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QUESTION PRIORITAIRE DE

CONSTITUTIONNALITÉ

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QUESTION PRIORITAIRE
DE CONSTITUTIONNALITÉ
par
Marc GUILLAUME(1)
Secrétaire général du Conseil constitutionnel

TABLE DES MATIÈRES
§ 1. – Dispositions générales, 189-194.

Généralités, 1-7.

§ 2. – Question nouvelle ou présentant un caractère sérieux, 195-201.

SECT. 1. – La QPC devant le juge a quo, 8-187.
ART. 1. – DÉPÔT

DE LA

QPC, 8-93.

§ 1. – Juridictions devant lesquelles soulever une QPC,
12-25.
§ 2. – Dispositions législatives à l’encontre desquelles
soulever une QPC, 26-46.
§ 3. – « Droits et libertés » invocables, 47-78.
§ 4. – Présentation d’une QPC, 79-87.

ET À

§ 1. – Délai de jugement, 99-105.
§ 2. – Premier critère de transmission : « Disposition applicable au litige », 106-143.
§ 3. – Deuxième critère de transmission : disposition non
déjà jugée conforme à la Constitution, 144-167.
§ 4. – Troisième critère : question non dépourvue de caractère sérieux, 168-169.
§ 5. – Priorité de la QPC sur le moyen de conventionnalité, 170-176.

À STATUER SUR LA DEMANDE AU FOND,

180-

DU CONSEIL D’ÉTAT OU DE LA
CASSATION, 213-217.

COUR

ART. 1. – INSTRUCTION

ÉCRITE,

220-251.

§ 1. – Productions, 220-229.
§ 2. – Mesures d’instruction et griefs soulevés d’office,
230-234.
§ 3. – Interventions, 235-246.
§ 4. – Récusations, 247-251.
ART. 2. – AUDIENCE

PUBLIQUE,

252-259.

§ 1. – Organisation de l’audience, 253-257.
§ 2. – Déroulement de l’audience, 258-259.
ART. 3. – DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, 260-332.
§ 2. – Note en délibéré, 262-266.

§ 1. – Principe du sursis à statuer, 180-181.

§ 4. – Réserves d’interprétation, 289-297.

§ 2. – Exceptions au principe du sursis à statuer, 182-187.

§ 5. – Effets dans le temps des décisions, 298-327.

ART. 1. – LA QPC RENVOYÉE AU CONSEIL D’ÉTAT ET À LA COUR
DE CASSATION, 189-204.

§ 6. – Effets des décisions QPC devant le Conseil d’État
ou la Cour de cassation, 328-332.
ART. 4. – AIDE

JURIDICTIONNELLE DEVANT LE
TUTIONNEL, 333-336.

CONSEIL

CONSTI-

La présente rubrique n’exprime que le point de vue de son auteur.

janvier 2014

DE

§ 3. – Décision du Conseil constitutionnel, 267-288.

SECT. 2. – La QPC devant le Conseil d’État et la Cour de
cassation, 188-217.

1

ART. 3. – DÉCISION

§ 1. – Maintien de la saisine, 260-261.

§ 6. – Décision juridictionnelle sur la QPC, 177-179.
ART. 3. – SURSIS
187.

ART. 2. – LA QPC SOULEVÉE DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT OU LA
COUR DE CASSATION, 205-212.

SECT. 3. – La QPC devant le Conseil constitutionnel,
218-336.

§ 5. – Auteur de la QPC, 88-93.
ART. 2. – TRANSMISSION D’UNE QPC AU CONSEIL D’ÉTAT
LA COUR DE CASSATION, 94-179.

§ 3. – Interventions devant le Conseil d’État ou la Cour de
cassation, 202-204.

- 1 -

Rép. cont. adm. Dalloz

QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ

BIBLIOGRAPHIE
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jugée en application d’une loi inconstitutionnelle ?, La semaine
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L’interprétation de la Cour de cassation ne peut pas être complètement tenue à l’écart du contrôle de constitutionnalité, JCP
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peut utilement devoir à l’observation des réalités, JCP 20 déc.
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constitutionnalité ; Un pas de plus dans la liberté de choisir son
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parties et autres questions d’actualité procédurale en matière
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« prioritaire de constitutionnalité » : chronique d’un succès
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fondamentale du pouvoir d’interprétation (à propos du filtrage),
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13 déc. 2011, no 247, p. 5-14 ; (sept.-déc. 2011 [1re partie]),
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29 août 2011, p. 1513-1519 ; (22 juill.-18 nov. 2011-10 févr.
2012), JCP no 9, 27 févr. 2012, p. 450-455 ; (11 févr.-24 avr.
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constitutionnalité (janv.-avr. 2012), Gaz. Pal. 10 juin 2012,
nos 162-164, p. 11-21 ; (sept.-nov. 2011), Gaz. Pal. no 352-354,
18 déc. 2011, p. 10-21 ; (mai-sept. 2011), Gaz. Pal. 9-11 oct.
2011, nos 282-284, p. 10-22 ; 10 juill. 2011, nos 191-193,
p. 12-22 ; 8-10 mai 2011, nos 128-130, p. 12-22 ; 27 févr. 2011,
nos 58-60, p. 12-21 ; 12-14 déc. 2010, p. 10-20.
Articles : ARRIGHI DE CASANOVA, STAHL et HELMLINGER, Les dispositions relatives aux juridictions administratives
du décret du 16 février 2010 sur la question prioritaire de
constitutionnalité, AJDA 2010. 383. – BADINTER, L’exception
d’inconstitutionnalité, Mélanges Genevois, 2008, Mélanges

Rép. cont. adm. Dalloz

-2-

janvier 2014

QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ
du dialogue des juges…, Dossier « affaire Melki », Europe no 7,
2010. 1. – ROBLOT-TROIZIER, Le non-renvoi des QPC par le
Conseil d’État, RFDA 2011. 691. – ROUSSEAU, La question
prioritaire de constitutionnalité validée. La décision du Conseil
constitutionnel du 3 décembre 2009, Gaz. Pal. nos 343-344,
9 et 10 déc. 2009, p. 4 ; La QPC, évidemment eurocompatible,
évidemment utile (CJUE 22 juin 2010, no C-188/10 et C-189/10,
Melki), Gaz. Pal. nos 178-180, 27-29 juin 2010, p. 19 ; L’art italien
au Conseil constitutionnel : les décisions des 6 et 14 octobre
2010, Gaz. Pal. 27 oct. 2010, no 293-294, p. 12. – ROUX, La
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mise en œuvre de la question prioritaire de constitutionnalité
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de drame : la Cour de cassation et la question prioritaire de
constitutionnalité, Europe, no 5, 2010. 5 ; Le feuilleton de la question prioritaire de constitutionnalité : Drôle de drame, Quai des
brumes, Le jour se lève ?, Europe, no 6, 2010. 1 s. ; Perseverare
autem diabolicum ? La Cour de cassation refuse définitivement
de donner effet à la question prioritaire de constitutionnalité…,
Europe, nos 8-9, 2010. 1. – STAHL, La longue marche de l’exception d’inconstitutionnalité. Le dialogue des juges, Mélanges
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de constitutionnalité et Convention européenne des droits de
l’homme, RD publ. 2009. 601. – SZYMCZAK, Question prioritaire de constitutionnalité et Convention européenne des droits
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de pouvoir importé des États-Unis ?, 2013, Les institutions de la
France en questions, p. 31-52. – ZAGREBELSKY, La doctrine
du droit vivant et la question de constitutionnalité, Constitutions
2010. 10. – Dossier : La Question Prioritaire de Constitutionnalité QPC, Nouv. Cah. Cons. const. 2010, no 29, p. 11-124.

de constitutionnalité et convention européenne des droits de
l’homme, Mélange en l’honneur de Jean-Paul Costa, 2011,
Dalloz, p. 293 ; Avec la QPC, le Conseil constitutionnel est-il
devenu une Cour suprême ?, JCP 11 juin 2012, no 24, p. 1176 ;
La motivation des décisions du Conseil constitutionnel, AIJC,
sept. 2013, no XXVIII, p. 49-51. – JAN, La question prioritaire
de constitutionnalité, LPA 18 déc. 2009, no 252, p. 6. – JAURÉGUIBERRY, L’influence des droits fondamentaux européens sur
le contrôle a posteriori, RFDA 2013. 9. – LALLET et DOMINO,
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de constitutionnalisation du droit pénal : la QPC. Bilan critique,
Mélanges en l’honneur du professeur Jacques-Henri Robert,
2012, Lexis-Nexis, p. 377. – LE BOT, La juridiction administrative à l’heure de la question prioritaire de constitutionnalité,
Constitutions 2010. 245. – LEOST, Les décisions publiques
ayant une incidence sur l’environnement au sens de l’article 7
de la Charte de l’environnement, Dr. envir. 2013. 132. – LE
PRADO, La question prioritaire de constitutionnalité vue par
un avocat, AJDA 2010. 93. – LIÉBER et BOTTEGHI, Le juge
administratif, juge constitutionnel de droit commun ?, Question
prioritaire de constitutionnalité – recevabilité – Conseil d’État –
Filtrage, AJDA 2010. 1355. – MAZIAU, Les « bonnes raisons
de la Cour de cassation », D. 2011. 1775. – MOLFESSIS, Abécédaire de la question prioritaire de constitutionnalité, RLDA,
no 45, 2010, p. 51 ; La QPC posée sur un texte déjà déclaré
inconstitutionnel : peut-on tuer un mort ?, JCP 7 oct. 2013,
no 41, p. 1826-1827 ; (dir.), La question prioritaire de constitutionnalité. Premier bilan et prospective. Actes du colloque
de La Semaine juridique du 22 sept. 2010, JCP no 48, suppl.
du 29 nov. 2010. – NOLLEZ-GOLDBACH, De l’affirmation du
Conseil en Cour constitutionnelle, JCP 27 juin 2011, suppl. au
no 26, p. 32-38. – PHILIPPE, La question prioritaire de constitutionnalité : à l’aube d’une nouvelle ère pour le contentieux
constitutionnel français… Réflexions après l’adoption de la loi organique, RFDC 2010. 273. – PIWNICA, Dossier : Une nouvelle
compétence pour la Cour de cassation : la question préjudicielle
de constitutionnalité. Le rôle des avocats dans le traitement de
la question préjudicielle de constitutionnalité, LPA 25 juin 2009,
no 126, p. 32. – RIGAUX et SIMON, Solange, le mot magique

Généralités

2. L’article 61-1 de la Constitution dispose : « Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu
qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés
que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être
saisi de cette question sur le renvoi du Conseil d’État ou de la
Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé. »
« Une loi organique détermine les conditions d’application du
présent article. »

4. La loi organique, prévue par le second alinéa de l’article 61-1,
est la loi no 2009-1523 du 10 décembre 2009. Dans sa décision no 2009-595 DC du 2 décembre 2009, le Conseil constitutionnel a examiné l’ensemble des dispositions de cette loi organique. Il a déclaré celles-ci conformes à la Constitution, ne formulant que trois réserves. Cette loi organique a été complétée
par le décret no 2010-148 du 16 février 2010 portant application
de la loi organique no 2009-1523 du 10 décembre 2009 relatif à
l’application de l’article 61-1 de la Constitution ainsi que par le
décret no 2010-149 du 16 février 2010 relatif à la continuité de
l’aide juridictionnelle en cas d’examen de la question prioritaire
de constitutionnalité par le Conseil d’État, la Cour de cassation
et le Conseil constitutionnel. Enfin le Conseil constitutionnel a
adopté le règlement intérieur du 4 février 2010 sur la procédure
suivie devant lui pour les questions prioritaires de constitutionnalité.

3. Le deuxième alinéa de l’article 62 prévoit désormais qu’« une
disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision
du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette
décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et
limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits
sont susceptibles d’être remis en cause. »

5. À la suite de l’article 61-1 de la Constitution et de la loi
organique du 10 décembre 2009, toute personne peut, à l’occasion d’une instance, soulever la question tirée de la contrariété
d’une disposition législative avec la Constitution. Cette question
prioritaire de constitutionnalité (QPC) peut être soulevée devant
toutes les juridictions, à toute étape de la procédure. Elle est,
le cas échéant, transmise au Conseil d’État et à la Cour de

1. La réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit en
France le contrôle a posteriori de la conformité de la loi à Constitution. Ce contrôle a posteriori s’est ainsi ajouté au contrôle
a priori, régi par les articles 46, 54, 61 et 77 de la Constitution.
Cette réforme a inséré dans la Constitution un nouvel article 61-1
et modifié son article 62 pour créer cette procédure d’examen par
voie d’exception de la constitutionnalité des lois.

janvier 2014

-3-

Rép. cont. adm. Dalloz

req. la vice-présidente de section du tribunal administratif de Paris avait jugé qu’il n’avait pas lieu de statuer sur cette demande et n’avait pas transmis au Conseil d’État la QPC soulevée à l’appui de la demande. Estimant que les documents communiqués constituaient l’intégralité des documents préparatoires. const. privant ainsi sa requête d’objet.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 11. M. adm. Conférence nationale des présidents des unions régionales des médecins libéraux. 2). lorsque le ministère public n’est pas partie à l’instance. 21 oct. qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête et. sont « placés au sommet de chacun des deux ordres de juridictions reconnus » par celle-ci. sauf les cours d’assises. Ces deux cours suprêmes. 16 juin 2010. C’est en quelque sorte un recours préalable en abrogation. no 10PA03791. le moyen tiré de ce qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution est. Cne des Angles). Laurent. 3 déc. d’autre part. Un tel moyen peut être soulevé pour la première fois en cause d’appel. cassation qui s’assurent que les critères de renvoi sont bien réunis. En cas d’appel d’un arrêt rendu par la cour d’assises en premier ressort. la question prioritaire de constitutionnalité à l’appui de cette requête n’a pas à être transmise. le moyen tiré de ce qu’une disposition législative méconnait les droits et libertés que la Constitution garantit » (cons. Si le moyen est soulevé au cours de l’instruction pénale. Le Conseil d’État a ainsi admis qu’une QPC puisse être soulevée à l’appui d’une demande de référé suspension (CE. 2011. Le juge saisi doit être le juge compétent. L’article 23-1 ne détaille pas les juridictions devant lesquelles une QPC peut être soulevée. S’il n’y a plus d’instance. 2010. Ainsi le Conseil d’État n’a accepté d’examiner une QPC transmise par la cour administrative d’appel de Marseille que parce qu’à la date à laquelle il statuait. Devant une juridiction relevant de la Cour de cassation. 14. 320). § 1er. no 353945. qui peut. 10) que cette restriction n’est pas contraire à cet article 61-1. Il dispose : « Devant les juridictions relevant du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. à peine d’irrecevabilité. un objet propre. il a jugé que « le constituant a ainsi reconnu à tout justiciable le droit de soutenir. abroger celle-ci. le cas échéant. Il s’agit d’une restriction au droit très vaste que reconnaît l’article 61-1 de la Constitution de soulever une question. 11). le Conseil d’État a jugé que lorsqu’un tribunal administratif ou une cour administrative d’appel estime qu’une requête est privée d’objet et prononce un non-lieu à statuer. Dans sa décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. En ce sens. la QPC perd son objet. jusqu’alors inexistant. sauf à ce que la QPC ait déjà été transmise au Conseil constitutionnel. Cet écrit est immédiatement transmis à la Cour de cassation ».) comme à l’appui d’un référé liberté de l’article L. 2012. elle est posée à l’occasion d’un litige. no 362163. il a jugé que la loi organique doit « mettre en œuvre le droit reconnu par l’article 61-1 de la Constitution à tout justiciable de voir examiner. L’article 23-1 pose une condition spéciale d’irrecevabilité : la QPC ne peut être soulevée devant la cour d’assises. 13. seules juges de cassation prévus par la Constitution. En l’espèce. que la QPC qu’il avait soulevée ne pouvait en conséquence être transmise (CE 4 févr. à l’appui de sa demande. SARL Bleu Azur et SARL APSA). La question prioritaire de constitutionnalité a un objet propre. 15. req. 22 sept. cons. 6. les juridictions spécialisées que les juridictions de droit commun. Mme Diakité). Il en va ainsi du fait de la latitude ouverte dans toute la phase de l’instruction en amont 9. Pour le reste. La seule restriction tient au fait que la juridiction devant laquelle est soulevée la QPC doit relever du Conseil d’État ou de la Cour de cassation.. en application des articles R. 1er. 771-8 du code de justice administrative. Le moyen ne peut être soulevé devant la cour d’assises. il n’y a pas lieu pour le juge d’appel de statuer sur la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (CAA Paris. Dalloz -4- janvier 2014 . AJDA 2013. dès lors que « la vice-présidente de section […] estimait qu’il avait été entièrement répondu à la demande de M.. cont. c’est sans erreur de droit qu’elle a décidé de constater par ordonnance. Elle vise spécifiquement l’abrogation de la disposition législative contraire. req. Elle inclut aussi bien les juridictions d’instruction que les juridictions de jugement. d’une part. le Conseil d’État a estimé que. la juridiction d’instruction du second degré en est saisie. 2010. Cependant. Le Conseil constitutionnel veille à la protection de ce droit constitutionnel. – Juridictions devant lesquelles soulever une QPC 12. no 340250. SECTION 1re La QPC devant le juge a quo ART. il ne peut en revanche plus y avoir de QPC. Cette définition est très large. Il ne peut être relevé d’office. Dans sa décision no 2010-605 DC du 12 mai 2010. En outre. Elle confère au justiciable le droit. M. Ce droit du justiciable à déposer une QPC et à avoir une réponse à celle-ci est garanti par l’article 61-1 de la Constitution. Si ce litige disparaît. Ainsi. Ces cours suprêmes renvoient alors la question au Conseil constitutionnel. 10. de demander l’abrogation de la loi. Bien sûr. L’article 23-1 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 modifiée est le premier de la section I relative aux « Dispositions applicables devant les juridictions relevant du Conseil d’État ou de la Cour de cassation ». no 343527. Le principe posé par l’article 61-1 de la Constitution et l’article 23-1 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 est simple : une QPC peut être soulevée devant toutes les juridictions relevant du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit » (cons. ord. il peut être soulevé dans un écrit accompagnant la déclaration d’appel. Laurent avait contesté la décision implicite du ministre de l’Économie refusant de lui communiquer des documents préparatoires à un arrêté. l’affaire lui est communiquée dès que le moyen est soulevé afin qu’il puisse faire connaître son avis. no 2009-595 DC. la QPC peut l’être à l’occasion de toute instance juridictionnelle. req. – DÉPÔT DE LA QPC 8. le Conseil constitutionnel a jugé (Cons. En cassation. la recevabilité de celle-ci détermine celle de la question. la question a dans l’instance. Rép. C’est ce qu’a rappelé le Conseil constitutionnel au considérant 3 de sa décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. req. ord. C’est là la reprise d’une disposition du projet initié par Robert BADINTER en 1989. cette cour n’avait pas donné acte au préfet de son désistement au fond (CE 1er févr. présenté dans un écrit distinct et motivé. seul juge de la constitutionnalité de la disposition législative. Pouvant être soulevée devant toutes les juridictions. 7. la cour administrative d’appel de Paris juge qu’en cas d’irrecevabilité de la requête au principal devant le tribunal administratif. la question étant formulée à l’occasion d’une demande. 521-2 du code de justice administrative (CE. 222-1 et R. à sa demande. 2013. Laurent.

19. cette disposition n’a nullement pour conséquence de restreindre le droit des justiciables de soulever une question de constitutionnalité ». instituée par la loi du 11 février 1950 relative aux conventions collectives et aux procédures de règlement des conflits collectifs du travail. En l’absence de dispositions de procédure qui organisent ce contrôle. 2006. no 11-40. 626-1 à 626-7) et la commission d’instruction de la Cour de justice de la République composée de trois magistrats du siège hors hiérarchie à la Cour de cassation. devant les juridictions judiciaires et administratives. Ces derniers ne « relèvent » ni du Conseil d’État. le Conseil a transmis la QPC aux parties et aux autorités visées à l’article 23-8 de l’ordonnance -5- Rép. devant la juridiction administrative. ne constitue pas une juridiction relevant de la Cour de cassation » au sens de l’article 23-1 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 modifiée. implique que : – le contrôle est limité aux seuls « droits et libertés » garantis par la Constitution . Or. La question de savoir si une QPC peut être soulevée devant le Conseil constitutionnel lorsqu’il est juge électoral. Il n’en va autrement que si. ce qui implique l’application devant elle des dispositions organiques relatives à cette dernière pour la QPC. En outre. il aurait été paradoxal que l’électeur dispose de garanties plus fortes quant au respect de ses droits et libertés constitutionnels lorsqu’il conteste. des questions relatives aux droits et libertés. 17. Pour la Cour supérieure d’arbitrage... art. La Cour de cassation devrait connaître de ces QPC. janvier 2014 24.012). Le Conseil a alors décidé d’examiner la conformité à la Constitution d’une disposition législative mise en cause au moyen d’une QPC. de ceux qui lui paraissent pouvoir être admis. cons. Celle-ci est la seule à disposer du pouvoir d’annuler un acte ou une pièce de la procédure d’instruction. Un troisième élément doit être pris en compte. la commission de révision (C. la possibilité de contester la constitutionnalité de la loi est ouverte par la voie d’une QPC. 622 à 626) exerce la fonction de juridiction d’instruction en matière de révision. La Cour de cassation a jugé irrecevable une QPC posée par un arbitre désigné par le bâtonnier de l’ordre des avocats. L’article 23-1 devra voir son application précisée en ce qui concerne les commissions qui sont placées auprès de la Cour de cassation. art. Une telle position. Daniel MASSE (no 10 REV 043). investi de son pouvoir juridictionnel par la volonté commune des parties. ni de la Cour de cassation. pr. Il en va de la bonne administration de la justice qui est un objectif de valeur constitutionnelle (Cons. – il porte sur l’ensemble des droits et libertés garantis par la Constitution. l’institution du filtre du Conseil d’État et de la Cour de cassation trouve son fondement dans l’article 61-1 de la Constitution. pr. no 2006-545 DC. qui statue comme cour de révision.no 01-99. La chambre de l’instruction pouvant être saisie à tout moment par une partie ou un témoin assisté. En application de la loi du 23 juin 1989. Révision. du procès criminel de soulever une question. qu’elles soient posées à l’occasion d’un pourvoi contre les décisions de la commission d’instruction ou sur transmission de cette dernière. une QPC peut être soulevée avant ou après devant la juridiction initialement saisie ou celle déclarée compétente. Une QPC devrait pouvoir être posée devant cette commission ou à l’occasion d’un pourvoi contre une de ses décisions. C’est seulement à l’occasion d’un contentieux à l’encontre d’une décision d’une AAI qu’une QPC peut être soulevée. saisi en application d’une convention d’arbitrage entre avocats associés d’une SCP (Com. pr. art. relatif à l’intérêt général qui s’attache à ce que les questions de droit et de procédure soient réglées avant l’ouverture du procès criminel. pén. Dalloz . pr. Il n’était donc pas possible pour la loi organique de retenir un autre critère que celui-ci. En effet celles-ci ne sont pas des « juridictions » au sens de ces dispositions. En terme de procédure. la loi organique prévoit. 25 juin 2001. qui n’est pas saisi lui-même. cette phase en amont du procès criminel dure souvent plusieurs années. La même solution pourrait s’appliquer à la commission nationale de réparation des détentions et des assignations à résidence (C. a été tranchée par la décision du Conseil constitutionnel no 2011-4538 du 12 janvier 2012 relative à un contentieux sur les élections sénatoriales dans le Loiret. il semble que chacune de ces commissions entre dans le champ de l’article 61-1. 20. pén. son activité est fort réduite. art. la commission précise qu’elle est une formation de la Cour de cassation. pén. 16-2) . cont. La juridiction devant laquelle est soulevée la QPC traite celle-ci. au besoin non invoqués par le requérant . en cas d’appel d’une décision de cour d’assises rendue en premier ressort.030). 149-3 et 149-4) . À l’occasion de sa décision relative à l’affaire « Omar » la commission de révision a rappelé que « la commission de révision a plénitude de juridiction pour estimer que les conditions de la loi ne sont pas remplies et rejeter les requêtes qui lui sont soumises » (Comm. adm. la commission de réexamen d’une décision pénale consécutif au prononcé d’un arrêt de la CEDH (C. la QPC est soulevée au cours de l’instruction . 18. qui assure la cohérence du contrôle de constitutionnalité des lois a posteriori. L’article 23-1 ne semble ainsi écarter que deux juridictions devant lesquelles une QPC ne peut être posée : le Tribunal des conflits et la Cour supérieure d’arbitrage. 28 déc. Elle est composée de cinq magistrats de la Cour de cassation et les fonctions du ministère public sont exercées par le parquet général de la Cour de cassation. en tant que tel. avec le même effet erga omnes que les autres décisions rendues à l’occasion de QPC. Elle examine les recours en révision et saisit la chambre criminelle. 16. Ceci ressort de sa décision du 21 juin 2010.. l’élection d’un conseiller municipal ou d’un conseiller général que lorsqu’il conteste l’élection d’un député ou d’un sénateur. Comme le souligne l’exposé des motifs de la loi organique du 10 décembre 2009 : « Il est ainsi logique de confier à la juridiction compétente pour statuer sur la validité de la procédure la responsabilité d’apprécier si la question de constitutionnalité soulevée affecte ou non la régularité de la procédure. La QPC peut être soulevée devant cette commission aux attributions juridictionnelles. Dans cette décision.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 21. const. 22. que la question pourra être soulevée au moment de la déclaration d’appel. 28 juin 2011. Dès lors que. La Cour a alors estimé que « l’arbitre. En tout état de cause. 23. pén. Ce choix s’explique d’abord par des motifs de cohérence. 24). Ces dernières peuvent-elles être assimilées à une « juridiction » au sens de l’article 61-1 et une question prioritaire de constitutionnalité peut-elle être soulevée devant ces commissions ? Malgré leur situation différente et sous réserve de l’appréciation qui sera faite au cas par cas. en matière pénale. la chambre de l’instruction en est alors saisie. L’article 61-1 de la Constitution et l’article 23-1 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 excluent que des QPC puissent être posées devant des autorités administratives indépendantes (AAI). la commission compétente en matière de recours contre les arrêtés de suspension ou de retrait d’habilitation d’officier de police judiciaire (C.. le Conseil constitutionnel a choisi d’insérer le contrôle de constitutionnalité soulevé à l’occasion du contentieux électoral dans le cadre fixé par l’article 61-1 de la Constitution ce que souligne le visa « Vu la Constitution » à la place du visa habituel « Vu la Constitution et notamment son article 59 » utilisé en contentieux électoral. Pour le Tribunal des conflits. – il conduit à une déclaration de conformité dans le dispositif de la décision ou à une abrogation.

. la QPC ne permet pas de contester tout un régime juridique dans des conditions contraires aux dispositions constitutionnelles et organiques applicables. 534. 1348 . Bernaud et Gay . obs. Daniel W. D. 23 nov. 30 juin 2011. 193. Antoine de M. obs. RSC 2011. no 2004-626 du 30 juin 2004 : Cons. obs. no 348413. no 2013-334/335 QPC (Sté SOMAF et a. 1421 et 1953. obs. 1255. – Cons. Laude . 76. const. AJDA 2011. D. RSC 2011. Tourette . const. 2 déc. RTD civ. ceux des droits ou libertés que la Constitution garantit auxquels ces dispositions porteraient atteinte… ». 101. note Bioy . AJCT 2011.. entretien Mayaud . Une seule et unique décision a été rendue sur la contestation des élections sénatoriales et sur la QPC. Mlle Danielle S. AJDA 2011. à l’exception des mots et phrases insérés dans cet article par ladite ordonnance. Ces décisions montrent par leur visa qu’il n’est pas nécessaire qu’une QPC soit déposée par un écrit distinct et motivé pour être recevable devant le Conseil constitutionnel. lorsqu’il est saisi de dispositions législatives partiellement modifiées par une ordonnance non ratifiée et que ces modifications ne sont pas séparables des autres dispositions. no 2012-280 QPC. Puig) . 30 juin 2011. obs.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ no 58-1067 du 7 novembre 1958. En revanche. obs.. et a. Hauts-de-Seine (12e circ. D. M. Roblot-Troizier et Tusseau . 22 juill. Hauser. En l’espèce. Brondel). obs. qui a valeur réglementaire. Il a veillé à l’échange contradictoire des mémoires relatifs à la QPC et il a organisé une audience publique conformément à l’article 23-10 de l’ordonnance précitée et dans les conditions prévues par ce même règlement intérieur. juge électoral : no 2012-4563/4600 AN du 18 octobre 2012. 1356). Constitutions 2012. D. obs. no 2011-192 QPC. Une loi antérieure à 1958. Pour deux nouvelles QPC soulevées devant le Conseil constitutionnel. D. 3 articles du code rural et de la pêche maritime et 5 articles de la L. 2010. Tourette . Bruno L. 1713. AJCT 2011. d’autre part. soit les autres dispositions législatives qu’elle estime applicables au litige ou à la procédure et dont elle soulève l’inconstitutionnalité et. 470. 2011. Dans la QPC no 2013-6- janvier 2014 . Benzoni. Le Conseil constitutionnel juge qu’il « ne saurait statuer que sur les seules dispositions de nature législative applicables au litige qui lui sont renvoyées ». Dalloz 31. 2010. no 341658. chron. préc. 29. de classement et déclassement des sites (7 articles du code de l’environnement : Cons. Dpts de l’Hérault et des Côtes-d’Armor. Pradel . 28. toute partie à une instance doit. RSC 2011. AJDA 2013. chron. en prenant en compte l’ensemble des dispositions qui lui sont renvoyées ». Une QPC qui ne vise aucune disposition législative est ainsi irrecevable (Civ. édito Rome) . spécialement désigner. const. 2013. Val-de-Marne (1re circ. 26 nov. 1re. no 201071 QPC. 36-11 du code des postes et des communications électroniques dans leur rédaction issue de l’ordonnance no 2011-1012 du 24 août 2011. Tel n’était pas le cas dans la QPC no 2013-331 du 5 juillet 2013 (Sté Numéricâble SAS et a. Le principe est ainsi simple : la QPC peut concerner tous les actes de valeur législative. 108. 2011. – CE 11 mars 2011. qu’il a toutefois cités et pris en considération pour apprécier la conformité des dispositions contestées aux droits et libertés garantis par la Constitution. Ces textes impliquent le contrôle par les juridictions administratives et judiciaires du lien entre les dispositions faisant l’objet d’une QPC et le litige à son origine. const. AJDA 2013. 2565. 2696. Patrick É. pour les deux premières. M. 58. d’une part. Pradel . const. 2010.. obs. const. RFDA 2011. obs. req. 27 sept. Mme Ekaterina B. Cette solution suppose toutefois que les dispositions non législatives soient séparables des autres. 2011. no 2011-148/154 QPC. obs. const. D. 2010. juge électoral. sur 6 articles de différentes lois : Cons. 139. no 2011-219 QPC. de la Constitution par décret en Conseil d’État. Une ordonnance non ratifiée. note Renaudie . supra. ép. 2010.488). AJDA 2010. chron. 2011. 30. 2246) . – Cons. Dpts de la Seine-Saint-Denis et de l’Hérault. L’article 61-1 de la Constitution et l’article 23-1 de l’ordonnance organique utilisent les termes « disposition législative ». Nicinski et Glaser . M. 2284 . étude Pena . Dpts de la Seine-Saint-Denis et a. de La Rosa . AJDA 2011. le peut (12 oct. 2012. 1603). chron. ou constitue le fondement des poursuites ». obs. comme en matière de garde à vue (6 articles du code de procédure pénale : Cons. étude Donier) . 1713.. 2010. no 11-13. et a. le Conseil constitutionnel a fait porter son contrôle sur les dispositions de l’article L. par une même QPC. obs. adm. 1556 . le Conseil a été valablement saisi de plusieurs dispositions législatives. 2011. en revanche une ordonnance ratifiée. Bernaud et Gay . 2010. 30 juin 2011. no 201014/22 QPC. 2011. d’hospitalisation sans consentement (2 QPC portant respectivement sur 8 et 6 articles du code de la santé publique : Cons. D. D. Bioy . 25. 437. Le Conseil a donc décidé « que. Le Conseil n’a pas visé son règlement intérieur relatif au traitement des QPC. AJDA 2011. et 2011. RDT 2011.. Giudicelli . 2254. AJ pénal 2010. 27. Radé). AJDA 2011. AJDA 2011. 140. const. 1348 . RDSS 2012..) et no 20124565/4567/4568/4574/4575/4576/4577 AN du 18 octobre 2012. 2011. 1526 .. Mme Lucienne Q. étude Perrier . no 2013334/335 QPC. entretien Charrière-Bournazel . dans un écrit distinct et motivé. § 2. cont. 2010. 461. D. 2012. ne peut donc pas faire l’objet d’une QPC (10 févr. par Cassia . Lazerges . 174. const. no 2011-142/145 QPC. const. Sté SOMAF et a. M. RDSS 2012. Fallon) . modifiée sur le fondement de l’article 37. 165. 2011. Daoud et Mercinier. et a. 2721. C’est ce qu’il a rappelé dans sa décision du 26 juillet 2013. de secret défense (7 articles du code pénal. AJDA 2010. 30 juill. no 28). D. Constitutions 2013. RDSS 2011.. 1689 . étude Lombard. Constitutions 2011. – Et pour les 2 dernières. 645. no 2011-143 QPC. 513. obs. AJDA 2011. Il a précisé que « pour exercer le droit qui lui est reconnu par l’article 61-1 de la Constitution. 304. 63. Constitutions 2010. ou de la journée de solidarité (6 articles du code du travail. 1928. étude Levoyer. obs. AJDA 2012. Le Conseil a rappelé ces conditions procédurales encadrant l’accès du justiciable au Conseil constitutionnel (Cons. RTD civ. no 2011-144 QPC. alinéa 2. 2012. Le Bot). no 2012-283 QPC. 26 juill. Véricel . ne peut pas faire l’objet d’une QPC (CE 1er juill. Point de vue 1949. de Lamy . 571.. 951.). soit les dispositions pénales qui constituent le fondement des poursuites. 2011. Le Conseil constitutionnel juge qu’il peut être saisi. de concours de l’État au financement par les départements de dépenses sociales (4 QPC portant. 544. 2783. estimant que la procédure applicable au traitement des QPC n’était pas intégralement applicable. no 2011-202 QPC. req. chron. 2013.) . Constitutions 2011. 2011. 461.. instance soit soulevée une question prioritaire de constitutionnalité portant sur plusieurs dispositions législatives dès lors que chacune de ces dispositions est applicable au litige ou à la procédure. D. devant la juridiction saisie. obs. – Dispositions législatives à l’encontre desquelles soulever une QPC 26. sur plusieurs articles du code de l’action sociale et des familles : Cons. 10 articles du code de la défense et un article du code de procédure pénale : Cons. Les règles constitutionnelles et organiques relatives à la QPC « ne s’opposent pas à ce qu’à l’occasion d’une même Rép. explicitement ou implicitement. RFDA 2013. 10 nov. 2206 . Ainsi. de plusieurs dispositions législatives présentant entre elles un lien tel qu’elles méritent d’être examinées ensemble. il revient au Conseil constitutionnel de se prononcer sur celles de ces dispositions qui revêtent une nature législative au sens de l’article 61-1 de la Constitution.

Cependant cette procédure est différente de celle de la QPC. 26 avr.). en ce sens. art. En outre. req. 75). n’est pas contrôlée la qualification de « disposition législative ». const. Il les a déclarées contraires à la Constitution. Mme Élisabeth B. Toutefois. Ce code du travail de Nouvelle-Calédonie s’applique aux agents contractuels des administrations publiques. no 2012-649 DC). const. 3. 92 de la Constitution). l’article 107 de la loi organique no 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie dispose que les lois du pays ont « force de loi » (V. no 2012-4563/4600 AN. qui peuvent relever du Conseil constitutionnel. no 2012-649 DC).). cont. Dès lors. Le Conseil constitutionnel a donc procédé à un raisonnement équivalent pour les lois du pays de la Nouvelle-Calédonie (22 juin 2012. 2013. 36. Cette orientation découle de l’assimilation du régime des lois du pays à celui des lois nationales en neutralisant l’élément matériel dans la définition de l’acte juridique. Pas plus qu’à l’égard du Parlement. no 2004-490 DC. const. À l’occasion d’une QPC. 2012. ce que vient confirmer expressément l’article 23-8 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 modifiée. M. Le Conseil constitutionnel juge que la procédure de déclassement des lois du pays est indépendante de celle de la QPC. au sens de l’article 61-1 de la Constitution. 2012. Seul un tel changement permettra. avec laquelle elle ne peut être mélangée. dès lors qu’elle n’a pas fait l’objet d’une décision du Conseil d’État constatant qu’elle serait intervenue en dehors du domaine défini à l’article 99 de la loi organique du 19 mars 1999. Le terme « disposition législative » de l’article 61-1 de la Constitution inclut les « lois du pays ». Trois raisons militaient en ce sens. Éts Bargibant SA. – 15 mars 2012.). la disposition contestée soustrayait ces agents du bénéfice des dispositions de ce code applicables aux relations collectives du travail. En premier lieu. La QPC 205 a été la première question prioritaire de constitutionnalité dont le Conseil constitutionnel avait à connaître concernant une loi du pays de Nouvelle-Calédonie (Cons. Il a précisé que les contrats et les décisions prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne pouvaient être contestés sur le fondement de cette inconstitutionnalité (pour d’autres QPC sur des lois du pays de la Nouvelle-Calédonie : Cons. 20). Enfin. le Conseil constitutionnel ne dispose d’un pouvoir de même nature que celui du Congrès de Nouvelle-Calédonie. Dalloz . D’autre part. const. 5 oct. anc. du 6 nov. Ces ordonnances organiques n’ont en effet pas été soumises au Conseil constitutionnel qui n’a été mis en place que le 5 mars 1959 (V. – 26 avr. 977. 1985. no 2011-205 QPC. 33. 311-2 du code du travail de Nouvelle-Calédonie. de la liberté syndicale et du principe de participation des travailleurs garantis par le Préambule de la Constitution de 1946. no 2012-258 QPC. 35. Ces dispositions avaient été jugées conformes à la Constitution (14 juin 1976. Éts Bargibant SA). no 82-143 DC. pour des dispositions du 3o de l’article 16 de l’ordonnance organique no 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature. qui peuvent être contestées devant le Conseil d’État. pour l’ensemble de leurs dispositions. Afin de permettre qu’il y soit remédié. L’applicabilité au litige dont l’auteur de la QPC doit se prévaloir pour que celle-ci soit recevable est un lien effectif et concret entre la procédure à laquelle il est partie et une disposition législative. no 2013-308 QPC. cons. 2013. no 2012-258 QPC. Ni ces dispositions ni aucune loi du pays de Nouvelle-Calédonie n’assurent la mise en œuvre. no 85-194 DC). des dispositions d’une loi du pays. il a donc reporté au 1er janvier 2013 la date de cette abrogation. note Sénac. et Cons. Le Conseil constitutionnel a donc décidé qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les QPC qui lui avaient été renvoyées relatives à l’octroi de mer. Il est également possible d’interpréter l’article 77 de la Constitution comme donnant valeur législative aux lois du pays de Nouvelle-Calédonie. Par suite. aucune raison n’aurait justifié que ces lois du pays bénéficient. Ensemble pour la planète). const. Ces dispositions de l’article LO 134 avaient été reprises dans la loi organique du 10 juillet 1985. peut faire l’objet d’une QPC (Cons. les lois organiques adoptées depuis lors ont été obligatoirement soumises au Conseil constitutionnel. I. 37. il ne lui appartenait pas d’indiquer les modalités selon lesquelles il devait être remédié à l’inconstitutionnalité de l’article L. 9 déc. 2004. de poser une question de constitutionnalité sur des dispositions organiques. pour ces agents. 2012. les ordonnances organiques prises en 1958-1959 en application de l’ancien article 92 de la Constitution peuvent donner lieu à des questions de constitutionnalité. RFDA 2012. adm. elles ont été déclarées conformes à la Constitution par le Conseil. no 76-65 DC). 2012. 30 juill. 311-2 du code du travail de Nouvelle-Calédonie. no 2012-278 QPC). Dans le cadre d’une QPC. 32. Mais la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 constituait un changement 34. en application de l’article 61 de la Constitution. Il en est allé ainsi pour les dispositions relatives à la publication des parrainages pour l’élection présidentielle (L. tout comme le contentieux du déclassement prévu par l’article 37 janvier 2014 -7- Rép.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de la Constitution est indépendant du contentieux de la constitutionnalité des lois (Cons. D’une part. Un deuxième cas particulier concerne les lois organiques. no 347214). al. hormis le cas des ordonnances organiques. dans sa rédaction résultant de la loi du pays du 13 février 2008 relative au code du travail de Nouvelle-Calédonie. const. 22 juin 2012. il n’y a pas lieu de contrôler si la loi du pays est effectivement intervenue dans les matières prévues à l’article 99. Le Conseil d’État s’est prononcé dans le même sens (CE 29 juin 2011. art. Celles-ci sont des dispositions « législatives » au sens de l’article 61-1 de la Constitution (5 oct. 5). – 18 oct. préc. Un premier cas particulier concerne les lois du pays de la Nouvelle-Calédonie. L’article 107 de la loi organique du 19 mars 1999 permet au Conseil d’État d’être saisi pour déterminer si toutes les dispositions d’une loi du pays sont effectivement intervenues dans le domaine législatif prévu à l’article 99 de cette loi organique. avaient été renvoyés au Conseil constitutionnel les cinquante-quatre articles de la loi du 2 juillet 2004 relatives à l’octroi de mer. 1982. 2011. no 2012-4565/4567/4568/4574/4575/4576/4577 AN). Le contentieux du déclassement n’a rien à voir avec le contentieux de la constitutionnalité (15 mars 2012. L’article LO 134 du code électoral ne pouvait donc plus faire l’objet d’une QPC (18 oct. il ne suffit pas d’être redevable de l’octroi de mer pour pouvoir contester toutes les dispositions législatives qui constituent son régime juridique. Patelise). Cette dernière avait fait l’objet d’un contrôle par le Conseil constitutionnel (10 juill. Ces lois organiques ne peuvent donc faire l’objet de question de constitutionnalité. no 2012-258 QPC. le Conseil constitutionnel les qualifie de « lois » dans sa décision no 99-410 DC du 15 mars 1999 (cons. Cependant. Assoc. Cependant. 22 juin 2012. Il en a été ainsi des dispositions de l’article LO 134 du code électoral issu de l’ordonnance organique du 4 février 1959 complétant et modifiant l’ordonnance no 58-998 du 24 octobre 1958 portant loi organique relative aux conditions d’éligibilité et aux incompatibilités parlementaires. alors que celles de la Polynésie française. Cette question était relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit des dispositions de l’article L. 334/335 (préc. une exception à cette impossibilité sera constituée par le « changement des circonstances » prévu par l’article 23-2 de l’ordonnance organique. Une disposition d’une loi du pays. d’une immunité constitutionnelle au contraire de toutes les autres lois. no 2013-308 QPC. le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions contestées portaient une atteinte inconstitutionnelle à ces exigences du Préambule de 1946. En vigueur. no 2012-278 QPC. ont le « caractère d’actes administratifs » (Cons. 12 févr. 1962. au détriment des habitants de Nouvelle-Calédonie.

Cet article institue la peine complémentaire de confiscation. et donc non encore promulguée. constituent l’expression directe de la souveraineté nationale » (Cons. ces contraventions ne pourront être assorties de la peine complémentaire de suspension de l’accès à Internet pour une durée maximale d’un mois qu’en cas de négligence caractérisée. à certains crimes et délits et. Cette logique conduirait à ce que les lois référendaires soient écartées du champ de la question prioritaire de constitutionnalité. no 92-313 DC). jugé que « la loi autorisant la ratification d’un traité. no 62-20 DC. Le terme « disposition législative » exclut les actes réglementaires. Un quatrième cas particulier concerne les dispositions d’une loi de programmation. Le Conseil a repris cette jurisprudence dans le cadre de l’article 61-1 qui ne l’habilite à contrôler la conformité à la Constitution que de « disposition législative ». dans un arrêt du 29 juin 2011 (req. Le Conseil a en effet alors jugé que ce contrôle incombait au juge du décret : « Considérant. comme conformes à la Constitution. que si.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ sens et pour l’application des dispositions de l’article 23-5 de l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 et est. Le Conseil d’État et la Cour de cassation jugent qu’une QPC portant sur une telle loi est irrecevable. le décret d’application de la loi soumise à son contrôle. Il lui était demandé de renvoyer une QPC sur l’article 156-1 de la loi organique no 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française issu de l’article 5 de la loi organique no 2007-1719 du 7 décembre 2007 tendant à renforcer la stabilité des institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française. indépendamment des référendums d’initiative minoritaire de l’alinéa 3 de l’article 11 de la Constitution. que l’article 8 de la loi déférée n’instaure pas une contravention mais crée une nouvelle catégorie de peine complémentaire qui sera applicable à certaines contraventions de la cinquième classe . sauf changement dans les circonstances. no 2012-233 QPC). adoptées par le Peuple français à la suite d’un référendum contrôlé par le Conseil constitutionnel au titre de l’article 60. « il y aurait quelque paradoxe à ouvrir une possibilité de contrôle par la voie de l’exception (des lois adoptées par la voie de référendum). applicable. l’existence d’une peine complémentaire prévue à l’article 131-21 du code pénal. qui n’a d’autre objet que de permettre une telle ratification. et sous le contrôle des juridictions compétentes. Féd. Le Conseil d’État s’est prononcé dans le même sens (CE 14 mai 2010. Il a rappelé que « l’article 131-21 du code pénal ne dispense aucunement le pouvoir réglementaire du respect des exigences » constitutionnelles découlant notamment de l’article 8 de la Déclaration de 1789 relatif à la nécessité des peines. par nature. qu’aux termes de l’antépénultième alinéa de l’article 34 de la Constitution : “Des lois de programmation déterminent les objectifs de l’action de l’État” . dans l’exercice de la compétence qu’il tient de l’article 37 de la Constitution et sous le contrôle 40. Le Conseil d’État a considéré que celles-ci. le principe de nécessité des peines. D’autre part. il appartient au pouvoir réglementaire. En ce sens. n’est pas applicable au litige au Rép. qu’en outre. des chasseurs et Féd. dès lors. rendant recevable une QPC (21 févr. lorsque la loi n’y fait pas écran. 42. Dalloz -8- janvier 2014 . à certaines contraventions ne méconnait pas. les griefs tirés de ce que la nouvelle incrimination méconnaîtrait les articles 8 et 9 de la Déclaration de 1789 ne peuvent qu’être rejetés ». no 347214). La Cour de cassation a ainsi relevé que la QPC vise alors à faire juger la conformité à la Constitution d’une des clauses conventionnelles alors que le Conseil constitutionnel ne peut être saisi que de questions portant sur la conformité à la Constitution de dispositions législatives (Crim. ne confère au Conseil constitutionnel la compétence de contrôler la conformité à la Constitution des actes réglementaires. Le Conseil a pris soin. 1992. 2012. 38. au sens et pour l’application de l’article 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 . que tel est le cas des articles 1er et 49 de la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement ». Selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel. dans leur intégralité. 6 nov. par sa nature même. que. dans sa décision. Le requérant contestait notamment la compétence donnée au pouvoir réglementaire de prévoir la peine complémentaire de confiscation pour certaines infractions. pour contrôler la conformité à la Constitution de cet article réglementaire : « S’agissant de la répression des contraventions. Un troisième cas particulier concerne les lois référendaires. le Conseil constitutionnel doit être regardé comme s’étant prononcé sur la conformité à la Constitution de chacune des dispositions de la loi organique qui lui est soumise . Le Conseil rappelle avec constance son incompétence à cet égard dans le cadre du contrôle a priori. 17 mai 2011. en vertu des dispositions critiquées. nat. n’est pas encore publié. départementale des chasseurs de la Meuse. le Conseil avait à connaître d’une QPC renvoyée par la Cour de cassation portant sur l’article 13121 du code pénal. de distinguer le contrôle de constitutionnalité de la loi et celui du règlement. D’une part. const. L’exemple de la loi dite HADOPI 2 (loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet) illustre cette jurisprudence. Le premier alinéa de cet article prévoit que cette peine complémentaire est encourue « dans les cas prévus par la loi ou le règlement ». d’une part. 41. req. le Conseil constitutionnel n’est pas compétent pour connaître de l’article R. ne peuvent faire l’objet d’une QPC (CE 18 juill. le contrôle de constitutionnalité a priori tel qu’il est prévu par l’article 61 de la Constitution vise. Il a. que dès lors. 43. no 10-82. – 23 sept. no 31305). alors même que la décision du Conseil constitutionnel qui les a examinées ne mentionne pas expressément les dispositions critiquées dans ses motifs ». Selon le président Bruno GENEVOIS. no 340512). d’en définir les éléments constitutifs . « uniquement les lois votées par le Parlement et non point celles qui. pas plus que l’article 61. prises sur ce fondement. en vertu du décret. le Conseil d’État n’a pas transmis au Conseil constitutionnel une QPC portant sur une loi organique. Dans sa décision no 2009-590 DC du 22 octobre 2009. 413-4-1 du code de la route qui prévoit la peine de confiscation de véhicule pour la contravention de grand excès de vitesse. le caractère proportionné d’une peine s’apprécie au regard de l’ensemble des éléments constitutifs de l’infraction qu’elle est destinée à réprimer . se bornent à fixer des objectifs à l’action de l’État sont dépourvues de portée normative et ne sauraient dès lors être regardées comme applicables au litige. Surtout le Conseil a rappelé la compétence des juridictions administratives et judiciaires. 39. dépourvues de portée normative. des circonstances. en elle-même. 2011. les lois organiques promulguées doivent être regardées. Dans la décision no 201066 QPC du 26 novembre 2010. pour sa part. Un cinquième cas particulier concerne les lois de ratification des conventions internationales. Le Conseil d’État a jugé « d’une part. insusceptible de porter atteinte à des droits et libertés au sens de l’article 61-1 de la Constitution ». dans l’exercice de la compétence qu’il tient de l’article 37 de la Constitution. Le Conseil d’État a jugé « que pour ce qui concerne le contrôle qu’il exerce sur les lois organiques. Rien ne paraît justifier que le contrôle a posteriori puisse être plus étendu que le contrôle a priori ». que celles des dispositions d’une loi qui. Il peut au demeurant en aller difficilement autrement alors que. L’article 61-1. il appartient au pouvoir réglementaire. en vertu de la loi. 1962. req.938). adm. cont. le Conseil constitutionnel a refusé de contrôler le caractère proportionné d’une contravention non encore édictée par le pouvoir réglementaire pour laquelle la loi donnait spécialement une habilitation au décret (il s’agissait de la contravention de défaut de surveillance de l’accès à internet).

le Conseil constitutionnel a. Le Conseil avait été saisi d’une QPC relative à l’article L. au Haut-Rhin et à la Moselle. 351 du code de la santé publique (CSP) reconnaît à toute personne hospitalisée sans son consentement le droit de se pourvoir par simple requête à tout moment devant le président du TGI pour qu’il soit mis fin à l’hospitalisation sans consentement. Dans les deux cas. Le Conseil exerce son contrôle de l’incompétence négative sur le renvoi au décret d’un tel délai.) sur les conditions d’octroi de l’allocation aux adultes handicapés. 17 sept. dans le respect des exigences de l’article 8 de la Déclaration de 1789. 22 sept. 44. à cette occasion. 2010. Le délai dans lequel le juge judiciaire doit intervenir n’est pas fixé par la loi mais par décret (douze jours à l’article R. no 2011-170 QPC. La QPC peut aussi conduire le Conseil constitutionnel à dégager ou non un nouveau principe fondamental reconnu par les lois de la République (Cons. formulé une telle réserve dans les QPC 143 (Dpts de la Seine-Saint-Denis et de l’Hérault) et 144 (Dpts de l’Hérault et des Côtes d’Armor) du 30 juin 2011 relatives à l’allocation personnalisée d’autonomie et à la prestation de compensation du handicap. ce taux devrait être réduit. la QPC ne peut conduire à un contrôle de conformité de la loi à l’égard d’une Constitution antérieure. no 10-40. 5 août 2011.). 2010. le Préambule de la Constitution de 1946. le droit à un recours juridictionnel effectif impose que le juge judiciaire soit tenu de statuer sur la demande de sortie immédiate dans les plus brefs délais compte tenu de la nécessité éventuelle de recueillir les éléments d’information complémentaire sur l’état de santé de la personne hospitalisée ». Michel G. si le taux janvier 2014 -9- Rép. aux droits et libertés que la Constitution garantit. 9 juill. Sté Somonia. La décision a. Cons. par exemple. – 8 juill. const. 2011. le Conseil a donc jugé qu’il n’y avait donc pas lieu. de la libre administration des collectivités territoriales (Cons.) relative à l’hospitalisation sans consentement. – Civ. Celle-ci ne revêtait pas le caractère d’une disposition législative au sens de l’article 61-1 de la Constitution. 2011. pour lui. la Cour de cassation juge irrecevable une QPC portant sur des dispositions « de nature réglementaire » (Civ. 3211-6 du CSP). de l’autonomie financière des collectivités territoriales (Cons.). 238 du livre des procédures fiscales (LPF) applicable en matière de contributions indirectes. La QPC 157 posait. no 2011157 QPC. no 2010-56 QPC)… 45. compte tenu de l’évolution relative des ressources et des charges des départements. à une entrave de leur libre administration. 3e. 50. no 2010-29/37 QPC. Il l’aurait censuré s’il avait estimé qu’une garantie aussi importante pour l’exercice des libertés devait figurer dans la loi. § 3. quelle que soit la date de la loi en cause (Cons. const. no 2010-26 QPC). M. il appartient au seul juge du décret de contrôler la conformité à la Constitution de ces deux articles réglementaires du code. const. – Principes à valeur constitutionnelle 47. Dans sa décision no 2011-123 QPC du 29 avril 2011 (M. 7 oct. du droit de propriété (Cons.075. Cette locution inclut l’ensemble des « droits et libertés ». Il a jugé que la législation républicaine antérieure à l’entrée en vigueur de la Constitution de 1946 a consacré le principe selon lequel.. L’article 23-1 reprend les termes « droits et libertés » figurant à l’article 61-1 de la Constitution. jugé que le droit à la protection sociale garanti par le onzième alinéa du Préambule de 1946 figure au nombre des « droits et libertés que la Constitution garantit » au sens de son article 61-1 (V. cont. 49. 2e. 31 mai 2012. compte tenu des ressources financières dont ils bénéficient réellement. const. Tel n’étant pas le cas. des juridictions compétentes. de nature réglementaire. – 18 oct. pour la première fois l’occasion de juger qu’il n’y a pas lieu pour lui à statuer lorsqu’il lui est renvoyé en QPC une disposition réglementaire. des dispositions législatives et réglementaires particulières aux départements du Bas-Rhin. Il en va par exemple ainsi du principe d’égalité (Cons. 48. pour la première fois. – « Droits et libertés » invocables A. Il s’agit de la décision no 2010-71 QPC du 26 novembre 2010 (Mlle Danielle S. no 2010-13 QPC). 22 sept. no 2011-199 QPC. juge du décret. d’en connaître. 2010. no 2010-11 QPC). Les « droits et libertés » garantis incluent ceux énoncés par la Constitution de 1958. L’article L. no 2010-29/37 QPC. Une autre QPC souligne la constance de cette jurisprudence du Conseil relative au contrôle de la conformité à la Constitution des actes réglementaires. dégagé un nouveau principe fondamental en matière de dispositions particulières applicables dans ces trois départements. 3211-9 du CSP. il a émis la même réserve pour assurer que le dispositif ne conduise pas. La QPC portait sur cette modification. Cette réserve renvoie au pouvoir réglementaire le soin.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de charges nettes fixé actuellement à 30 % du potentiel fiscal s’avérait trop élevé au point d’entraver la libre administration des départements.) où il a jugé « qu’en tout état de cause ».030). Dans la QPC 199. 10 mars 2011. il ne lui appartient pas d’examiner la conformité de l’article 809 du code de procédure civile. Mohamed T.). Mme Odile B. la question de la conformité à la Constitution de l’existence d’un droit local propre au Bas-Rhin. Dans sa décision no 2011-147 QPC du 30 juillet 2011. Sté Unibail Rodamco). Une variante de ce rappel du contrôle du décret par le juge administratif est à relever lorsque le Conseil constitutionnel fait une réserve sur le renvoi au décret par la loi. le Conseil constitutionnel a eu. les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. – 25 nov. Le Conseil constitutionnel a. Le contrôle de cette réserve relève du seul juge administratif. tant qu’elles n’ont pas été remplacées par les dispositions de droit commun ou harmonisées avec elles. Autrement dit. Il a repris cette jurisprudence dans la décision no 2011-169 QPC du 30 septembre 2011 (Cts M. Tous ces droits et libertés peuvent être invoqués dans le cadre de l’article 61-1 de la Constitution. garantis par la Constitution de 1958. ce qui serait contraire à la Constitution. de fixer. 25 sept. Avec la décision no 2011-152 QPC du 22 juillet 2011 (M. d’ajuster le taux de charges nettes d’APA (ou de PCH) par rapport au potentiel fiscal assurant que chaque département puisse bénéficier d’un concours qui permet que ne soit pas entravée sa libre administration. Dans le même sens. compte tenu de l’évolution des ressources financières des départements. 2010. no 2011-146 QPC). du principe d’égalité devant les charges publiques (Cons. le Conseil constitutionnel a jugé que les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR) sont des « droits et libertés » que la Constitution garantit au sens de son article 61-1. 2010. la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004. Par nature. 2011. no 12-40. const. épse P. du Haut-Rhin et de la Moselle peuvent demeurer en 46. const. les peines applicables aux contraventions qu’il définit » (dans le même sens : no 2012-225 QPC du 30 mars 2012. no 2011-177 QPC). Claude C. dans le même sens. Cet article avait été modifié lorsqu’il avait été codifié par le décret du 15 septembre 1981. vingt-cinq jours en cas d’expertise à l’article R. adm. 9 juill. const. 2011. implicitement mais nécessairement.. En l’espèce. Il le fera dans le cadre de la réserve faite par le Conseil : « S’agissant d’une mesure privative de liberté. 2010. const. le Conseil a constaté qu’il n’existe pas de PFRLR impliquant des règles de prescription des poursuites en matière disciplinaire. Dalloz . le PFRLR relatif à la justice pénale des mineurs est l’une des deux règles constitutionnelles citées dans la décision au vu desquelles le Conseil exerce son contrôle.

adm. no 92-305 DC). avec la décision no 2010-74 QPC du 3 décembre 2010 (M. 2010. 234-13 du code de la route. D’une part. de peines dont le caractère automatique était en cause. les articles 3 et 4 de la Charte renvoient à la loi et. no 2010-91 QPC). grâce à la QPC. 2246. il est loisible [au législateur] d’assortir la violation de certaines obligations d’une amende civile à condition de respecter les exigences des articles 8 et 9 de la Déclaration de 1789 ».. AJDA 2013. 51. – 27 juill. En conséquence. Féd. Dans la décision no 2012-282 QPC du 23 novembre 2012 (Assoc. avec la décision no 2010-74 QPC. La QPC a. Elle souligne que le Conseil veille à l’unité de la notion des « droits et libertés » dont il doit contrôler le respect tant dans le contrôle a priori que dans le contrôle a posteriori. const. 2011. 2010-40 QPC du 29 septembre 2010. no 2013-308 QPC.10 - janvier 2014 . et a. à l’occasion des affaires nos 2010-6/7 QPC du 11 juin 2010 relative à l’article L. – 21 févr. le Conseil énonce désormais dans son considérant de principe « qu’en l’absence de . AJDA 2012. et rappelé le contenu de ce dernier. 2010-41 QPC du 29 septembre 2010. et a. en outre. 1981. AJDA 2012. ces dispositions particulières ne peuvent être aménagées que dans la mesure où les différences de traitement qui en résultent ne sont pas accrues et que leur champ d’application n’est pas élargi. mais la loi ne saurait restreindre excessivement ce droit d’agir. Tel était le cas en l’espèce pour de nouvelles modalités de détermination du prix d’achat effectif tendant à abaisser le seuil de revente à perte. Là aussi. no 2010-85 QPC. 7 du code électoral. 52. Michel Z.) a fourni au Conseil constitutionnel l’occasion de préciser que les articles 1er à 4 de la Charte de l’environnement énoncent des droits et libertés invocables dans le cadre de la QPC. Ce principe découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 (« La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires »). le Conseil constitutionnel contrôle en QPC les lois mettant ainsi en œuvre les articles 3 et 4 de la Charte. au sujet de la rétroactivité in mitius. 53. après avoir cité les articles 2 et 17 de la Déclaration de 1789. 54. au regard de l’article 8 de la Déclaration de 1789. dans le cadre défini par elle. Il en a été ainsi.). no 80-127 DC. no 2013-317 QPC. le Conseil a repris cette jurisprudence tout en précisant que ce principe ne s’applique pas lorsque « la répression antérieure plus sévère [est] inhérente aux règles auxquelles la loi nouvelle s’est substituée ». revient à permettre au juge de prononcer les peines prévues par la loi ancienne et qui.. France Nature Environnement. le respect des articles 1er et 2 de la Charte s’impose à l’ensemble des personnes et non pas seulement aux pouvoirs publics et aux autorités administratives dans leur domaine de compétence respectif. Dès lors le maintien de la répression antérieure pour les infractions commises au regard de la précédente réglementation de la revente à perte n’était pas contraire au principe de nécessité des peines. Par ailleurs. le législateur a fixé au principe de participation du public des limites qui ne méconnaissent pas les exigences de l’article 7 de la Charte de l’environnement ». sur la constitutionnalité. En 2010. Outre la question de savoir si la peine est prononcée par le juge. Le Conseil constitutionnel a également en QPC eu l’occasion de se prononcer à plusieurs reprises. relative à l’article L. no 2010-60 QPC). aux autorités administratives le soin de déterminer les conditions de la participation de chaque personne à la prévention et à la réparation des dommages à l’environnement. Le législateur est compétent pour définir les conditions dans lesquelles une action en responsabilité peut être engagée contre le pollueur sur le fondement de cette obligation de vigilance. le Conseil a eu l’occasion de juger que l’article 8 du Préambule de 1946 relatif à la participation et à la détermination des conditions de travail est applicable aux agents du droit public et notamment aux fonctionnaires (Cons. le Conseil constitutionnel a consacré l’évolution qu’il avait engagée en modifiant la rédaction de son considérant de principe relatif au droit de propriété. selon l’appréciation même du législateur. Il en a ainsi été. – 26 avr. plus douce. Dalloz aux infractions commises sous l’empire de la loi ancienne la loi pénale nouvelle. 2012. no 2012-269 QPC. le Conseil a jugé « qu’en prévoyant que ne doivent être regardées comme “ayant une incidence sur l’environnement” que les décisions qui ont une incidence “directe et significative” sur l’environnement. 2011. no 2012-262 QPC. – 24 mai 2013. – 27 juill. De même. La QPC du 8 avril 2011 (no 2011-116 QPC. Le Conseil a alors jugé que « compte tenu des objectifs qu’il s’assigne en matière d’ordre public dans l’équilibre des rapports entre partenaires commerciaux. France Nature Environnement et a. ce principe doit aussi être concilié avec les autres exigences constitutionnelles. no 2006-545 DC). 20 janv. Le Conseil a eu l’occasion de confirmer en QPC que l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 protège le droit de propriété. relative au quatrième alinéa de l’article 1741 du code général des impôts (CGI) qui impose au juge de prononcer la peine de publication et d’affichage du jugement de condamnation pour le délit de fraude fiscale. aussi fourni l’occasion au Conseil de préciser le cadre constitutionnel applicable aux amendes civiles (Cons. 28 janv. 2010-103 QPC. de la nature et de l’environnement et a. à défaut de leur abrogation ou de leur harmonisation avec le droit commun. 2013. Assoc. 55. Union départementale pour la sauvegarde de la vie. On sait que le Conseil a dégagé en 1981 le principe à valeur constitutionnelle d’application de la loi pénale plus douce (Cons. 13 janv. départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Finistère. Il a ainsi énoncé la double portée de l’article 7 de la Charte : il fixe la compétence du législateur et il énonce un droit matériel constitutionnellement garanti (V. Il découle de ces articles que chacun est tenu à une obligation de vigilance à l’égard des atteintes à l’environnement qui pourraient résulter de son activité. const. le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions de l’article 7 de la Charte de l’environnement « figurent au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit ». M. En outre. après avoir rappelé que l’article 7 de la Charte de l’environnement prévoit que le principe de participation du public s’exerce « dans les conditions et les limites définies par la loi ». const. Le Conseil a. 2010-72/75/82 QPC du 10 décembre 2010. 1992. par exemple. M. const. ne sont plus nécessaires ». le Conseil a alors dégagé un double critère lié à la faculté du juge de faire varier la question de la peine et au lien de celle-ci avec le comportement réprimé. 2012. 2010-104 QPC et 2010-105 QPC du 27 mars 2011 relatives aux majorations fiscales. 2012. Éts Darty et Fils). Cette décision s’est inscrite dans la ligne traditionnelle de la jurisprudence du Conseil qui retient une acception large de la notion de travailleur (Cons. Ainsi certaines privations de propriété n’entrent pas dans le champ de l’article 17 de la Déclaration de 1789. 2246). – 23 nov. Le Conseil en déduit que « le fait de ne pas appliquer Rép. 12 nov. Jean-Marc P. Par conséquent. 2006.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ vigueur. Antoine de M. no 2012-270 QPC. 1080). aussi 13 juill. 28 déc. rappelé la compétence du législateur pour définir le cadre dans lequel les principes définis par cet article doivent être mis en œuvre. const. no 2012-283 QPC. y compris lorsque l’atteinte à ce droit est opérée par le législateur au profit d’une personne privée (Cons. Elles peuvent donc être invoquées à l’appui d’une QPC. La QPC peut fournir au Conseil constitutionnel l’occasion de préciser la portée de « droits et libertés » dont il assurait déjà la protection dans le cadre de l’article 61 de la Constitution. Plus encore dans sa décision no 2011-208 QPC du 13 janvier 2012. 2012. 124-4 du code de la consommation. relative à l’article L. cont. Dans sa décision no 2011-183/184 QPC du 14 octobre 2011.

29 déc. soc. 10 nov. Lallet. 17 janv. 2010. 2013. no 2009-590 DC). 2012. 2013. 2013. AJDA 2013. Il a aussi jugé de la conformité à la Constitution du droit du secret de la défense nationale (Cons. il appartenait au Conseil constitutionnel d’appliquer cette règle de principe à la matière fiscale et plus particulièrement à l’article 14 de la Déclaration de 1789. Sté Unibail Rodamco. RDSS 2013. Clémence . Dès lors. 355. 1252 . comme l’exige l’article 61-1 de la Constitution. 2013. À l’occasion de la QPC no 2010-33 (22 sept. const. 2013. 10 nov. 2013. Sté ESSO SAF). Roblot-Troizier et Tusseau). On songe par exemple à la censure de la garantie de l’État accordée à la SNPE pour couvrir des frais de dépollution sans en fixer le plafond dans la loi (Cons. 22 oct. . Après avoir rappelé les termes de l’article 17 de la Déclaration de 1789 qui garantit le droit de propriété et l’article 34 de la Constitution. qu’il attribue à la collectivité publique le plus large pouvoir d’appréciation sur l’application de cette disposition et ne définit pas les usages publics auxquels doivent être affectés les terrains cédés au titre de cette procédure . Dr.. no 2009-591 DC). 2011. const. 2009. const. et a. B. obs. le Conseil a jugé que « les dispositions de l’article 14 de la Déclaration de 1789 sont mises en œuvre par l’article 34 de la Constitution et n’instituent pas un droit ou une liberté qui puisse être invoqué. – 18 déc. AJCT 2013. const. La jurisprudence « Kimberly-Clark » s’applique à chaque matière. la QPC n’exclut pas divers aspects du contrôle de constitutionnalité externe. obs. à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution ». et a. – Incompétence négative 58. par une prescription incluse dans l’autorisation d’occupation du sol. 716 . Or. 968. Doit ainsi pouvoir être soulevée une question relative à la compétence du législateur si est en cause un droit ou une liberté constitutionnellement garanti. D. Avec la décision no 2012-297 QPC du 21 février 2013 (AJDA 2013. 639. cont. 2013. chron. Le Conseil constitutionnel a eu l’occasion en QPC de préciser le principe de laïcité. no 99-422 DC. qu’il implique que celle-ci ne salarie aucun culte ». Épx L. – 1er août 2013. de l’énergie et des mines-Force ouvrière). l’article 14 de la Déclaration est davantage tourné vers le respect des droits des parlementaires que vers celui des justiciables. à l’occasion d’une instance devant une juridiction. 2012. Au titre des « droits et libertés » invocables. 510 . Dans le cas d’espèce. SARL Majestic Champagne. Il en a par exemple été ainsi lors de la censure du renvoi à un décret de la fixation des règles de procédure pénale (Cons. En revanche. Cette disposition prévoit que les autorités délivrant une autorisation d’urbanisme peuvent exiger du bénéficiaire une participation aux dépenses d’équipements publics sous forme d’une cession gratuite de terrain. le Conseil a jugé « que le principe de laïcité figure au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit . certains items de l’article 34 de la Constitution n’affectent pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit. le Conseil constitutionnel a soulevé d’office le grief tiré de l’incompétence négative du législateur pour faire une première application positive de la jurisprudence Kimberly Clark. Sté Natixis Asset Management. Stéphane C. const. Il a précisé sa jurisprudence relative au non-cumul des poursuites (Cons. const. 2001. 60. Ghevontian). Le Conseil en a déduit que le législateur a méconnu l’étendue de sa compétence et a déclaré contraire à la Constitution la disposition en cause du code de l’urbanisme. – 25 oct. const. comme le montre la jurisprudence du Conseil (Cons. Florès. De même. AJDA 2013. 2011. Dumortier. que ni cet article ni aucune autre disposition législative applicable à cette cession n’institue les garanties permettant que les exigences résultant de l’article 17 de la Déclaration de 1789 soient satisfaites ». 663. – 30 mars 2012. Il n’avait jusqu’alors fait mention qu’à une reprise de ce principe résultant de l’article 1er de la Constitution (« La République […]) laïque ») (Cons. chron. chron. l’absence de modalités de recouvrement de l’impôt constitue une incompétence négative qui affecte le droit à un recours effectif garanti par l’article 16 de la Déclaration de 1789. no 2011192 QPC). RDT 2013. pour d’autres applications de cette jurisprudence. En l’espèce. M. aussi Cons. 2013.. Le Conseil constitutionnel a précisé cette jurisprudence dans sa décision no 2012-254 QPC du 18 juin 2012 (Féd. RFDA 2013. Pierre T. const. no 2011-193 QPC). il a constaté que le législateur a méconnu sa compétence mais cette méconnaissance par le législateur de sa compétence ne prive pas de garanties légales les exigences découlant du onzième alinéa du Préambule de 1946 et n’affecte par elle-même aucun droit ou liberté garanti par la Constitution. que le principe de laïcité impose notamment le respect de toutes les croyances. à l’occasion d’une instance. Florès. no 2013-336 QPC. Dumortier. no 2011-223 QPC. 565. d’autre part. no 2012-298 QPC. 61. Constitutions 2013. 14 oct. 2224. 408. le Conseil constitutionnel a jugé que « la méconnaissance par le législateur de sa propre compétence ne peut être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité que dans le cas où est affecté un droit ou une liberté que la Constitution garantit ». Des incompétences négatives ne peuvent alors être sanctionnées que dans le cadre de l’article 61 de la Constitution. – 17 févr. 362. Dès lors. M. D. 56. 28 mars 2013. note Forey . Yacine T et a. qu’il en résulte également que la République ne reconnaît aucun culte . 2013. Vialettes et Struillou . Cons. 22 oct. le Conseil a écarté le grief tiré de l’incompétence négative (V. Roblot-Troizier et Tusseau. 2008. no 2012-225 QPC. Constitutions 2013. – 13 avr. 2009. 440 et 1108. no 2012-298 QPC. – 27 sept. Dr. 57.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ privation du droit de propriété au sens de cet article. pu se prononcer sur le régime des servitudes au regard du droit de propriété (Cons.11 - Rép. La décision no 2011-176 QPC du 7 octobre 2011 (Mme Simone S. 21 déc. par exemple. Le Conseil constitutionnel l’a donc censurée (Cons. après le rappel du janvier 2014 premier alinéa de l’article 61-1 de la Constitution que « la méconnaissance par le législateur de sa propre compétence ne peut être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité que dans le cas où cette méconnaissance affecte par elle-même un droit ou une liberté que la Constitution garantit » (cons. de La Mardière). adm. chron. 14 juin 2013. no 2001-453 DC). AJDA 2013. 182 . no 2013-343 QPC.. 3). 1255. chron. 904 . il résulte néanmoins de l’article 2 de la Déclaration de 1789 que les atteintes portées à ce droit doivent être justifiées par un motif d’intérêt général et proportionnées à l’objectif poursuivi ». RFDA 2013. Wolmark . note Brimo . D. Dalloz . 1999. const. chron. 147 . le Conseil constitutionnel a. 332-6-1 du code de l’urbanisme. soc. 2011. Était en cause le e du 2o de l’article L. Dans la décision no 2010-5 QPC (SNC Kimberly-Clark) du 18 juin 2010. D’une part. no 2012-231/234 QPC. Mais. qu’il en résulte la neutralité de l’État . Lallet et Struillou). no 2008-574 DC). SARL Majestic Champagne. la cession gratuite d’une partie de leur terrain .) reprend exactement la décision no 2010-33 QPC qu’elle vise pour censurer une disposition de la loi du 30 décembre 1967 d’orientation financière (V. const. M. la plupart des items de l’article 34 affectent un droit ou une liberté que la Constitution garantit. 1967 . D. D. Il a jugé. 2013. 59. no 2013-320/321 QPC. le Conseil constitutionnel a relevé que la disposition en cause « permet aux communes d’imposer unilatéralement aux constructeurs. Ordre des avocats au barreau de Bastia. 430. no 2012-289 QPC. – 28 mars 2013. l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion et que la République garantisse le libre exercice des cultes . no 2011-182 QPC.

le Conseil constitutionnel considère en revanche que ce dernier les a reprises à son compte. cette disposition est antérieure à la Constitution du 4 octobre 1958. l’interdiction temporaire ou définitive d’exercer leur activité. D.). indépendamment de leur importance. Le Conseil a confirmé depuis lors cette jurisprudence pour les textes de loi antérieurs à 1958 (Cons. En l’espèce. le Conseil a à nouveau confirmé sa jurisprudence Kimberly Clark. 69. elles avaient été modifiées Rép. no 99-421 DC). par le demandeur. suffisaient pour considérer que la disposition législative contestée pouvait être confrontée aux exigences de l’article 34 de la Constitution (de même : 18 juin 2012. 27 juill. Mickaël C. Dalloz sous la Ve République à deux reprises. const. Cependant. M.). 2010. 64. Était en cause le premier alinéa du a du 3 de l’article 231 du code général des impôts. le législateur n’a pas méconnu la compétence qu’il tient de l’article 34 de la Constitution. le Conseil constitutionnel utilise. Si des dispositions antérieures à 1958 ont été modifiées ou codifiées par le législateur depuis 1958. de l’énergie et des mines-Force ouvrière). 45 du code des postes et des communications électroniques (CPCE) qui est relatif à l’attribution des noms de domaine sur Internet. se posait la question de l’atteinte qu’une éventuelle incompétence négative pouvait porter au principe d’égalité devant la loi. 3 mars 2009. aurait méconnu sa propre compétence. le Conseil constitutionnel prend en compte l’ensemble des dispositions législatives afférentes. « si la méconnaissance par le législateur de sa propre compétence peut être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité dans le cas où est affecté un droit ou une liberté que la Constitution garantit. cont. l’accessibilité et l’intelligibilité du droit (Cons. il a écarté le grief tiré de ce que le législateur. Pour le surplus. Ces modifications. Assoc. elle ne saurait l’être à l’encontre d’une disposition législative antérieure à la Constitution du 4 octobre 1958 ». Dès lors. le pluralisme et l’indépendance des médias (Cons. M. il s’agissait des dispositions de l’article 34 de la Constitution.). no 2012-254 QPC. cet article renvoyait à un décret en Conseil d’État le soin de préciser ses conditions d’application. Les OVC ne sont pas des droits subjectifs comme les principes de valeur constitutionnelle. Aucune autre disposition législative n’instituait les garanties permettant qu’il ne soit pas porté atteinte à la liberté d’entreprendre ainsi qu’à la liberté de communication. 3 déc. const. Le Conseil constitutionnel a appliqué le même raisonnement dans sa décision sur les noms de domaine sur Internet (Cons. 2013. 2011. 65.) avaient une histoire ancienne. Le Conseil d’État applique cette jurisprudence par exemple pour ne pas renvoyer une QPC qui n’affecte aucun droit ou liberté que la Constitution garantit (CE 22 juin 2011. Féd. relatif à la taxe sur les salaires. en adoptant les dispositions du premier alinéa du a du 3 de l’article 231 du CGI. inopérant dès lors que ce grief n’était pas invoqué dans une matière où cet objectif revêt une valeur constitutionnelle. Outre les principes à valeur constitutionnelle. Le Conseil d’État a retenu la même orientation pour une disposition législative antérieure à la révision de la Constitution de 1958 ayant modifié la compétence du législateur (CE 20 déc. 2123 . issues de la révision du 23 juillet 2008. En l’espèce. en l’espèce. 1999. sportive football club de Metz). À l’occasion de la décision no 2010-3 QPC (Union des familles en Europe) du 28 mai 2010. un objectif. const. AJDA 2013. le législateur n’avait pas méconnu sa compétence en renvoyant au décret le soin de fixer les sanctions disciplinaires en rapport avec l’exercice de cette profession réglementée (Cons. dans le contrôle a priori. La QPC portait sur l’article L. il avait à examiner le renvoi au pouvoir réglementaire opéré par la loi du 31 décembre 1971 pour la procédure et les sanctions disciplinaires des avocats. Ainsi constituent de tels OVC le maintien de l’ordre public (Cons. 63. Ainsi. 2470). no 82-141 DC). Dès lors. dans la QPC 171/178. 6 oct. no 2009-577 DC). const.). M. il a constaté qu’avec l’article L. 66. no 2011-171/178 QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ no 2013-351 QPC. et Mme Kargaci). Sacho A. 121-9 du code de l’urbanisme. M. des droits de la propriété intellectuelle ». Ils ne sont pas d’application directe. Le Conseil a examiné l’ensemble des articles de cette loi dont il a déduit que le législateur avait entendu « en l’espèce » que les fautes disciplinaires des avocats puissent faire l’objet de sanctions comprenant. Cet article se bornait à prévoir que l’attribution d’un nom de domaine est assurée « dans l’intérêt général. Ils ne s’adressent pas aux individus mais au législateur pour lequel ils constituent des obligations de moyens et non de résultat. 16 déc. au sujet de la loi du 2 juin 1891 sur les courses de chevaux). 45 du CPCE qui affecte ces libertés constitutionnelles sans comporter les précisions législatives suffisantes. puisqu’elles étaient issues de la loi de 1871 sur les conseils généraux. Le législateur avait ainsi entièrement délégué le pouvoir d’encadrer les conditions dans lesquelles les noms de domaine sont attribués ou peuvent être renouvelés. Pierre G.). 1982. refusés ou retirés. 62. Le Conseil constitutionnel a jugé que. const. Cependant. 2010. – Objectifs à valeur constitutionnelle 68. que le législateur doit prendre en compte lorsqu’il légifère dans ce domaine. selon les règles non discriminatoires rendues publiques et qui veillent au respect.12 - janvier 2014 . C’était déjà le raisonnement de l’inopérance qu’il avait fait en 2004 pour les sociétés sportives (Cons. Ceux-ci n’énoncent pas un droit mais un but. en tout état de cause. Zeturf Limited. Le Conseil d’État a jugé que la méconnaissance par le législateur de la compétence qui lui a été conférée par les dispositions de l’article 34 telles que modifiées en 2008 ne peut être invoquée utilement à l’encontre d’une loi antérieure à cette révision constitutionnelle. les dispositions contestées (le 14o de l’article L. 2010. 195 du C. Le Conseil constitutionnel a exclu l’application de sa jurisprudence « Kimberly Clark » aux textes antérieurs à la Constitution de 1958. les objectifs à valeur constitutionnelle (OVC). Le terme de « droits et libertés » utilisé à l’article 61-1 de la Constitution et à l’article 23-1 de l’ordonnance organique pose la question de savoir s’il inclut les objectifs à valeur constitutionnelle. Le Conseil a jugé « qu’en tout état de cause le grief tiré de l’incompétence négative du législateur doit être écarté ». En l’espèce. no 346960. considéré que le grief tiré de la méconnaissance de l’OVC du pluralisme des courants de pensées et d’opinions était. no 2010-73 QPC. adm. no 347813. le cas échéant. 2011. Ce sont des impératifs liés à la vie en société qui doivent guider l’action normative. Sté Boulanger. Il a. par la loi no 69-419 du 10 mai 1969 et par la loi no 88-1262 du 30 décembre 1988. Mathieu P. req. const. const. Dès lors le Conseil constitutionnel a censuré l’article L. Il en a été ainsi dans la décision no 2012-230 QPC du 6 avril 2012 (M. Dès lors le grief tiré de l’incompétence négative est invocable si un droit ou une liberté que la Constitution garantit est affecté. req. le Conseil constitutionnel n’a pas voulu trancher de façon générale la question de l’invocabilité des OVC dans le cadre de la question prioritaire de constitutionnalité. Dans son appréciation d’une éventuelle incompétence négative. 29 sept. . no 2010-45 QPC. à savoir la vie politique et les médias. Dans la QPC no 2010-28 (17 sept. 67. C. il n’a pas même examiné si un droit ou une liberté était affecté. Dans la décision no 2010-95 QPC du 28 janvier 2011 (SARL du Parc d’activités de Blotzheim et a. Dès lors. élect. réservant au législateur le soin de fixer les règles concernant les conditions d’exercice des mandats électoraux et des fonctions électives des membres des assemblées délibérantes des collectivités territoriales.

le Conseil constitutionnel a eu l’occasion de préciser que l’exigence constitutionnelle de la transposition des directives. D’autres dispositions constitutionnelles ne portent pas sur les « droits et libertés » et ne peuvent être invoquées dans le cadre d’une QPC. le Conseil constitutionnel a jugé que la dernière phrase du troisième alinéa de l’article 72-1 de la Constitution (« La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi ») « n’institue pas un droit ou une liberté qui puisse être invoqué à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution ». Dans la décision no 2013-304 QPC du 26 avril 2013 (Cne de Maing. cette phrase de l’article 72-1 de la Constitution est une simple habilitation laissée à l’appréciation du législateur et ne constitue ni un droit ni une liberté qui puisse être invoquée dans le cadre de l’article 61-1 de la Constitution. Dans le cadre du contrôle a priori. le Conseil a expressément jugé que la méconnaissance de l’objectif de valeur constitutionnelle d’intelligibilité et d’accessibilité de la loi ne peut. chron. adm. 2010. aussi 5 oct. – 29 nov. 2012. lorsqu’il est fondé sur la méconnaissance de la première phrase de l’article 2 de la Constitution. 10 déc. c’est le sens du « en elle-même » dans la décision no 2010-4/17 QPC (V. 2776). D. no 2010-29/37 QPC. . 2005 . tel n’est pas le cas janvier 2014 dans le cadre du contrôle a posteriori exercé sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution. Le terme « droits et libertés » exclut du champ de la QPC le contrôle de la procédure parlementaire et des empiètements de la loi sur le domaine réglementaire. des dispositions législatives intervenant dans un domaine que la Constitution a réservé au législateur organique. Sté Schuepbach Energy LLC. en elle-même. obs. aussi CE. obs. aux termes duquel « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon ». le Conseil constitutionnel a jugé que la méconnaissance de l’objectif de valeur constitutionnelle de bonne administration de la justice. Dalloz . no 340492. lequel borne les normes de référence aux « droits et libertés garantis par la Constitution ». Constitutions 2013. no 2004-496 DC. Mme Barta Z. Le Conseil d’État a repris cette jurisprudence en QPC pour ne pas renvoyer une question fondée sur ce grief (CE 15 juill. AJ pénal 2011. const. const. Par ailleurs. D.13 - Rép. Point de vue 2344 et 2586. 344. Dotée d’une très faible valeur normative. AJDA 2013. 23 nov. Si l’objectif d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi ne peut en lui-même être invoqué à l’appui d’une QPC. 2004.). Dans sa décision no 2010-605 DC du 12 mai 2010. D. D. 2013. En revanche. no 360602. 2012. STIF. 1622 .). no 2011-175 QPC. Sté Groupe Canal plus et a. – 30 nov. 7). – 27 juill. et a. 2013. indemnité temporaire de retraite outre-mer) souligne que le Conseil constitutionnel apportera une réponse au cas par cas à la question de savoir si un OVC est un « droit » ou une « liberté » au sens de l’article 61-1. Le Conseil n’exerce son contrôle à l’égard de cette exigence que dans le cadre de l’article 61 de la Constitution... no 2004-507 DC). Certes. cont. req. Alain C. le Conseil a jugé que le deuxième alinéa de l’article 72 de la Constitution. no 2012-230 QPC. Le Conseil constitutionnel a également eu l’occasion de juger que les dispositions de l’article 14 de la Déclaration de 1789 sur le consentement à l’impôt n’instituent pas un droit ou une liberté au sens de l’article 61-1 de la Constitution (Cons. Il a appliqué cette jurisprudence dans la décision no 2010-79 QPC du 17 décembre 2010 (M. 30 juill.). note Fialaire . Cne de Vitry-sur-Seine). note Boucher . no 2013-346 QPC. aux termes du troisième alinéa de l’article 64 de la Constitution. 2006. Le Conseil constitutionnel l’a expressément jugé dans la décision no 2010-4/17 QPC du 22 juillet 2010. no 2012-283 QPC . 11 oct. Lutton). par Laffaille). 1230 . 884 et 1386. La décision no 2010-4/17 QPC du 22 juillet 2010 (M. sa méconnaissance ne peut. L’article 61-1 exclut toute contestation de la régularité de la procédure d’adoption de la loi. Pierre G. Il en va par exemple ainsi de certaines dispositions de la Constitution sur la décentralisation. Dans sa décision no 2010-12 QPC du 2 juillet 2010. 10 juin 2004.). 2010. Christophe D. 2011. Dans le même sens. Le Conseil constitutionnel n’a pas encore tranché cette invocabilité en QPC pour l’article 5 de la Charte (11 oct. 74. il peut être invoqué de manière confortative avec d’autres griefs . RFDA 2010. ne peut. no 82-143 DC). De même l’article 6 de la Charte de l’environnement ne peut être invoqué à l’appui d’une QPC (Cons. M. Dans la décision no 2012-205 QPC du 30 novembre 2012 (M. 188. en elle-même. no 2006540 DC. no 2010-5 QPC. const. Le Chatelier . Constitutions 2010. dans la décision 22 septembre 2010 (Cons. 2010. préc. De même est exclue toute critique relative à l’empiétement de la loi sur la compétence réglementaire. le Conseil constitutionnelle a jugé qu’il peut l’être avec un autre principe constitutionnel. être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution » (V. note Perrier. M. peut être invoqué à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité. 704. « n’institue pas un droit ou une liberté qui puisse être invoqué à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution » (cons.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 9 déc. 73. const.). 1982. const. const. 72. le Conseil constitutionnel a exclu du champ des griefs susceptibles d’être invoqués dans le cadre de la QPC celui tiré de la méconnaissance de la compétence du législateur organique. no 2012-280 QPC. no 2012-271 QPC. – 12 oct. 2013. 21 sept. 2006. dans le cadre du contrôle a priori. s’il juge qu’un OVC ne peut constituer le seul grief à l’appui d’une QPC. 2013. elles ont été adoptées au terme d’une procédure contraire à l’article 46 de la Constitution. en elle-même. no 2006-543 DC) ne figure pas au nombre des « droits et libertés que la Constitution garantit » au sens de l’article 61-1 de la Constitution. le Conseil a jugé. Dans sa décision no 2012-241 QPC du 4 mai 2012 (EURL David Ramirez). encourent la censure puisque. le Conseil a jugé que la règle fixée à l’article 2 de la Constitution selon laquelle « la langue de la République est le français » est au nombre des « droits et libertés que la Constitution garantit » au sens de l’article 61-1 de la Constitution. La société requérante soutenait que les dispositions contestées auraient dû être adoptées par voie de loi organique car. 7 oct. « une loi organique porte statut des magistrats ». req. Kamel D. – 6 avr. qui découle des articles 12 et 15 de la Déclaration de 1789. être invoquée à l’appui d’une QPC (Cons. Christian S. Les griefs tenant à une méconnaissance des normes constitutionnelles relatives à la procédure législative sont donc inopérants. qui découle de l’article 88-1 de la Constitution (Cons. par définition. Cne de Besançon et a. 397. AJDA 2010. Il a alors jugé que l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Dans le même sens. 2012. 2012. 75. 18 juin 2010. aussi Cons. et Mme Kargaci).. Sté Travaux industriels maritimes et terrestres et a. Dans cette décision. no 2013-356 QPC. 2012. 2013. M. 70. AJDA 2013. – Exclusions 71. const. Le terme « droits et libertés » exclut également du champ de la QPC le contrôle de l’exigence constitutionnelle de transposition des directives.) que si le dernier alinéa de l’article 72-2 de la Constitution « a pour but de concilier le principe de liberté avec celui d’égalité par l’instauration de mécanismes de péréquation financière. AJCT 2013. être invoquée à l’appui d’une QPC sur le fondement de l’article 61-1 (V. 419. no 2013346 QPC. le Conseil juge avec constance que l’empiétement éventuel du législateur sur le domaine réglementaire n’affecte pas la constitutionnalité de la disposition législative en cause (Cons. no 2010-77 QPC.

no 339292. Brondel). req. 49-29 du code de procédure pénale (C. obs. § 4. seuls l’écrit ou le mémoire “distinct et motivé” ainsi que les mémoires et conclusions propres à cette question prioritaire de constitutionnalité doivent lui être transmis » (Cons. crim. Dès lors. Le Conseil d’État déduit de ces dispositions que ne satisfait pas au caractère « distinct » du mémoire le requérant qui ne produit pas d’autre écrit que le mémoire par lequel il a soumis au juge administratif les conclusions de sa requête. 597. Dès lors le grief invoqué fondé sur la méconnaissance de cet article est inopérant. req. 771-3. obs. L’article 23-1 fixe une seule condition générale de recevabilité : la QPC doit être présentée dans un « mémoire distinct et motivé ». Le Conseil a en effet jugé que « le Conseil constitutionnel n’étant pas compétent pour connaître de l’instance à l’occasion de laquelle la question prioritaire de constitutionnalité a été posée. req.). Sté SCOR. En ce sens. 2258. 78. 7 déc. Ceci n’interdit bien sûr pas aux parties de procéder spontanément à une régularisation. pr. R. 80. no 11-87. Cette condition permet d’assurer le traitement rapide de la question et de s’assurer ainsi de son caractère prioritaire. Devant la juridiction administrative. 771-9 et R. 2224). Pastor). R. AJDI 2011. Le Conseil constitutionnel a implicitement mais nécessairement jugé que cette obligation d’un mémoire distinct et motivé s’applique à tous les stades de la procédure. La QPC est alors irrecevable. Leur méconnaissance ne peut être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution. no 342536. La Cour de cassation fait une lecture littérale de l’article 23-1. 84. pr. La Cour de cassation a jugé irrecevable cette QPC en jugeant « qu’une QPC concernant la même disposition législative . chron. pour exiger que la QPC formée à l’occasion d’un appel contre un arrêt de Cour d’assises soit soulever dans un écrit accompagnant la déclaration d’appel faite à l’encontre de l’arrêt et non dans un mémoire déposé ultérieurement au greffe de la Cour d’assises (Crim. 2011. 82. 27). 2010. l’article R. AJDA 2010. C’est la règle que reprend le décret no 2010-148 du 10 février 2010 portant application de la loi organique no 2009-1523 du 10 décembre 2009 relative à l’application de l’article 61-1 de la Constitution. cons. 76. 771-4 nouveau du code de justice administrative pose la règle selon laquelle il n’appartient pas à la juridiction saisie de faire. D. Ainsi pour une QPC transmise au Conseil d’État par un tribunal administratif ou une cour administrative d’appel. AJCT 2010. – Présentation d’une QPC 79. ne sont pas recevables les moyens d’inconstitutionnalité qui n’ont pas été soumis à ce tribunal ou à cette cour et qui sont invoqués pour la première fois devant le Conseil d’État (CE 16 juill. 49-21. La Cour de cassation a imposé une exigence de concentration des moyens d’inconstitutionnalité. R. faute d’allégation d’un motif d’inconstitutionnalité. La même règle s’applique devant les juridictions pénales. le Conseil d’État a jugé que la contestation du refus de transmettre une QPC qui a été opposée à un requérant doit faire l’objet d’un mémoire distinct et motivé. no 11-40. 511-1 du code de l’environnement qui définit les installations classées pour la protection de l’environnement : « La QPC. et a. qu’à l’article 126-2 du code de procédure civile et à l’article R. 77. le Conseil constitutionnel a jugé que la méconnaissance de l’article 75-1 de la Constitution ne peut être soulevée à l’appui d’une QPC. 2009. tant à l’article R. Comm.064). 2013. const. jugé que le principe de l’unité territoriale de la France « ne peut être invoqué à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité en ce qu’il ne met pas directement en cause des droits et libertés garantis par la Constitution » (Civ. 83. 2010. 3 déc. de régulariser. le Conseil d’État a considéré que n’est pas invocable à l’appui d’une QPC le principe de l’annualité budgétaire (CE 15 juill. L’article 126-2 nouveau du code de procédure civile dispose que « le juge doit relever d’office l’irrecevabilité du moyen qui n’est pas présenté dans un écrit distinct et motivé ». si elles le souhaitent. Pour sa part. const.). 85. 1736 .360). à l’article 126-2 du code de procédure civile (C. no 2009-595 DC. que ce refus ait été opposé par une décision distincte ou par la décision réglant tout ou partie du litige lui-même (CE 1er févr. Gilbert . Thalineau. Cet article dispose « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». 180. 197. no 330734. 49-22. 2010. ne permet pas à la Cour de cassation de contrôler son caractère nouveau ou sérieux » (Crim. 49-29 du code de procédure pénale. Cette exigence d’un écrit distinct et motivé s’applique y compris en appel du refus de transmission ou lors d’un pourvoi Rép.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de La Mardière . 2013. Bull. Moliner-Dubost). 2011. dans les termes très généraux où elle est posée. Le juge doit alors appliquer l’article 16 du code de procédure civile. 2010. le cas échéant. pén. 1455 et AJDA 2010. Cette règle d’un mémoire distinct est reprise aux articles R. req. req. Les dispositions de la loi organique relatives aux lois de finances (LOLF) du 1er août 2001 n’instituent pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit (Cons. 12 oct. pénal 2011. Il n’en va pas de même devant les juridictions civiles. Il ne peut sanctionner cette irrégularité qu’après avoir invité les parties à en débattre ce qui leur permet. L’irrecevabilité découlant de l’absence d’un tel mémoire peut être soulevée d’office par le juge sans en informer préalablement les parties. no 10-90. obs. qui ne paraît pourtant pas découler des textes régissant la QPC. Il en est allé ainsi à ses yeux. AJDA 2010. régulariser cette exigence d’un mémoire distinct et motivé. 771-12 du code de justice administrative. Sté de brasseries et casinos Les Flots Bleus. no 338965. y compris si le mémoire ne comporte pas d’autres moyens et qu’il a été produit avec la mention « question prioritaire de constitutionnalité » (CE 2 juin 2010. 2011.14 - janvier 2014 . Ponsart). Cette décision peut sembler poser question alors qu’il appartient au Conseil constitutionnel de fixer les orientations communes à l’ensemble des juridictions françaises quant aux « droits et libertés garantis par la Constitution » qui peuvent être invoquées à l’appui d’une QPC. 27 sept. Dr. Il en a décidé de même pour la disposition de l’article 1er de la Constitution énonçant que l’organisation de la République est décentralisée (CE 15 sept. Le décret no 2010-148 du 10 février 2010 précise les conséquences de l’absence d’un mémoire distinct et motivé. Cette exigence formelle « cristallise » la QPC. no 203 . La Cour de cassation a. La Cour de cassation juge que les QPC non motivées sont irrecevables. civ. AJDA 2010.111. Après son rejet. pour sa part. il faut bien qu’un mémoire sur la QPC puisse être distingué à chaque étape de la procédure. Elle avait eu à connaître d’une première QPC posée par une partie et transmise par la cour d’appel de Rennes. obs. adm.) et aux articles R. 49-24 et R. 36). Dalloz en cassation. la même partie avait déposé une seconde QPC à l’encontre de la même disposition législative mais invoquant un nouveau moyen d’inconstitutionnalité. 1457. Il n’institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit au sens de son article 61-1. Barilari). note Verpeaux). alinéa 4. 771-15 du code de justice administrative (CJA). Constitutions 2010. 14 déc. Dans la décision no 2011-13 QPC du 20 mai 2011 (Mme Cécile L. 26. SARL Prototype technique Industrie. cont. 2e. 81. no 340492. Région Lorraine. no 2013-344 QPC. d’une QPC dirigée contre l’article L. AJDA 2011.

c’est un moyen de droit à la disposition des parties au litige. La Cour de cassation n’a eu à examiner aucune QPC soulevée par le ministère public. obs. Puig). p. no 10-80. lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. il peut décider de soulever cette question et il a alors le droit à ce qu’il lui soit répondu avant l’examen de tout autre moyen. de Lamy . la loi organique respecte ce choix et ne transforme pas la question de constitutionnalité en question automatiquement examinée. du côté de l’une des parties au litige au fond. 2010. no 236125. 2009. M. – Auteur de la QPC 88. M. il est soutenu… »). qui a toujours la faculté. no 11-40. 91.011.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ ne peut être formulée qu’à l’occasion d’un recours contre la décision de cette juridiction réglant tout ou partie du litige » (Crim. L’article 23-1 qualifie la question prioritaire de constitutionnalité de « moyen ». 9 . 90.. le Gouvernement a semblé limiter cette faculté à cette hypothèse. pr. 80. § 5. M. sans retenir le fait que la QPC avait finalement été reprise à son compte par l’une des parties (Civ. invoquer un tel moyen ». étude Verpeaux . De même. la QPC ne peut être soulevée par le juge. Levade . le requérant peut souhaiter ne pas soulever la question de constitutionnalité et. Ce choix de ne pas permettre au juge de relever d’office la QPC répond à l’objectif de donner au citoyen un droit nouveau en lui laissant la liberté de l’exercer. l’une d’elle ayant déposé un mémoire à cette fin. d’ordonner ensuite la réouverture des débats pour que les parties s’expriment sur l’opportunité de saisir la Cour de cassation et de lui transmettre la question. a souligné. 17 janv. no 1898. ce n’est qu’à compter de la saisine du Conseil constitutionnel que la QPC cesse d’être l’accessoire de l’instance à l’occasion de laquelle elle a été soulevée. AJDA 2010. La QPC peut donc être soulevée à tout moment de l’instruction. req. 2012. La Cour de cassation fait respecter strictement cette interdiction pour le juge de soulever d’office une QPC. étude Genevois . Comme le relève la circulaire du garde des Sceaux du 24 février 2011 adressée aux parquets généraux. étude Roblot-Troizier . Dans la mesure où l’inconstitutionnalité éventuelle d’une disposition législative est susceptible de poser la question de l’application de cette disposition. Constitutions 2010. il est chargé d’intervenir “pour faire connaître son avis sur l’application de la loi” (C. que « le ministère public. const. 2011. saisi (en vertu de l’art. « il devrait être exceptionnel que le ministère public chargé de requérir l’application de la loi soulève en même temps son inconstitutionnalité. req. WARSMANN. aucun parquet ne semble avoir présenté une QPC devant les juridictions du fond. par exemple. 2010. Il reviendra à la jurisprudence de préciser cette question du rôle du ministère public que la loi organique ne règle pas expressément. Dès lors. Si la loi organique est claire sur le fait que le juge ne peut pas d’office soulever une QPC. avec l’aide de ses conseils. Compte tenu de sa nature. Le Conseil constitutionnel a déduit de cette formulation qu’elle « fait interdiction à la juridiction saisie de soulever d’office une question prioritaire de constitutionnalité » (Cons. Le Conseil d’État a jugé que lorsqu’un juge de fond refuse de transmettre une QPC il est impossible de formuler une QPC identique au stade ultérieur de la procédure. RFDA 2010. AJDA 2009. 89. d’autre part. le cas échéant. mais permettent les moyens nouveaux). en qualité de partie jointe. Seule la voie de la contestation du refus de transmission est ouverte (CE 1er févr. AJDA 2010. Dalloz . no 342536. 88. AJDA 2011. obs.582). 48) : « Lorsque le ministère public est partie jointe. alors que M. SARL Prototype Technique Industrie. D’une part. req. la recevabilité de l’intervention s’apprécie classiquement. RTD civ. ce qui se justifie par l’effet erga omnes de la décision du Conseil constitutionnel). 201. l’article 23-1 précise qu’elle peut être soulevée pour la première fois en cassation.15 - Rép. Huchon). d’intervenir dans toute instance en qualité de partie jointe. soit en raison de la matière de l’affaire. no 2009-595 DC. RSC 2010. obs. no 11-90. Il a jugé que. Le Conseil d’État s’est prononcé sur la capacité d’un intervenant à soulever une QPC dans une instance juridictionnelle engagée par une autre personne. À la différence des autres moyens de pur droit. a également intérêt à produire une intervention . 92. une incertitude demeure quant à la faculté du ministère public de le faire. 66. 2002. obs. 1. en dehors de l’hypothèse de dispositions législatives tombées en désuétude ». X c/ CRAM Centre. RTD civ. 87. Pour sa part. premier président de la Cour de cassation. Confirmant cette qualification de « moyen » et non de prétention. 93. à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction. 3 déc. Ceci a pour conséquence qu’alors que la QPC peut être présentée à tout moment. Depuis l’entrée en vigueur de la QPC. C’est en effet ainsi qu’il peut obtenir l’abrogation de la norme. Brondel). après avoir indiqué que pendant son délibéré il avait débattu de l’opportunité de soulever une QPC dont il a précisé l’énoncé. la Cour de cassation juge que la QPC est irrecevable si le mémoire est déposé postérieurement au dépôt de son rapport par le conseiller rapporteur (Crim. no 338199. cons. 23-9. En revanche. Le législateur organique n’a enserré l’invocation d’une QPC dans aucun délai. 29 sept. Cela fait suite aux termes du premier alinéa de l’article 61-1 de la Constitution (« Lorsque. la Cour de cassation a déclaré irrecevable cette QPC. 8 juin 2011. janvier 2014 Mais. soit à celle du juge du siège. 2010. l’article 23-1 précise que la QPC peut être soulevée pour la première fois en cause d’appel (alors qu’en matière civile. développer une stratégie judiciaire. 86. Devant le Conseil d’État. 2e. aura la possibilité de soulever une question de constitutionnalité ». Les débats parlementaires ont unanimement souligné que le ministère public sera compétent pour soulever une QPC s’il est partie principale à l’instance. LAMANDA. À la suite de l’article 61-1 de la Constitution. civ. À ses yeux constitue un relevé d’office le fait pour un tribunal. en demande ou en défense. obs. les articles 563 et 564 du code de procédure civile prohibent les prétentions nouvelles en appel. se contenter d’un moyen de conventionalité. pour la juridiction devant laquelle la QPC est soulevée. s’il n’est déjà partie principale. Leniau) par note en délibéré (CE 28 janv. 229. la contestation du refus de transmission doit être présentée dans le délai de recours contentieux contre la décision au fond. art. Elle ne peut donc constituer la cause ou l’objet principal de l’instance : elle est soulevée au soutien d’une demande d’une partie et elle en est l’accessoire jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel en soit. 2011. La QPC constitue un motif juridique invoqué par une partie au soutien d’une de ses prétentions. par rapport aux enjeux du litige et non par rapport à la seule question de la constitutionnalité de la loi : un intervenant dont la juridiction admettrait l’intérêt pour intervenir. Puig . cont. 2318 . transmission de TASS Tours du 7 mars 2011). adm. rapporteur à l’Assemblée nationale. il ne serait pas infondé que le ministère public puisse. la QPC peut même être invoquée après la clôture de l’instruction « dans l’intérêt d’une bonne justice » (CE 12 juill. 517. a semblé suivre ce second point de vue dans son rapport (AN. tout requérant va. 197. En effet.112). 424). soit de sa propre initiative.

). 126-5 du code de procédure civile et R.16 - janvier 2014 . le constituant a donné une marge de manœuvre plus grande au législateur organique. 20 nov. Celui-ci a pu choisir la formule « sans délai » qui constitue une incitation à juger le plus vite possible sans enserrer pour autant le jugement dans un délai déterminé. La même solution a été retenue dans l’hypothèse où la question n’est plus pendante devant la Cour de cassation. Féd. le Conseil d’État a précisé qu’aucun délai ne lui est imposé pour statuer sur une requête en contestation d’une décision des juges du fond refusant la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité. – Délai de jugement 99. par les mêmes motifs. au vu du mémoire distinct. 556. accessibles sur Internet aux requérants et à leurs avocats. « La juridiction statue sans délai par une décision motivée sur la transmission de la question prioritaire de constitutionnalité au Conseil d’État ou à la Cour de cassation. Dès lors. Dalloz 102. attende. Ce dispositif n’a finalement pas été retenu par le législateur organique. cons. qu’il n’y a pas lieu de transmettre au Conseil d’État la QPC. Il n’existe pas d’indication dans les textes sur le délai dans lequel statuer en cas d’appel du refus de transmission. no 10-84. Il ne s’agit pas d’une priorité procédurale imposant un traitement urgent. du Conseil constitutionnel. Perrier). Leprieur et Degorce . 97. Il est procédé à cette transmission si les conditions suivantes sont remplies : 1o La disposition contestée est applicable au litige ou à la procédure. Cette exigence de procédure « sans délai » ne semble pas s’appliquer lors de la contestation du refus de transmission par le juge a quo. Dès lors. 771-6 et R. La décision de transmettre la question est adressée au Conseil d’État ou à la Cour de cassation. des associations tutélaires et a. ni de la décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. 98. ou constitue le fondement des poursuites . Elle n’est susceptible d’aucun recours. cont. 77). 100. Il ne crée pas de délai au terme duquel le juge a quo devrait avoir statué sur la QPC. Faisant suite à la règle fixée à l’article 23-2. – TRANSMISSION D’UNE QPC AU CONSEIL D’ÉTAT ET À LA COUR DE CASSATION 101. obs. 49-25 du code de procédure pénale. 105. pour assurer le respect de cette prescription dans le cadre d’une bonne administration de la justice. 18 nov. a été rejetée la demande de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité car la Cour de cassation avait précédemment jugé qu’elle était dépourvue de caractère sérieux (Paris. L’article 23-2 impose au juge a quo de statuer « sans délai ». puis le temps d’examen de la QPC elle-même. 2 sept. le juge d’appel ne paraît pas lié par cette exigence. L’article 126-5 du code de procédure civile permet au juge de retarder la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité dans l’hypothèse où la Cour de cassation en est déjà saisie. no 345838. 2o Elle n’a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel. Ce bref délai permet également. avant de statuer sur la transmission. elle différera sa décision jusqu’à ce qu’elle soit informée de la décision du Conseil d’État. L’Assemblée nationale avait initialement institué un délai de deux mois au terme duquel. Dans un arrêt du 17 octobre 2012. dans les hypothèses de « contentieux de masse ». le requérant pouvait saisir de la question le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Lazerges-Cousquer. 771-18 du code de justice administrative. sauf changement des circonstances . saisie d’une QPC et informée que le Conseil d’État. Dans ce cas. Rép. 3o La question n’est pas dépourvue de caractère sérieux. 94. Le Conseil constitutionnel n’a pas jugé inconstitutionnelle cette absence de délai. no 2003-483 DC. 49-25 du code de procédure pénale. En effet une telle exigence ne ressort ni de la loi organique. 2011. ART. s’il apparaît de façon certaine. 2. const. la Cour de cassation ou le Conseil constitutionnel est déjà saisi d’une QPC mettant en cause. 49-26 du code de procédure pénale. l’article R. chron. Cette précision d’un jugement « sans délai » est reprise à l’article 126-4 nouveau du code de procédure civile et à l’article R. 96. 771-5 du code de justice administrative prévoit que. L’article 61-1 n’impose en effet un délai que pour le Conseil d’État et la Cour de cassation. AJ pénal 2010. req. ou le Conseil constitutionnel qui y a apporté une réponse. lorsqu’elle est saisie de moyens contestant la conformité d’une disposition législative d’une part aux droits et libertés garantis par la Constitution et d’autre part aux engagements internationaux de la France. En tout état de cause. En l’espèce. si le juge a quo n’avait pas statué. le mémoire distinct et motivé relatif à la QPC n’est pas notifié aux autres parties. la même disposition législative. Cette règle est fixée aux articles R. le caractère prioritaire de la QPC serait ainsi relatif. qu’une juridiction. Les sociétés requérantes contestaient par mémoire distinct l’ordonnance par laquelle la cour avait refusé de transmettre au Conseil d’État une . le cas échéant. L’article 23-2 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 modifiée dispose : 95. Il s’agit d’examiner ce moyen en premier lors de l’audience de la requête. 2003. il était saisi en cassation contre l’arrêt par lequel la cour administrative d’appel de Versailles avait rejeté une requête tendant à l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Essonne portant déclaration d’utilité publique d’un projet d’aménagement et autorisant ainsi le recours à l’expropriation. La décision de transmettre la question est adressée au Conseil d’État ou à la Cour de cassation dans les huit jours de son prononcé avec les mémoires ou les conclusions des parties. la juridiction doit. la Cour de cassation a censuré une décision d’une chambre d’instruction refusant d’examiner préalablement une QPC et statuant au fond immédiatement pour rejeter une demande de mise en liberté. 2011. La même règle figure à l’article R. ni du décret no 2010-148 du 16 février 2010.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ en faveur ou en défaveur de la transmission de la question de constitutionnalité (CE 6 avr. nat. Comme le Conseil constitutionnel l’a jugé en 2003 à propos des délais impartis au premier président de la cour d’appel pour se prononcer sur la demande d’effet suspensif de l’appel émanant du procureur de la République. 103. 2010. de la Cour de cassation ou. Pour le juge a quo. Le refus de transmettre la question ne peut être contesté qu’à l’occasion d’un recours contre la décision réglant tout ou partie du litige. » § 1er. soient mis en place pour indiquer les affaires pendantes tant devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation que devant le Conseil constitutionnel. Par ailleurs. Ceci a conduit à ce que des fichiers. La cour rappelle qu’il « appartenait [à la chambre de l’instruction] de statuer sur la transmission de la QPC par priorité et sans délai » (Crim. 124. la décision qui sera rendue à l’occasion de la première QPC transmise. Sté Aviva France c/ Sté Berard.027. 2011. « sans délai » signifie « dans le plus bref délai » (Cons. En appel. puis de rejeter ou d’accueillir la demande de transmission selon la position qu’elle (ou le Conseil constitutionnel s’il a été saisi) a adoptée. Il s’agit alors seulement d’une priorité par rapport aux autres moyens invoqués. 104. RG no 11/08991). Il a semblé trop lourd et trop uniforme à ce dernier. s’impute sur le délai d’instruction de l’affaire et ne la rallonge pas. se prononcer en premier sur la transmission de la question de constitutionnalité au Conseil d’État ou à la Cour de cassation. adm. Le but recherché est que le temps d’examen de la transmission et du renvoi de la QPC. D.

AJ fam. le Conseil constitutionnel a estimé que la QPC ne portait que sur ce premier alinéa. Le Conseil a écarté ces deux demandes. En effet le deuxième alinéa s’attache aux suites de la décision de la chambre de l’instruction.) relative à l’hospitalisation sans consentement. à préciser le champ de sa saisine pour la circonscrire aux dispositions mises en cause par la QPC. 110. no 2007-548 DC. Dans la décision no 2010-20/21 QPC du 6 août 2010 relative à la loi sur les universités. no 637. no 2009-594 DC). Rapport fait au nom de la commission des lois sur le projet de loi organique. Dans la décision no 2010-56 QPC du 18 octobre 2010. req. à la libre administration de ces dernières (Cons. 140. Saisi de griefs ne mettant en cause que le premier alinéa de l’article et dans la mesure où celui-ci était séparable du reste de l’article. – Premier critère de transmission : « Disposition applicable au litige » A. session ordinaire de 2008-2009. 11-1-1 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. en cas d’établissement commun à plusieurs collectivités. Or l’article 75 énonce les formalités de célébration du mariage. Celui-ci avait seulement à juger si la disposition légale était conforme à la Constitution. il a entièrement validé trois articles du code général des impôts. Elle le conduit. Mmes Corinne C. 2011. Il l’a par exemple fait dans la décision no 201071 QPC du 26 novembre 2010 (Mlle Danielle S. – Un critère apprécié par les juridictions administratives et judiciaires 106. lorsque c’est nécessaire. saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité. qu’aucune autre disposition ne fixe un délai au Conseil d’État pour statuer sur une telle contestation » (CE 17 oct. Cette restriction du champ de la saisine aux seules dispositions effectivement contestées par les QPC souligne la prudence du Conseil alors que ses décisions ont un effet erga omnes. relatif à l’application de l’article 61-1 de la Constitution. Celle-ci était pourtant particulière. adm. Un syndicat mixte avait contesté un arrêté du haut-commissaire de la République en Polynésie annulant le recrutement de sa directrice. 2012. le troisième alinéa précise l’effet d’une décision de confirmation de la chambre de l’instruction et le quatrième alinéa traite des pouvoirs de la chambre de l’instruction lorsqu’elle statue en matière de détention provisoire. par les juges du fond. 157. AJDA 2011. Les termes « à l’occasion d’un litige » utilisés par l’article 61-1 ont conduit l’Assemblée nationale à modifier cette formulation inutile. 109. 1040. no 356983. d’une question prioritaire de constitutionnalité . la Cour de cassation avait renvoyé au Conseil constitutionnel une QPC portant sur l’article 207 du code de procédure pénale en ce qu’il donne à la chambre de l’instruction la possibilité de se réserver le contentieux de la détention provisoire. Le Conseil constitutionnel n’a pas tenu compte de cette situation particulière du syndicat mixte et s’est contenté de juger la QPC transmise. Le Conseil a constamment réaffirmé cette jurisprudence depuis lors. AJ pénal 2011. obs. 22 févr. qu’une disposition était ou non applicable au litige ou à la procédure ou constituait le fondement des poursuites ». const. obs. Il n’est pas juge du litige mais seulement de la conformité de la disposition législative à la Constitution. Il ne lui revenait pas d’examiner la constitutionnalité de cette disposition au regard de la situation du requérant. Lemouland et Vigneau . D’une part. 2011. 2009. Le Conseil constitutionnel a rapidement jugé que ce premier critère de transmission était à la seule appréciation des cours suprêmes de renvoi. La QPC du 17 mars 2011 (no 2010-107 QPC. Cette question portait sur l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe. le Conseil constitutionnel a en effet précisé son contrôle de cette première condition de l’applicabilité au litige de la disposition législative. § 2. M. Dans la QPC du 17 décembre 2010 (no 2010-81 QPC. mais l’ensemble des lois relatives à la cristallisation des pensions. Hugues PORTELLI. adopté par l’Assemblée nationale. et Sophie B. Dans la décision no 2010-44 QPC du 29 septembre 2010. Le Conseil avait été saisi d’une QPC portant sur les articles 75 et 144 du code civil. compte tenu de l’objet de la question renvoyée .. Ils sont cumulatifs. 29 sept. sur une question prioritaire de constitutionnalité n’est pas applicable au jugement de la contestation d’une décision de refus de transmission. La formulation retenue présente par ailleurs l’avantage d’éviter toute ambiguïté pour écarter l’assimilation à une question préjudicielle. le Premier ministre estimait que l’un des articles de loi renvoyé par le Conseil d’État n’était pas applicable au litige. le principe de la libre administration des collectivités territoriales ne profitant directement qu’à ces collectivités et non à leur établissement public. – 3 déc. 107. janvier 2014 le Conseil reprend intégralement les renvois de cours suprêmes. il n’a pas distingué au sein des quatre articles du code de l’éducation attaqués. Dès lors ces conclusions de la requérante ont été rejetées. Brondel) illustre la portée de cette jurisprudence. Ce syndicat soutenait que le fondement légal de cet arrêté était contraire à la libre administration des collectivités territoriales. à peine de dessaisissement. Les critères justifiant la transmission de la QPC au Conseil d’État ou à la Cour de cassation sont au nombre de trois. La requérante soutenait que le Conseil devait se prononcer sur la constitutionnalité des dispositions du code de la santé publique relatives à l’hospitalisation d’office. 41). Il a jugé qu’il « n’appartient pas au Conseil constitutionnel.) du 28 mai 2010. Une telle question concernait non les quatre alinéas de l’article 207 du code de procédure pénale mais seulement son premier alinéa. Dès lors. de remettre en cause la décision par laquelle le Conseil d’État ou la Cour de cassation a jugé. Ce n’est qu’indirectement que ce principe peut être invoqué dans le cas où la disposition législative porterait atteinte à la libre administration de la collectivité territoriale qui a créé l’établissement public ou. 2009. les requérants demandaient que soient examinés. Boubakar B. Le Conseil constitutionnel a apporté une seule nuance à cette orientation générale. rapporteur au Sénat. obs. les deuxième à quatrième alinéas de l’article 207 du code de procédure pénale peuvent ainsi toujours faire l’objet de QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ QPC relative à la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de l’article L. il en a été de même pour deux articles de la loi de 2007 sur la protection juridique des majeurs.). 108. cont. Chénedé). Sté Parimall Ulis 2 et a. Sénat. y compris lorsqu’ils portent sur plusieurs dispositions. 592. a relevé à son tour que « les termes de l’article 61-1 […] appellent en effet plus de souplesse » (PORTELLI. D. en application de l’article 23-6 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée. D’autre part. 2007. Dans la décision no 2010-1 QPC (Cts L. En application de cette jurisprudence. 111. Ainsi le Conseil ne saurait se substituer aux deux cours suprêmes dans l’appréciation de ce critère. non pas seulement les trois articles de loi renvoyés par le Conseil d’État. réservant au juge de renvoi le jugement de l’applicabilité de la disposition au litige. Ascensi). Cette QPC avait été renvoyée au Conseil constitutionnel. obs. mixte chargé de la gestion du contrat urbain de cohésion sociale de l’agglomération de Papeete. p. Dalloz . Le Conseil d’État a jugé que « le délai de trois mois imparti au Conseil d’État […] pour statuer.17 - Rép.. Ces dispositions ne figuraient pas dans la QPC renvoyée par le Conseil d’État. Synd. En l’espèce. Le Conseil a tenu le même raisonnement dans la QPC du 28 janvier 2011 (no 2010-92 QPC. Le projet de loi du Gouvernement exigeait initialement en 2007 que la disposition contestée « commande l’issue du litige ou la validité de la procédure ou constitue le fondement des poursuites ». Le premier critère impose que la disposition soit applicable au litige ou à la procédure ou constitue le fondement des poursuites.

. – 19 mai 2013. no 61. le Conseil a estimé que la QPC portait sur le dernier alinéa de l’article 75 et sur l’article 144. D. Sté Pyrénées services et a. AJDA 2013. no 339261. pour l’examen d’une QPC. Il en résulte un contrôle renforcé du lien entre la disposition contestée et le litige qui conduit à un examen de la pertinence juridique de l’argumentation par laquelle le requérant entend démontrer ce lien (Civ. D. Ainsi. 1552. no 2013-331 QPC. chron. 29 mars 2011. – 22 nov. Sté L’office central d’accession au logement). le Conseil constitutionnel avait à connaître du II de l’article 8 de l’ordonnance no 2007-1434 du 5 octobre 2007 portant extension des première. Synd. 2011. le Conseil constitutionnel a été de nouveau conduit à s’intéresser au litige à l’origine de la QPC alors qu’un tel examen ne devrait pas relever de son office. 2013. RTD civ. étude Canton-Fourrat. le Conseil a fait référence au contrôle portant sur la période s’étendant du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2006 de la chambre de commerce et d’industrie de Brest pour conclure qu’il était saisi de deux versions successives de la disposition contestée et modifiée par la loi du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales. no 27. 112.356).). Le Bot . 116. 2013. 1re. no 2011-218 QPC. 2011. mais contraire à la Constitution en tant qu’il était rendu applicable aux arrêtés du maire par l’effet du paragraphe IV du même article 8.. 2012. dont l’application est à l’origine du litige (CE 28 mai 2010. Brondel). Rev. obs. 441. obs. préc. Le Bot. D. sociétés 2013. Assoc. Daoudi. Sté anonyme Paris Saint-Germain football. – CE 18 juin 2010. Par ailleurs. 2012. no 2012-238. 592. La définition de la disposition législative renvoyée est l’une des rares hypothèses où le Conseil constitutionnel doit se référer au litige et aux faits de celui-ci. Henry . 2013. supra. AJDA 2011. 5 juill. no 337898. 114. également contestée. no 2010-1 QPC). Lienhard. 1553). 177. const. req. 889. 2012. req. no 2012-271 QPC. 2013. 1584. – 20 avr. obs. no 2012-280 QPC. 2013. au moment où il statue sur la QPC. sur la seule question de l’applicabilité au litige de la disposition législative arguée d’inconstitutionnalité « au sens et pour l’application de l’ordonnance du 7 novembre 1958 ». no 2012-268 QPC. Sté Numéricâble SAS et a. 2012. – 27 juill. Le Conseil a de même fait usage de cette faculté de circonscrire le champ de la saisine aux seules dispositions législatives renvoyées qui sont effectivement mises en cause par la question dans la QPC du 11 février 2011 (no 2010-99 QPC. 2696). M. 338. la Cour de cassation ne dissocie pas le critère de l’applicabilité au litige. 2012. D. Georges R. le Conseil d’État considère que la disposition contestée en tant qu’elle ne s’applique pas à la situation à l’origine du litige doit être regardée comme applicable au litige (CE 9 juill. chron. il a retenu une conception autonome de l’applicabilité au litige « au sens et pour l’application des articles 23-2 et 23-5 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 ». – 21 juin 2013. Par conséquent. no 355137. de défense des fonctionnaires. cont. no 338505. – 15 nov.. M. 2012. COFACE) posait une question particulière quant au champ de la saisine. no 2012286 QPC. RMCUE 2014. req. 2013. Ensemble pour la planète. no 336753. En effet. dès lors qu’un contribuable ne peut utilement contester devant le juge de l’impôt le principe ou l’étendue de la solidarité qui lui a été assigné par la juridiction pénale en application de l’article 1745. Cédric S. de manière libérale. cet article 100 avait également été modifié par l’article 76 de la loi no 98-546 du 2 juillet Rép. préc. – 28 sept. req. – 12 oct. inapplicable au litige. 64. Cette nécessité de préciser la disposition législative renvoyée est également importante pour le Conseil constitutionnel quand apparait une incertitude sur cette disposition. 28 mai 2010. deuxième et cinquième parties du code général des collectivités territoriales (CGCT) aux communes de la Polynésie française. Ainsi la QPC no 2011-213 (27 janv. no 346743. Il a alors fait porter son contrôle sur le dernier alinéa de l’article 885 V bis du CGI qui était la seule disposition de cet article mis en cause par la QPC (V. req. 2013. Le Conseil d’État va même plus loin lorsqu’il indique. 115. Thery. En effet. En soulignant que lorsqu’il prend position. D. 2012. adm. AJDA 2013. 2012. Charly K. l’arrêt de renvoi à la Cour de cassation par la cour d’appel de Nîmes avait été rendu au visa.. Toutefois. le Conseil d’État admet qu’une disposition remplit la condition d’applicabilité au sens de l’ordonnance du 7 novembre 1958 dès lors que cette disposition présente un rapport d’indissociabilité avec celle. Balta et Opra. req. chron. Gueranger). Mme Annie M. Sté groupe Canal plus et a. 2e. obs.058) et une vérification au regard des faits de la cause (Crim. – 26 avr. D. que la disposition est « non dénuée de rapport avec les termes du litige » (CE 8 oct.18 - janvier 2014 .404). 440. Épx L. Constitutions 2013. Sté Mara Télécom et a. no 2013-313 QPC. Jacquinot et Mangiavillano . – 22 mai 2013. 2010. note Vallens . à leurs groupements et à leurs établissements publics. le Conseil d’État se réserve entièrement la possibilité de la juger. Cts G. Chambre de commerce et d’industrie des régions des îles de Guadeloupe et a. – 5 juill. – 7 déc. Lany et a. no 2013-327 QPC. – 20 juill. Dalloz 1998 portant diverses dispositions d’ordre économique et financier qui a complété son premier alinéa et ajouté un dernier alinéa. – CE 21 mars 2011. no 2013-354 QPC. Mme Laurence N. 2013. dans la QPC no 2013-300 du 5 avril 2013 (Chambre de commerce et d’industrie de Brest. et les obs. En l’espèce. 2012. 1024 . Comité radicalement anti-corrida Europe et a. supra. Le Conseil constitutionnel a suivi cette position du Conseil d’État (Cons. – CE 2 févr. lors du règlement de l’affaire. no 2013-352 QPC. req. Pour autant. aussi 3 févr. Jérôme P. no 2012266 QPC. M. no 12-12. cet article ne peut être regardé comme applicable au litige au sens de l’article 23-5 de l’ordonnance de 1958 modifiée (CE 13 juill. Assoc. Faute de précision donnée par la Cour de cassation sur la version exacte des dispositions qui lui étaient renvoyées. pris en son premier alinéa et en son deuxième alinéa ajouté par l’article 25 de la loi de finances rectificative no 98-1267 du 30 décembre 1998 ». 2013. Ainsi. no 2013-343 QPC. req. – 21 sept. no 11-40. il eût été absurde de ne pas retenir dans la saisine du Conseil constitutionnel les modifications apportées par l’article 76 de la loi du 2 juillet 1998 et de s’en tenir à une rédaction pour partie antérieure à cette loi et pour partie postérieure : le Conseil constitutionnel a donc estimé qu’il était saisi d’une QPC portant sur l’article 100 de la LFI pour 1998 dans sa rédaction issue de l’article 25 de la LFR pour 1998. de la question de savoir si la disposition est au nombre de celles en considération desquelles « le litige doit être tranché » (Civ. 2012. 2010. no 2013-310 QPC. Ce pouvoir de circonscrire le champ de la saisine s’exerce également en cas de renvoi entre dispositions. de « l’article 100 de la loi de finances no 97-1269 du 30 décembre 1997. Labane). En premier lieu. dans la QPC du 17 mars 2011 (no 2010-107 QPC. no 2012-281 QPC. obs. no 2013-308 QPC. no 2012-274 QPC. Meniame).. toujours « au sens et pour l’application de l’article 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 » (CE 14 avr. 2012. Le Conseil d’État a ainsi développé une jurisprudence extensive de cette notion. Enfin. 2013. Constitutions 2013. no 10-87. 2013. 2010. M. notamment pour déterminer si les dispositions contestées sont .. 2012. la QPC renvoyée par la Cour de cassation mentionnait expressément qu’elle portait sur l’article 100 de la LFI pour 1998 et l’article 25 de la LFR du 30 décembre 1998. – 12 oct. Frison-Roche . notamment.. 113. À la différence du Conseil d’État. no 345193. – 27 sept. 2013. 2640. le Conseil d’État n’a pas renvoyé une QPC portant sur l’article 1745 du code général des impôts. 28. Il a déclaré conforme à la Constitution le paragraphe II de cet article 8 en tant qu’il s’applique aux délibérations des conseils municipaux.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ par la Cour de cassation. no 337840. 13 oct. C’est la jurisprudence des deux cours suprêmes qui est déterminante quant à la condition d’applicabilité au litige. SA Assistance Sécurité et Gardiennage. Mme Le Pen).

2012. Dès lors. – 2 déc.19 - Rép. Patrick É. La modification ou l’abrogation ultérieure de la disposition contestée ne fait pas disparaître l’atteinte éventuelle à ces droits et libertés. Ainsi il n’était jamais entré en vigueur. À l’expérience. const. qui étaient applicables au litige. Philippe E. Dalloz . 2011. 1re. Ces dispositions. pour l’article L.025) appliquent cette jurisprudence. 7 oct. en ce sens aussi. le Conseil constitutionnel ne pouvait donc se prononcer à leur sujet dans le cadre de la présente question de constitutionnalité. no 2011-202 QPC. devaient ainsi être examinées par le Conseil. cet article était insusceptible d’avoir porté atteinte à un droit ou une liberté que la Constitution garantit et ne pouvait. B. no 2011-177 QPC. cette disposition est temporaire ou si elle est déjà abrogée pour le futur. le contrôle de constitutionnalité devait concerner l’article 65 du code des douanes dans ses rédactions antérieure et postérieure au 1er janvier 2005. À l’occasion de la QPC no 2010-25 (16 sept. Les dispositions réglementaires nécessaires à l’entrée en vigueur de ce dispositif ont été adoptées par décret du 11 octobre 2010. 2010.). Cet article 5 ne pouvait dès lors entrer en vigueur de lui-même au lendemain de la publication de la loi au Journal officiel. Mme Lucienne Q. Or. dans le cadre de son droit de communication. S’il y a doute. M. à sa demande. le Conseil constitutionnel peut en effet décider que la disposition.). le Conseil ne peut l’utiliser et s’appuyer sur elle pour juger de la conformité à la Constitution de la disposition qui lui est renvoyée (V. L’intéressé tire de la Constitution le droit de voir contrôler la conformité à la Constitution d’une disposition législative qui lui est appliquée dès lors que les droits et libertés constitutionnellement garantis sont en jeu. 3e. Peu importe de savoir si janvier 2014 122. À cette date. Il vérifie. il a eu à se prononcer sur le contenu précis de sa saisine alors que celle-ci portait sur des textes souvent modifiés. no 2011-219. avant son entrée en vigueur. 12 oct. La Cour de cassation a donc renvoyé au Conseil deux versions successives d’un même texte. no 10-40. 2011. Ainsi. Le Conseil constitutionnel a alors rappelé le considérant de principe dégagé dans sa décision no 2010-605 DC au terme duquel « l’article 61-1 de la Constitution. req. M. 2012. deuxième phrase. l’article 65 du code des douanes avait fait l’objet d’une modification dans la loi no 2004-1485 du 30 décembre 2004. adm. 2011. no 11-40. En l’espèce l’article 5 de la loi du 22 juillet 2009 renvoyait à des mesures réglementaires le soin de fixer les modalités d’application de cet article. si elle n’est pas conforme à la Constitution. 121. si une autre disposition législative n’assure pas la conformité à la Constitution de la disposition contestée si elles s’appliquent communément. par suite. Il a jugé que la condition d’applicabilité au litige est remplie dès lors que la disposition législative est susceptible d’être appliquée dans l’espèce au requérant. – 2 déc. Il en est allé ainsi dans la QPC 214 (27 janv. ne peut faire obstacle. Jean Victor C. no 2011-201 QPC. le moyen tiré de ce qu’une disposition législative méconnaît les droits et libertés que la Constitution garantit au sens de l’article 61-1 de ce texte. Cts D. Il n’en allait pas de même pour les dispositions issues de la loi no 2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance qui ont notamment modifié les articles 706-54 et 706-56 du code de procédure pénale. Q. 19 janv. Il a posé un principe général au sujet de l’étendue des saisines. – 2 déc. no 2011-214. par elle-même. Une telle orientation implique que cette autre disposition législative est elle-même conforme à la Constitution. Le Conseil constitutionnel a jugé que. no 11-40. Elle n’ôte donc pas son effet utile à la procédure voulue par le constituant. Banque populaire Côte d’Azur. le cas échéant. par l’administration des douanes à l’encontre de cette société avaient été menés au cours d’une période allant du 3 juin 2004 au 21 septembre 2005. faute de quoi la question de constitutionnalité aurait été privée de son « effet utile ». : 13 juill. 2010.) et la Cour de cassation (Civ. Dès lors. pour ce motif. no 348858. ou constitue le fondement des poursuites ». en vigueur à compter du 1er janvier 2005. 120-1 du C.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ celles en vigueur au moment des faits (Crim. les contrôles opérés. Mme Simone S. 8 juill. comme n’étant pas applicables au litige (Civ. France Nature Environnement). 2011. Sur renvoi. le Conseil constitutionnel a considéré que les trois articles du code de procédure pénale en cause lui avaient été transmis dans leur rédaction antérieure à la loi no 2010-242 du 10 mars 2010 tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale. dans cette affaire. envir. par l’ordonnance du 28 octobre 2010.) relatif aux centres de gestion agréés. le moyen tiré de ce qu’une disposition législative méconnaît les droits et libertés que la Constitution garantit ». Le Conseil constitutionnel a eu l’occasion de juger expressément cette question dans la décision no 2010-16 QPC du 23 juillet 2010 (M. 2011. 19 oct. à sa demande. à la transmission de la question au Conseil constitutionnel au motif de l’absence de caractère sérieux de cette dernière (V. 119.106).. le Conseil constitutionnel a apporté une première précision à sa jurisprudence. dans ces conditions. Assoc. 2011. Le Conseil constitutionnel a apporté une deuxième précision relative à une disposition abrogée mais encore applicable au litige. en effet. Cette appréciation de l’applicabilité d’une disposition législative au litige peut conduire la Cour suprême à renvoyer au Conseil constitutionnel une disposition dans deux versions successives. a reconnu à tout justiciable le droit de voir examiner. no 2012-262 QPC. M. 117. 2011. 2012. ne sera pas appliquée aux requérants et plus généralement faire usage des dispositions de l’article 62. Ce droit joue donc y compris lorsque la disposition législative est déjà abrogée mais qu’elle est encore appliquée. dans le premier considérant de sa décision : « La question prioritaire de constitutionnalité doit être regardée comme portant sur les dispositions applicables au litige à l’occasion de laquelle elle a été posée ». no 2011-200 QPC. Cons. . Les dispositions de la loi du 10 mars 2010 n’étaient pas. et a. En l’espèce. faire l’objet d’une QPC. – 7 oct. Sté COVED SA). 120. Éric A. Son article 13 prévoyait une entrée en vigueur le 1er avril 2011. et par suite. – Précisions apportées par le Conseil constitutionnel 118.) dans laquelle la disposition contestée n’était jamais entrée en vigueur. il a jugé que la modification ou l’abrogation ultérieure de la disposition contestée ne prive pas un justiciable du droit de voir examiner.086). Le Conseil constitutionnel a apporté une troisième précision relative à la disposition applicable au litige. 123. 2010. Le Conseil d’État (CE 28 sept. Lorsque la QPC vise plusieurs dispositions législatives. M. Cette conception plus restrictive de l’applicabilité au litige s’avère particulièrement rigoureuse lorsque sont invoqués des griefs tirés de l’incompétence négative du législateur. 2012. no 10-90. la première condition exigée pour la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité est que « la disposition contestée [soit] applicable au litige ou à la procédure. Cette solution est la conséquence logique des termes de l’article 23-2 de l’ordonnance no 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : en effet. applicables au cas d’espèce . no 2011-176 QPC. il avait été abrogé. Une autre question est celle qui était posée dans la QPC 219 (10 févr. la Cour de cassation est conduite sur ce fondement à procéder au tri entre les dispositions jugées applicables au litige et celles qui ne le sont pas (Com.035). cont. les dispositions contestées « en tant qu’elles ne sont pas » étendues aux situations d’espèce pouvant être jugées. deuxième alinéa.

032. Le Conseil constitutionnel fait référence à une « jurisprudence constante » du Conseil d’État ou de la Cour . il existe des dispositions particulières qui portent sur la situation particulière des personnes liées par un PACS : elles figurent dans l’article 12 de la loi du 15 novembre 1999 et le 7o de l’article L. 131. que. no 334665.042) paraissent reprendre cette orientation et revenir ainsi définitivement sur un arrêt rendu au tout début de l’application de la procédure de QPC (Crim. En effet. susceptible d’être invoquée ou appliquée devant les juridictions. no 09-87. 5). Le Conseil constitutionnel a apporté une cinquième précision relative à la prise en compte dans la QPC de l’interprétation constante de la disposition législative. tout justiciable a le droit de contester la constitutionnalité de la portée effective qu’une interprétation jurisprudentielle constante donne à [une] disposition [législative] ». 2010.) et no 2010-52 QPC du 14 octobre 2010. Lebon 217.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 124. le Conseil constitutionnel était saisi du 4o de l’article L. Cne de Megève. la jurisprudence du Conseil sur l’appréciation de l’applicabilité de la disposition au litige par la Cour suprême de renvoi ne peut toutefois pas conduire à ce que la portée de la disposition contestée se trouve modifiée par la décision de la juridiction de renvoi qui l’a jugée applicable au litige. si le requérant ne peut en bénéficier en raison du report dans le temps. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ». 2405). no 11-90. 1re. 18 oct.042. plén. req. la conformité à la Constitution de cette disposition. 2011.090). Une telle solution trouve son fondement direct dans le troisième alinéa de l’article 62 de la Constitution qui dispose que « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. 2411). 2010. Jory Orlando T. par suite. const. Pourtant. Roblot-Troizier et Rambaud). il a déclaré contraire à la Constitution une disposition déjà en vigueur tout en reportant dans le temps les effets de cette inconstitutionnalité. 19 janv. 2013. no 2013-349 QPC. En ce sens. 125. chron.159 et 10-85. – Civ. SCI La Saulaie. 313-11 du CESEDA. 1257. 2012. 10 mars 2011. dans laquelle la déclaration d’inconstitutionnalité est reportée à une date fixée par le Conseil constitutionnel. AJDA 2013. Le Conseil constitutionnel accepte d’examiner des griefs relatifs à une disposition législative en tant que cette disposition législative ne traite pas une situation lorsque cette situation n’est par ailleurs traitée par aucune autre disposition législative. cont. ass. 387. Le Conseil constitutionnel a posé cette double exigence dans ses décisions no 2010-39 QPC du 6 octobre 2010 (Mmes Isabelle D. Rép. 2013. 19 mai 2010. Cependant. quand une autre disposition traite de la situation particulière. no 11-17. par définition. 128.307). 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).. à cette occasion. nos 10-85. absence de décision antérieure du Conseil constitutionnel la déclarant conforme à la Constitution. no 11-90. Les arrêts d’assemblée plénière de la Cour de cassation du 20 mai 2011 (no 11-90. Stés Allianz IARD et a. Il a alors jugé que les dispositions déclarées inconstitutionnelles ne peuvent pas faire l’objet d’une QPC pour la période pendant laquelle elles demeurent applicables.075). 313-11 du CESEDA. La question est jugée et. Le Conseil ne peut donc que refuser de rejuger une question qu’il a déjà tranchée. 16 nov. il n’y a pas lieu. D.941). Le Conseil a ensuite constaté que « la question de la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit des dispositions de l’article 12 de la loi du 15 novembre 1999 susvisée n’a pas été renvoyée au Conseil constitutionnel par le Conseil d’État » et que ne lui a « pas davantage été renvoyée celle des dispositions du 7o de l’article L. 912-1 du code de la sécurité sociale dans leur rédaction déclarée contraire à la Constitution . – Cass. de se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité relative à cet article » (Cons. 1985. 1453 . dans le cadre du contrôle a priori. adm. La disposition législative contestée est. formellement. AJ fam. l’autorité des décisions du Conseil constitutionnel fait obstacle à ce qu’il soit de nouveau saisi d’une disposition législative qu’il a déjà examinée. une QPC mettant en cause cette disposition est posée. 2013. le Conseil a donc commencé par relever que ces dispositions « ne portent que sur la délivrance de la carte de séjour temporaire à l’étranger marié à un ressortissant de nationalité française » (cons. la chambre criminelle a jugé qu’une QPC ne présentait pas un caractère sérieux « dès lors que les textes susvisés sont interprétés par la jurisprudence de telle sorte qu’ils ne portent pas atteinte à la Constitution » (Crim. Pour déclarer inopérants les griefs du requérant fondés sur la situation particulière des personnes liées par un PACS. 28 nov. – CE 16 juill.033). 5 oct. Dalloz 129. lorsque la QPC lui est transmise. 29 nov. Mortagne. aussi Cons. de manière inconstitutionnelle.. – Civ. 2010. répondre aux critères de recevabilité posés par les articles 23-2 et 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel (applicabilité au litige. 313-11 est la disposition législative qui interdit la délivrance automatique d’une carte de séjour aux partenaires d’un PACS. il ne s’agit que de l’aménagement des modalités d’application de la décision du Conseil constitutionnel. req. Dès lors qu’une Cour suprême a estimé qu’une disposition législative est applicable au litige. Ce raisonnement ne s’applique pas. le Conseil d’État examine le caractère sérieux d’une QPC portant sur des dispositions législatives qu’il a déjà interprétées (CE 25 juin 2010. Il en allait ainsi dans la QPC no 2013-312 du 22 mai 2013 (M. const.. 130. caractère nouveau ou sérieux de la question). Cette hypothèse est celle de l’application de la jurisprudence dite « néo-calédonienne » (Cons. no 10-83. les mêmes droits aux personnes pacsées qu’aux personnes mariées. const. Le requérant soutenait que cette disposition n’accordait pas. dirigés contre le 4o de l’article L. pour le Conseil constitutionnel. dispositions sur lesquelles ne portait pas la QPC. et Isabelle B. 1028 . AJDA 2010.. obs. le Conseil constitutionnel a jugé « que l’autorité qui s’attache aux décisions du Conseil constitutionnel fait obstacle à ce qu’il soit de nouveau saisi afin d’examiner la conformité à la Constitution des dispositions de l’article L. no 10-40. cette QPC peut. no 326363. no 11-90. 1282 . 126. 132.20 - janvier 2014 . no 85-187 DC). Ce sont ses jurisprudences sur le contrôle « en tant que de ne pas » et sur l’incompétence négative.025.305. Dans cette QPC. 20 mai 2011. Si. Gallmeister. req. pour des litiges relatifs à la période antérieure à cette date. Azdine A. M. On trouve cependant aussi un arrêt de la chambre sociale refusant de transmettre une QPC après avoir fait une distinction entre une jurisprudence purement interprétative d’une « disposition législative précise » et une jurisprudence créatrice d’une règle jurisprudentielle rendue au visa de dispositions législatives ! (Soc. 127. 1re. le Conseil constitutionnel doit examiner. 2011. Le Conseil constitutionnel a apporté une quatrième précision dans l’hypothèse où. le Conseil constitutionnel n’était pas tenu de considérer que le 4o de l’article L. AJDA 2013. Il examine cette disposition législative compte tenu de la jurisprudence de la Cour suprême concernée. 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’’asile » (cons. Le Conseil d’État comme la Cour de cassation jugent qu’ils peuvent statuer en toute impartialité sur une demande de transmission d’une QPC portant sur un texte législatif tel qu’ils l’ont interprété (CE 12 sept. RFDA 2010. 3) avant de rappeler les autres dispositions applicables aux pacsés. 25 janv. no 347444. – V. D. En l’espèce. no 2013-358 QPC. De même. Par suite. 2013. 2013. « En posant une question prioritaire de constitutionnalité. et notamment d’une disposition déclarée contraire à la Constitution.. no 1040. D’autres arrêts de plusieurs des chambres de la Cour de cassation sont dans le même sens (Crim.033 et no 11-90.

21 - Rép. no 2012-263 QPC. 2012. supra. la jurisprudence constante d’une Cour suprême ne peut pallier toute inconstitutionnalité découlant d’une incompétence négative (Cons. note Verpeaux .. obs. 14 oct. l’alignement n’entre pas dans le champ d’application de l’article 17 de la Déclaration de 1789 ». Le Conseil constitutionnel a estimé que c’est compte tenu de cette jurisprudence qu’il lui appartenait d’apprécier la constitutionnalité de l’article 365 du code civil. Au total. Le Conseil constitutionnel n’est donc pas juge d’une jurisprudence qui ne se serait pas développée sur le fondement d’un article législatif. La Cour de cassation juge de façon constante depuis un arrêt du 20 février 2007 que « l’adoption simple réalisant un transfert des droits de l’autorité parentale à l’adoptante. Il peut également en aller ainsi si un arrêt traduit l’orientation claire de la Cour suprême de l’ordre administratif ou de l’ordre judiciaire et que cette orientation est rappelée dans l’arrêt de renvoi de la QPC (Cons. les enfants adoptés au sein de couples non mariés qui ne sont soumis qu’à l’autorité parentale de l’adoptant. Cet article fixe les règles relatives à l’autorité parentale sur un enfant ayant fait l’objet d’une adoption simple. Cts D. Cependant. les enfants adoptés au sein de couples mariés. Jean-Louis C. par suite. le Conseil constitutionnel aurait pu regarder cette obligation comme étant d’origine contractuelle. qu’il ne permet ni d’importants élargissements ni a fortiori l’ouverture de voies nouvelles . l’interprétation retenue par le Conseil d’État était mise en cause en ce qu’elle conduisait à ce qu’une indemnité transactionnelle ne soit pas traitée comme une indemnité de licenciement ou une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. le Conseil constitutionnel avait été saisi par la Cour de cassation de l’article 365 du code civil. 20 sept. 70 et 546. qu’il s’est borné à renvoyer au décret le soin de désigner celles des entreprises publiques qui y seraient néanmoins soumises . no 61). dans la QPC no 2010-52. 2011. L’une de ces conventions impose à la compagnie un versement supplémentaire à l’État de 25 % de son bénéfice annuel net global. la réserve peut viser à interpréter la loi de manière conforme à la Constitution en écartant la jurisprudence constante du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. supra. no 2013-354 QPC. 134. préc. AJDA 2011. Abmed S. no 2013-340 QPC. Il résulte de cette jurisprudence que l’adoption d’un enfant mineur au sein du couple n’est possible que si le couple est marié. cont. les enfants ne peuvent pas être adoptés. Dalloz . no 111). Hauser : à propos de la levée de l’hospitalisation d’office des personnes pénalement irresponsables). 2179 et 2936. le Conseil d’État a jugé que cette convention met à la charge de la compagnie un prélèvement obligatoire de caractère fiscal. Toutefois. qu’il résulte de la jurisprudence constante du Conseil d’État sur les dispositions contestées que le plan d’alignement n’attribue à la collectivité publique le sol des propriétés qu’il délimite que dans le cadre de rectifications mineures du tracé de janvier 2014 la voie publique . 2013. qu’il ne peut en résulter une atteinte importante à l’immeuble . le Conseil a jugé que. C’est même grâce aux précisions apportées par cette jurisprudence qu’il a jugé que l’alignement entrait dans le champ de l’article 2 de la Déclaration de 1789 et non dans celui de l’article 17 : « Considérant. const. compte tenu de cette jurisprudence. d’une part. 2013. d’une sentence arbitrale ou d’une transaction. soit à formuler une réserve (Cons.). const. const. Dans la QPC no 2010-39. l’absence de référence dans l’article lui-même aux obligations auxquelles les maires sont soumis en raison de leur fonction ne méconnaît pas le principe de légalité des délits. obs. no 2013-340 QPC). par ex. le Conseil constitutionnel peut être conduit soit à censurer la disposition (Cons. la jurisprudence n’est pas une source de droit équivalente à la loi. par dérogation à cette règle. De même. 2122-16 du CGCT tel qu’interprété de manière constante par la jurisprudence du Conseil d’État. dans la QPC no 2013-340. 140. Dans le même sens. 14 oct. Le Conseil a ainsi relevé que le législateur « n’a pas fixé la liste des « entreprises publiques » auxquelles. Clay). Juger de la conformité à la Constitution du seul article 365 sans prendre en compte cette jurisprudence n’aurait pas eu de sens. Le Conseil aurait alors dû examiner. const. 2011. M. Le Conseil constitutionnel a formulé une réserve d’interprétation consistant à juger que le régime fiscal en cause ne saurait varier selon que l’indemnité a été allouée en vertu d’un jugement. Le Conseil a conclu « qu’en reportant ainsi sur des autorités administratives ou juridictionnelles le soin de fixer des règles dont la détermination n’a été confiée par la Constitution qu’à la loi. Il en est allé de même dans la décision no 2011-210 QPC du 13 janvier 2012 (M. d’autre part. le Conseil constitutionnel s’est. allant tous dans le même sens (V.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de cassation lorsque celle-ci découle d’arrêts successifs et non remis en cause. 138. . à nouveau. 1er août 2013. AJCT 2012. préc. 22 nov. no 2013-336 QPC. Il a considéré que cette jurisprudence du Conseil d’État s’incorporait à la disposition législative. la jurisprudence de la Cour de cassation a pour effet qu’au sein des couples non mariés. adm. d’une part. En l’espèce. et. Il devait donc examiner la conformité à la Constitution de la loi de 1941 telle qu’interprétée par le Conseil d’État. const. 2013. RTD civ. : Cons. une différence de traitement entre. pour mettre en œuvre la volonté du législateur. const. qui sont soumis à l’autorité parentale conjointe des deux membres du couple. Ainsi. M. que. obs. 2012. 136. 139. par exemple. Lorsque la QPC porte sur une disposition telle qu’interprétée par une Cour suprême de manière constante. eu recours à la « jurisprudence constante du Conseil d’État » pour juger de la conformité à la Constitution de la procédure d’alignement. Le Conseil a alors relevé que la disposition contestée relative à l’intéressement des salariés dans des « entreprises publiques » faisait l’objet d’une jurisprudence constante de la Cour de cassation. Fallon . qu’il n’a pas encadré le renvoi au décret et a conféré au pouvoir réglementaire la compétence pour modifier le champ d’application de la loi. le Conseil s’appuie sur la jurisprudence du Conseil d’État pour juger conforme à la Constitution une loi de validation prise à la suite d’une décision du Conseil d’État (20 juill. 21 oct.. le Conseil constitutionnel était saisi de la loi du 30 avril 1941 portant approbation de deux conventions passées entre le ministre de l’Agriculture et la compagnie agricole de la Crau. 2013. Le Conseil a examiné la conformité à la Constitution de l’article L. D. que la législateur s’est ainsi abstenu de définir le critère en fonction duquel les entreprises publiques sont soumises à cette obligation en ne se référant pas. il a méconnu l’étendue de sa compétence ».. no 2010-52 QPC). Il a alors jugé cette loi contraire au principe d’égalité (Cons. directement inspiré des solutions en vigueur dans tous les États européens et notamment de la théorie italienne du droit vivant. à un critère fondé sur l’origine du capital ou la nature de l’activité . Alain G. 135. Constitutions 2012. no 2010-52 QPC). 2042 . L’interprétation donnée dans la décision de renvoi peut constituer la jurisprudence constante alors même qu’aucune autre décision antérieure ne confirmait cette interprétation (Cons. AJDA 2012. D’une part. 255) relatif au pouvoir de révocation d’un maire. Dans la QPC no 2011-201 (2 déc. selon la lettre de l’article 365. const. 137. 2010. 2010. Par une décision du 27 juillet 2009. le Conseil constitutionnel a. 92. S’il n’avait pas pris en compte cette jurisprudence. 20 sept. SIMAVELEC). no 2011-185 QPC. Dans ce deuxième cas. elle n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant dès lors que la mère biologique entend continuer à élever cet enfant ». Sté Natixis Asset Management. cette obligation s’applique . 133.

26 juin 2012. 1re. ce critère rappelle l’autorité des décisions du Conseil constitutionnel énoncée par l’article 62 de la Constitution. – Principe 144. adm. § 3. 1997. 123-3 ni l’article L. que les opérations d’aménagement foncier agricole se déroulent dans le cadre d’une procédure dont l’ensemble des étapes est placé sous le contrôle du juge . le cas échéant. no 11-13. 146. Le Conseil d’État a complété son interprétation des deux articles pour reconnaître une certaine particularité à l’agriculture biologique. no 203. de la théorie du fait du prince. Il a alors jugé conforme à la Constitution les dispositions attaquées. qu’au regard de l’ensemble de ces garanties. Elle a alors jugé que la loi ainsi interprétée était conforme à la Constitution et n’a pas renvoyé la QPC au Conseil constitutionnel (Crim. 2011. dont la constitutionnalité ne peut être contestée devant le Conseil. Dans sa décision de 2010 le Conseil a relevé trois éléments de sa décision de 2008 lors de laquelle il avait examiné la loi sur la rétention de sûreté dont l’article 1er comprenant l’article 706-53-21 du code de procédure pénale. 716-4).. Si elles apparaissent contraires à la Constitution. ce qui justifie de ne pas transmettre la QPC. 123-4 du code de l’environnement. le Conseil a écarté deux interprétations. telles qu’interprétées par la jurisprudence. 123-1 du code rural. ni le 5o de l’article L.22 - janvier 2014 . Cne de Buc). Elle a procédé de même à un changement de jurisprudence quant aux conditions d’application de l’article 206 du code de procédure pénale qui régit les modalités d’annulation de pièces de la procédure par la chambre de l’instruction (Crim. est irrecevable une QPC qui ne vise aucune disposition législative mais seulement une jurisprudence (Civ. Comme l’a souligné le Conseil dans sa décision no 2009-595 DC (cons. Elle a jugé qu’il fallait imputer la détention provisoire accomplie à l’étranger Rép. 27 sept. que. d’une déclaration formelle . 1991 à 1993 où le « considérant balai » est supprimé et le dispositif ne se prononce que sur les dispositions contestées . Pierre). M. cont.004). Cette jurisprudence était contestée à l’occasion d’une QPC dirigée contre la disposition législative qui la fonde (C. no 330310.319). la Cour de cassation a changé de jurisprudence à l’occasion d’une QPC pour juger que lorsque deux condamnations à l’emprisonnement assorties ou non d’un sursis partiel ont été prononcées et que la confusion totale a été accordée. ce qu’il ne faisait pas jusque-là. selon une jurisprudence ancienne. Dalloz sur la durée de la peine prononcée. elle excluait la prise en compte des détentions provisoires accomplies à l’étranger dans le calcul de l’accomplissement de la durée de la peine prononcée (Crim. no 12-80. 2012. 11 juin 1986. selon laquelle la validité d’un titre de propriété portant sur un terrain situé dans la zone des cinquante pas géométriques est subordonnée à la condition que ce titre ait été délivré par l’État. crim. 21 oct. telles qu’interprétées par la Cour de cassation. Par sa décision no 2010-9 QPC du 2 juillet 2010. La Cour de cassation a alors élargi le champ du contradictoire ce qui l’a conduit à ne pas transmettre la QPC au Conseil constitutionnel. – Crim. Le Conseil d’État l’a jugé à l’occasion d’une QPC portant sur les articles L. pr. 143. effectuer à l’intérieur de chaque nature de culture . En premier lieu cet article avait alors été expressément contesté par les requérants. Ainsi peu importe la nature des griefs d’inconstitutionnalité expressément écartés par le Conseil constitutionnel dans sa déclaration de conformité. le propriétaire des terrains apportés dans lesquels sont incorporées des plus-values transitoires. dans l’hypothèse où l’équivalence en valeur de productivité réelle n’a pu être obtenue. 5 oct. Le Conseil d’État et la Cour de cassation jugent qu’ils peuvent préciser leur interprétation de la loi à l’occasion d’une QPC. la commission communale peut décider d’indemniser. 141. et conclure alors à la conformité à la Constitution : « Toutefois. 1977 à 1991 où le Conseil se prononce dans le dispositif sur l’ensemble des dispositions de la loi déférée . Il doit examiner la conformité à la Constitution des dispositions législatives telles qu’interprétées par les cours suprêmes. Le Conseil constitutionnel a fait application de cette jurisprudence dans sa décision no 2010-96 QPC du 4 février 2011 (Jean-Louis L. La Cour de cassation applique la même orientation que le Conseil d’État.087). En deuxième lieu le Conseil avait « spécialement examiné » cet article 1er.488).099). 145. sauf changement des circonstances. 140. par l’attribution d’une soulte en espèces. 123-4 ne portent une atteinte excessive au droit de propriété ». Enfin il l’avait déclaré conforme dans le dispositif de sa décision. Le requérant soutenait que ces dispositions. 13). L’interprétation nouvelle de la norme législative peut alors assurer sa conformité à la Constitution.) sur la zone des cinquante pas géométriques. no 348394. 2011. art. 142. req. 123-3. no 97-81. no 11-90. par ailleurs. De même. en droit administratif.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ Il en va par exemple ainsi. Le Conseil a alors jugé que l’article 706-53-21 du code de procédure pénale avait déjà été déclaré conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif de sa décision no 2008-562 DC du 26 février 2008. Ces diversités de rédaction appelaient une jurisprudence commune et simple d’application. pén. lesquelles peuvent. Le Conseil constitutionnel a donné de premières précisions sur l’application de ce critère dans sa décision no 2010-9 QPC du 2 juillet 2010 (Observatoire international des prisons). 12 avr. En revanche. 5o et L. sur le fondement de l’article R. En premier lieu. no 12-90. dans les motifs de la décision. – Deuxième critère de transmission : disposition non déjà jugée conforme à la Constitution A. seule doit être exécutée la partie d’emprisonnement sans sursis la plus longue (Crim. La chambre criminelle l’a abandonnée à l’occasion de l’examen de cette QPC. Ainsi. De même. il a écarté une interprétation peu sérieuse qui aurait conduit à juger qu’en l’absence. Ce deuxième critère appelait des précisions de la part du Conseil constitutionnel du fait de la rédaction non uniforme des considérants balais de ses décisions. le juge constitutionnel ne peut être juge d’une disposition législative sans prendre en compte la jurisprudence constante des cours suprêmes. 2011. depuis 1993 où le Conseil ne statue que sur les dispositions qui lui sont expressément soumises ou qu’il a soulevées d’office. il peut les censurer ou apporter une réserve. Le fait qu’il ne se soit pas prononcé sur le grief invoqué dans la QPC ne remet pas en cause l’autorité de la chose jugée (CE 19 mai 2010. req. les règles de fond applicables au remembrement imposent de tenir compte des particularités de l’exploitation en agriculture biologique pour apprécier le respect de l’objectif d’amélioration des conditions d’exploitation . Bull. d’autre part. Le deuxième critère exige que la disposition n’ait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil. résulter des investissements réalisés pour convertir les terres à l’exploitation selon des méthodes biologiques . qu’enfin. Le Conseil a en effet connu quatre périodes différentes dans la présentation du « considérant balai » et la rédaction du dispositif : 1960 à 1977 où le dispositif ne statue que sur les dispositions examinées . il peut être tenu compte de ce mode d’exploitation et de la valeur culturale spécifique qui en résulte lors du classement des terres que la commission communale d’aménagement foncier doit. ne prenaient pas en compte la spécificité de l’agriculture biologique et méconnaissaient de ce fait le droit de propriété et la Charte de l’environnement (CE 14 sept.

Dès lors. 17 mars 2011. 13 déc. Celle-ci avait été déférée au Conseil (Cons. 17 janv. L’article 108 de la loi du 29 décembre 1989 avait lui-même été spécialement examiné et déclaré conforme à la Constitution dans les considérants 91 à 100 la décision du 29 décembre 1989 (Cons. ni déclaré conforme dans le dispositif de celui-ci. 2008. Celui-ci s’est alors borné à juger que les modifications apportées à ces dispositions depuis lors étaient elles-mêmes conformes à la Constitution.. Cependant l’article relatif aux sociétés d’exercice libéral n’avait pas été examiné spécialement par le Conseil constitutionnel dans les motifs de sa décision. const. const. 2011. 2013. 8 avr. 2916). Jean-Paul H. Une telle interprétation eut conduit à la conclusion absurde et contraire à l’article 62 de la Constitution que. 1989. les dispositions contestées par les sociétés requérantes avaient déjà été jugées conformes à la Constitution. AJDA 2011. ledit article pouvait faire l’objet d’une QPC. const. const. cet article était hors du champ du 2o de l’article 23-2 de la loi organique du 7 novembre 1958. Il avait alors validé l’article 42 de la loi du 30 septembre 1986 en même temps que les autres dispositions modifiées et introduites par l’article 19 de la loi du 17 janvier 1989 sur lesquelles le Conseil formulait des réserves d’interprétation.). ni à aucune règle de valeur constitutionnelle ». no 2010-59 QPC). const. no 2011117 QPC. En revanche. 148. no 2010-104 QPC. Brondel). no 2010-36/46 QPC. Épx B. le Conseil constitutionnel avait à connaître de la conformité à la Constitution de l’article 42 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relatif à la communication. Dans ces conditions. 4). req. adm. D. 2010. Il en a été de même en matière de perquisitions fiscales (Cons. selon la décision no 99-424 DC. la question était légèrement différente. ce deuxième critère peut conduire le Conseil à juger recevable une QPC puis à juger qu’il n’y a pas lieu de statuer à nouveau sur la disposition législative. le Conseil rappelle les termes de sa précédente décision QPC qui l’a conduit à déclarer soit conforme. cet article avait été modifié à trois reprises : par l’article 108 de la loi du 29 décembre 1989. 149. – 22 sept. 30 juill. M. le Conseil a relevé que certaines des dispositions de l’article L. l’article 49 de la loi du 15 juin 2000 et l’article 164 de la LME du 4 août 2008. no 347113. no 2011-168 QPC. la précédente déclaration de conformité à la Constitution n’était pas remise en cause. car elle portait sur des dispositions législatives différentes de celles qui avaient fait l’objet de la déclaration de conformité à la Constitution du 17 janvier 1989 (cons.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de conformité à la Constitution de l’article 706-53-21 du code de procédure pénale. Dans la QPC sur le financement des campagnes électorales et les inéligibilités (Cons. À chaque fois. const. : majoration fiscale de 80 % pour activité occulte). au sens de l’article 23-2 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958. le Conseil a écarté l’interprétation selon laquelle le 2o de l’article 23-2 ne vise que celles des dispositions ou parties de dispositions examinées par le Conseil constitutionnel sur lesquelles porte sa motivation conduisant à la déclaration de conformité à la Constitution. no 2010-31 QPC). const. 16 B contesté avait en effet pour origine l’article 94 de la loi du 29 décembre 1984 qui avait été spécialement examinée et déclarée conforme à la Constitution dans les considérants 33 à 35 de la décision no 84-184 DC du 29 décembre 1984. Dans la QPC no 2013-359 (Cons.. no 2010-61 QPC) ou pour la représentativité syndicale (Cons. 2010.B du LPF introduites par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 qui ne lui avaient pas été soumises. l’article 42 avait été modifié à trois reprises. En l’espèce. 2013. il n’y avait pas lieu pour le Conseil constitutionnel de statuer à nouveau sur ces dispositions. Dès lors. Le Conseil n’a examiné que les autres dispositions de l’article L. le Conseil constitutionnel avait à examiner une disposition issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. 151. const. 12 nov. 147. qu’au sens de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 sur le Conseil constitutionnel. Dalloz . non pas dans une décision DC dans le cadre de l’article 61 de la Constitution. no 2010-51 QPC). Ainsi dans la décision no 2010-24 QPC du 6 août 2010 (ANSEL). M. La QPC était donc formellement recevable.). 2010. Le Conseil constitutionnel fait une interprétation littérale de cette seconde condition des articles 23-2 et 23-4 de l’ordonnance du 7 novembre 1958. 2011. Dès lors. il n’y a plus lieu pour lui d’examiner une QPC portant sur la même disposition législative. Il avait déjà eu à connaître de cette disposition dans sa rédaction résultant de l’article 19 de la loi no 89-25 du 17 janvier 1989 (Cons. no 2010-19/27 QPC. 29 déc. 16. – 6 oct. ni de l’article 1er de la loi déférée. 16 B du livre des procédures fiscales qui lui étaient renvoyées en QPC avaient déjà été jugées conformes à la Constitution. Cet article L. 2010. Sté Renault Trucks). De même. et en l’absence de changement des circonstances. 6 août 2010.23 - Rép. Ces modifications interdisaient de considérer. Le Conseil a donc eu recours à une motivation par référence à sa décision de 1999 pour juger la disposition contestée conforme à la Constitution. pour le refus de se soumettre au prélèvement biologique (Cons. 2010. Ainsi dans la décision sur les perquisitions fiscales (Cons. const. pour juger de sa conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit. 152. Aussi considère-t-il qu’une disposition jugée conforme à la Constitution dans les motifs d’une de ces précédentes décisions mais non dans son dispositif. Le Conseil constitutionnel applique ce deuxième critère au regard de ces précédentes décisions de contrôle a priori (DC) (2 juill. le Conseil tient alors compte de l’examen au fond déjà opéré dans les motifs dans sa précédente décision. n’a évidemment pas déjà été jugée conforme à la Constitution une disposition dont seule une modification ponctuelle aurait été soumise au Conseil constitutionnel (CE 26 juill. cont. 756. 2010. la disposition contestée « ne porte atteinte à aucun principe. Le Conseil constitutionnel fait prévaloir la même orientation lorsqu’il apparaît qu’il a déjà jugé de la conformité d’une disposition législative à la Constitution. 1989. const. Il en a été ainsi pour les articles du code de procédure pénale relatifs à la garde à vue (Cons. La disposition jugée en 1999 était la même que celle applicable au litige faisant l’objet de la QPC. no 88-248 DC). Depuis lors. Samir A. no 2010-9 QPC. soit contraire à la Constitution la disposition législative. obs. n’a pas déjà été jugée conforme à la Constitution au sens de ces articles 23-2 et 23-4 (Cons. no 2010-30/34/35/47/48/49/50 QPC). no 89-268 DC). janvier 2014 150. Une telle interprétation qui pouvait se prévaloir d’arguments de texte aurait cependant conféré à l’expression « dans les motifs et le dispositif » de la décision du Conseil constitutionnel une portée différente de celle que le législateur organique a entendu lui donner. Toujours au regard de précédentes décisions DC. no 2010-63/64/65 QPC) ou pour l’article 186 du code de procédure pénale (30 sept. ni d’aucun article inséré dans le code de procédure pénale par cet article 1er. dans le cadre de l’article 61-1 de la Constitution (6 août 2010. mais dans une précédente décision QPC. Postérieurement à son insertion dans le LPF. 6 août 2010. 2011. Sté Sud radio Service et a. 12 nov. const. no 2008-571 DC). Une telle interprétation était exclue dans la mesure où les motifs de la décision du 21 février 2008 ne comportent aucune déclaration formelle de conformité à la Constitution. Des dispositions contestées avaient déjà été jugées conformes dans les motifs et le dispositif de précédentes décisions du Conseil. Épx P. 11 déc. Cette hypothèse est évidemment très différente de celle de la motivation par référence où le Conseil rappelle dans une décision le sens d’une précédente appréciation . le Conseil constitutionnel n’avait pas déjà examiné le régime de la rétention de sûreté ! En deuxième lieu.

en l’espèce. d’autre part. M. constitue un changement des circonstances de droit justifiant.24 - janvier 2014 . Le Conseil constitutionnel avait déjà jugé cette disposition conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif de sa décision no 76-65 DC du 14 juin 1976. le Conseil réexamine une disposition législative précédemment reconnue conforme à la Constitution. l’article 4 de la Constitution avait été complété d’un troisième alinéa disposant que : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et des groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». M.).. Il a en revanche relevé que. Le Conseil est alors revenu sur la règle imposant un nombre de deux députés minimum par département. rien ne s’oppose à ce qu’une jurisprudence puisse constituer un changement des circonstances de nature à conduire à ce qu’il soit à nouveau saisi d’une disposition précédemment jugée conforme à la Constitution. obs. Saïd K. Pierre L. a contrario et sous peine de vider le critère de toute portée. En l’espèce. il a jugé qu’en l’absence de changement des circonstances. juge de cassation. 13). 30 juill. cont. M. – 30 juin 2011. applicable aux dispositions législatives relatives à l’élection présidentielle. M. La notion de changement des circonstances a été utilisée par le Conseil constitutionnel dans sa décision sur la garde à vue (Cons. Lorsqu’une disposition déjà jugée conforme à la Constitution renvoie à une autre disposition et que celle-ci a été modifiée. il ne pouvait être posé de QPC sur les dispositions de la garde à vue relatives à la criminalité et à la délinquance organisée déjà jugées conformes à la Constitution par la décision no 2004-492 DC du 2 mars 2004. » 157. dans sa décision du 2 février 2012 (req. 156. elle était invoquée dans la QPC sur les perquisitions fiscales (30 juill. il ne faut bien sûr pas interpréter le changement des circonstances de fait comme renvoyant aux circonstances individuelles et propres à l’instance. 2012. et a. Le Conseil a déjà recours à cette notion comme le montre la décision no 2008-573 DC du 8 janvier 2009. no 2010-19/27 QPC). avait estimé que « les changements ayant affecté la vie politique et l’organisation institutionnelle du pays » (depuis 1976) justifient un nouvel examen de la disposition par le Conseil constitutionnel. D’une part. Dpt de la Seine-Saint-Denis. la jurisprudence contestée de la Cour nationale du droit d’asile n’avait pas été soumise au Conseil d’État. M. augmentation du nombre de mesures de garde à vue. de nature à remettre en cause la constitutionnalité des dispositions contestées déjà jugées conformes à la Constitution par le Conseil. ce changement peut résider dans celui des normes de constitutionnalité applicables. cette modification justifie que la constitutionnalité de sa première disposition soit réexaminée. – 23 sept. 158. Le Conseil d’État. 2010. 2010. il a relevé des modifications des circonstances de faits et de droit depuis son examen du régime de droit commun de la garde à vue par la décision no 93-236 DC Rép.). sans que ces deux décisions ne tranchent expressément la question. no 2010-14/22 QPC. Le Conseil constitutionnel a reconnu à une deuxième reprise l’existence d’un « changement des circonstances » dans la décision no 2011-125 QPC du 6 mai 2011 (M. 154. Le Conseil a alors jugé « que ces modifications des circonstances de droit et de fait justifient un réexamen de la constitutionnalité des dispositions contestées. D’autre part. Djamel B. Cour suprême respective de l’ordre juridictionnel administratif ou judiciaire. Brondel). Elle ne pouvait donc constituer un changement des circonstances. Dans cette décision sur la garde à vue (30 juill. no 2010-102 QPC. De même. ce changement peut résider dans le changement des circonstances de fait qui affecteraient la portée de la disposition législative critiquée. préc. – 22 juill. Cette décision traduit la volonté du Conseil constitutionnel de ne pas retenir une conception élastique de la notion de . 155. Mais. Dalloz du 11 août 1993 : généralisation de la pratique du traitement dit « en temps réel » des procédures pénales . 2011. En cas de « changement des circonstances ». const. no 335137). par exemple l’adossement à la Constitution de la Charte de l’environnement intervenu depuis une précédente décision de conformité. Était contestée la conformité à la Constitution de la publication du nom et de la qualité des citoyens élus habilités ayant présenté un candidat à l’élection présidentielle (dernier alinéa du I de l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 résultant de la loi organique du 18 juin 1976). il avait déclaré les articles du code de procédure pénale relatifs à la garde à vue contraires à la Constitution notamment en ce qu’ils permettent que la personne gardée à vue soit interrogée sans bénéficier de l’assistance effective d’un avocat. le réexamen de la disposition contestée ». B. 11 févr. Ismaël A. – Exception : le changement des circonstances 153. const. le Conseil a apporté trois précisions sur la notion de « changement des circonstances » (cons. 2011. no 2011-148/154 QPC. au sens de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958. no 2010-14/22 QPC). en principe. Le Conseil constitutionnel a reconnu à une troisième reprise l’existence d’un « changement des circonstances » dans la décision no 2012-233 QPC du 21 février 2012 (Mme Marine Le Pen). La Cour de cassation a jugé qu’il s’agissait là d’un changement des circonstances et le Conseil constitutionnel n’a pas prononcé un non-lieu mais a jugé à nouveau conforme à la Constitution ladite disposition (13 juill. En premier lieu. Il a en conséquence jugé que « cette disposition constitutionnelle nouvelle. En l’espèce. no 2012-264 QPC. En troisième lieu. 160. D’une part. Bruno L. 2011. Le Conseil a estimé que « cette décision constitue un changement des circonstances de droit justifiant le réexamen de la disposition contestée » sur le défèrement devant le procureur de la République à l’issue de la garde à vue. réduction des exigences conditionnant l’attribution de la qualité d’officier de police judiciaire aux fonctionnaires de la police nationale et aux militaires de la gendarmerie nationale . Le Conseil a alors relevé que. depuis 1976. Dans sa décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. cette jurisprudence a dû être soumise et donc confirmée par le Conseil d’État ou la Cour de cassation. le Conseil constitutionnel n’a pas fait figurer la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme dans son analyse du changement des circonstances alors qu’elle était invoquée en ce sens. En deuxième lieu.). 159. Dans la décision du 8 avril 2011 (no 2011-120 QPC. adm. AJDA 2011. par sa décision no 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010. Ainsi. augmentation du nombre de ces fonctionnaires civils et militaires ayant la qualité d’officier de police judiciaire de 25 000 à 53 000 . 161. no 2011167 QPC. le Conseil a jugé qu’il n’y avait pas de changement des circonstances. Cette QPC était relative au défèrement devant le procureur de la République à l’issue de la garde à vue. on pourrait en tirer la conséquence qu’une jurisprudence de la Cour de Strasbourg ne constitue pas un changement des circonstances au sens de l’article 23-2 de l’ordonnance de 1958 modifiée. Ce dernier n’a pas retenu ces changements comme constituant un changement des circonstances au sens de l’article 23-5 de l’ordonnance de 1958 modifié. Il a invoqué un changement des circonstances de droit (le maximum de 577 députés fixé par le code électoral sur le fondement de l’article 24 de la Constitution) et un changement des circonstances de fait (l’augmentation non homogène de la population sur le territoire). 2010. le Conseil constitutionnel a apporté une double précision sur la notion de « changement des circonstances ». 758.). no 2010142/145 QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de constitutionnalité pour écarter un grief (Cons. Abderrahmane L.

le législateur a tenté de rapprocher. une quatrième fois. notamment celles issues des lois du 9 juillet 2004 et du 4 août 2008. d’autre part. Sté Numéricâble SAS et a.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ changements des circonstances tenant à des « changements de la vie politique » qui ne seraient pas davantage étayés. 8).) le Conseil constitutionnel a constaté qu’il n’y avait pas eu de changement des circonstances depuis sa précédente décision no 81-133 DC du 30 décembre 1981. les filiales créées par les sociétés mentionnées à l’article 44 de la loi du 30 septembre 1986 et soumises aux mêmes obligations de service public. const. 3 mars 2009. que la circonstance […] qu’il serait devenu matériellement impossible de rendre des fréquences disponibles pour la radiodiffusion en mode analogique autrement que par réallocation de fréquences déjà attribuées ne constitue pas davantage une circonstance de fait nouvelle de nature à permettre un nouvel examen de ces dispositions. que si M. d’une part. D’autre part. – la circonstance que les recettes publicitaires du groupe France Télévisions n’ont. dans sa décision no 98-404 DC du 18 décembre 1998. 2011. cont. no 2013-331 QPC. montre que. même s’il est constant qu’il n’y est pas arrivé à l’euro près. pas été altérées par la suppression de la publicité entre 20 heures et 6 heures dans les proportions envisagées par le législateur lors de l’institution de la taxe. Il n’a donc pas procédé à un nouvel examen des dispositions du code général des impôts relatif à la détermination des personnes assujetties à l’ISF. Il a jugé (CE 10 oct. 2011.25 - Rép. 1986. l’analyse des textes législatifs. les autorités administratives indépendantes doivent respecter notamment le principe d’impartialité découlant de l’article 16 de la Déclaration de 1789 » (cons. préc. M. La situation était donc fort différente de celle de la garde à vue de droit commun appliquée depuis 1993. 166. d’une part. considéré qu’il n’y avait pas de changement des circonstances qui aurait été de nature à lui permettre de réexaminer les dispositions législatives de 2003 relatives au revenu minimum d’insertion (RMI) et au revenu minimum d’activité (RMA). no 350872. lorsqu’elles prononcent des sanctions ayant le caractère d’une punition. que le législateur a supprimé. Le Conseil constitutionnel a reconnu. dans ses motifs et son dispositif. et Mme A font valoir. Il a ainsi refusé de reconnaître un changement des circonstances dans l’évolution du cadre juridique et matériel de délivrance des droits d’usage de la ressource radioélectrique. no 2010-44 QPC. De même. à compter du 1er janvier 2005. 5 juill. Dalloz . Le Conseil d’État a également été amené à préciser la notion de changement des circonstances (CE 13 juill. ces modifications ne constituent pas des changements de circonstances de droit affectant la portée des dispositions déclarées conformes à la Constitution . le montant de la compensation des dépenses engagées par les départements. SARL 100 % Radio et a. no 346012. 163. et Mme Paul A. req.). adm. a. Le Conseil constitutionnel avait déjà jugé non contraire au principe d’égalité devant la loi fiscale la différence de traitement entre. 165. le Conseil constitutionnel a considéré que les modifications introduites postérieurement à la loi de 1996 dans la rédaction de l’article L. Dans la décision no 2011-142/145 QPC du 30 juin 2011 (Dpts de la Seine-Saint-Denis et a. d’autre part. no 2009-577 DC). le Conseil constitutionnel a également relevé un autre type de changement des circonstances de droit tenant à l’évolution de sa propre jurisprudence. Dans la décision relative à l’impôt de solidarité sur la fortune (Cons. le Conseil constitutionnel a jugé que le législateur ne saurait adopter des dispositions fiscales rétroactives qu’en considération d’un motif d’intérêt général suffisant. Il a jugé que la déclaration de contrariété au droit communautaire prononcée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et le Conseil d’État d’une disposition jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel ne constitue pas un changement de circonstances : « Considérant que le Conseil constitutionnel. Synd. les personnes ne vivant pas en concubinage notoire qui sont imposées séparément. pas constitué par : – le report de la date de cessation totale de la publicité sur les chaînes du groupe France Télévisions opéré par les articles 165 et 167 de la loi de finances pour 2011 . const. Les requérants invoquaient un changement des circonstances au regard des articles 72 et 72-2 de la Constitution.). pour préciser que la demande d’attribution prioritaire est adressée au Conseil supérieur de l’audiovisuel par le gouvernement et pour mentionner explicitement. les dispositions contestées avaient déjà été jugées conformes à la Constitution (cons. un double changement des circonstances de droit (Cons. pour accorder le droit d’usage de la ressource attribuée par priorité directement aux sociétés de programme et non plus à une société chargée de la diffusion de leurs programmes.. Il a. En revanche. const. conforme à la Constitution . no 27). le Conseil constitutionnel a. que le dispositif contesté a été jugé contraire au droit communautaire par la Cour de justice des Communautés européennes et le Conseil d’État. 162. contrairement aux prévisions initiales. 36-11 du code des postes et des communications électroniques. Il a jugé que constituait un changement des circonstances de droit sa décision du 12 octobre 2012 dans laquelle il a conclu « que. interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes. dès lors que la rareté de la ressource radioélectrique est une donnée constante dont la situation actuelle était une conséquence raisonnablement prévisible dès l’adoption de la loi du 30 septembre 1986 et dont le législateur a tenu compte ». qui organise l’imposition des plus-values en report d’imposition en cas de transfert du domicile hors de France. req. une nouvelle norme de constitutionnalité applicable justifie un réexamen de la conformité à la Constitution de la disposition comme le soulignait déjà la décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. en l’espèce. par une décision no 98-405 DC du 29 décembre 1998.). Épx M. déclaré le I bis de l’article 167 du code général des impôts. interdisaient de considérer qu’au sens de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 sur le Conseil constitutionnel. les dispositions en litige et qu’enfin. – la décision de la Commission européenne du 20 juillet 2010 relative à la compatibilité avec le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) de la subvention annuelle versée par l’État à France Télévisions . institué un système de péréquation entre départements. 2010. parmi les bénéficiaires du régime de l’attribution prioritaire. Enfin. qui se sont succédé. 29 sept. 167. dans sa rédaction issue de l’article 24 de la loi no 98-1266 du 30 décembre 1998. req. à nouveau. supra. de plus. 164. chaque année. D’une part. Il a jugé « que si le législateur est janvier 2014 intervenu (depuis la décision du 18 sept. 2013. no 347030. SFR) qu’un tel changement des circonstances n’était. il . 2011. sans modifications notables depuis lors. Cependant. le Conseil d’État a écarté la notion de « changement des circonstances » invoquée pour lui demander de transmettre une QPC relative à la taxe sur les services de communication électronique instituée par l’article 33 de la loi du 5 mars 2009 (Cons. les contribuables mariés et les concubins notoires qui sont soumis à une imposition commune et. le Conseil d’État a écarté la notion de « changements des circonstances » dans une autre hypothèse (CE 19 sept. 8). no 86-217 DC) pour substituer le Conseil supérieur de l’audiovisuel à la Commission nationale de la communication et des libertés.

). Cette réforme a investi le Conseil constitutionnel. l’article 61-1 de la Constitution et les articles 23-1 et suivants de l’ordonnance organique du 7 décembre 1958 ne privent pas les juridictions administratives et judiciaires de la faculté ou de l’obligation de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle en application de l’article 267 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. du pouvoir d’abroger les dispositions législatives non conformes aux droits et libertés que la Constitution garantit. ce juge peut prendre des mesures provisoires pour assurer la protection juridictionnelle des droits conférés par l’ordre juridique de l’Union. Une motivation spécifique est alors nécessaire pour indiquer quel(s) critère(s) n’est pas rempli et pourquoi. Le cinquième alinéa de l’article 23-2 dispose qu’« en tout état de cause ». no 312305. Elle a rappelé les exigences du droit de l’Union dans des termes qui coïncident exactement avec les garanties interprétatives fournies par le Conseil constitutionnel. 169. En premier lieu. no 2010-605 DC). no 2010-605 DC). 176. § 4. ces juridictions doivent pouvoir prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher qu’une disposition incompatible avec le droit de l’Union européenne produise des effets pendant la procédure de QPC. Si la loi ou le règlement prévoit que le juge statue dans un délai déterminé ou en urgence. 1975. Il peut ainsi suspendre immédiatement tout éventuel effet de la loi incompatible avec le droit de l’Union. const. no 74-54 DC). en cas de refus de transmission sur ce fondement. l’ordre d’examen des moyens soulevés devant la juridiction saisie » et qu’elle n’a ni pour objet ni pour effet de restreindre la compétence des juridictions administratives et judiciaires pour faire respecter la supériorité sur les lois du droit international et du droit de l’Union européenne. Rujovic). la juridiction doit examiner le moyen tiré de la conformité à la Constitution avant le moyen tiré de la conformité d’une loi aux engagements internationaux de la France. Son application est au cœur du rôle du Conseil d’État et de la Cour de cassation. Dans les autres cas. En deuxième lieu. la CJUE a confirmé la compatibilité avec le droit communautaire de la QPC. Aux termes d’une jurisprudence aussi constante qu’ancienne le Conseil constitutionnel ne contrôle pas la comptabilité des lois avec les engagements internationaux ou européens de la France (Cons. Ainsi. Aménageant sa jurisprudence Simmenthal. req. On sait que le Conseil constitutionnel exclut de son contrôle . Cette centralisation du contrôle de constitutionnalité. la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 aurait été mise en échec. que cette priorité « a pour seul effet d’imposer.26 - janvier 2014 . Elle a en effet repris la lecture de la loi organique du 10 décembre 2009 opérée par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État dans leurs décisions des 12 et 14 mai 2010 (CE 14 mai 2010. Il vise à écarter les questions fantaisistes ou à but dilatoire. – Priorité de la QPC sur le moyen de conventionnalité 170. Il doit en aller de même dans le cas très particulier d’une loi transposant des dispositions inconditionnelles et précises d’une directive. en tout état de cause. Il englobe tous les cas où existe un doute sérieux sur la constitutionalité de la loi. il n’appartient pas au Conseil constitutionnel. 171. Cet arrêt conforte le mécanisme de la QPC. Le troisième critère est celui selon lequel « la question n’est pas dépourvue de caractère sérieux ». d’examiner Rép. la Cour de Luxembourg a accepté que l’effectivité du droit de l’Union soit suspendue ou retardée de façon raisonnable par le déroulement de la procédure constitutionnelle. 12 mai 2010. Il ne se restreint évidemment pas aux cas des dispositions contraires à la Constitution. Les juridictions administratives et judiciaires sont les juges de la conventionnalité. Pour éviter toute ambiguïté. il peut statuer au fond sans attendre la décision sur la question prioritaire de constitutionnalité. Cette orientation jurisprudentielle s’est trouvée consacrée dans la loi organique du 10 décembre 2009 relative à l’article 61-1 de la Constitution qui distingue dans les articles 23-2 et 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 les moyens de constitutionnalité et de conventionnalité. il peut prendre toutes les mesures provisoires ou conservatoires nécessaires. const. les juridictions administratives et judiciaires sont pleinement compétentes pour exercer le contrôle de conventionnalité. 172. pas plus que dans le cadre de l’article 61. saisi en application de l’article 61-1 de la Constitution. puis dans la décision no 2011-217 QPC du 3 février 2012 (M. adm. En deuxième lieu. Le droit pour les justiciables d’invoquer une directive de l’Union européenne s’exerce devant ces juridictions administratives et judiciaires. après la QPC. avec effet abrogatif erga omnes. En premier lieu. Le critère posé par le 2o de l’article 23-2 (« déjà déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel ») permet notamment. const. cont. le juge reste libre d’opérer son contrôle de conventionnalité communautaire. 174. Le Conseil constitutionnel a souligné. cette disposition confirme le caractère « prioritaire » de la QPC. Cette priorité est procédurale. après le contrôle de constitutionnalité dans le cadre de la QPC. d’opérer une motivation par une référence à la décision du Conseil constitutionnel ayant statué sur la disposition législative en cause. un juge peut poser à tout moment une question préjudicielle à la Cour de Luxembourg alors qu’il pose ou a posé une QPC. sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. – Troisième critère : question non dépourvue de caractère sérieux 168. 12 mai 2010. QPC et question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne s’articulent ainsi sans problème. Il n’en va pas de même si la décision est de ne pas transmettre. Par un arrêt du 22 juin 2010.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ ne saurait en être déduit l’existence d’un changement dans les circonstances de fait ou de droit qui justifierait le réexamen de la conformité de cet article à la Constitution ». Le Conseil constitutionnel a rappelé la triple conséquence de cette compétence quant à son articulation avec la QPC (Cons. En troisième lieu. 15 janv. Elle vise à permettre la pleine réussite de la QPC. Le Conseil a eu l’occasion de le confirmer à nouveau dans la décision no 2010-4/17 QPC du 23 juillet 2010. dans sa décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009. Enfin. C’est alors au Conseil constitutionnel de lever ce doute dans un sens ou dans l’autre. 173. § 5. Dalloz la comptabilité d’une loi aux engagements internationaux et européens de la France. Lorsque le juge transmet une question prioritaire de constitutionnalité. Mohammed Akli B. Les décisions de transmission pourraient se contenter de viser ces trois critères pour indiquer qu’ils sont remplis. est un important gage de sécurité juridique et de cohérence dans la protection des droits fondamentaux. 175. assurer la préservation des droits que les justiciables tirent des engagements internationaux et européens de la France et garantir la pleine efficacité de la décision juridictionnelle à intervenir. Si le juge pouvait refuser de transmettre la question de constitutionnalité au motif que la loi contestée peut être écartée par un raisonnement de conventionnalité. Le Conseil l’a rappelé à l’occasion du recours dirigé contre la loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne (Cons. C’est pourquoi il prime procéduralement sur le contrôle diffus et relatif de conventionnalité par les juges judiciaires et administratifs. ces mesures sont prises en application de l’article 23-3 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.

Il s’agit bien de trancher une contestation qui affecte les droits des parties. il est sursis à toute décision sur le pourvoi tant qu’il n’a pas été statué sur la question prioritaire de constitutionnalité. – Décision juridictionnelle sur la QPC 177. le Conseil constitutionnel considère qu’un moyen critiquant la constitutionnalité d’une loi portant transposition d’une directive n’est recevable que si elle s’avère contraire à une règle ou un principe inhérent à l’identité constitutionnelle française. Il a alors jugé qu’il n’y avait pas lieu pour lui à statuer sur la QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ de constitutionnalité. Dalloz . d’une part. La décision de ne pas transmettre une QPC (qu’elle ait été prise par un juge ad hoc ou par une formation de jugement) s’impose ultérieurement au juge (au fond) du litige. La décision juridictionnelle de transmettre ou de ne pas transmettre une QPC n’est ainsi pas une « mesure d’administration de la justice ». devoir fonder sa décision sur la disposition qui aurait fait l’objet de la QPC qui n’a pas été transmise. 179. Une fois tranchée. Ainsi. Il en va autrement quand l’intéressé est privé de liberté à raison de l’instance et que la loi prévoit que la Cour de cassation statue dans un délai déterminé.. s’il a été saisi. s’il a été saisi. ni lorsque l’instance a pour objet de mettre fin à une mesure privative de liberté. d’autre part. en définitive. 10 juin 2004. pour la première fois. Il en sera alors dessaisi et l’autorité de la chose jugée de la première décision conduira seule le juge d’appel à pouvoir en connaître de nouveau. dans la décision no 2010-79 QPC du 17 décembre 2010 (M. R. 49-28). civ. Ce n’est ni un cas d’incompétence. Si un pourvoi en cassation a été introduit alors que les juges du fond se sont prononcés sans attendre la décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation ou. – Principe du sursis à statuer 180. la juridiction qui décide de transmettre la question peut statuer sur les points qui doivent être immédiatement tranchés. » 181. sans attendre la décision relative à la QPC. Il s’est borné à constater que lesdites dispositions législatives ne portent atteinte à aucune règle ni aucun principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France. le Conseil constitutionnel pourrait. – 30 nov. no 2004-497 DC. le Conseil d’État a jugé qu’un refus de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité par une cour administrative d’appel peut être contesté à l’occasion du pourvoi en cassation formé contre l’arrêt qui statue sur le litige. Il est impossible de présenter en cassation une QPC déjà écartée. art. 2011. no 2006-540 DC. Il en va bien sûr de même si la décision de refus de transmission émane. Elle peut toutefois ne pas surseoir si elle est elle-même tenue de se prononcer dans un délai déterminé ou en urgence. 2006. Il n’a ainsi pas jugé qu’une disposition législative transposant des dispositions inconditionnelles et précises d’une directive est conforme à la Constitution. § 2. 771-10 du code de justice administrative. § 6. du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. La juridiction peut également statuer sans attendre la décision relative à la question prioritaire de constitutionnalité si la loi ou le règlement prévoit qu’elle statue dans un délai déterminé ou en urgence. C’est un non-lieu pour réserver l’hypothèse où la Cour de justice censurerait la directive dont est issue la disposition législative contestée. ART. no 2006-543 DC). celle du Conseil constitutionnel. Le Conseil a transposé cette jurisprudence à la QPC dans sa décision no 2010-605 DC du 12 mai 2010 (Loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne). 3. au besoin en ayant sursis à statuer. art. 771-9. le sixième alinéa de l’article 23-2 vise à éviter les procédures dilatoires. – 1er juill. Dans un second temps. SARL Prototype technique Industrie [Prototech]). la formation du jugement au fond doit pouvoir déclarer le refus de transmission non avenu si elle estime. 178. L’article 23-2 comporte diverses précisions relatives à la décision juridictionnelle prise par le juge a quo de transmettre ou de ne pas transmettre. statuer si la loi ou . L’article 23-3 de l’ordonnance de 1958 modifiée dispose : « Lorsque la question est transmise. Le cours de l’instruction n’est pas suspendu et la juridiction peut prendre les mesures provisoires ou conservatoires nécessaires. art. pr. 2004. – C. Il dispose.27 - Rép. attendre que la Cour de justice de l’Union européenne se soit prononcée sur la question préjudicielle avant. pr. dans un premier temps. req. en application de l’article 88-1 de la Constitution. Ce principe connaît un complément général : le cours de l’instruction n’est pas suspendu et la juridiction peut prendre les mesures provisoires ou conservatoires nécessaires. Le premier alinéa précise que cette décision juridictionnelle doit être motivée. Toutefois. que la décision de transmission n’est susceptible d’aucun recours et. Dans le cas contraire la question « prioritaire » de constitutionnalité ne le serait pas. – C. – SURSIS À STATUER SUR LA DEMANDE AU FOND § 1er. celle du Conseil constitutionnel. ni un cas d’irrecevabilité. 126-7. pén. en cas de transmission.. En revanche. Si la juridiction de première instance statue sans attendre et s’il est formé appel de sa décision. s’il a été saisi. Une exception à ce principe est nécessaire lorsque le refus de transmission a été exclusivement motivé par la circonstance que la disposition litigieuse n’a pas été regardée. cont. que le refus de transmettre la question ne peut faire l’objet d’un contentieux distinct de celui de la décision au fond. La première exception est facultative : la juridiction peut. adm. lorsque le sursis à statuer risquerait d’entraîner des conséquences irrémédiables ou manifestement excessives pour les droits d’une partie. les dispositions législatives qui assurent la transposition des dispositions précises et inconditionnelles d’une directive en se bornant à en tirer des conséquences nécessaires (Cons. la juridiction d’appel sursoit à statuer. 2006. dans le délai de recours contentieux et par un mémoire distinct et motivé. Ces règles sont rappelées dans le décret no 2010-148 du 16 février 2010 (CJA. de le faire sur la QPC. Mettant en œuvre ces dispositions. const.). sauf à ce que le pouvoir constituant y ait consenti. Dans ce cas. – Exceptions au principe du sursis à statuer 182. 49-27 du code de procédure pénale. no 2004-496 DC. no 34256. Dans cette hypothèse de double question. Ces règles sont posées aux articles R. En outre. Cette précision pouvait sembler inutile et ce d’autant plus qu’une motivation par référence aux trois critères pourra souvent être retenue. au stade janvier 2014 de l’examen d’une QPC. il n’est sursis à statuer ni lorsqu’une personne est privée de liberté à raison de l’instance. la QPC ne pourra être examinée à nouveau par le juge lorsqu’il statuera sur les autres moyens de la requête. Le jugement ou l’arrêt réglant le litige devrait se contenter de viser la décision de refus de transmission par le juge a quo. L’article 23-3 fixe le principe général selon lequel la transmission de la QPC conduit la juridiction à surseoir à statuer. Elle doit attendre la décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation ou. il statuerait au fond au vu de l’arrêt de la Cour. Il a appliqué cette jurisprudence. Par ailleurs. 126-6 du code de procédure civile et R. R. Celui-ci est ainsi dessaisi du moyen d’inconstitutionnalité. la possibilité de soulever pour la première fois une question prioritaire de constitutionnalité en cassation ne saurait permettre de représenter une question déjà écartée par les juges du fond (CE 1er févr. Kamel D. comme « applicable au litige ». – 27 juill. du Conseil constitutionnel. la juridiction sursoit à statuer jusqu’à réception de la décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation ou.

67). le Conseil d’État ou la Cour de cassation se prononce sur le renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel. elle le reste et est susceptible d’être transmise au Conseil constitutionnel alors même que l’instance dans laquelle elle a été posée est déjà close quand le Conseil d’État statue (4 juin 2012. 210-1. Le Conseil d’État a fait application de ces dispositions au contentieux de refus d’enregistrement d’une liste électorale. pr. Diverses dispositions législatives imposent en effet au juge de première instance. dans d’autre cas.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ le règlement prévoit qu’elle statue dans un délai déterminé ou en urgence. 567-2) et dans un délai de deux mois lorsqu’il est fait droit la requête du demandeur en cassation tendant à faire déclarer son pourvoi immédiatement recevable (C. Dès lors. s’il y a lieu. M. La troisième exception n’est plus facultative mais obligatoire. la juridiction d’appel sursoit à statuer. no 357693. Dans tous ces cas. préservent l’effet utile de la QPC pour le justiciable qui l’a posée. L. 351. Il en ira notamment ainsi s’il lui apparaît que la loi contestée présente de forts risques d’inconstitutionnalité. En tout état de cause. La juridiction ne peut surseoir à statuer lorsqu’une personne est privée de liberté à raison de l’instance ou lorsque l’instance a pour objet de mettre fin à une mesure privative de liberté. pén. le juge peut renoncer à surseoir à statuer lorsqu’il se prononce sur la QPC. 401. Rapport fait au nom de la commission des lois sur le projet de loi organique relatif à l’application de l’article 61-1 de la Constitution. il peut ainsi faire obstacle à l’intervention d’une décision définitive. d’appel ou de cassation de statuer dans un délai déterminé. p. L. req. Rép. le juge de cassation a l’obligation de statuer dans un délai de trois mois lorsqu’un pourvoi est formé contre un arrêt de renvoi en cour d’assises (C. art. élect. lorsque le juge qui a transmis la QPC à la Cour de cassation ou au Conseil d’État n’a pas sursis à statuer. Le juge administratif a l’obligation de statuer dans un délai de deux mois sur les recours tendant à ce que soit ordonné le logement ou le relogement d’un demandeur de logement social reconnu prioritaire (CCH. adm. L. – Dispositions générales 189. XIIIe législature. la loi organique lui laisse la possibilité de surseoir et de ne pas respecter ce délai. dans sa décision du 3 décembre 2009. 1er. Le tribunal administratif avait transmis une QPC au Conseil d’État et rejeté. Dans toutes ces hypothèses de sursis facultatif lorsqu’il est formé appel de la décision. Les dispositions applicables devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation sont réunies dans les articles 23-4 à 23-7 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 modifiée. pr. s’il a été saisi. L. de la décision du Conseil constitutionnel. Ainsi le juge judiciaire a l’obligation de statuer dans un délai de deux mois suivant la première comparution lorsque le prévenu est en détention provisoire (à défaut. Comme l’a souligné M. L.. Morel).. SECTION 2 La QPC devant le Conseil d’État et la Cour de cassation 188. Ces hypothèses sont variées. Il lui est en effet possible. 2009. Dans cette hypothèse. Enfin. 1o) ou lorsqu’un pourvoi est formé contre un arrêt de la chambre de l’instruction rendu en matière de détention provisoire (C. Elle peut toutefois ne pas surseoir à statuer si elle est elle-même tenue de se prononcer dans un délai déterminé ou en urgence. La QPC garde toujours son utilité. 183. 521-2). Cette exception automatique n’était pas prévue dans le projet de loi organique de 1990. art. art. 187. – C. la juridiction qui décide de transmettre la question peut statuer sur les points qui doivent être immédiatement tranchés. 512-1). Dalloz 186. Dans tous ces cas. à la juridiction saisie en cassation de le faire. pr. Les prescriptions de l’article 61-1 de la Constitution sont ainsi respectées (« […] du Conseil d’État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans . 397-3). Le Conseil constitutionnel. 3o). pén. 604. Cet article prévoit que les cours suprêmes ont trois mois pour se prononcer sur la QPC. Il était ainsi mis fin au litige par une décision juridictionnelle définitive avant que le Conseil d’État statue sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui lui a été transmise dans ce litige. 303. qui concourent au bon fonctionnement de la justice. 604. dans un délai de trois mois sur les recours contre les décisions relatives au séjour assorties d’une obligation de quitter le territoire français. Assemblée nationale. L’article 23-4 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 modifiée dispose : « Dans un délai de trois mois à compter de la réception de la transmission prévue à l’article 23-2 ou au dernier alinéa de l’article 23-1. de bénéficier devant la juridiction d’appel ou de cassation. Il préférera alors attendre la réponse à sa question pour statuer. 185. une demande tendant au refus d’enregistrement d’une liste. 410 et L. » 190. des conséquences. les délais de jugement imposés au juge devraient le conduire à renoncer à surseoir à statuer. art. Cette règle connaît toutefois une exception devant la Cour de cassation : lorsque l’intéressé est privé de liberté à raison de l’instance et que la loi prévoit que la Cour de cassation doit statuer dans un délai déterminé. L. L. 159. – LA QPC RENVOYÉE AU CONSEIL D’ÉTAT ET À LA COUR DE CASSATION § 1er. 184.. L’article 23-4 traite du rôle des cours suprêmes en cas de transmission de la question par le juge a quo (ou en cas de question formulée lors de la déclaration d’appel d’un arrêt de cour d’assises). ces règles. Comme l’a relevé le Conseil constitutionnel dans sa décision du 3 décembre 2009. L’article 23-3 prévoit que. Il est procédé à ce renvoi dès lors que les conditions prévues aux 1o et 2o de l’article 23-2 sont remplies et que la question est nouvelle ou présente un caractère sérieux. elle doit le faire sans attendre la décision du Conseil constitutionnel. Le Conseil d’État a jugé que si la QPC était recevable lorsqu’elle a été formée. « cette dérogation est justifiée par la volonté de ne pas retarder la décision susceptible de mettre fin à cette privation de liberté ». Cependant. dans un délai de trois jours lorsque l’enregistrement d’une candidature à une élection est refusé (C. en cas de pourvoi en cassation.. dans l’hypothèse où sa décision conduirait à une censure de la disposition législative contestée.28 - janvier 2014 . Dès lors que le justiciable utilise les voies de recours qui lui sont offertes. pén. a relevé que cette exception pose une difficulté puisque. L. délai réduit à soixante-douze heures en cas de placement en rétention de l’étranger (CESEDA.. le prévenu est mis en liberté d’office. dans le délai légal de trois jours. WARSMANN (WARSMANN. le Conseil d’État ou la Cour de cassation doivent surseoir à statuer sur le pourvoi tant qu’il n’a pas été statué sur la QPC. 420) et dans un délai de quarante-huit heures lorsque le juge administratif se prononce comme juge des référés et qu’est en jeu la sauvegarde d’une liberté fondamentale (CJA. pén. pr. L. cont. le Conseil constitutionnel a émis une réserve pour préserver le droit du justiciable de ressaisir la juridiction. no 1898. ART. 265. art. art. La loi organique prévoit un second cas dans lequel le sursis à statuer est une simple faculté : celui dans lequel le sursis risquerait d’entraîner des conséquences irrémédiables ou manifestement excessives pour les droits des parties. elle peut conduire à ce que l’instance soit définitivement tranchée sans attendre la décision relative à la décision de constitutionnalité. L. au moins en théorie. 441-2-3-1). art. en formant un recours. il appartient à la juridiction d’appel ou. art.

1re. req. conformément aux règles prévues par l’article 585.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ un délai déterminé »). 193. no 341685). Devant les juridictions civiles. 21). § 2. de la partie civile en matière d’infraction à la loi sur la presse ou du demandeur en cassation lorsque la chambre criminelle est saisie d’un pourvoi en application des articles 574-1 et 574-2 ». même dans les cas dans lesquels la disposition législative contestée n’apparaît pas contraire à la Constitution. La Cour de cassation a jugé que. Les règles de représentation par avocats devant le Conseil d’État et la Cour de cassation sont précisées par le décret no 2010-148 du 16 février 2010. Devant le Conseil d’État. la QPC présente un caractère sérieux (28 juin 2012. La Cour de cassation peut. SAS Bineau Agri Service). devant elle. Sté de brasseries et casinos « Les Flots bleus ». La troisième condition d’examen de la QPC transmise au Conseil d’État ou à la Cour de cassation est différente de celle formulée à l’article 23-1 pour le juge a quo. est très proche du critère du juge a quo (« pas dépourvue de caractère sérieux »). La condition est ici légèrement plus exigeante. Devant les juridictions administratives. Il ne tient pas davantage compte du fait que la juridiction qui lui a transmis la QPC était territorialement incompétente (CE 9 juill. 191. no 10-40. le Conseil a estimé que ce critère ne s’apprécie pas au regard de la disposition législative contestée. dans le cadre de l’article 61-1. Le critère de la « question nouvelle ». 192. 771-20 du code de justice administrative dispose en son deuxième alinéa : « Si la requête dont est saisie la juridiction qui a décidé le renvoi est dispensée du ministère d’avocat devant cette juridiction. L’article 23-4 précise également les critères de renvoi par les cours suprêmes vers le Conseil constitutionnel. Le Conseil d’État a ainsi renvoyé au Conseil constitutionnel une QPC dans une affaire mettant en cause la compatibilité avec . notamment parce qu’elle serait récente comme la Charte de l’environnement. le monopole des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation pour représenter et assister les parties s’étend à la QPC (Crim. Pour le Conseil d’État. la question est renvoyée au Conseil constitutionnel si elle « est nouvelle ou présente un caractère sérieux. Dalloz . C’est en effet à l’occasion de la notification du jugement de transmission de la QPC par le juge a quo que les parties vont se voir fixer un délai de production devant les cours suprêmes. a pour but d’éviter que les juges judiciaires ou administratifs tranchent eux-mêmes des questions non résolues par le Conseil constitutionnel au motif que la difficulté n’est pas assez sérieuse pour qu’ils ne puissent la résoudre eux-mêmes en écartant la question. Au pénal. n’est pas seulement de censurer des dispositions législatives mais aussi d’assurer l’interprétation uniforme de la Constitution. req. « il y a lieu de considérer que la Cour de cassation est régulièrement saisie et se prononce sur le renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité telle qu’elle a été soulevée dans le mémoire distinct produit devant la juridiction qui la lui a transmise ». req. Deux des trois critères sont les mêmes que pour la transmission par le juge a quo aux cours suprêmes : disposition contestée applicable au litige. Le troisième critère est légèrement différent. cont. Sinon. ce sont les règles applicables aux demandes d’avis qui ont été reprises. 611-7 du code de justice administrative (CE 10 sept. Elle permet aux cours suprêmes de jouer leur rôle de filtre. req. La seconde branche de l’alternative est celle du caractère « nouveau » de la question. janvier 2014 194. Il ne prend pas en compte la reformulation de la question à laquelle la juridiction a pu se livrer en la transmettant (CE 24 sept. il procède à cet examen au vu de la teneur de la question posée par le justiciable. De même. 29 mars 2011. 2010. Le même dispositif est applicable devant les juridictions pénales en application des articles R. toute question qui n’a pas déjà été examinée par le Conseil serait toujours nouvelle. 49-28 et R. que « la notification d’une décision de transmission mentionne que des observations peuvent être produites devant le Conseil d’État dans un délai d’un mois ». l’article R. les observations doivent être présentées par un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. no 2012-260 QPC. Ainsi l’article R. la même dispense s’applique à la production des observations devant le Conseil d’État . Dans une telle hypothèse. adm. Ici. à ses yeux. Dans sa décision no 2009-595 DC du 10 décembre 2009 (cons. « corriger » le grief à l’occasion du renvoi pour préciser en quoi. 14 déc. Les « moyens d’inconstitutionnalité » non soumis au juge a quo ne peuvent être invoqués pour la première fois devant le Conseil d’État. Cette orientation permet néanmoins à la Cour de cassation de « corriger » le grief à l’occasion du renvoi au Conseil constitutionnel d’une QPC dont elle reproduit également le texte initial (Civ. disposition non déjà déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. sans d’ailleurs que le Conseil d’État ait à informer préalablement les parties d’une telle irrecevabilité en application de l’article R. il n’appartient pas au juge de la modifier ». Cette hypothèse vise sûrement le cas d’une disposition constitutionnelle qui n’a encore jamais été appliquée.29 - Rép. 771-9 du code de justice administrative dispose. 49-30 du code de procédure pénale. 2010.158). » La première branche de l’alternative. Le Conseil constitutionnel est ainsi renforcé dans son rôle d’interprète de la Constitution. Ce critère de la « question nouvelle » doit s’apprécier au regard de la disposition constitutionnelle à laquelle la disposition législative est confrontée. no 359478. dans le cas contraire. M. l’article 126-7 du code de procédure civile prévoit « qu’en cas de décision de transmission. 2010. la QPC est « cristallisée » par le mémoire distinct produit devant le juge a quo. Le décret no 2010-148 du 16 février 2010 apporte des précisions importantes quant à l’instruction de la QPC devant le Conseil d’État et la Cour de cassation lorsque ceux-ci exercent leur rôle de filtre. sauf lorsqu’elles émanent de la personne condamnée. statuant sur le renvoi de la question au Conseil constitutionnel (CE 16 juill. no 339292). » Devant la Cour de cassation. tout en reproduisant la question du requérant. – Question nouvelle ou présentant un caractère sérieux 195. no 11-25. et sauf lorsqu’elles émanent d’un ministre ou du Premier ministre. dans les matières où la représentation est obligatoire devant la Cour de cassation ».).050) que : « Si la question posée peut être "reformulée" par la juge à l’effet de la rendre plus claire ou de lui restituer son exacte qualification. no 341063. L’article 126-9 prévoit quant à lui le délai d’un mois pour la production des observations. ce sont les règles de droit commun applicables qui ont été reprises. De tels moyens sont jugés irrecevables. l’avis aux parties précise que […] les parties qui entendent présenter des observations devant le Cour de cassation doivent se conformer aux dispositions de l’article 126-9 […] L’avis est adressé par lettre recommandée avec demande d’avis de réception aux parties qui n’ont pas comparu ». 197.007). 196. 2010. Ainsi l’article 126-9 du code de procédure civile dispose que les observations des parties « sont signées par un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. 49-30 du code de procédure pénale dispose que les observations des parties « sont signées par un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Roger D. 12 avr. la Cour de cassation juge (Soc. en son deuxième alinéa. no 11-90. l’article R. Lorsque le Conseil d’État joue le rôle de filtre prévu par la Constitution et examine une QPC transmise par une juridiction administrative. Son action. SCI Benoit du Louroux). alternatif au caractère sérieux. 2012. par ailleurs. « présente un caractère sérieux ». 2012.

no 10-40. 117. const. 1959). AJDA 2010. Le moyen est présenté.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ l’article 66-1 de la Constitution. à soulever de sa propre initiative une QPC qui n’aurait pas été invoquée par l’une des parties (CE 22 févr. AJDA 2010. no 356245. Un intervenant justifiant. obs.30 - janvier 2014 . 440). no 338505. 2433. une intervention n’est recevable que dans des conditions limitées. req.. Le Normand de Bretteville. obs. D. 203. y compris pour la première fois en cassation. Lavric. 800. Dpt de Seine-Saint-Denis). no 328937. eu égard aux conséquences susceptibles d’en résulter quant au règlement du litige tel que déterminé par les conclusions des parties. des pensionnés civils et militaires en Nouvelle-Calédonie). a la faculté d’intervenir au soutien d’une question prioritaire de constitutionnalité soulevée par cette partie (CE 26 janv. Peut ainsi être qualifiée de « nouvelle » une QPC faisant l’objet d’un recours massif et qu’il est opportun de faire trancher définitivement par le Conseil constitutionnel (CE 23 avr. req. La Cour de cassation a ainsi renvoyé au Conseil la QPC sur les articles 75 et 144 du code civil relatif au mariage des personnes de sexe opposé (Civ. const. 1040. 198. lorsqu’il est saisi de moyens contestant la conformité d’une disposition législative d’une part aux droits et libertés garantis par la Constitution et d’autre part aux engagements internationaux de la France. no 353067. 186). en l’état du dossier. no 2010-4/17 QPC. prohibant la peine de mort. Magalhaes Gomez). Cons. req. 2. req. obs. d’alléguer l’existence d’un principe fondamental reconnu par les lois de la République. des dispositions de l’article L. 2010. A. 1re. Cah. chron. Féd. no 326444.042. no 345661. no 340106. allégué par le requérant. au sens de l’article 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958. 2010. aucune n’a. nat. – LA QPC 205. En tout état de cause. Disant. les motifs d’inconstitutionnalité que les intervenants établissent avoir eux-mêmes invoqués au soutien de la QPC qu’ils avaient posée et qui n’a pas été transmis au Conseil d’État. Ce grief mettait en cause une disposition constitutionnelle « dont le Conseil n’a pas fait application à ce jour » (CE 8 oct. adm. Cons. D. Seuls peuvent alors être valablement soumis au Conseil d’État par la voie de l’intervention. 200. D. 16 nov. req. 16 nov. 201. req. En revanche. 1911 . nationale des sociétés d’exercice libéral. Le Conseil d’État a aussi eu recours à la « question nouvelle » dans le cas où une norme constitutionnelle déjà interprétée se heurte à une difficulté nouvelle de principe. 19 janv. SOULEVÉE DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT OU LA COUR DE CASSATION ART. justifie que le Conseil constitutionnel en précise la portée (CE 10 nov. no 2010-79 QPC). Si plusieurs décisions de renvoi de QPC par le Conseil d’État et la Cour de cassation ont déjà utilisé le fondement de la question nouvelle. RFDA 2010. req. Liéber . d’imposition foncière sur une base nette. 236. en qualité de partie dans un autre litige. req. Rép.305. no 10-85. – V. à peine d’irrecevabilité. AJDA 2012. no 10-40. Comité Harkis et Vérité. L’intervention est admise si elle émane d’une partie qui. 1257. par mémoire distinct et motivé. Lemouland et Vigneau . dès lors que l’existence d’un tel principe ne peut être sérieusement soutenue. Il en va également ainsi si l’intervention émane d’une partie à un autre litige où la question pourrait se poser de façon analogue mais où aucune QPC n’a été soulevée (CE 9 mai 2011. Devant le Conseil d’État. 2011. 2010. 209. Daoudi. Disant). Assoc. AJ fam. la sécurité publique ou la sécurité de l’État. en fonction de ce critère alternatif. 199. Mme Moussa. no 346785. const. l’intérêt de saisir le Conseil constitutionnel. req. 2010. obs. – CE 17 déc. no 346205. 2010. cont. avait elle aussi soulevé une QPC analogue contestant la même disposition législative par les mêmes griefs (cette QPC n’ayant pas été transmise au Conseil d’État par application de l’article R. note Roux . req. 545) ou sur la motivation des arrêts d’assises (Crim. Cah. 2011. CE 4 avr. 19 janv. no 344445. La « question nouvelle » permet aussi aux cours suprêmes de soumettre au Conseil constitutionnel une QPC qu’elles peuvent ne pas estimer sérieuse mais sur un sujet de société important. Roblot-Troizier et Rambaud . il ne suffit pas pour qu’une QPC soit nouvelle. L’article 23-5 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 dispose : « Le moyen tiré de ce qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution peut être soulevé. 2010. conduit le Conseil constitutionnel à préciser cette notion au-delà des termes de la décision no 2009-595 DC du 3 décembre 2009 (Cons. M. – Interventions devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation 202. M. 2011. Constitutions 2011. le Conseil d’État a jugé que n’est pas nouvelle. Il ne peut être relevé d’office. 236. concl. pour le moment. – CE 2 juin 2010. Tchen). outre les motifs soulevés par l’auteur de la QPC. – CE 20 avr. se prononcer en premier sur le renvoi de la question de constitutionnalité au Conseil constitutionnel. à l’occasion d’une instance devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation.042). – 17 déc. 2011. 2011. note Perrier . Doré). Par ailleurs. M. la Cour de cassation a appliqué le critère de la question nouvelle pour renvoyer des QPC sur l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe (Civ. AJDA 2010. Le Conseil constitutionnel est saisi de la question prioritaire de constitutionnalité dès lors que les conditions prévues . 2011. 712-2 du CESEDA. obs. Le principe est la non-admission de l’intervention. req. Ainsi. no 327174. Il en va ainsi pour une intervention en défense (CE 17 févr. lorsque celui-ci examine une QPC qui lui a été transmise par le juge a quo.159. la question de la conformité de l’article 23-I de la loi du 23 décembre 1964 de finances rectificative pour 1964 – validant les tarifs servant de base à l’imposition à la taxe foncière sur les propriétés non bâties à la suite de la première révision quinquennale de 196 – au principe fondamental reconnu par les lois de la République. Gallmeister. dans un mémoire distinct et motivé. 2010. no 10-85. Ces dispositions ont exclu du bénéfice de la protection subsidiaire des réfugiés les auteurs de crimes graves de droit commun. Assoc. AJDA 2013. 22 juill. 2001. Le Conseil d’État ou la Cour de cassation dispose d’un délai de trois mois à compter de la présentation du moyen pour rendre sa décision. 2010. Un intervenant n’est pas recevable. de même que les personnes dont les activités constituent une menace grave pour l’ordre public. req. – Et Crim. 1re. 2011. De même. 2011. Cachard. 2013. 2012. 2010. obs. Une partie peut se réapproprier. 771-6 du code de justice administrative qui habilite les juridictions administratives à ne renvoyer qu’une seule fois une question posée de façon récurrente dans une série d’affaires. qui sans être sérieuse. Ces décisions soulignent que la notion de « question nouvelle » est une notion souple et fonctionnelle. une QPC qui aurait été initialement soulevée par un intervenant (CE 14 juin 2010. Dalloz § 3. le Conseil d’État ou la Cour de cassation doit. d’un intérêt lui donnant qualité pour intervenir au soutien des conclusions présentées par une des parties au litige. 204. le Conseil constitutionnel a estimé que ce critère de la nouveauté habilitait le Conseil d’État et la Cour de cassation à apprécier. no 343752). CGT des personnels des organismes sociaux. 2011.

515). 2010. 26 juin 2012. dans sa décision du 3 décembre 2009. question traitée prioritairement notamment à l’égard de tout moyen de conventionnalité. Elles sont ici au nombre de deux : d’une part. 208. Le Conseil d’État a écarté la question fondée sur l’article 13 de la DDHC « dès lors que la question prioritaire de constitutionnalité ainsi posée porte sur la même question que celle qui a été soumise. 80. obs. que le refus de transmission précédemment opposé l’ait été par une décision distincte de l’arrêt. il appartient à l’auteur de cette question de contester ce refus. doit. req. Le premier alinéa de l’article 23-5 rappelle. 211. Par ailleurs le Conseil d’État juge également que la QPC présentée devant lui et dirigée contre les mêmes textes que celle écartée par les juges de fond. et Mme Rodriguez). selon lesquelles le refus de transmission peut être contesté devant le juge de cassation » (CE 1er févr. étude Genevois . le Conseil d’État a précisé dans quel délai un requérant peut contester le refus d’une cour administrative d’appel de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité. dans un litige fiscal. Or. L’article 23-5 pose la même difficulté que celle posée par l’article 23-3 pour les exceptions à la règle du sursis à statuer. Levade . avait rejeté la requête de cette société dans un litige fiscal. L’article 23-7 de l’ordonnance organique du 7 novembre 1958 dispose : « La décision motivée du Conseil d’État ou de la Cour de cassation de saisir le Conseil constitutionnel lui est transmise avec les mémoires ou les conclusions des parties. cont. AJDA 2009. si la société avait introduit un pourvoi en cassation contre cet arrêt le 17 août 2010. à la cour administrative d’appel de Paris ». ART.31 - Rép. RSC 2010. d’autre part. obs.582). obs. – DÉCISION DU CONSEIL D’ÉTAT OU DE LA COUR DE CASSATION 213. Le décret no 2010-148 du 16 février 2010 précise en conséquence ces différents points. Dalloz . 29 sept. req. RTD civ. que l’article 19 de la loi du 30 décembre 2004 de finances pour 2005 méconnaissait l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC). 2012. En l’espèce. Pour répondre à cette difficulté. obs. aussi CE 1er févr. 3. 212. Constitutions 2010. no 11-27. par le même moyen. req. 2012. la Cour juge également qu’en l’absence de pourvoi recevable. 206. et ce. d’appel ou de cassation. 207. La Cour de cassation juge. de Lamy . être ici concerné comme juge de première instance. que « lorsque la question prioritaire de constitutionnalité est soulevée à l’occasion d’un pourvoi. ici aussi. 771-17 du code de justice administrative dispose que le Conseil d’État se prononce sur le renvoi de cette question au Conseil constitutionnel sans être tenu de statuer au préalable sur l’admission du pourvoi. M. « quand l’intéressé est privé de liberté à raison de l’instance et que la loi prévoit que la Cour de cassation statue dans un délai déterminé » et. elle n’avait contesté le refus de transmission de sa QPC que par un mémoire complémentaire présenté le 17 novembre 2010. no 357574. Si le Conseil . Cependant. ils ont ensuite présenté janvier 2014 une QPC visant la même disposition législative à laquelle ils imputaient à nouveau une violation de l’article 13 de la DDHC. Région Centre). que la QPC est un moyen de pur droit. 2012. adm. Le Conseil d’État et la Cour de cassation ont trois mois pour se prononcer. 210. 1. Ayant formé un pourvoi en cassation sur la question de fond. à l’occasion du pourvoi en cassation formé contre l’arrêt qui statue sur le litige. la QPC. En revanche. définies par les dispositions citées plus haut de la loi organique et du code de justice administrative. critères de renvoi au Conseil constitutionnel. Dès lors. la cour administrative d’appel de Lyon avait. dès lors et dans cette seule mesure. 2318 . étude Roblot-Troizier . Si le Conseil d’État ou la Cour de cassation est tenu de se prononcer en urgence. 3 déc. quant à lui. que les dispositions de l’article 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 n’ont ni pour objet ni pour effet de permettre à celui qui a déjà présenté une question prioritaire de constitutionnalité devant une juridiction statuant en dernier ressort de s’affranchir des conditions. le Conseil constitutionnel. sans évoquer de nouveaux moyens. AJDA 2010. le Conseil d’État ou la Cour de cassation sursoit à statuer jusqu’à ce qu’il se soit prononcé. Lorsque le Conseil constitutionnel a été saisi. Celui-ci juge en effet recevable une QPC critiquant la même disposition législative mais en se fondant sur des moyens différents (17 juill. 201. être examinée ». Ceci vise la situation de la Cour de cassation. 356751 et 356749. dès lors que les moyens invoqués sont différents (CE 9 juill. tenant au fait qu’une décision définitive pourrait être rendue alors que le Conseil constitutionnel n’a pas encore statué sur la QPC dont il a été saisi.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ aux 1o et 2o de l’article 23-2 sont remplies et que la question est nouvelle ou présente un caractère sérieux. L’article 23-5 applique devant le Conseil d’État et la Cour de cassation plusieurs règles applicables devant le juge a quo : exigence d’un mémoire distinct et motivé. Le Conseil d’État peut. par un arrêt du 10 juin 2010. no 2009-595 DC. 229. refusé de transmettre au Conseil d’État la question prioritaire de constitutionnalité portant sur l’article L. Par ailleurs. il peut n’être pas sursis à statuer ». comme à l’article 23-1. uniquement comme juge de cassation. no 342536. mais aussi une méconnaissance de l’article 16 de la même Déclaration. lorsqu’une cour administrative d’appel a refusé de transmettre au Conseil d’État la question prioritaire de constitutionnalité qui lui a été soumise. facultativement. par ailleurs fait droit que partiellement à leur requête au fond. 2010. Il en va autrement quand l’intéressé est privé de liberté à raison de l’instance et que la loi prévoit que la Cour de cassation statue dans un délai déterminé. Puig). SAS Ségur). RTD civ. d’autre part. const. Le Conseil d’État a déclaré la requête de cette société sur la QPC irrecevable en précisant « que. étude Verpeaux . Puig . ou directement par cet arrêt . automatiquement. présentée par mémoire distinct et motivé à l’occasion de ce pourvoi devant la Cour de cassation. dans le délai de recours contentieux et par un mémoire distinct et motivé. 77 du livre des procédures fiscales qui lui avait été posée par la société Prototype technique industrie et. no 1080. 2009. Par un arrêt rendu le 1er février 2011. En l’espèce. SARL Prototype technique industrie. a donc repris et appliqué aux deux dernières phrases du dernier alinéa de l’article 23-5 la réserve faite sur l’article 23-3 (Cons. – V. « si le Conseil d’État ou la Cour de cassation est tenu de se prononcer en urgence ». La cour avait refusé de transmettre cette QPC et n’avait. le mémoire qui la présente doit être déposé dans le délai d’instruction de celui-ci » (Crim. 2011. nos 356750. dont il joint alors une copie. ne sont pas recevables (Com. est recevable même si les normes constitutionnelles dont la violation est invoquée sont les mêmes que celles utilisées devant ces juges. L’article 23-5 est relatif aux QPC soulevées directement devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation. pour sa part. 517. d’une part. 209. req. 2010. il peut être soulevé pour la première fois en cassation. l’article R. 88. Le Conseil constitutionnel reçoit une copie de la décision motivée par laquelle le Conseil d’État ou la Cour de cassation décide de ne pas le saisir d’une question prioritaire de constitutionnalité. AJDA 2010. 66. no 351795. Cette jurisprudence a été cantonnée par le Conseil d’État. Lorsqu’une QPC est posée à l’appui d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. RFDA 2010. règle générale du sursis à statuer en cas de renvoi. les requérants avaient soutenu devant la CAA de Paris. la QPC fondée sur l’article 16 est « distincte de celle [que les requérants] avait invoquée devant la cour.

Il en va ainsi tant en cas de saisine directe d’un particulier devant une cour constitutionnelle (16 sept. La question de l’application de l’article 6. . cont. 215. été ajoutée par amendement de M. 2011. 219. par le tribunal correctionnel de Sarreguemines à la Cour de cassation. paragraphe 1er. dans ces espèces. » 221. – Productions 220. Cette précision avait. le président du congrès et les présidents des assemblées de province. par la Cour de cassation le 30 novembre 2011 sur une QPC posée par le même requérant. Sur ce motif. La CEDH a jugé que cet article 6. Elle a alors fondé son raisonnement sur le caractère politique du contentieux électoral pour ne pas appliquer l’article 6. La décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation est communiquée à la juridiction qui a transmis la question prioritaire de constitutionnalité et notifiée aux parties dans les huit jours de son prononcé. Le Président de la République. L’article 23-8 de l’ordonnance organique modifié du 7 novembre 1958 est le premier de la section 3 relative aux « Dispositions applicables devant le Conseil constitutionnel ». no 11-40. été condamnées au motif que la procédure devant leur cour constitutionnelle n’assurait pas aux parties un procès équitable. le Conseil constitutionnel a eu à statuer sur une demande tendant à ce qu’il se prononce sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) non transmise par la Cour de cassation. Le Conseil a validé cette disposition en précisant qu’il s’agit des mémoires et conclusions des parties propres à la QPC et non relatives à la totalité de la procédure à l’occasion de laquelle elle a été posée. le Conseil constitutionnel n’est pas juge de l’instance qui a donné lieu à la QPC mais seulement de cette dernière. de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui concerne les litiges de caractère « civil ». Zafer E. Kremer c/ République tchèque). 216. jusqu’à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. paragraphe 1er. Ses articles 1 à 3 précisent les règles relatives à l’instruction écrite. ne se pose pas pour le contrôle de constitutionnalité préventif et abstrait que pratique le Conseil constitutionnel avant la promulgation d’une loi. Süssmann c/ Allemagne). la question est transmise au Conseil constitutionnel. s’appliquait dans les systèmes de contrôle constitutionnel a posteriori et concret. Il dispose : « Le Conseil constitutionnel. Ces observations et pièces sont adressées au secrétariat général du Conseil constitutionnel dans les conditions fixées à l’article 3. – INSTRUCTION ÉCRITE § 1er. le cas échéant. paragraphe 1er. lors de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008.046). Ruiz-Mateos c/ Espagne. le Conseil constitutionnel a donc rejeté la demande qui lui était soumise.). saisi en application des dispositions du présent chapitre. le président du congrès et les présidents des assemblées de province. de disposition législative contestée et de griefs invoqués et. l’exigence. le Premier ministre. En outre. » « Lorsqu’une disposition d’une loi du pays de la Nouvelle-Calédonie fait l’objet de la question prioritaire de constitutionnalité. Ce dernier en avise les parties à l’instance ou. les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat en sont également avisés ainsi que. d’autre part. Une application littérale des textes applicables au traitement de la QPC aurait pu conduire le Conseil constitutionnel à s’estimer valablement saisi de cette QPC posée par le requérant devant le tribunal de Sarreguemines et renvoyée à la Cour de cassation. par jugement du 12 septembre 2011. s’il y a lieu. paragraphe 1er. produire des pièces au soutien de celles-ci. 21 sept. sur la même disposition législative et pour les mêmes motifs tirés de l’atteinte à certains droits et libertés que la Constitution garantit. la triple identité de requérant. 1996. le Premier ministre et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le Conseil a toutefois pris en compte une décision rendue. Le Conseil constitutionnel a adopté un règlement intérieur en date du 4 février 2010 qui fixe la procédure à suivre devant lui pour les QPC. Le Conseil n’était donc. Ceux-ci peuvent adresser au Conseil constitutionnel leurs observations sur la question prioritaire de constitutionnalité qui lui est soumise. puis du renvoi de la QPC au Conseil constitutionnel soient également distincts. ni « parties ». 217. Cette transmission s’opérera de greffe à greffe.32 - janvier 2014 . celle-ci n’ayant pas statué dans le délai de trois mois à compter de sa saisine. faute d’un échange contradictoire sur la question posée. Dalloz comme juge électoral (21 oct. Cette disposition n’a joué que deux fois (Civ. d’une part. 1997. Il s’agissait d’une QPC transmise. Le requérant soutenait que celle-ci ne s’était pas prononcée dans le délai de trois mois prévu par l’article 23-4 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel. qu’en cas de question préjudicielle posée à la cour constitutionnelle par une juridiction ordinaire (23 juin 1993. l’unité de temps conduisant à ce que la décision de la Cour de cassation soit rendue avant l’expiration du délai de trois mois à compter de la première saisine de celle-ci ont conduit le Conseil à considérer que la décision rendue par la Cour de cassation sur le renvoi de la QPC qui avait été directement soulevée devant elle valait nécessairement pour la QPC qui lui avait été renvoyée par le tribunal de Sarreguemines. Jean-Pierre Pierre-Bloch). le Conseil constitutionnel avise également le président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. ART. 2e. le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. avise immédiatement le Président de la République. le cas échéant. leurs représentants. 222. WARSMANN. L’article 1er du règlement intérieur dispose : « La décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation qui saisit le Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité est enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel. SECTION 3 La QPC devant le Conseil constitutionnel 218. Les règles procédurales applicables au Conseil constitutionnel en QPC sont conformes à l’article 6. Cette précision implique une sanction de non-respect du délai de trois mois. Cet avis mentionne la date avant laquelle les parties ou les autorités précitées peuvent présenter des observations écrites et. 1er. En effet. En l’espèce. pas concerné par la jurisprudence développée par la CEDH sur les cours constitutionnelles. L’article 61-1 de la Constitution prévoit que le Conseil d’État ou la Cour de cassation se prononce « dans un délai déterminé ». adm. et sans se prononcer sur la QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ d’État ou la Cour de cassation ne s’est pas prononcé dans les délais prévus aux articles 23-4 et 23-5. du mémoire distinct et motivé conduira à ce que les échanges de conclusions entre les parties au sujet de la transmission. Dans la décision no 2012-237 QPC du 15 février 2012 (M. – 3 mars 2000. C’est ce que fait l’article 23-7 en prévoyant la transmission automatique de la QPC au Conseil constitutionnel au terme du délai de trois mois si le Conseil d’État ou la Cour de cassation ne s’est pas prononcé. La Cour européenne des droits de l’homme a jugé que le Conseil constitutionnel échappe à son contrôle lorsqu’il statue Rép. Il n’y a en effet ni « litige civil ». sur renvoi de la cour d’appel de Metz. à tous les stades de la procédure. de la Convention européenne des droits de l’homme. L’Espagne et la République tchèque ont. » 214.

pour le besoin de l’instruction. Le Conseil l’a fait dans la QPC no 2010-28 du 17 septembre 2010 (Assoc. L’article 1er de ce règlement prévoit que le Conseil avise les parties et les autorités mentionnées à l’article 23-8 de la décision du Conseil d’État ou de la Cour de cassation qui le saisit d’une QPC. no 2010-5 QPC. laquelle ne peut être reportée. toute partie communique au Conseil l’adresse électronique à laquelle ces notifications lui sont valablement faites. obs. et a. 419. Le Conseil constitutionnel applique cette règle avec constance et rigueur. 1051 . AJDA 2010. 232. de La Mardière . Celles-ci peuvent présenter des observations avant une date qui janvier 2014 leur est à nouveau fixée. no 2010-3 QPC. 3). Chacun est ainsi mis à même d’y répondre ou de les utiliser notamment à l’audience publique (pour d’autres demandes d’éléments statistiques : 13 mai 2011. est notifiée aux parties et aux autorités de l’État. laquelle ne peut être reportée. § 2. note Dord . const. adresser leurs observations au Conseil. D. note Boucher . les actes et pièces de procédure ainsi que les avertissements ou convocations sont notifiés par voie électronique. le cas échéant. le cas échéant. note Dord . celui des secondes productions au 14 février. 226. le nombre d’affaires soumises à un juge d’instruction… Ces éléments ont été utilisés par le Conseil dans sa décision pour établir le changement des circonstances. 2010. obs. À ce principe le Conseil a prévu une exception : en tant que de besoin et pour garantir le caractère contradictoire de la procédure. les parties et les autorités mentionnées à l’article 1er sont invitées à y assister. présenter des observations avant la date qui leur est fixée. Sté Système U Centrale Nationale et a. Levade . si elles le souhaitent. 517. Barilari). Une copie de ces premières observations et. 228. Slama . Une copie en est également notifiée aux parties et autorités précitées. RDSS 2010. 2010. cont. le Conseil peut recourir à tout autre moyen de communication. notamment l’envoi de lettre avec accusé de réception. des pièces produites à leur soutien. obs. le nombre d’officiers de police judiciaire. Il leur est ensuite imparti un délai pour présenter leurs observations en application de l’article 6 du règlement qui dispose : « Lorsque. obs. une copie des premières observations et. 2011. 227. art. Cet avis mentionne la date avant laquelle les parties ou ces autorités peuvent présenter des observations écrites et. Ceci l’a conduit à poser au considérant 9 que le grief d’incompétence négative ne peut être dirigé contre une disposition législative antérieure à la Constitution de 1958. le cas échéant. Le règlement de procédure du 4 février 2010 du Conseil constitutionnel met en œuvre cet article 23-8 ainsi que l’article 23-10 relatif au caractère contradictoire de la procédure devant le Conseil. 390. RFDA 2010. Une copie en est également notifiée aux parties et autorités. Ces secondes observations ne peuvent avoir d’autre objet que de répondre aux premières. Constitutions 2010. ne sont pas versées à la procédure. . AJDA 2010. est notifiée aux parties et autorités précitées qui peuvent. 1354. Les visas des décisions du Conseil font mention de la lettre par laquelle le Conseil a notifié aux parties le grief susceptible d’être relevé d’office. des pièces produites à leur soutien. obs. Joubert et Parrot . étude Gay. 2010. 441. Le Conseil constitutionnel a eu à plusieurs occasions recours à des demandes d’éléments statistiques adressées au Premier ministre. le Conseil avait reçu du Conseil d’État la question prioritaire de constitutionnalité le 2 février 2012 . AJDA 2010. Boskovic. En tant que de besoin et pour garantir le caractère contradictoire de la procédure. produire des pièces au soutien de celles-ci. 704. – Mesures d’instruction et griefs soulevés d’office 230. RFDA 2010. épse D. Lorsqu’il procède à une telle mesure d’instruction. Ces délais de production des premières et secondes observations peuvent être fixés de manière à permettre au Conseil constitutionnel de statuer dans un très bref délai. Puig. Lorsqu’une partie a chargé une personne de la représenter ces modifications sont faites à son représentant. ne sont pas versées à la procédure. La brièveté du délai de trois mois donné au Conseil pour statuer impose une instruction méthodique. Le caractère contradictoire de la procédure trouve également à s’appliquer lorsque. obs. Il en a par exemple été à l’occasion de la QPC no 2010-14/22 sur la garde à vue ou de la QPC no 2010-25 sur la FNAEG. tous les actes et pièces de procédure ainsi que les avertissements ou convocations sont notifiés par voie électronique (Règl. 229. Par la suite. étude Gay . Lavric . pour sa part. Dans le premier cas. Ainsi. Corneloup. Les parties et autorités sont alors invitées à y assister. L’article 2 du règlement intérieur dispose : « L’accomplissement de tout acte de procédure ainsi que la réception de tout document et de toute pièce sont mentionnés au registre du secrétariat général du Conseil constitutionnel ». 224. Constitutions 2010. 1061. RTD civ. Depuis le 1er mars 2010. l’audience publique s’est tenue le 16 février et la décision a été rendue le 21 février 2012. le Premier ministre a produit des observations à l’occasion de toutes les questions prioritaires de constitutionnalité. no 2011-192 QPC. Jault-Seseke.. adm. dans la QPC no 233. Constitutions 2010. 597. le secrétariat général du Conseil constitutionnel peut recourir à tout autre moyen de communication. Il leur est ensuite imparti un délai pour présenter leurs observations. Dès lors. 28 mai 2010. D. D. Ceci l’a conduit à censurer l’incompétence négative du législateur. Mme Ekaterina B. L’affaire a ainsi été instruite et jugée en moins de trois semaines. 1606. 1061. Le principe retenu par le Conseil constitutionnel est qu’au cours de l’instruction. il a fixé le terme du délai de première production au 9 février. le Conseil décide de recourir à une audition. À cette fin.). Ces secondes observations ne peuvent avoir d’autre objet que de répondre aux premières. Ils font l’objet d’un avis de réception également adressé par voie électronique. Dalloz . L’article 23-8 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 assure l’information des quatre plus hautes autorités de l’État lorsque le Conseil constitutionnel est saisi de QPC. no 2010-1 QPC. À cette fin.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ Les observations et pièces adressées postérieurement à cette date. toute partie communique au secrétariat général du Conseil constitutionnel l’adresse électronique à laquelle ces notifications lui sont valablement faites. Le président de l’Assemblée nationale a. leur durée moyenne. le Conseil constitutionnel a demandé des statistiques sur le nombre de garde à vue. 2010. RDSS 2010. sportive football club de Metz). Dans un deuxième temps de l’instruction. obs. no 2011-126 QPC. » 223. – 10 nov. les observations et pièces adressées postérieurement à cette date. 2868. – 28 mai 2010. Ces autorités peuvent ainsi. L’article 3 du règlement intérieur dispose : « Au cours de l’instruction. le Conseil communique à l’ensemble des parties et autorités la réponse à sa demande. dans les mêmes conditions. 1230 . note Katz . 717. » 231. Il l’a fait dans la QPC no 2010-33 du 22 septembre 2010 (Sté ESSO SAF). pour les besoins de l’instruction. 1622 . – 18 juin 2010. AJDA 2010. 1606. » 225. Le Conseil constitutionnel a fait plusieurs fois usage de l’article 7 de son règlement intérieur du 4 février 2010 qui dispose que « les griefs susceptibles d’être relevés d’office sont communiqués aux parties et autorités mentionnées à l’article 5 pour qu’elles puissent présenter leurs observations dans le délai qui leur est imparti ». Constitutions 2010. produit à trois reprises (Cons. le Conseil décide de recourir à une audition.33 - Rép.

2011. Dans la décision no 2010-55 QPC du 18 octobre 2010. – L’Union d’économie sociale et du logement : 13 janv. Dans Rép. La situation de ce syndicat était particulière. avec l’intervention de l’AFPA). . : des objecteurs de conscience : 13 oct. : la Française des Jeux : 18 oct. Cette pratique montre que le Conseil constitutionnel retient plusieurs critères d’admission : – est admis l’intervenant qui a posé une QPC identique devant le juge a quo ou une Cour suprême alors que c’est la QPC d’une autre partie qui a été renvoyée au Conseil constitutionnel (Dpt de la Haute-Garonne : 25 mars 2011. USDIFRA : 27 janv. Sté Système U Centrale Nationale et a. 2011. été le cas sur la QPC relative à la garde à vue du Syndicat des avocats de France et de la Fédération nationale de l’union des jeunes avocats (18 nov. Antoine C. Dans la décision no 2010-58 QPC du 18 octobre 2010. il a soulevé ce grief et formulé une réserve relative à l’impossibilité pour un membre du conseil supérieur de l’ordre des vétérinaires qui aurait engagé des poursuites disciplinaires ou accompli des actes d’instruction de siéger au sein de la chambre supérieure de discipline. tiré de la méconnaissance des principes d’indépendance et d’impartialité des prestations. Toutefois. le Conseil a apporté un complément à cette jurisprudence. 233. dans la QPC no 2011-192 du 10 novembre 2011 sur le droit du secret de la défense nationale. lors de l’audience du 16 novembre 2010. – La Chambre nationale des courtiers maritimes de France : 11 févr. no 2011-147 QPC du 8 juill. no 2011217 QPC. no 2011-174 QPC.). Tel ayant été le cas. no 2010-42 QPC. vingtdeux départements pour les QPC 142 et 143 du 30 juin 2011 relatives au financement des aides sociales. 234. – L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes : 17 déc. Tel n’était pas le cas. au maintien ou à l’abrogation de la loi (ex. no 2011-181 QPC. en revanche. Dans sa décision. . cont. Éric A. – La Fédération française de la franchise : 18 oct. . 2011. à nouveau. soumis aux parties un grief susceptible d’être relevé d’office. – 3 févr. Tarek J. 2011. il a admis l’intervention de plusieurs sociétés de grande distribution dans une QPC sur l’interdiction de certaines pratiques commerciales abusives. no 201071 QPC . no 2011191/194/195/196/197 QPC) ou du même Syndicat des avocats de France pour la QPC sur les droits de plaidoirie (25 nov. il a admis l’intervention de l’Union d’économie sociale et du logement lors d’une QPC relative au « 1 % logement ». adm. des observations orales à l’audience. s’il le souhaite. dès lors qu’une intervention est recevable. 237. il a admis l’intervention de la Française des jeux alors que les requérants soutenaient qu’en instituant un monopole de l’exploitation de jeux de hasard notamment à son profit. 2010. la QPC du 25 mars 2011 (no 2010-109 QPC.) où il a jugé qu’il n’y avait pas lieu pour lui à statuer sur cette QPC portant sur une disposition qui ne revêtait pas un caractère législatif au sens de l’article 61-1 de la Constitution. Dans la QPC 199 (25 nov. Michel G. Le Conseil constitutionnel a développé cette pratique relative aux interventions. populations déplacées contre leur gré. 2010. 2010. Omar S. 2011. M.34 - janvier 2014 . 2011. Pour d’autres applications de cet article 7 du règlement intérieur conduisant le Conseil constitutionnel à aviser les parties d’un grief susceptible d’être soulevé d’office : no 2010-126 QPC du 13 mai 2011. no 2010-109 QPC . le Conseil a admis l’intervention de la Fédération française de la franchise alors que les requérants dénonçaient l’exemption des établissements franchisés du paiement de la taxe sur les surfaces commerciales. – L’Union syndicale de défense des Intérêts des Français repliés d’Algérie d’outre-mer. M. Certes.) . Claude C. no 2010-67/86 QPC. 2010. il a informé les parties qu’il était susceptible de relever d’office le caractère réglementaire de la disposition faisant l’objet de la QPC. Il a en effet considéré que. const. de l’Union syndicale des magistrats dont l’intervention n’a pas été jugée recevable. – Interventions 235. . au détriment des syndicats généralistes. l’objet du litige consistait à remettre en cause un avantage dont bénéficierait la CGC-CFE. 644. 2011. une telle production a été versée dans la procédure dans la QPC no 2010-42 du 8 octobre 2010 (CGT-FO et a. no 2011-174 QPC du 6 oct. Dalloz 238. – La Cimade : 8 avr. 6 oct. no 2011-198 QPC). no 2010-55 QPC. venant s’ajouter aux deux départements requérants et aux vingt-quatre intervenants devant le Conseil d’État . Jean-Pierre A. – L’association « Groupe information asiles » : 26 nov. Il a cependant déclaré la disposition contestée conforme à la Constitution. no 2011-213 QPC). 2011. il a admis l’intervention des départements de la Haute-Garonne et de Paris dans une QPC sur le financement de la protection de l’enfance par les départements. 2012. § 3. Le Conseil constitutionnel a à nouveau fait usage de cet article 7 de son règlement dans la QPC no 2011-152. Dans la QPC no 135/140 du 9 juin 2011. – est admis l’intervenant qui a un intérêt très spécifique. la loi méconnaissait la liberté d’entreprendre. Mme Oriette P. Ce visa traduit l’admission d’une intervention devant le Conseil constitutionnel. le Conseil a à nouveau admis l’intervention du « Groupe intervention asile » cette fois dans une QPC sur l’hospitalisation d’office. – est admis l’intervenant qui est l’une des seules personnes auxquelles la loi s’applique (ex. no 2011-177 QPC du 7 oct. no 2011-120 QPC. 2011.) . Tel a. no 2011121 QPC. M. l’intéressé doit être invité à présenter. M. Dans la décision no 20101-84 QPC du 13 janvier 2011. no 2010-102 QPC. 2011. Son intérêt à intervenir justifie qu’il en soit ainsi tant à l’écrit qu’à l’oral. M. Dans la décision no 2010-85 QPC du 13 janvier 2011. 2010. 236. Samir A. 17 déc. 2011. Brondel). : la CFE-CGC : 7 oct. AJDA 2011. no 2010-84 QPC. 2010. Après sa communication. obs. no 2010-67/86) ou à qui s’applique la même disposition dans les mêmes conditions (ex. Le Conseil constitutionnel a précisé les règles relatives aux interventions devant lui. À l’occasion de la QPC no 2010-71 du 26 novembre 2010. 2012. 2011. C’est ce qu’il a finalement fait dans sa décision du 22 juillet 2011 (M.). le Conseil a pu s’adresser à une personne morale à l’évidence directement intéressée par la QPC pour lui demander si elle comptait produire. . no 2012-227 QPC du 30 mars 2012. 2011. no 2010-58 QPC. avec l’avocat du requérant et l’agent désigné par le Premier ministre. syndicat catégoriel. le Conseil a soumis au contradictoire ce mémoire en intervention (Cons.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ Il l’a fait dans la QPC no 2011-141 du 24 juin 2011 (EDF) pour le grief tiré d’une atteinte à une situation légalement acquise. dans la décision du 13 oct. Le Conseil a donc estimé que CGC-CFE avait un intérêt légitime à intervenir dans la procédure devant le Conseil constitutionnel pour défendre une loi qui traite particulièrement de sa situation. l’ensemble des parties et autorités de l’État ont alors pu y répondre. Des mémoires ou courriers sont régulièrement adressés au Conseil par un tiers. M. – Le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière : 29 avr. no 2011-153 QPC du 13 juill. M. La CGC-CFE avait alors produit un mémoire en intervention. Ainsi l’intervention de l’association « Groupe intervention asile » a été jugée recevable par le Conseil dans la QPC no 2010-71. le Conseil constitutionnel a. Puis l’avocat de l’association a été entendu. M. Ses observations en intervention ont été communiquées à toutes les parties et autorités pour qu’elles puissent y répondre. ce syndicat n’était pas une partie dans la procédure. Dans un cas particulier. 2011. Pour la première fois. Le Conseil constitutionnel a visé dans sa décision le mémoire en intervention de la CGC-CFE. À cette occasion. . Antoine C. souvent au niveau national. Il a donc versé ce mémoire à la procédure. 239. no 2011181 QPC. région Centre et région Poitou-Charentes.

no 2012-280 QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 240. no 2012-277 QPC. janvier 2014 no 2012-271 QPC. Ordre des avocats au barreau de Bastia. France Nature Environnement. 2012. 2011. 2012. no 2011-223 QPC. SIMAVELEC. V. Le délai de trois semaines n’est pas opposable à une partie qui a posé devant une juridiction relevant du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. Mme Marine Le Pen. no 2011-120 QPC. no 2012-285 QPC. 2011. SYNADEC. no 2012-240 QPC. Antoine C. Dans la QPC no 2013-353 du 18 octobre 2013 (M. M. 2011. préc. Le Conseil constitutionnel a estimé que les auteurs de ces interventions ne justifiaient pas d’un intérêt spécial. pour cette raison. Michaël C. – 13 juill. – 30 mars 2012. 2013. – 17 févr. les « mémoires en intervention » ne satisfaisaient pas aux exigences posées par l’article 6 du règlement applicable à la procédure de QPC dans la mesure où ils ne comprenaient pas d’observations sur le bien-fondé de la question. – 20 avr. no 2012-297 QPC. 2011. no 2011-143 QPC. – 20 sept. 2012. 2012. no 2012-227 QPC. M. au second alinéa de l’article 10. – 13 mars 2011. no 2011-154 QPC. no 2010-92 QPC. S. 2011. – 12 oct. – 9 juin 2011. 13 janv. M. Franck M. 243. Mme Oriette P. 2012. Sté Chaudet et Fille et a. 2013. au sens de l’article 6 du règlement intérieur du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité. – 4 mai 2012. . – 30 juin 2011. 2012. 2398 . Dpts de l’Hérault et des Côtes d’Armor. no 2012-279 QPC. – 22 nov. la décision a fait mention de cette non-admission. et a. no 2011-179 QPC. M. – 25 mars 2011. 2013. – 12 avr. const. AJDA 2013. AJDA 2013. SCI de la Perrière Neuve et a. – 27 sept. 645. no 2011-121 QPC. L’irrecevabilité de ces observations en intervention s’explique par la nécessité de permettre le respect du contradictoire dans les délais très courts de la procédure. no 2010-85 QPC. – 30 juin 2011. Charly K. – 6 oct. 2011. no 2010-102 QPC.E. no 2010-84 QPC.. no 2013-342 QPC. no 2011-221 QPC. – 18 juin 2012. le Conseil constitutionnel n’a pas admis les interventions des Associations Conseil national de l’enseignement agricole privé. – 26 nov. – 21 févr. no 2012-262 QPC. 2012. no 2011-135-140 QPC. et a. no 2012-241 QPC. – 14 mai 2012. celui-ci décide que l’ensemble des pièces de la procédure lui est adressé et que ces observations sont transmises aux parties et autorités mentionnées à l’article 1er. 2013. – 20 juill. SYNADIC et UNETP. 2012. – 13 avr. Les demandes n’ont donc pas été admises par le Conseil constitutionnel. D. les parties au litige se seraient trouvées privées de la possibilité d’y répliquer au stade de l’instruction écrite. no 2013-358 QPC. M. Pour l’ensemble des interventions admises depuis 2011. – 29 sept. 968. chron. Dans la QPC no 2013-322 QPC du 14 juin 2013 (M. no 58). les termes : « Les représentants des parties » ont été remplacés par les termes : « Les représentants des parties et des personnes dont les observations en intervention ont été admises ». no 2012-263 QPC. no 2013-313 QPC. qui émanaient toutes deux d’associations de défense de l’environnement (l’Assoc. 2011. M. Lallet. – 27 janv. M. Éts Darty et Fils. pas été admise. – 5 oct. Mme Élise A. supra. Mme Corinne C et a. 242. no 2012-243/244/245/246 QPC. 2011. des fonctionnaires du Sénat. – 4 mai 2012. AJ fam. SNCEEL. Azdine A. 245. – 3 févr. En cas d’urgence. 246. 1252 et 1986. comité radicalement anti-corrida Europe et a. cette transmission tient lieu de communication au sens de l’article 7 du présent règlement. M. no 2012-233 QPC. supra. – 25 oct. no 2011-142/145 QPC. EURL David Ramirez. no 2011-171/178 QPC. 2013. Il leur est imparti un délai pour y répondre. SCOR. no 2013-351 QPC. 2012. dès lors. associations ou personnes physiques. M. mentionnée sur son site internet. Dpt des Côtes-d’Armor. Pour la première fois. – 13 oct. – 5 oct. – 11 févr. Secrétariat général de l’enseignement catholique. 2013. SCI Pascal et a. no 2013-338/339 QPC. – 23 sept. L’article 6 a été complété par les alinéas suivants : « Lorsqu’une personne justifiant d’un intérêt spécial adresse des observations en intervention relatives à une question prioritaire de constitutionnalité dans un délai de trois semaines suivant la date de sa transmission au Conseil constitutionnel. – 28 janv. no 2013-344 QPC. no 2013-303 QPC. – 22 juill. – 18 nov. Dumortier. Mme Marie-Claude A. – 30 juin 2011. M. note Legrand . Synd. – 13 sept. no 2012-235 QPC. de défense des fonctionnaires. Dans la QPC no 2013-346 QPC du 11 octobre 2013 (Sté Schuepbach Energy LLC. 2013. : Cons. Abdellatif B et a. 241. no 2011-126 QPC. Son intervention n’a. Ismaël A. Vialettes et Struillou). M. À la suite de la pratique développée pendant les premiers mois de la QPC. 2013. no 2011-191/194/195/196/197 QPC. – 15 janv. Assoc. 1481 . 2012. 2011. – 8 avr. – 21 févr. Sté Distrivit et a. 244. 2012. – 29 avr. Albin R. le Conseil constitutionnel a estimé que l’Association Confédération française du commerce et de gros interentreprises et du commerce international n’a pas justifié d’un « intérêt spécial » à présenter des observations conformément à l’article 6 du règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité. de l’énergie et des mines-Force ouvrière. 2013. – 29 sept. Centre de réflexion et des propositions d’actions sur la psychiatrie. Sté Unilever France. 2011. Assoc. 2013. Il a en revanche admis deux interventions. 2013. APPEL. no 2012-281 QPC. le 21 juin 2011. no 2011-217 QPC. no 2013-316 QPC. Si le Conseil avait admis que les parties intervenantes ne produisent leur argumentation qu’au stade des secondes observations. no 2013-302 QPC. – 13 janv. Omar S. no 2011-213 QPC. no 2011-181 QPC. – 24 mai 2013. le Conseil constitutionnel a adopté. Cne de Couvrot. no 74). Sté Yonne républicaine et a. STIF. no 2011-198 QPC. et a. 2011. no 2013-354 QPC. Gérard D. Jean-Claude P. – 21 sept. no 2012-254 QPC. Christian S. soc. France Nature Environnement et l’Assoc.35 - Rép. et a. 2012. – 12 oct. Florès. 2012. 2011. Sté Boulanger. préc. Mme Monique P et a. – 30 nov. Chacune de ces associations précisait qu’elle n’entendait pas produire d’observations « à ce stade » mais se réservait le droit d’en établir au vu des mémoires déposés par les parties au litige. Sté Invest Hôtels Saint-Dizier. M. no 2012-287 QPC. Lorsque des observations en intervention ne sont pas admises par le Conseil constitutionnel. adm. Dr. 2012. COFACE. En effet. – 26 avr. 2011. Synd. 2013. D. M. Philippe W. 2013. M. cont. Assoc. de nombreuses demandes d’intervention avaient été produites. Dalloz . 2011. no 2010-109 QPC.. Dpts de la Seine-Saint-Denis et de l’Hérault. 2012. Rennes et a. devant le Conseil d’État ou devant la Cour de cassation une question prioritaire de constitutionnalité mettant en cause une disposition législative dont le Conseil constitutionnel est déjà saisi lorsque. M. Laurent A et a. De même. – 17 févr. une décision modifiant son règlement intérieur sur la procédure pour les QPC. no 2011-174 QPC. Stéphane C. cette question n’a pas été renvoyée ou transmise. le président du Conseil constitutionnel ordonne cette transmission. celui-ci en informe l’intéressé ». 2052 . SNC Eiffage construction Val-de-Seine. Dans la décision no 2012-298 QPC du 28 mars 2013 (SARL Majestic Champagne. Greenpeace France) qui ont pu ainsi produire des observations écrites et orales. 2013. Féd. Si ces observations en intervention comprennent des griefs nouveaux. Chambre de commerce et d’industrie des régions des îles de Guadeloupe et a. Sté groupe Canal Plus et a. no 2012-231/234 QPC. Bruno L. – 22 mai 2013. no 2011-167 QPC. Djamel B. – 29 nov. Dpt de la Seine-Saint-Denis et a. Mohammed Akli B. no 2011-144 QPC. Certaines émanaient de collectivités territoriales.

Celui-ci ayant informé le Président du Conseil de son intention de s’abstenir de siéger. RFDA 2013. CANIVET dans la décision no 2012-228/229 QPC du 6 avr. – M. Celui-ci prévoit que le président du Conseil inscrit l’affaire à l’ordre du jour et fixe la date de l’audience. – Organisation de l’audience 253. CHARASSE dans la décision du 29 avr. Les associations représentées ont été informées qu’il ne participerait pas à la décision du Conseil constitutionnel. 2011. » § 1er. BARROT dans la décision du 25 mars 2011 no 2011-111 QPC. M. no 2011-220 QPC. – M. sauf dans les cas exceptionnels définis par le règlement intérieur du Conseil constitutionnel. art. 249. no 2010-100 QPC. HAENEL dans la décision du 5 août 2011. – M. 2012. À l’occasion de différentes QPC. 254. DENOIX de SAINT MARC dans la décision no 2012-281 QPC du 12 oct. 2011. SARKOZY. Assoc. 2010. sauf exception. CHARASSE Rép. no 2010-99 QPC. » 248. no 2010-78 QPC. L’audience est publique. CHARASSE dans la décision du 10 nov. – M. – Mme de GUILLENCHMIDT dans la décision du 18 oct. no 2011-180 QPC. – M. – M. CHARASSE dans la décision no 2011-118 QPC du 8 avr. BARROT dans la décision du 28 mai 2010. – M. de Boysson . CHIRAC qui ne participe plus aux travaux du Conseil constitutionnel depuis mars 2011. no 2010-29/37 QPC. 2011. une demande de récusation a été formée à l’encontre de M. 2011. Dans le cas contraire. étude Zadig). 2012. Pour autant.). à appliquer les dispositions contestées ne justifie pas que chacun d’eux soit admis à intervenir. – M. D’autre part. La demande n’est recevable que si elle est enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel avant la date fixée pour la réception des premières observations. Par ailleurs. CHARASSE dans la décision no 2012-238 QPC du 20 avr. La demande est communiquée au membre du Conseil constitutionnel qui en fait l’objet. 2013. MM. CHARASSE dans la décision no 2013-302 QPC du 12 avr. – M. DENOIX de SAINT MARC dans la décision du 13 mai 2011. Cette règle de publicité de l’audience est précisée dans le règlement intérieur du Conseil constitutionnel. – M. Cts B. 957. CHARASSE dans la décision du 21 janv. CHARASSE dans la décision du 11 févr. – M. no 2011-157 QPC. no 2010-57 QPC. no 2010-4/17 QPC. 2012. celui-ci n’est pas contraire à la Constitution. En l’espèce. 2011. CANIVET dans la décision du 11 juin 2010. – M. – M. no 2011-208. – M. HAENEL dans la décision no 2012-230 QPC du 6 avr. no 2010-3 QPC. Le Conseil constitutionnel a toutefois refusé ces interventions. DEBRÉ dans la décision du 4 févr. – M. 2012. M. le Conseil a repoussé les demandes de récusation concernant MM. 2011. le . la demande est examinée par le Conseil sans la participation de celui des membres dont la récusation est demandée. cont. Le seul fait qu’un membre du Conseil constitutionnel a participé à l’élaboration de la disposition législative faisant l’objet de la question de constitutionnalité ne constitue pas en lui-même une cause de récusation. DEBRÉ. Cette demande est alors communiquée au membre du Conseil qui en fait l’objet. 251. M. Dans la QPC 208 (13 janv. no 2011-129 QPC. Laurent A et a. Il peut. dans un délai moyen de deux mois et une semaine. SA Paris Saint-Germain Football. le Conseil n’a pas eu à examiner la demande de récusation. plusieurs membres ont estimé spontanément devoir s’abstenir de siéger (M. Philippe W. no 2011-117 QPC. 2012. – AUDIENCE PUBLIQUE 252. D’une part. le Conseil se prononce. Comité radicalement anti-corrida Europe et a. – Récusations 247. CHARASSE dans la décision no 2013-328 QPC du 28 juin 2013. 2010. à la demande d’une partie ou d’office. – M. 2011. les parties sont mises à même de présenter contradictoirement leurs observations. Le premier délai de production des premières observations est également le délai pendant lequel une partie (ou son représentant muni à cette fin d’un pouvoir spécial) peut demander la récusation d’un membre du Conseil par un écrit spécialement motivé accompagné des pièces propres à les justifier. DEBRÉ et CHARASSE dans la décision du 22 sept. Dans la QPC 271 (21 sept. BARROT et CHARASSE n’ont pas siégé dans ces QPC de même que M. Il ne peut ordonner le huis clos des débats qu’à titre exceptionnel et pour ces seuls motifs (art. Il est un cas particulier dans lequel une audience peut ne pas se tenir : après que le Conseil constitutionnel a statué sur une disposition législative soumise à son examen. 2010. 2011. 2010. 2011. HAENEL dans la décision no 2013-322 QPC du 14 juin 2013. HAENEL dans la décision du 10 nov. publique.) une demande de récusation a été formée à l’encontre de M. Assoc. faute d’un intérêt spécial. – M. no 2010-88 QPC. no 2010-38 QPC. L’article 61-1 de la Constitution n’imposait pas à la loi organique de fixer un tel délai. – Mme BAZY MALAURIE dans la décision du 11 févr. – M. M. Dalloz dans la décision du 10 févr. CHARASSE. sept maires avaient demandé à intervenir. L’article 4 du règlement intérieur dispose : « Tout membre du Conseil constitutionnel qui estime devoir s’abstenir de siéger en informe le président. DEBRÉ dans la décision du 8 avr. CHARASSE dans la décision du 29 sept. – Mme de GUILLENCHMIDT et M. Dans les QPC 142 et 143 (citées supra. – M. 2012. Une partie ou son représentant muni à cette fin d’un pouvoir spécial peut demander la récusation d’un membre du Conseil constitutionnel par un écrit spécialement motivé accompagné des pièces propres à la justifier. estimant que les motifs invoqués à leur appui n’étaient pas de nature à faire obstacle à la participation aux décisions sur les QPC 142 et 143 des membres intéressés. Pierre G. – MM. no 2011-121 QPC. 255. CHARASSE dans la décision du 16 sept. – M. no 2012-271. DENOIX de SAINT-MARC dans la décision du 10 déc. – M. 2. HAENEL et STEINMETZ. 2012.36 - janvier 2014 . Les parties sont mises à même de présenter contradictoirement leurs observations. Il en informe les parties et autorités (Règl. Dans le cas contraire. depuis le 1er mars 2010. Synd. CHARASSE dans la décision du 23 juill. 2011. l’audience est. en leur qualité. le Conseil constitutionnel a estimé que le seul fait que les maires demandant à intervenir soient appelés. DEBRÉ dans la décision du 13 oct. no 187). restreindre la publicité de l’audience dans l’intérêt de l’ordre public ou lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des personnes l’exigent.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ obs. 8). Emmaüs Forbach). L’article 23-10 fixe deux règles de procédure applicables devant le Conseil. Il n’est pas sanctionné par le dessaisissement du Conseil constitutionnel en cas de non-respect. de défense des fonctionnaires. 250. no 2010-96 QPC. la demande est examinée sans la participation de celui des membres dont la récusation est demandée. 5). no 2010-2 QPC. Kiril Z. – M. no 2011-165 QPC.. – M. Ce dernier fait connaître s’il acquiesce à la récusation. L’article 23-10 fixe un délai de trois mois au Conseil constitutionnel pour statuer. no 2011-193 DC. le département de Saône-et-Loire a saisi le Conseil constitutionnel d’une demande de récusation de certains de ses membres. L’article 23-10 de l’ordonnance organique modifié du 7 novembre 1958 dispose : « Le Conseil constitutionnel statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. ART. – M. 2010. § 4. Ce dernier fait connaître s’il acquiesce à la récusation. 2011. adm. En pratique. no 2011-192 QPC.

tout autre emploi d’un appareil permettant d’enregistrer. a relevé que cette disposition tire les conséquences de l’effet erga omnes des décisions du Conseil constitutionnel en vertu. rapport no 1898. Par ailleurs il s’agit d’un contentieux objectif. 2002. il estimait en effet que la décision no 2010-25 QPC du 16 septembre 2010 n’avait pas déclaré conforme à la Constitution le paragraphe III de l’article 706-56. Il a alors appliqué des règles directement inspirées de celles en vigueur devant le Conseil d’État. 265. les représentants des parties. d’une part. L’article 10 du règlement de procédure du Conseil précise également le déroulement de l’audience. aucune cour constitutionnelle comparable ne connaissant d’ailleurs d’accès libre à la barre. – Note en délibéré 262. les affaires no 2010-36/46 QPC (C. pour le Premier ministre représenté à l’audience par le directeur du secrétariat général du Gouvernement ou par des chargés de mission de ce secrétariat général. à la suite de la transmission de courtoisie de celleci que lui avait adressée son confrère. . 263.). Eu égard aux éléments contenus dans cette note. Cette logique de l’objectivisation de la QPC est bien celle de la réforme. la note en délibéré. Pour autant.. à une exception près. il ne lui reste généralement que trois semaines pour le faire. Pendant cette audience et dès son ouverture. par exemple en droit pénal ou en contentieux d’excès de pouvoir. 16 B du livre des procédures fiscales) et no 2010-30/34/35/47/48/49/50 QPC (sur la garde à vue) ont été rendues sans audience publique. 2010-51 QPC (sur l’article L. ils ne peuvent être écartés. § 2. Ces règles sont adaptées au contentieux de la QPC devant le Conseil constitutionnel. l’hypothèse d’une note en délibéré portant sur des circonstances de fait doit être écartée. les parties ainsi informées acquiescent à ce que la procédure parvienne à son terme sans audience publique. du 2o de l’article 23-2 de la loi organique. no 2011-200 QPC. janvier 2014 ART. Banque populaire Côte d’Azur). après avoir été communiquée à tous les membres du Conseil. § 2. Celui-ci n’a que trois mois pour statuer. après avoir recueilli l’avis des parties présentes. 259. La QPC 200 a fourni au Conseil constitutionnel l’occasion d’admettre la première note en délibéré qui lui était soumise (2 déc. Il en est systématiquement ainsi. 575). Les productions écrites sont libres. cité supra. Celui-ci a souligné que la QPC « présentera un caractère de contentieux objectif. – Maintien de la saisine 260. Alain D. et a. Une question de droit autre que celle contradictoirement débattue n’aurait. À l’occasion de la première année de la QPC. M. la barre du Conseil constitutionnel est réservée aux avocats. De même. – DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL § 1er. elle a toujours fait l’objet d’une diffusion sur le site Internet du Conseil en léger différé. Leniau. – Déroulement de l’audience 258. 3. Il n’en a été autrement qu’à la demande d’une partie lors de l’audience publique du 15 juin 2010 pour la QPC no 20108. les parties sont informées que. Le Conseil constitutionnel a retenu des règles de représentation des parties très adaptées à la nature de la QPC. art. Il en va du bon déroulement des audiences. C’est ainsi que le 6 août 2010. pas été soulevée d’office par le Conseil dans le cadre de l’article 7 de son règlement. Le juge administratif est ainsi tenu de prendre connaissance de la note en délibéré avant de rendre sa décision. » 261. le Conseil constitutionnel a fait droit à sa demande donc entendu les parties à une audience publique. il n’est tenu de rouvrir l’instruction et de soumettre au débat contradictoire les éléments contenus dans la note que si elle contient l’exposé d’une circonstance de fait dont la partie qui l’invoque n’était pas en mesure de faire état avant la clôture de l’instruction et que le juge ne pourrait ignorer sans fonder sa décision sur des faits matériellement inexacts ou si elle contient l’exposé d’une circonstance de droit nouvelle ou que le juge devrait relever d’office (CE 12 juill. de l’instance à l’occasion de laquelle la question a été posée est sans conséquence sur l’examen de la question. L’article 23-9 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 dispose : « Lorsque le Conseil constitutionnel a été saisi de la question prioritaire de constitutionnalité. l’extinction. dans sa décision du 3 décembre 2009. il est donné lecture par la greffière du Conseil de la QPC et d’un rappel des étapes de la procédure. A également été visée la réponse à cette note en délibéré que l’avocat de la Banque populaire Côte d’Azur a pu produire. Le Conseil. Dans cette notification. après l’audience de plaidoirie. le Conseil n’a pas rouvert l’instruction. 257. par hypothèse. Bien plus. le requérant a demandé à pouvoir être entendu lors de l’audience publique . 741-2 du code de justice administrative « Mention [dans la décision] est également faite de la production d’une note en délibéré ». 9). en application de ces règles inspirées de celles de la juridiction administrative. compte tenu de l’identité de la disposition contestée. il est envisagé de statuer sans organiser d’audience publique.37 - Rép. du deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution et. cont. Les cas de réouverture de l’instruction sur le fondement d’une note en délibéré ne pourront donc qu’être rares. depuis le début et sans exception. pr. Dans la QPC 200. s’ils sont avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation ou s’ils sont avocats. L’article 23-9 est issu d’un amendement de M. a été visée dans la décision. En application de l’article R. ordonner la diffusion de l’audience sur le site Internet du Conseil. qu’ils soient aux Conseils ou à la Cour. l’audience du Conseil constitutionnel a toujours été publique. notamment pour transmission aux quatre autorités de l’État. D’autre part. 2011. Il peut aussi en ordonner la conservation si elle présente un intérêt pour la constitution d’archives historiques du Conseil. Dalloz . de fixer ou de transmettre la parole ou l’image est interdit dans la salle d’audience comme dans la salle ouverte au public. Il en a été de même dans la QPC no 2010-75 relative à un contentieux de fraude fiscale (10 déc. Bien qu’il n’ait pas suivi ce raisonnement. en outre. Dans la QPC no 2010-61 du 12 novembre 2010. La question avait été posée par la victime d’un accident du travail à l’occasion d’un contentieux relatif à la réparation de son préjudice. Ce monopole des avocats ne connaît qu’une seule exception : les quatre plus hautes autorités de l’État peuvent se faire également représenter par des agents désignés à cet effet pour présenter leurs observations orales. 256. l’audience fait l’objet d’une retransmission audiovisuelle diffusée en direct dans une salle ouverte au public dans l’enceinte du Conseil (art. Compte tenu de la taille de la salle d’audience du Conseil. no 68). Pour autant. WARSMANN à l’Assemblée nationale lors des débats de la révision constitutionnelle. ce qui découle notamment de l’absence d’avocat obligatoire devant le juge a quo. 264. Le plus souvent. dans l’intérêt du droit – tout comme le confirme également l’effet erga omnes de l’éventuelle décision d’abrogation du Conseil constitutionnel » (AN. p. pén. d’autre part. 2010. sont ensuite invités à présenter leurs observations orales. D’une part. Le Président peut toutefois. 82). adm. Dès lors. pour quelque cause que ce soit.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ greffe communique la décision rendue aux parties dans les affaires où la même question est encore en cours d’instruction devant le Conseil constitutionnel. l’après-midi de la séance. En revanche.

Francillon. (Impôt de solidarité sur la fortune – plafonnement. 2012. Boubakar B. dans les QPC 105 et 106. Roger D. 4) . Franck M. Une variante de cette première hypothèse l’a conduit à joindre des QPC qui « portent sur les modes de délibération des cours d’assises » (1er avr. 7 juin 2013. Il a distingué deux cas. Ainsi. C’est ce qui a. La QPC renvoyée par la Cour de cassation le 26 janvier 2012 l’avait également été par le Conseil d’État dans un renvoi plus large le 3 février 2012. par exemple un alinéa ou même une phrase d’un alinéa. – 14 mai 2012. const. . 6) . no 2010-105/106 QPC. à la juridiction devant laquelle la question prioritaire de constitutionnalité a été soulevée. no 2011-193/194/195/196/197. Le Conseil constitutionnel a admis des notes en délibéré dans deux autres QPC (Cons. Rép. Assoc. cons. par Laffaille . – 6 août 2010. 2010. qu’il y a donc lieu de les joindre pour y répondre par une seule décision » (Cons. . no 2010-99 QPC du 11 février 2011. no 2010-19/27 QPC. M. Boubakar B. RSC 2013. no 2011-183/184 QPC. César S. no 2011-160 QPC du 9 sept. y compris lorsque la QPC porte sur des dispositions identiques mais issues de lois successives. – 17 mars 2011. d’une part. – 30 juin 2011. no 2011171/178 QPC. no 2012-286 QPC du 7 déc. no 2010-14/22 QPC. 273. le Conseil constitutionnel estime que la QPC ne porte que sur la partie concernée de l’article (17 déc. 2012. 2011. D. (Majoration fiscale de 80 % pour activité occulte. le Conseil constitutionnel a fait régulièrement usage de cette jurisprudence : no 2010-92 QPC du 28 janvier 2011. et autre (Interdiction du mariage entre personnes de même sexe) . Le Conseil constitutionnel peut joindre des QPC transmises respectivement par le Conseil d’État et la Cour de cassation. – 13 sept. – 17 déc. Dans le premier. chron.). d’autre part. le Conseil constitutionnel a opéré la jonction de différentes QPC. § 3. cons. no 2011-181 QPC du 13 oct. AJDA 2013. mais dans sa rédaction issue de la loi du 8 juillet 1987. . préc. no 2010-81 QPC. cons. – 18 oct.38 - janvier 2014 . 2013. 268. au Premier ministre et aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que. 2011. no 2013-353 QPC. C’est ce qu’il a fait dans la décision no 2012-231/234 QPC du 13 avril 2012 (M. – Décision du Conseil constitutionnel 267. et autre (Majoration fiscale de 40 % après mise en demeure. sur leur statut (Cons. et a. soit à la Cour de cassation ainsi que. Le Conseil constitutionnel communique également sa décision au Président de la République. Dans cette hypothèse. 410 . no 2012-274 QPC du 28 sept. obs. Hostiou). M. . const. 2012. Elle est notifiée aux parties et communiquée soit au Conseil d’État. no 201036/46 QPC. no 2011-144 QPC du 30 juin 2011. AJDI 2013. no 2012-243/244/245/246 QPC. il précise que « les deux questions transmises portent sur la même disposition législative. au Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie ». aux autorités qui y sont mentionnées. Depuis la première application de cette orientation dans la décision no 2010-81 QPC du 17 décembre 2010. no 2013-338/339 QPC. Mme Corinne C. 2012. cons. no 2010-6/7 QPC. L’article 11 du règlement intérieur dispose : « seuls les membres du Conseil qui ont assisté à l’audience peuvent participer à la délibération ». 3) . 820. . dans le cas prévu au dernier alinéa de l’article 23-8. Cédric S. issues de la loi du 10 août 2007. lorsque les deux questions transmises ne portent pas sur la même disposition législative. D. 2010. 1413 . le cas échéant. 248. 529. par exemple conduit le Conseil à se prononcer par une seule décision sur les dispositions contestées du code de l’éducation. no 2010-67/86 QPC. M. 271. 2011. M. saisi de griefs qui ne mettent en cause qu’une partie de l’article et dans la mesure où le reste de l’article n’en est pas inséparable. no 2011-128 QPC du 6 mai 2011. 2010. obs. Société travaux industriels maritimes et terrestres et a.. – 30 juill. 2011. . Le Conseil utilise cette seconde formulation ramassée. M.). 2010. Le Conseil veille ainsi à éviter que l’éventuelle déclaration de conformité à la Constitution des parties de l’article qui n’étaient pas contestées ait pour effet de rendre irrecevables des contestations futures sérieuses. adm. SA Paris Saint-Germain football . – 22 sept. de Bellescize . Le Conseil a donc décidé de « joindre ces deux QPC pour statuer par une seule décision » (17 mars 2011. de manière plus lapidaire. no 2011-218 QPC du 3 févr. const. 2010. d’autre part. 3) . 3) . – 18 nov. cont. AJ pénal 2013. M. – 23 juill. note Grandemange . no 2010-63/64/65 QPC. 6 août 2010. 6) . no 2011-175 QPC du 7 oct. Dalloz 270. Or la loi du 30 décembre 1999 n’avait pas modifié la rédaction issue de la loi du 8 juillet 1987. M. 272. Philippe B. étude Gilbert .. sur la procédure de recrutement des enseignants chercheurs et. cons. Stéphane C. Comité radicalement anti-corrida Europe et a. Dès ses premières décisions. no 148/154 QPC. Constitutions 2013. 269.). 2013. 2010. 1774 et 2317. no 2010-105/106 QPC du 17 mars 2011. Sté Yonne Républicaine et a. 2013. no 2013319 QPC. 2011. Départements de l’Hérault et des Côtes-d’Armor (Concours de l’État au financement par les départements de la prestation de compensation du handicap. Cette restriction du champ de la saisine aux seules dispositions effectivement contestées par la QPC témoigne de la prudence du Conseil constitutionnel compte tenu de l’effet erga omnes de sa décision. 2011. no 2010105/106 QPC. no 2012-260 QPC du 28 juin 2012. le même deuxième alinéa du 3 de l’article 1728 du code général des impôts.). L’article 23-11 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 dispose : « La décision du Conseil constitutionnel est motivée. Sté Pyrénées services et a. Son article 12 apporte diverses précisions sur les décisions du Conseil. const. Époux B. RDI 2013. le cas échéant. 2010. Mme Laurence N. Hovanes A. no 2010-29/37 QPC. – 30 juill. La décision du Conseil constitutionnel est publiée au Journal officiel et. Départements de la Seine-Saint-Denis et de l’Hérault (Concours de l’État au financement par les départements de l’allocation personnalisée d’autonomie. no 2012-271 QPC du 21 sept. no 2011-135/140 QPC. no 2010-30/34/35/47/48/49/50 QPC. Dans le second cas. – 14 oct. Point de vue 2102 et 2473. 574. no 2011-113/115 QPC). Cts G. – 28 sept. le Conseil constitutionnel se contente de poser qu’« il y a lieu de joindre ces questions prioritaires de constitutionnalité pour statuer par une seule décision » (Cons. le Conseil d’État avait renvoyé au Conseil constitutionnel. . no 2010-4/17 QPC. le deuxième alinéa du 3 de l’article 1726 du code général des impôts dans sa rédaction issue de la loi du 30 décembre 1999 et. 2012. Celles-ci comportent ainsi le nom des parties et de leurs représentants. 22 juill. La QPC renvoyée par le Conseil d’État ou la Cour de cassation peut porter sur un article de loi ou de code assez long alors que la question ne concerne qu’une partie de cet article. no 2011-143 QPC du 30 juin 2011.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 266. no 2010-104 QPC du 17 mars 2011. (Détention provisoire : réserve de compétence de la chambre de l’instruction). 2011. Antoine C. supra. – 12 nov. – 6 août 2010. no 2010-15/23 QPC. no 2012-238 QPC du 20 avr. cons. 11 juin 2010. portant. Syndicat SUF AFP (Conseil d’administration de l’Agence France-Presse. – 9 juin 2011. 2010. César Soares et a. (communication du réquisitoire définitif aux parties) . no 2010-20/21 QPC). M. M. no 246). 2013. d’une part. M. et a.

Ce mandat a été institué par la décision-cadre du Conseil de l’Union européenne du 13 juin 2002. – 14 oct. M. afin d’être en mesure d’exercer son contrôle de conformité à la Constitution de l’article 695-46 du code de procédure pénale. Région Languedoc-Roussillon et a.. no 2010-100 QPC. 2010. L’article est relatif au mandat d’arrêt européen (MAE). 283. – 23 juill. Levade . La loi du 9 mars 2004 a inséré dans le code de procédure pénale les règles relatives à ce mandat.). Gallmeister. le Conseil constitutionnel a-t-il saisi la CJUE de l’interprétation des articles 27 et 28 de la décision-cadre du 13 juin 2002 relative au mandat d’arrêt européen. Au regard de cette interprétation. Le Conseil constitutionnel ne se prononce que sur les dispositions dont il est saisi. no 2010-33 QPC. no 2013-312 QPC. cont. étude Labayle et Mehdi . no 244). au quatrième alinéa de l’article 695-46. Le Conseil constitutionnel a. La décision-cadre ne précise pas davantage si cette décision de l’autorité judiciaire est provisoire ou définitive. adm. – 2 juill. le Conseil a jugé qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur cette question. le quatrième alinéa de l’article 695-46 du CPP ne découle pas nécessairement des actes pris par les institutions de l’Union européenne relatifs au mandat d’arrêt européen. 461. Par un arrêt du 30 mai 2013. – 1er avr. no 276). 531. 2010. no 2010-6/7 QPC. no 2010-18 QPC. M. Hostiou). AJDA 2013. 28 mai 2010. – 17 déc.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 274. le Conseil constitutionnel a seulement compétence pour se prononcer sur la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit d’une disposition législative dont il est saisi sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. 2013. Jory Orlando T. 1282 . Sté IMNOMA. M. no 2010-45 QPC. il écarte comme inopérants les griefs soulevés tendant à mettre en cause d’autres dispositions que celles renvoyées à lui par la Cour suprême de l’ordre administratif ou de l’ordre judiciaire (Cons. région Centre et région Poitou-Charentes. le Conseil constitutionnel a pu déduire. 275. no 2010-97 QPC. soit d’autoriser la remise de la personne à un État tiers. saisi sur le fondement de l’article 61-1 de la Constitution. no 2010-10 QPC. il ne lui appartient de procéder à l’interprétation du texte qui lui est déféré que dans la mesure où cette interprétation est nécessaire à l’appréciation de sa constitutionnalité. 537.39 - Rép. 1028 . const. no 2010-67/86 QPC. Dalloz . 2010. 279. 2010. de contrôler la conformité de cette disposition aux droits et libertés que la Constitution garantit. obs. 2010. Il appartenait ainsi au Conseil constitutionnel. Par ces dispositions. La Cour de justice de l’Union européenne est seule compétente pour se prononcer à titre préjudiciel sur l’interprétation des dispositions de la décision-cadre. const. Lahcène A. 2174 . dans un délai de trente jours à compter de la réception de la demande. no 2013-342 QPC. 2010. Par suite. par le législateur. Par suite. Compagnie agricole de la Crau. « sans recours ». Dès lors. Mme Marie-Christine D. D. SCI de la Perrière Neuve et a. rendu de nombreuses décisions de non-conformité totale (Cons. 281. 2011. 2011. Elle a jugé que cette décision-cadre ne s’oppose pas à ce que les États membres prévoient un recours suspendant l’exécution de la décision de l’autorité judiciaire qui statue. qu’en prévoyant que la décision de la chambre de l’instruction est rendue « sans recours ». La Cour a seulement posé que la décision définitive doit être adoptée dans les délais visés à l’article 17 de la décision-cadre. no 2010-108 QPC. Le Conseil constitutionnel avait été saisi le 27 février 2013 par la Cour de cassation d’une QPC relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du quatrième alinéa de l’article 695-46 du code de procédure pénale. 1834 et 2495. supra. no 2010-72/75/82 QPC. 2010. RFDA 2013. RMCUE 2013.. M. étude Gautier . l’article 695-46 prévoit que la chambre de l’instruction statue dans un délai de trente jours. no 2010-52 QPC. AJDA 2013. depuis le 1er mars 2010. de la marge d’appréciation que prévoit l’article 34 du Traité sur l’Union européenne. Dans la QPC no 2013-322 du 14 juin 2013 (M. – 25 mars 2011. Jeremy F. obs. – 4 févr. Sté ESSO SAF. Puig . RTD eur. le Conseil constitutionnel a relevé que la décision-cadre du 13 juin 2002 ne comporte pas de dispositions relatives à un recours contre la décision prise par l’autorité judiciaire d’extension des effets d’un MAE. pour la première fois. Le Conseil a jugé qu’en privant les parties de la possibilité de former un recours en cassation contre l’arrêt de la chambre de l’instruction statuant sur la demande mentionnée ci-dessus. Cts C. RTD civ. 2013. 1086. préc. 2010. D. 564. c’est-à-dire au plus tard dans les quatre-vingt-dix jours. Le requérant soutenait que l’absence de recours contre la décision de la chambre de l’instruction porte notamment atteinte au droit à un recours juridictionnel effectif. 282.. Le Conseil n’était ainsi pas à même de tirer les conséquences de l’article 88-2 dans la mesure où il ne peut déterminer si les dispositions de l’article 695-46 du code de procédure pénale découlent nécessairement de la décision-cadre. janvier 2014 278. 532. M. RDI 2013. no 2010-78 QPC. Sté Laval Distribution. 277. AJDA 2013. la CJUE a précisé l’interprétation de la décision-cadre du 13 juin 2002 relative au mandat d’arrêt européen. il appartient au Conseil constitutionnel de contrôler la conformité à la Constitution des seules dispositions législatives qui procèdent de l’exercice. les dispositions contestées de l’article 695-46 du code de procédure pénale apportent une restriction injustifiée au droit à exercer un recours juridictionnel effectif. Dans cette hypothèse. 2010. lorsqu’il est saisi de dispositions législatives relatives au MAE. sur une demande aux fins soit d’étendre les effets de ce mandat à d’autres infractions. Claude G. note Gilbert . 280. Alban Salim B. le Conseil a jugé que les mots « sans recours » sont contraires à la Constitution. le constituant a spécialement entendu lever les obstacles constitutionnels s’opposant à l’adoption des dispositions législatives découlant nécessairement de la décision-cadre du 13 juin 2002 relative au mandat d’arrêt européen. étude Geslot). soit pour l’autorisation de la remise de la personne à un État tiers. – 10 déc. le Conseil constitutionnel a. Constitutions 2013. 2013. 2013. 22 mai 2013. le Conseil constitutionnel a considéré que tel n’était pas le cas de la question de la désignation de l’autorité chargée d’assurer le paiement des heures de délégation syndicale des maîtres des établissements privés sous contrat prises en dehors de leur temps de travail. 187. et a. Cette QPC s’inscrivait dans le cadre particulier de l’article 88-2 de la Constitution qui dispose que « la loi fixe les règles relatives au mandat d’arrêt européen en application des actes pris par les institutions de l’Union européenne ». afin de donner son consentement soit pour l’extension des effets du mandat à d’autres infractions. AJDA 2013. supra. – 10 déc. M. 2013. Cts L. no 2010-1 QPC. – 13 janv. 387. – 22 sept. – 6 oct. no 2010-83 QPC. et a. Le Conseil a précisé qu’en QPC. – 20 sept. 2011. Mathieu P. M. Aussi. – 11 févr. Il ne s’agissait pas là d’opérer un contrôle de conventionnalité. 2013. 276. et a. dans sa décision no 2013-314P QPC du 14 juin 2013 (préc. note Roux . Alain D. no 2010-15/23 QPC. saisi la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle. 711 et 817. Stéphane A. Dans sa décision no 2013-314P QPC du 4 avril 2013 (préc. Philippe W. Il ne se prononce bien sûr pas sur d’autres dispositions alors même que les griefs des requérants seraient en réalité dirigés contre elles. – 11 juin 2010. tribune de Béchillon . – 23 juill. Après la remise d’une personne à un autre État membre de l’Union européenne en application d’un MAE.. . obs. obs. Par sa décision no 2013-314P QPC du 4 avril 2013 (M. AJ fam. En vertu du premier alinéa de l’article 61-1 de la Constitution.

– 17 févr. 10 déc. no 2011-185 QPC. no 03-60. 2013. 14 juin 2013. 2012. no 2011-128 QPC. Assoc. no 2010-8 QPC. M. 2011.315. – 6 avr. no 2011-218 QPC. – 8 juill. – 9 sept. no 2012-283 QPC. 2012. 2006. 2011. – 15 janv. – 14 oct. no 2010-15/23 QPC. 2005. 2011. SUD AFP. –17 févr. M. – 21 oct. Ordre des avocats au barreau de Bastia. L’article 23-11 reprend l’article 20 de la même ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel applicable dans le cadre du contrôle de l’article 61 (« La déclaration du Conseil constitutionnel est motivée. M. Mme Oriette P. 2012. 3 déc. Schiocchet. Synd. COFACE. no 2013-317 QPC. – Cons. Il s’agit alors d’une correction opérée dans le dispositif de la décision du Conseil constitutionnel à des fins de pure coordination (V. no 2010-107 QPC. M. 2007). – 30 nov. Mme Catherine F. no 2011-205 QPC. – 6 mai 2011. sect. 2010. const. et a. no 2012-284 QPC. Dalloz aux corrections indispensables de renvoi dans les autres articles de la loi afin de conserver la cohérence et la lisibilité du surplus de texte. Il l’a fait pour la première fois dans la décision sur la faute inexcusable de l’employeur (Cons. Wathik M. Sté Numéricâble SAS et a. – 29 nov. 2010. no 2010-1 QPC. M. Il a alors statué. 2010. M. 2012. const. no 2012-279 QPC. Philippe B. – 8 juill. – 14 juin 2013. – 26 nov. M. no 2011-174 QPC. Sté Mara télécom et a. – 4 févr. 286. M. Cette réserve était d’application immédiate à toutes les affaires non jugées définitivement à la date de la décision du Conseil. no 2012-298 QPC. – 9 sept. 9) . Épx L. req. no 2011-625 DC du 10 mars 2011 . sauf à l’occasion du renvoi d’une question préjudicielle à la CJUE. no 2013-351 QPC. 2012. – 23 nov. 1996. Mme Danièle B. Gérard D. Christian G. Mme Teresa C et a. no 2011-223 QPC. 2012.. no 2013-343 QPC. Sté Natixis Asset Management. – 14 juin 2013. et a. SARL Majestic Champagne. Sté ESSO SAF) . no 2011-208 QPC. no 2011-131 QPC.). Antoine C. Kiril Z. no 2013-357 QPC. 2011. no 2011-211 QPC. Cne du Pré-Saint-Gervais). no 2011-159 QPC. Sté IMNOMA). 2011. SFR. – 20 janv. Le Conseil constitutionnel a transposé à la QPC la technique des réserves d’interprétation utilisée dans le cadre du contrôle a priori. 2012. no 2013-331 QPC. 22 sept. 2012. – 25 mars 2011. 2011. 18 juin 2010. 18 juill. no 2013-336 QPC. – 10 nov. no 2011-146 QPC. 2013. Adellatif B. – 21 oct. Jean-Louis C. Abdellatif B.40 - janvier 2014 . no 2011-176 QPC. KA. 2009 et no 2007-559 DC du 6 déc. – CEDH. no 2012-287 QPC. 23 nov. Mme Maryse L. 2003. no 2011-222 QPC. no 2012-226 QPC. 2e. 1er juill. no 2011-147 QPC. – 25 oct. 285. § 4. 2011. réparation de l’ensemble des dommages non couverts par le livre IV du code de la sécurité sociale. no 2009-588 DC du 6 août 2009 . épse M. – 25 oct. no 2013-318 QPC. 2008. M. const. 1999. M. – 8 juin 2012. 2012. – 17 déc. req. no 2012-285 QPC. no 2010-110 QPC. Cts T.. M. Communauté de communes Monts-d’Or Azergues – 28 juin 2013. 2010. 2002.) . no 2010-93 QPC.). M. – 7 juin 2013. – 9 juin 2011. de la garantie des droits proclamée par l’article 16 de la Déclaration : loi rétroactive portant sur l’intangibilité du bilan d’ouverture du premier exercice non prescrit (CE 19 nov. 2012. 2010.794. 23 juill. après que la Cour se soit prononcée. – 3 févr. – 6 oct. Jean-Pierre B. devant les juridictions de la sécurité sociale. no 2013-323 QPC. Sté Boulanger. Mme Elke B et a. du droit de propriété garanti par l’article 17 de la Déclaration de 1789 : cession gratuite de terrain (CE 11 févr. const. – 6 avr. Il l’a toujours fait. M. 2012. 2004. – 22 sept. – Cons. M. M. Cts B. M. – 9 déc. Sté Wesgate Charters Ltd). no 99-80. 11 juin 2010. Emmaüs Forbach. – 2 déc. Yacine T. no 2013-319 QPC. – 24 mai 2013. 284. – 5 oct. Érik M. Mme Marielle D. Hovanes A. cet article 23-11 adapte les notifications aux contentieux de l’article 61-1 avec l’information des parties. no 261002. no 2011-190 QPC. – 2 déc. Tarek J. – 4 mai 2012. – 20 avr. Mme Viviane L. Mme Ekaterina B. Bruno L. – 5 août 2011. – 17 mars 2011. no 2011-182 QPC. 2012. 2011. Région Languedoc-Roussillon et a. . le Conseil constitutionnel doit statuer dans un délai de trois mois. Samir M. Assoc. le cas échéant du juge a quo. const. no 2012-286 QPC. no 2010-2 QPC. 11 juin 2010. M. – 7 juin 2013. Getcom. no 2010-88 QPC. req. 2013. no 2009-579 DC du 18 mars 2009 . no 2011-203 QPC. Mme Khadija A. 2013. 2011. avis. 30 avr. adm. no 2012-262 QPC. le Conseil constitutionnel procède si nécessaire Rép. no 21510. 5 oct. – 30 juill. Pierre T. Jean-Claude P. no 2010-78 QPC. no 2012-240 QPC. no 2011-192 QPC. – 7 déc. no 2011-212 QPC. – 13 janv. – CE. – Cons. no 286122. Diverses dispositions jugées compatibles avec la Convention européenne des droits de l’homme mais critiquées dans le cadre d’une QPC ont été renvoyées au Conseil constitutionnel par le Conseil d’État et la Cour de cassation et alors déclarées contraires à la Constitution au regard du principe d’égalité devant la loi : affaire de la cristallisation des pensions (CE. 2011. Épx L. Claude N. 288. no 2012-250 QPC. Christian S. français de l’industrie cimentière et a. 28 mai 2010. M. 2013. – 13 juill. – 20 mai 2011. Depuis le 1er mars 2010. Synd. no 292948. Boubakar – 21 janv. En application de l’article 23-10 de l’ordonnance du 7 novembre 1958. no 2013-350 QPC. Synd. Lorsqu’il opère une censure partielle dans le cadre du contrôle a priori. no 2011-200 QPC. – Cons. M. 2011. 2011. 2011. Mohamed T. no 2010-71 QPC. 2011. M. Cts L. et a. no 2011-213 QPC. M. France Nature Environnement. Elle est publiée au Journal officiel »). – 13 oct. du principe d’égalité devant la justice : pourvoi en cassation de la partie civile contre un arrêt de la chambre de l’instruction en l’absence de pourvoi du ministère public (Crim. no 2011-202 QPC. – 23 nov. M. – 14 oct. Assoc. Dpt des Landes. no 2013-314 QPC). no 2012-235 QPC. no 2010-81 QPC. no 2013-320/321 QPC. no 2011-161 QPC. no 2011-135/140 QPC. no 48221/99. const. 2013. no 2011-112 QPC. no 2012-279 QPC. no 2009-579 DC du 9 avr. 18 déc. no 2012-228/229 QPC. Antoine de M. M. – 23 nov. des quatre plus hautes autorités de l’État et des autorités de Nouvelle-Calédonie. Le Conseil constitutionnel a transposé cette technique dans le contrôle a posteriori (V. France Nature Environnement. et a. no 2009-580 DC du 10 juin 2009 . no 2011-135/140 QPC. 2012. 287. Il a alors jugé que l’article L. des cours suprêmes. no 2011-183/184 QPC.. const. M.. 2013. 2012. 2011. Daniel W. – 15 nov. no 2012-282 QPC. no 95-82. Mme Simone S et a. 7 du code électoral (Civ. – 9 juin 2011. – 27 janv. M. 2012. – Cons. – Crim. Stéphane A.) .500. – 2 déc. – 7 oct. sect. AFNE et a. 2011. 452-3 du code de la sécurité sociale ne peut pas faire obstacle à ce que les victimes puissent demander à l’employeur. no 2011-163 QPC. du principe d’individualisation des peines : inéligibilité instituée par l’article L. req. En outre. – Réserves d’interprétation 289. 2011. no 2010-14/22 QPC. 2e sect. no 2013-352 QPC. no 2011-160 QPC. req. no 2013-328 QPC. no 2010-32 QPC. Assoc. – 28 mars 2013. M. Patelise F. cont. mixte de la gestion du contrat urbain de cohésion sociale de l’agglomération de Papeete. 2010. M. – 27 sept. – 16 sept. Cédric S.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 2011. le Conseil constitutionnel a rendu de nombreuses décisions de non-conformité partielle (Cons. Mlle Danielle S. const. 2012. Comité Harkis et Vérité. – 5 juill. no 201033 QPC. no 2011-181 QPC. Sté Pyrénées services et a. Jean-Claude P. M. 2012. en trois mois et demi (Cons. Bruno L. M. Banque populaire Côte d’Azur. 2012. Berger c/ France. Mme Lucienne Q. no 2010-6/7. 2011. et a. M. cons. 2011. – 1er août 2013. Centre de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie. – 26 janv. 2010. et a.

– 26 nov. no 2010-8 QPC. 2012. Sté Olano Carla et a. – 17 déc. Dpts de la Seine-Saint-Denis et a. M. La seconde de ces réserves porte sur la fixation de la durée de conservation des empreintes au fichier. Jean C. 16 sept. – 23 nov. SCI Pascal et a. const. – 6 mai 2011.) le Conseil a réservé la possibilité pour le contribuable soumis à la procédure de l’article 168 du code général des impôts de prouver que le financement des éléments de patrimoine qu’il détient n’implique pas la possession des revenus définis forfaitairement. no 2013-316 QPC. Ainsi un recours est juridiquement toujours possible. Dans la décision sur le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Cons. 2011. no 201025 QPC). no 2012-251 QPC.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 290. 2010. Mme Marie-Christine J. no 2011-149 QPC.). 294. le Conseil n’a pas déclaré l’article 529-10 du code de procédure pénale contraire à la Constitution mais a formulé une réserve quant à son interprétation pour s’assurer du respect de l’article 16 de la Déclaration de 1789 et du droit à un recours juridictionnel effectif. Jérôme P.) relative à l’amende forfaitaire. no 2012-236 QPC.). – 18 oct. 296. § 5. 2010. M. ainsi qu’à tous ceux qui avaient également un contentieux en . 2013. pr. – 17 juin 2011. no 2011-164 QPC. Du fait du principe de proportionnalité. no 2012-242 QPC. – 17 déc. Jean-Victor C.41 - Rép. M. Il en va de même de sa décision déclarant irrecevable une requête en exonération lorsque cette décision a pour effet de convertir la somme consignée en paiement de l’amende forfaitaire. Dans la décision no 2010-101 QPC du 11 février 2011 (Mme Monique P. – 22 juin 2012. Le Conseil a jugé que le droit au recours juridictionnel. – 27 sept. en cas de procédure collective les pénalités et majorations de retard dues aux organismes de sécurité sociale. Des durées excessives seraient sanctionnées par le juge du décret. – 14 mai 2012. et a. Cts B. – 30 mars 2012. 2012. 2011. M. no 2011-144 QPC. no 2011-134 QPC. cont. – 20 juill. no 2013-310 QPC. ne pourrait être regardée comme équilibrée. La première de ces réserves concerne les infractions permettant un prélèvement d’empreintes génétiques aux fins de rapprochement avec les données du fichier (C. no 2013-340 QPC. no 2010-70 QPC. Michel G. 2011. Temps de vie. le Conseil constitutionnel a rendu de nombreuses décisions de conformité sous réserve (Cons. M. const. 2012. 6 août 2010.. Mme Monique P. Assoc. M. 295. – 13 juill. la commission d’une simple contravention ou d’un délit non visé par cet article ne peut donc. 291. 2011. 2011. – 24 mai 2013. Kiril Z. doit être proportionnée à la nature ou à la gravité des infractions concernées. Épx L. no 2010-62 QPC. – 25 nov. M. Smaïn Q. – 6 mai 2011. Kiril Z. proscrit « toute rigueur qui ne serait pas nécessaire ». Le Conseil constitutionnel a jugé que cette durée. M. Dans la décision no 2011-126 QPC du 13 mai 2011 (Sté système U Centrale nationale et a. – 21 juin 2013. no 2010-38 QPC. const. il a jugé conforme à la Constitution les dispositions contestées du code de la sécurité sociale sous réserve qu’elles s’appliquent aux membres de professions libérales. no 2010-71 QPC. – Principe : application aux instances en cours 298. AFNE et a. – 24 juin 2011. no 2010-88 QPC. no 2011-127 QPC. et a. M. – 16 sept. 706-54. no 2010-20/21 QPC. no 2011-126 QPC. Antoine J. et a. 18 juin 2010. no 2010-25 QPC. – 13 juill. M. Dpts de l’Hérault et des Côtes d’Armor. Le Conseil a estimé que si une personne qui n’est pas suspectée d’avoir commis une infraction punie d’une peine privative de liberté pouvait néanmoins être privée de sa liberté pendant quatre ou six jours pour l’exécution du mandat d’amener. no 2011-151 QPC. Jean-Jacques C.) sur le mandat d’amener. no 2011-142/145 QPC. 292. 2011. Mme Danièle B. no 2010-14/22 QPC). Jean C. Mickaël D. Samir A. 297. pén. Il a jugé que ce droit impose que la décision du ministère public déclarant irrecevable la réclamation puisse être contestée devant la juridiction de proximité. du M. de plein droit. qui doit être fixée par décret. – 11 févr. Pierre-Yves M. Dans sa décision sur la loi relative à l’université (Cons.) le Conseil avait à connaître des dispositions du code de la sécurité sociale remettant. S. le Conseil avait à connaître de l’action que le ministre de l’Économie peut engager pour faire cesser des pratiques restrictives de concurrence et constater la nullité de clause ou contrats illicites. Georges R. et l’exercice des libertés constitutionnellement garanties. Abderrahmane L. par exemple. 2010. Dans la décision no 2010-38 QPC du 29 septembre 2010 (M. no 2012-257 QPC. M. – Effets dans le temps des décisions A. Cts D. 30 juill. Mlle Danielle S. David M. – 29 sept. M. – 26 nov. – 30 juin 2011. no 2010-80 QPC. Le Conseil a posé « qu’en principe une déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à la partie qui a présenté la QPC » (Cons. – 20 avr. 293. no 2012-253 QPC. no 2013-327 QPC. – 21 janv. no 2012-227 QPC. – 16 sept. – 13 juill. 2010. – 2 déc. M. no 2011-153 QPC. de même que la liberté contractuelle découlant de l’article 4 de la Déclaration de 1789. 2010. puisque est en cause une action en nullité contractuelle. no 2011-199 QPC. no 2011-125 QPC. M. 2010. tout en adaptant ces modalités aux spécificités janvier 2014 de la délinquance des mineurs. adm. – 19 mai 2013. Établissements Bargibant SA. Depuis le 1er mars 2010. Alain G. Le Conseil a spécifié que la loi devait s’interpréter comme limitant ce prélèvement à l’égard des personnes soupçonnées d’avoir commis les crimes ou délits énumérés à l’article 706-55 du code de procédure pénale. Jean-Yves G. al. Sté Système U Centrale nationale et a. 2011. Jean-Yves G. 2010. 2010. le Conseil a formulé une réserve sur la disposition relative au « pouvoir de veto » du président de l’université : le principe d’indépendance des enseignements chercheurs s’oppose à ce que le président de l’université fonde son appréciation sur des motifs étrangers à l’administration de l’université. – 30 juin 2011. Dalloz . Le Conseil constitutionnel a donc formulé une réserve d’interprétation pour que la privation de liberté de quatre ou six jours prévue par l’article 130 du code de procédure pénale ne puisse pas être mise en œuvre à l’encontre d’une personne qui n’encourt pas une peine d’emprisonnement correctionnelle ou une peine plus grave. la conciliation entre la prévention des atteintes à l’ordre public et la recherche des auteurs d’infractions. le Conseil constitutionnel a formulé deux réserves d’interprétation fondées sur l’article 9 de la Déclaration de 1789 qui. Michel F. Le Conseil constitutionnel a formulé une réserve dans la QPC no 2011-133 du 24 juin 2011 (M. 3). no 2011-143 QPC. Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT. 2011. d’une part. M. – 13 mai 2011. no 2012-266 QPC. Il a énoncé une réserve en ce sens. – 6 août 2010. – 18 juin 2012. – 30 juin 2011. art. d’autre part. Alors que la loi du 26 juillet 2005 a rendu les procédures collectives applicables aux professions libérales. COPACEL et a. no 2013-341 QPC. SITA FD SA et a. no 2011-201 QPC. no 2011-191/194/195/196/197 QPC. SA Assistance Sécurité et Gardiennage – 20 sept. et a. no 2010-57 QPC. en matière de procédure pénale. no 2012-258 QPC. Dpts de la Seine-Saint-Denis et de l’Hérault. M. no 2012-282 QPC. et jusqu’au 1er janvier 2012. M. impliquaient une obligation d’informer l’ensemble des cocontractants de l’engagement de l’action en justice. – 8 juin 2012. 2010. const. no 2011-133 QPC. et a. Dpt de Haute-Savoie. M. 2013.). Mme Élise A et a. – 8 juin 2012. conduire à un tel prélèvement aux fins de rapprochement. – 18 nov. no 2010-20/21 QPC. Omar S. 2011. no 2010-101 QPC. Dans la décision no 2010-88 QPC du 21 janvier 2011 (Mme Danièle B.

– 8 juill. il en va ainsi tant lorsque le Conseil constitutionnel l’a expressément indiqué dans sa décision qu’en cas d’absence d’une telle mention. . Bien sûr. 2011. no 2010-72/75/82 QPC. const. Mme Simone S. Dans les décisions du 25 mars 2011 (no 2010-108 QPC. 300. – 14 juin 2013. M. 301. à compter de cette date. const. Ainsi la déclaration d’inconstitutionnalité produit ces effets même si la décision du Conseil constitutionnel ne le précise pas. 2011. cette déclaration est applicable à toutes les instances en cours et. Compagnie agricole de la Crau).. supra. Il a ajouté que. le cas échéant. que les peines définitivement prononcées avant cette date sur le fondement de cette disposition cessent de recevoir application. D. Mme Catherine F. – 6 oct. Le Conseil a précisé qu’à cette date. adm. 2011. que les parties pouvaient obtenir la délivrance d’une expédition du jugement ou de l’arrêt dans laquelle la qualification censurée ne figurerait pas. préc. no 2011-185 QPC.) reprend exactement ces orientations. Le Conseil constitutionnel a ainsi voulu confirmer le principe selon lequel l’effet abrogatif de la déclaration d’inconstitutionnalité interdit que les juridictions appliquent la loi en cause non seulement dans l’instance ayant donné lieu à la question prioritaire de constitutionnalité mais également dans toutes les instances en cours à la date de cette décision. région Centre et région Poitou-Charentes. no 2011-176 QPC. no 2011-181 QPC. no 2013-319 QPC. Philippe B. sauf mention expresse contraire dans la décision du Conseil constitutionnel. Comité Harkis et Vérité. La mention selon laquelle la déclaration d’inconstitutionnalité s’applique dans les instances en cours à la date de la décision du Conseil constitutionnel. Éric M. – 6 mai 2011. no 2010-52 QPC. – 27 janv. M. « la Rép. 22 sept. – 17 déc. M. obs. 304. 2011. 2010. qui avaient introduit cette QPC (de même : Cons. français de l’industrie cimentière et a. mais faisant davantage usage des pouvoirs que lui ouvre l’article 62 de la Constitution. – 4 févr. no 2010-2 QPC). Alban Salim B. 2010. no 2011-146 QPC. Cette abrogation a pris effet le jour de la publication de la décision. le Conseil a de même déclaré contraire à la Constitution l’article 90 du code disciplinaire et pénal de la marine marchande. appliquer à une instance en cours une disposition législative déclarée inconstitutionnelle par le Conseil. no 2013-314 QPC. no 2013-350 QPC. leur inscription immédiate sur la liste électorale dans les conditions déterminées par la loi. 2011. AJDA 2011. après avoir déclaré contraire à la Constitution l’article 222-31-1 du code pénal relatif à l’inceste. c’est cette règle générale de l’article 62 de la Constitution qui s’applique (Cons. supra.. le Conseil a abrogé l’article 575 du code de procédure pénale. Lorsque le Conseil constitutionnel n’apporte aucune précision. Dans le même esprit. obs. 2013. Dans la majorité de ses décisions de QPC. no 2013-331 QPC. no 2011-161 QPC. – 13 oct. – 7 oct. Le Conseil a même ajouté. 14 oct. le Conseil constitutionnel précise régulièrement que l’abrogation opérée peut être invoquée dans les instances en cours à la date de la publication de sa décision et dont l’issue dépend de l’application des dispositions déclarées inconstitutionnelles (Cons. supra. En revanche. no 2013-328 QPC. 7 du code électoral. Sté ESSO SAF. no 2010-67/86 QPC.. no 2010-93 QPC. d’une part. Brondel). 23 juill. Il en va au demeurant ainsi également en l’absence d’une telle mention. 299. no 2010-97 QPC. no 2010-33 QPC. 2011. no 2011-128 QPC. Dans le même sens. mais le fichier au casier judiciaire doit être toiletté. no 2010-100 QPC. 2011. le Conseil a jugé que l’abrogation du troisième alinéa de l’ordonnance du 28 juin 1945 permet aux intéressés de demander. no 288 – 28 juin 2013. 302. Jean-Louis C. le Conseil a repris cette jurisprudence dans un considérant de principe aux termes duquel « si. Sté Laval Distribution. M. M. Synd. préc. la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. M.). Mme Oriette P. 2012. 2013. Jeremy F. et a. Cne du Pré-Saint-Gervais). tous les condamnés soumis à cet article recouvraient la capacité de s’inscrire sur les listes électorales dans les conditions déterminées par la loi. AJDA 2011. Antoine C. 647.) où les sociétés requérantes. Ces jugements demeurent. D’une part. – 9 sept. 644. const. Il en a par exemple été ainsi dans la décision no 2010-6/7 QPC du 11 juin 2010 où le Conseil a déclaré contraire à la Constitution l’article L. les affaires définitivement jugées n’ont pas été remises en cause par l’effet de cette abrogation. le Conseil a. Le Conseil a jugé que la déclaration d’inconstitutionnalité prenait effet à compter de la publication de sa décision. Claude N. les tribunaux maritimes commerciaux siégeront dans la composition des juridictions pénales de droit commun » (c’est-à-dire le tribunal de police ou le tribunal commercial). Il en va de même dans la décision no 2013-318 QPC du 7 juin 2013 (M. Bruno L. – 5 juill. no 2011-174 QPC. le Conseil a précisé que cette abrogation « est applicable à toutes les infractions non jugées définitivement au jour de la publication de la présente décision ». M. const. le Conseil constitutionnel juge classiquement que l’abrogation de la disposition législative prend effet à compter de la publication mais ajoute des précisions pour faciliter l’application du droit nouveau ainsi née. 2010. par exemple. 2013. Lahcène A. no 266). jugé que. 2010. Dans la décision no 2010-15/23 QPC du 23 juillet 2010. Synd. cette règle est d’ordre public pour le juge administratif ou judiciaire. l’abrogation de la disposition inconstitutionnelle prend effet à compter de la publication de la décision du Conseil au journal officiel (11 juin 2010. La décision no 2011-222 QPC du 17 février 2012 (M. no 2010-18 QPC. par exemple dans la décision no 2012-251 QPC du 8 juin 2012 (COPACEL et a. no 2010-88 QPC. Sté IMNOMA. Dans la décision no 2010-10 QPC du 2 juillet 2010. Emmaüs Forbach. no 27. d’autre part. préc. – 21 janv. – 11 févr. 2010. En ce sens. no 2010-78 QPC. dans la décision no 2011-211 QPC du 26 janvier 2012 (M. Cette abrogation a pris effet le jour de la publication de la décision. pour les consorts C. Il a précisé que cette abrogation est applicable à toutes les instructions préparatoires auxquelles il n’a pas été mis fin par une décision devenue définitive à la date de publication de cette décision. Mohamed T. no 2013-317 QPC. Dpt des Landes. 1405). 2011. et a. Dans certains cas. Dalloz mention de cette qualification ne peut plus figurer au casier judiciaire » (16 sept. – 21 oct. – Et no 2010-110 QPC. Il en ira ainsi. no 2011-213 QPC. – 4 févr. 7 juin 2013. pour éviter toute ambiguïté et fournir le « mode d’emploi » de sa décision : « Par suite. 2011. Le Conseil n’a ainsi pas jugé. 2011. lorsque l’affaire a été définitivement jugée à la date de l’abrogation de cette disposition. M. à compter du jour de la publication de la décision du Conseil. en principe.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ cours. pour exercer la compétence que leur reconnaît le code disciplinaire et pénal de la marine marchande. Mme Danièle B. Sté Numéricâble SAS et a. 2010. – 25 oct.).42 - janvier 2014 . Brondel. D’autre part. Alain D. ne fait qu’expliciter cet effet « de droit commun » de la déclaration d’inconstitutionnalité. le Conseil a précisé qu’une déclaration d’inconstitutionnalité « peut être invoquée à l’encontre des prélèvements non atteints par la prescription » (Cons. Celui-ci ne peut. 303. SUD AFP. COFACE – 24 mai 2013. no 2011-163 QPC. les dispositions de l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir tant de fixer la date de l’abrogation et reporter dans le temps ses effets que de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant l’intervention de cette déclaration ». – 10 déc.). De même. – 10 déc.. cont. 2011.

Cet article permettait que la liberté de choisir son avocat soit suspendue pendant la durée d’une garde à vue mise en œuvre pour des crimes et délits constituant des actes de terrorisme. Il a alors veillé. Il a dérogé au principe de l’applicabilité immédiate et d’ordre public de la déclaration d’inconstitutionnalité aux instances non jugées définitivement en réservant le bénéfice de cet effet aux personnes qui ont invoqué l’inconstitutionnalité de la composition de la CDAS ou qui l’invoqueront. Dans la décision no 2010-81 QPC du 17 décembre 2010. L’article 62 de la Constitution offre aussi au Conseil constitutionnel la possibilité de déroger au principe général selon lequel la disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être appliquée aux instances en cours. Mais le Conseil a ajouté que la déclaration d’inconstitutionnalité ne peut conduire à ce que les sommes versées au titre de la participation sur le fondement de ces dispositions donnent lieu à répétition. le Conseil a posé les effets dans le temps de l’inconstitutionnalité de l’article 706-88-2 du code de procédure pénale. Brondel). supra. Synd. no 61). Il en va ainsi quant au caractère d’ordre public de la déclaration d’inconstitutionnalité dans les instances en cours. supra. en principe. no 61). mixte de la gestion du contrat urbain de cohésion sociale de l’agglomération de Papeete. Il juge alors « qu’en vertu de la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution. Dès lors le Conseil a jugé que l’abrogation de cet article était applicable à toutes les gardes à vue mises en œuvre à compter de la date de publication de sa décision. en application du chapitre II de l’ordonnance du 21 octobre 1986 relatif à la participation des salariés aux résultats de l’entreprise ultérieurement introduite dans le code du travail. obs. Il n’était pas saisi de cette loi de 2012 et n’a donc pas préjugé de sa constitutionnalité. Il a procédé de la même manière pour l’invocabilité de la déclaration d’inconstitutionnalité de la notification des réquisitions du ministère public aux seuls avocats des parties. dans le même sens : Cons. elles ne sont pas illégales. le principe de sécurité juridique. 309. d’une part. Christian G. préc. 25 oct. Toute exception ou dérogation à cette orientation générale. Sté Boulanger. AJDA 2011. si. Le Conseil constitutionnel a fait usage de cette possibilité dans la décision no 2010-110 QPC du 25 mars 2011 (citée supra. les chambres de l’instruction ne pourront plus se réserver le contentieux de la détention provisoire. le Conseil a ajouté que « la présente déclaration d’inconstitutionnalité prend effet à compter de la présente décision. adm. Dalloz . à l’occasion de la décision no 2011223 QPC du 17 février 2012 (Ordre des avocats au barreau de Bastia). y compris dans les instances en cours. Dans la QPC no 2013-336 QPC du 1er août 2013 (Sté Natixis Asset Management. peuvent revendiquer à bon droit l’application de la réserve formulée par le Conseil (V. no 2013-351 QPC. le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les deuxième et troisième phrases du premier alinéa de l’article 207 du code de procédure pénale. que. 592. M.). il appartient au Conseil constitutionnel de déterminer les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition qu’il déclare inconstitutionnelle a produits sont susceptibles d’être remis en cause . Il a relevé qu’une loi ultérieure de 2012 avait mis un terme à cette compétence négative et s’appliquait « aux impositions dues à compter du 1er janvier 2011. à fixer les effets dans le temps de sa décision. 2013. Mme Lucienne Q. sous réserve des impositions contestées avant le 1er juillet 2012 ». no 58). no 2012-250 QPC.43 - Rép. de quelque nature qu’elle soit. S’agissant des décisions antérieures à la publication de la décision du 17 décembre 2010. 2011. dans la QPC 200. – Exceptions au principe général 310. mais elles cessent de produire effet : ce contentieux est à nouveau de la compétence du juge d’instruction et du juge des libertés et de la détention. qu’un dispositif de participation leur soit applicable au titre de la période pendant laquelle les dispositions déclarées inconstitutionnelles étaient en vigueur. la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. il a précisé que cette déclaration d’inconstitutionnalité prend effet à compter de la publication de sa décision. le Conseil a ajouté que la « déclaration d’inconstitutionnalité est sans effet sur les décisions rendues antérieurement par le conseil d’administration de l’AFP qui auraient acquis un caractère définitif au jour de la publication de la présente décision » (6 mai 2011. le Conseil constitutionnel a précisé son considérant de principe lorsque la disposition déclarée inconstitutionnelle n’est déjà plus en vigueur le jour de sa décision. si elles sont encore dans les délais pour le faire. Toujours à des fins de clarté. cont. le Conseil avait à fixer dans le temps les effets de la censure d’une disposition qui n’était plus en vigueur. notamment quant à sa rétroactivité. no 227) pour les décisions déjà rendues par les commissions départementales d’aide sociale (CDAS). le Conseil constitutionnel a précisé que les salariés des entreprises dont le capital est majoritairement détenu par des personnes publiques ne peuvent. B.). aussi 17 mars 2011. const. d’autre part. Il a entendu empêcher tant la poursuite que le développement de contentieux sur le fondement de l’imprécision des dispositions contestées et de leur censure. Dans la décision no 2012-298 QPC du 28 mars 2013 (SARL Majestic Champagne. Il en allait notamment ainsi pour la Banque populaire de Côte d’Azur. 306. préc. qu’elle est applicable à toutes les instances non définitivement jugées à cette date ». SUD AFP). ne peut résulter que des dispositions expresses de la décision du Conseil constitutionnel. Dès lors. 305. supra. janvier 2014 308. préc. 307. Le 2 décembre 2011. Dans le même sens. Le Conseil constitutionnel a repris cette jurisprudence pour la censure opérée relative à la composition de la commission centrale d’aide sociale (8 juin 2012. la décision no 2012-228/229 QPC du 6 avril 2012 précise que l’abrogation des dispositions du code de procédure pénale relatives à l’enregistrement des gardes à vue « est applicable aux auditions […] et aux interrogatoires […] » qui sont réalisés à compter de la date de publication de cette décision. les dispositions de l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant l’intervention de cette déclaration ». qui justifie que les procédures mises en œuvre sur le fondement de dispositions législatives en vigueur ne puissent être annulées sur le fondement d’une censure postérieure du Conseil constitutionnel et. par lesquelles des chambres de l’instruction se sont réservées la compétence exclusive du contentieux de la détention. requérante à la QPC. En application de l’article 62 de la Constitution. Le Conseil en a déduit que sa déclaration d’inconstitutionnalité ne pouvait être invoquée qu’à l’encontre des impositions contestées avant le 1er juillet 2012. Par conséquent. de manière fine. le Conseil constitutionnel s’est borné à censurer les articles frappés d’incompétence négative. no 2010-107 QPC. Il . le principe selon lequel la décision de déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à la personne qui a posé la question prioritaire de constitutionnalité. no 2011-128 QPC. Le Conseil a ainsi entendu concilier. Synd. Le Conseil a retenu la même rédaction dans la QPC 202 (2 déc. à l’avenir. demander. Le 2 décembre 2011.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ pour les années durant lesquelles les dispositions contestées se sont appliquées et sous réserve des règles de prescription applicables. Dans le même sens. C’était l’objet même des précisions ajoutées par la décision quant à ses effets (V.

après la publication de la présente décision. no 2011-147 QPC. Cts T. Mme Annie M. – 14 oct. no 2010-33 QPC. 2012. 15 nov. – 14 oct. no 2011-112 QPC. Pour opérer ce report au 1er août 2011. 2013. Samir M. no 2010-83 QPC. no 2010-32 QPC. la garde à vue n’aurait plus de Rép. France Nature Environnement. 2011. pourraient avoir sur les situations nées antérieurement à la déclaration d’inconstitutionnalité. 312. 90. Wathik M. – 1er avr. De même. Le Conseil d’État a tiré toutes les conséquences de cette décision. à l’encontre des décisions portant cessation de l’état militaire intervenues en application de l’article L. no 2011-205 QPC. – 27 juill. 2011. Il a à nouveau rappelé que les mesures d’hospitalisation prises avant cette date en application des dispositions déclarées inconstitutionnelles ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité. 2012. – 8 juill. no 2012-283 QPC. – 23 nov. Mme Marie-Christine D.44 - janvier 2014 . Mme Ekaterina B. préc. 2010. Abdellatif B et a. Assoc. M. 224-8 du code de l’action sociale et des familles « n’est applicable qu’à la contestation des arrêtés d’admission en qualité de pupille de l’État pris après cette date ». citée supra. Tarik J. Bruno L. il a limité l’applicabilité à certaines instances en jugeant que l’inconstitutionnalité de l’article L. – 9 juin 2011. France Nature Environnement. Dans la décision no 2011-135/140 QPC du 9 juin 2011. Dalloz support légal et toutes les poursuites subséquentes à une mesure de garde à vue seraient mises en péril. no 2008-564 DC). 2013. – 25 mars 2011. Le Conseil a fait usage à plusieurs reprises de cette possibilité de reporter dans le temps les effets d’une inconstitutionnalité (Cons. no 111). 337 du code de la santé publique. 2010.) relative à l’hospitalisation sans consentement. – 22 sept. M. no 2011-160 QPC). et a. no 2011-208 QPC. Assoc. RTD civ. 2012. – 6 avr. – 27 juill. Il a ainsi gardé une seule date de report des effets. 2011. pour la première fois. Le Conseil constitutionnel détaille. no 2010-1 QPC. Il s’agit en l’espèce de l’article L. Sté Mara Télécom et a. M. 2013. Il a précisé que les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité. le Conseil a jugé contraires à la Constitution quatre articles du code de procédure pénale relatifs à la garde à vue. no 2010-33 QPC. les effets dans le temps entre sa décision et la date décalée de la déclaration d’inconstitutionnalité. AJDA 2012. no 2013-352 QPC. De même. – 10 nov. Centre de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie. le Conseil constitutionnel a fait usage à plusieurs reprises de la possibilité de reporter dans le futur l’effet abrogatif de ses décisions. M. Mlle Danielle S. const. no 227). – 30 juill. – 21 oct. 2356). le Conseil a précisé « qu’il appartient. le Conseil a jugé que l’abrogation immédiate de cet article L. 2010. D. d’une part aux juridictions de surseoir à statuer jusqu’à cette date dans les instances dont l’issue dépend de l’application des dispositions déclarées inconstitutionnelles et. dans la décision no 2012268 QPC du 27 juillet 2012. 2011. no 2012-226 QPC. 337 « méconnaîtrait les exigences de la protection de la santé et la prévention des atteintes à l’ordre public et entraînerait des conséquences manifestement excessives ». 2011. adm. M. Dans la décision no 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010. dans le même sens : Cons. Daniel W. 2011. 311. Cts B. – 2 déc. dans la décision no 2011-218 QPC du 3 février 2012. Dans la décision no 2010-71 QPC du 26 novembre 2010 (Mlle Danielle S. – 13 juill. no 2011-183/184 QPC. Le Conseil d’État a donc annulé son arrêt (CE 6 déc. « peut également être invoquée à l’occasion des recours en annulation qui seraient formés. 2777). no 2011-190 QPC. 28 mai 2010. Pierre T. . qui prend effet lors de la publication de la décision du Conseil. no 2011-203 QPC. – 23 nov. const. Enfin. M. d’autre part. Le Conseil constitutionnel a alors estimé que l’application immédiate de l’abrogation des articles encadrant le recours à la garde à vue aurait des conséquences manifestement excessives au regard des objectifs de prévention des atteintes à l’ordre public et de recherche des auteurs d’infraction. Dans la décision no 2010-1 QPC du 28 mai 2010. 2011. – 22 sept. Mathieu P. Patelise F. chron. 2011. 314. la logique des décisions du 25 mars 2011 est qu’il appartient au Conseil constitutionnel de préciser expressément dans sa décision les effets que la déclaration d’inconstitutionnalité qu’il prononce. 317. – 13 janv.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ a limité cette invocabilité au profit des seules parties non représentées par un avocat lors du règlement de l’information dès lors que l’ordonnance de règlement leur a fait grief (9 sept. 2012.. dans la QPC 286 (7 déc. Claude G. Maziau . Sté ESSO SAF. 311-7 du code de justice militaire ». – 6 oct. no 2012-262 QPC. – no 2012-269 QPC. – 20 avr. épse D et a. seule une mention expresse dans la décision du Conseil peut conduire à la remise en cause des effets que la disposition législative a déjà produits. 4139 14 du code de la défense sur le fondement des dispositions déclarées inconstitutionnelles de l’article L. le report dans le temps de l’abrogation est fondé sur des considérations analogues à celles qui avaient conduit le Conseil constitutionnel. à reporter les effets d’une déclaration d’inconstitutionnalité dans le cadre du contrôle a priori de la loi sur les OGM (Cons. M. Sté Wesgate Charters Ltd. Union départementale pour la sauvegarde de la vie. 316. M. Sté ESSO. et a. Sté Pyrénées services et a. – 9 déc. 2012. req. il a fixé au 1er janvier 2011 la date de la prise d’effet de la déclaration d’inconstitutionnalité. une cour administrative d’appel avait méconnu l’autorité de la chose jugée qui s’attache tant à la décision du 28 mai 2010 qu’aux motifs qui en constituent le support nécessaire. Par ailleurs. et a. il a jugé que l’abrogation du premier alinéa de l’article L. Il l’a fait alors que la réforme des soins psychiatriques était en débat au Parlement à la suite de la décision no 2010-71 QPC. départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Finistère. 311-7 du code de justice militaire. Il a reporté au 1er juillet 2011 la date de cette abrogation. qui ne répond pas aux exigences de l’article 66 de la Constitution relative à l’intervention de l’autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle. cont. 19 juin 2008. 529. le conseil a jugé que la déclaration d’inconstitutionnalité des dispositions relatives à l’auto-saisine de la juridiction commerciale « est applicable à tous les jugements d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire rendus postérieurement à cette date » (V.). no 2012-270 QPC. Défense c/ Mme A. 2012. 2010. Féd. 2011. no 2010-108 QPC. En effet. – 26 nov. M. obs. – 13 janv. 315. Cts L. AFNE et a. M. D. De même. Mme Marielle D.. 2012. – 22 sept. 2010. no 2012-268 QPC. supra. de la nature et de l’environnement et a. 2011. no 2011-182 QPC. 2011. Ainsi. M. no 2011-192 QPC. 2012. 2012. no 2013-357 QPC. 2012. 2011. Le Conseil constitutionnel l’a fait dans ses décisions du 14 octobre 2010 (no 2010-52 QPC. no 2010-71 QPC. no 2011-135/140 QPC. Antoine de M. SAF. s’il en est besoin. const. Min. no 2010-14/22 QPC. no 342215. no 2012-282 QPC. – 29 nov. Sur ce point. Pour préserver l’effet utile de sa décision. Deumier) et du 25 mars 2011 (no 2010-110 QPC. no 2010-45 QPC. 313. Assoc. le Conseil a retenu la même date du 1er août 2011 à la suite de sa censure des dispositions sur l’hospitalisation d’office. le Conseil a jugé que la déclaration d’inconstitutionnalité prononcée prenait effet au 1er août 2011. au législateur de prévoir une application des nouvelles dispositions à ces instances en cours à la date de [sa] décision ». Il a jugé qu’en statuant sur l’appel dont elle était saisie sans attendre le 1er janvier 2011 et alors qu’aucune nouvelle disposition législative n’était applicable à l’instance en cours devant elle à la date de son arrêt. no 2012-235 QPC. 2010.

Barilari). 318.). dans l’intérêt de la sécurité juridique. aussi 27 juill. Il a ainsi prévenu le risque de nullité de procédures. après avoir relevé que l’abrogation immédiate de ces dispositions auraient pour effet de supprimer le droit de contester l’arrêté d’admission en qualité de pupille de l’État et aurait des conséquences manifestement excessives (27 juill. Mme Marielle D. Dès lors. Le Conseil a en conséquence reporté de neuf mois la date d’abrogation de cet article pour laisser le législateur agir. pour la première fois. dans la QPC no 2010-108 du 25 mars 2011 (Mme MarieChristine D. en application des dispositions déclarées inconstitutionnelles. et non pas au Parlement. Dans la décision no 2011-192 QPC du 10 novembre 2011 (Mme Ekaterina B.). En quelque sorte. Dans le même sens. et a. En revanche. pour la première fois. Le Conseil constitutionnel a pris en compte. les conséquences excessives qui résulteraient d’une éventuelle interprétation de cette réserve conduisant à invalider les procédures antérieures. et a. il ne lui appartenait pas d’indiquer les modalités selon lesquelles remédier à l’inconstitutionnalité de l’article contesté du code du travail de Nouvelle-Calédonie. Il a jugé dans la QPC 205 qu’il ne disposait pas d’un pouvoir d’appréciation de même nature que celui du Congrès de Nouvelle-Calédonie. David M. 321. Le report des effets dans le temps est également nécessaire lorsque l’abrogation immédiate de la disposition législative méconnaîtrait un principe constitutionnel. aurait méconnu le principe fondamental reconnu par les lois de la République relatif à la justice pénale des mineurs. En outre. de la scission ou de la dissolution d’un ou plusieurs établissements publics de coopération intercommunale au cours de l’année 2011 à compter de l’année 2012 aurait des conséquences manifestement excessives ». 2011. Dans la décision no 2010-62 QPC du 17 décembre 2010 (M. Dalloz . 319. 433. reporté les effets dans le temps de sa décision pour permettre à « l’autorité administrative ».). no 2012-268 QPC. Gérard D. l’abrogation immédiate aurait en l’espèce accru la contrariété avec l’article 7 de la Charte de l’environnement. janvier 2014 325. 1246 . Il a alors jugé que « le respect des droits de la défense exige qu’une personne à l’encontre de laquelle il apparaît. un report des effets dans le temps est impossible lorsqu’est abrogée une incrimination pénale (4 mai 2012. AJDA 2013. ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité (V. de supprimer les droits reconnus à la partie civile par cet article. 1482 . Le Conseil n’a pas souhaité que les calculs pour l’année 2013 soient remis en cause en cours d’année.). 320. no 2011-205 QPC. cont. en faisant disparaître l’inconstitutionnalité constatée.). Mme Annie M. il eut été contradictoire que le Conseil fît produire des effets à la déclaration d’inconstitutionnalité pour l’année 2011. Le Conseil constitutionnel procède de même au report des effets dans le temps lorsque « l’abrogation immédiate des dispositions déclarées contraires à la Constitution aurait pour seul effet de faire disparaître les dispositions permettant l’information du public sans satisfaire aux exigences du principe de participation de ce dernier » (13 juill. France Nature Environnement). Dans ces conditions le Conseil reporte la date de l’abrogation « afin de permettre au législateur d’apprécier les suites qu’il convient de donner à cette déclaration d’inconstitutionnalité ». chron. no 2012-262 QPC. Il a donc fait le choix de reporter les effets de l’abrogation au 1er janvier 2014. De manière générale. 323. 2012. 43 du code des pensions civiles et militaires de retraite auraient pour effet. 251-3 du code de l’organisation judiciaire au 1er janvier 2013. le Conseil a reporté au 1er janvier 2014.45 - Rép. Le Conseil a donc reporté la censure de l’article L. 322. 224-8 du code de l’action sociale et des familles qui méconnaissait l’article 16 de la Déclaration de 1789. Le bref report au 1er décembre 2011 de la déclaration d’inconstitutionnalité a permis au Gouvernement de modifier la liste des lieux abritant des secrets de la défense nationale. mais du maintien de cette répartition pour les années ultérieures. 2012. Il a précisé en effet que les réserves formulées ne sont applicables qu’aux cas de mise en œuvre de l’article 803-3 du code de procédure pénale après la date de publication de la décision du Conseil constitutionnel.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ Dans la décision no 2012-269 QPC du 27 juillet 2012. avant son audition ou au cours de celle-ci. ne puisse être entendue ou continuer à être entendue librement par les enquêteurs que si elle a été informée de la nature et de la date de l’infraction qu’on la soupçonne d’avoir commise et de son droit de quitter à tout moment les locaux de police ou de gendarmerie ». Dès lors. le Conseil a. 324. il a jugé que « l’abrogation de l’article L. la date d’abrogation de l’article L. de tirer les conséquences de l’inconstitutionnalité prononcée. en faisant disparaître l’inconstitutionnalité constatée. M. Le Conseil constitutionnel a appliqué le même raisonnement à l’égard du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. C’est sous cette réserve que les dispositions du second alinéa de l’article 62 du code de procédure pénale ne méconnaissent pas les droits de la défense. Il a donc reporté au 1er janvier 2013 la date de l’abrogation de l’article de ce code afin de permettre qu’il soit remédié à cette inconstitutionnalité (9 déc. Le report dans le temps s’imposait donc.) le Conseil constitutionnel a. 2013. D. qu’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction pour laquelle elle pourrait être placée en garde à vue. Ceux-ci n’auraient en effet alors plus été jugés par une juridiction spécialisée ou selon une procédure appropriée. l’inconstitutionnalité résultait non pas de l’application des critères à la répartition de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) et du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) calculée en 2011. de la fusion. de supprimer les droits reconnus aux orphelins par cet article ». 12). le Conseil constitutionnel a considéré « qu’une déclaration d’inconstitutionnalité qui aurait pour effet d’imposer la révision de la répartition des montants perçus au titre de la [DCRTP] et des montants prélevés ou reversés au titre du [FNGIR] en raison de la modification de périmètre. no 2012-240 QPC.). Tel était le cas dans la QPC 2011-147 QPC du 8 juillet 2011 où l’abrogation immédiate de l’article L. le Conseil constitutionnel préfère recourir à un report des effets dans le temps lorsqu’une abrogation immédiate lui ferait opérer des choix qui relèvent du Parlement. le Conseil a jugé que les dérogations délivrées avant la date de la prise d’effet de la déclaration d’inconstitutionnalité au 1er septembre 2013. M. . 251-3 du code de l’organisation judiciaire. no 2012-270 QPC). L’abrogation de l’article 618-1 du code de procédure pénale aurait eu pour effet. modulé les effets dans le temps d’une réserve d’interprétation. 2011.). Le Conseil constitutionnel a eu recours une seconde fois à un report dans le temps des effets d’une réserve dans la décision no 2011-191/194/195/196/197 QPC du 18 novembre 2011 (Mme Élise A. Dans la décision no 2013-323 QPC du 14 juin 2013 (Communauté de communes Monts-d’Or Azergues. Il s’agissait en l’espèce de l’inconstitutionnalité des dispositions relatives aux lieux classifiés au titre du secret de la défense nationale. Il en a été de même dans la QPC du 1er avril 2011 (no 2011-112. alors que d’autres critères s’appliquaient à d’autres établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et communes. adm. Constitutions 2013. Assoc. Le Conseil a jugé que cette réserve est « applicable aux auditions réalisées postérieurement à la publication » de la décision du Conseil. Ainsi. en précisant qu’elle ne sera « applicable qu’à la détermination des montants versés ou prélevés au titre de la dotation et du Fonds de garantie pour l’année 2014 et pour les années ultérieures » (cons. Patelise F. permettant au juge des enfants ayant instruit l’affaire de présider le tribunal des enfants.

454. 10-12 juill. Mme Marie-Christine D. supra. note Douchy-Oudot . chron. Sté OLAN CARLA et autre. de prescriptions relatives à la remise en cause des effets produits par la disposition législative avant son abrogation doit. req. à l’occasion d’une QPC. statuant sur une question prioritaire de constitutionnalité. 22) . 13 mai 2011.. 25 mars 2011. req. dans la décision du Conseil constitutionnel. le 13 mai 2011. Le Conseil d’État a rendu. dans une telle hypothèse. req. postérieurement à cette décision. no 342215. y compris quand une telle lecture peut conduire à limiter la portée de l’abrogation telle qu’elle est formulée dans le dispositif . trois arrêts d’assemblée du contentieux se prononçant sur les litiges après des décisions rendues par le Conseil constitutionnel saisi de QPC (CE. const. cont. no 2010-108 QPC. d’une part. no 11-27. no 2012-268 QPC. Le Conseil constitutionnel avait déjà précisé qu’en pareille hypothèse. 308. sous réserve d’indication contraire. 2193 et 2373. Comme l’indiquent A. Tout en se référant à ce principe. sur les instances dont l’issue dépend de l’application de la disposition censurée. 1100. Hauser) avait donné au législateur un délai pour remédier à l’inconstitutionnalité. dans le cas où. § 6. no 340539. la QPC a été soulevée à l’occasion d’un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte réglementaire et. obs. no 227). Trois QPC soulignent cette orientation : la décision no 2010-1 QPC du 28 mai 2010 (Cts L.46 - janvier 2014 . obs. le Conseil d’État prend en compte pour l’interpréter les motifs qui en sont le support nécessaire. le Conseil d’État a précisé que. no 61) relative à la détermination du taux d’intérêt majorant les sommes indument perçues à l’occasion d’un changement d’exploitant agricole. p. bénéficier à l’auteur de la QPC (Cons. 1106. la Cour de cassation a jugé lesdites dispositions inconventionnelles et les a immédiatement écartées. du 6 décembre 2012 (req. 1re. le Conseil a déclaré inconstitutionnelle la disposition législative. Pendant ce délai. dans le cadre d’un contentieux d’excès de pouvoir. obs. Granet-Lambrechts . préc. – CE 13 mai 2011. être regardée comme indiquant que ce dernier n’a pas entendu remettre en cause les effets que la disposition déclarée contraire à la Constitution avait produits avant la date de son abrogation. Dans les trois cas. Mme Lazare). d’une décision par laquelle le Conseil constitutionnel. – Effets des décisions QPC devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation 328. adm. dans l’hypothèse où il ne fait pas droit à l’ensemble des conclusions du requérant en tirant les conséquences de la déclaration d’inconstitutionnalité d’une disposition législative prononcée par le Conseil constitutionnel.071. la déclaration d’inconstitutionnalité du Conseil constitutionnel doit bénéficier à l’auteur de la QPC et la disposition législative ne peut être appliquée dans les instances en cours à la date de la publication de la décision de censure.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ 326. le Conseil d’État s’est prononcé sur l’articulation entre les contrôles de constitutionnalité et de conventionnalité. Sur les pupilles de l’État.. de l’abrogation prononcée. le Conseil d’État a précisé les suites qu’il convenait de tirer. 2012. sur une action indemnitaire introduite antérieurement. sur la portée de l’abrogation prononcée. 2013. Il a jugé que. Pour un troisième report dans le temps des effets d’une réserve : no 2012-257 QPC du 18 juin 2012. RTD civ. en principe. 2012. et alors qu’aucune nouvelle disposition législative applicable à l’instance en cours n’est encore intervenue. 327. d’autre part. le requérant à la QPC du bénéfice de son action. une juridiction administrative ne peut. ass. la Cour de cassation ne s’inscrit pas dans le même sens (Civ. Claude G. la déclaration d’inconstitutionnalité doit. 331. req. Dans l’intervalle « il appartient aux juridictions de surseoir à statuer jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi » ou. AJDA 2011. a déclaré inconstitutionnelles les dispositions législatives contestées.. 2013. DOMINO. Lorsqu’il déclare inconstitutionnelle une disposition contestée. Salvage-Gerest . 329. préc. Mme M’Rida. (CE 20 juin 2012. au plus tard jusqu’à la date de prise d’effet de l’inconstitutionnalité dans les instances dont l’issue dépend de l’application des dispositions déclarées inconstitutionnelles. supra. 332. AJDA 2012. 9 avr. Cette décision fait écho à la jurisprudence Mme O. BRETONNEAU et X. tout en reportant les effets de sa décision. 647). 718. 330. reporté dans le temps les effets de cette inconstitutionnalité pour permettre au Parlement d’y remédier et précisé que la nouvelle loi devra prévoir une application des nouvelles dispositions aux instances en cours à la date de la décision du Conseil afin de permettre notamment au requérant de bénéficier des nouvelles dispositions. dans l’intervalle. Lorsque le Conseil constitutionnel n’invite pas les juridictions à statuer dans l’attente d’une loi nouvelle. RTD civ. de faire application de l’état du droit résultant. la décision no 2010-83 QPC du 13 janvier 2011 (M. AJ fam. y compris à l’égard de l’auteur de la QPC. D. Hauser). – en deuxième lieu. req. le cas échéant. 27 juill. devant lui. le Conseil d’État a indiqué ce faisant qu’il reconnaissait à la jurisprudence du Conseil constitutionnel du 25 mars 2010 « une quasi-autorité de la chose jugée » (Gaz. Dalloz du litige d’examiner. no 313). no 349216) par laquelle le Conseil d’État avait jugé qu’une déclaration d’inconstitutionnalité par le Conseil constitutionnel était sans incidence sur une décision juridictionnelle antérieure écartant la loi pour inconventionnalité. 2013. le Conseil constitutionnel a décidé de reporter dans le temps les effets abrogatifs de sa décision. à la lecture du seul dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel. le Conseil constitutionnel (Cons. AJDA 2012. D. une règle du droit de l’Union européenne. lorsqu’un tel moyen est soulevé devant lui. – CE 13 mai 2011. il appartient au juge statuant au fond. AJ fam. 2013. 1436. Pal. obs. obs. sans méconnaître l’autorité de la chose jugée par le Conseil constitutionnel. par elle-même. Eudier .) relative au plafonnement de la pension civile et militaire de retraite des invalides ayant élevé au moins trois enfants et la QPC no 2013-343 du 27 septembre 2013 (Épx L. à la date à laquelle il statue. 589. D. le Conseil d’État a jugé que l’absence. comme elle l’avait fait pour la garde à vue. afin de permettre l’intervention de nouvelles dispositions législatives applicables à ces instances. le Conseil constitutionnel peut décider de reporter à une date ultérieure l’effet de l’abrogation et imposer aux juridictions de surseoir à statuer. no 317808. De ces arrêts se dégagent trois enseignements : – le Conseil d’État reprend les principes dégagés par le Conseil constitutionnel dans ses décisions du 25 mars 2011 (citées supra. il appartient au juge Rép. 2012. Par la décision Ministre de la Défense et des anciens combattants c/ Mme D. 2013. 2012. 1551 . no 316734. Le report dans le temps des effets de l’inconstitutionnalité ne prive pas. lorsque le Conseil constitutionnel abroge une disposition législative de portée rétroactive à compter de la publication de sa décision. avis Chevalier . – en troisième lieu. Lorsqu’un doute subsiste. no 329290. 2013. Par sa décision Association France Nature Environnement Réseau juridique (CE 14 nov. const. Domino et Bretonneau). Il cite expressément celles-ci dans ses visas et en reprend le considérant de principe selon lequel. 2011. Mme Delannoy et Verzele. régler un litige dont l’issue dépend de l’application de la loi censurée en écartant cette dernière pour inconventionnalité avant la date butoir fixée par la déclaration d’inconstitutionnalité.) sur la « cristallisation » des pensions des anciens combattants d’outre-mer . . s’il y a lieu d’écarter la disposition législative en cause en raison de son incompatibilité avec une stipulation conventionnelle ou.

– Conseil d’État (devant le). 28 s. 56. 21 – commission de réexamen d’une décision pénale consécutif au prononcé d’un arrêt de la CEDH. 123 s. Une telle règle. 141. Elle a trouvé place dans la loi organique. 200 Conseil d’État – juge de cassation (saisine d’une QPC). 28. 159 Bonne administration de la justice. 68 – empiètement de la loi sur le domaine réglementaire. 123 Contradictoire – Conseil constitutionnel (devant le).. 1. 259 Question nouvelle. – interprétation constante. 188 – Cour de cassation (devant la). 36. 212. 306 Réserve d’interprétation. Rétroactivité in mitius. . – circonstances de fait (notion). 21 – commission de révision. Délai – invocation d’une QPC. Autorité de chose jugée. 120 Grief soulevé d’office.. 257 Contrôle a priori.. 20 – juge de cassation (saisine d’une QPC). 1. 89 Changement de circonstances. 218 s. 242 s. 259 Objectif à valeur constitutionnelle. 65 – exigence constitutionnelle de la transposition des directives. 86 Non-lieu. 73 s. 205 s. 40. Le montant de la majoration est. l’aide juridictionnelle ne saurait être accordée spécialement pour soutenir une QPC. 30 Principe d’égalité. Le décret no 2010-149 du 16 février 2010 est relatif à la continuité de l’aide juridictionnelle en cas d’examen de la question prioritaire de constitutionnalité par le Conseil d’État. 216 s. 225. 304 s. 42. 24 s. 66 Effet erga omnes. Pour obtenir le paiement de sa rétribution pour le concours prêté devant le Conseil constitutionnel. En application de ce principe. 296 Principe de laïcité. – conventionnalité (de). – circonstances de droit (notion). cont. 155 s. – accessibilité du droit. 157 s. 63 – application directe (absence). le législateur organique a prévu que le dispositif d’aide juridictionnelle soit géré dans le cadre de la procédure à l’origine de l’affaire. 257. 63 s. Comme l’indique son titre. Question préjudicielle – CJUE (à la). 202 s. 243 – normes de constitutionnalité. 211 s. 64 – maintien de l’ordre public. 190 – juge d’appel (saisine d’une QPC). – contentieux de l’excès de pouvoir. 237 s. 210. 291 Intervention – Conseil constitutionnel (devant le). 335. De même. – sanction. Moyen janvier 2014 Cour de cassation – commission compétente en matière de recours contre les arrêtés de suspension ou de retrait d’habilitation d’OPJ. 8 s. 260 s. 45. 200 s.. n’aurait pu figurer dans le règlement intérieur du Conseil. 336. 178. Transmission Règlement intérieur. 52 Rép. 188 Jonction – QPC (devant le Conseil constitutionnel). 150 s. 8. Dispositions législatives. devant le Conseil d’État et la Cour de cassation.. 65 s. – AIDE JURIDICTIONNELLE DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL 333. 215 s. 252 Loi organique. – invocabilité (dans le cadre d’une QPC).. 176. 185. 82. 40 Aide juridictionnelle. 190 « Considérant balai ». Amende civile. – organique. La QPC ne se distingue pas de l’instance principale dont elle constitue un incident d’instance... Ordonnance – non ratifiée. 190 Cour d’assises.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ ART.. 85 Modulation dans le temps. 67 – méconnaissance de la compétence du législateur organique. 291 Instruction – Conseil constitutionnel (devant le). 63 Observations – Conseil constitutionnel (au). 180 s. 210. 27 s. 48 Audience publique – déroulement devant le Conseil constitutionnel. 137 s. 36. 74. Devant le Conseil constitutionnel.47 - Notification – décision du Conseil constitutionnel. 21 – commission nationale de réparation des détentions et des assignations à résidence. adm. 189 s. 235 s. l’aide juridictionnelle demeure acquise à son bénéficiaire devant le Conseil constitutionnel saisi le cas échéant de cette question. 287 s. 290 – articulation avec la QPC. l’aide juridictionnelle demeure acquise à son bénéficiaire devant le Conseil d’État et la Cour de cassation chargés de se prononcer sur le renvoi de la question de constitutionnalité au Conseil constitutionnel. 137 s. la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel. 175 Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). la contribution de l’État à la rétribution des auxiliaires de justice qui prêtent leur concours au titre de l’aide juridictionnelle est majorée selon des modalités fixées par voie réglementaire. 258 Principe fondamental reconnu par les lois de la République. – organisation devant le Conseil constitutionnel. 65 s. 259 Moyen. INDEX ALPHABÉTIQUE Acte réglementaire. 58 Récusation. 32. 74. Dès lors. 232. 153. 75 Mesure d’administration de la justice. 231 s. 57 Principe à valeur constitutionnelle. 133. 220 s. 137 Charte de l’environnement. 158 Note en délibéré. 137 s. 73 s. Dépôt. 190 – juge de première instance (saisine d’une QPC). 196 – obligation. 196. – contrôle de la procédure parlementaire. 253 Fait du prince (Théorie du). Cour supérieure d’arbitrage. 88 s. 202 – déclassement (indépendance par rapport à la QPC). 159 Ministère public. Question présentant un caractère sérieux. 21 – commission d’instruction de la Cour de justice de la République. – filtre des juridictions suprêmes. 63 – pluralisme des médias. Lorsque la question est soulevée dans des matières où la représentation des parties est obligatoire devant les cours suprêmes. 127 Convention européenne des droits de l’Homme. 52 s. ce décret pose le principe de la continuité de l’aide juridictionnelle accordée pour l’instance au cours de laquelle le moyen de la conformité à la Constitution d’une disposition législative a été soulevé. qui crée une dépense à la charge du ministère de la Justice. 118. 238. l’avocat présente au bureau de l’aide juridictionnelle qui l’a désigné son « attestation de fin de mission » rédigée par lui (à laquelle est jointe la décision du Conseil constitutionnel attestant de son intervention dans la procédure). 51. 321 Commission de révision V... Droits et libertés (exclusions). Recours effectif (Droit à un). 14. 16 Déclaration d’inconstitutionnalité – abrogation. 47 Procédure dilatoire. Contrôle a posteriori. 102. En revanche. 163. Dalloz . 240. 82 s. – intervenant (soulevé par un). 64. 329 – effet différé dans le temps. 31 Loi du pays de la Nouvelle-Calédonie.. 108. 180 s. 272 s. 159 Publication. 34 Loi référendaire. 27. 131 – loi du pays. En prévoyant ainsi la rétribution des avocats au moyen d’une « majoration » de l’aide juridictionnelle. 169. 48. 32 Mémoire distinct et motivé. 305 Représentation des parties. 63. 155. 22 s. 36. 147. 22. L’article 23-12 de l’ordonnance organique modifiée du 7 novembre 1958 dispose : « Lorsque le Conseil constitutionnel est saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité. le bénéficiaire de l’aide dispose de la faculté de demander la désignation d’un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation afin de garantir son droit à un procès équitable. 14. 63 s. 180 – notification des pièces par voie électronique. 260. 206. 79 – jugement (de). 59. 23. 258 Conventionnalité (contrôle) V. 227 s. 4. l’article 23-12 prévoit une majoration de l’aide juridictionnelle lorsque le Conseil constitutionnel est saisi d’une QPC. 48. L’octroi ou le refus de l’aide juridictionnelle et la liquidation du droit à rétribution des auxiliaires de justice sera réalisé devant le juge saisi de l’instance à l’occasion de laquelle la QPC a été posée. 66. 218. 26 s. 91. 63 – indépendance des médias. 152 s. 32. 47. Refus de transmission V. – saisine multiple. Motivation – décision du Conseil constitutionnel. il est identique à celui applicable devant le Tribunal des conflits. 215 Internet. 272 s. 65 – dispositions sur la décentralisation. identique à celui retenu pour une demande d’avis. Incompétence négative. Cour de cassation Conseil constitutionnel – juge électoral. 63 – intelligibilité du droit. » 334.

94 s. 225 janvier 2014 . adm. 308 Urbanisme. 58 Urgence. 94 s. 217 Sursis à statuer. 189. cont. . – exceptions. – disposition non déjà jugée conforme à la Constitution. 16. 164. Dalloz Transmission. 150 s. – question non dépourvue de caractère sérieux. 168. – critères des juridictions suprêmes. 83 Statistiques. 110 s. 123 s.48 - – refus par une CAA. Rép. – disposition applicable au litige.QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ Saisine d’office (interdiction). – précisions du Conseil constitutionnel (sur les critères de transmission). 88 s. 93 Tribunal des conflits. 154. – délai (des juridictions suprêmes au CC). 55. 164 s. – principe. 87 s. 170. 164 s. 168 s.