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LE RETARD DANS SA MISE EN ŒUVRE FAVORISE LA RECRUDESCENCE DU TERRORISME

Mali : l’insécurité menace l’accord d’Alger P.8

D. R.
D. R.

CAN U23 : ALGÉRIE 2 - MALI 0

Les Verts prennent une sérieuse option pour la qualification

P.19

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

P.19 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE ALP ELLE COMPTE CAPITALISER LA “RÉVOLTE” CONTRE

ALP

ELLE COMPTE CAPITALISER LA “RÉVOLTE” CONTRE LE PLF 2016

L’opposition parlementaire s’organise P.4

LE PLF 2016 L’opposition parlementaire s’organise P.4 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7093 JEUDI 3 DÉCEMBRE 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

D. R.
D. R.

SUPPRESSION PROGRESSIVE DES SUBVENTIONS DES PRIX DES PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

Benkhelfa annonce des compensations

P.3

UNE OPÉRATION DE DÉMOLITION TOURNE À L'ÉMEUTE Violents affrontements à Dergana P.2 BACHIR MESSAITFA À
UNE OPÉRATION DE DÉMOLITION TOURNE À L'ÉMEUTE
Violents
affrontements
à Dergana
P.2
BACHIR MESSAITFA À PROPOS
DE LA LOI DE FINANCES 2016
“On s’attend à une forte
résistance début 2016”
P.3
Ryad Kramdi/Liberté

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LOI DE FINANCES 2016 “On s’attend à une forte résistance début 2016” P.3 Ryad Kramdi/Liberté Publicité

AF

LOI DE FINANCES 2016 “On s’attend à une forte résistance début 2016” P.3 Ryad Kramdi/Liberté Publicité

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L’actualité en question

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

UNE OPÉRATION DE DÉMOLITION TOURNE À L’ÉMEUTE

Violents affrontements à Dergana

La localité de Dergana, dans l’extrême banlieue-est d’Alger, s’est réveillée, hier, sur une émeute d’une rare violence, déclenchée par une opération de démolition du bâti illicite qui y a pullulé durant la décennie noire (1990-2000). Des échauffourées entre des jeunes opposés aux démolitions et les forces de l’ordre ont éclaté tôt le matin. Elles ont vite dégénéré en émeute. Les forces de l’ordre ont opéré une dizaine d’arrestations parmi les émeutiers. Récit.

I l était 10h45 à notre arrivée à Derga- na. Boulevard principal de la cité. Le décor planté restitue la violence des émeutes qui ont éclaté dès la premiè- re heure de la journée entre des jeunes opposés aux démolitions du bâti illici-

te et les forces de l’ordre. L’opération de dé- molition des dizaines de bicoques, de parkings illicites, de commerces informels bâtis en dur et d’espaces verts squattés et transformés en ga- rages, est toujours en cours. Dans les ruelles qui mènent au marché et à l’école Hassani-Ah- med, les forces antiémeutes, boucliers et ma- traques en main, sont prêtes à charger. Environ 150 policiers, mobilisés pour assister l’administration et sécuriser cette opération de démolition, font face à des jeunes du quartier, eux aussi mobilisés pour se solidariser avec les citoyens concernés par cette opération. Un re- présentant de l’administration est vite pris à partie par la population. “Où étiez-vous quand les gens construisaient ? Nous ne reconnaissons pas la réquisition de l’APC. Même pas celle du wali ! Vous voulez dire que c’est Bouteflika qui vous a envoyés pour démolir nos commerces ? Qu’il vienne en personne”, vocifère un commer- çant qui assiste, impuissant, à la démolition de son commerce érigé depuis plus de dix ans. La tension monte d’un cran quand les policiers tentent de maîtriser la situation en interpellant des meneurs. Vers 11 heures, des jeunes en grand nombre rappliquent vers la cité forte- ment quadrillée par les policiers. Jets de

pierres et d’objets tranchants.

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

Des barricades sont dressées. Des bacs pou- belles sont brûlés. La fumée noire rend l’air ir- respirable. Les forces de l’ordre donnent l’as- saut et chargent les émeutiers. On parle de deux blessés légers parmi les émeutiers et d’une di- zaine d’arrestations. Sous le couvert de l’ano- nymat, un élu local affirme que “plusieurs ré- quisitions de démolition ont été ajournées. On a convoqué les squatteurs à plusieurs reprises pour les informer de se conformer à la loi. Hé-

Les émeutiers ont dressé des barricades hier à Dergana.

las ! Il aura fallu une réquisition du wali d’Al- ger, à travers laquelle il explique que ces opé- rations touchent le Grand-Alger, pour entamer l’opération. Je vous révèle que cette réquisition est ouverte tant que les démolitions ne sont pas achevées. Dergana est devenue une ville invi- vable. Les trottoirs sont squattés. Il y a trop d’anarchie !” Certains jeunes des quartiers concernés par les démolitions approuvent l’opération. En témoigne cette violence verba-

le entre deux jeunes. “Tu n’habites même pas dans cette cité. Nous, nous souffrons le marty- re. J’habite au deuxième étage et ces commerces nous ont étouffés durant plus de quinze ans. Si jamais un incendie se déclenche, il n’y aura au- cun accès pour éteindre les flammes. Basta !”, lance, furieux, l’un des deux protagonistes. Son vis-à-vis, visiblement désarmé, est incapable de répliquer. À son regard, on voit qu’il rage intérieurement. Dans ce décor de désolation, d’émeutes, d’anarchie et de démolition, un vieil homme tente de calmer les esprits. Il essuie une salve de quolibets, insultes et propos obscènes pro- férés par un jeune en colère. Suffoqués par les gaz lacrymogènes, les écoliers de Dergana par- viennent à peine à se frayer un chemin pour rejoindre les domiciles parentaux. Les trottoirs et la chaussée débordent de divers débris, bris de verre et de projectiles lancés par les émeu- tiers. Les squatteurs finissent, pour la plupart, par se rendre à l’évidence, font leurs balluchons de marchandises et quittent les lieux. D’autres attendent leur tour, d’autant que l’opération, qui touche par ailleurs toute la localité de Der- gana, prendra plusieurs jours. Aux alentours de la cité, des jeunes, vraisemblablement étrangers au quartier, guettent les piétons et tentent de tromper la vigilance des policiers pour s’emparer des marchandises éparpillés sur les trottoirs. À 13h, les émeutiers se retirent dans un terrain nu en attendant la reprise des échauffourées.

FARID BELGACEM

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les émeutiers se retirent dans un terrain nu en attendant la reprise des échauffourées. FARID BELGACEM

AF

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’actualité en question

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SUPPRESSION PROGRESSIVE DES SUBVENTIONS DES PRIX DES PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

Benkhelfa annonce des compensations

Ces compensations devraient concerner dix millions d’Algériens et prendraient la forme d’un “second salaire” pour les bas revenus, selon le ministre.

L e ministre des Finances, Abderrahmane Ben- khelfa, a annoncé que la vérité des prix allait pro- gressivement être appli- quée aux produits de

première nécessité, actuellement subventionnés par l’État, tels que le

sucre, le lait ou la semoule. Mais, il

a tenté de rassurer, en réaffirmant la volonté du gouvernement de main-

tenir un soutien frontal à travers l'oc- troi d'une sorte de deuxième salaire pour les 10 millions de citoyens ayant des revenus inférieurs à un cer- tain seuil, soit 50 000 DA. Revenant sur la loi de finances 2016 qui vient d’être promulguée par l’APN, le ministre des Finances, qui intervenait lors de l’émission ‘L’In- vité de la rédaction” de la Chaîne III,

a indiqué qu’elle visait à “maintenir

la croissance avec d’autres moyens”, en précisant qu’il s’agit, notam- ment, de recouvrer plus d’impôts en dehors des hydrocarbures, de mo- biliser toutes les ressources en dehors des banques et de réviser certains ta- rifs, mais “très faiblement”. Il a ajou- té que la protection et la solidarité so- ciales seront maintenues, notam- ment vis-à-vis des personnes défa-

D. R.
D. R.

vorisées. “Aucun pays, dans une conjoncture comme celle-ci (chute de 45% des recettes, ndlr), ne maintient un taux de 50% du budget d’équipe- ment, soit 1 800 milliards sur les po- litiques de soutien”, a-t-il dit, indi- quant que ce budget vise, en même

Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa.

temps, à booster l’investissement, à booster les entreprises et à protéger les 10 millions de couches vulné- rables. Il soulignera que le pays en- tend sortir progressivement de l’éco- nomie pétrolière vers “l’économie réelle”, en mettant l’argent du pétrole comme “une variable exogène”, en révélant que pour la première année, la fiscalité non pétrolière va rap-

porter 3 000 milliards de dinars, alors que la fiscalité pétrolière rapporte- ra 1 700 milliards. “Nous avons une stratégie du gou- vernement de sortie, d'ici à deux ou trois ans, des subventions généralisées des prix pour aller à une vérité des prix, puis nous allons procéder à un soutien frontal à travers l'octroi d'une sorte de deuxième salaire pour les ci-

toyens ayant des revenus inférieurs à un certain seuil”, a déclaré le ministre des Finances. Le gouvernement, qui se penche sur la finalisation de la seg- mentation des populations visées, veut que les prix des produits de base comme le lait, le sucre ou l'huile, au- jourd'hui inférieurs de 50% de leurs valeurs réelles, “augmentent pro- gressivement” et que les personnes, percevant un revenu inférieur à un seuil à déterminer plus tard, “rece- vront une sorte de deuxième salaire”, a-t-il précisé. Selon lui, le gouver- nement compte également libérer progressivement, dès 2016, les prix des produits, tels que ceux des car- burants, de l'électricité et du gaz, pour les remettre “à leur valeur réel- le”. Concernant l’ouverture du ca- pital des entreprises publiques au privé, il garantit que celui-ci ne dé- passera pas les 34%, ajoutant qu’el- le est exclusivement destinée aux in- vestisseurs locaux et “pas aux étran- gers”. “Toutes nos entreprises doivent s'ouvrir, s'internationaliser, y compris les grandes entreprises publiques”, a- t-il, en outre, insisté. il a, enfin, sou- ligné que le Groupe d'action finan- cière (Gafi), chargé de la lutte contre le blanchiment d'argent, va tenir sa prochaine réunion annuelle en Al- gérie en janvier 2016.

A. RAFA

BACHIR MESSAITFA À PROPOS DE LA LOI DE FINANCES 2016

“On s’attend à une forte résistance début 2016”

L’ÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

Vérité des prix, état de l’administration

La mise en application du système des

compensations suppose une administration à jour dans ses fichiers sur les situations économique et sociale des administrés, qu’ils soient actifs déclarés, œuvrant dans l’informel ou carrément sans emploi. Or, il se trouve que notre administration est loin d’approcher, encore moins d’égaler une telle performance. On le vérifie au moins une fois l’an, lorsqu’il faut distribuer le couffin

du Ramadhan. C’est à la tâche que l’on se rend compte que rien n’est assaini en vérité.”

A cculé par une crise financière qu’il n’a pas su anticiper, entièrement occupé qu’il était durant des années à une dépense irréfléchie mais aussi outrancière de la manne générée par la hausse des prix des hy-

drocarbures, le gouvernement a résolu de puiser la ressource nécessaire au budget dans les bourses et les économies des ménages. Des ménages qui, en plus de devoir faire désormais avec un dur et éprouvant régime de taxes et impôts, sont sommés de se préparer à une révision progressive du sys- tème des subventions des produits de première nécessité. Dit autrement, c’est la totalité de la facture de la mauvaise gestion du gou- vernement qui est présentée au peuple. De manière rustre, voire même pro- vocatrice. C’est dans cette attitude que s’illustre le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa, qui, comme si le très controversé projet de loi de finances 2016 n’était pas déjà suffisamment effrayant, a accouru vers les médias, dès le lendemain du chahut de l’APN, pour annoncer la suppression graduelle du soutien de l’État aux produits de large consommation. Et, étant donné que la promesse n’engage que ceux qui y croient, comme il arrive à d’aucuns d’ironiser, le premier argentier du pays est allé de la sienne, sou- lignant la volonté du gouvernement de faire bénéficier 10 millions d’Algériens, ménages à bas ou sans revenus, de compensations financières. Pourquoi pas, tant est qu’un tel système est de mise dans bon nombre de pays oc- cidentaux ? Seulement, il y a un problème, un grand, voire un insurmon- table problème : comment déterminer qui est éligible à cette générosité de l’État et qui ne l’est pas ? La mise en application du système des compen- sations suppose une administration à jour dans ses fichiers sur les situa- tions économique et sociale des administrés, qu’ils soient actifs déclarés, œuvrant dans l’informel ou carrément sans emploi. Or, il se trouve que notre administration est loin d’approcher, encore moins d’égaler une telle per- formance. On le vérifie au moins une fois l’an, lorsqu’il faut distribuer le couffin du Ramadhan. C’est à la tâche que l’on se rend compte que rien n’est assaini en vérité. Il est à se demander comment fera-t-on demain pour com- penser les personnes vraiment méritantes, tant est que, hormis les salaires, pensions et dividendes commerciaux déclarés, il est difficile de vérifier le niveau des revenus des ménages. À plus forte raison, dans une économie où l’informel se taille la part du lion. Encore une fois, le gouvernement a fait compliqué, parce qu’il ne lui est pas aisé de faire simple. n

L ’économiste Bachir Messaitfa, ex-secrétaire d’État chargé des statistiques et de la prospecti-

ve, a déclaré, avant-hier, lors d'un colloque national sur l’attractivité fis- cale et son rôle dans l’encourage- ment de l’investissement et la pro- motion de la PME, organisé par l’université Larbi-Ben-M’hidi d’Oum El-Bouaghi, à propos de la loi de fi- nances 2016, que “malgré les contes- tations concernant quelques ar- ticles, j'ai bien peur que le Sénat ne puisse apporter quelque chose de nouveau”, ajoutant qu’“après sa si- gnature par le président de la Répu- blique, l’on doit s’attendre à des ré- sistances de la part de l’opposition, ainsi que de la part du mouvement associatif, notamment les associations qui défendent les droits du consom- mateur, pour ce qui touche le pouvoir d’achat, les augmentations de la TVA, de l’électricité, des dérivés éner- gétiques, etc.”.

Commentant les propos du mi- nistre des Finances sur le ciblage en matière de subventions sociales, M. Messaitfa s’est dit pour “un sou- tien intelligent”, en ce sens que les prix des dérivés énergétiques soient libérés tout en ayant une vision so- ciale par une prime destinée aux couches défavorisées. Il proposera, par ailleurs, une ré- forme fiscale qui s'articule autour de

cinq points, à savoir la conception du budget de l’État, une loi de finances qui contient les signes d’avenir à moyen terme, une loi de finances s’étalant sur plusieurs années, la création d’un ministère délégué à la fiscalité qui aura pour mission es- sentielle la lutte contre l’évasion fis- cale, laquelle, a-t-il précisé, est de 40% en Algérie, ajouter à cela une cellule de veille au niveau de la DG des impôts pour la capture des signes, de leur analyse, en plus des recommandations. Le troisième point est la révision des taux d’imposition en réduisant l’im- pôt sur le revenu tout en s’orientant sur la richesse, c'est-à-dire l’impôt sur la fortune, et enfin le modèle éco- nométrique de fiscalité. “Il faut, a-t- il expliqué, avoir les variables qui maîtrisent de plus en plus la fiscali- té.” S’interrogeant si l’exonération fiscale et si les avantages fiscaux ont été efficaces et s’ils ont apporté des résultats, il dira : “Nous avons 26,3 milliards d’avantages fiscaux, ont-ils encouragé l’emploi ?” Pour lui, il faut un modèle économé- trique pour chaque variante et voir l’impact. Il dira enfin que le gouvernement doit disposer d’un plan de sauveta- ge qui doit comporter la veille stra- tégique.

B. NACER

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L’actualité en question

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

ELLE COMPTE CAPITALISER LA “RÉVOLTE” CONTRE LE PLF 2016

L’opposition parlementaire s’organise

Elle a décidé d’adresser une lettre au président de la République pour le mettre face à ses responsabilités quant aux “risques” de cette loi de finances.

L es scènes de révolte qui ont émaillé la séance plénière de vote du pro- jet de la loi de finances 2016 à l’As- semblée ne vont pas s’estomper de sitôt. Elles constituent, en fait, une première tentative de l’oppo-

sition parlementaire pour faire barrage au “coup de force de l’oligarchie pour accaparer toutes les richesses du pays”, selon les députés

du PT. Ainsi, les principaux animateurs de la campagne de rejet du PLF 2016 se concertent et comptent s’organiser davantage pour me- ner leur bataille contre “la loi de mise à mort de l’économie nationale”. Hier, les travées de la chambre basse du Par- lement étaient encore animées par les oppo- sants du PLF 2016. Fermes et décidés, des dé- putés du Parti des travailleurs, du Front des

forces socialistes, de l’Alliance de l’Algérie ver- te et du parti de la Construction nationale se sont réunis pour se concerter sur la suite à don- ner à leur action de protestation. La réunion

a permis aux présents de débattre de la né-

cessité d’élaborer une feuille de route com-

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

Les députés de l’opposition avaient “chahuté” le vote de la loi de finances 2016.

mune, qui leur permettra de capitaliser cette dynamique et faire bloc contre le PLF. Selon un des députés présents à la réunion, “toutes les propositions pour bloquer le projet ont été mises sur la table”. Notre interlocuteur explique que le groupe a interpellé le chef de l’État, à tra-

vers une lettre ouverte, “pour qu’il ne signe pas le texte”, car “il sera le responsable des consé- quences de cette loi”. Cette proposition, émi- se déjà par les députés du PT, a finalement eu l’aval des autres forma- tions de l’opposition parlementaire. Il a ajou- té qu’il est “prévu d’autres actions de contestation”. Interrogée sur la natu- re de ces actions de pro- testation qu’ils comp- tent mener, notre sour-

ce a indiqué qu’au-delà d’un mouvement à l’in- térieur de l’hémicycle, “un mouvement de rue n’est pas à écarter”. Avec cette décision, l’opposition s’engage à mettre à contribution le citoyen pour faire barrage au texte validé par la majorité parlementaire. Par ailleurs, les dé-

putés présents ont décidé d’interpeller les députés de la chambre haute du Parlement, le Sénat, pour bloquer le texte. “Il est de notre de- voir de les mettre au parfum des dangereuses dispositions contenues dans le projet de loi”, ex- plique-t-on. Une initiative qui risque de connaître un flop du fait du poids de la ma- jorité au sein du Sénat, mais aussi celui du tiers présidentiel qui ne s’aventurera pas à bloquer une orientation de l’Exécutif, contrairement au projet de loi criminalisant la violence fai- te aux femmes. L’initiative prise par l’opposition parlementaire pour faire bloc solidaire contre le PLF 2016, en mettant de côté les divergences idéolo- giques, est inédite et compte s’inscrire dans la durée. Elle rejoint, ainsi, les multiples tenta- tives de fédérer l’opposition autour d’une “idée” pour peser sur l’échiquier et parvenir à imposer une autre orientation que celle déci- dée et conçue par un pouvoir qui a dû recou- rir à des procédés “illégaux” pour faire voter un projet de loi controversé.

MOHAMED MOULOUDJ

ILS SONT TOUJOURS EN GRÈVE À ROUIBA

Les travailleurs exigent le départ des cadres dirigeants

U n calme précaire régnait hier à la Société nationale du véhicule industriel (SNVI) de Rouiba. L’assemblée gé- nérale prévue entre les travailleurs et les dirigeants de

l’entreprise, après les émeutes d’avant-hier, a été reportée à di- manche prochain à cause “du refus du P-DG de venir y assis- ter pour répondre à nos préoccupations”. On a appris que les 13 travailleurs arrêtés par les forces de l’ordre ont été libérés dans la soirée d’avant-hier. Aussi, les travailleurs ont perçu leurs salaires en fin d’après-midi, mais la quasi-totalité d’entre eux

a refusé de reprendre le travail de crainte que le problème ne

se reproduise à l’avenir. “Nous ne sommes pas rassurés. Nos res- ponsables n’ont rien fait pour relancer la production et la concré- tisation des plans d’investissements octroyés par l’État pour mo- derniser l’entreprise. Nos caisses sont vides”, dénoncent des em- ployés de la division du véhicule industriel. D’autres travailleurs accusent les dirigeants du Groupe et les responsables de ses dif- férentes filiales de mauvaise gestion. “Nous demandons le dé- part du P-DG et de son staff car ils n’ont pas tenu leurs enga- gements. La semaine dernière, ils nous ont promis que les salaires seront versés à temps et que l’entreprise a bénéficié d’un crédit de 40 milliards de dinars pour sa modernisation. Mais nous ne

voyons rien sur le terrain. La plupart d’entre nous viennent à l’usine pour ne rien faire”, se désolent-ils. En début d’après-midi,

le

syndicat de l’entreprise a rendu publique une déclaration par

le

biais de laquelle il dénonce “l’intervention musclée des forces

de l’ordre à l’endroit des travailleurs”. “Une intervention ca- ractérisée par un acharnement d’une violence extrême et un sen- timent de haine inqualifiable”, écrivent-ils. Tout en réitérant leur soutien indéfectible aux travailleurs, les rédacteurs de la déclaration ont exprimé également leur indignation à la sui- te de “l’intrusion des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’usine en poursuivant les travailleurs jusqu’aux ateliers, en blessant plu- sieurs d’entre eux et en arrêtant d’autres”. Le syndicat de l’en-

treprise a déploré, en outre, “le mensonge et la désinformation pratiquée par certains médias pour détourner, de son objectif réel, l’action purement socioprofessionnelle de nos travailleurs”. S’agissant des problèmes que traverse l’entreprise, les syndi- calistes ont affirmé que “cette situation statique et inerte a créé chez les travailleurs un sentiment d’abandon qui porte attein- te à leur dignité et à la pérennité de leur emploi et de leur ou- til de travail”. Ce constat alarmant, rappellent-ils, a été dénoncé et porté plusieurs fois à la connaissance des pouvoirs publics à travers leurs écrits et déclarations par l’intermédiaire du pa- tron de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd. Ces dé-

marches salutaires qui ont permis, selon eux, à l’entreprise de bénéficier d’un plan de développement et d’investissement im- portant, mais qui n’ont pu être concrétisées convenablement dans les délais escomptés. Compte tenu de l’urgence de la si- tuation, le syndicat lance un appel pressant aux pouvoirs pu- blics en vue de prendre en charge toutes les inquiétudes des tra- vailleurs du groupe et d’amorcer avec toutes les compétences du groupe SNVI et le partenaire social un débat serein et constructif, pour la relance dans les plus brefs délais de l’acti- vité, afin de garantir le devenir de l’entreprise.

M. T.

LES TRAVAILLEURS RÉCLAMENT UN NOUVEAU DG

L es usagers de l’Entreprise nationa- le du transport urbain et suburbain (Etusa) ont eu, hier, la désagréable

surprise de trouver les stations de bus de l’entreprise désertées. Pour cause, les em- ployés de l’Etusa ont organisé une ma- tinée de protestation au niveau de la di- rection générale de l’entreprise. Tous les bus étaient à l’arrêt, sauf ceux affectés au transport des étudiants et des entre- prises. La raison de cette protestation est la vacation, depuis deux mois, du poste du directeur général de l’entreprise. “Il y a deux mois, notre tutelle a décidé de mettre un terme aux fonctions du direc- teur de l’entreprise et depuis, le poste est, vacant”, a déclaré M. Merkan, membre

Grève à l’Etusa

du bureau national du syndicat de l’en- treprise, joint au téléphone. Selon notre interlocuteur, les représentants des tra- vailleurs de l’entreprise ont sollicité le mi- nistère des Transports, à maintes reprises, pour trouver une solution à cette situa- tion qui, d’après lui, déstabilise l’entre- prise. “Lors de notre réunion avec le SG du ministère des Transports, et après avoir exposé notre problème, le porte-pa- role de notre tutelle n’a rien trouvé d’autre à nous dire que de nommer nous- mêmes un directeur”, a expliqué le syn- dicaliste. Ce dernier a tenu a précisé que seul le mi- nistère est habilité à installer ou enlever un directeur. “Nous n’avons aucun pou-

voir décisionnel dans ce sens”, a martelé M. Merkan. D’après le représentant des travailleurs, depuis le départ du directeur, l’entreprise fait face à de “graves dérives”. “Depuis le départ de notre directeur, chacun fait sa loi. Nous avons 30 collègues qui ont été dé- gradés. Nous demandons l’installation d’un nouveau directeur pour que nous puissions commencer à travailler”, a pré- cisé M. Merkan. Pour le syndicaliste, les travailleurs de l’entreprise cherchent la stabilité et le bien de leur entreprise et la situation actuelle n’est pas favorable “au développement de l’Etusa et peut mener à de graves dérives”.

D. S.

LORS DE SA TOURNÉE AUX ZAC D'EL-HACHIMIA ET DE SOUR EL-GHOZLANE

Bouira : le wali veut assainir le foncier industriel

L es 13 zones d'activité (ZAC) implantées dans la wi- laya de Bouira souffrent d'une

léthargie chronique. Elles n’exis- tent que sur le papier, parce que dans les faits, elles sont, soit à l'abandon, soit carrément improductives. Afin de pallier cette situation embarras-

sante, le wali de Bouira, Nacer Maas- kri, compte entreprendre un véri- table plan de relance de ces zones. Hier, aux zones d'activité d'El-Ha- chimia et de Sour El-Ghozlane, où

il était en visite d'inspection, le chef de l'Exécutif de Bouira a insisté sur “la dynamique” qu'il faudrait in- suffler à ces périmètres d'activités. “Nous devons faire de ces zones des endroits d'émergence économique. Pour cela, l'État est aux côtés des in- vestisseurs sérieux et créateurs de richesses”, a-t-il martelé. Au niveau de la zone d'El-Hachimia, qui comporte 11 projets, dont 2 seulement sont entrés en activité, le wali s'est vu soumettre l'éternelle

problématique de la viabilisation par les investisseurs. “Nous man- quons de gaz, d'eau et d'électricité”, se sont-ils plaints. À ces doléances, Maaskri s'est dit “conscient” des contraintes soulevées et s'est enga- gé à y remédier incessamment. Quant à certains investisseurs qu’il

a qualifiés de “paresseux”, le wali a eu des propos fermes : “Il ne suffit pas

) Mettez-

de venir vous plaindre ( vous au travail !”

Il faut dire qu'au niveau de certains

chantiers, la cadence des travaux est au ralenti. Des parcelles de terrain laissées en friche et des amas de gra- vats “décorent” le paysage. La zone est répartie en 42 lots sur une su- perficie cessible de 48 685,19 m 2 . Du côté de Sour El-Ghozlane, la situa- tion n'est guère meilleure. En effet,

sur un total de 37 projets, seuls 9 sont en exploitation, 14 sont à l'arrêt, 8 ne sont toujours pas lancés, 9 sont en cours de lancement et 6 laissés va-

cants. Les différents investisseurs

inspectés ont donné du fil à retorde au wali. “Vous voulez me rendre fou ! On vous donne des assiettes, vous les abandonnez et ensuite, vous en réclamez d'autres”, dira-t-il à un investisseur “négligent”, mais visi- blement trop gourmand. Au terme de sa visite, le wali insistera sur “l'assainissement” du foncier indus- triel et l’exploitation “efficiente” des zones déjà existantes, avant d'envi- sager la création de nouvelles.

RAMDANE B.

LIBERTE Jeudi 3 décembre 2015

LE RADAR

L I B E R T E Jeudi 3 décembre 2015 LE RADAR DE LIBERTÉ 5

DE LIBERTÉ

5

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

PARTICIPATION DE L’ALGÉRIE AU SALON DU TOURISME DE VARSOVIE

Colère des agences de voyages

SALON DU TOURISME DE VARSOVIE Colère des agences de voyages n De nombreuses voix parmi les

n De nombreuses voix parmi les agences de voyages et de tourisme se sont soulevées pour exprimer leur déception et leur colère

quant à la participation de l’Algérie au Salon international du tourisme de Varsovie (Po- logne) qui date de la semaine dernière. Ces professionnels du tourisme, qui consacrent 1%

de leur chiffre d’affaires à la promotion de la

destination Algérie, s’interrogent sur l’absence

d’information sur le programme de partici- pation du pays aux manifestations interna- tionales et leur exclusion de toute autre consultation en matière d’élaboration de po- litique inhérente à leur activité. “La participation au Salon de Varsovie ne rime

à rien dans la mesure où la Pologne, comme les pays de l’Est, est loin de constituer un mar- ché porteur pour l’Algérie”, expliquent-ils, ré- clamant des bilans des anciennes participa- tions à cette manifestation. La Fédération nationale des associations de tourisme (Fnat), pour sa part, avait également accusé récemment l’Office national du tou- risme (ONT) de faire dans “la discrimination” quant au choix des agences qu’il fait partici- per aux salons internationaux et revendique plus de transparence dans la gestion, à plus forte raison que l’un de ses membres siège dans le conseil d’administration de l’ONT…

COORDINATION ENTRE LES DIFFÉRENTS SEGMENTS DU SECTEUR

Le ministre de l’Agriculture en démonstration

DU SECTEUR Le ministre de l’Agriculture en démonstration n Lors de la visite d’inspection et de

n Lors de la visite d’inspection et de travail qu’il a effectuée en date du 30 novembre der- nier à Mascara, Monsieur Sid-Ahmed Ferroukhi a mis à profit la présence des directeurs de son secteur et ceux de l’hydraulique lors d’une rencontre régionale des agriculteurs pour leur administrer une véritable leçon de coordination. Dans ce contexte, le représentant du gouvernement s’est adonné à un exercice de démonstration aux responsables des deux sec- teurs complémentaires afin d’accorder leurs activités et actions en vue d’atteindre les ob- jectifs assignés, dont celui d’assurer la sécurité alimentaire du pays.

BOUDJEMAÂ TALAÏ, MINISTRE DES TRANSPORTS, À AÏN TÉMOUCHENT

“Le billet de train est un ticket de supérette”

n Boudjemaâ Talaï, le mi- nistre des Transports, qui

était en visite de travail mar-

di dans la wilaya d’Aïn Té-

mouchent, s’est fait délivrer

le ticket du premier départ

du train sur la ligne Béni Saf-

Aïn Témouchent, inaugu- rée ce jour-là. Or, lors de la

présentation d’une étude

portant sur le projet de réa- lisation d’une nouvelle ligne ferroviaire Aïn Témouchent

- Sidi Bel-Abbès par le res- ponsable de l’Agence natio-

nale d’études et de suivi (Enesrif), le membre du gou- vernement a qualifié le billet, qu’il avait reçu des mains de la guichetière, de ticket de

supérette. ‘‘Ce qu’on m’a re- mis ce matin est davantage un ticket de caisse d’une su- pérette qu’un billet de train. Il n’est pas aux normes. En janvier 2016, au plus tard, un billet unique sera valable sur tout le réseau ferroviaire de l’Algérie’’, a-t-il commenté.

LES SYNDICATS

N’AURAIENT PAS

DÉFENDU LEUR

CAUSE

Les aberrations de l’instruction

03/2015

décriées par des enseignants

n Plusieurs titulaires d’un diplôme d’ingénieur d’É- tat dans différentes spé- cialités, enseignants au cycle primaire depuis plus de quinze années, ont ex- primé une désapproba- tion quant aux aberrations contenues dans l’instruc- tion ministérielle 03/2015. En clair, en vertu des dis- positions de ce texte, les ingénieurs ayant accompli avec succès la formation organisée par la tutelle n’ont pas le droit de pré- tendre à des promotions sous prétexte qu’ils ont déjà été classés au grade de professeur de l’école pri- maire. “Est-ce qu’il est ac- ceptable qu’un enseignant ayant le niveau de qua- trième année moyenne bé- néficie d’une promotion aux grades supérieurs, à sa- voir professeur principal et professeur formateur, et que des ingénieurs soient

classés au grade de base ?”,

se sont interrogés les pro-

fesseurs protestataires. Ils

accusent les syndicats de l’éducation de ne pas avoir défendu leur cause, pour des raisons obscures.

EN RAISON D’UNE SINUSITE

Metref : “J’ai résilié mon contrat avec le NAHD”

Metref : “J’ai résilié mon contrat avec le NAHD” n Coup dur pour le NAHD qui

n Coup dur pour le NAHD qui s’est séparé officiellement de son milieu de terrain, Ho- cine Metref, jusqu’à la fin de

la saison,

et ce,

raison

d’une sinusite qu’il a attrapée lors du stage que le club avait

effectué à

Aïn Draham en

Tunisie. L’ancien Usmiste a

préféré résilier son

donc

contrat pour se consacrer à sa

santé, comme nous le confir-

l’administrateur

du

me NAHD. “Effectivement, je vous confir- me officiellement la résiliation

à l’amiable du contrat de Ho- cine Metref avec son club em-

en

s’améliore — c’est ce qu’on lui souhaite d’ailleurs —, il don- nera la priorité au NAHD. Le

président du NAHD

a réglé

tous les arriérés de salaire du

a-t-il déclaré.

joueur”, nous

L’entraîneur, Youcef Bouzi- di, se voit ainsi privé d’un élé-

ment-clé dans son échiquier

puiser

chez les espoirs pour pouvoir équilibrer son milieu de ter- rain. Il était, lui aussi, surpris

“Parfois,

vie, il faut faire des

choix, c’est le cas pour Hoci- ne Metref”, dira le coach dont

de fi-

et doit,

par

dans

en revanche,

cette décision.

la

le tirage au sort des 32

es

ployeur,

le NAHD, pour des

nale de

Coupe d’Algérie l’a

raisons

de

santé. Son

com-

mis avec NR Bouchegouf.

et hon-

portement est digne

il a

préféré résilier le contrat plu-

tôt que de rester sans jouer et empocher son salaire. Il s’est montré correct avec le NAHD

et avec lui-même, je

lui tire

chapeau. Au cas où son état

nête,

dans la mesure où

de rece-

Il

de finale le vain-

voir en 16

queur du match JS Saoura-IR Boudefaa), une opportunité pour les Sang et Or, qui pour-

qualifier aisément,

ront

sur le papier du moins, aux

aura l’avantage

se

es

8 es

de finale.

SOIRÉE SALSA AU ZÉNITH DE CONSTANTINE

Le public interdit de danser !

n C’était lors de la soirée salsa, inscrite dans le programme du festival Dimajazz, animée lundi à la salle Zénith de Constantine. Une soirée salsa où les spectateurs ont été “carré-

les agents

ment” empêchés de danser par

de sécurité ! Dépité, la moitié du public a quit- té la salle avant la fin du spectacle, regrettant,

quelque peu, les 400 DA du ticket d’entrée. Les agents de sécurité ont-ils agi de leur propre chef ou exécutaient-ils les instructions de l'organisme chargé de la gestion de la sal- le, à savoir l'ONCI ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, la soirée a été complètement ratée, et pour les spectateurs et pour les artistes.

LE PROJET EST AGRÉÉ PAR LA CNAC

La municipalité refuse l'installation d'un parc d'attractions

n Quatre membres d'une même famille résidant à Guelma ont bénéficié, dans le cadre de la création de microentreprises agréées par la Cnac et financées par des prêts bancaires, d'un projet ambitieux visant à créer une dizaine d'emplois permanents. Ils ont décidé d’inves- tir dans un créneau porteur : un parc d'attractions. Selon l’un des promoteurs, une enve- loppe de 3 milliards de centimes a été débloquée pour l'acquisition d'autos-tamponneuses, d'un circuit d'un petit train électrique, d’une grande roue, de manèges et autres jeux qui sont entreposés sur une vaste esplanade sur les hauteurs de la ville. Ce matériel ultra neuf

a suscité, avant son installation, la curiosité des enfants. Pour l’heure, une décision du pré-

sident de l'APC du chef-lieu de wilaya compromet la réalisation du parc. “Le P/APC avan- ce l’argument du manque de sites pour abriter le parc. C’est faux, puisque le terrain, où nous avons entreposé nos conteneurs, est vaste et il a abrité des fêtes foraines, et des foires com- merciales”, a affirmé l’un des promoteurs, avant d’ajouter : “Nous sommes contraints de rem- bourser, chaque trimestre, la somme de 268 millions de centimes à la banque. Nous avons saisi le wali, le chef de daïra et l'APW pour être rétablis dans nos droits et nous sommes confiants.” Des riverains soutiennent le projet. Le parc d'attractions contribuerait, selon eux,

à sécuriser les lieux et à créer un climat de convivialité et de loisirs à des milliers d'enfants.

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LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’actualité en question

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PREMIÈRES RENCONTRES ALGÉRO-FRANÇAISES DE LA SANTÉ

Objectif : un partenariat dans des domaines prioritaires

L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Émié, a plaidé carrément pour la création d’une “alliance algéro-française de la santé”.

L e ministre de la Santé, de la Popu- lation et de la Réforme hospitaliè- re, Abdelmalek Boudiaf, souhaite mettre en place avec les Français un mécanisme de concertation qui ciblera les domaines prioritaires

pour un partenariat durable dans le secteur de la santé. C’est l’objectif assigné aux premières rencontres algéro-françaises de la santé orga- nisées, hier, à Alger. “Ce qui est attendu de cet- te rencontre est un nouveau départ sur des bases claires autour de projets fédérateurs”, souligne le ministre à l’ouverture des travaux de cette manifestation. Des relations purement com- merciales en matière de médicaments et autres équipements, il est grand temps de passer aux prises de contact directes entre les profes- sionnels et les responsables de la santé des deux pays. Présent à cette réunion organisée par l’Agence nationale de gestion des réalisations et d’équipement des établissements de santé (Arees), l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Émié, a plaidé carrément pour la création d’une “alliance algéro-française de la santé”. Il qualifie cette première édition des ren- contres algéro-françaises d’étape “inédite pour le renforcement du partenariat bilatéral”. M. Boudiaf évoque, à cette occasion, quelques domaines pour lesquels l’Algérie a besoin de

APS
APS

Le ministre de la santé Abdelmalek Boudiaf et l’ambassadeur de France en Algérie Bernard Émié.

partenariat et d’un transfert de technologie. Ainsi, dans le cadre de la création de l’Agen- ce nationale du médicament, l’Algérie affiche son intérêt pour l’expérience de l’Agence fran- çaise de sécurité du médicament. Le premier responsable du département de la santé pro- pose également d’approfondir les discussions

autour de la formation paramédicale dans le plan anticancer, la gestion et l’organisation des services médicaux hospitaliers, le manage- ment hospitalier et la formation dans les spé- cialités pédiatriques. La récente naissance de l’Agence algérienne des greffes peut bénéficier de l’accompagnement de l’Agence française de

la biomédecine. Cet échange entre ces deux structures permettra d’installer un cadre adé- quat qui tiendra compte des normes et stan- dards opposables en matière d’ingénierie hos- pitalière et imposera, en outre, des normes d’ac- créditation et d’homologation des équipe- ments de santé. Plus de 70 entreprises françaises ont été introduites dans cette intense coopé- ration depuis trois ans, indique M. Émié. Pour ces rencontres, la France est représentée par 23 entreprises qui activent dans le secteur de la santé et 11 agences spécialisées et autres structures sanitaires. Pour sa part, le directeur général de l’Arees, Laz- har Bounafaâ, affirme avoir conscience de la lourde responsabilité quant à la mission qu’on lui a confiée, celle, dit-il, d’“aboutir à des ré- sultats concrets qui vont dans le sens des enjeux que le secteur de la santé s’est fixés, à savoir la modernisation des infrastructures hospitalières et l’amélioration des prestations sanitaires”. Ces deux journées devront être, par ailleurs, sanc- tionnées par la signature de 10 protocoles d’ac- cords. Mais les deux parties ont convenu de re- porter cette cérémonie pour le mois de février, qui coïncidera avec la réunion de la commis- sion mixte en présence du Premier ministre français, Manuel Valls.

B. K.

DEUX STARS SPORTIVES ALGÉRIENNES DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

“Bougherra et Souakri, porte-parole de ces enfants oubliés”

L es témoignages livrés, hier, par Salima Souakri et Madjid Bougherra, sur leur très récent

séjour dans les camps des réfugiés sahraouis, ont suscité une foule de sensations et d’impressions. Émouvants, bouleversants, capti- vants, déchirants, choquants, poi- gnants, courageux, audacieux, gé- néreux, nobles… Lors de la confé- rence de presse qu’ils ont animée au siège du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), à Alger, aux côtés de Thomas Favin, repré- sentant de cette institution, l’an- cienne judoka, 15 fois championne d’Algérie et 10 fois championne d’Afrique, et le footballeur interna- tional, élu meilleur joueur du mon- de arabe, sont revenus sur leur visi- te de deux jours, les 29 et 30 no- vembre dernier, parmi les Sahraouis. Une visite qui a permis aux deux am-

bassadeurs de l’Unicef Algérie de s’enquérir de la situation de ces derniers et des institutions, notam- ment des centres scolaires et des centres de santé. Intervenant près d’un mois après les intempéries qui ont durement touché la région de Tindouf et qui ont causé d’impor- tants dégâts dans les 5 camps de ré- fugiés, cette virée de 48 heures dans la “wilaya” de Smara a également été l’occasion pour Salima Souakri et Madjid Bougherra, tous deux très ac- tifs dans le mouvement associatif, de participer à une “opération huma- nitaire” avec l’Unicef en faveur des enfants sahraouis. “Ce que j’ai vu pendant les deux jours est choquant. Les Sahraouis vivent dans des condi- tions terribles : tout a été détruit par les inondations d’octobre dernier, les habitations, les écoles, les centres de santé”, a révélé l’ancien capitaine

des Verts, d’une voix émue, en se de- mandant comment font les enfants sahraouis pour trouver le sourire. “Il faut les aider… Moi, c’est mon pre- mier voyage dans les camps et je suis encore choqué…”, a-t-il ajouté avec émotion, sans pouvoir achever sa phrase. C’est Thomas Favin qui viendra à son secours, pour confir- mer qu’“il n’est pas facile de com- prendre ce que vivent ces enfants” et que l’on subit “un choc” face à “cet- te vie au quotidien”. “Madjid et Sa- lima sont les étendards, les porte-pa- role de ces enfants oubliés. Ils sont les ambassadeurs de bonne volonté de l’Unicef depuis 4 ans. Il y a une di- zaine de jours, on les a contactés, car nous avions besoin d’eux pour porter cette voix, ce message”, a encore soutenu le représentant onusien. Non sans observer que l’intérêt des donateurs envers les réfugiés sah-

raouis qui, pour rappel, dépendent totalement de l'aide humanitaire internationale depuis plus de 40 ans, en raison de l'occupation illé- gale du Sahara occidental par le Maroc, “s’amenuise avec le temps”. Prenant son courage à deux mains, l’ancienne championne de judo a tenu à rappeler qu’elle et M. Bou- gherra se sont rendus récemment dans les camps de réfugiés sah- raouis pour faire “un constat”, puis retourner sur les lieux “avec l’aide né- cessaire, car c’est une population en détresse, en raison de son statut de ré- fugiée et à cause des intempéries”. “C’est mon second voyage dans les camps de réfugiés. J’ai vu de mes propres yeux que tout a été saccagé par les inondations. C’étaient des images choquantes et les premières victimes sont les enfants. Ces derniers, qui sont nés et ont grandi dans ces

camps, ont tout perdu. Malgré cela, leurs parents les ont pris vers les 50 tentes cédées par l’Unicef pour continuer à étudier”, a dévoilé M me Souakri, en promettant de “fai- re campagne pour permettre à ces en- fants de retourner dans une vraie éco- le et de retrouver une vie normale”. Interpellée sur le conflit maroco-sah- raoui, à l’origine du calvaire des ré- fugiés sahraouis, cette dernière s’est limitée à sa “contribution humani- taire”. Mais, elle a fini par témoigner que les Sahraouis approchés, “y compris les enfants, attendent de re- tourner sur leur terre”, qu’ils “sont conscients de leur situation et savent qu’ils ne sont pas chez eux”. Avant de lancer aux Algériens, “connus pour leur esprit de solidarité, de venir en aide aux enfants sahraouis et de prendre contact avec l’Unicef”.

HAFIDA AMEYAR

LANCEMENT D’UN PROGRAMME DE FORMATION EN GESTION

MDI-Business School s’associe à HEC-Montréal

L e MDI-Business School et HEC-Mont- réal ont procédé, hier, à la signature d’un accord de partenariat pour le lance-

ment d’un programme de formation pour les cadres. La cérémonie de signature de cet ac- cord, qui s’est déroulée au siège de MDI-Bu- siness School à Chéraga, a été rehaussée par la présence de M me Isabelle Roy, ambassadeur du Canada en Algérie. Signé par Brahim Benabdeslem et Michel Patry, respectivement directeurs de MDI- Business School et de HEC-Montréal, le gra- duat diploma in management (DESS en ges- tion), qui a fait l’objet de cet accord de parte-

nariat, consiste en une formation de deuxiè- me cycle universitaire qui permet d’avoir une compréhension globale du fonctionne- ment des entreprises et de l’économie. Il

s’adresse aux personnes titulaires d’un diplô- me de grade de 1 er cycle qui souhaitent acquérir des connaissances, des habilités et des com- pétences en gestion. Le programme, d’une du- rée de 16 mois, est composé de 10 cours de 3 crédits. Pour son déroulement, le programme est offert en mode hybride. Ce mode associe des cours en présentiel et à distance au moyen de vidéoconférence et de formation en ligne. Se- lon le directeur de MDI, ce partenariat s’ins- crit dans la perspective d’accompagner et de développer les compétences managériales des cadres d’entreprises en Algérie. Il prévoit la mise en œuvre d’une véritable col- laboration tant sur le plan pédagogique que sur le plan de la recherche. Pour sa part, le pro- fesseur Michel Patry a précisé que ce nouvel

accord vient renforcer la collaboration entre les deux institutions, marquée déjà par le lan- cement de deux programmes. Il s’agit, pour le premier, du baccalauréat en administration des affaires selon la formule 2+2. Cette formule propose aux jeunes ba- cheliers algériens de s’inscrire pour préparer le diplôme BAA en suivant les deux premières années de leur scolarité à MDI et poursuivre les deux autres années de scolarité au Cana- da à HEC-Montréal. Pour le second pro- gramme, il s’agit du mini MBA qui a enregistré plus d’une centaine de participants depuis son lancement en 2013. Le directeur d’HEC-Montréal précise aussi que l’Algérie occupe une place importante dans le déploiement d’HEC-Montréal à l’internatio- nal et que ce nouveau partenariat peut contri-

buer à l’enrichissement de la formation d’une relève de jeunes. Pour sa part, M me Isabelle Roy s’est réjouie de l’approfondissement du par- tenariat entre les deux institutions à travers la concrétisation de ce troisième programme. Elle rappellera également que le Canada a toujours été à côté de l’Algérie même au pire moment qu’elle a traversé. Ce partenariat conclu avec HEC-Montréal constitue, à coup sûr, une plus-value pour le MDI-Business School. En effet, HEC-Montréal est l’une des plus grandes écoles de management au monde. Elle figure régulièrement dans le Top 10 des classements mondiaux. En outre, HEC-Mont- réal connaît bien l’Algérie pour avoir déjà réa- lisé plusieurs programmes au profit des cadres algériens.

SAÏD SMATI

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L’actualité en question

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

LE RETARD DANS SA MISE EN ŒUVRE FAVORISE LA RECRUDESCENCE DU TERRORISME

Mali : l’insécurité menace l’accord d’Alger

La mise en place des outils de transition, dont un gouvernement d’union nationale et l’application du plan de décentralisation avancée, est la clé de la réussite du processus de mise en œuvre de l’accord d’Alger, selon les représentants des groupes politico-armés du nord du Mali.

C inq mois après sa signature à Ba- mako, l’accord d’Alger demeure fragile, en dépit des avancées en- registrées ces dernières semaines au niveau des commissions et sous-commissions chargées de sa

mise en œuvre dans le nord du Mali. La recru- descence des attaques terroristes dans le nord du pays, qui touchent désormais la capitale Bama- ko, est un signe du malaise que des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme (Pro-Bamako) n’ont pu cacher, hier, en marge du séminaire organi- sé par la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel), au Palais des nations à Al- ger. “Il y a d’énormes lenteurs dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger qui font monter la ten- sion au sein des populations du nord du Mali”, a avoué Sidi Brahim Ould Sidati, président pour la CMA de la Commission de suivi de l’accord d’Alger (CSA), en marge de ce séminaire de deux jours, et auquel a assisté le ministre d’État, mi- nistre des Affaires étrangères et de la Coopéra- tion internationale, Ramtane Lamamra. Notre ministre reconnaît, lui aussi, que l’ensemble de “la région sahélo-saharienne reste minée par une myriade de fléaux et menaces”, dont le ter- rorisme islamiste que “la porosité des frontières de certains pays de la région”, ajoute-t-il, favori- se, laissant la voie libre au “foisonnement des groupes armés” et à la “prolifération des armes, ainsi qu’au phénomène de la radicalisation”. Ce dernier menace, en effet, selon un récent rapport de l’ONU sur le Sahel, plus de 45 millions de jeunes dans tous les pays de cette région, sujets aux “vulnérabilités liées au climat (sécheresse, ndlr) et à l’état d’extrême pauvreté”, comme l’a souli- gné Ramtane Lamamra. Le retour des groupes islamistes, qui ont multiplié les attaques contre les forces armées maliennes et les camps de la mission onusienne (Minusma), est favorisé, en partie, selon le représentant de la CMA par ces lenteurs et les retards enregistrés par les parties impliquées dans la crise à concrétiser les enga-

APS
APS

La mise en œuvre de l’accord de paix au Mali a été discutée hier à Alger.

gements pris envers la population du nord du pays et les réfugiés. Les membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Eddine de l’ex-chef targui Iyad Ag Ghali, le Front de libé- ration du Macina (centre du pays) du prédica-

l’issue d’un long processus de discussions, de mars 2013 à juin 2015, entre le gouvernement malien et les groupes politico-armés du nord du Mali, l’accord d’Alger a besoin aujourd’hui d’un nouvel élan. Mais le gouvernement malien

teur extrémiste Amadou Kouffa ont profité de ces retards pour mener une campagne de sabotage

semble manquer de volonté politique à se fier au sentiment général des Maliens du nord du pays

contre l’accord d’Alger, en usant du discours re-

et

au constat dressé par Sidi Brahim Ould Sida-

ligieux contre ceux qu’ils qualifient d’ennemis du

ti

et Harouna Touré. Les deux interlocuteurs sont

peuple malien et de l’islam. La précarité socioé- conomique facilite le ralliement des jeunes dans les villages isolés dans le nord du Mali, a expli-

d’accord pour penser que rien n’a été fait sur le terrain, cinq mois après la conclusion de l’accord d’Alger. Car, “rien ne peut se faire sans la mise

qué à son tour M e Harouna Touré, représentant de la Plateforme, en marge du séminaire, dont le but, justement, est le débat qui tourne autour des “initiatives de développement de l’Union africaine dans le Sahel” et des “perspectives de mise

en place des outils de transition”, prévus par le- dit accord. Il s’agit de la mise en place d’un gou- vernement d’union nationale, auquel devraient être associés les leaders de la CMA, de la Plate- forme d’Alger et tous les partis de l’opposition,

en œuvre de l’accord de paix au Mali”. Conclu à

y

compris ceux qui se sont opposés à tout dia-

logue avec les membres de l’ex-rébellion du Nord. La création de nouvelles régions, dans le cadre du plan de décentralisation avancée, telles que proposées par le président malien Ibrahim Bou- bacar Keïta, fait partie de ces “outils de transition” qui attendent toujours, avant le parachèvement de la première phase de la mise en œuvre de cet accord et l’organisation d’élections locales. Pour cela, il faudra garantir une certaine stabilité. “Il ne peut y avoir de développement durable sans la sécurité, tout comme il ne peut y avoir de stabi- lité sans développement”, a conclu l’ancien pré- sident Paul Buyoya, patron de la Misahel.

LYÈS MENACER

Aqmi, Ansar Eddine et le Mujao à visage découvert

n Les groupes terroristes qui ont revendiqué leurs responsabilités dans les violences armées contre la Minusma et à Bamako “agissent à visage découvert” dans le nord du Mali pour faire campagne contre l’accord d’Alger et la présence militaire

française dans ce pays et les autres pays du Sahel. Les partisans de l’homme le plus recherché au Mali, en l’occurrence Iyad Ag Ghali, le chef d’Ansar Eddine et proche parent des certains leaders de la CMA, “se permettent même d’assister à certaines de nos rencontres avec les populations du Nord”, a confié M e Harouna Touré, en marge du séminaire organisé, hier et aujourd’hui, au Palais des Nations à Club- des-Pins, à l’ouest d’Alger. Des éléments d’Aqmi sillonnent les villages et les villes du Nord en distribuant des tracts appelant

à s’opposer à l’accord d’Alger. Selon des

indiscrétions, Iyad Ag Ghali, qui en veut à ses anciens amis de la CMA qu’il a traités

de traîtres au “peuple de l’Azawad”, cherche

à déclencher une nouvelle rébellion contre Bamako, mais en usant d’arguments religieux.

L. M.

RÉUNION DES PAYS VOISINS DE LA LIBYE À ALGER

Soutien unanime à la solution politique

L es représentants des pays voisins de la Libye ont souligné dans le communiqué final sanctionnant

leur réunion, mardi soir, à Alger, leur

“certitude” que la solution politique, telle que proposée par les Nations unies, constitue une “base crédible” pour résoudre d'une façon durable la

UNE FORCE RUSSE POUR COMBATTRE DAECH EN LIBYE

L’étrange appel d’Abdallah al-Theni

n Les autorités libyennes, reconnues par la communauté internationale, affirment vouloir accueillir des forces russes pour combattre les terroristes de Daech qui arrivent massivement en Libye. C’est ce qu’a annoncé, mardi, Abdallah al-Thani, Premier ministre du gouvernement libyen, en ajoutant que les autorités libyennes sont prêtes à coordonner leurs actions avec la Russie dans la

lutte contre l'État islamique si Moscou engage une opération en Libye. “Nous souhaitons que les Russes s'engagent dans la lutte contre l'État islamique [sur le territoire libyen, ndlr]. Notre gouvernement est prêt à coordonner ses démarches avec eux au plus haut niveau”, a-t-il déclaré à l'agence russe d’informations “Sputniknews”.

M. T.

crise dans ce pays. Cette septième ré- union à laquelle ont pris part les mi- nistres des Affaires étrangères d’Égyp- te, de Tunisie, du Tchad, du Niger, de Libye, du Soudan, des représentants de la Ligue des États arabes, de l'Union africaine et de l'Union européenne a été marquée par la première participa- tion du nouveau peprésentant spécial du secrétaire général de l'ONU et chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, Martin Kobler. Ce dernier a reçu l’appui total de tous les participants dans “sa mission visant à un règlement politique et pacifique à la crise en Libye”. Examinant la crise “particulièrement grave” que vit le peuple libyen suite à la crise politique et sécuritaire et de ses

répercussions multiples, notamment la dégradation des conditions des po- pulations libyennes et la destruction des potentialités nationales de la Libye, les représentants de toutes les parties ont exprimé leur “profonde” préoccu- pation face à la poursuite des affron- tements et ont appelé à y mettre fin. Dans la foulée, ils ont fait part de leur grande inquiétude face à l'expansion du terrorisme en Libye, en particulier Daech, al-Qaïda et Ansar Charia, en insistant sur l’“intensification et la co- ordination” des efforts pour faire face à ce phénomène. Affirmant être convaincus que les Li- byens ont la capacité de transcender leurs différends et de faire valoir l'in- térêt supérieur du peuple libyen avant

toute autre considération, les partici- pants ont souligné que l’“avènement d'un gouvernement d'entente nationa- le doit bénéficier de l'aide et du soutien de la communauté internationale pour faire face aux multiples défis poli- tiques, sécuritaires et économiques qui se posent à la Libye”. Dans cet ordre d’idées, ils ont réitéré leur appel aux parties libyennes au dia- logue d’approuver l’Accord politique soumis par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et de saisir ce tournant pour la réalisation des attentes et aspirations du peuple li- byen qui a expressément manifesté son ardente volonté à vivre en paix.

MERZAK TIGRINE

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du peuple li- byen qui a expressément manifesté son ardente volonté à vivre en paix. MERZAK

F.2087

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’internationale

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ILS PRÉPARENT DE NOUVELLES RÉSOLUTIONS AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Américains et Russes veulent tarir le financement de Daech

Même si leurs points de vue ne convergent pas totalement sur la manière de combattre l’organisation terroriste de l’État islamique, Russes et Américains semblent toutefois d’accord sur la nécessité de l’étouffer financièrement.

C’ est

ce

qui

ressort des tractations à l’ONU entre les représen- tants des deux

pays, selon des diplomates qui in-

diquent que la Russie et les États- Unis travaillent au Conseil de sé- curité sur de nouvelles résolutions

à même de permettre d’atteindre cet

objectif. Dans une déclaration à la presse, l’ambassadrice américaine Saman- tha Power a précisé que Washing- ton voulait “consolider et rationali- ser les efforts du Conseil sur le fi- nancement de l’EI”, dont une pré- cédente résolution datant de fé- vrier dernier. La diplomate US a ex- pliqué qu’il s’agit aussi de prendre “de nouvelles mesures pour rendre plus efficaces les sanctions” contre ceux qui aident Daech à se financer. L’ambassadrice américaine, dont le pays préside le Conseil de sécurité durant ce mois de décembre, espè- re faire aboutir cette initiative autour du 17 décembre. Elle a indiqué qu’elle est en train

d’examiner un projet de résolution russe en ce sens reçu par Washing- ton “à la fin de la semaine dernière”. Dans cette optique, Samantha Power

a souligné : “Une bonne partie des ef-

forts de la Russie vis-à-vis de l'EI se

D. R.
D. R.

concentre sur le financement et sur la nécessité d'empêcher l'EI de tirer des ressources des ventes de pétrole ou d'accéder aux marchés financiers internationaux.” En d’autres termes, Américains et Russes visent le même objectif consistant à asphyxier fi- nancièrement l’État islamique, bien que jusque-là rien n’indique que les deux pays pourront se mettre d’ac- cord sur un texte commun. Rappelant que le Conseil avait déjà adopté en février une résolution sanctionnant les individus ou enti- tés qui financent Daech en lui ache-

tant du pétrole ou des objets ar- chéologiques volés en Syrie et en

Irak, Samantha Power a estimé qu’“il est important que cette obli- gation légale soit transcrite dans les faits”. Selon elle, il faudrait notamment “des échanges d'informations” entre services de renseignements. Même son de cloche chez l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine, qui a dé- claré à des journalistes que la Rus- sie souhaitait “renforcer la résolu- tion” de février. Il y a lieu de signa- ler que ce rapprochement russo- américain intervient au moment où le président Vladimir Poutine ac- cuse le gouvernement turc de cou- vrir le trafic de brut organisé par l’or-

Conseil de sécurité de l’ONU.

ganisation terroriste de l’État isla- mique depuis les puits que celui-ci contrôle en Syrie et en Irak, une ac- cusation rejetée par Ankara. Il y a un an, des experts des Nations unies avaient estimé que les ventes de pétrole rapportaient entre 850 000 et 1,65 million de dollars par jour à Daech. C’est dire l’importance du tarisse- ment des ressources financières de ce groupe terroriste, qui lui per- mettent de maintenir son hégémo- nie sur près de 300 000 km 2 de ter- ritoires en Irak et en Syrie.

MERZAK TIGRINE

ATTENTATS DE PARIS

Cinq perquisitions à Bruxelles, deux interpellations

C inq perquisitions, qui ont débouché sur deux interpellations, ont été conduites hier matin à Bruxelles dans le cadre de l'en-

quête visant Mohamed Abrini et Ahmed Dah- mani, deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans les préparatifs des attentats de Paris, a indiqué le parquet fédéral belge. “Cinq perquisitions ont été exécutées ce matin en région bruxelloise, dans le cadre de l'enquête du parquet fédéral liée à la fui- te du nommé Mohamed Abrini (contre lequel la justice belge a lancé le 24 novembre un mandat d'arrêt international) et à celle du nommé Ahmed Dahmani, actuellement en détention en Turquie”, a précisé le parquet dans un communiqué. “En ce qui concerne Mohamed Abrini, trois per- quisitions ont été exécutées à Molenbeek-Saint-Jean

et une à Saint-Josse-Ten-Noode”, deux com- munes à forte population immigrée de l'agglo- mération bruxelloise, détaille le parquet. “Une cin- quième perquisition a été exécutée à Molenbeek en lien avec Ahmed Dahmani”, précise le parquet fé- déral, chargé des affaires de terrorisme en Bel- gique, en ajoutant que “deux personnes ont été em- menées pour audition” par la police. Selon la même source, “les perquisitions se sont dé- roulées sans incident particulier”. “En ce qui concerne les objets emportés et l'identité des per- sonnes interpellées, nous ne pouvons pas donner d'information à l'heure actuelle”, conclut le com- muniqué. Mohamed Abrini, un Belgo-Maro- cain de 30 ans, a été filmé le 11 novembre vers 19h (18h GMT) dans une station-service de Ressons

(Oise, au nord de Paris), au volant de la Clio qui

a servi deux jours plus tard à commettre les at-

tentats, avec Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir participé directement aux attentats et frère d'un kamikaze qui s'est fait exploser. Quelques heures plus tard, le 12 novembre vers 3h du matin, les deux hommes étaient de retour

à Bruxelles, repérés à proximité d'une voiture Seat

et d'une Clio. Ils sont depuis lors introuvables. Bel-

ge d'origine marocaine, Ahmad Dahmani, 26 ans,

a été arrêté en Turquie, à Antalya, où il était ar-

rivé le 14 novembre, au lendemain des attentats, en provenance d'Amsterdam. Il est soupçonné d'avoir aidé à repérer des cibles pour les attentats

à Paris.

R. I./AGENCES

DANS DES ATTAQUES DE L’ARMÉE CAMEROUNAISE CONTRE BOKO HARAM

100 terroristes tués et 900 otages libérés

n L'armée camerounaise a tué en

trois jours “une centaine” de terroristes nigérians de Boko Haram et affirme avoir libéré 900 otages et saisi des drapeaux de l'État Islamique (EI) au cours d'une opération dans l'Extrême-Nord du Cameroun, a déclaré hier le ministère camerounais de la Défense sur la Radio nationale. Une opération spéciale de ratissage menée du 26 au 28 novembre contre les combattants” de Boko Haram dans les localités frontalières avec le Nigeria “a permis de neutraliser plus d'une centaine de jihadistes”, affirme dans ce communiqué le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo. D’après le communiqué, cette opération a aussi permis de libérer près de 900 otages, de saisir une importante cargaison d'armes et de minutions, ainsi que des drapeaux blancs-noirs de l'État islamique”.

R. I./AGENCES

MAINTIEN DES DIRIGEANTS AFRICAINS AU-DELÀ DE LEURS MANDATS

Le message de Washington au président du Rwanda

n L’ambassadrice des États-Unis à

l’ONU, Samantha Power, a exhorté

très fermement, mardi, le président rwandais Paul Kagame à ne pas briguer un troisième mandat, estimant que “personne n'est indispensable”. De manière générale, la diplomate US a jugé très inquiétante” la tendance des dirigeants africains à vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de leurs mandats. À partir de ce constat, elle a affirmé lors d’une conférence de presse pour présenter le programme de la présidence américaine du Conseil de sécurité en décembre, que le Rwanda “doit donner un exemple de bonne gouvernance.” C’est extrêmement important”, a souligné l’ambassadrice américaine, qui déclaré : “Nous souhaitons que le président Kagame se retire à la fin de son mandat.” Samantha Power n’a pas manqué d’appeler le président rwandais à

tenir sa promesse

nouvelle génération de dirigeants conduire le pays lors d'une nouvelle phase.” Pour rappel, les États-Unis avaient condamné la semaine dernière une décision du parlement rwandais réformant la Constitution pour permettre à Paul Kagame de se présenter pour un troisième mandat. Un porte-parole du département d'État avait prévenu que les liens entre Washington et le Rwanda, un ancien allié avec qui les relations se sont tendues, pourraient être revus.

M. T./AGENCES

(de) laisser une

OPÉRATION NAVALE SOPHIA DE L’UNION EUROPÉENNE

Plus de 5 700 migrants secourus en Méditerranée

L' opération navale Sophia de l'UE, pour lutter contre les réseaux de passeurs en Méditerranée, a permis depuis son lan-

cement de secourir plus de 5 700 migrants et d'arrêter une quarantaine de passeurs présu- més, s'est félicité hier à Bruxelles son com- mandant. “Au 2 décembre, nous avons secouru plus de

5 700 migrants”, a indiqué le vice-amiral Enrico Credendino, commandant de l'opé- ration EUNavfor MED, rebaptisée fin sep-

tembre Sophia, du nom d'une fillette née après le sauvetage d'une embarcation en perdi- tion. “Notre action a contribué à l'arrestation de 43 passeurs présumés, et nous avons em- pêché 46 bateaux de pouvoir être réutilisés par les passeurs”, grâce à des saisies réalisées lors des “huit dernières semaines”, a indiqué M. Credendino. L'opération Sophia, lancée en juin et à laquelle contribuent 22 pays de l'UE, était dans un pre- mier temps cantonnée à des missions de sur-

veillance des réseaux opérant depuis les côtes libyennes. Mais elle est passée début octobre

à une phase plus offensive, lui permettant d'ar-

raisonner les bateaux, de les fouiller et de les saisir. Les passeurs présumés repérés lors de ces opé- rations sont systématiquement remis aux au- torités italiennes. “Depuis le début de l'opéra- tion, nous avons observé une réduction du flux de migrants en provenance des côtes libyennes”,

a souligné le commandant de Sophia. Il a jugé

que cette réduction était liée à “l'effet dissua- sif” de l'opération Sophia, mais aussi à une plus grande efficacité des autorités égyptiennes dans leurs contrôles et à la dangerosité de la route migratoire maritime, par rapport à l'iti- néraire passant par les Balkans. Plus de 3 500 migrants sont morts ou portés disparus en Méditerranée en 2015, selon les chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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Actu-Alger

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

PLUSIEURS PROJETS LANCÉS

Sidi Moussa opère sa mue

n L’APC de Sidi Moussa a lancé

dernièrement une opération d’envergure qui consiste en la réfection des routes et l’aménagement des espaces verts. Une enveloppe financière a été dégagée à cet effet dont le montant avoisine les 2 milliards de centimes. Les travaux concernent le bitumage de la cité Zouaoui, et la rénovation du réseau d’assainissement. Outre ces deux projets, l’APC a aussi entamé la restauration de deux espaces verts dont les travaux sont à 50%. Il s’agit de celui de Hay Bouguerra pour un montant de 14 millions de dinars et un autre à la cité 300-Logements pour un montant de 8 millions de dinars. Par ailleurs, l’APC compte réaliser des aires de jeux pour enfants dans cinq quartiers urbains : il s’agit, entre autres, de Hay Bouguerra 1 et 2, Hay Ouled Allel 80-Logements Hay Nakib- Saâd et Hay 300-Logements OPGI.

N. Z.

DOUÉRA

L’APC lance une opération pour endiguer les oueds

n Les services de l’APC de Douéra

viennent de mettre au point un programme d’urgence pour faire face aux éventuelles inondations et débordements des oueds d’Ouled Mendil, Hadj Yakoub et Ouled Chebel. Selon nos sources, cette opération consiste à endiguer et nettoyer tous les oueds situés dans le territoire de Douéra. L’opération sera menée, dit-on, en collaboration avec les services de l’hydraulique de la subdivision de Draria.

N. Z.

AÏN TAYA

Les habitants de Si El-Haouès interpellent Abdelkader Zoukh

n Le quartier Si El-Haouès

semble être oublié par les autorités locales de Aïn Taya. Ce quartier qui a connu une importante extension urbanistique et un développement démographique impressionnant souffre du manque de développement local. Selon les témoignages des habitants de la cité Si El-Haouès, leur quartier souffre d’un déficit énorme en matière de développement local. Ils réclament la construction d’un CEM, d’un marché de proximité et une maison de jeunes. Il faut rappeler que le seul stade de proximité stade Bourahla qui existe dans ce quartier est dans un état lamentable et constitue un danger. Les habitants de Si El- Haouès interpellent pour la énième fois le wali d'Alger pour intervenir et relancer la machine de développement local de Aïn Taya.

N. Z.

MODERNISATION DU RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT DE LA CASBAH

Utopie ou réalité ?

Le moindre coup de marteau-piqueur aura des conséquences fâcheuses sur les douérate de La Casbah qui sont construites sur un terrain en gradins.

L’ assainis-

sement de

La Cas-

bah d’Al-

ger figure

en tête

Billel/Liberté
Billel/Liberté

L’une des priorités de Zoukh Abdelkader, wali d’Alger, est l’assainissement de La Casbah.

autant de prétention. Et pour cau- se, le moindre coup de marteau-pi- queur aura des conséquences fâ- cheuses sur les douérate d’à côté, nous dit-on. Pour ce qu’est de l’avis de l’exécutif municipal de La Cas- bah, le maire, Ibadioune Rachid, s’en tient, quant à lui, à la maintenance des avaloirs de la vieille médina qu’il a confiée, dit-il, à un opérateur privé et déplore l’air ahuri, le fait qu’il ne soit pas associé à la rénova- tion du réseau d’assainissement. Autre nouvelle : “La DHW d’Alger qui fait partie du comité ad hoc du conseil de pilotage issu de compé- tences pluridisciplinaires du minis- tère de la Culture et de la wilaya d’Al- ger, a élaboré une étude pour réadap- ter l’ancien réseau de collecte du boulevard Ourida-Meddad ainsi qu’à proximité des arcades de la rue Mohamed-Bouzrina (ex-rue de la Lyre) et Ketchaoua. Donc et de ce qui précède, la modernisation du ré- seau d’assainissement de La Casbah ne se limite en réalité qu’aux réseaux principaux situés à la périphérie de La Casbah”, a déclaré un ingénieur en génie civil très au fait de ce qui se fait dans les secteurs sauvegardés, du

temps où la Cellule de gestion urbai- ne veillait sur La Casbah. De la sor- te, s’il est admis que le projet soit possible dans le mode extra-muros de Dar Soltane (la citadelle d’Alger) et sur toute la délimitation de La Casbah, en revanche, cela ne peut se faire en intra-muros. C’est aussi l’avis de l’écrivain et chercheur en patrimoine, M. Benmeddour Moha- med qui a déclaré : “Cela est dû es- sentiellement aux inégalités du relief des lieux. Le réseau d’avaloirs et des rigoles de La Casbah d’Alger, qui date de l’époque berbère des Béni Mez- ghenna a de tout temps été préservé, du fait que la mécanique des fluides s’égouttait si bien grâce à l’idéale po- sition de La Casbah située au flanc d’une montagne qui n’est autre que le mont de Bouzaréah, d’où sa posi- tion inclinée vers la porte de Bab Az- zoun. À cela, s’ajoutent les douéra- te de La Casbah qui sont construites sur un terrain en gradins, qui facili- tait les écoulements des eaux usées vers la muraille d’Alger de l’époque et qui descendaient par la porte de Bab-Azzoun. D’ailleurs l’iconogra- phie de l’époque illustre ce pont-levis, où s’écoulaient les eaux dans des ré-

serves d’une profondeur de 6 et 8 mètres par endroits et parfois jusqu’à 11 mètres de profondeur pour se je- ter à la mer. Il est vrai qu’en surfa- ce, l’eau est canalisée jusqu’au jour d’aujourd’hui, mais seulement en surface, d’où l’impossibilité d’envisa- ger un tel projet en raison des mul- tiples labyrinthes, de puits, de nappes et de djebs qui se trouvent ensevelis”. Outre les travaux d’embellissement du bâti, l’assainissement de la mé- dina d’Alger devait s’ajouter à l’étu- de d’évaluation, qui, à l’heure où nous mettons sous presse, doit-être finalisée puisque la maîtrise d’œuvre date de 2012, soit à l’époque de M me la ministre Khalida Toumi qui déclara : “Cette étude est destinée ex- clusivement aux seuls travaux qui doivent être opérés sur les réseaux d’évacuation des eaux, étant donné que les infiltrations des eaux, de pluie et autres liquides chargés, constituent l’autre tragédie cachée de La Casbah d’Alger. Au demeurant, l’urgence d’une refonte de l’ensemble des réseaux d’assainissement est d’autant requise, afin de mettre un terme à ce sujet”.

LOUHAL N.

La Casbah a aussi ses “IMR”

n Adopté sous forme de loi au mois de mars de l’an 2012 et fort d'une enveloppe budgétaire de 90 milliards de DA, l’ébauche intitulée “Plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de La Casbah d'Alger” se veut une feuille de route aux fins d’asseoir une organisation scientifique des chantiers de mise en

valeur de la séculaire médina, où on inventorie 554 douérate détériorées ainsi qu’un total de 188 bâtisses traditionnelles toutes délabrées et semblables aux “IMR” de Sidi M’hamed et Belouizdad. Du reste, et eu égard à l’esquisse retenue “aucune transformation ne devait être tolérée par l’Office de gestion et

d’exploitation des biens culturels (Ogebc) sis Dar El Aziza, ni par l’avoisinante Agence nationale des secteurs sauvegardés (ANSS), hébergée à Dar El-Qadi, houma (quartier) de Zoudj Aïoune à la Basse- Casbah. Mieux, les constructions récentes et illicites devaient être démolies”. Seulement, ce n’est pas du tout le cas,

puisqu’on se croirait dans les hideux taudis de Semmar ou de Khraïcia depuis qu’il y a eu le rajout d’affreux blockhaus en béton armé en contrebas de la séculaire mosquée de Sidi-Ramdane à la Haute-Casbah.

L. N.

des priorités de la wilaya d’Alger ! C’est ce qui ressort de l’entretien qu’avait ac- cordé la wali d’Alger, Ab- delkader Zoukh, à notre journal dans son édition du 24 novembre : “Nous al- lons bientôt lancer l’opéra- tion de rénovation du ré- seau d’assainissement de la vieille cité d’Alger ; les appels d’offres sont déjà lancés. Pour nous la priorité, c’est de réhabiliter le réseau dans sa totalité. Espérons qu’on aura une entreprise capable de réussir l’opération.” Pour ne pas les dire dubitatifs, les

Casbadjis sont d’autant perplexes ! Alors, et pour en savoir un peu plus sur la faisabilité de la chose, osons une question à l’architecte Bouhired Houria : “Certes, elle est réellement planifiée, l’ébauche inhérente au re-

nouvellement ou plutôt la modernisation du réseau d’assainissement de La Cas- bah. C’est le wali d’Alger qui m’a confirmé l’esquisse hy- draulique. Depuis, j’ai différé l’action de purifier les puits d’une soixantai- ne de douérate élues au patrimoine des bâtisses traditionnelles les mieux entretenues suite au concours qu’avait organisé notre association Sauvons La Casbah d’Alger au mois

de novembre 2014. Les fouilles sont projetées à la périphérie de La Cas- bah, en même temps du côté de la Haute-Casbah, notamment à Bab Ejdid (boulevard de la Victoire, Ha- had-Abderrezak (ex-Verdun), à Ou- rida-Meddad à Soustara. Du reste, les fouilles se poursuivront rampe Louni-Arezki (ex-Rampe Vallée) et rue Arbadji-Abderrahmane à Dja-

mâa-Lihoud et pour finir rue de Bab-El Oued dans la Basse-Casbah. D’ailleurs, c’est l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (Ogebc) qui pilote l’opération aux cô- tés d’autres partenaires contrac- tants, dont la direction de l’hydrau- lique de la wilaya d’Alger”. Seule- ment, les îlots en bordure de la Casbah ne reflètent pas l’abrupte configuration d’un terrain à l’aspect d’un amphithéâtre triangulaire, tel- lement la similitude est évidente. En effet, l’ébauche ne souffle mot sur ce qui se projette au cœur même de l’antique cité des Béni Mezghenna et les dédales des venelles de la Haute-Casbah qui descendent de la rue des frères-Racim (ex-rue du Chameau) jusqu’à Djamâa Lihoud en battant le pavé de la fontaine Bir Djebah ainsi que celle de Sidi M’ha- med Chérif pour aboutir à Sidi Bouguedour. C’est dire que ouled El-Casbah ne demandent qu’à voir

et juger sur pièce, particulièrement aux alentours des pâtés de maisons contigus à Djamâa Safir et aux Houanet Si-Abdellah, où la physio- nomie du terrain ne se prête pas à

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’Algérie profonde

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FORMATION DÉLOCALISÉE À TAMANRASSET

Le ministère de la Solidarité capitalise ses ressources humaines

Une dizaine de cadres des établissements spécialisés des wilayas de Tamanrasset et d’Illizi ont participé à la session de formation délocalisée, organisée du 29 novembre au 2 décembre à l’École des enfants handicapés auditifs (EEHA) de Tamanrasset.

Archives / Liberté
Archives / Liberté

E ncadrés par des inspecteurs spé- cialistes en la matière, les stagiaires ont reçu les connaissances néces- saires pour l’élaboration d’un pro- jet institutionnel et la mise à profit des outils de travail à travers une

méthodologie basée sur l’adaptation des moyens de chaque établissement aux besoins expri- més, en exploitant les données collectées suivant les spécificités de la population de prise en char- ge. “Le projet d’établissement relève d’une dé- marche prospective permettant ainsi d’entrevoir et d’identifier les directions à prendre afin de dy- namiser l’institution et ses différentes ressources”, a expliqué Krimo Zermani, formateur. Insistant sur l’importance de la coordination, la planifi- cation et la sensibilisation des équipes au pro- jet à concevoir, M. Zermani, inspecteur tech- nicopédagogique de profession, a focalisé sur la

Les stagiaires ont été supervisés par des spécialistes inspecteurs durant toute la formation.

perspective de renforcer la culture interne dans les établissements pour rapprocher les acteurs, dont les administrateurs, les salariés et les pen- sionnaires, intervenant dans le cadre d’un par- tenariat durable et organisationnel. Pour sa part, Ramdane Moussouni, inspecteur technicopédagogique, s’est penché sur la qua- lité de prise en charge dans un établissement spé- cialisé et l’analyse des pratiques professionnelles qui s'appuient sur l’approche participative et opé- rationnelle des partenaires et sur les pro- grammes devant être évalués en fonction des échéanciers conclus dans la convention relati- ve au projet. Ce dernier devrait décrire, en pre- mier lieu, l’établissement concerné avant de pas- ser à la définition de sa mission, ses moyens et ses objectifs. Il convient de noter que le pro- gramme des formations délocalisées continues, mis sur pied par la direction de la conception,

du suivi et de prise en charge institutionnelle et des ressources pédagogiques du ministère de la Solidarité nationale, s’inscrit dans le cadre du rapprochement et de l’accompagnement des per- sonnels exerçant dans les 350 établissements spé- cialisés. L’intervention précoce, l’autisme, le jeu, la psychopathologie de la personne âgée, la po- litique institutionnelle des psychologues et le projet d’établissement sont autant de thèmes qui seront abordés durant les cycles de formation prévus à raison de deux sessions par mois, ap- prend-on des deux encadreurs, qui ont précisé que “les thèmes traités sont préalablement confiés aux formateurs suivant leur profil et leur spé- cialité, en fonction du calendrier élaboré par le ministère qui met le paquet pour faire aboutir cet- te stratégie visant à perfectionner et à mettre à niveau ses professionnels”.

RABAH KARECHE

JOURNÉE MONDIALE DES PERSONNES HANDICAPÉES

La DAS de Bouira se distingue

n À l’initiative de la Direction de l’action sociale (DAS) de Bouira, la Journée mondiale des personnes handicapées, coïncidant avec le 3 décembre de chaque année, sera célébrée comme il se doit cette année. Selon les responsables de cette direction, une grande opération de distribution d’appareillages adaptés aux personnes à mobilité réduite a été lancée samedi dernier et devra s’étaler jusqu’à la fin de cette année. En collaboration avec les associations caritatives et les services municipaux, la DAS compte distribuer dans une première phase 28 tricycles, 52 fauteuils roulants, 12 matelas anti- escarre, des béquilles et des cannes. Tout ceci, indiquent les mêmes services, pour un montant de 3 millions de DA prélevés sur le budget de la wilaya. La seconde phase, pour un budget de 5 millions de DA issus du fonds de solidarité, sera dédiée à d’autres actions. Il faut dire que la DAS de Bouira, M me Harkat, a été vivement encouragée par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, M me Mounia Meslem, lors de sa dernière visite à Bouira. En effet, depuis 2014, le secteur de l’action sociale à Bouira a connu un élan certain puisque des démarches ont été entreprises pour la création d'espaces socio-économiques, de loisirs et de détentes, adaptés aux handicapés, les plus jeunes notamment.

R. B.

DRAÂ EL-MIZAN (TIZI OUZOU)

Le point de vente de l'ex-Sempac rouvre ses portes

L e magasin de l’ex-Sempac (Eriad) de Draâ El-Mizan, réhabilité, a rouvert ses portes au début du mois pour

vendre des produits de meunerie et des lé- gumes secs. Ce hangar, fermé durant des années, avait rouvert ses portes à la mi-août 2013 dans la foulée des décisions du gou- vernement d'organiser des espaces pour la vente des produits locaux, mais il a été re- fermé après cette opération. Certains consommateurs ont compris que le point de vente a été fermé en raison de sa faible rentabilité. “Nous ne sommes plus à l'époque où il fallait attendre des heures pour se faire servir. Maintenant, nous avons l'embarras du choix. Il y a des produits en abondance et de meilleure qualité. D'ailleurs, peu de personnes sont attirées par ce magasin”, nous dira un riverain. Et d'ajouter : “Ce n'est plus aussi l'époque où

il fallait faire une intervention pour ache- ter un sac de semoule.” Sur les lieux, il nous a été donné de relever que tous les produits exposés sont de fabrication Eriad. “Nous présentons des produits de bonne qualité à des prix attractifs. En somme, ils sont ven- dus au prix d'usine et ils font de la concur- rence même aux produits importés”, nous répondra le responsable du point de ven- te, économiste de formation. Pour lui, il est temps aussi de déployer des efforts considérables pour résister à la concurrence des produits des autres fa- bricants. Nous devrons non seulement maintenir ces prix, mais aussi réfléchir au moyen de rendre à cet espace sa vocation.” Pour le moment, cet espace commercial donne de l'emploi à trois jeunes en atten- dant peut-être d'en recruter d'autres.

O. GHILÈS

dant peut-être d'en recruter d'autres. O. GHILÈS BRÈVES du Centre VOL ET TRAFIC DE VÉHICULES À

BRÈVES du Centre

VOL ET TRAFIC DE VÉHICULES À BOUZEGUÈNE ET AKBOU

Ils louaient des voitures pour les… revendre !

n Suite à des plaintes déposées par des

gérants d’agences de location de voitures contre un individu qui louait des véhicules sans les restituer, les services de la Sûreté de daïra de Bouzeguène, dans la wilaya de Tizi Ouzou, ont déclenché une enquête qui a permis l’identification et l’arrestation de l’auteur qui réside à Bouzeguène. Le mis en cause a avoué qu’il utilisait de faux documents pour revendre aisément les véhicules loués à un receleur, un repris de justice, résidant à Ouzellaguen (wilaya de Béjaïa) qui a été arrêté à son tour alors que son complice, demeurant à Akbou, est activement recherché. Présentés au parquet d’Azazga, la semaine écoulée, pour association de malfaiteurs, falsification de documents administratifs, faux et usage de faux, et abus de confiance, les deux accusés ont été mis en détention préventive.

M. H.

MÉDÉA

598 foyers raccordés au réseau de gaz naturel

n Pas moins de 598 foyers ont été

raccordés, mardi, au réseau de gaz naturel. Une opération menée dans le cadre de l’élargissement de la couverture en énergie gazière aux communes encore non desservies. C’était autour des populations des agglomérations de Seghouane qui compte 462 foyers et d’Ouled Maâref avec 136 foyers de bénéficier de la mise en service de leur réseau de gaz naturel. Les habitants des deux agglomérations, qui viennent ainsi de disposer de l’énergie gazière et des avantages de confort qui lui sont liés, ne connaîtront désormais plus les aléas d’approvisionnement en gaz butane et des affres du froid glacial de l’hiver. Le taux de couverture en gaz naturel, qui a déjà touché 34 communes sur 64, a dépassé 50%, et il devra augmenter dans les prochains mois par la poursuite du programme de densification mis en œuvre au profit de toutes les communes situées à l’est du chef-lieu de wilaya.

M. EL BEY

LES SERVICES DE LA DEM RASSURENT

La bonbonne de gaz ne manquera pas à Bouira

n La plus grande hantise des

populations rurales, qui ne sont pas encore raccordées au gaz naturel, c’est bien la pénurie de bonbonnes de gaz. Ces bonbonnes ne devraient pas manquer cet hiver, selon les services de la direction des énergies et des mines (DEM) de Bouira. En effet, la production de gaz butane au niveau de Bouira, laquelle s’effectue via deux unités d’enfûtages, une dans la commune de Chorfa et une autre à Oued El Bardi, est jugée “largement suffisante’’, afin d’approvisionner toute la wilaya. Pour ce qui est de la première unité, elle produit 8 000 bonbonnes de gaz/jour, avec un rythme normal de deux équipes. S’agissant de son potentiel de stockage, les responsables des énergies et des mines, à l’échelle de la wilaya, indiquent qu’elle peut contenir jusqu’à 100 tonnes de GPL. Concernant la destination des bonbonnes de butane produites par

cette unité, elles couvrent essentiellement les 6 communes, qui ne sont pas encore raccordées au gaz naturel, à savoir Boukram, Zbarbar, Maâlla, Ouled Rached, Souk Lakhmis et El-Mokrani. À propos de celle d’Oued El- Bardi, laquelle produit 16 000 bonbonnes par jour, avec une capacité de stockage de 10 000 tonnes de GPL, les mêmes sources indiquent qu’elle dispose d’une grande capacité de production et de stockage.

R. B.

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’Algérie profonde

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LE P r DJELLAOUDJI, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES CARDIOLOGUES DE SÉTIF

“L'hypertension school pour une meilleure prise en charge des hypertendus

Le P r Djellaoudji a tiré la sonnette d’alarme quant à la nécessité de la bonne prise en char- ge de la HTA qui constitue un véritable problème de santé publique, car il touche un tiers de la population en Algérie.

L' école de forma- tion paramédi- cale de Sétif abrite depuis hier la deuxiè- me session de

formation en cardiologie orga-

nisée par l'association des car- diologues de Sétif au profit de

66 médecins généralistes des

différents établissements de santé publics et privés de la wilaya. Pas moins de 13 profes- seurs et spécialistes en cardio- logie, néphrologie, neurologie et en chirurgie vasculaire ont été conviés par le bureau de l'association pour encadrer leurs collègues généralistes. Les communicants qui ont pris part à la nouvelle version du cours de cardiologie initié par le P r Djellaoudji ont fait de cette formation un espace d’interac- tion et d’échange d’informa- tions dans le cadre de la forma- tion continue. Selon le P r Djellaoudji, président de l’as- sociation des cardiologues et chef du service de cardiologie du CHU Saâdna-Abdennour de Sétif, près 35% de la popula- tion souffre d'hypertension. “À Sétif, on compte moins de 30 cardiologues, ces derniers ne peuvent pas prendre en charge tous les hypertendus de la wilaya et des wilayas limi- trophes. C'est pour cela que

nous avons pensé à associer les médecins généralistes exerçant dans le public et le privé pour les former davantage en cardiolo- gie”, dira notre interlocuteur. Et d'ajouter: “Nos confrères généralistes qui bénéficieront d'une formation de base pour- ront ainsi combler le manque en matière de prise en charge des malades souffrant de cette pathologie. Dans les services de cardiologie, on s’occupera beau- coup plus des malades souffrant de maladies dues aux complica- tions de l’hypertension. Cette dynamique entre dans le cadre de la rationalisation des soins”. Il est à noter que les interven- tions des différents communi- cants ont été basées sur le côté pratique, notamment la régula- tion de la pression artérielle et la physiopathologie de la HTA, la prise en charge de la HTA en 2015, la mise en place des diffé- rents traitements médicamen- teux, l’approche non pharma- cologique dans la prise en char- ge de la HTA, la HTA et la grossesse, la HTA et la contra- ception, la HTA du diabétique, la HTA et les reins, et autres sujets d’actualité. Par ailleurs, le Pr Djellaoudji a tiré la sonnette d’alarme quant à la nécessité de la bonne prise en charge de la HTA qui constitue un véritable problè-

D. R.
D. R.

Avec un peu moins de 30 cardiologues, la wilaya de Sétif ne peut faire face au nombre important d’hypertendus.

me de santé publique, car il touche un tiers de la population en Algérie. “L'objectif est d'abord de rétablir la relation entre le médecin généraliste et le malade qui doit être basée sur la confiance. Cette dernière n'est possible qu'avec une formation de qualité. Par ailleurs, nous œuvrerons à éviter les complica- tions de cette maladie qui sont souvent la première cause des

pathologies cardiaques et la mort”, explique-t-il. Et de conclure : “Pour cette session, la deuxième après celle du mois de juin, nous avons enregistré un grand nombre de demandes. Malheureusement, nous n'avons pas pu toutes les satis- faire car la nature de la forma- tion nécessite un nombre limité de participants.”

F. SENOUSSAOUI

SOUK AHRAS

La police dresse son bilan

S elon le bilan mensuel du mois de novembre, des activités de la police judiciaire de la wilaya de Souk Ahras, il

ressort que le nombre des affaires traitées

s'élève à 327 impliquant 223 personnes dont

207 hommes, 9 femmes et 7 mineurs. Parmi

le nombre cité 25 ont été placées sous man- dat de dépôt, 174 ont bénéficié de citation directe alors que 4 ont été placées sous contrôle judiciaire. Les affaires traitées ont concerné les délits contre les biens avec 114 affaires, 125 affaires de délits contre les per- sonnes et 65 affaires relatives à des délits

divers. Comparativement au mois de novembre 2014, on enregistre une baisse sensible dans le domaine des affaires judi- ciaires (-11affaires). Par ailleurs, les inter- ventions sur la voie publique se sont soldées par l'établissement de 918 amendes. La sec- tion de la sécurité routière a, quant à elle , enregistré 12 accidents ayant fait 1 mort et 15 blessés. Ces accidents ont été provoqués pour la plupart d'entre eux par le non-res- pect du code de la route. Là aussi il y a lieu de signaler une grande baisse puisqu'en 2014, 26 accidents ont été enregistrés. La

brigade de la police de l'urbanisme et de la protection de l'environnement a, de son côté, traité 64 affaires dont 24 liées aux constructions illicites, ce qui a nécessité la démolition de 19 d'entre elles. La baisse enregistrée dans le traitement des affaires est due essentiellement à la stratégie mise en place par les différents services de la Sûreté de wilaya de Souk Ahras, grâce aux déploie- ments judicieux des éléments de la police, ainsi que la disponibilité et l'intervention rapide pour éviter le pire dans certains cas.

HOCINE FARROUKI

TÉBESSA

Les travaux du viaduc causent d’interminables bouchons

n Les travaux lancés sur le viaduc situé sur la route de Constantine, il y a plus d’une année, causent un interminable bouchon quotidien. En effet, la circulation réduite sur une voie dans les deux sens provoquent d'importants ralentissements sur cet axe très fréquenté, au grand dam des automobilistes. Un taxieur qui fréquente ce chemin chaque jour lança : “C’est une honte non seulement pour l’entreprise chargée des travaux mais aussi pour toute la wilaya, comment un simple viaduc qui consomme déjà plus de 18 mois et les travaux sont toujours en cours ?” À signaler que ces travaux sont devenus le cauchemar pour tous, automobilistes, transporteurs et étudiants, notamment pendant les heures de pointe.

RACHID G.

130 foyers raccordés au réseau de gaz naturel à Oued El-Fodha

n Pas moins de 130 foyers ont été accordés au réseau du gaz naturel a Ain El Fodha relevant de la wilaya de Tébessa dans une ambiance indescriptible en présence du wali et les directeurs respectivement des mines et de Sonelgaz. Les 106 foyers restants seront, quant à eux, raccordés avant le 11 décembre prochain, a-t-indiqué. Cette opération a coûté une enveloppe de 460 259 196,24 DA étendue sur un réseau de 15,11 km. Ces nouveaux branchements vont offrir certainement aux bénéficiaires un meilleur cadre de vie et de passer un hiver loin des tracasseries liées à la recherche et l’utilisation de la bouteille de gaz butane et du bois de chauffage.

RACHID G.

bouteille de gaz butane et du bois de chauffage. RACHID G. BRÈVES de l’Est MILA Un

BRÈVES de l’Est

MILA

Un stade en gazon synthétique à Tassadane

n La commune rurale de Tassadane, à l’ouest

de Mila, vient d’être dotée d’un stade de proximité revêtu de gazon synthétique. L’espace a été mis en service ce mardi, lors de la visite du wali dans la région. La réalisation de ce stade a nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière de 8 milliards de dinars, selon le directeur de la jeunesse et des sports, qui précise que cette réalisation entre dans le cadre de la politique du secteur visant “à renforcer le réseau des structures sportives et juvénile à travers la wilaya”. Dans ce sens, le DJS révèle que la wilaya de Mila a bénéficié d’un ensemble de 31 stades de proximité de même type, dont 19 ont été achevés et remis au secteur et le reste est en projet. Ces stades, qui remplacent avantageusement les anciens terrains Mateco, seront gérés par des associations sportives activant localement, comme c’est le cas de celui ouvert à Tassadane, qui a été confié à une association sportive locale. Le wali a appelé les responsables du secteur à faire en sorte que ces espaces soient généralisés au plus vite sur l’ensemble des communes et les régions enclavées de la wilaya.

KAMEL B.

KHENCHELA

544 logements attribués à Ouled Rechache

n Une liste de logements publics locatifs

composée de 544 bénéficiaires de la commune d’Ouled Rechache, 30 kilomètres à l’est de la ville de Khenchela, a été affichée, mardi dernier, sur le site officiel de la wilaya de Khenchela. Après l’opération de traitement des dossiers avec les textes et barèmes de classement en vigueur, et qui a duré plusieurs

mois, des dizaines de noms ont été écartés de la liste par la commission d’étude des dossiers car, selon cette dernière, ces demandeurs ne remplissent pas les conditions ouvrant droit à un logement social, selon une source locale. Toutefois, le chef de la daïra d’Ouled Rechache

a précisé que les noms des bénéficiaires ont été

classés par ordre de priorité, quant aux autres qui méritent un logement LPL et qui n’ont en pas bénéficié cette fois-ci, “ils devront patienter jusqu’à la prochaine attribution”. Notons que le nombre de demandes de logement de type LPL dépasse largement le quota offert par les responsables locaux.

M. ZAIM

MESKIANA (OUM EL-BOUAGHI)

Trois membres d'une même famille intoxiqués au gaz

n

Trois membres d'une même famille, âgés de

4,

40 et 42 ans, ont été victimes d'une

intoxication au gaz, mardi matin, à la cité des 190-Logements de Meskiana, située à 61 kilomètres à l’extrême est d’Oum El-Bouaghi, avons-nous appris de la cellule de communication de la Protection civile. Cette dernière, alertée, à dépêché une brigade pour porter secours aux aux victimes avant de les

Bouhafs de Meskiana, où

transporter à l'EPH

elles ont été prises en charge, selon la même source.

K. MESSAD

IL A HEURTÉ UNE VIELLE ÉPAVE

Naufrage d’un sardinier au large d’El-Battah (El-Tarf)

n Un sardinier de la flottille de pêche de

Annaba, dénommé Seif-Eddine, a fait naufrage, avant-hier aux environs de 18 heures, apprend- on auprès des gardes-côtes d’Annaba. Le sardinier en question, avec à son bord neuf membres d’équipage, a heurté une épave coulé, à environ un mile marin au large de la plage d’El-Battah, relevant de la wilaya d’El- Tarf, explique le commandant des gardes-côtes. L’alerte a été donnée par le patron du chalutier aux sauveteurs, qui ont dépêché sur les lieux deux semi-rigides et une vedette de sauvetage. Les 9 marins pêcheurs ont été sauvés in extremis au moment même où le sardinier a commencé à prendre l’eau, selon toujours la même source.

BADIS B.

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

L’Algérie profonde

11

LE MINISTRE DES TRANSPORTS À AÏN TÉMOUCHENT

Il est temps d’en finir avec les sociétés étrangères

“Dorénavant, je souhaite que la réalisation des lignes ferroviaires, quelle que soit la complexité des ouvrages, soit faite par des entreprises algériennes. Donc, à terme, je veux en finir avec les appels d’offres internationaux”, a ajouté le ministre des Transports.

C e que j’ai

constaté à Aïn

Témouchent

démontre que

l’entreprise

algérienne est

capable de réaliser des projets d’envergure”, a déclaré, mardi, Boudjemâa Talaï, ministre des Transports, lors de sa visite dans la wilaya de Aïn Témouchent. “Dorénavant, je souhaite que la réalisation des lignes ferroviaires, quelle que soit la complexité des ouvrages, soit faite par des entre- prises algériennes. Donc, à terme, je veux en finir avec les appels d’offres interna- tionaux”, a-t-il dit, précisant que les entreprises doivent travailler selon des standards mondiaux, aussi bien sur le plan de la quali- té, de la sécurité que sur celui de la ponctualité. Lors de son intervention à Béni Saf, à l’occasion de l’inaugura- tion de la nouvelle gare ferro- viaire de la cité minière, le ministre a évoqué le problème des voyageurs fraudeurs qui ne payent pas leurs billets. Il indiquera à ce propos que la SNTF est en train de renforcer son dispositif de sécurité pour réduire au moins le taux de fraude. À cette occasion, le ministre a annoncé la mise en place d’une nouvelle organisation dans la SNTF avec la mise en service d’un billet unique à partir de janvier 2016, valable sur tout le réseau ferroviaire national. Au sujet des passages non protégés à l’origine de nombreux acci- dents, il a évoqué le chiffre de

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

Boudjemâa Talaï, ministre des Transports, souhaite en finir avec les appels d’offres internationaux.

140 passages recensés actuelle- ment, en annonçant avoir donné des instructions à la SNTF et à l’Enasrif pour qu’ils soient gardés et protégés. Lors d’un point de presse animé à la bibliothèque Malek-Benabi, M. Talaï a révélé qu’il y aura une réorganisation des ports de pêche et du secteur maritime qui favorisera le fonctionne- ment de ces infrastructures por- tuaires. Au port de Béni Saf, le ministre n’a pas été tendre avec le res- ponsable de l’infrastructure por- tuaire qui compte un grand nombre de bateaux de pêche en réparation. Une des raisons qui

est derrière la cherté du poisson bleu surtout. Rappelons que lors de sa visite, le ministre a aussi

inauguré la nouvelle gare routiè- re de Aïn Témouchent.

M. LARADJ

Saisie de 223 g de cocaïne

Travaillant sur renseignements, les policiers d’El-Amria ont démantelé un réseau international de trafic de drogue et de psychotropes qui active sur l’axe Oran-Maghnia. L’interception d’un véhicule suspect à la sortie ouest de la localité, avec à son bord deux individus, a donné lieu à la découverte de 223 g de cocaïne et de 6000 comprimés d’ecstasy, plus connus sous le nom de dominos, sous forme de 6 boîtes.

M.

L.

Douze personnes asphyxiées

Lundi, vers 23h, un incendie s’est déclaré dans un appartement situé au troisième étage à la nouvelle ville Akid-Othmane de Aïn Témouchent. Douze personnes, dont un enfant de 4 ans, ont été asphyxiées en raison de la fumée qui a envahi la cage d’escalier.

M.

L.

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE À MASCARA

“Deux millions d’hectares pour assurer la sécurité alimentaire du pays”

En marge de sa visite de deux jours dans la wilaya de Mascara, Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de l’Agriculture, a inauguré le rendez-vous régional consacré à l’irrigation des terres agricoles qui se tient au palais des congrès de la wilaya. Lors de son intervention, le ministre a insisté sur “la nécessité de rentabiliser deux millions d’hectares de terre agricole, objectif fixé par le gouvernement. Si ce but est atteint avant 2019, nous pourrons avancer que nous avons assuré la sécurité alimentaire du pays. Mascara est une wilaya à vocation agricole, ce qui m’autorise à mettre l’accent sur la participation des fellahs de la région principalement avec la disponibilité des ressources hydriques”. Le ministre a en outre mis l’accent sur la nécessité d’introduire de nouvelles technologies dans le travail de la terre pour de meilleurs rendements. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue dans la commune de Mohammadia, où elle a visité une exploitation agricole spécialisée dans les cultures maraîchères, notamment les oranges, avant de regagner Zahana et visiter une autre exploitation agricole spécialisée dans l’élevage des bovins et la production de lait. Le ministre a également observé des haltes dans différentes communes de la wilaya.

A. BENMECHTA

TLEMCEN

La crise du carburant persiste

R emplir son réservoir d’essence à

Tlemcen est une gageure. Qu’il

vente ou qu’il pleuve, le phéno-

mène dure depuis des années. Malgré les saisies quasi quotidiennes de carbu- rant destiné à la contrebande, opérées par la Gendarmerie nationale et les Douanes, les stations-services implan- tées dans les localités de la wilaya sont prises d’assaut tous les jours de l’aube jusqu’à la tombée de la nuit. Et pour cause. Les trabendistes sont passés par là et ont déjà siphonné les réserves d’essence, de super et de gasoil. Au prix attractif qu’il est en Algérie (0,21 dollar le litre), les gains réalisés de l’autre côté de la frontière algéro- marocaine sont substantiels. Au Maroc, le litre d’essence coûte 1,01 dollar, ce qui représente un bénéfice net d’environ 100 DA par litre pour les trafiquants, si on prend en considéra- tion le taux de change parallèle. Quand ce sont des milliers de litres qui sont

transbordés par camions vers la fron- tière en empruntant souvent l’auto- route Est-Ouest, il est facile d’évaluer les bénéfices énormes cumulés par les contrebandiers de plus en plus nom- breux à s’investir dans ce créneau por- teur. Un seul voyage de Tlemcen vers Maghnia rapporte au trabendiste l’équivalent du salaire d’un ingénieur qui aura travaillé sur chantier deux mois dans des conditions souvent dif- ficiles. Même l’augmentation du car- burant envisagée par la loi des finances ne va pas infléchir l’élan fatal des contrebandiers qui privent ainsi les automobilistes de s’approvisionner sans contrainte dans les stations-ser- vices, étant obligés de faire le pied de grue durant plusieurs heures dans l’hy- pothétique espoir de se faire servir 500 DA de ce précieux liquide. C’est-à-dire l’équivalent d’énergie pour deux ou trois jours seulement.

B. ABDELMAJID

pour deux ou trois jours seulement. B. ABDELMAJID BRÈVES de l’Ouest TAKHEMARET (TIARET) Six mois de

BRÈVES de l’Ouest

TAKHEMARET (TIARET)

Six mois de prison avec sursis pour l’ex-maire

La justice a rendu son verdict final dans le procès intenté contre l’ex- maire de Takhemaret, à Tiaret, et deux autres élus. La peine de six mois de prison avec sursis a été prononcée par le tribunal de première instance avant d’être maintenue à l’issue du procès qui a eu lieu ce mardi après appel. Les trois personnes incriminés ont été estées en justice suite à une plainte déposée par un groupe de citoyens d’un douar relevant de cette commune. Ces derniers se sont ainsi manifestés après avoir été insultés par ceux-là même qu’ils avaient élus, au moment où ils voulaient exposer les problèmes de leur localité.

R. SALEM

ORAN

Six blessés sur le chantier de l’APW

Le nouveau siège en chantier de l’APW d’Oran a connu, ce mardi, vers les coups de 23h, l’effondrement total de la dalle du deuxième étage, causant six blessés à divers degrés de gravité. L’accident s’est produit sur le boulevard Millénium 2, à Bir el-Jir, provoquant l’effondrement de 100 m de la dalle qui a été coulée le jour même. Une enquête a été ouverte.

AYOUB A.

CHLEF

3,3 milliards de centimes pour Ouled Abbès

La commune de Ouled Abbès, au nord-est du chef-lieu de la wilaya de Chlef, vient de bénéficier de 3,3 milliards de centimes destinés à la réalisation de plusieurs projets inscrits dans le cadre de son développement. “Parmi les nombreux

projets que l’APC compte réaliser et qui interviennent dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie du citoyen, il y a lieu de citer, entre autres, l’aménagement urbain de l’ensemble des quartiers de la localité, la réfection des routes, la réalisation

de la deuxième tranche des conduites des eaux usées au douar El-Krachiche ainsi que l’éclairage public au centre de la ville et au boulevard Cherif Djoudi qui dépend du village de Ouled Bouali”, indiquent nos sources qui précisent que la commune de Ouled Abbès a fait, plusieurs fois, l’objet de visites de travail et d’inspection de la part des autorités locales de la wilaya, ce qui lui a permis de bénéficier de plusieurs projets dans différents secteurs.

AHMED CHENAOUI

SAÏDA

Deux dealers arrêtés

Agissant sur informations, les éléments de la 1re Sûreté urbaine de Saïda ont repéré un véhicule suspect avec à son bord trois personnes dont l'âge varie entre 24 et 31 ans. Lors de la fouille de la voiture, une épée et six barres de fer ont été découverts. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. Par ailleurs, Les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya ont arrêté, dimanche dernier, un dealer et son fournisseur pour vente de stupéfiants au niveau de la ville de Saïda. Les deux mis en cause étaient en possession de 26,2 grammes de kif traité.

F. ZAAF

12 Publicité Jeudi 3 décembre 2015 LIBERTE F.2042 F.2076

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F.2079

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Culture

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

MISE EN SCENE PAR HAMIDA AÏT EL HADJ

Grand succès pour la pièce “Massinissa et Sophonisbe” à Tizi Ouzou !

Après avoir sillonné plusieurs wilayas du pays, l’équipe de cette nouvelle production du TRTO a présenté enfin la pièce au public de Tizi Ouzou, mardi dernier, et se poursuit jusqu’à aujourd’hui, au Théâtre régional Kateb-Yacine.

C e fut avant-hier au Théâtre ré- gional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou et devant un nombreux public et des autorités locales qu’a été présenté le nouveau spectacle Massinissa et Sopho-

nisbe, mis-en-scène par Hamida Aït El Hadj,

du TRTO. Et ce, après avoir sillonné de nom- breuses wilayas du pays, dont Constantine où

il fut présenté dans le cadre de “Constantine,

capitale et de la culture arabe 2015’ avant d’at- terrir à Tizi-Ouzou pour effectuer ces jours-ci une nouvelle tournée à travers plusieurs loca- lités de Kabylie et d’autres régions du pays. Pour les réalisateurs de cette belle pièce, “cet- te version théâtrale de Massinissa vient s’inscrire d’une manière authentique dans l’histoire des plus anciennes villes du monde antique. Cirta, carrefour de la culture numide, Cirta citadelle des rois berbères qui se sont succédé, et chacun à sa manière, lui donna son cachet particulier. Cirta est incontestablement l’arène où se sont confrontés les plus grands rois agueliden, de la Numidie”. Dans cette pièce, il s’agit en effet de mettre en scène le parcours de deux rois

K. Tighilt / Liberté
K. Tighilt / Liberté

“connus pour leur esprit de vaillance, de courage et de témérité. Massinissa et Syphax, deux rois amazighs qui ont œuvré et qui ont mis toute leur stratégie et leur intelligence au service de la ré- unification de la Numidie”. Pour la metteur en scène, Hamida Aït El Hadj, “c’était très im- portant pour moi que cette pièce en kabyle soit

Une scène de la pièce théatrale “Massinissa et Sophonisbe”

jouée à Tizi Ouzou. Pour l’histoire en elle-même, notamment pour les Européens, Massinissa et Syphax se sont entretués pour Sophonisbe, alors que dans la réalité, les deux rois sont morts très vieux et je crois que ce n’est pas pour une femme qu’ils devaient s’entretuer”. “Par contre ce qui est important pour nous, cette Numidie

a toujours était une terre de convoitises. Elle a toujours été, non seulement envahie, mais on a tout fait pour que sa culture soit anéantie et dis- patchée à travers toute la Méditerranée”, a-t-elle souligné tout en affirmant son souhait de monter sur scène d’autres pièces qu’elle consa- crera à des figures marquantes de l’histoire ber- bère, à l’image de Jugurtha. Il est à signaler que Massinissa et Sophonisbe est un texte de Naï- ma Hassas et réécrit par un ciseleur du verbe, le poète Nordine Aït Slimane et Hamida Aït El Hadj. Quant aux rôles, ils ont été interprétés par de jeunes comédiens de Tizi Ouzou, en l’oc- currence Ali Hamdane Norddine (Massinis- sa), Aoudia Makhlouf (Spyhax), Selmani Ka- mel (Scipion), Salhi Tilelli (Sophonisbe), Sa- ber Farida (Massiva), Krim Nordine ( Akli et Lilius). Ces derniers ont donné le meilleur d’eux-mêmes sur scène pour assurer le grand succès du spectacle et susciter les applaudis- sements et l’admiration du public connaisseur du Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ou- zou où la pièce était encore programmée hier et aujourd’hui encore.

K. TIGHILT

MA RENCONTRE AVEC MOHAND TAZEROUT

Itinéraire d’un intellectuel algérien par Jacques Fournier

F idèle à ses habitudes de ren- contres et de partage, le centre d’études diocésain les Glycines

a organisé avant-hier un bel hom-

mage à un grand intellectuel algérien

au parcours riche mais inconnu

d’une grande majorité de citoyens,

à savoir Mohand Tazerout (1893,

Aghribs-1973 Tanger). Animée par Jacques Fournier qui a lui-même connu ce personnage dont il a épou-

sé la fille, cette rencontre a drainé un

panel intéressant de citoyens lamb- da, de membres de la famille Taze- rout ainsi que certaines figures connues du monde politique et cul- turel, dont Monseigneur Tessier, Saïd Sadi, Abdelaziz Rahabi, Fodhil Boumala, Djilali Sari, Slimane Be- naziez, Fouad Soufi… C’est dire l’intérêt et la curiosité d’en savoir un peu plus sur un nom qui a suscité bien des réactions et des susceptibi-

un nom qui a suscité bien des réactions et des susceptibi- lités par rapport à un

lités par rapport à un parcours certes atypique, mais qui semble pour le moins controversé et assez mysté-

rieux sur certaines zones d’ombre de sa vie. Jacques Fournier est né en Al- gérie de parents pieds-noirs du Constantinois, il fait des études à Oran, puis à Alger, avant de partir en France avec sa famille à l’âge de 17 ans. Il occupa par la suite plusieurs hautes fonctions au sein du gou- vernement français, dans de grandes entreprises publiques, pour ensuite s’investir dans diverses activités de coopération, entre autres en Euro- pe de l’Est et en Palestine. Il est l’au- teur de plusieurs ouvrages dont L’Algérie retrouvée 1929-2014 où il consacre tout un chapitre à cette illustre figure que fut Mohand Ta- zerout. Une rencontre enrichissan- te qui nous fit découvrir la vie et l’œuvre de cet intellectuel germa- niste, encyclopédiste, engagé à la fin de sa vie dans la cause algérienne, et quelques facettes de l’homme de

tous les jours que Jacques Fournier a eu l’opportunité de connaître en raison de leurs liens familiaux. Un exposé que le conférencier a jugé bon de décomposer en trois parties dis- tinctes : “L’enfance et la première formation en Algérie” ; “L’engage- ment dans la guerre 1914-1918” ; “L’intégration durable dans la société française par son mariage avec une institutrice vendéenne et l’exercice de son métier de professeur d’alle- mand” ; “L’œuvre considérable du germaniste, de l’encyclopédiste, de l’intellectuel qui va s’engager à la fin de sa vie dans le conflit algérien”. Un parcours en somme bien riche abor- dé par l’exposé détaillé donné par M. Fournier qui s’est basé sur ce qu’il connaît de l’homme, puis sur les re- cherches qu’il a effectuées par la sui- te et les documents qu’il a eu en sa possession, aidé en cela par un livre

publié aux éditions Bouchène écrit pas la défunte Nejma Abdelfettah- Lalmiet qui lui consacre une partie de son travail. Une évocation qui a le mérite de vouloir déterrer le pas- sé d’un intellectuel qui a boulever- sé son ère et quelque peu ébranlé son entourage “occidental” par sa vision mature et sa critique “civilisation- nelle”. Un intellectuel autour duquel on a construit le mythe de globe- trotter multilingue, sur lequel on a échafaudé des spéculations au gré des envies, mais dont il serait plus ju- dicieux, selon l’avis de beaucoup d’invités, de faire une étude objective et scientifique basée sur ses écrits ; toutefois, une question reste posée :

où est passée sa traduction du Coran vers le français remise en 1975 par M. et M me Fournier lors de leur sé- jour en Algérie…?

SAMIRA BENDRIS

AMIN ZAOUI ÉCRIVAIN …SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES… Citoyen ou croyant ?

AMIN ZAOUI

ÉCRIVAIN

…SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES…

…SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES…
Citoyen ou croyant ?

Citoyen ou croyant ?

C e ciel bleu, au-dessus des têtes des pauvres citoyens du monde arabo-musulman, est bourré de télévisions satellitaires. Des

femmes en décolleté, d’autres en hidjab, d’autres ne ressemblent ni aux premières ni aux deuxièmes. D’autres barbus en kamis. D’autres en costards ! Des télévisions qui n’arrêtent, 24h sur 24h, de cracher du poison religieux dans l’es- prit des jeunes en perte de repères et de cultu- re éclairée ! Toutes sortes de poisons religieux ex- trémistes. Hautement installées, ces stars télé- visuelles de la propagande religieuse ne cessent d’allumer les feux des haines entre les cultures, entre les religions, entre les peuples. Bien payés. Bien soignés, dans les hôpitaux des Koffars, l’Occident. Ces charlatans nourris au bi- beron du salafisme nous rappellent, par leurs dis- cours haineux, les propagandes médiatiques fascistes de la Deuxième Guerre mondiale. Des centaines de chaînes moyen-orientales financées et hébergées par les pays du Golfe, du matin au soir, critiquent la laïcité. Critiquent la liberté in-

dividuelle et collective. Proposent le paradis sur un plateau en or aux kamikazes et aux djiha- distes. Profitant de la laïcité et de droits de l’homme, des bluffeurs religieux installés en Oc- cident n’hésitent pas à demander l’ouverture des mosquées ambiguës. Et, selon leur réseau de tra- fic intellectuel, placent leurs imams salafistes pré- dicateurs à la tête de ces mosquées. Partout dans les pays laïques occidentaux, dans les villes di- rigées par des Koffars athées, par des femmes, par des homosexuels, on trouve des lieux pour pra- tiquer la religion musulmane, et tant mieux, pas toujours adaptés, mais ces prédicateurs salafistes ne toléreront jamais l’ouverture d’une église ou d’une synagogue, d’un petit espace, sur leurs ter- ritoires musulmans. Ils réclament le droit à la li- berté de mener la propagande, à leur guise, au profit d’un islam radical, mais si par hasard, ils découvrent une bible ou une Thora entre les mains d’un citoyen, ils crient à la condamnation à mort de ce dernier, cet apostat ! Ils se permet- tent de diffuser leurs prêches haineux, distribuent

leurs idées agressives, dans les quatre coins du monde et refusent le droit à leurs citoyens de connaître l’autre. La religion de l’autre. Ils sont ca- pables d’insulter, offenser, froisser, injurier sans gêne aucune les autres religions chrétienne ou juive, mais une fois leur religion est critiquée ils crient sur tous les toits : islamophobie !! Ils sont heureux dès qu'une personne embrasse leur religion, mais si quelqu’un de leur camp pense aller vers une autre religion, cela s’appelle renégat Mourtadoun ! Et le citoyen apostat est condam- né à mort ! Pour lutter contre cette culture de hai- ne religieuse, afin de venir en aide aux citoyens croyants arabo-musulmans, il est demandé aux décideurs éclairés d’agir afin arrêter ces chaînes de guerre sale. La guerre de la haine religieuse est plus féroce qu’une guerre nucléaire ! Pour mettre fin à cette guerre et à ces guerriers fa- natiques, il est demandé d’ouvrir la porte à el Ij- tihad la diligence, fermée il y a de cela dix siècles. Commençant d’abord par le nettoyage gé- néral dans notre patrimoine religieux musulman.

Tout ce que Daesh comme el Qaida pratiquent en actes de sauvagerie inimaginables est inspi- ré et justifié par des textes religieux : Hadith ou verset. Il faut le dire : ces Daeshiens sont en train d’appliquer strictement les préceptes du Pro- phètes relatées par quelques écrivains des Ha- diths. Il faut le dire, sans ambiguïté aucune, que l’islam par cet amas de Hadiths rajoutés, falsifiés, au fur et à mesure de l’accroissement de l’État is- lamique, ne pourra jamais combiner avec les temps modernes Beaucoup de Hadiths sont in- acceptables, incohérents, sont en déconnexion avec l’air du temps. En particulier ceux qui trai- tent la question du rapport à l’autre, vivre en- semble. Ceux qui évoquent la situation de la fem- me. Ceux qui révèlent la liberté individuelle. Tous ceux qui relèvent de la liberté religieuse. Nous sommes demandés de sortir de l’ère des pleurants. Nous sommes demandés de finir de jouer le rôle de la victime éternelle.

A.Z.

aminzaoui@yahoo.fr

D.R.

D.R. LIBERTE Jeudi 3 décembre 2015 Environnement 15 STABILISATION DU CLIMAT L’électricité nucléaire

LIBERTE

Jeudi 3 décembre 2015

Environnement

15

STABILISATION DU CLIMAT

L’électricité nucléaire fait- elle partie de la solution ?

À ce jour, trente pays disposent de centrales nucléaires. 438 réacteurs fonctionnent à travers le monde pour une puissance de 376 gigawatts (GW), dont 99 réacteurs aux États unis et 58 en France, selon les statistiques de 2013.

L e Groupe intergouver- nemental pour l’évolu- tion du climat (GIEC) a défini un “budget car- bone” des émissions de CO2 cumulées à ne pas

dépasser pour limiter le réchauffe- ment climatique moyen à 2° C à l’an 2100. Il évalue un total maximum (à ne pas dépasser) de 2 900 milliards

de tonnes de CO2 (eq) des émissions

à partir du début de l’ère préindus-

trielle jusqu’à 2050. Tenant compte des quantités déjà émises par le pas- sé, l’organisme de l’ONU estime

que nous avons déjà utilisé près des deux tiers de ce budget (1/3 les 40

dernières années !). C’est de là que

part le calcul du plafond des émis-

sions pouvant être émises sans re- mettre en cause l’objectif de rester

dans une hausse de température ne

dépassant pas ces 2° à la fin de ce

de température ne dépassant pas ces 2° à la fin de ce Pas moins de 438

Pas moins de 438 réacteurs nucléaires fonctionnent à travers le monde pour une puissance de 376 gigawatts (GW).

siècle.

climate.com), milite pour que les

tique tels que le Fonds vert pour le

moins de nucléaire et moins de CCS

contre les changements climatiques.

Quelle pourrait être la part de l’énergie nucléaire ? De quoi sera fait le mix énergétique mondial dans la perspective d’un ac-

cord sur le climat lors de cette CoP21 ? À coup sûr on retrouvera les principales sources plus ou moins matures aujourd’hui. En revanche

États aient notamment accès aux mécanismes de financement clima-

climat. Ce qui veut dire pour que les États qui le souhaitent pourront bé- néficier des aides du Fonds vert pour le climat pour des projets de production d’électricité à partir de l’atome en tant que mesure d’atté-

sur des centrales fossiles, la contri- bution solaire s’établi à 17% pour oc- cuper la troisième place dans le mix mondial après l’éolien et l’hydrau- lique. Dans ce scénario, la Chine sera largement en tête de la production d’électricité photovoltaïque, l’Afrique et le Proche-Orient en tête pour la production solaire thermodyna-

Au final, à moins de catastrophes im- prévisibles de type Fukushima ou via un ciblage terroriste, le mix énergé- tique mondial, notamment dans la production d’électricité, aura une part plus que significative en énergie nucléaire à l’horizon 2050. Les rai- sons sont multiples, le stade actuel de la technologie (état de l’art), une de-

leurs

proportions demeurent incer-

nuation des gaz à effet de serre

mique. Ensemble, ces deux familles

mande d’énergie très forte comme on

taines, cela dépondra de la nature de l’accord, des financements qu’il pré- voit et de leur mode d’exécution, du poids des lobbyings des différentes sources d’énergie disponibles, de la perception de la sécurité énergé- tique, en particuliers, des grandes puissances et des avancées futures des technologies dont le captage et la sé-

(GES). Par ailleurs, dans cette étude il est mentionné que “l’énergie nucléaire a permis, depuis 1971, d’éviter l’équi- valent de deux années d’émissions de CO2 au plan mondial, et d’ici 2040, ce sont quatre années supplémentaires d’émissions qui pourraient être évi- tées”. Ajoutant que seuls 8% des

technologiques prennent la premiè- re place dans le mix, en fait vers 2040. Dans ce scénario “vertueux”, les flux financiers et les transferts de tech- nologie vers le Sud sont considé- rables. En tout cas, les politiques et les experts savent que sans une ré- volution dans le renouvelable au sein même des pays du Sud, tout

l’a vu, la non maîtrise et la cherté des programmes d’efficacité énergétique et la sécurité énergétique de grands pays comme les USA, la France et la Chine qui a, pour sa part, program- mé déjà la construction de près d’une dizaine de centrales, prenant même des parts, à la veille de cette CoP21, dans le capital du leader

questration du carbone (CCS-Car-

1200

scénarios analysés par le GIEC

schéma pour contenir les émissions

mondial dans le domaine, le français

bon capture and storage) au niveau

se passent du nucléaire pour rester

de GES est vain.

Areva, c’est aussi le cas de l’Inde. En-

des centrales de production d’élec-

sous la barre des 2°C.

fin, et c’est un sujet que nous avons

tricité utilisant les énergies fossiles (le charbon plus particulièrement). À ce jour trente pays disposent de centrales nucléaires. Au total 438 ré- acteurs nucléaires fonctionnent à travers le monde pour une puissan- ce de 376 gigawatts (GW) ; à titre d’illustration de grandeur, la puis-

AIEA et AIE, une équation dif- ficile sans le nucléaire Pour sa part, l’Agence internationa-

le de l’énergie atomique (AIEA) es- time que la puissance installée (nu- cléaire) pourrait passer à 632 GW d’ici 2030 et plus que doubler d’ici

Sécurité énergétique, risques et hostilité de l’opi- nion publique Par contre l’AIE souligne les risques et les appréhensions comme la sé- curité, la gestion des déchets, les dangers liés à la prolifération et un une large opinion publique défavo-

eu l’occasion de traiter dans cette page, la sortie du nucléaire de l’Al- lemagne, si elle a donné un coup de fouet à l’innovation, elle n’a pas di- minué ses émissions de CO2 (ce n’était pas le but recherché). Elle a par contre accentué considérablement les

sance électrique installée en Algérie

2050

avec 964 GW, pendant que par-

rable. Sur ce dernier point, les ca-

inégalités dans l’accès à l’électricité et un recours massif au charbon.

est de 15,16 gigawatts en 2013. En

mi

les scénarios de l’Agence inter-

tastrophes de Tchernobyl et Fuku-

Il est tout de même utile de noter,

tête

du hit parade du nucléaire se

nationale de l’énergie (AIE) qui li-

shima restent vivaces. C’est d’ailleurs

avant de clore ce tour d’horizon, que

trouvent les États-Unis avec 99 ré-

mitent la hausse de la température à

la panoplie des arguments des orga-

le scénario vertueux (hi-Ren) n’aug-

acteurs et la France avec 58 (chiffres de 2013). Pour cette même année, le

la fin du siècle à moins de 2° certains tablent sur une part de nucléaire de

nisations écologistes qui estiment que le recours à l’électricité nucléaire

menterait que d’environ 1% le prix de l’électricité mondiale par rap-

mix

énergétique mondial dans la

17% en 2050. C’est le cas du scéna-

est “une fausse bonne solution”. Dans

port au scénario du laissez-faire

production d’électricité est alimen- té à 41% par le charbon, 22% le gaz, 5% le pétrole, 11% en nucléaire et

dit 2DS qui est en principe le

moins coûteux. Toujours est-il, l’AIE préconise - pour un scénario de

rio

dans les transports (2 e plus gros sec-

cette guerre de position, ces ONG montent au créneau à la veille de cet- te CoP21 ; elles viennent de sortir

(Busines as Usual – BaU), appelé 6DS et qui conduirait à un réchauffement de 6°C. Comme le répètent tous les

21%

en ENR (hydroélectrique, so-

moins de 2° - que l’électricité repré-

aussi un rapport (sortirdunucleai-

experts, agir coûte moins que ne pas

laire, éolien, géothermie, biomas- se…). Pour Nucluar for climate qui re- groupe la Société française d'énergie nucléaire (SFEN), l'American nuclear society (ANS), et l’European nu-

sente 25% en 2050 de notre mix éner- gétique contre 17% aujourd’hui pour remplacer les combustibles fossiles

teur émetteur de GES) et le tertiaire (bâtiments, habitations…). Dans

re.org). Elles ne réfutent pas totale- ment l’effet de moins de CO2 de cet- te technologie mais insistent sur les risques de prolifération, d’accidents majeurs avec une plus grande fré- quence, les risques liés aux événe-

agir, sans compter les bénéfices de minimiser les changements clima- tiques. L’AIE estime que “globale- ment et en comptant l’ensemble des actions liées à l’énergie (pas seulement l’électricité), décarboniser le système

clear

society (ENS) ainsi des indus-

son

dernier document Energy Tech-

ments climatiques extrêmes ou aux

énergétique mondial coûterait 44

triels

et des scientifiques, l’énergie nu-

nology Perspectives 2014, l’AIE es-

nouvelles menaces terroristes. Autre

000

milliards de dollars d’investisse-

cléaire fait partie de la solution pour

time que les scénarios à long terme

talon d’Achille de l’industrie nu-

ment d’ici 2050… mais économiserait

relever le défi du changement cli-

compatibles avec la stabilisation du

cléaire, l’absence d’une solution de

115

000 milliards de dollars de dé-

matique. Notons que le 5 e rapport du

changement climatique à 2°C mon-

stockage des déchets et les pro-

penses de combustibles, soit une éco-

GIEC reconnaît officiellement que l’énergie nucléaire est une énergie bas-carbone. Nucluar for climate, qui

trent qu’il faut une contribution so- laire entre 17% et 27%. Dans le scé- nario “haut-renouvelables” (hi-Ren),

blèmes liés au démantèlement des sites une fois qu’ils ne sont plus en ac- tivité. Pour ces ONG, le nucléaire ne

nomie nette de 71 000 milliards de dollars !”. Mais en l’absence d’une gouvernance mondiale, ce sont les

a

publié une étude au début du mois

qui

parvient au même niveau d’émis-

peut se poser comme une alternati-

politiques des États qui s’imposent à

de novembre dernier (nucluarfor-

sions de gaz à effet de serre mais avec

ve aux énergies fossiles dans la lutte

tous et donnent le tempo. R. S.

ÉCHOS

L’ALGÉRIE À LA COP21

Djoghlaf,Lamamra, Sellal… pour faire oublier l’absence de notre chef de l’État

n L’Algérien Ahmed Djoghlaf et

l’Américain Reifsnyder ont présidé le groupe des négociateurs pour la préparation d’un accord à la CoP21, c’est une information connue de tous les Algériens qui suivent les questions liées à la préparation de cette conférence. Ces deux personnalités ont été désignées par leurs pairs pour leur expérience et leur compétence. Voilà que Ramtane Lamamra, notre ministre des Affaires étrangères transforme ce choix d’experts en “l’Algérie a co- présidé avec les États-Unis, les négociations qui seront sanctionnées par un accord mondial qui sera soumis au vote à la fin du sommet de la COP21”. Notre diplomate, plus connu, jusque-là, pour son sérieux, sa pondération et sa probité, ajoute “que le Premier ministre Abdelmalek Sellal exposera les idées ‘innovantes’ de la position de l’Algérie, lors de ce sommet qui reste le plus important de l’histoire de l’humanité en matière de lutte contre les changements climatiques”. Difficile de souscrire à l’idée que notre pays dispose d’une clé dans un tel rendez-vous où les poids lourds de l’économie mondiale se disputent le leadership. Par contre, Ramtane Lamamra sait que nos partenaires retiendront de notre participation le fait que nous n’avons plus un ministère de l’Environnement de plein exercice et que nous l’avons supprimé à la veille de ce rendez-vous de Paris. D’autres retiendront aussi que contrairement à toutes les autres nations de la planète, notre pays n’est pas représenté par son chef de l’État à “ce sommet qui reste le plus important de l’histoire de l’humanité en matière de lutte contre les changements climatiques”.

R. S.

ÉNERGIE SOLAIRE

Cinquième Séminaire maghrébin sur la science et les technologies de séchage

n La faculté des sciences

appliquées de l’université Kasdi- Marbah de Ouargla a organisé du 22 au 24 novembre le cinquième Séminaire maghrébin sur la science et les technologies de séchage. La rencontre marquée par une forte participation tunisienne s’est penchée sur les techniques de séchage par le solaire. L’objet est de passer à une étape industrielle pour la conservation des récoltes d’autant que de nombreux fruits et légumes séchés sont très demandés par les consommateurs algériens. C’est le cas des abricots secs, du raisin sec, de la figue sèche … Le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), partie prenante de cette manifestation scientifique,

propose qu’un programme de distribution de séchoirs solaires (fabriqués avec une intégration de 100%) soient mis en place en faveur des agriculteurs. Ces séchoirs solaires peuvent être utilisés pour sécher les fruits, les légumes, les plantes médicinales et aromatiques ainsi que dans le séchage des déchets agricoles pour en faire des aliments de bétail et d’autres utilisations.

R. S.

16

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JH sérieux chauffeur titulaire permis de conduire léger et lourd cherche emploi dans le domaine à Alger. Tél. : 0550 38.95.54 ————————————— Conducteur de travaux bâti- ment TCE génie civil VRD niveau ingénieur 40 ans d’exp. cherche emploi ou sous-trai- tance, maçonnerie, assistance technique, métrés suivi de chantier jusqu’à 100 km de rayon Ouest d’Alger. Tél. : 0662 91 23 37 ————————————— JF licenciée en sciences éco- nomiques gestion d’entrepri- se expérience 3 ans assistante de direction, assistante com- merciale cherche emploi. Tél. : 0553 70 65 84 ————————————— JH 28 ans licence en droit + CAPA exp. un an dans le domaine maîtrise l’outil informatique et les langues étrangères cherche emploi. Tél. : 0790 10 12 86 ————————————— JH 22 ans étudiant bac + 3 futur licencié en science poli- tique cherche emploi (mi- temps), courtois, poli, ponc- tuel, étudie tte proposition. Tél. : 0551 61 82 13 ————————————— JF 25 ans, diplômée en finan- ce, 3 ans d’expérience, cherche emploi dans le domaine ou autre. Tél. : 0555 19 42 54 —————————————

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en comptabilité, cherche un emploi dans le domaine ou autre. Tél. : 0559 14 82 25 ————————————— JH 25 ans, diplômé en comp- tabilité, 4 ans d’expérience, cherche emploi dans le

domaine ou autre. Tél. : 0551 93 74 92 —————————————

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cherche emploi axe Réghaïa, Rouiba, DEB, BEK libre de suite. Tél. : 0559 018 045

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option comptabilité et TS en GRH plus de 6 ans d’exp. PC Compta paie CNAS cherche emploi. Tél. : 0551 23 35 35

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ritoire national.

PC Compta paie CNAS cherche emploi. Tél. : 0551 23 35 35 ————————————— ritoire national.

Liberté

18

Sport

Jeudi 3 décembre 2015

LIBERTE

ABDELKRIM MEDOUAR, DÉPUTÉ FLN ET PORTE-PAROLE DES CLUBS, À PROPOS DE L’ANNULATION DE L’AIDE DE L’ÉTAT

“Les pouvoirs publics ne peuvent pas annuler un décret par une simple note !”

L a réunion de la commission des clubs professionnels dégagée en marge de l’Agex de la FAF, com- posée de quatre présidents de club, en l’occurrence Hannachi (JSK), Hamar (ESS), Medouar

(ASO) et El-Morro (ASMO), tenue lundi à l’hôtel Hilton en présence de Nadir Bouzenad, SG de la FAF, et Réda Malek (CRB), a abou-

ti selon le porte-parole de ladite commission

à un accord qui consiste à saisir la LFP pour

intégrer au sein du conseil d’administration de

la LFP et lui donner une assise juridique afin

qu’elle puisse activer en toute légalité. “On veut

que notre démarche soit réglementaire sur

tous les plans, c’est la raison pour laquelle on

a décidé d’écrire à la LFP dès demain pour qu’el-

le mette à l’ordre du jour de la prochaine ré- union de son conseil d’administration notre commission qui sera agréée par la suite et peut, en outre, activer en toute légalité, dans la

transparence. À travers cette démarche, on veut insuffler une nouvelle dynamique au dos- sier du professionnalisme qui a enregistré un net recul depuis sa proclamation par l’État en 2010.

Il est temps de se mettre d’accord sur certains

points pour redynamiser notre action qui s’ins- crira dans le temps. Dès que ladite commission sera agréée, on demandera un bureau au niveau de la FAF ou de la LFP qui sera occupé d’une manière permanente par un de nos représen- tants afin qu’il puisse suivre de plus près l’avancement des actions qu’on entreprendra dans l’avenir. Ce sont là les deux axes priori- taires de notre démarche qui a été approuvée par le président de la FAF lors de la réunion qu’on a tenue à Sidi Moussa la semaine passée”, confie, à Liberté, Abdelkrim Medouar, porte- parole de cette commission. Concernant les re- vendications essentielles qu’ils vont soumettre aux pouvoirs publics via la FAF et la LFP, elles concernent principalement l’allègement de la fiscalité et le retour de l’aide de l’État. “Notre souci est de trouver une solution adéquate pour les salaires des joueurs. Je préfère ne pas utili- ser le mot plafonnement, on cherche une mé- thode qui ne va pas peser lourd sur le budgets des clubs professionnels en étroite concertation avec la FAF et la LFP, sans pour autant toucher aux lois relatives aux cotisations des joueurs. On veut l’uniformisation des déclarations fis-

joueurs. On veut l’uniformisation des déclarations fis- cales et parafiscales, car si on continue à coti-

cales et parafiscales, car si on continue à coti- ser de la même manière, tous les clubs vont mettre la clé sous le paillasson. On est en train d’étudier une formule idoine qui arrangera toutes les parties : clubs, Cnas et impôts. On est très conscient de ça. Il faut que les joueurs co- tisent, c’est inévitable, ce sont des citoyens au même titre que tout le monde. Nos propositions seront adoptées par le conseil d’administration de la LFP pour qu’elles aient une assise juridique dont l’application se fera d’une manière régle- mentaire”, explique notre interlocuteur. À pro-

pos de l’aide de l’État, Medouar ne mâche pas ses mots au sujet de son annulation. “L’État a décrété une aide aux clubs professionnels qui court jusqu’en 2018, cette aide a été voté par les deux chambres, APN et sénat. Malheureuse- ment, une note datée du 5 octobre 2015 éma- nant du ministre de l’Intérieur, destinée aux col- lectives locales et aux walis, les invite à cesser de verser l’aide aux clubs professionnels. C’est grave et très grave même ! On n’annule pas un décret par une note, il faut un autre décret pour annuler ce qui a été décidé par l’État et voté par

les représentants du peuple. Pis, même les clubs amateurs n’ont plus le droit de donner de l’argent aux clubs professionnels, faute de quoi ils seront poursuivis en justice. On veut dans ce cas-là nous asphyxier. Vous savez tous que le football est un phénomène social qui draine des milliers de jeunes, pourquoi prendre ces mesures qui ne riment à rien, si ce n’est tuer les clubs pro- fessionnels ? Quand le football va bien, tout va pour le mieux”, conclut le député FLN de la vil- le de Chlef. À noter que le projet de loi de fi- nances 2016 avait prévu la prolongation de la date butoir fixée par les pouvoirs publics pour l’exonération des clubs professionnels de football de l’IRG et de l’IBS jusqu’à 2020, alors que le délai avait été arrêté en 2010 à décembre 2015. “Sont exemptés de l’impôt sur le revenu global (IRG) ou de l’impôt sur le bénéfice des so- ciétés (IBS) ainsi que des droits d’enregistrement, à compter de la date de la publication de cet- te ordonnance au Journal officiel, et jusqu’au 31 décembre 2020, les produits et les plus-va- lues de cession des actions et parts sociales des clubs professionnels de football constitués en so- ciétés. Les bénéfices des clubs professionnels de football constitués en sociétés par actions sont également exonérés de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) à compter du 1 er janvier 2015 et ce jusqu’au 31 décembre 2020.” Les inspirateurs de cet amendement expliquent dans le même document que “dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de promotion du football national, les pouvoirs publics ont mobilisé des ressources financières importantes durant la pé- riode 2010-2013, notamment au titre de l’oc- troi de subventions aux clubs professionnels de football, lesquels ont été appelés à se réorgani- ser en entité professionnelle sous forme de so- ciétés par actions (SPA)”. Ainsi, pour favori- ser la constitution de ces sociétés et en vue d’in- citer les partenaires financiers et les investis- seurs à l’effet de contribuer à cette dé- marche au moyen d’apports en financement, l’article 30 de la loi de finances 2010 a prévu une exo- nération temporaire de l’IRG et de l’IBS, ain- si que des droits d’enregistrement sur les produits et les plus-values de cession des ac- tions et parts sociales des clubs professionnels de football constitués en sociétés par actions (SPA) et ce jusqu’au 31 décembre 2015.

RACHID ABBAD

I l semblerait bien que cette fois- ci, le départ de Jean-Michel Ca- valli vers sa Corse natale soit un

aller sans retour. Du moins, pas au Mouloudia d’Oran dont le président

a affirmé à ses proches “avoir pris l’ir- révocable décision de mettre fin aux fonctions du technicien français”. Même le préparateur physique Ar- mand Sène qui devait assurer le bon déroulement de la reprise des entraînements hier en fin d’après-

midi au stade Ahmed-Zabana ne de- vrait pas s’éterniser à El-Bahia. Jus- te le temps de récupérer ses affaires et de vider son logement pour em- boîter le pas à son mentor.La fin de mission de Jean-Michel Cavalli ne sera, toutefois, pas sans consé- quences pour le MCO. Outre le risque certain de provoquer la colè- re des supporters qui en ont fait leur chouchou et de casser la dynamique née du dernier succès face au NAHD, c’est aussi et surtout un

LE MCO ET BABA DANS LE PÉTRIN

Cavalli saisira la FIFA

énorme imbroglio juridico-financier auquel sera confrontée la direction de Belhadj Mohamed, dit Baba. Certainement mal informé par les propos de son entraîneur lors de son

dernier point de presse, le président mouloudéen croit, assez naïvement du reste, que l’ancien sélectionneur national se contentera d’un seul mois de salaire comme indemnité de départ.C’est du moins, ce que les proches conseillers de Baba, qui ne maîtrisent pas tous la langue de Molière, lui ont fait accroire.Or, tous ceux qui ont assisté à ladite conférence de presse à l’issue de la victoire face au Nasria, samedi en fin de journée, ont entendu les préci- sions de Cavalli à ce propos. “Si le président Baba veut mettre fin à mes fonctions, je suis toujours disposé à partir. Je ne réclamerai pas tout mon argent car j’ai toujours fait des cadeaux à ce club. Mais le père Noël est déjà passé une fois…” avait, ain-

si, affirmé le technicien corse avec une allusion on ne peut plus claire sur ses intentions “de partir pour zéro euro” que la direction a refu- sées. “Ils voulaient une réunion, je suis allé les voir pour leur dire les choses en face. Je voulais partir pour zéro euro, ils m’ont refusé ce droit. S’ils veulent désormais que je parte, qu’on me verse la totalité de mon contrat. Il y a des lois pour ça…”

avait-il, trois jours auparavant, aler- té son employeur. De France où il a appris que Baba ne cessait de “faire croire aux gens que c’est Cavalli qui

a manipulé les supporters en les in-

citant à l’insulter”, le dernier nom- mé a, du reste, très mal pris cette ac- cusation. Sa décision de quitter le MCO “à cause de ces agissements de

la direction” est, désormais, quasi dé-

finitive.En parallèle, Jean-Michel

Cavalli, fort d’un contrat qui court jusqu’au mois de juin 2016 et d’un dossier en béton armé, compte sai- sir la FIFA avant que son congé de

maladie d’une semaine n’expire. Le MCO de Baba risque fort de passer à la caisse pour honorer ses enga- gements financiers envers le tech- nicien français en sus d’une lourde

amende.