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Le Sermon du Dimanche de Pâques

Les 53 Sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 19

« La résurrection… »
- Marc 16 -

Quelle terrible et douloureuse humiliation dus ai-je subir de la part


de mes créatures, seulement pour le fait de les avoir créées libres et
indépendantes, mais qui déjà dès le commencement ne voulurent pas
se reposer sur le souffle suave de mon coeur aimant ! Et c’est pour ce
fait que je me mis à errer à la recherche des brebis égarées, avec la
parole et l’action, pour les libérer des maux résultant du péché et du
désordre de la vie, et pour que mon essence spirituelle pût inspirer
dans les esprits des meilleurs, une plus grande compréhension des
valeurs humaines matérielles et spirituelles.
Quand le Grand Esprit appelle à l’existence un ensemble solaire au
complet, sa puissante volonté doit mettre en mouvement et en
fermentation ce que la sagesse peut recueillir de l’amour universel,
afin que celle-ci ne décline pas et ne se transforme pas en science,
pour ne pas vouloir se soumettre à l’Amour, car alors tout irait de
travers et on arriverai à la destruction.
J’ai voulu vous fournir les preuves avec mon sacrifice sanglant, en
tant qu’exemple à imiter, pour que l’étincelle divine enfermée en
chaque cœur, ne courût pas le risque d’être terrassé par le mensonge,
en s’accommodant des faux concepts de la vie, et à la fin s’enfoncer
dans le sommeil éternel ; mais au contraire cette étincelle fût poussée
continuellement à œuvrer sur cette voie tracée par moi avec la parole
et avec l’action, voie où est exigée le plus grand esprit de sacrifice et
d’abnégation, d’humilité et d’amour.
Mon très grand enseignement n’est nulle part aussi bien mis en
évidence, qu’avec le renoncement total de mon moi humain,
m’abandonnant complètement à la volonté de mes pires créatures,
subissant sans me plaindre les plus graves souffrances matérielles et
spirituelles, de façon à pouvoir rendre mon esprit, en temps
qu’homme, pour ressusciter ensuite dans la lumière purifiée de vérité
et d’amour, pour me présenter enfin comme le plus grand
dispensateur de grâces, afin que les hommes vissent en moi un frère
comme tous les autres, cependant ni à plaindre, ni à adorer, mais
bien plutôt comme un frère à imiter et à aimer.
De sorte que ma mort sur la croix devait représenter pour mon
ennemi et pour ceux qui s’étaient rangés contre moi, bouc émissaires
de leur vengeance, comme un châtiment bien mérité en raison de
mon intromission dans leur conscience. Cependant, afin qu’en moi on
ait pu apercevoir aussi l’amour et le pardon, il ne me manqua pas la
force de prier le Père en moi pour le salut de mes juges bourreaux.
Cet acte, en plus d’établir un contact entre créateur et créature, était
aussi une ouverture pour la vie commune sociale humaine, où l’on dit
continuellement : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas
que l’on te fît.
Cependant, ce grand amour devait de manifester sur deux plans de
vie apparemment différents, à savoir : l’un, sur le plan humain, en
tant que modèle à imiter ; l’autre, sur le plan spirituel ; je devais
montrer la plus haute essence Angélique de Mon Esprit, afin que tous
trouvasses en Moi le rocher du salut.
Pour que mes paroles et mes actes eussent la confirmation de la
divine vérité, il fallait ma visible résurrection de la mort, car
autrement je serais resté pour eux aussi dans leur cœur, comme une
idole à adorer ! Comme cela arriva par la suite, et comme c’est encore
ce qu’il reste de ma personne.
Certes mes disciples furent ragaillardis par ma présence, mais en
même temps entravés dans leur liberté d’action. Aussi était-il
nécessaire avec mon ascension, que disparaisse ma présence visible,
afin que mon enseignement à travers eux portât les fruits nécessaires
pour la continuation de ma doctrine ; et ce n’est qu’ainsi qu’ils purent
tourner le dos au monde, et avec la lumière de ma résurrection,
effacer l’impression néfaste qu’avait provoqué mon calvaire.
Afin que mon influence ait à mettre en mouvement votre activité, de
façon que Ma divinité en vous n’ait pas à être tuée mais opère bien
pour la régénération de l’Esprit, il est nécessaire que mes disciples et
fidèles de ces temps soient bien préparés pour la mission qui leur est
donnée. C’est là aussi la clé de mon grand édifice qui devra s’élever
sur la terre, en pureté et en sainteté ; non pas comme une foi
religieuse qui pourrait être raillée et méprisée, mais bien comme une
vérité à respecter, à aimer et à imiter.
Qui sait voir et comprendre que ce processus de spiritualisation est
nécessaire pour la continuation de la vie sur la terre, trouvera dans
ma résurrection ces correspondances spirituelles représentées
seulement dans les derniers jours de ma vie terrestre, vécus au milieu
des entraves de la violence humaine sans amour et sans dignité, où
ma douleur spirituelle dépassait de beaucoup celle matérielle.
Cette résurrection, tout l’univers l’a vécue, en récoltant justement les
fruits de mon apprentissage. A mon prochain retour, ma personne
naîtra de la même façon qu’à cette époque, mais spirituellement.
Maintenant, à quiconque d’entre vous M’aime, connaît et comprend
intérieurement la doctrine que j’ai redonnée il y a plus d’un siècle, il y
a plus d’un an, je donne la possibilité de l’exposer par toute la terre.
L’humanité de la terre a vécu ses phases de développement en trois
importantes périodes spirituelles, à savoir ; la première, comme
l’enfance de la vie, correspond encore à la foi incomplète ;
l’adolescence, correspond aux luttes correspondantes et aux
jugements sur la foi ; l’âge viril, correspond à l’époque où la lumière
commence à se séparer des ténèbres ; puis vient ensuite encore une
période qui a son commencement avec mon enseignement, qui inclue
mon départ avec le tableau le plus dur, mais le plus important pour
que la vie ait une suite progressive.
Moi aussi, déjà depuis le commencement je me disposai selon les
circonstances qui se présentaient à moi, et très souvent je devais faire
levier sur le miracle de la foi ; cependant l’humanité d’alors me suivait
comme des enfants, c’est-à-dire avec le seul intellect, de sorte qu’ils
tombaient seulement dans la critique matérielle, restant froids aux
vérités que j’exposais, et seuls quelques uns se convertissaient à la
vraie foi ; les autres, encore adolescents dans la foi, non seulement
restèrent statiques, mais ils foulèrent aux pieds avec les faits mes
enseignements, ne les trouvant pas convenables pour leurs exigences
matérielles.
A mon histoire spirituelle, comme déjà indiqué, suivit une religion
matérielle, dans laquelle les guides, dominés par leurs passions
humaines, prirent soin de leurs intérêts, allant même jusqu’à
comprendre de travers ma volonté, retournant le divin pour le rejeter
dans l’humain, afin qu’à ce dernier fut accordé le pouvoir de juger, de
condamner et d’absoudre en mon nom ; alors que moi, en mon temps,
je me suis comporté en égal avec tous les autres, afin que personne
ne se posât en juge de son prochain.
En fait, mes conseils ne furent pas acceptés, et ainsi fut détruit ce
lien d’amour qui liait les fidèles, avec l’extériorisation de la foi, au
point de porter ceux qui fréquentaient l’église, à ne plus croire à rien.
Aujourd’hui aussi, comme en ce temps, il y en a qui surveillent afin
que le cadavre dans la tombe ne ressuscite pas et fasse s’évanouir
avec sa lumière les ombres ténébreuses qui enveloppent la lâche vie
de vice et de désordre.
Sous la pierre tombale régnaient puanteur et obscurité, mais la divine
vérité ne pouvait rester plus longtemps à attendre, aussi vint-elle au
dehors, brisant la pierre de l’égoïsme et calmant la soif du pouvoir
avec cette même doctrine que les gardiens de la tombe ne voulaient
pas voir ressusciter, étant donné qu’en raison de leur manque de foi,
ils étaient eux-mêmes morts.
Cette résurrection de l’âme deviendra même « régénération », c’est-à
dire l’ultime pas ou la rupture avec le lien stimulant terrestre, et, le
premier pas vers l’amour vrai et spirituel, qui est l’opposé de l’amour
matériel, qui veut tout presser à soi, tandis que l’amour libérateur et
généreux, vit seulement pour donner, soutenu par le monde spirituel.
Je surveille donc mon enfant, afin que l’enseignement de ma doctrine
de tolérance, soit bien interprétée et que ne soit pas oublié son point
le plus important, qui est d’avoir prié pour mes bourreaux, alors que
mon corps de Jésus, comme une honte, devait être la résultante de
l’orgueil mondain, où l’amour et la pitié sont inconnus. Comme moi
alors, rayonnant en Mon amour je me levai des ténèbres de la tombe,
de même devez-vous faire, en œuvrant résolument pour améliorer et
affirmer en vous ma dignité, afin de pouvoir totalement renaître hors
de la tombe des passions mondaines et de la cupidité. Puisque, la
pierre tombale roulée, l’esprit qui en sort n’a plus besoin de se servir
de ces moyens qui ne sont que machines pour la vie matérielle, et non
pour l’Esprit.
Réfléchissez : avant de venir sur cette terre, vous étiez esprits ; en en
sortant vous serez de nouveau esprits ; mais si votre mort est malade
spirituellement, vous n’irez pas très loin de votre sépulcre, même si la
pierre tombale en est ébranlée ; tandis que, si durant votre
pérégrination sur la terre vous avez réussi à vous libérer de tout le
mondain, alors votre résurrection sera purement spirituelle.
Réfléchissez profondément à ce qu’est la douleur, aussi bien celle
matérielle que celle spirituelle, et rendez-vous compte de sa valeur, si
vous ne la fuyez pas, et l’affrontez comme moi, avec dignité et amour,
le nom de « mon fils » vous l’imprimerez en vous avec une victoire
régénératrice consistant en une éternelle et délicieuse béatitude, et
cette joie contemplative vous la partagerez avec le frère qui a besoin
d’amour.
La résurrection spirituelle doit être entendue de cette façon, et pas
autrement ; et je reste près de vous avec mon vivant exemple, comme
un monument éternel, non à contempler, mais bien à imiter.
Travaillez selon mon image terrestre, qui ne représente rien que ma
doctrine d’amour œuvrant continuellement, jusqu’à la libération
totale de l’humain par le divin avec la résurrection spirituelle.
De sorte que la régénération spirituelle vient à être le point de base de
tout cheminement terrestre, c'est-à-dire la clé de votre vie terrestre ;
la pierre fondamentale de votre mission spirituelle sur la terre.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer