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Aluminium

L'aluminium est un élément chimique, de symbole Al et de numéro atomique 13. C’est un métal pauvre, malléable, de couleur argent, qui est remarquable pour sa résistance à l’oxydation [13] et sa faible densité. C'est le métal le plus abondant de l'écorce terrestre et le troisième élément le plus abondant après l'oxygène et le silicium ; il représente en moyenne 8 % de la masse des matériaux de la sur- face solide de notre planète. L'aluminium est trop réac- tif pour exister à l'état natif dans le milieu naturel : on le trouve au contraire sous forme combinée dans plus de 270 minéraux différents, son minerai principal étant la bauxite, où il est présent sous forme d’oxyde hydraté dont on extrait l’alumine. Il peut aussi être extrait de la néphéline, de la leucite, de la sillimanite, de l'andalousite et de la muscovite.

L'aluminium métallique est très oxydable, mais est immé- diatement passivé par une fine couche d'alumine Al 2 O 3 imperméable de quelques micromètres d'épaisseur qui protège la masse métallique de la corrosion. On parle de protection cinétique, par opposition à une protection thermodynamique, car l’aluminium reste en tout état de cause très sensible à l'oxydation. Cette résistance à la cor- rosion et sa remarquable légèreté en ont fait un matériau très utilisé industriellement.

L'aluminium est un produit industriel important, sous forme pure ou alliée, notamment dans l'aéronautique, les transports et la construction. Sa nature réactive en fait également un catalyseur et un additif dans l'industrie chi- mique ; il est ainsi utilisé pour accroître la puissance ex- plosive du nitrate d'ammonium.

La production mondiale de bauxite atteignait 211 mil-

lions de tonnes en 2010 [14] , l'Australie en assurant 33,2

% devant la Chine (19,0 %), le Brésil (15,2 %), l'Inde

(8,5 %) et la Guinée (8,2 %) – la Guinée détient à elle seule plus du quart des réserves mondiales de bauxite, es-

timées fin 2010 à 28 milliards de tonnes. La production mondiale d'aluminium métallique s’est élevée à 41,4 mil-

lions de tonnes en 2010 [15] , dont la Chine a réalisé 40,6

% avec 16,8 millions de tonnes, loin devant la Russie (9,3

%) le Canada (7,1 %) et le Portugal (5,2%).

1 Histoire

En 1807, Humphry Davy, après avoir découvert que le sodium et le potassium entraient dans la composition de l’alun, suppose qu’il s’y trouve aussi un autre métal, qu’il baptise « aluminium » (en latin, « alun » se dit alumen).

« aluminium » (en latin , « alun » se dit alumen ). Échantillon d'aluminium. Pierre

Échantillon d'aluminium.

Pierre Berthier découvre dans une mine près des Baux- de-Provence en 1821 un minerai contenant de 50 à 60 % d’oxyde d’aluminium. Ce minerai sera appelé bauxite.

En 1825, le chimiste et physicien danois Hans Chris- tian Ørsted réussit à produire une forme impure du mé- tal. Friedrich Wöhler approfondit les travaux d'Ørsted en 1827. Il isole l’aluminium par action du potassium sur le chlorure d’aluminium, obtenant une poussière grise d’alu- minium. Il est le premier à mettre en évidence les proprié- tés chimiques et physiques de cet élément, dont la plus notable est la légèreté.

Le chimiste français Henri Sainte-Claire Deville amé- liore en 1846 la méthode de Wöhler en réduisant le mi- nerai par le sodium. En 1854, il présente à l'Académie des sciences le premier lingot d'aluminium obtenu, à l'état fondu, par voie chimique [16] . Il publie ses recherches dans un livre en 1856. Cette méthode est utilisée de fa- çon industrielle à travers toute l’Europe pour la fabri- cation de l’aluminium (notamment en 1859 par Henry Merle dans son usine de Salindres, berceau de la so- ciété Pechiney), mais elle reste extrêmement coûteuse, donnant un métal dont le prix était comparable à ce- lui de l'or (1200 et 1 500 F or/kg et l'argent 210 F/kg seulement). Le métal est alors réservé pour fabriquer des bijoux de luxe [17] , puis avec la baisse des coûts, trouve des applications dans les ustensiles de cuisines et avec des alliages dans l'industrie de l'aéronautique (alliage duralumin moins cassant créé en 1909), le câblage élec- trique (almelec créé en 1921 et utilisé comme conducteur électrique). En 1901 naît l’Aluminium Association (AA), cartel qui réunit les entreprises des quatre seuls pays producteurs au monde (France, États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni) et qui maintient le prix de l'aluminium stable alors que le cours des métaux concurrents subissent de plus grandes fluctuations [18] . À la fin des années 1970, la production d’aluminium se contracte et l'arrivée de

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3 PROPRIÉTÉS

nouveaux concurrents (Canada, Australie, Russie) font éclater le cartel qui ne contrôle plus son prix dont la valeur décline [19] .

1855 : les nouveaux métaux sont exposés à l’Exposition universelle de Paris. La société Pechiney est créée en France.

Le premier site industriel producteur d’aluminium au monde s’installe à Salindres dans le Gard, et com- mence son activité dès 1860.

1876 : William Frishmuth réalise la première cou- lée d’aluminium. En 1884, il réalise la coiffe du Washington Monument en ce métal.

1886 : de manière indépendante, Paul Héroult et Charles Martin Hall, découvrent la méthode de pro- duction de l’aluminium en remarquant qu’il est pos- sible de dissoudre l’alumine et de décomposer le mé- lange par électrolyse (procédé Héroult-Hall breveté) pour donner le métal brut en fusion. Pour cette dé- couverte, Hall obtient un brevet (400655) la même année. Ce procédé permet d’obtenir de l’aluminium de manière relativement économique. La méthode mise au point par Héroult et Hall est toujours utili- sée aujourd’hui.

1887 : Karl Josef Bayer décrit une méthode connue sous le nom de procédé Bayer pour obtenir de l’alu- mine à partir de la bauxite, en la dissolvant avec de la soude. Cette découverte permet de faire entrer l’alu- minium dans l’ère de la production de masse.

1888 : les premières sociétés de production d’alu- minium sont fondées en Suisse, France et aux États- Unis.

de 1941 à 1959, la France a frappé des pièces de monnaie de 50 c, 1 F, 2 F et 5 F en aluminium. Auparavant, pendant la première guerre mondiale et dans les années 1920, de très nombreuses monnaies de nécessité avaient déjà été frappées en France et à l'étranger.

2 Isotopes

Article détaillé : Isotopes de l'aluminium.

L'aluminium possède 22 isotopes connus, de nombre de masse variant entre 21 et 42, ainsi que quatre isomères nu- cléaires. Seul 27 Al est stable, ce qui fait de l'aluminium un élément monoisotopique. Si le radioisotope 26 Al existe également dans la nature (demi-vie de 7,17×10 5 années), l'abondance de 27 Al est telle qu'on considère l'aluminium comme mononucléidique et on lui attribue une masse ato- mique standard de 26,9815386(8) u. Tous les autres iso- topes de l'aluminium ont une demi-vie inférieure à 7 mi-

nutes, et la plupart d'entre eux ont une demi-vie inférieure à une seconde.

3 Propriétés

3.1 Propriétés physiques

L’aluminium est un métal mou, léger, mais résistant avec un aspect argent-gris mat, dû à une mince couche d’oxy- dation de cinq à dix nanomètres qui se forme rapide- ment quand on l’expose à l’air et qui empêche la corro- sion de progresser dans des conditions normales d’expo- sition chimiques. Ce film composé d'alumine se forme spontanément très rapidement quand l’aluminium est mis en contact avec un milieu oxydant comme l’oxygène de l’air. À la différence de la plupart des métaux, il est uti- lisable même s’il est oxydé en surface. On peut même dire que sans cette couche d’oxyde, il serait impropre à la plupart de ses applications. Il est possible d’augmen- ter artificiellement l’épaisseur de cette couche d’oxyda- tion par anodisation, ce qui permet d’augmenter la pro- tection et de décorer les pièces en colorant la couche d’oxyde. Contrairement à l’aluminium qui est un très bon conducteur, l’oxyde d’aluminium est un excellent isolant.

L’aluminium a une densité (2,7) environ trois fois plus faible que celle de l’acier ou du cuivre ; il est malléable, ductile et facilement usiné et moulé. C’est le deuxième métal le plus malléable et le sixième le plus ductile.

Il est paramagnétique et ne provoque pas d’étincelles.

Bombardé par un laser à électrons libres, l’aluminium de- vient transparent dans les ultraviolets extrêmes [20] .

3.2 Propriétés chimiques

En solution, l’aluminium se trouve le plus généralement sous la forme d’ions Al 3+ . Il s’oxyde lentement à froid et rapidement à chaud pour former l’alumine Al 2 O 3 . L’ac- tion des acides sur l’aluminium produit l’ion cité plus haut.

La réaction de l'aluminium avec une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium (soude) produit de l’aluminate de sodium et du dihydrogène gazeux, selon une réaction exo- thermique d’équation :

2 Al + 2 (Na + , OH ) + 6 H 2 O −→ 2 [ Na + , Al(OH)

4

] + 3 H 2

Les hydroxydes d’aluminium s’obtiennent en général en précipitant une solution contenant des cations Al 3+ à l’aide d’une base. Cette méthode permet de former selon les conditions de précipitation différentes phases cristal- lographiques tel que la bayerite, la boehmite, la gibbsite.

L’aluminium est aussi utilisé en tant que réducteur fort, notamment pour l’aluminothermie et en pyrotechnie dans

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les feux d'artifice, où il joue un rôle similaire au magné- sium, à moindre coût et avec une puissance plus grande.

4 Cinétique dans l'organisme hu- main et élimination

L'organisme d'un sujet sain contient au total de 30 à

50

mg (ATSDR 1999), surtout présent dans l’os (+/-

50

%), le poumon (environ 25 %) et le foie (20 à 25

%). Le reste est partagé dans d'autres organes, dont le

système nerveux central et la rate. Les taux tissulaires et notamment dans le poumon et le cerveau augmentent avec l’âge (ATSDR 1999). Le traçage isotopique (isotope radioactif 26 Al) d'aluminium injecté montre que 24 h après l’injection,

99 % de l’aluminium sanguin est passé dans la fraction

plasmatique. Peu à peu, le taux intra-érythrocytaire augmente pour atteindre 14 %. L'aluminium se lie, dans le plasma, préférentiellement à la transferrine (80 %), et à l'albumine à hauteur de 10 %, les 10 % restants sont transportés par des protéines de bas poids moléculaire (LMW). L'Al-transferrine se dépose surtout dans la rate et le foie (riches en récepteurs- transferrine), pendant que l'Al-LMW se fixe dans l’os (qui ne contient pas de récepteurs-transferrine) [21] . L'homme élimine plus de 95 % de l'aluminium ingéré dans les fèces, et 83 % de l'aluminium qui aura passé la barrière intestinale sera éliminé par voie urinaire (avec une fonction rénale normale, la dose éliminée varie

de 3 à 20 μg/ℓ d'urine [22],[23],[24],[25] . Des chélateurs

en accélèrent l'élimination).

La demi-vie dans l'organisme varie selon l'importance et la durée d’exposition et la durée de la redistribution de l’aluminium à partir des organes qui l'ont stocké. Elle peut durer plusieurs années. Elle est triphasique : en phase 1, la moitié de l'aluminium est éliminé en quelques heures, en phase deux, 50 % de ce qui reste est éliminé en quelques semaines, et il faut habituellement plus d'un an pour éliminer la moitié du reste [26] .

)

5 Toxicologie

Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion. Dans certaines conditions, l’aluminium est reconnu pour ses effets neurotoxiques [27] . L'« encéphalopathie des dialysés » (ou « démence des dialysés ») observée dès 1972, a pu être attribuée en 1978 à l'aluminium contenu dans le dialysat, qui s’ajoute à un apport oral d'hydroxyde d'aluminium visant à contrô- ler l'hyperphosphorémie du patient [28] . Des personnes exposées à l’aluminium (à la suite d'un traitement de dialyse) peuvent développer des complications au ni- veau du système nerveux central, la myofasciite à macro-

veau du système nerveux central, la myofasciite à macro- Une des premières statues coulées en aluminium

Une des premières statues coulées en aluminium (1893), L’Ange de la charité chrétienne souvent appelé Eros trônant sur le Shaftesbury Memorial situé à Piccadilly Circus, à Londres

Memorial situé à Piccadilly Circus , à Londres Lingot d’aluminium Raies d’émission phages [ 2 9

Lingot d’aluminium

Piccadilly Circus , à Londres Lingot d’aluminium Raies d’émission phages [ 2 9 ] , l’

phages [29] , l’encéphalopathie, l’épilepsie et des troubles de mémoire. L’accumulation d’aluminium dans l’orga- nisme peut aussi jouer un rôle dans d’autres maux comme

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5 TOXICOLOGIE

4 5 TOXICOLOGIE Bauxite ( Hérault ) 50 40 30 20 10 0 Production in 10
50 40 30 20 10 0 Production in 10 6 tons / year
50
40
30
20
10
0
Production in 10 6 tons / year

1900 1920 1940 1960 1980 2000 2020

Year

Production mondiale d’aluminium

1960 1980 2000 2020 Year Production mondiale d’aluminium Production mondiale d’aluminium primaire. Source :

Production mondiale d’aluminium primaire. Source : Internatio- nal Aluminium Institute

le psoriasis, les insuffisances hépatorénales chroniques, l’anémie, l’ostéomalacie (os cassants ou mous), l’into- lérance au glucose et les arrêts cardiaques chez les humains. Les cellules du cerveau des patients atteints d’Alzheimer contiennent de 10 à 30 fois plus d’aluminium que la normale [30] . La réglementation européenne im- pose maintenant aux centres de dialyse de mieux contrô- ler l'exposition des dialysés à l'aluminium, ce qui s’est tra- duit par une diminution de leurs taux sériques moyens, avec une diminution de 61,8 ± 47,5 μg/ℓ en 1988 à 25,78 ± 22,2 μg/ℓ en 1996 [28] .

Parmi les sources d'exposition figurent les aliments, l’eau, les cosmétiques (en particulier les déodorants / antitranspirants sous forme de sels d'aluminium), les médicaments anti-acides. Les ustensiles de cuisine et le papier d’aluminium peuvent également en libérer (en quantité généralement négligeable) dans les aliments. C'est pourquoi son utilisation dans la fabrication de conduites d’eau est prohibée dans plusieurs pays. Cepen- dant, le sulfate d'aluminium est utilisé dans le traitement des eaux. Des cas particuliers sont certains adjuvants de vaccins, et l’eau pour la dilution des concentrés pour hémodialyse, lorsqu’elle provient d’une station de production ineffi- cace, ainsi que les poches de nutrition parentérale. Dans ces derniers cas, l'aluminium est directement injecté dans le système sanguin ou dans le muscle (autrefois la vacci- nation pouvait être sous-cutanée, mais elle est devenue intramusculaire) [31] .

En France, la campagne massive de vaccination à la suite de la Grippe A (H1N1) de 2009-2010 a relancé la polé-

mique sur les risques de santé liés à cet élément car 47 % des vaccins commercialisés contiennent comme adjuvant

de l'aluminium [32] .

Et en 2012, on évoque à nouveau, sur la base d'un suivi plus large (statistiquement plus significatif) le lien entre aluminium et Myofasciite à macrophages [33] .

Une étude parue en janvier 2012 dans la revue scien- tifique : Journal of Applied Toxicology publiant des ar- ticles de recherches originales concernant la toxicologie montre in vitro les effets néfastes des sels d’aluminium (chlorhydrate d’aluminium et chlorure d'aluminium) sur les cellules épithéliales mammaires humaines [34] . Tout cela avec des doses 1500 à 100000 fois inférieures à celles que l’on retrouve dans les déodorants contenant des sels d'aluminium du commerce.

5.1 État des connaissances

5.1.1 En France

Le Groupe Nerf-Muscle du Département de Patho- logie de Hôpital Henri Mondor de Créteil, et le Groupe d’études et de recherche sur les maladies mus- culaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) de l’Association française contre les myopathies dé- cèlent un syndrome qu'ils appellent myofasciite à macrophages (MFM), qui sera histologiquement dé- fini en 1998 puis médicalement définie en 2003 [33] .

décembre 2000, la Direction générale de la santé (DGS, ministère de la santé) saisit les agences de sécurité sanitaire (AFSSAPS/AFSSA/INVS) à pro- pos des risques de l’aluminium pour la population (notamment concernant la maladie d'Alzheimer).

Fin 2000 l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) décide de faire un point

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sur l'aluminium dans les produits de santé (voir ren- du du rapport en 2003)

En 2001, des indices forts penchent en faveur d'une hypothèse associant l'aluminium contenu dans les vaccins à la myofasciite à macrophages car il est re- trouvé dans des biopsies musculaires [35] .

2003 dans le rapport « Évaluation des risques sa- nitaires liés à l’exposition de la population fran- çaise à l’aluminium » (AFSSAPS/AFSSA/INVS 2003), l'agence conclut qu'on manque encore de données pertinentes quant à l’absorption cutanée de l’aluminium contenu dans les produits cosmétiques. L'Afssaps décide de s’auto-saisir du sujet. L'INVS concluait à un manque de données suffisantes pour confirmer ou infirmer les conséquences de l’alumi- nium sur la santé. Par exemple, la qualité des eaux de boisson est très suivie, mais non les effets des em- ballages en aluminium [36] .

2004, une étude de Darbre et al. (2003) évoque un risque de cancérogénicité pour le sein chez les femmes utilisant des antitranspirants à base d’alu- minium. La DGS interroge l'Afssaps à ce sujet.

Octobre 2011, l'Afssaps, via un rapport [37] sur l' "Évaluation du risque lié à l'utilisation de l'aluminium dans les produits cosmétiques" demande aux fabricants de déodorants et d'antiperspirants de diminuer la teneur de ces produits en com- posés d'aluminium (l'industrie des cosmétiques est susceptible d'utiliser au moins 25 composés de l’aluminium, dont principalement le chlorohydrate d'aluminium comme antitranspirant. L'aluminium provoque une rétraction des pores et a une action bactéricide) ou de le remplacer par des alterna- tives ; Selon l'Afssaps, 18 % des sels d’aluminium d'un déodorant traversent la peau blessée ou irritée (après rasage ou épilation par exemple). L'Agence demande qu'un avertissement figure sur les boites, et demande aux fabricants de ne pas dépasser 0,6 % du produit alors que certains déodorants contiennent jusqu'à plus de 20 % d'aluminium. En 2012, aucune de ces recommandations n'avait été suivie par les grands industriels de la cosmétique. L'Afssaps a in- tégré pour former son nouvel avis la « récente étude d’absorption cutanée fournie par les industriels du secteur cosmétique, donnée manquante dans le rap- port de 2003 », et « une synthèse des données toxi- cologiques, en partie basée sur le récent avis émis par l'Autorité européenne de sécurité des aliments »

(EFSA) [38],[39] .

En janvier 2012, France 5 diffuse un documen- taire, l'"Aluminium, notre poison quotidien", qui fait le point sur l'exposition des populations aux sels d'aluminium solubles. À cette occasion, une asso- ciation de médecins, l'Association Santé Environne- ment France, alerte sur l'importance de sensibiliser sur la toxicité de ce métal [40] .

Le 12 mars 2012, TF1 diffuse lors du 20 h un reportage [41] qui indique que les docteurs Olivier GUILLARD et le Professeur Alain PINEAU ont prouvé que les sels d'aluminium (chlorhydrate d’alu- minium et chlorure d'aluminium) contenus dans les déodorants et antitranspirants passent dans le sang et ce d'autant plus facilement quand la peau est lé- sée, épilée ou rasée. Cette découverte a fait l'objet de plusieurs publication dans des revues scienti- fiques : Toxicology Mechanisms and Methods [42] & dans Journal of Inorganic Biochemistry [43] Selon ce même reportage, les industriels du cosmétique quant à eux considèrent qu'il n'y a aucune raison de re- mettre en cause leurs pratiques.

En mars 2013, la chaîne Arte a consacré une soi- rée Thema à la toxicité de l'aluminium [44] : effet des excipients dus à l'aluminium ; industrie des produits dérivés ; présence dans l'eau du réseau de ville ; effet sur les maladies du cerveau. Le film documentaire Planet Alu de Bert Ehgartner (de) est diffusé.

6 Alimentation

L'aluminium est utilisé comme colorant alimentaire, son numéro SIN est E173 [45],[46] .

30 % des Chinois consomment trop d'aluminium et dépassent la ration hebdomadaire tolérable provisoire (PTWI) [47] . Dans le nord de la Chine, les habitants consomment environ de 5,1 mg d'aluminium par kilo- gramme de poids du corps, soit 2,6 fois plus que le volume recommandé par l'Organisation mondiale de la santé.

Il s’agit d'un usage dispersif de l'aluminium.

7 Prix au kilogramme

Au 1 er février 2011, la tonne d'aluminium de première fusion s’échangeait à 3 500 USD, soit 2 530 EUR, d'où un prix au kilogramme de 2,53 .

8 Alliages remarquables et utilisa- tions

En tonnage et en valeur, l’aluminium est le métal le plus utilisé après le fer, grâce à sa légèreté et sa bonne conductivité électrique et thermique. L’aluminium pur est mou et fragile, mais avec des petites quantités de cuivre, magnésium, manganèse, silicium et d’autres éléments, il peut former des alliages aux propriétés variées.

Parmi les secteurs utilisant l’aluminium, on peut citer :

les transports (automobiles, avions, camions, trains, bateaux, vélos etc.) ;

6

11 PRODUCTION

l’emballage (boîtes de conserve, papier aluminium, canettes, barquettes, aérosols, etc.) et notamment les emballages alimentaires ;

la construction (fenêtres, portes, gouttières, etc.) ;

les biens de consommation (appareils, ustensiles de cuisine, miroirs etc.) ;

les fils électriques (la conductivité de l’aluminium ne représente que 60 % de celle du cuivre, mais l’alu- minium est plus léger et moins cher) ;

de l’aluminium très pur (99,980 à 99,999 %) est em- ployé en électronique, en astronomie (miroirs des té- lescopes comme ceux du VLT de l'ESO au Chili) et pour les CD.

de l'alliage de l'aluminium soumis à une torsion sous haute pression (6 GPa - équivalent d'une pres- sion d'une masse de plus de 60 tonnes par centi- mètre carré) puis à un vieillissement, est doté d'une « nanostructure hiérarchique » et de performances atteignant celles des meilleurs aciers. Il est employé en aéronautique ou astronautique [48] .

En peinture, certains artistes tels que le peintre laqueur Frédéric Halbreich utilisent des panneaux d'aluminium comme support de leurs œuvres.

En pyrotechnie, l'aluminium est utilisé pour colorer les feux d'artifices et à faire des fumigènes.

9 Outil de datation

En géomorphologie et paléosismologie, l’isotope 26 Al, créé par les rayons cosmiques, est utilisé pour la datation par isotopes cosmogéniques de surfaces ou la détermination de taux d’érosion.

Le système solaire provient d'une nébuleuse où le 26 Al était autrefois réparti de manière homogène (à ± 10 % ; ceci est démontré par l'analyse des chondres des météorites les plus anciennes). Il se désintègre en magnésium avec une demi-vie de 0,73 million d'années, ce qui constitue un étalon pour évaluer la date de formation des premiers solides du système solaire [49] . Ceci pourra aider à mieux connaître le calendrier de la formation des premiers solides du

système solaire. [réf. nécessaire]

10 Gisements

L’aluminium est un élément abondant dans la croûte ter- restre mais il se trouve rarement sous sa forme pure [50] . C’est le troisième élément le plus abondant dans la croûte terrestre (8 % de la masse) après l’oxygène et le silicium. L’aluminium est très difficile à extraire des roches qui le

contiennent et a donc été rare et précieux avant sa pro- duction en masse.

Le principal minerai d’aluminium est la bauxite.

11 Production

La première étape constitue à extraire l'alumine (Al 2 O 3 ) d'un minerai (habituellement la bauxite) selon le procédé Bayer ou le procédé Orbite. Dans le cas du procédé Bayer, la bauxite est traitée par une solution de soude.

On obtient un précipité de Al(OH) 3 qui donne de l’alumine par chauffage. L’aluminium est extrait par électrolyse : l’alumine est introduite dans des cuves d’élec- trolyse avec des additifs comme la cryolithe (Na 3 AlF 6 ), le fluorure de calcium (CaF 2 ), le fluorure de lithium et d’aluminium (Li 3 AlF 6 ) et le fluorure d’aluminium (AlF 3 ) afin d’abaisser le point de fusion de 2 040 °C à 960 °C.

La production d’une tonne d’aluminium nécessite de quatre à cinq tonnes de bauxite. Elle nécessite entre 13 000 et 17 000 kWh (entre 47 et 61 GJ). Lors de l’élec- trolyse, sont émis des gaz tels que du dioxyde de car- bone, (CO 2 ), du monoxyde de carbone (CO), des hydro- carbures aromatiques polycycliques (HAP), et des fluo- rures gazeux. Dans les meilleures usines, le monoxyde de carbone (CO) et les hydrocarbures aromatiques polycy- cliques (HAP) sont brûlés ou recyclés comme source de carbone, et les fluorures sont retournés dans le bain d’élec- trolyse.

11.1 Statistiques de production [51]

La production mondiale d’aluminium secondaire à partir du recyclage s’est élevée à 7,6 Mt en 2005, soit 20 % de la production totale de ce métal.

11.2 Recyclage

L’aluminium a une excellente recyclabilité théorique, mais il faut le collecter, le trier et le faire fondre, ce qui nécessite une quantité importante d’énergie, cependant, en plus des bénéfices environnementaux, le recyclage de l’aluminium est beaucoup moins coûteux que l’extraction à partir du minerai de bauxite. Il nécessite 95 % d’énergie en moins et une tonne d’aluminium recyclé permet d’éco- nomiser quatre tonnes de bauxite. En sautant l’étape de l’électrolyse, qui réclame beaucoup d’énergie, on évite les rejets polluants qui lui sont associés.

L’aluminium est quasiment recyclable à l’infini sans perdre ses qualités, à condition de ne pas fondre dans

11.3

Les cinq premiers producteurs mondiaux

7

un même bain des alliages de composition différente. Pour cette raison les producteurs refusent une partie si- gnificative de l’aluminium récupéré dans les déchets mé- nagers. De plus, les différentes familles d’alliages d’alu- minium aux propriétés diverses sont soumises à diffé- rents types de corrosion : corrosion par piqures, cor- rosion filiforme, corrosion feuilletante, corrosion galva- nique, corrosion sous contrainte, corrosion sous dépôt dont l'industriel se prémunit en réalisant des traitements de surface, du thermolaquage [52] .

Il y a donc une certaine spécialisation des alliages en fonc- tion des domaines d’application

Le recyclage de l’aluminium a commencé à être pratiqué dans les années 1900 et a régulièrement progressé : dans la consommation d’aluminium en Europe, la part d’ori- gine recyclage est passée de 50 % en 1980 à plus de 70 % en 2000. Il existe différentes filières industrielles de récupération de l’aluminium.

Après la Seconde Guerre mondiale la pénurie a conduit à refondre des alliages d’aluminium pour en faire des pièces n’exigeant pas de caractéristiques mécaniques précises, et en particulier des ustensiles de cuisine. La composition des alliages obtenus n’était pas appréciée des fondeurs qui les qualifiaient de « cochonium ». Les casseroles ainsi réa- lisées se piquaient (corrosion par piqûre), sous l’effet de l’acidité des aliments. Les conséquences d’une alimenta- tion polluée ont déjà été évoquées.

11.2.1 Recyclage en France

En France, l’aluminium des décharges des déchets in- dustriels et assimilés est récupéré et broyé puis refondu par des affineurs d’aluminium pour produire l’aluminium de seconde fusion. Ce dernier est essentiellement utilisé pour fabriquer des pièces de fonderie pour l’automobile (blocs moteur, culasses, pistons, etc.). L’aluminium « mé- nager » est récupéré avec les emballages dans le cadre du tri sélectif. Dans les centres de tri (en France et dans le monde), l’aluminium est trié manuellement ou plus cou- ramment grâce à des machines de tri par courants de Fou- cault inventées en 1984 par le thermodynamicien Hubert

Juillet [53],[54],[55] .

En 2009, en France, 32 % des emballages en aluminium ont été recyclés. Les petites canettes métalliques, les ca- nettes écrasées, les feuilles d’aluminium froissées, les cap- sules de café, etc. sont rejetées par le processus de tri du fait de leur taille, de même que le papier aluminium et di- vers composés contenant de l’aluminium (environ 50 000 t/an, rien que pour la France).

Afin d'améliorer le recyclage de ces emballages en alumi- nium, des industriels ont créé le Club de l’emballage lé- ger en aluminium et en acier (CELAA) [56] . Le CELAA a réalisé des expérimentations dans 4 départements (Hauts- de-Seine, Var, Alpes-Maritimes et Lot) qui ont démontré qu'il était tout à fait possible de recycler des produits tels

que les capsules de machines à café, les feuilles d’alumi- nium, les bouchons et couvercles, etc. Les résultats ob- tenus montrent qu'on peut ainsi aller jusqu'à doubler les taux de recyclage de l'aluminium et augmenter le recy- clage de l'acier de 10%.

À la suite de ces expérimentations a été créé, en parte- nariat avec Eco-Emballages et l'Association des Maires de France, le Projet Métal qui vise à améliorer le recy- clage des emballages métalliques en fournissant des outils techniques et financiers aux centres de tri [57] . L'entreprise Nespresso accompagne ce Projet avec la création du Fonds de Dotation pour le recyclage des petits emballages métalliques qui apporte des soutiens financiers complé- mentaires pour recycler ces petits emballages. Plus de 500 collectivités et 3 millions d'habitants participent d'ores et déjà à ce Projet et peuvent ainsi recycler l'ensemble de leurs emballages métalliques.

11.2.2 Autres pays

Dans certains pays en voie de développement [Lesquels ?] , le recyclage non contrôlé de matières à base d’aluminium conduit encore de nos jours à réaliser des ustensiles ali- mentaires avec des teneurs en éléments nocifs (nickel, cuivre, etc.). Néanmoins, le recyclage des alliages d’alu- minium, effectué sérieusement, avec un contrôle précis de la composition, donne d’excellents résultats.

11.3 Les cinq premiers producteurs mon- diaux

Dans la liste de producteurs d’aluminium dans le monde, les cinq principaux sont en 2006 [58] :

Rusal

Alcoa

Hydro Al

Chalco

12 Pollutions dues au processus de production

Trois types de pollutions directes sont engendrées par la production de l’aluminium [59] :

une pollution par les rejets de production d'alumine à partir de la bauxite, dites boues rouges stockées dans des aires protégées par des digues ; ces boues sont caustiques (soude) et contiennent divers métaux ;

8

13 NOTES ET RÉFÉRENCES

une pollution fluorée lors de la transformation de l’alumine en aluminium ;

des rejets gazeux au-dessus des cuves d’électrolyse, qui doivent être captés.

La production d'aluminium aussi nécessite de grande quantité d’électricité (2 fois plus que pour la production d'acier), produite souvent par des centrales polluantes. En Islande cette énergie est produite par la géothermie, mais le minerai doit être transporté car l'Islande ne possède pas de gisement de bauxite.

12.1 Incidents graves liés à l'industrie de l'aluminium

Le 4 octobre 2010, un réservoir de l’usine de produc- tion de bauxite-aluminium, Ajkai Timfoldgyar Zrt, si- tuée à Ajka, à 160 kilomètres de Budapest, s’est rompu déversant entre 600 000 et 700 000 m 3 de boue rouge toxique composée d’éléments nocifs et très corrosifs qui ont inondé trois villages dans un rayon de 40 km 2 avant d’atteindre le Danube menaçant l’écosystème du grand fleuve avec un taux alcalin légèrement au-dessus de la

normale [60],[61],[62] .

Le bilan des pertes humaines s’élève à 9 morts et plus de 150 blessés, l’écosystème à proximité de l’usine a été entièrement détruit, la marée rouge a emporté avec elle le bétail et les animaux de fermes, des milliers de poissons ont péri. Le gouvernement hongrois a décré- té l’état d’urgence [63] . La région demeure sous le risque d’une deuxième inondation semblable après que plusieurs fissures ont été remarquées sur le réservoir nord mena- çant de déverser 500 000 mètres cubes de boue rouge de

plus [64],[65] .

13 Notes et références

[1] (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc, 2009, 90 e éd., Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-420-09084-0)

[2] Base de données Chemical Abstracts interrogée via Sci- Finder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la re- cherche)

[3] (en) Beatriz Cordero, Verónica Gómez, Ana E. Platero- Prats, Marc Revés, Jorge Echeverría, Eduard Cremades, Flavia Barragán et Santiago Alvarez, « Covalent radii re- visited », Dalton Transactions, 2008, p. 2832 - 2838 (DOI

[4] Procès-verbaux du Comité international des poids et me- sures, 78e session, 1989, pp. T1-T21 (et pp. T23-T42, ver- sion anglaise).

[5]

(en) « Aluminum » sur NIST/WebBook, consulté le 28 juin

2010

[6]

(en) Metals handbook, vol. 10 : Materials characterization, ASM International, 1986, 1310 p. (ISBN 0-87170-007- 7), p. 346

[7] (en) Thomas R. Dulski, A manual for the chemical anal- ysis of metals, vol. 25, ASTM International, 1996, 251 p. (ISBN 0803120664, lire en ligne), p. 71

[8] (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, TF-CRC, 2006, 87 e éd. (ISBN 0849304873), p.

10-202

[9] « ESIS » (consulté le 1 er février 2009)

[10] « Aluminium (poudre) » dans la base de données de pro- duits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consul- té le 25 avril 2009

[11] Numéro index 013-001-00-6 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre

2008)

[13] En fait il est rapidement couvert d'une mince couche d'oxyde d'aluminium Cf.#Propriétés physiques qui le pro- tège.

[14] (en) USGS Minerals – 2011 « Bauxite. »

[15] (en) USGS Minerals – 2011 « Aluminum. »

[16] Georges Chaudron in « La préparation industrielle de l'aluminium et la découverte de ses propriétés par un illustre savant français, Henry Sainte-Claire Deville », Re- vue de l'aluminium n o 211, juin 1954, page 97, publié par l'Institut d'histoire de l'aluminium

[18] Ivan Grinberg, Cent ans d'innovation dans l'industrie de l'aluminium, Éditions L'Harmattan, 1997 (lire en ligne), p. 157-158

[19] Martin Brown, Bruce McKern, L'aluminium, le cuivre et l'acier dans les pays en développement, OECD Publishing, 1987, p. 27-28

[20] (en) B. Nagler et al., « Turning solid aluminium transpar- ent by intense soft X-ray photoionization », Nat. Phys., vol. 5, n o 9, 2009, p. 693-696 (ISSN 1745-2473, DOI

[21] (en) J.-P. Day et al., « Biological chemistry of aluminium studied using 26 Al and accelerator mass spectrometry », Nucl. Instrum. Methods Phys. Res., Sect. B, vol. 92, n o 1-4, 3 juin 1994, p. 463-468 (DOI 10.1016/0168-

[22] (en) W. D. Kaehny, A. P. Hegg et A. C. Alfrey, « Gas- trointestinal Absorption of Aluminum from Aluminum- Containing Antacids », N. Engl. J. Med., vol. 296, n o 24, 16 juin 1977, p. 1389-1390 (ISSN 0028-4793, DOI

9

[23] (en) S. Valkonen et A. Aitio, « Analysis of aluminium in serum and urine for the biomonitoring of occupa- tional exposure », Sci. Total Environ., vol. 199, n o 1- 2, 20 juin 1997, p. 103-110 (ISSN 0048-9697, DOI

[24] Aitio A, Riihimäki V, Valkonen S. Aluminium. In Bio- logical monitoring of chemical exposure in the wor place, WHO, Genève 1996 ; 2 :1-17

[25]

Lauwerys R.R, Hoet P. Industrial chemical exposure : Gui- delines for biological monitoring. Lewis publishers. 3 rd Ed 2001 ; 638p.

[26]

Bismuth C. Toxicologie clinique. Médecine-Sciences. Ed. Flammarion, 2000 ; 1092p.

[29] Michelle Coquet (2008), Dossier : Myofasciite à Macro- phages ; Mise en évidence d’une nouvelle entité ; Kinésithé- rapie, la Revue ; Volume 8, Issue 79, juillet 2008, Pages 16–21 ()

[30] (en) C. R. Harrington, C. M. Wischik, F. K. McAr- thur, G. A. Taylor, J. A. Edwardson et J. M. Candy, « Alzheimer’s-disease-like changes in tau protein pro- cessing : association with aluminium accumulation in brains of renal dialysis patients », Lancet, vol. 343, n o 8904, 23 avril 1994, p. 993-997 (ISSN 0140-6736, DOI

[32]

Virginie Belle, Quand l'aluminium nous empoisonne - En- quête sur un scandale sanitaire, Éd. Max Milo, 2010

[33] Gherardi R. K, Myofasciite à macrophages et hydroxyde d'aluminium : vers la définition d'un syndrome des adju- vants = Lessons from macrophagic myofascitiis : towards definition of a vaccine adjuvant-related syndrome ; Revue neurologique ; ISSN:0035-3787 ; 2003, vol. 159, no2, p. 162-164 ; 3pp ; (résumé Inist-CNRS)

[34] The Globalist Report Sappino AP, Buser R, Lesne L, Gimelli S, Béna F, Belin D, Mandriota SJ. (Division of Oncology, Faculty of Medicine, University of Gene- va, Geneva, Switzerland.) Aluminium chloride promotes anchorage-independent growth in human mammary epi- thelial cells, in Journal of applied toxicology 2012 Jan 6. doi : 10.1002/jat.1793

[35] F.-J. Authier, P. Cherin, A. Creange, B. Bonnotte, X. Ferrer, A. Abdelmoumni, D. Ranoux, J. Pelletier, D. Figarella-Branger, B. Granel, T. Maisonobe, M. Coquet, J.-D. Degos et R. K. Gherardi (2001), Central nervous system disease in patients with macrophagic myofasciitis ; Oxford Journals ; Medicine ; Volume 124 Issue 5 ; p. 974- 983 ; Online ISSN:1460-2156 - Print ISSN:0006-8950 (Résumé)

[36] Claire Gourier-Fréry, Nadine Fréry, Claudine Berr, Syl- vaine Cordier, Robert Garnier, Hubert Isnard, Coralie Ra- vault, Claude Renaudeau IVS, 2003, Aluminium - Quels risques pour la santé ?, INVS PDF, 184 pages

[37]

[39] European Food Safety Agency (EFSA ) (2008). Annex of the opinion on Safety of aluminium from dietary intake- Scientific Opinion of the Panel on Food Additives, Flavou- rings, Processing Aids and Food Contact Materials (AFC). Annex to the EFSA Journal (2008) 754, 1-34 opinion ”Sa- fety of aluminium from dietary intake”.

[40] « Aluminium, notre poison quotidien », sur France 5, 22 janvier 2012 (consulté le 24 janvier 2015)

[42] An analytical procedure for the determination of aluminum used in antiperspirants on hu- man skin in Franz™ diffusion cell ; Toxicol Mech Methods. 2012 Apr ;22(3) :205-10. doi :

10.3109/15376516.2011.610386. Guillard O, Faucon- neau B, Favreau F, Marrauld A, Pineau A.(CHU Poitiers, Laboratoire de Biochimie, Poitiers, France)

[43] In vitro study of percutaneous absorption of aluminum from antiperspirants through human skin in the Franz™ diffusion cell. J Inorg Biochem. Volume 110, May 2012, Pages 21–26. Pineau A, Guillard O, Favreau F, Marrauld A, Fauconneau B. (Université Nantes, Faculté de Pharma- cie, Laboratoire de Toxicologie 44035 Nantes, France)

[45]

Codex alimentarius, « Noms de catégories et systèmes in- ternational de numérotation des additifs alimentaires », sur codexalimentarius.net, 2009 (consulté le 19 mai 2010)

[46] Le E173 (Aluminium) est autorisé en France sous condi- tions., sur le site les-additifs-alimentaires.com

[47] Un tiers des Chinois consomment trop d'aluminium, se- lon un rapport, sur le site french.peopledaily.com.cn du 29 septembre 2012

[48] (en) P. V. Liddicoat, X.-Z. Liao, Y. Zhao, Y. Zhu, M. Y. Murashkin, E. J. Lavernia, R. Z. Valiev et S. P. Rin- ger, « Nanostructural hierarchy increases the strength of aluminium alloys », Nat. Commun., vol. 1, 2010 (DOI

[49] (en) J. Villeneuve, M. Chaussidon et G. Libourel, « Ho- mogeneous Distribution of 26 Al in the Solar System from the Mg Isotopic Composition of Chondrules », Science, vol. 325, n o 5943, 21 août 2009, p. 985-988 (ISSN 0036- 8075, DOI 10.1126/science.1173907)

10

14 VOIR AUSSI

[53] Séparateur à répulsion magnétique, sur le site espace- net.com, consulté le 21 janvier 2015

[54]

Système de séparation des métaux non ferreux., sur le site espacenet.com, consulté le 21 janvier 2015

[55]

Séparateur pour un mélange de particules ayant des carac- téristiques différentes, sur le site espacenet.com, consulté le 27 janvier 2015

14.1.2 Alliage d’aluminium

Partinium

Duralumin

Al-SiC

[56] www.celaa.fr

[58]

M. Prandi, « Rusal devient un actionnaire de référence de Norilsk Nickel », Les Échos, n o 20074, 24 décembre 2007, p. 26 (ISSN 0153-4831, lire en ligne).

Alnico

Avional

Zamak

Alpax

[59] [PDF]+(en) The Bauxite Mining and Alumina Refining Process, sur le site emt-india.net

[60] « Hongrie. Controverse autour des boues toxiques », La Dépêche du Midi, 9 octobre 2010 (lire en ligne).

[61] HONGRIE : 1,1 million de mètres cubes de boue dans le Danube, afriqueactu.net, publié le 7 octobre 2010.

[62] Boues rouges en Hongrie : une catastrophe européenne majeure et prévisible, CDURABLE.info, publié le 7 oc- tobre 2010.

14.1.3 Transformation de l’aluminium

Fabrication de semi-produits en alliage d’alumi- nium : tôles, profilés et pièces de fonderie.

Satinage de l'aluminium, par microbillage avec des microbilles de verre.

[63]

Hongrie/boues : 9 morts (nouveau bilan), LeFigaro.fr, pu- blié le 13 octobre 2010.

[64] La Hongrie s’attend à une nouvelle inondation de boue rouge toxique, Libération, publié le 9 octobre 2010.

[65] Hongrie : une 2 e marée rouge « probable », RTLinfo.be, publié le 9 octobre 2010.

14 Voir aussi

14.1 Articles connexes

14.1.1 Métallurgie extractive de l’aluminium

Alumine

Bauxite

14.2 Liens externes

14.2

Liens externes

11

Caractérisation de l’aluminium par Henri Sainte- Claire Deville (1854), article analysé sur le site BibNum.

Le brevet Héroult d’électrolyse de l’aluminium (1886) en ligne et analysé sur le site BibNum.

Fonderie non ferreux diffuse en ligne des infor- mations techniques et économiques sur les alliages d'aluminium.

(en) Institut international de l’aluminium, avec don- nées mensuelle de production par zone géogra- phique.

17/01/2005]

• L'aluminium au quotidien. Interview de Chris Exley • Portail de la chimie • Portail des
Interview de Chris Exley • Portail de la chimie • Portail des minéraux et roches •
de Chris Exley • Portail de la chimie • Portail des minéraux et roches • Portail

12

15 SOURCES, CONTRIBUTEURS ET LICENCES DU TEXTE ET DE L’IMAGE

15 Sources, contributeurs et licences du texte et de l’image

15.1 Texte

Aluminium Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aluminium?oldid=120620895 Contributeurs : Hashar, Ryo, Mgimpel, Suisui, Varge-

nau, Looxix, Greatpatton, Orthogaffe, Céréales Killer, Kelson, Semnoz, Cdang, HasharBot, Deuxtroy, Arnaudus, Symac, Roby, Deelight, Caton, Sebjarod, Fafnir, Helldjinn, Phe, Marc Mongenet, MedBot, Sam Hocevar, Phe-bot, Jean-Jacques MILAN, Meodudlye, Domsau2, Luk, Ancalagon, ~Pyb, Neja, Hégésippe Cormier, Ci-gît le sage, Escaladix, Romary, Artocarpus, Jide, Darkoneko, Sebcaen, Oliviosu, Kyle the hacker, Almafeta, Baronnet, Rama, Bayo, Leag, Gemme, Wku2m5rr, Erasmus, Mmenal, Bob08, Darkdadaah, Lozère, Nico- lasGrandjean, Pseudomoi, Pabix, Poulos, Emirix, Yurik, Sherbrooke, Padawane, Chris93, Laurent Jerry, CommeCeci, DocteurCosmos, Korg, Saperaud~frwiki, Nikk0, Chobot, Auguste~frwiki, Gribeco, GôTô, Stanlekub, Taguelmoust, Like tears in rain, Zetud, David Be- rardan, ArséniureDeGallium, Kuxu, Sxav, Inisheer, Pok148, Solensean, Coyau, RobotQuistnix, Gpvosbot, FlaBot, Ultrogothe, Sixsous, EDUCA33E, YurikBot, Zelda, Lt-wiki-bot~frwiki, Guillom, Jerome66, Solbot, MMBot, Litlok, Toutoune25, Mi Ga, Potemkine, Chaps

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15.2 Images

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