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AUDIENCE PRÉSIDENTIELLE Le Président Bouteflika reçoit Lakhdar Brahimi Le Président de la République, Abdelaziz

AUDIENCE PRÉSIDENTIELLE

Le Président Bouteflika reçoit Lakhdar Brahimi

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier à Alger, le diplomate algérien et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi. Le dernier poste occupé par M. Brahimi était celui d’Envoyé des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, duquel il a démissionné le 31 mai 2014.

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9 Rabie El Aouel 1437 - Lundi 21 Décembre 2015 - N°15624 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

DÉVELOPPEMENT DANS LES HAUTS PLATEAUX ET LE SUD

L’engagement de l’État

P. 6

PLATEAUX ET LE SUD L’engagement de l’État P. 6 ÉDITORIAL RÉTABLISSEMENT DE LA QUIÉTUDE À GHARDAÏA

ÉDITORIAL

RÉTABLISSEMENT DE LA QUIÉTUDE À GHARDAÏA

CONFIANCE

L’hommage rendu avant-

hier par les notables, les

élus locaux, ainsi que les

représentants des rites malékite et ibadite de la wilaya de Ghardaïa, au Président de la République Abdelaziz Bouteflika, est un message d’abord de confiance. Après les douloureux événements qu’a connus la région, le Chef de l’État a pris des mesures fortes en chargeant le commandant de la 4 e Région militaire de superviser l’action des services de sécurité, pour rétablir l’ordre public et préserver la sécurité des personnes et de leurs biens. Le travail accompli pour le rétablissement de la quiétude est exemplaire. Le mérite revient bien sûr aux forces de sécurité et, à leur tête, l’Armée nationale populaire, mais aussi aux mesures prises par l’Exécutif. Car, à l’évidence, le traitement de la flambée de violence ne s’est pas limité au volet strictement militaire, s’accompagnant ainsi de mesures à caractère économique, culturel et social. Tout observateur impartial ne peut ignorer le rôle néfaste joué par des extrémistes qui poussaient les deux principales communautés de la Vallée à la confrontation et au meurtre, alors que celles-ci ont toujours vécu dans l’entente et la solidarité. La neutralisation de ces éléments, la démolition des constructions illicites et l’attribution de près de 30.000 lots de terrain destinés à l’autoconstruction, dont la superficie varie entre 200 et 250 m 2 , répartis sur 66 sites, accompagnée d’une aide financière de l’État, ont contribué de manière efficace au règlement définitif des problèmes de la wilaya. Le retour à la quiétude dans cette belle région où la cohabitation entre Mozabites et Chaâmba est millénaire, montre bien que la ferme détermination et la volonté de surmonter les obstacles sont nécessaires quand le vivre ensemble vient à être menacé par des perturbateurs qui agissent au bénéfice d’agendas étrangers. Le retour à la stabilité permet ainsi à toute la région de renouer avec la double dynamique, celle de la réconciliation et du développement. De ce fait, il s’agit d’une brillante victoire de l’intérêt général et de l’unité nationale sur le laxisme, les semeurs de la haine et la vision étroite.

EL MOUDJAHID

RECONNAISSANCEETGRATITUDE

AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

RECONNAISSANCEETGRATITUDE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Notables, élus locaux, représentants des rites malékite

Notables, élus locaux, représentants des rites malékite et ibadite de la wilaya de Ghardaïa ont exprimé hier leur reconnaissance et leur gratitude au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour les efforts qu’il consent en faveur du règlement définitif des problèmes de la wilaya.

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PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE Consolider l’axe Addis-Abeba- New York PP. 4-5

PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Consolider

l’axe

Addis-Abeba-

New York

PP. 4-5

Centre de presse d’El Moudjahid
Centre de presse d’El Moudjahid

LE COLONEL ABDELHAMID KERROUD, CHEF DE SERVICE COMMUNICATION DE LA GENDARMERIE NATIONALE :

« Le 10 55, élément substantiel de la nouvelle culture sécuritaire »

P. 7

JOURNÉE DE LA POLICE ARABE

Garantir la sécurité du citoyen dans le respect des droits de l’homme

P. 7

YAHIA BOUHABINI, PRÉSIDENT DU CROISSANT-ROUGE SAHRAOUI :

« L’aide humanitaire algérienne est inégalable »

P. 9

2 EL MOUDJAHID M É T É O CE MATIN À 9H À LA BIBILIOTHÈQUE
2
EL MOUDJAHID
M É T É O
CE MATIN À 9H À LA BIBILIOTHÈQUE
NATIONALE D’EL-HAMMA
ENSOLEILLÉ
CE MATIN À 10H
Colloque international sur
la lumière et l’astrologie
Hommage
à Ferhat Abbas
Le Forum de la mémoire d’El Moudjahid, initié en
coordination avec l’association Machâal Echahid, or-
ganise ce matin à 10 heures un hommage à Ferhat
Abbas, à l’occasion du 30 e anniversaire de sa mort.
********************************************************
Le ministère de l’Ensei-
gnement supérieur et de la
Recherche scientifique,
Tahar Hadjar et la ministre
de la Poste et des Technolo-
gies de l’information et de
la communication, Houda
Imane Faraoun, présideront
la cérémonie d’ouverture du
« colloque international sur
DEMAIN À 10H
la lumière et l’astrologie » qui coïncide avec la clô-
Le ministre des Finances
invité du Forum Économie
ture de
l’année internationale de la lumière.
CE MATIN À 11H AU CENTRE
Le forum Économie d’El Moudjahid
recevra, demain à 10h, Abderrahmane
Benkhalfa, ministre des Finances.
CU
LTUREL AÏSSA-MESSAOUDI
Le temps sera généralement ensoleillé
sur l’ensemble
des
régions
du pays.
M. Bouchouareb
invité du Forum de
la radio
Les vents seront plutôt faibles. Nuageux à
l’Ouest
CE MATIN À 8H30 À L’HÔTEL HILTON
Températures
(maximales-mini-
Dépistage et diagnostic
du VIH dans la région MENA
males) prévues aujourd’hui :
char
Alger (19°- 6°),Annaba (19° - 6°), Bé-
-
Biskra
La séance inaugurale de la réunion régionale sur le renforcement
du dépistage et le diagnostic du VIH/Sida dans la région du Moyen-
Orient et Afrique du Nord aura lieu, sous la présidence du ministre
Le ministre de l’Indus-
trie et des Mines, Abdessa-
lem Bouchouareb, sera
l’invité du forum de la
radio Chaîne I, ce matin de
11h à 13h.
(22°
7°),
(19°-
8°),
Constantine (18° -
4°), Djelfa (17° - 2°),
de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, suivie
***
********************************
Ghardaïa
Sétif (18° -
(19°
-
6°),
Oran (20°
-
7°),
d’un point de presse.
Talaï
2°), Tamanrasset (20°-
7°),
Tlemcen (21° - 4°).
à El-Oued
CE MATIN À 9H À DJENANE EL-MITHAK
CE MATIN À 9H À L’ESAA
Journée d’étude
Suite à la campagne nationale de carac-
térisation des déchets ménagers et assimi-
lés, réalisée par l’Agence nationale des
déchets (AND) tout au long de l’exercice
2014, l’AND organise, en collaboration
avec la Chambre algérienne de commerce
et d’industrie, une journée d’étude pour la
restitution des résultats liés à cette cam-
pagne ce matin à 9 heures à l’ESAA.
Mémorandum d’Entente
algéro-français
dans le domaine de la justice
Le ministre des Transports,
Boudjemaâ Talaï, effectue au-
jourd’hui une visite de travail
et d’inspection dans la wilaya.
Dans le cadre de la visite de la ministre
française de la Justice, garde des Sceaux,
Christina Taubira, une cérémonie de signa-
ture d’un mémorandum d’entente aura lieu
ce matin à 9 heures à la Résidence d’Etat
Djenane El Mithak.
***
********************************
Ouali
à Saïda
Le ministre des Travaux pu-
blics, Abdelkader Ouali, effec-
tue aujourd’hui une visite de
travail
et d’inspection dans la
wilaya.
CE MATIN À 9H
À BOUMERDÈS
CE MATIN À 9H30 AU PALAIS
DES EXPOSITIONS – PINS
MARITIMES
***
********************************
Mise à niveau d’agents
de police
Mebarki à Aïn Témouchent
Atelier de restitution de l’étude
La salle El-Djazaïr du palais des expo-
sitions, abritera ce matin à 9h30 un atelier
de restitution de l’étude sur le Schéma na-
tional de développement de l’assainisse-
ment.
Dans le cadre de la célébration de
la fête de la police arabe, Abdelghani
Hamel présidera, ce matin, une céré-
monie de mise à niveau d’agents de
police de la sûreté de wilaya.
AGENDA CULTUREL
Le ministre de la Forma-
tion et de l’Enseignement
professionnels, Mohamed
Mebarki effectue aujourd’hui
une visite de travail et d’ins-
pection au cours de laquelle
il visitera plusieurs projets de
centres de formation profes-
sionnelle ainsi que des struc-
tures de jeunes.
ACTIVITÉS DES PARTIS
CET APRÈS-MIDI À 14H30
À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE
***
********************************
AUJOURD’HUI À TIPASA
CE MATIN À 10H À AÏN M’LILA
Arezki Metref dédicace son livre
« Prophète Muhammad, notre
PT : conférence de presse
Ramdane Youssef
Tazibt, membre du
bureau politique et
député du parti, ani-
mera une conférence
à la salle de cinéma
El Nasr, ce matin à
10 heures.
La librairie du Tiers-Monde reçoit, cet après midi à par-
tir de 14h30, l’auteur Arezki Metref, pour la signature de
son ouvrage La Traversée du somnambule, chroniques du
mentir/vrai », paru aux éditions Koukou.
exemple, Palestine, notre cause »
*****************************************************
DEMAIN À 18H30 À ALGER ET CONSTANTINE
Le ministre desAffaires re-
ligieuses et des Wakfs, Moha-
med Aïssa, présidera avec
Youcef Adeis Sheikh, minis-
tre des Awqaf et des Affaires
Le groupe japonais Wasanbom en concert
religieuses de l’État de Pales-
tine u
n événement culturel
Le groupe de musique traditionnelle japonaise Wasanbom donnera un
sur le thème « Prophète Mu-
concert àAlger, demain, à l’auditorium de la radio algérienne, et le 24 décembre
hamm
ad, notre exemple, et
à la salle Zénith Ahmed-Bey.
Palestine notre cause » en so-
lidarité avec le peuple palestinien.
*****************************************************
LES 24, 25 ET 26 DÉCEMBRE
À BORDJ EL-KIFFAN
Le nouveau code des marchés
publics
MERCREDI 23 DÉCEMBRE À 9H À LA BIBLIOTHÈQUE
NATIONALE D’ALGER
CE MATIN À 10H À TIPASA
Journées professionnelles
Le 3I Consultants Maghreb organise, les
24, 25 et 26 décembre à l’hôtel Palace, un
séminaire sur le nouveau code des marchés
publics.
La Bibliothèque nationale d’Alger organise des journées professionnelles
sur le dépôt légal et le livre numérique, avec la participation d’éditeurs algériens
sur le thème «Vers le développement de mécanismes d’action».
Ouverture officielle de la saison
culturelle 2015-2016
*****************************************************
Sous le haut patronage du ministre des Affaires
religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, le cen-
tre culturel islamique organise l’ouverture offi-
cielle de la saison culturelle 2015-2016, ce matin
à 10 heures au siège de la wilaya de Tipasa.
DEMAIN À 8H30 À L’HÔTEL
EL-AURASSI
SAMEDI 26 DÉCEMBRE À 14H À LA BIBLIOTHÈQUE
NATIONALE
Remise du Prix algérien
de la Qualité 2015
Hommage au doyen des écrivains
algériens, Kaddour M’hamsadji
CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE
NATIONAL DU MOUDJAHID
Rencontre avec des moudjahidine
Le ministère de l’Industrie et des Mines
organise demain une cérémonie de remise
du Prix algérien de la Qualité pour l’année
2015, dans sa treizième édition.
L’association des Amis de la rampe Louni Arezki, en
partenariat avec l’Office national des droits d’auteurs et
droits voisins, rendra un hommage au doyen des écrivains
algériens, romancier, dramaturge, journaliste chroniqueur
et enseignant Kaddour M’hamsadji, samedi 26 décembre
Le musée national du Moudjahid organise, cet
après-midi à 14 heures, la 16 e rencontre collective
avec un groupe de moudjahidate et de moudjahi-
dine pour l’enregistrement de leur témoignage.
à 14 heures.
de moudjahidate et de moudjahi- dine pour l’enregistrement de leur témoignage. à 14 heures. Lundi 21

Lundi 21 Décembre 2015

moudjahidate et de moudjahi- dine pour l’enregistrement de leur témoignage. à 14 heures. Lundi 21 Décembre

N

a t io n

3

EL MOUDJAHID

RÉTABLISSEMENT DE LA QUIÉTUDE À GHARDAÏA

Reconnaissance et gratitude au Président de la République

U ne cérémonie de reconnais- sance et de remerciements aux efforts déployés par l’Armée

nationale populaire (ANP) pour le ré- tablissement de la quiétude, de la sécu- rité et de l’ordre public à Ghardaïa a été organisée, hier, au siège de la wilaya.

Initiée par les membres de la société ci- vile, des notables et autres acteurs so- ciaux, cette cérémonie s’est déroulée en présence du commandant de la 4 e

Région militaire, le général major Ché- rif Abderrezak, du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, et des autorités ci- viles et militaires, ainsi que les élus lo- caux. S’exprimant à l’issue de cette cérémonie, le commandant de la 4 e Ré- gion militaire a rappelé que l’ANP de- meure la garante de la sécurité de l’Algérie et la préservatrice de l’unité nationale dans l’intérêt suprême de la patrie. L’ANP n’a fait que son devoir pour préserver l’unité nationale et le ré- tablissement de l’ordre public, a-t-il souligné, précisant que «l’ANP est issue du peuple, elle est à son service

et au service de la patrie».

Le chef de la 4 e Région militaire a exhorté, à cette occasion, les habitants de Ghardaïa à fédérer leurs efforts pour effacer les stigmates des malheureux

événements et tourner définitivement la page pour permettre à la région de retrouver son développement, sa soli- darité et sa cohésion sociale. De leur côté, les notables et les re- présentants des différents acteurs de la société civile ont exprimé leur recon- naissance et leur gratitude envers les forces de sécurité (ANP, gendarmerie, police) et la Protection civile pour leur dévouement et leur professionnalisme dans la gestion des événements mal- heureux qu’a connus la région de Ghar- daïa. Les représentants des rites «malikite» et «ibadite» de Ghardaïa, respectivement Brahim Brik et Doudou Bahman, ont souligné leur reconnais- sance pour l’intérêt accordé par le Pré- sident de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la région, en lui souhai- tant un bon rétablissement, ainsi que par les services de sécurité chargés de rétablir la paix, la sécurité dans la ré- gion. Les représentants des deux commu- nautés ont mis en exergue le rôle de

l’ANP et des forces de sécurité dans la restauration de la sécurité, la paix et la cohésion sociale, palpable dans la ré- gion de Ghardaïa, et ont appelé les ha- bitants de Ghardaïa à bannir la

violence, la haine et à cohabiter dans le respect de l’autre. «La sécurité dans la région de Ghardaïa est l’affaire de tous, il faut militer pour la cohésion sociale et le renforcement des liens de frater- nité entre les différentes composantes du tissu social de la région afin que la région redevienne un exemple de cohé- sion sociale qui faisait la fierté de l’Al- gérie», ont-ils précisé . Lors de cette cérémonie, plusieurs présents en signe de reconnaissance aux efforts déployés par l’ANP ont été remis au chef de la 4 e RM, chargé par le Président de la République de «su- perviser l’action des services de sécu- rité et des autorités locales pour rétablir l’ordre public et préserver la sécurité des personnes et leurs biens à travers la wilaya de Ghardaïa». Le Président de la République, Ab- delaziz Bouteflika, avait chargé, lors de la visite du Premier ministre, Abdelma- lek Sellal, à Ghardaïa, au début du mois de juillet dernier, le commandant de la 4 e Région militaire de «superviser l’action des services de sécurité et des autorités locales pour rétablir l’ordre public et préserver la sécurité des per- sonnes et leurs biens à travers la wilaya de Ghardaïa».

Le Président Bouteflika reçoit Lakhdar Brahimi Le Président de la République,Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier
Le Président
Bouteflika reçoit
Lakhdar Brahimi
Le Président de la République,Abdelaziz Bouteflika, a reçu,
hier àAlger, le diplomate algérien et ancien ministre desAffaires
étrangères, Lakhdar Brahimi.
Le dernier poste occupé par M. Brahimi était celui d'envoyé des
Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, duquel il avait
démissionné le 31 mai 2014.

CONFÉRENCE DE M me TAUBIRA SUR « LES JEUNES ET LA DÉRADICALISATION » :

« Le terrorisme est condamnable sans nuance »

«Le terrorisme auquel nous faisons face aujourd’hui est un terrorisme nou- veau dans sa dimension, dans son mode de financement, sa maîtrise des moyens technologiques et aussi son utilisation des territoires», a souligné,

hier, la ministre française de la Justice, garde des Sceaux, Christiane Taubira,

à l’occasion d’une conférence sur «Les

jeunes et la déradicalisation», animée à l’Institut des relations diplomatiques au siège du ministère des Affaires étran- gères. Tout en rappelant que l’Algérie

a eu à affronter seule ce fléau durant

quinze ans et que, pendant ce temps, «vous aviez le sentiment de le combat- tre seuls», elle estime toutefois que ce

terrorisme a muté et qu’aujourd’hui il frappe aveuglement avec des capacités expansionnelles. Ainsi, elle indique que 25.000 combattants étrangers ser- vent ce «pouvoir absolu qui est Daesh». Et que sur les 5.000 Euro-

péens, 2.000 sont français. Face à cette radicalisation et de crainte qu’elle ne prenne encore plus d’ampleur, la mi- nistre dit que «nous avons commencé

à apporter les réponses». Il faut, dit-

elle, «gagner la bataille du recrutement et assécher le terreau dans lequel re- crute Daesh». Pour ce faire, un proces- sus de déradicalisation a été mis en place en France. Et pour une plus

grande efficacité de ce processus, il «fallait comprendre l’ampleur du phé- nomène, comprendre la logique de ces personnes qui s’engagent dans le terro- risme», a-t-elle ajouté. Sur la base des premières données recueillies, il a été constaté que l’essentiel de la radicali- sation se fait à travers internet et les ré-

seaux sociaux grâce à la maîtrise de la technologie. De même, dit la conféren- cière, qu’il fallait se poser la question de savoir pourquoi ces personnes al- laient combattre aux côtés de Daesh.

Selon M. Taubira, trois motivations es- sentielles ont émergé. La première a trait au désir de ces recrues françaises d’aller combattre aux côtés du peuple syrien. La deuxième a trait au choix fait d’aller vivre dans un pays où se pra- tique la charia. Tandis que la troisième a trait au désir de ces combattants de mourir en martyr. Dès lors, estime la ministre française, il fallait construire des réponses en fonction de ces moti- vations pour dissuader les éventuelles recrues d’aller rejoindre les rangs de Daesh. Pour ce faire, estime M me Tau-

bira, il devenait urgent de mettre en place des politiques publiques et pé- nales qui soient à la mesure de ce que sont ces crimes commis par Daesh. Elle décline ainsi toutes les mesures prises par les autorités françaises en

Ph : Y. Cheurfi
Ph : Y. Cheurfi

vue de se prémunir contre l’expansion du phénomène de la radicalisation qui se fait non plus en prison, mais au sein de la société. Parmi ces mesures figure la protection judiciaire de la jeunesse, par la mise en place d’un réseau de veille dont la mission est la détection, la prévention et la sensibilisation aux valeurs de la République. «Il faut re- doubler d’efforts pour assécher le ter- reau de recrutement et faire que les jeunes ne glissent pas», a-t-elle estimé, d’autant qu’il y a urgence. À une ques- tion sur comment concilier la démocra- tie et les mesures prises, la ministre dit que les mécanismes en place permet-

tent que «la sécurité soit assurée sans nous étouffer». Et de préciser qu’«il faut construire des réponses et s’assu- rer, en même temps, de la protection des citoyens, car la volonté du terro- risme est de commettre des massa- cres». Sur la coopération internationale qui devrait être mise en place, la confé- rencière dit qu’il faut être attentif et mettre toute connaissance de ces trajec- toires dans un pot commun pour tirer profit des expériences» des uns et des autres. Et d’affirmer : «Il faut faire en- semble. Car, c’est le droit humain qui fera de nous une communauté qui aura le dernier mot devant le terrorisme» qui

est «condamnable sans nuance». Et d’affirmer avec la conviction d’une battante que «nous allons gagner».

Messahel : «Nous avons tous intérêt à tarir les sources de financement du terrorisme.» Intervenant à la fin des débats, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, rappelle que si l’Algérie a remporté sa bataille contre le terrorisme, c’est grâce à «notre détermination, au refus de re- nier les valeurs ancestrales, à la mobi- lisation de la société et à l’abnégation des forces de sécurité». Toutefois, sou- ligne M. Messahel, la lutte contre ce phénomène concerne aujourd’hui tout le monde. Et plus encore, il est indis- pensable de rester vigilant, car le terro- risme est tel «un criquet pèlerin qui passe entre les frontières». Pour ce qui du financement du terrorisme, il sou- ligne que «les stratégies convergent». Et de poursuivre : «Essayons de mobi- liser la communauté internationale.» D’autant que, selon le ministre des Af- faires maghrébines, de l'Union afri- caine et de la Ligue des États arabes, «nous avons tous intérêt à tarir les sources de financement». Nadia kerraz

ENTRETIEN LOUH - M ME TAUBIRA

Les conventions de coopération judiciaire et d’extradition seront actualisées

Les deux conventions portant sur

la coopération judiciaire et l’extradi-

tion entre la France et l’Algérie se- ront actualisées, a indiqué le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh. «La coopération dans les do- maines judiciaire et institutionnel est

appelée à se développer davantage entre la France et l'Algérie, car il y a une volonté politique forte dans ce domaine. Cette coopération aboutira

à l’actualisation d’anciennes conven-

tions judiciaires liant les deux pays»,

a indiqué M. Louh à la presse, au

terme de ses entretiens avec son ho- mologue française, Christiane Tau- bira. Il a précisé qu’un groupe d’ex- perts des deux pays travaille dans ce sens pour parvenir à l’actualisation de ces deux conventions et faire ainsi face aux «défis» auxquels sont confrontés les deux pays. En outre,

M. Louh a indiqué avoir évoqué avec

son homologue française d’autres su- jets relatifs à la coopération judiciaire qui connaissent des «avancées» dans la mesure où, a-t-il dit, des résultats «satisfaisants» ont été enregistrés, notamment dans le domaine de la for- mation et l’échange d’expériences entre les deux ministères. Cette coopération va dans le sens de faire de la justice «une autorité forte et garante des libertés et des

droits», a ajouté le ministre. Par ailleurs, M. Louh a relevé que

les deux pays, à l'instar de la commu- nauté internationale, font face à des défis, à leur tête la lutte antiterroriste et l’extrémisme, soulignant à ce pro- pos «l’importance de la coopération judiciaire». Il a également rappelé que la vi- site de M me Taubira entre dans le cadre du renforcement des relations «fortes» qui unissent les deux pays.

des relations «fortes» qui unissent les deux pays. De son côté, M m e Taubira a

De son côté, M me Taubira a mis l’accent sur la coopération judiciaire que «l’Algérie et la France dévelop- pent, entretiennent et intensifient». «Nous regardons vers l’avenir et nous sommes soucieux d’actualiser les conventions qui lient nos deux pays, lesquelles méritent aujourd’hui d’être retravaillées», a-t-elle dit, ajou-

tant, à ce propos, que «l'Algérie et la France n'ont pas de points de désac- cord». «Deux points semblaient faire obstacle, et étaient liés à des malen- tendus entre nos administrations», en ce qui concerne les conventions qui vont être actualisées, a expliqué M me Taubira.

«Il n’y aura pas de difficultés pour actualiser ces conventions qui concernent la coopération judiciaire

et l’extradition entre nos deux pays,

car notre perception est conver- gente», a encore assuré M me Taubira. En ce qui concerne la «justice ci- vile», elle a relevé que les deux pays sont «très sensibles à une bonne coo- pération dans ce domaine, notam-

ment la justice familiale», car il s’agit, a-t-elle dit, de «questions dou- loureuses et difficiles». «Nous accordons une très grande attention à la résolution de ces su- jets», a affirmé le ministre. «Pour le reste, nous avons une coopération juridique et technique de très grande qualité et une coopération institutionnelle avec des jumelages entre nos institutions», a ajouté M me Taubira, soulignant, en outre, qu’«il

y a des efforts en matière de forma- tion».

Lundi 21 Décembre 2015

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

3 e SÉMINAIRE DE HAUT NIVEAU SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE À ORAN

Le 3 e Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouvert hier à Oran, en présence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopé- ration internationale, Ramtane Lamamra, et du haut représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya. Cette rencontre de trois jours est marquée par la participation de ministres des Affaires étrangères africains, à savoir ceux de l’Angola, de l’Égypte, du Nigeria, du Rwanda, du Tchad, du Sénégal et du Burundi, ainsi que d’experts et de représentants d’organisations africaines et onusiennes. Ce rendez-vous a pour objectif

de traiter un ensemble de questions et de thèmes liés à la sécurité et à la paix dans le continent. Il permettra également d’évaluer les actions menées dans ce cadre. Le précé- dent séminaire, rappelle-t-on, s’est tenu à Oran, du 9 au 11 décembre 2014. Ses travaux ont été marqués par l’adoption de plusieurs recommandations, comme la nécessité de résoudre les problèmes africains avec des solutions africaines, l’intensification du dia- logue, la concertation et la coopération régionale et continentale autour des questions majeures de la paix et de la sécurité en Afrique.

Consolider l’axe Addis-Abeba - New York

comment parvenir à une collaboration permanente et étroite, mais surtout efficace entre les 3a (Pays africains non permanents du conseil de sécurité) et l’OnU, autre- ment dit, bâtir l’axe addis- abeba-new York ? c’est sur cette question que vont se pencher, pendant trois jours, les participants aux travaux de la 3 e session édition du sé- minaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en afrique, qui s’est ouvert, hier, au cen- tre des conventions d’Oran (ccO). Dans son discours d’ouverture, le ministre d’État, des affaires étrangères et de la coopération interna-

tionale, ramtane Lamamra, a indiqué que cette édition aspire à renforcer et as- surer la cohésion de l’action des pays africains non permanents du conseil de sécurité à travers une meilleure compréhension et assimilation des modalités de fonctionnement des mécanismes, aussi bien onusiens qu’africains. «Dans ce cadre, il est hautement indiqué que notre séminaire soit

sanctionné par des recommandations qui favori- seront une meilleure coordination entre l’Union africaine et les nations unies aux fins du renfor- cement des capacités institutionnelles de l’afrique. Le rôle à remplir par les pays africains membres non permanents du conseil de sécurité (a3) devra contribuer pleinement à la réalisation effective de cet objectif en tenant compte des as- pirations de notre continent, notamment son agenda 2063», a affirmé Lamamra, qui a plaidé pour la promotion des intérêts de l’afrique au sein de cet organe principal des nations unies. «nos représentants devraient veiller à refléter et à défendre les positions arrêtées par l’Union afri- caine, et tout particulièrement les décisions des sommets sur l’ensemble des questions à l’ordre du jour», a-t-il dit. Pour le chef de la diplomatie algérienne, ce séminaire se veut aussi un «outil offrant aux délégations africaines fraîchement élues au conseil de sécurité l’occasion de s’im- prégner des tenants et des aboutissants des ques- tions africaines à l’ordre du jour du conseil de sécurité et des processus de règlement ou de sta- bilisation en cours.

« L’hydre terroriste continue de représenter une menace permanente pournos sociétés et nos valeurs » Évoquant le contexte international actuel, marqué par une montée sans précédent des actes terroristes à travers les quatre coins de la planète, Lamamra soutient que la lutte antiterroriste de- meure le plus grand défi auquel est confronté ac- tuellement le continent noir. «Les récents attentats perpétrés à Beyrouth, Paris, tunis ou Bamako ont montré, une fois de plus, que l’hy- dre terroriste continue de représenter une menace permanente pour nos sociétés et nos valeurs, de semer la mort et la désolation parmi les popula-

de semer la mort et la désolation parmi les popula- tions et à mettre en danger

tions et à mettre en danger nos États et notre sé- curité. Le défi que représentent aujourd’hui les groupes de Daesh,al Qaïda, Boko Haram et au- tres shebab est inédit par l’importance des ré- gions affectées, des moyens mis en œuvre, des troupes engagées et des imprévisibles méthodes auxquelles ces groupes criminels ont recours», a assuré le mae. sur ce même registre, Lamamra n’a pas manqué de rappeler les facteurs ayant consolidé la menace terroriste, à leur tête le fi- nancement indirect des groupes terroristes, entre autres le paiement des rançons, «à travers les res- sources financières rendues disponibles par le trafic de drogue et les rançons obtenues suite à des prises d’otages, les groupes terroristes ont, en effet, renforcé leurs capacités et étendu leurs sphères d’action. c’est pourquoi il demeure in- dispensable d’assécher les sources de finance- ment du terrorisme à travers une lutte implacable contre les réseaux du crime et l’universalisation de l’interdiction de paiement de rançons aux groupes terroristes». «ce soutien aux efforts visant à trouver une solution politique à la crise libyenne ne doit pas nous empêcher d’attirer l’attention sur les effets contre productifs et risques avérés que pourraient constituer le choix ou l’option d’une intervention militaire étrangère dans ce pays.» toujours dans le même le contexte, et abordant la situation en

Libye, ramtane Lamamra a souligné que «la montée en puissance de la nébu- leuse terroriste Daesh dans ce pays, et à nos frontières, représente une menace d’envergure, non seule- ment pour la paix et la sé- curité de la Libye, de ses pays voisins et de l’afrique, mais aussi pour celles du monde entier», a- t-il dit, avant de rappeler que le soutien de l’algérie aux efforts menés par les nations unies, à travers l’envoyé spécial du secré- taire général, par l’Union africaine et les pays de la région dont l’algérie,

«pour préserver l’unité, l’intégrité et la stabilité de la Libye relève d’une impérieuse nécessité». À ce titre, le mae a réi- téré l’appui de l’algérie aux conclusions de la dernière conférence de rome, articulées autour de la nécessité et de l’urgence de la formation, sans délai, d’un gouvernement d’union nationale en Libye, capable, avec l’appui de la commu- nauté internationale, de restaurer la paix et la sta- bilité sur son territoire, de mener la transition, de mettre en place les institutions nationales légi- times tout en luttant contre les groupes terro- ristes. néanmoins, précise le ministre, «ce soutien aux efforts visant à trouver une solution politique à la crise libyenne ne doit pas nous em- pêcher d’attirer l’attention sur les effets contre productifs et risques avérés que pourraient constituer le choix ou l’option d’une intervention militaire étrangère dans ce pays». s’agissant de la somalie, Lamamra a appelé la communauté internationale à continuer de soutenir les autori- tés de ce pays sur tous les plans (politique, éco- nomique, sécuritaire) afin de leur permettre de faire avancer le processus politique, éradiquer la menace terroriste d’el shebab, améliorer la si- tuation sur le plan humanitaire et promouvoir la

consolidation des acquis en matière de paix et de développement. Amel Saher

« L’ONU et le Conseil de sécurité devraient assumer leurs responsabilités pour hâter l’avènement d’une

« L’ONU et le Conseil de sécurité devraient assumer leurs responsabilités pour hâter l’avènement d’une solution conforme à la légalité internationale et mettre ainsi fin au calvaire qu’endure le peuple sahraoui »

Dans le dossier du sahara occidental, ramtane Lamamra a rappelé que «le processus de règle- ment mené par les nations unies depuis 1990 est dans l’impasse». au lieu de s’engager dans la recherche et la mise en œuvre d’un règlement de ce différend, comme l’y appellent les résolutions pertinentes de l’Union africaine et des nations unies, le maroc a malheureusement multiplié, tout au long de ces 40 années, les manœuvres dilatoires. Les nations unies, et singulièrement le conseil de sécurité, devraient assumer leurs responsabilités pour hâter l’avènement d’une solution conforme à la légalité internationale et mettre ainsi fin au calvaire qu’endure le peuple sahraoui

sous l’occupation dans son propre territoire et dans les épreuves de l’exil». il est à souligner que sénégal et l’Égypte ont été élus au conseil de sécurité pour un mandat de deux années à compter de janvier 2016, succédant ainsi au tchad et au rwanda. L’espagne, la norvège et la suisse par-

ticipent à ce séminaire en tant qu’invités.

A. S.

Les ministres africains :

« La consolidation de la coopération ONU-UA est impérative »

Les ministres africains des affaires étrangères, présents à Oran, ont quali- fié, hier, d'«impérative» la coopération entre l'OnU et l'Union africaine (Ua) pour faire face aux menaces multiples auxquelles sont confrontés les pays du continent. s'exprimant au cours de la première journée du 3 e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en afrique qui se tient à Oran, la ministre des affaires étrangères et de la coopé- ration du rwanda, Louise mushiki- wabo, a souligné la nécessité d'une coopération et une collaboration étroites entre l'OnU et l'Ua, afin de lutter contre les différentes menaces pesant sur l'afrique. «Les multiples risques existant dans notre continent nous obligent à recourir aux résolu- tions par des voies concrètes et adop- ter un partenariat stratégique avec l'OnU», a estimé la ministre rwan- daise. De son côté, la vice-ministre des affaires étrangères du nigéria, Khadidja abba B. ibrahim, a évoqué l'importance du renforcement de l'ar- chitecture de la paix et de la sécurité en afrique, tout en soulignant la né- cessité de concrétiser la coopération entre les instances onusiennes et afri- caines, notamment par le biais du conseil de sécurité de l'OnU et le conseil de la paix et de la sécurité en afrique, conformément aux exigences réelles de paix en afrique. À cette oc- casion, elle a passé en revue les ac- tions menées par son pays dans le cadre de l'éradication du terrorisme et la lutte contre le groupe extrémiste Boko Haram. Pour sa part, le chef de la diplomatie du Burundi, alain aime nyamitwé, a appelé à la mise en ap- plication des recommandations des pays africains pour l'adoption d'un mécanisme de partenariat entre l'Ua et l'OnU qui répond aux besoins réels de la paix et de la sécurité dans le continent. «L'objectif de développer une coopération efficiente pour lutter contre les menaces auxquelles sont confrontés les pays africains est réali- sable», a-t-il soutenu, appelant à la vi- gilance et à l'intensification de la concertation et les échanges d'expé- riences.

Lamamra s’entretient avec son homologue rwandaise

Le ministre d’État, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, ramtane Lamamra, s’est entretenu, hier, avec son homologue rwandaise, Louise mushiki- wabo, en marge du séminaire. Lors de cette au- dience, indique une source du mae, les deux ministres ont longuement échangé sur le rôle et la contribution des États africains, membres non permanents du conseil de sécurité, dans la coor- dination et la promotion des positions africaines sur les différentes situations de crises et de conflits qui touchent le continent. À ce titre, m. Lamamra a souligné la néces- sité d’une approche africaine coordonnée et concertée permettant une pleine participation des États africains dans la gestion des questions afri- cains inscrites à l’ordre du jour du conseil de sé- curité. À ce propos, les deux ministres ont passé en revue l’état de la paix et de la sécurité aux plans régional, continental et international, a-t- on ajouté de même source.

et international, a-t- on ajouté de même source. Dans ce cadre, la ministre rwandaise a rendu

Dans ce cadre, la ministre rwandaise a rendu hommage aux efforts de l’algérie et du Prési-

dent de la république, abdelaziz Bouteflika, dans la conduite de la médiation internationale

ayant abouti à la signature de l’accord de paix et de réconciliation au mali, issu du processus d’alger. Pour sa part, m. Lamamra a salué le rôle joué par le rwanda au sein du conseil de sécurité des nations unies. Par ailleurs, et dans la perspective de la tenue, à Kigali en juin-juillet 2016, de la 27 e session ordinaire de la confé- rence de l’Union africaine, les deux ministres ont examiné les principaux points à l’agenda de paix et de développement de l’Ua. Dans ce contexte, m. Lamamra a réitéré à son homologue le sou- tien de l’algérie dans l’organisation de cet évé- nement continental. au plan bilatéral, les deux ministres ont discuté de l’état de mise en œuvre des conclusions de la dernière visite d’État ef- fectuée par le président Kagame àalger. À cette occasion, la ministre rwandaise a adressé une in- vitation à m. Lamamra pour se rendre à Kigali dans le cadre d’une visite de travail, selon la même source.

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3 e SÉMINAIRE DE HAUT NIVEAU SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE À ORAN

SAHARA OCCIDENtAL

Lamamra : « L’Algérie ne ménagera aucun effort pour appuyer les efforts du SG de l’ONU »

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, a affirmé que l’Algérie ne ménagera aucun effort pour appuyer les efforts du Secrétaire général de l’ONU en vue du règlement du conflit au Sahara occidental.

«N ous formons le vœu que la visite pro- chaine dans la région du Secrétaire gé- néral de l’ONU Ban Ki-moon soit

l’occasion pour ramener les deux parties à la table des négociations en vue de la relance du processus de paix», a souligné M. Lamamra, lors de l’ouver- ture du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sé- curité en Afrique. Le ministre d'État a assuré que «l’Algérie, en ce qui la concerne, ne ménagera aucun effort pour ap- puyer les efforts du SG de l’ONU et de son envoyé personnel, pour l’avènement d’un règlement défini- tif de ce conflit à travers la tenue du referendum d’autodétermination». «Au Sahara occidental, le processus de règlement mené par les Nations unies depuis 1990 est dans l’impasse», a-t-il fait observer, tout en estimant que «les propositions de règlement communiquées en 2007 par les deux parties, le Maroc et le front Poli- sario, n’ont pas permis la relance des négociations et aucun progrès n’a pu être enregistré depuis lors». tout en relevant les difficultés rencontrées par l’envoyé personnel du SG de l’ONU, l’ambassadeur Christopher Ross et M me Kim Bolduk, sa représen- tante spéciale et chef de la MINURSO, M. Lamamra

a déploré l’attitude affichée par le Maroc. «Au lieu de s’engager dans la recherche et la mise en œuvre d’un règlement de ce différend, comme l’y appellent les résolutions pertinentes de l’Union afri- caine et des Nations unies, le Maroc a malheureuse- ment multiplié, tout au long de ces 40 années d’occupation, les manœuvres dilatoires», a-t-il dé- claré, tout en appelant les Nations unies, et singuliè- rement le Conseil de sécurité, à «assumer leurs responsabilités pour hâter l’avènement d’une solu- tion conforme à la légalité internationale et mettre ainsi fin au calvaire qu’endure le peuple sahraoui sous l’occupation, dans son propre territoire, et dans les épreuves de l’exil». D’autre part, au sujet de la situation au Mali, le Chef de la diplomatie algérienne a souligné la né- cessité de demeurer vigilants et mobilisés afin de préserver le processus de paix et de réconciliation nationale engagé dans ce pays. «La dernière tenta- tive désespérée des groupes terroristes visant à saper la sécurité et la stabilité du Mali, à travers la tenta- tive de prise d’otages de l’hôtel Radisson Blue, est venue nous rappeler la nécessité de demeurer vigi- lants et mobilisés afin de préserver le processus de paix et de réconciliation nationale engagé dans ce pays», a-t-il soutenu. Dans ce registre, en sa qualité de Président du Groupe international de suivi de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, le ministre

de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, le ministre d'État a assuré que «les autorités,

d'État a assuré que «les autorités, les partis politiques et le peuple maliens demeurent engagés pour la réus- site et l’aboutissement du processus politique engagé dans leur pays». Évoquant la situation prévalant en Libye, M. La- mamra a estimé que «la montée en puissance de la nébuleuse terroriste Daesh dans ce pays, et à nos frontières, représente une menace d’envergure, non seulement pour la paix et la sécurité de la Libye, de

ses pays voisins et de l’Afrique, mais aussi pour le monde entier». À ce titre, le ministre d'État a indiqué que les ef- forts visant à trouver une solution politique à la crise libyenne «ne doivent pas nous empêcher d’attirer l’attention sur les effets contre-productifs et les risques avérés que pourraient constituer le choix ou l’option militaire étrangères dans ce pays».

M. Lamamra s’entretient avec le secrétaire général adjoint des Nations unies

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, s’est entretenu avec Haile Menkerios, Secrétaire GénéralAdjoint des Nations unies et représentant spécial du SG auprès de l’Union africaine pour les questions de paix et de sécurité. Le partenariat et la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine ont été au centre des dis- cussions entre les deux parties qui ont mis l’accent sur les efforts à déployer en vue de concrétiser ce par- tenariat fondé sur les intérêts et objectifs communs des deux organisations, particulièrement dans le domaine de la prévention des conflits. Dans ce contexte, M. Lamamra a souligné qu’en termes de partenariat avec les Nations unies dans le domaine de la gestion des conflits, l’accent devrait être mis sur le développement d’outils de prévention des conflits et de recherche de solutions politiques pérennes aux causes des situations de crises. Abordant la question de la réforme de l’organisation onusienne, M. Menkerios, qui est également chef du Bureau des Nations unies auprès de l’UA et Représentant du SG de l'ONU pour le Soudan et le Soudan du Sud, a mis l’accent sur la nécessité d’explorer les voies de démocratiser les modes de travail de l'organisation de sorte à permettre une implication de l’ensemble des États membres, ainsi qu’une di- vision des tâches pragmatiques entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA en matière de paix et de sécurité.

SMAïL CHERGUI, À PROPOS DE LAMENACE tERRORIStE QUI PèSE SUR L’AfRIQUE :

« L’urgence d’une action africaine plus résolue »

Intervenant à la première session plénière de la 3 e édition de haut ni- veau, qui se tient du 20 au 22 au CCO d’Oran, Smaïl Chergui, Commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sé- curité à l’Union africaine (UA), a dé- fendu la diplomatie africaine en mettant en exergue les avancées qu’elle a enregistrées en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité.

Il s’est félicité, à ce titre, de la conclu-

sion, en août dernier, d’un accord de paix au Soudan du Sud, en soulignant toutefois que «La mise en œuvre des engagements pris n’aura rien de facile, tant la violence barbare qui a caracté- risé ce conflit a installé une profonde défiance entre les parties et les com- munautés», a-t-il précisé. Dans ce même registre, Smaïl Chergui a relevé l’évolution encoura- geante de la situation en République centrafricaine. «Le référendum consti- tutionnel qui vient de s’y dérouler constitue assurément la plus éclatante illustration de la volonté du peuple centrafricain d’en finir avec la vio- lence qui l'a plongé dans une profonde désolation et d’ouvrir une nouvelle page dans son histoire faite d’espoir et de croyance en un avenir meilleur. Les étapes prochaines du processus de transition, notamment les élections

présidentielle et législatives prévues à

la fin de ce mois, doivent être active-

ment soutenues par la communauté in- ternationale».

Pour le Commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité à UA, la signature, par toutes les parties, en mai et juin 2015, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, ainsi qu'aux premières mesures prises pour sa mise en œuvre, constitue un autre motif d’espoir, lié à la stabilisa- tion du Nord-Mali et « contribuera grandement aux efforts d’ensemble vi-

sant à relever les défis multidimen- sionnels auxquels la région du Sahel est confrontée». À ce propos, Chergui a salué «l'ac- tion conduite par le ministre Lamamra sous l’impulsion du Président Abdela- ziz Bouteflika, avec le soutien de la ré- gion et de l'ensemble de la communauté internationale». Par ail- leurs, le même responsable a estimé que les avancées enregistrées par la di- plomatie africaine ne «sauraient mas- quer l’énormité des défis qui reste à relever». Car, dit-il, «la conclusion d’un accord n’est que la première étape d’un processus ardu de restaura- tion de la paix. Or, la mobilisation de la commu- nauté internationale a tendance à fai- blir une fois que les parties à un conflit se sont accordées sur un règlement». Il importe, en conséquence, ajoute-il, «de prêter une attention soutenue aux efforts de reconstruction post-conflit

et de consolidation de la paix, d’autant que les risques de rechute dans la vio- lence sont particulièrement élevés

dans les pays ayant connu un conflit. Les situations au Soudan du Sud et au Burundi, entre autres exemples, attes- tent la pertinence de ce constat».

« Les groupes terroristes opèrent de plus en plus en tandem avec la cri- minalité transnationale organisée » Abordant les efforts consentis par les organisations régionales et sous-ré- gionales relevant du continent africain, pour lutter contre le terrorisme et l’ex- trémisme, Smaïl Chergui a indiqué que ce fléau a pris une dimension telle qu'il constitue, aujourd'hui, une des menaces les plus graves à la paix et à la sécurité sur le continent. «De la Corne de l'Afrique à la Libye, du Sahel à la Péninsule égyptienne du Sinaï, les groupes terroristes, qui opè- rent de plus en plus en tandem avec la criminalité transnationale organisée, poursuivent leur action meurtrière. La présence accrue du soi-disant État is- lamique en Libye et l'allégeance que lui ont prêté plusieurs groupes, dont Boko Haram, signalent l'urgence d'une action africaine encore plus résolue», assure Smaïl Chergui. Pour faire face à toutes ces menaces et défis, le Com- missaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité estime que les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies ont un rôle important à jouer, «d’une part, assurer la promo- tion des positions africaines sur les questions inscrites à l’ordre du jour du

Conseil de sécurité, de l’autre, pour servir de courroie de transmission entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité, pour as- surer la nécessaire synergie de vue et d'action». Comment y parvenir ? La réponse de Smaïl Chergui à cette question ré- side dans deux éléments. En effet, selon lui, les membres africains du Conseil de sécurité doivent être les dé- fenseurs acharnés des décisions prises par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et que la Commis- sion assure une communication har- monieuse entre Addis-Abeba et New York, de manière à ce que les repré- sentants de l’Afrique au Conseil de sé- curité soient constamment informés des décisions du Conseil de paix et de sécurité. Ensuite, il importe, ajoute-t- il, que «les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies fassent preuve d’une cohésion à toute épreuve au sein de cet organe. Que la représentation africaine au niveau du Conseil de sécurité soit inadéquate ne fait guère de doute. Il n’en reste pas moins clair que l’Afrique, à travers l’action coordonnée de ses représen- tants, peut peser significativement sur les délibérations du Conseil de sécu- rité des Nations unies, particulière- ment celles relatives aux questions africaines, qui restent hélas statistique- ment prédominantes», a-t-il relevé. Amel Saher

É C L A I R A G E L’Afrique, acteur de paix et de
É
C L A I R A G E
L’Afrique,
acteur de paix
et de sécurité

l L’évolution des groupes terroristes surle terrain et leur

fusion pouraccroître leurs capacités de nuisance prouvent, encore une fois, la nécessité d’une approche globale, coordonnée et concertée entre les différentes institutions à l’échelle régionale et internationale, pourvenirà bout de ce fléau du siècle que ne semblent arrêter ni les frontières, ni les nationalités, ni les croyances, ni la langue ou la culture. Les personnes qui basculent dans la radicalisation et l’action violente sont européennes, africaines, asiatiques, maghrébines. Ni la barrière de la langue ni celle de la trajectoire sociale n’est un handicap pourleurintégration dans ce terrorisme international. Le continent africain n’échappe pas à cette règle :

les shebab,AQMI ou Boko Haram ont mis en commun leurpotentiel criminel, tout en observant une division régionale des plus meurtrières, décrivant un arc de la terreursurtout le continent.Alors, quand Le Haut-Commissaire à la sécurité et à la paix de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, affirme que «l’UAavance à des pas sûrs, carl’enjeu est grand, et cet effort contre le terrorisme doit être l’effort de tous, un effort mondial», il ne fait que rappelerque l’Organisation africaine dispose de plusieurs forces actives surle terrain pourlutter contre le terrorisme dans le continent. La force luttant contre les groupes shebab en Somalie, une autre contre les groupes terroristes activant en Ouganda et une troisième, commune UA-Nations unies, au Darfour. Hasard du calendrier, le 3 e séminaire de haut niveau surla paix et la sécurité enAfrique, qui se tient depuis hierà Oran, intervient six mois après la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d'Algerau terme des pourparlers intermaliens sous l'égide d'une médiation internationale dont l'Algérie était le chef de file. Six mois d’un accord encore fragile qui prouve, si besoin est, que rien n’est définitivement acquis. Il s’agit d’accompagnercet accord partoute une batterie de mesures inclusives que l’Algérie a formalisé dans un document élaboré parle ministère des Affaires étrangères et présenté à New York en marge de la 70 e session de l’assemblée générale de l’ONU.Au- delà de cette menace planétaire ,il s’agit aussi de montrerla capacité des États du continent africain à gérer leurs propres problèmes et a relever les défis sécuritaires qui se posent à eux.Affirmeret prouversurle terrain la capacité de l’institution panafricaine à se prendre en charge et à contournerainsi la tentation atlantiste de certaines puissances militaires de l’hémisphère Nord qui veulent, entre autres, expérimenter leurarsenal militaire. Hierà Oran, le ministre d’État, ministre desAffaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a rencontré son homologue rwandaise, Louise Mushikiwabo. «Ils ont longuement échangé surle rôle et la contribution des États africains, membres non permanents du Conseil de sécurité, dans la coordination et la promotion des positions africaines sur les différentes situations de crises et de conflits qui touchent le continent». C’est le moment d’une approche africaine coordonnée et concertée permettant une pleine participation des États du continent dans la gestion de leurs crises inscrites à l’ordre du jourdu Conseil de sécurité. C’est l’appel du chef de la diplomatie algérienne pourque le continent africain s’implique encore plus dans la gestion de l’agenda de paix et de sécurité continental et international. Mohamed Koursi

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DÉvELOPPEMENT LOCAL DANS LES HAUTS PLATEAUx ET LE SUD

Les paramètres de l’engagement de l’État dans le pays profond

Le Président de la République a affirmé, lors d’un Conseil des ministres restreint, tenu le 27 janvier 215, consacré au développement local, l’engagement de l’État pour le développement dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, en insistant sur l’amélioration de la gouvernance locale, en priorité lors de la mise en œuvre des programmes consacrés à ces régions.

L e Conseil des ministres, réservé aux décisions du nouveau dé- coupage administratif en ré-

ponse aux attentes citoyennes et régionales et ouvrant sur le dévelop- pement de ces régions suivant le plan quinquennal 2015-2019, a permis au Chef de l’État de mettre l’accent, spé- cifiquement et en priorité, sur le dé- veloppement dans les wilayas du Sud, et de souligner la mobilisation poli- tique, sécuritaire et économique que l’État consacre à cette partie de notre patrie. Dans le cadre de la concrétisa- tion de ces objectifs, des wilayas dé- léguées ont été créées à travers les wilayas du Sud, pour rapprocher le service public des administrés dont le processus sera élargi en 2016 à travers les Hauts Plateaux. Le Président de la République, qui

a inscrit dans le programme national des réformes le découpage adminis- tratif, déjà recommandé lors des as- sises nationales sur le développement local, a instruit le gouvernement de

promouvoir une plus grande partici- pation de la société civile à la concep- tion et au suivi du développement local, notamment des programmes communaux de développement. Cette consécration de la démocratie partici- pative, consacrée dans les différentes lois, notamment les codes communal

et de wilaya dont celui relatif au droit

du citoyen à assister aux délibérations

des Assemblées populaires commu- nales (APC) et de wilaya (APW).

Plusieurs projets industriels et agricoles inscrits dans le quinquennat 2015-2019 Les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux ont bénéficié de nouveaux

projets industriels et agricoles durant

le quinquennat 2015-2019 dont la réa-

lisation de zones industrielles et la mise en valeur d’un million d’hec- tares pour l’agriculture. Des moyens d’encouragement ont été destinés aux investissements pri- vés nationaux et étrangers en partena- riat dans le domaine industriel pour les wilayas du Sud et des Hauts Pla- teaux en vue de participer à la réalisa- tion d'un grand nombre de zones industrielles et d'activités et la moder- nisation d’unités industrielles pu- bliques. Ces projets concernent la construc- tion de raffineries d’hydrocarbures et d’intensification et la préparation de

et d’intensification et la préparation de l’exploitation des gisements ferreux de Gara Djebilet

l’exploitation des gisements ferreux de Gara Djebilet ainsi que l’intensifi- cation de l’exploitation des carrières. Dans le domaine agricole, un mil- lion d’hectares sera mis en valeur à travers les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, accompagnés d’un renforcement de l'irrigation agricole et d'un intérêt particulier pour le dé- veloppement des concessions agri- coles au profit des jeunes.

À rappeler que dans le programme de réhabilitation des zones indus- trielles et des zones d'activités déjà engagé par les pouvoirs publics au ni- veau national, un total de 168 opéra- tions de réhabilitation ont été menées et d'autres ont été lancées à travers des programmes complémentaires et de développement spéciaux touchant le Sud et les Hauts Plateaux. L’exploita- tion des gisements ferreux de Gara

Djebilet dans la wilaya de Tindouf fi- gure parmi les principaux projets re- tenus pour le quinquennat

2015-2019.

Découvert en 1952, cet important site minier renferme des réserves ex- ploitables estimées à 1,7 milliard de tonnes. Une fois mis en exploitation, ce projet permettra l’extraction de 20 millions de tonnes par an de minerai en vue de produire 10 millions de tonnes de fer, dont la moitié sera consacrée au marché local, selon des spécialistes. Ce mégaprojet permettrait la créa- tion de pas moins de 15.000 postes de travail, selon des estimations.

la dépendance vis-à-vis des hydrocar- bures pour le financement de la pour- suite des programmes de développement et de croissance éco- nomique.

Poursuite de la politique d’investissements publics, considérée comme levierde la croissance économique et de la création d’emploi Le Président de la République a d’ailleurs convoqué, en décembre 2014, un Conseil restreint avec les ministres responsables des questions économiques et financières afin de donner à l’Algérie les possibilités de pouvoir disposer d’autres marges de manœuvre, en exploitant ses propres potentialités, en vue d’atténuer les im- pacts de la chute des prix des produits énergétiques du secteur des hydrocar- bures. Une occasion ayant permis au Chef de l’État d’affirmer la poursuite du programme quinquennal au sujet de la politique d’investissements pu- blics, considérée comme levier de la croissance économique et de la créa- tion d’emploi. Pour preuve à toutes ces projections et perspectives d’ave- nir en termes de développement local, de croissance économique et de diver- sification des sources et des res- sources de financement des programmes, il a été constaté l’orga- nisation de nombreux ateliers profes- sionnels, rencontres au sommet entre spécialistes qui viennent d’être cou- ronnées par la visite de travail et

d’inspection du Premier ministre dans la wilaya de Sétif, avec la pose d’un autre jalon au développement du sec- teur de l’agriculture et des industries agroalimentaires dans une des wilayas des Hauts Plateaux à vocations agri- cole et industrielle. Au plan du déve- loppement local, dans le secteur de l’agriculture, la visite de travail et d’inspection du Premier ministre dans une des wilayas des Hauts Plateaux, Sétif, avec notamment la pose de la première pierre d’un périmètre irrigué de plus de 9.300 hectares irrigué à partir du barrage de Mahouane, ouvre les perspectives prometteuses à la di- versification de l’économie nationale. La nouvelle impulsion à la céréalicul- ture, une filière constituant la voca- tion de la wilaya de Sétif, participe de la détermination de l’Algérie à s’ap- puyer sur ses propres ressources et potentialités pour construire une éco- nomie, forte, diversifiée assurant des niveaux d’autonomie de la décision nationale. La pose de la première pierre à ce projet inscrit dans le cadre des efforts entrepris par l’État pour développer l’agriculture et en faire un puissant levier de développement, sera couronnée par les résultats du pé- rimètre irrigué en question afin de ré- pondre aux objectifs nationaux en matière d’autosuffisance et d’emploi, ainsi qu’à la diversification des acti- vités et à l’intégration des spécificités. Une autre rencontre requiert de l’im- portance. Il s’agit des assises natio- nales sur l’aménagement du territoire dont les participants ont tracé les pro- jections au secteur, appelé à jouer un rôle plus important pour réussir les défis économiques et sociaux aux- quels l’Algérie doit faire face dans un contexte de difficultés économiques. Les participants ont jugé néces- saire de construire une économie na- tionale diversifiée hors hydrocarbures à travers le développement de cinq secteurs-clés, à savoir l'agriculture, l'industrie, le tourisme, les services et l'économie du savoir. Ces créneaux de développement sont appelés à consti- tuer la locomotive d'une croissance durable. De Jijel, le FCE des jeunes promoteurs au sein du FCE a indiqué que l’Algérie qui compte actuelle- ment quelque 900.000 PME a besoin de créer un million en plus pour at- teindre les normes régionales en ma- tière de création de ce genre d’entreprises. Houria Akram

L’Algérie a besoin de créer un million de PME en plus Intervenant dans cette même lo- gique, les participants à la réunion d’installation du bureau de la wilaya d’Adrar, à l’initiative du FCE, ont mis l’accent sur l’attractivité du sud algé- rien et de certaines de ses régions qui réunissent des potentialités secto- rielles aussi stratégiques que complé- mentaires, évoquant l’agriculture et l’énergie, le tourisme et la culture. Les participants vont se pencher sur les moyens de développer des fi- lières autour de technologies de pointe afin d’optimiser les rende- ments au regard des capacités agri- coles et des disponibilités hydriques de son sous-sol, mettant en avant l’importance du développement local et sa participation au développement économique national tout en estimant opportun de faire exprimer les talents de tous lesAlgériens etAlgériennes et pour l’entreprise algérienne de deve- nir le puissant levier de la construc- tion de cette nouvelle ère. À signaler que ces importantes dé- cisions concernant le développement local dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux, les nouvelles orienta- tions économiques, agricoles, dans le tourisme et les services ou dans le secteur des industries, viennent en complémentarité de la nouvelle stra- tégie nationale de développement économique et industriel établie sur la diversification de l’économie natio- nale, de plus d’efforts pour aller vers

ZITOUNI :

« Actualisation des statistiques des moudjahidine, chouhada et ayants droit »

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zi- touni, a assuré, hier à Tissemsilt, que son dépar- tement a actualisé les statistiques concernant le nombre de moudjahdine, chouhada et ayants droit. Le ministère des Moudjahidine a établi des statistiques actualisées de moudjahidine, ayants droit, victimes civiles, victimes d’explosifs et même les étrangers ayant participé à la Guerre de Libération nationale, a affirmé le ministre dans une déclaration à l’APS, en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya. M. Zitouni a souligné, dans ce sens : «Nous ne pouvons pas travailler sans des statistiques réelles.» Le ministre a ajouté que son départe- ment a établi toutes les statistiques concernant les cimetières, carrés de martyrs, sites histo- riques, centres de torture, annonçant que ce tra- vail sera achevé totalement avant la fin de l’année en cours. Le ministère des Moudjahi- dine est en phase de restauration des cimetières, sites historiques et centres de torture, en plus de l’écriture de l’histoire de chaque région par des personnes intègres se référant à des documents officiels à travers des témoignages, a-t-il encore

souligné. Toutes les institutions de l’État œu- vrent pour cette mission, notamment l’univer- sité, qui contribue à la documentation de

l’histoire de la Guerre de Libération nationale,

a assuré le ministre, faisant savoir que les en- seignants de l’université de Constantine ont remis 160 heures d’enregistrement en disques.

M. Zitouni a ajouté que son département a

accueilli, jusqu’à la fin du mois d’octobre der-

nier, 13.000 heures d’enregistrement de témoi- gnages vivants des moudjahidine qui ont vécu

la glorieuse Révolution de Novembre, déclarant

que «le ministère fournit la matière brute et les chercheurs se chargent d'écrire l’histoire de la Révolution». Par ailleurs, le ministre a souligné, dans un point de presse, que son département a élaboré un programme pour la réalisation de centres de repos pour les moudjahidine et ayants droit à travers toutes les wilayas du pays, signalant que 150 publications ont été réalisées dans le cadre

des festivités du 60 e anniversaire du déclenche- ment de la Guerre de Libération nationale.

M. Tayeb Zitouni a salué, au passage, l’in-

térêt des autorités de wilaya en matière de res-

l’in- térêt des autorités de wilaya en matière de res- tauration et de recensement des sites

tauration et de recensement des sites histo- riques, annonçant que le camp de torture d'Aïn Sfa, dans la commune de Tissemsilt, bénéficiera

de travaux, de grande envergure, de restauration pour devenir un centre de rayonnement culturel et historique dans la région. Le ministre a également déclaré que la wi- laya de Tissemsilt est une région de moudjahi- dine, de chouhada et de militants comptant une vingtaine de carrés de martyrs dont celui de Bab El-Bekkouche (commune de Lardjem) où repo- sent plus de 1.000 chahids des 48 wilayas . «Les martyrs et moudjahidine ont sacrifié tout ce qu’ils possèdent, à notre tour de préser- ver ces sacrifices», a-t-il souligné. La deuxième et dernière journée de la visite du ministre dans la wilaya a été marquée par l’inspection du projet d’aménagement du carré des martyrs de la commune de Melaâb et de l’annexe du musée du moudjahid et une céré- monie de baptisation de la cité 228-Logements à Tissemsilt au nom de Naroune Abed, et du nouveau lycée de Layoune au nom du moudja- hid défunt Saâd Dahleb. Le ministre a, en outre, rendu visite au moudjahid Sadek Henni, dit Rachid, à son do- micile.

Lundi 21 Décembre 2015

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EL MOUDJAHID

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JourNéE DE LA PoLICE ArABE

Garantir la sécurité du citoyen dans le respect des droits de l'homme

« L’Etat poursuivra son appui au développement de la police algérienne afin de la hisser au plus haut niveau pour la sécurité de l'Algérie », a souligné le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui.

L’ Ecole supérieure de police Ali-Tounsi a célébré, samedi dernier, la journée de la police

arabe, en présence de M. Noureddine Bedoui, du directeur général de la Sû- reté nationale, le général major Abdel- ghani Hamel, et de plusieurs membres du gouvernement. Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a estimé que « les attentes des citoyens et les menaces qui pèsent sur l'Algérie interpellent les forces de sécurité à l'ef- fet de consentir davantage d'efforts pour assurer la sécurité du pays ». Il mettra l’accent sur les réalisations de la police algérienne qui « méritent d'être encouragées, mais elles nous mettent face à des défis beaucoup plus importants » a-t-il souligné. En effet, « les menaces qui pèsent sur notre pays nous poussent à faire des sacrifices et à redoubler d'efforts dans l'accomplissement de nos missions »,

rappelant que « l'Etat poursuivra son appui au développement de la police algérienne afin de la hisser au plus haut niveau pour la sécurité de l'Algérie ».

« L'organisation à Alger, la semaine

écoulée, de la réunion des chefs de po- lice africains (Afripol) dénote la conviction de l'Algérie quant à la né- cessaire conjugaison des efforts aux plans africain et arabe face aux risques qui menacent le monde ». Il a rappelé, à cet égard, que le terrorisme constitue

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

« la plus grande menace qui pèse sur la sécurité mondiale et contre laquelle notre pays n'a eu de cesse mettre en garde depuis des années ». La célébra- tion de la journée de la Police arabe vient cristalliser la détermination constante de l'Algérie à consolider les contours de la coordination policière et

sécuritaire entre les Etats arabes appe- lés à « mobiliser leurs énergies dans le cadre d'une coopération efficiente face aux menaces grandissantes ». La « recrudescence de l'activité cri- minelle dans la région arabe et la pro- lifération des groupes terroristes exigent des polices arabes d'atteindre

des niveaux élevés de coordination, no- tamment en matière d'échange d'expé- riences et d'informations sécuritaires », a-t-il encore considéré.

« Les attentes des citoyens et les menaces qui pèsent sur l'Algérie exigent plus d’efforts » Pour sa part, le général-major Ab- delghani Hamel a estimé que l'investis- sement dans la ressource humaine a permis à la police algérienne de se his- ser aux plus hauts niveaux du classe- ment international. « L'investissement dans la ressource humaine a permis à la police algérienne de s'octroyer une

place de choix du classement interna- tional », a soutenu pour sa part, le DGSN dans son allocution à l'occasion de la célébration de la journée de la Po- lice arabe. M. Hamel a mis en avant le rôle efficient de la ressource humaine dans l'amélioration de la performance de la police pour garantir la sécurité du citoyen dans le cadre du respect total des droits de l'homme. Pour le DGSN, une bonne gouver- nance en matière de gestion de la res- source humaine et une feuille de route sécuritaire constamment actualisée sont la clé de la réussite dans la mise en œuvre de la stratégie élaborée pour faire face à la criminalité transnationale qui établit des liens entre les réseaux criminels et terroristes. « C'est seule- ment grâce à une formation, sur des bases scientifiques et technologiques, de la ressource humaine que la police algérienne a pu relever les défis induits de la mondialisation », a encore fait va- loir M. Hamel. Le directeur général de la Sûreté na- tionale, a lancé en cette occasion, un message en direction de la police arabe « pour consentir davantage d'efforts et mobiliser toutes leurs potentialités en vue d'établir une coopération efficace, notamment en matière de lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes ». « La police arabe est appelée, au- jourd'hui plus que jamais, à mobiliser ses potentialités pour établir une coo-

pération en matière de lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes, dont le crime organisé transfrontalier à la lumière des mutations survenues à travers le monde au volet sécuritaire. » De son côté, le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'Inté- rieur (CMAI), Mohamed Ben Ali Kou- mane, a mis en exergue dans une allocution lue en son nom par le direc- teur de la santé et de l’action sociale à la DGSN, Boubker Ahmed, le « rôle important de la police dans la préser- vation de la stabilité et de la sécurité

des pays et des citoyens dans la région arabe ». Il a souligné la nécessité de re- doubler d’efforts afin de faire face aux risques qui menacent les pays arabes en raison de la propagation des groupes criminels. Par ailleurs, la cérémonie de célé- bration de la journée arabe de la Police,

a été marquée par la remise de grades

à plusieurs cadres de la Sûreté natio-

nale et de distinction de plusieurs fonc- tionnaires de ce corps à la retraite. Il faut préciser que tous les grades ont été concernés par cette promotion, allant des agents assimilés aux commissaires divisionnaires en passant par les briga- diers, les brigadiers chefs, les inspec- teurs, les inspecteurs principaux, les commissaires, et les commissaires-

principaux. Salima Ettouahria

Centre de presse d’El Moudjahid
Centre de presse d’El Moudjahid

LE CoLoNEL ABDELHAMID KErrouD, CHEF DE SErvICE CoMMuNICATIoN DE LA GENDArMErIE NATIoNALE :

« Le 10 55, élément substantiel de la nouvelle culture sécuritaire »

R E P È R E S Le citoyen, maillon fort
R E P È R E S
Le citoyen, maillon fort

l Si le droit à la sécurité est avant tout de la responsabilité de l’État et de l’ensemble des

services publics qui y concourent, le citoyen reste le maillon fort des mécanismes de lutte contre

la criminalité sous toutes ses formes. Car, toute

politique sécuritaire ne peut donner des résultats probants, si la société ne s’y implique pas d’une manière efficace. C’est dans cet esprit, que la gendarmerie nationale a, le 5 février 2011, mis en

service un numéro vert, le 1055, pour encourager le citoyen à briser la loi du silence, et surtout mettre à profit son aide dans la lutte contre le la délinquance

et le crime. Ce numéro, libre d’accès et gratuit,

opérationnel dans les 48 wilayas, 7 jours sur 7, et 24

h sur 24, s’inscrit en droite ligne dans la notion du

service public et se fixe aussi comme objectif, la prise en charge des préoccupations des citoyens. Il faut dire que ce numéro est utilisé comme un numéro d’urgence, pour tout type de problème. Accidents de la route, dans l’alerte enlèvement, il est arrivé que des Harragas, qui se sont retrouvés en difficulté en pleine mer, n’ont pas trouvé mieux, que le numéro vert de la gendarmerie nationale, que, peut-être un des jeunes avait en tête, pour lancer un SOS. Mais au fait, est-ce qu’en Algérie, nous sommes imprégnés de la culture sécuritaire ? Est-ce que nous avons le réflexe d’informer les services de sécurité sur tout ce qui est mouvement ou comportement suspect. La question peut paraître anodine, mais lorsque l’on sait que des « informations citoyennes », ont permis de résoudre un grand nombre d’affaires, d’arrêter des individus en flagrant délit, ou de faire échouer des opérations touchant à la sécurité nationale, la réponse à notre interrogation ne peut être que oui. L’Algérien se sent concerné par la lutte contre le crime. D’ailleurs, pas plus tard que le début de ce mois, les services de la gendarmerie nationale, ont été alertés par les habitants du quartier Krim Belkacem, ex-Telemly, sur un mouvement suspect. L’enquête a révélé par la suite, que les inquiétudes

des gens de ce quartier étaient justifiées, puisque un réseau de trafiquant d’armes a été démantelé grâce

à la contribution et à la vigilance des citoyens.

La question trouve également sa réponse, dans le nombre d’appels enregistrés, en l’espace de 4 ans :

près de sept millions d’appels. Le chiffre à lui seul apporte toutes les réponses. Au-delà du chiffre, le plus important à retenir, est que tous les appels sont pris en compte, même si, comme l’a souligné le colonel Kerroud, 20% des appels, sont émis par des curieux ou de mauvais plaisantins.

Nora C.

Bien que sa stratégie de lutte contre la criminalité ait été axée essentiellement sur une occupation constante du terrain, la gendarme- rie nationale a sans doute innové en procédant à la mise en place de son numéro vert 10 55 qui s’est traduit par une contribution des plus manifeste des citoyens pour asseoir, sinon consolider davan- tage les bases d’une sécurité opti- male. Toutefois, à travers la mise en exploitation depuis 2011 de ce diapositif, les hauts cadres de cette institution du corps d’armée étaient loin de se douter de l’afflux des appels qu’allaient recevoir leurs unités de transmission. un véritable « boom » ! L’utilisation du 10 55 par nos concitoyens aux quatre coins du pays est tellement fréquente aujourd'hui à telle en- seigne qu’il convient de dire, sans aucune exagération, que ce dispo- sitif de quatre chiffres relève dés- ormais des attributs d’une société toujours exigeante en matière de sécurité. Invité hier du Forum d’El Moudjahid, le colonelAbdel- hamid Kerroud, chef de service Communication de la gendarmerie nationale (CGN), a révélé d’entrée le nombre de 7 millions d’appels sur le 10 55 reçu par les unités ter- ritoriales de la gendarmerie de 2011 à ce jour. M. Kerroud, qui s’exprimait dans le cadre d’une conférence-débat traitant de ce « numéro vert » de la gendarmerie et du concours du citoyen dans la lutte contre le crime a mis en évi- dence ce fait, selon lui, incontour- nable selon lequel le 10 55 constituent un des éléments subs- tantiels ayant favorisé l’émergence d’une nouvelle culture sécuritaire.

Le 10 55, efficace dans la lutte contre le

terrorisme et le crime organisé

« En tant qu’institution chargée

des missions sécuritaires, nous va-

lorisons cette nouvelle culture et

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

nous ne cesserons jamais de re-

mercier et de rendre un vibrant hommage aux citoyens qui, à tra- vers leur recours au 10 55 ont aidé

à la résolution de beaucoup d’af-

faires criminelles et de terrorisme

», a indiqué le colonel de la gen- darmerie nationale. Plus explicite, le chargé de communication de la gendarmerie

a fait part de 871.580 appels émis

par les citoyens dont le contenu a traité de la dénonciation du terro- risme et des tentatives de réseaux de constitution de réseaux de sou- tien aux profits des groupuscules armés, des faits de contrebande et

autres activités illicite de trafic ins- crites au chapitre du crime orga- nisé. Le traitement des ces appels ayant rendu nécessaires la mobili- sation des sections de sécurité et d’intervention (SSI) de la gendar- merie s’est traduit notamment par l’arrestation de quelque 3.341 in- dividus en situation de flagrant délit, dira encore le conférencier. « L’arrestation en flagrant délit

n’est pas chose aisée

« L’interpellation en flagrant

délit n’est pas une mince affaire,

partout dans le monde », fera ob- server le colonel Kerroud en réité-

»

rant ainsi l’efficience du dispositif 10 55 dans sa traque des criminels en tout genre. Ces cas d’arresta- tions en flagrant délit sont aussi

l’aboutissement du traitement des appels dénonçant des cas d’agres- sions où autres atteintes aux per- sonnes et leurs biens. En ce sens, le nombre d’appels reçus par la gendarmerie sur le 10 55 est de

56.616, selon l’invité du Forum El Moudjahid. M. Kerroud relève les 299.112 appels qui ont concerné d’une demande d’aide, dont plus de 158.000 ont été transférés vers d’autres services, autrement plus appropriés (protection civile,

santé, DGSN

Le chargé de communication de la gendarmerie nationale ne manquera pas de mettre en relief l’importance du dispositif 10 55 dans la sécurisation des zones frontalières et la mise en échec des tentatives de bradages de l’écono- mie nationale et de tout sorte de trafic qui s’exécute via des circuits informels. Il citera aussi l’affaire de la sai- sie d’armes d’assaut opérée ré- cemment par les gendarmes en plein centre d’Alger pour appeler, qu’à l’origine d’un tel exploit « ce sont bien les appels des citoyens

).

auxquels nous tenons vivement à rendre hommage ». Dans l’ex- trême Sud et notamment dans les endroits désertiques situés en de- hors des zones d’habitations, il a été procédé récemment, selon le colonel Kerroud, à l’emplacement d’antennes d’émission et de récep- tion pour une meilleure fonction- nalité du 10 55 et en vue de contrôler au mieux les passages routiers à la fois formel et clandes- tins.

Rapt d’enfants, plus de panique que de mal Sur un autre volet, le chargé de communication de la gendarmerie nationale évoquera un accroisse- ment très significatif des appels émis sur le 10 55 depuis que les médias accordent un intérêt parti- culier aux cas de rapts d’enfants. Ce genre de criminalité, ne consti- tue pas un phénomène de société, dira M. Kerroud, non sans ajouter que la panique des parents au sujet de la sécurité de leurs enfants est « justifiée et légitime ». une panique que l’on peut mesurer en tenant compte notam- ment des quelque 104.000 appels sur le 10 55, dont beaucoup sont sous formes de sollicitation des parents qui exhortent les services de la gendarmerie à se mobiliser pour « retrouver » leur enfants n’ayant pas rejoint à l’heure le do- micile familial. Au total et s’agissant des enlè- vements d’enfants, la gendarmerie nationale a eu à enquêter sur 21 cas, 13 seulement ont été avérés. Les « fausses alertes » et les simu- lacre de kidnappings sont légion de l’avis du colonel Kerroud. Celui-ci informe par ailleurs que la mise en place du site des pré- plaintes, ce sont quelque 2.000 af- faires criminelles qui ont été

résolues. Karim Aoudia

Lundi 21 Décembre 2015

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a t io n

EL MOUDJAHID

REGRouPEMENt NAtioNAL DES DiRECtEuRS D’AGENCE DE LA CNAS

Améliorer le service public

l Mohamed El Ghazi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale : «Vous représentez l’État, vous devez montrer un comportement exemplaire.»

L a priorité de votre caisse est

d’investir encore plus dans la modernisation de la sécurité

sociale tout en veillant aux équilibres financiers de ce système et garantissant

la meilleure protection sociale à nos as-

surés », tel sont les propos tenus par Mohamed El Ghazi qui a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture du regroupe- ment national des directeurs d’agences et structures de la CNAS qui s’est dé- roulé au centre familial de la CNAS à Ben Aknoun. Cette rencontre placée sur le thème :

« Pour un service public de la qualité »

«

et qui s’est tenue en présence de cadres centraux relevant de la tutelle, vise à mettre l’accent sur les divers aspects de la gestion de la CNAS et les différentes tâches assignées aux directeurs dans le

cadre de l’exécution du programme d’action du secteur, basé sur l’amélio- ration du service public et sa moderni- sation tout en préservant ses équilibres financiers, afin d’assurer sa pérennité. Dans cette perspective, le ministre a présenté quelques recommandations à l’ensemble des directeurs présents.

« Veiller à l’aboutissement prochain de l’ensemble des projets de modernisa- tion du système sécurité sociale nous

permettra d’en assurer la fiabilité, la précision et la célérité dans l’accomplissement, plein, des missions qui nous sont assi- gnées », a souligné le ministre.

Mohamed El Ghazi a insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses afin d'assurer une meil- leure rentabilité des moyens mo- bilisés et procéder « régulièrement » à une évaluation sans pour autant « compromettre le droit des usagers aux presta- tions offertes ».

D'autre part, le ministre a ins- truit les cadres de son secteur à « veiller continuellement » à la prise en charge des assurés so- ciaux et leurs ayants droit, no-

tamment la catégorie fragilisée qui nécessite une « attention particu- lière ».

Nécessité de rationaliser les dépenses et d’améliorer le taux de recouvrement des cotisations sociales il a, en outre, insisté sur le respect des délais du versement de la quote-

part de la Caisse nationales des retraites (CNR) en matière de cotisations, appe- lant à une meilleure coordination aux

Ph. : Billel
Ph. : Billel

niveaux local et national entre la CNAS et la CNR à travers la mise en place d'une équipe mixte. Le ministre a également appelé à l'amélioration du taux de recouvrement des cotisations en matière de sécurité sociale en y met- tant les moyens nécessaires. Pour sa part, le directeur général de la CNAS, tidjani hassan heddam, a expliqué que la direction générale de la Caisse nationale des assurances so-

ciales des travailleurs salariés « veille a assurer un accompa- gnement continu des directeurs des structures réparties a travers le territoire national » dans une démarche visant à garantir une gestion efficace de ses services et à l’éradication des pratiques négatives qui touchent les inté- rêts des citoyens en fournissant de meilleurs services à ces der- niers Lors de ce regroupement, différents thèmes ont été déve- loppés par les cadres centraux, notamment la stratégie à adop- ter en matière de développe- ment des structures et du savoir-faire de la CNAS, selon

diverses formules face aux en- jeux qui lui sont imposées dans le do- maine de la sécurisation du système d’information, ainsi que les mesures prévues pour sa réorganisation structu- relle afin de répondre aux évolutions apportées par la nouvelles technologies d’information et de communication, en sus des interventions liées aux tech- niques de gestion, ainsi que la promo- tion de la communication moyennant tous le canaux.

« La direction générale aspire, par

l’organisation de cette manifestation, à

proposer des recommandations idoines pour l’amélioration du rendement du service public », explique le DG de la CNAS. Cette rencontre a également consti- tué une occasion pour l’échange d’ex- pertises et d’expériences entre les participants et de faire connaître les

modalités appropriées dans la gestion des structures publiques et des mesures

à prendre, en vue de consolider les ac-

quis et d’apporter les ajustements né- cessaires pour un service public plus efficace, notamment avec la demande croissante et légitime en matière de sé- curité sociale, ce qui constitue un défi majeur pour la CNAS, selon les res- ponsables du secteur.

il convient de souligner que le sec-

teur de la sécurité sociale a entrepris ré-

cemment une série de mesures visant a alléger les procédures d’accès des ci- toyens à leurs droits légitimes avec la mise en place de mécanismes de contrôles rigoureux, afin de freiner les abus qui pourraient remettre en cause les équilibres financiers de la CNAS. Sarah A. Benali Cherif

M me MESLEM RENCoNtRE LES ASSoCiAtioNS à CARACtèRE SoCiAL Et huMANitAiRE :

« Pour une approche participative qui permet l’élaboration de projets d’utilité publique »

Mounia Meslem Si Amer a salué, hier, le rôle des associations algériennes qui ont contribué,

souligne-t-elle, à l'édification de l’Etat et à la pré- servation de la République. M me Meslem, qui intervenait à l’ouverture des travaux d’une rencontre nationale avec le mouve- ment associatif, à caractère humanitaire et social,

a estimé que ces associations sont des partenaires

sociaux d’excellence et privilégiés des pouvoirs publics, d’autant plus qu’elles sont en contact di- rect avec la société civile et constituent le trait d'union avec les autorités. Mme meslem a relevé par la même occasion « la pertinence des propo- sitions et des initiatives émanant de ces associa- tions, s’agissant de la mise en œuvre des programmes de développement locaux et natio- naux ». La ministre a passé en revue l’évolution du

cadre juridique régissant le mouvement associatif depuis 1990, se félicitant de « la maturité conte- nue dans le texte réglementaire de 2012 ayant contribué à renforcer la place de la famille et consacré le statut central de la femme ». M me Mes- lem a insisté sur la nécessité d’une approche

« participative », à même de permettre l’élabora-

tion de projets d'utilité publique, réaffirmant « la

conviction du gouvernement quant à l’apport des

associations à caractère social et humanitaire dans la réussite des programmes de développement ».

« En plus de participer au développement du pays,

le mouvement associatif est convié à œuvrer à la

préservation de la cohésion sociale et à la stabilité nationale », a conclu la ministre, considérant que

« le destin de la nation est intimement lié à celui

des citoyens ». Evoquant la crise économique engendrée par la chute des prix du pétrole, M me Meslem a souli- gné que la conjoncture impose une rationalisation des budgets destinés au mouvement associatif, ap- pelant la société civile à investir davantage dans la ressource humaine. « Nous devons adopter une feuille de route rationnelle s'agissant de l’utilisa- tion des enveloppes financières glanées par l’Etat

en faveur du mouvement associatif porteur de projets viables et profitant au citoyen, tout en pré- servant l’environnement de celui-ci », a souligné la ministre. Rappelant l’existence d’une crise financière mondiale induite par les fluctuations du marché pétrolier, M me Meslem a qualifié l’économie dans les dépenses d' « attitude honnête » à l’égard de la nation et pouvant donner lieu à des expériences

« réussies à moindre coût », lesquelles doivent

être « généralisées ». Elle a estimé, à ce propos,

Ph. : Nacéra I
Ph. : Nacéra I

que la préservation des deniers publics devrait être un élément essentiel de la "future feuille de route" du secteur, assurant que l'Algérie a la capacité de faire face à la conjoncture économique actuelle. Cette feuille de route intègre le critère de l'égalité des chances qui doit être appliqué à l’échelle na- tionale pour ne plus être un concept "creux", a précisé la ministre, notant que l’investissement sur le citoyen constitue la « véritable ressource ».

Cette feuille de route vise, notamment le ren- forcement et « l’accompagnement du mouvement associatif d’ici à 2017. Entre autres actions conte- nues dans ce document, figure en priorité, le "ren- forcement" des capacités du mouvement associatif, à travers la formation continue au profit des cadres le représentant. Cet aspect étant consi- déré comme un processus menant vers le "renou- vellement" et l'esprit d'"initiative" ». Elle préconise également l’investissement par les associations dans "l’élément humain" ainsi que l’adhésion de ces dernières dans des réseaux spé- cialisés "équivalents" afin d’éviter le "doublage" des prérogatives ainsi que pour la création d’un "espace d’échanges". Les concepteurs de la feuille de route insistent, par ailleurs, sur l’importance de "l’implication" de la jeunesse dans les actions de bénévolat, tout autant que sur la "mobilisation" citoyenne autour de projets de développement d’intérêt public. Le rôle des médias et de la communication dans le travail associatif est également prévu et préco- nise, par ailleurs, une "consolidation" de la place de la femme dans l’activisme humanitaire et l’acte

de solidarité. Salima Ettouahria

M me NouRiA BENGhEBRit :

« Mise en œuvre prochaine du nouveau système d’évaluation »

Nouria Benghebrit a annoncé, hier, l’adoption et la mise en œuvre pro- chaine d’un nouveau système d’évalua- tion des élèves. Cette évaluation qui ne s’appuiera pas uniquement sur la nota- tion devrait être entamée dès le deuxième trimestre 2015-2016 au ni- veau de nombreux établissements sco- laires pour être généralisée à l’ensemble des écoles du territoire na- tional et ce, à partir de la prochaine rentrée scolaire. M me Benghebrit, qui s’exprimait en marge des travaux d’une réunion tenue

à l’APN, avec la commission de la jeu-

nesse, des sports et de l’activité asso- ciative a relevé que « cette évaluation permettra en fait de suivre de près la progression de l’élève durant sa scola- rité. Les observations apportées par les professeurs devraient être bien ciblées et à même de cerner les lacunes enre- gistrées dans chaque matière, en vue de les pallier ». Cependant, pour définir les insuffisances de l’élève, l’ensei- gnant doit bénéficier d’un guide de diagnostic, lequel guide « est actuelle- ment en phase de préparation par une commission » chargée de cette mission,

a fait savoir la ministre. interrogée par une journaliste sur les résultats du 1 er trimestre écoulé, la mi- nistre a exprimé sa « satisfaction » par rapport aux résultats obtenus avant de relever que « la stabilité ayant régné durant cette période a vivement contri-

bué à ces bons résultats ». Lors de cette réunion avec la commission de la jeunesse, des sports et de l’activité associative prési- dée par Chaâbane Belkacem, la ministre a présenté un état des lieux du sport scolaire en Algérie, avant d’émettre des propositions, à court, moyen et long terme aux fins de his- ser l’éducation physique et le sport scolaire à la hauteur des ambitions du secteur.

très méthodique, la mi- nistre a entamé sa communi- cation par la définition des concepts faisant d’abord la

différence entre l’éducation physique et le sport scolaire. « il faut bien comprendre, ici, que contrairement à l’éducation physique qui est une matière à part entière géné- ralisée et obligatoire enseignée dans nos écoles, le sport scolaire est orga- nisé à partir d’un système de compéti- tion organisé par la fédération du sport scolaire. il s’agit donc d’un réservoir essentiel du sport de haut niveau », a-

t-elle spécifié. Evoquant les points positifs de l’éducation physique, la ministre citera notamment le fait que l’activité phy- sique est généralisée et obligatoire au niveau de tous les établissements sco- laires et qu’elle bénéficie d’un encadre-

sco- laires et qu’elle bénéficie d’un encadre- ment compétent. La ministre mettra également en avant la

ment compétent. La ministre mettra également en avant la couverture sanitaire assurée au profit de l’ensemble des élèves et aussi les efforts colossaux déployés par l’Etat pour la réalisation d’un nombre important d’infrastructures sportives. Parmi les points négatifs, l’on peut re- tenir, l’inexistence d’enseignants de primaire qualifiés en matière d’éduca- tion physique. La ministre évoquera, d’autre part, les terrains qui sont par- fois inappropriés pour l’exercice du sport. Elle a également souligné les as- pects positifs du sport scolaire qui bé- néficie notamment de classes allégées, une couverture sanitaire satisfaisante

augurant d’un avenir pro- metteur pour les enfants. Poursuivant ses propos, la ministre pointera du doigt les insuffisances en la matière, notamment la non obtention des résultats escomptés, le non-respect des paramètres de sélection et la non séparation des classes sport-études avec les classes ordinaires, etc. Passant aux recomman- dations, la ministre fera part de la nécessité d’affec- ter, au niveau des établisse- ments de l’enseignement primaire, un encadrement

qualifié en matière d’édu- cation physique « par le biais de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) ». Le ministère de l’Education natio- nale préconise également « une meil- leure mobilisation des collectivités locales dans la prise en charge du sport scolaire dans le primaire ; la création au niveau des écoles primaires d’asso- ciations à caractère culturel et sportif ; la structuration par les professeurs

d’éducation physique d’une ou de plu- sieurs équipes sportives scolaires, et, enfin, la mise en place d’un système de prospection et de détection des jeunes talents avec les fédérations spéciali- sées ».

A moyen terme, il sera question no-

tamment de permettre aux étudiants inscrits pour une licence à l’EPS d’ef- fectuer leurs stages dans les écoles pri- maires ; équiper les établissements scolaires du primaire en infrastructures sportives, mais aussi de former les en- seignants du primaire sur les fonda- mentaux de la pratique sportive. Pour

ce qui est du long terme, l’on avance l’idée de « réaménager l’horaire dédié

à l’animation dans les établissements

primaires ». Lors du débat riche et varié qui s’en est suivi, les députés ont évoqué nom- bre de points relatifs notamment aux terrains non appropriés qui peuvent constituer un éventuel danger pour nos futurs sportifs, le nombre important des dispenses de sport, l’impérieuse néces- sité de prendre en considération les conditions climatiques, notamment au sud du pays, rendant parfois impossible l’exercice sportif, surtout lorsque l’ac- tivité est programmée pendant les après-midis, etc. Le débat s’est clôturé avec une brève intervention de la ministre dans laquelle elle a assuré les élus du peuple, de l’engagement de son département à œuvrer à l’amélioration de la situation du secteur éducatif, notamment en re- donnant à l’activité physique et au sport scolaire la place qui est la sienne au niveau de l’école algérienne ». Soraya Guemmouri

Lundi 21 Décembre 2015

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ROIT AU BUT

TrAMwAyd’ALgEr

Mise en service de la station Ben Redouane

Une nouvelle station Ben Redouane sur la ligne Est du tramway d’Alger sera opérationnelle à compter d’aujourd’hui. Située entre les stations Ben Merabet et Ben Mered. Le 4 e et dernier tronçon du tramway d’Alger, reliant le lieu-dit « Kahouet Chergui » à la cité populaire de Dergana (2,7 km), avait été inauguré en juin dernier, rendant ainsi accessible la totalité de la ligne Les Fusillés-Dergana.

fAussEs déCisiONs dE pré-AffECTATiON dE LOgEMENTs pubLiCs

Démantèlement d’une bande spécialisée à Oran

Les services de la sûreté de wilaya d’Oran ont procédé dernièrement au dé- mantèlement d’une bande qui falsifiait des décisions de pré-affectation de logements publics locatifs, a-t-on appris des services de la wilaya. Agissant sur informations quant aux méfaits de ce groupe, les services de la sû- reté ont arrêté le principal accusé et son acolyte, qui lui servait de chauffeur per- sonnel, ajoute-t-on de même source, pré- cisant qu’un troisième membre du réseau est activement recherché. Cette bande établissait, contre sommes d’argent, de fausses décisions de pré-affec- tation de 1.430 logements du site de Ca- nastel, destinés aux habitants des quartiers populaires d’El Hamri et de Medioni qui seront relogés dans les prochains jours. Lors de la perquisition des domiciles des deux prévenus arrêtés, plusieurs fausses décisions d’attribution de logements et de faux bons de versements de l’Opgi d’Oran ont été retrouvés, outre des permis de conduire et cartes d’identité nationale appartenant à des citoyens, victimes de leurs crédulité ainsi qu’un ordinateur por- table et d’autres documents administratifs utilisés dans la falsification. Après les investigations et l’audition de plusieurs victimes de ce gang criminel, il s’est avéré que le principal accusé se pré- sentait comme un officier supérieur leur laissant croire qu’il pouvait, contre verse- ment de sommes entre 1 et 5 millions de dinars, leur obtenir des logements et lo- caux commerciaux au niveau du site de Canastel. Les enquêteurs ont découvert une somme de 138.500 dA, en plus d’un fusil de chasse sans permis et des munitions. Les deux mis en cause ont été présentés devant le juge instructeur de la 5 e chambre du tribunal d’Oran qui a ordonné la mise en examen du principal suspect et le contrôle judiciaire pour son acolyte.

AMéLiOrATiON dE L’EffiCACiTé du sysTèME dE JusTiCE

Ériger une justice moderne, indépendante et impartiale

La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), en collaboration avec l’Organisation pour la réforme pénale, bureau du Moyen-Orient et Afrique du Nord, a organisé, hier à l’hôtel Hilton, deux tables rondes sur «Les priorités de l’amélioration de l’efficacité du système de justice en Algérie».

O nt pris part à cette rencontre qualifiée d’‘‘importante’’ par les participants, des ma-

gistrats, des représentants diploma- tiques, des avocats, des députés, et des représentants de plusieurs mi- nistères. dans le discours d’ouverture de farouk Ksentini, président de la CNCppdH, lu par son secrétaire général, celui-ci affirmera que la ré- forme de la justice en Algérie a connu de véritables avancées par la révision du cadre normatif, tendant essentiellement à adapter la législa- tion nationale aux normes univer- selles. il expliquera cependant la démarche entreprise pour la réforme en expliquant qu’une démarche pro- gressive a été adoptée, en prenant en charge, en premier lieu, les modifi- cations dont le caractère a été jugé urgent puis en élaborant progressi- vement et par étapes de nouveaux textes s’adaptant aux exigences de l’évolution socio-économique. « La réforme de la justice a été pour le président de la république, une priorité dès son accession au pouvoir, afin de renforcer l’Etat de droit, et d’engager le pays dans un processus démocratique », ajoutera l’orateur. il précisera également que la réforme de la justice s’est traduite par « l’adoption de nouveaux textes, notamment, l’adoption du codes de procédures civiles et administratives en 2008, de plusieurs révisions du code pénal et du code de procédures pénales, dont la dernière révision date de juillet 2015, avec l’adoption de nouvelles mesures en matière de détention préventive, de liberté pro- visoire et de garde à vue ». pour lui, l’adoption de l’ordon- nance 15-02 et son application à partir de janvier 2016 permettront de mettre des garde-fous face à un recours abusif à la détention préven- tive. une revendication tant plaidée et réclamée par des juristes et obser- vateurs. une fois appliqué, l'article 124 de cette ordonnance précise que lorsque le maximum de la peine pré- vue par la loi est inférieur ou égal à trois ans d'emprisonnement, l'in- culpé, domicilié, en Algérie ne peut être détenu, sauf dans les cas où l'in- fraction a entraîné mort d'homme ou causé un trouble manifeste de l'or- dre public. dans ce cas, la détention provi- soire ne peut excéder une durée

d’un mois non renouvelable. L'arti- cle 125 stipule, quant à lui, que dans

Ph . Wa fa
Ph . Wa fa

les cas autres que ceux prévus par l'article 124, la détention provisoire ne peut excéder quatre mois en ma- tière délictuelle. Lorsqu'il s'avère nécessaire de maintenir l'inculpé en détention, le juge d'instruction peut, après avis motivé du procureur de la république, prolonger par ordon- nance motivée la détention provi- soire une seule fois pour une durée de quatre mois.

43% de la population carcérale en Afrique l’est dans le cadre de la détention provisoire par ailleurs, toujours selon le même responsable, « avec l’adop- tion de ces réformes, l’Algérie re- joint les pays qui ont opéré des réformes profondes, afin d’ériger une justice moderne, indépendante et impartiale, répondant aux besoins du justiciable ». pour Maya sahli, commissaire à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CAdHp), la rencontre permet de mettre en évidence les défis que pose la thématique de la détention

provisoire (garde à vue). Elle précisera lors de cette ren- contre que « pour le continent afri- cain il y a un état des lieux à faire », expliquant que « plus de 43% de la population carcérale dans les pri- sons en Afrique sont dans le cadre de la détention provisoire ce qui dé- note, tout d’abord, une lenteur de la gestion des dossiers et la prise en charge des affaires traitées par des magistrats, ce qui engendre un im- pact sur la durée de la détention pro- visoire qui risque de se transformer en une incarcération définitive, il faut ajouter à cela le problème du coût économique pour les pays, et l’augmentation du nombre de la po- pulation carcérale ». Et d’ajouter que l’autre consé- quence de la lenteur de la gestion des dossiers est « l’atteinte au droit de l’homme pendant la durée de la détention provisoire », à ce titre « la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a élaboré des lignes directrices de Luanda (Angola) concernant l’arrestation, la garde à vue et la détention provi-

soire », dira-t-elle. selon elle, ces lignes directrices « ne sont pas obli- gatoires néanmoins elles constituent un guide pour l’ensemble des ac- teurs qui interviennent dans le cadre de la détention provisoire ». Elle a souligné que de nombreux pays afri- cains se sont appropriés ces mêmes lignes, des ateliers ont été organisés dans certains Etats en sus d’un ate- lier diligenté par le réseau des ins- titutions nationales des droits de l’homme à Kigali « rwanda » pour faire le plaidoyer de ces lignes di- rectrices de manière à ce que les Etats puissent comprendre leur uti- lité. Ceci d’autant que celles-ci ont été mises, dans le but de guider les décideurs politiques et les acteurs de la justice pénale pour parvenir à un renforcement de capacité de la pra- tique en matière d’arrestation, de garde à vue et de détention provi- soire. Les Lignes directrices ont une valeur interprétative des disposi- tions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (la Charte africaine) et fournissent des indications détaillées concernant les mesures à prendre les Etats-parties à la Charte africaine pour se confor- mer, protéger et promouvoir les droits des personnes en matière de justice pénale. dans son intervention, le profes- seur universitaire et expert au sein de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, a mis en valeur les garanties des droits des personnes mises en garde à vue et les observations de la commission des droits de l’homme des Nations

unies. Mohamed Mendaci

L’Organisation de la réforme pénale pour la région MENA salue les amendements du code de procédure pénale algérien

La directrice régionale de l’Organisation interna- tionale de la réforme pénale pour la région Moyen- Orient et Afrique du Nord (MENA), Taghreed Jaber, a salué les amendements introduits au code de procé- dure pénale algérien, notamment pour ce qui concerne le renforcement des droits des suspects. Le renforcement des droits des gardés à vue dans le code de procédure pénale algérien récemment amendé constitue un « acquis positif », a estimé M me Jaber dans une déclaration. Le droit du gardé à vue de communiquer avec sa famille et de contacter un avocat est une chose « posi- tive », a-t-il ajouté.

La responsable s’est également félicitée du saut qualitatif qu’ont connu les conditions de détention dans les prisons algériennes qui sont, a-t-elle dit, « en accord avec les normes internationales des droits de l’homme ». Concernant le moratoire sur la peine de mort, elle a estimé que cette décision constituait un des « acquis fondamentaux du système judiciaire algérien ». Quant aux nouvelles dispositions du code pénal, adopté début décembre, relatives à la protection de la femme algérienne contre toutes les formes de vio- lence, M me Jaber a soutenu que l’islam, plus que toute autre religion, protège les droits des femmes.

iNsTiTuT pAsTEur

Biosimilaires et éducation thérapeutique en débat

une journée d’étude sur les domaines du biosimilaire et de l’éducation thérapeutique a été organisée, hier, à l’institut pasteur de dély ibrahim. une journée extrêmement technique et qui a vu la participation de nombreux experts et spécialistes en la matière. Le médicament biosimilaire est analogue à un médicament biologique de référence qui a déjà été autorisé sur le marché. Le principe de biosimilarité s’applique à tout médicament bio- logique dont le brevet est tombé dans le do- maine public. Le biosimilaire doit avoir des propriétés physico-chimiques et biologiques, la même substance pharmaceutique et la même forme pharmaceutique que le médicament de référence. son efficacité et sa sécurité doivent être équivalentes au médicament de référence. Le sujet est d’autant plus intéressant qu’il est prévu que l’Algérie se lance dans cette ex- périence prochainement. En effet, la première usine de fabrication de médicaments biosimi- laires sera lancée, en 2016 en Algérie, par le la- boratoire jordanien El Kendi.

"Le laboratoire El Kendi lancera en 2016 une usine de fabrication de médicaments biosi- milaires, une première en Algérie qui ne fa-

brique par encore cette catégorie de molécules",

a précisé M. Aissam, le pdg des laboratoires

pharmaceutiques. pour le pdg d’El Kendi, les coûts des mé- dicaments biotechnologiques (essentiellement destinés au traitement du cancer) "pèsent très lourd sur la facture du médicament, d’où l’uti- lité des biosimilaires qui auront une incidence directe sur la réduction de cette facture". il

s’agit également de permettre l'accès à des trai- tements spécifiques et ciblés des maladies les plus graves pour une plus large population, a-t-

il ajouté. s’agissant de la réglementation qui

régit la fabrication des biosimilaires, il a témoi- gné de l’expérience jordanienne en matière de

biosimilaires, précisant que "la Jordanie est le pays arabe qui observe une réglementation stricte dans le domaine de l'industrie du médi- cament qui s’inspire de l’agence américaine du médicament (fdA)". "Les biosimilaires repré-

sentent le marché de l'avenir dans le domaine pharmaceutique car actuellement 50% des nou- veaux médicaments autorisés sont d'origine bio- technologique", a-t-il dit. Au sujet du contrôle, la directrice de la stra- tégie au sein du laboratoire El Kendi, Meuha Aïssat, a souligné que la ressemblance biolo- gique des biosimilaires est vérifiée non seule- ment en laboratoire, mais également grâce à des études cliniques. Elle a ajouté que les biosimi- laires ne sont pas juste des copies d'un médica- ment biotechnologique mais appartiennent à une nouvelle génération de médicaments. pour elle, le développement des biosimi- laires est basé sur les technologies de processus pharmaceutiques actuelles, ainsi que sur des méthodes d'analyse modernes, regroupés dans une approche appelée "Quality-by-design". de son côté, le directeur du contrôle national des produits pharmaceutiques au ministère de la santé, le pr Mohamed Mansouri, a men- tionné que la fabrication des biosimilaires "per- mettra aux citoyens d’avoir accès aux

médicaments à des coûts raisonnables". Cepen- dant, selon lui, l’introduction et la fabrication de ces médicaments nécessitent un encadrement juridique et une réglementation spécifique à l’Algérie. par ailleurs, le même spécialiste a noté que la fabrication d'un médicament biosimilaire obéit aux mêmes normes de qualité que celles du médicament biotechnologique original. A l'heure actuelle, 500 nouveaux produits biotechnologiques se trouvent à différentes phases de développement dans le monde, dont 300 en Europe et le remplacement de cinq pro- duits de référence par des biosimilaires permet- trait au seul système de santé de l'uE d'économiser 1,6 milliard d'euros par an. Aussi, pour les spécialistes, il faut s'attendre à ce que des brevets de médicaments biotech- nologiques d'une valeur totale avoisinant les 80

billions de dollars arrivent à expiration à partir

2015.

S. A. M.

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EL MOUDJAHID

COnGrèS DU FrOnT POLISarIO

Renforcement des capacités militaires

Les travaux du 14 e Congrès du Front Polisario se sont poursuivis hier à Dakhla (camps de réfugiés sahraouis), une séance plénière consacrée aux débats et vote des rapports des trois commissions, dont les travaux ont pris fin samedi soir.

De nos envoyés spéciaux à Dakhla : Fouad Irnatene et Nesrine Terrab

L es 2.472 congressistes sont ap- pelés à examiner les conclu- sions des trois commissions

ayant poursuivi les travaux du congrès à huis-clos. Il s’agit des commissions du programme d’action nationale, des messages, des recommandations et de la déclaration finale ainsi que celle du statut et du règlement intérieur. Une fois les rapports des trois com- missions adoptés par les participants, le congrès constituera la commission électorale pour préparer la désignation de la nouvelle direction politique du Front. Il faut souligner que ce sont des thèmes forts, tels que la consolidation de la sécurité dans les territoires sah- raouis libérés et le renforcement de l'ar- mée qui ont dominé les travaux des commissions désignées par ce 14 e

congrès, comme l’a affirmé samedi dernier le porte-parole du congrès, Omar Mansour Mohamed ambarek. M. Omar Mansour, qui s’exprimait lors d’un point de presse organisé en marge des travaux des commissions qui se

presse organisé en marge des travaux des commissions qui se poursuivaient au quatrième jour du congrès,

poursuivaient au quatrième jour du congrès, a affirmé que les participants, dont la majorité est composée de jeunes militants qui représentent 52% des congressistes, ont insisté sur le ren- forcement des capacités de l’armée pour un éventuel retour à l’action armée pour imposer les droits légitimes des Sahraouis à l’autodétermination. Il a ajouté que les débats au niveau de la commission du programme de l’action nationale ont particulièrement porté sur «la nécessite d’assurer la sécurité dans

les territoires sahraouis libérés», afin de lutter, notamment, contre le fléau de la drogue, dont les autorités d’occupa- tion marocaine veulent inonder la ré- gion, et combattre le phénomène du terrorisme qui cherche à s’y dévelop- per. Le porte-parole du congrès a souli- gné, dans le même ordre d’idées, que cette commission s’est penchée sur la nécessité de fournir davantage d’efforts pour développer les territoires libérés afin d'«améliorer les conditions de vie

de ses habitants». à propos de la te- neur des travaux de la même commis- sion, M. Omar Mansour a fait savoir que les intervenants ont également mis l’accent sur «l’urgence de donner tous les moyens nécessaires à l’intifadha dans les territoires occupés pour qu’elle puisse jouer un rôle plus dyna- mique». La même commission s’est penchée sur plusieurs sujets dont le renforce- ment des capacités organisationnelles du Front Polisario, la promotion de la femme et de la diaspora, selon le même responsable. Concernant les questions soulevées

par la commission du statut général, il

a cité, notamment, le mode d’élection

du secrétaire général et du secrétariat permanant du Front, la question de la centralité ou non du département poli- tique du Front, et le renforcement du contrôle sur l’exécutif. Par ailleurs, les membres de la troi- sième commission, chargée des mes- sages, des recommandations et de la déclaration finale, ont déjà accompli une grande partie de leurs tâches, a-t-il indiqué. Pour ce qui est de la commis- sion des élections, le porte-parole du

congrès a indiqué que celle-ci sera ins- tallée dès l’adoption des rapports des trois commissions dont les travaux ont été entamés au quatrième jour du congrès. reste à souligner que le 14 e Congrès du Front Polisario, dont les travaux devaient s’achever hier, avait débuté mercredi à Dakhla, sous le slo- gan «Force, détermination et volonté pour imposer l’indépendance nationale et la souveraineté». Il est possible que les travaux du congrès soient prolongés encore d’une journée, pour au- jourd’hui, et cela dans le cas d’un éventuel retard dans l’élection de la nouvelle direction politique. Il y a lieu de rappeler à la fin que les

travaux de ce 14 e congrès se sont dé- roulés sous les meilleurs auspices, grâce aux acquis diplomatiques réalisés récemment, notamment, le rapport du Parlement européen appelant à l’élar- gissement du mandat de la Minurso à la surveillance et au contrôle des droits de l’homme au Sahara occidental, ainsi que la dernière décision de la Cour de justice européenne annulant l’accord euro-marocain sur le commerce des produits agricoles et halieutiques. F. I.

YaHIa BOUHaBInI, PréSIDEnT DU CrOISSanT-rOUGE SaHraOUI, à PrOPOS DES DErnIèrES InTEMPérIES :

« L’aide humanitaire algérienne est inégalable »

Paradoxalement, un recul inquiétant des aides humanitaires, avec ses dégâts collaté- raux, a été relevé. 30% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chro- nique et le taux de personnes atteintes de ma- ladie cœliaque est le plus élevé au… monde. Les camps de réfugiés sahraouis, à leur tête Dakhla, ont été récemment victimes des intempéries ayant ravagé une grande partie des habitations, sans causer, heureusement, de pertes humaines. L’algérie, en tête des pays ayant aidé la population locale, a en- voyé, entre autres, à travers le Croissant- rouge, «2.400 tonnes de produits alimentaires, plus de 4.000 tentes de longue durée et 20.000 lits», a tenu à indiquer, sa- medi soir, le président du Croissant-rouge sahraoui (CrS). Les aides alimentaires éma- nant des autres pays réunis, «représentent 8% de ce qu’a donné l’algérie aux Sahraouis». Tenant à exprimer sa gratitude, Yahia Bouhabini, rencontré en marge des travaux du 14 e Congrès du Front populaire de libéra- tion de la Saguia El-Hamra et de rio Del Oro, relève que «l’aide et l’assistance algé- rienne ne sont pas conjoncturelles», préci- sant, en termes de chiffres, qu’en 2014, «ils étaient plus de 2.000 malades sahraouis pris en charge par l’algérie, dont 25% à alger». Mieux, dit-il, «ce pays frère prend en charge, chaque année, plus de 7.000 étu- diants sahraouis». Et rappelle que grâce aux efforts de l’algérie, toutes les familles, écoles, hôpitaux, administrations sahraouis seront prochainement alimentés en électri- cité. «L’algérie donne et n’attend pas de contrepartie, son soutien est inconditionnel», souligne le responsable humanitaire. Et d’ajouter : «La plus importante aide provient de l’algérie et ne peut, de par son impor- tance, être comparée à celle des autres pays, car elle est inégalable.»

à celle des autres pays, car elle est inégalable.» Outre l’algérie, M. Bouhabini a cité, entre

Outre l’algérie, M. Bouhabini a cité, entre autres, l’aide alimentaire de 4 millions dollars apportée par les états-Unis, les 4.000 tentes de l’agence des nations unies pour les réfugiés (UnHCr) et l’aide de l’Unicef qui a permis aux écoliers de reprendre les bancs de l’école et de rattraper les séances ratées. Mais «les besoins des Sahraouis ne sont sa- tisfaits aujourd’hui qu’à hauteur de 25%, d’où la nécessité de voir les autres pays s’im- pliquer dans ce travail humanitaire».

Les besoins des Sahraouis pour 2016 estimés à 78 millions de dollars abondant dans ce sens, le premier respon- sable du CrS relève que «fort heureusement, les récentes intempéries n’ont pas pollué les eaux», précisant qu’«on est maintenant dans une seconde phase, plus compliquée, celle de reconstruire et réhabiliter ce que nos aînés ont construit pendant quatre ans». Faisant une évaluation des dégâts causés par les intempéries, M. Bouhabini précise que 17.821 familles sahraouies ont vu leurs maisons partiellement touchées, tandis que

8.661 autres ont été complètement effon- drées. Pour notre interlocuteur, les besoins, en matière de tentes, nourriture et réhabilita- tion des domiciles touchés, sont estimés à 36 millions de dollars. Un chiffre, explique-t-il, «qui fera porter les besoins des Sahraouis pour 2016 à 78 millions USD». L’année 2015, elle, a enregistré «un déficit de 8 mil- lions de dollars» pour le peuple de la raSD.

« Le peuple sahraoui veut une solution définitive » Cette situation «risque d’être aggravée par le recul des aides humanitaires qui ne cessent d’engendrer une hausse inquiétante des Sah- raouis souffrant de malnutrition ou d’ané- mie», a affirmé notre interlocuteur. D’autre part, M. Bouhabini a relevé une hausse des cas de diarrhée, et d’intoxication, sans ou- blier les maladies pulmonaires au lendemain des intempéries. Et avance des chiffres im- pressionnants : une femme sur deux, en âge de procréation, est anémique, 30% des en- fants de moins de cinq ans souffrent de mal- nutrition chronique. aussi, poursuit le président du CrS, «le taux des personnes sahraouies atteintes de maladie de cœliaque, ou intolérance au glu- ten, avoisine les 6% et c’est le taux le plus élevé au… monde». répondant à une série de questions des journalistes, M. Bouhabini déplore que le dossier sahraoui n’avance pas dans son volet politique et que les regards soient braqués sur d’autres régions qui vivent le terrorisme, «alors que nous, nous souffrons le martyre». Interrogé sur la reprise des hostilités mili- taires, qui revient sur toutes les lèvres des Sahraouis, notre vis-à-vis dit qu’«on veut une solution définitive à notre problème, parce que celui-ci n’a que trop duré et per-

duré». Propos recueillis par F. I.

aBDELazIz BELaïD, PréSIDEnT DU FrOnT EL-MOUSTakBEL :

« Notre parti soutient une cause sahraouie juste et légale »

Notre parti soutient une cause sahraouie juste et légale » Dans une brève intervention, au 5

Dans une brève intervention, au 5 e jour du Congrès du Front populaire de libération de la Saguia El-Hamra et rio Del Oro, le président du Front El-Moustakbel a, de prime abord, précisé que la position de son parti est «celle de l’algérie officielle qui soutient le peuple sahraoui à tenir le référendum d’autodétermi- nation et, par là même, à son indépendance». Sous un tonnerre d’applaudissements et des youyous qui ont fusé des quatre coins de la salle, abdelaziz Belaïd dit qu’il est grand temps d’en finir avec la question du Sahara occidental, précisant que le Sahara occidental est aujourd’hui la dernière colonie de l’afrique. «Le peuple sahraoui est connu pour son engagement et défend une cause juste», ajoute l’orateur, relevant la nécessité de réactiver et d’appliquer l’accord signé en 1991 entre les deux parties en conflit. à travers les différents évènements, poursuit M. abde- laziz, «on œuvre à renforcer davantage la relation entre les deux peuples algérien et sahraoui». En marge de son intervention, le premier responsable du Front El-Moustakbel rappelle que son parti, lors de son dernier conseil national, a consacré une résolution dans laquelle il a mis en relief la nécessité d’appuyer le soutien au peuple sahraoui. Sur sa lancée, il indique que «toute personne qui croit en la dé- mocratie doit défendre la cause sahraouie qui est légale par ex- cellence». L’annexion et l’occupation du Sahara occidental par le Maroc sont qualifiées par M. Belaïd d’«un acte d’impéria- lisme qui opprime un peuple innocent». F. I.

Des députés belges plaident pour l’interdiction de la vente des produits des territoires occupés

Des parlementaires belges se sont insurgés contre la décision de l’Union européenne (UE) d’interjeter appel du jugement de la Cour de justice euro- péenne (CJUE) qui a annulé, il y a quelques jours, l’accord agricole UE- Maroc signé en mars 2012, exhortant le gouvernement belge à interdire la vente des produits provenant des terri- toires occupés du Sahara Occidental sur le marché local voire même dans l’Union. "Il est dommage que l’Union euro- péenne ait été en appel. Le fait de fa- briquer des produits dans un territoire occupé n’est pas seulement immoral, le Tribunal vient de dire que c’était illé- gal", a déclaré le député Benoît Hel- lings du groupe Ecolo-Groen lors d’un

débat au parlement belge sur l’annula- tion de l’accord controversé sur la libé- ralisation du commerce des produits agricoles entre l’UE et le Maroc. "On pourra peut-être avoir un jour une base légale ou interdire la vente de ces produits dans notre pays et dans l’Union européenne", a-t-il plaidé, met- tant l’accent sur la nécessité pour l’UE et le Maroc d’avoir des relations sur des "bases saines". "Ce qui n’est visi- blement pas le cas selon le jugement rendu par le Tribunal de l'Union euro- péenne", a-t-il affirmé. La Cour de justice européenne (CJUE) avait prononcé le 10 décembre dernier l'annulation avec effet immé- diat de l'accord controversé sur la libé- ralisation du commerce des produits

agricoles du Maroc conclu en mars 2012 entre le Maroc et l'UE, en raison de son application au Sahara occidental occupé. La CJUE a relevé également dans son jugement que le Conseil de l'UE a manqué à son obligation de vérifier si l'exploitation des richesses naturelles du Sahara Occidental se fait ou non au profit de la population de ce territoire. Selon Benoît Hellings, la motivation de la décision de la CJUE a une portée susceptible de faire jurisprudence dans un autre dossier, celui de l’étiquetage et éventuellement de l'interdiction de la vente en Europe des produits provenant des colonies israéliennes en Palestine. "Si l’Union permet l’exportation vers ses Etats membres de produits en

provenance de cet autre pays, qui ont été fabriqués ou obtenus dans des conditions qui ne respectent pas les droits fondamentaux de la population du territoire dont ils proviennent, elle risque d’encourager indirectement de

telles violations ou d’en profiter", a-t-

il estimé.

Comme le Sahara occidental, a-t-il poursuivi, une partie substantielle de la Palestine est, dans les faits, administrée par un Etat tiers, tout en n'étant pas in- cluse dans les frontières internationale- ment reconnues de cet Etat tiers. "Cet arrêt historique fait un lien très direct entre le commerce avec ces pays et un encouragement au maintien des viola- tions des droits humains commises dans les territoires qu'ils contrôlent", a-

t-il relevé. Le député belge a invité le gouvernement fédéral à envisager "l'in- terdiction pure et simple de l'importa- tion de ces produits, en application de l'obligation de "non-assistance" au maintien de la situation illégale qui se dégage de l'arrêt en question concer-

nant le Sahara occidental". Il a également invité les services compétents de son pays à ½ passer en revue tous les accords commerciaux conclus avec Israël et le Maroc tant au niveau multilatéral que bilatéral afin de vérifier qu'aucun des produits fabriqués ou obtenus dans des conditions qui ne respectent pas les droits fondamentaux de la population du territoire dont ils proviennent ne soit potentiellement concerné".

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

intRoduction des licences dans le commeRce extéRieuR

Mesure phare de l’année 2015

D’importantes mesures recadrant le commerce extérieur algérien auront été prises par le gouvernement durant 2015, l’introduction du dispositif de licences d’importation et d’exportation ayant constitué l’une des dispositions phares de l’année qui s’achève.

c e recours aux licences, rendu nécessaire par le manque de maîtrise des flux importants d’importations, a été officialisé l’été der-

nier lorsque le Parlement avait adopté la nouvelle loi sur le commerce extérieur, une loi qui avait alors suscité d’intenses débats. « ce dispositif va permettre aux autorités publiques de mieux maî- triser les importations », avait expliqué le Premier ministre, abdelmalek sellal, à l’occasion de la tenue, en mars, d’une grande conférence nationale sur le commerce extérieur venue appuyer la dé- marche de « rationaliser » les importations et en- courager les exportations hors hydrocarbures. l’entrée en vigueur effective du dispositif est pré- vue début janvier avec la délivrance des pre- mières licences, au niveau bilatéral, pour les contingents originaires de l’union européenne, avant de l’élargir, dans une autre étape, à d’autres produits au niveau multilatéral. d’autres mesures jugées importantes pour l’assainissement du com- merce extérieur ont marqué l’année 2015, parmi lesquelles l’annonce de la réactivation des bri- gades mixtes entre les trois piliers de contrôle (commerce, douanes et impôts) et la séparation entre les activités de l’importation et celle de l’ex- portation qui totalisent plus de 42.000 opérateurs. c’est ainsi que, dans le cadre de la réactivation de ces brigades, le ministère du commerce et les di- rections générales des douanes et des impôts ont signé, en novembre, des accords pour la consoli- dation de leur relation autour de la protection de l’économie nationale, la répression des fraudes et les échanges d’informations relatives au com- merce extérieur. une démarche considérée par Bakhti Belaïb, successeur d’amara Benyounès à la tête d’un département qu’il connaît bien puisque il était déjà ministre du commerce entre 1996 et 1998, comme une « initiative visant à concrétiser les actions opérationnelles déjà enga- gées au titre de l’assainissement du commerce ex- térieur ».

Des initiatives pour encourager la production nationale deux initiatives dont l’objectif commun est d’encourager la production et la consommation nationales : la réintroduction du crédit à la consommation et la campagne « consommons al-

crédit à la consommation et la campagne « consommons al- nationaux ont dominé cette campagne. Fidèle

nationaux ont dominé cette campagne. Fidèle à son principe d’entreprise citoyenne, sonatrach, à titre d’exemple, a choisi de s’engager dans cette campagne par l’acquisition de 70 véhicules de type Renault symbol fabriqués dans l’usine de tiaret. d’autres entreprises du secteur de l’hy- draulique notamment ont, de leur côté, signé des conventions avec des entreprises nationales de fa- brication de produits électroménagers et électro- niques. sur un autre plan et afin de contenir la flambée des prix de produits agricoles et offrir plus de transparence sur la traçabilité de ces ali- ments frais, le ministère du commerce a décidé d’introduire des bons de transactions commer- ciales dans leurs commercialisation. agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et artisans seront, ainsi, dans le cadre d’une disposition qui devrait entrer en vi- gueur en 2016, tenus d’utiliser ce bon tenant lieu de facture. 2016 se présente, en conséquence, comme l’année de la mise en œuvre effective de tous ces dispositifs législatifs et réglementaires visant à réduire les nombreux dysfonctionne- ments qui freinent depuis toujours l’expansion du secteur commercial dans le pays.

gérien » sont au nombre des actions ayant marqué l’année sur le plan interne au moment où l’algé-

rie, confrontée à une baisse brutale et drastique de ses revenus extérieurs, a besoin plus que par le passé, de diversifier son économie. gelé depuis

2009 pour ralentir les importations et limiter le ni-

veau d’endettement des ménages, le crédit à la consommation a été ainsi réintroduit par la loi de finances 2015 en vue d’encourager la consomma- tion du produit national et créer de la croissance.

en l’absence d’une liste des produits éligibles, tel qu’exigé par les banques, cette formule de crédit, destinée exclusivement aux produits fabriqués ou assemblés localement, n’a cependant pas pu voir le jour en 2015. son lancement effectif est attendu pour 2016. Baptisée « consommons algérien », la campagne nationale d’encouragement à la consommation de la production locale a été l’au- tre initiative du ministère du commerce lancée en

2015 pour inciter le consommateur à orienter ses

choix vers les produits fabriqués localement. en plus des rencontres, manifestations et foires orga- nisées à cette occasion, des conventions inter-en- treprises pour la consommation des produits

Pension de RetRaite

Les travailleurs non-salariés peuvent racheter des années d’assurance

les non-salariés exerçant pour leur propre compte, n’ayant pas réuni la période minimum de travail requise pour bénéficier d’une pension de retraite, peuvent racheter des années d’assurance, en vertu d’un nouveau décret exécutif, a indiqué hier, un responsable au ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale. le décret exé- cutif n°15-289 du 14 novembre 2015 relatif à la sécurité sociale des personnes non salariées exer- çant une activité pour leur propre compte, ‘‘pré- voit des dispositions permettant, notamment, le rachat d’années d’assurance au titre de la retraite, à concurrence de 5 années’’ aux non-salariés ne réunissant pas le nombre minimum d’années de travail pour avoir une pension de retraite à l’âge de 65 ans, a précisé à l’aPs, le directeur général de la sécurité sociale au ministère, djaouad Bour- kaib. Publié récemment au Journal officiel, le nouveau texte prévoit, par ailleurs, des disposi- tions inhérentes aux prestations en nature, à l’as- surance invalidité, à l’assurance décès et enfin à la cotisation. ces dispositions préconisent, dans leur ensem- ble, l’amélioration de l’accessibilité aux presta- tions et l’adaptation du système de cotisations et de déclarations. concernant le chapitre finance- ment, le décret prévoit un nouveau plafond de l’assiette annuelle de cotisation par le non-salarié travaillant pour son propre compte, qui passera de 8 fois le snmg à 20 fois, de sorte que les coti-

sants « au plafond » pourront donner une retraite égale à 15 fois le snmg, a-t-il fait savoir.

Les professions agricoles ont jusqu’au 30 septembre pour payer la cotisation en outre, les professionnels du secteur agri- cole bénéficieront d’une prorogation de la période de paiement de la cotisation jusqu’au 30 septem- bre de l’année, pour tenir compte des périodes de récoltes et donc de la perception de leurs revenus pour le règlement de la cotisation sociale, selon le même responsable. ce décret stipule également la possibilité d’accorder un échéancier de paie- ment de la cotisation annuelle pour les non-sala- riés de certaines branches ou secteurs d’activités qui seront fixés par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale. il prévoit par ailleurs, une modification des conditions d’ouverture de droit aux prestations en nature des assurances maladie et maternité et à la pension d’invalidité, dont l’objectif est l’amélio- ration et la facilitation de l’accessibilité à ces prestations par les personnes exerçant une activité non salariée. ainsi, les travailleurs non-salariés pourront conserver leurs droits aux prestations en nature (droit à la prise en charge des soins de santé) en cas de cessation d’activité avant la fin de l’année durant laquelle la cotisation a été versée, a-t-il ras- suré. m. Bourkaib a également révélé que pour

les travailleurs non-salariés, débiteurs de cotisa-

tions antérieures, il leur suffira de souscrire à un échéancier de paiement de leurs cotisations pour ouvrir droit aux prestations en nature. les dispositions du décret abrogé (décret n°85- 35) ne permettaient pas l’obtention de ces droits qu’à la seule condition de paiement intégral des cotisations, y compris les majorations et pénalités de retard, a-t-il rappelé. concernant les conditions d’ouverture du droit à la pension d’invalidité, le nouveau décret prévoit pour la personne non sa- lariée la condition d’incapacité absolue à exercer

« sa profession » au lieu de l’incapacité absolue à

exercer « une activité quelconque », comme le prévoyait le décret 85-35 abrogé et qui s’est avé- rée être une condition « très restrictive pour l’ac- quisition du droit à la pension d’invalidité », a-t-il dit. en matière d’assurance décès, le décret de 2015 introduit de nouvelles dispositions en faveur des ayants droit d’un titulaire d’une pension de retraite ayant continué son activité après son ad- mission à la retraite, puisqu’ils pourront désor- mais bénéficier de l’avantage « le plus favorable » en termes d’assiette de calcul du capital décès en comptabilisant toutes les années de cotisation, selon m. Bourkaib. le nouveau décret exécutif relatif à la sécurité sociale des non-salariés ne pré- voit aucune modification de l’âge de la retraite de cette catégorie de travailleurs.

RetRaités malades chRoniques

Gratuité des analyses et de l’imagerie médicale dès 2016

les retraités souffrant de maladies chroniques bénéficieront de la gratuité des analyses et de l’imagerie médicale dans le cadre du système tiers payant, à partir de 2016, a indiqué hier un respon- sable au ministère du travail, de l’emploi, et de la sécurité sociale. « a partir de 2016, la conven- tion entre la caisse nationale des assurances so- ciales (cnas) et les praticiens médicaux sera actualisée pour améliorer l’accessibilité aux soins, pour les retraités malades chroniques, notamment ceux à faible revenu en leur permettant de béné- ficier gratuitement des consultations et des actes médicaux essentiels pour le suivi de leur mala-

die », a précisé à l’aPs, le directeur général de la sécurité sociale au ministère, djaouad Bourkaib. il s’agit notamment, d’élargir la convention aux laboratoires d’analyses médicales et aux centres d’imagerie médicale dans le cadre de la prise en charge du protocole annuel de soins établi par le médecin traitant au profit de cette catégorie de re- traités, a-t-il dit. ce protocole devra définir les modalités de suivi du patient au cours de l’année, avec la pré- cision de la périodicité des consultations et des examens complémentaires à effectuer (actes mé- dicaux, radiologiques et biologiques). Par ailleurs,

la révision de cette convention vise à garantir

« une plus grande proximité entre la sécurité so-

ciale et les praticiens médicaux conventionnés pour l’amélioration de la qualité des soins, une meilleure maîtrise des dépenses de santé et la lutte contre les abus multiformes en matière de soins de santé », selon le même responsable. m. Bour- kaib a fait savoir que l’actualisation de cette convention se fera en concertation avec les repré- sentants des organisations professionnelles et l’or- dre des médecins en tenant compte des équilibres financiers des organismes de la sécurité sociale.

La Fed relève ses taux directeurs de 0,25% La réserve fédérale américaine (Fed) a mis

La Fed relève ses taux directeurs de 0,25%

La réserve fédérale américaine (Fed) a mis fin à sa politique mo- nétaire accommandante en an- nonçant un relèvement de ses taux directeurs de 0,25 point de base pour la première fois de- puis près de dix ans. Le taux in- terbancaire au jour le jour, qui évoluait depuis fin 2008 entre 0 et 0,25%, passera ainsi à une fourchette de 0,25% à 0,50%. La Fed a justifié sa décision par l’amélioration des indicateurs de l’économie américaine.

clôtuRe du 1 er salon national de consulting

Un succès

la première édition du salon natio- nal algérien de consulting, qui a re- groupée une cinquantaine d’exposants, représentants d’entreprises nationales des secteurs public et privé a été clô- turée, hier à alger, dans une ambiance conviviale. lors d’une virée aux différents stands du salon les exposants ont ex- primé à l’unanimité leur pleine satis- faction quant à l’organisation de ce salon qui a permis, selon eux, de nouer des contacts et d’échanger les idées entre l’ensemble des acteurs et intervenants dans la sphère écono- mique nationale. selon les partici- pants, cette édition leur a permis également de connaître les solutions stratégiques et opérationnelles, inno- vantes et pertinentes au service de l’ac- compagnement des entreprises et par conséquent pour le développement de notre économie nationale. organisée par l’association de pro- motion du métier de consultance en entreprise (aPRomece), au palais de la culture ce salon est destinée princi- palement aux cabinets conseil et audit, bureaux d’études et instituts de ges- tion. cette manifestation de deux jours, qui se déroule sur le thème « l’intelli- gence, une source durable, » vise no- tamment de promouvoir le métier de consulting en algérie et d’accompa- gner les entreprises algériennes en leur offrant des solutions stratégiques et opérationnelles, l’objectif étant de mettre à niveau des entreprises au bé- néfice de l’économie nationale. sa- chons que le consulting, ou l’activité de conseil des entreprises, relève du secteur des services et consiste à assis- ter les chefs d’entreprises pour amélio- rer la performance de leurs sociétés et intégrer les normes de bonne gouver- nance. la situation actuelle, surtout après la chute des prix du pétrole et la baisse de la valeur de dinars devant le dollar, exige inéluctablement une mobilisa- tion toutes les compétences dans le cadre de la politique de diversification de la production et des ressources, pré- conisée par les pouvoirs publics. il y a lieu de noter qu’au cours des deux journées, des conférences et des ren- contres-débats sont organisés. ces der- nières sont animées par des experts sur une variété de thématiques relative à la création, la gestion et le développe- ment de l’entreprise. Makhlouf Ait Ziane

lundi 21 décembre 2015

Ré g io ns

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EL MOUDJAHID

BEJAIA / PROGRAMME DE LOGEMENT

Des mesures fermes pour résorber les retards

Le secteur de l’habitat et du logement au niveau de la wilaya de Bejaia a fait l’objet de quatre réunions marathoniennes présidées par le wali, Ouled Salah Zitouni, et regroupant tous les intervenants, à savoir les directions de l’Office de promotion et de gestion immobilières (OPGI), ENPI, l’agence foncière, le logement, l’habitat, les équipements publics, les bureaux d’études et les entreprises de réalisation.

J amais ce secteur stratégique, qui accuse un grand retard, n’a connu auparavant une aussi grande attention des responsables de

la wilaya. Des rencontres qui interviennent au lendemain de la réunion du conseil exécutif de wilaya qui a regroupé les directeurs concernés et les chefs de daïras. Les deux premiers jours ont été consacrés exclusivement au secteur du logement, vu le nombre important de projets que compte ce secteur, l’entreprise OPGI à elle seule compte 160 chantiers en cours de réalisa- tion. Le wali a tenu à rappeler à l’assistance que l’Etat n’a ménagé aucun effort pour doter la wi- laya de Bejaia de plusieurs projets de logements avec les différents types, mais malheureusement la réalité sur le terrain est tout autre que celle espérée, un programme qui n’ a même pas dé- marré . Ensuite les responsables des entreprises et bureaux d’études ont présenté un état de la situation actuelle de leurs projets qui sont à un taux d’avancement très faible. La majorité des responsables d’entreprises ont soulevé lors de cette rencontre le problème du paiement de leurs factures et les lenteurs administratives qui ont engendré du retard dans l’achèvement de leurs projets. Devant cette situation le wali a ordonné aux directeurs de l’OPGI, l’Agence foncière, ainsi que celui de l’équipement d’as- sainir toutes ces situations en instance dans un délai d’une semaine. Il les a instruit afin d’éta- blir un recensement de tous les projets qui at- tendent une réévaluation, afin de transmettre un dossier ficelé au ministère de l’habitat pour son règlement, comme il a exhorté les directeurs de

l’OPGI et celui du logement de poursuivre le travail pour qu’aucun dossier ne demeure en instance. Usant d’un langage ferme le wali a exprimé sa détermination à mettre fin à toute forme de bureaucratie .

Réunions périodiques Il a demandé aux directeurs de ce secteur ainsi qu’aux responsables des bureaux d’étude de synchroniser leurs actions avec les entre- prises, et d’organiser des réunions périodiques au niveau des sites des chantiers mêmes, afin de régler les problèmes sur les lieux en temps op- portun. Concernant la situation des chantiers bloqués pour des raisons liées à la nature des terrains, le wali a instruit les responsables du secteur du logement de ne pas négliger doréna- vant dans toute action, la commission chargée de l’’aménagement présidée par le directeur de l’urbanisme, et installée récemment, seule res- ponsable des choix de terrains pour l’implanta-

seule res- ponsable des choix de terrains pour l’implanta- tion des projets et ce dans le

tion des projets et ce dans le but d’une meil- leure organisation de l’urbanisme dans la wilaya qui est actuellement dans une situation anar- chique. Le wali a ordonné au directeur du lo- gement d’annuler tous les projets qui ne sont pas dotés d’une étude de sol, étant donné que la

wilaya est connue pour être une zone sismique. Suite aux inspections inopinées du wali effec- tuées au niveau de tous ces projets et qui ont déjà été précédées par d’autres visites organi- sées dans le cadre de ses sorties de travail au ni- veau des 52 communes le premier magistrat de la wilaya a demandé aux responsables des en- treprises de renforcer leurs chantiers, de les mécaniser par des engins lourds et modernes et accélérer les travaux engagés. Comme il s’est engagé à prendre des sanctions fermes à l’en- contre de tous les bureaux d’études coupables de négligences et les entreprises défaillantes

« Fini le bri-

concernant le respect des

colage, place aux meilleurs bureaux d’études et entreprises qui seront désormais sélectionnés pour réaliser les projets de la wilaya » dira le wali. Abordant le cas des programmes qui ne sont pas encore lancés, le wali a chargé le di- recteur du logement de prendre au sérieux ce secteur et d’engager les sanctions à l’encontre des entreprises défaillantes et surtout diagnos-

tiquer ce mal qui ronge la wilaya, pour cerner le problème de retard qu’enregistre le segment de l’’habitat pour agir en conséquence et appor- ter le remède qu’il faut afin d’avancer dans la réalisation des projets retenus.

Aménagement d’une zone d’affaires En matière d’aménagement urbain particu- lièrement pour le chef lieu de la wilaya, le wali a annoncé lors de cette dernière rencontre que la zone industrielle de Bejaia sera érigée en zone d’affaires identique à celle de Bab Ez- zouar, avec l’implantation d’un hôtel, des cen- tres d’affaires avec plusieurs prestations de services, des boulevards qui seront réalisés dans ce sens et qui donneront sur le boulevard des Aurès et krim Belkacem. De nouveaux carre- fours seront aménagés, un projet de réalisation d’une trémie est également prévu ce qui va don- ner une nouvelle dynamique urbanistique pour la ville de Bejaia. Pour ce qui est des aides pour les propriétaires des habitations touchées par le séisme de novembre 2012, un dossier a été transmis au ministère de l’habitat sur instruction du wali les bénéficiaires des aides de l’Etat se- ront régularisés incessamment. Mustapha Laouer

LAGHOUAT

Neuf stations 4G en 2016

Neuf (9) nouvelles stations modernes de la téléphonie 4G en mode fixe seront réalisées, en 2016 au niveau de la wilaya de Laghouat, a-t-on appris dimanche des responsables de la direction opérationnelle locale des télécoms (DOT). Ces sta- tions prévues viennent s’ajouter aux sept (7) autres structures similaires en cours d’exploitation actuellement, ce qui permet- tra d’assurer un "équilibre" entre les communes , a indiqué le responsable du secteur Djamel Ouyahia. Ces nouvelles sta- tions vont augmenter le nombre des abonnés de la 4G en mode fixe , qui est de 3.363 abonnés en 2015 , sur un total avoisinant les 3.750 abonnés que compte la wilaya, a-t-il pré- cisé. Quelque 4.850 nouveaux abonnés ont été raccordés au ré- seau de téléphone fixe, au moment où plus de 8.800 abonnés ont été également raccordés au réseau d’internet, a déclaré ce responsable. Sur un autre volet, et dans le cadre de l’extension des pres- tations d’Algérie télécom (AT) , à travers les communes de la wilaya de Laghouat, il a été procédé à l’ouverture de quatre nouvelles agences commerciales, au niveau des communes du chef lieu de wilaya , Geltet Sidi Saâd , et Belil (Hassi R’mel). La wilaya de Laghouat abrite le siège de la délégation ré- gionale de la DOT , et couvre trois directions de wilaya, à sa- voir Laghouat, Djelfa et El Bayadh.

TLEMCEN

692 foyers raccordés au gaz à Magoura et Tajmout

Lors de sa visite de travail et d'ins- pection à travers les communes, le wali de la wilaya Saci Ahmed Abdelhafid en présence des autorités locales, a pro- cédé cette fin de semaine dans une am- biance festive et de joie de la population, au raccordement au gaz de ville de 692 foyers dont 296 à Magoura commune de Bouihi frontière franco- marocaine et de 396 foyers au village de Tajmout situé dans la commune de Aîn Téllout. Le wali a également visité les tra- vaux du projet de la réalisation d'un lycée de type 800/200 à El Abed pour un montant de 205189510.50 DA. Le délai de réalisation confié à l'entreprise est de 24 mois. Il sera achevé en octo- bre 2017. Cette commune a bénéficié aussi d'un projet de polyclinique. Au village de Magoura, le wali a inspecté les travaux du centre équestre, en cours de réalisation, pour un mon- tant de 300 millions de da (carrière de

compétition et de dressage, paddock d'échauffement, écurie de 30 boxes, salle de cours etc). Le taux des travaux est de 70 %. Il sera achevé au mois d'avril prochain. Le chef de l'exécutif de wilaya en inspectant ces projets de développe- ment local de la région a insisté surtout sur le respect des délais d'exécution. Des instructions ont été donnés aux en- treprises en ce sens. Cette visite a été achevée par l'inau- guration du nouveau siège de la com- mune de El Aricha et la mise en service de la délivrance des documents biomé- triques de la carte nationale d'identité et la carte d'immatriculation de véhi- cules. Ce siège a été réalisé pour un montant du marché de 15334417.80 da. Dans un autre cadre, il y a lieu de souligner que la route menant de la commune de El Gor vers Tajmout est en dégradation avancé a t' on constaté. Gadiri Mohamed.

WILAYAS À LA UNE
WILAYAS
À LA UNE

TLEMCEN La conservation des forêts de la wilaya de Tlemcen a organisé samedi une opération de mise en terre de 5.000 arbustes forestiers de différentes espèces au niveau de la daïra de frontalière de Maghnia. Cette campagne de re- boisement, à laquelle ont pris part des éléments de l'Armée popu- laire nationale ANP, de la Sûreté et de la Gendarmerie nationales, des Douanes algériennes, de la Protection civile et d'associations versées dans la protection de l'en- vironnement et de volontaires, vise à planter des arbustes dans la zone montagneuse de Hammam Boughrara et le long de la route menant à Hammam Chiguer, selon le responsable de protection végétale à la conservation des fo- rêts. Les campagnes de reboise- ment se déroulent chaque samedi jusqu'au 21 mars prochain, date de la célébration de la Journée de l'arbre. Tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés en plus des quantités suffisantes d'ar- bustes provenant des pépinières devant être mis en terre.

AIN TEMOUCHENT Huit personnes dont trois femmes ont été blessées dans une collision entre deux voitures sur- venue vendredi soir sur la RN 108 entre les communes d’Ain Larbâa et Oued Sebbah, a-t-on appris au- près des services de la protection civile. Cette collision s'est produite précisément près de la ferme agri- cole Belmeddah Saïd, causant des blessures et fractures aux passa- gers des deux véhicules qui ont été entièrement détruits par le fait de la violence du choc, a-t-on in- diqué. Les huit blessés ont été évacués en urgence à l’établisse- ment hospitalier de Sidi Ayed dans la commune de Hammam Bouhadjar où ils ont été pris en charge, a-t-on ajouté. La brigade de Gendarmerie nationale territo- rialement compétente a ouvert une enquête pour déterminer les causes derrière l'accident.

ORAN Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Aïn-Beïda relevant des services de la Sûreté de la wi- laya d’Oran, ont procédé à l’arres- tation de trois individus pour détention et commercialisation de psychotropes, a-t-on appris de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. Selon la même source, les trois individus, âgés entre 21 et 27 ans, ont été arrêtés pour détention et trafic de psychotropes (Ecstasy), a-t-on précisé de même source. L’opération a permis l’arrestation de ces suspects à bord d'une véhi- cule dont la fouille minutieuse a permis la découverte de 99 com- primés de psychotropes (Ecstasy).

OUM EL BOUAGHI Pas moins de 18.188 postes de travail ont été créés dans la wilaya d’Oum El Bouaghi depuis le début de l’année en cours, a-t-on appris auprès de la direction de l’emploi. Le taux de chômage qui était proche de 10 % à la fin de l’année 2014 a été réduit à 9,10 % à la fa- veur de la création de ces emplois, a précisé le chef du service de la promotion de l’emploi de cette di- rection, Mustapha Kebabi.

Lundi 21 Décembre 2015

Mo nd e

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EL MOUDJAHID

YÉMEN

Fin des pourparlers en Suisse, les combats s’intensifient

Les pourparlers de paix au Yémen devaient s'achever hier en Suisse, sous l'égide de l'ONU sur fond de violations persistantes du cessez-le-feu avec des combats meurtriers et des tirs de missiles vers l'Arabie saoudite.

L es combats se sont intensifiés hier dans la province de Jawf (Nord-Est) et près de la fron-

tière avec l'Arabie saoudite, où trois civils ont été tués samedi par la chute d'un missile tiré par les rebelles pro- iraniens depuis le Yémen, le troi- sième en 24 heures. Une conférence de presse du médiateur de l'ONU, Is- maïl Ould Cheikh Ahmed, était pré- vue hier à Berne, à 16h GMT, en clôture des négociations inter-yémé- nites entre gouvernement et rebelles qui tentent de trouver une issue à neuf mois d'un conflit sanglant. Les pour- parlers ont permis des progrès sur la création d'un «comité militaire neu- tre» chargé de surveiller le cessez-le- feu et d'un autre pour contrôler l'acheminement de l'aide humani- taire, selon des sources des deux par- ties rivales. Un nouveau round de pourpar- lers, les premiers à réunir les prota- gonistes autour d'une même table, pourrait avoir lieu à la mi-janvier, a indiqué une source proche de la délé- gation des rebelles. Cependant, des désaccords demeurent sur des ques- tions de fond, inhérentes à l'applica- tion de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU, sommant les rebelles de se retirer des territoires conquis depuis l'an dernier et de res-

des territoires conquis depuis l'an dernier et de res- tituer les armes lourdes. Au dernier jour

tituer les armes lourdes. Au dernier jour des pourparlers tenus à huis-clos, depuis mardi, à Bienne (nord-ouest de la Suisse), les forces progouverne- mentales, qui ont gagné du terrain en se rapprochant samedi de la capitale yéménite, Sanaâ, ont poursuivi leur offensive dans le nord du pays. Bénéficiant d'une couverture aé- rienne de la coalition arabe, elles ont tenté, hier, de progresser vers des po- sitions tenues par les rebelles au nord-est de Hazm, chef-lieu de la

province de Jawf, repris vendredi, selon des sources militaires loya- listes. Dans cette province, les loya- listes ont reconquis deux districts, Al Ghayl et Al Maton, d'après un chef local de la «Résistance populaire» qui compte des combattants progouver- nementaux. Plus à l'Ouest, de nou- veaux combats ont éclaté autour de la ville de Haradh, non loin de la fron- tière avec l'Arabie saoudite, alors que l'aviation de la coalition bombardait des positions rebelles à Midi, ville

portuaire sur la mer Rouge, selon les mêmes sources. Samedi, au moins 68 combattants ont été tués lors de vio- lents combats près de Haradh et de la frontière saoudienne, selon des sources militaires et tribales. Haradh a été reconquise jeudi par des forces progouvernementales entraînées en Arabie saoudite, qui avaient franchi la frontière pour lancer un assaut et s'en emparer. Les combats se poursuivaient au mépris du cessez-le-feu, théorique- ment en vigueur depuis mardi der- nier. D'ailleurs, il ne s'est pas passé un jour sans que les parties ne s'accu- sent mutuellement de l'avoir violé dans plusieurs régions du Yémen. Sur un autre front, les troupes fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi se trouvaient samedi à 40 km de la capitale Sanaâ, contrôlée par les re- belles depuis plus d'un an, après des gains territoriaux significatifs dans la province de Marib, à l'est de la capi- tale. Le président Barack Obama a jugé «urgent» que la trêve soit res- pectée pour permettre une «désesca- lade significative» du conflit qui a fait quelque 6.000 morts et 28.000 blessés, selon des estimations de l'ONU.

SYRIE

L’armée prend le contrôle d’une localité stratégique

Les forces pro-régime ont pris le contrôle, hier,

d'une localité stratégique de la province d'Alep, dans

le nord de la Syrie, ont indiqué les médias syriens et

l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). «Des unités de l'armée et des forces ar- mées loyales au régime contrôlent Khan Touman et

les fermes environnantes dans la province d'Alep»,

a annoncé l'agence de presse officielle syrienne

Sana. La télévision syrienne a, elle aussi, relayé l'in- formation dans un urgent, précisant que «Khan Tou- man et les fermes avoisinantes sont le plus important bastion des organisations terroristes dans le sud- ouest de la province d'Alep». Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a confirmé «la prise de contrôle des forces du régime, du Hezbollah li- banais et des combattants loyalistes de l'ensemble de la localité au terme de violents affrontements avec des rebelles islamistes». Les affrontements entre les deux camps ont été accompagnés «de vio- lents bombardements et d'au moins 40 raids de l'aviation syrienne et russe sur la région», a-t-il ajouté, précisant que des victimes étaient à déplorer du côté des rebelles, sans en donner le nombre. Les rebelles s'étaient emparés, en mars, de dépôts d'armes dans la localité après des affrontements de plusieurs jours. Depuis la mi-octobre, l'armée a étendu ses opérations militaires terrestres contre les rebelles dans le nord du pays avec le soutien de l'aviation russe et a réussi à reprendre le contrôle de plusieurs régions. À Jaramana, ville de la banlieue de Damas, des personnes ont été tuées et d'autres

de Damas, des personnes ont été tuées et d'autres blessées dans un raid, a rapporté la

blessées dans un raid, a rapporté la télévision sy- rienne. Sans donner plus de détails, la même source a imputé cette attaque à des «groupes terroristes». D’autres médias ont fait état d'un raid aérien israé- lien près de Damas, qui a fait 9 morts dont une fi- gure du mouvement de résistance libanais Hezbollah, Samir Kantar. «Le doyen des prisonniers libanais a été tué samedi soir, lorsque des avions de l'ennemi sioniste ont bombardé un bâtiment résiden- tiel à Jaramana», une ville de la banlieue de Damas,

a dit le Hezbollah dans un communiqué, en réfé-

rence à Samir Kantar. Ce dernier avait purgé une

peine de prison à perpétuité en Israël, avant d'être li- béré, en 2008, dans un échange de prisonniers entre

le Hezbollah et Israël, ajoute la même source. L'Ob-

servatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé la mort de Samir Kantar qu'il a présenté comme le «chef de la résistance syrienne pour la li- bération du Golan». M. T. et agences

VASTE OPÉRATION MILITAIRE CONTRE LES REBELLES KURDES EN TURQUIE

Plus de 100 morts

Cent deux rebelles présumés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit en Turquie) ont été tués, lors d’une opération militaire, en cours depuis cinq jours, dans le sud- est à majorité kurde du pays, a an- noncé, hier, une source de sécurité locale. Au moins, deux soldats et cinq civils ont perdu la vie dans les heurts, a-t-on précisé de même source. L'armée turque a lancé mercredi dernier, conjointement avec les forces spéciales de la police, une opération d'envergure avec pour objectif de dé- loger les militants du mouvement re- belle des centres urbains. Au total, 10.000 hommes appuyés par des chars ont été mobilisés pour cette offensive d'une ampleur inédite qui se concentre sur deux villes près de la frontière sy- rienne et irakienne, Cizre et Silopi (province de Sirnak). Les deux locali- tés sont toutes deux sous couvre-feu. Un précédent bilan fourni par l'armée,

couvre-feu. Un précédent bilan fourni par l'armée, samedi, était de 70 rebelles kurdes tués. Le chef

samedi, était de 70 rebelles kurdes tués. Le chef des forces armées, le gé- néral Hulusi Akar, a rendu une visite

à ses troupes, samedi, dans la région et a été informé de l'avancée de l'opé- ration.

Après plus de deux ans de cessez- le-feu, des combats meurtriers ont re- pris, l'été dernier, entre les forces de l'ordre turques et le PKK, faisant voler en éclat les pourparlers de paix, enga- gés en 2012, pour mettre un terme à un conflit qui perdure depuis 1984. Les rebelles du PKK, surtout les jeunes, ont profité de deux ans d'accal- mie pour s'implanter dans les villes, creusant des tranchées et érigeant des barricades pour empêcher l'entrée des forces de sécurité. Une stratégie qui a paralysé ces villes, forçant des di- zaines de milliers d'habitants à fuir les combats, selon les médias. Après la victoire de son parti aux élections lé- gislatives du 1 er novembre, le prési- dent turc, Recep Tayyip Erdogan, a réaffirmé sa volonté «d'éradiquer» le PKK. Ces opérations ont suscité l'in- dignation de nombreux opposants po- litiques et d'une partie de la société civile.

BRÈVES

Primaires aux États-Unis

Hillary Clinton et Bernie Sanders jouent le sérieux contre l’épouvantail Trump. Les candidats aux primaires démocrates, Hillary Clinton et Bernie Sanders, ont joué, samedi dernier, les leaders responsables face à la perspective d'un président Donald Trump, dont ils ont dénoncé les déclarations incendiaires et superficielles sur les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Hillary Clinton, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, et l'ex-gouverneur du Maryland, Martin O'Malley, se sont retrouvés à Manchester, dans le New Hampshire, pour le troisième débat de l'année, à 43 jours du début des primaires. Comme lors des deux joutes précédentes, l'ex-secrétaire d'État n'a jamais paru en danger, jamais vraiment décontenancée par des attaques auxquelles des années de politique l'ont préparée.Avec 56% des intentions de vote en moyenne, la candidate a consolidé son avance depuis le mois charnière d'octobre, dont elle est ressortie renforcée après d'excellentes prestations aux débats, une audition antagoniste mais réussie au Congrès et le renoncement du vice-président Joe Biden à se présenter aux primaires.

Philippines

L’armée prend le contrôle d’un campement d’Abu Sayyaf. L'armée philippine a annoncé, hier, avoir pris le contrôle d'un repaire de l'organisationAbu Sayyaf, sur une île du sud de l'archipel, au terme d'une offensive d'une semaine dans laquelle 26 extrémistes et trois soldats ont été tués. Les soldats ont réussi à s'emparer du campement installé parAbu Sayyaf dans une zone recouverte de forêt de l'île de Basilan, à près de 900 kilomètres au sud de Manille, selon le commandant Filemon Tan, un porte-parole de l'armée. Mais les combattants d'Abu Sayyaf ont pris la fuite en abandonnant un engin explosif improvisé (IED) qui a blessé 12 soldats, a-t-il ajouté.

Royaume-Uni

Cameron ordonne une révision sur l’utilisation des armes à feu par la police. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a ordonné une révision de la loi relative à l’utilisation des armes à feu par la police afin de lui permettre de faire face à la menace terroriste, a rapporté la BBC. David Cameron a ordonné la révision de la loi afin de permettre à la police de porter des armes à feu et de tirer dans le cas ou le Royaume-Uni connaissait une attaque terroriste semblable à celles de Paris et Saint-Denis du 13 novembre dernier, selon la même source. L’information n’a pas encore été confirmée par Downing street (le premier ministère) ni par le ministère de l’Intérieur.

Lundi 21 Décembre 2015

Mo nd e

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EL MOUDJAHID

DÉPLOIEMENT D’UNE MISSION DE L’UAAU BURUNDI

Bujumbura s’y oppose

Le Burundi n'autorisera pas le déploiement sur son sol d'une mission de l'Union africaine qui serait considérée comme une force d'invasion et d'occupation si l'UA passe outre le refus de Bujumbura, a déclaré, hier, un porte-parole de la présidence.

L e bloc panafricain a auto- risé vendredi le déploie- ment d'une mission

militaire forte de 5.000 hommes

au Burundi pour tenter de stopper le cycle de violences dans ce pays. Le Burundi "n'est pas prêt

à accueillir une telle force de

l'UA sur son territoire", a déclaré

à l'AFP Jean-Claude Karerwa,

porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza. "Si les troupes de l'UA venaient sans l'aval du gouvernement, il s'agi- rait alors d'une force d'invasion et d'occupation, et le gouvernement burundais se réserverait dans ce cas le droit d'agir en consé- quences", a-t-il ajouté. Il a souli- gné que pour les autorités burundaises, "la résolution de l'UA ne peut pas s'appliquer au- tomatiquement (car) il faut d'abord l'aval du Conseil de sécu- rité de l'Onu". Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a au- torisé vendredi le déploiement d'une Mission africaine de pré- vention et de protection au Bu- rundi (Maprobu), forte de 5.000 hommes, pour une durée de six mois renouvelables. Il a donné quatre jours à Bujumbura pour accepter ce déploiement, faute de

quoi l'UA prendra des "mesures supplémentaires" pour s'assurer qu'il ait lieu. La Maprobu aura pour objectif d'éviter "la détério- ration de la situation sécuritaire", de contribuer "à la protection des

sécuritaire", de contribuer "à la protection des populations civiles en danger im- médiat", d'aider

populations civiles en danger im- médiat", d'aider à créer les "conditions nécessaires" à la réussite d'un dialogue inter-bu- rundais, et de faciliter "la mise en œuvre de tout accord" auquel parviendraient les différentes par- ties. Cette annonce de l'UA inter- vient une semaine après l'attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en pro- vince, les affrontements les plus intenses au Burundi depuis une tentative de coup d'Etat militaire en mai. Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique

depuis la candidature fin avril du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, jugé par ses adversaires contraire à la Consti- tution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'Onu a réitéré sa profonde in- quiétude face à l'escalade de vio- lence au Burundi, se disant préoccupé par l'actuelle impasse politique dans le pays et les graves conséquences humani- taires qui en découlent.

Le Conseil de sécurité a condamné dans un communiqué publié samedi toute "forme de violence et la persistance de l'im- punité" au Burundi, fustigeant les "déclarations incendiaires de di- rigeants politiques" du pays. "Le Conseil condamne égale- ment fermement les attaques me- nées contre des casernes à Bujumbura, la capitale burun- daise, et dans la province de Bu- jumbura Rural, tout comme les exécutions sommaires pratiquées après ces attaques", ajoute le texte.

LÉGISLATIVES EN ESPAGNE

Le temps des ruptures ?

Les législatives en Espagne ris- quent de chambouler totalement le paysage politique, trop longtemps l'objet de clivage gauche-droite. Cette fois, le parti populaire (droite) du chef de gouvernement sortant, Mariano Rajoy, et le parti socialiste (PSOE), auront du mal à convaincre un électo- rat déjà mis à rude épreuve par un quotidien de plus en plus pesant. L'ar- rivée des nouveaux partis Ciudadanos (libéral) et Podemos (gauche), est qualifiée de trouble fête qui pour- raient basculer tous les pronostics et reconfigurer l'échiquier politique existant d'autant que ses dernières an- nées une série de scandales financiers liés à des faits de corruption et de crises en tout genre ont ébranlé les états majors poli- tique traditionnels. Si la presse ibérique reste unanime sur le fait que les Espagnols vont dé- finir à quoi ressemblera la nouvelle ère poli- tique, les sondages, le Parti populaire, largement majoritaire en 2011 avec 45% des voix, n'aurait que quelques points d'avance sur les trois autres mais sans dépasser les

d'avance sur les trois autres mais sans dépasser les dadanos, qui ont déjà émergé lors des

dadanos, qui ont déjà émergé lors des régionales et municipales de mai. Mais malgré une reprise ti- mide de la croissance, la colère de- meure. Le nouveau parti anti-austérité Podemos, dirigé par Pablo Iglesias, 37 ans. Fondé début 2014, son ascension rapide a prouvé qu'il y avait de la place pour d'autres couleurs politiques :

le violet de Podemos. Puis, un peu plus tard, l'orange de Ciudadanos, dirigé depuis 2006 par un autre trentenaire, l'avocat Albert Rivera, est axé sur la lutte contre la corrup- tion et la défense de l'unité de l'Es- pagne face aux tentations indépendantistes de la Catalogne. Que ce soit les dégâts de la crise économique qui a dé- cimé des régions entière ou les affaires de corruption qui ont éclaboussé les partis tradi- tionnels, tous les ingrédients sont désormais réunis pour voir la toile politique espagnole se parer d'autres couleurs pas forcément en harmonie avec les teintes habituelles. M. T.

30%. Avec un Parlement morcelé, le vain- queur aura du mal à former un gouvernement. Une opération de charme reste inévitable ce qui placerait les nouveaux venus dans une si- tuation plus que confortable politiquement. Loin derrière le PP, le Parti socialiste (PSOE) n'est pas sûr de garder sa deuxième place, pei- nant à dépasser les 20%. Un scénario qui conforterait la position de Podemos et de Ciu-

COLOMBIE

Président Santos : « La juridiction spéciale ne mettra pas sur le même plan, armée et guérilleros »

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a annoncé que la juridiction spéciale définie dans l'accord entre la guérilla des Farc et le gouvernement colombien pour juger ceux qui ont commis

des crimes pendant le conflit armé ne mettra pas sur le même plan l'armée et les guérilleros. "Nous partons du principe que tout ce que fait notre force pu- blique est légitime", a affirmé M.

Santos au cours d'une cérémonie à Bogota. "Les autres, tout ce qu'ils font est en dehors de la loi et de la Constitution. Cela fait toute la différence", a ajouté le président, faisant référence aux

Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), avec les- quelles le gouvernement négocie à La Havane depuis novembre

2012.

MORT DE SOLDATS IRAKIENS

Le Pentagone reconnaît une possible responsabilité

Le secrétaire américain à la Défense, Ash- ton Carter, a admis samedi une possible res- ponsabilité de la coalition conduite par les Etats-Unis dans le raid aérien qui a causé, par

erreur, la mort de plusieurs soldats irakiens vendredi. La frappe aérienne semble avoir été "une erreur impliquant les deux parties", a dé- claré M. Carter aux journalistes samedi, ajou-

tant qu'il avait appelé le Premier ministre ira- kien, Haider al-Abadi, pour lui présenter ses condoléances.

GRAND ANGLE
GRAND ANGLE

Une belle leçon d’espoir

l Cela peut sembler irréel, pourtant l'information n'a rien d’erronée.

L'Irak a élu samedi dernier sa Miss. La lauréate de ce concours de beauté est une jeune irakienne de 20 ans. D'aucuns pourraient être surpris par la nouvelle. Et pour cause. Cela fait des an- nées que les médias du monde entier ne diffusent de l'Irak que des images d'hor- reur et de sang. Un pays en lutte contre Daesh qui contrôle une grande partie du territoire et soumet la population à son diktat. Les attentats et autres scènes dignes des grands films de guerre sont lé- gion. Le pire est que cela dure depuis plu- sieurs années.Aujourd'hui l'Irak offre au monde entier l'image d'un pays déchiré, en proie à des violences extrêmes. Et plus dramatique encore, c'est que personne n'est en mesure de dire quand ces souf- frances se termineront. Alors, lorsque dans ce décor guerrier vient se planter une cérémonie portant élection de Miss Irak, une première depuis 1972, forcé- ment cela a de quoi mettre du baume sur les cœurs des Irakiens et de tous ceux qui souhaitent que ce peuple retrouve la paix et la stabilité. Cette cérémonie est la preuve qu'au-delà de leur difficile quoti- dien fait d'insécurité et d'incertitudes les Irakiens portent en eux l'espoir d'un re- tour à une vie normale. Pour l'un des or- ganisateurs, le concours organisé dans un grand hôtel de Baghdad a une portée symbolique. "Il y a des hommes qui se battent sur la ligne de front pour défen- dre les Irakiens et vaincre le terrorisme et nous voulons leur prouver que la vie continue, prouver au monde que Bagdad ne mourra pas et l'Irak est en vie". Et c'est le moins que l'on puisse souhaiter. Dès lors la question qui s'impose est com- ment mettre un terme à la désintégration actuelle de l'Irak et mettre le pays sur la voie de la stabilisation pour éviter ainsi une décomposition qui ne sera pas sans conséquence sur l'équilibre général du Moyen-Orient ? Il est certain que la ré- ponse à cette question n'est pas simple. Elle dépend en fait de l'ambition que les puissances internationales et régionales nourrissent pour l'Irak. Pourtant elles gagneraient à inscrire la solution envisa- gée dans la durée à demander l'avis des Irakiens.

Nadia K.

TUNISIE

L’ambassade américaine avertit ses ressortissants contre une possible attaque terroriste

L'ambassade américaine à Tunis a conseillé à ses ressortissants d'éviter un centre commercial récemment ouvert près de Tunis, en raison d'une "possible attaque terroriste" qui pourrait viser cet espace, hier. "Nous tenons à vous conseiller qu'un rapport dont nous igno- rons la crédibilité indique la possibilité d'une attaque terroriste contre Tunisia Mall aux Berges du Lac le 20 décembre 2015. Nous vous conseillons d'éviter cet espace", a précisé l'ambassade dans un communiqué publié samedi soir. Les au- torités tunisiennes n'ont pas réagi dans l'immédiat à l'avertissement américain. Le pays, décrit comme un modèle pour sa transition démocratique, fait face de- puis sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste qui a tué plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que des civils dont des touristes. Au volet politique, et un an après sa défaite élec- torale, l'ex-président Moncef Marzouki a lancé, hier, un nouveau parti politique car le gouvernement est "totalement impuis- sant" face à la situation "catastrophique" du pays, déplore-t-il dans un entretien à l'AFP. Chef de l'Etat de fin 2011 à 2014, M. Marzouki doit annoncer lors d'une réunion publique à Tunis le nouveau nom de ce parti dont il a officiellement déposé la demande jeudi, jour du cinquième an- niversaire de la révolution des Jasmins. "On va effectivement lancer un parti. Je vais le gérer pendant un ou deux ans, puis le lâcher aux jeunes le plus vite pos- sible", affirme M. Marzouki lors de cet entretien.

R. I.

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EL MOUDJAHID

ENTRETIEN AVEC L’ÉCRIVAIN ET RÉALISATEUR MEHDI LALLAOUI :

« Au-delà du fardeau, l’espoir »

Rencontré lors d’une vente-dédicace à la librairie du Tiers-Monde, à l’occasion de la publication de son ouvrage intitulé Temps d’exil, édité par Casbah Éditions, le réalisateur et écrivain Mehdi Lallaoui a bien voulu répondre à nos questions.

El Moujahid : Votre ouvrage traite de quoi exactement ? Mehdi Lallaoui : Ce livre est mon qua- trième recueil de poèmes et de nouvelles. Il traite de l’exil. Une thématique qui est mal- heureusement toujours d’actualité, vu les drames que vit l’humanité et qui forcent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à se déplacer et à émigrer.

Pourquoi ce thème, précisément ? Je suis un Franco-Algérien, mes parents viennent d’Algérie, mais je suis né en France, je suis un enfant d’exilés. J’ai vécu de l’intérieur cette situation et toutes les souffrances qui m’ont été infligées. C’est pour cela que j’ai ressenti en tant qu’artiste le devoir de parler de ce genre de probléma- tique en produisant des films, en écrivant dans les journaux mais aussi sous forme de poésie ou de nouvelles. Chose qui peut inté- resser les jeunes et ainsi me permettre de les attirer sur ce genre de thèmes qui sont bien sûr douloureux, mais très importants.

Derrière cet exil, y a-t-il une symbo- lique ? Je suis heureux de parler de cet exil, dans la mesure où cela me permet de le partager avec les autres. Non pas uniquement comme

Ph . T. R o u a b a h
Ph . T. R o u a b a h

un fardeau mais également comme un espoir. Derrière cet exil, on trouve des gens debout et qui se battent pour vivre dans la dignité.

Dans ce recueil, vous racontez la vie d’autres exilés, d’où sortent tous ces per- sonnages ?

Ce que j’ai écrit n’est pas seulement le fruit de mon imagination, il y a une grande part de vérité, dans le sens où j’ai relaté la vie de gens que j’ai rencontrés personnelle- ment, qui sont venus d’Algérie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’ailleurs. Des gens qui m’ont raconté leurs expériences, leurs itiné-

raires et leurs malheurs mais aussi leur bon- heur et leurs espoirs.

Vous avez parlé du combat que ces exi- lés ont dû mener, qu’en est-il ? L’un des premiers combats que les exilés ont mené c’est celui de la dignité. J’ai ren- contré beaucoup d’exilés qui ont vécu des choses terribles, mais qui sont d’une dignité remarquable. Certains pays ne respectent au- cunement les exilés. Je suis un enfant d’im- migrés et je pense à tous ceux qui ont dû traverser la Méditerranée pour survivre à la guerre, au racisme et qui ont tout fait pour garder leur dignité afin que nous, leurs en- fants, nous puissions devenir des étoiles qui brillent et non pas des astres morts.

Vous êtes président du jury du 6 e Fes- tival international du cinéma d’Alger, ra- contez-nous votre expérience J’ai trouvé dans tous les films que j’ai vi- sionnés un véritable engagement pour les droits humains. J’ai pu revisiter des choses dont on n’a jamais parlé, en tous cas très peu ou encore d’une manière déformée. Ce fes- tival du cinéma nous permet d’aller dans d’autres continents pour découvrir d’autres combats pour la justice et la liberté. Propos recueillis par Mourad Mancer

8 e FESTIVAL NATIONAL DE LA MUSIQUE ET CHANSON AMAZIGHES

Des artistes honorés

Le coup d’envoi de la 8e édition du festival na- tional de la musique et de la chanson amazighes a été donné samedi en fin d’après-midi à Tamanras- set, dans une ambiance riche en couleurs et sono- rités. La cérémonie d’ou- verture de ce rendez-vous culturel, qui s’est déroulée au théâtre municipal de la capitale de l’Ahaggar, a donné lieu à l’exécution de morceaux musicaux du patrimoine ancestral targui de l’Imzad, Yindi et Tez- mart (flûte), en plus de la lecture de récitals poé- tiques, à la satisfaction des habitants et visiteurs de Ta- manrasset. Intervenant en ouverture de cette manifes- tation, le wali de Taman- rasset, Belkacem Silmi, a indiqué que ce festival, institutionnalisé par le président de la République,Abdelaziz Bouteflika, qui vise à ancrer l’identité amazighe, partie intégrante de l’identité natio- nale, et contribuer à la préservation du legs national, constitue un espace d’encouragement des artistes qui s’emploient à protéger ce genre ly- rique authentique. Cette manifesta- tion culturelle a été mise à profit pour honorer des artistes d’expres- sion amazighe, dont les artistes Mâadjouj Djamâi dans le genre amazigh-chaoui, Medjahid Hamid dans la chanson kabyle, et Zeydi

Medjahid Hamid dans la chanson kabyle, et Zeydi Ahmed chanteur en mozabite. A cette occasion, un

Ahmed chanteur en mozabite. A cette occasion, un hommage a été rendu à titre posthume au virtuose de la flûte, l’artiste Mandaoui Barka, de la région de l’Ahaggar. "Cette initiative est un geste de reconnais- sance à leurs efforts dans la création musicale pour la promotion de la chanson amazighe", ont expliqué les organisateurs. Initiée par la direction de la culture de la wilaya de Taman- rasset, cette manifestation est carac- térisée cette saison par une forte participation de vedettes et troupes musicales d’expression amazighe, dans les genres targui, kabyle,

chaoui, mozabite et che- noui. Ces troupes se pro- duiront, six jours durant, sur l’esplanade du 1 er- Novembre de la ville de Tamanrasset à la satisfac- tion des mélomanes de la chanson amazighe. Le programme de ce festival (19-24 décembre), coïn- cidant avec les vacances scolaires d’hiver, prévoit des compétitions entre les jeunes troupes parti- cipantes, qualifiées à l’is- sue des festivals locaux, pour primer les meil- leures interprétations en chanson amazighe. Ce festival s’assigne, entre autres objectifs, la préser- vation du legs lyrique na- tional, l’émergence de nouvelles voix et talents artistiques, l’échange d’expériences entre parti- cipants en vue de promouvoir la chanson amazighe, a indiqué le di- recteur de la culture de Tamanrasset, Karim Aârib. Cette édition sera mar- quée aussi par l’animation, par les troupes participantes, de soirées ar- tistiques au profit des populations des régions enclavées, dont celle frontalière d’In-Guezzam. Il est prévu également l’organisation à la bibliothèque principale de Taman- rasset d’un salon national des arts plastiques, avec la participation d’une trentaine de plasticiens issus de différentes régions du pays.

CARAVANE DE LECTURE À AÏN TÉMOUCHENT

9.000 titres proposés

DE LECTURE À AÏN TÉMOUCHENT 9.000 titres proposés Près de 9.000 titres de la bi- bliothèque

Près de 9.000 titres de la bi- bliothèque mobile du ministère de la Culture ont été mis samedi à la disposition des lecteurs de la wilaya d’Ain Temouchent dans le

cadre de la caravane de lecture qui sillonne plusieurs wilayas du pays. Selon son responsable et re- présentant du ministère, Nouasria Omar, cette caravane, décidée par la tutelle, compte entre 8.000 et 9.000 titres que les citoyens peu- vent consulter sur place. Pratique- ment, toutes les spécialités sont disponibles (sciences, littérature,

).

histoire, livres pour enfants,

Les livres d’histoire et de lettres

arabes prédominent, a-t-il fait re-

marquer, soulignant que les livres pour enfants ne représentent qu’environ 20% des titres propo- sés. En provenance de Mostaga- nem, cette caravane a déjà sillonné les wilayas de Sidi Bel- Abbes et d'Oran et se rendra à Tindouf. "Le temps imparti à cette caravane ne nous permet pas de rester plus d’une journée par wilaya, d’où l’impossibilité de prêter les livres aux citoyens. Ils doivent les consulter sur place", a-t-il relevé. Toutefois, un afflux important de citoyens a été relevé par les organisateurs de cette opération qui vise à encou- rager la lecture.

CHINE

Découverte d’un sphinx de 1.000 ans

Une rareté archéologique bien conservée a été découverte dans une tombe datant de plus de 1000 ans, dans le nord-ouest de la Chine, ont révélé des archéologues chinois. Cette pièce archéologique est un Sphinx de marbre délicatement sculpté de 36 cm de long, 21cm de haut et 13 cm de large. Elle pos- sède un visage humain avec une bosse sur la tête et un corps de lion assis. Ce sphinx a été découvert en novembre avec huit statues de guerrier, de cheval, de chameau et de lion dans la tombe située dans la ville de Guyuan, dans la région autonome Hui du Ningxia. La tombe était l'un des 29 tombeaux anciens de la zone que les archéologues ont fouillée cette année alors

qu'était donné le coup d'envoi des travaux de construction d'une usine hydraulique. Plus de 150 objets funéraires, tels que des sculptures, céramiques, objets en bronze et en fer, ont été trouvés dans ces tombes. La statue de sphinx, en marbre blanc, selon les études pré- liminaires, est intacte à part quelques petits dégâts au milieu du visage. Ces neuf statues en marbre démontrent l'excellente qualité de l'artisanat de cette période, a indiqué Fan Jun, di- recteur de l'équipe des fouilles de l'Institut des vestiges cul- turels et d'archéologie du Ningxia. D'après une épitaphe, la tombe était celle de Liu Jun et sa femme, qui ont vécu sous la dynastie des Tang (618-907). "Le style de ces sculptures a

les caractéristiques de l'occident, et c'est très rare dans les anciennes tombes de cette période", a expliqué M. Fan. Les objets en marbre blanc étaient également très rares dans le nord de la Chine, a-t-il ajouté. Les excavations permettront aux scientifiques chinois de mieux comprendre le transport de marchandises durant la dynastie des Tang, a indiqué M. Fan. La région autonome Hui du Ningxia se situe le long de l'ancienne route commerciale de la Route de la soie. Le premier sphinx mi-humain et mi-lion a été construit par les Egyptiens il y a 5000 ans. La statue fait 73 mètres de long et 21 mètres de haut et se trouve dans la rive ouest du Nil près des pyramides de Gizeh à l'ouest du Caire.

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EL MOUDJAHID

10 e FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE

LE SPECTACLE SYRIEN

Une Histoire rythmique présenté

en première mondiale

Le spectacle de danse intitulé une Histoire rythmique, une opérette de la compagnie syrienne Ugarit Band Dance Theater dédiée à la paix et au vivre ensemble dans le monde arabe, a été présenté, samedi soir à Alger, en première mondiale.

N ommée ambassadeur de la paix, cette troupe s’est pro- duite sur les planches du

Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (Tna) à la faveur du 10e Festival international de

danse contemporaine d’Alger, inauguré jeudi. A travers plusieurs tableaux plus proches des danses populaires et classiques que celles contemporaines, la compa- gnie a passé en revue les rythmes

et les musiques de plusieurs pays

arabes, introduits à chaque fois par une déclamation poétique sur les différentes civilisations et l’histoire de chaque pays cité. Après un survol des rythmes et danses égyptiennes, libanaises et maghrébines, la troupe a consacré une dernière chorégraphie pour transmettre un message de paix et d’amour aux peuples irakiens et syriens. Dans un registre plus proche de la danse classique, le public moyennement nombreux du Tna,

a eu l’occasion de découvrir le travail des danseurs de la "Com- pagnie égyptienne de danse mo- derne et contemporaine" qui ont présenté un spectacle intitulé

contemporaine" qui ont présenté un spectacle intitulé "Jeux". Avec dix danseurs sur scène, le spectacle

"Jeux". Avec dix danseurs sur scène, le spectacle tente de mettre en scène le bonheur d’une relation amoureuse épanouie et la grande

détresse provoquée lors de la des- truction de cette dernière par son entourage, avec des tableaux al- ternant le classique et quelques passages de danse contemporaine.

Lors de cette soirée, la compagnie algérienne "Face to face" de Batna a elle aussi séduit le public par une grande maîtrise de sa cho- régraphie et une synchronisation admirable, rarement égalée chez les compagnies algériennes, des 6 danseurs de la troupe. Représen- tant une lutte et un déchirement de

deux univers ou deux valeurs op- posés, avec ce que cela implique comme tentations et dilemmes, le message que portait cette choré- graphie était très clair. Le jeune chorégraphe et dan- seur Bellili Anouar du Ballet na- tional algérien a lui aussi brillé par un une chorégraphie contem- poraine conçue pour habiller une déclamation poétique sur un fond musical de Hang, un instrument mélodique encore méconnu in- venté en 2000. Appréciés par le public pour leur audace et leur énergie, les jeunes danseurs ama- teurs de la troupe "Mosta stars" de Mostaganem ont foulé pour la première fois les planches d’une scène professionnelle. Par rapport aux autres participants, ces jeunes talents n’ont pas été avantagés par les supports de communication du festival. Inauguré jeudi à Alger, le 10e Festival international de danse contemporaine d’Alger se poursuivra jusqu’au 22 décembre avec au programme 11 autres compagnies de danse en prove- nance de 7 pays dont la Chine, le Mali et la France .

CLÔTURE DU 6 e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’ALGER

Grand prix pour Fi rassi rond-point

Le documentaire "Fi rassi rond-point" (Dans ma tête un rond-point), du réalisateur algérien Hassen Ferhani, a décroché le grand prix du 6e Festival international du cinéma d’Alger dédié au film engagé clôturé samedi soir à Alger. Quant au film «Rams» du réali- sateur islandais Grimur Hakonarson, il a dé- croché la même distinction dans la catégorie fiction. Le documentaire "Fi rassi rond-point", sorti en 2014, est une virée dans le plus grand abattoir d'Alger où travaillent et vivent, à huis- clos, des ouvriers dont les sujets de discussion sont l’espoir, l’amour et les soucis de la vie de tous les jours. Le film de fiction «Rams» (Béliers) relate l’histoire de deux frères vivant séparés dans une vallée isolée d’Islande et qui vont devoir se parler après plus de quarante ans pour sau- ver ce qu’ils ont de plus précieux, leurs béliers. Les prix, non dotés d’enveloppe financière, ont été décernés lors de la cérémonie de clô- ture, organisée à la salle Mouggar et au cours de laquelle les trophées ont été remis aux lau-

au cours de laquelle les trophées ont été remis aux lau- réats. Le Prix spécial jury

réats. Le Prix spécial jury dans la catégorie do- cumentaire est revenu à "Roshmia" du réalisa- teur syrien, Salim Abu Jabal, alors que la fiction "Les chansons que mes frères ont ap- prises " du colombien Chloe Zhao s’est vue décerner le même prix. Le Prix du public est partagé par les documentaires "Le bouton de Nacre" du chilien Patrico Guzman et

"L’homme qui répare les femmes" du belge Thiery Michel. Dans la catégorie fiction "L’œil du cyclone s’est vu attribué la même distinction. Le jury a, d’autre part, accordé des mentions spéciales aux documentaires "Ady Gasy" du malgache Lova et " Les 18 fugitives" de Amer Shomali et Paul Cowan et "Dossier Petrov " du bulgare Georgi Balabanov. Le documentaire "Fête de l’espoir " a été projeté en hommage au cinéaste bulgare et ami de l’Algérie, Christo Ganev, dans lequel ce dernier a exprimé sa solidarité et son attache- ment à l’Algérie. La commissaire du 6 e FICA, Zehira Yahi s’est félicitée du bon déroulement de cette édition illustrée, a-t-elle dit, par une affluence remarquable du public. Le président du jury, dans la catégorie fiction, Belkacem Hadjadj, a soutenu que le 6 e FICA a vu la par- ticipation de films engagés de trèsbon niveau traitant de l’exclusion, des conflits et de l’in- justice à travers le monde. Le 6e FICA (12-19 décembre) a mis en compétition 16 films entre documentaires et longs-métrages de fiction, pro- jetés à la Salle El Mouggar.

CÉLÉBRATION DE YENNAYER 2966

Cinq caravanes sillonneront 14 villes

Le nouvel an amazigh 2966 sera célébré à travers cinq caravanes cultu- relles qui sillonneront 14 autres villes d'Algérie du 10 au 13 janvier, en par-

tant d'Alger, a annoncé le secrétaire gé- néral du Haut commissariat à l'Amazighité (Hca), Si El Hachemi Assad. Organisé pour la première fois par le Hca, cette tournée culturelle prendra son point de départ du Palais de la Culture Moufdi Zakaria à Alger, avant de faire escale à Tizi Ouzou, Mila, Guelma, Bouira, Bejaia, Oran, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Ghelizane, Ain Defla, Sidi Bel Abbés, Tlemcen et Jijel. Ces caravanes devront contribuer

à l'effort de "sensibilisation" et à la

"préparation à la généralisation progressive" du tamazight au reste des régions d'Algérie, a expliqué à l'APS, Si El Hachemi Assad qui rappelle que cette langue ancestrale est déjà enseignée dans 23 wilayas sur les 48 que compte l'Algérie. Selon le Hca, 251797 élèves ont été recensés en classe de Tamazight durant l'année scolaire 2014-2015, sans compter ceux des nouvelles wilayas ayant adopté le programme d'apprentissage de cette langue, comme El Bayedh, Illizi, Tipaza, Saïda, Ghardaïa ou encore Bechar. Pour cette année, un programme pédagogique sera or- ganisé le 12 janvier, en partenariat avec les ministères de l'Education nationale et de la Culture et concernera 28000 établissements scolaires , a indiqué le SG du Hca. Il estime que ces caravanes culturelles sont une opportunité pour exprimer la détermination du Hca à donner à ces

pour exprimer la détermination du Hca à donner à ces festivités un "caractère national", de même

festivités un "caractère national", de même qu'elles traduisent "l'intérêt des institutions de l'Etat" porté au Tamazight. La célébration du nou- vel an amazigh, a-t-il dit, est aussi l'occasion de rappeler la nécessité de le"réhabiliter" et lui donner sa "place légitime" en le célébrant dans l'espace public. Lancées par le Hca en collaboration avec l'Office natio- nal d'alphabétisation et d'enseigne- ment des adultes Onaea et l'association Iqra, les cinq caravanes culturelles feront la tournée des cen- tres d'alphabétisation des villes où elles sont attendues. Selon M.

Assad, 352 élèves inscrits dans ces villes (Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou, Oran, Oum El Bouaghi, Bouira, Bejaïa et Setif) bénéficieront du programme d'apprentissage de Tama- zight. Des inspecteurs de Tamazight, des représentants de l'Onaea, ainsi que des poètes et hommes de lettres accompagneront les cinq caravanes pour sensibiliser les habitants à la pratique de Tamazight et permettre la généralisation progressive. Les adultes amazighophones, premiers concernés par l'apprentissage de Tamazight, seront invités à s'inscrire aux programmes d'alphabétisation, également ouverts aux non amazi- ghophones. Le Hca, qui organise depuis l’année 1999 la célébration de Yen- nayer, avait lancé en janvier 2015 une seule caravane, partie d'Alger à destination de plusieurs villes.

Lecoinducopiste L’interprète Amel Zen a dévoilé son nouveau clip « Tlata » à son public,
Lecoinducopiste
L’interprète Amel Zen a dévoilé son
nouveau clip « Tlata » à son public,
jeudi dernier, un titre extrait du patri-
moine Malhoune « Tlata Zahwa W
Mraha » dont les textes et mélodies
sont signés Mohamed El Nejjar. La
nouvelle réalisation présente une ver-
sion moderne doublée d’un son uni-
versel, concoctée par le mexicain Julio
Carlos Zapata. Les images, dans une
ambiance chaude et des costumes
d’antan, illustrent une belle histoire
que la chanteuse a mis en musique,
une invitation au voyage dans le cen-
tre historique de la ville d’Alger,
ruelles, terrasses de la Casbah mais
aussi au cœur de certains vestiges
abandonnés la capitale. La voix en of-
frande au texte est un rappel de la
beauté et du mystère de la Blanche,
celle qu’on surnommait aussi El
Bahdja ou encore El Mahroussa. L’an-
cien et le nouveau sont enchevêtrés
dans une musique qui allie le rock et le
chaâbi, formant ainsi une alliance des
plus harmonieuses entre des sons et
des images hauts en couleur.

UN LIVRE D’ART

Sortie de Fantasia, une mémoire, un art

Le Livre d'art Fantasia, une mémoire, un art, signé Leila Boutammine Ould Ali, édité par la Fé- dération équestre algérienne (FEA) et préfacé par le président de la République Abdelaziz Boute- flika, a été dévoilé samedi à Oran lors d'une céré- monie marquant le lancement officiel de son édition. "Cette publication qui donne ses lettres de noblesse à la fantasia à travers un regard et une plume authentiquement algérien se veut une contribution à l'enrichissement de la bibliographie universelle sur le cheval barbe et la fantasia", a in- diqué le président de la FEA, M'hamed Zoubir Metidji, lors de la cérémonie tenue au Centre des conventions Mohamed Benahmed (CCO). "L'édition de cet ouvrage, auquel nous souhaitons assurer une diffusion nationale et internationale aussi large que possible, est un hommage et une reconnaissance à tous ceux et celles qui ont contri- bués à maintenir vivant ce patrimoine", a souligné M. Metidji. "La préface faite par le président de la République illustre tout son intérêt pour la protec- tion et la promotion des riches patrimoines de notre pays, et sa passion pour le cheval et l'équi- tation", a-t-il relevé. "Cette préface rehausse bien évidemment le prestige et la portée de cet ouvrage et lui donne une résonance et une aura exceptionnelles", a-t-il déclaré, ajoutant que "la FEA accorde une impor- tance primordiale à l'équitation traditionnelle, sans occulter l'équitation moderne". Dans une dé- claration à l'APS, M. Metidji a également fait part d'un projet porté par sa fédération en vue de l'ac- cueil en 2018, en Algérie, du Championnat du monde d'endurance. "Le projet est à la phase de l’étude, et une fois achevée, le dossier de candi- dature y afférent sera déposé au niveau de la Fé- dération équestre internationale (FEI)", a-t-il précisé tout en signalant que l'Algérie abritera en 2016 cinq compétitions équestres internationales. La richesse du patrimoine équestre et les diffé- rentes sortes de fantasia, organisées aux quatre coins du pays, sont mis en relief dans le Beau- Livre "Fantasia, une mémoire, un art", lequel réu- nit, selon l'auteure, tous les critères de classification en catégorie "Livre d'Art". Disponible à la Libraire des Arts et des lettres basées à Alger, cet ouvrage conçu en format ta- bloïd, pèse près de 4 kilogrammes, sur 230 pages de texte et photos, également signées Leila Bou- tammine. La présentation de l'ouvrage a été ap- puyée par une exposition de près de 40 grands panneaux photographiques reproduisant une partie du contenu du Livre d'Art pour convier les visi- teurs à la découverte de la culture et des traditions ancestrales portées par la pratique de la fantasia dans différentes contrées du pays. La cérémonie de présentation de ce nouvel ou- vrage s'est tenue en présence de plusieurs person- nalités à l'instar du wali d'Oran, M. Abdelghani Zaalaane et de représentants du corps diploma- tique accrédités en Algérie. Leila Boutammine, agée de 40 ans, a vu sa vocation artistique s'épa- nouir au début de son parcours professionnel dans le domaine de la décoration et de l'aménagement intérieur. Elle a à son actif plusieurs expositions de peinture et de photographie dans différents es- paces culturels du pays comme la galerie "Moha- med Racim" d'Alger et le musée national "Ahmed Zabana" d'Oran.

So cié t é

19

EL MOUDJAHID

À QUELQUES JOURS DE LA CÉLÉBRATION DU MAOULID ENNABAOUI

La vente des produits pyrotechniques s’intensifie

À quelques jours de la fête du Maoulid Ennabaoui Echarif, rues et marchés de la capitale sont déjà squattés par les revendeurs de pétards et autres produits pyrotechniques. Dans les différents quartiers de la capitale, les explosions de pétards se font entendre à longueur de journées, et ce depuis déjà une semaine.

C omme chaque année, à la veille de la célébration de la fête du Mawlid Enna-

bawi, les quartiers populaires d’Alger s’animent avec tous les étales proposant toutes sortes de produits pyrotechniques, ainsi que des bougies et des senteurs qui sont incontournables pour les familles algériennes afin de fêter l’événement. Partout dans les rues d’Alger, les explosions de pétards se font entendre à lon- gueur de journées et ce depuis déjà une semaine. Des «agres- sions aux pétards» sont encore enregistrées. Ce sont générale- ment des petits enfants qui s’amusent, dans la rue, à effrayer les passants, et ils le font telle- ment bien que l’incident tourne des fois à la bagarre suivie d’in- jures. Dans une virée à Djamaâ Li- houd, un quartier d’Alger connu pour les ventes de ces produits, on a pu constater de visu le nom- bre important de jeunes adoles- cents venant de différents communes de la capitale afin d’en acheter et se donner à cœur joie en faisant quotidiennement

et se donner à cœur joie en faisant quotidiennement exploser des dizaines de pétards à la

exploser des dizaines de pétards

à la fois. Aziz, un jeune de 17 ans, nous

a confié : «La période des va-

cances me permet de venir avec mes amis afin d’acheter quelques fusilles, pétards et feux d’arti- fices.» La quasi-totalité des pro-

duits sont de marques chinoises et leurs prix se situent entre 30 DA et 800 DA. Le choix est très varié : mini-pétards, roquettes, double-bombes…

Amine, un autre jeune habi-

tant Bab-El-Oued, vient chaque Mouloud à Djamaâ Lihoud pour

s’approvisionner de quelques pé- tards et bougies pour la circons- tance. «J’adore cet endroit durant les jours de fête… les prix sont raisonnables et l’ambiance n’a rien à envier aux autres mar- chés», estime-t-il. Pour leur part, les adultes, no- tamment les parents, trouvent que l’achat de ce genre de produits est

«une perte d’argent, notamment en cette période de crise, mais de- meure une denrée en or pour les vendeurs», nous confie Moha- med père de famille. Sur les mêmes lieux, Ali, un vendeur qui ne cesse de surveiller ses deux tables bien aménagées, nous a expliqué que «chaque année, il achète une grande quan- tité de ces produits afin de les vendre, ce qui lui permet de faire un bon bénéfice. Toute la mar- chandise est écoulée avant la fête. Les gens achètent toutes les marques proposées. Les parents cèdent aux caprices de leurs en- fants. Ils viennent avec leurs en- fants acheter tout ce qu’ils leur demandent sans compter et sans se soucier des prix», souligne-t-

il. Pour M. Mohamed, entouré de ses deux enfants, «en cette pé- riode de fête, il est important de faire plaisir aux enfants tout en restant raisonnable en matière de dépense. Le plus important est de ne pas acheter les produits dange- reux tels que les bombes.» Wassila Benhamed

LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ MET EN GARDE

Un pétard n’est pas un jouet

«Chaque année, durant la célébration du Mawlid Ennabaoui, des accidents surviennent et mettent en danger la vie des individus et la fête tourne au drame pour beaucoup de ci- toyens», a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué transmis hier à la rédac- tion. Le ministère de la Santé a rappelé, à cet effet, que l'usage des produits pyrotechniques, tels que les pétards notamment, représente un "danger réel" et peuvent provoquer de "graves accidents qui menacent l'intégrité physique" des citoyens. Selon un communiqué du ministère, "des produits pyrotechniques, tels que les pétards, les feux d'artifice, les fusées et les bombes re- présentent un danger réel et peuvent provo- quer de graves accidents qui menacent votre intégrité physique celle de vos familles, de vos amis et de vos voisins». Les produits pyrotechniques sont respon- sables de "risques d'incendies (fusées, bou- gies), de pollution sonore causée par la déflagration des pétards et bombes d'impact

de leur bruits forts répétés sur le bien-être physique des voisins, particulièrement les per- sonnes âgées, les malades, les femmes en- ceintes et les enfants", a relevé la même source. La puissance de certaines déflagrations en- dommage les oreilles en entraînant la détério- ration de l'ouïe, a noté la même source, ajoutant que le bruit gène aussi et peut faire souffrir. Les personnes qui les manipulent ris- quent des blessures (auto traumatisme) et "des dégâts peuvent être occasionnés aux tiers". Tout en précisant qu’ «un pétard n’est pas un jouet», le communiqué indique, l’explosion d'un pétard dans la main peut «entraîner la perte de quelques doigts et sa projection dans l'œil peut entraîner la cécité et on compromet ainsi son avenir de ne plus pouvoir exercer certains métiers et de ne plus pouvoir mener une vie normale». Les produits pyrotechniques sont respon- sables de «brûlures extrêmement graves, les plus communes concernant les doigts, les

bras, les yeux et le visage risque d'être défi- guré».

Votre vie ne sera plus la même, avec des blessures graves, voire irréversibles Les brûlures du 2 e et 3 e degré laissent d'im- menses cicatrices ou déforment le visage», a prévenu le ministère de la Santé. La projection des pétards dans les yeux provoque des "traumatismes oculaires avec des blessures sérieuses (érosion, ulcération, brûlures, éclatement du globe oculaire) entraî- nant ainsi des complications et des séquelles graves, comme la cécité", a encore indiqué la même source. Les enfants et les adolescents sont «les plus touchés par ce type d'accident et les plus vulnérables, étant donné qu'ils ne mesurent pas l'ampleur du danger qui les guettent». «Ils jouent avec le feu, les aînés doivent faire attention aux plus jeunes», a préconisé le ministère de la Santé. S. O.

MASCARA

2.200 unités de boissons alcoolisées saisies

Les forces de police de la su- reté de daira de Sig à Mascara continuent leurses campagnes de lutte contre le commerce illégal de boissons alcoolisées. En effet, les éléments de la brigade de po- lice judiciaire relevant de la pre- mière Sûreté urbaine de Sig sont parvenus, en fin de semaine der- nière, à saisir une quantité impor- tante de 2.200 unités de boissons alcoolisées destinées à la vente il- légale dans la ville de Sig, et ce en exploitant des renseignements sur l’existence d’un véhicule chargé de ces substances. Les points de contrôle ont été renfor- cés dans les axes routiers de la ville, ce qui a permis d’arrêter le véhicule suspect dans lequel 2064 unités de Beaufort, 96

packs de vin rouge et 12 unités de Pastis. Le suspect a été conduit au siège du service ainsi que son vé- hicule, alors que le complice a réussi à prendre la fuite. Une pro- cédure judiciaire a été instruite à l’encontre du suspect qui a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Sig qui l’a placé sous mandat de dépôt. Les recherches demeurent ac- tives en vue d’arrêter le second suspect qui se trouve en fuite. Pour rappel, les services de la Sûreté de daïra de Sig ont réussi durant la même semaine à saisir une autre quantité importante de ces boissons s’élevant à 3.110 unités destinées à être commer- cialisées sans autorisation avec

l’arrestation du suspect et trois de ses complices qui se sont intro- duits à l’établissement hospitalier de Sig pour le faire évader. Arrestation de 2 personnes impliquées dans des vols Toujours à Mascara, les élé- ments de la brigade de police re- levant de la septième Sûreté urbaine ont réussi à arrêter deux individus âgés de 25 et 50 ans im- pliqués dans des vols sous la me- nace d’arme blanche, et ce suite

à une plainte introduite par la vic- time à la brigade de police judi- ciaire relevant de ladite Sûreté

urbaine. En effet, la victime, de- meurant à la cité 936 logements,

a subi un vol par des individus in- connus sous la menace d’une arme blanche et ciblant un sac à

main contenant des documents personnels et des vêtements. Les éléments dudit service ont alors ouvert une enquête, en collabora- tion avec la victime, ayant permis de remonter à un local commer- cial où les objets volés étaient dissimulés, et que la victime a immédiatement reconnus. Le pre- mier suspect âgé de 50 ans a été ensuite identifié. Ce dernier a ré- vélé durant l’enquête l’identité de son complice âgé de 25 ans qui a

été arrêté à son tour. Une procé- dure judiciaire a été instruite, en vertu de laquelle les deux sus- pects ont été présentés devant le procureur de la République près

le tribunal de Mascara qui les a

placés sous mandat de dépôt. A. Ghomchi

VISA

Sans

Sans La police espagnole a annoncé samedi dernier l'arrestation de neuf personnes, accusées d'avoir employé des
Sans La police espagnole a annoncé samedi dernier l'arrestation de neuf personnes, accusées d'avoir employé des
La police espagnole a annoncé samedi dernier l'arrestation de neuf personnes, accusées d'avoir employé des

La police espagnole a annoncé samedi dernier l'arrestation de neuf personnes, accusées d'avoir employé des immigrés clandestins dont plusieurs femmes enceintes "dans des conditions proches de l'esclavage" dans des serres agricoles de la région de Murcie (sud-est). L'enquête a permis de découvrir l'ampleur de leur exploitation : dépourvus de contrat de travail, les travailleurs agricoles étaient payés en dessous du salaire minimum (à 756 euros en Espagne), a indiqué la police. Les personnes interpellées seront poursuivies pour atteinte aux droits des travailleurs, incitation à l'immigration illégale, atteinte à la santé publique et appartenance à un groupe criminel, selon la même source.

MASCARA

Saisi de 32 quintaux de produits alimentaires

Dans le cadre de ses efforts en matière de lutte contre le commerce informel sur les trottoirs ainsi que la préservation de la santé du consommateur, les éléments de la brigade de police de l’urbanisme et la protection de l’environnement à Mas- cara durant le mois de novembre ont réussi à saisir des quantités importantes de denrées alimentaires de plus de 32 quintaux et d’autres quantités de vête- ments et jouets exposés à la vente de façon illégale à travers les villes de Mas- cara, Mohammadia, Sig et Ghriss. En effet, les éléments de la brigade ont saisi 15 quintaux et 84 kg de légumes di- vers, 12 quintaux et 10 kg de poissons, 04 quintaux et 88 kg de fruits, 288 unités de pain, 212 unités de vêtements, 31 unités

de jouets et 179 unités d’effets divers uti- lisés dans ces activités illégales pouvant influer négativement sur la santé des consommateurs, des denrées alimentaires exposées à la vente dans des conditions

malsaines (soleil, poussière

De plus, ces commerçants frauduleux entravent la circulation des piétons sur les trottoirs les poussant à emprunter le che- min bitumé ce qui cause fréquemment des accidents corporels. Des procédures judiciaires ont été en- tamées à l’encontre des contrevenants qui seront traduits en justice. A. Ghomchi

).

DJELFA

Huit morts et un blessé dans une collision

Huit personnes sont décédées et une autre a été grièvement blessée dans un accident de circulation survenu tôt di- manche à Djlefa, a-t-on appris auprès de la Protection civile. Ce énième drame de la route a eu lieu lorsqu’un véhicule léger de trans- port en commun des voyageurs est entré en collision avec un camion semi- remorque, au lieu-dit Djissr Benâam, sur le tronçon de la route nationale RN 01 reliant les wilayas de Djelfa et La- ghouat, a-t-on ajouté de même source. Huit passagers, dont deux femmes, ont péri sur le coup, alors qu’une autre per- sonne est grièvement blessée, a-t-on précisé. Les services de la Gendarmerie na- tionale ont ouvert une enquête en vue de déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Lundi 21 Décembre 2015

Vie pratique

29

EL MOUDJAHID

Vie religieuse pensee Horaires des prières de la journée du lundi 9 Rab’i El Aoual
Vie religieuse
pensee
Horaires des prières de la journée du lundi 9 Rab’i El Aoual
correspondant au 21 décembre 2015 :
1437
- Dohr … 12h46
- Asr 15h18
- Maghreb 17h38
- Ichaa……………… 19h03
Mardi
10
Rab’i
El Aoual
1437
correspondant au 22 décembre 2015 :
- Fedjr 06h25
- Chourouq
07h58

DéCès

La famille ABROUS, parents et alliés, ont la douleur de faire part du décès de leur chère et regrettée M me Veuve ABROUs née ChOUARBI sadia (épouse BeLAID el hocine) survenu le 20.12.2015. L’enterrement aura lieu aujourd’hui à Taguemount Azouz - Béni-Douala. La levée du corps se fera à 12h00 à partir du domicile mortuaire. Que Dieu accueille la défunte en Son Vaste Paradis et lui accorde Sa Sainte Miséricorde. « À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons. »

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
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El Moudjahid/Pub du 21/12/2015
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ANEP 25012231 du 21/12/2015
Lundi 21 Décembre 2015

El Moudjahid/Pub du 21/12/2015

El Moudjahid/Pub

Anep 360049 du 21/12/2015

Sp o rt s

30

EL MOUDJAHID

LEICESTER CITY

Riyad Mahrez dérègle les compteurs

L'international algérien, Riyad Mahrez, auteur d'un début de saison époustouflant avec son club Leicester City, leader surprise de la Premier League, a estimé avoir grandi et acquis un peu plus d'expérience, ce qui lui permet de bien gérer ses matchs. «J’ai grandi, j'ai un peu plus d’expérience, je connais plus mon corps et je sais comment gérer les matches», a déclaré Mahrez, invité d'une émission sportive sur RMC.

L e milieu offensif algérien s'est de nouveau illustré en championnat anglais en

contribuant grandement à la vic- toire à domicile de son équipe face à Chelsea (2-1), en marquant son 11 e but de la saison et en effectuant sa 7 e passe décisive. «C'est tou- jours bien de marquer des buts, ça donne beaucoup de confiance d’être avec mon club à cette place. Que ça nous aide à continuer dans ce sens», a ajouté Mahrez. Et même si le joueur algérien et ses coéquipiers marchent à merveille pour leur deuxième saison dans la cour des grands, Mahrez refuse de s'enflammer, allant jusqu’à dire que Leicester ne vise pas le titre de champion, car n'ayant pas «les épaules larges». «Le titre ? On essaie de faire notre petit bonhomme de chemin, on essaie de grappiller quelques points par-ci, par-là. On est pre- mier mais ça ne veut rien dire. Les gros vont tous arriver à un mo- ment. On essaie juste de finir à la

meilleure place possible et on va

juste de finir à la meilleure place possible et on va voir ce que ça va

voir ce que ça va donner», a-t-il expliqué. Et d'ajouter : «On n’a pas les épaules assez larges. Les autres équipes ont des effectifs plus gros. A un moment, ils vont prendre le dessus.»

Il a de nouveau réitéré son désir de terminer la saison avec son club, au moment où la presse eu- ropéenne évoque un intérêt parti- culier pour lui de la part de plusieurs formations du vieux

continent. «Le mieux pour moi se- rait de rester. Je ne vais pas partir en janvier, ce ne serait pas bien pour mon équipe si je partais. Si on perd un élément comme moi, Vardy ou Kanté, ça peut pénaliser l’équipe. Je préfère continuer avec l’équipe jusqu’à la fin de l’année», a-t-il affirmé. Répondant à une question rela- tive à son départ du Havre (Ligue 2, France) vers Leicester (en jan- vier 2014) sans passer par un club de l'élite française, Mahrez a pré- cisé qu'avant six mois de l'expira- tion de son contrat au Havre, personne n’est venu le chercher concrètement. «J’ai eu des ap- proches mais aucune proposition. Leicester a fait le forcing pour moi. J’ai senti qu’ils me voulaient vraiment. J'y suis allé sans connaî- tre le pays. J’ai pris un risque, je l’ai assumé. Et aujourd’hui, je suis très content de l’avoir pris. Toutes les bonnes choses ont commencé à partir du moment où je suis parti là-bas», a-t-il encore dit. Rédha Maouche

FRANCE (19 e JOURNÉE)

Le Paris SG bat le record de Lyon

Le Paris SG a bouclé la pre- mière partie de saison en battant le record de points inscrits à la trêve (51) après son succès en déplace- ment contre Caen (3-0) avec no- tamment un doublé d'Angel Di Maria, lors de la 19 e journée du Championnat de France. Déjà sacré champion d'automne, le PSG efface ainsi des tablettes le grand Lyon de 2006-2007 (50 points). Au total, le club parisien termine la phase aller invaincu avec 16 succès et seule- ment trois nuls, les meilleures at- taque (48 buts) et défense (9 buts encaissés). Le PSG possède désormais une faramineuse avance de 20 points sur son surprenant dauphin Angers, qui se déplacera à Saint-Etienne di- manche, et Monaco (3 e ), en voyage chez la lanterne rouge Troyes sa- medi soir. Seul le Real Madrid a fait chuter le PSG à Santiago Ber- nabeu en Ligue des champions (1- 0). Et encore, il a fallu pour cela une énorme bourde du nouveau gardien allemand Kevin Trapp.

une énorme bourde du nouveau gardien allemand Kevin Trapp. Mourinho « sera de retour » avant

Mourinho « sera de retour » avant la fin de la saison, selon son remplaçant L'entraîneur intérimaire de Chelsea, Steve Holland, a assuré samedi à l'issue de la victoire des «Blues» contre Sunderland (3-1) que «Mourinho sera de retour» avant la fin de la saison. «Je pense

qu'avant la fin de saison, Mourinho sera de retour. Des gros clubs vont le demander», a déclaré Steve Hol- land, qui va lui-même laisser sa place sur le banc à Guus Hiddink, engagé pour prendre la succession de Mourinho jusqu'à la fin de l'an- née. «Ce n'est pas quelqu'un qui passe six mois sans rien faire», a

ajouté l'ancien adjoint du techni- cien portugais. «Ce n'est pas seule- ment un exceptionnel entraîneur, mais également une personne ex- ceptionnelle», a-t-il ensuite souli- gné, en hommage à son ancien patron limogé jeudi. Le défenseur central et capitaine de Chelsea John Terry a lui aussi tenu à rendre hom- mage à Mourinho, particulièrement soutenu dans les tribunes. «On pense à notre ex-entraîneur, sa chute est pour nous malheureuse», a-t-il déploré. «Il y avait beaucoup de pression avant le match et on l'a pris pour nous, a expliqué l'international an- glais. On n'est pas habitué à ça ici, il y a eu beaucoup de bonnes choses ces dix dernières années. C'est normal que les fans soient déçus, on l'est aussi et ne veut pas se retrouver là», a-t-il ensuite ajouté. Le successeur de Mourinho, Guus Hiddink, 69 ans, était présent dans les tribunes pour assister à la victoire de Chelsea, tenant du titre mais seulement 16 e après 17 jour- nées de compétition.

BASKET-BALL : SUPERDIVISION «A» (11 e JOURNÉE)

Staouéli sur une bonne dynamique

ESPAGNE

Neville et Valence toujours à la recherche d’un premier succès

et Valence toujours à la recherche d’un premier succès Le nouvel entraîneur de Valence, Gary Neville,

Le nouvel entraîneur de Valence, Gary Neville, court toujours après son premier succès en Liga, tenu en échec 2-2 lors de la 16 e journée, alors qu'une victoire les aurait rapprochés des cinq premiers. «Nous nous sommes compliqués la tâche en commettant quelques erreurs en première mi-temps. C'est dommage parce que les joueurs ont fait d'énormes efforts, en donnant tout ce qu'ils ont», a réagi Gary Neville. Engagé pour remplacer Nuno Espirito Santo, en poste depuis 2014, et relancer Valence vers les 8 es de finale de la Ligue des champions, l'ancien joueur de Manchester United n'a pas fait mieux que l'entraîneur portugais. Battu à domicile par Lyon (0-2) lors de la dernière journée de poule, Valence a été versée dans l'Europa League en terminant 3 e

derrière

hommes des frères Neville (son frère Phil est son adjoint) ont été menés par deux fois par une vaillante équipe de Getafe qui, avec un peu plus de chance, aurait pu repartir avec les trois points de la victoire (Lafita envoyait le ballon heurter la barre transversale à la 90+2). Les Valenciens restent certes invaincus à domicile (depuis novembre 2014) mais ne sont toujours pas sortis de la crise dans laquelle ils avaient été plongés après leur non-match et défaite à La Gantoise (1-0), alors qu'une victoire les aurait envoyés en 8 e de finale de la C1. Dans le derby sévillan, si aucun but n'a été marqué entre le Betis (11 e ) et la FC Séville (7 e ), la rencontre s'est déroulée dans une ambiance électrique et l'arbitre Carlos Clos a dû distribuer douze cartons jaunes pour calmer le jeu. Enfin, l'Espanyol Barcelone a battu Las Palmas 1-0 et rejoint le Betis avec 20 points. De son côté, le Deportivo La Corogne a consolidé sa 6 e place après sa victoire 2-0 devant Eibar, dont un pénalty de Lucas qui a réussi son 12 e de la saison en Liga. Soit deux de plus que Cristiano Ronaldo et deux de moins que le leader barcelonnais Neymar.

Les

La

Gantoise

!

Après Sétif, Dar El Beida et le NAHD, c’est au tour du NB Staouéli d’enchainer une belle série de victoires et pas des moindres. Elle est vraiment passionnante cette pre- mière partie du championnat, puisqu’elle nous offre chaque journée son lot de sur- prises et de rebondissements. Cette fois-ci, se sont les joueurs du NB Staouéli qui se sont révoltés après un début de saison mi- tigé. Le week-end dernier, ils avaient réussi à damer le pion aux Sang et Or, auteurs d’un sans faute jusqu’à la 10 e journée. Une se- maine plus tard, ils accueilleront les Séti- fiens vice-champions d’Algérie en titre. Un autre gros test pour les protégés de Maâmar Berriche en pleine confiance et devant un public connaisseur. Assurer un autre grand succès de suite, était le seul mot d’ordre pour le NBS face à l’une des meilleures forma- tions de la super division. Le match tiendra toutes ses promesses et le dernier mot est re-

venu aux locaux, vainqueurs par une petite avance de 5 points 72/67, mais importante puisqu’elle leur permet de progresser au classement, alors que l’USS quitte la place de leader pour la céder la place au duo com- posé du NAHD et du CRBDBeida, vain- queurs respectivement de l’USM Blida et du RC Constantine. Les Nahdistes se sont rache- tés de la défaite face au GSP mardi passé, en gagnant à Blida face à l’USMB local sur un écart de 5 points pour rester dans la course au titre et occuper le fauteuil de leader en compa- gnie des Beidaouis, vainqueurs, eux aussi, en déplacement, du RCConstantine sur une diffé- rence confortable. Batna intraitable à domicile Il faut se lever très tôt le matin pour arri- ver à battre l’O.Batna à domicile. Une règle confirmée de nouveau par les protégés de Salim Koulib, cette fois-ci face à l’IRBordj Bou Arréridj une autre formation qui est au

pied du podium et qui guette le moindre faux pas du trio de tète. Les Batnéens, grâce à leur dernière victoire at home, rejoignent leur adversaire du jour. Le GSP, en quête de points pour rattraper le retard, a écrasé l’OMSMiliana sur un score fleuve de plus de 40 points (103/58), une manière d’avertir les prochains adversaires. Une rencontre a été reportée en raison du décès de la mère du joueur Boufarikois Med Keddour. Suite à cette triste nouvelle, la ré-

Résultats

NB Staoueli - US Sétif

72/67

RC Constantine - CRB Dar Beida

70/92

O. Batna - IRBB Arréridj 81/78 AB Skikda - COBB Oran 82/77

OMS Miliana - GS Pétroliers PS El-Eulma - WA Boufarik

USM Blida - NA Hussein-Dey 66-71

(reportée)

58/103

daction sportive d’El Moudjahid présente à la famille de la défunte ses sincères condoléances. Mokhtar Habib

 

Classement

Pts

J

1.

CRB Dar Beida

20

11

-.NA Hussein-Dey

20

11

3. US Sétif

19

11

4. IRBB Arréridj

18

11

-. O Batna

18

11

6. GS Pétroliers

17

9

7. OMS Miliana

16

11

-. NB Staouéli

16

10

9.

RC Constantine

14

11

-. USM Blida

14

11

11.

WA Boufarik

13

10

--. AB Skikda 13. PS El-Eulma --. COBB Oran

13

10

12

10

12

11

Lundi 21 Décembre 2015

Sp o rt s

31

EL MOUDJAHID

COUPE D’ALGÉRIE (32 es DE FINALE)

L’USMA, le CSC, la JSK et le MC Oran out

La suite de ces 32 es de finale de la coupe d'Algérie n'a pas manqué de suspense. Il est clair que les regards étaient braqués sur les matches RC Relizane-JSK et MC Oran-MO Béjaïa, du fait qu'il s'agit de confrontations entre des pensionnaires de la Ligue 1-Mobilis.

C e fut très disputé, puisque personne ne

de

voulait céder et quitter cette compétition

avant l'heure. C'est-à-dire, dès ces 32

es

finale, deux équipes de la Ligue1 sont passées à la « trappe ». Il s'agit de l'USMA et du CSC, éliminés, dans l'ordre, par le PAC (3-1) et le MCEE (dans le temps additionnel - 1 à 0). Ces équipes ont été suivies, avant-hier, par la JSK et le MCO. Ces deux formations ont cédé face res- pectivemet au RC Relizane, sur un but de Koua- kou (Manucho) et le MOB sur un doublé de Yaya. Les Béjaouis ont prouvé qu'ils sont la « bête noire » de cette formation du MCO qu'ils ont écartée pour la seconde fois consécutive en deux éditions. Les Canaris se sont fait surpren- dre "bêtement" sur un "heading" de Kouakou. Doukha aurait pu éviter cette réalisation. Il faut dire aussi que le positionnement de la défense a été fatal en fin du compte pour les camarades de Boumechra. Ces deux équipes n'ont pas produit le jeu qu'on attendait d'elles. L'ESS, dans son fief du 8-Mai 45, et après une première mi-temps assez équilibrée devant le WR M'sila, s'est libérée, en seconde mi-temps avant de l'emporter sur le score de 3 à 1 sur des buts de Dagoulo, Kouriba et Saïdi. Les gars de M'sila ont réduit le score par Baâli. Les Sétifiens seront opposés, sur le même stade du 8-Mai 45, au Chabab de Belouizdad qui avait étrillé l'ASO (4-1). Ce sera le grand choc des 16 es de finale qui auront lieu les 8 et 9 janvier 2016. Les Blidéens, qui recevaient les Olympiens d'Arzew, ont dû aller jusqu'aux prolongations avant de l'emporter sur un but de Bendiaf. Les gars d'Arzew n'ont pas démérité. Car ce n'est pas facile de « planter » deux buts aux Blidéens dans leur fief de Brakni. Le DRB Tadjenanet n’a pas fait dans la dentelle en dominant la forma-

n’a pas fait dans la dentelle en dominant la forma- tion du MS Hassi Messaoud avec

tion du MS Hassi Messaoud avec un net score de 4 à 0 sur un doublé de Mouadhin et un autre de Chibane. Le DRBT aura face à lui au pro- chain tour l'EC Oued Smar qui avait éliminé la JSM Béjaïa, chez lui, sur le net score de 2 à 0. Le RC Arbaâ, qui recevait à domicile la for- mation des divisions inférieures, Bousbaâ, a failli se faire surprendre, surtout que les visi- teurs avaient ouvert le score par Dafri. Puis, en seconde mi-temps, les changements opérés par le coach ont fini par donner leurs fruits, puisque les gars de l'Arbaâ se qualifient même assez dif- ficilement grâce à des buts de Boussaïd et Amara. A Azeffoun, l'équipe locale avait ren- contré les pires peines devant l'US Biskra. On a

été obligé d'aller aux prolongations. Les deux équipes n'ont pu se départager (2-2). Aux tirs au but, le dernier mot est revenu aux Biskris. Ces derniers rencontreront au stade de Bologhine, le MC Alger. Ce sera certainement plus difficile devant les Mouloudéens, très en verve ces temps-ci. Les Nahdistes ont eu du mal à se débarrasser de la formation de Bouchegouf, avant de creu- ser l'écart dans le dernier quart d'heure. Les Nahdistes auront face à eux les gars de la Saoura au stade du 20-Août, qui ont gagné sur le score de 3 à 0. Il est certain que les 16 es de finale seront on ne peut plus équilibrés. Hamid Gharbi

 

Résultats

RÉSULTATS :

 
     

Ain Fekroun : CRB Ain Fekroun-NB Touggourt Oran – Bouakeul : ASM Oran-NR Dely Brahim Tébessa – OPOW : US Tebessa-NR Bouakal Blida – Brakni : USM Blida-OM Arzew

(2-0)

 

A Bologhine : USM Alger-Paradou AC (1-3) A Belouizdad : MC Alger-USM Oran (2-0) Ain Defla – Khelal-Abdelkader : R Ain Defla-JSM Tiaret (2-1)

(5-1)

(1-0)

(3-2)

Oran – Es Senia : IRB El Kerma- ES Guelma (0-0 qualification de l’IRBEK 8tab7) Oran – Bouakeul : SCM Oran-NS Bouda (8-0) Messaoud-Zeggar El Eulma : MCE Eulma-CS Constantine (1-0) Béjaia – Unité Maghrébine : JSM Béjaia-EC Oued Smar (0-2) Béchar – 20-Août 1955 : MC Debdaba-CRB Ouled Djellal (1-2) Belouizdad – 20-Août 1955 : CR Bélouizdad-ASO Chlef (4-1)

Ain Defla – Khelal-Abdelkader : SC Ain Defla-ASB Maghnia Mascara – Aoued Meflah : ARB Ghriss-NT Souf Relizane – Zoughari-Tahar : RC Relizane-JS Kabylie Arbaa – Ismail Mekhlouf : RC Arbaa-ORBG Bousbaa

(0-1)

(2-1)

(1-0)

(2-1)

Khenchla – stade communal : CR Kais-JS Djidjel

(2-2, qualification

de JSD 2tab3) Tiaret – Abderahim: ESB Dahmouni-RC Kouba Mohammadia – 1er-Novembre : USM Harrach-IRB Maghnia qualification de l’USMH 4tab2) Belouizdad – 20-Août 1955 : NA Hussein Dey-NRB Bouchegouf Oran – Zabana : MC Oran-MO Béjaia

(2-1)

 

Tadjenanet – Lahoua-Smaïl : DRB Tadjenanet-MBH. Messaoud Collo : E. Collo-IRB Ouled Yaich

(4-0)

(1-0)

(1-1,

Chelghoum El Aid : HB Chelghoum Laid-AS Barika (1-0) Azeffoun : ES Azeffoun-US Biskra (2-2, qualification de l’USB 4tab5) Ain Mlila: ASAin Mlila-USM Chéraga (0-0, qualification de l’ASAM6tab5) Ouargla – OPOW : CR Beni Thour- NRB El Ogla (3-2) Skikda – 20-Août 1955 : JS Azzaba-USMB. Abbes (1-1, qualification de l’USMBA 3-4) Tissemsilt – OPOW : USB Tissemsilt-IB Lakhdaria (1-0)

(5-0)

(1-2)

 

(3-0)

Sétif – 8-Mai 1945 : ES Sétif-WR Msila Béchar – 20-Août 1955 : JS Saoura-IR Boumedfaa

(3-0)

LIGUE 1-MOBILIS

L'USMB fait de nouveau face à l'instabi- lité de sa barre technique. Alors que le club phare de la ville des Roses validait, samedi, non sans souffrir, sa qualification au pro- chain tour de la Coupe d'Algérie aux dépens de l'OMA (3-2), son entraîneur en chef, Mo- hamed Bacha, a déclaré qu'il démissionnait. Une décision qui n'a pas manqué de sur- prendre les présents dans la mesure où les départs et arrivées des entraîneurs sont tou- jours liés aux mauvais résultats. Comme l'USMB a gagné, samedi, la décision de Bacha n'a pas manqué de surprendre. Pourtant, ce dernier a bien des raisons de jeter le tablier. Le nerf de la guerre faisant

USMB

Mohamed Bacha s’en va

défaut, le technicien a expliqué qu'il a à chaque fois rencontré des difficultés à gar- der ses joueurs motivés. Avec des résultats en dents de scie et les broncas des suppor- ters, Mohamed Bacha a semble-t-il fini par céder à la pression de plus en plus grandis- sante. Comme pour sortir par la grande porte, il a donc attendu de qualifier l'USMB en coupe d'Algérie pour s'en aller. L'USMB n'en est pas à son premier chamboulement de la barre technique cette saison. Au courant de la phase aller, le club s'est séparé de Djamel Benchadli après plu- sieurs ultimatums pour insuffisance de

résultats. Mohamed Bacha est arrivé entre- temps, sans que la situation s'arrange de ma- nière significative, en dépit de quelques éclairs par-ci et par-là. La direction ne s'est pas encore pronon- cée sur la question, mais on devrait s'atten- dre à ce qu'un nouvel entraîneur soit nommé dans les jours qui viennent. A une journée de la phase aller, presque tous les clubs de la Ligue 1, à l'exception de l'USMA, de l'USMH, du CRB et du DRBT, ont tous changé au moins une fois d'entraîneur. Amar Benrabah

T

OPS

Real Madrid : Zidane soutient Benitez

L'entraîneur de l'équipe réserve du Real Madrid, Zinédine Zidane a pris ses distances avec les rumeurs qui le dési- gnent à la tête de l'équipe première, en remplacement de Rafael Benitez qu'il soutient. "Je suis au courant (des ru- meurs, ndlr), mais en même temps, je suis calme. Je suis entièrement focalisé sur le Castilla. Je vous affirme à tous que je soutiens Benitez, ce qu'il fait, et je pense qu'il est la personne qui doit s'oc- cuper de l'équipe première", a déclaré Zi- dane après le nul de son équipe 1-1 contre Talavera de la Reina, en Segunda B (3 e division).

La Ligue 1 en force aux 16 es de finale

division). La Ligue 1 en force aux 16 e s de finale Douze (12 clubs) sur

Douze (12 clubs) sur 16, de la Ligue 1 Mobilis de football, ont validé leur billet pour le prochain tour, à l'issue des 32 es de finale disputés jeudi, vendredi et samedi. A l'exception de l'USM Alger et de la JS Ka- bylie, deux spécialistes de "Dame-Coupe", tous les gros bras seront bien présents aux 16 es de finale dont le MC Alger, le CR Be- louizdad, l'ES Sétif et surtout l'actuel tenant, le MO Bejaia victorieux sur le fil du MC Oran (2-1) à Oran, et décidé à conserver sa "Coupe". Les deux cendrillons de l'épreuve viennent de la Division "Régionale", 5e pa- lier de la hiérarchie nationale, à savoir Oued Smar, auteur d'un authentique exploit à Bé- jaia devant la JSMB (2-0) et le R.Ain-Defla. Le championnat amateur (3e palier) est éga- lement bien représenté au prochain tour avec la présence de 9 clubs contre 4 pour la Ligue 2, et 4 pour la division Inter-régions (4e palier).

Les clubs qualifiés par division :

Ligue 1 (12) :

ASM Oran - CR Belouizdad - DRB Tad-

jenanet - ES Sétif - JS Saoura - MC Alger - MO Bejaia - NA H-Dey - RC Arbaa - RC Relizane - USM Blida - USM El Harrach Ligue 2 (4) :

CRB Ain Fekroun - MC El-Eulma - Pa- radou AC - USM Bel-Abbès Division «Amateur» (9):

AS Ain Mlila - ASB Maghnia - CR Béni-Thour - E. Collo - HB Chelghoum Laïd - JS Djijel - SCM Oran - US Biskra

- US Tebessa Division «Inter-Régions» (5):

ARB Ghriss - CRB Ouled Djellal - ESB Dahmouni - IRB El Kerma - USB Tissem-

silt Division «Régionale» (2) :

EC Oued Smar - R. Ain Defla

Division «Régionale» (2) : EC Oued Smar - R. Ain Defla (16 e s DE FINALE)

(16 es DE FINALE)

ESS-CRB et NAHD-JSS à l’affiche

Deux chocs entre clubs de ligue 1 de

tie de ce tour, à savoir, Oued Smar et R.Ain-

8- USM El Harrach - IRB El Kerma

football seront au programme des 16 es de

Defla (Régionale).

9-

MO Bejaia - JS Djijel

finale de la Coupe d'Algérie de football pré-

Programme:

10- CR Béni-Thour - Paradou AC

vus les 7, 8 et 9 janvier 2016.

1- MC Alger - US Biskra

11- US Tebessa - USM Blida

Il s'agit de ES Sétif, recordman de vic-

2-

NAH-Dey - JS Saoura

12- EC Oued Smar - DRB Tadjenanet

toires (8 trophées), en compagnie de l'USM

3-

SC Ain Defla - CRB Ouled Djellal

13- AS Ain Mlila - ASB Maghnia

Alger (éliminée par le PAC) et du CR Be-

4- MC El-Eulma - CRB Ain Fekroun

14- ASM Oran - ARB Ghriss

louizdzad (6) d'une part, et du NAH Dey-

5-

RC Arbaa - USB Tissemsilt

15- ES Sétif - CR Belouizdad

JS Saoura, d'autre part.

6- SCM Oran - USM Bel-Abbès

16- ESB Dahmouni - RC Relizane

Deux cendrillons de l'épreuve feront par-

7-

HB Chelghoum Laïd - E. Collo

Lundi 21 Décembre 2015

MONN A IE L'euro à 0,920 $
MONN A IE
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D E R N I E R E S

D E

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D E R N I E R E S
PÉTROLE Le Brent à 36.67 dollars
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Le Brent
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dollars

DÉLIVRANCE DE LA CARTE PROFESSIONNELLE DE L’ARTISTE

Mihoubi : « L’opération se poursuit normalement »

Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoudi, a appelé, hier depuis Boumerdès, les artistes à accélérer le dépôt de leur dossier pour l’obtention de la carte nationale d’artiste qui leur garantit, notamment une couverture médico-sociale.

L a délivrance de la carte nationale de l’artiste se «poursuit toujours», a

assuré le ministre, en marge d’une visite de travail dans la wilaya, démentant des ru- meurs faisant état de la sus- pension du travail de la commission nationale chargée de ce volet. «L’opération se poursuit quotidiennement et de façon normale, sous la di- rection du Conseil national des arts et des lettres (CNAL)», a affirmé le minis- tre, signalant la distribution, à ce jour, de près de 4.000 cartes d’artiste à travers le pays. Cette carte contribuera également à la mise au point d’un «fichier national» qui permettra d’avoir «une image claire sur la cartographie des artistes en Algérie», a-t-il en- core soutenu. M. Mihoubi a aussi fait part de l’engage- ment, avec le soutien de son ministère et d’investisseurs, d’un «important plan de tra- vail pour que le cinéma re- trouve sa place dans la société algérienne», soulignant l’exis- tence de nombreux investis- seurs «intéressés par l’opération» et au «profit des- quels des facilitations seront accordées» pour concrétiser cet objectif. S’exprimant sur la situation des salles de ci-

objectif. S’exprimant sur la situation des salles de ci- néma dans le pays, il a an-

néma dans le pays, il a an- noncé qu’une action est en cours pour leur réouverture, grâce à la mise en application d’un décret ministériel daté de 2013, engageant les Com- munes à céder les salles de ci- néma au profit du secteur de la Culture, pour leur «réamé- nagement et leur gestion, selon un procédé moderne», a-t-il précisé. «Des préparatifs sont en cours en vue du lance- ment de 3 salles de cinéma pilotes à Alger, et 2 ou 3 au- tres dans d’autres wilayas», a ajouté le ministre, signalant qu’il s’agit de salles de ci- néma modernes, équipées avec une technologie de

pointe, en matière de projec- tion et de diffusion de films, dans l’attente de l’élargisse- ment de l’opération à une cen- taine de salles de cinémas du pays. Lors d’une émission en direct de la radio locale de Boumerdès, M. Mihoubi a fait état d’une «réflexion en cours» afin de permettre à la wilaya d’abriter un «festival culturel annuel à caractère in- ternational». «Il existe une possibilité de délocaliser une importante manifestation de la wilaya d’Alger vers Bou- merdès en vue de faire de cette dernière une capitale culturelle à caractère interna- tional», a confié le ministre.

Néanmoins, il a indiqué que le caractère et la nature (cinéma- tographique ou théâtral) de ce festival seront «annoncés ul- térieurement» après parachè- vement des consultations nécessaires à ce sujet. Le mi- nistre de la Culture a révélé, en outre, l’existence d’une «longue liste» de métiers in- tégrés dans l’industrie cultu- relle et dans lesquels de nombreux jeunes se sont en- gagés, grâce aux différents dispositifs publics de soutien à l’emploi. «Avec le temps, ces projets ont réalisé de bons résultats, en termes de créa- tion de richesse et d’emploi», a-t-il assuré. Lors de cette vi- site de travail à Boumerdès, M. Mihoubi a procédé à l’ins- tallation de Djamel Tlili Fou- ghali à la tête de la direction locale de la culture, en rem- placement de Kebbour Omar, avant d’effectuer une tournée au niveau de la maison de la culture. Il s’est ensuite rendu sur le chantier du projet de la biblio- thèque centrale de la ville de Boumerdès, dont le taux d’avancement est de 40%, et attendue à la réception, pour fin 2016.

SEMAINE OLYMPIQUE « SPORT-SUD » À OUARGLA

consolider l’esprit de citoyenneté

La Semaine olympique «Sport-Sud» constitue une occasion pour consolider l’esprit de citoyenneté et la solidarité so- ciale, a affirmé, hier à Ouargla, le minis- tre de la Jeunesse et des Sport, El-Hadi Ould Ali. La Semaine olympique «Sport-Sud» «revêt une grande importance pour les jeunes et constitue une occasion pour consolider l’esprit de citoyenneté et de solidarité sociale», a indiqué le ministre qui donnait le coup d’envoi de cette ma- nifestation sportive et juvénile, au terme de sa visite d’une journée dans cette wi- laya, en compagnie du président du Co-

mité olympique algérien (COA). M. Ould Ali a mis l’accent, en outre, sur la néces- sité d’intégrer l’ensemble des acteurs, particulièrement les jeunes, en vue de réaliser les objectifs tracés par le gouver- nement en matière de développement basés sur la participation de différentes régions du pays et les parties concernées à l’échelle nationale. De son côté, le pré- sident du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, a assuré que tous les moyens requis ont été mobilisés afin de promouvoir l’activité sportive dans le sud du pays, notamment à travers l’encouragement et l’accompagnement

du mouvement sportif Sud et l’encadre- ment des jeunes. Ce rendez-vous est une occasion de rencontre pour les jeunes sportifs, pour promouvoir les activités sportives, a ajouté M. Berraf, tout en in- sistant sur les nobles valeurs olympiques et le respect de l’esprit sportif entre par- ticipants. Quelque 950 jeunes athlètes (filles et garçons), représentant 12 wi- layas du sud du pays, prennent part à cette manifestation, organisée durant la période allant de 20 au 25 décembre au niveau du complexe sportif de la com- mune de Rouissat.

APN

Examen de questions écrites et orales

Le bureau de l’Assemblée populaire natio-

nale s’est réuni, hier, sous la présidence de M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, pour examiner 54 questions écrites et 23 questions orales déposées à son niveau. Le bureau de l’APN a soumis au gouvernement les questions remplissant les conditions de forme,

a précisé le communiqué. Le bureau a égale-

ment examiné des questions relatives aux pro- grammes et aux activités des commissions permanentes ainsi que des questions orga- niques.

permanentes ainsi que des questions orga- niques. ALGÉRIE - CORÉE Grine a reçu, hier, l’ambassadeur

ALGÉRIE - CORÉE

Grine a reçu, hier, l’ambassadeur coréen

M. Hamid Grine, ministre de la Communi- cation, a reçu au siège de son département, l’ambassadeur de la République populaire dé- mocratique de Corée du Nord, M. Hyok Chol Choe. L’audience a été l’occasion d’évoquer l’ex-

cellence des relations liant les deux pays. Elle

a également permis d’évoquer les voies et

moyens de développer et de renforcer la coopé- ration en matière de communication, entre les deux pays.

ration en matière de communication, entre les deux pays. BANQUE MAGHRÉBINE DE L’INVESTISSE- MENT ET DU

BANQUE MAGHRÉBINE DE L’INVESTISSE- MENT ET DU COMMERCE EXTÉRIEUR

Benkhalfa à Tunis

Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, prend part, aujourd’hui à Tunis, aux travaux de l’assemblée générale constitutive de la Banque maghrébine de l’investissement et du Commerce extérieur (BMICE), indique un communiqué du ministère. Cette banque est dotée d’un capital souscrit de 150 millions de dollars, détenu à parité par les pays membres de l’Union maghrébine arabe (UMA) dont 37,5 millions de dollars libérés à part égale à la constitution. La fondation de la BMICE, dont la présidence est prévue qu’elle revienne à l’Algérie, entre dans le cadre de la mise en œuvre de la convention ratifiée par les cinq pays membres de l’UMA (Algé- rie, Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie). La banque a pour objet de contribuer «à la construction d’une économie maghrébine intégrée en participant au financement de projets d’intérêt commun dans les domaines agricole, industriel et autres secteurs

ainsi qu’à encourager les échanges économiques entre les pays de la région et apporter

le soutien et le financement à des projets économiquement viables et financièrement

rentables réalisés dans la région», selon la même source.

CÉLÉBRATION D’EL MAWLID ENNABAWI

La journée du jeudi 24 décembre chômée et payée

À l’occasion d’El-Maoulid Ennabaoui, la journée du jeudi 24 décembre 2015 est chômée et payée pour l’ensemble des personnels des Institutions et administrations publiques, a indiqué hier la direction générale de la Fonction publique et de la réforme administrative. «À l’occasion d’El-Maoulid Ennabaoui, et conformément à la loi n°63-278 du 26 juillet 1963 modifiée et complétée fixant la liste des fêtes légales, la journée du jeudi 12 rabie El-Aouel 1437 de l’hégire, correspondant au 24 décembre 2015, est chômée et payée pour l’ensemble des personnels des Institutions et admi- nistrations publiques, y compris les personnels payés à l’heure ou à la journée», a précisé la même source. Toutefois, «les personnels exerçant un travail posté sont tenus d’assurer la continuité du service», a ajouté le communiqué.

FERROUKHI À TLEMCEN :

« L’oléiculture, un créneau porteur »

Après avoir ouvert le séminaire natio- nal sur l’olivier samedi à l’hôtel El-Izza de la ville de Maghnia, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, au

cours de sa visite de travail et d’inspec- tion dans la wilaya de Tlemcen, a visité

le périmètre irrigué de Maghnia et l’ex-

ploitation de l’investisseur Berramdane. Cette exploitation avec une occupation du sol de 30 hectares en irrigué. La pro- duction donné pour l’année 2014-2015 est de 2.220 q. L’investissement réalisé est de 11.730.000.00 DA avec aussi pour perspective de développement et la réali- sation d’une confiserie. Le secteur de l’Agriculture a été également présenté au

ministre. Pour la filière oléiculture, la wi- laya occupe la quatrième place à l’échelle nationale, avec une production de 550.000 q, selon un prébilan 2015, contre 338.000 q en 2014, dont 250.000

q d’olive de l’huile. La wilaya possède

923.815 oliviers répartis sur une superfi- cie de 6.839 ha. Le nombre d’arbres en production est de 788.334. En superficie plantée en oliviers, c’est la région de Maghnia, avec 1.592 ha suivie de Remchi avec 1.083 ha, 1.060 ha à Sebra, 548 ha à Bensekrane, 310 ha à Fellaoucène, 304 ha à Mansourah, 260 ha à Ouled Mi- moun, 249 ha à Hennaya, 157 ha à Bab

El Assa et 114 ha à Aïn Tellout, qui arrive

en tête. La superficie totale de la wilaya est de 901.769 ha répartis entre la super- ficie agricole totale de 537.301 ha et la superficie agricole utile est de 350.312 ha, de 35.072 exploitations avec 46.791 exploitants, 8 fermes pilotes avec une su- perficie de 632.050 ha. La wilaya est à fortes potentialités agricoles avec une production en valeur de 76.7 millions de DA. Elle occupe la onzième place au ni- veau national avec un taux de 2.78% par

rapport à la valeur de la production na- tionale en valeur. Le taux de croissance est de 1,44% et elle occupe la 25 e place au classement national. En matière de production, des performances encoura- geantes ont été enregistrés dans plusieurs filières. Après cette présentation de ce

secteur, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la pêche, s’est rendu également à Honaïne. Sur place une présentation lui a été présentée sur le programme d’investissement d’urgence, de la visite de la ferme aquacole « Aqua- dora » Benabid, et la visite du port de pêche de Sidna Youchaa. Les travaux de l’extension du port de pêche de Honaïne sont achevés. Cette extension va permet- tre une amélioration des conditions d’ac- cès au plan d’eau et une augmentation de sa capacité d’accueil actuelle de 55 uni- tés pour atteindre 150 unités (15 chalu- tiers et sardiniers, 71 petits métiers et 64

plaisanciers), ce qui engendrera la créa- tion de plusieurs postes d’emploi selon la direction de la pêche et des ressources ha- lieutiques. Le ministre a visité les cages flottantes de la ferme aquacole « Aqua- dora » pour s’enquérir sur l’état d’évolu- tion du projet dont les alevins de daurade et du loup de mer, ensemencés en sep- tembre dernier ont atteint respectivement la taille de 15 et 17 cm en fin du mois de

novembre et un poids de 55 et 60 grammes. La production aura lieu douze mois après l’ensemencement, et ce lorsque ils auront atteint leur taille mar- chande. Il s’agit d’une ferme piscicole en cages flottantes ayant bénéficié du pro- gramme de soutien à la relance écono- mique, avec une capacité de production de 600 tonnes/an. La superficie de la concession en mer est de 20 ha. Ce sec- teur est pourvoyeur d’emplois. La wilaya compte un autre projet d’aquaculture en

cours. C’est plus l’algoculture (élevage de la spiruline), au niveau de la zone d’activité de Sidi M’Barek, daïra de Beni Boussaïd, et deux autres projets de pis- ciculture (loup et daurade) en phase d’examen par le centre national de re- cherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture. Par ailleurs le nou- veau port de Sidna Youchaa, commune de Dar Yaghmoracen, Ghazaouet, a fait l’ob- jet de la visite du ministre, et s’enquérir sur l’état d’avancement des travaux qui ont démarré le 27 octobre 2013 pour un délai de réalisation de 40 mois par l’en- treprise Cosider. Cette nouvelle infra- structure portuaire doit réduire énormément la pression exercée sur le port de pêche et de commerce de Gha- zaouet. Le nouveau port de Sidna You- chaa, dont les travaux ont atteint un taux de plus de 50%, sera doté d’une capacité d’accueil de 295 unités soit 10 thoniers, 65 chalutiers, 70 sardiniers et 150 petits métiers. La mise en exploitation de cette infrastructure portuaire aura un impact sur la relance non seulement de la pêche mais aussi des autres métiers liés à ce sec- teur. Le suivi du projet est assuré par le Laboratoire d’études maritimes (LEM/Alger). Le coût du projet est de 7 milliards de dinars et sa réception prévi- sionnelle est prévue pour le 1 er trimestre 2017. Le ministre accompagné du wali de Tlemcen, Saci Ahmed Abdelhafid, et des autorités locales s’est rendu également au bassin versant d’Ouled Lakhdar, où lui ont été présentées des explications sur le projet de plantation de 450 ha de ceri- siers, du secteur de la conservation des forêts qui a une superficie de 222.500 ha avec un taux de boisement de 24%, et d’autres secteurs sous tutelle. Gadiri Mohammed

MDN

Un chef de groupe terroriste éliminé à Jijel

«Dans le cadre de la lutte antiterro- riste, il a été procédé, après examens scientifiques, à l’identification du terro- riste éliminé, lors d’une opération de qualité menée par un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Jijel/5 e Région militaire, le 18 dé- cembre, près de Ras Amahrane à El Milia.» Le MDN a ajouté qu’«il s’agit, en l’occurrence, d’un dangereux crimi-

nel notoire dénommé L. Abdelkader, dit Essoudeur, chef d’un groupe terroriste qui a commis plusieurs actes odieux dans la région. Ledit terroriste était l’un des premiers criminels ayant rejoint les groupes terroristes en 1994». Dans le même contexte, quatre éléments de sou- tien au terrorisme ont été arrêtés, et trois caches ont été découvertes et détruites, a relevé le MDN.

ANNABA

interception en mer de 18 émigrants clandestins

Les garde-côtes de la wilaya d’Annaba ont mis en échec, hier, deux tenta- tives d’émigration clandestine et arrêté 18 jeunes qui tentaient de traverser la Méditerranée, à bord d’embarcations de fortune, a-t-on appris auprès du Ser- vice d’assistance médicale d’urgence (SAMU). Les 18 individus âgés de 22 à 28 ans, tous originaires d’Annaba, ont été examinés par les médecins du SAMU après leur interception au large de Ras El-Hamra, dans la matinée d’hier, selon la même source.

MOUVEMENT DE PROTESTATION DU PER- SONNEL TECHNIQUE D’AIR ALGÉRIE

Les vols perturbés à l’aéroport d’Alger

«Un mouvement de protestation inopiné du personnel technique a eu lieu au niveau de l’aéroport durant deux heures, perturbant légèrement le programme de vol en fin de matinée», a précisé le communiqué. «Après cla- rifications de la situation entre la Di- rection (de la compagnie, ndlr) et les partenaires sociaux, les vols ont repris et les retards occasionnés seront résor-

bés graduellement», rassure Air Algé- rie. Le mouvement de protestation a été déclenché par le personnel tech- nique d’Air Algérie, «pour des reven- dications salariales et pour protester contre le plan de restructuration de certaines filiales la compagnie», a-t- on appris de source proche de la com- pagnie.