Vous êtes sur la page 1sur 169

PRÉcrs DU couRs

D'IN$PilCTIOIT DT$ IIIAIIDT$

PAR

E. t-lÉrunux

pRoFEssEUR a r,'Écor,s og uÉnncrnn vÉIÉRTNATRE

.DE CUREGHEM LEZ.RRUXELLES

p'=rffig

IXELLES.TTRUXE,LLES

IMPRIMIRIE

G-

BOTHY

zzr rue de la Concorde

tntt

Ce Pnncrs est destitzë encn étudiants possédant

déjù la snbstcntce ù,es 'cours de la candidature

oétërinaire, airzsi que des cours de patholoqie, de

bactériologie et de parasil.ologie. On n'y trour:era,

ù côté de matières lou,t, à fqit spëciales, que

l'adaptation nëcessaire de leurs connaissances &'tc

contrôle de la salubrité cles uiatades. Le lecleur

n'y doit donc pas chercher la description contplète de tout ce qlce I'enpert est, erposé ù rencontrer dans la pratiqu,e dc l' inspection. ,Ie n'aurais ?%,

sa,ns fair.e double enr,ploi e,uec les précis publiës

dans d'arctres ckaires, entrer dans de longs déue'

loppemenl.s slr de mu,ltiples sujets qui .se ra4)por-

tent à ces chaires.

c0ljn$ 0'ffi$PEtTl0il 0Es l|tAl{0E$

La nécessité de I'inspection des viandes n'est plus à dé-

montrer. I\ombre de viandes sont nuisibles pour le consom-

mateur. Elies peuvent l'être

par les microbes ou les para-

telles'lËffiilàes d'aiîfrilâûl

,S.*gLqu'elles

contiennent,

atteints de

de trichinose, etc., ou per lçrl_ngi*ou que les microbes y ont

élaborés. On ne pout objecter contre le principe de I'inspec-

charbon bactéridien, de tuberculose, de ladrerie,

tion que les

viandes cuites- B_ont rendues inactives par

Tout d'abord, on con-

I'action cles hautes temffiËitores.

somme certaines viandes à I'état cru

(flIet américain, cer-

tains hachis); ensuite, iI ôÈt étabti que Ia -cuisson est

insuffisante dans bien des cas à détruire tous les germes, en raison de ce que tous les points du bloc de viande no

une température très

cas des rôtis tJont Ie centre est encore cru ou

éIevée

sont pas nécossairement portés

à

à peu près -- cas de,s morceaux volunrineux soumis à

-

l'ébullition : un jambon marquait 33" dans sa profondeur

après deux heures, 65" après six heures

gnfln certaines

toxines sont thermostabiles, c'est-à-dire résistent aux

-;

hautes temlrératures, celles du bacillus enteritidis notam-

ment.

En dehors du danger de-leur consommation, certaines

viandes doivent être exclues

par le fait quo leur mapi-,

pulation expose à rles accidents (charbon bactéridien,

tuberculose).

L'inspection généralisée des viancles a été instituée en Bel-

gique par application cle la loi du 4 août 1890 rrlative à la

falsification cles denrées alimentaires. Fllle est réglementée

par des arrêtés royaux et ministériels dont nous examine-

rons ci-dessous les dispositions.

Loi du 4 eott 189O relative â la falsiûcation des denrées alimentaires.

Elle autorise le gouvernement à

réglementer et à sur-

veiller Ie commerce, la vente et Ie rlébit des denrées et

2

substances serva,nt à I'alimentation cle I'homme et des ani-

maux, mais seulement au point de vue de la santé publique ou dans le but d'empêcher les tromperies et falsifications

et dit, en ce qui concerne les ai,andes de boucherie, qu'elles

ne pourront être débitées ni erposées en uente que si elles'

ont été reconnues

propres à l'alimerttation à

la sui,te d'unn

eæpert'ise,, laquelle deura porter, s'il s'agit de uiandes

fraîches,

sur les organes internes des' bêtes dont ces uiandes

Elle autorise les agents du gouverner

proaiennent (Art. f

).

ment à pénétrer dans les locaux de débit pendant qu'ils

sont ouverts au public et, pendant les même,s heures, dans

les dépôts ou magasins annexes non ouverts au public, ainsi que dans les locaux de préparation ou de fabrication

(Art. 2). Elte institue des pénalités pour infraction à ses

prescriptions.

I)ispositions contenues dans I'arrêté

royal

23 mars 19O 1o dans I'arrêté ministériel

du 31 mars 19O1 et dans les instructions

ministérielles.

du

OnEanisation du senvioe. Le service d'inspection des viandes est généralement

organisé par les communes elles-mêmes. Si elles ne le font pas, c'est le gouvernernent qui s'en charge; mais elles peùr-

vent toujours reprendre le service ultérieurement, moyen- nant approbation du gouvernement. (I. M., n'5.)

Les communes qui instituent le service doivent nommer

le ou les experts, fixer leur rémunération, clésigner les

agents auxquels les déclarations d'abatage seront adressées, lorsqu'elles ne sont pas faites directement à l'expert, établir

les taxes d'expertise, s'il

n'assume pes les frais du service

d'inspection. Des modèles de délibération relatifs à I'orga-

y a lieu, c'est-à-clire lorsque le

budget communal

nisation dudit service sont à la disposition des communB

chez les gouverneurs des provinces. (I. M., n" 6.)

Des expents des viandes.

NonnrFIarIoN.

Elle se fait soit par la commune, sous

-

I'agréation du Ministre, soit d'office par le Roi (loi du

30 décembre 1895), lorsqu'e le gouvernement prend le ser-

s

vice à sa charge. Les fonctions d'expert ne peuvent être

confiées qu'à des médêcins vétérinaires. Néanmoins, dans

les localités les nécessités du service

I'exigent, il peut

'aybnt

être adjoint à I'expert'. vétérinaire une personne

justifié des connais-sances nécessaires. (A. R. clu 23 mars

1901, art. 3.) La commune peut nommer plusieurs experts;

dans ce c&s, elle doit indiquer la manière donf le service

sera réparti entre eux ou assigner à chacun une partie du teruitoire.

Exenrux D'ExeERT DES vrANnns. (A. M. du 3t mars f901.)

Pour pouvoir être appelées à occuper les fonctions

- d'expert des viandes de boucherie, les personnes qui ne sont pas munies du diplôme de médecin vétérinaire doivent

posséder une bonne instruction primaire et avoir subi avec succès un examen à la fois théorique et pratique sur les

matières désignées ci-après :

A. Dispositions légales et réglementaires relatives au

commerce des viandes de boucherie;

B. Signalement des animaux de boucherie;

t. Dénomination et situation des divers orEanes et ré-

gions drl corps;

D. Signes de sante et signes de maladie des animaux

de boucherie sur le vivant et après I'abatage;

E. Caractères des viandes fraîches, des issues, graisses

ou sang, ainsi que de leurs diverses préparations, lorsque

ces denrées sont propres ou impropres à la consommation;

F. Connaissance des cas anorma,ux déterminés par les

règlements, dans lesquels I'expert

statuer, et des c&s anormaux

non vétérinaire pourra

devra

à propos desquels iI

provoquer sans délai I'intervention de I'expert vétéi.inairo.

Les examens ont lieu devant une commission composée

de I'inspecteur vétérinaire attaché au Ministèr,e de I'Agri- culture, d'un inspecteur vétérinaire du gouvernement et d'un médecin vétérinaire désigné par le Ministre.

Les candic{ats qui désirent obtenir le certificat d'expert,

de viandes doivent adresser leur demande au Ministre de

I'agriculture.

Expr:nrrsE pAR r,n vÉrÉuNArRE TRATTANT. -

Dans les

localités où

médecin vétérinaire, les médecins vétérinaires agréés sont

il n'existe pas d'abattoir public dirigé par un

4

autorisés à expertiser les animaux abattus pour cause de

malaclie auxquels

ils ont donné leurs soins. (A. R. du

23 mars l9t)l, art.2.) S'il existe un abattoir présentant les

conditions ci-dossus mais dont I'usage n'est ilas obligatoire

pour la partie rurale de la commune, le droit d'expertiser existe llour Ie vétérinaire traitant dans cettre dernière partie.

Le droit ctu vétérinaire traitant ne s'applique qu'aux ani-

m&ux qu'il

raient été

a traités, non à ceux qui seraient morts ou au-

abattus avant son intervention. Le fait pour le

vétérinaire cle prescrire l'abatage équivaut à un traitement.

L'animal doit avoir été at-rattu sur place, non dans un autre établissement que celui ciu propriétaire ou dans une autre commLrne. C'est évidemment au propriétaire de décider

s'il

préfère le vétérinaire trait.ant ou I'expert tle la commune.

intervient dans l'expertise en sa

Le vétérinaire qui qualité de praticien

traitant cloi,t envoy,er à f inspecteur

vétérinaire une carte cle -qervice sIléciale sont renseignés

la maladie ou I'accident ayant nécessité l'abatage, les mé- clicaments administrés et leur quantité, les parties recon- nues prollres ou impropres à I'alirnentation, la localité ou l'éta[lissement la viande sera probablement débitée.

Les experts doivent, avant

bourg-

PnnsrerloN DE sERMENT. -

d'entrer en fonctions, Jrrêter etttre les. mainS du

mestre, Ie serment trrescl'it

par le tlécret tiu 20 juillet

1831.

Les vétérinai.res qui ont déjà prêté le même serment comme

vétérinaires agréés en sont dispensés s'ils sont nommés

experts cles viancles. La prestation tle serment donno lieu i\ la perception, aux déttens tiu titulaire, rte droits de timbre

et d'enregistrement, hormis Ie cas I'expert ne recevrait comme émoluments que cles frais de route et de séjour.

' INcol,tpATrBrLIrÉs.

compatibles avec

Les fonctions d'expert sont in-

I'exercice cle la profession de boucher,

charcgtier, tripier,

rant, clébitant r1e

champêtre,

marchand de bestiaux, maréchal-fer-

boissons, commissaire de police, garde

autorisées par Ie Ministre

sauf les exceptions

/r), par exemple lorsque' ces

professions sont exercées dans d'autres communes que celle I'intéressé postule I'expertise.

(A.R.tlu 23 mars {901, art.

Lorsque la nomination émane du Conseil communal,

iI

;r

a encore incompatibilité

orl

mestre, tle, conseiller

avec les fonctions de bourg-

de secrétaire de la même

5

commune, pour autant que la fonction d'expert soit rétri-

buée.

Les mineurs et les méclecins vétérinaires militaires ne

peuvent être experts. Les experts ne peuvent expertis,er les

animaux abattus pour le compte d'un parent ou allié. (I. M.,

n" 17.)

DUNÉP ET RETRAIT DU MANDAT DES EXPERTS

Les

experts peuvent être nommés pour un terme cléterminé (f

)

ou pour un terme indéterminé. Dans le premier cas, le

mandat ne peut' Ieur être retiré avant I'expiration du terme

flxé que par mesure disciplinaire. Dans le deuxième c&s,

I'expert peut résilier à volonté ses fonctions, à condi-

tion d'en informer la commune et I'inspectêur vétérinaire

au moins un mois d'avance et de continuer son service pen- dant ce délai; de même, la commune peut retirer le mandat

cle I'expert à tout instant, moyennant l'agréation du Mi-

nistre; elle peut le faire soit à titre temporaire, soit à titre définitif .

Les experts, même ceux qui ont été clésignés par la com- mune, peuvent être suspendus ou démissionnés d'office par

le Roi; le Ctinseil communal sera entendu au préala.ble si

la nonrination a été' faite par lui. A.l'ant I'application de toute mesure disciplinaire, I'expert est invité à présenter

sa justification par

il doit néanrnoins rester en fonctions jusqu'à ce qu'il ait

par'le bourgmestre de Ia désignation de

reçu riotiflcation

écrit. Lorsqu'il

est démissionné d'office,

son successeur. (4. R. du 23 iltars 1901, art. 5, et I. M.,

no' 18 et 19.)

Dnvorns DE r,'EXeERT. -

L'expert cloit sè rendre

sur les lieux et procéder à I'expertise aussitôt que possible;

si la viande est saine, il rloit

l'estampiller; si efle est im.

bourgmestre et

propre à I'alimentation, iI en prévient le

lui inilique les mesures à prendre la concernant (dénatu-

ration, destruction sur place, enfouissement, envoi éventuel dans un clos d'équarrissage agréé, désinfection, etc.). En cas de saisie totale d'ult an'imal abattu dans le pays,

I'expert doit délivrer au propriétaire un certificat de saisie

(1) Ilyaobligation

Ies taxes d'expertise.

la même durée.

pour les colnrnunes de voter tous les cinq ans

[,e rnandat cies experts a souvent pâî'iê

iaiÏ

6

extrait d'un livre à souche et renseignant le signalement

de I'animal et le motif de la saisie. Ce certificat sert de base

à une action rédhibit,oire évsntuelle.

Dans trois circonstances, il y a lieu ù I'enaoi de cartes de

seraice à l'inspecteur uétéri,nai,re :

Lo Pour l'erpert non aétérinaire,lorsqu'il expertise dans un cas anormal, I'expert vétérinaire ne s'étant pas rendu

à son appel (I. M., n' 13);

2o Pour le uétérinaire agréé, Iorsqu'il expertise, en que-

d'urgence

Iité de praticien traitant, un animal abattu

auquel il a donné ses soins (I. M., ro' 7, 8 et 59);

3o Pour I'erpert uétérinai,re out, non, Iorsqu'il pratique,

en deuxième expertise, une saisie motivée par une cause qui

existait &u moment tle I'abatage.

(A. M. du 3t mars 1901,

cas, I'expert--{oit pré-

art. ll; I.M., no 80.) Dans le même

veaIiJI'inspecteu1r1étéqin.airepartélégra'-ffiiffi'

parlieg saisies à sa disposition pendant qriaiànte-huit

heures.

"''flEpert doit recueillir les marques métalliques des

oreilles des bovidés importés et les renvoyer à la fin de

chaque trimestre, en port dfi, au Ministère de I'Agricul-

ture. (A. R. du 6 août 1900, art. 2.)

Il tloit récolter les mêmes

ma,rques des chevaux im-

portés pour la boucherie et les retourner, ainsi que Ie

laissez-passer tlfiment complété par 1e certiflcat d'abatage

au vétérinaire qui a signé Ie prernier

à la frontière. Le

laissez-passer jouit de la franchise de port, les marques

doivent être affranchies. L'expert a droit de ce chef à des

émoluments qui

il doit adresser son état de frais tous les trimestres en joi-

sont fixés annuellement par le Ministre;

gnant, comme pièces justificatives, Ies talons des laissez-

p&sser.

RnspoNsAsrl,rrÉ DES EXeERTS. -- Les experts sont ex-

posés à des mesures disciplinaires : rappel au règlement, réprimande, suspension, révocation. Ils sont exposés à des poursuites basées sur I'article 1BSP

du Cocle civil en raison des fautes lourdes qu'ils peuvent

avoir commises dans Ie service et qui ont causé du dom-

mage à autrui. Ainsi l'expert pourrait être sollicité à ré-

parer les dommapçes subis par des personnes ou les familles de personnes ayant étÆ malades ou ayant péri du fait

I

d'avoir mangé de la viande d'animaux malades indûment estampillée; à restituer la valeur d'une bête bovine tuber- culeuse saisie en contradiction avec les prescriptions du

règlement et détruite &u clos d'équarrissage ou celle de

quartiers de viande saisie mûis stérilisable dont I'expert

aurait refusé I'envoi dans une usine de stérilisation.

L'expert petrt êtr,e poursuivi par application de I'ar-

du Code pénal ci-dessous, lorsqu'une viande

ticle 42L

ebtampillé,e à tort par lui a causé ia mort de consomma-

teurs ou nui à leur santé.

,, Sera puni d'un emprisonnement de huit jours à un an

francs à deux cents francs,

et d'une arutende' de vingt-six

ou d'une de ces peines seulement, celui qui aura involon-

tairement causé à autrui une maladie ou incapacité de travail personnel, en lui administrant des substances qui

sont de nature à clonner la mort ou à altérer gravement la

sartté. ,'

EnnpÊcHnMENr DU MALADIE.

A moins de disposition

spéciale prise par la commune, I'expert peut se faire rem-

placer par un collègue,

bourgmestre et

à la condition d'ên informer le

I'inspecteur vétérinaire. (I. M-, n''19.)

-

De t'expentise.

Son caractère obligatoi"ô dé.onle de la loi. En ce qui

concerne les viandes de boucherie, elles ne pourront être

débiiee-s, ni exposées en vente que si eltès o1t été reconnuei

propres à l'alimentation à fd suite rl'une experlise.

Cette obligation

découle encôre de I'arrêté royal du

dont I'article 1"" est ainsi conçu : Les ani-

23 mars t90t

maux abattus dans le pays et dont la viande, les issues, la

graisse ou le sang sont clestinés à I'alimentation publique doivent être expertisés après l'abatage. Cette expertise

doit avoir lieu avant Ie clépècement de I'animal.

(I. M.'

no 28.)

Par

issues ot abals, il faut comprendre le cæur, les pou-

le pancréas, les reins,

mons, le diaphragme, le foie, la

la langue, la tête, I'estoomac,

rate,

I'intestin, le pis, etc. (I. M.'

no I

)

Ce sont en sômme toutes les parties détachabtes d"e

la bête, hormis les quatre quartiers.

Mais I'expertiso n'est obligatoire que pour les seuls ani-

8

maux de boucherie,

c'est-à-dire ceux des espèces bovine,

que les solipèdes.

(I. M.;

espèces, elle est faculta-

droit d'inspection sur

ovine, caprine, porcine, ainsi

n" 1.) Pour les animaux des autres

tive. Les communes peuv€,nt |organiser, en vertu de la loi

des 16-24 aofit i7g0 qui leur donne le

la salubrité des comestibles exposés en

vente publique.

c'est ainsi que plusie,urs grandes villes du pays ont institué

I'expertise des volailles, du gibier, du pôisson, des mol-

Iusques, etc.

L'expertise après

I'abatage est se,ule

obligatoire. Rien

maigreur ei ta

le

Btg, Bz0

par les

ne la iustifie d'ailleurs avant |abatage. La

constate sur le vivant.

cachexie elle-même ne sont pas des motfs de saisie sous

régime du règlement

actuel; il importe donc peu qu'on les

euant aux maladies, celles seule-

ment, qui tombent sous I'application des articles

et 32{ du code pénal sont interessantes à découvrir

vétérinaires

là, non comrne

service des épizooties.

préposés aux services cl'abattoirs qui agissent

experts cles viandes, mais comme agents du

Drspnusn DE L'BxpERTrsE. -

L'exper[ise n'est pas exigée

pour les.porcs que les

particulier. (I. M., ro

cultivateurs abattent pour ier. uràge

z.) si une partie,de IJviande est

pr?-

parée en vlle de la vente, l'expertise en sera faite serrle.

ment avant la mise en vente,

parées importées. (I. M., n" 3.)

DÉcr,enarroN D'ABAIAGn.

propriétaires doivent

-

l'e cas de force majeure,

déclaration est adressée à

par I'intermédiaire de I'agent

comme pour les viandes pré-

En vue de I'expertise, les

faire la cléôlaration d,abatage et, sauf

avant que celui-ci ait tieu. cette

I'expert, soit directement, soit

clésigné pour la re,cevoir cle

il y & un

adjoint, est ce derniér, hor-

I'intéressé. cet expertl dans res communes où

expert

mis lorsqu'il s'agit d'animaux

expert vétérinaire et un

solipèdes, olr de bestiaux

abattus ou jugulés tardivement pour cause de maladie, ou encore de bovidés ayant réagi à la tuberculirie ou atteints

ou suspects de tuberculose en raison de

(A. M. du 3|. mars lgOt, art. l.; I. M. ,, flo 4.)

signes cliniques.

coMpÉroNcp DE L'EXpER' NoN

vÉrÉnnrarns. EIIe

normales et à

s'étend à'tous les cas les viandes sont,

certains cas anorm&ux désignés ci-dessous :

1o Contusions et blessures;

I

2" Abcès, sauf quand il en existe dans plusieurs parties

du corps, dans les grandes cavités, entre et clans les

muscles;

3" Kystes, sauf en cas de, ladrerie; 4o CaIcuIs, vers, corps étrangers dans les organes, sauf

dans certains cas de péricardita ou de carclite trauma-

tiques, lorsquiil y a de la sérosité sous la peau, dans les

muscles ou dans les cavités splanchniques;

5' Altération chronique

d'un

organe viscéral, sauf en

plèvre ou du péritoine,

cas'd'altération chronique de la

avec épanchement de liquide

poitrine et dans I'abdomen

(t);

séreux ou purulent dans la

6" Adhérences ou soudures entre des organes naturelle-

ment séparés.

L'expert possesseur du diplôme de maréchal vétérinaire peut, en outre, statuer dans les mêmes conditions en cas

de fièvre vitulaire, à moins qu'il n'existe des cbmplications,

telles que la métrite, Ia péritonite, etc. Dans tous les autres cas ô.normô,ux, l'expert-adjoint doit

provoguer I'intervention de' I'expert vétérinaire. L'annexe A

de I'A. M. du 3l- mars t90t énumère les cas dans lesquels

I'intervention de ce dernier doit être requise.

L'expert-acljoint doit alors informer le vétérinai re d'ur-

gence et, si possible, par lettre expresse, par télégrammo

ou par porteur spécial.

En tout cas, I'avis doit, être écrit et mentionner I'heure

à laquelle il est adressé, afin d'éviter toute contestation pn cas de retard du médecin vétérinaire à venir ou de I'expert

adjoint à l'avertir. (I. M., n' 11.)

Si I'expert vétérinaire ne s'est pas rendu sur les lieux

endéans les vingt-quatre heures (nuit comprise), à partir de la réception de I'avis, I'expert non vétérinaire est auto- risé à instmmenter, sauf en cas de suspicion d'arthrite gé- néralisée des jeunes animaux, de charbon, d'entérite infec-

tieuse des veaux, d'ictère, de ladrerie, de pneumo-entérite

septique des jeunes ruminants, de pyohfmie, de rage, de

(1) Cette rédaction est malheureuse, car elle sernble laisser à

dans les. nleurésies et péri-

tonites tuberculeuses sans épanchement qui sont la règle chez le

I'expert

adjoint le droit d'expertiser

bceuf.

l0

septicémre et de trichinose. L'expert-acljoint n'est nulle-

ment obligé rl'instrumenter en pareil cas; s'il Ie fait, il doit en aviser I'inspecteur par carte de service spéciale (I. M.,

n" 13) et tenir pendant quarante-huit heures les alterations

constatées à la disposition de I'expert vétérinaire. Celui-ci

est tenu de contrôle'r à son tour les issues et la viande, de rectifier s'il y a lieu le jugement de son adjoint et si la

viande déjà estampillée est reconnue impropre, d'en infor-

mer p&r la voie la plus rapide les bourgmestres des com- munes où elle a éte transportée et I'inspecteur vétérinaire.

(I. M., no 14.)

En seconde expertise, l'expert-adjoint peut apprécier

toutes

espèces de viande, celle de cheval y comprise. Il

I'instruction ministérielle no lb, de juger

s'agit ici, dit

seulement de l'état de conservation d'une viande

déjà

estampillée et partant saine. Il n'en est pas toujours ainsi

en fait, témoih les saisies en deuxième expertise pour motif existant au moment de l'abatage.

CounrrroNs DE L'ExpDRTrsE. -

La loi a prévu que pour

les viartdes fraîches, I'expertise porterait notamment sur les

organes internes des bêtes dont celles-ci proviennent. T,'ex-r pert ne saurait trop se pénétrer de la nécessité d'examiner

les viscères; car c'est dans les viscères qu'il trouvera les

altérations caractéristiques des états maladifs, bien plus

souyent que clans les viandes elles-mêmes.

On ne peut estampiller les viandes des animaux dont

les viscères ont éte totalement ou partiellement détournés.

(I. M., no 25.) n.:eJg!l-@s"

d e cont raven ti

il faut dresser

g_99_9t-fg"!gl

on]-ffiii r I a vi an d ;;ftïïeï

€;n Îffiïîilausiltn

jffi.

rïràlt su speclg e,[

fnïtrrlire ta ventè poiir iiffi.rso-m-

,'.*ouri-oî**oilu* n "" ex&men conve

nable, les viscères abdominaux sont extraits en masse et

conservés clans leurs rapports réciproques norm&ux. La

rate cloit clemeurer attachée à I'estomac; celui-ci et les in-

testins peuvent être débarrassés de leur contenu et de la graisse qui les entoure. (A.R.du 23 mars 1901, art.6.) Il

serait désirable que le pancréas demeurât adhérent au foie;

trop souvent il passe sieurs

Iose ;hez le

inaperçu; il possècle pourtant plu- '

qui sont souvent envahis par la tube,rcu-

-{anglions

bæuf ; de plus en le sénarant du foie. on diviso

II

presque toujours et on enlève souvent tout à fait le ganglion

hépatique qui est ainsi lui-rnême soustrait à I'expertise.

poumgnl

doivent rester adhérents à I'animal, soit

xcep-

dont

il s'agit de

pâfTffiffiEhée à la base du

tion est faite polrr les porcs clestinés à I'exportation

_Iles

le poumon peut être pendu à côte de I'animal;

cochons tle lait expédiés en Angleterre

à

et abattus dans des

tueries spécialement autorisées

l'abatteur clevrait-il laisser le poumon adhérent s'il le trou-

vait porteur de lésions.

Chez les solipèdes, la peau, la tête, larynx, Ia trachée et les poumons resteront adhér'ents (A. R. dtt 23 mars 1901, art. 6) et I'expert exigera que la tête soit f,endue dans toute

sa longueur. (L M., n" 24.)

cette fin (1). Encore

L'animal peut êtr,e' fendu avant I'arrivée de I'expert.

Celui-ci ne peut exiger

lenrent lorsqu'il la

la fente dans tous les cas, mais seu-

juge utile à son exemen (I.M., n'25),

(1) Ces tueries doivent répondre aux conditions suivantes (4. M.

du 4 octobre 1909); 10 La tuerie sera bien aérée et éclairée;

20 L'aire du local sera rendue étanche à I'aide d'un pavage placé

au mortier cle ciment, ou encore d'un carrelage ou d'un revêtement en matériaux clurs produisant une étanchéité parfaite;

30 Les eaux tle lavage seront dirigées, par une pente sufflsante,

vers un regarcl d'égout

timètre au mininrum;

muni cl'un coupe-air à irnmersion de 8 cen-

,

4' Les tallaux seront enduits d'une couche de ciment ou rendus absolument imperméables. Ils communiqueront avec l'égout public le plus voisin ou avec une citerne étanche; iro Les angles cle la citerne seront arronclis; I'oriflce sera fermé hermétiquentent au moyen d'une dalle en pierre ou d'un couvercle err fonte ajusté dans un châssis;

60 Les eaux cle lavage peuvent encore être déversées dans un pui-

satcl construit clans la tuerie et d'où elles sont retirées après chaque

journée d'abatage;

?o Le bas des nrurailles' sera couvert ct'une couche de ciment

sur une hauteur cl'un fiêtre cirtquante

80 Le local sera entretenu

centimètres au'molns;

proprement et blanchi à la chaux

au moins une fois I'an:

90 Les instruments et ustensiles seront

rlans un état constant

de propreté;

10o Il sela installé un brùIoir dans les tueries pas l'échaudage des porcs.

I'on ne praticlue

12

ainsi par exemple dans les cas de tuberculose et parficuliè-

rement chez le porc dont les vertèbres sont souvent, entre-

prises.

La peau, sauf chez les solipèdes, ne cloit.pas rester adhé-

rente pour I'expertise.

@;ftilQ*pggl

en

I'iden-

cas O'âcti-on ffiïËd-

tiflcation de l'animal paîIeîencleui,

fïl-Fi'.1!'.''dtr.--

nt llllrorl- L'expert qui n'a pas to_uri5e_s apaisements peut pratiquer

W

lt

9e.g-"p-9!* çl+.qll,qges periïëtTâïiT-dè

rnetïFê à nu de gTâ-nffiTurfaces-musculaiiès. (I. M.", n" p5.)

C'édf,"în-devoiî"îuqtieï"ii-îie- peut

g3s_-s.q.m[Fæ "pqqTFûFe

se

soustr,aire clans les pourra se rendre

maladie; il

compte ainsi de certaines particularités fort utiles pour

le jugemernt de Ia salubrite des viandes (couleur, odeur,

état saigneux, état infectieux, infiltration, etc.

).

L'expertise est obligatoire non seulement pour les

viandes, mais aussi pour les graisses aliment,aires servant

à la préparation des mêts et à la fabrication ilie Ia marga-

rine, ainsi que pour le sang qui entre tlans la composition

de certains produits de charcuterie. (I. M., n" t.)

DÉr,nr poun FArRE r,'DXpERTrsE.

L'expertise doit être

n'habite

faite dans le plus bref délai possible. Si l'expert

-

pas la commune, il doit se rendre sur les lieux endéans les

vingt-quatre heures, nuit comprise (A. R. du ZB mars lg0l,

ari. 6), à partir du moment où il a reçu la déclaration d'aba-

vingt-

tage. L'expert doit donc se prononcer endéans les