Vous êtes sur la page 1sur 19
DOSSIER TEChnIquES DE l’IngÉnIEuR l’expertise technique et scientifique de référence g1010 Normalisation dans le

DOSSIER

TEChnIquES DE l’IngÉnIEuR

l’expertise technique et scientifique de référence

g1010

Normalisation dans le domaine de l'environnement

Par :

Sylvie FERNANDEZ

Responsable développement environnement à l'Association française de normalisation (AFNOR)

Ce dossier fait partie de la base documentaire Systèmes de management environnemental dans le thème Environnement et dans l’univers Environnement - Sécurité

Document délivré le 03/10/2012 Pour le compte 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Pour toute question :

Service Relation Clientèle • Éditions Techniques de l’Ingénieur • 249, rue de Crimée 75019 Paris – France

par mail : infos.clients@teching.com ou au téléphone : 00 33 (0)1 53 35 20 20

ou au téléphone : 00 33 (0)1 53 35 20 20 Toute reproduction sans autorisation du

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Normalisation dans le domaine de l’environnement

par Sylvie FERNANDEZ

Responsable développement environnement à l’Association française de normalisation (AFNOR)

1.

Système français de normalisation

G 1 010v2

- 2

1.1

Norme : un document de référence

2

1.2

Différents types de normes

— —

3

1.3

Acteurs du système français de normalisation

3

1.4

Structures de normalisation

4

1.5

Différents statuts de documents normatifs

4

1.6

Normes européennes et internationales

— —

5

2.

Management environnemental

5

2.1

Généralités

5

2.2

Management environnemental des organisations

6

2.3

Management environnemental des produits et services

7

2.4

Quantification des gaz à effet de serre

9

3.

Normalisation par thème

10

3.1

Qualité de l’eau

10

3.2

Qualité de l’air

10

3.3

Déchets

12

3.4

Qualité des sols

14

3.5

Bruit

15

3.6

Biosurveillance de l’environnement

16

3.7

Harmonisation des méthodes de mesures environnementales

17

4.

Conclusion

17

Pour en savoir plus

Doc. G 1 010

P armi la floraison d’initiatives lancées depuis que le développement durable a pris le devant de la scène, oubliant parfois que l’environnement

en est l’un des piliers incontournable, les normes tiennent une place à part : à l’opposé du caractère conceptuel souvent donné à ce thème, les normes consacrent l’entrée de la protection de l’environnement dans les réalités usuelles de la vie économique et industrielle, de la gestion des affaires, dans le domaine de « l’opérationnel » au sens propre.

Chacun reconnaît, en effet, la nécessité de concilier des entreprises compétitives avec la préservation du patrimoine naturel et du cadre de vie : la norme joue un rôle moteur dans l’animation des démarches de progrès dans l’environnement, en suscitant une saine émulation et en incitant les profes- sionnels à une harmonisation au meilleur niveau environnemental en termes d’attitude, de méthode et de performance. Le domaine de l’environnement est caractérisé par l’intervention d’un grand nombre de partenaires, tels que les consommateurs, les associations de pro- tection de l’environnement, les laboratoires, les industriels, les collectivités locales et, bien évidemment, les pouvoirs publics. Les normes peuvent se révéler de précieux outils pour l’application de politi- ques publiques et de réglementations : loin de s’y substituer, elles peuvent en faciliter la mise en œuvre pratique. Ce gain d’efficacité tient à l’esprit de concertation et au principe de consensus qui président à la préparation des normes.

tiwekacontentpdf_g1010

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 1

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

L’élaboration de normes françaises, que l’on s’attache à défendre ensuite au plan européen et international sont autant d’outils pour faciliter la diffusion de nos méthodes et savoir-faire pour les entreprises françaises sur ces marchés.

Dans le domaine de l’environnement, la normalisation joue un rôle très important en matière de mesure des pollutions et de la qualité des milieux . Les travaux entrepris depuis plusieurs années ont permis de pouvoir disposer d’un ensemble de normes de mesure reconnues au plan international et qui sont nécessaires à toute évaluation sérieuse des impacts sur l’environnement. En effet, sans document de référence reconnu, toute affirmation peut être avancée sans que son sérieux puisse être évalué.

Les paragraphes qui suivent donnent les grandes orientations de la normali- sation environnement, définies dans ses aspects généraux par le comité d’orientation stratégique environnement.

tiwekacontentpdf_g1010

Abréviation

Définition

AOX

Composés organohalogénés adsorbables

HAP

Hydrocarbures aromatiques polycycliques

PCB

Polychlorophényles

LAS

Linear Alkylbenzene sulphonates

NP

Nonyl phénol

NPE

Nonyl phénol éthoxylate

EC

Conductivité électrique

LOI

Lost on Ignition (perte au feu)

DM

Dry Matter (extrait sec)

BFR

Brominated Flame Retardants

1. Système français de normalisation

1.1 Norme : un document de référence

Dans le décret qui définit l’organisation de la normalisation (décret n o 84-74, voir [Doc. G 1 010]), la normalisation se définit ainsi :

« La normalisation a pour objet de fournir des documents de référence comportant des solutions à des problèmes techniques et commerciaux concernant les produits, biens et services qui se posent de façon répétée dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques ou sociaux.»

La norme est un document de référence, élaboré sur la base du consensus des acteurs d’un marché (producteurs, utilisateurs, laboratoires, pouvoirs publics, consommateurs, associations environnementales, etc.). Élaborer une norme dans un domaine a pour objet de définir des règles communes sur un produit, un ser- vice, une méthode, un mode d’organisation afin de faciliter les

échanges entre les acteurs . Les solutions proposées par les nor- mes représentent à un moment donné le meilleur compromis pos- sible entre l’état d’une technique et les contraintes économiques. Ainsi depuis toujours, la normalisation élabore ses documents nor- matifs, en associant les parties. Les normes sont élaborées de façon collective, sur la base de la concertation et de la recherche du consensus des parties prenantes, leur permettant ainsi d’être reconnues et utilisées par tous.

La norme est d’application volontaire et contractuelle. Dans cer- tains cas, notamment les domaines liés à la sécurité et les conditions liées aux marchés publics, elle peut être rendue obliga- toire (voir encadré). Cependant, même volontaire, elle fait réfé- rence et s’impose de plus en plus dans la jurisprudence.

Dans tous les secteurs économiques, de la production aux activi- tés de services, la normalisation s’est donc imposée comme un outil indispensable d’échange et de développement. Nul ne conteste aujourd’hui le rôle et la valeur de la normalisation. À un moment où la mondialisation des marchés et la réalité européenne génèrent de nouvelles règles pour de nouveaux enjeux, il est capi- tal pour chacun, dans son domaine, de mieux saisir les mécanismes de la normalisation. La maîtrise de l’outil normatif contemporain favorise en effet la compétitivité de l’entrepreneur en lui ouvrant de nouvelles perspectives, de nouveaux marchés.

Ne pas confondre norme et réglementation

Avant de présenter la normalisation dans le domaine de l’environnement, il convient de clarifier l’utilisation qui est faite du terme « norme » qui a en effet deux significations fort différentes et est utilisé indifféremment dans les deux cas, d’où une certaine confusion. La notion de norme résultant de l’activité de normalisation n’a pas le caractère d’obligation juridique ou morale qui s’attache au mot « norme » dans le langage du droit ou de la philosophie. Le langage courant parle aussi de norme pour désigner une exigence technique réglementairement obliga- toire (par exemple, la valeur limite de 50 mg/L pour la teneur en nitrates de l’eau destinée à la consommation humaine). Mais, il n’y a obligation que parce qu’il y a une réglementation spécifique. Le fait que des dispositions aient été codifiées par un processus de normalisation ne crée pas par lui-même de caractère obligatoire. Document de référence exprimant « l’état de l’art » dans un certain domaine, la norme au sens employé ici constitue un outil de prescription, utilisable de plusieurs façons.

G 1 010v2 – 2

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Ne pas confondre norme et réglementation (suite)

Dans un certain nombre de cas, le pouvoir réglementaire reprend à son compte le contenu technique de la norme en ren- dant celle-ci d’application obligatoire , comme le prévoit l’arti- cle 12 du décret n o 84-74 modifié fixant le statut de la normalisation. Le ministre chargé de l’Industrie peut rendre obligatoires certaines normes homologuées. L’obligation porte sur les phases de conception, de fabrication, d’importation et de mise sur le marché. Aujourd’hui, environ 300 normes homo- loguées ont été rendues obligatoires, essentiellement pour des raisons de sécurité (dans le cas de jouets, d’extincteurs, de

grues

),

de santé ou d’hygiène, de lutte contre la fraude, de

rationalisation des échanges ou de protection de l’environ-

nement

Indépendamment de ce décret des textes spécifiques

peuvent conférer à une norme un caractère obligatoire. Ces derniers supposent l’existence d’un contexte spécifique et ne visent que des usages particuliers. Ils restent exceptionnels. L’application obligatoire d’une norme homologuée est carac- térisée par la référence à la norme dans un texte réglementaire comme moyen unique de satisfaire aux exigences du texte. En elle-même, une norme n’est jamais d’application obligatoire. Elle ne peut acquérir une force contraignante que lorsque les pouvoirs publics l’ont expressément prévu dans un texte. Les autres normes sont à la disposition des utilisateurs, qui sont en principe libres de les appliquer ou non , en particulier dans les relations contractuelles. Cependant, pour les marchés publics , l’article 6 de l’annexe du décret n o 2006-975 du 1 er août 2006 portant code des marchés publics fixe les conditions pour se référer aux spécifi- cations techniques dont font partie les normes de la façon suivante :

« Les prestations qui font l’objet d’un marché ou d’un accord-cadre sont définies, dans les documents de la consultation, par des spécifications techniques formulées :

1 o Soit par référence à des normes ou à d’autres documents équivalents accessibles aux candidats, notamment des agré- ments techniques ou d’autres référentiels techniques élaborés par les organismes de normalisation ; 2 o Soit en termes de performances ou d’exigences fonction- nelles. Celles-ci sont suffisamment précises pour permettre aux candidats de connaître exactement l’objet du marché et au pouvoir adjudicateur d’attribuer le marché. Elles peuvent inclure des caractéristiques environnementales.» Le recours aux normes évite cependant de réinventer la technique, ce qui comporterait des risques d’erreurs et nuirait à l’efficacité de la production. Il fournit un langage de spécifi- cation connu et compris de l’ensemble des professionnels, ce qui contribue à la transparence. Mais il s’agit là de moyens techniques pour atteindre les objectifs que définit l’acheteur public (le maître d’ouvrage des travaux), ce qui est sa respon- sabilité propre. Le choix des normes à rendre applicable dans le marché est à faire en fonction des objectifs fixés.

1.2 Différents types de normes

Du point de vue de leur contenu , on distingue différents types de normes :

Les normes fondamentales : elles portent sur la terminologie, la métrologie, les conventions, les signes, les symboles.

Les normes de spécification ou d’exigences : elles fixent les

caractéristiques d’un produit ou d’un service et leurs seuils de per- formance à atteindre (qualité, aptitude à l’emploi, interface, intero- pérabilité, santé, sécurité, protection de l’environnement, contrat type, documentation accompagnant le produit ou le service, etc.).

Pouvoirs publics :

ministère

AFNOR BN* BN BN
AFNOR
BN*
BN
BN

Contrat

d’objectifs

Agrément
Agrément

Direction générale des

entreprises - DARQSI**

Délégué interministériel

aux normes

Experts :

organisations professionnelles, producteurs, distributeurs, association de consommateurs, laboratoires, syndicats ouvriers, organismes de prévention, associations de protection de l’environnement, acheteurs publics, collectivités territoriales, ministères

acheteurs publics, collectivités territoriales, ministères Participation * Bureaux de normalisation (25 bureaux de

Participation

* Bureaux de normalisation (25 bureaux de sectoriels) ** Direction de l'action régionale, de la qualité et de la sécurité industrielle

Figure 1 – Organisation du système français de normalisation

Les normes de méthodes d’essais ou d’analyse : elles

définissent les modes opératoires pour mesurer les caractéristiques ou les performances d’un produit, ou bien pour mesurer la quantité d’une substance, ou la qualité des milieux (air, eau, bruit, etc.).

Les normes d’organisation ou de système : elles portent d’une

part sur la description et la modélisation des fonctions de l’entre- prise (maintenance, logistique, analyse de la valeur, management

de la qualité, management environnemental).

1.3 Acteurs du système français de normalisation

L’élaboration collective des normes, basée sur la participation effective des acteurs du marché, a conduit à mettre en place un sys- tème de normalisation reposant sur plusieurs acteurs (figure 1 ) :

L’AFNOR : animateur central du système de normalisation . Le

système français de normalisation est composé de l’AFNOR, de bureaux de normalisation, d’experts et des pouvoirs publics. L’AFNOR est l’animateur central de ce système et a pour rôle d’identifier les besoins, d’élaborer les stratégies de normalisation, de coordonner et d’orienter l’activité des bureaux de normalisa- tion. L’AFNOR a pour rôle de veiller à ce que toutes les parties

soient représentées dans les commissions de normalisation.

Le réseau des bureaux de normalisation (BN) . La normalisa-

tion est également menée par un réseau de 25 bureaux de norma- lisation qui anime les travaux de normalisation au sein d’un secteur d’activité en particulier. Dans la plupart des cas, les bureaux de normalisation sont rattachés à des organisations pro- fessionnelles ou des centres techniques.

Un important réseau d’experts . Appartenant à tous les secteurs

économiques, les experts constituent la base même du système français de normalisation. Sur chaque sujet, ils apportent au sein des instances de normalisation, leurs compétences liées à leur origine : organisations professionnelles, producteurs, distributeurs, associations de consommateurs, laboratoires, syndicats ouvriers, organismes de prévention, associations de protection de l’environ- nement, acheteurs publics, collectivités territoriales, ministères. Ils expriment le besoin d’élaboration de nouvelles normes, fournissent le contenu technique des documents normatifs et leur mise à jour et participent aux travaux européens et internationaux de normali- sation.

Le rôle des pouvoirs publics . En plus de leur expertise, les pou-

voirs publics ont un rôle particulier : l’ensemble des ministères est concerné par la politique de normalisation, mais c’est le délégué

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 3

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Groupes d’impulsion stratégique (GIS) Comité d’orientation et de programmation (COP) Comités stratégiques
Groupes d’impulsion
stratégique (GIS)
Comité d’orientation et de
programmation (COP)
Comités stratégiques
sectoriels (CoS)
Commissions de normalisation (CN)
GE
GE
GE
Stratégie et
Élaboration
programmation
BN
AFNOR
ou secrtoriel
AFNOR

Figure 2 – Structures de normalisation

interministériel aux normes, nommé par le ministre chargé de l’Industrie, qui fixe les directives générales pour l’établissement des normes, en contrôle l’application et les demandes de dérogation et surveille les travaux des organismes de normalisation.

C’est le ministère de l’Industrie, au travers de la DARQSI et de son délégué interministériel aux normes, qui assure le rôle de ministère de tutelle de l’AFNOR. Cette mission est assurée au tra- vers d’un contrat d’objectif.

Le groupe interministériel des normes assiste le ministre chargé de l’Industrie dans la définition des orientations de la politique nationale et internationale des pouvoirs publics en matière de normes et dans l’évaluation de cette politique.

1.4 Structures de normalisation

Le système français de normalisation agit selon des règles, des procédures et des priorités clairement affichées. Il est constitué d’un ensemble de groupes et comités ayant chacun leur rôle, appelés « structures de normalisation » au sein desquelles toutes les parties prenantes sont représentées. C’est un système à deux niveaux (figure 2 ) :

– d’une part, les instances de stratégie et de programmation comprenant , le Comité d’orientation et de programmation (COP), les comités stratégiques sectoriels (CoS) et les commissions géné- rales (CG) ; lorsqu’il n’existe pas de bureau de normalisation secto- riel, toutes ces instances sont animées par l’AFNOR ; – d’autre part, les instances d’élaboration des normes que sont les commissions de normalisation (CN) et les groupes d’experts (GE) ; ces commissions de normalisation sont animées par les bureaux de normalisation du secteur, quand ils existent, ou à défaut par l’AFNOR.

1.4.1 Structures d’orientation, de prospective et de stratégie

Le Comité d’orientation et de prospective (COP)

Il a pour mission de définir les axes stratégiques de la contribution française à la normalisation européenne et mondiale. Il veille à la cohérence des programmes de normalisation que pilotent les comités stratégiques de l’AFNOR et mène une réflexion prospective au travers de groupes d’impulsion stratégique (GIS) chargés d’évaluer l’apport de la normalisation sur des thèmes par- ticuliers. Il entend chaque année les présidents des CoS exposer leurs programmes.

Les comités stratégiques (CoS)

Le CoS rassemble des responsables des professions, de l’indus- trie, des donneurs d’ordre publics, des associations de consommateurs, des organismes techniques et scientifiques, et de

l’administration française qui veulent gérer collectivement les stra- tégies nationales pour les grands programmes de normalisation (GPN).

Il assure la synthèse des activités de normalisation dans les grands secteurs de l’industrie ou dans les domaines transversaux. Placé sous la responsabilité de l’AFNOR, le CoS est principalement chargé de l’élaboration des stratégies normatives du GPN, de la définition des priorités et de la mise en œuvre de ces priorités.

Il existe, aujourd’hui, une vingtaine de GPN parmi lesquels le

GPN 18 Environnement .

Les commissions générales (CG)

Une commission générale a pour rôle de proposer un pro- gramme (français, européen, international) correspondant aux prio- rités du CoS, d’affecter le contenu du programme à une ou des structures (en principe une commission de normalisation), de suivre les réalisations du programme et les dépenses engagées par rapport au budget affecté, et d’adapter le programme en fonction des nouveaux sujets.

Une commission générale dépend d’un CoS.

1.4.2 Structures d’élaboration des normes

Les commissions de normalisation (CN)

Une commission de normalisation a pour tâche d’établir, à partir des besoins, le cahier des charges des normes à élaborer et, s’il s’agit de normes nationales, d’élaborer les projets de ces normes. Elle assure également un suivi des travaux internationaux et euro- péens de normalisation. Elle contribue à ceux-ci en participant à la rédaction des normes, par la désignation d’experts dans les groupes de travail, et par le positionnement de la France sur les futures normes au travers de la participation de la délégation fran- çaise aux réunions et des votes sur les documents.

Les groupes d’experts (GE)

La commission de normalisation peut constituer des groupes d’experts pour ébaucher des projets de normes ou des positions à défendre au niveau international. Elle peut également constituer de tels groupes comme soutien consultatif pour ses délégués ou experts dans les instances ISO (organisation internationale de nor- malisation) ou CEN (comité européen de normalisation).

1.5 Différents statuts de documents normatifs

On peut également distinguer plusieurs types de normes du point de vue de leur statut . En effet, celui-ci est différent selon le processus d’élaboration et la largeur du consensus sur lequel elles reposent : la norme homologuée et les documents de normalisa- tion reposent sur un consensus national, reposant sur une enquête publique ou une enquête au sein d’une commission de normalisa- tion représentative des parties, l’accord et le référentiel de bonnes pratiques reposent sur un consensus limité à un ou quelques acteurs.

La norme homologuée (NF)

Les documents adoptés sous forme de norme homologuée sont

des documents à contenu normatif dont la valeur technique est suffisamment reconnue, et pour lesquels une officialisation des pouvoirs publics est nécessaire ou souhaitable en raison de leur destination (référence dans la réglementation, secteur des mar- chés publics, base pour l’attribution de la marque NF, intérêt

Le document est élaboré par un groupe d’experts, validé

public

par la commission de normalisation avant envoi en enquête proba- toire, conformément aux dispositions du décret n o 84-74 régissant la normalisation.

).

G 1 010v2 – 4

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Les documents de normalisation

La norme expérimentale (XP)

Un projet de norme peut être publié sous forme de norme expé- rimentale lorsqu’il est nécessaire de le soumettre à une période de mise à l’épreuve avant d’en conserver son contenu, tel quel ou révisé. Le principe d’élaboration est le même que pour une norme homologuée, toutefois la validation de la norme expérimentale s’effectue au moyen d’une simple enquête de commission. Une fois éprouvée la norme expérimentale (XP) peut être proposée pour devenir une norme homologuée (NF).

Le fascicule de documentation (FD)

Un fascicule de documentation est un document de référence à caractère essentiellement informatif.

Les autres documents de référence

Le guide d’application (GA)

Un guide d’application contient des recommandations pour faci- liter l’application d’une (ou plusieurs) norme(s) existante(s) par une profession particulière ou pour un usage particulier. Il peut également contenir une synthèse des points clés d’une (ou plu- sieurs) norme(s).

L’accord (AC)

Un accord est un document élaboré collectivement pour des acteurs identifiés qui fournit des solutions, notamment dans des domaines peu stabilisés. Il peut constituer un document de réfé- rence destiné à servir de base à l’élaboration ultérieure d’une norme ou à disparaître, selon le succès sur le marché des solu- tions particulières qu’il propose.

Le référentiel de bonnes pratiques (BP)

Un référentiel de bonnes pratiques est un document élaboré pour tout organisme collectif représentatif d’une profession, d’un

métier ou d’une activité (organisation professionnelle, association,

Il vise à offrir une réponse aux

besoins de ces organismes collectifs, tant anciens que nouveaux, qui cherchent à faire connaître ou reconnaître les règles de pratiques professionnelles permettant l’exercice d’une concurrence loyale, ou à en convenir en leur sein. Il permet aussi de communiquer ou codifier des bonnes pratiques acceptées par l’ensemble de cet organisme collectif.

groupement, club, forum

).

1.6 Normes européennes et internationales

Aujourd’hui, 90 % des normes françaises sont d’origine euro- péenne ou internationale. Les normes peuvent être élaborées suivants plusieurs filières : la filière nationale ou française, la filière européenne, la filière internationale.

Pour construire le marché intérieur européen, la Commission européenne établit la réglementation à l’aide de directives euro- péennes qui, pour les aspects techniques, renvoient aux normes européennes. La normalisation européenne est animée par le

Comité européen de normalisation : le CEN . La normalisation est organisée en comités techniques, animés par l’un des pays de l’Union européenne. Afin que l’ensemble des pays dispose des mêmes normes, pour faciliter les échanges, chaque norme euro- péenne (EN) doit obligatoirement être reprise dans la collection de normes nationales de chacun des pays de l’Union européenne, les normes nationales en contradiction avec la norme européenne doivent être annulées. Ainsi, les normes françaises issues de

normes européennes sont désignées « NF EN

».

Les normes internationales sont élaborées par l’ International Organization for Standardization : l’ISO . Les normes internationa- les peuvent être reprises en normes européennes, elles-mêmes reprises en normes nationales. Ces normes sont alors désignées

Tableau 1 – Équivalences entre normes françaises, européennes, et internationales

 

Reprise dans

 

Reprise dans la collection française

Délivrables

du CEN

la collection

française

Délivrables

de l’ISO

 

NF EN (reprise obligatoire et suppression des normes nationales en contradiction)

 

NF ISO

EN

ISO

(reprise facultative)

TS (1)

XP CEN/TS

TS (1)

XP ISO/TS

(reprise facultative)

PAS (2)

(reprise facultative)

TR (3)

FD CEN/TR

TR (3)

FD ISO/TR

(reprise facultative)

(reprise facultative)

 

AC CWA

 

AC IWA

CWA (4)

(reprise facultative)

IWA (5)

(reprise facultative)

(1)

(2)

(3)

(4)

Spécifications techniques ou Technical Specification (TS) Spécifications publiquement disponibles ou Publicly Available Speci- fication (PAS) Rapport technique ou Technical Report (TR) Accord d’atelier CEN ou CEN Workshop Agreement (CWA)

(5) Accord international d’atelier ou International Workshop Agreement (IWA)

« NF EN ISO

CEN peuvent, si les membres de la commission nationale de nor- malisation du secteur le souhaitent, être reprises en normes natio-

nales, elles sont alors désignées « NF ISO

Pour les normes européennes comme pour les normes interna- tionales ou françaises, il existe différents statuts de documents normatifs, avec chacun des sigles particuliers. Le tableau 1 donne les équivalences pour les trois filières : française, européenne et internationale.

Dans le domaine de l’environnement, la normalisation a été largement impulsée par la réglementation européenne au travers de directives sur l’air, l’eau, les déchets, etc. La normalisation dans le domaine de la métrologie environnementale (mesure de la qua- lité de l’air, de l’eau, des caractéristiques des déchets) est essen- tiellement européenne, à l’opposé de la normalisation dans le domaine du management environnemental, où plusieurs normes françaises au départ, ont été portées ensuite au plan international, donnant ainsi la série des normes ISO 14000. Ces normes ont, pour la plupart, été reprises en normes européennes et donc en normes françaises, il s’agit des normes NF EN ISO 14000, mais pour simplifier la rédaction nous utilisons en général le seul terme ISO 14000.

». Les normes internationales non reprises par le

»

2. Management environnemental

2.1 Généralités

Les enjeux liés à la responsabilité environnementale, au risque de pollution, et à l’image vont grandissant depuis quelques décen- nies. La prise de conscience récente du grand public sur la néces- sité d’un développement durable est également source de motivation pour entreprendre des démarches environnementales.

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Qu’il s’agisse de répondre à la réglementation ou bien d’aller au- delà de celle-ci par une démarche volontaire, l’entreprise ou l’orga- nisme qui entreprend une démarche environnementale met en œuvre des investissements importants pour réduire ses impacts. Elles ont donc besoin d’un maximum de garanties autour de leur démarche de protection de l’environnement. Il s’agit non seulement d’assurer leur crédibilité vis-à-vis de leurs partenaires et de la société civile, mais également de maîtriser leur démarche et surtout de s’assurer de la validité de leur gestion et de leurs modes de décision.

Pour répondre à ce besoin, l’élaboration de normes a été entre- prise pour établir de façon consensuelle des outils et des méthodes de management environnemental au service de tous.

La France a été particulièrement active dans le domaine du management environnemental ; en effet, elle a été à l’instigation de la formalisation des connaissances, de méthodologies dans le domaine du management environnemental des organismes comme des produits. Ensuite, ces normes ont été portées au niveau international pour élaborer des normes ISO. Assurer que cet ensemble de techniques est reconnu au niveau international (ISO) fait partie des garanties nécessaires à l’entreprise, de même que leur adoption en Europe.

En 1993, l’ISO ( International Organization for Standardization ) a décidé de créer un comité technique (ISO/TC 207) afin d’élaborer un ensemble de normes sur les bonnes pratiques de gestion de l’environnement. C’est parce que les entreprises souhaitaient réel- lement s’engager dans des démarches volontaires que des nor- mes, volontaires par nature, ont été préparées.

En effet, la norme offre essentiellement une garantie de reconnaissance et de validation par les différents acteurs de la Société : les entreprises ont besoin de telles garanties au moment de se lancer dans une démarche qui impliquera tous les processus de l’entreprise, et ce pour de nombreuses années.

Ces documents sont aussi des outils puissants qui vont favoriser :

– d’une part, le dialogue entre les acteurs socio-économiques et les responsables des politiques publiques ; – d’autre part, le développement d’une culture commune au sein des entreprises.

Les normes ISO de la série des ISO 14000 ont pour objectif d’aider les entreprises à intégrer les préoccupations environ- nementales à leurs activités. Elles reflètent les deux approches les plus courantes dans une entreprise : l’approche par le système ou par le produit. Dans le premier cas, il s’agit d’assurer la maîtrise des processus et dans le second, de gérer par l’analyse de son cycle, l’impact du produit.

Nota : le lecteur pourra utilement se reporter à l’article [A 4 130] Management envi- ronnemental et à l’article [G 5 000] sur le règlement européen EMAS (voir [Doc. G 1 010]).

2.2 Management environnemental des organisations

Le premier groupe de techniques donne des modèles d’organi- sation pour les entreprises qui souhaitent maîtriser les impacts environnementaux liés à leurs activités. Ces modèles d’organisa- tion sont basés sur le principe d’amélioration continue, illustré par la roue de Deming : planifier, faire, contrôler, agir (en anglais « Plan , Do , Check , Act (PDCA)). Ces modèles d’organisation de l’environnement sont appelés des « systèmes de management de l’environnement (SME). (Voir § 1.2).

Le tableau 2 rappelle les normes actuelles et, en italique, celles à paraître (en cours d’élaboration ou en révision).

Système

La norme fondamentale de cet ensemble de normes est l’ISO 14001. Il s’agit de la norme de spécifications NF EN ISO 14001 qui peut servir de base à la démonstration de l’existence et de l’effi- cacité d’un système. La norme ISO 14001 est basée sur le principe PDCA (cité précédemment) et sur le principe d’amélioration continue.

Tableau 2 – Management environnemental de l’organisation

Système

NF EN ISO 14001 Système de management environnemental – Exigences et lignes directrices pour son utilisation (décembre

2004)

NF ISO 14004 Système de management environnemental – Lignes directrices générales concernant les principes, les systèmes et les techniques mises en œuvre (décembre 2004)

PR NF EN ISO 14005 Guide pour l’implémentation par étapes d’un système de management environnemental (en cours de rédaction)

FD X 30-205 Système de management environnemental – Guide pour la mise en place par étapes d’un système de management environnemental (octobre 2007)

Audit

NF EN ISO 19011 Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management de la qualité et/ou de management environ- nemental (en cours de révision)

Évaluation des performances

NF EN ISO 14031 Lignes directrices pour l’évaluation de la per- formance environnementale

ISO/TR 14032 Exemples d’application de l’ISO 14031 (1999)

La norme ISO 14001 a été publiée pour la première fois en 1996, après quelques années d’utilisation par les entreprises notamment au travers de la certification ISO 14001 (90 000 certificats dans le monde en 2006). Depuis le début des années 2000, un mouvement général d’harmonisation des normes de systèmes de management

a lieu, afin de faciliter la mise en place et l’intégration de plusieurs systèmes de management dans les entreprises. La norme ISO 14001 a été révisée en 2004 pour clarifier certains points de la norme et améliorer sa compatibilité avec la norme l’ISO 9001 publiée en 2000. La norme ISO 14001 est accompagnée de la norme ISO 14004, qui a été révisée conjointement. Alors que la norme ISO 14001 comprend des exigences destinées à servir de base à la certification, la norme ISO 14004 donne des recomman- dations et des éclairages pour mettre en œuvre et rendre efficace

le système de management environnemental.

Guides d’application sectoriels

Des guides d’application de la norme ISO 14001 ont été réalisés afin d’expliquer la mise en œuvre des exigences, de donner des exemples d’application dans des contextes particuliers (tableau 3 ).

Management environnemental par étapes

Par ailleurs, aujourd’hui l’enjeu est de diffuser les démarches de management environnemental au sein du tissu industriel, et notamment au sein des PME. Celles-ci ayant des difficultés à mener une démarche ISO 14001 en une seule fois, une démarche

« pas à pas » a été rédigée en France sous la forme d’un fascicule

de documentation d’aide à la mise en place d’un système de management environnemental par étapes (FD X 30-205). Le Royaume-Uni ayant publié une norme sur le sujet a suggéré le lan- cement de travaux internationaux. Cette proposition a été acceptée

par les membres de l’ISO et les travaux ont commencé depuis 2006 avec la mise au programme de la norme ISO 14005, sous la présidence du Royaume-Uni. La France s’est également investie dans ce projet en prenant le secrétariat de ce groupe de travail.

G 1 010v2 – 6

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Tableau 3 – Guides d’application de la norme ISO 14001

Système

GA X 30-470 Guide d’application de l’ISO 14001 pour le secteur de l’eau potable (décembre 2003)

GA X 30-471 Guide d’application de l’ISO 14001 pour l’assainis- sement (décembre 2003)

GA X 30-460 Guide d’application de la norme ISO 14001 aux centres de stockage des déchets (novembre 2003)

GA X 30-550 Guide d’application de la norme ISO 14001 aux collectivités territoriales et recommandations pour l’approche d’un territoire (juin 2003)

GA P 01-030 Système de management environnemental du maître d’ouvrage pour la conception et la mise en œuvre d’une démarche HQE (juin 2003)

Audit

Dans ce domaine, la série des normes ISO 14010, destinées aux différents aspects de l’audit, a été remplacée par la norme ISO 19011 Lignes directrices pour l’audit des systèmes de mana- gement de la qualité et/ou environnemental (cf. tableau 2 ). Cette coordination a été réalisée pour faciliter et rendre plus efficaces les audits pour les entreprises engagées à la fois dans des démarches qualité et environnementales. Cette norme va entrer prochaine- ment en révision .

Évaluation des performances

La norme ISO 14031 (tableau 2 ) décrit un processus de manage- ment interne, basée sur la sélection d’indicateurs pour évaluer et suivre l’évolution de ses performances environnementales et iden- tifier les points éventuels à améliorer. Ainsi, toujours basé sur le principe « PDCA », cette norme invite l’organisme à piloter ses per- formances environnementales en suivant :

– des indicateurs de performance environnementale, concernant soit le management environnemental, soit le suivi d’indicateurs opérationnels ; – des indicateurs de conditions environnementales, en suivant les impacts ou les impacts potentiels des aspects de l’environ- nement concernés par ses activités.

Ce processus peut être mis en place dans le cadre d’un système de management environnemental ISO 14001 ou indépendamment. Cette norme est accompagnée du document ISO/TR 14032 qui donne des exemples de mise en œuvre.

2.3 Management environnemental des produits et services

Le deuxième groupe de techniques concerne des outils d’aide à la décision, pour l’amélioration sur le plan de l’impact environ- nemental des produits fabriqués par les entreprises ou des servi- ces qu’elle délivre.

Tout produit ou service a des impacts sur l’environnement, que ce soit à l’une ou l’autre des étapes de son cycle de vie : acquisi- tion des matières premières, fabrication, distribution, utilisation ou élimination. Ces impacts peuvent être légers ou significatifs, ils peuvent se manifester à court ou à long terme et peuvent se mani- fester au niveau local ou mondial.

Les clients, les utilisateurs et les autres parties prenantes sont de plus en plus concernés par les aspects environnementaux des pro- duits qu’ils achètent, bien que cet intérêt ne se traduise pas toujours

systématiquement dans l’acte d’achat. Cette prise de conscience s’est cependant renforcée avec l’amélioration de la connaissance du principe de développement durable par les consommateurs et, plus récemment, avec le processus du Grenelle de l’environnement.

Conception

Face à la demande des consommateurs, un nombre croissant d’entreprises s’intéresse au développement de produits plus res- pectueux de l’environnement. Elles se rendent également compte que l’intégration de l’environnement dans la conception et le déve- loppement des produits procure des avantages conséquents :

l’économie des ressources, l’abaissement des coûts, la stimulation de l’innovation, le développement de nouvelles opportunités commerciales et l’amélioration de la qualité des produits.

Pour prendre en compte l’environnement, les concepteurs sont demandeurs d’indications pratiques : listes de solutions technologi- ques à préférer, de matériaux à retenir ou à proscrire, etc. Cepen- dant, identifier les aspects environnementaux le long du cycle de vie du produit est parfois complexe. Il faut également prendre en compte le contexte, ou le système dans lequel il sera utilisé. Un équilibre doit également être trouvé avec d’autres aspects : la fonc- tionnalité du produit, ses performances, son effet sur la sécurité et la santé, son coût, les exigences réglementaires, etc.

Il n’y a pas de réponse unique, pratique et immédiate aux ques- tions posées par les concepteurs. Il est donc d’autant plus impor- tant de proposer une démarche large, afin d’explorer toutes les voies possibles. Cette démarche de conception est un processus souple et continu qui encourage les innovations et les opportuni- tés d’amélioration environnementale.

Entre les interdictions relevant de la réglementation, et les solu- tions technologiques qui relèvent du libre arbitre de l’entreprise, la stratégie retenue dans ce domaine a consisté à préparer une norme sous forme de guide , l’ISO/TR 14062 Management environ- nemental – Intégration des aspects environnementaux dans la conception et le développement des produits , pour diffuser les notions fondamentales à prendre en compte afin d’intégrer la pro- tection de l’environnement à la conception du produit.

Ce document est destiné à toutes les personnes impliquées dans la conception et le développement de produits quels que soient la taille de l’entreprise et le type de produit, qu’il s’agisse d’améliorer un produit existant ou d’en créer un nouveau. Ce document est rédigé aussi bien pour les concepteurs que pour les décideurs ou les responsables souhaitant impulser une politique dans ce domaine.

Ce document propose des principes généraux pour prendre en compte l’environnement aux étapes clés de la conception et du développement d’un produit. L’objectif visé est de réduire les impacts potentiels sur l’environnement sur l’ensemble des étapes du cycle de vie du produit. Pour parvenir à cet objectif, le document s’appuie sur les principes suivants : la prise en compte globale de l’environnement, l’intégration de l’environnement dans les métho- des de conception, l’utilisation de méthodes et d’outils d’évaluation, la combinaison de stratégies, de réduction des impacts potentiels ; il suggère des voies pour favoriser l’établissement d’un dialogue et une coopération entre les différents acteurs impliqués.

Analyse du cycle de vie

La prise de conscience accrue des impacts possibles associés à la fabrication et à la consommation des produits a augmenté l’inté- rêt pour le développement de méthodes permettant de mieux comprendre et évaluer ces impacts, et y remédier. L’une de ces méthodes est celle de l’analyse du cycle de vie (ACV). Cette méthode est basée sur la prise en compte des impacts d’un pro- duit sur l’environnement tout au long de son cycle de vie. Cette approche conduit à identifier les possibilités d’amélioration des performances environnementales aux différentes étapes du cycle de vie d’un produit, depuis sa conception, y compris les matières premières, jusqu’à son traitement en tant que déchet (dit « du ber- ceau à la tombe »).

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 7

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Tableau 4 – Management environnemental des produits et services

 

Conception

 

XP ISO/TR 14062 Intégration des aspects environnementaux dans la conception et le développement de produits (janvier

2003)

 

Analyse du cycle de vie

 

NF EN ISO 14040 Principes et cadre (octobre 2006)

 

NF EN ISO 14044 Exigences et lignes directrices (octobre 2006)

ISO/TR 14047 Exemples d’application sur l’évaluation des impacts du cycle de vie (octobre 2003)

XP ISO/TS 14048 Format des données d’inventaire (février 2003)

FD ISO/TR 14049 Exemples d’application traitant de la défini- tion, de l’objectif et du champ d’étude et analyse de l’inventaire (décembre 2000)

 

Étiquetage

 

NF EN ISO 14020 (février 2002)

Principes

généraux

pour

tout

étiquetage

NF EN ISO 14021 Autodéclarations environnementales – Étique- tage de type II (octobre 2001)

NF EN ISO 14024 Étiquetage environnemental de type I – Écola- bels (mai 2001)

NF ISO 14025 Déclarations environnementales de type III (octobre 2006) (cette norme devrait être reprise en EN prochai- nement)

NF P 01-010 Déclaration environnementale et sanitaire des pro- duits de construction (décembre 2004)

Prise en compte de l’environnement dans les normes

Guide ISO 64 Guide pour la prise en compte des aspects envi- ronnementaux dans les normes de produit (en cours de révi- sion)

La méthode d’analyse du cycle de vie est une méthode rigou- reuse et structurante basée sur des recherches scientifiques. Elle permet d’analyser le procédé de fabrication sous un nouvel angle. Elle s’intéresse aux divers flux entrants et sortants (énergie, matières consommée et rejetée). Cette méthode permet de réagir rapidement à l’évolution de la réglementation (interdiction d’un composant par exemple), ou d’anticiper des hausses des matières premières.

étapes

principales :

La définition des objectifs et du périmètre de l’étude permet-

tant de déterminer les fondements de l’étude. Les objectifs doivent

être précisés sans ambiguïté, ainsi que l’application prévue de l’étude, ses raisons et à qui sont destinés des résultats.

L’inventaire des données d’impact sur l’environnement : une

fois le périmètre du système à étudier défini, il s’agit de faire l’inventaire des flux élémentaires consommés et rejetés traversant

le système.

Une

analyse

du

cycle

de

vie

comprend

quatre

L’évaluation de l’impact , en identifiant les impacts qui se trou-

vent derrières ces flux. Il s’agit de traduire toutes les consomma- tions et tous les rejets en impacts (par exemple ; épuisement des ressources naturelles, effet de serre, dégradation de la couche d’ozone, toxicité, etc.). Des indicateurs sont choisis pour chacun des impacts. Cette traduction en indicateurs fait appel à des bases de données d’ACV qui traduisent les flux élémentaires en impacts.

La phase d’interprétation : cette étape est consacrée à la vali-

dation des hypothèses retenues et à l’interprétation des éléments obtenus au regard des objectifs de l’étude.

Ce cadre méthodologique est précis et fait l’objet d’une normali- sation, tout d’abord en France pour harmoniser et rendre cette méthode plus transparente tant pour les acteurs réalisant les ACV que leurs clients. Forte de cette expérience, la France a pris ensuite des responsabilités d’un sous-comité à l’ISO pour formaliser cette méthode au plan international. L’un des enjeux de ces travaux a été de garder une approche générique et non sectorielle, afin de ne pas éliminer a priori une piste d’amélioration d’un impact par une vision trop restreinte.

Lors de leur récente révision, l’ensemble des normes consacrées aux différents aspects de l’ACV ont été simplifiées et regroupées en 2 normes, publiées en 2006 :

– la norme ISO 14040 qui définit les principes et le cadre applicables à la réalisation d’analyse de cycle de vie ; – la norme ISO 14044 (regroupant les anciennes ISO 14041, 14042 et 14043) qui définit les exigences et les lignes directrices (voir tableau 4).

D’autres documents normatifs complètent ces normes en don- nant des exemples d’application (tableau 4) :

– le rapport technique ISO/TR 14047 donne des exemples pour l’évaluation des impacts du cycle de vie (uniquement en anglais) ; – la norme expérimentale XP ISO/TS 14048 sur les formats de documentation de données d’inventaire vise à permettre la présen- tation des données, leur interprétation de façon à favoriser les échanges de ces données ; – le fascicule de documentation FD ISO/TR 14049 donne des exemples pour la définition de l’objectif et du périmètre de l’étude (ISO 14049).

Étiquetage

Afin de promouvoir une approche transparente, l’ISO a déve- loppé la série des normes ISO 14020 consacrée aux exigences en matière d’étiquettes et de déclarations environnementales (voir tableau 4). Différentes normes ont été préparées en fonction de l’usage qui sera fait de cet étiquetage.

• Tout d’abord la norme 14020 établit les principes directeurs

pour le développement et l’utilisation des étiquettes et déclarations environnementales. Cette norme est une norme dite « chapeau », prévue pour être utilisée conjointement avec les autres normes d’étiquetage. Elle précise un certain nombre d’exigences sous for- mes de 9 principes, tels que l’exactitude des affirmations présen-

, reposer sur une méthode scientifique, disponible, et de s’appuyer sur le cycle de vie des produits.

La norme ISO 14021 (figure 3) : cette norme vise les autodécla-

rations environnementales de type II, c’est-à-dire les déclarations effectuées sous la seule responsabilité d’un producteur (ou d’un dis- tributeur). Les principes de cette norme ont été rédigés avec l’objec- tif de communiquer des informations vérifiables et exactes de nature à ne pas induire en erreur le consommateur. Elle définit les termes et symboles couramment employés dans les étiquetages et décla- rations environnementales tels que « dégradable », « recyclable », « consommation réduite d’énergie », etc., et les exigences liées à l’utilisation de ces termes. Elle précise les exigences pour l’évalua- tion et la vérification des déclarations. Ces déclarations ne visent en général qu’une caractéristique du produit et qu’une étape de son cycle de vie : ce type d’étiquetage n’est donc pas associé à l’obliga- tion d’une connaissance précise des impacts des produits.

tées, leur aspect vérifiable, pertinent, reproductible

l’obligation de

G 1 010v2 – 8

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

 

NF EN ISO 14020 Principes généraux

NF EN ISO 14021 Autodéclarations environnementales

NF EN ISO 14024 Critère et procédure des écolabels

NF ISO 14025 Étiquetages informatifs de type III

NF ISO 14025 Étiquetages informatifs de type III Autodéclarations environnementales de type II
NF ISO 14025 Étiquetages informatifs de type III Autodéclarations environnementales de type II
NF ISO 14025 Étiquetages informatifs de type III Autodéclarations environnementales de type II

Autodéclarations environnementales de type II

Autodéclarations environnementales de type I :

Autodéclarations environnementales de type III :

Écolabels

Écoprofils

Figure 3 – Série de normes 14020

La norme ISO 14024 : cette norme vise les déclarations envi-

ronnementales destinées à faire l’objet d’une certification environ- nementale d’un produit, d’un écolabel, c’est-à-dire l’étiquetage

environnemental de type I. La norme donne les principes et les méthodes pour la mise au point des programmes d’étiquetage environnemental, comprenant le choix des catégories de produits, les critères environnementaux et les caractéristiques fonctionnel- les du produit. La norme établit également les méthodes de certifi- cation pour l’attribution de l’écolabel (par exemple : la marque NF environnement, l’écolabel européen). Cet étiquetage s’appuie sur le cycle de vie du produit, et les exigences fonctionnelles du pro- duit doivent également être pris en compte : cette norme vise les produits les meilleurs sur le plan environnemental.

La norme ISO 14025, élaborée après les deux autres normes, a

pour objectif de définir les exigences pour mettre à disposition des utilisateurs des données quantitatives sur les impacts environne- mentaux d’un produit ou d’une gamme de produit : effet de serre, consommation de ressources, déchets, etc. Ce sont les déclara- tions environnementales de type III (par exemple : les étiquettes énergies). Cette norme oblige à mettre au minimum les informa- tions issues d’un inventaire du cycle de vie, elle couvre un ensemble d’impacts précis. Ces déclarations peuvent être utilisées pour tous les types de produits. Elle permet des comparaisons de produits remplissant la même fonction. Ces déclarations sont prin- cipalement destinées à un usage entre entreprises, mais peuvent viser différents publics et doivent, dans ce cas, s’y adapter. Lors de la mise en place d’un programme reposant sur cette norme, les données devront être vérifiées de façon indépendante (en interne ou externe).

La norme ISO 14025 a fait l’objet, au plan français, d’une décli- naison au travers de la norme NF P01-010 définissant le contenu et le mode de réalisation de la fiche de déclaration environnementale et sanitaire des produits de construction. Cette norme est basée à la fois sur la norme d’étiquetage ISO 14025, mais également sur les normes ISO 14040 et ISO 14044 d’analyse du cycle de vie.

2.4 Quantification des gaz à effet de serre

2.4.1 Présentation

Les derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouverne- mental sur l’évolution du climat) ont établi avec certitude le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement climatique que subit notre planète. En parallèle, le sujet a été rendu plus médiatique notamment, par un certain nombre de films et documentaires, dont celui d’Al Gore : Une vérité qui dérange. L’augmentation des émissions de gaz responsables de l’effet de serre est due aux acti- vités humaines : consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz,

charbon), élevage (production de méthane), et engrais azotés pro- duisant du protoxyde d’azote. Ainsi, les principaux gaz à effet de serre sont : dioxyde de carbone (CO 2 ), méthane (CH 4 ), oxyde nitreux (N 2 O), vapeur d’eau (H 2 O) et l’ozone (O 3 ), et les gaz fluorés issus des activités industrielles : l’hydrocarbure perfluoré (PFC), l’hexafluorure de soufre (SF 6 ), l’hydroflurocarbone (HFC). Pour simplifier, ces gaz sont souvent comptabilisés en millions de tonne équivalents CO 2 (Mtéq CO 2 ).

Face au défi que représente le changement climatique, la Communauté internationale s’est mobilisée pour réduire l’émis- sion des gaz à effet de serre (GES). Faisant suite à la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique de 1992, le protocole de Kyoto, signé en 1997, est un accord international majeur dans ce domaine. Ce protocole définit des obligations de limitation ou de réduction des gaz à effet de serre pour une qua- rantaine de pays industrialisés pour une première période d’enga- gement (2008 à 2012).

En 2003, l’Union européenne s’est fixée dans ce domaine des objectifs plus ambitieux au travers de la directive sur l’échange des quotas d’émission de CO 2 reprise en droit français. Six sec- teurs industriels se sont vus alloués des quotas d’émission de CO 2 , les quotas d’émission pouvant être achetés ou vendus sur un marché des quotas créé à cet effet.

Ainsi, différents régimes de gestion des émissions et d’absorp- tion des GES existent de par le monde. Certains concernent un ensemble de pays importants et ont un aspect contraignant tels que le Protocole de Kyoto, la directive européenne d’échanges des quotas de CO 2 , d’autres sont des schémas volontaires tels que le Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol) publié par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD).

Des États, voire des villes, ont développé leurs propres dispositifs : Californie, ville de Chicago, etc. Ceux-ci se comptent aujourd’hui par dizaines, avant qu’une méthode harmonisée de quantification des quantités de CO 2 émis ait été établie. Cette situation limite les échanges possibles, ce qui est paradoxal pour des dispositions destinées à lutter contre un phénomène mondial.

2.4.2 Travaux normatifs

Devant ce besoin d’harmonisation, l’ISO a entrepris la rédaction d’une série de normes sur la quantification des gaz à effet de serre. Ces normes ont été conçues de façon à fonctionner avec tous les types de dispositifs de gestion des GES. La série de normes élabo- rée est dite neutre par rapport aux différents régimes. Si un pro- gramme sur les gaz à effet de serre est applicable, les exigences de ce programme s’ajoutent à celles de la norme ISO considérée.

L’ISO a établi trois normes :

• NF ISO 14064-1 qui concerne les organismes. La partie 1 de la norme ISO 14064 propose une méthodologie pour la quantification et la rédaction des rapports (ou déclarations) d’inventaire des gaz à effet de serre. Elle définit les exigences pour la conception, la mise au point, la gestion, la rédaction de rapports et la vérification de l’inventaire des GES d’un organisme.

• NF ISO 14064-2 qui concerne les projets. La partie 2 de l’ISO 14064 propose une méthodologie pour la quantification, la surveillance et l’établissement de rapports sur les activités visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) ou à accroître leur suppression lors de la réalisation de projets. Il s’agit notam- ment de projets développés en dehors du périmètre de l’entre- prise, et en particulier, ceux réalisés dans d’autres pays (opérations de coopération internationale). Elle définit les exigen- ces pour la planification, l’identification et la sélection des sources, des puits et des réservoirs de GES pertinents pour le projet et le scénario de référence, pour la surveillance, la quantification, la documentation et le rapport de réalisation du projet GES ainsi que pour la gestion de la qualité des données.

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 9

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

• NF ISO 14064-3 qui concerne les vérificateurs. La partie 3 de l’ISO 14064 donne les principes, exigences et lignes directrices pour les personnes qui effectuent ou gèrent la validation et/ou la vérification des déclarations des gaz à effet de serre. Elle peut s’appliquer à la quantification des émissions de GES d’un orga- nisme ou d’un projet (y compris la quantification, la surveillance et la déclaration des GES effectuées conformément à l’ISO 14064-1 ou à l’ISO 14064-2). La norme spécifie des exigences pour la sélec- tion des validateurs/vérificateurs (personnes effectuant la vérifica- tion des quantifications) GES, l’établissement du niveau d’assurance, des objectifs, des critères et du domaine d’applica- tion, la détermination de la méthode de validation/vérification, l’évaluation des données, informations, systèmes d’informations et contrôles des GES, l’évaluation des déclarations GES et l’élabora- tion des avis de validation/vérification. Actuellement, les travaux de normalisation dans le domaine des GES sont destinés à prendre de l’amplitude. Un nouveau sujet a été inscrit au programme de travail destiné à définir les compétences des vérificateurs. Par ailleurs, le groupe de travail du comité ISO a pris de l’importance en étant transformé en sous- comité. Il est actuellement en train d’identifier son programme de travail.

3. Normalisation par thème

3.1 Qualité de l’eau

3.1.1 Présentation

Le contrôle et l’amélioration de la qualité des eaux sont aujourd’hui une préoccupation permanente pour la gestion et la protection de l’environnement. La législation, essentiellement communautaire dans ce domaine, en témoigne : elle vise aussi bien les eaux destinées à la consommation humaine que les rejets industriels et urbains, les eaux piscicoles, les eaux souterraines, les eaux de baignade, etc. L’approche pour préserver la qualité de l’eau consiste à évaluer :

– d’une part, les émissions réelles dans les rejets en fonction des seuils réglementaires ; – d’autre part, leur impact sur l’environnement. L’évaluation de la qualité des eaux repose sur la connaissance des paramètres physiques, chimiques, microbiologiques ou biolo- giques des eaux, et nécessite donc la mise au point d’un outil : les méthodes de mesures. Dans un contexte fortement réglementé, les résultats de contrôle doivent être reconnus, acceptés et validés par tous les partenaires concernés. La mise au point de méthodes d’essais normalisées, référentiel reconnu, répond à ce besoin. Outre cet aspect fonda- mental, la normalisation constitue un lieu privilégié permettant à l’ensemble des partenaires d’échanger des informations, ce qui facilite la diffusion des bonnes pratiques. De plus, elle contribue au développement du marché de l’instrumentation. Au plan européen, la directive cadre 2000/60/CE, transposée en droit français en 2004 (loi n o 2004-338, cf. [Doc. G 1 010]), a confirmé les principes de gestion de l’eau par bassin appliqués en France ; elle les a renforcés en fixant un objectif de qualité pour l’ensemble des milieux aquatiques d’ici à 2015, qui rendra possible les différents usages de l’eau. Pour atteindre cet objectif, la direc- tive promeut la réduction, voire dans certains cas, la suppression, des émissions de certains polluants et le respect d’un référentiel commun de qualité des masses d’eau. Au niveau français, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, adoptée en décembre 2006, apporte toute une série d’actions inté- grées visant à fournir un cadre adapté à la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau, répondant aux exigences européennes et

en cohérence avec l’évolution actuelle des autres politiques publi- ques. Cette nouvelle loi apporte, outre la modification du système de redevance des agences de l’eau, des changements importants, en particulier en matière de gestion des réseaux et du patrimoine, ou de responsabilités et missions des collectivités territoriales. Elle transpose également la directive européenne sur la protection des eaux de baignades.

Cette évolution réglementaire impose à la normalisation d’évoluer : dans certains cas, les méthodes de mesures doivent être adaptées pour répondre à des conditions ou à des exigences parti- culières de la loi, dans d’autres cas, ce sont de nouvelles méthodes à mettre au point pour de nouvelles substances à détecter.

3.1.2 Travaux de normalisation

Les travaux de normalisation sont menés à la fois au plan inter- national par le comité ISO/TC 147 « Qualité de l’eau » et européen par le comité CEN/TC 230 « Analyse de l’eau », sous la responsabi- lité de l’Allemagne. La coopération entre ces deux instances est assurée étroitement sans duplication de travaux. Les travaux fran- çais gérés au sein d’une commission générale (T90A) et de six commissions de normalisation consistent essentiellement à définir des positions nationales vis-à-vis des travaux européens et inter- nationaux afin de garantir la prise en compte des pratiques rete- nues en France. Compte tenu de l’antériorité de l’ISO (création en 1971), de nombreuses normes internationales ont été, sont ou seront reprises comme normes européennes.

Cette commission coordonne le travail relatif :

– à la terminologie, l’échantillonnage ;

– au contrôle de la qualité des eaux ;

– aux analyseurs (méthodes de mesures en continu) ;

– aux analyses physico-chimiques ;

– aux analyses des micropolluants organiques et minéraux ;

– aux analyses biochimiques et biologiques.

La préoccupation de la qualité de l’eau n’est pas récente et un important corpus de normes (tableau 5) est déjà disponible depuis les années 1980. Certaines de ces normes sont révisées afin de profiter des apports de la recherche, ou bien pour suivre les exi- gences réglementaires. Par rapport aux méthodes de mesure stati- que dans un échantillon, des méthodes de mesure en continu (analyseurs) sont développées afin de permettre le suivi, la préven- tion. Dans d’autres situations, des méthodes alternatives ayant des résultats plus rapides sont développées aux côtés des méthodes de référence afin de permettre de prendre des décisions en temps utile.

3.2 Qualité de l’air

3.2.1 Présentation

Depuis longtemps, la qualité de l’air vient en tête des préoccupa- tions du public. Au fur et à mesure de l’amélioration des connaissances de l’impact de la pollution de l’air sur la santé, notamment celle des enfants et des personnes âgées, cette préoc- cupation s’est renforcée et a été à l’origine du développement d’une politique de protection de la qualité de l’air. Le souhait des pouvoirs publics de respecter le droit à chacun de respirer un air de qualité et donc de réduire la pollution atmosphérique a donné lieu à la mise en place d’une législation complète sur la pollution de l’air, d’origine essentiellement européenne (directives de 1996, voir [Doc. G 1 010]) qui s’oriente suivant deux axes :

– la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la

santé ;

– la détermination d’objectifs de qualité de l’air par la fixation de

valeurs limites et de seuils d’alerte. Ces derniers concernent aussi

bien les émissions de sources fixes comme les installations indus- trielles, les activités agricoles, habitat que de sources mobiles comme les transports aériens, ferroviaire, automobile.

G 1 010v2 – 10

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Tableau 5 – Exemples de normes dans la qualité de l’eau

Terminologie – Échantillonnage – Contrôle qualité – Analyseurs

FD ISO 6107-7 Qualité de l’eau – Vocabulaire (mars 2008)

NF EN ISO 5667-1 Qualité de l’eau – Échantillonnage – Partie 1 :

Lignes directrices pour l’établissement des programmes d’échantillonnage (2007)

XP ENV ISO 13530 Qualité de l’eau – Guide de contrôle qualité analytique pour l’analyse de l’eau (1998)

Analyses organoleptiques, méthodes physico-chimiques, paramètres globaux, composés organiques

NF EN 1622 – Qualité de l’eau – détermination du seuil d’odeur (TON) et du seuil de flaveur (TFN) (1997)

NF EN ISO 7027 Qualité de l’eau – Détermination de la turbidité (mars 2000)

NF T90-011 Qualité de l’eau – Dosage du dioxyde de carbone dissous (février 2001)

NF EN ISO 9377-2 Qualité de l’eau – Détermination de l’indice d’hydrocarbure – Partie 2 : méthode par extraction du solvant et chromatographie en phase gazeuse (décembre 2000)

Éléments majeurs

Projet NF ISO 23913 Qualité de l’eau – dosage du chrome VI – Méthode par analyse en flux (FIA et CFA) et détection spectro- métrique (prévue en 2009)

NF ISO 9297 – Qualité de l’eau. Dosage des chlorures-titrage au nitrate d’argent avec du chromate comme indicateur (méthode de Mohr)

Méthodes microbiologiques

NF T90-350 Qualité de l’eau – Détermination de l’indice biologique global normalisé IBGN (1992)

Projet NF ISO 16266 Qualité de l’eau – Recherche et dénom- brement des Légionella – Partie 2 – Méthode par filtration directe sur membrane pour les eaux à faible teneur en bactéries (prévue en 2008)

FD ENV ISO 1383 Qualité de l’eau – Lignes directrices pour la validation des méthodes biologiques (octobre 2001)

NF T90-461 Qualité de l’eau – Microbiologie – Contrôle qualité des milieux de culture (juillet 2001)

La normalisation s’est développée :

– tout d’abord pour venir en appui de cette réglementation. Il s’agit alors principalement de normes de méthodes de mesures et

d’essais des polluants au sein de l’air ambiant, des émissions, des odeurs. L’existence de normes communes permet de disposer de données fiables et pouvant être comparées sur les différents pol- luants. Elle contribue également à répondre aux exigences de la réglementation (montant des taxes parafiscales, méthodes de réfé- rence pour la conformité au seuil réglementaire, validation de

méthodes alternatives

– pour développer des actions volontaires pour l’engagement dans des actions préventives de surveillance.

)

;

L’évolution des directives européennes et de la stratégie de la Communauté européenne à l’horizon 2010 va dans le sens de dis- positions de plus en plus sévères pour la maîtrise de la qualité de l’air, en particulier en abaissant les valeurs limites des émissions de polluants et en généralisant la surveillance en continu des rejets atmosphériques. Ces dispositions conduisent à une évolu- tion rapide des normes existantes et, selon les besoins, à l’élabora- tion de normes nouvelles. Dans ce domaine, les normes de mesures visent les différents polluants, les normes sont révisées au fur et à mesure des retours d’expériences et de la recherche.

Plus récemment, avec la montée des préoccupations liées au changement climatique et les engagements pris par la signature du protocole de Kyoto, les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la mise en place de la directive européenne sur l’échange des quotas d’émission de CO 2 a conduit à la mise en place de méthodes nor- malisées pour comptabiliser les émissions de CO 2 dues aux diver- ses activités d’une entreprise (voir § 2.4).

3.2.2 Travaux de normalisation

La qualité de l’air a donné lieu à un important programme de normes de mesures. Les normes de qualité de l’air sont élaborées aussi bien au plan européen (par le comité technique CEN/TC 264), qu’international (comité technique ISO/TC 146 « qualité de l’air »). Plus récemment, le comité technique européen CEN/TC 351 « Qualité de l’air intérieur » a été créé. En tout, un corpus d’environ 200 normes a été mis en place et traite (tableau 6) :

Des aspects généraux : c’est-à-dire du vocabulaire, des unités,

de l’incertitude de mesure, des formats de données, de l’évalua- tion de méthodes alternatives par rapport aux méthodes de réfé- rence, des analyseurs de gaz, etc.

De la mesure des polluants dans l’air ambiant : dans ce

domaine, les normes donnent des méthodes de mesures pour les différents polluants présents dans l’air (gaz, métaux, particules, etc.). Les normes sont révisées au fur et à mesure des progrès de la recherche et des retours d’expérience. Les derniers groupes de travail créés répondent à de nouvelles préoccupations telles que la mesure des microorganismes dans les émissions et l’air ambiant, la surveillance des OGM dans l’air ambiant. Au niveau français, des travaux ont lieu concernant l’étalonnage, la mesure des retom- bées sèches et les pesticides.

De la mesure des odeurs (olfactométrie) : il s’agit de normes

pour mesurer la concentration des odeurs et de méthodes de pré- lèvement.

De la qualité de l’air intérieur : des normes ont déjà été rédi-

gées concernant les stratégies d’échantillonnage suivant les diffé- rents types de polluants (notamment pour les composants organiques volatils (COV), des méthodes de mesures au sein de bâtiments industriels, locaux non industriels tels que les gares, les transports en communs, les bureaux, les locaux collectifs et les habitations.

Suite à la création d’un nouveau comité technique européen trai- tant des substances dangereuses dans la construction (le CEN/ TC 351), de nouveaux besoins sont apparus concernant la mesure de la qualité de l’air intérieur des bâtiments. En effet, les travaux du CEN/TC 351 ont pour objet de répondre à la directive des pro- duits de la construction dont l’une des exigences essentielles (la n o 3) vise les aspects de l’ouvrage en rapport avec « l’hygiène, la santé et l’environnement ». Cela implique de développer une nou- velle approche de mesure de la qualité de l’air, qui n’est plus par produit ou par polluant, mais prenant en compte l’ensemble des facteurs pouvant influer sur la qualité de l’air à l’intérieur d’une pièce : de nouvelles méthodes de mesure sont à développer dans ce sens.

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 11

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Tableau 6 – Exemples de normes dans la qualité de l’air

Normes générales

ISO 4226 Qualité de l’air – Aspects généraux – Unités de mesu- rage (2007)

NF EN ISO 9169 Qualité de l’air – Détermination des caractéristi- ques de performance d’un système automatique de mesurage

(2006)

Émissions de sources fixes

NF EN 14791 Émission de sources fixes – Détermination de la concentration massique du dioxyde de soufre – Méthode de référence (2006)

ISO 15713 Émissions de sources fixes – Échantillonnage et détermination de la teneur en fluorure gazeux (2006)

NF EN 15058 Émissions de sources fixes – Détermination de la concentration massique en monoxyde de carbone – Méthode de référence : spectrométrie infrarouge non dispersive (2006)

NF EN 14181 Émissions de sources fixes – Assurance qualité des systèmes automatiques de mesure (2004)

Air ambiant

NF EN 14902 Qualité de l’air ambiant – Méthode normalisée de mesure du plomb, du cadmium, de l’arsenic et du nickel dans la fraction MP10 de matière particulaire en suspension (2005)

NF EN 14625 Qualité de l’air ambiant – Méthode normalisée pour le mesurage et la concentration en ozone par photométrie UV (2005)

XP X 43-056 Air ambiant – Métrologie appliquée au mesurage des polluants atmosphériques gazeux – Raccordement des résultats de mesurage aux étalons (2005)

NF EN 13725 Qualité de l’air – Détermination de la concentra- tion d’une odeur par olfactométrie dynamique (2003)

Air intérieur

ISO 16000-4 Air intérieur – Partie 4. Dosage du formaldéhyde – Méthode par échantillonnage diffusif (2006)

XP X 43-407 – Audit de la qualité de l’air dans les locaux non industriels – Bâtiments à usage d’enseignement (2006)

NF EN 14412 – Qualité de l’air intérieur – Échantillonnage par diffusion pour la détermination de la concentration des gaz et des vapeurs – Guide pour la sélection, l’utilisation et la mainte- nance (2004)

X 43-404 – Qualité de l’air – Air de l’habitat domestique et des locaux collectifs – Prélèvement aérien et analyse des allergènes et l’environnement intérieur (1993)

NF EN ISO 16000-9 Air intérieur – Partie 9 : dosage de l’émis- sion de composés organiques volatils de produits de construc- tion et d’objets d’équipement – Méthode de la chambre d’essai d’émission (2006)

La mesure des émissions de sources fixes : la normalisation CEN et ISO concerne la mesure des différents polluants produits par des sources d’émissions fixes telles que les cheminées des ins- tallations industrielles et les sources mobiles (transports aériens, ferroviaires, routiers). Des normes sont également élaborées concernant l’assurance qualité des systèmes de mesure automatiques : les pouvoirs publics ont incité la mise en place de tels systèmes, afin de développer l’autosurveillance et limiter les contrôles. Une extension de ce programme concerne le schéma de certification pour les systèmes de mesure automatique, où la norme EN 15267 en 4 parties est en préparation.

Par ailleurs, en lien avec les dispositifs de lutte contre les gaz à effet de serre, des besoins ont émergé concernant des méthodes de mesure normalisées pour le débit volumétrique des gaz. Le comité européen CEN/TC 264 « Qualité de l’air » a présenté à la Commission européenne des propositions : d’examiner les besoins normatifs pour la mesure des débits volumétriques du CO 2 , le N 2 O et le CH 4 , la mise au point d’une méthode de référence pour le CO 2 , l’élaboration d’une norme pour les permis d’émission en ter- mes de contrôle qualité et de statistiques et la préparation d’un programme expérimental de recherche.

3.3 Déchets

3.3.1 Présentation

Face à la nécessité d’apporter des réponses aux problèmes sou- levés par la production des déchets et leur nécessaire élimination, la normalisation a un rôle important à jouer, tant du point de vue des professionnels et des autorités compétentes que des attentes et préoccupations du public. La réduction de la production des déchets à la source et leur valo- risation, traitement ou élimination doivent être considérés comme des éléments nécessaires de la gestion d’un environnement de qua- lité à moyen terme. L’établissement de référentiels techniques par la normalisation facilite la mise en œuvre de la conformité aux exi- gences réglementaires et, d’une façon plus générale, la disponibilité de méthodes d’essais et de guides représentant l’état de l’art per- mettent d’assurer une élimination des déchets dans les conditions les plus sûres possibles pour l’environnement. Les besoins en normalisation dans le domaine des déchets sont apparus avec les nouvelles réglementations nationales et euro- péennes. Ainsi, en 1992, le Comité européen de normalisation (CEN) a mis en place le comité technique CEN/TC 292 ayant pour objet d’élaborer des normes européennes permettant une caracté- risation des déchets. Dans un premier temps, ce comité technique avait pour mission d’élaborer des normes pour faciliter l’applica- tion de la directive européenne sur la mise en décharge, alors en préparation (cf. Réglementation [Doc. G 1 010]). Dès 1990, l’AFNOR a créé des structures de normalisation afin de réunir les acteurs intervenant dans le traitement des déchets et de répondre aux besoins de caractériser les différents types de déchets par l’application de méthodes communes et reconnues. La directive européenne sur la mise en décharge a été adoptée en 1999. Le CEN/TC 292 a ainsi mis au point un ensemble de métho- des d’essais nécessaires aux procédures d’admission des déchets en décharge. En 2006, un autre directive a été adoptée concernant les déchets des industries extractives. Le CEN/TC 292 a alors élaboré un programme de travail pour répondre à la mise en œuvre de cette directive. Il faut signaler le début des travaux de révision de la directive cadre sur les déchets, à la suite de la stratégie thématique de la Commission européenne sur le recyclage, qui se fixe notamment pour objectif de réduire la mise en décharge et de développer le recyclage en assouplissant le régime de transfert des déchets. Celle-ci montre le souhait de la Commission européenne de mettre en place un réel marché européen du recyclage. Ces orientations seront sans aucun doute à l’origine de l’ouverture de nouveaux champs de travail pour la normalisation.

G 1 010v2 – 12

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

3.3.2 Travaux de normalisation

La normalisation dans le domaine des déchets se développe uni- quement au plan européen ou national, il n’y a pas de travaux internationaux ISO à ce jour. Ces travaux concernent principale- ment :

– la caractérisation des déchets, travaux essentiellement euro-

péens avec le suivi et la participation aux travaux du comité technique européen CEN/TC 292 « Caractérisation des déchets », avec ses huit groupes de travail :

- techniques d’échantillonnage des déchets,

- essais de lixiviation,

- analyse et propriétés du lixiviat,

- terminologie (en sommeil),

- analyse des déchets,

- tests de caractérisation de base pour le comportement à la lixi- viation,

- écotoxicologie des déchets,

- déchets des industries extractrices ;

français

– la

caractérisation

des

déchets

ménagers,

travaux

uniquement ;

– les déchets et la perméabilité, travaux français uniquement.

Caractérisation des déchets

Un important programme de travail est en cours, les projets de normes pour lesquels les positions françaises doivent s’exprimer le plus fermement sont :

– l’étude du comportement à la lixiviation (comportement à long

terme) qui ne manquera pas d’avoir des conséquences importantes pour le devenir des procédés de stabilisation – solidification et l’évolution des dispositifs réglementaires ;

– les tests de lixiviation, pour lesquels apparaît une grande

divergence de vue entre pays du Nord et du Sud de l’Europe ;

– la définition des termes : en effet, les normes produites seront

adoptées sans modification par tous les instituts de normalisation européens et pour tous les projets concernant les déchets, d’où

une forte interface nécessaire avec le domaine réglementaire.

Les travaux les plus récents ont été lancés concernant les déchets des industries extractrices : ceux-ci doivent couvrir la méthodologie, le prélèvement d’échantillons, les méthodes d’essai pour déterminer en particulier leur comportement en milieu acide, en tenant compte des travaux et des documents existants, ainsi que des besoins similaires d’autres déchets.

Caractérisation des déchets ménagers

Les travaux de normalisation dans ce domaine sont uniquement nationaux et concernent :

– l’amont des centres de tri des déchets : suite à la publication de

la norme expérimentale XP X 30-437 Constitution d’un échantillon sur un lot de déchets ménagers et assimilés collectés sélectivement sur une période donnée et caractérisation de cet échantillon, un guide d’application de cette norme (GA X 30-444) et un groupe de suivi ont été mis en place en juillet 2005 afin d’accompagner la mise en œuvre de la norme expérimentale. Ce groupe donne aux utilisa- teurs des réponses validées par la commission de normalisation ;

– l’aval des centres de tri des déchets : la norme expérimentale

sur la caractérisation des refus (XP X 30-472) est en cours de publi- cation. Une enquête a été lancée pour transformer la norme expé-

rimentale XP X 30-432 (appréciation de la densité apparente et de la cohésion des aciers) en norme ;

– au niveau des centres de tri : des travaux sur le contrôle de la performance des équipements de tri ont été lancés en 2006, avec l’objectif d’élaborer une norme expérimentale.

Perméabilité

Les travaux de normalisation dans ce domaine sont uniquement nationaux et concernent les méthodes de détermination de la perméabilité en place et l’élaboration de méthodes de détermina- tion en laboratoire (tableau 7).

 

Tableau 7 – Exemples de normes dans la caractérisation des déchets

 

Caractérisation des déchets

NF EN 13965-1 Terminologie – partie 1 : termes et définitions relatifs aux matériaux (2004)

NF EN 14899 Caractérisation des déchets – Échantillonnage des déchets. Guide pour la préparation d’un plan d’échantillonnage

(2005)

 

Projet d’EN Caractérisation des déchets – Essai de conformité à la lixiviation pour les matériaux monolithiques

NF EN 12506 Caractérisation des déchets – Analyse des éluats – Détermination du pH et dosage de As, Cd, Cr(VI), Cu, Ni, Pb, Zn,

Cl ,

NO

SO

2

(2004)

2

,

4

NF EN 15309 Caractérisation des déchets et du sol – Détermina- tion de la composition élémentaire par fluorescence X (2007)

Projet de norme Caractérisation des déchets – Sélection et appli- cation de kits d’essais prêts à l’emploi (méthodes de balayage)

 

Déchets ménagers

NF X 30-413 Déchets et assimilés – Constitution d’un échantillon de déchets ménagers et assimilés contenus dans une benne à ordures ménagères (2006)

XP X 30-468 Déchets ménagers et assimilés – Méthodes de caractérisation – Analyse de la composition de lots de journaux et magazines (2006)

NF X 30-432 Déchets – Aciers issus du tri de déchets ménagers et assimilés – Méthodes pour l’appréciation de la densité appa- rente et de la cohésion des aciers conditionnés en paquets et pour l’appréciation de la teneur en métal magnétique des aciers en vrac avant conditionnement (2008)

XP X 30-472 Déchets ménagers et assimilés – Caractérisation des refus de tri (2008)

XP X 30-473 Déchets ménagers et assimilés – Contrôle de la performance des équipements de tri (2008)

 

Perméabilité

Projet NF X 30-441 Déchets. Détermination en laboratoire du coefficient de perméabilité à saturation d’un matériau, au per- méamètre à paroi rigide à gradient hydraulique constant variable

Projet NF X 30-442 Déchets. Détermination en laboratoire du coefficient de perméabilité à saturation d’un matériau. Essais à l’oedomètre à charge hydraulique constante/variable

Projet NF X 30-443 Déchets. Détermination en laboratoire du coefficient de perméabilité à saturation d’un matériau. Essai de perméabilité au moyen d’un perméamètre à paroi flexible à gra- dient hydraulique constant.

NF X 30-420 Déchets. Détermination de la perméabilité d’une for- mation géologique en place, de matériaux rapportés ou artificiel- lement reconstitués. Infiltromètre à simple anneau de type fermé. Essai à charge constante et essai à charge variable (2007)

NF X 30-423 Déchets. Détermination du coefficient de perméabi- lité d’un terrain par essai à charge variable en forage ouvert

(2002)

 

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 13

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

3.4 Qualité des sols

3.4.1 Présentation

Le sol est une ressource essentielle pour la vie, en grande partie non renouvelable. Le sol assure diverses fonctions sociales, envi- ronnementales, économiques majeures, essentielles à la vie. L’agriculture et la sylviculture en dépendent.

Il filtre et stocke l’eau, et a un rôle d’échange de gaz avec l’atmos- phère. C’est également un habitat, un élément du paysage et du patrimoine culturel, ainsi qu’une source de matières premières. Le sol subit des pressions croissantes : contamination, imperméabili- sation sous le développement de l’urbanisation, érosion, salinisa- tion, glissements de terrain, etc. Le sol doit rester en un état lui permettant de remplir ses nom- breuses fonctions. Il est prouvé qu’en Europe sa dégradation s’accentue, aussi bien dans les États membres actuels que dans les nouveaux pays entrants dans la Communauté européenne. Afin de protéger les sols il est nécessaire de mieux les connaître. Cette connaissance progresse grâce aux mesures de leurs caracté- ristiques, leur cartographie, les systèmes de surveillance et l’éta- blissement de réseaux de données. Pour partager cette connaissance, il est nécessaire que les acteurs amenés à évaluer la qualité des sols disposent d’outils communs : méthodes de mesure des paramètres physiques et chi- miques des sols, de règles de cartographie et d’échanges de don- nées. Pour être acceptées par tous les partenaires concernés

est

(pouvoirs publics, industriels, laboratoires, agriculteurs

),

il

nécessaire de mettre au point des méthodes d’analyses normali- sées qui permettent à tous ceux qui sont chargés d’effectuer les expérimentations et de prendre des décisions, de disposer de réfé- rences communes, leur permettant de reconnaître mutuellement leurs résultats et de les comparer. C’est pour répondre à ces besoins que l’AFNOR conduit, avec l’aide de spécialistes, des tra- vaux ayant pour objet la normalisation de méthodes de référence pour l’analyse des sols. Le contexte réglementaire pour le domaine des sols est très dif- férent de celui de l’air ou des déchets. En effet, le domaine des sols n’a pas donné lieu à une législation spécifique :

– au plan national, le cadre juridique s’est construit autour des lois sur les déchets, l’eau et les installations classées et de la loi relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages (loi Bachelot du 30 juillet 2003 [Doc. G 1 010]) qui renforcent la vigilance à l’égard des exploitants pour les opérations de remise en état des sites ; – au plan européen, ce sont les directives sur l’eau (2000), sur les eaux souterraines (2006), et la directive sur le principe pol- lueur-payeur (2004) qui ont tout d’abord influé sur le domaine des sols et sur la remise en état des sites et sols pollués. La mise en place d’une stratégie européenne pour les sols avec l’élaboration d’une directive cadre sur les sols s’est faite plus tardivement, en 2006. Le projet de directive qui y est associé est encore en discus- sion.

3.4.2 Travaux de normalisation

Dans le domaine des sols, les normes concernent essentielle- ment des méthodes de mesure destinées à caractériser les sols (cf. tableau 8). Ces outils permettent dans un premier temps de mieux connaître la qualité des sols, et donc évaluer les actions de remise en état à mener. La normalisation des sols s’est développée tout d’abord au plan national et international. Ce n’est qu’en 2003 qu’un comité euro- péen, le CEN/TC 345, sur la caractérisation des sols a été créé.

Caractérisation des sols Afin de répondre aux besoins exprimés par les pouvoirs publics, mais aussi par l’ensemble des partenaires intervenant sur les questions de sites pollués, l’AFNOR a mis en place une

Tableau 8 – Exemples de normes dans la qualité des sols

NF X 31-516 Qualité du sol – Fractionnement granulodensi- métrique des matières organiques particulaires du sol dans l’eau (2007)

NF X 31-560 Qualité du sol – Cartographie des sols appliqués à toutes les échelles – Acquisition et gestion informatique de don- nées pédologiques en vue de leur utilisation en cartographie des sols (2007)

NF ISO 15175 Qualité du sol – Caractérisation des sols en rela- tion avec la nappe phréatique (2004)

NF ISO 10381-8 Qualité du sol – Échantillonnage – Partie 8 :

lignes directrices pour l’échantillonnage des stocks de réserve (révision prévue pour 2008)

NF ISO 10381-4 Qualité du sol – Échantillonnage – Partie 4 :

lignes directrices pour les procédures d’investigation des sites naturels, quasi naturels et cultivés (2003)

NF ISO 11264 Qualité du sol – dosage des herbicides – Méthode par CLHP avec détection par UV (mars 2008)

NF ISO 14256-2 Qualité du sol – Dosage des nitrates, des nitrites, de l’ammonium dans les sols bruts par extraction avec une solution de chlorure de potassium – Partie 2 : méthode automatisée avec analyse de flux segmenté (2007)

NF ISO 18512 Qualité du sol – Lignes directrices relatives au stockage des échantillons de sol à long et à court termes (2007)

NF ISO 18772 Qualité du sol – Lignes directrices relatives aux modes opératoires de lixiviation en vue d’essais chimiques et écotoxicologiques ultérieurs des sols et matériaux du sol (avril

2008)

NF ISO 20963 Qualité du sol – Effets des polluants vis-à-vis des larves d’insectes (Oxythyra funesta) – Détermination de la toxi- cité aiguë (2005)

commission de normalisation pour élaborer les normes françaises et s’est impliquée dans la normalisation internationale et euro- péenne.

La normalisation dans le domaine de la qualité des sols est essentiellement internationale, avec l’ISO/TC 190. Un comité tech- nique européen a été créé plus récemment pour produire les nor- mes venant en appui des directives européennes (le CEN/TC 345). Cependant, afin de ne pas dupliquer les travaux, il a été décidé que l’ISO reste l’instance leader dans l’élaboration des normes et que le CEN reprenne les méthodes dont elle a besoin. Les normes de méthodes d’analyse se sont étoffées ces derniè- res années et un corpus de 130 normes environ concernant la qua- lité du sol est disponible traitant :

– de terminologie, du vocabulaire, de la description des sols ;

– de l’échantillonnage et de la préparation des échantillons ;

– des méthodes d’analyse chimique, de la caractérisation des pollutions ;

– des méthodes d’analyse physique ;

– des méthodes d’analyse biologique.

Plus récemment, les travaux ont commencé sur l’évaluation des sols et des sites. Ces travaux doivent être conduits avec vigilance, car ils ne concernent pas uniquement le domaine des sols et des experts avec des compétences complémentaires doivent y être associés. Par ailleurs, ces travaux ne doivent pas empiéter sur ceux de l’évaluation des risques.

G 1 010v2 – 14

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

Au plan français, le programme de normalisation vise les mêmes sujets et a pour objectif essentiel de disposer de projets à proposer au plan international afin de ne pas subir des textes venant d’autres pays. (Par exemple, document normatif sur les gaz du sol.)

Dépollution des sols Le ministère en charge de l’Environnement a publié début 2007 un ensemble de documents (circulaires, notes aux préfets) destiné à servir de base à une nouvelle approche de la gestion des sites et sols pollués en France. Face à cette évolution, il a été décidé de réviser la norme NF X 30-620 Qualité de service – Prestations de service relatives aux sols et site pollués, avec l’objectif de redéfinir les missions relatives aux sols et sites pollués, préciser les engage- ments de services à garantir au client dans ce type d’opération. Cette révision doit être initiée en 2008.

3.5 Bruit

3.5.1 Présentation

La lutte contre le bruit, qui fait l’objet d’une préoccupation accrue depuis les années 90, touche la vie quotidienne (bruit de voisinage, industriel, loisirs, etc.). C’est une des nuisances impor- tantes à prendre en considération. Outre les mesures correctives applicables à certaines sources de bruit, l’Union européenne a adopté en 2002 une directive qui définit une approche générale en matière de gestion et d’évaluation du bruit ambiant. Le plan bruit, publié en France en 2003 et révisé en 2005, reprend les axes de la législation européenne et comprend un certain nombre d’axes de travail auxquels la normalisation apporte son appui :

– l’élaboration de méthodes de mesure de bruit, leur adaptation

aux évolutions réglementaires et à différents équipements et ins-

tallations spécifiques ;

– la valorisation des méthodes de mesure de bruit issues de la

recherche ;

– les outils pour l’élaboration des cartes et représentations gra- phiques du bruit.

Les travaux sur l’acoustique de l’environnement se répartissent en deux champs :

– bruit dans l’environnement qui traite de la mesure et du

contrôle du bruit dans l’environnement ;

– acoustique des milieux extérieurs qui couvre l’ensemble du

domaine du bruit des transports terrestres. Les travaux de normalisation se déroulent à la fois au plan natio- nal, au plan européen avec le CEN/TC 211 « Acoustique » et international avec l’ISO/TC 43 « Acoustique ». L’activité de normali- sation au niveau international reste stable et au niveau national des travaux importants ont été initiés en 2006.

En lien avec ces travaux, on peut également signaler l’important travail effectué dans le domaine de l’acoustique au travail, traitant de tous les aspects du bruit sur l’homme dans son environnement de travail qui relève du domaine de « Santé et sécurité au travail ».

3.5.2 Bruit dans l’environnement

(tableau 9)

concernent :

– le bruit des aéronefs ;

– le bruit des éoliennes ;

– le bruit des stands de tir ;

– le bang sonique ;

– l’autocontrôle de l’appareil de mesure acoustique ;

– les incertitudes de mesures en acoustique environnementale.

De nouveaux travaux vont être lancés concernant :

– la propagation du bruit industriel ;

– la révision de la norme de base de mesure de bruit dans

l’environnement : S 31-010 Acoustique – Caractérisation et mesu-

Au

plan

national,

les

travaux

de

normalisation

Tableau 9 – Exemples de normes de bruit dans l’environnement

FD S 31-160 Acoustique – Caractérisation et mesurage des bruits de l’environnement – Application de la norme NF S 31- 010 aux stands de tirs (novembre 2007)

Projet S 31-114 Acoustique – Mesurage du bruit dans l’environ- nement avant et après installation d’éolienne (prévu en 2008)

NF S 31-029 Acoustique – Description et mesurage des proprié- tés du bang sonique (révision prévue en 2008)

ISO 1996-2 Acoustique – Description, évaluation et mesurage des bruits dans l’environnement – Partie 2 – Détermination des niveaux de bruit dans l’environnement (2007)

NF ISO 20906 – Acoustique – surveillance automatique du bruit des aéronefs au voisinage des aéroports (nouveau sujet) (2006)

Tableau 10 – Exemples de normes d’acoustique des milieux extérieurs

XP S 31-145-1 Acoustique – Caractérisation in situ des perfor- mances acoustiques des revêtements de chaussées – Mesures du bruit de contact pneumatique/chaussée en continu – Partie 1 : mesure d’expertise (2007)

NF S 31-133 Acoustique – Bruit des infrastructures de transports terrestres – Calcul de l’atténuation du son lors de sa propaga- tion en milieu extérieur, incluant les effets météorologiques

(2007)

Projet NF S31-185 – Acoustique – Caractérisation et mesurage du bruit dû au trafic routier – Détermination du niveau de pres- sion acoustique représentatif au long terme

Projet NF S31-088 – Mesurage du bruit dû au trafic ferroviaire en vue de sa caractérisation (révision prévue pour 2009)

Projet NF S31-130 Cartographie du bruit en milieu extérieur – Élaboration des cartes et représentations graphiques (révision prévue pour 2008)

rage des bruits dans l’environnement. Deux méthodes y sont décrites, l’une dite « méthode de contrôle » applicable dans les cas simples ; l’autre, d’expertise, nécessitant des mesures pendant une durée d’observation importante afin d’améliorer la convergence des résultats, va être initiée en 2008.

Au plan international, les travaux de normalisation traitent de la mesure de bruit dans l’environnement en général, ainsi que de sources particulières : aéroports, stands de tir sportifs, industries, etc. La France propose régulièrement des sujets au niveau interna- tional, en se basant sur les normes françaises réalisées.

3.5.3 Acoustique des milieux extérieurs

Au plan national, la normalisation (tableau 10) s’intéresse :

– au bruit du trafic routier ;

– au bruit de roulement en continu ;

– au bruit du trafic ferroviaire ;

– à la cartographie du bruit en milieu extérieur ;

– aux infrastructures de transport terrestre.

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 15

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

tiwekacontentpdf_g1010

La révision de la norme sur la cartographie du bruit a dû être accélérée pour tenir compte des dispositions réglementaires issues de la transposition de la directive européenne sur le bruit

ambiant. Cette directive impose de réaliser des cartographies de bruit en milieu interurbain, et des plans d’action devant être portés à la connaissance du public pour l’année 2008. Du fait de cette directive, la cartographie du bruit s’est fortement complexifiée :

classement des voies, examen de trois zones horaires au lieu de deux, adaptation à de nouveaux bruits à prendre en considération :

Une révision en profondeur de la

ferroviaire, aéronef, industrie norme s’est avérée nécessaire.

Au niveau international, les travaux s’intéressent actuellement plus particulièrement aux thèmes suivants :

– la texture des surfaces de chaussées ;

– l’absorption du bruit des surfaces routières ;

– l’influence de la température sur la mesure de bruit pneu/ route ;

– la spécification des surfaces d’essai pour les mesures de bruit des véhicules routiers ;

– les véhicules routiers.

3.6 Biosurveillance de l’environnement

3.6.1 Présentation

Les méthodes biologiques appliquées à la détermination de la qualité des milieux aquatiques et terrestres sont en plein dévelop- pement. On sait, depuis quelques années, qu’une caractérisation des substances chimiques dangereuses n’est pas suffisante, du fait de la difficulté d’identifier l’ensemble des substances présentes dans le milieu et de l’absence de données sur les dangers réels de nombreuses substances. Si l’on ajoute le risque lié à la multiplicité des substances dont l’effet n’est pas systématiquement additif, on est obligé de constater la nécessité de mesures, au laboratoire et dans le milieu, à partir de variables biologiques.

Dès lors que l’on mesure des variables biologiques et que l’on envisage de gérer les activités économiques sous l’angle de la protection de l’environnement avec ces variables, il faut que les méthodes soient validées, partagées et acceptées par le plus grand nombre. La mise au point de méthodes normalisées répond à ce besoin. La normalisation dans ce domaine est donc notamment un point d’appui solide aux politiques de protection de l’environnement. Les méthodes biologiques servant à déterminer la qualité des milieux sont de trois types :

– soit des méthodes de laboratoire, basées sur l’utilisation de

modèles vivants en conditions contrôlées, destinées à prévoir le comportement, le devenir et les effets d’une agression au sein des écosystèmes : les essais d’écotoxicité ;

– soit des méthodes basées sur l’analyse des peuplements

vivants : méthodes d’évaluation écologique. Ces méthodes per- mettent d’établi un diagnostic sur l’état biologique du milieu sur la

base d’indice de diversité ou d’abondance ;

les biomarqueurs adaptés au milieu aquatique, servent à mettre

en évidence une pollution bien avant que les populations ou l’éco-

système en soient altérés. Ces méthodes biologiques sont utilisées au sein de trois grands domaines de normalisation :

– les essais écotoxicologiques terrestre, aquatique et des déchets ;

– la qualité écologique des milieux aquatiques ;

– la biosurveillance de l’air.

3.6.2 Essais écotoxicologiques

La commission « Écotoxicologie » (T95E) élabore des normes françaises et contribue à l’élaboration de normes européennes et internationales, dans les domaines des sols et de l’eau :

Les méthodes biologiques pour la qualité de l’eau au sein de l’ISO/TC 147/SC 5. Les travaux d’élaboration technique des normes

sont réalisés au sein de l’ISO/TC 147. Les normes ISO sont ensuite reprises au niveau européen par des procédures accélérées.

Parmi les différents thèmes traités, il convient de distinguer les essais de toxicité sur la faune, les essais de toxicité sur la flore, les essais de génotoxicité et les essais de biodégradabilité.

Jusqu’en 1990, les travaux de normalisation menés dans ce domaine se sont limités à la mise au point de méthodes d’essais permettant d’évaluer le devenir des produits chimiques dans l’environnement. Ces travaux visaient essentiellement à préciser les protocoles des lignes directrices de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) pour la mise sur le marché de nouvelles substances.

Aujourd’hui, l’ISO poursuit le développement de méthodes applicables aux substances en maintenant une étroite liaison avec l’OCDE. L’ISO reprend ces méthodes en les complétant (c’est le cas par exemple pour l’essai de toxicité chronique sur Daphnia magna). Soulignons également que des protocoles ISO normalisés pour l’évaluation de la biodégradabilité des substances ont été proposés à l’OCDE comme possibles tests d’évaluation de la bio- dégradabilité dite « facile ». Depuis 1990, l’ISO développe des pro- tocoles d’essais applicables aux eaux usées ou naturelles, pour lesquelles les lignes directrices de l’OCDE ne sont pas applicables. Les essais sur eaux usées (notamment les effluents industriels) sont probablement ceux qui intéressent le plus de pays à travers le monde actuellement.

Les méthodes biologiques pour la qualité des sols au sein de

l’ISO/TC 190 « Qualité des sols ». Dans ce domaine, la France est leader en assurant le secrétariat du sous-comité sur les méthodes biologiques pour la qualité des sols. La reprise en 2006 du secréta- riat du groupe travail 3 traitant des effets sur la flore du sol a ren- forcé ce rôle.

Deux nouveaux sujets, proposés par la France, ont été lancés en 2006 :

– effets des polluants sur les champignons micorhizogènes :

sujet proposé par AFNOR ; – protocole d’extraction de l’ADN d’échantillons du sol.

Les propriétés écotoxicologiques des déchets au sein du CEN/

TC 292/WG 7 « Caractérisation des déchets – Propriétés écotoxico- logiques des déchets ». La norme européenne EN 14735 Caractéri- sation des déchets – Préparation d’échantillons de déchets en vue d’essais écotoxicologiques a été publiée en 2005. Les données nécessaires à la validation de l’EN devront être disponibles d’ici 3 à 6 ans.

Un essai circulaire est organisé par l’Allemagne avec l’orga- nisme de la Commission européenne s’occupant de recherches liées à la normalisation : le JRC (Joint Research Center). Les résul- tats de cet essai devraient être disponibles en 2007. Ils serviront non seulement à valider l’EN 14735:2005, mais aussi à spécifier une batterie d’essais dans le cadre du nouveau sujet d’étude :

« Guide pour l’évaluation des méthodes biologiques appliqués aux propriétés écotoxicologiques des déchets ».

3.6.3 Qualité écologique des milieux aquatiques

Ce domaine couvre les méthodes destinées à constater et à éva- luer l’impact des agressions, notamment les méthodes d’évalua- tion écologique des cours d’eau à partir de différentes populations : poissons, algues, macro-invertébrés, etc. L’enjeu dans ce domaine s’est considérablement renforcé avec la rédac- tion de la directive européenne sur l’eau qui prévoit d’inclure un volet écologique fort. Il s’agit d’un sujet difficile qui met en contradiction la nécessaire harmonisation européenne et l’étroite dépendance des outils écologiques vis-à-vis des données écoré- gionales. Des progrès ont cependant été faits et il est maintenant admis que la normalisation se fera autour de méthodes dont l’esprit doit être partagé même si les applications sont spécifiques.

G 1 010v2 – 16

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

NORMALISATION DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

L’une des normes phare de ce domaine est la norme NF T90-350 Qualité de l’eau – Détermination de l’indice biologique global nor- malisé (IBGN) de mars 2004, pour laquelle un guide d’application (GA T90-374) a été réalisé afin de faciliter sa mise en œuvre.

3.6.4 Biosurveillance de l’air

En 2006, la commission « Biosurveillance de l’air » (T95Air) a été créée avec un programme de travail de 4 normes françaises, dont

la publication est prévue en 2008 :

– la bio-indication de l’ozone par le tabac ;

– la bioaccumulation des éléments inorganiques par le ray- grass ;

– les procédures de biosurveillance à l’aide de mousses

cultivées ;

– la détermination de l’indice biologique de lichens épiphytes.

Nota : le lecteur pourra se reporter au dossier [BIO 5 500] Biosurveillance végétale de la pollution de l’air et de l’eau.

Le tableau 11 présente quelques exemples de normes.

Après réalisation de normes françaises celle-ci vont être postée au niveau européen. La France a proposé sa candidature d’AFNOR

à l’animation du groupe de travail européen CEN/TC 264/WG 31

(« Qualité de l’air – Méthodes de biosurveillance par les mousses

et les lichens ».

3.7 Harmonisation des méthodes de mesures environnementales

C’est au cours de la révision ou de l’élaboration des différentes directives européennes relatives aux boues d’épuration, à la sur-

veillance des sols, aux biodéchets, au contrôle et à la prévention intégrée de la pollution (directive IPPC), à l’eau, que le besoin d’élaborer des méthodes de mesures environnementales s’est fait jour. Un consortium de recherche a été créé par la Commission européenne en vue de développer des normes européennes communes à plusieurs matrices : sols, boues et biodéchets. Ces travaux ont démarré dans le cadre d’un programme horizontal qui

a pour mission d’élaborer des normes communes relatives aux

méthodes d’échantillonnage et d’analyse des paramètres sanitai- res et biologiques ainsi que des polluants organiques et inorgani- ques.

Une task force spécifique a été créée au sein du bureau techni- que des CEN pour mener à bien ce travail : la BT/TF151 qui a pour objectif de normaliser les projets venant du consortium de recher- che. Ce processus de travail étant nouveau, des règles précises de reprises et de vote de ces normes ont du être mise en place. Cette task force rassemble plusieurs task groups (TG), ayant chacun en charge un groupe de normes constituant ainsi un programme de travail d’une soixantaine de normes sur les sujets suivants :

– échantillonnage ;

– paramètres

organiques :

phtalates ;

AOX – HAP – PCB – LAS – NP/NPE

– paramètres organiques : Dioxines/furans, BFR, pharmaceuti-

cals ;

– paramètres inorganiques : DM – LOI – pH – EC – bulk density ;

– paramètres inorganiques : Metal determination and nutrients ;

– paramètres hygiéniques.

Tableau 11 – Exemples de normes de biosurveillance de l’environnement

NF T 90-354 Qualité de l’eau – Détermination de l’indice biologique diatomées (IBD) (2007) (Révision de NF T 90-354:2000)

NF ISO 23611-3 Qualité du sol – Prélèvement des invertébrés du sol – Partie 3 : prélèvement et extraction des enchytraéides

(2007)

NF EN ISO 8192 Qualité de l’eau – Essai d’inhibition de la consommation d’oxygène par des boues activées (2007)

NF EN ISO 16712 Qualité de l’eau – Détermination de la toxicité aiguë des sédiments marins et estuariens vis-à-vis des amphi- podes (2007)

NF EN ISO 19493 Qualité de l’eau – Lignes directrices pour les études biologiques marines des peuplements du substrat dur

(2007)

NF ISO 23611-3 Qualité du sol – Prélèvement des invertébrés du sol – Partie 3 : prélèvement et extraction des enchytraéides

(2007)

4. Conclusion

Dans tous les secteurs économiques, de la production aux activi- tés de services, la normalisation s’est imposée comme un outil indispensable d’échange et de développement. Tous les domaines, dans tous les secteurs de l’activité économique, appellent de nou- velles règles du jeu, de nouvelles définitions, de nouveaux proces- sus, de nouvelles normes.

En fixant des règles claires et universelles, la norme apporte dans un document de référence des réponses à de multiples ques- tions techniques et commerciales que se posent de façon répétée plusieurs partenaires sur des produits, des biens d’équipement ou des services. Comme on l’a déjà dit, la norme est le fruit d’un consensus qui réunit l’ensemble des acteurs d’un marché : indus- triels, laboratoires, pouvoirs publics, consommateurs

Les normes techniques sont, sauf cas spécifique, d’application volontaire et ne se substituent pas à la réglementation : elles viennent simplement, dans certains cas, compléter celle-ci pour sa mise œuvre. D’application volontaire, la norme reconnue au niveau national, européen ou international, s’impose comme une référence incontestable pour tous les utilisateurs en facilitant les relations contractuelles entre les différents partenaires de la vie économique, et constitue un outil de mise en œuvre des politiques publiques, notamment de l’environnement.

La normalisation des produits, des techniques, permet de favori- ser les échanges les concernant et, selon le cas, développer leurs marchés européens ou internationaux. En cela c’est un outil straté- gique de conquête des marchés au sein duquel il est important de s’investir et d’influer, au risque de voir s’imposer par d’autres, des normes qui ne nous conviendraient pas.

tiwekacontentpdf_g1010

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

G 1 010v2 – 17

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

10 - 2008

Doc. G 1 010

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

tiwekacontentpdf_g1010

Normalisation dans le domaine de l’environnement

par Sylvie FERNANDEZ

Responsable développement environnement à l’Association française de normalisation (AFNOR)

aux Éditions TI Dans les Techniques de l’Ingénieur

LE GALL (V.) . – Management environnemental. [A 4 130] base documentaire Management

(1998).

Références bibliographiques

PRATS (A.) . – Mise en place d’un système de ma- nagement environnemental. [G 5 000] base do- cumentaire Environnement (2008). ROUSSEAUX (P.) . – Analyse du Cycle de Vie (ACV). [G 5 500] base documentaire Environnement

(2005).

FONTELLE (J.-P.) . – Méthodes de quantification des émissions dans l’air. [G 1 630] base documen- taire Environnement (2005). GARREC (J.-P.) . – Biosurveillance végétale de la pollution de l’air et de l’eau. [BIO 5 500] base documentaire Bioprocédés (2007).

Réglementation

Réglementation française

Décret n o 84-74 du 26 janvier 1984 fixant le statut de la normalisation ( JORF du 1 er février 1984, page 490) (en cours de révision)

Décret n o 2006-975 du 1 er

août 2006 portant code des marchés publics

[NOR : ECOM0620003D] ( JORF n o 179 du 4 août 2006, page 11627)

Loi n o 2004-338 du 21 avril 2004 portant transposition de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 éta- blissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau [NOR : DEVX0200193L] ( JORF n o 95 du 22 avril 2004, page 7327)

Loi n o 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques [NOR : DEVX0400302L] ( JORF n o 303 du 31 décembre 2006, page 20285)

Loi n o 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie [NOR : ENVX9500163L] ( JORF n o 1 du 1 er janvier 1997, page 11)

Loi n o 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques techno- logiques et naturels et à la réparation des dommages [NOR :

DEVX0200176L] ( JORF n o 175 du 31 juillet 2003, page 13021)

Réglementation européenne

Directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans la Communauté et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil ( JO L 275 du 25 octobre 2003, pages 32 à 46)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre

2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le

domaine de l’eau ( JO L 327 du 22 décembre 2000, pages 1 à 73) Directive 96/62/CE du Conseil du 27 septembre 1996 concernant l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant ( JO L 296 du 21 novembre 1996, pages 55 à 63) Directive 2006/12/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 avril 2006 relative aux déchets ( JO L 114 du 27 avril 2006, pages 9 à 21)

Directive 1999/31/CE du Conseil du 26 avril 1999 concernant la mise en décharge des déchets ( JO L 182 du 16 juillet 1999, pages 1 à 19)

Directive 2006/21/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 concernant la gestion des déchets de l’industrie extractive et modifiant la directive 2004/35/CE – Déclaration du Parlement européen, du Conseil et de la Commission ( JO L 102 du 11.4.2006, pages 15 à 34) Directive 2006/118/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre

2006 sur la protection des eaux souterraines contre la pollution et la dété-

rioration ( JO L 372 du 27 décembre 2006, pages 19 à 31) Directive 2004/35/CE du Parlement européen et du Conseil, du 21 avril 2004, sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux ( JO L 143 du 30 avril 2004, pages 56 à 75) Directive 96/61/CE du Conseil du 24 septembre 1996 relative à la prévention et à la réduction intégrée de la pollution, directive dite « IPCC » ( JO L 257 du 10 octobre 1996, pages 26 à 40)

International Organization for Standardization (ISO) http://www.iso.org/ European Committee for Standardization (CEN) http://www.cen.eu/ Association française de normalisation (AFNOR) http://www.afnor.org/

Organismes

Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) http://www.ocde.org/ Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) http://www.unep.org/

Grands programmes du GPN Environnement

http://www.afnor.org/portail.asp?colfond=Bleu&gpnid=1346

Comité technique ISO/TC 207 « Management environnemental »

http://www.tc207.org/default.asp

Sites Internet

Union européenne : activités dans le domaine de l’environnement http://europa.eu/pol/env/index_fr.htm

Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite. – © Editions T.I.

Ce document a été délivré pour le compte de 7200092269 - cerist // 193.194.76.5

Doc. G 1 010 – 1

P

O

U

R

E

N

S

A

V

O

I

R

P

L

U

S