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Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois /
Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois /

Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois / par les missionnaires [

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires
Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires

Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois / par les missionnaires de Pe-kin. 1776-1814.

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MÉMOI

L'HISTOIRE,

LES

RE

CONCERNANT

LES SCIENCES,

MŒURS,

LES

USAGES,

S

LES ARTS,

&c.

DES

CHINOIS, Par LES Missionnaires

de Pè-kin.

TOME

TROISIEME.

Chez

Avec

Nyon

l'aîné,

A

PARIS,

Libraire,

vis-à-vis

rue Saint-Jeaii-'de-Beauvais,

le College.

M. D C C.

Approbation,

L X X V I

et

P

riv

I

ilege

I.

DU,

Roi,

%j

AVAN

E troifieme

T-P

R

O

P

volume

des Mémoires

O S.

concernant

les

de Perfonnages

traits

contient

célèbres

Chinois

feront

deux

cinquante

Portraits

Ces

chez

les Chinois.

autres,

pour

Por-

fuivis

de plusieurs

fuivans,

venu

feront

les ma-

ils font

qui

dans les volumes

Dans

varier

placés

tieres.

le manufcrit

de Pé-kin,

tous accompagnés

d'après les originaux; nombre

on

de la figure mais comme

aucune

faire

deffînée

& colorée

il y en a un grand

fenfibîe,

différence

qui ne préfentent

contenté

d'en

s'eft

feulement

quel- ces Portraits

graver

des plus intéreflans.

Comme

ques-uns

font

dans

le coftume

Chinois,

de gracieux,

ni de recherché,

ils

nent

d'ailleurs

font

les Chinois

fur

tout

peints,

la préférence

de recommandable.

n'aient

quoiqu'ils à la manière

leur

quant

cependant

ce qu'ils

peuvent

Cet aliment

dont

rien

dont

don-

avoir

leur

amour-propre

climats

qu'un

fe nourrit,

mets

affez

quelque

afîaifonnement

ne fauroit

infipide, d'en relever

être dans d'autres

fi on ne tâche

le goût

par ou d'en

la fadeur.

cherché

h

1

corriger

f,Ire.

dans

anecdotes

faire.

a

~.1 a

Il

les hidoires

pour

C'eft

dans

que l'Auteur

"1'

a tâché

dee

ce

dans i'hiiloire

fouillé ('

aux

1>1

générale, il a eu recours

particulières

trouver

de

quoi

faire connoîrre

Aij

AVANT-P

RO

PO

S.

fuffifamment

de leurs

On

au moral,

ont

des étrangers

la partie cette

ont

du

bruit

qui de la terre

que

tous

rempli ont habitée.

noms

qu'ils

les hommes

les pays, tous

verra

eté

efquifle

quant

par fe reiïemblent

vices,

des

toujours

fur

dans

& qu'ils

les temps bril-

les mêmes

peu

défauts

vu,

le

dans

à-peu-près

de

de vertus;

beaucoup

lantes qualités, s'eft

verra

quelques

fans nombre:

qui

que

voilà

ce

fe

& ce

globe

qui

probablement

nous

habitons.

la Relation

toujours On trouvera

à la fuite

de ces Portraits

de la conquête

avec

eft, encore

des Miao-tfée,

achevée

en

1775

des détails

qui feront

connoître

à quel

point

en

la nation

aujourd'hui,

une

Chinoife

aux principes,

par rap- &c.

de ion

port

On

au caractère,

a u caractère,

y verra

auffi

aux mœurs,

idée

de fa puiffance,

cérémonial

dans

les grandes

occafions,

de la ma-

niere

dont

ce vafte

Empire eft terminé

Le volume

fe gouverne,

&c.

par

des Notices

fur les

Serres Chinoifes

fur

les curieux

des pratiques

en ce

On

y a ajouté

fur quelques

particulieres

genre peuvent

l'annonce

de

Plantes & Arbriffeaux,

en fait de culture,

tirer quelque la cérémonie

dont

parti.

du

La-

bourage

par l'Empereur.

Le quatrieme

Volume

la Piété

Filiale

des Chinois.

s'imprime,

& a pour

objet

»

MEMOIRES

LES

CONCERNANT

CHINOIS.

DES

P

Q

R

CHINOIS

TRAITS

CÉLÈBRES.

AVERTISSEMENT.

JLi'auteur

les Portraits

Chinois

qui

de quelques-uns

s'eft donné

la

des JPerfonnages

peine

de

célèbres

copier

de

fa

a mis à la tête

Nation « Au commencement

de

de

» trieme

» moi

» copier

année

Po-kié

de Kang-hï

furnommé

les Portraits

de

fes peintures la onzième

( c'eft-à-clire

Tc/iang-fïeou

cent

de

plus

les

paroles

fuivantes

lune

fur la fin de l'an

de

la vingt-qua-

ï68 5 ), de

achevé

ayant

Perfonnages

célèbres

dont

» fans

on conferve

panialné

» ( Hlng-tê-fée

les originaux le le

ceux

Tao-ki-huung-koung)-

dans le temple

où on. apprécie

qui

ont pratiqué cru

j'ai

la

devoir

venu

dire

PORTRAITS

» quelque

»

former

» Grand

chofe

de chacun,

idée

êtes

au

pût le fouvenir.

moins

pour

qu'on

une légère Être

ou s'en rappeller

le principe

des trois

qui

principes

s'en

actifs

» San-tfai

» pour

( c'eft-à-dire

le Ciel,

agréable

un ouvrage

que

la Terre

je n'ai

» fatisfaction

L'Auteur

& l'inftruftion

de la poftérité

ce

ne donne exactement

que

& l'Homme

entrepris

».

que

qu'il

a promis.

),

ayez

pour

la

'Deux

ou trois

mots

font fouvent

qu'il repréfente.

tout

ce

dit d'effentiel

pour

fur

les

qu'il peut fufEre

Cela

des Chinois

Perfonnages

qui peuvent consultant

fe procurer leur hiftoire

des connoiffances

livres

plus exactes

en

le

leur

& les autres

qui entrent

célèbres.

qui

font

concerne

dans

détail

de tout

Mais

ce

patrie

pour

ce qui concerne

leurs hommes

des

de

Chinois

ce

faire

dans

que

peuvent

fe

mettre

au

fait

d'autres

qui

Chinois,

ne

fauroit

être

pratiqué

par

des

Européens

qui

font

leur

dans

C'eft

la Cour

ce qui

de

m'a

féjour

Pé-kin

engagé

tous

les fecours

quelques

 

leur

traits

cara-

de

leur

les

de la

des Per-

qui

Les

le

fran-

à ajouter

manquent.

aux crayons

un peu

fuccincts

qui,

de Po-kté-tchang-Jleou.

traits

trop

quelques-uns des Chinois

En raflemblant

ceux

des principaux

depuis

ctérifent

l'etablifTement

fe font

rendus

célèbres

dans le gouvernement,

le caractère

Les Portraits

monarchie

lettres

nation elle-même

& les armes,

particuliers

populaires

je tracerai

infenfiblement

dans

fes diffère

deviendront

les

ns âges. des Portraits

fonnages

traditions

quelquefois,

refce.

généraux. y rencontrera

comme

contes

puériles & tourneront

je

penfe,

qu'on

y figureront

en preuve à la littérature

Ce morceau

manquent,

çoife

tends

pourront

yerra

S: je fois bien

aife

de l'en

enrichir.

Du refte,

je ne

pré-

donner

achever

paroître

ici

qu'une

légère

ce

tableau.

fuccefilveraent

efquiiie

Parmi

fur

la

les

d'autres

grands

feene

il

après

hommes

en

eft

moi

qu'on

dont

le

petite

ne peut

être apprécié

que

par

ceux

du pays

parce

que

DES

CHINOIS

CELEBRES.

dans

le pays ceux

donc

en connoît

le genre, un certain

à la

& qu'on

degré.

ce n'en

fait

y

Le lecleur

y voir

que

qu'on

l'ont

cas

de

doit

dans

efprit

qui

poffédé

fe transporter

que

en

Chine

pour en véritable

porter

fe pratique, ne fera

équitable

& le

de cette

s'il fe peut

ce qui

Ce

voir,

Chinois.

un

manière

qu'il pourra national.

& fans préjugé

jugement

Il

s'en

imprimés

trouve

auffi que

en Europe

ont

les Abrégés ce

déjà

de Fhiftoire

Chinoise

femble

fuffifamment

fait

connoître.

J'ai

ctu néanmoins

pouvoir

y revenir,

& les préfenter

9

à ma façon,

leurs Portraits,

parce

que

les coups

leur donneront

de pinceau

la reffemblance

que j'ajouterai

& les

feront

à

rentrer

dans le coftume

II en eft

que les

noms;

quelques-uns,

parce

dont

que

on les avoit

dont

enfin

la poftérité

fait fortir.

je ne

leur

dirai

ayant

place

dans

connoître,

la falle

à leur

de Confucius

tour,

à la fuite

je me de l'hiftoire

réferve

de

j^

guere

déféré

de les

ici

une

faire

ce

Philo-

fophe,

lorfque

je parlerai

ont illuftré

fon ecole.

des

Sages

qui

en différens

temps,

Pour

je m'en

ce qui eft de l'arrangement

fuis

tenu

On

à l'ordre

pourra,

que j'ai donné

leur

à ces Portraits, étant

comme

le

un

Mi-

chronologique, fi l'on

veut,

avec

avec

ceux

plus naturel.

en fubftituer

les

& placer

les Empereurs

autre,

hiftres d'Etat

les Empereurs,

qui ont

&

les

on

un

& les Magistrats les Lettrés

avec

J'avoue

à l'ordre

le dérangeant

couru

la même

Guerriers

avec

en

la

carrière,

les Guerriers.

m'attachant

fiennSj

les Lettrés,

j'ai

j'ai

ma commodité

peut

autre

cherché

que

choifî

en fiiivre

chercher,

(i).

que

en

pour

(i) On a fuivi

dans Pimpreffion

l'ordre

& les envois

de TAureur-.

PORTRAITS

TAIHAO-FOU

-I.

HI-CHÉ,

Fond.

de la Mon. (i).

J_

a i-h a o,

dont

le nom

etoit Fou-hi,

115

c'eft

ans.

Se le furnom

Tchen-

propre à Ouan-kieou:

Il

point

régna

de

Hoa-Jîu. on attribue

Soung, tenoit

tcheou

dans

emblême.

On

que

de

qu'il

fa Cour le Ho-nan.

ne

parle

aujourd'hui

Le

bois

fut

fon

on

dit feulement

le font fucceffeur

du feu. Ils difent

d'un ferpent

ce

lettre,

puifqu'en dans leurs

aux

fon

père

Quelques-uns

fa jnere s'appelloit

ce Soui-jen avoit

l'invention

auquel d'un homme

ne

doit

pas

la tête

&

le corps à la

fe prendre un

qui cependant même

écrits,

Fou-hi

lui donnent

avec

de ferpent

pêche

temps

ils le peignent fut inventeur

qu'ils

corps

un corps des filets

d'homme.

la

il apprit

pour

hommes

C'eft

l'art

de cuire

qu'on

les viandes

lui

à celle

& la maniere

le nom

ciel

&

de

de les apprêter. Pao-hi-çhé,

le

&

ciel

etoit

& un

cela

a donné

du

de

Sa

c'ell

fit

dra-

pour

etoit

vertu

pour

femblable

la terre;

que

la conflater

fous

(loung).

corps

des hommes

aux

yeux

un

aufli

tracer

ion regne

Il parut de certaines

de

paroître

gon

iùr

phénix un cheval

figures

les

(foung-koang)

ailé

qui

marqué

fournit

de ces

ne- ren-

fon

Fou-hi

dont

huit

l'arrangement

La

à

Koa

l'occafion

Koa.

vertu

$>' toute

il nejlrien

pag.

ejl fpirituelle dit l'Hiftorien.

célejîe

quelle

11 & fuiv.

ferme

Voyelle

Tome II,

a des Lettrés ne remontent

y

pas Si qui renvoient

en Chine

au dans les

(i)ll

delà

tout

qui

de Yao

temps fabuleux ou incertains

ce

qui

noung

Tomt

a-f.

I,

regarde

Hoaag-ti

pag.

m

Fou-hi,

&c.

Chen-

Voyt\_ le

£>C ;.ff> jufqu'à

Quelques

1 -i OUI. t'Ili 111. /Il.

¿f/t'/IloÙ'{'J

Afemoiref

~i.

7.'Y/~y/7~<7f-(/

.1'111' Ii,

sur

/c,r

('Illi/(J

C/ii/ioi.r

Ù

~ottol~rr~'

l'iU/C

~rl.llr~ll~Il'c'~llr'

S. ty,

»

<

1

DES

CHINOIS

CELEBRES.

nœuds

avant

formés

Fou-hi.

on

pût

fur une

Sous

corde

ce Prince des

etoient

la feule

Quelques niere d'ecrire

caractères

tout

que

fervir

& tout

Avant

établit

monies

époux,

etablit

ma-

des

afin

s'en

on inventa

&

donna

auxquels le monde

noms

particuliers

retenir

les apprendre

les

dans l'occafion.

l'art

lui

Il n'oublia

rien pour

en fortifier

l'ufage

de l'écriture

il n'y

fut renfermé

dans

fix préceptes.

déterminé

avoit

point de contracter

de mariage cette

il

une maniere

& des céré-

des

il

union

Il affigna

en conftater

la réalité.

à chacun

pour des devoirs

à remplir;

&

qu'il

particuliers

& par

ce moyen

des regles

&

qu'il

de bienféance,

le premier avoit

des mœurs.

en fit,

Il inventa

fut

de

auffi

la Musique,

le triomphe

L'invention

à cordes,

chanter

ufage

fur l'ignorance

de celle

& la barbarie.

infîxumens

remporté fut fuivie

Khi

de la Mufique

dont l'un s'appelle

de deux

CM.

& l'autre

Les hommes

etant raffemblés

pour

& faifant

un corps au bon

de nation & le

il

ans

en

Ce

qu'il

fon

il leur falloit

leur faire

donna

Enfin à adoucir

fournis

etat

On

des chefs

les aftreindre

établit

après

pendant

hommes

avoir

ordre

obferver.

Fou-hi

des Magiftrats

l'efpace

barbares

tâché

auxquels

1

1

le nom

de dragons. avoir travaillé

de

ces

après les mœurs

de

qui s'etoient

les mettre

à fa

domination

de

de fe procurer

ne fauroit

les commodités

de la vie

précis

a

été

il mourut.

le tems

c'efl

il a vécu.

afiigner

auquel

fait certainement

des loix

qu'on

à la Chine

qu'il y eft mort.

y a donné

& qu'il

On montre

encore

tombeau,

pour lequel

les Chinois

ont une

efpece

de vénération.

Tome III.

B

PORTRAITS

I I.

YEN-TI,

CHEN NOUNG-CHÉ,

Empereur.

Ce

noung

fou-hien

Prince

de

eft

Ycn-ti

dans

indifféremment

ICiang

Sa

du

nom

fa Cour

de

C/ien-

appelle

&

de

il tenoit

à Ku-

Jen-fée

parce

aux

le

On

mere

Chan-tong.

lui

&

s'appelloit

ou Ngan-teng. etoit

qu'il

donne

le feu

à traiter

fymbole

pour

les affaires.

exaft

expéditif les inftrumens

Il inventa

du labourage de cultiver

&

la terre.

apprit Il connut

hommes

les différentes

manieres

les plantes médecine.

leur premier Il établit

venimeufes

Les médecins

maître

& celles

font falutaires

il inventa

la

qui & les laboureurs

les hommes

le reconnoiflent

pour pour leur bienfaiteur.

& tous

des marchés

pour

l'echange

des denrées

&

rit

des réglemens

aux

fourberies.

pour

y

etablir

de juftes proportions

& obvier

On

lui

attribue

d'un

entre

livres

fur l'agriculture

le monde.

&

on le

en

Si

quelques

ouvrage les mains

fajt

auteur

fur

la médecine

tout

eft

qui Il renferme

encore

aujourd'hui

fubftance

les maladies

de

dire

tout

ce qu'on

pas

de mieux

fur l'art

de connoître

les guérir. de

quelque la monarchie.

Chinois

peut

& d'appliquer

de

des remedes

pour il eft certainement

fiecles

de

des hiftoriens

cet ouvrage auteur

n'eft

vivoit

lui

dans

le plus

les premiers commun

qui Le fentiment

eft

que

Chen

pendant a fur

n'y

noung

145

cela

ans.

que

fut

On

le fucceffeur

ne peut

fixer

des conjectures

de

Fou

le tems

dont

auquel

ce

& qu'il

régna

il a vécu.

n'eft

pas

ici

Il

le

lieu

de

faire

ufage. En reconnoiffance

des bienfaits

dont

les hommes

font rede-

vables

lefquels

à Chen

elle

noung,

la poftérité

fait chaque

année

lui a élevé

des facrifices

des temples, en fon

dans

honneur.

DES

CHINOIS

II

I.

CELEBRES.

HO ANG-TI,YEQU-HIOUNG-CHÉ,

Erap. Lég.

Outre

Prince

les noms

porte

encore

de Hoang-ù

& de Yeou-Iûoung-ché

ceux

de Koung-fim

& de Hiuen-yuen

ce

fa

mère s'appelloit

Fou

pao.

Dès

yeou

foins

tems

Il fit

qu'il

fut en poffeffion

de l'Empire,

après

défit

dans

qu'il à le bien

qu'il

gouverner. mit la main

les plaines

de Tcho-lou

La guerre

ne l'occupoit

à la grande

légiflation

qu'il

choix de fix perfonnes

habiles,

dont

il crut

la mort

il mit

plus

de Tc/iJ.

tous

fes

il etoit

avoir méditée.

que

les lumières

pouvoient

les

noms

chang

miniftres

Kl

l'eclairer

pour

l'exécution

de

ces perfonnes Sien

tc/iang,

font

ta

il créa

des mandarins

&

de

fa grande

entreprife

Foung-heou,

Ta

houng.

auxquels

il

Li-mou,

Outre

donna

Tay-

Tay-

ces

fix

le

nom

de nuages, Il ordonna

réfulte

&

de l'union

prit

la terre

pour fymbole

à

Ta-nao

des

dix

de compofer JCau

ou troncs,

le

de

cycle

avec

fon règne. de

6o

les douze

qui

Tcké

ou branches.

110 mie

la mufïque

&

Par

fes

ordres

fphere

les

travailla

fur Faflro-

Y ounsr-tchensr universelle.

tons

&

quelques & détermina

fit

une

travailla

fur

Ling-hm

fit plusieurs

autres.

en régla

cinq

on en ajouta

inftrumens

enfuita

auxquels

les principales

peu-à-peu

Il régla

la forme

du bonnet

cérémonies

&

des

d'architeâure.

qui traite

fubfiile

habits.

Il conftruifit

un

&

palais

Avec

ce

le recours

qu'il

de

Ki-pé

de tout

y a de plus

prétend

effcntiel

il porte

à ce qu'on

encore,

donna

il compofa à favoir.

le titre

des

règles

un "'livre

Ce livre

de Hoang-

ty-fou-oucn.

L'impératrice

&enfeignala

Si-ling-ché,

fon epoufe,

éleva

manière

de cultiver

les mûriers.

des vers

à foie,

Enfin

les fciences

Bij

y

PORTRAITS

&

ti.

les

Le

arts furent

Foung-hoang

tous trouvés

fous

le regne

de Hoang-

prefque

&

que

le Ki-lin

fa fin

parurent.

approchoit

Tentant

fit fondre

appelle

fe tranfporta

trois

de

jour

regne

mille

à

ces

de

&

cinq

Hoang-ti

chan

au pied Il mourut

ting. la centième

 

de

fon

 

avant

I

V.

de

la montagne

année

la

âge J. C. Son

de

King

vafes

que la huitième

dans

l'on

le quinzième

fon

dans

lune

la cent vingt-unieme

chan.

deux

corps

fut dépofé

cens quatre-vingt-dix-lnùtieme

à Kïao

TSANG-KIÉ,

Miniftre.

On croit communément

dont

vivoit

du

tems

de

D'autres

s'accorde

à

dit

vu

la terre

Tfang-kié des minifrres.

un

Tout

le monde

descarafteres.

que

dit-on

Chcn nourtg

le font

vivre

dire qu'il

l'Hiftorien

il fut,

du tems

de Hoang-ti. inventeur

des pieds

eft le premier

les vefliges

Ayant

des oi féaux imprimés

fur

ou le fable

voyoit

pourroient

il impgina

former

que des figures une

efpece

femblables

d 'écriture

à celles

qu'il

& en

inventa

les caractères.

Hoai-nan-tfée

dit

que lorfque

Tfang-kié

com-

pofoit

fes caractères

grains,

& que les Efprits

le ciel fit

verferent

tomber

des

une pluie abondante

larmes. Depuis

l'invention

de

des caractères

les fourberies devoirs

travaux

de ce monde;

ajoute-t-il

& la duplicité & ton

lafimplicité

ont pris fa

a difparu

on a abandonné

qu'à

les

des

&

place

ne s'efi attaché

le plus fouvent de cultiver

ejfenuels

dangereux

la terre,

ou futiles

on a négligé

l'on

des

a mis

lettres

dans l'art

de bien former

de

peu

tous fes foins

àfe perfectionner

de les fculpter fit tomber

ou de les graver.

fur

la terre

tout

Le ciel, prévoyant

pluie des hommes

la faim

grains

une abondante

à venir

les Efprits

prévoyant

ce que

crédules

culte

DES

CHINOIS

dans

mais

eloquens