Vous êtes sur la page 1sur 26

ILS ÉTAIENT ENTASSÉS DANS DEUX EMBARCATIONS DE FORTUNE

23 harragas interpellés au large d’Annaba P.6

CAN U-23 : ALGÉRIE 0 - NIGERIA 0

Les Verts sur la voie royale de Rio P.17

PROJECTIONS DE “MEDITERRANEA” ET “HORS DU COMMUN” AU FAFM

Entre désillusion, amour et paranormal P.13

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

PRÉSENTATION DE L’ÉBAUCHE D'ACCORD

La première étape de la COP21 franchie P.9

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7095 DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

APRÈS LA SORTIE MÉDIATIQUE DU GÉNÉRAL TOUFIK Que fera Bouteflika ? P.2/3 Billel Zehani Archives/Liberté
APRÈS LA SORTIE MÉDIATIQUE DU GÉNÉRAL TOUFIK
Que fera Bouteflika ?
P.2/3
Billel Zehani Archives/Liberté
D. R.
Bouteflika ? P.2/3 Billel Zehani Archives/Liberté D. R. MOULOUD HAMROUCHE À BATNA Yahia Magha Archives/Liberté

MOULOUD HAMROUCHE À BATNA

Yahia Magha Archives/Liberté
Yahia Magha Archives/Liberté

“Le général Hassan mérite l’immunité” P.4

“Le général Hassan mérite l’immunité” P.4 EN SOULIGNANT LE CARACTÈRE ANTISOCIAL ET ANTINATIONAL DE LA

EN SOULIGNANT LE CARACTÈRE ANTISOCIAL ET ANTINATIONAL DE LA LOI DE FINANCES 2016

Talaie El-Hourriyet solidaire avec l’opposition parlementaire P.4

solidaire avec l’opposition parlementaire P.4 POINT DE PRESSE DU GROUPE DIT DES “19-4” “Les

POINT DE PRESSE DU GROUPE DIT DES “19-4”

“Les événements ont démontré que Bouteflika ne sait pas tout” P.4

Publicité

événements ont démontré que Bouteflika ne sait pas tout” P.4 Publicité ANEP N°355 443 Liberté du

ANEP N°355 443 Liberté du 06/12/2015

événements ont démontré que Bouteflika ne sait pas tout” P.4 Publicité ANEP N°355 443 Liberté du

2

L’actualité en question

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

LE GÉNÉRAL DE CORPS D’ARMÉE À LA RETRAITE MOHAMED MEDIÈNE EN A FAIT ALLUSION

Alerte sur une cabale

Au-delà de la lettre et de son timing, le général Toufik a parlé pour vraisemblablement alerter sur une cabale. En clair, il affirme que douter du patriotisme du général Hassan serait douter de lui-même, puisqu’il dit avoir été informé d’une manière régulière sur le déroulement de la fameuse opération.

D. R.
D. R.

Le général Toufik est sorti, avant-hier, de sa réserve pour soutenir le général Hassan.

L e général de corps d’armée à la retraite, Mohamed Mediène, parle mais pas seulement. Il alerte sur une “injustice”, puisqu’il s’agit, à ses yeux, de “laver

l’honneur” des hommes qui ont servi le pays avec “passion”. Et comme il se dit “consterné” par l’annonce du ver- dict prononcé par le tribunal militai- re d’Oran à l’encontre du général Hassan, l’ex-patron du DRS estime qu’il est de son “devoir” de faire connaître ses “appréciations” sur cet- te affaire. Une affaire, faut-il le relever, qui l’a fait sortir de sa réserve et de son silence légendaire. Au plus fort de ses vingt-cinq ans à la tête du puissant Dé- partement du renseignement et de la sécurité, l’homme au cigare n’a jamais jugé opportun de s’exprimer publique- ment. Pourtant le pays a traversé des périodes hautement sensibles, et bien des événements pouvaient le faire déroger à la règle et prononcer un mot. Même les attaques quasi simultanées du SG du FLN, Amar Saâdani, contre sa personne et le département dont il avait la charge jusqu’à récemment ne l’ont pas

fait réagir. C’est dire que la désormais

“historique” lettre de ce vendredi se veut une alerte sur un incident gravis- sime, voire une cabale contre un haut gradé et plusieurs fois décoré, qui agissait directement sous ses ordres. “Le général Hassan était le chef d’un service érigé par le décret agissant sous l’autorité de mon département. À ce titre, il était chargé d’une mission

prioritaire avec des prérogatives lui per- mettant de mener des opérations en re- lation avec les objectifs fixés. Les acti- vités de son service étaient suivies ré- gulièrement dans le cadre réglementai- re”, a-t-il d’abord précisé. Et comme pour mieux appuyer l’hy- pothèse d’un complot contre son ex- subordonné, le général Toufik enga- ge sa parole et sa responsabilité sur l’opération qui a valu l’accusation d’infraction aux consignes générales, à l’ex-chef du Scorat : “J’affirme qu’il

a traité ce dossier dans le respect des normes et en rendant compte aux mo- ments opportuns. Après les résultats

probants qui ont sanctionné la premiè-

re phase de l’opération, je l’ai félicité – lui et ses collaborateurs – et encoura-

gé à exploiter toutes les opportunités of-

fertes par ce succès. Il a géré ce dossier dans les règles, en respectant le code du travail et les spécificités qui exigent un enchaînement opérationnel vivement

recommandé dans le cas d’espèce.” Le message est on ne peut plus clair. À peine si l’ex-patron du DRS disait que douter de la “loyauté”, l’“honnêteté” et le “professionnalisme” du général Has- san serait douter de lui-même. Sa parole et sa responsabilité étant enga- gées, le général Toufik reconnaît que la condamnation à cinq ans de prison ferme de l’ex-chef de la lutte antiter- roriste “peut susciter” des “questionne- ments légitimes”. Allusion faite à la presse, puisqu’il a souligné que les “médias ont traité abondamment cet- te affaire en faisant preuve de beaucoup d’à-propos, malgré l’absence d’élé- ments d’appréciation officiels”. Mais “au-delà” de ces “questionne- ments légitimes”, le général de corps d’armée à la retraite, Mohamed Me- diène, estime qu’il y a d’abord “urgen- ce” à “réparer” ce qui a été qualifié par

plusieurs parties de “grave dérive”. Une manière de dire qu’il y a, certes, le feu à la maison, mais commençons par évacuer le palier le plus sensible. Une

chose est certaine, si le général Tou- fik a franchi le pas pour s’impliquer publiquement dans cette affaire, c’est qu’il faut s’attendre à une suite… C’est peut être le début de quelque chose.

MEHDI MEHENNI

APRÈS LA SORTIE MÉDIATIQUE DE L’EX-PARON DU DRS

Les réseaux sociaux s’enflamment

DE L’EX-PARON DU DRS Les réseaux sociaux s’enflamment F.2099 Publicité D ans son “intrusion médiatique” ,

F.2099

Publicité

D ans son “intrusion médiatique”, le gé- néral Toufik avait anticipé les risques d’un retour de commentaires qui vien-

drait “dévoyer” sinon “détourner” l’objet de sa missive. Perspicace, le vieux briscard avait vu juste ! S’agissant des réseaux sociaux qu’on ap- pelle aussi “médias sociaux”, les réactions continuaient hier à se multiplier notamment sur Twitter et Facebook. Surprise, admiration, félicitations, frustration, colère… Les pro et les anti-Toufik s'affrontent et les avis divergent. D’abord, cette sortie vient battre en brèche le mythe Toufik, une réputation d’homme invi- sible que le patron du DRS s’est taillée à telle enseigne que l’opinion incrédule se demande si le quidam en question existe vraiment. Pour Ali, “Toufik existe donc. La preuve, il vient de rompre le silence”. Ce qui n’est pas, semble-t-il, le cas chez Rein- venting Algeria pour qui subsiste encore un doute : “Est-ce que maintenant nous sommes supposés croire à l'existence du général Toufik après avoir joué au fantôme de l'opéra pendant 20 ans ?”, se demande-t-il. Catégorique, Dzas- ter estime que “c'est le silence qui a rompu Tou- fik”. Pour AissMan, cette lettre traduit “la vic- toire totale du clan présidentiel qui a fini par ôter à Toufik son dernier atout : son mystère”. Sofia résume, pour sa part, cet antagonisme par “les Rangers des militaires contre les Costards des pseudos hommes d'affaires”. Il faut dire que sur Twitter, le hashtag “#Toufik” fait florès. Si certains affichent résolument leur soutien, d’autres considèrent que le général Hassan est en train de vivre ce qu’endurent finalement des milliers d’Algériens depuis de longues années. Le déni de justice n’étant pas une nouveauté dans ce pays où on s’offusque surtout du fait que l’ancien patron du DRS en vienne à constater lui-même que l’on pouvait pratiquer dans un tribunal algérien “l’injustice” aussi ou- vertement. Ainsi, pour Medy, “il aurait pu gar- der sa complainte pour lui ou l'envoyer à qui de droit. Nous prendre à témoin, c'est juste dé- placé…” Abondant dans le même sens, Amir considère que “si le général Toufik en est réduit

à écrire à la presse et à l'opinion, on peut ima- giner ce que doit vivre le simple citoyen. Qu’il s'immole !”, conclut-il, désabusé. Quant à Djeha, rusé et malin forcément, il soupçonne une opération de manipulation : “Ils veulent nous faire croire qu'il y a des clans au sommet de l'État ! Un mythe de 25 ans !” Nazim, en re- vanche, croit déceler dans cette correspondan- ce le prélude d’une action imminente, soit “un pré-pronunciamiento du général Toufik ou la présidence au bout de la lettre”. Quant à Mnarvi, en colère cela s’entend, il met en dou- te les capacités de jugement du général à la re- traite ! “Toufik est satisfait de la manière avec laquelle l'affaire Hassan a été traitée par la pres- se ! Tout comme il était satisfait du travail de Hassan…” Enfin, les commentaires, em- preints d’humour et de dérision, se suivent et ne se ressemblent pas. Toophyk — il fallait y penser — y voit, pour sa part, un message sub- liminal écrit probablement à l’encre sympa- thique : “Trempez la lettre de Toufik dans du jus de citron, séchez-la, passez-la au-dessus d'une bougie et là, un message secret apparaî- tra.” Pour illustrer l’intérêt manifesté par les internautes pour cette lettre qui, de toute évi- dence, a été lue dans tous les sens, Lyes esti- me que l’initiative du général est “louable”, mais il croit, toutefois, relever “une petite co- quille : il s'agit du code de justice militaire et non du code du travail”. Cette “erreur” (qui, en réa- lité, n’en est pas une) n’est pas passée inaper- çue chez Rhesus 16 qui, lui aussi, se deman- de : “Quand Toufik parle de code du travail, il fait allusion à quoi ? Aux heures supplémen- taires, aux primes de nuisances, au Smig ?” Et si, comme pour Smaïl, il y a des internautes qui avouent leur impuissance à saisir les tenants et les aboutissants de l’affaire Hassan : “Je veux participer à la discussion mais je n’ai rien com- pris donc ‘naskout khir’ (je préfère me taire), Laura l’Oranaise n’ira pas par quatre chemins pour déclarer sa flamme à l’ancien pa- tron du DRS qui vient d’afficher sa loyauté en- vers ses hommes : “Bref, Toufik les Zommes !”

MOHAMED-CHÉRIF LACHICHI

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’actualité en question

3

APRÈS LA SORTIE MÉDIATIQUE DU GÉNÉRAL TOUFIK

Que fera Bouteflika ?

Le recours introduit par le général Hassan pourrait constituer une occasion, pour le président Bouteflika, de “réparer cette injustice” comme réclamé par le général Toufik. Mais le chef de l’État pourrait, également, ignorer cette lettre rendue publique par l’ex-patron du DRS.

Louiza Ammi/ Archives Liberté
Louiza Ammi/ Archives Liberté

Le chef de l’État, M. Abdelaziz Bouteflika, aurait été destinataire d’une lettre du général Toufik.

LA LETTRE DE L’EX-PATRON DU DRS COMMENTÉE PAR LA PRESSE ÉTRANGÈRE

Lectures d’outre-mer

L a lettre rendue publique ven- dredi soir par l’ex-patron du Département du renseigne-

ment et de la sécurité (DRS), le gé- néral Mohamed Mediène, dit Tou- fik, pour demander “la réparation de l’injustice” commise, selon ses pro- pos, contre l’ancien chef de l’anti- terrorisme, le général Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan, condamné à 5 ans de prison ferme, a suscité plu- sieurs lectures et commentaires dans les colonnes de la presse internatio- nale. Sous le titre “Algérie : le pouvoir militaire un peu plus contesté”, Ra- dio France internationale (RFI- Afrique) a qualifié la missive de Toufik de “lettre surprenante”, non sans rappeler que “l’homme très puissant et habituellement très mys- térieux, qui a été mis à la retraite, dé- nonce la condamnation d’un autre général, le général Hassan”. Le Figaro titre “Algérie : l’ex-patron des services secrets rompt le silence”. Pour ce quotidien français, la lettre du “lé- gendaire chef du DRS durant 25 ans” se veut “une première dans l’histoire de l'Algérie”. Tout en affirmant que “jamais le lé- gendaire et très secret chef du DRS ne s’était exprimé publiquement jus- qu’à ce jour”, Le Figaro estime que “ce message survient à un moment particulier de ce que l’on a l’habitu- de d'appeler ‘la guerre des clans’, c’est-à-dire la lutte d’influence que li- vrent le cercle présidentiel (Abdela- ziz Bouteflika, son frère Saïd, une partie du patronat et le chef d’état- major et vice-ministre de la Défense

Ahmed Gaïd Salah) et les services se- crets, représentés par le général Tou- fik jusqu’en septembre dernier”. Le quotidien français, sur son site web, qualifie la lettre de Toufik de “sortie que l’on attend donc assez lourde de conséquences, d’autant plus que ja- mais ce général n’avait ouvertement pris la parole”. Sous le titre “Algérie : l’ex-patron du DRS s’exprime sur la condamna- tion de son subalterne Hassan”, ce quotidien estime que “Toufik a considéré qu’il était temps pour lui de diffuser sa vision de la situation à celles et ceux concernés par la situa- tion du général Hassan”. Le soir même de sa diffusion, l’Agen- ce France-Presse (AFP) a qualifié la sortie de Toufik de solidarité vis-à- vis du général Hassan en titrant “Algérie : l’ex-patron du renseigne- ment se solidarise avec l’ancien chef de l’antiterrorisme”. Le quotidien Afrik.com, lui, évoque “une première dans l’histoire de l’Al- gérie” et estime que la missive de Toufik est “un message on ne peut plus clair qui cache mal la tension la- tente en Algérie. La condamnation du général Hassan, responsable de la cel- lule antiterroriste du DRS, par un tri- bunal militaire, a d’ailleurs cette se- maine suscité de violentes réactions”. Le journal Zeenew.india (Inde) évoque “le point culminant d’une lut- te de pouvoir” à travers cette lettre, estimant que “Mediène, mieux connu sous le général Toufik, ne va pas dans le détail”.

FARID BELGACEM

L a sortie inattendue du général de corps d’ar- mée à la retraite, Moha- med Mediène, fera date. Dans la mesure où c’est la première fois qu’un

responsable des services de rensei- gnement rompt le silence et s’ex- prime sur un dossier d’actualité : la condamnation du général Hassan à cinq ans de prison ferme par le tri- bunal militaire d’Oran. Le général Toufik, autour duquel tant de mythes ont été tissés, tellement il était secret, invisible et inaudible, n’a pas jugé utile de répondre aux at- taques frontales dont il fait l’objet de- puis deux ans, de la part d’Amar Saâ- dani, le patron du FLN. Cependant, il n’a pas résisté à l’ap- pel du devoir : celui de défendre les hommes qui étaient sous son commandement. Ne se contentant pas de laver le gé- néral Hassan des faits qui lui sont re- prochés, le général Toufik assume l’entière responsabilité et met la jus- tice militaire dans la gêne. En effet, la défense du général Has-

san avait vainement demandé l’au- dition du général Toufik en tant que témoin. Mieux encore, il affirme avoir usé de toutes les voies légales et institutionnelles pour faire en- tendre sa voix et atteste, entre les lignes, avoir écrit au président Bou- teflika à ce sujet. Il confirme ainsi les dires de l’ancien ministre de la Défense, le général- major Khaled Nezzar, mais confor- te, indirectement, ceux du groupe

des “19-4” qui affirment que le pré- sident Bouteflika serait pris en ota- ge par un clan qui ferait barrage entre lui et le reste du pays. Zohra Drif, l’une des signataires de la lettre, est allée jusqu’à dire qu’il s’agirait d’“un coup d’État institutionnel” opéré par un clan maffieux pour s’emparer de la totalité du pouvoir. Une chose est sûre : la lettre du gé- néral Toufik marque le début, ou la fin, de quelque chose. Elle vient comme le point d’orgue d’une action entamée depuis quelques mois par des leaders poli- tiques et d’anciens ministres, voulant savoir si, réellement, le président Bouteflika était au courant de ce qui se passait dans le pays et de ce qui se décidait en son nom. Les interroga- tions pointaient du doigt son en- tourage immédiat. Mais le président n’a jamais répon- du à ces interpellations. Ce sont plutôt ses soutiens politiques, le FLN et le RND notamment, qui ont pris sur eux de répondre en lieu et place du premier concerné, lais- sant l’impression que ces soutiens étaient beaucoup plus préoccupés par la succession que par autre cho- se. Mais, dans le fond, la lettre du gé- néral Toufik interpelle directement le président Bouteflika, qui est le mi- nistre de la Défense et chef suprême des armées, et donc, la partie qui a instruit l’action en justice contre le général Hassan. Même s’il se mur- mure que ce serait le vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, qui en

serait à l’origine, l’action en justice relève des prérogatives du prési- dent Bouteflika et il en assume l’en- tière responsabilité, selon les lois de la République. Le recours introduit par le général Hassan pourrait constituer une oc- casion, pour le président Bouteflika, de “réparer cette injustice” comme ré- clamé par le général Toufik. Le pré- sident Bouteflika pourrait être ame- né à accéder à cette requête. Le sort du vice-ministre de la Dé- fense, devenu trop encombrant, voi- re hyperpuissant, suite à toutes les “restructurations” effectuées au sein du DRS, serait alors en question. Mais le chef de l’État pourrait, éga- lement, ignorer cette lettre rendue publique par le général Toufik, com- me il l’a fait avec la précédente, et comme il l’a fait avec la demande d’audience du groupe des “19-4”, lui qui a horreur qu’on lui dicte sa conduite. S’il est vrai que personne, en dehors d’un cercle très restreint, ne sait vraiment si le président Bouteflika est au courant de tout et qu’il déci- de de tout, il est aussi vrai que l’as- cension fulgurante du “clan des oli- garques” crève les yeux et rien ne semble lui résister pour le moment. De la réaction du président Boute- flika dépendra la suite des événe- ments : soit il conforte ce clan en plein ascension dans son entreprise, soit il calme le jeu et renvoie tous les protagonistes aux vestiaires, jusqu’à nouvel ordre.

AZZEDDINE BENSOUIAH

L’ÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

Le bon recours ? L

e président Bouteflika n’a pas répondu à la demande d’audience que le groupe des “dix-neuf”, réduit désormais au groupe des “quinze”, a introduite auprès de l’intendance de la présiden-

C’est tout de même troublant que des personnalités

nationales, jadis admises dans les cercles proches du pouvoir et écoutées, et le tout-puissant patron du renseignement, retraité de fraîche date, s’obligent à agir de la sorte. C’est certainement faute de pouvoir faire autrement. Il faut en effet que les rouages institutionnels leur soient vraiment inaccessibles pour qu’ils se résolvent, résignés donc, à solliciter l’arbitrage de l’opinion.”

ce de la République le 2 novembre dernier. Il n’a pas, également, répondu au courrier traitant de l’affaire du général Hassan dont le général Toufik l’a rendu destinataire. Choix conscient et obs- tiné ou méconnaissance de la demande des uns et de la requête de l’autre ? Le groupe des “dix-neuf” s’est dit convaincu que son courrier n’est pas parvenu au chef de l’État, l’opinion prise à témoin. Le général Toufik affirme “avoir usé de toutes les voies réglemen- taires et officielles”, prenant, lui aussi, l’opinion à témoin. C’est tout de même troublant que des personnalités nationales, jadis admises dans les cercles proches du pouvoir et écoutées, et le tout-puissant patron du renseignement, retraité de fraîche date, s’obligent à agir de la sorte. C’est certainement faute de pouvoir faire autrement. Il faut en effet que les rouages institutionnels leur soient vraiment inaccessibles pour qu’ils se résolvent, résignés donc, à solliciter l’ar- bitrage de l’opinion. Surtout pour le général Toufik qui n’a pas com- mis la moindre déclaration publique pendant le quart de siècle in- interrompu qu’il passa à la tête du DRS. Il y a sûrement une part de vérité dans cela. Cependant, si l’obstruction des voies de recours institutionnelles expliquait ce contournement ainsi pris, elle ne pourrait être en elle-même une finalité. Car, associer ainsi l’opi- nion à deux préoccupations sensibles et sûrement détermi- nantes, de manière insistante par le groupe des “quinze”, ne pour- rait relever d’un exercice politique banal, loin s’en faut. Si ce n’est pas une contribution au contrebalancement du rapport de force politique que la démarche quête, elle poursuivrait, à tout le moins, de lever le voile sur la réalité du pouvoir qui ne serait plus exercé par des détenteurs légitimes. Le poids de l’opinion est qué- mandé pour pallier la faiblesse des contrepouvoirs institutionnels. Le bon recours ? n

4

L’actualité en question

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

POINT DE PRESSE DU GROUPE DIT DES “19-4”

“Les événements ont démontré que Bouteflika ne sait pas tout”

Ils s’accordent à dire que tous ces événements n’ont fait que les renforcer dans leur conviction.

L es membres du Groupe dit des “19-4”, signataires de la lettre ac- compagnée d’une demande d’audience adressée le 1 er no- vembre dernier au président de la République Abdelaziz Bou-

teflika, se disent “plus que jamais déterminés” à aller au bout de leur initiative, surtout que les derniers événements enregistrés sur la scène nationale n’ont fait, d’après eux, que les conforter dans leur démarche. Tour à tour, la moudjahida Zohra Drif, Boudjemaâ Ghe- chir, président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme, Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT, le moudjahid Abdelkader Guerroudj et Badiaâ Sator, cadre de l’État à la retraite, ont pris la parole pour commenter l’actualité marquée, notamment par le passa- ge en force d’une loi de finances largement contestée, les insultes proférées par le secré-

taire général du FLN, Amar Saâdani contre Louisa Hanoune, la condamnation du géné- ral Hassan et la déclaration de l’ancien patron du DRS, le général-major Toufik. Les cinq animateurs du point de presse s’ac- cordent à dire que tous ces événements n’ont fait que les renforcer dans leur conviction que “le président ne sait pas tout” à propos de ce qui se passe dans le pays, et particulièrement dans les arcanes du pouvoir. “Un mois après notre lettre, les faits nous ont donné raison. Le Président n’est pas totalement informé de ce qui se passe au niveau du pouvoir qui est pris en otage par un pouvoir parallèle”, estime Zoh- ra Drif qui voit dans les derniers événements enregistrés à l’APN le signe que le chef de l’É- tat est déconnecté de la réalité. “Je sais que ja- mais Bouteflika n’aurait été d’accord avec ce qu’ont fait les députés qui prétendent représenter le FLN, c’est-à-dire son propre parti”, affirme

la moudjahida qui qualifie ce qui s’est tramé et “de nuit” autour de la loi de finances 2016 de “coup d’État institutionnel”. Elle a ensuite cité nommément le chef du grou- pe parlementaire du FLN, Mohamed Djemai, comme étant celui qui a été chargé de revoir les amendements de la loi de finances alors qu’il n’est pas membre de la commission des finances de l’APN. Pour Abdelkader Guer- roudj, cela s’applique également au cas du gé- néral Hassan et le président Bouteflika n’au- rait jamais agi ainsi avec un gradé de l’armée. “Le général Hassan a été malmené. Je sais que le Président n’aurait jamais accepté qu’un gé- néral soit traîné dans la boue comme l’a été Hassan”, martèle-t-il à ce propos. Louisa Hanoune s’est ensuite fendue d’un té- moignage à propos de ce que pense le prési- dent Bouteflika du général Toufik, lui qui s’est confié à elle lors d’une audience qu’il lui

avait accordée en janvier 2014. “Bouteflika m’a dit en personne que le général Toufik est un pa- triote jusqu’à la moelle. Son souverainisme est même parfois agaçant. De même qu’il m’a dit à propos de sa probité que c’était la probité elle- même”, assure la SG du PT qui affirme que le chef de l’État lui avait également dit beaucoup de bien sur les compétences, notamment en prospective de l’ex-chef du DRS. Elle a, par ailleurs, révélé que des députés issus du FLN et du groupe des indépendants à l’APN vont lancer très prochainement une initiative pour dénoncer ce qui s’est passé à l’Assemblée na- tionale. À propos des insultes proférées par le SG du FLN contre Louisa Hanoune, le président de la Laddh les a considérées comme un appel au crime, alors que M. Guerroudj dit ne pas se re- connaître “dans ce FLN qui insulte”.

HAMID SAÏDANI

LE RCD RÉAGIT À LA DÉCLARATION DU GÉNÉRAL TOUFIK

Atmane Mazouz : “On ne découvre pas l’injustice après avoir laissé faire”

sortie médiatique, vendredi, du gé-

néral Toufik, a suscité la réaction du RCD. Le secrétaire national du parti

chargé de la communication, Atmane Mazouz, a, dans une déclaration à Liberté, noté que “l’in- trusion médiatique forcée du général Toufik qui s’en remet en avocat à l’opinion publique ne fait plus mystère sur la guerre des clans qui fait rage et qu’on se livre au sommet de l’État. Le choix du moment de sa sortie est plus important à dé- crypter que le contenu de sa déclaration. Voilà bien une première après l’éjection de l’homme

L a

qui fait et défait tout dans un pays dont on a abusé en toute impunité en le livrant à l’in- justice, la prédation, la corruption et la frau- de. Le RCD n’a pas attendu des injustices de plus pour s’indigner d’une justice soumise et aux ordres et être aux côtés de ceux qui les subis- sent”, ajoutant qu’“on ne découvre pas l’injustice après avoir longtemps laissé faire. La missive obligée du général Toufik met à nu tout un sys- tème qu’il a longtemps incarné. S’il découvre, enfin, qu’une injustice est commise alors que l’arbitraire a prospéré sous son règne, sous ses

ordres, ses protégés et ses présidents désignés, on ne peut que considérer qu’enfin, la vérité fi- nit toujours par triompher. Je ne peux juger de la culpabilité ou du jugement rendu dans l’affaire du personnage qu’il défend, mais sa déclaration a le mérite d’éclairer un peu plus sur le drame algérien et les responsables de la faillite de tout un pays. Dans sa déclaration, Toufik, dépouillé de son pouvoir, a dû mesu- rer toute l’étendue de la tyrannie abusive et ar- bitraire de sa police politique et de ses décisions complices qui ont ruiné le destin de toute une

nation”. Le responsable du RCD conclut que “s’il s’agit de condamner des injustices, de dé- noncer l’instrumentalisation de la justice, de s’opposer à l’intrusion du commandement mi- litaire dans la sphère politique ou de la triba- lisation d’un pouvoir, le RCD a longtemps fait savoir ses positions et payé cher son engagement. Toufik n’a pas à être consterné seulement par le sort d’une personne mais par celui de toute une nation qu’il a privé de liberté, de justice et de démocratie.”

R. N.

EN SOULIGNANT LE CARACTÈRE ANTISOCIAL ET ANTINATIONAL DE LA LOI DE FINANCES 2016

Talaie El-Hourriyet solidaire avec l’opposition parlementaire

parti Talaie El-Hourriyet a

exprimé, hier, sa solidarité avec l’opposition nationale

représentée au Parlement dans la stigmatisation du caractère antiso- cial et antinational de la loi de fi- nances pour l’année 2016, adoptée récemment par l’APN. À l’issue d’une réunion en session or- dinaire, le bureau politique du par- ti de Benflis a, en effet, dénoncé “la violation manifeste des droits des députés opposés au projet de loi de fi- nances 2016”, condamné “l’extension de l’instrumentalisation de la fraude et de la contrefaçon du champ élec- toral au champ du travail législatif”

L e

et exprimé “sa totale désapprobation de la démarche adoptée par le régi- me politique en place, (…) visant à faire supporter le fardeau des ajus- tements que requiert la crise écono- mique actuelle par les seules couches les plus vulnérables de la collectivité nationale à l’exclusion des réseaux et des clientèles économiques accapa- reuses et prédatrices de ce régime”. L’instance exécutive du parti a éga- lement “témoigné de sa grande in- quiétude quant à l’influence gagnée par les forces de l’argent douteux dans l’orientation de la législation natio- nale vers la satisfaction de leurs in- térêts illégitimes et indus” .

S’agissant de la situation politique du pays, le BP du parti de Benflis “a constaté avec une sérieuse préoccu- pation la dégradation continue de la situation prévalant dans le pays du fait, principalement, de la vacance du pouvoir dont résulte l’immobilisme généralisé qui met le pays dans l’in- capacité de relever les défis poli- tiques, économiques et sociaux qui s’accumulent devant lui”. Le BP a conclu que “les effets de la va- cance du pouvoir s’ajoutant à ceux de l’illégitimité des institutions ont mené le pays vers une impasse totale dont le régime politique en place se révè- le inapte à assurer le dépassement”.

En outre, le bureau politique a ex- primé sa satisfaction quant à l’état d’avancement des travaux prépara- toires des assises de l’opposition nationale. Il a renouvelé l’engage- ment de Talaie El-Hourriyet à ap- porter toute contribution de nature à unifier les rangs de l’opposition na- tionale et à renforcer sa cohésion au- tour de l’objectif commun d’amé- nagement d’une transition démo- cratique ordonnée et apaisée qui constitue la voie de sortie de la cri- se de régime et de l’impasse politique totale qu’elle a générée. Par ailleurs, en condamnant avec la plus extrême vigueur les attentats

terroristes lâches et odieux qu’ont su- bis le Liban, la France, le Mali, la Tu- nisie et d’autres pays, il a rappelé que “les vaillantes forces de l’Armée na- tionale populaire et des différents corps de sécurité de même qu’une mo- bilisation citoyenne authentique ont permis à notre pays d’opposer au ter- rorisme un front uni qui a prémuni l’État national contre ses menées destructrices”. Enfin, le BP a fait sienne la déclara- tion du président du parti faite à Oran le 28 novembre 2015 au sujet de la question du Sahara occidental.

A. R.

MOULOUD HAMROUCHE À BATNA

“Le général Hassan mérite l’immunité”

“J e soutiens totalement les propos de M e Mokrane Aït Larbi qui demande que les droits du général Hassan soient

préservés”, a affirmé hier, à Batna, Mouloud Hamrouche, l’ex-chef de gouvernement, en marge d’une conférence-débat organisée par le secrétariat régional de l’Organisation de la société civile pour la promotion de la ci- toyenneté (ONSCPC). Mouloud Hamrouche, qui répondait aux questions des journalistes concernant la sor- tie médiatique du général à la retraite Mediè- ne, dit Toufik, dira qu’il considère que le gé- néral Hassan, condamné, rappelons-le, le

26 novembre dernier, à 5 ans de prison ferme par le tribunal militaire d’Oran, méritait “l’immunité”, avant de dire que “l’armée et sa composante ne devraient pas être politisées”. Concernant le conflit opposant Louisa Ha- noune et Amar Saâdani, l’hôte de Batna esti- me qu’il était “futile et inacceptable au vu des enjeux actuels et de la crise qui touche le pays”. S’agissant de la loi de finances 2016, il dira qu’il s’agit d’“une décision improvisée et circons- tancielle. Elle n’obéit à aucune stratégie. Cela débouchera sûrement sur de fâcheuses consé- quences”.

Par ailleurs, Mouloud Hamrouche fera appel à un nouveau consensus national qui touchera, en plus de l’État et ses missions, à la gestion de l’Algérie et de sa société. “La gouvernance est l’unique responsable des fondements d’une ci- vilisation, comme elle est responsable de son ef- fondrement.” Il considère aussi que le système donne des signes d’effondrement qui ne lui permettent aucune capacité de changement ou de renouveau, ni la capacité de générer de nou- velles aptitudes en vue de l’essor social, éco- nomique et culturel. L’ex-chef de gouvernement s’étendra aussi sur l’amalgame qui règne autour du couple “État

et pouvoir”, le pouvoir s’étant substitué à l’É- tat et empêche ainsi tout contrôle. Toujours selon Mouloud Hamrouche, les tenants du pouvoir se contentent d’interchanger les res- ponsables. “Ce sont ceux qui servent le pouvoir et ses intérêts qui sont désignés à la place des partants. Leurs décisions sont non étudiées et incontrôlables”, a-t-il certifié. La sortie de crise passera, selon Mouloud Hamrouche, par une entente nationale sur le système de gouvernance et comment devrait- on guider une société. Un enjeu constitu- tionnel.

SAMI METHNI

LIBERTE Dimanche 6 décembre 2015

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

POUR ENDIGUER LE PHÉNOMÈNE DU KIDNAPPING DES ENFANTS

La police entreprend un travail de proximité

DES ENFANTS La police entreprend un travail de proximité n Pour lutter contre le phénomène du

n Pour lutter contre le phénomène du kid-

napping des enfants, le 7e Arrondissement de la Sûreté urbaine des quartiers nord de la vil- le de Tébessa a organisé des rencontres, res- pectivement avec les présidents de quartier et les chefs d’établissements scolaires relevant de son secteur, dans le cadre d’un travail de proximité en direction des enfants, des parents et du mouvement associatif, apprend-on de source sûre. Les rencontres dirigées par le commissaire Guetal Madani avaient pour ob- jectifs la sensibilisation, la prévention de toutes sortes de crimes, particulièrement le rapt d’enfants. Pour en faire un système

d’alerte accessible, des numéros de télépho- ne avaient été transmis aux différentes parties présentes. Notre source ajoute que l’initiati- ve de la police a pour objectif de sensibiliser la société, les parents d’élèves… sur le danger du kidnapping d’enfants et le crime organi- sé. Par ailleurs, le commissaire a rappelé que des patrouilles pédestres et mobiles sont ac- tives depuis quelques mois dans les différents quartiers de son secteur et autour des éta- blissements scolaires. Une initiative qui a été appréciée par le mouvement associatif et les parents, qui souhaitent la généralisation et la mutualisation de ces rencontres.

ELLES OCCUPAIENT DES CAVES À LA CITÉ DU 5-JUILLET (BAB EZZOUAR)

Les 47 familles exclues du relogement dénoncent

n Sur les 137 familles qui occupaient les caves des immeubles de la cité du 5-Juillet de Bab-Ezzouar, 47 ont été laissées en rade de l’opération de re- logement du 31 mai dernier. Depuis cette date, ces familles frappent à toutes les portes pour faire aboutir leur revendication principale : ame- ner les autorités compétentes à re- considérer leur décision et à leur at- tribuer des logements sociaux. Pour les contestataires, l’exclusion dont ils ont été victimes n’a pas de sens dès

lors que leurs dossiers sont solides. Ils justifient parfaitement, de leurs aveux, de l’ancienneté dans le quartier, de la précarité des conditions d’habitation, de la faiblesse des revenus et d’une famille nombreuse. Jus- qu’alors, leur recours, introduit dans une forme collective, n’a pas abouti.

et d’une famille nombreuse. Jus- qu’alors, leur recours, introduit dans une forme collective, n’a pas abouti.

LES PHILOSOPHES LOTFI HADJYET ET PIERRE DOTIGUIER Y SERONT PRÉSENTS

La modernité en débat à l'université de Bouira

La modernité en débat à l'université de Bouira n L'université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira organise

n L'université Akli-Mohand-Oulhadj de

Bouira organise aujourd'hui, à partir de 14h, une rencontre philosophique autour du thème “La modernité”. L'un des initiateurs de cette rencontre confirme la participation du philosophe Lotfi Hadjyat, qui viendra présenter son dernier livre intitulé “Les en- nemis de l'humanité”, ainsi que celle du phi- losophe français Pierre Dortiguier. Ce der- nier, faut-il le souligner, donne régulière- ment des conférences sur des thèmes poli-

régulière- ment des conférences sur des thèmes poli- tiques et sociaux en livrant une analyse géo-

tiques et sociaux en livrant une analyse géo- politique et philosophique de l’histoire contemporaine. Le thème abordé lors de cet- te rencontre, soit “La modernité”, sera trai- té sous ses différentes dimensions, notam- ment historique, linguistique et conceptuelle. Il y a lieu de préciser qu'une fois de plus, le service de communication de l'université de Bouira a brillé par son absence, en passant sous silence cet événement culturel, l'un des rares à Bouira.

UN CASSE-TÊTE CHINOIS POUR LE DÉPARTEMENT DE L’HABITAT

Un loge- ment social pour deux familles

n La gestion du dossier de l’attribution des logements aidés par l’État ne cesse de révéler des aspects incon- grus. Il en fut ainsi du rè- glement des cas des fa- milles élargies qui parta- geaient, pour différentes contraintes, un seul toit et finissent par bénéficier d’un unique logement so- cial. L’exemple des frères Ayache est assez édifiant. Mariés et pères, l’un de 3 enfants et l’autre de deux gosses, ils habitaient une cave d’un immeuble à Bab-Ezzouar. Au cours de cette année, ils ont été bé- néficiaires d’un arrêté d’at- tribution d’un logement aux deux noms. “Aucun de nous deux ne pourra bénéficier d’un logement dans un autre programme et nous sommes condam- nés à rester ensemble sous le même toit toute notre vie”, avec ce que cela sous- entend comme conflits de cohabitation. Ils ont fait un recours à la commission compétente de la daïra. En vain.

UN GOBELET EN PAPIER AUX COULEURS NATIONALES

Des moudjahidine en colère

PAPIER AUX COULEURS NATIONALES Des moudjahidine en colère n Les couleurs nationales en nation a brisé

n Les couleurs nationales en

nation

a

brisé le

cœur

de

lambeaux accrochées devant des édifices publics et dans les

vieux maquisards. Scandalisés par la légèreté avec laquelle on

carrés des martyrs soulèvent

joue avec les symboles sacrés

naturellement l'ire et suscitent l’indignation des citoyens et des moudjahidine. Ajoutez à cela la profanation des tombes des martyrs à des dates com-

ces derniers inter-

pellent le ministre des Moud- jahidine. “Quand le contenu de ce gobelet sera consommé, il ira dans une poubelle, une

du pays,

mémoratives.

Mais appa-

décharge publique, un réseau

remment,

le galvaudage de

des eaux usées ou il sera tout

l’emblème

national

et des

simplement incinéré”, voci-

symboles sacrés du pays n’a

fèrent-ils, hors d’eux.

reux

“Heu-

plus de limite. À Tizi Ouzou,

les martyrs qui

n'ont

la circulation de gobelets en

rien vu”, a écrit le moudjahid

papier, communément ap-

militant démocrate Bessaoud

pelé “jetables” dans le parler

Mohand Arab.

Il avait bien

populaire, aux couleurs de la

raison.

ENTRE AVRIL ET NOVEMBRE DERNIERS

Plus de 120 cas de piqûres de scorpions à Tissemsilt

n La wilaya de Tissemsilt a enregistré 123 cas de piqûres de scorpions durant la période com- prise entre le mois d’avril et le mois de novembre de l’année en cours, a-t-on appris d’une sour- ce proche de la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière. Dans la majorité des cas, selon notre source, les personnes mordues sont âgées entre 5 et 28 ans. Il est avéré que cette tranche d’âge est la plus exposée à ce risque, présent principalement dans les localités de Theniet El-Had, Layoune, Bordj-Bounaâma, Béni-Chaïb, Sidi Slimane et Béni Lahcène. Aucun décès n’a été enregistré tant l’intervention des services de la santé a été à chaque fois rapide et fructueuse.

ARRÊT sur image

Photo : Ryad Kramdi
Photo : Ryad Kramdi

Dépassement à grande vitesse en pleine autoroute, et… casque. Les risques pris sont inconsidérés.

6

L’actualité en question

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

SOMMET CHINE-AFRIQUE

Sellal plaide pour “des actions ordonnées de délocalisation”

La délégation algérienne se réjouit de voir cette approche consacrée dans les projets de déclaration et de plan d'action de Johannesburg auxquels elle souscrit entièrement.

L e Premier ministre, Ab- delmalek Sellal, a ex- horté hier à Johannes- burg les opérateurs éco- nomiques chinois et afri- cains à saisir les oppor-

tunités d'affaires que leur offre le Fo- rum de coopération sino-africaine, les assurant notamment du soutien de l'Algérie dans le cadre de la coopéra- tion Sud-Sud. “À la veille du lancement du plan d'action de Johannesburg, je voudrais exhorter les opérateurs économiques chinois et africains dans les multiples secteurs d'activité à saisir les opportu- nités d'affaires que leur offre le Forum de coopération sino-africaine (FCSA)”,

a indiqué M. Sellal dans une allocution

devant les chefs d'État et de gouver- nement participant à ce Forum. “Le gouvernement algérien, qui est engagé dans la réalisation d'un important programme présidentiel de dévelop- pement pour la période 2014-2019, les assure qu'ils trouveront en Algérie le soutien et les facilités qu'ils sont en

droit d'attendre d'un partenaire convaincu de la pertinence du choix de la coopération Sud-Sud et des pers- pectives prometteuses qu'elle recèle”, a assuré le Premier ministre. M. Sellal estime que “si le développement des flux commerciaux entre nos deux régions était un objectif inscrit au titre de notre coopération, nous nous trou- vons à présent à la lisière d'une étape qualitativement nouvelle qui permet-

APS
APS

tra de vérifier que le commerce peut être un moteur pour la croissance à travers l'encouragement de l'investissement, du transfert de technologie, du parta- ge des connaissances et du savoir-fai- re”. Le Premier ministre plaide pour “des actions ordonnées de délocalisation ou de colocalisation parmi lesquelles la sécurité juridique mutuellement as-

Abdelmalek Sellal, hier, au sommet Chine-Afrique à Johannesburg.

surée à nos opérateurs tient une place de choix”. La délégation algérienne se réjouit, particulièrement, de voir cet- te approche consacrée dans les projets de déclaration et de plan d'action de Jo- hannesburg auxquels elle souscrit en- tièrement. Tout en relevant que le lien entre le développement économique et la paix et la sécurité constitue l'un des “principes fondateurs” de ce partena-

riat, M. Sellal est d’avis à ce que “la lut- te contre le terrorisme et l'extrémisme violent doit recevoir le plus haut degré de priorité dans le cadre de notre plan d'action triennal pour en faire une réalité opérationnelle s'étendant sur nos territoires respectifs”. La Chine et l'Afrique sont appelées, à cet égard, à intensifier la coordination et la concertation dans les enceintes in-

ALORS QUE L’APN L’A ADOPTÉ DEPUIS LE MOIS DE MARS DERNIER

Le projet de loi criminalisant les violences faites aux femmes enfin au Sénat

L’ amendement du code pénal, qui prévoit, entre autres, la criminalisation des actes de violences faites aux femmes, sera, enfin, à

l’ordre du jour à l’actuelle session du Conseil de la nation. Dans un communiqué rendu public, ce week- end, la chambre haute du Parlement a ainsi pro- grammé le projet de loi, amendé et complété, numéro 66-156 du 08 juin 1966 portant code pénal. Après plusieurs mois de blocage, les sénateurs ont décidé d’examiner le projet de loi qui a provoqué un débat houleux à la chambre basse lors de son adop- tion en mars dernier. Les députés islamistes sont montés au créneau, dénonçant “une remise en cau-

se des fondements de la société algérienne”. Véhicu- lant de manière intentionnellement misogyne un message contre les droits des femmes, les repré- sentants du courant intégriste et islamiste à l’APN se sont opposés à l’adoption du projet de loi, mais les autres députés ont fini par l’adopter, mais depuis, les responsables du Sénat ont préféré temporiser et bloquer le projet. Plusieurs associations de défense des droits des femmes ont, ainsi, dénoncé, de leur côté, un coup de force des islamistes. Mais aussi et surtout, le blo- cage du projet de loi par le Conseil de la nation. À côté du code pénal, le Sénat examinera aussi le pro-

jet de loi portant loi de finances complémentaire pour l’année 2015. Sur ce point, il faut rappeler que l’APN a adopté, la semaine passée, le projet de loi portant loi de finances 2016 et qu’elle entrera en vigueur, selon les textes ré- glementaires, le 1 er janvier prochain, donc dont moins d’un mois, alors que le Sénat se penche sur la LFC

2015.

D’autres projets de loi, portant orientation de la re- cherche scientifique, de la loi sur le commerce et ce- lui portant procédures pénales seront aussi exami- nés par les sénateurs durant cette semaine.

MOHAMED MOULOUDJ

CHANGEMENTS À LA TÊTE DES MÉDIAS PUBLICS

Ounoughi à “El Massa”, Cheurfi à “El Moudjahid”

A nnoncés depuis plusieurs mois déjà, les changements à la tête des médias publics ont eu lieu,

du moins partiellement. Larbi Ou-

noughi, qui était à la tête du journal ré- gional An Nasr depuis vingt ans, pren- dra la direction d’El Massa.

Il sera remplacé à son ex-poste par son

directeur de la rédaction Abdelkader Toualibi. Larbi Ounoughi, en vieux routier de la presse, arrive avec l’in- tention de redonner de la couleur au journal El Massa. Il faut dire qu’il sait faire.

En 2000, quand il était appelé au che- vet d’An Nasr, ce journal était quasi- ment en situation de dépôt de bilan. Aujourd’hui, soit quinze ans après, An Nasr est le numéro un dans la presse publique quant au tirage et à la vente. Toutes les dettes sont épongées et la

trésorerie actuelle solide. Il faut dire que Larbi Ounoughi avait, d’emblée, opté pour une politique de marketing agressive, à l’instar de ce qui se fait dans la presse privée. D’ailleurs, le journal An Nasr est qua- lifié dans les milieux de la presse de

“journal indépendant de la presse pu- blique”. La question est de savoir si Ou- noughi aura toute la latitude pour re- conduire le même management, la même agressivité, la même ligne édi- toriale à El Massa, ou se contentera-t- il de gérer le statu quo ? Pour sa part, Achour Cheurfi prendra la tête du my- thique El Moudjahid. C’est pour lui un aboutissement au ter- me d’une longue carrière marquée par une fidélité à El Moudjahid dont il fait partie des meubles. Achour Cheurfi, jusque-là rédacteur en chef,

est issu de la “culturelle” et surtout au- teur de nombreux ouvrages, notam- ment un dictionnaire sur les person- nages qui ont marqué le paysage cul- turel algérien. Achour Cheurfi succè- de à Naâma Abbas. La cérémonie d’installation des deux directeurs est prévue pour aujourd’hui à dix heures. Nous croyons savoir, en outre, que d’autres directeurs dans les médias pu- blics vont “bouger” dans les prochains jours.

O. O.

ternationales pour éradiquer ce fléau et cette menace permanente sur le pro- cessus de développement. La Chine a décidé d'octroyer un total de 60 mil- liards de dollars d'aide financière in- cluant un prêt de 5 milliards à taux zéro et un prêt de 35 milliards à taux préférentiels. Les 60 milliards de dol- lars promis par le président chinois sont destinés à financer dix pro- grammes de coopération sur trois ans notamment dans les domaines de l'agriculture, de l'industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la san- té, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature ou encore du développement vert. Le volume des échanges commer-

ciaux entre l’Algérie et la Chine est pas- sé de 6,9 milliards de dollars en 2011

à 10 milliards de dollars en 2014. La

Chine est le premier fournisseur de l’Algérie. Le ministre du Commerce

a évoqué, récemment, la possibilité de

l’Algérie de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets, précisant qu’il s’agit d’une exception que compte faire l’Al- gérie compte tenu des faibles taux d’intérêt appliqués par ce pays.

R. E.

ILS ÉTAIENT ENTASSÉS DANS DEUX EMBARCATIONS DE FORTUNE

23 harragas interpellés au large d’Annaba

n Les gardes-côtes du groupement territorial d’Annaba ont fait échouer, tôt dans la matinée d’hier, deux tentatives d’émigration clandestine, en direction de l’autre rive de la Méditerranée. Il s’agit de 23 candidats à l’immigration illicite, tous originaires d’Annaba, dont l’âge varie entre 17 et 49 ans et parmi lesquels figuraient une femme et un garçon mineur. Les harragas étaient scindés en deux groupes. L'un composé de 8 membres, qui étaient entassés à bord d’une embarcation de fortune dotée d’un moteur Suzuki de 40 chevaux, qui a levé l’ancre à une heure du matin depuis la plage d’échouage

d’Echatt (El-Tarf). Le groupe a été intercepté vers 4 heures du matin, à quelque 11 miles marins au nord- est de Ras-El-Hamra, signale le commandant des gardes-côtes. La deuxième embarcation, à fond plat et d'une longueur de

10 mètres et également dotée d’un

moteur de marque Suzuki, où

étaient entassés 15 harragas, a été, quant à elle, arraisonnée à 6 heures du matin à la limite de la zone internationale, précisément à

21 miles marins au nord de Ras-El-

Hamra. Toujours, selon la même source, ces candidats à l’immigration clandestine ont été conduits au siège du groupement territorial des gardes-côtes d’Annaba où ils ont été examinés par un médecin dépêché par la Protection civile, avant de les présenter, aujourd’hui dimanche, par devant le parquet d’Annaba.

B. BADIS

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’actualité en question

7

PROJET DES CINQ CHU

Les raisons d’un gel

“Même si l’on opte à l’avenir pour un dégel, le projet ne se réalisera pas avec de tels prix et de pareilles conditions”, selon notre source.

L es offres technique et financière des soumissionnaires, jugées sur- évaluées, sont à l’origine du gel du projet des cinq nouveaux CHU. L’Agence nationale de gestion des réalisations et des équipements des

établissements de santé (Arees) s’est chargée, elle-même, de l’étude de la proposition tech- nique des entreprises réalisatrices. Pour leur suggestion financière, l’Arees s’est référée aux contrats que ces multinationales ont signés dans la région du Golfe et en Europe. Elle a également pris en compte les réalisations de ces mêmes entreprises en Algérie et de par le monde. Ce laborieux et minutieux travail a donné lieu à des résultats dissuasifs, voire inconcevables. Il s’est avéré que les prix proposés par ces so- ciétés pour l’étude, la réalisation et la fourni- ture des équipements, tel que prévu dans le ca- hier des charges, ont été surestimés. Les mon- tants proposés pour l’étude et la réalisation de ces hôpitaux ont été évalués selon l’Arees, à deux fois ceux pratiqués ailleurs. Idem pour les équipements et la gestion, estimés à trois fois le prix de ce qui se fait dans le monde. Pire encore, les entreprises ont posé des conditions

“draconiennes” en flagrante contradiction par rapport à la réglementation en vigueur et aux dispositions du code des marchés publics. Après avoir pris connaissance du dossier dans tous ses aspects, il a été décidé de geler le projet. Mais gel ne veut nullement dire re- port ou annulation, explique une source proche du dossier. “Même si l’on opte à l’ave- nir pour un dégel, le projet ne se réalisera pas avec de tels prix et de pareilles conditions”, sou- tient notre source. Des observateurs très au fait du secteur avouent que les hôpitaux ne souf- frent pas d’un déficit énorme en lits. C’est dire que l’édification des 10 centres hospitalo- universitaires, projet cher au président de la République, se veut en fait un sursaut quali- tatif pour que notre pays s’aligne sur les stan- dards internationaux en matière de soins. Le plus urgent aujourd’hui, en revanche, c’est de concrétiser l’action d’envergure, de moder- nisation des 15 CHU existants. À l’Arees, on parle de restructuration qui consiste en la démolition et la construction sur sites occupés par le biais de ce qu’appellent les spécialistes “opération tiroir”. Il faut, au préa- lable, réfléchir, trouver des solutions et veiller au fonctionnement simultané de tous les dé-

partements et autres services de l’hôpital, ob- jet de réaménagement. Ce qui permet aux responsables de l’Arees de penser d’ores et déjà à une extensibilité d’ici à 30 ans. De cette restauration, il est également attendu un renouvellement de tout le patri- moine de la santé dont dispose l’Algérie.

Des dizaines de milliards de dollars gagnés par le Trésor public Mieux, la réorganisation de la gestion des lits sur tout le territoire national, autre chantier dans lequel s’est engagée l’Arees, classera l’Algérie parmi les pays en conformité avec les normes internationales requises par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), à savoir 3,5 lits/1 000 habitants. S’agit-il d’une stratégie de rationalisation mise en œuvre au sein de l’Arees ? La ratio- nalisation, pour le directeur général de cette agence, Lazhar Bounafaâ, c’est savoir négocier les contrats et maîtriser parfaitement les coûts d’un projet. C’est aussi, indique-t-il, de réus- sir à contrôler, suivre pour enfin respecter l’échéancier, c’est-à-dire le délai de réalisation. Même les entreprises étrangères, relève-t-il, ne respectent pas les délais de réalisation, car 80%

des projets actuels sont réévalués. “Or, la ra- tionalisation des dépenses implique l’existen- ce préalable de cette condition du respect des dé- lais et la concrétisation du projet dans les temps impartis”, soutient le DG de l’Arees pour qui, un “projet réévalué est synonyme de gas- pillage”. La non-maîtrise des délais de réali- sation engendre, déplore-t-il encore, des conséquences négatives sur la qualité de l’ou- vrage à réaliser. Le gel des 5 CHU, insiste M. Bounafaâ, ne veut dire ni annulation ni report. Le lancement des travaux est prévu alors pour quand ? “Le pro- jet sera réalisé lorsque l’opération de rationa- lisation des dépenses, introduite dans le cadre du développement local, donne des résultats sa- tisfaisants”, répond le DG de l’Arees. L’alerte donnée par l’Arees quant à la sures- timation des offres des soumissionnaires et la non-signature des contrats avec ces derniers ont, faut-il le souligner, fait gagner au Trésor public, donc à l’Algérie, plusieurs dizaines de milliards de dollars. L’on imagine la situation dans laquelle se retrouvera le Trésor si ces ac- cords sont paraphés, notamment en cette période de crise

B. K.

OUARGLA

Manifestation contre la LF 2016

D es centaines de personnes, des jeunes pour la plupart, ont participé, hier matin, à

un sit-in, pour protester contre la loi de finances 2016. Lancé par le Co- mité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et le Comité populaire contre le gaz non

conventionnel après une semaine de préparation et de mobilisation, no- tamment sur les réseaux sociaux, le rassemblement a eu lieu comme prévu, à la place Sahet el-Chaâb (place du Peuple). Les manifestants ont brandi des banderoles portant des slogans rejetant et dénonçant la

LF 2016 telle que votée à l’Assemblée nationale. Les protestataires, esti- mant que cette la loi “n’est pas faite dans l’intérêt du simple citoyen et du simple salarié”, ont accusé les députés de certains partis politiques, no- tamment le FLN, le RND et El-Ka- rama, de “vouloir vendre le pays”. Ces

députés qui ont approuvé les dis- positions de la loi de finances 2016, des dispositions “dont l’impact sur le pouvoir d’achat sera catastrophique”, avec notamment l’augmentation des prix de certains produits comme les carburants, ou encore la vignet- te automobile. La manifestation s’est

MOHAMED NEBBOU L’A DÉCLARÉ HIER À AZEFFOUN (TIZI OUZOU)

“Nous avons notre stratégie pour bloquer la loi de finances”

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté

S ’exprimant hier à Azeffoun, à 70 km au nord- est de Tizi Ouzou, à l’occasion d’un homma- ge rendu aux anciens militants du FFS de 1963,

Mohamed Nebbou, premier secrétaire du FFS, a qualifié la loi de fiances 2016 adoptée lundi dernier par l’APN, dans un climat houleux, “d’antisociale,

antinationale et anticonstitutionnelle”. L’orateur désignera cette loi de finances comme étant “le début de la fin du système”. Pour Nebbou, cette loi est destinée à “appauvrir da- vantage les pauvres et enrichir davantage les riches”. Et d’ajouter que le FFS rejette catégoriquement cet- te loi adoptée “avec violence” tout en affirmant que le FFS a sa propre “stratégie” pour la bloquer, sans toutefois donner plus de précisions. Tout en promettant d’aller jusqu’au bout du com- bat pour faire abroger cette loi, Mohamed Nebbou indiquera encore que “certains articles de la loi de finances, notamment l’article 66, ont été abrogés en

commissions avant qu’ils ne soient réintégrés en plé- nière en usant de méthodes dictatoriales par la par- tie majoritaire au Parlement”. Concernant l’appel du FLN à la constitution d’un front national de soutien au président de la Répu- blique, Nebbou dira que ce dossier est à l’étude au niveau de notre parti et la réponse sera rendue pu- blique prochainement, tout en soulignant qu’“au FFS, nous sommes pour la constitution d’un front qui renforcera la démocratie”. Il rappellera, par ailleurs, qu’un “consensus natio- nal” est la seule solution pour sortir de la crise po- litique et du marasme social et économique actuels. Mohamed Nebbou a, toutefois, refusé de com- menter la dernière sortie médiatique du général Me- diène Mohamed, dit Toufik, concernant l’affaire du général Hassan, en expliquant que “le FFS ne com- mente pas les positions des personnes”.

K. TIGHILT

POLITIQUE DE RÉDUCTION DES DÉPENSES

P r Grangaud :“Le Plan national anticancer non concerné”

n Le Plan anticancer pour le quinquennal 2015-2019, élaboré par le P r Messaoud Zitouni, n’est pas concerné par la politique de rationalisation des dépenses adoptée par le gouvernement suite au recul des cours du pétrole, a affirmé, hier à Blida, le P r Jean- Paul Grangaud. Rassurant les malades et représentants d'associations activant dans le domaine, l'assistant du P r Zitouni, qui intervenait dans un point de presse animé en marge d’une rencontre de sensibilisation sur le cancer de la prostate et de la vessie organisée par l’association El- Fedjr d’aide aux malades atteints du cancer,

a soutenu que le “Plan anticancer élaboré par le P r Zitouni, sur demande du président de la République, n’est pas concerné par la politique de rationalisation des dépenses et que son application sera poursuivie sur le terrain à travers la réalisation d’hôpitaux et de centres spécialisés dans le traitement de tous les types de cancer à l’échelle nationale”. Le Conseil ministériel qui a adopté ce plan a affirmé que "son application sera poursuivie", a-t-il ajouté, voyant en cette affirmation “un indice de non-incidence de la politique d’austérité sur ce plan”.

Pour le P r Grangaud, il s’agira seulement d’engager des mesures pour réduire le “phénomène de gaspillage” dans le secteur de la santé, notamment concernant la distribution des médicaments, dont la durée de validité arrive à terme sans avoir été distribués aux malades. S’exprimant sur l’évaluation de ce plan, lancé et mis en œuvre début 2015, le même responsable a souligné que ledit plan est “évalué trimestriellement, qu’il en est actuellement à sa 4 e phase d’évaluation et sera réévalué après une année de mise en œuvre”.

déroulée dans le calme, les mani- festants se sont donné rendez-vous samedi prochain pour un deuxième sit-in au même endroit en menaçant d’intensifier et d’élargir le mouve- ment de protestation “si l’État ne supprime pas cette loi”.

G. CHAHINEZ

“LIBERTÉ”, “EL WATAN” ET “EL KHABAR” N’ONT PAS PARU HIER À L’EST

Panne à la Société d’impression de l’Est à Constantine

n Une panne technique est survenue, dans la soirée de vendredi, au niveau de la Société d’impression de l’Est à Constantine (SIE), ce qui a empêché la parution des trois journaux à grand tirage, à savoir Liberté, El Watan, El Khabar et El Khabar Erriadhi. En effet, aux environs de 22h, les machines se sont arrêtées subitement, selon le technicien chargé de l’impression du quotidien Liberté, présent sur les lieux. “30 minutes après le début de l’opération, 38 000 exemplaires seulement du quotidien El Khabar ont été tirés, soit 30% du tirage total. Les employés de la société nous ont annoncé qu’il y avait une panne sans donner de précisions”, ajoute notre interlocuteur. Les techniciens de la société ont essayé, jusqu’à 5h du matin, de réparer la panne, mais le problème persistait. Ce n’est que dans l’après-midi d’hier, aux environs de 16h, que la panne a été réparée. Notons que c’est le deuxième incident du genre enregistré en 15 jours.

SOUHEILA BETINA

8

Publicité

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

Vivez une expérience unique en apprenant l’anglais pendant 6,9 ou 11 mois aux Etats-Unis, Angleterre, Malte et Afrique du Sud. Contactez-nous aux 0556 74 09 29 0560 00 77 44

XMT

OPPOSITION

Monsieur Belkacem Saïd, demeurant 6, rue d’Auzia, Hydra, Alger, avise le public, les notaires et les agents immobiliers, qu’il s’oppose à la vente, location, totale ou partielle de la villa sise au 6, rue d’Auzia, Hydra, tant que la justice n’aura pas tranché le litige pendant.

XMT

SOCIÉTÉ SPÉCIALISÉE DANS L’INDUSTRIE DE LA BOISSON GAZEUSE

VEND

une ligne d’embouteillage PET de marque Krones référence : C305893 avec un lot de pièces de rechange

• Cadences nominales :

— Format 2 litres : 5. 400 bouteilles/h

— Format 1 litre : 9. 000 bouteilles/h

— Format 0,33 litre : 9. 000 bouteilles/h

Les heures de visite sont de 9h à 16h30 Prière de contacter le 0561 71 55 65

0523

ANEP n°209 663 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°209 663 Liberté du 06/12/2015
+ Soheib
+ Soheib
+F.2098
+F.2098
de 9h à 16h30 Prière de contacter le 0561 71 55 65 0523 ANEP n°209 663

SPR

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’actualité en question

9

PRÉSENTATION DE L’ÉBAUCHE D'ACCORD

La première étape de la COP21 franchie

“Nous disposons d'une nouvelle base de négociations acceptée par tous (

)

Il s'agit d'écrire la suite”, a résumé

la négociatrice française, Laurence Tubiana, devant les délégations réunies au Bourget (Paris).

U ne nouvelle version du projet d’accord contraignant de ré- duction des gaz à effet de serre a été rendue, hier, à l’is-

sue d’une semaine de négociations entre des experts du monde entier. Ce rapport intermédiaire de la COP21 sera soumis aux ministres à partir du lundi 7 novembre, dans le but de l’adoption d’un pacte uni- versel d’ici à la fin de la COP21. Ce document a donc été travaillé par les experts des 195 parties du grou- pe ADP (groupe de travail spécial sur la plateforme de Durban pour une action renforcée), à leur tête les deux coprésidents du groupe, Ah- med Djoghlaf et Daniel Reifsny- der. C’est dans un texte, en anglais, de 48 pages, décomposé en deux par- ties, que ce rapport a été présenté. La première partie concerne le volet ju- ridique (20 pages), tandis que la deuxième comporte les décisions qui devront l’accompagner (20 pages) afin d’assurer sa mise en œuvre.

Les huit autres pages comprennent des notes de réflexion. Ce rapport traite différents sujets liés à l’envi- ronnement, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre l’objectif de contenir le ré- chauffement climatique à 2°C, voi- re à 1,5°C, la déforestation évitée, l’adaptation, les pertes et dommages, les financements, les transferts de technologie, les renforcements de ca- pacité, la transparence des actions des pays et d’autres sujets. La remise de ce rapport est consi- dérée par les experts comme une première étape franchie. À ce sujet, le président de la COP21, le chef de la diplomatie française, Laurent Fa- bius, a indiqué : “Si je devais résumer, je dirais il y a un progrès qui reste à approfondir et à concrétiser d'ici à vendredi.” De son côté, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane La- mamra, a fait savoir dans une dé- claration à l’APS, hier, que tous les efforts déployés avant et pendant la conférence ont été “très utiles”, par-

ce qu’ils permettront de “rapprocher

les points de vue” afin d’aboutir à un accord “ambitieux” et “équitable”. Avant d’ajouter : “Nous abordons un atterrissage en douceur.” Le représentant algérien à la COP21

a également déclaré qu’une réunion

de coordination des ministres afri- cains se tiendra aujourd’hui juste pour dire que “nous sommes de- mandeurs de succès” dans cette conférence et “non pas uniquement d’exigences”, a-t-il ajouté.

“Le travail n'est pas fini, des questions politiques majeures restent à tran- cher, il nous faudra toute notre éner- gie, notre intelligence, notre capaci- té de compromis, notre capacité de voir loin pour pouvoir arriver à notre résultat”, a assuré la négocia- trice française, Laurence Tubiana, devant les délégations réunies au Bourget (Paris), lieu de la tenue de la COP21. Et d’ajouter : “Nous dis- posons d'une nouvelle base de négo-

Il

ciations acceptée par tous ( s'agit d'écrire la suite.”

IMÈNE AMOKRANE

)

D. R.
D. R.

Il est urgent de sauver la nature.

UNE JOURNÉE À LA COP21

Recette de cuisine, révolution et lobbies

C hoses vues et entendues hier à la COP21, au Bourget (nord de Paris), qui doit aboutir le 11 décembre à un accord

pour limiter le réchauffement de la planète.

Temps de l'action

“Nous vivons peut-être les temps les plus pas- sionnants de l'histoire humaine”, a déclaré l'ac- teur américain Sean Penn, lors d'un événement en marge de la conférence climat, la “Journée de l'Action”. “Cette illusion qu'on avait enco- re le choix a généré le chaos. Maintenant, nous vivons un temps où nous n'avons plus le choix. Nous avons des certitudes. Le temps des illusions a cédé la place au temps de l'action.”

Passage en cuisine

Négocier, c'est comme préparer un plat, a ex- pliqué, en conférence de presse, le négociateur chinois Su Wei. Pendant cette semaine de COP, les délégués ont réuni “tous les ingré-

dients et les assaisonnements pour réaliser une recette”, a-t-il dit. La semaine prochaine, “ce sera le passage en cuisine”, avec l'arrivée des ministres chargés de poursuivre les tractations.

Pour initiés

“Soyons honnêtes, 2 000 personnes à peu près comprennent ce qu'il y a là-dedans”, estime Li Shuo, chargé des politiques climat de Green- peace, à propos du nouveau projet d'accord ap- prouvé samedi par les négociateurs. Les dis- cussions ont accouché d'un texte de 48 pages truffé d'acronymes, de termes pour initiés, et d'options entre crochets souvent contradic- toires les unes par rapport aux autres.

Pas du cinéma

“C'est le défi de notre époque, ce n'est pas le monde du cinéma : il n'y a ni effets spéciaux ni scénario dont on peut changer la fin”, a dit Ar- nold Schwarzenegger, devant l'Assemblée

nationale française. “Il est temps de mettre en place une nouvelle révolution, celle de l'éner- gie propre”, a plaidé l'acteur et ex-gouverneur de Californie.

Greenwashing ?

Attention au greenwashing ! Sur les 11 000 ac- tions climatiques présentées par des villes et entreprises sur le portail “Nasca” de l'ONU, “la quasi-totalité nous va, sauf une ou deux”, a pré- venu la Fondation Nicolas Hulot, par la voix de son porte-parole Matthieu Orphelin. Ain- si, “l'Oil and Gas Methane Partnership” pré- senté par plusieurs groupes dont Total, ENI, Statoil : “C'est une opération d'optimisation de techniques pétrolières, ça n'a rien à voir avec la transition énergétique !” La ministre fran- çaise de l'Écologie “Segolène Royal nous avait assuré samedi dernier, lors d'un rendez-vous à l'Élysée, que cette opération serait retirée ; elle est encore sur le portail”, a dit M. Orphelin hier.

Lobbies

Greenpeace International a mis en garde contre le jeu des lobbies du pétrole, du gaz et du charbon dans les négociations. “À partir de maintenant, les pays producteurs de pétrole et le secteur des énergies fossiles vont commencer à comploter pour voir comment faire échouer ces négociations à l'arrivée des ministres la se- maine prochaine”, a prévenu Martin Kaiser, le directeur des politiques climatiques de l'ONG.

Petits-enfants

Tony de Brum, le ministre des Affaires étran- gères des îles Marshall, a dit sa détermination à sauver de la montée des eaux son petit ar- chipel de Micronésie. “Je refuse de rentrer à la maison sans un accord me permettant de re- garder mes petits-enfants dans les yeux et de leur dire : ‘Papa’ est rentré, j'ai un bon accord pour vous.”

AFP

L’ASSOCIATION AGIR DÉCROCHE LE LABEL COP21

L’écocitoyenneté récompensée

L’ association environnemen- tale Agir, dont les membres sont en majorité de la wilaya

de Bouira, vient de décrocher le la- bel COP21, qui est une reconnais- sance qu’elle prône et véhicule le message de la 21 e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui a débuté le 30 novembre et s’achèvera le 11 décembre à Paris. Ce label vient couronner les années d’efforts des membres de l’association Agir, qui axe essentiellement son action en di- rection des jeunes pour leur ap- porter soutien, aide et informations nécessaires à la satisfaction de leurs aspirations et l’accompagnement

technico-administratif utile à l’abou- tissement de leurs projets, avec l’ob- jectif final de promouvoir l’écoci- toyenneté en Algérie. Dans le cadre de la 21 e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies, Agir a obtenu officiellement le label COP21 pour un de ses projets sur la protection de l’environnement. Ce n’est pas un label purement esthé- tique, car il est octroyé par une commission présidée par Ségolène Royal, ministre française de l’Éco- logie, du Développement durable et de l’Énergie, qui a tranché parmi plusieurs propositions du monde en- tier. Parmi les principaux “faits d’armes” d’Agir, trois projets vi-

sant au développement et à l’épa-

nouissement de la jeunesse et surtout

à sa formation à l’écocitoyenneté. Le

premier consiste en la création d’une école du jeune citoyen et celle de la deuxième chance (EJC, E2C), le se- cond est relatif à la mise en place d’un centre d’insertion et d’accom- pagnement professionnel (Ciap) et enfin, l’initiative “Eco-Djurdjura”. Cette dernière, selon les membres de l’association, a pour objectif “d’éveiller la conscience des jeunes de Bouira et des wilayas limitrophes à l’écocitoyenneté”. Eco-Djurdjura in- clut, d’après ses initiateurs, des ac- tions de terrain, tout en favorisant la mise en réseau des associations lo-

cales, afin de renforcer leurs capa- cités d'actions. La feuille de route

d’Eco-Djurdjura s’articule autour de trois axes, à savoir : la formation, la capitalisation et l’évaluation. S’agissant de la formation, Agir s’appuie sur les expériences et les sa- voir-faire traditionnels en milieux ruraux, qui serviront d'appui aux ateliers, grâce à l’apport de ses par- tenaires nationaux et étrangers. Pour ce qui est de la seconde étape, les membres de l’association plan- chent déjà sur l’organisation d’une journée d’étude et de réflexion pour faire un état des lieux sur l’environ- nement et la nature à Bouira, plus précisément sur le massif du Djurd-

jura, qui est incontestablement un patrimoine naturel national et mon- dial. À ce sujet, les membres d’Agir soulignent que “l’obtention du label COP21 va énormément contribuer à la réalisation de ce projet”. Pour son lancement, précisent-ils, un programme baptisé “Défi d’avenir” a été mis en place. Il a accompagné le projet jusqu’à sa consécration par le label. À cet effet, un appel à candidatures a été émis et 7 asso- ciations ont été sélectionnées. Des groupes de jeunes ont pu suivre un cycle de formation, installer et ani- mer des clubs verts au sein de leurs associations respectives.

RAMDANE BOURAHLA

10

Actu-Alger

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

DAR EL-BEÏDA

20 kg d'ivoire

saisis

n Pas moins de 20 kg d'ivoire

et plus de 11 000 unités de boissons alcoolisées ont été saisis par les éléments de la Gendarmerie nationale de la commune de Dar El-Beïda (Alger). Selon un communiqué du commandement de la GN, les gendarmes ont arrêté des suspects, deux ressortissants chinois, âgés de 24 et 31 ans, et un citoyen algérien, âgé de 35 ans. Cette arrestation est intervenue sur la base d'informations faisant état d'un trafic, à bord d'un véhicule, de boissons alcoolisées importées dans la wilaya de Boumerdès. L’intervention des éléments de la GN s'est alors soldée par la saisie de 20 kg d'ivoire, de 11 000 unités de boissons alcoolisées et de 600 paquets de cigarettes de marque étrangère ainsi que d'une somme d'argent d'une valeur d'un milliard et demi de centimes et de produits alimentaires chinois.

A. A.

MOHAMMADIA

Des médiathèques pour les écoles primaires

n Dans le cadre de la

modernisation des établissements scolaires, la municipalité de Mohammadia a équipé dernièrement 19 écoles primaires en médiathèques. Selon notre source, cette opération consiste en la réalisation dans chaque école primaire d’une salle équipée de micro- ordinateurs afin de permettre aux élèves du primaire de naviguer sur internet mais aussi de s’adapter à la manipulation du micro-ordinateur.

N. Z.

BACHDJARAH

90 milliards pour

la réfection des routes et l’aménagement des marchés

n Dans le cadre de

l’éradication du marché informel de la commune de Bachdjarah, les services de l’APC ont lancé dernièrement des opérations de réfection et d’aménagement des marchés de proximité se trouvant sur son territoire. Une enveloppe de plus de 70 milliards de centimes a été consacrée à cette opération. Selon une source locale, ces travaux ont touché le marché Brinis des fruits et légumes pour un montant de 16 milliards de centimes. Le marché Dlala devrait coûter plus de 60 milliards de centimes. Et pour le marché Djenane Mabrouk, une enveloppe de 4 milliards de centimes a été dégagée. Par ailleurs, l’APC a dégagé une enveloppe financière de plus de 20 milliards pour entamer les travaux de réfection des routes des quartiers de la commune, de Diar Djemâa, Djenane Mabrouk, la Glacière, Oued Ouchayah, Bachdjarah et cité El-Badr.

N. Z.

SOUIDANIA

Le parc immobilier explose

Un programme de 1700 logements, toutes formules confondues, est déjà lancé sur le territoire de cette ex-commune agricole.

L a commune de Souidania est devenue la réserve fon- cière de la capitale. Les services de la wilaya ne cessent d’instruire les res- ponsables de l’APC de

dégager des assiettes de terrain devant abriter des projets de logements pour résorber l’habitat précaire. Le village

de Souidania a “bradé” en effet sa vo-

cation agropastorale contre le béton rampant et larvé qui a enlaidi, voire défriché la verte prairie où prospérait

naguère la vigne qui faisait la notoriété des caves de l’ancien Saint-Ferdi- nand. Situés à 23 km au sud-ouest

d’Alger, l’oued El-Aggar ainsi que le cours d’eau des haouch Boukandou-

ra

et de l’avoisinant domaine agrico-

le

la Consulaire n’irriguent plus les

champs maraîchers d’antan. C’est en tout cas l’image d’inesthé- tiques lotissements qui s’est substituée aux verts pâturages qui s’esquissaient

autrefois du plateau sur lequel est

perché le village de Souidania à une al- titude de 120 m. Que reste-t-il au- jourd’hui de l’emblème de la vigne col-

au fronton d’une maison attenan-

te

à l’APC ? “C’est si peu de chose, au

motif que les six caves des vignobles, d’une surface de 20 ha, servent à l’heu-

re qu’il est d’écuries pour le cheptel et l’élevage de la volaille”, nous dit Djoua-

di Mouhoub, le maire de Souidania,

qui nous a reçu dans sa nouvelle mai- rie construite en 1998 sur les dé- combres de l’ancien hôtel de ville qui fut dynamité en 1995. La wilaya d’Al- ger a ordonné la réservation de par-

celles de terrain pour la construction de 500 logements sociaux afin d’ac- cueillir les sans-logis d’Alger, ainsi qu’un chantier en cours de 405 ap- partements et 800 autres dans la for- mule LSP. Rognée ainsi de son foncier agricole estimé à 1449 ha, Souidania n’est plus ce garde-manger de la Mi- tidja qui apportait autrefois sa quote- part d’agrumes et de primeurs au

grenier d’Europe. Et tout bien considéré, Souidania n’est plus qu’une commune tout à fait anodine de la wilaya d’Alger, hiérar- chisée à la circonscription adminis- trative de Zéralda. Mais qu’à cela ne tienne, les agriculteurs des domaines agricoles s’échinent vaille que vaille à verdir une vocation qui s’en va avec le temps. Du reste, le parc immobilier s’en est allé crescendo, et l’aspect ur-

bain du village s’est métamorphosé. S’il

en est une preuve, celle-ci est à cher-

Louiza / Liberté
Louiza / Liberté

Les services de la wilaya ont instruit les responsables de l’APC pour dégager des assiettes de terrains afin d’abriter des projets de logements.

cher au pied de l’îlot des méga-block- haus qui ont remplacé les petites mai- sonnettes à la toiture rouge qui s’ajou- taient autrefois au charme de l’allée centrale de Saferdina des petites gens. Autre signe d’extension, la population n’a pas cessé d’augmenter, passant d’une simple poignée d’agriculteurs à la fin des années 1970 à 18 170 âmes en 2008 pour atteindre le nombre de 20 000 habitants présentement, occa- sionnant ainsi l’ascension du taux de chômage, a-t-on appris de notre in- terlocuteur. “L’idéal est de concrétiser l’étude inhérente à l’aménagement d’une zone d’activité afin d’offrir l’idoi- ne cadre d’investissement dans la filière agroalimentaire. Tout bien considéré, l’ébauche serait salutaire pour s’auto- riser la résorption du chômage local et de bénéficier de la perception fiscale. Présentement, l’impôt local est quasi in- existant si ce n’est l’insignifiante rede- vance des petits commerçants”, a tenu à suggérer le maire à l’autorité de la wi- laya d’Alger. Et à propos de l’emploi

des jeunes artisans, Souidania n’a eu

qu’une cinquantaine d’échoppes sur les 100 locaux inscrits au programme du président de la République sous l’intitulé de “100 locaux par commu- ne”, a-t-on su de notre interlocuteur. S’agissant du plan communal de dé- veloppement, la municipalité s’est as- treinte à l’aménagement rural ainsi qu’au revêtement de haouch Nessakh et l’embellissement du périmètre des boutiques en question auxquelles se sont ajoutés une trentaine de locaux à usage professionnel. Outre cela, il y a eu le revêtement de la chaussée et des trottoirs des cités 40 et 20 logements. Pour ce qui est de la voirie, l’APC a satisfait aux travaux de réhabilitation du chemin vicinal qui relie le CW 133 à l’autre voie 233 sur une longueur de 2 km vers Bou- chaoui. Au chapitre de la lutte contre le commerce informel, la Consulaire et la cité Djaâdi ont aujourd’hui leur marché de proximité. C’est dire que Souidania a de quoi s’enorgueillir du fait de l’enrichissement de sa carte sco- laire d’une douzaine d’écoles pri-

maires, 4 collèges et un lycée entière- ment chauffés. La cerise sur le gâteau reste incontestablement ce potentiel de trois cantines scolaires de 200 rations au lieudit le Palmier, où se restaure l’ensemble des écoliers du village. Bien entendu, la jeunesse n’est pas en reste, puisque, outre le transport sco- laire, il y a eu la construction d’une sal- le omnisports, d’une bibliothèque communale et autant d’aires de jeux. “L’acte majeur reste incontestable- ment la réalisation du réseau infor- matique local et l’acquisition d’équi- pements techniques destinés à la bio- métrie”, a tenu à ajouter le P/APC. C’est dire que l’on serait là demain à énumérer un bilan qui n’a rien à en- vier aux municipalités dites huppées de la capitale. Pour conclure, la pro- preté est au centre des préoccupations du bureau d’hygiène de l’APC, qui a mis à la disposition de l’établisse- ment Extranet une flotte de trois ca- mions à benne tasseuse dont un en en- gin de 7,5 t et un autre de 12 m 3 .

LOUHAL N.

TRAITEMENT DES ORDURES

Le CET de Corso ferme ses portes aux éboueurs de La Casbah

L e bureau d’hygiène de l’APC de La Casbah est frappé d’interdiction d’évacuer ses déchets mé- nagers au centre d’enfouissement technique

sis au lieudit Aoudia à Corso.

C’en est ainsi depuis un bon bout de temps, sans qu’il ne lui soit fourni aucune explication, ni la dé-

signation d’un lieu de rechange où décharger. Et de-

puis, les agents de nettoiement ne savent plus vers

quelle décharge publique se diriger pour évacuer le trop-plein d’immondices, puisqu’ils se font rabrouer où qu’ils aillent. Alors, et pour préserver le train pneumatique des camions à bennes tasseuses contre ce trop-plein d’immondices, c’est au parc automobile de la mu- nicipalité qu’ils vont décharger leur cargaison d’ordures. L’info, qui est à la limite du burlesque,

est de Ibadioune Rachid, le maire de la Casbah, qui déplore tout ce temps perdu et surtout l’usure de la pièce de rechange mécanique à aller et revenir bre- douille d’une décharge qui est pourtant ouverte de- puis 2014 pour le déversement des déchets ména- gers des habitants de la capitale. Affaire à suivre…

L. N.

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’Algérie profonde

11

OUARGLA

L’organisation des micro entreprises dénonce la partialité de l’administration

Selon les auteurs du document, peu d’administrations se conforment à ces dispositions.

D ans un communiqué rendu public, les membres du bureau de wilaya de l’ONME (Organisation nationale des micro entre- prises) dénoncent la partia-

lité et l’inefficacité de l'administration locale quant à l’application de l’article 55 du décret présidentiel 236-10 du 7 octobre 2010, sti- pulant la consécration de 20% des marchés publics aux micro-entreprises créées dans le cadre des différents dispositifs de soutien à l’emploi, ainsi que l’arrêté interministériel du 29 avril 2014 fixant les modalités d’octroi préférentiel de la commande publique aux micro entreprises. Selon les auteurs du document, peu d’administrations se confor- ment à ces dispositions. “Notre communiqué intervient suite aux obstacles auxquels nous, jeunes promoteurs de la wilaya de Ouargla, sommes confrontés, notamment le non-res- pect par l’administration locale de l’article 55 du décret présidentiel 236-10 du 7 octobre 2010 modifié et complété qui stipule la consé- cration de 20% des marchés publics aux micro-entreprises créées dans le cadre des dif- férents dispositifs de soutien à l’emploi, ainsi que l’arrêté interministériel du 29 avril 2014 fixant les modalités d’octroi préférentiel de la commande publique aux micro-entreprises.

Outre les déclarations faites à maintes reprises du Premier ministre, qui avait insis-

D. R.
D. R.

Les jeunes promoteurs sont confrontés au non-respect par l’administration locale de l’article 55 du décret présidentiel 236-10 du 7 octobre 2010.

té sur l’application de ces dispositions décré- tées par les instances concernées”, lit-on dans ce communiqué. Et de poursuivre que “devant le manque de volonté des adminis- trations locales concernées d’appliquer ces dispositions, nous, membres de l’ONME, bureau d’Ouargla, avons décidé de rédiger ce communiqué et de le rendre public afin de solliciter la hiérarchie pour une éventuelle intervention”. Par conséquent, les membres

du bureau se disent disposés à “toute colla- boration avec les administrations pour l’ap- plication desdites dispositions de loi”. “Toutefois, nous, membres du bureau de wilaya, en tant que partenaire social, sommes à la disposition de toute administration publique pour une éventuelle collaboration concernant l’application desdites disposi- tions”, ont-ils conclu.

AMMAR DAFEUR

TOUGGOURT

Les rues de Timacine sont impraticables

< La quasi-totalité des rues du centre-ville de la daïra de Timacine, dans la wilaya de Touggourt, se trouvent dans un état impraticable à cause des parfonds cratères et des quantités de sable entassées sur leurs bordures rendant ainsi les déplacements pénibles. Pourtant cette ville est très réputée pour sa vocation touristique. Aussi, elle est devenue l’escale principale de la plupart des hauts responsables de l’État et des personnalités politiques qui viennent visiter la zaouïa Tidjania, le lac, l’ancienne mosquée et la casbah. Les riverains se sentent souvent embarrassés de cette situation désolante surtout durant les périodes des vacances où la région connaît une grande affluence de touristes. Le touriste de passage aurait, certainement, constaté ces cratères et crevasses au niveau de l’entrée principale de la zaouïa Tidjania et à la sortie nord de la ville en se dirigeant vers le quartier Tamlaht. “Une ville d’une telle importance ne mérite-t- elle pas un aménagement digne de ce nom ?’’, s’interroge un habitant.

AMMAR DAFEUR

TIZI OUZOU

Vent de contestation à l’APC de Beni Douala

P rofitant de la présence du wali de Tizi Ouzou dans la commune Beni Douala,

mercredi dernier, des élus de l’APC ont protesté en brandis- sant une large banderole, où l’on pouvait lire “APC de Beni Douala, halte au mépris des élus”. Dans une déclaration rendue publique, les élus protestataires, représentant la majorité de l’as- semblée communale se sont indi- gnés “quant aux pratiques irres- ponsables du maire et son cartel qu’ils accusent de mener l’APC vers un naufrage qu’ils ont quali- fié de situation chaotique non éga- lée qui va droit vers l’irréparable”.

“Malgré nos maintes mises en garde quant aux conséquences que va engendrer sa gestion catastro- phique, le maire aidé d’une mino- rité d’élus dont le soutien ne s’ex- plique que par souci de préserver leurs rémunérations et avantages, mène délibérément les affaires de la commune vers le blocage”, sou- lignent les élus. Pour ces derniers, la commune de Béni-Douala est devenue une “propriété privée”. “Les recrute- ments, l’attribution d’assiettes foncières, le choix des fournisseurs sont des exemples édifiants. Les principes de transparence, de démocratie et de concertation prô-

BLIDA : ALGÉRIE TÉLÉCOM

Plus de 90 entreprises privées pour assainir les lignes fixes

nés lors de la campagne électorale se sont vite volatilisés”, ont-ils appuyé, en précisant que “la majorité des élus ne peut que se démarquer de ces pratiques mafieuses, occultes, anti-démocra- tiques, non réglementaires et désastreuses”. Ils affirment qu’il a rejeté les solu- tions de sortie de crises propo- sées. “Aujourd’hui, la majorité est mise à l’écart et c’est la minorité qui prend le destin de notre com- mune” relèvent-ils, tout en en précisant que la demande d’au- dience adressée au nouveau wali, le 18 août, est restée sans suite.

K. TIGHILT

A fin de minimiser les dérangements des lignes téléphoniques, la Direction centrale d’Algérie Télécom a tracé un programme d’assainisse-

ment pour l‘année 2016 dans lequel des actions d’en- vergure seront concrétisées. En présence de respon- sables de la direction générale, c’est la Délégation régionale des télécommunications (DRT) de Blida qui a lancé en premier cette opération en regroupant ses directions à savoir Blida, Tipasa, Médéa et Aïn Defla. Plus de 90 entreprises privées spécialisées dans la pose de câbles téléphoniques dont des entre- prises issues de l’Ansej ont pris part à ce regroupe- ment où ils ont signé des engagements pour réaliser ce programme de 260 projets d’assainissements de réseaux de distribution. Pour leur part, les respon-

sables d’AT présents ont affiché leur engagement envers leurs partenaires afin de prendre en charge toutes les difficultés et blocages bureaucratiques qu’ils pourraient rencontrer dans leur mission. Selon Hadj Miloud, délégué régional de Blida, ce plan d’ac- tion entre dans le cadre de la nouvelle politique de gestion prônée par la direction générale qui vise à améliorer le service et être de plus en plus proche de ses clients. “Algérie Télécom modernise ses équipe- ments par une technologie nouvelle. Elle assainit ses réseaux de distribution afin d’offrir une meilleure qualité de service et réfléchit à présenter les meilleures solutions et services à ses abonnés”, a déclaré le délé- gué régional de Blida.

K. FAWZI

, a déclaré le délé- gué régional de Blida. K. FAWZI BRÈVES du Centre ALGER Une

BRÈVES du Centre

ALGER

Une femme tuée par le train Alger-Blida

< Un grave accident ferroviaire s'est produit

dans la matinée de jeudi au niveau de la gare de train de Aïn Naâdja. L'accident a causé la mort d’une femme âgée de 53 ans, a-t-on appris des services de la Protection civile. Notre source ajoute que l’accident s’est produit à 6h45 du matin lorsque la victime a été percutée mortellement par le train (ligne Alger-Blida). Le corps de la victime a été transporté à la morgue d’El- Alia. Par ailleurs, la Protection civile d’Alger a enregistré dans la même matinée un accident de la circulation survenu à Birkhadem où un bus venant de Aïn Témouchent en direction d’Alger a dérapé de sa trajectoire et a fait 6 blessés. Les blessés ont été évacués à l’hôpital Mustapha.

NASSER ZERROUKI

ELLE EST CONNUE POUR ÊTRE UNE ZONE DE REPLI

Un groupe terroriste traqué à Bouira

< Les groupes terroristes activant dans les

régions de Boumerdès et Tizi Ouzou, et qui sont acculés par l'ANP, depuis le 29 novembre dernier, semblent avoir trouvé “refuge” dans les massifs forestiers de la wilaya de Bouira. Selon des sources sécuritaires, plusieurs éléments armés sont actuellement pris en chasse dans les localités de Boukram, Zbarbar et El-Mokrani. Régions suitées au nord-ouest de Bouira, qui sont constituées de massifs boisés et difficiles d'accès, qui offrent une zone de repli idéale pour les terroristes. Selon les mêmes sources, depuis mercredi dernier, un groupe terroriste, qui serait composé d'une vingtaine d'individus, est traqué par les éléments de l'ANP. Ces derniers ont, d'après nos sources, déclenché une vaste opération de ratissage mardi soir, suite à des informations faisant état du repli du groupe vers les régions montagneuses de Bouira, wilaya qui a été, de tout temps, considérée comme une “base arrière” pour les terroristes opérant en Grande Kabylie. Pour rappel, en mai dernier, les soldats de l'ANP ont éliminé 25 terroristes au niveau de la localité de Ferkioua, dans la commune de Boukram (nord-ouest de Bouira).

R. B.

M’SILA

Des transporteurs de sable bloquent la RN45

< La circulation a été interrompue dans la

soirée de jeudi sur la route nationale n°45 au niveau de la commune de Chellal, au sud de M’sila par les transporteurs de sable pour protester contre les contraintes qu’ils subissent depuis quelque temps sur cette route qui relie Boussaâda à M’Sila. Selon les transporteurs, ils sont obligés de peser leur chargement au niveau de l’une des balances plantées sur la RN45 dans les communes de Ouled Sidi Brahim ou Chellal. Ce que les chauffeurs considèrent comme abusif. Ils entendent bloquer la route jusqu’à ce qu’une solution soit définitivement apportée mais aussi à toute forme de contraintes dont ils sont victimes quotidiennement. La route a été rouverte suite à l’intervention du commandant du groupement de gendarmerie de M’sila qui a réussi à convaincre les transporteurs en leur expliquant que ces balances sont là non pas pour les pénaliser mais pour sauver des vies dont la leur. “La surcharge entraînerait inévitablement des dangers pour votre conduite mettant en péril votre vie et celle des autres usagers de la route. Elle modifie votre conduite par l’augmentation des distances de freinage et le risque est le renversement du chargement et du véhicule sur la chaussée”, explique un gendarme aux chauffeurs. “Les véhicules en surcharge accélèrent le vieillissement et l'usure des routes. Cela engendre des coûts de remise à niveau très élevés pour les collectivités”, dira un inférieur en travaux publics.

CHABANE BOUARISSA

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’Algérie profonde

11

DÉVELOPPEMENT LOCAL DANS LA COMMUNE DE M'CHIRA (MILA)

Beaucoup reste à faire

Beaucoup d'insuffisances continuent de pénaliser les citoyens de cette commune du sud de la wilaya, allusion faite à la rareté des ressources hydriques, à l'absence de gaz de ville et à l'inexistence d'un réseau d'assainissement dans la plupart des quartiers.

C ertes, depuis le début de la manda- ture en cours, en 2012, beaucoup de difficultés ont été vaincues par l'équi-

pe municipale de la commune de M'chira, à l'image du transport scolaire, à la faveur de l'acquisi- tion et de la mise à la disposition des écoliers d'un ensemble de bus de ramassage scolaire. L'équipe municipale a réussi également le pari de gagner la confiance de ses administrés après la répartition, jugée équitable par les riverains, des quotas d'habitat rural attri- bués à la commune. Toutefois, beaucoup d'insuffisances conti- nuent de pénaliser les citoyens de cette commune du sud de la wilaya, allusion faite à la rareté des ressources hydriques, à l'ab- sence du gaz de ville et à l'inexis- tence d'un réseau d'assainisse- ment dans la plupart des quar- tiers. La pénurie d'eau est ressen- tie de façon plus particulière dans les agglomérations de Boutakhmaten, Dakhla,

Boukaâbine et Boulaghrazene. Au niveau de ces localités, qui comp-

tent des milliers d'âmes, le recours aux sources non contrôlées se trouvant en milieu champêtre est toujours de mise. Il est vrai que le secteur des services hydrauliques

a inscrit, au profit de ces localités, un projet en 2014, pour lequel 5,9

D. R.
D. R.

Malgré une enveloppe de 5,9 milliards dégagée en 2014, pour le secteur des services hydrauliques, aucun projet n’a été réalisé.

milliards ont été dégagés, mais jusqu'à présent sa réalisation continue de traîner au grand dam des citoyens. Le chef-lieu commu- nal n'est pas mieux loti d'ailleurs, faut-il le signaler, car, centre urbain qu'il est, il n'est desservi en eau qu'une fois tous…les cinq jours ! S'agissant du réseau d'as- sainissement, la majorité des agglomérations secondaires de la commune n'en sont pas dotées, ce

qui pousse encore les citoyens à

user des fosses septiques, ô com- bien déconseillées, quand ils ne déversent pas carrément leurs eaux usées à l'air libre. Situation d'autant plus intenable si on sait que l'APC, faute de ressources financières, n'est pas capable de doter ces localités d'un réseau pour le drainage des eaux usées. En outre, malgré ses hivers parti- culièrement rigoureux, en raison de sa situation géographique sur les Hauts-Plateaux du sud de la

wilaya, une bonne partie de la population de M'chira, à savoir celle localisée en banlieue, n'est toujours pas alimentée en gaz de ville. Une autre tare qui rend la vie des ménages d’autant plus diffici- le. Les citoyens de la localité déplorent, par ailleurs, l'insuffi- sance d'éclairage public et de structures sportives et culturelles, ce qui pousse la population juvé- nile à se rabattre à longueur d'an- née, sur les estaminets du village.

KAMEL BOUABDELLAH

ABDELKADER OUALI LORS DE SA RÉCENTE VISITE À ANNABA

“Maintenant on fait des projets pour construire une économie”

D ans la nouvelle vision prospective de l'action de développement à Annaba, l'infrastructure routière semble être

privilégiée, en témoignent les projets structu- rants réceptionnés ou en cours de réalisation,

à l'image de l'imposant ouvrage d'art, en rem-

placement du pont “Y”, à la sortie sud de la Coquette, la nouvelle gare routière ou les tra- vaux d'extension d'un des trois parkings avions. À l'issue d'un aperçu de la situation du secteur, le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, qui a récemment effectué une visite de travail à Annaba, s'est montré très satisfait de la cadence et de la qualité des travaux. “Maintenant, on fait des projets pour construire une économie.” Le ministre qui a

estimé que les infrastructures de base sont le soubassement et le segment essentiels de la construction et le développement d'une éco- nomie a annoncé : “Nous n'avons pas construit cet aéroport uniquement pour les voyageurs. Annaba est une région à vocation frontalière et économique, cette infrastructure doit répondre à des soucis économiques, entre autres dévelop- per le fret et les échanges économiques pour l'arrière-pays”. Par ailleurs, à l'issue de cette visite au projet d'un viaduc de 480 m de long en réalisation dans le cadre de l'aménagement de l'entrée de la ville de Annaba à partir du carrefour de Sidi Brahim vers la cité Seybouse, M. Ouali a insisté sur le délai de réalisation et a demandé qu'en matière d'équipement, en ce

GUELMA

Trois milliards pour 7 projets PCD à Sellaoua Announa

qui concerne l'outil national et le produit national, “il faut aller vers le gré à gré”. Sur les lieux de ce chantier, dont les travaux ont été confiés à l'entreprise ENGOA, le ministre des Travaux publics a annoncé que “la relance nous a permis la réalisation des infrastructures, de créer l'emploi, de créer de plus de 3400 entre- prises privées et étatiques dans le secteur des travaux publics. Nous avons réalisé un certain nombre d'infrastructures de base qui restent le vecteur du développement économique et de l'investissement de la promotion du territoire. C'est fondamental ; nous sommes dans une norme internationale de création d'une base économique”.

BADIS B.

L a localité rurale de Sellaoua Announa, distante d'une vingtaine de kilomètres du

chef-lieu de wilaya, se caractéri-

se par un relief montagneux abritant des mechtas éparses où vivent des familles de fellahs s'adonnant aux travaux agricoles et à l'élevage. Au titre du programme commu- nal de développement, Sellaoua

Announa a bénéficié au titre de l'année 2015 d'une enveloppe de 3 milliards de centimes qui a été consacrée à l'amélioration du cadre de vie des citoyens, en l'occurrence l’amélioration de l'alimentation en eau potable, l’électrification rurale, l’éclaira- ge public au centre du village et le désenclavement. Le président de cette APC a déclaré sur les

ondes de la radio régionale :

“Ces projets sont en cours ou en voie d'achèvement et nous avons particulièrement ciblé les zones enclavées. Le PCD 2016 qui dépasse les 3 milliards de cen- times vise la réalisation de 7 opé- rations relatives à la réalisation de pistes carrossables, une étude d'AEP à la mechta Chérif- Guerroui, l'électrification rurale

des mechtas Ras El-Aïn et Adjeroud, l'amélioration de l'ali- mentation en eau potable au niveau des mechtas Tebaïguia et Adjeroud. Nous avons établi des priorités dans un souci de justice et d'équité et nous espérons amé- liorer la qualité de vie de nos administrés”.

HAMID BAALI

la qualité de vie de nos administrés” . HAMID BAALI BRÈVES de l’Est BORDJ BOU-ARRÉRIDJ Arrestation

BRÈVES de l’Est

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Arrestation de deux présumés assassins à Bordj Ghedir

n Un jeune homme et sa mère

répondant aux initiales B. A., et O. S., ont été interpellés, en fin de semaine, à Bordj Ghedir, 30 kilomètres au sud-est de Bordj Bou- Arréridj, soupçonnés d'avoir tué H. M., âgé de 83 ans. Après identification du corps calciné qui a été découvert dans la région de Ras El Oued, le 11 octobre dernier, à l'aide d'analyses ADN, les enquêteurs ont orienté leur enquête vers la vie privée de la victime. Ce dernier avait une maîtresse. Un détail qui mènera les enquêteurs au fils de la maîtresse. Confronté à des preuves, l'homme avouera avoir tué l'amant de sa mère avec la complicité de cette dernière. Présentés devant le magistrat instructeur près le tribunal de Ras El Oued, les deux suspects ont été placés sous mandat de dépôt pour homicide volontaire avec préméditation et mutilation du corps.

CHABANE BOUARISSA

AÏN ROUA (SÉTIF)

50 millions de DA pour l'aménagement urbain

n Dans le cadre de l'amélioration du

cadre de vie des citoyens, des opérations d'aménagement urbain ont été lancées à travers plusieurs cités et localités d'AÏn Roua, située à 30 kilomètres au nord de Sétif. En effet, les opérations qui ont nécessité une enveloppe financière de 50 millions de DA dans le cadre du PCD (Plan communal du développement) ont touché quelques cités du chef- lieu de la commune ainsi que des villages tels que Sidi Yahia et Sidi Ali. Selon le P/APC, une autre opération dont a bénéficié la commune en 2013 qui a été confiée à la DUCH pour l'amélioration urbaine de quelques cités du chef-lieu n'est toujours pas lancée. Les raisons de ce retard demeurent inconnues. “Cette situation pénalise énormément ces quartiers notamment durant la saison des intempéries”, a-t-il ajouté.

A. LOUCIF

JIJEL

Des enveloppes financières pour la JSD et le CRVMJ

n Dans le but de contribuer à la

relance des clubs sportifs locaux et les encourager pour obtenir de bons résultats à l'avenir, les services de la wilaya de Jijel ont organisé le week- end passé une réception en l'honneur des joueurs des deux équipes de football de Jijel, à savoir la JSD (Jeunesse sportive jijelienne) et le CRVMJ (Chabab riadhi village Moussa Jijel). Lors de cette cérémonie qui a regroupé une quarantaine d'investisseurs, des chefs d'entreprises et des responsables locaux, le wali de Jijel a indiqué que des initiatives similaires auront lieu à l'avenir et toucheront d'autres disciplines. Cette cérémonie qui s'est déroulée dans une ambiance conviviale a été caractérisée par la remise de deux enveloppes d'une valeur de plus de 18 millions de dinars à chaque équipe. Cette somme réservée à la promotion de ces deux clubs, sera suivie et contrôlée minutieusement par l'administration concernée afin d'éviter sa dilapidation, a-t-on précisé.

MOULOUD S.

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

L’Algérie profonde

11

LOI RELATIVE AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Un collectif d’Oran exige sa promulgation

Le collectif, qui se déclare ouvert aux autres organisations qui partagent le même objectif, est d’autant plus consterné que la loi est entravée alors même que le phénomène des violences faites aux femmes a enregistré une escalade importante.

D. R.
D. R.

Selon les statistiques des services de police, une quarantaine de femmes ont été assassinées en 2014.

P réoccupés par le blocage par le Sénat de la loi contre les vio- lences faites aux femmes, des associations et syndicats d’Oran ont créé un collectif pour exiger l’adoption de ladi-

te loi dans les plus brefs délais. Comme pre- mière initiative, le nouveau Collectif pour la promulgation de la loi relative aux vio- lences faites aux femmes appelle à signer une lettre ouverte adressée à Abdelkader Bensalah dans laquelle il exprime sa conster- nation de voir le texte de loi, adopté par l’APN en mars dernier, bloqué au niveau du Sénat. “Nous, signataires de cette lettre, de- mandons que la loi contre les violences

faites aux femmes soit adoptée par le Sénat avant la fin de l’année, comme affirmé par

M me la ministre de la Solidarité nationale, de

la

et

brefs délais”. Le collectif, qui se déclare ou- vert aux autres organisations qui partagent le même objectif, est d’autant plus conster- né que la loi est entravée alors même que le phénomène des violences faites aux

femmes a enregistré une escalade importan- te, notamment avec les cas rapportés par la presse de Razika, femme tuée à M’sila par un homme éconduit, et d’une femme à Es- Sénia, Oran, assassinée par son ex-mari en présence de leurs enfants. “Nous ne pouvons

exigeons sa promulgation dans les plus

Famille et de la Condition de la femme,

accepter que de tels crimes contre des femmes puissent demeurer dans l’impunité et/ou se reproduire dans notre pays (…) Les violences contre les femmes ont des conséquences né- gatives graves sur les femmes victimes mais aussi sur leurs enfants et constituent un dan- ger pour la société toute entière”, écrit le col- lectif dans la lettre. Né le 3 décembre, le Col- lectif pour la promulgation de la loi relati- ve aux violences faites aux femmes est constitué de nombreuses associations com- me l’Afepec, le Collectif pour l’autonomi- sation des femmes, Femmes algériennes mé- decins, Civic, la LADDH, Bel Horizon, le Petit Lecteur et Santé Sidi el-Houari (SDH).

S. OULD ALI

POUR RECOUVRER SES CRÉANCES IMPAYÉES

Sonelgaz coupe le courant

A lors que l’équilibre fi- nancier de Sonelgaz constitue l’une des

contraintes du groupe, la ques- tion des créances impayées et de leur recouvrement a été tran- chée de manière brutale par la direction de distribution d’Es Senia (wilaya d’Oran). En effet en pleine période hivernale, cette direction vient d’annoncer, par le biais d’un communiqué de presse, que des coupures d’alimentation électrique et du gaz vont être entamées “à l’en- contre des mauvais payeurs qui n’ont pas honoré leur facture”. Sonelgaz Es Senia se justifie en expliquant que ce recours inter- vient après “que toute les tenta- tives à l’amiable furent utili- sées par la direction pour le re- couvrement des créances im- payées dépassant les 899 millions

de DA”, peut-on lire encore. Ces créances représentent un taux d’évolution de 12% par rap- port à 2014, apprend-t-on enco- re alors que la plupart des com- munes de la daïra d’Es Senia sont concernées. L’autre réali- té réside dans les pertes subies par la compagnie en raison des nombreuses atteintes et agres- sions sur les ouvrages de son ré-

seau, notamment dans cette zone d’Es Senia. Ainsi la direc- tion de distribution de Sonelgaz précise que la situation en l’état ne lui laisse pas d’autre choix que “le recours aux coupures qui cibleront aussi tous les clients ayant procédé aux raccorde- ments et branchements illicites sur le réseau”. Les coupures dé- cidées interviennent, faut-il le

Démantèlement d’une bande criminelle trans-wilayas

n Les éléments de police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Oran ont démantelé un groupe criminel composé de trois repris de justice qui se sont spécialisés dans le vol de taxis et taxis clandestins. La police a également récupéré, au cours de cette arrestation, un véhicule volé. Cette bande sévissait sur l’ensemble des wilayas de l’Ouest, avec à son actif quatre taxis volés avec violence à Oran ainsi qu’à Sidi Bel- Abbès et Mostaganem. L’enquête est toujours en cours.

AYOUB A.

souligner, à un moment où les hausses de tarifications de l’élec- tricité et du gaz ont été décidées en pleine crise financière et po- litique d’austérité, dont les effets se font d’ores et déjà ressentir.

D. LOUKIL

Trois dealers

arrêtés

n Lors d’une patrouille de routine, l’attention des policiers de Bir El-Djir a été attirée par une voiture suspecte, à son bord trois personnes âgées entre 26 et 32 ans. La fouille des passagers de la KIA Picanto a permis de trouver en leur possession 50 comprimés psychotropes ainsi qu’une barrette de kif traité. Les mis en cause ont été arrêtés.

A. A.

de kif traité. Les mis en cause ont été arrêtés. A. A. BRÈVES de l’Ouest AÏN

BRÈVES de l’Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

Le train, une culture à acquérir

La wilaya de Aïn Témouchent vient de s’offrir une

nouvelle ligne ferroviaire avec l’inauguration du tronçon Béni Saf - Aïn Témouchent sur une distance de 25 km, au profit des voyageurs de cette région, avec cinq départs programmés quotidiennement, via le raccordement de la ville de Béni Saf au réseau ferroviaire national. À ce titre, la toute nouvelle gare ferroviaire, inaugurée par le ministre des Transports, est dotée de toutes les commodités nécessaires avec un réseau de vidéosurveillance. Une infrastructure qui vient renforcer le réseau de transport et combler le déficit dont souffrait le secteur dans cette région. Sa réalisation a nécessité 221,5 millions de DA alors que d’autres projets du même type qui sont à l’étude permettront à la wilaya de sortir de son désenclavement. Il s’agit notamment du projet de réalisation de la ligne Aïn Témouchent - Sidi Bel- Abbès sur une distance de 60 km et qui passera par les localités de Chaabet El-Lham, El-Malah, Hammam Bou-Hadjar, Tessala pour une vitesse de 220 km/h. Une autre étude vient d’être lancée par l’Anesrif et concerne le projet de réalisation de la ligne reliant les villes côtières de Ghazaouet et de Béni Saf sur une distance de 85 km en plus des travaux de modernisation de la ligne Es-Senia -Aïn Témouchent sur une distance de 52,5 km. La réalisation de l’ensemble de ces projets encouragera à coup sûr le citoyen à utiliser le rail pour ses déplacements.

 

M. LARADJ

TIARET

Un homme tué par un motocycliste

Un homme, âgé de 22 ans, a été mortellement

fauché, dans la soirée de ce jeudi, par un motocycliste qui aurait grillé un feu rouge à la sortie sud de la ville de Tiaret. Une enquête a été ouverte.

 

R. SALEM

Explosion d’une bonbonne de gaz à Aïn Kermes

Un quadragénaire a été grièvement brûlé, ce jeudi,

à Aïn Kermes, dans la wilaya de Tiaret, alors qu’il manipulait une bonbonne de gaz butane. Évacué à l’EPH de Frenda, son état de santé est jugé stationnaire.

 

R.

S.

MONDE AGRICOLE À SIDI BEL-ABBÈS

Des saisies et des arrestations

Dans le cadre de la lutte contre l’irrigation des

cultures maraîchères avec des eaux usées, les gendarmes de Sidi Bel-Abbès ont saisi 12 motopompes dans la commune de Sidi Hamadouche, relevant de la daïra de Aïn el-Berd, et arrêté autant d’agriculteurs soupçonnés d’avoir irrigué leurs terres à partir de l’oued Mekerra. Lors de cette opération, des prélèvements d’eaux ont été effectués et envoyés aux laboratoires d’Alger et Sidi Bel-Abbès aux fins d’analyses bactériologiques et chimiques.

A. BOUSMAHA

300 postes administratifs à pourvoir dans l’éducation

300 nouveaux postes budgétaires ouverts dans le

secteur de l’éducation nationale ont été mis en compétition, jeudi dernier, à Sidi Bel-Abbès par voie d’examens professionnels et concours sur titre. Selon la directrice de l’éducation, sur ce total, 111 postes sont destinés au corps des adjoints d’éducation et 15 ont été réservés aux conseillers d’éducation et de l’orientation scolaire ainsi que 8 autres aux agents administratifs. Quant aux laborantins, le plan de gestion des ressources humaines a attribué 11 postes pour les adjoints techniques principaux de laboratoire et 2 pour les adjoints techniques de laboratoire. Par ailleurs, le corps des archivistes documentalistes a bénéficié de 11 postes pour les agents documentalistes archivistes et 8 pour les assistants documentalistes archivistes ainsi que 127 postes pour les ouvriers professionnels. Les principaux corps d'encadrement des CEM et lycées seront renforcés par 7 nouveaux censeurs, 9 conseillers de l’éducation, 31 intendants et 16 sous- intendants.

 

A.

B.

BÉCHAR

Arrestation d’un dealer à Kenadsa

Travaillant sur informations, les policiers de

Kenadsa (18 km de Béchar) ont identifié et arrêté un dealer, âgé d’une trentaine d’années, en possession de 85,06 g de kif traité. Le mis en cause a été écroué.

R.

R.

12

Publicité

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

12 Publicité Dimanche 6 décembre 2015 LIBERTE A F F.2043 + F.1923
12 Publicité Dimanche 6 décembre 2015 LIBERTE A F F.2043 + F.1923

AF

F.2043

12 Publicité Dimanche 6 décembre 2015 LIBERTE A F F.2043 + F.1923

+ F.1923

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

Culture

13

PROJECTIONS DE “MEDITERRANEA” ET “HORS DU COMMUN” AU FAFM

Entre désillusion, amour et paranormal

La première journée du Festival d’Annaba du film méditerranéen, qui se tient jusqu’au 9 décembre, a été marquée par deux films (compétition officielle) de Jacob Carpignano (Italie) et Abdel Sayed Daoud (Égypte). Les deux réalisateurs ont abordé des thématiques intéressantes, la première sur l’émigration clandestine et la seconde, plus fictive, sur le paranormal.

L’ émigration clandestine est la thématique proposée pour cette 1 re édition du Festival d’Annaba du film méditerra- néen (FAFM). Pour faire plonger le spectateur au cœur

de ce phénomène, plusieurs films (hors com-

pétition) sont proposés quotidiennement à la Maison de la culture

jusqu’au 9 décembre. Concernant la sélec-

tion officielle, un long métrage traitant de ce sujet a été présenté lors de la première journée du FAFM. Projeté à 16h30 au théâtre Azzedine-Medjoubi, le film Mediterranea de l’Italien Jonas Carpignano ra- conte l’histoire de ces hommes prêts à tout pour rejoindre le “nirvana”. Sorti en 2015, d’une durée de 1 heure 47, le film retrace le parcours d’Ayviva (Koudous Sei- hon), qui décide de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Après un long périple, Ayviva et son ami Abbas rejoignent l’“Eldo-

rado”, le sud de l’Italie, et vite leur rêve se bri- se. En quittant le Burkina Faso, les deux aco- lytes pensaient trouver un monde meilleur, mais la misère et leur nouvelle vie est similaire

à celle de leur pays. Ils se retrouvent dans un

ghetto de Blacks et de Maghrébins sans pa- piers, dormant sur des cartons. Ayviva est vite

désillusionnée. Le réalisateur Jonas Carpignano

a voulu à travers son œuvre démontrer la diffi-

culté du quotidien que traversent ces hommes et ces femmes dans une Italie raciste qui re- jettent ces “Africains” venus voler leur emploi et leur ville. Le fond de cette histoire est bon, Carpignano arrive à émouvoir et faire ressentir

De notre envoyée spéciale à Annaba :

HANA MENASRIA

D. R.
D. R.

la douleur de ces gens qui aspirent seulement

à un avenir meilleur. Le seul hic dans ce long

métrage, le spectateur finit vite par se lasser à cause d’un montage légèrement raté. Il n’y a pas de fil conducteur, et le film est complète- ment décousu, le public se retrouve plongé d’une situation à une autre sans qu’il y ait de suite logique dans les idées. Mediterranea dé- peint aussi avec violence le ras-le-bol et la frus- tration de ces “Noirs qui se font tuer” par les Blancs. Une situation qui fera réfléchir ces émi- grants sur le prix à payer pour vivre en Europe.

Pouvoirs surnaturels et forces obscures

Après la pénible traversée d’Ayviva pour le sud de l’Italie, la séance de projection s’est pour- suivie avec Hors du commun de l’Égyptien Ab- del Sayed Daoud. D’une durée de 2 heures 13, le réalisateur a transporté la salle dans une in- trigue mêlée à la science-fiction. C’est l’histoire du D r Yahia (Khaled Abo El-Naga), après avoir laissé tomber une enquête sur le paranormal, il décide de prendre quelques jours de vacances en s’installant dans une maison d’hôte en bord de mer. Il fait la rencontre de personnages ex-

centriques et atypiques : un peintre, un chan- teur d’opéra, un prêcheur… Mais la ren- contre qui bouleversera sa vie est celle de la pe- tite Farida (Mariam Tamer) et sa maman Hayat, la splendide Nagla Badr. À travers des prises de vues magnifiques et une histoire bien ciselée, le réalisateur nous entraîne dans cet- te auberge et nous fait aimer cette petite “fa- mille” si originale. Au bout de quelques mo- ments passés avec Farida, le D r Yahia découvre une face cachée de la petite : Farida possède des pouvoirs hors du commun. À partir de ce moment, le scientifique voit tou- te son existence chamboulée, il vient de concrétiser des recherches de toute une vie. “La fille du diable” possède des facultés de téléki- nésie. Est-ce l’œuvre de Satan ou un don de Dieu ? À travers cette gamine, il se découvre

à nouveau, il se cherche, mais reste sur des in-

terrogations. Le réalisateur a véhiculé à travers son film un sentiment d’incompréhension et de doute mêlé à de la fiction. Hors du commun est aus- si une belle histoire d’amour et de trahison. Tous les ingrédients sont présents pour faire vivre un bon moment aux férus d’aventure. D’une durée de 133 minutes, le long métrage devient pesant, ça tourne en rond. On a l’im- pression qu’Abdel Sayed Daoud cherche une fin à son film, il essaye d’expliquer le moindre petit détail, tout en ajoutant des scènes qui ont l’air d’être de trop dans le film. Tout au long de cette heure, les images revenaient en boucle pour finir sur le point de départ. Dommage ! Cette lenteur a gâché la qualité de ce long métrage.

H. M.

PROJECTION DU DOCUMENTAIRE “18 FUGITIVES” DU PALESTINIEN AMER SHOMALI

“Israël poursuit des vaches pour atteinte à la sécurité de l’État”

D ans l’après-midi de vendre- di, pas mal de monde s’est déplacé au Théâtre régional

d’Annaba, pour assister à la projec- tion du film palestinien Dégradé, de Tarzan et Arab Nasser. À la surpri- se générale, le long-métrage a été dé- programmé et remplacé par 18 fu- gitives d’Amer Shomali et Paul Co- wan (Palestine, Canada, France). Entrant dans le cadre de la compé- tition officielle, ce documentaire-fic- tion réalisé en 2015, est d’une gran- de originalité. Amer Shomli (voix off), retourne à Beit Sahour (banlieue

de Bethleem), pour partir à la ren- contre d’anciens activistes de l’Inti- fada. Ces hommes ont narré une his- toire improbable de 18 vaches re- cherchées par les militaires israéliens. Tout a commencé quand les habi- tants de ce village ont décidé de boy- cotter les produits israéliens, alors, ils ont acheté 18 vaches pour pro- duire du lait “local”. Suite à cet in- vestissement, les choses ont com- mencé à changer et à évoluer. “Nous ne sommes plus sous leur emprise (Is- raéliens). Ils contrôlent tout, sauf l’air qu’on respire”. Cette résistance peu

commune a été racontée avec beau- coup d’humour. Le réalisateur a jonglé entre des images d’archives, des interviews, de l’animation (BD) et des personnages en pâte à mode- ler. Cette idée a donné un côté très artistique qui a fait voyager à travers le temps, et a même fait oublier le genre documentaire, ça ressemblait plus à une fable pour enfants. La chose la plus surprenante dans cet- te histoire, quand les autorités is- raéliennes ont eu vent de l’existen- ce de ces vaches, toute une armada de militaires s’est mise à leur pour-

suite. Les activistes ont transporté ces bêtes d’un endroit à un autre pour les protéger de leurs assaillants. Le plus marrant, ces vaches étaient re- cherchées comme des criminelles et elles étaient considérées comme “dangereuses pour l’État israélien”. Le ministre de la Défense avait indiqué que “ces vaches portent atteinte à la sécurité de l’État”. Cette histoire de production de lait a mené par la sui- te à une autre forme de désobéis- sance civile, notamment la grève des impôts.

H. M.

D. R.
D. R.

IL NOUS A QUITTÉS IL Y A 11 ANS

Mohya ou l’intelligence au service de tamazight

S es cassettes enregistrées de manière ar- tisanale avec un magnétophone déglin- gué s’échangeaient sous le manteau dans

les milieux militants et universitaires. Elles

n’étaient pas destinées à la vente. C’est que Muhend u Yehya, de son vrai nom

Abdellah Mohya, avait une haute idée de idles, la culture, en ce sens qu’il ne faut jamais faire commerce avec elle. Il lui arrivait même d’accompagner ses pièces de théâtre et sa poésie contestataire d’un aver- tissement au public de ne pas acheter ou vendre ses cassettes. Belle leçon d’anti-marketing, diriez-vous. Pour lui, c’était un acte de militantisme. Mo- hya savait, peut-être avant les autres, que la cul- ture ne nourrit pas son homme et les œuvres artistiques allaient être victimes du piratage in- formatique dans ce monde 2.0, où le transis- tor avec piles plates fait office d’œuvre d’an-

tor avec piles plates fait office d’œuvre d’an- De Montréal : YAHIA ARKAT tiquité. On le

De Montréal :

YAHIA ARKAT

tiquité. On le voit aujourd’hui : le piratage des œuvres artistiques fait florès. Les chanteurs, par exemple, ne vivent pas de la vente de leurs pro- duits, malgré un tapage médiatique et des cam- pagnes de promotion soutenues. À l’époque de Mohya, ses œuvres ont rayonné et irrigué le combat d’une jeunesse en quête de sauve- garde de sa culture millénaire encore ostraci- sée par un pouvoir hors d’époque. Une œuvre pléthorique d’une qualité exceptionnelle qui

a brassé presque tous les modèles littéraires et

artistiques. Deux pièces théâtrales, inspirées pourtant d’œuvres universelles, rappellent les tribula- tions du monde d’aujourd’hui. Sinistri et Cheikh Ahechraruf restent des chefs-d’œuvre emblématiques de Mohya. Comédie satirique du théâtre médiéval, Sinistri est une adapta- tion de La farce de Maître Pathelin, écrite par un auteur anonyme au XVI e siècle. Ici le fin mot de l’histoire : une affaire banale atterrit au

tribunal. Au banc des accusés, Positoir, un ber- ger simple d’esprit, poursuivi par son patron Sifuni, drapier de son état. L’avocat Sinistri est venu assurer la défense de l’inculpé. En attente d’être payé pour avoir vendu des anses de tis- sus à l’avocat, Sifuni est tombé des nues à la vue de Sinistri. Pourtant, il l’a laissé mourant la veille à la maison. Pour tromper le drapier venu récupérer son dû, l’avocat joua la comédie du mourant avec la complicité de sa femme, Lalla Mjilet- te, faussement éplorée. Dans la même veine, le texte Cheikh Ahechraruf issu du théâtre de l’absurde dénonce le monde actuel plein d’hypocrisie et de fausseté. Un monde où les valeurs sont inversées, au point où on a porté le burnous à l’envers, se- lon une expression imagée. Dramaturge flam- boyant, Muhend u Yehya, natif d’Aït Erbah en 1950 en Haute-Kabylie, a adapté d’illustres œuvres du patrimoine universel. Il a ainsi

adapté en tamazight des œuvres de Beckett, Molière, Pirandello, Mrozek, Lu Xan, Brassens, etc. Sa poésie a été chantée, entre autres, par

Imazighen Imula et Ideflawen, des groupes en- gagés qui ont bercé la jeunesse militante de ceux qui ont aujourd’hui les tempes grison- nantes. D’ailleurs, le groupe Ideflawen compte rendre hommage à Mohya, en reprenant dans son prochain album deux de ses poèmes, dont Ti- mura medden akk yiwet, nek snat iyi-d-ssahen, un texte d’une rare densité poétique qui évoque la problématique de l’exil. Partisan d’une tradition littéraire par et pour tamazight, Mohya a entamé un travail sur les Dialogues philosophiques de Platon, avant d’être terras- sé par une terrible maladie. Il décède le 7 dé- cembre 2004 dans un hôpital parisien, léguant

à la postérité une œuvre grandiose qui méri- te d’être revisitée.

Y. A.

14

L’internationale

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

AL-MOURABITOUNE RALLIE AL-QAÏDA AU MAGHREB ISLAMIQUE

Sombres perspectives sécuritaires au Sahel

Droukdel voit désormais grand avec le retour dans son giron de Belmokhtar qui entend s’allier avec les groupuscules activant dans les pays voisins du Mali, notamment le Niger et la Libye, où il a certainement pu recruter de nouveaux éléments.

R etour à la maison mère pour Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe terroriste Al-Mourabi- toune qui rallie le groupe Al- Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans un message diffu-

sé sur des sites “terroristes” vendredi, portant

également la revendication conjointe de la pri-

se d’otages de l’hôtel Radisson Blu, dans la ca- pitale malienne, Bamako, le vendredi 20 no- vembre, qui a fait 20 morts. Dans un messa- ge sonore, le chef d’Aqmi, Abdelmalek Drouk- del, annonce la nouvelle au monde musulman

et son objectif qui est de combattre “la Fran-

ce croisée”. Au-delà de l’annonce que confirme la double revendication de l’attaque du Radisson Blu, le message se veut un acte de forte présence et de force de Droukdel qui voit ses rangs renfor-

cés par l’insaisissable et sanguinaire terroris-

te du Sahel ; celui qui a surtout refusé de ral-

lier l’État islamique qui gagne des marges dans

la mouvance au Maghreb et au Sahel. Réfugié

au sud de la Libye depuis 2013, Mokhtar Bel- mokhtar est revenu sur la scène dans une ten- tative de reconquête de ses anciens terri- toires du Nord-Mali où il a revendiqué, au moins, sa participation aux attentats commis exclusivement au Mali. Sa retraite libyenne a

D. R.
D. R.

Abdelmalek Droukdel a rallié à son organisation, Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, le chef du groupe terroriste Al-Mourabitoune.

été perçue, à la fois, comme une planque sûre

et un repli stratégique pour reconstituer son

groupe décimé lors de l’intervention françai- se et l’assaut du site d’In Amenas, où il a per- du la majorité de ses lieutenants. Il revient dans son fief où il dispose de réseaux et d’alliances qui lui permettent d’être aussi à l’abri, et de re- joindre la logique d’Iyad Ag Ghali de torpiller l’accord de paix et de réconciliation signé entre les groupes rebelles du Nord et le gouverne-

ment de Bamako : un objectif commun en somme. Les deux chefs terroristes ne nour- rissent d’ailleurs d’aucune animosité ou riva- lité entre eux, chacun opérant dans son terri- toire et activant dans son créneau “criminel”, contrebande, trafic d’armes et de drogue, distinct. Droukdel voit désormais grand avec le retour dans son giron de Belmokhtar qui en- tend s’allier avec les groupuscules activant dans les pays voisins du Mali, notamment le Niger

FACE AU RISQUE DE LA VOIR TRANSFORMÉE EN NOUVELLE SYRIE

Urgence d’un règlement politique en Libye

L es récents vols de recon- naissance de l’aviation mi- litaire française sur Syrte

laissent supposer que des frappes de la coalition internationale ne

sont pas à écarter, si jamais la mise en œuvre de l’accord onusien sur

la formation d’un gouvernement

d’Union nationale n’est pas ef- fective. Même s’il a exclu une in- tervention militaire dans ce pays,

le ministre français de la Défense,

Jean-Yves Le Drian, a mis en gar- de contre le risque d'afflux de combattants du groupe État isla- mique en Libye. Le Drian n’a pas caché son inquiétude quant à la si- tuation prévalant en Libye, en déclarant à l'hebdomadaire Jeune

Afrique dans l’édition à paraître aujourd’hui : “On voit arriver dans la région de Syrte (nord de la Libye) des jihadistes étrangers qui, si nos opérations en Syrie et en Irak parviennent à réduire la base ter- ritoriale de Daech, pourraient être

demain plus nombreux.” Faisant allusion aux discussions entre clans rivaux pour tenter de mettre fin à la guerre civile qui fait rage

en Libye, il a estimé : “C’est un risque majeur, et c'est pour cela qu'il faut absolument que les Li- byens s'entendent entre eux.” Le Drian redoute l’extension de Dae- ch vers le sud de la Libye et sur- tout le risque de connexion à ter- me avec les terroristes de Boko

Haram au Nigeria. Bien qu’il ne l’ait pas évoqué, il y a surtout la possibilité de connexion avec les groupes terroristes au Mali, dont la recrudescence de l’activité ces derniers jours menace l’accord de paix conclu à Alger. Et la seule so- lution pour stopper cette expan- sion demeure, selon le ministre français de la Défense, dans un ac- cord entre les parlements de Tri- poli et Tobrouk sur la formation d'un gouvernement unique re- connu par tous. “Si l’on addition- ne les forces de Tripoli et les milices de Tobrouk, Daech ne fait pas le poids”, a-t-il assuré, tout en ap- pelant aussi l'Algérie et l'Égypte, deux acteurs régionaux-clés, à

“se concerter” pour faire pression sur les deux parties. Ainsi, les Occidentaux s’alarment de la montée en puissance de l'organi- sation État islamique (EI) en Li- bye, qu’ils assimilent à une me- nace directe pour l'Europe et l'Afrique, mais excluent pour l’instant toute intervention tant que le chaos prévaudra dans ce pays. Il suffit de prendre connais- sance de la déclaration du prési- dent du Conseil italien, Matteo Renzi, pour s’en convaincre. “La Libye risque d'être la prochaine ur- gence”, a-t-il mis en garde quelques jours après les attentats de Paris.

MERZAK TIGRINE

SON MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES MULTIPLIE LES DÉCLARATIONS CONTRADICTOIRES

Syrie : la France ne sait plus que faire de Bachar al-Assad

L e ministre français des Affaires étran- gères, Laurent Fabius, a déclaré, en l’es- pace de deux semaines, une chose et son

contraire, concernant l’avenir politique du pré- sident syrien Bachar al-Assad. Après avoir ca- tégoriquement refusé toute participation du chef de l’État syrien au processus de transition, initié par l’ONU, Laurent Fabius semble, en

effet, avoir changé d’avis. C’est du moins ce qui ressort de l’entretien qu’il

a accordé au quotidien régional lyonnais Le

Progrès, dans lequel il a clairement déclaré qu’“une Syrie unie implique une transition po- litique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-As- sad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur”. Des as- surances que Bachar al-Assad pourrait éven-

tuellement fournir à son allié russe Vladimir Poutine qui a repris en main le dossier syrien

et réussi à imposer sa voix, notamment après

avoir démontré sur le terrain des opérations que l’organisation terroriste autoproclamée

État islamique (EI/Daech) n’est aussi puissante que comme elle le prétendait ou comme elle

a été souvent présentée par les médias occi-

dentaux. Laurent Fabius avait déjà déclaré, sur les ondes de la radio française Europe 1,

qu’une participation des troupes du régime sy- rien à la lutte de la coalition internationale contre Daech était possible, avant de se ré- tracter quelques heures plus tard, affirmant avoir été mal compris. En tout cas, même s’il essaie de nuancer ses propos, en insinuant que Bachar al-Assad de-

vra, inéluctablement à un moment précis, cé- der sa place, Laurent Fabius continue de souffler le chaud et le froid, signe d’une di- plomatie française qui ne sait plus sur quel pied danser. La complexité du dossier syrien, dans lequel est directement impliquée la Russie, un des poids lourds du jeu géopolitique au Proche-Orient, rend toute prise de décision as- sez délicate. Cela sans oublier la fragilité des alliances entre toutes les parties impliquées en Syrie, en raison des agendas politiques de cha- cune d’elles, comme cela est le cas de la Tur- quie qui joue toutes les cartes, y compris cel- le d’un soutien indirect à l’État islamique pour empêcher toute possibilité d’existence d’un État kurde au Proche-Orient.

LYÈS MENACER

et la Libye où il a certainement pu recruter de nouveaux éléments. Un apport important pour Aqmi, en perte de vitesse et d’aura dans la sphère islamo-terroriste dominée par le bruit et le sang de l’EI ; ce qui va permettre à la “suc- cursale régionale” d’Al-Qaïda de revenir et à Droukdel à l’autorité ouvertement contestée comme le prouvent les multiples dissidences que son groupe a enregistrées rien que cette année 2015, dans la région nord du pays (Algérie). Et la présence, même parcellaire de l’EI, à travers Jund El-Khilafa, qui le bouscu- le dans son propre territoire. Ce retour à la maison avec laquelle il avait pris une certaine distance avec la création des En- turbannés puis des Signataires par le sang et par la suite d’Al-Mourabitoune, tout en refu- sant l’allégeance à l’EI, Mokhtar Belmokhtar et tout Aqmi vont se mettre à dos les légions locales de l’EI et tous les groupuscules qui s’en revendiquent. Une guerre entre Aqmi et l’EI n’est pas à écarter dans le Sahel. D’autant plus que l’EI n’hésitera pas à mettre à prix la tête de celui que tous les services du monde n’ont pas neutralisé.

DJILALI B.

ATTENTATS DE PARIS

Deux nouveaux suspects recherchés

n Deux nouveaux suspects sont “activement recherchés” par les polices belge et française, deux hommes contrôlés avec de fausses identités à la frontière

hongroise en compagnie du suspect-clé des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam,

a indiqué le parquet belge.

À Bruxelles, le parquet fédéral belge et le

juge d'instruction ont lancé vendredi un appel à témoin pour deux nouveaux suspects “activement recherchés par les services de police belge et français”, a rapporté l’AFP. “Ils sont dangereux et probablement armés”, a précisé de son côté la police fédérale, qui a diffusé un avis accompagné de plusieurs photos, deux clichés d'identité et des images de caméra de surveillance. L’enquête a permis de démontrer que Salah Abdeslam, qui reste introuvable à ce jour, s'était rendu en Hongrie à deux reprises au mois de septembre dernier. Le 9, il a été contrôlé dans une voiture de location à la frontière entre la Hongrie et l'Autriche en compagnie de deux personnes qui ont présenté de fausses cartes d'identité belges au nom de Samir Bouzid et Soufiane Kayal. Un porte-parole du gouvernement hongrois avait indiqué jeudi qu'un des “principaux organisateurs” avait “recruté une équipe” parmi des migrants ayant transité par la gare de Budapest, sans précision de date ni d'identité des personnes, ni si celles-ci avaient participé aux attaques de Paris. Une source gouvernementale avait ensuite affirmé à l’AFP qu'il s’agissait de Salah Abdeslam. La carte d'identité de Samir Bouzid a été utilisée quatre jours après les attentats, le 17 novembre vers 18h, dans une agence Western Union en région bruxelloise. Un homme a alors transféré une somme de 750 euros à Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. L'autre identité falsifiée, au nom de Soufiane Kayal, a servi à louer une maison à Auvelais, dans le sud de la Belgique, perquisitionnée le 26 novembre. Selon la presse belge, l’habitation aurait pu servir de planque ou de cache pour du matériel.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

Publicité

15

ANEP n°356 393 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°356 393 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°209 349 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°209 349 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°355 719 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°355 719 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°209 350 Liberté du 06/12/2015
ANEP n°209 350 Liberté du 06/12/2015

Liberté

16

Sport

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

SI TAYEB BERRAMLA A FINALEMENT FAIT VOLTE-FACE EN OPTANT POUR LE MCO

La JSK a-t-elle cédé face à la grogne de ses fans ?

M ais enfin, c’est quoi cette af- faire Berram- la ? Annoncé en grande pompe depuis

près d’un mois déjà à la JS Kaby- lie, club avec lequel il a évolué au- paravant durant deux saisons, pré- cisément de 2006 à 2008, avec à la clé un titre de champion d’Algérie sous l’ère Saïb, voilà que l’attaquant oranais, qui s’est empressé de quit- ter précocement le Rapid de Reli- zane, a changé carrément de cap depuis deux jours. À défaut de ten- ter un come-back en Kabylie où les dirigeants de la JSK voulaient à tout prix le remettre sur orbite, le me- neur de jeu relizanais a préféré op- ter pour son ancien club, le Mou- loudia d’Oran, qui, selon certaines indiscrétions, aurait mis le paquet pour le rafler à la JSK. Et s’il faut rappeler que, dans un premier temps, les dirigeants de la JSK avaient contacté la direction du Ra- pid Relizane pour obtenir sa lettre de libération, ils ont même an- noncé tout de go que le cas Ber-

ramla était pratiquement réglé, puisqu’il ne manquait que la si- gnature du joueur qui était immi- nente. De son côté, Berramla avait annoncé publiquement qu’il avait récupéré tous ses papiers et que la signature du contrat au profit de la

JSK était prévue pour mercredi passé, ce à quoi les dirigeants ka- byles, par le biais de leur vice-pré- sident Malik Azlef, avaient répli- qué, contre toute attente, que la si- gnature devait avoir finalement lieu à… l’ouverture du mercato ! C’est certainement là que se situe le nœud gordien de ce retourne- ment de situation, car comment expliquer finalement la tiédeur étonnante et le manque d’em- pressement surprenant des diri- geants de la JSK quant au recrute- ment de Berramla, eux qui étaient pourtant résolument déterminés, dans un premier temps, à faire re- venir coûte que coûte le footballeur oranais à Tizi Ouzou, et ce, huit ans après qu’il eut quitté la JSK. Certes, depuis deux jours, les dirigeants de la JSK crient à la trahison, mais il faut savoir que cette volte-face de Berramla aura fait l’affaire des supporters de la JSK qui, au fond d’eux-mêmes, ne voulaient pas de ce joueur qui, primo, n’a pas mar- qué particulièrement son premier passage sous les couleurs kabyles il y a huit saisons, et, secundo, faut- il rappeler qu’il va plomber ses trente et un ans le mois prochain, ce qui a fait dire à de nombreux fans kabyles que le transfert éven- tuel de Berramla était un “bis re- petita” de l’affaire Boumechra, dans la mesure où l’ex-Harrachi

(qui a été formé à l’ASM Oran) n’a pas apporté, jusque-là le plus es- compté à l’attaque kabyle depuis son arrivée à Tizi Ouzou, l’été dernier, lui qui frise déjà les tren- te-trois ans et qui aura perdu de sa verve et de sa fraîcheur sur le ter- rain. C’est certainement la pression des supporters kabyles qui aurait poussé les dirigeants kabyles à hé- siter finalement quant au recrute- ment de Berramla qui, de son côté, aurait probablement senti tourner le vent en sa défaveur pour sauter aussitôt sur l’offre in- attendue du Mouloudia d’Oran. “L’éventuel recrutement de Ber- ramla était une piste comme tant d’autres, et s’il a décidé de partir ailleurs, c’est son problème, mais la JSK est en contact avec de nom- breux autres joueurs de valeur qui sont attirés par le challenge et la no- toriété du club”, dira après coup le président Hannachi, comme pour atténuer au plus vite ce film de mauvais goût. En attendant, les di- rigeants kabyles semblent encore branchés vers l’Hexagone pour tenter de dénicher un ou deux bons joueurs franco-algériens, au moment où l’ex-joueur du club français de Noisy-le-Sec, Moha- med Amine Rahoui, poursuit tou- jours sa période d’essai au stade du

1 er -Novembre.

MOHAMED HAOUCHINE

au stade du 1 e r -Novembre. MOHAMED HAOUCHINE ALORS QUE BENYAHIA SERA LA PREMIÈRE RECRUE

ALORS QUE BENYAHIA SERA LA PREMIÈRE RECRUE DU MERCATO

Le NAHD comptera sur sa propre école

prévision de sa prochaine

sortie face au CSC qui se joue-

au stade du 20-Août d’Al-

ger jeudi 10 décembre pour le comp- te de la 14 e journée du championnat de Ligue 1, le NAHD continue de se préparer sereinement à cette ren- contre en multipliant les matchs amicaux qui permettront au coach Youcef Bouzidi de procéder aux correctifs nécessaires et apporter les solutions aux insuffisances rele-

E

ra

n

vées lors des matchs précédents. C’est l’occasion aussi de tester les élé-

ments qui n’ont pas eu assez de temps de jeu dans les rencontres offi- cielles, notamment après le retrait of- ficiel de Hocine Metref, qui a résilié son contrat comme révélé par Liberté en raison d’une maladie (sinusite) qu’il a attrapée en Tunisie. Bouzidi doit donc composer avec cette nou- velle donne. Le départ de l’ex-Us- miste laisse un grand vide au milieu

du terrain qu’il sera très difficile de combler. Le NAHD, qui a fait un bond extraordinaire pour se posi- tionner à la 9 e place avec 16 points, veut finir la phase aller avec un ca- pital de 21 points. “On va conserver la même méthode de travail et les mêmes habitudes qui nous ont per- mis de réaliser ces bons résultats. On est classé à la 9 e place avec 16 points, on doit s’améliorer lors des deux rencontres restantes avant la fin de

DEUX MATCHS AMICAUX POUR PRÉPARER LE MCA

Le MOB prépare le mercato hivernal

L MOB a joué contre le CSC en amical (0-0), et ce,

dans l’optique de bien préparer son prochain dé- placement pour rencontrer le MCA. “Je remercie

le CSC d'être venu ici à Béjaïa pour cette rencontre, le foot doit toujours être fraternité et fair-play, j'espère que c'est le sentiment que les supporters ont eu en quittant le sta- de. C'était important d'avoir un adversaire de qualité pour cette partie, cela m'a permis de voir où on est le groupe avant ce déplacement difficile chez le MCA. On jouera certainement une autre rencontre amicale mardi pro- chain, l'adversaire devrait être l'USOA, et c'est à partir de ce match que je me déciderai pour le onze à aligner lors de la prochaine journée”, dira en substance le coa- ch Amrani. S’agissant des perspectives d’avenir de son team, le coach des Vert et Noir affirmera que “pour le moment, on a libéré trois joueurs pour des raisons que tout le monde connaît. C’est une question de rendement. Un joueur qui n’a pas donné satisfaction n’a rien à fai- re avec nous. C’est pareil aussi pour ceux qui n’ont pas envie de res- ter au MOB. Actuellement, on est concentrés sur la sui- te des échéances, mais je tiens à vous dire qu’il se pour- rait qu’on libère encore d’autres joueurs. Nous voulons

e

recruter un milieu récupérateur et un autre oensif. Donc, il faut voir les possibilités qui vont se présenter à nous d’ici la trêve hivernale. C’est dans cette optique que je ne ces- se de répéter que j’ai besoin de tout mon effectif, mais je tiens à vous dire que pour le moment rien n’est encore fait”. À noter que le MOB, après Hadji et Teddjar, a enco- re libéré Chetal et ce bien avant l’ouverture du mer- cato hivernal. Concernant le stage hivernal, Amrani reste évasif et prudent à cause, dit-il, de la program- mation mise en branle par la ligue. “Je viens de voir le programme de la trêve. Je pense que ce serait impossible d’effectuer un stage à l’étranger si on se qualifiât aux 16 es de finale. On n'aura pas le temps nécessaire, sauf si on ne passera pas ce premier tour”, conclut-il. Par ailleurs, le MOB a tenu son assemblée générale ordinaire du club amateur (CSA) au cours de laquelle le bilan moral et fi- nancier a été adopté à la majorité. Son président Arab Benaï a ainsi présenté ses bilans fi- nancier et moral pour l'année en cours et ils ont été ap- prouvés par les membres de l'assemblée après quelques débats assez soutenus.

A. HAMMOUCHE

cette phase aller, contre le CSC chez nous et le MOB en déplacement, deux rencontres importantes qu’il faut bien négocier pour finir cette phase dans une position aisée, pour nous permettre d’entreprendre la phase retour avec beaucoup de confiance”, explique l’homme qui a boosté le NAHD en lui donnant une âme et une stratégie de jeu. Concer- nant le recrutement, Bouzidi préfè- re cibler les postes dont il a besoin pour renforcer l’équipe. “Je ne suis pas de ceux qui font un recrutement juste pour le faire, je veux des joueurs qui apportent un plus, sinon ce n’est pas la peine de ramener un jouer, le payer chèrement pour qu’il ne don- ne rien au club. On a des noms qu’on préfère ne pas divulguer pour des considérations évidentes, je peux

vous dire que ceux qui viendront ap- porteront le plus attendu”, souligne le coach. On croit savoir que Be- nyahia sera la première recrue. Cet attaquant ayant subi une opération chirurgicale à la fin de la saison dernière n’a signé pour aucun club, donc il peut avoir sa licence facile- ment au NAHD. Signalons au pas- sage que Bouzidi a promu trois joueurs en seniors. Il s’agit d’Aït Abdelmalek, Oukrine et Zemiti, le fils de l’ancien libéro du club, qu’il compte prochainement lancer en se- niors. “Il est temps que le NAHD pui- se dans son propre réservoir, il y a de bons joueurs en U21 qu’il faut suivre. J’ai promu trois d’entre eux qui in- carnent l’avenir du club”, conlcut Bouzidi.

R. A.

LE MCO ENGAGE HOUSSM ZOUGAR

Mechri servira de prête-nom à Bouali

n Après s’être mis d’accord avec l’entraîneur Fouad Bouali pour succéder à Jean-Michel Cavalli sur le banc de l’équipe professionnelle, la direction du Mouloudia a programmé une prise de contact entre le nouveau patron technique des Rouge et Blanc et ses joueurs demain, avec l’éventualité d’un point de presse. L’ex-entraîneur du Widad de Tlemcen n’entamera, toutefois, sa mission au MCO que le lendemain, lundi, en chapeautant sa première séance d’entrainement. Dans un staff élargi, c’est l’ex-attaquant du MCO et du MCA Bachir Mechri qui sera désigné entraineur-adjoint. “Baby” servira, surtout, de prête-nom à Fouad Bouali car détenteur du diplôme CAF A que le nouvel entraîneur mouloudéen ne possède pas. Comme préparateur physique, Bouali a choisi un certain Houssem Zougar qui remplacera poste par poste le Français Armand Sène qui devait rencontrer hier le président mouloudéen Baba pour lui dresser un tableau récapitulatif de l’état du groupe qu’il a dirigé depuis le départ de son mentor corse.

RACHID BELARBI

LIBERTE

Dimanche 6 décembre 2015

Sport

17

CAN U-23 : ALGÉRIE 0 - NIGERIA 0

Les Verts sur la voie royale de Rio

À la faveur d’un nul blanc intelligem- ment négocié face au Nigeria, conju- gué à une défaite de l’Égypte face au

Mali, la sélection nationale des moins de 23 ans s’est brillamment qualifiée hier aux demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations de la catégorie. Plus qu’un passage à l’avant-dernier tour du tournoi continental, l’EN a terminé en tête de sa poule, ce qui lui évitera de se heurter à l’hôte et favori sénégalais qui aura le double avantage du terrain et du public, mais aussi et surtout d’hériter d’une Afrique du Sud qui n’a rien d’un foudre de guerre annoncé. Au rêve désormais permis de pas- ser en finale de l’épreuve et de tirer l’un des trois tickets gagnants mis en jeu pour les jeux Olympiques de Rio de Janeiro 2016, la sélection na- tionale peut également aspirer à en- trer dans la légende en visant pas moins que le trophée africain. Mettant d’entrée de jeu le pied sur

le ballon, les Verts de Schurmann n’ont, d’ailleurs, pas tardé hier sur la pelouse du stade Léopold-Sen- ghor, à porter le danger devant la cage nigériane, par l’entremise, tout d’abord d’un tir contré de Darfalou à la 5 e minute de jeu puis par cette possibilité offerte à Ferhat de créer le décalage par un centre qu’il n’a toutefois pas concrétisé à la 11’. Plus huilée, la machine nigériane baptisée Dream Team IV se met alors en branle pour acculer les coéquipiers du capitaine Keniche dans leur camp. Les protégés de Samson Siasia répliqueront ainsi par une première alerte qui obligera Sal- hi à la parade pour détourner le cuir en corner. Un tir en coin qui a failli profiter à Etebo dont la tête croisée est passée tout près du montant droit du kee- per algérien (13’). Le même Etebo s’offrira par la sui- te la plus belle occasion de ce pre- mier half sur un joli coup franc in- telligemment enveloppé qui verra

D. R.
D. R.

Salhi compter sur son poteau droit puis sur son genou pour empêcher une ouverture du score qui parais- sait quasi certaine (33’). Entre-temps, l’avant-centre Dar- falou, gêné par le retour de la dé- fense adverse, a vendangé une bon- ne opportunité de porter l’estoca- de sur un contre éclair alors qu’il se trouvait en position idéale (27’). Entamant la seconde période avec la même grinta que la précédente, les Verts donneront rapidement des sueurs froides à l’arrière-garde nigériane et à son dernier rempart Daniel lorsque Meziane se faufile entre une forêt de jambes pour voir, à la fin, son essai de près, dé- tourné in extremis (49’). Les offensives algériennes ne se ré- sument, cependant, pas à cette seu- le incursion de Meziane puisque les incessants coups de rein de Ferhat mettront à mal les Seth, Udo et autres Okechukwu et Chizoba. Certainement mis au courant par ce

qui se passait à Mbour entre l’É- gypte et le Mali, ni les Nigérians ni les Algériens ne prendront, par la suite, aucun risque, se contentant de manœuvres offensives sporadiques qui ne donneront presque rien, en dépit de l’engagement toujours présent et de certains fautes à la li- mite de la correction. La tentative d’Oluwafemi détournée

par Salhi à la 81 e minute sera, du reste, la seule action digne d’être ci- tée d’un dernier quart d’heure assez stressant pour les nerfs au vu de l’énorme enjeu qui était au bout mais qui a, au final, été astucieuse- ment géré par la bande à Schur- mann dont on attend désormais le meilleur…

RACHID BELARBI

Résultats (Groupe B)

Algérie- Nigeria 0-0 Égypte- Mali 0-1

Classement

 

J

Pt

G

N

P

Bp

Bc

Dif

Algérie

3

5

1

2

0

3

1

+2

Nigeria

3

5

1

2

0

5

4

+1

Mali

3

3

1

0

2

3

5

-2

Égypte

3

2

0

2

1

3

4

-1

Programme des demi-finales (mercredi 9 décembre) Sénégal - Nigeria : 16h (heure algérienne) Afrique du Sud - Algérie : 19h30 (heure algérienne)

UNE PREMIÈRE DANS LES ANNALES DU FOOTBALL FRANÇAIS

Mohamed Braja entraîneur intérimaire à Troyes

E ntraîneur-adjoint de Jean-Marc Furlan à Troyes (Ligue 1 française), Mohamed Braja, un technicien franco-algérien, a

été désigné par la direction du club comme en- traîneur en chef par intérim après le limogeage de Furlan. Aussitôt installé, Braja a entamé son travail puisque c’est lui qui a dirigé les pré- paratifs pour le derby qui devait avoir lieu hier face à Reims dans le cadre de la 17 e journée. Bien

que la presse de l’Hexagone annonce l’arrivée d’un nouvel entraîneur dans les prochains jours, il reste cependant que Braja a pris les choses en main pour préparer au mieux son équipe, bon- ne dernière au classement général du cham- pionnat de Ligue 1 avec cinq petits points. “Nous allons travailler en totale concertation (il parle des autres membres du staff technique ndlr). La parole ne revient pas à une seule per- sonne. Nous sommes là pour travailler ensemble et pour le club”, a-t-il déclaré sur la chaîne TV du club de Troyes concernant sa nouvelle mis- sion. Né le 16 novembre 1969 à Troyes (Aube), Mohamed Braja a évolué dans de nombreux clubs en France de différents paliers. Il a ainsi évolué à Troyes Aube Football de 1975 à 1979,

D. R.
D. R.

avant d’aller au PL Foot où il a revêtu les cou- leurs de cette équipe de 1979 à juin 1982. La sai-

son suivante, il est parti à l’AS PTT de Troyes où

il restera jusqu'à 1986.

À la fin de l’année 1986, il s’engage avec Valen-

ciennes pour deux saisons avant de revenir à Troyes où il jouera jusqu’en 2003, l’année où il

a mis fin à sa carrière de joueur. Braja a égale-

ment fait partie de l’équipe nationale algérien-

ne de football où il compte 10 sélections. En 2003, soit quelques mois après avoir décidé d’arrêter, il réintègre le staff technique de l’Estac dont il fait toujours partie. Une première dans les annales du football français où un technicien franco-al- gérien prend en main une équipe de Ligue 1 en France. Bien que d’autres entraîneurs avant lui aient fait leur preuve en dirigeant plusieurs équipes de paliers inférieurs. Il reste, cependant, qu’ils n’ont pas fait long feu. C’est le cas, par exemple, de Nourreddine Ko- richi qui avait dirigé plusieurs équipes en Fran- ce de paliers inférieurs avant de faire partie du staff technique de l’équipe nationale de football sous la direction du technicien bosnien Vahid Halilhodzic. L’ancien défenseur des Verts, qui entraîne cette saison l’AS Poissy, pensionnaire du championnat de France amateur, n’a pas manqué, à plusieurs reprises, de dénoncer la dis- crimination dont font l’objet les entraîneurs fran- co-algériens auxquels on ne donne pas de chan- ce, selon lui, et ce, même s’ils ont les diplômes et les aptitudes pour diriger des équipes de Ligue 1 en France.

FARÈS ROUIBAH

LEICESTER CITY

“Hat trick” de Mahrez contre Swansea 3-0

n L'international algérien de Leicester

City, Riyad Mahrez, a réussi, hier, samedi, lors de la 15 e journée, un retentissant triplé historique contre Swansea (3-0) qui permet à son équipe de reprendre la tête de la Premier League. Le joueur algérien, auteur d'un début de saison exceptionnel avec les Foxes, a brillé de mille feux lors de cette rencontre en déplacement. Mahrez a

inscrit ses trois buts aux 8’, 22' et 68'. Il est désormais le premier joueur algérien à réussir une telle performance en Premier League. Mahrez, qui a cédé sa place à la toute dernière minute de la partie, a reçu une “standing ovation” de la part du public de Swansea. Avec ce hat trick, l'ancien joueur du Havre porte

à 10 son capital buts à trois longueurs

de son coéquipier et goleadeor du championnat Vardy qui n'a pas amélioré son record de 11 matchs consécutifs avec au moins un but marqué. Outre ses 10 buts dont deux doublés, Mahrez est également bien placé au classement des passeurs avec 6 passes décisives depuis le début de la saison.

À la faveur de cette victoire, Leicester City reprend la première place du championnat cédée la semaine dernière

à Manchester City. L'équipe dirigée par

l'Italien Claudio Ranieri compte deux longueurs d'avance sur le second Arsenal, vainqueur de Sunderland 3-1.

RENNES

La blessure de Zeffane n'a rien d'inquiétant

n L'international algérien de Rennes,

Mehdi Zeffane, sorti sur blessure à la cheville face à l'O Marseille jeudi passé, n'a rien d'inquiétant, selon les examens qu'il a passés, indique la presse locale. Zeffane a quitté le terrain à la 29 e en

boitant pour son retour dans le onze de départ du club breton qui s'est incliné à domicile (1-0) dans le cadre de la 16 e journée du championnat de Ligue 1 française de football. Toutefois, le joueur de 23 ans est incertain pour le déplacement de Saint- Étienne, ce dimanche en match comptant pour la 17 e journée, ajoute la même source. Zeffane a rejoint Rennes l'été passé en provenance de Lyon, où il

n'avait été que très rarement utilisé par son entraîneur. Au sein de son nouveau club, il a fait

10 apparitions pour un but marqué.

Rennes partage la 8 e place au classement en compagnie de Marseille et Lorient avec 22 points chacun.

PARIS SG

Ibrahimovic bat le record de Mustapha Dahleb

n L'attaquant suédois, Zlatan

Ibrahimovic, est depuis vendredi soir le meilleur buteur du Paris St-Germain en Ligue 1 française de football devant l'Algérien Mustapha Dahleb, grâce à son doublé sur le terrain de Nice (3-0), en ouverture de la

17 e journée du championnat.

Ibrahimovic ajoute un nouveau record

à sa collection.

Après être devenu le meilleur buteur de l'histoire du PSG devant Pauleta, il a battu le record du nombre de buts inscrits dans le championnat de France, détenu par l'ancien international algérien passé par le club de la capitale entre 1974 et 1984. Dahleb (63 ans) avait

inscrit 85 buts en première division. Son record a été égalé par Ibrahimovic le

28 novembre à Troyes. Le Suédois a

porté son total à 87 réalisations une semaine après, et s’il continue sur sa lancée, il a de grandes chances de pousser le curseur encore plus loin, prédisent les observateurs.

Les cinq meilleurs buteurs de Paris SG en Ligue 1

1- Zlatan Ibrahimovic

86 buts

2- Mustapha Dahleb

85

3- Dominique Rocheteau

83

4- Pedro Miguel Pauleta

76

5- François M'Pelé

67

18

Publicité

Dimanche 6 décembre 2015

LIBERTE

AF
AF

PETITESPETITES

AANNNNOONCESNCES

Pour toute publicité, adressez-vous à Liberté Pub : Lotissement Ezzitoune n°15 - Oued Romane, El Achour, Alger - Tél. : 021 30 78 97 - Fax : 021 30 78 99 - servicepubliberte@yahoo.fr

LIBERTE PUB

ALGER

37, rue Larbi Ben M’hidi Tél : 021 73 04 89 Fax : 021 73 06 08

Larbi Ben M’hidi Tél : 021 73 04 89 Fax : 021 73 06 08 O

OFFRES DEMPLOI

————————————— Cherche coiffeuse-esthéti- cienne, lieu Tizi Ouzou, bon salaire. Tél. : 0557 18.17.19 - T.O-BR5609 ————————————— Ste italienne cherche ingé- nieur génie civil suivi chan- tier, forte connaissance TCE tertiaire impératif maîtrise complète anglais, français, lu, écrit et parlé. CV et LM :

secretariat-alger@aster-te.it-ALP ————————————— Restaurant cherche serveur, serveuse, hébergement, trans- port disponible, El Achour, Alger. Tél. : 0779 05.55.03 - 0553

24.23.75 - BR4189

————————————— Clinique médicale recrute cardiologue ophtalmologue gynécologue et anatomopat- hologiste technicien en radio- logie anesthésiste TSS en soins. Envoyer CV email :

clinique.sahaplus@gmail.com Fax : 021 95.66.16 - ALP

—————————————

Atelier de confection cherche des modélistes et des piqueuses. Tél. : 021 48.06.72 - 0770

30.49.26 - BR4173

————————————— Grand magasin Tizi Ouzou cherche gestionnaire des stocks, maîtrisant parfaite- ment l’outil informatique. Envoyer vos références et coordonnées par email au universal-outillage@hotmail.com- T.O-BR5617 ————————————— Cabinet agréé de comptabilité et commissaire aux comptes Azazga recrute comptables (licence ou équivalent). Faxer CV au 026 14.14.66 - T.O-

BR5615

COURS

ET LEÇONS

————————————— ELTC Language School lance nouvelle session français et anglais le 4 au 11 décembre cité Bouzegza, Frantz-Fanon,

Réghaïa. Tél. : 0676.11.82.07 /

0549.53.92.93.

Facebook : eltc.school. -F 1896 ————————————— SBL English School, votre par- tenaire pour améliorer votre anglais, lance nouvelle session 4 au 11 décembre : SBL Alger Grande-Poste. Tél. : 021.74.20.58 /

0550.86.47.84

SBL Rouiba coop. Ibn Sina,

proximité CEM Ibn El Khatib. Tél. : 0549.39.80.56 /

0561.38.64.33

SBL Boumerdès : coopérative 11 décembre, en face pâtisserie Mezghena. Tél. : 024.91.41.95 /

0550.10.14.16

www.sblschool.org - F 1895

AVIS DIVERS

————————————— Clinique ORL Benhamou Tours-villas, Tizi Ouzou. Tél-fax : 026 12.45.22 - 0774 84.13.86 - 0555 32.25.36 -T.O-BR5607 ————————————— Réparation TV + Plasma à domicile 7/7 Lyès Sonacat. Tél. : 0561 27.11.30 - BR4197 ————————————— Cabinet spécialisé prend en charge réglement contentieux fiscaux assurance et recouvre- ment créance sur territoire. Tél. : 0555 56.33.88 - ALP

DIVERSES

OCCASIONS

—————————————

Vends unité de treillis soudés

en marche.

Tél. : 0771 22.47.87 - F2094 ————————————— Vends plieuse + guillotine Omage + rouleuse de tôle

2500 bon état atelier de tour

complet. Tél. : 0772 20.11.17 -

0772 36.60.77 - F2095

—————————————

Vends des sanitaires 3 pièces, baignoire, jaccuzzi et son Portugal Tél. : 0556 01.69.90 - ALP ————————————— Vends Sika Latex 25 BL Tél. : 0550 53.11.47 -BR4201 ————————————— Vends routeur Cisco 1800 tbe

+ serveur HP Prolient 360 tbe

Tél. : 0552 20.95.93 - BR4195

————————————— Vends 40 PC Condor tbe + table + chaise 18 000DA.

Tél. : 0552 20.95.93 - BR4195 ————————————— Vends clim. Condor 24 +

18000 BTU tbe 80 000 DA les

2. Tél : 0552 20.95.93 - BR4195

APPARTEMENTS

—————————————

Coop. vd à Bouzaréah F4

110m2 1400 u + F3 90 m2,

étage

Tél. : 0556 05.01.28 - 0774

30.19.81 - BR4193

————————————— Vends F4 8e étage 76 m2 + asc. meublé Hassiba Ben Bouali vue sur mer acte + LF. Tél. : 0550 28.26.04 - Acom ————————————— Vends F5 rdc D. E. Mizan- centre. Tél. : 0794 26.01.05 - Acom ————————————— Promotion immobilière met en vente différents types de

nég.

1300 u

semi-fini

1er

logements F2, F3, F4 à Tigzirt sur mer et à Tizi Ouzou avec crédit CNEP bonifié à 1% d’intérêt. Tél. : 0550 97.85.25 - 0552

28.22.13 - T.O-BR5611

VILLAS

—————————————

A vendre carcasse R+2 st =

195 m2 sb = 140 m2 bdr

Plateau Boudouaou acte + LF

+ PC.

Tél. : 0661 65.09.46 - ABZ

TERRAINS

————————————— Vds terrain 180 m2 plate-

forme eau, électricité El Alia. Tél. : 0790 62.40.19 - BR4196 ————————————— Vends terrain 220 m2 11x20

El Achour 19 u/m2.

Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202

LOCATIONS

————————————— Loue F4 grand standing meu- blé et équipé 100% s 151 m2 cité Sahraoui Alger. Tél. : 0550 19.07.85 agence s’abstenir - ALP ————————————— Loue duplex F4 160 m2 11 Décembre Dély Ibrahim 15 u. Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202 ————————————— Loue F4 200 m2 1er étage El Hamiz 8 u. Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202 ————————————— Loue local 120 m2 El Hamiz 8u. Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202 ————————————— Loue local 200 m2 Dély

Ibrahim 6 u.

Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202

—————————————

Loue F4 2e étage meublé Dély

Ibrahim 12 u.

Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202

—————————————

Loue F3 1er étage Sidi Fredj +

garage 8 u.

Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202

—————————————

Loue

F3 Oued Romane 1er

étage

120 m2 55 000 DA m.

Tél. : 0559 25.17.57 -BR4202

—————————————

Loue F2 120 m2 Dély Ibrahim

1er étage 45 000 DA. Tél. : 0559 25.17.57 - BR4202

PERDU - TROUVE

—————————————

Sarl Hypram décline tte res-

ponsabilité quand à l’utilisa-

tion du cachet portant ins-

cription DFC Sarl Hypram. -

T.O-BR5610

DEMANDES

DEMPLOI

—————————————

JH 39 ans marié 3 enfants cherche emploi comme

chauffeur poid léger longue exp. Tél. : 0550 29.44.44

—————————————

H comptable long. exp.

comptabilité finance stocks

fiscalité paie RH audit rési-

dant à Rouiba maîtise PC

Compta PC Paie cherche

emploi libre de suite. Tél. : 0555 96 82 31

—————————————

H comptable + 40 ans d’exp.

SCF droit social fiscalité maî- trise normes NSCF PC Compta PC paie PC stocks même accepte à mi-temps cherche emploi libre de suite. Tél. : 0553 63 60 46

—————————————

JF architecte dynamique

sérieuse 6 ans d’exp. maîtrise logiciel cherche emploi dans

le domaine.

Tél.: 0559 64 20 57

—————————————

Comptable long. exp. G50

CNAS bilan cherche emploi axe Rouiba-Réghaïa-DEB libre de suite. Tél. : 0674 527 980

—————————————

Retraité cherche emploi

chauffeur semi-remorque ou

petit tonnage francophone. Tél. : 0541 64 29 27

—————————————

JF comptable CMTC 4 ans

d’exp. PC Compta cherche emploi à Alger-Centre. Tél. : 0553 56 43 27

—————————————

H 62 ans h. de terrain sérieux

cherche emploi comme ache-

teur-démarcheur chef de parc

roulant chauffeur capable de

gérer votre personnel et cela

quel que soit l’effectif et même

à se déplacer à l’échelle natio- nale. Tél. : 0770 03 27 72

—————————————

H en cours de retraite maîtri-

se bien le français cherche emploi comme acheteur-

démarcheur gérant de cantine apte aux déplacements. Tél. : 0552 47 00 15

—————————————

H 61 ans en bonne santé maî-

trise bien le français ayant

passé de longues années au

sud du pays dans des stes nles

et étrangères comme chef de

parc autos cherche emploi

dans le domaine.

Tél.: 0771 78 46 64

—————————————

JH

39 ans bac + 3 véhiculé

Retraité poss. permis VL PC cherche poste chauf., agent d’entretien, gardien, coursier, b. santé physique et morale. Tél. : 0698 30 62 86 ————————————— Ingénieur GC/TP ex-DG 30 ans d’exp. cherche poste comme directeur projet ou

H

cadre comptable titulaire

expérience en gestion d’entre- prise commerciale et compta- bilité cherche emploi. Tél. : 0550 12 32 64

CMTC, CED plus de 15 ans

d’exp. PC Compta maîtrisant anglais, cherche emploi. Tél. : 0561 69 16 22

—————————————

—————————————

JH sérieux cherche emploi comme chauffeur. Tél.: 0551 27 00 37

Ingénieur génie civil grande exp. prof. dans le domaine désire poste stable et en rap-

—————————————

consultant.

port, étudie toute proposition. Tél. : 0665 53 06 89

F

cherche emploi comme

Tél. : 0771 016 725 ————————————— Père de famille à charge

femme de ménage.

—————————————

Tél. : 0793 03 51 98

Cuisinière professionnelle

—————————————

cherche emploi comme ven-

12 ans d’exp. diverses spéciali-

H

titulaire CAP CMTC plus

deur, livreur, magasinier, administrateur, agent de sécurité, polyvalent, dyna- mique, sens du travail en groupe, 7 ans d’exp. libre de suite. Tél. : 0675 99 76 88 ————————————— JF comptable ayant 8 ans d’exp. dans le domaine cherche emploi dans les envi- rons de Oued Smar. Tél. : 0795 32.25.75 ————————————— JH sérieux chauffeur titulaire permis de conduire léger et lourd cherche emploi dans le domaine à Alger. Tél. : 0550 38.95.54 ————————————— Conducteur de travaux bâti- ment TCE génie civil VRD niveau ingénieur 40 ans d’exp.

tés

cherche emploi à Alger de

de

27 ans d’exp. PC comp-

8h

à 15h.

table et paie cherche emploi dans bureau de comptabilité Alger. Tél. : 0662 19.57.70

Tél. : 0555 65.78.68

—————————————

H

56 ans retraité, 35 ans d’exp.

—————————————

finance et comptabilité 2 ans DAF + 18 mois consultant, maîtrise nouveau système tenue comptabilité, établisse-

ment bilan, relation fiscale et parafiscale de rapprochement banciare, etc. cherche emploi. Tél. : 0774 62.85.61

—————————————

JH ing. en hydrocarbures option automatisation plus de 10 ans d’exp. dans le domaine industriel pétrol et gaz, bonnes connaissances en ins- trumentation automatisme

électricité maintenance ind. et supervision travaux construc- tion, cherche emploi.

H

48 ans magasinier facturier,

Tél. : 0696 296 114

vendeur en pièces auto plus de 15 ans d’exp. dans le domaine cherche emploi. Tél. : 0793 39 55 27

—————————————

—————————————

JH

24 ans habitant à Alger,

titulaire d’une licence en sciences de gestion option

management maîtrise les

JH

36 ans dynamique, 16 ans

langues arabe et française et l’outil informatique ayant 2

d’exp. sérieux, marié deux

enfants, connaît Alger et ses envi- rons et tout le territoire national cherche emploi comme chauf- feur. Tél. : 0561 05 11 28

—————————————

ans

d’exp. dans le domaine de

cherche emploi ou sous-trai-

la

gestion dans une multina-

tance, maçonnerie, assistance technique, métrés suivi de chantier jusqu’à 100 km de rayon Ouest d’Alger. Tél. : 0662 91 23 37 ————————————— JF licenciée en sciences éco- nomiques gestion d’entrepri- se expérience 3 ans assistante de direction, assistante com- merciale cherche emploi. Tél. : 0553 70 65 84 ————————————— JH 28 ans licence en droit + CAPA exp. un an dans le domaine maîtrise l’outil informatique et les langues étrangères cherche emploi. Tél. : 0790 10 12 86 ————————————— JH 22 ans étudiant bac + 3 futur licencié en science poli- tique cherche emploi (mi- temps), courtois, poli, ponc- tuel, étudie tte proposition. Tél. : 0551 61 82 13 ————————————— JF 25 ans, diplômée en finan- ce, 3 ans d’expérience, cherche emploi dans le domaine ou autre.

tionale, cherche emploi. Tél. : 0558 11 01 77

—————————————

Architecte 15 ans d’exp. cherche emploi même partiel

maîtrise 3 D suivi chantier ou enseignant Autocad-3DS Max privé, accepte toute proposi- tions et déplacements. Tél. : 0553 62 22 82

—————————————

Architecte 15 ans d’exp. cherche emploi même partiel maîtrise 3D et 2D suivi de chantier ou enseignant Autocad 3 DS Max privé

accepte toute proposition et déplacement. Tél. : 0553 62 22 82

Chef cuisinier 28 ans d’exp.

—————————————

spécialité orientale occidenta-

JH

33 ans cherche emploi res-

le

et gastronomique viande et

ponsable moyens généraux ou

poisson cherche emploi. Tél : 0556 54 09 67

contrôleur de gestion diplôme

MBA audit et contrôle de ges- tion.

Tél. : 0552 20.23.30

—————————————

Chauffeur semi-remorque + porchar cherche emploi Tél. : 0557 56 38 01

—————————————

JH

29 ans ingénieur en génie

—————————————

mécanique exp. dans la vente de pièces auto maîtrise Autocad et Solidworks et

Office cherche emploi à Alger dans le domaine ou autre. Tél. : 0790 50 18 15

F

28 ans licencée en sciences

économiques option monnaie finances et banque résid. Hydra avec 3 ans d’exp. (administration, RH, finances) cherche emploi hors domaine comptable aux envi-

—————————————

JH

27 ans licence en sciences

rons de Hydra. Email :

commerciales option compta-

emploi2014.emploi2014@gmail.com

bilité, poste occupé comptable

—————————————

+