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Dept. de Physique.

Univ. A. Mira de Béjaia.

Série. II.

Propriétés Physiques des Solides


31 mars 2010

EX01

1/ donner une justification physique au signe négatif du coefficient de Hall :


ξo 1
RH = =−
jx .Bo ñ |e|
2/ développer l’expression du champ interne ξ~o sous la forme du produit vectoriel suivante :
⇀ 1 h~ ~o
i
ξ int = jx ∧ B
ñ |e|
3/ En appliquant la loi d’Ohm pour la composante longitudinale de la densité de courant ~jx ,
montrer que l’expression reliant le champ interne induit (dit champ de Hall ) aux champs ex-
ternes appliqués (électrique et magnétique) est développée sous la forme1 :
⇀ σ gaz ⇀ ~o

ξ int = ξo ∧ B
ñ |e|
σ gaz décivant la conductivité électrique du gaz d’électrons résultant du modèle de Drude :

ñ |e|2
σ gaz = τR
melec
4/ développer l’expression du champ interne de Hall en termes de la mobilité des électrons du
gaz µn = |e| τR /melec .

Note :
Drude
*/ les valeurs de coefficents de Hall calculées par le modèle classique de Drude RH sont
exp
proches des (en bon accord avec les) valeurs RH résultants des mesures expéimetales :


1 La relation d’Ohm reliant la densité d’un courant électrique j = (jx , jy , jz ) au champ électique qui en est

respondable ξ = (ξx , ξy , ξz ) est développée sous la forme générale (tensorielle) suivante :
X
jα = σαβ .ξβ = σαx .ξx + σαy .ξy + σαz .ξz
β=x,y,z

avec (α = x, y, z)

σαβ représentant les éléments du tenseur de la conductivité électrique [σ] propre au milieu matériel traité :
2 3
σxx σxy σxz
[σ] = 4 σxy σyy σyz 5
σxz σyz σzz

1
Drude exp
Elément Valence RH RH
Cu 1 -0.74 -0.54
Ag 1 -1.04 -0.84
Au 1 -1.05 -0.71
Al 3 -0.34 -0.34
Li 1 -1.31 -1.71
Mg 2 -1.40 /

**/ Du point de vue de la propriété électrique, la principale incohérence du modèle classique de


Drude-Lorentz est liée à son hypothèse présentant le phènomène des collisions entre les électrons
comme un phènomène rare, lui attribuant ainsi des durées de vie (temps de relaxation) de va-
leurs élevées. Sachant que pour ces ordres de temps de relaxation, les conductivités électiques
calculées pa le modèle classique vont avoir des valeurs infinies conférant ainsi au métal un com-
portement supraconduteur (jamais constaté).

***/ Du point de vue de la propriété thermique des métaux, le modèle classique a intrôduit pour
la première fois le rôle primodial des électrons de conduction dans les phénomènes de transport
de chaleur dans les milieux métalliques. La conductivité thermique propre à ces milieux est
développée sous la forme :
2 τR
k met = hti C gaz
3 melec |{z} | {z }
3
2 ñKB
3
2 KB T

EX02

Sur la base d’une application de l’équation générale du mouvement (i.e. en introduisant le terme
de la relaxation) pour l’étude du déplacement d’un électron à l’intérieur d’un gaz soumi à l’ac-

tion d’un champ électrique externe ξ o = ξo .ûo , ce dernier étant appliqué suivant une direction
spatiale ûo .

1/ En utilisant comme variable de base la grandeur de la vitesse de dérive vdrif , développer


l’équation de mouvement généralisée (avec relaxation) propre à chacun des électrons du gaz
étudié.

2/ Donner la forme de la solution homogène v Hom (t).

3/ En utilisant la méthode de la variation de la constante, montrer que la solution particulière


est donnée par :

|e| ξo
v P ar (t) = − τR + C2 e−t/τR
melc
4/ Donner la forme de la solution générale vdrif (t).

5/ Représenter le profil général de la vitesse de dérive (avec relaxation) de l’électron.

6/ Déterminer en unité de (−|e| ξo τR /melec ) la moyenne de cette vitesse de dérive (avec relaxa-
tion) :
2τR
Z
1
hvdrif i = vdrif (t) dt
2τR
0

7/ Donne une estimation de l’erreur relative (tolérance) commise sur le calcul des vitesses de
dérive des cas sans relaxation et avec relaxation.

2
EX03 (Notions de Probabilités : Permutations & Combinaisons)

En général, les arrangements de n d’objets dans une série de k objets (ou cellules) {1,2 ...n...k}
sont décrits par un nombre de configurations possibles, ce dernier est assimilable soit au nombre
de permutations p(k, n) (si l’ordre est exigé) soit au nombre des combinaisons C(k, n) (si l’ordre
est omis) 2 :
– pkn est le nombre des arrangements ordonnés (permutations) de n objets dans une série
de k objets (ou celulles) :
k!
pkn =
(k − n)!
– Cnk est le nombre des arrangements non-ordonnés (combinaisons) décrit par le rapport
entre le nombre de permutations p (k, n) et le nombre des ordres n! 3 :
 p (k, n) k!
Cnk = k
n = =
n! n! (k − n)!
Ce dernier coefficient est dit coefficent binomial.

Exemple : le mot de passe 312 d’une machine est une permutation et non pas une combi-
naison, l’ordre des chiffres devant être respecté pour avoir accés à cette machine (le reste
des configurations possibles {123,132,213,231,321} étant rejeté).

Ainsi, toute répartition non-ordonnée de n objets discernables (distincts) sur une série de k
cellules est décrite comme :

– un premier choix de n1 objets (sur un nombre total n) à placer dans la première cellule
(i=1 ), le nombre de combinaisons associé à ce choix est :

k!
Cnk1 =
n1 ! (k − n1 )!

– un second choix de n2 objets (sur le nombre restant k − n1 ) à placer dans la seconde


cellule (i=2 ), le nombre de combinaisons associé à ce choix est :

(k − n1 )!
Cnk−n1
=
2
n2 ! (k − n1 − n2 )!

... etc.

– un dernier choix de nk objets (sur le nombre restant k − n1 − n2 ... − nk−1 ) à placer dans
la dernière cellule (i=k ), le nombre de combinaisons associé à ce choix est :

1 −n2 ...−nk−1
(k − n1 − n2 ... − nk−1 )! (k − n1 − n2 ... − nk−1 )! (k − n1 − n2 ... − nk−1 )!
Cnk−n = = =
k
nk ! (k − n1 − n2 ... − nk−1 − nk )! nk ! (k − k)! nk !
P
avec ni = n
i=1...k

Le nombre de combinaisons résultant de l’ensemble des arrangements est appelé coefficent mul-
tinomial et est exprimé sous la forme :
Y
1 −n2 ...−ni−1 1 −n2 ...−nk−1
k!
C{n1 ,n2 ...nk } = Cnk−n = Cnn1 × Cnk−n1
... × Cnk−n =
i 2 k
n1 !n2 !....nk !
i=1...k
2 D. Zwillinger and S. Kokoska, in CRC Standard Probability and Statistical Tables and Formulae (Chapman

& Hall CRC, New York, 2000).

3 Le nombre des ordres n! est le nombre des arrangements ordonnés de n objets dans une série de k = n

objets {1,2 ...n} :

n!
k! = pn
n = avec 0! = 1
0!

3
*/ avec k = n si chaque cellule est occupée par un électron au maximum ni = 1 (i = 1...k)

Avec la prise en compte de la dégénérescence gi de chacune des cellules i={1,2...k }, le coefficent


binomial correspondant est donné par :

k! Y Y (gi )ni
C{n1 ,n2 ...nk } = (gi )ni = k!
n1 !n2 !....nk ! ni !
i=1...k i=1...k

En considérant un gaz de n électrons libres et indépendants (de masse melec et de charge


− |e|)4 avec k états quantiques (cellules) disponibles. Pour le cas de la distribution de Maxwell-
Boltzmann assimilant les électrons du gaz à des particules discernables, le nombre de possibilités
d’occupation de chacun des états quantiques i (d’énergie Ei et gi fois dégénéré)5 par ni électrons
est déterminé sur la base d’une application du résultat final du calcul probabiliste précédent :
Y (gi )ni
MB
C{n1 ...nk }
= n!
ni !
i=1...k

Pour le cas de la distribution de Fermi-Dirac traitant les électrons comme des particules indis-
cernables, le nombre de combinaisons décrivant les arrangements des ni électrons sur les gi états
quantiques équiénergies d’un niveau i d’énergie Ei (gi fois dégénéré) est développé sous la forme :
gi !
Cngii = avec i = 1, 2...k
ni !. (gi − ni )!

Sur l’ensemble du spectre des énergies, la possibilité d’occupation électronique de l’ensemble


des k états quantiques par les n électrons du gaz est exprimée par :
Y Y gi !
CFD
{n1 ...nk } = Cngii =
ni ! (gi − ni )!
i=1...k i=1...k

1/ Sur la base d’une application de la formule de Stirling 6 , vérifier l’équation :


X
ℓnCFD
{n1 ...nk } = {gi .ℓn (gi ) − ni .ℓn (ni ) − (gi − ni ) .ℓn (gi − ni )}
i=1...k
4 L’application de la distribution de Maxwell-Bolzmann aux électrons d’un gaz est basée sur les trois (03)

hypothèses suivantes :

– les électrons sont supposés identifiables et discernables.


P
– la conservation du nombre total des électrons (sans transfert d’électrons) : n = ni .
i=1...iMax

– la conservation de l’énergie globale du gaz d’électrons (sans perte ou transfert d’énergie) :


X
Egaz = ni .εi
i=1...iMax

A la différence de cette distribution, celle de Fermi-Dirac traitant les électrons du gaz comme des particules
indiscernables.

5 La dégénérescence à introduire dans ces cas est celle propre à l’obitale de l’électron de conduction d’un

atome du métal {s, p, d, f...} et au spin de cet électron :

gis = 2, gip = 6, gid = 10, gif = 14...


.

6 Formule d’approximation de Stirling est développée sous la forme générale suivante :

ℓn (n!) ≈ n.ℓn (n) − n

4
2/ Les deux (02) conditions imposées sur un nombre d’électrons du gaz constant et sur une
énergie constante (conservée) sont introduites par la technique des multiplicateurs de Lagrange
{α, β} donnant lieu après différentiation à :
( ) ( )
∂  ∂ X ∂ X
ℓnC{n1 ...nk } − α ni − β εi .ni = 0
∂nj ∂nj ∂nj
i=1...k i=1...k
sur la base de ce résultat, développer les expressions respectives aux distributions de Fermi-
Dirac et de Maxwell-Boltzmann :

nj 1
= +α+β.ε
≡ fF D (εj )
gj 1+e
FD
j

&

nj
= e−α−β.εj ≡ fMB (εj )
gj MB
Ces deux dernières fonctions décrivants le nombre moyen d’électrons, par état quantique.

3/ déduire pour chacune des deux distributions les expressions respectives du nombre total
d’électrons du milieu (cas discrêt) :
X X
n= nj = gj .f (εj )
j=1...k j=1...k

En posant le second paramètre β = + KB1 T , montrer que l’expression du premier paramètre α


pour le cas d’une distribution de Maxwell-Boltzmann est donnée par :
 

 

n
α = −ℓn P

 gj .e−εj /KB T 

j=1...k

KB étant la costante de Boltzmann et T la température thermodynamique.

4/ La généralisation de ce résultat du cas discrêt au cas continu est réalisée sur la base d’une
substitution des grandeurs discrêtes suivantes :
gj → g (ε) dε & nj → n (ε) dε
g (ε) représentant la densité des états quantiques (Density of States : DOS ) et n (ε) une occu-
pation électronique.

développer dans le cas de la distribution de Maxwell-Boltzmann l’expression du nombre d’électrons


dn entre deux surfaces équiénergies [ε, ε + dε].

5/ déduire l’expression de l’occupation électronique totale du milieu.

6/ développer l’expression du paramètre α correspondant à ce cas continu.

1

2melec 3/2 1/2
7/ Compte tenu de l’expression tridimensionnelle des DOS ’s : g (ε) = 2π 2 h̄2
ε
déduire l’expression résultante du paramètre α7

8/ déduire l’expression finale de la fonction de distribution de Maxwell-Boltzmann.

9/ refaire les questions {4/ 5/ 6/ 7/ & 8/ } pour le cas de la statistique de Fermi-Dirac.

7 L’intégrale à appliquer dans ce calcul est donnée sous la forme :


Z∞ √
π
z 1/2 .e−z dz = Γ 3 =
2 2
0

+∞
z γ−1 .e−z dz
R
La fonction Γ(γ) étant la fonction Gamma d’ordre γ et de forme générale : Γ(γ) =
0