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Journal trimestriel réalisé par

la Fédération des syndicats

Sud éducation

Numéro de CPPAP > 0413 S 06443

délivré le 04/12/08 jusqu’au 30/04/13

Prix > 1,5 / Abonnements > 10

Dir. de la publication > A. Champeau

Imprimerie Rotographie, Montreuil

Dépôt légal en cours

éducation
éducation

Expression des syndicats membres de la Fédération Sud éducation

Encart jeté en aléatoire

pour certains destinataires

L’école n’est pas une entreprise !

L’éducation n’est pas une marchandise !

numéro 37

Mars - avril 2010

pas une marchandise ! numér o 37 Mars - avril 2010 “Temps fort” du 21/01 Mobilisation
“Temps fort” du 21/01 Mobilisation du 12/03
“Temps
fort”
du 21/01
Mobilisation
du 12/03
Grève 23/03 du
Grève
23/03 du

FINALEMENT, LE GOUVERNEMENT FAIT UN GESTE

www.sylvaindeshaies.com
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par les longues grèves antérieures, ou sceptiques face à un appel à une seule journée de grève, dix jours avant la grève interprofessionnelle du 23 mars, a certaine- ment joué un rôle.

A cette lassitude s'ajoute parfois le sentiment que la situation n'est pas dramatique et que la rentrée 2010 ne sera pas pire que les précédentes. Les Recteurs, les Inspecteurs d'Académie, les chefs d'établissements manipulent les chiffres sans vergogne pour cacher la misère, voire monter les établissements les uns contre les autres. Des montagnes de statistiques, de prévi- sions, de considérations sans lien avec la réalité du ter- rain sont opposées aux revendications de celles et ceux qui se mobilisent pour préserver leurs conditions de tra- vail et l'avenir de leurs enfants. Ce discours porte mal- heureusement ses fruits : on pense que c'est pire ailleurs, on se contente du peu qu'on a, on relativise l'ampleur de la catastrophe amorcée

Mais nous persistons à penser que si nous voulons donner un véritable élan aux luttes syndicales, et per- mettre de créer un véritable rapport de forces face à la politique gouvernementale, il faut cesser de se battre sec- teur par secteur et engager la lutte de la maternelle à l'université, parce que c'est à la même politique de des- truction du service public d'éducation que nous sommes confrontés. Sud éducation réaffirme plus que jamais la nécessité de construire ensemble, et avec les parents, les étudiants et les lycéens, une grève reconductible.

Début mars, dans les collèges et les lycées, les

fameuses DGH (dotations globales horaires) ont été

annoncées pour la rentrée 2010, révélant la scanda-

leuse indigence des moyens alloués à l'éducation :

Au-delà, il est aussi nécessaire d'inscrire la lutte de et à l'école dans un cadre interprofessionnel. Souvenons- nous du mouvement en Guadeloupe, regardons ce qui se passe en Grèce : contre une attaque globale, on ne répond pas en ordre dispersé. Et la mobilisation du 23 mars [1] prendra tout son sens si elle est l'occa- sion pour l'ensemble des personnels de l'Etat, de l'hos- pitalière et de la territoriale de faire converger leurs luttes, de rejoindre les salariés du privé et de construire, ensemble, un mouvement qui s'inscrira dans la durée.

Ne nous y trompons pas : la destruction du service public d'éducation est un travail de longue haleine commencé il y a longtemps déjà et qui passe par une série de mesures pernicieuses mais cohérentes et réflé- chies. Elles font partie d'un système qu'il faut sans cesse lire dans sa globalité pour en comprendre le sens et les enjeux. Si anodine soit-elle en apparence, chaque réforme a son importance au sein de l'entreprise de marchandisation qui menace l'école. Aussi chaque grain de sable que nous mettons dans la machine libé- rale compte-t-il. C'est pourquoi nous devons nous mobiliser ici et maintenant : si c'est pire demain, ce sera parce que nous n'avons rien fait aujourd'hui

[1] A l'heure où nous écrivons, nous ne connais- sons pas le bilan de cette journée de mobilisation.

classes surchargées, matières sacrifiées, postes parta-

gés ou supprimés

s'efforce de faire de l'enseignement un défi pour faire

des économies sur le dos des personnels et détruire le service public d'éducation. Mais depuis plusieurs semaines, de nombreux établissements sont bloqués dans toute la France (pour connaître la liste -non

exhaustive- des mobilisations en cours :

http://www.sudeducation.org/Pour-gagner-sur-nos-

revendications.html ). Pour protester contre les sup- pressions de postes, contre les réformes du lycée, du bac pro ou de la formation des enseignants, les actions se multiplient et se radicalisent : rassemblements, occu- pations, blocages, perturbations ou boycotts des conseils pédagogiques, des conseils de classes, des

Le

conseils d'administration, des examens blancs printemps s'annonce rude pour le gouvernement.

Sans complexe, le gouvernement

Néanmoins, la journée de grève intersyndicale dans le second degré du 12 mars n'a, en général, pas été une réussite. Comment interpréter la faiblesse de cette mobilisation alors même qu'un vent de contestation semble souffler localement et fédérer personnels, parents et élèves autour de la question centrale de

l'existence d'un service public d'éducation ? La per- plexité d'un certain nombre de collègues, échaudés

"Assouplissement" de la carte scolaire et discrimination

L'EXEMPLE DU QUARTIER DU MIRAIL À TOULOUSE

Derrière la prétendue "liberté de choix" laissée aux familles, on voit poindre bien d'autres enjeux : mise en concurrence des établissements, sélection d'un côté et ghettoïsation de l'autre, "discrimination positive" par la mise en place du "busing" pour les élèves "méritants" des quartiers populaires, transférés vers les collèges huppés des centres villes. Question légitime que se posent certains parents d'élèves et enseignants : et les autres, la grande majorité, ceux qui ne sont pas "sélectionnés", que vont-ils devenir ? Quelle image d'eux vont-ils se construire ?

Ainsi, sous prétexte de mixité sociale à Toulouse, ce sont 9 élèves "triés sur le volet" qui partent tous les matins en bus vers le collège du centre ville, avec un ordinateur por- table en cadeau et les honneurs de la

presse locale

Question : le bus cir-

culera-t-il dans les 2 sens ? Enverra- t-on, par exemple, "les élèves en dif- ficulté" du centre ville vers les collèges du Mirail ? L'objectif est-il de créer peu à peu des collèges spécialisés, certains étant réservés à l'élite, d'autres aux élèves "en difficulté" ? Pour justifier cette politique de dis- crimination positive qui a si bien échoué aux France, nos dirigeants parlent d'"égalité des chances". Nous

défendons quant à nous "l'égalité des droits". La chance est, par défi- nition, individuelle et soumise aux aléas de la vie.

C'est sous cet appel qu'un collec- tif de parents d'élèves, d'habitants et d'enseignants du Mirail a organisé une première réunion publique au Centre d'animation Reynerie le 4 février dernier. Depuis plusieurs mois, ce collectif, auquel participent des militants de Sud Education 31 du collège de la Reynerie, se réunit régu- lièrement à la Maison de quartier de Bagatelle (au Mirail toujours) pour échanger et débattre sur le thème de l'Ecole. Et les questions sont nom- breuses ! Quelle école voulons-nous pour nos enfants ? Pourquoi est-il impor- tant de garder une même école pour tous et partout, y compris dans les quartiers populaires ? Peut-on par- ler d'égalité des chances dans la société actuelle ? Que penser de la discrimination positive qui consiste à vider les écoles des quartiers de leurs meilleurs élèves ? Quel message

envoie-t-on à ceux qui ne sont pas "sélectionnés" ? Va-t-on vers une école à deux vitesses, avec des éta- blissements de plus en plus spéciali- sés, pour l'élite d'un côté et pour les élèves "en difficulté" de l'autre ? Que met-on derrière le mot "réussite" ? Comment rapprocher les parents et les enseignants pour en discuter et trouver des réponses collectives ? Ce sont toutes ces questions et bien d'autres qui ont été posées au cours de cette réunion. Une cin- quantaine de personnes étaient pré-

sentes, essentiellement des parents d'élèves, des habitants du quartier, des membres d'associations et des enseignants des collèges et écoles du Mirail, parmi lesquels des militants de

Sud éducation. Des représentants du Conseil Général et de la Mairie avaient aussi fait le déplacement, ainsi que le Principal du collège de la Rey- nerie. Une équipe de TV Bruits (télé- vision associative, libre et indépen- dante) a filmé le débat ; la vidéo sera mise en ligne prochainement sur leur site… qui mérite le détour. Pub !

http://tvbruits.org/

site… qui mérite le détour. Pub ! http://tvbruits.org/ Les échanges ont été animés et les 2

Les échanges ont été animés et les 2 heures prévues n'ont pas suffi pour aller au bout de ces réflexions très denses. Pour un premier bilan, qui reste à approfondir, on retiendra un réel attachement aux écoles du quar- tier, qui font partie intégrante de sa vie quotidienne. Cela n'empêche pas une inquiétude légitime de beau- coup de parents face à l'avenir de leurs enfants. Tout le monde s'ac- corde aussi à reconnaître que l'école ne peut pas porter seule la respon- sabilité d'une situation économique et sociale difficile, qui génère de l'ex- clusion. Dans ce contexte, elle reste un espoir d'émancipation pour beau- coup de familles qui gardent une grande confiance dans le travail des enseignants. Un participant les a salués comme étant les seuls “imi- grés” du quartier qui viennent chaque jour y travailler et a appelé les habitants à les aider à s’intégrer ! Une belle image pour inciter à pour- suivre cette initiative collective. Pour maintenir le lien et appro- fondir la réflexion sur ces questions passionnantes, un rendez-vous, ouvert à tous, est proposé tous les 1ers jeudis du mois à 18h à la Mai- son de Quartier de Bagatelle. La pers- pective d'organiser des "Etats Géné- raux de l'Education" a été évoquée. Sud éducation y a toute sa place, au travers de ses militants investis dans ce collectif ! Une expérience qui pourrait s'avérer utile dans d'autres ZEP de France… A suivre donc !

Sud éducation Haute Garonne

UN DROIT DES SALARIÉS

* : Décrets n° 82-453 du 28/05/1982 et n° 95-680 du 9/05/1995

2

Notre santé n'intéresse pas notre patron

Comme pour tout travailleur, cha- cun d'entre nous a droit, régulière-

ment, à une visite médicale du travail,

à charge de l'employeur.

Dans ses articles 22 et 24, le décret

prévoit l'obligation d'une visite

annuelle pour les agents qui le deman-

dent, pour les handicapés, les femmes

enceintes, les agents réintégrés après

un congé de longue maladie ou

longue durée, les agents occupant des

postes exposés à des risques, etc.

De plus, l'arrêté du 29/09/1997,

article 28-2ème alinéa, rappelle l'obli-

gation de la visite médicale annuelle

auprès d'un médecin du travail pour

les personnes qui manipulent des den-

rées alimentaires : "Tout membre du

personnel appelé à manipuler des den-

rées alimentaires, doit avoir été déclaré

apte à effectuer ces manipulations. Le

responsable de l'établissement veille

à ce que cette aptitude soit attestée

médicalement chaque année dans le

respect de la réglementation spéci-

fique en vigueur."

Un autre article (n° 24-1 du décret

n° 82-453 du 28/05/1982 modifié par

le décret n° 95-680 du 09/05/1995)

prévoit que :"Tous les agents qui n'au-

raient pas bénéficié de l'examen médi-

font l'objet d'une

cal annuel prévu [

]

visite médicale auprès d'un médecin de prévention tous les cinq ans. Ils fournissent à leur administration la preuve qu'ils ont satisfait à cette obli- gation. A défaut, ils sont tenus de se soumettre à une visite médicale auprès du médecin de prévention de leur administration." Ce texte est en appli-

cation depuis le

11 mai 1995.

Le ministère n'a pas donné les moyens aux rectorats pour faire effec- tuer correctement ces visites. Il est bon de savoir que l'omission des examens obligatoires peut engager la responsabilité civile du chef d'éta- blissement s'il peut être démontré que cette omission a causé un préjudice au salarié, du fait de la découverte tar- dive de son affection ou de l'aggrava- tion de son état de santé (Cass. Soc. 10/06/1976, Dr. Soc. 76-498 ; Cass. soc. 13/02/1980).

On entend par "médecin de pré- vention" un médecin du travail dûment diplômé (article 13 du décret n° 82-453).

Il faut, selon votre cas, demander cette visite par courrier à votre chef de service : IEN, principal, proviseur. En cas de refus notifié ou de non-réponse, déposer un recours auprès du tribu- nal administratif.

En Basse-Normandie, depuis quelques mois, et devant l'affluence de demandes, l'inspection académique de la Manche a dû organiser les visites médicales des professeurs des écoles. Dans le Calvados, face à la menace du Tribunal Administratif, des professeurs de Lycées Professionnels passent ces visites. Pour cette académie, le recto- rat a été obligé d'embaucher des médecins du travail. Ces visites ne sont pas à confondre avec celles de l'IRSA : cet organisme propose des visites de prévention et précise, qu'en aucun cas, elles ne peu- vent être considérées comme des visites médicales du travail. Pourquoi ? La visite médicale du travail consiste essentiellement à mesu- rer les conséquences diverses que peut avoir le travail sur l'organisme. Les médecins du travail, spécialement for- més sur cette question, rappellent fort justement que lorsque des patholo-

gies sont consécutives au travail, leur action consiste notamment à interve- nir auprès des rectorats ou inspections académiques pour proposer par exemples, des aménagements de postes de travail, des réductions d'ho-

raires, etc. aménagements explicités par des circulaires rectorales que cha- cun pourra se procurer auprès des ser- vices.

Sud éducation Calvados

NOM Prénom:

Adresse:

Fonction:

Lieu de travail:

à

M. le Chef de Service (IEN, principal, proviseur) Adresse

Date:

Objet : demande de visite médicale du travail

Monsieur, Conformément à la loi et notamment au Décret 82.453 du 28 mai 1982 et suivants, j'ai l'honneur de vous demander le bénéfice de la visite médicale du travail.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur

, mes sincères salutations.

le BOEN n° 37 d'octobre 2008 rappelle l'ensemble du dispositif. En effet, les chefs de service, à qui le Ministère a dévolu de nouvelles fonctions, sont responsables juridiquement de l'applica- tion de ces textes. Intéressant, non ?

de l'applica- tion de ces textes. Intéressant, non ? éducation / Le jour nal / numér

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

évaluations :

une mascarade

à l'échelle européenne

DÉNONCER LES ÉVALUATIONS NATIONALES CE1 ET CM2 EN FRANCE NE SUFFIT PAS, IL EST NÉCESSAIRE POUR COMPRENDRE LEUR GÉNÉRALISATION DE SE SITUER DANS UN CONTEXTE PLUS LARGE QUE CELUI DE L'EDUCA- TION NATIONALE.

I l faut savoir qu'il ne s'agit pas

seulement d'une décision de

nos derniers ministres de l'Edu-

cation mais d'une volonté de l'UE

manifestée à Lisbonne en 2000 en ces termes :"L'objectif central des sys- tèmes éducatifs est d'aider l'Europe à devenir l'économie de la connais- sance la plus compétitive."

Aujourd'hui, dans de nombreux pays, on introduit des référentiels de

compétences scolaires et les évalua- tions qui vont de pair dans le but recherché d'une unification des attentes vis-à-vis de l'école. Mais de quelles attentes parle-t-on ? De celles d'enseignants soucieux d'une école de qualité pour tous ? Difficile à croire même si sous des

sont d'ordre comportemental pren- nent de plus en plus de place. Ce changement de cap de l'éva- luation se situe dans la droite ligne de ce que souhaitent les entreprises avec l'adoption d'une "carte des compé- tences" via internet qui se substi- tuerait petit à petit aux diplômes considérés par ces mêmes entreprises comme des "lourdeurs". C'est que les diplômes les obligent à intégrer des notions de droit et de protection sociale, à respecter des grilles de salaire contraires à la sacro- sainte concurrence. Et puis, les diplô- més ont besoin d'un certain temps de formation et d'adaptation, tout cela coûte cher. La "formation tout au long de la vie" (concept alléchant mais trompeur) est dans la droite ligne de cette constatation : le salarié est acteur de sa formation, à lui d'ac- quérir les compétences nécessaires pour satisfaire son entreprise, de "mériter" son emploi. Si des aides à la formation sont prévues, nous avons déjà suffisam- ment de recul pour constater qu'elles

entreprises de plus en plus de pou- voirs et un droit de regard sur le monde de l'éducation. En Grande- Bretagne notamment, nombre d'entre elles participent déjà à la défi- nition des compétences à évaluer mises en place non seulement dans les entreprises, mais aussi dans les établissements scolaires. Ces parte- nariats sont déjà largement déve- loppés dans les établissements tech- nologiques et professionnels et surtout au sein des universités après l'instauration du LMD, adopté en 1998 lors du processus dit de Bologne, en vue d'une harmonisa- tion européenne des cursus. Les "réformes" ainsi mises en place ont, à l'évidence, un certain nombre de conséquences : une dua- lisation sociale de plus en plus pré- sente, une fracture sociale qui tend à s'accroître depuis une dizaine d'an- nées avec un retour à une sélection précoce (voir l'apprentissage "junior" mis en place en France*), une aus- térité grandissante dans les budgets alloués aux systèmes éducatifs

dans les budgets alloués aux systèmes éducatifs "habillages" clinquants, les "pen- seurs"

"habillages" clinquants, les "pen- seurs" ultralibéraux dans les officines de l'UE tentent de "vendre" leur modèle. En mettant en place ce type d'éva- luation par compétences, le pouvoir politique intime aux enseignants l'ordre de faire acquérir par TOUS les élèves un socle commun des connaissances. Cela ressemble beau- coup à une obligation de résultats imposée aux enseignants. En découle tout un discours sur l'acte d'apprendre. Il s'agit désormais d'apprendre à apprendre : "apprendre du berceau au tombeau" pour être toujours en phase avec un monde en perpétuel changement. C'est aussi une redéfinition des programmes non plus en termes de savoirs et de savoir-faire mais en termes de com- pétences dans lesquelles celles qui

sont insuffisantes et que le marché de la formation (dont les GRETA font les frais depuis l'ouverture à l'offre privée) attise la convoitise d'inves- tisseurs en mal de placements "juteux" (voir les modules payants bien sûr, proposés sur internet). La poursuite de l'objectif s'ac- compagne dans le même temps d'une dérégulation et d'une déré- glementation des systèmes édu- catifs : abandon du rôle centralisa- teur de l'Etat au profit de réseaux plus "autonomes" mis en concur- rence (les EPLE), décentralisation qui donne plus de responsabilité aux régions, aux municipalités, pôles d'excellence. Autant de grands mots qui cachent une inégalité grandis- sante entre les territoires, les établis- sements et les élèves évidemment. En réalité, il s'agit de donner aux

publics. Nous le constatons aisément en France actuellement où la dimi- nution du nombre de postes est bien supérieure à la diminution du nombre d'élèves scolarisés.

Ne nous trompons pas de combat :

le débat sur les évaluations dépasse largement celui du calendrier ou du pourcentage de réussite pour valider une compétence ! Ne l'oublions sur- tout pas dans nos échanges.

Sud éducation Orne

* créé par la loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 "pour l'égalité des chances", il s'adresse aux jeunes à partir de 14 ans, depuis la rentrée scolaire 2006.

à partir de 14 ans, depuis la rentrée scolaire 2006. ÉVALUATIONS DANS LE PREMIER DEGRÉ L

ÉVALUATIONS DANS LE PREMIER DEGRÉ

LES RÉFORMES DARCOS ONT ÉTÉ MASSIVEMENT REJETÉES PAR L'ENSEMBLE DE LA PROFESSION. ET POURTANT, POUR QUE L'OM- NIPRÉSIDENT AIT UN SEMBLANT DE BONNE MINE EN 2012, IL FAUDRA BIEN QUE LE GOUVER- NEMENT ACTUEL AFFICHE UN BILAN "POSITIF".

E t si la profession se chargeait

elle-même d'apporter sa

contribution en "plébisci-

prévu laissé lors du passage, quelques petites aides glissées négligemment, voire, pour les plus hardis d'entre nous, un peu de bachotage ou du moins un peu plus de "concentra- tion" sur les domaines attendus tout cela s'améliorera. Ben oui, c'est nous-mêmes qui les faisons passer, ces évaluations. Cris d'indignation du ministre :

"Quoi !!! Mais c'est considérer que les enseignants sont des tricheurs en puissance ! Ignoble ! Z'avez pas honte ?" Difficile donc pour un syndicat, de l'exprimer en ces termes Alors, en 2012, verrons-nous un candidat au renouvellement de son mandat, entre deux mouvements d'épaules, tout sourire narquois, pré- tendre : "Eh ben, vous voyez qu'on

tant" les réformes honnies ? Com- ment ? Au moyen des évaluations CE1 et surtout CM2. Le gouvernement a momentané- ment mis sous le boisseau sa volonté de mettre les écoles en concurrence et son corollaire à savoir, repérer les "méritants" et les "récompenser" en fonction des évaluations. Il n'est d'ailleurs plus question de publier les résultats par écoles. Mais, il faut qu'elles aient lieu, quitte à mettre de côté tout ce qui peut fâcher et faire tomber à plat auprès de l'opinion publique les argu- ments énoncés par les syndicats contre les évaluations. Au bout de deux ou trois ans, avec un peu de pression par-ci de la part des IEN, "montrez-moi que vous êtes capables d'obtenir de meilleurs résul- tats et je vous dirai quelle note vous méritez", d'encouragements par-là, "ces évaluations ne sont pas si trau-

a eu raison d'engager des réformes

à l'école. Personne n'en voulait. Et

pourtant les résultats sont là. Le nombre d'élèves qui échouent en

CM2 diminue. Les évaluations que nous avons mises en place le mon- trent. In-con-tes-ta-ble-ment." ?

matisantes que ça, n'exagérons rien", "allez, un p'tit effort et vous verrez qu'elles peuvent servir de support à

du soutien efficace", les résultats vont très naturellement croître. C'est pas que les élèves seront "meilleurs". Non. Avec un peu plus de temps que

Il dépend de nous qu'il n'en soit pas ainsi !

Sud éducation Mayenne

COMPLICES D'UNE SUBLIME PERVERSION ?

Mayenne COMPLICES D'UNE SUBLIME PERVERSION ? éducation / Le jour nal / numér o 37 /
Mayenne COMPLICES D'UNE SUBLIME PERVERSION ? éducation / Le jour nal / numér o 37 /
Mayenne COMPLICES D'UNE SUBLIME PERVERSION ? éducation / Le jour nal / numér o 37 /

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

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Académie de Créteil

Une mobilisation porteuse d'espoir

et qui reste encore à construire

DEPUIS DEUX MOIS, L'ACADÉMIE DE CRÉTEIL EST LE THÉÂTRE DE MOBILISATIONS PORTEUSES DE BIEN DES ESPOIRS : AUTO-ORGA- NISATION DES LUTTES, RÔLE DES AG, JONCTION ENTRE LE PRE- MIER ET LE SECOND DEGRÉ, LOCALEMENT AVEC LE SUPÉRIEUR.

4

S ur un fond de refus des réformes (réforme Chatel du lycée, décret EPLE, masteri-

sation, CCF en Bac Pro

éclate avec les DHG qui montrent que les collèges et les LP vont en prio- rité faire les frais, cette année, des suppressions de postes. Il s'agit d'épargner les lycées généraux et technologiques pour mieux faire pas-

ser les réformes. Cette dégradation des conditions de travail et le refus des réformes expliquent une pré- sence équilibrée des collèges et des lycées dans les mobilisations. La déci- sion ministérielle de recruter des étu- diants en CDD de 4 semaines pour remplacer des enseignants - titulaires en Stage de Formation Continue ou en congé maternité, véritable pro- vocation, achève de mettre le feu aux poudres. C'est le premier effet visible de la Masterisation, "Cheval de Troie" de la précarité, de la casse des statuts et de la disparition de la for- mation initiale rémunérée en alter- nance ! Impossible d'accepter que des stagiaires soient affectés à temps complet sur des classes sans forma- tion !

), la colère

UN

MOUVEMENT

QUI

SE

CONSTRUIT À LA BASE

Le mouvement a démarré après la journée de grève interprofesionnelle du 21 janvier : en reconduisant la semaine suivante, quelques établis- sements ont montré la volonté de s'inscrire dans la durée. Ils ont initié ce que l'on appelle désormais "la grève marchante" : se mettre en grève pour s'inviter dans les établis- sements du secteur, de la commune, parfois dans un rayon plus large afin d'ancrer localement le mouvement. Ce qui explique l'importance prise par l'Assemblée Générale des éta- blissements en lutte, qui dès le départ cherche à représenter la réalité du mouvement et tente de l'organiser. C'est cette AG qui appelle à la grève les 9, 16 et 18 février, avec notre appui, poussant ainsi l'intersyndicale académique à appeler ces mêmes jours.

UN MOUVEMENT QUI N'A CESSÉ DE GRANDIR

200 manifestants à Aubervilliers le 3 février, 600 le 6 à St Denis, 1500 à 2000 le 11 et le 16 à Paris et trois fois plus le 18 février de nouveau à

Paris (de 3500 à 5000), avec une extension de la mobilisation en région parisienne. La mobilisation du premier degré est symptomatique de la volonté de faire converger le mouvement :

modeste le 4, mais très affirmée le 11 et le 16, ce que montrent les écoles fermées, à Aubervilliers, alors que l'organisation majoritaire n'ap-

pelait à la grève, dans le 93 et le 94,

que le

18 !

Sud éducation s'est pleinement engagé dans cette lutte. Nous avons appelé à la grève dès le 9 février dans le 93 (avec la seule CGT) puis les 16 et 18 février dans le premier et le second degré en soutien à l'AG-Idf *. L'extension dans le 1er degré 93 est en grande partie le résultat du tra- vail de nos militants. Pour nous, la lutte appartient à ceux qui en sont les acteurs, c'est pourquoi nous avons appuyé la création d'une AG des éta- blissements et villes, demandé et obtenu la création d'un collectif d'animation. D'où nos exigences en termes de fonctionnement, en par- ticulier notre volonté de parvenir à des votes sur mandats d'AG d'éta- blissements ou de villes. Cette lutte se poursuit !

LE CONTEXTE DE LA LUTTE À LA RENTRÉE

Avec les congés de la zone C on pouvait craindre la fin du mouve- ment. Mais dans certaines académies de la zone B, des mobilisations ont fait leur apparition, par exemple à Marseille, Lyon, Lille, Rennes, Tou-

Une intersyndicale natio-

louse

nale réunie le 17 février avait par ailleurs jeté un pont pour cette ren-

trée, en prenant la décision d'appe- ler à une journée de grève nationale le 12 mars.

Sur Créteil, diverses initiatives syndicales ont aidé à mobiliser dès le 10 : un rassemblement contre la précarité au Ministère à 14h à l'ini- tiative de la CGT, un second contre la décentralisation des TOS et ses effets, à l'initiative de Sud éducation Île-de- France au Conseil régional. Lors de l'AG-IdF tenue à la veille des vacances, ces propositions ont fusionné à notre initiative pour faire du 10 une journée contre toutes les précarités dans l'Edu- cation, soit une manifestation du Ministère au Conseil régional !

soit une manifestation du Ministère au Conseil régional ! éducation / Le jour nal / numér

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

La journée de grève et de mani- festation du 12 mars a marqué une amplification significative de la mobi- lisation. En Île-de-France, on a compté 50% de grévistes et plus de

10 000 manifestants ! Le soir, l'AG-

IdF a rassemblé plus de 200 grévistes, environ 150 établissements scolaires

de la maternelle à l'université ainsi que 10 AG de ville rassemblant le plus souvent des collègues du 1er et du 2nd degré.

Le pari a donc été gagné : cette journée a bien constitué le retour dans l'action, après deux semaines de congé durant lesquelles les aca- démies des zones A et B ont pris le relais des mobilisations de la région parisienne ! Le mouvement est main- tenant national ! Va-t-il le rester et continuer à se développer ?

FIN MARS : OÙ EN EST LE MOU- VEMENT ?

Le soir du 12, l'intersyndicale nationale aurait dû proposer des suites sans attendre le 23 mars, afin de favoriser une participation mas- sive des personnels de l'Education nationale à cette mobilisation inter- professionnelle. Sud éducation n'a pas ménagé ses efforts, mais ce fut peine perdue. La CGT Educ'Action, tenue par sa Confédération qui n'avait pour horizon que la journée du 23, y était hostile. Les autres orga- nisations, dont le SNES, ont laissé faire. Face à la mobilisation dans l'académie de Créteil et sous la pres- sion de l'AG-IdF, l'intersyndicale aca- démique a néanmoins appelé à une journée de grève le 18. L'ensemble des syndicats Sud éducation était par- tie prenante de cet appel.

Le 18, pour autant, une baisse de la mobilisation se ressent, en dépit de quelques secteurs très actifs, comme à Saint-Denis. Le mouve-

ment, qui dure depuis bientôt deux mois, paraît alors à la croisée des che- mins : il est face à la perspective d'une jonction interprofessionnelle le

23 mars pour construire un rapport

de force global et un mouvement d'ensemble et se donne également comme enjeu de travailler au rebond du mouvement au-delà de cette jour- née. C'est pourquoi Sud éducation Créteil soutient l'appel de l'AG-IdF du 18 mars.

* Assemblée générale Ile de France

du 18 mars. * Assemblée générale Ile de France N OUS PROPOSONS : D'amplifier la grève

NOUS PROPOSONS :

D'amplifier la grève marchante, de réunir des AG de ville, pour mobi- liser les personnels du primaire, du secondaire et du supérieur, les parents, les lycéens, les étudiants… de s'adresser systématiquement à l'opinion et aux médias

systématiquement à l'opinion et aux médias De réunir des AG, - pour assurer une forte participa

De réunir des AG, - pour assurer une forte participa- tion aux grèves et manifestations

une forte participa - tion aux grèves et manifestations Paris, le 12/03/10 - pour reconduire la

Paris, le 12/03/10

- pour reconduire la grève dans l'éducation, comme dans un cadre interprofessionnel

De tenir des AG de Bassin, de départements, après le 23 mars, pour organiser les suites.

après le 23 mars, pour organiser les suites. , D'appeler nationalement à recon- duire la grève

,

D'appeler nationalement à recon- duire la grève du 23/03.

nationalement à recon- duire la grève du 23/03. Sud éducation Créteil, le 19 mars 2010 M

Sud éducation Créteil, le 19 mars 2010

MANQUE CRIANT D'ENSEI- GNANTS REMPLAÇANTS DANS LES ÉCOLES DU 93 !

LUC CHATEL VEUT RECRUTER DES RETRAITÉS ET DES ÉTUDIANTS, SUD ÉDUCATION DÉNONCE LA PROVOCATION.

Les écoles de Seine-Saint-Denis sont frappées par l'absence d'ensei- gnants-remplaçants. Plusieurs mil- liers de journées de classe n'ont pas été remplacées depuis la rentrée de septembre. Pour la seule ville de Saint-Denis, ce sont plus de 800 journées de classe sans enseignants pour les élèves.

Les élèves sont répartis, les classes, surchargées, les conditions d'ensei- gnement et de travail dégradées.

Depuis plusieurs mois, les ensei- gnants avec leurs organisations syn- dicales et les parents d'élèves avec leur fédération sont très mobilisés sur cette question. Occupations d'écoles par les parents, grève et manifestation des enseignants, l'ac- tion prend de l'ampleur tous les jours.

Tous n'ont qu'une seule exigence :

la création de postes d'enseignants-titu- laires remplaçants.

Sur France 2, répondant à une question d'un journaliste sur le dépôt de plainte d'un parent d'élève de Pantin (93) contre l'Éducation nationale en raison du manque de remplaçants, Luc Chatel persiste et signe. Il a affirmé qu'il fallait diver- sifier le vivier de professeurs rem- plaçants en faisant appel à de "jeunes retraités". Cette nouvelle déclara- tion est une provocation et rejoint le recrutement effectif d'étudiants en Master sur des contrats de 108 heures (4 semaines !) sur des mis- sions de remplacement. C'est une preuve de plus pour Sud éducation que la masterisation est le "cheval de Troie" de la précarité dans l'édu- cation.

Sud éducation dénonce la préca- risation imposée par le ministère et exige le recrutement d'urgence de 450 postes d'enseignants titulaires- remplaçants pour le 93.

Sud éducation Créteil

retraites :

ils s’arrêteront là où

nous les arrêterons !

LAURENCE PARISOT, PRÉSIDENTE DU MEDEF, NE VEUT PAS D'UNE RÉFORME "BRICOLAGE" MAIS BIEN D'UN VÉRITABLE RECUL DE L'ÂGE LÉGAL DE DÉPART.

E

n bons élèves du FMI qui préconise des réformes

visant à "réduire l'accumu-

lation d'engagements futurs au titre des retraites et de la santé.", le gou-

vernement veut rendre caduque le système solidaire des retraites par répartition financé par la part socia- lisée du salaire (ce que les patrons appellent "les charges"). La paupé- risation de nombre de futurs retrai- tés est en jeu.

Déjà, 50 % des retraites sont infé- rieures à 1 000 euros et un million de retraités vivent sous le seuil de pauvreté. Les mesures prises par la droite et le Medef ont aggravé les inégalités pour toutes les personnes - leur nombre croît depuis 30 ans - dont la carrière n'a pas été un long fleuve tranquille. Les femmes en particulier, dont les retraites sont déjà inférieures de 40 % à celle des hommes sont maintenant pénali- sées par l'allongement de la durée de cotisation et par la double peine que constitue la sévérité des décotes.

La droite, les lobbys néo-libéraux et la Commission européenne ins- trumentalisent la question démo-

graphique. "Nous vivons plus long- temps… les retraites sont payées plus longtemps… l'équilibre des comptes n'est plus possible". Cette

rengaine a servi à allonger la période de cotisation. Elle nous est resservie pour justifier la fin de la retraite à 60 ans. La réforme de 2003 a déjà imposé un processus d'allongement permanent de la durée de cotisa- tion en y affectant les deux tiers de la croissance de l'espérance de vie à 60 ans (de 37,5 annuités à 40, puis à 41 en 2012 et à 42 ensuite…). Si nous sommes pour l'abandon de ce processus qui allonge la durée

du travail, nous devons cependant prendre l'argument de la démo- graphie au sérieux. À la fin des années 1990, l'IN- SEE annonçait l'effondrement du taux de fécondité. Il n'en a rien été. La France devait compter 70 mil- lions d'habitants en 2050 (64 mil- lions prévus par les anciennes pro- jections). A cette date, les retraités seraient 650 000 de moins que dans les prévisions antérieures. Les retraités, de 11 millions en 2000, devraient passer à 21 mil- lions en 2040, une augmentation due à deux facteurs : l'allongement de la durée de la vie et l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du "baby-boom", née entre 1946 et 1976. Les derniers nés de cette génération arriveront à l'âge de la retraite entre 2036 et 2040. Des "classes creuses" arriveront ensuite et le nombre de retraités se mettra à diminuer.

L'allongement de la durée de la vie n'est pas d'un trimestre par an comme le proclament Sarkozy et Parisot, mais de 0,44 trimestre par an selon l'estimation du rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) de 2007. La population en âge de travailler ne subirait pas une diminution de 4,1 millions entre 2006 et 2050 comme dans les pré- cédents scénarios du COR, mais resterait stable. Et la richesse pro- duite par le travail devrait doubler en moins de 40 ans. Le Medef et d'autres utilisent l'al- longement de l'espérance de vie pour conclure à l'évidence de l'aug- mentation de la durée de travail. Ils oublient qu'à 35 ans, un cadre peut espérer vivre 46 ans et un ouvrier 39 ans. Ils oublient que l'es- pérance de vie "en bonne santé", sans incapacité majeure, n'est que 64,2 ans pour les femmes et 63,1 ans pour les hommes.

LE LIBÉRALISME CONTRE LA SOLIDARITÉ

L E LIBÉRALISME CONTRE LA SOLIDARITÉ

- Balladur réforme en plein été, sans opposition. Calcul sur la moyenne des salaires des 25 meilleures années, au lieu des 10. Indexation sur les prix et non plus sur les salaires. Passage de 37,5 à 40 annuités pour une retraite com- plète. La décote vient réduire le tout de 5% par année manquante. Diminution des pensions du sec- teur privé de 20%.

- Grandes grèves de décembre contre la casse des régimes spéciaux. Juppé et Chirac doivent reculer.

- Enormes mobilisations sans la CFDT vite rangée aux côtés du gouvernement. La grève recon- ductible se développe surtout dans

l'Education nationale. La CGT maintient ses grandes fédérations (énergie, transports, Poste) à l'écart de la grève reconductible. Passage de 37,5 à 40 annuités dans la Fonc- tion publique. Maintien de la réfé- rence aux 6 derniers mois pour le calcul de la pension. Mise en place des décotes.

- Au nom de l'équité, figure de proue du nivellement par le bas, le gouvernement attaque les régimes spéciaux. La grève uni- taire se prépare dans les gares et le métro. Le secrétaire général de la CGT rencontre Sarkozy. Le conflit est désamorcé, la grève durera quand même plus d'une semaine.

général de la CGT rencontre Sarkozy. Le conflit est désamorcé, la grève durera quand même plus

L'allongement de la période de cotisation et le recul de l'âge de départ en retraite ignorent la per- sistance du chômage de masse. Des centaines de milliers de sala- riés restent au travail au-delà de 60 ans, quand des centaines de mil- liers de jeunes sont sans emploi. Au-delà, on mesure l'hypocrisie du discours gouvernemental sur l'em- ploi des seniors quand plus de 6 salariés sur 10 sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite.

au moment de faire valoir leur droit à la retraite. Le recul continu du montant des

Le recul continu du montant des retraites, les incertitudes sur leur avenir et la constance du chômage fragilisent le pacte entre généra- tions. Comment les jeunes géné- rations pourraient-elles accepter de financer les retraites de la généra- tion qui n'est plus au travail alors qu'elles mêmes estiment qu'elles toucheront une retraite qui ne leur permettra pas de vivre ? Pour que les jeunes générations aient confiance dans notre système de retraite et le défendent, il faut assu- rer à tous, le bénéfice d'une retraite correcte, à un âge (60 ans) où tous auront l'espérance de vivre plusieurs années en bonne santé.

L'avenir des retraites n'est donc pas fondamentalement un pro- blème démographique. L'annonce de mesures régressives pour faire face à une situation susceptible d'intervenir d'ici 40 ans constitue un tour de passe-passe qui permet d'imposer aux salariés de fausses évidences mais de vraies régres- sions.

Le déficit du régime général (branche vieillesse) se montait à 8,2 Mds d’Euros en 2009 et 5,6 Mds d’Euros en 2008 ; il devrait être de 10,7 milliards d'Euros en

2010 (prévisions du gouverne-

ment). Cette augmentation est liée, en partie, à la forte montée du chô- mage qui réduit la masse salariale et donc le montant des cotisations retraites. La stagnation des cotisa- tions patronales depuis 30 ans est une autre cause à laquelle s'ajou- tent les exonérations de cotisations patronales pour des bas salaires, la faiblesse du SMIC et des augmen- tations salariales sur les dix dernières années. En 2050, si ces ressources n'aug- mentent pas, le besoin de finance- ment de nos retraites s'élèverait à 200 milliards d'euros par an. Sur la même période le PIB devrait atteindre 3 600 Mds d’Euros (+ 40%) et la productivité du travail devrait doubler. Maintenir la situa- tion actuelle capterait 6% du PIB. Aucune hausse des cotisations retraites n'est jamais envisagée dans les discours du gouvernement.

Pourtant, le COR constate que

"l'effet positif d'une hausse du taux de cotisation sur le solde du régime est immédiat et durable". En 2001,

le COR estimait que, même avec un taux de chômage ramené à 4,5 % de la population active, il fau- drait encore augmenter de 15 points le taux de cotisation pour équilibrer nos régimes de retraites en 2040 et tenir un taux de rem- placement de 75 % du salaire. (0,25 point pour les cotisations patronales et 0,12 point pour les cotisations salariales). Cette aug- mentation est évidemment préfé- rable à la généralisation de la pau- vreté chez les retraités promise par l'allongement continuel de la durée de cotisation.

Pas de retraite inférieure au SMIC. Validation des périodes de chô- mage et d'étude dès l'âge de 18 ans. 37,5 annuités de cotisation pour une retraite à taux plein. Taux de remplacement de 75% du salaire calculé sur les 6 meilleurs mois pour tous, privé et public. Indexation des pensions sur les salaires, maintien de la parité d'évo- lution des revenus entre actifs et retraités. L'âge de départ à taux plein à 60 ans, avec départ à 55 ans pour les salariés ayant effectué des tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux.

tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES
tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES
tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES
tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES
tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES
tra- vaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux. Sud éducation Puy de Dôme L ES

Sud éducation Puy de Dôme

LES EFFETS DE LA LOI FILLON DE 2003 DANS L'EDUCATION NATIONALE

En 2003, nette augmentation des départs en retraite dans toutes les catégories. Des femmes antici- pent leur départ après avoir pris connaissance d'un durcissement des conditions d'obtention de la bonification de durée des services d'un an par enfant. D'autres veu- lent éviter les effets de la décote qui se met en place en janvier 2006. De 0,125% par trimestre manquant en 2006, elle doit passer à 1,25% en 2015. Elle sert à réduire la pension (30% des enseignants du premier degré touchés par la décote en 2007), elle risque aussi de nous empêcher de partir avant d'avoir atteint l'âge limite (âge auquel la décote ne s'applique plus… 63 ans en 2012). En

moyenne, sur l'ensemble des départs en retraite du secteur, l'âge de départ a augmenté de 1 an entre

référence aux 25 meilleures années comme dans le privé et casser la référence aux 6 derniers mois comme base de calcul des pen- sions. Dans un secteur qui a beau- coup recruté dans les années 80, la casse des retraites provoquerait une paupérisation réelle.

2000

et 2007. Dans ce cadre, la

retraite à 55 ans pour celles et ceux ayant exercé 15 ans comme insti-

tuteur ou institutrice devient un souvenir… Les années d'étude font que la retraite à 60 ans apparaît souvent comme une fiction.

60 ans reste un repère impor- tant, c'est à partir de là que s'éva- lue l'âge limite. Si l'âge de la retraite recule, l'âge limite recule et les pos- sibilités d'obtenir une pension complète s'amenuisent.

Autre point d'affrontement, le gouvernement voudrait imposer la

point d'affrontement, le gouvernement voudrait imposer la éducation / Le jour nal / numér o 37

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

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Ils luttent ici ! Ils restent ici ! D epuis le mois d'octobre, des milliers

Ils luttent ici ! Ils restent ici !

D epuis le mois d'octobre,

des milliers de travailleurs

sans papiers, en France

depuis des années, ont décidé de se

mettre en grève et d'occuper leurs

entreprises pour obtenir leur régu-

larisation.

À travers cette lutte, ils dénoncent

l'exploitation qu'ils subissent de la part du patronat, en particulier dans les secteurs du BTP, du nettoyage et de la restauration. Ce sont des mil- liers de travailleurs qui sont exploités à travers l'intérim comme main d'œuvre bon marché et corvéable à merci.

Par les temps qui courent, une grève d'une telle durée est excep- tionnelle. L'État et le patronat comp- taient sur l'essoufflement et le décou- ragement pour venir à bout de ce conflit du travail, mais c'était sans compter sur la détermination des tra- vailleurs sans papiers en lutte, à la mesure de la pression policière et sociale qui pèse sur eux. La circulaire imposée par Besson, sans même avoir consulté les travailleurs en lutte et leurs représentants, ne répond en rien aux revendications posées par le mouvement. C'est pourquoi ils continuent avec toujours autant de

force et de détermination. Cette lutte collective a permis par ailleurs de mettre en lumière l'ampleur du phé- nomène de recours aux intérimaires sans papiers.

Si ce mouvement est soutenu et en partie organisé par "les Onze", la réalité de cette lutte est avant tout

celle des travailleurs en grève soute- nus par des comités de soutien locaux, des militants syndicaux, poli- tiques ou tout simplement des voi-

Cette lutte quoti-

dienne pour obtenir les fameux "Cerfas" permettant de déposer un dossier de régularisation par le tra- vail est une incroyable expérience de partage, de rencontres, d'échanges et une grande leçon de vie collective et de générosité pour toutes celles et ceux qui passent et qui restent par- fois sur les piquets.

sins, des amis

Au quotidien, les grévistes organi- sent les collectes pour permettre de tenir, se réunissent en assemblées

pour prendre les décisions d'un jour, de la semaine, de la suite à donner, rejoignent les autres piquets pour des actions (rassemblements, concerts,

occupations

réunions des comités de soutien, des

les

),

vont

dans

syndicats, des délégués, des Onze Cette lutte de longue haleine semble parfois sans issue. Ainsi, un patron-voyou comme celui de Mul- tipro dans le XXe arrondissement n'a pas hésité à frapper lui-même un gré- viste et un membre du comité de soutien dans un rassemblement devant une de ses agences, puis à faire appel à des nervis pour agres- ser verbalement et physiquement celles et ceux qui dénoncent les pra- tiques esclavagistes du travail tem- poraire.

Et d'autres fois, après des semaines d'incertitude, les Sans Papiers pren- nent la décision de provoquer la négociation. Camara : "Nous sommes des grévistes sans papiers de l'entreprise ENM sous traitant de SPI. On a commencé depuis le 14 octobre soutenus par le syndicat Soli- daires et le comité de soutien du XXème. La grève dure et jusqu'à pré- sent on n'a pas eu de réponse concrète. Maintenant, on est venu occuper les locaux du siège de MCM/SPI le 3 mars 2010. Jusqu'à présent, on est toujours dans l'oc- cupation jusqu'à obtenir les Cerfas

pour notre régularisation". Le patron a fini par accepter de s'asseoir à la

table des négociations. Bakary : "Après 4 mois de lutte, les choses ont com- mencé à avancer grâce à l'occupation des locaux de MCM/SPI". Ce mouvement des Travailleurs Sans-Papiers, qui n'est qu'un des axes de la lutte pour la régularisation de tous les Sans Papiers est un révéla- teur du scandale de l'exploitation acharnée et mas- sive mais aussi de la dignité et de la détermination des grévistes à dénon- cer le capitalisme qui ne mène qu'à toujours plus de misère sociale et mentale.

Bakary : "On veut que le gou- vernement bouge parce que nos camarades sont expulsés par la police par la force. Depuis le 12 octobre, certains grévistes n'ont pas leurs cerfas. Il faut que le gouverne- ment oblige les

patrons à signer les cerfas avec les grévistes. On a aussi besoin de sou- tien, financièrement et moralement. Cinq mois bientôt sans travail ! On veut la régularisation de tous les tra- vailleurs et travailleuses sans papiers."

Sud éducation Créteil

et travailleuses sans papiers." Sud éducation Créteil DIVERGENCES EN AQUITAINE AUTOUR DES SANS PAPIERS E n

DIVERGENCES EN AQUITAINE AUTOUR DES SANS PAPIERS

E n Novembre 2007 un mili- tant sans-papier du Collectif pour les droits des sans-

papiers (CDSP) de Montreuil a été arrêté à Bordeaux et placé en centre de rétention. Une lutte s'est enga- gée sur la ville, menée conjointement par des militant.e.s de Montreuil et

de Bordeaux. A l'époque, le RESF local, qui défendait (et défend

encore) une régularisation au cas par cas avec des critères plus ou moins avoués "d'excellence" ou de "mérite" scolaire, a refusé de rentrer dans cette lutte. Ainsi, cette expérience de lutte concrète et de revendications poli- tiques et idéologiques claires : liberté de circulation et d'installation de toutes et tous, et l'opposition au manque de clarté idéologique et à

une gestion stratégique à la petite semaine du RESF local ont fini de convaincre des militant.e.s non orga- nisé.e.s, notre syndicat, la CNT et le groupe anarchiste bordelais (GAB) de fonder le CRSP (Collectif pour la Régularisation de Tous les Sans- papiers) sur d'autres bases comme l'indique ci-dessous son manifeste de constitution :

Nous voulons déconstruire les schémas et les préjugés sur les migrants et sur les migrations.

Nous voulons déconstruire les schémas et les préjugés sur les migrants et sur les migrations.

Nous voulons déconstruire les schémas et les préjugés sur les migrants et sur les migrations. Nous dénonçons et combattons la politique en matière d'immigration de l'Etat français et des autres Etats occidentaux qui :

Verrouille l'accès pour les migrants au territoire européen. Contrôle et précarise les personnes sans-papiers présentes sur le territoire en les contraignant à la clandestinité, laquelle favorise l'exploitation de cette main d'œuvre par les patrons. Facilite et accélère les procédures d'expulsions.

Nous refusons la logique du "cas par cas" et de "l'immigration choisie" qui reviennent à cautionner le tri des étrangers et la théorie qui veut qu'il y aurait un "bon" et un "mauvais" immigré. Le droit à l'installation et la circulation de toutes et tous est indissociable d'une remise en cause radicale de la politique étrangère des "pays du Nord" visant à maintenir des régimes dictatoriaux, à armer les conflits, à préca- riser les populations. Ce comportement néo-colonialiste et paternaliste est responsable de l'exil forcé de nombreuses personnes et permet la mise en concurrence des travailleurs (avec ou sans emploi) du monde entier. Nous revendiquons et mettrons en œuvre tous les moyens à notre disposition pour :

La fin de la Françafrique et de l'ensemble de la politique étrangère occidentale visant à

La fin de la Françafrique et de l'ensemble de la politique étrangère occidentale visant à maintenir les dictatures et les inégalités. L'abrogation des normes régissant l'entrée et le séjour des immigrés en France et en Europe. La fin de la répression à l'encontre des sans-papiers et de leurs soutiens. La fermeture des centres de rétention. La régularisation de tous les sans-papiers. La liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous.

La régularisation de tous les sans-papiers. La liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous.

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de circulation et d'installation pour toutes et tous. 6 éducation / Le jour nal / numér

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

Le collectif fonctionne sur le prin- cipe des assemblées générales sou- veraines. De décembre à janvier der- niers le CRSP a mené une campagne pour la fermeture inconditionnelle des Centres de Rétention Adminis- tratifs. Cette campagne s'est appuyée sur l'anniversaire de l'incendie du CRA de Bordeaux le 19 janvier 2009. Depuis, plusieurs personnes accu-

sées de l'avoir incendié sont main- tenues en détention préventive et un projet de reconstruction est en cours. Cette campagne a été lancée dans le but de fédérer toutes les organi- sations susceptibles "théoriquement" d'être pour la fermeture des centres de rétention. Lors de la réunion publique de lancement, aucune orga- nisation, autre que celles investies dans le CRSP, n'a répondu pas même par un mail. De là à penser que le RESF et la cimade étaient trop occupés par leur campagne de par- rainage, l'accompagnement au cas par cas de "leurs" dossiers à la pré- fecture… ! Le 18 décembre une manif noc- turne a ouvert la campagne. Environ 250 personnes étaient réunies. Trois personnes ont été arrêtées et mises en garde à vue ce soir là : la manif est restée devant le commissariat cen-

tral jusqu'à minuit et le lendemain

jusqu'à midi pour soutenir les cama- rades arrêtés. Pendant un mois se sont succédé les AG le mardi soir à l'athénée libertaire et les rassemble- ments le samedi après-midi. Le pre- mier samedi, nous avons en toute logique rejoint un appel du collectif des travailleurs sans-papiers sur la base de notre revendication de "régu-

larisation de tous les sans-papiers". Il

y avait peu de monde et notre cor-

tège dynamique s'est désolidarisé du leur dès lors qu'il se dirigeait vers la préfecture pour demander des

négociations sur la fameuse circu-

laire Besson ! La campagne s'est clô- turée par une autre manif nocturne

le mardi 19 janvier, jour anniversaire

de l'incendie du CRA, avec autant, voire plus, de participants qu'à la pre- mière et aucune arrestation grâce à une préparation beaucoup plus rigoureuse des conditions du défilé… Le bilan de cette campagne est très positif : du monde aux manifesta- tions, de nombreux collages des slo- gans très clairs : "régularisations pour tous les sans papiers”, “Schengen on s'en fout, on veut plus d'papiers du tout", “on pille leur pays, on les refuse ici",”ministère de l'immigra- tion, ministère des expulsions"

Sud éducation Aquitaine

 

GRÈVE DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS

DES ALLIÉES DE CIR-

 

CONS-

TANCE

 

Passé l'hiver, les chantiers du bâtiment et des travaux publics vont reprendre de plus belle, les touristes vont revenir et il va bien falloir embaucher. Pas facile de recruter aussi simplement qu'au- paravant des sans-papiers sur fond de grève ! Et les patrons, défen- seurs de la libre concurrence, tiennent à ce qu'elle soit non faussée : ils n'apprécient guère ceux qui, grâce à une main d'oeuvre captive et non déclarée, font baisser le coût du travail et arrachent ainsi des marchés ! Alliées de circonstance en faveur de régularisations simpli- fiées, un certain nombre d'organi- sations patronales et de directions d'entreprises ont planché avec le groupe des onze sur un projet de régularisation qui a été envoyé au ministère du travail en vue de lui demander la tenue d'une table ronde autour de ces propositions. C'est la teneur du communiqué "Approche commune sur la régu- larisation des travailleurs sans- papiers" publié le 8 mars et signé par la CGT, la CFDT, l'UNSA, l'Union syndicale Solidaires, la FSU d'une part et la CGPME, Véolia Propreté, le syndicat Natio- nal des activités du déchet, d'autre part. Le même texte, assorti d'une annexe concernant les travailleurs au noir, a été proposé également au MEDEF, à l'UPA et à un cer- tain nombre de grandes sociétés traditionnellement recruteuses de sans-papiers. On attend leurs réponses ces jours-ci. Ce texte réduit le critère de temps de présence en France à un an, inclut toutes les nationalités (dont algériens et tunisiens) et fait fi des OQTF, APRF ou recours délivrés. On attend maintenant la réac- tion de notre ancien ministre, Xavier Darcos…

 

Commission immigration/sans papiers

 

Un collectif de cinéastes a réalisé un court métrage en soutien aux grévistes :

.

Il est projeté dans plusieurs

centaines de salles de cinéma dans toute la France depuis le 10 mars. Il est libre de droit et téléchargeable à

www.collectifdescineastes-

pourlessanspapiers.com

GAZA :

la Marche pour la Liberté

Photo NL
Photo NL

s'est arrêtée au Caire

MILLE QUATRE CENTS INTER- NATIONAUX VENUS AU CAIRE POUR TENTER D'ENTRER À GAZA ET D'Y MANIFESTER CONTRE LE BLOCUS ISRAÉLIEN AVEC LES ASSOCIATIONS ET ONG DE LA SOCIÉTÉ CIVILE GAZAOUIE, TEL ÉTAIT LE PROJET DE LA , FIN DÉCEMBRE 2009.

Initiée par une organisation amé- ricaine, CodePink, la Marche, rejointe progressivement par des collectifs européens de défense des droits des

Palestiniens, s'est construite sur deux exigences et un principe :

- Levée du blocus imposé par

Israël, qui contraint 1.5 million de gazaouis à vivre dans d'effroyables conditions de sous-développement, les empêchant entre autre de recons-

truire les maisons détruites par les bombardements israéliens de décembre 2008 et janvier 2009

- Sanctions pénales contre l'état

d'Israël, reconnu coupable de crimes

de guerre contre Gaza, et peut-être aussi de crimes contre l'humanité, par le rapport du juge Goldstone devant l'ONU

- Rappel de la solidarité indéfec-

tible des militant-e-s de la cause palestinienne avec le mouvement social gazaoui.

En France, pour intégrer la Marche, le Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (Missions Civiles CCIPPP, AFPS, Génération Palestine,

et la

CAPJPO-Europalestine ont dû se plier au mode de fonctionnement imposé par CodePink, qui avait fait unilaté- ralement le choix de négocier avec les seules autorités égyptiennes le passage par la frontière de Rafah. Sur place, donc, pas question pour

les 450 marcheurs français, ni pour

les grecs, les italiens, les belges, les

d'adopter une autre stra-

tégie. Pourtant, dès l'arrivée au Caire des premiers marcheurs, autour du 20 décembre, l'annonce a été faite par le ministère de la sécurité inté- rieure à nos représentants que la fron- tière de Rafah resterait fermée pen- dant toute la période de Noël et du nouvel an et qu'aucun international n'entrerait à Gaza ! Les bus réservés pour acheminer les marcheurs vers Al Arish, dernière ville égyptienne avant la frontière, ne quitteront donc pas Le Caire : les 300 militants venus avec la CAPJPO, d'abord, qui se retrouvent à occuper le trottoir de l'ambassade de France en signe de protestation. Puis les 5 bus affrétés le 28 par le collectif, qui sont stoppés par la Sécurité à la sor- tie du Caire et contraints de rebrous- ser chemin, sous escorte policière. Pour ouvrir une brèche dans le dis- positif qui nous tenait prisonniers au

indiens

UJFP, NPA, FSU, Solidaires

)

Caire, de petits groupes empruntent quand même qui un taxi, qui un bus de ligne vers Ismaïlyia et le canal de Suez, qui encore un bus à touristes pour le Sinaï. Mais tout le monde sera refoulé et sommé de retourner dans la capitale. Il faut dire que le moment était politiquement mal choisi : l'état égyptien ne venait-il pas en effet de commencer le chantier de construc- tion de son monstrueux mur de métal qui va, par 30 mètres de pro- fondeur et plusieurs dizaines de kilo- mètres de long, étouffer et même

du Hamas et en l'absence des 1400 Marcheurs. Seule la marche organi- sée en parallèle par les anticolonia- listes israéliens a défilé depuis Jéru- salem en direction du point de passage d'Erez, mais elle n'a pas ras- semblé plus de quelques centaines de militants.

Pourtant, quelque chose a eu lieu au Caire, et au-delà, dans toute l'Egypte, en Palestine, dans le monde arabe : pour la première fois, des femmes et des hommes venus de 43 pays se sont rassemblés pour exiger

Israël) dans tous les pays. Cette cam- pagne, initiée en Palestine dès 2005, relayée à présent par nombre d'or- ganisations syndicales et associatives de par le monde, est le moyen par lequel les citoyens et les peuples peu- vent exercer une pression écono- mique, politique, culturelle sur Israël pour qu'enfin cet état fondé sur l'apartheid cesse sa colonisation, son occupation et son oppression contre les Palestiniens.

Sud éducation Franche-Comté / Commission International

Photo NL
Photo NL

donner la possibilité de noyer les tun- nels qui servent actuellement au ravi- taillement de Gaza ? Il n'était évidemment pas question pour Mubarak de laisser approcher ce chantier pharaonique par 1400 Indé- sirables. D'autant que les états euro- péens, dont la France, ne sont pas étrangers à la réalisation de ce mur d'asphyxie qui, comble de l'horreur, va, par ses canaux de pompage, sali- niser la nappe phréatique qui irrigue Gaza et assoiffer les Gazaouis ! Le même Mubarak n'hésitera pas cependant, sous couvert de Madame,

à affréter deux bus pour faire entrer

à Gaza des marcheurs sélectionnés comme ''respectables'' (une majo- rité d'américains, dont des rabbins

qui ne reconnaissent pas la légitimité

quelques

de l'actuel état d'Israël, et

marseillais), alors que cette manipu- lation grossière avait été dénoncée par la marche du Caire. Histoire de montrer au Hamas, qui domine le territoire gazaoui depuis l'élection de 2006, que le roi de la corruption qui tient sous le joug la société égyp- tienne, avec le soutien incondition- nel du banquier américain, reste maître de LA frontière, de SA fron- tière, celle dont la garde et la ferme-

ture lui ont été imposées par Israël. Au final, la Marche pour la Liberté de Gaza n'a pas eu lieu : les organi- sations démocratiques de Gaza, les associations, les ONG (tel le PCHR - Palestinian Center for Human Rights) ont refusé de défiler sous les couleurs

que le siège israélien de Gaza soit levé. Ont manifesté dans les rues du Caire allant même jusqu'à déployer le drapeau palestinien sur l'une des pyramides de Gizeh. Ont résisté à la pression policière sans commune mesure évidemment avec la répres- sion qu'endurent les opposants égyp-

tiens à la dictature. Ont perçu le sou- tien de nombre d'Egyptiens à la cause palestinienne lors du rassemblement

à la maison des journalistes, mais

aussi dans les restaurants, les hôtels,

les taxis

policiers du contingent. Ont mis dans

l'embarras un pouvoir égyptien divisé

et jusque chez les appelés

sur la question palestinienne qui reste le problème politique central du pays

à cause des liens puissants qui unis-

sent Egyptiens et Gazaouis. Finalement, les marcheurs, mal- gré les difficultés à se coordonner et les frustrations provoquées par le veto égyptien, auront peut-être réussi à faire passer aux Gazaouis leur mes-

sage de solidarité internationale et à remettre, au moins temporairement, la question du blocus de Gaza sur le devant de la scène.

La ''déclaration du Caire'', élabo- rée dans l'urgence le 1er janvier, met l'accent sur les perspectives ouvertes par la marche à l'échelle internatio- nale : construire des partenariats avec des syndicalistes gazaouis, les accueillir en Europe, et, surtout, déve- lopper la campagne BDS (Boycott- Désinvestissement-Sanctions contre

Pour s'informer sur les prochaines missions civiles en Cisjordanie :

www.protection-palestine.org

Pour tout savoir sur la Campagne BDS et en particulier sur la campagne menée par la coalition anti-Agrexco à Montpellier : www.bdsfrance.org

A lire le numéro spécial Palestine

de la Revue International de Soli-

daires (n°5-juillet 2009)

À Bordeaux, une militante de la

LDH, très impliquée dans la cam- pagne de boycott menée locale- ment contre Israël, vient d'être condamnée, sur plainte du garde des sceaux, à 1000 euros d'amende pour "incitation à la discrimination raciale". Ce qu'elle conteste, bien sûr, en appel, avec l'appui de son comité de soutien. Ainsi va la "justice" française, qui punit ceux qui dénoncent l'illéga- lité de la commercialisation en France de produits fabriqués dans

les territoires illégalement occupés par l'Etat colonial israélien. De quel côté est le crime, de quel

côté la justice

?

*Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël

? *Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël éducation / Le jour nal / numér o 37 / mars-avril 2010

éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010

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Les syndicats, les luttes, MARCHE MONDIALE DES FEMMES 2010 TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE
Les syndicats,
les luttes,
MARCHE MONDIALE DES FEMMES 2010
TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT
PAS LIBRES, NOUS RESTERONS EN MARCHE !
C ETTE ANNÉE, LA MARCHE
MONDIALE DES FEMMES
tions de parents d'élèves, des tra-
vailleur-ses sociaux, des médecins
scolaires et du personnel médical ;
.
EST LA TROISIÈME DU
Une véritable politique de forma-
GENRE. LES DÉBATS LORS DES
FORUMS PORTERONT SUR QUATRE
THÈMES ESSENTIELS : PAIX ET DÉMI-
LITARISATION, VIOLENCES FAITES
AUX FEMMES, TRAVAIL DES FEMMES
ET AUTONOMIE FINANCIÈRE, BIEN
COMMUN BIEN PUBLIC.
tion et d'éducation à la sexualité,
.
dans le respect de l'autre ;
Le soutien d'un service public de la
l'unité.
LE RAS LE BOL DES PERSONNELS DE L'ÉDU-
CATION FACE AUX MULTIPLES RÉFORMES
(PRIMAIRE, L.P., LYCÉE, FORMATION…),
AUX DIZAINES DE MILLIERS DE SUPPRESSIONS
DE POSTES, À LA DÉGRADATION DES CONDI-
TIONS DE TRAVAIL, À LA REMISE EN CAUSE DU
petite enfance et de la maternelle res-
pectueux des besoins et des droits
des enfants ;
.
La lutte pour une égalité des droits
Trois initiatives importantes auront
lieu cette année : le 100ème anni-
versaire du 8 mars, les 40 ans du
MLF et la 3ème Marche mondiale
des Femmes (sans compter la
"grande cause nationale contre les
violences faites aux femmes" déci-
dée par le gouvernement).
entre hommes et femmes quel que
soit leur pays d'origine ;
.
SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION ET AU DROIT
À L'ÉCOLE POUR TOUS EST À SON COMBLE.
IL EST SOUVENT ASSOCIÉ À UN PROFOND
DÉSARROI SUR COMMENT S'OPPOSER.
Un engagement dans la lutte
on défendre le Service Public d'édu-
contre les violences faites aux femmes
au sein des familles, des images
(publicité, manuels…), des propos
sexistes, homophobes et racistes, des
résistances morales à l'accès à la
contraception et à l'avortement, etc.
Le SGEN/CFDT et l'UNSA sou-
tiennent, participent à la mise en
place des contre-réformes de régres-
sion scolaire, au nom d'une pseudo
modernité pédagogique. C'est le
cas dans le primaire, la réforme du
bac pro en 3 ans et aujourd'hui celle
des lycées et de la formation des
enseignants (mastérisation).
Luc Chatel peut se féliciter de
"l'appui des syndicats à ses
réformes" et souligner "leur sens
de responsabilité et de dialogue".
Ceci nourrit la division, mais ne va
pas sans certaines contradictions.
C'est pour cela que nous ne féti-
chisons aucune forme d'action col-
lective, même si au final notre
objectif est la grève générale. La
grève ne se décrète pas d'en haut, ce
sont les personnels qui la décident
et qui la font.
Les personnels et leurs syndicats
de l'académie de Créteil montrent
cation, lutter contre les suppressions
de postes et voter pour la réforme
des lycées, des LP, de la formation ?
Aux SGEN et UNSA de répondre…
Peut-on défendre les salaires à
travers des augmentions du point
d'indice (très chères à la FSU et
l'UNSA) qui accentuent les inéga-
lités ? Ou bien se battre pour des
augmentations uniformes ?
L'unité ne peut pas être le mini-
mum commun syndical. Sans quoi
revendiquons dans l'unité la retraite
à 65/70ans avec diminution des
pensions ! Même le MEDEF signe !
Cette Marche mondiale des
Femmes nous permet de mettre en
lumière et de combattre les nom-
breuses violences et discriminations
dont les femmes sont victimes : celles
liées aux guerres, aux agressions ver-
bales et sexuelles, à la marchandisa-
tion et au trafic du sexe, aux violences
conjugales… Les discriminations sont
multiples : plafond de verre, arrêt du
rattrapage des salaires des femmes
par rapport à ceux des hommes en
France depuis 2005, représentations
des femmes au niveau politique, syn-
dical et du monde économique ; sans
Ainsi, dans certains départements,
le SGEN/CFDT et l'UNSA appel-
lent à la grève du 21 janvier contre
les suppressions de postes et dans le
même temps votent pour les
réformes (lycée et formation des
enseignants) au CSE dont l'un des
aspects majeurs est d'économi-
ser/supprimer des postes.
Pour la FSU, principal syndicat
dans l'éducation, il faut encadrer le
la voie. L'assemblée générale des
grévistes a adopté la motion sui-
De fait, la fédération Sud éduca-
tion est membre de la Marche mon-
diale des Femmes 2010 puisque
Solidaires en est membre actif. Cha-
cun-e peut aussi rejoindre des col-
lectifs locaux participants aux mani-
festations et aux débats. Mais est-ce
suffisant ? Sud éducation, en tant
que syndicat, a une position spéci-
fique à défendre sur la place des
femmes dans le système éducatif
français et dans la société.
La place des femmes dans le
monde du travail est marquée par
oublier la persistance de l'inégal par-
tage des tâches domestiques.
vante : "Nous sommes de plus en
plus nombreux en grève pour
défendre le service public d'éduca-
tion contre les attaques multiples
lancées par le gouvernement : sup-
pressions de postes, mastérisation,
suppression de la maternelle, aug-
mentation des effectifs, programme
massacrés, possibilité nouvelle de
licencier les enseignants (même
titulaires), etc.
Aujourd'hui le Ministre, avec
morgue et mépris, compte sur les
vacances de notre zone pour
"éteindre l'incendie".
L'unité du personnel est impéra-
tive pour la mobilisation et l'action.
Il s'agit pour SUD, à partir de nos
analyses et en lien avec le personnel,
d'élaborer les revendications répon-
dant aux situations du moment.
SUD doit avoir une présence forte
dans les établissements scolaires,
seule façon d'éviter les débats et les
décisions éloignés des préoccupa-
tions du personnel, pour peser sur
les débats et avancer des proposi-
tions de défense des intérêts immé-
diats et généraux des travailleurs.
des inégalités persistantes : salaires,
déroulements de carrière et retraites
plus faibles, discrimination à l'em-
bauche, emplois précaires, temps
partiels imposés
Ce constat ren-
voie à un mode d'organisation de la
société qui reste dans tous les
domaines (école, famille, travail, vie
Les luttes doivent s'amplifier au
niveau national et international tant
pour préserver des droits acquis et
menacés (ex. : le droit à l'avortement
en France) que pour en obtenir de
nouveaux pour toutes.
publique
)
profondément marqué
mécontentement grandissant tout
en indiquant au gouvernement que
Aussi, soyons nombreux-ses à par-
ticiper aux diverses manifestations
prévues à cette occasion.
la FSU est le syndicat incontour-
nable dans l'éducation, que L. Cha-
tel ne peut se contenter d'un face à
Commission
Droits des Femmes
face avec SGEN et UNSA.
Ainsi, à la rentrée de janvier, la
FSU nous concocte un plan d'ac-
tion avec un important matériel
(affiches, tracts) : semaine d'action du
11 au 15, grève (de 24h) le 21 jan-
vier, manif nationale à Paris le 30…
puis du 1 au 5 février congrès (mais
Lancement de la Marche dans
chaque pays.
Partout en France, des manifes-
tations et des animations multiples
(débats, films etc).
ça ce n'est pas sur les affiches !).
Soyons clair, il ne s'agit pas de
préparer une dynamique de mobi-
lisation face aux mauvais coups du
gouvernement, mais d'un plan
bureaucratique, décidé en haut par
les chefs du "très grand syndicat",
L'unité, tant au niveau des tra-
vailleurs que des syndicats est un
outil indispensable pour les luttes.
L'unité d'action syndicale est un
moyen pour permettre à tous et
toutes de s'engager dans l'action.
Une démarche unitaire marque
notre volonté de privilégier la mobi-
lisation du personnel sur les inté-
rêts de boutique et la division syn-
dicale.
L'unité doit se faire sur des reven-
dications claires et précises et non
sur de vagues formules et autres
catalogues fourre-tout.
Manifestation nationale à Paris
le samedi après-midi.
Forum national à Montreuil pen-
dant les deux jours.
Banquet féministe le samedi soir.
qui a un double but : d'une part
faire oublier la piteuse mobilisation
du 24.11 (avant son congrès),
d'autre part montrer sa capacité de
mobilisation. Malgré les impor-
Sud éducation Lot
A la veille du Forum social, des
femmes européennes se retrouve-
ront à Istanbul en Turquie.
tants moyens engagés, la mobi-
par la domination masculine et au
sein de laquelle les femmes conti-
nuent de subir une véritable aliéna-
tion sociale.
Le mouvement syndical n'est pas
exempt de la reproduction en son
propre sein des divers schémas obser-
vés dans la société. C'est encore trop
une affaire d'hommes. Les hommes
sont souvent plus disponibles pour
participer à des réunions que les
femmes en raison des charges fami-
liales qui ne sont pas encore pleine-
ment partagées. Les temps de parole
sont inégaux au détriment des
femmes. Hommes et femmes, fût-
ce à leur corps défendant, intériori-
sent les schémas patriarcaux.
Il ne suffit pas de féminiser les
mots ou tournures, il faut renforcer
le militantisme pour la mise en
œuvre d'une politique volontariste
et globale (économique, éducative,
sociale, de l'emploi, de la famille )
visant à obtenir dans tous les
domaines une réelle égalité
hommes/femmes.
lisation fut restreinte, les per-
sonnels n'ont pas répondu
massivement présents : pour-
quoi ?
Parmi les thèmes de la Marche
mondiale des Femmes, les syndiqué-
es de Sud éducation ont un message
à porter :
Délégation internationale à
Bukavu en République démocra-
tique du Congo.
.
Journée de Solidarité internatio-
Sur le développement d'une édu-
Notre fil conducteur doit être :
L'évolution de tous les syndicats
vers un syndicalisme de proposi-
tions, de négociations et de réfor-
misme ne facilite pas un syndica-
lisme de luttes. L'année écoulée a
montré comment l'unité syndicale
de façade a favorisé la division des
travailleurs entre public et privé, par
exemple. La multiplication des
grèves de 24h sans lendemain (avec
manif) a montré toutes ses limites
aussi bien dans l'éducation qu'au
niveau interprofessionnel.
L'unité pour quelle dynamique
de mobilisation ? Sur des revendi-
cations précises : par exemple, peut-
cation non-sexiste et non-normative
dès la petite enfance, dans les pro-
grammes, les manuels, les pratiques
pédagogiques et la formation des res-
ponsables enseignants, des associa-
nale, principalement en direction
des femmes vivant dans des pays
en conflit.
Marche européenne contre la
précarité à Bruxelles.
Joignez/re-joignez nous
Fédération des syndicats Sud éducation :
17, bd de la Libération 93200 Saint-Denis
Téléphone : 01 42 43 90 09 - Fax : 01 42 43 90 32
e-mail : fede@sudeducation.org
Prenez contact avec votre syndicat local
ou avec la fédération sur notre site :
www.sudeducation.org
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éducation / Le journal / numéro 37 / mars-avril 2010