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CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET METIERS ELECTRONIQUE ANALOGIQUE ELE004 FILTRAGE ET AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL Didier LE

CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET METIERS

ELECTRONIQUE ANALOGIQUE

ELE004

FILTRAGE ET AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL

Didier LE RUYET

Octobre 2007

-------------------------

-------------------------

1

TABLE DES MATIERES

1 FILTRAGE, DIAGRAMMES DE BODE

4

1.1

Introduction au filtrage

4

1.1.1

Définitions

4

1.2 Echelle logarithmique et diagramme de Bode

7

1.3 Fonctions de transfert de base

9

1.3.1 Intégrateur

9

1.3.2 Dérivateur

9

1.3.3 Intégrateur réel ou filtre passe bas du premier ordre

10

1.3.4 Dérivateur réel

12

1.3.5 Filtre passe-haut du premier ordre

13

1.3.6 filtre passe bas du second ordre

15

1.3.7 filtre passe haut du second ordre

19

1.3.8 Fonctions de transfert quelconques

19

2 L’ AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL IDEAL

22

2.1

Généralités

22

2.1.1 Introduction

22

2.1.2 Caractéristiques de l’amplificateur opérationnel idéal

22

2.1.3 Caractéristiques de l’amplificateur opérationnel réel 741

23

2.2 AOP utilisé avec contre-réaction ou en boucle fermée

24

2.3 Montages amplificateurs

25

2.3.1 Amplificateur inverseur

25

2.3.2 Amplificateur non inverseur

26

2.3.3 Suiveur de tension ou adaptateur d’impédance

27

2.4

Montages opérationnels

27

2.4.1 Additionneur inverseur

27

2.4.2 Soustracteur (ou différentiateur)

28

2.4.3 Additionneur non inverseur

29

2.4.4 Intégrateur

29

2.4.5 Dérivateur

30

2.4.6 Amplificateur logarithmique

30

2.5

Montages convertisseurs

31

2.5.1

Convertisseur Courant-Tension

31

2.6

Impact de la bande passante de l’AOP

32

3 STRUCTURES CLASSIQUES POUR REALISER DES FILTRES ACTIFS

34

3.1 Introduction

34

3.2 Cellule de Rauch

34

3.3 Cellule de Rauch pour filtre passe-bas du second ordre

34

3.4 Structure de Sallen et Key ou structure à source de tension commandée

35

3.5 Structure de Sallen et Key pour filtre passe-bas du second ordre

36

3.6 Transformation passe-bas -> passe-haut

37

3.7 Structure de Rauch pour filtre passe-haut du second ordre

37

2

3.8

Structure de Sallen et Key pour filtre passe-haut du second ordre

38

4 REALISATION DE

FILTRES

40

4.1 Le gabarit

40

4.2 Différents types de filtres

40

4.3 Etude du filtre passe-bas de Butterworth

41

4.3.1 Introduction

41

4.3.2 Détermination de l’ordre N du filtre pour qu’il satisfasse à un gabarit

42

4.3.3 Détermination de la fonction de transfert du filtre

43

4.3.4 Détermination des pôles du filtre de Butterworth

43

4.4

Etude du filtre passe-bas de Tchebychev

46

4.4.1 Introduction

46

4.4.2 Présentation du filtre de Tchebychev

46

4.4.3 Calcul du taux d’ondulation dans la bande passante

47

4.4.4 Détermination de l’ordre N du filtre pour qu’il satisfasse à un gabarit

49

4.4.5 Détermination de la fonction de transfert du filtre

50

5 MONTAGES AOP EN REGIME NON LINEAIRE

51

5.1 Contre-réaction positive sur un AOP : fonctionnement en boucle fermée

51

5.2 Comparateur de tension simple

52

5.2.1 Montages de base

52

5.2.2 Limitation de la tension de sortie de l’AOP

53

5.3

Comparateur à hystérésis ou Trigger de Schmitt

53

5.3.1 Justification d’un tel comparateur

53

5.3.2 Comparateur à hystérésis ou trigger de Schmitt

54

5.3.3 Variante de trigger

56

5.4

Oscillateur à relaxation ou mulitivibrateur astable

56

5.4.1 Introduction

56

5.4.2 Analyse théorique

57

5.4.3 Variante d'oscillateur à relaxation: générateur de signaux triangulaires

58

3

1 FILTRAGE, DIAGRAMMES DE BODE

1.1 Introduction au filtrage

En régime sinusoïdal permanent nous avons vu que les impédances des bobines et des condensateurs dépendent de la fréquence. Par conséquence, les coefficients des différentes matrices de définition des quadripoles (matrice

impédance Z , admittance Y , hybride H ou de transfert T ), les fonctions de transfert (

T

V

T

I

) et les

et

impédances d’entrée

Nous allons utiliser cette dépendance pour construire des filtres.

Z

E

et de sortie

Z

S sont aussi dépendantes de la fréquence.

1.1.1

Définitions

Un filtre est un quadripôle transmettant un signal sans atténuation ou avec une atténuation de valeur donnée dans une bande de fréquence déterminée.

Les filtres sont utilisés dans de nombreuses circonstances. Lorsqu’il s’agit, par exemple, de limiter la bande passante en entrée ou en sortie d’un montage, d’annuler certaines fréquences perturbatrices indésirables (50Hz par exemple ou ses harmoniques qui polluent le réseau de distribution électrique) ou au contraire de ne retenir qu’une bande de fréquences particulière, etc.

Selon la fréquence de travail et le choix d’une amplification active ou non, les technologies employées pour réaliser les filtres analogiques sont différentes : filtres RLC passifs, filtres RC ou LC actifs, filtres à quartz, filtres à constantes réparties (guides d’ondes, etc.). On distingue deux familles de filtres :

Les filtres passifs : réalisés à partir de composants passifs (résistance, inductance et capacité). Ils ne permettent pas d’amplifier ( la puissance de sortie est nécessairement inférieure à la puissance d’entrée)

Les filtres actifs : réalisés à partir d’un ou plusieurs amplificateurs opérationnels, transistors et composants passifs. Ils nécessitent une alimentation spécifique. En contrepartie, ils permettent d’amplifier le signal.

v 2 T V = Courbe de réponse en fréquence du module de la fonction
v
2
T
V =
Courbe de réponse en fréquence du module de la fonction de transfert
d’un quadripôle :
v
1
T
V
T
O
T
O
2
f
f C1
f C 2
Les fréquences de coupure
et
correspondent aux fréquences pour lesquelles le module de la fonction
f C1
f C2

de transfert

T

V

T

0 = 2
0
=
2

4

Il existe différentes catégories de filtres selon l’allure de leur courbe de réponse en fréquence :

- le filtre passe bas

T V T O T O 2
T
V
T
O
T
O
2

f

C

Exemple :

R C f
R
C
f

La pente de la courbe de réponse dépend de l’ordre du filtre.

f

C

La bande passante est égale à

Idéalement, le gain est constant dans la bande passante et nul dans la bande atténuée

- le filtre passe haut

T V T O T O 2 f f C
T
V
T
O
T
O
2
f
f
C

Exemple :

C R
C
R

Idéalement, le gain est constant en hautes fréquences (fréquences supérieures à fc) et nul dans la bande atténuée

- le filtre passe-bande

T V T O T O 2 f f C1 f C2 f f La
T
V
T
O
T
O
2
f
f C1
f C2
f
f
La bande passante est égale à
C2
C1

- le filtre coupe-bande

5

T V T O T O 2 f f C 2 f C1
T
V
T
O
T
O
2
f
f C 2
f C1

6

1.2

Echelle logarithmique et diagramme de Bode

L’étude des filtres portent sur la fonction de transfert complexe suivante :

T

V

qui peut se mettre sous la forme

Le module On a :

T

V

et la phase

T =

V

T

V

exp(j )

T

de la fonction de transfert

V

sont fonction de la pulsation

= 2 f

et

(

T

V

(

)

) arg(

=

v

v 2 = v 1 ) arg( ) v 2 1
v
2
=
v
1
)
arg( )
v
2
1

Au lieu d’étudier les courbes de réponse en fréquence du module de la fonction de transfert

T

V

, on préfère

étudier le gain

G

V

obtenu à partir de

T

V

par changement d’échelle :

 
 

G

V

= 20log

10

T

V

Ce changement d’échelle est résumé sur ce tableau :

 

A

 

0

10

-n

 

10

-3

-2

… 0,1

10

 

1/

A   0 10 - n   10 - 3 - 2 … 0,1 10  

2

 

1

10

10

2

10

3

10

n

+ •

log

10

A

   

-n

… -3

 

-2

-1

-0,15

 

0

+1

+2

+3

+n

+ •

20 log

10

A

 

-20n

… -60

 

-40

-20

-3

0

+20

+40

+60

+20n

+ •

Ce changement d’échelle permet d’étaler les amplitudes de faibles valeurs.

Bien que comme

T

V

le gain

G

V

soit sans dimension, on utilise le mot « décibel » pour signifier que l’on a

réaliser le changement d’échelle 20log

10 (

)

Note : on utilise aussi le décibel pour exprimer les puissances : la puissance en Décibel Watt (dBW) s’exprime comme suit en fonction de la puissance en Watt P :

P

dB

= 10log

10

P

Nous avons vu précédemment que la fréquence de coupure correspond à la fréquence pour laquelle le module

de la fonction de transfert

T

V

T

0 = 2
0
=
2

. En utilisant la relation entre

7

T

V

et

G

V

on a :

G

V

=

20log

10

T

0

20log

10

2
2

=

G

0

3

dB

Ainsi la fréquence de coupure correspond à la fréquence pour laquelle le gain de la fonction de transfert

G

V

=

G

0

3

dB

Définition :

Les deux courbes

En abscisse, les fréquences ou pulsations

G

V

(

)

=

f

1

(

)

et

(

)

= f

2

(

)

constituent le diagramme de Bode du filtre.

sont représentées sur une échelle logarithmique.

filtre. sont représentées sur une échelle logarithmique. Nous allons voir dans le prochain paragraphe qu’il est

Nous allons voir dans le prochain paragraphe qu’il est possible de tracer très rapidement les courbes de réponse du module et la phase des fonctions de transfert sous forme de diagrammes asymptotiques. Ces diagrammes s’appliquent très rapidement sur des fonctions simples (intégrateur pur, circuit du premier et du second ordre …) mais aussi sur des fonctions quelconques à condition de les décomposer en fonctions simples.

Les droites asymptotiques s’obtiennent facilement en faisant tendre

vers 0 et vers l’infini.

8

1.3

Fonctions de transfert de base

1.3.1 Intégrateur 1 T ( j ) = . j 0 0 T ( j
1.3.1 Intégrateur
1
T
(
j
)
=
.
j
0
0
T
(
j
)
=
,
G(

) = 20log

0

10

Pour

=

0

, nous avons le gain

(

G

0

)

=

0

et

(

)

= ArgT

(

j

)

=

2

 0 Lorsque = /10 , nous avons G    = 20 log
0
Lorsque
=
/10
, nous avons
G 
  =
20 log
10
= +
20
dB.
0
10
10
Lorsque
= 10
, nous avons
G
(10
)
=
20 log
(
10)
=
20
dB.
0
0
10
Ainsi, le
gain G(
) décroît en fonction de la pulsation avec une pente -20dB/décade
G(
)
-20dB/decade
20dB
0 /10
0
Arg T(j
)
- /2

1.3.2 Dérivateur

T ( j ) = j 0 T ( j ) = , G (
T
(
j
)
=
j
0
T (
j
)
=
, G
(
)
=
20 log
et
(
)
= ArgT
10
0
0
Le
gain
G(
) est égal à 0 lorsque
=
0
Le
gain
G(
) est égal à +20dB lorsque
= 10
0
Le
gain
G(
) croit en fonction de la pulsation avec une pente +20dB/décade

9

(

j

)

= +

2

G(j ) +20dB/decade 20dB 10 0 0 Arg T(j ) + /2
G(j
)
+20dB/decade
20dB
10 0
0
Arg T(j
)
+ /2

1.3.3 Intégrateur réel ou filtre passe bas du premier ordre

1 T ( j ) = 1 + j 0 1 T ( j )
1
T
(
j
) =
1 + j
0
1
T
(
j
)
=
G (
)
=
20 log
2
1 +
2
0
(
) = ArgT ( j
) =
Arctg
0
est la pulsation de coupure à –3dB, G(
)
0
0

10

=

2  1 + = 10 log  2 10   0
2
1
+
=
10 log
2
10
0

1

+

2

0

2

1 T ( j ) = 0,707 ( 0 2 ) = f ( )
1
T
(
j
)
=
0,707
(
0
2
)
= f
(
)
(
)
= f
(
et
1
2

3dB

Cherchons à déterminer les deux asymptotes aux courbes

Pour

(

G

>>

0

T( j

)

j

0

0

) =

)

:

)

+20 log

G(

0

Cette droite asymptotique décroît en fonction de la pulsation avec une pente de -

0 ,0)

.

20dB/décade. Elle passe par le point (

Pour

<<

T( j

)

1

0

G(

)

0dB

et

(

)

0

10

4

G ( ) -20dB/decade 0 10 0 0d 3 d 20 d Arg T(j )
G (
)
-20dB/decade
0
10 0
0d
3 d
20 d
Arg T(j )
- /4
- /2

Donnons deux exemples de filtres passe-bas du premier ordre.

Exemple 1 :circuit RC

v 1

R C v 2
R
C
v
2
 

1

T

(

j

 

) =

jC

=

1

R +

1

1 + jRC

 

jC

 
 

1

Ainsi en posant

0

=

RC

on retrouve bien la forme d’un filtre passe bas de pulsation de coupure

Exemple 2 :circuit LR

v 1

L R v 2
L
R
v 2

T

(

j

) =

R

 

=

1

 

R

+

jL

 

1 + j

L

 
 

R

 

R

Ainsi en posant

 

0

=

L

on obtient un filtre passe bas de pulsation de coupure

0 .

11

0 .

1.3.4

Dérivateur réel

T

(

j

)

=

1

+ j

 
 

0

 
2 = 1 + 2 0
2
=
1
+
2
0

T

(

j

)

0

 

G (

est la pulsation lorsque G(

0

)

)

= +

20 log

10

= +

3dB

Déterminons les droites asymptotiques :

Pour

>>

0

T

(

j

)

+ j

0

2 1 + 2 0 T ( j ) = 2 0
2
1
+
2
0
T
(
j
)
=
2
0

(

(

) = ArgT ( j

0

)

= +

4

) =

+ Arc tan

0

(

G

)

+

20 log

0

. Cette droite asymptotique croît en fonction de la pulsation avec une pente de

+20dB/décade. Elle passe par le point (

0 ,0)

.

(

)

+

2

Pour

T( j

G(

)

)

<<

1

0

0dB

et ( ) 0 G( ) +20dB/decade 20d +3d 0d 0 10 0 Arg T(j
et
(
)
0
G( )
+20dB/decade
20d
+3d
0d
0
10 0
Arg T(j )
+ /2
+ /4

Remarque : comme la fonction de transfert

passe bas du premier ordre, on a

G

(

)

=

T

(

j

)

=

1

+ j

G

PASSE

BAS

(

est l’inverse de la fonction de transfert du filtre

 

0

)

,

(

)

=

PASSE BAS

(

)

12

1.3.5

Filtre passe-haut du premier ordre

j 0 T ( j ) = 1 + j 0 0 T ( j
j
0
T
(
j
) =
1 + j
0
0
T
(
j
)
=
G
(
)
= +
20 log
10
2
0
1 +
2
0
(
) = ArgT ( j
) =
Arc tan
2
0
est la pulsation de coupure lorsque G(
)
=
3dB
0
0

20 log

10

T (

2 1 + 2 0 1 j ) = 0 2
2
1
+
2
0
1
j
)
=
0
2

(

0

)

= +

4

Pour tracer les asymptotes :

Pour

T

(

j

)

<<

+ j

0

0

(

G

)

+

20 log

0

. La droite asymptotique croît en fonction de la pulsation avec une pente de

+20dB/décade. Elle passe par le point (

0 ,0)

.

(

)

( ) + 2

+

2

Pour

>>

T( j

)

1

G(

)

0dB

0

et

(

)

0

13

+20dB/decade G( ) 0d 3 d 0 10 0 Arg T(j ) + /2 +
+20dB/decade
G( )
0d
3 d
0
10 0
Arg T(j )
+ /2
+ /4

Remarque : comme la fonction de transfert

T

(

j

dérivateur parfait et d’un filtre passe bas, on a :

,

G

(

)

=

G

DERIVATEUR

(

)

+

G

BAS

(

)

PASSE

) =

(

)

j

0

1 + j

0

est le produit des fonctions de transfert d’un

=

DERIVATEUR

(

)

+

PASSE BAS

(

)

Donnons deux exemples de filtres passe-haut du premier ordre.

Exemple 1 :circuit CR C R v 2 v 1 R jRC T ( j
Exemple 1 :circuit CR
C
R
v 2
v 1
R
jRC
T
(
j
) =
=
1 1 + jRC
R +
jC

Ainsi en posant

0

=

1

RC

Exemple 2 :circuit RL

on retrouve bien la forme d’un filtre passe haut de pulsation de coupure

v 1

R

L v 2
L
v
2

14

0

.

T

(

j

) =

jL

R

+ jL

=

j

L

R

1 + j

L

R

Ainsi en posant

=

R

0 L

on retrouve bien la forme d’un filtre passe haut de pulsation de coupure

0

.

1.3.6 filtre passe bas du second ordre

La fonction de transfert d’un filtre passe bas du second d’ordre s’écrit sous la forme suivante :

T

(

1 j ) = 2 1 + 2 j 2 0 0
1
j
) =
2
1
+
2 j
2
0
0

est appelé le facteur d’amortissement du filtre. Le module et la phase de T ( jw) s’écrivent :

1 T ( j ) = 2  2  2  1  2
1
T
(
j
)
=
2
2
2
1
2
+
4
2
2
0
0
2
0
(
)
=
Arc
tan
2
1
0
2
2
2
2
Donc le gain
G
(
)
=
20log
1
+
4
2
2
0
0
Lorsque
=
0 , on a :
G (
)
=
20 log 2
0
(
)
=
0
2

Nous allons maintenant étudier le gain et la phase de cette fonction de transfert en fonction de .

Premier cas :

> 1

La fonction de transfert peut se décomposer en un produit de deux fonctions du premier ordre :

T

(

j

) =

1

1

+ j

1

  1 +

j

2

=

T

1

(

j

).

T

2

(

j

)

En développement le dénominateur, on obtient les égalités suivantes :

15

2 2   1 + 2 j = 1 + j  + 
2
2
1
+
2
j
=
1
+ j
+
2
0
0
1
2
1
2
2
=
0
1
2
2
=
+
0
1
2

1

et

P =

2 sont les solutions de l’équation du second ordre

1

2

Soit

2

2

On obtient :

1

=

0

(

+ 0 1) 2
+
0
1)
2

2

0

=

et

0

2

=

0

(

+

1) 2
1)
2

2

S

+ P =

0

avec

S

=

1

+

2

et

Nous pouvons tracer les diagrammes de Bode de la fonction de transfert à partir des diagrammes de Bode des deux fonctions élémentaires. On a :

G ( ) = G ( ) + G ( ) 1 2 ( )
G
(
)
= G
(
)
+ G
(
)
1
2
(
)
=
(
)
+
(
)
1
2
G(j )
1
0
2
0 d
-40dB/decade
Arg T(j )
- /2
-
Second cas :
= 1
Ici, nous avons
=
=
1
2
0
La fonction de transfert devient :
1
T
(
j
) =
2
 1 + j
 
 
0
G
(
)
=
20 log
2
=
6
dB
0
10

16

Etudions les droites asymptotiques du gain G( ) et de la phase ( )

Lorsque >> 0 2 1 0 T ( j ) 2 2 2 0 0
Lorsque
>>
0
2
1
0
T
(
j
)
2
2
2
0
0
G(
)
40log
La droite asymptotique décroît en fonction de la pulsation avec une pente de -40dB/décade. Elle
La droite asymptotique décroît en fonction de la pulsation avec une pente de -40dB/décade. Elle passe par le
point ( ,0)
.
0
(
)
Pour
<<
0
T( j
)
1
G(
)
0dB
et
(
)
0
Ainsi nous pouvons tracer les droites asymptotiques du filtre passe-bas du second ordre pour
= 1 ( ces
droites sont aussi valables pour
< 1 ):
G(j )
-40dB/decade
0
10 0
0d
-40dB
Arg T(j )
- /2
- /2
-
Troisième cas :
< 1

Dans ce cas, les droites asymptotiques sont les mêmes que celles tracées ci-dessus.

Cependant, la décomposition en produit de fonctions élémentaires du premier ordre n’est plus possible car elle

impliquerait des pulsations

1

et

2

complexes.

Etudions le module de la fonction de transfert :

17

1 1 T ( j ) = = 2 D   1 2 
1
1
T
(
j
)
=
=
2
D
 1
2
2
2
+
4
2
2
0
0
2
2 2
2
en posant
D =
1
+
4
2
2
0
0
dD
T( j
)
passe par un maximum lorsque
= 0
d
2
dD
2
2
=
2  1
 +
8
=
0
2
    
2
2
d
 
0
0
0
2
dD
 2
2
=
  2
2
+
4
0
2
2
  =
d
0
0
2
(
2
)
2
= 1
2
R
0

La pulsation de résonance

seulement si 1

2

2

>

0

R

à laquelle le module de la fonction de transfert passe par un maximum existe si et

c’est à dire si

<

1

2
2

Déterminons la valeur du module de la fonction de transfert à la pulsation de résonance

1 1 T ( j ) = = R 4 2 ( 2 ) 2
1
1
T
(
j
)
=
=
R
4
2
(
2
)
2
4
+
4
1
2
2
1
L’allure des courbes G(
) et
(
) en fonction de

est la suivante :

R

:

18

G( ) = 0 < 0 ,7 -40dB/décade 0d R 0
G( )
=
0
<
0 ,7
-40dB/décade
0d
R
0
Arg T(j ) 0 = 0.7 < 0.7 - /2 -
Arg
T(j )
0
= 0.7
< 0.7
- /2
-

1.3.7 filtre passe haut du second ordre

La fonction de transfert d’un filtre passe haut du second d’ordre s’écrit sous la forme suivante :

2 2 j 2 0 T ( j ) = 2 2 j 1 +
2
2
j
2
0
T
(
j
) =
2
2
j
1
+
2 j
+
2
0
0

1.3.8 Fonctions de transfert quelconques

D’une manière générale, la fonction de transfert peut s’écrire comme suit en posant p = j

19

:

T

(

p

)

=

(

N p

)

D

(

p

)

=

a

k

k

p

k

+

a

k

1

p

 

1

+

+

a

0

p

0

b p

l

l

+

l

1

p

b

l

 

1

+

+

b

0

0

p

 

k

l

Cette fraction rationnelle comprend un polynôme en p au numérateur et au dénominateur. Sauf exception, le degré du numérateur est inférieur ou égal à celui du dénominateur.

Il est toujours possible de mettre la fonction de transfert (numérateur et dénominateur) sous la forme d’un produit de termes en p de degré 2 au maximum si le filtre est d’ordre pair et sous la forme d’un produit de termes de degré 2 et d’un terme de degré 1 si le filtre est d’ordre impair.

Soit par exemple pour le dénominateur :

ou

D

(

)

(

(

p =

D

p

i

p

)

(

=

2

i

+

2

p

i

p +

i

)(

+

i

p +

i

)(

)(

0

p

)(

2

0

+

0

p +

p +

0

)

pour un ordre pair

0

)

pour un ordre impair

On appelle pôles les racines du polynôme dénominateur

N(p).

D(p) et zéros les racines du polynôme numérateur

La fonction de transfert à étudier peut donc se mettre sous la forme suivante:

T( p) =

Produit de fonctions de base du premier et du second ordre

Produit de fonctions de base du premier et second ordre

Filtre

d’ordre N

de base du premier et second ordre Filtre d’ordre N Filtre d’ordre 2 Filtre d’ordre 2
Filtre d’ordre 2
Filtre
d’ordre 2

Filtre

d’ordre 2

Filtre d’ordre 1 (N impair)
Filtre d’ordre
1 (N impair)

Réalisation d’un filtre d’ordre N par mise en cascade de filtre d’ordre 2 au maximum

Ainsi, il sera toujours possible de réaliser les filtres analogiques en cascadant des filtres du deuxième ordre et un filtre du premier ordre si le filtre est d’ordre impair.

Attention : l’impédance de sortie de chaque filtre doit être très faible devant l’impédance d’entrée du montage qui lui succède.

Exemple :

T (

j T ( j ) 0 1 j ) = = 2   
j
T
(
j
)
0
1
j
)
=
=
2
T
(
j
).
T
(
j
)
2
3
1
+
j
1
+
2
j
2
  
1
2
2

20

Les diagrammes de Bode sont :

G ( ) = G ( ) G ( ) G ( ) 1 2
G
(
)
= G
(
)
G
(
)
G
(
)
1
2
3
(
)
=
(
)
(
)
(
)
1
2
3
Si on a dans l’ordre
<
<
on peut tracer les diagrammes asymptotiques du gain et de la phase :
0
2
1
|T(j )|
+20dB/decade
+20-40 = -20dB/decade
1
0
2
-20-20 = -40 dB/decade
Arg T(j )
+ /2
+ /2 -
= - /2
- /2 - /2
= -

21

2 L’ AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL IDEAL

2.1

Généralités

2.1.1

Introduction

L’amplificateur opérationnel (AOP) est un composant intégré essentiel en électronique. Son rôle principal est d’assurer la fonction d’amplification. C’est un composant actif qui nécessite donc une alimentation en tension.

Amplificateur opérationnel signifie :

amplificateur : c'est la fonction de base de ce composant

opérationnel : les caractéristiques de cet amplificateur nous donnent la possibilité de créer des fonctions

mathématiques telles que dérivée, intégrale, Log

analogiques, et permettaient notamment de résoudre des équations différentielles, et ainsi de simuler des

réponses de systèmes physiques divers (mécaniques, acoustiques

Ces fonctions furent utilisées dans des calculateurs

).

Le symbole AFNOR et IEEE à employer pour l’amplificateur opérationnel est le suivant:

Notations :

-

- A d

A d

+

Entrée dite « non inverseuse » notée +, entrée « inverseuse » notée -.

Symbole de l’amplification : .

Amplification différentielle de l’AOP :

Une sortie.

A

d

.

Remarque : On ne fait généralement pas figurer les tensions d’alimentation de l’AOP (surcharge inutile des schémas de montage). Il ne faut pas cependant oublier de cabler les broches d’alimentation de l’AOP pour faire fonctionner correctement le montage ! Un amplificateur opérationnel utilise souvent une alimentation symétrique (±Vcc) car généralement il sert pour l’amplification de signaux bipolaires.

2.1.2 Caractéristiques de l’amplificateur opérationnel idéal

La caractéristique principale de l’AOP est sa fonction d’amplification. Elle est donnée par la relation :

v =Av

s

d

ed

Avec

différentielle d’entrée et

amplification différentielle.

v

ed

= v

+

v

, tension

A

d

v-

- A d v ed + v s v+
-
A d
v
ed
+
v
s
v+

22

La caractéristique

pas excéder ces tensions d’alimentation. On distingue donc deux zones : zone linéaire où

des tensions d’alimentation (saturation de l’amplificateur en sortie).

v

s

= A v

d

ed

est limitée par les tensions d’alimentation de l’AOP. La tension de sortie

v

s

ne

v

s

= A v

d

ed

, zone de saturation

v

s

+V

cc

ou V

cc

proche

v s +v cc Pente A d v ed -v cc
v s
+v cc
Pente A d
v ed
-v cc

Par définition un AOP parfait ou idéal possède les caractéristiques suivantes :

Les impédances des entrées « + » et « - » sont infinies, ce qui signifie que les courants entrants dans ces

bornes sont nuls :

i

+

=

i

= 0

,

L’impédance de sortie est nulle, ce qui signifie que la tension de sortie

v

s

est indépendante du courant

délivré par l’AOP,

L’amplification différentielle est infinie :

L’amplification différentielle est indépendante de la fréquence des signaux d’entrée

A

d

= •

.

v-

sde la fréquence des signaux d’entrée A d = • . v- 2.1.3 Caractéristiques de l’amplificateur

2.1.3 Caractéristiques de l’amplificateur opérationnel réel 741

L’amplificateur réel 741 possède les caractéristiques techniques suivantes :

Les impédances des entrées « + » et « - » sont égales à 2Mohms.

L’impédance de sortie est égale à 75 ohms

L’amplification différentielle n’est pas infini :

De plus, l’amplification différentielle dépend de la fréquence des signaux d’entrée :

A

d

= 100000

.

A

d

(

j

) =

A 0

c

est la pulsation de coupure du gain à –3dB avec

A

0

=

100000

1 + j

c

23

G(dB) 100 dB 0 dB f f c f T gain d’amplification de l’AOP 741
G(dB)
100 dB
0 dB
f
f c
f T
gain d’amplification de l’AOP 741 en fonction de la fréquence.

Le gain est constant de 0 à fc=5,4Hz. Ensuite il décroît de –20dB par décade.

2.2 AOP utilisé avec contre-réaction ou en boucle fermée

A cause de l’amplification infinie (cas parfait) ou très grande (cas réel), il est impossible d’utiliser un AOP parfait en boucle ouverte : en effet, avec une amplification différentielle infinie la moindre différence de tension

entre les entrées « + » et «-» provoque la saturation de la sortie. Par exemple, avec

d’alimentation de 10 V, seulement 10 V sont nécessaires pour amener l’AOP à saturation. D’autre part, le facteur d’amplification différentielle varie d’un composant à l’autre .

A

d

= 10

6 et une tension

Comme généralement on souhaite imposer un facteur d’amplification constant dans un montage amplificateur, on procédera à une contre-réaction de la sortie sur une des entrées (l’entrée « - »). On peut schématiquement représenter un AOP comme suit. C’est à dire avec un premier étage qui symbolise la

différence entre les entrées « + » et «-» suivit d’un étage d’amplification

A

d

.

v +

+

v + +     v s
   

v

s

A d  

A

d

 

-

   
     
 
 

v -

 

AOP

Or, comme

linéaire (la tension de sortie atteint la saturation). Réalisons donc le montage suivant où l’on prélève une fraction de la tension de sortie en la réinjectant dans

l’entrée inverseuse et appelons

A

d

est très grand, l’AOP ne peut pas fonctionner tel quel (c’est à dire en boucle ouverte) en régime

v

e

le signal entrant sur la borne « + ».

+

+ A d   v s

A

d

 

v

s

 

-

   
 
   

v

-

B

 
 
   
 
 
 
 

24

v e

-           v - B           24 v

contre réaction

L’idée mise en pratique ici consiste à n’amplifier que la différence entre le signal d’entrée et une fraction du signal de sortie. Ce qui convient bien avec un AOP qui, par construction, est un amplificateur différentiel à grand facteur d’amplification.

Ainsi, on comprend aisément que si la tension d’entrée ne varie pas, la tension différentielle

nommée aussi tension d’erreur, se stabilise à tension proche de zéro, nulle pour un AOP parfait : on atteint l’équilibre.

v

ed

= v

+

v

Si la tension d’entrée varie, la tension de sortie suit automatiquement. Un tel système est appelé asservissement en automatisme.

Le facteur d’amplification du système bouclé est facile à calculer à partir des deux équations suivantes :

v

s

= A v

d

ed

et v

ed

= v

e

Bv

s

d’où

A

BF

=

v

s

A

d

=

v

e

1 + A B

d

Or, si

d’amplification vaut :

A B >>1

d

, c’est à dire que le facteur d’amplification de boucle est grand, alors le facteur

v

v

1

e B

A BF

=

s

=

Le facteur d’amplification de boucle est indépendant de la valeur du facteur d’amplification différentiel de l’AOP. Ce qui confère à ce type de montage une très faible dépendance aux variations des caractéristiques intrinsèques des AOP

2.3 Montages amplificateurs

Dans tous les montages amplificateurs, la sortie de l’AOP est rebouclée sur l’entrée inverseuse (entrée « -») de l’AOP.

Dans ce paragraphe, nous considérerons que les AOP sont idéaux ( impédance infinie des entrées, gain différentiel infini et impédance de sortie nulle).

Puisque le facteur d’amplification différentiel est infini, la tension différentielle est nulle :

v

ed

=

v

+

2.3.1 Amplificateur inverseur

Le montage est le suivant :

v

= 0

25

v

+

= v

R2 R1 2 3 ve 1 vs
R2
R1
2
3
ve
1
vs

Amplificateur inverseur

La mise en équation de ce montage est simple et s’appuie sur les hypothèses présentées précédemment.

Puisque l’impédance d’entrée de l’AOP est infinie, aucun courant n’entre dans l’AOP les deux résistances R 1 et R 2 sont parcourues par le même courant.

Donc v

e

=

R i

1

et

v

s

=

R i

2

.

On dit que la borne « - » est une masse virtuelle car même si elle n’est pas physiquement reliée à la masse, tout se passe comme si elle y était.

On en déduit tout naturellement le facteur d’amplification du montage :

v

v

R

e R

1

A =

s

=

2

Pour réaliser un amplificateur dont le facteur d’amplification est égal à 100, on pourra par exemple utiliser

R

1

=1k

et R =100k

2

.

2.3.2 Amplificateur non inverseur

v

s

= Av

e

Dans ce cas le signal d’entrée est appliqué sur la borne « + ». Le calcul du facteur d’amplification de ce montage est très simple en utilisant l’expression du facteur

d’amplification d’un système bouclé. On a ici

B =

R

1

R

2

+

R

1

A =

v

s

=

1

avec dans ce cas un diviseur de tension à résistance.

v

e

B

26

1 3 2 R2 ve R1
1
3
2
R2
ve
R1
1 3 2 R2 ve R1 vs v R s 2 A = = 1 +

vs

v R s 2 A = = 1 + v R e 1
v
R
s
2
A =
=
1 +
v
R
e
1

Amplificateur non inverseur

2.3.3 Suiveur de tension ou adaptateur d’impédance

1 3 2
1
3
2
v s A = =1 v e
v
s
A
=
=1
v
e

Amplificateur suiveur Ce montage possède des propriétés intéressantes : Facteur d’amplification unitaire

impédance d’entrée infinie, impédance de sortie nulle.

.

v

e

= v

+

= v

= v

s

,

Utilisation : chaque fois que l‘on a besoin d’isoler deux portions de circuit pour éviter toute interaction parasite.

2.4 Montages opérationnels

Comme pour les montages amplificateurs, la sortie de l’AOP est rebouclée sur l’entrée inverseuse (entrée « -») de l’AOP.

On parle ici de montages opérationnels car l’AOP réalise une opération arithmétique sur un ou plusieurs signaux.

2.4.1 Additionneur inverseur

v

s

=

(

Av + Bv

1

2

27

+

+ Cv

n

)

R1 R2 R R3 v v  1 2 3 2 v = R 
R1
R2
R
R3
v
v 
1
2
3
2
v
=
R   v
+
+
V1
s
R
R
R
3
1
2
3
V2
1
V3
Vs
Amplificateur additionneur inverseur
La relation entre
v
, v , v
et
v
s’obtient facilement en utilisant le théorème de superposition ou de Millman.
s
1
2
3

Dans le cas de résistances toutes identiques, on obtient la somme pure des signaux d’entrée.

2.4.2 Soustracteur (ou différentiateur)

V2

d’entrée. 2.4.2 Soustracteur (ou différentiateur) V2 v Av Bv s = 1 2 R4 R3 2
v Av Bv s = 1 2 R4 R3 2 v R  R +
v
Av
Bv
s =
1
2
R4
R3
2
v R
 R
+
v R
R1
3
1
2
3
R  
4
2
4
=
v s
1
R
+
R
R
R
2
1
3
3
R2
V1
Vs

Amplificateur soustracteur

Détermination de la relation entre

v ,v

s

1

et v

2

:

On applique le théorème de Millman sur l’entrée « -» de l’AOP et le diviseur de tension l’entrée «+» de l’AOP :

v

2

+

v

s

R

3

R

4

R v

2

1

v

=

1

R

3

v

+

1

R

4

= v

+

et

v

+

=

R

1

+

R

2

v

2

+

v

s

=

 

R

3

+

R

4

 

R v

2

1

 

R

3

=

R

R

3

4

+

R

4

R R

3

4

R v

2

1

R

1

R

R v

4

+

2

2

v s

 

R

3

R

1

+

R

2

R

3

Comme

, on a :

Finalement on obtient :

28

On peut également utiliser le théorème de superposition pour obtenir cette relation.

 

v s =

v

1

v

2

+ Cv

n

)

v

s

=

K   v

1

R

1

+

v

R

2

2

+

v

R

3

3

Si les quatre résistances sont identiques on a alors le résultat escompté :

2.4.3 Additionneur non inverseur

= ( Av + Bv + v s 1 2 R B R 1 -
=
(
Av + Bv
+
v s
1
2
R B
R
1
-
R
2
+
R
3
R
V
A
S
V
V
V
1
2
3

Détermination de la relation entre

v s , v 1
v
s , v
1

Amplificateur additionneur

v

2

et

v

3

:

On applique le théorème de Millman sur l’entrée « +» de l’AOP et le diviseur de tension l’entrée «-» de l’AOP :

 

v

1

 

+

v

2

+

v

3

 
 

=

R

1

R

2

 

R

3

 

=

R

A

v

s

v

+

1

+

1

+

1

et

v

R

A

+

R

B