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Construction parasismique

À l'occasion de la fin de période transitoire de cohabitation de l'Eurocode 8-1 et des PS92, ce dossier fait le point sur les modifications qu'apporte le changement de la réglementation parasismique française et sur les atouts de la filière construction métallique dans ce domaine.

Do ss i e r pr é par é par Pierre-Olivier Martin , direct e ur de projet recherche CTICM et Maël Couchaux , ch e f d e projet r e cherche CTICM

CMIS-20l3

12

Le 31 décem b re 2012 à minuit, beaucoup s'échange- ront bien légitimement leurs meilleurs vœux. Mais cette date marquera aussi le passage définitif dans la nouvelle réglementation parasismique française, avec la fin de la période transitoire pendant laquelle les PS92, ancienne norme de construction parasis- mique, restaient applicables. Si l'avènement de cette nouvelle réglementation constitue indéniablement une modification importante pour tous les acteurs de la construction , elle ne doit pas nécessairement être perçue comme une contrainte supplémentaire pour la filière construction métallique. En effet, la charpente en acier dispose de nombreux atouts, et en particul i er son très bon comportement lors des séismes, maintes fois constaté sur le terrain, mais pas toujours suffisamment bien valorisé. Ce dossier spécial séisme vient à point marquer cette échéance importante. C ' est ainsi l'occasion de proposer un recensement non exhaustif des der- nières pub l ications (certaines encore en projet),

Nouvelle réglementation ,-

Même si les tremblements de terre meurtriers sont plus souvent associés avec des contrées lointaines, telles que celles rappelées hélas par l'actualité récente, comme le Japon, Haïti ou bien encore la Nouvelle-Zélande , la France n ' est pas exempte du risque sismique . Des séismes interviennent en effet régu l ièrement dans notre pays, mais restent peu remarqués car de faible magnitude pour les plus récents (Bretagne, Corse, Pyrénées) . Près de nos frontières , les évènements de l ' Aquila (2009), d'Emi- lie-Romagne (2012) en Italie ou de Lorca (2011) en Espagne sont les témoins proches des dangers qui nous menacent.

dans lesquelles le praticien pourra trouver une aide précieuse dans son activité quotidienne. Ces publi - cations proviennent des deux premières années

d ' application de la réglementation , qui ont permi s

d'identifier les premières difficultés d ' interpr é tation ou de mise en œuvre. Elles résultent aussi de la mise

à jour du corpus des documentations techniques

) r e la -

(recommandations , DTU , Avis Techniques

tives à la conception p y .rasismique rendue nécess a ire par l ' arrivée de l ' Eurocode 8 .

il faut souligner le rôle actif qu ' a tenu le CTICM

dans ce proctî ssus de suivi et de vulgarisation . En particulier, les ' assistances techniques effectuées par le Centre constituent une précieuse remontée

, de terrain : les questions posées sont en effet

analysées, ce qui permet au Centre , grâce à son statut de représentant de la profession, de faire part des difficultés rencontrées auprès des institutions concernées: Administration, commissions de normalisation, etc

Bien que rien ne puisse ê tre entrepris pour empêcher le phénomène sismique lui-même, les hommes ne sont cependant pas démuni s : la protection des v ies humaines pas s e en tout premier lieu par la construc -

tion dite parasismique de b â timents capables de subir des secousses sism i ques san s s ' effondrer . En France, c ' est l ' État qui fixe les règles de conception par le biais de la réglementation parasismique. Depuis octobre 2010 et la public ation des premier s textes de la nouvelle réglem e ntation para s ismiqu e françai s e , CMI a tenu s e s lecteur s régulièrement

informés (voir

en particulier le dossier dans le

n ° 5-2010). Il n ' est donc pa s nécessaire de revenir

Aléa sismique

o très faible

o faible

modér é

Zonage sismique Décret 2010 - 1255

ici en détail sur ces règles . Cependa nt , à t itre de rapp e l et d ' introduction, il ne s t pas inutile de men- tionner quelques points essentiels de cejte nouvelle

réglementation:

• la nouvelle car t e du z on ag e s i s miq u e (décret 2010-1255) constitue un changement important dans la mesure où 21000 communes e n v i ron, soit 2/3 du territoire, sont maintenant s itu ées dans

une zone pour laquelle des exigences parasis- miques peuvent être imposées, essentiellement en fonction de l ' usage du bâtiment. Il existe

1

ainsi des villes qui sont passées directement de l'ancien n e zone 0 à la nouvelle zone 3 voire 4 ! Po u r les b ureaux d ' études et les entreprises d e constructio n de ces régio n s, u n effort impor- tant d'adaptation s ' impose dès lors qu'il s'agit d ' acquérir de nouvelles compétences dans la conception parasismique.

• l ' E u r o c ode 8 devient la nouvelle

nor m e de c o n s truction p a ra s i s-

miqu e pour to u s les bâtiments visés par la réglementation . Si l'on peut sou ligner l e fait que cette norme est finalement assez proche des anciennes règles PS9 2 , ce chan- gement en entraîne un autre très significatif pour la profession:

l ' Eurocode 8 s ' accompagne

nécessairement de tout le corpus Eurocode, ce qui implique de facto, pour les

zones sismiques, l ' abandon des ' r- règ l es CM66. LEurocode 8 permet de répondre aux deux objectifs essentie ls de non effondrement des structures (tout en admettant des déforma - tions irréversibles) et de limitation des dommage s sous séisme fréquents . • pour les bâtiments primordiaux pour la sécurité civ i le ( ca t é go rie d ' i m porta n c e I V), la régle - mentation impose main t enant leur con t inu i t é de fonc t io nn e m ent en cas de séisme, même si bien souvent d ans la pratique : cette exigence était déjà anticipée.

J

d

r-c t ic m- l 01 3

D ossi er

Dans le souci de diffuser au mieux les termes de la nouve l le rég l eme n tation

p a r asismique et

ses i m pacts sur l a profession, le CTICM a organisé plusieurs rencontres régionales en province sur ce thème, en ciblant tout particulièrement les métropoles des régions nouvellement

s i s m iques . Dep u is trois ans, 11 rencontr es ont ai n si été organisées, dont Lyon , Mulhouse et Lille en 2013. Pour l'année 2014,

3 rencontres sont programmées à Nantes, Biarritz et Aix -en - Provence . Les d a t es et l i e u x

seron t pr écisés d a n s le proc h ain numéro de CM!.

Recomm a ndat i ons pour l ' utilisation de la classe de - ductilité DeL

T ir a nt parti de l ' anal y se du comportement ré e l des

s tructures soumises à des séismes, l es codes de

dimensionnement parasismiques modernes repose n t

s ur la notion de ductilité des bâtiments. L ' Euro code

8- 1 s' in s crit bien entendu dans cette tendance et le

choi x d ' une c la ss e de ductilité au commencement de

t o ute étude paras isrnique constitue l ' un des concepts

fondament a u x dan s cette norm e . Ava nt d ' entrer dan s le d é tail des cla s ses de ductilité, il

n ' e s t pa s inut i le d e rev enir sur la notion de bâtiment ductile . Sou s l ' effet d ' actions sismiques importantes, un b â timent peut rapidement atteindre les limites de s a résistance dans le domaine éla s tique. Po u rtant,

cela ne signifie p as nécessairement la ruine de celui-

ci . En effet, si la str u ctu re a la capacité de continuer

à se déforme r sa n s rompre au - de l à de cette limite

de résistance, l e bâtiment évitera l'effondrement et

préservera ainsi la vie de ses occupants, même si

les dégâts subis peuvent être importants,

même de nécessiter une reconstruction aprè s séisme. C'est cette propriété de surv ie d'une structure au - delà de ses limites traditionnelles de résistance qui est exploitée dans les normes à travers la notion de bâtiment dissipatif. On identifie alors des éléments de l ' ossature qui vont jo u er en que l que sorte le rôle de f u sibles: ils seront ainsi les premiers à a t teindre

au point

CM15-2013

13

l e u r limit e d e résistance lors d ' une a ction s ismiqu e

e t t o ut s u p pl é m e n t a u - del à de c e tte limit e se tra du i r a par l e ur d é f o rma tion irr éve r s ible d a n s le

H

14 -------.

~ doma in e pl as tique .

C ett e d é form a tion

a

s ieu rs fois au c our s

d ' un sé i s m e, a b so rbe

l 'é ner g i e sis miqu e et de l a s orte limite les charg es s ollicitant l e reste de la s tructure .

C ett e réduction est

lte rn ée, r é p é t ée plu -

ac i e r - b é t on . P o u r o b tenir un co mp o r tement dissi-

p a tif , il es t n écessai r e d e passer p ar l ' un e d es c lasses de ductilité DCM (M p o ur ductilit é m oye nn e) o u DCH (H p o u r du ctilit é h a ut e ) . Da n s ce cas , d es zones

f u s ible s s ont id e ntif i ées et l es va l e ur s d e coefficient

d e comp o rte m e nt associées va r ien t r es p ec ti vement

d

ici que ce c h o i x e n gage t o t a l e m e nt e t d ès l e d é p art

la c on ce ption p arasi s m i qu e d e l a s tru c tur e: un e

co nceptio n d iss ip a t ive n e p e ut raiso nn a blem en t p as

ê tre adoptée à la f i n du projet pou r tent er d e sa u ver

un d i m e n s ionnem e nt d é fici e nt!

Si l ' ingénieur s tru c ture di s po s e d ' un e rel a ti v e lib e rt é

qu a nt à s e s c hoi x d e c onception, l 'E ur o cod e 8-1

2 à 4 e t d e 4 à 8. Il e s t très imp o rta n t d e so uli gner

e

quantifié e par un

souffr e c ependant d ' un e rela tive impr é c is i o n p o ur ce

par a mètr e , le c o e f -

qui

con c ern e les co nditi o n s p e rmetta nt l e r e c o ur s à l a

fici e nt de c ompor-

c

l asse d e du c t i lit é D C L . On p e ut n o t er à ce t éga rd qu e

tem e nt n o t é

q d a n s

le m ê m e p ro bl è m e se po s e pour t o u s l es m a t é ri a u x .

l ' E ur oc od e 8.

L ' ad o ptio n d e ce t y p e

E n Fr an ce, un gr o up e d e l a CNC2M (Co m mi s sion

de n o rmalisati o n po u r la co n s tru c tio n métall iqu e

de co mp o rte m e nt

e

t mix t e) a mené un e r éf lexio n s u r l e s u je t dur a n t

s

i s miqu e n e va p as

t

o ute l ' a nn ée 20 1 2 , ces trava u x aya n t d ébo u c h é s u r la

sa

n s c ontrep a rti e ,

publica t io n d a n s R evu e Construction M é ta lliqu e , en

pui s qu ' il fa ut ga ran -

jan v i er 20 1 3 , d es « Recomman d ati o n s po u r le dimen -

tir qu e l es é l é m en t s

s

i o nn e m e n t pa r as i s m iq u e d es s tructu res e n acier et

C

h

c

d

o mport e m e nt

di ss ipat i f

pel é e

ys t é r é tiqu e

on t r eve n t ée en X - Cl a s se s e du c til i t é DCM ou DCH

d ' une

"

fu s ible s vo nt b e l e t

bien jo u er l e u r rô l e au

co u rs d ' un séi s me . Le dimen s ionnem e nt

ass oci é à cett e d é m a rche , consiste ain s i à v érifie r

qu e l ' en sembl e de l 'os s a ture es t a pt e à r és i s ter s an s

s ' effondrer au x actions sismiques qui s e d é veloppent

n cap a cit é

e

lor s que le s é lément s fusible s entr e nt en a ction .

E n con séqu e nce, l e c oncepteur doit chois ir d ès le

d é m a rrage d e s on projet le type de comportement

qu ' il compt e o bt e nir p o ur l a s tructu re. Il p e ut a d o pt er

un c omp o rt e ment dit non di ss ip a tif , p o ur l e qu e l

l a s ur v i e du b â timent repo se uniquem e nt

rés i s t a n c e c l ass iqu e d e chacun d e ses é l é m e nt s :

san s b é n éf i c i e r d e la r é duction de s char g e s p a r l e

q . In verseme nt , il

coef fi c i e nt d e c o mport e m e nt

s ur l a

p e ut pr éfé r er un co mportem e nt di ss ip a t i f , qu i pe r -

mix t es o u fa ibleme nt di ss ipati v es » 1 . Ce d oc um e n t ,

r é dig é e t va lid é p ar l es prin cip a u x r e pr ése nt ants d e

l

de l ' Anne xe nati o nale de l ' E uro co de 8 - 1 co mm e

condition d ' a pplic ation d e l a c lasse d e du c t i lité en

Franc e ( publication pré v ue fin 2013 ) . La vale ur s t a ndard du coeffi c ient de comp o rtemen t

q pou f l a c l asse d e du c tilité DCL e s t l,S. Le s r e com - mandation s perme ttent l ' utilisation de l a c l asse d e ductilit é D CL p o u r t o ut es l es z on es sis miqu es avec

ce tte

prim a i rd r és i s t a n t a u x forces sis m i qu es n e co m p r e n ne

a professi o n , e s t ' a u ;si r éf é r e nc é dan s l a r év i s i o n

va l e u r d e l , S , à l a c ondition qu e l a s tru c tu re

0 #

a ucun é l é m e nt d e c l asse 4 ( p as d e vo il e m e nt l o c a l ).

De s sec tio n s d e c l asse

l o ng i tudin a l e m e nt ) p e u v ent c ep e nd a nt ê t re uti li -

d a n s l a s tru c tu re p r ima ire d ' un b â time nt e n

sé e s

4 (o u de s se cti o n s ra id ies

m

e t d ' obt e ni r un e r é du c tion de s ch a rge s s i s mique s,

zo ne sis mique , m a i s une va leur du coef fi cien t d e

p

o u va nt a ll er t y p i quement de 2 à 6, a u p r i x d ' é tud es

co m po rtem e nt q = 1 es t a l ors i mp osée .

p

lu s c omple xes et d ' exigenc es plu s sévè r es qu a nt à

LE ur oco d e 8 pr év oit a u ss i l a po ss ibilit é d ' utili se r l a

1 C e do c um e nt peu t a u ssi

ê

m e nt d e pu i s l e s it e int e rn et

www. bn c m . fr .

tr e t é l éc ha r g é

gratu i te-

C M 15-2013

14

l a fa bri ca tio n e t à l ' e xé cution .

D a n s l ' E uro co de 8- 1 , ce c hoi x pa sse n écessair e m e nt

p a r ce lui d ' un e d es troi s c la ss e s d e ductilit é D CL,

D CM o u D C H . La classe de du c t ilité DCL ( L pour

ductilit é limit é e ) c orre s pond au comport e ment non

di ssipati f mentionn é auparavant et es t a sso ciée à de s

va l e ur s de co e fficient de comportement pouvant

v arier d e 1 à 2 pour les ossatures en acier ou mix t es

c l asse d e du c til i t é D CL ave c un e v a l e ur du coeff i cient de comport e ment é g a l e à 2. C ette v aleur tr a du i t de

m a ni è r e forfa ita ire le b o n c o mporteme nt s i s miqu e

de s ch ar pente s m é tallique s c on s tat é s ur le t er r a in .

E lle corre s pond

d ' énergie p a r pl as tific a tion locali sé e , mais ell e n ' im -

plique pas l a né c e ss ité de connaitre pr éc iséme nt l a position de ces zone s diss ipatives et év ite d o nc l e

e n fait à une di ss ipation minim e

reco ur s t o u jo u rs fastidieu x au dimension ne m e n t en capacité. Certaines dispos i tio n s min im a l es d o i ve n t

cependant ê tr e prises po u r gara n tir l ' a pp a r i ti o n d e cette dissipation . En part iculier, to u s l es ph é nom è n es

d e t y pe ruin e f r a gil e identifié s dans l es ossa t ure s en ac ier sont à év iter .

Ce so n t l es recomma n da tio n s q u i étab l iss ent les

co nditi o n s p erme t tant

va l e ur q = 2 e n c l asse d e du c tilit é D CL . Ces exige n ces

mi n ima l es s ' i n scri ve nt d a n s l a co nt in u i t é d e ce lles

d e l a c l a u se s imilaire qu e l 'o n t ro u va it d éjà d a n s l es

PS92 (po u r mém oire cla u se 1 3 . 4 d ans l ' amendement A2) . C ' est ain si q u e l 'on retro u ve la condition d e sis-

micité l i mitée (a S $; 0 , 25 g) , la néce ss ité de reco u rir

de j u stifier l 'emp l oi d' u ne

g

à d es bo u lons p récontraints à serrage contrôlé pour

l es asse mblages b o ul onnés d u système primaire

(évent u e lleme n t remp l acés par des b o ul o n s aju stés pl e in t r o u ) o u l 'ex c lu sion de l a classe 4 . De no u ve lles

c ont ra intes o nt ce p e nd a n t é t é rajo ut ées po u r t e n ir

co mpte d es r e tours d ' expé r ien ce: o n re t ien d ra a i nsi

qu

e l es asse mblages (y comp r is l es p i eds de potea u x

et

l e u r fondati o n ) ne doivent pas constitu er le point

faib l e de l a s tru cture,

sionnés en majorant les efforts sismiques par 4 / 3 . En outre , les configurations stabi l isé es par buton s

sont proscrites .

Po ur être co mple t , il est u til e d e préciser q u e l e s

reco mma nd a t ions

s p éc ifi qu es p o ur a p p liqu er l a c l asse d e d u ctili t é DCL

a u x s t r u ctu res m ix t es ac i er - b éton .

et qu ' à ce titre ils s ont dimen -

d onne n t aussi les conditio n s

Do ss ier

Conc e ption p a r asismique des éléments non structurau x

D a ns la me s ure où la chute d ' élémen t s non str u ct u -

ra u x au co u rs d ' un séisme est s u sce ptibl e d ' e nt ra î ner de s pertes humaine s, d'occas io n ner d es bl ess ur es o u

ê t re tél éc h argé s ur l e résea u

inte rn e t à l ' a dre sse s ui va nt e:

h t t p ://www. d eve l o pp emen t -

d

'e ntraver l ' év a cuation des personnes, l a co n cep t io n

dur

a bl e . go u v.f r /E l e m ents-

p

a rasi s mique

doit au ss i concerner ce ty p e d ' é l éments,

n

on -st r u ctu ra u x-du -cadre.

au s si bien à l ' intérieur qu 'i l l ' extérieur d es b â ti ment s . C' e s t a in s i qu ' un chapitre de l ' Eurocode 8-1 est spé- cifiquement con s acr é à ce problème .

C ependant , ni l ' arrê té du 22 octobre 2010 modifié ni

c e chapitre de l ' Eurocode 8 ne précise nt c l a i reme n t

la définition des éléme n t s non str u c tu ra u x, ce qu i entraîne pour l e concept e u r d ê t re so u ve nt c on f r o nt é

au dilemme de savoir

traiter réellement . Po u r c l arifier ce tt e s itu a t io n ,

l ' Admini s tration a publié en juillet 20 1 3 un guide

intitul é « Dim e nsionnement parasism iq u e des élé- ment s non s tructurau x du cadre b â ti ; j u s tifications

parasi s miques pour le bâtiment à risq u e n ormal »

( publication conjointe du ministère de l 'Éga l ité des

territoires et du Logement et du m ini stère d e l ' Éco- logie , du Dével oppement d u rab l e e t d e l 'É n ergie). Ce document est dispo n i bl e gratuitemen t et pe u t

quels sont l es é l émen t s à

h tm l

La première partie du guide ~

d

d ' app l ication d e l a r églemen-

tat io n pa r as i s miq u e a u x

é l é m e nt s no n str u ctu ra u x .

L es é l é m e nt s co n ce rn és s e

répartissen t e n t ro i s typol o-

g i es : l es é l éme nt s assu ra nt la fonc t ion de c l os et couvert (façades et co u ver tu re), l es

éfinit précisément le ch a mp

é l éments intérieurs surfaciques verticaux ou hori-

zonta u x ( c loisons,

p l afo nd s s u s p endus

) et les

é

l éments rap p ortés (auvents , so u c h es de chemi n ées

e

t é l é m e nt s maço nn és). Po ur c haqu e famill e d ' é l é-

Ch u te d es élé m e n ts d e faç a de en bét o n préfa -

br i qué s su r un b ô timent

i nd us tr ie l

Sé i s me d ' Em i l ie Romagn e -Mai 20 1 2

m e nt s, d es cr itè r es s i mp l es d e h a ut e u r et de masse

p erme ttent e n o ut re d ' i d e ntif ier l es é l é m ents p o u r

eM15- 20l3

15

)

L

lesquels le risque s i s mique peut être con s id é r é comme s uffi s am- me nt faibl e po u r po u v o i r être nég l igé. Finalement, pour les

• Certain s élé m e nts non structurau x pr és entent un ris que trè s fa ible pour les per s onne s e n c as de chute de par leur s dimension s, l e ur implan - tation e t leur m a s s e . C ' est pourquoi il n ' e s t p as

b

ât

im e n ts à ossature méta l -

néces s aire de les dimen s ionner v is - à - v i s de s

li

q

u

e, o n pe u t r e tenir c omme

action s sismiques . Par exemple :

 

p

rinc ip a l e s co n sé qu ences de

-

é

l éments de façade fixés à la structure p a r liai -

ce G u i d e s ur l a co n cepti o n

so n mécanique seule , dont la hauteur de chut e

p

arasis m i qu e d es é l éme nt s

n

' excède pa s 3 , 5 m et don t l a masse n ' e x cède

n

o

n s tru c tu ra u x :

 

p

as 25 kg / rn ' ;

 

Les é quipe m e nt s t ec h -

-

c

l o i s ons et doublages , dont la h a uteur

d e c hute

ni qu es , a s s u ran t d es fonc -

t

i

n'exc è de p as 3 , 5 m e t dont la ma ss e n ' e x cède

pa s 25 kg / rn ? ;

 

o n s de confort ou d ' exploi- tation ne so n t pas s oumis à

-

p

l a fond s s u s pendu s fix é s à l ' aide d ' une

oss ature ,

l

' ob l igation de concepti on

dont la haute ur de c hute n ' e x c è de pa s 3,5 m e t

para s i s m i que ( chauffage ,

dont la masse n ' e xcè de pas 25 k g/ rn " ;

 

é

c lair a ge , a sc en s eur s , pan -

-

planch e r s s ur é levés dont l a haut e ur d e c hut e

neau x p h otovo l t a ïques

n

' e xc ède p as 1 m ;

rapportés, s tore s

) .

-

au ve nt s d o nt l a / l o ngu e ur e n po rt e-à-fa u x

• Le s panne a u x photo v ol-

t aï qu es assur a nt une fonction de c los c ouvert

d o ivent ê tre dimension nés pour l ' action s i s mique .

• Il n " { a pa s lieu de v érifier la tenu e p a ra s i s mique

n ' ex cè de p as 1 , 5 m e t dont l a m ass e n ' excè d e

pa s 2 5 kg / r n ' . Il faut souligner qu e ce guide ne cou v re p as le c as de s b â tim e nts d e l a ~c a t é go rie d ' i mp o rt a nc e I V ( t e l s

des acrotères méta ll iq u e s et des gar d e -c orp s

q

u e les h ô pitau x, les case rne s de pompier s, e tc

.

.).

m é ta ll iques ( ri s que n é g ligeable) .

L

e xi g en ce d e c o ntinuité de fonctionn e ment imp osée

• Les c l ôtures n e fo n t pas p artie du ca d re b âti et ne sont pas visés p ar l a rég l e m entation .

• To u s l es é l é m e nt s d e c ou ver tu re d o i ve nt fa i re

l ' o b je t d ' un e a n a l yse s ism iq u e (éve ntu e llemen t fo u r ni e par l e DTU a ppr o p r i é).

p ar l a réglement a tion à ces b â timent s peut ain s i

conduire l e m a îtr e d ' ou v r a ge à f i x er de s niv ea u x d e

p erfor m ances sis miq u es plu s stricte s , concernant aussi b i en les éléments n on structurau x qu e le s

éq u ipeme n ts.

Li aisonnement des points g e fond ati o n

CM15 - 201 3

16

La conception de l ' ensemble pied s de poteau x - fon - dations doit être traitée avec d ' autant p l u s d ' attention qu ' il est bien établi que les désordre s c onstatés sur

le s structure s m é talliq u es aprè s séisme ont s ouvent

pour origine, dans des pa y s à sismic ité modérée comme la France , u n défaut de conception ou une mal f açon à ce niveau . À cet é gard , J ' E u rocode 8 (plus particulièrement la Partie 5) ne permet pas

d a n s s a r é daction actuel l e d e stat u er c l airement s u r

J ' emp l oi de s l o n grines entre po i nts de fo n dation. Or ,

l e reco u rs à de s l ong r i n es (o u à u n radier) change

notab l e m en t les con d i ti o n s éco n o miq u es d ' u n pro - jet , q u a n d il s'ag i t d ' un b â tim e nt industr i e l o ù l es pieds de potea u x so n t élo ign és l es u ns d es a ut res

( à tout l e mo i n s

dan s l ~ direction tr a n sv er sa l e d es

p o rtique s).

Cette que s tio n e s t r e m o nt é e très v ite du t e rr ai n pa r l e

bi a i s de s A ss i s t a n c e s techn i qu es (AT QR ) e t le cr I CM

a pu solliciter J 'av i s d e la CN / PS (Co mmiss i o n d e

normalisa tio n parasi s mique ) pour r é gler ce p o int .

La commi ss ion

terprétation s ui v ante qu ' il con v ient de reten i r et

de manière e x plicit e d a n s l a

révision de l ' Annexe nationale pré v ue pour l a fin

d e J 'an n ée 201 3.

Lors d ' un s éis m e, le d é placement diffé rentiel de s

p o ints d ' appuis d e la s tructure da n s l es dir e ction s

horizo n tales co n stitu e un risque à prendre en c ompt e .

qui figur e maint e nant

ay ant tra nch é, c ' est f inalement l ' in -

Do ss ier

T abl eau l Prise en compte des e f f et s de déplac e ment d i fférenti e ls des po ints d ' a pp u i s

Z o n e

d e s i s m i c i t é

2

Cla ss e d e s o l

A

B

C

D

E

 

x

x

x

 

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

Les cellules cochées indiquent les configurations

de zones de sismicité et de classes de sol pour lesquelles un traitement relatifs des points d'appui doit être prévu.

des déplacements

s ur un sol de c l ass e A (c ' e s t -

à - dir e de t y pe roch e r) quell e que soi t la zo n e de

S i le b â tim e nt e s t s itu é

s i s mi c ité, o u s' il es t implanté s u r un

sol de c l asse

B

e n z one d e s i s mi c it é 2, ce risque de déplace m ent

di

f f é r e nti e l es t tr ès faible e t peut ê tre nég li gé. Dè s

l ors, a ucun e di s p osi tion par ti culière, t e ll e q u e les

longrin es, n ' es t n é c es saire po ur re l ier l es poi nt s d e

fo nd a ti o n . D a n s t o u s les autre s ca s de bâtime n ts en

zo ne s s i s m i que s, le ri s que a s socié au x déplaceme n ts

r e l a t ifs d es p o int s d ' a ppui s ne peut pas être néglig é

et

d o it don c ê tre pri s en compte (cf . Ta bl ea u 1) .

Il

ex iste alors deu x moyens d e tra i te r ce r i s q ue .

La pre mi è r e opt io n consi s t e à re l ier e n tre e u x par

de s l o ng ri n es ou p a r un r a dier le s différents po in t s

d ' a ppu is d e l a s t r ucture. Dan s ce cas, les l ongrine s

( ou l e radi e r ) doi ve nt ê tre dimension n é s po u r po u -

vo ir reprendre les efforts générés qui s'o pp osen t à

l ' a pp a rition de s d é pl a cements rela t ifs ( d ' après l es

c l a u ses 5 . 4 . 1 . 2 ( 6 ) e t (7) de l a Partie 5 de l 'Eurocode

8). La s e c onde option permet de ne pas re l ier le s point s de fondation m a is impose a l ors de p ren dr e en

c o mpte l es e ff e t s s ur la structure d ' un d é pl acement

r e l a ti f g é n é r é p a r l e sé i s me ( cf . Organigramme) . La

m é th o d e p e rm e ttant d e d é terminer ces effets est

indiqu é e d a n s l a P a rtie 2 de l ' E u ro code 8 (re l ative

au dimensionnement par asismiq u e d es pon t s) et

e ll e a é t é r éca pitul é e s ous la forme d'une fiche dans

l e n um é r o 3/2 01 2 du mag az ine CMI .

Déplacements relatifs

entre fondations

négligeables: aucune

disposition particulière

nest requise

Dimensionnement des longrines ou du radier

~ I

1

1

Prise en compte des déplacements relatifs entre fondations dans l'analyse de la structure

Cf 5.4.1.2 (6) et (7)

:

Cf 5.4.1.2 (6) et (7)

Cf 3.3 (6)

EC8 Partie 5

:

EC8Partie5

ECBPartie2

N on aggravation de la vulnérabilité des bâtiments existants

P o ur l es b â timent s e x i s t a nt s à ri s que normal, l a

r ég l e m e nt a ti o n p a r as i s mique s ' articule a u to u r de s

pr i n ci pe s s ui v ant s:

• il n 'y a p as d e ré tro ac ti v ité ,

c ' est-à- d ire qu 'un

m a îtr e d' o u v r a g e n ' a p as d'ob l iga t io n de m ise à nivea u d e s on b â timent ;

qu a nd un b â tim e nt fait l 'o bjet de travau x, il existe

d es cr it è r es dit s se uil s de tra v au x lo u rd s , au -de l à desquel s l ' augmentation d u ris qu e sism iq u e est

j ugé e s uffisamment import a n te pour i mposer

un e m ise à n i v e au p a r a s i s m i qu e comp l è t e de l'ensemble d e l a stru ctu re, po ur u ne accélération

m ax i mal e d u so l correspon d a n t à 60 % de ce l le

re t e nu e po u r u n b â t i m en t n o u vea u ;

• po ur t o u s l es trava u x so u s l e se ui l d e trava u x

lo u rds, auc un e m ise à n ivea u n'es t exigée mais il

est i m posé d e n e p as ag gra v e r l a v uln éra bilité

s ismiqu e d e l a stru c tu re.

B i en qu ' à l 'énoncé ce der n i er p oi nt p a r a i sse c lai r , il

est e n pra t iq u e s u sce pt i bl e de p oser b ea u co up d e

CM15-2013

17

CMI S- 2013

18

problèmes d ' interpr é tation et de mise en œ uvr e ,

d ' autant p l us que l e s travaux v isé s sont de f a ible

a mpleur et réali s é s par de s profe ss ionnels peu au f a it

de s s ubtilité s du dimen s ionn e m e nt para s i s miqu e . A la demand e d e l ' A dm i ni s tratio n , un guide v a ê tre

publi é fin 201 3 p a r l ' A F P S ( A sso c iatio n f ran ça i se d e

g é nie para s i s miqu e) qui f o urnit un e m é thode s im-

plifi é e pour a b or d e r cette e x igence . C ette d e rniè r e

se d é compo s e en tr o i s étape s :

• l ' intervention e n v isag é e p e ut -e lle être con s idér é e comme localisée et sans effet g l obal sur la s truc- ture ? Dan s l ' affirmative , il n 'y a pa s aggr av ation de

l a v uln é rabilit é sismiqu e e t I exig e nce réglem e nt a i re

es t resp ec t ée . Le g u i d e fo u r n it u ne l i ste des i n ter-

ve nt io n s l ocali sées d ans un b â t i m e nt .

• p o ur d es trava u x n o n l o c a lisés, on p eu t d ans un

premie r t e mp s a n a l yse r l es inte r ve nti o n s e n v i sa-

g é e s p a r r a pport à un e grille d ' an a l yse , d o nn a nt de s critère s forfaitaires d e n o n a ggr ava ti o n pour un

en s emble de trava u x t y p es . P a r exe mpl e, si dan s

un b â timent indu s t r i e l o n s ouh a ite rempl ace r un e

c r o i x d e Sa int- A ndr é d e l a p a l ée d e s t a b i lité p a r

un e p a l ée cadr e , l a méth o d e d o n ne la va r i ati on

m ax ima l e d e r aid e u r g l o b a l e d e l a s t r u ctu r e ( 5 %

p o ur un R +O) n ' en t rain an t p as d 'aggravatio n , ce qui p er met d e ca l c u l er ra p i d e m e n t l a ri gidité min i m a l e de l a p a l ée ca dr e d e s ub s t i tutio n . • e nf i n , une analys e plu s f ine peut ê tre co nduite , qui repo se alo r s s u r un e é tude plu s c o mpl è t e

d e c omporteme nt s i s miqu e d e l ' e n se m b le de l a

s tru c ture : le g uid e d o nne l es crit ères gé n é r a u x

de var i a t io n m axim a l e s u r les g r a nd e u rs re p ré-

se nt a t ives d e ce tte répo n se s i s miq u e.

Le m agaz in e CMI et le sit e i n tern et www.cticm .c o m

fournir o nt t o ut es l es in form a t io n s n écessa ir es l o r s d e

d e ce g uid e. Il es t util e p ar a ille ur s d e

s ignaler qu'il s era a c comp ag né d ' une sé rie de x emple s

d ' appli c ati on : poU Tla co n s t r uction m é t a llique , le c as

d e l ' in s tall a tion d ' un e m ezza nin e d a n s un b â timent indu s tri e l es t t ra ité .

la publica t i on

Tabl ea u 2 : Seu ils de trav a ux l o urds

S e uil d e tra v au x l o urd s

> 3 0 % d e s u r f ace c r éée

> 3 0 % d e pl a n c h e r s upprim é à un ni v e a u

> 3 0 % d e surf ace c r éée

> 3 0 % de pl a n c h e r s upp r im é à un n ivea u

> 30 % d e s ur face c r éée

> 30 % d e pl a n c h e r s upprim é à un ni vea u

> 30 % de s ur face créée

> 30 % d e pl a n c h er s u p p r im é à un ni vea u

> 30 % de s ur face c r éée

> 3 0 % d e s ur face c r éée

> 3 0 % de pl a n c h e r s upprim é à un ni vea u

> 2 0 % de sur f a ce c r éé e

> 3 0 % de pl a n c h er s upprimé à un ni vea u

> 20 % de co nt reve nt e ment s v erti ca u x s upprim és Ajo ut d ' é quip e m e nt s l o urd s e n t oi tur e

> 30 % de s ur face créée

> 20 % de s u rface créée

> 3 0 % d e pl a n c h e r s uppr i m é à un n i vea u

> 2 0 % d e co ntr eve nt e ment s ve rtic a u x s upprim és

> 2 0 % d e s u rface créée

> 30% de plan c h er s upprim é à un ni vea u

> 20 % de contr è ve nternents ve rtic a u x supprim és

A j o ut d é qu i p e m e nt s lourds en t o itur e

l Cor i diti o n s P S - M I

i r es p ec t é es

i Co ndit ions PS-MI

l n on r espec t ées

i Co nd i t io n s P S - M I res p ec t ées

i Co ndit io n s C P-MI respect é es

Règles de co n s t ruc t io n

E ur oco d e 8-1 a r = 0 , 42 m / s 2

S - M I

P

Zone 2

Eurocode 8-1 a g , = 0 , 66 m / s 2

P

S - M I Zone 3

Eur o c o d e 8- 1 a g , = 0 , 96 m / s 2

C P-MI

E ur ocode 8- 1 a g , = 1 , 8 m / s 2

Dossier Utilisation des chevilles en zone sismique E n atte nd a nt l a
Dossier
Utilisation des chevilles en zone sismique
E
n atte nd a nt l a publi cation de l ' E u r o c ode
2 p a rti e
4, act u e ll e m e n t e n pha se d ' enqu ê te , le s eul docu-
Pour les structure s mét a llique s , on retiendra e ss en -
tiellement les points suiv ants:
m
e nt techniqu e p e rmettant la justification de la
r
ésis t a nce de s c he v illes ré s ide dans l e recueil de
« Recommandations professionnelles sur le che-
v
ill ag e » , é dit é p a r le CISMA . Pour tenir compte
es évo luti o n s n o rm a ti ves e t technique s r é centes,
un e é dit ion mise à j our a é t é publiée en juillet
d
• le recours à ces chevilles est maintenant possibl e
pour l a fixation d ' éléments str u cturels (catégorie
de performances C2) , même s ' il faut remarquer
que l es performances des che v illes d a n s cette
caté gorie s ont notablement r é duite s;
20
1 3 ( t é l éch argem e nt gra tu i t s ur l e s ite internet
www. c i s m a . f r ). U n ch a pitre s p é cifique est consa cr é à
l
a re prise d es c h a r ges s i s mique s pour des a s sembl a ge s
• que ce soit pour la fix ation d ' élé ment s non
structurels ou structurel s, les ch ev ille s utilisé e s
doi v ent bénéficier d ' un ATE (A gr é ment tech-
nique europ é en) qualifiant leur s performance s
réa li sés à p a r t i r d e c he v ill es, e n conformité avec les
s
r
è gle s de qu a lifi cation de l'anne x e E de l'ETAG 001 .
ou s sollicitation s s i s miques, en traction et en
cisa ill ement .
Méthodes simplifiées de I'Eurocode 8
I'E u roc o d e 8 p ro p os e de s m é thodes simplifiée s qui
perm e tt e nt d e tr ai t e r rapidement l e c a s de s s tructure s
• Formulaire pour la d é termination de mode s
propre s de structure s s imples ( n o3/ 2011 )
l
es p lu s s impl es. Il ex i s te a in s i une c lause (4 . 4 . 1 ( 2) )
g
r âce à l a qu e ll e il es t po ssible de s' affranchir de la
• Mode propre d ' une poutre droite a v ec mai ntien
élastique en rotation aux appuis ( n o l / 20l2 )
vé r i fic a ti o n d e l a s tructur e s ou s charges sismique s,
à
co ndition d ' avo ir d é montr é que la charge de vent
• Période du mode propre fondamental de por -
tiques multi- tra v ées à un seul niveau (n o 2 /2 0l2)
g
l o bale agis s ant s u r le bâtiment est supér i eure à celle
• Ca l c u l des charges sismiques agissant sur lér' r:
du e a u x a c tions s i s m i ques , en tenant compte des pon-
d
éra tion s re s pe ct i v e s de 1 , 5 et de 1 , 0 que l ' on trouve
palée de stabilité d ' un bâtiment industriel par la f
méthode simplifiée des forces latérales (n o l/20l3 )
d
a n s le s co mbin a i s on s de c a l c ul correspond a nte s.
Ce l a s upp os e bi e n év idemment que la ~ tructure est
• Période propre d'une poutre droite reposant s ur
deux appuis avec rigidité élastique en tran s l a tion
1
correc t e m en t d ime n s ion n ée pour ces charge s de
vent! Ce tt e m é th o d e es t d ' a ut a nt plu s int é re ssant e
(
n o l / 20l3)
~
,
q
u e le ca l c ul d e ces r és ultante s gl o bales ne po s e pa s
d
e diffi c ult és m aje ure s et n é ce ssite peu de temp s. Dè s
• Calcul des charges sismiques agis s ant s ur un
portique de bâtiment industriel par la méthode
simplifiée de s force s latérales (n o 2 / 20l3)
l
ors , d es s tru c ture s simple s, g é n é r a lement à seul nive a u
de ma s se s, p e u v ent être facilement justifiées vis-à-
vis d e l ' e x ig e nc e p a r as i s miqu e . Même si l e dom a ine
• Prise en compte forfaitaire de la torsion acci-
dente lle sous charges sismiques pm.lf les plans
de stabilité d'un niveau avec e f fet diaphragme
d
'a ppli c ation d e cett e m é th o de re s te finalement a sse z
(n
o 2/ 2 0l3)
li
m it é (gén é r a l e m e nt une h a lle indu s trielle san s pont
rou l a nt o u un b âti m e nt m o dulair e à un seul ni v eau ),
il
res t e util e d e co nn a itre c e tte astuce .
• C onception para s i s mique : effet diaphragme
et régularité en plan d ' une toiture de ' b â timent
~
indu s tri e l ( n o 3 / 20l3) , .
U
n e a utr e m é th o d e s implifi é e est proposée par l 'E uro -
c
od e 8, co nc e rn a nt l a d é termination des charges sis-
m
i qu es. Ce tt e m é thod e e s t dite « par forces latérales »
qui donn e de s formulations pour représenter par un
c
h a mp d e f o r ces s t a tique s é quiv a lent à l'effet d'un
séis me s u r un e s tru c ture . Parmi le s ossat u res les plus
co
ur a nt es e n c h a rp e nte m é t a llique , nombreuses s ont
Pour être complet, il e s t utile de signaler que la
FFB et le CTICM coéditent un ou v rage « Guide de
conception parasismique des bâtiments indus-
triels à ossature méta l lique » , dans lequel la
méthode s imp l ifiée par forces latérales
a été adaptée au ca s de bâtiments
avec ponts roulant s .
em
cel l es qui se p rê tent b i en à ce tte méthode , et c est le
cas p ar ex empl e de s b â timent s indu s triels c la ssiques
p
ar p o rtiqu es e t p a l é e de s t a bil i t é . Afin de faciliter
l
'a ppro priati o n d e c e tt e m é thode
par les praticiens ,
l
e C TIC M a publi é de nombreu x a rti c les dans les
de
r ni e r s num é r os de Revu e C onstruction Métallique ,
qui s ont rapp e l és i c i :
CM15-2013
19