COURS

D’ECONOMIE DE LA
SANTE

OBJECTIFS THEORIQUES
1- Définir les termes suivants :

Economie

Economie de santé

Produit Intérieur Brut (PIB)

Produit National Brut (PNB)

Ressources

Budget

Consommation

Capital

2- Décrire la politique sanitaire au Maroc
3- Expliquer la notion de besoin et du problème
4- - Décrire les spécificités de l’économie de la santé
5- Décrire et expliquer les facteurs de la consommation en soins et services
6- Citer les indicateurs de santé et expliquer leur utilité
7- Définir la notion du coût
8- Décrire les différents types de coût
9- Citer et définir les instruments d’évaluation économique
10- Décrire les différents modèles de systèmes de santé
11- Expliquer les modalités de financement de la santé

PLAN DU COURS
Introduction………………………………………………………………..
1

Définitions …………………………………………………………….

1-1

Economie…………………………………………………………..

1-2

Economie de santé………………………………………………….

1-3

Produit Intérieur Brut et Produit National Brut…………………….

1-4

Ressources………………………………………………………….

1-5

Capital………………………………………………………………

1-6

Consommation……………………………………………………..

1-7

Budget ……………………………………………………………..

2

La politique sanitaire au Maroc…………………………………………………….

3 La notion de besoin et problème de santé…………………………………………..
4 Les specificités de l’économie de la santé…………………………………………
5 Les facteurs de la consommation médicale………………………………………..
6 Les indicateurs de santé ……………………………………………………………
7 Le coût………………………………………………………………………………
8

L’évaluation économique…………………………………………………………..

8-1 La micro économie …………………………………………………………………
8-2 La mesure de l’efficacité……………………………………………………………
8-3 Le coût et les bénéfices …………………………………………………………….
8-3 Le coût - efficacité ……………..………………………………………………….
8-4 Le coût marginal…………………………………………………………………….
8-5 Le coût d’opportunité……………………………………………………………….

Son objet est d’évaluer en termes de coût et d’efficience la production des soins et services médicaux alloués à la population. C’est une discipline qui connaît une progression assez phénoménale dans son élaboration.9. Pourquoi est-il important d’évaluer le coût et l’efficience des prestations de santé ? Actuellement les besoins en matière de santé sont de plus en plus importants. il devient indispensable de faire le bon choix dans l’utilisation des ressources mises à la disposition des services de santé. et sa finalité est le bien être de l’être humain.Les systèmes et les modes de financement de la santé………………………………. Devant cette problématique. Elle s’intéresse surtout à la façon dont les besoins matériels des individus et de la société peuvent être satisfaits. pour éviter l’arbitraire. Ils dépassent de loin les ressources disponibles qui sont de plus en plus limitées. . L’économie de santé n’est pas un chapitre complémentaire de la science économique. Elle est l’un des fondements de toute vraie science économique. D’où l’utilité de l’étude de l’emploi des ressources. Elle commence progressivement à faire partie de la science économique. car l’économie politique est avant tout une science qui s’intéresse à l’homme. Introduction L’économie de santé est une discipline jeune.

La politique économique constitue en quelques sortes la finalité de l’analyse économique . Elle s’intéresse à ces problèmes à un moment donné du temps.  L’économie politique s’intéresse d’une manière générale au comportement économique des individus et des institutions et aux conséquences de ces comportements. s’intéresse à la fois à la manière dont une société utilise ses ressources. Une telle définition se trouvait déjà dans l’œuvre de François QUESNAY lorsqu’il écrivait : « Détenir la plus grande quantité possible de jouissance par la plus grande diminution possible de dépenses. de mettre en évidence les relations de cause à effet. ainsi qu’aux modifications qui se produisent dans le temps. santé. l’Homme doit produire des biens et des services. Il s’agit d’expliquer le pourquoi de la réalité. c’est la perfection de la conduite économique ».  L’analyse économique est une réflexion sur la réalité. l’analyse ne servirait à rien si elle ne menait à la politique.  La science économique. de proposer des remèdes.  La politique économique permet d’agir sur la réalité. . L’économie politique peut être saisie en trois temps :  L’observation économique a pour objet d’observer.1 Définitions 1-1 Economie politique : Il existe de très nombreuses définitions de l’économie politique. de repérer et de mesurer l’activité économique. logement. de décrire. de découvrir et de comprendre les lois qui régissent l’activité économique. les plus générales:  L’économie politique s’intéresse surtout à la façon dont les besoins matériels de l’Homme peuvent être satisfaits : besoins de nourriture. et à la manière dont elle répartit les fruits de la production entre les individus et les groupes de la société. définie de manière extensive. En voici quelques unes. Pour répondre à ces besoins. en aucun cas elle ne peut être menée s’il n’y a pas eu auparavant la phase d’analyse . vêtement.  C’est l’étude de la façon dont les individus s’organisent pour satisfaire leurs besoins au moindre coût. de corriger ou de contrôler une situation. etc.

 Le produit national brut (PNB) comprend la production des agents de la même nationalité. . 4 questions clés se posent en économie de santé : Quels sont les besoins prioritaires ? Quelles sont les réponses efficaces ? Quels sont les coûts ? Qui finance ? Qui paie ? 1-3 Produit intérieur Brut (PIB) et Produit National Brut (PNB):  Le produit désigne non seulement ce qui résulte d’une activité de production.1-2 Economie de santé : L’économie de santé s’intéresse à la manière dont les besoins en matière de santé peuvent être satisfaits. au niveau d’un ensemble de production. Il est égal à la somme des valeurs ajoutées réalisées par des producteurs. Diminuer les dépenses . C’est plutôt : Rechercher la meilleure utilisation des ressources . ou Contrôler les agents économiques. l’une des mesures de la production réalisée au total par cet ensemble. ce n’est pas : faire des économies . mais surtout. En économie. Ce concept se définit également par rapport à son objet. qu’ils résident à l’intérieur du pays où à l’étranger. qui consiste à évaluer en termes de coût et d’efficience la production des soins et services médicaux. L’économie de santé . il s’agit de l’un des agrégats des comptes nationaux. Atteindre les objectifs du développement humain.  Le produit intérieur brut (PIB) par tête exprime la masse des biens et services produits par des agents qui résident sur le territoire d’un pays.

renouvelables. c’est l’acquisition de biens et services permettant de satisfaire directement un besoin immédiat. les médicaments destinés à produire un service de soins. Ce sont des consommations intermédiaires. ou encore ressources productives. les bâtiments des établissements des soins ou l’équipement des blocs chirurgicaux constituent un capital pour la production des services de santé. réactifs. 1-6 Consommation La consommation désigne l’usage de biens ou de services pour la satisfaction d’un besoin. Dans la pratique comptable. servent à acquérir les ressources productives. Elle peut être finale ou intermédiaire. Par exemple. on considère comme biens d’équipement ceux dont la durée d’utilisation est supérieure à un an. ou les réactifs nécessaires . eau. Les produits à usage unique (vaccins. Il s’agit évidemment d’abord de ressources naturelles (matières premières.1-4 Ressources : Outre les différentes significations courantes de ce terme. Le capital humain désigne l’ensemble des compétences et capacités humaines résultant d’investissements réalisés dans l’enseignement et la santé. Les ressources productives sont parfois désignées par le terme anglais d’input. La consommation intermédiaire est représentée par l’ensemble des achats de biens et de services réalisés par un producteur et destinés à être utilisés dans le processus de production. etc.) mais aussi du travail et du capital au sens technique: équipements techniques et matériel. richesse du sous sol. médicaments…) ne font pas partie du capital. Par exemple. La consommation finale. ou encore par entrées. Les ressources financières (le budget alloué à une activité). équipements et stocks utilisés pendant plusieurs années dans la production des biens et des services. il est aussi employé pour désigner tout ce qui est nécessaire à une activité de production : on parle alors de ressources consacrées à cette activité ou employées dans cette activité. 1-5 Capital Le capital désigne l’ensemble des usines.

etc. etc.) Quant aux Dépenses. l’alimentation des malades. elles permettent de couvrir les frais d’achat de médicaments et fongibles médicaux. Au Maroc. et des recettes réalisées (produit de l’hospitalisation. Les Ressources d’un hôpital SEGMA proviennent des subventions de l’Etat. entreprise ou département. alimentation des malades etc. la vente des biens et services.à la production de radios. le produit de la privatisation . Les Ressources proviennent des impôts payés par les contribuables. les problèmes auxquels est confronté le système national de santé. les dons. produit des examens de laboratoires et de radiologie.) Le budget des hôpitaux SEGMA (Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome) obéit au même principe : Ressources et Dépenses. Les dépenses d’investissement sont destinées aux constructions et aux équipements. Les Dépenses de l’Etat sont de deux types : Les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement. Le budget de l’Etat comprend deux parties : Les Ressources et les Dépenses. achat de médicaments et de fongibles médicaux. 2 La politique sanitaire au Maroc Tout système de santé doit être conçu de manière à répondre aux besoins du pays en matière de santé. l’achat du matériel médico-technique et médicohospitalier. sont multiples et impliquent des actions telles que:  Faire face à une charge de morbidité et à une demande de soins qui ne cesse d’augmenter . consultations médicales. Les dépenses de fonctionnement sont destinées aux salaires des fonctionnaires. entretien. les prêts. et à la couvertures des frais nécessaires pour le fonctionnement quotidien des services de l’Etat (eau. vente du matériel réformé etc. achat de fournitures. électricité. 1-7 Le Budget : C’est une prévision pour une période donnée d’un ensemble d’actions visant à atteindre les objectifs d’une institution.

. le besoin de santé correspond à « une déficience ou à une absence de la santé.  Améliorer l’accessibilité aux soins. La charge de morbidité due aux maladies transmissibles reste prédominante avec deux problèmes préoccupants : les maladies à transmission hydrique et alimentaire. les ressources requises (humaines et financières). en particulier pour les couches les plus pauvres de la population. Pour Brown et ses collaborateurs. et de soins cliniques essentiels d’autre part. 3 Les concepts « besoin » et « problème ». l’émergence des maladies non transmissibles. La charge de morbidité liée à la fécondité demeure un problème majeur de santé publique. tous les efforts doivent converger vers la réalisation de ces actions de prévention et de traitement en ayant comme objectif de les rapprocher de la population et d’augmenter leur efficacité . De grands efforts doivent être déployés pour réduire les taux de mortalité maternelle.en raison de la persistance des maladies transmissibles. Pour pouvoir réaliser ces actions. pour Hogarth. Compte tenu que 80 à 90% des problèmes de santé de la population relèvent d’actions de la prévention et de la promotion de la santé. qui demeurent inacceptables. déterminée à partir de critères biologiques ou épidémiologiques et commandant des mesures de prévention. La plupart des définitions données par la littérature. le besoin de santé est un « état de maladie perçu par l’individu et défini par le médecin ». il s’agit d’une « perturbation de la santé et du bien être ». état de maladie et perturbation correspondent davantage à la notion de « problème de santé » qu’à celle de « besoin de santé ». Pour Donabédian. Il importe de mettre à la disposition du département de la santé.  Améliorer l’efficacité des services de santé. Les termes déficience. d’une part. et les maladies infectieuses de l’enfant (notamment les infections respiratoires aiguës). de contrôle et d’éradication ».  Etendre la couverture sanitaire à tout le pays en vue de résorber le passif et les insuffisances. confondent ces deux termes.  Générer et mobiliser les ressources financières nécessaires à toutes ces actions. et répondre aux nouveaux besoins. Ainsi. et l’accroissement démographique. de traitement. néonatale et infanto-juvénile.

car certains individus ne recourent pas aux services malgré qu’ils ressentent un besoin . Problème et besoin sont donc des notions connexes. d’autres ne perçoivent pas qu’ils ont un besoin même si ce dernier est présent. ou à ce qu’ils désirent comme services de santé.Le problème de santé correspond alors à un état de santé jugé déficient par l’individu. Donc le besoin représente ce qui est requis pour remédier au problème identifié. Plus l’écart à la norme est grand. le besoin est ce qui est requis pour maintenir la santé dans son état actuel. fait naître un besoin de services afin de pouvoir réduire l’écart de performance. D’autre part. au besoin ressenti qui aboutit à une démarche de recours à des services. ont des besoins en matière de prévention. C’est le cas par exemple. le besoin exprime l’écart ou la différence entre un état optimal. Les besoins sont de quatre types : 1 Le besoin normatif : C’est celui qui est défini par l’expert ou le professionnel par rapport à une certaine norme de désirabilité ou d’optimalité. Celui ou celle qui n’y répondent pas sont jugés en état de besoin. Le besoin de santé. de la future mère ou du nouveau-né qui. différence que l’on désire réduire. Il faut noter que l’existence de besoin peut se concevoir même dans une situation où il n’y a pas de problème. plus le besoin de santé est important. Dans ce cas. et l’état actuel ou réel. de promotion de la santé ou encore de protection de leur environnement. 3 Le besoin exprimé : Il équivaut à la demande de soins ou de services. par le médecin ou par la collectivité. 4 Le besoin comparatif : Par cette expression on entend le besoin qu’un individu ou un . Le besoin se mesure en estimant l’écart par rapport à la norme. 2 Le besoin ressenti (feelt need) : Cette catégorie réfère aux perceptions des gens sur leurs problèmes de santé. cet état correspond déjà à la situation souhaitable. Le besoin est ce qu’il faut faire pour que la situation problématique (l’état de santé actuel) en vienne à correspondre à la situation désirée (l’état de santé cible). sans présenter de problèmes. Le besoin étant en quelque sorte la traduction du problème en termes plus opérationnels. Un besoin naît lorsqu’on constate une différence entre une situation considérée comme optimale et la situation observée actuellement . défini de façon normative. à son tour. Il ne correspond pas nécessairement à l’ensemble du besoin de santé.

 Une économie de service implique la présence en même lieu et au même moment du producteur et du consommateur. . Cadre conceptuel pour la démarche de planification basée sur les besoins Les problèmes Les besoins et leurs équivalents Les objectifs ou les normes Autres déterminants de la santé état de santé observé (E.S.2) types et quantité des services produits pour produire l’état de santé désiré Besoins de services Besoins de ressources types et quantité des ressources nécessaires pour produire les services tiré de « La planification de la santé.S.S. méthodes et stratégies ».S.  La production en masse et en grande série est exclue. Les activités de service ont des particularités. 2) état de santé désiré (E.groupe devrait avoir puisqu’il présente les mêmes caractéristiques qu’un autre individu ou groupe pour lequel on a identifié un besoin. concepts.1 à E.  Le réseau de production de services de santé doit être décentralisé à tout point du territoire. 4 Les aspects spécifiques de l’économie de santé 1 L’économie de santé est avant tout une économie de service.1) types et quantité des services produits actuellement et potentiellement types et quantité des Ressources présentes Autres déterminants de la santé état de santé (ce qui est requis pour passer de E.

5 Les déterminants du comportement du consommateur 1 Le facteur de morbidité La morbidité est un risque qui peut affecter les individus et les groupes sous l’effet de facteurs favorisants. Ces progrès ont Conséquences de ces progrès :  Un coût croissant sous l’effet de la recherche. Ex. 3.  L’Etat réglemente et organise la profession médicale .  Le financement de la recherche médicale est à prédominance publique .  L’Etat contrôle le comportement des dispensateurs de soins . et de la qualification .  Il contrôle les prix des services médicaux. . et le niveau socio-économique. de la technologie.  Il exerce le contrôle de l’organisation des soins . localisation géographiques des médecins. Elle se distribue différemment selon le sexe. Les prix sont fixés par des négociations avec les organismes collectifs et non par l’offre et la demande. l’âge. c L’activité médicale si situe en partie hors marché.  La qualité de soins devient de plus en plus exigée. et l’entrée à l’exercice de la profession médicale et paramédicale . b La croissance du secteur de santé dépendra étroitement des décisions des pouvoirs publics.C’est une économie où les progrès scientifiques sont extrêmement rapides.  Des dépenses en soins en évolution rapide .  L’Etat réglemente les instruments techniques et les instruments médicaux. L’accroissement de la productivité est une démarche à la fois complexe et difficile 2 C’est une économie où l’intervention de l’Etat est étendue. Les conséquences de cette intervention : a La planification et la programmation des initiatives nationales ou locales jouent un rôle important dans l’organisation du système. L’ensemble des maladies auxquelles une population est exposée constituent la charge de morbidité globale.

si le soin es assuré. Le fait que la morbidité soit un risque. comme ils peuvent être importants et hors de portée du consommateur (le patient). notamment pour les grands risques.  L’effet prix : Le prix du médicament et de la prestation sanitaire a son influence dans la consommation médicale. la population à activité agricole consomme beaucoup moins de soins que les autres catégories socioprofessionnelles. .Structure des ménages : La consommation médicale est également influencée par la taille des ménages. Plus le prix est à la portée.Les moyens nécessaires pour satisfaire aux besoins ressentis à la suite d’une morbidité peuvent être très simples. 2 Les facteurs psychosociologiques .La catégorie socioprofessionnelle : D’après les enquêtes faites sur le niveau de vie des ménages. les dépenses en soins vont être également importantes. et donc aisément supportés par le patient. et les employés. La catégorie qui consomme plus de soins est constituée par les cadres moyens et supérieurs. La population résidant en milieu urbain consomme plus de soins que celle du milieu rural. plus la consommation tendra à augmenter. Cependant. évolue en fonction du niveau d’instruction. Au Maroc. 3 Le facteur économique  Le revenu : La consommation en soins est fonction du niveau de vie de la population. elle est très significative. .L’habitat : Cette variable n’est pas déterminante dans les pays développés. la consommation en soins en sera de même. Plus le niveau d’instruction est élevé. Si le revenu est important. La catégorie médiane est constituée par les ouvriers. plus la consommation en soins est importante. Plus la taille des ménages est réduite. La . si le niveau économique de l’individu est très faible. et par conséquent les individus et les groupes vivent dans une situations aléatoire. l’assurance devient une nécessité.Niveau d’instruction : L’expression de la demande de soins. l’effet prix de vente de la consommation est nul. et par conséquent les dépenses en santé. comme au niveau des pays en voie de développement. la profession libérale. Par contre. plus la consommation est élevée. L’assurance ou la mutuelle est un système de prévoyance ayant pour principe la répartition des charges entres les personnes. .

pour les patients. et les soins. Ils sont estimés sur la base des revenus. les examens biologiques et radiologiques. Cela implique peut être qu’il doit s’absenter d’un travail rémunéré. sacrifier un temps qui lui aurait été précieux. la consultation médicale et les médicaments. Une étude consacrée au traitement du paludisme en Thaïlande a établi que. le coût est la valeur des ressources mobilisées pour produire quelque chose. les honoraires médicaux. la population cible de messages éducatifs radiodiffusé doit s’acquérir des moyens pour capter le message et passer du temps à l’écoute. De même. Par exemple. les heures de travail perdues consécutives à une maladie et les coûts liés à l’obtention des soins de santé ou d’autres services. Il inclut habituellement les frais d’hospitalisation. l’opération d’aspersions de l’insecticide DDT implique que les habitants doivent évacuer les habitations et dégager les denrées qui s’y trouvent. les médicaments. Donc le concept coût doit être défini dans son sens large pour englober également les coûts supportés par les ménages Quels coûts supporte principalement celui qui reçoit des soins ? Pour recevoir des soins ou des conseils éducatifs dans un établissement de santé. le patient doit tout d’abord s’y présenter puis attendre. 90% environs des coûts correspondaient à une immobilisation du temps. ou bien pour offrir un service de santé particulier ou un ensemble de services dans le cadre d’un programme de santé. et aussi payer son transport. Les coûts indirects : Ils représentent les pertes de productivité. Les différents types de coût : Le coût direct : C’est la valeur des ressources consommées pour la production d’une prestation médicale. Les coûts équivalents au temps revêtent donc une importance toute particulière. Le coût moyen : Le coût moyen d’un bien ou d’un service est le coût par unité produite de ce bien ou de ce service. 6 Le coût Pour les économistes. dans le cadre d’un programme de lutte contre le paludisme. .consommation ne peut être freiné étant donné qu’il y a couverture par un tiers payant.

car leur niveau d’utilisation varie en fonction des résultats du programme (nombre de vaccinations réalisées). dans un programme de vaccination. Le coût total est constitué d’une partie fixe (les coûts fixes) et d’une partie variable (les coûts variables) 7 L’évaluation économique des dépenses de santé L’évaluation économique des dépenses de santé est une opération très nécessaire pour une meilleure utilisation rationnelle des ressources.La valeur du coût moyen est obtenue en rapportant le coût total supporté pour la production de ce bien ou service à la quantité produite. Les coûts variables (ou coûts renouvelables ou coût d’exploitation) sont les coûts qui varient avec le niveau de la production. et quelque soit le nombre de vaccinations réalisées. les vaccins représentent un coût variable. Coût moyen (CM) = Coût total (CT) / Quantité produite (Q) Les coûts fixes et les coûts variables : Les coûts fixes sont ceux dont le montant ne varient pas avec le niveau de la production. Coût en capital Véhicules Equipements Bâtiments Formation Coûts renouvelables Personnel Fournitures Véhicules (utilisation et entretien) Bâtiments (utilisation et entretien) Formation continue Le coût total : Le coût total d’un bien ou d’un service est la somme des dépenses engagées pour la production de ce bien ou de ce service. le coût de l’amortissement de la chaîne de froid reste constant. Par exemple dans un programme de vaccination. 1er critère : Le coût avantage. quelque soit son degré d’utilisation dans le programme. Deux principaux critères sont à mettre en œuvre pour cette évaluation. et l’achat de vaccins doit être renouvelée. . Par exemple.

il lui est difficile de gérer la demande de soins. quelle est celle qui permet d’obtenir le meilleur résultat ? 7-1 La micro économie de la production et de la consommation des soins La micro économie étudie les mécanismes des marchés à partir des décisions individuelles supposées rationnelles. Les principes de son comportement qui donnent un caractère scientifique et objectif à cette rationalité sont les suivants :  Le patient consommateur est capable d’établir une relation d’ordre entre les utilités qu’il attribue aux différents besoins. sinon. Il dispose d’un revenu limité qui lui permet d’acquérir des biens et des services sur un marché. dans le secteur de santé. la question suivante s’impose.C’est un critère qui permet d’avoir une réponse à la question suivante : Parmi les techniques. Compte tenu de ces principes de raisonnement micro économique. Or.  Il n’est pas capable d’apprécier la quantité et la qualité susceptible de satisfaire ses besoins de santé . La rationalité suppose que le consommateur intervient dans un environnement certain : il connaît toutes les informations qui lui permettent de prendre sa décision. c’est à dire qu’il a des choix fondés sur une rationalisation : minimum de dépenses avec le maximum d’utilité . activités ou programmes qui permettent de produire un effet donné sur la santé. quel est celui ou celle qui consomme le moins de ressources ? 2ème critère : Analyse du coût bénéfice. car :  Le malade n’est pas toujours capable de révéler ses préférences dans le marché de soins . Ce critère permet d’avoir une réponse complémentaire : Parmi plusieurs activités sanitaires qui ont le même coût total.  Le patient consommateur est soumis à des contraintes.  Le patient va être en mesure d’exprimer un classement de ses préférences. Pourquoi une analyse micro économique de la santé ? Certains économistes considèrent que le patient consommateur doit ressembler à l’homo économicus. le prix n’est pas toujours .  Le critère qui dicte son choix est le prix. Est-ce que le malade est un consommateur rationnel ? Certainement pas.

on utilise divers termes tels que « conséquences ». quand on évalue une campagne de vaccination. et lui soumet l’expertise de sa maladie. si dans une population de 1000 enfants une maladie affecte habituellement 10% d’entre eux. Les bénéfices. notion de risque et de probabilité). Par exemple. le malade consommateur étant sous ou mal informé.  Le patient peut ignorer sa maladie . Le besoin est exprimé sous forme de souffrance physique ou d’un mal souvent vague. En conséquence. « bénéfices ». aurait fait la maladie.connu . Ces termes sont voisins mais ne sont pas interchangeables. mais au nombre de personnes qui. elle ne laisse pas le temps au patient d’exercer sa souveraineté. Si nous vaccinons ces 1000 enfants avec un vaccin qui protège à 80%. alors que l’activité curative répond à un problème actuel. « résultats ». alors que l’efficacité ou effets ne peuvent s’exprimer en termes financiers. au sens strict se réfèrent à des résultats mesurables en termes d’argent. nous aurons 100 enfants à risque de faire cette maladie. la consommation ne peut être différée. Il délègue au médecin sa souveraineté. L’efficacité exprime la mesure dans laquelle les objectifs sont réalisés. « avantages ». Le langage économique distingue clairement les bénéfices de l’efficacité.  Quand la maladie intervient.  Quand la maladie survient. non soumises à cette activité. 7-3Le coût et le bénéfice La notion de risque : L’activité préventive répond à un problème potentiel (donc. et donc fait 920 . Pour décrire les effets d’un programme. ou « retombées ». 7-2 La mesure de l’efficacité La mesure de l’efficacité d’une activité consiste à considérer d’une part les avantages qu’on en retire et d’autre part son coût. on cherche le nombre de gens protégés et non le nombre de vaccinés. Ainsi. se trouve dans une situation d’inconfort. on aura protégé 80 enfants. Ce caractère de risque à des implications d’ordre économique : Le bénéfice de l’activité n’est pas égal au nombre de personnes soumises à l’activité préventive. mais se réfèrent à des vies qu’une intervention sanitaire sauve.

et le deuxième traitement coûte 10 dhs et il est efficace à 70%. Traitement Traitement (1) Coût unitaire du traitement Nombre de malades pouvant être traités Efficacité du traitement Nombre de malades guéris 100 dhs 10 85% 8à9 . Exemple : Nous avons 100 personnes atteintes d’une maladie donnée.vaccinations inutiles (900 à des enfants sans risque et 20 vaccins inefficaces). Il reste alors à comparer le coût de 1000 vaccinations et des 20 traitements. nous ne disposons que de 1000 dhs. Lequel de ces deux traitements à choisir. avec le coût de 100 traitements curatifs (1es 100 qui feraient la maladie). sachant que le premier traitement coûte 100 dhs et a une efficacité de 85%. Si le risque (la probabilité) de faire la maladie est de 1/X . et nous disposons de deux médicaments. en bénéficieront réellement. Par contre le professionnel de santé publique fera la réflexion suivante :  Premier cas : Nous avons une contrainte budgétaire .efficacité Le rapport coût efficacité est un instrument utile pour la prise de décision qui permet d’opérer un choix des activités. Le clinicien répondra que. 7-4 L’analyse coût . Cette technique implique qu’on évalue d’une part les avantages (efficacité ou résultats) et d’autre part les besoins en ressources (coûts) des diverses options permettant d’atteindre un objectif. évidemment. vu son efficacité de 85%. 1 coût unitaire = 1 bénéfice  Une activité préventive s’applique à de nombreuses personnes à risque. Seules celles qui auraient souffert si l’activité n’avait pas été entreprise. le traitement (1) est meilleur que le traitement (2). La solution pour laquelle ce coût par unité d’efficacité est minimisé est celle dont le rapport coût efficacité est le meilleur. Donc. X coûts unitaires = 1 bénéfice. Les résultats de l’analyse coût efficacité s’expriment sous forme de coût par unité d’efficacité. Cet exemple permet de comprendre que :  Une activité curative s’applique à une personne qui va en bénéficier (en fonction de son efficacité).

Le coût d’opportunité d’un médicament représente le coût de ce à quoi le consommateur a dû renoncer pour obtenir ce médicament (des biens alimentaires par exemple) Dans l’exemple de la comparaison économique des deux traitements. On va ainsi calculer les ressources financières qu’il faut enlever quelque part pour les utiliser pour un autre programme.  Deuxième cas : Nous n’avons pas de contrainte budgétaire. Il représente ce qu’il en coûte de choisir tel programme plutôt que tel autre. Le traitement (2) est moins efficace mais plus efficient.efficacité : avec 1000 dirhams.Traitement (2) 10 dhs 100 70% 70 Nous constatons que le traitement (2) a un meilleur coût . Traitement Coût unitaire du traitement Coût total du traitement des Efficacité du 100 malades traitement Nombre de malades guéris Traitement (1) 100 dhs 10 000 dhs 85% 85 Traitement (2) 10 dhs 1 000 dhs 70% 70 Nous constatons que le traitement (1) guérit plus de malades mais coûte 120 dhs par malade guéri (10 000 / 85). La méthode a consisté à comparer l’efficacité relative des deux méthodes (traitements) pour un coût donné à valeur constante. mais en guérit 15 de moins. nous constatons que la différence des coûts totaux est de 9 000 dhs (10 000 . Il est 8 fois plus efficient que le traitement (1) : 120/15 = 8. Ce concept est très important quand il existe plusieurs options qui paraissent également . 7-5 Le coût d’opportunité Le coût d’opportunité d’un bien ou d’un service représente la valeur des avantages que l’on aurait obtenus en affectant les ressources consacrées à la consommation de ce bien ou de ce service au meilleur des autres usages possibles. Le traitement (2) coûte 15 dhs par malade guéri.1 000 = 9 000). La question qu’on est amené à se poser en planification sanitaire est la suivante : Qu’est-ce qu’on aurait pu faire avec les 9 000 dhs de différence entre les deux traitements. soit 8 à 9 fois plus que le traitement (1). on a pu guérir 70 malades .

7-6 Le coût marginal C’est le coût additionnel par malade supplémentaire guéri. 210 malades supplémentaires guéris en plus. et il est essentiel de savoir à quoi on renonce. la protection. la différence des coûts est de 9000 dhs. est de 9000/15 = 650 dhs. et  Leur financement. Les trois systèmes de santé qui existent sont : 1 Le système nationalisé : 2 Le système intermédiaire . et la différence des résultats est de 15 (15 malades supplémentaires guéris). Trois composantes dans le système de santé :  La production des soins . 3 Le système libéral.  La distribution des soins . Donc le coût unitaire par malade supplémentaire guéri. matérielles et financières ainsi que les institutions et les activités destinées à assurer la promotion. il y a trois types de systèmes. Quel est donc le devenir possible des 9 000 dhs de différence ? Admettons que le coût unitaire du dépistage de la maladie est de 20 dhs. au lieu des 15 du programme avec le traitement (1) pour un même coût. 8 Les systèmes de santé et les modes de financement Le système national de santé se définit comme l’ensemble des ressources humaines. Dans notre exemple.par malade supplémentaire guéri. On aura alors avec 70% d’efficacité. . Mais en général. Avec 6000 dhs on pourra dépister 300 nouveaux malades et avec les 3000 dhs restant on pourra les traiter avec le traitement à 10 dhs. Chaque pays possède un système de santé spécifique. Le critère essentiel de cette typologie est le rôle de l’Etat dans la production et le financement des prestations et services de santé. la restauration et la réhabilitation de la santé de la population.indispensables.

chez lequel il est inscrit au . le malade doit transiter par un médecin généraliste qui le traite ou l’oriente vers un hôpital  Le généraliste exerce en ambulatoire  L’organisation hospitalière est pyramidale. et chaque établissement dispose d’une autonomie. Le patient est obligé de consulter un médecin généraliste en premier. Etat  85 % des dépenses pour la santé sont assurées par l’Etat  Le secteur privé joue un rôle faible Soins gratuits Individus Impôts Le système anglais favorise la concurrence pour améliorer la qualité des soins et diminuer le coût : meilleur rapport coût/efficacité. Il est caractérisé par :  L’accès aux soins est libre : Tous les résidents en Angleterre peuvent bénéficier des soins gratuitement dans les établissements de soins publics. financeur et distributeur de soins : l’Etat  Pour bénéficier de soins gratuits.I LE SYSTEME NATIONALISE Type : Le système anglais Ce système est mis en place en 1946. C’est un système de santé nationaliste. Les principes de ce système se résument en trois U :  Universalité : Santé universelle sans discrimination  Uniformité : Tout le monde a droit aux mêmes soins  Unicité : Un seul producteur.

La variation du budget est fonction du taux de croissance  Principale et seule critique du système : l’importance de la file d’attente des patients. Le paiement se fait selon deux modalités. ce qui incite les praticiens à la formation continue. La loi prévoit même des sanctions pour les médecins non compétents. Le secteur privé participe à hauteur de 7 à 10 % Sa participation est caractérisée par :  Une prestation d’hôtellerie de grande qualité . Conséquence : La santé privée est très chère. Soit c’est le malade qui paie. plus son budget (qui lui est accordé par l’Etat) est augmenté. Plus l’hôpital a de patients. et le choix de son médecin se fait selon la compétence. . le patient est orienté vers l’hôpital. Le choix de l’hôpital est fait selon :  La compétence du spécialiste  La disponibilité de la prestation à l’hôpital  Le prix le moins cher pour l’Etat.niveau de sa circonscription. Le système britannique est caractérisé par ce qui suit :  C’est un système égalitaire  Fait régulièrement l’objet de réformes  Les dépenses augmentent en parallèle avec la croissance du PIB  Le risque de problèmes existe en périodes de crise économique. le médecin est sanctionné. En cas d’abus de prescription. Ceci pousse les médecins à ne pas prescrire de traitement pour les maladies qui ne le nécessitent pas. S’il récidive. En cas de pathologie dépassant les compétences du généraliste. soit c’est l’assurance à laquelle adhère le patient. le contrat qui le lie avec l’Etat est rompu. Le maximum de patients inscrits par généraliste est de 3500. Place du secteur privé dans le système de santé anglais : 85 % du financement du système de santé est assuré par l’Etat.  Emploi de meilleurs spécialistes.

et la santé subit toutes les lois du commerce.  Pour la prise en charge des autres catégories de population ne pouvant l’être par le secteur privé.  L’assurance maladie est obligatoire : La sécurité sociale. . ainsi que la répartition et le financement.   Le secteur privé en assure 30 à 40%. Le Medicare prend en charge les personnes âgées. l’Etat intervient par l’intermédiaire de deux organismes : Le Medicare et le Medicaid. Il y a par conséquent une dominance du secteur privé.  Les hôpitaux sont payants pour tous les utilisateurs.LE SYSTEME INTERMEDIAIRE Type : Le système Français Ce système est caractérisé par :  Une prépondérance du secteur public par rapport au secteur privé: L’Etat assure la grande partie de la production de soins. Le Medicaid s’occupe des personnes démunies.II LE SYSTEME LIBERAL Ce système est adopté par Les Etats-Unis.  Il constitue une charge pour l’Etat. Caractéristiques :  L’initiative du secteur privé est largement prédominante : les deux tiers des lits hospitaliers appartiennent au secteur privé.  C’est un système qui consacre l’égalité . L’Etat exerce un contrôle sur l’ensemble du système : le public et le privé. La santé est considérée ainsi comme un bien marchand.  Le patient est obligé de payer un ticket modérateur. Ce contrôle est assuré par l’intermédiaire de la carte sanitaire qui détermine les besoins en santé. III.

 le secteur hospitalier urbain absorbe 64% de budget de fonctionnement . restent faibles par rapport aux moyennes internationales .  Les dépenses de santé malgré leur augmentation récente. .  Le taux de couverture d’assurance maladie est parmi les plus bas de la région 16. le caractère inéquitable et l’inefficacité des dépenses en matière de santé se manifestent par de sérieux problèmes en termes d’accès et de qualité .  Il existe des écarts de 4 à 1 entre les zones rurales et urbaines en termes d’accès aux centres de soins .VI.LE FINANCEMENT DE LA SANTE AU MAROC Les problèmes de financement  L’insuffisance.4%.

L’intervention de l’Etat se limite à 26%  .6 % du PIB  .7%) . .Le coût moyen d’une ordonnance médicale atteint près de 250DH Qui finance la santé au Maroc? Les coûts du système de santé (DGS) sont supportés par :  Les paiement directs des ménages (53.15 milliards de DH  .550 DH/hab/an  .  Les ressources fiscales (24.Soit 4.6 %) .La consommation médicale a atteint près de 13.Les dépenses de la santé La dépense globale de santé (DGS):  .5 milliards de DH .

 Autres ( 04.Dynamiser le secteur privé .  . La réforme du financement  .Maîtriser les coûts de soins.  Soit 1 % du PIB et 176 DH/hab.  .Elaboration des comptes nationaux de santé (CNS) .Améliorer la dotation financière du secteur . Financement du Ministère de la Santé (MS)  Le budget du Ministère de la santé représente 6% du budget général de l’État (2000).  La croissance budgétaire annuelle pour la période (1990-2000) est de 159 % . . Le contenu de la réforme du financement  . progressivement .Renforcer l’autonomie financière des hôpitaux  .  2% pour les Instituts et Laboratoires Nationaux .  Cette croissance a été au profit de la masse salariale 66% .3%).Améliorer le financement collectif à la recherche de plus de solidarité . Structure des dépenses du MS  Le Ministère de la santé dépense:  47 % pour les hôpitaux ( 2 CHU 15%) .Constitue l’un des principaux choix stratégiques de la réforme du système de santé marocain  Ses objectifs :  . (renforcement du mode SEGMA) .  38 % pour le RSSB .  Coopération internationale (1%) .  .  12% pour l’administration Centrale et Locale.  ./an .Généraliser l’assurance obligatoire.4 % ) . Couverture médicale (16.

 . Les « modèles » de système de santé dans les pays développés    Modèle libéral Modèle du système national de santé Modèle mixte .Création d’une Agence Nationale de l’Assurance Maladie.Introductions de nouveaux mécanismes de financement : Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et Régime d’assistance Médicale aux Economiquement Démunis (RAMED) . .

ex pays socialistes.  Assurances privées dominantes .1. * Organisation : Financement par l’impôt Assurances publiques dominantes .  Tarifs à l’acte.. Nombreuses innovations et expériences (DRG. libéralisme économique  Principe fondamental : le garant de la liberté et de l’efficacité est le marché où se négocient les prestations et les prix. Europe du sud * Philosophie générale : rapport Beveridge. Pays scandinaves.) Nombreuses tentatives de réforme 2.Le modèle libéral : USA…  Philosophie générale : la santé est un capital individuel.  Financement par l’impôt pour les pauvres et les personnes âgées .  Intégration prestataires et assurances . bien être pour tous * Principe fondamental : le droit à la protection de la santé suppose la mise en place d’un système national de santé général et gratuit. par pathologie * Résultats          Croissance rapide des dépenses (15% PIB) Forte inégalité d’accès aux soins Répartition de l’offre déséquilibrée Médicalisation des problèmes de la société Excès de soins spécialisés et de technologies Liens puissants avec l’industrie Existe des sous systèmes : HMO..Le modèle du système national de santé : GB..  Contrôle par l’Etat et par les professionnels . réseaux. * Organisation :  Financement privé ..

Contrôle par l’Etat.responsabilisation . les professionnels et les usagers Budget global pour les hôpitaux Paiement par capitation pour les médecins Part marginale du secteur privé Résultats  Maîtrise globale des dépenses (5-7%)  Relative égalité d’accès aux soins  Bonnes performances sanitaires globales  Evaluation épidémiologique et économique  Rationnement de l’offre  Centralisation relative et bureaucratie  Contradiction budget – plan  Réformes : libéralisation/décentralisation. financement collectif  Organisation        Pluralité de l’offre mais pseudo-marché Assurances sociales généralisées Financement par les cotisations Contrôle par la profession et par Etat Tarifs à l’acte. budget global « relative autonomie des acteurs » Planification indicative .émulation Le modèle mixte : France  Philosophie générale : aspiration à l’égalité et au respect des libertés  Médecine libérale : offre privée des soins  Service national : financement collectif Principe fondamental : libre choix.

enjeu industriel. démographie médicale. libre choix ?   Une consultation d’un médecin spécialiste coûte en moyenne 150 DH ( Source Comptes Nationaux de la santé 1997-1998) .Résultats ?  Croissance des dépenses : 9 %  Relative égalité d’accès aux soins  Bonnes performances globales  Médicalisation des problèmes sociaux  Croissance des tickets modérateurs  Evaluation encore faible  Rationalisation ou rationnement ?  Evolution difficile : dérapage des dépenses. déficit de la SS.

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