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LE LIBRE JOURNAL @ laa Framce Gourtot. ye Décadaire de civilisation francaise et de tradition catholique ‘Le faiseur" Au théatre de I'Eldorado de Maurice Molina Yoriginal est au Palais Bourbon de Seguin 4 Chirac est complétement malade . Q Toubon ne va pas mieux Q Monnier se sent trés bien. Q Bonnal examine le nationalisme O Grigneux se met en congé 4 Et Cohen enseigne sa concierge 5 5 Lettres de chez nous Facheux malentendu Je profite de ce courrier pour contribuer a la rectifi- cation d’un facheux malen- tendu qui a causé de regrettables et injustifiés discours a I’encontre d’un groupe de Jeunes Artistes qui se produisent sous I’ap- pellation “NTM” pour la plus grande gloire de la chanson francaise dans le monde. Selon Not’ Eternel’ Minist’ dla Kultur Jak Lang (Jacques Langues en vieux francais), il s’agirait tout simpiement d’une interpel- lation amicale l’intention de la maman de celui auquel elle s‘adresse, sous le vocable charmant : “Nique ta mére”. Comme beaucoup, j’ai été un peu surpris par cette expression nouvelle de la langue “Jeune”. Mais comme moi aussi je suis contre I’exclusion, j’ai ouvert mon dictionnaire pour comprendre le sens du message de Not’ Jak Lang (NJL). Bt j’ai compris ! Dans mon Larousse ency- clopédique en un volume, Jrai lu ceci Nique n.f. (anc. fr. niquer, faire un signe de téte)... Tout devient clair et NJL Vavait tout de suite vu : NT™ signifie littéralement : “Fais un signe de téte a ta mére”, autrement dit : “Dis bonjour a ta maman de ma francais, d’une part, et cet encouragement au respect du Quatriéme Commande- ment de Dieu (“Tu honore- ras ton pére et ta mére”), autre part, indique a quel point ces jeunes tiennent a témoigner de leur attache- ment a notre civilisation et au valeurs traditionnelles qui sont le garant de sa cohésion. Un grand merci donc a NJL et a la maison Larousse pour m/avoir per- mis de dénoncer une injuste accusation et ainsi de lutter contre I’exclusion /omme I’a demandé le Pré- sident-de-tous-les-Francais. Toutefois, je n‘en suis pas resté 1a et, puisque mon dictionnaire était ouvert, j‘en ai profité pour vérifier si un malentendu n’en cachait pas un autre. Et j’ai encore trouvé ! Le terme “Nique ta mére” pourrait tout simplement étre la retranscription mal- encontreuse par un journa- lisme inculte (excusez le pléonasme) du terme “nyc- thémére”. Et voici ce que nous enseigne le Larousse : Nycthémére n. m. (du grec nux, nuktos, et hémera, Jour). Durée de vingt-quatre heures, comportant un jour et une nuit. (Le nycthémére est une unité physiologique de temps, comprenant, pour I’homme et pour la plupart des animaux, une période de veille et une Cette interprétation, meme si ce n’est pas celle qu’a retenu NJL, est fort plau- sible puisqu’elle est en elle- méme un message an exclusion et anti-raciste. En effet, elle nous rappelle que tous les hommes et la plupart des animaux vivent selon des rythmes physio- logiques | semblables consistant a dormir la nuit et a veiller le jour (ou l’in- verse pour certains). Il s‘agit donc d’une décou- verte de premier ordre qui prouve indiscutablement non seulement I’égalité des races mais aussi celle des espéces. Ce démenti scien- tifique cinglant est donc bien la meilleure réponse a apporter au Parti-de-la- Haine-et-de-I’exclusion. Aux attardés qui disent encore : “Catholiques et Francais toujours”, rétor- quons courageusement : “Nycthémére” ! J’espére ainsi avoir contri- bué au rétablissement de la vérité et je propose que le Libre Journal organise une pétition exigeant du ministre provisoire de la culture de doubler la sub- vention accordée aux jeunes NT pour les aider ‘a répandre leur message d’espérance et de charité sur notre pays qui en a tant besoin. part’. . période de sommeil, ryth- D. G. Cette référence a l’ancien_ mées par le jour et la nuit). (Dijon) LE LIBRE "SSime cua aren Aonnement JOURNAL chatter e imation ass,’ | ie fa France Caureorse — SDB, aucapital de 2000F Imprimerie: ae toeer| seid Magee Tsi0 Pas GAG Pour ovat oo *s0t0 Pare i) anen9. owe de pabenion-Cernumeo con omen es N2s0I86 Banide's?waseteh eas gel PaCS Editorial TOUBON EN QUESTIONS e 4 octobre dernier, a la prison de Caen, Toubon a rencontré Patrick Henri. I lui a serré la main et s’est assis avec lui dans sa cellule pour bavarder un moment. Pour qui I’aurait oublié, Henri enleva en 1977 un gargonnet de onze ans, Philippe Bertrand, Vétrangla, cacha le petit corps dans sa propre chambre et per- sécuta le grand-pére pour lui arracher une rangon. Condamné a mort, gracié sur intervention de son avocat Badinter, Henri joua les mys- jues pour s‘assurer la protec- tion de I’auménier des prisons et obtint le poste envié de bibliothécaire. Voila l’ordure a qui Toubon est allé serrer la main. Est-ce d’un imbécile ou d’un salaud ? La question ne serait pas d’un intérét palpitant si Toubon occupait la place qui lui revient. Mais voila, il n’est pas mar- chand de peaux de lapin. Il est le ministre de la Justice et le garde des Sceaux ch pa Jacques Chirac. On s’ nEeCESTe donc. Quand il enterre les petites com- bines du maire de Paris, Toubon est-il un maladroit dont les pas- de-clerc ont fini par donner a une péripétie les allures d’un scandale et au scandale les dimensions d'une affaire, ou bien un traitre qui a soutenu son rival a I’H6tel de Ville comme la corde soutient le pendu. Quand il demande aux députés de renforcer la loi Gayssot qu'il dénongait naguére comme sta- linienne, Toubon est-il une girouette ou un sicaire 4 la solde du lobby ? Quand il projette d’interdire aux journaux d’évoquer les affaires de corruption sous pré- texte de respect du secret de Vinstruction, Toubon est-il un naif qui croit que cela suffira a sauver les Mafias politiciennes ou un assassin de la liberté de la presse ? Et quand, en pleine affaire Dutroux, alors que l’Europe chancelle d’horreur a la révéla- tion des crimes des pédo- manes ; alors qu’en France comme en Belgique tombent politiciens salis et notables compromis ; quand, dans cette ambiance fétide et sanglante, le Ministre de la Justice serre la main d’un étrangleur d’enfant, qu’est-il ? Un monstre sans entrailles ? Un inconscient ? Un salaud ou un imbécile ? On aimerait savoir, d’autant que les caqueteurs politiciens cla- baudent 4 l’envi que son avenir it a Matignon ou 4 I’Hétel Pourtant, on ne cherchera pas la réponse. Les électeurs décideront s’ils veulent garder cet homme dont le seul mystére est que I’on ne sait pas s‘il est plus béte que méchant ou l’inverse... Serge de Beketch PREFERENCE Ni [I le toga ede aidtere! ouvelles ee . ; : 30% des voix plutot, Tics, manies, lubies, coups que battu avec 46%: me 7 adeclaré Sarkory. le} Ge téte, lapsus et absences, Chi- ladur n’a plus qu’a prendre sa carte. ‘n vous livre l’infor- | au livre du docteur Gubler, | se présenta trés clairement, SUR LE NEZ Jmation dans toute sa | tout fut fait a’époque pour | donnant son nom et le titre ‘Aux journées simplicité : le prési- | que l'information, connue | de son journal et, dans un parlemen-| dent dela République fran- | d'un petit nombre, se trou- | francais parfaitement cha- taires RPR du] aise souffre de troubles | vat etouffée et pour que / tié, posa sa question a Chi- Havre, il était impos-| _psychiques. Plus précisé- | ceux qui osaient enfreindre | rac. Il y eut un silence et, a sible de trouver un} ment, Jacques Chirac est | la loi du silence fussent trai- | la stupeur de toute l'as- seul député pour] atteint de “psychose | 's en affabulateurs mono- | semblee, le chef de Etat, défendre le projet de|}_ maniaco-dépre: ", pour | Maniaques obsédés par de | marquant une hésitation, loi Gayssotaggravée-| reprendre le terme | Sordides arriére-pensées | rétorqua : “Excusezmoi, je Toubon. Le mot a la] employé par les psychiatres | Politiciennes. ne comprends pas I'espa- mode était : “Cette, pour désigner les per- | Encore ne s‘agissaitil que | gnol !” c... rie de ce pauvre| sonnes connaissant des | d'une maladie assez banale | Plus étonnant encore, le Toubon nous retom-| dépressions nerveuses | Pour un homme de l’age | passage a vide que le prési- bera sur le nez”. graves et permanentes, | de Mitterrand et sans | dent de la Republique CEST LISE avec modification du com: | Conséquences graves, au | connut au printemps der- Les memes] portement nécessitant des | Moins au début, sur son | nier alors qu’il assis prétendaient] Soins intensifs a base, | Comportement, Geneve a une réunion du en outre| notamment, d'antidépres: | A fortiori les détenteurs du | Bureau international du tra savoir que Vidée de] seus. secret de Chirac sontils | vail celte lol scélérate et] Cette rumeur est aussi peu | COMdamnés au silence. | Comme il donnait la conte imbécile incombe a vinquié Imagine-t-on la réaction des | rence de presse de rigueur, Lise. Weller, la) Cireuietcentndant avec | Pfancais apprenant que | un jouraiste suisse inter deuxigme femme de|| {sistance depuis plusieurs | !;ROmme qui dispose du | rogea (en francais, bien Toubon. Ancienne du] mois dans les mileux psy. | [4 Nucléaire n’est pas en | sor : que pensaitil de Vac PSU, marraine dul Chiatriques hospitalo-unt: | Possession de toutes ses | tion de M. Cotti en Bosnie ? hae Use Weter ex] Seatales don ur des | testers. | hs xa ong membre de organisa] $£2nds patrons, diton. | compris ceux de lopposi- | lévidence, le nom de Cott tion des femmes sio-|) dans i plus ‘grand secret | OM. se gardent donc bien | ne lu disait rien. Une cer- nistes. C’est déja cette thérapeutique rd de remarquer en public le | taine agitation, puis un moitié encombrante|} |hote de lEhece, comportement singulier, | début de panique se mani- qui parvint a dissua-|| cy, Se bruit cou. | Pour ne pas dire insolite, | festa dans le petit groupe der son benet de] © 3 de Jacques Chirac. des sherpas qui accompa- mari, alors ministre de] Tt les milieux politiques | Moins tenus par les exi- | gnaient le président Ta cuculture, de trans 2h2!"|es me, Mechr, hapshines cd gences de la diplomatie, les | comme c’est toujours le porter ailleurs les ret ‘ins, ce qui | imitateurs, eux, n‘ont pas | cas dans ces manifesta- colonnes de Buren| Co inent hocrusute de | Manqué de noter le debit | tions. comme. s’était| connaissent la cruauté de | saccadé et syncopé du pré- | Finalement, un des engagé a le faire. la jungle politicienne et la | sident, les liaisons exagé- | conseillers présidentiels se prudence des cercles médi- | rées dont il émaille son dis- | résigna a avancer sur I’es- MENTEUR caux. Four autant, elle ne | cours, ses _gestes | trade pour chuchoter une Nouvel accés|} Parait pas devoir étre prise | bizarrement nerveux et | explication a Chirac. Dans de délire pour|| @/alégére. emphatiques, bras large- | sa précipitation, il omit de Juppé qui,| "i plus ni moins, en tout) ment écartés, mains | fermer le micro posé dans I’émission de] 685, que l'information qui | déployées et comme téta- | devant le président. Bt la propagande de Sin-]| "véla dés 1970 la maladie | nisées, machoires serrées, | salle, médusée, put ainsi Clair, aaccusé Le Pen| quiallait emporter Georges | sourire excessif et figé qui | entendre le Président mur- d’avoir réduit ‘Holo-|| Pompidou quatre ans plus | sont les signes cliniques de | murer d’une voix atone : causte a un “détail}) tard ou que cette autre qui | certaines atteintes de | "Ah bon ?* de V'Histoire’. C'est Souleva, en 1981, l’incré- | caractére paranoide. On venait de lui rappeler un mensonge. dulité rigolarde des Quant aux dérapages | que Monsieur Cotti n’était Le président du Front || “milleux bien informés” du | publics, ils ne manquent | autre que le ministre des national a simple-|| Monde et de Libération | pas. Affaires étrangéres suisse ment remarqué que| quand Minute (le vrai...) | Lors du sommet du G7, | qui allait le recevoir deux la fagon dont on tue|| révéla que Mitterrand était | année demiére a Madrid, | heures plus tard | est secondaire au atteint d’un cancer de la | au cours de la conférence | Simple trou de mémoire ? regard du meurtre| prostate. de presse qui suivit, un | Voire. jui:meme. On le sait aujourd'hui grace | journaliste italien se leva, | Un incident du méme Le ee oui page 8° 107 11 ccronme 1955 5 RODOMONT du marigot Eo crané en rac inquiéte de plus en plus = |aattoses ak ter roristes islamiques. son entourage ee traitera de la meme genre, mais plus impres- | hensibles sautes d’humeur, | a n’importe quelle heure | maniere, Ca veut sionnant encore, a eu lieu | de ses non moins brutales | et oit ql se trouve. en janvier 1995 au cours | et fréquentes volte-face | Rien n'est trop subaltemea | fuze Guol ? On va de la traditionnelle fete de | politiques, de ses dera- | ses yeux. Ona vu appeler | Gent ow leur ouvrir V'UDF-Paris organisée par | pages verbaux et de alter | un ministre en pleine nuit | euUON leur ous Jacques Dominati. nance significative de ses | pour lui ordonner d’étre Depuis quelques années, | périodes de grande agita- | présent au petit déjeuner_ | RUDE Chirac, réconcilié avec | tion et d’abattement. inaugural d’un colloque Monona: Dominati aprés un long | Les bizarreries comporte- | organisé par un de ses pose: aia froid, ne manque pas de se | mentales de Jacques Chi- | amis, brosse a rendre-a ce raout qui ré rac n’ont pas, semble+til, | On I'a vu aussi faire littéra- | reluire de France| entre autres, les trés puis- | échappé a la sagacité des | jement le sigge de Foccart |'Soir, explique : santes coteries corse et | journalistes US. Lorsqu’ll | pour obtenir du «veux: quill | Juppé a été “bombé” israélite de Paris. Il y pro- | s’est rendu a Washington | censure les confidences par. | parce qu’il “a eu le nonce un discours, se méle | pour son premier voyage | trop compromettantes qu'il | mérite de mettre fin 4 la foule ravie, serre | officiel en tant que chefde | jiyrait. a propos des | brutalement aux lou- quelques mains, avale | I’Etat, quelques grands | magouilies africaines dans |voiements de son quelques poignées de | quotidiens américains ont | je tome 2 de ses mémoires. | ministre de I’inté- petits-fours , boit un verre | multiplié les allusions 4 ce | Autre marotte : les petits | rieur’. et file. sujet. mots et télégrammes qu'il | Juppé contre Debré, Cette fois, révenement était | La grosse presse en | muttiplie a tout propos et | match arbitré par le