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CRISE LIBYENNE Tenue demain à Alger de la 7 e réunion ministérielle des pays voisins

CRISE LIBYENNE

Tenue demain à Alger de la 7 e réunion ministérielle des pays voisins

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18 Safar 1437 - Lundi 30 Novembre 2015 - N°15606 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L a R e V O L U

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R e V O L U T I O N

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P e U P L e

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P O U R

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P e U P L e

21 e CONFÉRENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

REPRÉSENTANTLEPRÉSIDENT ABDELAZIZBOUTEFLIKA, M. SELLALÀPARIS

l Lors de cette conférence onusienne, L’Algérie plaidera pour un accord juste et équitable qui
l Lors de cette
conférence onusienne,
L’Algérie plaidera pour un
accord juste et équitable
qui prendra en compte la
responsabilité historique
des pays Industrialisés
dans le réchauffement
climatique, les
circonstances spécifiques
des parties contractantes
ainsi que leurs capacités
respectives.
l L’Algérie prône un
accord ambitieux mais
différencié

Accompagné du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, et du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelouahab Nouri, le Premier ministre sera accueilli aujourd’hui parmi les 150 chefs d’État et de gouvernement participant à cette conférence, par le président français, François Hollande, et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur le site du Bourget qui abritera cet événement mondial.

PP. 3 et 4

SIGNATURE DE LA CHARTE D'ÉTHIQUE ÉDUCATIVE

Ph : Nacéra I.
Ph : Nacéra I.

Un premier palier apaisé pour une école de qualité

l M me Nouria Benghebrit : «Globalement, les problèmes essentiels ont été résolus, il en reste encore quelques uns… mais je peux affirmer aujourd’hui la disponibilité du gouvernement à résoudre les problèmes soulevés effectivement par les syndicats »

La ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghebrit, les responsables de 8 syndicats du secteur, et deux associations de parents d'élèves ont signé, hier, la Charte d'éthique éducative, visant à instaurer un « climat de confiance, d'entente et de stabilité » entre les différentes composantes de la communauté éducative. Cette charte définit les droits et obligations de chaque composante de la communauté éducative afin d'instaurer un climat

favorable permettant d'aller à une «école de qualité».

P.

Centre de presse d’El Moudjahid LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’UNPA : « Le déficit en
Centre de presse d’El Moudjahid
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
DE L’UNPA :
« Le déficit en main-
d’œuvre dans le
secteur de l’Agricul-
ture est de 40%»
P. 8
Ph : Louiza

CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL

40 e ANNIVERSAIRE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SAHRAOUIE

e ANNIVERSAIRE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SAHRAOUIE Mohammed Abdelaziz dénonce la politique marocaine de fuite

Mohammed Abdelaziz dénonce la politique marocaine de fuite en avant

l Président du parlement sahraoui :« Le Conseil de sécurité doit

appuyer la position de l'ONU. »

P. 14

REPRISE CE MATIN DES TRAVAUX À L’APN

REPRISE CE MATIN DES TRAVAUX À L’APN 86 propositions suggérées, 64 amendements retenus au vote article

86 propositions suggérées, 64 amendements retenus au vote article par article

P. 5

INVESTISSEMENT

CULTUREL

au vote article par article P. 5 INVESTISSEMENT CULTUREL Un appui à l’économie nationale l 35.000

Un appui à l’économie nationale

l 35.000 projets culturels accompagnés par l’aNSeJ

P. 6

PRIX NATIONAL DE L’ARTISANAT TRADITIONNEL ET DE L’ART

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

Six lauréats primés

P. 6

AUTOROUTE EST-OUEST

: T. Rouabah Six lauréats primés P. 6 AUTOROUTE EST-OUEST Abdelkader Ouali inaugure le tronçon Constantine-

Abdelkader Ouali inaugure le tronçon Constantine- Skikda

l Les travaux du tronçon Dréan-el-Kala pour bientôt

SANTÉ

P. 7

travaux du tronçon Dréan-el-Kala pour bientôt SANTÉ P. 7 Consultations médicales en 2015 pour plus de

Consultations médicales en 2015 pour plus de 8 millions d’élèves

P. 7

« DROITS DE L’HOMME ET ENVIRONNEMENT »

« DROITS DE L’HOMME ET ENVIRONNEMENT » Thème d’un séminaire à Alger l RezagBaRa: «Constitutionnalisationdudroit

Thème d’un séminaire à Alger

l RezagBaRa:

«Constitutionnalisationdudroit àla protectiondel’environnement »

P.

5

CAN U23

ALGérie 1 - éGyPte 1

Équitable

P. 30

2 EL MOUDJAHID M É T É O DEMAIN À 18H À LA SALLE ATLAS
2
EL MOUDJAHID
M É T É O
DEMAIN À 18H À LA SALLE ATLAS - ALGER
ENSOLEILLé
CE MATIN À 10 HEURES
Clôture de la campagne de sensibilisation
« Main dans la main contre le sida »
Célébration de la Journée mondiale
de lutte contre le sida
Le ministre de la Communication, M.
Hamid Grine, présidera, demain à partir de
18h,
à la salle Atlas, la cérémonie-gala de
Le Forum d’El Moudjahid marquera la célébra-
tion de la Journée mondiale de lutte contre le sida
(coïncidant avec la journée du 1 er décembre), en or-
ganisant, ce matin à 10 heures, une conférence sur
la maladie et sa propagation en Algérie. La confé-
rence sera animée par le docteur Fatma-Zohra Zmit,
infectiologue à l’hôpital d’El-Kettar, et Boufenissa
Ahcène, président de l’association Solidarité AIDS.
clôture de la 6 e campagne de sensibilisation
intitulée «Main dans la main contre le
sida», qui a débuté samedi dernier et mo-
bilisé étudiants, représentants de la société
civile et médecins autour de cet enjeu de
santé
publique. La cérémonie de clôture de
la campagne coïncide avec la Journée mon-
diale
de lutte contre ce fléau.
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M. Ferroukhi
CE MATIN À 9H30 AU CIP
à Mascara
Journée d’information
sur « Les projets nationaux importants »
L’Organisation nationale de la protection de la richesse intellec-
tuelle organise, ce matin à partir de 9h30, au Centre international de
presse (CIP) de Kouba, une journée d’information sur «Les projets
nationaux importants».
Le ministre de l’Agriculture, du Dé-
veloppement rural et de la Pêche, M.
Sid Ahmed Ferroukhi, effectuera, au-
jourd’hui et demain, une visite de tra-
vail dans la wilaya.
À Alger, temps ensoleillé, peu nua-
geux à l’est, à l’ouest et au centre du
pays. Au Sud, le temps sera ensoleillé.
À Tindouf, peu nuageux.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
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CE MATIN À 10H À L’UNIVERSITÉ
AHMED-BEN-BELLA
M me Aïcha Tagabou
à Ouargla
La ministre déléguée, chargée de
Alger (21° - 5°), Annaba (18° - 7°),
Béchar (19° - 4°), Biskra (20°- 7°),
Constantine (15° - 2°), Djelfa (17° - 1°),
Ghardaïa (19° - 6°), Oran (22° - 7°),
Sétif (15° - 2°), Tamanrasset (25°- 9°),
Tlemcen (24° - 7°).
Hommage au chahid
Belkacem Zeddour
l’Artisanat, M me Aïcha Tagabou, ac-
compagnée d’une délégation des ca-
dres
du ministère, effectuera
L’association Machaâl Echahid, en coordina-
tion avec l’université Ahmed-Ben-Bella, et la di-
rection des moudjahidine de la wilaya d’Oran,
organise, ce matin à 10 heures, une conférence historique sur l’en-
gagement du mouvement estudiantin avant le 19 mai 1956, en hom-
mage au chahid Belkacem Zeddour.
aujourd’hui une visite de travail et
d’inspection des structures relevant
de so
n secteur dans la wilaya.
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M. Boudjemaâ Talaï
à Aïn Témouchent
CE MATIN À 9H30
APN : séance plénière
CE MATIN À 11H AU CENTRE CULTUREL AÏSSA-MESSAOUDI
L’Assemblée populaire nationale repren-
dra ses travaux, ce matin à 9h30, en séance
plénière consacrée au vote du rapport de la
commission des affaires juridiques sur la
validation de la qualité de membre d’un
nouveau député, et au vote du projet de loi
de finances pour l’année 2016.
M. Abderrezak Gessoum
invité du Forum de la radio
Le ministre des Transports, M. Boudje-
maâ Talaï, effectuera demain une visite de
travail et d’inspection dans la wilaya.
Le président de l’Association des Oulémas musulmans algériens,
M. Abderrezak Gessoum, sera l’invité du Forum de la radio, organisé
par la Chaîne I, ce matin de 11h à 13h, au centre culturel Aïssa-Mes-
saoudi.
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M. Azzedine Mihoubi
à Relizane
CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID
CE MATIN À 10H
Rencontre avec des moudjahidine
Signature d’un accord-cadre
entre ESI et Algérie Poste
Le ministre de la Culture, M. Az-
zedine Mihoubi, effectuera demain
une visite de travail et d’inspection
des structures relevant de son secteur.

Une cérémonie de signature d’un ac- cord-cadre entre l’École nationale supé- rieure d’informatique et Algérie Poste aura lieu, ce matin à 10h à la direction générale d’Algérie Poste.

DEMAIN À 9H À L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DE POLICE – CHÂTEAUNEUF

À 9H À L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DE POLICE – CHÂTEAUNEUF Conférence de l’amiral Jean Dufourcq L’École

Conférence de l’amiral Jean Dufourcq

L’École supérieure de po- lice – Châteauneuf abritera,

demain à 9h, une conférence de l’amiral Jean Dufourcq sur «Les enjeux géostraté- giques au Sahel et en Afrique du Nord».

JEUDI 3 DÉCEMBRE À 8H À BAB EL-OUED

Célébration de la Journée mondiale des personnes aux besoins spécifiques

L’Association nationale de soutien et de promotion des non-voyants «El-Irada» cé- lébrera, jeudi 3 décembre, de 8h à 17h, au cinéma Atlas, la Journée mondiale des per- sonnes aux besoins spécifiques.

SAMEDI 5 DÉCEMBRE À 9H À BLIDA

Journée scientifique sur les cancers de la prostate et de la vessie

L’association El-Fedjr de Blida organise une journée scientifique sur les cancers de la prostate et de la vessie, avec la 1 re évalua- tion du plan national «présidentiel» cancer 2015-2019, présenté par les P rs Zitouni et Grangaud, le 5 décembre à partir de 9h, à l’École technique de la Sonelgaz de Blida.

Le musée national du Moudjahid organise la 10 e Rencontre col- lective avec un groupe de moudjahidate et de moudjahidine, pour l’enregistrement de leurs témoignages, cet après-midi à partir de 14h.

AGENDA CULTUREL

AUJOURD’HUI À CONSTANTINE

Semaine culturelle des wilayas de Tiaret et de Batna

Le commissariat de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe-2015», et l’Office national de la culture et de l’information(ONCI), en collaboration avec l’ENTV et l’ENRS, organisent la Semaine culturelle des wilayas de Tiaret et de Batna, au- jourd’hui jusqu’au 3 décembre, à la salle Ahmed-Bey.

jourd’hui jusqu’au 3 décembre, à la salle Ahmed-Bey. ************************************************ CE SOIR À
jourd’hui jusqu’au 3 décembre, à la salle Ahmed-Bey. ************************************************ CE SOIR À

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CE SOIR À 19H À LA CINÉMATHÈQUE ALGÉRIENNE

Projection du film Diario

de Bucaramanga

À l’occasion de la tenue de la Semaine cultu- relle du Venezuela en Algérie, l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela, en parte- nariat avec le ministère de la Culture, et la cinéma- thèque algérienne, organise une projection du film Diario de Bucaramanga, du directeur Carlos Fung, ce soir à 19h à la cinémathèque nationale.

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MERCREDI 2 DÉCEMBRE À 16H AU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA

Conférence de l’auteur Belhai Djelloul

Le palais de la Culture Moufdi- Zakaria organise, mercredi 2 dé- cembre à 16h, à la bibliothèque du palais, une conférence animée par M. Belhai Djelloul, pour la présen- tation de son ouvrage, les Dons de la mer.

du palais, une conférence animée par M. Belhai Djelloul, pour la présen- tation de son ouvrage,

CET APRÈS-MIDI À 13H45 À L’INESG

« La modernisation des services publics en Algérie : enjeux et perspectives »

des services publics en Algérie : enjeux et perspectives » L’Institut national d’études de stratégie globale

L’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) organise, cet après-midi à 13h45, en son siège, une table ronde qui portera sur le thème «La modernisation des services publics en Algérie :

enjeux et perspectives», ani- mée par M. Henni Abderra- zak, directeur général de la modernisation au ministère de l’Intérieur et des Collecti- vités locales.

JEUDI 3 DÉCEMBRE À 9H30

AG extraordinaire de la FASA

L’assemblée générale extraordinaire de la Fédération al- gérienne des sports aériens se tiendra, jeudi 3 décembre à 9h30 au siège de la fédération. À l’ordre du jour, la mise en conformité et l’adoption des statuts et du règlement in- térieur.

DEMAIN À 9H À L’HÔTEL EL-HIDHAB À SÉTIF

Les Rencontres professionnelles tuniso-algériennes

La mission commerciale tunisienne près l’ambassade de Tunisie à Alger «TUNI- SIA EXPORT ALGER» or- ganise les Rencontres professionnelles tuniso-algé- riennes pour les filières «Agriculture», «Agro-ali- mentaire», «Équipements professionnels de cuisine», «Conditionnement emballages alimentaires», «Produits & Services connexes», qui se dérouleront demain de 9h à 17h, à l’hôtel El-Hidhab à Sétif.

«Produits & Services connexes», qui se dérouleront demain de 9h à 17h, à l’hôtel El-Hidhab à

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EL MOUDJAHID

21 e CONFÉRENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (COP-21)

Représentant le Président Bouteflika, M. Sellal à Paris

L e Premier ministre, Abdelmalek Sellal, repré- sentera le Président de la République, Abde- laziz Bouteflika, à la 21 e conférence sur les

changements climatiques, prévue aujourd’hui à Paris, a indiqué hier un communiqué des services du Premier ministre. "Le Président de la Répu- blique, Abdelaziz Bouteflika, a chargé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de le représenter aux travaux de la 21 e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les change-

ments climatiques (COP 21) qui doit se dérouler à Paris le 30 novembre 2015 et à laquelle prendront part les 196 parties qui ont ratifié la Convention", précise la même source. M. Sellal sera accompagné du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, et du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelouahab Nouri", ajoute le communiqué.

Abdelouahab Nouri", ajoute le communiqué. Arrivée de M. Sellal à Paris pour participer à la COP-21

Arrivée de M. Sellal à Paris pour participer à la COP-21

Le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, est arrivé à Paris pour représenter le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la 21 e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements clima- tiques (COP-21).

M. Sellal est accompagné du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, et du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelouahab Nouri. Le Premier ministre sera accueilli ce matin, parmi

les 150 chefs d’Etat et de gouvernement parti- cipant à cette conférence, par le président fran- çais, François Hollande, et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur le site du Bourget qui abritera cet événement mondial. L’Algérie plaidera lors de cette conférence

onusienne pour un accord juste et équitable qui prendra en compte la responsabilité histo- rique des pays industrialisés dans le réchauf- fement climatique, les circonstances spécifiques des parties contractantes ainsi que leurs capacités respectives.

Des événements climatiques accentuent la vulnérabilité de l’Algérie

L’Algérie, majoritairement aride et semi-aride, est de plus en plus confron- tée à la recrudescence d’évènements climatiques "extrêmes" qui accentuent sa vulnérabilité, indique le document portant Contribution Prévue Détermi- née au niveau National (CPDN) remis par l'Algérie, en septembre dernier, aux instances mondiales chargées du cli- mat. Dans ce document, l’Algérie sou- ligne que la récurrence des cycles de sécheresse, devenus de plus en plus longs, a accentué la désertification. Plus de 50 millions d’hectares connais- sent actuellement un niveau de dégra- dation "très avancé", des populations rurales constituées principalement d’agriculteurs et d’éleveurs pour assu- rer leur survie "sont contraintes à l’exode vers les grandes aggloméra- tions". Cette situation, note le docu- ment, "est le résultat direct de l’appauvrissement des sols et de la di- minution des ressources hydriques", alors que l’Algérie n’a "aucune respon- sabilité historique" en matière d’accu- mulation des gaz à effet de serre. Les

zones du territoire, qui reçoivent plus de 400 mm de pluie/an, se limitent à une bande d’un maximum de 150 km de profondeur à partir du littoral. De plus, en raison des changements clima- tiques, la pluviosité a baissé de plus de 30% au cours de ces dernières décen- nies. Par leur disposition parallèle au littoral, les chaînes de relief "accen- tuent la rapidité de l’assèchement du climat" en allant vers le Sud, explique le document qui rappelle que d’impor- tants programmes ont été lancés par les pouvoirs publics depuis les années 1970 qui se sont traduits par la réalisa- tion d’un grand barrage vert sur une longueur de 1.200 km et une profon- deur d’une moyenne de 20 km. "Cette réalisation constitue, aujourd’hui, l’une des grandes fiertés de notre pays et qui représente un véritable puits de car- bone", relève le gouvernement dans sa contribution provisoire. En ce qui concerne les inondations, le document rappelle que de nombreuses régions ont connu des épisodes "tragiques" qui ont engendré d’importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels consi-

dérables, citant le cas des inondations qui ont frappé en 2001 Bab El-Oued (Alger), causant la mort de 715 per- sonnes, en plus de 115 disparus et de milliers de sinistrés. C’est dans ce contexte qu’un plan national a été éla- boré pour renforcer la résilience des écosystèmes (inondations et séche- resse) en vue de minimiser les risques de catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. Ce plan ins- crit dans ses objectifs la lutte contre l’érosion et la réhabilitation des terres dégradées dans le cadre de la lutte contre la désertification. Il intègre les effets des changements climatiques dans les stratégies sectorielles, en par- ticulier, l’agriculture, l’hydraulique, la santé humaine et les transports, et dans la stabilité politique et la sécurité na- tionale. L’Algérie projette, à l’horizon 2030, de réduire des émissions de gaz à effet de serre de 7% à 22%. Ceci reste tributaire, souligne le document, des soutiens en matière de financements extérieurs, de développement, de trans- fert technologique et de renforcement des capacités. Par ailleurs, les res-

sources prouvées et estimées de l’Al- gérie en matière de gaz naturel de- vraient pouvoir aider ses partenaires à promouvoir l’utilisation de cette source propre d’énergie. En outre, les pro- grammes nationaux des énergies re- nouvelables et de l’efficacité énergétique "traduisent la volonté de poursuivre les efforts de lutte contre les effets négatifs des changements clima- tiques". Le Conseil des ministres, rap- pelle-t-on, avait adopté en mai dernier l’actualisation du programme national des énergies renouvelables et d’effica- cité énergétique. Il vise la réduction de 9% de la consommation globale d’énergie à l’horizon 2030 et ambi- tionne de procéder à l’isolation ther- mique d’un important programme de logements, ainsi qu’à la conversion au GPL d’un million de véhicules particu- liers et de plus de 20.000 autobus. Il ambitionne, également, à l’horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éo- lien, accompagné, à moyen terme, de la production de l’énergie à partir du solaire thermique, ainsi que de l’inté-

gration de la cogénération, de la bio- masse et de la géothermie. Il vise, à terme, d’atteindre 27% de la produc- tion nationale d’électricité grâce aux énergies renouvelables. Par ailleurs, l’Algérie, le plus grand pays d’Afrique,

de la Méditerranée et du monde arabe, de par sa superficie, dispose de l’un des gisements solaires les plus élevés au monde, estimé à plus de 5 milliards Gwh/an, avec une moyenne annuelle d’ensoleillement de plus de 2.500 heures et dépasserait les 3.600 heures dans certaines parties du territoire. Le plan d’action du gouvernement ambi- tionne, en outre, de réduire à 1% les gaz torchés en Algérie à l’horizon 2030. En matière de réduction de mé- thane, l’Algérie entend accorder la priorité à la gestion des déchets solides ménagers, entraînant une réduction considérable des quantités d’émission

en équivalent de CO 2 . En matière de

séquestration de carbone, le pays va s’atteler à accélérer et intensifier son Plan national de reboisement avec un objectif global de reboisement de 1,245 million d’ha.

L’Algérie prône un accord ambitieux, mais différencié

Lors de la Conférence mondiale sur le ré- chauffement climatique (COP21), qui s'ouvre au- jourd’hui, l’Algérie va prôner un accord ambitieux pour lutter contre le phénomène de ré- chauffement, mais qui consacre le principe de la responsabilité différenciée entre les Etats. La po- sition algérienne insiste sur la responsabilité des pays industrialisés dans le réchauffement clima- tique qui représente l’une des menaces majeures du 21 e siècle. En tant que pays en développement, la respon- sabilité historique de l’Algérie en matière d’accu- mulation des gaz à effet de serre n’est nullement engagée. Pays peu émetteur de gaz à effet de serre, sa responsabilité actuelle est "très limitée", est-il souligné dans la Contribution algérienne qui sera présentée à la COP21. Cette "innocence" historique de l’Algérie sur le plan du réchauffement climatique s’explique essentiellement par la prépondérance du gaz na- turel, une énergie propre, dans son mix énergé- tique contrairement au charbon largement utilisé dans les pays industrialisés. C'est dans ce sens que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui repré-

sente le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait clairement évoqué cette réalité lors de sommet du Forum des pays exportateurs du gaz tenu récemment à Téhéran. "Une attention particulière devrait être accordée par les acteurs institutionnels et les opérateurs économiques à la place privilégiée et au rôle crucial de cette énergie propre (gaz) dans la baisse des niveaux d'émis- sions des gaz à effet de serre que la communauté internationale voudrait voir atteints au service du bien-être de l'humanité", avait-il déclaré dans la capitale iranienne. Il avait également soutenu que le gaz naturel, couplé aux énergies renouvelables, "contribue à répondre le mieux aux exigences en- vironnementales les plus strictes".

La différenciation impose un soutien financier des pays développés En fait, l’Algérie préconise que le prochain accord sur le climat soit articulé autour du prin- cipe de la "responsabilité commune mais différen- ciée" des Etats, tout en tenant compte des circonstances spécifiques des parties contractantes et de leurs capacités respectives. Toutefois, le

principe de la différenciation impose un soutien financier particulier de la part des pays dévelop- pés, historiquement responsables du réchauffe- ment climatique, pour aider les pays les vulnérables à faire face ce phénomène. Affectée par la désertification et la recrudes- cence d’évènements climatiques extrêmes, l’Al- gérie se considère particulièrement comme l’un des pays les plus vulnérables aux changements climatiques qui risquent de compromettre son dé- veloppement socio-économique. Elle est, donc, en droit de bénéficier de la so- lidarité internationale climatique découlant du futur accord de Paris, ce qui permettra également d’aller au-delà de son objectif qui table sur une réduction de 7% des gaz à effet de serre (GES), réalisée avec des moyens nationaux, à l’horizon 2030. Cette réduction peut donc atteindre la barre de 22% mais à condition de recevoir le soutien né- cessaire en matière de financements extérieurs, de développement et de transfert technologique et de renforcement des capacités. Cette position est, d'ailleurs, largement partagée par les pays du Sud, notamment ceux d’Afrique, alors que certains

pays-clés de la COP21 rechignent à se soumettre au principe "pollueur-payeur". C'est ainsi que les Etats-Unis s'opposent à l'instauration d’un régime de compensation financière "pertes et dommages" pour les pays fortement touchés par des catas- trophes, réclamé par certains des plus vulnérables, alors que la Chine ne veut pas se voir imposer une participation à une aide financière aux pays vul- nérables dans le cadre onusien, même si elle s'est engagée, unilatéralement, à donner 3 milliards de dollars par an aux pays du Sud pour des projets de climat. Trouver un terrain d’entente entre les différentes parties s’avère donc une tâche particu- lièrement difficile, selon les observateurs qui considèrent aussi que les Contributions des Etats ne sont pas suffisantes pour atteindre l’objectif visé par la COP21 : contenir la hausse de la tem- pérature à 2°C d’ici 2100. Dans ce sens, si le président de la COP21 et ministre français desAffaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé qu'un accord était à la portée des négociateurs, il a, toutefois, admis que "rien n'est encore acquis".

GRAND ANGLE
GRAND ANGLE

150 chefs d'État et de gouvernement seront pré- sents, aujourd’hui à Paris, à l’ouverture de la conférence des Nations unies sur le climat. La

COP-21, qui intervient deux semaines après les attentats du 13 novembre et sur laquelle avait pesé un moment la crainte d’un report se tient finalement à la date fixée, mais sous haute surveillance. Le dispositif sécuritaire mis en place est à la hauteur de l’évènement et de la menace qu’il pouvait encourir. Mais, à l’intérieur des salles de confé- rences du Bourget, les chefs d'État et de gouvernement au- ront surtout en tête de savoir comment relever le défi que les organisateurs de cette manifestation se sont fixé. Les négociateurs de 195 pays, réunis jusqu'au 11 décembre, vont tenter de mettre leurs divergences de côté et d’arra- cher un accord sur les moyens de limiter à deux degrés le réchauffement de la planète par rapport à l'ère pré-indus- trielle. La tâche ne sera certainement pas des plus aisées au regard des enjeux. Les grandes puissances industrielles ont, sur le sujet, des avis partagés, du fait qu’aucune

COP-21

Défi planétaire

d’elles ne veut ou ne peut sacrifier son développement au profit de la préservation de la Terre. Preuve en est, aucune ne veut assumer sa part de responsabilité dans le réchauf- fement climatique, et impute aux autres la responsabilité de la détérioration de l’état de la planète. En fait, chacune y va de sa propre interprétation du principe d'une « res- ponsabilité commune, mais différenciée » des pays, inscrit dans la Convention de l'ONU sur le climat. Ce principe renvoie « à la responsabilité historique des pays dévelop- pés dans le réchauffement et à la capacité d'action des pays en fonction de leur niveau de développement ». Et c’est sur ce couac que pourrait buter la bonne marche de cette conférence. Mais la présence de 195 pays, dont 150 seront représentés par leurs chefs d’Etat ou de gouverne- ment, laisse à penser que les dirigeants de ce monde sont

conscients de l’importance de ce rendez-vous et de la né- cessité de parvenir à un accord mondial consensuel. Et c’est ce à quoi invite le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui bien que conscient qu’«il n'y a jamais d'ac- cord parfait», appelle les dirigeants du monde à conclure un accord, même imparfait. Et pour cause, le plus impor- tant est de progresser sur la question. «Il est vital que cette fois, nous parvenions à un accord mondial, solide et ambi- tieux sur le changement climatique», a estimé le SG de l’ONU. Et si en quittant Paris, «il reste quelques motifs de mécontentement», la communauté internationale se don- nera le temps et les moyens de rectifier le tir. « On pourra avancer, et après cinq ans avoir une révision et un suivi » des engagements, est-il ainsi souligné en vue d’encourager les éventuels récalcitrants. Pour Ban Ki-moon, qui se fait l’écho de la préoccupation des Français, «ça ne peut pas casser». Peut-on pour autant croire que la COP-21 relè- vera le défi fixé ? La réponse dans quelques jours. Nadia K.

Lundi 30 Novembre 2015

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EL MOUDJAHID

ASSOCIATION DES FEMMES EN ÉCONOMIE VERTE

L’Entrepreneuriat

aunecouleur

La formation et l’accompagne- ment des porteurs de projets occu- pent une place de choix dans le programme de l’Association des Femmes en Economie Verte. Ce souci, en fait, est renouvelé sans cesse et tout dernièrement (le mois en cours), à travers l’organi- sation de la 4e session d’initiation et de perfectionnement au profit des femmes qui veulent investir dans les métiers de l’environne- ment. En effet, l’AFEV a lancé, durant le mois en cours l’avant- dernière formation destinée à une quinzaine d’adhérentes, avant de clôturer ainsi ses cycles de mise à niveau, inscrit au titre de l’année

2015.

Cette dernière, d’une durée de 13 jours, se fixe comme priorité de doter les stagiaires de méca- nismes et d’instruments à même de leur permettre de mener à bien leurs projets, est consacrée, dans sa première phase au management et à la création d’entreprises, avec des notions de marketing, de finance et de comptabilité, alors que la deuxième est plutôt dédiée à l’éta- blissement du « Plan Business » et au plan vert. Quant à la dernière phase qui

s’étale sur trois jours, elle a porté sur les métiers de l’économie verte et les types d’investissement, à l’instar des énergies renouvela- bles, le recyclage du papier, du verre, du plastique et des déchets organiques. La présidente de l’Association affirmera qu’au total soixante per- sonnes ont été concernées par les cinq sessions de formation, organi- sées en partenariat avec le « Mid- dle East Partnership Initiative », sous le patronage du ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement. M me Karima Bergheul précisera qu’une jour- née d'information et de sensibili- sation a été organisée au profit des jeunes diplômés, issus des univer- sités, instituts et écoles supé- rieures, sélectionnés pour participer à la formation ayant pour thème "L'entrepreneur vert au ser- vice du développement écono- mique durable ». Une journée pour encourager l’entrepreneuriat dans le secteur de l’économie verte, relèvera la pre- mière responsable de l’AFEV, qui rappellera aussi que l’économie verte est indissociable du dévelop- pement durable, constituant ainsi une valeur ajoutée certaine pour l’économie, l’environnement et la création d’emplois. En d’autres termes, il s’agit au- jourd’hui de promouvoir la partici- pation de la femme dans la vie publique et l’activité économique, mais également l’entrepreneuriat dans les métiers de l’environne- ment. Ce sont d’ailleurs les objec- tifs que se fixe l’AFEV, créée en

Samia D.

2013.

E N T R E T I E N
E
N T R E T I E N

M me

KARIMA BERGHEUL, MASTER EN ÉNERGIES RENOUVELABLES,

CADRE AU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET PRÉSIDENTE DE L’AFEV :

« L’ère des technologies propres commence pour l’Algérie »

L’Algérie dispose d’un gisement extraordinaire de ressources solaires, entre 2.500 et 3.600 heures d’exposition au soleil par an. Elle vise à avoir plus de 27% d’énergies renouvelables en matière d’électricité et ce, en projetant la réalisation et l’installa- tion de 22.000 mégawatts en 2030. Dans un entretien accordé à El Moudjahid, M me Karima Bergheul, spécialiste en énergies renouvelables, cadre au ministère de l’Energie et présidente de l’AFEV, s’est longuement étalée sur le sujet.

Les énergies renouvelables contribuent, à coup sûr, à la lutte contre la pollution atmosphérique, mais également à la préservation des ressources fossiles. Pouvez- vous nous parler du rôle de ces der- nières ? Les énergies renouvelables sont des ressources naturelles disponibles, inépuisables et surtout propres. Elles jouent un rôle indéniable dans le dé- veloppement durable. Notre pays dispose d’un gisement solaire, no- tamment, qu’il faut exploiter. Il faut préciser que l’Algérie, de par sa si- tuation géographique, dispose d'un gisement solaire des plus élevés au monde, sachant que la durée d'inso- lation sur la quasi-totalité du territoire national dépasse les 2.000 heures an- nuellement et peut atteindre les 3.900 heures dans les hauts plateaux et le Sud, et par conséquent, elle est clas- sée comme endroit idéal pour la pro- duction de l’énergie solaire photovoltaïque. Les panneaux so- laires photovoltaïques et l'énergie éo- lienne sont les options les plus pertinentes pour l'Algérie, car ces formes d'énergies sont les plus fa- ciles à intégrer, notamment dans le tissu industriel existant. Le recours de l’Algérie au solaire, l’éolien et au- tres constitue un saut qualitatif s’ins- crivant dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité énergé- tique qui permet d’économiser des milliards de dollars. L’ère des tech- nologies propres commence.

L’Algérie a engagé un pro- gramme ambitieux pour aller, à court et long termes, vers des tech- nologies propres. Où en est cette démarche qui consacre la valorisa- tion des énergies autres que les hy- drocarbures ? En effet, notre pays se lance sur la voie des énergies alternatives, à savoir le solaire photovoltaïque et thermique mais aussi l’éolien qui constituent des énergies d’avenir, par excellence. La stratégie énergétique de l’Algérie repose, en fait, sur l’ac- célération du développement de l’énergie solaire. Le gouvernement inscrit au titre de son programme le lancement de plusieurs projets so- laires photovoltaïques d’une capacité totale d’environ 800 MW, d’ici 2020. D’autres projets d’une capacité de 200 MW par an devraient être réali- sés sur la période 2021-2030. Il faut dire que l’énergie solaire photovol- taïque désigne l’énergie récupérée et transformée directement en électricité à partir de la lumière du soleil par des panneaux photovoltaïques. Elle ré- sulte de la conversion directe dans un semi-conducteur d’un photon en

Ph . Wa fa
Ph . Wa fa

électron. Outre les avantages liés au faible coût de maintenance des sys- tèmes photovoltaïques, cette énergie répond parfaitement aux besoins des sites isolés et dont le raccordement au réseau électrique est trop onéreux. L’autre particularité de cette dernière réside dans le fait qu’elle demeure une source d’énergie non polluante, avec des composants qui se prêtent bien à une utilisation innovante et es- thétique en architecture. S’agissant du solaire thermique qui s’articule sur la transformation du rayonnement so- laire en énergie thermique, il peut être utilisé directement (pour chauffer un bâtiment par exemple) ou indirecte- ment (comme la production de va- peur d’eau) pour entraîner des turboalternateurs et ainsi obtenir de l’énergie électrique. Plus connu sous le nom de « concentrating solar power », le solaire thermique peut ré- pondre à la demande en électricité de jour comme de nuit en étant couplé à des moyens de stockage thermique ou hybridé avec d’autres énergies comme le gaz. L’Algérie envisage de mettre en valeur son potentiel solaire, l’un des plus importants au monde, en lançant des projets importants en solaire thermique. C’est le cas de la centrale hybride de Hassi R’Mel, d’une puissance de 150 MW, dont 25 MW en solaire, inaugurée en 2011. Pour l’énergie éolienne, nous citerons la centrale de production d’électri- cité, implantée sur une superficie de 30 hectares dans la zone de Kaber- tène, à 72 km au nord du chef-lieu de la wilaya d’Adrar. Des études seront menées pour détecter les emplace- ments favorables afin de réaliser d’autres projets sur la période 2016- 2030 d’une puissance d’environ 1.700 MW. Aujourd’hui, il n’y a plus de doute sur la faisabilité de l’in- tégration du soleil photovoltaïque

dans le réseau électrique national. Il est techniquement et économique- ment possible d’envisager un sys- tème énergétique 100% énergie renouvelable. L’implication de tout le monde, les entreprises privées, le ci- toyen, est impérative pour la réussite de ce programme. Il existe actuelle- ment des initiatives de l’ENIE et Condor, versées dans l’encapsulation des panneaux.

Quelles sont vos propositions, en tant que spécialiste et présidente de l’Association des femmes en éco- nomie verte, pour aller vers des énergies propres ? Les craintes inspirées par le ré- chauffement climatique ont naturel- lement ravivé l’intérêt pour des sources d’énergie propres, non pro- ductrices de gaz à effet de serre et susceptibles de s’inscrire dans le cadre d’un développement durable. Les coûts associés à cette politique pour le développement des énergies renouvelables seront assumées en partie par les consommateurs d’éner- gie et en partie par l’Etat. Toutefois, le passage à l’acte à l’échelle indus- trielle devrait être bien légitimement mesuré. Cela veut dire qu’on devra surveiller la progression et proposer, en cours de route, des orientations en fonction de la réalité des échéances, de la vitesse de croissance des tech- nologies et les prix correspondants, la performance des technologies, de la quantité des gisements réellement disponibles, de la qualité environne- mentale des procédés d’exploitation et de l’évolution de la situation éner- gétique, ainsi que le respect des au- tres critères du développement durable, à savoir les impacts environ- nementaux, économiques, sociaux et sociétaux. Favoriser et encourager l’intégration esthétique du PV au bâ-

timent, toitures et façades des im- meubles, avec une connexion au ré- seau basse tension des générateurs domestiques, en limitant la puissance entre 1 et 10 KiloWatt-Crête, avec l’établissement de réglementations adéquates et l’incitative « tarification verte », ce qui permettra une meil- leure pénétration du photovoltaïque dans le paysage. Il est aussi judicieux d’améliorer la conception de l’habi- tat, par la réduction de la facture éner- gétique en favorisant l’habitat « zéro énergie » et cela par l’utilisation de matériaux plus isolants avec des ap- pareils à haute performance énergé- tique, à l’image des vitrages à haute performance et les protections so- laires d’été, ainsi que des pompes à chaleur et en intégrant une ardoise photovoltaïque dans la toiture. Tous ces matériaux minimisent les déper- ditions et favorisent un meilleur bilan carbone. Il est question également de favoriser l’habitat isolé dont le raccordement au réseau électrique est inexistant ou revient trop cher, et ceci en considérant les installations auto- nomes allant de 0.1 kWc à 10 kWc pour le pompage solaire, le froid so- laire, la ventilation, l’irrigation et le séchage des produits alimentaires par des séchoirs solaires. Il ne faut pas oublier par la même occasion de promouvoir la création de PME/PMI, et développer de nou- veaux métiers liés spécifiquement à l’électricité solaire photovoltaïque et, surtout, établir des mesures incita- tives et réglementaires, pour accom- pagner le programme dans toutes ses phases. L’installation d’un Comité de Contrôle et de Suivi des Énergies renouvelables qui rassemblerait les administrations des ministères de l’Energie, de l’Environnement, du Travail, de l’Agriculture, ainsi que les universités, les centres de re- cherche et les associations profes- sionnelles, peut également contribuer à la promotion des éner- gies renouvelables en Algérie, qui peut à son tour être génératrice de ri- chesses. Il suffit de savoir que l’Or- ganisation internationale du travail estime que l’économie verte pourrait créer de 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires à l’échelle mondiale au cours des vingt prochaines années. Et l’Algérie, n’est pas en reste de cet effort, puisque près de 600.000 per- sonnes, en majorité des jeunes, tra- vaillent actuellement dans des activités liées à l’économie verte, en plus des 1,4 million d’emplois qui pourraient être créés selon une étude du GIZ, en Algérie, à l’horizon 2025, dans le domaine de l’économie verte. Entretien réalisé par Samia D.

R E P È R E S
R E P È R E S

n La Conférence internationale sur le climat (COP-21)

dont les travaux s’ouvriront aujourd’hui à Paris est

d’une grande importance pour l’ensemble des pays

du monde. C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord contraignant et universel sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif principal est d’empêcher le réchauffement climatique mondial d’atteindre 2°C. Ce défi ne pourra être relevé que si la communauté internationale arrive à réduire, d’ici à 2050, de 40 à 70% les émissions de gaz à effet de serre, qui ne cessent de croître. L’Algérie, bien entendu, souscrit et travaille pour que le processus des négociations engagé puisse aboutir à l’adoption d’un accord juridique universel sur la question, qui soit juste, équitable et équilibré. Cet accord doit en outre refléter les principes de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le futur accord ne doit pas non plus remplacer la convention, ni la réinterpréter. Il doit permettre la mise en œuvre de celle-ci. C’est dans ce cadre qu’il y a lieu d’inscrire les efforts qui sont fournis par notre

Pour un accord universel juste, équitable et équilibré

pays. Efforts qui sont appréciés par de nombreux pays. La position de l’Algérie est connue, notamment sur la question de la responsabilité historique des pays développés, de la responsabilité commune, mais différenciée entre pays développés et pays en développement et sur les moyens de mise en œuvre de la convention. De même que l’Algérie insiste dans les différentes espaces liés aux changements climatiques sur les six éléments de la Plate-forme de Durban qui sont l’adaptation, l’atténuation, le transfert de technologies, le renforcement des capacités, la transparence et le financement des politiques climatiques… Cela a été clairement inscrit dans la Contribution nationale transmise

au début du mois de septembre 2015 au secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, contribution qui se veut ambitieuse pour peu que l’appui financier international soit apporté à notre pays qu’il puisse bénéficier d’un transfert effectif de technologies et d’un véritable accompagnement et renforcement des capacités nationales techniques et scientifiques sur des questions liées aux changements climatiques. Un des enjeux de la COP-21 est de créer les conditions de la confiance entre les différents pays participants. Un des éléments fondamentaux dans le processus des négociations qui se construira malgré les différences et les divergences, par une capitalisation substantielle du Fonds vert climat et par l’accès, en des termes préférentiels, aux technologies et aux savoir-faire qui permettront aux plus vulnérables et aux moins pourvus de lutter efficacement contre les effets adverses des changements climatiques.

Sarah Sofi

Lundi 30 Novembre 2015

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a t io n

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EL MOUDJAHID

reprise ce matin des travaux À L’apn

Sur 86 propositions suggérées, 64 amendements retenus au vote article par article

L’Assemble populaire nationale (APN) reprendra, ce matin, ses travaux, présidés par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président, lors d’une séance plénière consacrée au vote du projet de loi de finances pour 2016, en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, et du ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua.

L e projet de loi, pour lequel quelque deux cent députés se sont prononcés sur le contenu,

lors des sept séances plénières de son débat général, la semaine dernière, sera soumis au vote article par article sur les 64 propositions d’amende- ment survenues sur de nombreux ar- ticles, la suppression de certains et l’introduction d’autres sur un total de 86 propositions d’amendement rete- nus au niveau de la commission per- manente des finances et du budget, alors que dans son rapport prélimi- naire, la commission avait retenu une trentaine d’amendements. Le vote des amendements sera suivi par celui des articles inchangés, avec la pré-

sentation du texte de son intégralité à l’approbation des membres parle- mentaires. c’est dire l’importance de la séance de vote du projet du pLf-

2016.

en effet, le bureau de l’assem- blée, qui s’est réuni mercredi dernier sous la présidence de mohamed Larbi ould Khelifa, qui a examiné 86 amendements proposés au projet de loi de finances pour 2016, a soumis à la commission des finances et du budget, les amendements répondant aux conditions légales pour les exa- miner avec les représentants de leurs auteurs. de son côté, la commission s’est réunie jeudi et a examiné les 64 propositions d’amendement retenues, en présence du ministre des finances abderrahmane Benkhalfa et des re- présentants des auteurs des amende- ments. Le projet de la loi de finances pour 2016, qui sera donc soumis au vote, ce matin, s’inscrit dans la pour- suite de la réalisation du programme quinquennal 2015-2019, avec la mise en œuvre des décisions prises en conseil des ministres de décembre 2014 et traduites par une première série de mesures en 2015 dans le but d’atténuer les impacts négatifs de la baisse des prix des produits énergé- tiques sur les équilibres internes et externes, tout en préservant des ni-

veaux suffisants aussi bien en matière d’investissement que de consomma- tion. autrement dit, son élaboration, qui obéit à des impératifs écono- miques et financiers dans un contexte international de crise financière, et tout en tablant sur le maintien de la politique publique de soutien aux prix et le maintien des investisse- ments publics qui constituent la loco- motive pour améliorer la dynamique et la qualité de croissance, tirée par des recettes hors revenus des hydro- carbures, devra agir sur une dé- marche visant l’optimisation des ressources financières et la rationali- sation des dépenses. cette démarche sera soutenue par la dynamisation de l’activité écono- mique, ciblant les productions agri- coles et industrielles dans le but de couvrir la demande domestique et la consolidation de la diversification du tissu productif des biens et des ser- vices en se basant sur l’élargissement des pme dans le but d’exploiter les grandes potentialités dont dispose le pays. L’objectif pour le gouverne- ment consiste à réduire progressive- ment la dépendance vis-à-vis du secteur des hydrocarbures. pour faire face aux contraintes et défis qui se posent à l’économie na- tionale, à court et moyen termes, des mesures ont été prises en termes de rationalisation des dépenses et de di- versification des ressources. aussi, pour 2016, il est prévu des politiques à mener pour préserver les équilibres internes et externes des ef- fets négatifs pouvant fragiliser la ca- pacité nationale à répondre à la demande interne en provenance de l’entreprise et des ménages, reposant, essentiellement, sur l’apport du bud- get de l’État. d’autre part, il est né- cessaire de prendre en charge les mesures pour réduire la dépendance des équilibres macroéconomiques qui est aggravée au plan interne par l’écart entre les ressources ordinaires

plan interne par l’écart entre les ressources ordinaires et les dépenses de fonctionnement, couvertes en moyenne

et les dépenses de fonctionnement, couvertes en moyenne à hauteur de 60%, ce qui approfondit le déficit budgétaire et greffe le fonds du ffr,

réduisant l’épargne publique, en op- tant par des mesures d’optimisation des ressources financières. Le projet de loi, même s’il table sur une gestion

vigilante et prudentielle, sans répri- mer le niveau de croissance, projeté à 4,6%, introduit des mesures légis- latives pour conforter les ressources financières entrant dans la promotion de la production nationale, l’encoura- gement des investissements produc- tifs en priorisant certains secteurs porteurs de plus-value et d’emploi, tout en évitant d’aggraver la charge fiscale des contribuables, des facilités de procédures administratives ont été introduites visant à encadrer les acti- vités des entreprises, ainsi que des ré- aménagements de certaines taxes. et c’est dans ce contexte que le premier ministre a affirmé jeudi à partir d’aïn defla, que l’algérie maîtrise sa situa- tion économique. Houria Akram

Loi de finances pour 2016

Le FLN répond aux critiques de l’opposition

À la veille de l’adoption par l’assemblée populaire nationale de la loi de finances pour 2016, amar saâdani ne fait pas mystère de la position du front de libération nationale par rapport à ce document, et laisse peu de sus- pense planer quant à son approbation. «Le fLn est la première force politique à l’apn, c’est sa locomotive. nous avons la majorité, les autres doivent se conformer à cette règle démocratique», a affirmé le secrétaire géné- ral du parti qui a réuni, hier, les membres du groupe par- lementaire fLn pour peaufiner les dernières recommandations avant l’amendement du texte, au- jourd’hui. il a tenu à dire que son parti ne peut en aucun cas être contre le programme présidentiel que présente le gouver- nement de sellal via cette loi de finances. «c’est un gou- vernement fLn, et cette loi de finances émane du chef de l’État abdelaziz Bouteflika, qui est également le pré- sident de notre parti. comment, dès lors, songer à ce que le fLn vote contre la loi de finances.» il a assuré que les relations entre son parti et le gouvernement sont «orga- niques». amar saâdani a mis à profit cette opportunité pour répondre à ceux qui accusent, selon lui, les députés du fLn de vouloir «brader» l’algérie. Les élus ont vu, dans cette mesure, l’annulation des prérogatives du pou- voir législatif. d’ailleurs, les députés de ces formations politiques se sont retirés, jeudi dernier, des travaux de la

plénière, pour exprimer leur mécontentement suite à la réintroduction de cet article au niveau de la commission des finances et du budget de l’apn, bien qu’il ait été abrogé, lors d’une séance préliminaire. «nous, au fLn, nous nous adressons directement aux citoyens, dans les bourgades les plus lointaines, parce que nous représen- tons réellement le peuple algérien. nous ne sommes pas des politiciens de salons», a-t-il sévèrement taclé les par- tis de l’opposition, assurant que celle-ci ne pourra jamais «faire passer des lois sur le dos du fLn». «Qu’ils sachent que notre groupe parlementaire est homogène, solidaire. il n’y aura jamais de la division au sein de cette structure, parce que, tout simplement, c’est le fLn», a-t-il lancé sous les applaudissements, non sans indiquer que le fLn veut «moraliser» l’exercice politique dans notre pays. et d’enchaîner : «non, ce n’est pas vrai, le fLn et ses députés n’ont pas voulu brader l’algérie, comme ils le prétendent. cet article 71 n’a pas spolié les prérogatives des élus de la nation. au contraire, l’objectif des amendements, que nos députés ont apportés à la loi de finances, est d’améliorer le pouvoir d’achat des algé- riens et de contribuer au développement économique. nous assumons clairement, ce que nous entreprenons, et je suis fier de mes députés qui ont fait preuve de matu- rité.»

S. A. M.

« droits de L’homme et environnement »

Thème d’un séminaire à Alger

Les travaux d'un séminaire sur le thème «Les droits de l'homme et l'envi- ronnement : entre responsabilité histo- rique et vision prospective dans le cadre des objectifs mondiaux du développe- ment durable post-2015» ont débuté hier à alger avec la participation d’ex- perts nationaux et étrangers. organisé par la commission nationale consulta- tive de promotion et de protection des droits de l’homme (cncppdh), ce sé- minaire de deux jours planchera, no- tamment sur les fondements historiques de la relation entre les droits de l'homme, l'environnement et le déve- loppement durable, ainsi que sur la res- ponsabilité historique et le rôle de la société civile dans la protection des droits de l'homme et de l'environne- ment. L'objectif de ce séminaire est de permettre aux participants d'examiner

les défis relatifs à la protection des droits de l'homme et de l'environnement sous l'angle des préoccupations propres à un pays émergent qui intègre dans l'équation environnementale, la ques- tion de la responsabilité historique dans la dégradation de l'environnement, a-t- on expliqué. dans son allocution d'ou- verture, le président de la cncppdh, farouk Ksentini, a qualifié l'année 2015 d’«historique», car, a-t-il expliqué, «les défis sont multiples et les acteurs sont pluriels, mais le but demeure unique, à savoir léguer aux futures générations une planète saine et sûre pour les peu- ples sans distinction aucune».

Appel à protéger le désert algérien de la pollution Le président de la commission na- tionale consultative de promotion et de

protection des droits de l'homme (cncppdh), farouk Ksentini, a ap- pelé, hier àalger, à «protéger» le désert algérien de la pollution, précisant qu'il s'agit d'un «objectif immense» auquel l'algérie a décidé de s'employer. «nous avons un des plus beaux et grands dé- serts du monde ayant une incidence sur le climat méditerranéen. il faut, de ce fait, que nous prenions toutes les dispositions nécessaires pour le protéger et ne pas le polluer afin de le maintenir tel qu'il est», a indiqué m e Ksentini, à l'ouverture d'un séminaire sur le thème «Les droits de l'homme et l'environnement : entre responsabilité historique et vision prospective dans le cadre des objectifs mondiaux du déve- loppement durable post-2015». il a précisé, à ce sujet, qu'il s'agit d'un «ob- jectif immense auquel l'algérie a dé-

cidé de s'employer», relevant l'exis- tence d'une volonté politique «détermi- née de faire en sorte que l'algérie soit un pays qui agit et non un pays qui subit». m. Ksentini a rappelé que l'al- gérie avait signé tous les accords inter- nationaux relatifs à la protection de l'environnement et au développement durable, soulignant que la position de l'algérie dans ce sens demeure «irré- prochable». abordant le nouveau programme de développement pour l'après-2015, adopté en septembre dernier à new- York et contenant 17 objectifs de déve- loppement durable (odd), m e Ksentini a indiqué que l'algérie s'était «félicitée» de l'adoption de cette feuille de route en adhérant à ce nouveau programme. il a estimé que l’agenda post-2015 «permet une intégration pluridimensionnelle du

développement durable à l’effet de pro- mouvoir une économie durable et équi- table». relevant que ce séminaire inter- vient à la veille de la conférence des États parties sur les changements clima- tiques cop-21 à paris, le président de la cncppdh a fait observer que l'an- née 2015 «est historique», car «les défis sont multiples et les acteurs sont plu- riels, mais le but demeure unique, à sa- voir léguer aux futures générations, une planète saine et sûre pour les peuples sans distinction aucune». «il nous ap- partient, à nous tous les acteurs, institu- tions, chercheurs, académiciens, historiens et représentants de la société civile, de plaider à la faveur du renfor- cement du triptyque : droits de l'homme, environnement et développe- ment durable», a-t-il conclu.

Rezag Bara plaide pour la constitutionnalisation du droit à la protection de l’environnement

L’inscription du droit à la protection de l’en- vironnement dans l’amendement de la future constitution a été préconisée, hier àalger, par m e Kamel rezag Bara, conseiller auprès du prési- dent de la république. «Je souhaite que dans l’amendement de la prochaine constitution, nous puissions inscrire ce droit (à la protection de l’en- vironnement, ndlr) dans la constitution algé- rienne», a indiqué m e rezag Bara dans une allocution, à l’occasion d’un séminaire sur le thème des droits de l’homme et de l’environne- ment. actuellement, «il est admis que le droit à l’environnement soit un droit humain de troi- sième génération», a-t-il dit, précisant qu’il s’agit «d’un droit de la solidarité et des peuples». «de plus en plus de pays constitutionnalisent ce droit à la protection de l’environnement», a encore ex- pliqué m e rezag Bara, à l’occasion de ce sémi- naire organisé par la commission nationale

consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (cncppdh), et auquel pren- nent part plusieurs experts nationaux et interna- tionaux en matière de protection de l’environnement. de son côté, le représentant de l’organisation mondiale de la santé (oms) en algérie, Bah Keita, a relevé que les objectifs de développement durable (odd) s’appuient sur trois dimensions : sociale, économique et envi- ronnementale, appelant ainsi à «renforcer et à consolider les acquis des odd à partir de janvier 2016». il a expliqu que les nations unies ont opté pour une approche «inclusive et participative», en ce qui concerne le nouveau programme de dé- veloppement pour l’après-2015, de manière à permettre, a-t-il dit, aux États de choisir les ob- jectifs à atteindre en fonction des moyens dont ils disposent et de leurs spécificités. pour sa part, le chef de la délégation du comité international

de la croix-rouge, askar umarbekov, a mis l’accent sur la dimension humanitaire dans la problématique de l’environnement sous l’angle de l’impact que les conflits armés puissent avoir sur l’environnement. il s’est, notamment attardé sur la lutte pour la survie des populations dans les zones affectées par les changements climatiques. de son côté, la chef des opérations de coopéra- tion auprès de la délégation de l’union euro- péenne enalgérie, manuela navarro, a fait savoir que l’ue exige des pays où elle participe aux pro- grammes pluriannuels stratégiques de dévelop- pement de consacrer 20% de leurs ressources à la protection de l’environnement. L’ambassadeur de france enalgérie, Bernard Émié, qui a remer- cié l’algérie pour son «plein engagement» de lutter contre le réchauffement climatiques, a re- levé que l'algérie est le premier pays africain à remettre sa contribution prévue déterminée au

niveau national (cpdn) à la conférence des par- ties à la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques cop-21. La contri- bution affiche les ambitions de l'algérie pour la période 2020-2030, en termes d'adaptation face aux changements climatiques et d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre (Ges) et les ac- tions sous-jacentes, notamment en matière d'ef- ficacité énergétique, de promotion de l'utilisation des énergies renouvelables dans le mix énergé- tique, rappelle-t-on. À la cérémonie d’ouverture de ce séminaire de deux jours, étaient présents la ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, mounia meslem, le directeur général de la sûreté nationale (dGsn), le général major, abdelghani hamel, des parlementaires, ainsi que des experts algé- riens et étrangers dans le domaine de la protection de l’environnement.

Lundi 30 novembre 2015

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a t io n

EL MOUDJAHID

inVestisseMent CUltUrel

Un appui à l’économie nationale

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a mis l’accent, hier, sur l'importance de l'investissement dans le domaine culturel en tant qu’«appui à l'économie nationale», appelant les investisseurs désirant investir dans ce domaine à «formuler leurs propositions». Il a toutefois indiqué que plu- sieurs pays avaient manifesté leur souhait d’investir en Algérie dans le secteur de la Culture, en précisant que ces investissements seront «conformes» à la règle 49/51%. «Le but principal est d’ouvrir un dialogue, en premier lieu, pour dire que l’Algérie dispose d’un climat favorable à l’investissement culturel», a-t-il précisé.

l e ministre, qui intervenait lors de la rencontre nationale sur l’in- vestissement culturel, a fait sa-

voir également que dans certains pays,

la culture est considérée comme une in-

dustrie. « nous comptons encourager l’investissement dans ce domaine par des facilités dans les domaines de l’im-

mobilier, des impôts

partie d’une vision et d’une stratégie économique globale du gouverne- ment », a-t-il souligné. il a, entre autres, fait remarquer que les capitaux privés pourraient s’in- vestir dans la construction de « villes du cinéma» (studios), de salles ou de multiplex. toujours dans le domaine du septième art, azzedine Mihoubi a dé- ploré le fait que jusqu’à 40 % du bud- get d’un film produit et tourné en algérie soient dépensés en devises dans la post-production à l’étranger. il

a souligné que « des investisseurs pri-

vés algériens ont fait part de leur grand

intérêt et présenté leurs demandes pour

la culture fait

investir dans ce secteur au ministère de la Culture. des demandes qui seront soumises aux parties concernées a mis en exergue le ministre.

il a dans ce sillage précisé que « la dimension économique de la culture est écartée alors que l’algérie a grand be- soin de se relever économiquement ». Pour lui, l’algérie peut faire beaucoup d’argent grâce au secteur de la culture. Pour cela, il a appelé à produire davan- tage de films. il a notamment parlé d’un cahier de charges qui sera pro- chainement établi pour le financement des films. Grace aux efforts fournis parmi les 359 salles de cinéma réperto- riées à travers le pays, 79 sont deve- nues opérationnelles. Pour lui, « ce nombre peut permettre de faire revivre le cinéma. et pourquoi pas, attirer les investisseurs étrangers », dira-t-il. se référant aux pays qui consacrent une

place importante à la production ciné- matographique à l'instar de l'inde et du nigeria qui produisent 6 à7 films par

Ph : Nacéra
Ph : Nacéra

jour et qui sont désormais de grands marchés en la matière, le ministre de la Culture a estimé que l'algérie possé- dait tous les atouts culturels pour la création de villes cinématographiques et devenir « un espace de production

cinématographique ». Partant de là, le ministre a déclaré qu’il est temps d’ouvrir les portes aux professionnels. « nous sommes arrivés à une étape où il est nécessaire de faire un bilan de l’activité culturelle natio-

nale et de procéder à une réforme cul- turelle nationale dans toutes ses dimen- sions», a encore souligné M. Mihoubi. l’objectif à court terme est d’arri- ver à une rationalisation des dépenses, « même si le prix du baril de pétrole monte à 150 dollars », puis à moyen ou long terme, d’arriver à asseoir un sec- teur de la culture qui s’autofinance et réalise des bénéfices Pour ce qui est des festivals et des manifestations culturelles dont le nom-

bre s'élève à 176 annuellement, répartis

à travers toutes les régions du territoire, le ministre a appelé à la « rationalisa- tion des dépenses » concernant l'orga- nisation de tels évènements. il a appelé

à « la création de festivals profession-

nels et fiables » en confiant leur gestion

à des professionnels et non à des admi-

nistrateurs. il a également appelé à re- voir à la baisse les budgets consacrés à ces manifestations, espacer leurs édi- tion et à les réguler par un texte de loi. Kafia Ait Allouache

35.000 projets culturels accompagnés par l’ANSEJ

le secrétaire général de l’agence nationale de soutien a l'emploi des jeunes, abdelhamid Zouaoui, a fait savoir, hier, lors d’un exposé présenté à l’occasion de la rencontre nationale sur l’investissement culturel, que 350.000 micros-entreprises, ont été accompagnées par l’agence nationale de l’emploi de jeunes, anseJ, depuis sa création, dont 10% de ces projets relèvent du domaine culturel. Ces entreprises ont permis également la création de 9.259 emplois, qui ont généré quelque 14,339 milliards de centimes comme investissement. les domaines d’activités sont les beaux-arts et l’artisanat, avec 704 projets, le cinéma et l’audiovisuel, avec 339 projets, l’édition de livres avec 2.210 projets et la conservation, restauration et documentation représentent 27 projets. Pour ce qui est des demandeurs, M. Zouaoui a fait savoir que 2.560 soumis- sionnaires de projets sont des hommes, contre 720 pour les femmes. la majorité, 54% de ces demandeurs sont des universitaires avec une moyenne d’âge de 20 à 35 ans. K. A. A.

Des avantages fiscaux accordés au secteur

« des avantages fiscaux sont accordés au secteur de la culture, en termes, d’investissement, d’innovation, d’échange et de créativité », selon le directeur général des impôts, M. Ben ali, qui a présenté un exposé sur les mesures fiscales et parafiscales dans le domaine de la culture. il a souligné que des facilités seront octroyées en termes de franchise et d’exonération en matière de tVa que de loi de douanes sur toutes les acquisitions ou importation culturelles. il sera également question d’exonération de la taxe financière sur les œuvres culturelles. la durée d’exonération dira-t-il est de dix ans en termes de société que de taxe sur l’activité professionnelle. il y aura aussi une exonération permanente au profit des acteurs, des auteurs, des inventeurs, des créateurs qui stipule le non-payement d’impôt de ces catégories. il est également prévu une exonération de tVa sur les festivités culturelles et l’impression du livre. soit tout un programme. avis aux amateurs.

K. A. A.

Prix national de l’artisanat traditionnel et de l’art

Six lauréats primés pour avoir excellé dans la fabrication d’œuvres traditionnelles

le ministre de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat, M. amar Ghoul, a présidé hier, la cérémonie de remise des prix aux six lauréats de la quatorzième édition du concours national de l’artisanat traditionnel et de l’art. en effet, la cérémonie de remise des prix coïncide chaque année avec la célébration de la journée nationale de l’artisan, fixée le 9 novembre. Cette année la cérémonie, qui a vu également la présence de la ministre déléguée chargée de l’artisanat, M me aïcha tagabou, et d’autres membres du gouvernement, s’est ca- ractérisée par le constat d’une prise de conscience des artisans qui ont mis tous leur sa- voir-faire et toute leur énergie pour réaliser des œuvres à la fois innovantes, authentiques et ori- ginales. les prix nationaux de l’artisanat tradi- tionnel et d’art sont destinés à récompenser les meilleures œuvres réalisées par les artisans, les coopératives et les entreprises artisanales et ont pour objectif l’encouragement et la stimulation des artisans pour plus d’efforts dans le domaine de la création et de l’innovation. la promotion de la production artisanale l’émergence de ta- lents dans le domaine de l’artisanat traditionnel et d’art ainsi que la collaboration entre les arti- sans et les designers pour des produits inno- vants. le premier prix a été décerné à l'artisan Me- rakchi Fazia (Bouira) qui a confectionné deux robes traditionnelles tandis que le deuxième prix est revenu à Kamel Boubekeur (alger) pour avoir fabriqué une jarre traditionnelle. le troisième prix a été remporté par nacéra Chérif (Constantine) qui a créé une robe constanti- noise plutôt moderne. Pour l'artisanat tradition- nel d'art, le premier prix a été remis à nassima Zairi Belaid (tipasa) pour avoir réalisé 85 pièces de céramique d'art alors que Zahra Bacha (alger) a réussi à décrocher le deuxième prix, elle qui a fait preuve de créativité dans la fabrication d'ustensiles en porterie tradition- nelle. le troisième prix a été attribué à ouardia sekri (tizi-ouzou) qui a confectionné une melhfa traditionnelle avec un cachet moderne. les œuvres réalisées par les artisans ayant par- ticipé aux différents salons nationaux et au 20 e salon international de l'artisanat traditionnel ont été acquises par la Commission nationale des prix de l'artisanat et des métiers. le premier prix dans la catégorie de l’artisanat traditionnel

Ph : T. Rouabah
Ph : T. Rouabah

est d’une valeur de 450.000 da, le deuxième prix est équivalent à 350.000 da, alors que le troisième prix est quant à lui d’une valeur de 250.000 da. Pour la présidente de la commis- sion, aziza aïcha amamra, les critères pris en compte pour la sélection des primés sont le ta- lent, la créativité, le savoir-faire, la précision et la qualité de l'objet d'art. elle a rappelé l'importance de continuer à organiser ce genre de concours qui visent, selon elle, à encourager les artisans et les talents dans les domaines de l'artisanat traditionnel et d'art. dans une allocution prononcée à cette oc- casion, M.amar Ghoul a souligné, pour sa part, « la nécessité d’encourager l’innovation dans l’industrie qui constitue désormais un des sec- teurs créateur de richesse et du développement durable hors hydrocarbures, à l’instar des sec- teurs de l’agriculture, de l’industrie, des ser- vices et du tourisme ». il a mis l’accent également sur la nécessité d'améliorer la qualité du produit artisanal et soutenir la créativité dans la perspective de s’introduire sur les marchés internationaux et apporter des revenus en de- vises, appelant dans ce cadre à élever le niveau de commercialisation et de promotion du pro- duit algérien authentique. d’autre part le minis- tre du tourisme et de l’artisanat a insisté sur la nécessité d’indiquer le ‘‘label algérien’’ sur le produit d’artisanat pour protéger les droits de propriété de l’artisan et faire connaître l'identité du produit à l'intérieur et l'extérieur du pays ».

il a également insisté aussi, sur l'importance de recourir au produit artisanal dans la réalisation de divers projets, notant que ces produits seront utilisés, pour l’ameublement et la décoration de 1.000 projets touristiques en cours de réalisa- tion, ainsi que de la Grande Mosquée d’alger. Pour sa part, M me aïcha tagabou, a estimé que « ces distinctions constituent une occasion pour encourager les talents et motiver la com- pétitivité afin d’améliorer la qualité, la créati- vité, l'excellence et la production de qualité, tout en rappelant l’existence de 334.000 activi- tés artisanales actuellement qui génèrent plus de 800.000 emplois ». M me tagabou a fait état également de l’exis- tence de 74 structures d’appui à l’artisanat et de la distribution de 51.400 locaux aux artisans dans le cadre du programme du Président de la république, M. abdelaziz Bouteflika, de 100 magasins dans chaque commune, soit 55% du nombre total des magasins. Une aide financière directe a été octroyée au profit de 2.442 arti- sans pour l'année 2013-2014 auquel s'ajoute plus de 23.000 artisans ayant bénéficié de cy- cles de formation. la cérémonie a été marquée par la présen- tation d'un livre dédicacé du romancier Jean Bernart Morau intitulé Les dénominateurs com- muns entre les peuples berbères agricoles et les indiens d'Amérique. le livre fait connaître les richesses du patrimoine artisanal de l'algérie. Salima Ettouahria

santé

Consultations médicales en 2015 pour plus de 8 millions d’élèves

Plus de 8 millions d’élèves des trois paliers ont bénéficié de consultations mé- dicales depuis le début de l’année scolaire, a-t-on appris hier à oran du ministre de la santé, de la Population et de la réforme hospitalière, abdelmalek Boudiaf. le programme d'auscultation traduit l’accord signé entre les ministères de la santé et de l’education nationale portant sur un suivi médical permanent à longueur d’année des élèves des différents paliers, a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre, de deux jours, d’évaluation du secteur sani- taire dans les wilayas de l’ouest du pays. exécuté sur le terrain par des unités de dépistage et de suivi (Uds), renforcé par des équipes médicales des établissements publics de santé de proximité, ce pro- gramme permettra un suivi médical de la population scolarisée tout le long de l’an- née, a-t-il ajouté. M. Boudiaf a souligné que le suivi a pour objectifs de protéger la santé de l’enfant en milieu scolaire et d’as- surer une société saine à l’avenir. "il faut réfléchir à la santé de demain dès à présent", a-t-il déclaré. a propos de l’hospitalisation à domicile, le ministre de la santé a affirmé que c’est un "grand enjeu à relever" en vue de réduire la ten- sion sur les services des urgences et les établissements hospitaliers. Cette impor- tante procédure vise, selon M. Boudiaf, à réduire la durée du traitement dans les hô- pitaux et ses frais, à permettre plus de dis- ponibilité de lits au sein des établissements sanitaires et surtout à épar- gner aux malades les déplacements contraignants pour de simples problèmes de santé qui peuvent être traités à domi- cile. le ministre a pris connaissance, lors de cette rencontre, du bilan des activités du secteur de la santé dans dix wilayas dans l’ouest du pays, exprimant sa satis- faction quant aux actions réalisées dans certaines wilayas dont sidi Bel-abbès, oran et ain témouchent en matière d’or- ganisation et de couverture sanitaire.

lundi 30 novembre 2015

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a t io n

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EL MOUDJAHID

SIGNATuRE DE LA ChARTE D’EThIquE éDuCATIvE

Un premier palier apaisé pour une école de qualité

La ministre de l’Éducation nationale, M me Nouria Benghebrit, et huit syndicats sur neuf que compte ce secteur ont signé, hier à Alger, la Charte d’éthique visant à instaurer «un climat de confiance, d’entente et de stabilité entre les différentes composantes de la communauté éducative pour le seul objectif de parvenir à une école de qualité».

L a signature de ce document a fait l’objet d’une cérémonie tenue dans l’après-midi d’hier au siège du ministère de l’Education

nationale sous l’égide de Nouria Benghebrit. Etaient présents à cet évènement de hauts cadres et responsables à différents niveaux de ce secteur, des représentants des parents d’élèves et bien évi- demment des responsables des huit syndicats si- gnataires. Il s’agit du Snte, Fnte, unpef, Satef, Snapap, Snapep, Snapest ainsi que le syndicat na- tional du corps commun des travailleurs et des professionnels du secteur de l’éducation. A l’en- droit de tous ces syndicats, M me Benghebrit a adressé ses remerciements pour le fait que ces der- niers, et à travers leurs signatures apposées au bas du document de la Charte d’éthique, se sont mon- tré convaincus de la volonté du ministère, parta- gée par les plus hautes autorités de l’Etat d’aller de l’avant. A travers cette Charte, « nous allons vers une école de qualité et d’ équité, forte de son algé- rianité et travaillant pour une éducation inclusive », a indiqué la ministre ajoutant que l’événement d’hier qu’a abrité son siège « n’aurait pu voir le jour sans l’engagement du gouvernement et la conviction du Président de la République. La signature de la Charte de l'éthique éduca- tive servira à résoudre les problèmes « essentiels » du secteur, a encore indiqué M me Benghebrit. « Globalement, les problèmes essentiels ont été ré- solus, il en reste encore quelques uns, notamment des éléments de dysfonctionnements, mais je peux affirmer aujourd'hui la disponibilité du gou- vernement à résoudre les problèmes soulevés ef- fectivement par les syndicats » a-t-elle ajouté lors d’un point de presse qu’elle a animé au terme de la signature de la Charte de l'éthique. Aux yeux de la ministre, la Charte d’éthique signée hier constitue « une nouvelle dynamique, une nouvelle page qui est ouverte ». « Ce n’est qu’ à partir d’aujourd’hui (ndlr, hier) que nous pouvons à l’aise mettre en œuvre toutes les résolutions contenues dans les résultats déférents séminaires et regroupements de wilayas

Ph. : Nacéra
Ph. : Nacéra

et particulièrement ceux de 2014 et 2015. un im- mense chantier nous attend », a-t-elle fait savoir.

Le contexte actuel exige un sursaut patriotique La charte en question a été signée par des syndicats dont la plupart avaient déjà participé à son enrichissement, et deux associations de pa- rents d'élèves. Cependant deux organisations syn-

dicales, à savoir le Conseil des lycées d'Algérie (CLA) et le Conseil national autonome du person- nel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (CNAPESTE) se sont abstenus de le faire. Inter- rogée sur la possibilité pour les syndicats signa- taires de cette charte de recourir à la grève, M me Benghebrit a indiqué qu'il y a « une proportion- nalité à assurer entre le droit à la grève, qui est un droit constitutionnel et l’obligation de la scolarité

que les pouvoirs publics doivent honorer vis-à-vis des citoyens ». « Ce que nous ne souhaitons pas est que nos enfants soient les victimes justement des problèmes vécus par nos fonctionnaires, il s'agira aujourd'hui de faire la part des choses », a- t-elle ajouté. Concernant les syndicats qui n'ont pas signé la charte, M me Benghebrit a indiqué que

« nous avons dès le départ dit que c'est un acte vo-

lontaire, et comme tout acte volontaire, il suppose

du temps de maturation, et nous laissons le temps

à la maturation ».

Elle a ajouté que les « portes sont toujours ou- vertes » pour signer la Charte, ajoutant que « tous n'ont pas été prêts en même temps ». La ministre

a relevé, dans ce sens, que le contexte actuel

« exige de nous tous un sursaut patriotique ». « Je

crois aujourd’hui que ce sursaut patriotique a été fait par ces syndicats ». Elle considère que « l'ultime et premier béné- ficiaire en sera l'élève, celui qui sera le citoyen de demain », a-t-elle dit, soulignant la nécessité de

lui assurer toutes les conditions « pour qu'il puisse trouver à l'école, valeurs, comportement et mo- dèle à suivre ». Dans cette optique, la ministre a appelé à une « entente » entre le ministère et les organisations de représentation de la communauté éducative pour l'établissement d’un contrat de

confiance. Karim Aoudia

Benghebrit : « La signature de la Charte de l’éducation sert à résoudre les problèmes essentiels du secteur »

La signature de la Charte de l'éthique éducative servira à résoudre les problèmes "essentiels" du secteur, a indiqué hier à Alger la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit. "Globalement, les problèmes essentiels ont été résolus, il en reste encore quelques uns, notamment quelques éléments de dysfonctionnements, mais je peux affirmer aujourd'hui la disponibilité du gouvernement à résoudre les problèmes soulevés effectivement (par les syndicats)", a déclaré

M me Benghebrit lors d'un point de presse au terme de la signature de la charte de l'éthique éducative par le ministère et des syndicats du secteur. Elle a ajouté que la tache est "titanesque" et "pas facile", car, a-t-elle expliqué, elle demande du temps, soutenant qu'"entre temps nos enfants vont à l'école". "Ce que nous ne souhaitons pas est que nos enfants soient les victimes justement de ces problèmes vécus par nos fonctionnaires, il s'agira aujourd'hui de faire la part des choses", a-t-elle affirmé.

27 ANS AvANT LA CONvENTION DE GENèvE

L’émir Abdelkader a reconnu les droits des prisonniers de guerre

L’émir Abdelkader a re- connu les droits des prisonniers de guerre en 1837, soit 27 ans avant l’approbation de la Convention de Génève, a indi- qué, hier à Mascara, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zi- touni. Dans un message adressé aux participants au premier col- loque international sur l’huma- nisme chez l’Emir Abdelkader, le ministre a précisé que l’Emir Abdelkader a défini, en 1837, les droits des prisonniers et des blessés de guerre et élaboré en 1843 un décret militaire ap- prouvé par les chefs et les di- gnitaires des tribus ainsi que les Oulémas interdisant la pratique de la torture contre les prison- niers de guerre et leur liquidation physique. Le décret concède les droits moraux aux prisonniers permettant aux curés de leur rendre visite dans les camps de détention, a ajouté M. Zitouni. L’Emir Ab- delkader a appliqué les principes de l’islam même à l’exil, à savoir en Syrie où il a protégé des chrétiens druzes suscitant admiration et éloges de rois et gouverneurs d’Europe à l’époque, a-t-il relevé dans son message lu par le directeur des moudjahidine de la wilaya de Mascara. Le ministère des Moudjahidine valorise les efforts scientifiques visant à sauvegarder la mémoire nationale et la trans- mettre aux générations montantes en application du programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a souligné M. Zitouni, ajoutant que son département ministériel s'attelle, dans le cadre du même programme, à la préparation d’un colloque sur la personnalité de l’Emir Abdelkader, prévu prochainement à Mas- cara. Pour Mohamed Celenk de l’université d’uludag (Turquie), "le monde d'aujourd'hui a besoin des idées de l’Emir Abdelkader pour combattre la corruption et faire cesser les guerres qui font rage dans plusieurs pays, en l’absence de la culture de fraternité, de tolérance et de dialogue." Cette culture fait partie de la person- nalité de l’Emir en tant que dirigeant militaire, soufi, philosophe et penseur, a-t-il souligné, estimant que la personnalité de l’Emir Abdelkader "doit être suivie comme modèle." Le colloque, d'une durée de deux jours, est initié par le laboratoire des recherches so- ciales et historiques et la faculté des sciences humaines de l’uni- versité Mustapha-Stambouli de Mascara, avec le concours de la faculté de théologie de l’université de uludag de la ville de Bursa (Turquie). Le programme de la rencontre comporte une série de communications d'universitaires algériens et turcs traitant de huit axes principaux abordant le principe d’humanisme chez l’EmirAb- delkader.

le principe d’humanisme chez l’EmirAb- delkader. AuTOROuTE EST-OuEST Abdelkader Ouali inaugure le tronçon

AuTOROuTE EST-OuEST

Abdelkader Ouali inaugure le tronçon Constantine-Skikda

Le ministre des Travaux publics, Ab- delkader Ouali, a procédé, hier, à l’inau- guration du tronçon reliant El Meridj (Constantine) à Aïn Bouziane (Skikda), d’une longueur, en comptant le contour- nement de Djebel El Ouahch, de 49 km, et lequel permet dorénavant aux automo- bilistes se rendant à Skikda, Annaba, El Tarf ou encore en Tunisie, d’éviter de pas- ser par le centre-ville de Constantine, si- tuation pénalisante, aussi bien pour ces derniers que pour les habitants de la capi- tale de l’Est. Au niveau de Djebel El Ouahch, le ministre qui, au mois de sep- tembre dernier, a exigé la réception défi- nitive du chantier fin novembre, n’a pas caché sa satisfaction de voir les travaux menés à terme par des entreprises algé- riennes : « Les entreprises qui ont para- chevé le chantier du contournement sont à féliciter, surtout qu’elles ont prouvé leur savoir-faire à un niveau où on les attendait pas. Je les encourage à continuer sur cette lancée et par-là, prouver leur capacité à réaliser et à gérer des infrastructures de ce standing », a-t-il notamment déclaré, et de préciser que « le programme de dévelop- pement du Président de la République a

de dévelop- pement du Président de la République a permis à 3.000 entreprises de travaux pu-

permis à 3.000 entreprises de travaux pu- blics d’exister, de travailler et d’évoluer, et celles-ci ont à leur tour contribué à son succès, ce qui représente une double réus- site ». M. Ouali a, en outre, tenu à saluer les efforts des travailleurs, tout en appe- lant à ce que l’expérience de Djebel El Ouahch soit généralisée, en ce sens que « la main-d’œuvre locale sera désormais, et en application des directives du Premier ministre, au centre des préoccupations des pouvoirs publics ». À Aïn Bouziane, le ministre est revenu sur les retombées po- sitives liées à l’ouverture du tronçon Constantine-Skikda : « Ce genre d’inves-

tissement permet de consolider la dyna- mique du développement local, en ce sens qu’il permet de lier les différentes régions entre elles et de faciliter l’accès aux ports, le réseau ainsi constitué permettant de bâtir une économie pérenne ». De son côté, le secrétaire général de l’Agence na- tionale des autoroutes (ANA) a indiqué que pour la prochaine période, seul un des deux tunnels d’Aïn Bouziane sera fonc- tionnel et ce, en attendant la réception du second au cours du 2 e trimestre 2016 :

« Toutes les dispositions ont été prises par l’agence, après consultation des services de la protection civile, pour permettre une circulation à double sens des véhicules », a-t-il affirmé. Seul bémol, les poids lourds se dirigeant vers Constantine sont obligés d’emprunter la RN 3, et de ne rallier l’au- toroute qu’au niveau de l’échangeur de Zi- ghoud Youcef. Il y a lieu de mentionner la mise en place par l’ANA de trois équipes de contrôle, dont l’une sera exclusivement chargée de patrouiller au niveau du contournement de Djebel El Ouahch, et ce afin d’éviter d’éventuels glissements de terrain.

Issam B.

Ouali : « Reprise des travaux du tronçon Dréan - El-Kala de l’autoroute Est-Ouest pour bientôt »

Le ministre des Travaux publics, Abdel- kader Ouali, a déclaré, hier, que le projet de tronçon Drean-El Kala de l’autoroute Est- Ouest (wilaya d’El Tarf) long de plus de 87 km, fera l’objet dans l’immédiat d’une ré- évaluation financière pour reprendre les tra- vaux après le retrait momentané du consortium japonais Coojal. Il s’agit d’un véritable défi qu’il est impératif de relever après l’achèvement du tronçon de Djebel El ouahch à Constantine de l’autoroute Est- Ouest, a-t-il souligné à la faveur de la visite de travail et d’inspection qu’il a effectuée à Annaba. Il a annoncé également que l’opé- ration d’équipements de l’autoroute de Maghnia à El Kala sera mise en œuvre après l’achèvement du tracé de ce mégaprojet. Le

ministre des Travaux publics a en outre re- velé que d’autres projets de liaison avec l’autoroute Est-Ouest à partir des grandes villes sont prévus dans la perspective de réa- liser un maillage qui servira le développe- ment de l’ensemble du pays. Il a évoqué, d’autre part, le contentieux qui oppose l’Agence nationale des autoroutes au consortium Coojal, affirmant que ce dernier est favorable à un accord à l’amiable et a abandonné le recours à l’arbitrage interna- tional. Le ministre des travaux publics a souligné lors d’une conférence de presse que les infrastructures de base jouent un rôle important dans le développement national d’où l’intérêt croissant qu’accorde le programme du Président de la Répu-

blique. Il a fait état dans ce cadre de 3.400 entreprises nationales et étrangères impli- quées dans le secteur des travaux publics. Auparavant, il a inspecté les travaux de la liaison autoroutière Annaba à la limite de la wilaya de Guelma, long de 38 km avant de visiter la nouvelle aérogare de l’aéroport Rabah-Bitat et le parking avion achevé à 100% mais fait l’objet de travaux d’exten- sion lancés par le ministre. Il a également inspecté le projet de réalisation de la péné- trante Sidi Brahim-cité Seybouse à Annaba. Le ministre des Travaux publics a accordé un delai d’une année pour le livraison de ce projet important dans le désengorgement du trafic routier. B. Guetmi

Lundi 30 Novembre 2015

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EL MOUDJAHID

Centre de presse d’El Moudjahid
Centre de presse d’El Moudjahid

LE SECRéTAIRE GéNéRAL DE L’UNPA :

« Le déficit en main-d’œuvre dans le secteur de l’agriculture est de 40% »

La protection sociale des paysans algériens, la convention signée avec la CNMA, pour l’octroi de crédits spécialement dédiés aux petits agriculteurs, les redevances à payer par les propriétaires de concessions agricoles, le déficit de 40% enregistré en matière de main-d’œuvre, la constitutionnalisation de la protection des terres et de la production agricole…, autant de points évoqués, hier, au forum d’El Moudjahid, par Mohamed Alioui, secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens.

L ors de cette conférence-débats qui intervient au lendemain de la célébration, àAïn Defla, du

41 e anniversaire de la création de l’UNPA, et de la rencontre avec le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, l’hôte du forum d’El Moudjahid a souligné et salué les différentes me- sures ayant été prises récemment au profit des agriculteurs. D’autre part, M. Alioui a mis à profit cette ren- contre aux fins de rappeler les diffé- rents problèmes rencontrés par les paysans, citant en particulier, celui inhérent aux lenteurs administra- tives, et à la « paperasse » exigée pour l’acquisition de machines agri- coles. La préservation du foncier agricole face à l’avancée du béton pour la réalisation de divers projets est une autre problématique soulevée avec insistance par le SG de l’UNPA. Pour mettre fin à cette pro- blématique, une fois pour toute, Mo- hamed Alioui plaide pour « la constitutionnalisation de la protec- tion des terres et de la production agricoles ». Poursuivant sur sa lan- cée, il regrette qu’à ce jour, des terres arables situées du côté de Baraki puissent encore abriter des « souks et des stades ». A signaler, la super- ficie des terres agricoles se chiffre à 5 millions d’hectares, dont la plupart ne sont pas irriguées, tient à préciser l’invité du forum. Parmi les bonnes nouvelles annoncées par l’interve- nant, l’on retiendra notamment que pas moins de trois millions d’agri- culteurs bénéficieront dès le mois prochain, d’une couverture sociale, mais également de la carte électro- nique de sécurité sociale, communé- ment appelé CHIFA. Abordant ensuite un autre volet, l’orateur an- noncera avec satisfaction à l’assis-

tance que la convention signée avec la CNMA a été reconduite ; « ceci permettra, dit-il, de faciliter les rela- tions entre l’agriculteur demandeur de petits crédits, d’une part, et la banque, d’autre part, mais également avec les services d’assurance et de réassurance». Par ailleurs, le projet d’extension des terres irriguées à un million d’hectares a été vivement salué par le SG de l’UNPA qui met en relief que « sa concrétisation est à même de permettre une autosuffisance ali- mentaire à hauteur de plus de 90% ». Le SG de l’UNPAa égale- ment salué « la décision du Premier minis- tre, qui a instruit les walis de pré- sider deux réu- nions par mois avec les cadres du secteur de l’agriculture et les instances

exécutives », a affirmé M. Alioui. Evoquant les textes réglemen- taires régissant le secteur agricole, le SG de l’UNPA a déploré la non- ap- plication, 20 ans durant, des décrets d’application de la loi 87-19, la- quelle loi fixe le mode d’exploitation des terres agricoles. Il convient de rappeler, que l’Etat est propriétaire des terres, cependant, cette loi consent aux collectifs agricoles un droit de jouissance cessible et perpé- tuel. En fait, la loi décrit la nature et la composition des collectifs. Les agriculteurs acquièrent tous les droits sur ces terres, à l’exception du droit de propriété. Les collectifs doi-

Ph : Louisa
Ph : Louisa

vent verser une redevance à l’Etat. Celui-ci cesse de rémunérer les tra- vailleurs agricoles. A signaler, dans ce contexte, cette loi abroge l’ordon- nance nº 68-653 du 30 décembre 1968 et les articles 858 à 866 de l’or- donnance nº 75-58 du 26 septembre

1975.

Beaucoup de questions ont été évoquées, hier, au forum notam- ment, celle relative au paiement des redevances. « Nous refusons que nos agriculteurs payent des redevances datant de 1987. Ils le feront certai- nement, mais à partir de 2010 seule- ment», a souligné le SG de l’UNPA.

En réponse à une question rela- tive au nombre d’affaires qui sont traitées actuellement en justice, M. Alioui a affirmé que ces derniers se chiffrent à 36.000 qui restent à ce jour non réglées ; des affaires rela- tives à des questions de propriété et d’héritage. Et d’ajouter : « Ceci a eu notamment pour conséquence que dans la seule wilaya d’Alger, plus de 30% des contrats des agriculteurs n’ont pas encore vu le jour ». Revenant enfin sur la célébration du 41 e anniversaire de la création de l’UNPA fêtée à Aïn Defla, l’interve- nant a regretté que la salle n’ait pu contenir le nombre important des présents aux festivités. « Les repré- sentants de 12 wilayas, forts de 3.000 personnes, n’ont hélas pas pu accéder à la salle », a-t-il affirmé. Pour rappel, l’UNPA a exposé jeudi dernier à Aïn Defla une série de revendications pour le soutien du secteur agricole, le qualifiant d’in- vestissement « créateur de richesse » notamment dans un contexte mar- qué par un recul des recettes du pays en raison de la chute des prix du pé- trole. Lors de cette rencontre organi-

sée à l’occasion de la célébration du 41 e anniversaire de la création de l’UNPA — à laquelle ont pris part le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, des membres du gouvernement et un grand nombre de paysans —, le se- crétaire général de l’UNPA a insisté sur la préservation du foncier agri- cole, suggérant « la constitutionnali- sation de la protection des terres et de la production agricoles ». M. Alioui a en outre appelé à augmenter le soutien au secteur agri- cole qui reste « faible » par rapport aux autres pays du monde, souli- gnant la nécessité d’intensifier les ef- forts pour la protection de l’agriculture et de la richesse ani- male dans le Sud. Il a également ap- pelé à la réhabilitation des coopératives agricoles, à la création de coopératives dans le cadre de la mutualité agricole et à l’implication des grands investisseurs au projet d’extension, à hauteur d’un million d’hectares, de la superficie agricole irriguée à l’horizon 2019. L’UNPAa en outre plaidé pour la protection so- ciale des paysans, la création d’une caisse d’assurance sur les crédits agricoles en vue d’impulser l’inves- tissement agricole. Pour ce qui est des jeunes, il a proposé l’ouverture de centres de formation professionnelle dans les zones rurales et la répartition des spécialités en fonction des besoins de chaque wilaya. M. Alioui a enfin appelé à la promulgation de décrets exécutifs relatifs à l’organisation du secteur agricole et la mise en œuvre des décisions issues des réunions ayant regroupé l’union avec le mi- nistre du secteur et les chambres et commissions agricoles. Soraya Guemmouri

Depuis la nuit des temps, Sétif a toujours préservé et va- lorisé sa vocation agricole qui lui a valu l’appellation de « gre- nier à blé » et lui confère aujourd’hui encore et en dépit du tissu industriel qui est venu s’y greffer au lendemain de l’in- dépendance, une dimension que les sentiers de la terre noire de « Ezdif » dans le temps ont impulsé cette prédominance des céréales et faire émerger de ces champs qui s’étalaient à perte de vue « Guemh el Beliouni », ce grain doré et consis- tant que bien des femmes et des hommes ont chanté tout au long de ces interminables campagnes de moissons. Lorsqu’on parle de Sétif, aujourd’hui, on ne peut pas le faire sans évoquer en effet la vocation agricole de cette wi- laya. Une vocation essentielle, celle de la céréaliculture, pour faire que partout au nord comme au sud de cette wilaya des hautes plaines sétifiennes, cette population ne vive que de cette terre nourricière qui n’a jamais cessé de donner, de pro- duire et d’entretenir jalousement bien des secrets, quand bien même l’homme lui n’aura pas échappé à l’impact produit par le progrès et quelque part, rompu ce lien avec ce merveilleux patrimoine de tous les temps, mais s’apercevoir très vite avec le temps s’égrenant qu’il n’y a de durable que cette richesse. C’est le moins que nous puissions dire de cette vaste wilaya du pays dont la superficie agricole totale est de 557.070 ha avec une superficie agricole utile de 363.900 ha, marquée par une prédominance de la céréaliculture qui continue a prendre bonne place et s’épanouir au fil des ans quand bien même, les agriculteurs continuent de regarder le ciel en attendant que ce grand projet du siècle inhérent aux grands transferts hydrau- liques ne viennent prochainement bouleverser la nature des choses et transformer le paysage agricole.

L’eau et la terre Un mégaprojet qui permettra au delà des apports qu’il pro- duira en matière d’eau potable pour les populations de 28 communes de la wilaya de transférer chaque année un volume de 313 millions de m 3 d’eau à partir des deux barrages de Ighil Emda de Kherrata dans la wilaya de Bejaia et Erraguene dans la wilaya de Jijel, vers les deux grands barrages de Maouane et Draa Ediss dans la wilaya de Sétif et permettre l’irrigation

SéTIF

Le grenier à blé

Sétif et permettre l’irrigation SéTIF Le grenier à blé de 40.000 ha de terres agricoles qui

de 40.000 ha de terres agricoles qui viendront s’ajouter aux plus des 40.000 qui le sont déjà et faire ainsi que bien des défis soient relevés. Un projet hautement stratégique permet- tra de multiplier les rendements agricoles par cinq avec la création de 100.000 emplois directs et indirects dont 36.000 permanents. Autant de réalisations qui impulseront la wilaya de Sétif à un rang privilégié dans la réalisation des grands défis de la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, Nacer Guedj, producteur et président de l’association des produc- teurs de fourrages, ne manque pas de souligner : « Il est indé- niable que les grands transferts vont se traduire par une amélioration de la céréaliculture, des fourrages et des maraî- chages sachant que la contrainte actuelle des agriculteurs ré- side dans ce manque d’eau qui va par le canal de ce grand projet toucher le sud de la wilaya et se traduire par un chan- gement radical du paysage agricole dans toute la région. Tout cela va nous permettre également de produire des fourrages donc de l’aliment pour le bétail et consolider une vocation de production laitière déjà affirmée. Dans ce contexte nous avons créé un réseau de production de fourrages qui se compose des agriculteurs avec le soutien technique de l’institut des grandes cultures. En matière de cé- réaliculture je suis parvenu au niveau de mon exploitation de 40 ha à rejoindre « le club des 50 » ( ceux qui produisent plus de 50 q a l’hectare) et faire même 54 q pour le blé tendre avec

l’utilisation de la variété « El Hidhab », c’est donc vous dire que nous pouvons relever le défi qui s’impose ! »

Davantage de facilités d’accès aux crédits Notre interlocuteur qui n’oublie cependant pas d’ajou- ter : « J’insiste particulièrement sur la formation et l’injection des effets de la science et n’oublie cependant pas de souligner la cherté cette année des prix des engrais et produits phytosa- nitaires ». Mustapha, agriculteur de son état, ne manque pas d’aller au fond des choses et souligne : « Il faut que l’Etat sé- visse par sa rigueur et mette en place des mécanismes de contrôle strictes à l’endroit de ceux qui ne travaillent pas leur terre. Si un fellah dispose d’une grande superficie et qu’il ne peut pas la couvrir faute de moyens, tant mieux pour le par- tenariat avec quelqu’un qui a de l’argent mais à condition qu’il y ait un cahier des charges qui clarifie les choses et ne laisse pas l’ombre d’un doute. Je pense aussi qu’il faut injecter les jeunes dans ce créneau, les former, les aider, les accom- pagner. Je crois aussi que les banques devraient s’investir da- vantage dans ce domaine et nous aider avec des facilités notamment pour l’obtention d’un crédit « Tahadi » ajoutera- t-il avant d’évoquer les points inhérents à l’habitat rural, l’as- sainissement du cadastre, non sans souligner la facilité d’octroi d’espaces de froid ou d’unités de transformation quant il conclut : « Entre Bir Haddada et Guelta Zerga, nous produisons des quantités énormes de tomates, pourquoi pas une usine de transformation. » Cette année et pour la première fois depuis l’indépendance, plus de 190.720 ha de terres agri- coles seront emblavées dans la wilaya de Sétif au titre de la campagne labours-semailles soit plus de 1.400 ha déjà par rapport à l’objectif de l’an dernier consacrant ainsi 116.775 ha pour le blé dur, 19.000 au blé tendre et 47.500 pour l’orge. Par ailleurs, précise Ali Zerargua, le directeur des services agricoles, pas moins de 224 dossiers de crédits « RFIG » dé- posés par les agriculteurs ont été déjà étudiés et acceptés pour un montant de 153.015.217 DA, cela indépendamment de tous les mécanismes de soutien qui sont apportés par l’Etat dans différents domaines. F. Zoghbi

Lundi 30 Novembre 2015

N

a t io n

9 D ROIT AU BUT centRe anticancéReux De BliDa Mise en exploitation de trois accélérateurs
9
D ROIT AU BUT
centRe anticancéReux De BliDa
Mise en exploitation de trois
accélérateurs linéaires
à partir de janvier prochain
Le centre anticancéreux de Blida
fonctionnera avec trois accélérateurs
linéaires à partir de janvier prochain au lieu
d’un seul actuellement. La mise en service de
ces deux nouveaux accélérateurs linéaires
aura un « impact fort positif » sur la prise en
charge des malades cancéreux, notamment
en terme de réduction des délais des rendez-
vous pour les soins.

lutte cOntRe le tRacHOme cecitant

Convention entre le ministère de la Santé et la fondation Théa

une convention de partenariat sera signée au- jourd’hui, entre le ministère de la sante et la fonda- tion d'entreprise théa au siège du ministère. cette action s’inscrit dans le cadre du programme national

de lutte contre les maladies causant la cécité, notam- ment, le trachome, qui s’appuie sur la stratégie de l’organisation onusienne de santé visant à éliminer

le trachome cécitant à l’horizon 2020, « année de vi-

sion 2020 le droit à la vue ». théa, présidée par le professeur serge Resnikoff, membre du conseil exé- cutif de l’agence internationale de lutte contre la cé- cité et administrateur du conseil international d’ophtalmologie, a été lancée en 2012. c’est l'abou- tissement d'un engagement plus que séculaire de l’ancêtre Paul chibret, jeune médecin militaire et futur ophtalmologue, parti en 1870 en algérie, loin de sa région natale, pour aller soulager la souffrance humaine. avec cette fondation, théa entre dans la voie de l'approfondissement de son action au service de la lutte contre la cécité et de l'amélioration de la santé oculaire. Des millions de personnes souffrent encore de déficience visuelle dans le monde. la plu- part d'entre elles vivent dans des pays en développe- ment. alors que 80% de ces déficiences peuvent être prévenues ou guéries. c'est un enjeu de santé pu- blique colossal. il doit être relevé pour que ces po- pulations survivent et puissent également se développer économiquement. « il y a 140 ans, Paul chibret, le grand ancêtre, l'un des précurseurs de l'ac- tion humanitaire internationale et de la médecine de terrain dans les pays du sud nous a montré la route. c'est aujourd'hui pour nous un devoir autant qu'une joie que de poursuivre son combat », a souligné le P r serge Resnikoff, l'action au service de la santé ocu- laire est ainsi devenue une tradition qui ne s'est ja- mais démentie. les laboratoires théa, sont, désormais le premier groupe indépendant européen en ophtalmologie. Wassila Benhamed

PaluDisme

Un cas confirmé au CHU d’Oran

un cas de paludisme a été diagnostiqué et confirmé au centre hospitalo-universitaire d’Oran touchant un ressortissant malien, a indiqué, hier, à

Oran le directeur général de cette structure sanitaire. "ce ressortissant malien est arrivé jeudi aux urgences du cHuO, dans un état critique. le malade a déve- loppé une forme très sévère de paludisme. il est dans un état comateux et se trouve en réanimation", a ex- pliqué à l’aPs Benali Bouhadjar, en marge d'une rencontre régionale d’évaluation du secteur de la santé. Pour le responsable, "ce cas est importé et non développé en algérie. il est pris en charge au niveau de l’unité des maladies au risque infectieux". "cette unité a été créée pour prendre en charge les maladies au risque infectieux élevé, principalement des éven- tuels cas d’ebola ou autres virus. le ressortissant malien est pris en charge dans le cadre de ce circuit avec des procédures et des normes des maladies infectieuses complètement sé- curisées", a-t-on encore souligné. un staff spécialisé

a été formé au niveau de l’unité des maladies infec-

tieuses de l’hôpital de marseille (france) spéciale- ment pour faire face aux cas de maladies à risque infectieux comme le paludisme, a-t-on assuré de même source. Des dizaines de cas de paludisme "importés" ont été enregistrés depuis le début de l'année, notam- ment dans des wilayas du sud du pays, dont neuf cas découverts début novembre à Ouargla. le ministre de la santé, de la Population et de la Réforme hospi- talière, abdelmalek Boudiaf, a affirmé que les cas de paludisme enregistrés à travers le pays sont "impor- tés". "l'ensemble des cas de paludisme enregistrés à travers le pays sont importés, et aucun n'est autoch- tone", a-t-il indiqué, lors de son inspection de struc- tures hospitalières à tamanrasset.

EL MOUDJAHID

infRactiOns au cODe De la ROute

Augmentation de 2.000 DA pour toutes les amendes dès 2016

Mauvaise nouvelle pour les usagers de la route, notamment les chauffards. Les infractions au code la route vont désor- mais coûter plus cher aux contrevenants. Le gouvernement ne compte plus badiner avec la sécurité routière.

e n effet, des mesures de dur- cissement des peines contre les infractions rou-

tières sont prévues dans l’agenda du ministère des transports à partir de 2016. en effet, une pro- position portant une augmenta- tion de 2.000 Da sur toutes les infractions contre le code de la route, dont l’usage du téléphone au volant, le non-port de la cein- ture de sécurité, la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence et

l’excès de vitesse seront désor- mais passibles de sanctions pécu- niaires plus importantes. De ce fait, l’usage du télé- phone est passible d’une amende de 6.000 et non de 4.000 Da, idem pour l’excès de vitesse, l’amende pour le non-port de la ceinture de sécurité passe de 2.000 à 4.000 Da. cette amende forfaitaire s’applique à toutes les autres infractions, entre autres la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence, les comportements dangereux, la circulation en sens interdit, etc. il faut dire que ce genre de dé- passements sont légion. selon des chiffres du centre national de prévention et de sécurité rou- tière (cnPsR), plus de 90.000 infractions routières ont été com- mises au cours des dix premiers mois de l’année en cours et plus de 26 millions d’amendes forfai- taires ont également été infligées

à la même période. c’est dans le même contexte et dans le cadre de la démarche générale adoptée par l’état et en plus des multiples dispositions entreprises visant à instaurer une nouvelle culture de sécurité rou- tière, que la gendarmerie natio- nale a mis en service « 571 systèmes radars de contrôle de vi-

a mis en service « 571 systèmes radars de contrôle de vi- tesse de dernière génération

tesse de dernière génération (2015), mobiles, discrets, embar- qués sur véhicules et capables de détecter les infractions au code de la route, en temps réel, notam- ment les excès de vitesse. le général Guir Badaoui, di- recteur de la télématique au sein de la gendarmerie nationale, ex- plique que cette démarche vise a renforcer les dispositifs de pré- vention pour mieux lutter contre les accidents de la route et pour intercepter les contrevenants im- pliqués dans les accidents qui en- gendrent chaque année des milliers de morts et des blessés en plus des dégâts matériels consi-

dérables. « ces nouveaux moyens sont déployés afin d’identifier les conducteurs dangereux qui rou- lent en excès de vitesse et qui provoquent souvent des accidents mortels », a noté le responsable, indiquant que ces moyens « vont instaurer une nouvelle culture de sécurité routière favorisant le tra-

vail de prévention et de sensibili- sation des usagers de la route ». Dans ce contexte il est prévu de mettre en circulation au cours de l’année 2016, par le ministère des transports en coordination avec le ministère de l’intérieur le permis à points biométrique. c’est d’ailleurs le ministre, m. talai, qui l’a annoncé récem- ment, qualifiant les accidents de la route de "terrorisme routier", et "de catastrophe nationale", au vue des milliers de vie humaines fauchées, annuellement, et de son "coût exorbitant sur le double plan moral et matériel", il a ap- pelé à la nécessité de son traite- ment en tant que telle (catastrophe nationale) par diffé- rents mécanismes, dont la sensi- bilisation, la prévention, et la dissuasion. en dépit de leur rôle "impor- tant" dans la réduction des acci- dents de la route, les centres de contrôle technique des véhicules "continuent de poser problème

Délinquance

Des voleurs appréhendés en flagrant délit par des gendarmes sur un chantier

le numéro vert de la gendarmerie natio- nale mis à la disposition des citoyens donne des fois des résultats probants au grand bon- heur du citoyen. c’est le cas d’une société turque spécialisée dans la réalisation de loge- ments, victime d’un vol. en effet, le service de sécurité de la société étrangère chargée du pro- jet de réalisation de 2.000 logements à la com- mune de Bir-el-Djir, à la wilaya d’Oran a constaté que du matériel de construction a dis- paru du jour au lendemain du chantier. afin de récupérer le matériel volé, un em- ployé de ladite société a avisé le groupement territorial de Gendarmerie nationale d’Oran, en appelant au numéro vert 1055 et en les in- formant de l'incursion de malfaiteurs sur le chantier. contactés, les gendarmes de cette bri- gade territoriale se sont déplacés sur les lieux du délit, où ils ont surpris les mis en cause en flagrant délit de vol du matériel de construc- tion à l'intérieur du chantier.ace moment, l'un d’entre eux en l’occurrence (B.H) âgé de 22

ans (repris de justice), résidant à Hassi-Bounif,

a assené des coups de couteau à deux gen-

darmes du dispositif, avant de se mutiler à la

gorge et à l’abdomen, permettant ainsi à deux de ses acolytes de prendre la fuite, tandis que le quatrième a été interpellé à bord d’un four- gon de marque Peugeot J5, non loin du lieu du méfait qui attendait ses complices pour charger le matériel volé, nous a appris une source du groupement d’Oran très au fait de l’affaire. lors de l’opération musclée des gen- darmes, il a été procédé à la saisie de deux sa- bres et un couteau ainsi qu’un fusil à harpon de fabrication artisanale avec 25 flèches mé- talliques qui devaient être utilisés par les pré- sumés voleurs pour agresser le service de sécurité de l’entreprise, en cas d’intervention. Parallèlement, les gendarmes ont interpellé non loin du chantier le nommé (a.n) âgé de 21 ans, résidant à Hassi-Bounif, qui a été remis aux gendarmes de la section de recherches, où il s’est avéré après examen de situation qu’il est à l’origine d’agressions suivies de vol, commis durant la même journée, au préjudice de trois citoyens demeurant à la localité de Bir el Djir, avec la complicité d’une autre per- sonne. les gendarmes chargés de l’affaire ont présenté, par la suite, devant le procureur de la

le chercheur en anthropolo- gie politique et sociologue,aïssa Belmeki, a mis en garde contre les conflits entre les personne qui partagent la même langue et ap- partiennent aux mêmes idées, in- diquant que les conflits qui se déroulent au niveau du monde arabe vont affaiblir la civilisation arabo-musulmane. lors d’une conférence abritée en siège du Haut conseil islamique à alger, sur la civilisation dans le monde

et chez les arabes en particulier, le chercheur en anthropologie a tenu à préciser que l’arabe est une langue « lissane » et n’est pas une race ou un individu, et généralement la personne ou une nation appelée arabe revient à la langue utilisée dans la vie quoti- dienne. Dans le même contexte, le conférencier a lié la langue arabe et la religion islamique qui restent d’après lui « insépara- bles », se basant sur les différents

sur le terrain" a, par ailleurs, re- levé m. talai, signalant que ce dossier "est ouvert aux fins d’examiner, en premier, les moyens d’organisation et de ré- gulation de la mission de ces cen- tres, puis la réactivation de leur rôle". il a fait part d’"une réflexion en cours pour l’élaboration d’un cahier de charges définissant le type de véhicules, ayant le droit de circuler selon des conditions prédéfinies, notamment concer- nant les gros véhicules de trans- port collectif "actuellement, à l’origine du plus grand nombre d’accidents de la route en algé- rie". et là, les chiffres sont édi- fiants, puisque 640 personnes ont trouvé la mort et 15.054 autres ont été blessées dans des acci- dents de la route survenus au cours des 9 derniers mois de l’an- née en cours, a indiqué la Direc- tion générale de la sûreté nationale. en comparaison avec le bilan de la même période de l'année précédente, le nombre d'accidents a baissé (-1.168) ainsi que celui des blessés (-1.292) et des cas de décès (-15), précise la même source. Pour sa part, la DGsn a lancé une opération de sensibilisation à la sécurité routière via son site in- ternet et les réseaux sociaux (twitter et facebook) afin d'assu- rer la sécurité des automobilistes, des piétons et réduire le nombre d'accidents et de victimes de la route, a ajouté la même source. il faut savoir que le non-res- pect du code de la route par les automobilistes est l’une des prin- cipales causes des accidents de la

route. Sarah A. B. C.

République près le tribunal d’Oran, le nommé (n.a) âgé de 22 ans, pour association de mal- faiteurs, port d’arme prohibée et tentative de vol de matériel de construction d’une société turque, chargée du projet de réalisation de 2.000 logements à la commune de Bir-el-Djir. il a été placé sous mandat de dépôt, précisera notre source. Par ailleurs, la brigade de gendarmerie na- tionale d’el-achir (Bordj Bou-arréridj) a reçu une communication téléphonique pour aviser la poste du village "Zanouna" de la localité d’el-achir, indiquant que durant la nuit, des inconnus se sont introduits par effraction dans ledit bureau de poste, pour s’emparer de la somme de 141 millions de centimes, avant de prendre la fuite. les investigations entreprises par les gendarmes enquêteurs ont conduit à l'identification de l'un des auteurs présumés du vol qui demeure en fuite et la récupération en vertu d'un mandat de perquisition à l'intérieur de son domicile au même village de la somme de 100 millions de centimes. Mohamed Mendaci

tance de mettre en évidence la différence entre les concepts et leurs définitions pour montrer la différence entre les termes cul- ture, histoire et civilisation. Dans le même sillage, le pro- fesseur Belmeki a rappelé que le monde a connu depuis sa créa- tion diverses civilisations avec différentes cultures et langues. Hamza Hichem

cOnféRence suR la civilisatiOn

Aïssa Belmeki : « Les conflits affaiblissent le monde arabe »

versets de l’œuvre divine, dont la sourate 12, verset 2, « nous avons descendu le coran en langue arabe, pour que vous compreniez ». Dans le même contexte, le chercheur a consi- déré que la langue arabe est une langue mère qui a engendré dif- férentes langues, dont la langue arménienne siamoise et d’autres langues. en ce qui concerne le mot civilisation « hadara », le conférencier a souligné l’impor-

lundi 30 novembre 2015

E co no m ie 11 EL MOUDJAHID L’ANEM DURANT LES DIX PREMIERS MOIS DE

Eco no m ie

11

EL MOUDJAHID

L’ANEM DURANT LES DIX PREMIERS MOIS DE 2015

Plus de 300.000 demandeurs d’emploi placés

L'Agence nationale de l'emploi (ANEM) a placé plus de 300.000 demandeurs d'emploi (classique et contrat de travail aidé), durant les 10 premiers mois de 2015, a indiqué, samedi dernier, le directeur général de l'emploi au ministère du Travail, Fodil Zaïdi.

M. Zaïdi a expliqué dans un exposé lors de la rencontre nationale des direc- teurs de wilayas de l'emploi que «du-

rant les dix premiers mois de l'année en cours, 271.786 demandeurs d'emploi ont été placés dans le cadre classique et 31.977 dans le cadre des CTA, soit un total de 303.763 placements en progression de plus de 11% par rapport à la même période de 2014.» Il a ajouté que «le BTPH est le secteur qui a absorbé le plus de pla- cements avec plus de 31% en 2014 et près de 32% de janvier à octobre 2015.» Les jeunes de 16-24 ans représentent en moyenne près de 19% des effectifs placés annuellement par l'ANEM, tandis que la proportion des femmes recrutées tourne autour de 8 à 9%. M. Zaidi a relevé qu’ «une tendance lourde se dégage du marché de l'emploi avec pratiquement 90% de placements en contrats de travail de durée déterminé (CDD) en moyenne sur la période 2010-2014.» Il a sou- ligné que «l'activité de placement classique de l'ANEM a connu une évolution appréciable no-

de l'ANEM a connu une évolution appréciable no- tamment en 2014 où la barre des 300.000

tamment en 2014 où la barre des 300.000 pla- cements classiques a été franchie , soit un ac- croissement de plus de 71% par rapport à 2010.» En ce qui concerne les placements en dispositif

d'aide à l'insertion professionnelle, il a précisé que «1.503.000 jeunes primo-demandeurs d'em- ploi ont bénéficié d'une insertion à travers les dif- férents contrats d'insertion durant la période

2010 jusqu’à octobre 2015.» M. Zaidi a indiqué

que «durant les 10 premiers mois de l'année en cours, le nombre de jeunes insérés a atteint 74.700, dont plus de 84% dans le secteur écono- mique.» S'agissant des demandes d'emploi, il a expliqué que «durant les 10 premiers mois de l'année en cours, 1.532.495 demandes ont été en-

registrées, soit une baisse de 8,5% par rapport à la même période de 2014.» M. Zaidi a indiqué que «la demande d'emploi se féminise de plus en plus, la part des femmes dans la demande enre- gistrée est passée de 19,4% en 2010 à 30% en

2012 et plus de 28% en 2014.» Il a expliqué que

«durant les dix premiers mois de l'année en cours, 28% des demandes ont été déposées par des femmes.»

Wassila Benhamed

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE FÊTE SES 15 ANS DE PRÉSENCE EN ALGÉRIE

Le pari de l’innovation

Société Générale Algérie (SGA), vient de fêter ses 15 ans de présence en Algérie, en se dotant de 86 agences dans 28 wilayas et une dizaine de cen- tres d’affaires.Acette occasion, le directeur général du Groupe Société Générale, un des tout premiers groupes européens de services financiers, Frédéric Oudéa, s’est déplacé en Algérie pour marquer son soutien à la filiale algérienne, en réitérant l’enga- gement du Groupe dans le marché algérien. Lors d’un point de presse tenu jeudi dernier à Alger, il indique qu’à cette occasion, il a rencontré le minis- tre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa et Mo- hamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie. Abordant les changements que connait la finance mondiale à l’heure actuelle, Frédéric Oudéa a exprimé sa certitude de la capacité de la Société Générale, à relever le défi. Le DG de So- ciété Générale affirme également qu’«après avoir traversé des périodes difficiles la banque est en forme, continue à se développer et à gagner de l’ar- gent, tout en contribuant à la croissance écono- mique de tous les pays où elle est présente, notamment en Algérie.» Il insiste sur la solidité du bilan de la banque après une transformation pro- fonde, en dépit d’un environnement économique difficile. Il a ensuite abordé les grandes lignes de

la stratégie de développement du Groupe Société Générale pour les 10 ans à venir, soulignant que la banque va maintenir le rythme de sa transforma- tion. Son modèle est bien adapté aux besoins des clients et à un contexte en transition, marqué par de profondes mutations économiques, réglemen- taires et technologiques. Dans ce sens il fait savoir que l’innovation constitue le plus gros chantier et un enjeu à la fois stratégique, commercial et opérationnel. Il annonce le lancement en Algérie dès 2016 du paiement en ligne, qui permettra aux clients particuliers, surtout, de plus faire le dé placement aux agences de la banque. L’innovation, a-t-il expliqué, servira éga- lement de moyen pour renforcer les relations de la banque avec sa clientèle. Il relève qu’il s’agit d’une évolution qui concerne l'ensemble du secteur, Ainsi, les contacts avec les clients se feront par des canaux numériques, et le mobile est devenu le pre- mier point d'entrée. S’agissant du réseau il estime que si en France le Groupe Société Générale pro- cède à la fermeture d’agences au rythme de 25 à 30 agences par an, en Algérie, au contraire, le réseau est en extension avec l’ouverture de 3 à 5 agences/an. Cette démarche de transformation de modèle pourrait ainsi conduire à une diminution de

l'ordre de 20 % du maillage d'agences de société Générale en France sur une période de cinq ans en milieu urbain, en particulier. Quant aux ambitions de Société Générale en Afrique, il rappelle qu’elle est présente comme l’une des trois premières grandes banques internationales et vise une crois- sance de ses revenus et la création d’autres filiales comme c’est le cas au Mozambique et au Togo. Il confirme aussi que la banque maintient également ses positions dans les pays émergents en tenant compte de la crise et du ralentissement économique et de la hausse du coût du risque. S’exprimant à son tour sur les résultats de Société Générale Algérie le DG de la filiale, Eric Wormser a mis l’accent sur le rôle de sa banque dans le financement de l’éco- nomie algérienne. Il fait savoir que la première banque privée à s’implanter en Algérie est et res- tera au service de l’économie algérienne. Il réitère aussi l’engagement de Société Générale auprès des investisseurs algériens en les aidant à se dévelop- per, en Algérie et partout ailleurs dans le monde, tout encourageant les investisseurs étrangers à venir en Algérie. En analysant les résultats de la banque, il souligne que les crédits aux entreprises ont augmenté de 35% en 2015. Farid B.

LOGEMENT PROMOTIONNEL PUBLIC

Les conditions de traitement des demandes fixées au JO

Les conditions et modalités de traitement des demandes d'acquisition du logement promotionnel public (LPP) sont désormais fixées par un arrêté ministériel publié au JO n o 63. La demande d'ac- quisition, présentée après l'annonce de l'ouverture de la souscription auprès du promoteur désigné, doit être déposée auprès des guichets ouverts à cet effet par ce promoteur et accompagnée des docu- ments précisés par ce texte. Selon l'arrêté, ces de- mandes sont enregistrées par ordre chronologique, dès leur réception, sur un registre paraphé auprès du promoteur désigné, et feront l'objet d'un traite- ment par une commission, présidée par le représen- tant du promoteur. La commission est composée du responsable commercial, ou équivalent, du res-

ponsable de l'administration générale, ou équiva- lent, du responsable des affaires juridiques, ou équivalent. En outre, cette commission peut être élargie, en cas de nécessité à d'autres membres compétents des structures d'administration du pro- moteur désigné. De son côté, le promoteur désigné est tenu d'en- registrer les demandes des bénéficiaires retenus, dans un fichier national ouvert à son niveau, note le texte. Les bénéficiaires retenus par la commis- sion seront informés par les services du promoteur désigné par lettre recommandée, de l'acceptation de leur demande. Cependant, les postulants non re- tenus doivent être informés, par lettre recomman- dée, du rejet motivé de leur demande. Dans ce

dernier cas, le postulant dispose d'un délai de 30 jours, à compter de la notification du refus, pour introduire un recours en présentant de nouveaux éléments d'information ou de justification auprès du promoteur désigné, qui sera réexaminé par la commission de traitement des demandes dans un délai de 60 jours. Le postulant locataire d'un logement public lo- catif non retenu peut introduire un recours basé sur son engagement préalable de restitution du loge- ment à l'organisme bailleur. La résiliation du bail de location et la restitution effective du logement public locatif, doit intervenir avant la remise des clés du logement promotionnel public, précise le texte.

Le sud-africain Sanlam va acquérir 30% du marocain Saham pour 375 millions de dollars Le
Le sud-africain Sanlam va acquérir 30% du marocain Saham pour 375 millions de dollars

Le sud-africain Sanlam va acquérir 30% du marocain Saham pour 375 millions de dollars

Le premier assureur sud- africain Sanlam a annoncé, récemment, qu’il allait prendre 30% du groupe

Le premier assureur sud- africain Sanlam a annoncé, récemment, qu’il allait prendre 30% du groupe marocain Saham Finances, pour 375 millions de dollars, dans le cadre d’un plan d’expansion en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Saham Finances, pour 375 millions de dollars, dans le cadre d’un plan d’expansion en Afrique du
Saham Finances, pour 375 millions de dollars, dans le cadre d’un plan d’expansion en Afrique du

ALGÉRIE - CORÉE DU SUD

AMÉNAGEMENT DE LANOUVELLE VILLE DE SIDI ABDALLAH

Annulation à l’amiable du contrat

L'Algérie et la Corée du Sud ont décidé hier d'annuler à l'amiable le contrat relatif à l'étude et à l'aménagement de la nouvelle ville de Sidi Abdallah, indique un communiqué du mi- nistère de l'Habitat, de l'Urba- nisme et de la Ville. La décision a été prise lors de la rencontre du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Teb- boune, avec l'ambassadeur de Corée du Sud à Alger, Kim Chong Hun, a indiqué la même source qui a précisé que "l'an- nulation du contrat "n'aura pas d'impact sur le niveau de coopé- ration entre les deux pays". Le contrat relatif à l'étude et l'aménagement de la nouvelle ville de Sidi Abdallah (Ouest d'Alger), avait été confié à la société coréenne "Keangnam", rappelle-t-on. Lors de cette rencontre qui s'est déroulée au siège du minis- tère, les deux parties "ont af- firmé leur volonté de renforcer les relations dans les domaines de l'habitat et de l'équipement". M. Tebboune s'est félicité à cette occasion de la coopération établie entre les deux pays, conclut le communiqué.

A N A LY S E
A N A LY S E

Agriculture et bâtiment cherchent main-d’œuvre désespérément

qualifiée, pour le cas de notre pays se pose aujourd’hui, avec grande acuité et doit, par conséquent, être appré- hendée dans toute sa dimension, notamment sur le plan économique, de par l’impact sur le processus de déve- loppement mais aussi, en matière de coût généré par le recours au travailleur étranger. Une réflexion qui s’im- pose sérieusement au regard de la spécifité de la conjoncture qui exige que, la croissance soit prise en charge, en priorité, par les moyens nationaux y compris la ressource humaine. L’ambition de l’Algérie d’opérer sa transition économique et d’intégrer la sphère des pays émergents reste étroitement liée, en définitive, à la ques- tion de valorisation de l’effort, de la qualification et de

la formation spécialisée des jeunes. En fait, les objectifs retenus pour la phase à venir recommandent que, l’ef- fort soit axé sur le ciblage des actions de formation et l’orientation des jeunes vers les créneaux requis par les besoins du développement. Il s’agira, en conséquence, d’améliorer la qualité et l’efficience des dispositifs de formation, mais aussi, de mettre à niveau le potentiel formateur en adaptation aux spécificités de la conjoncture. La démarche exige également d’anticiper une poli- tique qui concoure à l’épanouissement de la culture en- trepreneuriale chez les jeunes générations dans le cadre de la stratégie de croissance préconisée par les pouvoirs publics. Une préoccupation qui renvoie encore à l’im- portance du rôle de la formation et de la qualification de la main d’œuvre appelée à assumer leur rôle dans le processus de croissance. D. Akila

n Densité des plans de charges, pénurie de main d’œuvre. Voilà un paradoxe qui caractérise deux secteurs et pas des moindres, l’agricul-

ture et le bâtiment. Un paradoxe qui relève du surréa- lisme dans un pays qui ne manque pas d’opportunités et où, le taux de chômage demeure pourtant significatif. Le constat relève t-il d’un problème de formation, de qua- lification, de motivations, ou tout simplement d’un déni de l’effort ? Sinon comment interpréter ce peu d’engoue- ment de la part des jeunes pour ces activités, en parti- culier, alors que, la demande se fait pressante sur d’autres créneaux, juste parce qu’ils sont plus rentables et moins contraignants ? Les opérateurs économiques ont été les premiers à signaler la gravité de la situation sur la base du diagnostic que, la main d’œuvre locale se fait, de plus en plus, rare ce qui a contraint, par consé- quent, les entreprises à solliciter l’apport des travailleurs étrangers pour combler le déficit et parachever leurs projets. La problématique du manque de main-d’œuvre

Lundi 30 Novembre 2015

Ré g io ns

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EL MOUDJAHID

BÉJAÏA : CAMPAGNE DE LUTTE CONTRE LES INCENDIES DE FORÊT 2015

Efficacité du dispositif de prévention

Le bilan arrêté par la Conservation des forêts de la wilaya de Béjaïa démontre que la campagne de prévention et de lutte contre les incendies de forêt durant l’année 2015 est relativement plus calme, et que le nombre de départs de feux est le plus faible comparativement aux dix dernières années.

D urant cette année, 70 foyers ont été recensés avec 544,85 ha brulés, alors que durant

2014, il a été enregistré 440 foyers pour 4321,24 ha brulés.Ainsi, le dis- positif de prévention mis en place s’est avéré efficace vu que le ratio (superficie incendiée sur le nombre d’incendies enregistrés) est assez faible. Le dispositif des travaux préven- tifs instauré avant l’ouverture offi- cielle de la campagne de la lutte contre les incendies de forêt (période de l’été) regroupant plusieurs sec- teurs, à savoir les travaux publics, les forêts, la SNCF, la Sonelgaz et l’hydraulique, consiste à réaliser des travaux d’entretien des accotements des axes routiers et des voies ferrées, aménager des pistes forestières, dé- broussaillee, ouvrir des pistes, amé- nager des tranchées pare-feu et construire des points d’eau. Pour fa- ciliter l’accès aux véhicules d’inter- vention dans le massif forestier, une opération d’urgence et d’entretien des pistes a été réalisée sur 103 km. Aussi, 13 postes de vigie, répartis à travers le massif forestier, assurent la couverture de toute la wilaya. Treize brigades mobiles forêstières, avec 60 agents, et équipées de véhi-

forêstières, avec 60 agents, et équipées de véhi- cules tout-terrain et de moyens de té- lécommunication

cules tout-terrain et de moyens de té- lécommunication ont été installées à travers les 6 circonscriptions forês- tières que compte la wilaya. La cam- pagne 2015 a donc enregistré 70 incendies dont 544,85 ha ont été

brulés, avec 106,80 ha de forêts, 112,70 ha de maquis, 309,45 ha de broussaille et 15,90 ha d’arbres frui- tiers. La végétation la plus touchée est la broussaille ainsi que les chênes-lièges (88,50 ha) suivie du

chêne vert et du pin d’Alep. Le mois le plus incendiaire est celui de juillet 2015, pour la première fois en dix années, avec 51,42% de foyers et 59,76% de superficie brulée, suivi des mois d’août, septembre, octobre. Par contre, le mois de juin n’a enre- gistré aucun incendie. Par ailleurs, il a été démontré que la circonscription la plus touchée par les incendies et celle d’El Kseur, avec 21 incendies et 198 ha brulés, suivie de Béjaïa avec 13 incendies et 71 ha brulés et Adekar avec 10 in- cendies et 119,75 ha brulés. Selon les agents forêstiers, bien que les causes probables de ces incendies soient identifiées et qui «incrimi- nent» l’être humain, on peine à arrê- ter les auteurs. Durant cette année, aucune per- sonne n’a été arrêtée par les gardes- forêstiers pour tous ces incendies déclenchés. Ainsi, les pertes les plus importantes pour la campagne 2015 ont touché les arbres fruitiers, soit 43%, suivis par le bois d’industrie et le bois d’œuvre. La valeur totale des dommages de cette campagne est es- timée à 3.786.000 DA, selon la Conservation des forêts de la wilaya de Béjaïa. M. Laouer

SIDI BEL-ABBÈS : BEN-BADIS ET SIDI-ALI-BOUSSIDI

Raccordement en gaz naturel de 4.866 foyers

Accompagné des membres de son executif, le wali de Sidi-Bel-Abbès, M. Hattab Mohamed Amine, reprend son bâton de pèlerin pour sillon- ner l’ensemble des dairas et communes de la wi- laya, s’enquérir de l’état d’avancement d’un programme d’équipement et s’entretenir surtout avec les citoyens. Une forme d’évaluation est ef- fectuée sur le terrain pour lever les éventuelles contraintes et sommer les gestionnaires et élus de ces circonscriptions à veiller au respect des normes de construction et des délais d’exécution. Un travail de proximité est réalisé à travers ces vi- sites, parfois inopinées, et ces rencontres consa- crées à la sensibilisation autour des exigences d’un contexte où la mobilisation des capacités hu- maines et l’exploitation des ressources locales doivent être de mise. Un souci majeur est exprimé au demeurant, celui de doter ces communes ru- rales de tous les moyens pour leur promotion et matérialiser cet équilibre entre les zones de la re- gion, c’est-à-dire arriver à cette homogénéité entre le Sud et le Nord pour un développement harmonieux. Les daïras de Ben Badis et de Sidi Ali Bous- sidi, situées sur l’axe reliant Sidi-Bel Abbès à Tlemcen, furent les premières haltes de cette tour- née d’inspection et de travail qui se veut une forme de maintien d’une cadence ou d’une dyna- mique observée au vu de la consistance des équi-

pements socio-éducatifs et de santé à réceptionner

à la fin de l’année en cours. 4.000 logements,

toutes formules confondues, deux hôpitaux, res- pectivement à Ras El Ma et Tabia, un centre ré- gional anticancer, sans compter ces ouvrages d’art et ces opérations d’utilité publique, seront, en effet, réceptionnés confortant les assises de cette wilaya en mutation ou encore en reconfiguration pratiquement de par ces imposants et structurants projets en cours tels que le tramway, l’extension et la modernisation d’un réseau ferroviaire.

Valoriser la notion de service public Le fait saillant donc de cette première étape a concerné le raccordement en gaz naturel de 2.814 foyers à Ben Badis et 2.052 autres à Sidi Ali Boussidi, ramenant un taux de satisfaction à plus de 85%, alors que celui de l’électrification a at- teint les 98%, un véritable exploit et une grande performance permettant à cette wilaya de se sin- gulariser en la matière au niveau national. Les au- tres points du programme de cette tournée avaient trait à l’inspection de chantiers divers dans les secteurs des travaux publics, de l’hydraulique, de l’éducation, du logement et de l’aménagement ur- bain. On citera surtout l’ouvrage d’art de Ben Badis devant protéger la ville contre les inonda- tions. Des rencontres ont été ensuite organisées avec les représentants de la société civile pour dé-

battre un certain nombre de préoccupations liées principalement à l’emploi et à la jeunesse pour que le wali s’étale sur la démarche globale de la wilaya et vulgariser ses perspectives, notamment la dynamisation de l’investissement productif et la relance de l’agriculture, vocation première de la région… Absolument, un effort est soutenu depuis quelques semaines pour valoriser au mieux les po- tentialités locales et encourager l’investissement productif au gré de réunions tenues régulièrement, sanctionnées par une feuille de route établie à la suite d’un diagnostic. Toujours est-il que cette tournée, qui s’étalera dans le temps et dans l’es- pace, vise également une meilleure imprégnation de la réalité de cette wilaya, un traitement au dés- équilibre de ses zones et un équipement de toutes ses circonscriptions. Enfin, la valorisation de la notion du service public a été au centre du débat pour aborder les phases préliminaires de l’opéra- tion d’établissement des documents administra- tifs, notamment les passeports biométriques et les cartes grises au niveau des communes et passer en revue les dispositions pratiques prises à ce ni- veau avant son lancement… Bref, une action de proximité pour être à l’écoute des pulsations des populations de ces zones rurales et répondre à leurs attentes…

A. Bellaha

NAÂMA : CAMPAGNE DE CUEILLETTE DE DATTES

Plus de 10.000 quintaux récoltés

Quelque 10.196 quintaux de dattes de diffé- rentes variétés ont été cueillies dans les palme- raies du sud de la wilaya de Naâma, soit une légère hausse par rapport à la campagne de cueil- lette de la saison précédente, a-t-on appris di- manche auprès de la direction des services agricoles (DSA). Cette production, récoltée à par- tir de quelque 40.000 palmiers à travers les com- munes de Moghrar, Djeniène Bourezgue, Asla et de Tiout, se répartit entre diverses variétés, no- tamment El-Feggous, El-Ghers, Lahmira er Adhma, a-t-on précisé. Les rendements obtenus à travers les nouveaux périmètres agricoles de Hadj-Mimoune (commune de Djeniène Bou- rezgue) et les anciennes palmeraies telles que Ka- laât Cheikh Bouamama (daïra de Moghrar), se situent entre 40 et 58 quintaux à l’hectare, selon la même source. Une légère hausse de 286 quin- taux a été relevée cette saison dans la production,

comparativement à la saison dernière, induite par une augmentation du nombre de palmiers entrés en phase de production et favorisée aussi par les opérations de traitement contre les maladies du palmier et par les bonnes conditions climatiques. Plusieurs mesures d’accompagnement ont été concrétisées, dans le but d’assurer une bonne pro- duction, à l’instar du lancement d’un large pro- gramme de vulgarisation agricole en direction des

agriculteurs, tels que les systèmes d’irrigation et la protection de la production contre les intempé- ries, en sus de la mobilisation des moyens maté- riels nécessaires afin de réussir une bonne saison agricole dans les communes concernées par la phœniciculture, a-t-on souligné. Les agriculteurs appréhendent, cependant, le problème d’absence d’espaces de commercialisation et de chambres froides qui reste toujours posé, amenant certains

à changer d’activité agricole, tandis que d’autres

essayent de commercialiser leurs produits hors wilaya, a relevé le secrétaire général de la Cham- bre de l’agriculture, Abdelkrim Boudouaia. Des efforts sont consentis ces dernières années dans la région afin de développer les palmeraies, à travers la mobilisation d’importantes enve- loppes financières dans le cadre du programme national du développement agricole, afin de réha- biliter les palmeraies de la région qui s’étendent sur une surface de 80 hectares, et ce à travers leur protection contre l’érosion des sols et le rempla- cement des vieux palmiers. Une surface de plus de 600 hectares a été mise en valeur pour la plan- tation des plants de palmiers, à travers les régions d’El-Euch, N’tila, Sidi-Brahim et Darmel (Sud de la wilaya), et les agriculteurs ont bénéficié d’équi- pements de plusieurs puits agricoles et de réseaux d’irrigation de goutte-à-goutte, ont indiqué les services de la DSA.

TAGHIT

Pôle thérapeutique au beau milieu de dunes fantastiques

Pôle thérapeutique au beau milieu de dunes fantastiques Déjà connue pour être une véritable oasis enchanteresse,

Déjà connue pour être une véritable oasis enchanteresse, tant son site touris- tique est à la fois magique et attrayant, Taghit est aussi, pour une certaine caté- gorie de visiteurs, réputée pour être un pôle thérapeutique, en matière de sabu- lumthérapie ou tout simplement de bains de sable. En effet, nombre de visiteurs n’hésitent pas, à partir du printemps et jusqu’à l’automne (puisque la chaleur persiste encore à cette période), à opter pour ce genre de tourisme thérapeutique, en quête d’un remède, même temporaire, pour leurs rhumatismes et toutes autres maladies articulaires. Cette forme de thérapie, bien connue sous le nom de bain de sable, est égale- ment (et médicalement) appelée la sa- blothérapie, psammatothérapie, arénothérapie ou encore l’enterrement curatif dans les sables, s’avère être, en fait, une médecine douce au profit des personnes qui souffrent de rhumatisme, de polyarthrite, de lombalgies et même de certaines maladies de la peau. Néan- moins, elle ne peut convenir aux per- sonnes atteintes de maladies chroniques n’ayant pas obtenu, au préalable, un avis médical et subi un bilan approprié à cet effet attestant l’absence de toute contre- indication à ce type de cure, et pour la simple raison que le corps humain risque de ne pas supporter les changements thermiques occasionnés par la chaleur élevée des bains de sable chaud. Ce type de cure serait donc efficace, selon plusieurs utilisateurs de cette thé- rapie, pour le traitement des rhumatismes et de certaines maladies articulaires, grâce aux propriétés absorbantes du sable et à la chaleur du soleil. Pratiquée depuis très longtemps déjà, cette cure, dont les habitants de Taghit en ont fait une spécialité, a dépassé les frontières territoriales de la wilaya de Béchar, si bien qu’au moment venu, cette localité est prise d’assaut par des curistes, sou- vent d’un âge avancé et venus des quatre coins du pays. Les familles chargées de cette besogne offrent aussi le gîte et la nourriture à ces gens (contre une somme d’argent bien moins conséquente que celle d’une réservation à l’hôtel de Ta- ghit), puis s’empressent d’entamer leur travail, qui consiste avant tout à préparer la fosse chaude pour ensevelir ensuite (jusqu’au cou) les corps des curistes, avec la tête bien à l’ombre d’un parasol et en leur fournissant de l’eau fraîche, tout au long de la durée de la cure (qui peut durer entre 2 et 4 heures) et pour éviter toute déshydratation. A sa sortie de la fosse de sable, par- fois brûlante, le curistes est enveloppé dans une couverture et invité à déguster un bol de soupe, aux herbes médicinales. Une pratique qui doit être renouvelée entre 3 jours et une semaine, selon les cas. Souvent interrogés sur les bienfaits de ce genre de thérapie, les curistes at- testent y trouver un grand soulagement, même si les effets de ce sable chaud ne peuvent constituer un remède définitif à leurs souffrances. C’est ainsi que Taghit, pôle touristique par excellence, bien em- prunt de sa réputation qu’elle s’est forgée au fil du temps, aussi bien par la beauté de son site naturel que par les différentes manifestations qu’elle organise tout au long de l’année (tourisme chez l’habi- tant, ski sur sable, visites guidées, artisa- nat local…), s’attribue également le titre de pôle thérapeutique par ses bains de sable chaud, au beau milieu de ses dunes fantastiques. Ramdane Bezza

Ré g io ns

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EL MOUDJAHID

AÏN TÉMOUCHENT

Réadaptation du projet d’évitement de la ville de Béni Saf

Le projet d'une voie d’évitement de la ville de Béni Saf (30 km d’Aïn Témouchent), initié par la direction des travaux publics (DTP) de la wilaya, est en cours de réadaptation pour son second tronçon, a-t-on appris, sa- medi, du directeur du secteur.

C ette ville côtière à la confi- guration géographique mon- tagneuse a "obligé les

techniciens en charge du projet à réadapter le tracé de la route de pas- sage devant les caractéristiques d’un terrain accidenté", a indiqué Saïd Si Chaib. Il s’agit concrète- ment du deuxième tronçon de cette voie, long de six kilomètres, devant relier la RN 22 aux quartiers de Boukourdan, Ghar El Baroud et Beni Khaled à la sortie sud-ouest de Beni Saf, et où l’entreprise de réa- lisation a rencontré des difficultés liées à l’état du terrain. De ce fait, un retard important a été relevé sur ce chantier, lancé le 18 novembre 2014, et n’enregistrer que 5 % d’avancement des travaux, a- t-il ajouté, rappelant que le délai imparti à cette opération est de 18 mois. Cet projet, doté d'une enve- loppe de 600 millions de DA, est appelé à désengorger Beni Saf, sur- tout en été, où cette cité reçoit de

Beni Saf, sur- tout en été, où cette cité reçoit de nombreux estivants, a-t-on souli- gné.

nombreux estivants, a-t-on souli- gné. Portant sur six kilomètres éga- lement, une première route est en cours de réalisation pour relier la RN 96 à Sid Sohbi et Beni Khaled, à partir de la cimenterie. Les tra- vaux, qui doivent être achevés en 12 mois, pour une enveloppe de

350 millions DA, enregistrent un taux d’avancement de 35 %, a-t-on

encore signalé. Lors d'une visite ré- cemment dans la daïra de Beni Saf,

le wali d’Ain Temouchent avait de-

mandé aux deux entreprises de réa- lisation à accélérer le rythme des travaux pour rattraper les retards et

livrer le projet "avant la prochaine saison estivale". Cette voie de contournement sud de Beni Saf per- mettra surtout aux poids lourds, d’éviter la ville côtière. Le programme complémentaire, alloué à la wilaya en décembre 2013, a permis à Beni Saf de lancer ce réseau d’évitement afin de résor- ber la pression qu’engendre la cir- culation routière , actuellement sur cette ville. La première tranche concerne l’évitement sud de Beni Saf, et une seconde tranche a été notifiée pour l’achèvement de la to- talité de l’évitement. La ville de Beni Saf a mis en service, en avril 2014, une bretelle d'évitement qui a permis aux usagers de la route d’éviter le centre-ville, rappelle-t- on. Longue de 1,3 kilomètre, la nouvelle route contourne la ville

par le nord en empruntant le péri- phérique Est, longeant la forêt "Aïn El Beida" et la plage "Sidi Boucif" pour aboutir au port.

BISKRA : RESSOURCES HYDRIQUES

15retenuescollinairespourrenforcerlescapacitésdemobilisation

Quinze (15) retenues colli- naires, destinées à renforcer les ca- pacités de mobilisation des ressources hydriques dans la wilaya de Biskra, seront prochainement réalisées, a indiqué samedi le direc- teur des ressources en eau, Belaïd

Mezerket. Ces ouvrages, dont les études techniques seront finalisées "avant fin 2015", seront réalisées dans les communes traversées par des cours d’eau, à l’image de Djemora, d’El Kantara, de Loutaya, de Tolga,

d’Ain Zaâtout, de Laghrous, d’El

Besbes et de Khenguet Sidi Nadji,

a précisé à l'APS le même respon-

sable. Ce programme permettra également "une meilleure maîtrise des ressources en eau disponibles" et "une meilleure prise en charge

des besoins exprimés, en particulier en matière d’irrigation agricole", a

indiqué M. Mezerket. La wilaya de Biskra dispose de deux barrages : Fontaine des Ga- zelles (55 millions de m3) et Foum El Gherza (14,8 millions de m3).

AÏN DEFLA : APICULTURE

Une vingtaine de participants au Salon régional

Une vingtaine d’apiculteurs, venus de neuf wilayas dans le centre et dans l’ouest du pays, prennent part au salon régional de l’api- culture ouvert samedi àAïn Defla en présence de nombreux visiteurs. Cette manifestation économique, qui se poursuivra jusqu’au 5 dé- cembre prochain, est abritée par l’Office des entreprises de jeunes (ODEJ) situé au chef- lieu de wilaya. "Le salon constitue une oppor- tunité pour encourager l’apiculture et permettre aux professionnels de la filière d’échanger leurs expériences aux fins d’ac- croître la production aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif", a indiqué le prési- dent de l’association des apiculteurs de la wi- laya d'Aïn Defla, l’organisatrice de cet évènement.

laya d'Aïn Defla, l’organisatrice de cet évènement. Faisant état de quelques difficultés dans la

Faisant état de quelques difficultés dans la commercialisation du miel, Maâmeri, un api- culteur venu de Mouzaïa (Blida), a noté l’im-

portance de l’organisation de pareilles mani- festations qui permettent de nouer des contacts avec de potentiels acheteurs. De son côté, Amrani, un exposant venu de Djellida (Aïn Defla), a mis l’accent sur le rôle joué par ce genre de rencontre dans l’ancrage d’une culture se rapportant au miel, ses diverses qualités ainsi que ses bienfaits. Pour leur part, des visiteurs du salon ont émis le souhait de voir ce genre de manifestations se dérouler plusieurs fois par an, estimant qu’elle constitue un trait d’union entre le producteur et le client, sans aucun intermédiaire. Attestant, à ce propos, que le miel de la variété jujubier se vend à un prix "nettement inférieur" à celui prati- qué ailleurs.

LAGHOUAT : DAÏRA DE HASSI R’MEL

Répondre aux besoins de la population

La daïra de Hassi-R’mel (wi- laya de Laghouat) a bénéficié de plusieurs projets de développe- ment visant l’amélioration du cadre de vie du citoyen, a-t-on ap- pris jeudi des services de la wi- laya. Ces projets, engagés dans le cadre du précédent programme quinquennal, touchent plusieurs secteurs d’activités et sont locali- sés sur le territoire de la commune du chef lieu de daïra, de la nou- velle ville Bellil et de la commune de Hassi-Delaâ, a-t-on signalé. Parmi ces projets, figurent 400 lo- gements de type public locatif à Bellil sur un quota de 750 unités de même type consacrés à cette ré- gion au cours des trois dernières années, en plus de la création de 15 lotissements sociaux pour ac- cueillir les projets de 670 aides destinées à l'habitat rural. La ré- gion a bénéficié aussi d'un hôpital de 60 lits, dont le taux d'avance-

d'un hôpital de 60 lits, dont le taux d'avance- ment des travaux avoisine les 45% pour

ment des travaux avoisine les 45% pour un coût de réalisation d’un milliard DA. Il devra disposer de plusieurs spécialités médicales, selon sa fiche technique. Concernant les installations sportives et juvéniles, il est prévu aussi la réception pro- chaine d’une piscine couverte

(bassin de 25 m), dont la réalisa- tion a nécessité une enveloppe de 220 millions DA. Afin de répondre aux besoins de la population de cette région si- tuée dans la partie Sud de la wi- laya de Laghouat, les autorités locales ont insisté, lors d’une ré- cente visite dans la localité de

Bouzbeïr (commune de Hassi- R’mel), sur la nécessité de l'achè- vement du projet en cours d’un forage hydraulique. La commune de Hassi-Delaâ a bénéficié d’un projet de 100 loge- ments de type public locatif, non encore lancé, en plus de 250 aides destinées à l'habitat rural. Le sec- teur de l'éducation s’est vu accor- der un lycée de 800 places doté d’une cantine d’une capacité de 200 couverts/ jour, pour un coût de près de 280 millions DA, dont les délais de livraison ont été fixés au premier trimestre de 2017, selon la même source. Plusieurs autres projets ont été relancés, à l'instar d'une polycli- nique dont les travaux de réalisa- tion étaient à l’arrêt, en plus du projet d'une piscine communale et d’une annexe administrative au ni- veau du quartier Bachir El-Ibra- himi.

administrative au ni- veau du quartier Bachir El-Ibra- himi. WILAYAS À L A UNE RELIZAN :

WILAYAS

À LA UNE

RELIZAN :

Raccordement de plus de 700 foyers au réseau de gaz naturel

Plus de 700 foyers de la commune de Merdja Sidi Abed (55 km à l’est de Relizane) ont été raccordés au réseau de

gaz naturel, a-t-on constaté. L'opération de raccordement au réseau, dont la cérémonie de mise en service a été présidée par le wali, Hadjri Derfouf, entre dans le cadre de la deuxième tranche du quinquennat 2010-2014 portant sur le raccordement de plus de 11 communes et centres ruraux. D'un coût de 140 millions DA, cette opération

a porté sur la réalisation d’un réseau de

distribution sur 13 kilomètres et celui de transport sur 3,3 km, a indiqué le directeur de la Société de distribution de l’électricité et du gaz de l’ouest (SDO), Karim Benoudjaafar.

TIPASA : Réalisation en cours de 80 mosquées

Quatre vingt (80) mosquées sont en construction dans la wilaya de Tipaza, dont une mosquée pôle, dans le centre ville, inscrite au titre du programme gouvernemental portant sur la réalisation de 10 mosquées-pôles à l’échelle nationale, a-t-on appris auprès de la direction locale des affaires religieuses et des wakfs. En réalisation, à la sortie ouest de la ville de Tipasa, cette mosquée pôle, d’une capacité d’accueil de 15.000 fidèles, devrait constituer, à sa concrétisation, l’un des monuments architecturaux de la ville, ont indiqué ses concepteurs, ajoutant que le taux d’avancement actuel des travaux est de à 45%".

MÉDÉA : Action de sensibilisation au phénomène du travail des enfants

Une action de sensibilisation sur le

phénomène relatif au travail des enfants

a été menée jeudi par les services de la

direction de l’action sociale (DAS) de Médéa à travers un point d’informations sur les différents aspects juridiques et réglementaires, inhérents à l’emploi des personnes mineurs et sur le dispositif de protection mis en place par les pouvoirs publics. Cette action vise, selon ses initiateurs, à susciter chez la population une "prise de conscience" sur ce phénomène qu'on assimile, au vu de certaines de ses formes, à une sorte de traite et d’exploitation illégale de mineurs, tout en les informant de ses conséquences tant sur le plan des droits des mineurs que sur celui des relations au sein du tissu familial.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ :

Des mesures pour soutenir l’investissement et accompagner les promoteurs

Des mesures visant à soutenir et à accompagner des porteurs de projets ont été prises dans la wilaya de Bordj Bou-

ArrÉridj, a indiqué jeudi à l’APS le wali, Abdessamie Saidoune. Les mesures en question, destinées aussi bien à l’investissement privé que public, portent, notamment, sur ‘‘le rapprochement de l’administration des opérateurs’’ et sur ‘‘une prise en charge rapide de leurs préoccupations, selon les priorités’’, a souligné le chef de

l’exécutif local.

la suite de plusieurs rencontres avec les opérateurs concernés, sont notamment liées à l’accélération des délais de traitement des dossiers déposés par les investisseurs et à la régularisation des situations prévalant dans la zone industrielle de Bordj Bou Arreridj, érigée sur une surface de 382 hectares à mechta Fatima.

Ces mesures, prises à

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CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL

Le Président sahraoui dénonce la politique marocaine de fuite en avant

Le président sahraoui, Mohammed Abdelaziz, a dénoncé, samedi dernier, la « politique de fuite en avant » adoptée par le Maroc dans le conflit du Sahara occi- dental, exprimant la « grande préoccupation » de la partie sahraouie à ce sujet.

D ans une déclaration à la presse à l'is- sue de sa rencontre, qualifiée de "profonde et de franche", avec l’En-

voyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental, Christopher Ross, M. Abdelaziz a indiqué avoir demandé à l'émissaire onusien d'"informer le secré- taire général du mécontentement de la partie sahraouie quant à la politique de fuite en avant, de provocation, d'intransigeance et de non-respect de la légalité internationale, adoptée par le gouvernement marocain". Il a précisé que cette politique est reflétée par la visite du roi du Maroc au Sahara occidental début novembre, les déclarations des respon- sables marocains et le refus de Rabat de ré- pondre à tous les appels pour des négociations sérieuses entre les parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario)". Le président sahraoui a rappelé dans le même

Le président sahraoui a rappelé dans le même contexte que le Maroc interdit la surveillance du

contexte que le Maroc interdit la surveillance du respect des droits de l'homme dans les ter- ritoires occupés et fait fi des appels de la communauté internationale à cesser le pil- lage des ressources naturelles du Sahara oc- cidental. Qualifiant sa rencontre avec M. Ross de "franche et profonde", M. Abdelaziz a réaf- firmé la disponibilité du Front Polisario à "coopérer avec les Nations unies et à s'enga- ger dans des négociations sérieuses et di- rectes en vue de fixer une échéance pour organiser le référendum d'autodétermination au Sahara occidental". Arrivé vendredi aux camps de réfugiés sah- raouis, M. Ross a rencontré la délégation né- gociatrice sahraouie dans le cadre d'une tournée dans la région visant à relancer le processus du règlement pacifique de la ques- tion du Sahara occidental.

40 e ANNIVERSAIRE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE SAHRAOUIE

Détermination à poursuivre la lutte pour l’indépendance

Les participants aux festivités du 40 e anniversaire de la création de l'Assemblée nationale sahraouie (ANS) ont réaffirmé samedi passé leur détermination à poursuivre la lutte pour la l'indépendance du peu- ple sahraoui. Les parlementaires et les militants des droits de l'homme qui ont pris part à cet événement ont souligné la nécessité de pour- suivre la lutte par tous les moyens pacifiques, exhortant la commu- nauté internationale à assumer sa responsabilité et à faire pression sur le Maroc pour renoncer à sa "poli- tique de fuite en avant". Le premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a appelé les Nations unies à "assumer leurs responsabi- lités" et à appliquer la légalité inter-

responsabi- lités" et à appliquer la légalité inter- nationale afin de mettre un terme à l'occupation

nationale afin de mettre un terme à l'occupation marocaine des terri- toires sahraouis. Il a soutenu que le

soutien international dont bénéficie la cause sahraouie et la détermina- tion des Sahraouis à poursuivre leur

lutte pour l'indépendance "inquiè- tent le Maroc qui s'entête à rejeter le référendum d'autodétermina-

tion", Pour sa part le président de l'ANS, Khatri Addouh a dénoncé les "entraves marocaines aux ef- forts onusiens pour une solution pa- cifique au conflit sahraoui en rejetant de nouvelles négociations et le droit du peuple sahraoui à l'au- todétermination". Il a appelé le Conseil de sécurité à adopter une "position ferme" pour "appuyer" les dernières déclarations "encoura- geantes" du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et du prési- dent du Conseil de sécurité, l'am- bassadeur britannique Matthiew Rycroft qui a exprimé mercredi dernier son soutien à la mission du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross.

PALESTINE

Un Palestinien tué par des tirs de soldats israéliens à El-Qods occupée

Un Palestinien a été tué hier par des tirs des forces d'occupa- tion israélienne dans la vieille ville d'El-Qods occupée, a an- noncé le ministère palestinien de la Santé. Un Palestinien, dont l'identité n'a toujours pas été confirmée, a été tué par des tirs de soldats israéliens à la porte de Damas, dans la vieille ville d'El-Qods, a précisé le mi- nistère dans un communiqué. Les agressions israéliennes contre les Palestiniens ont fait plus d'une centaine de morts et 2.000 blessés depuis le 1 er octo- bre à El-Qods, en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza, selon des chiffres officiels. Par ail- leurs, une station de radio pales- tinienne a été fermée durant la nuit de samedi à dimanche par l'armée israélienne en Cisjorda- nie occupée, sous prétexte d’«encourager les violences», ont rapporté des médias. C'est la troisième station palestinienne fermée en un mois. Les forces de l'occupant israélien «ont confisqué le matériel de diffu- sion de la station radio surnom- mée "Dream"».

PRÉSIDENT DU PARLEMENT SAHRAOUI :

« Le Conseil de sécurité doit appuyer la position de l’ONU »

Le président de l’Assemblée nationale sah- raouie (ANS) Khatri Addouh n’a déclaré que la position «encourageante» de l’Organisation des Nations unies (ONU) concernant le conflit du Sahara occidental «doit être appuyée par le Conseil de sécurité» en vue d’aller vers un rè- glement pacifique de cette question. Dans une déclaration à l'APS en marge des festivités du 40e anniversaire de la création de l'ANS, M. Addouh a souligné que les récentes déclarations du secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon et du président du Conseil de sécurité Matthiew Rycroft qui ont exprimé leur soutien aux efforts de l'émissaire onusien au Sahara occidental Christopher Ross "doivent être appuyées par une position ferme du Conseil de sécurité no- tamment en cette conjoncture difficile que tra- verse la région".Le président du Conseil de sécurité avait exprimé mercredi dernier son

L’Union africaine (UA) est montée au cré- neau, en appelant les bélligérants dans le conflit fratricide du Soudan du Sud à respecter «leurs engagements» relatifs à l’accord de paix qui est «à un stade critique», car régulièrement violé depuis sa signature en août 2015. Toutes les par- ties en conflit doivent «respecter leurs engage- ments dans le cadre de l’accord de paix, y compris le cessez-le-feu permanent», a exigé la chef de la commission de l’UA, Nkosazana Dla- mini-Zuma, dans un communiqué publié sa- medi soir. Les combats n’ont jamais cessé entre forces gouvernementales et rebelles, en dépit de l’accord de paix signé le 26 août 2015. Une pre- mière réunion des responsables chargés de veil- ler à l’application du cessez-le-feu s’est tenue vendredi à Juba, mais les rebelles ne s’y sont

soutien à la mission de Ross, souhaitant que toutes les autorités des pays de la région lui ap- portent leur coopération, alors que Ban Ki Moon avait appelé à relancer le processus de négociations entre les parties en conflit. M. Ad- douh a dénoncé les "entraves marocaines aux

efforts onusiens

pour une solution pacifique au

dental, Christopher Ross à "dévoiler le vérita- ble responsable de l'échec du processus de rè- glement de la question sahraouie depuis des décennies». La création du parlement provisoire sahraoui (28 novembre 1975) "en tant que pre- mière institution sahraouie de souveraineté "consacre le rejet du peuple sahraoui de la po- litique d'occupation marocaine héritée de l'Es- pagne", a rappelé le responsable sahraoui. Le 40e anniversaire de la création de l'ANS a été célébré samedi avec la participation de 200 parlementaires et militants des droits de l'Homme de plusieurs pays dont l'Algérie, les Etats unis, l'Espagne, la Suède, la Suisse et la Croatie. Le parlement sahraoui a joué un grand rôle pour faire connaître la cause sahraouie à travers le monde durant la période allant de 1975 à 1995, date à laquelle il assumera pleine- ment son rôle en tant qu'institution législative.

«La fin de la guerre a déjà été déclarée plusieurs fois. Faisons la entrer maintenant dans la réa- lité», a déclaré, vendredi, le patron de la JMEC, l’ex-président botswanais, Festus Mogae. La commission doit comprendre des repré- sentants des deux camps, et M. Mogae a souli- gné qu’elle ne fonctionnerait que si elle conservait ce caractère de coopération. Des antagonismes politico-ethniques entre le président Salva Kiir et son rival, l’ex vice-pré- sident Riek Machar, ont plongé le Soudan du Sud dans la guerre civile en décembre 2013. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, chassé plus de 2 millions de personnes de chez elles et poussé le pays, l’un des moins développés au monde, au bord de la famine.

conflit sahraoui en rejetant de nouvelles négo- ciations et le droit du peuple sahraoui à l'auto-

détermination". "Le Maroc rejette les démarches de l'émissaire onusien dans la région et entrave la relance du processus de règlement pacifique du conflit sahraoui à travers l'orga- nisation d'un référendum d'autodétermination en tant que mécanisme démocratique permet- tant au peuple sahraoui de décider de son sort", a-t-il souligné. Le responsable sahraoui a appelé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- Moon et son envoyé personnel au Sahara occi-

SOUDAN DU SUD

L’accord de paix « à un stade critique », selon l’Union africaine

pas présentés en raison des combats. M me Dla- mini-Zuma a appelé la rébellion à participer aux prochaines réunions de la Commission conjointe de surveillance et évaluation (JMEC) mise sur pied par l’organisation régionale des pays d’Afrique de l’Est (IGAD). Les États- Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, qui soutiennent le processus de paix, ont averti que celui-ci allait échouer, si les belligérants conti- nuaient de ne pas respecter les échéances. «Chaque jour, les combats et violations se poursuivent, et la situation humanitaire, déjà grave, empire», ont-ils dit dans un communiqué publié mercredi. L’accord prévoyait que l’armée gouvernementale et la rébellion aient «can- tonné» leurs troupes dans les 30 jours de sa si- gnature, un délai dépassé depuis deux mois.

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ATTAQUES TERRORISTES AU MALI

L’Union africaine condamne l’attaque contre un camp de l’ONU

L'attaque, qui a eu lieu samedi matin, a causé la mort de deux soldats de la MINUSMA, ainsi que d’un employé civil d'une société sous-traitante, et fait plusieurs blessés, dont quatre graves. La MINUSMA a procédé aux évacuations médicales, tout en renforçant son dispositif sécuritaire.

L e Haut Représentant de l’Union afri- caine (UA) pour le Mali et le Sahel et chef de la mission de l'UA pour le Mali

et le Sahel (MISAHEL), Pierre Buyoya, a

condamné "fermement" l’attaque terroriste perpétrée samedi contre un camp de la Mis- sion de l'ONU pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kidal (nord) ayant fait 3

morts, et a réaffirmé son soutien pour la mise

en úuvre de l'Accord de paix et de réconci-

liation au Mali, issu du processus d'Alger. Le Haut Représentant a, à ce sujet, ex- primé les condoléances les plus attristées de l'UA aux familles éprouvées ainsi qu'à la MI- NUSMA, et l'a encouragée à persévérer dans ses efforts, en vue de l'accompagnement réussi du processus de paix et de réconcilia- tion, aux côtés des autres membres du Co- mité de suivi de l'Accord et de l'ensemble des partenaires internationaux du Mali. Dans ce

contexte, il a souligné qu'aucun effort ne doit être ménagé pour approfondir la coopération sécuritaire régionale et assurer la mutualisa- tion des moyens, notamment l’opérationna- lisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne par les pays membres du Processus de Nouakchott. De façon plus spécifique, M. Buyoya a souligné l'importance cruciale que revêt la création d’une force d’intervention à déployer dans le nord du Mali pour neutrali- ser les groupes terroristes opérant dans cette région, en complément à d'autres modalités de coopération opérationnelle telles que les patrouilles conjointes aux frontières et la mise en place d'unités mixtes impliquant les forces de défense et de sécurité des pays de la région. Le Haut Représentant a fait rappeler la gra- vité de la menace que les groupes terroristes

font peser sur la mise en úuvre de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, et sur la sécurité de l'ensemble de la région sahélo-sa- harienne, notamment après les récentes at- taques contre la MINUSMA et l’Hôtel Radisson à Bamako. A ce titre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a assuré que ces attaques n'altèreront pas la détermi- nation des Nations unies à soutenir le gou- vernement malien, les parties signataires de l'accord de paix, ainsi que le peuple malien, dans leurs efforts pour parvenir à une paix et d'une stabilité durables. L'attaque, qui a eu lieu samedi matin, a causé la mort de deux soldats de la MI- NUSMA ainsi que d’un employé civil d'une société sous-traitante, et fait plusieurs bles- sés, dont quatre graves. La MINUSMAa pro- cédé aux évacuations médicales tout en renforçant son dispositif sécuritaire.

médicales tout en renforçant son dispositif sécuritaire. Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité condamnent

Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité condamnent l’attaque contre le camp de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies

a condamné samedi passé l'attaque contre

une base de l'ONU au Mali qui a fait trois morts. Dans un communiqué, Ban Ki-moon se dit "révolté par cette attaque meurtrière" et indique qu'en plus des trois morts, vingt

Casques bleus et membres du personnel civil de l'ONU ont été blessés, dont quatre

grièvement. La Minusma a pris des disposi- tions immédiates pour venir en aide aux blessés et continue de renforcer la sécurité

et la sûreté de son personnel, précise l'ONU.

"Ces attaques contre la Minusma, réaf- firme M. Ban, n'altèreront pas la détermina- tion des Nations unies à soutenir le gouvernement malien, les parties signataires de l'accord de paix, ainsi que le peuple ma- lien, dans leurs efforts pour parvenir à une paix et d'une stabilité durables". Il souligne "l'impérieuse nécessité de traduire les au-

"l'impérieuse nécessité de traduire les au- teurs de cette attaque en justice et rappelle que les

teurs de cette attaque en justice et rappelle que les attaques contre les Casques bleus des Nations unies peuvent constituer un crime de guerre au regard du droit interna- tional". Le Conseil de sécurité des Nations unies, pour sa part, a également condamné

samedi l'attaque perpétrée contre une base de l'ONU au Mali. Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil ont demandé au gouvernement malien "d'enquêter rapidement et de poursuivre en justice les responsables" qui, ont-ils souli- gné "devront rendre des comptes". Ils ont rappelé que "les attaques visant des Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard des lois interna- tionales". Ils ont également réitéré leur "plein soutien à la Minusma (mission de l'ONU au Mali) et aux forces françaises qui la soutiennent". Deux Casques bleus gui- néens et un civil travaillant pour les Nations unies ont été tués samedi passé dans une at- taque à la roquette contre un camp de la Mi- nusma à Kidal (nord-est). La déclaration du Conseil précise que le civil tué était un res- sortissant du Burkina Faso.

3.500 PERSONNES EXÉCUTÉES PAR L’EI EN 17 MOIS

Les artisans de la mort

La décision de Berlin d’impli- quer 1.200 militaires dans la lutte contre Daesh en Syrie, en appui à la coalition bicéphale comman- dée par les Russes, d’une part, et

la Américains, d’autres part, té-

moigne de l’importance de la menace que fait peser le groupe terroriste «État islamique» sur la région et au-delà. Les dégâts en pertes humaines causés par ces

sanguinaires dépassent tout en- tendement. L'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a récemment publié un rapport macabre sur le nombre des vic- times exécutées par Daesh en Syrie. Le groupe terroriste a exécuté 3.591 personnes, dont plus de la moitié étaient des civils, depuis qu'il a proclamé un «califat» is- lamique en juin 2014. Entre le 29 octobre et le 29 novembre, on dénombre 53 victimes, dont 35

civils. Parmi les 3.591 victimes, 1.945 sont des civils, dont 77 en- fants et 103 femmes. L'EI a en outre exécuté 415 jihadistes de ses propres forces, accusés d'es-

pionnage ou capturés par le groupe, alors qu'ils tentaient de fuir, précise l'ONG basé en Grande-Bretagne. Près d'un mil- lier de membres des forces loyales au régime de Bachar El- Assad, figurent également parmi les victimes, outre 247 rebelles et combattants kurdes, a ajouté l'OSDH. Hier, au moins 35 terro- ristes ont été abattus ou blessés dans des attaques aériennes de l'armée syrienne sur la ville d'Id- leb, a rapporté hier l'agence de presse syrienne Sana. Des frappes syriennes ont visé des villages dans la province d'Idleb, contrôlée par la coalition de re- belles «l'Armée de la conquête», et ont détruit des cibles terro-

ristes, ainsi que des lieux de re- groupements et entrepôts dans lesquels des armes lourdes et des munitions ont été retrouvées. Les raids aériens ont causé d'impor- tantes destructions dans plusieurs quartiers contrôlés par les re- belles et le groupe Daesh. En Irak, a u moins 24 éléments de l'organisation terroriste autopro- clamée «État islamique» ont été tués samedi dans les frappes aé- riennes menées par les forces ira- kiennes et celles de la coalition conduites par les États-Unis, dans l'ouest de l'Irak, a déclaré une source sécuritaire irakienne. L'aviation irakienne a bombardé un convoi de l'EI dans la région d'Albu Eitha, située au nord de Ramadi, chef-lieu de la province d'Anbar, et à 110 km à l'ouest de la capitale irakienne Baghdad. 15 militants de l'EI ont été tués, selon la même source qui citait

des rapports de renseignement. En même temps, l'aviation de la coalition internationale, ainsi que les artilleries irakiennes ont bom- bardé les positions de l'EI dans la région de Juwaiba, à l'est de Ra- madi, détruisant deux positions et causant la mort d'au moins neuf militants, a indiqué la même source. Londres compte, pour sa part, décaisser quelque 7,5 millions de dollars pour financer une équipe du Commonwealth, qui va lutter contre le terrorisme international. Lors d'une conférence de presse, en marge du sommet de cette organisation qui rassemble 53 États membres dans la capi- tale maltaise La Valette, David Cameron a estimé que «les États membres du Commonwealth partagent une similaire menace de l'extrémisme». M. T.

NUCLÉAIRE IRANIEN

Téhéranexigelafermeturedudossierpourappliquerl’accordsigné

L'Iran n'appliquera l'accord nucléaire avec les grandes puissances (5+1) que si l'Agence in- ternationale de l'énergie atomique (AIEA) ferme le dossier sur la "possible dimension militaire" (PMD) passée du programme nu- cléaire du pays, ont déclaré dimanche des res- ponsables iraniens.

), l'applica-

"Sans la fermeture du dossier (

tion de l'accord nucléaire n'est pas possible",

a déclaré Ali Shamkhani, secrétaire du

Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN), la plus haute instance politique du pays chargé de superviser l'application de l'accord nucléaire.

Les pays du 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), a-t-il ajouté, "doivent choisir entre l'accord nucléaire et le maintien du dossier du soit-di- sant PMD". Le chef de la diplomatie iranienne, Moham- mad Javad Zarif, a également affirmé que la fermeture du dossier du PMD est "la condition pour l'application de l'accord nucléaire". "Ce point figure dans l'accord et les pays du 5+1 se sont engagés à fermer ce dossier", a-t-il ajouté. Ces propos interviennent alors que le 15 décembre prochain l'AIEA doit remettre son rapport sur la "possible dimension mili-

taire" du programme nucléaire de l'Iran, soit "toutes les questions passées et présentes qui restent en suspens", selon les termes utilisés par le directeur général de l'AIEA Yukiya Amano. M. Amano a souligné que l'AIEA, tout en ayant désormais une "meilleure com- préhension" des activités passées de l'Iran, ne rendrait pas la semaine prochaine un "audit en noir et blanc". Parallèlement au rapport sur la PMD, l'AIEA doit rendre dans les pro- chaines semaines ou les prochains mois un rapport sur le respect par l'Iran de ses engage- ments préliminaires à l'application de l'accord nucléaire.

LU

AILLEURS

BAHREÏN - IRAN

Manama proteste contre les déclarations du guide suprême Ali Khamenei

Bahreïn a convoqué le chargé d'affaires par intérim d'Iran à Manama pour protester contre "la flagrante ingérence" dans ses affaires inté- rieures après des déclarations du guide suprême d'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, selon l'agence officielle BNA. Le diplomate iranien, Hamid Shafee Zad, s'est vu remettre au ministère bah-

reïni des Affaires étrangères "une note officielle

a ajouté la même agence.

de protestations (

)",

Les déclarations de Khamenei sont "une incita- tion explicite et reflètent une claire volonté de fomenter la discorde et d'alimenter les tensions dans la région", a indiqué l'agence, citant le sous-secrétaire du ministère Abdallah Abdellatif Abdallah.

Y A OU N D É Au moins six personnes ont trouvé la mort et

Y A OU N D É

Au moins six personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres blessées dans deux attentats- suicides commis samedi soir à Dabanga, loca- lité de l'Extrême-Nord du Cameroun, frontalière avec le Nigeria, rapportent des sources mili- taires. Presque au même moment, un autre ka- mikaze s'est dirigé vers un poste de sécurité tenu par l'armée et s'est fait exploser.

A TH È N E S

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a admis samedi avoir échoué à rallier l'opposition sur la crise migratoire et la réforme des retraites exigée par les créanciers internationaux. A l'is- sue d'une réunion marathon de six heures avec les chefs des partis politiques grecs à l'exception des communistes du KKE et des néo-nazis d'Aube Dorée, M. Tsipras a accusé ses rivaux conservateurs et socialistes d'avoir "prouvé qu'ils n'ont pas le sens nécessaire des responsa- bilités ni le nécessaire sérieux".

OU A GA D OU GOU

Les Burkinabè ont commencé à voter hier matin pour la première présidentielle depuis la chute il y a un an du régime de Blaise Com- paoré. Quelque 5,5 millions d'électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin couplé à des lé- gislatives, qui doit tourner la page de la transi- tion mise en place après l'insurrection populaire qui a chassé Compaoré.

ÉTATS-UNIS

La NSA met fin à son programme de surveillance de masse

L'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a mis fin hier à son programme de surveil- lance téléphonique de masse, et l'a remplacé par un programme de surveillance domestique plus ciblé. Dans le cadre de ce nouveau programme, la NSA a indiqué dans un communiqué qu'elle «n'a plus le droit de collecter des métadonnées en masse», ce qu'autorisait la loi Patriot Act votée après les attentats du 11 septembre 2001, comme elle le faisait depuis des années, y compris après les révélations faites par l'ancien contractuel Ed- ward Snowden en 2013. Désormais, ajoute le texte, «la NSA doit soumettre ses demandes au- près des entreprises de télécommunications et ob- tenir d'un tribunal le droit d'accès aux métadonnées en se fondant uniquement sur des cas spécifiques». Un communiqué publié ven- dredi par les services du Directeur national des renseignements, James Clapper, précise par ail- leurs que le gouvernement fédéral communiquera chaque année au Congrès et au public le nombre total de mandats obtenus et le nombre de cibles.

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So cié t é

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CANCER DE LAPROSTATE

Plus de 570 décès par an en Algérie

Le cancer de la prostate est de plus en plus fréquent en Algérie. Malgré la disponibilité des moyens pour un diagnostic précoce et son traitement, cette maladie occupe la troisième position, après celles du poumon et du colon-rectum, et fait partie des 50 principales causes de décès en Algérie, dont plus de 574 cas sont enregistrés par an.

B ien que le taux de survie du cancer de la prostate soit élevé, losque le diag-

nostic est fait de manière pré-

coce, un nombre important de patients en Algérie rendent visite

à leur médecin présentant géné-

ralement des symptômes au der- nier stade de la maladie. Les causes véritables de ce mal ne sont pas connues. L'ali- mentation riche en graisses peut,

toutefois, être un des facteurs de son développement. Une conférence a été organi- sée par les laboratoires Ipsen vendredi dernier au parc Dounia de Dely-Ibrahim pour sensibili- ser le grand public sur cette pa- thologie qui est un véritable problème de santé publique. Elle

a été animée par des urologues,

des oncologues et l’association Nour Doha. Le registre du cancer de l'INSP (Institut national de santé publique) indique, néanmoins, que le cancer de la prostate constitue la cinquième cause de mortalité, après ceux du poumon, du colon/rectum/estomac, du sein. Le Pr Bounedjar assure que les moyens de diagnostic précoce et de traitement du cancer de la prostate existent dans le pays et pratiquement dans tous les cen- tres hospitalo-universitaires (CHU) ainsi que le personnel qualifié en nombre considérable.

Pas de raison, donc, d'éviter l'incontournable urologue pour régler ses problèmes de prostate

urologue pour régler ses problèmes de prostate ou autres. Selon le Dr Belaidi, président de

ou autres. Selon le Dr Belaidi, président de l'Association algé- rienne des urologues, il s’agit "de problèmes qui commencent par de petits troubles urinaires et se terminent par des cancers dévas- tateurs». Parlant justement de l'évolu- tion de cette maladie —le cancer de la prostate est latent— il met en garde contre la négligence des symptômes qui font que le ma- lade ne consulte que tardivement. Et c'est là, justement, le grand problème : «Un grand nombre de malades arrivent avec un cancer à un stade avancé.» Autrement dit, un cancer qui n'est pas gué-

rissable et pour lequel l’urologue prescrit un traitement hormonal pour réduire seulement l'évolu- tion de la maladie et non pas pour éliminer le cancer.

Consulter à partir de 50 ans Selon le spécialiste, les hommes qui consultent pour des problèmes menaçant la prostate ne se bousculent pas dans les ser- vices spécialisés à travers le pays. Et cela, bien qu’il est souhai- table pour le médecin, aussi bien que pour le malade, de consulter pour pouvoir soigner la maladie à temps et dans de bonnes condi-

tions. Dans d'autres cas, même si le cancer ne semble pas méchant, des maladies associées (diabète, hypertension…) rendent difficile sa guérison. Raison pour laquelle il est recommandé de consulter son médecin à partir de 50 ans — la maladie se manifeste sérieuse- ment à partir de 60 ans— pour faire un dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate) au moins une fois par an. Un moyen de diagnostic qui s'ajoute au tou- cher rectal, avant d'aller vers une biopsie et déterminer les degrés d'atteinte de cette partie sensible du bas appareil. Wassila Benhamed

GREFFE DE LA CORNÉE

Entre 1.500 et 2.000 demandes par an

Lors des travaux du 30e

Congrès de la société Algérienne d’ophtalmologie, le Pr Ourida Mezhoudi Oulhadj, présidente de

la SAO et chef de service ophtal-

mologie au CHU Mustapha- Pacha, a indiqué qu’un groupe de travail œuvre pour mettre sur pied la banque algérienne des yeux. La conférencière a appelé, dans ce cadre, à la mise en place de la banque du tissu (cornée) pour un suivi « rigoureux » et «

efficient » des patients à l’échelle nationale. « Nous pratiquons la greffe de la cornée en Algérie mais nous n’avons pas de greffons cornéens », nous a-t-elle déclaré hier, en marge de la clôture des travaux du 30e Congrès d’ophtalmologie.

« Nous importons les greffons

des Etats-Unis pour répondre à la demande et ne pas laisser les gens en état de cécité. C’est une

solution d’attente », ajoute-t-elle. Questionné sur le nombre de demandes de greffons en Algérie, la spécialiste a cité à titre d’exemple le CHU Mustapha: «

Il y a à peu près 500 dossiers en

attente de greffe (

Vous voyez

que la demande est importante. » La présidente de la SAO a rap- pelé, par ailleurs, que la greffe de la cornée a été suspendue en 2012 pour des considérations techniques et commerciales, pré- cisant que l'activité de la greffe a été relancée le 22 décembre der- nier après la reprise de l'importa-

)

22 décembre der- nier après la reprise de l'importa- ) tion des greffons par l'Institut Pasteur,

tion des greffons par l'Institut

Pasteur, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, de la Popu- lation et de la Réforme hospita- lière. Se félicitant de la reprise de ce type d'intervention "parfaite- ment maîtrisée" en Algérie, le Pr Mezhoudi Oulhadj a indiqué que l'importation des cornées ne constitue qu'une solution "provi-

soire" à la demande importante exprimée en la matière. « Le greffon cornéen importé nous coûte 1.500 dollars », a-t- elle précisé. La liste d'attente en greffes de la cornée se situe ac- tuellement entre 1.500 et 2.000 cas par an à l'échelle nationale, sachant que les services greffeurs sont au nombre de huit, dont la moitié à Alger, les quatre autres

se trouvant à Blida, Tizi-Ouzou, Annaba et Oran. Elle a suggéré, de ce fait, la mise en place d'une banque de données alimentée par des dons d'organes effectués en Algérie, et exprimé son souhait de voir la nouvelle loi sur la santé "faciliter" et "protéger" l'activité de la greffe de cornée. Même si de nombreuses in- suffisances sont encore enregis- trées aujourd’hui en matière de greffe de la cornée, il n’en de- meure pas moins que les résultats restent encourageants. Selon des chiffres avancés par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, quelque 469 greffes ont été réalisées de- puis le début de l’année en Algé- rie. En la matière, les résultats

sont particulièrement réjouis- sants. C’est ce qu’ont estimé plu- sieurs spécialistes réunis à l’occasion du 30e congrès d’oph- talmologie. Aujourd’hui, les praticiens al- gériens tablent sur un chiffre plus important. Selon eux, 700 à 1.000 greffes de la cornée de- vraient annuellement être réali- sées en Algérie. Il y a lieu de rappeler, enfin, que cette rencontre scientifique qui a ouvert ses travaux jeudi dernier, à l’hôtel Sheraton, a été organisée par la Société algé- rienne d'ophtalmologie (SAO), une association scientifique à but non lucratif, qui regroupe l'en- semble des ophtalmologistes al- gériens. Cette rencontre scientifique annuelle de trois jours, a choisi pour thème: "Recherche et inno- vation dans le traitement des ma- ladies cécitantes". Chapeauté par le Pr Ourida Mezhoudi Oulhadj, présidente de la SAO et chef du service ophtal- mologie au CHU Mustapha- Pacha, ce rendez-vous a connu la participation de plusieurs confé- renciers spécialistes nationaux et étrangers (une vingtaine) venus d’Egypte, d’Espagne, de France, du Maroc et de Tunisie. Les thèmes retenus cette année par la SAO sont les œdèmes macu- laires, les greffes de la cornée et les traumatismes oculaires. Sihem Oubraham

VISA

Sans

Sans Entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait causer près de 250.000 décès supplémentaires par
Sans Entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait causer près de 250.000 décès supplémentaires par
Entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait causer près de 250.000 décès supplémentaires par

Entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait causer près de 250.000 décès supplémentaires par an dont environ 38.000 dus à l'exposition à la chaleur des personnes âgées, 48.000 à la diarrhée, 60.000 au paludisme et 95.000 à la sous-alimentation des enfants, selon l'OMS. Selon l'agence de l'ONU, le coût des dommages directs pour la santé se situe entre deux et quatre milliards de dollars (USD) par an d'ici 2030. Lors de la canicule de l'été 2003 en Europe, plus de 70.000 décès supplémentaires avaient été enregistrés.

TLEMCEN

Journée de sensibilisation et de loisirs pour les cancéreux

En marge de la clôture de l’exposi- tion tenue à la maison de la culture Ab- delkader-Alloula, sur la sensibilisation

à la contribution des particuliers pour

la construction du centre régional d’ac- cueil et d’hébergement des malades cancéreux, dans la commune de Ché- touane, par l’association d’aide aux malades nécessiteux, une matinée ré- créative a eu lieu samedi dernier au site historique d’El Méchouar au profit de cette frange de la société et en particu- lier les enfants malades venus de la wi- laya de Mostaganem, Sidi Bel Abbès, Oran et Tlemcen. Plusieurs troupes ont participés à l’animation, notamment le Nadi musi- cal El Ourouba Founoun oua Takafa et le groupe Ennouhassiya. Un programme riche et diversifié contenant de la poésie, de l’humour, de la sensibilisation avec la distribution des dépliants a été dispensé au cours de cette journée à laquelle des citoyens ont assisté dans le but de soutenir ce pro-

jet. Rencontrée sur les lieux, Fekira Ba- roudi présidente de l’association d’aide aux cancéreux (Amel Fil Hayat) de Sidi Bel Abbès, a précisé que la wilaya « souffre d’un problème de pénurie des médicaments prescrits aux cancéreux et qui sont vitaux. Il y a aussi la question des rendez- vous éloignés pour la radiothérapie », et d’jouter : « L’association a acquis une ambulance depuis deux années et demande aux autorités locales un lot de terrain pour la réalisation d’un centre d’accueil pour les malades de la ré- gion». De son côté, la présidente de l’asso- ciation Assamouel des enfants cancé- reux et nécessiteux de Mostaganem a indiqué que les enfants souffrent énor- mément, car ils sont obligés de se dé- placer jusqu’à l’hôpital de Misserghine

à Oran pour se traiter. Elle a souligné

que son vœu pour le moment est la création d’une association nationale. Selon M. Méziane Hocine, un des organisateurs, « la réunion des enfants malades de plusieurs wilayas à Tlem- cen, pour cette journée de solidarité, culturelle et de loisirs avec un plateau d’activités et un show, entre dans le cadre de la sensibilisation pour la réa- lisation du projet de centre d’accueil et d’hébergement de Chétouane ». Et d’ajouter : « Notre souhait est d'aider ces malades et d'être à leurs côtés. » Gadiri Mohammed

Cult ure

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EL MOUDJAHID

RÉFLEXION SUR LE PROJET DE FILMALGÉRO-TUNISIEN SUR L’ÉVÊQUE D’HIPPONE

La société numide au temps de Saint-Augustin

Au-delà du portrait qu’ils vont dresser du grand philosophe et théologien, le réalisateur et les coproducteurs algérien et tunisien du film sur Saint-Augustin ont eu l’opportunité de montrer un large aperçu de la société numide, telle que l'évêque d'Hippone l'avait décrite en son temps. Il est permis d'espérer, d'autant que les témoignages de l'ecclésiastique Augustin sur le quotidien de ses «concitoyens» ne manquent pas.

C’ est en grande partie à travers les sermons de l'évêque d'Hippone qu'on peut rejoindre le regard qu'il porte sur les scènes de vie et les gens de sa ville et de

porte sur les scènes de vie et les gens de sa ville et de )" mort

)"

mort ou la vie, la ruine ou le salut (

)".

Son évocation de l'intervention du chirurgien est plus précise encore: "Il utilise le bistouri, non contre l'homme, mais contre la maladie. Il coupe, mais pour guérir. Et pourtant, quand il opère, le patient souffre, crie et ré- siste. Si la fièvre lui fait perdre les esprits, il va jusqu'à frapper le médecin ; mais celui-ci continue à le soigner, à faire ce qu'il faut, sans se préoccuper nullement des jurons ou des insultes. Il ne se départ pas de sa douceur. Voyez comme ils sont rassurants, les médecins, à l'endroit des patients qu'ils soignent le fer à la main." Ses critiques du gain nous valent une description intéressante de ce que pouvait être le grand négoce, dans un port comme Hippone : "L'appât du gain suggère : traverse les mers, cherche les pays in- connus, transporte tes marchandises jusqu'en Inde. Tu ne connais pas la langue indienne ? L'amour de l'argent est po- lyglotte. Tu rencontres un inconnu; tu donnes, il paie ; tu achètes,

tu emportes. Tu es parti au milieu des dangers. La soif de l'or t'a fait partir pour chercher ce que tu n'avais pas. Elle t'a envoyé en Inde pour rapporter

de l'or (

Augustin interpelle aussi les marchands : "Trafiquants, écou-

tez-moi et changez de mœurs. Il vous arrive de tromper sur le prix de la marchandise et, non contents de mentir, vous prenez Dieu à témoin. Et les gens de dire : Voilà bien des chrétiens !". On trouve, dans la bouche de St- Augustin, des reproches adressés à ceux qui se libèrent de leur responsa- bilité personnelle, en croyant pouvoir se cacher derrière le destin : "Aucun

homme sensé n'ose dire : l'adultère n'est pas mal ; Il est permis de tuer ; le vol est une bonne chose. Mais partout on entend : Si Dieu ne l'avait pas

Que voulez-vous, c'était mon destin !"( 2 )

voulu, je ne l'aurais pas fait

Bien sûr, dans cette galerie de portraits, il y a aussi celui de nombreux au- tres Numides qui, selon l'historien André Mandouze, lui en ont également fait voir de toutes les couleurs : "A peine ordonné prêtre, il a dû débattre vivement avec les siens en pleine église". L'historien précisera que les Nu-

mides "aimaient bien célébrer les fêtes sans retenue (

). Augustin a mis

). Autre

trois jours à les convaincre qu'il ne fallait pas aller trop loin (

exemple encore: quand il s'aperçoit que certains moines, à qui il avait de- mandé de se débarrasser de leur fortune, en ont gardé une partie, il leur dit publiquement que s'ils veulent garder leur argent, ils doivent partir." Comme on l'écrivait plus haut, il est permis d'espérer que le réalisateur et les coproducteurs du film sur l'évêque d'Hippone puissent faire ressortir le contexte et les mœurs de l'époque, ne serait-ce que parce qu'ils rappellent étrangement, tout en les préfigurant par maints aspects, le contexte et les mœurs algériens d'aujourd'hui ( 3 ). Kamel Bouslama

son temps. Il suffit, pour ainsi dire, de "flâner" quelque peu avec lui dans la cité ou dans la campagne avoisi- nante. Commençons par la campagne. St-Augustin re- garde les paysans qui peinent autour de la ville. Il a lui-même travaillé la terre à Thagaste (aujourd'hui Souk-Ahras) comme moine, quand il est revenu de Milan où il a séjourné quatre ans. Il l'avait fait aussi à Cassiciacum, dans la villa de la banlieue milanaise de son ami Verecundus. Voici, par exemple, comment il évoque la vie du paysan, lorsque le temps d'hiver rend les travaux des champs plus durs : "Malgré la pluie et le vent froid qui l'effraient, le paysan sort avec sa char- rue et ses semences. Il observe le ciel, le voit triste et gre- lotte de froid ; et pourtant, va de l'avant et sème". Il parle également du jardinier ; son travail fut le sien à Cassiciacum: "Le

jardinier travaille, il arrose, il se donne de la peine. Quoi qu'il fasse au de- hors, est-ce lui qui forme les fruits ? Qui revêt les branches nues de l'ombre des feuilles ? " On reconnait aussi, dans les sermons de l'évêque, des ca- ractéristiques propres à l'Afrique du Nord ; par exemple, pour le soleil d'hiver : "En hiver, il se peut que nous nous plaisions à nous exposer au soleil ( 1 ), à cause de notre infirmité ; mais vous constaterez que, mainte- nant, en temps d'été, nous avons cherché un endroit à l'ombre". On re- trouve aussi, par sa plume, les crues des oueds qui descendent de la montagne avoisinant Hippone: "On appelle torrents des fleuves qui se rem- plissent d'eau l'hiver. Après peu de temps, l'eau passe, suit son cours et

gronde pendant quelque temps, pour se taire ensuite

Les eaux d'hiver ne

peuvent couler toujours, il faut qu'elles aillent vers leur fin". On le suit enfin dans les fermes proches où il a rencontré des animaux : "Quand nous voyons de jeunes veaux déjà forts frapper de la tête les ma- melles des vaches, peu s'en faut que la force du coup ne soulève le corps de la mère ; néanmoins, celle-ci ne les repousse pas". Avec lui on entre dans le pressoir à huile : "Dans un pressoir, il faut considérer trois choses, une presse d'où sort ce qu'il faut garder et ce qu'il faut rejeter. On presse donc, on foule, on écrase dans le pressoir et, de là, sort, invisiblement, une huile qui se clarifie dans le vase, tandis que le marc coule dans la rue. Soyez donc l'huile et non l'écume". Une société passée sous le scalpel d'un esprit critique Tous les métiers de la ville passent ainsi "sous nos yeux", au hasard des témoignages de l'évêque d'Hippone. Voici deux autres exemples :

d'abord celui de l'avocat dont "les clients sont suspendus à la parole d'un patron qui parle bien ; ils en attendent le gain ou la perte d'une affaire, la

PARUTION
PARUTION

MA PISTE AUX ÉTOILES, DE NADJIB STAMBOULI

Une galerie de portraits d’hommes de culture

Le recueil de portraits intitulé Ma piste aux étoiles de Nadjib Stambouli, paru récemment aux Editions Casbah, retrace les itinéraires de figures artistiques et journalistiques des années 1970-80, restituées à travers leur vécu, exploré comme piste de travail Louvrage de 117 pages, préfacé par le journaliste et écrivain Arezki Metref, livre des souvenirs lointains évoquant l'immersion de l'auteur dans l’univers culturel et sa proximité d’un panel de figures marquantes rendues accessibles grâce à son métier de journaliste culturel. Ma piste aux étoiles promène le lecteur dans cet univers artistique, journalistique et littéraire que Nadjib Stambouli tente de restituer à travers ces portraits- hommages décrivant ces personnages flamboyants dans leurs traits singuliers, révélateurs de leurs personnalités. Ces portraits, finement élaborés, se prolon- gent à travers les multiples facettes de ces intel- lectuels porteurs d’une Algérie plurielle et moderne, à l’instar de l'écrivain Kateb Yacine, les journalistes Saïd Mekbel, Abderrahmane

Mahmoudi,Tahar Djaout, les comédiens et dra- maturges Azzedine Medjoubi, Abdelkader Al- loula, Fellag et Sonia ou encore les poètes Djamal Amrani, Benmohamed et son regretté père, Mahboub. Ce dernier, que l’auteur a res- suscité à travers son parcours artistique, était un homme de théâtre et poète, auteur de chants pa- triotiques dont le fameux Min djibalina. Des faits concrets, agrémentés de boutades racontées de façon instructive, parsèment œuvre de Nadjib Stambouli qui, par son talent de conteur, dresse le portrait d'une époque révolue qui regorgeait de talents. Dans un style élaboré alliant registre journalistique et littéraire, l'auteur s'attarde sur le vécu de ces personnages, un aspect qui devient le fil conducteur de cette "piste aux étoiles" De toutes ces anecdotes amusantes, il insère celle du comédien et dramaturge assassiné en 1995, Az- zedine Medjoubi, qui "sortait seul au crépuscule sur la plage pour travailler sa voix qu'il a cassée jusqu'à en devenir aphone". Autre boutade : un jeune qui se croyant malin et voulant enregistrer le concert lors d'une fête

familiale alors qu'il savait que le chantre El Hadj M'hamed El Anka interdisait ce genre de pra- tique, avait dissimulé le micro du magnétophone dans le vase de fleurs posé aux côtés du maître. Celui-ci a recouvert le micro d'un verre rendant impossible tout enregistrement. Son entourage professionnel composé d'un panel de journalistes notoires, à l'image de Bachir Rezzoug, Abdel- krim Djaâd, Tahar Djaout ou encore Abderah- mane Mahmoudi, ont laissé en lui une admiration à la limite de la vénération, imprimée sur toute son œuvre. L'auteur de Ma piste aux étoiles retient de ses collègues journalistes, dont certains ont été assassinés par le terrorisme inté- griste, des qualités humaines et une mémoire plurielle incarnée dans cette œuvre. Né en 1953, Nadjib Stambouli a totalisé une expérience d'une quarantaine d'années d'exercice dans les ru- briques culturelles de nombreux titres de la presse nationale. Ma piste aux étoiles est son deuxième ouvrage après Impact, un recueil de chroniques sorti en 2004.

ENTRETIEN
ENTRETIEN

RENCONTRE AVEC LE JOURNALISTE ET ÉCRIVAIN NADJIB STAMBOULI :

« Un travail de mémoire qu’on se doit tous de faire »

Rencontré lors d’une vente-dédicace à la librairie du Tiers-Monde, samedi dernier, pour la signature de son ouvrage intitulé Ma piste aux étoiles, paru aux éditions Casbah, cette année, l’écrivain et journaliste au long parcours nous a accueillis chaleureusement en confrère et a bien voulu répondre à nos questions.

Que pourriez-vous nous dire sur votre ou- vrage ? J’ai eu l’honneur et la chance de côtoyer des figures emblématiques du monde journalistique, artistique et littéraire. La plupart d’entre elles ne sont plus de ce monde et d’autres, Dieu merci, sont toujours parmi nous à l’instar de Sid-Ahmed Agoumi, Fellag, Ben Mohamed et Sonia, une grande dame du théâtre. Par ces portraits-hommages, je veux restituer le parcours hors du commun de ces personnalités exceptionnelles, mais c’est aussi une manière de leur rendre hommage. Vous avez côtoyé toutes les personnalités citées dans ce recueil ?

P h . N a c é r a
P
h . N a c é r a

Oui, toutes à l’exception d’El Anka. Je ne peux tout de même pas prétendre que je le connaissais car nous n’appartenons pas à la même génération, ceci dit, il était l’ami de mon père. Comment expliquez-vous le choix des por- traits ? J’ai connu d’autres personnalités du monde journalistique, artistique et autres que j’aurai pu

citer, mais mon choix s’explique premièrement par le lien de proximité que j’entretenais avec ces gens que je connaissais très bien et deuxiè- mement s’est venu tout naturellement, spontané- ment et je ne me suis pas posé de questions. Comment vous avez pu les élaborer ? Je me suis basé sur des anecdotes et j’ai vrai- ment tout fait pour me mettre à la marge car mon but était de restituer la dimension humaine de ces grandes personnalités que j’admire énormé- ment. Que représente pour vous ce recueil ? Cette œuvre est juste une toute petite contri- bution au devoir de mémoire qu’on se doit tous de faire afin de préserver la valeur de ces hommes et femmes qui ont tant fais pour l’Al- gérie et surtout ne jamais les laisser sombrer dans l’oubli. Un dernier mot ? J’espère que mon œuvre incitera la nouvelle génération à se pencher sur les travaux de ses personnalités qui ont contribué grandement à l’enrichissement de la culture algérienne. Réalisé par Mourad Mancer

Lecoinducopiste Michel Onfray renonce à publier en France son essai critique sur l’islam Le philosophe
Lecoinducopiste
Michel Onfray renonce
à publier en France
son essai critique
sur l’islam
Le philosophe athée Michel Onfray a
renoncé de publier en France son
essai critique sur l’islam, justifiant
qu’aucun débat serein «en France
n’est plus possible», a indiqué, à
Paris, son éditeur Grasset. «Michel
Onfray, convaincu qu'aucun débat se-
rein n'est plus possible en France au
sujet de l'islam dans le contexte ac-
tuel, renonce à publier Penser l'Islam
comme prévu au mois de janvier
2016», a expliqué son éditeur qui a
ajouté que son livre paraîtra à l'étran-
ger, mais l'auteur a pris la décision de
surseoir sans date à sa publication en
France». Le livre, sous forme d'entre-
tiens entre le philosophe et la journa-
liste de l’APS Asma Kouar, spécialiste
dans la comparaison des religions, de-
vait être publié le 27 janvier. A signa-
ler que l’auteur passe pour certains
comme un islamophobe, alors que
pour d’autres il fait de l’apologie à la
violence. Depuis les attentats du 13
novembre dernier, Michel Onfray a
dénoncé la politique islamophobe» de
Paris, en twittant sur son compte, au
lendemain des massacres, Droite et
gauche qui ont internationalement
semé la guerre contre l'islam poli-
tique récoltent nationalement la
guerre de l'islam politique».

26

es JOURNÉES CINÉMATOGRA- PHIQUES DE CARTHAGE

Quatre prix pour le cinéma algérien

Le jeune cinéaste algérien Hassan Ferhani a reçu samedi soir à Tunis le Tanit d’Or du meilleur docu- mentaire ainsi que le Tanit d’Or Tahar Chriâa de la première œuvre du 26 es Journées Cinématogra- phiques de Carthage (JCC) qui ont pris fin hier, pour son film Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond- point), annoncent les organisateurs. Ce premier long métrage de Hassen Ferhani se déroule dans des lieux que les Algérois croient connaître et que le réalisateur invite à redécouvrir tout en s'intéressant aux diffé- rents parcours et aspirations d'ouvriers qui vivent sur place. D'une durée de 100 mn, Dans ma tête un rond- point, produit par la cinéaste algérienne Narimane Mari a été présenté en avant première mondiale lors du 26 e Festival international de Cinéma de Marseille (France), en juillet dernier où il avait également reçu le premier prix. Lors de la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée samedi soir à Tunis, le Prix du meilleur acteur est également revenu à l’Algérien Adlane Djemi pour son rôle dans Madame courage dernier film du réalisateur Merzak Allouache en com- pétition dans la catégorie long métrage. Dans la ca- tégorie court métrage le réalisateur algérien, Omar Belkacemi, s’est vu attribuer le Tanit de bronze pour son œuvre Lmuja alors que le réalisateur Lotfi Bou- chouchi en compétition avec son film Le puits a, quant à lui, reçu une mention spécial du jury dans la catégorie Première œuvre. Cette 26 e édition des JCC, inaugurée le 21 novembre, a vu les trois Tanit (or, ar- gent et bronze) de la catégorie long métrage de fiction décernés respectivement à L'orchestre des aveugles du Marocain Mohamed Mouftakir, The endless river du sud africain Oliver Hermanus et à A peine j'ouvre les yeux de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, alors que le réalisateur marocain Nabil Ayouch a reçu une mention spéciale du jury pour Much loved. En plus de la consécration de Omar Belkacemi, la caté- gorie du court métrage a vu le Tanit d’or revenir au tunisien Alaeddin Abou Talen pour Diaspora et le Tanit d’argent au Sénégalais Aliou Sow pour son œuvre Terremer. Les documentaires "Homeland (Irak année zéro)" de l’Irakien Abbas Fadhel et Queens of Syria de la cinéaste syrienne, Yasmin Fedda, ont res- pectivement reçu les Tanit d’argent et de bronze de leur catégorie. Ces 26 ee JCC se sont déroulées dans un contexte sécuritaire particulier suite l'attentat ter- roriste perpétré mardi dernier contre un bus de la sé- curité présidentielle à Tunis coûtant la vie à 12 personnes, mais ont quand même connu une af- fluence du public encore plus grande, rapportent les médias, malgré un couvre-feu nocturne et des me- sures sécuritaire strictes.

SS éé ll ee cc tt ii oo nn

D é t e n t e - T V

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EL MOUDJAHID

P a g e a n im é e p a r M o u
P a g e a n im é e p a r M o u r a d B o u c h e m la

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M o ts C R O IS É S N º 4 0 7 2 1
M o ts C R O IS É S N º 4 0 7 2 1
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D é f in it io n s

HORIZONTALEMENT :

I- S’occupe et étudie les animaux. II- Protégera sous un toit. III-Originaire de l’Inde-Pour cela. IV- Néant- Vipère très venimeuse. V- A demeuré là. VI- Fondaient sur. VII- Personnel-À la manière de. VIII- Pour le choix-Bien ouverte-Perroquet. IX- Bon café-Boîtes à surprises. X-Étouffera. VERTICALEMENT :

1- Insecte coléoptère-Boisson gazeuse. 2- A suivi les ordres-Vases. 3- Ferai du beau-Petites classes. 4-Traits droits -Exclamation. 5- Enleva-Manteau gaulois. 6- Qui est extrait des os des animaux. 7- Qui ont de jolies couleurs-A rigolé. 8- À lui-Hydrocarbure saturé. 9- Pour ceci-Peser l’emballage. 10- Vrai-Coupa court.

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CODEINFORMATIQUE
D’AFRIQUE
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GRAISSÉ
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DU NIELLEUR
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DIEU ANTIQUE
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POÈME
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PARLETTRE
DANS
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CANTONSUISSE
AGACERAI
N º 4 0 7 2 M o t C A C H É t
N º 4 0 7 2
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6. Regimber
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20. Préconiser
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2. Non-valeur
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21.Mercenaire
50. Françoise
4.
Excursion
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22.
Sous-couche
3. Staff
5.
Immanence
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23.
Evier
18.
Dyspepsie
7.
Isthme
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26.
Démâtage
24.
Bide
8.Auprès
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31.
Déplorable
25.
Fait
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9. Montre
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34.
Rêvasseur
27. Noctuelle
10. Mirmidon
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39.
Tartare
28. Neveu
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11. Pyramidal
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40.Machiniste
29. Tut
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41. Pisser
30. Angstroem
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42. 32.Aboi
Rubane
13.Adiposité
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E SOLUTIONPRÉCÉDENTE:FLOTTABILITE T é l é v i s i o n A LUNDI 09h00 :

A

LUNDI

09h00 : Bonjour d'Algérie (direct) 10h30 : Iguerbouchène (06) rediff 11h00 : Avis religieux (direct) 12h00 : Journal en français + météo 12h25 : Football ''CSC/MCA'' différé 14h10 : Les larmes du cœur (23) 15h00 : Twahacht bladi (direct) 16h30 : El moudhichoune (14) 16h50 : 52’ Chrono (direct) 17h00 : REX GENERATION (48) 17h25 : Takder tarbah 18h00 : Journal en amazigh 18h25 : Iguerbouchène (07) 19h00 : Journal en français + météo 19h25 : Algérie, mémoire et miroir 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Canal foot 21h45 : Culture club 22h45 : Casting finalAlhane oua chabab

18h25
18h25

IGUERBOUCHENE

Réalisé par Boualem Aïssaoui Avec Nadia Talbi, Abdelkader Tadjer et Abdelaziz Charef

Avec Nadia Talbi, Abdelkader Tadjer et Abdelaziz Charef Auteur-compositeur de musique classique, de films et de

Auteur-compositeur de musique classique, de films et de variétés, professeur de

Mohamed

musicologie,

Iguerbouchène à qui l’ENTV consacre un feuilleton en douze parties sur son riche

parcours.

producteur

à

la

RTA,

conteur

talentueux,

tel

était

16h50
16h50

52’ CHRONO

à la RTA, conteur talentueux, tel était 16h50 52’ CHRONO Emission sportive Présentée par: Mokhtar Hammani

Emission sportive

Présentée par: Mokhtar Hammani Réalisée par: Amal Benbatouche

toute

l'actualité sportive de la semaine, à l'exception du football. Reportages, portraits, ainsi que résultats et commentaires sont au menu de 52’ Chrono.

Une

émission

sportive

hebdomadaire

qui

traite

Vie pratique

29

EL MOUDJAHID

Vie religieuse CondolÉanCEs PEnsÉE (40 e Jour) Horaires des prières de la journée du lundi
Vie religieuse
CondolÉanCEs
PEnsÉE (40 e Jour)
Horaires des prières de la journée du lundi
correspondant au 30 novembre 2015 :
18 Safar 1437
cela
fait
- Dohr … 12h37
- Asr 15h14
- Maghreb 17h35
- Ichaa……………… 18h59
quarante jours (le
20/10/2015) que
nous a quittés
notre cher père,
frère et époux
Mardi 19 Safar 1437 correspondant au
1 er décembre 2015 :
CHERCHEM
- Fedjr 06h10
Nasserddine
- Chourouq
07h42
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Présidente-Directrice générale
de la publication
Les cadres dirigeants et l’ensemble des
travailleurs de l’OPGI de Boumerdès, profondément
attristés par le décès de la mère de leur directeur
général, M. Aomar MOUALHI, lui présentent ainsi qu’à
sa famille leurs sincères condoléances et les
assurent en cette pénible circonstance de leur
profonde sympathie et compassion.
Que Dieu Le Tout-Puissant accorde à la défunte
Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste
Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
pour un monde
meilleur, laissant
un vide qu’on ne
peut combler.
En ce douloureux souvenir, ses
filles, son épouse, ses frères et
sœurs ainsi que toute la famille
demandent à tous ceux qui l’ont
connu et aimé d’avoir une pieuse
pensée en sa mémoire.
Que Dieu le Tout-Puissant
t’accorde Sa Sainte Miséricorde et
t’accueille en Son Vaste Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons».
El Moudjahid/Pub
anEP 355585 du 30/11/2015
El Moudjahid/Pub du 30/11/2015
Naâma Abbas
CondolÉanCEs
CondolÉanCEs
directeur de lA rédActioN
Mohamed Koursi
rédacteurs en chef
Kamal oulmane —Achour cheurfi
directioN geNerAle
Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
directioN de lA redActioN
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
internet : http://www.elmoudjahid.com
e-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BureAuX regioNAuX
coNStANtiNe
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
orAN
Maison de la Presse
3, place du 1 er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
ANNABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BordJ Bou-ArreridJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
Sidi Bel-ABBeS
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BeJAiA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
tiZi ouZou :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1 er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
tleMceN :12, place Kairouan
Tél.-Fax : (043) 27.66.66
MAScArA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
Tél.-Fax : (045) 81.56.03
ceNtre AiN-deFlA :
Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste)
Tél/Fax: 027.60.69.22
PuBlicite
Pour toute publicité, s’adresser
à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de
Publicité “ANEP”
Alger : 1, avenue Pasteur
Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43
Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150
Télex : 81.742
orAN : 3, rue Mohamed Khemisti
Tél. : (041) 39.10.34
Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320
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7, cours de la Révolution
Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38
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EL MOUDJAHID
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ABoNNeMeNtS
Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux
ou commandes de photos, s’adresser au service commercial
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coMPteS BANcAireS
Agence CPA Che-Guevara - Alger
Compte dinars n° 102.7038601 - 17
Agence BNA Liberté
c’est avec vive émotion et une
grande tristesse que M. Salah
KHEBRI, ministre de l’Énergie, M. le
secrétaire général du ministère, et le
chef de cabinet, ainsi que l’ensemble
du personnel du ministère de l’Énergie
et des Mines ont appris le décès du
regretté frère de M. iKHElEF
Younes, directeur au ministère de
l’Énergie.
En cette pénible et douloureuse
circonstance, ils présentent leurs
sincères condoléances à toute la
famille du défunt et l’assurent de leur
profonde compassion.
Priant Allah le Tout-Puissant
d’accorder au défunt Sa miséricorde
et de l’accueillir en Son vaste paradis.
« À allah nous appartenons, et à
lui nous retournons. »
Le Président, les membres du
Bureau de la Fédération casbah
profondément attristés par le décès du
fils de leur collègue M. SAHBI Dahmane,
présentent à celui-ci ainsi qu’à toute sa
famille leurs sincères condoléances et
les assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde
sympathie.
«Ina lilah oua ina ilayhi radjioune.»
El Moudjahid/Pub du 30/11/2015
Demandes d’emploi
J.H., cherche emploi comme agent d’ad-
ministration
Contacter le : 0799 90 78 12
——0o0——
J.H., cherche emploi comme chauffeur
poids lourd, environs Alger-Blida.
Tél. : 0555.36.73.10
0556.03.44.52
——0o0——
J.H., cherche emploi comme agent d’ad-
ministration
Contacter le : 0799 90 78 12
——0o0——
J.H., cherche emploi comme chauffeur
poids lourd, environs Alger-Blida.
Tél. : 0555.36.73.10
0556.03.44.52
——0o0——
J.H., 39 ans, cherche emploi comme aide
en maçonnerie dans société privée ou
étatique. E-mail : Mouh-59@hotamail.com
——0o0——
J.F., 36 ans, cherche emploi comme
garde-malade ou nourrice aux environs de
Bordj El-Kiffan.
Tél. : 0799 98.27.74
——0o0——
J.H., 34 ans, sérieux, licence en sciences
politiques spécialité «relations
internationales», 3 ans d’expérience dans
l'administration, polyglotte : arabe, français,
anglais, espagnol (turc : notions de base),
maîtrise l'outil informatique, dégagé de toutes
obligations nationales, cherche emploi stable
dans la wilaya d'Alger ou environs.
Tél. : 0798 67.75.36
——0o0——
El Moudjahid/Pub
anEP 356146 du 30/11/2015
J.H., 33 ans, ingénieur d’Etat en
agronomie (culture pérenne) cherche emploi.
Tél. : 0558 61 41 05
——0o0——
- Dinars : 605.300.004.413/14
- Devises : 605.310.010078/57
Cptes BDL - Agence Port Saïd
J.H., 29 ans, licencié en finance,
résidant à Blida, cherche emploi dans le
domaine au centre, dans la wilaya d’Alger, ou
environs
- Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28
- Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger
iMPreSSioN
Edition du Centre :
Tél. : 0674 31.19.18
0780 13.27.87
——0o0——
Société d’impression d’Alger (SiA)
Edition de l’Est :
J.H., 35 ans, TS en VRD, six ans
d’expérience, cherche emploi dans un bureau
d’études ou entreprise en tant que chargé
d’études.
Tél. : 0665 63 36 98
Société d’impression de l’est, constantine
Edition de l’Ouest :
——0o0——
Société d’impression de l’ouest, oran
Edition du Sud :
Homme, 45 ans d’expérience,
spécialité mécanique poids lourds,
unité d’impression de ouargla (SiA)
unité d’impression de Béchar (SiA)
diFFuSioN
centre : EL MOUDJAHID
tél. : 021 73.94.82
cherche emploi. Tél. : 0554 68.57.58
——0o0——
est : SArl “SodiPreSSe” :
tél-fax : 031 92.73.58
ouest : SArl “SdPo”
tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SArl “tdS”
tél-fax : 029 75.02.02
J. FillE, 26 ans, ayant une licence en
français + une attestation de succès en infor-
matique, habitant à Alger-centre, cherche em-
ploi comme secrétaire ou assistante sur
Alger-centre ou environs.
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——0o0——
France : iPS (international Presse Service)
tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation
J.F., 25 ans, titulaire d’une licence en
commerce international, cherche emploi.
Tél. : 0665 53.77.86
El Moudjahid/Pub du 30/11/2015
ANEP 31301143 du 30/11/2015
Lundi 30 Novembre 2015

Sp o rt s

30

EL MOUDJAHID

LIGUE 2-MOBILIS (13 e JOURNÉE)

L’USMBA cale, la JSMB arrive

L’USM Bel-Abbès a perdu son fauteuil de leader, à l’issue de la 13 e journée du championnat de Ligue Deux-Mobilis, au profit du Chabab de Batna, vainqueur à Chlef de l’ASO (1-2).

L es poulains du coach franco-tunisien Bouakaz ont été forcés au partage des points à Bejaia, face au la JSMB (0-

0). C’est le quatrième faux pas de la forma- tion de la Mekerra, auteur de quatre matchs nuls consécutifs. Cela dit, le désormais ex-leader s’en sort plutôt bien de son dépla- cement à Béjaia. Les joueurs de l’USMBA, dominés de bout en bout, ne doivent leur salut qu’a leur gardien de but. En effet, à cinq minutes de la fin de la pre- mière période, Ghanem, impérial dans cette partie, repousse un pénalty accordé par l’ar- bitre de la rencontre Arab. Ainsi, sur 12 points possibles, Bel Abbes n’a pu récolter que quatre points, se faisant rattraper par le reste du peloton après un départ tonitruant en championnat. Visiblement, la formation de BelAbbes bat de l’aile. Une situation qui n’a pas l’air d’alerter le staff technique de l’USMBA, toutefois.

d’alerter le staff technique de l’USMBA, toutefois. « C’est un bon résultat, je considère. Nous avons

« C’est un bon résultat, je considère. Nous avons récolté un point hors de nos bases. Ceci nous encourage pour les prochaines échéances afin de récupérer les points perdus à domicile, notamment », a déclaré le coach Bouakaz, à l’issue de la rencontre face à la JSMB. De son coté, la formation de Yema Gouraya, en dépit de ce résultat, réalise une belle remontée au classement. Les poulains de l’entraineur Hamouche restent invaincus depuis la neuvième journée. Après un début de parcours, pour le moins difficile, les ca- marades de Bensaha retrouvent leur équilibre et se positionnent, pour suivre de très près, la course à l’accession. Lors de la prochaine journée, la JSMB aura un périlleux déplace- ment à effectuer. Les protégés de Hamouche iront croiser le fer avec le leader à Batna. L’USMBA, en revanche, accueille la mo- deste formation de l’AS Khroub. Rédha M.

Une subvention de 50 millions de DA au MC Saïda

L'équipe du MC Saida évoluant en ligue2 Mobilis, a bé- néficié d'une subvention de 50 millions DA, a-t-on appris samedi auprès du président de l’assemblée populaire com- munale de Saida, Belkacem Benalioua. A l'issue d'une as- semblée générale ordinaire du club, tenue à l'Office des établissements de jeunes pour l'approbation des bilans moral et financier, M. Benalioua a souligné que ce montant alloué par l'APC contribuera à couvrir certaines dépenses du MCS, qui occupe avec un total de 14 points, l'avant-dernière place au classement de Ligue 2. Le même responsable a indiqué qu'une deuxième subvention sera bientôt accordée à l'équipe, en vue de l'encourager à assurer son maintien en ligue 2, cette saison. Lors des travaux de l'assemblée géné- rale ordinaire, il a été convenu de constituer un comité mixte regroupant des membres du club amateur et la société spor- tive professionnelle du MCS, pour gérer les affaires du club professionnel face à la situation catastrophique vécue suite à la mise en détention provisoire du président du club, Bouarara Abdelkader, pour une affaire n’ayant aucun lien avec l’équipe.

PORTUGAL

Brahimi relance le FC Porto dans la course au titre

Le meneur de jeu inter- national algérien du FC Porto Yacine Brahimi a re- lancé son équipe dans la course au titre, en lui offrant une courte, mais précieuse victoire en déplacement chez Tondela (1-0), samedi soir, en match comptant pour la 10 e journée du championnat portugais de première division. Ce suc- cès ramène le FC Porto à deux longueurs du leader, le Sporting Lisbonne, qui lui compte 26 points, au mo- ment où Braga complète le podium avec 20 unités. Il s'agit du 2 e but cette sai- son de Brahimi qui n'avait plus trouvé le chemin des fi- lets depuis la 7 e journée du championnat local, disputée le 4 octobre dernier et pen- dant laquelle il avait inscrit un des quatre buts du FC Porto contre Belenenses. L'international algérien, âgé de 25 ans, s'était adjugé au passage, le titre honori- fique de "meilleur joueur" de ce match ; son 2e aussi après celui de la 3e journée contre Estoril (victoire 2-0). Brahimi. Resté muet en championnat du Portugal entre le 4 octobre et le 27 novembre, il ne s'est pas contenté de renouer avec le

novembre, il ne s'est pas contenté de renouer avec le chemin des filets contre Tondela, mais

chemin des filets contre Tondela, mais il l'a fait avec l'art et la manière, inscrivant un but d'anthologie. "Un bijou de Brahimi offre la victoire au FC Porto", ont commenté plu- sieurs médias étrangers, dont le journal français L'Equipe. L'international al- gérien a, en effet, laissé le gardien de Tondela pantois, d'une belle frappe enroulée du pied gauche, à l'entrée des 18 mètres et qui est allée se loger dans la lucarne op- posée (28 e minute). Outre ses prouesses techniques en club, Brahimi est aussi un atout majeur de la sélection algérienne, où son entraî- neur, Christian Gourcuff, ne rate jamais une occasion pour l'encenser.

E N T R E T I E N
E N T R E T I E N

SOFIANE KHELLILI, DÉFENSEUR DU CRB :

«Il faudra compter avec le Chabab, cette saison »

Précieuse victoire que vous venez de décrocher face à la JSS, n’est-ce- pas ? Tout à fait ! Cette victoire nous per- met de rester sur la dynamique des ré- sultats positifs. C’est une très bonne chose pour le CRB et cela prouve qu’il faudra compter avec nous cette saison. Ces trois points sont importants pour la suite de la compétition et mettent le groupe dans de bonnes conditions psy- chologiques pour la suite de la compé- tition. Une victoire est toujours positive pour l’état d’esprit du groupe. Vous avez malgré tout souffert pour arracher la victoire devant une belle équipe de la JSS, qui a séduit le public présent… Oui, se n’était pas une mince affaire sur le terrain, où il fallait se battre, res- ter disciplinés, se concentrer tactique- ment et surtout s’appliquer pour faire un minimum d’erreurs. La JSS est à mon avis une très bonne équipe. Elle pratique comme on l’a vu un beau foot- ball et je crois que s’est l’une de toutes les meilleures équipes du championnat sur le plan du jeu, qu’on a eu à affronter jusque-là. Comme vous l’avez vu, le match était très difficile et très disputé entre les deux équipes. Grâce à cette victoire le CRB grimpe à la seconde place du classe- ment. Les supporters peuvent-ils rêver de voir le Chabab champion cette sai- son ? On préfère continuer à travailler sé- rieusement comme on le fait en ce mo- ment, en redoublant d’efforts à

on le fait en ce mo- ment, en redoublant d’efforts à l’entrainement. Nous avons la chance

l’entrainement. Nous avons la chance de disposer d’un bon groupe, à l’état d’esprit formidable et de travailler dans de bonnes conditions, avec un staff technique compétent avec à sa tête Alain Michel et des dirigeants disponi- bles avec à leur tête le président Réda Malek qui fait énormément pour le club. Réussir notre saison, progresser individuellement, améliorer le niveau de notre équipe et satisfaire notre for- midable public demeurent nos leitmo- tivs. On ne veut plus revivre les difficiles fins de saison, comme cela fût le cas ces dernières années. On veut les terminer à l’aise. On est deuxième, à deux journées de la fin de la phase

aller, c’est une très bonne chose pour nous. Estimez-vous votre équipe actuelle capable de bousculer l’USMA, déjà champion d’hiver avant deux jour- nées de la fin de la phase aller et qui caracole en tête du championnat ? Plus difficile à faire qu’à dire. L’USMA dispose d’un groupe plus étoffé et plus expérimenté que le notre, même si nos joueurs sont d’un bon ni- veau et peuvent dans un bon jour battre n’importe quel adversaire. Je dis que nous jouerons, match par match, et que le plus difficile est à venir parce qu’on sera attendu dans chaque match et qu’il faudra qu’on soit capable de maintenir la cadence en restant régulier le plus longtemps possible, en enchainant, si possible, des résultats positifs. On verra bien ce que cela donnera par la suite. Ce qui est certain, c’est qu’on se don- nera toujours à fond pour honorer les couleurs du Chabab, en mouillant le maillot à chaque rencontre. On veut donner du plaisir à nos supporteurs et à nous même. Lorsqu’on gagne, on prend plaisir et on joue mieux en étant psychologiquement libéré. Au fait, comment va votre oncle, l'ancien attaquant et goleador L'Hadi Khellili ? Il va très bien merci. Il me donne beaucoup de conseils qui me servent beaucoup dans ma carrière. J'ai la chance d'avoir un oncle aussi sympa- thique que adorable , à la riche carrière footballistique (rire). Mohamed-Amine Azzouz

CAN U23 ALGÉRIE 1 - ÉGYPTE 1

Équitable

La sélection nationale olympique et son ho- mologue égyptienne se sont séparées, hier à M'bour, sur le score de un but partout. Cette confrontation compte pour la première journée de la CAN U23, groupe B. Dans cette rencontre assez disputée, ce sont les poulains du coach El- Badry qui ont trouvé le chemin des filets. 54', Karhaba, sur un coup franc indirect, parvient à tromper la vigilance du portier algérien Salhi, de la tête. Cependant, les protégés du technicien suisse Schurmann n'ont pas tardé à réagir.Après deux ratés, Ferhat remet les pendules à l'heure, d'un puissant tir dans l'angle opposé. Le jeu s'est par la suite établi au centre du terrain, avec quelques occasions timides de part et d'autre. Un score de parité qui convient parfaitement aux deux sélections, qui évoluent dans le groupe de la mort en compagnie du Nigeria et du Mali. Jeudi, les Algériens rencontreront le Mali.

R. M.

JUDO : MONDIAUX-2015 (8 e ET DERNIÈRE JOURNÉE)

Nette domination russe

La Russie a dominé la 8e et dernière journée des Mondiaux-2015 d'haltérophilie, à Houston (Etats-Unis), grâce au titre et au record du monde d'Aleksei Lovchev (+105 kg) et à la troisième couronne mon- diale de suite de Tatiana Kashirina (+75 kg). Chez les messieurs, Lov- chev a profité de l'absence de son compatriote double tenant du titre Ruslan Albegov, pour réussir 264 kg à l'épaulé-jeté et battre ainsi le record de l'Iranien Hossein Rezazadeh, y compris au total olympique avec 475 kg. Dans le concours féminin de la journée, Kashirina, qui avait terminé avec 28 kg d'avance sur sa dauphine chinoise Meng Su- ping aux Mondiaux-2014 d'Almaty, a été plus discrète cette fois dans la victoire. Elle a soulevé un total de 333 kg, soit 8 kg de plus que Meng, encore une fois vice-championne du monde. Les résultats +105 kg messieurs:

1. Aleksei Lovchev (RUS) 475 kg (211 kg + 264 kg)

2. Lasha Talakhadze (GEO) 454 (207 + 247) 3. Mart Seim (EST) 438 (190 + 248)

+75 kg dames:

1. Tatiana Kashirina (RUS) 333 kg (148 kg + 185 kg)

2. Meng Suping (CHN) 325 (145 + 180)

3. Kim Kuk Hyang (PRK) 298 (130 + 168).

Lundi 30 Novembre 2015

Sp o rt s

31

EL MOUDJAHID

LIGUE 1-MOBILIS (13 e JOURNÉE-SUITE ET FIN)

Les Usmistes et les autres

Cette 13 e journée de Ligue 1-Mobilis avait permis à l'USMA de s'adjuger le titre honorifique de champion d'automne avant deux jour- nées de la fin de la phase aller. Sa victoire, au stade du 5-Juillet, dans le derby du Centre, devant l'USMH, lui a donné une avance de 7 points sur ses deux poursuivants immédiats qui sont le DRB Tadjenanet et le CRB.

U n doublé de Seguer, l'homme en forme des Rouge et