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LA VILLE GALLO-ROMAINE

de Gourzon en Haute-Marne

TOME II

Les travaux et les fouilles
des XIXème et XXème siècles
Textes présentes
par Louis LEPAGE

Préface de Jean Kaltenbach
Préçident du Conseil Régional de Clzampngne-Ardenne

CERPHM
SAINT-DIZIER
1992

Publications du Centre d'Études et de Recherches
de Préhistoire Haut-Marnaise

-

La ville gallo-romaine du Chatelet de Gourzon les fouilles du XVlllosiècle
tome 1,1990

L'Enquête diocésaine de 1844,
archéologie préhistorique, gallo-romaine, civile et religieuse, 1991
-

II était une fois en Haute-Marne ...LA PRÉHISTOIRE, 1991

Maquette et mise en page : L. et M.-Th. LEPAGE

ISBN2-9505042-3-X
01992 - CERPHM
15, av. Benoît-Frachon
52100 SAINT-DIZIER

SOMMAIRE
Pr6face par Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional de la Région Champagne-Ardenne

Avant-Propos par Alain VILLES
Conservateur Régional de l'Archéologie en Champagne-Ardenne

Avertissement par Louis LEPAGE
Président du Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire Haut-Marnaise

INTRODUCTION
Louis LEPAGE

Historique des fouilles et des travaux
Le Châtelet

1"" PARTIE
ÉTUDES GÉNÉRALES SUR LE CHÂTELET
Antoine Phulpin,

Notes archéologiques

P.-Felix GELIN,

L'Enquete de 1844 à Fontaines et à Gourzon (crrtrnits)

L.-G. POTHIER

Le Châtelet et ses environs

P.-Felix GELIN

Les fouilles (feuilleton dons le journal "ln Hnute-Mnrne")

BORDIER

Notes sur le Châtelet

F.-F. GELIN

Les fouilles du cimeti6re

Auguste FOUROT

L'oppidum du Châtelet

Auguste NICAISE

Note sur un buste antique

Çalomon REINACH

Bronzes figurés d u musée des Antiquités nationales

Edmond FREZOULS

Fouilles diverses (Chroniquede Gnllin)

Yvon GAILLET

La Fosse Briot

Yvon GAILLET

Les Epones d u Châtelet

III

Michel CHOSSENOT
et François LEFEVRE

Deux statues découvertes à Fontaines

Louis LEPAGE

L'Age du Bronze au Châtelet

Louis LEPAGE

Les fibules du Châtelet d'après les collections du m

Louis LEPAGE

Les nécropoles du Châtelet

26-

m

e

siècle

PARTIE

LES FOUILLES COLSON
Paul et Regis COLÇON Le Chatelet et ses environs i'epoque preromaine

311

Paul et Régis COLÇON Huttes gauloises du Châtelet

337

Regs COLÇON

Marques de potiers gallo-romains decouvertes au Châtelet depuis 1888

338

J. DROUOT

Marques de potiers gallo-romains du musée archeologique de Langres

342

Regis COLÇON

Note sur un buste en terre cuite trouve au Châtelet

350

Hugues VERTET
et Thérèse ZEYER

Les statuettes gallo-romaines du musee de Langres (extrait)

Régis COLÇON

Tessère en ivoire trouvée au Châtelet

Regis COLÇON

Les citernes gallo-romaines du Châtelet

Régis COLÇON

Une table gallo-romaine

Régis COLSON

Note sur les monnaies du Châtelet

Régis COLÇON

Rapport sur les fouilles exécutées au Châtelet en 1923

Jules TOUTAIN
et Régis COLSON

Note sur deux fibules avec inscription trouvées au Châtelet

Régis COLÇON
et G. DRIOUX

Boucles circulaires

Régis COLÇON
et Georges DRiOUX

Notes sur les fouilles au lieu dit "La Foret"

Georges DRiOUX
et Régis COLÇON

Le dieu cornu du Châtelet

Régis COLSON

Les amphores du Châtelet

368

LEREUn.

Compte rendu de l'excursion à Fontaines-sur-Marne

372

Georges DRIOUX

Nécrologie, Régis COLÇON

Georges DRiOUX

La collection Colson au musée de Langres

3"e
L'HYPOGÉE,

PARTIE
L'AQUEDUC

L.G. POTHLER

Aqueduc de construction romaine sur les territoires
de Fontaines et de Gourzon

P. Felix GELiN

Essai sur un aqueduc de construction romaine
à la montagne du Châtelet

Noël SPERANZE

Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sur-Marne

Yvon GAELET

Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ?
4eme

PARTIE

LA HAUTE-BORNE

ET LES VESTIGES NÉOLITHIQUES

T. PINARD

Notice sur un monument COMU
de Haute-Borne

SOUS le nom

B"U-IAUDRUC
de O b U A N N E S

Lettre sur la Haute-Borne

T. PiNARD

Encore quelques mots sur la Haute-Borne

Georges DRIOUX

Le prétendu cromlech de Sous-Porchien

Georges DRiOUX

Notes sur Fontaines-sur-Mme

Pierre MOUTON

Poignard du Grand-Pressigny en Haute-Marne.

Yvon GAILLET

Chasse au silex à Fontaines-sur-Marne

Yvon GAiLLET

Sur la trace des Neolithiques à Fontaines-sur-Marne

Claude STOCKER

Quelques silex de Fontaines-sur-Marne
dans la collection de M. Rene Fulbert

5e*e PARTIE

DIVERS
Yvon GAiLLET

La Charbonniere

Yvon GAILLET

Supports de vases

Noël SPERANZE

La pierre ornée de la Charbonnière

AUGUÇTE FOUROT

GOURZON

Louis RICHARD

Aspect d'une nécropole antique à Fontaines-sur-Marne
Lettres et correspondances diverses
Bibliographie du Chatelet, de Fontaines-sur-Marne et de Gourzon
Index générai

PREFACE

Si le patrimoine culturel est aujourd'hui à la mode et que l'on
cherche à restaurer ou à sauver ce qui, en d'autres temps, par sottise ou par
inconscience, aurait pu être allègrement détruit, c'est grâce au travail
inlassable de ceux qui ont su redonner toute leur sign$cation à
l'archéologie et aux monuments historiques.
On a vu des sites miniers sauvés de l'oubli, des usines
désaffectées trouver de nouvelles fonctions dans la vie culturelle et le
classement a préservé de la pioche bien des façades et bien des tombes, en
Champagne-Ardenne comme ailletirs.
Car l'archéologie, en réalité, n'existe que pour faire durer ce qui
n'était pas fait pour cela. A l'exception de quelques vestiges tels les temples
grecs ou les pyramides d'Egypte, lien n'a été conçu pour I'éternité, pas
même la ville gallo-romaine du Châtelet !
Jamais le maître d'oeuvre ou le sculpteur auxquels nous devons
le patrimoine de la Champagne n'ont un instant pensé que leur ouvrage
était le dernier et qu'on tenterait un jour de redécouvrir ce qui n'était à
leurs yeux que l'oeuvre d'un temps.
C'est pourtant ce qu'ont tenté et réussi la Fédération des Sociétés
Archéologiques de Champagne-Ardenne et le Service Régional de
l'Archéologie en association avec le Conseil Général de la Haute-Mame et
le Conseil Régional de Champagne-Ardenne considérant, à juste titre, que
ce patrimoine champenois était fait pour vivre.
De telles entreprises sont indispensables car elles sensibilisent les
habitants de notre région à l'histoire des sociétés qui nous ont légué leurs
traditions.
Puisse l'exemple de la ville gallo-romaine du Châtelet faire
prendre conscience à nos concitoyens de la richesse de leur patrimoine
archéologique et de la nécessité de le protéger pour éviter, soit par naïveté,
soit par indifférence, que leurs petits-enfants se retrouvent sans identité
régionale.

Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional
de Cllarnpagne-Ardenne

AVANT-PROPOS
Le site du Châielet de Gou~umest exceptionnel à deux t i m : les conditions particuliérement bonnes de
consmation des vestiges de son occupation et la succession de cherchean qui y pratiquèrent des fouile
depuisplusde200ans.
On s'attendrait ddés lois non seulement à voir les objets, les documents de fouiles et les éléments de p m
archi-e
exhumés du Châielet cmsîiiuer unepmtigieuse et riche collection publique proche du site, mais
encore celui4 êb.e auxssible au public et mis en valeur comme fleuron du p h o i n e antique de la
HauteMame et de ses richessestoinistiques. Malh-enG
il n'en est rien.
Des fouilles de Grignon,oeuvre de précurseur car bien qu'entreprises à la fin de l'Ancien Régime, eues ont été
foa rigoet subventionnées par le trésor myal, il mie hamstment dbprtantes et d'exemplh
publications, quoiqu'incomplètes. Mais la collection finalement léguée au hm, semble sans c o m m e
mesure avec Iimpoitance des déooumtes publiées. Le produit des fouiles de l'Abbé Phulpin, peu
méthodiques, a été p e r h Les travaux de l'Abbé Gellli, de moindre amplm. ont été publiés mais sont
difiidement exploitables. Seules, les fouiles de la fin du siècle dernier et du début du siècle ont nourri le
Musée de Saint-Dizier, quoique faiblement au aui.egard de la masse des vestiges issus du site, tandis que le
Musée de Langes a fort heureusement hérité de la wiliectim Colson, m i t de f o i d a &odiques, les mIep
comparablesà celles menées sous l'Ancien R e e , m a i s m a i h m e n t médites.

Le Châtelet a fait l'objet de phisieurs monographies diin Téel intérêt, m

e celies de l'Abbé Fomt et de
Pothier. Mais il n'existe aucune monographie récente fajsant la synthèse des recherches anciennes etde
fouiles s c i d q u e s modemes,jamais encoremenées.
Aujourd'hui. le Châtelet de Gomn, bien qu'en partie classé Monument Historique, est muveit par la
végétafion et pillé x6@1érementpar des fouileurs clandestins avides d'objets mais foxt peu praocctq>és de
paqmtives historiques. On ne peut laisser les choses en l'état. Le Service Régional de I'Archéologie entend
désonnaisq l i r samission sur cepoint délicat du patrimoine régional.

li faut, dans un départementpar aillm riche en sites dont I'enmien et la mise en valeur sont coûteux, mais
dont I'inW historique et tomktique est évident (rnigahthes, d a s dlAndiUy et de Colmiers, -1ée
de
Favmlles, foitifcations et monuments gallo-romains de L a n m faïencene des Auges...), e n k p d r e aussi
et sans tarder une sauvegardedu Châtelet de Gouizon.
D'importantes difticultés vont devoir être levées pour faire cessa les pillages, a w m une surveillance,m e
en valeur catains vestiges, évaluer le potentiel archéologique subsistant. compléter l'étude du site, garantir sa
pmtection, éditer une plaquette et le présimter au public. Une équipe, une méthode,des crédits publics et du
temps sontnécessaires.
En f m i s m t il y a d m ans la réédition des publications des fouilles du XVIII- siècle, puis en a r m t
aujourd'hui la panaion du recueil de toutes les &des du XLX? et du
siècle, y compris celles qui
po~tzi~t
sur les vatiges plus aiiciens que I'épque gallo-ro11lai1eet sur I'a~WU~~nment
du site, h u i s Lepage
rend un semice considéiable à la recherche archéologique et à la protection du pahirnoine. n permet de
rappeler à tous I w i t a n c e du site et foumit des m e n &pour en plaider la cause.Il pose ainsi le premier
jalon de cet action demise en valeur si nécessaire du Cnâtelet de G o m . ll doit en êûe vivement félicité et
remacié.
Alain Villes,
Conservateur Régional de l'Archéologie
en Champagne-Ardenne

Avertissement
L'accueil favorable réservé à la réédition des travaux de Grignon nous a confirmé dans notre
intention de poursuivre la mise à disposition des textes concernant le Châtelet au plus grand
nombre de personnes. Que celles-ci soient de simples amateurs d'histoire locale intéressés par le
patrimoine régional ou des archéologues désireux de compléter leur documentation sur ce site
bien connu, mais pour lequel jusqu'à ce jour la documentation est restée dispersée et difficile à
rassembler. Les textes concernant les trouvailles faites sur les territoires des communes de
Fontaines-sur-Marne et de Gourzon ont été joints à ceux concernant le Châtelet car, réunis, ils
forment un ensemble qui montre la vüie et ses environs immédiats.
Avant de poursuivre ces propos, nous nous devons de remercier les personnes qui ont permis
la réalisation de ce projet. Entre autres, les bibliothécaires qui nous ont aidés dans la collecte des
documents, que ce soit à Chaumont, Langres ou Strasbourg. Les auteurs d'articles trouveront ici le
témoignage de notre reconnaissance. Il faut y joindre les différentes sociétés savantes et revues
dans lesquelles ces articles sont parus il y a bien longtemps. Nous trouverons d'ailleurs avant
chaque texte son origine précise.

fin de rendre cet ensemble plus attrayant, nous avons joint une iconographie la plus
abondante possible. Celle-ci est la plupart du temps inédite. Nous trouverons les objets du
Châtelet conservés au musée de Saint-Dizier, les objets dessinés par Emest Royer au siècle dernier
et ayant seM à illustrer un document de Pothier resté manusait ;ce dernier a été résumé en 1856
dans la Haute-Mame, -Revue Champenoise. Par ailleurs, nous avons sélectionné quelques dessins qui
servent à la compréhension du texte de Pothier. Les objets parus dans l'article de l'abbé Fourot ont
pu être reproduits tels quels, la qualité des lithographies le permettant. Nous nous devons de
remercier ici les conservateurs des musées de Saint-Dizier et de Langres, Messieurs Marc Barbier
et Benoît Decron qui nous ont permis d'accéder aux collections dont ils ont la charge et qui ont
facilité le travail de dessin La majorité des dessins de l'ouvrage a été effectuée par le personnel du
Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire haut-marnaise et plus particdièrement par
Madame Anna Marciset qui a apporté beaucoup de soin à la réalisation des tracés.
Qu'Yvon Gaillet trouve ici le témoignage de ma reconnaissance pour m'avoir accueilli, il y a
trente am,sur ses chantiers de Narcy et de la Charbonnière où j'ai fouillé pour la première fois ;
qu'il soit aussi remercié pour les renseignements inédits concernant le cimetière des Plantes.
Il n'a pas été possible d'insérer d a m cette compilation l'ensemble des découvertes des frères
Colson. Cela, par manque de place et aussi du fait de l'inaccessibiüté actuelle des notes Colson, le
matériel étant lui même d'un accès maiaisé. Cet ensemble devra être repris ultérieurement en
s'appuyant sur le travail présenté ici.
Enfin, l'impression de cet ouvrage à un prix raisonnable a été possible grâce à l'apport financier
du ÇeMce Régional de l'Archéologie dépendant de la Direction Régionale de la Culture, de la
Fédération des Sociétés Archéologiques de Champagne-Ardenne, du Conseil Régional de
Champagne-Ardenne (0.R.C.C.A) et du Conseil Général de la Haute-Marne. La planche couleur
est due à la générosité de l'Association Émilie du Châtelet - Mécénat Haute-Marne. Que tous ces
organismes soient ici remerciés.

L.L.

Historique des fouilles et des travaux

Le Châtelet est situé sur la rive droite de la Marne, essentiellement sur le temtoire de la
commune de Gourzon (Haute-Marne). Cette dernière est actuellement comprise dans le
regroupement de communes de Bayard-sur-Marne. La "Montagne du Châtelet" couvre vingt-deux
hectares situés sur les territoires des communes de Gourzon, heuville-à-Bayard et Fontainessur-Marne. Une partie de l'ensemble a été classée Monument historique.
Les premières fouilles semblent avoir eu lieu en 1772 et se terminèrent en 1775. Par la suite, des
fouilles furent exécutées avec plus ou moins de méthode par messieurs l'abbé Phulpia
L.-G. Pothier, l'abbé Gélin, l'abbé Fourot, les frères Colson, Paul et Régis, le docteur Chaussinand
etc...Sans compter les innombrables fouilles sauvages de ces dernières années.
Les vestiges consenrés se trouvent dans les musées de Langres (collection Colson), de
Saint-Dizier (fouilles Gélin et Fourot) ; de Chaumont ; une partie des objets découverts par
Grignon se trouve répartie dans les collections des musées du Louvre à Paris et des Antiquités
Nationales à Saint-Germain-en-Laye.
D'après Pierre-Clément Grignon, premier fouilleur du Châtelet, il semblerait que l'existence
d'une vilie romaine s u la petite montagne soit connue dès 1240. En effet, dans un article de
dénombrement de la Principauté de Joinville, inséré dans le cartulaire de Jean de Joinville, se
trouverait la mention suivante : " Doit Chateler de sou Boyard qu'on dit être de Go~zeque la
maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville, le Michad, Doyen de la Chrétienneté fas
savoir à tous ceux qui veront ces lettres, que Messire Michaul, Prêtre de la Maladrerie de Boyard,
et Tulzere de cette maison : on reconnu pardevant moi, que quand qu'ils tiennent en la montaigne
dou Chateler de sous Boyard, là où l'on dit que la cité de Gorze fût anciennement, ou quand qu'ils
pourront acquérir que ils le tienne dou Seigneur de Joinville pour quarante deniers c e d s que cy
devant etc. etc. qui fut faire en l'an de l'incarnation de notre Seigneur M. CCXL et mois de
Février." Nous ne savons pas quelle autorité il faut apporter à ce document que déjà Grignon
jugeait suspect. Toutefois, il semble bien que l'on ait connu l'existence de ruines bien avant les
travaux de Grignon

En 1772, Pierre-Clément Grignon entreprend des fouilles sur un site qu'il décrit ainsi dès 1770 :
Le Châtelet est un côteau formant un cône tronqué en son milieu, d'environ quatre-vingt toises
de hauteur, sur lequel les romains avaient un petit fort, castellum, dont ce monticule tire son nom.
Il subsiste encore sous la terre labourable des parties de caves encombrées. Les médailles en petit
bronze du Bas-Empire que l'on y trouve assez communément prouvent que les romains ont
séjourné dans ce canton". Après quelques sondages, P.-C. Grignon entreprend des fouilles qu'il
poursuivra durant trois ans avant que la jalousie et la bêtise viennent faire cesser cette entreprise.
"

Ces fouilles seront poursuivies en 1774 par ordre (avec l'autorisation) du roi, mais qui plus est,
aux frais de Sa Majesté. La conduite des fouilles pourrait presque servir de modèle à un
archéologue actuel. Le financement de ces fouilles est lié à des préoccupations de solidarité dans le
cadre de la réduction du chômage. En effet, les fonds fournis par le gouvernement permettaient
d'employer des personnes nécessiteuses ne trouvant pas de travail.

La même année.Membre de 1' Académie de Dijon. à Bordera).Paris. Après avoir voyagé dans plusieurs provinces pour y 0 b s e ~ e rla nature et les arts. Le 17 juillet 1772. Le 18 janvier 1774.. Métallurgiste de talent. recommandé par le ministre Bertin. II meurt à Bourbonne-les-Bains le 2 août 1784 d'une maladie aiguë inconnue. ..Membre de I' Académie des Sciences.. il se voit attribuer le cordon de Saint-Michel et une pension.Commissaire du Conseil pour 1'Inspection Géneraie des Forges et Fonderies du royaume. il tentera alors l'aventure archéologique.Membre de l'Académie de .. avec Marie-Reine Mathieu. (Grignon Pierre-Clément. Ses compétences en la matière seront d'ailleurs recannues : il sera nommé !nspc!e~rgénéral des Manufactures à fer du R~yaume. Grignon est nommé membre correspondant de cette Académie. Bu/!f/! des fou17&s. Grignon est présenté à Louis XVi. m . il est nommé chevalier . II travailla de nombreuses années puis se mit à écrire. Puis. année où il se maria à Saint-Dizier.. Grignon reçoit des lettres de noblesse du roi.. il lit à I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres de Paris un mémoire sur l'ancienne ville du Châtelet en Champagne. 1774. Un second bulletin est publié en 1775..Domicilié au Jardin du roi. du l e r juin 1774 au 11 novembre 1774. (II s'agit de I'Académie de Biscaye. . Grignon devint maître des forges de Bayard et marchand de bois en gros pour la provision de Paris. en Espagne. La famille Grignon était déjà établie à Saint-Dizier en 1642. En 1774. les sciences naturelles. Des ordres furent alors donnés pour que le trésor royal fournit aux dépenses des fouilles nouvelles. 1774.Membre de I' Académie de Châlons . Grignon était membre correspondant de I' Académie des Sciences ainsi que de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres (cette dernière s'est scindée pour devenir I'Académie Française et l'Académie des lnscriptions et Belles Lettres de I' Institut de France). h & s p ~ f o d ?du ~ m4 sur /spef/L+Monfgne du ChBfe/t entre SainDkkf el JOIBYIK~ en Champagne. De sa jeunesse nous ne savons que peu de choses : il eut comme maître le chimiste Guillaume Rouelle (1703-1770) et il fréquenta son laboratoire jusqu'en 1744. La conchy/MMgk?. . A la suite de cette communication. La première campagne de fouilles subventionnées eut lieu du 6 avril au 31 mai 1774.Pierre-Clément GRIGNON (1723-1784) C'est à Saint-Dizier que naquit Pierre-Clément.. puis Inspecteur G6nérai des Manufactures à feu. Grignon publie un bulletin sur les premiers résultats des fouilles du Châtelet. Au mois de mars. échevin de la ville et Marie-Anne Marisy. il était ami de Bouchu et de Buffon qui voyait en lui "un homme intelligent et probe" . deuxième campagne de fouilles subventionnées. le 24 août 1723. de Pierre Grignon.. dBcouveI/e en 7772 Bar-le-Duc. lecture d'un mémoire sur le monument de la Haute-Borne.Membre de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres . tout d'abord sur la métallurgie. tous deux étaient maîtres de forges. 1780). Son acte de décès porte les mentions suivantes : . . Nous savons que Grignon possédait t~Saint-Dizier un "cabinet relatif surtout à la partie minéralogique et aux antiquités qu'il a découvertes dans les ruines de la petite ville du Châtelet en Champagne" (Dezallier d'Argenville.

Pile trouvfe eii 1823. Fouilles de 1848.itdu dresse XII . 6. Charrière. 3.1. Tracé de l'aqueduc (d'après Potliier. 8. 7..4. 2. Point miminant du Cliâtebt. (. Fouilles de Grignon.Î Figure 1. 5. 9.t. Plan du Châtelet et de ses environs . Cimetière. Autre Cimetière. Maison sur le giron de la montagne.

Après ces recherches.. ils comportent le plus souvent une échelle graphique. Grignon fait dresser des plans par son fils et propose parfois des reconstitutions graphiques. representant des groupes d'objets tmuves au Chatelet.Il faut dire que sa profession de maître de forge le poussait à étudier plus particdièrement l'outillage en fer. La faune a été notée. Dans le dessin du menhir de la Haute-Borne. Il cherche à connaître l'origine des matériaux utilisés et fait appel pour cela à des comparaisons avec les échantillons de sa collection d'histoire naturelle. clous. il utiüse un procédé qui sera souvent utilisé par les photographes et qui consiste à faire figurer un personnage auprès du monument pour matérialiçer l'échelle. détermine du granite des Vosges. etc. Sa soif de savoir le conduit à Yexpérimentation archéologique. couteaux. légère. etc. à "forte contenance en zinc" . Des détails sont finement observés : usure des deux faces d'une marche réutilisée.. Lorsqu'il découvre des "fosses à potier". il est assez bref. d'un grain fin. il ajoute "nous en avons tiré une terre grise. armes. de sapin. l'autre grave. sauf trois ou quatre à la fin. il semble avoir utilisé des équipes qui ont tout relevé. de lin. en essayant d'en découvrir l'utilisation ancienne : enclume. La métallurgie l'intéresse et il écrit : "Enfin une quantité de vieilles ferrailles. serpes. il exécute quelques sondages et dès que le roi lui accorde une subvention. de grains de courge. limes. il commence des travaux de grande envergure. avec lesquelles nous avons répété le procédé des Celtibériens. tous. de blé. 1876.. A l'issue de ceux-ci. (1) D'aprgs Henri Bordier. bigorne (pour ouvrier sur cuivre). D'après son plan. éléments de serrurerie. scies.. Parfois. et une serie de 168 dessins et lavis. il élabore des rapports bien structurés qu'il transmettra ensuite à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. verdâtre. dam quelques cas. la recherche des macro-restes végétaux faite avec identification de chêne. chaînes. rapporté par Diodore de Sicile et duquel nous rendrons compte". des coupes ont été relevées et elles complètent alors la description de notre auteur. etc. ainsi que les détails inhabituels : peinture sur sculpture en pierre. avait et6 pesenté des 1772 : Bulletin de la S o d é d a Antiqemreç de Frmce. truelles. un manuscrit comportant en plus du texte du memoire deux plans de la fouille. 7475. L'étude des objets est minutieusement conduite. Il note l'utilisation de la pierre de Savonnières (carrières situées à moins de six kilomètres du Châtelet). une stratigraphie a été repérée. pensant que cet ensemble sera couronné par une publication de synthèse avec observations et réflexions historiques. il ignore l'usage des objets (il s'agit essentiellement d'objets préhistoriques) mais la description qu'il en donne est suffisamment précise pour déterminer certains d'entre eux : haches. jusqu'au moindre fragment métallique : il déclare d'ailleurs que ces travaux ont été exécutés avec une "attention religieuse". il indique l'existence d'une mine de fer située dans les environs. l'un manusait. Dans ses rapports. il remarque des creusets de bronziers contenant encore des culots de régule. seul organisme officiel de l'époque susceptible d'en débattre. Parfois. il paraît avoir quadrillé le terrain en carrés de cinquante toises de côté.les dimensions sont très souvent notées. ustensiles de cuiçine. Les vues en plan des principaux monuments ont été utilisées pour la publication définitive. ardoisée. de noyaux de cerises.p. hameçons. en plus grande partie décomposées et rongées par la rouille. xlv ... A propos d'une masse de zinc. Des dessins d'éléments d'architecture ont été exécutés . A défaut de fouüier lui même. se pétrissant assez bien. un peu sablonneuse. sans faire une liaison exacte : nous publierons nos expériences sur cette terre". citernes repérées grâce à un dépôt grisâtre qui les différencie des caves.

bvne IOOMelrer. Cilsrne ANClONNe\~II. Plan des fouilles de Grignon 6XECLI. plfiive d s ~ ~ c a ~du i nc1>51ilst s dea l o u i ~ e s d b v e l o p pW~ ~ O~M d Plrn dsa loui8. . O rvi ~ 1s croups da la 90 depvis novsmb<e 1 II4 corn non sncwa ex~loréa.n i a 1 Pa".LE I > U %WATBLET VLAN DPS P"Ull.EJ Figure 2.a sn piirre H D l 3 en piene pour soutenir dsa colonnae diin. F citerna s . u 0 Condub beau an bols cond<i.. 0 Put.Plan oenrirnb~.S D E i 7 n ~ i7n . LEGENDE A Grand temple a v i c 10s dipendwicsr B C D E Tamples bvar.l. A du O 40 20 30 50 40 60 70 80 exécufi.r M ~ .TEE. ~. Tarnpls de Becchus & . L P s v l *'uns Brandi cour M f l i ~ e ~ oPlO?U V ~ !mwir de viVler S T Doubl~ cltsrne avac oondvile #eaci U X Timpls da Vénu. . d. A Cileme pour Iss b d n i BB Cderne h e x o g a d a N WOCaYIte CO Mdron bun 1snon1ar O Grands citerne OD Qrande cour enponie pavée P Grand dgoYt pour les bMia OFoWe R P a v i U m a c o u lusin sur un anclan belmen. Templi d'aubes <Nuiifha Y hur B Z Fliurnssu pour les bai".

qui. 1820).. mentionne qu'il a fait payer les "déboursées" avec ordre de suspendre les travaux. Grignon composa un manuscrit de 168 dessins et lavis en neuf cahiers. une Vénus et un Hercule sont conservés au Musée des Antiquités Nationales. quarante deux citernes. né à Marseille. Le 9 septembre 1775. m Nous citons ici un texte reproduit par Pothier qui montre l'existence de travaux à la même époque que ceux de l'abbe Phulpin : "Un prêtre dont la mémoire est encore vénérée dans le pays. 1774. depuiç les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque. (3)G R N A U D de La VINCELLE. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Seulement. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns (2) GRIGNON PierreClément. deux places spacieuses et un vaste bâtiment pour les bains publics" : tel est l'inventaire à la Prévert. ou Recherches archéologirlues. c'est la publication de ses deux bulletins où il rapporte l'essentiel de ses trouvailles que ce soit en matière de structures ou d'objets (1). Le cabinet de Grignon hrt racheté par l'abbé de Tersan (ar&éo!ogl1e et égyptologme renomme.. G R N A U D de La VINCELLE. par L. Eiles cessèrent cette année-là. deux ans après la cessation des travaux de Grignon. une lettre de Turgot.1819) et Catalogue des antiquité. quelques objets semblent toujours exister. que.nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. En 1820. le Préfet de la Haute-Marne. Bar-le-Duc 1774. qui le présenta à une séance de la Société des Antiquaires de France. Ce manusait était en possession de M. l'abbé Pierret. m a i n e s et grniloises qui composent la collection de feu M . par Grignon. soixante treize puits. dix huit aedicules..Catalogue des objets d'untiquité et de curiosité qui composaient le cabinet de feu M. en défrichant le haut de la montagne. maimaitre des forges A Bayard. Durand acquit en vente publique la collection de l'abbé Campion de Terçan Il en fit don en 1825 au Musée du Louvre où. âgé de 83 ans) qui en fit dessiner une partie en vue d'une publication Ce fut Claude Grivaud de la Vinceiie (né à Chalon-sur-Saône en 1762. dit-il. 1V5. par Grivaud de La Vinceiie (Imprimerie de Nouzon. entre Sant-DuiPr et Joinville en Chnrpagne.l'abbé Cmnpion de T a a n . les habitants des communes qui me sont confiées. le chevalier E. mort à Paris le 11 mai 1819. Paris.131 pl. le texte qui devait accompagner ces planches est maiheureusement resté incomplet (2). une fosse de fonderie pour les métaux.Arts et Méfia des anciens r e p r h t é s par les monuments. tandis qu'un Jupiter à la Roue.Dubois (l'mis. dérouvertes entre Saint-Dizier et Joinville.Second bulletin des fouilies ..Btilletin dffifotiilles faites par ordre du Roi dune ville romnole sur la petite montngne dti Châtelet.1819. soixante trois caves.. ancien n~chidincrede Lecture. XVI . à la suite d'une visite d'un prince de Rohan qui trouva les ruines insiphantes. mort en 1820) qui acheva l'oeuvre commencée et qui publia 130 planches en 1819. contrsleur général des Finances à Rouillé d'Orfeuil. Bordier en 18'6. d'après les recherches de fibules effectuées il y a peu de temps par madame Isabeile Fauduet. découverte en 1772. un grand temple.-J.-J.in-83LXXX et CCXLN p. departentent de la Hrnite-Mante. in-8: LXXX p. le 30 janvier 1806. "Trente rues. .. Grignon demande des fonds. Paris. pcques.En août 1775. avec plan grave de i'emplacemait d e s fouilles. Bar-le-Duc. intendant de Champagne à CMonssur-Mme.. m a n t pminpalement R i ' q l i c n t i a d'un grand nombre d5mtiquitk recueillies dans les niinffi dune ville grniloise ef mmnine. deux fours de potier. Grivmd de la Vincdle. cent vingt huit maisons. Ce qui fait tout l'intérêt de l'oeuvre de Grignon. égyptiennes. Un "Dis Patet" en bronze et une inscription votive au dieu Oumiorix sont au Louvre. donné par Grivaud de la Vincelle. quatre conduites d'eau en pierre et en bois. fut nommé curé de Gowzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quarante ans.

. La cure. Après avoir fréquenté l'école de son village. avaient ia'J vu été achetées à Joinville. II n'y avait pas de semaine qu'il ne fut visité par quelque savant. Monsieur le Préfet. assez spirituel et racontait plaisamment B plusieurs personnes l'histoire d'un petit chien auquel il avait enseigné l'art de trouver des médailles d'or. On a découvert aussi des bagues. II se rétracta ultérieurement. II fut vicaire de Monsieur Barthelemi à Montier-en-Der pendant 18 à 20 mois. le vin et sur plusieurs autres denr6es. VIiZ ." (4) PHULPIN (abbe). de tout le département est la propriété de M. annexe de Fontaines... L'abbé Phulpin prêta serment B la Constitution civile du clergé . fit pencher la balance en sa faveur. Son père faisait le commerce du bois. égaiement venues de notre montagne. sous le rapport matériel était fort avantageuse puisque le curé avait dmit à toute la dîme qui portait sur le blé.. j'en ai rassemblé une quinzaine qui étaient encore dam leurs mains et dans celles de quelques curieux des communes voisines . D'après l'abbé Gelin qui fut son vicaire. peut-être. Il continua ses études A Pans où il resta six ans et obtint le grade de bachelier en Sorbonne le 24 août 1782. près du curé Durand.11 fut ordonné prêtre du diocèse de Châlons à l'âge de 25 ans.1 Abbé Antoine PHULPIN (1748-1845) Antoine Phulpin est né le 4 octobre 1748 à Mathons (Haute-Marne). paraît-il. plus que je n'attendais. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre. L'abbé Phulpin avait aussi un faible pour l'agriculture..147 p. II entra en relation avec grand nombre d'amateurs d'antiquités..Nota n~chéoIogUiuesmr les fmiillffifuites et les ntmumenis découverts s i r ln montagne du Ckîtelef siiuée prés de Fonfmnffi(Hmrte-Marne).. que des pièces d'or et d'argent. Les biens de l'église et de la fabrique ayant été vendus comme biens nationaux en 1792.. la plus complete. On avait trouvé b o n nombre de pièces de monnaie qui n'étant point d'un métal préaew. entraîné qu'il était par l'amour des monuments antiques et par l'espérance de faire quelques découvertes utiles à la science sur le Châtelet dont il avait déjà entendu parler. Un jour. étaient vides. il commença ses premières études à Brachay. administrateur de i'hôpital. 11 parait qu'il aurait désiré et demandé ce poste.Neufchâtenii. d'autres renfermaient des ossements. II était. il fut alors en butte à bien des inquiétudes et des vexations. 1840. il y eut une "infidélité" commise dans son médailler par quelque visiteur . tirées pour la plupart des ruines du Chatelet. II y avait deux compétiteurs. II fut alors envoyé à Fontaines comme curé dans le courant de l'année 1785. ont été négligées o u perdues par nos dtivateurs. Cependant. de la laine et exploitait pour son compte une métairie assez considérable. II fit faire un certain nombre de plantations sur le Châtelet et sur Sommeville. II ne voulut pas prendre sa retraite et resta à Fontaines malgré une vue affaiblie et une certaine impotence. mais l'influence de madame la Marquise de Choiseul restant au château de Sommeville. Cette intéressante collection. Paillette. ce qui se connut bientôt car Monsieur le Curé se montrait plus difficile à laisser voir son médailler. IIy décéda le 3 octobre 1845.. il commenca ses travaux dès 1785 et c'est à cette époque qu'il constitua son beau médailler. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. On m'avait inçtniit. la maison presbytère de Fontaines fut vendue et l'abbé Phulpin fut obligé de se faire construire une maison.

si nous avions l'inventaire du trésor. Nous citons et publions dans ces pages à titre d'exemple les articles de Pinard et de Chandruc de Chazannes parus dans la revue archéologique qui montrent bien la fantaisie de ces écrits. Nous savons par contre qu'une partie de son médailler échut à son neveu Phulpin. Il a été vendu à vil prix à quelques amateurs de Reims. comme nous le verrons ultérieurement par Pothier. quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres propriétaires. et. Il semblerait qu'en réalité ses travaux ne datent que des années 1809-1810. Qu'est devenue sa collection ? Nous ne saurions le dire. un peu plus tard. L'abbé Phulpin s'est alors totalement mépris sur la. l'abbé Antoine Phulpin est nommé curé de Fontaines. nous citons ici Pothier : "Vers le temps des principales découvertes de M. puis par l'abbé Gelin. Il hérita ainsi d'une aiguière en bronze et d'autres objets aujourd'hui disparus. La fouiUe de ce monument h t reprise. la seconde sous-jacente était caractérisée par la présence de nombreuses monnaies gauloises. nous ne retiendrons que le fait qu'il ait vu deux couches distinctes. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance. Que faut-il penser des fouilles de l'abbé Phuipin ? Déjà. par l'intermédiaire de M. le vicomte Delassalle. Phulpin. maître de forge à Bayard et riche propriétaire terrien laissa ses bûcherons faire des fouilles sur la colline du Châtelet se réservant les beaux objets et les médailles qui l'intéressaient. des caves. destination de cette construction qui n'est en réalité qu'un aqueduc souterrain. Dès lors. Le baron de Klopstein. La chance lui sourit un beau jour en lui révélant un trésor monétaire composé essentiellement. D'après la relation de ses fouilles (3) l'abbé Phulpin paraît avoir été animé au début d'une certaine rigueur puisqu'il envisageait des fouilles méthodiques partant de deux tranchées perpendiculaires coupant le site. mort du choléra en 1854. des restes d'aqueducs . La description qu'il fait des objets découverts est assez lacunaire et de peu d'utilité. il ne serait pas exhaustif et donc d'un intérêt moindre. Monsieur Paillette de l'Isle. Il nous rapporte que ses projets ne se poursuivirent pas du fait d'une mésentente avec les cultivateurs. il dit avoir commencé ses travaux sur le Châtelet cette même année. La description des monnaies d'or n'est pas non plus d'un intérêt majeur. maire de Prez-sur-Marne fit ouvrir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions. curé de Fronville. M. si nombreuses qu'il ne daignait plus les ramasser. nous mentionnerons également la découverte qu'il fit de ce qu'il a appelé "l'hypogée Celtique". de monnaies d'or. la relation qu'il en fait est des plus sommaires. il mélange les monnaies issues du trésor monétaire et celles provenant des fouilles . Des travaux de l'abbé Phulpin." . des fossés.En 1785.deuxièmement. il fou& épisodiquement et sans plan préétabli. Premièrement. La première gallo-romaine. Peu de temps après le décès de l'abbé Phulpin. Comme nous l'avons déjà fait. De ses travaux. m C'est à cette epoque que toute une série de textes relatifs à la Haute-Borne seront élaborés. Beaucoup d'antiquaires s'intéressent alors aux monuments mégahthiques et la Haute-Borne avec son inscription est un monument qui prêtera à une abondante littérature. semble-t-il. un de nos Préfets.

p. Pr6sident de la Soa'été des Lettres de Saint-Dizier). I'abbé Phulpin. (ms147) intitulé Monographie du Châtelet et de ses environs avec de nombreux dessins. à titre de vicaire. Décédé le 23 mai 1885 à Fontaines-sur-Marne. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. jusque dans ces derniers temps. une nouvelle source d'observation fut offerte a Monsieur Gelin par la découverie fortuiie du cimetière gallo-romain et mérovingien situé près et à I'est du Châtelet. dans l a Haute-Marne. et divers joyaux. en 1856. II donna de ses collections au Conseil Général de la Haute-Marne qui les remit au Musée de Saint-Dizier. II eut souvent à lutter pour soutenir sa manière de voir à ce sujet .Abbé Pierre-Felix GELIN (1816-1885) l' Né à Langres le 23 juin 1816. mais avec une convenance parfaite. revue champenoise. juge de paix à Chevillon puis à Andelot s'intéressait. de ln Soc. II fit exécuter de nouvelles fouilles avec courage pour un homme de son âge. où son prédécesseur avait fait de si riches découvertes. en faisant suivre cette description de ses appréciations personnelles. Ce texte correspond pour l'essentiel a u texte du manuscrit de Pothier conservé à la Bibliothèque municipale de Chaumont. avec une ardeur toute juvénile. et Arcfil.-G. q u i est au pied de la montagne. II fut ordonné prêtre vers 1840 . m i e chnmpoioise. creusant dans le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède. Seuls quelques objets furent dispersés . Aqueduc de construction r o d e . dans Ln Hmlte-Mmne. l E n 1842. Vers 1882. II reprit les fouilles d'un aqueduc de construction gallo-romaine. après avoir été un an vicaire à Joinville. A partir des travaux de Grignon il rédigea une monographie qui sera publiée en plusieurs livraisons. Après des années de sollicitations. il obtint enfin du Conseil Général une subvention qui lui permit de continuer des travaux devenant trop onéreux pour sa modeste fortune. il put débarrasser presque entièrement des débris qui I'obstruaient. 6876. maître de forge à Cirey-sur-Blaise. son prédécesseur et lui succéda quatre ans plus tard. dans Mém. il le fit. 1856. Pothier (né le 11 mars 1801 à Chaumont). après de fortes études.1186.t. (d'après l'hommage de Charles de H4douville. l a plupart à l'effigie des Constantin de nombreux fragments de l a belle poterie rouge des anciens. II éprouvait beaucoup de plaisir à faire visiter ce monument à ses collègues de la Société des Lenres de Saint-Dizier dont il était un membre tr&s actif. 123. Monsieur I'abbé Gelin. de Vennebant Gelin et de Françoise-Laurette Maquari. Ce dernier est agrémenté de quelques planches inédites dues au crayon expert d'Emest Royer (+1885). qu'avec une persévérance infinie et malgré le peu de ressources dont il disposait. II décrivit I'aqueduc qu'il avait découvert. maire de cette commune vers 1856. . amené par les circonstances aux pieds du Châtelet. s'éprit à son tour des ruines qu'il avait sous les yeux et consacra une grande partie de son temps à I'étude du sol qu'il foulait tous les jours. Pothier. ils furent donnés aux mécènes qui avaient permis les fouilles de la nécropole des Plantes. (5) La bibliotheque de Chaumont (Haute-Marne) conserve son manusmit. Hist. A. ii+ p. dc - L w r f f i .Pothier. notamment une jolie cornaline. il fut engagé à Fontaines où il aida. Le Chatelet et ses environs. l'instituteur primaire de Fontaines.particulièrement à l'archéologie." L. .

Après celles-ci. Quant au massif retrouvé en 1823 à la Fosse Bnot. Le cimetière gallo-romain p&s du Chatelet. 43. une petite monographie du site inspirée du texte de Pothier où il signale quelques trouvaiiles inédites et où il fait part de quelques idées personnelies. p. Gelin. la Haute-Borne et Sous-Porchien. il y a une erreur de datation : il ne s'agit pas de tombes gallo-romaines mais de tombes mérovingiennes. Dans l'enquête paroissiale de 1844 (l). et Hist. et Hist. de Lmgres. 1877-1878. 336-345. t. p. 4. tout fut rebouché. puis il le remplacera après son décès . 1%-'200. L'abbé Geiin sera nommé vicaire de l'abbé Phulpin. Malheureusement. En effet. Quelques autres erreurs sont à relever. et 1880.1890-91. de Lrn~grs. Bull. p. de la Soc. p. Saint-Dizier. au sujet du cimetière trouvé sur la colline lors des fouilles de 1848.t. p. Bull. de la Soc. Archéol. Pothier décrit bien la partie souterraine de ce monument dont il a suivi la fouille en détail . l'abbé Gelin se lancera dans les travaux sur le terrain en déblayant l'aqueduc dégagé partiellement par Pothier au milieu du siècle. Quelles que soient les qualités de l'abbé Fourot. il n'existe pas d'inventaire tombe par tombe. et Hist. G e h . il a même financé personnellement une partie des travaux. bien que succinctes. Ces notes sont un bref rappel des trouvailles faites avant cette date. les travaux sur le terrain vont se raréfier. avec un exhait du proes-verbal des fouilles de Pothier. Abbe P. 304-316. mais l'abbé Gelin fut conscient de cette lacune et il dit avoir dessiné à la fin de la fouille les objets au fur et à mesure de leur découverte. Certainement encouragé par ses découvertes. Les relations qu'il en donnera. 1991. Au cours de la période qui va suivre. de la Soc. le matériel recueilli pendant ces travaux a été presque totalement remis au musée de Saint-Dizier.Cette monographie est certainement le medleur travail s u le Châtelet et ses environs. de L m p . II.p. l'abbé Fourot récupèrera quelques objets du cimetière gallo-romain et mérovingien des Plantes . De plus. Ji. L'oppidum du Châtelet Mémoires de ln Sté des Lettms de Saint-Dizier. Il fera de bons comptes rendus de ses travaux. si Son excepte l'erreur magistrale concernant l'aqueduc. nous trouvons quelques notes concernant le Châtelet. dans Bull. il s'est malheureusement lancé dans une hypothèse très risquée lorsqu'il a imaginé une partie aérienne à cet aqueduc. il suivra les fouilles de la nécropole des Plantes située à proximité de la vue. Çepultures du Châtelet. Fontaines et Sommeville dans 1'Enqirête diocffinine de 1844. Il publie en outre. t. Bien sûr. Archéol.Essai sur un aqueduc de construction romaine A la montagne du Chatelet près de Fontainessur-Marne et de Gourzon. Edition du CERF'HM. de Lmgres. (6) Abbe P. 7-103. Ainsi par exemple. sont d'un gmnd intérêt. Fontainessw-Marne. Geli. II. 59-74. t. Abbe P. (8) Abbé Auguste Fourot. sous forme de feuilleton dans le journal "La Haute-Marne". Bull.198. il peut s'agir d'un enclos funéraire du type de celui mis au jour par Yvon Gaillet et dont nous retrouverons la relation des fouilles pages 223 et 228 . Ernest Royer a d'ailleurs bien interprété les idées de Pothier dans le dessin reproduit à la page 1 du présent ouvrage. t U. Archéol. de la Soc. . t. Archéol. Cette hypothèse d'un aqueduc aérien ne peut pas se concevoir en l'absence de restes visibles. En même temps que l'abbé Gelin. ce cahier n'a pas été retrouvé.303 et 336. il se contente d'écrire quelques articles. Vers 1880. et Hist. il ne peut être considéré comme un fouilleur mai uniquement comme un collectionneur. 1.

Figure 3. Materiel de la collection Fourot (d'après une planche gouachee de Houdard) XXI .

m . les planches du premier fouilleur de cette ville ont depuis disparu. pour l'essentiel. il devint chanoine honoraire de la cathédrale de Langres. XIV. provenaient de Saint-Dizier et de ses environs (Chamouilley. Ce qui est malheureux chez lui. Sn. Dans cette collection se trouvaient un certain nombre d'objets du Chatelet proprement dit et de la nécropole des Plantes . bien documenté et exempt d'erreurs. C'est ce que nous pouvons déduire de ses notes de fouilles qu'il rassembla après coup.et Mém. Par rapport aux connaissances de l'époque. ont pu être pris en compte. c'est son désordre. Agr. Membre fondateur de la Société des Lettres. Pour y voir plus clair il dut faire appel à Régis Colson qui connaissait la collection. des Sciences et des Arts de Saint-Dizier. (8) Auguste Nicaise. il en donna d'ailleurs quelques uns au musée de Saint-Dizier. Seuls. à Saint-Dizier.% L m s . il publia assez peu. Le reste provenait de la région imm6diate dont il était issu : Esnoms-au-Val et ses environs. buste en bronze découvert à Cemay-lesReims. il passa la plus grande partie de sa vie à I'autre extrémité du département. Malheureusement.. 97-105. Soc. En dehors de sa monographie sur le Châtelet. l'archéologue de la Marne. les cartons portant une inscription manuscrite indiquant le Châtelet comme provenance. 3. 1884-1885 (1886). y décéda le 30 décembre 1907. dans Compte rendu de i'Ac&ie des Insclq>fionset Bell. Ce méme désordre fut constaté par Raoul Bouillerot iorsqu'il prépara sa collection pour la vente. Bordier fait paraître à Paris dans les Mémoires de la Societé des Antiquaires de France une étude qui lui permet de faire le point sur les travaux de Grignon a u Châtelet et le devenir de sa collection et de ses documents.Abbé Antoine-Auguste FOUROT (1829-1907) L'abbé Fourot. Mais c'était avant tout un collectionneur. II était très estimé par les élèves qui ont reçu ses leçons. 1886. fait connaître un buste e n Marbre du Châtelet. On lui doit un article très documenté sur les Origines de Saint-Dizier paru dans les M&mo/&sde /a &c@HdesLetflesde cette méme ville et plusieurs notes qu'il adressa à la Revue de Champagne et de Bnio sur les trouvailles archéologiques locales. Etude sur un buste antique en marbre . Le matériel issu du Châtelet et faisant partie de sa collection a été partiellement acquis par la Société des Lettres de Saint-Dizier et se trouve donc inclus dans les collections du musée de Saint-Dizier. m C'est à l a même époque qu'Auguste Nicaise. II s'intéressa assez tôt à I'archéologie et plus particulièrement au Châtelet. Corn. Perthes). au cours des vacances d'été. né à Esnoms (canton de Prauthoy) le 18 avril 1829.p.. avec les produits des fouilles des tumulus des Montoilles et de Champberceau. iln'y a pas d'erreur importante et cette monographie est utilisable. Son oeuvre relative a u Châtelet est surtout remarquable par la monographie qu'il nous a laissée sur le site. c'est une figure du dernier quart du XIXàme siècle.p. Professeur de rhétorique au Collège de Saint-Dizier (actuellement I'ESTIC). E n 1875. Ce qu'il écrivit est généralement bien structuré. il en fut le secrétaire de nombreuses années durant. Les fouilles qu'il a menées dans la forêt de Champberceau à Esnoms-au-Val en sont un bel exemple.262-270. &Arts de InMnme. D'autres objets. Ordonné prêtre en 1853. elles furent étalées sur plusieurs années et il ne s'y retrouvait pas d'une année sur l'autre. Jupiter Sérapis. Comme il pratiquait seul.

Materiel du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses).Figure 4. XXIII .

.. xxnr 5 . O Figure 5. . Tessons de céramique sigillée du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses).

Figure.).' Crudie en terre blanche et vases à depressions noirs d u musee de ç h t . ~ i (fouilles ~ i ~ ~ Colsoi. XXV .

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et. grâce auquel il ressusciterait le passé. h Luçon et enfin. né et décédé à Sommeville (O24 décembre 1868. je ne suis que le bras . prématurément. du moins. . je le dois S mon père et B ses quali%s d'ohsewateur. de la déposer au musée de Langres. Sa modestie. c'était sa fierté I Aussi avait-il pris soin de la léguer. avec son frère Paul d'abord. à l'égal de Vertault. le Châtelet n'en eut été que plus connu. il ne jurait point ~ f l ~efb8 /778g/~F7 Ses notes.. et ses collections restent. certaines personnes comme Houdard qui sera conservateur des collections de la Société des Lettres. ni l'indépendance : ses observations minutieuses lui permettaient d'émettre un avis. M. O n connaît aussi par les coliections du musée de Saint-Dizier et par la biographie des archéologues du Châtelet établie par Colson.. les moindres objets permettant d'évoquer un aspect de la vie religieuse. Celui-ci fut curé de Fontaines-sur-Marne avant d'aller à Osne-le-Val o ù il termina sa vie. Elles sont une des composantes et non des moindres des collections gallo-romaines des musées de Langres. Une salie du Musée du Breuil porte le nom des fréres Paul et Régis Colson (Paul . à I'Etat.. pourtant. il avait successivement enseigné au collége de Sainte-Menehould où son frère était répétiteur. et 75 citernes environ ! . une conscience absolue.. et un avis parfois différent de l'opinion en faveur. Adrien Blanchet.. Après ses fouilles de 1923.il eut dû . ont récupéré des objets du Châtelet. II fut nommé en 1923. Colson était un modeste : "Je ne fais que glaner . près de Sommeville. le passé de son cher oppidum du Châtelet. Correspondant du Ministère de l'Instruction publique. de ceux qu'il appelait les "INresques" . économique ou sociale de I'antique agglomération. mon frère était la @te. Auxiliaire de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Ilest surtout connu par la monographie qu'il écrivit sur ce dernier village.. il fouillait pour découvrir le "document". d'Alésia ou de Vaison. au collège Diderot à Langres. II consacra I'essentiel de sa vie extra-professionnelle à I'archéologie du Châtelet. les fouilles de l'abbé Maréchal. seul ensuite près de 50 sous-sols. à charge. S n'en pas douter ! II eut pu. D'ou I'intérêt scientifique considérable de sa collection.. dans sa cinquantième année). sur la proposition d'Ernest Babelon. témoignage du plus haut prix en faveur de notre Compagnie. il avait soustrait quelques objets tmuvés en faveur du musée de Saint-Dizier.". II ne fouillait pas "pour I'objef'. Ce matériel est connu par le catalogue du musée de Saint-Dizier. Sa collection.publier chaque année le résultat de ses fouilles . D'instinct. son pays natal. et le fouilleur eut été moins ignoré. défiance bien légitime après tout.. suivant une méthode impeccable. (D'aprBs nécrologie Btablie par Georges Drioux) m Concurremment à l'abbé Fourot et à la même époque. il se défiait.Régis COLSON (1 868-1936) Régis COLSON. sur celle de M..né également à Sommeville le 4 juin 1862 et emporté. t 3 janvier 1936) était professeur. Régis Colson fouilla pendant plus de quarante années. n'excluait ni l'originalité..Trop mueeste. C'était un technicien de la fouille : il fouillait avec une patience méticuleuse. Nous n'avons jamais su ce qu'étaient devenus les objets de cette collection . Une partie des objets qu'il découvrit entra dans l a collection du docteur Chaussinand. par testament olographe..si j'ai quelque mélhode. quatre ans plus tard. pendant prés de vingt ans.

ce sont deux sépultures gallo-romaines du Bas-Empire qui ont été bouleversées lors de travaux routiers. instituteur et ancien maire de la commune. dans C ~ h i mHat-Mnmnis. l'essentiel d'entre elles ne fut pas publié. il faut être prudent en ce qui concerne les attributions de Coison. (14) Y.. il semblerait que les fouiiies Colson aient été d'une grande qualité. La monographie du Châtelet écrite par Colçon aumit eu un intérêt majeur . (12) Gnllin. 309. 51-77. 290. p. (11) Y . 1194. D'après l'abbé Georges Dnoux. la description du contexte. Mémoires de ln Sté des Lettres de Snint-Dizier.Après l'abbé Gelin. 23. Ce sont les fouilles de la villa gallo-romaine effectuées dans la forêt au lieudit "La Charbonnière" p u s des travaux plus ponctuels avec les fouilles de la "Fosse Briot" où une partie d'une nécropole gallo-romaine précoce a été mise au jour. On notera aussi une fouille de sauvetage sur le site de la nécropole des Plantes. 1%5. Gaillet Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ? dans Cahiers Hnirt-Mnnmis. Là. et GnllUs 27. presque à chaque fois. p. p. Repertoire archeologique du departement de la Haute-Mme. Nous ne pensons pas que Son puisse attribuer à l'Age du Bronze les éléments de bracelets qu'il a trouvés . 90-101. *W (9) Paul et Régis Colson. La description du matériel est bien faite. (10) Georges Drioux. Les fouilles menées par Yvon Gaillet ont toujours été d'une grande rigueur et les publications qui en découlent sont tout à fait utiliçables. d'où nous espérons qu'elles seront exhumées un jour prochain La publication la plus importante est celle qui concerne les trouvailles préromaines du Châtelet et de ses environs. Par contre. vint la famille Colson 11 semblerait que le père ait fouiiié avec l'abbé Gelin lors des fouilles de la nécropole. Celles-ci sont complétées par les études de Pierre Mouton. m n .1%7. Le Châtelet et ses environs B i'époque preromaine. Cette fouille a conduit Yvon Gaillet à étudier magistralement l'ensemble des statuettes d'Epona découvertes sur le Châtelet. Ce dernier élément dome une certaine valeur à ces études et les différencie de ses devanciers. Une autre fouille de sauvetage eut lieu "demère la Grange" sur un cimetière du Haut-Moyen Age. 25. Puis dans les années 60. t. W* Après le décès de Régis Colson. ancien curé de Gowon et préhistorien et par une note de Claude Stocker. 7-37. Les deux fils fouillèrent aussi sur ce site. Cette fouille à laquelle nous avons participé avec Yvon Gaiilet a été relatée par Louis Richard. Les notes doivent se trouver d m les archives de la Société Historique et Archéologique de Langres. Gaillet. Son étude sur les signatures de potiers gallo-romains est des plus intéressante . 1%4. (13) Ibid. on trouve une grande période où il y a eu peu de travaux sur le Châtelet à l'exclusion d'un inventaire sommnire de Drioux (10).elle reste à écrire.1%9. Nous devons encore à Yvon Gaiilet la publication d'un texte relatif à l'aqueduc qui met à la disposition du public des documents inédits. La villa gallo-romaine de La Charbonnière à Fontaines-sur-Mme. Elles sont fréquentes dans les forts du Limes. p.le reste de sa bibliographie consiste en courtes notes où l'on trouve. Nouç citerons encore les restes d'une zone d'habitat.toutefois. Malheureusement pour nous. une partie d'entre eux est certainement attribuable à la Tène. elles apparaissent à la fin du premier siècle et sont appelées par les archéologues allemands "soldaten Fibeln" . quelques fibules dites protohistoriques par Régis Colson sont en réalité de l'époque gallo-romaine . p. nous assistons à un renouveau de l'archéologie à Fontaines-sur-Marne avec les travaux d'Yvon Gaillet. Nouç devons également à cet auteur plusieurs études d'objets néolithiques découverts sur le territoire de Fontaines et ramassés au cours de nombreuses prospections de surface. dans CBhiers Hat-Mnmms. ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas précédemment. Pour les Ages des Métaux.

1988. La Haute-Borne à Fontaines-sur-Marne. 7-14. >O(. p. Birll. et Aris de In Mnme. fasc 4. no 76. Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sw-Marne. Ardieologue d u XVEi " siède. et d'Axhéologie de Li Haute-Mnme. p. les études sur le Châtelet et ses environs se font rares. no 4. Louis LEPAGE. Bulletin de ln Société Archblcgia~ieChmnpcn&. 8-16. nous signalerons toutefois le travail de J.1973. H. Pierre-Clement Grignon. Nat. 71. 82. Saint-Dizier le 2 avril 1992 (15) Noël SPERANZE. 06) Louis LEPAGE L'Age d u Bronze au Chatelet de Gourzon (Haute-Marne).1978. t. (17) Louis LEPAGE. Drouot sur les signatures de potiers et les quelques articles que j'ai commis concernant YAge du Bronze. t. membre de la SoQete litteraire devenue Acadernie de aidons. fit paraître une étude sur l'aqueduc gallo-romain (15). 193-209. qui se nommait lui même chercheur indépendant.2 fig. Sc. p.1%4. . t. Cette note n'apporte rien de nouveau sinon le point de vue d'un celtisant inconditionnel. Les fibules d u Châtelet de G o m o n d'après les publications du XK0 siède. p. Nous conseillons d'avoir la plus grande circonspection vis-à-vis de cette curieuse relation qui n'est toutefois pas sans intérêt. J'en finirai avec le rappel de ma publication sur les travaux de Grignon (17). Sté de Sc. de la Sociétéd'Agriculture con^.-T. les fibules du Châtelet et la Haute-Borne (16). p. Bulletin de ln Société Archéol*ue Champenoise. 51-64. 6û-64.C'est à cette époque que Noël Spéranze. Depuis. 2 Pl. t. Louis LEPAGE. Mém. Cnhiers Hnllt-Mnmms. no 4. 1989. 103.

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no 1 de l'article de Claude Stocker. losangiques. Par les inventaires récents que nous avons faits de ce type d'outils pour l'éîude entreprise par Pierre Petrequin de la diffusion de cette matikre. Nous savons que des industries remontant à cette époque ont @térepérées sur le territoire relativement proche de Cousances-les-Forges (Meuse). Une station de l'Epipaléolithique y était mêlée. Les armatures de flèches de tous types. nous retiendrons quelques armatwes de flèches comme caractéristiques de cette phase. on trouve un beau racloir biface appartenant sans ambiguïtt au Paleolithique moyen. . trouves près de la Haute-Borne ou sur le territoire de communes voisines. de passage dans la région. en limite de la Haute-Marne et m@me legèrement sur notre département. Nous savons que les groupes de cette époque affectionnaientparticulièrement les sites de hauteur. se retrouve dans quelques objets ramassés également en surface. A Narcy par exemple se trouve un beau biface et à Çavonnières (Meuse) le territoire de la commune a fourni pendant la guerre de 1914-18 des pointes mousteriemes à un archeologue mobilisé. La période qui suit : le Néolithique moyen. C'est ce m@metype que nous avons rencontré à la Vergentière à Cohons. Là aussi. Orconte ou Norroy. il ignorait totalement l'existence de vestiges du Paléolithique dans les environs de la Haute-Borne. ils font partie de la collection Colson et ne denoteraient pas dans un ensemble du Néolithique moyen. Le Neolithique (anciennement appelé Age de la Pierre polie) est nettement mieux représenté. Le Néolithique final est aussi présent. 1. L'absence de céramique est bien gênante car l'industrie lithique seule ne permet pas de se faire une opinion bien précise. Il ne serait pas du tout invraisemblable que des traces d'habitais remontant au Néolithique moyen subsistent au Châtelet sous les remparts plus récents. ou no19 de l'article d'Yvon Gaillet "Chaçse aux silex". On en connaît un exemplaire à Juvigny ( M m e ) près de Châlons-sur-Marne. dans la collection Claude Stocker à Ville-sur-Çaulx (Meuse). que ce soit sur le Châtelet ou sur les plateaux de Fontaines aux environs de la Haute-Borne. par exemple pl. de hyène etc. D'après le maMriel recueilli en surface à proximité de la Haute-Borne. il semble que quelques armatures de flèches indiquent un Néolithique ancien. Ji ne serait pas surprenant de trouver des vestiges du Paleolithique supérieur dans les terres de Fontaines-sur-Marne. ont été bouvés sur le site même du Châtelet. sorte de quartzite micassée appelée aussi aphanite. ce sont essentiellement les armatures de flèches sub-triangulaires à c6tés convexes et à bases concaves. Ces objets sont à mettre en relation avec les traces de civilisation danubienne mises en évidence par les fouilles du Perthois à Larzicourt. Ces quelques indications semblent prouver que les territoires de Fontaines et de Gourzon ont pu &tre parcourus depuis plus de 50 OW ans par l'homme de Neandertal puis par l'homme de Cro-Magnon. En effet. il convient aussi de rappeler ici les trouvailles faites d m la grotte du Perthuis de Roche à Morancourt par René Joffroy et Pierre Mouton qui ont fouillé vers 1948 et ramassé de L'industrie lithique et des vestiges de faune assez nombreux où se remarquent des restes de mammouth.L'occupation du Châtelet et de ses environs à travers les âges Lorsque Régis Colson a publié son article sur le Châtelet à l'époque préromaine. foliacées témoignent bien de cette époque et doivent indiquer une présence de la civilisation Seine-Oise-Marne ou (et) de celle du Gord. Quelques outils en pélite. de rhinocéros laineux. tant sur le site du Châtelet que sur les plateaux voisins. La presence de vestiges de cette époque est confirmée par quelques autres objets en silex de la même collection. à pédoncules et ailerons. nous savons que les voies commerciales issues de la Haute-Ça6ne remontent la vallée de la Marne jusqu'aux environs de Saint-Dizier : à Ancerville (Meuse) ou Hauteville (Marne).

De la Téne moyenne.-C. L'époque gallo-romaine qui va suivre sera jalonnée par une série de monnaies romaines et par quelques éléments céramiques bien caracteristiques. Le Bronze final est jalonné par quelques objets trouves par les divers fouilleurs du site. Dam l'Atlas de Grivaud de la Vincelle. Quant aux rouelles. Une fibule malheureusement incomplète peut dater de cette même période. Nous serions là en présence d'une sépulture du Hallstatt final. La céramique : amphores ou tessons divers. seules quelques fibules sans cache-ressort peuvent être plus anciennes. un certain nombre d'entres elles sont bien connues et datées et appartiennent à la Tène finale . un couteau à soie et une pointe de flèche citée par Colson.il n'est donc pas impossible que cet ensemble provienne du Châtelet. que ce soit Grignon ou ses successeurs. elles n'en existent pas moins au Châtelet.Quelques armatures plus évoluées à pédoncules et à ailerons équarris ainsi que les poignards en silex du Grand-Pressigny permettent de penser que l'occupation s'est poursuivie sans hiatus jusqu'à 1'Age du Bronze ancien. Dans l'état actuel des recherches. bien que rares. Nous citerons rapidement un couteau à manche codé du type de Courtavant qui évoque le Bronze final 1. c'est à la Tène finale qu'il faut rattacher un certain nombre de monnaies gauloises trouvées sur le site. nous ne connaissons rien de déterminant. conservée au musée de la Princerie à Verdun. Du premier Age du Fer. nous conduit au Bronze moyen et indique des influences atlantiques dans les voies commerciales. Toutefois. ll y a. Une hache en bronze à ailerons médians. figure un os du bras autour duquel sont passes deux bracelets et 30 armilles. mais certaines peuvent aussi être gallo-romaines. il ne semble pas y avoir de hiatus d m la série depuis Auguste jusqu'à la fin de l'Empire. Les autres objets métalliques ne sont pas convaincants. Ce type de parure est bien connu à cette époque dans la région et se rencontre à Nijon. trouvée par Grignon après la rédaction du second bulletin et avant l'interruption bmtale des fouilles. . nous ne reconnaissons aucun objet. planche LXXVI. bien sûr. Pour les monnaies. elles sont certainement de tradition gauloise. surtout que la masse monétaire atîribuable à certains empereurs était trés limitée. deux débris d'armilles trouvés par Colson et un disque crénelé issu des memes fouilles évoquent le matériel de cette période mais il s'agirait d'une phase assez terminale. Quelques fragments de bracelets cités par Colson et faisant partie de sa collection pourraient bien être de la Tène ancienne. les fibules données comme gauloises par Colson sont déjà d'un gallo-romain bien avancé . Par contre. Aucune mention indiquant " m h e cabinet" ne figure à proximité de cette gravure . à Chamouilley mais aussi aux Jogasses à Chouilly dans la Marne où une nécropole a donné son nom à la civilisation jogassienne qui caractérise cette phase de transition. quelques manques mais cela est normal. serait l'élément le plus convaincant mais les fouilleurs qui se sont succédés sur ce site se sont contentes de récupérer les plus belles pièces. il est bien difficile de se faire une idée précise des monnaies qui ont circulé avant la fin de l'Indépendance gauloise Nous savons que la plupart du monétaire gaulois a perduré et que m&mecertaines monnaies ont été codées ou frappées sous la domination romaine. ce sont esscnticllement les monnaies d'or et d'argent. mais toutefois. Les bracelets massifs et décores d'incisions situeraient cette parure aux alentours de 550 avant J.

le cimetiere des Plantes et l'autre cimetière situé sur le plateau même du Châtelet ont continué à &treutilisés jusqu'au W * m * siècle. Des fouilles sérieuses. Si les fouilleurs ne signalent aucune trace d'habitat mérovingien. Pour les céramiques sigillées. devraient permettre de préciser les périodes peu claires ou même obscures de ces occupations successives. se retrouvent dam les fibules. Voici en peu de mois ce que nous pouvons dire sur I'occupation de ce site prestigieux qu'est le Châtelet. il n'est pas impossible que quelques vases aient échappé à la casse et aient été transmis par héritage. Elles sont peut-être les *moins de ces habitats méconnus. mais cela ne peut en aucun cas constituer une règle générale sur le site.Que faut-il penser de l'absence des tessons de ce type 1 Pour la verrerie comme pour la vaisselle metaIlique. . se trouvent deux fibules ansées symétriques du V U * m e siècle qui ne se trouvaient pas avec le matériel de la nécropole. Nous revenons sur le probléme des fouilles sauvages pour dire que. Nous pensons ici bien évidemment aux époques qui entourent la période majeure d'occupation du plateau. elles le détournent le plus souvent de faire connaître à la communauM ses trouvailles et privent par là m&meles savants et les amateurs de renseignements essentiels à la compréhension d'un site. Colson était convaincu que la &ramique sigillée à relief perdurait au Châtelet au cours du IVeme siècle et ceci. la série commence certainement à la période des Flaviens et se termine vers 270.-C. et non des fouilles clandestines entreprises en ces lieux. D m la série des fibules ramassées et conservées par Colson. (fibule de Nauheim) au milieu du iiïème siècle (fibules émaillées skeuomorphes et zoomorphes). Il ne semble pas que les grandes invasions aient interrompu la continuité de l'habitat sur le Châtelet.L'outillage recueilli n'offre aucun élément de datation caractéristique. d'après Georges Drioux. Çoit. De toute façon. d'après ses trouvailles. en dehors des monnaies. la céramique et les verreries. à Saint-Dizier "les CrassB" ou Hallignicourt "Fontaine Saint-Martin". alors qu'elle est présente dans la nécropole et sur certains sites de la région. nous signalerons son usage dès le premier siècle et son utilisation durant toute la période d'occupation du Châtelet jusqu'à la fin du IFmesiècle. que ce soit au cours de la Fréhistoire ou de la Protohistoire ou au début du Haut-Moyen Age. ils ne les ont pas vues soit la nature des vestiges ne les a pas incités à en faire part. Les fibules sont suffisamment caractéristiques pour indiquer une occupation continue de -80 avant J. Quelques exemplaires plus récents de la fin du Bas-Empire viennent compléter cette série. Nous ne voyons pas comment le Châtelet ne possédant pas d'atelier de céramique sigillée aurait seul continué à utiliser couramment ce type de vaisselle. cela n'implique pas forcément qu'il n'existe pas. Les seuls éléments de datation. si elles apportent parfois quelques satisfactions aux fouilleurs. Colson n'a pas signalé de céramique sigillée décorée à la molette.

PHULPIN. LN.NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LES FOUILLES FAITES ET LES MONUMENTS DÉCOUVERTS SUR LA MONTAGNE DU CHÂTELET. quumfinibus illis Agricola innrruo terram molitus arntro. (VIRGILE. . Bachelier de Çorbome et Curé du petit village de Fontaines. Aut gravibus rastris gnleas pulsabit inanes. IMPRIMERIE DE VICTOR DE MONGEOT. A. Grandiaque @ossis mirabitur ossa sepulcris. 1840. Prêtre. Exesa invmiet scabrâ ruhgine pila. . le'. SITUÉE PRÈS DE FONTAINES (HAUTE-MARNE). PAR M.GEORGIQUES. Scilicet et tcmpus vmiet.) AlP NEUFCHATEAU.

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inais nous n'avons pas perdu ce retard. Vaudoyer. La première partie renferme des dissertations historiques sur l'origine et la destruction du Chatelet . M. M. comne tous ceux qui les ont vues. Qu'il nous soit permis. Girault de Prangey se propose de poursuivre cette belle et grande eilheprise. Nous avons divisé ce travail en trois parties distinctes. Le Bas. curé du petit village de Fontaines. un des plus remarquables que nous connaissions. pour plus de clarté.consacra plus de six semaines à parcourir en tous sens ce départernelit. inseré dans le Biillctin nzontima~fnlde ln Société pour ln coiiçcwntioti ef In desciiption des Moni~nmzs71kfoiiqnes de Frnnce. et quinze jours furent consacrés par nous. et fut assez heureux pour le décider à le faire le plus t6t possible (2). secrétaire perpetuel. nous a forcé de suspendre inomentanérnent l'impression commencée de cet ouvrage. rapporteur. Tout en revoyant la rédaction. Phulpin . ler novembre 1840. Cortot. Ii engagea. l'exactihide qui a preside à son éxenition en fait un ouvrage des plus précieux et des plus curieux. M. entremêlées de petits chapitres. depuis lors.la deuxième coinprend tout ce qui a rapport aux fouilles et aux découvertes faites par M. Fontaine. Huyot. Dans le cours de l'été dc l'annee dernière. et une notice biographique sur Grignon. Phulpin (il a 83 ans) ne lui permettant pas de suivre les details minitieux que réclame l'impression d'un ouvrage. et aussi d'appuyer de citations indispensables certains points qui avaient besoin d'etre eclaircis. Debret. Girault de Prangey leva ces difficultés en nous proposant de l'aider dans ce travail. de nous joindre aux personnes qui ont félicité M. Un concours de circonstances. Girault de Prangey. nous avons cru utile de joindre. Jusqu'alors ce travail avait manque à l'art architectonique . Ce magnifique ouvrage. nos observations et nos propres recherches à celles du inanuscrit que nous étions chargé d'editer. inspecteur des tnonumens historiques de la Haute-Marne (l). Mais les infirmités et le grand age de M. lui aussi. toutes recucillies sur place. nous avons été à même de profiter de nouvelles observations qui nous avaient échappé. forme un cours complet de l'architecture arabe etudiée dans toutes ses parties sur les lieux memes.IMO. (Voyez le Rnpporf fait le 11 avril 1840 sur cet ouvrage à l'Institut de France par MM. Phulpin de la résolution qu'il a prise de domer le jour à ses intéressantes découvertes du (1) Auteur du grand ouvrage sur les Monamais nrnbes et ntntrresqrles de Cordoiorce. Girault de Prangey eut l'occasion d'admirer la magnifique collection de médailles trouvées par M. Huvé. le curé de Fontaines. dans le mois de septembre de l'année 1839. Phulpin à publier la relation exacte de ses travaux et de ses recherches. qu'il nous était impossible de prévoir et que nous ne pouvons expliquer ici. et de nouvelles découvertes dont nous n'avions pas connaissance l'année dernière. dam le but d'avoir u n aperçu général des diverses richesses inonumentales qu'il renferme. de la beauté et de la inerveilleuse conservation de ces médailles. Séville et Grennde. cn terminant. C'est en faisant ces excursions scientifiques et archéologiques que M. toutes les fois qu'il a été nécessaire. Leclère. et RaoulRochette. parce que. sous le rapport scientifique. à étudier les lieux avec M. 3 . que nous pensions pouvoir terminer vers le premier janvier de cette année .) (2) Voyez le Rapport de M. Sdmek. tome VI. . Guenepin. Nanteuil. Phulpin. Nous apprenons que M. Nous acceptames cette mission laborieuse. Hersent. 11 fut frappé.Langres. Girault de Prangey. page 325. enfin la troisième a pour objet la description de monuments existants près du Chatelet. artistique et typographique.

mais si nous avons éte indiscret. PHULPIN NOTES ARCHGOLOGIQUES Chatelet. M. nouveau sur l'histoire de notre departement.A. c'est afin d'engagerdavantage les amateurs à seconder sa noble idée. en publiant u n document précieux. Phulpin a non seulement droit à notre reconnaissance. J.-C. Phulpin d'avoir révéle un secret qu'il nous avait défendu de devoiler . mais encore à notre estime. en consacrant le produit de cette publication au soulagemeiit des inalheureux. Mougin. Nous deinanderons pardon à M. .

. de celle des Scienceç de Paris. d'un autre coté. car avant tout son ouvrage est savant. par Grignon. Soit que le hasard lui ait été défavorable. L'OLVRAGE que je publie est le fruit de mes loisirs et le résultat des heureuses découvertes que je fis sur la montagne du Uintelet. dans un espace de terrain aussi vaste que celui sur lequel il a opéré. mais le manque de dessinateur m'a forcé à y renoncer. richesses qui ont dépassé. c'est de n'avoir pu faire la description bien complète des divers objets d'antiquités découverts par moi. moyen et petit bronze. Phulpin. soit romaines. m Champagne. mes infirmites et mon âge avancé ne in'ont pas permis de donner la nomenclature détaillée des inédailles en argent. et les secondes à celles qui ont été faites par moi. dans le département de la Haute-Marne. Depuis lors. et dans d'autres ouvrages : les premières sont en partie relatives aux découvertes faites par Grignon. Quoiqu'il en soit. 1774. A. je livre au public ces notes archéologiques telles quelles. il fit encore paraître un second Bulletin sous le m&inetitre. Ce n'est qu'après les noinbreuses et pressantes sollicitations. "pourquoi laisser ignorer ces découvertes intéressantes ? C'est un vol que vous faites à l'archéologie en les coliselvant pour vous seul." -Je dus donc céder à ces insistances . même de beaucoup. située entre Joinville et Saint-Dizier. très souvent réitérées. soit encore que les fouilles aient été mal dirigees ou inal surveillées. dans ceux de l'Académie des Sciences. imprimeur-lilirnire. En 1775. que je ine suis enfin décidé à le mettre au jour. Plus heureux que lui. de savants distingués et d'hoinines honorables. et sans prétention aucune de faire de la science : ce sera toujours une page et un docuinent de plus pour notre histoire locale.. correspondant de I'Acndémie roynle des Inscriptions et Belles-Lettres. en grand.AVANT-PROPOS. comine je l'ai fait pour celles en or. dans une zone assez resserrée. en entrant dans les détails les plus minutieux sur les divers objets qu'il a recueillis." me disait-on de toutes paris. je l'avoue. -"Vous devez ce tribut à la science et à l'histoire de votre pays.et je cédai. que je possède. sur la petite montagne du Chnteret. d'une Ville romaine. et ce regret. Mais on ne peut comprendre comment. Le premier ouvrage qui parut sur le Châtelet porte ce titre : Bulletin des Fouilles faites par ordre du roi. mes espérances. entre Saint-Dizier et Joinville. nssocié de celle de Chiîlons. chez Cliristoplie. mnître de forges 13 Bnyard. quelques notes superficielles sur le Châtelet furent insérées dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. Sans doute. ses recherches n'eurent pas tout le succès matériel qu'il en devait espérer. Mais j'éprouve un regret. démirverte. j'ai pu recueillir de véritables richesses numismatiques. Grignon a rendu de grands services à la science. m 1772. il a découvert si peu de médailles et d'objets en or. etc. parce qu'une grande partie n'est plus en ma possession . Arts et Belles-Lettres de Dijon. soit gauloises. -A Bar-le-Duc. J'aurais encoré désiré pouvoir joindre à ce travail quelques dessins des objets les plus curieux.

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POSITION TOPOGRAPHIQUE DU CHATELET... et trois cent quaire-vingt-dix toises dans son petit diametre. Depuis I'epoque à laquelle Grignon fit la description que je viens de citer. à l'ouest-nord et au nord par le vallon de Ruetz. ce qui la rend accessible aux voitures. elle est delimitée au midi par la rivière de Marne qui la baigne. 7 . qui genéraleinent ne croît pas bien. au nord et nord-est. à diverses époques. Le haut de cette montagne est isolé entière- ment. de la forge de Bayard et de la commanderie de Ruetz. Du sommet de cette montagne. qui est garnie de vignes . elle est environnée des villages de Gourzon. le penchant de la montagne prend de la raideur. Ce village fait partie de la Champagne. . une petite montagne isolée et presque à pic. étant coupé presque à pic. qui a été. l'objet de plusieurs dissertations savantes plus ou moins curieuses. dont l'un est dirige au couchant. du sud au nord. à droite de la route qui conduit à SaintDizier. est inculte dans la plus grande partie de son etendue. qui etaient entièrement occupees par l'assiette de la ville. En sortant de la jolie ville de Joinville. soit peutêtre aussi à cause de la violence des vents qui soufflent presque continuellement.. et est couvert des bois communaux de Gourzon . le c6té qui regarde l'ouest forme un angle." L'air qu'on respire sur le Chatelet est pur. C'est cette montagne. le second au nord et le troisième au levant. PREMIERE PARTIE.. dont les trois parties saillantes figuraient trois espèces de bastions. département de la Haute-Marne. et que j'ai cru devoir transcrire ici. enfin deux milles cent toises de pourtour . au bord de la rivière de Marne . sur le territoire de Gourzon (3). La base de sa masse est un ovale allongé. dans son grand diamètre dirigé de l'ouest-nord au sud-ouest. qui a. située à une égale distance de ces deux villes. et dependait autrefois de la principauté de Joinville. qui traversent la montagne par le vieux chemin de Bayard à Fontaines. on est surtout éinerveillé (3) Canton de Clievillon. on découvre au loin et presque d'un seul coup-d'oeil les diverses localii+s qui l'entourent . mais cependant praticable pour les voitures. vous apercevez. la partie exposée à l'est-sud est fort escarpee. "En tournant le vallon de Ruetz. et se termine par une plateforme d'environ soixaiite mille toises carrées de superficie... et permet de la cultiver sur les deux tiers de sa hauteur . appelée dans le pays le Chnfelet. au nord-est et à l'est par le ravin creusé dans les terres de Fontaines. de Fontaines. et au 22e 32' de longitude. Voici la description qu'en donne Grignon dans le deuxième Bulletin de ses fouilles sur le Chatelet. elle s'élève de deux cents pieds au-dessus du niveau de la rivière. huit cent quatre-vingt-dix toises de longueur. mais sa base s'enracine au sud-est avec le coteau de Fontaines . le surplus est une rocaille couverte de buissons. mais très-vif. "Le c6té de la montagne qui est exposé au midi. arrondissement de Wassy. excepte à sa base. prolonge par l'éboulement des terres superieures sur une pente d'environ onze pouces par toise. l'aspect de la montagne a peu changé : seulement une partie du sommet a été plantée de bois. soit à cause de la terre qui est très-légkre et sans consistance. et sur le somnet de laquelle on a découvert des antiquités romaines du plus haut interêt. formant une espèce de triangle curviligne. de La Neuveville.NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LE CHATELET. parce qu'elle m'a paru exacte sous plusieurs rapports : "La petite montagne de Chatelet est située au 48e de@ 32' 30" de latitude.

de Caumont. Végète et plusieurs autres auteurs nous ont transmises.es.il formait une courbe sous surplus de son le bastion et se prolongeoit au nord sur une ligne à celle des On voit. dans cet endroit. et le peu de communications que cette prétendue ville devait nécessairement avoir avec &autres. Au reste. camp. soit qu'il fût convaincu de ce qu'il avançait. sa resserrée.. correspondant de l'Institut. où la portion qui exista a conservé son niveau. des bouquets de bois sont plantés çà ct là. 8 t i . et que le pomérion. est entièrement formée de terre rapportée Pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . et que la charrue ne pouvoit approcher de l'extérieure.. Paris. professé à Caen. et qu'il tenait essentiellement à prouver ville romaine avait existé sur cette ~~i~ la position particulière de cette place. PHULPIN de la magnifique perspective que présente la belle et délicieuse vallée dans laquelle se trouvent les villages de Fontaines et de %mineville. du cûté du midi.lavait (4) Coius d'Anti<lirif&ntontlmenfnles. qui en très-difficile dans cette partie . je ne veux pas coinbattre avec ines propres armes une opinion qui a été sanctionnée par y ~ ~ ~ d des é f~ i ~ ~ ~et Belles-Leth. le cûté du nord étant un peu incliné. rendu sinueux pour en diininuer le reinpant. dit l'historien Fla. On sait que les Romains nommaient ces terrasses yomoena. elnit le premier l'opinion qu'une ville romaine avait été bâtie sur cet emplacement. de caumont sujet (4). apportaient beaucoup de soin dans le choix des lieu où ils établissaient un que polybe. GRIGNON. . pages 289 et suivantes.. où la science archéologique pas encore atteint au degré de hauteur elle est arrivée de nos jours .. de vingt-quatre pieds chacune de largeur.. je reconnus que sa surface avoit été en partie aplanie à mains d'hommes.soit pour donner plus d'importance aux fouilles qu'il fit faire sur le Chatelet. "Je vis aussi. tome 2. il existoit des traces légères de pareilles terrasses.NOTES ARCHÉOLOGIQUES A . mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracinés. qui règnent dans toute cette etendue : l'une. Sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. d'aprks cet extrait. ere gallo-romaine. 1831. . que cette séparation de mur étoit sans doute l'entrée de la ville. "Ce cordon sépare deux espèces d'esphades. qu'il n'étoit pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui étoit intérieure. et vient arroser le pied de la montagne .. dit-il. ". sous le bastion à l'ouest. il est vrai. lequel partoit de la vallée de Ruetz à l'ouest-nord pour monter à la ville . "Je remarquai que. La Marne coule en serpentant au milieu des prairies. seulement un camp Au reste. l'autre est extérieure . Je vis que l'espèce de bastion au couchant était formé de terres rapportées . et il appuie son opinion sur les obsewations qu'il a faites sur les lieux. seconde partie. ~ i à~ époque. etc. mais bien plus deformées Par cuculwre que . elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée. quoiqu'elle soit un Peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . voici sa description : "Je jetai alors un coup-d'oeil attentif sur cette montagne . la difficulté des abords. que Grignon avait éwdié les localités avec beaucoup de soin et d'attention. est séparé par quartiers où lfon fait les logements des officiers et des soldats . surtout dans le bois de Gourzon. .Le dedans de leur camp. ses diinensions et ses alignements. qu'à partir de ce point il regrioit au Pourtour de la montagne. un fossé de circonvallation au-dessus de ce pomérion. avoit plus de largeur et formoit une espèce de place qui avait quatre issues. . par M. des autres parties... "Je vis que le cordon du mur dont j'ai parlé etoit interrompu dans un endroit où l'on voyoit les traces d'un ancien cheinin. intérieure.. en passant par le nord. et l'horizon est bordé par de belles forêts. le s u p l u s est horizontal.mais rendoit ce fossé s'est efface par la suite des temps dans le . on prendrait DESTINATION DU CHATELET A L'ÉPOQUE GALLO-ROMAINE. des savantes pour plus de ce recherches faites par M. "Les Roinains. un cordon saillant qui délimitoit toute cette partie et ressembloit aux ruines d'un inur écroulé sur ces fondemens. sont quelquestoujours fait pemer des qui y avait eu sur le plateau du chatelet non me ville.oseph. et ils obsenraient des Hygien. mais je crois devoir.

Le votre séparait deux peuples : il servit ii l'un des deux de poste important pour le défendre des entreprises injustes que pouvait tenter l'autre relativement aux droits et à la propriété du premier . c'est que la configuration des eminences sur lesquelles les camps étaient assis. Je ne pense pas qu'une ville entiére ait existé sur la montagne du Chatelet. tant le grand nombre de ceux qui y travaillent et leur longue expérience le mettent en cet état plus t6t qu'on ne le saurait croire . Baudot. sans avoir vu la localité. Les camps romains étaient habituellement carrés ou oblongs. Au reste. dans les intervalles desquelles ils posent des inachines propres à lancer des pierres et des trai ts. nous apprend qu'alors les camps étaient bien inoins réguliers qu'auparavant : le carré long était encore la forme la plus ordinaire . sur les bords de la SaCine. Grignon a pu fort bien s'être trompe sur ses prétendues découvertes de temples et de divers autres édifices publics. suivant les lieux.. et il a dû aussi induire facileinent en erreur les personnes qui s'en sont occupees alors. s'explique ainsi à ce sujet. ma pensée sur celui de ces monuments (le Chatelet). puisqu'elle réunit toutes les conditions que les Romains apportaient dam le choix de leurs camps. et par suite des villes romaines. ils cherchaient à réunir aux avantages précédents celui de dominer sur les contrees voisines.A. et dans son territoire on a découvert un puits caché depuis bien des siècles. ou d'autres circonstances naturelles ont fait sacrifier la régularité à la force. "Les camps étaient de plusieurs espèces : on appelait cffitru stativa. sous les Gaulois. II ne reste donc maintenant aucun doute sur la disposition qu'a eue autrefois l'emplacement dont nous nous occupons. Ainsi. on l'environne d'un retranchement de quatre coudées de largeur et de profondeur égale. qui fournissaient l'eau dont ils avaient besoin. que mon opinion sur l'existence présumée d'un camp romain sur le Chatelet se trouve pleinement justifiée. un marché. les camps fixes qui servaient de retraite B des troupes permanentes. il servait également de fanal à celui chez lequel il était placé. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES la face du dehors pour les murailles d'une ville. en attribuant à ces constructions une destination différente de celles qu'elles doivent avoir eue reellement. ayant quelquefois leurs angles arrondis. conserve encore le nom de Chatelet . 9 . d'après ce que j'ai vu. il est situe entre Saint-Jean-de-Losne et Çeurrez. ils sont aussi devenus quelquefois des stations. inais on les faisait aussi. préposées à la garde du pays . qui leur était si utile en hiver . des boutiques d'artisans et des tribunaux. "Nous en avons plusieurs exemples en Bourgogne. où les principaux officiers jugent les differei~tsqui s'élèvent : ainsi on prendrait ce camp pour une ville faite en un moment. d'après ces observations et rn@ine d'après la description des lieux donnée par Grignon. et particulièrement dans un village que je connais beaucoup. exposé au inidi. M. en m&me temps qu'elles defendaient l'accès du camp." On voit. afin de profiter de la chaleur du soleil. comme sous la domination romaine. datee de Dijon le 4 mai 1826. de vous exprimer. parce qu'ils y élèvent des tours également distantes. qui écrivait au IVe siècle. un prétoire fait en forme de temple. Baudot.. duquel vous possedez le sol. Us se plaçaient ordinairement sur un terrain en pente douce. "Végèce. étaient fortifiés avec inoins de soin que les cainps d'hiver. une tour. une enceinte fortifiée (castrum). "Les enceintes fortifiées dans lesquelles les troupes passaient leurs quartiers d'hiver s'appelaient cffitrn hiberna . il était encore utile pour proteger la perception du tribut de passage ainsi que celui de la pêche. ou stations. ils ont souvent donné naissance à des villes ou B des bourgades. Lorsqu'il y a eu derogation à cette règle. "Les castra æ s t i v ~ou camps temporaires. au milieu desquelles sont les logements des chefs. et se plaçaient sur des points trèseleves d'où la vue pouvait decouvrir un vaste horizon. Le dedans est divisé par rues. je vous prie. président de la Commission départementale des Antiquités de la Cote-d'Or." "Les Romains faisaient grand cas de la proximité des rivières. et n'ont dû servir que pendant un temps assez court. demi-ronds ou triangulaires. circulaires. étaient placés près des rivières et des fleuves. ainsi que des (5) Leme de M. qu'ils possédaient ensemble ou séparément. mais seulement un fort. qui a visité les lieux. ainsi que ceux qui. pour l'avertir en cas d'invasion de l'ennemi . dans une lettre qu'il m'écrivit en 1826 : "Permettez-moi. lequel.et si l'on juge qu'il en soit besoin. ainsi que votre montagne.

près du cours de la Marne. A. conservé par la tradition A cette place. noininé Çceyb. apres le sac de leur ville.. au sujet de quelques possessions appartenant à ce monastere et que ce dernier avait usurpees. II me paraît donc certain qu'il n'a été. et chercha à prouver qu'Andomnhtnlrm. des contestations assez vives avec Boson II. était situé sur la montagne du Chatelet (7). Castelliers. se retrouve dans un grand nombre de localités où l'on a constate de semblables découvertes (6). paraît un peu plus raiS 0 ~ a b l e: il mentionne. no 38. qui depuis. plus ou moins raisonnabies. que d'ailleurs le nom de Chatelet. libraire. " NOMS PRETENDUS DONNÉS AU CHATELET A L'EPOQUE GALLO-ROMAINE. qui signifient lieux fortifies. qu'anciennement ln cité de Gorse (8) fut bitie sur ln montngne de Chatelet. un auteur d'une histoire manuscrite de Joinville. nom que portait cette ville sous la domination romaine. auxquels j'ai fait voir les lieux à divers époques.et ce cours séparait également les Lingons des Rémois . un academicien de Vienne. ce hameau a pu &ke fondé par une partie des habitants de Chatelet. Pougin. qui se trouvait alors à Viùy. Grignon s'épuise d'érudition e t disserte longuement pour refuter ces diverses opinions hasardées. coinme il arrivait souvent relativement aux jonctions des provinces.Paris. finage dudit Gounon. et ont conclu tous. s'appliquent quelquefois aussi aux châteaux du moyen-âge. alla juqu'a ~ e l'existence r antique de la ville actuelle de Langres. . mais qu'il ne faut pas toujours croire à la lettre dans toute la Gaule . cette nouvelle eut du retentissement dans toute l'Europe. mais encore les personnes étrangères aux sciences archéologiques. étant alliés des Eduens. "L'on pourroit. chacun disputa pour déterminer sa position géographique ancienne.. qui écrivait au XVIIe siècle.(5)" Plusieurs autres savans antiquaires distingués. Y)Gazette de Frflilce. Lorsque Grignon publia le résultat de ses premières recherches sur la découverte d'une ville antique. village situé en face du Chatelet. demandait si la ville découverte sur le Chatelet n'est pas Alesia (Alise). tenaient dans la Belqique le même rang que leurs amis dans la Celtique. et d'autres C A M E DES ROMAINS. 1839 . et la Gnzette de Frnnce fut l'écho fidèle de ces dissertations scientifiques. qu'il n'y avait plus de doute sur l'existence d'un camp sur la montagne du Chatelet pendant l'occupation des Gaules par les Romains . et démontrer que ni l'une ni l'aube de ces villes antiques n'a existé sur le Chatelet . jurisconsulte. parce que cette rivière séparait. anaen juge de paix du canton de Vitryle-François. d'un monastere de Gorze. D'autres écrivains en font une civitas Lingonum. dans cet endroit.OLOGIQUES médailles de tous métaux. . veut donner un nom à la prétendue ville qu'il vient de découvrir. séparations dont parle César. . Ces noms. et d'antiques matériaux de constructions. placé sur votre montagne qu'un fort (cnstnrm).page 38. Non seulement les savans suivirent les progres de cette découverte avec le plus vif interêt. et sous ses mines se trouvent des méifnilles d'or. qui furent forcés. vers 924. ont exprimé la même opinion. qui rend en françois le mot Noviomnprs . sous Bayard. dont I'abbe Einold eut. Chacun voulut émettre son opiNon sur cette ville sortie d u sein de la terre . et ce. dans les temps antiques. ces derniers. former une conjecture plus vraisemblable. la Gaule Celtique de la Belgique. . Castels. du 13 mai 1774 (8) il est fait mention. Enfin. sur ses comtes particuliers et les corntes de Troyes ou de Uiampagne. e n désignant la ville de Chatelet par Noviomngus Vndicnssium. Les motifs de notre conjechire sont que : 1" à cent toises de Chatelet existe le haineau de la Neuville. tels que : Cliâtelets. apres les avoir étudiés. Beaucoup d'enceintes s'appellent encore CAMPS DE CESAR. que l'on trouve dans les Tables de Ptolomée. etc. duc de Bourgogne.Fragmens tires d'un manuscrit contenant des recherches chronologiques et lustoriques sur I'anaeime ville de Vitry-en-Partois. par Uiarles-Maxime Detorq. dit-il. Une dame qui a gardé l'anonyme. d'nrgent et de laiton des empereurs Arcndius et Xoncrirrs : de là est demntré le vestige du village de Gounon. à l'article Gourzon. aumit été ruinée. Les savans de l'époque surtout se torturèrent beaucoup l'esprit à ce sujet. sur la rive gauche de la Marne. ou pour lui donner u n nom qu'elle n'a jamais eu.NOTES ARC&. sans &tre plus heureux. journal politique. mais lui aussi. Castillans. Parini ces derniers. de chercher un asyle qui ne fût pas éloigné d e leurs possessions territoriales (6) Les emplacemens qui ont servi à des camps romains portent genéralement des désignations qui en rappellent I'origine. Cliâtelliers. dans les annales benedictines. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois defhrier 1240.

d'une inanière sinon positive. de Valois le place dans le pays des Catnlnttni . Ainsi. Mais quelles furent les causes désastreuses qui amenèrent ces catastrophes. du moins approximative : c'est donc sur elles seules que je puis m'appuyer pour établir ines presomptions. la montagne du Chatelet. ont été constatees. Remi. M. qu'une volonté destructive a présidé au bouleversement et à 1sanéantiSsement du camp dont nous par10. 2" les Vadicasses étoient un peuple designé par Ptoloinée pour avoir existé près de la Gaule Belgique. de ne sait Où les loger. devait faire partie du pays des Catalauniens (le S. j'ai rencontré. .-O. et plus tard il importait essentiellement aux Romains de s'emparer d'une position aussi avantageuse pour eux sous bien des rapports. Toutes ces 'Onjectures étant de vraiseinblance. du departement de la Haute-Marne). je ne m'arreterai pas à les réfuter . jusqu'à Julien-l'Apostat exclusivement. Je conclus donc que deux différents peuples ont habité successivement. 11 .-E. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES que l'ennemi n'avoit pu leur enlever . tandis que depuis cet empereur inclusiveinent. etc. la Gaule Belgique était separee de la Gaule Celtique par la Marne. cherchons maintenant par suite de quels évènements ont dû avoir lieu les deux ruines successives du camp situe sur la montagne du Chatelet. en faisant mes fouilles. M. bien distinctes. Ainsi. A part les médailles gauloises et romaines que j'ai trouvées. qui l'attestent encore. Quoiqu'il en soit. se trouvant dans la Gaule Belgique. de ne sont que conjecturales il'égard de ce peuple. si désert. Mntronn. Danville les transporte en Picardie. que de sanglants combats ont dû être livres sur ce lieu. et la Gaule Belgique occupait la droite de cette rivière.les medailles et autres objets d'arts enfouis dans les decombres de la seconde couche de ruines rappelaient en général les plus beaux temps de I'epoque romaine. La Gaule Celtique s'etendait le long de la rive gauche de la Marne. j'ai exprime positivement plus haut mon sentiment sur le Chatelet." (9). et les seconds des Romains. DES PEWLES QUI ONT DU HABITER LA MONTAGNE DU CHATELET Les recherches faites par moi sur place in'ont amené à reconnaître que différents peuples ont habité la montagne dont nous nous occupons. je me garderai de rien affirmer à ce sujet. d'ailleurs. puis Catalauni (ChBlons-sur-Marne). de plus. plusieurs squelettes trouves dans les decombres le assez . Pline parle de ce peuple après les Tricosses. dam le Valois . Ils avaient là u n lieu assuré de ce refuge pour se mettre à couvert des dangers de toute sorte qu'ils pouvaient avoir à craindre. i] est certain que de violentes attaques. Danville contre le sentiment de M. qui avaient pour capitale Dttro- (9) Premier Bulletin des fouiiles faites par Grignon sur le Châtelet. et à deux époques éloignées. la montagne du Chatelet : les premiers furent des Gaulois. C'est dans la couche la plus avancée dans les terres que j'ai découvert les inédailles gauloises et un grand nombre d'objets grossièrement fabriqués . et à quelles epoques arrivèrent-elles ? L'histoire ne nous ayant laissé aucun document relatif à ce sujet. il serait impossible de les rechercher si les medailles trouvées dans le sol ne venaient à notre aide. D'après Jules César et des auteurs antérieurs et postérieurs. on ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine anterieure à Jules Cesar.A. en nous servant de guide. deux ruines successives. Aucun auteur n'est d'accord sur le territoire qu'occupoit ce peuple . qui est situé sur la rive droite. il n'est fait mention de ce lieu dans historien et par aucun géographe ni ancien ni moderne. du département de la Meuse. une inunense quantité de cendres et de charbon. Le pays des Catalauniens dependait lui-inêine des Rémois ou Rèmes. EPOQUES PRESUMEES DE LA RUINE DU CHATELET. Ausone luimême s'exprime ainsi : Mntronn Gallos Belgosque intersita fines. Ce fait établi. M. on en rencontre un nombre considérable. Il est évident qu'une main de feu. formant deux couches bien distinctes de ruines. aujourd'hui si calme. N'ayant pas de preuves à donner sur son occupation par d'autres peuples antérieurs à ceux-ci. et le N. Les preuves de M. dont la capitale était Dttro-Cfltnlnunum. La situtation naturellement fortifiée de cet emplacement a dû le faire rechercher avec empressement par les premiers habitants qui occupèrent la contrée.

Je me bornerai à copier le récit de Gibbon. Tongres. César. Telle était la ligne de délimitation de la Celtique et de la Belgique et la situation de la contree dont nous nous occupons. Cette coalition avait plusieurs causes. Ainsi. Pendant que César etait en quartiers d'hiver dans la Gaule citerieure. les conquêtes des Germains s'étendirent à quarante milles vers l'occident de ce fleuve . tremblaient à rapproche et m&meau seul nom des barbares (14). ces voleurs indisciplines traitaient coinme leurs ennemis naturels tous les sujets de l'empire dont ils convoitaient les possessions. sans paie et sans vivres. cap. W (14) Histoire de la Decadence et de la Chute de l'Empire Romain. Spire. XiX. Des sources du Rhin jusqu'à son embouchure. d'apres cette citation abrégée des Commentaires de César. 2. "Dans l'aveugle acharnement de la discorde civile.. ils étaient excités par un grand nombre de Gaulois. et les habitants.il en reste un autre. se detachèrent des autres Belges et s'empressèrent de se soumettre à lui (12). qui les défit et les força de s'enfuir jusqu'auprès de Châlons-sur- (10) CESARIS COMMRhTARII DE BELLO GALLICO. les frontières des Belges (11). Lib. cap 1. cap. Quarante-cinq villes florissantes. lorsque César y penétra. par des presents. ne perdit pas de temps. et un grand nombre d'autres villes et villages furent ravagés et la plupart réduits en cendres. on voit que la destruction du camp du Chatelet n'a pas dû être faite par les Romains. qui. Après avoir rassemblé à la h2te ses légions. Un nombreux essaim de Francs et d'Alleinands furent invités à passer le Rhin. dans un embarras momentané. La première époque a pu avoir lieu de l'année 352 à 355. renfermés dans les villes fortes. ensuite Remi (Reiins). Trèves. Constance avait abandonne aux barbares de la Germanie les contrées de la Gaule qui obéissaient encore à son rival (352). effrayés par cette célérite. la première destruction d u Chatelet. qui paraît y avoir rapport. avait eu l'imprudence d'attirer ces hôtes destructeurs. si l'on regarde la date de la deuxième destruction du Chatelet comme postérieure à celle que je viens de citer. Worms. On peut. Strasbourg. on pourrait la rapporter aux nouvelles invasions des Germains dans les Gaules. sans trop de présomption. date de l'arrivée de Julien dans les Gaules. ïi (12) Loco cit. Mais l'empereur.. qui. Cliap. l'espoir du pillage et le don de toutes les terres qu'ils pourraient envahir. sans armes et sans discipline. laquelle peut se ratt?cher à trois epoques differentes que nous allons retracer. toutes les villes ouvertes des Gaulois étaient désertes. Jusqu'à une distance beaucoup plus éloignée. rapportés dans les Commentnires. . attribuer aux evènements suivants. les Commenfaires ne fournissent aucun autre passage d'après lequel on puisse assurer que les Romains sont les auteurs de cette destruction. Les legions romaines. en outre.PremiPre epoque. s'étant diriges au devant de César. i! arrive en peu de jours ver. cap. de leur c8té.Cortontm. voyaient avec plus de peine encore les Romains hiverner dans le pays et y rester à demeure (10). . Au reste. par Edouard GIBBON. entr'autres celles-ci : ils craignaient qu'après avoir pacifié toute la Gaule. devastèrent la campagne et brûlèrent les bourgs et les maisons qui se trouvèrent sur leur route dans le territoire des Rèmes (13). Les Rèmes surpris. inquiet de ces démonstrations hostiles. m (13) niid. des promesses. mais les pays qu'ils avaient devastés étaient trois fois plus étendus que leurs conquetes. celui de la seconde mine du Chatelet. Ce premier point @clairci. pour se venger de la defection des Rèmes. Indifférents à la qualification de révolte ou de loyauté. (11)Loco cit. Les Belges. Cologne. l'armée romaine ne vînt envahir leur territoire . mécontents dejà d'avoir les Germains s'établir quelque temps auparavant sur leur territoire. sentit bient8t combien il etait difficile de faire renoncer des alliés si dangereux à des contrees dont ils connaissaient la richesse. ne pouvaient plus recueillir de grains que sur les terres encloses dans l'enceinte de leurs murs. mais aurait pu fort bien être comprise dans le nombre des localités incendiees par les autres peuples coalisés de la Belgique. Pour la seconde époque. sous Valentinien. il apprit que les Belges se liguaient contre lui.

S'il faut ajouter foi au manuscrit de L'Histoire de Joinville. de femmes et de pretres (17)". etc. dans son cours d'antiquites monumentales. le S m n . dit-il. des colons du Danube. à laquelle la Gaule était peu accoutumée. qui chassent partout devant eux des inultitudes confuses de vieillards. réveillé en sursaut. le Glyide. de Caumont. et les chasseurs s'enfoncaient sans crainte et sans dangers dans l'obscurité de la foret Hercinienne. et. Stilicon. un chaos sans exemple.des lieux couverts d'habitations furent changés en déserts . PAR M. ont à peine le temps d'échapper à ces barbares. Peu de temps après la première destruction du Chatelet par les Belges coalisés. si un poète eût descendu ce fleuve. (16) GIBBON. Les populations éperdues. sans exemple jusqu'alors dans les fastes de l'histoire : "Des nations féroces et innombrables. l'Alain. Saint JérBme. des protuberances indiquent encore très-souvent les lieux où des ruines d'edifices se trouvent amoncelées. Leurs troupeaux paissaient librement sur le terrain des barbares. 07) ESSAI SUR LES DESTINEES DE REGIME MUNICIPAL DANS LA GAULE." "C'est ainsi. les Romains durent élever sur ces ruines encore fumantes un camp situé favorablement entre la frontière des Rèmes et celles des Tricasses. le Sarnnte. au milieu de la Gaule surprise et saisie d'effroi. des inégalités du sol. dans une de ses lettres. on pourrait rapporter à cette troisième époque.et.. il aurait pu demander lequel des deux c8tés appartenait aux Romains. car ils avaient là dans les plaines catalauniennes (à peu de distance du Chatelet) leur principale armée (15). tout ce qui se trouve entre l'Océan et le Rhin est dévasté par le Quade. l'Allemand. un pêle-mele. apparaissent à la fois comme un Pnndemonium sorti de dessous terre. Beaucoup de villes considerables furent aussi abandonnées et transportées sur d'autres points . tirer la Gaule de son assoupissement. jusqu'à ce que le hasard en ait révelé l'existence. Chap. vint. d'une manière terrible. "L'invasion des barbares. entre la Celtique et la Belgique. couverts de maisons eiégmtes et de fermes bien cultivées . XXV. etc. CONSEILLER A LA COUR RYALE DE DOUAI. que sur un grand nombre de points la population fut anéantie ou dispersée. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Marne. la désolation.'' Résumons. ajoute M. ont occupe toutes les Gaules .Cite par M. n'entend que des hurlements. jouissaient d'une douce securité. XXX. comme ceux d u Tibre. le Vandale. c'est à peine si l'iinagination peut se retracer l'idée de ces saturnales de la barbarie en délire. cité à la page 10 de cet couvrage. C'est aussi par une des nombreuses et violentes conunotions qui ébranlèrent toute la Gaule et qui se succédèrent d'une manière si effrayante. Les bords du Rhin étaient. d'une manière plus positive. sans méfiance des calamités qui allaient fondre sur eux. Des peuplades inconnues. U n'est point d'excès auxquels ne se livre la fureur déchaînée de ces peuples féroces. rapporte tous les détails affreux de cette invasion. les sujets de Rome. des cris de desespoir. Cette scène de paix et d'abondance fut tout-à-coup changée en un désert. TAILLARD. un spectacle épouvantable . Partout s'étend le pillage. dans celles qui sont restées à lew ancienne place. ne voit autour de lui que la flamme. En effet. depuis (15) GIBBON. des gémissements aigus. et l'affreux aspect des ruines fumantes distinguait seul la désolation de l'homme de la desolation de la nature (16).. le Bourguignon. 13 . Les familles s'éteignirent ou prirent la fuite .A. dit M. des forets s'élevèrent dans la suite sur ces ruines délaissées et les ont cachées cornplètement. plus désastreuse encore que les précedentes : "Tandis que la fidélité des Francs et la neutralité des Allemands semblaient assurer la paix de la Germanie. Cliap. haletantes. . la seconde ruine de ce camp. C'est alors un désordre affreux. de Caumont. et. déjà décimées par le fer.. accourues des rives du Jaïck ou des bords du Volga. en l'attribuant à une nouvelle invasion des Germains (en 407). a dû leur faire sentir l'urgente nécessité de fortifier ce point pour assurer leur conquete. avait imprudemment degarni la frontière germanique des troupes romaines qui la protégeaient : tout-àcoup les hordes sauvages de l'Orient et du Nord s'elancent de leurs solitudes et fondent sur I'Occident. une position aussi avantageuse que I'etait cette montagne. Taillard. des guerriers du Weser. lequel fait mention de médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Chatelet. des pasteurs de SInstrut. ministre d'Honorius. l'incendie et la mort L'habitant des cites.

il devait encore servir pour aller abreuver les chevaux dans le guet qui a conseive aussi le nom de Guet-Jenn-Bara. et TULLUM-LEUCORUM. annee 1838. elle aurait embrasse les villages de Saint-Amand. et plus tard en NEUFCHATEL et enfin NEUFCHATEAU. (19) NEUFCHATEAU. Luquet. et le camp romain dit de Julien. un chemin taillé dans le roc qui formait une rampe douce sur le penchant de la montagne exposé au midi.entre Mosa. tant les moindres traces d'habitations en sont effacées. (22) Annlrmre ecclénnçtiqae et historique dli diocèse de Langres. que se trouve la Haute-Borne. C'est sur la droite de cette voie. Sans les fouilles commencées en 1722 par Grignon.cependant on la retrouve. art qui aurait @tealors en honneur dans cette ville . La preinikre issue de ce chemin est conservée sous une grotte nouvellement construite . parce qu'il est couvert dans sa partie supérieure par I'éboulement des terres. change au moyen-âge en celui de NEOCASTRUM.Des embrandiements liaient cette ville avec celles de Grand et de Naix . Soulosse. On y voit entr'aubes monuments antiques un vaste amplutheâtre encore assez bien conserve.Voyez Discours preliminaire pour l'Histoire de l'ancienne at6 romaine de Grand (Vosges). dieu de la medecine. Meuse ou Meusi. . La voie romaine qui nous occupe est presque entièrement usee dans toute sa longueur : dans quelques endroits elle a disparu totalement . où se trouvent sculptées diverses statues.Nancy. et on peut encore en suivre parfaitement le tracé . qui a dû @treruinée à peu près à la m@meepoque que le Chatelet. en sortant du Chatelet et à peu de distance de là.je l'ai vu graver il y a quelques annees.je leur répondrai qu'à la vérite il existe une inscription ainsi conpe : VIA ROMANA. porte encore le nom de Cilemin des Romnins. sans être precisement une ville romaine. Il existe aussi en sortant du Chatelet. et coimnuniquait avec Naix. Cette voie. La tradition donne à cette ville antique une etendue considérable. passait sous les murs de Neufchateau : on en voit encore les traces . C'est probablement par ce chemin que les habitants du Chatelet descendaient dans la vallée de la Marne . . on ignorerait peut-être encore aujourd'hui qu'un camp romain était situé sur cette montagne.La grande voie romaine. 6est qu'on a trouvé dernièrement une pierre d'une grande dimension. denomination que lui a conservée la tradition et qui peut tirer ses racines de Vin Gentis Bnrùnræ. après avoir traverse la station romaine de SOLIMARIACA. et dans le diamp on voit ces deux lettres RN. Ces ornieres sont un précieux document pour arriver à connaître la voie des chariots antiques. prefet envoyé de Rome dans cette partie de la Gaule Belgique. Granum (20). -Je possède une medaille en plomb fort curieuse qui a rapport à cette ville . avec les objets et les attributs d'un laboratoire de diimie ou de medecine. et avec Grand. qu'aucun auteur ne mentionne dans les itinéraires. ce qui favoriserait cette opinion. venant de Langres. Nmimngus (19). elle traversait la montagne sur des cgtés. sur plusieurs points. Boviolle et Naix. malgré cela. ils y bâtirent un fort sur l'emplacement du château dont les vestiges subsistent encore aujourd'hui . ils lui donnerent le nom de NOVJMAGUS. que le Chatelet a dû disparaître une seconde fois pour ne plus se relever de ses ruines.ces embranchements sont encore visibles dans les villages environnants. et les rails 5 centimètres. Toul. 14 . VOIES ROMAINES Une seule voie sortait du camp du Chatelet au levant . et que la culture de la vigne I'a détruit dans le bas de la montagne . Cette voie a 1 métre 20. et que le nom du village de Boviol ou Joviol pourrait bien deriver de Jovis. Nnsium (la). non loin de ce m@mevillage. .et le long et fréquent usage en est attesté par des ornieres assez profondément creusées dans le roc (21). Ainsi. 378. monument qui fera i'objet d'un article spécial dans cet ouvrage. Elle a de 1m 50c à 1in 80c de large.il n'est plus fréquenté. Il se dirige de l'est au Sud . assez bien conservee. avec NeufchBteau. Ve Hissette. et elle s'accorde parfaitement avec les observations faites à Langres par M. D'autres personnes pretendent que Grand s'est ainsi appelee du m@memot GRANUS. elle est d'un petit module et porte des rebords : on y lit le mot NASI : le revers represente un cheval. elle allait aboutir à Toul. il a existe autrefois un vaste temple qu'on pense avoir @teconsacre à Jupiter. Ce chemin s'appelle encore aujourd'hui Voie-Jenn-Barn. -Voyez l'article : ANTIQUITES ROMAINES. du cd@de l'est-sud. (21) Plusieurs personnes m'ont écrit pour me demander si reellement il y avait une inscription gravee sur cette voie . mais qu'eue n'est pas antique . (20) Autre ville romaine aussi détruite et qu'on pgtend avoir et6 fondee par GRANUS. La position de ce fort est indiquee sur les tables de Peuiinger ou Tlieodosie~es. surnom d'Apollon. pag. . On y a trouvé un grand nombre de medailles gauloises et romaines. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQLIES Julien jusqu'a Honorius. On pretend que sur une montagne situee vis-à-vis de Boviolle et au midi. 1836. doit néanmoins son origine à ces conquerants des Gaules . (22) qui s'exprime ainsi à (18) Ancienne ville romaine.A. l'oeil peut encore en suivre la trace.

50 . 4" Une épaule et le cou d'une statue de &nateur. de Langres. et qui se trouve dans une gorge sur le territoire de Perrancey . trouves à diverses époques.-E. el1e est sur une pierre du pays. assez grossièrement taillée. il devait à I'E. elle a 49 centimètres de hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 centimètres. dans un autre. En outre. de 80 centimètres de hauteur. qui paraît avoir servi à ensevelir la même famille. On y remarque : 1" Un tombeau romain sur lequel on a ridiculement gravé tout réceinment cette inscription : HIC JACET ROMANUS' pour qu'on sût bien qu'il est Romain. et celles de la troisième. et fennee par un couvercle également en pierre . nous présulnons. que cette mesure était celle des chariots antiques de notre pays. les caractères sont évideminent de la p l u belle époque roinaine. de Cette urne en forme circulaire.A. dont la tête. il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. les bras et les pieds sont cassés. celles de la seconde ligne. ceux d'un fût de colonne cannelé." Plusieurs objets antiques découverts sur le Cllatelet se trouvent réunis dans la grotte dont je viens de parler. En voici la copie exacte : ANIMAIM LVCIILAE ARVÇS Les lethes de la première ligne ont 35 millimètres de hauteur .-N. Ces ornières nous ayant donné partout 1 mètre 20 pour largeur d'une voie de chariot. Cette urne est en pierre. et que peut-être elle fut conservée au moyeii-âge. et qui ne ont point été conservés. on a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont pas été conservés : dans l'un d'eux se trouvait un squelette. On ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces tombeaux. PHULPlN NOTES ARCH~OLOGIQUES ce sujet : "Nous avons retrouvé la trace de ces ornières. sur les bords de la voie romaine. de forme carrée. en labouune iirne ciIléraire que je possède ral-.-O. et a l5 centimètres de hauteur sur 49 centimètres de Ion- peur( y une espèce trèsinutilé sur le côté droit. C'est dans cette ment direction et au bas de la montagne. pente de la inontame . puis en arrivant près de la ~Mnrnotte. une autre en verre blanc.t son encore. à côté duquel il y avait un peigne . dans le chemin conduisant à I'établisseinent ruiné que la tradition attribue aux Teinpliers. 37. de ce cimetière. qui paraît avoir éM colossale : la toge en est largement drapée. 2o Une dont la preidère partie est . il y a quelques années. il est du N. Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires. enfin sur le rocher que traversait le chemin abandonné du ch$teau de Marac. et ceux d'une base carrée.De semblables ornières ont été observées par nous sur le pavé de la voie romaine mise à découvert au bas des Fourches en 1836 . d'une feinme. 5" Les fragments d'un ornement qui ine seinble avoir appartenu à une corniche. (23) Belle fontaine qui sort des rochers 3" Une statue en pierre. qu'un cultivateur a rencontré. d'abord un peu en avant de la villa où le chemin se perd un instant aujourd'hui. une demi-lieue O. avec rebord arrondi : dans cette seconde urne. et d'un enfant au milieu. à côtes. 15 ROMAIN . d'après cela. on a remarqué trois squelettes d'un homme. au-dessus d'Arliolotte (23). CIMETIGRE Un seul lieu de sépulture seinble avoir suffi aux sur la habitants du camp du Chatelet .

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2' des personnages qui me sont inconnus . dans une attitude guerrière. 1O0Une quantité extraordinaire de fibules de toutes sortes de facons. Parmi les nombreux fragments en poterie de cette couleur que je possède ou que j'ai découvert. 25" Quant à la poterie. Cette tete. 9" Un grand nombre d'agrafes ou boutons en bronze pour manteaux. renfermait un anneau en fer cannelé et les os de deux pattes de poulet : il a dû être destiné pour les sacrificcs. on remarque des ornements et des sujets d'un goût exquis et d'une exécution parfaite. tessera. et il n'en reste plus que l'extrè~nitéen bronze. 20" Deux dés à jouer en os. a 25 centimètres de longueur . à celle trou- . dont les cheveux sont retenus en haut par un bandeau. .. . a 5 millimètres. '8 Plusieurs vases lacrymatoires en terre et en verre de différentes couleurs. que les dames romaines inettaient dans leurs clieveux. mais celle qui est la plus remarquable est la poterie rouge. voici ceux qui me sont restés. ayant dam le bec une petite couleuvre. Cette tête a d û probablement faire partie du manche d'un couteau à sacrifice. 14" Six épingles en os. ii y a aussi de ces dessins qui sont d'une licence par trop scandaleuse. ' 7 Deux petites lampes en terre rouge. a disparu. 3" Deux paires de boucles en argent ou argentées : aux quatre angles sont de petites perles. très-bien conservées . ou dont j'ai gardé le souvenir : 1"Un vase en bronze d'une belle conservation. . lorsqu'il fut trouvé. 15" Deux autres épingles en bronze. argentées au dedans. la manche. mais trop effacé pour être lisible. d'un très-beau travail . 4" Deux cuillères en argent. 13" Plusieurs petis lièvres en bronze. s'efforpnt chacune d'arriver la première au haut d'un cippe surmonté d'une couronne. l'anneau d'une autre clé également en bronze. et la main droite étendue. Ce vase. au dedans argenté à la manière des ouvriers d'Alize. 2' Deux patères aussi en bronze : elles sont entières. et @ès-usés aux quatre angles. 5" Six autres cuillères de diverses formes. ou de très-petits diamants faux flétris par le temps. 18' Un couteau pour les sacrifices. 6' Un petit gobelet en bronze d'un bon style. 19" Une tête d'aigle en bronze. de diverses formes. levant une main dans laquelle il tient deux javelots . qui devait être en bois ou d'autre matière. de petites roues de plusieurs grandeurs. et. représentent : 1' la louve qui allaita Romulus et Rémus . en bronze. ayant la tête ornée du pétase. Sur presque tous ces fragments de poterie se trouve le nom du potier ou de la fabrique. qui me paraissaient moins précieuses. je n'ai rien trouvé de bien conservé : il y en a de plusieurs couleurs . dont la laine extrêinement oxidée. 24' Plusieurs cornalines sur lesquelles on trouve gravé ces lettres : l0 BiBI . 12" Un petit Mercure en bronze. conservant encore le nom du potier. cnlnmus. sans autres ornements.NOTES ARCHÉOLOGIQEES Parmi les objets trouves dans les fouilles.4' deux divinités ailées..D'autres cornalines. tant pour la beauté des dessins que pour la couleur. etc. . 16" Plusieurs styles en bronze de diverses forines. des têtes de clou représentant des têtes de lions et d'autres aniinaux .Z0 le génie de Roine . 22' Une jolie tête de feimne. On voit sur le inilieu du couvercle de petites fentcs en forme d'étoiles. 11" Une clé antique en bronze. le coude gauche appuyé sur une bêche. dont je ne connais pas l'usage. comme le vase precédent.3' un chevalier roinain. Cette poterie rouge ressemble.3" un personnage. Quelques-unes de ces agrafes ont la forme de celles décrites par Montfaucon. qui est en terre blanche ressemblant à notre terre de pipe. à tètes différentes. et parmi lesquels je citerai deux anneaux de plusieurs grandeurs . qui doivent faire supposer qu'à cet endroit il y avait un bouton pour l'ouvrir et le fermer. en ivoire et en autres matières. doré au dehors. 23' Un nombre considérable de divers autres petits objets en bronze que je ne puis décrire. 17" Une plume. emblèine de l'activité. et orné de plusieurs chantournés dans l'intérieur et à l'extérieur. 21' Plusieurs fragments de flûtes en os. dont quatre en bronze et deux en os.elles ont dû servir à recueillir les larmes des victimes ou à prendre l'encens.

ITER. -. outre que plusieurs parini celles-ci sont fort rares. comme servant de pièces justificatives de l'histoire .IMP. moyen et petit bronze. il n'en est pas de même des médailles en or . MEDAILLES EN OR Nomenclature et énumération. depuis Auguste jusqu'à Julien l'Apostat. Pompée. Soit que la terre ou d'autres causes les aient empêchées ce beau vert si par les numismates. elles sont toutes d'une fraîcheur et d'une conseivation qui surpasse tout ce qu'on peut dire. etc. C.vée à Langres.. tant pour les iypes que les faits historiques. Voyez i'artide POTERIES. C. par ordre chronologique. Revers : PRAEF. elle nous a conservé les noms et surtout les curieuses effigies de ce3 grands hommes de l'antiquité. . CAESARES. PRINCIPES IWENT. ou par leurs crimes.DJVI. elle retrace les évènements. de ces Caligula. Auguste. On éprouve. S. les Marc-Aurèle. Mais ce travail. Luquet dans son ouvrage sur les Antiquités de Langres (1). presque toutes les médailles gauloises et romaines en argent et en bronze trouvées sur le Chatelet sont d'une mauvaise conservation. 27" Enfin. Celles en argent peuvent former une nouvelle collection des empereurs. F. --CAESAR AVGVSTVS . de ces Néron et de ces Eliogabale. aimée 1838. MEDAILLES La numismatique est une science belle. le nombre en est si grand. tels que les Auguste. No 2. En grand. mon grand age ne me permettant pas une application soutenue. elles sont en général tellement détério- rées et oxidées. qu'on éprouvera peu de regret a ne pas les voir figurer ici. les Antoninle-Pieux. pages 462 et suivantes. Quant aux médailles gauloises. 26" Des verres colorés de diverses formes et différentes couleurs. PATER PATRIAE. les César. Plus de deux cents tnédailles en or ont été recueillies éparses sur le Chatelet : elles sont toutes du haut empire. CLAS. PNS. La nuinisinatique peut être regardée. Une grande quantité de grains de colliers. et dont parle M. J'y ai donc renoncé. en effet. des médailles en or du haut empue recueillies sur la montagne du Chatelet en 1809 et pendant les années suivantes : No 1cr. Je sais bien que ce n'est pas le métal qui donne le plus de valeur aux médailles antiques : souvent celles en argent et en brome présentent des sujets plus in@ressants et plus recherchés. de grosseur et de couleurs variées. à justre titre.-------- (1) Cet ouvrage est inseré en entier dans I'Aniiuaire ecclésiastique et liistorique du diocese de Langres. elle la reinplace . un pied de Faune très-détérioré. Exergue : L. ou bien ceux de ces hommes incomparables qui seront à jamais la gloire des temps antiques. entre un trépied et le lituus. F. ET. Revers : D N I AVGVSTI. On aurait sans doute désiré que je d o ~ a s s e ici l'énumération détaillée des médailles gauloises et des médailles romaines. iinmense : là où l'histoire se tait. . Tête de Pompée dans une couronne civique. Le simpuluin et le lituus entre Caïus et Lucius. ou par leurs verius. dont tout le monde connaît les monstrueux désordres. MARIT. etc. en argent et en bronze. qu'il me serait impossible de les désigner. si célèbres. EX. Têtes affrontées de Pompée et de son fils. que j'aurais désiré compléter autant que possible. OR. comme je vais le faire pour celles en or. les inoeurs. j'en ai trouvé une quantité considérable. un plaisir indicible à voir les traits de ces Tibère. les usages et les monuments des anciens. D'un autre c6té. aurait été trop considérable et au-dessus de ines forces. plans d'un cbté et convexes de l'autre. pour bagues ou autres objets : il y en a qui sont circulaires. - MAG. une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre.

Personnage debout. No 4. de la main droite. TER. CAESAR D N I AVG. Tête laurée de Tibère. Néron. OTHO CAESAR AVG. sous lequel est une espèce d'autel à trois gradins. TR. de la main gauche. Femme assise. Revers : LIBERTAS RESTlTVTA. et de la gauche. Tete laurée de l'empereur. --Mi'.Suivent neuf autres médailles du m&me empereur.Figure allégorique représentant la prise de Jérusdetn. -----No 6. Revers : PONTIFEX MAMMVS. CLAVDIVS CAESAR AVG. Revers : PAX ORBIS TERRARUM. une corne d'abondance. P. celle-ci (NUiMMI SERRAT1)en est une rare exceptioil. et une palme de la gauche. Cette medaille est en tout semblable A la première de cet empereur. POT. P. IMP. ======= ----- --- No 9. . . CAESAR VESPASIANVS AVG. Tete nue. ----------- ----. POT. une branche de laurier. tenant de la main droite un gouvernail posé sur un globe. tenant. Revers : FORTVNA AVGVST. --- --- NERO CAEAR AVGVSTVS. COS. No S. FORTVNA AITGVSTA. tenant l'un et l'autre une patère à la main droite : Auguste porte de la inain gauche une haste. que j'ai décrite ci-dessus. Auguste et Livie debout. Tibère. et de l'autre. --- --- TI..NOTES ARCHÉOLOGIQUEÇ A. IVVENT. 1.AVGVSTA. JUDEA. GERM. Personnage assis sur une chaise curule. IMP. une haste. 1. de la gauche. Revers : p' R' La les pieds sur un globe. GALBA CAESAR AVG. M. tenant un raineau de la inain droite. CAESAR DRVSVS G E P t . F. SER.-- No 8. La Liberté debout. . TR. Elle a les pieds sur un cippe. --A. 21 . et Livie. No 7. Tête laurée de Galba. portant deux couronnes. Tête nue du Néron jeune. Vespasien. PHULP~N No3. Revers : NERO CLAVD. et ayant un grand caducée A la main. tenant de la inain droite une haste. sous un brillant trophée. P. Femme vêtue cornne les esclaves et dans une posture humiliante. Tête laurée de Vespasien. P. TR. Ses pieds sont sur un cippe. Othon. ----- (2) On ne cornait de medailles dentelees que parmi les consulaires. Tete laurée de Néron. Tête laurée de l'Empereur Claude. IMP. dont je ne donnerai ici que les revers. le bonnet phrygien. AIJG. et un caducée. TRIü. tenant une couronne de la inain droite. AVGVSTVS. VITELLNS GERM. Claude. 1. P. Vitellius. La Fortune. Galba. Revers : AVGVÇTVS . une corne d'abondance. PRiNC.Médaille denteiée (2).

tient une fleur à la inain. --- L'Empereur. F.Revers : ANNONA AVGVSTA. NERVA CAES. PATER PATRIAE. parce qu'elle indique que l'on inarquait l'époque du consulat toujours une année d'avance : elle donne la XVIie année du règne de Domitien. le simpuluin. AVG. Tête diadémée de Domitien. F. Tête lamée. et l'on sait qu'il fut assassiné à la seizième. et de la main gauche. à peu de chose prhs. F.. TR. WLIA AVGVST. TR. la tête de cet empereur est tournée à gauche. semblable à la preinière de cet empereur. Revers : PRINCEE JVVENTV. No 10. POT. Je crois avoir lu dans les journaux. D M TITI F. à ses pieds est un autel embrâsé. de cannes à sucre. Ln. avait été trouvée à Pompéi. P.ANNONA AVG. --CAES. Deux mains jointes serrant ensemble un caducée posé sur un cippe. Julie. Type ordinaire. DOMITIANVS. et de la inain gauche un caducée dont les branches sont fermées. Revers : COS. M. Type ordinaire. AVG. P. tenant de la main droite une colombe contre sa poitrine. Revers : GERMANICVS. Pallas tenant un bouclier et lan~antun javelot . PACI AVGVSTI. COS. Cette médaille est. CAESAR AVG. -Médaille à fleur de coin. COS Iiü. qu'elle n'est pas dentelée. Nerva. P. près de la petite maisonnette dont j'ai parlé (3). garnie de palmes. il y a quelques années. TITUS. revêtu de ses habits iinpériaux. Feinme appuyée sur un cippe. Revers : PPUNCEE IWENTVTIS. Tête laurée de Titus. elle est en outre fort curieuse. de raisins. DOhaLANVS COS. Revers : COS. L'Eternité debout. à peu pres semblable. des branches d'olivier.Tête nue. CAESAR IMP. XVII. COS. NERVA CAESAR AVG. M. Revers : Aigle éployk Médaille inédite et à fleur de coin. Quoiqu'il en soit. DOMiT. Na 13. VI Rome prenant les augures. . III. PAX AVG. n. VESPASIANVS. F. --- . son épouse. IMP. VIIiI. . emblêmes de la paix. No 12. à cette exception. Figure fort jeune tenant un fleur. d'épis de blé. FORTVNA AVGVST. Ja'i toujours cru voir sur ce bas-relief les oies du Capitole : je n'ose cependant l'assurer. CAESAR AVG. Elle fut trouvée en 1813 dans une bordure de gazon d'Espagne. Tête laurée. --Ti. par la suite d'une conjuration dans laquelle entra Do~nitiaLongina. DOMiTiANVS AVGVSTVS. Tm. etc.Dans cette inédaille. Revers : COS. COS. Revers : PPUNCEFÇ IWENTVT. le fouet et le lituus. IMP. AVG. cette inédaille inédite est superbe par sa belle conservation. et que veut mordre un aspic. tenant de la main droite un caducée au-dessus d'un trépied. à ses pieds une chouette et un bas-relief. P. CAES. fiiie de Titus. ETEPWITAS. qu'une médaille d'or. P. COS. Domitien. portant dans chaque main les figures du soleil et de la lune . tandis que dans toutes les autres les têtes sont à droite. DOMIT. VI. No 11. Autre. Tête laurée. Médaille semblable en tout aux deux autres déjà citées. Une riche corne d'abondance. Vases pontificaux : le préfériculum. sur lequel est un agneau lié. Un boeuf arrêté et fixé à une colonne. La Victoire debout.

Q.Une autre toute semblable. Temple à huit colonnes : au inilieu. P. tandis que trois autres. P. TRALANVS AVG. P. rend hommage au génie de Trajan : regnn adsignntn. au bas. L'empereur. GERM. P. revêtu de la chlamyde ou de la robe de sénateur. DACICVS P. surinonté d'un quadrige sur lequel sont plusieurs petites figures. TRAIANO AVG. P. placé près d'un tronc d'arbre. P. VI. . Jupiter tient son foudre au-dessus d'un enfant casque. Trois personnages. La Victoire couronnant l'empereur habille en guerrier . P. dans le fond. VI. TR. P. Q. S. Revers : PARTHICO P. VI. Q. Q. S. Revers : REGNA ADSIGNATA. Deux captifs au pied d'un trophée. DACI. Deux mains jointes. Une autre médaille seinblable. M TR. COS V. Je ne sais qui mérite le plus d'admiration dans cette circonstance. P. S. Trajan ayant soumis à la puissance romaine les Partlies. presentent le traité de paix que le président accepte. qui. P. tient une haste de la main gauche. No 14. P. Trajan. Jupiter. P. il tient de la main gauche son sceptre. Q. TR. --IMP. IMP. P. P. Q. M. voyez ces Parthes devant cette imposante assemblée : ils ont une contenance qui ressemble plutAt à une gravité de juges qu'à celle de vaincus. Revers : PARTHICA CAITA P. la statue de Jupiter. Revers : P. ses ennemis les plus redoutables. 1111. placé prés d'une petite barrière. et elle est intéressante par le nombre des personnages qui y figurent. R OPTiMO PRINCIPI. Une autre inedaille semblable. P. I->.Deux autres médailles semblables. . L'empereur est couvert de son armure . ou du sénat lui-même. Deux médailles avec la même légende. dans un quadrige. TR. Tête laurée de Trajan. Dans l'exergue : ALIMENTA ïïAL. et de l'autre. COS. Revers : FORVM TRAIANI. DAC. tcnant un bouquet de fleurs. R. V. et de la droite il donne à deux petites figures qui lui tendent les mains. son foudre sur un enfant tête nue. et Trajan costumé en sénateur. par deux mois inéinorables. AVG. GERM. M. à cheval. P. Revers : D W S PATER TRAIANVS. . R. Dans l'autre. OITIM. il tient un sceptre de la main gauche. P. IMP.NOTES ARCHL?OLOCIQUES Revers : CONCORDIA E m R m I M . L'empereur. une lance. Dans l'une de ces médailles.COS.Revers : CONCORDIA EXERCïïViIM. Têtes affrontées de Neiva et de Trajan père . sur une estrade assez élevée. GERM. Revers : COS. Revers : D M NERVA ET TTRIANVS PATER. P. OPTIMO PRINCIPI. S. peut-être le président d u sénat avec deux sénateurs. R. armé d'une lance et terrassant un ennemi. . R. R. OFïIMO PRINC. D'un autre c6té. Une autre medaille semblable. Autre. P. et de la droite. TR. Revers : COS V. P. veut néanmoins cn réf6rer au sénat. Revers : TR. P. Revers : S. Revers : CONSERVATORI PATRIS PATRW. Deux mains jointes serrant un caducée. P. P. Tête du soleil. ou de l'empereur qui ne pouvant qu'être applaudi d'une victoire aussi glorieuse. Tête laurée de Trajan. Une autre semblable. P. M. comme dans la première. P. CAES. M. Nerva est couronné de lauriers. COS. exigea qu'ils allassent à Rome demander au senat la confirmation du traité fait avec eux. TRAIAN. O m O PRINC. COS. Cette médaille a été frappée à cette occasion. P. Revers : S. Tête nue de Trajan père. NER. Edifice somptueux. Enseignes militaires.

R. OFTIMO PRTNC. Trajan. R. Tête du soleil. R. revêtu d'une simple robe. 'TR. tenant de la main droite la statue de I'Ainour. M. et de la gauche. de la gauche. Q. tenant de la main droite un vase semblable à une patère qu'il verse sur un autel enflammé . Déesse debout. Revers : P. qu'il présente à un pélican . M. HADRIANVS AVGVSTVS Tête laurée d'Adrien . R. au milieu desquels est un fruit qui paraît être une poire. Q. (Médaille fort belle. qu'il tient de la inain droite . M. Dans l'exergue : FORTVNA REDIT. P. W S A R TRAIAN. . Revers : S. --HADIUANVS AVG. OITIMO PRINC. Hercule armé de sa massue. L'empereur assis sur les dépouilles des ennemis. COS. tenant de la main droite deux épis. COS III. P. Revers : COS V P. CADIT. COS. R. S. Dans le champ : HERC. Tete nus d'Adrien. à fleur de coin. S. P. P. Hercule armé de sa massue à la main droite . les ailes étendues. (Fleur de coin. revêtu de ses habits impériaux. P. P. M. il tient un globe avec les dépouilles du lion I\Jémée. M. S. OITiMO PRINCIFI. P. II. COS. OITIMO PRINC. P. Revers : COS. il a le sceptre de la inain gauche. Revers : VENERIS FELICES. S. sa tête est couverte d'un casque orné de guirlandes. P. P. COS. Un phénix . Feinme assise. S. DIVO TRAIANO PARTH. Vénus assise. P. sous lui. Un Génie. TR. 11 tient le sceptre de la main gauche. Une autre médaille semblable. TR. est une partie d u vaisseau avec sa proue. AVGVSTO PATRI. L'aigle.) Une autre tnédaille toute semblable.' Q. une branche de laurier. P. R. trois épis. L'empereur. Q. Q. tient à la main droite une branche chargée de baies. au bas. R. trois couronnes de chêne. R. et le Génie de Rome : entre eux est un autel enflamme sur lequel ils sacrifient tous les deux. P. FHULFIN Revers : COS. Rome ne paraissait ordinairement que sous la figure d'un génie. P. P. P. P. et de la droite. tenant une sonnette et une haste. Revers : P. est droit devant un autel enflammé sur lequel il tient une colombe . il a la main gauche étendue vers la mer . MAX. OITIMO PRINCIPI. Une couronne civique autour de la médaille. P. VI S.) N P . R. P. Hadrien.A. Q. P. le sceptre en inain. Cérès debout. Q. Médaille inédite.) Revers : P. P. COS Im. M. P. Q.) No 14. ADRIANVS AVG. TR. S. de la gauche. Revers : S. Q. Q. Revers : P. V. Figure de Trajan mort. R.Médaille unique. O I T M O PIUNC. 1. I<. OPTIMO PRINC. P. COS. deux épis. (Une autre médaille en tout semblable. une victoire assise sur un cippe. Revers : COS V P. Q. Q. Un Génie portant de la main droite une patère. S. P. Revers : Sans légende. Revers : S. P. P. P. TR. III. Revers : PONT. VI. P. P. P. dans sa main gauche est son sceptre. TR. V. R. P. Revers : S. P. R. Revers : PAI<THICO P. Q. dirigeant un gouvernail de la main droite. P. il tient. Revers : S. (Consécration. Personnage en toge. OITIMO IJIUNC. qui lui présente une couronne de laurier. et tenant de la gauche une corne d'abondance. nw. COS VI. P. V1. Enseignes militaires. P. 017 sait que dans les cérémonies qui avaient pour objet des affaires particulières ou d'intérêt privé. Dans le champ de la inédaille. P. Revers : VOTA SUSCEITA P. P.

COS. il tient de la inain gauche un grand bouclier. Un Génie et l'empereur. COS. TR.un lapin est à ses pieds. une corne d'abondance à la gauche . dans la main gauche. 111. P. Adrien. M. M. Revers : P. tenant une tessère où sont marqués sept points. COS. M. et le NOTES A R C ~ O L O G I Q U E S coude gauche appuyé sur des oranges et des raisins . m. TR. COS. portant une haste. (Une autre médaille seinblable. (Une autre semblable.) Revers : P. (Une autre médaille semblable. et tient dans la inain droite une victoire qui lui présente une couronne . Femme assise. M. auprès de laquelle sont des cannes à sucre. la inain droite posée sur la tête d'un lion. de laquelle elle tient une patère. de la main droite. III. AVG. COS. la tête couronnée de lauriers. COS. (Une autre seinblable.) Revers : ROMA AITERNA. affublée d'une tete d'éléphant. Revers : P. TR. Un personnage assis. TR. est à cheval . Dans l'exergue : ORIENS. TR. Tete laurée d'Adrien. de la main gauche. P.A. Revers : P. armé de son foudre. Cette médaille et d'un fort inodule. Jupiter droit. appuyant sa tête sur sa main droite. COS. assise sur les dépouilles des ennemis vaincus. Revers : P. Revers : SPES P. D N I NER.) Revers : COS. TR. P. sur un autel placé entre eux. Higiée donnant à manger A un serpent qui semble sortir de dessous un autel. P. et de la droite. ADRIANVS AVG. une branche d'olivier. . Revers : P. et relevant le pan de sa robe. IMP. COS. III. L'empereur à cheval. PHüLPIN Revers : COS. P. La déesse Roine casquée .) Revers : COS. Revers : D M NER. NEP. PUB. Un génie. le sceptre en inain. (Une autre semblable). PRO RED. Revers : AFFRICA. P.) Revers : P. W. Rome casquée. (Une autre semblable. P. et le coude gauche appuyé sur une corbeille pleine de fruits. Le Tibre. RED. P. L'Afrique assise à terre.) Revers : LIBERALITAS. M. Dans l'exergue : LiB. La Victoire tenant une couronne de la main droite. M. M. et de la gauche. P.de la gauche. TR. . Revers : P. COS. tenant une branche d'olivier dans sa main droite. un gouvernail . elle tient une corne d'abondance. L'Espagne assise à terre. COS III. II. AVG. assis sur des dépouilles d'eimemis . Tete radiée. La Fortune assise. On lit dans l'exergue : VOT. Revers : ROMA AETERNA. dirigeant. NEP. III. R. Revers : HISPANIA. au bas un autel allumé. Dans le champ : GEN. et de la droite. P. Femme debout. Dans l'exergue : SALVS. III. il tient dans ses mains élevees quelque chose qu'il inontre aux spectateurs avec recueillement. (Une autre semblable.) Revers : VICTORLA AVG. Guerrier casqué. III. une palme. M. III. TR. P. L'Espéraiice portant une fleur de la main droite. Revers : SECVRïïAS. portant de la main gauche un de ces grands casques que l'on croyait etre descendus du ciel. sacrifiant. Feinine assise. TR. une victoire qui lui présente une couronne et une palme. M.La louve allaitant Roinulus et Réinus. une haste à la main gauche. tenant sa haste en arrêt.(Une autre semblable. elle porte une haste. et de la gauche portant une haste. S. tenant de la main gauche une haste. P. TR. elle est assise. une patère à la main droite. CAESAR TRAIAN. M. R. pour son heureux retour. m. Dans l'exergue : FORT.

COS. Revers : TRIB. il tient une liaste de la main gauche. M. Revers : TR. T. No 18. Une autre &daille de cette impératrice. PIVS P. de la main gauche.dans la main droite il a une haste. POT. Faustine. M. AELNS CAESAR. II écrase un casque du pied gauche. une haste. tenant dam la main droite un globe. la main droite armée d'une lance . COS. ANTONINVS. . TR. Vesta est assise. une haste. P.' P. (Deux autres médailles semblables. --L. COS. et de l'autre. T. et dans la gauche. MAXIMVS.) Toutes les médailles de l'empereur Hadrien que je possede. --SABINA AVGVSTA NNONI REGINAE. P. ANTONINVS AVG. un autel enflaminé et orné de guirlandes est à ses pieds. 1. Revers : AVG. ayant la même légende que la précédente . PiVS P. Junon est droite. CAESAR HADR. SABINA AVGVSTA HADRZANI AVG. COS. M. T@teperlée de Faustine. Femme assise. Aelius. --DIVA AVGVÇTA FAVSTINA. HADR. au-dessus d'un autel enflammé. Tête laurée & longue barbe. P. P. sans exception aucune à fleur de coin. Revers : P. TR. II. DES. et sur celle-ci. Revers : P. de la main gauche elle tient un petit coffret. tenant une patère de la inain droite. ARM. M&mesujet que la précédente. AEL. Tete nue. P. P. ANTONINVS. au nombre de trente-huit. Sabiia. tenant une patère de la main droite. II. ont été kouvées iouies éparses dans mes fouilles : elles sont. PARTH. Tête nue à'Antoiiin. Ii. à ses pieds est un cygne. DES. Femme voilée. L'empereur casqué. Revers sans légende. il tient son sceptre. M. elle n'en diffère que par le revers. la inain levée vers le ciel . plusieurs épis. (Deux autres semblables. et porte le palladium d'une main. Feinme voilée. 11. Revers : AERTERNiTAS.A. TR. III. AVG. Revers : AVG. P. IMF. M. COS. Revers : P. Personnage assis. TR. Tête lauréed' Antonin. Dans l'exergue : CONCORD. ----- Dans l'exergue : CONCORD. 11. Personnage portant des patères dans la inain droite. COS. XII1 COS. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Revers : P. la main droite levée . Une quatrième médaille dont le revers est en tout semblable à celui de la seconde. II. DES. TR. -.-IMF.) Revers : IOVI VICTORI. No 16. Feimne debout. AELIVS CAES. M. la main droite levée vers le ciel . Les têtes de ces quatre médailles sont coiffées différemment. P. M. et dans la gauche. COS. P. In. Revers : AVG.à ses pieds est un autel enflammé.AVRELWS CAES. sur lequel on lit VESTA. POT. No 15. PI1 F. Revers : Femme tenant une patère et une haste . . M. PIVS P. Plusieurs génies qui sacrifient. Sur la première. Jupiter assis : il tient de la inain gauche une victoire qui lui présente une couronne . COS. TR. Jupiter portant son foudre à c6té de lui . TR. Figure voilée.

Tete laurée de çévère. PAR. sur un bouclier posé sur un cippe. XX IMP. Lucius Vems. P. ayant une barbe très épaisse. Sévère. Tête nue et barbe longue. No20. Revers : VICTORIA AVGG. . P. Revers : TR. ARM. La Victoire burinant ces mots : VIC. ARMENIACVS. In1 IMP. ne les possédant plus par suite de circonstances que je ne puis expliquer ici. VERVS AVG. --L. --SEVERVÇ PNS AVGVSTVS. Un Génie écrivant sur un bouclier ces deux inoh : VIC. il y en a un nombre d'environ soixante à quatre-vingts dont je ne fais pas mention. II. ******* Outre les inédailles en or que je viens de décrire. Le Victoire conduisant un bige. III1 COS. II COS II. No21.Revers : TR.

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Plus avancés en âge. étaient forcés d'aller ailleurs chercher un asile". Legendre. T . Cette pierre a 6 mètres 56 centimètres de hauteur depuis sa base jusqu'à sa cime. s'exprime ainsi. sa plus grande largeur est de 2 mètres 24 centimètres. elle porte le nom de "HauteBorne". D'autres rapportent que. me fut confirmée par des hommes dignes de foi. dans le pays. C'est sans doute à cette chute qu'il faut attribuer la fracture qui existe auprès du sominet. de l'fl~itreunfitsentr (1). sur quatorze pouces. à 3 mètres 41 centimètres. dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Elle ne paroit pas avoir été taillée . On lit. Avant d'entrer dans des digressions sur ce monument et sur l'interprétation à donner à l'inscription latine qui s'y trouve. a dix-huit pieds de hauteur. d'une mnin.280 mètres à l'ouest de la montagne du Châtelet. en approchant de la Haute-Borne "nous éprouvions l'été un froid très vif qui nous obligeait à nous en éloigner. ne connaissant point les localités. (1) Mémoriaux fournis par les maires de l'arrondissemënt de Vassy. qui peuvent peser environ deux mille huit cent livres". p.Ardiives de la Haute-Mame. et dont je n'ai pu me procurer que l'exîrait suivant : "Cette pierre. Cette tradition. qui a visité la Haute-Borne le 18 juillet 1751. sur le côté droit de la voie romaine . et courant. et qu'on les voyaient briller au loin d'un vif éclat. renversée et située à treize mètres.et c'est par suite des fouilles qui ont &téfaites alors à sa baçe. sur une épaisseur moyenne de 45 à 60 centimètres. que nous transcrivons textuellement et en entier (2). un article ainsi conw. Et. six pieds huit pouces de largeur par le bas au rez de terre. à une époque bien éloignée. une inscription romaine y est gravée. qui m'avait paru d'abord incroyable. à 4 mètres 38 centimètres de sa base . ingénieur de la province de Champagne. elle contient cent trentedeux pieds un pouce quatre lignes de pierre fromentelle ou pierre bâtarde. sur dix-huit pouces d'épaisseur. 170. dans un rapport qu'il a fait à ce sujet. dénomination que la contrée prend aussi d'elle. lorsque le soleil y dardait ses rayons. coinine une chose des plus extraordinaires. combien de fois nous avons ri en voyant des moissonneurs étrangers qui. depuis longtemps. et trois pieds un pouce à la cime. il est necessaire de rapporter ici le sentiment des divers auteurs qui en ont parlé et la description qu'ils en ont laissée. les lettres de l'inscription étaient dorées. nous mentionnerons celles-ci : Les anciens habitants disent avoir entendu raconter à leurs pères qu'autrefois. cette pierre fut déplacée :1" au mois de juillet 1750 par Grignon . Elle est fracturée au sommet. on y était plus mal qu'en rase campagne. . elle est inégale et raboteuse sur toutes les faces . l'objet d'une vénération superstitieuse. on trouve un monument qui." dirent-ils. et a donné lieu aussi à plusieurs dissertations manuscrites et imprimées. sur le côté opposé à l'inscription. de quelque côté qu'on se plaçât auprès de cette pierre pour s'y abriter contre la pluie ou les vents. A deux fois différentes. Ce monument est une énorme pierre brute. pour s'y abriter.TROISIEME PARTIE LA HAUTE-BORNE 1 A 5. qui m'assurèrent de la vérité de ce fait : "Dans notre jeunesse. . il est à présumer que cette pierre a dû &tre enterrée d'un mètre à peu près. attire l'attention des savants et des curieux. et diverses traditions s'y rattachent : parmi les plus connues. "il y minit unefigure defemme q n t des mules IUCX pieds.et. et tenant. qui se termine en pointe . en suivant la voie romaine qui en sort. (2) Annees 1731 1733. au moment de l'orage. 1805. On cite encore. Ce monument a été de tout temps. vu la largeur et la hauteur de la pierre.. une quenouilk. connue dans le pays sous le nom de Haute-Borne. D'après des traces encore bien visibles. que. qu'elle fut ebranlée et renversée un jour par des vents violents.

il faut. haute d'environ 24 pieds. il paroît extraordinaire. qu'on ne trouve nulle autre part.A . on y lit ces mots. Il y eut aussi un Viridomarus Roy des Gaulois Insubriens. a les lire et à les copier. ils joignoient à ses armées des corps de troupes considérables qu'ils commandoient euxm@ines. M. et on y en découvre tous les jours qu'on avoit négligé.". en l'endroit où il est écrit. M. "Cette pierre paroît brute. et s'en étant mieux assuré avec sa lunette. Moreau de Mautour l'étant allé voir avec le Curé de Fontaines et celui de Joinville. et qu'en la rapportant sans aucun changement ni abreviation. à la vérité. il eût été impossible d'y mettre une qui seule lettre de plus . non seulement de lui voir élever un monument de cette espèce en langue Latine. et. PHELPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES SUR UNE INSCRIPTION LATINE DECOUVERTE EN CHAMPAGNE "La France est pleine de monuments antiques. ce qu'il présume avoir été fait exprès pour désigner l'abréviation. mais personne ne s'avisait de penser qu'elle fût chargée d'une inscription. où elle n'a que deux pieds et deini . on voit une grande pierre perpendiculairement élevée. "La seule objection que l'on crut pouvoir faire à M. de mnnière qu'en consmant la grosseur des caractères il ait été impossible d'y mettre une seule lettre de plz~s". en la descendant. c'est que le VIRIDOMARUS à qui il attribue l'Inscription étant un Prince des Gaules. de manière qu'en conservant la grosseur des caractères. avec le secours d'une grande échelle. Mais on juge bien que c'est à celui d'Autun que s'arrête constanunent M. S'il avait bien examiné l'inscription. Sans nous occuper à réfuter l'interprétation de cette inscription que donne M. Moreau de Mautour a communique à I'acadéinie une copie figurée. dit M. JOVI STATORI. Joui Liberaton Jovi Fereîrio . dont le culte étoit tout particulier aux Romains. selon lui. il n'est pas vrai de dire que le mot VIROMARUS. à un VIROMARUS Chef des Gaulois du temps où devenus alliés de l'empire. qui sont bien gravés. comme nous venons de le rapporter. il aurait dû remarquer qu'il y a assez d'espace après la dernière lettre d u mot VIROMARUS pour pouvoir y placer encore d'autres caractères.il aperçut des caractères. "en l'endroit où il est écrit. "A l'égard des lettres ISTAT IL IF. II parut donc que pour faire cesser la difficulté. est beaucoup plus gros qu'aucune des autres lettres. Marcellus le tua.elle est toute d'une pièce. "Au-dessus du village de Fontaines. coinrne elles ne signifient rien par elles-m@mes. ou qu'on n'avoit point encore aperçus : telle est l'inscription dont M. et il ne faut pas oublier de dire que ce qui le persuade encore plus que VIROMARUS est l'abrégé de son nom. alors il pouvait. JOVI STATORI. il y a seulement u n délit au haut. quoique le fonds ne soit pas trop uni : VIROMARUS ETAT IL k "Mille gens parlaient de cette pierre étonnante. Au milieu de la hauteur de cette pierre. à deux lieues de Joinville. Quant à la disposition des lettres . il n'y avoit qu'à domer une époque tant soit peu moins ancienne à l'Inscription. et en second lieu. et consacra ses dépouilles à Jupiter Feretrien. pouvait être l'abrégé du mot de VIRIDOMARUS Prince d'Autun. et à quatre lieues de Saint-Dizier. et dont César fait mention dans le septième livre de ses Commentaires. c'est-à-dire. de Mautour. et allant en diminuant jusqu'en haut. du temps que César en faisoit la conquête. est plus large qu'un O ordinaire. il parvint. à Jupiter Stntor. que ce mot. qui sont aujourd'hui les habitants di1 Milanois . elles doivent naturelleinent se rendre ainsi : "Jovi STATori Ingentem Lnpirlpm Insuihi W. car c'est ainsi que l'on pouvoit encore expliquer les quatre dernières lettres iL. l'examina de plus près . mais encore le consacrer à une Divinité abolument inconnue en son pays. adresser des voeux ou des actions de grâces à Jupiter Stator. L'O.IF. de Mautour. et n'avoir jamais été taillé . en remontant la Marne. à l'exemple des Romains. remplit toute la largeur de la pierre.épaisse de deux pieds à sa base et d'un pied en haut. Nous ne ferons pas remarquer que l'avant dernière lettre U est mal écrite : c'est un V. qu'il avait prise sur l'original même. de Mautour. et il en est tombé un morceau de quatre pieds de long. Les conjectures suivirent de près la découverte . des comnenceinents de noms ou de mots abrégés . qu'elles soient initiales. que 1'0 conunence la seconde moitié du nom de VIRIDOMARUS. et à tous les autres Jupiters honorés dans Rome. large à sa base de 8 à 9. de Mautour pensa que le inot VIROMARUS. remplit foute la lnrgetrr de la pierre. comme une espèce de pyramide. sans être plus élevé que les autres lettres. c'est premièrement. de Mautour.

La même Académie revient encore plus tard sur cette inscription. et sur les deux points dont elle parle. la première lettre 1. Dans une dissertation que nous avons lue à l'Académie des Belles-lettres. 1825. D'après la copie donnée par Grignon. un cénotaphe érigé en son honneur. Nous donnerons les raisonç qui fondent notre sentiment. et sur la disposition des deux lignes de l'inscription. nous avons essayé de rendre le sens de Cene inscription par les termes les plus simples. ils lui ont donné une fausse interprétation. Grignon pense qu'il faut lire ViROMARVS Jtrlii STATILI Filius . et tombe dans une autre erreur en séparant la huitième letire de la neuvièine.A.. PHULPlN NOTES ARCHEOLOGIQUEÇ de la seconde ligne. L'Inscription en caracteres Romains assez irréguliers. 1'Académie a encore été cette fois induite en erreur. et que ce monument est le tombeau de celui-ci. où il avait eu un fils auquel il donna le noin gaulois Viromnlus. Moreau de Mautour. et sur l'einplaceinent de la première lettre de la seconde ligne. dans la plus grande partie. en Champagne.trois pieds deux pouces dans la partie la plus étroite. sont suivies d'un point . et nous aoyons qu'elle doit se lire ainsi : VIROMARUS JüLU STATILI FILIUS. est coinposée de dix-huit grandes lettres : toujours marqué JVL. "Nos mhoires ont dCjà fait mention et de cette grande pierre près du village de Fontaines. comme Titus. Voici. on lit. un de ses correspondants. qu'il seroit trop long de déduire ici. dans la principauté de Joinville. et de l'inscription latine qu'elle porte . dont on trouve les preuves dans les épitaphes inscrites sur les tombeaux de ces deux familles". contenant plus de 150 sujets graves au trait. inais celle-ci n'a pas été présentée assez exactement par M. K. pour servir à l'intelligence du texte. "Dans un Mémoire qui accompagnoit cette copie. STATILI F. ce qui ne permet pas d'admettre les explications Jmi Stnfori. annees 1775 à 1776. Dans son article inséré au premier Blilletin de ses fouilles.et la dernière F. comment il rend compte du monument dont nous nous occupons : "On voit à cinq cents pas du Chatelet une pierre fameuse qui se nomme la Haute-Borne. grecque et romaine. et qui s'élève de vingt pieds au-dessus du sol. page 66. au levant. composé d'après celui d'Eckhel. car la famille Stntilin est connue par plusieurs Médailles et par plusieurs Inscriptions". associé-correspondant des académies royales des Antiquaires de France et de Cliâlons-sur-marne -Paris. "Plusieurs savants se sont exerces sur cette inscription. par conséquent. A ce sujet on observa que dans toutes les Inscriptions. parce que ce ii'est pas un prénom. Un auteur d'un "Trnité sur ln Numismntiqtie" (4) fait mention de la Haute-Borne à propos d'une médaille sur le revers de laquelle on voit Marcellus VIROMARVS 1. inais un nom de famille . "Dans la première ligne. à la moitié de sa hauteur : VIROMARUS 1.la hauteur. il y aurait deux noms de fainille pour la même personne. que. que Statilius était un Romain envoyé dans les Gaules. ou du moins. remarques et observatioiis des meilleurs auteurs modernes. elle n'est pas exacte : il n'existe point d'intervalle entre la cinquième lettre et la sixième.. 31 . inais qui est établie sur des alliances de la fainille Julin avec celle de Stntilin. vingt-quatre pouces d'épaisseur dans son plus grand renflement. 153 (4) Traité élémentaire de Numismatique ancienne. STATLLIF. M. mais comme la plupart l'ont mal lue. augmenté d'uii grand nombre d'articles. est de vingt-un pieds deux pouces. Tome premier. avec six pieds neufs pouces dans sa plus grande largeur . La Compagnie en a reçu une copie plus fidèle par M. Cette pierre méplate et brute est plantée sur la marge de la chaussée romaine . Grignon rétablit la disposition de cette seconde ligne. qui n'existent pas. non plus qu'entre la septième et la huitieme. dans la seconde. Grignon (en janvier 1761). par Gérard-Jacob K. et onze pouces dam la partie la plus mince qui en forme l'extrémité supérieure. qui a pris toutes les dimelisions de ce monument brute et irrégulier dans sa forme . Julius est (3) T. au reste. le mot Viromnnis est sans point . Joui LiDerafori. inais il se trompe aussi en laissant subsister les deux points qui se trouvent dam la copie qu'il a envoyée à l'Académie. Voici de quelle manière elle en parle dalx ses Mémoires (3) : INSCRIPTION L A T m Sur une pierre appelée la Haute-Borne. p. avec W plandies de médailles. Lucius. Jmi Feretrio. etc.

(5) Année 1827. pages 204 à 206. Armand Cassan. PIERRE FKE. Baudot. et. ni par l'architecture. 11 transcrit de cette manière l'inscription : La forine. comme on l'a dit avec raison. leUr hauteur varie depuis terre quatre pieds jusqufà vingt et au-delà . par M. sauf quelques modifications dam l'interprétation des lettres de la seconde ligne. MEAN. "Les pierres levées. 32 .. il n'est pas surprenant VIROMARVS 1 STAT 1 L 1 F et : Joui STATori Istrcin Lqidern Jussit Fieri. imprimeur-libraire. inais on croit aussi que souvent c'étaient des espèces d'idoles regardées comme I'emblême de la divinité ."Les pierres levées sont en même temps les monuinents les plus simples et les plus nombreux de l'époque celtique . pilier. annen aide-de-camp du general Lafayette. ne pouvaient. plantee debout en terre. feulvnns. iinplantées verticalelnent dans la des bornes . ou adopter l'interprétation suivante : Viromnms Juiio Statiiio filio . dievalier de la Legion d'Honneur. donnent ainsi cette inscription : VIROMARVS ISTATILIE Voici cette inscription. ce qui ferait de cette pierre u n monwnent funèbre élevé par un père à son fils. .(. "Le PEULVAN (de PEUL... Nous pensons qu'on peut expliquer cette inscription comme Grignon. celles de la seconde ligne ont 011 cent. HLR longue.1835. combien les opinions sont incertaines au sujet des pierres levées. s'amouidrissaiit ou s'elargissaiit vers le sommet .. au pluriel M E N HIRION) est une pierre longue. PiERRE FTTE. et qu'elles sont portées coinme sur un piveau le contraire. d'après une m u velle copie. faite sur les lieux par M. différencier leurs monuments selon les intentions dans lesquelles ils les érigeaient . et la plus haut. AA $&: . dit de C-ulnont. MAN. la hauteur et l'épaisseur considérable de la pierre dont iious nous occupons. ou. . allant ériger un trophée de l'armure du roi Gaulois Virdomnms. &/$TATI LI F Les lettres de la premiere ligne ont m5 cent. de la catégorie de ceux appelés pierres levées.PIERRE DE GARGANTUA. membre de plusieurs sociétés savantes."Un grand nombre d'antiquaires pensent que les pierres levées. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES II. messieurs.. copiee par nous avec la plus scrupuleuse exactitude : V ~ R ~ kkXf.quelques-unes pourraient encore avoir été élevées pour perpétuer la mémoire des évèneinents historiques. les Méinoires de l'Académie des Sciences. on désigne en France le menhir sous les noms de PIERRE FICHE. On voit qu'il adopte en partie le sentiment éinis dans le toine IX des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. que Son connaît aussi sous Ifs noms de Menltirs. . ces peuples. PIERRE FICHADE. parce qu'on a souvent trouvé des osseinents humains pres d'elles. A. Et en effet. sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. (6) . Antiquites gauloises et galloromaines de l'arroiidissement de Mantes (Seine-et-Oise).. pierre) est un obelisque brut : le MENHIR et le PEULVAN sont deux noms d'un m@memonument. ignorant les beaux arts. quelquefois elles sont plailtées de manière que l'extréiiuté la en est en bas. Il en est inalheureuseinent de inêine quant à la destination de la plupart des autres moi~umentsattribués aux Celtes. et MAEN. ont été destinées à honorer les dépouilles inortelles des Celtes. N par la sculpture."Vous voyez. isolées ou réunies en petit nombre.. Ar& et Belles-Lettres de Dijon (51. pierres ficltes (6). en construction.quoiqu'on en ait détruit une quantité considérable depuis dix-huit siècles. sont des pierres brutes aune forme allongée.quelquefois aussi . il eri reste dans presque tous nos départements du Nord et de l'Ouest. dans le temple de Jupiter Férétrien. etc.A. in'ont taujours fait penser que c'était un rnonuinent celticlue. Enfin."Le Menhir. avec l'article. . Page 51. Refay. isolee.. AR MENHIR (du breton AR le MEN pierre. . Plusieurs passages des poésies d'Ossian paraissent favoriser cette opinion . tels que les batailles. Mantes.la première lettre de cette ligne a 016 cent. VAN ou VEN.

mais siinplement un cippe funéraire de L'époque gallo-romaine. ajoute-t-on encore. à fixer d'une manière certaine les frontières des peuples . qui sont en général plus volumineuses. Le motif qui a fait adopter cette opinion est fondé sur ce que. en effet. Ces auteurs pensent que "quelques monuments isolés seinbleiit avoir été destinés. il n'y a aucune véritable présomption qui appuie l'hypothèse d'un monument celtique. qu'il n'était pas probable que cette pierre fût un monument celtique. On a remarqué la vérité de grandes bornes de ce genre servant à désigner parfois des limites territoriales. de même que tous ceux de ce genre." Le "Mngnsin Pittoresque" (7. et nous ferons observer en outre : 1' que le monument n'est pas le seul de ce genre sur lequel on a trouvé de semblables inscriptions . il est plus difficile encore d'expliquer l'existence actuelle du inonument dans cet endroit. servit de cippe funéraire.page 4. quoi qu'il soit. 226 et suivantes. ce qui a paru peu probable. et que si nous voyons encore maintenant subsister des restes plus ou moins considérables des inonuinents celtiques. que néanmoins cela n'est pas sans exemple. que si au contraire on suppose que la chaussée soit de construction roinaine. d'une forme il est vrai peu usitée. ou plus fréquemment encore dans le silence des forêts dont la Gaule était alors couverte . que. sur les monuments gaulois. d'un c6té. il faut se garder de les confondre avec les pierres celtiques. Quant aux raisons directes qui tendent. mais bien sur les hauteurs isolées. et qui cependant n'ont pas été élevées dans le m6ine but. comme nous parait l'indiquer l'inscription qui y est gravée. de Cauinont. dome un dessin de la Haute-Borne. et que d'uii autre c6t6. La politique roinaine. annee 1838. en maintenant l'opinion que nous avons émise plus haut. on l'avoue peu ordinaire de voir des pierres brutes servir de cippe funéraire à l'époque romaine . l'occasion était trop patente. et aprPs avoir été dépouilles de leur caractère religieux. et qu'il est plus raisonnable d'y reconnaître un cippe . notamment dans l'arrondissement de Mantes (Seine-etOise) et à Langres(8) . l'existence d'un "peulvan" dans cet endroit a paru égaleinent inadmissible : car.KOTES ARCHEOLOGIQUES d'en rencontrer d'ailalogues quant à la forme. "et ils émettent L'opinion que l'inscription latine que porte la Haute-Borne indique les anciennes limites des "Leuci". On dit que la forme seule et la masse du monument pourraient faire présumer que c'est un "peulvan". et qu'un oeil exercé peut facilement distinguer.Année 1839. (8) -Voyez ANhTJAIRE HISTORIQUE DU DIOCESE DE LANGRES.dans le texte d'un article de MM. qui. On nous a objecté. Albert Lenoir et Léon Vaudoyer. soit qu'on en fasse une oeuvre purement roinaine. nous répondrons à toutes ces objections. à faire regarder cette pierre coirune un cippe funéraire. elle semblerait suffisante pour trancher la question. rappelait nécessairement aux vaincus des souvenirs d'indépendance et de liberté qu'il fallait détruire à tout prix . mais qui n'a rien d'incompatible avec une pareille destination. inais peut-être postérieuremeiit. nous devons être persuadés qu'ils ne sont restés debout que parce qu'il eût été trop dangereux aux vainqueurs d'en consommer la destruction .mais. et on estime cette raison si forte. fût-elle même seule. trop opporiune pour supposer qu'elle ait été négligée. ajoutet-on. ou plantées en mémoire de coilirais civils . Quoi qu'il en soit. Mais cette opinion (7') s'appuie encore sur la position même de la pierre près d'une voie romaine. était trop habile pour laisser échapper une occasion si favorable de faire disparaître un inonument qui. pag. Nous croyons donc qv'il est plus rationnel de penser que cette pierre est un inonument celtique. de graves raisons s'opposetit à ce qu'elle soit admise. ajoute-t-on. après avoir été plus tard dépouillé de son caractère primitif. circonstance qui ne paraît pas conciliable avec L'hypothèse qui tendrait A faire regarder le monument coinine celtique . 2' que plusieurs monuments celtiques ont été remarqués sur les bords des chemins. On voit par ces raisons que toutes les objections que nous venons de rapporter et qui nous ont été alléguées. tombent d'elles-inêines naturellement . la plus solide serait l'existence de I'inscription qu'elle porte. ce n'était pas sur le bord des chaussées que les Druides aimaient à placer les inonuinents religieux ou historiques de la nation. coinine l'observe fort bien M. d'une part. tandis que dans le cas dont il s'agit. 3' et que les Romains ont presque toujours respecté les lois et la religion des peuples qu'ils ont soumis à leur domination. soit qu'on veuille considérer la chaussée dont il s'agit ici coinme existant avant l'époque de la conquête et réparée seulement alors. . coinme nous l'avons supposé.

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je remarquai. Quand je fus certain qu'il n'y avait rien à craindre. De retour de cette promenade. vers l'endroit en question. on y a remarqué aussi plus tard une esp6ce de conduit où une perche fort longue a été introduite sans pouvoir en sentir le fond.mètres y compris l'ouveriure qui se trouve à 1 mètre plus bas que la superficie des terres. construite en inoellons bruts et grossièrement assemblés. Pendant que nous faisions une courte station auprès de ce monument antique. nom compagnon muni d'une échelle et moi d'une lanterne. une rigole dans laquelle coulait un petit volume d'eau provenant de la fonte des neiges et qui disparaissait dans une espèce d'entonnoir. nous nous acheminâmes un soir. Un monument non moins intéressant et non moins curieux que celui de la Haute-Borne. le secret de notre découverte fut éventé. il a 3 inèb. nous rencontrames d m les terres. Alors un grand nombre de personnes s'y rendirent sur le bruit merveilleux que j'avais fait des trouvailles imnenses . à la nuit tombante. quoiqu'à la fin de l'hiver et malgré la quantité d'eau que j'avais vu y pénétrer. au nord. Afin de ne laisser entrevoir aucun soupçon sur notre découverte. ayant 1 mètre de hauteur et un peu moins de largeur . j'y descendis l'échelle. nous mîmes à LIU l'ouverture . il est enfonçé dans les terres d'environ 3 inètres 35 cent. Le lendemain. étant située près de l'embranchement de deux cheinins. D'autres excavations souterraines ont été découvertes depuis lors sur la même ligne : l'une d'elles . je me déterminai à rn'éclaicir sur ce fait. entièrement due au hasard. Par un beau jour du mois de février de l'année 1818. Tout à l'entour. Arrivés au lieu de notre construction souterraine. je proposai à mes jeunes étudiants une promenade à la Haute-Boriie. en la tournant en tous scns pour m'assurer de la solidité du fond et savoir si la profondeur était égale partout. Ayant pris avec moi celui de mes écoliers que je jugeai le plus discret. elles pouvaient être éloignées les unes des autres de 1 mètre 16 centimètres à 1 mètre 33 centimètres . Voici la description détaillée des circoiutances qui ont accompagné cette découverte. à la lueur d'un beau clair de lune. car dès le lendemain. et arrivé au fond. et regretter que je n'aie pas continué mes recherches : la raison en est que cette visite fut la première et la dernière qu'il me fut possible d'y faire. avant notre départ. me preoccupa vivement.es 65 centimètres à peu près de longueur sur autant de largeur . ce que j'avais reinarqué et qui me paraissait l'effet d'une cause extraordinaire. je parcourus en tous sens cette coiutruction que je trouvai parfaitement conservée . mais seulement de la terre et du sable. Cet entonnoir se trouvait à la distance d'environ deux mètres du clienun vicirial de Fontaines à Brainvilliers.HYPOGEE CELTIQUE. mon premier soin fut de sonder avec ma canne tout autour de moi. que nous avions aîtendue non sans beaucoup d'impatience. un peu plus bas que la Haute-Borne.j'en ai compté jusqu'à treize. nous nous remîmes en route. Ja'i trouvé une quanti* considérable d'ossements de toutes espèces d'animaux. de 4 mètres 35 centimètres à 4 inètres 65 centimètres de longueur. precisément à l'angle droit que forme l'embranchement de ce chemin avec celui des Romains et en face d'un vieux poirier qui est situé non loin de là. nous y descendîmes. Ces précautions prises. nous remîmes au lendemain nos travaux ultérieurs. de l'autre c8té de la voie romaine qui passe près de là. on remarque des ouvertures pratiquées à mi-mur. Cet édifice souterrain est circulaire . une ouverture à peu près seinblable à celle de nos citernes. à 83 centimètres de la superficie du sol. On pourra peut-être trouver beaucoup d'incertitude dans la description de cet édifice. ce qui ne pouvait être autrement. Quinze jours après. est un hypogée celtique que j'ai découvert. de bien rétablir les terres comme elles étaient primitivement. sur lesquels nous fondions les plus brillantes espérances . La cavité était sèche dans toutes ses parties. Cette découverte souterraine faite. L'enduit du souterrain est encore parfaitement conservé . les découvertes antérieures que nous avions faites étaient là pour nous encourager. nous êumes soin. 1. ce qui me surprit fut de n'y point voir d'eau.je fis donc cesser toutes fouilles ultérieures. à 1 mEtre 33 centimètres de hauteur. forment la voûte de ce souterrain. D'énormes pierres. sur 1 mètre 66 centimètres à 2 inètres de largeur. Après un peu de travail.

debout. comne plusieurs auteurs l'ont reinarqué. mais elles ont été bien vite refermées de peur d'accidents et sans avoir été explorées. Le fond du toinbeau était pavé en pierres plates. au milieu de css ossements presques réduits en poussière. (1) Ce tombeau avait deux mètres trente-trois ceiitimètres de largeur et de profondeur. tout-à-fait semblable à celle de l'hypogée d'Ep6ne . et des fragments en silex taillés et tranchants.deux os aiguisés comme des armures de flèches." (1)Antiquites Gauloises et Romahes de l'arrondissement de Mantes. percé de neuf trous . de Vincent et moi.huit énorines pierres. au hameau de Bézou. on a trouvé plusieurs squelettes et une grande quantité d'os de divers animaux. de La RocheGuyon M. on aurait découvert des ossements semblables s'il avait été possible d'y faire des fouilles. ou à des guerriers morts dans les coinbats. Béztr. servaient de sépultures à des personnages célèbres. M.un hypogée connu dans le pays pour un tombeau antique : cette fouille ainena la découvcrte d'un caveau qui rappelle tout-à-fait celui d'Epûne. d'enfants. ces monuments ont dû servir aussi de sépultures à des victiines humaines du culte druidique. Une partie de ce tombeau avait déjà éM fouillée . des coquillages. un os de fémur travaillé.ces pierres. et neuf mètres de longueur . en formaient l'enceinte . dit M. PHULPII\' NOTES ARCHEOLOGIQUES se trouvait préciséinent sur le chemin de Brainvillers .A. de porcs et de lapins . je citerai un seul exemple de ce genre de monuments qui ont été explorés et décrits : "En septembre 1834. II. 36 . nous découvrîmes les restes de quinze squelettes environ . des dents d'hommes. m'ont fait penser qu'elle a dû appartenir à cette classe de monuments celtiques appelés l~ypogées. le caractère de cette excavation et sa situation près d'un ineidùr. dans les hypogées qui ont été explorés. pour ainsi dire. coinine ce dernier. commune de Cl~érence. seivir de sépulture à des guerriers gaulois tués dans un combat. a eté pour nous comme une inscription qui nous a servi à reconnaître dans cet hypogée un antique tombeau de nos peres. brutes. de deux mèh.et dont un grand nombre ont été signalés et explorés dans plusieurs localités de la France. qui signifie en langue celtique @ez)séyulLure. En effet. Le nom du lieu. D'autres pensent que. page 17. Armand Cassan (l). nous fîmes fouiller. et. d'après leur situation près des dolmens ou menhirs. du charbon. La forme. A l'appui de ce que je viens d'avancer. mis. donnaient à cette fosse sépulcrale une sorte de grandeur sauvage qui nous frappa et nous inspira.es trente-trois centimètres d'épaisseur. il est probable que dans celui dont nous nous occupons. le docteur Basserre. des débris de poterie fort grossière. et qui a dû. Les hypogées. un recueillement religieux. dans la partie où la terre n'avait pas encore été remuée. sur lesquelles reposait une couche épaisse d'ossements que recouvraient d'autres pierres plates encores plus larges et quatre pieds environ de terre sablonneuse.

et dont j'ai déjà fait mention dans le cours de cet ouvrage. entre Saint-Dizier et Joinville. Quelques-uns de ces écrits avaient été publiés avec ceux de l'Académie des Sciences. Il intitula ce Recueil : Mémoires de Physique sur l'art de fabriquer le Fer. 3' Unité du Fer . 11 envoya successiveinent à L'Académie des Sciences de Paris les traités suivans : 1" Mémoire sur l'Amiante ferrugineux (1759) . Coinine nous l'avons déjà dit. un Mémoire portant ce titre : Obsemations sur l'Histoire nnîarrelle des lieux formant la lisière des provinces de 07ampngne. PHL'LPIN NOTES ARCHBOLOGIQUES NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR GRIGNON. orné de treize planches en taille douce. cette découverte fit une profonde sensation dans tout le monde savant : c'était l'évènement remarquable du temps. 37 . dans ln province de azampagne. la méine année. le bamn Jerphanion. ayant proposé. d'une ville romaine qui a existé sur la plateau de la petite montagne du Chatelet.1 vol. d'en fondre et forger des canons d'artillerie . Lonfline. C'est pendant cette période de onze années qu'il composa différents mémoires sur l'amélioration à apporter aux procédés mis en usage jusqu'alors pour la fabrication du fer. en 1769. par M . et vint s'établir ii celles de Bayard. un prix pour le meilleur Mémoire sur les Soufiefs de Forges. et consacra les onzes premières années de son séjour à Bayard à méditer sur son art. prefet de Chaumont. Grignon réunit tous ces Mémoires en un seul corps d'ouvrage. correspondant de I'Acndémie royale des Sciences et de celle des Insmptions et Belles-Lettres de Paris. de Pierre Grignon. in-4". situées sur la rivière de la Marne. il fut noininé ineinbre correspondant de l'Académie des Sciences. Ve Boudiard. la physique pratique et l'archéologie réclament également cet homme laborieux. qu'il fit paraître en 1775. et dont le titre était : Plzysique des Forges. il se mit ardemment à l'étude. Quoique naturellement je sois amené. à parler de Grignon.A. qu'il avait entrepris sous la protection du gouvernement. 5" Art de Inver etfondre les Mines de fer avec l'économie d'un cinquième de charbon. Grignon.38. je lui dois d'ailleurs ce tribut coinine à inon prédécesseur en découvertes arcl~éologiques dans le lieu m@meque j'ai exploré. 2" Oliseruation sur la formation des Mines de fer par dipôt. (1) Annuaire du departement de la Haute-Marne pour I'an 1811. 4" Métnmoyhose du Fer . il embrassa la carrikre des forges. Arts et Belles-Lettres de Qlâlons. Grignon l'emporta sur tous ses rivaux. d'après le rapport de Grignon luiméme. et lut dans le sein de cette Académie. par mon sujet.sur m i s toire naturelle et sur divers sujets. Çentant la nécessite de connaître à fond le nouvel état qu'il venait d'adopter. . L'abbé Mathieu nous apprend que Grignon se disposait dans ce temps-là à faire paraître un autre ouvrage. -Voyez page 2. Je rie terininerai pas sans dire un mot sur Grignon. en 1772. L'Académie de Biscaye. et de Marie-Anne Marisy. Quelques temps après son mariage. Eti 1768. et leurs nnnlogies (1761) . zélé pour sa propre gloire et pour l'utilité publique (1)". etc. Mais le prix ne lui était pas encore parvenu en 1775. Mais ce qui valut le plus de gloire à Grignon fut la découverte qu'il fit. nssocié de celle des Sciences. Le plus important des écrits de Grignon est celui qui a pour titre : Nécessité et Facilité de rétablir In Navigation sirr la Marne. . Ii avait à peine 24 ans losqu'il épousa MarieReine Matlùeu. échevin de cette ville. L'abbé Mathieu a dit de lui à juste titre : "L'histoire naturelle. établie à Bergera sous le noin de Çociété des Amis de la Patrie. l'auteur des premières fouilles qui ont été faites sur la montagne du Chatelet.Paris 1775. Pierre-Clément Grignon naquit le 24 août 1723 à Saint-Dizier. publie par ordre de M. depuis Saint-Dizier jusqu'i loinville. Çes recherches sur le Chatelet surtout lui ont fait une réputation qui a eu un immense retentissement au dix-huitième siècle. Alsace et Franche-Comté. .

de lui remettre quatre-vingts planches in-folio representant les principales pieces curieuses qu'il avait découvertes jusqu'alors. les médailles roinaines que I'on a trouvées de temps à autre à la surface d u terrein de Cllatelet. comme le raconte Grignon lui-même avec une sorte d'indignation. des places spacieuses. cl7e.818 toises quairées. - NOTES ARCHEOLOGIQUES A Bar-le-Duc. d'année à autre. quarante-neuf puits. et deux en bois". dix oedicules. sont indiqués tous les travaux qui ont été exécutés. se surbaissoient sensiblement. que la neige fondait plus vite dans certains cantons que dans d'autres. quoique fort obscure. . quatre-vingt-dix maisons. et de lui en donner des explications verbales. correspondant de I'Acadhie royale des Inscriptions et Belles-Lethes. ce qui laisse à penser qu'il n'a pas toujours été fort heureux dans ses fouilles. Ce Bulletin. dressé par Grignon fils. huit teinples souterrains ou oedicules. et fut imprimé à Paris. dans laquelle il s'est trouvé la pluç grande partie de onze rue. trente-sept latrines. serait venu visiter les travaux et voir les objets découverts. etc. "Daim le cours de ces deux mois. deux fosses et deux fours à potier. associé de celle de Chilons. ou qu'elles ont été peu surveillées. dit Grignon. d'une Ville Romaine. etc. Un plan géométrique. un individu. Outre les écrits qui furent insérés dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et BellesLetkes. 1811. sur ces découvertes.. accompagne ce second Bulletin. 11 en fut récoinpeimé par le titre de correspondant de cette illustre Campagnie. I'HULPIN et un en suivait les détails jour par jour avec une impatiente curiosité. sur la petite montagne dtc Chatelet. Les fouilles faites jusqu'alors embrassaient une étendue totale de 8. ces considérations n'ont sans doute pas été sans influence sur l'ordre qui a fait cesser subitement les fouilles ordonnées par le gouvernement du roi . nous pensom que Grignon s'est abusé sur le nombre de monuments qu'il décrit .A. Au reste.573 toises. "Grignon avait commencé les fouilles à ses frais. ont toujours fonde l'opinion que cet endroit avoit été occupé par les Romains. Dix-neuf rues. il est surprenant qu'il ait rencontré si peu d'objets en or. il lut à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le Mémoire qui contenait le résultat de ses premieres opérations. Coinme nous l'avons dit dans le courant de cet ouvrage. En juillet 1772. Le second Bulletin. (3) Voyez Annuaire du département de la Haute-Marne. et les ordres furent donnés pour que le trésor royal fournît aux dépenses (3)". et. quatre conduits d'eau en pierre. Celui-ci en rendit compte a u roi. qui annonça cette précieuse découverte au ministre Bertin. dont le premier est intitule : Bulletin des Fotrilles faites par ordre du roi. inalgr6 que la charrue y reportait. de suite et à fond. porte le même titre que le preinier. (4) Loco Citato (5) Je tiens cette anecdote d'un sous-commis surveiiiant les fouilles qui se firent sur le Cllatelet en 1774. maître de forges à Bayard. une superficie de terrein de 4. nztre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans cet endroit des sousterreins encombrés (2)". trente-huit caves. Voici coininent Grignon soupçonna cette découverte : "L'ancienne tradition orale. depuis le 6 avril jusqu"au 31 inai. par ordre du gouveniement du mi. mai 1775.imprimeur-libraire. qui se termine par cette date : De notre mtcshm. Grignon publia successivement. renferme le détail de sesbavaux.. des têtes de clous et des pots cassés. quatorze citernes. ont été découverts depuis la publication des premières fouilles. sur ce plan. (2) Second Bulletin publie par Grignon. trente-huit-maisons.juin 1774. un grand temple. deux ouvrages. de celle des Sciences de Paris. sous les insignes d'un officier du génie. page 240. car. qui se terinine ainsi : des Rtrins du Cl~ntelet. J'avois reinarqué de légers enfoncements sur le terrein qui. dit-il. D'autres assurent que le prince Louis de Rohan. un très-grand batilnent pour les bains publics. "Grignon eut l'honneur d'être présente à Louis XVI dans le mois de mars 1774. surtout après qu'il avait été remué par la charrue.z Cltristopl~e. quant aux trouvailles faites dans ses fouilles. 1774. découverte par Grignon. nous avons fouillé. et il n'aurait apercu dans ces découvertes que des ruines insignifiantes. auxquelles le monarque daigna prêter une attention toute particuliere et bien flatteuse pour l'antiquaire (4)" .

Aux sciences. l'objet de tant de commentaires. commissaire du Conseil pour l'inspection générale des forges et fonderies du royaume. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles. PHL'LPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES allant de Paris à Saverne. le 2 août 1784. aux arts. dessiné par André Pujos et gravé par Miger en 1776. à Bourboiu~e. honteux de sa démarche. qui avait entrepris les preiniers travaux avec dêsintéressement : il reçut une pension. il fut si surpris et si désappointé de remarquer que ce qui faisait tant de bruit se réduisait à si peu de chose. Huit jours après cette visite. un portrait de Grignon. Quoiqu'il en soit. son coeur à ses parents. . il jura.A. et domicilie au Jardin des Plantes de Paris. où il était allé prendre les eaux. ses nuits à la patrie . Arrivé là. l'honneur de cette découverte resta à Grignon. en tête de ses Mémoires de Physique. ce Chatelet. en 1774. et. de celle de Bergera en Espagne. Après sa inort. On lit au bas les quatre vers suivants : Au soin des maiheureux il consacra sa vie . s'arrêta au village de Gourzon. tout malade qu'il était. que. Grignon mourut. la plus grande partie des objets trouvés dam ses fouilles sur le Chatelet passa entre les mains du savant abbé Tersan. désirant voir. chevalier de l'ordre du Roi. Grignon était alni de Buffon. de celle des Inscriptions et Belles-Lettres de Châlons. toutes fouilles ultérieures cessèrent sur le Chatelet (5). mais trop tard. Ailx lettres ses loisirs. Dam I'acte de décès. On voit. de n'y plus retourner. sans doute au-dessous de son mérite et à laquelle on ajouta le cordon de Saint-Michel : il dut être content et le gouvernement du roi aussi. Ses jours à ses amis. il est désigné sous les titres de Membre de l'Académie royale des Sciences. ses goûts et ses talents .

11 publia. qu'il nommerait volontiers Noviomagus Vndicassiitm. nous pensons que c'est 1. ni par sa grandeur. où. Grignon. en supposant que Vassy était la capitale des Vndicasses. Grignon avait déjà fait explorer. Nous hasarderons cependant une conjecture : d'après le vû d'une charte de 1177. en parlant de cette contrée.A Langres. lesquels furent inseres dans les Mémoires de l'Academie des Inscriptions et Belles-Lettres. les ruines d'une ville ancienne située entre Saint-Dizier et Joinville. ni par la cause de sa destruction pour que les historiens en aient parlé. . Nous penchons donc à croire que le lieu dont il s'agit était une ville du second ordre (oppidum). sur les bords de la Marne. . à la fin d'un article sur les villages de l'ancien diocèse de Châlons-sur-Marne qui font maintenant partie du département de la Haute-Marne. inais pas assez importante. . et quoique la date de la charte soit postérieure de beaucoup à l'époque présumée de la ruine de la ville à laquelle ce village a succedé. après avoir énuméré les objets trouvés. M. Page 31. ou in&riiepar des guerres de voisin à voisin. L'auteur de i'Annuaire de la Hnute-Marne y). (") Amee 1829. M. ce pays n'est presque connu que par les conquérants qui se le sont disputé .3 le nom d u village de Gourzon avec toute sa physionomie gauloise . Qui ne sait qu'avant l'établissement des maisons religieuses en France. deux Bulletins de ses découvertes. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES NOTES COMPLEMENTAIRES ET EXPLICATIVES. Jerpl~anion. en 1775. et qui restera néanmoins un problème jusqu'à ce que l'on ait trouvé une inscription authentique qui le porte expressément. située dans le finage de Gourzon. ou un inceiidie cause par le feu du ciel. ou qu'un évènement naturel. c'est-à-dire de l'enceinte de la ville. L'auteur. et constaté l'existence de l'ancienne ville qui exista sur le plateau du Chatelet. fait essentiellement et certainement partie du pugus pertensis et de la cité des Catlialnuni. il est assez naturel qu'on ait encore conservé la véritable manière d'écrire le nom primitif qui nous occupe.prefet.A. maître de forges à Bayard. Arts et Belles-Lettres de Dijon (8) renferment une note aimi conçue. pages 204 et suivantes. Baudot y a r)Annuaire du departement de la Haute-Marne pur I'ai 1808. sur le Chatelet et les découvertes qui ont été faites sur cette montagne : "Excursion nrchéologique R Fonfnine en Chnmpngne.Page 4. L'espoir n'en est pas chimérique. qui n'a point été fouillée. comme un tremblement de terre. M. s'attacha à discuter le nom et l'importance de cette ville. Mais M. de Saint-Dizier. par M. *************** Destination du Chatelet $ l'époque gallo-romaine. l'on cite un lieu nommé Gorzum. et les continua en suite par ordre et aux frais d u gouvernement. imprimeur. Grignon ignorait sans doute que toute la contrée où il voulait que ce peuple eût existé. Laurent-Boumot. fit d'abord faire quelques fouilles à ses frais. Baudot. par ordre du roi. Ce pays paraît être des plus riches en antiquités. s'exprime ainsi sur le Chatelet : "Nous finirons cet article par une courte dissertalion sur la montagne du Chatelet. dont juqu'à présent on n'a pu assigner la place. et si la catastrophe qui a détruit cette ville n'a été. il n'est pas surprenant que son nom ait péri avec elle." -Des fouilles faites sur le Cbatelet. puisqu'il y a encore à peu près la moitié du plateau. s'apercevant que les cultivateurs trouvaient sur cette montagne des choses curieuses. dont il était correspondant. en 1772. publie par ordre de M. Les Mémoires de l'Académie des Sciences.

" Olaus Magnus. Elevés et consacrés." Cinetière romain. Baudot croit reconnaître dans les ruines d u Cllatelet. attendu. ainsi. Grignon. soit A défendre les frontières. président de la commission. y a reconnu une colonie romaine. il me reste expliquer quel etait l'usage de ces monmens. En examinant quelle cité a pu exister jadis en ce lieu. ceint du glaive. entre autres cette épitaphe remarquable : "Vainqueur des méchans. symbole de @levaientles force et de stabilité. cite plusieurs inscriptions funèbres en caractères runiques. ------Monument de la Haute-Borne. le curé de Fontaine a trouvé 350 médailles des empereurs jusqu'à Julien inclusivement. mais celles d'une station fortifiée. M. En fouillant le sol du Chatelet. que nous empruntons au savant ouvrage de M. quoiqu'on en ait dit. soit à garder les bords de la Marne. défenseur des affligés. surpris par ]'invasion subite des ennemis. Page 75. departement de la Haute-Marne. que les Romains choisissaient aussi leur lieu de sépulture sur le bord des cheinins. des batailles. qui vont jusqu'au règne de Julien inclusivement. comme les menhir. M. plein de cicatrices et d'années. Baudot.M. PHL'LPII\i NOTES ARCHEOLOGIQUES recueilli d'autres renseignements sur les anciens habitants de ce pays. Baudot conclut de ces differentes remarques. M. situé près du chemin allant à Fontaine . d'un cnstnlm destiné. Grignon. fait mention d'un autre cimetière romain. dans le - pla'' géométrique qu'il de la lnontagne du Chatelet. en outre. embleme de la divinité durant l'enfance des peuples. là gît un chef de la race de Dermid. que. des traités . nous n'avons pas cru devoir signaler cet einplacement (*) Page 66 comme un cimetière spécial. que les prêtres guerriers qu'il . Le curé du pays a trouvé. d'argent et de bronze. dans les ruines d'un fort. que les . pour s'en convaincre. ceux qui l'habitaient n'eurent que le temps de cacher à la hâte leurs richesses. Armand Cassan sur les Antiqirités gntrloises et gnllo-romaines de hnondissnnent de Mnntes (*) : "Les antiquaires ont l'habitude de désigner sous le nom de monumens dnridiqueç les menliir et les dolmen : cette dénomination est inexacte. dans le poème de Cathuln. semble désigner le Chatelet comme l'ancienne ville de Nazium . d'Ossian : "Vois-tu cette pierre qui lève sa tête grisâtre au milieu du gazon ." Les dolmen étaient. le curé de Fontaille. désignaient souvent aussi la place des grands évènemens. coinme nous l'avons dit. se voient encore quatre lieues de la Montagne du Chatelet. des récits de Xénophon et des poèmes d'Ossian. M. le lieu de sepulture des guerriers ou des grands rois . dans le même volume de ces Mémoires. . mais il y a erreur dans l'indication : les ruines de Naziuin. on lit. gravées sur des menhir. ils marquèrent souvent aussi. des victoires. qu'un castrum fut jadis eleve près de Fontaine. Grignon. et que c'est à cette circonstance qu'il faut attribuer le trésor trouvé par M. les téinoins des traités passes entre les nations : c'&ait sur ces tables. Après avoir donne plus haut l'étymologie des mots menliir et dolmen.il convient donc de mieux les appeler monumens celtiques ou gairlois.et il suffit. de se souvenir de la Bible. Cependant M. à la page 180 : "Fontnines. qui n'a rien de commun avec elles. dans le Bulletin des fouilles qu'il fit exécuter en 1772. Voyez page 29 de rouvrflge.'' Précédemment.A. explorées par M. ci gît Ingolf. non celles d'une ville. 350 médailles d'or. on voit une borne appelée dans le pays Hnute-Borne. Les menhir. L'emplacement qu'occupent ces ruines est trop resserré pour qu'une grande ville y ait jamais existé. Nous pensons qu'on ne lira pas sans intér@tla note suivante. les menhir et les dolmen étaient déjà antiques lorsque le druidisme s'établit dans la Gaule . Baudot y a lu l'inscription suivante : VIROIvlARVS ISTATILIE. par les prêtres du polytheisine gaulois. sur ces autels de pierre. sur ia montagne du Chatelet . depuis un grand nombre de siècles peutêtre. Sur le bord d'une chaussée romaine et à environ une deini-lieu de la montagne dite du Chatelet.

avaient la tête tournée les uns vers le nord. Hypogée celtique. quelques débris d'une pierre magnésienne appelée serpentine . un hypogée gaulois du plus haut intérêt. se brisaient au toucher . à l'est d'Epone. Je me hâtai aussitôt d'aller trouver M. du haut desquelles ils s'adressaient au peuple assemblé. qui n'ont pas été. que nous sachions. et laissant apercevoir encore la trace des doigts qui l'ont pétri : il ressemble assez à un creuset . Après avoir fait enlever ces pierres. pour appuyer notre sentiment sur l'Hypogée que nous avons découvert. deux os de fémur. un petit vase d'une pâte compacte et pesante. 65 centimétres d'épaisseur . d'un vert obscur. signalé ce monument gaulois : c'est au hameau de Châteauneuf. Sur mon invitation. M. une seule tête. transversales. Armand Cassan. longtemps avant l'établissement du druidisme dans la Gaule. de 2 inètres 66 centimètres de longueur. Le dolmen de Trie. il fit défense expresse aux individus d'y toucher. les Druides accomplirent aussi leurs sanglans sacrifices. Cette fosse sépulcrale est un carré long." (*) Antiquités gauloises et gallo-romaines de l'arrondissement de Mantes. La partie supérieure. en lui faisant comprendre toute l'importance de ce monument communal. parsemé de veines grises rougeâtres. se disposaient à accoinplir leur dessein. Le mur qui en forme l'enceinte est bâti en pierre grossière et en ciment de terre. le menhir de Châteauneuf ne l'est point. de 27 millimètres carrés . lorsque j'en fus heureusement prévenu à temps. étudiés jusqu'à ce jour dans notre pays : "C'est près de ce dolmen (rl'HéniDe). on l'appelle. et je l'engageai à interposer son autorité pour empêcher la destruction de la Haute-Borne. fermaient ce caveau. altérés par le temps. Nous croyom devoir. au fond de la fosse sépulcrale. tous les os. où il décrit un curieux monument de ce genre qu'il a exploré . c'est du haut de cette tribune sauvage que le prétre gaulois. un second lit de pierres plates avec un égal nombre de squelettes. sous lesquelles se trouvaient deux pieds environ de terre sablonneuse. a la forme d'une tribune . trente-deux squeletttes. et mériterait beaucoup de l'être. que s'élève ce menhir . de taille ordinaire. taillés et amincis aux deux extrémités . Page 93.du polythéisme gaulois. des jambes." Le monument de la Hnute-Borne fut sur le point de subir le même sort que beaucoup d'autres de ce genre. de 108 millimètres de longueur et de 9 millimètres d'épaisseur. qui reposaient sur une couche de mémes pierres plates. des avant-bras.enfin.une espèce de couteau poli. grossièrement taillée. pour faire comprendre toute l'importance de cette classe de monuments antiques. Quelques mois après que cette énorme pierre fut renversée. à l'ouest. Les dolmen et les menhir. des cuisses. d'une forme grossière. cominune de Portmort. le baron de Vincent découvrit un lit de pierres plates de 40 milli~nètresd'épaisseur . que M. de 40 millimètres de longueur. servaient aussi quelquefois aux Druides de tribunes sacrées. haranguait la multitude qui remplissait la vallée et la côte de Catignolle. et. sous ces pierres. il est en pierre calcaire. non moulé autour. et le monument fut respecté et sauvé d'une ruine imminente. coinine par exemple le dolinen de Trie et le menhir de Châteauneuf. page 4 . m@meles os du crâne. les mains appuyées sur le sommet de la pierre et le visage tourné vers le nord-est. Au milieu de ces ossements. le baron de Vincent trouva trois morceaux de fer très minces. annonCant un jeune homme de vingt à trente ans. en 1833. les autres vers le sud . près de Gisors. inaire de Mézières. citer encore l'ouvrage de M. 162 de circonférence à sa base. Ces soixantequatre squelettes. le Grnvns de Gnzgnnhrn. percé d'wi trou légèrement oval à sa partie supérieure . M. servant de fond à cet hypogée. qui ont déjà disparu et disparaissent tous les jours. voulant en faire une meule pour une usine d'huilerie. au lieu dit Hérirbé. de même pierre. le baron de Vincent. le inaire de Fontaine. dans le pays. et a 3 inètres 40 centimétres de largeur. immolaient à leurs dieux des victiines humaines . a pu &tre consenrée entière. des personnes. connu par son goût éclairé pour les antiquités nationales. d'une couleur noirâtre. qui a 2 mètres de profondeur sur deux de largeur et neuf de longueur. J'ai. a découvert. sur 2 mètres de largeur et 66 centimètres d'épaisseur. le premier. et que. plus tard. est fort connu . sur la foute de Vernon aux Andelys. et 216 à sa partie supérieure ("). Cinq énormes pierres brutes. il a 75 millimètres de hauteur.

Dejussieu.Paris.1774 et 1775. ANTIQUITES de Langres. 1805. membre de plusieurs sociétés savantes. . ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1808. N e année de l'empire de Napoléon. publié sous le patronage de Mgr I'éveque. Pans. Laurent-Bournot. . HISTOiRE de Joinville. in-8'. maître de forges à Bayard. FRAGMENTS tirés d'un Manuscrit contenant des Recherches chronologiques et historiques sur l'ancienne ville de Victry-en-Partais. associé de celle de Chalons. découverte en 1772 par Grignon.Paris. 1838. Armand Cassan. VIIe année de l'empire de Napoléon. grand in-12. 1826. Taillard. préfet. ANNUAIRE ecclésiastique et historique du diocèse de Langres. par dom Monfaucon. Baudot sur le Chatelet. veuve Bouchard. sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. . Manuscrits.1840. jurisconsulte. de Chaumont. in-8'. Péchinet. par M. . Refay. par Charles-Maxime Detorcy. . Dejussieu.Le premier Bulletin a été imprimé à Bar-le-Duc. in-8'. ancien juge-de-paix du canton de Vitry-le-Français. préfet.Nancy. in-folio. DISCOURS préliminaire pour l'histoire de l'ancienne cité de Grand (Vosges).Langres. . ESSAI sur les Destinées du régime municipal dans la Gaule. professé à Caen en 1830 par M. BULLETIN inonuinental. par J. in-8'. . et le second à Paris. . secrétaire de la Sociéte des Antiquaires de Normandie. publié sous les auspices de la Société pour la conservation et la description des Monuments historiques.Edition du Pantlzéon Littéraire. entre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. 1836. architecte. par M. . 1839. . publié par ordre de M.Mantes. BULLETINS (ler et 2e) des Fouilles faites par ordre du roi. sur ses comtes particuliers et sur les comtes de 'Troyes ou de Champagne. le baron Jerphanion. conseiller à la cour royale de Douai. in-8'. correspondant de l'Institut de France. Jerphanion. membre de la SociéM royale des Antiquaires de France. ancien aide-de-camp du général Lafayette. ANTIQUITE expliquée.Langres. ANïIQUiTES Gauloises et Gallo-Romaines de l'arrondissement de Mantes (Seine-et-Oise). in 8". ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1811.Chaumont. grand in-8". veuve Hissette. de l'Académie royale d'Histoire de Madrid. . par J. chevalier de la Légion-d'Honneur.Paris. .-F. correspondant de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Letù'es. MEMORIAUX fournis par les Maires sur les coininunes de l'arrondissement de Vassy. . Mongin et P. et dirigé par M. COURS d'Antiquités inonumentales. .-O. in-8". religieux de la congrégation de Saint-Maur. 1838. de Caumont.Dijon. et de plusieurs autres Compagnies savantes franqtises e t étrangères. des Sociétés des Antiquaires de Londres et d'Ecosse. . 1831. correspondant de i'lnstitut. LE'ITRE de M.TABLE DES OUVRAGES cITÉs. Ouvrages imprimés. citée par Grignon. ou Collection de Mémoires sur les Monuments historiques de France. architecte. publié par ordre de M. Luquet. CAESARIS (Caii Julii) Comnentarii. . A. d'ime ville romaine sur la petite montagne du Chatelet. 1835. de celle des Sciences de Paris. in-8'. in-8'. de Caumont.Langres.-C.Cité par M.

in-4". . . grand in-8"..Paris. . OEUVRES de saint Jérome.Edition du Pnnfjiéon Litthire. Edition du Pontliéon Littémire. Journal politique. . Evrat. Aiiné-Martin. Edd. AM& 1839. Paris. TRAITE élémentaire de Nuimismatique ancienne. iinpiiinerie royale. .Paris. contenant plus de 150 sujets gravés au trait. L.Dijon. par Gérard-Jacob K. in-4". reinarques et absenrations des meilleurs auteurs inodernes. 1825. grand in-8'. publiées par M. HISTOIRE de la Décadence et de la Chute de l'Empire Romain. Benoît Matougues. 1774. avec VI1 planches de médailles. publié sous la direction de M. MAGASIN Pittoresque. in-8". . PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES GAZEïTE de France. MEMOIRES de l'Académie des Sciences.A. associé correspondant des Académies royales des Antiquaires de France et de Châionssur-Marne. grecque et romaine. HISTOIRE de 1'Acadéinie royale des Inscriptions et Belles-Lettres. augmenté d'un grand nombre d'articles. pour servir à l'intelligence du texte. par Edouard Gibbon. 1827. sous la direction de M. in-8'. Arts et Belles-Lettres de Dijon. avec les Méinoires de Littérature tirés des registres de cette Acadéinie. compose d'après celui d'Eckhe1. Paris. Charton.Paris.

Position topographique d u Chatelet Destination du Chatelet à l'époque gallo-romaine Noms prétendus donnés au Chatelet à l'époque gallo-romaine Des peuples qui ont dû Iiabiter la montagne du Chatelet Epoques présuinées de la ruine du Chatelet Voies romaines Cimetière romain SECONDE PARTIE. Des Fouilles faites sur le Chatelet Des Objets divers trouvés dans les fouilles Médailles Médailles en or TROISIEME PARTIE. Monument de la Haute-Borne Hypogée celtique Notice biographique sur Grignon Notes coinpléinentaires et explicatives Table des Ouvrages cités .TABLE DES CHAPITRES. Pflges édition originnle Plan de la montagne du Chatelet Préface Avant-Propos PREMIERE PARTIE.

(120). médailles en or de cet empereur (71) Arbolotte. (117) et (118) Baudot (M. (122) et (123) Auguste. duc de Bourgogne. Ln pnginntio~~ e s t celle de I'eriiiio~to n ~ i n n lU. noin romain de la ville de Langres attribué au Chatelet (12) Castra stativa.Plusieurs localites portent ce nom (11) B. cite (19) Boson Ii. enceintes fortifiées pour les quartiers d'hiver (8) Andomatunun. fontaine près de Langres (71) Arcadius.Plusieurs deviennent par la suite des villes romaines. Camps romains reconnus sur plusieurs points de la France. ses contestations avec l'abbe du monastère de Gorze (13) Cornalines representant divers sujets (41) Bulletins de Grignon sur le Chatelet (106) C. cité (115) Annuaire de 1811. Cimetière romain (29). m6dailles de cet empereur (13) et (21) Armand Cassan. (119). . cite (101) et (103) Antonin-le-Pieux. (99. cité ( a ) . p. cité (87). Baudot pense avoir eu sur le Chatelet (116)r Pages Annuaire de 1808. Ælius. cité (89) Castra æstiva.Leur organisation intérieure (7) Agrafes ou boutons de manteau en bronze (39) Camp romain dit de Julien (25) Albert Lenoir.TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. opinion de plusieurs antiquaires sur cette montagne.Première ruine supposée du Chatelet. page (11). ses Commentaires cites (18) et (19) Chaiois antiques. destination que M. page (78). peuples de la Gaule Belgique (37) Caumont (M. (87) et (88) Cesar. médaille en or de cet empereur (45) Boucles antiques en argent (38) Clous en bronze représentant divers sujets (40) Boviolle. (19). page (21). . camps temporaires (9) Alesia (Alise). médaille en or de cet empereur (70) taient dans les lieux où ils en établissaient. médaille en or de cet empereur (17) \ Catalauniens. n i n d u tozrcl~nnffoirs les fertes de c d f e édition se bo!rzle niJi~i de volirnze A. (98). cité (14) . en bronze et en os (38) et (39) D. page (10). nom attribué au Chatelet (13) Amphitheatre romain à Grand (25) Castra hiberna. page (4). camps servant de retraite aux troupes permanentes (8) Annuaire ecclésiastique. de). cité (27) et (41) Castrum. étymologie du nom de ce village (25) Constance. (116) (117) Cippe funéraire de la Haute-Borne (89) Belges (les) se liguent contre César (18) Cippes funéraires decouverts sur la voie romaine du Chatelet (29) Bertin (le ministre) rend compte au roi des découvertes faites par Grignon sur le Chatelet (105) Claude. . (118). .Choix que les Romains appor- Clefs antiques en bronze (39) Couteau pour les sacrifices (40) Cuillères en argent.) son opinion sur le Chatelet (Io). . leur largeur conservée sur plusieurs voies romaines (27) et (28) Chatelet (le).Deuxième ruine. . (121).

Rapport qu'il fait sur nos médailles (1) et (II) L. PHULPW NOTES ARCHEOLOGIQUES Detorcy. abbé d u monastère de Gorze (13) Honorius. etc (80) et (a) Germains (les). (4). medaille en or (51) Gazette de France.A. Jér6me (saint). cité (7) Flûtes. monuinent celtique (119) Domitien. ( s ) . cité (89) Gorzum.) visite les monuments historiques de la Haute-Marne. -Description de deux monuments de ce genre découverts dans l'arrondissement de Mantes (98) et ( l n ) F. (84). medailles en or de cet empereur (51). (85) et (86) Fouilles faites sur le Chatelet (31). (82). peuples de la Gaule Celtique (11) Longrue (l'abbé de). Lampes antiques en terre rouge (39) Laneuville. village sur le territoire duquel se trouve Lingons. médailles en or de cet empereur (62). cité (2). inédailles de cet empereur (13) Epeingles de cheveux en os (39) Hygien. (84). (65). G. medailles en or de cet empereur (46) Julie. . cité (85) Jupiter Stator. note sur cette ancienne ville romaine (25) Dolmen. (671. (76). cité (19) et (21) Girault de Prangey (M. citée (13) et (21) Einold. (b). cité (76). Faune (pied de) en pierre (42) Faustine. capitale des Catalauniens (17) H. page (%). cité (23) Galba. . etc (40) Interprétations diverses de l'inscription de la Haute-Borne (79). (52) (53) Grignon. médaille en or (72) Fibules en bronze (39) Iiwcription romaine conservee dans une grotte (28) Flavien Joseph. ingenieur de la province de Champagne. page (93). Duro-Cortoruin (Rheims). (66).Ossements de divers animaux qu'on y trouve. cite (13) située la montagne du Chatelet (13) Dés à jouer en os (40) Grains de colliers en verre (42) Dévastation des Gaules par les Barbares (9). (104) et (106) Grignon fils dresse le plan du Chatelet (107) Guet-Jean-Bara (26) Duro-Catalaunum. fragmentç en os. invasion de ces peuples dans les Gaules (18) Gibbon. (77) et (78) Goblet en bronze (39) Léon Vaudoyer. cité (17) et (19) Gérard-Jacob K. cité (7) Epeingles en bronze (39) Hypogee celtique. peuples de la Gaule Belgique (11) Histoire manuscrite de Joinville. (20) et (21) Grand. nom latin que l'auteur de l'Annuaire de la Haute-Marne pense avoir eu (115) Lièvres en bronze (39) Gourze (monastère de) (13) Gourzon. (68) et (69) E. en ivoire. (32) et (37) J. (6% (64). monument celtique (75) et (118) Eduens. capitale des Rémes ou Rémois (18) Hadrien. cité (14) . village que Grignon pense avoir été bâti par les habitants du Chatelet (14) Legendre. citée (12) Julien. fille de Titus. Haute-Borne..

(33). cité (78) Médaille cranelée (rare exception) (18) Médailles inédites (51) et (61) Médailles gauloises découvertes dans les fouilles faites sur le Chatelet (15) et (33) Médailles romaines trouvées sur le Chatelet depuis César jusqu'à Julien (17). médaille en or de cet empereur (72). station romaine (25) Squelettes découverts dans un tombeau romain (30) Objets divers rencontrés dans les fouilles faites sur le Cllatelet (15). Mathieu (l'abbé). (801. dont on pense que le Cllatelet a dû faire partie (114) Osseinents d'animaux découverts dans les hypogées (96) et (97) Othon. peuples de la Gaule Belgique (11) et (17) Monuments celtiques découverts près des voies romaines (92) Rohan (le prince de) visite les fouilles faites sur le Chatelet (107) N. Patères en bronze argenté (38) Peigne trouvé dans un tombeau romain (30) Peulvan. PHULPIN Lucius Verus. &daille en or de cet einpereur (74) Objections faites sur la destination de la HauteBorne (go). Montfaucon.). nom que Grignon pense avoir appartenu a u Chatelet (13) Sabina. cité (39) Rémois. Neufchateau. médaille en or de cet empereur (46) Ruines du Chatelet à différentes époques (15). cité (101) Marc-Aurèle. (32). (73) Marcellus consacrant les dépouilles d u roi Viridomarus à Jupiter Feretrien (80) MRtr0n~la Marne séparant les territoires des Celtes et des Belges (17) Maureau de Mautour. (92) Opinion sur l'occupation du Cllatelet par divers peuples (16) W i d u m . cité (27) et (41) M. Roues (petites) en bronze (40) Naix. monuments celtiques (87) et (119) Poteries romaines de diverses couleurs et représentant divers sujets (41) Mercure en bronze (39) R. (24) Nerva. (38). médaille en or de cet empereur (44) Menhirs. (16).NOTES ARCHEOLOGIQUES A. (39). (33). ville du second ordre. Sévère. note sur cette cité romaine (25) Néron. (81). note sur cette ville (E) Noviomngus Vndicnssilrm. médaille en or (69) et (70) Sceyb. médaille en or de cet einpereur (47) P. (79). cité (7) Méinoires de l'Académie de Dijon (cités) (115) Plume en bronze (40) Mémoires de 1'Acadéinie des Inscriptions et BellesLettres (78). (91) et (92) Solimai+xrr. (82) et (83) Pompée. (40) et (41) Squelettes rencontrés dans les décoinbres du Chatelet (16) . tnédaille en or de cet empereur (73) Luquet (M. (35) et (42) Opinion sur la destination de la Haute-Borne (89). son opinion erronée sur le Chatelet (12) Sépultures roinaines sur le bord des chemins (118) 0. cité (14) Polybe. monument celtique (87) Peuples qui ont dû habiter la montagne du Chatelet (15) Pline. médaille en or de cet empereur (53) et (54) S.

roi des Gaulois Insubriens (79) Voie-Jean-Bara (26) vV Voie romaine de Langres à Neufchateau (25) Trajan. (49) Végèce. Styles en bronze (40) Urnes cinéraires en pierre et en verre blanc. PHULPIN Squelettes trouvés dans les I~ypogées(97) et (122) Statue et divers fragments antiques conservés dans une grotte (28) et (29) Tricasses. (60) et (61) voie romaine sortant du cllatelet (25) et (26) FIN DES TABLES . médailles e n or de cet empereur (54). peuples cités par Pline (14) u. (56). citées.NOTES ARCHEOLOGIQUES A. de Caumont (22) et (23) Tersan (l'abbé) fait l'acquisition d'une grande partie des objets trouves par Grignon sur le Chatelet (109) Tête d'aigle en bronze (40) Tête de feimne en teme blanche (40) Tibère. médaille en or de cet empereur (45) Titus. (14) Vadicasses (les). v. médailles en or de cet emperew (48). (55). médaille en or de cet empereur (50) Tombeaux romains découverts sur la voie qui sort du Chate!et (28) et (29) Traditions ayant rapport à la Haute-Borne (76) et Valois (de). (58). cité d'après M. (57).). sentiment de Ptoloinée sur l'existence de ces peuples (14) Taillard (M. cité (14) Vase en bronze argenté (38) Verres colorés de diverses formes et de différentes couleurs (42) Vespasien. Tables de Ptoloinée. prince d'Autun (79) Viridomarus. cité (7) et (9) Viridomarus. découvertes dans un champ près du Chatelet (29) T. 09).

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et écrit par les plus savants visiteurs. qu'il a servi pendant bien des années au culte de ce peuple gaulois. mais qu'il aurait pu connaître comme on peut connaître une langue etrangère. On pourra les lire plus ampleinent (1)Notes ardi&ologiquessur les fouilles faites. et par tout ce qui se rattachait d'intéressant à cette pierre proposa au Conseil général et fit noter une somme p o u la relever. sans avoir rien découvert d'intéressant ni sur l'origine. fit faire au pied de la Haute-Borne. archéol. outre un délit de 4 pieds de haut. qui lui ait donné une interprétation. et surtout à l'inscription qu'il présente (not. Haute-Marne. département de la Haute-Marne. et uii peu par suite de ces fouilles. Phulpin prêtre bâdielier de Sorbonne et Cure de Fontaines. Cette pierre fut visitée en 1731 par Moreau de Mautour qui la trouvait haute d'environ 24 pieds. Mr. dans sa tournée de révision. 2" que I'inscription est latine. et sollicité par plusieurs amateurs. parce que le morceau brisé que l'on voit sur le terrain. Grignon. 51 . puisqu'évidemment la fracture qu'on remarque est due à la chute de la Haute-Borne. à 1 3 mètres du coté droit de la voie romaine qui part de cette montagne. située à 1900 mètres du Chatelet. une inscription latine mise sur un inonument Gaulois : Les savants se sont beaucoup exercés à donner une interprétation à cette inscription. ce qui aura lieu incessamment e n 1845. sans autre fondation que le sol. p. 41 cent. la pierre déconsolidée à sa base fut renversée par des vents violents. Neuf-Chateau. FONTAINES-SUR-MARNE 1. 79 (1)) tandis que le monument était debout. par M. MONUMENTS GAULOIS 1 ' Pierres. étudié ce monument. Depuis ces recherches. A. et de lire I'inscription. offre moins d'épaisseur que le reste de la pierre. CERPHM 1991. des fouilles. et apres coup . ni sur le but de ce inonuinent. soit comme signe de rasseinblement. et les rnoiiuments decouverts sur la montagne du ChAtelet située pres de Fontaines. après être restée debout pendant bien des siècles. Roinieu. Elle porte dans le pays le noin de Haute-Borne. ou qu'elle ait été mise par un Romain peu importe : elle est latine : que chacun explique comne il lui plaira. Saint-Dizier. c'est que ce monument : 1" est certainement gaulois .Extrait de Bnquéte diocésaine de l&M. ou peut&tre coinme inonument funèbre .. 1840. Je vais les rksuiner toutes en quelques mots. 9 ans après. et aussi par l'inspection de la Haute-Borne. et dont on parle. une pierre brute que plusieurs habitants ont encore vu debout. maître de forges à Bayard. puisqu'elle était à 3 m. elle fut visitée par l'ingénieur Legendre. p. Victor de Mongeot. il n'&ait point facile de remarquer. et qu'il fallait une échelle pour la lire. et faire encore quelques fouilles dans les hypogées celtiques qui se trouvei~tdans les environs. D'après tout ce qui a été dit. de hauteur. Mr.. que cette inscription latine ait été apposée là par un Gaulois en langue qui n'était pas la sienne. En 1750. renversée le 25 novembre 1782. elle f u t l'objet de nombreuses et intéressantes visites. tandis qu'elle était debout quand Moreau de Mautour l'examinait . soit coinme représentant une divinité. et ailleurs. En 1779. Préfet de la Haute-Marne. il y a sur le territoire de Fontaines-sur-Marne entre Joinville et Saint-Dizier. roches etc. soit comme trophée. et a été gravée là longtemps après que le inonument eût été dressé. qui ait remarqué. Moreau est le premier amateur qu'on connaisse. vint la visiter. Ed. mais on peut présumer que ce delit de 4 pieds ne serait que le dédoublement de la pointe de la Haute-Borne. Ce délit dont parle ce savant n'est pas celui qu'on voit aujourd'hui sur le terrain. 8 mai 1844. 59-64.

et qu'après avoir été dépouillé de son caractère primitif. et les Catalauni. et tous les curieux ne manquent point pour en sonder la profondeur. comme rapportant une opinion répandue dans le pays. une fontaine très abondante. et il interprète de la sorte l'inscription : ViROMARVS Impernfor STATuit Ilii La~corirmImperii Fines . on pourra y faire des découvertes intéressantes pour la science monumentale. et un autre sur le chemin de Brauvilliers.-F. 78 et suivantes. qu'on appelle fontaine Saint Louvent : une opinion est répandue que ses eaux ont la vertu de guérir la fièvre. GELIN dans l'ouvrage de Mr. sur la même inscription : je la retrace ici à peu près telle qu'elle se trouve sur le monument : VIROMARVS ISTATILIF Moreau de Mautour l'explique ainsi : VIROMARVS pour Viridomarus Iovi STATori Ingenfem Lnpidem Inscribi Fecit Grignon : VIROMARVS Iulii STATiLI Filius (sous-entendu hic jacet). 2" Souterrains Un monument gaulois bien intéressant qui se trouve sur le territoire de Fontaines. c'est un souterrain du genre de ceux qu'on appelle : hypogées celtiques. mais elle avait été plantee en terre de main d'hoime : elle est de roche fromentelle. le Curé. le Curé. No 4 Arbres. d'y laisser quelques pierres. A. et ils rapportent l'opinion que c'était là qu'était l'église d u Châtelet (voilà leur langage). juge de paix du canton de Clievillon. éloignée de 100 mètres de l'église du village. On montre dans le voisinage une cavité d'où elle a pu @tretirée. juge de paix du canton. comme si c'était des cloches . (archives de la Haute-Marne). 89.. (voilà leur expression).le général Viroinarus a fixé ici la frontière sur 1'Etat des Leuci. que. ayant des mules aux pieds. il a servi de cippe fudraire. il pense que ce monument a été celtique. et tenant d'une main une quenouille. par l'aspect du monuinent..ENQUETE DIOCESAINE P. les Leuci. et qu'après avoir été dépouillé de son caractère religieux. Mr. pense coinme Grignon. quoiqu'imparfaiteinent par Mr. Phulpin.été einployé se trouvant lài coinine limite frontière entre deux peuples fameux des Gaules. et je n'ai pu reconnaître ce souterrain. Il prouve par l'étude du materiel de I'inscription. fontaines consacrées II existe sur le chemin qui conduit à Bayard au-dessous du Châtelet. et dont on doit la première découverte & M. Cette Haute-Borne n'était point adhérente au sol . puisque plusieurs . soit autrement. ou d'autres objets. un fuseau. Curé de Fontaines. Pothier. par les circonstances de temps et de lieux. ou douze mille kilog. qu'il est impossible d'admettre les autres interprétations. p. Un auteur de traité sur la numismatique : VIROMARVS Iovi STATori Istum Lnpidem Iussit Fieri. et de l'autre. a fait sur I'inscription une savante dissertation manuscrite dont je possède un exeinplaire. il a. et ces personnes me disaient dans leur enfance avoir appliqué leur oreille à terre par tour de r61e pour entendre ce son . Je me suis transport@ en cet endroit. et cela soit par voie d'arbitrage soit par droit de victoire. et il prouve que ce monument est celtique. Celui qui a été fouillé. Pothier. pierre du pays et peut peser onze. presente en dehors une petite ouverture indiquant sa présence. et cependant p. 76. quoiqu'il existât certainement. MI. Phulpin. sur le c6té appuyé contre terre. cite les mémoriaux des inaires de l'arrondissement de Wassy 1805. mais avec une légère variante : VIROMAR16 Iulin STATILIo Filio. Mr. il y avait une figure de femme. II s'en trouve encore un sur la voie romaine à une trentaine de inètres de celui-ci. ou dans l'intéressante dissertation manuscrite de Mr. Si l'on vient plus tard à le sonder. curé de Fontaines. il y a un endroit qui résonne sous le pied. le Curé p. Il pense. et que celle qu'il propose renferme toutes les conditions logiques d'une légitime interprétation. Enfin deux ou trois personnes m'ont dit que dans une contrée du territoire qui porte un noin certainement très significatif "SousPour-Chiens".

Jacquot maître de forges A Bayard. debris informes et grossierement travailles : statues ou membres de statues inforines . et les rails O m. se retrouve en plusieurs autres. Dans l'endroit où la voie roinaine se presentait pour descendre dans la vallée. Wthier. pour construire une grotte sous laquelle il conserve les traces de l'ancienne voie romaine du Châtelet. tant sur le territoire de Fontaines. que sur ceux de %meville. débris de constructions informes. sous les ruines des habitations romaines dont nous parlerons plus tard. et dans toutes les positions. 05 centimèbes. medailles informes et pour le module. p. de Naix. construite avec des pierres brutes prises A Sous-Pour-Chiens.P. on peut voir la description qu'en fait Mr. signifie limite. on conserve sous une grotte. 32. Cette voie romaine passe à cûté de la Haute-Borne et traverse le village de Danunarie. effacée en plusieurs endroits . et en allant à l'est. Une grande voie romaine venant de Langres. c'est une enceinte creusée en terre. cette enceinte peut avoir 30 ou 40 metres dans sa plus grande longueur. passait sous les murs de Neuf-Chateau. un chemin taillé dans le roc. . on retrouve encore les débris d'une ancienne route connue dans le pays sous le nom de voie romaine. et qu'après la destruction de leur ville. voies romaines. GELIN ENQUETE DIOCESAiNE personnes se sont offertes pour m'y conduire et me montrer l'endroit. à peu près en cette forine : La simple vue de ce lieu indique des traces du travail de la main de I'hoimne. les vestiges de ce chemin profondément creuse dans le roc.-F. 7' Chaussées. il y a 18 à 20 ans. C'est un endroit très découvert et en friche. Cette voie a 1 m. on trouve une preiniere couche de ruines d'habitations gauloises . 6" Coins. dans la roche . et allait aboutir à Toul : des embranchements liaient cette ville avec celle de Grand. et pour l'impression. On y trouve ça et là. Tout ce que je remarquai. a fait ramasser éparses ça et là autour du lieu qui nous occupe. 93. et peut domer connais- sance des idees neuves et de l'enfance des peuples gaulois. Je l'ai vu dans un cabinet d'amateur. et le Châtelet qui n'est éloigné de Naix que de 15 ou 16 kiloin. ou Gourzon qui en langue celtique. Mr. et dans les bulletins des fouilles faites par Mr. Voila pour les manuinents gaulois tout ce qui peut se trouver d'intéres- sant jusqu'alors connu. celui qui a été fouille par Mr. que le nom de la ville gauloise aurait éte Gorze. le Cure. Cette voie romaine traversait la montagne du Chatelet sur un des cûtés. Grignon (2). Enfin sur le Chatelet. et 10 ou 15 in. à 1 in. le Curé dans son ouvrage p. ainsi que les ornières tracées par les voitures. beaucoup de pierres brutes et massives qu'il n'a pas eu la peine d'extraire de la carriere. et descendait par une pente douce dans la vallée de la Marne. 20 centiin.la levée qui distingue évidemment une route romaine. ils se seraient fixés dans le village qui porte ce nom. mais abandonné et presqu'effacé. En partant du Châtelet. Quoiqu'il en soit de ces différents souterrains. et sans liaison. il paraihait d'après la dissertation manuscrite de Mr. et de Go~~zo~. 50 centiin. CHAPITRE II MONUMENTS ROMAINS. dans sa plus grande largeur. hachettes en pierre siliceuse ou en métal. laquelle borde le pourtour de l'enceinte conune un inur . 11 existe aussi en sortant du Châtelet du c8té du sud-est. le Curé est d'une construction gigantesque. encaissée de 1 in. Pour les monuments. des blocs de pierre détachés. comme on peut le lire dans l'ouvrage de Mr. et que les habitants de Gourzon prétendraient à juste titre que leurs anc@tressont descendus du Châtelet. o n a trouve une petite hachette en metal sur le versant du Châtelet d u c8te de la Mame.

vases lacrymatoires . etc. Noviomagus Vadicassium. ont pu reconnaître l'emplacement d'un cimetière romain : sarcophage en pierre. 25 et sq. de sable. A. on trouve les débris romains rappelant les plus beaux temps de l'époque romaine. médailles mal frappées. et mélangée. Grignon. c'est que. ou bien encore sous Honorius. murs grossièrement travailles. de plus de 100 maisons. et qui peut tirer ses racines de via gentis Barbara. et cependant il n'a guère fouillé que la Sème partie du Chatelet. auraient brûlé et détruit le Chatelet. Ce qui prouve l'existence d'une ville gauloise.. anciennes fondations. terre noircie par le feu. auraient assis un camp permanent sur le Châtelet. Phulpin. avec toutes les connaissances historiques qu'ils ont pu se procurer.. Les Gaulois Belges s'étant ligués contre Cesar. p. alors les Gaulois Belges. appela les Germains pour ravager les terres des Gaules qui obeiçsaient à Julien. La Marne séparait la Gaule Belgique de la Celtique. Mr. Pour plus de détail voir les notes arch..P. les Réinois auraient éte leurs alliés : mais ceux-ci effrayés par l'approche de César. p. qui était de la dépendance des Gaulois Belges Remois Les Romains. et surtout de la rouge d'un travail exquis. et fit imprimer son ouvrage à Bar-le-Duc. tout ce qu'il a trouve. ossements humains. et l'on pourrait encore trouver sur le Châtelet. dans les fouilles considerables qu'il y a faites. Que la superficie du Châtelet ait ete autrefois couverte d'habitations. les romains seraient venus à leur tour occuper cette position avantageuse soit pour y batir une ville. notes archéol. Alise . Dans la deuxième couche. son compétiteur. et une deuxihne destruction aurait pu avoir lieu (ou sous Crocus destructeur de Toul. et plusieurs après lui. des puits très profonds. Alezia. 10 Cliamps de bataille. Grignon. 15 et suiv. ou mutilées. des bains publics. les restes d'un temple spacieux. et grossières. civitas Lingonuin.. vases sacrés. c'est une chose incontestable. styles de diverse forme. etc... GELIN ENQUETE DIOCESAINE un chemin qu'on appelle aujourd'hui voie JeanBara. Grignon fit ses fouilles en 1772 et 1775. cuillers en argent. ou pave. lors d'une deuxième invasion de barbares). et gravées. patères. des places.. soit pour y établir un camp. quoique sous le rapport de la inatiere. lampes antiques. arch. une pierre inscrite à delni brisée sur laquelle on peut lire : . par la consomption de corps végétaux ou animaux. différents objets ayant dû servir au costume soit des hommes. vases lacrymatoires. fragments de colonnes. Un simple coup d'oeil de la personne la moins exercée suffit pour s'en assurer : ondulations de terrain. fibules. se rattache toute l'histoire des monuments découverts sur le Châtelet par Mr. lorsque les barbares firent une invasion plus désastreuse que les précédentes.. Phulpin . d'où viendrait Gourzon. lors de l'arrivée de Julien dans les Gaules. Mr. ou vers l'an 276. et par M. Voici un résumé fort succint de ce que dit Mr. sous le titre de Bulletin des fouilles. Mr. on distingue deux couches très distinctes de ruines : dans la première. statues mal taillées. a découvert les fondations de plusieurs rues. petit village situé au dessous du Châtelet.. p. et parfois licencieux. . soit des femmes de ce temps-là. et puis cette ville gauloise détruite. article par article. lorsque ces barbares s'étaient répandus sur la Gaule. il n'ait pas fait une aussi précieuse découverte que Mr. (Not. pour conserver leurs conquetes. ou bien encore sous Valentinien qui defia les Gerinains dam les champs Catalauniens. Grignon. agrafes de toute forme. ou de I'ande 352 à 355. 39). Grignon explique. De toute sorte de debris. et Arcadius en 4W. et sur ses destructions successives. lorsque Constance II. comme une desastreuse inondation. et d'une manière fort judicieuse. dénomination que la tradition lui a conservée. A l'est du Chatelet. Gorse.-F. ayant dû servir aux sacrificateurs. pour se venger de la défection des Rémois.. des statues. pierreries soigneusement travaillées... tels que statues entières. auraient abandonné leurs alliés pour se joindre aux Romains . sur les peuples qui ont habité le Chatelet. Ainsi Mr. en creusant. on trouve les débris gaulois. une multitude d'objets mobiliers ou artistiques. v.. On a trouvé. et la plus profonde. de ciment. le Curé. pierres blanches sciées en forme de briques. des fortifications et beaucoup de poteries de toute couleur. cimetières. et recueilli dans les fouilles qu'il a faites. Andoinatunum .. Aux questions de ce numéro 10. g. agglomération de chaux. Il pense que le Cllatelet était d'abord une ancienne ville Gauloise à laquelle différentes personnes se sont efforcées d'adapter differents noms de villes anciennes. et matière.

lorsqu'il allait faire ses recherches . et qu'il conduisait avec lui sur le ChAtelet. etc. je ne sais si c'est à tort. deux de Marc-Aurèle.ENQUETE DIOCFSAINE ANIMAIM LVCIILAE ARVSS. et Sommeville pour les antiquités gauloises. au moins de ma petite comaissance.. les médailles en or qui se trouvent dans la collection de Mr. auxquelles il ne tenait pas trop. Phulpin a été plus heureux dans ses recherches ... MT. et en a échangé quelques unes : il allait aussi fort souvent sur les ruines de Nasium (Naix) où l'on trouvait également beaucoup de inédailles en argent... Mr. une d'Auguste.. en argent. une de Néron . trente huit d'Hadrien . il a recueilli plus de 200 inédailles en or. une de Lucius Verus . tout ce qui se connaît jusqu'ici.. Voilà. outre une grande quantité de néd da il les en argent.... Mr. En voici une courte énumération : une de Pompée . moyen et petit bronze. et des pierres précieuses.. en abregé... une de Claude .... le Cure. ou B raison.. Grignon a trouvé sur le ChAtelet un grand noinbre de inédailles en grand. une de Vitellius. une de Galba . ainsi que les inédailles en bronze : généralement parlant.. lequel étudiait chez lui.. .. et de Sommeville. annexe de Fontaines...trente ou trente deux de Trajan . deux de Titus. et en or. et en argent.. je ne sais pas si les médailles en argent qui sont beaucoup plus noinbreuses. 11 possède aussi des fibules. Ces médailles sont toutes du Haut-Empire depuis Auguste presque jusqu'à Julien l'apostat. une d'Oelius ... sont inieux consermées que les inédailles en bronze. et une de Sévère..B. bois d'Antonin le Pieux. une de Tibère... père d'un de ses neveux. et il en a rapporté quelques unes pour les faire entrer dans sa collection : je le tiens de lui-inême. et d'autres débris ont indiqué ce lieu de sépultures.. cinq ou six de Domitien . les revers sont différents les um des autres...une d'Othon . vo~itaussi beaucoup plus loin. mais bien peu ou point en or.. une de Julia Titi.. quatre de Sabina. il a généraleinent conservé les autres. 11 fut obligé d'en céder une certaine quantité à MT. le Curé possède aussi ce que j'ai entendu appeler médailles consulaires... . de Wassy. en bronze. trois de Nerva ... Voilà tout ce que j'ai pu connaîtTe d'ineressant sur Fontaines. dix de Vespasien . une de Faustine.. sur les antiquiMs roinaines de Fontaines.

il y a quelques annees. Les pieds étaient tournes vers l'Orient. A une époque bien plus reculee. et un jour on trouva une pièce dans le genre des pièces de 20 F.. . se proposa de faire fouiller. CHAPITRE II. placés en forme de rayom.P.-F. et s'il ne le fît pas. Tout autour gisait une multitude de corps.. un cercueil en pierre dont le couvert était brisé et où l'on voyait u n seul corps. GELIN ENQUETE DIOCESAINE GOURZON CHAPITRE 1..on n'en trouve guère que sur la rive droite de la Marne. . On rencontre souvent des ossements au même endroit.. . furent mis dans le cimetière avec les cérémonies de 1'Eglise... Cette contree s'appelle la Praire. li fut plusieurs fois tenié de transporter dans ses champs la terre qui est noirktre et bonne. sur les monuments rotnains . Tous ces ossements.MONUMENTS GAULOIS II n'y a rien dans la paroisse qui ait rapport au 5 1 touchant les monuments gaulois. et trois têtes.. quoiqu'elle dépendît et qu'elle dépende encore de Gowzon pour le Civil. elle avait et&. ce ne fut que par suite de la répugnance que lui inspiraient les ossements humains. on y a trouvé des ssements liurnains. mais plus mince .. Cet endroit lui sert maintenant. A Gourzon cependant. on a trouvé vers 1803 ou 1804.. 15' Nom de la paroisse. laquelle a été réunie à la Paroisse de Fontaines par Monseigneur Reymond... Le voisin. on parla d'un couvent de religieuses qui aurait existé à dix minutes de Gourzon. aprés qu'on eût pris l'avis de l'Autorité Diocésaine.MONUMENTS ROMAINS On peut el1 dire presque autant au sujet d u paragraphe II.. On croit dans le pays que Gourzon tire son noin de la ville qui existait sur le Châtelet et qui... en creusarit une cave. nommé Quentin. partie de jardin. dans un terrain pierreux qui se trouve entre les chemins d'Avrainville et de Mezières : il y a nun chemin qui va juste cet endroit et qui s'y arrête. en dehors du cimetière et à fleur de terre. s'appelait Gourze ou Gorze. dit-on. partie de place à fumier . C'est là que se trouve le fameux Châtelet. . poussee hors de terre par une taupe Le propriétaire. dit-on.. en trouva aussi. Il y a quelques années.

L. POTHIER juge de Paix à Cherillon LE CHATELET ET SES ENVIRONS Extraits de la HAUTE-MARNE REVUE CHAMPENOISE CHAUMONT 1856 .-G.

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maître de forges à Bayard. se dresse. par Juvigny-en-Perthois. à distance égale de Saint-Dizier. des empereurs Arcadius et Honorius. comprenant parfaitement quel prix pouvait avoir Sétude de cette localité. à la surface du sol. existent de semblables ruines et. et. pierre druidique connue sous le nom de haute-Borne.-G. Nous en avons pour preuve ce passage qu'il cite lui-meme d'une histoire manuscrite de Joinville. et sous ses ruines se trouvent des inédailles d'or. d'accord avec la tradition. Venant après eux. sur toute sa surface. De tout temps... Ainsi Grignon (l). à l'issue de l'étroit vallon qui relie. 61 .. pages 87-435 LE CHATELET ET SES ENVIRONS. et quelques fois ont fait entreprendre des fouilles. si Son y fouille. Plusieurs fois. dussè-je n'avoir accru que d'une seule pierre les signaux qui doivent montrer la route à ceux qui nous suivront. pour penser que les anciens en ont dû. ayant pris part aux fouilles qui ont fait découvrir la tête d'aqueduc. et. j'ai sur eux l'avantage de réunir des documents plus nombreux. faire un point stratégique. comme eux." C'est en 1772 que Grignon commença. Sur le plateau qui la domine. des fouilles à ses frais : il en fit connaître le resuitat dans un meinoire qu'il présenta à I'académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Rien de plus intéressant (1) Pierre-Clément Grignon. des ruines romaines qui recouvrent des ruines gauloises. Par L. Le roi. la petite montagne du Châtelet. avec de nombreux débris de poteries et de pierres travaillées. d u travail d'une taupe ou encore des érosions de l'eau pluviale. fut bâtie sur la montagne du Châtelet. un immense souterrain qui etait la tête d'un Aqueduc de construction romaine . on y trouve. l'existence d'une ville en cet endroit. que ce lieu a @tehabite : de tout temps ces medailles. n'est pas le premier qui en ait fouillé les ruines. pour amener fréqueininent. sur le compte qui lui en fut rendu. d'argent et de laiton. POTHIER GENERALITES Sur la rive droite de la Marne.La Hzute-M'une revue champenoise 1836. je me crois tenu. né Saint-Dizier le 24 août 1784. il a suffi du passage de la charrue. Fort de cette autorisation Grignon reprit et poussa très activeinent ses travaux depuis le coininencement d'avril 1774 jusqu'au 11 novembre suivant : ils embrassèrent une étendue de 8573 toises carrées. qui font 3 hectares 25 ares 66 centiares. qui depuis aurait été ruinée. de laisser après moi. un Menhir ou Peulvan. composée dans le 17e siècle : "Anciemeinent la cite de Gorse. des medailles romaines.. la trace de ines investigations. à l'est. remarquable par sa hauteur et par son inscription latine. et encore. les hommes les plus capables. au pied de ce monument. coinme une sentinelle avancée. ordonna que ces fouilles seraient continuees. de Joinville et de Wassy. sur le Châtelet. finage dudit Gourzon-sous-Bayard. de plus. attestant. sans avoir les rares connaissances de plusieurs d'entre eux. ont fait tout ce qu'il était en leur pouvoir pour elucider les questions qu'elle ~0uleve: quelques-uns ont eu le mérite de constater des faits et tous ont loyalement e ~ n i sleur opinion sur ce que ces faits signifient. ont éveillé la curiosité et la sagacité de l'homme instruit. il suffit de la voir. la vallee de la Marne à celle de la Çaulx. coinme aujourd'hui. sur le Châtelet.dont les travaux ont l'inappréciable merite d'avoir constate aux yeux d u monde savant.

. et Gérard Jacob-Kolb. Je dois à l'obligeance de l'ami dont je viens de parler. Il etait ne & Marseille. comme si la fatalité qui a détruit notre ville gallo-romaine et efface son histoire et son noin dût aussi s'attacher à quiconque veut la tirer de l'oubli.. près de 130 planches. et mcompngnk de 130 plmiclies grmérs nri frnif ou onrbi. pour lui et ses amis. ayant. la société et. etc. se trouve dans la bibliothèque de la ville de Chaumont. Tels sont les fruits précieux qu'ont laissés à la science les fouilles de Grignon. Un émissaire qui se présenta sous les insignes d'officier du Génie et qui n'aper~ut dans les découvertes de Grignon que des têts de pot. ninsi qrr'nux décoirunies soiifenzmnes d'Hnriilmtutri . le 19 fevrier 1848).. (6) "M. d@nrfement de ln Houte-Marne. il avait surtout conserve avec soin tout ce qui avait été trouve. l'un et l'autre. ouvrage qiii peuf s m i r de supplémnrt nur ircucils deMontfmicon dtr comte de Cnylus de d'Agiitconit etc. sont au nombre de 136.. emporté à Paris l'atmosphère glaciale de leurs impressions. et surtout par l'atlas qu'il en cornposa.A. s'arr@teà la 38e page. il en rapporta le goût des collections. Quant aux regrets que dut causer au inonde savant cette sauvage détermination. c'était le trésor que son érudition ambitionnait de léguer à la science. découverte en 1772 sur la montagne du Châtelet. est mort & Paris le 11 mai 1819. dans les fouilles d'une ville gallo-romaine. impiinieur . de M. unique peut-être. il s'était propose de faire servir ces antiquités de base & un ouvrage sur les m et metiers des anciens. Grivaud de la Vincelle est mort lui-même des le début de son travail. A Pnris. C'était le souci de sa vieillesse. dans la réserve.. et Grignon perdait en lui l'unique Méchne qu'il eût dans les conseils LE CHATELET ET SES ENVIRONS d u jeune inonarque. recueillit. (3) Biilletiit des fouilles. dont il confia le plan et l'exécution au talent de son a m i Grivault de la Vincelle. mais le texte. ayant eu bientst le même destin." n n'en avait fait tirer qu'un très petit nombre d'exemplaires. librniie éditeril: pnssnge des Panoinntns. C'était vainement que quatre-vin@ planches in-folio (5). Ayant visité l'Italie. qui. la hnne fortune d'être devenu tout recemrnent possesseur d'un des très rares exemplaires qui réunissent toutes les livraisons qui en ont paru. prétre ancien ard~idiacrede Lectoure et le doyen des ardieologues hanpis. l'envie eurent aussi bientût leur triomphe.. page 262. chez Christophe. tout ce qu'il put se procurer des fouilles du Châtelet. et il avait fait graver. Cnfnlogue des objets d'nntiquifé et de cilriosité qrii conrposnienf le cnbiiief de Iilbbé de Terçmz. (4) Notes nirlréologiques sur les foirilles fnites et les rnonirments déroriverts sur ln nzontngne dtr Chitelet par M. Mais. Chaudruc de Crazannes son elève. pour senrir. au dépst des gravures de la bibliothèque irnperi. découveiie pnr Grignon. Charly-Philippe Campion de Tersan. Louis de Rohan. ancien greffier du tribunal de Wassy. 1774 et 1775. continuateur de Grivaud. . en existe un exemplaire parmi les imprimés de la bibliotheque impériale. à un grand ouvrage sur les arts et métiers des anciens. R Bnr-le-Duc. sont au complet. qui eût dû former au moins un gros volume. chez Nepvnr.POTHIER que le bulletin où il en a publié le résultat (2). ordre fut donné aussit8t de faire cesser les fouilles.. Paris. entre Smnf-Dizier et Joinville en Chnmpngne. clia Delnlmn. Mais..pur Grivnird de ln Vincelle. devenu rare. Les planches qui en forment l'atlas et qui.ées. Neuf- diâteau 1840. peut-être. de brique et de tuile (3). Phulpin. et où il s'attendait peut-être. (5) Birlletin des fouilles. nous pouvons en juger par l'empressement avec lequel le docte abbé de Tersan (6). Pinard. (Lettre de M.de. page 239. un prince valétudinaire. en réalite. 1819". pages 101 et suivantes. -Cet ouvrage. (Grivaud de la Vincelle. à voir un nouvel Herculanum . pour distraire ses ennuis de voyage.. Les savants en furent émus et l'intérêt qu'ils portèrent à ces fouilles égala le retentissement qu'elles eurent. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles (4). O Cet ouvrage format in-folio a pour titre : "Aiis et ntétieien des mciens r e p r k f é spnr les nioniintnlts. 1819). représentant les objets les plus curieux dans la première année avaient récemment démontre à Louis XVI le mérite de l'eneeprise : le ministre Bertin venait de faire place au comte de Vergennes. n en existe un exemplaire complet. décoriverte entre Snirif-Dizier ef Joiimille. avec ses notes explicatives. adresse de Castel-Sarazin & Monsieur Pinard.R Pniis.. par cette loi de réaction qui vient toujours contrebalancer le succhs et la gloire. et bientbt il en posseda dans tous les genres. (2) Voici le titre : Birlletin des fotrilles fnites pnr ordre du iot d'irne ville mmnine çirr ln petite rnonfngne du Chnfelet. & l'âge de 83 ans. ou recherchzs nrlréologiques s m n n f piincipnlement R ïexplicntion d'un grmd nombre d'nntiquifk recrreillies dans les ntirles dirize ville gniiloise et iommile. l'ignorance. d'apes ce plan. laissa cette publication définitivement incomplhte (7). après la mort de Grignon.

Bn~iieclé.G et 7 cwc . Aiïière d'1171efibiile.2 et 3. 5. i\.nlede Chnri»iorit 1.Ilrssi~iEntest Royer :iMmiuscrif Potltier. 63 . Dollble coirtr ? . 9 et 10.Hibi. 4. l~nclrpsn douille. Clé fnconicniie.li~>ticij.8 .

ii vint un temps où il reconnut que la science réclamait leur publication . qui. j'en ai rassemble une quinzaine qui étaient encore dans leurs mains et dans celles de quelques curieux des coinmunes voisines . avaient été achetées à Joinville. qu'apres d'actives et consciencieuses recherches. aurait pu en détourner les yeux pour contempler avec un nouvel amour des débris de vaisselle. Paillette. qui malheureusement ne se présentèrent point. connue seulement de (8) Voir la notice biograpliique publiee à la page 44 de la presente revue. de domer la description (IO). le fit donc essentiellement nulnisrnatiste. il n'y attacha pas le même prix. la plus cornplète. (9) Notes nrchéologiqiies. p. Cependant il avait pris des notes. administrateur de l'hôpital.. avec toute l'obligeance qui lui était naturelle. en defrichant le haut de la montagne. depuis Grignon. Celles-ci. et méme il avait rédigé et possédait a l'état rudimentaire la relation de ses découvertes. C'est donc plus tard. que des pièces d'or et d'argent. également venues de notre inontagne. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Çeulement. Pour y faire régner l'ordre et se trouver plus en état de satisfaire. il ne tarda pas à dresser un catalogue des médailles en or. toutes d'une admirable conservation ? Qui donc. restèrent donc presque inaperçues. Ses trouvailles furent bientôt une savante collection dont la renommée devint européenne (11). (10)Id. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre. LXXLI . l'abbé Pierret. ont eté négligées ou perdues par nos cultivateurs." Qui donc d'ailleurs n'aurait pas agi de meme façon." Cette lettre. deux ans après la cessation des travaux de Grignon. 37. Cette intéressante collection. de tout le département est la propriété de M. quoiqu'elles eussent une valeur qu'il comaissait parfaitement. Les objets d'art qu'il y a recueillis et dont quelques-uns sont décrits dans ses Notes archéologiques. peut-étre. le Préfet de la Haute-Marne. Mon unique but était alors de former une collection de médailles . ne sont point indignes de ceux qu'avait trouves Grignon : mais malheureusement. d'accord avec ses goûts. On m'avait instruit. édit. les habitants des comnunes qui ine sont confiées.. mais alors le poids des années et l'affaiblissement de sa vue vinrent paralyser ses bonnes intentions. Aussi avouerai-je sans trop de honte. C'est pour cette raison encore que je n'ai pas étudié les restes de construction que j'ai rencontres et dont il m'est de toute iinpossibilitt. il en résulte que bien certainement à l'époque de sa date il n'avait été fait. Ja'i vu plus que je n'attendais. fut nommé curé de Gourzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quaratite ans. le soin d'en faire autant pour celles d'argent et de bronze. que les investigatiom auxquelles M. après les avoir classées dans un élegant casier... c d de Fontaines (8) nous dit s'étre livré dès 1785 (9). Phulpin. 32. que. à l'infatigable curiosite des savants et des amateurs.. Cependant. depuis les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque. doué coinme lui du sentiment du beau.. n'ayant eté écrite.ditil.. et qui eurent de si beaux résultats en numisinatique. d'autres renfermaient des ossements. ainsi je faisais peu de cas de tout ce qui n'était pas relatif à cet objet et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire.POTHIER Un prétre dont la inéinoire est encore vénérée dans le pays. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique.. tirées pour la plupart des ruines du Châtelet. le 30 janvier 1806. vers 1810. de la ferraille et des fondations d'édifices ? La force des choses. p. nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. (11) Voir Balbi. et possesseur improvisé de seinblables richesses. p. On a découvert aussi des bagues . dit-il. remettant à des loisirs. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. Monsieur le Préfet.. lui firent exécuter des fouilles régulières. On avait trouvé bon nombre de pièces de monnaie qui. aucune fouille sur notre montagne. comme on le voit. ainsi LE CHATELET ET SES ENVIRONS qu'il le recomait lui-même dans la noble siinplicité de son récit : "A l'époque où je fis ines fouilles. n'étant point d'un métal précieux. que je n'attachai pas une bien grande iinportance aux divers objets que je rencontrai dam le cours de ines premiers travaux. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns étaient vides.. sous l'impulsion de la bonne fortune qui lui fit trouver plus de deux cents néd da il les d'or. AbrQé de Géogrnphie. de 1834.

iMzrricipnle de Cbnui. Dessi11Errzcrf Ra!~ev:Mntrrisciit IJofhier Bibl. CI& .5 d 10 @iiigles certmnenzn~ten os. . 9 IO .iorzt 1 d 4.3 2 4 1 5 6 7 *.

retouché par M. le vicomte Delassalle. ont gâM une grande partie de i'espace inexploré. sans doute.. Ils obtinrent de lui la permission de remuer la terre où bon leur semblerait. Je parlerai plus loin des fouilles qui ont ainené. 95. et divers joyaux. maire de Prez-sur-Marne "fit ouvir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions. quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres proprietaires. creusant d m le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède. lui firent enfin surmonter les répugnances qu'il avait constamment éprouvées à l'idée de soumettre les essais de sa plume aux regards du public. faisant tout disparaître. en a acheté plusieurs qui font partie de ses collections. d'occasionner la decouverte de la tête d'aqueduc et de remettre à l'étude plus vivement que jamais les antiquités du Châtelet. Bient6t des bticherons de M. et. qui tient de la main gauche la haste pure et de la droite une paline. et l'autre a été vendue par les ouvriers. Çans doute. qui est au pied de la montagne. Phulpin et bouleverser de la m&ine manière. propriétaire des forges de Bayard et d'une partie du plateau du Chitelet. un peu plus tard. même les traces. (15) Btillefin desfoiiillles. Mongin : il accepta. lorsque les vives instances de M. pour la remplir avec dévouement. par l'intermédiaire de M. permission regrettable. Nous devons en inférer que les ruines du Chitelet sont devenues une carrière. certainement. dont les pierres. des restes d'aqueducs . par l'espoir du gain. ont été arrachées. pratiquees capricieusement et sans autre guide que la soif des medailles. haute de huit millimètres sur sept de large. et. y eut mis la dernière main. p. Dam l'autoinne de 1848. de cendres. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. Depuis. Paillette. l'hoinme a fait de même en tout temps. reproduisant pour la plupart ceux qui ont été trouvées par MM. on a vu. Phulpin et Grignon. Ce travail. Néanmoins. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance (15). entreprit en cet endroit une fouille et y trouva une cave. Mongin et publié sous le titre modeste de Notes archéologiques. vendues ou dispersées presque aussitôt que trouvées. de charbon. sous le rapport de l'ensemble et quelquefois des détails. m'a-t-on dit. en 1845. nui ne pouvait la remplir plus fidèlement qu'il ne l'a fait Vers le temps des principales découvertes de M. de Cirey-le-Chiteau. C'est ce qu'a senti parfaitement M. qui se lit avec entrainement et dont les premiers résultats ont été de faire restaurer la Haute-Borne. est un ouvrage du plus haut intérêt. Le baron de Klopstein. publie en 1838. nous dit-il. entre les quatre inurs." En 1842. des fossés.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS quelques amis. quand (12) L'un des auteurs de l'Anniim7e eccl&iffitiqrie et historiqiie du diocèse de Limgres. est bien digne d'interêt : mais le c6té regrettable. . un petit coin de la montagne. de divers objets en fer. de pierres à bâtir. la plupart à l'effigie des Constantin. représentant . un de nos Préfets. activement exploitée. Ce résultat. peut être. Girault de Prangey et le dévouement de M. les notes archéologiques ne sont point ce qu'elles eussent été si l'auteur luiinéme. était rempli d'un inélange confus de terre. M. dans la force de l'âge et avec la fraîcheur d'idées qui le caractérisait. c'est que ces fouilles. au fur et à mesure de leur découverte. une mission laborieuse. Mongin (12). Une partie de ces objets est restée en la possession de la famille Paillette.la découverte de la tête d'aqueduc. de poteries brisées. Ainsi le veut la nature : le bouton qui renferme la fleur doit aussi produire le fruit. un personnage élégaimnent drapé. et de quelques pièces de monnaie. Tout ce que je puis en dire. Le bruit courut bient6t qu'il y avait découvert un trésor. mal@ la resistance de leur antique mortier.. de nombreux fragments de la belle poterie rouge des anciens. obéissant autrefois coinrne aujourd'hui aux lois de l'intérét et du besoin. Ernest Royer. aujourd'hui maire de cette commune. l'instituteur primaire de Fontaines. Phulpin. notamment une jolie cornaline. et le peintre qui n'a pas conçu l'image ne donnera jamais une copie. voulurent trouver aussi des irésors. dont une en argent à l'effigie de Doinitien. les fondations des édifices. M. un cultivateur ayant heurté de sa charrue le haut d'un fût de colonne. un cordonnier désoeuvré acheter des héritiers de M. des caves. c'est que l'espace. quoiqu'elle ait eu pour effet l'exhumation d'un millier de médailles éparses et d'une foule d'objets curieux.

cilillm tnéfdliqile (bronze oil nrgent .& 1 I 2. 67 . R b ~ l ~ ' Deçsitr Et. 4 ii I I lrppliques diverses. 3 4 5 If - .iest I<oyer :Mnitriscrit Pothier Bibl. Mu!zicipnle de Chnriinotrt 1 et 2.. 3. G r m d e q i n g l e niérovinginme prwenmrt pmbnblenient des srjltllhrrcs. ~ .

qui daigne rn'ouvrir ses colonnes. sa couleur noire augmente d'intensité. je me bornerai à l'indication des faits. que ceux qui ont recherché avant nous cet or. (16)Id. n'abordant les détails. n'a encore apparu sur notre montagne qu'à l'heureux abbé Phulpin. Grivaud de la Vincelle. les descriptions ou les discussions qu'autant que j'y verrai matière à prouver ce dont il s'agit. le mur d'enceinte.qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . et. quelles ont été ses vicissitudes et sa fin. quel argument nouveau n'eût-ce pas été à l'appui de leur conviction ? Obligé de suivre leur plan. Le sol. c'est-à-dire de quelle natwe. cet argent et ces pierrres de taille. que les ruines du Chatelet occupent la totalité du plateau qui est de 22 hectares. p. Au-dessous. Mais. embrassant la vie civile. ne voulant point dépasser les limites de la revue. par suite. Quelle a été la nature de l'ktablissement qui existait sur la montagne du Cliâtelet ? Grignon. est reinarquable par sa couleur noirâtre et sa légèrete : nous avons vu qu'on trouve à sa surface de nombreux debris de poterie et de pierres travaillées et quelquefois des inédailles. Certes. le dieu des arts s'y manifeste à chaque pas aux yeux de l'antiquaire . et abandonnées depuis . si Plutus. ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procure que des fragments de poterie ou de verre. quelques lacunes sont à regetter.. que deux fois une main de feu a presidé au bouleversement et à l'anéantisseinent de cette localité. l'abbé Tersan. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'esperaient pas trouver de l'or et de l'argent. gnzlloise d'nbord et ensuite gnllo-romnine. Section Prernihre. d'une terre rouge et coinpacte. militaire et religieuse . sous cette couche. le plus souvent une aire en gravier. d'autres cendres (16).Notes nrcl~logiqi~es. tandis que. il pourra toujours y être supplée par les textes auxquels je renvoie. que trace la raison. dont la minime valeur n'&ait pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. p. pour démontrer que ce f u t une ville et non un cnmp. ou à reposer l'esprit du lecteur. On en conclut avec l'abbe Phulpin (17). à quelle époque il a commencé.. et le rapport de toutes ces choses avec l'existence d'une voie militaire de construction romaine et avec la Hauteborne.. mais. cela nous d 0 ~ lae mesure de ce que l'on doit g~néraiementattendre des fouilles qui seraient faites plus tard (14). 32 et 33. Grignon a reconnu (15) et les observations nouvelles i'ont prouvé constamment.d'examiner les maisons avec leurs substrudions diverses. d'autres ruines. le tout entrem@léde ruines. 102 et 103. des ustensiles brisés ou avariés.. c'est quelquefois la roche. s'ils eussent connu le gigantesque aqueduc dont ils ont pressenti l'existence. avaient déjà répondu péremptoireinent à cette première question par la seule exhibition des monuments de toute nature recueillis dans les fouilles : il leur a suffi de mettre sous nos yeux tous ces produits ou instruments des arts. au lieu d'y être composé. Dès qu'on le remue. de quelle importance était I'établissement dont ils revèlent l'existence. les rues tirees au cordeau. une couche de béton. Si. on dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main. .. quel en fut le nom. pierre celtique. ou inêine des monnaies de bronze. les édifices publics.. et généralement on ne tarde pas à rencontrer une couche de cendres et de charbons. C'est à ces vestiges que la science demande depuis longtemps de quels faits.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS elles étaient récentes. qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu .que l'or et meine l'argent doivent y être rares et ne s'y rencontrer que par exception . des sciences et des prefessions. à jeter quelque nouveau jour sur certaines questions archéologiques. de quelle civiliçation ils sont les temoins. Cela nous explique coinment Grignon a trouvé tant de choses curieuses et en même temps si peu d'or et d'argent . comne dans les environs.

3 b 7?. Dessin Enrest Roycr :Mnrruscrif Pofl~ierBibl..'R?It 1. Mzirzicipnle de Chnuiiloilt Objets ditiers ni b i o ~ i z e .- s.

des meuniers ou boulangers. il y en a de très transparent. des corroyeurs. & peu près semblables à ceux du papier marbré à l'eau . de blanc avec une nuance de vert. (20)Arts et niétim des mciens.. Ils formaient aussi des combinaisons de verres de différentes couleurs. Les nteliers." Type de udegnllo-rommne. on le soufflait sous toutes les formes . en ivoire et en métaux. des charpentiers. bleue. rouge. (18) Biilletili des foirilles. les outils. pourpre.. des peintres. jaune. ceux de la serrurerie ne sont pas les inoins interessants par la forme quelquefois étrange et généralement très variée des clefs. nous en jugeons par les fragments nombreux que nous tirons de nos fouilles : l'on en coinposait de toutes sortes de couleurs. diez Leleux. Si les nombreux objets de coutellerie. gris de lin. violette.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Arts. p. "L'art de la verrerie. de bleu foncé . des trefileurs. sciences.. des veniers.. de jaune orange et de jaune reinbruni : toutes ces espèces sont transparentes. et lui apportait les tributs des pays lointains. cultes. n'était point dans son berceau . n'y étaient pas fabriqués. nous dit Grignon (Zl). des inarechaux. Nous verrons que l'architecture y déployait ses merveilles. qui lui procurait tout ce qui concourt au luxe ou à I'utilite. tels que les huîtres de l'Océan (18) et le lotus odorant d'Egypte (19). des ébenistes. d'où résultaient des dessins bizarres. ordonnées avec syinétrie. Tous les arts utiles à la vie et beaucoup de ceux qui sont le produit de la civilisation la plus avancée. il y en a d'opaques de couleur blanche. des tourneurs en os. que l'on y rencontre. par Bâtissier. Parmi les différentes sortes de verre. 67. des charrons. . qui ont fourni plus de quarante types A l'atlas de Grivaud de la Vincelle (20). 1843. profession. des orfèvres. des comediens. ce sont autant de preuves de l'activité de son commerce. des taillandiers. verte.. Une bonnepnrfie des vnses ef des verres étnient imporiéç ln région de Cologne en Rl~énrmie. brune et noire. plandies 35 et suivantes. etc. Les ouvriers avaient l'art d'incorporer les verres de couleur avec ceux qui n'en ont point : car nous avons des pièces de verre blanc transparent ornées de filets et de cordons bleus . de vert aigue-marine . sans couleur . p. de jaune pâle. des bourreliers. etc. aux agréments de la vie. de plus foncé vert d'eau. des chirurgiens. Parmi ces divers produits. attestent qu'il s'y trouvait des maçons. de quincaillerie de toute sorte. des serruriers. des marchands. employant principalement le style d'ivoire ou de bronze et quelquefois le cnlamus de cuivre. des cloutiers. d'autres avec des larmes bleues et gris de lin. des joailliers. des sculpteurs. ont été exercés sur le Châtelet. 18. pétris ensemble. les matières premières. m. (19) Id. de bleu avec des larmes blanches.. des potiers. p. à Paris. à la splendeur du culte. que l'on trouve dans ses ruines. de bleu clair. des musiciens et surtout des ecrivains. des fondeurs en bronze et en fonte de fer. etc. (Zi) Elémnifs d'n~rliéologicnntionnle. des menuisiers.

.

que nous tâcherons d'approfondir (25).T. des rinceaux sont distribués avec plus ou moins de régularité et de goût sur la surface de certains. '173. De iiomhmix unses trorivés nri Cluîfelet prouenniott des oficines d'Alxonne.80 et 118 de son ouvrage.de grands vases à deux anses. p. couverte d'un vernis de Cérnmiqrie roiige dite sigillée. creusées en entonnoirs. dit Grignon (24). La terre rouge.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS II serait suffisant de rappeler que le Châtelet est une des localités de la France qui ont fourni aux antiquaires la plus grande partie des vases de terre qui ornent leurs collections : l'histoire de l'art ainsi que de la localité nécessitent quelques détails. coupes ou tasses . ce sont des olla ou mannites. décorés des ornements les plus riches. (26) Brilletin d e foiiilles. avec des anses perpendiculaires . p. sont d'une terre plus délicate. 256. des aiguières.48. pétrie de fragments de coquillages : ce sont des qodes ou marmites sans pieds. sont hérissés de pointes de quartz que l'on y a implantees après leur entiere confection.17. de toutes couleurs.ceux qui sont consacrés à la religion inspirent le respect . Quand à la vaisselle de fabrication romaine ou gallo-romaine. "Leurs ornements.des urcwles ou petites cruches . n'était pas la seule qui fût travaillée avec ce degre de perfection . page 58. Les sujets sont tous tres ineressants : si ce sont des chasses. Ces derniers sont d'une terre grise. (Z)Même ouvrage. rarement vernissée. par le fini du travail et par le poli et l'éclat de leur couverte. pareilles à celles dont parle MM. les mieux entendus et les mieux exécutés : ils sont ragoûtants par leurs formes @légantes et reguiieres. des fruits. des feuilles. il s'y trouve des poteries celtiques. Les autres. quelquefois bronzée. à fintérieur. et le cadus se terminant par une base très étroite et quelquefois pointue. 72 . "Une tasse de chasse de terre blanche. des cratères. ainsi que de grandes terrines et des égrugeoirs qui. Voici la description que nous en donne Grignon : "Des vaisseaux très inatériels sont composés d'une terre noire. hydria . que l'on implantait dans la terre des caves et quelquefois dans des pierres cubiques. nous pouvons en juger par cette autre description de Grignon (26). des platanes. (24) Biilletin des foiiilles. D'abord. terra campana. de forme aussi élégante que variee. par l'esprit et la correction du dessin. des assiettes. semble avoir et6 réservée pour les vases consacrés à la religion et au luxe. les animaux y ont de l'action . le canthanrs. (23) Corirs d'n~ifllriitésnzmzr~mentdes." Cette belle terre rouge. si remarquable par son beau vernis rouge et par son poli achevé.20. les f@teset les jeux qui sont représentés sur d'autres respirent la gaîté . tels que les amphores. Enfin les plus précieux sont des anaglyphes en bas relief et demi-bosse.1. des casseroles ayant un manche horizontal . aux plandies 15." On trouve à la surface du sol de la montagne beaucoup de fragments informes de cette grossière poterie : j'y reviendrai en parlant de l'aqueduc. trhs dure. coccinum impériale. des olla de forme globuleuse avec de larges rebords. (25)Grivaud de la Vinceiie a reproduit beaucoup de ces vases. variant à l'infini : les uns ne sont formés que par des traits en creux ou par des moulures ou des filets plus ou moins saillants .49. Bâtissier (22) et de Caumont (23). et souvent de la belle terre rouge désignée sous le noin de terra Campana.enfin les combats sont des traits intéressants d'histoire. page 217.

Mn~~icipnle de Chnrtriiont 1. Deslin Enrest Roifer :M R I I U SPotbier C ~ ~ ~ Bibl.2 3 /---. 2 et 3.tnii~ri Pnilkfte de L'Isle . Vnsqi~eml nmrbre. - / -3 /' . 73 ..~. Vnscs ni cémmiqiie .- p' .../ /'.. 4 et 5. Grniide niguière eii bronze n!ynnt npni. I s ~.

. 5. Colonnette (mz pierre ?J . C n l s i a ni blw~ize.J i * Dessiri Ertrest R o p r :Mnrrr~scritP o t l ~ i e Ribl. .4 Bloc de pien? portnizt iine i?isciiptiori CVRMI . r Mrznicipnle de Chortnjorit 1. Lnnze de coirfeni~.. E7lc7iei oii petit vnse de hhlanze . 2. G . Petit unse mi t n ïr noire purfnnt I'i~isci~tio>z PIE . .3. .

Plusieurs de ces noms sont remarquables par l'emploi de l'Y : ORASSEY. COMICVS. nous feront voir pareillement qu'une notable partie de la population du Châtelet. est d'une terre noire et très pesante. p. . dont les fouilles de 1773 ont fourni les principaux 616ments (29). page 12. qui ne s'imbibe pas dans la pâte. Ce qui est encore plus admirable dans l'exécution de ce vase. ressemblant chacun à trois grains de groseille et séparant entre elles les lettres P 1 E.120 et 175. Ce vase est orné d'un bas relief qui représente des levriers et des lievres courant à toutes jambes. Ce vase. MCCWIO. MKUAI. etc. On y rencontre dix des soixante quinze estampilles. 9l et suivantes de son atlas. une grande partie de vase. D'autres monuments. orné. qui s'y trouvent peintes en blanc. tu vivras" formule grecque. d'y reconnaître la série complète des mesures romaines. (29) Même ouvrage. à en juger par les noms Gaulois des artistes. étrangers à la céramique.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS couleur olive rembruni. Ces trois lettres m'ont toujours paru n'avoir été séparées de la sorte que pour la symétrie et la décoration et ne former qu'un seul mot dont la fin est indiquée par la quatrieme figure. La planche 90 du même ouvrage nous fait I'occaçion de celui qu'a connaître le pied trouvé Grignon et dont il donne une description très détaillée (28). NiNY. OF-CELADI. (28) Blrlletin des foililles.42. Paillette a recueilli des fouilles de 1849. de quatre groupes de fruits rouges. Paillette. comme il arrive à nos ouvriers en porcelaine ou en terre à pipe. que rapporte M.19.41.119. qui corrompent toutes les formes des ornements précieux. SABINVS. ce sont : FORMOSVS. A cette dernière remarque. auquel pourraient parfaitement s'appliquer cette description et ces réflexions. BORV. M. Charles Lenormant nous aprend dans une notice archéologique. Enfin on voit la croix précéder ainsi un nom : +. qui fait partie des objets conservés par M. ni les angles émoussés. OF-PRMI. MARIANNS pour MARIANVS. recueillie par le Moniteur universel le 7 novembre 1854. et à Grivaud de la Vincelle. ou petit temple souterrain. gluante et destructive. dont leurs vases sont enrichis. MACRINUS. les traits les plus déliés n'ont point été grossis. IVSADVO. et les planches 83 et suivantes. le Cange. de Caumont à la page 190 du deuxième tome de son Cours d'antiquités monumentales. ni les creux remplis. Exmrple de signnfizre Georges Chenet) dc p o t i e ~ nrgonlinis (d'qlÈs Beaucoup d'entre eux doivent avoir été fabriqués sinon dans la ville. &rite en lettres latines et qui fait allusion au sacrement de l'Eucharistie. exécuté avec un art inimitable : l'ouvrier n'a pas appliqué son génie à rendre strictement la nature. OPFRY. SARV. semble aussi respirer le Christianistne(27). CRESTI. ainsi que le donnent à présumer les planches. Enfin les vases trouvés au Chatelet ont perinis à Grignon de constater l'existence d'une mesure de capacité. les balances et la série des poids romains. OF LABIGnis. par une couverte vitreuse." M. C W C . et du double V : (27) Voir dans le même ouvrage les pages 60 et 223. tels que VEXTVK. MARCELLVS. 18 et 134.38. IVOVOI. On voit e n caratères grecs : OH. entre deux filets de grenetis blanc qui en font le tour.SAHOWO. Congius. c'est que la couverte n'a rien déformé : tout y respire . Les vases trouvés dans les ruines du Châtelet offrent jusqu'à présent cent cinquante-cinq n o m de fabrique. WOWO. inais il a inis tant de feu dans les attitudes et de délicatesse dans les traits que l'on peut dire que l'art a surpassé la nature. soigneusement caché à l'angle d'un édicule Ædinlln. tandis que sur un autre vase l'inscription SANffIANI Manu. ainsi qu'une quatrième figure qui n'est pas une lettre mais une sorte de colonne résultant de la superposition de quatre ou cinq points blancs. joignons la description d'un très petit vase que les fouilles de 1849 ont fait découvrir. que des vases analogues ont existé dans le 4e siècle et qu'on y lisait PIE ZESES signifiant "Bois. TORIAC. du moins dans les envirom. couleur gris de fer. professait la religion chrétie~e.

chap. 41. soigneuseinent décrit par Grignon. (33) Désobry.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS On sait que les moulins des anciens consistaient en deux petites meules de granit inicacé. rose ou violet. 76 . la page 44 de son brrlletin. 65. Les moulins de cette espece faisaient partie des Pistrines. broyait dans la partie inférieure sur u n cbne de semblable pierre. 244. Le maque est de fer. se retrouve dans les objets de toilette. quelques javelots. analogues à ce que nous appelons boutons. ou encore de lave de volcan. placé sur l'une. 10. des mailles de cotte d'arme. 11. haute de 90 centimetres sur un diametre de 9ic. fortement fixe au sol. La même élégance. 21. par M. et d'autres portaient des inscriptions indiquant leur consecration généralement épicurienne. un grand poignard. 3e page 377 et suivantes . pl. 24. cinq ou six lances et sept ou huit poignées d'épée à deux tranchants. Je ne parlerai des jbirles ou attaches des vêtements. broches. est creusée profondément en forme d'horloge de sable. Du temps d'Auguste. Désobry dans sa Ronre nir çiècle d'Airgiiste.. et qu'elles ont fourni à l'atlas de Grivaud plus de 200 types différents. un bouclier et des embouchures (30) M@meouvrage. Grignon en a trouvé trois autres beaucoup plus grands (31). t. Epaisse de 8 à 15 centimetres sur 40 à 50 de diametres. et le grain. livre 18.. agrafes. dans l'orneinentation des meubles. et les figures des plandies 26 et 27 de Grivaud de la Vincelle. 3 p. rien de mieux ciselé que plusieurs de leurs accessoires. que pour dire qu'elles etaient variées à l'infini (34. 2. et une garde en ivoire .. epingles. Les anneaux et les bagues se sont ni inoins nombreux ni moins remarquables : plusieurs étaient ornes de pierres fines plus ou moins habilement gravées. du temps de Pline. inobile et mue ordinairement par une esclave . (35) Id.. la supérieure était concave. conginnn. . qundrellirs et un autre taillé en lancette. imprime à cette machine par un attelage. on en comptait environ 200 répandus dans tous les quartiers de la ville Des tessères en os et en ivoire.. Nous reinarqueroiis que c'était l'indice d'une civilisation avancée . dont l'emplacement est encore inconnu.---. 40. Rome mi siècle d'Air~isfe. Batissier dans ses éléwisrts d'nrchéologie. De Caumont à la page Zi9 du tome 2 de son coi~isd'nntiqrrifés et par M . dont la partie supérieure recevait le grain que le mouvement de rotation. l'oinbilié. la plupart des peuples n'avait encore aucun de ces établissements. s'echappait autour de l'autre en farine in&léede son. noir. votillon. établissements ou se confectiomaient la farirne. de haste et de pique . (32) Plin.145 et suiv. il se trouve representé à la planche 18 de Grivaud de la Vincelle. artistement travaillé au marteau et. 5. avec son manche d'os garni de cuivre. p.-.111et 114 .43 et 193. dans tout ce que le bronze a fourni aux usages civils.20. T . 376. .64. telles que MANS NOX. (31) Voir la description qu'en donne Grignon.1856. p. et un masque semblent indiquer l'existence d'un théAbe. la pâte et le pain pour l'usage d u public.19.Notes nirlthlogipes p. La meule supérieure.5. qui ne furent connus à Roine que depuis l'an 580 de sa fondahori. Grignon a trouvé un fer de flèche à pointe quadrangulaire.63. 4. page 41. la in@mevariété. qui sont nombreux d m les ruines d u Châtelet (30). 174 et 235. Meule i mnin (d'nprès Cngiml et Chnpot. un sabre. l'inférieure convexe. . percée au milieu. militaires ou religieux : rien de plus gracieux que la forme des vases. plusieurs fers de lance. 10. BIBI (35). nznnuel darchéologie mmnine) Outre ces petis inoulins de menage.. car.. figures et description assez exactement reproduites par M. 39. (34) Biilletin des foliilles.

Bibl. ~Mili~icipnle n'r Chnursoiit 1 ri IO. Fibrrles de difhfl~ts types .D s s ~ i nEniest R o ! p : Mn»ztscrii Pothiei.

.

Dessiri Eriiest Rayer. Mltnicipnle de Cltnu!»otrt 1. 79 .3 d 4. : M n i t r ~ s c r i tPothier Bibl. Tout ce tiinféliel d'époqile rnérouingioi~iepmvioit cerfninement de dpiilhilhl. F u de l n f ~ c e6. et 7. 2. 5. Plnqire boucle. Boriton v l i q i r e . Scrmnosnre . Plnqiie de ceinfrr~o~i .

en comparant ces objets aux haches celtiques. trois images de Jupiter. ainsi décrites par Grignon (42) : "des couteaux de circoncision (43) de diverses grandeurs. le plus honore des dieux.. (44) nous sont restés comme vestiges des cérémonies d u paganisme. 7).cliapi@e5. deux d'hercule. G n p o i i Quand à Mercure. Ces projectiles. à peu près. liv. servaient à l'attaque aussi bien qu'à la défense des villes : Et ciraimdntn est civitns ? frtndiculnriis et mngni ex pnrte exnlssa (Les Rois. conme dans le reste des Gaules. sur la pierre d'une bague . deux de Minerve qui. (44) Brillefii~des foirilles. . Parmi les traces de la civilisation gauloise sur la montagne du Chatelet. de grès. de serpentine. cultri. en métal de composition. Les plus grands de ces couteaux sont des pierres à fusil.. chez les anciens peuples. et les manuments ci-après nous font connaître quelles divinités LE CHATELET ET SES ENVIRONS étaient principalelnent honorées sur notre inontagne. Ils sont composés de pierres de diverse nature. une de Mars. ef circirn~eidesecsndojlios Isrnel (Josue. Les Romains euxinémes ne dédaignaient pas l'emploi de cette arme : Nostri. Quatre peti- (42) Biillefiir desforrilles. une de Diane. vers.. tant sous les attributs du soleil que sous ceux du dieu des arts . des patères pour recevoir le sang des victimes. et M. nu et casqué.POTHIER pierres de fronde à l'usage des Gaulois. . ce qui forme un trapézoïdal taillé en coin. dont les antiquaires nous donnent la description et la figure. représenté aussi. de silex. tliuribulum . d'agate laiteuse : un paraît étre de lave de volcan. ncglnndibtrs Gnllos yerterrent (César. une de Neptune. il semble avoir été au Châtelet. 3. tant en statuettes et petits bustes de bronze qu'en statues ou bas-reliefs en pierre. son tranchant.Les fouilles de 1849 en ont fait découvrir un de cette dernière espèce. forme un demi-cercle de vingt-sept lignes de diamètre". nous remarquerons les ltncl~es celtiques.frrndis librnlibrrs. d'Adonis et de Bacchus. de jade. vol. li. (45) Id..* . pnssin~. notamment M.. Bâtissier à la page 173 de ses e?éments d'archéologie. .. ainsi que de Vénus. etc. des cassolettes à brûler les parfum. Sfnhretfe de Meirurc hoiivée pni. en os et en ivoire.des cuillères en argent. des lampcs sépulcraies etc.des lncrymatoires en terre.. pour recueillir les larmes des victimes ou prcndrc l'encens et les aromates. trois d'Apollon. qui est un hiangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. On y a trouvé. pnssiriz. dolabra. chap. très affilé. et plusieurs figures ou attributs des diviiiités champêtres (45). l n . secespita . Un de ceux-ci a six pouces de longueur. Des couteaux en fer pour les sacrifices. 4. est représentée sur le chaton d'une bague .. .. déja désigné à notre attention par son surnom W S gravé sur une bague. p. ns sont tous coupés. en verre et en ploinb . 25). il ne peut y avoir de doute sur leur communauté d'origine. de plus. ad munitiones accedlrnt . silex. d'un travail souvent grossier quelquefois d'un rare mérite. depuis dix-huit lignes jusqu'à 6 pouces. en bronze étamé. guerre des Gaules liv. en bronze argenté.une griffe de victimaire. sous la m&me forme. (43) Eo tenryoiz nit dmrzii~rrsnd Josiré: Fnc tibi ci~ltrosInpideos. 2). 41 et 191. de Caumont à la page 154 du tome premier de son cours d'antiquités. en bronze non recouvert.

meilleur style.t.page 200 .Billletin de ln société d'nrclGologie loirniiie. t. 188. pareilles à celle du pétase de Mercure. 2i et 2 2 . je tne deinailde si ce ne figure que Grignon prenait pour Midas "tenant une serait point là un symbole de la part d'influence et bourse ferinée et habillé comne un capucin (46)". 134 . 111. Elle l'unité politique par la est coiffée A la grecque fusion des cultes (51). (50)Arts ef nié!. p. p. où elle est en Stèle décoiiven'e ynr Giigiion et déciite ci-contiz deux sexes. comine on (dessiii Giigiioii fils).nrfs et niélieis. ainsi qu'une Mercure (49): Et moi. de coopération que. nifs et nzétien des niiciens. puisque cette feirune a pour trouvée en 1849. ler p. qui sont ceux de pierre nous autorisent à le croire. rev&tudu cucullus (48). 1849. Grignon regarde coinine "la déesse des richesses Un des mercures en Copin : elle tient d'une pierre dont parle Grimain une bourse ouverte. p. chez les Gaulois. . sentation de la déesse On voit un coq ménagé Rosmerfe. découverte dans celles de ajoute Grignon. sur une autre. qui pose sa Nundinn des Romains et main gauche sur une dont le nom. au lieu de ce personnage à exer~aitjusque dans les affairespubliques. 1849. 50. avec figure. et sculpteur a voulu repréencore sur un bas relief senter Mercure sous les de Langres. 61. contrairement mais dans laquelle une étude plus attentive (47) aux usages des Romains et des Grecs. p. qui est dans les Mercure étaient la repréineilleures proportions. effet : cette draperie ne Ces figures de femme cache aucune farine du avec les symboles de corps. quatre en pierre.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tes statues en bronze. p." Elle fait autre figure qui "reprépartie du cippe où nous sente une femme entièavons déjà vu le prérement couverte d'une tendu Midas et où se tunique dont les plis trouvent aussi un hercule font un merveilleux et une Victoire. (48) Ce vêtement est decrit et represente dans les nlémoires de ln Société Histoiiqrre ei Archéologiqi~ede Lmigres. il paraît. pl. 11. (49)BoIletiii. buste dans un modius ou (46) Id. un buste et deux tetes aussi en attributs le coq et le pétase ailé. Sion (Meuse). longues oreilles. la représentation incorrecte du L'analogie ine fait m e n t i o ~ e ici r une figure que Mercure gaulois. pour aider à corne d'abondance.4. gnon fait groupe. dont une représente Apollon. dont plusieurs dans les plis inférieurs attributions étaient semde la draperie de cette blables à celles de la belle figure. en un de l'autre des especes bas-relief. est avec une toque ou chiaccouplé à celui de Mergnon : cette coiffure est cure sur deux inscripsurmontée de deux ailes tions trouvées dans les ruines de Solimarinca. que le Semitn. avec une numéraires (50). (47) AirlGologie de In Loi~nine. e?&ien$ d'Archéologie. 1. (51) Batissier. fig. planche 117. 6. la femme nous fait reconnaître. par Gnvaud de la Vincelle. Ces Çoulosse près de Neufdeux figures sont du château .

Par analogie. Cette pièce. 126. de ln Sté d'ntrhéo. honorée sur les bords de l'Escaut. t. 2. partout le cercle et en même temps le rayon rectiligne. 194 et suiv.. Beaulieu croit reconnaître dans une figure de feimne couverte d'une tunique et tenant une corne d'abondance. Beaulieu. ajoute-il. que Grignon peilse reconnaître dans les restes d'une petite statue en pierre. (56)Même ooiivinge. et un collier de perles qui ornait sa belle gorge (54). à la gauche de Mercure. (54) BiilI. Beaulieu. ne peut-être qu'un joujou d'enfant ou l'attribut de quelque divinité. tracées avec une pointe sur un corps mat. trouvé à Xertigny (Vosges) en 1755. 1. avaient leur génie particulier. où figure aussi Mercure. de deux pouces de diamèhe." Je pense que ces lignes.p. (53)Arcidologie de ln Lamine t. chaque ville reconnaissait encore pour sa divinité tutélaire quelque héros fondateur ou quelque druidesse. nous dit M. quelle que soit sa simplicité apparente. Vesonttrs à Besançon. que l'on invoquait avant d'entreprendre les actions importantes et qui était chargé de veiller à la sûreté du pays . et de Lamothe (55). tandis que leur combinaison. Ils ont été traces avec une pointe. etc. (57)A795 et mifios. Cette déesse. (56). n'avaient rien qui dût émerveiller un enfant. y. p. nous distinguerons (58) "irn globe creux en terre rotrge sans vernis. y .. Grand. (55)Atrldologie de ln Lotrnine. Peut4tre eût-il aussi bien fait de s'en tenir à cette interprétation de Grignon : "Deo rrni origNi Snturnnliç Pnulifilius ex votop OSVIT : Saturnal. conune symbole de la puissance (59). dans cette figure. En effet. des foliilleç p. 225. t. les Leuks (Lorrains). l'inteivalle qui les separe est reinpli par des traits obliques. 1. t.160 et suiv. 53 et 203. que M. par trois zones qui se croisent à angle droit. 9. 1. dont les cûtés se détachent en queue d'aronde et dont le bord supérieur est percé d'un trou que traversait une inaille de chaînette pour la suspendre près du simulacre du Dieu. "L'on remarque. recherches preliminaires. coinposé de deux capsules hémisphériques qui . selon M. à Luxeuil Lixovia. partie d'une longue corne d'abondance qui la caractérise. se pr&teon ne peut mieux à l'expression de quelque idée plus ou moins profonde et mystérieuse. dont plusieurs m&ine prenaient le nain. p.258. composé d'une plaque de cuivre très mince. regarde comme ayant été consacré à une divinité topique ou locale nommée Ouniorige ou plutût Ouniorix. espacés de deux lignes. (59) Biilletili des foiiilles. LE CHATELET ET SES ENVIRONS ponctuée en lettres romaines assez mal dessinees : DE0 OVNI CNGI SATVRNALIS PAVLI FIUVS EX VOTOP . loirmne. Grivaud de la Vincelle (57). un auke talisinan dans un objet en bronze. (58) Bi~lletindes foliilles. d m le voisiiiage de Metz et des anciennes villes de Grnnum. FORTVERTE et POSTVERTE. au lieu de ROSMERTE (53). Ii est divisé à l'extérieur en coinpartiinents triangulaires. dont parle Grignon (58) et qui. et où l'on a lu à tort. Nous rencontrons. au coté de cette figure. vraiment géométrique et savante. 20. partout on voit le triangle. la plus capable d'exprimer l'omnipotence de celui qui est partout et renferme tout en soi. 2. par conséquent." Entre diverses amulettes dont nous parle Grignon. et. portait cette inscription (52) Bii11. Peut-être. un EX VOTO. quel que soit le point d'intersection dont on y fasse le zénith. pouvait bien l'être aussi au Cl~âtelet." C'est ainsi que l'on adorait Nemartsus à Nîmes. qui se voit dans un bas-relief. est-ce Neltnlennin ou plut& Nehnlen. Mais "non seulement. p. sur ceux du Rhin. 1%. Wodun à Vaudemont. partout est l'angle droit. p. à Çolimariaca Solimara. t. Ces zones sont farinées chacune par des traits parallèles. offre ce voeu au Dieu seul principe.POTHIER boissseau (52). comme tous les autres peuples celto-gaulois. A la déesse des richesses nous devons joindre celle de l'nbondance ou de la félicité. on a pour cercle horizontal le plan séparatif des deux hémisphères : c'est vraiment la combinaison la plus parfaite que l'esprit puisse concevoir et. fils de Paul. p. et il en conclut que l'on devait appeler Ounioriges les habitants de la ville et de la contrée du Clatelet. dit-il. sous une farine moins savante.

p. "Ce sont. et de treize pouces aux pieds. ce qui forme un pyramicinl tronqué. (61) Recireil de ln société de sphragistiqile. et nrfs et métiers des anciens. d'un trou de deux pouces. chez les habitants du Châtelet. L'autre de cinq pieds et derni. d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D. chez lesquelles les préjugés du paganisme romain ne faisaient point obstacle à l'admission de nouveaux d o p e s . Hercule Robert (61).p. Nous avons vu que dans plusieurs un glaive était à c6té du squelette. mais sans aucune inscription. nous allons reconnaître que la lumière de l'evangile venait enfin de rayonner sur les intelligences et que la foi. et les deux autres dans des cercueils en pierre dont voici la description. et les latins ANNLJLUS diininutif d'ANNUS. pour ecouler la liqueur putride provenant de la dissolution du cadavre. Je'n omets la description. p. Ces tombeaux étaient recouverts. entrein&lésavec un nombre à peu près égal de sépultures. Dans le plus grand tombeau détaient renfermés deux cadavres. et qui de leurs rangs voyaient alors sortir un des plus illustres prélats des Gaules. pour s'emparer de quelques médailles que l'on savait y avoir été scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait. c'est ce qu'à dû aussi nous faire pressentir l'étude des arines des Lètes. des auges de pierre. dit-il. de deux de largeur. (62) "Cette formule D. 4. (64) Notes nrchéologiqnes. comptait déjà de nombreux prosélytes : c'est ce que nous avons déjà entrevu en parlant des vases de terre . devaient avoir. 206 et suiv. Grignon n'a découvert dans toutes ses fouilles que trois inh~rmations. dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement reconnaissables par la position du squelette. et l'autre d'un adulte de 1 3 à 14 ans. après l'avoir ouvert. "Nous avons éte surpris. évidemment tumulaire où était cette inscription : ANIMAIM LVClLLAE ARVSS Inscription qui demanderait à être revue et dont je regrette de n'avoir pas pris l'empreinte. Le fond est percé.) (63) Billetin des fo~iilles. Ces lettres sont grossièrement gravees . l'autre. 9. (60) Id.l'une sans aucun tombeau. I'un d'un homne posé au fond. est plus faible dans ses dimensions. Paris 1851-1852. . qui serait semblable à ce que nous venons de lire. ainsi que le pense M. Puisse du moins cette mention aider à la retrouver 1 Huit ou dix autres tombeaux. Malgré ces vestiges des superpositions payennes." Puisque nous parlons de talisinans et d'amulettes. p. 18. de ces belliqueuses tributs de la Vistule et du Danube. Phulpin (64).POTHIER s'emboitent l'une dans l'autre. pliée avec art et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte (60). le Pannonien (hongrois) saint Martin de Tours : c'est ce dont va nous convaincre encore mieux un nouvel examen de leurs sépultures. comme représentant. année. p. Saturne ou l'Eternité. la pierre. dont deux faces plus larges que les deux autres. Ils sont creusés de façon que le corps du toinbeau n'a que deux pouces d'épaisseur." Un troisieme tombeau dont a parle M. dit Grignon. le cercle d u temps. 478. symbole. nous devons reinarquer que les Ongues ou nnnenux. Mnniblcs diis (62). M. pladie 71 fig. pour s'en faire aussi de l'argent. l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en inêine temps. I'un. a son couvercle taillé en forme de voûte : des inalfaiteurs. voynge dnns les d@nl. où elle signifiait DeoMmitno : On la trouve même dans les epitaphes modernes" (Millin. 28. Il a dix-huit pouces de LE CHATELET ET SES ENVIRONS hauteur à la tête et quiiue aux pieds. d'une pierre creusée de deux à trois pouces en dessous. sous la tete.même le D est formé à contre sens.tnitnxts dn nxidi. de même que le serpent qui se mord la queue. Un seul avait encore son couvercle.. un caractère essentiellement syinbolique et que leur usage était dû bien moins aux exigences du luxe qu'aux impulsions du sentiment religieux : c'est sans doute pour cela que les Grecs appelaient souvent I'ameau SUMBOLOS (symbolos). d'y trouver une plante entière . a subsiste pendant les premiers siècles du Christianisme. 194. se sont trouvés dans les fouilles de 1849. dont nous nous sommes déjà occupés.. dont une de six pieds de longueur. T ..dont la @te était sur la poitnne de celui de dessous (63)..

soit seul soit entre a (alpha) et m (ôinéga). selon A?.. par M. les romains.. un petit vase. 41. l'inhumntion dons les cerareils en pierres prévnhrt complètement dans les Gnules. jusqu'à la fin du N e siècle. brûlèrent toujours leurs inorts. dans la Bretagne. peut-&ire.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans quelques uns étaient des inédailles. à la suite de sa leme pastorale du 19 janvier 1853. t. 278. Us avaient reCOMU que les toinbeaux n'étaient pas des asiles sacrés contre les barbares . pour protéger ces toinbeaux contre les violations. dans tous les pays enfin où ils portèrent leurs annes. selon M. Plus tard. au dehors duquel on lisait : TEMPORE NVLLO VOL0 HINC TOLLANTVR OSSA HTLPERICI. aucune de ces sages précautions n'a pu vous protéger. gniil. de i'n77mdissemn~fde Mantes. par M. et Annuaire du Diocése de Langres. etc. Ici cette touchante supplique. dans la Germanie. sans les mettre dans des cerceuils. Armand Cassan. (69) Antiq.. (72) Antiq. ou le sang du inariyr (71) : tels étaient les objets que les chrétiens de ce temps plaçaient ou plutôt cachaient pieusement dans les tombeaux. sans doute. Or. également observé durant tout le moyen-age". Une pierre profondément creusée et couverte d'une autre pierre. dès le regne de Constantin. 44 et 86. etc. avant que d'être chretiens. et.. du genre vrécole. 40 et 41. vestiges de l'antique superstition ou téinoignage de l'époque du décès. t. était entre les pieds du squelettte. Parisis. pour la même cause. Johannet est porté à croire que l'usage de brûler les corps ne s'est pas conservé dans les environs de Bordeaux beaucoup au delà d u second siècle de l'ère chretienne et que le changement qui s'opéra dans la manière d'inhumer coïncide avec l'établissement du christianisine (66). 43.. Dans deux de ces tombes un petit vase en terre. de Caumont. reliques de saints et de Martyrs ! La barbarie. Les Gaulois. p. Les chrétiens de la primitive eglise blâmaient les païens de brfîler les morts. (66) Coiirs dirntiqiiités. sur les reliques de . 2. et lonl. dans lequel avaient été mis. gnril. ossements de nos ancêtres. 567. mais souvent avec priere de respecter la cendre du mort : temain le tombeau en pierre trouvé dans l'abbaye de Sint-Germain-des-Prés. p. Après les avoir embaumes et enveloppés de bandeleîks. s'appuyant sur ce texte de la Genèse : Tu retournerffi dans la terre dont tu as été tiré. Armand Cassan (69). à en juger par les renseigneinents suivants. si coininunes dais ces temps. au dedans : PRECOR EGO ILPERICVS NON AVFERANTVR HINC OSSA MEA (72). p. d'apres l'ancien usage qui dura jusqu'au XIVe siècle. des instruments ou autres objets chéris du défunt. (70) Ménie oilurnge. quand les temps parurent moins orageux. ils inhumaient les corps selon le rite des juifs. toutes ces inhumations doivent être des sépultures chrétiennes. 42. 272. dissertation archeologique Saint-Aurele-Marcien. p. 2. et. de Caumont (68). de l'eau bénite. aux types des Constantin et de Magnence. L'edèveinent des couvercles et diverses fract u e s semblent annoncer que ces toinbeaux avaient déjà été ouverts. On s'abstenait in&ine d'y graver la croix. avec les (65) Aniiqriitésgniiloiscset romaines de l'nriondissmzmt de Mmtes. 1838. Le plus souvent.. Ensuite. là ce silence éloquent. ces dernières ayant pour revers le Clzrisme ou inanagrainine du Christianisine. des parfums.. (68) Coii?sd'mtiq. (71) Mgr. tel fut le cercueil chrétien . ou vers le commencement du Ve siè- cle. on hasardait quelques inscriptions. cendres des premiers chrétiens et. des pièces de monnaie. p. p. p. "Dans les Gaules. gnnl. ils observaient de ne placer aucune inscription en dehors des sépulcres : ce soin fut. (67) Anfiq. soit par le même motif soit par un sentiment d'huinilite chrétienne (70). il les confiaient. brûlaient leurs morts ou les inhumaient (65). ou bien deux nnges nimbés qui soutiennent un écusson. Des armes. p. plate ou en farine de vûute. à quelque crypte solitaire ou à quelque caverne taillee dans le roc (67).

mingimitie) . Pcrle ni t n w niifr (Ppoqiic niéi. Rngire mec intnilic . 85 . Borrton nppliquc .~. 2. Fibiile ? . 3 et 4. 8. Petite boircle (époqrre w~érovin- ginille).iuscritPotltiet Bibl. 6 et 7. iMatiicipnle de Chau~!~otif 1.Oassiir Eriissf Xo!yrr :M. 5. DnJle ni p i e i ~ e .

des foiiilles.esp6ces de citernes ou ceau. soit anterieureinent à l'établisseinent du christianisine. p. (75) Birll. profondes de cinq à six mètres et larges de deux à hois : des conduites de pierres amenaient l'eau des bâtiinents.. des foirilles.190 et suiv. p. Elles portaient quelquefois un plancher . Quelques-uns. sont pour la plupart peu spacieuses. 98. Les puits. 86 i . p. 4. mais drun peu recherché (SI). Les sépultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception daix l'enceinte. (80) Bull. que possédait M. ce qui perinet de à peu Près le même nombre de maisons. p. 29 et 117 . 4 et 5 . nits et rnétiei. ayant été retournés. p. p.5 des nrlcinis. En général. (7ï) B d l . notaminent à l'est et au sud-est. Grignon a trouvé quarante-deux citernes et soixante-treize puits. des foirilles. Phulpin (73). qui ont environ dix mètres de profondeur. difficile pour ~ ~ srexplique facilement. 57.un autre. il s'est trouvé une dizaine de caves ou d'édicules sur deux lignes parfaitement droites et parallèles. MAISONS ET DEPENDANCES Sur les trois hectares vingt-cinq ares soixante-dix centiares fouillés par Grignon. sont les seuls où l'on ait trouvé de l'eau . 98. et 229. selon le caprice et l'irrégularité des recherches.. 8. nous devons les les restes de la ville primitive qui regarder a fait place à la ville romaine Les nires des chambres étaient généralement construites coinne les fondations. ornées de colonnes.. Dans les fouilles de 1849. 7. 53. Y7 et 98. ces puits ne servaient que de puisards ou d.. a brisé votre inéinoire : nousmêmes.ce problème. et les tronçons de leur fût enfouis dans les décombres . dit Grignon (76). profond de dixhuit mètres n'en a point fourni (78).PUI'HIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tioix et vos tombes. dont la structure est bien plus et sans : celles-ci n'étant accompagnées d'aucune médaille roinaine. desfonilles. p... les fondations des maisons et auhes édifices sont posées sur un lit de pierres rangees debout ou légèrement inclinées et liées avec du lnortier de chaux et de ciment. 41.Bull. ou. des folrilles. qui étaient sans doute. (79) B~rll. des fouilles.des foirilles. ce qui est plus probable (car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base). 4. p. 42.L'abbé P h u l ~ i n n'a point ni a rencontrées. outre le grand temple et les bains publics. soit dans les familles encore païennes : nous en avons pour preuve une idme cinérniue." Les crues sont peu spacieuses. et 109. non compris plusieurs autres qui ont été renconM e s çà et là. Les citernes sont carrées. 40. et la plupart. (76) Blrll. 32. il s'est trouvé. taillés circulaireinent ont un moindre diain6tre et sont généraleinent profonds de quatre à cinq mètres. 29. 8. ainsi que nous le par ]rexistence de raqueduc. cent vingt-huit maisons ou autres édifices et leurs dépendances. ayant des cours quelquefois pavées. Presque tous les escaliers sont très usés.67. Leurs larmiers étaient défendus par des barraux de fer auxquels étaient rivées des pointes aigües et divergentes (7). desfoirilles. C'était hors de la ville.. 66.Notes nrrliéol. Cependant il y en a de fort grandes.sont détournées. (78) Bell. d'autres fois elles étaient recouvertes dTun pavé de pierres sciees ou de briques ou encore d'ardoises et mêine de inarbre : on a trouve aussi des mosaïques.. (73) Notes nrclIéOl. 7. RUES.! L'incinération etait aussi pratiquée au Châtelet. 108 et 184. dit Grignon Tg). p. (81) Bull.. "Ou les eaux de ce puits. "Ces maisons. (74) Mvlême ouvrage p. puisque trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. formant trente rues tirées au cordeau et généralement pavées en roche brute p5). tandis en rencontre une grande quantite de gauloises. le sont en dessous comme en dessus. que se faisaient généralement les inhumations (74). 5 et 102. plandies 2 et 3. p. nous vous remuons coinine une poussière profane .107. trouve sous le pave des rues.

Celle du centre que l'on doit regarder comme la pièce sacrée. de jambes. percees de trous pour recevoir des clous" qui les fixaient à la toiture.. p. 41. sncrarium. Beaucoup de tetes.nits et rnéfiosdes ni~cims.98 et 101 . qui renferme les deux précédents et que l'on peut appeler le vestibule. 1W au levant et 108 au couchant : il forme trois espèces de corridors. des fotiilles. forine un paralléIograinme irrégulier. le vert et le lilas en sont les couleurs principales .. (84)". Le plus grand de ses c8tés a % pieds.. de statues en pierre. Les murs y sont "adpis et peints à fresque en grands coinpartiments de couleurs variées. Recird de nzoiiunrents nntiqrres. p. a 140 pieds au midi. et celles des grands d i e u . (ôi) Voir le mot Bnsiliqiie dans l'Encyclopédie n~odenieet ce que MM. de bras. Sur la crete étaient des faitières. Enfin le quatrièine espace. taillées en creux d'un cûté. Cet espace était pavé avec des dalles de pierre : il subsiste une partie de ce pave en face de la porte de l'dyhrm . qui etaient en pente. le coté du levant a 92 pieds et est presque égal celui du couchant. 51 et suiv. "de 15 à 18 pouces en carré sur 12 à 15 lignes d'épaisseur. qui semaient de supports à des colonnes cannelées. le rouge. tome 2. "il etait de fonne carrée. qui environne les autres parties de trois c0tés seulement. 3 et 6. . deux de chaque c8té. et 101. le c8té oppose en a 90 . 82. il existait sur le Châtelet plusieurs teinples de inoindre dimension. y ont éte trouvés : le jaune. p. qui s'incline le plus. C'est un carré dont deux côtés paralleles ont 62 pieds et les deux autres 58. celln. dont celui au levant est plus large que les deux autres . Le troisième espace. étaient couverts de dalles de pierre sciée. Des chenaux de pierre creusée en goulots recevaient l'eau de ces toits et la conduisaient dans des réservoirs (82). assis plus bas.. 90 . sortes de Lnrnires où Son plaçait les images des dieux pénates. des d i v i ~ t e slocales. ou bien il règne sur les pierres un petit cordon de mortier tire à la règle (86). arts et met.pl. qui étaient probablement quelques unes de ces constructions souterraines que Grignon désigne sous le nom d'Edinrle.. Le mur qui le délimite a 30 pouces d'épaisseur et est ceint d'un autre mur de 18 pouces d'épaisseur. il y a lieu de penser qu'il y existait aussi une Basilique (87). sur lequel il y a huit dés. 122. le blanc.. 3. (84) Biilletin des foriilles. pl.. qui est l'ntrium. Baiissier et autres nous apprennent de cette sorte d'édifice... (82) Bull. avec des chapiteaux d'ordre corintluen.. TEMPLES. A en juger par la légende du plan des fouilles (85).pl. (86) Brrll. des fragments de pointures A fresques formant des coinpartiments à panneaux." Puisqu'il y avait dans l'intérieur de la ville des sépultures chrétiennes. et s'emboîtant entre elles à joints recouverts.. 96. des foiiilles. est un carré long de 30 pieds sur 21 à l'extérieur. 4. de Caumont. p.. espaces rkgulièreinent. Cette pièce centrale est environnée d'une plus grande que l'on peut considérer coinine l'ndyhrm. La tuile en terre cuite était peu en usage et l'ardoise encore moins. (85) Arts et nzétie~s.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Les foits.Grivaud de la Vincelle. convexes de l'autre. ils n'ont entre eux de cotnmunication que par celui du midi . Le grand temple découvert par Grignon était à peu près au centre de cette ville.. composé de quatre parties principales. 133 au nord.

de inêrne qu'à Lnndunum. l'hpocnushrm ou fourneau. et. ville détruite vers BAIN DE VAPEUR Coupe scltPmntiqtie d'un bmn piivé da 1'7 siècle ny. qui est le pronigeum ou le devait du four de l'hypocauste. allant du sud au nord. La première pièce dont parle Grignon. d'un peu plus d'un mètre. M . Batissier dans ses éléments d'arcliwlogie et Quatremère de Quiney dans son dictionnnire d'architecture et encore ce que l'on a retrouve de ces monuments dans diverses localités. peut-&tre. se rattachant tous à des règles générales. également delilnité des trois autres côtés par des murs. farinant une arcade de 1 mètre 05 de largeur et de 2 mètres 11de longueur . et l'on reconnaîtra en même temps que. il se contente d'énumérer les nains que leur donnent Vitruve et les autres auteurs. offre: 1" un carré de 4 mètres 6 centimètres de longueur. avec autant de bonheur que de talent et de soin. J. C'est à l'aide de ces divers documents que je vais essayer de faire connaître les thermes du Chàtelet. de Ricey-Haute-Rive. sur le territoire de Vertaux. était traversé à sa base par un tuyau de terre cuite. De toutes les decouvertes qui peuvent servir à cette étude. en raison de ses nombreux points de ressemblance et du rare état de conservation de l'ensemble et des parties. les établisseinents therinaux de construction roinaine variaient et se modifiaient dans les détails secondaires selon les circonstarices locales et le plus (88) Bi111. Au couchant du grand temple.) 1 a parfaitement reconnu et constaté l'existence de l'hypocauste et de ses accessoires . p. dcsfoiiilles. Si à ce plan et à la description des trois principales pièces on compare ce que Vitruve iious apprend de l'art de constmire les etablissemnts de bains et ce que nous en disent M. Z0 vis-&-visle milieu de cet espace et perpendiculairement avec lui. ou le inoins de luxe ou d'importance de leur destination.C. on s'expliquera facilement ce que ne pouvait s'expliquer Grignon. qui en a publie la relation (90). laissant au lecteur le soin de mieux les determiner par I'etude de plan qu'il en a leve (89). dont un. celui du couchant.serait. fait com- . trop peu familier avec l'étude des etablissements de ce genre. celle des thermes de Lnnditnum. 3 O contre cette arcade. 103 et suiv. à défaut de vestiges indiquant avec certitude l'usage de chacune des autres pièces. Grignon (88) a decouvert le bitilnent des bnins publics. qu'en séparait une rue iarge et spacieuse et qui Était distribué en huit parties inégales et distinctes sur une surface à peu près carrée de cinq ares quatre-vingt-douze centiares. il a pris pour deux iinmenses chaudières supportées par 146 piliers le Bnlneum et le Laconim m . Lucien Coutant. qui. un carré vide. le même temps que la nôtre et oubliee comme elle. sous les auspices de la conunision archéologique de la CBte-d'or. sur 1 mètre 95 de largeur.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER BAINS. Krefzschtnn. dans le canton de Laignes (C8te-d'Or). viennent d'être partiellement fouillees. et dont les ruines. de Caumont dans son court: d'antiquités. par M.(d'nyrès F. au midi. la plus utile. mais.

etaient supportées par dont l'usage semble avoir eté le même que celui de leurs angles sur quatre-vin~t-dix-piliersen briques cette citerne. dans les thermes de ces : ainsi le Tepidarium devaint occuper une des Landtrnum."oiirp?i. en ce qui etfroide dniis 1171 bnili privé dc Boscoienle. bains etait ainenée par des conduits souterrains et coinine une vaste voûte. ayant l'arcade. 5 ' entre ces deux espaces et annonce que cette dernière devait être le Lnconium. de dessous le bnlinais nous allons voir que c'est neum. l'étuve sèche. nous ne pouvons que conjecturer la destination des autres pièmurs pour recevoir ses diverses destinations : nous remarquerons de plus que. Quelquefois une seule salle recevait plusieurs de ces destinations. 1900). entièreposée d'une couche de béton. a peu près comme la nef. allait remplir la piscine dufngidnriurn. appelé unsnrium ou millinria. complétant avec eux l'emplacement le Tepidarium.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER nait le bain chaud dam une muniquer ce carré avec le pronivaste baignoire qui en occupait geum. tombait Spolintorum ou vestiaire. il fallait c'etait une partie du bnlnerrrn qui tenait lieu de Lnconécessairement qu'ils fussent en contact direct avec le fourneau et entièrement entourés de parois nicuin. traversant plusieurs sation et la salle des exercices. épaisse de trois à ment revêtue au fond et aux parois d'une couche quatre décimètres. que. dans laquelle l'eau qui avait seivi aux d'environ 75 centimètres en carré. Pm. tandis que l'eau froide n'avait pas Le défaut de profondeur des sbstructions ayant rigoureusement besoin d'être accumulée entre des dû faire disparaître bien des choses. comme un vase. et ces briques. et non réservoir d'eau bouillante. venait uiie autre pièce. qui lie diffère de celui-ci que par environ 4 mètres en tous sens. Clrncr&e de l'en~t et disfiibtrtio7i d'cn~iclro~rrle dont l'aire.'' longue de 5 la ville I'eau qui avait servi à l'usage des bains. autres pièces. étuve humide. différence qui cinquante-six piliers entre Iesfait penser à Grignon qu'il ne quels circulait pareilleinent l'air servait pas de réservoir d'eau . Grignon pense en avoir ports d'une immense chaudière. En dehors de cet edifice était une grande citerne Au levant de ces constructions était la seconde à laquelle communiquait un aqueduc d'environ pièce "disposée en croix. dont l'aire. le réservoir d'eau froide était place d u pièces attenantes au Lnconinrm. l'Exèdre ou salle de converdans une large et profonde rigole en pierre de taille la portion d'eau froide qui. c'était le réseivoir d'eau le inilieu. Il mètres 52 et large de 6 mètres 82 dans ses plus est à remarquer qu'il existe en dehors de l'enceinte grandes diinensions. portait sur l'aspect du nord. un autre vide. Dans cette dernière localité. l'Eleothosium ou onctuaire et le Châtelet et que. concnmeau-dessus du fourneau était le rntn-sudnlio. posée sur de grandes briques de béton. construite cornine l'absence d'un quatrième inur à dans la précédente. qui portait hors de le choeur et les cancelles d'une église.mes de Lnndunum. tiède . coinme dans les therN~~~ remarquerons. toujours au levant. pour être échauffés. cent vingt mètres de longueur. Cette pièce était le balneum. soit au nord. celle où l'on pre- 89 . destinée tant au bnlneum tion de l'aire de ces deux pièces qu'aufrigidnnum . et entre lesquels reconnu deux d'un usage domestique : dans l'un il circulait en réalité l'air embrasé qu'envoyait le foura constaté un Lnconicttm et dans l'autre un Tipsidaneau. s'y introduisait par trois de là que devait partir l'eau arcades. que Grignon a pris pour autant de supOutre ces bains publics. ne reqoit le concerne les réservoirs d'eau bnblenmtt ipflqtie ripiiblicninc ( d ' y ~ è sMAU. chaud qui. venaient ensuite le Frigidnrium où etait la piscine d'eau froide. une minime partie de son étenbouillante et d'eau tiède. circulaires. L'aire de cette pièce etait comdes thermes de Lnndttnum une tour carrée. due. soir au même cBté qu'il semble Savoir @tédans ceux d u couchant. courant d'air brûlant que sous . L'identité de consirucfroide. 4' contre l'autre mur de Ensuite. dans une pièce attenante.

page 9. ces bains devaient consommer une énorme quantité d'eau. Z et &. 6. c'est appareinment qu'il y avait differentes conduites." Il nous décrit ensuite ces liens de fer (95) : "Des frettes pour des tuyaux de conduite d'eau. de répandre la chaleur le long des murs contre lesquels ils sont incrustés. . pl. diez Didron. p. qui en est la partie la plus rehaussée. Où la prenait-on. dit-il (92). de difié- rent calibre. c'est qu'alors.fig. (98)Aits et Métiers. pl. 3. S'il ne les a pas présentés comme tels.. Quatre ou cinq points où l'eau était très nécessaire. 3. des Aits et Métims des A i ~ c i f f inous de l'est à l'ouest d'un des points les plus hauts vers la partie inférieure du plateau. 1854. pl. il s'est trouvé. Nous n'en avons trouvé d'autres vestiges que des parcelles de bois qui était ferrifié dans les liens de fer qui contenaient les sertissures : ces liens se rencontraient exactement d'espace à autre. s figure cette conduite d'eau au nord est du grand temple. il n'a pu qu'éloigner de son esprit des conjectures qui devaient lui sembler téméraires. (96)Aits et Métims. dans une fabrique de poterie. 37. Roret et Dumoulin. fig. n'est-ce-pas déjà I'indication de quatre ou cinq conduites ? Donc il y m a i t sous le pavé de la ville plusieurs tuyaux de distribution d'eau.. "ii s'est trouvé. et." II indique encore en ces termes ces mêmes objets (9ï): "Des frettes de tuyaux de conduite. (95) Belletiir des fouilles. I'un "dans la partie au levant de la ville". dite LANDUNLIM. (92) Biilletin desfoiiilles. ce qui réduit à neuf lignes l'épaisseur du massif. au nord d u grand temple. coinme à Lnndunrrm. un réservoir d'eau si grand qu'il porrvnif semir de vivier. et. II s'est contenté d'enregistrer purement et simplement dans son bulletin ces etranges découvertes. (91) Biilletin des fouilles. se correspondant I'un à Ï'autre (a). 73 et 74. Elles sont renforcées dans le milieu et ainincies sur les e forme plane intérieubords." On le voit. 11 savait d'ailleurs ce qu'est le monde.72. deux fosses où se pétrissait la terre. si l'on ne veut pas y étre trais de visionnaire. cette eau ? La réponse est dans l'existence de l'aqueduc decouvert depuis peu. de quatre pouces de hauteur sur quinze lignes de largeur. ii y avait. pl. avant que de dire ce que l'on pense. sur cinquante toises de longueur. (90)Découufffed'trne uillegnllo-iomnine. selon le plan détaille (99). 74. Paris. Les deux cbtés étroits sont ouverts par une inortaise qui forme un carre long. de cinq pieds et demi environ de distance (94). quatre conduites d'eau en pierre et deux en bois. par la ligne médiane. Aqueducs de la HauteBorne au Châtelet.LE CHATELET ET SES ENVIRONS rium. des parallélipipèdes de douze pouces d'épaisseur : ils sont creux intérieurement dans toutes leurs dimensions. qui renfermait une conduite coinposée de tuyaux en bois entièrement détruits. Les fouilles de Grignon ont constaté la découverte de plusieurs objets qui sont déjà une preuve de l'existence d'un aqueduc. (89) Arfs et nrét. Nous savons que les bains publics étaient au milieu de la longueur de la ville : il a trouvé les bains particuliers. "Ce sont. c'est-à-dire plusieurs conduites . (97)Birlletiii des foirilles. fig. en l'état des choses. 4. et l'autre à cinquante toises de celui-ci (98). il faut avoir des preuves d u reste. même le monde savant." S'il y avait différents calibres. p. ce qui leur d 0 ~ une rement et angulaire au dehors : il règne au centre du pourtour u n cordon saillant (96). p. courant (94) La plandie 3. et nous voyons que Grignon en a déja constate deux. (99) M@meplancl~e. M. II y a trouvé notaininent de ces tuyaux carrés dont l'usage est. (93) Id. dit-il. 189. 218." Voici la description qu'il nous d 0 ~ (93) e de l'une de ces dernières : "Nous avons ouvert une tranchée de deux pieds et deini de largeur.

ne continuassent leur cheinin par leurs veines naturelles et pour les faire couler ensemble dans un lit artificiel.i Ià l où elle fait défaut et où se trouvaient des filons OU des fissures. qui ont eu lieu après une saison extrêmement sèche et lorque la plupart des sources étaient taries. posant sur un lit de mortier. je le demande. Phulpin et désigné dans ses Notes nrcliéologiques coinme étant un hypogée celtique. elle offre des excavations plus OU inoins considérables.. à travers la roche vive. en in@metemps. ayant environ un pouce carré de puissance et provenant des puits supérieurs. notamment celle de la ferme de Lagrange. Pierret. Dans les fouilles de 1846. coupes et mis à découvert par l'excavation de la roche.. à une profondeur moyenne de six mètres. ce cours d'eau a été retrouvé aussi fort que l'année précédente. en pierres sèches. et liés tous ensemble. commence à quarante et quelques mètres au nord-ouest du monolithe un alignement de 19 ou 20 puits creusés tant dans la terre que dans une roche très dure. le conseil général vota en trois fois. . leur . sur une largeur moyenne de 1mètre 50 centimètres.650 mètres à l'est du plateau du Chatelet. plusieurs petites sources qui jaillissaient de la roche. on aura eu soin de détruire ce pavé. les seuls qui aient été pareillement explorés à fond. par une galerie haute d'environ deux mètres. Au lieu d'un hypogée. Deux de ces puits sont revêtus à leur orifice d'un mur circulaire. Dans celui de ces puits qui a été ouvert le premier en 1845 coulait une eau vive.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Or. par conséquent. qui n'est qu'à 300 mètres et à peu près au m&ine niveau. tant pour la restauration de ce monument que pour faire fouiller un souterrain découvert en 1818 par M. par sa coupe perpendiculaire. retrouves intacts sur deux points seulement de l'espace exploré. il en résulte que l'inclinaison de la galerie est à peu près la in@meque celle du sol. la somme de 525 francs qui fut employée en 1846. alors gisante à terre. on a reconnu. la figure d'un T renversé. qui a été dépose aux archives de la prefecture. c'està-dire d'environ cinquante-trois millimètres par mètre. à compter du centre de l'un au centre de l'autre. La réunion de chaque puits et de la galene qui le lie de chaque côte aux puits voisins. offre. dont le parcours est de cent cinquante-six mètres doivent avoir une foule de points où jaillissent de semblables eaux. s'il eût reçu des dtcouvertes que j'ai faites les preuves nouvelles qui lui manquaient. dont voici la description : A 1. assis sur la roche : tous les autres ont eu de pareils murs dont les mines sont au fond. à côté de la voie romaine et sur une ligne qui. pour rendre à toutes ces eaux leur liberté et. M. Cette galerie et ces puits ont été pavés de moëlIons ou de dalles en pierres sciées. Ce pavé avait évidemment été établi pour einpecher que les filets d'eau. Une somme de 500 francs. et encore des galeries sçubsidinires formées de deux murs parallèles que surmonte une couverte. aboutit à la grotte artificielle qui existe sur la rampe de cette montagne. claire et très potable. étant en tournée de révision. la coupe des vingt puits réunis est assez fidèlement représentée par cette autre figure légèrement inclinée du levant au couchant : 91 l [ I l [ l l i T T T T [ 1 l ( I s Partout où la roche est homogène. et. En détruisant l'aqueduc. dont les trois cinquièmes furent absorbés par la restauration de la Haute-Borne. Ces puits ayant tous une profondeur à peu près uniforme. et bouleversés partout ailleurs avec un soin remarquable. pour la continuation des fouilles dans le souterrain .. Dans deux autres endroits. elle est taillée à ~ ' o ~ t. quelques-unes très vastes (du genre de celle qui avait été prise pour un hypogée). était-ce pour les eaux pluviales. distants entre eux de 8 mètres 22 centimètres. visita la Haute-Borne. feus soin de dresser et de faire signer chaque jour par les témoins de chaque découverte un procès-verbal de nos travaux. et sa répoixe eût été la mienne. Chargé avec M. en 1846. le préfet Romieu. conducteur des ponts et chaussees. d'ancienne construction. Le 8 inai 1844. ces fouilles ont fait decouvrir la tête d'nqueduc. passant entre deux mètres au nord de la Haute-Borne.1848 et 1849. pour celles des citernes et des puits. il résolut de deinander au conseil général une allocation de fonds. 11 est évident que ces vingt puits et cette galerie. Dans les sessions suivantes. de la direction des fouilles. que l'on avait réparti de minces tuyaux de distribution dans les divers quartiers de la ville ? C'est aussi ce qu'a dû se deinander Grignon. recut en 1845 cette double destination. à une hauteur de 13 à 14 inètres au-dessus de son point culminant.

se sont trouvées près de ce méme endroit. creusées et assujetties l'une à l'autre. diminue graduellement selon la pente naturelle de la surface de la roche. Cet embranchement n'a pas et@fouillé. un témoin du niveau de l'aqueduc. pour ne parler que de ce qui est connu. de puits de méme nature. notamment par de grosses pierres de roche. tandis que la partie médiane s'élève cn arête à la hauteur d'un demi-m&tre. L'axe de cette cuvette forme avec celui de toute la rigole une ligne parfaitement droite. clous de toute dimension. joignait ses eaux à celles de la lignc qui vient d'être décritc. est d'un mètre plus élevéc que le point culminant du Châtelet. Elle est coupée par une ou. sur une longueur de trois cents mètres et toujours sur I'alignement de la rigole. au musee de la v~llede Cliaumont. parementées à leur face extérieure. une sorte de levée. et surtout de nombreuses tuiles en pierre sciée. et dont quelquesunes. des parcelles de bois ferrifié. du coté de la Haute-Borne. excepte à l'extréinité d'amont où la rigole s'infléchit d'un mètre quarante centimètres vers le nord. d'un puits existant sous la voie romaine. Cette cuvette. dont les parties latérales se confondent avec le niveau du sol. commence effectivemeent une rigole soigneusement taillée dans la roche sur une longueur de plus de soixante mètres. au lieu d'être de 53 millimètres par mètre. comme elles. ttn parcours moyen de trois cents mètres. précisément au même niveau que le point culminant du Châtelet.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ancien cours souterrain qu'elles ont parfaitement repris. sur une profondeur qui. la protégeait contre l'éboulement des terres. que cette levée (100) La plupart de ces objets. Leur point d'affluence qui est encore incertain. dans laquelle les eaux se dépouillaient. et nous annoncent que là ils étaient des prises d'eau. entièrement semblables à celles des tuyaux de distribution d'eau reconnus par Grignon. Sa pente. servant de bassins d'épurntion. dont I'alignement est également sévère. scinblables à celles qui abondent sur le Châtelet et percées. tels que débris de poterie. liés entre eux par une pareille galerie. U encore existaient des édifices habités. comme elles. deux médailles frustes du haut Empire. commençait une conduite de pierres formées. pour se rattacher A la série des puits explorés. conservant encore. une surélévation de terrain. Une autre série. de ce réceptacle commun. dont plusieurs échantillons se sont trouvés sur place : c'était le corninencement de l'aqueduc extérieur. $02 elles entrnient nécessairement dnns une rigole d'nqueduc. à fond de cuvette. A une vingtaine de mètres de la cuvette. à en juger par les objets que l'on y a trouvés. et qui devait être surmontée d'un regard. répartis sur deux lignes convergentes. Une voûte ou plutôt deux petits murs rapprochés dans le haut en accent circonflexe et couronnes de dalles taillées extérieurement enfaîtière. L'ayant fouillée sur plusieurs points de son parcours. 92 . une clef antique. doit être peu éloigné du cominencement de la rigole qui fait suite aux puits. A dix-sept mètres de ce point existe encore une petite ntvette de pierre de taille. dnns la roche. avec galerie en amont. nous avons reconnu. cornine dans la galerie des puits. et en aval dans la direction du Chàtelet. Ces deux séries sont-elles les seules qui aient formé cette tête d'aqueduc ? J e ne puis l'assurer. par conséquent. ayant de largeur moyenne. A partir de ce point de réunion. à leur passage. commence et se continue. semblaient ne pas avoir été déplacées. tout en mettant le cours d'eau à l'abri des influences solaires. qui évidemmnent n'a jamais été déplacée et qui devient. réunissant toutes leurs eaux en un sert1 point. d'une partie de limon. qui étaient posées transversalement. liés enire eux par deux galeries et formant ensemble. des tuyaux de distribution. environ qunrnnte puits. en fondation. une petite rondelle en cuivre très-mince sur laquelle des tiges de fer jouent dans une charnière. A l'endroit où la roche cesse d'être taillée en rigole. pour le passage des clous qui les fixaient à la charpente (100). Quatre frettes de fer. inais son existence est suffisament prouvée par la découverte faite fortuitement en 1825. et dont deux ont un décimètre de diamètre et les deux autres 85 millimètres. 42 centimètres en ainont et trente-deux en aval. plus ou moins considérable. sur un mètre de largeur. est à tout au plus d'un à deux millimètres. peut-être par plusieurs excavation de cinq à six mètres cubes. avec les frettes. étant d'un mètre soixante-dix centimètres à son origine. large de six à huit mètres. Ainsi. ont et@deposes et sont conserves. ainsi que quelques autres trouvés dans le reste de Yaqueduc.

.

diap. Mais. préférer ce tracé. homme doué d'une excellente mémoire et digne de toute confiance.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ainsi que nous le présumions. à 350 mètres de cette extrémité de la ruine et à trente-trois mètres au midi de l'axe de la voie roinaine. entre la Haute-Borne et le ChAtelet. on creusait la terre pour y trouver les sources et les réunir (101). Si j'insiste sur ce fait. du niveau d'eau et surtout d'un instrument plus précis nommé Chorolintes (102). 8. il la détruisit aussitôt. (102) M@melivre. parce que. On commençait par comparer au niveau du lieu qui avait besoin d'eau celui des lieux qui pouvaient en fournir : c'était à l'aide du quart de cercle.XEnSCHMER $oplès Vitiiive. et cela. 1 et 7. qui m'en a fait le récit. ~ . trouvant plus avantageux d'en employer les belles pierres que d'y heurter encore sa charrue. les découvertes qui m'ont perinis de faire la confiance et la magnificence de l'adininistration départementale. en suivant ce tracé. entre l'extrémité occidentale de cette ruine et le plateau du Châtelet. la tenacité de mes convictions et la collaboration de ines amis. ce qui aurait nécessité trois rangs ou étages d'arcades. coimne nous le verrons bientôt. au fur et à mesure de leur découverte. Telles sont.S . Voyons maintenant si les faits qu'elles constatent ont bien réellement entre eux la liaison qu'ils semblent avoir.de3rrt de ?>tofreère). et en meine temps il en augmentait de beaucoup la solidité. . formant comme la base d'un pilier carré dont chaque face était d'environ deux mètres. Dans l'intervalle d'onze cents inètres qui existe. en 1823. ce qui lui perinettait de suppriiner un rang d'arcades. Victor Demogeot. était la ruine d'une partie de l'aqueduc extérieur. épars en cet endroit : un de ces morceaux avait été scié sur une de ses faces. Donc l'établissement sous terre de notre tête d'aqueduc n'a été que l'utilisation de l'expérience des Romains dans la recherche des sources. . parce que de temps immémorial les propriétaires des cliamps voisins auront aussi enlevé avidement les pierres des autres piles. f Appnleil de iiivellenrent or1 Choiobnfes (dessin de F. chap. . 8. Malheureusement. en droite ligne. nos recherches n'ont amené la découverte d'aucun vestige du reste de I'aqueduc qui.Ainsi la précision du niveau qui existe entre la rigole de l'aqueduc et le soinmet du Châtelet est bien moins l'effet du hasard que le résultat d'une opération savante. Nous avons vu les découvertes correspondantes qu'a faites Grignon dans l'enceinte mgme de la ville. c'est que l'examen attentif des lieux me fait reconnaître que l'architecture a dû NIVEAU D'EAU COUPE (101) Vitruve. edition de Lyon. une construction en pierre sciées. s'ils sont conforines à ce que nous connaissons des anciens aqueducs et aux regles qu'observaient les Romains dans leur contruction. 1552 liv. de A ~ c h i t e c h ~V111. par M. Si la ville qui voulait construire un aqueduc n'avait point d'eau à sa portée. faisant ainsi passer l'aqueduc sur l'arete du col qui joint les deux rnontagnes. de Sommeville. De nombreux sondages que j'ai fait exécuter avec une forte tige de fer au-delà et en-deçà de ce pont ne m'ont rien fait découvrir. je le pense. il rendait ses constructioils de dix mètres inoins élevées que par le trace direct. Je n'en ai plus retrouvé que trois ou quatre fragments de pierre de taille. double avantage que recherchaient singulièrement les Romains. levées sur champ. en leur donnant aiilsi un angle saillant à l'endroit où le vent du inidi prend entrée dans le vallon . aurait eu jusqu'à quarante-trois mètres d'élevation au-dessus du point le plus déprimé de son parcours. a été trouvee. m.

à des distances égales d'environ 40 à 50 mètres (109). formn rivi. notre galerie subsidiaire et d'autres maçonneries souterraines dont nous n'avons fait qu'entrevoir les vestiges. témoin l'aqueduc Virgo. vers l'an 300 de Iiome. ler. Pline dans le 3e chapitre de son livre 31e. ainsi appelé de ce qu'une jeune fille avait fait connaître l'endroit où l'on en trouverait la source. 55. (106)Vitruve. liv. ornait le petit temple. la nature et l'épaisseur des couches. ducfus. le consul Auhrs Aeterinrs. pente a i'ouest. l'engorgement des sources. c'est en consultant les règles de l'art que l'on a créé notre tête d'aqueduc . vo Aqueduc. la roche ou le tuf venaient à faire défaut. chap. Nous avons de plus recoimu. étaient déjà les augures que l'on consultait. le surnom de Venox à l'autre ceiiseur Cniirs Fabius. il donna. A diverses profondeurs. et. dans le ler chapitre de son 8e livre. dans le même but. de même qu'il avait surnomme Fontinnlis. ii voyait quelque chose de divin dans l'auteur de la découverte. coinine les rayons d'une section de cercle vers leur axe coimun. . si l'on trouvait une source dans ce puits. Vitruve. . que la science de nos hydroscopes. on les faisait tous aboutir au inêine point (106). en rappelant dans un glorieux surnom les services qu'il en avait reçus . diap. (109) Quatremère de Quincy. Ædiculn. dans sa reconnaissance. dans les lieux les plus secs. . mais avec une telle inodestie et des soins si minutieux que l'on rougirait aujourd'hui d'appeler cela de la science. chap. et encore. on y excavait un puits. ou plutôt que par circh cet auteur aurait voulu indiquer des embranchements dirigés vers le réceptacle. rivirs. dans son Dictionnnire d'Arcliitecture civile et hydrnirliqire. circh. pratiqués perpendiculaireinent dans la roche et paraissant n'être que des sondages servant à étudier. (108) Frontin. font connaître. p. liv.. Dict. Si. si les puits y sont établis sur une ligne droite. on les murait pour prévenir la perte. pour rendre à l'eau sa liinpidité à la suite des grandes pluies (108). pour avoir découvert les veines d'eau qui en alimentaient le canal (104). 8.Vitruve. comme celle d'une divinité. 3 . notre rigole et la cuvette trouvée au commencement de l'aqueduc extérieur. au lieu d'être disposés circulairement. d'Alrliit. 27. dans le trajet de la galerie. Le peuple. on parait aux ébouieinents par la construction de deux murs surmontés d'une couverte (107). A l'issue de la série des puits commençait la rigole. (107) Pline. qui fut bati sur le lieu m&me (105).LE CHATELET BI' SES ENVIRONS POTHIER Après avoir reconnu le niveau des hauteurs voisines. par le moyen d'une galerie. p. 31. avec des détails qui ne peuvent trouver ici leur place.. Lorsque les puits étaient creuses. 31. 1588. p. coilsacrait la inémoire de ces hoinines utiles. et même on choisissait les aspects et les couches de terre ou de roche qui fournissaient les eaux les plus abondantes et les plus salubres (103). (103) Nous avons roche claire t@scompacte. La météorologie. des ùnssins d'épurntion. liv. de petits réçemoirs.Voilà les murs circulaires de nos puits. des têtes d'aqueducs comme la notre. Quoiqu'il en soit. grès pulverulent au-dessus. Paris. l'hygroinétrie. c'est que I'art se serait perfectionné depuis Vitruve. ne date ni d'aujourd'hui ni d'hier. dont la profondeur égale trois ou quatre diamètres de leur orifice. la géologie inêine. . on en creusait alentour plusieurs autres.Ainsi. l'aqueduc proprement dit.et. on cherchait parini les points doininants l'endroit où se trouveraient les plus belles sources. et. 7. on savait alors trouver. C'est là ce que Dmiiler appelle Pirisnrds de sorrrces. Lorsque l'on avait reconnu sur un point doininant des indices favorables. et. On y établissait des puits d'un autre genre. pour les moyens d'exploration. en l'an 442 où fut construit le plus ancien des aqueducs de Rome par les soins d u censeur Appius Clnudius. les traces d'un perfectionnement dont ne parle pas l'architecte d'Auguste : ce sont des trous en cbne renversé. 8.. la botanique. (104) Froiitin. et que l'irnage de cette bienfaitrice.Telles sont la grande excavation pratiquée sous roche. 005) Id.

t. les anciens leur donnaient environ les deux tiers de la largeur des arcades . la moitié lorqu'ils étaient conshiits en pierre de taille. pour tous les soins de détail et d'exécution facile. taillée dans la roche. diap. pour favoriser l'écoulement des eaux pluviales (111) ." . . d'Arcliit. 488. 3. d'Air1it. p13) Id. lorqu'ils étaient construits en blocage revetu de briques ou de petits moëllons équarris. Dict. y.Ainsi les prises d'eau A l a tete de l'aqueduc. pres de l'aqueduc. Franchissons donc cet espace intermédiaire et voyons ce qui devait exister sur le Châtelet. pour conserver à l'eau sa fraîcheur et sa pureté (110).. le fait s'explique encore par des exemples. sont autant de causes qui rendent très-difficile la continuité des investigations. Les anciens donnaient peu de largeur aux arcades de leurs aqueducs . la ou l'aqueduc n'avait encore que peu d'elévation : ensuite. de la meme manière que celle d'un paravent qui.. Voynge dnns les d@n?tonozts.. 7. notamment hors de la ville. p. qu'on appelait caduques. des ouvriers. et lorsque. peut-etre. v" Aqueduc. Villicus. Voynge d m les riQ. qui pouvaient aller tout droit a la ville. Dict. par voie de concessions du prince.. (111) Millin. Les arcades de l'ancien aqueduc de Metz ont seize pieds et demi. et celles de l'aqueduc LE CHATELET ET SES ENVIRONS de Ségovie en ont 17. Rome nu siècle d'Aug. Par ce moyen. étaient conformes l'usage. mais seulement lorsque ces eaux. soit pour une autre raison : lorsqu'il s'agit par exemple. des prises d'enlc faites par des particuliers près de la tête de l'aqueduc aussi bien que dans la ville. Le pont du Gard est une exception à cette coutume. Les aqueducs hors de terre étaient portés sur un massif de inaçomerie. se soutient solidement lorsqu'on lui fait des lignes brisées (116). en nombre suffisant. t.il en résulte de ces renseigneinents que la fondation découverte en 1823 peut très-bien etre une pile de notre aqueduc. lorsque l'élévation n'était que de cinq à six pieds. refluaient des réservoirs ou s'échappaient d'une manière quelconque (112). on augmente leur solidité. car "une chose reinarquable est que les anciens aqueducs. ou par des arcades quand elle était plus considérable (114).Desobry.Aussi trouvons-nous une ruine de 300 mètres en ligne droite.. on ne veut pas leur domer une trop grande épaisseur.nrtonmfs du Midi. 66 et 67 . qui surveillait les prises d'eau. v" Aqueduc. . des serviteurs. le passage de la voie romaine et surtout le soin que Son a eu de bien cultiver les terres qui sont au-delà. p. loco dicto. Si elle se trouve hors de l'alignement général. et quelquefois le quart : leur épaisseur dépendait de la quantité d'eau à conduire et de la hauteur de l'édifice. n'était pas à ciel ouvert et pourquoi les pierres qui en recouvraient la voûte étaient arrondies en faîtières. les divers accidents du terrain. La dépense de ce personnel était couverte par le revenu des concessions faites en faveur des jardins et des maisons du voisinage (113). on imposait au fermier i'obligation d'entretenir. . 58. soit pour roinpre la rapidité du courant de l'eau.POTHIER Les aqueducs étaient couverts sur toute leur longueur. le sous-fermier. 8. (110) Vib. (116) QuaeernPre de Quincy. . de construire des aqueducs fort élevés dans une grande vallee ou dans une plaine.. sont donc ceux de la maison qu'habitaient ces ouvriers et serviteurs et. 1.. par des motifs d'économie. n'y vont que par des sinuosités frequentes et des espèces de zizags. En louant la régie des eaux.Les vestiges d'habitation que nous trouvons au point où l'aqueduc extérieur fait suite à la t@ted'aqueduc. Cette couverture était un peu bombée. Un double rang d'arcades suffit à un aqueduc de cent et quelques pieds de haut (115). (115) Quatremère de Quincy... la cessation de cet alignement. Quant à la largeur des piliers qui portent les arcades des aqueducs. ne pouvant se soutenir en ligne droite. la plupart n'ont que de douze à quinze pieds de large. 94 (114) Millin. Il y avait. constatees par nos frettes. liv..Cela explique pourquoi notre rigole.

Comment concevoir leur existence sans reconnaître qu'il y avait un château d'eau pour les alimenter et que l'aqueduc dont nous possédons la tete a été continué jusqu'à la ville par un trace quelconque ? Oui. vers son milieu. recevant l'eau de chacun des compartiments. pour l'envoyer d'une part dans les piscines et autres fontaines publiques. 7. d'autre part. l'inévitable conclusion de mes recherches. t. peut avoir rencontre. et. Les tuyaux qui partaient du château d'eau se ramifiaient sous le pavé des rues. au lieu d'&tre chaque jour desséché par les (117) Vitr. trente-trois mètres de hauteur. n'est-il pas évident que les infiltrations en deviendront plus considérables et que l'on pourra y . et dans ce bâtiment étaient trois tuyaux principaux. rEAU PASSE PAR: COUPE A-B M A I S O N S F O N T A I N E S THEATRES Tui'A B . Telle est. (119) Frontin. où les fontaines suburbaines. et enfin dans les maisons des particuliers (117). comme les puits. elle n'eût pas facilement échappé à son étonnante sagacité.doit avoir été donné à ces bâtiments parce qu'ils sont toujours placés sur un point élevé.- Chnfenrc d'eari plincipnl de Pon~pei. les eaux ménagères s'infiltrent dans le sol et se retrouvent quelque part en forme de source : témoin la ville de Langres. pour les esprits sérieux. auquel tenait un réservoir divisé en trois compartiments. S E L O N K A B O N D A N C E . rayons du soleil. Cffitellum. 93. sans les reconnaître. Ja'i dit que l'existence de I'aqueduc expliquait celle des centaines de puits. qui sont sur la montagne. . Désobry (118) nous fait remarquer que le noin de Château. tandis que les eaux de Blanchefontaine. d'autres dans les bains publics. Je ne signale donc ce fait que comme l'objet d'une recherche très intéressante. M. comme les chateaux forts.LE CHATELET ET SES EhVIRONS POTHIER Sur l'un des points qui regardaient l'aqueduc on établissait un bâtiinent noininé Cnstelhrin. . d'une part. aujourd'hui sans eau. R di. car. de Buzon et de l'Arbolotte. qui avait pres de quinze cents mètres de longueur.Grignon. p. (11R))Ronienri siècle d'Aiigirsfe. l'eau arrive et se consume à profusion dans une ville.. 3. sont si appétissantes et si pures ! Si donc. il y a encore sur le plateau de la montagne. par un moyen quelconque et notaminent par un aqueduc. selon les besoins de la ville (119). amenait dans la ville gallo-romaine d u Châtelet des eaux de source artificiellement puisées au pied de la HauteBorne. un double rang d'arcades. ne connaissant pas l'existence de l'aqueduc. D'abord l'expérience nous fait reconnaître que.Nous avons vu que plusieurs de ces tuyaux ont été trouvés par Grignon. liv. là où le sol est couvert d'une agglomération de maisons. à l'orient et précisément depuis ses abords jusqu'au point culminant vers lequel se dirige la conduite d'eau qu'il a décrite. les vestiges d'un château d'eau : mais il est plus probable que cette découverte est réservee à d'autres observateurs . ne fournissent qu'une eau fade et répugnante. 36 et 66. une zone qui n'a été fouillée N par lui N depuis lui. et. p.

Notre aqueduc était le seul : la longueur de son trajet sur des arcades devait quelquefois nécessiter des réparations d'une durée plus ou moins longue. on ne donnait que peu d'élévation aux aqueducs. Cette dernière poterie. l'infltrntce de cr inotrirwetif (d'rrp~ès Métiniri et Sni~z~n~eof. notamment des débris de l'espèce de terrine dont il a et@ fait mention à la page 138 de cette revue. était molle comme de la cire. appartenant." En effet. une serpe et une clef dont la forme diffère peu des nBtres. 29 et 34. ici comme là. 021) Desobry. dans I'un et l'autre endroit. que des parcelles ferrifiées adhérentes aux frettes : les objets que nous avons trouvés dans les ruines de la inaison du gardien de l'aqueduc sont identiques à ceux du même genre que l'on trouve sur le Châtelet : les pierres. 60 (121). pour empêcher qu'ils ne fussent facilement coupés par l'ennemi. où s'est développée la prospérité de la ville qui couronnait notre montagne. au sortir de la terre. temps où l'on a le plus besoin d'eau. il ne s'est fait qu'avec le temps : les objets qu'on y a trouvés et qui sont un couteau dont le manche est ferrifié. et in@medes échantillonç de la poterie désignée au même endroit comme celtique. sont en grande partie calcinées par le feu. sans ce moyen. Rome nu siècle d'Airguste. surtout dans les parties qui portent sur des arcades. que ces puits. dont 221 seulement en arcades . contemporains dans leur existence. t. et la garnison ou les forces militaires du Chatelet ne pouvant être cornparées a celles de Rome. l'aqueduc de l'eau Martia. Dans l'origine de l'art. et le dessin de E. Il s'est trouvé. Ce dernier renseignement nous aidera plus loin à déterminer l'époque où l'aqueduc a été construit. dans ce qu'ils ont de t e Potzi de Gnld oii çmii dezs In desc~iptio~t de L .) faits qui concer- (120) Id. se sont reinplis successivement jusqu'à ce que le laboureur n'eût plus qu'à niveler le sol. les aqueducs.Notre aqueduc extérieur étant d'environ 1500 mètres. et le plus ancien de tous. Ces réparations se faisaient le plus rapideinent possible et rarement en été. nous devons peut-@treen préférer une autre. Royeicl. où il existait une dizaine d'aqueducs. Quant au recomblement total des puits de la tête d'aqueduc. Tels sont. un éperon à longue tige. à diverses époques plus ou moins récentes. Contentons-nous ici de faire une remarque très importante : c'est que l'aqueduc et la ville romaine. prouvent ainsi que des ossements d'animaux domestiques qui s'y montrent en grande quantité à toutes les profondeurs. Les tuyaux de distribution d'eau se trouvent pareilleinent consumés par le temps sur la montagne et près de la HauteBorne . les Les peuples dntis I'Aiitiqaité. par l'établisseinent de ces inOines puits. p.plus iinportant. 463. lorsque la ville de Rome était encore fréquemment en guerre avec les autres peuples de l'Italie.56 et 56 et 68. 3. de manière à les conduire sous terre autant que possible. sont sujets à beaucoup de réparations. Potliiei. . sur plusieurs points de la rigole. il s'ensuit qu'en cas de guerre cet aqueduc pouvait être facilement coupé. selon toute apparence. Front. 100. 98 . A Rotne.il n'en reste. p. et qu'en conséquence les Ont se préinunir 'Ontre la disette d'eau qui en aurait résulté. ne fourniraient pas une goutte d'eau ? A cette explication. Ainsi l'Abio velus n'avait que 702 pas de trajet extérieur. l'ont été dans leur ruine. Que devenait alors cette population habituée à une grande consommation d'eau ? N'est-ce pas afin d'y obvier qu'elle se sera créé de nombreuses réserves d'eau par l'@tablissment de ces puits ? A l'appui de cette conjecture vient aussi l'observation suivante. on avait soin de ne pas réparer en même temps ceux qui servaient les mêmes parties de la ville (120). 54. d'autres poteries de l'ère gallo-romaine. celui de l'eau Appin. durant lesquelles ils n'amenèrent plus d'eau à la ville. devenus une sorte de charnier. soit 1022 pas romains. p.POTHIER LE CHATELET ET SE5 ENVIRONS établir avec succès des puits qui. G . et l'époque où I'un et l'autre ont été anéantis. qui se résume dans ces paroles de Grignon : "Ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes ou d'amas d'eau.

~Mznicipnlede Cbaun!o~#t 99 .Dessiit Errresf R q e r :Mniruscril Potbicr Bibl.

aujourd'hui Naix. à quelque distance de Margerie. au sud-ouest Altgustobona ou Tricnsses. Non seuletnent nous avons tenu à ce qu'ils fussent bien constatés. qui. qui en rendait l'accès très difficile dans cette partie . conforme à celle de dom Jacques Martin et de Sanson. 86. on entreprendrait la restauration de cette tête d'aqueduc. pour s'en convaincre. cette description se trouve être encore d'une grande exactitude.. et à l'ouest Corobilium. Reims . au sud-sud-ouest. au sud-est Noviomngus ou Novimngus. On sait que les Romains nommaient ces terrasses pomerin. Voici en quels termes Grignon (123. nous parle de l'enceinte de la ville : "L'assiette de la ville formait une espèce de triangle curviligne. dans la Chanpagne crayeuse. joint à l'escarpement de toute la montagne. L'espèce de bastion qui est au couchant est formé de terres rapportées : à partir de ce point. ne peut manquer de voir les choses telles que les a vues Grignon et de se convaincre que l'art militaire. dont l'un est dirigé au couchant. par lui editee en cette ville eii 1851 : il y signale l'existence d'me foule d'objets qui sont autant de preuves d'm 6taùlissemnt romain.un peu plus vers le nord Ditrocortonim ou Remi. est entièrement formée de terre rapportée. au midi Andernnniunum ou Andomntunum. un cordon saillant qui délimite toute partie et ressemble aux ruines d'un mur écroulé sur ses fondements. est aujourd'hui la ville de Langres . avait fait de cette ville une place très-forte pour ces temps-là. au nord Caturices ou Caturigoe. qui j'emprunte cette ilote. Troyes. Le cordon de mur est interrompu dans un endroit où Voies romaines." Malgré les modifications que quatre-vingt ans ont pu apporter à l'état des lieux. rendu sinueux pour en diminuer le rampant. qui n'est point Neufchâteau. 1O0 .. aujourd'hui Bar-le-Duc . (124) "Bar-sur-Aube dut le nom de Segessela à la fertilite de son territoire et à ce qu'elle servait d'entrepût aux Romains. Sous le bastion à l'ouest est un fossé de circonvallation. pour mettre à la disposition du monde savant et aussi de l'agriculture locale ce précieux spéciinen des connaissances hydrauliques des anciens.inais ce fossé s'est effacé par la suite des temps dans le surplus de son étendue . aujourd'hui s u losse . surtout s'il pénètre dans l'épais fourré dont les accrues du bois de Gourzon ont recouvert sa partie septentrionale du pomérion.. elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée. que l'on pense &treBar-sur-Aube (124) . en passant par le nord. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracines. espérant même qu'un jour. pourra toujours être consulté. Fortifications. En conséquence. lequel partait de la vallée de Ruetz. et Solimnriaca. sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. L'observateur qui examine avec soin le couronnement de la montagne.qui nous a déjà dit avoir trouvé des dents de herse de fortification. il regne au pourtour de la montagne. p. Cette ville avait au nord-ouest Châlons. avant que de remettre les lieux en état d'être cultiv6s. appelé alors Aquæ-Bomonis . mais bien plus déformées. Cllevalier. pour l'élever de nouveau sur le penchant de la montagne : l'autre est extérieure . nommé ensuite Lingones. de vingt-quatre pieds chacune de largeur. à l'est-nord-est Nnsium. (123) Voir. à la page 584 de l'annuaire de 1803 l'opinion de l'abbe Mathieu. (122) Bulletin des Forrilles. nous avons choisi et inarqué dans nos fouilles les points de repère les plus importants et les avons soigneusement indiqués dans notre procès-verbal qui. mais Nijon (123) . simple village . qui règnent dans toute cette étendue : l'une. qui doit être Corbeil. interieure.POTHIER LE CHATELET ET SES EkWIRONS nent l'aqueduc. Du c6té du midi il existe des traces légères de pareilles terrasses. à l'ouest-nord pour monter à la ville. étant déposé à la Préfecture." M.au sudest Mose ou Mosn. sa métropole . il formait une courbe sous le bastion et se prolongeait au nord sur une ligne parallèle à celle des esplanades. au besoin. mais de plus nous avons voulu qu'on pût. dont les trois parties saillantes figuraient trois especes de bastions. grande et puissante ville des Lnici (Lorrains). qui semble devoir être Meuvy. au-dessous du pomérion. Segessern.. est auteur d'une Iiistoire de Bar-sur-Aube. Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. les vérifier et les étudier de nouveau. l'on voit les traces d'un ancien chemin. le second au nord et le troisième au levant . à l'est-sud-est Granum ou Grand. et Bourbonne-les-Bains.

Drssiti Entest Royer :Mnnr~switPotliier Ribl. Mri>iicipnlede Clrnri»iottt 101 .

éditée en 1847. vers Cnturices.. chap. p. alors comme aujourdliui. Courcelles." A Barsur-Aube. (130) Précis de I'Histoilr de Vflssy. C'étnit de cette voie qrie se détnchnit une branclze qlri descendnit sur la Marne. on découvre quelquefois d m le sol des débris d'armes qui annoncent qu'un combat aurait eu lieu en cet endroit. et. la quatrième. elle devait avoir avec toutes ces localités des coin~nunicatiom plus ou moins directes. formaient quatre branches. Sur le côteau. pnr Curel et Fontnines. de leurç chemins militaires. la seconde. parailPlement au chemin actuel. t.. redierclies préliminaires. un peu au-dessus du diemin actuel. à en juger par les nombreuses médailles qu'on y a trouvées autrefois. à qui je dois ces derniers renseignements. à l'exclusion des simples chemins vicinaux qui reliaient entre eux. on trouve à la profondeur d'un a deux mètres un autre chemin forme de pierres recouvertes d'une couche de laitier et de crasse de fer. Busson. La ville qui existait sur le Châtelet semble avoir été traversee par deux voies romaines qui. au nordouest.de Sommeville. à Rimaucourt.. Badin et Quantin à la page 208 de leur Gwgrnphie du dÉpnrtemnit de la Haute-Mnme. encore si recomaissable. vers Mose. Effectivement. Fiard. par Nogent. liv. par le sud-ouest. sur la voie de Langres à Naix. s'y croisant. des ornières sont creusées profondément dais la roche. pour aller rejoindre la grande voie aux environs de Naix. telles que cette même voie qui de Langres conduisait à Naix. reliaient ces trois villes entre elles. Ernest Royer. (128) Recrreil d'Antiq. 39. la troisieme. p. d'oc elle nrrivait à Chfitelet. (127) Dans le village de Fontaines. 3. on regarde comme voie antique le beau chemin qui. no 1. conduisait par le nord-est à Nnsilim. qui longe les côteaux de la rive droite de la Marne. se bifurque aussitût pour se diriger.. etc. que recouvre la terre des vignes. Villiers-aux-Chênes est u n lieu où les Romains ont eu des etablissements. coinme passant par Çommevoire.. 1849. entre Courcelles et Mertmd. se dirige sur Thonnance-les-Joinville. à Segessern.. rayonnant de Reims.. de Curel et des Autigny. par M. mais encore les voies principales. Mandres. Elle ressortait par la porte du levant. sortant de cette ville au faubourg d'Arsonval. Mandres. dir côté de Joinville. 3. de Bessonville. . p. Rimaucourt. par (125) Histoi~des grnnds cchemins de I'Enrpire minin. Nully et Trémilly. suivant dans sa carte des Gaules les renseignements fournis par l'itinéraire d'Antonin et la table l'héodosieme ou carte de Peutinger renferme la région dont le Châtelet fait partie entre les voies roinaines qui. passait par Nogent-le-Roi. de Metz (Divodunim) et de Langres. sont loin d'indiquer tous les chemins que les Roinairis ont construit dans les Gaules (126).. me disait aussi dans sa lettre du 20 novembre 1849 : "J'ai souvent entendu parler d'un autre chemin qui serait parti de Barsur-Aube pour aller au Châtelet. 3. Reynel. tels que celui qui. "on voit enire Thil et Nully quelques traces d'un ancien chemin et d a m le voisinage. qui est tout près." M. @aversant les villages actuels de Fontaines (127). Naix etc. et dont les restes sont encore si remarquables. Danville. L'existence d e cette dernière ne repose que sur une conjecture résultant de l'interprétation des indices contenus dans la Table théodosienne et de l'aspect de l'excellent chemin. entre ce village et le Cl~âtelet." La voie qui coiiduisait à Çegesçera est mentionnée par MM. Mais la Table Théodosieme et 1'Itinéraire d'Antonin. (129) Arts e t MCt. etc. (125) et que l'expérience nous le prouve chaque jour. passait par Villiers-le-Sec et Bologne allait tomber. Elle a été considérée comme voie romaine par le cointe de Caylus (129) et voici ce qu'en dit Grivaud de la Vincelle (130) : "Il a été reconnu qu'une autre grande voie soriait de Langres. au sud-est. en passant par Villiers-aux-Chênes. on a découvert des tombeaux gallo-romains : à Trémilly. en coupant la voie de Langres à Naix. 425. 3. on voit quelques traces d'un ancien chemin et de vieux retranchements. dont la première. tous les lieux Iiabités. ainsi que le téinoigne Bergiei. souvent relevé en chaussee et appelé vieille route. ils omettent non-seulement la plupart des chemins transversaux..POTHIER Nécessairement. Celle qui allait vers Mose se fait remarquer par LE CHATELET ET SES EWlRONS la continuation de cette même vieille route qui. (126) ii est bien entendu qu'il n'est ici questioii que de chernuls mristruits à la manière des Romains. suivnit le cours de la rivière.

.

par sa rive méridionale.LE CHATELET ET SES EhWlRONÇ deux lignes également remarquables. (135) Le h@hen'etant pas lm marbre pivotant. plus destructeur que la faulx du temps. contre I'une et l'autre rive. près de Ravières. occupent le milieu aussi bien que les (131) M@meouvrage. (132) Page 216 de cette revue (133) Voir le trace de cette voie à la plandie Ire de l'ouvrage qu'a pulie M. de Trémilly et de Nully. En montant vers la Haute-Borne. Ces deux lignes. par Argentières. . une levée bilatérale. elle traversait la grande voie de Langres à Çens" (133).à titre de réparation (134). c'est une véritable chaussée. dite LANDUNUM. de prendre des notes. près de Molême. Thors et Beurville . à gauche. en chaussée généraleinent bilatérale. De Brousseval s'avance pareillement vers Magneux et Avrainville un beau chemin qui paraît très ancien. par Fresnay. barré actuellement par un lessivoir public. Les cinq kilomètres qu'elle parcourt dans la forêt forment. canton d'Ancy-le-Franc (Yonne). La. quelques-unes se touchant par bout. Coutant. eii s'dongeant liorizoiitalemeiit. posées à plat et se touchant par la base de leur triangle qui forme le bord de la chaussée. 4. D'Avrainville à la vallée de la Marne. des arbres. Vis-à-vis de ce point montait vers la vallée de la Marne et le Châtelet un chemin qui. était encore pratiqué au milieu du dernier siècle. elle s'efface en quelque sorte par l'effet de I'élargisseinent extrêine que lui a facilité la roche nue sur laquelle elle passe. pour que ses racines. à l'endroit connu sous le nom de Hnut-de-So~lris. à travers la forêt de Morley et par Dammarie. monsieur. dont les talus commencent et se terminent doucement sous le terreau et la mousse qui la recouvrent. aillent chercher les sucs nourriciers au-dela des bords du cliemki. des hêtres énormes (135). ma voie roinaine partant drHnrmandnl. Aux abords de ce monument. allait à Essoyes et Bar-sur-Aube. prendre. et dominant d'un à deux inètres. en 1854. les autres séparées par des lacunes et toutes évidemment posées pour la consolidation de l'ouvrage. elle s'y est trouvée composée d'un empierrement en forine de pavé. Maisons. de constater des faits ! A peine irons-nous aussi vite que le marteau de notre civilisation. puis elle se relève. (134) Hâtons-nous d'examiner. puis revient entre le sud et l'est. voici la réponse que m'a donnée M. on voit aussi saillir de terre. qui semblent attester l'antique existence de Vassy (130). . haute d'un à deux inètres. en ligne droite. en face de celui qui de Bayard montait au Châtelet. sa direction naturelle vers l'estnord-est. A cette question. Çon nom traditionnel de chemin des Romains est surabondaiment justifié par les observations suivantes : Au sortir du Châtelet. c'est-à-dire vers Naix. larges de 40 à 60 centimètres.. des pierses énormes dressees sur cliainp. où elle se serait terminée par un chetnin creux. La largeur totale du chemin est en cet endroit de quatre mètres trente-six centimètres. sur chacune desquelles se trouvent quelques restes roinains. les champs qui descendent vers Ruetz. Bouleversée depuis peu d ' a ~ é e s . Coutant : "Oui. pour relier à la voie de Toul à Metz la grande voie de Lyon à Boulogne. pasait à Landunum. à droite sur Villiers-aux-Chênes. ville détruite. A seize cents inètres de la Haute-Borne. elle se resserre dans un encaissement. Engente. recouvert de grève ou sable de rivière . Un peu en-decà de ce point. adossée. par Laneuville. nous venons de voir qu'elle est déjà indiquée par Grivaud de la Vincelle. longues de 60 à 75. A un kilomètre au-delà de la Haute-Borne. la chaussée dévie insensiblement vers le nord jusqu'auprès de Brauvilliers. on voit le sol même du cheinin pave de pierres i r r t p lièrement cunéiforines. traversait les bois de Ferrières près des Riceys. il lui suffit d'une mkice couche de terre. en traversant cette ancienne ville de Lmdunum. p. descendent plusieurs vieux chemins dont un. par son autre rive. comme sur toutes les voies perdues dans les forêts. Quant à la voie qui conduisait à Nasium.là où ont été trouvées des inédailles de Dioclétien et de Maxiinien-Hercule. pouvaient I'une et l'autre conduire assez directement au Châtelet. ou mieux encore par Vassy. en passant par Brousseval.. sous le titre de Déco~liinte dirnc ville gnllo-romnine. sur Sommevoire. s'éloignant en ligne droite vers l'est-nord-est. dont nous avons déjà parlé (132). au col qui réunit les deux montagnes. Ville-sur-Terre et les finages de Thil. au-delà.Ce cheinin n'aurait-il pas eu sa continuation de l'autre c6té de la vallée de i'Aube. sous le noln de chemin de Bar-le-Duc (131).

VOIE5 ET MILLIAIRES ROMAINS

Trace incertain

1

Mililaire romain certain
Mililaire romain

Colte des Voies mnznines Ar d+n7tmzmf de In H

105

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-

M

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POTHIER

bords de la chaussée. Vaincue par les Romains, la
nature semble y avoir voulu prendre sa revanche et
profiter du trouble et de la torpeur qui ont suivi
leur domination, pour s'y réinstaller et dire ensuite
aux habitants, en leur montrant ce vivant trophée :
On ne passe plus là ! Spectacle vraiment imposant !
Travaillons, construisons, lançons devant nous
ponts, viaducs et tunnel, et vantons-nous d'avoir
vaincu la Nature : elle, pendant ce temps, nous
regardera passer, et, pour peu que nous laissions
entre nous une lacune, elle se dressera là et se montrera seule, colnme l'Ibis sur Ninive, Memphis ou
Palmyre. Ici, loin de protester, l'homme a coinme
sanctionné à tout jamais cette interdiction, en plantant une ligne de bornes au beau milieu de l'ngger,
sur une longueur de plusieurs hectomètres.
A son issue orientale, à l'endroit où elle est coupée diagonalement par le fossé qui sépare de la
forêt les terres arables de Dammarie, la voie offre
aux regards la structure intérieure de son ngger : ce
sont des pierres épaisses de 12 à 18 centimètres,
posées à plat, par assises, sur près d'un mètre de
hauteur. La continuation du tracé, très-saisissable
par l'effet des accidents de terrain, rejoint, à une
centaine de mètres plus loin, le chemin vicinal de
Dainmarie, qui, jusqu'à l'entrée du village, est la
voie romaine la mieux conservée que l'on puisse se
figurer. L'ngger, ou plutôt le "ymimentum ou staftcmen", formé aussi de pierres posées à plat, s'y
trouve encore recouvert de 15 à 20 centimètres d'un
gravier telleinent liaisonné que l'on ne peut en
arracher le moindre galet. On y retrouve aussi les
pierres inarginaies (136) plantées de champ, mais
de plus d'un demi-mètre au dessous du niveau de
I'nggn et ne se montrant qu'accidentellement, en
percant le talus de distance en distance. De l'autre
côté de Dammarie, entre la vallée de la Saulx et le
vallon de Couverîpuits, toujours dans la direction

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

de l'est-nord-est, reparait ce beau cheinin dam le
même état de conservation ; puis, après avoir francl6 un petit pont ruiné, dont les culées et la pile
unique existent encore, il monte dans la meme
direction vers la forét de Morley, il se continue par
une lev6e couverte de hétres, qui passe au nord de
la ferine de la Grande-Ferté et se terinine à l'issue
de la foret, près Villiers-le-Sec, pour se continuer,
m'a-t-on dit, en chaussée pareilleinent reinarquable,
sur plusieurs points des six kilomètres qui lui restent encore avant d'arriver à Naix.
On s'expliquera facilement coinment cette voie
est si dégradée entre Brauvilliers et le Châtelet, tandis qu'elle est si bien conservée sur le territoire de
Dammarie, si l'on considère que dans la Meuse elle
n'a jamais servi qu'aux transports de l'agriculture,
tandis que dans la Haute-Marne, elle se trouve, dès
l'époque gallo-roinaine, (137) fatiguée et rongée
tous les jours par le passage incessant des pierres
de taille de Savonnières et de Brauvilliers : c'est
ainsi que les pierres marginales donnent
aujourd'hui l'agger qui les dominait autrefois.
Cette remarque nous explique aussi la detérioration encore plus grande des autres voies dont nous
avons parlé, et sur lesquelles ont de plus en plus
circulé les produits de cette partie de la vallée de la
Marne, notainment ces pierres de taille de SavonNères, de Brauvilliers et de Chevilloh dont la
masse a sitôt fait de briser un chemin quand il est
mal entretenu, tandis que le transit de notre ville à
celle de Nnsium a dû cesser avec leur existence et
ne plus fatiguer leur voie de communication (138).
Grignon et l'abbé Phulpin (139) ont parlé d'un
chemin, appelé de leur temps Cltemin [le i'abrarvoir
et Voie Jean-Barn, dont une seule partie est encore
visible dans une grotte artificielle dont on l'a recouverte sur le col qui lie au c6teau de Fontaines la
montagne du Châtelet. il descendait de l'est à

(136) Millin, Vmjflge dmts les Dépflrtonents, t. 4, p. 340.
(137) Il est reconnu que les pierres de taille du Uiâtelet provenaient des carrières de Savoniiières et de Brauvillers.
(13R) "Les anciennes voies qui existent dans l'ouest de la France sont aujourd'liui dans un tel état de degradation
qu'elles ne peuvent le plus souvent être reconnues que par des yeux exerces... Dans quelques contrées cependant, les
voies antiques forment encore des lignes prolongees fort remarquables, et leur belle conservation est iui juste sujet
d'etonnement... il faut encore tenir compte de la différence des temps : il est certain que les transports etaient moins
féquents sous la Dominatioii romaine qu'ils ne le sont aujourdliui." (De Caumorit, Corim d'mltiq!iif&?rrol~irn~nifnies,
t. 2,
p. 122). - "La mapifique chaussee qu'Agrippa, gendre d'Auguste, fit construire vers l'an 700 de Rome, pour aller de
Lyon & Boulogne, passait pres d'Avallon : on en trouve eiicore quelques restes qu'il est difficile de remiuiaîhe." (Milliii,
Voyflxe dmis les De.,t. 1, p. 167.)
(139) Biilleti~idesfuirilles, p. 92; Nota nrchCol., p. 25.

POTHIER

LE CHATELET ET SES EPI'VIRONS

l'ouest, se terminant près du canal de la Nabline, à
l'endroit appelé Gué lenn-Bnrn. Ces dénominations
d'abreuvoir et de gué semblent annoncer l'usage
que l'on faisait de ce chemin ; les mots Jenn-Bnra ou
plutôt Gentbnrfl sont regardés coininue une altération de Genlis bnrbarn. - Son commencement pres
de la grotte faisant suite, en droite ligne, à la voie
de Nnsium, n'était-ce pas aussi le chemin que l'on
prenait comine chemin de traverse, au lieu de gravir jusqu'à la ville, lorsqu'on voulait aller vers
Segessern ?
Nous remarquerons en finissant que les voies
romaines étaient établies non pour faire coininuniquer entre eux des camps, mais pour conduire
d'une ville à une autre, comme nos routes le font
aujourd'hui. Les camps sauf de bien rares exceptions. n'en sont jamais qu'à une distance plus ou
moins grande, tels que dans le voisinage de la mute
de Langres à Châlons par Segessera, ceux de Montsaon, de ChFiteauvillain, de Maranville et de SainteGermaine : on peut encore citer Saint-Roch, près de
Chaumont (140).

LA HAUTE-BORNE
A onze lnètres au midi de la voie romaine de
Nasiurn, à 1675 inètres à l'est du plateau du Châtelet, est le inonunent de la Haute-Borne.
Dès la première moitié du siècle dernier, lorsque
les ruines de la ville gallo-romaine sommeiiiaient
encore d m l'oubli, il avait CoinmenCé de fixer
i'attention des savants, sans avoir entièrement
perdu l'auréole des superpositions populaires.
C'était alors une pierre inerveilleuse que nulle
force humaine n'avait pu dresser. Un @tresurna-

-

turel, pour qui rien ne pèse, une Fée de la Lorraine,
se disposant à soustraire, à i'aide d'escalade les farines, du moulin de Rachecourt, la portait sous son
bras (141), lorsque le coq s'@tantinis à chanter, rompit le charme et fit glisser la pierre qui, en tombant,
se ficha en terre, ainsi que vous la voyez. - Plus
large qu'un gros arbre, plus haute qu'un grand
mur, n'allez pas croire qu'elle puisse vous servir
d'abri : la pluie vous y assiegera de tous côtés,
fouettée par un vent plus fort que partout ailleurs
(142). - Respectez bien cette pierre : nos peres
i'avaient en vénération; il nous ont appris qu'autrefois, "à une époque bien éloignée, les lettres de
l'inscription étaient dorées et qu'on les voyait briller au loin d'un vif éclat, lorsque le soleil y dardait
ses rayons (143)." - tels sont encore les récits des
vieillards.
Avec inoins de poésie et plus d'érudition, les
amis de la science se sont trouves tout aussi étonnés
que le vulgaire à l'aspect de ce monument ...
Moreau de Mautour qui, le premier, le fit connaître
au inonde savant (144) ; Legendre, ingénieur de la
province de Champagne, qui le visita le 18 juillet
1751 (145) et qui, probablement, a gravé, en témoignage de cette visite, le millésirne qui se lit au sommet ; Grignon (146) qui, pour transmettre à l'Académie des renseignements plus coinplets et peut@treaussi pour satisfaire ça niriosité d'antiquaire,
fit malheureusement exécuter des fouilles qui,
dénudant sa base (147) l'ont minée et sont cause
tomba et se bfisa en deux, dans ]a nuit du 25
au 26 novelnbre 1782 ; l'abbé Phulpin, qui attendit
pendant plus de cinquante m le jour où il devait
en voir la restauration ; tous ont décrit sa forme et
ses dilnensions et, Legendre, son
et son
poids : je m'en suis occupé CO-e
eux avant qu'il

(140) C'est encore aux obligeaites communications de M. Emest Rayer qu'est due cette derniere remarque.
(141) "Selon la tradition, ce sont les Mes qui ont apporte dans leurs tabliers les pierres du dolmeii de Trie, prPs de
Givors." (Armand Casson, Antiq. de I'amndisçonnt de Mantes, p. 68) Ste Radegonde apporta sur sa tête l'enorme pierre
du dolmen de Poitiers et les supports dais son tablier (M~llin,Vo!yflged m s les d@aj>nrfetnents,tome 4, p. 730).
(142) Notes archeol. p. 77.
(143) Id. p. 76.

(144) Voir dans cette revue, la page 51.

(145) Notes nirlieol. p. 77.
(146)Mhizoi?rs de i'acndeizie des insclipfioiiç ef B.L., t. 60 p. 153.

(147) Je tiens d'un vieillard que les enfants s'amusaient à passer sous sa marge septeiitrionale, et que Grignoii, pow
yrevenir sa chute, y fit mettre des etançons qui se pourirent.

LE CHATELET ET SES EhVlRONS

POTHIER

ne fut relevé, opération qui se fit le 5 juin 1845, par
les soins de M. Roinieu, préfet du département,
dans les circonstances dont j'ai parlé (148).
C'est une masse brute de pierre fromentelle
dure (chaux carbonatée compacte) pesant douze
mille kilogramines, cubant quatre mètres et demi,
longue de 6 m. 56 c. dais le milieu de sa largeur, et
de 6 in. 82 c. sur sa tranche meridionale ;large de 2
in 20 c. à sa base et d'un mètre au sominet, sur une
épaisseur de 45 à 60 centimètres. Cette épaisseur est
diminuée d'un tiers dans le haut, à l'aspect d u couchant, un grand fragment, par l'effet d'une exfoliation verticale, s'en étant détaché, ainsi que l'a constaté Moreau de Mautour. C'est au vide, à l'inégalité
dc surface résultant de ce defaut, que I'on doit attribuer la rupture qui s'opéra, lorsque le reste de cette
inasse frappa la terre en tombant. Autrefois sa base
au lieu d'etre horizontale, descendait diagonalement dans le sol à la profondeur d'un mètre, s'il est
vrai que Legendre ait mesuré le monolithe au rez
de terre, lorsqu'il trouva 18 pieds de hauteur :
aujourd'hui, réduite de vingt à vingt-cinq centimètres dans sa partie angulaire, pour trouver dans une
pose horizontale plus de solidité, cette base n'y est
plus engagée que de quatre-vingts centimétres sur
une longue et large dalle, au inilieu d'une inaconnerie e n inoëllons et à mortier de chaux ; de sorte
que la hauteur du monument est encore, corrune
autrefois, d'environ dix-huit pieds. Si1 y a désaccord à cet égard, c'est que les uns ont confondu
avec la hauteur la partie qui devait être enfouie, et
que les autres, tels que Moreau de Mautour, qui
compte vingt-quatre pieds où il n'y en a que dixhuit, ont subi l'illusion d'optique dont ne peut se
défendre quiconque voit pour la premiere fois cette
flèche de pierre brute, dressée devant lui et coinine
suspendue sur sa tete. Vraiment on éprouverait
même de la crainte, si l'on ne savait combien cette
pierre est solidement fixée au sol et si le Cicerone
négligeait d'expliquer que le fragment d u haut est
soudé parfaitement à celui du bas par des goujons
intérieurs en même temps que par le bain de
limaille dont les bavures ne sont que trop visibles.

... MM. Phulpin (Notes nrcliéol. p. 89), Albert
Lenoir (Mngns. pittor 1839, p. 4). Batissier (Elém.
d'rzrcl~éol.nnf., p. 162), Bourassé (Archéol. chrél., p.
38), Maquart (Monit. univ. 30 septembre l W ) ,
Chaudruc de Crazannes (Rm. arcl~éol.,4e année, p.
40), Letroime (Iliirl. p. 563), voient unaniineinent
dans la Haute-Borne un Men-hir ou Pmlvnn, un de
ces monuments que l'on a coutume de designer
comne celtiques, et, par conséquent, la regardent
comme beaucoup plus ancienne que son inscription
latine.
S'il est généralement vrai que ce qui est simple a
précédé ce qui est composé, et spécialement en ce
qui comme les monuments celtiques, que les Menhirs sont d'un usage plus ancien que les nlignemmts
et les cromlechs (149), il nous est permis de croire
que la Haute-Borne est un des plus anciens témoins
de I'etablisseinent de l'homne dans nos contrees.
Dans cette hypothèse, puisque dès l'an 1580 avant
l'ère chretienne (150), telle était la population des
Gaules, qu'elles envoyaient de nombreuses colonies, de puissantes armées, en Espagne, en Italie,
dans les Iles Britanniques et dans le nord de
l'Europe, nous devons admettre que l'érection de la
Haute-Borne remonte à trois ou quatre mille ans.
Si I'on demande qu'elle a été sa signification, sa
destination première, n'ayant pour en juger que
l'analogie, il m'est impossible de la préciser, et je ne
puis que m'arrêter à des conjectures.
Ne serait-ce pas un Cippefinéraire ? Les fouilles
faites à sa base, d'abord par Grignon et ensuite sous
mes yeux, lors de sa restauration, n'ayant fait
découvni ni ossements humains, ni aucune trace de
sépuliure, N aucun ancien déplacement de terre, ne
permettent guère de le croire.
Jugeant à sa masse et à sa hauteur qu'elle a dû
@tredressée à la suite de quelque grand évenement
dans l'ordre politique ou religieux, je suis porté à la
croire ou commérnorntive ou votizie.
Connu de nous sous le seul nom de HauteBorne, adoptée, selon toute apparence, coimne
Borne par les peuples gallo-romains ; existant,
avant l'ère romaine, près d'une ville ou bourgade,

(148) Page 239 de cette revue.

(149) Ciianin se figure ce que c'&ait un alignement de pierres levees : quant au Crondech, il consistait dans la disposition
circulaire, elliptique ou demi-circulaire des pierres ; il y en avait un au sommet du montide des F o r i t r l ~ spres de
Langres.
(150) Anquetil, Histoire

de France, chap. 2; Tite-Live, livre 5, Chapitre 33 et 34 ;Florus gdl., livre 1,chapitre 7.

.

.

Dessin Eiiiest I<o!yer :Mntzzrcrit Pofkier Bibl. Muilicipnle de Cl~nu~fiotit

Ln Hntrtr-Bonze

109

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

Gorse, Gourzon, dont le nom, dans la langue celtique, signifiait Limite dressée (151) ; cette pierre, dès
son érection c o m n e depuis, n'aurait-elle pas été; en
inêine teinps que monuinent coinmémoratif, une
borne internationale, une stele du genre de celle
que dressèrent Jacob et Laban (152), du genre
monolithe de Masphat (153) et de la pierre Melampyge (154) ; inonuinent qui devait se rencontrer sur
bien des points de la Gaule (155), lorsque plus de
trois Cents nations (156) s'en partageaient le territoire.
n est présuinable que, coinine presque toutes les
pierres d u même genre et ainsi que nous le voyons
dans les livres Saints (157) et dans l'histoire de
I'Eglise (l58), celle-ci, quelle que fût son origine, est
devenue avec le temps, l'objet d'un culte idolatrique.
Quant a la destination nouvelle qu'a dû recevoir
la Haute-Borne, lorsque fut gravée son inscription,
qui est celle-ci :

VIROMARVS
ISTATILIF
chacun a espéré la découvrir dans l'inscription
même, et, par suite, chacun l'a indiquée selon le
sens qu'ont semblé lui offrir les lettres qui la composent. en est résulté une si étomante diversité
d'opinions que nous nous contenterons d'indiquer,
leur discussion, qui a pris quelquefois les proportions de la polémique, ne pouvant guere entrer
d m les limites ordinaires d'une revue.
Toutes ces opinions, celles du inoins qui méritent quelque attention, se rattachent a six catégories.
1" Moreau de Mautour, l'Académie des Inscrip-

tions et Belles Lettres et M. Gérard Jacob-Kolb ont
vu dans cette inscription une consécration à Jupiter.
On- a- vu; à- la- page- 5,' q u e l e premier traduit
ainsi : VIRidOMARVS Iovi STATon Ingentem W i dem Inscnùi Fecit. - Viridoinare a fait graver cette
grande pierre en l'honneur de Jupiter-Stator.
Le dernier lisait : VIROMARVS Iovi SïATori
Istirm @idem Iuçsit Fieri (Trnité élémentnire de
Numismntiq~re, t. 1, p. 66 ; Notes nrdtéol., p. 85). Viroinarus a 0 r d 0 ~ éde faire cette pierre en I'honneur de Jupiter-Stator.
L'Académie : VIROMARVS Iovi SïATori lovi
Libernfon Iovi Ferehio (Notes nrchéol., p. M). - Viromarus à Jupiter-Stator, à Jupiter-Libérateur, à Jupiter-Féréirien.
2" L'abbé Lebeuf y voit u n chef de brigands,
nommé Viromaruç ou Wimar, inhumé près de ln voie
publique, dite le Chemin d'Aftiln : VIROMARVS In
STrntfi ATILæ In Fossus (Accui. des Insoip. Iiisfonqires,
Xii p. 223, édit. in-12 ; Arts et méf. des Anciens,
Recherches prélim., p. 4).
3' L'abbé Phulpin et M. Maquart, une inscription tumulaire ou votive : VIROMARVS Iulio STATILIo Filio. - Viromarus à Julius Statilius, son fils.
4" Grignon, le comte Caylus, Letrome et avec
eux, M. de Crazannes, qui avait d'abord adopté la
version précédente, n'y voient qu'une espece de
Carte de visite : VIROMARVS Iulii STATLI Filius
(Btrll. des Fouilles, p. 90 ; Arts et mét. des Anc.,
Recherches prélim., p. 5, Revue archéol. 4e année, p.
563, et 3e année, p. 585). - Viromarus, fils de Julius
Statilius.
5" MM. Batissier, Albert Lenoir et Bourassé, sans
essayer de traduire cette inscription, disent qu'elle

(151) Voir dais mémoires sur In Imtgile celtique par Bullet les mots or, gol: gour, solin, et zirn.
(152) Goièse, chap. 31, versets 45,51, 52 et 54 ;Flav. JosPpIie, liv. 1, chap. 19.
(153) Rois, livre premier, diapitre 7, v. 12 et 13.

054) Hérodote, livr. 7 diap. 216 ; voy. &Anacharsis, edit. stereot. t. 1, p. 356 ; Dict. de la Fable, aux mots AchPnion et
Pnssnlffi.
(1.55) 11 y en avait plusieurs sur les frontières des Leiici ou Lorrains, d'abord celui qui nous occupe ; puis celui que
Grivaud de la Vincelle (arts et mét. Redierches pelirn., p. 6 et pl. 4) nous fait comaîhe en ces termes : "Schoepflin, dans
son histoire d'Alsace, parle d'une pierre pyramidale qui se houvait sur les confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans
l'ancien comte de Dadisbourg. Cette pierre, brute et sans inscription, etait d'une seule pièce : elle avait 21 pieds de
hauteur, 5 de largeur A sa base et 2 d'epaisseur." Le nom celtique de la petite ville de Gone, près de Metz, qui etait
limitroplie entre les Leuci, les Mediomnhices et les Vooditnmses, en semble-t-il pas indiquer qu'il en existait pareillement
une en cet endroit ?
(156) Plut. vie de Cesar ;Flavius Joseph, guerre des juifs liv. 2, chap. 16.
(157) Levitique, diapitre 26, verset 1 ;sagesse, di. 14, v. 15.
(158) Les condes et nos rois, jusqu'au 9e siede, ont defendu sous des peines hès severes, le culte des pierres (dut. port
des conciies, 1758, p. 658 ;rmue nrrheol. 3e annee, p. 111, Armand Casson, an*. de l'nr~ondissminitde M . p. 2 et 50).
110

POTHIER
indique les nnciennes frontières des Lntci. Cette opinion est-elle le résultat de leurs propres études ou
seulement du rapprocheinent qu'ils auront fait de
ce nom traditionnel HAUTE-BORNE, de la lettre F,
qui termine l'inscription, et de l'existence d'une
frontière vers cet endroit, ou bien encore de ce
qu'ils auraient simplement adopté le sentiment de
l'abbé de Tersan, qui pensait trouver dans notre
monolithe le AD FINES de la Table théodosieme
(Arts et mét. des Anc., pl. 1) et cette traduction
offerte par Grivaud de la Vincelle et ainsi figuré :
VIICOMARVS 1STATuit 1 Lericomm 1 Fines : Vlromarus a posé les limites des Leucois (Arts et mét.,
Recherches prélim., page 5 et suivantes).
Voici celle que m'avaient fournie, dans le même
sens, ines propres et seules recherches et que j'avais
appuyée d'une dissertation dont une partie a été
reproduite e n juillet 1844, par l'Echo de ln HnuteMnrne : VIROMARVS Imperntor STATirit Ibi Leucomm Imperii Fines (159) : le général Viromarus a fixé
ici la frontière de 1'Etat des Leuci.
6' Enfin, la découverte imprévue de la tête
d'aqueduc, qui conunence préciséinent au pied de
la Haute-Borne, m'a fait ensuite me deinander, en
1846, si la lettre F ne signifiait pas Fons, fontaine,
source ; et alors notre inscription, dont les traductions précédentes ne montrent que trop la merveilleuse flexibilité, m'a d o m e en réponse ces mots :
VIROMARVS Isto STATuif In Loco Initi~rmFontis :
VIromarus a etabli en ce lieu le commencement de
la source.
En attendant que des faits nouveaux fixent définitivement notre choix, contentons-nous des observations suivantes.
VIROMARVS, q u i forme la première ligne, dont
toutes les lettres sont hautes de quinze centimètres,
est le nom latinisé d'un Gaulois appelé Viromnr,
c'est ce que nous enseignent, par l'analogie, les

LE CHATELET ET SES EI\WIRONS

noms Britomnrris, Inducioinnms, Clinodomnnrs, Hincmnr, Adhémnr, etc. Quant à la variante proposée par
Moreau de Mautour, qui regardait ce mot cornine
étant une abréviation do Viridomnnrs (160), nom de
deux personnages historiques, rien ne la justifie ;
car, contrairement à l'assertion de cet antiquaire,
sur laquelle il fonde son opinion, il reste au bout de
ce mot, sur la largeur de la pierre, plus d'espace
qu'il n'en fallait pour qu'on le gravât sans aucune
abréviation. Ainsi l'explication de cette première
ligne n'offre aucune difficulté.
Quand à la ligne suivante, ce serait vainement
que I'on possèderait, c o r n e Letronne, tous les îrésors de l'érudition et du discernement, si l'on entreprenait de l'expliquer, de la discuter, sans avoir
sous les yeux, pour s'y reporter, le monument luirnêine, tant elle s'est jouée des copistes, dessinateurs ou graveurs les p l u habiles et les plus sincères. C'est ce qu'avait senti M. D'Albert, duc de Luynes : par ses ordres on en avait pris une empreinte
en plâtre (161), le 5 août 1850 ; inais son plâtrier,
sous je ne sais quelle fatale inspiration, a cru ne pas
devoir étendre la matière du moule au-delà de
l'espace ouvert par les lettres, s'abandonnant pour
le reste aux caprices et aux erreurs de son atelier.
Aussi cette empreinte, très fidèle dans la reproduction des lettres, n'est-elle qu'un témoin grassièrement imposteur des accidents de surface qui les
suivent ou les précèdent.
Je me bornerai donc à faire connaître, en le
garantissant, l'état de cette partie de l'inscription.
1" Au-dessous des lettres O.. de la première
ligne est un défaut de pierre qui les affleure,
consistant en une excavation réniforme, dont les
lobes occupent la partie inférieure à peu près au
niveau du sotnmet des petites 1eth.e~de la seconde
ligne. Elle est profonde d'un déciinètre, environ, et
a été formée, en inêine temps que la pierre elle-

(159) Si les amis de la bonne latinite voulaient se montrer sévsres, je leur dois cette remarque. Le mot Imperator, qui
signifie avant tout, géneral d'armée, n'avait aucunement perdu cette signification sous les empereurs, ainsi que nous le
font voir quelques medaifles et comme le prouvent ces paroles que Taate a mises dans la bouche de Tibere : Nihil
relichim WERATORIBUÇ, lrbi fominn mmiprrlos infnvisnt, etc. : Que reste-t-il aux gnéraux, lorsqu'une femme se m@ie
de passer en revue les troupes, ect. ? (Asnnles, liv 1, chap. 69.) il s'employait également en parlant d'un généraléh'anger
: IMFERATOREÇ nd id belluni de onlniuni pqirlnnrn~snrtn~firi
lecti Atiirrs hilliis et C. Mnirius a-ml >onmilus.Pite-Live, 1. 2
chap. 39.) Cet Atüus Tullus etait le chef des Volsques. - Inzpearinr éfnifiisitépoirr çign$er gorivnnminlt, Etnt, ciironsciiptio>i
fenitoiinle dnns lnqirelle on coriwnade : sylvn Moesin veioitibus ndeniptn, nsqiu nd nmir RvIPERIUM piolnhitiz et in orn Tibeiis
Ostin lrrbs conditn. (ld., liv. 1, chap. 33). -Enfin, s'il est besoin de juçtifier aussi l'expression Ibi, nous voymis dans Terence
IBI suni (Hcaut., acte 5, scène 3, volume 6) et Dirxi uxol.enz, qunm IBI niiserinrrr uidi (Adelpli., acte 5, &ne 2, volume 13).
(160) Voir dans cette revue la page 51.
(161) Plusieurs personnes de Joinville, notamment M. Leloup, juge de paix du canton, s'en sont procuré des épreuves.

111

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

même, soit par l'action des eaux, soit par la présence d'un corps hétérogène, d'une terre qui n'aura
pu rendre la consistance du reste de la masse.
Ainsi, jamais ce monument, soit avant, soit depuis
l'existence de son inscription, n'a éprouvé aucun
éclat, aucune mutilation en cet endroit et elle est la
proéminence des bords de cette excavation que, s'il
était possible qu'il y eût jamais existe des lettres
encore actuellement visibles sur plus des deux tiers
de leur hauteur. Donc, la seconde ligne possède
encore, coinine la preinière, toutes les lemes dont
elle a été composee.
2' Tandis que les lettres STA, L, F, de cette ligne
sont hautes seulement de 115 millimètres, les trois 1,
qu'elle contient ont la hauteur des lettres de la première ligne, c'est-à-dire 15 centimètres, et le trait
horizontal du deuxième T, au lieu de terminer cette
lettre dans le haut, se trouve traversé et surmonte
par la continuation d u trait perpendiculaire et parvient ainsi à la hauteur des trois 1. Or, il a éte
reconnu par l'étude des monuments (162) que cet
allongement des lettres est un signe d'abréviation.
Ces quatre grandes lettres n'auraient-elles donc pas
été destinées à indiquer ici l'abréviation et la coupe
des mots ?
3' Aucun intervalle appréciable, aucune ponctuation, ne separe les unes des autres les lettres de
cette seconde ligne, à moins que, comme Grivaud
de la Vincelle, nous ne prenions les trois grands 1
comme "des points d'intersection qui indiquant
l'abréviation STAT et séparent les initiales L et F".
Mais à quoi eût-il servi, dans ce cas, de commencer
la seconde ligne par un de ces 1, par cette sorte de
ponctuation, qui eût appartenu naturellement à la
fin de la première ligne, où l'espace ne manquait
nullement pour la recevoir ?
4" Enfin, pour les personnes qui, comme M.
Baudot (163), penseraient voir un E au lieu d'un F
dans la dernière lettre de l'inscription, je dois dire
que j'ai scrupuleusement examiné cette lettre, que
j'en ai autrefois adressé une copie à M. le Prefet et
que l'étude du monument lui-m&me peut faire
reconnaître combien est exacte la description que
voici : cette lettre est haute de 115 millimètres. Le
trait horizontal qui devrait occuper le inilieu, et qui,
pour éviter peut-être un defaut qui existe au-des~-

-

-

sous dans la pierre, se trouve aux deux tiers de la
hauteur, se termine à 47 millimètres du irait perpendiculaire. Ces deux traits horizontaux, de inéine
que le trait perpendiculaire, sont creusés en talus à
arête vive et ont de 12 à 15 millimètres de largeur
sur 5 ou 6 de profondeur. Le trait horizontal inférieur, se confondant avec la base du trait perpendiculaire dans les 12 millimètres qui forment la largeur de celui-ci, s'en detaclie sur une longueur de 8
millimètres et se termine en pointe à une distance
totale de 20 millimètres dont les 10 ou 12 derniers
n'ont presque aucune profondeur. L'état de la
pierre ne permet pas de supposer qu'aucun frottement ait effacé la continuation de ce trait. Ainsi le
trait horizontal inferieur, dont l'allongement a ioujours été la marque distinctive de la lettre E et qui
d'ordinaire se trouve un peu plus long que le trait
horizontal supérieur, n'a que le tiers de la longueur
de celui-ci. Donc ce trait horizontal, au lieu d'&tre
ici le signe particulier de la lettre E, n'est que le
pied ou trait terminal de la lettre F, figuré à droite
un peu plus largement que dans nos caractères
d'imprimerie, tandis qu'il est omis à gauche où il se
serait confondu avec un défaut de la pierre.
Ces détails étant fondamentaux, j'ai dû les aborder, malgré leur sécheresse. Quant au vrai sens de
l'inscription, ne pouvant le rechercher davantage
sans m'engager dans des discussions que j'ai dit
vouloir eviter et dans lesquelles mon impartialite
pourrait &tre suspectée, je laisse aux lecteurs de
cette revue le soin de choisir entre les opinions cidessus relatees, jusqu'a ce que des faits nouveaux
viennent le fixer définitivement ou nous en réveler
un autre.
De tout ce qui précède, il résulte qu'au lieu de
ne voir avec M. Phulpin, que les vestiges d'un
camp sur la montagne du Chfitelet, nous sommes
obligés d'y reconnaître avec Grignon, les ruines
d'une ville importante, fondée par les Gaulois et
occupée ensuite par les Romains : les nombreuses
médailles que Son y a trouvées et dont nous avons
aussi à nous occuper, ne feront qu'augmenter en
nous cette conviction.
Si l'on objecte que le nom actuel de la montagne, CHATELET, dérive du latin btellilm, Gisho,
semble annoncer que là était seulement un fort, une

--

062) Milin, Voyage dniis les dépnifenznfs dii midi de ln Frmce, tome 3, page 569 et tome 4, pages 263 et 27'4.
063) Mémmles de I'ncndénzie des sciozces, nrfs et belles-letfres de Dijoii, 1827, p. 204 206 ;Notes ardi6olog.. page 86

POTHIER

LE CHATELET ET SES EMlIRONS

tour, une enceinte fortiiée, je répondrai, avec Grivaud de la Vincelle (164),qu'une telle conclusion
n'a rien de solide, puisque "nous avons en France
plus de trente villes dont le noin vient de Castellztm," et que, "les anciens ont souvent donne ce
noin à des villes," en l'accouplant à celui du peuple
qui les habitait.

qui était le notn propre, le nom véritable ; que
celui-ci s'expriinait toutes les fois que le sens I'exigeait, et qu'on le sous-entendait Iorsqu'il ne pouvait
en résulter ni erreur ni équivoque, qu'une fois les
habitants expulses ou éinigrés, le noin propre les
suivait dans leur nouvelle habitation, tandis que le
nom générique, surtout si cette habitation nouvelle
n'avait pas de murailles, restait à la localité abandonnée qui bientôt n'était plus désignée et connue
sous ce dernier nom, CASTELLUM, Chatel, Cltntelet.
Cette observation ne serait-elle pas le fil
d'Ariane dans le labyrinthe où je vais essayer de
suivre mes devanciers ?

Tout ce que I'on peut donc induire de ce nom,
qui, genérique p u lui-meme, comme lorsque les
romains disaient la ville, URBS, pour désigner Xome,
et les différents peuples la cité pour l e w capitale,
c'est qu'il a dû @treaccotnpagné d'un autre nom

Section 2". - Noms du Châtelet.
1" Noviomagus Vadicassium.
Grignon (165), après avoir fait justice des noms
que I'on se hâtait de donner à la ville dont il venait
de faire connaître les ruines, t h o i g n e conjecturer
que ce ne devait être le Noviomagus Vndicassium
dont Ptolémée fait mention A la troisième table de
son livre deux.
Çon premier motif, c'est que "à cent toises de la
montagne d u Châtelet existe le hameau de Laneuville, qui rend en français le nom Noviomagus et
que ce hameau a pu étre fondé par une partie des
habitants d u Châtelet, qui furent forcés, après le sac
de la ville, de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales, que l'ennemi
n'avait pu leur enlever." Il n' a pas pris garde que
cette considération démontre le contraire de ce qu'il
a voulu prouver. En effet, puisque le mot Laneutille
rend en français le nom Noviomagus, neuve ou nouvelle ville, il en résulte que la ville ancienne, qui
était sur la montagne, n'a pu porter ce nom.
Çon second motif est que les Vndicasses étaient
un peuple désigné par Ptolémée pour avoir existé
dans la Gaule Belgique, et, de la, s'appuyant sur
l'incertitude et les contradictions des géographes, il
regarde Vassiacus, Vaçsy, comme dérivé de Vadicasses (166). Je n'ai point à examiner si les habitatans

du territoire de Vassy étaient les Vfldicnsses, ni s'ils
avaient notre montagne sous leur dépendance (167) : il me suffit d'avoir fait remarquer que
la ville qui la couronnait ne pouvait être le Nmiomagus dont parle Grignon.

2' Erpona ou Castrum Erpona.
"Au revers d u manche n'une autre patère, dit
Grignon dans son Bulletin des Fouilles, p. 129 et
130, on découvre six inscriptions. la premiere
paraît étre le poinçon de l'ouvrier, coinposé des
deux lettres I C : la seconde est plus composée ;
I'on y distingue les six lettres suivantes, I.CES.LV1,
divisées en quatre parties par des points d'abréviation. La troisième est divisée en trois parties,
C.N.PATE. La quatrieme ne pourrait faire qu'un
seul mot, CERFONA. La cinquième n'est coinposée
que de trois lettres, AMA. La sixième, inal imprimée, était composée de quatre lettres, dont la première ne paraît pas ; les trois autres sont EIS...
Nous avouons, ajoute-t-il, que nous n'avons ni le
loisir, ni la patience, ni la sagacité nécessaires pour
ces logogriphes."
L'abbé de' Tersan, devenu possesseur de cet
objet, dont il a donné, dans son atlas, une figure
qu'a reproduite dans le sien Grivault de la Vinc-

(164)Arts et métie~çdes AncMts, redierdies pr4miminau.e~p. 13.

065) Biilletin des forrilles, p. 69? 75 et 78.
(166) "M. Grignon, dit à ce sujet le savant auteur de Ynbrégé cFlm~iologiqrrede l'Histoire des évè~rresde Lnilgres (annuaire de
la Haute-Marne, 1808, p. 613), ignorait sans doute que toute la contrée, où il voudrait que ce peuple eût existe, fait
essentiellement et certainement partie du Pnprs Perfnzsis et de la cite des cntnlmrni."
(167) Cette question a ete sufiisammeiit et judicieusement @aiteepar M. Pinard, dais son pr.écis sur l'histoire de ln ville de
W n s q et de son n~rondissmintt,edite à Wassy en 1849.

-

.........

.... ...

....

."

......

Vcssirz Eiiiest Royer :,Manuscrit PotJzier Bibl. Muizicipnle de Chnuitiont

1, 2 et 3. gnntihrre de scrminsnre rrréiovitigien ; 4. Poignée mi bioiiie décor& ; 5. Mnrqiies sui.
poignée depntère; 6. lnscfiptionvotivc.

115

chose remarquable. d'argent et de laiton. nous y verrons Cnii ERFONI. tous noms d'ouvriers et de fabricants de poterie. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois de février 1240. il faut avouer que ce petit monument a eté consacre à quelque divinite locale. doyen de la chretie~eté. ecrite dalu le dix-septième siècle. Cnii IVlii PATErni. qui fut faite en San de l'incarnation de Notre Seigneur M. c'était que le mot Gorse ne lui paraissait N roinain. nous pourrions l'adopter. Ainsi. presque toutes les communes de France dont le noin contient la syllabe Gotrr ou Gor ont étk limitrophes entre des peuples de l'ancienne Gaule. nul ne peut affirmer qu'il n'y ait aucun rapport entre le nom de cette puissance tutélaire et celui des habitants. par exemple Colonia IVlia PATErna ? Oui. etc. Qu'il me soit permis d'ajouter les obseivations suivantes. Si d'une part la tradition est constante pour faire du Chatelet le berceau de Gourzon. "mais. (169) Se reporter à la page 178 de cette revue. que messire Michaul. a été cette fois le mieux avisé. sous-entendu Oficinn. planche 5. ni celtique. ainsi que l'ont pensé Grignon. aurait et6 ruinée. au lieu de lire sur la plaque de bronze du Châtelet Cnstrurn Evlonn. et. et. ou quand qu'ils pourront acquérir que ils le tiennent dou seigneur de Joinville pour quarante deniers censés que je cy devant.I'OTHIER nelle. depuis. Gorze. dalx son Bttlletin des Fouilles. Je Michaul.. 3' Ouniorices. et. le passage suivant : "Anciemelnent la cité de Gorse fut batie sur la montagne du Chatelet. I'etymologie. dès lors. Grignon. et Nmiornagus-Ouniorigiurn le village de Laneuville-%Bayard.. et sous ses ruines se trouvent des inedailles d'or. le docte abbé me paraît s'être ici égaré dans le champ des conjectures. que la Maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville. conjecturait pourvoir être lui-même Ouniofiges. tout en portant notre préférence sur un autre nom. nous ne trouvons aucun motif raisonnable d'adopter son sentiment . qui est ainsi conCu : "Doit Chateler de son Boyard. qu'on 'dit être de Gorze. Noui avons vu (169) que Grivaud de la Vincelle. ni gaulois. signifiait Castruin ERFONA. (170) Arts et métiers pl.. emprunte à une histoire manuscrite de Joinville. Çi le vrai sens de I'inscription de cet ex-voto n'est pas celui auquel s'en tenait Grignon. car nous ne voyons sur cette plaque informe qu'une matrice destinée. que quand qu'ils tiennent en la montaigne dou Chateler de sous Boyard." C'est devant ces deux renseignements. Castellum Gorzeum. nous ferons peut être bien de ne pas exclure entièrement celui-là. prêtre de la maladrerie de Boyard.. 1. s'il ne s'est pas inontré le plus savant." On peut se demander aussi pourquoi Son ne verrait point parmi ces inscriptions. Ounioriges et Ouniorimagus. (168)Arts ef métins. semble annoncer d'autre part que la cominune de Laneuville. à fournir les espèces de sceaux ou cachets que les potiers appliquaient sur les vases de leur atelier . que nous venons de voir prendre si lestement son parti sur les obscurités de ces inscriptions. page 79. etc. située pareilleinent sur l'autre . les seuls que nous ait transmis l'histoire locale. Ja'i deja fait connaître que ce mot appartient à la langue celtique : il signifie limite dressée ou bien lieu frontière. nous dit Grivaud (168). etc." JI tious donne plus loin la copie de ce vieux titre. prél. plusieurs autres noin de villes.. en latin Fines. et Tulzere de cette maison : ont reconnu par devant moi. en la découpant. Si donc nous ne trouvions rien de mieux. 13. et indiquait l'ancien noin du Chatelet .fa5 savoir à touts ceux qui verront ces lettres. aussi bien que Castrurn Erponn. qui. a conjecturé que I'inscription Cerpona. finage dudit Gourzon. que Grignon a n u devoir chercher ailleurs et bien loin son Noviomaps Vadicnçsilim ! Un de ses plus forts motifs pour les rejeter.COCL est mois de fébrier. p. Gorzum.qui voyait le Châtelet dans le nom Erpona. des empereurs Arcadius et Honorius : de là est deineuré le vestige du village de Gourzon. rech. et Grignon. LE CHATELET ET SES EI\WIROi\"S 4 O Gorson. Ounionges. qu'il représente ainsi CoERPONI. dans les autres empreintes. 16 où l'on dit que ln cité de Gorzefirt anciennement. et. il nomme la ville Ounionmagus. De là. fondant son opinion sur un ex-voto trouvé au Chatelet. l'abbé de Tersan et Grivaud. sous Bayard. teinoigne croire que cette villé etait habitée par un peuple nommé Ouniorices. village que l'abbé de Tersan (170).

Gorzum ou Gorson ? En m'en tenant définitivement à ce nom. Lorsque revint la sécurité. de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales. Rachecourt dont le nom. la population. et que Rachecourt était son appendice. d'autres habitations. reporte l'origine au moins aussi haut que la sienne. qu'il a pu être modifié ou compl6té par l'adjonction de quelque autre nom . quatre villages existent autour de son emplacement. Gorzeum. la partie supérieure du cours de la Marne. Gonnrm. que les ruines que l'on voit sont celles d'une ville nommée Gorze : tout cela permet-il de chercher encore pour le Châtelet un autre nom que celui de Gorrrzon. la station appelée AD FINES dans la table th&odosienne. bien mieux que Fnins ou tout autre lieu. une ville dont les habitants n'ont point été massacrés a éte entièrement et soudainement détruite . et des titres de 1240 et m&mede 1179 (173) disent. il résulte de ces observations que. dès qu'elle eût recu son enceinte de murailles. Gorze. (173) Am~iinirede In Hnirte-Mame. a pu très bien et inêine a dû s'appeler Cnstell~lmGorzeum. Gorze ou Gourzon. ainsi l'on a pu dire. est demeuré le chef-lieu du groupe : que. que le Chatelet me semble être. Remarquons de plus que Gourzon. ni d'autre école primaire. qui est pareillement gaulois (172). les habitations de Bayard. designation que sen?Ment justifier les riches terres d'une partie de son terri- toire. ainsi que je l'ai fait pressentir en parlant des voies romaines. '1808. lui ont été retirés et transportés ailleurs. après le sac de la ville. je ne veux pas être exclusif. 614. contre le versant méridional. avait plus d'importance qu'aujourd'hui. a la preséance sur les trois autres et même sur un quatrieme dont l'origine est aussi des plus anciennes doit son noin à la vieille langue du pays . ce nom signifie frontière. si le nom de la ville gallo-romaine a véritablement passé à LE CHATELET ET SES Er\VlRONS quelqu'une des localités qui se sont farinées de sa population dispersée. sa population prétend. dans le Me siècle. on se demanderait vainement ce qu'il signifie. ainsi que nous l'apprend M. a été fondée par une partie des habitants du Châtelet qui furent forcés. relativement aux trois autres. sur le ruisseau de la Nabline. lorsque sa population. tandis que. (172) Excellente habitation. son être. et pareillement ils auraient fondé. qui. dans les archives de la préfecture et ailleurs. c'est incontestablement au village de Gourzon. p. l'un deux. qui a soigneusement consulté. Gourzum Ouniorigium ou bien Ad Fines Ouniorigium : je reconnais surtout que notre ville. ce village occupant. sur le versant oriental. qui sont devenues le village de Fontnines. non seulement Gourzon tenait le premier rang parmi les villages qui semblent venir de la même souche que lui. Castellttm Ad Fines. Le nom de cette dernière conunune semble être une révélation de ce fait . d'ailleurs possède encore le sol oir était cette ville. après quoi. dans l'hypothèse de Grivaud de la Vincelle. dans ce cas. la seule de ces communes dont le nom ait la physionomie gauloise. En résumé. celui de Gounon. tandis qu'ils auraient établi. pour l'avoir appris de père en fils. le village de Sommeuille. la ville. hors de cette hypothèse. selon Bullet. de temps iminemorial. que ses ancêtres habitaient la ville dont on voit les ruines et dont ils possèdent encore le territoire malgré la large rivière qui les en sépare. cette circonstance serait parfaitement indiquée par son nom sltmma villa. . Je sens. 364. I'abbe Bouillevaux (171). et que les mots Ad Fines. d'accord avec cette tradition. de même que le nom latin fourni par la plus ancienne des cartes connues .POTHIER rive de la Marne. Ainsi. ce village. car. les chartes accordées à l'abbaye du Der. quoique celle-ci eût une église. inais encore il a été le cheflieu ecclésiastique de la commune actuelle de Rachecourt. tandis que (171) Les Moines dii Der. qui. ils se seraient rapprochés de ces possessions en constuisant sur la rive droite de la Mame. sa vie. à trois cents mètres au ni di. qui s'y trouve appelé Gonium. ainsi que Laneuville qui se trouve être encore maintenant son humble satellite. n'ayant pas d'autre église que la sienne. le noin Ad Fines s'est eteint. sont assez fidèlement la traduction du nom gaulois Gorson. l'habitation la plus haute des quatre. sur l'autre rive de la Marne. Dois-je ajouter. le noin Gorznlm ou Gorrrzon a suivi la partie survivante. dont le nom aussi est évidemment moderne et n'a rien de celtique. p. qui signifient près de la frontière. ainsi que je l'ai déjà dit. ou plut6t rétabli.

pour y passer un cordon. soit pur. ne sera jamais connue . qui auraient abuse du nom de ce prélat. tant fortuitement que par les fouilles. Je n'entreprendrai point." Ignorant l'usage des rouelles inetalliques dont nous parlerons bientôt et qu'il a trouvées en grand nombre. en forme d'ainulette. Section 3" - Commencement. dit-il. Voyons donc d'abord quelles médailles ont été trouvées au Châtelet. cela demanderait une foule de recherches auxquelles je ne puis me livrer et des connaissances spéciales que je n'ai point . le nom véritable de la ville. qui se sont trouvées toutes éparses.mais on peut dire qu'elle est énorme. d'abord parce que. et.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS le noin Cflstellitm. Ainsi. Nous n'avons donc qu'à jeter un coup-d'oeil sur cette immense et inépuisable partie de nos découvertes. surtout en grand bronze. Grignon (174) en a recueilli plus de neuf mille. 122 en or.. parce que cela me détournerait de mon but. aux débris de la forteresse. pour l'obtenir meilleur compte. d'autres enfin sont minéralisées sous une forme cristallisée. il s'en faut beaucoup. sans nous dire à quel regne elle appartient. particulièrement dans les places publiques. Benjamin . Quoique les ruines portent généraleinent le cachet des siècles dont elles sont les temoins.. qui l'a vendu à Mgr Gousset. c'est que le médailler qu'il a transmis à son neveu (176) en contenant six cent trent-six savoir : 234 en bronze de tout rnodule.Dans ces neuf mille pièces sont comprises environ seize cent inédailles gauloises. il in'est encore rnoins facile d'évaluer le nombre (174) BirlleMz des Foriilles. "Elles se trouvent. pour ne l'arreter attentivement que sur celles de ces médailles qui me sembleront pouvoir conduire à ce but . sous les remblais des rues qui ont été exhaussées et les murs des maisons. Plusieurs sont bien conservées. d'autres sont converties en une espèce de ctilcities d'autres en uii verdet pulvérulent. p. avaient été percées. de les décrire rn@mesuccincteinent. qu'elles attendent leur vraie place sur l'échelle chronologique. 26. (175) Notes nrcJiwI. curé de Frmiville. qui n'avaient de relief que d'un c6té. qui étaient au fond d'une urne près d'un cadavre. lors in@me que je les aurais sous les yeux.. comme aussi dans des cantons plus abondaiment que dans d'aukes. 28. dans les endroits qui ont été détruits et reconswuits. dans ces deux hypotl~èses. p. est resté à la partie morte et déserte. d'autres en malachites. 4 en elechrm. Cent soixante-cinq de ces inédailles. plus profondéinent enfouies que les romaines. tandis que Gorzmm ou Gorze se trouve être le noin propre. c'est-à-dire les dates et la nature des évènements qui s'y sont accomplis. ne se reconunandaient N par le travail ni par le prix de la matière. c'est surtout de leur comparaison avec les médailles qu'elles recèlent. surtout les bicéphales. Otrniorigium ne serait qu'un nom déterminatif. coinme cela ne manque jarnais d'avoir lieu partout où fut quelque habitation fortifiée. Plus des deux tiers sont totalement frustes : les unes. Il en trouva aussi deux en plomb. (176) M. 33 et 34 Plidpin. . à des revendeurs. dit-il. 32. très nombreuses (175). ou plut6t m'a-t-on dit. 276 en argent de tout aloi. à l'effigie des empereurs. Medailles. selon le catalogue présenté dans les Notes arcliéologiques.. qui est uniquement de chercher l'histoire de la localité. mais pour la plupart. vicissitudes et fin de la Ville. d'une belle conseivation. afin de les suspendre. tout ce que je puis dire. et quelques-unes à fleur de coin. Castelluin un noin générique. à l'exception de vingt-deux Nérons. 10 et suiv... en français Cltifelet. qui appartenant à l'ère gauloise. 149. Plusieurs." Il en mentionne une seule en or. n'ayant aucunement tenu compte de celles qui étaient frustes. ardiev4que de Reims. sont si usées que ce ne sont plus que des plaques de métal . d'autres par quartier. et cent vingt en argent. sont coupées en deux parties. a des spfcuiatem. 155 et suiv. surtout en ce qui concerne celles du type romain. dont la seconde porte le cachet de la réalité. soit plus ou moins altéré. ensuite. "elles ne sont pas. ni de celles. L'abbé Phulpin n'a point fait connaître le noinbre de celles qu'il a trouvées et l'a ignoré lui-même. La quantité de médailles trouvées au Châtelet. il ne les a point coinprises d m ce chiffre. qui lui restaient des deux à trois cents que lui a fournis ce delnier inétal.

roirelles.i. nionnnies gnirloises et ionini7ies trorrv&s nnii Cluitelet.2 - ' >~ /-. le no 14 est iin ylorrrb de cornllinre certmncnient de Nnisium..:Mni~usciit ~ ~~ ~ Potf~ier s Bibl. ! ~~~~j~ ~ ~R ~ !~ . t Murricipnle ide Chn~itilovt An71en~i. 119 .

nos numismatistes les plus (17ï) M. (181) Bulletin desfouilles. p. 078) Utentw aut aere aut mnulis ferreis ad certum pondus examinatis pro nummo ( a s . tandis que Sparte. qui les ont confondus avec les m e a u romains. c'est que les bûcherons de M. d'un poids déterminé. 69 et 1701 : t. BitII. liv.ne serait-il pas le m@me que Cesar désignait comme étant du fer ? Grivaud de la Vincelle a pris ces objets pour des roues votives. (184) Revue ~tirtnismntiqire. se servaient des monnaies ordinaires (179). régèneree par Lycurgue. 17 et 121. c'étaient. p. éparses dans le sol. servi pareillement de numéraire aux Gaulois avant que leurs vieilles relations commerciales avec les Grecs et les Romains eussent généralise parmi eux la forme monetaire usitée chez ces deux peuples (180) ? Ne serait-ce pas à ce numéraire primitif qu'il faudrait attribuer des anneaux coltlés (BI). p. p. loco cifnfo). regardant comne perdu le temps qu'ils inettraient a fouiller la couche où se trouvent des dernières. liv. (183)Melanges où dominent i'étain et i'argeiit (Dudmlais. méplats. par M. doivent avoir trouvés en grand nombre ? 2" A ces anneaux auraient succedé les rouelles. Hé bien ! je me borne à le demander. Paillette et que Grignon et M. quelques-uns avec arrête int6rieure. Arfs et mét.. Phulpin. à l'époque de la conquête romaine. 5. 1. 51. Denis. editeur E . tantas ex suis bonis. p.." place ces roues.. 26 et 149. dans l'Encyclopédie modeme. (179) Viri quantas penrnins ab uxoribus dotis nomine acceperunt.Grivaud. de finond. voir Monnaie. '1 Les espèces métalliques. Je regrette donc vivement de ne pouvoir être plus explicite et plus complet dans la nomenclature suivante : Médailles Gauloises trouvées au Châtelet. ill~rshationinstitiiée à ln monfnpe de Monfser. chap. Guerre des Gaules. p. Aujourd'hui. dit-il. pl. qui servaient de monnaie aux peuples de la Grande-Bretagne. de même que les rouelles metalliques dont je vais parler. dont plusieurs ont été recueillis par M.. des morceaux d'airain ou des anneaux de fer. moins avancés en civilisation que ceux de la Gaule qui. Griv. presque toutes du bas-empire et la plupart parfaitement conservees : celles du haut-empire étaient généraleinent frustes et meconnaissables. rie Mmtes. pl. Paillette en ont rencontre environ un mille. N'ayant en vue que la recherche de celles dont la vente leur était facile et avantageuse. 6). cum dotibus communicant (Id. Duchalais. etc. prirent diverses formes. (180) Telle semble @trel'opinion de M. G. Arfs et m. je donnerai pour échelle chronologique aux médailles gauloises l'ordre d'origine et de transition qu'ont généralement adop* les savants qui se sont le plus occupés de cette partie de la numismatique. de seinblables anneaux n'auraient-ils. 65. p. "Ce sont. Didot. A défaut de dates certaines. leur diamètre est de 4 à 8 lignes . Ernest Royer en ont rencontré beaucoup (182) : selon ce dernier. et. inforines et irréguliers (177). M. La même considération leur a fait éviter les parties de la ville où se trouvaient principalement les médailles du hautempire. 329.Notes nlrhéol.. 40. 65 et 114. 40 . qui est une variéte? de potin (184). et Rome naissante coupaient le bronze et le fer en énonnes quadNlatPres et que les Phoceens de Marseille frappaient encore leurs pièces en carrés creux. ainsi que tous les anneaux. etc. en commençant par les plus anciennes. 3. tirant quelquefois sur le jaune. 12). p. Armand Cassan (AnW. nous dit César (178). de petits cercles traversés par deux diamèires qui se croisent à angle droit au centre. aestimatione factâ. ils se sont toujours arrêtes à la surface de cette couche.LE CHATELET ET SES EkVIROYS de celles qu'ont produites les recherches des personnes dont j'ai parlé dans l'article publié à la page 122 de cette Revue : tout ce que j'en sache. 7 et 53). dès que les besoins du commerce en firent naître l'usage. Ainsi. 145. inspirées soit par l'extreme simplicite des procédés de fabrication. (182) Noks nrchéol. . d'un gris blanchâtre.. Paillette et M. Ils n'en ont trouvé que cinq en argent et une vingtaine de gauloises. desf. soit pour la plus grande facilité du transport et de l'usage. et ils se sont attachés de preférence aux endroits où abondent les petits bronzes des Constantin. des Gmrles. Ce métal.t. Leur aspect est celui de la fonte de fer. parmi les objets en bronze.

160 et 163 . pl. de l'autre c8te est un animal presque toujours de figure fantastique et ordinairement tenant d u cheval . Catie de r6patiition des monnaies du type de MATVGINOS. p.Les monnnies de Mahiginos non cifëes pnr Pothier oz1 pnr Giignon onf été bien mises en éuidence pni.LE CHATELET ET SES ENVIROI\iÇ recoinniandables. en argent et en plomb. (186) Bull. Elles sont toutes en potin. ils se seraient portes en collier. Cette espèce est celle que l'on renconhe le plus coinmunéinent dais les ruines d u Chatelet. semblent avoir acquis la conviction que ces petites roues étaient une monnaie en usage chez les Gaulois. 156 et 159. des f. à l'instar des petits cmns de la Ciune et des inanilles de Benin et de Calabar. d'un travail moins grossier." Sur quelques-unes. "La façade représente une tête joufflue dont l'exécution est des plus barbares et qui paraît ceinte d'un d i a d h e . Moiinme des Leuci 4' Plusieurs. . c'est-à-dire des disques plus convexes d'un c6té que de l'autre (186). 163. passés dam un cordon ou dans une chaînette. on distingue très bien le sus gnllicus. de In Meuse ef de I'Aube) (185) Biill. Ainsi que les anneaux. 28 et 111. 65 et 100.. p. Les deux gros points figurent le Châ- Carte de répartition des monnaies au sanglier des Leuci. Ces daix cnries nzonfrenf les relntiotzs entre Ioppidiini de Bouiolles sihlé nii dessis de NnU-nux-Foiges et I'aypidiim dii Cliâteief. des f. Les deux gros points figurent le Châtelet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse) teiet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse). p. Le tirmiilils de In Moffoferi Nijorl ef les Ages dir Fer dmis les bnssins si~périeii~ de In Mnme. p. 28. notamment chez les Çegusiens. les Cataloniens et les Leuks.. surtout ceux de Nasium.+n.. "sont coulées en forme de médaillon ayant un cordon saillant des deux côtés : sur l'une de ces dernières.Arts et mét.). Ces pièces sont si barbares et si brutes que les jets des coulées y sont encore adhérents. (187)Id. qui aurait été Ia bourse de ces temps-là. Bi@[ qire grniloises ces monnnies ont cimilé bien après In coiiquêferomnine (d'après L. 3" Viennent ensuite des masses hémisphériques. Colsmi (Voir in. qui en ont aussi trouvé en or. Lepnge. entre les jambes sont les éléments d'une fleur de lys. (188) Bzilldin des foiriiles.

AHENOBARbus . RVF.P. p. belle tête de femme. même face . revers SALVSIS. je vais coinmencer par les indiquer séparément. selon qu'elles sont en or. RVFVS. (191) "Du temps de 'ïrajaii. la lance en arrêt . R. ... Q. tête couronnée . entre ces mots IMFERATOR et CA. comme le métal est aigre. NhT. revers : CN. . C. 1839. Je ne puis signaler. vierge sur la chaise curule.revers. . char triomphal . où elle fut frappee en l'an de Rome 705 48 ans avant 1. Médailles romaines trouvées au Châtelet.VAL. revers une proue. Va Monnaie.L. trophée sur une proue de navire. Les consulaires. J'ai dit par quels motifs je n'entrerai point dans la description des inédailles romaines. Comme toutes les consulaires. ayant devant elle la lettre A sépacée par u n trait perpendiculaire du mot ARIN. autant que possible.LE CHATELET ET SES ENVIRONS on voit une tête de mouton et au revers un ours (187).. que celles dont je donne ou reproduis ici la description. sur l'autre côi-2 D séparee de AR par une tête de femme. aigle portant la foudre entre le Lituus et l'Hydria.M. .VIR. et. J'en ai reconnu cinquante et quelques-unes dans le médailler de M. CASSNS. 194). RVFVS. CLODIUS M. elle consiste en "une petite goutte globuleuse de métal. 464). tete juvénile. FVRI. exergue. tant en or ou argent qu'en bronze ou autre métal. Ronze ml siècle d'Airgusfe. . et ce qui semble établir qu'elle est moins ancienne. ITVRI. sont très variées dans leurs types. au bas d'une tête fort belle. tête imberbe.F. . tête couronnée de rayons. Le métal e n est généralement plus cuivreux que dans les espèces précédentes . un peu moins nombreuse que la première. au-dessous de trois enseignes militaires . en argent ou billon. Phulpin.DOMïïNS IMP. Plusieurs sont illisibles. NORBANVS. W S . c'est qu'au lieu d'avoir été seulement coulée. p. ce sont des deniers d'argent : les deux autres sont fourrées.à l'exergue. P. Je me contenterai de les énumérer. tome 3.sur l'autre face. Eiicyclopéiiie nrodone. au-dessus d'une proue . ROMA . POMPEI. revers VESTALIS. mais de Trajan surtout. . au-dessous d'une trirème. . d'Adrien et de Constaniin.-C.Q. et.pense qu'aucune des monnaies où se lit le nom d'une famille romaine n'est anterieure à Jules cesar.F. HISPAN. le croissant lunaire entre trois étoiles .VIR. . Tenant à conserver entre elles. sur l'autre face A (189). CONSIDI . V.ACILNS .SABIN.revers III.POMPEI. VIX. MEMMI.CLODL. tête de femme . ainsi que nous allons le voir. . tête remrquablement allongée .N. Barthelemy (rmrie izitmismntiqite 5. résistant à la classification chronologique." Souvent elles sont très petites et n'ont quelquefois que deux lignes de diamètre. Phulpin. en bronze grand. tête casquée. couronnée de chêne ." (Duchal. l'effort de la percussion en a corrompu les bords par des crevasses.revers figure sénatoriale. je dois éviter de les chercher dans les collections où elles ne sont entrées qu'au choix de l'amateur. et derrière elle comme un faisceau de hastes avec les lettres NS . de l'autre ceté.C.revers. Bige. F..EGN.F.lLI. . n'est pas d'un meilleur goût . tête avec voile tombant en arrière . .C. mais tres peu noinbreuses dans chaque espèce. . page 260 et suivantes. on resitua des moimaies de la rhpublique et des premiers empereurs. C. .. en exergue. (190) Desobry.à l'exergue : POSTAF.autre pièce. sont deux cavaliers. C. ne comprendre dans cette énumération que celles dont parle Grignon et celles du médaillier de M. il n'en désigne que deux qui sont REGVLVS LVCIUS L M N N S et MARCVS SCAVRVS AEDIUS CüRT. avec (189) Applonie.et. captif au pied d'un trophée. et les autres offrent les noms suivants : 1II." Monxnie des Cnfnlnimi 5' L'espèce suivante (188). qui toutes ont été frappées. (RNIICrzlimimmtiqlie. déprimée par la compression d'un poin~onqui y a imprimé d'un côté une @te et de l'autre un animal . @tecasquée.. quelquefois il est d'une blancheur qui approche de celle de l'argent... moyen ou petit.trois instruments du culte. revers deux hommes qui enlèvent chacun une autre personne . de l'autre côté. Sur quatre qu'a trouvées Grignon (188). M. . IVLI. mais ce qui la distingue.. am&. les proportions numériques dans lesquelles elles ont été trouvées.C. comme provenant de notre montagne.C. L.C. Les autres pièces. par conséquent.

mêmes lorsqu'il n'étaient encore que Triumvirs monétaires.ou bien ceux de Antoninimiis de Pupienits trouve aucune ni de ce règne. la seule conclusion que nous puissions en tirer. comme peut-être dans celles-ci : M. exclusivecette inscription L.. Cneius Domitiits Aheno bnrbus. Phulpin. après avoir trouvé toutes ses médailles connsulaires. Elle semble signifier qu'il ne se trouve Sur ou le nom des consuls sous lesquels elles ont été notre montagne aucune médaille de Julien N de ses frappées : ces portraits. inclusivepre. 17. les médailles consulaires ne font point date certaine. ment. sont consacrées. 204 et suiv. plus tard. soit encore. ainsi qu'on l'a reconnu (190) l'effigie étudiée. p.c." VALERi FLACCI.TiTVRI . . dans des temps où la monnaie d'argent n'existait pas ou conunen~aità peine d'exister à Roine. Clodius et Cains Norhunus. il est partir des prédécesseurs de Julien. mais cette dénomination est impromédailles vont jusqu'au règne de Julien.P. arts et bellestrouva souvent leurs noms pour les appeler médaillettres de Dijon (1829).IVLI. en y arrêtant sont ceux du Triumvir monétaire son attention. .tels que : P. s'est déterminé à dire (192) : Sesterce de Tibère "On ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine antérieure à Jules César. Par conséquent. etc. chargé de la fabrication. et O :?ZG (192) Notes nrchéologiqiies. tandis que. on en rencontre un nombre considérable. Fastes c~nsuÏoires. C. par les soins l'attention du savant et. constater dans les Mémoires de l'Académie des sciences. Nous nous contenterons donc de remarquer que M. C'est probablement sur de telles considérations que M. à la mémoire de personnages Empereurs roinains sont trss rares au Châtelet. soit par quelqu'un de leurs descendants l'abbé Phulpin. Ainsi. CONSIDIVS.L. homme nu. ces noms que I'on y voit successeurs .. sans affirmer qu'il ne s'en CLODIVS M. Publius. et probablement jusqu'au règne de Julien exclusivedans celles-là : Q. soit à une époque postérieure d'un siècle et plus à ce fondateur de l'Empire. ln VIR sont très nombreuses au Châtelet VAL. par conséquent avec le sendes Empereurs (1%). les médailles des vrai. CLODIVS.). ment. puisqu'un grand nombre d'entre elles relatent des noms que l'on recherche vainement dans les ment. qui ont été consuls . CASSNS. borne seulement à nous apprendre comme dans celles-ci : RVFVÇ IU que les médailles des empereurs W. nous voyons pées sous leur consulat : elles l'ont été. inais. EGN ln VIR R. La seconde partie de cette assertion ne mérite Ces médailles. exergue XI.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER que les autres personnages désignés par nos consulaires du Cliâtelet ont vécu soit bien avant lui. . Caius Considiits. p. Cnius Memmius. La plupart.ACILIVÇ. ni quelque ancêtre de ce Triumvir.qui connaissait les médailles de M. P. Baudot (193). appelées Consulaires.V. ne repropas inoins que la première d'être soigneusement duisent point. vivaient du temps de Jules César. depuis cet Empereur jusqu'à Julien l'Apostat. P. Jtlnitis Silanu. POMPEIVS RVFVS. que ces les consulnires . pour les avoir vues et touchées avec qui l'est devenu. soit par euxM. L. des suivants. tenant une épée.mais elles n'ont point été frapA l'appui de cette interprétation. on voit qu'elle se annuel.Il a donc suffi que I'on y timent de leur valeur historique. c'est qu'à SCAVRVS AEDLIS.

A l'appui de ces rapprocl-iements. Elle a pour légende : D. et au revers. de Décence. appartiennent à l'epoque où l'on a commence de fabriquer des pièces pleines. sur la rampe orientale. F. s'arrête à Magnence et Décence . de Gratien. p. Denis. sur le versant occidental de la montagne. L'une. à la réparation du chemin vicinal. comme celui de M. à l'exergue LVGE : la figure de Rome est assise. vrai nid d'aigle comme le Châtelet. des Gratien et des Honorius. dans le médaillier de M. 222. sur le plateau de Tarquimpol. également provenant du Châtelet. 68). la plupart en moyen ou petit bronze. pour prouver aux amateurs qui connaissent les médailles du Châtelet. d'Hélène sa femme. à mi-c6té du Châtelet. Monteclair. Gelin. Celle-ci est d'une parfaite conçervation. p. A Montéclair (ZOO). petit bronze que j'y ai rencontré et dont le verdet. VALENTINIANVS P. comme prestataire. A ces deux Mngntcs Mmimus nous avons à en joindre deux autres. autour sont les mots : REPARATIO REIPVB. Iilirstrntio71restituée R ln montngne deMontsec. non seulement des substructions et des medailles de l'epoque romaine. LE CHATELET ET SES ENVIRONS F. appartient aussi à M. et surtout par un Mngntts Mmimus. près d'Andelot pendant l'hiver de 1849. Enfin. MAXIME AVGtrsfus. (lm)M. travaillant il y a plusieurs années. AVG. il nous indique de plus M. l'a trouvée avec d'autres monnaies. à bien recomaître l'autre. trois ans avant l'avènement d'Honorius. de Théodose-le-Grand et 095) Id. où un vigneron nomme Francois Gauthier en a trouvé plusieurs qu'il possede encore et qui. (1%) Des faits semblables. à l'effigie de Gratien. qui coinmença de régner dix-sept ans après la mort de celui-ci. se constatent journellement jusque dam les provinces meridionalles : "A Aix. ayant ete mulees. AVG. 1842 p. dans son deuxième catalogue (194). On lit autour de la tête : D. qui les tient d'un habitant de Fontaines. i'ancien Decempagi (lm) "on trouve quelques momaies des Leuks et surtout une quantité prodigieuçe de monnaies romaines. ii s'en trouve notamment dans le haut des vignes du versant meridionai. un vase. îl (198) Même volum. contre l'emplacement du cimetière romain. Leloup . prince qui régnait en 392. t. prosternée à ses pieds . qui l'a reçu d'un de ses paroissiens. en argent. une cuillère et autres objets. Grignan. qui. On trouve à Montsec (199). 1. il y a pour moi certitude morale qu'elle provient du Châtelet. Le revers montre l'empereur debout. ville de fondation romaine. par la comparaison. 29. remarquablement grisâtre. dûs probablement à la m@mecause que ceux4 . de Julien. dont la série semble s'arrêter à Valentinien II. et servant.. pour rétablir la chaîne entre le tyran Maxime et l'empereur Julien. deux medailles du Chstelet. de Valentinien ler. (199) M.Beaulieu. p. mais. il a été retiré d'une fouille. dans son premier (195). est encore là. Ils sont petit bronze.l'autre. est encore en la possession du sieur Victor Manin. petit bronze. portant de la main gauche la Victoire sur un globe et relevant de la droite une femme couronnée de créneaux.N. la série numismatique ne remonte guère plus haut qu'Auguste et se termine vers l'annee 4W de nobe ère (Revue numismatique." Les ruines de Solimariaca (198) fournissent des monnaies de Valentinien Ier et de son collègue Flavius Valens. avec les autres ouvriers et sous les yeux de l'autorité locale. qu'il n'a pu être trouvé que dans la terre du plateau de la montagne. dont le flan paraît ne pas s'&tre étendu sous le marteau pour recevoir toute l'empreinte. Phulpin. Us sont. cent vingts médailles dont les dernières sont de Mayence. . viennent les séries de médailles trouvées dans les ruines galloromaines de cette partie de la France (1%). Leloup. tenant de la main gauche une haste et de la droite une Victoire.N. cabaretier à Fontaines. et à l'exergue des caractères devenus illisibles. l'ayant obtenu de M. Sun et l'autre. 64 et suiv (200) Outre les ruines de son château Modal. mais aussi des monnaies gauloises. GRATIANUS P. p. j'ai en ina possession. Ainsi. Archéologie de In Lorraine. à l'offerte.Fontaines.. un Valentinien II. offre aux redierclies de l'antiquaire. qui font partie de ce médaillier.POTHIER Mais cela ine semble encore I N ~ U X prouvé par l'existence de deux médailles de billon à l'effigie de Julien. l'un parfaitement lisible.. curé actuel de. VRBS ROMA. Nous avons de plus.

65 c. . dont 67 centièmes de médaille en or. Nous allons donc. L'As. et Marc-Aurèle. 10 c.t. qu'il se trouvait aussi sous nos ruines des inédailles d'Arcadius et d'Honorius. formée de 84 ans. comme l'Aqueduc et le développement de la ville ne peuvent.. y existait encore la ville gallo-romaine. en recherchant l'ancien nom du Châtelet. florissante et paisible. à l'aide de l'énumération qui va suivre. des règnes plus ou moins agités. qui est de 119 ans. Ces quatre périodes LE CHATELET ET SES ENVIRONS nous offriront ensemble 1308 médailles. etc.08 centièmes en (201) Notice sir Andelot par M. et qui nous represente. (203) L'Aureus. Total 169 pièces valant ensemble 115 fr. Nous avons vu. êhe que du cuivre blanchi. qui ne feraient qu'une valeur métallique d'environ 6 fr. . Caligula. personne n'a jamais prétendu que ce fût celle où ont été frappées les plus anciennes des monnaies romaines que l'on y trouve : il est plus rationnel de présumer que cette ville y a été établie sous le règne où les valeurs métalliques y ont le plus afflué. sous Auguste. et 27 en bronze ou 1 fr. 35 centiines. dont ies cinq règnes offrent 95 pièces d'or representant 1671 fr. Othon. Claude et Néron. (203) Cela fait pour chaque année une médaille quarante deux centièmes ou une valeur intrimeque de 9ï centimes. jusqu'à présent. y compris un Pompée. ainsi que je l'ai déjà fait pressentir (202). ce qui fait pour chaque année trois médailles dix centièmes ou une valeur métallique de 13 fr. a compté pour Empereurs Nerva. d'abord parce qu'on ne bâtit des villes que dans des temps de prospérité et d'opulence. . en valeur intrinsèque. Cliezjean. que 8 de nos centimes et seulement 6 1/2 à partir de Galba : il avait pour fractions le Semis. compte pour l'Empereur Jules César. et nous d o m e 21 médailles en or. 38 c. 04 c. 60 c. le dernier fut altéré jusqu'à ne plu. de l'an 68 à l'An 93.POTHIER d'Arcadius (201). 35 c. Vespasien. depuis l'an 50 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 68 de notre ère. Phulpin. une pièce et 57 centièmes en argent. Le denier d'argent. ne valait plus. . 39 c. Rome nu siècle d'A~ig.. Antonin. (202) Page 269 de cette Revue. que bien avant les fouilles de Grignon. plus agitée. Vitellius. dans u n état de tranquillité parfaite.en total.. Elle est représentée par 5 médailles en or. Enyloped. 70 c. 453 pièces ou 1748 fr. varie de 71 à 63 grains depuis Auguste jusqu'8 Galba et ses successeurs . de l'an % à l'an 180. ira jusqu'à l'avènement de Galba : la deuxième. et 267 de bronze ou 13 fr. et 17 fr. savoir. Trajan. 259 et 263 . Galba. Quant à l'époque à laquelle cette ville est venue prendre la place de la ville gauloise. 59 centimes sous les rèpes suivants. et pour double le Dupondius (Desobry. ayant ensemble une valeur intrinsèque de 87 fr. Le Quiilainx. ensuite parce que de tels établissements ne peuvent se faire sans amener avec eux beaucoup d'argent. qui a duré 31 ans. Dennties. unité de la monnaie de cuivre. 81 c. La deuxième période. quatre centimes de médaille en or. savoir :731 décrites par Grignon. Telles sont donc. 25 en argent et une médaille treize centièmes en bronze. comprendra Galba et ses éphémères successeurs jusqu'au règne de Nerva : la troisième. et à la fin70 : depuis Gordien I l i jusqu'à i'avènement de Constantin. dans le 17e siècle.. et 86 centièmes en bronze.. Adrien. Tibère.48 en argent représentant 33 fr. La troisième période. de notre monnaie. 221 en argent et billon et 234 en bronze. commençant à la pacification par César. les inoins anciennes des médailles qui se trouvent sur le Châtelet et dont la présence autorise à croire que. d u temps des princes qui les ont fait frapper. 05 c. nous répartirom nos médailles en quatre périodes. 2 p. D'autre part. La première période. 95 c. sous le point de vue de leur nombre respectif. en total % médailles representant une somme totale de 404 fr. et 577 dans le médailler de M. 9l pièces d'argent ou 63 fr. faisant ensemble 20 fr. trente en argent représentant 21 francs de notre monnaie. les médailles des différents règnes. d'abord 82 c. qui fut l'âge d'or de l'Empire. dont 116 en argent et billon et 615 en bronze. ou cinq médailles quarante centièmes en or : 1. et 134 en bronze. appartenir qu'à une époque où les Gaules se trouvaient depuis quelques années. jusqu'à Auguste valait 20 fr. et pesant primitivement une livre de douze onces. dont 122 en or. inséré dans les Ménzoi~esde ln Société hfoiiqtie et nrchénloguli~ede Lntrgi'es. essayer de comparer entre elles. . savoir. on disait. Auguste. Titus et Domitien. La première. comrnencera par ce règne pour finir avec Marc-Aurèle : la quatrième nous conduira. 34 c. jusqu'à la fin de la série.. moderne Vis As et Monnnie).. comprend six règnes. . 70 c. dont la valeur intrinsèque est de 369 fr.

et encore par l'abandon. 24 de Constant. vin@ et une fois au-dessus de la preinière et trente fois au-dessus de la quatrième.pour la seule N I A AVGVSTa DIVI TïïI Filin.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS argent. d'abord par le caprice des fouilles et le hasard des decouvertes . 117 fr. de I'an 180 jusqu'à l'invasion de I'an 407. ïi n'est point dans mon plan de faire connaître la valeur conventionnelle et artistique de toutes ces medailles : mais je puis affirmer et le monde savant sait déjà que plusieurs d'entre elles (205) sont infiniment précieuses. alors conservateur des médailles à la bibliothèque du roi. 50 c. Pllulpin me l'a dit lui-meme. ans que l'on puisse aujourd'hui en bien distinguer I'origine. je ne puis affirmer que les bases le soient autant. savoir. . composée de W ans. ce double élément d'investigation à nos autres moyens de découvrir la vérite. Phulpin (204). p. elle est plus d'une fois et deux tiers au-dessus de la seconde. REPARïTïION DES MONNAIES. consistant en deux médailles soixante centièmes. il n'a pu @tretenu compte de beaucoup de ~tV?daillesen bronze. 29 de Constantin 76 de Magnence et Tl de Décence. Elle offre en or une seule pièce ou 17 fr. La plus riche des quatre périodes est donc incontestablement la troisième. en permettant a quelques autres de s'y introduire. je ne pretends pas offrir ces apprfciations conune l'exacte expression de la vérité : si mes calculs sont justes. comme pouvant nous apporter quelque lumière nouvelle. moins de cinq millièmes pour I'or.. La quatrième période. 19. ira jusqu'aux premières années du règne d'Honorius. Rousseau. Ce tnblemi pondéré qui tient contpte de ln unlair izlntive des nionnmes peimet de se rendre contpte a i n e nctiuité koi~oniiq~ie qiii semble à son optiniirm ne cours de In phiode 96 i 180 après J. representes par 590 medailles. 43 et 74. 74 centièmes pour l'argent. et 1 pièce 855 millièmes pour le bronze. offrant pour chaque année une valeur inétallique de 63 ceiltimes. ïi est remarquer que. Je reconnais au contraire qu'elles peuvent et doivent avoir éM plus ou moins viciées. et 3. que dix des medailles décrites dans les Notes ardiéologiques ont et6 vendues pour mie somme totale de dix mille francs.C. la vente ou l'échange de plusieurs d'entre elles. PERIODES 1 -50 i 68 2 68 8 93 3 93à180 4 180à407 TOTAL (204) Notes nrchéologiqiles.18 centièmes en bronze. puis par l'omission des médailles frustes et de celles que l'on n'a pas assez étudiées. pour les trois premières de ces périodes. une fois et deux tiers autant que la seconde et près de quatre fois autant que la 120fJ première et. notamment 118 d u règne du Grand Constantin. . Certainement. dont WM) fr. ayant toutes ensemble une valeur intrinsèque de moins de 21 francs . aclietee par M. leur etat de dégradation suite naturelle d u long usage. en leur supposant autant de valeur que celles des règnes précédents. n'ayant permis de les classer. en argent et billon 168 qui representent.ce qui fait seulement un total de 156 fr. d'après POTHIER 1 Graphique étnbli ri pnrtir des rkifirs de Pothier <i k d i i s i o n des monnnies d'or prouennnt dii %or monétmir découveri par Pliiilpiii. (205) Bi sait et M. celle des Antonius : elle compte par an plus de deux fois autant de pièces que la quatrième. et en bronze 421. J'ai voulu seulement reunir. qui sont ainsi sorties du médaillier de M. 59 c. si l'on considère seulement la valeur intrinsèque des médailles. cinq de Constantin fils.

LE CHLELET ET SES ENVIRONS POTHIER Fondation d e l a ville gauloise. A huit milles au nord de ce Camp était Bibrax. pour reconnaître que cela n'est point probable. 2 Fin d e la ville gauloise. font présumer que cette transformation. 8044 Blanchet 392 Monilnies nttribiiées nux Rolles ef citées pnr Pothio. aux coutumes de l'Orient. en bronze et en argent. ville des Rèmes. après avoir saccagé les terres et brûlé tous les villages et toutes les maisons des environs. de celles-ci aux informes disques de potin. 350 et suivantes. KAA. (206) la Gaule envoyait au loin des colonies. pour ravager de ce c6té-ci les terres des Rèmes .liv. comme dans celle des ruines romaines. Chacun se hâtant de rentrer dans . selon l'abbé Phulpin (210). ils marchèrent droit à César avec toutes leurs troupes et vinrent occuper à environ deux milles de son camp : leurs troupes occupèrent près de trois lieues de terrain. Les traces d'incendie qui se remarquent dans la couche des ruines gauloises. et mPme qu'on ne tardait pas à les entourer de murailles.-C. L'escarpement et la position de notre montagne doivent l'avoir fait habiter une des premières. (no)Note n?rlviol. (al)Commorfnires. BN. du remplacement des habitatiom gauloises par des habitations romaines. un seul se trouve signalé à notre attention. par conséquent. on peut dire que l'origine de la ville gauloise se perd. qui leur fait éprouver de grandes pertes et les met en pleine deroute. sur la rive droite de l'Aisne. de ces disques aux petites roues métalliques et aux simples anneaux qui ont dû précéder ces roues (208) . qui approchaient. En reinontant des médailles REMO. ATFILA. comme l'erection de la Haute-Borne. P. cornmes les couteaux de circoncision chez les Hébreux. On les voit chercher à travers l'Aisne. De la diversité infinie des peuples qui l'habitaient (207) on peut conclure que la plupart de ces villes étaient établies sur des lieux naturelleinent assez forts pour les mettre à l'abri des brigandages et des invasions. L'époque de sa fin ou de sa transfomation. quoique bien plus rapprochée de nous.. César était campé dans le nord du pays des Rèmes. c'est-à-dire.en voyant les haches en silex (209). et dont l'usage relie l'époque de l'occupation romaine à celle de l'entrée des Celtes dans les Gaules. (207)I d m . Elle aurait eu lieu. il faut admettre qu'elle était dès alors très peuplée et. (206)Page 302 de cette revue. qu'elle avait un grand nombre de villes. Ainsi leurs dévastations n'eurent lieu qu'aux environs de Bibru. à celles en elechum. mais ils en sont emp&chéspar César. a été violente et simultanée. S'il est vrai que dès l'an 1580 avant J. ils restèrent encore quelque temps autour de la place. pour se venger de la défection des Rèmes. Parmi les évènements connus auxquels on peut attribuer cette première ruine.. Les Belges. au lieu de s'&tre faite graduellement. MA. il suffit d'étudier sur une carte géographique ce que dit César ('Zll) des évènements de cette guerre. du secours envoyé par César leur ayant 8té l'espérance de prendre cette ville. n'est guère plus facile à préciser.. mais par le fait des peuples coalisés de la Belgique. bien loin dans la nuit des temps. 117. G ~ ~ e rdes r e Gm~les. lors des premières guerres de César. p. 18. à trente-cinq de nos lieues ou plus de cent milles romains au Nord-Ouest du Châtelet. et. c'est-à-dire. emprunMes. (209) Id. Effectivement. aujourd'hui Fismes. p. (208) Id. l'attaquèrent : puis.

dam le Berri. et. Je me sens plus porté à croire que la ruine de la ville gauloise aura eu lieu dans une des campagnes suivantes. que le seul Vercingétorix recourir. ce qu'il avait été auparavant. qiine non multitione et loci nnhrri nb onini sintpoiciilo iiifn (id. les Trévires et les Lingons soutinrent dans sa révolte le batave Civilis. et où. qui ne laissait aucune insulte impunie et qui ne pouvait négliger la défense des Rèmes. A peine quelques légions se promenaient-elles d'un camp à l'autre. comme le Châtelet. à l'alliance des Roinains aura pu dors. elle a dû se faire simultanément. ces derniers. attirer sur la ville rémoise de Gorze ou du Châtelet. ainsi que celle des Eduens. on ne voit ni les Leuks ni aucun des autres peuples de la première Belgique. soit que les Romains aient rasé tout exprès l'ancienne ville. Tous les peuples y venaient demander au prince rebelle alliance et protection : celui-ci força les peuples voisins de fournir des troupes et il donna pour mot d'ordre de marcher par les frontières des Rèmes et de ravager leurs terres. dont l'alliance devait lui être si utile. parmi les quinze nations coalisées dont parlent les Commentaires. pendant la seconde révolte d'lnduciaare (212). qu'était le foyer de révolte. égorgèrent les habihnts de Metz et rançonnèrent les Eduens. qu'il suffisait de l'enceinte vide d'un camp pour maintenir toute une contrée dans les liens d'une fidélité respectueuse et que le peuple vaincu s'était fait le satellite du vainqueur : la politique romaine y aidant par les égards et par les bienfaits. c'est-à-dire. y avait partout frappé avec la force et la rapidit6 de la foudre. auraient fait partie des fuyards : or. et nous ne voyons. chez les Trévères. Ii est donc évident qu'il n'a eu aucune injure à venger dans la première Belgique et que les villes et villages qui.POTHiER ses foyers. 7 ) . époque où les soldats de Vitellius. soit qu'elle eût déjà fait place aux constructions romaines ! Fondation de la ville romaine. dans ces guerres. comme n'étant pas suffisamment en état de resister à l'ennemi (213) ? La force de sa position ne permet pas de le supposer. soit plutôt qu'ils aient profité de ce qu'elle se trouvait détruite. bien loin des Catalauniens. on voit César. Si notre ville gauloise échappa. le Châtelet n'aurait donc éte exposé à la dévastation qu'autant que les Leuks. . tandis qu'un petit nombre de colonies puissantes s'établissaient sur la frontière rhénane et que de grandes villes se déployaient tranquillement et comme sans défiance au bord des fleuves de I'intérieur. 5. Telle était l'impression qu'avait laissée dans les Gaules epuisées les gigantesques opérations de César.. à cet affreux système de défense. planant tout à la fois sur chacune des provinces. liv. tel était le prestige de cette aigle romaine qui.. puis au nord. à la dévastation. suivre les fuyards d'abord de l'Est à l'Ouest. quelques mois après. D'autre part. jusqu'à l'an 69 de notre ère. n'ont point eté alors dévastés. Cette fois. Comment. Sept appartenaient à la seconde Belgique. comme les apparences nous autorisent A le croire. -Les médailles trouvées en octobre 1852 (214) et dont l'enfouissement semble remonter à cette époque ne seraient-elles pas un indice de l'effroi que ces evènements causèrent dans la contrée et des périls que courut alors cette ville soit qu'elle n'eût encore que des Gaulois pour habitants. après la mort tragique de (Zi2) Ces. nous r e m quons que le système d'occupation des Gaules par les Romains ne fut plus. inar- LE CHATELET ET SES ENVIRONS chant du Rhin sur Rome. c'est-a-dire. c'était au centte même de la première Belgique. et enfin dans le pays de Namur (Afuan). pour revenir au Sud-Ouest prendre ses quartiers d'hiver chez les Carnutes et les Turones (pays de Chartres et de Tours). après Vespasien. (23)oppida incendi opolterr. par le territire d'Amiens (Ambinni) et du Hainaut (Neruii). Sabinus dans son usurpation. peuple situé au Sud-Est des Rèmes. elle peut avoir subsisté encore près de cent vingt ans. confinaient à cette région. Enfin aurait-elle été incendiée par les habitants eux-memes. Brntuspontium (Beauvais) . la Gaule semblait aimer ses chaînes et se gardait comme d'elle-même. par Noviodunum (Soissons). Mais lorsque. la transformation de l'établissement gaulois en établissement romain ne s'est pas faite successivement et insensiblement. aussi bien que du temps de César. En lisant attentivement l'histoire. les fléaux de la guerre. La constante fidélité des Rèmes. liv. pendant les guerres de César. (Zi4) Page 123 de cette revue. deux à la seconde Lyonnaise et six à la seconde Germanie. Si. dans le vaste territoire des Rèmes.

qui toutes sont hes usées et la plupart après avoir déjà été retournées. des ponts et des voies publiques pour l'uoliM et la commadite génerale attestent plus de sagesse que i'édat de son admuiistration. sous Nerva. Vainemerit après quelques années.. puis. soit pour résister à des surprises soit pour intimider chaque point du territoire par la présence d'une garnison.mais ses travaux plus recommandables par leur utilit6 que par leur magnificence. du ~noins. C'est donc à cette dernière période. on devrait y bouver dans les restes de constructions les caraceres de solidité et de grandeur qui distinguent leurs ouvrages. la sculpiure. de maniere à nous arrêter définitivement au regne d'Antonin-le-Pieux. Tous ces motifs doivent donc nous décider pour la période intermédiaire. prit subitement une autre attitude. si notre ville avait Trajan ou Adrien pour fondateur. de plus de quatre-vingts ans. on brisait celles-ci.toute voisine du jour de la destruction et dans laquelle. et que. à celle des premiers Césars : les nombreuses idoles et tant d'autres monuments que nous retrouvons du culte païen. La situation LE CHATELET ET SES ENVIRONS politique et militaire que nous venons d'exposer. (218) Voir l'article précédent. dans l'examen que nous avons fait (218) des propositions respectives de leur nombre et de leur valeur intrinsèques. S'il nous fallait encore une preuve. de celles de Vitellius. ou telle encore que le regne de Constantin . resserrer encore dans celle-ci le cercle de nos investigations. ainsi que nous l'avons remarqué (216). n'a pu 6tre construit que dans une période paisible et florissante.. alors on sentit le besoin d'avoir un plus grand nombre de points fortifiés. par les ordres du prince.le coup avait été porté. indépendamment des marques de vétusté imprimées à une foule d'objets..et aucune de ces trois périodes n'a été plus fertile en monuments de ce genre que celle des Antonins. qui nous semble devoir être contemporain de la fondation ou. Nous pouvons même. aux éventualités de l'avenir. (215) ". telle que celle-ci ou que celle qui s'était écoulée de César à Galba et qui fut de 119 ans." (Anquetil. notanunent aux marches d'escaliers. car. eût succédé la révolte des peuples dans les Belgiques et dans la première Lyonnaise. Gaulois. notamment celle d'Antonin (215). l'architecture. nous la trouverions dans l'étude des médailles. sous la conduite de Civilis et de Sabinus. Nous remarquons. La vue des monuments nous porte à une conclusion semblable. dont les ouvrages que nous retrouvons en si grand nombre n'ont déjà plus le style si noble et si pur du siècle d'Auguste. chacun des généraux se crut à l'Empire des droits aussi légitimes que ceux de l'obscur et impolitique Galba. sur la monnaie dont se servait le peuple. en multipliant les quartiers d'hiver pour les troupes. encouragée par ces divisions. . Est.POTHIER Néron. de Fr. je le crois. celle des Antonins. des forts pour protéger les frontières. celle des Constanti~ls. Trajan et leurs successeurs . aux vexations des milices de Vindex. nous interdisent également d'adopter la troisiéme. l'aqueduc. loco cifnto). dans les vestiges qui nous restent.. lorsque la Gaule. l'Empire avait-il retrouvé sa puissance et sa tranquillité. (216) Page 269 de cette Revue ( ï i 7 ) "Antonin n'eût pas une moindre sollicitude pour la Gaule . ne se présentent pas à la posterité avec le caractère de solidite et de grandeur qui les rendent durables et qui appellent l'admiration (Anq~~pfil. ne nous permettent pas de remonter à la plus ancienne de ces périodes. et I'on y verrait en plus grande quanti* le marbre et les mosaïques. et chaque armée des prerogatives égales pour donner un chef à SEtat . 3). au lieu d'élever des temples et des statues aux faux Dieux. que les considérations purement historiques nous fait rationnellement reporter l'établissement d'une ville romaine succédant à une ville gauloise sur la montagne du Chstelet. chap. Des quartiers d'hiver pour les troupes. . le mutisme de l'histoire sur l'existence de notre ville . à compter du regne de Nerva.du développeinent de la ville romaine. et leur sagesse. on fermait ceux-là et I'on faisait briller le monogramme du Christianisme sur les drapeaux des légions.. au contraire. pourvoyait. En effet. la magnificence remplacée par l'utilité et ce cachet de sagesse et d'économie qui caractérisait Antonin (217). les forteresses pour protéger les frontières. au milieu de cette période paisible. à laquelle on doit le Pont du Gard et la plupart des autres aqueducs connus.

ainsi qu'il nous l'apprend lui-meme. par les temples et autres grands édifices. ne doit pas &tre antérieur à Nerva et qu'il y a lieu de l'attribuer au règne d'Antonin. 1 4 en argent et 95 en bronze. (223) Notes nrchéol. pencher aussi vers le règne de Marc-Aurèle. constatee par l'établissement de l'Aqueduc. et 28 en bronze .300. p. (221) Notes ~lrhéoi. Les médailles que l'on trouve au Châtelet y étant très nombreuses jusqu'à Julien exclusivement. nous ne pouvons admettre que la ville romaine ait été anéantie dans les années précédentes . 112 du règne de Marc-Aurcle. 9 en argent et une en broiue . Si donc il est rationnel de présumer que la ville romaine a été construite dans des temps de prospérité et d'opulence et que les travaux de construction y auront fait affluer les valeurs métallliques. par l'incertitude où le jetait le Manuscrit de L'histoire de Joinville (223). Ainsi en a jugé l'abbé Phulpin. 99 Trajan. que (219) Voici les medailles de cette periode : 1 4 Nerva. aussi bien que les dévastations des Bagaudes en 286. par de magnifiques citations. il fixe tout spécialement l'attention du lecteur. comme Grivaud de la Vincelle (220).307. mort le 26 juin 363. no& Empereur par ses soldats en 360. savoir . alimentaient de ses eaux les fontaines publiques et les bains. S'il eût été convaincu qu'il n'existait dam les ruines du Châtelet aucune médaille postérieure à cette époque. en quantité très souvent supérieure.128 du règne d'Antonin. si nous considérons que toujours les monnaies émises par le pouvoir régnant ont pour auxilliaires. ravagèrent au loin dans les Gaules. c'est encore au siècle des Antonins que nous reportent les monnaies romaines . les contrées voisines d u Rhin. 21 . 47 en argent.recherches prelim. 19 et suiv. dans cette période. c'est-à-dire jusque vers San 355. attirés par les amis de Sylvain et par leur soif du pillage. la plus désastreuse de toutes... s'il n'eût pas limité ses efforts à conserver seulement les ouvrages de son laborieux predécesseur et sa gloire à augmenter de préférence l'éclat des lettres et de la philosophie. par les travaux qui. nous serons pareillement portés à nous arrêter au regne d'Antonin-le-Pieux. Cette dernière considération nous ferait. les Saxom. Notre conclusion sera donc que la fondation ou. dont 39 en or. sa femme. du moins. (220)Arts ef n~éf.276. il aurait dû.45 en or. 17 en argent. puis celle de l'an 407.et. et ne commence son examen (221) que par l'époque où les Francs. mais nous n'en concluerom pas.p. (222) Fait Cesar en 355. dont 4 en or. les Allemands. sucesseur de Constance le 3 novemebre 361. y compris Floüne.120 du règne d'Adrien. enfin.. celles qui ont été frappées sous le regne précédent.il n'a pas voulu décider si elles avaient circuié dans la ville romaine avant ou après la défaite que ce prince fit éprouver aux Francs près de Strasbourg . après un an sept mois et vingt-deux jours seulemeiit de règne legitirne. comme Grivaud. sous le pavé des rues. Nous y voyons que la période des Antonins est beaucoup au-dessus des autres sous l'un et l'autre rapport. 310 et 338. c'est peut-être aussi parce qu'il aura pris garde au Magnus-Maxi- Destruction de la ville romaine. d'abord l'invasion de l'an 366. peut-être. sur laquelle. s'en tenir là et ne point prendre souci des évènements qui se sont accomplis plus tard : il a mieux aimé proposer aussi à notre choix. sous le règne de Valentinien. quoique la supériorite du nombre de celles de ce prince soit compensee et mPme effacée par l'infériorité de la valeur (Zig). qui passe sous silence les invasions que firent les barbares dans les années 260. Phulpin. LE CHATELET ET SES ENVIRONS telle soit la date de sa ruine. C'est probablement que possédant deux médailles de Julien (222). 24 en argent et 100 en bronze . qui sont : 3 en or. et 43 en bronze . c'est encore. dont 4 en or. le développement de la ville romaine. "lequel fait mention de Médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Châtelet" : enfin.POTHIER autant que nous l'ont permis les collections de Grignon et de M.

nous avons à l'appui du témoignage qu'elles offrent. D'abord nous remarquerons que. au lieu d'avoir étk totalement détruit non seulement dans sa partie extérieure. ce qui fait que l'on trouve dans les ruines du Châtelet. tout en respectant les motifs bien connus (I'imminence d'un procès) auxquels il fait allusion à la page 74 de ses Notes et qui ont dicte ce merveilleux recit. éléments de confrontation qu'ignorait M. nisi obsidione. Je n'ai donc plus besoin que de quelques observations pour justifier mon choix. par la nature et par ses murailles. dont le règne n'a été séparé de celui d'Honorius et d'Arcadius que par les trois dernières années de Théodose. 34 et 35). (224) Dissertntion siIr finscription de ln Hmrte-Boine et sur l'mcini nom dir Chitelet. porte close. Dans cette même hypothèse. lorsque la ville était déja raçée. conservait et réunissait tous les filets de sa fontaine artificielle. liv. il eût été pillé. celui des tombeaux et autres monuments chrétiens et des armes des Lètes (225). mais jusque sous terre.. ont été trouvées enfouies dans nos ruines ou circulant entre les mains ignorantes des habitants de Fontaines. . cette ville n'eût pas manqué d e se relever de ses ruines. par trois ou quatre de ses neveux. mais son aqueduc eût. bouleversé avec u n soin remarquable le pavé qui recevait. J'ai démontré ailleurs (224) que le renseignement contenu dans le Manuscrit dont je viens de parler est plus digne de confiance que ne l'avait pense Grignon. il lui suffisait d'apprendre quelques jours d'avance. . je dedare. si. soin que ne peuvent avoir pris des hommes qu'eût animés seulement la soif du butin sans aucune direction politique . dans les moindres recoins de la multiple galerie de ses puisards de source. nous arrêterons certainement notre choix sur la dernière de ces trois époques. pour remplir d'eau ses imoinbrables réservoirs. n'a pu @tredétruit qu'après un siège en regle (226) et non par des bandes organisées pour le pillage. et qu'elle a eu lieu lors de la présence de l'abbe Phulpin et sans aucun travail d'excavation. et. il nous restait quelques doutes.152 163 et 1% de cette Revue. quoique généralement trés friables. summo admodùm edito loco ut. (226) Ipsum erat oppidum in colle. ne s'etant point trouvées accompagnées des autres restes des sujets auxquels elles ont appartenu. dans l'inMrêt de ce qu'il s'agit de constater et comme l'ayant appris de personnes bien informéeset de son neveu. si peu d e medailles de ces derniers règnes. sont parfaitement conservés. une fois l'orage passé. avec les circonstances de destruction de la ville. s'il avait été surpris par u n coup de main. et que l'état fréquent de trouble et d'agitaion où furent les Gaules depuis Julien jusqu'à Honorius. p. expugnari non posse videretur. . le pillage eût et6 accompagné d'un massacre général. dis-je. (225) Pages 151. où l'on a soulevé.Quant aux formes de têres hummnes dont ii ne irsfmt pliis que les empreintes. en prévision de la rupture de l'aqueduc. le me de Fronville. la position de l'un d'eux sur les fondations d'un mur nous y fait voir deux guerriers qui se seront rencontres et egorges en cet endroit. dont l'abbé Pliulpin fait mention (notes archéol. Ensuite nous considérerons que le Châtelet. arrache. des f. tandis qu'on n'en rencontre aucun débris (227) et que cependant les ossements qui se trouvent dans les sépultures. voyons à laquelle des trois époques sus-indiquées le fait de cette destruction peut le mieux s'accorder. que l'orage grondait sur les bords du Rhin pour compléter ses approvisionnements. tout au plus été coupe. son collègue. for- LE CHATELET ET SES El\iVIRONS tifié comme il l'était. l'un des temoins actifs de I'evènement. 1844. 7. 4).Les deux m$dioires humaines dont parle Grignon (Bull. qui se promenaient en récreation sur le Chatelet : d'où nous devons conclure que ces formes de têtes n'ont jamais et6 moulees que dans l'imagination du narrateur. est. que le péril fût passe. en raison de leur rareté et du silence qui a été gardé sur les circonstances de la découverte de quelques-unes de ces dernières médailles. et se mettre en état d'attendre. mnis pmfmtement consetvées d m s les tores.POTHIER inus dont Grignon fait mention dans le Bulletin des Fouilles et à celui qu'il possédait lui-même. que la decouverte de ces ridies medailles a 6té toute fortuite.. restee en manuscrit et dont un double existe à la bibliotheque de la ville de Chaumont. incendié même et plus ou inoins bouleversé . deux de Gratien et même une de Valentinien Il. Phulpin ou qu'il a négliges et dont nous reconnaîtrons bient6t la valeur. Nous qui savons que 2 autres médailles de Magnus Maxiinus.) (227) Je ne pense pas que l'on veuille serieusement m'opposer les deux squelettes dont j'ai parle (page 163 ci-dessus) . nous dit Cesar en parlant d'Alise (Guerre des Gaules. dans le récit des circonstances qui auraient accompagne la decouverte de ces deux cents médailles en or. je dedare. Si ce temps lui eût manque. p. Cela constaté. sont encore moins de nature à soulever des doutes. M.

de Frnnce. après un long siège. On peut en dire autant des incursions qui eurent lieu en 379 et 383. avait déjà jeté dans le pays de profondes racines.). manoeuvre dans une grande partie de l'est des Gaules. était plus recent que ne semblent prononcer les sépultures. peuvent donc bien donner à croire que la destruction de notre ville aurait eu lieu pendant ces évènements. appartenaient encore au polythéisme du nord . depuis la frontière des Rhetes (lac de Constance) jusqu'à son embouchure par l'établissement d'une énorme levée. Mais l'invasion de l'an 4W a bien un autre caractère.c'étaient tous les peuples de l'Orient et du Nord. qui ne se développaient qu'avec beaucoup de circonspection. composee principalement de Gaulois. Julien. des ouvrages avancés (228). qui. d'espace en espace. défit le reste en bataille rangée dans les plaines de Châlons-sur-Marne. se precipitaient ensemble sur la Gaule qu'ils savaient &tre alors le plus fort boulevard de Rome. et le général romain. pour repousser l'invasion. s'ils furent forcés de céder au nombre. grand-maître de la cavalerie dans les Gaules. Voici ce que l'histoire nous apprend de la deuxième de ces époques.les villes y sont assiégées et ravagées. Langres avait depuis longtemps des éveques. Valentinien leur opposa Jovin. A cette époque. qui s'accomplissaient de l'an 355 à l'an 358 : je m'empresse de le reconnaître. la jeunesse gauloise s'armait. le Poitou. Arras sont tombées dans les mains des Allemands : la dévastation s'est étendue dans les deux Aquitaines (le Berri. le théâtre des évènements embrasse une large zone en-de@ du Rhin . etc. a éfl saccagée. Worms. au-delà du Rhin. et. incendiaient les atés ouvertes. détruisaient les maisons. Deux ans plus tard. et liv. 27. Valentinien réprimait. pour y cultiver les terres. Tandis que la flamme et le fer ravageaient les champs. chap. Troyes et Toul venaient de recevoir le leur. se retranchait dans les montagnes. Ce mode de guerre et les lieux où elle se faisait. l'Auvergne. punie de sa longue résistance. distribuées sans interruption selon l'exigence (228) Ammien-Marcellin. Spire. hkt. En I'an 366 venait de se reproduire avec une nouvelle violence le débordement des barbares. puis après avoir battu un second détachement. avec l'intention bien arretée de l'anéantir. Une partie de la Belgique se fit respecter : l'Armorique (qui devint plus tard la Bretagne) sauva son indépendance et la resistance de plusieurs villes est prouvée par le saccagement de quelques-unes et par la conservation des autres (229). Des étrangers avaient été introduits par Constance-Chlore. fortifiée et commandée. liv. s'il existait dès alors. la Novempopulanie (la Gascogne). on peut dire au moins qu'ils ne succombèrent point sans gloire. tantût à en franchir la frontière pour en revenir avec un riche butin . L'année suivante. par des camps.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans la première. "ils retrouvèrent quelques ressources dans leur courage. longtemps repoussés par les légions romaines et réunissant à la fin toutes leurs forces comme toutes leurs colères. 2. Peu de villes ont yu se soustraire au malheur g9zéral et celles dont les armes ont repousse les assauts des barbares sont . futurs néophytes. Amiens. une nouvelle invasion faite en-deçà de Mayence par un prince nommé Randon. que Stilicon avait appelées au secours de l'Italie. en y ajoutant quelquefois. C'est ce que comprirent les Gaulois : abandonnés par les légions romaines. sous la protection des souverains. Ces détails nous apprennent que I'invasion n'a été que passagère dans nos contrées et que l'ennemi ne peut avoir pris le temps de former le siège d u Châtelet. Strasbourg. di. 28. contre la frontière." "Nous apprenons de Saint-Jér6me que Mayence. les Lyonnaises (la France centrale) et la Narbonnaise (la Provence). Mais ces étrangers. pour fortifier l'armée. Celuici ayant pris près de Scarpona (Charpagne-surMoselle) la plus grande partie de leurs troupes. dit-il. Cette fois ce n'était plus le Franc ou le Germain cherchant tantût à s'établir dans nos belles contrées. (229) Seg. se renfermait dans les villes fortes et vendait cherement a ses féroces ennemis sa vie et sa liberté. Gaules. le Limousin. et l'établissement des Utes. des forts et des tours. tout en jugeant qu'elle a eu lieu plus tard. chap. des lieux. en fit un grand carnage . la Saintonge. fut détruite. et le christianisme. près de Solicinium (montagne du Wurtemberg). sur l'autre rive du fleuve. il leur opposa une redoutable barrière le long du Rhin. ce qui était romain restait profondément hostile aux institutions chrétiennes. 1 et 9. et par Magence.. 6.

Sév. Jules Courtet. cédant au voeu de l'armee et 3 la volonté du Ciel et que le sang de ses ennemis n'a jamais coulé qu'en bataille rangée. venu exprès à Trèves pour le detourner de tremper ses mains. (236) Sulp. Que I'on ne dise pas que la racine du nom Snnctinn~tsn'avait point alors le sens vénéré que nous lui attribuons aujourd'hui : car Sulpice-Çévère. de MagnusMaximus et de Valentinien II. 93. vaincu par de telles protestations et par ses prières. qui écrivait dans ces temps mêmes et dont les annales s'arrêtèrent à l'an 402. page 561. à leur suggestion. comme celles qui nous occupent. 1847. p. p. la croix figurée devant le mot SAHOWO. établissant que ces sépultures appartiennent à la fin du quatrième siècle de notre ère. En effet. En effet. s'abstenaient de tracer sur les tombeaux le signe de la rédemption. et encore le nom SANCXANVS. dont les ruines elles-mêmes s'étaient effacées. des Goths ou des Francs. en parlant de l'hérésiarque Priseillien. l'autre de la vie. 2e annee. un autre monument céramique dont l'auteur s'appelait SANCTLANVS. et encore. Alors sonne I'hnrre de ln nrine pour une foule de vieilles cités celtiques (231). trop tôt oubliée. sans parler du petit vase eucharistique. passe cette coupe à un prêtre qu'il (230)Même clurpitlr. même liv~e. (234)Afrliéologiede In Lorrnine. trouvées avec ces tombeaux." Aussi le même auteur ajoute-t-il que les monnaies de ces deux Empereurs. indépendamment de ceux qu'il avait établis comme Utes sur les frontières des Gaules. 2. d'épargner les coupables. A u Germains qui faisaient depuis longtemps la force principale des armées romaines. formule eucharistique. que disparurent Decempagi. au milieu de ses victoires. Baulieu (ZN). 2. nous avons encore pour témoins les tombeaux des Lètes. et ont pareillement sommeillé longtemps dans le plus profond oubli. (231) M . (235) Sulp. Outre les médailles de Gratien. cela n'empêchait pas que déjà leur religion ne fût assez florissante et assez publiquement professée et protégée pour qu'on honorat d'en faire précéder son nom et pour qu'une épithète adoptée par cette religion devînt le nom d'un industrieux citoyen." C'est alors. t. ainsi que le pense M. c'est au règne de Gratien qu'appartiennent la plupart de ces sépultures. qui. et treinblant devant Saint-Martin de Tours. et refusait obstinément de se mettre à table. qu'il n'est monté sur le trdne que malgré lui.. et I'év@que. lui reprochant que de ses deux empereurs il avait dépouille l'un de la pourpre. (233) h?M. Hnirte-Mnme.. sncrée. qui déposent en faveur de cette dernière époque. dais la R w i ~ enrchéologique.. etc. . Solirnnrincn. sépultures chrétiemes. Nous y voyons que. si alors les chrétiens. Maximus redouble ses instances et affirme. mis à mort en 387 : "ses sectateurs qui auparavant l'avaient honoré comme un Saint. pour se justifier. lui arrachait la promesse. selon toute probabilité. Alors la ville de Langes (233) aurait été brûlée et ses habitants massacrés. après avoir bu. Nous voyons de plus dans cet historien qu'alors la religion chrétienne était dominante et toute puissante dans les Gaules. ainsi que nous avons déjà pu le reconnaître (232). peuvent fournir une date certaine. qu'il ne tarda pas préférer à ses compatriotes. preférence malheureuse qui finit par lui coûter la vie. il joignit des Alains.LE CHATELET ET ÇEÇ ERVIRONÇ POTHIER affnmées par les hordes nomhrertses qui les msiè- gent (230). hÿt.. se mirent à lui donner dans leur culte le rang d'un martyr (235). Martin comble enfin ses voeux en s'asseyant à sa table. "nul prince n'ayant appelé au senrice de l'empire un plus grand nombre de barbares. dépnrtonmtde.. 132. (232) Page adessus. Géogr. le petit vase ou se lit le mot PIE. en lui disant qu'il ne pouvait sans crime se faire juge dans une affaire religieuse (236).Bodin et Quentin. le nom SAHOWO que I'on voitprécédé d'une croix sur un fragment de poterie. il nous montre le tyran Magnus-Maximus. nous dit. Déjà son prédécesseur Valentinien en avait admis un grand nombre dans ses armées. liv. C'est aussi ce que nous apprend. pour eviter la violation des sépultures. dans le sang des hérétiques. Le prince lui cède la coupe qui venait de lui être pésentée. recherchant avec sollicitude la faveur des éveques. Çev.

des statues. comme tous les "Men-Hirs". est un des témoins plus ou moins immédiats de cette prise de possession et. si même elle ne venait de se former. En ce qui touche cette question. la serie des médailles. se forma bientât. à une solution définitive. n . pose le tapis sur le siège qu'elle lui offre.. sans y attacher plus de prix qu'aux autres. ces deux estampilles que Grignon. le site et le caractère de nos ruines. une ville qui. les renseignements qui peuvent manquer. de souffrir que.. à moins qu'elle le dût à sa position de ville limitrophe dans le pays des Catalauniens. La Hn~rte-Borne. les haches celtiques et les grossières et noinbreuses ruines dans lesquelles se trouvent ces objets à l'exclusion des vestiges de la civilisation romaine. le supplie. a pris soin de nous faire connaftre.. et le sert avec toute la modestie et l'humilité du serviteur le plus respectueux. nom qui signifie Lieu-frontière. elles s'accordent parfaitement avec les faits constatés par l'histoire. nui ne pouvait rougir dans ce temps de porter le nom de Sanctianus . et qu'elle a emprunte à notre monolithe. action à laquelle celui-ci et tous les assistants s'empressèrent d'applaudir (237). les huîtres de l'Océan. Haute-Borne. etc. soit plus tard. les yeux fixés à terre. elle ramasse les miettes de pain. Laissant à d'autres le soin d'ajouter. comme étant celle où s'est accompli l'anéantissement de notre ville romaine. et tandis qu'il est assis. laisse la question. lui verse l'eau sur les mains. l'impératrice se tient aux pieds du saint vieillard et. tout s'accorde donc pour nous faire regarder. mord ou religieux. elle lui serve un repas préparé de sa main. plusieurs des monuments qui s'y trouvent.. venaient y payer tribut à leur sensualité. les places publiques et les temples. Soit alors. de préférence à tout autre. les essuie avec ses cheveux . qu'ils semblent aussi avoir traduit dans leur langue par celui de Ad Fines. vie de S ~ i n t . par d'autres chemins aux stations de Segessera. Une seule chose semblait y devoir leur être . la table du festin et les autels des dieux . Bien plus. tandis qu'on ne peut guère sans anachronisme les attribuer à une des époques précédentes..LE CHATELET ET SES ENVIRONS avait amené. les arrose de ses pleurs.. ce que l'on peut dire des armes et des sépultures des Lètes. ainsi que nous l'avons vu. A l'ouest de ce monolithe. et ils y joignirent très probablement le mot Castellum. 23.. immobile. Gorzum ou Gone. ils lui conservèrent son nom. sur plusieurs points. ne peuvent avoir rien de suspect : bien au contraire. en remontant de la pièce pleine au simple anneau métallique. en même temps de quelque grand évènement dans l'ordre politique. Résumé. à l'exemple de la Madelaine. de la religion et des moeurs. l'invasion de l'an 407. Ils en firent un point stratégique qu'ils rattachèrent par une voie militaire à la ville de Nffiiirm et selon toute vraisemblance. de Catunces et de Mose. selon les progrès de la science et les découvertes ultérieures. il ne me reste plus qu'à résumer en ces termes l'état où je (237) Id. l'état de la civilisation. Elle fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins. plus précieuses pour elle que les mets les plus exquis de sa table royale (238). des statuettes.nul ne devait craindre de mettre sous la protection de la Croix son nom et son ouvrage : un vase sorti de son atelier ne pouvait que briller sur la table des princes. avec son mari. Le jour convenu. Cette ville s'appelait Gonon. Les rues furent tirées au cordeau . approche de lui la table. le lotus odorant d'Egypte. Certes. le jugeant plus digne que le monarque de boire le second. . Vers cette époque les Romains s'y établirent. Oui. Le repas fini. des colonnes élégantes ornèrent les portiques et l'interieur des maisons. Comme partout ailleurs ils y importèrent le luxe et les douceurs de leur civilisation.. ou bien Limitedressée. elle se tient à distance. en sont la preuve non équivoque. sur la montagne du Châtelet.les divers produits des pays lontains.M ~ l t idiap. elle se met à l'oeuvre. les oratoires et les appartements : des bronzes délicats et les plus beaux produits de la céramique décoraient les meubles. y sert les mets qu'elle-même a fait cuire. comme toutes celles qui couronnent les hauteurs dût être environnée de murs : les monnaies gauloises de toutes formes. et c'est pareillement. L'établissment de l'homme dans nos contrées remonte au temps de la dispersion des peuples. la nature des évènements. elle servit de borne entre deux peuplades celtiques ou gauloises. seule et sans aucun aide.

il faut y voir la constatation qu'aurait faite ce personnage de la destination qu'avait ce monument de servir de borne internationale entre les Lertks et les Cutalaunienç. permet de supposer qu'il a &té fait sous la direction ou sous I'administration d'un gallo-Romain du nom de Viromarus... à 750 mètres au nord-est et en amont de la Haute-Borne. où elles circulPrent dans des tuyaux sous le pavé des rues et jaillirent partout où on les jugea nécessaires. epaisses. sur mie surface d'environ quinze ares. des bains publics et particuliers à l'usage du peuple et des grands : hé bien ! pour obtenir ce nec phrs ultra du confortable. qui l'a pillée. dès lors. sur la fin du dix-huitième siècle. des piscines. . de 20 à 30 miUim6tres et quelques-unes pareillement noircies et calcinees par le feu. désignés sous le nom de Lètes que l'on y établit avec leurs familles. à en juger par l'abondance du numeraire. A distance égale de la voie romaine et de la for@tde Fontaines. de Fontaines. apparaissent souvent sous le passage de la charrue.. en parlant de notre montagne.. D'élégantes villas (239) s'établirent au pied de la montagne. dans deux champs qui sont indiques au plan cadastral du territoire de Fontaines... chercha laborieusement un autre nom aux ruines qu'il venait de retrouver . son gigantesque aqueduc y passa comme le reste . au pied de la Haute-Borne.. il leur a suffi de le vouloir.. pour remédier à l'épuisement de la contrée et subvenir à l'insuffisance des légions. par l'intru- LE CHATELET ET SES ENVIRONS sion de soldats étrangers. Par qui ce prodigieux ouvrage a-t-il été conçu et exécuté ? Rien ne nous l'apprend d'une manière certaine . Le nom de la ville suivit les émigrants dans le premier de ces villages.. fut florissante jusque vers la fin du règne du dernier fils de Constantin. de Laneuville-à-Bayard et de Sommeville se sont formés de cette émigration.. Cette ville. sous les numeros 1483 et 1484.. de nombreux débris de pierres de taille de toutes dimensions. franchissant sur deux rangs d'arcades le vallon intermediaire. sur la pente douce de la Haute-Borne et dans le vallon intermédiaire : quelques-unes recevaient de la t@tede l'aqueduc les eaux qui n'étaient pas nécesaires à la coilsoinmation de la ville.. rassemblèrent en un seul point toutes les eaux de leurs sources : là un aqueduc les reçut et... chose très possible. on disait. 7. qui paraît être de ces temps-là. Guidés par les instructions de Vitruve et après s'&irebien assurés du niveau des hauteurs voisines et de la nature plus ou moins infiltrante d u terrain. notamment des pierres sciées en forme de briques. comme chose douteuse. Alors ou même peu de temps après qu'il eût pénétré dans les Gaules. ils pratiquèrent dans la roche vive. comne dans la mère-patrie. la population roinaine fut modifiée et presque remplacée.. Dinlogue 2. (238) Id. n'ont plus été qu'une carrière de pierres de taille et de moellons. les médailes et I'histoire semblent nous indiquer qu'on le doit au règne d'Antonin. Quelques médailles et l'étude des évènements pos@rieurs à ce règne autorisent à croire qu'elle a éte anéantie en l'an 407. l'ont abandonné au vainqueur. et que Grignon. de ténèbres. De Constance-Chiore à Gratien. brûlée et rasee. pour se créer. comme elles. et l'inscription de la Haute-Borne. les reliant entre eux. le Christianisme ne tarda pas à compter des néophites dans la population de Gorze : les sépultures c h r é t i e ~ e sque l'on retrouve annoncent qu'à l'époque de sa destruction ils y étaient en grand nombre.. assiégés et privés d'eau et de vivres. semblables à celles que l'on trouve dans les ruines du Cllâtelet. Elle n'a pas été prise d'assaut : ses habitants. les conduisit à niveau dans l'enceinte de la ville.. qui. diap. tandis que son epithète Caçtellum Châtelet. Celles-ci. à 1650 mètres des murs de la ville. Si cependant. des eaux jaillissantes. un grand nombre de puits et des galeries pavées.plusieurs siècles de troubles. rejetant avec dedain ce ouïdire. dans la première moitie du treizièine siècle. "là où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement". tel n'est pas le sens de cette inscription. Les villages de Gourzon. remplacèrent son souvenir par une tradition si vague que.... comne dans plusieurs autres villes de nos pays.mais ses dimensions. sur un pont légèrement dominant. fut conservée à ses ruines. exploitée d'autant plus avidement que l'on devait y faire de temps à autre de riches trouvailles : tous les débris de la ville se dispersèrent ainsi . (239) Inutile de dire qu'il devait y en avoir près des belles sources de la Nabline et de la fontaine de Ruee : il nous suffit de la remarque que voici.POTHIER refusée. à l'extremité septentrionale de la conhee dite En NQnrn.. de penible réorganisation sociale.

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Cet aqueduc. peu de pays dans le département pourraient fournir des notes archéologiques aussi interessantes. qui dressèrent ce monument. le village de Gourzon. à l'instar des patriarches de la Bible. ce Note :Pour eviter les trop nombreuses répetition. aujourd'hui retraité à Chaumont. un village d'un nom à physionomie celtique. Soit alors. en 1856. Monsieur le Rédacteur. je l'espère. comme un témoin irrecusable et immédiat de la prise de possession de ces contrees par les premiers habitants de la Gaule. composé d'une galerie souterraine d'abord. Lepage) 137 . l'abbé P. Mais parce que tout le monde ne peut pas consulter cette Revue Champenoise. GELIN Curé de Fontaines. Voici donc ce que l'on trouve dans nos pays. cornaissant de visu les lieux et monuments dont il va être parlé.-F. toute l'indulgence du lecteur. 24. Bien qu'il s'agisse d'une chétive localité. puis par de nombreuses arcades sur le vallon qui mène à Ruetz. le juste tribut de félicitations auquel il a droit pour son travail érudit. et le plus coinplet qui ait eté fait jusqu'ici au sujet des antiquités dont il va &tre question. Pothier auquel le lecteur se reportera. les eaux sur le Chitelet . comme mémorial de quelque grand événement civil ou religieux. il convient de payer à Monsieur Pothier. Grignon ni les Notes archéologiques de M. quatre voies romaines. 26 et 28 mars 1875. d m la Revue Chainpenoise. En vous priant d'insérer en feuilleton dans votre estimable journal La Haute-Marne. pour l'insuffisance de ma plume. dit Haute Borne dans le pays. couverte de mines gauloises et romaines . soit plus tard. Voilà ce qui fixe d'abord l'attention des amateurs sur notre localité.en face. non plus que les Bulletins de M. Langres 21. qui alimentait d'eau la ville du Chatelet. un Menhir. aboutissant à cette montagne . et conduisait par une pente naturelle bien ménagée. puisque déjà depuis de longues années j'habite cette localite .Journal "La Haute-Marne". ancien Juge de Paix du canton. ayant assisté à beaucoup de fouilles et à la restauration de la Haute-Borne : je me suis hasardé a ecrire ce petit abrégé qui aura son intérêt. canton de Chevillon. mais toutes ces constructions sont aujourd'hui brides. (L. Tout d'abord. un aqueduc d'une construction gigantesque. FEUILLETON DE LA HAUTE-MARNE NOTICE SUR LES ANTIQUITES GALLO-ROMAINES SITUEES AUX TERRITOIRES DE GOURZON ET DE FONTAINES Par M. Une montagne dite le Chatelet. anéanties avec un soin raffiné dont on ne se fait pas d'idée. cette courte notice sur les antiquités gallo-romaines éparses aux territoires de Gourzon et de Fontaines. était ensuite supporté par un massif de maçonnerie exterieure. Transportons nous par la pensee jusqu'au temps de la dispersion des peuples. j'ai cru faire chose utile et agréable à vos lecteurs. J'avoue sans detour que je ne serai ici que son humble et defectueux abréviateur. portant une inscription latine . et voyons dans cette Pierre-levée. travail qui a été imprimé par articles. Phulpin. Je demande du reste. ancien curé . iious avons censure ce texte ne laissant que sa structure et les renseignements inédits par rapport au texte de L X . descendant et héritier du Chatelet . sur les bords de la Marne.

NOTICE SUR LES AhTIQUiTES GALLO-ROiMAINES inonolitlie seivira de borne entre deux peuplades celtiques. n'a eu qu'à faire enlever à fleur de terre. comme ayant appartenu au Châtelet. C'est ainsi qu'à la démolition de la toute ancienne église de Gourzon. par une 4e. coinine en une carrière abondaite en toutes sortes de matériaux. par une autre voie. et ont enlevé tout ce qui pouvait leur &treutile. et pendant longtemps. plus terrible que les autres indiquées dans l'histoire. Bientât se fit sentir le besoin d'avoir de l'eau dans un endroit aussi peuplé. le nonuné S. toutes les pierres brutes qui faisaient les fondations . ou les invasions des barbares. 433). Pour mettre un peu d'ordre dans l'étude que nous allons faire. p. Cette invasion. et le reste en argent. tout cela florissait jusqu'au rkgne des enfants de Constantin. CHAPITRE 1. nous la diviserons en trois parties ou chapitres. Dès la conquete des Gaules par Jules César. et en firent un point stratégique important qu'ils relièrent par une voie romaine bien conservée dans son ensemble. De plus. et dont. C'est ainsi encore que M. dans chaque siècle. après la desfiuction. beaucoup n'ont pu reprendre à la terre les dépâts précieux et secrets qu'ils lui avaient confiés : ce qui fait dire que le hasard. de l'autre câté de la Marne. lors de l'approche des Prussiens. en face. médailles que j'ai pu moimême examiner (Revue.. avec la ville de Nasium (Naix. les Romains s'y établirent d'une manière permanente. invasion qui effaça tant de grandes villes. une ville gauloise capable de protéger ses citoyens contre la rapacité des voisins. Les habitants qui survécurent au désastre de leur ville. sous les empereurs suivants. en 1845. rendent témoignage à la vérité de notre assertion. le sol en fut nivelé. on a très bien reconnu. Rien ne résistait à la puissance romaine. faisant ses fouilles régulières. prolongea ses ravages dans les Gaules pendant trois années consécutives. eût lieu une invasion de barbares du nord. 34). comme une barrière infranchissable. Au premier bruit de l'invasion. dit Rorhbacher. a trouve beaucoup de ruines et très peu de metal précieux. p. chacun eprouva quelque chose d'analopue à ce qu'on éprouva partout.par un autre. par la charrue. plutût qu'aux déductions ingénieuses dont il fait venir sa découverte (Notes arch. à Segessera (Bar-surAube) . revinrent s'établir au bas de la montagne. plusieurs pierres rougies par le feu. au contraire. en 1870. fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins. à Clturices (Bar-le-Duc) .. l'on se mit donc à construire un immense aqueduc de 1600 mètres d'étendue. dans la Meuse) . avant d'aller les porter en Italie et en Espagne. Bientôt. pour construire la grotte artificielle qui abrite actuellement la voie romaine sur le versant du plateau. et parce que beaucoup d'habitants du Châtelet ont peri ou disparu avec la place. par ses voituriers. à l'incendie de leur ville. Nul doute que les habitants du Chatelet qui ont survécu au désastre. des premiers temps de l'empire. si cela n'est déjà fait. se construiront sur la montagne des habitations. peuvent amener tant sur le plateau qu'aux environs du Châtelet. c'est-à-dire que chacun init en lieu de sûreté ce qu'il avait de plus précieux . lorsque tout à coup. vers l'an 4W de l'ère chrétienne. ont été les premiers. a heurté avec le soc de sa charrue un petit vase de terre renfermant 80 médailles. C'est ainsi également qu'un laboureur de la ferme de Ruetz.Statistique et compte-rendu succint des fouilles faites tant au Châtelet qu'aux environs.. en labourant un champ. Leon Jacquot. à Mose (Meuvi). à venir fouiller dans ces tristes ruines. et pour le temps c'était vraiment un travail de géant. en quelque sorte. câte de Fontaines. Jeanjan. 1852. les Lorrains (Leuci) et les Chalonnais (Catalauni). et qui anéantit notre Châtelet pour toujours . le lit de la rivière de Marne qui occupait alors presque toute la largeur de la vallée. plutât que des recherches régulieres. P. 123). des haches celtiques. Tout cela subsistait. 1. le ler act. De nombreuses médailles. dont un tr&s beau Néron en or. C'est ainsi qu'il faut attribuer au hasard la trouvaille de médailles d'or faite par M. et surtout. et enfin. des ruines gauloises enfouies sous les ruines romaines. et cela pour mettre entre eux et leurs ennemis. et dénué de sources . qui avait sa prise d'eau aux pieds de la Haute Borne. et à Bourbonne (Aquae-Borvonis). et comne d'instinct. Cette ville gauloise que l'on présume avoir porté le nain de Gorze ou Ad fines. à 500 mètres du Châtelet. on a fouillé la galerie souterraine. Grignon. maître de forges A Bayard. M. l'abbé Phulpin (Revue. la découverte de matières précieuses. les habitants des villages circonvoisins sont allés sur ce lieu désolé.

la chaleur est très grande en été et le froid très rigoureux en hiver. On exploitait les carrières ouvertes dans le voisinage. dans une lettre adressée à M. Aux frais de la cassette royale de l'infortuné Louis XVI. C'était là évidemment la carrière et le inagasin du Cîiâtelet. entre Juvigny et Savomières.-F. Dans cette carrière. En examinant ces vieux murs. et c'est la preuve de ce que je viens d'avancer. pour que l'on pût y trouver fraîcheur en été et température modérée pendant l'hiver. Après les habitants. découvert seuleinent en 1843. recouvrant uniforinéinent de vingt à trente ceiitimètres les vieilles constructions ruinées. soigneusement jointoyées. avec leurs assises primordiales. moitié au grand air. avance que. et se rattachant à l'histoire du Châtelet. depuis M. 25 à 30 millimètres. avec des escaliers retournés et usés des deux faces. et enfin l'inférieur. une énorine quantite de pierres sciées. et le puissant banc de pierre que l'on avait rencontré était censé se prolonger sous les champs voisins. Pierret. on remarque que les Romains exploitaient les trois bancs de pierre de haut en bas. de toutes dimensions.1773 et 1774. toute I'epaisseur d'un coup. Ici je dois faire mention d'une découverte jusqu'alors inédite dans les ouvrages que j'ai parcourus. et le tribunal de Bar a prononcé dans ce sens. tous au-dessous du sol. le préfet. dont la terre est rougeatre. curé de Fontaines vers l'année 1810. Voilà pourquoi aussi. C'est lui qui. noire. indiquant une exploitation de date imméinoriale . M. d'une épaisseur uniforine. des inarches en pierres. premiers chercheurs sur le Châtelet. Ce savant a consigné ses découvertes dans des Bulletins imprimés chez Christophe. aucune fouille n'a été faite sur le Châtelet : seulement. et j'ai rapporté un fragment de pierre que je garde comme specimen. Grignon. riche en débris de toute nature. je répondrai d'abord que le vin était rare et cher. à Bar-le-Duc. d'abord le banc supérieur. La superficie totale serait de 22 hectares. et jusque-là inconnue de tout le monde. II y a environ une dizaine d'années. Le pro- NOTICE SUR LES AATiQUITES GALLO-ROMAINES priétaire de ces champs vend soli terrain à un maître de carrière qui y inet des ouvriers. M. A l'encontre des terrains environnants. ils trouvent là. à l'inspection des coups de tranche. Si I'on perce cette couche de terre. friable. que ces escaliers si usés étaient simplement pour descendre dans les caves où l'on trouve des amphores et des chantiers en pierre pour les appuyer. des inédailles de presque tous les empereurs romains. déposée coinme en inagasin. est venu M. Sur cette montagne. fâcheusement interrompues. à peu de distance de la voie romaine. peut-être par la main des Barbares. et ramassé des bagues. 1774 et 1775. en ces tempslà. ou plus de trois hectares. avec Grignon. genre de inaçonnerie que ne désavoueraient pas nos modernes tailleurs de pierre. Nous rendrons compte plus loin de ses découvertes. a le mérite d'avoir constaté l'existence d'une ville détruite en cet endroit. il a fait des fouilles en 1772. J'ai vu moi-mêine cette carrière. évidée de ses produits intérieurs. Quant à la difficulté surgie entre le vendeur et l'acheteur du terrain. avait obstrué l'entrée. parmi les modernes. tandis que nos carriers exploitent horizontalement. les habitants des paroisses ont deterré quelques tombeaux en pierre. on a découvert une ancienne et immense carrière jadis exploitée par les Romains. il y avait évidemment vice rédhibitoire. fit à son tour des fouilles qui amenerent de beaux résultats pour la nuinisrnatique. Grignon. c'est-à-dire. ancien curé de Gourzon. Phulpin. d a m a lieu à un procès assez original. celle de notre plateau est légère. Dira-t-on. j'ai toujours eu la pensee que ces maisons étaient construites inoitié sous sol. ou plutôt ces enceintes de maisons au-dessous du sol étaient à la fois et caves et lieux d'habitation :rez-de-chaussee.P. et ceux-ci arrivent tout-à-coup à une tranchee immense. Ses fouilles. on arrive aux murs formant l'enceinte des maisons. coinine il en rend . J'aiine mieux croire que l'usage journalier de la fainille a produit cet effet . et en tout semblables à celles que I'on rencontre en inasse dans les ruines du Cliâtelet. GELlN de l'aqueduc. et ayant servi en guise de tuiles ou d'ardoises. régulières. ont embrassé une étendue de 8573 toises carrées. inais à l'état de pierres calcinées par l'incendie. on rencontre assez peu de gros matériaux dans les fouilles partielles que l'on fait sur le Chatelet. 30 janvier 1806. et que je n'ai jamais cru les Gaulois ou les Romains assez féroces amateurs du jus de la treille pour user des deux côtés. puis le médium. à la couverture des maisons. A cela. carrière dont un éboulement causé par le temps. en effet. inaftre de forges Bayard. en allant puiser du vin dans leur cave. brisées en inorceaux. Le fait de cette carrière.

les bûcherons de M. 2. préfet du département. mais à tort. La poterie la plus fine. divers personnages : ils portent pour la plupart. et les ouvriers.ZESES. et de la inasse des faits observés. des débris nombreux de vases e n terre cuite. Objets et monuments découverts. couché en travers d'une vieille muraille . en vint en faire restaurer la Haute-Borne . Cette tête est au château de Ruetz. on a trouvé deux ou trois petites statues et quelques médailles. avec inscription d'une M majuscule. Il avoue n'avoir pas donné de soins aux restes de constructions qu'il rencontrait.malheureusement. des caves. M. Davigot. Paillette obtinrent la permission de fouiller où bon leur semblerait : ils trouvèrent peut-être un millier de médailles. sur les dernieres années de sa vie. juge de paix. et habitée pendant plus de quatre siècles. aux constructeurs du pont de Laneuvclle. p. Passons à i'exarnen des principaux objets et monuments découverts. des armes gisant presque à fleur de terre . Romieu. mais une ville gauloise d'abord. conune moëllons. Les vases de luxe étaient ornés de dessins très variés. 32. destine à alimenter d'eau la ville romaine du Châtelet et les villes environnantes. sous l'impression de ces diverses découvertes. d'une admirable conservation. en creusant le lit de la Marne pour y asseoir l'écluse du canal contre Fontaines. M.TORIAC. A son tour. a trouve. qu'il se détermina. J'ai été le témoin d'une de ces fouilles. en faisant creuser les fondations de sa maison.Tous les arts utiles à la vie. C'est ainsi que le verre rev@taittoutes les formes et s'embellissait de toutes les couleurs. non seulement un camp. M. Il ne s'occupa que des médailles et il en trouva plus de 2W en or. membre correspondant de la Çociété archeologique. dans Senceinte d'une maison. Phulpin. 0F. Bois. Mougin. p. ramassée sur notre montagne. des fosses. Girault de Prangey fit de si vives instances près de M. maire actuel de Eontaines.MACRINVS. la plus variée. Potlùer. L'abbé de Tersan reproduit. tout brûlant de feu sacré. de Langres. v. qu'on enfoncait en terre. Nous coinmencorn par les moins importants. . se terminant par une base étroite. et une fort belle cornaline gravée. nous concluerons avec certiîude qu'il y avait là. on lisait : PIE : ce vase était sans doute du genre de ceux dont parle Lenormant. et présumé vase eucharistique. Clopstein. formule grecque. pour arriver à ceux qui ont une plus grande valeur historique. reproduisant des scènes de chasse. et tu vivras . On voit mEme la croix préceder un nom SAHOWO. être un hypogée celtique (Notes arck. Ces travaux furent effectues en 1W et années suivantes. 1. Phulpin pensait. Dai% les derniers jours de décembre 1874. découvrirent les restes certains et imposants d'un aqueduc romain. deux séries de maisons. à une profondeur de plus de trois mètres. les fondations très larges d'un édifice public que Son a regardé coinme un temple. peut-être une basilique chrétienne. et d'autres objets antiques de peu d'importance. écrite en letires latines (Revue. un habitant de Fontaines a trouve une jolie tête de statue. ni aux objets d'art. des combats. Sur un autre petit vase. fait I'ornement de beaucoup de collections d'antiques : parmi les vases en terre cuite que l'on a decouverts. et avec lesquelles il composa un médailler dont la renoininée s'étendit fort loin. ou qu'on posait sur des pierres cubiques. à publier ses Notes archéologiques par I'intermédiaire de M. des feuillages. g. des medailles. est venu aussi faire à ses frais quelques fouilles. et sous deux mètres de gravier. C'est le 2e paragraphe du ler chapitre. sous l'impulsion pressante de M. en explorant le souterrain que M. des . 93). des restes d'aqueduc. on remarque surtout les amphores aux deux ames (cadus ou catharus romain). Tel est l'historique des fouilles successivement connues jusqu'ici. ils rencontrèrent des ossements humains. beaucoup de ceux qui suivent la civilisation la plus avancée étaient exerces dans cette ville. Un autre inscrit : SANCTIANI Manu.NOTICE SUR LES ANTlQUITES GALLO-ROiviAIh3S compte dans ses Notes archéologiques. soit gaulois. 152). ancien maire de Prez-sur-Marne. dans lesquelles il a découvert des constructions. orné de grains de raisins.PRnVIA. des jeux. M. tous les restes de ces édifices ont éte arrachés et vendus. transformée en ville romaine. Plus tard enfin. C'est à la même profondeur que. creusées en entonnoirs. Enfin. aux frais du département. le nom des fabriques ou des ouvriers soit romains. la plus riche. p. avoisinée d'un tombeau en pierre. dans son atlas. qui portaient en inscription ces deux mots : PIE.

. L'une de ces routes conduisant à Naix. d'où Gourzon. en descendant par le sud. conduisant vers Meuvy. surtout dans la forêt de Morlaix . Bar-le-Duc. on est sur la trace de la religion chretienne. II. DISSERTATION. . IV.. un touchant emblèine de religion.Gorson.. Gorzeum Castellum. IV. La grotte artificielle construite par M. des fortifications et des voies romaines. . coltune spécimen. favorisaient la religion chrétienne.Statues..Haute-Borne.. B.. Gorze. SENTIMENTS DIVERS.. CHAPITRE U..Tombeaux en pierre.. Constantin et après lui ses successeurs. Saluafor. III... de profondes ornières sur la roche. une autre. Châlons .Passons maintenant aux fortifications dont nous ne dirons que quelques inots. autre station romaine est bien conservée. VIII. Parmi les autres monuments qu'il nous reste à étudier. Grand.. et dans un rayon plus rapproché avec Naix.Enfin je ne parlerai ici qu'en passant des nombreuses médailles gauloises e t romaines dont le Chfitelet paraît être une inépuisable mine. aux noms présumés du Châtelet.. et des objets et monuments qui méritaient de fixer l'attention des amateurs. . cachée sous les lettres du mot grec 1~0u<. Rheims. ..Deifilius. conserve très bien un honqon de la voie.. Gorzum. VI. et autres constructions. Par ces tombeaux. Châtelet ou aboutissaiei~tsur cette montagne et la reliaient avec Toul... poisson ! Irloov< Xpioro<. Quelle mystérieuse et touchante invocation du nom de Jésus. a laissé sous la terre des vignes de Fontaines. NOMS PRESUMES DU CHATELET. ou bien Ounioriinagus.-C. abolissaient les teinples des faux-dieux. Grignon pensait que l'ancienne ville gauloise du Chfitelet s'appelait Noviomagus Vadicassium. .. II.Aqueduc. N'oublions pas d'ailleurs que dès le commencement du IVe siècle.Rues. .JésusC7~ristus. une espèce d'eulogie qu'ils s'envoyaient. ou castruin Erpona. VII. On suppose que tout ces objets se rattachaient à des usages chrétiens. Langres.20 m et la largeur du rail même de 5 à 6 centimètres. Personne n'ignore que le poisson et le vaisseau étaient parmi les chrétiens des premiers siècles... Q E ~ VIO<. Jacquot sous le Chàtelet.. ... . nous avons à faire mention de l'aqueduc. et bâtissaient des églises.. . Tel est l'abrégé succint e t des fouilles faites sur le Chfitelet. soit sur des objets ramassés au Châtelet. .. Bourbonne. ....NOTICE SUR LES AhTIQUITES GALLO-ROMAINES figures de poissons et de vaisseaux qu'il a retnarquées soit sur des inonnaies. Le vaisseau emblème de I'Eglise.. de la Haute-Borne. et beaucoup d'autres monuments donnent à croire qu'une partie notable de la population du Châtelet professait déjà la religion de 1. parce que nous en ferons l'historique dans le chapitre des vicissitudes et des phases diverses par lesquelles ont passé les peuples qui ont habité notre montagne. Bar-sur-Aube. sur lequel on peut voir que la largeur d'écartement des deux rails était de 1.Plusieurs voies romaines se croisaient au III. hors de laquelle tout périt. U COTEP. Passons donc au deuxième chapitre de cette notice... Ces voies étaient plutht pour conduire d'une ville à l'autre que pour relier un camp & un autre camp : il est pourtant certain que les Roinains profitaient de la proximité des chemins etablis par eux pour asseoir leur campement.Erpona..Ouniorices.... X.

sur une montagne isolée dans la vallée de la Marne. Resumons en quelques mots notre courte étude. généralement parlant. L'établissement de l'homme en nos contrées remonte la dispersion des peuples . Dès le principe. mais on ignore encore jusqu'ici son point d'arrivée vers le Chatelet. bien que la Marne coula aux pieds de la montagne . rasée. et n'étaient les ondulations de terrain occasionnées par les fouilles modernes. Vicissitudes du Châtelet. 1. Fondation de la ville Romaine. en 1772. vanitas præter nmnre Derrrn et illi soli semire. put se donner le mérite d'avoir découvert. 1. Cette cité. II. sous le stratum des places publiques. dans la première moitie du 13e siècle. Pour sa part. Les ouvriers de M. en parlant de notre montagne : "la où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement" et que Grignon. furent obligés de se rendre aux vainqueurs : la place fut pillée. . Les médailles indiquent généralement l'âge des lieux où on les ramasse. Fin de la ville gauloise. bien conservées : parmi ces dernières quatre ou cinq seulement en argent. Médailles. 276 en argent. elle fut vers cette époque occupée par les Romains. Ils relièrent cette place aux pays circonvoisins par plusieurs voies dites roinaines. 122 en or (il en avait trouvé de deux à trois cents de ce dernier métal). L'abbe Phulpin en a trouvé beaucoup et encore faisait-il peu de cas de celles qui ne se recommandaient pas soit par leur matière. la montagne fut habitée. Grignon en a trouvé plus de 9000. il a donc fallu construire u n aqueduc d'un parcours de 1600 mètres pour s'en procurer : on a découvert parfaitement la tête de l'aqueduc. fut florissante jusqu'au regne d'Honorius. dont il chercha le nom sans pouvoir le trouver d'une manière certaine. III. 4 en électrum. Alors les habitants. et omnifl. Destruction définitive du Châtelet. Commencement. qui s'y installt?rent d'une manière permanente. dont 1600 gauloises. les ruines d'une ville gallo romaine. plus tard elle servira de borne entre deux peuplades celtiques. qui a certainement une signification. sous le pavé des rues. privés d'eau par la destruction de leur aqueduc. Alors tout affluait au Chatelet . Paillette en ont trouve un mille du Haut et du Bas-Empire. III. déjà pleine de chretiens. COMMENCEMENT. VICISSITUDES. mais dont l'interprétation certaine est un défi à la sagacité des visiteurs. puisque. Fondation de la ville Gauloise. brûlée. l'eau seule manquait. Vanitas vanitatum. FIN DU CHATELET. La ville portait le noin de Gorze. à en juger par les monnaies. armes et autres ruines. elle est énorme. entre Joinville et Saint-Dizier. en 407. abandonnés par les Romains eux-memes. On ne connaîtra jamais la quantité de médailles trouvées sur notre montagne . assiégés par des hordes de barbares. dont 234 en bronze. on disait conune d'une chose douteuse. Plusieurs siècles de trouble et de pénible réorganisation sociale avaient effacé jusqu'au souvenir de la ville. La Haute-Borne porte une inscription latine. Celles-ci se trouvent. II. plus bas que les ruines romaines. la Haute- Borne est un témoin irrécusable de cette prei~ère prise de possession du sol gaulois . Çon médailler en contenait 636.NOTICE SUR LES Ah'IQUITES GALLO-ROMAINES CHAPITRE III MEDAILLES. on ne soup~onneraitpas l'existence d'une ville ancienne florissante sur ce plateau. Ruinée plusieurs fois avant le règne des Antonins. soit par leur bonne conservation. 20 gauloises.

Les numeros 1 à N se rapportent aux fouilles de 1773. Grignon était le maître de la forge. proéminence isolée qui s'élève à 200 pieds environ (68 mètres) au bord de la Marne. il n'y avait pas vingt ans que Pompéi était sorti de terre . Bertin. XCVI) : "Nous dessiiiâmes Mutes ces pièces sur 80 plandies in-folio. l'autre gravé . suivies de 1 8 pages de dessins (avec explications) relatifs aux decouvertes de 1772. . dont il dit dans son premier Bulleün (p. est environnée à sa base par plusieurs villages. 1876. Quicherat. sur sa découverte (l). qu'il en vint à se persuader que des mines y pouvaient bien étre ensevelies.qui lui avait fait obtenir des fonds en 1772 pour la continuation de ses travaux. Ce volume contient l'original du mémoire que Grignon lut à l'Académie des inscriptions.c'était la première fois qu'on faisait en France une fouille considérable dans des vues purement scientifiques . en se demandant pourquoi la terre y était noiratre. li ne paraît pas avoir et6 imprime et ne merite plus de l'être. Ce volume appartient depuis plus de vingt ans à M. Grignon l'avait probablement remis à M. mais il crut avoir découvert une ville antique et se donna beaucoup de peine pour en déterminer le nom à l'aide de César et des autres historiens de l'antiquité. entre Joinville et Saint-Dizier (Haute-Marne). Henri Bordier rappelle à la Société que dans l'une de nos dernières réunions. Bordier qui le fait passer sous les yeux de ses confrères. d'un cnstmm . Grignon. (2) Divises par Grignon lui-même en neuf cahiers dont le troisième manque. Il avait pensé. Bordier rend compte de quelques recherches auxquelles il a d û se livrer pour exécuter ce projet. Sun manuscrit. et ce fut en obsewant ce monticule au pied duquel il vivait. pourquoi certaines places étaient réfractaires à la culture. plus une série de 168 dessins et lavis (2).Société des Antiquaires de France. plus deux plans des fouilles. pourquoi le plateau présentait des dépressions singulières. Il s'est mis en quête d'abord des travaux qui ont été publiés sur les antiquités d u Châtelet. La Neuville. J. avec M. et les autres celles de 1774. ministre du roi Louis XV. Il résume ces différents points d m la note suivante : "La montagne du Châtelet. Ses travaux eurent aussitôt un grand retentissement . p. M. en réfléchissant. il pouvait s'en trouver qui n'auraient pas laissé d'autre trace que ces dessins. enfin de l'état où en sont aujourd'hui les choses. et quelques feuillets manquent çà et là dans les autres. II ne s'était pas trompé : c'&aient les ruines d'un camp romain. et par une forge appelée Bayard. le 17 juillet 1772. puis du sort des objets découverts par Grignon . et que la Société des Antiquaires de France pourrait utilement accueillir dans ses Mémoires une note qui les reproduirait et les tirerait de l'oubli. en troisième lieu des travaux qui ont pu étre exécutés au même endroit après lui. M. (1)En 24 pages in-folio. NOTES SUR LE CHATELET Pa" Henri BORDIER et HERON DE VILLEFOSSE M. Ce sont vraisemblablement les premiers cahiers de ces dessins. 74-82. que dans le nombre très-considérable d'objets gallo-romains ainsi conservés par les soins de M. Quicherat fit mention d'une inscription dédiée au dieu gaulois Ouniofix. tous (sauf trois ou quatre placés vers la fin) représentant les différents groupes d'objets trouvés au Châtelet.160-164. auteur de la découverte des antiquités de la montagne du Châtelet. en l'annonçant comme tirée d'un volume écrit et dessiné de la main de Pierre-Clément Grignon. Gourzon Fontaines. Nous eûmes l'honneur de les présenter au Roi en mars 1774 et d'en expliquer les sujets à Sa MajesM".

il n'y a plus lieu (3) Bulletin des fouilles faites par ordre du roi. et accompagné de 130planches grau& au trait ou ombrées . p. 1775. par un détail succinct des antiques que nous avons recueillis cette année. de la Haute-Mame. dtpartem. décoitvertes entre Saint-Dizier et Joinville. Plus reservé que Moliere.. fut acheté par l'abbé de Tersan. dont nous nous occupons et qui fixe l'attention du public. sur la petite montagne du Châtelet. cent grandes planches in-folio. y joignit 30 planches de plus. une quantite innombrable d'ustensiles et d'objets usuels . rédigea pour mettre en tête du tout 34 pages d'introduction. etc. un célèbre Dis pater en bronze qui porte sur l'épaule gauche une sorte de baudrier.ouvrage qui peut servir de s~ipplément aux recueils de Montfaucon.. tels que I'inscription ci-dessus rappelée par M. et en classant le tout au point de vue industriel. en les rapprochant des objets similaires qu'on avait trouvés ailleurs. Il publia en 1774 et 1775 deux Bulletins (3) dans lesquels il rendait compte des travaux qu'il exécutait sur les lieux et qu'il commençait par cette phrase de satisfaction : . ou Recherclzes nrchblogiques. un grand nombre d'autres statuettes en métal ou en pierre. coinme il le fit à la fin de son Bulletin second. Cet antiquaire distingué irouva dans l'acquisition qu'il avait faite la imtière d'une étude considerable qui paraît l'avoir occupé pendait le reste de sa vie. Il conçut le projet de publier tous les monuinents recueillis par Grignon. "Mais sa gloire fut de courte durée. servant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquités recueillies dans les niines d'une ville gauloise et romaine. LXXX pages in-8"..BORDIER Grignon acquit de suite une célébrité. Quicherat . 11 paraît que huit jours après les travaux cessèrent. Un type dont il y en avait quabe. sur ce plan. Dizier et Joinville-enCliampagne. Il raconte avec indignation l'etonnemei~t des curieux qui. de résumer les observations faites par Grignon sur ce sujet. dit-il. c'est-à-dire par groupes de fabrication.il voulut voir les fouilles et ne dissimula point son désappointement. venus de Paris pour visiter sa ville antique. mais ayant fait graver dejà.Second Bulletin des fouilles. n'y surent apercevoir que des pierres informes. enfin plus de huit mille pièces de NOTES SUR LE CHATELET monnaie des quatre premiers siècles de l'empire romain.. avec un plan gravé de l'emplacement des fouilles. A Bar-le-Duc. et fit paraître dans le courant de l'année 1819 le beau volume in-folio qui porte le titre suivant : Arts et métiers des nnciens reprffientés par les monuments. d'une ville romaine.. de d'Agincourt. que du haut de sa science. associé de celle de Châlons."L'etnpresseinent des savants et des curieux à s'informer du succès des fouilles que nous faisons par ordre du Roi et aux frais de Sa Majesté. Douze autres types dont il n'y avait qu'un seul exemplaire. Quel est ce dernier ? Grignon le decrit ainsi (aux pages dxiij et xxviij) : "Elles sont relevees du c8té de la figure qui présente une tête joufflue ceinte d'un diadème : elles sont plates du c8té du revers. demande si la ville qui existe au Châtelet n'est pas ALESIA. où l'on voit uie figure d'animal . de belles poteries. toute fraîche et grossière. "Cependant Grignon avait certainement recueilli beaucoup d'objets précieux. il traite &si : "Une dame. après sa mort. et un inillier de gauloises (5) sans compter les masses rendues inécoimissables par I'oxydation. du comte de Caylus. il passait par le village de Gourzon sur la fin de 1774 pour se rendre à son château de Saverne . correspondant de l'Acad. etc. (4) Parmi ces correspondants figurait une Ws-intelligente femme. royale des Iiisc. il inourut en 1819. Le fameux cardinal de Rohan fut du nombre. nous détermine à répondre collectivement à toutes les lemes que nous avons reçues de différents pays et de presque toutes les provinces du royaume (4). maître de forges à Bayard. et Belles-Lettres. cette date solennelle : "De notre Muserrm. en mai 1775." (5) il ne sera pas sans interet pour les ftudes si persevérantes dont la numismatique gauloise est aujourd'hui l'objet. depuis le 6 avril jusqu'à ce jour 31 mai". Un dernier type comportant quelques faibles varietes composait tout le reste à lui seul. L'inventeur avait donc le droit de mettre. Un autre antiquaire qui l'aidait dans ce travail. LXXX et CCXLIV. des pots cassés et des morceaux de fer mangés de rouille. entre S. qui garde iïncog?iito dans le journal politique de ce mois. et son Musertm. avant d'avoir terminé. plusieurs exemplaires.découverte en 1772 par Grignon. Grivaud de la Vincelle. de celle des Sciences de Paris.. 1774 ." "il mourut en 1784. auquel pendent une dizaine d'ornements en forme d'S dont on n'a pas encore devine la signification . Après une publication d'une telle importance et d'une telle étendue. Ces opuscules sont devenus fort rares. nous ne tournerons point en ridicule les recherdies historiques que fait cette dame sur . Le millier de monnaies gauloises qu'il avait trouvees se décomposait ainsi : Un type dont il y avait. principalement dam les Gaules ou e n Italie.

tels que : u n vase en bronze." . Cette peuplade du territoire lorrain avait son centre à Nnsium p&s Toul. Elles étaient d'une mulee bien primitive puisque Grignon ne sut pas reconnaître dans l'animal "approchant du cheval" un sanglier. 10 le griffon des Mediomnhices (qu'il dit etre de grand brome. in-s". "nous ne daignions pas les ramasser" (p. deux patères de bronze. un chevalier romain tenant deux javelots dans sa main. et qu'il était arrivé en 1785. bachelier de Sorbonne et cure du petit village de Fontaines. Cependant il fait l'énumération. depuis la mort de Grignon. sont : 1. des clefs de bronze. ATEVLA-VLATOÇ : 3. des cornalines avec le mot BIBI. des verres colorés de toute sorte. des boucles d'argent. Ii trouva un jour 2ûû pieces romaines en or d'un seul coup .7. irnpr. ii n'y a pas moins de fruit à tirer des autres indications que Grignon fournit en decrivant assez bien. et embrassait aisément le Cliâtelet qui n'est qu'à une dizaine de lieues de là. Phulpin. et mieux peut-être aux Lingons. de la fouiller. 6. d'autres objets qu'il avait recueillis. un pied de faune. un serpent et une croisette (Carnutes) . A. "En 1840 parut un opuscule intitulé : Notes nrcliéologiques sur les fouilles fnites et les monuments découverts sur In montngne du Bâtelet située près de Fontnines (Haute-Mnme). l'oiseau des Sciions à la légende LLVCCI . dont une mèdie de dieveux lui pend sur la face et se boucle sur le milieu du nez . et il faut noter qu'en effet il insiste à plusieurs reprises sur ce que tous les débris gaulois qu'il a trouves etaient toujours dans la couche la plus basse du sol et recouverb entièrement par les couches romaines. VOLC AREC . 1840 . un semblable avec l'oiseau becquetant à terre . est un fait des plus probant4 à-l'appui de la thèse sur laquelle insistent aujourd'hui les numismatisteq à savoir que l'inspection attentive des lieux où les trouvailles sont faites et de la manière dont elles sont composées. CIA (c'est-à-dire Cimnilos ou Ginmilos) avec l'oiseau perche . voilà donc la monnaie ébangère representee en quantite si M i m e au Châtelet . un petit Mercure. de nombreuses poteries dont quelques-unes ornées de dessins d'une licence scandaleuse." . Châions. 33). deux divinités ailées. juste une etape. î.c'est la monnaiede tout le voisinage.Ce preteiidu monogramme est un serpent. du territoire camute. dit-il. des antiquités du Châtelet. prêtre. enfin une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre. des lampes. au droit. mais la pièce. des dés à jouer. en 27 paragraphes. une tête d'aigle en bronze tenant une couleuvre dans son bec. DVRNACVSDONNVS .NOTES SUR LE CHATELET BORDIER de songer à faire profiter nos Mémoires des dessins de Grignon. plusieurs styles. pour qu'ils soient parfaitement reconnaissables. quant aux monnaies gauloises. Metz. ii acheta une grande partie des terrains à exploiter. la louve allaitant Romulus et Rémus. par M. un type trop vaguement vu et décrit par Grignon pour que nous le reconnaissions. no 9026 du Cabinet de France . parfaitement reconnaissable.) On apprend par ce petit volume que le véritable cure Phulpin avait alors 83 ans. et l'état dam lequel le lieu se trouve aujourd'hui. des flûtes en os et auhes matières . et de l'autre un cercle . 145 . tandis que nous ne le connaissons aujourd'hui qu'en or) . de la surveiller." C'est evidemment la monnaie des Leukes dont il veut parler. au revers de la figure ebauchee d'une espèce d'ours." c'est encore très-probablement le type des Medioninbices. Çon attention se porta presque uniquement sur les monnaies. les types dont il parle. le SOLIMA (Grignon avait lu seulement SOA) en argent . 5. la pièce la plus connue aujourd'hui sous le nom de h m Gnlline. dont l'oeil occupe la plus grande partie du visage. portant au revers l'etluiique REMO . et au-dessus un monogramme qui ressemble à un Cet un N unis ensemble sans qu'ils soient enlaces."Langres.une jolie tête de femme en terre blanche. d'autres personnages inconnus. une "quantité extraordinaire" de fibules. sur la montagne du Chatelet. des lacrymatoiies. tenant d'une main une espèce de flambeau ardent. (Neufchâteau. savoir : "une tête tournee à gaudie et un cheval ayant une roue entre les jambes (argent foure).C'est la monnaie au bucrane attribuee aux Cnfnlniini par quelques numismatistes.Vm et 147 pag. des cuillers d'argent et de bronze. Cette présence d'une masse de monnaies propres au pays. un à deux oiseaux avec ailes éployées. un an après la mort de Grignon. un personnage le coude appuyé sur sa bêche . Reims. Deux seulement sont d'un peu loin. 4. doré à l'extérieur et argente à l'intérieur.12. Les douze types en exemplaire unique. qu'il n'avait cessé depuis son entrée en fonctions de s'occuper de la montagne du Châtelet. entre les jambes duquel on diskgue la partie supérieure d'une fleur de lys. plusieurs petits lièvres de bronze . "une tete de mouton et au revers un ours. Ces médailles se coulaient dans des moules de terre grossierement faits.11. appartient aux Cnfnlmini. approchante celle du cheval. comme on vient de le voir.8. une pièce de laiton (il veut dire d'élect~um)"qui porte une tête. est un element essentiel pour la determination des monnaies gauloises. elles étaient en si grande abondance dans les terrains anciens que. des grains de collier. Le type dont il y avait "plusieurs" exemplaires portait. et il y venait tous les jours aidé par une troupe de jeunes gens qui étaient des élèves que leurs parents avaient mis en pension chez lui.9. de Victor de Mongeot. mais je pense qu'il n'en sera pas moins intéressant de savoir ce qu'il est advenu. Le type dont il y avait quatre exemplaires rep&sentait "une espèce de figure humaine entière. des épingles en métal ou en ivoire.

je réponds poste pour poste à I'honorable lettre que vous m'adressez au sujet des antiquités gallo-romaines qui gisent sur le territoire de la paroisse dont je suis le pauvre petit curé. comme Grignon.. a M. Pothier. et de joindre à la lettre qu'il lui adressera les trois derniers volumes des Mémoires et Bulletin. (6) L'auteur de la lettre veut parler de la fameuse borne sur laquelle est I'insniption : VIROMARVS : IÇTATILI .. il n'y a pas à douter.l'autre intihilee : Aqueduc de construction romaine (Paris. S. M. j'ai pensé que la paroisse de Fontaines pouvait avoir eu la bonne fortune d'Éhe encore aujourd'l~ui confiée à un digne successeur de M. (8) Numéros des 23 à 28 mars 1875. imp. 1876. en ce moment. je vous avoue que j'ai perdu la piste de ce trésor. M. et M. Poitevin. en ponant secours a ses paroissiens . Ce territoire cache et recouvre bien des secrets que I'avenir pourra découvrir. la réponse que je devais faire à votre très-honorée du 15 janvier.F. En 1845. publige par Carnandet (Chaumont. M. 1866). puits sur une montagne à 200 pieds au-dessus du niveau de la Marne et sans eau . qui a bien voulu me repondre par une lethe instructive dont voici les principaux passages : Fontaines-sur-Marne. Grignon I'on a fait de nouvelles découvertes .M. I'aqueduc et les environs du Châtelet. Bordier lui est accordée. la montagne du Châtelet n'était pas seule couverte d'habitations. et le hasard plutôt encore que de savantes recherches . Cet ouvrage fut découvert en 1845. qui suivit jour pzr four ces explorations. Grignon. Si vous désirez de nouveaux renseignements. mais encore I'aqueduc qui l'alimentait d'eau et aussi toute la crête et de la montagne et des coteaux qui aboutissaient là. il ne connaissait pas I'aqueduc qui amenait I'eau sur le Châtelet depuis une distance de 1500 mètres près de la Haute-Borne (6). mais encore tous les environs de cette montagne étant peuplés d'établissements militaires et civiles qui. F. Que ne m'est-il permis d'espérer une enquête un peu sérieuse de notre localité. Phulpin possédait un riche médailler ramassé au Châtelet. et ce sont sur ces fondations que je voudrais explorer. curé de Fontaines et de Sommeville. Pol Nicard propose de chercher les moyens d'obtenir la reprise des fouilles de la montagne du Châtelet. fit imprimer deux notices sur ce sujet (7). alors il ne pouvait s'expliquer bien des choses : bains publics. Romieu. Bordier conclut en demandant I'autorisation de remercier son honorable correspondant au noin de la Société. mort du choléra en 1854. Ainsi non seulement la montagne a été fortliée. curé de Fronville. Quicherat fait ressortir l'inter& qui s'attache à tous les renseignements concernant la première fouille importante qui ait été faite en France avec methode et dans un but pureinent scientifique. Ce médailler est devenu la propriété de M. M. Monsieur. . Enfin votre serviteur a fait insérer dans le journal la Haute-Marne. récrivis à tout hasard et sans tn&mee n savoir le nom. juge de paix du canton. Monsieur. en cinq feuilletons (8). Cette dernière question est ajournée. 146 . Voilà. en firent un boulevard des mieux fortifiés de la frontière romaine entre les invasions des peuples d'outre-Rhin qui étaient alors pour la Gaule les Prussiens d'aujourd'hui. Malheureusement tout a été détruit avec un raffinement qui n'avait même pas permis d'en soupçonner I'existence jusqu'à M.NOTES SUR LE CHATELET BORDIER "Que sont devenus tous ces objets et qu'a-t-on fait au Châtelet depuis 1840 ? Sur ces deux derniers points. fours à potier. 1856 . aux Ille et Ive siècles de I'ère chrétienne. Peut-être est-il dans un musée de cette localité ? Comme je n'étais pas. mais si I'on tient la tête de I'aqueduc. ou que n'avons-nous quelques ressources pour faire des fouilles avec succès ? . gauloises d'abord et ensuite g2110-r3maines. le curé actuel de ce village. mais il a été vendu à vil prix a quelques amateurs de Reims. car. en relations intimes avec ce confrère. fit relever la Haute-Borne et faire des fouilles qui amenèrent à découvrir la tête de I'aqueduc. Phulpin . le 18 janv. le résumé succinct de tout ce qui a été dit et de tout ce qu'on connaît sur nos antiquités. Phulpin son neveu. préfet du département. Phulpin ignorait. réservoirs. M. (7) L'une dans la Reuue chnnrpenoise. je m'empresserai de vous les offrir. Chabouillet demande l'insertion de la letke de M. l'on en ignore le parcours et je soupçonne les fondations des piles sur lesquelles s'élevaient des arcades qui avaient jusqu'à 47 mètres d'élévation.Depuis M. le cure de Fontaines au compterendu de la séance. et la double autorisation demandée par M. M. GELIN. Mais ce savant ne connaissait que la montagne sans soupçonner ce qui se rattachait à cene localité dans les environs qui restent encore a explorer.

. . . . .115 176. "En les examinant on y remarque plusieurs notes au crayon qui en font soupçonner la destination et permettent d'affirmer qu'ils ont été executés en vue d'une publication. Sur la planche 82 de Grivaud par exemple on a ajoute un petit bas-relief tiré de Maffei . . "Deux planches du manuscrit sont signées du nom : Poisson . . Tous ces dessins.164 . Plusieurs gravures de cette grande publication portent en effet la date et le nom trouves sur la planche 180 du manuscrit : Poisson delin. . En effet. etc. . . 1788. . . . .110 175. . en 1825. ils ne font pas partie des croquis peu élégants de Grignon et je crois @treen mesure de prouver qu'ils ont été faits après la mort de cet antiquaire sous la direction de l'abbé de Tersan. . Deo Ouniorigi. . 1788. . et 117 et les corrections projetees y ont été exécutées par le graveur : sur l'une l'S a été changé de place. . . . .121 174. . . Durand dont elle faisait partie. lorsque la mort vint le surprendre le 11 mai 1819. . . . . . . . . . . . . . . . "Ces différentes notes indiquent les préoccupations d'un homme qui préparait ces planches pour la gravure. . . . on a introduit quelques modifications insignifiantes.mais d m l'agencement général des planches. . . . D'autres plailches du m&memanuscrit ont éte gravées dans l'ouvrage de Grivaud de la Vincelle. ARTS et METIERS . .126 182. . . Planches des Manuscrit de. . on lit : "llfalrt ôter cet S de cet endroit pour le reporter au dessous de Jupiter et au dessrrs de i'annenrr" -Sur la planche 176. . .116 172. . . etc. . Héron de Villefosse présente à la Société la petite plaque de bronze provenant des fouilles du Chatelet et portant l'inscription. . .. . ministre de Louis XV. . elle y est entrée sous la Restauration. . Or. .. . Or. . M. . Bordier : "En ce qui concerne le manuscrit. . . un autre a éte egalement placé sur la planche 114. . . . .117 180.119 171. . ce sont les planches 180 et 182 . . . Cette petite inscription appartient au Musée du Louvre . . . . couz~rirles crevnsses le long du genou de la femme". 1788 : le dessin n'avait donc pas été exécuté par le m&meartiste. . 84 200. sur l'autre les crevasses sont plus accentuées. . dans ce but. On sait de plus que cet amateur s'était proposé de faire servir les antiquités du Châtelet de bases à un ouvrage sur les Arts et Métiers des Anciens et qu'il avait tait graver. . . Bertin. . . plus de 100 planches. . . .des ANCIENS 61(1). .NOTES SUR LE CHATELET BORDIER Séance du 12 Juillet. . Une seule (la planche 110) porte la mention : Poisson SC. . . . . 1819. 82 "Les dessins sont reproduits exactement . . . . mais alors il ne renfermait pas les dessins qui le terminent. . . . . "Ainsi. . . . en 1788. . . . . . .. Les planches 162 et 176 du manuscrit y portent les numéros 113. . . en effet. . . . . Quicherat a fait une comnunication à la séance du 12 janvier dernier (voir p. sur la planche 162.114 173. . . Voici les numéros de quelques unes de ces planches mis en regard des numéros des planches de Grivaud qui y correspondent. . . . . . . . on en retrouve plusieurs dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle : Arts et métiers des anciens ~eprésentépar les monuments. la première porte de plus une date : Poisson del. . . . . . . on lit : "couvrir cette creumse . . Planches d u . . . qui représente le célèbre Jupiter à la roue. BORDIER.113 161(2) . et sculp. . . Grivaud son ami publia l'ouvrage la m@meamée en y ajoutant quelques dessins et un texte. 46). . . on ne pouvait dessiner les objets trouvés au Châtelet que chez l'abbé de Tersan qui avait acheté le Musnrm de Grignon en 1784. avec la première collection du chevalier E. .. sont plus soignés que ceux qui le précedent . . . . . Dans la séance du 2 février (voir p. . Bordier a de nouveau entretenu la Société des fouilles faites au Châtelet à propos d'un mémoire manuscrit qui lui appartient. on voit qu'elle a été exécutée au lavis.. . . . M. . M. . . 1 6 2 . M. 81 163. . . . . . . . Héron de Villefosse demande à ajouter quelques renseignements à ceux qui ont été présentés par M. . . à partir de la planche 161. . et a coininuniqué le fruit de ses recherches sur le sort des objets recueillis par Grignon. . 74). . . . au sujet de laquelle M. il est possible qu'il ait été remis par M. . tandis que toutes les planches de Poisson sont à la mine de . si on se reporte à la planche 174 du manuscrit qui correspond à la planche 110.

-J. cause première de cette note : Elle a été publiée pour la première fois par Grignon en 1775. p. s w une auge en pierre. no224). . Dubois. "Quant aux objets provenant des fouilles. 1. chez le successeur duquel on pourrait sans doute retrouver le nom de l'acquéreur. Ces dessins sont accompagnés d'une dissertation de feu M. les autres de Grignon le fils. au inoinent où il dirigeait la vente du cabinet de son ami. EXVOTOD au lieu de EXVOTOP . après avoir fait paraître les Arts et Métiers des Anciens. Ainsi le monument de plomb trouve et reuresentant Rome tenant une Victoire. dans les fouilles de la ville du Châtelet. la signale comne inédite et la publie en fac-similé (Inscr. gravée. et mod. d'après les affirmatiom de Grivaud de la Vincelle ils passèrent tous entre les mains de M. Grivaud de la Vincelle en a donné un très-bon fac-similé (Arts et MCtiers des Anciens. 81) constate que les dessins possédés par M. A. dessine sur la feuille 178. 176 du manuscrit. "Ce n'est pas la seule inscription qu'aient fownie les fouilles d u Châtelet. lamniiies et gnirloiss qui composent la collection de feu M. p. Dubois l'a reproduite dans le catalogue de la coll. Le Musée du Louvre possède aujourd'hui les plus intéressalits monuments du Châtelet . fut lui-même enlevé par une douloureuse maladie. Bordier ont été coimnuniqués à I'admi~strationdes Musées et ont permis au conservateur des Antiques de retrouver la provenance de plusieurs inonumentç. de Longpérier. sur des bagues. Durand. comme celle du dieu Ouniorix. Notice des bronzes du Louvre. ceux que l'abbé de Tersan avait fait préparer pour sa publication (9) . p. 11"10. en Champagne. sont reproduites par Grivaud sous les nuinéros 110. Arts et Métiers des Anciens. fait qu'il est facile d'établir . les adjudications furent faites par M. à partir de la planche 161. Grignon sur les mêmes monumeiits (IO). p a L. "Une note de M. avec une distribution inexacte des lignes . 1) . ni des 150 n o m de potiers découverts au Châtelet. J. prélimin. fixée sur une base carrée dont la face antérieure porte l'inscription MERCVRIVS. "Je n e parle pas des autres inscriptions sans importance gravées sur des manches de patère. grecques. qui en ignorait la provenance. "M. Ce manuscrit ne figure pas dans le catalogue de sa bibliothèque .115 et 117 et elles sont signees dans la gravure : Grignonfil. car les feuilles 174. pl. Grivaud de la Vincelle. Tous deux oiit appartenu 6 l'abbé de Tersan (Cntd. mais avec une faute de lecture à la dernière ligne. On en peut voir la liste dans le tableau ci-contre qui contient en inême temps le relevé des pièces de inêine provenance decrites dans les catalogues de Tersan et Grivaud. 00(I . 9. a *té aave dans le Renieil deç Moiisinents nntiqiies. "Ce que je viens de dire ine paraît suffisant pour affirmer : 1" que les dessins qui accoinpagnent le inanusnit de Grignon sont. 175. à Metz - 00) Cntdogue des mtiqriit& igytietnes. Quicherat. On les trouvera dans les Bulletins de Grignon et dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle. les autres y sont sans doute inventoriés sous des dénominations trop vagues. coinme l'indique M. Grivaud (no 183). XXX. Gendron commissaire-priseur. le comte de Clarac. ant. p." "La vente eut lieu le 21 avril 1820 et les jours suivants . delineauil. Elle a été découverte au Châtelet en 1773 (Grignon. II. en caractères formés de poiiits.le Jupiter de Besançoii (feuille 179) se vouve dans le même ouvrage. ~ J.voir aussi : Mtrsée de sculpt. de Tersan mourut le 11 mai 1819. V. sur des fragments de bas-relief. no 806 ." (9) Tous n'ont pas et6 reproduits par Grivaud dans les Arts ei Méfierj des Ancimis.Dessins des antiquites decouvertes pendant les années 1772-1774. pl. Grivaud. LN. Ces planches au lavis sont l'oeuvre du fils de Grignon. Cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de la collection de cet amateur . 1820. ils y sont NOTES SUR LE CHATELET entrés en 1825 avec la collection du chevalier E. L m . en 1819. Second Inilletin des fouilles du Châtelet en Champagne.. Tout ce qu'il avait recueilli fut dispersé et le manuscrit de Grignon est catalogué au nombre des dessins qui faisaient partie de sa collection : "Na 258. en 1847.il est certain qu'il le laissa à Grivaud de la Vincelle pour continuer son ouvrage. de Longpérier insérée dans Le Bulletin des Antiquaires (1859. "Je reviens à l'inscription. A. 2" que parini ces dessins les uns sont l'oeuvre de Poisson. en 1820.le premier venait de la collection d'Ensery. grecqires et romaines du Mirsée Royal du Louvre.BORDIER plomb. no 1 . enfin. no 1 . pl. et pl. exécutées de cette façon. Ce dernier. ii. . 975). le 4 décembre 1819. 2e partie. Le Musée possède également une petite figure de Mercure aptère e n bronze. l'abbé Campion de Tersan. rech. pl. no 88 et 100) .

79 Venus . Jupiter à la roue 183. 1819. 4. L. Deux lampes à bec. muffle de lion C.C. Autre qui a pu servir d'encrier 197. ? ? ? ? ? ? 4436 4276 87. Cninlogi~edes objets d'nntiqi~iféef de cilriosité qui composnient le cnbinet de feu M . mcien nrcldincre de Lectoure bar Grivaud de la Vincelle). L. l'abbé Cnmpion de Telsou. Durand. Venus pudique de style gaulois 129.L. Deo Ouniorigi 4483 3790 ? 4433 4505 3175 4435 3151 Fer 222. de Longperier.C. DURAND3 Pierre 77. 853 Clef av. 161 C. du Louvre. Figure héroïque avec son socle ? 187. Paris. . L. L. 217 Heriüle . L. L. de la première collection du chevalier E. 2. Victoire sur un globe 116. 14 C" de Clarac. Inventaire mss. Insc. 44U Sanglier . 3. 162 Mercure . Vase ayant un bec comme celui d'une lampe 188. L. Autel votif quadrangulaire .C.C. sur chaque face est en relief une divinite gauloise Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze 114. ? 1 . 48 C. cite plus haut.BORDIER NOTES SUR LE CHATELET MATIÈRE CABINET DE L ' A B B ~ CAMPION D e TERSA* CABINET DE GRIVAUD COLLECTION DE LA VINCELLE2 MUSEE DU LOWRE' P. d'ustensiles et autres objets. L. désignent la Notice des bronzes nntiqi~esdi1 Louvre par E. L.C. C. Inscr.Les letbes C. Cntdogiie de Grivm~dde In Vincelle. 224 Soleil . Grand nombre d'outils. Latone assise tenant un globe Pierre 78.

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. Léon Jacquot pour abriter les vestiges de la voie Romaine conduisant à Naix. au inois de mars et d'avril. il doit être situé sur la pente de la montagne .. J'étais donc en présence d'un cimetière Galloromain.un grand nombre de tombeaux en pierre et de cippes funéraires trouves là à diverses époques ne nous ont point été conservés. dans ce petit espace. occupés à la rectification de la route allant de Fontaines vers la base du Châtelet. dit petite route de Joinville à Saint-Dizier. des sépultures ancien- nes du Châtelet. on a rencontré une quantité considérable d'ossements humains. mais très dégradé. de forines et de grandeurs diverses. renfermant une autre urne en verre blanc. page 28 : " ANIMAIM LVCiLLAE ARSVSS M. à la hauteur des hanches. plus de nouvelles sépultures apparaissaient à une petite profondeur. des terrassiers. aux environs des ruines d'un édifice que M. aujourd'hui disparu. et paraissent avoir été déposés avec leurs costumes.. ils avaient rencontré des débris de poterie et de gros ossements. avec des débris d'armes et quelques médailles de divers empereurs . Pothier croit être une basilique chrétienne. page 29 : Un seul endroit semble avoir suffi aux habitants du Châtelet pour les sépultures de leurs morts . on a enlevé les terres pour remblayer le nouveau chemin . ainsi que des vases en verre très mince et uni. dans ces notes archéologiques. les ouvriers rencontrèrent environ quinze sépultures. lorsqu'en 1883. mirent à découvert quelques sépultures anciennes. variant de trente à cinquante centimetres. un tombeau en pierre était encore couché en travers du vieux mur.F. Tous les corps sont régulièrement orientés du sud-est au nord-ouest." Un seul de ces tombeaux existe encore. mais pas assez concluantes. ou plut6t sur les jambes. dans une grotte construite par M. Aux pieds de chaque cadavre. sur le coté droit de la voie romaine. En 1845. GELIN Nous lisons dans les notes archéologiques de M.. sur l'axe même du vieux chemin. . on trouvait des petits vases allongés. on a rencontré régulièreinent des vases en terre rouge d'un beau poli . séparées les unes des autres par une distance de quelques mètres. reproduite par M. de forme circulaire. dans lequel la population du Châtelet ensevelissait la plupart de ses morts.BULLETINS DE LA S O C I ~ T CHISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DE LANGRES LES NÉCROPOLES DU CHATELET Pa" Sabbé P. à la portée des mains. Phulpin. Sur soixante mètres de longueur et cinq de largeur. Us ne trouvèrent d'abord que quelques têtes séparées du tronc . Phulpin. en terre.cependant dans les parties déjà eidevees. sur le plateau même de la montagne. C'était tout ce que j'avais pu connaître. On avait recueilli aussi dans cette grotte un cippe. portant l'inscription suivante. On trouve quelques traces de crémation. Phulpin ajoute qu'un laboureur a ramassé au même lieu une urne en pierre avec son couvercle aussi en pierre. après de nombreuses recherches. qui conduisait à Nnçium chez les Leuques. ayant une teinte verdfttre. dans laquelle il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. jetés pêle-mêle dans le remblai et plus ils avançaient.

8 Mars 1883 . les terrassements du nouveau chemin sont terminés. précaution. Les ouvriers ont rencontré quelques bracelets. l'effigie de Dioclétien. à cent seize mètres de la grotte dont il est fait mention. armé de sa lance. ils ont recueilli quelques grains de collier en verroterie. la plupart des vases en terre et en verre sont complets. Licinius. on recueillit une quantité de médailles en bronze agglomérées. dans presque toutes les sepultures.LES NECROPOLES produite sans doute par le temps. quelques-uns de ces grains portaient des incrustations. Aujourd'hui. portant. Constantin et ses enfants. une cuirasse est à ses pieds. Près des têtes. rouge. Cependant. Une autre renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres. La partie fouillée se trouve à la base du Chatelet. a l'effigie de Dioclétien. mais il est certain que la nécropole se continue dans les champs voisins. quoique brisés par la pression du sol. avec un mascaron de tête de lion. partant plus de découvertes nouvelles . ce qui permet de présumer que beaucoup d'objets n'ont pas éte retrouvés intacts. blanche . avec une inscription. qui est représenté portant la haste sur l'épaule droite. en face d'une croix érigée sur le bord du chemin. du coté de Fontaines. ou parties de bracelets en laiton et cuivre façonné et contourné. Les objets rencontrés ont été disséminés par les ouvriers. rongé par la rouille . a c8té le dieu Mars. Une sépuliure présenta une pointe de poignard antique. bleue. Fontaines-sur-Marne. dans une autre.

au bas de la montagne du Châtelet. inis en morceaux. Grignon. allait au sud.LES NECROPOLES P. la moitié au moins regarde la montagne. depuis plusieurs années. adresse le compléinent de la description des fouilles qu'il fait exécuter. où était le pays natal. Pour les païens. dont il était une dépendance. et des medailles de Constantin et des Empereurs protecteurs de la religion peuvent le faire supposer. par Fontaines. et les chainps voisins. plus élevé que les chainps voisins qui sont en déclivité de plusieurs côtés. construite à Bayard. elles sont tournées vers le levant.-F. fait mention d'un temple splendide. il existe encore les restes d'un fossé. vers la station romaine de Grant et à Bomona (Bourbonne). que les morts aient été enterrés le visage tourne vers le Châtelet. brisé. une quinzaine de sépultures anciennes. Ce fossé parait avoir été creusé tant pour assainir le cimetière. je fis commencer les travaux des fouilles. d'un autre dédié à Bacchus. déjà des chrétiens dans les Gaules. prouvent avec une entière évidence que ce cimetière a eté profané. les ruines d'une basilique chretienne sur le Châtelet. Au bout de ce terrain. GELIN FONTAINES SUR MARNE M. tant pour les chrétiens. à 126 mètres d'une grotte artificielle. A peine les récoltes de cette partie du finage. les sépultures trouvées en cet endroit. commencées le 7 juillet 1883. En dehors de cette zone. s'étend sur une zone de 170 mètres de longueur avec une largeur moyenne de trente à quarante mètres . Pistollet de Saint-Ferjeux. Mais les ouvriers étaient limités par le tracé de l'entreprise. on ne trouve plus une seule sépulture regardant le Châtelet. Le cimetière est situé à la base Est du Châtelet. avec tant de soins et de persévérance. Les fouilles. détruit. couverts de leurs récoltes ne permettaient pas de porter plus loin les investigations. sans compter celles qui existent dans les parcelles intermédiaires. près du village de Fontaines et dont un premier compte-rendu a été inséré aux précédents Bulletins. des fondations de maisons. un seul etait resté intact . Mais à 50 ou 60 mètres plus au levant. le temps des rois Mérovingiens. que pour le protéger. élevé sur le Châtelet. L'une de ces voies se dirige du coté de l'Est vers Nnçium (Naix). des ruines. d'abord avec le Châtelet. dans la partie la plus rapprochée du Châtelet. comme leur pays d'origine.1. Parmi ces 150 sépultures. Le cimetière. Curel. aux deux voies romaines. . centre de leurs affectations religieuses. i. furent elles coupées. autour de laquelle on rencontre u n grand nombre d'ossements. pour expliquer cette double orientation des sépultures dans le même cimetière. que pour les païens. Sur huit tombeaux en pierre trouves en ce lieu. fait de mains d'hommes. s'appuyant sur un plan dressé par son fils. non encore fouillées. Toutefois. par ses deux extrémités. Cette seconde voie fut reconnue par mes ouvriers et ne fit que confirmer mes prévisions (1). curé de Fontaines-sur-Marne. Tels sont du inoins mes motifs. avec une (1) Voir dans les nrhoires de In Société histonqi~e et nrclGo1ogiqiie de Lmtgres la notice sur les Voies romaines. en face de la Grande Croix. à Vénus et de plusieurs édicules diverses divinités. Autigny. il est placé entre deux voies romaines partant du Châtelet comme point central et commun. dans sa partie connue jusqu'alors. et les établisseinents religieux. s'étendait et se dérobait sous les cultures. Rien d'étonnant d'après l'usage de cette époque. du c6té de la Haute-Borne . regardaient Rome et le levant. en effet. "En continuant la rectification du cheiniri qui conduit de Fontaines au Châtelet. l'abbé Gelin. d'un autre. on constata que la moitiè des sépultures ont été bouleversées et dépouillées . pillé. pat M. vers 1830. Il y avait. les monuments détruits. Ainsi. ont continué jusqu'en février 1884 et ont amené la decouverte de plus de 150 sépultures. Çonuneville. on a mis à découvert.T.c'était le temps de l'occupation romaine. l'ère des grandes invasions. Toutes les fouilles pratiquées dans l'étendue de ces champs funèbres. par Dammarie (Meuse) et l'autre. le tout était ravagé. de forme semi-circulaire. mais pas de sépultures. les investigations pourraient mettre à jour. page 315. le cAté le plus à l'Est n'est pas encore fouillé. dès le berceau de l'Eglise. aboutissant. on soupconnait que le cimetière dont on avait decouvert les traces sur l'axe même d u chemin. des tombeaux en pierre. la vallee de Poissons.

les ouvriers mirent à découvert. avaient disparu et le monument avait été fouillé et détruit totalement. le fonds était formé par un épais lit de béton très solide. Puis sont venues les générations suivantes. une boucle de ceinture et un petit couteau. bagues. et de i'auke 2 mètres 30 . et empruntées à tous les âges. découverte d'un premier tombeau en pierre ayant 1 inetre 70 de longueur. et très propice à la conservation des ossements humains.elle paraissait soutenue par un oreiller. épingles de toilette. de sorte que personne jusqu'ici n'avait même conservé le souvenir d'un cimetière si étendu. on a mesuré la taille d'un squelette de grande stature . on voit un trou ovale également muni de son bouchon en pierre taillée. également ravagé et dépouillé. On a ramassé. des débris de clous à larges tetes. muni de son opernile en pierre taillée. Le 3 novembre. Ce serait la preuve des ensevelissements dans des cercueils en bois. Si grand était le respect des morts. Enfin le plus grand nombre des cadavres étaient déposés dans la terre avec leurs costumes et les ustensiles à leur usage durant la vie. costumes de tête. il a .05 cent. et de fondation. formant un rectangle. un squelette très complet. prouvent qu'on a employé. un enfant gisait en travers sur ces ossements. dans plusieurs sépultures. l'épaisseur des c8tés est de 0. la charpente osseuse est conservée tout entière. hémisphérique par le dehors. on eût pu rassembler quantité de dents. Dans une autre sépulture. Autour. avait été brisé en plusieurs inorceaux. l'incinérntion. bracelets.LES hFCROPOLEÇ raffinerie remarquable. Le 19 octobre. en dehors on rencontra des sépultures. pour faciliter la violation de la sépulture.C'@tait sans doute les restes de toute une famille. Le sol argilo-calcaire de cette contrée. seulement de temps à autre. B quatre-vingts mètres environ plus au levant du cimetiere. une fondation avec son mur d'enceinte. qu'un trou circulaire.60 de largeur. tombeaux avec des restes d'os calcinés. cendres recueillies. d'un seul morceau . avec de minces pienes sciées. Au 1 e r septembre 1884. Aussi. les trois modes d'ensevelissements usités chez les anciens peuples. les cercueils en pierre. dans lequel était incrusté. un pave de pierres sciées d'une épaisseur de 0. à Bayard. On rencontre en un mot. Le fond était en briques rouges striées. pour le mode d'inhumation. On a mis à découvert de la tete aux pieds. en bois. au dessous du sol arable. presque partout.. les têtes juxtaposées et les jambes entrelacées . sur 0. de la tête aux pieds. Dans la terre qui remplissait ce tombeau. Je possède un clou. le squelette semblait regarder et menacer les travailleurs. de ceinturons. et l'inhurnntion avec le costume complet. la tête d'un squelette avait une position verticale .lO. dans un des deux cercueils qu'il a recueillis dans les fouilles du Ch&telet. On retrouve plusieurs vestiges d'incinération. était bien choisi. étendu sur la couche funèbre. le tout bouleversé et comblé par des terres de remblai de toute nature. Cette tête évidée dans ses parties molles. pour domer probablement issue aux liquides provenant de la décomposition du cadavre. On y a trouvé des fragments de belle poterie rouge vernissée. qui a certainement traversé une planche de cercueil en bois plus dûr que le chêne et après lequel adhère fortement encore une parcelle de bois. Dans une des sépultures. paraissant avoir été enterré les inains liées derrière le dos. un grand nombre de plaques de ceintures. pour laisser échapper peut-&treles gaz méphytiques et dans le fond du Sarcophage. Dans ce cimetière. mises dans des urnes. Les fouilles pratiquées dans le cimetière. formant rectangle. la terre n'ayant point pénétré à l'intérieur. tels que pierres rougies par le feu. après un long intervalle de quinze siècles et plus. C'était le tombeau d'un jeune ho~nme. Turquet. c'est aussi un tombeau de famille. en face de la croix. des clous de chaussures. il avait 2 mètres 10 cent. Plus loin. était pratiquée dans le couvercle. on a trouvé quelques gros ossements. colliers. Le couvercle. Un autre fut trouvé les bras et les mains passés sous l'épine dorsale. porté pendant la vie. laissait voir les orbites dessé- chés de ses yeux . comme un bas-relief. qui ont achevé la dévastation. de 4 mètres de c6té. tant pour porter les armes des soldats que pour soutenir les habillements. parfaitement conservées. 011 ramassait quelques débris aiitiques et il en reste certainement encore beaucoup à découvrir autour de cette ville anéantie. ayant d'un coté 2 mètres. on a découvert l'emplacement d'une sepulture de famille. Les murs d'enceinte. on rencontra deux squelettes. des fibules ou attaches pour arrêter les courroies. et proéminait sur le reste du corps. déposé chez M.

sépulture à 030 de profondeur. comne à sa base. de couleur et d'ornementation. Il en existe encore d'autres. avec quatre boutons en cuivre vernis. A quelque temps de là. et le couvercle de trois . ayant 030 cent. à 1 mètre de profondeur. celle du milieu. des débris de corniches. qui avait fourni quelqu'argent pour les fouilles . Pourquoi ce faisceau de flammes ? Je ne puis deviner au juste sa signification. ou sabre méumin@en avec rainure simple sur la lame : deux plaques de ceinturon. ayant conservé son anse. Ce tombeau fut immédiatement recouvert sur place. 30 janvier 1884. on a rencontré une francisque. clef romaine 15 gros grains de collier variés de forme. Nous ne connaissons pas au juste la liinite du cimetière du cbte du levant. un poignard. le cinquième tombeau à 0. des principaux objets trouvés au cimetière. Suit la nomenclature prise sur le cahier de notes journalières. par sa chaleur le symbole de charité. bracelets. On l'a recouvert sur place. . 20 novembre . qu'il serait long. 15 novembre . toujours sous le sol arable.il a 2 mètres 10 de long. se trouvait un piedestal carré en pierre de taille. il est composé de deux pièces. l'abbé Fourot possède cet objet. mutilé dans sa partie supérieure. On sait que la flamme s'élevant en haut. Daval. j'ai rassemblé dam ma cour. aussi on n'y a rien trouvé d'interessant. contenant de petits os d'animaux domestiques. découverte d'un sixième tombeau en pierre que l'ouvrier ne croyait pas avoir été fouillé et dans lequel on a recueilli une plaque de ceinturon en bronze. trois vases. une collection de fragments de pierres sculptées. autour des pieds. Aux pieds du cercueil se trouvait un petit vase avec goulot trefflé. d'en fouiller un huitième que sa charrue lui avait encore indiqué. le tombeau avait été profané. et de la croix dont les sépultures sont tournées vers la ville. bases de mausolée. cette fois non encore fouillé et possédant tout son mobilier funèbre. on l'avait pillé. un coté latéral était brisé. découverte d'un fragment assez volumineux de pierre tendre. greffier au tribunal de Saint-Dizier. composé. 60 de longueur. les os de deux squelettes étaient refoulés pèle-inèle vers la tête d u sarcophage et baignaient dans des liquides. sans nul doute. Tous ces objets ont été remis à M. faute de temps. dam une fosse profonde. que l'on n'a point retrouvé. détruit par la rouille et dont on n'a pu déterminer la signification. découverte d'un quahième tombeau en pierre de belle forme d'un seul morceau de 1 m. elle était composée de deux pierres juxtaposées. Le laboureur recouvrit le septième tombeau qu'il avait fouillé. Ce faisceau de flammes représente-t-il le foyer qui avait réduit en cendre le corps du défunt enterré en ce lieu ? Au dessous de ce fragment de sculpture. un ouvrier heurta avec le soc de sa charrue. les ossements étaient refoulés vers la tête. sans écoulement possible. Le 25 février 1884. Partie la plus rapprochée du Chatelet. de diamètre.40 de profondeur de sol. Elle est propriété de M. et par l'ouverture. Le couvercle est en trois pièces . dont un grand plat en terre rouge. il est recueilli dans ma cour. un septième tombeau qu'il a fouillé lui-m&me en mon absence. moulées. de statues mutilées. le tombeau a été déposé chez M. par sa lumibre le symbole de foi. brisée en cinq ou six inorceaux. à Bayard.découverte d'un deuxième tombeau. ainsi que celui découvert le 15 novembre 1883. à en juger par le pampre de vigne qui court autour de sa tête. car six croix sont gravées sur cette plaque.srramasaxe. M. 14 novembre 1883 . 15 juillet 1883 . et ne se donna pas la peine. mesure 2 mktres de long. Le bois du manche était imprégné d'oxyde de fer et adhérent à la douille de la hachette. et inutile de décrire ici. une fibule ou agraphe montée sur argent avec verres à facettes et un autre objet informe. Ce tombeau est composé de deux pièces juxtaposées . representant sans doute une bacchante. atteste que la sépulture a été violée . Turquet. d'une grosse boucle de ceinture. Outre ces débris. représentant un buisson de flammes . pendant les 55 jours de travail. 11 m'a affirmé avoir trouvé une petite applique en fonte moulée. destiné sans doute à recevoir un fût de colonne. 14 septembre . découverte d'une troisième sépulture en pierre ayant 2 mètres 10 de longueur . l'abbé Fourot. portant évidemment un caractère religieux . Un peu plus loin. est le syinbole d'espérance. aux pieds d'un squelette. ou hachette d'un fort bon goût avec son taillant bien conservé et sa tete en forme d'assommoir.LES NECROPOLES été conduit dans la cour du presbytère. 6 février 1884.

en trois lignes. vase en verre blanc devenu verdatre par le temps mais bien conservé. un Décence. Dans une nouvelle sépulture. des sepultures plus riches. un collier et près des os d u cou. on a recueilli une bouteille à long col. avec petits os d'animaux domestiques et un vase en verre blanc brise. une cruche de belle forme avec relief sur le ventre. en metal clair. I'une entière. boucle avec ardillon. Dans une autre. mais déprimé par le sol. et dont les produits sont chez M. 21 septembre . et dans une autre fosse. les sépultures sont placees plus bas et contiennent des vases de inodèles differents. vase de forme non encore rencontrée bien coixervé . deux vases. coutelas. deux vases brisés. c'@tait un Dioclétien avec le revers : JOVE TUTELARI. 24 septembre . clef romaine. Près d'un enfant. sépulture de fenune presqu'à fleur de terre. unie. un vase en verre blanc. défense de sanglier. dont I'un en terre noire avec anse et l'autre.LES NECROPOLES 17 septembre . JVSTINVS . indiquées par la présence de pierres rougies. On a reporté le travail des fouilles plus au levant. petite boucle de ceinture. de petit module. où se trouvait une épingle de toilette avec tête à facettes. sépulture de femme . avec leurs armes. une pièce de monnaie dans la cavité du crâne. ayant la forme des tondeuses actuelles . Dans une sépulture de soldat. contenant des os d'animaux domestiques. boucle de ceinturon avec son ardillon. plaque de ceinture. ciseau d'ouvrière. et I'autre incomplète. cinq vases. un autre Constantin. moyen bronze dont deux gauloises Lingones. trois vases dont deux assez bien conservés. c'était un Licinius avec revers : JOVI CONSERVATORI. et Cafnlauni. Dans une fosw d'enfant. portant à i'exergue les lettres D. médaille fruste . deux bracelets en bronze. belle forme. Au revers : ATHALARICVS RD(. tombeau en pierre non encore fouille. anneau de ceinture.cette partie parait plus moderne. 26 septembre . nombreux clous de souliers. la les tombeaux en pierre. Le m&me jour. agrafes pour chaussures. On dirait les derniers temps de l'occupation romaine et la decadence du grand Empire. ici. un collier en grains d'ambre et en terre cuite ornementée et encore un autre collier d'enfant à petits grains bleus et rouges.. et ardillon . deux bracelets en laiton dont I'un encore engagé dans l'os du bras. à la hauteur des hanches. dont deux petites cruches. où l'on avait réuni les ossements de plusieurs sepultmes fouillées. un coutelas. soit par le temps. brisé par le sol. un petit couteau. vase aux pieds. avec boucle de ceinturon. 17 octobre . environ à 100 mètres de distance des dernières. on a découvert. soit par la pression du sol. Daval à Saint-Dizier. . au levant. AUG. mais brisé par le temps. un Constantin le Grand. deux agrafes pour retenir les courroies de la chaussure. portant au revers le monogramme du Christ.N. petit vase en terre rouge bien conserve. les sépultures regardent le soleil levant .je possède cet objet. la seule en argent trouvée jusqu'ici. dont il est fait mention plus haut. une bague portant une croix gravée sur le chaton avec trois phalanges de la main. 8 février . boucle de ceinture avec son ardillon. 25 septembre . dit potin. et plaque de ceinture. une médaille fourree de Trajan. vase à haute forme. deux plaques avec quatre boutons en cuivre. au centre d'une couronne. sabre rongé par la rouille. médaille en brome de Constantin le Grand. 15 octobre . 21 novembre . un débris de statue..fer de lance avec bois durci dans la douille par l'oxyde de fer. On rencontre des sépultures de soldats. Dans cette partie on remarque des traces évidentes d'incendie. deux bagues en bronze. Près des mains. cinq médailles. 20 novembre . fer de lance. un plat noir. beau fer de lance. 27 octobre . ainsi que les phalanges. 5 février 1884 . et trois plats bien endoinmagés. fort détériorée. la tête est à droite. 6 fevrier . sous la tête du squelette . tronçon de sabre. vase en terre blanche. mise probablement dans la bouche du défunt pour son passage sur la barque de Caron . 3 et 5 octobre . trois anneaux de ceinture. dam la partie plus éloignée du cimetière. 19 septembre . en verre blanc. 14 novembre . mais brisé sur place. puis une pointe de flèche en silex dentelé.deux vases en morceaux. trois medailles gauloises. et leurs attributions. On se croirait transporte dans un autre cimetière. calcinées par le feu. et les ouvriers rencontrent un ossuaire. puis une petite burette et une medaille. une fibule. dans I'une desquelles était encore passée la bague . un autre petit vase. 11 février .

vase en verre blanc. j'aurais aujourd'hui une reproduction. 10 juillet. le Préfet pour le Conseil Général.-F. de quelques objets antiques dont je suis possesseur. Après le 25 février. si je préside encore à de nouvelles recherches . comne je le fais maintenant. un poignard. tout le reste a été mis à la disposition de M. 21 février . Cii7g de Foiztnines. sa richesse présumable. avec filet bien conservé. 14 février . et depuis cette époque. le sol a éM rétabli en état de culture. l'abbé Fourot. la variété des inonuments et des objets découverts.LES NECROPOLES P. et le ferai à l'avenir. . faisant partie de la collection de M. donnent une grande idée de I'iinportance ancienne de cette station. A l'exception d'une dizaine de vases bien conservés. deux plaques rondes de ceinturon. en souvenir de nos trouvailles.fer de lance plus large que les trois autres précédents. J'exprime ici le regret de n'avoir pas eu plus t6t I'idee de dessiner les divers objets trouvés dans ce cimetière. GELIN 13 février . Gelin. pierre tronquée représentant un faisceau de flamnes. hachette de belle forme. hachette à forme droite. 25 février . L'étendue de ce cimetière. les fouilles ont été suspendues. 1884 P. avant et surtout pendant le teinps de l'occupation romaine. bien imparfaite sans doute des objets recueillis. deux petits vases.F. un silex taillé en pointe de flèche. Memblr correspondmit de In Sociétéhistoriq~re et nrcliéologique de Lnngres. lors de son existence et avant toute spoliation. tombeau en pierre.un collier composé d'une vingtaine de grains et un petit vase. plaque de métal avec sept croix gravées. inais en rappelant le souvenir. non encore entièrement fouillé.

Mais tous. Le cimetière n'avait aucune limite.. ainsi que ses dimensions. portant à son chaton une croix dont chaque croisillon se termine par un brillant de verre. sur un autre est un échiquier. ont cinq centiinètres de hauteur . descendait vers Fontaines. Au nord. pour un grand voyage d'outre-tombe. Continuo auditæ voces vngiius et ingens Infnn tit~mqueanimæflentes in limine primo . Quatre cippes d'enfants ont été rencontrés. ils en faisaient comne le couronnement. qui servait à mesurer le temps. Mais chose digne de remarque. on a ramassé une bague d'argent. mais ils présentent des lignes tracees à la main. Sur l'un d'eux est gravée la clepsydre. ils ne renfermaient aucun objet de cette nature. chrétiens et païens. on lit la lettre D. à ajouter à dix autres trouvés en 1883. mais aucune d'elles n'est tournée vers le Châtelet. pour s'enfoncer dans la vallée de Poissons. dont la pente s'inclinait légèrement à i'ouest. sans exception. Ils avaient été violés. avaient croyance et espérance qu'ils s'acheminaient vers un meilleur avenir. Généralement les enfants étaient ensevelis sur les bords du cimetière. Au sud-ouest. en 1884. qui. inis à sa portée. on n'a rencontré jusqu'ici qu'une seule inscription sur un inonument païen.. où I'on entre sans savoir coinment on en sortira. par Curel. enchassé dans sa petite alvéole d'argent. sauf un seul tombeau d'homme dans lequel. plus de deux cents sépultures ont été ouvertes. trois d'entr'eux n'ont pas le caractère chrétien.on lit A côté du nom se trouve la feuille de lotus. avec un oeuf. au centre est une petite pierre précieuse. c'est peut-être cette coutume que Virgile a voulu rappeler : . le temps et l'autorisation des propriéiaires ayant manqué. oblongue. c'est évidenunent un nom de femme . les uns étaient nés de parents encore païens et les autres de parents chitiens. Les enfants païens allaient jouir d'un bonheur naturel dans les Champs-Elysées .on les munissait des provisions nécessaires pour ce voyage. à de rares exceptions près. de siinples croix. Plusieurs pierres.. pouvant avoir une signification mystique aux yeux des païens. il longeait la voie romaine qui. c'est la provision. plante syinbolique. partant du Châtelet. morts après leur baptême. Douze ou treize tombeaux en pierre ont été rencontrés.. sous les dynasties franques. toutes. il avait la forme rectangulaire. il occupait la crète du sol. Quant aux tombeaux des enfants chrétiens. ainsi l'emploi des tombeaux en pierre était plus fréquent. n'avaient pu étre constatées en 1883. chez les chrétiens que chez les païens . Thonnance.p uui.. bien gravées. On voit la pièce de monnaie placée dans la bouche de l'enfant et destinée au passage de l'Achéron. Sur un fragment de pierre. On retrouve également plusieurs signes de la religion chretienne . ressemblaient à de petites pyramides aplaties de diverses grandeurs. indiquant des sCpultures d'enfants. cornme dans un tombeau d'enfant. Coinine on l'avait constaté en 1883. et u n sarcophage d'enfant découvert cette année et qui est déposé au musée de Saint-Dizier. transporté au Musée de Saint-Dizier.. on avait trouvé beaucoup d'objets curieux.LE CIMETIERE GALLO-ROMAIN près du Châtelet 1-Observations générales resultant d e i'ensemble des travaux Plus de deux cents sépultures ont été reconnues et fouillées et plus de la moitié d'entre elles avaient été bouleversées à des époques plus ou inoins reculées. sont orientées.. innuptœq1q2repuellie. quelquefois seulement il portaient des signes légèrement gravés sur la pierre des petits mausolées. des lettres. trouvé à cûté du monument. ainsi encore dans une sépulture. et font face au soleil levant. on n'a rencontré aucune trace de murs ou de palissades et cependant de tous côtés il a été exploré jusqu'au bout. Autigny. Parmi ces enfants. . 11 mesure dans sa plus grande langueur cent soixante-dix mètres et soixante à soixante-dix dans sa plus grande largeur . des débris de toute sorte provenant de cippes funéraires de forines variées ont été mis au jour. Elles sont généralement creusées par rangs. La stèle est de forine carrée. symbole du labyrinthe de la vie.

21 août . Dans une autre sépulture on trouve une petite fiole en verre. des couteaux usuels ont ét6 trouvés en quantité dans presque toutes les sépultures. un ciseau à ressort ou forces. Dans une autre sépulture. 23 septembre .çépulture d'enfant. 15 septembre . dont se servent encore nos ménagères. un collier avec un grand nombre de grains. Fouilles de MM. on évitait. 8 septembre . avec collier de six grains.une plaque de ceinturon ornée de ses quatre boutons en cuivre. Colson et Humbert. avec des plaques et boucles de ceinturon. Une sépulture contenant un squelette très bien conservé dont la tête porte toutes ses dents. 20 août . les invasions barbares étaient toujours menaçantes. A c6té une base de monument avec moulures et des débris de statues. des pointes de flèche en acier et deux seulement en silex finement taillé. les couvercles étaient enlevés. soit aux armées gauloises ou franques. On a recueilli environ douze sabres de diverses formes et de différentes grandeurs. un gros grain de collier en verre bleu.Reprise des travaux d u cimetière Nombre de sépultures ont été fouillées chaque jour sans produire rien de bien interessant qu'une épingle avec tête à facettes. Elle est au musée de Saint-Dizier. Elle est déposée à la cure de Fontaines avec un petit vase à anse. une pointe de flèche en acier. 6 octobre . de fournir occasion à des excès. c'est là peut-@ireun des types primitifs de ces vases à porter l'eau. 19 septembre . des poignards. ainsi que les traces des planches d'un cercueil vide. GELIN Pourquoi cette rareté d'inscriptions ? On craignait sans doute la violation des tombeaux. les ossements étaient généraiement refoulés vers la tête. nombre de briquets de diverses formes avec leurs pierres à feu. dont les bords étaient usés par le passage de la charrue. par prudence. un vase sur les jambes du squelette. avec l'inscription MANTIDIA .P. Près de la Haute-Borne. un sabre franc avec une plaque de ceinturon à trois boutons en cuivre. dam les sépultures explorées sur l'étendue du cimetière . ciseaux à ressort du genre de celui rencontré le 19 septembre. Rencontre des onzième. petite boucle. Dans une autre sépulture on a trouvé une hachette gauloise. Le cippe funéraire porte un échiquier gravé. huit hachettes franques.-F. avec trois corps. autant de fers de lance portant encore les traces de bois saturé d'oxydation. 1 2 septembre . C'était sans doute là qu'était le lieu de repos d'un certain nombre de soldats appartenant soit aux légions romaines. un briquet. quand plusieurs tombeaux ont été profanés. Le même jour encore une belle garniture de ceinturon et un vase mérovingien. Dans une autre on trouve une hachette. un petit plat en terre rouge et une médaille moyen bronze de Recentiirs. Ces tombeaux avaient eté fouillés. une petite boucle et un petit couteau. un couteau. au souterrain de la tete d'aqueduc et au dessous d'un des puits de la galerie on a rencontré une grande aiguière ou buire. en terre jaune. des javelots. Rencontre des quatre sépultures d'enfants citées plus haut. 22 septembre . à des profanations. . un grand nombre avaient été déjà enlevées. Découverte de deux tombeaux en pierre usée par la charrue. Dans le même rang de sépultures des fosses étaient creusées à inégales profondeurs. On n'a rencontré ni casques ni boucliers. 20 septembre . 2 Journal des fouilles pendant I ' m 6 e 1884 14 Août . hachette gauloise en silex. Riche armature de baudrier avec cinq pièces en bronze argenté. le soir on rencontre le quatorzième grand tombeau en pierre. mesurant en moyenne deux inètres dix centimètres de longueur avec une largeur de soixante centimètres aux épaules. avec ornements. fibule ciselée en forme de Z avec deux yeux en verre rouge. un sabre mérovingien avec les restes du fourreau en cuir encore adhérents. mais bien conservée cependant. Rencontre d u deuxième grand tombeau en pierre ayant 2m10 de longueur. Une boucle argentée avec son ardillon et un beau grain de collier. Etais-ce une sépulture de femme qui contenait ces objets ? LES NECROPOLES 10 septembre . conservée au presbytère de Fontaines. Collier à sept grains. On sortait à peine du régime des violentes persécutions. On a pu constater qu'un grand nombre d'annes avaient été déposées avec les corps. Le même jour on a rencontré un scrainasaxe de cinquante cinq centimètres de longueur sur cinq centimètres de largeur. usée par le fond. douzièine et treizième grands tombeaux en pierre. un fort couteau.

1 . . GEUN .-F.Grnnde cruclw trouvée dnns l'qircd~ic le 21 noût 1884 (musée de Snint-Dizier?. . jîg..P. .

21 octobre . Dans une autre sépulture un scramasax couché en travers sous la tête. On trouva en plus deux têtes de boutons de cuivre pour ceinturon. un petit vase en terre noire. terminé par une tete d'oiseau au bec crochu. on a recueilli dans la bouche du squelette une petite médaille en argent. Dans une sépulture peut-être celle d'une femme. petit monument avec LES NECROPOLES croix gravée dans le milieu. 11 novernbre . coinme celles qui se font aujourd'hui. ailleurs l'arine était posée ou sur le corps.S BADV ILA RIX Ce Baduila succéda à Théodoric. femme de Marc-Aurèle. 10 novembre . couche sur un beau couvercle de sarcophage romain. quelques objets . Les deux autres fibules sont du même genre. çépulture d'un guerrier armé de toutes pièces. deux plaques de ceinturon. Dans une autre une burette B goulot rond. Deux tombeaux d'enfants en pierre déjà fouillés et endoinmagés . roi des Goths. Moitié d'une médaille portant d'un cûté l'effigie de Magnence et au revers le monogramme du Christ. au bras gauche une petite boucle d'argent. verre. comme un oreiller d'honneur. ambre. Dans une sepulture on a trouvé un squelette. renversé sur lui. mais s'est detruite sous l'action de l'air. aux pieds une hachette defonnée par l'oxydation. on a recueilli un petit couteau. d'environ vingt-cinq milliinètres de diamètre. qu'une partie de la pièce était pour le mort et l'autre pour le survivant comme souvenir. Pierre funéraire de un mètre quarante centimètres sur trente de largeur. puis une bague avec chaton en argent. c'est le seul qu'on ait rencontré avec cette disposition. de forme ronde avec cinq brillants. Sur l'os inaxillaire infërieur de la tête se trouvait l'empreinte d'une fibule delicate en argent avec verroterie rouge. Dans une autre sépulture. ayant cependant le couvercle brisé. 22 octobre . à droite un sabre et un fort poignard. N. portant d'un cûté une fort jolie tête de l'empereur Anastase : D. la culture et les intempéries. 8 novembre . une inassette en matière fusible. deux fibules en argent. en 526. En outre on a retiré de cette sépulture les debris d'un cercle ou ceinture en fer. Le même jour sur la crête du cimetière. 31 octobre . on a rencontré sept sépultures presqu'à fleur de terre et non dérangées. les phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette bague ont &té ramassées. Dans une autre. ou près des hanches.Un fer de lance. monté sur bronze forimnt une croix dont les quatre croisillons sont ornés d'un brillant avec une petite boucle en pierre verte. Débris d'un toinbeau en pierre pour enfant. comme si elles eussent été liées.GELIN 20 octobre . trois petits boutons.P. une boucle et son ardillon. quatre grains de collier. l'une d'elles est formée du corps d'un poisson. Dans l'une on a rencontré un scramasaxe de cinquante centimètres de longueur avec les débris du fourreau. qui faisait le tour du corps. Aux pieds était un petit vase bien conservé. terre cuite.-F.N. avec une lance d'un travail plus élégant que les autres. qui a été recueillie. des ornements de ceinturon. une petite boucle avec ardillon. 24 octobre . c'est à peu près la ligne de séparation pour l'orientation des sépultures. 25 octobre . avec une grande boucle de ceinturon. Une dernière sépulture renfermant un squelette de haute stature. avec une médaille à la bouche.N. Un toinbeau d'enfant bien conserve. 7 novernbre . sans couvercle. Les terres ont été entrainées par le temps. ANASTASIVS AVG Au revers on lit en quatre lignes : D. Le inême jour une medaille moyen-bronze bien détérioré à l'effigie de Faustine. 10 sépultures dont cinq dejà fouillées. une épingle de costume. On a interpreté le fait en ce sens. Aux pieds se trouvait un vase. Les jambes du squelette étaient croisées. dont un gros en verre. peutOtre était-ce le quartier des pauvres ou des étrangers. dans l'un d'eux un petit vase bien conservé. avec quatre médailles en bronze à peu près frustes.Collier de vingt grains de diverses forines et de matières différentes. un fer de lance avec douille pour la hainpe. un briquet avec deux pierres à feu. 6 i~oveinbre. un agrafe. ayant un oeil brillant. Vers le cou se trouvait un fibule en argent. ne renfermant aucun objet.

mais aucun objet. un gros grain de collier strié de jaune. cependant les 13 et 23 septembre des explorations ont été faites au-dessus du village de Narcy. à peu de distance d'une ancienne voie roinaine qui reliait directement les carrières de Savonnières et d'Aulnoy au Chatelet. GELIN en fer uses par la rouille et difficiles 2i déterminer. Ici se termine le journal des fouilles . des pierres calcinées par le feu. le curé de Narcy. pouvaient être des forges à bras et quelques groupes d'habitations. Mai 1885 'i .GELIN. si ce n'est un petit vase recueilli par M. Là. Dans cet endroit le cimetière touche presque la voie romaine. peut-être celles des creusets où l'on fondait le fer. On a rencontré des fondations circulaires.4. Les recherches ont été incoinplètes et seuleinent ébauchées. Curé de Fontaines.P. en un endroit où la charrue avait mis jour des ossements. quelques LES NECROPOLES squelettes seulement. des crasses de fer. P. Elles n'ont rien produit de bien intéressant.F.

de la Société des Lettres de Bar-le-Duc. . de la Société archéologique de Langres . par M. 1-104 L'OPPIDUM DU CHATELET Avec Plan des Fouilles de Grignon et Chromolithographies représentant les principaux objets trouvés au Châtelet. l'Abbé FOUROT. PROFESSEUR DE RHÉTHORIQUE AU COLLÊGEDE SAINT-DIZ~ER. 1887. p. Tome IV. Membre correspondant de la Société frmpaise de numismatique el d'archéologie .Mémoires de la Socifté des Lettres de Saint-Dizier.

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pour faire tourner le moulin que les Templiers de Ruek poss6daieiit a Bayard. depuis les beaux vases sigillés imités de Samos jusqu'à l'urne rudimentaire. les paillettes brillantes de coquilles pulvérisées. Au nord et en face de Gourzon. il nous faut supprimer par l'imagination ces arbres résineux qui ont supplante la vigne. (1) La Nabline. au fmage de Gourzon-sous-Bayard. Telle a été celle que fit un laboureur il y a environ trente ans. sur la rive droite de la Nabline (I). formee primitivement des sources nombreuses qui jaillissent a Fontahes. des monnaies gauloises et romaines dont I'âge était conjecturé d'après le relief plus ou moins prononcé que gardait l'effigie : la culture. de la ville qui couronna ce monticule il ne resta que des ruines : <à et là quelques fragments de statues.les premières qui nous soient parvenues au sujet de la ville qui notis occupe : "Anciennement la cité de Gorze (2) fut bâtie sur la montagne du Châtelet. a cause du nom qu'il pr@teA la ville. dont le grand axe se prolonge de l'est à l'ouest. une lettre manuscrite. au lieu de celle que l'on voit hors de l'enceinte est grise et blanchâtre. découvrit avec sa charrue une pierre en forme de tombe . les dievaliers de Saint-Jean de Jerusalem (chevaliers de Rhodes. qui cultivait un morceau de terre sur cette montagne. au XVne siècle. On y a trouvé un nombre prodigieux de médailles. "La surface du Châtelet. mourut à I'âge de 83 ails. fut grossie. Tel était l'aspect de cette montagne. Et. coiistruiçireiit une forge à coté des mouüns.. supprimer aussi les broussailles qui couvrent le plateau.. même de celle de Fontaines.L'OPPIDUM DU CHATELET INTRODUCTION. qu'il domine de quelques mètres seulement. de chapiteaux. Pendant douze siècles. sous ses ruines. Ce particulier. appelle sur le Cliâtelet l'attention des savants.dans la maison qui fait l'angle de la rue ducollège et de la rue du Fort-Caré.la terre en est noirâtre. au Xme siècle. qui contenait un reste de liqueur à peu près incolore . on y ferait d'importantes découvertes. de débris d'ardoises (3) de briques et de carreaux . d'un bras de la Marne. . et sous ce rapport le Châtelet n'est point épuisé. qui avaient herite des biens des Templiers. et. dit l'auteur de cette lettre. (2) Ce temoignage est à recueillir. . et sur laquelle apparaissent par milliers les débris de poterie de toute espèce et de toute époque." Un siècle plus tard. si l'on fouillait la montagne et qu'on défrichât l'endroit qui est couvert de broussailles au couchant. et qui se détache du massif des collines environnantes. comme du mica. qui paraît être de Grignon. un habitant de Joinville écrivait ces lignes.mais ils trompent sur l'aspect que dut avoir cette position stratégique avant et pendant l'occupation romaine. dont la pâte grossière offre aux regards. et le Châtelet nous apparaïtra comme un poste avancé. Les sapins plantes depuis un demi-siècle au sud-est de la montagne embellisent le paysage austère et nu par lui-m@me. le moins timide des trois en versa sur le bout du doigt. de Ragny. à Saint-Dizier. Le dernier commandeur. s'élève un monticule de forrne ovale. on y en trouve encore tous les jours et Von nous en a fait voir de tréç bonnes . il courut au village et en ramena deux voisins qui l'aidèrent à la lever. et. mille accidents les ramenaient à la surface du sol.une terre meuble et noire qui semble saturée de matières organiques en décomposition.se trouvent des médailles d'or. d'où le Gaulois pouvait surveiller les alentours et protéger contre les envahisseurs la riante et fertile vallée de la Marne. parmi tous ces débris. Ils manièrent alternativement cette bouteille. encouragés par l'espérance de trouver un trésor. puis de Malte). (3) L'auteur a pris sans doute pour de l'ardoise la poterie bleuâtre des Romains. d'argent et de laiton des empereurs Arcadius et Honorius. est presque entierement couverte de pierres calcinées par le feu. de meules en granit ou en lave volcanique . descendirent avec une lanterne . qui depuis aurait été minée. nous sommes même persuadé que. Cette pierre fermait l'entrée d'un souterrain dans lequel trois hommes. à peine cuite. coinme il n'était pas assez fort pour la remuer.mais ils n'y découvrirent qu'une bouteille qui avait été posée dans une cavité dans le mur. des princes éclairés et promet une ample moisson à qui voudra bien interroger ces ruines. quand. les pluies. Si donc nous voulons la juger telle qu'elle fut il y a deux mille ans. nous fournit des renseignements plus précis encore.Eii 1513.

éditée par Carnandet. le culte du Châtelet . J'ai nommé les patients et habiles investigateurs de notre vieille ville et de ses environs : il ne me reste qu'à profiter de leurs découvertes et à résumer. les documents qu'un siècle de recherches a pu nous procurer. Les secondes fouilles de Grignon. L'éveil était donné . Grâce à lui. dit-on. "sur l'ordre et aux frais de sa Majeste". Ils comprirent le danger de laisser disparaître tant de précieux souvenirs et rédigèrent sous l'inspiration. M. une série d'articles fort intéressants. maître de forges à Bayard. entreprenait des fouilles. si l'envie ou l'ignorance. Pothier.. A propos de la Haute-Borne. mais qu'il devient difficile. furent i'objet d'un nouveau Bulletin en 1775. en 1772. qui voulait qu'une ville eût existé autrefois sur le plateau du Châtelet. surtout au point de vue de la numismatique. Ant. qu'une circonstance fortuite avait fait soupçonner à Phulpin et auquel Pothier avait restitué son nom véritable. "n'échapperont pas à l'exactitude des Pères Bénédictins qui travaillent.mais son oeuvre avait appelé l'attention des érudits sur la ville gallo-romaine qu'il avait en partie retrouvée . sous le règne de Louis XVI et le ministère de Vergennes. à Grand. particulièrement en monnaies d'or. Gelin. auteur des Annuaires du diocèse de Langres pour les années 1838 et 1839. ainsi que les restes du chiitenlr de Julien. et bon nombre d'exemplaires distribués aux savants. Nous devons à M. son précieux médailler courait le risque d'aller au loin s'engouffrer dans de riches collections : il importait donc de recueillir ce que. intéressés parfois. son zèle ne se démentit pas. Girault de Prangey. et. attirait chez lui nombre de visiteurs. il fut immédiatement renseigné sur les heureux résultats obtenus en 1772 et en 1774. Grignon mourut à Bourbonne en 1784 . juge de paix à Chevillon. inspecicur des monuments historiques dans la Haute-Marne. Phulpin arriva comme cure de Fontaines. Pothier. pendant cinquante amées. C. 1785. il est moins facile de se procurer le second. n'eussent arrêté les travaux. et sur la tradition constante du pays. en 1856. Il n'en fallait pas davantage pour piquer sa curiosité." L'auteur de ce mémoire destiné à un "respectable magistrat" espère que la Haute-Borne et le Chfitelet. M. de se procurer aujourd'hui : l'auteur résumait les observations et les travaux de ses devanciers . aussi.l'Histoire de Champagne". avait. cet opuscule apportait des documents nouveaux. Gelin d'avoir suivi. De plus. et M. au besoin il y ajoutait le résultat de ses propres études. peut-être les deux réunies. Phulpin était plus qu'octogénaire et avec lui pouvaient s'éteindre des souvenirs intéressants . et la Haute-Borne alors couchée près de la place où nous la voyons se dresser aujourd'hui. et. exécutées. dont il a consigné les résultats dans un premier Bulletin. n'y trouva aucun goût. étaient venus trouver M. Ces deux Mémoires ont été publiés par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. mais surtout à M. M. ils sont devenus rares et. quand M. et qu'il était réservé à M. nous saurions aujourd'hui tous les secrets de cet oppidum. un travail romain voisin d u menhir. Legendre avaient entreprises aux pieds du menhir. dans la Haute-Marne. Sam avoir l'importance des Bulletins de Grignon. Grignon. les instruments de ses fouilles existaient encore . Malheureusement. comme les premières. revue champenoise. l'exploration du cimetière gallo-romain et du cimetière franc situés entre la voie de Naix au Châtelet et le coteau de Fontaines. Nous devons également à M. . il fait remarquer le respect religieux des habitants du pays pour ce monuinent qu'ils croient un tombeau. l'abbé Gelin de nous avoir rendu le vieil aqueduc roinain. ce que la découverte d'Herculanum et de Pompéi fut vers le même temps pour l'Italie. peut-être sous la dictée de leur hôte. Deux ans après.A. les explorations continuèrent. comme tous ceux qui le visitent. il explorait ardemment les ruines dont il connaissait la richesse. dont quelquesunes étaient des raretés. Pendant un demi-siècle qu'il habita Fontaines. l'abbé F. les Notes archéologiques sur les fouilles faites et les monuments déco~ivertssur la montagne du Q7âtelet. quelques années plus tard. FOUROT l'ayant porté sur sa langue.-CL. plus de deux cent mètres d'un travail souterrain nous montrent ce dont la patiente intelligence de l'homme est capable pour suppléer à la nature. il faisait connaître. aussi publia-t-il. d'après leurs travaux. dès l'année suivante. dont la résurrection fut. sinon impossible. Mongin. à ceux que les découvertes du Châtelet pouvaient intéresser.. pour la France et l'Europe savantes. de Saint-Dizier. . et son médailler si riche. si l'on e n croit la L'OPPIDUM DU CHATELET légende. P. pas à pas. si le premier Bulletin se rencontre encore dans les bibliothèques. et rappelle que les mauvaises récoltes de 1731 furent attribuées par eux aux fouilles que M. en lui donnant toutefois une fausse attribution. et le Châtelet si connu depuis les fouilles de Grignon. de rendre à la lumière quelques années plus tard. Phulpin et avaient visite sous sa conduite. aux amateurs du pays. il avait amasse de connaissances sur le Chatelet.

mais une dénomination vague laisse le champ libre à la discussion sans y apporter assez d'éléments.Gorz. plusieurs écrivains n'ont voulu voir dans le Châtelet qu'un camp romain. l'assertion de M. celui de la déesse Damona. possesseur de presque tous les antiques découverts par Grignon au Châtelet. si telle fut la dénomination de l'ancienne ville. avec le nom de Borvo. . ne fait entrevoir la solution. Par lui-même. descendue dans la vallée. inême par des savants étrangers. signifiant source (4). Un problèine que I'on aimerait à résoudre. n'a que faire dans une question de géographie ou d'histoire. il ne tarda pas à devenir une véritable ville. qui voulait voir sur notre montagne la vieille Andematunum. Tudot. la capitale des Lingons. dont la narration est aussi rapide que i'étaient ses marches à travers la Gaule. oubliant que le conquérant romain. Walkenaer lui donne le noin de Cnçtrtrm Erponum . le nom actuel de Châtelet. L'imagination. si belle en poésie. mais on la trouve ailleurs aussi. Le nombre des puits qu'il a découverts. si le Châtelet fut dans l'origine un simple retranchement gaulois. G?stra stntivn : Grignon réfute cette hypothèse en faisant remarquer combien les armes qu'il a trouvées dans ses fouilles sont rares. des inonuments. se donnaient le tort de chercher à cet oppidum un nom dans les Commentaires de César. M. Godron. cet Apollon Borvo. mais son but n'est point de faire une géographie des Gaules. de celles qui lui firent résistance. Une publication récente parle de "Gourzon. refute longueinent l'autrichien Çcheyb . bien des réponses ont été faites. Mais il omettait de dire que les ex-voto portaient. qui a donné son nom à la ville. NOM DE L'OPPIDUM. L'abbé de Tersan raisonnait par analogie : On a trouvé. puisque Fontaines et Gourzon auraient la meme étyinologie. dans son preinier Bulletin. mais dont rien. la vieille cité celtique sur laquelle s'est greffée la cité galloromaine.L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE 1. en celtique. tement étrangers 2 la vie militaire. jusqu'A présent. Gorthona. et M. mais ce nom ne diffèrerait pas sensiblement de Gorze. qui se trompaient de bonne foi. indique à l'archéologue un point stratégique : c'est l'ancien casmrm ou cnstelltrm . et c'est ce dieu régional. avec l'inscription "Deo Boruoni". doyen de la Faculté des sciences de Nancy. soit en celtique. à Bourbonne-les-Bains. c'est un lieu de défense . il se trouverait que la population. et Grignon. Le proconsul parle des cités qu'il eut pour alliées. Presque tous ces savants. démontrent que. dont il n'est resté aucune trace dans la dénomination d u pays. le plus ancien que nous ayons pour désigner le Châtelet . a fait graver dans l'atlas de Grivaud de la Vincelle. Ernest Royer. dans son beau travail sur les terres cuites de l'Allier. disait-il. ceux que I'on a fouillés de nos jours et ceux que l'on peut encore facileinent reconnaître. en comparaison de tant d'objets complè- (4) Telle est du moins. 167 . II est bien possible que la déesse locale Erpona ait eu quelques adorateurs dans notre ville . sous prétexte qu'elle se trouvait non loin des frontières de la même peuplade. Aussi. se présente tout d'abord : Quel était le noin de la ville gallo-romaine dont nous recueillons les souvenirs ? A cette question éminemment positive. soit en latin. ne s'est point imposé le devoir de nommer toutes les bourgades qu'il a pu rencontrer. la Wense de sanglier. aurait gardé le nom de sa première patrie.D'autres y plaçaient Alésia." Nous ignorons sur quels tkmoignages l'auteur s'est basé . il s'appuie sur une inscriptioi~ votive "Dene Erponne" que l'abbé de Tersan. comme le fait judicieusement remarquer notre savant confrère. cite plusieurs vases qui portent la même dédicace.

des ustensiles brises ou avariés. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'espéraient pas tmuver de i'or et de l'argent.CHAPITRE II. D'aubes exécutaient des fouilles pour M. le couteau du visiteur gravera des noms étrangers à la science. tandis que. Nous devons en inférer que les mines du Châtelet sont devenues une carrière. l'homme a toujours bouleversé la terre dans l'espoir du gain. étudiee et fouillée. Les découvertes de M. mort i3 Chauinont. était à peine regardé. il est vrai. c'était une carrière facile à exploiter . la vue des matériaux si régulièrement taillés par les Romains excita la convoitise de ceux qui projetaient une construction . eut le tort de ne pas laisser de bornes. revrte chmnpenoke. M. à des amateurs en leur procurant quelques pièces de monnaie. Phulpin . et en même temps si peu d'or et d'argent . temples et bains. il n'est pas facile de suivre sur un terrain déformé par la culture et par la crue du bois. dont la minime valeur n'était pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. comme l'a si bien démontré notre savant confrère. d'autres s'y viendront ajouter. qui finiront par rendre à peu près illisible l'inscription primitive de Viromarus. "Cela nous explique conunent Grignon a trouvé tant de choses curieuses. ou même des monnaies de bronze. qu'il décrit dans ses bulletins : si exact que soit un plan.le passage suivant de M. aussi les habitations séculaires. les monuments de marbre ou de granit n'échappent point à cette loi. ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procuré que des fragments de poterie ou de verre. parce qu'elle trouvait là des renseignements incomplets et des données insignifiantes. malgré la méthode qui présidait à ses fouilles.qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu . U en est des monuments comme de tous les êtres de la création : si chaque espéce du règne animal et du règne végétal a son emeini. autrefois conune aujourd'hui. momentanément remises au jour. de témoins.lui-même l'avoue . ce qui l'aurait éclairée sur les usages anciens.que ceux qui ont recherché avant nous cet or. Elles profitaient..tout le reste. obéissant. Nous ne sommes pas seul à regretter I'insuffisance des documents que nous ont légués les explorateurs du Chatelet . quelque intérêt qu'il pût offrir. il y a quelques années. sans prétendre vérifier ses assertions. quelques fragments de verre ou de poterie. les édifices séculaires. pour délimiter les rues qu'il avait mises à découvert et les principaux monuments. pour ce qui regarde I'ensemble de la position stratégique qu'il a vue. que I'or et même l'argent doivent y @tre rares et ne s'y rencontrer que par exception . et abandonnée depuis . condamne la méthode qu'ils ont suivie dans leurs fouilles : "Çans doute. Comment avec cela recons'ruire le Chatelet ? Grignon lui-même. cet argent et ces pierres de taille. IXllette. aux lois de l'intérêt et du besoin. mais ce dont la science aurait tiré parti. sous la directLon de Camandet p. qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . F. Pothier. alors propriétaire du ChAtelet. Sur le menhir de la Haute-Borne. des instruments plus ou moins complets en fer ou en bronze . Lescuyer. ont dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main .avaient un but unique.mais l'histoire en tirait peu de profit. tout cela demeurait en dehors de ces recherches. Nous ne pouvons donc que nous en rapporter à sa parole. cela nous donne la mesure de ce que l'on doit généralement attendre des fouilles qui seraient faites plus tard . dès les premières fouilles. Les fouilles partielles entreprises ou exécutées au Chatelet depuis le commencement de notre siècle sont plus regrettables peut-être que le long oubli qui avait pesé sur la ville gallo-romaine.. dont une heureuse fortune lui avait fourni les premiers éléments . . alors qu'elle était vierge de tout remaniement. 123. son éliminateur. disparurent pierre par pierre pour servir aux edifices de Bayard. de Fontaines et de Gourzon. pour le Préfet d u département ." (5) (5)Ln Hmrfe-Mnnie. activement exploitée quand elles étaient &entes. Au Châtelet. la formation d'un beau médailler.

cantons que dans d'autres. parce que nul n'a qualité pour décrire un pays. est entièrement farinée de terres rapportées pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . malgré la terre que la charrue y reportait . la pioche d u vigneron a fait disparaître tout vestige de fortifications. en passant par le nord. comme dans le midi de la Haute-Marne. et dans les (6) Bulletin. un cordon saillant qui délimitait toute cette partie .. au sud de la Haute-Marne. quand même les GalloRoinains ne l'auraient pas jugée telle. au nord et a l'est du Châtelet. que chacun préten- . Après ce coup d'oeil d'ensemble sur la montagne qu'il allait explorer. se trouvait-il également dans les villes et les oppidums de la Gaule ? On en peut douter. les morceaux de lave volcanique. qui d'année à autre se surbaissait sensibleinent. extérieure. est assise trois ou quatre mètres plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la rnontagne excavée et régalée (aplanie). entre Villemoron et Villemerviy. la neige fondait plus vite dans certaii. il ressemblait aux ruines d'un mur écroulé sur ces fondeinents. et que la charrue ne pouvait approcher de l'esplanade extérieure . mais ils sont perpendiculaires à la Nabline au lieu de suivre les contours du inamelon . Grignon étudia le sol même et fut frappé de la différence qui se faisait remarquer entre la plateforme du Châtelet et les terrains environnants : "un tiers au plus était cultivé par les laboureurs des environs qui y semaient du seigle de trois années I'une". particulièrement sur les contours de Chateillon. qu'il n'était pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui était intérieure. et je reconnus que sa surface avait été en partie aplanie de main d'hommes. tout trahissait un lieu jadis habité et dont la population aurait dû céder devant un ennemi promenant partout la inort et la dévastation. L'escarpement de ce coté formait une défense naturelle plus que suffisante . comme celui qui l'a pu voir sérieusement. Comment Grignon trouva-t-il le Châtclet en 1772 ? Lui-m&inenous l'apprend : (6) "J'avais remarqué de légers enfoncements sur le terrain. II y a bien de distance en distance des pierriers assez considérables. sans interruption.l'autre. et. inais bien plus déformées par une culture ancienne". L'espèce de bastion que j'avais remarque au couchant (du coté de Bienville) me parut formé de terres rapportées. quoiqu'elle soit un peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . conditions indiquées par Grignon. mais.CHAPITRE III. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par les buissons qui s'y sont enracinés. Le Pomérion. W. depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. qui l'a parcouru dans tous les sens et pour un but scientifique. Grignon signale "des traces légères de pareilles terrasses. peut-&ire in&me. qui existait à Rome. Le reste était inculte ou envahi par les broussailles. A quelle époque pouvait remonter la sac de cette ville ? Question délicate. Les pierres calcinées et rougies par le feu d'un incendie. le surplus est horizontal. ont été jadis ce que prétend notre auteur. et le c6té du nord un peu incliné. Cest dans le bois de Gourzon que ces retranchements ont le mieux gardé leurs diinensiom et leur niveau. ils ont donc été formés par l'épierremenf des vignes qui occupaient les deux tiers de cette pente . et ces retranchements ne seraient-ils pas seuleinent les défenses du cainp primitif devenu dans la suite station roinaine et place de guerre ? Toujours est-il que des traces aiialogues se rencontrent sur le flanc de quelques promontoires couronnés de cainps romains. Je jetai alors un coup d'oeil attentif sur cette montagne. On sait que les Roinains nommaient ces terrasses Pomoeria . il régnait au pourtour de la montagne. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans ces endroits des souterrains encoinbrés. Les reinanieinents du sol ne permettent guère de juger si les pierriers que l'on reinarque à l'ouest. qui règnent dans toute cette étendue : I'une." Nous avons laissé parler Grignon.. les fragments de briques et de poterie. Sur le flanc méridional. ont-ils servi de limites aux diverses propriétés. "Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. de huit mètres de largeur. p. à partir de ce point. intérieure.

mais il y a sur les pentes aussi. sous les remparts memes. 70 centiares) . parfois même defoncée. soit que les murs aient suivi de ce c8té l'inclinaison du sol. la numismatique. Sur les 22 hectares du Châtelet inêine. (7)Billletin des fouilles dli CMfelef.A. mais il y en a peu de parallèles. Les ruines du Châtelet occupent la totalité du plateau. 98. des endroits qui recèlent les vestiges d'habitations anciennes. tellement qu'il resterait un très vaste champ à fouiller. que les récentes découvertes du cimetière nous ont fourni. après le faineux incendie qui réduisit Rome en cendres. dont la contenance est de vingt-deux hectares . et dont les vides étaient comblés avec du menu gravier. nous avons mieux reconnu la situation des rues . ou des édifices publics analogues à nos maisons d'octroi." Ces rues avaient de cinq à six mètres de largeur et etaient pavées ou simplement jonchees de pierres mêlees de gravier de rivière et de montagne. ordonna que les rues de la nouvelle ville et de celles de l'Empire romain seraient tirées au cordeau O. une espèce de faubourg. dans les bois de Gourzon. elles sont toutes tirées au cordeau." Le pavé des premières était coinposé de morceaux de roches calcaires du pays. "équarris et &pincés" sur quinze centimètres environ d'échantillon et ce pavé reposait sur un lit de pierres irréguli6res rangées à plat. spécialement à l'est. dit Grignon. On sait que Néron. trente rues dont la majeure partie fut déblaybe. "Depuis que le plan est levé. il y a cent ans. il s'est rencontre. soit qu'il y ait eu. Grignon en a exploré un peu plus de trois (3 hectares. interrogé patieintnent et minutieusement. dans toutes sortes de directions. 170 Dans cet espace restreint. . II fallait u n élément fort incomplet alors et peu connu. Les decombres qui derobaient aux regards le pavé des rues pouvaient avoir de 60 à 80 centimètres. sous la pioche des investigateurs.p. mais que rien non plus n'appuyait. 25 ares. en face de la Haute-Borne. si de malheureuses tentatives n'avaient éte faites de c6té et d'autre sans plan préconçu et sans autre but que celui d'acquérir quelques matériaux ou quelques monnaies. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET dait resoudre d'après des coi~jectures auxquelles rien ne contredisait.

il faut donner la première place à celui que Grignon appelle le femple principal. C'était une construction carrée. "liées entre elles par des queues d'aronde remplies d'un ciment qui en formait les liaisons. qui avait 80 centimètres environ d'épaisseur. Nous avons retiré plusieurs pierres de la corniche de l'entablement. le rouge. La sculpture en est recherchée et dépouillée avec soin . et limité par un mur de grosses pierres de taille. qui servaient de support. dans les fondations. sur les dolmens ou les menhirs. qui demande à ces édifices une longueur double de la largeur.. mesurait à l'extérieur 10 mètres sur 8. ce qui leur donne un ton plus mâie. qui caractérise aux yeux de l'archéologue les temps de l'occupation italique. les fouilles de Pompéi et d'Herculanum nous ont révélé jusqu'où pouvait descendre l'art du peintre et du sculpteur à ces époques de dégradation. "Le temple était donc couvert en dalles de pierres de 2 ou 3 centiinètres d'épaisseur sur 40 environ de largeur et de hauteur. et quanti@ de têtes. le blanc. ayant son ouverture à l'est. de jambes. mais la pierre leur avait paru plus commode et peut-être plus légère pour les toitures. isolée des autres bâtiments ou de la rue par une triple enceinte. objets d'un culte moins superstitieux. était comme doublé. et l'on a trouvé dans ce dernier village. Sans doute ils fabriquaient aussi tous les ouvrages en terre cuite. mais les surfaces ne sont point adoucies et finies. qui couronnaient le toit du sanctuaire. On voit qu'elle répondait inal aux règles énoncées par Vitnive. dit Grignon. tandis que. A des colonnes cannelées avec des chapiteaux d'ordre corinthien. Grignon ne rencontra que des pierres sciées qui avaient servi pour les toitures. D'autre part. attachées avec de grands clous sur la charpente. Le mur. La pierre de Brauvilliers et de SavonniEres était à proximité. "des faîtières.CHAPITRE IV." On le voit d'après ces quelques lignes de Grignon : des morceaux d'architecture.33 de large. de bras. La crête des arêtiers était couverte avec des faîtières taillées circulairement dans leur partie supérieure et creusées par-dessous en angle rentrant. deux de chaque côté. le sanctuaire dans lequel se trouvait la statue de la divinité. sur le sol des autres localités gallo-romaines. c'est à peine si l'on en rencontre un fragment sur l'emplacement de notre oppidum. sur les tumulus. trois pierres de la corniche d'une fort belle conservation. Nul doute que les apôtres du Christianisme se soient empressés de détruire les monuments d'un culte ouhlieux de la plus élémentaire pudeur. épais de 50 centimètres environ. enfouies dans le sol et dispersées. Grignon trouva dam cet endroit. dans la derniEre enceinte. EDIFICES RELIGIEUX. A mesure qu'on s'éloignait de la Cella. il y avait huit dés." Autour de la Cella régnait un espace vide qui permettait de faire le tour du sanctuaire . ils éleveront la croix que les peuples iront vénérer en visitant le champ d u repos de leurs aïeux. Bien que plus rapproché du versant occidental de la montagne. et les bouts qui terminaient le coinble finissaient par des têtes de lions." . et qu'il retrouva sous un derni-mètre de décombres... le vert et le lilas en sont les couleurs principales. au levant." C'est dans ce mur qu'était pratiqué l'escalier donnant accès A la Cella. il occupait à peu près le centre de la ville. "sur lequel. d'un second mur. Cette couverture nous paraît avoir été la sede en usage au Châtelet . Parmi les édifices religieux découverts au Châtelet. les débris devenaient inoins nombreux . et de les soustraire aux regards des nouveaux convertis. comme nous le verrons au chapitre concernant les bains. au milieu d'une carrière exploitée jadis par les Romains. il était à la même hauteur. les matériaux qu'ils avaient prép&s et les instruments qui leur avaient servi pour ce travail. de statues en pierre . on trouve profusion la grande tuile à rebords. Ailleurs. elles s'einboîtaient l'une dans l'autre à joints recouverts. La Cella. de manière à s'adapter sur les arêtes . dont nous n'avons trouvé que des fragments. des fragments de peintures à fresque formant des compartiments à panneaux : le jaune. qui sont entières et de la plus belle conservation. puisqu'il avait pour hase le souvenir des morts . espacés régulièrement. des sculptures d'ornement ont été respectés. les peintures à fresque étaient brisées. tandis que les statues..

mieux que par la pensée. mais Grignon ne le dkcrit point. Nous ne terminerons pas cet article sans exprimer le regret que Grignon n'ait pas laissé quelqu'un de ces sanctuaires privés tel qu'il i'avait trouvé lui-même : nous aurions pénétré.enfin une triple enceinte de murs pour l'isoler du tumulte de la ville. au bas de cet escalier. mais dans le sens de l'escalier : cette dernière pièce est l'édicule. FOUROT Dans l'énumération des pierres sculptées qu'il a recueillies. p.puis une nouvelle déviation. Grignon (8) parle d'une tête de loup et d'une tête de lion qui terminaient ainsi la ligne des faîtières et dominaient le pignon : elles avaient l'une et l'autre la gueule béante. tracée par celui qui en a mis à jour les fondations. taillé de manière à favoriser la divergence de la lumière . Le plan des fouilles du Châtelet mentionne un autre temple plus petit. décoré de peintures murales à i'intérieur. . entouré d'un péristyle. Qu'on se figure un escalier de quelques marches seulement. couvert de dalles en pierre avec faîtières arrondies au sommet . parce qu'elles ne devaient pas dégorger Seau conune les gargouilles de nos vieilles cathédrales. avec des colonnes corinthiennes engagées dans chaque c6t6. dans un des plus intéressants et des plus mysMrieux c8tés de la vie d'un grand peuple. mais n'étaient pas percées complètement. L'OPPIDUM DU CHATELET maisons des habitants ou plus riches ou plus religieux. un porche ou yronnos de 1 mètre 30 centimètres de large sur 4 mètres de long . suivi le plan et recueilli les débris épars : un petit sanctuaire presque carré. les lampes en terre cuite et les brûle-parfum témoignent encore du culte que Son rendait à ces divinités protectrices du foyer. les restes de charbon. que nous reconnaissons à la statuette du dieu placée dans une petite niche à un mètre environ du sol . En revanche. 204. il parle de petites chapelles souterraines qu'il a fréquemment trouvées dans les (8) Bulletin des fouilles hi Chntelet. en retour d'équerre.A. éclairé en face par un soupirail évasé. Telle est la description du grand temple.

Qu'on se figure deux aires en béton formé de chaux et de briques concassées. comme à Montrot. Dans cette seconde pièce. l'étuve sèche. à travers les colonnes. dans la partie orientale de la ville. mais rien n'est venu jusqu'à présent éclaircir ce problème. mais construite et disposée comme la précédente. était une grande citerne à laquelle communiquait un aqueduc de plus de 60 toises de longueur. l'endroit où la route s'inflechit au nord-est vers le Clos-Mortier. que l'hypocauste supportait les chaudières appelées millinna (parce qu'elles contenaient mille mesures d'eau) . Batissier fait remarquer.quelquefois même.BAINS PUBLICS. le bain de vapeurs. elle passe dans les murs de la pièce par des tuyaux de chaleur : c'est un véritable calorifère. le contraire se voyait au Chatelet conune aux Crffisffi de Saint-Dizier. un plancher. c'était généralement une pièce souterraine. telle ne pouvait pas être sa destination. Archéolosie de In Meuse. I'hypocauste. le lieu où l'on se refroidissait et où l'on reprenait les vêtements que I'on avait déposés avant le bain. c'est l'hypocauste (9). échauffe les pièces supérieures. un autre petit fourneau qui paraissait établi pour chauffer un laconicum . elles sont si régulières et si bien disposées que chacune d'elles porte par un de ses angles sur quatre colonnettes. eloeotliesium . balneum . parce que. ent~aient dans le programme de leur journée. La chambre souterraine dont nous venons de parler confinait à une autre. enfin. de même épaisseur que celles qui forment le pilier. comme les repas et la promenade. il se trouve sous l'étuve sèche et le bain chaud.59 et suiv. C'est un véritable carrelage. se répandant sous cette aire. . dit Grignon. et que l'on voyait. calida lavatio . Mais de ces salles il ne restait que les fondations : ce que Grignon put voir encore. dans sa description des thermes romains. tant pour l'alimentation de la ville que pour l'entretien des bains. "Au dehors et proche de ces bains.telle n'était point. la salle où I'on se frottait d'huile. séparées l'une de l'autre par un intervalle de 40 cent. Etudions cependant les bains découverts par Grignon. III. II se dépensait donc une quantité d'eau considérable. de facc . formé par deux murs assis sur un pavé. pour les materiaux.le bain d'eau chaude. près d'Arc-en-Barrois. Nous savons que les Romains faisaient un fréquent usage des bains qui. d'épaisseur sur 18 de diamètre. moins vaste. Grignon pensait. La chaleur. était recouvert de tablettes de pierre de taille. et séparé de lui par une rue longue et spacieuse. et parfaitement alignées comme les travées d'une église . lnconinrm . Lienard. sur lesquelles aboutissent également trois autres briques de infime diinension. concamerata sudatio .sur I'aire inférieure.nous le verrons plus tard ." L'auteur fait remarquer qu'outre les bains publics il y en avait aussi de particuliers. Cet aqueduc. Toutes les pièces necessitées par le systcime hydrothérapique des Roinains se sont retrouvées sous la pioche des ouvriers : les fourneaux avec le réduit où se logeait i'esclave chargé de les allumer et de les entretenir . comne à Senon (Meuse) (IO).le bain froid. il est vrai. l'étuve sèche et le bain chaud . inais de 40 cent. D'où les eaux pouvaient-elles venir dans cet établissement ? Ce serait une question fort intéressante à résoudre . 283. à SaintDizier. superposées l'une à l'autre . mais à tort. Histoire de l'ni+ monz~metltd. 27 petites colonnes de pierre (9) Cette pièce est la même pour le travail. mais . Le vaste bâtiment qui servait pour les bains était au couchant du temple principal. qui portait hors la ville les eaux qui avaient servi à l'usage des bains. environ reposent des briques carrées. il y avait 56 piliers de brique. quatre-vingt-dix colonnettes en briques circulaires de 4 à 5 cent. dans les thermes. surtout dans les bains destinés aux feinmes. Un instant on avait pu croire que l'aqueduc voisin de la Haute-Borne avait été creusé pour le Chatelet. (11) Batissier. épaisse de 10 à 1 2 cent. par où se répandait la chaleur . que celle qui se prolonge sous la route de Saint-Dizier à Joinville. sur cette colonnade haute de 60 cent. (10) F. et séparée d'elle par un inur perce d'arcades pour le passage et la transmission du calorique. que le plus souvent les colonnes sont carrées et que les rondes sont fort rares dans les hypocaustes (11). portant I'aire supérieure de béton. et peut-être seronsnous toujours réduits à des hypothèses. pour la disposition. au lieu dit les C~mssis.p.

aux trois autres.A. la base des tuyaux qui devaient transinettre le calorique sous les étuves. . FOUROT en soutenaient l'aire. à l'un de ses angles. une L'OPPIDUM DU CHATELET petite voûte pour faire passer la f l a i m e et. II avait retrouve. à cent mètres environ de cet endroit. un autre fourneau qui lui semblait avoir servi pour un fepidarittm : il avait 2 metres 60 au carré .

l'on ne peut douter que Perthes ait ete mis en rapport avec le Cliâtelet. C'est là que. des temples et des bains. Longtemps on s'est imaginé que l'industrie avait été nulle. Riill. espèce de petite cour intérieure un peu moins large que longue. un peu même dans certaines maisons de culture du Perthois. ils mettaient les Gaulois à contribution pour élever ces chaussées. mais les explorations archéologiques de notre siècle. Mais. tous les matins. et. nous ont prouvé que les Gaulois avaient leur industrie. avec la statue de quelque divinité. sillonnaient le pays d'une extrémité à l'autre. et sur ce plan que nous trouvons en partie conservé dans nos antiques monastères. pratiqué par les habitants du pays. Au-delà. le inblinum. Prothyrum. qui modifièrent à la longue ceux du peuple vaincu . donnait accès dans le péristyle. dit-il sont pour la plupart peu spacieuses . à l'avocat en renom. On concoit que des habitations construites sur ce plan aient occupé un vaste espace et formé réellement une sorte d'île. et les tronçons de leurs ffits enfauis dans les décombres. qui supportaient d'autant moins le joug du vainqueur qu'elles étaient plus indépendantes et plus mobiles de caractère. un petit autel. et cependant on ne voit nulle kace de voie romallie enke ces deux points. Grignon en trouva. ils n'avaient rien à créer et se servaient des voies de communications établies par les Gaulois (12). 11 en aurait fallu bien peu pour couvrir tout notre oppid~rm. toutes les fondations. qui. Les conquérants avaient-ils besoin d'une voie pour le transport de leurs soldats. prenez garde au chien ! Cette pièce. cependant il y en a de fort grandes. des deux cotés de la porte principale. V. un bassin alimenté par les eaux qui tombaient des toits. où déjà se révélaient l'opulence et le bon goût du propriétaire. devanfant l'aurore. entourée de galeries couvertes . et ils n'ont pas detruit leurs maisons pour les rebatir à ln romaine. salut ! ou ces utiles avertissements : cme cnnem. des temples. On le sait. puisque l'on trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. . au inilieu. dont les portes à deux battants faisaient face A l'entrée et laissaient voir le jardin qui terminait la propriété. au yntron en un mot. s'ils trouvaient un chemin facile. En général. nouvelle cour plus grande que la précédente et entourée d'une colonnade avec toits déversant les eaux pluviales dans un bassin central de plus vaste dimension que celui de l'atrium.A. si souvent nécessaires au milieu de ces populations. "Les maisons. en dehors de ces lignes principales. HABITATIONS PARTICULIÊRES. Au-delà de ce péristyle se trouvait la maison proprement dite. ayant des cours qui étaient sans doute ornées de coiomes. s'alignaient sur la rue des boutiques louées le plus souvent à des marchands . puis on arrivait à l'ntriilm. inçula. des caves. En dehors des quelques édifices que nous avons mentionnés plus haut. (13) In. quoique assises sur la masse rocailleuse de 02) Ainsi. avec ces souhaits de bon augure : salve. p. l'oenrs. semblables à des artères. Ces maisons forment des carrés irréguliers en général : on ne les reconnaît qu'aux fondations. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE VI. fort avancée sous certains rapports. les clients venaient offrir leurs hommages au riche praticien. II en fut de même au Châtelet pour les constructions : les habitants de l'oppidum s'étaient logés avant l'arrivée des Romains. dont ils réclamaient l'assistance. tant elles étaient indépendantes des maisons voisines. des citernes. Sans doute les légions qui séjournèrent dans notre pays avaient apporté leurs habitudes et leurs arts. en face de la porte d'entrée. celles principalement qui se sont faites dans le sein de la terre. ou du inoins très grossière dans la Gaule avant qu'elle fût conquise par les Romains. reliaient entre elles les puissantes cités et facilitaient les mouvements stratégiques. près de ce bassin. mais en petit nombre. pavé d'ordinaire en mosaïque. et qu'ils l'ont conservée pendant des siècles parallèlement avec celle des Romains. du inoins dans les premiers temps de l'occupation. qui subsistent encore en assez bon état sous huit à quinze pouces du remblai des ruines. même les aires des chambres. il s'est rencontré peu de maisons particulières bâties d'après les règles uniformes des Romains.

les caves. les citernes et les puits. l . voilà tout ce que Grignon put découvrir des anciennes habitations. le vin était conservé 176 dans des amphores en terre dont la base allait se rétrécissant. et ce ne fut qu'en 250 que l'empereur Tacite en permit la culture . à cette époque." De plus. ou légèrement inclinées et liées avec du mortier de chaux et de ciment (13). hautes d'un mètre environ. puisque la ville avait été dévorée par un incendie ou rasée par l'ennemi. entre les édicules souterrains que nous avons décrits et les caves. sont de peu d'étendue : ordinairement elles ont de deux à trois mètres de large sur quatre de long .les plus vaçtes avaient dix mètres sur quatre.A. et les amphores. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir. et Grignon donne une raison assez plausible de cette exiguïté : "Le vin était rare dans la Gaule. on buvait jusque là une espèce de bière ou cervoise. conduisait au porche du sncelhrm. ne portaient nulle trace de peinture ni d'enduit. celles que nous avons pu voir. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET la montagne. celle-ci n'avait point d'embrasure. bien que bâtis avec le meme soin et le même appareil. dans les sanctuaires domestiques. les dofin. avec une largeur proportionnée. Ce inode exigeait moins d'espace. tandis qu'il aboutissait directement à la cave . plusieurs différences notables qui permettaient de juger à preinière vue quelle pièce on découvrait. pour être fixée soit dam le sable de la cave. L'escalier. contenaient ce qu'il fallait pour la consoinination de la famille. Il y avait. attendu que Néron avait défendu d'y planter de la vigne. La plupart des caves mises au jour par lui. et ses murs. Ainsi. sont posées sui un lit de pierres rangées debout.

captées jadis par les puits de l'oppidum. coinine celui dont l'eau s'était retrouvée en 1772. Rien n'est délicat. parce que. On distinguait les citernes des caves et des édicules à l'absence d'escalier et de soupiraux. et l'altitude beaucoup plus grande. Les puits creusés dans le plateau de Langres ont exigé plus de temps et d'efforts . ne reculaient devant la dépense ou la fatigue pour se procurer ce qui leur semblait nécessaire. coulaient moins fort que maintenant dans la vallée ? Si l'on objecte les travaux considérables nécessites par la perforation des puits pour rencontrer le filon d'eau.La plupart sont murés jusqu'à trois mètres de l'orifice. l'auteur du Bttlletin rleç foriilles repond : "Ou les sourcfs de ce puits sont détournées . car la pierre était autrement dure que sur le Chatelet.en 1774. celles qu'il prétendait régulariser dans leur cours. Une troisième était aliment& par les eaux d'un bâtiment voisin. en général. lorsque l'on arrivait au fond. II s'en est trouvé cependant quelquesunes qui méritent d'@tre inentionnées soit pour leurs dimensions. Les citernes avaient.cependant on en a découvert un qui était percé en ovale jusqu'au fond. à Herculanuin. dit Grignon. et Grignon mit à nu le conduit destiné à les amener : il était formé de "goulots de pierres s'emboîtant l'un dans l'autre". rien n'est capricieux comme elles. . ce phenomène de sources detournees de leur cours primitif n'est pas nouveau : à Pompéi. et en faible quantité . à quelques mètres les unes des autres. Grignon n'avait trouvé de l'eau que dans un seul puits . CITERNES ET PUITS. accusent l'existence d'un bassin considérable soit dans la montagne. creusée dans le roc. nous l'avons dit au commencement de ce travail. L'une était de forme hexagonale . Dans ses fouilles de 1772. Les sources abondantes qui jaillissent au pied du Chatelet. soit pour leur genre de construction. une autre. soit aux environs . les sources avaient pris une autre direction. de 2 mètres à 2 mètres 66 de largeur en carré. surtout les Romains. mais on peut croire aussi que les propriétaires. puis. et l'on voit encore aujourd'hui qu'ils sont trhs rapprochés. Avaient-ils &té creusés pour établir des communications qui n'auraient pas abouti ? Telle est la supposition de Grignon . et plus d'un ingénieur a vu disparaître. Enfin. puis ils sont creusés dans le roc.les découvertes de 1774 dementent son hypothèse.ou. mais il y en eut un dans lequel les ouvriers puisèrent pendant les chaleurs de l'@té. . les parois d'une quatrième citerne donnaient accès à deux souterrains s'enfonçant l'un à l'ouest (2 mètres 66) et l'autre au nord à la profondeur de 6 mètres.ne nous est-il pas permis de penser que les eaux de ce bassin. mesurait 2 mètres 33 de c6té et 8 mètres 66 de profondeur. on a trouvé nombre de fontaines en pierre qui ne donnaient plus d'eau.A cette question. en les ouvrant. il fut plus heureux : plusieurs en fournirent. Leur diamètre varie généralement de 1 à 2 mètres .car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base . Les puits. à la nature des sédiments que les eaux y avaient laissés : ils étaient. ce qui est plus probable . nous répondrons que jamais les Iiommes de cette epoque. et de 5 à 6 mètres de profondeur. et un autre carré dans une partie de sa profondeur et rond dans l'autre. ils sont presque tous circulaires . se proposaient simplement d'augmenter la capacité de leur citerne. étaient fort nombreux au Châtelet.ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes et d'amas d'eau (14). ou dévier. lors de l'incinération de ces villes. Grignon n'avait encore rencontre l'eau que dans un seul puits. pourquoi pas dans soixante ? Au reste.CHAPITRE VII. une eau fraîche et abondante . Si l'eau pouvait monter dans un puits jusqu'à 10 mètres du sol. et il avait 13 mètres 33 de longueur." Mais. il avait dix mètres de profondeur. Coinment l'eau venait-elle dans ce puits ? . quand il écrivait ces lignes. onctueux et grisâtres.

de silex. de bel10 gnllico. et la vallée de Naix. INDUSTRIE DU CHATELET A L'EPOQUE CELTIQUE. Ce couteau sacré d'y rencontrer plus de trois cents monnaies d'or . un nous avons retrouve les vestiges sur les territoires parait être de lave de volcan : ils sont tous coupes à de Gourzon. de Fontaines et de Sommeville. leur fortune ne permettait pas le luxe d'une villa. ch. aux Mazerots dans les bois limitrophes de Brauvilliers. qui forme un trapézoïdal taillé en coin. bien peu près sous la m&me forme. dehors des arts somptuaires. lignes jusqu'à six pouces de grandeur . que dans les lieux habites par (15) Cette appellation. en serpentine .2. attendu que l'industrie qui la caractel'aspect sévère. et l'autre en u n tranchant de l'enceinte de leur ville. de sédentaire. les tre (17)". a six pouces de longueur . parures et les bijoux. ce découvrit dans une vingtaine de maisons particulières. fausse dans i'espece. . d'agate laiteuse . Grignon trouva dans ses fouilles du Châtelet de dans un espace peu considérable. . quoique mutilé. p. enfin ceux que leur décompose à sa surface . qui est un triangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. VI.. mais bien un oppidum. où les enfants. sur les sanctuaires privés que Grignon habitants du Châtelet . avait serties dam les bagues d'or ! C'est l'industrie primitive. depuis dix-huit habitants de la contree dans les moments critiques. Un seul s'eloigne de cette figure . U se trouve l'explication d'une particularite conservation. Phulpin eut bien l'heureuse fortune de l'épaisseur d'un tiers de ligne. pratiquaient la circoncision avec des couteaux de pierre. découvrent si fréquemment ces belles pierres gravées que l'orfèvre gallo-romain chez certains peuples parallèleinent à l'histoire. selon l'ordre donné par le Seigneur à Josué : "Ait Doniiniis nd l o s l é : FN tibi ciiltros lqideos. sur édifices publics du Châtelet. des couteaux de circoncision de diverses grandeurs. même au sihcle dernier. Nous donnom cette dénomination à la période une population riche ou ainoureuse des plaisirs.CHAPITRE VIII. Ils y laissaient ceux à qui trois lignes de largeur". place de guerre qui servait d'asile. qui est d'une belle fonction attachait à la cité. Phulpin. n'est point geusement l'intérieur . tant s'en faut.l'autre. une circoncision (15). de serpentine. sans doute.. En defaut.Jos. comme le des couteaux en pierre qu'il appela couteaux de pretendit Ant. est devenu opaque à sa surface. celle des nations à l'état d'enfance. 17. etait justifiee par la coutume des Juifs. "Les plus grands de ces couteaux sont de pierre les artisans dont le d t i e r s'exerqait plus avantaà fusil. l9l et 192. qui. s i l a : l'un.. 06)Biilletin de5 forrilles. (17)Caes. et les nombreuses habitations dont grès. et ciiri~mcidefiliosIsrnel". Ce n'etait point une ville de plaisance. par exemple. il est évident que nombreuses haches en silex. enfin sur les puits et les citernes si multipliés que leur propre condition leur refusait. qui s'est decomposée signalée par Grignon : peu de métaux précieux au Châtelet. c'est un prisme quadranattestent que de tout temps les citadins ont cherché dans la banlieue la liberté qu'ils n'avaient pas dans gulaire renflé dans son milieu : un bout se termine en une pointe obtuse. sur le temple principal les moeurs et sur les connaissances des anciens et les bains. aux "Nous avons rencontre . son tranchant très affilé forme un demi-cercle de 27 lignes de diamèmais les cachettes de numéraires se font partout . gardons-nous seulement de leur demander ce que la position de leur ville. le lieu dont nous cherchons à refaire l'histoire n'@tait pas un simple camp retranche. étant presque dans son intégrite. que la science moderne appelle improprement Quelle différence sous ce rapport entre le Châtelet à preliistoriqile. en jade. nous aurons assez de D'après ce que nous avons dit plus haut sur les monuments pour nous éclairer sur la religion. de jade. Ant. ils sont mais qui renfermait également une population coinposés de pierres de diverse nature. ce au-delà inême de la Grnnge. ou fixées dans un pays où le métal fait Mais le luxe et l'opulence sont l'exception. rise s'est exercee et s'exerce encore aujourd'hui dans leurs promenades. tandis que l'on ne trouve les objets de luxe.

A. C'est à lui. Voici ce qu'il dit concernant le sujet qui nous occupe : "Mercure est de tous les dieux celui que les Gaulois vénèrent le plus . 17. Ces derniers mots. quand ils ont résolu de faire une expédition. parce qu'il était soutenu par un bâton qui manque et sur lequel la main gauche s'appuyait. les moeurs. Nous savons en effet que les Gaulois travaillaient la pierre et le bronze avec une rare habilité.mais ce qui constate particulièrement que c'est un Mercure. Mercurius en lemes ponctuées assez irrégulièrement. qui nous revèlent l'esprit des anciens habitants. celles que l'on a faites depuis 1849 et les fouilles réceinment pratiquées concourent à prouver la verité de cette assertion du conquérant. les bustes. posée sur un piédestal carre de 21 lignes de hauteur. avait étudié le caractère. par lesquels l'auteur insinue discrètement que le Mercure de bronze est de travail gaulois. et ils pensent qu'il exerce une très grande influence sur le gain et le conunerce. Quelle peut être la part des Gaulois dans la statuaire découverte au Châtelet ? Pour repondre à cette question. sur le champ extérieur du piédestal. Minerve initie les hommes aux travaux et aux arts. les t@tes. Le pétase ailé est remplacé par les boucles de cheveux relevées en cornes. mais qui complète d'une manière frappante le Mercure b e r n e . et ils en ont à peu près la même idée que les autres peuples : Apollon guérit les maladies. Cette figure est originale. en ce que ce dieu Mercure n'a point les attributs ordinaires de cette divinite . seraient aisément confinnés par la découverte faite en 1883. il faudrait pouvoir passer en revue ces statuettes en bronze. Mars. Quoique cette figure ne soit pas barbare.la main de ce coté manque. Vi. à Rolampont. Jupiter et Minerve. il est un témoignage que l'on ne saurait negliger toutes les fois que l'on traite de la Gaule et de ses habitants . et les ornements que recèlent leurs sépultures nous montrent à quel degré de perfection ils pouvaient atteindre. la jeunesse et les grâces de la figure. pour cette raison. combien les artistes restaient fidèles à la tradition dans la reproduction des attributs de leurs personnages. ni dans l'expression". a pris place au musée de Saint-Germain. ces figurines destinées à servir d'appliques sur les ineubles." Les découvertes de Grignon. c'est qu'on lit.Nous lisons à la page 121 du Bulletin : "Une statue (en bronze) de Mercure. Mars préside à la guerre. orné d'oves et portant sur quatre patins. ni dans l'attitude. . régulièrement taillés. comme la divinité qui préside aux voyages et aux routes. il faudrait avoir sous les yeux les nombreuses statues. Les dieux qu'ils adorent après lui sont Apollon. on n'y reconnaît pas l'esprit du style romain. ses statues sont très nombreuses . Quoiqu'il en soit. (18) de bello gnllico. elle n'a de commun avec les autres statues de Mercure que la nudité.Cette figure est dans l'attitude d'un homne qui se repose sur la jambe droite et flechit la gauche qui ne porte que sur le bout du pied. d'un Mercure en pierre. Jupiter gouverne le ciel. ils le regardent comne l'inventeur de tous les arts. 179 . reunies par leur base sur le sommet de la tete . que nous appelons aujourd'hui coirtenux. et qui. divers selon la nationaliM des artistes inspirés par des sentiments variés : tout cela nous aiderait puissamment dans nos attributions. ce passage démontre clairement le séjour au Chatelet d'une population primitive qui se servait de ces instruments grossiers pour une foule d'usages auxquels nous appliquons maintenant les métaux. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET La description faite par Grignon ferait supposer qu'il confondait les haches proprement dites avec les instruments spéciaux. César. malheureusement mutilé. en traversant la Gaule à tant de reprises. Le fini du travail ou sa grossièreté. il emane d'un hoinme qui fut tout à la fois grand guerrier et incomparable historien au jugement de Ciceron. Le bras droit est pendant et legèrement étendu .les basreliefs qui furent rendus à la lumière . . Nous verrons à propos de la statuaire romaine. Mais. ces caricatures inelne. haute de cinq pouces. les traditions et les procédes. la religion de ces diverses peuplades avec lesquelles il était continuellement en rapport. en dehors des précieuses révelations de l'archéologie. qu'ils vouent le plus souvent le butin qu'ils doivent conquerir (la).

et la pièce gauloise 8 gr. Dans la monnaie. César et Virgile nous dépeignent les Gaulois tout brillants d'or : colliers. L'or des Gaulois est souvent pâle. La numismatique n'offre point ce danger. chez les Rèmes et les Trévires . il en est cependant qui peuvent tromper l'oeil le plus exercé. produits aux confins. le srcs gallicus . blanchâtre . en un mot. le métal. même quand elle ilnite et quand elle subit l'influence étrangère. ils ont imité dans le principe les beaux stateres d'or de Philippe de Macédoine. peut-&treparce qu'il ne pouvait reproduire un personnage. mais encore préciser l'année de l'émission des pieces romaines. qui leur sont venus sans doute par la colonie phocéenne de Massilia . nul souci des proportions . mais. et ils n'auraient pas su épurer ce métal dont ils font un si fréquent usage ? . mais si faiblement que I'on est forcé d'y reconnaître un alliage assez considérable. c'est le sanglier qu'ils chassent dans leurs foréts.c'est la vache qui nourrit la famille . 63. mais on saisit l'intention. Quelquefois. Les Gaulois avaient des monnaies d'or ou d'électrum. Les Romains empruntent à la mythologie la plupart de leurs revers allégoriques : sous le masque de Jupiter ou de Mars se cache l'empereur qui vient de terminer heureusement une expédition .ils se sont inspirés de leurs traditions. quant à la forme. On croyait généralement qu'ils n'avaient pas trouve le moyen de séparer l'or de l'argent . qui.au Ile siècle avant J. même après avoir séjourné pendant des siècles dans les terrains lavés par les eaux. non-seulement reconnaître le règne. 20 et même 8 gr. Quant aux Gaulois. garde quelque chose de grossier : il y a du relief. la pièce macédonienne pesant 8 gr.il marque la pierre de touche. les emblèmes.-C. guidé par ces indications. sous ce rapport il ne le cède pas aux consulaires ni aux impériales du ler siècle.mais comment accorder ce jugement avec les assertions des auteurs anciens ? Strabon. des statères macédoniens. de Caylus. ou plus souvent de potin. tout est frappé au coin du siècle et de la nation. parce que. Si les chefs ont trouvé profit dans la fonte des monnaies grecques et dans la création de pieces plus faibles de poids. est très pur et d'un beau brillant . les noms. c'est qu'elles s'oxydent fort peu. et c'est probablement tout ce que voulait l'artiste. en genéral. les cheveux seront quatre ou cinq nattes tombant du sommet de la téte sur la nuque . une diminution de poids notable. Une preuve que l'alliage est très faible dans ces monnaies. Ainsi. Ils inscrivent sur chaque pièce le consulat. il se contente de lignes se croisant en sens divers et figurant soit des grecques. le . Lenormant. Parfois cependant. ils représentent le bige dont les coursiers sont aiguillonnés par une Victoire montée sur le char : réminiscence. dans les pièces gauloises. c'est le potin. si la victoire a été remportée sur mer. la puissance tribunitienne du chef de 1'Etat : si bien que I'on peut. Le troisième métal qui circulait parmi les Gaulois est le bronze chez quelques peuplades plus civilisées. Ainsi rien ne ressemble moins à la numismatique de Rome que celle de la Gaule. il y a l'idée . imitées des statères de Philippe. pour les emblèmes des monnaies : c'est le cheval aux franches allures. ils ont pu participer à des industries différentes. bracelets. de civilisations diverses. qui reconnaît dans les pièces d'or gauloises. les sou~nit à Queverne. parmi les milliers de pièces trouvées à La Villeneuve-au-Roi en 1866. en 1762 . étonné de l'aspect de ces pièces. Mais la monnaie gauloise. ne peut-on pas supposer qu'ils ont également voulu bénéficier en abaissant le titre ? Il n'en est pas de même de l'argent. l'oeil occupera le tiers de la figure. Bien que la plupart des objets antiques portent le cachet de leur origine. essayeur de monnaies.La solution du probl6me pourrait bien être donnée par M.mais bient6t . des monnaies d'argent et des inoimaies de bronze. NUMISMATIQUE DU CHATELET. c'est le guerrier orné du torque et courant à la lutte. . je crois. l'ouvrier n'en a que faire : des nodosités marqueront les articulations du corps. soit des triangles ou des carrés. de leurs moeurs et de leurs goûts. Neptune apparaît anne de son trident au revers de la medaille. bijoux de toute sorte les font resplendir au soleil . il ne s'en est pas rencontré un cent qui fussent déteriorées par l'oxyde.CHAPITRE IX. comme à Reims. L'émule de Montfaucon. pour ainsi dire.

représente le cheval à gauche. sous leurs rues. Sur 9000 monnaies découvertes par cet archéologue.A.De I'autre cûté est la figure d'un animal qui tient d u bouc et du mouton et qui regarde en arrière . cette pièce se rencontre fréquemment. la roue gauloise.ce qui fait que ces pi6ces ne peuvent Stre fondues qu'à l'aide d'un moule . concaves d'un cûté. la lettre T. ath'ibuée par Hucher (21) à l'ouest de la Gaule." Ajoutons. 4 et suiv. selon M. représente. de l'autre. qu'il avait trouvées en quanti* considérable. p. comme le prouve le grand nombre de leurs pièces fourrées que l'on trouve à Perthes et au Châtelet ." Cette pièce. "Ces pièces. on distingue le croissant. mais c'est par quantités considérables que la pioche des ouvriers les exhumait au siecle dernier et dans toutes les fouilles profondes qui furent entreprises depuis Grignon. (20) Birll. Quelques autres. 1867." L'industrie des faux monnayeurs était fort développée chez les Romains. présentent sur la face. plusieurs méritent d'être mentionnées. (Ti)Art gnulois. est revendiquée pour les Remes par M. armée d'un fouet. d'électrum. (22)Mmnniesgmrloises inédites. quand elles leur paraissaient frustes ou illisibles. deux de plomb et une d'étain. leur habileté à recouvrir d'une feuille d'argent la monnaie de bronze avant de la frapper ne le cède en rien au moderne nloltz . 173. renferme six parties de cuivre. Phulpin. Non-seulement nous les recueillons disséminées comme on les peut rencontrer dans tous les pays habités avant les expédiiiom de César . qui remplace le delta des pièces de Grignon et de Phulpin. représentent d'un cdté un homme (19) Bulletin. Les autres pièces d'argent. qui est parfaitement conservé. après avoir parlé de ses médailles romaines. et au-dessous une fleur de lis. nous pouvons affirmer. nous les trouvons au Châtelet à une profondeur où disparaissent les vestiges de i'industrie des Romains. que l'on pourrait soupçonner Grignon de s'être trompé dans cette ath'ibution. Sur le revers est un cheval avec une housse pendante ." Où l'auteur hésite. Sur une inonnaie d'électrum trouvée au Chatelet en 1869. ces trois monnaies. sous les fondations de leurs édifices : ce qui prouve une fois encore que la ville gallo-romaine fut superposée à l'oppidum gaulois.. Parmi les monnaies de bronze ou de potin. mais cette industrie se presente si rarement chez nos aïeux. fort dégradée. convexes de l'autre.. on lit :VLATOS (ZO). Maxe-Werly (22) ." Or. si l'on ne savait qu'il fut secondé par le savant d'Ennery dam le classement de son médailler. le cûté convexe. le revers. ajoute : "Quant aux médailles gauloises. au-dessus. une tête tournée à gauche. ou plutût l'indice informe du conducteur . p. en détruisent la ductilité . peu connues il y a quelques années et multipliées maintenant par la trouvaille de La Villeneuve-au-Roi. ibid. "Une autre médaille d'argent représente une tête portant les cheveux courts et frisés . contrairement à l'assertion du savant auteur. soit dam la Lorraine. le nombre en est si grand qu'il me serait impossible de les désigner. p. il s'en est rencontré 1600 gauloises . d'argent et de potin. non inoins grossieres que les précédentes. Ces deux métaux. un cheval ayant une roue entre les jambes (19). FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET savant lui en donna la composition : "Le potin. massivement et irregulièrement figuree. la majeure partie appartenait aux Lingons. Le médailler de Phulpin avait quatre p i h s en électrum. 33 et suivantes . elle regarde à gauche. conduisant au galop un char du haut duquel la Victoire.mais ils lui donnent un vernis brillant qui les garantit mieux contre l'altération. 161. joints au cuivre. et il invoque à l'appui de sa thèse plusieurs exemplaires de cette médaille trouvés au Châtelet. le revers porte généralement un sanglier à gauche. (23) Anriirnire de In Sociétéfinnçnise de Niirnismnfiqlie. Pistollet de Saint-Ferjeux (23) . peut-@trecelle d'un char . sont en général des Eduens et des Leuques. dit-il. stimule son ardeur. soit dans la Champagne. pour donner une idée de la richesse numismatique du Châtelet. d'un côté. que les ouvriers jetaient de cûté la plupart des pièces de bronze ou de potin. . Entre les jambes du cheval. dit-il. un profil extrêmement barbare d'une figure encadrée d'un feston. Parmi les pièces d'argent dont ils nous ont laissé la description. "Une petite médaille d'argent fourré. derrière lui. il prouve que.

Mais. de Barthélémy entre autres. l'attribue aux Catalauni. de l'autre c8té. et bien conservée. voient dans les trois figures la personnifica- tion des trois Gaules . on peut supposer la légende Remo qui se reproduit sur les deux c8tés de la pièce et qui indique une monnaie spéciale aux habitants de Reims. le bige est conduit à gauche par des chevaux que stimule la victoire montée sur le char.et veut qu'elles representent les Rèmes. Enfin.ce que je n'ai jarnais remarqué sur ines nombreux et magnifiques exemplaires de cette médaille .L'OPPIDUM D U CHATELET marchant A droite et tenant d'une main un rond que l'on prend pour un torque. . on a recueilli plus d'une fois. dans sa Numismntique de ln Mnme. A. La plupart des numismates.-C. lors de la deuxième cainpagiie de Cesar. un Rémois. tandis que. prétend que les trois tetes sont barbues . de i'autre une sorte de bâton dans lequel les habiles voient un flambeau . à cette opinion que son auteur est seul à soutenir.Auguste Denis. M. M. Jacob Kolb. les Çoissomais et les Çequanais qui s'étaient unis l'an 56 avant J. et non une monnaie de confédération.. la monnaie des Rèines sur laquelle se profilent trois têtes à l'avers.

dans Martial (Z). la lutte persévère entre l'éléinent romain. Mercure est celui que les Gaulois du Châtelet seinblent avoir le plus honoré : Grignon et ses successeurs en ont exhumé douze statuettes ou bas-reliefs . Grignon croit reconnaître Midas. 200.. (26) Biilletin. pendant des annees. nous les retrouvons au Châtelet dans la statuaire. dès les prciniers temps de l'occupation. que les artistes gaulois empruntèrent au vainqueur ce qui pouvait leur manquer. Elle est coiffée à la grecque avec une toque. petite calotte thessalienne qui est aussi Yu11 des attributs du dieu. et le vieil element gaulois qui. Le vetement qui lui donnait cette ressemblance anticipée avec les capucins était le petit manteau gaulois avec capuchon. et cette coiffure est surmontee de deux ailes pareilles A celles du petase de Mercure. parce que le personnage représente en bas-relief porte A la tete certains appendi(24) Bulletin des Foiiilles. Il paraît que le sculpteur a voulu representer Mercure mus les deux sexes... p. un Mercure portant le petit manteau avec capuchon .il est habillé comme un capucin (24). il en coûte au peuple pour renoncer a ses usages et à ses traditions.CHAPITRE X. Ces deux figures sont du meilleur style. puisque cette femme a pour attributs le coq et le pétase aile. la seule branche où l'on ne coure aucun risque de s'égarer. dans certains arts. et meme. pour modifier in@meses procédés dans les arts. et qui. SCULPTURE ET STATUAIRE A L'EPOQUE GALLO-ROMAWE. 50 (25) Epigi. nous les retrouvons sur un chaton de bague extrait d'un puits ouvert en 1879.54. quand ils eurent mis A l'épreuve les procédes etrangers. d'autant moins populaire qu'il est envahisseur et triomphant. On voit un coq ménagé dans les plis inférieurs de la draperie de cette belle figure qui pose la main gauche sur une corne d'abondance. qui sont ceux de Mercure (26). ne serait-ce pas celui que Grignon avait trouvé ? Voici comment il décrit un autre bas-relief où Mercure se trouve représenté : A cote du dieu apparaît "une femme entièreinent couverte d'une tunique dont les plis font un merveilleux effet.. v. Les vestiges de cette civilisation inixte. p. sont adaptees au pétase. et l'on est force de confondre sous le noin de galloromains les produits de notre industrie nationale depuis l'occupation de la Gaule par César jusqu'à l'arrivée des tribus germaniques. la bourse ferrnee est un des attributs de Mercure. dans l'industrie des métaux et dans la numismatique.lingonicus bardonrnrllus. d'ordinaire. ces qui lui parurent de longues oreilles : "La quatrième figure. dit-il est Midas qui tient une bourse ferinée . coinme on représente Apollon. jusqu'à ces invasions qui modifièrent si profondément les moeurs de nos ancetres. des voleurs. par exemple. C'est à la longue seulement. dans le travail du bronze. il brise difficilement avec son passé et préfère parfois sa routine à de réels progrès. Or. ce qui fut imporM par les Romains. Les deux oreilles étaient tout siinplement des ailes que l'on pr@te A Mercure. nommé cun!llrts.. 5. bien que l'homme soit imitateur. Iinrdocirctrllus. et. de dire ce qui revient aux Gaulois. Sw un . Il est donc difficile de faire la part exacte des deux civilisations. i. Il ne faut pas croire que. Aussi." Ces attributs. soit parce que les Lingons le fabriquaient. au musée du Louvre. De tous les habitants de l'Olympe. le vainqueur ait pu substituer à la civilisation et A l'industrie gauloises sa propre industrie et sa civilisation. nous nous bornerons à decrire les plus remarquables. Sur l'un des cotes d'un autel quadrangulaire. messager de l'Olympe. avait atteint une perfection maintenant encore justement adinirée. il existe. coinme dieu des marchands et . soit parce qu'ils le portaient habituellement.

et au-dessous. Une autre incuse portait le mot MANS que l'on donnait parfois à ce dieu. telles que Çolima pour Çolimariaca (Çoulosse). on ne peut douter que les artistes latins n'aient eu quelque chose d'analogue A nos verres lenticulaires . etc.comme elle faisait l'angle d'une construction qui dépendait probablement des bains ou d'une fontaine publique. Parmi les sculptures sorties du Chatelet. quatre en pierre. inais que I'on a détruits pour se défaire d'un bloc difficile à placer. Vénus. Diane. Le plus grand côté (96 centimètres) représente une femme assise à droite sur un siège en pierre. nous devons mentionner deux bas-reliefs que I'on pouvait voir.Be1ief beau nicolo noir et bleu sont finement gravés : un pied ailé au milieu de la pierre . Dans cette liste ne doit pas entrer le Mercure v@tu du manteau gaulois . le coq. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Bas. on compte quatre statuettes en bronze. le costume dénote clairement son origine. et le sujet se continuait sur les autres pierres.A. comment expliquer le fini d'un travail aussi difficile ? Parmi les douze images de Mercure trouvées au Châtelet. dans la cour du presbytère de Fontaines. il y a quelques années. Nous devons signaler : trois images de Jupiter et d'Apollon . A cette liste il faudrait joindre celle des divinités topiques. dont une fut exhumée en 1849 . Mars et Bacchus ont fourni chacun une seule statuette.autrement.un peu au-dessus. le pétase ailé. une tete et le bas-relief decrit plus haut. c'est-à-dire particulières à certaines localités. La pierre carrée sur laquelle ils étaient sculptés avait 48 centimètres d'épaisseur . fils de Maia. Apollon Borvo pour Bourbonne. Neinausus pour Nîmes. deux bustes. deux d'Hercule et de Minerve . En voyant la délicatesse avec laquelle ces pierres sont gravées. Neptune. les deux côtés apparents étaient seuls sculptés. . à droite. animal consacré à Mercure.

Devant le premier personnage. monté en bague. La draperie était agencée de la m@me manière et venait retomber au meme endroit. De rares empreintes en avaient été prises. mais ni i'un ni l'autre n'ont été retrouvés. Ce chaton. La tete et les épaules se trouvaient sur le bloc supérieur. Le personnage est nu. à Fontaines. Sur l'autre cbté. il y a quelques andes. s'est détache et n'a pas été retrouve. nous rappellerons qu'au pied du Châtelet. M. elle ne portait aucun attribut et n'était visible que de l'épigastre au genou. Avant de clore cette page sur la sculpture ou la gravure religieuse. Minerve messagère de la paix. la pierre semblait s'arrondir en coquille. passe dersière le dos et vient reposer sur les cuisses. creusant les fondations de la maison qu'il habite. large de 72 centimètres. une aukie femme était assise à gauche sur un siège en bois soutenu par une tige de fer ou par une corde comme nos escarpolettes . . Davigot. et le quatrième cbté devait faire partie d'un vaste bassin. si l'on en peut juger par sa forme elliptique. les jarrets sur le bloc inférieur. avait trouvé une charmante petite cornaline représentant Minerve debout à droite avec le rameau d'olivier. et qui probablement portait sur l'épaule.L'OPPIDUM DU CHATELET De la main gauche elle tient un biton incliné dont l'extrémite inférieure atteint le genou. sauf une draperie legère qui part d u bras gauche.

prouvent que tous les métiers étaient exercés dans la petite ville." La serrurerie mérite une mention speciale. et son extrémité. Grignon décrit une espèce de sarcloir usité peut-être dans notre région. et leurs clefs seules témoignent de l'ingénieuse coinplication de la pièce où elles devaient se mouvoir. Parmi les outils servant au labourage. dont la longueur varie de 15 à 35 centimètres. le tranchant extérieur. les couteaux." . les limes. avaient émoussé l'instrument.p. mais aucun de ceux que l'on a trouvés n'avait de ressorts.il affectait legèrement la forme d'un S et les deux tranchants qui le terminaient étaient opposés . coupait en tirant. rien ne ressemble mieux aux forces avec lesquelles on tond les draps et même les moutons en certains pays. verrous abondaient parmi les objets exhumés du Châtelet. ce n'est pas i'anneau généralement simple et de petite dimension . instruments de labour et de jardinage. comme les nûtres. et dont les deux extrémités ont été amincies et aiguisees à l'intérieur. etc. mais tout à fait inconnu d m le sud de la Champagne. Les petites tenailles. mais quelquefois il se courbe à son angle droit comme une équerre. Les couteaux offrent une assez grande variété. on le retournait. Grignon cite deux enclumes. Ce métal était représenté par des instruinents de toute espèce.. avait dû servir pour les travaux en bronze . coutres pour ouvrir la terre et faciliter l'action du soc. p.CHAPlTRE XI. découpe en tous sens pour laisser le jeu libre aux garnitures intérieures . Ce qui est remarquable dans la clef. c'est une tige d'acier recourbée au milieu comme nos pincettes. le milieu de la tige forme une douille ouverte pour passer le inanche de l'outil. car (Z)ler Bulletin. auquel il était fortement assujetti par une soie terminée en pointe . de sculpteurs . ou quelquefois maintenue par des rivets dans l'os ou dans le bois de cerf. servant aux divers usages de la vie . et quelquefois de pavés. 35. non seulement il est découpé. ce qui ne causait aucune interruption dans le travail. (29) Bt~ll. qui se sont trouvés dans la chaux produite par les pierres calcinées lors du sac de la ville. Un de ceux que Grignon poss4dait "se fermait dans un inanche de corne de cerf . elle a fourni de nombreux échantillons : entrées de serrures. Le dos est taillé carrément et forme un second tranchant qui coupait en poussant . Çi nous sommes fiers de nos serrures incrochetables. dont l'une. 172. (28) BBil.c'est le panneton taillé. Ces instruments. loquets. II serait trop long d'énumérer tous les objets en fer que Grignon signale à notre attention : socs de charrues. des clous destinés à fixer sur la charpente les pierres suées qui servaient de couverture aux toits. En général. travaillée avec soin. INDUSTRIE DES METAUX. ce qui prouve que cette forme de ciseaux n'était point particulière aux Romains. de façon à se rapprocher et à se croiser sous la pression de la main . 11 en est un cependant que les premières fouilles n'avaient point révélé et qui se voyait à Ruetz il y a quelques années : c'était un coutre double. ils font partie d u mobilier funéraire des Francs. un autre était assujetti à un manche d'os percé d'un trou pour le suspendre : économie usitée de nos jours pour les enfants du peuple(27). p. "II est composé de deux tranchants sous la forme d'une petite serpette . .FER. 38. les gouges. est dentelée comme un peigne. inalheureusement la rouille a décomposé la plupart des objets et ceux-là seuls ont échappe. si abondantes sur les versants du Châtelet. les Romains nous ont devancés dans cette industrie. Les ciseaux ordinaires ne sont pas. pêiies. lorsque les pierres. long de 60 centimètres environ . la soie est simplement enfoncée dans le mancl-ie que serre une virole. les lames sont droites comme celles de nos couteaux de table . les ciseaux de menuisiers. dans ce cas. se sont rencontrés fréqueinment dans le cimetière au pied du Cnâtelet . taillé circulairement. composés de deux branches mobiles sur un axe commun . celle-ci traversait le inanche et y était rivée (28).

destinée à être lancée sur l'ennemi. se terminant en une pointe mousse . n'aurait plus que des reliefs effacés. on a recueilli une petite arme du genre des jnniln. et tous provenaient du Châtelet inêine. ce grand poignard ne seraient-ils pas les L'OPPIDUM DU CHATELEI scramasaxes des Francs ? Il y a quelques annees.A. contournée en spirale. . par exemple dans le calcaire de Langres et du Châtelet. le bronze est u n noble métal. des épées à deux tranchants. . dont la base est l'oxyde de cuivre. parce que. s'il est d'un titre élevé. il se revêt d'abord d'un oxyde qui." Les années dernières. le fer disparaît sous la rouille qui parfois le consume . il se conserve si bien qu'il est difficile de connaître son âge. plus de deux cents inhumations mérovingiennes. l'argent. Après quelques années. mieux que les autres. Quant au bronze. un sabre et une espèce de grand poignard avec son manche d'os garni en cuivre. Du reste. parce que. dit-il. et c'est lui qui date pour ainsi dire les antiques. devient un vernis solide et brillant . dont huit pour la flèche . ainsi en est-il de l'or qui se garde pur dans le sein de la terre. des fers de hastes et de piques . et même se les assimile à tel point que. s'appelle la yntine. non seulement les arines gauloises et roinaines. le cimetière exploré depuis 1883 nous a fourni. Une des deux garde encore le bois ferrifié qui l'entourait. celui-ci reproduit jusqu'aux moindres détails de l'objet. l'objet privé de cette cangue. jusqu'à présent. l'industrie des faussaires n'a pu l'imiter." Les armes se sont naturellement rencontrées en assez grand nombre . s'il est d'un titre inférieur. Grignon cite des mailles de cottes d'armes. il aide à fixer l'âge des objets antiques. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hainpe (30). puis ramenée au moyen d'une corde. Aux yeux de l'archéologue. FOUROT On a trouvé plusieurs poids de romnine : "ils sont coinposés de deux pyramides à six pans. sept pouces et demi de longueur sur treize a quatorze de largeur . ses cotés sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles.BRONZE. Cette fleche. par un séjour prolongé dans quelques terrains. mais encore celles qui caractérisent la période franque. des javelots. on pouvait en voir cinq ou six à Ruetz. dans les dependances d u Chatelet. unies base à base et terminées par un anneau : un de ces poids était ajusté avec du ploinb (29). elle mesure sept centimètres. se terinine par un petit anneau auquel la corde était attachée. permettait au guerrier de combattre sans perdre son arme. dont trois par la partie effilée qui pénétrait dans le bois ou le roseau.la tige. Le cimetière a fourni deux exemplaires d'une petite flèche triangulaire coinme nos baïonnettes . sur trois cents sépultures environ. Elle a quatorze centimètres de longueur. . Ce vernis. dont l'émission a quelque parenté avec le jet du lazzo des Painpas d'Amérique. à moins qu'il ne le porte écrit comme les monnaies . se couvre d'un oxyde qui le corrode plus ou moins .Grignon cite un fer de haste qui mérite d'être inentioiuié : "Il a. si on le faisait disparaître au moyen d'un acide. Ces deux derniers objets me semblent appartenir à l'époque qui suivit les invasions : ce sabre.

. Certaines patères ont été finies au tour et décorées à l'interieur de cercles concentriques." OBJETS ETRANGERS AU CULTE. ceux qui servaient au culte. pliée avec art. Il avoue lui-in@ineavec sa modestie ordinaire que ses études archéologiques laissent beaucoup à désirer. Ce petit appareil intérieur porte visiblement les traces du feu. qui faisait corps avec la patère. et que peut-etre on avait découvert au siècle dernier. OBJETS SERVANT AU CULTE. art que l'on a renouvelé de nos jours pour des batteries de cuisine. je l'ai connue par un vase tout a fait pareil provenant de Langres. nous diviserons en deux classes les objets de bronze trouvés au Chatelet . de façon à s'ouvrir et à former avec lui un angle droit.le vase etait trop petit pour le contenir. terminés en pointe. que des fouilles plus recentes ont fait passer dans la collection de M. Nous citerons en ce chapitre une curieuse amulette denite par Grignon : "Une amulette sphérique de 18 lignes de diamètre. Pour éviter la confusion. après l'avoir ouverte. il nous semble donc inutile d'en parler. en général. plante qui était en vénération.L'OPPIDUM DU CHATELET Les bronzes exliuinés du Châtelet sont très nombreux et mille fois mieux conservés que les objets en fer. la base est ornée d'un cavet qui lui donne plus de solidité (32). en haut pour soutenir la cassolette à parfuins. avec moins d'6levation et plus de largeur. celui des autres circulaire et plus ou moins profond. Quelle substance l'entretenait ? Etait-ce l'huile. de Saint-Laumer. et ceux que l'on employait dans les divers usages de la vie. par ses rivets. et ses descriptions ne permettent pas toujours de se représenter les objets qu'il avait sous les yeux et que des planches devaient reproduire. Les manches de ces cuillers sont généralement cylindriques. ou par des boutons en olives . et agréable par son odeur balsamique (33). il portait des ornements plus ou moins recherches.er au rnusee de la Société des lef*es. "L'ouvrier. Deux moulures semicirculaires l'entourent au soinmet et au milieu . que les deux parties ne se désunissent. Le bassin des unes est ovale. a forme le manche de la même pièce sans soudure. plusieurs sont encore en usage et n'ont subi que de légères modifications dans le cours des siècles . qui l'on donne sous le titre de nouvelle invention ! Nil sub sole nouum. dont les deux exîrémités ont été dentelées. et il ne serait pas intéressant d'en donner ici la noinenclature . Grignon recueillit cinq ou six patères ou petits bassins en forme d'assiettes. inais il ne parle point d'un petit vase en bronze assez délicat. Nous avons été surpris. Disons (32) C'est. d'autant plus que Grignon s'est plus d'une fois trompé dans les attributions qu'il a faites. Parini les cnssolettes ou Dnîle-pnrfitrns. se terminait assez souvent par une tête de bélier ou de chien. Il n'est pas possible. ils étaient peu profonds . ce ne pouvait être le charbon . Le manche. Une goupille. et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte. et a recouvert son oeuvre d'une laine d'argent en dehors et en dedans avec le m&me art que les faux monnayeurs fourraient des pièces qui n'avaient que l'apparence de l'argent. empêche. qui traverse tout le diamètre. et. le joli vase eri bronze sorti de la ballastière pour enh. lorsqu'il était plat. C'est un vase droit. dit Grignon (31). Grigiioti cite de petits objets qui n'avaient rien de religieux et dont nous parlerons plus loin . au bas pour le tenir debout. est composée de deux capsules hémisphériques qui s'emboîtent l'une dans l'autre. D'autres ont été argentées ou peut-@trektamées. ou quelque résine ? c'est une de ces questions auxquelles nous ne saurions encore répondre. l'objet est long de 15 centimètres environ. haut de 3 centimètres. Ces vases à libations variaient pour le diamètre de 1 2 à 16 centimètres . cependant le Bulletin en signale un qui pouvait avoir 4 centimètres. Cet objet n'a rien par lui-m&inequi révèle sa destination . d'y trouver une plante entière. En tout cas. mais sans en cornaître la destination. Dans l'intérieur se trouve encore un tube en cuivre assez mince. garnie de sa bélière. unis ou articulés comme la tige du blé . Grignon décrit fort longuement les nombreux instruments ou ornements qu'il a découverts . de 5 à 6 centi~nèhesde haut sur 3 environ de diamétre." Les millerç R pnfums se sont présentées en grand nombre et sous des formes diverses.

avait longtemps douté de l'usage de ces boîtes en bronze . Les anneaux se trouvent si fréquemment dans le mobilier gallo-romain. Troloppe.aussi disparaît-il facilement lorsque l'on veut le nettoyer. pour que les parfums puissent exhaler leur odeur. lui-même venait d'en découvrir une à Saint-Martin-en-Champagne : il crut devoir consulter à ce sujet M. trois en triangle et un au milieu. percé de petits trous. Une seule particularité mérite d'@ire signalée : les deux branches des fourchettes se rapprochaient coinme les serres des écrevisses. L'abbé Cochet. ne parvenaient pas à vitrifier le jaune . comne nous en trouverons dans certaines fibules . ou siinplement de filets concentriques.A. FOUROT seuleinent que les clefs les plus coinpliquées. Il est probable que ces cassolettes se portaient dans la poche. les serrures avec leurs accessoires. d'autres carrées. .elles sont assujetties par un petit arrêt. Outre les cassolettes destinées à brûler des parfums devant les autels ou dans les sanctuaires privés. qui s'était adonné longtemps à l'étude de l'art ancien à Pompéi et à Herculanum. d'autres sont elliptiques. dont une argentée et deux étamées . lesavant explorateur des s$ultures normandes. le cimetière récemment exploré nous en a fourni de nombreux exeinplaires. Un des cûtés est uni. de petites cassolettes de formes variées : les unes sont rondes. L'autre est orné de inoulures en derni-bosse. Des balances de divers genres. il y en a même qui sont dainasquinés. un couteau : tels sont les ustensiles de table trouvés par Grignon. Une cuiller à potage. La tige de bois sur laquelle se promenait le poids. des fourchettes à deux branches. il en avait sous les yeux deux provenant d'Arcis-sur-Aube et de Cérès. percée de quatre trous. de Lincoln. près de Bar-sur-Aube . et au Châtelet spécialement. parce qu'on ne remarque à aucune des bélières pour les suspendre (34. dans le costume. mais spécialement de celui qui a gardé le nom de romaine et que l'on employait encore dans les campagnes il y a près d'un derni-siècle. les Romains. le rûle de nos boutons. offraient une variété remarquable et témoignaient du désir qu'éprouvait l'artiste d'innover dans une industrie qui semble conda~nnéeà se répéter sans cesse. Quoi qu'il en soit. "Ces petites boîtes à éponges odorantes sont coinposées L'OPPIDUM DU CHATELET de deux parties unies par une charnière.'' Ce que Grignon appelle encaustique est siinplement un éinail. mais la garniture en cuivre est restee avec ses deux anneaux pour peser au fort et au faible. il s'est rencontré. tandis que l'objet pesé était suspendu à l'une des extrémités. a disparu consumée par le temps. parfois de coinpartiinents d'encnustique de diverses couleurs . et le savant répondit que l'objet était bien une boîte à parfum qui se fixait sur la poitrine en guise de broche (35). dit Grignon. Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les dimensions à celle de Saint-Martin : elle est ronde. que plusieurs archéologues se sont demandé s'ils ne remplissaient pas. bordée de petits renfleinents qui simulent des tours et munie d'une charnière dans laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. s'einboîtant l'une dans l'autre . plusieurs cuillers ordinaires. les poignées de coffrets et de meubles. qui réussissaient fort bien l'émail bleu. seuleinent.

comme le style servait à l'ébauche du travail. . ou par un Cupidon.CHAPITRE XII. nous trouvons les épingles à cl~eveuxet les fibules. Les dernières fouilles du cimetière ont fourni une épingle ayant 292 millimètres. Un objet plus rare. et I'on se rappelle le précepte d'Horace : "Çnepe stylum vertffi". un petit vase bombe. comme le ruban qui forine cet objet est assez épais et résistant. argenté. Dam les palimpsestes. d'autres fois elle était remplacée par une main dont les deux premiers doigts tenaient une perle. et que les fouilles de ces dernières années nous ont aussi fourni. Pour les épingles que les dames romaines inettaient dam leur chevelure. c'est le calamus ou la plume à écrire. Celle que j'ai sous les yeux mesure treize centimètres . Les styles destinés à écrire sur des tablettes enduites de cire sont très fréquents au Châtelet . aiguisée et fendue comme nos plumes. quand il était content de son oeuvre. se trouve tout simplement une reproduction de l'antique. Quand l'auteur avait suffisaininent promené sur la cire le revers du style. mais plus tard les Romains la firent en bronze. elle est formée d'une lame de bronze. La tête de l'épingle était ronde ou taillée à facettes . de manière à former un tube analogue à nos porte-plumes actuels. tandis que les contours tracés par les deux becs du calame sont encore parfaitement visibles (36). par une Vénus. inventée il y a un demisiècle.Le style roinain a généralement de huit à douze centimètres de long. Tandis que les fenunes du peuple se servaient d'épingles en os à peine dégrossies. mais que Grignon a trouvé. on pourrait se demander quel usage on en faisait : le wilnmtrs servait à la rédaction définitive. tandis que chez les Francs il atteint jusqu'à vingt centimètres. "C'est. par conséquent pour effacer un essai malheureux.on sait qu'une des extrémités est effilée. dit-il. et voilà coininent notre plume métallique. doré quelquefois. C'est la plus longue que je connaisse. Un auhe speo'rnen s'est presente dans des fouilles plus recentes. puis roulée en spirale. leur grosseur relative. Les aiguilles que nous avons recueillies dans les fouilles du cimetière ont de 7 à 8 centimètres de longueur . et I'autre munie d'une spatule pour aplanir la cire. il prenait les ineinbranes ou le parchemin sur lequel il gravait pour ainsi dire avec le calame . corrigez snns cesse. le corps de la lettre a disparu. Elle était priinitiveinent de roseau. l'encre était assez épaisse et coulait lentement comme entre les branches d'un tire-ligne. sans support. comme celle des Style (36) Grignon a trouve un encrier en bronze. la variété suit pour ainsi dire la diversité des conditions et des fortunes. 190 . les matrones portaient le m&me objet en bronze travaillé. Mais. Si nous passons aux objets de parure et d'omeinent. . OBJETS EN BRONZE SERVANT A LA PARURE ET AUX TRAVAUX INTELLECTUELS.La dimension variait de 6 centimètres à 15. si ie bec était dur. les bords forment uii gros bourrelet".

généralement décoré ns . Encore aujourd'hui. l'autre par une cuiller allongée de trois a quatre centimètres sur sept à huit milliinètres. l'adaptation des deux extrémités est toujours aussi parfaite. a toujours comme élément principal une torsade qui donne à l'épingle assez d'élasticité pour qu'elle joue parfaitement après deux mille ans de séjour dans la terre. Un objet usuel. La fibule gauloise. les Arabes. provenant de Langres. mais ils ont enfermé cette torsade dans un cylindre en bronze terminé par u n pendentif plus ou moins orné. malgré l'opinion de Grignon et les apparences qui lui semblent favorables. fait supposer qu'oii les einployait pour coudre des étoffes d'un tissu assez lâche. Ne serait-ce pas plutôt un instrument de chirurgie pour sonder les plaies et vider les abcès ? Deux exemplaires qui me viennent du Châtelet dépassent dix centimètres. et un troisième.L'OPPIDUM DU CHATELET A. FOUROT I~slrumentdsiûi!eiie oude chirurgie FIBULES. dont Grignon avait pris la spatule pour un cure-oreille et l'extrémité opposée pour un cure-dent. Ils ressemblent à ceux dont nous nous servons. est d'une seule pièce. derrière cet aiguilles en os. dans la trousse qui les accompagne. malgré les mille inodifications apportées par l'ouvrier. il s'est rencontré beaucoup de ces instruments indispeiiçables pour la propreté. mais ils sont accompagnés assez souvent de la pince épilatoire. un instrument terminé à un bout par une olive de deux centiinètres environ. si bien agencée dans le nombre et la disposition des spirales. Cette cuiller me semble bien trop longue pour avoir servi de cure-oreille. qui forme l'une des extrémités. En dehors des siyles. que l'on porte habituellement sur soi. Il existe peu d'objets qui se soient mieux pr&tés aux capricieuses inventions de l'artiste que la fibule gallo-romaine : elle ne ressemble plus à celle dont les Gaulois se paraient avec une coquetterie de bon goût. Qu'elle n'ait pour ressort qu'une spirale ou deux. im . que I'on trouve même dans les sépultures franques. La fibule gallo-romaine est composée de deux ou trois pièces. au milieu de substances le plus souvent humides et parfois corrosives. Les artistes romains ont parfois conservé l'epingle gauloise avec le ressort en torsade. qu'elle en ait douze ou seize. dont notre épingle nourrices est une faible mais correcte imitation. que l'aiguille. vient s'arrêter juste dans le petite excavation ou cuiller qui la doit retenir. ou de la partie méridionale de la Haute-Marne. serait-il commode avec de telles dimensions ? (37) Des experiences diimiques faites récemment ont démontré que rr qui paraissait argent sur certains objets de bronze n'était que de l'étain. Celle-ci. et la boule allongée de l'extrémité paraît sans emploi. J'hésite à ranger parmi les cure-oreilles. comme les fibules de la Franche-Comte. est long de onze centimètres jusqu'à la cuiller qui manque. ont toujours de ces grosses aiguilles qui traversent aisément leurs burnous de laine. parfois étamé.

dont M. Dans les trois derniers objets. postérieur. l'artiste a fait partir de l'arête arquée deux prolongements horizontaux qui donnent à l'objet l'apparence d'une croix dont la tige verticale s'arrondirait en demicercle. il n'y a point de charnières. plus ou moins arquée. en bas d'un petit crochet qui l'arrête. et tout ne réussissait pas . Mais l'ouvrier se lasse de l'imitation et tend chaque jour à s'affranchir de l'élément étranger. il nous parait inférieur. tandis que le jaune n'est pas encore vitrifié. ce qui devait paraître et faire ornement. qui semble fait pour cacher le jeu de l'épingle. Dans toutes ces fibules. Deux charmantes fibules furent trouvées par M.quel qu'il soit. Plusieurs spécimens de cette variété se sont rencontrés au Chatelet. à celui des Gaulois dans le même sujet. semé de petits ronds bleus . ce bijou servira de messager aux sentiments les plus intimes. Tel nous paraît l'art romain dans la confection d'un objet nécessaire qui. est munie : en haut d'une petite charnière dans laquelle passe la goupille qui maintient l'epingle . l'une a la forme d'une hydria. . Plus d'une fois. bientat. mais. Dans l'autre. l'émail a disparu. aux précédents. avait passé chez les Romains. pour donner plus de relief à la decoration. devint un objet de luxe . sous la tentative incomplete ou inalheureuse. Gelin sur le versant oriental du Châtelet . émaillé de blanc aux deux autres . au bas du champ. je crois. et. a la forme d'un losange allonge dont chaque angle est amorti par un petit cercle ouvert aux deux angles rapprochés. celle d'une amphore à deux anses arrondies. sauf le petit cercle du inilieu qui garde encore un reste de pate jaunâtre non passée à l'état d'émail. mais des oreillettes de bronze adhérentes à la fibule et percées chacune d'un trou dans lequel passait la goupille qui maintenait l'épingle. Le champ de celle-ci est jaune orange.Fibules émaillees Chain~ttepi reliait ces deuxibules appendice. L'extérieur de la fibule. se trouve le petit crochet qui la doit arreter. Un autre échantillon. porte les traces de l'étamage (37). le champ garde les traces d'un elnail rouge. se pr@teà inille combinaisons ingénieuses. Ils en étaient encore aux essais. de bonne conseivation. sur un étroit espace.parfois même. Mais les arts se développaient : l'émaillerie. le proprietaire gravera ces mots parfaitement lisibles malgré le sigle qui réunit les premieres lettres du second mot : AVE AMICA MEA. sinon pour la grâce. Ce genre de fibule me semble @trela fusion de l'art gaulois et de l'art romain. par une bélière de laquelle partait une chaînette destinée à les réunir. Au centre du champ. Cette fibule. on devinait l'intention de l'artiste.l'autre. Ces deux fibules se terminent. or ces derniers sont bien de l'email. tantBt la partie médiane s'élPve en triangle strie au milieu de deux gorges élégamment excavées . au inoins pour le talent. la partie extérieure. un petit rond de bronze concave fait corps avec la fibule. Bulliot a retrouvé les échantillons et les procédés dans l'oppidum de Bibracte sur le mont Beuvray. dont l'anse est carrée à la partie supérieure . Tantôt il est creusé d'un sillon qui le partage en deux .

L'OPPIDUM DU CHAIELEI A. percé d'un trou au milieu. dont la pointe assez fine est quadraiigulaire . représentant un philosophe coiffé d u nrn~llusou d'une sorte de bonnet . Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les diinensions A celle de Saint-Martin : elle est ronde. bordée de petits renfleinents qui siinulent des tours et munie d'une charnière dam laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. puis. une petite caricature d'un centimètre de haut. trois en triangle et un au inilieu. ce minuscule objet devait servir d'applique. Cassolette . peut&treA un coffret. FOUROT Pour terinines ce qui regarde le bronze. percee de quatre trous. nous inentionnerons une sorte de burin de 14 centimètres.

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114.. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET de son Renieil de inonuments nnfiqireç découverts dnnç hcienne Gnule. "Nous avons trouvé. les Gaulois savaient laminer le bronze. mais seulement des fragments de petits tubes. un petit bout d'or trait . p. et le rev2tissement d'un vase en cuivre (44).. mais. même sur la patine. ainsi que l'art d'en faire des tissus. au Ve siècle avant J. pliée sur huit angles et domant un octaèdre . le bilan de métaux precieux du Châtelet n'est pas considerable. ceux-là veulent que chaque leme soit une initiale . Q devinrent ~ ~ les pompeiens après ~ ~ ~de leUr ville ~ ? test ~ ici que~ ]'archéologie nous rend un précieux témoignage. en or . et deux moindres aux extremités .-C. C'est une hyacinthe orientale encliâssée dans une boîte oblongue . parce que l'histoire nous laisse dans une ignorance absolue. mais. dès lors le champ des dam ce cas. L'anneau est fort . aucune pièce. l'autre composée d'une portion d'anneau circulaire terminée par deux appendices qui ressemblent à des oreilles d'écuelle percées à jour syinétriqueinent . dit-il." Dans les fouilles de 1774. "Nous n'avons trouvé. I ' o ~ voit quatre perles d'or. qui garde encore. par des traces irrécusables. l'abbé Phulpin. bien avant la conquête. elles sont soudées à un chaton de forme ovale qui contient une pierre factice de couleur grise (43). avec une légère arête au centre. l'archéologie montre. et il a raison . qui dire que l'explication qu'il donne est la meilleure ? ~ 0 aurons ~ sà traiter cette questioii à propos de la Haute-Borne. p. qui porte pour inscription MAIVS. non seulement les Romains connaissaient la ductilité de certains métaux." L'auteur pense que c'est le nom du propriétaire plut6t que celui de l'ouvrier. que les Poinpéiens einployèrent un ~ . En 1774.A. il pouvait la formuler hardiment . (42) T. l'encensoir (42). la ductilité immense de ce métal était donc connue. Cette bague n'a pas le caractère de la plus haute antiquiM .. il. la partie extérieure est biseautée. 10. Grignon avait à peine rencontre ce métal précieux. dit-il. à chaque extrémité du chaton. . une bague. il est plat interieureinent . de se faire un precieux médailler avec les pièces d'or que lui fournit le Châtelet. mais il en est pour qui vinterPrétation naturelle est taujours @op simple . (43) Bull. elle y est maintenue par une sertissure sans ornement qui s'élève d'une demi-ligne au-dessus d'un cordon perlé : elle pose sur un petit lit de craie blanche qui d 0 ~ un e reflet mat. Or.. OR. Les inêtnes fouilles domèreiit "une bague d'or ornée d'une pierre taillée en tombeau . conjectures est indéfini . elles decrivent ensemble une portion de cercle. ses cbtés sont carrés . 11 n'y a point d'autre entourage que le cordon qui fortifie la châsse . on lit facilement MIORl (45). dont deux plus grosses au centre. On le voit. une médaille. l ~ t disait. la trace de son Passage entre les cylindres.. en aucun genre. il y a quelques années..lorsque le jour est clair. et nous avons retiré d'une sépulture de cette époque Une ceinture de 1 mètre 17 centimètres de longueur sur 7 ou 8 centimètres de largeur. l'explorateur fut plus heureux. p. cependant ne pourrait-on pas appliquer au ~ ~ ~ ce â tque ~ M. (45) Bull. Dam ses premières fouilles. inais elle est remarquable par une inscription gravee en lettres romaines sous le champ de la pierre en ordre inverse pour qu'on puisse les lire dans leur sens naturel à travers la pierre . 112. forinée d'une légère lame d'argent. p. Voici ce qu'il en dit : "On a pensé que ces objets servaient à prendre l'encens dans l'ncerrn pour le jeter dans le thuribiilum. Nous avons dit plus haut que c'est un suriiom de Mercure. et c'est une nouvelle preuve du culte spécial rendu par les Gallo-Romains à cette divinité. 92. presque à son corps défendant. Quelle est la raison ? ~~i~~~ la trouve dans les de usages du teinps et dans le peu de richesse des habitants. (44) Bull. " I1 était réserve à son successeur. de pompéi ? . A ces objets nous joindrons une bague de fer revêtu d'argent. Cette cause est réelle et nous la confirmerons encore lorsque nous parlerons des pierres gravees." Cette affirmation que Grignon jette comme à la dérobée. Grignon trouva deux bagues d'argent : l'une très simple.

de la table de bronze incrustée d'argent. qu'il ait péri par la flainme. les places des inaisons étaient plus faciles à reconnaître que celles de Pompéi sous leur inanteau de cendres. ou les chambres dont les armoires étaient pleines d'étoffes.. sous la cendre .. comme Poinpéi. ne soient revenus quelques jours après pour retirer ce que le fléau n'avait pas consumb... qui n'avaient pu emporter leurs objets précieux au moment du désastre. des candélabres bien ciselés. le Drnme du Vésuve. Quel propriétaire aurait oublié l'emplaceinent de son tricliniuin. Chacun était chez soi. 204 généralement. FOUROT certain temps. p. non pas à déblayer leur ville.. M. (46) ? Le Châtelet n'était pas enseveli. On ne saurait donc douter que les Gallo-Romains du Châtelet. est la raison principale de la pauvreté du sol en métaux précieux. de tapis . de l'argenterie. L'étude du cimetiEre nous en fournira de nouvelles preuves. ce me semble.L'OPPIDUM DU CHATELET A. de parures. .. comme on le croit " (46)Beulé. Le souvenir des lieux etait trop frais pour qu'on ne se dirigeât pas à coup sûr. ou celui du salon avec ses riches ornements. du moins chacun de ceux qui étaient revenus. à supposer. mais à la fouiller..

Grignon mentionne.MARBRE. Elles sont généralement convexes d'un c6té et planes ou légèrement concaves de l'autre. 11 en est autrement du Châtelet : c'est à peine s'il en a fourni une douzaine dans les fouilles du siècle dernier et dans celles des années dernières. de forme circulaire. l'a recueillie parmi les débris exhumés de ce puits invisible encore dans la partie ouest du Châtelet. tient un casque. et mutilées en grande partie. qui orriaient les bagues. on lit : NOX . le marbre n'en est pas inoins une rareté. Ce morceau a trente lignes de longueur sur dix-neuf de largeur et (47)Que l'on en juge par les quelques exemplaires que l'habile consen~ateurde notre musée a si bien reproduits. Rien de plus délicat parfois que le travail du graveur. non sans raison. P. et. s'il pouvait atteindre cette perfection sans le secours des verres lenticulaires. sauf une piece fort petite. Les autres sont de forme bizarre. petite calotte avec des ailes. de Gourzon . coirune nombreuses au Châtelet. 20 et 21. Nouvelle preuve. ilautre est une agate caméole (dg). elle avait échappé A ses regards. ou tout au moins de la plus élémentaire des loupes. Martin. parce que le peuple prétendait les trouver dans la tête d'un vieux crapaud. au-dessus de Bayard. Colson. de Çommeville. p.MEULES. "Parmi les pierres fausses. Elle était sertie dans un anneau de fer. et l'on conviendra que l'artiste romain aurait peu de leqons à recevoir de nos graveurs modernes.*deux pierres fines : lrune est un jaspe de forme ovale sur laquelle est gravé un amour tenant entre ses doigts un papillon aux ailes déployées. Tout ce que Grignon en a pu recueillir. les enfants trouvent à fleur de terre ce qu'ils appellent des oeils de bague. quatre pilons et huit morceaux de dalles de faible épaisseur qui devaient servir de revêtement aux murs d'un appartement . est à l'état de fragments. de noir et de jaune obscur.C W r ï R E XIV. une haste posé sur l'épaule. MARBRE. elle est digne d'un grand maître (49). non seulement les chatons. et M. sur lequel sont finement gravés les attributs de Mercure : le pied ailé. PIERRES GRAVEES. Pour être moins rare que les pierres gravées. enfin "une petite tablette entiEre de marbre gris tacheté de brun. d'une main. bleu et noir. sur laquelle est gravée une tete qui ne laisse rien à désirer . (48) Petite teinte couleur de chair m@léede brun. Il cite : deux mortiers. de l'autre. mais une modeste place de guerre enfermant dans ses murs tous les métiers indispensables et ne donnant rien au luxe. . C'est un nicolo. et que l'insuffisance de ses moines ne faisait qu'ajouter à son mérite. . dans leurs promenades du dimanche. il n'est pas rare que. comne les dents de certains poissons fossiles (pimodus) que l'on rencontre fréquemment dans les grèves de nos pays. sortait d'un puits vidé par M. les crapaudines. auxquelles on a donile ce nom. pierres précieuses d'un brun tirant sur le rouge. quelquefois rnêine toutes les phalanges des doigts. A Naix. A ce que nous appelons aujourd'hui le confort." L~~ ouvriers ont . de la goutte d'eau (47). il y en a une bleue sur laquelle est gravé un amour qui. et le coq. et l'on s'est demandé. La seule pierre gravée que les fouilles modernes aient fournie au Châtelet meme. tous les détails de la figure sont bien prononcés . ce me semble. . animal consacré à cette divinité. qu'il n'était pas une ville de plaisance ni de luxe. comme le prouve la cangue de rouille qui la dérobait en partie. Sur une autre qui imite l'onyx. symbole de l'inconstance . le pétase. (49) Bull. Le sol de Langres fournit assez frequemment. mais parfois les bagues elles-mêmes. à notre comaissance du moins. rares aussi ces charmantes petites pierres qui décoraient les anneaux dont les matrones romaines et les chevaliers aiinaient à se charger les doigts. Les métaux précieux sont rares au Châtelet . sur une troisième sont gravés l'Amour et l'Hymen séparés par une ligne perpendiculaire. dit Grignon.

et M. pour la partie du haut avait dix centiinktres au bord et deux ou trois au centre .on remarque sur la surface un enfoncement elliptique. Les meules variaient d'épaisseur : les plus communes. La pierre inférieure était généraleinent moins épaisse. sans rencontrer l'une ou l'autre de ces pierres. mais il y avait un intervalle. quantité de grès et de queux (pierres de Cos) pour aiguiser et affiler toutes sortes d'instruments. m&me aujourd'hui. coinme dans toutes les stations romaines. De plus. M. c'est que les Romains les amenaient avec eux .. combinées avec celles de la pierre inferieure. la meule supérieure était percée. le dessous est plane . quelques-unes atteignaient jusqu'à vingt centimètres. (50). soit en granit inicacé des Vosges : les premières viendraient. Frédéric Moreau les a trouvées par centaines dans les cimetières galloromains ou francs qu'il a si heureusement explorés. Ce qui est certain.elles sont en serpentine ou ophite . soit en pierre volcanique. Grignon avait encore tire de ses premiéres fouilles kois pierres allongées comme les queux et de couleur verte . mais il y a lieu de croire que c'etaient des hachettes votives que l'on déposait le plus souvent dans les tombeaux. d'un trou par lequel on fait passer le blé que l'on voulait moudre . dont les asperités. Citons encore. peut-etre aussi était-ce un objet de trafic entre les diverses peuplades de la Gaule. pour terminer le chapitre des pierres étrangères au pays. il est rare.. FOUROT quatre d'épaisseur. Millescamps ne voit dans ces haches que des instruments votifs (51). au milieu. Au Châtelet.A. selon certains archéologues." MEULES A MOUDRE LE GRAIN. sur laquelle se plaçait le côté concave de l'autre . . plus près des bords se trouvait une entaille dans laquelle on introduisait une tige de bois pour faire tourner la L'OPPIDUM DU CHATELET meule. de suivre attentivement les champs cultivés au Chgtelet. on a trouvé des ineules. réduisaient le blé en farine. Les quatre côtés sont coupés en chanfrein. ce qui nous fait présumer que cette petite tablette a servi à broyer des couleurs précieuses . des montagnes du Jura. L'une de ces meules était convexe à la partie supérieure.

(53)Pi~itsfun&~iresg~llo-rornniiis. il a trouve les fragments d'un fitillus. qui nous donne le développement du dé romain . cornet à dés. dont u n allongé entre deux petits circulaires. p. je ne sais pourquoi. l'os est bien scié dans le tibia d'un animal et nous savons que c'est de là qu'est venu chez les Latins le noin de la flûte. de Çommeville. c'est le même que le ndtre. sauf que les trous sont remplacés par un rond au centre duquel est inscrit un point." Grignon avait trouvé plus de trois cents styles . ce dernier chiffre est le plus élevé que j'aie vu. nous fournit toujours une ample et intéressante collection (52)." Il s'est même trouvé dans la Champagne des contradicteurs qui ne voyaient dans cette flûte élémentaire qu'une paumelle dans laquelle devait se mouvoir le gond d'une porte : pour les refuter. mais peut-être dans le nombre se trouvaient de ces épingles à cheveux dont les dames romaines faisaient usage et que nous avons vues reparaître en ces derniers temps. L'os est parfaitement poli au tour et à l'extérieur. et percée de quelques trous. "sifflets des morts (53). simplex et foraminepaiicn. Elle servait à soutenir la voix de l'acteur au théâtre et lui donnait sans doute la dominante. Cet instrument est bien la flûte primitive. comme le cimetière du Châtelet en a fourni plusieurs. le savant investigateur des puits funéraires du Bernard (Vendée). bien que ce jeu fût très connu chez les Romains et pratiqué par les soldats comme par les gens du (52) Bull. mais en moindre quantité. Venaient ensuite les ébauchoirs de sculpteurs. 231. effilées et terminées par une tête ronde ou ovale. etc. tibia. polygonale ou plate comme la tête d'une pointe. des manches en corne de cerf. Grignon signale encore plusieurs poignées d'épées. L'abbé Baudry. peuple. 35.. son eclat et son poli. En ce dernier cas. Colson. nous aurons l'occasion de les décrire. "L'ivoire. dont un avait conserve sa couleur. Quoi qu'il en soit de ces discussions souvent stériles. un peigne quelque peu différent de son similaire actuel . dont la substance cède difficilement aux agents destructeurs du temps. . elles pouvaient effacer sur la cire les mots que l'auteur croyait devoir corriger. Mais ce qu'il n'avait pas trouvé vient d'0tre découvert par M. ce qu'ils avaient regardé comme impossible. mais l'intérieur est à peine dégrossi. les grosses aiguilles ou passe-lacets. 102. simple. On trouve également.. en a recueilli quelques-unes et les appelle. . L'un de ceux que Grignon avait découverts mesurait quinze centimètres et était percé de trois trous. de deux.CHAPITRE XV IVOIRE ET OS. comme s'il sortait des mains de l'artiste : "il avait dix-sept centimètres en longueur . c'est un fragment du tibia. long de cinq à quinze centimètres et percé d'un. Celle-ci sont longues parfois de quinze à vingt centimètres. dit Horace. la pointe. servait à ébaucher les formes du modèle en terre ou en cire molle".mais. un archéologue émérite a pris l'instrument et en a tiré des sons tres facilement. de trois trous . et s'étonne de n'avoir jamais rencontré un seul dé. déprimee. Un objet qui se présente quelquefois aux archéologues et que Grignon a trouvé fréqueinment.

malgré les imperfections de dessin. iis se reproduisent autour du vase périodiquement et dans le même ordre. ils ne sont pas rares au Châtelet. celle-ci se fermait. et les fouilles du cimetière en ont fourni de nombreux échantillons. les bas-reliefs représentent des lévriers à la poursuite d'un lièvre : le tout avec tant de naturel et de feu que. Il est de forme ronde. Quel était leur usage ? nous n'oserions le dire. On y reconnait un homme. l'huile et le vin durant la période de fermentation. mais les reliefs en sont amortis. une fois reposé. avec cette différence que de l'extrémité inférieure de la coupe part une anse qui s'élève au-dessus de bord pour revenir gracieusement se souder à son niveau.c'est une vaste coupe évasée. Moins volumineux que les précédents. Pour nous éclairer complètement sur l'industrie des Gallo-Romains du Châtelet. Le dolium servait à conserver les fruits. On les mettait au bout de la table pour le repas . et un troisième personnage avec des attributs difficiles à déterminer. mais avec un pied moins élevé. il fait . On a trouvé. est une tasse ou bol à pied. avec des reliefs parfois d'une finesse remarquable. Dam un ordre différent. plus loin une femme tenant un enfant. Les assiettes et les plats. Le vin. parmi les vases de luxe. comme si l'on avait retiré maladroitement le moule. mais la forme ne différait guère : une panse arrondie sans supports avec une assez large ouverture le plus souvent évasée. soit avec ces pierres arrondies et plates qui sont nombreuses au Châtelet et qui devaient être garnies de linge pour empêcher l'action de l'air. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir. mais presque tous en fragments. sur les perrons. Un beau vase de ce genre est sorti du puits visible encore. était mis dam les amphores ou dans les cades . etc. Elle avait diverses grandeurs. les unes sont plates en dessous comme les nôtres. nous avons I'olln qui servait à la cuisson des aliments. mais fort improprement. au lieu d'étre aplatie. cependant Grignon décrit une coupe de terre blanche avec vernis tirant sur le bronze . une forme dont ils s'éloignaient peu. les fruits. il proclaine ici l'art supérieur à la nature. le cratère avait encore une assez grande capacité. le col. qui s'est trouvé plus rarement au Châtelet. soit avec le liège. de grandes jattes en terre rouge vernissée et sigillée . etc. Le canthare. ces deux vases se ressemblent beaucoup : ils ont la panse plus allongée que le dolium . Grignon en a trouvé de diverses dimemions. Les sujets les plus ordinaires sont des chasses. Le cadus et l'amphore. il mesure vingt-cinq centimètres de diamètre. . un bâton noueux à la inain droite. yntinoe. retrouvés dans certaines contrées de notre pays. lnnces n'étaient pas inconnus. inais la richesse de la décoration les classerait. des danses de bacchantes. puisqu'ils se fabriquaient en Gaule et que les reliefs étaient produits par des moules creux.CHAPrrRE XVI. avec des bords plus relevés . il nous faut étudier encore leur céramique et les vases en verre que les fouilles ont exhumés. sauf rétrécissement à la base et à l'ouverture . et que i'abbé Cochet comparait justement à notre pot-au-feu. ce me semble. De ces assiettes. les autres ont la forine évasée de nos compotiers. le manteau rejeté derrière l'épaule. des péches. Les Romains avaient. et la base. Le premier vase pour la grandeur est le dolium : les fouilles récentes d'Antium en ont fourni un dont l'épaisseur atteignait sept centimètres. CERAMIQUE. Il est peu de maisons qui n'aient fourni leur amphore plus ou moins brisée . C'est dans un vase de cette dimension que les peintures antiques nous représentent Diogène. se prolonge en pointe pour être fichée soit dans le sable.quant aux socles. car les Romains le buvaient rarement pur. est accosté de deux anses. parce qu'elle répondait mieux que toute autre à leur destination. sur les bords duquel on a recueilli la jolie pierre gravée qui reproduit les attributs de Mercure.on leur a d o ~ leé nom de vases samiens. on les emplissait de vin trempé. servaient également à conserver l'huile. mais souvent brisées. Généralement les reliefs se voient sur des poteries d'un rouge vif . et l'esclave à qui revenait cet office allait y puiser avec un cyafhe pour emplir les coupes ou calices des convives. Sa forme est à peu près celle des urnes en bronze ou en fonte que l'on place sur les pilastres des portes cochères. pour les vases consacrés aux rnéines usages. qui se rétrécit sensiblement.

le nom du potier inscrit dans un cartouche allongée. La couleur varie dans la poterie romaine : les beaux vases sigilles sont generalement d'un rouge vif . tellement il est fondu avec la pâte. L'esclave inaladroit qui venait de briser un vase se hâtait de faire disparaître les preuves de son méfait.A. et la crainte des lanières ou de l'amende se trouve @treainsi notre pourvoyeuse. Du Châtelet sont sortis plusieurs fois des bassins épais comme les amphores.a S.L observer que le vernis n'a rien émoussé des reliefs.. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Lan?e enterre ciiite avec norri ci:.ol. Tous ces échantillons de la céramique ancieme ont été trouvés dans les ruines des maisons. .. Dans ce rebord une gorge ou goulette pour faciliter l'écoulement du liquide et. Ce qui ferait préférer cette dernière attribution. des deux c6tés de cette gorge.I?IO . etroits à la base et fort évasés au sommet que couronne un rebord large de quatre à cinq centimètres. c'est le soin qu'avaient les potiers d'y laisser leur nom. mais souvent aussi dans les puits que l'on a vidés. D'autres archéologues les ont pris pour des vases 201 servant aux libatioii. s'est imaginé qu'ils avaient servi pour le foulage des étoffes. Grignon. On pourrait y voir également la jarre de lait telle que nous la rencontrons dans les métairies. les vases à parfum sont plutût noirs ou d'un brun foncé tirant sur le bronze. ayant trouve dans quelques-uns de ces vases des aspérités inhérentes à la pâte. ceux qui servaient à de vulgaires offices sont d'un rouge pâle ou d'un jaune d'ocre . Celui que j'ai rapporté du Châtelet porte pour nom de potier SAMOIALVS.

A. FOUROT

Grignon cite parini ses découvertes deux creusets fort petits, dont un gardait encore le résidu
laissé par le bronze en fusion. Cela n'a rien
d'étonnant, puisque l'on a trouvé des ateliers de
fondeurs, avec quantité de scories et de rognures
de bronze.
Une bonne fortune pour l'archéologue qui peut
exhuiner un vase, c'est de lire au fond le noin du
potier. Dans ses deux Bulletins, Grignon en cite une
quantité ; inais il y a des fautes de lecture
évidentes, des confusions, des impossibilités. Aussi
nous garderons-nous de reproduire cette longue
nomenclature. - Sur une lampe en terre cuite,
trouvée depuis cinq ou six ans, nous lisons le mot
SAiO, et cette signature n'a pas été connue de
Grignon, noii plus que celle de SAMOIALVS dont
nous avons parlé plus haut. - Dans son Epigraphie de
la Meuse, M. Maxe-Werly fait une petite excursion
sur les frontières et reproduit quelques noms du
Châtelet. I1 cite avec doute un DACC3V.F. ; or, je
l'ai trouvé sur une petite coupe en terre rouge à
Esnoms : ce qui prouve que les produis de la
céramique se transportaient à d'assez grandes

L'OPPIDUM DU CHATELET

VERRE.
Si la fragilité de la matière expose les objets en
verre à se briser au inoindre choc, d'autre part
l'humidité de la terre est sans action sur eux, et
nous verrons dans les fouilles du cimetière qu'avec
plus de précaution on aurait fait une splendide
collection de ces produits si rares jusqu'à nos
dernières découvertes.
Grignon cite, en cette inatiere, des grains de
colliers de diverses couleurs ; des fusaïoles pour
lester les fuseaux à filer ; des arinilles ou bracelets
que les femmes portaient au bras ; de petites fioles
qu'il appelle improprement lacrymatoires, au col
grêle et mince, à la base aplatie ;des flacons carrés,
d'autres à cûtes et composés d'un verre vert-d'eau
transparent, dans lequel on remarque des lignes
jaunes, ondoyantes et contournées en volutes inégulieres ; d'autres enfin, semés de paillettes jaunes
et rouges. "Ces verres peints, dit Grignon, combinés et pétris, exigent des connaissances profondes
de l'art de la verrerie et de la sagacité dans le
manuel des opérations (54)."

LES ALENTOURS DU CHATELET
CHAPITRE XVII.
LA HAUTE BORNE.
Quand le voyageur descend la pente orientale
du Châtelet, s'il suit du regard la voie romaine qui
conduisait à Nasiuin (Naix-aux-Forges), il aperçoit
bientdt, sur la droite, une grande pierre qui s'élève
solitaire a u milieu de la campagne : c'est le menhir
appelé la Haute-Borne ; il est à 1 300 mètres de
l'oppiduin et le doinine de 13 mètres environ. Ce
monolithe, unique dans notre contrée et i'un des
plus beaux que I'on puisse rencontrer, mesure 6
mètres 56 centimètres de haut; sa largeur au ras du
sol est de 2 mètres 24 centimètres, mais elle est bien
moindre au sommet ; son épaisseur varie de 60 à 45
centimètres.
Quelle fut la destination de cet étrange monument qui maintenant jette l'âme dans une sorte de
stupeur, comme tout ce qu'il y a de mystérieux
dans la nature ? C'est ce que l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres se demandait au siècle
dernier ; c'est ce que Legendre, ingénieur de la
Généralité de ChAions, croyait découwir en 1730
quand il fouillait au pied du menhir ; c'est enfin ce
que recherchait Grignon quand il creusait au même
endroit en 1773. Si les travaux des savants ne furent
pas couronnés de succès, ils aboutirent à des
resultats qu'ils n'avaient ni prevus ni desirés : le 25
novembre 1782, un vent violent déracina la HauteBorne dont les travaux deux fois opérés à sa base
avaient gravement compromis la solidité. Pendant
plus de soixante ans, elle fut couchée sur les
champs voisins, et des paysans allaient la briser
pour empierrer la route voisine, quand M. Phulpin
eut l'heureuse idée de leur faire remarquer combien ils s'exposaient en détruisant un monument de
leurs aïeux : 1'Etat ne pourrait-il pas un jour leur
deinander compte de cet acte de vandalisme ?...
Nous devons à cet habile stratagème que le menhir
ait été respecté, et, le 5 juin 1845, il reprenait sa
place, grâce à l'initiative du spirituel Romieu, prefet
de la Haute-Marne, et aux secours pécuniaires
votés par le Conseil général.
(55)

H.de Widranges, Les voies rontnirres pnrtnitf de Noir.

Une lettre que j'ai tout lieu de croire écrite par
Grignon lui-même traduit ainsi l'opinion populaire
au sujet de la Haute-Borne :
"Les anciens ne voulaient pas que l'on remuât
les cendres des morts ; à leur imitation, les gens du
pays sont toujours saisis d'une crainte religieuse
toutes les fois que l'on veut fouiller cette pierre. 11s
poussent même la crainte jusqu'à la superstition ;
car ils prétendent qu'elle n'a jamais été remuée,
qu'il ne leur soit arrivé quelque malheur, et ils ont
osé attribuer les inauvaises récoltes de 1751 à la
visite que M. Legendre en a faite..."
De nos jours, plus encore qu'au siècle dernier,
l'imagination s;est donné carrière au sujet de la
Haute Borne : les uns y voyaient une colonne
milliaire, les autres une limite de provinces ;quand
l'aqueduc fut decouvert en 1845-1849, on crut que
le monolithe indiquait la prise d'eau ;enfin, grâce à
l'inscription que chacun interpellait à sa facon, il
devenait une sorte d'autel à Jupiter sfator, etc. - Ce
qui manquait à toutes ces interpretations, c'était le
naturel, et ce qui manquait à leurs auteurs, c'étaient
les connaissances archéologiques, fort rares à cette
époque, et souvent insuffisantes chez ceux qui les
possedaient.
On oubliait de chercher la date du monument,
et c'est par là qu'il aurait fallu coinmencer. La
Haute-Borne est de ces monuments dits rnégalifhiques (grandes pierres), élevés par les peuplades qui
habitaient la Gaule ;il y a donc toute la distance de
la barbarie à la civilisation entre les menhirs, les
dolmens, etc. et les colonnes ou les autels dressés
par les Romains. Cette seule reflexion réduit à
néant les interprétations fantaisistes de l'inscription
gravee sur le menhir. Celui-ci étant de plusieurs
siècles antérieur à la conquête romaine, comme tous
les inonuinents analogues qui sont semés d m la
Bretagne ; d'autre part, l'inscription VLROMARVS
étant roinaine et du ler siècle, si I'on en juge par les
caractères, il est évident qu'il n'y a pas entre la

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

Haute-Borne et l'inscription la connexion ou la
parenté que l'on voulait etablir lorsque I'on prétendait que Viroinarus avait élevé cette grande pierre,
soit pour honorer Jupiter, soit pour indiquer la tête
de l'aqueduc.
Sans doute il plane encore bien des incertitudes
sur la destination des menhirs, des dolinens, des
cromlechs, etc. ; mais on tend généralement à
delaisser la vieille tradition qui ne voyait là que des
autels ou des lieux de sacrifices ; i'archéologue les
considère généralement comme des tombeaux, des
monuments eleves à la memoire des grands hommes et des chefs ou des guerriers illustres. Quand
la Haute-Borne tomba au siècle dernier, il aurait
fallu chercher s'il n'y avait pas des ossements, des
armes de pierre ou de bronze capables d'eclairer
sur la date probable du menhir. Que la

(56) Chabouillet, Catnlogue gkérnl des cnniéeç ... p. 445.

204

mais les monuments de ce genre n'étaient pas
rares ; il en existait un entre autres à Bovée près de
Naix, et il portait le m&menom, inais il n'avait que
deux mètres d'élévation et un mètre en terre (55).
Quoiqu'il en soit de sa destination, sur le
monolithe qui s'élevait en face du Châtelet, coinme
un muet témoin du passé, un chef gaulois,
Virornarus, a gravé son nom au ler siècle de notre
ere, et il y a joint, selon le vieil usage qui s'est
perpétué jusqu'au XVe siècle, le nom de son père
1.STATILiVS. Ce nom existait en effet ; on peut le
lire sur un camée de la Bibliothèque nationale (56).
Telle est la plus simple, la plus mturelle
explication d'une legende qui serait une véritable
énigme, si l'on ne tenait compte des usages et des
habitudes de ces temps reculés, et si I'on faisait de
chaque lettre l'initiale de mots dont rien ne peut

CHAPITRE xvm.
L'AQUEDUC.
En février 1818, M. Ant. Phulpin, curé de
Fontaines, était assis avec ses élèves sur la HauteBorne, quand il aperçut non loin de lui, daiw la
direction du nord-ouest, un filet d'eau qui coulait
l'espace de quelques mètres et disparaissait dans
une sorte d'entonnoir. Quinze jours plus tard,
accompagné d'un seul élève, "celui qu'il croyait le
plus discret", il revint creuser dans l'endroit qu'il
avait remarqué, et, à 83 centimètres de la superficie,
il trouva une ouverture semblable à celles des
citernes, construite en moellons bruts et grossièrement assemblés. Le lendemain, muni d'une échelle,
il descendit dans ce souterrain jusqu'à 3 mètres 35
de profondeur et parvint à une rotonde de 3 mètres
65 de diamètre. ii la sonda de tous cûtés et vit, non
sans étonnement, que l'eau n'y séjournait pas, bien
qu'on fût au temps du dégel ...(57).
Ce souterrain, que Phulpin appelle un lipogée
celtique, était le cinquième puits de l'aqueduc, celui
qu'on voit recouvert d'une dalle, à deux mètres
environ à droite du chemin de Brauvilliers par la
Grange, et presque en face d'un vieux poirier
sauvage planté sur la gauche de cette voie.
Le 2 juin 1845, comme on se préparait à relever
la Haute-Borne, M. Pothier, juge de paix à ChevilIon, guidé par les renseignements de M. Phulpin,
pénétrait dans l'ouverture avec ses ouvriers et ne
tardait pas à reconnaître un aqueduc. Jusqu'au 24
juin, on poursuivit les fouilles, on trouva un autre
puits que celui par lequel on etait descendu, et I'on
puisa Seau qui chaque jour élevait son niveau dans
les excavations et amenait parfois du sable et de la
vase au point d'entraver complètement les ouvriers.
L'argent, le nerf des fouilles archéologiques aussi
bien que de la guerre, faisait défaut : on fut obligé
de remettre à l'année suivante les explorations
commencées.
Le 4 novembre 1846, on lève les dalles qui
couvraient l'orifice des deux puits découverts
l'année précédente, et l'on poursuit les fouilles dans
la direction de l'est. Trois nouveaux puits sont
reconnus et I'on remarque qu'ils se trouvent à 8
mètres 22 centimètres de distance l'un de l'autre.
Une dalle préseme ceux que l'on a fouillés ; un fort

piquet de chêne fera retrouver les autres.
Arrêtés le ler décernbre 1846, les travaux furent
repris en 1848 et en 1849. On était fixé sur les
intervalles qui separaient les puits, sur la direction
du canal souterrain ; il ne restait plus qu'à
rechercher à l'ouest, en redescendant vers le
Chfitelet, la prolongation de ce que l'on avait
découvert à l'est. On poussa les explorations
jusqu'au point qui se trouve de niveau avec la
montagne, et I'on trouva, à 50 centimètres de
profondeur, une pierre carrée de 80 centimètres de
longueur sur 75 de largeur, qui ne parut pas avoir
été jamais déplacée. On arrivait donc à l'extrémité
du canal, après avoir signalé deux ou trois puisards
au-dessous du chemin de la Grange.
Le 12 mars 1849, on rétablit les terres dans l'état
primitif, c'est-&-dire que l'on enfouit ce que l'on
avait eu tant de peine et tant d'intéret à remettre au
jour. Quel avait été le résultat scientifique de cette
exploration ? - Un aqueduc avait été reconnu, avec
quelques embranchements, soit du côté de la
Haute-Borne, soit du coté de la Grange ; des
puisards régulièrement espacés avaient été signalés,
quelques-uns fouillés jusqu'à la cuvette où devaient
passer les eaux ; celles-ci s'étaient présentées en
plusieurs endroits et il avait fallu les épuiser pour
continuer les travaux ;~à et là des pierres sciées qui
semblaient provenir de la maçonnerie des puits ;
quelques dalles formant la voûte sur le chenal,
comme pour prévenir les inconvénients qui résulteraient de l'éboulement des terres ou des roches ; et
de tout cela restaient seuls, à une profondeur assez
grande, quelques piquets de chêne dont le temps
aurait eu raison plus tût ou tard, et quelques dalles
grossieres fermant les puits explorés. C'en était
donc fait de l'aqueduc, si l'un des rares témoins de
ces travaux, l'auxiliaire de M. Phulpin, l'ami de M.
Pothier, n'avait eu la généreuse pensée de remettre
sous nos yeux ce que lui-même avait vu.
En 1877, M. Gelin fit sonder le terrain dans
l'endroit où le canal affleure le sol, et bientat il mit
à découvert la pierre rectangulaire que l'on voit
aujourd'hui à l'extrémité ouest du champ donné
par M. le marquis de Piinodan à la Société des

(57) Notes nrchéalogiques,p. 93 et suiv.

205

A. FOUROT

Lettres de St-Dizier ;partant de ce point qu'il savait
@trela fin de l'aqueduc et se dirigeant vers le vieux
poirier qu'il savait n'être qu'à cinq mètres environ
du puits, alors invisible, par lequel Phulpin et
Pothier avait débute dalx leurs fouilles, il eut
bientôt retrouvé et creusé le canal à ciel ouvert,
l'espace de vingt mètres environ. Les difficultés
augmentèrent quand les ouvriers, travaillant sous
terre, se virent exposés à des éboulements. Puis,
lorsque l'on fût parvenu sous la roche, les puits
facilitèrent l'extraction des terres qui reinplissaient
le canal presque jusqu'à la voûte naturelle.
Ces preiniers travaux, M. Gelin les avait entrepris à ses frais ; il avait m@meacheté le champ où
coinmençait la cuvette ; puis, avec l'aide de
quelques amis et avec le concours du Conseil
général, il parvint à dégager le souterrain sur un
espace de 132 mètres environ ;il aurait poussé plus
loin ses investigations, s'il n'avait craint d'exposer
la vie de ces ouvriers et si des éboulements assez
cünsidérables n'étaient venus, aprés chaque hiver,
encombrer ce conduit. On lui conseilla d'assurer
par une ina~onnerie solide ce que la roche ne
proMgeait pas : la mort seule l'empêcha d'achever
son oeuvre. Etudions inaintenant ce canal que,
grâce à lui, tout visiteur peut parcourir sur une
assez vaste étendue.
A l'endroit où il se termine par une pierre
creusée en auge, il a trente centimètres de largeur
et paraît si peu soigné que l'on se demande s'il
n'est pas formé par la nature uniquement ; mais, en
remontant à l'est, on se trouve entre deux parois
irrégulières de roches taillées de main d'homme, en
certains endroits du moins ; elles s'écartent ensuite
A mesure qu'on pénètre sous les terres, tellement
que le canal, si resserré à son issue, atteint un mètre
environ. Le travail à cet endroit paraît plus achevé ;
les eaux passaient au milieu du conduit, d m une
rigole de 20 centimètres sur 15, et l'on pouvait
longer l'aqueduc en posant les pieds sur deux
petits trottoirs.
Lorsque I'on a visité ce canal sans parti pris, on
ne peut se défendre d'une impression désagréable :
évideinment, on attendait mieux. Sans doute I'oeuvre est intéressante en elle-m@ine et digne d'être
conservée; mais il lui manque la régularité, l'étendue, le fini, en un mot ce cachet de grandeur que

L'OPPIDUM DU CHATELET

I'on rencontre dans les travaux executes par les
Romains pour un grand centre de population. Cette
voûte naturelle qui pèse sur le visiteur, ces
déviations du conduit qui ne permettent pas d'en
voir l'entrée lorsqu'on est arrivé sous la roche, ces
parois dont le travail n'est qu'ébauché, tout cela
cause une sorte de désenchantement. Puis le canal,
au lieu de s'elargir en aval, se rétrécit et expire
dans une cuvette de médiocres diinensions. Qu'il
soit jamais allé donner la vie et la fraîcheur au
Châtelet, je ne pense pas qu'on le puisse soutenir
de bonne foi, après l'avoir parcouru, après l'avoir
inis par la pensée en regard de sa destination
présumée. Pour conduire les eaux d m l'oppidum,
il fallait des arches analogues à celles de Roine, de
Nîmes, de Lyon, de Jouy-aux-Arches, etc. Ces
oeuvres, on le sait, portent le cachet ineffaçable du
peuple qui soumit le monde ;elles comiiandent le
respect, à tel point qu'on peut les mutiler pour
priver d'eau des villes ennemies, ainsi qu'on l'a fait
au Pont du Gard, mais les detruire, en effacer le
souvenir, jamais. Que si l'on nous présente, comme
base de cet aqueduc superieur, les quelques pierres
qui affleurent le sol et contrarient parfois la charme
du laboureur, nous ne pouvons admettre qu'à
l'oeuvre magistrale qu'on a rêvée les Romains aient
pu donner de si chétifs fondements.
Quelle pouvait donc etre la destination de cet
aqueduc ? La in@me que celle de l'aqueduc de
Mes~i-sur-Sauix(58) : amener les eaux d'une ou de
plusieurs sources dans un point du territoire qui
n'en avait pas. Tout le monde sait quelle fut la
passion des Roinains pour les eaux : nulle source,
pour peu qu'elle fût limpide, abondante ou sanitaire, ne leur échappait, et, pour nous borner à
notre région, Sermaize, Essey-les-Eaux, Montrot,
Bourbonne, Martigny-les-Bains témoignent par
leurs monuments antiques des frequentes visites
que leur firent les conquérants.
Or, qu'ils aient construit une villa sur la pente
légère qui se voit entre l'aqueduc et la vallée, dans
la direction de Gourzon, il n'en a pas fallu
davantage pour que le maître mit à l'oeuvre sa
troupe d'esclaves et lui fit rechercher, à ciel ouvert
d'abord, puis sous la roche, les eaux que devaient
recéler la colline, plus boisée peut-être alors que
maintenant. Puis les eaux une fois découvertes et

(58) De Widrmges, Recherches sur les voies romaines partant de I\'aix, p. 264 et suivantes. (Méni. de la Sociéfé des Lettres de
Bnr-le-Duc, t. III.)

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

2W

L'OPPIDUM DU CHATELET

emprisonnées dans le canal principal, il les aura
dirigées par des conduits secondaires, et dispersées
dans les différentes parties de cette villa.
Mais cette villa n'est-elle pas une simple supposition ? - M. Gelin, peut-être sur quelques indices
fournis par les champs eux-mêmes, peut-être
d'après les dires des propriétaires, eut l'idée de
creuser dans cette direction, et il y trouva des
substructions que le temps ne lui permit pas de
découvrir entièrement, mais qui attestaient suffisamment l'existence de maisons gallo-romaines : les
pierres sciées se montraient abondantes, et, malgré
le peu d'extension de la fouille, une flèche en acier
à trois ailerons et une figurine grossière en bronze
repoussé faisaient espérer une heureuse moisson.

A cette habitation il fallait de l'eau, et cette eau
lui venait précisément de l'aqueduc par des tuyaux
en bois, joints les uns aux autres au moyen de
frettes en fer dont nous possédons quelques
fragments :ils ont dix centimètres d e diamètre.
Le canal appauvri par ces prises d'eau, dont la
dernière est visible près de la cuvette terminale,
n'avait plus besoin d'être aussi large qu'en amont,
et ce qui ne passait point par les tuyaux de
distribution se rendait dans le dernier récipient où
l'on pouvait puiser comme à la source.
%us un des puits creuses dans la roche se voit
encore une autre cuvette en pierre de Savonnières
comme celle qui termine le canal : sa position et les
objets que I'on en a extraits montrent que cette
ouverture servait à puiser l'eau, comme le puits de
Mes~l-sur-Çaulxsert encore aux habitants dans les
grandes sécheresses (59).
C'est au fond du canal et près de cette cuvette
que l'on a trouvé la grande buire en terre que
possède le Musée de Saint-Dizier. Non loin d'elle
s'est rencontree la partie superieure d'une olla en
terre cuite. Cette bordure, en bronze étamé, destinée à donner plus de résistance au vase sur lequel
elle s'adaptait, s'amincit comme une feuille de
papier dans la partie qui touchait la panse d'olla.
A l'intérieur, elle est étamée jusqu'au bout pour
(59) De Widranges,

jaco

citnto.

éviter l'oxydation du inétal, mais au dehors, le
même inconvénient n'existant pas, elle ne porte que
deux centimètres et deini d'étamage. Le diamètre
de cette bordure est de seize centimètres à l'intérieur ; le rebord a près d'un centimètre d'épaisseur,
et le tout a de hauteur marimn six centimètres.
Coinme cette armature ne porte pas d'anse, on peut
supposer que I'on se servait du vase pour puiser
l'eau à la main.
A peu de distance, on a recueilli un objet de
bronze assez curieux, qui devait, comme le précédent, s'adapter à un vase en terre cuite : c'est l'anse
et le dessus d'une aiguière, Izydydnn, qu'on n'a point
retrouvée, ou qui etait tellement dénaturée par le
long séjour dans le canal, que les ouvriers en ont
remue les fragments sans les remarquer. Ce bronze
massif (555 grammes) a quinze centimètres de
hauteur, quatorze et demi de largeur à la place du
goulot ; celui-ci a six centimètres de dipètre à
l'extérieur et quatre et demi à l'intérieur. Au-dessus
de !'anse et près du goulot se trouvent deux oreilles
percées chacune d'un trou dans lequel passait la
goupille qui retenait le couvercle : ce dernier n'a
pas été retrouvé. %us le goulot se voit un fragment
du laiton qui faisait le tour de l'hydria et la
maintenait unie à cette armature de bronze.
A quelle époque faut-il attribuer cet aqueduc ?
Le travail est si elémentaire, qu'il n'offrirait par
lui-même aucune donnée à cet egard ; inais la
numismatique vient à notre secours. Dans la partie
souterraine s'est rencontré un grand bronze
d'Adrien (117-138) : il est donc certain que le canal
n'a pas été creusé avant le second siècle ; mais il a
pu lëtre bien après le règne de cet empereur. En
tout cas, cette monnaie prouve que l'inscription
gravée sur la Haute-Borne ne peut en aucune façon
avoir trait à la perforation de l'aqueduc, l'une étant
du ler siècle et la seconde du IIe pour le moins.
Résumons ce que nous avons trop longuement
exposé : l0 l'aqueduc ne saurait &tre regardé
conune une oeuvre publique ; 2' il n'a jamais
conduit au Ch$telet les eaux, trop peu considérables, qu'il avait captées ; 3" il est postérieur au
règne d'Adrien. Neanmoins il est intéressant et
mérite d'être conservé, parce qu'il nous donne une
idée de ce que les Romains faisaient, même pour
une simple villa.

CHAPITRE XIX.
SUBSTRUCTIONS VOISINES DU CHATELET.
Nous avons signalé des vestiges d'habitations
gallo-romaines sur le territoire de Fontaines, entre
la voie de Nasium et la vallée de la Marne ;il s'en
est rencontré d'assez importants au lieu dit "les
Maserots", à mille mètres environ de la Grange,
dans les bois qui séparent les territoires de
Fontaines et de Brauvilliers. Les fouilles entreprises
en cet endroit n'ont pas été suffisainment étendues,
mais on y trouvait de vieux murs, quantité de
débris de vases, dont quelques-uns en belle poterie
sigillée. De ce lieu sont sortis : un fragment
d'urcéole en verre à deux anses, une sonnette
carrée en bronze avec battant en fer et une monnaie
d'Antonin.

Sonnette trouvée auxMîs~arols
N-E du Châtelet
Au inilieu du village de Gourzon, au mois de
décembre 1885, des ouvriers abaissaient la chaussée
de la rue qui conduit à l'église, quand ils aperçurent un caveau bien muré, de deux mètres de
longueur sur un mètre de largeur. Au fond, ils
trouvèrent des fragments de vases de diverses
espèces, une épingle à cheveux en os, une fibule

(60) Emut de Saint-Dizier.

ronde comne une pièce de monnaie, évidée pour
recevoir l'émail, et trois pièces, l'une d'Antonin,
l'autre de Faustine II, sa fille, et la troisième de
Faustine Iere, sa femme. Cette monnaie, fort rare et
admirable de conservation, porte au revers Faustine
montée sur un char traîné pat deux éléphants. Si
minime que soit cette découverte, elle prouve que
le village de Gourzon était habité en même teinps
que le Châtelet.
Sur la colline qui domine le village au midi et
qui fait face au Châtelet, au lieu dit "La Perrière",
on a trouvé dans un vieux chemin que l'on croit
romain et qui devait conduire à Segessera (Barsur-Aube), et dans les champs et les friches qui
l'avoisinent, beaucoup de petits vases en terre
grossière, rouge ou bleuâtre, qui pouvaient renfermer soit des parfum, soit des médicaments ; ils
étaient généralement associés à des os, ce qui faisait
croire à un cimetière ; inais les fouilles n'ont pas été
suffisantes pour éclaircir ce point. il y a entre les
vases sortis de la Perrière et ceux que l'on a trouvés
en Prinvault (60), dans la maison Erard, une grande
ressemblance ; or, dans ce dernier endroit, je ne
pense pas que l'on ait trouvé de sépultures
humaines. Ce petit coin de terre a fourni quantité
de pièces romaines depuis la coloniale de Nîmes,
qui représente les têtes adossées d'Auguste et
d'Agrippa, jusqu'à la petite monnaie Urbs Roma que
Constantin fit frapper avant de fixer à Constantinople le siège de l'empire. Les pieces d'argent étaient,
relativement à celles de bronze, assez nombreuses
et bien conservées, tandis que celles de bronze
étaient corrodées par les eaux qui passaient en cet
endroit. Comne raretés panni les bronzes, nous
pouvons citer une pièce de Maximin Ier, une de
Julie Domne et une de Caracalla enfant.

CHAPITRJZ XX.
CIMETIERE DU CHATELET.
Comme M. Gélin l'a fait judicieusement observer dans la relation qu'il a conununiquée à la
Société des Leiires sur le résultat de ses fouilles, on
n'avait encore que des données vagues sur I'einplacement du cimetière du Chatelet jusqu'en 1883, où
des circonstances fortuites en firent connaître
l'emplacement. Phulpin, qui ne voyait dans notre
oppidum qu'une station temporaire, castra stativa,
part de cette hypothèse pour expliquer le nombre
assez restreint des inhumations que les hasards de
la culture ont pu révéler.
"Un seul lieu de sépulture semble avoir suffi,
dit-il, aux habitants du Châtelet : il est situé sur la
pente de la montagne ; il devait s'étendre du
nord-est à l'est. Un grand nombre de tombeaux et
de cippes funéraires, trouvés à diverses époques, et
qui ne nous ont point été conservés, constatent
évidemment l'existence de ce cimetière. C'est dans
cette direction et au bas de la montagne qu'un
cultivateur a rencontré, il y a quelques années, en
labourant son champ, une urne cinéraire que je
possède encore. Cette urne est en pierre, de forme
carrée, assez grossièrement taillée, et fermée par un
couvercle également en pierre ; elle a 49 c. de
hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 c. Cette urne
en contenait une autre en verre blanc, de forme
circulaire à cotes, avec rebord arrondi ; dans cette
seconde urne, il s'est trouvé des cendres et deux os
croisés (61)." L'urne dont parle Phulpin a disparu ;
il convenait cependant de rappeler cette découverte, la seule, je crois, qui fasse connaître une
sépulture par incinération dans le cimetière oriental
du Châtelet.
Dans une grotte construite sur un tronçon de
voie romaine qui descendait A Gourzon, M. Paillette
de l'Isle, alors propriétaire du Châtelet, avait placé :
1" un sarcophage provenant du m@mecimetière,
plus &oit aux pieds qu'à la téte et formé de deux
pièces, l'une pour la partie supérieure du corps,
l'autre pour les jambes ; cette dernière, seule
épargnée par de maladroits visiteurs, avait été
(61) Notes nrcliéologiqrres, p. 29.
(62)Noter ni.chiologiques, 28.
(63) Ibid. p. 30.

transportée au presbytère de Fontaines, il y a deux
ans ; 2' - une stèle en pierre du pays avec une
inscription inallieureusement mutilée : elle avait 49
c. de longueur sur 15 d'épaisseur. Voici ce qui
restait de l'inscription que Phulpin dit avoir
exactement copiée :
ANIMAIM
LVCIILAE
...ARVSS...
"Les lettres de la première ligne avaient 35 miIl.
de hauteur ; celles de la seconde 37, et celles de la
troisième 50. Les caractères étaient évidemment de
la plus belle époque romaine (62)."
"Sur les bords de la voie romaine (du Châtelet à
~ a i x )on
, a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont
pas @téconservés : dans l'un d'eux, se trouvait un
squelette, à coté duquel il y avait un peigne ;dans
un auire, qui paraît avoir servi à ensevelir la même
famille, on a remarqué les trois squelettes d'un
homme, d'une feinme et d'un enfant au milieu. On
ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces
tombeaux (63)"
Voilà tout ce que l'on savait sur le lieu des
inhumations gallo-romaines : jusqu'où s'étendaientelles ? appartenaient-elles à des peuplades et a des
époques différentes ? On n'avait pu répondre à ces
questions, parce que les cultivateurs s'empressaient
de faire disparaître ces sarcophages et ces stèles qui
ne pouvaient qu'arreter leurs travaux. Seule, la
tradition s'était maintenue que le cimetière longeait
la voie de Nasium. Des fouilles accidentelles faites
dans ces derniers temps autorisent à penser que,
sur les bords de la Nabline, au sud de la montagne,
se trouvent d'autres sépultures, probablement plus
anciennes que celles dont nous allons parler.
Pendant le mois d'avril 1883, des ouvriers
travaillaient aux terrassements de la route nouvelle
de Fontaines A Narcy. Pour les remblais, ils durent
prendre des matériaux dans le vieux chemin de
Saint-Dizier à Joinville, qui traverse le Châtelet,
puis longe la n&te de la colline. Après avoir

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

péniblement ouvert un sol argileux résistant, ils
trouvèrent des ossements, des fragments nombreux
de poterie rouge et noire et des fioles en verre de
forme et d'ornementation différentes. La plupart
des terrassiers, pressés par l'entreprise, ne firent
aucune attention à ces débris ; mais quelques-uns
recueillirent, cotnme curiosité, le peu que leur
pioche avait épargné. La valeur des objets leur était
inconnue ; seul, un bloc d'une quarantaine de petits
bronzes excita leur convoitise.
De ces premières fouilles, amenées par des
circonstances fortuites, sont sortis : une demidouzaine de vases en terre rouge de formes variées,
une tasse en poterie dite samienne, une olln en grès,
pincée au flanc avant la cuissoti, ce qui la fait
paraître carrée en cet endroit ; une coupelle en
verre de couleur verdâtre ; des monnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii ;une Ingène ou
bouteille en verre, la seule qui soit sortie intacte de
cette région. Elle etait couchée horizontalement
dans utle fosse au tiulieu du chetliiti. Le bouclion,
consumé par le temps, avait laissé pénétre de
l'argile au fond, et le liquide deplacé avait formé
sur le verre un sediment rougeâtre : soumis à
l'analyse chimique, il a été reconnu pour du
bitartrate de potasse laissé par l'évaporation du vin
dans l'intérieur de la bouteille (64). Ainsi devait-il
en être des nombreuses lagènes dont nous avons
vu les débris.
Outre ces objets, nous avons recueilli quatre
plaques métalliques très minces que nous avons
rétablies dans leur état primitif ; elles sont en
argent doré, c'est-à-dire en vermeil, et, comme elles
portent leur date avec elles, il n'y a pas lieu d'en
douter, les Romains connaissaient cette industrie,
aussi bien que celle dont nous faisons honneur à
Ruoltz. Trois de ces plaques sont rondes (4
centimètres et demi de diamètre) ; l'une, fort
bombée, représente une tête de lion vue d'en face ;
les deux autres, absolument pareilles, reproduisent
le buste laure de i'empereur Diocletien à gauche,

portant une haste sur l'épaule droite et revêtu de la
cuirasse et du paludament. Autour de cette tête, la
llégende 1MP.C.C.VAL.DIOCLETIANVS.AVG.
- La
uatrième plaque est carrée (cinq centimètres sur
quatre) ; elle représente Mars debout, le casque en
tête, la lance la main droite ; à ses pieds, une
cuirasse.
Sans nul doute, ces quatre objets, qui n'avaient
aucune apparence, tellement ils avaient été deformes, étaient l'ornement du casque ou du ceinturon
d'un chef militaire, et la figure de l'empereur
régnant, d'accord avec les monnaies dont nous
avons parlé, fixe la date de la partie ouest du
cimetière ;il est gallo-romain et du N e siècle.
Les sépultures du vieux chemin et celles du
champ voisin à la même hauteur sont tournées vers
le couchant, tandis que celles qui se sont rencontrees dans la partie E. sont toutes orientées, le mort
ayant constamment les pieds au levant et la tête au
couchant.
Le inobilier fut~éraireoffre également quelques
particularités que nous ne reverrons plus dans
l'autre région ; on trouve encore, bien que rarement, des bracelets ; les grains des colliers sont plus
fins ;chaque mort a, pour son dernier voyage, des
assiettes rouges ou noires, quelquefois avec des os
de
une lagène remplie de vin et, pour le
boire, une coupelle ou un grand verre allongé
comme les flûtes à champagne ; le tout sans pied.
Cette derniere singularité, nous la remarquerons
dans tous les verres exhumés du cimetière.
Telles furent les fouilles pratiquées au printemps ; elles auraient @te les plus riches, puisque
les sépultures n'avaient pas été violées ; mais le
tassement des terres, le passage fréquent des
chariots, puis les ordres qui pressaient les ouvriers,
ont diminué de beaucoup les richesses archéologiques que ce terrain pouvait fournir. Dès que les
moissons furent commencées, au mois d'août, l'on
ouvrit les tranchées dans le champ voisin du vieux
chemin, et, malgré la difficulté qu'offrait la terre

(64)Voici le campte-rendu fait par M. Barollet : "Le résidu, ayant été dissous
caractères suivants :
1" L'azote d'argent a donné un précipité blanc soluble dans i'moniaque.

dans l'eau bouillante et filtré, a présenté les

2" Avec le meme réactif, la solution a noirci par l'ébullition et donné au fond d u tube un miroir d'argent (caractères distinctifs
des twtrates).
3' Avec i'acide perchlorique, on a un précipité blanc et, avec le perchlorure de platine, un précipité jaune (caractère distinctifs
des sels de potasse).

Donc le résidu n'était autre que du bitnrtre de potasse produit par l'évaporation d u vin laissé dans la bouteille."

211

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

argileuse semée de gros coquillages fossiles, le
premier jour, on avait découvert deux sépultures.
Malheureusement, celles-là, conune tant d'autres,
avaient été violées peu de temps après I'inhumation, et l'on ne faisait que glaner après les
spoliateurs. On trouva, près du vieux chemin, deux
chambres funéraires. L'une ne gardait pas meme
ses murs ; l'on voyait au fond des pierres sciées
dont elle était pavée. L'autre mesurait 2 mètres 10
de longueur sur 2 de largeur ;les murs étaient bien
conservés, mais le inobilier funéraire avait disparu ;
au fond, avec des squelettes, on a releve des
briques striées qui avaient servi au pavage du
caveau ;circonstance à noter, parce que le Châtelet
a fourni beaucoup moins de briques romaines que
de pierres sciées.
C'est egalement dans cette partie du cimetière
que fut trouvé le sarcophage actuellement enfoui
dans la cour du presbytère de Fontaines : il a 2
mètres 10 de longueur ; sa largeur, au pied cornme
à la tete, est de 60 ceiitiinètres ;son épaisseur de 10.
Comme tous les autres cercueils en pierre, il avait
tenté les pillards : aussi, le couvercle était-il en
morceaux et rien n'avait echappé de ce qui pouvait
assouvir la cupidite. Au fond avait éte pratiquée
une ouverture ovale, dans laquelle s'adaptait une
pierre de ineme forme ; le couvercle, bombé
légèrement à l'extérieur, était percé d'un trou rond,
mais obstrué, comme le précédent, par une pierre
semblable à la bonde d'un tonneau. Ces circonstances ne se rencontreront pas dans les sarcophages de
l'époque franque.
La stèle que possède le Musée de Saint-Dizier et
qui porte le nom de MAN?TDIA appartient évidemment à cette partie du cimetiere où sont
inhumés les Gallo-Romains. Un fragment de cette
pierre, la seule que l'on ait trouvée avec inscription,
gardait encore une letre D, la première des deux
initiales de tout monument funéraire : Diis Manibus.
Trois ou quatre paires de bracelets, une fibule
gauloise, quelques autres qui décèlent un travail
assez grossier ; des poteries rouges, noires et
vernissées comme celles de %os : tels sont les
objets, rares d'ailleurs, que cette partie du cimetière
a fournis. Nous devons toutefois noter, coinine
exception, un beau vase en terre noire lustrée dont
les formes rappellent les belles poteries étrusques :
c'est une hydria qui, sur 26 c. de hauteur, en a 47
(65)Mérpr. de I'Acnd.

des Inscriptions, t.

XIII, 781.

de tour à la panse ; le col, depuis la naissance d e
l'anse jusqu'à l'ouverture arrondie et kvasée,
mesure 10 c. Sur la panse, entre deux piquetés
doubles, règne une guirlande de feuilles de lobs.
Cette pièce serait admirable, si l'huinidité du
terrain qui la recelait n'avait un peu terni sa
couverte.
Comne les fouilles ne semblaient donner autant
qu'elles coûtaient, les ouvriers se dirigèrent, le 17
octobre 1883, à cent mètres environ à l'est et ils y
trouvèrent, inais à une plus grande profondeur, des
fosses, parfois superposées, qui leur parurent bien
plus riches que les précédentes : ils étaient dans le
cimetière franc, comme le prouvèrent les armes et
les ornements enfouis dans les sépultures. Beaucoup n'avaient point échappé non plus au pillage ;
d'autres, sans avoir été bouleversées, ne contenaient
que des ossements ; quant aux sarcophages en
pierre, sur les 23 qui furent découverts, deux
seulement avaient été respectés : l'un renfermait le
corps d'un jeune honune, l'autre celui d'un enfant.
Ce dernier, que l'on voit au musée, est particulièrement interessant Le mort, dont la dépouille est si
delicate, avait à la bouche la pièce de monnaie, et à
droite, à portee de la main, un oeuf. Cet attrjbut,
nouveau pour nos contrées, était bien connu de
l'antiquité chrétienne. Saint Augustin (sen. 105)
nous en donne la signification : "Reste l'espérance,
dit-il, qui, ce me semble, peut etre comparée à
l'oeuf. En effet, elle n'est pas parvenue au but ; de
même l'oeuf est quelque chose, mais il n'est pas
encore le poussin." L'oeuf était donc regardé
comne le symbole de la régénération, et particulièrement de la résurrection des corps ; de là l'usage
de manger l'oeuf bénit le jour de Paques. Boldetti
l'a trouvé plus d'une fois dans les Ioctrli des
martyrs. Raoul Rochette egalement, mais il pense
que ce symbole se rapporte à la célébration des
Agapes, où les oeufs étaient le principal ali-

. les ailerons sont viveineni accentués. L'arme ordinaire du Franc était le scramasaxe. Enfin. ressemblent au coutelas des bouchers : leur longueur varie beaucoup. six forces ou ciseaux analogues à ceux qui servent pour la tonte des moutons. deux rainures parallèles au tranchant et au dos de I'instruinent.l'objet porte encore les traces de la dorure. Ce que presque toutes renfermaient. Parmi les ornementç sauvés du pillage. Une petite fibule représentant un oiseau de proie au repos : l'oeil est simulé par un rubis . c'était Le petit couteau. Le cimetière franc a fourni de plus trois pointes de flèches en silex : elles sont de l'epoque néolithique et finement retouchées . généralement en fer avec clous de bronze . dans les premiers siècles du clvistianisme. et la soie.Q~ou Yio<. figurent les grosses plaques et contreplaques de baudrier. aitiçi que le pédoncule qui pénétrait dans la hampe. parmi les ornements. Une agrafe de inelne genre. L'oeil est figuré par un verre . cotnpris des seuls chrétiens auxquels il rappelait. avait quelquefois le quart de la longueur totale. II se portait à la ceinture. par son nom grec IXQYX. Henri Baudot. deux fibules en argent doré représentant le poisson avec le bec d'un oiseau de proie. Qu'il nous suffise de faire observer que les armes y sont nombreuses et que. sur les plats. a trouvé cet objet dans ses fouilles de Charnay. ainsi que le briquet accompagné du silex. Zorqp . mais l'oxyde a presque tout envahi. quelques-unes de ces plaques portaient des arabesques en argent. depuis la hachette gracieusementarquée jusqu'à la hache des bûcherons : on en a recueilli huit environ. On en a recueilli douze.L'OPPIDUM DU CHATELEl inent (65). A la broche de ces fibules adhère encore un fragment de l'étoffe. une fibule assez rare qui représente un animal fantastique à deux têtes replie sur lui-inêine comme la lettre S. et il fait observer que le poisson était. et deux d'entre eux. rehaussé par des verroteries rouges et bleues formant ou la croix ou l'étoile . de 20 centimètres environ avec le manche . La hache ne s'est pas rencontrée si fréquemment. mais elle nous a révélé toutes ses formes. La lance tenait la seconde place . d'une forme plus moderne.parfois la douille retenait encore une partie de la hampe ferrifiée. le pourtour est également orné de six et de huit perles ou verroteries. M. que recouvrait u n manche en bois se terminant par un bouton. quatre ou cinq clefs : tels sont les Clef Zn bronze instruments fournis par certaines sépultures. nous citerons : Deux magnifiques agrafes rondes en bronze plaqué d'or : le centre est conique. Cavedoni préfère la première opinion basée sur les croyances mêmes des chrétiens. de Dijon. la queue par un verre rouge en éventail . Notre but n'est point d'entrer dans le détail des objets fournis par les 140 sépultures explorées dans cette zone. sabre tres épais. inais le tout profondéinent oxydé. coupant d'un seul caté et portant. les initiales du Çauveur : Iq<rOou< Xpia~o<. un symbole très usité. on en a trouvé le même nombre avec une grande variété de formes . mais plaquée en argent et cloisonnée . Six javelots seulement. généralement il était renferme dans une gaine métallique.

sans pied. Le Chatelet a cependant fourni. ANASTASIVS AVG. que l'on rencontre tres peu dans les collections ordinajres. ne pouvait remonter au-delà du IVe siècle. et en cite d'autres spécimens recueillis à Oberflacht et reproduits par M. plus ou inoins régulièrement. de Londres. tels sont les échantillons les plus communs dans les sépultures. ni dans les ouvrages de l'abbé Cochet. est orné. A quelle époque faut-il attribuer ces sépultures ? Nous avons vu que la partie N. un vase assez rare. Celle d'Athalaric nous est plus connue. et sur lequel la croix est gravée. D. ne tenant debout que par un prodige de statique . et par le capitaine Von Durrich. d'une gerbe de cinq feuilles partant d'un demi-cercle appuyé sur le rebord. et accostée aux angles de deux autres bouquets plus petits .. s'est rencontré deux fois dans les dépendances du Châtelet. Coinme la base est arrondie. ce que prouve. Le poids de ce brûle-parfums est de 56 grammes. six petites croix. on pourrait se demander la raison de cette rareté .JVSTINVS AVG. au rebord grossier. Un petit récipient carré. avec le revers : D. des urnes à panse renflée avec étranglement du col.N. près des vertèbres sur lesquelles gisaient encore les fragments. nous devons mentionner la ceinture en fer que la patiente habile* de notre Conservateur du inusée a si bien reconstituée. et coulé comme le précédent. il fallait que cet objet repos% sur un support. et la gueule est ouverte. avec ces mots au revers : D. le rebord fortement accusé. symboliques tous les deux. de petites cruches avec ouverture tréflée. attendu que ce prince rkgna sur les Goths de 526 à 534. vers la fin de l'aqueduc et dans le cimetière. le tout en relief sensible au toucher. C'est une rareté que très peu de vitrines possèdent et que les fouilles ne doment que par exception. Baudot sur Charnay. sans ornements. roi des Goths. D'autres documents nous éclairent sur la religion des hommes qui furent inhumés dans cette zone. Notre musée en peut offrir de charmants échantillons et merveilleusement restaurés. le inêine signe se trouve ou gravé ou produit en relief par quatre pierres triangulaires dont le sommet . L'abbé Cochet pense que l'animal est un ver de terre . comme le prouve le bel échantillon que possède la Bibliothèque nationale. N. BADVILA RIX.. D. de chaque coté. On a trouve la forme exacte de nos vulgaires encriers avec la légère torsion des côtes. nous avons recueilli une plaque de ceinturon en bronze ornementée dans le goût des Francs. nous reporte à l'an 526. surtout dans le terrain argileux où l'humidité se fait mieux sentir (67). nous possédons également un témoignage irrécusable : deux momaies d'argent.L'OPPIDUM DU CHATELFî rouge. c'était la lampe de nos veilleuses. Elle a été trouvée à la place qu'elle occupait. Sur deux bagues. On l'a trouvée dans la bouche du mort. Pour un objet de premiere nécessité. D'autres fois. il a trouvé le même objet dans son riche cimetière d'Envermeu. que nous avons tout lieu de prendre pour un brûle-parfums. La céramique des Francs est connue : des vases arrondis. sur laquelle ont été gravées. connu seulement par la numismatique. de Stuttgard (66). Il résulte de la découverte de ces deux pièces que le cimetière d'où elles sont tirées a servi jusqu'au VIe siècle au moins. Voilà pour le luxe des Francs. Bien qu'elle soit loin de rentrer dans cette catégorie. N. Wylie. dans l'exemplaire provenant de l'aqueduc. ATHALARICVS RD( . une gourde noire légèrement sigillée.. Mais le verre semblait s'assouplir entre les mains des Francs : ils le traitaient avec une adresse qui luttait heureusement contre la fragilité de la matière. cette matière ne pouvait se conserver longtemps. c'était une coupelle évasée. autrement on en coinprendrait difficilement l'usage.-E. L'extérieur. du reste. Outre l'oeuf et le poisson. Cette monnaie de Baduila. Deux ou trois peignes en os seulement ont été recueillis dans le cimetière. le traverse dans sa longueur. une anse massive.-O. ni dans la belle étude de H. l'une l'effigie de l'empereur Justin. mais avec une telle ténuité qu'il serablerait que le verre se réduisit en poussière sous les doigts. de longueur sur deux et demi de largeur et de hauteur . l'autre a l'effigie d'Anastase. L'autre est beaucoup plus léger. Pour la partie S. Celle-ci devait s'appliquer sur une étoffe ou sur du cuir . sous la main patiente de notre Conservateur. mais il en existait en bois. JI mesure 4 c. legèreinent arquée.N. Or. mais que nous n'avons jamais vu reproduit.

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. quand il fut oblige de se retirer. Baudot. Une des fibules fournies par les dernières explorations porte également la croix en relief sur le champ avec une pierre au centre et quatre aux extrémités. Les objets analogues trouvés par M. c'est que le Châtelet. un oppidum fourni de tout ce qui peut servir à des habitants exposes le plus souvent aux hasards de la guerre .aboutit à un point central. sont attribués à l'ère chrétienne par ce savant archeolo@"J. non loin du menhir dressé depuis des siecles par les antiques habitants de la Gaule. . elle se reconstruisit partiellement dans la vallée. La conclusion qui ine semble ressortir de ce que nous avons vu. ruinee probablement par les hordes d'Attila. que. devint.Puissent de nouvelles explorations nous apporter la certitude sur tant de points qui ne sont encore que des hypothèses ! FW. dont les monnaies se retrouvent à une certaine profondeur. qui fut d'abord une place de refuge pour les Gaulois. mais conserva son champ de repos dans les lieux élevés. grâce à son heureuse position. au pied du Chatelet. sous les Romains. à Charnay. selon la coutume des Francs.

Nom de l'oppidum Ch. Ivoire et os Ch. Numismatique du Châtlet Ch. Bains publics Ch. Cimetière à 1'E. VIE. Introduction Ch. etc Ch. du Châtelet . II. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELB TABLE. XIX. XVII. XI. XII. N. X. Résultats des fouilles du Châtelet Ch. Objets en bronze servant à la parure. VU. Industrie du Châtelet Ch. Pierres gravées. etc Ch. XIII. XN. Métaux précieux Ch.A. Industrie des métaux Ch. Le Châtelet au XVIIIe siècle Ch. XX. IX. III. XV. Aqueduc Ch. Haute-Borne Ch. XVI. Edifices religieux Ch. Substructions voisines du Châtelet Ch. XVIII. Citernes et puits Ch. V. Sculpture et statuaire Ch. Céramique Ch. 1. VI. Habitations particulières Ch.

de 1772 à 1840. avec son piédestal. au profil droit. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. par un trou circulaire foré à la virole. le collaborateur de Phidias. Auguste NICAISE. O. Je l'ai fait reproduire par la photographie à moitié de sa grandeur réelle et sous trois aspects : de face. on reconnait les inêmes qualités que dans notre buste : simplicité. Sur cette statue de Tchinli-Kiosk. ou d'Alcamène. la largeur du style. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur . elle n'en frappe pas moins par sa beaute que par la simplicité. et qui vécut vers la quatre-vingt-huitième olympiade. Reynach deux statues de bronze mutilées. il le retrouve seulement dans trois oeuvres produites de 480 à 430 avant notre ère. M. caracteriser les oeuvres de certains sculpteurs de l'école attique. c'est-à-dire au cinquieme ou au quatrième siècle avant notre ere. dont la chevelure est composée de mèches en tire-bouchons. Quel est le personnage représenté ? Est-ce Pâris. collees sur le Crane. de profil tourné à droite. néaninoins il me paraît assez ineressant pour @tresignalé et étudié. Elle nous retrace un monument qui pourrait être classé au plus beau temps de l'art grec. c'est-à-dire dans une période de cinquante années. terminées par un trou semblable à celles de notre buste. Ce procédé m'a paru. pour la plupart.ETUDE UN BUSTE ANTIQUE EN MARBRE.) Dans la figure inclinée du personnage. une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie du front. Que cette oeuvre soit un original ou une copie même réduite. au premier examen. attestée aujourd'hui seulement par une tradition. Rayet constate l'application à la stahiaire du bronze de ce procedé d'arrangement de la chevelure. Le Châtelet est situé sur le territoire de Fontaines-sur-Marne. Apollon. et vu par-derrière. ii mesure. j'ai fait entrer dans mes collections un buste en inarbre acheté à Saint-Dizier et qu'on m'a dit avoir @tédécouvert à la fin du dix-huitième siècle. Rayet. année 1883. étudiant d'après le catalogue de M. planche 1. Dionysos jeune ? Est-ce un person- nage de fantaisie. Ces trois oeuvres sont : L'Harmodios du groupe en bronze des tyran- . à quelques lieues de SaintDizier (Haute-Marne). entrées au musée de Tchinli-Kiosk vers 1778. Conespondant du Ministère de l'Instruction Publique II y a quelques années. vingt-huit centimètres d e hauteur. décrit un personnage qu'il pense &tre un athlète vainqueur. la souplesse. qui appartient originairement à la sculpture en inarbre. et représente un personnage jeune. M. celle de Myron. La provenance d e ce buste. manque de certitude . élégance du nod de lé. publié dans la Gazeffe nrchéologique. largeur. dans un travail intitulé : Frngments de sfafues de b m z e du musée de Consfnntinople. n'appartenant ni à la mythologie ni à l'histoire ? J'ai été frappé surtout de l'arrangement de la chevelure et du procédé employé pour terminer les boucles qui la coinposent par un trou circulaire. (Gazette nrchéologiqire. comme Phidias. année 1883. enroulées en tire-bouchons et terminées. En effet. élève. de l'argien Agéladas. dans les fouilles de la ville gallo-romaine explorée au Châtelet.

mais il est possible cependant qu'il ait été découvert à cette époque et dans les memes travaux d'exploration. si l'on s'en réfère aux travaux de Grignon et de l'abbé Phulpin. et dont le terrain du Châtelet a longtemps recouvert les remarquables vestiges ? Il n'y a là rien d'impossible . ensuite dans la Gaule par quelque Romain ami des arts. de brome. aurait-elle pu arriver dans cette cité où brillait la civilisation galloromaine. Une oeuvre grecque. des monnaies d'or. Aussi avancerai-je. Mon unique but était de me former une collection de médailles. à la page 8 de l'introduction de ses Etudes archéologiques. "Beaucoup de ces objets furent rejetés dans les tranchees. une des plus intéressantes qui aient encore eu lieu dans le sol de la Gaule romaine. en bronze. et qui a été l'objet de restaurations assez habilement exécutées à la fin du dix-huitième siecle ou au commencement de celui-ci. des vases. . 11 n'existait pas encore de ces associations scientifiques qui font actuellement la gloire de notre beau pays. car on peut dire des oeuvres d'art de tous les temps ce qu'on a écrit des livres : Habent sun fnfa. En effet. Des objets ont donc pu être dérobés et vendus en secret par les ouvriers. Airssi jefaisnis par de cm de fout ce qui n'était pas relntif à cet objet. par le nombre.573 toises : dix-neuf rues. d'argent. sans que Grignon en ait connu l'existence. original ou copie. des places spacieuses. une très grande construction destinée aux bains publics. la variéte. signalé ou dessiné par Grignon. que je n'attachais pas une bien grande importance aux divers objets que je rencontrai dans le cours de mes premiers travaux. des oeuvres d'art. ce buste a pu être découvert par I'abbé Phulpin et donné à une personne de la région dont Saint-Dizier fait partie. I'abbé Pl-rulpin marque encore ce défaut de surveillance. dix édicules. amenée d'abord en Italie. d'autres ont été donnéç à plusieurs personnes. D'autre part. sans trop de honte.BUSTE EN >MARBRE jusqu'a cette époque embrassaient une étendue totale de 8. A la page 37 de la publication. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique. trente-huit maisons. Le buste en marbre qui fait partie de notre collection n'a point été. l'abbé Phulpin s'exprime ainsi : "A l'époque où je fis mes fouilles. son continuateur. que nous sachions. constate que les fouilles étaient mal surveillées. l'importance des objets découverts. le continuateur des fouilles de Grignon de 1785 à 1840. Des statues et statuettes en pierre. A la page 1W de la même publication. car j'étais loin de penser qu'un jour je me verrais engagé d'une mani6re pressante à publier le résultat de mes recherches". avaient été découverts depuis la publication des premières fouilles. L'abbé Phulpin a donc pu donner à un curieux ou à un amateur ce buste. ont été trouves dans cette exploration. en terre cuite. un grand temple. et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire . découvert mutilé. I'abbé Phulpin.

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un double anneau au revers. entigrement nue. Ehrde sur les monnaies recueillie5 au Chrîtelet de Bovioles de 1802 à 1874. de la main droite. Bull. Patine sombre (32947) Cette statuette découverte en 1774 par Grignon au lieu-dit Le Chatelet près de Saint-Dizier. Trésor de Petrossa. no 1&2 . p. p.. Arts et métiers des anciens. elle étend autour de son sein une large zone dont elle tient l'extrémité roulée . 46.X. époque à laquelle elle est entrée à ST Germain par voie d'échange. 1. épigr.Odobesco. 85 . E. comme la plupart des figurines de même provenance. T. Mowat. Cette figurine est fixée sur une petite base qui se termine par derrière en un anneau .VENUS PUDIQUE. Description raisonnée du Musée de St-Germain en Laye. 66 .129. 2? partie. -Haut. puis au Musée du Louvre juçqu'en 1892. gauloise du nord ouest de la France. pl. p. 1. Longperier I'a décrite comme il suit : Venus debout. comme plusieurs d'entre elles. et présente aussi. 85 . Bronzes figurés de la Gaule romaine par Salomon REINACH 5- EXTRAITS JUPITER A LA ROUE.. des farilles du Chfitelet. 4. pl. 1891. 1 Longperier. Le dieu tient le foudre de la main droite et s'appuie de la main gauche sur une roue six rayons. 0. LAMBERT. Haut.llm Cette grossière imitation du type de la Vénus dite des Médicis a &te découverte en 1774 au Châtelet.270 et 281. Essai sur la numism.(Paris-Firmin Didot sans date).62. Antiquités Nationales. Grignon-Bull. Grivaud de la Vincelle et Durand Puis le Louvre jusqu'en1892. p.Westdeutsche Zeit-Scltnft. 33. no 14 .. Grivaud de la Vincelle. Sur l'épaule droite et dans Vanneau supérieur est passé un autre anneau de laiton qui porte neuf petits S en bronze mince. sa tête est ceinte d'une stéphanée . à travers lequel on pouvait faire passer un support.76. 113. pl. XiX.14111. a figuré d'abord dans les collections de Grivaud de la Vincelle et de Durand. . X N . 1819.(32953). Maxe Werly. n? 4. t. fig. 1774 pl. et a fait partie des cabinets Tersan. Elle est d'un style grossier. par Grignon . Notice. 0.

Notice des Bronzes.L. Patine sombre. pi. 0. Notice des bronzes. Le grnnd temple du Puy-de-Dôme. Le dieu qui semble courbe par l'age. 47-(32954). Un anneau fixé au dos. no 2 . 385 (mauvaise gravure) .-Haut. 1869. p. Longpérier a reconnu dans la statuette qui nous occupe l'Hercule Ogmios que Lucien mentionne chez les gaulois. 163. dont il ne reste qu'une partie. REINACH placé sur le dos de la déesse. P. Art et Métiers des nnciens. Pl. (Cefte çfnhie#e mmtionii& comme p i m e n m ~ fdii Chfitelet Hnilte-Mni7ze pmvimlt en rénlifé de In M ~ I S ~L.065111 Méine provenance que la statuette précédente.059rn. Longperier. Longpérier.Colonne en pierre. p. no 116 . 43. le mêine. Sur le flan gauche sont deux anneaux analogues à ceux que portent le Jupiter. 1849 p. p...09m de la base (qui est antique). il0 1) 135-(32959) HERCULE DEBOUT. la Vénus et l'Hercule Grivaud. Notice des bronzes. . p.) . Les deux mains sont ouvertes pour recevoir des attributs qui manquent.Haut. un arc. l'abbé Cnmpion de Tersnn (Paris 1819) p. Notice des Bronzes. S.031~1. correspond à un autre anneau à la base. 0. Catalogue des objets d'antiquité et de curiosité qui composnient ln cnbinet de fac M .N. no 161. de la statuette.Buste de VENUS. p. 0.. CIX.094m. no 853. Mêine provenance que les précédentes. no 162 63-(32955) MERCURE DEBOUT. Longpérier. les yeux sont évidés.BRONZES FIGURES DU M. lm. porte une massue. Longpérier. 0.A. Ce bronze . avec une couronne en relief) 0. 270-(32960) SANGLIER. CI. CIX . CIX. Archéol. p. disposition que présentent aussi le Jupiter et la Vénus du Châtelet. un carquois et l'on 291-(27047) TAUREAU AU REPOS. 0. . 0. Rpvtte Arcl7éol.-Haut.Haut. de la figurine. (Grivaud. 49.041m de la base antique. P. 37.I. no 217 aperçoit la dépouille du lion sur son épaule gauche.Haut.. Monceaux. parait de travail gaulois et a été employé à la décoration d'un trépied ou de quelque ustensile du inême genre. Même provenance que les précédentes. M&meprovenance que les precedentes. découverte par Grignon au Chatelet. Arts et metiers des anciens. 222 . . Arts et métiers des nnciens 1819 pl. Notice des Bronzes. (Note 100) TRONCS ET TIRELIRES (d'aprks Longpérier Rev. %.045111. Arts et Métiers pl. 20. no 448 . avec tronc pour les offrandes.36.. no 1 . Longpérier. Grivaud de la Vincelle. est d'un très grossier et certainement indigène. Grivaud.

probablement funéraire (fig. et qui s'étend au moins sur 40 m . Les sarcophages. qui dura sans doute assez longtemps. pièces décorées de feuilles d'acanthe. .et à quelques centaines de mètres de ce dernier site. l'attention avait d'ailleurs été attirée sur le site par de récentes trouvailles de surface (silex. 3). 6). composé de céramique et d'objets métalliques. avec les angles . La présence sur tout le site d'éclats de silex indique qu'il fut occupé dès le Neolithique . Vingt-deux sépultures ont été étudiées.40 m à 4. semble-t-il. à l'exception de deux sarcophages. M. D'importants fragments architechiraux (fig. inscription --M / --. Postérieurement. tête féminine en calcaire tendre (fig.INFORMATIONS ARCHÉOLOGIQUES SUR FONTAINES-SUR-MARNE FONTAINES-SUR-MARNE a) Au lieu-dit Derrière la Grange. s'est prolongée après la construction d'un mur au travers de la zone. contenait deux incinérations assez bouleversées. qui paraissent dater du l e r S. etait celle d'une nécropole dépendant de la ville installée au Chatelet-de-Gourzon. matériel en os. elles contenaient les restes de 28 individus. aujourd'hui très dispersé. visiblement déplacés. diversement orientés et situées à une profondeur variable (7 inhumations superficielles. qui n'est pas exactement parallèle au mur (fig. sont tous deux des monolithes en pierre de Çavonnières. faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure. plastiques et épigraphiques (fig. 5 a et b). L'utilisation du cimetière. II est vraisemblable que la zone fouillée. sans couvercle. 1). lion mutilé. attestant une occupation plus ou moins continue depuis le Néolithique final. 1.770 m). ont été dégagés . Une partie importante de la zone fouillée paraît avoir eu une destination funéraire .78 in et 1. à la construction de ce inur fut installee une canalisation dont le tracé est matérialisé par une ligne de frettes.selon un rite incinérant : des fragments de dolium renfermaient un mobilier. Gaillet a effectué en 1965 des sondages.-C. 4 a et b). 2). stèle d'Epona. délimité par une ceinture de pierres sèches (fig.(fig.mais l'élément gallo-romain le plus frappant est un long mur dégagé sur plus de 15 m. b) A Ln Fmse-Briot. ils renvoient à un contexte urbain assez évolué : fragments de colonnes. 4 b). Un enclos funéraire à peu pr6s carré (longueur extérieure : 4. notamment des fragments architecturaux.de Naix au Chatelet . ap.91 m.NIMEN --. nombreux tessons). suivis en 1966 d'une première campagne de fouilles. 1 3 à moyenne profondeur. Creusées dans le calcaire ou établies en pleine terre. les labours profonds ont fait apparaître des vestiges antiques. M M .inégalement conservé et de destination encore incertaine. longs de l. Sur une aire voisine de la voie. 2 sépultures profondes). à proximité de la voie. où un labour profond avait mis au jour un sarcophage . objets de métal. en bordure du chemin dit "la voie romaine" . dont les résulta& ne peuvent @ireprésentés que très succinctement. L'absence presque complète de inobilier et le bouleversement du site rendent malaisée l'interprétation chronologique. Gaillet et Richard ont pratiqué une fouille de sauvetage dans le cimetière mérovingien déjà connu.

FREZOULS II\'FORMATIONS ARCHEOLOGIQUES 1.E.Lesfiettes le loirs dii grn11d nrrrr. Fonfni~ies-siri-Mnnze. .

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20 m). du long mur. ouvert à l'ouest (fig. Le long mur précédemment découvert se prolonge à l'o.50 x 4. des déchets de forge. qui est encore sur une zone funéraire. M. en 1967 et 1%8. 1967. 8) et la canalisation qui le suit continue au-delà : 6 nouvelles frettes en fer ont été trouvées. de nombreux tessons appartenant notamment à une marmite à trois pieds en craquelée bleutée et une monnaie d'argent de Trajan. la fouille entreprise en 1966 (1). notamment orangés. un fragment de sarcophage en pierre. la découverte de deux tombes : outre de nombreux tessons.. la fouille n'a livré aucune sépulture ni aucune structure autre que des alignements de pierres peu explicites et un fosse comble en bordure de la voie. profondeur : 1. en bordure de la "voie romaine" de Naix au Châtelet. clous. clous. un fond de cabane de forme irrégulière (largeur moyenne : 230 m . fibules et monnaies dont un bronze de Tibère à l'autel de Lyon. en 1968. Plus à l'ouest.E. Gaillet a pu degager. a dû &ire violée anciennement. A prorimité a @té identifié un très large fossé nord-sud en V évase (largeur : 10 m . et dont les fondations sont faites de petites pierres placées en oblique. Sur l'ensemble de la 1) Cf. nombreux tessons. 2% et s.p. M. profondeur maxi~naie : 0. b) Des travaux routiers ont amené. 7). . céramique abondante et variée (fragments de dolium notamment). contenant des plaques de couverture en calcaire scié. c) A l'occasion de la rectification de la route en bordure de la colline du Chitelet. fragments de métal et de verre. sur 230 m (fig. A quelques mètres au S. sans doute unique. un vase de céramique et un autre de verre.22 m).30 m) : parmi un matériel varil une fibule du type militaire et un fragment de sculpture. un enclos funéraire quadrangulaire (4. 4 incinérations qui semblent dater de la première moitié du ler S. 226 fouille. FREZOULS IhVORMATIONS ARCHEOLOGIQUES FONTAINEÇSUR-MARNE a) Au lieu-dit Ln Fosse-Briot. fibule) : la sépulture. étaient accompagnées de mobilier : épingle et fibule en bronze. monnaie. XXV. Au voisinage. dont 3 portent des marques. Gallia. quoique la nécropole se poursuive. et à proximité de ce dernier site. Gaillet a poursuivi. en 1968. A proximité. au lieu-dit Les Plantes. renfermait un matériel pauvre et dispersé (tessons. un fragment de peigne en os. orienté nord-sud-est-ouest.

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FREZOULS ~.INFOR~MATIONS ARCHEOLOGIQUES E. .<+. . S.. -. Coiitinlrntion dir long mir7 décoiroert ni 1966. Ln Fosse Bliot..Fo~ifnines-a~r-Mnr17e. .A .

Y. GAILLET LA FOSSE BRIOT 9 pour F i g 1.3: I 5 40 45 24 .2.

leur étude n'est pas terminée. nous pouvons déjà dire : . avec l'inscription L AVREL .rencontre d'un enclos funéraire rectangulaire fait d'une ceinture de pierres sèches (dimensions extérieures : 4. . des ossements calcinés. etc. etc.) rencontrés. présence d'un long mur (nous l'avons dégagé sur plus de 20 m). qui est ensuite numéroté et ensaché. un petit vase presque complet (fig. mise de plusieurs morceaux de dolium se recouvrant . Des labours avaient remonté d'une part quelques objets en silex (en particulier quelques pointes de flèches) et d'autre part de nombreux élements romains : fragment d'inscription (MON : Monumentum.6 ln). en indiquant la profondeur de chaque objet. une autre incinération : un fond de vase gris. en laissant une bande sur deux cûtés des carrés pour y observer les éventuelles variations de teintes des terres. La fouille exécutée sur le même lieu.Mémoires de la Société des Lettres de Saint-Dizier. LA FOSSE BRIOS FONTAINES SUR MARNE FOUILLES 1966 par Yvon GAILLET En 1965 et 1966. 1967. Le ramassage en surface de nombreux petits déchets de taille de silex nous fait présumer l'existence la Fosse-Briot d'une petite station du néolithique final. deux incinérations très bouleversées et une belle hache polie en silex (fig.. L'équipe 1966 était composée d'adultes ayant participé plusieurs années de suite à des fouilles dans des départements voisins (Marne et Ardennes) et encadrant des adolescents et jeunes gens des villages de Fontaines. photos et notes. dep8t des restes de l'incineration. déposee sur les cendres brûlantes qui l'ont fait fondre en partie et se gondoler. 5) et d'un petit couteau (fig. lieu "La FosseBriot" parcelle 697. grâce à la bienveillance de Monsieur Klébert Adam. en bordure de la voie romaine Nasium -le Châtelet. . Sommeville et Chevillon.nous y avons découvert des incinérations intéressantes : pose d'un fragment de dolium (gros vase). pierres. clous.. au-dessus. l). et pardessus. J. 7). fonds.. Nous avons quadrillé le terrain en carrés de 4 mètres de cûté. A l'intérieur. Repérage. figure 2). a prouvé l'existence d'un cimetière à incinerations datant de la première époque de la ville gallo-romaine du Châtelet.). la présence de nombreuses pierres. d'une perle (fig.. Bien entendu. ces deux objets étant de tradition gauloise. puis report sur papier millimétré de tous les vestiges (tessons.en bordure Nord. d'une monnaie d'Agrippa portant une contremarque de circulation (12 av. 3). pages 7-9. puis fouillé en descendant par couches minces. à Fontaines-sur-Marne. Notre ami René Fulbert participait aussi aux travaux. A noter au nord de ce mur.le cimetière a déjà été fouillé. d'une monnaie de l'empereur Commode frappée en 179 montrant d'un cûM la tête laurée de l'Empereur regardant vers la droite. une représentation d'Epona sur pierre (fig. de quelques os calcinés. Tout le matériel archéologique a été nettoyé. Découverte par ailleurs d'un fragment de fibule en bronze (fig. dont une inscription funkraire incomplète (fig. il y a probablement fort longtemps par des récupérateurs de inétaux (tessons très dispersés). . 4) et une petite fiole en verre. nom- breux croquis. Cependant. 6). 8). tome 1. nous avons concentré notre activité sur un site archéologique jusque-là inconnu.-C. les tessons susceptibles d'apporter des indices de datation (rebords. décors) ont été dessin&. des fragments de vases.7 m sur 4.

GAILLET COMMODVS AVG (TROP) LLLL et de l'autre CM. qui est incontestablement LA FOSSE BRlOT plus recente que le mur. . En résumé. Pallas debout mettant un grain d'encens dans la flamine d'un autel à parfum. découverte des restes d'une conduite à eau qui était à l'origine fermée de iuyaux en bois.Y .aussi au nord du mur. et appuyee sur un bouclier une haste reposant sur son bras gauche avec l'inscription IMP LLL (COS LL PP) S C. allait probablement de la prise d'eau antique jusqu'à la ville du Châtelet. réunis par des frettes ou anneaux en fer de 9 à 10 cm de diamètre. La fouille de l'été 1967 doit apporter d'intéressantes précisions sur plusieurs points. de longueurs variables. les travaux ont prouvé une occupation de la Fosse-Briot aux ler et 2èine siècles de notre ère. Je signale dès maintenant que les résultats des recherches seront publiés dans les CAHIERS HAüT-MARNAIS. . La conduite.

348. 37. p. en faisant valoir. QUI EST EPONE ? Pour affirmer qu'Epone est une divinité celtique. une petite enclume pour faire 1903. elle est une divinité ayant un r81e de protection beaucoup plus large. "Contiibiition c i l'éhide des divinité. LES EPONES DU CHATELET Le Musée Du Breuil de Langres possède. Epone est surtout une divinité funéraire (5).). une pioche dont l'oeillet d'emmanchage manque. dans Ogmn. LAMBRECHTS. . Decouverte d'une applique en bronze. une sorte de marteau terminé en pointe.. plusieurs arguments : . (l Salomon ) REINACH. . un marteau de forgeron. . p.Les Cahiers Haut-Mamais no Yi . Tome II. Revue Archéologique. une grosse monnaie d'Antonin le Pieux (milieu du 2e siècle après J. celtiques". une masse en fer détériorée par le temps. les archéologues Sont d'accord.d'autres y voient une deesse des sources (3) . jadis générale. Devant Paul.les représentations d'Epone ont la m@meaire de dispersion que celles du Jupiter gaulois (2). (3) Billlefin du Musée Hisforiqiie de Toirloilse.pour les uns. 1913. (5) Fernand BENOIT. (4) P. "Epona funéraire". . et est assimilée aux déesses-mères (4) . d'un fragment de poterie avec trous. enfin. son mur n'est conservé qu'au Sud-Ouest. dans la collection que Colson Régis légua l'Etat. Mais il y a des divergences en ce qui concerne les attributions exactes d'Epone : . A 2 mètres. nous recueillons un fer de lance ordinaire.un fait typique : Epone monte à cheval. je trouve une monnaie (moyen-bronze) avec pour revers une chrisme. . communication à la Sociéte pour le progrés des etudes philologiques et historiques de Bruxelles. des écuries et des cavaliers. Epone est la protectrice des chevaux. 31 août : nous fouillons. papa trouve une Epone assez barbare.maintenant. pièce importante du Bas-Empire. (2) P. muti:& et fruste. arme magnifique bien conservée. ce qui n'est le cas pour aucune divinif? grecque ou romaine . racontées dans les notes Colson inédites : "28 août 1903 : découverte d'une citerne au Châtelet. publiee dans Latomils. je trouve un fer de lance triangulaire. . tome 11. quatre représentations de la déesse Epone provenant du Châtelet. Y. Camille JIJLLIAN. la citerne a été remplie presque exclusivement avec des pierres. le 14 novembre 1948. "La colonne au Dieucavalier et le culte des sources". parmi un remblai informe.une explication etyrnologique : ép = cheval (1) .. Histoire de la Gaule. les uns ou les autres. pages 170 et suivantes. mais qui n'est pas moins intéressante. LAMBRECHTS. pages 333-336.pour quelques-uns. papa et moi.4e trimestre 1%7 (pages 210-214) LES EPONES DE FONTAINES ET DU CHATELET P" Yvon GAILLET La découverte en 1%5 d'une Epone à Fontainessur-Marne nous donne l'occasion de réexaminer les autres Epones trouvées à différentes reprises au tout proche Châtelet. Cette acception. T.-C. 1) Petite. les archeologues pensent qu'outre la possibilité d'atkibutions particulières comme celles citées ci-dessus. 29 août : à 15 m. p. Le ler septembre. Jusqu'à cette profondeur. 124. s'est restreinte . 1949. XVU. Voici les circonstances de la découverte. T.

n? 4740). sous le poitrail d u cheval. 2) Belle mais endommagee. no 4738. couverte d'une couche d'oxyde.u n attribut qu'elle tient à la main droite n'est plus reconnaissable" (Espérandieu. dans une citerne Les deux Epones dont nous allons maintenant parler sont interessarites du fait que Colson a laissé des notes inédites concernant les circonstances d e leur découverte. Recileü g é n h d des bm-relief..." Cette Epone est-elle celle qu'Espérandieu publie dans son monuinental ouvrage sur la statuaire de la Gaule Romaine ? (6). Autour de ce squelette et même sur lui. bien connu pour son ouvrage "Les niltes indigènes des Lingo>isr' et dans laquelle il est dit que près du squelette avaient et@aouvees une douzaine de moimaies (Colson en indique 17) et que "ce squelette portait au cou un petit medaillon de bronze representant un auriga". de Constance Il et autres Mais la trouvaille empereurs de 320 à 352 ap. en plus. de Constant. de grosses pierres de taille provenant d'auges et peut-être de la partie supérieure du mur avaient rempli l'orifice. Au-dessous du squelette. vêtue d'une tunique longue. 1975. . De cette petite Epone. J-C. ll semble donc que la citerne était abandonnée et servait de puisard. ne sont plus reconnaissables". T . vêtue d'une tunique longue et d'un manteau. à droite. Cette autre sculpture (fig. Conunent expliquer la présence de ce squelette dans la citerne ? Accident ou crime ? (Jamais les Romains n'enterraient à l'intérieur des villes. dont je donne un dessin (fig. le relief qui avait été obtenu par repoussé. Est-ce u n quadrige traîné par quatre chevaux avec. sont places devant le char . Après un long travail. -Une citerne comme tant d'aubes. reposait u n squelette d'adulte. comme personnage.3 m. La sculpture est fruste et les attributs. assise. allant l'un à droite. (9) P. tome Dl. je recueillis 17 monnaies de Constantin.. A remarquer. quand le cadavre y fut jeté et les grasses pierres n'avaient eu d'autre but que de combler (6) E. la présence d'une colonne. Peut-être s'est-elle désagregee dans les annees qui ont suivi sa decouverte.à la partie supérieure de cette citerne.. nous abandonnons la fouille. fig. les couches de remblai. sur chacun des cgtés. Colson Roger (en realité Régis). est assise à gauche.. 11 est vrai qu'Espérandieu affirme que I'Epona dont il donne une photo a été découverte en 1895 (et non en 1903). Lambrechts transmit dans i'article cite au renvoi no 2 ci-dessus. (8) On ne sait ce qu'est devenue cette plaquette. statues et bustes de ln Gmlle Romaine.la déesse avait la main gauche sur le cou de sa monture . 3) Deux d'un coup. (7) Colson ne donne pas l'emplacement de la citerne.. sur une jument marchant à droite . parfaitement conservé et légèrement replié. un autre animal. vue de dos (phot. 251. capitale fut une petite plaquette en bronze. dans les jardins ou une cour). et très mince (8). je rencontrai les premiers rangs de rnoellons qui forment la paroi de la citerne jusqu'à ce que le roc soit assez solide pour remplacer celle-ci . l).. parut assez distinctement : u n personnage debout sur u n char. Un dessin de cette statuette a été publie dans le "Répertoire de la statuaire grecque et romaine de Wornon Reinach". D e w animaux. 1) et une photographie. 2. Marne (il faut lire Haute-Marne). je découvris (au Châtelet) une citerne que je ne pus explorer entièrement (7). désespérant d'arriver au fond . découverte d'une monnaie gauloise).Un peu plus bas. semblant aitele à ce char. Parvenus à une profondeur de 5.. partie de la lettre que lui avait adressee le chanoine Drioux. mais des recoupements permettent de penser que cette citerne se trouve à une cinquantaine de mètres de la limite du cimetière merovingien implanté au Châtelet sur des r d e s romaines. Les premiers résultats furent très intéressants : à une petite distance d u sol. p. d'une épaisseur de deux mètres. un Auriga (cocher) ou une Epona ? (9)... sur une jument marchant à gauche. de dépotoir. l'autre à gauche. "Pendant les vacances de Pâques 1914. . . mais il dit aussi qu'il a vu la statue à Sommeville. entières.EPONES DU CHATELET des clous.. 2) est "Epona. Espérandieu donne la description suivante : "Hauteur : 24 cm. qui semblaient avoir été jetées intentionnellement. chez M. FSPERANDIEU. ne contenaient aucune pierre d e grosseur moyenne mais paraissaient formées de terre végétale entrainée par les eaux de ruissellement (dans ces terres. et pourtant . que tenait peut-être Epona. Sous ces pierres. Vi.. Epona.

EPONEÇ DU CHATELET Y.GAILLET LES EPONES DU CHATELET j I \ ! i . 233 .

(12) Au Châtelet. le sujet nous donne une déception. %us celles-ci.. Par contre. Je reprends mes chères recherches en août 1915. la guerre éclate." Remarques sur les Epones découvertes en 1915 : Nous soinmes en présence de deux stèlesmaisons.Y. epaisses. inon père rencontre une pierre ayant la forme d'un tombeau étrusque. 234 . car le personnage assis sur un cheval ridicule. et l'absence de vases usuels fait supposer que la citerne était assez éloignée de toute habitation (10). peut-&tre peu de temps avant la seconde destruction de la ville .. n'est qu'une caricature. -Problèmes.La céramique découverte dans la citerne est peu riche. date de la première dévastation de la ville gallo-romaine. C'est à ce moinent que le cadavre fut jeté dans l'excavation et la citerne fut rebouchée. . un beau bas-relief représente Epone à cheval et posant ses pieds sur une colonne (voir les figures et photo no 3). trois autres citernes ont été explorées. .il est facile de rétablir par la pensee la façade de l'édifice. GAILLET EPOIVES DU CHATELET rapidement l'excavation .serait-ce Epona ? . Colson ecrit : "5 septembre 1915 : decouverte d'un vase à cinq compressions (vase godrome) presque intact. les terres entraînées par les eaux remplirent celle-ci jusqu'à une profondeur de 120 m. parmi de nombreux débris d'auges et de pierres de taille.lO m.. à creuser : Une question se pose : à quelle époque la citerne fut-elle construite ? Nous ne sommes hélas pas allés au fond de la citerne (11) .. ce fait s'est passé après l'année 350.. et dans le voisinage. A noter que bon nombre de citernes et puits explor6s au Châtelet ne l'ont et6 que partiellement.. des cours et des hangars. l'exploration fut remise au inois d'août. nous décidons d'achever l'exploration de la citerne surnommée "Citerne au squelette" . mais de minces plaques de pierre debitees a la longue scie appelee passe-partout. à 4. nous mettons au jour une nouvelle stèle avec bas-relief (figure et photo 4).Les sculptures. les fragments d'auges brisées et les trois sculptures de la facade tombèrent dans la citerne. déesse tutélaire des chevaux et des cavaliers. Comme les gouttières reposaient sur les murs. pl) Colson ecrit. mais à la même hauteur.en deux morceaux (figure et photo 5). Quelle était la profondeur primitive de la citerne ? Avait-elle été creusée par les Gaulois ? Ce n'est pas la première fois que nous trouvons dans une citerne un fond artificiel sur un remblai de pierres. Les stèles-maisons sont considérées comme des monuments funéraires. ou plutôt d'une chapelle. Ces pierres sont couvertes d'un dépdt calcaire qui a pris une teinte rouge.. Les fouilles antérieures ne nous ont fait découvrir que deux substructiom à une certaine distance de notre citerne. trop lourd pour @tTeremonté sur le sol. dans son très bref journal de fouille : "un fût de colonne.. A proximité se trouvait une ecurie. à droite et à gauche.Contexte et essai d'explication ... D'après les monnaies. Sur la face antérieure. dans des jardins. vu de dos et montfant cependant sa face. l'autre de 343 cm (nos dessins et photos ne donnent aucune idée de cette importante épaisseur). Enfin. nous trouvons u n buste de femme ... des devoirs impérieux m'éloignent d u Chatelet.. A quelle époque eut lieu cette destruction ? Probablement vers 280. En septembre.. est resté dans la citerne". Plusieurs auges devaient se trouver sous les gouttières pour recevoir l'eau. elle fournit cependant un précieux renseignement : trois gobelets incoinplets ont été recueillis.. . comme dans une vaste région d'ailleurs. dont l'une avait de grandes dimensions.. l'une de 37 cm. Le temps faisant défaut. ainsi que de nombreux fragments d'un vase en verre". Sur le faîtel était placé le buste. de nombreux fragments d'auges... . placée par son propriétaire sous la protection d'Epona.. Certes. nous rencontrons un sol artificiel fait de petites dalles provenant de plaques de couvertures (12). Nous nous trouvons donc dans une partie de la ville peu habitée. la citerne restant ouverte. qui n'était que le prolongeinent de celui-ci ou était simpleinent posé sur la dernière plaque faîtière. Fernand Benoît (5) décrit rapidement les deux sculptures comme suit : "Deux stèles représentant (10) Par ailleurs. de graves soucis. semblent expliquer la destination de la construction voisine. un remblai de pierres provenant du roc même sans mélange de terre. Peu à peu. AoGt 1914. Les mois passent . Le lendemain.. A trois mètres de profondeur. les maisons et edifices n'etaient pas couverts de tuiles. Quand l'ecurie fut détruite. elles formaient une sorte de petite plate-forme sur laquelle les deux stèles étaient dressées.

6 L'Epone de la fosse Briot. Les Epones du Châtelet fig.Haute-Marne. -- .

au cours d'une promenade. -Le cimetière gallo-romain près du Ciiâteiet.. sans commentaire. Denis Varnier qui s'empressa de nous la remettre. de penser le contraire. plus tardif. Hisf. en amazone. juste dans la citerne. dans la collection Colson au Musée de Langres.-F. decembre 1883. 1884. paragraphes 228 et 229. mais dès maintenant.. rien ne permet d'affirmer avec les Colson qu'il s'agisse d'une Epone.Fontaines-sur-Marne. dans Bell.l'échancrure servant. Epone. L'EPONE DE LA FOSSE-BRIOT (1%5) Les prospections et recherches que nous effectuons depuis quelques années à la Fosse-Briot (à quelques hectomètres du Châtelet) auront leurs résultats publiés plus tard.GAILLET Epona dans le cadre d'une inaison à toiture en bâtière". située au lieu-dit "Les Plmtes" (appellation actuelle : le Cimetière deç Rommns). d'autres enfin ont et6 disperses après leur decouverte pour dedommager les personnes ayant fourni quelque argent au moment des recherches. nez et menton. Si les Epones avaient un rôle funéraire. par M.Y. nous tenons à présenter I'Epone qui fut découverte sur le cimetiere à incinérations mis en évidence par les fouilles de 1966 et 1967. Déposée sur u n tas de pierres. (15) Ce cimetière est différent de celui. il dit : "Stèle funéraire en forme de maison. alors conservateur du Musée de Langres.pourrait perinetire. Magnen a eu la photo de la première Epone (celle qu'il publie) et que pour la seconde stèle. inais la représentation de la dernière demeure du mort". (suit la description). Auraient-elles roulé avant d'y dégnngoler ? Alors elles seraient mutilées (chacun connaît le peu de durete des pierres sculptées du Châtelet). un cheval avancant vers la gauche. à notre avis. comme dans certaines représentations. Pour avoir une idée de l'intérêt que pouvait presenter cette n6uopole. Par contre. et A. mais comme elle a été découverte sur une nécropole.. La présence d'une échancrure sur la base de chacune des représentations . qui fut decouvert eii 1883 et fouillé a partir de cette date. MAGNEN. juillet 1885. Soc. Gillot.. sculpté en léger relief. il écrit simplement : "Autre stèle. .Sepulhires du Uiâtelet. il s'est basé sur des renseignements que lui a coinrnuniqués M. Le materiel archeologique en provenant est deposé au Musee de Saint-Dizier. dans les notes Colson. analogue en tous points à la précédente". H. Ce cimetière est d'autant plus intéressant qu'il montre la persistance de l'utilisation d'un mobilier funeraire gaulois au moment de l'assimilation de la civilisation romaine (15). Quant à la sculpture découverte avec les deux stèles (photo et figure 5). Que l'heureux inventeur soit ici publiquement remercié de son geste. dec. Leur présence y serait accidentelle. Elle représente. elle fut nettoyée par les pluies et remarquée. coinment se fait-il qu'elles aient été découvertes en ces lieux. dans Blrlletin de ln SociéféHistoriqireet Aidléoioyliie de Lailgres. La pierre de la sculpture. Pour la première (celle de type classique) dont il donne dans son ouvrage une photographie. Gelin : . une autre deesse Epone que Jean-Louis Humbert découvrit en 1848 au Chatelet (14).5 cm. L'examen. forme des imisons. planche 41. nous montre les différences . Pour la seconde. quelques autres objets sont aux Archives departementales. Magnen (13) donne des appréciations sur les deux Epones.. le bras levé. dirige l'animal par la bride. et air?^ de Lmtgres. selon certains.. des deux photographies publiées dans le présent article. il nous semble qu'elle doit être considérée comme ayant une attribution funéraire. il faut en souligner les caractères intéressants : coiffure. . soc. Mais il est difficile d'admettre que les deux stèles soient tombées du haut du mur. il est à penser que R. même rapide. mesurant 243 cm sur 24. style des Epones et des chevaux. se trouvant un peu plus B l'ouest. à verser des libations . La déesse n'a pas. Ces incertitudes n'empêchent pas le visiteur d'admirer. pour leur tenir compagnie. non des oratoires destinés au culte de la divinité funéraire. (14) Cette decouverte est simplement signaiee. a subi une brisure ancienne dans l'angle supérieur droit (figure 6). lire les artides de l'abbe P. ce que EPONEÇ DU CHATELET nous pensons. pommettes saillantes. La pierre fut remontée par la charrue qui lui fit deux estafilades. Nos sentiments de reconnaissance sont égale- (13) R.Epona (1953). R. Les Epones de la citerne avaient-elles pour rôle de protéger une écurie et des cavaliers ? Certains détails de la fouille des Colson semblent aller dans ce sens. ces beaux morceaux de sculpture en regrettant que n'y soit pas. dans Bali. et il pense que "les édicules représentés sur les stèles (provenant du Châtelet) sont. Lmgres.

Fontnines-szrr-Marne. à Monsieur Leglay et aux employés de la bibliothèque de Bar-le-Duc qui ont fait de noinbreuses déinarches pour mettre à ma disposition une abondante documentation. Septembre 1967. GAILLET. Y.EPONES DU CHATBLET Y. 52 . instiflrtmr. . à i'abbé Mouton par I'intermediaire duquel j'ai pu avoir les notes Colson inedites.GAILLET ment adressés au chanoine Didier qui a permis de dessiner et photographier les objets de la collection Colson déposés au Musée de Langres.

CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES (Cl.a : Bacchus (?).F. .c : Déesse-mère (?). Lefèvre) Sculptures de Fontaines-sur-Marne. b . .

maître de la forge située au pied d e ce site. à l'occasion des travaux de construction de la nouvelle eglise. p. tous. il n'en est absolument rien.. sauf trois ou quatre à la fui. p. l'un manuscrit. D'après Henri Bordier. déconverte nt 1772. Celui-ci a fait l'objet de fouilles dès le XVIIIe siècle. 19%. LXXX p. d'y faire des fouilles. LXXX et CCXLN p.. les objets passèrent tous à i'abb4 Campion de Tersan. il nous a semblé bon de faire rapidement u n inventaire de nos connaissances. Le registre des entrees du Musee municipal de Châionssur-Marne est formel : elles ont été 'trouvées à Fontaines-sur-Marne (Haute-Marne). maîhe des forges à Bayard. mais il meurt en 1819 avant d'avoir pu réaliser son projet (5). a l'idée. Sciences et Arts d u département de la Marne. Mais ces fouilles sont arretées après. de In Soc. de ln Soc.-J. .. in-8". un manuscrit comportant en plus du texte du mémoire deux plans de la fouille. il publie deux comptes rendus imprimés (2). entre Snint-Dizier et JoinuiIIe nx Clvmrpngne. Il r e ~ o i talors des "subventions" et peut continuer avec des moyens plus importants. qui a le projet de publier cet ensemble . 77. in-ô. mmnines et gnlrioises qiii conzposent In collection de feu M . il domine plusieurs villages. p. Durevesle. l'abbé Cnnrpion de Teom. 1876. (3) C'est l'liypothèse la plus souvent admise. Griuniid de ln Vincelle.. 11 meurt en 1784. des Antiquni~rsde Frmice. par L. qui aurait été déçu par le spectacle qui s'offrait à ses yeux . (5) Cntalogire des objefç d'nntiqiité et de ciriiosifé qui conrposnimit le cnbiiief de fmi M .. Or. représentant des groupes d'objets trouvés au Cliâtelet. sur In petite montngne dii ChRteIet. des Antiqunires de France. 1774. romaine : le Cl~âtelet. le Chatelet n'était pas Pompei (3). tome. en passant par 1 O00 monnaies gauloises et 8 000 romaines (4).-J. avant de présenter ces deux sculptures. et sa collection est achetée par l'abbe de Tersan. alors ingénieur en chef des Ponts et Chaussées A Châlons. dans la Marne. 1820).Mémoires de société d'Agriculture. Grignon avait collecté une masse d'objets comprenant depuis des statues jusqu'à de la céramique. ayant remarqué la couleur noire de la terre en cet endroit. (4) Henri Bordier présente une brève étude de ces monnaies d'après les écrits de Grignon. où ces deux statues sont considérées comme provenant du cimetière de la Fosse Jean Fat à Reiiw (Marne) et ayant fait partie de la collection d'Auguste Nicaise. ibid. avec plan grave de l'emplacement des fouiiles. semble-t-il. (2) Birllefin des fouilles fuites pnr ordre du roi.LES SITES La commune de Fontaines-sur-Marne est située à proximité d'un centre important à l'époque (1) Pierre-Clément Grignon est né à Saint-Dizier en 1723 et mort à Bourbonne-les-Bains en 1785. Biill. D'apr2s Grivaud de La Vincelle.Second bulletin desforiill es. au bord de la Marne. 1876. Bar-le-Duc. niicioi nrcltidincre de Lechrre. par Grivaud de La Vincelle (Paris. note 1. 7475. Elles ont été données au Musée le 30 mai 1875. 1819) et Cntnlogiie des antiquitk $yptiennes. 1. 77. p. 1775. et une série de 168 dessins et lavis. Proéminence isolée.. 47-52 DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES-SUR-MARNE (HAUTE-MARNE) Par Michel CHOSSENOT et François LEFEVRE Membres titulaires Cette étude veut surtout corriger une erreur faite par Emile Espérandieu dans son Recueil. dans sa séance du 17 juillet 1772 (1). 239 . la visite du cardinal de Rohan. "cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de sa colle~on"dit Héron de Villefosse (Bizll. Commerce. grecques. par M. Louis Grignon. Ii commence des travaux à ses frais et envoie u n compte rendu qui est lu à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres. avait été présente dès 1772 : Bulletin de In Société des Antiqunires de Frmice. d'iine ville m i n e . C'est ce qui fut fait par Grivaud de la Vincelle (6). par Grignon.Dubois (Paris. En 1774 et 1775. l'autre gravé. à près de 3 m de profondeur. La région de Fontaines-sur-Marne étant partimlièrement riche sur le plan archéologique.

Notes pour ln dknde historiqire dir diocèse de Lmrgres 240 . curé de Fontaines. Conr. dans Mém. 68-76. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur. fit encore quelques fouilles sur le Cliâtelet et dans un cimetière "barbare" qui se houvait au pied de la coüiie. 1. il conclut hâtiveinent : "les trésors de la montagne d u Châtelet sont definitivement épuisés" (11). p. 160.120 pl. en 1844. Efude srrr lin biiste mtiqiie en nrnrblr . Un certain nombre d'cléments. En 1878. Georges Drioux. n'est pas signalé par ceux qui ont fouillé le site. p. avec la collection du dievalier E. ou Recherckes nichéologiqiiffi. et qui est mort en 1854. les fouilles reprenneilt à l'initiative d u préfet Romier . des Antiquaires de France. Soc. 1949. t. p. Agt:. 262-270. IL p. tout fut rebouché. .La Haute Borne. 303 et 336. Une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie d u front. Archéof. II donne. 97-105. de In Soc.l'aqueduc constitué "par u n aligneinent de plusieurs puits en directiori d u Châtelet. lui-meme prêhe. les medailles (monnaies) avaient été données au neveu de l'ab& Phulpin. creusés une profondeur moyenne de 6 mètres et distants 1876... Neufdiâteau. menhir sur lequel est gravée une inscription latine (14) . Ce buste. Cette sculpture étant sans doute disparue. O L'abbé Phulpin est né A Mathons. Répertoire nrchéologiqire dtl dépnrfenrenfde ln Hniite-Mnme. biiste en broiize décoiivot i Cmim~-les-Reinis. Il. Gelin. Durand. et Archéol. enroulées en tirebouchons et terininées pour la plupart par un trou circulaire foré à la virole" (12).-F. Pour ce qui concerne la commune même de Fontaines. avec un exhait du procès-verbal des fouilles de Pothier.dans Conzpte rendu de I'Acndémie des Insctipfiotis et Belles Lemzs. cure de Fontaines. de la Soc. Aits et Métierç des mnens représenféç pnr les nronumnzfs. (8) La bibliothèque de Cliaumont (Haute-Marne) conserve son manuscrit intituié Motiogrnphie dit cluîfeleiet de ses environs mec de nombmix dessins. le 4 octobre 1758. 1819. Sci. provenant du Cliâtelet sont enhés dans les collections du Musée du Louvre. 437. (12) Auguste Nicaise. t. t. et citee par Henri Bordier dans Bull. Parmi les objets de la collection d'Auguste Nicaise. (13) Georges Drioux. . D'apres une lettre de P. Mmrrel d'nrchéologie. 80. et Atts Mnme.147 p. Essm s i r riti nqiiedrrc de constnrction rommiie à ln nionfngne dri Cluîtelet p7.1856. inais son attention se porte surtout sur les objets et plus particulièrement les inornaies.seivmt principnlemenf à f'erplicntion d'un grmd nombre d'nntiquités renreillies dnns les mines d'une ville gnriloiçe et rommne. nous e n donnons la description faite par Nicaise lui-même : "Ce buste avec son piédestal a 28 cin de hauteur et représente un personnage jeune au profil droit. L'abbé Gelin. 123. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. il se trouvait un buste en marbre "acheté à Saint-Dizier (Haute-Marne)" et qu'on avait presenté comme venant d u Châtelet. (10) Bull. 43. Sur ce sujet. dépnrtenient de ln Hnute-Mnme. dans Ln Hmife-Mnine. et M h . 1877-1878.198. p. et 1880. dans Cnliim Hmit-Mnmnis. décoiivprfes entre Smnt-Dizier et Joinville. en 1885. en 1846. 3. la littérature est abondante : C. Paris. XUI. lorsque Henri Bordier en fait le compte rendu à la Société des Antiquaires de France (IO). t. Après ceiieszi.Pothier.It~piterSérnpis. Abbé Phulpin. dans son Rtjertoire archéologique (13) nous donne un certain nombre d'informations : . 137. . (11) L'abbe Maréchal. La plus ancienne mention en a été faite par Père Jacques Vignier.1865. en 1820. et mort à Fontaines.L. Abbé P. et mort à Fontaies. p. u n compte rendu de ses travaux (7). XN.. Viü . de Longres. Hist. nire de Fontaines. p. 1. des Antiqumres de Frmce. collées sur le crâne. Pothier. r m i e chnnzprnoise. en fait un compte rendu (8). Gelin. Notes archéolo@ques s i r les fmrilles fmtes et les monuments déco~~vnfs sur ln mmitngne du Ch<îfekt située près de Fontnines (Hnizte-Mniite). en 1825. (6) Grivaud de La Vincelle. de In Soc. p. de ln Soc. (9) L'abbé Geliii est né à Langres. Dechelette. du 18 janvier 1871. 1840. ef Hist. 1876.PotlUer. (14) lbid. 1886. p. de Lmgrffi. inais celle-ci concerne surtout l'aqueduc qui ravitaillait le Châtelet (9). poursuit son oeuvre. no 4659 .J. juge de paix. 1878. t. Le Cluîtelet ei ses environs. dans Bull.è~de Foiitnines-surMnme et de Goanon. 163). p. achète une grande partie des terrains et continue les fouilles. En 1851. mais il est vrai qu'il a pu être découvert par l'une des noinbreuses personnes qui y ont cherché et trouvé des objets faciles à vendre. Elles ont alors ét6 vendues "à vil prix à quelques amateurs de Reims". curé de Fontaines-sur-Marne. qui coinportait des restauratioix.DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES CHOSSENOT-LEFEVRE Après la mort de Grignon.I. Aqiiedric de consfn~ctionromaine. 18841885 (l886). qui les supenrise. l'abbé Pliulpin.

Drioux. Aifs et Métie rj. stèle d'EPONA. buste 29 cm . ms no 5996.5 cm. et Rmue desMtisées. .. .Références bibliographiques : Einile Espérandieu. inscription . et Gnllin. (20) Y .. les puits sont relies par une galerie haute d'environ deux inètres pour une largeur d'environ 120 m" (15) .40 m . avec les angles . Ensemble mutilé partiellement A la base. 160. Répertoire.CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES entre eux d'environ 8 mètres . une partie d'une villa gallo-roinaine a été fouillée (20). 1965. Le souferrnin de Forzfnines esf-il un nqired~ic? dans CBhiers Hmif-Mnmms. . Répntoire . p. en 1852.1967. Seuls. Article anonyme dans Mémoires de l'Acnn9nie f v y d e des Inscriptions et Belles Lettres." (19). 161. Les avant-bras ont été brises. . 18. 09) Ibid. Blanchet Les trÉson de motinmes mmmnes..des villae : "Monsieur Colson a pu fixer Seinplacement de plus de 10 villae gallo-roinaines" (16) . fo 398). . probablement funéraire. d'autres découvertes ont été faites : . tête féminine en calcaire tendre. p. Pothier. inv.. 51-77. 27. Les proportions ne sont pas respectees.. qui méne de Naix au Châtelet.Musée municipal de Châlons. faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure. lion inutilé.1732. lx. 290.Dimensions : 71-85 x 31 cm.. Tibère.. 309. 167-170 et 267-PO. Drioux. jambes 35 cm. %us un dais. A l'intérieur. Plus récemment. Le matériel lapidaire était relativement important : "fragments de colonnes. dans Ln HnufeMnme. dans CnJtiers Hnirf-Mnmms. en bordure d u chemin dit "La voie romaine". Sculpture no2. (a)Grivaud de La Vincelle.. est représenté un homme portant une hinique drapée qui met en évidence ses jambes. Postérieurernent A sa construction fut installée une canalisation dont le tracé est maMrialisé par une ligne de frettes parallèles au mur . CXVüi et CXXII.. p..... . cit. op. p. p. . .. 11 est possible de rapprocher cette sculpture de celles représentées dans l'ouvrage de Gnvaud de La Vincelle.Lieu-dit "La Fosse Briot". 1964... Recueil des bas-reli$ . un enclos fudraire a également été découvert. 875. non loin de la ferme de Ruetz .le noinbre des sites préhistoriques.. Néron) (17). iio119.Nature de la pierre : calcaire.LES STATUES Sculpture no1. hauteur du personnage : tête 15 cm .1928. ibid. il est délimiM par une ceinture de pierres sèches. no 3 739. p. .. auraient permis de l'identifier les attributs qu'il pouvait porter. Les cheveux sont représentés d'une faqon assez curieuse. Auguste. cif.Lieu-dit "La Charbonnière". quatre autres incinérations de la première moitié du Ier siecle ont été trouvées. p. (18) Gnllin. (17) G. largeur sous le dais : 22. .. (Bibliothèque nationde. A. Gaillet. 1900. puisque la tête occupe une hauteur égale à la moitié du tronc. . 135:135. 875.. . essentiellement néolithiques.Lieu-dit "Les Plantes".. Cette énumération est certainement incomplète . est également impressionnant.au lieu-dit "derrière la Grange" : un cimetiére mérovingien (les sarcophages n'avaient pas de couvercle) (18). 1969. p. hauteur de la paitie sous le dais : de 59 à 79 cm. Drusus Germanicus. pl. 123 . inv. Paris. inutilé sur la partie droite. 25. Gaillet Ln villn gdlo-rmtmne de Ln Chnrbonnièr ri Fontnines-srr-Mnm. (15) Y . mais qui sont aujourd'hui disparus. 90-101. p. Dans le voisinage. deux tombes.enfin un trésor monétaire au "Cl~ainpOufé". (16) G. etc. où nous trouvons deux exemples proches (21). ont été trouvées dans un pot en terre 80 monnaies dont une en or de Néron et 79 eil argent (consulaires. Un long mur a été dégagé sur plus de 15 mètres (il s'étend au moins sur 40 m). II . Il pourrait s'agir d'une représentation de Mercure.Musée municipal de Châlons.. deux incinérations du Ier siècle ont été mises au jour. op. mesurant 4. pierres décorées de feuilles d'acanthe.

. Roger Billoret fait état de la découverte de plus de mille fragments de pierre. p. Georges Drioux pense qu'à Fontaines même existaient des carrières : au lieu-dit "Sous Porchien" (23). corne d'abondance (?). Drioux. sans doute de Fontaines-sur-Marne (27). 91-92.. Vers 1830. no 3361. travaillés ou sculptés en calcaire tendre. dans une étude sur Grand.... "Deux grandes excavations à fond plat (plusieurs mètres de diamètre moyeny.. une grotte artificielle. bien entendu.DEUX STATUES DECOUVERTES A CHOSSENOT-LEFEVRE . ' 11 s'agit d'une femme assise sur un siège nettement sculpté. Le bras droit est replié sur l'épaule gauche et tenait un objet. p. d'ailleurs... dans Revue A~cliéologiqiie. (25) Pinard. Drioux. Par ailleurs. p. Il s'agirait dans ce cas d'une déesse à la corne d'abondance. no 37%. cm . Les cheveux sont longs. était peuplée et riche en établissements divers. 94.. de la tete : 16. Billoret. proches de cette commune se trouvent les carrières de Çavonnières-en-Pertllois. 147-156.6 cm. nous ne pouvons que formuler des hypothèses. 161-162. p. . par les vestiges qui y ont été découverts.CONCLUSION Ces deux sculptures ont. se demander d'où provenaient ces deux statues retrouvées à 3 m de profondeur. où Liénard signale une surface couverte de pierres levées (24). 242 . 556662. (29) Nous remercions particulièrement B. dams Le Pnys Loirmn. Campagne de 1%5. tendraient à le prouver. "Nous sommes en présence d'un banc de roche (calcaire portlandien) exploité autrefois comme carrière" . en un temps. Elle porte un vStement drapé. AlrlGologie de In Meirse.. Arcliéologie de InMeirse .. no 3770. "montrent que la carrière a été.. 1881..5 cm. Recireil . Renreil des hm-reliefs. Les fouilles de la Societé d'Archeologie lorraine à Grand. (27) R. On peut. 1965. provenant sans doute des chutes de sarcophage et de leurs couvercles façonnés dans les lieux . ..c'est dars l'un des compartiments de ces carrières souterraines que furent recueillies en 1866 deux monnaies romaines dont l'une à l'effigie de Néron" (28).. Ainsi. En tous cas. probablement. des habitants de Sommeville ont travaillé à sa construction et il était de tradition dans la famille d'un de ces ouvriers qu'on avait alors extrait des blocs de Sous Porchien" (26). Encore quelques notes sur la Haute-Borne. p. (28) F. R$eitoire . III .1847. (24) F. 33 cm . ii semble que. et Pinard un foyer mégalithique (25). on y rencontra quelques inscriptions qui malheureusement ne furent N consenrées N relevées . (23) G. Bardoux qui a bien voulu assurer la dactylographie du texte.. Esperandieu. y. on compte le travail de la pierre. exemple assez fréquent (22).. (qui abrite une portion de la FOmAINES voie romaine) fut construite sur le Châtelet à flanc de coteau . puis plus récemment à Fontaines même. 162. Lienard. R$eifoire . ll est certain d'ailleurs que cette région. Lienard. mieux connues grâce à des découvertes faites au siècle dernier et dont parle Félix Liénard : "Lors du déblai.Nature de la pierre : calcaire. 36 cm .Dimensions : 89. no 3 740.. largement exploitée.de nombreux autres éléments découverts au Châtelet.. Verdun. de l'un des terrains situés près de Savonnières.5 x 433 x 17..Références bibliographiques : Emile Espérandieu. no 3674 et 3675. (22) E. XLVI.. (26) G. Elles pouvaient venir du Châtelet situé tout de même à quelque distance ou bien d'un site gallo-romain implanté dans la vallée de la Marne. Mais. effectué en 1865. il fut mis a découvert des restes de pierres taillées en laines minces. les nombreuses découvertes d'éléments sculptés et de restes épigraphiques trouvées d m cette petite région montrent qu'elle avait é* profondément romanisée par les contacts avec l'agglomération du Châtelet (29). statues de 29 et 33 Aboiidance ou deesse-mère. parmi les activités qui pouvaient Stre exercées. rapport avec un temple . En l'absence de toute autre indication.

mais du type de Haguenau (MILLOTïE.) n'est pas de type atlantique. largeur du tranchant : 40 mm. Ils signalent : deux couteaux. On en trouve quelques exemplaires en Champagne : Courtavant et le Châtelet. figure 1) : La hache à talon à anneau latéral est actuellement consemée au Musée de Verdun (1). Tome XX.Par contre.BULLETIN DE LA SOCIETE DE SCIENCES NATURELLES ET D'ARCHEOLOGIE DE LA HAUTE-MARNE Fascicule trimestriel : no4. Couteau (Planche 1. les frères Colson écrivaient que l'âge du bronze avait laissé peu de traces sur le Cliâtelet. montre que le centre géographique est situé en Suisse. Le plat porte une ornementation en trident. à manche massif et à bord ourlé terininé par un anneau (unlappte Griffzungen Messer). Ce bracelet ressemble par sa description aux bracelets à extrémités effilées dont les prototypes remontent au bronze ancien et que l'on retrouve jusqu'au Bronze Finai II. Les haches à talon atlantique les plus proches du Châtelet ont été trouvées à Moncetzl'Abbaye (Marne) et à la ferme de Nauroy. COLSON : "Petit bracelet entier dont les extrémités vont en s'amincissant sans se rejoindre. près de Châtillon-sur-Seine. le trident fait penser à un atelier normand bien que des pièces similaires proviennent de Bretagne (Briard. Couteau (Planche 1. L'âge du bronze au Châtelet de Gourzon par Louis LEPAGE Dans leur ouvrage "Le Châtelet à l'époque préromaine". Cet objet . nous donnerons. Quant à la datation. Longueur : 154 lm. C'est incontestablement une production de l'âge du Bronze atlantique. La carte de répartition de ce type d'objet établi par HOLSTE (Planche 2) et que nous avons completée. Le cheminement vers nos régions a pu se faire par la basse vallée de la Seine. Il est vraiseinblable que le couteau du Châtelet soit amvé par la Franche-Comté et la vallée de la Marne. épaisseur maximum : 27 mm. couleur : noir verdâtre. des bavures dues au moule subsistent sur les c8tés de cet objet. Pothières. et R. Il s'agit en effet d'un couteau avec lame courbée. Mais il ne s'agit vraiment pas d'objets typiques.figure 3) : Ce couteau en bronze avec manche fondu est signalé par DAREMBERT et ÇAGLIO comme provenant du Châtelet de Gourzon. un bracelet pourrait appartenir à l'âge du bronze. GRIGNON a trouvé un objet absolument semblable". la fin du Bronze Moyen III (soit XilIeme siècle avant Jésus-Christ) ou à la rigueur. 1965). COLÇON puisqu'ils le comparent au couteau de COURTAVANT. nous nous trouvons situés au Bronze Final 1 (soit vers le XIIeine siècle avant Jésus-Christ). KIMMIG fait remonter ce type d'objet à la phase préliminaire des champs d'urnes. MULLER-KARPE les place au Bronze D de REINECKE. le début du Bronze final. 1879). la hache à talon de Perrancey (H. puis la vallée de la Marne. C'est le m&me objet que celui signalé par P. La hache (Planche 1. et R. Nous ne pensons pas que l'on puisse attribuer à l'âge du bronze les bracelets en jayetde la planche 1. figure 2) : U s'agit d'un couteau trouvé par GRIGNON et dessiné par GRIVAUD de la VINCELLE. aspect rugueux présentant de nombreuses cupules d'oxydation. Par contre trois objets sont caractéristiques de I'âge du bronze : ce sont deux couteaux et une hache.4éme trimestre 1973. près de Margerie (Nicaise.-M. un en Lorraine : Toul et un en Bourgogne. en nous appuyant sur les trouvailles des dépôts bretons. voici sa description d'après P. 1961). une pointe de flèche en bronze et quelques fragments d'armilles et de bracelets en jayet. Si nous nous plaqons dans une chronologie française.

Bar-le-Duc. L W . . 7-6 . . KIMMIG. . 1879-80. principalement dans l'Est de la France. LEPAGE L'AGE DU BRONZE lors d'une fouille de sauvetage sont datables de cette période.L'âge du bronze air Mitsée de Chalon-sur-Saône.1961 : L'influence du groupe de Haguenau sur les civilisations protohistoriques d'Europe Centrale. de la Sté Préhistorique française. . Société Sciences et Arts de Vitry-le-François. t. P. 1774. 244 . . GRNAUD de la VINCELLE.BeitrRge zur Chronologie der Urnenfelderzeit nordlicli und siidlich der Alpen. ZUMSTEIN. Il semble que le couteau du Châtelet soit celui situé le plus à l'ouest. et Arts de Saint-Dizier. - J. In Mém. . J.Bronze Ages Culfures in France. 1960. T. K. de la Sté Prfl~istoriquefrançaise. Ce type de couteau est datable du Hallstatt A l de MULLER-KARPE qui correspond au Bronze Final II (soit les XètneXème siècles). 1965. COLSON. pp. pp. 703-720. 7-20. N.1965 : Carte archéologique de la Lorraine. . . . 210-216. R.1953.1954. Cambridge. J. est un couteau en bronze A soie perforée d'un trou de rivet (Griffdorn Messer). . . Bibliographie A. P. Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est. La lame est légèrement ondulée. d'une ville romaine.1939-40. II 1951.Nouveau projet de chronologie pour I'Age du bronze en France.. - - W.1958 : Chronique de Protohisfoire. 1970. XXD.L'oppidum de Vix et la civilisation Halstattiennefinale dans l'Est de la France. BOCQUET. . 1960. 1961. il semblerait que de 1200 à 900. en Champagne. 431-433.V. XXIII. Sté Lettres Sc. Müller-Karpe. 184-195.Gesagte Nadeln dans Priihistorisclie Zeitschrift. 1819. . L. 1%5. 209-233. pp. Bull. malgré tout. Germania 34. pp. 1957.L'époque du bronze dans le departement de la Marne.1970 : Précis de protohistoire européenne. . Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est. pp. Pans. 7-56. Quant à la présence des objets sur l'oppidum. HOLSTE. H.XV.L'âge du bronze dans le département du Haut-Rhin.Où en est l'étude de la civilisation des champs d'urnes. -Arts et Métiers des Anciens. cela n'a rien que de tres naturel lorsque l'on sait que les habitants de cette période ont affectionné les points de défense naturelle (Eperom. Grenoble.-Jung bronzezeitliches Skelettgrab. HUNDT. . Sté Agrintlktre de ln Mnrne.Les Dépôts Bretons et l'Axe du Bronze Atlantique. .Le Châtelet et ses environs à I'Epoque préromaine.T. Nous avons établi une carte de répartition de ces objets (Planche 3) : nous pouvons en tirer les in&mesconclusions que pour le couteau précédemment décrit. Dr MOUGIN. 412 sq. Jusqu'a présent. 1963. et R. 1969. Les courants commerciaux semblent venir aussi bien de l'Ouest que de l'Est et indiquent que la vallee de la Marne a été utilisée comme voie de passage à cette époque. Une nouvelle chronologie de 1'Age du bronze final. Revue Ardiéologiqire de l'Est et du Centre-Est. . SANDARS. pp.Bulletin des Fotiilles faites par ordre du Roi. DARAMBERT et SAGLIO. (Article Culter). 7-37. Pans.Bull. A.1956. GRIGNON. LV-1958. . pp. HATT.1963 : Le Jura et les plaines de la Saone aux âges des métaux. l'occupation y soit continue. XII.. H. MILLOï'ïE. p p 41-48. 1935. . entre Saint-Dizier et Joinville.Dictionnaire des Antiquitffi Grecques et Latines. .1. 304307. rebords de falaise et sommets de colline). BONNAMOUR. . P. Mém. .1960 : Chronique de Protohistoire. 30-31. 1959.161-213 . Le centre d'origine est situé en Suisse et nous remarquons un cheminement par la Franche-Comté. pp. . 65-82 . MULLER-KARPE. J. p. MCAISE.Catalogue des collections préhistoriqites et protohistonqiles du Musée Dauphinois. Rennes.Exposé critique du systèine chronologique de H. 137-173 . cette periode est assez peu représentée dans notre région bien qu'elle le soit nettement plus vers les Marais de Saint-Gond : quelques tessons trouvés à Perthes Conclusion : Les trouvailles faites sur l'oppidum du Châtelet sont peu abondantes . 1%4. 7-29. BRIARD. découverte en 1772. sur la petite montagne du Châtelet. pp. T. J. XVI. JOFFROY. pp. 1969. C. T.Objets gallo-romains et mérovingiens trouves dans l'arrondissement de Vitry-le-François. N.

8. 13. Thierachern 3. 9. Eguishelm 19. Gourron. LEPACE - Planche 2. 10. Wabelsdorf 14. Pothières 17. Binningen 5. 1. . Gernlinden 7. 15. Wollmeshelm 3. Peschiera Este Courchapon Multenz 17. Genève 2. Unterhaching Grünwald Hofoldlnger-Forst Ergoldlng 245 12. Kellmünz 5. Kellmünr 8. Toul 11. Uiora Chablandes 16.R é p a r t i t i o n d e s c o u t e a u x à s o l e perforée (Grlff dorn m e s s e r ) u . Boppart 10. 14.le-Châtelet 18. Gourron . Dietrenbach 2. Steinheim - . Rovio 13. Essfeld 4. 7. Colmar 18. Ragnatsch près de Mels Planche 3. Mellingen 4. de Sus Pully 15. Courtavant 12.L'AGE DU BRONZE L. Sankt llgen 9. Feldgeding 6. Bâle [Port du Rhin1 6. Répartltlon des couteaux à manche couid (Unlappte O r l f f z u n g e n m e s s e r ) d ' a p r h s H o l s t e c o m p l é t é 1.

LEPAGE L'AGE DU BRONZE AU CHATELET .L.

2 . cet ouvrage est devenu tTes rare. 1935). L'importante iconographie parue dans Arts et Métiers des Anciens de Grivaud de la Vincelle reste malgré tout utilisable. L'arc est nettement brisé. les fouilles se succédèrent. bien que les trouvailles ne soient pas en contexte stratigraphique. 51-64. Plusieurs rues.. qui utilisait les matériaux découverts lors des fouilles de 1772-74 (Grivaud de la Vincelle. Deux publications furent faites sur ces travaux (Grignon. Les rares publications qui parurent alors sont vagues et non illustrées (Phulpin. 1884). Type "La Thne IIi" 4 . . 3 . dans la commune de Gowzon (Haute-Marne). le porteardillon est plein. Le porte-ardillon est ajoure.Fibule à arc filiforme portant un annelet place très haut sur l'arc. no 4. Les auteurs promettaient une publication d'ensemble sur le site. Le porte-ardillon est forme par le retour du fil rabattu sur l'arc. Elles furent pratiquées sans méthode.Bulletin de la Societé archéologique champenoise 1978. Ce type semble s'&treprolongé jusqu'au IIème siècle. Les premières fouilles furent exécutées en 1772 par A. Le site du Châtelet a fourni u n abondant mobilier. 1834).M&me modèle. Sur le cartouche. Il s'agit d'un type gallo-romain précoce. avec anneau placé en limite du porte-ardillon. de publier ici les nombreuses fibules découvertes au Chatelet. Quelques notes furent publiées dans diverses revues. a disparu. Ensuite. Les fibules du "Châtelet" de Gourzon . 1956.Haute-Marne d'après les publications du XIXe siècle Par Louis Lepage Le Châtelet est un oppidum installé sur une colline siîuée sur la rive droite de la Marne. L'extrémité du porteardillon se termine par un cartouche qui vient enserrer l'arc. la corde est intérieure.L'ardillon manque. 1819). inais à arc plus large. couvrant toute l'époque gallo-romaine. qui. Quelques années plus tard. Grignon. en Allemagne rhénane et dans les fouilles Colson au Châtelet (Colson. paraissait un ouvrage abondamment illustré. 1774 et 1775). Malheureusement. S u l . maître de forge à Bayard. p. 6 . cinq exemplaires). 1933. mais seule la partie relative aux découvertes de l'époque pré-romaine vit le jour (Colson. de nombreuses habitations et des édifices publics furent alors mis au jour. no 34 à 36 ter).L'arc est formé d'une bande de metal nervurée longitudinalement. Ces dernières. pour l'essentiel. l'abbé Fourot a realisé une publication encore utilisable (Fourot.L'arc se rabat à angle droit vers le ressort. Il nous a semblé utile. on peut lire l'inscription : ORV. l'extrémité du porteardillon vient enserrer l'arc à proximité du ressort. Ce type a été rencontré à Besançon (Lerat. 5 . Ces fibules sont utilisées au premier siècle. dans le seul but de récupérer du mobilier. LES FIBULES A RESSORT NU RESSORT A CORDE INTERIEURE A L'ARC Type "pseudo-La Thne ïi" 1 .Il s'agit d u type le plus simple des fibules de La Tène Jïï. présentent un interet 247 certain pour la Champagne et l'Est de la France.

en Franche-Comté. Gergovie. 14 . Le type suivant est différent : no 34 à 37 .L'arc est orné de nervures parallèles. à i'exception du no 33. très bombé et nervure. est orné d'une ligne de pointillés encadrée de lignes en dents de loup. l'ardillon est brisé et se prolonge par deux ailettes protégeant le ressort. comme dans les exemplaires à disque. des évidements forment une grecque. Dans le porte-ardillon. 11 . La surface de ce disque peut s'orner d'une feuille de métal ajourée. C'est un type abondamment représenté en Franche- 24 . Sarc. Sur l'exemplaire no 37. Comté. est orné de deux lignes de inèandres. Ce type de fibule est bien connu et se rencontre couramment en Bourgogne (Sautot. porte-ardillon cassé. 21 .Fibule également à queue de paon. rectangulaire.L'arc s'èvase légèrement. une sorte de boite enserre completement le ressort. 12 . L'arc est bombé et nervuré. qui a le sien en forme de boite rectangulaire. Dans la nécropole de Fouches. La griffe est fixée à l'arc par une petite plaquette qui semble rivée.L'arc est nervuré.L'arc prèsente une neiwre. C'est un type qui peut parfois se prolonger jusqu'au règne de Néron. comporte une partie formée par une feuille de métal bombée découpée à jour. LES RBULEÇ DU CHATELET AU XIXème S. sur la plupart des exemplaires. vient s'appuyer sur un disque de grande dimension qui. rectangulaire. porte-ardillon plein. mais lisse.L'arc. ou bien d'une plaque simplement décorée à sa surface de quelques traits au trémolo : no 35 et 36. si ce n'est une différence de taille. filiforme.. qui est nervuré. 9 . à arc rectangulaire présentant trois nervures. Enfin.Arc très tendu et triangulaire. qui recouvre le porte-ardillon. Ii est nervuré. un losange ou un c d dont la diagonale se trouve dans Saxe de la fibule remplace le disque.Modèle plus petit. tantôt nervuré. 1977). très aplati. Elles comportent un couvre-ressort en fonne de tube.Modèle très trapu. dans lequel s'ouvraient plusieurs fenetres. 15 ..Grande fibule identique à la précédente. L'arc. Rhenanie. Ces inodèles à ressort couvert à arc ininterrompu sont très largement répandus en Gaule. Un rétrécisselnent se situe à la partie médiane de l'arc. est décoré de nervures longitudinales. Le porte-ardillon est ajouré. nervure. Il est utilisé jusqu'au milieu du Ier siècle. 20 .Arc aplati. 13 . LEPAGE FIBULE A ARC EXTERNE 7 . coinme dans le cas de la fibule "de Nauheiin". en Belgique. A CORDE EXTERIEURE A GRIFFE 8 . sensiblement rectangulaire. 1956).L. etc. Le couvre-ressort est orné de deux lignes parallèles entourant les extrémités. l'arc cannelé est remplace par la représentation d'ui animal allongé. Généra- .Fibule a queue de paon. le porte-ardillon est percé d'une fen@trerectangulaire. 10 .Deux évidements ont été pratiques dans le couvre-ressort.L'arc. 17 . 25 . où des exeinplaires de même type ont été recueillis. 22 et 23 -Très petits exemplaires à arc nervuré. Ces modèles remontent à l'époque augustéenne. 26 . 16 .En effet. La partie supérieure de l'arc est massive et moulurée. 18 et 19 .L'arc. C'est d'ailleurs à cette époque que nous rattachons la nécropole des "Hauk de Croche" à Hallignicourt (Haute-Marne).Le premier groupe de ces fibules montre le développement des fibules du type du no 25. auquel inanque le porte-ardillon. La partie inférieure. elles se trouvent dans un ensemble de la période claudienne. Le no 33 est également nervure. est aplatie en forme de triangle. plat. est séparé du porte ardillon par un annelet nervuré.L'arc. à Bibracte. FIBULES A ARC INTERROMPU FIBULES A AiLEïTF. L'arc est tantôt UN. en Suisse (Lerat. est étranglé à sa partie inédiane par une partie circulaire nervurée. la queue s'élargit en forme de queue de paon. FIBULES A RESSORT PROTEGE Dam ces modeles. FIBULES A PLAQUE CIRCULAIRE OU RHOMBOIDE ET A QUEUE DE PAON 27 à 33 .Dans cet exemplaire.

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33 . ~ il . 1 251 Fig.r infeirori~pir@I: mi) >:. .. 3 :fibitles mcc cnche-lrssorf et n..

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nnt) . 7 :fihiiles O l z m l l k @r.121 Fig.

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nous citerons les exemplaires suivants : 41. Ces fibules sont datables de la fin du Ier siècle au début du Iiièine siècle. : no 45 à 53. etc. l'ardillon pivote autour d'un axe qui traverse la tête. : no77.60 av. Datation : de 25 à 90 après J. Fibules émaillées Quelques fibules rentrant dans les catégories précédentes présentent un décor émaillé. Bon nombre de ces fibules sont étamées. Ces modèles sont datables de la fin d u ler siècle et de la première partie du Llème siècle. La queue est nervurée.. 54.-C. J. li s'agit de la fibule no 43. 44. etc. on peut citer deux fibules présentant une inscription de fabricant : la no 40 : Avcissa et la no 60 : . Dans cette série. Type arc continu Sa datation est de 60 à 110 après J. 60.-C. Des fibules à représentation animale sont signalées par Lerat à Besançon. elles sont assez nombreuses. à + 5 ap. ne compte qu'un seul exemplaire au Chatelet de Gourzon. Parmi ces modèles. : no 88 et 97 à 100. Mandeure. la goupille traverse deux plaquettes perforées placées au-dessous de l'arc. Même ère de répartition et inéine datation que le type précédent. FIBULES A CHARNIERE Dans ce groupe. 1974).-C. (no70. il ne nous est pas possible de dire lesquelles. Elles sont datables de la période s'étendant de 15 à 90 après 1... 42. Au Chatelet de Gowzon. à Sisak en Croatie et à Alésia. une inscription apparaît sur la téte de I'arc. Le porte-ardillon est plein. étudié par A.71). et semblent avoir connu une grande vogue. lement. Type à antennes Des antennes latérales se développent. La datation de ce type est de 10 à 50 après 1. 59. Type de Bagendon Ce type est inoins bien représenté que le précédent.. Type d'Aucissa Il s'agit d'une fibule à profil très arrondi. Il s'agit des no 105 à 115. Le profil est rectiligne dans ces deux exemplaires.58. Vinci. à l'exception de la no 79..-C. On lit : Ave Amica Mea (no 78). ou bien il y a échancrure d'une traverse placée au-dessus de I'arc.-C.. Deux plaquettes perforées sont placées sous l'arc. LEPAGE LES FIBULES DU CHATELET AU X1Xème S. Le disque est orné d'une plaque de métal ajourée. Les fibules d u type d'Aucissa se rencontrent sur de nombreux sites : Bibracte. Type à mouluration complexe De nombreuses inoulurations viennent agréinenter I'arc. SERIE A AXE INSERE DANS LA TETE DE L'ARC REPLIE Type d'Alésia Ce modèle. FIBULES A ARC A PROFIL TENDU OU A PROFIL ANGULEUX Type à arc bipartite Ces fibules sont relativeinent nombreuses.Dans un troisième type.. Ce type de fibule a été utilisé de .L. Parfois. SERIE A GOWILLE TRAVERSANT DEUX PLAQrnS . l'arc disparait. J.83).. 38 et 39 .. Duval (Duval. 55. Elles sont généralement datées de la période Auguste-Néron. Parmi elles. Gergovie. Type à plaque inseree Sa datation est de 70 à 110 après J.-C. Type géometnque @maillé Il convient de classer dans ce groupe toutes les fibules ne représentant pas des animaux ou des objets : no 116 à 135. mais il couvre la inême période. (no80. Malheureusement.-C. l'un porte une inscription sur I'arc. ces fibules ont la in@ineère de répartition et la même datation que les fibules à disque. Un exemplaire type est représente par la fibule no 56. etc. 84 et 87. Parmi les fibules de ce type. Le disque s'attache directement au couvre-ressort.

161 258 .145 146 147 150 151 152 53 150 159 Fig. 9 :fihrles zoon~olphes(gr. nnt).

Fibules en forme de semelle. On les retrouve jusqu'en URSS. 1%2.Animal indéterminé. par exemple.Les fibules du type d'Alésia Antiquitéç Nntionnles. On en connaît deux exemplaires à Besançon. no 5193).Paon. 171 .LR Fronce antique . n 6. 170. sont en forme de vase. SERIE A GOUPILLE INSëREE DANS UNE ECHANCRURE Dans cette série. et des Arts de Snint-Dizier . 1962). 147 . où on les trouve sur de nombreux reliefs. LES FIBULES DU CHATELET AU MXème S. sont de tailles très diverses : no 172 à 176. de l'Atlantique au Caucase (Ambroz. Les rouelles étaient très abondantes sur le Châtelet de Gourzon et il n'est pas étonnant d'en trouver inontees en fibules. Fibules diverses Les fibules 162 à 169 sont de formes très variées.Lapin.Paris.Dauphin. 66. 149 . 148 .Ce type est aussi appelé "cruciforine". 139 à 141 .1974 . 155 -Poisson stylisé.Hippocampe ressemblant à un exemplaire du Musée des Antiquités Nationales. soit celui de la collection Gréau. au nombre de six au Châtelet. 150 . Cet exemplaire représente une rouelle. il est assez insolite. Une fibule de ce type faisait partie du mobilier funéraire de Childeric à Tournai. 67-76. des Lettres. Duval A. la no 166. Les autres i'ont été par Grivaud de la Vincelle (planches XL à XLN et CXIV). 138 . HBULES EN OMEGA Les fibules en oinega ont été utilisées très longtemps. il pourrait s'agir de l'un des exeinplaires signalés comme n'ayant pas de provenance connue. 145 .Ces deux exemplaires. dix-sept en Suisse. 1935.L. depuis I'époque préromaine en Angleterre. de In Soc. (1966) ABEEOiiOr CCCP. 136 .Fibule léontomorphe du m@metype que celle décrite par Feugère (Feugère. 1966.Hippocampe beaucoup plus petit que le précédent. 7-37. et R. soit celui du British Museum de Londres.Eléphant. ce qui est douteux. 1887).M h . 29. Les exemplaires no 16.Représente des forces. des Sc. Au centre. 156 . 146 . LEPACE Type skeuomorphe émaillé 137 . MOCKBA.Oiseau en vol. Certaines ont pu &tre émaillées. Eydoux H. un au Mont de Berny. 142 et 144 . p. - . Type zoomorphe La légende de la planche de Grivaud de la Vincelle les signale toutes comme étant émaillées. L'autre montrait un champ jaune semé de petits ronds bleus. pour rester en usage jusqu'au Vème siècle.79. Ce modèle est assez répandu. 161 . 1977). Colson P. bien qu'il s'agisse d'une figuration symétrique (Eydoux. 152 et 154 .Poissons indéterminés. CONCLUSION Les fibules du Châtelet de Gourzon sont d'une variété permettant de discerner tous les types et toutes les époques s'étendant de la Conquête à la chute de l'Empire.Chien courant.Embarcation avec rameurs. 1966). 151 . se trouvait une concavité non émaillée. Le premier portait encore au centre des traces jaunes. (1962) . II est caractéristique du Wème siècle et apparaît à la fin du iiième. reliés par une chaîne. (1974) . (1935) Le Châtelet et ses environs à l'époque pré-romaine .Tome X X I I I . 153 . jusqu'au Moyen-Age. il est répandu dans tout l'Empire.126. 157 A 160 .142 à 144 et 169 ont ét6 publies par l'abbé Fourot (Fourot. la goupille s'insère dans l'échancrure d'une traverse placée au sommet de l'arc.K. Ces fibules. Cette fibule offre de grandes similitudes avec la sculpture d'einbarcation d e Neumagen (Espérandieu.Cet exemplaire semble représenter un animal dans un ovale garni d'émail. BIBLIOGRAPHIE Arnbroz A.P.Représente u n poignard.p.

Ann. etc. (1976) . Lainbot B. (1840) .Toine III Fasc. des Sc.Les fibirleç du Musée Viuenel trouvées en Forêt de Compiègne sous Nnpoléon Il1 -Tiré A part. L. Paris. 1819.LES FiBULES DU CHATELET A U XIXeme S. Grivaud de la Vincelle (1819) -Arts et Métiers des Anciens . Litf.no28. de l'Est et du Centre-Est .Paris. 1840. Grignon L.Bar-le-Duc. (1978) .1978 .Neufchâteau.L'oppidum du Châtelet - Mém. (1887) . par A. (1977) A propos de deux fibules de type Iéontomorphe trouvées à Roanne (Loire) . de I'Univ.Toine XXVIII. .. Lerat L. 1775.p. Ch. 1774. ( 1 q . Fourot A.. Grignon L. Arch. p.Toine IV. (1774) . 1887 .Bulletin des foirilles faites pnr ordre du Roi d'une ville romaine sur ln pelite Montngne du Chrîtelet. de E s t . 3-4. Phulpin A.Note archéologique sur les - - fouilles faifes et les monuments découverts çrrr ln Montagne du Chitelet située près de Fontnines (HnnteMarne) .Second Bulletin des fouilles. 82-89. 2ème série . 1. 1-103. de Besnnçon. (1956) . de ln Soc.p. (1775) . fasc. 1977 p.Les fibules gallo-romaines . entre Snint-Dizier et Joinville en Champagne. t. XXVIII.1956.Une collection d'objets de bronze provenant des Bollards (C6te d'Or).Les fibules de la Gaule romaine Les dossiers de lrArcliéologie.Catalogue des collections archéologiques de Besançon . Grignon . découverte en 1772. des Lettres. LEPAGE - Feugère M. Sautot M.Reu.II . Reu. et des Arts de Saint-Dizier . 285-349. Lerat L. 383-386. Arch.

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-400 O 1100 O Fig. 1978. 100 : 0 2 300 4W . 11 :chronologie des fibules gallo-romaines d'aprés Leref.

. fragmentaires et disséminés dans de très nombreux articles assez difficiles A consulter.Plm dir Chiîtelef ef de ses mivilmis inrmedinfs. Figure 1. Les emplacements de sépultures sont le plus souvent mal localises et l'absence de plan d'époque ne facilite pas la tache (figure 1). . L'pn'plncolzmt de In nécmpole sihrée çirr les nriries polie le ?iirnléro 7. Ro!/ed.iécropole des Plnrifes (d'nprès plnn E. En 8 se Poilue In . Il semble que toutes les personnes qui ont tant soit peu fouillé ce site ou ses environs se soient trouvées en présence de sépultures.Les nécropoles gallo-romaines et du Haut-Moyen-Age au Châtelet par Louis LEPAGE GPNÉRALITÉS Les renseignements portant sur les nécropoles quelles soient gallo-romaines ou mérovingiennes sont imprécis.

Au inusée de Langres. si ce n'est qu'un fer de lance donné par lui se trouve aussi au rnusee de Saint-Dizier. Huit ou dix autres tombeaux. par l'essai d'une fouille provisoire que le lieu d'inhumation d'une grande partie des habitants était hors de la ville . nous ignorons tout. dans des ruines où se rencontrèrent beaucoup de sepultures. Grignon donne la description des deux sarcophages qu'il appelle tombeaux. il dit "s'être assuré. des pierres inscrites. que se faisaient généralement les inhumations (74). entremelés avec un nombre à peu près égal de sépultures. Ultérieurement I'abb6 Maréchal découvrit au moins 2 tombes dont le inatériel est entre au musée de Saint Dizier (F. En mars puis en avril 1883. Les sepultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception dans l'enceinte". C'est dans cette direction et au bas de la montagne qu'il situe la trouvaille d'une urne funéraire. se sont trouvés dans les fouilles de 1849. Un seul avait encore son couvercle. Grignon y trouva une sépulture accompagnée d'une coupe en verre.-Félix Gelin et dont nous trouvons les relations des fouilles dans ses articles parus dans le Bulletin de la sciéte historique et archeologique de Langres et dans celui de l'abbé Auguste Fourot. notamment I'est et au sud-est. Dans son premier Bulletin (l). Les premières mentions de sépultures sont dues à Grignon. près d'une voie romaine qui subsiste encore". L'absence de documentation à ce sujet permet seulement de reconnaître que Colson a lui aussi découvert quelques tombes. L'absence quasi totale de mobilier rend une datation précise très risquée. On y trouve un certain nombre d'armes. 211). vers le milieu du plateau. Pothier nous apprend "qu'on a trouvé dans les fouilles de 1848 et 1849. de pointes de javelines u n plaque boucle. Le même auteur signale en outre la présence de plusieurs tombeaux sur les bords de la voie romaine . Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient été trouvés à différentes époques.certainement la voie de Nasium. la plupart d'entre eux montrent des traces évidentes de coinbustion. Des éléinents d'architecture. mais sans aucune inscription. A proximite se trouvait un petit dépBt monetaire de 23 grands bronzes de Neron rassemblés dans une poterie brisée".".LES NECROPOLES D'après I'hulpin : "il [le cimetière] est situe sur la pente de la montagne . Enfin une nécropole du Haut-Moyen-Age a été découverte au nord de la ferme de la Grange au lieu-dit "Derrière la Grange" et fouillée en 1%4. une tête de femme. Si le lieu où se trouvaient tombeaux et cippes est au lieu-dit "Les Plantes" la position de l'incinération citée doit se situer en direction du village. Dans le inêine texte nous trouvons "C'était Iiors de la ville. LES TOMBES Les tombes avaient souvent été violées comme l'indique Pothier :"L'eiilevement des couvercles et diverses fractures semblent annoncer que ces tombeaux . Des travaux du docteur Chaussinand. Grignon signale seulement la découverte de deux m$choires huinaines (1). on peut voir un certain nombre d'objets portant comme mention : cimetière inérovingien du Chatelet. D'autres incinérations ont été trouvées le long de cette voie au lieu-dit "la Fosse Briot" par Yvon Gaillet vers 1966. des ouvriers qui travaillaient à la rectification de la route de Fontaines-sur-marne à Narcy mirent au jour plusieurs s&pultures. quelques couteaux. Enfin lors de travaux de rectification de la route de Fontaines à Narcy. nous ne trancherons pas. Dans l'enceinte de la ville. dam la colletion Colson. huit sabres etc. L'autre était la sépulture d'un vieillard. il devait s'eteiidre du nord-est à I'est". Ces objets sont-ils issus de sépultures 3 incinération ? En l'absence de notes sur ces fouilles. A ces objets qu'il est courant de trouver dam des tombes vient s'ajouter un lot d'objets assez hétéroclites qui sont gallo-romains. "L'un d'eux contenait le corps d'un adulte et celui d'un adolescent accompagne de médailles à effigie de Constantin-leCrand et d'un couteau à deux mains (scramasaxe ?). Il s'agit vraisemblablement de la nécropole des Plantes que fouillera Pothier puis Gelin. un corps de lion et une statue d'Epona ont été trouvés au voisinage d'incinérations et d'un enclos fuméraire. dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement recomaissabies par la position du squelette. Par la suite dans le second bulletin. Yvon Gaillet récupéra le mobilier de deux sepuliures mises au jour par des travaux routiers à l'emplacement de la necropole des Plantes (figure 2). C'est cette nécropole qui sera fouillée sous la direction de l'abbé P..

il s'est trouve dans ce tombeau ù 3 plusieurs medailles de Constantiii le Grand et u n (B couteau à deux mains très court et fort arque. du coudiant au al levant. est bien décrite par Gelin.Plan des ddnrx sépultnrffi fouillés pnr Yvorr boucle de ceinture. Aux pieds etait un petit vase verre blanc. ch V) W "L'autre tombeau taille sur de plus petites dimena> Z --I sions. pour la première partie du cimetière . de forme circulaire. Ces deux tombeaux etaient posés sous O LL dix à douze pouces de decombres. un squelette était accompagné d'un peigne en os . Ces objets ont fait partie de la sur deux en genéral et sept sarcophages sur huit. il y avait plusieurs a individus. autour se trouvaient des fibule en argent de forme ronde avec cinq brillants sépultures. . les de l'incinération citée par Phulpin : L'ensemble phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette comprend un caisson en pierre de 49 centimètres bague ont ete ramasses.) 15 gros grains varies de forme. verre.F. mises dans a des urnes. fermé par un couvercle contenant une urne en qui faisait le tour du corps. monté sur bronze formant Inventaire de quelques tombes remarquables. une croix dont les quatIe croisillons sont ornes d'un Nous rappelons ici pour mémoire la trouvaille brillant avec une petite boucle en pierre verte . qui a étf recueillie. ambre. mais qui s'est 4 in de cote. r cadavres. Gelin a lui aussi remarqué d'ornementation. I'ui d'un homme pose au fond. Un sarcophage inviolé contenait : une grosse Figlitz 2. une fibule montée que de très nombreuses sépultures et plus particusur argent avec verres a facettes et un objet en fer lièreinent les sarcophages avaient été violés. En outre on a retire de cem de haut sur une epaisseur de 31 à 36 centimètres. (d'qrffi Cnind defottilles i~léiiifY . tombeaux avec des restes d'os calcines". Dans cette surface. largeur de 60 à 70 mètres. D'après les constatations de Gelin. l'autre mesurant 2. à cûtes avec un bien conserve". et l'autre d'un C adulte de 13 à 1 4 ans. Gaillet. n'ayant plus que quelques diicots rases sur les parties antérieuZ res des mâdioires. Des cendres et des restes d'os Comme exemple de sépulture de guerrier bien indiquent avec certitude qu'il s'agit d'une incinéraconservée nous damerons l'inventaire de celle tion. d'environ vingtcinq millimètres de diamètre. deux sur 23 Une sépulture certainement féminine. u Dans une toinbe mise au jour à l'epoque de Phulpin. un poignard. collection Daval.30 x 2 m etaient detruite sous l'action de l'air. sur l'os maxillaire inferieur de la tete se noté la présence d'au moins 200 sépultures. tels que pierres rougies par le feu. une clef romaine. dans u n petit cratère.PAGE LES NECROPOLEÇ > "on trouve plusieurs vestiges d'incinération. dans une autre.c>uis [. la nécropole Cette tombe contenait "un collier de vingt grains de s'étend sur une longueur de 170 mètres et une diverses formes et de matières diiférentes. aujourd'hui dispersée. verte le octobre 1883.I.m fougère". Une indéterminable. puis une bague avec chaton en argeiit. ceiidres recueillies. ayant les pieds au dernier aspect". trouvée le 8 novembre 1885 : "Une médaille dais la D'autres incinérations ont été repérées par Gelin bouche. il a terre cuite. O 2 s k 8 n 26 . rebord arrondi. des bracelets. près des ossements W Z d'un cadavre Iiuinain (yremier bulletin) ! I r n "Dans le plus grand tombeau étaient renfermes deux Q) . G. 4 z Grignon découvrit une coupe en verre "de . de couleur et avaient déjà et6 ouverts". t~ouvaitl'empreinte d'une fibule delicate en argent avec Deux enclos maconnés avec sol en béton l'un de verroterie rouge . contenait le cadavre d'une vieille femme. Vers le cou se trouvait une entièrement detruits. decousarcophages pour l'ensemble de la necropole. aux pieds wi hachette deformée par I'oxydation. sepulture les debris d'un cercle ou d'une ceinture en fer .

indiquant des sépultures d'enfant ressemblaient à de petites pyramides aplaties. Un sarcophage d'enfant.I?tscriptio~lsigndée pnr Edmond Leblnnt dnits Bull...PO D'après Edmond LEBLANï dans une note parue dans le Bulletin nrchéologique du Comité des trmnlrx historiqices et scientifiques. le 31 octobre 1884.. appartient à M M ....MIN0 DE0 NOSTRO . i'obbé Jacob. Colson de Sommeville...CASTA IN DO .. seul les deux cotés semblent brisés. La dimension de ce fragment est donc de 305 x 160 inm .. avec une lance d'un travail plus elégant que les autres. Une derniere pierre portant une inscription a été decouverte vers 1889.... Plusieurs pierres. oblongue portant une inscription bien gravée dont les lettres ont cinq centimètres de hauteur à c6t6 du nom se trouve une feuille de lotus.. sur l'un d'eux est une clepsydre. la pierre. pour s'en faire aussi de l'argent. trois d'entre-eux présentaient des lignes tracées à la main .. La photograpliie n été prise par M . par Gelin mesurait 1. Un troisième tombeau dont a parlé M. Les stkles Phulpin précise qu'en cet endroit un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient éte trouvés à différentes epoques.Figulr 3. ...40 m sur 0. professeur nu collège" de Saint-Dizier. d'un petit monument avec une croix gravée au milieu. Une pierre dite funéraire... intact contenait les restes d'un jeune enfant avec à la bouche une pièce de monnaie et la coquille d'un oeuf à portée de la main. l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en même temps.. L'abbe Gelin signale aussi 4 cippes d'enfants... Phulpin. Cette insc?'iption. a droite un sabre (saamasaxe) et un fort poignard".. evidemment tumulaire où etait cette inscription : ANiMAIM LVCILLAE ARVSS Gelin signale la trouvaille d'une pierre de forme carrée..30 de largeur. sur un autre un echiquier. on peut lire de la main de l'abbé Fourot : "Reproduction (demi grandeur) d'un fragment d'inscription chrétienne trouvée au cimetière franc du Qidtelet. pour s'emparer de quelques medailles que l'on savait y avoir et6 scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait. Nous signalons encore la découverte. Au dos d'une photographie que nous avons en notre possession (figure 3). du Comité. (d'yrès photo inédite de l'nbbé Jncob) au bras gaudie une petite boucle d'argent. Sur la face on lit : .. . sur pierre de Snvonnières. a son couvercle taille en forme de voûte : des malfaiteurs. cette plaque a éte trouvée presque à fleur de terre dans le cimetière du Chatelet à gauche et au dessous de l'oppidum...

est plus faible dans les dimensions. dont le rayon est forme par la longueur totale du creux. ce qui correspond à une orientation peu commune ailleurs . -sarcophage de 2. on note la présence d'ossements d'animaux domestiques en offrande. II semble qu'en regle générale les corps aient été inhumés en position de denrbifus dorsal. Dans la premiere partie de la nécropole des Plantes. ces lethes sont grossièrement gravées. Voici la description donnée par Grignon de deux sarcophages découverts au cours de la seconde campagne de fouilles.10 m e n deux parties (15. les corps étaient régulièreinent orientés du sud-est au nord-est.70 m avec trou et bouchon d'obturation.Louis LEPACE Les inhumations e n pleine terre. des hanches ou des mains.sarcophage de 2. ils sont creuses de façon que le corps du tombeau n'a que deux pouces (6." Phulpin cite l'existence d'un sarcophage sous la grotte artificielle et la découverte de plusieurs sarcophages le long de la voie romaine. Ces tombeaux étaient recouverb. on trouve des vases en terre ou en verre au niveau des pieds." Dans une autre sépulture les jambes étaient croisées. Gelin a relevé qu'il y avait quelques traces douteuses de crémation. sous dix pouces de décombres. .84). et de heize pouces (425 cm) aux pieds : il a dix-huit (58.11. armes.sarcophage de 1. l'un d'une pierre creusée de deux à trois pouces(6. Les sarcophages.inhumé sans cercueil. repliée sous sa handie. Les clous de souliers logiquement près des pieds.84). et quinze (49 cm) aux pieds. parlant de deux sabres (scramasaxes).65 m) de largeur à la tête. tandis que sa main gaudie. et le coté des pieds est taillé sur une ligne perpendiculaire. u n enfant gisait en travers sur ces ossements.sarcophage de 1. ce qui forme un pyramidal tronque. les cercueils II s'est trouvé dans une autre partie de la ville le cadavre d'un honune d'environ trente ai. Les corps. Dans la première partie de la nécropole des Plantes. la moitié des sepultures découvertes regardaient le Châtelet.84) . les tetes juxtaposées et les jambes entrelacées .5 cm) pouces de liauteur à la tete. Les monnaies sont fréquemment dans la bouche d u défunt ou vers la téte. même le D est forme à contresens. L'on doit observer que la coupe du coté de la tête de ces tombeaux est coupee sur un arc. on a trouvé dans les environs un vase brisé avec vingt-deux médailles de Néron. sur les fondations d'un mur.10 m en deux parties (14.5 cm) d'épaisseur. un petit vase en terre. il s'agit certainement des sépultures gallo-romaines du W m = siècle.60 m. Une sépulture collective comprenait "deux squelettes. Pothier en 1849. du genre urcéole. grand bronze. (3. Gelin cite quelques cas particuliers avec u n corps ayant les mains derrière le dos. . l'autre d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D mnnibus Diis. dit : "l'un était près de la main droite d'un squelette non enseveli. de deux (0. objets de parure.11. Dans deux de ces tombes signalées par Pothier.11.5 à 10 cm)en dessous. dont deux faces plus larges que les deux autres. ce sont des auges de pierre. le bras étendu et tenant l'autre glaive. A Hallignicourt "les Hauts de Croche nous avons trouvé plusieurs sépultures du Bas Empire avec des orientations assez variables. Les sépultures situées le plus à l'Est sont orientées vers le levant.95 m) de longueur. il avait les mains et les bras étendus à c8té d u corps. ii y avait aussi quelques bracelets et des perles. Vases. était armée du poigiiard qui vient d'@tre indiqué. le fond est percé sous la t@te d'un hou de deux pouces pour ecouler la liqueur pubide provenant de la dissolution du cadavre. dont un de six pieds (1. qui semblait s'être affaissé sur lui-m@meet eii face duquel. aucune de ses parties n'avaient souffert de dérangement. sur le ventre. le couvercle en 3 parties. Coutumes funeraires Toujours d'après Gelin. ce qui ferait mire que l'on prenait la mesure juste du mort pour qu'il n'y ait point d'espace vide entre les surfaces intérieures du tombeau et les extremites du cadavre. etait un autre squelette." Gelin cite la présence de cercueils en bois matérialisés par des clous auxquels adhéraient des restes de bois. "Deux tombeaux . Position des objets dans les tombes Dans quelques tombes. était entre les pieds du squelette. Voici quelques dimensions relevées par l'abbé Gelin : LES NECROPOLES . L'autre de cinq pieds et demi 0 3 0 m). Les vases peuvent @tre situés près des mains.

Ce flacon de teinte verte avec inclusion de nombreuses bulles d'air est caractéristique du N é m = siècle. qui est distant d'une lieue de Cliâtelet"." "Une autre d'un homme de trente ans. des pommeaux. d'autre part le mobilier qui a fait l'objet d'un apport intentionnel par exemple les vases céramiques. dans un graiid tombeau en pierre . il repose sur une base aplatie d'environ 30 mm de diamètre (figure 4. huit sabres ou épees. il n'existait même aucune trace des alveoles des dents qu'elle avait perdues. Nous observerons aussi que toutes ces mâdioires sont taillees carrémeiit à la partie antérieure. Une mâchoire d'un homme d'environ cinquante ans etait garnie de presque toutes ses dents. Typologiquement. très imprécis du musée de Saint-Dizier il y aurait eu 38 vases provenant de la nécropole du Châtelet. Cette forme de gobelet est aussi bien connue A la fin de la période romaine qu'à la periode mérovingienne. en sorte que leUr coupe formait un triangle. des bouts et des clous de fourreau . Si nous examinons les publications de Gelin. avec deux squelettes. L'article de Fourot est également très imprécis sur le nombre et la forine des céramiques. il paraissait que les trous de la carie n'avaient pas augmente depuis son iniiumation. Parmi les verres conservés au musée de Saint-Dizier se trouvent trois gobelet d u même type (fig." Constatations anthropologiques et anatomiques.) et de son équipement (armes. Un verre du musée de Saint-Dizier. Ce vase comme le précedent date de la fin de la domination romaine. La mâchoire d'une vieille femme ne portait a u m e dent. LE MOBILIER FüNERAZRE Le mobilier funéraire peut se diviser en plusieurs catégories : d'une part ce qui appartenait au défunt et faisait partie de son habillement (boucles ferrets. no 5). tous à un seul tranchant. Ces formes dérivent des gobelets en céramique connus sous le nom de forme Chenet 333. Vases en terre D'après les inventaires anciens. on a trouvé "vers le milieu du plateau. Nous ne savons rien sur la position de ces vases dans les tombes. 146) mesurant 1137mm de hauteur et 60 inin de diamètre à l'ouverture . avait une dent canine et une incisive carites. que nous avons eu entre les mains appartient à la forme Morin-Jean 113. conformation qui s'est perpétué dans les environs. La sépulture 2 des fouilles Gaillet a fourni une petite bouteille a panse presque sphérique le fond est en forme de "cul de bouteille". fibules etc. il est assez facile de séparer . Nous citons ici Grignon : "Qu'il nous soit permis de faire ici une obse~ation d'Histoire Naturelle sur les dents de ces cadavres. 3 et 4). Cette forine est répertoriée par Morin-Jean sous le numéro 39. 5 d'aprhs Gelin auxquels il convient d'ajouter celui découvert par Grignon. ses mâclioires s'etaient fortement aplaties par la mastication. no 1). particulièrement dans le village de Chevillon. non dessiné et en très mauvais état. Le dernier récipient est un gobelet e n forme de clocheîbe apode sans bouton basilaire (figure 4. Deux de ces glaives ou sabres étaient. 1. no 5). les coupes en verre et les monnaies dont la présence dans les sépultures relève de pratiques rituelles. quatre dans autant des six ou huit autres tombeaux qu'on y a découvert. elles étaient entourées au-dessus des gencives de concretions pierreuses qui ne se sont point détruites. 4. dans des ruines où se rencontrgrent beaucoup de sépultures. Ce forine de vase est typique de l'époque mérovingienne. Ce type de gobelet de forme 104-105 de Morin-Jean se rencontre dans les tombes de la fin de la domination romaine et dans les tombes du début du I V m * siècle. Grignon découvrit lors de sa première campagne une coupe en verre de fougère (appelé certainement ainsi à cause de sa couleur verte et des impuretés contenues dans la pate de verre. L'exemplaire du musée de Saint-Dizier possède u n petit pied annulaire et un filet sur la panse. une entrée. nos 2. nous trouvons 42 vases. n s'agit plutAt d'un gobelet si l'on se réfère à celui figuré sur la planche CXXM de Grivaud de la Vincelle (Figure 4. deux agrafes ou tes grandes boucles de ceinturon et un poignard (38). plaques de ceintures.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Dans les fouilles de 1848 et 1849. Par ailleurs. instruments divers). nous avons un gobelet tronconique (F. VAISSELLE Vases en verre La verrerie n'est pas très abondante dans la nécropole des Plantes : 4 vases d'après Fourot.

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Fisure 7.miqaes gnllo-lotnniiie dl.Céi.) .M. .H. smif no 3 qui pmvimt de ln tombe 1 des fotiilles ~nillet(oesrim c.E.P. nlrtsée de Snint-Dizie.R.

%us le pied d'un de ces deux vases se trouve un graffiti gravé à la pointe sèche après cuisson . 6. très caréné . Par~niles forines classiques. Une écuelle à bord vertical légèreinent rentrant. à col rétréci. 6. Conune nous l'avons précisé. Figure 8. s'agit drun récipient tronconique ferlné par une partie hémisphérique. Les autres vases de forine assez proche sont vierges de toute décoration . * Holidnrd) La gourde. Nous avons trois grands types de vases. no 1 et 2). le second comprend les vases sans anse. no 9). fond plat (fig. (Yonne). La partie opposée est plate. orné de guillochis et à pied creux mesure 180 mm de diamètre (fig. orifice à double baguette. 5. nous avons une assiette plate à bord oblique (fig. 5. no l). il s'agit d'une gourde. no 5) et une jatte (fig. plus petite (diamètre 120 mm) a son bord orné de deux filets horizontaux (fig. no 1). il a un col élancé (fig. Contrairement aux autres poteries précedemment décrites. no 6). 7 .est semblable au pot trouvé dans la célèbre sépulture A de Lavoye. Rhénanie au cours du dernier tiers du Wme Enfin. la céramique est rouge avec engobe orangé d'assez inauvaise qualité. Vme de i'mcimne collection Fou7ot (dessin ech V2 c ~ r è 1. no 2 et 3). Poterie gallo-romaine Les formes classiques du IVmesiècle sont bien présentes dans les vases conservés au inusée de Saint-Dizier. il s'agit d'un X auquel se superpose une barre verticale. 5. Poterie du Haut-Moyen-Age. nous avons une cruche globuleuse à col allongé cylindrique. Cette forme de vase de type Gose 519 est connue en siècle. Ce récipient est de type Chenet 348 classique des cimetières du N i m e siècle. le premier comprend un seul exemplaire. Dans ce type de @te. sa Ihvre est ornée d'une baguette que nous retrouvons à mi-hauteur du col (fig. 5 . La céramique recueillie dans les tombes de la nécropole du Chatelet est loin d'être homogène que ce soit pour les formes ou pour le type de pâte et sa cuisson. C'est cette même forine qu'on retrouve en craquelée bleutée (fig.no 7). enfin le troisième rassemble les cruches et vases à anse. 5 . 5 . Comme gobelets. Pour compléter le service de table. de forine Chenet 321 (fig. 5 . 5 .. no 2 et fig. Le plus grand (hauteur : 120 min) porte un décor de guillochis sur la panse. 11 est du type Chenet 353. 7. cet exemplaire est dans le mobilier de la nécropole.LES NECROPOLES Louis LEPAGE les vases gallo-roinains des vases mérovingiens. à orifice circulaire à bec pincé. à bord vertical. Généraleinent. no 6). nous avons deux exemplaires de forme Chenet 333 (fig. en terre sigillée originaire d'Argonne. I'engobe rouge orangé est 273 (fig. Une terrine de même type. Cette dernière forme est connue régionalement à Bar-sur-Aube. le plus petit (hauteur : 112 mm) est lisse.) et une jatte carénée à col sans baguette : Chenet 322 . ce type de vase provient vraisemblablement des ateliers de Jaulges-les-Vinneux. Sur une . 4 . La pâte est épaisse. (fig. d'un aspect assez massif. Dans la sépulture 1 des fouilles Yvon Gaillet se trouvait un petit vase en terre grise. no 4). 5. no 4). Cette forme Chenet 323 a étC trouvée en abondance sur le site d'habitat du N e m e siècle des Crassés à Saint-Dizier et dans la toinbe du cimetière des Hauts de Croche à Hallignicourt. 6. presque droit. nous avons des jattes plus ou moins carénées. no 5) de forme Chenet 321. Nous ne saurions assurer qu'il s'agisse là d'une sorte de chrisme. Une petite tasse à inarli de forme 314 est assez épaisse et lourde (fig. Un petit pot globuleux à courbure interrompue. à baguette et à pied évidé. no 2). avec anse plate à fragile I-m'Vure . nous signalerons un vase moyen ayant 130 mm de diamètre. nous trouvons deux bols de forme Chenet 320 décorés à la molette (fig. no 3).

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M. .R.E.- 0 Figure II.H.) 5 .Cérmniqiles dii Hnut-Mqol-Age dii mtiçée de Snint-Dizier ( ~ r s c i nc.P.

) .H.E.Fipire 12.miiiqiirs dii Hmrf-Moym-Age dii musée de Smnt-Dizier essi sin c.M.P. .R.CO.

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de meme largeur que la précedente. 9.l'autre a des formes assez adoucies et porte deux molettes différentes. Un vase à carène douce n'a pas de col (fig. ne 6). elle a une arête élevee qui règne au centre des deux cdtés. poignards. II est généralement considéré comme étant de type burgonde . Un vase aujourd'hui disparu. no 2. Le col est pincé a u niveau de la lèvre (fig. Ils semblent moins nombreux en se dirigeant vers le Sud. (fig. L'anse part le plus souvent du col parfois de la levre pour venir se rattacher perpendiculairement à la partie médiane de la panse. ce iype de récipient a été trouvé dans un grand nombre de sépultures. Un seul récipient est plus large que haut (fig. car elle se retrécit rapidement vers la pointe. Tout le décor consiste en u n bourrelet placé au niveau de la jonction col épaule et une cannelure située au Nveau de la carène (fig. no 3). des poignées d'épée. 9. des fers de hastes et de piques. On voit aussi des traces d e coup de feu. Sur la partie bombée se trouve un décor gravé formant rosette (fig. à carène accentué. 9. des epées à deux tranchants. plus épaisse et tranchante des deux c8tés. Aucun uinbo de bouclier ne semble avoir ete repéré. du tour quelques ornemenb. 3 et 6). 12. "Des mailies de cotte d'armes. Un petit piédouche creux supporte une coupelle hémisphérique dont le bord est orné d'un double bourrelet (fig. La pâte a un aspect granité et elles ont subit une cuisson réductrice qui leur donne une teinte variant d u crème au rouge. des javelots. Ce type de vase semble inhus dans la série Les vases à anses sont des cruches ou des pichets de taille moyenne. 8). Mais à peu de distance du Châtelet à Villiers-aux-Chênes. La carene est soulignees par une rainure faisant le tour du vase. Le bout de la pointe d'une autre epee beaucoup plus épaisse. tombe 74. scramasaxes. II LES ARMES Un grand nombre de sépultures contenait des armes. avec son manche d'os garni en cuivre. . 1 0 . 10 .. Partie d'une lame d'épée fort muice. Il s'agit d'un vase à pâte relativement fine de couleur noire. plus hautes que large. La partie supérieure de la panse est séparée du col par un léger bourrelet. leur dimensions moyennes sont d'environ 13cin de diamètre et 17 cm de hauteur. L'ouverture peut @treronde ou pincée. l l et 12). Des manches d'outils. no 4). Le bout du c8M de la poignee d'une autre epée plus etroite. no 7). nous citerons un gobelet assez élancé ayant 110 mm de hauteur pour un diamètre de 80 mm. 10. L'assise légèrement en creux et large assure une bonne stabilité aux récipients. D'abord. voici l'énumération faite par Grignon (voir figure 12. La panse bitronconique surmonte un petit pied cylindrique. Pour finir. Trois de ces vases sont fort carénés et possèdent u n col en entonnoir et u n décor simple sur l'épaule . Planche de l'Atlaç de Grivaud de la Vincelle). 9. Des vases de ce type sont courants dans les cimetières de la Marne et de la Meuse. no 4). Un petit gobelet qui pourrait être aussi bien gallo-romain ne possède aucun décor (fig. Ces anses sont en {orme de ruban (fig. Armes ( 2 m c birllctin) Une epée à "l'Espagnole" : c'est une lame droite de deux pieds de longueur et de dix-huit lignes de largeur tranchante des deux cdtés. 9. il possède u n col tronconique. qui ont reçu. II convient de dire malgrè tout que nous inanquons de renseignements pour la Haute-Marne. Ce gobelet est caréné. L'aspect extérieur est noir mat. le quatrième vase que j'ai vu en 1964 était de couleur chamois assez foncé. no 1). no l). un sabre. Vases avec anse Sans anse Çeuls 4 vases sont ornés d'un décor à la molette (fig. Un vase de forme sensiblement identique offre un décor de nervures horizontales placées sur la partie supérieure de la panse. elle paraît avoir et6 fort courte. no 8). Ce sont des armes offensives : épées. Une petite coupe est assez curieuse et originale pour être très difficile à dater par manque de comparaisons. une espèce de grand poignard. sans décors était conservé dans l'ancienne collection Fourot (fig. mais nous pouvons en citer un exeinplaire à Lavoye (Meuse). 9.Louis LEPAGE génératrice et près de la partie plane se trouve un goulot garni de deux anses qui viennent le corps de la gourde. conservée. 12 no3) Une grande cruche de 36 cm de haut et de 30 cm de diamètre sort du lot. Un autre est simplement cannelé (fig.

foiriiles de I'nbbéMméChnl(oaati~c. plnqlies-boitcles e f objets divers décolruerts drms in nécmpole dii Chfitelet. 8 Figure 14.~.0.b~...) .. 0 .A m e s . . .~~.

Epais de 4 à 6 millimètres. Un bout de fourreau d'epée.LES kTECROPOLES Un fer de lance. tant d u fourreau que d u ceinturon. et un peu convexe du c6té de la lame. Epee Les fouilles de 1884 n'ont pas permis la découverte de ce type d'objet et nous renvoyons aux descriptions de Grignon. Seulement 5 arines issues des fouilles Gelin sont conservées au musée de Saint-Dizier (fig. d'autres se terminent par une soie qui entrait dans le bois. ils sont longs de trente-trois à quarante-cinq centimètres. sur laquelle elle est inclinée légèrement. Nous avons le dessin d'un des scrainasaxe d'après une illustration de Ernest Royer jointe au manuscrit Pothier de la bibliothèque de Chaumont (figure 16. Un fer d'une petite arme offensive composé d'une lame de vingt-et-une lignes de longueur et de quatre lignes de largeur. et y etait affermi par une virole. ses cotes sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles. il est fort fpais. la tige est toumee en spirale à sa base. La laine tranchante d'un seul c8té est incluse dans un fourreau en bois que l'oxyde de fer a partiellement conservé (fig. D'après le texte de Fourot. Trouvé par l'abbé Maréchal. sur treize à quatorze de largeur. plus grosses que la precedeiite : on remarque dans le corps trois filets saillants qui les divise en quatre parties ravalees pour placer les doigts et pouvoir tenir l'epee avec pluç d'assurance dans les mouvements du combat. ses c6t& sont legèrement échancres. Moitié de la coquille d'une garde d'épee fort simple. il a trois pouces et demi de longueur. Le fer d'me flèche composé d'une douille d'un pouce de longueur et de trois lignes d'ouverture. no 1 à 5). Un très petit fer de pique de deux pouces de longueur coupé en feuille de laurier. longeant le dos sur l'une et l'autre face. se terminant en une pointe mou$se. Le fourreau ne manquait pas d'orneinents : les têtes de clous. la longueur de la poignée peut atteindre les deux tiers de la longueur totale de l'arme. elle est plane du cote de l'interieur de la garde. les deux c6tes sont fort amincis et très tranchants. son plan est celui d'un fuseau. Quatre autres poignees d'epees. dans la nbcropole des Plantes. . se terminant en une pointe fort aiguë. ayant un trou pour y passer un rivet . Des javelots de six à dix pouces de longueur. non compris sa douille. il règle au centre des deux faces sur toute leur longueur une arete aiguleuse fort saillante : cette lame se termine par une douille pour recevoir le bout de la hampe. étaient chargées de figures d'animaux. nous avons 12 scramasaxes. il est conservé au musée de Saint-Dizier sous le numéro F. releve et renflé dans soi1 milieu. Un autre fer de pique de quatre pouces de longueur. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hampe. non compris la soie qui. Un autre fer de pique avec partie de sa douille. Dans quelques cas. Le fer d'une pique de six pouces de longueur. La longueur totale de ces arines varie entre 52 et 38 cm. elle est mince et aiguë comme la lame d'une grande lancette. la base des uns forme une douille pour recevoir le fût . Pothier dit : "Tous ces glaives ont une double rainure. Un fer de liaste. de trois pouces et demi de longueur. et plus trancliant que le précedent. a encore. soie de 10 à 11 cin comprise et sa largeur est de 4 cm. On aperçoit à leur jonction la base d'une petite branche d'une seconde partie qui manque : cette pièce peut @treaussi le fer d'une espèce de flèdie appelée votillon. Sa tige est courte et adlerente à une petite douille. artistement ciselées et entrelacées en forme d'arabesques". ii est plus deprime. larges de 5 à 6 centimetres. Sa longueur est de 65. il ii'est chargé d'omemeiits que d'wi cbté. Un autre fer de lance de quatre pouces et demi de longueur. il est fort etroit. dans son plus grand renflement. 211. il manque la douille. ce sont des c6nes très allonges. plus de quinze centimètres de longueur.2 cm. no 7). Un exemplaire est exceptionnel. Scramasaxes Parlant de 8 scramasaxes découverts dans la nécropole ii~tra-inuros. dans quelques-uns. il a sept pouces et demi de longueur. ainsi que l'entrée d u fourreau. moins anguleux. il a six pouces et demi de longueur et quinze de lignes de largeur. 14. quoique rompue. et se termine par une pointe quadrangulaire : c'est le carreau ou qrindreilus. Ils n'ont point de garde e t leur pommeau ne consistait qu'en un petit bouton qui retenait le bois dans la poignée. le liaut est garni de deux petits appendices perces chacun d'un petit trou pour l'assujettir au fourreau. Deux poignées d'epees : ce sont des corps presque cylindriques un peu évidés dans le milieu : ils sont ornes de petits filets fort serres les uns contre les autres. 16.

foiiines Colson. hnche rt coiitenirl: décoeverfs dmç ln . . musée de Lmgres . .opoledu Cluîtelet.R. .M) . ( ~ e r s i uC.: F@re 15.H.~écl.P.E.Amzeç.

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.r) . . .. .. .g n ~ n i h r ede fozrl~nl~...Scmrnnsa~e. 8 Figure 17..s6i8rd'ayris~oy. plnqire bolrcle et fer de jmeline décolrue~tsnlr Chrîtelet....fouilles de 1849 (o. .." /' ..<+. _ . .

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H.M.) .R.- O 5 Figirlr 19.fouilles Gelin.E.Fm de lmce etfrmnks dko~riivotsdmzs In nécropole du Ch<îtelet.P. . mlide de SmiiMizier (ocssin c.

d'après les descriptions d'Edouard Salin. La figuration de ces dragons est bien connue en Lorraine à Varengéville (Meurthe et Moselle) et à Lezéville (Haute-Marne) par exemple. Peut-&trene sommes-nous pas ici en présence d'un scrainasaxe inais d'un coutelas ? (fig. C'est ce . Devons-nous considérer comme des scramasaxes l'objet de 32 cm avec mie poignée de 12 cm et celui de 35 cm avec poignée de 15 cm (fig. 20. 14. no 15). on voit deux dragons entrelacés. Nous avons la chance d'en avoir le dessin exécuté par Ernest Royer qui est conservé avec la monographie manuscrite de Pothier à la bibliotllèque municipale de Chaurnont (figure 16. no 6) est lui aussi difficile à considérer comme une arme de jet. framée Ce type d'arme est peu représenté dans la nécropole des Plantes. 19. Fourreau d e scramasawe Nous n'avons en inains que très peu d'éléments permettant de décrire les fourreaux de scrainasaxe des nécropoles du Chatelet. no 1 et 6). Leur longueur varie entre 29 et 37 cm pour une largeur maximale de 4 cm (fig. 20). no 1et 3) ? D'après un dessin inédit de la collection Fourot (fig. 19. sur l'autre. Sur la flamme du dernier exemplaire cité se trouvent des traces de tissus conservés par l'oxyde de fer et la douille comprend des restes de la hampe en bois. Ce motif de lions affrontés est souvent lie sur des ornements mérovingiens à une tete humaine ou au prophète Daniel. Deux framées mesurent respectivement 54 cm et 62 cm (fig. Les autres exemplaires (fig. 21. Sa longueur est de 34 mm et son diamètre légèrement supérieur à 20 inm. 15. il est assez difficile de tracer une limite entre la hache de combat qui est une arme maniée à la main et la francisque qui est une arme de jet. Dans Sangle. Cette garniture se compose d'une plaque découpée en équerre de 58 mm de longueur et de 25 mm de hauteur. no 1. Un autre exeinplaire à tranchant symétrique (fig. nous signalerons une plaque cruciforme figurée par l'abbé Fourot dans sa monographie. 3. 21. Sur i'un. no 2. il mesure environ 26 cm de longueur (fig. no 3).-F. Fers d e lance.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Fig. Comme hache de coinbat. 4 et 5) sont par contre des armes qui. nous inetions en doute cette attribution car il s'agit là d'une plaque boucle. Comme élement de garniture de fourreau. on remarque un décor composé de deux becs crochus reliés entre eux par une barre oblique . 3. on a un exemplaire qui entre dans la moyenne et un autre qui est assez petit avec 34 cm et une poignée qui mesure entre 7 et 8 cm. 18. 4 et 5). Une douille conique pourrait bien @trele talon d'une lance (fig. no 1). Une garniture assez riche a été inise au jour lors des fouilles de 1849. Toutes ces armes étaient maintenues par des rivets placés à la base de la douille. Scianlnsnïe de l'ancienne collectio?i Foiiiof (dessin d'qiès Hol~dnrd) no 1). Tous sont issus des fouilles de P. La limite entre les deux est assez floue. étaient adaptées au lancer. Ces fers de lance assez robustes sont tous à douille. Cette laine possédait 2 rainures longitudinales. Gelin dont le rapport indique ce nombre . Quatre boutons d'environ 23 mm de diamétre viennent compléter cette parure. Un fer de lance assez robuste provient de la collection Colson (musée de Langres). 211) par l'abbé Maréchal. on trouve deux lions ou plut6t deux léopards affrontés. des entrelas de rubans. no 1). celui-ci est contredit par Fourot qui donne 12 exemplaires trouvés. Ersnest Royer en a dessiné deux. 21. un scramasaxe de 58 cin de long avait une largeur de 45 mm à la partie la plus large. Pothier indique comme extrémité de fourreau une plaque en bronze plein et une ajourée . Si l'on examine deux autres scramasaxes remis au musée de Saint-Dizier (F. 15. dans un cartouche de la barre horizontale qui mesure 10 min de hauteur. no 2. Dans les légendes de ses figures. Haches et francisques Parmi les 6 exemplaires du inusée de SaintDizier. Seuls 6 exemplaires sont entrés dans les collections du musée de SaintDizier. 3 et 4). nous avons une hache lourde et massive (fig.

HA.zcisqiies décolruertes dmis la nécropole du Chrîtelet.) ~ .HRCIEeffia.P.foziilles Gelin.4 1 . mirs& de Saint-Dizier ( ~ e r r i i C. . .E.R. - O 5 Figure 21.

.- J $ l IO -- O i3 Fislit? 22.fmrifld Colson.H.Plnq~ie-boucle.M) L m i p . mll& de C.RP..E.fibi~leset objets diz~erisdkmrveifs darrçln nécropole du Chrlfelet.

E.M.~.O Figiriz 23. ntirçée de Snii~t-Dizier(D~.P. foililles Geliii...) .H.R.c.B~nceletset colliers déco~iveifsdniis ln iiécrqole du Chntelet. .

no 2). no 2 et 3). Fourot signale la trouvaille d'une fibule gauloise. 24. Gelin coinine Fourot annonce la découverte de 7 fibules. Boucles d'oreilles Quelques petits anneaux d'environ 20 mm de diamètre ont pu être utilisés comme boucles d'oreilles (fig. na 4). les verroteries sont noyées dam l'oxyde qui en a dénaturé les couleurs (fig. l'abbé Fourot fait bien la différence entre les perles trouvées dans la partie gallo-romaine d u cimetière et celles trouvées dans la partie mérovingienne. dans la série des fibules provenant du Chatelet on remarque deux fibules ansées symétriques (fig.12. no 3). Certaines sont à flamine bien developpée. 34. 34. elles présentent des décors variés (fig. Elles ne présentent rien de particulier. Pointes de flèches ou de javelines Un fer de javeline d'environ 5 centimètres de longueur est figuré par Ernest Royer coirune issu des fouilles de 1849 (fig. Un exemplaire semblable a été trouvé dans l'aqueduc et un autre dans la nécropole de la BA 113 à Saint-Dizier.Louis LEPAGE LES NECROPOLES inêine type que l'on retrouve dans les nécropoles ardennaises ou dans le cimetière de Lezéville (Haute-Marne). 5). 2.1883 puis d'une dizaine de colliers dont le nombre de perles varie de 1 à 20. Une fibule en argent figure un oiseau de proie. no 7) et quelques pointes de flèches une à douille (fig. na 8). Nous notons égalelnent la présence d'une grosse perle en ambre ((fig. Nous signalons égalelnent ici une hache d'un type peu courant qui figure dans la collection Colson. no 10. Seules quatre fibules restent au musée de Saint-Dizier.11. proviennent des fouilles Gelin. Dans sa relation des fouilles. en bronze. Dans le premier cas les perles sont de petite taille. 17. le corps est orné de chevrons. 22. no 9). Elles proviennent vraisemblablement d'incinérations. l'oeil est formé par une verroterie rouge (fig. des petites perles bleutées par exemple (fig. 11 ne semble pas qu'il y ait eu des fibules cloisonnées. Bagues On trouve dans les notes Gelin la présence d'au inoins trois bagues. Daval de Saint-Dizier. une autre à trois ailerons et à soie (fig. Une grande épingle d'origine douteuse.13 et 14). 24. Une seule est conservée au musée de Saint-Dizier. no 5). Differents types y sont représentés. Une autre fibule en "Yest terrninée à ses deux extf&nités par des têtes de dragons (fig. on notera la présence de deux dards A section quadrangulaire qui resseinblent à des carreaux d'arbalette (fig. Un exemplaire est remarquable par la présence d'un " S en fer (fig. Le matériel de la nécropole du Chatelet coinpris dans la collection Colson comprend deux fibules gallo-romaines déformées par le feu (fig. d'autres suggèrent les carreaux d'arbalette (fig. no 1). 24. 24. 3. no 9). 34. Nous ignorons le r8le de cet épaississeinent. Une petite fibule est cruciforine (fig. no 4). mesure environ 15 mm de diainètre interne et son chaton en argent est orné d'une croix (fig. de 15 grains le 20. 21. Ça lame robuste est relativement classique par contre le talon est épaissi et élargi de manière à former masse (fig. 34. no 4 à 6. na 6 et 11). Les fouilles Colson montrent un certain nombre d'arinaiures de fléches ou de javelines issues de la zone de la nécropole. conservée sous le numéro F. Nous ne pouvons pas dire si ces deux fibules proviennent de la nécropole mais cela est probable.8. 634 présente un renflement médian quadrangulaire et une extrémité . 15.11. dans la même collection. en pâte de verre. 35. Deux furent donnée à M. 24. 22.9. Les perles des colliers de la période mérovingienne sont généralement plus grosses. Gelin signale la présence de quelques perles en avril 1883. no 1. Elle est en bronze. no 10 et 11). no 2).qui se trouvait à l'intérieur de la douille et qui servait à assujettir ferinelnent les deux objets. Au inusée de Saint-Dizier se trouvent une flamine qui pourrait bien appartenir à un fer de javeline (fig. 23. 23. no 8 et 9). Broches ou fibules La plus grande variété existe en matière de fibules. 21. no 8). En outre. 26.12 et 16). La dernière fibule est ronde avec une base en fer et la plaque supérieure en métal cuivreux . Par ailleurs. Epingles Deux épingles rnal conservées. 111 OBJETS DE PARURE lh~emb!esde per!es et colliers.

LES h@CROPOLES Louis LEPAGE 5 Figliir 24.téci.E.H.) .ippliqltes.. .P.M.opole drr ClrRfelef.ss~. épingle et pcigiieç décosuei. .R.fs Lris In . tnirsée de Sniltf-Diziei. c.FibillCs. foi~illes Gelin. (D.

( D S S S ~n~n ~ ~ u s c r i i ~ o i f i i c r ) . . découvc~ismi 1849 drmç ln riécrnpole inha-mliias du Chiifelet.Figure 25.Objets dessin& pnr Emeçt Royei. ..

PInqves-bonclei.P. rjiksles.M.) di^ nmsée .E.H.R..^ .I fa -- O . . objets diuers décoilverts urniçemblnblemott dnns In nécrapole du Cldfelef.foriilles de Sninf-Dizier (orssinc. 18 Fistire 26..d 3 2 O I .

) .R. ..P.H.contre-plnqzies.tes d m s In nécropole dfr Oûiteiet.E. musée de S~irit-Diiier(oa~~i.M.- - w O 6 5 2 Fipre 27. plnqueç dondes découvn.Plyues-bor~cles. fouilles Gelin.c.

foildles Gelin. mirs& de Saint-Dizier ( ~ c. .P. . .) ~ ~ ~ i ~ ~ .E. ... 5 O P .Plnqires boiirles mi f e ~et en btnlize découvrrtes dmis In i~érmpoledir Clfitelet..M.H.. Figrrlr 28.. ... . ~ .R.. .. . .. . .

portant une haste sur l'epaule dmite et rev@tude la cuirasse et du paludameiit. on notera des plaques rectangulaires ou trapézoïdales (fig. la plaqueboucle est accompagnée d'une contre-plaque (fig. à cBté le dieu Mars. est certainement originaire du Châtelet. 8 et 9). . no l2). 26.elle représente Mars debout.C. une cuirasse".2.3). 28.et parfois d'une plaque dorsale (fig. 26. C'était certainement la sepulture d'un guerrier". absolument pareilles. 28. il est gdo-romaiil et du IV-= siècle" Plaques-boucles de fer Potluer indique que "l'une des deux boucles de ceinturon. lors de la vente de cette collection en 1907. la légende 1MP. no 1 . II ne semble pas que la Société des Lettres les aient racheté pour le inusée d e Saint-Dizier. qui n'avaient aucune apparence. no 5 et 6) les dernières ayant été trouvées par l'abbé Maréchal. no 19). 22. ilo 2) et d'une espèce de fleur en feuille de bronze dont nous ne dirons rien (fig. fort bombee.VAL. 14. et la figure de l'empereur régnant. Une autre grande épingle est repliée en "Y. tellement ils avaient été déformés. no 1.La quatrième plaque est carree (cinq centimètres sur quatre) . no 11). L'abbé Fourot donne quelque détails suppléinentaires qui laissent à penser que ces objets firent partie de sa collection. ornée d'un gros brillant de cristal.C. fixe la date de la partie ouest du cimetière .5. armé de sa lance. 35. Une autre. 27. Plaques-boucles en bronze Nous noterons ici une petite plaque-boucle ou la plaque est ornée d'une nervure (fig. portant. no 5). d'arabesques d'argent.BOUCLES ET ACCESSOIRES DE BUFFLETERIE Parini les objets disparus. 26. sa longueur est de 63 mm. le casque en tête. Un certain nombre de plaques-boucles provenant des fouilles Gelin ont une plaque circulaire (fig.à ses pieds. Il s'agit d'une épingle de v&teinent ou de cheveux fréquente au W m e siècle. no 10). étaient l'ornement du casque ou du ceintwon d'un chef militaire. 27. Trois de ces plaques sont rondes (4 centimètres et demi de diamèbe) . qui est représenté portant la haste sur l'epaule droite. représente une tete de lion vue d'en face . 2 3. il en fut de m@mede Pothier. "Outre ces objets. il n'y a pas lieu d'en douter. Dans la collection Colson se trouve une petite plaque-boucle. Ernest Royer a dessiné un objet identique que PotlUer a pris pour u n style (fig.Louis LEPACE LES R'ECROPOLES en forine de spatule (fig." Plaques-boucles de ceinture Certaines plaques-boucles en fer sont telleinent oxydées qu'il est impossible de préciser leur forme ou si elles ont été à l'origine décorées ou non. Une d'entre elles a été dessinée par Ernest Royer (fig. 12 et fig. 27. "Sans nul doute. l'une. et. de forme roiide et unie. elles sont en argent doré. Dans certains cas. 25. la lance à la main droite . 27. no 2 et 3).AVG. était incrustée.DIOCLETIANVç.6. les deux autres. Une seule laisse apparaître des traces de damasquinure par incrustation (fig. Souvent ces plaques portent trois ou quatre cabochons en bronze rivés qui se sont détachés. inal identifiée. c'est-à-dire en vermeil. 35. w 20). ces quatre objets. Elle avait déjCi été publiée par Fourot. Autour de cette tete. no 5). IV . Nous signalerons une petite épingle d'environ 45 inin de longueur dont la tete forme bélière (fig. une cuirasse est a ses pieds. no 1. Parmi les exemplaires conservés. l'effigie de Dioclétien. Nous avons vu que l'abbé Marechal avait trouvé deux plaques boucles. sur toute sa face exthrieure. no 1). reproduisent le buste laure de l'empereur Dioclétieii à gauche. Objets divers On notera la préseilce d'une sorte de pendentif qui nous semble assez moderne (fig. La plaque légèreinent trapé- . comme elles portent leur date avec elles. avec un mascaron de tete de lion. nous attirons l'attention sur un ensemble de 4 plaques signalées par Gelin puis par Fourot. les Romains connaissaient cette industrie. une contre-plaque et une plaque dorsale (fig. avec une inscription. no 22). nous avons recueilli quatre plaques métalliques très minces que nous avons rétablies dans leur etat primitif . aussi bien que celle dont nous faisons honneur Ruoltz. 25. nous ignorons son usage (fig. d'accord avec les monnaies dont nous avons parlé. Voici le texte de l'abbé Gelin qui se rapporte à cette trouvaille : "Une autre [tombe] renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres.

foiiillesGelin. 2 D-J 1.@ I .) (3 # - O 5 @ Bo ... ..H. . .$Ic.M..P.R. ..) .2. !. ntirsée de Smnt-Dizier (D~SS. 23 I 2 Figirre 29.E. qJ i".Boiides délolrorrtes dnns In nécropole dit Clur*felet..

no 6). no 8) Parini les objets de provenance non assurée. Six croix pattées entourent le visage (fig. Les quatre angles de cette plaque sont agrémentés d'un décor formé par quatre têtes d'oiseau à bec crochu (fig. les boucles de ceinture sont nombreuses (fig. Dans le matériel des fouilles Colson au muste de Langres. mais vraisemblablement du Châtelet (fig. Comme dans tous les cimetikres. Cet objet peut aussi provenir d'un habitat éventuellement découvert par Colson. Comme nous avons vu que lors des fouilles de 1849 des sépultures mhrovingiennes ont été mises au jour à l'intérieur du périmètre de la ville. 30. 28. 26. no 7). nous n'omettrons pas l'exeinplaire dessiné par Ernest Royer et que Pothier pensait être la bouterolle du fourreau d'un scrainasaxe (fig. L'extrémité de l'ardillon de cette boucle est décorée en forme de tete animale (fig. no 17). Un objet semblable se trouve dans la collection Colson (fig. no 2) cette boucle est caractéristique des tombes germaniques du début d u V l m c siècle. on reconnait un visage humain nimbé. dans ce cas. Parmi les exemplaires en bronze on notera une boucle en bronze étamé massive (fig. La dernière plaque a aussi perdu sa boucle . no 12) qui devaient jouer un r8le dam la buffleterie. 26. . 26. Une plaque-boucle en bronze qui a perdu sa boucle est particulièreinent intéressante par son décor. La plupart de ces boucles sont en fer et elles sont assez mal conservées. Fnnrehiir d'nrrrnônière de In collection Colso~iW ~ r s é de e Lnngres) ech. 26. no 11). n ne serait pas étonnant que les deux tenons scutiformes aient garni le cuir de la ceinture associé à cette boucle (fig. 26. dans le matériel du Châtelet proprement dit se trouve une fermeture d'aumonière munie de sa boucle d'un type tout à fait comparable aux exemplaires de la période mérovingienne. on notera la présence d'une plaque circulaire ornée de trois têtes de rivets et de motifs géoinétriques (fig. no 5). 17. elles peuvent atteindre environ 4 cm de longueur (fig. Ferrets Une petite patte en bronze finement ciselée devait garnir l'extrémité d'une lanière en cuir (fig. no 4). 28. no 6) (voir aussi fig. 29. no 3). 24. une trouvaille à caractère funéraire est possible. Comme autre plaque-boucle circulaire en bronze. Nous noterons la présence de deux autres boucles en bronze dont l'une porte un décor incisé profond formé de lignes droites et de points. no 7). no 5). no 4) Une sorte de ferret en fer rivé sur le cuir pouvait garnir l'extrémité d'une ceinture (fig. Nous trouvons également dans la collection Colson une très belle petite plaque boucle (fig. 26. 299 boucles en bronze rectangulaires. 3 . 22. Certaines Sont asseinblées avec une petite plaque.9 et 15) Une petite plaque-boucle dont l'extrémité est brisée présente un décor de cercles occulés(fig. d'origine douteuse. Boucles d e chaussures o u d e jarretibre Nous nous contentons de citer ici des petites Fig. W . Boutons Un bouton en bronze avec une petite queue cylindrique est conservé au inusée de Saint-Dizier (fig. no 1 à 25). s . 28. no 7). 33. 24. 27. Le caractère religieux de cette plaque est incontestable et a été souligné par Fourot qui ne semble pas avoir vu le visage stylisé du Christ. On notera aussi la présence de plaques ajourées (fig. no 1.LES NECROPOLES Louis LEPAGE zoïdale est argentée ou étamée et porte une fine décoration gravée. sur sa face. Cette plaque circulaire mesure environ 45 cin de diamètre. 22. 26. Fermetures d'aumônibre Certaines des boucles décrites ci-dessus peuvent également avoir servi à la fermeture d'aumôniere. no 4).

i c.H.R.P.Ficlies ri bflièw cloirs.. nrirsÉE de 5ni1it-Dizier (o. .E.Fiprlr 31.) .M. tiges et bnndnge Iteniinilr d&froirve~tsd m s In ii&ropole hi Cluitelcf. foirifles Gelin.

11 s'agit d'une bande inétallique en fer inesurant environ 90 cm de long et 2 cm de largeur (fig. Coinme nous i'avons vu. S'agit-il des vetements du défunt. Sur la plus grande paire. 33. Leur taille varie entre 10 et 25 cm. no 37). il est difficile de trancher nettement entre couteau et scramasaxe (fig. Cette attributioii nous est suggérée par la longueur de la bande de métal et par sa position dans la tombe. accompagné d'un fraginent d'étui décoré d'arcs gravés agrémentés de cercles occulés (fig. 22. Bnndnges herniaires d'#près J@oy 1974 Couteaw Le couteau est un inseulnent bien répandu dans les tombes mérovingiennes. Bandage herniaire Dans une toinbe découverte le 21 octobre 1884 (voir supra) Gelin a recueilli les restes d'une ceinture placée autour du corps de l'individu. no 1à 22).OBJETS UTILITAIRES ET DIVERS Peignes Il ne subsiste comne provenant du Châtelet. l x . . 301 . - 0 4 a 12cm Fig.Louis LEPAGE LES NECROPOLES V . 22). on remarque les traces du tissage d'un tissu qui était au contact de cet outil. 32. 31. Le inusée de SaintDizier en conseive une vingtaine provenant de la nécropole du Châtelet. no 10). que les restes bien abîmés d'un peigne à double denture fine et inoyenne. L'absence d'une plaque élargie à l'extrémité est certainement accidentelle due à une mauvaise conservation. Forces Deux paires de forces sont en assez inauvais etat (fig. d'une aumûnière en toile ou plus siinplement d'un tissu enveloppant l'objet ? Des forces ont été aussi trouvés par Colson (Fig. no 1 et 2). Nous pensons qu'il faut voir dans cette bande de metal très mal conservée les restes d'un bandage herniaire comme ceux trouvés d m un rayon assez restreint à Euville et Lavoye (Meuse) et à Grand (Vosges).

-Forces. roillefte décorrverts dnns ln nécropole dri Cluîtelet.Figrle 33.R. foirilleç Gelin.rt.H. nirrsée de Saint-Dizier c.E.) (DCS~~H . brnnche de conrpns.P.M. fo..

LES ~@CROPOLES Louis LEPAGE I €3 L 3 O 5 6 A Figure 34.) ~ ~ ~ i ~ . iiiirsée de Sniiif-Dizier ( ~ c.M.H..P. .R. foliilles Gelin.E.B~iqrretset leii~ssilex et nnimhrres rlr flèclleç décolrzielts dmis ln néciopole dri Chitelet.

en l'absence de contexte. (fig. D'autres anneaux en fer et en bronze proviennent des fouilles Colson. 35. d ce jour ne semble pas avoir requ de solution. Une autre perle ou plutot une fusaïole.M. 34. Parmi ces objets. Fusaïoles Une grosse perle aplatie en verre arnbré de diamètre 33 min présente une inclusion sur sa partie equatoriale . Pour certains exemplaires le corps peut être torsadé et se terminer par un anneau formant bélière (fig. 16 et 20).Louis LEPAGE LES WECROPOLES Fig.. no 5 et 6) proviennent de ce site. en terre cuite.R. Perles. ils sont accoinpagnés de silex (fig. no 1 à 4). fiches à bélière ii s'agit là d'un type d'objets pour lesquels toutes sortes de propositions ont été faites et qui. Tiges en fer. no 1). 32. Ce type d'objet est frequent dans les tombes du Haut-Moyen-Age. yn~dentifef nppliqiie décocoiiveits mi Clfitelet fo~lillesGelin. Roulette Une sorte de roulette à pâtisserie en fer provient de ce site. no 14. légèrement polygonale mesure 30 mm de diamètre (fig.H. mirs& de iininf-Dizicr (nrrsiii CE. no 3). Certains de ces objets sont certainement des poinçons de vanniers ou poinçons tout simplement comme en trouve sur les couteaux à plusieurs lames. 15. 34.P. frrsnïole.On en trouve une identique tombe 307 à Lavoye (Joffroy 1974). no 21 et 22). . Anneaux On notera la presence de quelques fragments d'anneaux pour lesquels une utilisation bien précise. certains ne sont qu'une simple tige en fer épointée et avec une tête plus ou inoins globuleuse. 32. 33. 35. Briquets Deux briquets en fer (fig. est difficile à définir. no 6). 35. Nous ne savons rien sur les circonstances de la découverte de cet objet (fig.c'est un zigzag en pâte de verre (fig.

On reinarque aussi dans les fouilles Colsoii une cuiller en bronze (fig. VI. 1de Magnence (moyen bronze) . d'un bloc d'une quarantaine de petits bronzes. Parmi les objets divers. une des extrémités est pointue. A cet ensemble. 33. Magnence en 353. 1 de Magnence (112 monnaie. L'abbé Fourot signale la découverte. 1monnaie en argent avec la legende DN ANASTASNS AVG et au revers DN NS BADV ILA RIX Cet ensemble de monnaies est surtout interessant par celles de la fin de l'Empire romain. La ceramique est alors aussi précise lorsqu'il s'agit de dater. creuse. Parmi les objets divers. ils n'offrent que peu d'inter@t. Décence la même année. de coffrets ou autres objets. 1 monnaie de Trajan fourrée et très détériorée . il faut lire Décence. avec au revers la légende JOVE TUTELARI . no 5). il convient d'ajouter : 1monnaie avec légende DN JUSTINVS. 24. 1monnaie non définie. Parini ceux-ci. Un objet seinblable légèrement plus gros et décoré d'un motif foliacé provient de l'aqueduc. 33. Par contre la monnaie d'Athalaric (527-534) et celle de Totila (541-552) nous conduisent au milieu du W m e siècle. . no 7). 1 moyen bronze de Faustine . no 4). dans la première partie de la nécropole fouillée. on mentionnera les monnaies gauloises (voir ci-dessous) et la présence d'une pointe de flèche à pédoncule en silex. en forine de panier provient du cimetiPre (fig. 1 de Constantin le Grand 2 de Constantin le Grand associées A 1 de Décence portant le monogramme du Christ . Ces monnaies témoignent donc seulement d'une occupation à la fin du I\ILme siècle. ou bien deux anges nimbes qui soutiennent un ecusson". no 24 à 36) à usages multiples : clous de cercueils. Il s'agit d'une tige torsadée de 25 cin de longueur . l'autre forme charnière (fig. 22. soit seul soit entre a (alpha) et v (omega). Un autre objet à douille est également coudé (fig. le monogramme du Christ . no 20) Applique ou ornement Une sorte d'applique bombée. Gelin signale la découverte de 22 monnaies : 5 monnaies gauloises dont une des Lingons et 1 des catalaunes . au mois d'avril 1883. il convient de ne pas oublier les clous (fig. ilo 4). tete à droite et au revers ATHALARICVS RD( sur trois lignes au centre d'une couronne. MONNAIES Pothier indique : "Dans quelques uis [sarcopliages] étaient des medailles. 1 Dioclétien. Enfin. 32. 4 médailles frustes . Fourot signale des inonnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii. 33. ces dernieres ayant pour revers le dirisme ou monogramme du christianisme. Licinius est mort en 326.. 1monnaie de Recentius. Des fragments de ferraille informes ont été trouvés et conservés. avec au revers. A la in&meépoque.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Objets divers Quelques objets semblent bien difficiles à déterminer. aux types des Constantin et de Magnence. nous trouvons un objet coudé formant une sorte de raclette(fig. nous signalons ici ce qui nous semble être une branche de coinpas.

seuls quelques éléments peuvent faire penser à un début de christianisation dans ce cimetière. De cette même période. Des environs de l'an 600. se sont peut-être déplacés . nous avons les plaques-boucles circulaires en bronze. Sur l'ensemble des sépultures mises au jour. nous avons tout d'abord une stèle portant une croix puis l'inscription . la nécropole située au lieudit "Derrière la Grange" ou une autre nécropole restant à découvrir pouvant prendre le relais. On notera également la présence et l'utilisation simultanée de deux necropoles distantes d'environ seulement 800 mètres. sihcle. Par ailleurs. Quelques éléments gallo-romains et du IVm= marquent le Vime siècle : ce sont par exemple la plaque de boucle germanique (fig. Mais ces éléments ne sont pas en rapport direct avec des sépultures. U ne semble pas que l'occupation de cette nécropole ait perduré au cours de la seconde moitié du Wème siecle. est bien caractérisé par les poteries carénées et les cruches bien semblables aux céramiques lorraines du Val de Seille et de la Meuse. Parmi le mobilier. Ces gourdes sont fréquentes autour de Mayen en Rhénanie et en Champagne et Charles Poulain nous propose. Assez curieuseinent. cette nécropole apporte de nombreux renseignements sur cette période assez obscure du Haut-Moyen-Age. Ce qui semble le plus curieux c'est un hiatus qui semble se situer au cours du V'me et tout au début du VIé. Ces deux auteurs signalent la présence de gourdes à décor spiralé A Germinon et à Joches (Marne). céramiques sont incontestableinent siècle. les boucles ovales avec plaque d'ardillon scutiforines abondantes en Lorraine. c o i m e les cimetières. tout au moins sa première moitié. La trace la plus ancienne etant le chrisme tracé sous le vase décoré à la molette de type Chenet 320. nous avons la fibule ronde et la gourde. Le VPme siècle est bien jalonné par les fibules aviformes et celles en " S . L'habitat. Les grandes épingles spatuliformes se placent surtout à la fin de cette période (560/70 .MINO DE0 NOSTRO etc. pour ces objets. en Champagne et en Picardie s'accordent bien avec les éléments précités (période 530/590). Comme on a pu le voir. On pourrait également penser au vin de messe. DATATION ET CONSIDERATIONS GENERALES Les éléments anciens de la nécropole : inonnaies. A cet ensemble. Ailleurs à Lezéville ou à Saint-Duier-Hoéricourt cette phase semble mieux représentée. une datation large qui couvre la première moitié du VPm= siècle.. on notera essentiellement la plaque-boucle en bronze avec tête de Christ et les croix. on ne trouve pas de bijouterie cloisonnée.. à condition que le graffiti représente bien ce signe.Les plaques-boucles trapézoïdales en fer. verreries. . ainsi que la bague avec un chaton marqué d'une croix. il convient peut-être d'ajouter la présence de la gourde dans laquelle Charles Poulain voit un récipient lié au christianisme et dans lequel il suggère un récipient susceptible de contenir de l'eau bénite. Cet objets caractéristique à été étudié par Charles Poulain et Christianne Vallet. Le VPm= siecle. xx. nn 2) pour laquelle on trouve des parallèles dans le département de la Marne à Dammery et dans les Ardennes à Vireux-Molhain.580-90).Louis LEPAGE LES NECROPOLI-S VII.

Awlicntioiori. Yi-128. Hi5fi~iirluc.A4ifiir'c<. Ill pl PERIN Patrick.ci 1'iolri. 443 p.c i-iiiii. oiirc 5niiit-Diziei ri /iiitit~illc.n iriiriie ri1 Gniile siiiis I'nirpiic rrii:rtriri. ]. .Protat ed. 1 1 l1 l1 JOFFROY René. ~19ü7. siir In petite mor::n$izr /iiiiiz:illc. 1977.if AC In Holiir-i'dni~il: t.. dir Clujtelef.C.-C.nr Ciis~~tin~iic. Cluftclct.~.: " roii. déri?~rzit. Ed. p. I1 ( CHOPELAlN Patrick et WAHLEN Patrice. n finif ~ i i i"ii ~ r In Ciiir d'O< 20 nris rie ~rclvrcltesnrcl~éolngiqries. Rirllcii>i des !. 230 p.n L<i~mi>ic rii$oi>iii~>irii>ie.cx+illi. 306 p. 230 p !i! PHULPIN Antoine. rit Clinnii~n~iir. Macon. 1922.arls s et dcs niçtiers. Aifc et Métier. liitLlX7.t açcompag~iecsd c 130 plaildies gravees au irait o u ombrées. 1.1.rii->ii.dniis les n~iiieid'iriie r>illcgnriloise et ronrniiic.~irilii. 1774. i i r i In petiip nrorifngric dii CliRfelef.-Uuc. 1.~esoiiA . 1% p. XXXVlll PLANCHES. Editki~i1ÇSi7. 40-41.. dé~~iiii7:erir rri 1772. Nogeiit-le-Roi.BIBLIOGRAPHIE CHENET Georges. dkiiri~imtc ~ w f sni?tt-Di:i~~. I'aris I n 5 Editioii IcM.i<ilcsfiii<il!c:: cf !es >iii~.c n I'oiigiric de Ir1 F~IIUCC. l98X.!irlir dc In Gnirlr. Scrpci. irécnipolc 'rri?~~>z'i.Pcnrd i<d MORIN-JEAN. Neufdiatcau... . 1772. Gciièvî 19HO.lc. nitre GRIVAUD de la VINCELLE.s nrdi6iliigiqiics . 130 p FEFFER Laure-Charlotte et PERlN Patrick. Le ri?riefii'ir de Lniii. fHnirtci\*lnnie).rfc. Ici Fliiiir.i~ini?ic. p..i:iet.oisc.tièir.iiir lrclrrrclres nrcl~éolo~iques smaiit piii. GRIGNON P. p. SALIN Edouard.. p.Ics nrnii~inrmiis.yn?im. Paris 1819.Musçe DELESTRE Xavier.e. d ~ ... Droz..5.i $!iirs {>nrordre dri roi. A n n a i d C < d l i ~ i . d .n cfmiiiiqrrr ynllii-ni~iiaiiird'A tyiiiiii~. Srcorrd Iiirllrhli dcsjii~illc~jniici pni Snint-Dilier o i i dir ~ vrii d i c i i ~ilillc roriiniiic.?. Lib. Imprimcrir de \'ictor clr h4oiigeot. Armand Cillliii cd. d':rrtr iiille iir~rini~ir. l.. 199. 158 fig. Nziir!. r ci /oi»t>iIl$ d. p. Iiiid~nir.!jr. 1. Nofe. GRIGNON P..ii<.cipnlntiriit R I'c~ylicntioil ii'tin ovnlid iiiitiilirc d'niiiri!iiiil'c in-ticillii. 1:ditioii IW.< des Ariciois re. 40 ct 41.iiii Il/ï>iir. déiotiz:~r:isii. 19iTi. située près dc Foirtmitc. 1. 45-9. XXIU pl.si?<-lecf ln f r m ckillfe décorée R In nrr>irffe. ardiéologiqiie dc Dijoii.n dnfniiriir ricc ti>inhcirirhiifiiisirriiif. 1973.A. I>arislY/3.?ni.. Bar-lc. 1.ln rnii~itngnedl. PERlN Patrick et FEFFER LaureCharlotte.

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IIème PARTIE LES FOUILLES COLSON .

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Imprimerie de Victor de Mougeot. libraire. Dès 1768. A Bar-le-Duc. t. Rédacteur en chef :J. entre Saint-Dizier et Joinville. Bulletin des Fouilles faites par ordre du Roi. 1856.qu'il réunit en un seul ouvrage qu'il fit paraître en 1775. semant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquitffi recueillies dans les ruines d'une ville gauloise et romaine découvertes entre Saint-Dizier et Joinville. (1)Bdleün des fouilles faites par ordre du Roi. décmtverte en 1772. 1840. COLÇON A . En juillet 1772. de I'Agrinilhue et de l'Industrie de Saint-Dizier. 101). année 1935. imprimeur-libraire. Grignon consacra les 11 premières années de son séjour à Bayard à l'étude des procédés ayant pour but d'améliorer la fabrication du fer. Carnandet. par GRIGNON. - ABBE FOUROT. chez Nepveu. POTHIER. né à Saint-Dizier en 1723. et. en Champagne. 1819. Il envoya à l'Académie des Sciences de Paris plusieurs commu~cations. (p. il fut nommé correspondant de ladite Académie.MEMOIRES DE LA SOCIETE DES LEïTREÇ des Sciences. M D C W .BIOGRAPHIE . - GRIGNON. chez Delalain..Notes archéologiques sur leç fouilles faites et les monuments découverts sur la Montagne du Châtelet. . Partie sud du département. Verdun 1881. B . . de 1'Agriculture et de Yindustrie DE SAINT-DIZIER. situé près de Fontaines (Haute-Marne). Revue Champenoise. L'ûpidum du Châtelet. des Arts. La plus complète me semble être celle de Phulpin dans ses Notes sur le Châtelet (p. PïERRE-CLEMENT GRIGNON. MDCCWO(IV. GRNAUD DE LA VINCELLE. . Phulpin. Imprimerie de Charles Laurent.Second Bulletin des fouilles. 7 à 37) LE CHÂTELET ET SES ENVIRONS A L'ÉPOQUE PRÉROMAINE PAR P. où il découvrit l'emplacement d'une petite ville gallo-romaine. Ajoutonç qu'il était ami de Buffon. ce furent ses recherches sur la colline du Châtelet. A Paris. Cavaniol. IV). De nombreuses notes biographiques parurent dans différents ouvrages. et R. Tome XXIII.BIBLIOGRAPHIE des Arts. Mais ce qui rendit Grignon célèbre. il lut à SAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres une dissertation rendant compte de ces premières fouilles. A. chez Christophe.Arts et Métiers des anciens. PKLWIN. A Paris. Chaumont. 1. Ji commença les fouilles à ses frais. maître de Forges à Bayard. il fut nommé membre correspondant de cette Académie. mort à Bourbonne-les-Bains en 1785. sur In petite montagne du Châtelet. dqîartement de la HauteMarne. Neufchâteau.Archéologie de la Meuse. Ch. des Sciences. d'une ville romaine. . Passage des Panoramas. A la suite de cette communication. par M. et accompagnées de 130 planches. (Mémoires de la Çociétt? des Lettres. FELD(LIENARD. rue et à c6té de la ComédieFrançaise.Le Châtelet et ses environs dans La Haute-Mame. 31 1 . libraire-éditeur. t. etc. éditeur.

Il fit faire quelques fouilles sur le Châtelet et dans le cimetière barbare qui se trouvait au sud-est du pied de la colline. je pense que ces articles sont. T~~~ ces objets d'objets sont au ~~~é~ de mgres. il publia en 1856 dans la Haute-Marne. mort à Chaumont. curé de Fontaines. la for& de Fontaines. Malheureusement. Dans les Mémoires de la Société des Lettres de çaint-~izip/. de Saint-Dizier. mais ce n'est que vers 1810 qu'il entreprit des fouilles méthodiques. il prétend sr@trelivré à des recherches sur la colline du Châtelet dès 1785. où il était ne. commune du canton de Prauthoy. né à Langres en 1816. Ln Hni~te-Mnme. 20 articles intitules Le. et des ordres furent donnes pour que le tresor royal fournît aux dépenses de fouilles nouvelles. ainsi qu'à l'exploration d'un cimetière barbare dont les origines furent certainement galloromaines. Revue Champenoise.L'ÉPOQUE PRÉROMANE P. et R. L W ) . Grignon publia deux Balletins. Dans Son Second Bulletin. ABBE E GELTN. Voir aussi Emile JOLIBOIS. puis d'Osne-le-Val.COLSON Recommandé par le ministre Bertin. F. VI. juge de paix à Chevillon. Le premier résume ses trouvailles depuis le 6 avril jusqu'au 31 mai 1774 (1). Ses fouilles personnelles dans la forêt de champberceau lui procu~rentune collection rare drun tumulus. il fut présenté à Louis XVI dans le inois de mars 1774. TV.Revue Chnmpntoise. situé près de la HauteBorne. L'abbé Gelin ne fit exécuter aucune fouille sur le Châtelet et si son oeuvre archéologique n'est pas aussi considérable que celle de ses devanciers. elle n'en demeure pas moins intéressante. des a d ques qu'il avait recueillis avant la publication du premier Bulletin (dissertation lue à l'Académie des Belles-Lemes) et des découvertes faites "depuis le l e r juin 1774. CARNANDET et egalement la page 44 de la m@meRevue. Les objets qu'il rencontra firent partie de la du docteur Il publia dans les Mémoires de la Société des Lettres. Grignon fait une description très exacte de la Montagne. C'est seulement en 1840 que Phulpin fit éditer ses Notes archéologiqires sur les fouilles faites et les monuments découveris sur laMontagne du Quîtelet. il fut nommé à la m e de Fontaines en 1875. se réservant le droit de prélever sur les trouvailles les monnaies et objets qui I'interesseraient. t. professeur de rhétorique au collége de Saint-Dizier pendant de nombreuses années. mort à Fontaines en 1844. Vicaire à Montier-en-Der pendant 18 mois. LR Hmite-Mnme ncinine et modeme : art. Malgré une erreur grave sur la destination de l'aqueduc qu'il avait découvert. Le récit qu'il a fait de la trouvaille de 200 monnaies en or est fantaisiste et il est fort probable que celle-ci fut fortuite et que ses fouilles furent postérieures à la découverte de ce trésor monétaire. puis L ~ origineç S de S&t-Dizier. le Châtelet. les plus communications publiées sur le Châtelet.. ce qu'il avait recueilli à Perthes et au Châtelet a ete disperse après sa mort.. Voir POTHIER. Un riche propriétaire qui possédait la ferme de Ruetz. où il est mort. t. PAILLEïTE de USLE. n mourut à Esnoms. p. Vicaire à Fontaines.Q~iltelefet ses environs. Il se consacra à la restauration d'un aqueduc souterrain. G. l'l1ulpiii. après les Bulletins de Grignon. t. il permit à ses bûcherons de faire des fouilles sur l'emplacement de l'ancienne petite ville gallo-romaine. Xüi.il publia L'Oppidum du Qiâtelet. il succeda à l'abbe Phulpin en 1M et mourut dans cette paroisse en 1885. ABBE FOUROT. En l m . POTHIER. une notice sur Osne-le-vnl et le Prieuré du Val-d'Osne. 312 . A B B ~MARECHAL. il fit ses études théologiques à Paris et fut reçu bachelier en Sorbonne.deuxième article. PHULPINl ne à le octobre 1758. par J. par P. etc.Le Chrîtelet et ses nivi~ons. gallo-romain. jusqu'au 11 novembre suivant" (Second bulletin.

à M.et R. lus aux s&mces d'avril et de mai. à propos de l'abbe de Tersan. qui avait recueilli la plupart des objets trouves par Grignon en 1772 et 1774. La liste. qui fut emporté dans sa cinquantième annee. Qu'id nous soit permis de remercier publiquement MM. et Gerard Jacob Kolb. et se proposait d'en publier un atlas. Des deuils successifs dans ma famille. l'auteur de l'Oppidum du Châtelet. P. comme eux. Puis ce fut mon frkre aimé. tel est notre but. Jnnvin 1912. ayant eu bientôt le même destin. Pothier. la guerre. le Châtelet semble être funeste à tous ceux qui cherchent à penétrer ses secrets. Faire C O M ~ l'importance historique