K’eskon attend ?

Le journal des impatients

Gratuit

Attentats de novembre, les tablettes, la réforme du collège….
n°46

Janvier 2016

Sommaire : 
p3 :  Le Secours  Populaire 
p4 à7 : Dossier sur les a en‐
tats de Paris du 13 no‐
vembre 2015 
p8 à 9 : La réforme du col‐
lège 
p 10‐11 :  Le collège rêvé  
p 12 :  Les jeunes face à leur 
avenir. 
p 13 : Table es chez jeunes 
p 14 –15: La capoeira  
p 16 : Ongles/Modélisme 
P17 : L’école d’Arts Pas‐
ques 
p 18‐19 :  Street Art 
Couv  et Der Dessins 
©Cyrille Gabard

 

Toutes les photos ©keskon a end, 
janvier 2016. Imprimé à 900 exem‐
plaires par Jouve, 733 rue St Léo‐
nard, 53100 Mayenne.      ISSN :
2107‐5190 Collège René Descartes, 
98 bd Blossac, 86 106 Châtellerault.  
Projet soutenu et financé exclusive‐
ment par la ville de Châtellerault, 
Merci à eux ! Partenariat avec le 
« 4 », pour des ateliers vidéo avec 
José Bourdon et des ateliers images 
avec Aïssa  Kandila.   Merci ! 

Edito : Très choqués par les a

Journalistes : Pauline Baert, Fiona Ber‐
thault, Jus ne Bodin, Mar n Bureau, Nathan 
Fournier, Clément Bonneau, Quen n Cholet, 
Gabin Santer, Alexis Jouffriault, Jus ne Grollier, 
Mélanie Grelier, Nicolas Verdin, Marie  Doret, 
Alexandre Cuvert, Maxence Lalé, Laurene Ca‐
vallier,  Léa Chapelet, Julien Lacroix, Angelina 
Milloux, Anyssa David,  Cyrille Gabard et 
Tiffany Theret.                                                              
Directeurs de publica on : Jacques 
Arfeuillère et Séverine Lenhard  

entats de novembre, nous avons fait un dossier 

spécial sur ce thème. Mais aussi parce que la vie con nue, nous parlons de la 
future réforme du collège, des jeunes face à leur avenir. Nous avons aussi ren‐
contré des militants du secours populaire  qui se ba ent pour un monde plus 
humain. Bonne lecture. 

« Malheureusement
indispensable »
Depuis de nombreuses décennies, le Secours Populaire aide de nombreuses per‐
sonnes. Descrip on de ce e belle associa on qui aimerait bien ne pas avoir à exister. 

« 

 Tout ce qui est hu‐
main est nôtre », voici 
la devise du Secours 
Populaire. Depuis son 
ouverture à Châtellerault, le 
nombre de bénéficiaires a énormé‐
ment  augmenté. Environ 50 
colis sont distribués en ur‐
gence chaque mercredi 
pour différentes per‐
sonnes. Depuis 
l'année dernière, 
le nombre de 
bénéficiaires a 
augmenté 
de  30 %. 
Une per‐
sonne a 
droit à un 
colis tous 
les 15 jours. 
La majorité 
des bénéfi‐
ciaires est 
cons tuée de 
familles avec de 
jeunes enfants mais 
en réalité, il y a des per‐
sonnes de toutes catégories  : 
des personnes 
seules, celles qui 
ont travaillé 
mais qui ont 
aujourd'hui de 
trop pe tes 
retraites, des 
familles mono‐
parentales, des 
travailleurs 
pauvres, au RSA, 
des SDF, etc. 
Les béné‐
voles ... 

rience : " Lorsque j'aide ces per‐
sonnes, je ne suis pas triste, je m'y 
refuse, ça ne servirait à rien.". Son 
amie Danièle, elle aussi bénévole 
renchérit :" Les gens qui viennent ici 
y sont 

Le bénévolat a beaucoup 
changé. Il y a désormais 
une grande mixité de 
bénévoles ; ils vien‐
nent de diverses pro‐
fessions, ce sont des 
hommes, des 
femmes, etc. La plu‐
part sont tout de 
même retraités. Cer‐
tains bénéficiaires 
sont aussi bénévoles ! 
Un Noël généreux 

o
esk
©K

n a

obligés, 
il 
ne faut pas être trop 
dans la compassion; il 
faut juste être gen l." 
Chacun espère que 
les situa ons des bé‐
néficiaires vont chan‐
ger et s'améliorer 
mais les bénévoles 
ont l'impression 
qu'elles empirent. Un 
suivi important des 
familles est mis en 
place. Les bénévoles 
encouragent, aident et essaient de 
redonner de l’espoir. Annie ra‐
conte : " Certaines personnes arri‐

Depuis l'année 
dernière, le 
nombre de bé‐
néficiaires a 
augmenté 
de  30 % 

Annie, gérante de l'associa on à 
Châtellerault partage son expé‐

vent au Secours Populaires en cos‐
tumes cravate mais nous ne pou‐
vons pas les juger au premier re‐
gard car parfois ils ont vraiment 
besoin d'aide. Plusieurs n'ont plus 
aucune force, aucun courage, nous 
sommes bien souvent leur dernière 
solu on. Le plus important est de 
les écouter." 

Pendant la période de Noël, il 
y a une ambiance plus fes ve. 
Bénévoles et bénéficiaires 
 
end
fêtent vraiment le jour de Noël. 
Il y a beaucoup plus de demandes 
qu’avant, des  difficultés 
"incomparables" selon des béné‐
voles que même Noël a du mal à 
effacer. Le Secours Populaire a une 
subven on de 450 euros de la part 
de la mairie ainsi que des locaux 
gratuits. Ils sont en partenariat avec 
d'autres associa ons, comme les 
Restos du cœur. Des colis spéciaux 
sont distribués à l'occasion de Noël. 
Un "Père Noël Vert"  (PNV) a été 
créé, il représente l'espoir. Un beau 
symbole pour une associa on mal‐
heureusement indispensable...        
Jus ne Grollier  et Tiffany Théret 

Nos libertés en danger ?
Depuis les a entats de Paris plusieurs arresta ons ont eu lieu et la France 
a été déclarée en « état d’urgence » pour 3 mois. À la rédac on  nous nous 
posons beaucoup de ques ons à propos de nos libertés. 

©Cyrille Gabard 

tre protégé tout en gardant 
nos libertés. Ce serait idéal, 
non ? Être rassuré, ne plus 
avoir peur de se faire tuer 
juste parce que l’on est sor . Cela 
semble faisable, les lieux publics sont 
désormais étroitement surveillés. Les 

Ê 

  sacs sont fouillés à toutes les 
entrées des musées, salles de 
spectacles ou bâ ments histo‐
riques. Des gendarmes, poli‐
ciers et militaires sont postés 
aux endroits les plus suscep‐
bles d’être a aqués. La 
France est en « état d’urgence 
», décision votée presque à 
l’unanimité par l’Assemblée 
Na onale ; cela a pour consé‐
quence que plusieurs voyages 
scolaires sont annulés ou re‐
portés, que la présence des 
forces de l’ordre prêtes à in‐
tervenir sera renforcée, 
etc.  Durant les manifesta ons 
écologistes au sujet de la 
COP21, de nombreux manifes‐
tants ont été arrêtés par la police. Les 
personnes porteuses de fiches S sont 
observées et surveillées plus intensé‐
ment. La surveillance semble omni‐
présente… mais si nous parlions de 
nos libertés ? 

Une surveillance aussi poussée ne 
risque‐t‐elle pas d’empêcher les Fran‐
çais de vivre libres ? Serons‐nous tous 
fichés un jour pour éviter tout acci‐
dent ? Qu’en est‐t‐il de notre liberté 
de mouvement, et même de nos li‐
bertés fondamentales (souvenez‐vous 
en histoire‐géo…) ? Devrons‐ 
nous  choisir entre notre protec on et 
nos libertés ? Peut‐on avoir accès aux 
deux ? Sinon, que choisirons‐nous ? 
Abandonnerons‐nous nos libertés ? 
Ces libertés si durement acquises 
contre une protec on non assurée… 
NON !!! 
C’est exactement ce qu’a endent ces 
terroristes. Si nous ne sommes plus 
libres, nous nous abaisserons à leur 
niveau. Il faut que nous sor ons, que 
nous assis ons aux spectacles. Gar‐
dons nos valeurs et nos libertés mal‐
gré la peur et la tristesse que 
ces  horreurs ont provoquées et pour 
ne pas donner raison à ces assassins. 
Jus ne Grollier 

Au mauvais moment, au mauvais endroit
Il s’est trouvé au cœur du drame, n’a rien compris sur le moment. S. était au stade de France le 13 novembre. 
Pour assister à un match de l’équipe de France : un rêve pour lui dont il n’a pas saisi que c’était un cauchemar. 
Rien, de l’intérieur du stade ne perme ait de le penser. 

. est un élève de cinquième au  collège René Des‐
cartes. Le treize novembre, il était dans les tribunes 
du Stade de France, venu en famille pour assister 
paisiblement au match France‐Allemagne. Mais il ne 
pensait pas du tout se trouver au cœur des a entats les plus 
meurtriers que la France ait connus. Il regardait tranquille‐
ment ce match avec une grande par e de sa famille, passion‐
né par le jeu, bien sûr. 
Quand ils sont restés bloqués à l’intérieur du Stade de France, 
il a bien compris que quelque chose se passait. Il a eu peur, 
d’autant qu’il recevait des messages de sa mère qui n’était 
pas venue assister au match. Mais bien qu’il ait peur, il se sen‐
tait quand même en sécurité enfermé dans l’enceinte du 

Stade de France. 
N’ayant pas vraiment d’indices sur ce qui se passait et ne pou‐
vant pas prévoir la nature du danger, ne comprenant pas les 
consignes données et n’ayant pas interprété les bruits d’ex‐
plosion, ils se sont résignés à a endre en parlant dans les 
tribunes alors que d’autres sont allés sur la pelouse. Ils n’ont 
su  ce qu’il s’était passé que lorsque qu’ils ont pu sor r et 
qu’ils ont vu tous les policiers. Lui et son père sont directe‐
ment rentrés chez eux. 
Il retournera tout naturellement au stade de France. Il n’en 
doute pas.  Pour un match qui restera dans sa mémoire, 
comme un match… 
 

 

 

 

 

Maxence Lalé 

Chuuut…
La minute commence…

©Cyrille Gabard 

Le lundi 16 novembre, la minute de silence pour les a entats du vendredi 13 
au soir, a eu lieu. Un peu partout en France. Dans notre collège aussi.  

Pe t rappel : La minute de silence 
est un recueillement de personnes 
pour rendre hommage aux vic mes 
et aux familles. Elle dure normale‐
ment 1 minute, comme son nom 
l'indique. 
  

Tous les élèves, 
profs et person‐
nels d'adminis‐
tra on se sont 
réunis à midi, 
dans tous les 
établisse‐
ments,  dans 
toute la France. 
Le silence total 
dans toute la 
France… Juste 
les cloches qui 
sonnaient midi. 
Pendant ce e 
minute de si‐
lence, les élèves 
(et les autres) 
ont pensé à pas 
mal de choses… 
Certains pen‐
saient aux fa‐
milles des vic mes, ce que ça pou‐
vait faire de perdre un proche, et à 
leur désola on face à cet événe‐
ment. 
D'autres pensaient que ce n’était 
pas vraiment le silence, qu'il y avait 
encore trop de bruit pour eux. 

Quelques‐uns ont pu repenser au 
discours du principal et se faire une 
opinion dessus. 
Peut‐être qu'il y avait même des 
élèves qui ne savaient pas ce qu'il 
s'était passé et pourquoi tout le 
monde était rassemblé, là. 
Des personnes avaient aussi peur 
que leur portable sonne et inter‐
rompe la minute de silence. 
D'autres ont peut‐être voulu rigoler 
pour casser ce silence, angoissant. 
Peut‐être que des larmes ont été 
versées pour des proches ou de la 
famille. 
Peut‐être que des larmes ont été 
versées pour ces inconnus, devant 
ce e violence.  
Peut‐être aussi y avait‐il de la peur, 
la peur de ne plus se sen r en sécu‐
rité de marcher dans une rue et de 
voir des gens armés de kalachni‐
kov… 
Sûrement de la haine envers ces 
terroristes qui tuent avec un sang‐
froid effrayant. 
Et de la tristesse. 
  
Laurène Cavalier 

Des milliers de morts par attentats partout dans le monde
 L'état islamique a aque n’ importe où dans le monde tuant des personnes innocentes. Le terrorisme vient de 
frapper à Paris. Profitons‐en pour jeter un regard ailleurs. Voici un rappel des principaux a entats dans le 
monde à par r de janvier 2015. 

n France,  du 7 au 9 janvier, 2 terroristes a aquent 
la rédac on du journal Charlie Hebdo puis un autre 
terroriste a aque une supére e dans le centre‐ville 
de Paris. Au total, il y a eu 17 morts et les trois ter‐
roristes sont aba us par les forces de l'ordre le 9 janvier.   
En Libye le 27 janvier, un commando de  5 djihadistes 
a aque un Hôtel 5 étoiles le Corinthia .Le bilan est de10 
morts dont 5 étrangers.  
Au Yémen le 20 mars, plusieurs mosquées ont été visées : 
deux explosions dans deux mosquées chiites, deux dans une 
mosquée Badr et une dernière dans une mosquée Al‐

Hashahush .Toutes ces a aques ont été revendiquées par 
l'état islamique au total 142 morts et plusieurs centaines de 
blessés. 
Au Kenya le 2 avril, un groupe de terroristes a aque des 
étudiants chré ens faisant 149  morts dont 3 policiers et 3 
militaires. 
En France en Isère, le 26 juin un homme brandissant le dra‐
peau islamique a lancé son véhicule contre des bonbonnes 
de gaz faisant 1 mort et 11 blessés. 
En Irak le 18 juillet, une voiture piégée fait au moins 90 
morts.  (…)   
 
À suivre page suivante 

Après les attentats...
Les a entats du 13 novembre ont engendré de nombreux débats et ques onnements. Nous 
nous sommes donc intéressés aux réac ons des adolescents au sujet des a entats. 

« Un  manque d’humanité » revient 
souvent dans la bouche des ados. 
Pour eux, Paris est le symbole de la 
France, un symbole a aqué...Le 
terrorisme est un ennemi invisible. 
Beaucoup nous parlent d’un 
« conflit moderne », se déroulant 
sur Internet. Sommes‐nous en 
guerre ou pas ? Devons‐nous garder 
nos libertés intactes? Comment 
fonc onne cet état terroriste ? 
Pourquoi certains ados se retrou‐
vent‐ils enrôlés dans les mouve‐
ments terroristes? Ce sont toutes 
ces ques ons qui tro ent dans les 
têtes des jeunes d’aujourd’hui. 
Quand nous avons demandé à 
quelques ados leur ressen  par rap‐
port aux a entats, certains ont dé‐
claré que la France avait reçu une 
déclara on de guerre en étant a a‐
quée. D’autres font part de leur 
haine envers des personnes qui ont 
commis un « acte ignoble », celui de 
tuer sans hésiter des personnes au 

ha‐
sard...D’autres 
encore ont res‐
sen  une grande 
peine envers les 
familles des 
vic mes. Ils 
avouent être 
« horrifiés » par 
ce qu’ils ont fait 
ce e nuit‐là. 
« C’est inhumain 
de tuer sans 
raison et aveu‐
glément ». 
Nous leur avons 
ensuite deman‐
dé si quelque 
chose avait 
changé chez eux 
et dans leur 
vision du 
monde: et là, il 
faut constater 
que rien n’a 
changé, leur façon de vivre n’est pas 
plus différente qu’avant ces évène‐
ments hormis certaines restric ons 
au niveau scolaire. Heureusement, 
en fait. 
Et la France dans tout ça ? 
Dans le pays, pour les ados, c’est là 
où il y a plus de changements. Plus 
de sécurité, alerte Vigipirate, ils 
voient que les pays 

©Cyrille Gabard 

’incompréhension  est  to‐
tale.  Malgré  les  nom‐
breuses  informa ons  que 
nous  offrent  les  journaux, 
personne ne comprend pourquoi les 
terroristes  ont  tué  toutes  ces  per‐
sonnes. Par convic on?  Pour impo‐
ser  leur  idéologie?  Pour  effrayer  la 
popula on?  Les  proposi ons  sont 
nombreuses  mais  les  confirma ons 
manquent… 

sont  « solidaires » avec la France, 
de l’aide est apportée et ils sont 
touchés d’avoir des personnes dans 
le  monde qui pensent à nous, à 
Paris, aux vic mes et aux familles de 
ceux qui ont été tués. Mais cela 
reste abstrait et en fait s’estompe 
avec le temps…            
      Jus ne Grollier et Cyrille Gabard 

(…) Suite de l’ar cle p.4

352 blessés. 

Au Cameroun le 25 juillet, une adolescente  de 12 ans  fait 
au moins 20 morts et 79 blessés dans un bar populaire. 

Aux États‐Unis le 2 décembre, un couple tue 14 personnes 
et en blesse 17 dans un centre commercial à San Bernardi‐
no . 

Au Nigeria le 26 juillet, un a entat‐suicide fait au moins 19 
morts et 47 blessés dans la ville de Damatura. 
En France le 21 août, dans le train Thalys  un ressor ssant 
marocain fait 5 blessés mais pas de mort grâce à l’interven‐
on de plusieurs passagers. 
En Égypte, le 31 octobre, une bombe est placée à bord d’un 
avion faisant 224 morts.      
En France le 13 novembre, huit terroristes a aquent diffé‐
rents lieux à Paris provoquant la mort de 130 personnes et 

Au Pakistan le 13 décembre, un groupe de terroristes tue 
au moins 23 personnes après une explosion sur un marché 
de vêtements. 
 Des chré ens, des musulmans, des athées, des passants… 
Le terrorisme frappe tout le monde, indifféremment, juste 
occupé à construire la peur. Partout.     
 Alexandre Cuvert 

Et les autres …

©Cyrille Gabard 

Les a entats du 13 novembre ont fait 130 morts. Choquée, toute la popula on française a rendu 
hommage aux vic mes. Il fallait le faire, tout cela provoque des prises de conscience salu‐
taires.   Et pourquoi, d’ailleurs, ne pas faire de même pour ceux qui sont morts de cancers, d’acci‐
dents domes ques ? Levons l’indifférence sur tout. Pourquoi ne leur rend‐on pas hommage pour 
aider à les vaincre ? Voici quelques réponses sur ce sujet malheureusement d’actualité. 

  48 heures comme 
pour les a entats 
cela sensibiliserait 
bien plus la popu‐
la on. Si des por‐
traits des vic mes 
décédées de mala‐
dies rares étaient 
publiés chaque 
jour comme pour 
les vic mes des 
a entats, certains 
laboratoires accep‐
teraient sûrement 
de financer les 
recherches pour 
trouver les re‐
mèdes. Si autant 
de vidéos et de 
messages 
étaient  publiés sur 
les réseaux sociaux 
au sujet du tabac 
que pour les fusil‐
lades du 13 no‐
vembre ; si des 
discussions et des 
débats étaient 
organisés dans les 
collèges, écoles et 
lycées pour parler des cancers alors 
peut‐être que là les choses change‐
raient. En nous rassemblant, en es‐
sayant de comprendre et en nous 
intéressant à toutes ces probléma‐
ques, nous pourrions changer les 
choses.  

i on rassemble le nombre de 
morts des a entats de Char‐
lie Hebdo et ceux de no‐
vembre dernier, les tueries 
ont fait 147 morts. C’est énorme et 
beaucoup trop.  En France 3 384 
personnes sont aussi mortes d’un 
accident de la route en 2014,  envi‐
ron 11 500 sont mortes d’un acci‐
dent domes que (chutes, noyades, 
incendies, …)  et 149 000 sont décé‐
dées d’un cancer. Six millions de 
personnes sont mortes à cause du 
tabac dans le monde et 73 000 en 
sont  mortes en France.   

Félicita ons à ceux qui se sont ras‐
semblés pour soutenir les vic mes et 
leurs familles, mais ne pourrions‐
nous pas profiter de ce e solidarité 
générale pour se rassembler et ré‐
gler pleins d’autres problèmes? 

Nous avons prouvé que nous pou‐
vons nous réunir pour une cause, 
que nous pouvons mobiliser des mil‐
lions de personnes et que chacun de 
nous peut aider. Alors pourquoi 
a endre qu’un autre malheur n’ar‐
rive et pourquoi ne pas régler tous 
nos problèmes tous ensemble ? 

Nous avons tous été touchés par les 
morts des a entats ; soyons le pour 
les décès dus aux accidents de la 

 Si les chaînes d’infos en con nu fai‐
saient des édi ons spéciales sur les 
accidents de la route durant 24 ou 

Jus ne Grollier 

route, domes ques ou bien aux can‐
cers. Quand est‐ce que nous allons 
nous rendre compte que derrière ces 
chiffres,  il y a des humains, des 
hommes, des femmes, ainsi que 
leurs proches qui souffrent ? 
Nous pouvons agir 

La réforme du collège
A la rentrée prochaine la ministre de l’éduca on Najat Vallaud Belkacem 
me ra en place une réforme qui fait beaucoup parler. Nous avons rencon‐
tré le directeur du collège René Descartes pour savoir en quoi la réforme 
consiste et comment elle se met en place 

’est en effet la grande ré‐
forme du collège qui s’ins‐
crit dans la lignée de la 
précédente réforme de 
l’école primaire avec la mise en place 
d’horaires différents en 2013. Beau‐
coup de personnes y sont opposées 
avec des arguments très connus tel 
que la suppression des op ons 
comme l’européenne mais aussi les 
classes bilingues. Celle‐ci est la pre‐
mière de ce type car le changement 
de programmes touche tous les ni‐
veaux du collège en une fois. 

de la rentrée 2016, il aura la langue 
vivante 2 (espagnol, italien et alle‐
mand) à par r de la 5ème pour per‐
me re d’apprendre plus tôt la langue 
choisie. Ce e réforme va aussi don‐
ner plus de liberté aux professeurs. 
Côté programmes, ils ne seront plus 
écrits par an mais par cycle de trois 
ans : pour le collège, il y aura deux 
programmes, un pour les sixièmes 
associés aux CM1 et aux CM2, un 
pour les 5èmes associés aux 4èmes et 
aux 3èmes. Les établissements seront 
aussi libres. 

Ce que c’est 
D’abord, de quoi est‐il ques on ? 
Pour répondre, interrogeons le direc‐
teur du collège René Descartes Phi‐
lippe  Mignien. Nous l’avons rencon‐
tré ente deux rendez‐vous dans une 
ambiance studieuse. Et dès la pre‐
mière ques on, il a hésité pour ne 
pas dire de choses fausses. La ré‐
forme du collège se divise donc en 
plusieurs grands changements. Le 
plus connu est la suppression de 
toutes les op ons (les classes bi‐
lingues en 6ème, les classes euro et 
aussi la classe journalisme). Mais pas 
le la n. Il restera sous certaines con‐
di ons. Selon le principal, si le la n 
avait été supprimé, il n’y aurait plus 
de la n alors que si l’on supprime 
l’européenne, il y aurait encore de 
l’anglais. 
La raison avancée par le directeur est 
que les élèves allant dans ces op ons 
seraient des élèves dont les parents 
placeraient l’école au centre alors 
que dans le reste des élèves, il y au‐
rait ceux dont les parents ne placent 
pas l’école au centre de l’enfance. 
Celle loi perme ra de me re tous les 
élèves au même niveau de chances 
avec le même enseignement. A par r 

née prochaine, il y aura une épreuve 
en plus, une épreuve de  sciences. Les 
candidats devront aussi défendre un 
des projets réalisés lors des EPI. Ils le 
défendront lors d’un oral. Il y aura 
aussi un système de nota on diffé‐
rent car les professeurs de chaque 
ma ère devront noter les élèves sur 
les connaissances de chaque élève ce 
qu’ils font déjà avec des contrôles 
mais aussi sur les capacités de cha‐
cun. Le dernier changement sera la 
mise en place d’accompagnement 
personnalisé pour tous, 3 heures par 
semaine pour les 6ème et 1 heure pour 
les autres 
Les Objec fs 
Ce e réforme a, selon le gouverne‐
ment, pour but que l’ensemble des 
élèves puissent maîtriser les fonda‐
mentaux. Les EPI auront aussi pour 
but de développer les savoirs. Elle 
perme ra aussi de développer les 
compétences adaptées au monde 
actuel. Ou encore perme re aux 
jeunes qui aujourd’hui u lisent régu‐
lièrement les écrans, de développer 
un esprit cri que sur ce qu’ils rencon‐
trent dessus et prennent ainsi de 
nouveaux repères. 
 La mise en place 

Enfin, il y a la mise en place des EPI. 
Ce nom un peu barbare signifie en 
réalité « enseignement pra que in‐
terdisciplinaire ». Ce sera un espace 
de projet qui perme ra de faire le 
programme. Mais ce sera une ma‐
ère interdisciplinaire qui ne sera pas 
forcément réalisé avec les deux pro‐
fesseurs en charge du même projet, 
ensemble à la même heure. 
Pour finir, alors que tout le monde 
pensait que le brevet allait dispa‐
raître, il sera effet plus gros car l’an‐

Pour la mise en place de ce e ré‐
forme si compliquée, le directeur a 
été prévenu il y a longtemps. Il y a 
aussi de nombreuses réunions entre 
toute l’équipe de direc on. Puis en‐
suite, il y a des réunions avec l’équipe 
enseignante pour leur expliquer les 
sujets de la réforme mais aussi com‐
ment ils vont devoir s’y prendre. Pour 
les professeurs, il y aura des jours de 
forma on avec un thème par jour. 
Maxence Lalé, Nathan Fournier 

Une opposition fervente à la réforme
Jacques Arfeuillère est un professeur de français du collège René Descartes. Il est  opposé à la 
grande réforme du collège. Avec son syndicat, le SNES, il conduit des ac ons contre la réforme 
d’un collège qu’il juge quand même pas parfait. 

acques Ar‐  
feuillère est 
touché par 
la réforme 
prévu par la mi‐
nistre de l’éduca‐
on Najat Vallaud
‐Belkacem car il 
est le professeur 
de la classe jour‐
nalisme de ce 
même collège. 
Donc, à la rentrée 
des classes 2016, 
les classes à pro‐
jet disparaissant, 
la classe journa‐
lisme devra con‐
©Keskon a end 
naître le même 
sort.  Membre du SNES qui est un 
syndicat de la FSU, dont il est le secré‐
taire local,  il a de la peine à dire com‐
bien de professeurs sont opposés à 
ce e réforme, pour lui, ils seraient 
75% à s’y opposer, sans que cela 
puisse être vraiment vérifié. 
Ce syndicaliste affirme que ce e ré‐
forme ne se donne pas les moyens de 
réussir. Par exemple, pour lui, la pé‐
dagogie de projet ne pourra fonc on‐
ner car les projets pra ques qui sont 
une des mesures phares de la réforme 
seront imposés aux élèves (comme 
aux profs). Donc les élèves ne s’y im‐
pliqueront pas, ou peu. D’autant plus 
que les élèves ne seront pas en pe ts 
groupes comme le préconise Jacques 
Arfeuilère. Cela perme rait de pou‐
voir suivre les élèves et de les aider en 
cas de problèmes. Il faudrait aussi 
me re plusieurs professeurs en 
même temps avec un groupe alors 
que la réforme ne leur donnera pas 
les moyens de le faire. 

Jacques Arfeuillère es me quand 
même qu’il y a de nom‐
breuses choses à chan‐
ger dans le collège qui 
existe aujourd’hui et qui 
n’est pas parfait. Par 
exemple l’accompagne‐
ment des élèves serait 
u le si on voulait vrai‐
ment le me re en 
place. Le collège, c’est 
aussi un moment clé du 
développement d’un 
enfant car c’est le pas‐
sage de l’enfance à l’âge 
adulte : il faut que ce e 
dimension soit intégrée 
d’avantage.  Il faut aussi 
que les  élèves se sen‐
tent des acteurs de la 
vie de leur collège. Il 
faudrait aussi arrêter de 
créer des échecs qui 
plus tard écarteront trop de jeunes de 
la société.    

enseigne, certains professeurs ne 
savent pas ce qu’il 
faut penser de 
ce e réforme. Ain‐
si, le syndicaliste et 
ses collègues oppo‐
sés à ce e ré‐
forme,  chaque fois 
qu’ils en ont la pos‐
sibilité,  dénoncent 
tous les problèmes 
de ce e réforme 
pour que les der‐
niers ré cents 
changent d’avis. Ils 
n’ont pas prévu 
d’autres manifesta‐
ons. Mais leur 
dernier recours 
possible serait peut
‐être de boyco er 
la réforme en em‐
pêchant mise en 
place. Ils pourraient peut‐être l’année 
prochaine ne pas la me re en place. 

Comment s’y opposer ? 

Nathan Fournier et Maxence Lalé 

« Le collège, 
c’est aussi un 
moment clé du 
développement 
d’un enfant car 
c’est le passage 
de l’enfance à 
l’âge adulte : il 
faut que ce e 
dimension soit 
intégrée d’avan‐
tage ». 

Que faut‐il changer ? 
Dans le collège René Descartes où il 

Quel collège pour demain ?
Et pourquoi ne pas demander aux principaux intéressés, les collégiens 
eux‐mêmes ? C’est ce que nous avons fait lors d’une table ronde.           
Réponses variées et pas toujours compa bles entre elles. 

La question des
rythmes 

Quelles matières ?

 

Le premier réflexe de certains, c’est d’abord de  parler de supprimer le nombre 
d’heures de certaines ma ères jugées inu les comme les arts plas ques et la mu‐
sique qui ne servent en fait « qu’à faire varier la moyenne ». Mais d’autres, aussitôt, 
disent qu’au contraire, il faudrait les augmenter pour ce que ça ait du sens et qu’on 
puisse vraiment en profiter. « Il faudrait aller en musique, en se disant : Choue e, je 
vais apprendre la musique, mais pas « il faut que j’écoute pour avoir une bonne 
note ». Le problème c’est, qu’en musique, on ne fait pas vraiment de musique. Si on 
avait un projet de faire un orchestre, puis d’aller sur scène, on s’inves rait plus dans 
les ac vités ar s ques », note ce e élève de 3ème. Et puis très vite, il est ques on 
de sor r de l’école. Et pas seulement pour aller voir des « vieux films » avec ses 
profs. « Il faut aller sur place, sur le « lieu de travail », pour découvrir le monde 
professionnel », dit cet élève. « Il faut travailler avec des gens de l’extérieur à des 
projets qui soient u les hors des murs du collège », dit cet autre. 

Il est beaucoup ques on 
du travail à la maison. 
Trop important, de l’avis 
général. Mais c’est aussi 
son contenu qui pose pro‐
blème. « Il ne faudrait pas 
donner d’exercices à faire 
à la maison » suggère un 
élève de 3ème. « A la mai‐
son, on ne devrait que 
réviser, consolider, prolon‐
ger. »  Pour certains, il faut 
raccourcir la journée. « Il 
faut moins de cours par 
jour, on est assommé en 
fin de journée. On n’a qu’à 
raccourcir les vacances 
pour ça », suggère un 
autre. Et puis, il y ceux qui 
disent avoir lu que le soir, 
ce serait mieux pour tra‐
vailler : il faudrait donc 
que les cours aient lieu 
davantage de 15 h à 19 h 
tous les jours sauf le same‐
di et le dimanche. Pour le 
reste de la journée, il fau‐
drait des ac vités moins 
intellectuelles. Par 
exemple : 30 minutes 
d'Art plas que avant 1h30 
de Mathéma ques. Mais 
c’est loin de réjouir la ma‐
jorité. 

Et les notes ?
En fait, les notes c’est important « si on 
veut être tranquille avec ses parents » 
selon Nathan. Pour Clément, c’est aussi 
le cas « si on veut aller dans un bon 
lycée.  Mais il y a une différence entre 
bonnes notes et avoir la moyenne. Avec 
la moyenne, on vise juste une perfor‐
mance, on instrumentalise les notes. 
Les notes, prises séparément sont le 

reflet de notre inves ssement dans une 
ma ère ». Mais il y a aussi ceux qui di‐
sent que la note ne devrait pas être le 
seul retour du travail de l’élève. Pour 
cet élève de 4ème, « Par exemple quand 
on fait une belle œuvre en arts plas‐
ques, c’est juste pour nous et le prof. 
Ce serait bien si on pouvait l’exposer ». 

Plus original dre le pe t déjeuner au 

 pren
« Il faudrait
ui pense 
 cet élève q
re
è
g
g
su

it du 
collège »
ne classe a
’u
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n
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po
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qu’il est im
er avant de
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temps po
ussi intro‐
l faudrait a
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r.
le
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 jardin, 
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duire du v
lailler pour 
per, un pou
cu
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es ani‐
dont il
naissance d
n
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les déchets
agnie au 
ux de comp
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és et 
maux, d
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n
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CDI pour le
ège ne res‐
e. « Le coll
é
is
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p
 a
ce
l’ambian
de ; on ap‐
out au mon
 t
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a
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le
e. Il fau‐
semb
rs du mond
o
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n
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à 
prend le m
xpérience, 
 un lieu d’e
it
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drait q
ies expérie ème
r par de vra
  
ce
n
e
m
e
m
co
ve d  3 . 
siste un élè
in

»

e
u
q
scien fi

Une autre idée a aussi beaucoup 
été déba ue, c'est de prévoir des 
pièces pour travailler en silence 
et seul ou pour travailler en 
groupe, pas forcément en si‐
lence. Et pas forcément surveillé 
par un adulte car sinon ça ne 
nous aide pas à devenir auto‐
nomes. Si on veut que le collège 
soit aussi un lieu de vie, il ne faut 
pas qu’il n’y ait que des salles de 
classes : une salle de musique 
avec des instruments en libre‐
service ; une salle de cinéma ; 
une salle pour faire des spec‐
tacles ; des salles de répé on, 
pour la danse, le théâtre, la mu‐
sique ; une salle juste pour discu‐
ter ; une cuisine… Les idées ne 
manquent pas. 

©Keskon a end 

La question des lieux

La confiance
Enfin, les collégien
s réclament de la
 confiance. Selon
« aujourd’hui, le
 Nathan, 
 collégien est tro

en
ca
dr
é,
 o

 nous dit tou‐
jours qu’on n’est
 pas assez autono
me, mais on nous
dans une situa on
 met jamais 
 d’autonomie ». P
our Jus ne, ça to
à la façon dont o
uche aussi 
n gère la démocra

da
ns
 u

ét
scolaire. « « Parfo
ablissement 
is on nous laisse 
décider : comme 
nous ont demandé
quand ils 
 si on préférait l’a
chat de tables de 
pong ou des ban
ping‐
cs, mais c’était un

fa
us
se
 d
éc
isi
pouvait pas choisir
on. Mais on ne 
 le style des bancs
, la couleur…. ». I
qu’il y ait une vrai
l faudrait 
e instance de décis
ion où les élèves f
eux‐
eraient 
mêmes des propo
si
on
s e
t s
er
à leur 
aient associés 
mise en œuvre… 
On le voit, les col
légiens ne man‐
quent d’idées pou
r la prochaine réfo
rme.   
Chollet Quen n 
et le Café Philo

 

L’avenir : une idée d’avenir ?
Pas pour tous. Pour beaucoup de jeunes, l'avenir après le lycée c'est très 
flou.  Beaucoup ne savent pas vers quoi ils vont s'orienter ; d'autres ont des 
rêves qu'il leur sera très difficile de réaliser. L’avenir « tout tracé », c’est pour 
peu d’entre eux. Rencontre avec l’avenir tel que le voient les collégiens.  

’est beaucoup plus jeune 
qu’on n’a aucun doute. Il y 
a ceux seront pilotes de 
chasse, ceux qui seront 
détec ves, héro‐ïne‐s ou aventurier‐e
‐s. Il y a ceux (et celles) qui seront 
coiffeur‐se‐s, infirmier‐e‐
s, maître‐sse‐s…Encore 
plus jeunes, ça peut être 
plus original (« Je serai 
assie e, pour manger 
tout le temps ») mais tout 
aussi déterminé. 

d’intéressant »… 
Et quand on regarde autour de soi, on 
voit bien que bon élève ou pas, il est 
bien difficile de regarder l’avenir avec 
confiance. 

Au collège, certains con‐
servent l’idée du tout 
pe t qu’ils ont été. C’est 
le cas de Jocelyn, par 
exemple, qui ne voit que 
cet avenir pour lui depuis 
son enfance : il sera rou‐
er ! « Dans ma famille, 
on connaît bien ce mé er. 
J’ai toujours vu ça, je con‐
nais les camions et je 
veux con nuer sur ce e 
voie familiale », explique‐
t‐il. C’est aussi le cas de 
Jonas, en 6ème, qui a tou‐
jours aimé lire. Son ave‐
nir, il n’a pas de doute 
passera par des études 
li éraires. « Je suis un 
grand passionné de li é‐
rature ». 

Ce qu’ils savent 

 Le rêve à l’épreuve du
réel 
Le moins qu’on puisse dire, c’est que 
le rêve d’avenir a aujourd’hui plus de 
difficulté à survivre au rappel du réel 
tel que l’école ou les parents le rado‐
tent à tout bout de champ. « Si tu 
crois que les choses sont si 
simples » ;  « Avec le chômage, il faut 
être content quand on trouve 
quelque chose ! » « Avec les résultats 
que tu as, tu ne parviendras à rien 

rage. Beaucoup envisagent de faire le 
mé er de leur oncle ou de leur 
tante  ou encore celui de leurs pa‐
rents, car ce sont des mé ers qu’ils 
connaissent et ça leur semble plus 
simple. Le rêve d'enfant ne résiste 
donc pas, il est totale‐
ment mis de côté pour 
laisser place d'autres 
voies. Et puis, il y a aus‐
si ceux qui ont totale‐
ment changé d'idée 
comme Mar n parce 
qu’ils ont changé de 
centre d’intérêt. Pe‐
t,  il rêvait de faire 
apiculteur mais en 
grandissant il s’est mis 
à jouer aux jeux vidéo, 
à passer son temps sur 
un pc. Depuis il a déci‐
dé que son orienta on 
serait celle d'un infor‐
ma cien. 

Alexis, par exemple, avait lui aussi un 
rêve d’avenir. Il voulait être policier. 
« Je trouvais ça trop cool », regre e‐t‐
il. Mais, en grandissant,  il s’est rendu 
compte que ce n'était pas un mé er 
pour lui et maintenant il ne sait plus 
quoi faire. 
Alors, la plupart du temps, l'orienta‐
on est  liée à la famille ou à l'entou‐

De toute façon, ce 
qu’ils savent, c’est que 
le monde du travail leur 
est très étranger : 
quelle est la réalité du 
mé er d’informa cien, 
par exemple ? Est‐ce un 
mé er ou est‐ce que ça 
regroupe des profes‐
sions très différentes ? 
Est‐il aussi difficile 
qu’on le dit dans les 
médias de parvenir à avoir un emploi 
durable ? Pour les jeunes, il semble 
n’y avoir que des stages, de l’intérim, 
de l’emploi précaire… Difficile alors de 
trouver de la mo va on. Dans ce cas, 
on évite de regarder trop loin. L’ave‐
nir, ce sera pour demain. 
 Clément avec la complicité du café‐
philo.   

L'électronique
de plus en plus jeune
Les table es ont débarqué au rayon jouets pour les plus jeunes. Avec la men on 
« éduca f » qui ferait acheter n’importe quel jouet. Alors quand il a en plus la vertu d’être 
estampillé nouvelle technologie, on a trop peur de rater le train du progrès. Que pensent 
les parents de l’environnement numérique autour de leurs enfants. Ont‐ils tout simplement 
confiance dans tous ces écrans ? Nous avons interrogé 4 mères de famille pour savoir si oui 
ou non, leurs enfants u lisent  les nouvelles technologies numériques. 

n fait, les avis sont parta‐
gés. Même si dans cet 
ar cle, les mamans sont 
plus ou moins d'accord 
avec le fait de laisser quelques ob‐
jets électroniques à la portée de 
leurs enfants, il n'y a quand même 
pas accord pour laisser l'accès à 
internet sans contrôle. Évidem‐
ment, ce n'est l'avis que de 4 ma‐
mans, parmi des millions, et pleins 
d'autres sont tout à fait contre trop 
de numérique pour les enfants, 
tandis que d'autres pensent que les 
enfants doivent avancer avec leurs 
temps et la technologie qui avance. 
Un débat difficile quand on ne sait 

Moi, je veux
une tablette
féline aussi !

pas trop encore quels effets ces 
objets ont sur l’éduca on et la san‐
té des plus jeunes. 
Claire : pas d’accès à internet 
Claire, mère de jumeaux de 15 
mois et d'une fille de 4 ans, a ache‐
té une table e électronique à sa 
fille, ce qui lui permet aujourd'hui 
d'apprendre, à lire, à compter… 
Mais aussi à jouer seule car elle 
n'aime pas jouer toute seule. L’ap‐
pareil est là pour lui perme re de 
se passer d’un adulte ou d’un ami 
pour s’occuper. Mais elle n’a aucun 
accès internet. Claire dit qu’elle est 
juste beaucoup trop pe te. Par 

ailleurs l’usage de la console est 
limité à  environ 2h par semaine. 
Jessica : un ancien téléphone avec
accès 
 Jessica est mère d'un garçon de 4 
ans. Son fils u lise juste l'ancien 
téléphone de sa mère, il a accès à 
internet mais seulement pour télé‐
charger des jeux et regarder des 
vidéos. Mais en revanche,  Jessica a 
décidé que son fils a le droit d'u li‐
ser maximum le téléphone 30 mi‐
nutes par jour. Elle affirme le con‐
trôler de manière rigoureuse. (…) 
À suivre page suivante 

(…) Delphine : la totale, mais « surveillée » 
Delphine est mère d'un garçon de 6 ans. Un peu plus 
âgé que les autres, c’est vrai, mais quand même as‐
sez pe t. Son fils u lise une table e électronique, un 
ordinateur et une console de jeux. Un habitué des 
écrans, donc. Il a aussi accès à internet mais 
« surveillé ». Pour Delphine, son fils passe beaucoup 
trop de temps sur tout ça mais elle le dit en rigolant, 
sans trop s’inquiéter. Il reste 1h30 maximum par jour 
en semaine et 3 à 4 h par jour le week‐end. Ce qui 
n’est pas mal ! 
Sabrina : la table e mais aussi des livres 
Sabrina est la mère d'une fille de 3 ans et d’un garçon 
de 1 ans. Sa fille a une table e électronique adaptée 
à son âge, où elle joue, écoute de la musique… Sabri‐
na a acheté une table e électronique à sa fille, car 
pour elle il y a de plus en plus de technologie et les 
enfants ne doivent pas être coupés de ce e évolu‐
on. Mais sa fille reste très peu sur sa table e. « Rien 
ne vaut un puzzle ou un livre » comme dit Sabrina.  

Et les livres dans tout ça ?
Vous préférez lire un bon livre avec un chocolat chaud 
et une couverture sur soi, ou jouer à un jeu vidéo  sur 
votre ordinateur sur votre lit ou votre siège de bu‐
reau ? À vous de choisir. 
 Certains vont valoriser les livres, et choisir la première op on, 
alors que d'autres vont plutôt se diriger vers l'ordinateur. 
Mais, lequel vous sera le plus bénéfique, d'après vous ? Les 
livres peuvent développer l'imagina on et l'ouverture d'es‐
prit, et l'électronique peut être éduca f mais peut aussi géné‐
rer des problèmes visuels. Qui était là le premier ? Les livres 
ou les ordinateurs ? On devine tous facilement que ce sont les 
livres, et c'est dommage de perdre ces valeurs que les bou‐
quins nous apportent. Ce n'est pas avec des jeux que nous 
allons apprendre à parler même si ceux‐ci peuvent dévelop‐
per d’autres qualités en nous. En fait, ce qu’il faudrait, c’est 
de ne pas négliger l’un pour l’autre.   

Anyssa David et Marie  Doret 

Capoeira : le Brésil à Châtellerault
Le club de capoeira a été créé en mars 2008. Les gens qui y adhèrent ? Des enfants, des adolescents et 
des adultes, une cinquantaine de personnes, de 4 à 60 ans. Le nombre d'adhérents augmente chaque 
année. Les cours de ce sport brésilien, sont le mardi, mercredi, et jeudi, animés par des maîtres.  

a capoeira est un   
art mar al, afro‐
brésilien qui re‐
monte au temps 
de l'esclavage, où des es‐
claves venus d'Afrique 
jusqu'au Brésil, ont inventé 
une « lu e secrète » pour 
que les brésiliens ne se 
rendent compte de rien. 
Ce e « lu e secrète » 
avait pour but de se libérer 
de la torture qu'ils subis‐
saient. Suite à ça, leur lu e 
secrète est devenue une 
danse : des instruments, 
claquements de doigts et 
de mains, des mouve‐
ments, et acroba es ont 
été rajoutés au fil du 
temps. Les pieds sont sou‐
vent u lisés, mais les 
mains, la tête, les genoux, et les coudes sont principale‐
ment u lisés aussi. Cet art mar al est ludique et souvent 
acroba que, ce qui le différencie des autres.   

  Depuis les années 80 
C'est dans les années 1980 
que la capoeira fait « l'effet 
boule de neige ». Elle com‐
mence à se faire connaître 
un peu partout dans le 
monde, principalement aux 
États‐Unis et en Europe. 
Des clubs, des fédéra ons, 
et groupes commencent à 
s'installer dans des grandes 
villes. Les groupes sont 
composés d'académies et 
d'écoles, et chacun d'entre 
eux possède ses propres 
aspira ons, pra ques et 
coutumes, tout en conser‐
vant la base culturelle com‐
mune de la discipline. 
Comme au karaté, ou en‐
core au judo, il y a des gra‐
dua ons qui sont également propres à chaque groupe. 
(…)                                        (à suivre page suivante) 

Rencontre capoeira
L'équipe de Keskon A end est allée à la 
rencontre d'une personne qui fait elle‐
même de la capoeira sur Lille, Mathilde, 
pra quante depuis 13 ans.  

athilde Chochoy, 28 ans, exerce de 
la capoeira depuis l'âge de ses 15 
ans. Lorsqu'elle a découvert ce 
sport il y a 13 ans, c'était un peu 
par hasard. Elle accompagnait son frère qui lui‐
même, était intéressé. Elle ne pensait pas une se‐
conde, qu'elle voudrait en faire plus tard. Mais 
finalement, ce n'est pas lui, mais Mathilde qui est 
restée. Les combats rythmés, la mentalité, la cul‐
ture différente, l'ambiance, tout lui a plu dans ce 
sport. Elle en est passionnée, et le déclare fière‐
ment en quelques mots simples : « c'est quelque 
chose qui remplit ma vie ». Grâce à la capoeira, 
elle a appris à toujours pousser ses limites un cran 
au dessus, et à gérer les tensions du quo dien  
D'après elle, les qualités pour faire de la capoeira 
sont les suivantes : être humble, respectueux, et 
malin. Ce sont les trois grands traits qu'il faudrait 
avoir pour pouvoir vraiment en faire. Il faut être 
plutôt vif d'esprit, pour pouvoir analyser rapide‐
ment le jeu de l'autre, et savoir répondre à ses 
mouvements sans "se mêler les pinceaux". Ma‐
thilde compte bien con nuer. Elle donne des cours 
à Lille, mais même sans ça, elle n'arrêterait pas. 
Elle a déjà été au Brésil, 2 fois. À ce e occasion, 
elle est allée voir des spectacles de capoeira. Cela 
lui a beaucoup plu, et lui a appris beaucoup de 
choses sur le sujet, et elle confie qu'elle aimerait le 
refaire  
En conclusion, la capoeira est un sport qui est ou‐
vert à tout ceux qui veulent bien en faire. Les 
règles ne sont pas compliquées à comprendre, 
mais la mo va on est primordiale pour pouvoir 
réussir, comme dans n'importe quel sport. L'his‐
toire de la capoeira est importante, et fait bien 
comprendre les origines, et les mouvements qui 
sont donc u lisés dans la capoeira.  
Marie Doret et Mélanie Grelier. 

Chantal, le courage au
bout des ongles
Chantal est désormais la propriétaire de la bou que Viva‐
nail. C’est une femme courageuse qui, après avoir perdu 
son emploi, s’est reconver e dans le domaine de l’esthé‐
que. Rencontre. 
 

©lesonglesdelucie.wordpress.com 

7 ans, elle n’a pu le ra‐
cheter que depuis 3 ans 
et demi. Avant, elle a 
suivi la forma on, ce qui 
suffit aujourd’hui pour 
accéder à ce mé er. 
Mais, dans quelques 
mois, il faudra obligatoi‐
rement un CAP d’esthé‐
que pour pouvoir pré‐
tendre à cet emploi. 

on mé er, c’est désormais 
embellir les ongles de ses 
clientes. Elle le fait depuis 5 
ans, une décision qu’elle a 
prise tout de suite après avoir perdu 
son précédent emploi. Si le magasin 
où elle travaille est ouvert depuis 6 ou 

Sa bou que est ouverte de 8 h à 19 h 
sans interrup on ! Ça fait de longues 
journées mais Chantal reste toujours 
très dynamique, souriante, avec un 
contact facile avec ses clientes. On se 
sent à l’aise dès les premières mi‐

nutes. La moyenne d’âge de la clien‐
tèle est de 40 ans mais il y a aussi des 
jeunes  et des vieilles dames : la 
cliente la plus âgée a 84 ans. 

« Ce qu’elles demandent le plus ? La 
pose de gel », explique Chantal. 
« C’est la base, ça permet de réparer 
les ongles. On fait aussi la résine, le 
vernis et des soins pour la peau (mains 
et pieds) » Chantal aime beaucoup son 
travail et le contact qu’il permet. Selon 
elle, les qualités qu’il faut pour son 
mé er, c’est le courage, la pa ence et 
avoir le sourire, tout le temps. Même 
quand on pense aux charges qu’il faut 
payer et qui créent du stress…                                          
 
 
 
Tiffany Théret 

Une Lamborghini pour une trentaine d'euros

l  possède tout un stock de voitures, d'avions, de motos, 
de camions et même des figurines de dragon ou des 
figurines  rées de films comme les robots de Star Wars 
ou un bus de la série américaine "Breaking Bad". Qui 
penserait que se cache autant de trésors derrière sa vitrine 
un peu banale? C’est un vrai monde qui s’ouvre quand on 
pousse la porte de ce magasin, rue Bourbon. C’est donc une 
visite qu’on peut prendre l’habitude de faire quand on aime 
le monde des miniatures. 
D’ailleurs, les miniatures achetées sur Internet coûtent sou‐
vent autant, une fois les frais de ports appliqués que celles 
vendus dans le magasin, le plaisir de manipuler en moins. 
D'autant plus que si vous commandez votre miniature quand 
les stocks sont épuisés, la livraison peut parfois prendre des 
mois. Si vous connaissez la série " Louis la brocante», vous 
aurez sûrement en tête le fameux Citroën HY, plus connu 
sous le nom de "tube". A sa sor e, si vous le commandiez sur 
le net , il est possible que vous ne le voyiez la première fois 
dans vos mains, qu’un an après ! 
Une longue histoire 
Ce plaidoyer pour se rendre en magasin, il est surtout fait 
pour soutenir ce qui est somme toute, une longue histoire. 

Peut‐être que certains se 
souviendront en effet du 
premier magasin au pas‐
sage Blossac ouvert en 
1988. Aujourd’hui, il se 
trouve dans la rue bourbon, 
depuis 1995. A ce e 
époque‐là, la clientèle était 
jeune car il était le premier 
à vendre des dragons sur 
Châtellerault. De plus sa 
situa on était stratégique 
entre le collège Saint Ga‐
briel, le collège René Des‐
cartes et le lycée Marcelin 
Berthelot. D’autres objets 
plus farfelus et plus u les, 
comme ce e table basse portée par un imposant dragon noir 
ou un lustre dragon, peuvent également se trouver dans son 
magasin. A consommer uniquement par ceux qui aiment ces 
mondes‐là, ou qui veulent me re voiture de luxe ou avion de 
chasse à leur portée. 
 Julien Lacroix, Alexis Jouffriault 

©Keskon a end 

 Caché tout au fond de la rue Bourbon, le magasin de miniatures persiste malgré le commerce en ligne. Mais il 
possède un atout de taille, c'est le seul de tout Châtellerault. 

De l'art !

« 

 400” C'est le nombre 
d'inscrip ons à l'école 
d'Arts Plas ques, en‐
fants et adultes con‐
fondus. "Ça ne bouge pra quement 
pas," affirme Hervé Gachet. Les 
élèves ont de 7 à 90 ans et peuvent 
faire de la gravure, de la sérigra‐
phie, du dessin, de la couture ou 
bien de la photographie mais ils 
peuvent également assister à des 
cours d'histoire des arts ! Les élèves 
sont répar s dans des groupes as‐
sez restreints d'une dizaine d'élèves 
‐si ce n'est pas moins‐ sauf dans le 
cours d'histoire des arts ou il y'a un 
groupe de 40, voire 50 personnes ! 
Quant aux cours, ils durent au 
moins 3 heures, le temps de tout 
préparer pour ensuite tout ranger. 
Les professeurs, eux, travaillent 17 
heures par semaine. Ils passent un 
concours pour devenir professeur à 
l'excep on de certains qui n'en 
n'ont passé aucun mais exercent 
tout de même la profession car ils 
ont des compétences. Les profes‐
seurs sont seulement dans la par e 
ar s que et enseignement. 

©Keskon a end 

Hervé Gachet est artothécaire à l'Artothèque de Châtellerault. 
C’est comme un bibliothécaire mais en œuvres ar s ques. L’art 
pour donner de l’air à ceux qui viennent le voir. Rencontre pour 
connaître les dessous de l'école d'Arts Plas ques. 
cher car il faut louer les œuvres à 
l'ar ste en ques on, le loger, le 
nourrir, préparer la salle et la 
réparer si besoin. Et pour ce tra‐
vail, ils sont seulement 4 à temps 
plein ! Un secrétaire, une média‐
trice assistance culturelle, un ar‐
tothécaire (Hervé Gachet) et un 
régisseur. Tout ce pe t monde 
nous prépare de splendides expo‐
  si ons, comme celle de Robert 
Combas que nous avons pu voir 
et qui réalise des œuvres colorées 
et osées mais qui restent magni‐
fiques ! 
Une école nécessaire 
"Quelle que soit la grandeur 
d'une ville, je pense qu'un lieu qui 
ouvre le public sur des domaines 

qu'il ne connaissait pas forcément, 
ce n'est pas indispensable, mais 
c'est nécessaire." Voici ce qu’Hervé 
Gachet pense de la place de l'école 
d'Arts Plas ques à Châtellerault 
comme partout dans le monde. Elle 
sert à découvrir des choses, des 
techniques qu'on ne connaissait pas 
avant, à nous ouvrir sur l'art con‐
temporain. Et puis, comme dirait 
Hervé Gachet : "ce serait triste si, 
aujourd'hui, on n’avait pas de lieu 
où nous vous montrerions de la 
couleur !". De plus, il est possible 
d'emprunter des œuvres à l'école 
pour les emmener chez nous ce qui 
est plutôt sympathique. 
Mélanie Grelier et Nicolas Verdin. 

©Keskon a end 

Les exposi ons passées au crible 
Les exposi ons, c’est une autre ac ‐
vité de l’école. 4 ou 5 exposi ons se 
déroulent à l'école d'Arts Plas ques 
chaque année, auxquelles s'ajou‐
tent la dizaine d'exposi ons de l'Ar‐
tothèque. Une exposi on coûte très 
©Keskon a end 

Une fresque pour que les
gens gardent « l’esprit bon »
Depuis décembre, c’est la première chose de Châtellerault 
que voient ceux qui débarquent à la gare : une fresque de 
25 m de long sur 2.5 m de haut tout le long du collège Des‐
cartes. L’œuvre d’un ar ste, Thomas Guibert, à la de‐
mande de la ville.  En hommage à Descartes.  
 

©Keskon a end 

Il n'y a pas long‐
temps il a mon‐
té sa propre 
entreprise avec 
plusieurs gra‐
pheurs, 
« Murmure 
Visuel », à Poi‐
ers. Il a réalisé 
des fresques un 
peu partout en 
France, à Nan‐
tua, à Poi ers et 
en Charente. La 
plus grande fresque qu'il ait pu réali‐
ser se trouve en Charente ; elle me‐
sure 20m sur 6, plus grande donc que 
notre « Descartes ». 

’est la ville qui a décidé ce 
programme d’embellisse‐
ment. Il s’appelle 
« Parcours architectural 
street art » et, comme son nom 
l’indique, est des né à orner plu‐
sieurs lieux de la ville, avec du street 
art et donc des « graphs ». Le collec f 
Murmure Visuel a été contacté, on lui 
a demandé de fonder sa théma que 
sur Descartes, le mur étant celui du 
collège du même nom. Il a choisi plu‐
sieurs cita ons et la ville a retenu 
celle‐là : «Ce n’est pas assez d’avoir 
l’esprit bon, mais le principal est de 
l’appliquer bien». Il faut savoir que 
Descartes était un mathéma cien, un 
physicien, mais aussi un grand philo‐
sophe. Ce serait donc un mur philo‐
sophique qui s’offrirait au regard 
boulevard Sadi Carnot. Les dépenses 
sont en èrement prises en charge 
par la ville et s’élèvent à 5000 euros. 
 Une passion devenue un mé er 
Thomas Guibert, avant de faire ce e 
belle fresque chez nous, a commen‐
cé, jeune, étudiant à faire des graffi‐
s  interdits, et puis, d'année en an‐
née, il a fait de sa passion un mé er. 

Comment il s’y prend 
l u lise du papier pour découper des 
pochoirs et ça se passe en atelier. 
« Ce projet, c’est un mois de travail 
puis 10 jours de peinture sur place », 
explique‐t‐il. « Je prépare numérique‐
ment une maque e d’abord ». Il est 
en effet le seul grapheur a travailler 
comme ça. A par r de sa prépara on 
numérique, une machine fait les po‐
choirs et il a juste à les 
décoller, une fois la ma‐
chine arrêtée. La pein‐
ture ? En aérosol bien 
sûr, un produit qui  ent 
quand il pleut 
(heureusement, il a plu 
toute la semaine néces‐
saire à la réalisa on) et 
qui sèche très vite. Quand le temps 
n'est pas au rendez‐vous, cependant, 
le grapheur a des difficultés car ses 
pochoirs sont tout mouillés et se dé‐
chirent. 

 Dans quels sens la lire ? 
 Il n'y a absolument pas de sens pour 
la lire, il y a une cita on de chaque 
côté de la fresque. Celle sur « l’esprit 
bon » à gauche et une autre sur la 
« nécessité du doute pour com‐
prendre » à droite.  L'avantage de ce 
mur aussi c'est que l'on peut la lire en 
prenant les sujets et les sym‐
boles  indépendamment. Une frac‐
tale (construc on géométrique) re‐
couvre le fond et relie tous les per‐
sonnages alignés. Le premier person‐
nage, est René Descartes. Ensuite, il y 
a des personnages un peu du style 
punk, un personnage avec de l'ar‐
gent, des physiciens et Gandhi. « Il 
n’y a pas de message frontal » 
affirme Thomas. « La phrase de Des‐
cartes parle des dérives d'aujourd'hui 
sur les inven ons des hommes qui 
ont ou ont eu l’esprit bon. Ainsi l’op‐
que (spécialité de Descartes a beau‐
coup apporté mais ça donne aussi les 
caméras de vidéosurveillance (qu’on 
voit sur le mur)» Il y a des picto‐
grammes qui ont été rajoutés, un 
pe t puits de pétrole qui a été mis à 
côté du financier, 
une personne qui 
représente la finance 
qui mange le monde 
et des scien fiques 
avec des produits 
chimiques un peu 
radioac fs qui repré‐
sentent la menace 
nucléaire. Donc pour 
Thomas, il faut que les gens qui pas‐
sent se posent ce e ques on : « Est‐
ce que les gens qui ont l’esprit bon, 
l’appliquent bien ? » 

« La phrase de 
Descartes parle 
des dérives d'au‐
jourd'hui sur les 
inven ons ... 

Jus ne Bodin et Léa Chapelet 

Un maire heureux du

résultat

Venu inaugure
r la fresque, le m
aire s’est 
montré très sa
sfait du résulta
t. 
« Ce 
programme es
t aidé par la DR
AC
 
(Direc on Régio
nales des affaire
s Cultu‐
relles) et « Pay
s d’art et d’histo
ire
 ». Il y 
aura d’autres fr
esques dans la 
vi
lle
. La 
prochaine, ce se
ra à Châteaune
uf
, rue 
de La Corne Du 
Cerf où la ville 
détruit 
des logements
 insalubres. Il y
 aura la 
créa on d’un es
pace public et s
ur les 
murs ves ges, u
ne fresque qui d
evait 
être décidée p
ar les habitants 
en con‐
certa on avec 
la maison de q
uar er. Ici, 
c’est bien qu’o
n ait fait une p
la
ce à Des‐
cartes, vu le lien
 qu’il a avec la v
ille. Et 
c’est un bien q
ue le collège ait 
ch
oisi la 
fresque pour il
lustrer son site
 In
te
r‐
net. »    
©Keskon a end 

ou peut
it
la
p
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n
n
to
é
e
u
La fresq
choquer
agréables 

©Keskon a end 

ts, sont 

s des passan
s qui me fon
Les réac on
 y a des gen
Il
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le
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m
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dans l’ense
ent en voitu
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Si Gand
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autres so
sfaits du rés
t plutôt sa
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n
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pa
onn ne 
ner. Et ça red
n
o
d

u
e
 p
a
que ç
e rue. 
ssion de ce
bonne impre

Paris, 13 novembre 2015, quand la haine sème la mort...

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