaraudeuses ou autoperceuses).

Ces fiches ne sont valables que dans les conditions suivantes :

1 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

2 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

L’identification des panneaux doit correspondre à celle prévue par la fiche.

La constitution des panneaux respecte les données des rapports de classement de réaction au feu mentionné par la fiche.

Est exclue l’utilisation dans les ERP des panneaux LA :

dont l’épaisseur est supérieure ou égale à 120 mm,

dont les parements métalliques reçoivent une laque autre que du polyester 25 μm.

Dont la mousse de polyuréthane n’est pas la mousse 2008/1.

Isolation thermique

Les bâtiments équipés de ce procédé doivent faire l’objet d’études énergétiques pour vérifier le respect des réglementations thermiques existantes, pour les bâtiments neufs et existants selon le cas.

Ces études doivent tenir compte des caractéristiques de ces procédés, données au § 3.4 et aux tableaux 3 et 3 bis du Dossier Technique et listées ci-après :

Le coefficient de transmission surfacique global de la paroi, U P

(en W/(m² .K)) et le coefficient linéique Ψ j (en W/(m.K)) dû aux emboitements.

La conductivité thermique :

de la mousse polyuréthane 2008/1 constituant les panneaux de 0,026 W/(m.K).

de la mousse polyuréthane 2010/2 et de la mousse de polyiso- cyanurate PIR 2011/2 constituant les panneaux de 0,032 W/(m.K) (valeur forfaitaire).

Il convient de tenir compte des déperditions dues aux points singuliers de l’ouvrage, notamment en pied de paroi et en encadrement de baie.

Isolement acoustique

On ne dispose pas d'éléments d'évaluation relatifs à l'affaiblissement acoustique vis-à-vis des bruits aériens extérieurs et à la réverbération des bruits intérieurs.

S’il existe une exigence applicable aux bâtiments à construire par ce procédé, la justification devra être apportée au cas par cas.

Prévention des accidents

Elle nécessite de s'assurer de la stabilité des ouvrages en cours de montage et d'équipement des locaux et des précautions liées à la manutention d'éléments de grandes dimensions.

Etanchéité à l’air et à l’eau

Elle peut être considérée comme normalement assurée pour le do- maine d'emploi accepté.

Données environnementales et sanitaires

Il existe une FDES mentionnée au paragraphe C1 du Dossier technique Etabli par le Demandeur pour ce procédé. Il est rappelé que les FDES n’entrent pas dans le champ d’examen d’aptitude à l’emploi du procé- dé.

2.22 Durabilité - Entretien

Les matériaux utilisés pour la fabrication des éléments et leur mise en œuvre ne présentent pas d’incompatibilité.

L’adhérence âme-paroi et la stabilité dimensionnelle de l’âme sont satisfaisantes.

Les chocs de corps durs de conservation des performances selon la norme P 08-302 provoquent sur les tôles des empreintes risquant d'endommager l'aspect de la façade sans toutefois altérer le revête- ment protecteur.

En cas de rayures ou chocs altérant les parois, il convient de procéder dès que possible à leur réparation, notamment pour les aciers galvani- sés laqués en ambiance humide et extérieure.

La durabilité des parois extérieures est, avant rénovation, supérieure à une dizaine d’années.

Les garnitures d’étanchéité des joints intérieurs en mastic nécessitent une surveillance périodique et un entretien régulier, notamment dans le cas de locaux avec nettoyage intensif ou forte agressivité (am- biances Ai4 à Ai6).

La durabilité d'ensemble peut être considérée comme équivalente à celle des locaux agro-alimentaires ou frigorifiques traditionnels.

Après séisme, la réfection des locaux pourra être rendue nécessaire ; cette potentialité de réfection doit être prise en compte par le maître d’ouvrage.

2.23 Fabrication

La fabrication des panneaux est effectuée en continu par la Société DAGARD qui a mis en place des dispositions de fabrication et d’autocontrôles qui permettent de compter sur une suffisante cons- tance de la qualité.

Elle fait l’objet d’un suivi par le CSTB.

2.24 Mise en œuvre

La mise en œuvre est réalisée par la société DAGARD elle-même ou par des entreprises spécialisées et doit s'accompagner de précautions (transport, manutention, pose (cf. §8 du dossier du demandeur))

La Société DAGARD devra assurer son assistance sur le chantier au- près des entreprises de pose (à leur demande) notamment en cas de pose des panneaux à l’horizontale.

2.3

Cahier des Prescriptions Techniques

2.31

Conditions de conception

La structure porteuse des bâtiments peut être :

en acier, conformément aux normes NF EN 1993-1-1, NF EN 1993- 1-1/NA et NF EN 1993-1-3.

en bois, conformément aux normes NF EN 1995-1-1 et NF EN 1995- 1-1/NA. Dans ce cas, et pour les pannes supportant l’ossature des panneaux de plafond, les valeurs limites à prendre en compte pour les flèches sont celles figurant à l’intersection de la colonne «Bâtiments courants» et de la ligne «Éléments structuraux» du ta- bleau 7.2 de la clause 7.2 (2) de la NF EN 1995-1-1/NA.

en béton avec insert métallique de 60 mm minimum de large et 3 mm minimum d’épaisseur. conformément aux normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1992-1-1/NA

L'ossature porteuse des bâtiments devra être calculée conformément aux règles en vigueur sans tenir compte de la résistance propre des panneaux.

En cas d'utilisation d'une ossature secondaire pour la fixation des panneaux, on devra s'assurer de la résistance de cette ossature et de ses fixations.

Pour les locaux à température négative, les parements extérieurs doivent être de couleurs très claires selon la norme NF EN 14509

(75<RG<90).

Le choix du revêtement de la tôle intérieure devra être effectué en fonction notamment des activités qu'abritent les locaux et, le cas échéant, conformément aux indications du décret du 30 juillet 1980 relatif au stockage des denrées alimentaires et à la Directive 93/94/CEE du Conseil du 14 juin 1993 relatives à l’hygiène des den- rées alimentaires.

L’emploi du traitement anticorrosion du dispositif de fixation sera effectué conformément au DTU 40.35 et 43.3 pour la forte hygromé- trie.

L’accès au plafond s’il est prévu doit être limité à une personne, après avoir vérifié sa résistance tel que défini dans le Dossier Technique (cf. § 8.3). Tout autre accès ou utilisation devra nécessiter des disposi- tions spécifiques adaptées (passerelles, platelage …).

Pour les locaux avec température et humidité fixées et régulées, la pression de vapeur d’eau intérieure (mmHg) devra être précisée dans les DPM. Pour les locaux avec renouvellement d’air et humidité non fixée, le rapport W/n (g/m 3 ) devra être précisé dans les DPM.

2.32 Conditions de mise en œuvre

Les panneaux dont les rives auraient été endommagées au cours des manutentions devront être mis au rebut.

Les percements éventuels de panneaux devront être conçus et réalisés comme décrit dans le Dossier Technique de manière à évi- ter:

- des charges permanentes élevées sur les panneaux sans reprise des efforts à la structure,

- des transferts de vapeur d’eau (étanchéité à réaliser avec soin plus particulièrement du côté où la pression de vapeur d’eau est la plus élevée),

- les risques d’humidification des canalisations électriques.

La continuité des cordons de mastic assurant l'étanchéité à la va- peur dans les joints transversaux et dans les joints longitudinaux devra être réalisée avec soin.

Pour les locaux à forte et très forte hygrométrie et/ou avec tempé- rature et humidité fixée et régulée, il faut du point de vue de l’étanchéité à l’eau et à la vapeur d’eau, réaliser un traitement parti- culier comme décrit dans le Dossier Technique pour assurer au mieux l’étanchéité au droit de tous les points singuliers.

Comme pour tout local frigorifique ou agroalimentaire, des disposi- tions d’isolation de la toiture et/ou de ventilation du plénum doivent être prises pour rendre normal le risque de condensation sur les panneaux de plafond.

Conclusions Appréciation globale

L’utilisation du procédé Panneaux LA dans le domaine d’emploi accepté, est appréciée favorablement.

Validité

Jusqu’au 31 décembre 2016.

Pour le Groupe Spécialisé n° 2 Le Président D. ROYER

3. Remarques complémentaires du Groupe Spécialisé

Cette révision constitue la troisième révision du dossier Panneaux LA.

Dans

suivantes :

Fusion avec le DTA 2/12-1509 Panneau LA PIR.

Ajout de la mousse 2010/2 et suppression de la mousse 2005/1.

Ajout de la possibilité d’ossature intérieure.

la

présente

révision

ont

été

intégrées

les

modifications

Ajout de la possibilité de monter les panneaux à l’horizontale :

- en température positive avec ossature intérieure et extérieure

- en température négative avec ossature extérieure seulement.

Suppression de l’inox laqué PVDF.

Passage du S250GD au S280GD en gardant les mêmes perfor- mances mais modification des valeurs de déboutonnage prises en compte.

Intégration du modificatif sismique 2/10-1421*01 Mod.

Modifications des tableaux de charge en plafond pour prendre en compte les modifications incluses dans le cahier 3626-V3 hors pas- sage aux Etats Limites (notamment prise en compte du nouveau dimensionnement des fixations par Tés).

Mention de la FDES (non visée)

Ne sont visées dans le présent Avis, que les cloisons non porteuses. Les porte-à-faux maximaux des panneaux par rapport aux fixations d’extrémité sont donnés au § 8 du Dossier Technique.

Le domaine d’emploi du procédé est limité à des bâtiments de hauteur inférieure ou égale à 15 m et à des dépressions normales de vent (0,3.q) inférieures ou égales à 25 daN/m² en plafond selon le DTU 45.1.

En l’état des connaissances, les parois et plafonds de locaux agro- alimentaires restent dimensionnés aux charges admissibles.

Le procédé a été évalué vis-à-vis des sollicitations dynamiques et des déformations de structures maximales, définis par l’Eurocode 8.

Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 2 A. BAREILLE

Annexe

Fiche de domaine d’emploi selon le guide d’emploi des isolants combustibles dans les Etablissements Recevant du Public (ERP)

Fabricant :

DAGARD

Dénomination du panneau :

Panneau LA-LG

Utilisation :

Bardage

Epaisseur commercialisée (mm) :

40 – 100

Epaisseur autorisée en ERP (mm):

40 – 100

Code de formulation de la mousse :

2008/1

Epaisseur nominale minimale de la tôle d’acier du parement inté- rieur (mm) :

0,5

Classement de réaction au feu du panneau :

B-s2, d0

N° de rapport de classement :

RA08-0223 CSTB

L’utilisation de ce panneau sandwich de bardage est autorisée (cf. Avis favorable de la CCS du 5 janvier 2006) :

- dans les ERP des 3 eme , 4 eme et 5 éme catégories à simple rez-de-chaussée et non à sommeil, des types mentionnés dans le tableau ci-dessous,

- dans un volume unique a (délimité par des parois de bardage) répondant aux conditions minimales de surface au sol et de hauteur indiquées dans le tableau ci-dessous (cf. rapport LNE /CTICM du 30 septembre 2005).

 

Epaisseurs 40 – 100 mm

Type

 

H

min

S min (m²)

(m)

 

500

 

6

L

700

 

3

 

500

 

6

M

600

 

4

 

450

 

8

P

550

 

5

 

500

 

6

S

650

 

3

 

400

 

7

T

500

 

5

V

100

 

5

W

650

 

3

X

900

 

5

Y

400

 

5

a Si le volume unique comporte une ou plusieurs mezzanines ou des gradins, H min est déterminée à partir du point le plus haut accessible au public.

b On entend par Hmin la hauteur moyenne au sens de l’Instruction Technique 246.

Dossier Technique

établi par le demandeur

A. Description

1.

Principe

Le procédé est destiné à la réalisation de parois verticales et de cloi- sons, non porteuses et de plafonds de locaux agro-alimentaires et frigorifiques, à partir de panneaux sandwich à parements en tôle d'acier et âme isolante en mousse de polyuréthane ou de polyisocya- nurate.

Les températures intérieures des locaux sont comprises entre –40° C et + 40° C, avec une hygrométrie de faible à très forte et des am- biances Ai1 à Ai6 (Cf. DTU 45.1). Ces conditions climatiques définis- sent le traitement particulier des étanchéités et doivent être précisées dans les DPM.

Ces locaux abritent des activités variées où suivant les cas :

La gestion de l’air intérieur est réalisée soit par ventilation naturelle soit par régulation de la température et/ou de l’humidité.

Les activités génèrent des ambiances intérieures plus ou moins agressives.

Les conditions d’exploitation peuvent nécessiter éventuellement des contraintes d’hygiène et de nettoyage.

Indépendamment des contraintes d’agressivité et de nettoyage, on définit du point de vue hygrométrique :

Quatre types d’hygrométrie conventionnelle pour les locaux ventilés naturellement avec humidité non fixée en régime moyen pendant la saison froide :

- Faible : W/n 2,5 g/m 3 .

- Moyenne : 2,5 < W/n 5 g/m 3 .

- Forte : 5 < W/n 7,5 g/m 3 .

- Très forte : W/n > 7,5 g/m 3 .

Où :

- W est égal à la quantité de vapeur produite à l’intérieur du local exprimée en grammes par heure,

- n est le taux de renouvellement d’air exprimé en mètres cube par heure.

Quatre niveaux de pression de vapeur d’eau intérieure pour des locaux avec température ou humidité fixées et régulées :

- Moins de 5 mmHg.

- De 5 à 10 mmHg.

- De 10 à 15 mmHg.

- Plus de 15 mmHg.

L’ossature porteuse peut être intérieure ou extérieure aux locaux.

La pose des panneaux peut être réalisée à l’horizontale ou à la verti- cale.

Les configurations possibles sont reprises dans le tableau 1 ci-après

Tableau 1 – Configurations possibles pour la pose des panneaux LA

température

positive

négative

 

ossature

ossature

ossature

ossature

interieure

exterieure

interieure

exterieure

montage

oui,

     

vertical

possible

oui, usuel

non

oui, usuel

montage

oui,

oui,

 

oui,

horizontal

possible

possible

non

possible

La jonction entre panneaux est obtenue par emboitement type tenon mortaise des rives longitudinales.

Le système de locaux agro-alimentaires et frigorifiques peut être mis en œuvre sur charpente métallique, bois et béton, de bâtiments :

de catégorie d’importance I, II, III et IV, situés en zone de sismicité 1 (très faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E,

de catégorie d’importance I et II, situés en zone de sismicité 2 (faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E.

de catégorie d’importance I, situés en zone de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne), sur des sols de classe A, B, C, D et E,

de catégorie d’importance III et IV 3 , situés en zone de sismicité 2 (faible), sur des sols de classe A, B, C, D et E 4 ,

de catégorie d’importance II, III et IV 5 , situés en zone de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne), sur des sols de classe A, B, C, D et E 6 .

2. Matériaux et composants

2.1

Parement

2.11

Tôle d’acier prélaquée ou revêtue (XP P34-301)

Les parements peuvent être en tôle d'acier d'épaisseur 0,50 ; 0,63 ou 0,75 mm ; de nuance S280 GD minimum, galvanisée à chaud Z225, selon norme NF EN 10346. Ces tôles sont revêtues conformément à la norme NF EN 10169 et XP P 34-301, soit :

Recto

d'une laque polyester 15 µm (utilisation intérieure seulement),

d'une laque polyester 25 µm,

d'une laque PVDF 35 µm,

d’un film PVC contrecollé 120 µm,

d'un film colaminé en PET 55 µm (utilisation intérieure seulement).

Verso

Primaire époxy 4 à 6 µm.

Pour les faces extérieures de plafond, le parement peut être en Aluzinc de la société Galvalange, selon l’Evaluation Technique Préalable de Matériau 2/11-1437.

2.12 Tôle d’acier inoxydable

Les parements peuvent être en tôle d’acier inoxydable d’épaisseur 0,60 ou 0,80 mm, de nuance :

Recto

X5CrNi18-10 (désignation numérique: 1.4301) selon norme NF EN 10088-2. L’état de surface de ces tôles est soit :

- brossé avec un grain 220,

- revêtu d’un film PVC+PET.

- X2CrNiMo17-12-2 (désignation numérique: 1.4404) selon norme NF EN 10088-2. L’état de surface de ces tôles est brossé avec un grain 220.

Verso

Primaire époxy 4 à 6 µm ou brossage grain 60.

2.13 Film de protection

Les parois sont protégées, pendant les opérations de fabrication et de mise en œuvre, par un film protecteur en polyéthylène de 35, 50 ou 80 µm.

2.2 Ame

L'isolant est :

Une mousse de polyuréthanne obtenue par épandage en continu (référence 2008/1 et 2010/2), expansée au N-pentane.

Une mousse de polyisocyanurate obtenue par épandage en continu (référence PIR 2011/2), expansée au N-pentane.

Ses caractéristiques sont les suivantes :

Masse volumique : 40 +/- 5 kg/m 3 .

Conductivité thermique :

- Mousse 2008/1 : 0,026 W/(m.K) (selon décision du CTAT).

- Mousse 2010/2 et 2011/2: 0,032 W/(m.K) (valeur forfaitaire).

3 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

4 Cf. § 2.1 de l’Avis.

5 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

6 Cf. § 2.1 de l’Avis.

Résistance minimale en traction perpendiculaire selon norme NF EN 1607 : 50 kPa.

Résistance minimale en compression selon norme NF EN 826 (sous 10% d'écrasement) : 100 kPa.

Résistance minimale NF EN 14509: 80 kPa.

norme

en

cisaillement

selon

la

La masse combustible de l'âme en mousse de polyuréthanne expri- mée en Méga Joule par mètre carré et centimètre d'épaisseur est :

M c = 10,8 MJ/m 2 .cm

2.3 Garnitures d’étanchéité

Mastics pâteux en conditionnement pour l’extrusion ou en bandes préformées, à base de :

- butyl de la société Illbruck,

- polyuréthanne Perennator PU 904 de la société Illbruck.

Mastics

silicones

sous label SNJF, en conditionnement pour

l’extrusion :

- Rhodorsyl 3B, 7S, 8S et FIRESTOP FR55 de la société RHODIA,

- DC 798 de la société DOW CORNING.

Mousse souple à cellules fermées en polyéthylène (PE) réticulé, masse volumique nominale 50 kg/m 3 , sous forme de bande adhésive de dimension 6 x 3 mm.

2.4 Accessoires divers

Les organes de fixations désignés ci-après doivent être en conformité avec le NF DTU 40-35 (NF P 34-205-1) pour la compatibilité avec l’atmosphère extérieure et au NF DTU 43-3 P1-2 pour la compatibilité avec l’ambiance intérieure.

Brides en acier nuance S235 JRG2 selon NF EN 10025, bichromaté ép. 15 µm mini (cf. figure 3).

Douilles isolantes en polyamide référencée ZYTEL ST (Fig. 4), com- prenant une rondelle de part et d’autre en caoutchouc cellulaire SAPROCELL (cf. figure. 7).

Pièces de fixation et de serrage en acier protégé contre la corrosion.

Tiges filetées en acier protégé contre la corrosion ou inox A2, dia- mètre 8 et 10 mm.

Vis autotaraudeuses Ø 5,5 ou 6,3 mm ou autoperceuses Ø 4,2 à 6,3 mm, en acier protégé contre la corrosion.

Vis autotaraudeuses Ø 5,5 ou 6,3 mm en acier inox A2.

Rivets Ø 4,2 mm.

Ecrous et rondelles, soit en acier zingué, soit en acier inox A2.

Vis Ø 4,2 mm pour fixation de couture.

Té en aluminium EN AW 6060 T5, revêtu par une peinture époxy cuite au four, de conception DAGARD.

Té en polyester pultrudé marque GDP référence PR400 M1F1.

3. Caractéristiques des panneaux

3.1 Définition du panneau

La surface des parements est soit plane, soit légèrement nervurée, soit micro-nervurée.

Les nervures ont un pas de 116 mm et une profondeur de 0,6 mm (cf. figure 1). Les micro-nervures ont un pas de 58 mm et une profon- deur de 2 mm (cf. figure 1).

Les rives longitudinales sont profilées de manière à obtenir un emboî- tement mâle-femelle.

Les panneaux présentent en rives transversales :

soit 2 chants plans,

soit un chant plan en rive basse et un chant comportant une prédé- coupe de feuillure en rive haute pour les panneaux verticaux des enceintes négatives. Cette prédécoupe dépend de l’épaisseur des panneaux de plafond qui s’y encastrent et permet de réaliser la con- tinuité de l’isolation thermique.

3.2 Dimensions et tolérances

Epaisseurs : 40 - 60 - 80 - 100 (2 mm) - 120 - 140 - 160 - 180 - 200 et 220 mm (ep 100 mm 2mm, ep > 100mm 2%). Les panneaux d’épaisseur 40 mm sont destinés exclusivement au doublage des parois existantes. En aucun cas, ils ne sont exposés directement au vent.

Largeur utile : 1,160 ou 1,100 mm (2 mm).

Largeur hors tout : 1,180 ou 1,120 mm.

Longueur : 2,50 à 13 m (3m 5mm, >3m 10mm).

3.3 Poids des panneaux

Le tableau suivant donne le poids surfacique pour chaque épaisseur de panneau en fonction de la combinaison d'épaisseur de chaque pare- ment.

Tableau 2 – Poids des panneaux (en daN/m 2 )

   

Epaisseur

 

40

60

80

100

120

140

160

180

200

220

0,50/

                   

0,50

9,6

10,4

11,2

12,0

12,8

13,5

14,3

15,1

15,9

16,7

0,50/

                   

0,63

10,7

11,4

12,2

13,0

13,8

14,6

15,4

16,2

16,9

17,7

0,63/

                   

0,63

11,7

12,5

13,3

14,1

14,8

15,6

16,4

17,2

18,0

18,8

0,63/

                   

0,75

12,7

13,5

14,2

15,0

15,8

16,6

17,4

18,2

19,0

19,8

0,75/

                   

0,75

13,6

14,4

15,2

16,0

16,8

17,6

18,3

19,1

19,9

20,7

3.4 Performances thermiques

Les valeurs du coefficient de transmission thermique en partie cou- rante, en paroi ou en plafond, U C (W/(m 2 .K)) et du coefficient de dé-

perdition linéique j (W/(m.K)) en fonction de l’épaisseur sont données dans les tableaux 3 et 3bis ci-après.

Tableau 3 – Performances thermiques en paroi mousse 2008/1

Epaisseur

U

C

U

C

en mm

en paroi

en plafond

 

j

40

0,599

0,610

0,02

60

0,410

0,415

0,01

80

0,312

0,315

0,01

100

0,251

0,253

120

0,211

0,212

140

0,181

0,182

160

0,159

0,160

180

0,142

0,142

200

0,128

0,128

220

0,116

0,117

 

Coefficient de conductivité thermique de la mousse :

= 0,026 W/(m.K)

Tableau 3bis – Performances thermiques en paroi mousses 2010/2 et PIR 2011/2

Epaisseur

U

C

U

C

 

en mm

en paroi

en plafond

j

40

0.720

0.736

-

60

0.497

0.504

0,02

80

0.379

0.383

0,02

100

0.306

0.309

0,01

120

0.257

0.259

0,01

140

0.222

0.223

0,01

160

0.195

0.196

0,01

180

0.173

0.174

0,01

200

0.157

0.157

0,01

220

0.143

0.143

0,01

Coefficient de conductivité thermique de la mousse :

= 0,032 W/(m.K) (valeur forfaitaire)

La valeur forfaitaire pour une fixation traversante est : 0,01 W/K (fixation).

Le coefficient Up doit être calculé selon les règles Th-U, fascicule

parois opaques, d’après la formule suivante :

où :

U

p

=

U

c

 

j

L

p

 

n

A

U

C

est le coefficient de transmission thermique en partie courante du panneau,

j est le coefficient de déperdition linéique correspondant à l’emboîtement entre panneau,

L

p est la longueur d’emboîtement entre panneau,

n

A

est le nombre de fixations de la paroi,

est le coefficient de déperdition ponctuel correspondant à la fixation utilisée,

est l’aire de la paroi.

3.5 Caractéristiques déclarées dans le cadre du marquage CE

Les valeurs caractéristiques déclarées dans le cadre du marquage CE apparaissent au tableau 34 7 en fin de Dossier Technique.

4. Produits complémentaires

4.1 Profils en tôle d’acier

Fixation au sol: cornières et profils U en tôle d’acier nuance DX51D galvanisée Z225 selon norme EN 10346, ou en tôle inox.

Profils de fixation et/ou de finition: cornières, profils U et bavettes rejet d’eau en tôle d’acier prélaqué ou inox (cf. § 2.11 et § 2.12).

4.2 Profils en PVC

U de sol.

Congé d'angle avec semelle support.

Plinthe avec lèvres souples et fixations cachées.

U-plinthe avec lèvres souples et fixations cachées.

Chaque profil de finition est complété par un ensemble de pièces en plastique injecté (par exemple : rosace de congé d'angle, embout de plinthe, raccord d'angle intérieur et extérieur de plinthe, …).

5. Fabrication - Contrôles

5.1 Fabrication

Les panneaux LA sont fabriqués par la société DAGARD en son usine de Boussac (France – 23). La fabrication est conforme au e-cahier CSTB – Fascicule 3501 «Panneaux sandwich isolants à pare- ments métalliques – Conditions générales de conception et fabrica- tion».

La fabrication sur ligne en continu comporte les opérations suivantes :

déroulages des bobines de tôle,

pose des films de protection,

nervurage éventuel des parements,

profilage des rives,

chauffage des parements,

épandage de la mousse polyuréthane ou polyisocyanurate,

expansion et durcissement dans un conformateur,

coupe à longueur,

refroidissement,

empilage,

emballage.

5.2 Contrôles

Les autocontrôles de fabrication et leurs fréquences sont indiqués dans le tableau 4 en fin de dossier.

6. Marquage – Conditionnement - Stockage

6.1 Marquage

Une fiche d'identification est collée sur chaque colis et précise :

les références internes de la commande,

le numéro du colis,

les références client,

les références fournisseur,

le poids du colis,

les références et désignations des panneaux (dimensions, revête- ments, référence de la mousse),

7 Non visé par le Groupe Spécialisé dans le cadre de cet Avis.

le nombre de panneaux par référence,

la date de fabrication.

l’étiquette de marquage CE.

6.2 Conditionnement

Les panneaux sont emballés automatiquement en sortie de ligne. L'emballage standard comprend une plaque en polystyrène au-dessous et au-dessus des panneaux, reposant sur des plots en polystyrène expansé, le tout est enveloppé par un film étirable.

6.3 Stockage

Stocker les panneaux à plat sur leur palette d’origine.

Ne jamais stocker sur un sol meuble ou sujet à inondation.

Entreposer les panneaux de préférence dans un local sain, à l’abri de l’humidité et de la chaleur.

Si le stockage ne peut s’effectuer qu’au dehors, protéger les piles de panneaux par des bâches en toile ou en plastique en maintenant une aération.

Les conditions de stockage peuvent altérer l’adhésif du film de protec- tion des parements et nuire à son bon décollement.

Il est conseillé d’enlever le film de protection dans les délais suivants :

15 jours pour un stockage au soleil et aux intempéries sans protec- tion,

2 mois pour un stockage au dehors abrité par des bâches opaques,

6 mois pour un stockage à l’abri de la chaleur et de l’humidité.

7. Choix des panneaux

7.1 Revêtements intérieurs des panneaux

Le choix des revêtements intérieurs (parois en contact avec le local dont l’ambiance est définie de Ai1 à Ai6 conformément au DTU45-1) s’effectue selon le tableau 5 en fin de dossier. Le choix des parois extérieures s’effectue selon le tableau 6 en fin de dossier.

7.2 Garnitures d’étanchéité

Le joint entre les panneaux est défini en terme "d'étanchéité" et en terme de "finition" :

l'étanchéité est la capacité du système de joint à assurer la continui- té des parements dans leur rôle de pare-vapeur,

la finition est la capacité du système de joint à assurer l'esthétique et la nettoyabilité de la construction.

7.21 Principe de définition

Les conditions climatiques, les atmosphères (température et hygromé- trie) et les conditions de nettoyage des locaux de travail et de stock- age définissent les traitements particuliers des joints entre panneaux:

ils doivent limiter les transferts de vapeur d'eau et éviter la pénétra- tion d'humidité à l'intérieur des panneaux.

Les positionnements des différents joints d'étanchéité et/ou de finition sont représentés par la figure 2 ci-après.

7.22 Définition de la catégorie d’ambiance intérieure des locaux

Le tableau 7 classe en 4 catégories (A, B, C ou D) les locaux en fonc- tion de leur température et de leur hygrométrie (ou humidité relative HR). Ces catégories sont définies par rapport à des niveaux de pres- sion de vapeur d'eau.

Pression de vapeur d'eau :

A : p 5 mmHg,

B : 5 mm.Hg < p 10 mmHg,

C : 10 mm.Hg < p 15 mmHg,

D: p > 15 mmHg.

Pour une cloison séparant 2 locaux, on aura 2 catégories d'atmos- phères correspondant à chaque côté de la paroi.

Tableau 7 – Classe d’atmosphère interne du local

Température en °C HR  5  10  15  20  25 
Température en °C
HR
 5
 10
 15
 20
 25
 30
5%
10%
15%
20%
A
25%
30%
35%
40%
45%
B
50%
55%
60%
65%
C
70%
75%
80%
D
85%
90%
Non visé
95%
100%

7.23 Choix de l'étanchéité en fonction de l’ambiance

En fonction de la catégorie d'ambiance définie par local, on définit les dispositions d'étanchéité à l'aide des tableaux suivants.

Cloisons intérieures

Le tableau 8 est symétrique, il n'y a pas de priorité dans le choix des locaux L1 et L2.

Tableau 8 – Traitement de l’étanchéité des parois en cloison

   

Local L2

 

A

B

C

D

   

L1: silicone

L1: silicone

L1: silicone

L1: silicone

A

L2: silicone

L2: silicone

L2: butyl

L2: butyl

 

L1: silicone

L1: silicone

L1: silicone

L1: silicone

Local L1

B

L2: silicone

L2: silicone

L2: butyl

L2: butyl

 

L1: butyl

L1: butyl

L1: butyl

L1: butyl

C

L2: silicone

L2: silicone

L2: butyl

L2: butyl

   

L1: butyl

L1: butyl

L1: butyl

L1: butyl

D

L2: silicone

L2: silicone

L2: butyl

L2: butyl

Parois extérieures

Tableau 9 - Traitement de l’étanchéité des parois extérieures

 

Extérieur E

   

L1: silicone

A

E: butyl+(1)

 

L1: silicone

B

E: butyl+(1)

Local L1

 

L1: butyl

C

E: silicone

 

L1: butyl

D

E: silicone

(1) Un mastic silicone est nécessaire lorsque la face extérieure du local est directement exposée aux intempéries. Un mastic silicone peut être nécessaire sur le dessus des plafonds lorsque les combles ( ou plénums) sont en ambiance ou atmosphère humide.

7.24 Choix de la finition

Les conditions de nettoyage, les conditions atmosphériques et clima- tiques et la finition souhaitée définissent un traitement particulier du joint visible entre panneaux.

Tableau 10 - Choix de la finition

Etanchéité

Parement visible

 

demandée

     

Parement

     

(voir

 

Parement

Parement à

non-

à

l'extérieur

accessible

paragraphes

précédents)

Finition

l'intérieur

du

bâtiment

du

bâtiment

   

Tout type

 

Silicone

Silicone

Silicone (2)

de

nettoyage

Tout type

d'exposition

(2) (3)

 

Aucun joint

de finition

Nettoyage

occasionnel

Façade

protégée par

un bardage

 
 

selon des

 
 

méthodes

Façade soumise au vent protégée des eaux de ruisselement

Joint

et des

polyethylène

moyens

Aucun joint

Butyl

(PE) (1)

non-

agressifs

de finition

 

Nettoyage

 

sous

Façade

Silicone

pression

soumise aux

et/ou

intempéries

fréquent

(1) : le joint en mousse polyéthylène (PE) de finition est un joint posé sur site ou, à la demande, en usine.

(2) : le joint silicone est à la fois un joint d'étanchéité et un joint de finition.

(3) : la pose du mastic silicone est faite à l'avancement du montage des panneaux.

Selon les conditions de nettoyage :

 

le joint en mousse polyéthylène (PE) n'est utilisé qu'en cas d'entre- tien courant,

la finition en mastic de silicone est utilisée dans tous les autres cas (nettoyage non agressif, intensif ou très intensif).

Points singuliers

L'étanchéité au niveau des points singuliers, notamment les jonctions paroi – paroi ou paroi – plafond, est traitée de la même manière que l'étanchéité entre panneaux. Au minimum, cette étanchéité est réali- sée au mastic silicone.

7.3 Etanchéité des plafonds

Tous les panneaux doivent être mis en œuvre dans des bâtiments complètement fermés ou dans des bâtiments couverts avec une re- tombée de bardage, de façon à garantir hors d’eau le plafond de la construction isolante.

L’étanchéité prévue est une étanchéité à la vapeur d’eau et non une étanchéité à l’eau : en aucune manière, il ne doit y avoir de stagnation ou d’arrivée d’eau sur les plafonds. On veillera à assurer une isolation thermique suffisante de la toiture et/ou une ventilation adaptée du comble pour rendre le risque de condensations normal.

8. Mise en œuvre

La Société DAGARD offre la possibilité d’effectuer la pose par ses services ou de fournir une assistance technique sur le chantier, à toute entreprise spécialisée.

La mise en œuvre des panneaux de doublage LA 40 est identique à celle des autres épaisseurs (figure 19 ter). Les panneaux ne sont utilisés qu’en doublage de parois existantes, ils ne subissent pas les effets du vent.

La longueur du porte-à-faux des panneaux de paroi et la distance maximale des fixations à l’extrémité du panneau de plafond sont limitées aux valeurs données par le tableau 11 ci-après.

Tableau 11 – Longueur maxi du porte-à-faux

   

Epaisseur (en mm)

 

40

60

80

100

120 à 220

Longueur

         

maxi (m)

0,40

0,60

0,80

1,00

1,20

8.1 Résistance des fixations

Les charges admissibles des différentes fixations sont données par le tableau 12 en fin de dossier.

8.2 Charges admissibles en paroi verticale

Les critères pris en compte sont :

une flèche limitée à 1/200 ème de la portée,

un coefficient de sécurité de 2 vis-à-vis de la ruine,

un coefficient de sécurité de 1,5 vis-à-vis des déformations perma- nentes (pose des panneaux sur 3 appuis),

une résistance admissible des fixations indiquée au tableau 12.

Les charges admissibles normales en fonction des portées, épaisseurs, fixations, sont données dans les tableaux 13 à 22 en fin de dossier.

Les charges à appliquer aux parois sont :

une différence de pression entre intérieur et extérieur (par exemple, la valeur de tarage des soupapes d'équilibrage prise égale à 20 daN/m²),

une charge climatique de vent selon Règles NV65 modifiées.

Les Panneaux LA 40 sont des panneaux de doublage uniquement, ils ne supportent pas les charges externes de vent, ils sont stabilisés en tête sur le support qu’ils doublent (figure 26).

8.3 Charges admissibles en plafond

Les tableaux 23 à 32 de charges admissibles des panneaux de plafond ont été établis selon le e-cahier du CSTB 3626v2 de mai 2010 en prenant en compte les modifications prévues dans le e-cahier du CSTB 3626 V3 hors passage aux Etats Limites, en fonction des modes de pose (le poids propre de chaque panneau est déjà pris en compte) :

panneau sur 2 appuis posé sur Té ou fixé par douilles,

panneau sur 3 appuis posé sur Té en extrémité et fixé en intermé- diaire par douilles isolantes (la longueur du panneau correspond à 2 fois la portée).

Les Tés sont considérés soutenus par 4 suspentes ou plus.

L’utilisation de ces tableaux consiste à vérifier que la combinaison de charge considérée (S+P) ou (W+S+P) reste inférieure aux valeurs données en fonction de l’épaisseur et de la portée des panneaux sandwich.

Charge climatique W = charge due aux effets du vent normal selon DTU P 06-002 (NV 65), exprimée en daN/m 2 .

Charge d’exploitation S = Charge répartie due à la différence de pression de part et d’autre des parois, exprimée en daN/m 2 .

P = Charge répartie permanente due au poids d’un éventuel plate- lage, exprimée en daN/m 2 .

Les plafonds ne doivent pas être utilisés comme zones de stockage, temporaires ou définitives.

Les éléments lourds en comble (tuyauteries, centrales d’air, etc…) doivent être installés avant les panneaux. Les charges (évaporateurs, etc…) doivent être transférées à l’ossature du bâtiment. Les ouvertures éventuelles doivent être renforcées par des chevêtres.

Pendant les travaux de construction de l’ouvrage, toutes les zones de passage doivent être protégées par un platelage (par exemple, un contre-plaqué d’épaisseur 10 mm) après vérification de la résistance des panneaux.

En phase d’exploitation, les plafonds sont inaccessibles sauf pour des opérations de maintenance. L’accès est limité à une seule personne par plafond. Si une accessibilité est prévue sur les plafonds, la circula- tion doit se faire sur des passerelles ou caillebotis solidaires des char- pentes.

8.4 Choix des fixations en fonction des ambiances intérieures et extérieures

En fonction de la classe d'atmosphère interne du local (classe définie par le tableau 7) et ou de l'atmosphère extérieure (définie au tableau 6), le choix de la fixation est déterminé selon le tableau 12.

Les vis autoperceuses en acier protégé, avec rondelle d'étanchéité, sont utilisables pour les locaux à température strictement positive, pour les classes d'atmosphère intérieure A et B. Eventuellement, la tête de ces vis est complétée par un capuchon plastique. Ces vis sont utilisables pour tous les types d'atmosphères exté-

rieures, à l'exception des atmosphères marine, en bord de mer et mixte.

Les vis autotaraudeuses en acier inox, avec rondelle d'étanchéité, sont utilisables pour toutes les classes d'atmosphère interne, en température positive ou négative, et pour tous les types d'atmos- phères extérieures.

Les douilles isolantes avec rondelles d'étanchéité sont utilisables pour toutes les classes d'atmosphères internes, en température po- sitive ou négative, et pour tous les types d'atmosphères extérieures.

En température négative ou en atmosphères extérieures marine bord de mer ou mixte, la tige filetée, les rondelles et les écrous sont en inox. Pour tous les autres cas, la visserie est en acier protégé.

8.5

Principes de mise en œuvre en zone sismique

8.51

Zone de sismicité 1 (très faible), bâtiments de catégorie d’importance I, II, III et IV

Pour les bâtiments de catégorie d’importance I, II, III et IV, sur des sols de classe A, B, C, D et E, les prescriptions du présent dossier technique restent applicables sans changement.

Les panneaux de paroi peuvent passer devant un nez de plancher.

8.52 Zone de sismicité 2 (faible), bâtiments de catégorie d’importance I et II

Pour les bâtiments de catégorie d’importance I et II, sur des sols de classe A, B, C, D et E, les prescriptions du présent dossier technique restent applicables sans changement.

Les panneaux de paroi peuvent passer devant un nez de plancher.

8.53 Zone de sismicité 2 (faible), bâtiments de catégorie d’importance III et IV 8

Pour les bâtiments de catégorie d’importance III et IV 9 , sur des sols de classe A, B, C, D et E, les prescriptions du présent dossier technique restent applicables en respectant les prescriptions complémentaires suivantes.

Les panneaux peuvent passer devant un nez de plancher.

Traitement des parois

L’angle peut être constitué par deux panneaux découpés soit en usine, soit sur chantier, les panneaux étant indépendants les uns des autres et recouverts par un accessoire plié.

Les fixations des façonnés sont des vis de couture ou des rivets espa- cés de 500 mm maximum.

Traitement des plafonds

Les panneaux de plafonds sont maintenus par :

Fixation traversante directe par douilles (cf. fig. 7),

Té aluminium (cf. fig. 20),

Té polyester (cf. fig. 21),

tout en utilisant des dispositifs complémentaires permettant de re- prendre les efforts sismiques horizontaux en respectant les exigences de l’annexe du dossier technique.

Les Té support sont fixés aux panneaux sandwich à raison d’au moins 2 vis Ø 4,2 mm par largeur de panneaux.

Le couvre-joint métallique est également fixés aux panneaux sandwich à raison d’au moins 2 vis Ø 4,2 mm par largeur de panneaux.

Objets rapportés

La fixation d’objet directement sur un ou deux parements du panneau sandwich est exclue.

8.54 Zones de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne), bâtiments de catégorie d’importance I

Pour les bâtiments de catégorie d’importance I, sur des sols de classe A, B, C, D et E, les prescriptions du présent dossier technique restent applicables sans changement.

Les panneaux de paroi peuvent passer devant un nez de plancher.

8 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

9 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peu- vent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

8.55 Zones de sismicité 3 (modérée) et 4 (moyenne), bâtiments de catégorie d’importance II, III et IV 10

Pour les bâtiments de catégorie d’importance II, III et IV 11 , sur des sols de classe A, B, C, D et E, les prescriptions du présent dossier technique restent applicables en respectant les prescriptions complé- mentaires suivantes.

Les panneaux peuvent passer devant un nez de plancher.

Traitement des parois

Les panneaux sont fixés par vis en acier ou en acier inoxydable réfé- rencées dans le tableau 33 en fin de dossier technique.

L’angle peut être constitué par deux panneaux découpés soit en usine,

soit sur chantier, les panneaux étant indépendants les uns des autres

et recouverts par un accessoire plié.

Les fixations des façonnés sont des vis de couture ou des rivets espa- cés de 500 mm maximum.

Traitement des plafonds

Les panneaux de plafonds sont maintenus par :

Fixation traversante directe par douilles (cf. fig. 7),

Té aluminium (cf. fig. 20),

Té polyester (cf. fig. 21),

tout en utilisant des dispositifs complémentaires permettant de re-

prendre les efforts sismiques horizontaux en respectant les exigences

de l’annexe du dossier technique.

Les Té support sont fixés aux panneaux sandwich à raison d’au moins 2 vis Ø 4,2 mm par largeur de panneaux.

Le couvre-joint métallique est également fixé aux panneaux sandwich

à raison d’au moins 2 vis Ø 4,2 mm par largeur de panneaux.

Objets rapportés

La fixation d’objet directement sur un ou deux parements du panneau

sandwich est exclue.

9. Points singuliers

9.1 Joints entre panneaux

La réalisation des joints entre panneaux est identique en paroi et en plafond.

L'assemblage des panneaux entre eux s'effectue par emboîtement des

rives longitudinales et nécessite une opération de "serrage" effectuée

en cours de montage.

Les panneaux peuvent être superposés. La reprise du poids du pan- neau supérieur s’effectue par cornière d’appui sur une lisse intermé- diaire (figure 19 bis).

A la demande (pour locaux à température négative), les panneaux

peuvent être assemblés avec joints injectés in situ (figure 2 bis). Une réservation spécifique est faite en usine, un trou Ø14 est percé tous les 1 m, permettant l’insertion d’une canule pour l’injection de polyuré- thanne à partir du bas, obturation ensuite par bouchon PVC.

Suivant l'usage auquel est destiné le local, l'étanchéité est réalisée conformément aux prescriptions du paragraphe 7.2.

9.2 Assemblage des éléments

Les parois sont réalisées en panneaux montés soit à la verticale (cas usuel), soit à l’horizontale.

L’ossature support des panneaux est usuellement extérieure mais peut être également intérieure

Les configurations possibles sont indiquées au Tableau 1.

A

noter qu’en température négative, l’ossature est toujours extérieure

au

local.

9.21 Enceintes à température positive

Jonction sol-paroi verticale :

- Les panneaux reposent sur la tranche basse en montage vertical ou sur chant femelle en montage à l’horizontale, l'appui en pied s'effectuant sur profilés L ou U en tôle d'acier galvanisée ou inox (cf. figure 8) ou sur profilé U en PVC (cf. figure 9), fixés sur le sol, en écrasant des garnitures d'étanchéité constituées par des cor- dons de mastic.

10 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peuvent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

11 Cet Avis ne traite pas des mesures préventives spécifiques qui peuvent être appliquées aux bâtiments de catégorie d’importance IV pour garantir la continuité de leur fonctionnement en cas de séisme.

- La paroi extérieure est généralement protégée par une banquette en béton (cf. figure 10), le joint paroi/banquette est étanché par cordon de mastic et est coiffé d'une bavette rejet d'eau en tôle d'acier prélaquée ou inox, rivetée ou vissée dans la paroi.

- La paroi intérieure est protégée soit par une banquette en béton, soit par une plinthe en profilé PVC (cf. figure 11).

Jonction paroi-paroi en angle (cf. figure 12) :

- Une coupure thermique par enlèvement d'une bande du parement est réalisée sur la paroi en contact avec le chant de l'autre pan- neau.

- L'assemblage est réalisé par des cornières façonnées dans des tôles de même nature que les parois des panneaux.

- Tous les joints sont étanchés par cordons de mastic.

- Un profilé en PVC formant congé d'angle peut être rapporté à l'intérieur.

Jonction paroi-plafond :

- Mêmes dispositions constructives que celles de la jonction paroi- paroi.

- Les panneaux de plafond reposent sur les parois périphériques, dans la limite des porte-à-faux indiqués au paragraphe 8.

Raccordement paroi–paroi ou plafond-paroi (cf. figure 13)

- Une coupure thermique par enlèvement d'une bande du parement est réalisée sur la paroi en contact avec le chant du panneau de plafond.

- L'étanchéité est réalisée sur les faces interne et externe par un joint en mastic silicone.

- L'assemblage est réalisé par des cornières façonnées dans des tôles de même nature que les parois des panneaux. Eventuelle- ment, un profilé en PVC formant congé d'angle peut remplacer la cornière tôle à l'intérieur.

- L’ossature peut être intérieure ou extérieure

Particularités du montage à l’horizontale :

Le sens de montage obligatoire des panneaux est celui qui évite le risque d’entrée d’eau ruisselante (cf. Figure 23), c’est-à-dire forme « mâle » de l’emboitement en haut.

Les panneaux sont fixés à chaque extrémité dans les poteaux métal- liques ou béton à l’aide de vis adaptées, en nombre suffisant (à dé- terminer selon les efforts), inserts noyés demandés dans les poteaux bétons, avec une pince de 50mm minimum. (cf. Figures 29 à 32).

Les joints verticaux sont traités en fonction des ambiances concer- nées (façades extérieures, parois intérieures) (cf. Tableaux 8, 9 et 10) et de la position de l’ossature (cf. Figures 29 et 30 en ossature intérieure et cf. Figures 31 et 32 en ossature extérieure).

Un attention particulière doit être apportée au niveau du croisement et de la continuité des joints afin de bien assurer les 2 fonctions :

pare vapeur (mastic butyl éventuel en fond de feuillure et sous le couvre joint pare vapeur), étanchéité à l’eau (mastic silicone entre les panneaux et sous les couvre joints extérieurs) (cf. Figure 41)

Dans le cas d’une ossature intérieure, les poteaux de structure peuvent être isolés thermiquement sur toute leur hauteur (si les contraintes d’hygiène l’exigent) ou sur une hauteur d’environ 50cm en plenum au-dessus des plafonds (cf. Figures 42 et 43)

9.22 Enceintes à température négative

L’ossature support des panneaux est toujours extérieure.

Jonction sol-paroi verticale (cf. figures 14 et 15)

- Le sol intérieur est isolé, il est chauffant ou comporte un vide sa- nitaire.

- Les panneaux reposent sur la tranche basse, l'appui en pied s'ef- fectuant sur cornières en tôle d'acier galvanisée ou inox, fixées sur le sol, en écrasant des garnitures d'étanchéité constituées par des cordons de mastic.

- La barrière-vapeur du sol en polyane est relevée le long de la pa- roi extérieure des panneaux.

- La paroi intérieure peut également être protégée par une ban- quette.

- Le joint paroi/sol ou paroi/banquette est étanché par cordon de mastic et est coiffé d'une bavette rejet d'eau en tôle d'acier préla- quée ou inox rivetée ou vissée dans la paroi du panneau.

Jonction paroi-paroi en angle (cf. figure 16)

- L'un des panneaux est feuilluré sur chantier sur une valeur égale à l'épaisseur du panneau adjacent.

- De la mousse polyuréthanne est injectée entre les deux panneaux pour parfaire l'isolation.

- L'assemblage est réalisé par des cornières façonnées dans des tôles de même nature que les parois des panneaux.

- Tous les joints sont étanchés par cordons de mastic.

Jonction paroi-plafond (cf. figure 17)

- Le panneau de paroi verticale présente une feuillure, réalisée en usine ou sur chantier, d’une hauteur égale à l'épaisseur du pan- neau de plafond.

- Mêmes dispositions constructives que celles de la jonction paroi- paroi.

Raccordement paroi – paroi entre 2 locaux

- Une coupure thermique par enlèvement d'une bande du parement est réalisée sur la paroi en contact avec les chants des 2 pan- neaux contigus.

- Dispositions de réalisation des étanchéités identiques aux figures

12 et 16.

Raccordement paroi – plafond entre 2 locaux (cf. figure 18)

- Le panneau de paroi verticale présente une feuillure, réalisée en usine ou sur chantier, d’une hauteur égale à l'épaisseur du pan- neau de plafond (côté température négative).

- Dispositions de réalisation des étanchéités identiques aux figures

12 et 16.

Raccordement plafond sur paroi toute hauteur (cf. figure 19)

- Une coupure thermique par enlèvement d'une bande du parement est réalisée sur la paroi en contact avec le chant du panneau de plafond.

- Une fourrure polyuréthanne recouverte d’un profil tôle renforce l’isolation par le dessus du plafond.

- Mêmes dispositions de réalisation de l'étanchéité sur la face inté- rieure qu'en température positive.

Particularités du montage à l’horizontal :

-

Respecter les mêmes particularités que pour les températures positives mais avec en plus les attentions suivantes :

-

Traiter toutes les jonctions d’angle ou paroi plafond avec des em- brèvements et des injections PU in situ

-

bien assurer la fonction pare vapeur coté extérieur (chaud), par mise en place de joint butyl en fond de feuillure entre panneaux, couvre joints pare vapeur en bout des panneaux (avec cordons bu- tyl),et assurer la continuité entre les plans butyl. (cf. Figure 41)

9.23 Pose des panneaux de plafond (positif et négatif) sur Té (cf. figures 20 et 21)

Les rives des panneaux s’appuient sur un profil en Té, pultrudé en polyester ou extrudé en aluminium, suspendu à la charpente par un ensemble de chapes ou d'écrous spécifiques. Un profilé de liaison en tôle, fixé par vis sur les panneaux, assure la stabilité de l’ensemble. Des joints en mastic assurent l'étanchéité entre ce profilé de liaison et le parement supérieur des panneaux de plafond.

La continuité de l’isolation thermique entre les panneaux est assurée par l’injection in situ de mousse de polyuréthanne.

9.24 Joint de dilatation

Au droit d’un joint de dilatation, 2 cellules indépendantes sont créées, les structures, enceintes et assemblages étant distincts.

9.3 Traçages

Pour le traçage des découpes, il est préférable d’utiliser des marqueurs effaçables ou des craies grasses. L’utilisation du cordeau traceur est déconseillé car difficile à effacer. Tout emploi de crayon, stylo à bille ou autres moyens risquant de rayer les panneaux est à proscrire.

9.4 Découpes - Habillages

Tous les habillages de découpe et de raccordement d’angle sont de mêmes natures que les parois de panneaux. Toute découpe doit être habillée et étanchée de manière à la protéger de la corrosion et des infiltrations d’eau et de vapeur d’eau.

9.5 Percements

Pour les percements, il est préférable d’utiliser des matériels adaptés au perçage des métaux : forets, scies-cloches, scies à métaux, grigno- teuses et scies sauteuses. Les tronçonneuses, les burins, les ciseaux à bois et les pointerolles sont interdits. Toutes les précautions doivent être prises afin d‘éviter les rayures dues au glissement d’outils inadap- tés. Le dimensionnement et le positionnement des percements devront être précisément calculés pour éviter tout habillage inutile.

La protection des percements réalisés pour les passages de fluides (tuyaux) et les passages électriques (câbles, gaines) doit être traitée comme les découpes ci-dessus. Un fourreau doit protéger l’intégrité des éléments traversants et les propriétés de l’isolant (cf. figure 22).

Les portes et baies vitrées installées sur l’extérieur doivent être proté- gées des eaux de ruissellement sur la paroi par une casquette (cf. figures 24 et 25). Les efforts agissant sur les baies et portes sont reportés sur les lisses de fixation grâce à un dispositif de chevêtre dès que les dimensions du percement dépassent 400mm par 400mm.

9.6 Fixations d’accessoires (cf. § 2.4)

Les fixations par vis ou par rivets en pleine paroi sont à éviter et doi- vent rester exceptionnelles. Les collages avec du mastic polyuréthanne ou silicone, doivent être utilisés le plus possible pour fixer des élé- ments de finition ou de petits accessoires. Pendant la phase de poly- mérisation du mastic, le maintien en place de l’élément à coller peut être assuré par des bandes adhésives double-face.

D’une manière générale, il faut assurer l’étanchéité périphérique des éléments fixés sur une paroi (afin d’éviter l’infiltration et la stagnation de produits corrosifs entre l’élément fixé et la paroi).

9.7 Précautions en cours de chantier

Les panneaux DAGARD doivent être protégés contre tous les risques de choc provenant des engins de levage, des échafaudages, des surfa- ceuses et des raboteuses notamment.

L'utilisation d'engins à moteur thermique est déconseillée: leurs éma- nations de fumées grasses déposées sur les parements sont difficiles à éliminer.

Les embouts d’échelle, même caoutchoutés, doivent être protégés à l’aide de tampons en mousse, de chiffons de coton, fixés par tout moyen non métallique. Les échelles ne prendront appui que sur des parois définitivement fixées.

Lors des opérations de soudure, de meulage ou de tronçonnage, les panneaux DAGARD doivent être protégés contre tout contact de flammes et de matières en fusion par des écrans protecteurs. Les zones de projection d'éclats de métal doivent être efficacement proté- gées à l'aide de bâches. Les dépôts de limailles métalliques doivent être éliminés par aspiration ou lavage à l'eau claire. L'essuyage et le balayage sont interdits.

Les projections de mortiers, résines ou peintures peuvent être évitées par la pose d'adhésifs et de bâches. Toute trace doit être immédiate- ment éliminée à l'aide d'éponges humides ou de solvants compatibles avec les parements utilisés. Tout emploi de grattoirs ou d'abrasifs est formellement interdit.

9.8 Entretien de la paroi intérieure

Compte tenu de l’importance du nettoyage et de la désinfection à l’intérieur des locaux agroalimentaires, il est recommandé de concevoir le plan d’hygiène en tenant compte de la capacité des panneaux du point de vue résistance aux agents agressifs, risques de corrosion, tenue des garnitures, étanchéité aux jonctions et points singuliers.

La société DAGARD recommande de suivre le mode opératoire défini par le fabricant de produits nettoyants. En général, les critères sui- vants doivent être remplis:

pH compris entre 4 et 9,

respect du niveau de concentration,

temps de contact < à 30 minutes,

rinçage (selon DTU 45-1),

pression à la buse à 5 MPa,

température à 30° C (pointes à 50° C).

Nota

Le lavage haute pression ne permet pas en général d’obtenir le débit préconisé (2.000 à 3.000 litres/heure). En tout état de cause, il con- vient avec un jet haute pression de limiter la pression d’impact sur les panneaux. Ceci peut en général (jet plat à angle de 15° ou 25°) être obtenu par le maintien d’une distance de 40 cm entre la lance et le panneau, notamment au droit des joints silicone.

Un produit peut agresser légèrement au fur et à mesure de son utilisa- tion. Une agression progressive, même superficielle (perte de brillance, farinage par exemple), peut conduire à une porosité, voire une corro- sion.

Le choix des produits est fonction aussi bien de la nature des souillures rencontrées que des matériaux entrant dans la réalisation de la cons- truction, pour éviter les phénomènes de corrosion.

Il est recommandé, pour l’entretien des panneaux en tôle laquée, d’utiliser des produits chimiques dont le pH est compris entre 4 et 9 et qui ne contiennent aucun produit chloré.

Il est recommandé, pour l’entretien des panneaux en tôle inox, d’utiliser des produits qui ne contiennent aucun produit chloré.

Avant toute utilisation d’un nouveau produit, vérifier sur sa fiche tech- nique sa composition chimique, son pH, sa concentration ainsi que ses conditions d’utilisation (température, technique de mise en œuvre et fréquence).

Procédures de nettoyage recommandées

Il est nécessaire d’adapter la procédure de nettoyage aux besoins réels :

sur une surface fortement souillée :

-

prélaver les sols et les murs au jet d’eau chaude à la lance moyenne pression (2 à 3 MPa),

- nettoyer avec une solution automoussante appliquée avec un ca- non à mousse ou une centrale à mousse. Le temps d’application de cette mousse est de 15 à 30 minutes. Il est important de ne pas laisser sécher la mousse,

- rincer à la lance moyenne pression,

- désinfecter selon la méthode mousse avec un temps d’application de 20 minutes minimum,

- rincer le désinfectant à l’eau.

sur une surface faiblement souillée :

- prélaver les sols et les murs au jet d’eau chaude à la lance moyenne pression (2 à 3 MPa),

- nettoyer et désinfecter avec une solution automoussante appli- quée avec un canon à mousse ou une centrale à mousse. Le temps d’application de cette mousse est de 15 à 30 minutes. Il est important de ne pas laisser sécher la mousse,

- rincer le détergent désinfectant à l’eau.

En tout état de cause, il est formellement déconseillé de dépasser 5 MPa (50 bars) sous peine de créer un phénomène de brumisation où l’aérosol formé dans l’enceinte entretient la contamination après nettoyage, sans compter la dégradation plus rapide du revêtement des panneaux.

Des sociétés spécialisées dans le nettoyage et la décontamination sont à même de déterminer la meilleure procédure en fonction des impératifs industriels et de la longévité de la construction isolante.

Particularités du revêtement inox

Un nettoyage aux produits lessiviels (à condition qu’ils ne contien- nent pas de chlore), suivi d’un rinçage abondant à l’eau claire est généralement suffisant pour éliminer les salissures.

Par contre, l’usage des brosses dures, des laines d’acier ou des éponges métalliques pouvant rayer le métal, l’usage de produits abrasifs même très fins, l’application de produits cirants laissant un film gras sur les surfaces sont à proscrire.

Pour le séchage, il est conseillé d’utiliser des raclettes en caoutchouc employées pour les surfaces vitrées.

Paroi en tôle métallique prélaquée

Entretien courant : lavage à l’eau légèrement additionnée d’un agent mouillant suivi d’un rinçage à l’eau claire et d’un essuyage.

Réfection : la couche originale pouvant servir de primaire, nettoyage à l’eau additionnée d’un détergent actif, rinçage soigné, essuyage suivi d’un dérochage léger et d’un dépoussiérage avant l’application de la couche de réfection.

9.9 Maintenance des panneaux

Les détériorations affectant l’état de surface du parement ou la protec- tion de l’âme doivent être immédiatement traitées.

Chocs

Les enfoncements dus aux chocs sont réparables dans la mesure où il n’y a pas percement du parement, ni destruction de l’âme.

Pour la tôle prélaquée, ces réparations doivent être exécutées selon la procédure suivante :

- poncer légèrement la zone,

- dégraisser,

- appliquer un primaire époxy et mastiquer (utiliser un mastic car- rossier courant),

- appliquer une couche de finition appropriée à la nature du revê- tement, notamment, utiliser une laque polyester sur la tôle préla- quée polyester.

Dans le cas de chocs avec percement du parement et/ou rupture de l’isolant, consulter les services techniques DAGARD pour le rempla- cement des panneaux.

Rayures

Les procédures de réparations sont les mêmes que précédemment, sauf que le masticage n’est pas obligatoire.

De même, pour les défauts plus importants, consulter les services techniques DAGARD.

Corrosion

Il y aura lieu également de protéger, dés qu’elles sont décelées, les éventuelles amorces de corrosion provoquées par des projections de

La procédure de protection est iden-

tique à la procédure de réparation des chocs.

corps étrangers (limailles,

).

9.10 Maintenance des garnitures

Lorsque le mastic présente des attaques importantes par des moisis- sures, son efficacité antifongique ayant disparue au fil du temps, il convient de procéder à son remplacement. Un mastic silicone frais, déposé sur un mastic silicone déjà réticulé, de même nature, est possible dès lors qu'un nettoyage de surface a été soigneusement effectué à l'aide d'un solvant (tel que alcool à brûler).

La marche à suivre pour remplacer un joint silicone est la suivante :

dégager au cutter les parties les plus importantes, en prenant soin de ne pas détériorer le support,

enlever les traces restantes en les "ramollissant" à l'aide d'un sol- vant (de l'alcool à brûler convient parfaitement),

remettre un joint après évaporation du solvant.

B. Résultats expérimentaux

Essais de réaction au feu :

- Rapport de classement de réaction au feu LGAI Technological Center n° 11/2735-1044 sur panneau avec mousse PIR 2011/2.

- Rapport de classement de réaction au feu : Rapport CSTB n°RA10-0394 du 25 mai 2011 sur panneau avec mousse 2010/2.

- Rapport de classement de réaction au feu CSTB RA08-0223 sur panneau avec mousse 2008/1.

Essais de résistance sur Té aluminium : Rapport d'essai LERMES n° 2003.20 du 15 janvier 2004.

Essais de résistance sur Té polyester : Rapport d’essai CSTB n° ES 553 03 0123 du 17 février 2004.

Essais de flexion de panneaux LA120 à LA200 sur 3 appuis :

Rapport d'essai LGC/CUST n° 2004-SC-19-EF du 13 juillet 2005.

Rapport d’essai n°003712 2218210/1/1 du Bureau Véritas - essais de flexion sur le panneau LA du 10 septembre 2010.

Rapport d’essai n°003712 1/6064104/1/1 du Bureau Véritas - essais de flexion sur le panneau LA 40 du 24 septembre 2013.

Rapport d’étude 2007-01-EZ sur le comportement des systèmes de bardages simples et doubles-peaux en acier et panneaux sandwich à 2 parements en acier pour les bâtiments implantés en zone sismique (20 décembre 2007) du CUST, AFFIX (L.R. Etanco, Faynot, SFS Intec) et SNPPA (Isocab France, ArcelorMittal Construction France, Corus/Monopanel, Panelco et Dagard).

Rapport POLYTECH :

- n° S3P2A/AFFIX/C/2010/004 de juin 2011 : essai bidirectionnel sur panneaux LR fixés sur 2 appuis,

- n° S3P2A/AFFIX/C/2010/004 de juin 2011 : essai bidirectionnel sur panneaux LR fixés sur 3 appuis,

- n° S3P2A/AFFIX/C/2010/004 de juin 2011 : essai monodirection- nel sur panneaux LR fixés sur 2 appuis,

- n° S3P2A/AFFIX/C/2010/004 de juin 2011 : essai monodirection- nel sur panneaux LR fixés sur 3 appuis.

Rapport CSTB n° EEM 11-26028121 de juin 2011.

Rapport CSTB n° CLC 11-26028121-C de juin 2011.

Essais réalisés par le demandeur

Essais de flexion sur panneaux LA60 à LA200 : Rapport d'essais du

05 avril 2004, validé par Bureau Veritas.

Essais de flexion sur panneaux LA40 : Rapport d'essais n° 135/2004 du 28 octobre 2004.

Essais de flexion sur panneaux LA40 à LA120 : Rapport d'essais du

24 mai 2005.

Résistance des douilles isolantes : Rapports d’essais n° 108/86 - 110/86 - 113/86.

C. Références

C.1

Données environnementales et Sanitaires 12

Le procédé panneaux DAGARD LA fait l’objet d’une Fiche de Déclara- tion Environnementale et Sanitaire (FDES) conforme à la norme NF P

01-010.

Le demandeur déclare que cette fiche est collective et a fait l’objet d’une autodéclaration.

Cette FDES a été établie en décembre 2009 par le Syndicat National du Profilage des Produits Plats en Acier.

Elle est disponible sur le site www.inies.fr. Il y a lieu de se référer à cette FDES pour en connaître le domaine d’emploi.

Les données issues des FDES ont pour objet de servir au calcul des impacts environnementaux des ouvrages dans lesquels les produits (ou procédés) visés sont susceptibles d’être intégrés.

C.2

Autres références

L’ensemble des références avec le procédé DAGARD panneaux LA porte sur plus de 7 millions de m² de panneaux.

12 Non examiné par le Groupe Spécialisé dans le cadre de cet Avis.

Tableaux et figures du Dossier Technique

Tableau 4 – Autocontrôles de fabrication et fréquences

 

Contrôles

 

Fréquences

 

Contrôles à réception des matières

 

Réception des bobines de tôle : contrôle de la conformité de la commande, présence du certificat 3.1 NF EN 10204 à chaque livraison

   

Chaque livraison

 

contrôle de l'épaisseur de la tôle

 

contrôle de l'épaisseur du complexe laque + primaire + zinc (face vue)

 

contrôle de l'épaisseur du complexe primaire d'accrochage + zinc (face non vue)

 

contrôle de la couleur et de la brillance

 

Chaque bobine

 

Réception des composants de la mousse

 

contrôle, avant déchargement des camions et mise en stock, de l'aspect et de la température des produits et des documents de contrôle communiqués par le fournisseur (réactivité).

   

Chaque réception

 

Contrôles sur produits finis (panneaux)

Par série de fabrication (en épaisseur)

masse volumique du matériau d’âme

épaisseur

équerrage

longueur

largeur

aspect remplissage

planéité

Sur échantillons prélevés

 

Essais de résistance mécanique selon EN 14509

 

masse volumique : 40 ± 5 kg/m 3

1 fois par poste et à tout changement d'épaisseur

traction : mini 50 kPa

 

1 fois par poste

 

compression : mini 100 kPa

1 fois par poste

cisaillement : mini 80 kPa

1 fois par semaine

Stabilité dimensionnelle : maxi 2%

2

fois par mois

Performance d’isolation thermique

1

fois par mois

Tableau 5 – Choix des revêtements en fonction de l’ambiance intérieure du local

 

Support et revêtement

Catégorie selon XP P

Ai1

Ai2

 

Ai3

Ai4

Ai5

Ai6

34-301

 

Acier prélaqué polyester 15 µm

II

 

---

---

---

---

Acier prélaqué polyester 25 µm

IIIa

 

---

---

---

Acier prélaqué PVDF 35 µm

IIIa

 

---

---

Acier avec film PVC 120 µm

IIIa

 

---

---

Acier prélaqué complexe PET 55 µm

IIIa

 

---

X5CrNi 18-10

-

 

---

X2CrNiMo 17-12-2

-

 

---

X5CrNi 18-10 +film type PVC+PET

Vc

 

:

:

Revêtement adapté à l’exposition Revêtement dont le choix définitif ainsi que les caractéristiques particulières doivent être arrêtés après consultation et accord du fabricant.

--- : Revêtement non adapté à l’exposition.

Tableau 6 – Choix des revêtements en fonction des conditions extérieures

 

Revêtements

 

Atmosphère extérieure

 
       

Urbaine et industrielle

 

Marine

 

Spéciale

Support

Revêtement

Catégorie selon XP P

Rurale non

       

Bord de

     

34-301

polluée

Normale

Sévère

20

à 10

km

10 à 3 km

mer

Mixte

Forts UV

Particulière

(< 3 km)

 

Laque

                   

polyester

III

 

 

---

---

---

---

25

µm

 

Z225

Laque PVDF

IV

 

   

---

---

---

35

µm

 

Film PVC

                   

120 µm

IV

 

 

---

---

---

:

Revêtement adapté à l’exposition

 

:

Revêtement dont le choix définitif ainsi que les caractéristiques particulières doivent être arrêtés après consultation et accord du fabricant.

--- : Revêtement non adapté à l’exposition

 

Tableau 12 – Charges admissibles normales des fixations

Type de fixation

Charge admissible

Ambiances

Atmosphères extérieures

intérieures

Douilles en paroi

200

daN/fixation

Ai 1 à Ai6 Locaux à température

positive ou

Tige filetée en acier zingué:

Douilles en plafond

- Pose avec 2 douilles par appui d’extrémité

185

daN/fixation

Rurale normale

Urbaine normale

Industrielle normale

- Pose avec 2 douilles par appui intermédiaire

200

daN/fixation

négative, toute hygrométrie ou

Tige filetée en acier inox:

- Pose avec 3 douilles par appui d’extrémité

353

daN/m

toute Pi

Rurale normale

- Pose avec 3 douilles par appui intermédiaire

600

daN/m

Urbaine normale et sévère Industrielle normale et sévère Marine excepté front de mer

   

Ai 1 à Ai6 Locaux à température

Rurale normale

Urbaine normale

Douilles + bride en paroi

200

daN/fixation

positive ou négative, toute hygrométrie ou toute Pi

Industrielle normale

Vis en acier zingué traversantes avec rondelles Ø19 mm en paroi

 

Ai1 à Ai4 Locaux à température

Rurale normale

- sur parement ép. 0,50 mm

 

66

daN