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Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois /
Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois /

Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois / par les missionnaires [

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires
Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires

Amiot, Joseph (1718-1793),Bourgeois, François (S. J., Le P.),Poirot, Aloys de (S J Le P). Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, ,c. des Chinois / par les missionnaires de Pe-kin. 1776-1814.

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L'HISTOIRE,

Chez

DES

f%4

~s-

LES

PAR

-

N

.~i_~

v

IH

~;i-.I

ARTS

LES

a

C'

Vj

Y

k'

CONCERNA

LES

F'

CHINOIS,

MISSIONNAIRES

1)1

MŒiURS

.1:

T O M E

on

Mignon,

i'uïnô

la

Libraire

près

c:c

P

1

 

M,

D

CC.

'-rL

C A V F KO

V AT

l

0

A

LES

H

.t-

&-?

N

SCIENCES,

LES

~I"

T

a

~`a

T

USAGES

DE

S I X ï E M E.

A

rue

II

imprimeur

I

du

S

Jardine;

élu

a

i.

I

X

T l1 11

X

y

Puriemenr,,

X.,

J L

-

8-i

-çe,

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PE-KIN.

vi--n-\

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111'

;,

tv.

S

k.

S

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i~

r~,

ruo

AVERTI

S

S

E

M E N

T.

CE

fixierne

Volume

'1"

les Chinais

l

r

préfente

des Mémoires

d'abord d, b

.ci un 0 Ouvrage

rable

fur

la Mujîque

des Chinois

tant

concernant confidé- (' anciens

que

modernes

par

M.

Amiot

Millionnaire

h

Pc-kin,

par fes correspon-

CI

connoilTances

connu

dances

depuis long-tems & les travaux

fait des

en Europe

C

D'après les éloges

1

Littéraires. <Zr &

que

ce Savant

sc'

de

rares

profondes

M. l'Abbé

jj

en fait

defiré

de Mufiquc

Rouflîer, il eût

)

( Foye- Ion

(ans

Théoricien,

doute

& fiuv.

pag.

que M. l'Abbé

Ouvrage fut revu,

Rouffier

faire l'édition de differtations a réduit

par cet habile

a fait pi us il s'efi;

mais

non-feulement charge d'en

de notes

les calculs

rédigé

&

il

les

il l'a accompagnée il en a vermé

dont

favanres

les planches

il a aufiî

en

il y a ajouré il en a rait

0

&

de

les

les

cet

mîmes

une table

iont

explications

un

t

invariables

raifonnee

mot,

les principes

un Ouvrage

Art,

qui

par-tout,

fondamental,

font

efiennellemcnt

approfondis

1

en

t'

& développés.

7)

A ce grand

1

Pierres

fonorcs

Mémoire

qui

s'emploient

on

1

a

ajouté

0

dans

un Eîlai

1

la

1\

Musique

fur le:-

1

chi-

nciie.

d'un

noiie.

Ce

Ce

autre

 

morceau

morceau

Millionnaire

n'eii

n'eit

Roufîier

 

en

a

iuivi

auiii

les notes

~les

ilotes

dont l

îre

On

trouvera

très-longue

cet ciîaî

cet

eniuue

de

iM.

point

point

de

l'imprcfiion.

pouvoit

ci;:férens

Amiot,

de

de

M.

M.

Pe-kin.

Arr.iot

Amiot

i\î.

&

v

J

¡"

avoir befoin.

.;I.

a

mais

n-sais

l'Abbo

ajoute

3

où,

extraits

d'une

het-

à l'occanon

d'un

c

A

V

E

R

T

I

S

S

E

M

E

N

T.

Livre

intitule*

Recherches

£o-} yiicfit

& les Chinois

points

important

relatifs

Philofophiques F Auteur éclairât

à

l'étal

&

aux

fur

les

piuueurs

mœurs

de

la Chine.

rai

fur

y règne,

lation

&

le

Après

cara

clerc

avoir

de

porté

cet

(on jugement

Ouvrage

&

il réfute ce qui y cM dit concernant

les

Roc

nus

de

l

'Empire

de

la

en géné-

i'efpriî

qui

la Popu-

Chine,

la

des Chinois

leur Aflronomie

leur reproche à F Empire des

Polygamie l' Infanticide

ques

leurs

Eunu-

leur Gouver-

& le climat

qu'on

l ordre de fiiccejjion

enrin

il donne

iienieni

la mort &

du P ctchcly

détails j7/r

les

funérailles

arrivée

dénombrement:

en

vince

traduit

de

1777.

i Impératrice

On

a jette des habitans

liftérciiernenî

mère

de 'l'Empereur

à la nn du Volume

de la Chine

d'après

le

par

tableau

s

le

pro-

ori-

ginal

du

Tribunal

des

Fermes

cîé

comme

envoyé

On

pièce

a été

cette

authentique.

obligé

année

en

de rendre

fort

que

nrix

:1

a

[al

vu

lu

les précedens

le

nombre

accompagner

pour

considérable

celui-ci.

de

îa

caractères

Chine

qui

chinois

ce volume

ne

point

faire

des

gravures

moins

deux

dont

a

MÉMOIRES

MEMOIRES

LES

1

CONCERNANT

CHINOIS.

DE

LA MUSIQUE

 

TANT

Par

M.

ANCIENS

AMIOT,

DES

CHINOIS,

QUE

MODERNES;

MiJJîonnalrc

a

Vihln.

DISCOURS

PRÉLIMINAIRE.

T

J_* E premier

de

d'étudier

la langue

mes

&

foins les mœurs

en arrivant

de

ceux

a la Chine

qui l'habitera

fut

afin

de pouvoir les vérités

leur annoncer

de fv.ee es

de tous

dans

les

les

h

eipérance

faire

avec

quelque

de notre

lainte

Sachant

s'en

Religion.

que

moyens

qu'on

peut

Sciences

éc les

Arts

Tome

Vh

employer

font

écouter

pour

les plus

fur-tout

A

efficaces

DE

LA

MUSIQUE

& à la Cour,

que

avoir

je me rendis

devois

par ordre

aucune

de mes

Capitale

rieurs;

que je pouvois

Supé- des avances

je crus

je ne

qui

négliger

parties

au

goût

dans plufieurs

font

le

pins

des Mathématiques,

des

Chinois.

dans

celles

fur-tout

Je

favois

iravcrf.ere

paffahlement

& du

clavecin;

pour

me

Dans

faire

accueillir.

les différentes

la Mufique

j'employai

occafions

que

je

tous

j'eus

jouois

ces

d'en

de

petits

faire

la flûte

talens

ufage

pendant

n'oubliai

les premières rien

pour

années

de

mon

tacher

de convaincre

féjour

ceux

toient,

Pays.

que notre Mufique

Au furplus

c'étoient

l'emportoit

des perfonnes

de beaucoup

inftmltes

comparer

& de juger;

des pcrfollues

du premier

à Péking qui m'écou-

fur celle

en état

je

du

de

rang qui,hono

r;mt

les

Millionnaires

François

de

leur

bienveillance,

venoient

fouvent

dans

leur

maifon

pour s'entretenir

avec

eux

ques objets concernant

les Iciences

ou les arts cultivés

de

quel- en Chine

Les Sauvages de flûte

Blavet

les Cyclopes mélodieux

de tout

cela

les

(a)

les plus belles

fonates du Recueil.

fur

air

les Chi-

froid

&

qu'émus.

airs

de

nois.

diiîxait

Je

les plus

rien

& les plus ne faifoit

brillans

impreffion

Je ne voyois

fur leurs phyfionoiiiies que je ne les avois

ils trouvoient

ce

qu'un rien moins

notre

qu'ils

leur

qui m'annonçoit

leur demandai

les priai

me

Nos

de

un jour comment

me

dire

le

Mufique,

en penfoient.

&

Ils

que

naturellement

plus poliment

fut poffible leurs oreilles

répondirent

qu'il

airs nciant

pour leurs ore'dles^ni

point faits

s

(<)

caractère

Pièces

AvirtiljenuTiî.

Dii'-ours

du

de

ccic&re

clavecin

Les

Préliminaire

l'Al>hé

Rouff.ev.

le

Rameau.

notes

l'ont

de

i'Duvra^e

<i^:cc-:

\)dV

ri'otj

fous

des

celles

cKîrfCi

leurs

qui

iont

font

mCiïiCG

&

de

de

corps

jnt;r-

du

.;ii:r;<

de

ce

M.

P.

ros

quées

des

îées

fion

celles

leurc;

i'AL'bc

& celles

qui

font

mar-

par

des

aftérifques

font

du

portions

pour dans le difeours. font

en notes

texte

rejeî-

plus

de préci-

Enfin, toutes des

par

qui

marquées

ont

îlouiîier,

etc

ajoutées

par

M,

DES

CHINOIS.

nos

airs,

il

n étoit

pas furprenam qu'ils n'en fentijfent

celles

des

leurs.

du nombre

Les

de ceux

pour

les beautés

notre Mufique

pas

de

comme ils fentoient

ajouta

airs

un Do£ïeur

qu'on

&

les airs

etoit

lors

de fervice

de

de

appelle

Sa Majefté

qu'au cœur,

Han-lïn

qui

pour

Mufique

l'ame.

auprès

C oreille

de notre

paffent, No '.s

juf

& du cœur jufquà ceux

que vous

de notre

il fuffifoit

nous les

fur

nous

autre

nos

les [entons

ne font etoient

vene^ de jouer ancienne

comprenons cet effet- Les airs

ckofe encore, Livres

nent

en font en même

pas

bien

Mufique

pour

de les entendre

être ravi,

Tous

un éloge des plus tems

que nous

mais

ils nous

pompeux

appren- de l'excel-

avons

beaucoup

perdu

lente

méthode

qu'

veilleux

ejfets De femblables

'employaient

5 &c.

difeours

plus

d'une

perfonne

me

nos

Anciens

répétés

firent

naître

pour

opérer

de

f

plus

d'une

l'envie

&

de connoître

fois

mer-

par

la

Mufique

de

toutes

étoit

qui

Chinois

Chinoiie

les règles très-verle

m'excita

& de m'inflruire

qui en conftituent

dans plufieurs

à fond,

la théorie.

de

û je le pouvois

Le P. Gaubil, la Littérature

des

parties

à mettre

la main

à l'œuvre

s'engageant

à

me fournir

dai

Livres

voulois

Maître

étoit,

tous

les fecours

Lettrés

de

de

lui.

Je deman-

qui dépendraient

ma

connoiffance

puifer

à quelques

un catalogue les connoiffances

à l'aide

tout habile

des

que je

de mon

Lettré

de

font

dans iefquels

acquérir.

de Langue n'avoit

plus

je pourrois

J'en parcourus mais comme

aucune

quelques-uns,

ce Maître

teinture

de Muiique il etoit

quand

&

que

il le trouvoir

exprei-

qui

qu'il

encore

calcul

embarraffé

moi

queiHon de certaines

de

ceux

que

font

ou de quelques

qui

dans la Mufique,

termes

ne

de l'art,

connues

fions confacrées

verfés

Les difficultés

que je rencontrais

pour

ainu

dire

à chaque

pas,

eu

m'auraient

qu'à l'occaiion

infailliblement

rebuté

de la Mufique

fi je ne m'etois

je pouvois

.me former

apper-

une

A i« Il

DE

LA

MUSIQUE

idée

nfinltruire

cérémonies

de la plupart

des Sciences

de leur

les Chinois

que

fur-tout

reiigieufes

ancienne

manière

fur lefquelles

& civiles

cultivent

de pratiquer

Se

les

ils ont appuyé

là plus grande Je continuai

partie

du vafre

édifice

donc lire

& à méditer

de leur gouvernement.

fur

ce que je lifois.

Je

ne fus uns îoiipr-tems de tems

que

fans m'appercevoir

immémorial

la Mufique

& fans être

convaincu

avoit

été cultivée

en

Chine

& qu'elle

avoit

fait l'un des principaux

de

l'at-

objets en feience

elle

avoit

de pouvoir

dont

elle

tention

des Magiftrats

dès les commencemens

jotfi

& des Souverains;

mêmes

qu'érigée

de

Chinois, par les différentes

la Monarchie

chez

les anciens

du double

avantage

charmer

affecloit

les cœurs

& faire

les

impreffions

en même

tems

les délices

de l'eiprit

par l'evi-

dence des dcmunilrations, qui pofent fur Tinconteftable

exactement

vérité.

déduites

de principes

IL ne me fuffiibit

point

d'être

convaincu

de tout

cela

il me

falloir quelque anciens

Sages, leurs méditations

de leurs

uns qui euffent

choie

de plus.

J'aurois

fouhaité

les

de

que

parmi

le fujet

qui avoient

la Mufique & en

dans

pris

pour

avoient

les plus profondes,

occupations,

clairement

toute

fait l'objet

quelques-

plus îérieul'es

parlé

il s'en fut trouvé

leurs

ecrits

d'une

comme

au moyen

du principe fcience

la théorie

fur

ils fondoient

comme

lequel

qu'ils la Science

de laquelle

la Science univerfelle celle

comme

les

autres

Sciences,

regardent des feiences

on

en un mot

toutes

les autres

fciences,

à laquelle

fe

peut

expliquer

toutes

& de laquelle,

rapportent

comme

d'une

fciences.

méthode

poflible

fourec

des

J'aurois

plus

fécondes,

voulu

trouver

pour faire l'application

découlent

des règles

de ces règles.

toutes

détaillées

les

autres

& une

11 ne rne fut pas

de me procurer

alors cette fatisfaclion.

à la periuafion

fort

Cependant à traduire

un ouvrage

du P. Gaubi!

eftimé

qui

a pour

je me déterminai,

titre

Kou-yc-

DES

CHINOIS.

c'eft-à-dire

Commentaires

fur

le Livre

king-tc/wuen

touchant

d'Etat, effet celui

peu

dafjuyue

Miniitre

C'eir. en

le

la Mujique

& membre

des Anciens

du premier

par Ly-koar.g-ty

Tribunal

des Lettrés.

de tous les ouvrages

que j'avois

fur la Mufique

fuivant

qui.

mériter

de lumières

alors

me parut je l'en, oyai

de

Chine,

le plus

d'attention.

Procureur

Ma traduction

de la Million

finie

au P. De Latour

avec promeffe

françoife année autant

etoient

de lui envoyer

roit

foient pouvoir de vouloir

viile

à propos,

(£)»

de fupplémens

de fon goût

chaque fi ces matières

être

qu'ii juge-

& lui paroif-

tems

Bougam-

de quelque

utilité.

Je le priai en même

à -M. de

bien remettre

alors Secrétaire

mon manuferit

de l'Académie

des Infcriptions

8c

Belles-Lettres

mander

ce fruit

& auquel jJeus l'honneur

de mon

travail.

d'écrire

pour lui recom-

Ce

directement

au P. De

à diverfes

n'etoit

que j'adreflai arriva

Latour

M. de Bougainville & le P. De Latour

repriies,

déjà plus

en France

mais

lors de mon

dernier

envoi

en

communication

1763

interrompit pu favoir

vers

toute quel avoit

m'en

avec

nous.

Ainfi fur la Mufi-

mon

eté le fort de mes écrits

occupai

plus,

pas

&

n'ayant

que Chinoife travail

de l'attention

je ne

des objets

je dirigeai

que je crus n'être

tout-à-fait

indignes

en être bien

des favans

& qui même pouvoient

reçus

parce qu'ils n'avoient

point encore

des Millionnaires

mes prédécefîeurs.

été traités

par aucun

L'année

derniere

( 1774 )

M. Bignon

Bibliothéquaire

du

Roi

que rapport

perfonnages

qui neû.

pas moifts zelé peur

des feiences

nom,

tout ce qui peut

avoir

quel-

au progrès de ton

que ne l'ont été lesilluitres

près

de deux

ficelés ont

qui depuis

rendu

iucoeflivement

des

fervices

fi imponans

à

lu

république

(/•)

nuienî

gainville

Ce

il

a ihc

en

17^4

renab

félon

une

que

ce

à M. de

note

de

Ma-

Bou-

B.a-

m eau-

page

dans

1S9,

fon

Code <!: Muflqui

DE

LA

MUSIQUE

des Lettres

demandé

autre

eut

à feu

que

la bonté

de

un Livre

m envoyer

Père.

que

] avois

uu

M. Bignon je n'avois

ici

ion

point

Il ajouta

à ion

envoi

Livre

demandé,

mais

qu'il jugea

qu'il

m'ètre

de quelque

qui

utilité

à railbn

du fujet

pouvoir

traite

C'eil

& des matériaux

le Mémoire

y l'ont ii judicicuiement l'Abbé

Rouffur

fur

employés.

de M.

la Mujl.juc

des

Anciens.

Cet ouvrage

qu'on

l'un des meilleurs

&

des

plus m'a éclairé

folides

puifTc taire

en ce genre

que

fur une

épais

avis

d'objets,

ravant,

même

&: que

je ne f'aiibis

travers

chinois,

qu'entrevoir

les plus

je n'eut

revoy ois qu'à

à

mon

foule

aupa-

nua-

en le liiant,

Pythngore

d'Egypte.

devena

l'un

dans

des

le

en

les

Il mefembloit., du fameux

des

Pi eues

que

j'étois

ou

l'un

des

ges.

dilciples

Collège

initiés

Quel dommage,

il l'a fait dans

diibis-je

moi-même

antiquités

tiens

que M. l'Abbé

Roufficr

n'ait pas pu fouiller

celles

dans

des Chinois,

des Egyp~

primitive

plus

de

comme

En remontant

& des Grecs

la fource

julqu'à la Chine

à

d'un ivilème

de Mufique

connu

depuis

quatre

mille

ans

en

approfondifTant

les principes

fur lefquels

fes rapports nous

qui

les autres

jufqu'ici

ce iyirême

s'appuie; en déchirant

jufque

en développant ce voile

avec

a caché

pour

feiences;

la majeftueuie

peut-être vrir cetre

loix.

heureux

épais

de fa marche,

ce Savant

eût pénétré y décou-

de ce tems

iîmplicité

dans le ian&uaire

univerielle

de la nature

harmonie

qui foumet

tout à fes immuables

terme

Tout

il fut parvenu Inftituteurs

qui

au moins,

iufqu'au

où les premiers

du genre

humain

ont

fait

orientale

du

en tout

les découvertes,

de

la partie

genre

globe

dans

que

le refle

nous

habitons,

de l'Univers,

le répandant font enfin

de proche non

arrivées

en proche fans beau*-

coup

En

de peine

réunifiant

ceux fur-tout

jufque dans

nos climats

les

lambeaux

des plus anciennes

épars

des

archives

occidentaux.

archives

du

qui exiftent

monde,

aujour-

DES

CHINOIS.

les nations

qu'avant

d'hui

fur

la terre

qui l'habitent

il eût

décou-

des Prêtres

parmi

l'établifieincnt

vert qu'avant

d'Eoypte

Chine

loit les clause

y étoient

&

&yan<r-lu

Pythagore

Mercure

lui-même

on connoiffoit

qu'avant la diviiion

lu

distingués

A'y/i-lu

en

de l'oftave

que

en douze

&

connoiffoit

demi-tons, lu, distribués

en w. tarfaus

qu'on appel- en deux

clafi.es fous les noms

cette

de

ces douze

y

en parfaits

qu'on

la nécefîité

j

&

la formation

muficaux

de chacun

de

ciiftinftion

lu

dans

tat

ces douze

n'etoir.

qu'enfin les intervalles

& de tous

qui en dépendent,

termes

qu'un

le Syfteme

QU'ON Y AVOIT inventé

triple

de

douze

(impie réi'ul-

l'unité

de la pr ogre filon,

depuis

jusqu'au nombre

177147

inclusivement

(c).

7

Pouffant

fes découvertes

M.

qui ont

faire

l'Abbé

Roufïîer

eût

plus loin, raifbns

trouve

nois

échelle

yu

dans

fans doute

les véritables

les Clii-

dans

leur

klo

tché

avoient

notre

mi

engagé

de hi plus muucale

qui

ce

répondent

haute

que

h

à ne

mention

antiquité,

fa

des

tjol,

cinq

tons koung

ut

re

c/iang

tandis

répondant

la

qu'ils

qu'ils appelloient

le picn-koung,

& le pïen-tché

plir

o'dfï,

les prétendues attendre

dans

d'œil,

de quoi

lacunes

completter

cjiu paroijfait

leur j'y 'jtime

toujours

leur gamme,

au premier

quelques

& rem-

coup-

nouveaux

fons

( d).

Il fe feroit

peut-être

convaincu

ont aiîlgnés les mêmes

heures

(

c )

ports

que les Egyptiens

entre

& les planètes

zodiaque

iernaine

les vingt-quatre & autres

objets

ne

par 'lui-même

entre

les fons

que

les

rap-

de la Muiique

fons

& les douze

figues

du

du jour,

les fept

jours

de

ta

font

qu'une

copie

informe

(f)

;M>i!ic;He

(.)

Ane,

ijotî

art.

Voyez

des

iVicm.

16,$

)

le

Mémoire

 

far

la

Anciens

 

art.

9,

p.

sy.

fur

la

Mufique

clés

§

59

p;i«.

33

&

6y?

p-ig.

^y.

Voyez

ci-après

Partie.

£v

(>.)

iuiy,

IbU,

note

H.v~

An,

b c!e la

10

5c

1

1

troint:

IL",

pag.

f'

71

i

DE

L A

M U S

de ce tiui aveit

été fait

par les Cliinois

que

iîgnes

euiîcnt

les Egyptiens avan