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LA VILLE GALLO-ROMAINE

de Gourzon en Haute-Marne

TOME II

Les travaux et les fouilles
des XIXème et XXème siècles
Textes présentes
par Louis LEPAGE

Préface de Jean Kaltenbach
Préçident du Conseil Régional de Clzampngne-Ardenne

CERPHM
SAINT-DIZIER
1992

Publications du Centre d'Études et de Recherches
de Préhistoire Haut-Marnaise

-

La ville gallo-romaine du Chatelet de Gourzon les fouilles du XVlllosiècle
tome 1,1990

L'Enquête diocésaine de 1844,
archéologie préhistorique, gallo-romaine, civile et religieuse, 1991
-

II était une fois en Haute-Marne ...LA PRÉHISTOIRE, 1991

Maquette et mise en page : L. et M.-Th. LEPAGE

ISBN2-9505042-3-X
01992 - CERPHM
15, av. Benoît-Frachon
52100 SAINT-DIZIER

SOMMAIRE
Pr6face par Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional de la Région Champagne-Ardenne

Avant-Propos par Alain VILLES
Conservateur Régional de l'Archéologie en Champagne-Ardenne

Avertissement par Louis LEPAGE
Président du Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire Haut-Marnaise

INTRODUCTION
Louis LEPAGE

Historique des fouilles et des travaux
Le Châtelet

1"" PARTIE
ÉTUDES GÉNÉRALES SUR LE CHÂTELET
Antoine Phulpin,

Notes archéologiques

P.-Felix GELIN,

L'Enquete de 1844 à Fontaines et à Gourzon (crrtrnits)

L.-G. POTHIER

Le Châtelet et ses environs

P.-Felix GELIN

Les fouilles (feuilleton dons le journal "ln Hnute-Mnrne")

BORDIER

Notes sur le Châtelet

F.-F. GELIN

Les fouilles du cimeti6re

Auguste FOUROT

L'oppidum du Châtelet

Auguste NICAISE

Note sur un buste antique

Çalomon REINACH

Bronzes figurés d u musée des Antiquités nationales

Edmond FREZOULS

Fouilles diverses (Chroniquede Gnllin)

Yvon GAILLET

La Fosse Briot

Yvon GAILLET

Les Epones d u Châtelet

III

Michel CHOSSENOT
et François LEFEVRE

Deux statues découvertes à Fontaines

Louis LEPAGE

L'Age du Bronze au Châtelet

Louis LEPAGE

Les fibules du Châtelet d'après les collections du m

Louis LEPAGE

Les nécropoles du Châtelet

26-

m

e

siècle

PARTIE

LES FOUILLES COLSON
Paul et Regis COLÇON Le Chatelet et ses environs i'epoque preromaine

311

Paul et Régis COLÇON Huttes gauloises du Châtelet

337

Regs COLÇON

Marques de potiers gallo-romains decouvertes au Châtelet depuis 1888

338

J. DROUOT

Marques de potiers gallo-romains du musée archeologique de Langres

342

Regis COLÇON

Note sur un buste en terre cuite trouve au Châtelet

350

Hugues VERTET
et Thérèse ZEYER

Les statuettes gallo-romaines du musee de Langres (extrait)

Régis COLÇON

Tessère en ivoire trouvée au Châtelet

Regis COLÇON

Les citernes gallo-romaines du Châtelet

Régis COLÇON

Une table gallo-romaine

Régis COLSON

Note sur les monnaies du Châtelet

Régis COLÇON

Rapport sur les fouilles exécutées au Châtelet en 1923

Jules TOUTAIN
et Régis COLSON

Note sur deux fibules avec inscription trouvées au Châtelet

Régis COLÇON
et G. DRIOUX

Boucles circulaires

Régis COLÇON
et Georges DRiOUX

Notes sur les fouilles au lieu dit "La Foret"

Georges DRiOUX
et Régis COLÇON

Le dieu cornu du Châtelet

Régis COLSON

Les amphores du Châtelet

368

LEREUn.

Compte rendu de l'excursion à Fontaines-sur-Marne

372

Georges DRIOUX

Nécrologie, Régis COLÇON

Georges DRiOUX

La collection Colson au musée de Langres

3"e
L'HYPOGÉE,

PARTIE
L'AQUEDUC

L.G. POTHLER

Aqueduc de construction romaine sur les territoires
de Fontaines et de Gourzon

P. Felix GELiN

Essai sur un aqueduc de construction romaine
à la montagne du Châtelet

Noël SPERANZE

Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sur-Marne

Yvon GAELET

Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ?
4eme

PARTIE

LA HAUTE-BORNE

ET LES VESTIGES NÉOLITHIQUES

T. PINARD

Notice sur un monument COMU
de Haute-Borne

SOUS le nom

B"U-IAUDRUC
de O b U A N N E S

Lettre sur la Haute-Borne

T. PiNARD

Encore quelques mots sur la Haute-Borne

Georges DRIOUX

Le prétendu cromlech de Sous-Porchien

Georges DRiOUX

Notes sur Fontaines-sur-Mme

Pierre MOUTON

Poignard du Grand-Pressigny en Haute-Marne.

Yvon GAILLET

Chasse au silex à Fontaines-sur-Marne

Yvon GAiLLET

Sur la trace des Neolithiques à Fontaines-sur-Marne

Claude STOCKER

Quelques silex de Fontaines-sur-Marne
dans la collection de M. Rene Fulbert

5e*e PARTIE

DIVERS
Yvon GAiLLET

La Charbonniere

Yvon GAILLET

Supports de vases

Noël SPERANZE

La pierre ornée de la Charbonnière

AUGUÇTE FOUROT

GOURZON

Louis RICHARD

Aspect d'une nécropole antique à Fontaines-sur-Marne
Lettres et correspondances diverses
Bibliographie du Chatelet, de Fontaines-sur-Marne et de Gourzon
Index générai

PREFACE

Si le patrimoine culturel est aujourd'hui à la mode et que l'on
cherche à restaurer ou à sauver ce qui, en d'autres temps, par sottise ou par
inconscience, aurait pu être allègrement détruit, c'est grâce au travail
inlassable de ceux qui ont su redonner toute leur sign$cation à
l'archéologie et aux monuments historiques.
On a vu des sites miniers sauvés de l'oubli, des usines
désaffectées trouver de nouvelles fonctions dans la vie culturelle et le
classement a préservé de la pioche bien des façades et bien des tombes, en
Champagne-Ardenne comme ailletirs.
Car l'archéologie, en réalité, n'existe que pour faire durer ce qui
n'était pas fait pour cela. A l'exception de quelques vestiges tels les temples
grecs ou les pyramides d'Egypte, lien n'a été conçu pour I'éternité, pas
même la ville gallo-romaine du Châtelet !
Jamais le maître d'oeuvre ou le sculpteur auxquels nous devons
le patrimoine de la Champagne n'ont un instant pensé que leur ouvrage
était le dernier et qu'on tenterait un jour de redécouvrir ce qui n'était à
leurs yeux que l'oeuvre d'un temps.
C'est pourtant ce qu'ont tenté et réussi la Fédération des Sociétés
Archéologiques de Champagne-Ardenne et le Service Régional de
l'Archéologie en association avec le Conseil Général de la Haute-Mame et
le Conseil Régional de Champagne-Ardenne considérant, à juste titre, que
ce patrimoine champenois était fait pour vivre.
De telles entreprises sont indispensables car elles sensibilisent les
habitants de notre région à l'histoire des sociétés qui nous ont légué leurs
traditions.
Puisse l'exemple de la ville gallo-romaine du Châtelet faire
prendre conscience à nos concitoyens de la richesse de leur patrimoine
archéologique et de la nécessité de le protéger pour éviter, soit par naïveté,
soit par indifférence, que leurs petits-enfants se retrouvent sans identité
régionale.

Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional
de Cllarnpagne-Ardenne

AVANT-PROPOS
Le site du Châielet de Gou~umest exceptionnel à deux t i m : les conditions particuliérement bonnes de
consmation des vestiges de son occupation et la succession de cherchean qui y pratiquèrent des fouile
depuisplusde200ans.
On s'attendrait ddés lois non seulement à voir les objets, les documents de fouiles et les éléments de p m
archi-e
exhumés du Châielet cmsîiiuer unepmtigieuse et riche collection publique proche du site, mais
encore celui4 êb.e auxssible au public et mis en valeur comme fleuron du p h o i n e antique de la
HauteMame et de ses richessestoinistiques. Malh-enG
il n'en est rien.
Des fouilles de Grignon,oeuvre de précurseur car bien qu'entreprises à la fin de l'Ancien Régime, eues ont été
foa rigoet subventionnées par le trésor myal, il mie hamstment dbprtantes et d'exemplh
publications, quoiqu'incomplètes. Mais la collection finalement léguée au hm, semble sans c o m m e
mesure avec Iimpoitance des déooumtes publiées. Le produit des fouiles de l'Abbé Phulpin, peu
méthodiques, a été p e r h Les travaux de l'Abbé Gellli, de moindre amplm. ont été publiés mais sont
difiidement exploitables. Seules, les fouiles de la fin du siècle dernier et du début du siècle ont nourri le
Musée de Saint-Dizier, quoique faiblement au aui.egard de la masse des vestiges issus du site, tandis que le
Musée de Langes a fort heureusement hérité de la wiliectim Colson, m i t de f o i d a &odiques, les mIep
comparablesà celles menées sous l'Ancien R e e , m a i s m a i h m e n t médites.

Le Châtelet a fait l'objet de phisieurs monographies diin Téel intérêt, m

e celies de l'Abbé Fomt et de
Pothier. Mais il n'existe aucune monographie récente fajsant la synthèse des recherches anciennes etde
fouiles s c i d q u e s modemes,jamais encoremenées.
Aujourd'hui. le Châtelet de Gomn, bien qu'en partie classé Monument Historique, est muveit par la
végétafion et pillé x6@1érementpar des fouileurs clandestins avides d'objets mais foxt peu praocctq>és de
paqmtives historiques. On ne peut laisser les choses en l'état. Le Service Régional de I'Archéologie entend
désonnaisq l i r samission sur cepoint délicat du patrimoine régional.

li faut, dans un départementpar aillm riche en sites dont I'enmien et la mise en valeur sont coûteux, mais
dont I'inW historique et tomktique est évident (rnigahthes, d a s dlAndiUy et de Colmiers, -1ée
de
Favmlles, foitifcations et monuments gallo-romains de L a n m faïencene des Auges...), e n k p d r e aussi
et sans tarder une sauvegardedu Châtelet de Gouizon.
D'importantes difticultés vont devoir être levées pour faire cessa les pillages, a w m une surveillance,m e
en valeur catains vestiges, évaluer le potentiel archéologique subsistant. compléter l'étude du site, garantir sa
pmtection, éditer une plaquette et le présimter au public. Une équipe, une méthode,des crédits publics et du
temps sontnécessaires.
En f m i s m t il y a d m ans la réédition des publications des fouilles du XVIII- siècle, puis en a r m t
aujourd'hui la panaion du recueil de toutes les &des du XLX? et du
siècle, y compris celles qui
po~tzi~t
sur les vatiges plus aiiciens que I'épque gallo-ro11lai1eet sur I'a~WU~~nment
du site, h u i s Lepage
rend un semice considéiable à la recherche archéologique et à la protection du pahirnoine. n permet de
rappeler à tous I w i t a n c e du site et foumit des m e n &pour en plaider la cause.Il pose ainsi le premier
jalon de cet action demise en valeur si nécessaire du Cnâtelet de G o m . ll doit en êûe vivement félicité et
remacié.
Alain Villes,
Conservateur Régional de l'Archéologie
en Champagne-Ardenne

Avertissement
L'accueil favorable réservé à la réédition des travaux de Grignon nous a confirmé dans notre
intention de poursuivre la mise à disposition des textes concernant le Châtelet au plus grand
nombre de personnes. Que celles-ci soient de simples amateurs d'histoire locale intéressés par le
patrimoine régional ou des archéologues désireux de compléter leur documentation sur ce site
bien connu, mais pour lequel jusqu'à ce jour la documentation est restée dispersée et difficile à
rassembler. Les textes concernant les trouvailles faites sur les territoires des communes de
Fontaines-sur-Marne et de Gourzon ont été joints à ceux concernant le Châtelet car, réunis, ils
forment un ensemble qui montre la vüie et ses environs immédiats.
Avant de poursuivre ces propos, nous nous devons de remercier les personnes qui ont permis
la réalisation de ce projet. Entre autres, les bibliothécaires qui nous ont aidés dans la collecte des
documents, que ce soit à Chaumont, Langres ou Strasbourg. Les auteurs d'articles trouveront ici le
témoignage de notre reconnaissance. Il faut y joindre les différentes sociétés savantes et revues
dans lesquelles ces articles sont parus il y a bien longtemps. Nous trouverons d'ailleurs avant
chaque texte son origine précise.

fin de rendre cet ensemble plus attrayant, nous avons joint une iconographie la plus
abondante possible. Celle-ci est la plupart du temps inédite. Nous trouverons les objets du
Châtelet conservés au musée de Saint-Dizier, les objets dessinés par Emest Royer au siècle dernier
et ayant seM à illustrer un document de Pothier resté manusait ;ce dernier a été résumé en 1856
dans la Haute-Mame, -Revue Champenoise. Par ailleurs, nous avons sélectionné quelques dessins qui
servent à la compréhension du texte de Pothier. Les objets parus dans l'article de l'abbé Fourot ont
pu être reproduits tels quels, la qualité des lithographies le permettant. Nous nous devons de
remercier ici les conservateurs des musées de Saint-Dizier et de Langres, Messieurs Marc Barbier
et Benoît Decron qui nous ont permis d'accéder aux collections dont ils ont la charge et qui ont
facilité le travail de dessin La majorité des dessins de l'ouvrage a été effectuée par le personnel du
Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire haut-marnaise et plus particdièrement par
Madame Anna Marciset qui a apporté beaucoup de soin à la réalisation des tracés.
Qu'Yvon Gaillet trouve ici le témoignage de ma reconnaissance pour m'avoir accueilli, il y a
trente am,sur ses chantiers de Narcy et de la Charbonnière où j'ai fouillé pour la première fois ;
qu'il soit aussi remercié pour les renseignements inédits concernant le cimetière des Plantes.
Il n'a pas été possible d'insérer d a m cette compilation l'ensemble des découvertes des frères
Colson. Cela, par manque de place et aussi du fait de l'inaccessibiüté actuelle des notes Colson, le
matériel étant lui même d'un accès maiaisé. Cet ensemble devra être repris ultérieurement en
s'appuyant sur le travail présenté ici.
Enfin, l'impression de cet ouvrage à un prix raisonnable a été possible grâce à l'apport financier
du ÇeMce Régional de l'Archéologie dépendant de la Direction Régionale de la Culture, de la
Fédération des Sociétés Archéologiques de Champagne-Ardenne, du Conseil Régional de
Champagne-Ardenne (0.R.C.C.A) et du Conseil Général de la Haute-Marne. La planche couleur
est due à la générosité de l'Association Émilie du Châtelet - Mécénat Haute-Marne. Que tous ces
organismes soient ici remerciés.

L.L.

Historique des fouilles et des travaux

Le Châtelet est situé sur la rive droite de la Marne, essentiellement sur le temtoire de la
commune de Gourzon (Haute-Marne). Cette dernière est actuellement comprise dans le
regroupement de communes de Bayard-sur-Marne. La "Montagne du Châtelet" couvre vingt-deux
hectares situés sur les territoires des communes de Gourzon, heuville-à-Bayard et Fontainessur-Marne. Une partie de l'ensemble a été classée Monument historique.
Les premières fouilles semblent avoir eu lieu en 1772 et se terminèrent en 1775. Par la suite, des
fouilles furent exécutées avec plus ou moins de méthode par messieurs l'abbé Phulpia
L.-G. Pothier, l'abbé Gélin, l'abbé Fourot, les frères Colson, Paul et Régis, le docteur Chaussinand
etc...Sans compter les innombrables fouilles sauvages de ces dernières années.
Les vestiges consenrés se trouvent dans les musées de Langres (collection Colson), de
Saint-Dizier (fouilles Gélin et Fourot) ; de Chaumont ; une partie des objets découverts par
Grignon se trouve répartie dans les collections des musées du Louvre à Paris et des Antiquités
Nationales à Saint-Germain-en-Laye.
D'après Pierre-Clément Grignon, premier fouilleur du Châtelet, il semblerait que l'existence
d'une vilie romaine s u la petite montagne soit connue dès 1240. En effet, dans un article de
dénombrement de la Principauté de Joinville, inséré dans le cartulaire de Jean de Joinville, se
trouverait la mention suivante : " Doit Chateler de sou Boyard qu'on dit être de Go~zeque la
maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville, le Michad, Doyen de la Chrétienneté fas
savoir à tous ceux qui veront ces lettres, que Messire Michaul, Prêtre de la Maladrerie de Boyard,
et Tulzere de cette maison : on reconnu pardevant moi, que quand qu'ils tiennent en la montaigne
dou Chateler de sous Boyard, là où l'on dit que la cité de Gorze fût anciennement, ou quand qu'ils
pourront acquérir que ils le tienne dou Seigneur de Joinville pour quarante deniers c e d s que cy
devant etc. etc. qui fut faire en l'an de l'incarnation de notre Seigneur M. CCXL et mois de
Février." Nous ne savons pas quelle autorité il faut apporter à ce document que déjà Grignon
jugeait suspect. Toutefois, il semble bien que l'on ait connu l'existence de ruines bien avant les
travaux de Grignon

En 1772, Pierre-Clément Grignon entreprend des fouilles sur un site qu'il décrit ainsi dès 1770 :
Le Châtelet est un côteau formant un cône tronqué en son milieu, d'environ quatre-vingt toises
de hauteur, sur lequel les romains avaient un petit fort, castellum, dont ce monticule tire son nom.
Il subsiste encore sous la terre labourable des parties de caves encombrées. Les médailles en petit
bronze du Bas-Empire que l'on y trouve assez communément prouvent que les romains ont
séjourné dans ce canton". Après quelques sondages, P.-C. Grignon entreprend des fouilles qu'il
poursuivra durant trois ans avant que la jalousie et la bêtise viennent faire cesser cette entreprise.
"

Ces fouilles seront poursuivies en 1774 par ordre (avec l'autorisation) du roi, mais qui plus est,
aux frais de Sa Majesté. La conduite des fouilles pourrait presque servir de modèle à un
archéologue actuel. Le financement de ces fouilles est lié à des préoccupations de solidarité dans le
cadre de la réduction du chômage. En effet, les fonds fournis par le gouvernement permettaient
d'employer des personnes nécessiteuses ne trouvant pas de travail.

.. Le 18 janvier 1774.. . Le 17 juillet 1772. il était ami de Bouchu et de Buffon qui voyait en lui "un homme intelligent et probe" . Grignon est nommé membre correspondant de cette Académie.Commissaire du Conseil pour 1'Inspection Géneraie des Forges et Fonderies du royaume. (Grignon Pierre-Clément. deuxième campagne de fouilles subventionnées. 1774. tout d'abord sur la métallurgie. De sa jeunesse nous ne savons que peu de choses : il eut comme maître le chimiste Guillaume Rouelle (1703-1770) et il fréquenta son laboratoire jusqu'en 1744. puis Inspecteur G6nérai des Manufactures à feu. de Pierre Grignon. 1774.Membre de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres . (II s'agit de I'Académie de Biscaye. 1780). . lecture d'un mémoire sur le monument de la Haute-Borne.Membre de I' Académie de Châlons . m . Grignon publie un bulletin sur les premiers résultats des fouilles du Châtelet. Au mois de mars. dBcouveI/e en 7772 Bar-le-Duc. Grignon reçoit des lettres de noblesse du roi. Puis.. La même année. La première campagne de fouilles subventionnées eut lieu du 6 avril au 31 mai 1774. Grignon était membre correspondant de I' Académie des Sciences ainsi que de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres (cette dernière s'est scindée pour devenir I'Académie Française et l'Académie des lnscriptions et Belles Lettres de I' Institut de France). tous deux étaient maîtres de forges. il est nommé chevalier . . les sciences naturelles. h & s p ~ f o d ?du ~ m4 sur /spef/L+Monfgne du ChBfe/t entre SainDkkf el JOIBYIK~ en Champagne. En 1774... . il se voit attribuer le cordon de Saint-Michel et une pension.Pierre-Clément GRIGNON (1723-1784) C'est à Saint-Dizier que naquit Pierre-Clément. du l e r juin 1774 au 11 novembre 1774.. II meurt à Bourbonne-les-Bains le 2 août 1784 d'une maladie aiguë inconnue. Son acte de décès porte les mentions suivantes : . il lit à I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres de Paris un mémoire sur l'ancienne ville du Châtelet en Champagne.Paris. le 24 août 1723. Grignon devint maître des forges de Bayard et marchand de bois en gros pour la provision de Paris. année où il se maria à Saint-Dizier. en Espagne. II travailla de nombreuses années puis se mit à écrire. à Bordera). Ses compétences en la matière seront d'ailleurs recannues : il sera nommé !nspc!e~rgénéral des Manufactures à fer du R~yaume. Des ordres furent alors donnés pour que le trésor royal fournit aux dépenses des fouilles nouvelles. il tentera alors l'aventure archéologique. recommandé par le ministre Bertin. Métallurgiste de talent. La famille Grignon était déjà établie à Saint-Dizier en 1642. Après avoir voyagé dans plusieurs provinces pour y 0 b s e ~ e rla nature et les arts.Domicilié au Jardin du roi. Bu/!f/! des fou17&s. Nous savons que Grignon possédait t~Saint-Dizier un "cabinet relatif surtout à la partie minéralogique et aux antiquités qu'il a découvertes dans les ruines de la petite ville du Châtelet en Champagne" (Dezallier d'Argenville. A la suite de cette communication.Membre de l'Académie de ...Membre de I' Académie des Sciences. Grignon est présenté à Louis XVi. Un second bulletin est publié en 1775. échevin de la ville et Marie-Anne Marisy. La conchy/MMgk?. avec Marie-Reine Mathieu.Membre de 1' Académie de Dijon.

Pile trouvfe eii 1823. Fouilles de 1848.Î Figure 1. Charrière. 9. 6. (. 2. Fouilles de Grignon. Point miminant du Cliâtebt.. Tracé de l'aqueduc (d'après Potliier. 3. 8.itdu dresse XII .4.t. Plan du Châtelet et de ses environs . Autre Cimetière. Maison sur le giron de la montagne. 7. 5. Cimetière.1.

de noyaux de cerises. Dans ses rapports. il remarque des creusets de bronziers contenant encore des culots de régule. ainsi que les détails inhabituels : peinture sur sculpture en pierre. Parfois. il est assez bref.p. Sa soif de savoir le conduit à Yexpérimentation archéologique. bigorne (pour ouvrier sur cuivre). il indique l'existence d'une mine de fer située dans les environs. armes. des coupes ont été relevées et elles complètent alors la description de notre auteur. truelles. A propos d'une masse de zinc. chaînes. en plus grande partie décomposées et rongées par la rouille. rapporté par Diodore de Sicile et duquel nous rendrons compte". A l'issue de ceux-ci. La faune a été notée. 1876. d'un grain fin. il ignore l'usage des objets (il s'agit essentiellement d'objets préhistoriques) mais la description qu'il en donne est suffisamment précise pour déterminer certains d'entre eux : haches. Des dessins d'éléments d'architecture ont été exécutés . 7475. pensant que cet ensemble sera couronné par une publication de synthèse avec observations et réflexions historiques. il paraît avoir quadrillé le terrain en carrés de cinquante toises de côté. xlv . à "forte contenance en zinc" . ustensiles de cuiçine.Il faut dire que sa profession de maître de forge le poussait à étudier plus particdièrement l'outillage en fer. un peu sablonneuse.. l'un manusait. verdâtre. et une serie de 168 dessins et lavis. il commence des travaux de grande envergure. un manuscrit comportant en plus du texte du memoire deux plans de la fouille. sauf trois ou quatre à la fin. de sapin. ils comportent le plus souvent une échelle graphique. de lin. l'autre grave. Il note l'utilisation de la pierre de Savonnières (carrières situées à moins de six kilomètres du Châtelet). légère. Des détails sont finement observés : usure des deux faces d'une marche réutilisée.. (1) D'aprgs Henri Bordier. citernes repérées grâce à un dépôt grisâtre qui les différencie des caves. détermine du granite des Vosges. il élabore des rapports bien structurés qu'il transmettra ensuite à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. limes. il ajoute "nous en avons tiré une terre grise.les dimensions sont très souvent notées. avait et6 pesenté des 1772 : Bulletin de la S o d é d a Antiqemreç de Frmce. jusqu'au moindre fragment métallique : il déclare d'ailleurs que ces travaux ont été exécutés avec une "attention religieuse". seul organisme officiel de l'époque susceptible d'en débattre. il utiüse un procédé qui sera souvent utilisé par les photographes et qui consiste à faire figurer un personnage auprès du monument pour matérialiçer l'échelle.Après ces recherches. en essayant d'en découvrir l'utilisation ancienne : enclume. de grains de courge.. La métallurgie l'intéresse et il écrit : "Enfin une quantité de vieilles ferrailles. de blé. éléments de serrurerie. Il cherche à connaître l'origine des matériaux utilisés et fait appel pour cela à des comparaisons avec les échantillons de sa collection d'histoire naturelle. il semble avoir utilisé des équipes qui ont tout relevé. dam quelques cas. une stratigraphie a été repérée. scies.. etc. Parfois... representant des groupes d'objets tmuves au Chatelet. hameçons. Les vues en plan des principaux monuments ont été utilisées pour la publication définitive. la recherche des macro-restes végétaux faite avec identification de chêne. ardoisée. tous. etc. A défaut de fouüier lui même. clous. Grignon fait dresser des plans par son fils et propose parfois des reconstitutions graphiques. Lorsqu'il découvre des "fosses à potier". sans faire une liaison exacte : nous publierons nos expériences sur cette terre". se pétrissant assez bien. couteaux. etc. Dans le dessin du menhir de la Haute-Borne. serpes. L'étude des objets est minutieusement conduite. D'après son plan. avec lesquelles nous avons répété le procédé des Celtibériens. il exécute quelques sondages et dès que le roi lui accorde une subvention.

Templi d'aubes <Nuiifha Y hur B Z Fliurnssu pour les bai". 0 Put.r M ~ . u 0 Condub beau an bols cond<i.l..n i a 1 Pa". A Cileme pour Iss b d n i BB Cderne h e x o g a d a N WOCaYIte CO Mdron bun 1snon1ar O Grands citerne OD Qrande cour enponie pavée P Grand dgoYt pour les bMia OFoWe R P a v i U m a c o u lusin sur un anclan belmen. F citerna s . ~. Cilsrne ANClONNe\~II.S D E i 7 n ~ i7n . d. plfiive d s ~ ~ c a ~du i nc1>51ilst s dea l o u i ~ e s d b v e l o p pW~ ~ O~M d Plrn dsa loui8.Plan oenrirnb~. L P s v l *'uns Brandi cour M f l i ~ e ~ oPlO?U V ~ !mwir de viVler S T Doubl~ cltsrne avac oondvile #eaci U X Timpls da Vénu.LE I > U %WATBLET VLAN DPS P"Ull.bvne IOOMelrer. Tarnpls de Becchus & . O rvi ~ 1s croups da la 90 depvis novsmb<e 1 II4 corn non sncwa ex~loréa. A du O 40 20 30 50 40 60 70 80 exécufi. . Plan des fouilles de Grignon 6XECLI.EJ Figure 2.a sn piirre H D l 3 en piene pour soutenir dsa colonnae diin. .TEE. LEGENDE A Grand temple a v i c 10s dipendwicsr B C D E Tamples bvar.

soixante trois caves. mort en 1820) qui acheva l'oeuvre commencée et qui publia 130 planches en 1819. qui. dérouvertes entre Saint-Dizier et Joinville... intendant de Champagne à CMonssur-Mme. Bar-le-Duc. fut nommé curé de Gowzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quarante ans. Grignon demande des fonds. m Nous citons ici un texte reproduit par Pothier qui montre l'existence de travaux à la même époque que ceux de l'abbe Phulpin : "Un prêtre dont la mémoire est encore vénérée dans le pays.. par L. departentent de la Hrnite-Mante. à la suite d'une visite d'un prince de Rohan qui trouva les ruines insiphantes. quatre conduites d'eau en pierre et en bois. une Vénus et un Hercule sont conservés au Musée des Antiquités Nationales. ancien n~chidincrede Lecture. mentionne qu'il a fait payer les "déboursées" avec ordre de suspendre les travaux.l'abbé Cmnpion de T a a n . m a n t pminpalement R i ' q l i c n t i a d'un grand nombre d5mtiquitk recueillies dans les niinffi dune ville grniloise ef mmnine. l'abbé Pierret. XVI . le 30 janvier 1806. Bar-le-Duc 1774.-J.En août 1775. quarante deux citernes. dit-il. Ce manusait était en possession de M. pcques. quelques objets semblent toujours exister. in-8: LXXX p. le texte qui devait accompagner ces planches est maiheureusement resté incomplet (2). une fosse de fonderie pour les métaux. 1V5. (3)G R N A U D de La VINCELLE. découverte en 1772. cent vingt huit maisons. tandis qu'un Jupiter à la Roue.Second bulletin des fouilies . G R N A U D de La VINCELLE. entre Sant-DuiPr et Joinville en Chnrpagne. soixante treize puits. qui le présenta à une séance de la Société des Antiquaires de France. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Seulement. né à Marseille. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns (2) GRIGNON PierreClément.. "Trente rues..1819) et Catalogue des antiquité.. âgé de 83 ans) qui en fit dessiner une partie en vue d'une publication Ce fut Claude Grivaud de la Vinceiie (né à Chalon-sur-Saône en 1762. dix huit aedicules. Le cabinet de Grignon hrt racheté par l'abbé de Tersan (ar&éo!ogl1e et égyptologme renomme. Grignon composa un manuscrit de 168 dessins et lavis en neuf cahiers. Le 9 septembre 1775. un grand temple. Ce qui fait tout l'intérêt de l'oeuvre de Grignon.131 pl. mort à Paris le 11 mai 1819. que. m a i n e s et grniloises qui composent la collection de feu M . par Grivaud de La Vinceiie (Imprimerie de Nouzon.Catalogue des objets d'untiquité et de curiosité qui composaient le cabinet de feu M. maimaitre des forges A Bayard. Un "Dis Patet" en bronze et une inscription votive au dieu Oumiorix sont au Louvre.-J. contrsleur général des Finances à Rouillé d'Orfeuil. . Durand acquit en vente publique la collection de l'abbé Campion de Terçan Il en fit don en 1825 au Musée du Louvre où. Paris. 1820). En 1820. ou Recherches archéologirlues. deux places spacieuses et un vaste bâtiment pour les bains publics" : tel est l'inventaire à la Prévert. Paris. depuiç les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque.Arts et Méfia des anciens r e p r h t é s par les monuments. Grivmd de la Vincdle. le chevalier E. c'est la publication de ses deux bulletins où il rapporte l'essentiel de ses trouvailles que ce soit en matière de structures ou d'objets (1). avec plan grave de i'emplacemait d e s fouilles. une lettre de Turgot. deux fours de potier.Dubois (l'mis.in-83LXXX et CCXLN p.1819. égyptiennes.nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. par Grignon. 1774. en défrichant le haut de la montagne.Btilletin dffifotiilles faites par ordre du Roi dune ville romnole sur la petite montngne dti Châtelet. Eiles cessèrent cette année-là. les habitants des communes qui me sont confiées.. d'après les recherches de fibules effectuées il y a peu de temps par madame Isabeile Fauduet. Bordier en 18'6. deux ans après la cessation des travaux de Grignon. donné par Grivaud de la Vincelle. le Préfet de la Haute-Marne.

de la laine et exploitait pour son compte une métairie assez considérable.. que des pièces d'or et d'argent. administrateur de i'hôpital. IIy décéda le 3 octobre 1845. paraît-il. VIiZ . II y avait deux compétiteurs. Monsieur le Préfet. de tout le département est la propriété de M. il commenca ses travaux dès 1785 et c'est à cette époque qu'il constitua son beau médailler. sous le rapport matériel était fort avantageuse puisque le curé avait dmit à toute la dîme qui portait sur le blé. Cependant. assez spirituel et racontait plaisamment B plusieurs personnes l'histoire d'un petit chien auquel il avait enseigné l'art de trouver des médailles d'or. Paillette. le vin et sur plusieurs autres denr6es. Cette intéressante collection. il commença ses premières études à Brachay. Son père faisait le commerce du bois. II ne voulut pas prendre sa retraite et resta à Fontaines malgré une vue affaiblie et une certaine impotence. La cure. II fut vicaire de Monsieur Barthelemi à Montier-en-Der pendant 18 à 20 mois. On avait trouvé b o n nombre de pièces de monnaie qui n'étant point d'un métal préaew. étaient vides. annexe de Fontaines. ont été négligées o u perdues par nos dtivateurs. égaiement venues de notre montagne.. d'autres renfermaient des ossements. tirées pour la plupart des ruines du Chatelet. L'abbé Phulpin avait aussi un faible pour l'agriculture.11 fut ordonné prêtre du diocèse de Châlons à l'âge de 25 ans. II n'y avait pas de semaine qu'il ne fut visité par quelque savant.. D'après l'abbé Gelin qui fut son vicaire. avaient ia'J vu été achetées à Joinville. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. près du curé Durand. fit pencher la balance en sa faveur. il y eut une "infidélité" commise dans son médailler par quelque visiteur .Neufchâtenii.1 Abbé Antoine PHULPIN (1748-1845) Antoine Phulpin est né le 4 octobre 1748 à Mathons (Haute-Marne). II fut alors envoyé à Fontaines comme curé dans le courant de l'année 1785. II se rétracta ultérieurement." (4) PHULPIN (abbe).. On a découvert aussi des bagues.Nota n~chéoIogUiuesmr les fmiillffifuites et les ntmumenis découverts s i r ln montagne du Ckîtelef siiuée prés de Fonfmnffi(Hmrte-Marne). la plus complete. Il continua ses études A Pans où il resta six ans et obtint le grade de bachelier en Sorbonne le 24 août 1782.. j'en ai rassemblé une quinzaine qui étaient encore dam leurs mains et dans celles de quelques curieux des communes voisines . plus que je n'attendais.. peut-être. Un jour. II était. mais l'influence de madame la Marquise de Choiseul restant au château de Sommeville. On m'avait inçtniit. entraîné qu'il était par l'amour des monuments antiques et par l'espérance de faire quelques découvertes utiles à la science sur le Châtelet dont il avait déjà entendu parler.. Après avoir fréquenté l'école de son village. L'abbé Phulpin prêta serment B la Constitution civile du clergé .. II entra en relation avec grand nombre d'amateurs d'antiquités. Les biens de l'église et de la fabrique ayant été vendus comme biens nationaux en 1792. II fit faire un certain nombre de plantations sur le Châtelet et sur Sommeville. la maison presbytère de Fontaines fut vendue et l'abbé Phulpin fut obligé de se faire construire une maison. . il fut alors en butte à bien des inquiétudes et des vexations. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre.147 p. 11 parait qu'il aurait désiré et demandé ce poste. 1840. ce qui se connut bientôt car Monsieur le Curé se montrait plus difficile à laisser voir son médailler.

Il a été vendu à vil prix à quelques amateurs de Reims. semble-t-il. un peu plus tard. il mélange les monnaies issues du trésor monétaire et celles provenant des fouilles . et. D'après la relation de ses fouilles (3) l'abbé Phulpin paraît avoir été animé au début d'une certaine rigueur puisqu'il envisageait des fouilles méthodiques partant de deux tranchées perpendiculaires coupant le site. Il hérita ainsi d'une aiguière en bronze et d'autres objets aujourd'hui disparus. m C'est à cette epoque que toute une série de textes relatifs à la Haute-Borne seront élaborés. il ne serait pas exhaustif et donc d'un intérêt moindre. Il nous rapporte que ses projets ne se poursuivirent pas du fait d'une mésentente avec les cultivateurs. Peu de temps après le décès de l'abbé Phulpin. nous mentionnerons également la découverte qu'il fit de ce qu'il a appelé "l'hypogée Celtique". si nous avions l'inventaire du trésor. M. Monsieur Paillette de l'Isle. mort du choléra en 1854. La description des monnaies d'or n'est pas non plus d'un intérêt majeur. des caves. La description qu'il fait des objets découverts est assez lacunaire et de peu d'utilité. des restes d'aqueducs . La fouiUe de ce monument h t reprise. puis par l'abbé Gelin. L'abbé Phulpin s'est alors totalement mépris sur la. par l'intermédiaire de M. nous citons ici Pothier : "Vers le temps des principales découvertes de M. si nombreuses qu'il ne daignait plus les ramasser.deuxièmement. l'abbé Antoine Phulpin est nommé curé de Fontaines. Beaucoup d'antiquaires s'intéressent alors aux monuments mégahthiques et la Haute-Borne avec son inscription est un monument qui prêtera à une abondante littérature. comme nous le verrons ultérieurement par Pothier. un de nos Préfets. des fossés. La chance lui sourit un beau jour en lui révélant un trésor monétaire composé essentiellement. La première gallo-romaine. il dit avoir commencé ses travaux sur le Châtelet cette même année. Que faut-il penser des fouilles de l'abbé Phuipin ? Déjà. la seconde sous-jacente était caractérisée par la présence de nombreuses monnaies gauloises. le vicomte Delassalle. Dès lors. maître de forge à Bayard et riche propriétaire terrien laissa ses bûcherons faire des fouilles sur la colline du Châtelet se réservant les beaux objets et les médailles qui l'intéressaient. la relation qu'il en fait est des plus sommaires. Premièrement.En 1785. destination de cette construction qui n'est en réalité qu'un aqueduc souterrain. Il semblerait qu'en réalité ses travaux ne datent que des années 1809-1810. maire de Prez-sur-Marne fit ouvrir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance. curé de Fronville. Nous savons par contre qu'une partie de son médailler échut à son neveu Phulpin. Phulpin. Comme nous l'avons déjà fait. Des travaux de l'abbé Phulpin." . quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres propriétaires. de monnaies d'or. Qu'est devenue sa collection ? Nous ne saurions le dire. il fou& épisodiquement et sans plan préétabli. De ses travaux. Nous citons et publions dans ces pages à titre d'exemple les articles de Pinard et de Chandruc de Chazannes parus dans la revue archéologique qui montrent bien la fantaisie de ces écrits. Le baron de Klopstein. nous ne retiendrons que le fait qu'il ait vu deux couches distinctes.

en faisant suivre cette description de ses appréciations personnelles. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. Monsieur I'abbé Gelin. II donna de ses collections au Conseil Général de la Haute-Marne qui les remit au Musée de Saint-Dizier. Le Chatelet et ses environs. il fut engagé à Fontaines où il aida. Pothier. II fit exécuter de nouvelles fouilles avec courage pour un homme de son âge. . p. de Vennebant Gelin et de Françoise-Laurette Maquari. après de fortes études. creusant dans le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède.Abbé Pierre-Felix GELIN (1816-1885) l' Né à Langres le 23 juin 1816. dc - L w r f f i . I'abbé Phulpin. II décrivit I'aqueduc qu'il avait découvert.1186.t. et Arcfil. II eut souvent à lutter pour soutenir sa manière de voir à ce sujet . qu'avec une persévérance infinie et malgré le peu de ressources dont il disposait. Pr6sident de la Soa'été des Lettres de Saint-Dizier). Pothier (né le 11 mars 1801 à Chaumont). Seuls quelques objets furent dispersés . où son prédécesseur avait fait de si riches découvertes. (ms147) intitulé Monographie du Châtelet et de ses environs avec de nombreux dessins. (d'après l'hommage de Charles de H4douville. l a plupart à l'effigie des Constantin de nombreux fragments de l a belle poterie rouge des anciens. amené par les circonstances aux pieds du Châtelet. Ce dernier est agrémenté de quelques planches inédites dues au crayon expert d'Emest Royer (+1885). II reprit les fouilles d'un aqueduc de construction gallo-romaine. s'éprit à son tour des ruines qu'il avait sous les yeux et consacra une grande partie de son temps à I'étude du sol qu'il foulait tous les jours. de ln Soc. A. II éprouvait beaucoup de plaisir à faire visiter ce monument à ses collègues de la Société des Lenres de Saint-Dizier dont il était un membre tr&s actif. à titre de vicaire. juge de paix à Chevillon puis à Andelot s'intéressait. m i e chnmpoioise. notamment une jolie cornaline. Hist. l E n 1842. en 1856. Ce texte correspond pour l'essentiel a u texte du manuscrit de Pothier conservé à la Bibliothèque municipale de Chaumont. une nouvelle source d'observation fut offerte a Monsieur Gelin par la découverie fortuiie du cimetière gallo-romain et mérovingien situé près et à I'est du Châtelet. son prédécesseur et lui succéda quatre ans plus tard. l'instituteur primaire de Fontaines.particulièrement à l'archéologie. Décédé le 23 mai 1885 à Fontaines-sur-Marne.-G. il obtint enfin du Conseil Général une subvention qui lui permit de continuer des travaux devenant trop onéreux pour sa modeste fortune. dans Mém. 1856. Vers 1882.Pothier. II fut ordonné prêtre vers 1840 . Aqueduc de construction r o d e . mais avec une convenance parfaite. il le fit. après avoir été un an vicaire à Joinville. ils furent donnés aux mécènes qui avaient permis les fouilles de la nécropole des Plantes. ii+ p. dans l a Haute-Marne. 123. 6876. maître de forge à Cirey-sur-Blaise. A partir des travaux de Grignon il rédigea une monographie qui sera publiée en plusieurs livraisons." L. jusque dans ces derniers temps. revue champenoise. maire de cette commune vers 1856. dans Ln Hmlte-Mmne. (5) La bibliotheque de Chaumont (Haute-Marne) conserve son manusmit. avec une ardeur toute juvénile. Après des années de sollicitations. et divers joyaux. . q u i est au pied de la montagne. il put débarrasser presque entièrement des débris qui I'obstruaient.

Gelin. Bull. il y a une erreur de datation : il ne s'agit pas de tombes gallo-romaines mais de tombes mérovingiennes. 59-74. de la Soc. il se contente d'écrire quelques articles. 336-345.1890-91. (8) Abbé Auguste Fourot. l'abbé Fourot récupèrera quelques objets du cimetière gallo-romain et mérovingien des Plantes . Ainsi par exemple. ce cahier n'a pas été retrouvé. de L m p . Bull. Quant au massif retrouvé en 1823 à la Fosse Bnot. de Lmgres. l'abbé Gelin se lancera dans les travaux sur le terrain en déblayant l'aqueduc dégagé partiellement par Pothier au milieu du siècle. L'abbé Geiin sera nommé vicaire de l'abbé Phulpin. En effet. En même temps que l'abbé Gelin. avec un exhait du proes-verbal des fouilles de Pothier. Edition du CERF'HM. 1. Il publie en outre. Vers 1880. Bull. de la Soc. Archéol. Dans l'enquête paroissiale de 1844 (l). de Lmgres. 304-316. Il fera de bons comptes rendus de ses travaux. le matériel recueilli pendant ces travaux a été presque totalement remis au musée de Saint-Dizier. p.198. 1%-'200. Cette hypothèse d'un aqueduc aérien ne peut pas se concevoir en l'absence de restes visibles. Quelques autres erreurs sont à relever. il s'est malheureusement lancé dans une hypothèse très risquée lorsqu'il a imaginé une partie aérienne à cet aqueduc. Abbe P. Fontainessw-Marne. et 1880. p. 1991. 7-103. t. Geli. p. et Hist. De plus. . Pothier décrit bien la partie souterraine de ce monument dont il a suivi la fouille en détail . Archéol. t. et Hist. Après celles-ci. Ji. sous forme de feuilleton dans le journal "La Haute-Marne". bien que succinctes. il ne peut être considéré comme un fouilleur mai uniquement comme un collectionneur. II. p. tout fut rebouché.p. mais l'abbé Gelin fut conscient de cette lacune et il dit avoir dessiné à la fin de la fouille les objets au fur et à mesure de leur découverte.Essai sur un aqueduc de construction romaine A la montagne du Chatelet près de Fontainessur-Marne et de Gourzon. II. t. Archéol. L'oppidum du Châtelet Mémoires de ln Sté des Lettms de Saint-Dizier.303 et 336. Certainement encouragé par ses découvertes. p. Au cours de la période qui va suivre. de la Soc. il suivra les fouilles de la nécropole des Plantes située à proximité de la vue. 43. Saint-Dizier. 4. les travaux sur le terrain vont se raréfier. Quelles que soient les qualités de l'abbé Fourot. dans Bull. une petite monographie du site inspirée du texte de Pothier où il signale quelques trouvaiiles inédites et où il fait part de quelques idées personnelies. de la Soc. Malheureusement. la Haute-Borne et Sous-Porchien. Les relations qu'il en donnera. G e h . il n'existe pas d'inventaire tombe par tombe. t U. Çepultures du Châtelet. Le cimetière gallo-romain p&s du Chatelet. nous trouvons quelques notes concernant le Châtelet. Ces notes sont un bref rappel des trouvailles faites avant cette date. (6) Abbe P. et Hist. puis il le remplacera après son décès . Ernest Royer a d'ailleurs bien interprété les idées de Pothier dans le dessin reproduit à la page 1 du présent ouvrage. Abbe P. Bien sûr. t.t. 1877-1878. et Hist. il a même financé personnellement une partie des travaux.Cette monographie est certainement le medleur travail s u le Châtelet et ses environs. si Son excepte l'erreur magistrale concernant l'aqueduc. sont d'un gmnd intérêt. au sujet du cimetière trouvé sur la colline lors des fouilles de 1848. Fontaines et Sommeville dans 1'Enqirête diocffinine de 1844. Archéol. il peut s'agir d'un enclos funéraire du type de celui mis au jour par Yvon Gaillet et dont nous retrouverons la relation des fouilles pages 223 et 228 . de Lrn~grs.

Materiel de la collection Fourot (d'après une planche gouachee de Houdard) XXI .Figure 3.

% L m s . (8) Auguste Nicaise. y décéda le 30 décembre 1907. les cartons portant une inscription manuscrite indiquant le Châtelet comme provenance. iln'y a pas d'erreur importante et cette monographie est utilisable.et Mém. Par rapport aux connaissances de l'époque. Les fouilles qu'il a menées dans la forêt de Champberceau à Esnoms-au-Val en sont un bel exemple. Pour y voir plus clair il dut faire appel à Régis Colson qui connaissait la collection. Corn. Le reste provenait de la région imm6diate dont il était issu : Esnoms-au-Val et ses environs. 1886. à Saint-Dizier. c'est son désordre. c'est une figure du dernier quart du XIXàme siècle. l'archéologue de la Marne. m . Ce méme désordre fut constaté par Raoul Bouillerot iorsqu'il prépara sa collection pour la vente. Ce qui est malheureux chez lui. Soc. Seuls. des Sciences et des Arts de Saint-Dizier. 3. avec les produits des fouilles des tumulus des Montoilles et de Champberceau. dans Compte rendu de i'Ac&ie des Insclq>fionset Bell. Professeur de rhétorique au Collège de Saint-Dizier (actuellement I'ESTIC). fait connaître un buste e n Marbre du Châtelet. C'est ce que nous pouvons déduire de ses notes de fouilles qu'il rassembla après coup. il en donna d'ailleurs quelques uns au musée de Saint-Dizier. il devint chanoine honoraire de la cathédrale de Langres. On lui doit un article très documenté sur les Origines de Saint-Dizier paru dans les M&mo/&sde /a &c@HdesLetflesde cette méme ville et plusieurs notes qu'il adressa à la Revue de Champagne et de Bnio sur les trouvailles archéologiques locales. provenaient de Saint-Dizier et de ses environs (Chamouilley. né à Esnoms (canton de Prauthoy) le 18 avril 1829.Abbé Antoine-Auguste FOUROT (1829-1907) L'abbé Fourot. elles furent étalées sur plusieurs années et il ne s'y retrouvait pas d'une année sur l'autre. Comme il pratiquait seul. bien documenté et exempt d'erreurs. &Arts de InMnme. Membre fondateur de la Société des Lettres. au cours des vacances d'été. Agr. Mais c'était avant tout un collectionneur. ont pu être pris en compte.p. Sn. XIV. les planches du premier fouilleur de cette ville ont depuis disparu. 1884-1885 (1886). Ordonné prêtre en 1853. E n 1875. il en fut le secrétaire de nombreuses années durant.. Ce qu'il écrivit est généralement bien structuré.p. Jupiter Sérapis. Son oeuvre relative a u Châtelet est surtout remarquable par la monographie qu'il nous a laissée sur le site.262-270. il passa la plus grande partie de sa vie à I'autre extrémité du département. il publia assez peu. Etude sur un buste antique en marbre . II était très estimé par les élèves qui ont reçu ses leçons.. D'autres objets. II s'intéressa assez tôt à I'archéologie et plus particulièrement au Châtelet. Bordier fait paraître à Paris dans les Mémoires de la Societé des Antiquaires de France une étude qui lui permet de faire le point sur les travaux de Grignon a u Châtelet et le devenir de sa collection et de ses documents. En dehors de sa monographie sur le Châtelet. 97-105. Le matériel issu du Châtelet et faisant partie de sa collection a été partiellement acquis par la Société des Lettres de Saint-Dizier et se trouve donc inclus dans les collections du musée de Saint-Dizier. Perthes). buste en bronze découvert à Cemay-lesReims. Malheureusement. pour l'essentiel. m C'est à l a même époque qu'Auguste Nicaise. Dans cette collection se trouvaient un certain nombre d'objets du Chatelet proprement dit et de la nécropole des Plantes .

XXIII .Figure 4. Materiel du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses).

Tessons de céramique sigillée du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses). xxnr 5 . . .. O Figure 5.

' Crudie en terre blanche et vases à depressions noirs d u musee de ç h t .Figure. XXV .). ~ i (fouilles ~ i ~ ~ Colsoi.

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Elles sont une des composantes et non des moindres des collections gallo-romaines des musées de Langres. Sa collection. certaines personnes comme Houdard qui sera conservateur des collections de la Société des Lettres. et ses collections restent. une conscience absolue. Adrien Blanchet. II ne fouillait pas "pour I'objef'.. n'excluait ni l'originalité. Sa modestie. il fouillait pour découvrir le "document". il avait soustrait quelques objets tmuvés en faveur du musée de Saint-Dizier. Après ses fouilles de 1923. économique ou sociale de I'antique agglomération. et un avis parfois différent de l'opinion en faveur.. à I'Etat.publier chaque année le résultat de ses fouilles .il eut dû . je ne suis que le bras . et 75 citernes environ ! . C'était un technicien de la fouille : il fouillait avec une patience méticuleuse. pourtant..Régis COLSON (1 868-1936) Régis COLSON.. h Luçon et enfin. à l'égal de Vertault.. Celui-ci fut curé de Fontaines-sur-Marne avant d'aller à Osne-le-Val o ù il termina sa vie. Régis Colson fouilla pendant plus de quarante années. et. près de Sommeville. défiance bien légitime après tout.si j'ai quelque mélhode. au collège Diderot à Langres.né également à Sommeville le 4 juin 1862 et emporté. son pays natal. il avait successivement enseigné au collége de Sainte-Menehould où son frère était répétiteur. M. O n connaît aussi par les coliections du musée de Saint-Dizier et par la biographie des archéologues du Châtelet établie par Colson. sur celle de M. D'ou I'intérêt scientifique considérable de sa collection. ni l'indépendance : ses observations minutieuses lui permettaient d'émettre un avis. je le dois S mon père et B ses quali%s d'ohsewateur.". du moins. de ceux qu'il appelait les "INresques" . Auxiliaire de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. seul ensuite près de 50 sous-sols. de la déposer au musée de Langres.. c'était sa fierté I Aussi avait-il pris soin de la léguer. D'instinct. S n'en pas douter ! II eut pu. ont récupéré des objets du Châtelet. témoignage du plus haut prix en faveur de notre Compagnie. à charge. (D'aprBs nécrologie Btablie par Georges Drioux) m Concurremment à l'abbé Fourot et à la même époque. pendant prés de vingt ans. il ne jurait point ~ f l ~efb8 /778g/~F7 Ses notes. sur la proposition d'Ernest Babelon. Ilest surtout connu par la monographie qu'il écrivit sur ce dernier village... prématurément. t 3 janvier 1936) était professeur. suivant une méthode impeccable. II consacra I'essentiel de sa vie extra-professionnelle à I'archéologie du Châtelet. les moindres objets permettant d'évoquer un aspect de la vie religieuse. grâce auquel il ressusciterait le passé. mon frère était la @te. avec son frère Paul d'abord. Colson était un modeste : "Je ne fais que glaner . le passé de son cher oppidum du Châtelet. .. Une partie des objets qu'il découvrit entra dans l a collection du docteur Chaussinand..Trop mueeste. les fouilles de l'abbé Maréchal.. II fut nommé en 1923. d'Alésia ou de Vaison. Nous n'avons jamais su ce qu'étaient devenus les objets de cette collection . le Châtelet n'en eut été que plus connu. par testament olographe. et le fouilleur eut été moins ignoré. Ce matériel est connu par le catalogue du musée de Saint-Dizier. né et décédé à Sommeville (O24 décembre 1868. dans sa cinquantième année). quatre ans plus tard. Correspondant du Ministère de l'Instruction publique. il se défiait. Une salie du Musée du Breuil porte le nom des fréres Paul et Régis Colson (Paul .

(13) Ibid. 1%4. 1%5. elles apparaissent à la fin du premier siècle et sont appelées par les archéologues allemands "soldaten Fibeln" . Par contre.elle reste à écrire. W* Après le décès de Régis Colson. Pour les Ages des Métaux. ce sont deux sépultures gallo-romaines du Bas-Empire qui ont été bouleversées lors de travaux routiers. Son étude sur les signatures de potiers gallo-romains est des plus intéressante . Cette fouille à laquelle nous avons participé avec Yvon Gaiilet a été relatée par Louis Richard.toutefois. Les deux fils fouillèrent aussi sur ce site. Nous ne pensons pas que Son puisse attribuer à l'Age du Bronze les éléments de bracelets qu'il a trouvés . t. nous assistons à un renouveau de l'archéologie à Fontaines-sur-Marne avec les travaux d'Yvon Gaillet. Là. ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas précédemment. l'essentiel d'entre elles ne fut pas publié. 290. *W (9) Paul et Régis Colson. 7-37. une partie d'entre eux est certainement attribuable à la Tène. Nouç devons également à cet auteur plusieurs études d'objets néolithiques découverts sur le territoire de Fontaines et ramassés au cours de nombreuses prospections de surface. quelques fibules dites protohistoriques par Régis Colson sont en réalité de l'époque gallo-romaine . D'après l'abbé Georges Dnoux. 90-101. Elles sont fréquentes dans les forts du Limes. ancien curé de Gowon et préhistorien et par une note de Claude Stocker. Puis dans les années 60. (10) Georges Drioux.1%9. Le Châtelet et ses environs B i'époque preromaine. (12) Gnllin. 309. Les notes doivent se trouver d m les archives de la Société Historique et Archéologique de Langres. il semblerait que les fouiiies Colson aient été d'une grande qualité. p. p. La villa gallo-romaine de La Charbonnière à Fontaines-sur-Mme. 23. Une autre fouille de sauvetage eut lieu "demère la Grange" sur un cimetière du Haut-Moyen Age. p. Gaillet. et GnllUs 27. dans CBhiers Hat-Mnmms.1%7. La description du matériel est bien faite. Mémoires de ln Sté des Lettres de Snint-Dizier. p.le reste de sa bibliographie consiste en courtes notes où l'on trouve. Repertoire archeologique du departement de la Haute-Mme. on trouve une grande période où il y a eu peu de travaux sur le Châtelet à l'exclusion d'un inventaire sommnire de Drioux (10). Les fouilles menées par Yvon Gaillet ont toujours été d'une grande rigueur et les publications qui en découlent sont tout à fait utiliçables. il faut être prudent en ce qui concerne les attributions de Coison. (14) Y. Celles-ci sont complétées par les études de Pierre Mouton. dans C ~ h i mHat-Mnmnis.. vint la famille Colson 11 semblerait que le père ait fouiiié avec l'abbé Gelin lors des fouilles de la nécropole. La monographie du Châtelet écrite par Colçon aumit eu un intérêt majeur . Nouç citerons encore les restes d'une zone d'habitat.Après l'abbé Gelin. 51-77. 25. Cette fouille a conduit Yvon Gaillet à étudier magistralement l'ensemble des statuettes d'Epona découvertes sur le Châtelet. Nous devons encore à Yvon Gaiilet la publication d'un texte relatif à l'aqueduc qui met à la disposition du public des documents inédits. p. On notera aussi une fouille de sauvetage sur le site de la nécropole des Plantes. presque à chaque fois. la description du contexte. instituteur et ancien maire de la commune. m n . Gaillet Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ? dans Cahiers Hnirt-Mnnmis. Ce sont les fouilles de la villa gallo-romaine effectuées dans la forêt au lieudit "La Charbonnière" p u s des travaux plus ponctuels avec les fouilles de la "Fosse Briot" où une partie d'une nécropole gallo-romaine précoce a été mise au jour. d'où nous espérons qu'elles seront exhumées un jour prochain La publication la plus importante est celle qui concerne les trouvailles préromaines du Châtelet et de ses environs. Ce dernier élément dome une certaine valeur à ces études et les différencie de ses devanciers. (11) Y . Malheureusement pour nous. 1194.

Cnhiers Hnllt-Mnmms. Sc. Nat. no 4.1978. no 76. Louis LEPAGE. 8-16. no 4. qui se nommait lui même chercheur indépendant. Birll. fasc 4. Pierre-Clement Grignon. Depuis. >O(. Bulletin de ln Société Archblcgia~ieChmnpcn&.2 fig. nous signalerons toutefois le travail de J. Sté de Sc. Mém.1%4. 51-64.1988. 71. Drouot sur les signatures de potiers et les quelques articles que j'ai commis concernant YAge du Bronze. les études sur le Châtelet et ses environs se font rares. Nous conseillons d'avoir la plus grande circonspection vis-à-vis de cette curieuse relation qui n'est toutefois pas sans intérêt. . 103. p. 193-209. fit paraître une étude sur l'aqueduc gallo-romain (15).1973. p. t. t. Cette note n'apporte rien de nouveau sinon le point de vue d'un celtisant inconditionnel. 1989. Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sw-Marne. La Haute-Borne à Fontaines-sur-Marne. t. (17) Louis LEPAGE. 06) Louis LEPAGE L'Age d u Bronze au Chatelet de Gourzon (Haute-Marne).-T. membre de la SoQete litteraire devenue Acadernie de aidons. et d'Axhéologie de Li Haute-Mnme. 2 Pl. p. de la Sociétéd'Agriculture con^. 6û-64. t. p. 82. p. 7-14. Les fibules d u Châtelet de G o m o n d'après les publications du XK0 siède. les fibules du Châtelet et la Haute-Borne (16). Louis LEPAGE. H. J'en finirai avec le rappel de ma publication sur les travaux de Grignon (17). Saint-Dizier le 2 avril 1992 (15) Noël SPERANZE. Bulletin de ln Société Archéol*ue Champenoise. Ardieologue d u XVEi " siède.C'est à cette époque que Noël Spéranze. et Aris de In Mnme.

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de hyène etc. sorte de quartzite micassée appelée aussi aphanite. nous retiendrons quelques armatwes de flèches comme caractéristiques de cette phase. Nous savons que des industries remontant à cette époque ont @térepérées sur le territoire relativement proche de Cousances-les-Forges (Meuse). à pédoncules et ailerons. . La période qui suit : le Néolithique moyen. Le Néolithique final est aussi présent. Ji ne serait pas surprenant de trouver des vestiges du Paleolithique supérieur dans les terres de Fontaines-sur-Marne. nous savons que les voies commerciales issues de la Haute-Ça6ne remontent la vallée de la Marne jusqu'aux environs de Saint-Dizier : à Ancerville (Meuse) ou Hauteville (Marne). Orconte ou Norroy. par exemple pl. en limite de la Haute-Marne et m@me legèrement sur notre département. Là aussi. Quelques outils en pélite. se retrouve dans quelques objets ramassés également en surface. En effet. La presence de vestiges de cette époque est confirmée par quelques autres objets en silex de la même collection. il convient aussi de rappeler ici les trouvailles faites d m la grotte du Perthuis de Roche à Morancourt par René Joffroy et Pierre Mouton qui ont fouillé vers 1948 et ramassé de L'industrie lithique et des vestiges de faune assez nombreux où se remarquent des restes de mammouth.no 1 de l'article de Claude Stocker. Il ne serait pas du tout invraisemblable que des traces d'habitais remontant au Néolithique moyen subsistent au Châtelet sous les remparts plus récents. il semble que quelques armatures de flèches indiquent un Néolithique ancien. foliacées témoignent bien de cette époque et doivent indiquer une présence de la civilisation Seine-Oise-Marne ou (et) de celle du Gord. Les armatures de flèches de tous types. Nous savons que les groupes de cette époque affectionnaientparticulièrement les sites de hauteur. tant sur le site du Châtelet que sur les plateaux voisins. ou no19 de l'article d'Yvon Gaillet "Chaçse aux silex". ce sont essentiellement les armatures de flèches sub-triangulaires à c6tés convexes et à bases concaves. on trouve un beau racloir biface appartenant sans ambiguïtt au Paleolithique moyen. de passage dans la région. D'après le maMriel recueilli en surface à proximité de la Haute-Borne. ils font partie de la collection Colson et ne denoteraient pas dans un ensemble du Néolithique moyen. il ignorait totalement l'existence de vestiges du Paléolithique dans les environs de la Haute-Borne. C'est ce m@metype que nous avons rencontré à la Vergentière à Cohons. que ce soit sur le Châtelet ou sur les plateaux de Fontaines aux environs de la Haute-Borne. de rhinocéros laineux. trouves près de la Haute-Borne ou sur le territoire de communes voisines. 1. Le Neolithique (anciennement appelé Age de la Pierre polie) est nettement mieux représenté. Par les inventaires récents que nous avons faits de ce type d'outils pour l'éîude entreprise par Pierre Petrequin de la diffusion de cette matikre. Ces objets sont à mettre en relation avec les traces de civilisation danubienne mises en évidence par les fouilles du Perthois à Larzicourt. dans la collection Claude Stocker à Ville-sur-Çaulx (Meuse). ont été bouvés sur le site même du Châtelet. L'absence de céramique est bien gênante car l'industrie lithique seule ne permet pas de se faire une opinion bien précise. Une station de l'Epipaléolithique y était mêlée. Ces quelques indications semblent prouver que les territoires de Fontaines et de Gourzon ont pu &tre parcourus depuis plus de 50 OW ans par l'homme de Neandertal puis par l'homme de Cro-Magnon.L'occupation du Châtelet et de ses environs à travers les âges Lorsque Régis Colson a publié son article sur le Châtelet à l'époque préromaine. On en connaît un exemplaire à Juvigny ( M m e ) près de Châlons-sur-Marne. A Narcy par exemple se trouve un beau biface et à Çavonnières (Meuse) le territoire de la commune a fourni pendant la guerre de 1914-18 des pointes mousteriemes à un archeologue mobilisé. losangiques.

à Chamouilley mais aussi aux Jogasses à Chouilly dans la Marne où une nécropole a donné son nom à la civilisation jogassienne qui caractérise cette phase de transition. un couteau à soie et une pointe de flèche citée par Colson. un certain nombre d'entres elles sont bien connues et datées et appartiennent à la Tène finale . Du premier Age du Fer. c'est à la Tène finale qu'il faut rattacher un certain nombre de monnaies gauloises trouvées sur le site. nous ne connaissons rien de déterminant.Quelques armatures plus évoluées à pédoncules et à ailerons équarris ainsi que les poignards en silex du Grand-Pressigny permettent de penser que l'occupation s'est poursuivie sans hiatus jusqu'à 1'Age du Bronze ancien. planche LXXVI. deux débris d'armilles trouvés par Colson et un disque crénelé issu des memes fouilles évoquent le matériel de cette période mais il s'agirait d'une phase assez terminale. Pour les monnaies. trouvée par Grignon après la rédaction du second bulletin et avant l'interruption bmtale des fouilles. serait l'élément le plus convaincant mais les fouilleurs qui se sont succédés sur ce site se sont contentes de récupérer les plus belles pièces. que ce soit Grignon ou ses successeurs. Une fibule malheureusement incomplète peut dater de cette même période. Les autres objets métalliques ne sont pas convaincants. conservée au musée de la Princerie à Verdun. quelques manques mais cela est normal. elles sont certainement de tradition gauloise. L'époque gallo-romaine qui va suivre sera jalonnée par une série de monnaies romaines et par quelques éléments céramiques bien caracteristiques. ll y a. nous ne reconnaissons aucun objet. nous conduit au Bronze moyen et indique des influences atlantiques dans les voies commerciales. Quant aux rouelles. Quelques fragments de bracelets cités par Colson et faisant partie de sa collection pourraient bien être de la Tène ancienne. mais toutefois. Ce type de parure est bien connu à cette époque dans la région et se rencontre à Nijon. Toutefois. Dam l'Atlas de Grivaud de la Vincelle. Aucune mention indiquant " m h e cabinet" ne figure à proximité de cette gravure . ce sont esscnticllement les monnaies d'or et d'argent. Nous citerons rapidement un couteau à manche codé du type de Courtavant qui évoque le Bronze final 1. De la Téne moyenne. il est bien difficile de se faire une idée précise des monnaies qui ont circulé avant la fin de l'Indépendance gauloise Nous savons que la plupart du monétaire gaulois a perduré et que m&mecertaines monnaies ont été codées ou frappées sous la domination romaine. Dans l'état actuel des recherches.-C. Une hache en bronze à ailerons médians. Nous serions là en présence d'une sépulture du Hallstatt final. bien que rares. elles n'en existent pas moins au Châtelet. seules quelques fibules sans cache-ressort peuvent être plus anciennes. les fibules données comme gauloises par Colson sont déjà d'un gallo-romain bien avancé . bien sûr. mais certaines peuvent aussi être gallo-romaines. . Les bracelets massifs et décores d'incisions situeraient cette parure aux alentours de 550 avant J.il n'est donc pas impossible que cet ensemble provienne du Châtelet. il ne semble pas y avoir de hiatus d m la série depuis Auguste jusqu'à la fin de l'Empire. Le Bronze final est jalonné par quelques objets trouves par les divers fouilleurs du site. figure un os du bras autour duquel sont passes deux bracelets et 30 armilles. La céramique : amphores ou tessons divers. surtout que la masse monétaire atîribuable à certains empereurs était trés limitée. Par contre.

Voici en peu de mois ce que nous pouvons dire sur I'occupation de ce site prestigieux qu'est le Châtelet. et non des fouilles clandestines entreprises en ces lieux. Des fouilles sérieuses. ils ne les ont pas vues soit la nature des vestiges ne les a pas incités à en faire part. à Saint-Dizier "les CrassB" ou Hallignicourt "Fontaine Saint-Martin".Que faut-il penser de l'absence des tessons de ce type 1 Pour la verrerie comme pour la vaisselle metaIlique.-C. si elles apportent parfois quelques satisfactions aux fouilleurs. Pour les céramiques sigillées. cela n'implique pas forcément qu'il n'existe pas. en dehors des monnaies. De toute façon. d'après Georges Drioux. D m la série des fibules ramassées et conservées par Colson. nous signalerons son usage dès le premier siècle et son utilisation durant toute la période d'occupation du Châtelet jusqu'à la fin du IFmesiècle. Elles sont peut-être les *moins de ces habitats méconnus. Nous ne voyons pas comment le Châtelet ne possédant pas d'atelier de céramique sigillée aurait seul continué à utiliser couramment ce type de vaisselle. Les seuls éléments de datation. que ce soit au cours de la Fréhistoire ou de la Protohistoire ou au début du Haut-Moyen Age. .L'outillage recueilli n'offre aucun élément de datation caractéristique. Colson n'a pas signalé de céramique sigillée décorée à la molette. Çoit. Quelques exemplaires plus récents de la fin du Bas-Empire viennent compléter cette série. Colson était convaincu que la &ramique sigillée à relief perdurait au Châtelet au cours du IVeme siècle et ceci. la céramique et les verreries. Nous revenons sur le probléme des fouilles sauvages pour dire que. elles le détournent le plus souvent de faire connaître à la communauM ses trouvailles et privent par là m&meles savants et les amateurs de renseignements essentiels à la compréhension d'un site. d'après ses trouvailles. Les fibules sont suffisamment caractéristiques pour indiquer une occupation continue de -80 avant J. Nous pensons ici bien évidemment aux époques qui entourent la période majeure d'occupation du plateau. le cimetiere des Plantes et l'autre cimetière situé sur le plateau même du Châtelet ont continué à &treutilisés jusqu'au W * m * siècle. (fibule de Nauheim) au milieu du iiïème siècle (fibules émaillées skeuomorphes et zoomorphes). devraient permettre de préciser les périodes peu claires ou même obscures de ces occupations successives. la série commence certainement à la période des Flaviens et se termine vers 270. Si les fouilleurs ne signalent aucune trace d'habitat mérovingien. Il ne semble pas que les grandes invasions aient interrompu la continuité de l'habitat sur le Châtelet. mais cela ne peut en aucun cas constituer une règle générale sur le site. alors qu'elle est présente dans la nécropole et sur certains sites de la région. il n'est pas impossible que quelques vases aient échappé à la casse et aient été transmis par héritage. se trouvent deux fibules ansées symétriques du V U * m e siècle qui ne se trouvaient pas avec le matériel de la nécropole. se retrouvent dam les fibules.

Exesa invmiet scabrâ ruhgine pila. SITUÉE PRÈS DE FONTAINES (HAUTE-MARNE). quumfinibus illis Agricola innrruo terram molitus arntro.GEORGIQUES. LN. Scilicet et tcmpus vmiet. Aut gravibus rastris gnleas pulsabit inanes. 1840. IMPRIMERIE DE VICTOR DE MONGEOT. . Bachelier de Çorbome et Curé du petit village de Fontaines. Grandiaque @ossis mirabitur ossa sepulcris. PHULPIN.NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LES FOUILLES FAITES ET LES MONUMENTS DÉCOUVERTS SUR LA MONTAGNE DU CHÂTELET. . Prêtre. PAR M. le'. A. (VIRGILE.) AlP NEUFCHATEAU.

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pour plus de clarté. nous a forcé de suspendre inomentanérnent l'impression commencée de cet ouvrage. comne tous ceux qui les ont vues. Nous apprenons que M. nous avons cru utile de joindre.consacra plus de six semaines à parcourir en tous sens ce départernelit. M. Nous avons divisé ce travail en trois parties distinctes. C'est en faisant ces excursions scientifiques et archéologiques que M. inseré dans le Biillctin nzontima~fnlde ln Société pour ln coiiçcwntioti ef In desciiption des Moni~nmzs71kfoiiqnes de Frnnce. Girault de Prangey leva ces difficultés en nous proposant de l'aider dans ce travail. Ii engagea. toutes recucillies sur place. cn terminant. forme un cours complet de l'architecture arabe etudiée dans toutes ses parties sur les lieux memes. tome VI. enfin la troisième a pour objet la description de monuments existants près du Chatelet. Phulpin . nos observations et nos propres recherches à celles du inanuscrit que nous étions chargé d'editer. lui aussi. Jusqu'alors ce travail avait manque à l'art architectonique . dam le but d'avoir u n aperçu général des diverses richesses inonumentales qu'il renferme. . et RaoulRochette. un des plus remarquables que nous connaissions. l'exactihide qui a preside à son éxenition en fait un ouvrage des plus précieux et des plus curieux. Guenepin. Leclère.IMO. Huvé. Qu'il nous soit permis. Girault de Prangey. Debret. (Voyez le Rnpporf fait le 11 avril 1840 sur cet ouvrage à l'Institut de France par MM. et de nouvelles découvertes dont nous n'avions pas connaissance l'année dernière. Un concours de circonstances. Phulpin (il a 83 ans) ne lui permettant pas de suivre les details minitieux que réclame l'impression d'un ouvrage. et quinze jours furent consacrés par nous. et une notice biographique sur Grignon. Mais les infirmités et le grand age de M. artistique et typographique. Dans le cours de l'été dc l'annee dernière. Phulpin à publier la relation exacte de ses travaux et de ses recherches. curé du petit village de Fontaines. de nous joindre aux personnes qui ont félicité M. toutes les fois qu'il a été nécessaire. à étudier les lieux avec M. Nanteuil. et fut assez heureux pour le décider à le faire le plus t6t possible (2). 3 . Phulpin de la résolution qu'il a prise de domer le jour à ses intéressantes découvertes du (1) Auteur du grand ouvrage sur les Monamais nrnbes et ntntrresqrles de Cordoiorce. M. Girault de Prangey se propose de poursuivre cette belle et grande eilheprise. Girault de Prangey. Phulpin. parce que. Sdmek. depuis lors. sous le rapport scientifique. Hersent. La première partie renferme des dissertations historiques sur l'origine et la destruction du Chatelet . le curé de Fontaines. Nous acceptames cette mission laborieuse. Huyot. nous avons été à même de profiter de nouvelles observations qui nous avaient échappé. M. Séville et Grennde. inais nous n'avons pas perdu ce retard. secrétaire perpetuel.) (2) Voyez le Rapport de M. Ce magnifique ouvrage. qu'il nous était impossible de prévoir et que nous ne pouvons expliquer ici. Girault de Prangey eut l'occasion d'admirer la magnifique collection de médailles trouvées par M. que nous pensions pouvoir terminer vers le premier janvier de cette année . Tout en revoyant la rédaction. Le Bas. dans le mois de septembre de l'année 1839. page 325. Vaudoyer. rapporteur. entremêlées de petits chapitres. inspecteur des tnonumens historiques de la Haute-Marne (l). et aussi d'appuyer de citations indispensables certains points qui avaient besoin d'etre eclaircis. Fontaine. 11 fut frappé.Langres. de la beauté et de la inerveilleuse conservation de ces médailles.la deuxième coinprend tout ce qui a rapport aux fouilles et aux découvertes faites par M. ler novembre 1840. Cortot.

Mougin. en publiant u n document précieux. mais encore à notre estime. Nous deinanderons pardon à M. c'est afin d'engagerdavantage les amateurs à seconder sa noble idée. Phulpin a non seulement droit à notre reconnaissance. en consacrant le produit de cette publication au soulagemeiit des inalheureux. M.-C.A. nouveau sur l'histoire de notre departement. J. PHULPIN NOTES ARCHGOLOGIQUES Chatelet. . mais si nous avons éte indiscret. Phulpin d'avoir révéle un secret qu'il nous avait défendu de devoiler .

et ce regret. J'aurais encoré désiré pouvoir joindre à ce travail quelques dessins des objets les plus curieux. correspondant de I'Acndémie roynle des Inscriptions et Belles-Lettres. je livre au public ces notes archéologiques telles quelles. mes infirmites et mon âge avancé ne in'ont pas permis de donner la nomenclature détaillée des inédailles en argent. ses recherches n'eurent pas tout le succès matériel qu'il en devait espérer. et sans prétention aucune de faire de la science : ce sera toujours une page et un docuinent de plus pour notre histoire locale. je l'avoue. Quoiqu'il en soit. -A Bar-le-Duc. d'un autre coté. moyen et petit bronze. En 1775. richesses qui ont dépassé. et dans d'autres ouvrages : les premières sont en partie relatives aux découvertes faites par Grignon. Arts et Belles-Lettres de Dijon.et je cédai. . m Champagne. soit gauloises. de celle des Scienceç de Paris.AVANT-PROPOS." -Je dus donc céder à ces insistances . mais le manque de dessinateur m'a forcé à y renoncer. nssocié de celle de Chiîlons. démirverte. en entrant dans les détails les plus minutieux sur les divers objets qu'il a recueillis. parce qu'une grande partie n'est plus en ma possession . située entre Joinville et Saint-Dizier. j'ai pu recueillir de véritables richesses numismatiques. il a découvert si peu de médailles et d'objets en or. et les secondes à celles qui ont été faites par moi. mnître de forges 13 Bnyard. dans ceux de l'Académie des Sciences. d'une Ville romaine. il fit encore paraître un second Bulletin sous le m&inetitre. Ce n'est qu'après les noinbreuses et pressantes sollicitations. Depuis lors. Sans doute. dans une zone assez resserrée. mes espérances. Plus heureux que lui. en grand. "pourquoi laisser ignorer ces découvertes intéressantes ? C'est un vol que vous faites à l'archéologie en les coliselvant pour vous seul. car avant tout son ouvrage est savant. Grignon a rendu de grands services à la science. Phulpin. Soit que le hasard lui ait été défavorable. même de beaucoup. dans le département de la Haute-Marne. imprimeur-lilirnire. -"Vous devez ce tribut à la science et à l'histoire de votre pays. chez Cliristoplie. quelques notes superficielles sur le Châtelet furent insérées dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. sur la petite montagne du Chnteret. etc. dans un espace de terrain aussi vaste que celui sur lequel il a opéré. soit romaines. Le premier ouvrage qui parut sur le Châtelet porte ce titre : Bulletin des Fouilles faites par ordre du roi. entre Saint-Dizier et Joinville. très souvent réitérées.. de savants distingués et d'hoinines honorables. Mais j'éprouve un regret. que je ine suis enfin décidé à le mettre au jour. comine je l'ai fait pour celles en or. A. que je possède. L'OLVRAGE que je publie est le fruit de mes loisirs et le résultat des heureuses découvertes que je fis sur la montagne du Uintelet. c'est de n'avoir pu faire la description bien complète des divers objets d'antiquités découverts par moi. soit encore que les fouilles aient été mal dirigees ou inal surveillées. 1774. m 1772. par Grignon. Mais on ne peut comprendre comment." me disait-on de toutes paris.

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. et dependait autrefois de la principauté de Joinville.. à droite de la route qui conduit à SaintDizier. département de la Haute-Marne. mais sa base s'enracine au sud-est avec le coteau de Fontaines . En sortant de la jolie ville de Joinville. sur le territoire de Gourzon (3). et sur le somnet de laquelle on a découvert des antiquités romaines du plus haut interêt.. elle est environnée des villages de Gourzon. et que j'ai cru devoir transcrire ici. au nord et nord-est.. excepte à sa base. et permet de la cultiver sur les deux tiers de sa hauteur . elle est delimitée au midi par la rivière de Marne qui la baigne. étant coupé presque à pic. PREMIERE PARTIE. de Fontaines. C'est cette montagne. et est couvert des bois communaux de Gourzon . la partie exposée à l'est-sud est fort escarpee. La base de sa masse est un ovale allongé. soit peutêtre aussi à cause de la violence des vents qui soufflent presque continuellement. mais très-vif. appelée dans le pays le Chnfelet. Le haut de cette montagne est isolé entière- ment. l'aspect de la montagne a peu changé : seulement une partie du sommet a été plantée de bois. arrondissement de Wassy.. au nord-est et à l'est par le ravin creusé dans les terres de Fontaines. située à une égale distance de ces deux villes. formant une espèce de triangle curviligne. on découvre au loin et presque d'un seul coup-d'oeil les diverses localii+s qui l'entourent . . le surplus est une rocaille couverte de buissons. qui traversent la montagne par le vieux chemin de Bayard à Fontaines. et se termine par une plateforme d'environ soixaiite mille toises carrées de superficie. "Le c6té de la montagne qui est exposé au midi. on est surtout éinerveillé (3) Canton de Clievillon. vous apercevez. enfin deux milles cent toises de pourtour . soit à cause de la terre qui est très-légkre et sans consistance. à diverses époques. POSITION TOPOGRAPHIQUE DU CHATELET.. Voici la description qu'en donne Grignon dans le deuxième Bulletin de ses fouilles sur le Chatelet. 7 . qui genéraleinent ne croît pas bien. le second au nord et le troisième au levant. Depuis I'epoque à laquelle Grignon fit la description que je viens de citer. qui etaient entièrement occupees par l'assiette de la ville. ce qui la rend accessible aux voitures. de La Neuveville. et trois cent quaire-vingt-dix toises dans son petit diametre. l'objet de plusieurs dissertations savantes plus ou moins curieuses. Ce village fait partie de la Champagne. qui a été. une petite montagne isolée et presque à pic. "En tournant le vallon de Ruetz. elle s'élève de deux cents pieds au-dessus du niveau de la rivière. du sud au nord. au bord de la rivière de Marne .NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LE CHATELET. prolonge par l'éboulement des terres superieures sur une pente d'environ onze pouces par toise. qui a. à l'ouest-nord et au nord par le vallon de Ruetz. qui est garnie de vignes ." L'air qu'on respire sur le Chatelet est pur. dont l'un est dirige au couchant. Du sommet de cette montagne. est inculte dans la plus grande partie de son etendue. dans son grand diamètre dirigé de l'ouest-nord au sud-ouest. le c6té qui regarde l'ouest forme un angle. et au 22e 32' de longitude. huit cent quatre-vingt-dix toises de longueur. le penchant de la montagne prend de la raideur. mais cependant praticable pour les voitures. dont les trois parties saillantes figuraient trois espèces de bastions. de la forge de Bayard et de la commanderie de Ruetz. parce qu'elle m'a paru exacte sous plusieurs rapports : "La petite montagne de Chatelet est située au 48e de@ 32' 30" de latitude.

dit-il. par M. et il appuie son opinion sur les obsewations qu'il a faites sur les lieux. un fossé de circonvallation au-dessus de ce pomérion. sous le bastion à l'ouest. Sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. On sait que les Romains nommaient ces terrasses yomoena. voici sa description : "Je jetai alors un coup-d'oeil attentif sur cette montagne . Végète et plusieurs autres auteurs nous ont transmises. PHULPIN de la magnifique perspective que présente la belle et délicieuse vallée dans laquelle se trouvent les villages de Fontaines et de %mineville. seulement un camp Au reste. de Caumont. mais bien plus deformées Par cuculwre que . en passant par le nord.il formait une courbe sous surplus de son le bastion et se prolongeoit au nord sur une ligne à celle des On voit. GRIGNON. . surtout dans le bois de Gourzon. pages 289 et suivantes. où la portion qui exista a conservé son niveau. . "Ce cordon sépare deux espèces d'esphades. 8 t i . qu'à partir de ce point il regrioit au Pourtour de la montagne. et l'horizon est bordé par de belles forêts. ~ i à~ époque. la difficulté des abords. correspondant de l'Institut. intérieure. le s u p l u s est horizontal.. et que la charrue ne pouvoit approcher de l'extérieure. "Je remarquai que.. Paris. Au reste. mais je crois devoir. on prendrait DESTINATION DU CHATELET A L'ÉPOQUE GALLO-ROMAINE. qui règnent dans toute cette etendue : l'une. elnit le premier l'opinion qu'une ville romaine avait été bâtie sur cet emplacement. il est vrai. lequel partoit de la vallée de Ruetz à l'ouest-nord pour monter à la ville .mais rendoit ce fossé s'est efface par la suite des temps dans le . avoit plus de largeur et formoit une espèce de place qui avait quatre issues. sa resserrée. je ne veux pas coinbattre avec ines propres armes une opinion qui a été sanctionnée par y ~ ~ ~ d des é f~ i ~ ~ ~et Belles-Leth.oseph. et qu'il tenait essentiellement à prouver ville romaine avait existé sur cette ~~i~ la position particulière de cette place. La Marne coule en serpentant au milieu des prairies.. et ils obsenraient des Hygien. dans cet endroit. un cordon saillant qui délimitoit toute cette partie et ressembloit aux ruines d'un inur écroulé sur ces fondemens.. où la science archéologique pas encore atteint au degré de hauteur elle est arrivée de nos jours .Le dedans de leur camp. elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée..NOTES ARCHÉOLOGIQUES A .es. des autres parties. qu'il n'étoit pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui étoit intérieure. l'autre est extérieure . soit qu'il fût convaincu de ce qu'il avançait. camp.. ses diinensions et ses alignements. . mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracinés. et vient arroser le pied de la montagne . tome 2. de vingt-quatre pieds chacune de largeur. est entièrement formée de terre rapportée Pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . apportaient beaucoup de soin dans le choix des lieu où ils établissaient un que polybe. je reconnus que sa surface avoit été en partie aplanie à mains d'hommes. Je vis que l'espèce de bastion au couchant était formé de terres rapportées .soit pour donner plus d'importance aux fouilles qu'il fit faire sur le Chatelet. "Je vis que le cordon du mur dont j'ai parlé etoit interrompu dans un endroit où l'on voyoit les traces d'un ancien cheinin. est séparé par quartiers où lfon fait les logements des officiers et des soldats . le cûté du nord étant un peu incliné. qui en très-difficile dans cette partie . "Je vis aussi. professé à Caen. que cette séparation de mur étoit sans doute l'entrée de la ville. des bouquets de bois sont plantés çà ct là. ".lavait (4) Coius d'Anti<lirif&ntontlmenfnles. dit l'historien Fla. rendu sinueux pour en diininuer le reinpant. d'aprks cet extrait. il existoit des traces légères de pareilles terrasses. des savantes pour plus de ce recherches faites par M.. quoiqu'elle soit un Peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . que Grignon avait éwdié les localités avec beaucoup de soin et d'attention. 1831.. et le peu de communications que cette prétendue ville devait nécessairement avoir avec &autres. de caumont sujet (4).. etc. et que le pomérion. ere gallo-romaine. sont quelquestoujours fait pemer des qui y avait eu sur le plateau du chatelet non me ville. du cûté du midi. seconde partie. "Les Roinains. .

on l'environne d'un retranchement de quatre coudées de largeur et de profondeur égale. Au reste. et il a dû aussi induire facileinent en erreur les personnes qui s'en sont occupees alors. "Nous en avons plusieurs exemples en Bourgogne. Baudot. où les principaux officiers jugent les differei~tsqui s'élèvent : ainsi on prendrait ce camp pour une ville faite en un moment. que mon opinion sur l'existence présumée d'un camp romain sur le Chatelet se trouve pleinement justifiée. suivant les lieux. ayant quelquefois leurs angles arrondis. datee de Dijon le 4 mai 1826. qui écrivait au IVe siècle. "Les castra æ s t i v ~ou camps temporaires. Le dedans est divisé par rues. un marché. d'après ce que j'ai vu. sur les bords de la SaCine. président de la Commission départementale des Antiquités de la Cote-d'Or. Ainsi. ainsi que votre montagne. parce qu'ils y élèvent des tours également distantes. Les camps romains étaient habituellement carrés ou oblongs. conserve encore le nom de Chatelet . inais on les faisait aussi. ainsi que des (5) Leme de M. lequel.et si l'on juge qu'il en soit besoin. étaient placés près des rivières et des fleuves. ils cherchaient à réunir aux avantages précédents celui de dominer sur les contrees voisines.. pour l'avertir en cas d'invasion de l'ennemi . II ne reste donc maintenant aucun doute sur la disposition qu'a eue autrefois l'emplacement dont nous nous occupons. "Les enceintes fortifiées dans lesquelles les troupes passaient leurs quartiers d'hiver s'appelaient cffitrn hiberna . sans avoir vu la localité. je vous prie. une tour. ainsi que ceux qui. préposées à la garde du pays . circulaires.A. "Les camps étaient de plusieurs espèces : on appelait cffitru stativa. sous les Gaulois. Je ne pense pas qu'une ville entiére ait existé sur la montagne du Chatelet. puisqu'elle réunit toutes les conditions que les Romains apportaient dam le choix de leurs camps. nous apprend qu'alors les camps étaient bien inoins réguliers qu'auparavant : le carré long était encore la forme la plus ordinaire . un prétoire fait en forme de temple. de vous exprimer. demi-ronds ou triangulaires. il servait également de fanal à celui chez lequel il était placé. s'explique ainsi à ce sujet. il était encore utile pour proteger la perception du tribut de passage ainsi que celui de la pêche. M. exposé au inidi. Us se plaçaient ordinairement sur un terrain en pente douce. des boutiques d'artisans et des tribunaux. ou stations. et n'ont dû servir que pendant un temps assez court. duquel vous possedez le sol. ou d'autres circonstances naturelles ont fait sacrifier la régularité à la force. c'est que la configuration des eminences sur lesquelles les camps étaient assis.. Baudot. qu'ils possédaient ensemble ou séparément. ils ont souvent donné naissance à des villes ou B des bourgades. Le votre séparait deux peuples : il servit ii l'un des deux de poste important pour le défendre des entreprises injustes que pouvait tenter l'autre relativement aux droits et à la propriété du premier . qui leur était si utile en hiver . dans une lettre qu'il m'écrivit en 1826 : "Permettez-moi." On voit. ma pensée sur celui de ces monuments (le Chatelet). qui a visité les lieux. mais seulement un fort. "Végèce. Lorsqu'il y a eu derogation à cette règle. et particulièrement dans un village que je connais beaucoup. tant le grand nombre de ceux qui y travaillent et leur longue expérience le mettent en cet état plus t6t qu'on ne le saurait croire . les camps fixes qui servaient de retraite B des troupes permanentes. 9 . une enceinte fortifiée (castrum). et se plaçaient sur des points trèseleves d'où la vue pouvait decouvrir un vaste horizon. qui fournissaient l'eau dont ils avaient besoin. comme sous la domination romaine. étaient fortifiés avec inoins de soin que les cainps d'hiver. ils sont aussi devenus quelquefois des stations. et dans son territoire on a découvert un puits caché depuis bien des siècles. au milieu desquelles sont les logements des chefs. Grignon a pu fort bien s'être trompe sur ses prétendues découvertes de temples et de divers autres édifices publics. dans les intervalles desquelles ils posent des inachines propres à lancer des pierres et des trai ts. en m&me temps qu'elles defendaient l'accès du camp. et par suite des villes romaines. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES la face du dehors pour les murailles d'une ville. en attribuant à ces constructions une destination différente de celles qu'elles doivent avoir eue reellement. d'après ces observations et rn@ine d'après la description des lieux donnée par Grignon." "Les Romains faisaient grand cas de la proximité des rivières. afin de profiter de la chaleur du soleil. il est situe entre Saint-Jean-de-Losne et Çeurrez.

dans les temps antiques. et démontrer que ni l'une ni l'aube de ces villes antiques n'a existé sur le Chatelet . et ce. des contestations assez vives avec Boson II. placé sur votre montagne qu'un fort (cnstnrm). et d'antiques matériaux de constructions. vers 924. finage dudit Gounon.NOTES ARC&. Une dame qui a gardé l'anonyme. Les motifs de notre conjechire sont que : 1" à cent toises de Chatelet existe le haineau de la Neuville. qui depuis. parce que cette rivière séparait.Fragmens tires d'un manuscrit contenant des recherches chronologiques et lustoriques sur I'anaeime ville de Vitry-en-Partois. Cliâtelliers. Y)Gazette de Frflilce. Ces noms. au sujet de quelques possessions appartenant à ce monastere et que ce dernier avait usurpees. s'appliquent quelquefois aussi aux châteaux du moyen-âge. et la Gnzette de Frnnce fut l'écho fidèle de ces dissertations scientifiques. veut donner un nom à la prétendue ville qu'il vient de découvrir. d'nrgent et de laiton des empereurs Arcndius et Xoncrirrs : de là est demntré le vestige du village de Gounon. Les savans de l'époque surtout se torturèrent beaucoup l'esprit à ce sujet. tenaient dans la Belqique le même rang que leurs amis dans la Celtique. Lorsque Grignon publia le résultat de ses premières recherches sur la découverte d'une ville antique. qui écrivait au XVIIe siècle. Chacun voulut émettre son opiNon sur cette ville sortie d u sein de la terre . un academicien de Vienne. II me paraît donc certain qu'il n'a été. noininé Çceyb. alla juqu'a ~ e l'existence r antique de la ville actuelle de Langres. . qui se trouvait alors à Viùy. par Uiarles-Maxime Detorq. était situé sur la montagne du Chatelet (7). 1839 . et sous ses mines se trouvent des méifnilles d'or. cette nouvelle eut du retentissement dans toute l'Europe.et ce cours séparait également les Lingons des Rémois . former une conjecture plus vraisemblable. mais encore les personnes étrangères aux sciences archéologiques. etc. no 38. sans &tre plus heureux. Castillans. qu'il n'y avait plus de doute sur l'existence d'un camp sur la montagne du Chatelet pendant l'occupation des Gaules par les Romains . mais lui aussi. D'autres écrivains en font une civitas Lingonum. conservé par la tradition A cette place. et d'autres C A M E DES ROMAINS. . village situé en face du Chatelet. auxquels j'ai fait voir les lieux à divers époques. ont exprimé la même opinion. . un auteur d'une histoire manuscrite de Joinville. qui signifient lieux fortifies. aumit été ruinée. qui rend en françois le mot Noviomnprs . Beaucoup d'enceintes s'appellent encore CAMPS DE CESAR. ou pour lui donner u n nom qu'elle n'a jamais eu. que d'ailleurs le nom de Chatelet. et ont conclu tous. Castels. dit-il. étant alliés des Eduens. apres les avoir étudiés. sous Bayard. près du cours de la Marne. apres le sac de leur ville. de chercher un asyle qui ne fût pas éloigné d e leurs possessions territoriales (6) Les emplacemens qui ont servi à des camps romains portent genéralement des désignations qui en rappellent I'origine. "L'on pourroit. séparations dont parle César. Pougin. qu'anciennement ln cité de Gorse (8) fut bitie sur ln montngne de Chatelet. ces derniers..OLOGIQUES médailles de tous métaux. Enfin. chacun disputa pour déterminer sa position géographique ancienne. plus ou moins raisonnabies. à l'article Gourzon. anaen juge de paix du canton de Vitryle-François. jurisconsulte. qui furent forcés. d'un monastere de Gorze. ce hameau a pu &ke fondé par une partie des habitants de Chatelet. dont I'abbe Einold eut. la Gaule Celtique de la Belgique. dans cet endroit. Castelliers. nom que portait cette ville sous la domination romaine.. mais qu'il ne faut pas toujours croire à la lettre dans toute la Gaule . se retrouve dans un grand nombre de localités où l'on a constate de semblables découvertes (6). du 13 mai 1774 (8) il est fait mention. demandait si la ville découverte sur le Chatelet n'est pas Alesia (Alise). journal politique.page 38. sur la rive gauche de la Marne. libraire. . et chercha à prouver qu'Andomnhtnlrm. e n désignant la ville de Chatelet par Noviomngus Vndicnssium. paraît un peu plus raiS 0 ~ a b l e: il mentionne. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois defhrier 1240. que l'on trouve dans les Tables de Ptolomée. Non seulement les savans suivirent les progres de cette découverte avec le plus vif interêt.(5)" Plusieurs autres savans antiquaires distingués. dans les annales benedictines. sur ses comtes particuliers et les corntes de Troyes ou de Uiampagne. A. " NOMS PRETENDUS DONNÉS AU CHATELET A L'EPOQUE GALLO-ROMAINE. duc de Bourgogne.Paris. coinme il arrivait souvent relativement aux jonctions des provinces. Parini ces derniers. Grignon s'épuise d'érudition e t disserte longuement pour refuter ces diverses opinions hasardées. tels que : Cliâtelets.

j'ai rencontré. EPOQUES PRESUMEES DE LA RUINE DU CHATELET. il serait impossible de les rechercher si les medailles trouvées dans le sol ne venaient à notre aide. Ainsi. Ausone luimême s'exprime ainsi : Mntronn Gallos Belgosque intersita fines. et le N. dont la capitale était Dttro-Cfltnlnunum. la montagne du Chatelet : les premiers furent des Gaulois. ont été constatees. la montagne du Chatelet. DES PEWLES QUI ONT DU HABITER LA MONTAGNE DU CHATELET Les recherches faites par moi sur place in'ont amené à reconnaître que différents peuples ont habité la montagne dont nous nous occupons. . Les preuves de M. dam le Valois . qu'une volonté destructive a présidé au bouleversement et à 1sanéantiSsement du camp dont nous par10. et la Gaule Belgique occupait la droite de cette rivière. Ils avaient là u n lieu assuré de ce refuge pour se mettre à couvert des dangers de toute sorte qu'ils pouvaient avoir à craindre. tandis que depuis cet empereur inclusiveinent. Aucun auteur n'est d'accord sur le territoire qu'occupoit ce peuple . en faisant mes fouilles. etc. M. M. on en rencontre un nombre considérable. M. Remi.-E.-O. Mntronn. N'ayant pas de preuves à donner sur son occupation par d'autres peuples antérieurs à ceux-ci. la Gaule Belgique était separee de la Gaule Celtique par la Marne. deux ruines successives. D'après Jules César et des auteurs antérieurs et postérieurs. du département de la Meuse. d'ailleurs. Pline parle de ce peuple après les Tricosses. jusqu'à Julien-l'Apostat exclusivement. La situtation naturellement fortifiée de cet emplacement a dû le faire rechercher avec empressement par les premiers habitants qui occupèrent la contrée. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES que l'ennemi n'avoit pu leur enlever . de Valois le place dans le pays des Catnlnttni . Danville les transporte en Picardie. et à quelles epoques arrivèrent-elles ? L'histoire ne nous ayant laissé aucun document relatif à ce sujet. de ne sont que conjecturales il'égard de ce peuple. je ne m'arreterai pas à les réfuter . C'est dans la couche la plus avancée dans les terres que j'ai découvert les inédailles gauloises et un grand nombre d'objets grossièrement fabriqués . il n'est fait mention de ce lieu dans historien et par aucun géographe ni ancien ni moderne. Mais quelles furent les causes désastreuses qui amenèrent ces catastrophes. d'une inanière sinon positive. et à deux époques éloignées. 2" les Vadicasses étoient un peuple designé par Ptoloinée pour avoir existé près de la Gaule Belgique. Quoiqu'il en soit. Le pays des Catalauniens dependait lui-inêine des Rémois ou Rèmes. du moins approximative : c'est donc sur elles seules que je puis m'appuyer pour établir ines presomptions. une inunense quantité de cendres et de charbon. qui avaient pour capitale Dttro- (9) Premier Bulletin des fouiiles faites par Grignon sur le Châtelet. si désert. que de sanglants combats ont dû être livres sur ce lieu." (9). Ainsi. cherchons maintenant par suite de quels évènements ont dû avoir lieu les deux ruines successives du camp situe sur la montagne du Chatelet. aujourd'hui si calme.les medailles et autres objets d'arts enfouis dans les decombres de la seconde couche de ruines rappelaient en général les plus beaux temps de I'epoque romaine. du departement de la Haute-Marne). qui l'attestent encore. Je conclus donc que deux différents peuples ont habité successivement. A part les médailles gauloises et romaines que j'ai trouvées. puis Catalauni (ChBlons-sur-Marne). i] est certain que de violentes attaques. 11 . en nous servant de guide. Toutes ces 'Onjectures étant de vraiseinblance. bien distinctes. et plus tard il importait essentiellement aux Romains de s'emparer d'une position aussi avantageuse pour eux sous bien des rapports. et les seconds des Romains. Danville contre le sentiment de M. qui est situé sur la rive droite. La Gaule Celtique s'etendait le long de la rive gauche de la Marne. je me garderai de rien affirmer à ce sujet. Il est évident qu'une main de feu. j'ai exprime positivement plus haut mon sentiment sur le Chatelet. devait faire partie du pays des Catalauniens (le S. de ne sait Où les loger. on ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine anterieure à Jules Cesar. Ce fait établi. plusieurs squelettes trouves dans les decombres le assez . formant deux couches bien distinctes de ruines.A. se trouvant dans la Gaule Belgique. de plus.

. rapportés dans les Commentnires. Trèves. cap. mécontents dejà d'avoir les Germains s'établir quelque temps auparavant sur leur territoire. Ce premier point @clairci. s'étant diriges au devant de César. ne pouvaient plus recueillir de grains que sur les terres encloses dans l'enceinte de leurs murs. on voit que la destruction du camp du Chatelet n'a pas dû être faite par les Romains. sans paie et sans vivres. sous Valentinien. Au reste. ïi (12) Loco cit. . Indifférents à la qualification de révolte ou de loyauté. W (14) Histoire de la Decadence et de la Chute de l'Empire Romain.PremiPre epoque. Quarante-cinq villes florissantes. lorsque César y penétra. inquiet de ces démonstrations hostiles. se detachèrent des autres Belges et s'empressèrent de se soumettre à lui (12). sans trop de présomption. qui les défit et les força de s'enfuir jusqu'auprès de Châlons-sur- (10) CESARIS COMMRhTARII DE BELLO GALLICO. si l'on regarde la date de la deuxième destruction du Chatelet comme postérieure à celle que je viens de citer.Cortontm. sans armes et sans discipline. entr'autres celles-ci : ils craignaient qu'après avoir pacifié toute la Gaule. il apprit que les Belges se liguaient contre lui. César. mais les pays qu'ils avaient devastés étaient trois fois plus étendus que leurs conquetes. Spire. Les Rèmes surpris. toutes les villes ouvertes des Gaulois étaient désertes. de leur c8té. par Edouard GIBBON. et les habitants. Les Belges. Mais l'empereur. Jusqu'à une distance beaucoup plus éloignée. Telle était la ligne de délimitation de la Celtique et de la Belgique et la situation de la contree dont nous nous occupons. Cliap.. l'armée romaine ne vînt envahir leur territoire . Tongres. 2. "Dans l'aveugle acharnement de la discorde civile. Un nombreux essaim de Francs et d'Alleinands furent invités à passer le Rhin. ils étaient excités par un grand nombre de Gaulois. laquelle peut se ratt?cher à trois epoques differentes que nous allons retracer. Cette coalition avait plusieurs causes. attribuer aux evènements suivants. qui. XiX. Lib.il en reste un autre. cap. effrayés par cette célérite. voyaient avec plus de peine encore les Romains hiverner dans le pays et y rester à demeure (10). d'apres cette citation abrégée des Commentaires de César. date de l'arrivée de Julien dans les Gaules. la première destruction d u Chatelet. en outre. devastèrent la campagne et brûlèrent les bourgs et les maisons qui se trouvèrent sur leur route dans le territoire des Rèmes (13). et un grand nombre d'autres villes et villages furent ravagés et la plupart réduits en cendres. i! arrive en peu de jours ver. On peut. dans un embarras momentané. sentit bient8t combien il etait difficile de faire renoncer des alliés si dangereux à des contrees dont ils connaissaient la richesse. Des sources du Rhin jusqu'à son embouchure. l'espoir du pillage et le don de toutes les terres qu'ils pourraient envahir. avait eu l'imprudence d'attirer ces hôtes destructeurs. . Cologne. ne perdit pas de temps. m (13) niid. Worms. on pourrait la rapporter aux nouvelles invasions des Germains dans les Gaules. ensuite Remi (Reiins). Constance avait abandonne aux barbares de la Germanie les contrées de la Gaule qui obéissaient encore à son rival (352). Après avoir rassemblé à la h2te ses légions. les conquêtes des Germains s'étendirent à quarante milles vers l'occident de ce fleuve . cap. ces voleurs indisciplines traitaient coinme leurs ennemis naturels tous les sujets de l'empire dont ils convoitaient les possessions. Les legions romaines. pour se venger de la defection des Rèmes. les frontières des Belges (11). des promesses. Strasbourg. (11)Loco cit. tremblaient à rapproche et m&meau seul nom des barbares (14). cap 1. Pendant que César etait en quartiers d'hiver dans la Gaule citerieure. La première époque a pu avoir lieu de l'année 352 à 355. celui de la seconde mine du Chatelet. par des presents. renfermés dans les villes fortes. mais aurait pu fort bien être comprise dans le nombre des localités incendiees par les autres peuples coalisés de la Belgique. les Commenfaires ne fournissent aucun autre passage d'après lequel on puisse assurer que les Romains sont les auteurs de cette destruction. Ainsi. qui paraît y avoir rapport. Pour la seconde époque. Je me bornerai à copier le récit de Gibbon. qui.

. des colons du Danube. ministre d'Honorius. cité à la page 10 de cet couvrage. une position aussi avantageuse que I'etait cette montagne. S'il faut ajouter foi au manuscrit de L'Histoire de Joinville. le Vandale. le Sarnnte. "L'invasion des barbares. réveillé en sursaut. couverts de maisons eiégmtes et de fermes bien cultivées . les sujets de Rome. tout ce qui se trouve entre l'Océan et le Rhin est dévasté par le Quade. U n'est point d'excès auxquels ne se livre la fureur déchaînée de ces peuples féroces. que sur un grand nombre de points la population fut anéantie ou dispersée. Leurs troupeaux paissaient librement sur le terrain des barbares. entre la Celtique et la Belgique." "C'est ainsi. En effet. vint. avait imprudemment degarni la frontière germanique des troupes romaines qui la protégeaient : tout-àcoup les hordes sauvages de l'Orient et du Nord s'elancent de leurs solitudes et fondent sur I'Occident.. Cette scène de paix et d'abondance fut tout-à-coup changée en un désert. de femmes et de pretres (17)". le S m n . des gémissements aigus. et les chasseurs s'enfoncaient sans crainte et sans dangers dans l'obscurité de la foret Hercinienne. si un poète eût descendu ce fleuve. et. apparaissent à la fois comme un Pnndemonium sorti de dessous terre. des protuberances indiquent encore très-souvent les lieux où des ruines d'edifices se trouvent amoncelées. C'est aussi par une des nombreuses et violentes conunotions qui ébranlèrent toute la Gaule et qui se succédèrent d'une manière si effrayante. l'incendie et la mort L'habitant des cites. ajoute M. comme ceux d u Tibre. et. PAR M. . dans une de ses lettres. plus désastreuse encore que les précedentes : "Tandis que la fidélité des Francs et la neutralité des Allemands semblaient assurer la paix de la Germanie. la seconde ruine de ce camp. Les bords du Rhin étaient. Taillard. Stilicon. Saint JérBme. ne voit autour de lui que la flamme. lequel fait mention de médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Chatelet. il aurait pu demander lequel des deux c8tés appartenait aux Romains. sans méfiance des calamités qui allaient fondre sur eux. c'est à peine si l'iinagination peut se retracer l'idée de ces saturnales de la barbarie en délire. C'est alors un désordre affreux. CONSEILLER A LA COUR RYALE DE DOUAI. sans exemple jusqu'alors dans les fastes de l'histoire : "Des nations féroces et innombrables. des pasteurs de SInstrut. TAILLARD. XXX.. depuis (15) GIBBON. des inégalités du sol. tirer la Gaule de son assoupissement. un chaos sans exemple. dit-il. Les populations éperdues. dans son cours d'antiquites monumentales. n'entend que des hurlements. des guerriers du Weser. ont occupe toutes les Gaules . etc. Beaucoup de villes considerables furent aussi abandonnées et transportées sur d'autres points . la désolation. XXV. d'une manière plus positive. en l'attribuant à une nouvelle invasion des Germains (en 407). l'Alain. l'Allemand. dans celles qui sont restées à lew ancienne place. d'une manière terrible. et l'affreux aspect des ruines fumantes distinguait seul la désolation de l'homme de la desolation de la nature (16). 13 . jouissaient d'une douce securité. Partout s'étend le pillage.et. le Glyide. dit M. le Bourguignon.'' Résumons. déjà décimées par le fer. rapporte tous les détails affreux de cette invasion. de Caumont.des lieux couverts d'habitations furent changés en déserts . car ils avaient là dans les plaines catalauniennes (à peu de distance du Chatelet) leur principale armée (15). a dû leur faire sentir l'urgente nécessité de fortifier ce point pour assurer leur conquete. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Marne. accourues des rives du Jaïck ou des bords du Volga. à laquelle la Gaule était peu accoutumée. on pourrait rapporter à cette troisième époque. jusqu'à ce que le hasard en ait révelé l'existence. qui chassent partout devant eux des inultitudes confuses de vieillards. Les familles s'éteignirent ou prirent la fuite . Des peuplades inconnues. Cliap.Cite par M. un pêle-mele.A. ont à peine le temps d'échapper à ces barbares. des forets s'élevèrent dans la suite sur ces ruines délaissées et les ont cachées cornplètement. Peu de temps après la première destruction du Chatelet par les Belges coalisés. Chap. etc. (16) GIBBON. 07) ESSAI SUR LES DESTINEES DE REGIME MUNICIPAL DANS LA GAULE. haletantes. au milieu de la Gaule surprise et saisie d'effroi. de Caumont. des cris de desespoir. un spectacle épouvantable . les Romains durent élever sur ces ruines encore fumantes un camp situé favorablement entre la frontière des Rèmes et celles des Tricasses.

A. . La voie romaine qui nous occupe est presque entièrement usee dans toute sa longueur : dans quelques endroits elle a disparu totalement . dieu de la medecine. et les rails 5 centimètres. . D'autres personnes pretendent que Grand s'est ainsi appelee du m@memot GRANUS. sur plusieurs points. On y voit entr'aubes monuments antiques un vaste amplutheâtre encore assez bien conserve. un chemin taillé dans le roc qui formait une rampe douce sur le penchant de la montagne exposé au midi. l'oeil peut encore en suivre la trace. avec NeufchBteau. Il se dirige de l'est au Sud . denomination que lui a conservée la tradition et qui peut tirer ses racines de Vin Gentis Bnrùnræ. malgré cela. annee 1838. et TULLUM-LEUCORUM. Ce chemin s'appelle encore aujourd'hui Voie-Jenn-Barn. et que le nom du village de Boviol ou Joviol pourrait bien deriver de Jovis. doit néanmoins son origine à ces conquerants des Gaules . et coimnuniquait avec Naix. change au moyen-âge en celui de NEOCASTRUM. monument qui fera i'objet d'un article spécial dans cet ouvrage. On y a trouvé un grand nombre de medailles gauloises et romaines. elle traversait la montagne sur des cgtés. La preinikre issue de ce chemin est conservée sous une grotte nouvellement construite . qu'aucun auteur ne mentionne dans les itinéraires. ils lui donnerent le nom de NOVJMAGUS. (22) qui s'exprime ainsi à (18) Ancienne ville romaine. Luquet. surnom d'Apollon. et avec Grand. -Voyez l'article : ANTIQUITES ROMAINES. Ainsi. 378.cependant on la retrouve.je l'ai vu graver il y a quelques annees. (21) Plusieurs personnes m'ont écrit pour me demander si reellement il y avait une inscription gravee sur cette voie . 14 . Granum (20). Ces ornieres sont un précieux document pour arriver à connaître la voie des chariots antiques. et plus tard en NEUFCHATEL et enfin NEUFCHATEAU. prefet envoyé de Rome dans cette partie de la Gaule Belgique. Soulosse.entre Mosa. Nmimngus (19). avec les objets et les attributs d'un laboratoire de diimie ou de medecine.Nancy. elle aurait embrasse les villages de Saint-Amand. Cette voie. ils y bâtirent un fort sur l'emplacement du château dont les vestiges subsistent encore aujourd'hui . et elle s'accorde parfaitement avec les observations faites à Langres par M. 6est qu'on a trouvé dernièrement une pierre d'une grande dimension. qui a dû @treruinée à peu près à la m@meepoque que le Chatelet. (19) NEUFCHATEAU. on ignorerait peut-être encore aujourd'hui qu'un camp romain était situé sur cette montagne. C'est sur la droite de cette voie.ces embranchements sont encore visibles dans les villages environnants. pag. et le camp romain dit de Julien. du cd@de l'est-sud. (20) Autre ville romaine aussi détruite et qu'on pgtend avoir et6 fondee par GRANUS. Il existe aussi en sortant du Chatelet. C'est probablement par ce chemin que les habitants du Chatelet descendaient dans la vallée de la Marne . Boviolle et Naix. il a existe autrefois un vaste temple qu'on pense avoir @teconsacre à Jupiter. elle allait aboutir à Toul. 1836. tant les moindres traces d'habitations en sont effacées. assez bien conservee. et que la culture de la vigne I'a détruit dans le bas de la montagne . Elle a de 1m 50c à 1in 80c de large. où se trouvent sculptées diverses statues.il n'est plus fréquenté.je leur répondrai qu'à la vérite il existe une inscription ainsi conpe : VIA ROMANA. -Je possède une medaille en plomb fort curieuse qui a rapport à cette ville .Des embrandiements liaient cette ville avec celles de Grand et de Naix .La grande voie romaine.et le long et fréquent usage en est attesté par des ornieres assez profondément creusées dans le roc (21). Sans les fouilles commencées en 1722 par Grignon.il devait encore servir pour aller abreuver les chevaux dans le guet qui a conseive aussi le nom de Guet-Jenn-Bara. sans être precisement une ville romaine. elle est d'un petit module et porte des rebords : on y lit le mot NASI : le revers represente un cheval. Meuse ou Meusi. (22) Annlrmre ecclénnçtiqae et historique dli diocèse de Langres. que le Chatelet a dû disparaître une seconde fois pour ne plus se relever de ses ruines. parce qu'il est couvert dans sa partie supérieure par I'éboulement des terres. . et dans le diamp on voit ces deux lettres RN. La position de ce fort est indiquee sur les tables de Peuiinger ou Tlieodosie~es. La tradition donne à cette ville antique une etendue considérable. et on peut encore en suivre parfaitement le tracé . Toul. On pretend que sur une montagne situee vis-à-vis de Boviolle et au midi. VOIES ROMAINES Une seule voie sortait du camp du Chatelet au levant . ce qui favoriserait cette opinion.Voyez Discours preliminaire pour l'Histoire de l'ancienne at6 romaine de Grand (Vosges). . passait sous les murs de Neufchateau : on en voit encore les traces . PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQLIES Julien jusqu'a Honorius. venant de Langres. porte encore le nom de Cilemin des Romnins. Nnsium (la). que se trouve la Haute-Borne. art qui aurait @tealors en honneur dans cette ville . Ve Hissette. en sortant du Chatelet et à peu de distance de là. après avoir traverse la station romaine de SOLIMARIACA. non loin de ce m@mevillage. mais qu'eue n'est pas antique . Cette voie a 1 métre 20.

ceux d'un fût de colonne cannelé. de Langres. et celles de la troisième. une demi-lieue O. dans un autre. 5" Les fragments d'un ornement qui ine seinble avoir appartenu à une corniche. dont la tête. et a l5 centimètres de hauteur sur 49 centimètres de Ion- peur( y une espèce trèsinutilé sur le côté droit. il y a quelques années. de forme carrée. el1e est sur une pierre du pays. pente de la inontame . et qui se trouve dans une gorge sur le territoire de Perrancey . qui paraît avoir servi à ensevelir la même famille. enfin sur le rocher que traversait le chemin abandonné du ch$teau de Marac. que cette mesure était celle des chariots antiques de notre pays. d'une feinme. on a remarqué trois squelettes d'un homme. il est du N. elle a 49 centimètres de hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 centimètres. C'est dans cette ment direction et au bas de la montagne. CIMETIGRE Un seul lieu de sépulture seinble avoir suffi aux sur la habitants du camp du Chatelet . de ce cimetière. 2o Une dont la preidère partie est . à côtes. et fennee par un couvercle également en pierre . Ces ornières nous ayant donné partout 1 mètre 20 pour largeur d'une voie de chariot. Cette urne est en pierre. En outre. En voici la copie exacte : ANIMAIM LVCIILAE ARVÇS Les lethes de la première ligne ont 35 millimètres de hauteur . et ceux d'une base carrée. à côté duquel il y avait un peigne . assez grossièrement taillée.A. en labouune iirne ciIléraire que je possède ral-. de Cette urne en forme circulaire. puis en arrivant près de la ~Mnrnotte.-E. une autre en verre blanc. On ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces tombeaux. il devait à I'E. trouves à diverses époques. et d'un enfant au milieu. nous présulnons. il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. les caractères sont évideminent de la p l u belle époque roinaine. PHULPlN NOTES ARCH~OLOGIQUES ce sujet : "Nous avons retrouvé la trace de ces ornières. sur les bords de la voie romaine.-O. 50 .t son encore. 4" Une épaule et le cou d'une statue de &nateur. 37. Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires. celles de la seconde ligne. avec rebord arrondi : dans cette seconde urne. les bras et les pieds sont cassés. au-dessus d'Arliolotte (23). de 80 centimètres de hauteur. d'abord un peu en avant de la villa où le chemin se perd un instant aujourd'hui. On y remarque : 1" Un tombeau romain sur lequel on a ridiculement gravé tout réceinment cette inscription : HIC JACET ROMANUS' pour qu'on sût bien qu'il est Romain. (23) Belle fontaine qui sort des rochers 3" Une statue en pierre." Plusieurs objets antiques découverts sur le Cllatelet se trouvent réunis dans la grotte dont je viens de parler. et qui ne ont point été conservés. on a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont pas été conservés : dans l'un d'eux se trouvait un squelette. dans le chemin conduisant à I'établisseinent ruiné que la tradition attribue aux Teinpliers.De semblables ornières ont été observées par nous sur le pavé de la voie romaine mise à découvert au bas des Fourches en 1836 . 15 ROMAIN .-N. qui paraît avoir éM colossale : la toge en est largement drapée. qu'un cultivateur a rencontré. d'après cela. et que peut-être elle fut conservée au moyeii-âge.

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a 25 centimètres de longueur . 9" Un grand nombre d'agrafes ou boutons en bronze pour manteaux. au dedans argenté à la manière des ouvriers d'Alize.D'autres cornalines. tessera. le coude gauche appuyé sur une bêche. et orné de plusieurs chantournés dans l'intérieur et à l'extérieur. a disparu. levant une main dans laquelle il tient deux javelots . je n'ai rien trouvé de bien conservé : il y en a de plusieurs couleurs . 24' Plusieurs cornalines sur lesquelles on trouve gravé ces lettres : l0 BiBI .Z0 le génie de Roine . et la main droite étendue. dans une attitude guerrière. .3" un personnage. 17" Une plume. ii y a aussi de ces dessins qui sont d'une licence par trop scandaleuse. mais trop effacé pour être lisible. argentées au dedans. 4" Deux cuillères en argent. de diverses formes. à tètes différentes. ayant dam le bec une petite couleuvre. ou dont j'ai gardé le souvenir : 1"Un vase en bronze d'une belle conservation. ' 7 Deux petites lampes en terre rouge. 15" Deux autres épingles en bronze. et @ès-usés aux quatre angles. 18' Un couteau pour les sacrifices. lorsqu'il fut trouvé. sans autres ornements. en bronze..3' un chevalier roinain. qui me paraissaient moins précieuses. représentent : 1' la louve qui allaita Romulus et Rémus .4' deux divinités ailées. 25" Quant à la poterie. on remarque des ornements et des sujets d'un goût exquis et d'une exécution parfaite. d'un très-beau travail . 5" Six autres cuillères de diverses formes. en ivoire et en autres matières. . voici ceux qui me sont restés. 12" Un petit Mercure en bronze. qui devait être en bois ou d'autre matière. doré au dehors. dont quatre en bronze et deux en os. tant pour la beauté des dessins que pour la couleur. de petites roues de plusieurs grandeurs. Parmi les nombreux fragments en poterie de cette couleur que je possède ou que j'ai découvert. '8 Plusieurs vases lacrymatoires en terre et en verre de différentes couleurs. Sur presque tous ces fragments de poterie se trouve le nom du potier ou de la fabrique. . mais celle qui est la plus remarquable est la poterie rouge. ou de très-petits diamants faux flétris par le temps. qui doivent faire supposer qu'à cet endroit il y avait un bouton pour l'ouvrir et le fermer. très-bien conservées . 22' Une jolie tête de feimne. . et il n'en reste plus que l'extrè~nitéen bronze. a 5 millimètres. Ce vase. Quelques-unes de ces agrafes ont la forme de celles décrites par Montfaucon.. des têtes de clou représentant des têtes de lions et d'autres aniinaux . dont la laine extrêinement oxidée. que les dames romaines inettaient dans leurs clieveux. 23' Un nombre considérable de divers autres petits objets en bronze que je ne puis décrire.NOTES ARCHÉOLOGIQEES Parmi les objets trouves dans les fouilles. la manche. et parmi lesquels je citerai deux anneaux de plusieurs grandeurs . comme le vase precédent. 19" Une tête d'aigle en bronze. Cette tête a d û probablement faire partie du manche d'un couteau à sacrifice. 6' Un petit gobelet en bronze d'un bon style. l'anneau d'une autre clé également en bronze. Cette poterie rouge ressemble. renfermait un anneau en fer cannelé et les os de deux pattes de poulet : il a dû être destiné pour les sacrificcs. et. emblèine de l'activité. dont je ne connais pas l'usage. 1O0Une quantité extraordinaire de fibules de toutes sortes de facons. On voit sur le inilieu du couvercle de petites fentcs en forme d'étoiles. 13" Plusieurs petis lièvres en bronze. s'efforpnt chacune d'arriver la première au haut d'un cippe surmonté d'une couronne. conservant encore le nom du potier. dont les cheveux sont retenus en haut par un bandeau. à celle trou- . 11" Une clé antique en bronze. Cette tete. 3" Deux paires de boucles en argent ou argentées : aux quatre angles sont de petites perles. 14" Six épingles en os. 20" Deux dés à jouer en os.elles ont dû servir à recueillir les larmes des victimes ou à prendre l'encens. etc. 16" Plusieurs styles en bronze de diverses forines. ayant la tête ornée du pétase. qui est en terre blanche ressemblant à notre terre de pipe. 21' Plusieurs fragments de flûtes en os. cnlnmus.2' des personnages qui me sont inconnus . 2' Deux patères aussi en bronze : elles sont entières.

C. presque toutes les médailles gauloises et romaines en argent et en bronze trouvées sur le Chatelet sont d'une mauvaise conservation. comme servant de pièces justificatives de l'histoire . F. En grand. entre un trépied et le lituus.vée à Langres. elle nous a conservé les noms et surtout les curieuses effigies de ce3 grands hommes de l'antiquité. Mais ce travail. depuis Auguste jusqu'à Julien l'Apostat. La nuinisinatique peut être regardée. PRINCIPES IWENT. Exergue : L.DJVI. Le simpuluin et le lituus entre Caïus et Lucius. C. des médailles en or du haut empue recueillies sur la montagne du Chatelet en 1809 et pendant les années suivantes : No 1cr. ET. Revers : D N I AVGVSTI. Une grande quantité de grains de colliers. mon grand age ne me permettant pas une application soutenue. ou par leurs verius. comme je vais le faire pour celles en or. dont tout le monde connaît les monstrueux désordres. pour bagues ou autres objets : il y en a qui sont circulaires. On aurait sans doute désiré que je d o ~ a s s e ici l'énumération détaillée des médailles gauloises et des médailles romaines. un plaisir indicible à voir les traits de ces Tibère. Revers : PRAEF. 26" Des verres colorés de diverses formes et différentes couleurs. en argent et en bronze. MEDAILLES La numismatique est une science belle. tant pour les iypes que les faits historiques. Pompée. CAESARES. Têtes affrontées de Pompée et de son fils. par ordre chronologique. No 2. outre que plusieurs parini celles-ci sont fort rares. de ces Néron et de ces Eliogabale. ITER. Je sais bien que ce n'est pas le métal qui donne le plus de valeur aux médailles antiques : souvent celles en argent et en brome présentent des sujets plus in@ressants et plus recherchés. les César. etc. F. moyen et petit bronze. EX. J'y ai donc renoncé. de ces Caligula. Soit que la terre ou d'autres causes les aient empêchées ce beau vert si par les numismates. - MAG. Voyez i'artide POTERIES. une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre. --CAESAR AVGVSTVS . que j'aurais désiré compléter autant que possible. MEDAILLES EN OR Nomenclature et énumération. elle la reinplace . Plus de deux cents tnédailles en or ont été recueillies éparses sur le Chatelet : elles sont toutes du haut empire. aimée 1838.. qu'il me serait impossible de les désigner. 27" Enfin. Luquet dans son ouvrage sur les Antiquités de Langres (1). tels que les Auguste.IMP. MARIT. CLAS. On éprouve. Auguste. Celles en argent peuvent former une nouvelle collection des empereurs. les Marc-Aurèle. qu'on éprouvera peu de regret a ne pas les voir figurer ici. pages 462 et suivantes. les inoeurs. les Antoninle-Pieux. PNS. j'en ai trouvé une quantité considérable. et dont parle M. ou par leurs crimes. en effet. un pied de Faune très-détérioré. . Tête de Pompée dans une couronne civique. OR. elle retrace les évènements. le nombre en est si grand. . elles sont en général tellement détério- rées et oxidées. S. PATER PATRIAE. de grosseur et de couleurs variées. ou bien ceux de ces hommes incomparables qui seront à jamais la gloire des temps antiques. si célèbres. plans d'un cbté et convexes de l'autre. les usages et les monuments des anciens. etc. il n'en est pas de même des médailles en or . iinmense : là où l'histoire se tait. -. D'un autre c6té. à justre titre. aurait été trop considérable et au-dessus de ines forces.-------- (1) Cet ouvrage est inseré en entier dans I'Aniiuaire ecclésiastique et liistorique du diocese de Langres. elles sont toutes d'une fraîcheur et d'une conseivation qui surpasse tout ce qu'on peut dire. Quant aux médailles gauloises.

Suivent neuf autres médailles du m&me empereur.-- No 8. tenant une couronne de la inain droite. tenant. Revers : FORTVNA AVGVST. Revers : AVGVÇTVS . . GALBA CAESAR AVG. tenant l'un et l'autre une patère à la main droite : Auguste porte de la inain gauche une haste. La Fortune. F. de la main gauche. Revers : NERO CLAVD. Tete nue. Vespasien. JUDEA. une haste. sous un brillant trophée. CAESAR D N I AVG. Cette medaille est en tout semblable A la première de cet empereur. Tête laurée de Vespasien. No S. Auguste et Livie debout. de la main droite. VITELLNS GERM. OTHO CAESAR AVG. celle-ci (NUiMMI SERRAT1)en est une rare exceptioil. tenant un raineau de la inain droite. Tête laurée de Tibère. --A. La Liberté debout. Personnage assis sur une chaise curule. Galba. de la gauche. 1. TR. GERM. Claude. Néron. Othon. 1. TER. Revers : LIBERTAS RESTlTVTA. CAESAR VESPASIANVS AVG. Femme assise. No 4. TR. IVVENT. --Mi'. Tete laurée de Néron. 21 . IMP. Elle a les pieds sur un cippe. P. CLAVDIVS CAESAR AVG. Tête nue du Néron jeune. TR. AIJG. une corne d'abondance. Ses pieds sont sur un cippe. Revers : p' R' La les pieds sur un globe. et ayant un grand caducée A la main. une branche de laurier. ----------- ----. le bonnet phrygien. Femme vêtue cornne les esclaves et dans une posture humiliante. tenant de la main droite un gouvernail posé sur un globe. AVGVSTVS. FORTVNA AITGVSTA. . Revers : PAX ORBIS TERRARUM. Tête laurée de l'Empereur Claude.AVGVSTA. Personnage debout. Revers : PONTIFEX MAMMVS.Figure allégorique représentant la prise de Jérusdetn. --- --- TI. P. PRiNC. POT. Vitellius. une corne d'abondance. que j'ai décrite ci-dessus. -----No 6. ======= ----- --- No 9. ----- (2) On ne cornait de medailles dentelees que parmi les consulaires. 1. Tête laurée de Galba. dont je ne donnerai ici que les revers. P. P. M. et une palme de la gauche. --- --- NERO CAEAR AVGVSTVS.. TRIü. SER. tenant de la inain droite une haste.Médaille denteiée (2). portant deux couronnes. . PHULP~N No3.NOTES ARCHÉOLOGIQUEÇ A. et un caducée. Tete laurée de l'empereur. et de la gauche. IMP. COS. CAESAR DRVSVS G E P t . IMP. sous lequel est une espèce d'autel à trois gradins. et de l'autre. Tibère. No 7. et Livie. POT. P.

M. AVG. III. Revers : PPUNCEFÇ IWENTVT. NERVA CAESAR AVG. et de la inain gauche un caducée dont les branches sont fermées. elle est en outre fort curieuse. VESPASIANVS. Tête lamée. DOMITIANVS. semblable à la preinière de cet empereur. Type ordinaire. Elle fut trouvée en 1813 dans une bordure de gazon d'Espagne. le fouet et le lituus. d'épis de blé. . revêtu de ses habits iinpériaux. AVG. . COS. emblêmes de la paix. No 10. COS. tenant de la main droite une colombe contre sa poitrine. CAES. F. Tête laurée. Deux mains jointes serrant ensemble un caducée posé sur un cippe. Je crois avoir lu dans les journaux. avait été trouvée à Pompéi. de raisins. de cannes à sucre. la tête de cet empereur est tournée à gauche. F. Revers : GERMANICVS. Pallas tenant un bouclier et lan~antun javelot . DOMiT. Revers : Aigle éployk Médaille inédite et à fleur de coin. CAESAR AVG. Ja'i toujours cru voir sur ce bas-relief les oies du Capitole : je n'ose cependant l'assurer. La Victoire debout. --CAES. COS. AVG. à ses pieds est un autel embrâsé. portant dans chaque main les figures du soleil et de la lune . Ln. sur lequel est un agneau lié. à peu de chose prhs. Autre. Quoiqu'il en soit. M. DOMiTiANVS AVGVSTVS. COS Iiü. --Ti. Nerva. VIIiI. le simpuluin. DOhaLANVS COS.Revers : ANNONA AVGVSTA. VI. Tm. Tête diadémée de Domitien. D M TITI F. IMP. POT. des branches d'olivier. Vases pontificaux : le préfériculum. Une riche corne d'abondance. à peu pres semblable. et l'on sait qu'il fut assassiné à la seizième.. et de la main gauche. COS. son épouse. PACI AVGVSTI.Dans cette inédaille. TR.Tête nue. No 12. --- L'Empereur. il y a quelques années. à cette exception. etc. Cette médaille est. à ses pieds une chouette et un bas-relief. qu'elle n'est pas dentelée. VI Rome prenant les augures. Revers : PPUNCEE IWENTVTIS. PATER PATRIAE. No 11. ETEPWITAS. tenant de la main droite un caducée au-dessus d'un trépied. P. Julie. Revers : COS. F. Revers : PRINCEE JVVENTV. --- . L'Eternité debout. F. Domitien. TITUS. Figure fort jeune tenant un fleur. XVII. Médaille semblable en tout aux deux autres déjà citées. DOMIT. WLIA AVGVST. Na 13. CAESAR IMP. parce qu'elle indique que l'on inarquait l'époque du consulat toujours une année d'avance : elle donne la XVIie année du règne de Domitien. n. tandis que dans toutes les autres les têtes sont à droite. P. PAX AVG. CAESAR AVG. Tête laurée de Titus. NERVA CAES. près de la petite maisonnette dont j'ai parlé (3). FORTVNA AVGVST. par la suite d'une conjuration dans laquelle entra Do~nitiaLongina. et que veut mordre un aspic.ANNONA AVG. Revers : COS. Type ordinaire. Revers : COS. P. cette inédaille inédite est superbe par sa belle conservation. garnie de palmes. IMP. fiiie de Titus. Un boeuf arrêté et fixé à une colonne. P. Feinme appuyée sur un cippe. -Médaille à fleur de coin. P. Tête laurée. TR. tient une fleur à la inain. qu'une médaille d'or.

et de l'autre. Revers : D M NERVA ET TTRIANVS PATER. Revers : P. IMP. VI. CAES. P. COS. Une autre inedaille semblable. Une autre semblable. Revers : S. Q. Deux mains jointes serrant un caducée. Dans l'autre. P. . Trois personnages. I->. dans le fond. et Trajan costumé en sénateur. Revers : FORVM TRAIANI. il tient un sceptre de la main gauche. S. tcnant un bouquet de fleurs. P. Tête nue de Trajan père. DACICVS P. TRAIAN. Q. Nerva est couronné de lauriers. 1111. surinonté d'un quadrige sur lequel sont plusieurs petites figures. Jupiter. M. placé près d'un tronc d'arbre. Revers : CONSERVATORI PATRIS PATRW. P. à cheval. P. R OPTiMO PRINCIPI. Q. P. revêtu de la chlamyde ou de la robe de sénateur. qui. R. O m O PRINC. Revers : REGNA ADSIGNATA. dans un quadrige. . TR. P. Revers : PARTHICA CAITA P. Enseignes militaires.NOTES ARCHL?OLOCIQUES Revers : CONCORDIA E m R m I M . et de la droite. Q. P. comme dans la première.COS. par deux mois inéinorables. M. veut néanmoins cn réf6rer au sénat. presentent le traité de paix que le président accepte. P. TRALANVS AVG. une lance. . AVG. Têtes affrontées de Neiva et de Trajan père . VI. son foudre sur un enfant tête nue. Q. P. Tête laurée de Trajan. R. Tête du soleil. placé prés d'une petite barrière. Une autre médaille seinblable. P. TR. P. et de la droite il donne à deux petites figures qui lui tendent les mains. Revers : D W S PATER TRAIANVS. R. Revers : COS. P. P. armé d'une lance et terrassant un ennemi. IMP. ou de l'empereur qui ne pouvant qu'être applaudi d'une victoire aussi glorieuse. Revers : S.Deux autres médailles semblables. Dans l'une de ces médailles. S. M.Une autre toute semblable. . DACI. Q. COS. L'empereur est couvert de son armure . OITIM. La Victoire couronnant l'empereur habille en guerrier . OFïIMO PRINC. peut-être le président d u sénat avec deux sénateurs. P. il tient de la main gauche son sceptre. VI. --IMP. S. voyez ces Parthes devant cette imposante assemblée : ils ont une contenance qui ressemble plutAt à une gravité de juges qu'à celle de vaincus. P. P. Deux mains jointes. Une autre medaille semblable. GERM. DAC.Revers : CONCORDIA EXERCïïViIM. Revers : COS V. P. Jupiter tient son foudre au-dessus d'un enfant casque. P. rend hommage au génie de Trajan : regnn adsignntn. au bas. Temple à huit colonnes : au inilieu. TR. M. R. Revers : TR. GERM. Dans l'exergue : ALIMENTA ïïAL. sur une estrade assez élevée. Trajan ayant soumis à la puissance romaine les Partlies. et elle est intéressante par le nombre des personnages qui y figurent. Edifice somptueux. Cette médaille a été frappée à cette occasion. No 14. S. Deux médailles avec la même légende. P. Revers : PARTHICO P. M TR. P. P. P. tandis que trois autres. Autre. L'empereur. L'empereur. ou du sénat lui-même. tient une haste de la main gauche. P. Tête laurée de Trajan. TR. V. OPTIMO PRINCIPI. Deux captifs au pied d'un trophée. COS V. la statue de Jupiter. NER. exigea qu'ils allassent à Rome demander au senat la confirmation du traité fait avec eux. P. Je ne sais qui mérite le plus d'admiration dans cette circonstance. GERM. R. P. Trajan. ses ennemis les plus redoutables. TRAIANO AVG. D'un autre c6té. COS.

CADIT. Revers : S. COS. Revers : PAI<THICO P. Un phénix . 1. Trajan. Revers : VOTA SUSCEITA P. Revers : P. P. TR. au bas. Enseignes militaires. au milieu desquels est un fruit qui paraît être une poire. R.Médaille unique. P. V. M. P. R. Hercule armé de sa massue. Q. P. R. (Fleur de coin. S. et le Génie de Rome : entre eux est un autel enflamme sur lequel ils sacrifient tous les deux. Revers : P. I<.) Une autre tnédaille toute semblable. revêtu d'une simple robe. (Médaille fort belle. Q. P. V. L'empereur assis sur les dépouilles des ennemis. R. Tête du soleil.) N P . deux épis. Q. Revers : Sans légende. Vénus assise. COS Im. P. Q. Revers : S. M. Hadrien. P. P. P. P. W S A R TRAIAN. COS. Revers : PONT. VI. V1. R. P. OITIMO IJIUNC. P. ADRIANVS AVG. MAX. dans sa main gauche est son sceptre. est une partie d u vaisseau avec sa proue. tenant de la main droite un vase semblable à une patère qu'il verse sur un autel enflammé . COS VI. S. Cérès debout. P. P. et de la droite. R. P.A. DIVO TRAIANO PARTH. le sceptre en inain. qu'il tient de la inain droite . P. R. III. P. P. Dans le champ : HERC. une victoire assise sur un cippe. S. OPTIMO PRINC. OITiMO PRINCIFI. P. il a la main gauche étendue vers la mer . qui lui présente une couronne de laurier. trois couronnes de chêne. dirigeant un gouvernail de la main droite. qu'il présente à un pélican . P. est droit devant un autel enflammé sur lequel il tient une colombe . Une couronne civique autour de la médaille. Revers : S. P. P. P.' Q. Q. Q. 017 sait que dans les cérémonies qui avaient pour objet des affaires particulières ou d'intérêt privé. FHULFIN Revers : COS. M. R. Revers : VENERIS FELICES. de la gauche. . Revers : S. Feinme assise. Médaille inédite. Revers : S. Un Génie portant de la main droite une patère. TR. Personnage en toge. une branche de laurier. R. 11 tient le sceptre de la main gauche. L'empereur. OITIMO PRINC. Dans l'exergue : FORTVNA REDIT. R. trois épis. Tete nus d'Adrien. Q. sa tête est couverte d'un casque orné de guirlandes. sous lui.) No 14. tient à la main droite une branche chargée de baies. S. L'aigle. P. P. Revers : P. Dans le champ de la inédaille. Une autre médaille semblable. tenant de la main droite deux épis. P. COS. TR. S. --HADIUANVS AVG. P. à fleur de coin. et tenant de la gauche une corne d'abondance. Revers : COS. P. Q. Q. P. P. M. revêtu de ses habits impériaux. II. Rome ne paraissait ordinairement que sous la figure d'un génie. R. tenant de la main droite la statue de I'Ainour. Q. les ailes étendues. Hercule armé de sa massue à la main droite . O I T M O PIUNC. il tient. nw. COS. P. Figure de Trajan mort. OITIMO PRINCIPI. P. de la gauche. COS. Revers : COS V P. M. tenant une sonnette et une haste. OITIMO PRINC. P. Q. Revers : COS V P. P. HADRIANVS AVGVSTVS Tête laurée d'Adrien . Déesse debout. Un Génie. OFTIMO PRTNC. TR. M. S. Q. il a le sceptre de la inain gauche. AVGVSTO PATRI. S. (Consécration. P. COS III. P. TR. et de la gauche. P. (Une autre médaille en tout semblable. il tient un globe avec les dépouilles du lion I\Jémée. R. 'TR.) Revers : P. VI S.

portant de la main gauche un de ces grands casques que l'on croyait etre descendus du ciel. R. Revers : P. tenant une tessère où sont marqués sept points. Revers : HISPANIA. M. M. (Une autre semblable. de la main gauche. assise sur les dépouilles des ennemis vaincus. une corne d'abondance à la gauche . TR. et le coude gauche appuyé sur une corbeille pleine de fruits. m. il tient de la inain gauche un grand bouclier. Dans l'exergue : SALVS. Revers : P. III. La Victoire tenant une couronne de la main droite. AVG. Revers : P. Revers : D M NER. il tient dans ses mains élevees quelque chose qu'il inontre aux spectateurs avec recueillement. COS. (Une autre médaille semblable. Un Génie et l'empereur.) Revers : COS. Revers : ROMA AETERNA. P. Femme assise. Tete laurée d'Adrien. M. et de la gauche portant une haste. armé de son foudre. M. la inain droite posée sur la tête d'un lion. III. P.) Revers : P. et de la gauche. III.La louve allaitant Roinulus et Réinus. une victoire qui lui présente une couronne et une palme. Higiée donnant à manger A un serpent qui semble sortir de dessous un autel. COS. . Un génie.) Revers : P. W. portant une haste.A. M. une branche d'olivier. assis sur des dépouilles d'eimemis . COS. Dans l'exergue : FORT. Un personnage assis. COS. une haste à la main gauche. P. elle est assise. auprès de laquelle sont des cannes à sucre. tenant sa haste en arrêt. une palme. TR. et de la droite.de la gauche. Cette médaille et d'un fort inodule. II. Feinine assise. Revers : AFFRICA. tenant une branche d'olivier dans sa main droite. est à cheval . (Une autre seinblable. TR. 111. III. affublée d'une tete d'éléphant. TR. COS. . COS. P. TR. Adrien. M. P. dans la main gauche. P. L'empereur à cheval. PRO RED. L'Espéraiice portant une fleur de la main droite. et le NOTES A R C ~ O L O G I Q U E S coude gauche appuyé sur des oranges et des raisins . TR. P. Revers : P. TR. tenant de la main gauche une haste. une patère à la main droite. COS. La Fortune assise. de la main droite. M. TR. (Une autre semblable. COS III. le sceptre en inain. TR. M.) Revers : VICTORLA AVG. dirigeant.un lapin est à ses pieds. D N I NER.) Revers : COS. au bas un autel allumé. pour son heureux retour. Dans l'exergue : LiB. PUB. R. de laquelle elle tient une patère. la tête couronnée de lauriers. La déesse Roine casquée . Guerrier casqué.(Une autre semblable. P. elle porte une haste. RED. m. Dans l'exergue : ORIENS. PHüLPIN Revers : COS. IMP.) Revers : LIBERALITAS. P. Femme debout. NEP. sur un autel placé entre eux. On lit dans l'exergue : VOT. P. P. NEP. III. Revers : P. elle tient une corne d'abondance. CAESAR TRAIAN. ADRIANVS AVG. L'Afrique assise à terre. sacrifiant. M. Revers : SPES P. Le Tibre. Revers : P. M. COS. (Une autre médaille seinblable. (Une autre semblable. COS. et relevant le pan de sa robe.) Revers : ROMA AITERNA. L'Espagne assise à terre. AVG. et de la droite. Jupiter droit. P. et tient dans la inain droite une victoire qui lui présente une couronne . Tete radiée. appuyant sa tête sur sa main droite. S. TR. Revers : SECVRïïAS. un gouvernail . (Une autre semblable). Rome casquée. Dans le champ : GEN. III.

Sur la première. II. XII1 COS. MAXIMVS. Aelius. Tête lauréed' Antonin. 1. Tete nue. AELNS CAESAR. DES.A. M. à ses pieds est un cygne. une haste. ANTONINVS AVG. Une quatrième médaille dont le revers est en tout semblable à celui de la seconde. Sabiia. --L. COS.' P.) Toutes les médailles de l'empereur Hadrien que je possede. sur lequel on lit VESTA. et dans la gauche. Feimne debout. P. Faustine. III. 11. Revers : AERTERNiTAS. TR. Revers : AVG. ont été kouvées iouies éparses dans mes fouilles : elles sont. PIVS P. P. . T. Revers : AVG. P. T@teperlée de Faustine. No 15. AEL. COS. COS. tenant une patère de la inain droite. . et dans la gauche. M. TR. Revers : Femme tenant une patère et une haste . --DIVA AVGVÇTA FAVSTINA. Revers : TRIB. la inain levée vers le ciel . PI1 F. M. TR. Revers : P. AVG. M.AVRELWS CAES. tenant une patère de la main droite.-IMF. Jupiter assis : il tient de la inain gauche une victoire qui lui présente une couronne . M&mesujet que la précédente. Jupiter portant son foudre à c6té de lui . il tient son sceptre. COS. No 16. AELIVS CAES. M. Tête nue à'Antoiiin. II. ARM. M. II écrase un casque du pied gauche. Dans l'exergue : CONCORD.) Revers : IOVI VICTORI. IMF. sans exception aucune à fleur de coin. plusieurs épis. un autel enflaminé et orné de guirlandes est à ses pieds. T. TR. PARTH. la main droite armée d'une lance . et sur celle-ci. Revers : TR. Revers : P. une haste. P. Personnage portant des patères dans la inain droite. au nombre de trente-huit. P. L'empereur casqué. Femme voilée. COS. Tête laurée & longue barbe. No 18. Revers : P. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Revers : P. SABINA AVGVSTA HADRZANI AVG.dans la main droite il a une haste. P. TR. au-dessus d'un autel enflammé. de la main gauche. Feinme voilée. P.à ses pieds est un autel enflammé. Plusieurs génies qui sacrifient. PiVS P. COS. la main droite levée vers le ciel . --SABINA AVGVSTA NNONI REGINAE. 11. P. M. Vesta est assise. de la main gauche elle tient un petit coffret. DES. il tient une liaste de la main gauche. -. ----- Dans l'exergue : CONCORD. Figure voilée. M. Une autre &daille de cette impératrice. tenant dam la main droite un globe. POT. la main droite levée . ANTONINVS. TR. PIVS P. CAESAR HADR. Ii. POT. Les têtes de ces quatre médailles sont coiffées différemment. P. Femme assise. DES. Personnage assis. ayant la même légende que la précédente . COS. ANTONINVS. HADR. COS. Revers : AVG. Junon est droite. Revers sans légende. In. TR. (Deux autres semblables. elle n'en diffère que par le revers. II. et de l'autre. (Deux autres médailles semblables. et porte le palladium d'une main.

ayant une barbe très épaisse. Tete laurée de çévère. ne les possédant plus par suite de circonstances que je ne puis expliquer ici. VERVS AVG. ARM. Revers : VICTORIA AVGG. sur un bouclier posé sur un cippe. Le Victoire conduisant un bige. --SEVERVÇ PNS AVGVSTVS. In1 IMP. XX IMP. II. P. Tête nue et barbe longue. il y en a un nombre d'environ soixante à quatre-vingts dont je ne fais pas mention. P. ARMENIACVS. Revers : TR. Lucius Vems. III1 COS. --L. ******* Outre les inédailles en or que je viens de décrire. No20. Un Génie écrivant sur un bouclier ces deux inoh : VIC.Revers : TR. PAR. Sévère. II COS II. . La Victoire burinant ces mots : VIC. No21.

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TROISIEME PARTIE LA HAUTE-BORNE 1 A 5. sur le côté droit de la voie romaine . en approchant de la Haute-Borne "nous éprouvions l'été un froid très vif qui nous obligeait à nous en éloigner. dans le pays.et. une inscription romaine y est gravée. sur le côté opposé à l'inscription. Elle ne paroit pas avoir été taillée . pour s'y abriter. l'objet d'une vénération superstitieuse. . qui m'avait paru d'abord incroyable. et qu'on les voyaient briller au loin d'un vif éclat. "il y minit unefigure defemme q n t des mules IUCX pieds. On cite encore. dénomination que la contrée prend aussi d'elle. Ce monument est une énorme pierre brute. a dix-huit pieds de hauteur. Elle est fracturée au sommet. On lit. sur quatorze pouces. nous mentionnerons celles-ci : Les anciens habitants disent avoir entendu raconter à leurs pères qu'autrefois. combien de fois nous avons ri en voyant des moissonneurs étrangers qui. sur une épaisseur moyenne de 45 à 60 centimètres. 1805. les lettres de l'inscription étaient dorées. de l'fl~itreunfitsentr (1). . ne connaissant point les localités. qui m'assurèrent de la vérité de ce fait : "Dans notre jeunesse. de quelque côté qu'on se plaçât auprès de cette pierre pour s'y abriter contre la pluie ou les vents. qu'elle fut ebranlée et renversée un jour par des vents violents. A deux fois différentes. elle est inégale et raboteuse sur toutes les faces . et tenant. à 4 mètres 38 centimètres de sa base . qui peuvent peser environ deux mille huit cent livres". et courant. il est à présumer que cette pierre a dû &tre enterrée d'un mètre à peu près. étaient forcés d'aller ailleurs chercher un asile". renversée et située à treize mètres.. (2) Annees 1731 1733. un article ainsi conw. dans un rapport qu'il a fait à ce sujet. six pieds huit pouces de largeur par le bas au rez de terre. Plus avancés en âge. on y était plus mal qu'en rase campagne. me fut confirmée par des hommes dignes de foi. à 3 mètres 41 centimètres. ingénieur de la province de Champagne. T . que nous transcrivons textuellement et en entier (2). elle contient cent trentedeux pieds un pouce quatre lignes de pierre fromentelle ou pierre bâtarde. sur dix-huit pouces d'épaisseur. elle porte le nom de "HauteBorne". p. à une époque bien éloignée. qui se termine en pointe . Avant d'entrer dans des digressions sur ce monument et sur l'interprétation à donner à l'inscription latine qui s'y trouve. D'après des traces encore bien visibles. et dont je n'ai pu me procurer que l'exîrait suivant : "Cette pierre. il est necessaire de rapporter ici le sentiment des divers auteurs qui en ont parlé et la description qu'ils en ont laissée. (1) Mémoriaux fournis par les maires de l'arrondissemënt de Vassy. en suivant la voie romaine qui en sort. que. D'autres rapportent que. Cette tradition. Legendre.et c'est par suite des fouilles qui ont &téfaites alors à sa baçe. et diverses traditions s'y rattachent : parmi les plus connues. Ce monument a été de tout temps. attire l'attention des savants et des curieux. cette pierre fut déplacée :1" au mois de juillet 1750 par Grignon . sa plus grande largeur est de 2 mètres 24 centimètres. on trouve un monument qui. C'est sans doute à cette chute qu'il faut attribuer la fracture qui existe auprès du sominet. et a donné lieu aussi à plusieurs dissertations manuscrites et imprimées. coinine une chose des plus extraordinaires." dirent-ils. 170. depuis longtemps. qui a visité la Haute-Borne le 18 juillet 1751. vu la largeur et la hauteur de la pierre. connue dans le pays sous le nom de Haute-Borne. lorsque le soleil y dardait ses rayons. Et. une quenouilk. d'une mnin. Cette pierre a 6 mètres 56 centimètres de hauteur depuis sa base jusqu'à sa cime.Ardiives de la Haute-Mame.280 mètres à l'ouest de la montagne du Châtelet. au moment de l'orage. et trois pieds un pouce à la cime. s'exprime ainsi. dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Les conjectures suivirent de près la découverte . elles doivent naturelleinent se rendre ainsi : "Jovi STATori Ingentem Lnpirlpm Insuihi W. de mnnière qu'en consmant la grosseur des caractères il ait été impossible d'y mettre une seule lettre de plz~s". et il ne faut pas oublier de dire que ce qui le persuade encore plus que VIROMARUS est l'abrégé de son nom. "Au-dessus du village de Fontaines. alors il pouvait. qu'elles soient initiales. il parvint. Au milieu de la hauteur de cette pierre. Moreau de Mautour l'étant allé voir avec le Curé de Fontaines et celui de Joinville. selon lui. de Mautour. non seulement de lui voir élever un monument de cette espèce en langue Latine. de Mautour. il aurait dû remarquer qu'il y a assez d'espace après la dernière lettre d u mot VIROMARUS pour pouvoir y placer encore d'autres caractères.". JOVI STATORI. il paroît extraordinaire. sans être plus élevé que les autres lettres. ils joignoient à ses armées des corps de troupes considérables qu'ils commandoient euxm@ines. et il en est tombé un morceau de quatre pieds de long. et s'en étant mieux assuré avec sa lunette. remplit foute la lnrgetrr de la pierre. adresser des voeux ou des actions de grâces à Jupiter Stator. c'est premièrement. Mais on juge bien que c'est à celui d'Autun que s'arrête constanunent M. Moreau de Mautour a communique à I'acadéinie une copie figurée. "en l'endroit où il est écrit. PHELPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES SUR UNE INSCRIPTION LATINE DECOUVERTE EN CHAMPAGNE "La France est pleine de monuments antiques. à deux lieues de Joinville. à la vérité. avec le secours d'une grande échelle.il faut. que ce mot. Nous ne ferons pas remarquer que l'avant dernière lettre U est mal écrite : c'est un V. comme une espèce de pyramide. on voit une grande pierre perpendiculairement élevée. où elle n'a que deux pieds et deini . "La seule objection que l'on crut pouvoir faire à M. a les lire et à les copier. "A l'égard des lettres ISTAT IL IF. Marcellus le tua. l'examina de plus près . S'il avait bien examiné l'inscription. Sans nous occuper à réfuter l'interprétation de cette inscription que donne M. en la descendant. qu'il avait prise sur l'original même.épaisse de deux pieds à sa base et d'un pied en haut. en l'endroit où il est écrit. et. quoique le fonds ne soit pas trop uni : VIROMARUS ETAT IL k "Mille gens parlaient de cette pierre étonnante.IF. c'est-à-dire. à Jupiter Stntor. remplit toute la largeur de la pierre. qui sont bien gravés. comme nous venons de le rapporter. "Cette pierre paroît brute. et qu'en la rapportant sans aucun changement ni abreviation.elle est toute d'une pièce. haute d'environ 24 pieds.A . coinrne elles ne signifient rien par elles-m@mes. et allant en diminuant jusqu'en haut. de Mautour. c'est que le VIRIDOMARUS à qui il attribue l'Inscription étant un Prince des Gaules. car c'est ainsi que l'on pouvoit encore expliquer les quatre dernières lettres iL. M. et n'avoir jamais été taillé . de Mautour. ou qu'on n'avoit point encore aperçus : telle est l'inscription dont M. et en second lieu. mais encore le consacrer à une Divinité abolument inconnue en son pays. il n'est pas vrai de dire que le mot VIROMARUS. Joui Liberaton Jovi Fereîrio .il aperçut des caractères. Il y eut aussi un Viridomarus Roy des Gaulois Insubriens. des comnenceinents de noms ou de mots abrégés . on y lit ces mots. est plus large qu'un O ordinaire. il n'y avoit qu'à domer une époque tant soit peu moins ancienne à l'Inscription. pouvait être l'abrégé du mot de VIRIDOMARUS Prince d'Autun. en remontant la Marne. JOVI STATORI. du temps que César en faisoit la conquête. que 1'0 conunence la seconde moitié du nom de VIRIDOMARUS. L'O. il y a seulement u n délit au haut. et on y en découvre tous les jours qu'on avoit négligé. M. ce qu'il présume avoir été fait exprès pour désigner l'abréviation. dont le culte étoit tout particulier aux Romains. de manière qu'en conservant la grosseur des caractères. Quant à la disposition des lettres . II parut donc que pour faire cesser la difficulté. et à quatre lieues de Saint-Dizier. et à tous les autres Jupiters honorés dans Rome. il eût été impossible d'y mettre une qui seule lettre de plus . qu'on ne trouve nulle autre part. large à sa base de 8 à 9. de Mautour pensa que le inot VIROMARUS. mais personne ne s'avisait de penser qu'elle fût chargée d'une inscription. dit M. est beaucoup plus gros qu'aucune des autres lettres. et consacra ses dépouilles à Jupiter Feretrien. à l'exemple des Romains. à un VIROMARUS Chef des Gaulois du temps où devenus alliés de l'empire. qui sont aujourd'hui les habitants di1 Milanois . et dont César fait mention dans le septième livre de ses Commentaires.

non plus qu'entre la septième et la huitieme. sont suivies d'un point . la première lettre 1. on lit. dans la plus grande partie.. un de ses correspondants. Dans son article inséré au premier Blilletin de ses fouilles. et onze pouces dam la partie la plus mince qui en forme l'extrémité supérieure. Joui LiDerafori. augmenté d'uii grand nombre d'articles. et sur les deux points dont elle parle. ou du moins. et de l'inscription latine qu'elle porte . Nous donnerons les raisonç qui fondent notre sentiment. Julius est (3) T. ils lui ont donné une fausse interprétation. en Champagne. comment il rend compte du monument dont nous nous occupons : "On voit à cinq cents pas du Chatelet une pierre fameuse qui se nomme la Haute-Borne. il y aurait deux noms de fainille pour la même personne. parce que ce ii'est pas un prénom. comme Titus. Dans une dissertation que nous avons lue à l'Académie des Belles-lettres.la hauteur. Tome premier.et la dernière F. PHULPlN NOTES ARCHEOLOGIQUEÇ de la seconde ligne. inais un nom de famille . avec W plandies de médailles. et sur l'einplaceinent de la première lettre de la seconde ligne. à la moitié de sa hauteur : VIROMARUS 1.trois pieds deux pouces dans la partie la plus étroite. La même Académie revient encore plus tard sur cette inscription.A. M. annees 1775 à 1776. Un auteur d'un "Trnité sur ln Numismntiqtie" (4) fait mention de la Haute-Borne à propos d'une médaille sur le revers de laquelle on voit Marcellus VIROMARVS 1. page 66. Voici. dont on trouve les preuves dans les épitaphes inscrites sur les tombeaux de ces deux familles". qu'il seroit trop long de déduire ici.. "Dans un Mémoire qui accompagnoit cette copie. 153 (4) Traité élémentaire de Numismatique ancienne. le mot Viromnnis est sans point . un cénotaphe érigé en son honneur. mais comme la plupart l'ont mal lue. etc. STATLLIF. L'Inscription en caracteres Romains assez irréguliers. 1'Académie a encore été cette fois induite en erreur. que. Jmi Feretrio. "Plusieurs savants se sont exerces sur cette inscription. D'après la copie donnée par Grignon. elle n'est pas exacte : il n'existe point d'intervalle entre la cinquième lettre et la sixième. dans la principauté de Joinville. K. A ce sujet on observa que dans toutes les Inscriptions. qui n'existent pas. ce qui ne permet pas d'admettre les explications Jmi Stnfori. STATILI F. pour servir à l'intelligence du texte. Lucius. Voici de quelle manière elle en parle dalx ses Mémoires (3) : INSCRIPTION L A T m Sur une pierre appelée la Haute-Borne. grecque et romaine. associé-correspondant des académies royales des Antiquaires de France et de Cliâlons-sur-marne -Paris. au reste. vingt-quatre pouces d'épaisseur dans son plus grand renflement. "Dans la première ligne. Moreau de Mautour. et nous aoyons qu'elle doit se lire ainsi : VIROMARUS JüLU STATILI FILIUS. où il avait eu un fils auquel il donna le noin gaulois Viromnlus. p. inais celle-ci n'a pas été présentée assez exactement par M. Grignon rétablit la disposition de cette seconde ligne. Grignon (en janvier 1761). nous avons essayé de rendre le sens de Cene inscription par les termes les plus simples. 31 . 1825. et sur la disposition des deux lignes de l'inscription. que Statilius était un Romain envoyé dans les Gaules. qui a pris toutes les dimelisions de ce monument brute et irrégulier dans sa forme . Cette pierre méplate et brute est plantée sur la marge de la chaussée romaine . La Compagnie en a reçu une copie plus fidèle par M. inais qui est établie sur des alliances de la fainille Julin avec celle de Stntilin. contenant plus de 150 sujets graves au trait. par Gérard-Jacob K. avec six pieds neufs pouces dans sa plus grande largeur . dans la seconde. inais il se trompe aussi en laissant subsister les deux points qui se trouvent dam la copie qu'il a envoyée à l'Académie. car la famille Stntilin est connue par plusieurs Médailles et par plusieurs Inscriptions". remarques et observatioiis des meilleurs auteurs modernes. composé d'après celui d'Eckhel. est de vingt-un pieds deux pouces. et qui s'élève de vingt pieds au-dessus du sol. et que ce monument est le tombeau de celui-ci. par conséquent. au levant. est coinposée de dix-huit grandes lettres : toujours marqué JVL. "Nos mhoires ont dCjà fait mention et de cette grande pierre près du village de Fontaines. et tombe dans une autre erreur en séparant la huitième letire de la neuvièine. Grignon pense qu'il faut lire ViROMARVS Jtrlii STATILI Filius .

etc. pierre) est un obelisque brut : le MENHIR et le PEULVAN sont deux noms d'un m@memonument. pierres ficltes (6). et qu'elles sont portées coinme sur un piveau le contraire. Armand Cassan. la hauteur et l'épaisseur considérable de la pierre dont iious nous occupons.. et MAEN. . membre de plusieurs sociétés savantes. Antiquites gauloises et galloromaines de l'arroiidissement de Mantes (Seine-et-Oise). AR MENHIR (du breton AR le MEN pierre.PIERRE DE GARGANTUA. Il en est inalheureuseinent de inêine quant à la destination de la plupart des autres moi~umentsattribués aux Celtes. HLR longue. . différencier leurs monuments selon les intentions dans lesquelles ils les érigeaient .. PIERRE FICHADE. ont été destinées à honorer les dépouilles inortelles des Celtes. au pluriel M E N HIRION) est une pierre longue. et. &/$TATI LI F Les lettres de la premiere ligne ont m5 cent. ne pouvaient. comme on l'a dit avec raison."Le Menhir. de la catégorie de ceux appelés pierres levées. dievalier de la Legion d'Honneur. il n'est pas surprenant VIROMARVS 1 STAT 1 L 1 F et : Joui STATori Istrcin Lqidern Jussit Fieri. ce qui ferait de cette pierre u n monwnent funèbre élevé par un père à son fils. "Les pierres levées. ni par l'architecture. ces peuples. faite sur les lieux par M.."Les pierres levées sont en même temps les monuinents les plus simples et les plus nombreux de l'époque celtique . .A. il eri reste dans presque tous nos départements du Nord et de l'Ouest. 32 . donnent ainsi cette inscription : VIROMARVS ISTATILIE Voici cette inscription. Ar& et Belles-Lettres de Dijon (51.(. feulvnns. ou."Un grand nombre d'antiquaires pensent que les pierres levées. VAN ou VEN. Page 51."Vous voyez. imprimeur-libraire.1835.quoiqu'on en ait détruit une quantité considérable depuis dix-huit siècles. (6) . allant ériger un trophée de l'armure du roi Gaulois Virdomnms.. N par la sculpture. sont des pierres brutes aune forme allongée.. AA $&: . sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. isolées ou réunies en petit nombre. in'ont taujours fait penser que c'était un rnonuinent celticlue. tels que les batailles. que Son connaît aussi sous Ifs noms de Menltirs. (5) Année 1827.quelquefois aussi . 11 transcrit de cette manière l'inscription : La forine. les Méinoires de l'Académie des Sciences. MAN. On voit qu'il adopte en partie le sentiment éinis dans le toine IX des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. PIERRE FKE. sauf quelques modifications dam l'interprétation des lettres de la seconde ligne. inais on croit aussi que souvent c'étaient des espèces d'idoles regardées comme I'emblême de la divinité . messieurs. Plusieurs passages des poésies d'Ossian paraissent favoriser cette opinion . . A. combien les opinions sont incertaines au sujet des pierres levées. isolee. Baudot. dans le temple de Jupiter Férétrien. ou adopter l'interprétation suivante : Viromnms Juiio Statiiio filio . leUr hauteur varie depuis terre quatre pieds jusqufà vingt et au-delà . ignorant les beaux arts. d'après une m u velle copie. plantee debout en terre. Nous pensons qu'on peut expliquer cette inscription comme Grignon. parce qu'on a souvent trouvé des osseinents humains pres d'elles.quelques-unes pourraient encore avoir été élevées pour perpétuer la mémoire des évèneinents historiques. en construction. s'amouidrissaiit ou s'elargissaiit vers le sommet . pilier. on désigne en France le menhir sous les noms de PIERRE FICHE. avec l'article. par M. Et en effet. pages 204 à 206. Refay.. annen aide-de-camp du general Lafayette. et la plus haut. Mantes. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES II. .la première lettre de cette ligne a 016 cent. MEAN. PiERRE FTTE. copiee par nous avec la plus scrupuleuse exactitude : V ~ R ~ kkXf.. dit de C-ulnont. quelquefois elles sont plailtées de manière que l'extréiiuté la en est en bas. celles de la seconde ligne ont 011 cent.. iinplantées verticalelnent dans la des bornes . Enfin. "Le PEULVAN (de PEUL.

circonstance qui ne paraît pas conciliable avec L'hypothèse qui tendrait A faire regarder le monument coinine celtique . et que si nous voyons encore maintenant subsister des restes plus ou moins considérables des inonuinents celtiques. on l'avoue peu ordinaire de voir des pierres brutes servir de cippe funéraire à l'époque romaine . coinme nous l'avons supposé. dome un dessin de la Haute-Borne. qui. et aprPs avoir été dépouilles de leur caractère religieux. nous répondrons à toutes ces objections. il est plus difficile encore d'expliquer l'existence actuelle du inonument dans cet endroit. quoi qu'il soit. sur les monuments gaulois. et nous ferons observer en outre : 1' que le monument n'est pas le seul de ce genre sur lequel on a trouvé de semblables inscriptions . ce qui a paru peu probable. il n'y a aucune véritable présomption qui appuie l'hypothèse d'un monument celtique. Quant aux raisons directes qui tendent. nous devons être persuadés qu'ils ne sont restés debout que parce qu'il eût été trop dangereux aux vainqueurs d'en consommer la destruction . soit qu'on en fasse une oeuvre purement roinaine. après avoir été plus tard dépouillé de son caractère primitif. et que d'uii autre c6t6. Nous croyons donc qv'il est plus rationnel de penser que cette pierre est un inonument celtique. annee 1838. et qu'un oeil exercé peut facilement distinguer. en maintenant l'opinion que nous avons émise plus haut. On nous a objecté. mais qui n'a rien d'incompatible avec une pareille destination.dans le texte d'un article de MM. de graves raisons s'opposetit à ce qu'elle soit admise. de même que tous ceux de ce genre. ajoute-t-on encore. qu'il n'était pas probable que cette pierre fût un monument celtique. soit qu'on veuille considérer la chaussée dont il s'agit ici coinme existant avant l'époque de la conquête et réparée seulement alors. Le motif qui a fait adopter cette opinion est fondé sur ce que. tandis que dans le cas dont il s'agit. notamment dans l'arrondissement de Mantes (Seine-etOise) et à Langres(8) . ajoutet-on. tombent d'elles-inêines naturellement . Albert Lenoir et Léon Vaudoyer. comme nous parait l'indiquer l'inscription qui y est gravée. que néanmoins cela n'est pas sans exemple. 2' que plusieurs monuments celtiques ont été remarqués sur les bords des chemins. servit de cippe funéraire.mais. (8) -Voyez ANhTJAIRE HISTORIQUE DU DIOCESE DE LANGRES. "et ils émettent L'opinion que l'inscription latine que porte la Haute-Borne indique les anciennes limites des "Leuci".KOTES ARCHEOLOGIQUES d'en rencontrer d'ailalogues quant à la forme. qui sont en général plus volumineuses. Mais cette opinion (7') s'appuie encore sur la position même de la pierre près d'une voie romaine. et on estime cette raison si forte. de Cauinont. que. fût-elle même seule. à faire regarder cette pierre coirune un cippe funéraire. 3' et que les Romains ont presque toujours respecté les lois et la religion des peuples qu'ils ont soumis à leur domination. mais siinplement un cippe funéraire de L'époque gallo-romaine. que si au contraire on suppose que la chaussée soit de construction roinaine. d'une forme il est vrai peu usitée. inais peut-être postérieuremeiit. était trop habile pour laisser échapper une occasion si favorable de faire disparaître un inonument qui. . coinine l'observe fort bien M. On voit par ces raisons que toutes les objections que nous venons de rapporter et qui nous ont été alléguées. il faut se garder de les confondre avec les pierres celtiques. l'occasion était trop patente. rappelait nécessairement aux vaincus des souvenirs d'indépendance et de liberté qu'il fallait détruire à tout prix . ce n'était pas sur le bord des chaussées que les Druides aimaient à placer les inonuinents religieux ou historiques de la nation. On dit que la forme seule et la masse du monument pourraient faire présumer que c'est un "peulvan". en effet. La politique roinaine. pag. l'existence d'un "peulvan" dans cet endroit a paru égaleinent inadmissible : car. trop opporiune pour supposer qu'elle ait été négligée. Ces auteurs pensent que "quelques monuments isolés seinbleiit avoir été destinés. et qui cependant n'ont pas été élevées dans le m6ine but. elle semblerait suffisante pour trancher la question. ajoute-t-on. et qu'il est plus raisonnable d'y reconnaître un cippe . ou plantées en mémoire de coilirais civils . d'une part. mais bien sur les hauteurs isolées. d'un c6té." Le "Mngnsin Pittoresque" (7. On a remarqué la vérité de grandes bornes de ce genre servant à désigner parfois des limites territoriales. 226 et suivantes. ou plus fréquemment encore dans le silence des forêts dont la Gaule était alors couverte . Quoi qu'il en soit. à fixer d'une manière certaine les frontières des peuples . la plus solide serait l'existence de I'inscription qu'elle porte.page 4.Année 1839.

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il est enfonçé dans les terres d'environ 3 inètres 35 cent. Quinze jours après. quoiqu'à la fin de l'hiver et malgré la quantité d'eau que j'avais vu y pénétrer. de l'autre c8té de la voie romaine qui passe près de là. sur lesquels nous fondions les plus brillantes espérances . ce qui ne pouvait être autrement. ayant 1 mètre de hauteur et un peu moins de largeur . une ouverture à peu près seinblable à celle de nos citernes. les découvertes antérieures que nous avions faites étaient là pour nous encourager. on remarque des ouvertures pratiquées à mi-mur. Arrivés au lieu de notre construction souterraine. L'enduit du souterrain est encore parfaitement conservé . Cette découverte souterraine faite. étant située près de l'embranchement de deux cheinins. Ces précautions prises. La cavité était sèche dans toutes ses parties. On pourra peut-être trouver beaucoup d'incertitude dans la description de cet édifice. 1. ce que j'avais reinarqué et qui me paraissait l'effet d'une cause extraordinaire.HYPOGEE CELTIQUE. on y a remarqué aussi plus tard une esp6ce de conduit où une perche fort longue a été introduite sans pouvoir en sentir le fond. et arrivé au fond. j'y descendis l'échelle. nous remîmes au lendemain nos travaux ultérieurs. nous rencontrames d m les terres. D'énormes pierres. Quand je fus certain qu'il n'y avait rien à craindre. je proposai à mes jeunes étudiants une promenade à la Haute-Boriie. elles pouvaient être éloignées les unes des autres de 1 mètre 16 centimètres à 1 mètre 33 centimètres . Tout à l'entour. me preoccupa vivement. à 1 mEtre 33 centimètres de hauteur. à 83 centimètres de la superficie du sol. je me déterminai à rn'éclaicir sur ce fait.je fis donc cesser toutes fouilles ultérieures. nous êumes soin. De retour de cette promenade. Un monument non moins intéressant et non moins curieux que celui de la Haute-Borne. et regretter que je n'aie pas continué mes recherches : la raison en est que cette visite fut la première et la dernière qu'il me fut possible d'y faire. Cet édifice souterrain est circulaire . de bien rétablir les terres comme elles étaient primitivement. Après un peu de travail. construite en inoellons bruts et grossièrement assemblés. precisément à l'angle droit que forme l'embranchement de ce chemin avec celui des Romains et en face d'un vieux poirier qui est situé non loin de là. le secret de notre découverte fut éventé. nom compagnon muni d'une échelle et moi d'une lanterne. entièrement due au hasard. je parcourus en tous sens cette coiutruction que je trouvai parfaitement conservée . Voici la description détaillée des circoiutances qui ont accompagné cette découverte. il a 3 inèb. à la lueur d'un beau clair de lune. je remarquai. Pendant que nous faisions une courte station auprès de ce monument antique. car dès le lendemain. Afin de ne laisser entrevoir aucun soupçon sur notre découverte. un peu plus bas que la Haute-Borne. Par un beau jour du mois de février de l'année 1818. que nous avions aîtendue non sans beaucoup d'impatience. D'autres excavations souterraines ont été découvertes depuis lors sur la même ligne : l'une d'elles . est un hypogée celtique que j'ai découvert. avant notre départ.es 65 centimètres à peu près de longueur sur autant de largeur . nous nous remîmes en route. Alors un grand nombre de personnes s'y rendirent sur le bruit merveilleux que j'avais fait des trouvailles imnenses . en la tournant en tous scns pour m'assurer de la solidité du fond et savoir si la profondeur était égale partout. Cet entonnoir se trouvait à la distance d'environ deux mètres du clienun vicirial de Fontaines à Brainvilliers. nous mîmes à LIU l'ouverture . Ayant pris avec moi celui de mes écoliers que je jugeai le plus discret. à la nuit tombante. forment la voûte de ce souterrain.mètres y compris l'ouveriure qui se trouve à 1 mètre plus bas que la superficie des terres. de 4 mètres 35 centimètres à 4 inètres 65 centimètres de longueur. vers l'endroit en question. sur 1 mètre 66 centimètres à 2 inètres de largeur. Le lendemain. nous nous acheminâmes un soir. nous y descendîmes. Ja'i trouvé une quanti* considérable d'ossements de toutes espèces d'animaux. ce qui me surprit fut de n'y point voir d'eau.j'en ai compté jusqu'à treize. mon premier soin fut de sonder avec ma canne tout autour de moi. une rigole dans laquelle coulait un petit volume d'eau provenant de la fonte des neiges et qui disparaissait dans une espèce d'entonnoir. mais seulement de la terre et du sable. au nord.

A. dans la partie où la terre n'avait pas encore été remuée. coinine ce dernier. d'après leur situation près des dolmens ou menhirs. PHULPII\' NOTES ARCHEOLOGIQUES se trouvait préciséinent sur le chemin de Brainvillers . de La RocheGuyon M.es trente-trois centimètres d'épaisseur.un hypogée connu dans le pays pour un tombeau antique : cette fouille ainena la découvcrte d'un caveau qui rappelle tout-à-fait celui d'Epûne. de deux mèh. m'ont fait penser qu'elle a dû appartenir à cette classe de monuments celtiques appelés l~ypogées.huit énorines pierres. debout. du charbon. je citerai un seul exemple de ce genre de monuments qui ont été explorés et décrits : "En septembre 1834.deux os aiguisés comme des armures de flèches. Armand Cassan (l). En effet.et dont un grand nombre ont été signalés et explorés dans plusieurs localités de la France. et qui a dû. qui signifie en langue celtique @ez)séyulLure. percé de neuf trous . donnaient à cette fosse sépulcrale une sorte de grandeur sauvage qui nous frappa et nous inspira. le docteur Basserre. au milieu de css ossements presques réduits en poussière. d'enfants. au hameau de Bézou. pour ainsi dire. A l'appui de ce que je viens d'avancer. des dents d'hommes. sur lesquelles reposait une couche épaisse d'ossements que recouvraient d'autres pierres plates encores plus larges et quatre pieds environ de terre sablonneuse. de Vincent et moi. et des fragments en silex taillés et tranchants. tout-à-fait semblable à celle de l'hypogée d'Ep6ne .ces pierres. et neuf mètres de longueur . dans les hypogées qui ont été explorés. 36 . un recueillement religieux. II. Le fond du toinbeau était pavé en pierres plates. et. mis. servaient de sépultures à des personnages célèbres. commune de Cl~érence. le caractère de cette excavation et sa situation près d'un ineidùr. ces monuments ont dû servir aussi de sépultures à des victiines humaines du culte druidique. Béztr. M. seivir de sépulture à des guerriers gaulois tués dans un combat. dit M. des débris de poterie fort grossière. ou à des guerriers morts dans les coinbats. on aurait découvert des ossements semblables s'il avait été possible d'y faire des fouilles. de porcs et de lapins . des coquillages. il est probable que dans celui dont nous nous occupons. nous fîmes fouiller. comne plusieurs auteurs l'ont reinarqué. D'autres pensent que. brutes." (1)Antiquites Gauloises et Romahes de l'arrondissement de Mantes. nous découvrîmes les restes de quinze squelettes environ . a eté pour nous comme une inscription qui nous a servi à reconnaître dans cet hypogée un antique tombeau de nos peres. mais elles ont été bien vite refermées de peur d'accidents et sans avoir été explorées. en formaient l'enceinte . (1) Ce tombeau avait deux mètres trente-trois ceiitimètres de largeur et de profondeur. page 17. un os de fémur travaillé. on a trouvé plusieurs squelettes et une grande quantité d'os de divers animaux. La forme. Une partie de ce tombeau avait déjà éM fouillée . Le nom du lieu. Les hypogées.

d'une ville romaine qui a existé sur la plateau de la petite montagne du Chatelet. Quelques-uns de ces écrits avaient été publiés avec ceux de l'Académie des Sciences. Je rie terininerai pas sans dire un mot sur Grignon. cette découverte fit une profonde sensation dans tout le monde savant : c'était l'évènement remarquable du temps. Arts et Belles-Lettres de Qlâlons. nssocié de celle des Sciences. établie à Bergera sous le noin de Çociété des Amis de la Patrie. Mais le prix ne lui était pas encore parvenu en 1775. Ii avait à peine 24 ans losqu'il épousa MarieReine Matlùeu. Grignon. par M . Çes recherches sur le Chatelet surtout lui ont fait une réputation qui a eu un immense retentissement au dix-huitième siècle. par mon sujet. Mais ce qui valut le plus de gloire à Grignon fut la découverte qu'il fit.38. Il intitula ce Recueil : Mémoires de Physique sur l'art de fabriquer le Fer. L'abbé Mathieu nous apprend que Grignon se disposait dans ce temps-là à faire paraître un autre ouvrage. Quoique naturellement je sois amené. Eti 1768. Çentant la nécessite de connaître à fond le nouvel état qu'il venait d'adopter. et dont le titre était : Plzysique des Forges. de Pierre Grignon. il embrassa la carrikre des forges. Le plus important des écrits de Grignon est celui qui a pour titre : Nécessité et Facilité de rétablir In Navigation sirr la Marne. entre Saint-Dizier et Joinville. L'Académie de Biscaye. un prix pour le meilleur Mémoire sur les Soufiefs de Forges. prefet de Chaumont. à parler de Grignon. l'auteur des premières fouilles qui ont été faites sur la montagne du Chatelet. 3' Unité du Fer . qu'il fit paraître en 1775. publie par ordre de M. in-4". qu'il avait entrepris sous la protection du gouvernement. et leurs nnnlogies (1761) . en 1769. . je lui dois d'ailleurs ce tribut coinine à inon prédécesseur en découvertes arcl~éologiques dans le lieu m@meque j'ai exploré. orné de treize planches en taille douce. dans ln province de azampagne. il fut noininé ineinbre correspondant de l'Académie des Sciences. et dont j'ai déjà fait mention dans le cours de cet ouvrage. (1) Annuaire du departement de la Haute-Marne pour I'an 1811. C'est pendant cette période de onze années qu'il composa différents mémoires sur l'amélioration à apporter aux procédés mis en usage jusqu'alors pour la fabrication du fer. L'abbé Mathieu a dit de lui à juste titre : "L'histoire naturelle. . Lonfline. et de Marie-Anne Marisy. Alsace et Franche-Comté. Grignon réunit tous ces Mémoires en un seul corps d'ouvrage. et vint s'établir ii celles de Bayard.1 vol. 37 . 5" Art de Inver etfondre les Mines de fer avec l'économie d'un cinquième de charbon. zélé pour sa propre gloire et pour l'utilité publique (1)". échevin de cette ville. Quelques temps après son mariage. correspondant de I'Acndémie royale des Sciences et de celle des Insmptions et Belles-Lettres de Paris.sur m i s toire naturelle et sur divers sujets. un Mémoire portant ce titre : Obsemations sur l'Histoire nnîarrelle des lieux formant la lisière des provinces de 07ampngne. -Voyez page 2. . depuis Saint-Dizier jusqu'i loinville. ayant proposé. et lut dans le sein de cette Académie. PHL'LPIN NOTES ARCHBOLOGIQUES NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR GRIGNON. situées sur la rivière de la Marne. Ve Boudiard. Grignon l'emporta sur tous ses rivaux. Pierre-Clément Grignon naquit le 24 août 1723 à Saint-Dizier. 4" Métnmoyhose du Fer . il se mit ardemment à l'étude. en 1772. la méine année.A.Paris 1775. d'après le rapport de Grignon luiméme. 2" Oliseruation sur la formation des Mines de fer par dipôt. Coinine nous l'avons déjà dit. d'en fondre et forger des canons d'artillerie . et consacra les onzes premières années de son séjour à Bayard à méditer sur son art. la physique pratique et l'archéologie réclament également cet homme laborieux. 11 envoya successiveinent à L'Académie des Sciences de Paris les traités suivans : 1" Mémoire sur l'Amiante ferrugineux (1759) . etc. le bamn Jerphanion.

(4) Loco Citato (5) Je tiens cette anecdote d'un sous-commis surveiiiant les fouilles qui se firent sur le Cllatelet en 1774. deux ouvrages. 1811. En juillet 1772. D'autres assurent que le prince Louis de Rohan. correspondant de I'Acadhie royale des Inscriptions et Belles-Lethes. ces considérations n'ont sans doute pas été sans influence sur l'ordre qui a fait cesser subitement les fouilles ordonnées par le gouvernement du roi . dont le premier est intitule : Bulletin des Fotrilles faites par ordre du roi. Ce Bulletin. ont toujours fonde l'opinion que cet endroit avoit été occupé par les Romains. 1774. sur la petite montagne dtc Chatelet. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans cet endroit des sousterreins encombrés (2)". nztre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. ce qui laisse à penser qu'il n'a pas toujours été fort heureux dans ses fouilles. une superficie de terrein de 4. sur ces découvertes. de suite et à fond. trente-sept latrines. inalgr6 que la charrue y reportait. et deux en bois". dit-il. et il n'aurait apercu dans ces découvertes que des ruines insignifiantes. accompagne ce second Bulletin. (2) Second Bulletin publie par Grignon. et les ordres furent donnés pour que le trésor royal fournît aux dépenses (3)". "Grignon avait commencé les fouilles à ses frais. Coinme nous l'avons dit dans le courant de cet ouvrage. huit teinples souterrains ou oedicules. nous avons fouillé. il lut à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le Mémoire qui contenait le résultat de ses premieres opérations. de celle des Sciences de Paris. que la neige fondait plus vite dans certains cantons que dans d'autres. J'avois reinarqué de légers enfoncements sur le terrein qui. deux fosses et deux fours à potier. cl7e. "Grignon eut l'honneur d'être présente à Louis XVI dans le mois de mars 1774. comme le raconte Grignon lui-même avec une sorte d'indignation. serait venu visiter les travaux et voir les objets découverts. qui annonça cette précieuse découverte au ministre Bertin.juin 1774. qui se terinine ainsi : des Rtrins du Cl~ntelet. un très-grand batilnent pour les bains publics. sont indiqués tous les travaux qui ont été exécutés. page 240. des places spacieuses..A. Le second Bulletin. ou qu'elles ont été peu surveillées. auxquelles le monarque daigna prêter une attention toute particuliere et bien flatteuse pour l'antiquaire (4)" . et fut imprimé à Paris. d'année à autre. surtout après qu'il avait été remué par la charrue. quatre-vingt-dix maisons. porte le même titre que le preinier. Voici coininent Grignon soupçonna cette découverte : "L'ancienne tradition orale. associé de celle de Chilons. d'une Ville Romaine. trente-huit caves.818 toises quairées. il est surprenant qu'il ait rencontré si peu d'objets en or. "Daim le cours de ces deux mois. dans laquelle il s'est trouvé la pluç grande partie de onze rue. Les fouilles faites jusqu'alors embrassaient une étendue totale de 8. I'HULPIN et un en suivait les détails jour par jour avec une impatiente curiosité. Outre les écrits qui furent insérés dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et BellesLetkes. quatre conduits d'eau en pierre. découverte par Grignon. par ordre du gouveniement du mi. dit Grignon. dix oedicules. . Celui-ci en rendit compte a u roi. 11 en fut récoinpeimé par le titre de correspondant de cette illustre Campagnie. nous pensom que Grignon s'est abusé sur le nombre de monuments qu'il décrit . dressé par Grignon fils. sur ce plan. et. Dix-neuf rues. Au reste. quant aux trouvailles faites dans ses fouilles. Grignon publia successivement. renferme le détail de sesbavaux.z Cltristopl~e. et de lui en donner des explications verbales. quatorze citernes. quarante-neuf puits. mai 1775.. des têtes de clous et des pots cassés. sous les insignes d'un officier du génie. de lui remettre quatre-vingts planches in-folio representant les principales pieces curieuses qu'il avait découvertes jusqu'alors. ont été découverts depuis la publication des premières fouilles. Un plan géométrique. les médailles roinaines que I'on a trouvées de temps à autre à la surface d u terrein de Cllatelet. quoique fort obscure. - NOTES ARCHEOLOGIQUES A Bar-le-Duc. etc. car. se surbaissoient sensiblement. trente-huit-maisons. depuis le 6 avril jusqu"au 31 inai. (3) Voyez Annuaire du département de la Haute-Marne. un grand temple.573 toises. maître de forges à Bayard. qui se termine par cette date : De notre mtcshm.imprimeur-libraire. un individu. etc.

le 2 août 1784. un portrait de Grignon. toutes fouilles ultérieures cessèrent sur le Chatelet (5). sans doute au-dessous de son mérite et à laquelle on ajouta le cordon de Saint-Michel : il dut être content et le gouvernement du roi aussi. commissaire du Conseil pour l'inspection générale des forges et fonderies du royaume. de celle des Inscriptions et Belles-Lettres de Châlons. ses nuits à la patrie . ce Chatelet. il jura. Huit jours après cette visite. il fut si surpris et si désappointé de remarquer que ce qui faisait tant de bruit se réduisait à si peu de chose. Ses jours à ses amis. Ailx lettres ses loisirs. Grignon mourut. l'honneur de cette découverte resta à Grignon. aux arts. et. son coeur à ses parents. l'objet de tant de commentaires. où il était allé prendre les eaux. tout malade qu'il était. Dam I'acte de décès. On lit au bas les quatre vers suivants : Au soin des maiheureux il consacra sa vie . honteux de sa démarche. désirant voir. en tête de ses Mémoires de Physique. Grignon était alni de Buffon. la plus grande partie des objets trouvés dam ses fouilles sur le Chatelet passa entre les mains du savant abbé Tersan. il est désigné sous les titres de Membre de l'Académie royale des Sciences. s'arrêta au village de Gourzon. que.A. Aux sciences. Arrivé là. et domicilie au Jardin des Plantes de Paris. PHL'LPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES allant de Paris à Saverne. Quoiqu'il en soit. qui avait entrepris les preiniers travaux avec dêsintéressement : il reçut une pension. . de celle de Bergera en Espagne. On voit. à Bourboiu~e. ses goûts et ses talents . dessiné par André Pujos et gravé par Miger en 1776. Après sa inort. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles. de n'y plus retourner. mais trop tard. chevalier de l'ordre du Roi. en 1774.

M. et les continua en suite par ordre et aux frais d u gouvernement. L'espoir n'en est pas chimérique. c'est-à-dire de l'enceinte de la ville. . Qui ne sait qu'avant l'établissement des maisons religieuses en France. où. ou in&riiepar des guerres de voisin à voisin. ou un inceiidie cause par le feu du ciel. Laurent-Boumot. pages 204 et suivantes. et quoique la date de la charte soit postérieure de beaucoup à l'époque présumée de la ruine de la ville à laquelle ce village a succedé. après avoir énuméré les objets trouvés. Grignon. comme un tremblement de terre. imprimeur. Baudot. sur les bords de la Marne. s'apercevant que les cultivateurs trouvaient sur cette montagne des choses curieuses. par ordre du roi. et si la catastrophe qui a détruit cette ville n'a été. les ruines d'une ville ancienne située entre Saint-Dizier et Joinville. fit d'abord faire quelques fouilles à ses frais. en supposant que Vassy était la capitale des Vndicasses. M. Baudot y a r)Annuaire du departement de la Haute-Marne pur I'ai 1808.A. il est assez naturel qu'on ait encore conservé la véritable manière d'écrire le nom primitif qui nous occupe. s'exprime ainsi sur le Chatelet : "Nous finirons cet article par une courte dissertalion sur la montagne du Chatelet. L'auteur de i'Annuaire de la Hnute-Marne y). en 1772. 11 publia. puisqu'il y a encore à peu près la moitié du plateau. L'auteur.A Langres. Ce pays paraît être des plus riches en antiquités. sur le Chatelet et les découvertes qui ont été faites sur cette montagne : "Excursion nrchéologique R Fonfnine en Chnmpngne. deux Bulletins de ses découvertes. dont il était correspondant. nous pensons que c'est 1. à la fin d'un article sur les villages de l'ancien diocèse de Châlons-sur-Marne qui font maintenant partie du département de la Haute-Marne.prefet. ni par la cause de sa destruction pour que les historiens en aient parlé. lesquels furent inseres dans les Mémoires de l'Academie des Inscriptions et Belles-Lettres. inais pas assez importante. dont juqu'à présent on n'a pu assigner la place. ou qu'un évènement naturel. .3 le nom d u village de Gourzon avec toute sa physionomie gauloise . qu'il nommerait volontiers Noviomagus Vndicassiitm. et constaté l'existence de l'ancienne ville qui exista sur le plateau du Chatelet. Jerpl~anion. . il n'est pas surprenant que son nom ait péri avec elle. s'attacha à discuter le nom et l'importance de cette ville. Page 31.Page 4. et qui restera néanmoins un problème jusqu'à ce que l'on ait trouvé une inscription authentique qui le porte expressément. Nous penchons donc à croire que le lieu dont il s'agit était une ville du second ordre (oppidum). Arts et Belles-Lettres de Dijon (8) renferment une note aimi conçue. M. publie par ordre de M. ce pays n'est presque connu que par les conquérants qui se le sont disputé . Grignon ignorait sans doute que toute la contrée où il voulait que ce peuple eût existé. par M. Nous hasarderons cependant une conjecture : d'après le vû d'une charte de 1177. maître de forges à Bayard. qui n'a point été fouillée. en 1775. fait essentiellement et certainement partie du pugus pertensis et de la cité des Catlialnuni. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES NOTES COMPLEMENTAIRES ET EXPLICATIVES. située dans le finage de Gourzon. Mais M. (") Amee 1829. *************** Destination du Chatelet $ l'époque gallo-romaine. l'on cite un lieu nommé Gorzum. ni par sa grandeur." -Des fouilles faites sur le Cbatelet. de Saint-Dizier. Grignon avait déjà fait explorer. en parlant de cette contrée. Les Mémoires de l'Académie des Sciences.

Armand Cassan sur les Antiqirités gntrloises et gnllo-romaines de hnondissnnent de Mnntes (*) : "Les antiquaires ont l'habitude de désigner sous le nom de monumens dnridiqueç les menliir et les dolmen : cette dénomination est inexacte. on lit. que les prêtres guerriers qu'il . plein de cicatrices et d'années. mais celles d'une station fortifiée. les menhir et les dolmen étaient déjà antiques lorsque le druidisme s'établit dans la Gaule . Nous pensons qu'on ne lira pas sans intér@tla note suivante. ci gît Ingolf. comme les menhir. non celles d'une ville. d'argent et de bronze. de se souvenir de la Bible. dans les ruines d'un fort. des traités . on voit une borne appelée dans le pays Hnute-Borne. En fouillant le sol du Chatelet. à la page 180 : "Fontnines. les téinoins des traités passes entre les nations : c'&ait sur ces tables. se voient encore quatre lieues de la Montagne du Chatelet." Olaus Magnus. dans le poème de Cathuln. quoiqu'on en ait dit.et il suffit. Après avoir donne plus haut l'étymologie des mots menliir et dolmen. entre autres cette épitaphe remarquable : "Vainqueur des méchans. Baudot conclut de ces differentes remarques. M. Grignon. embleme de la divinité durant l'enfance des peuples. coinme nous l'avons dit. Cependant M. Grignon. depuis un grand nombre de siècles peutêtre. PHL'LPII\i NOTES ARCHEOLOGIQUES recueilli d'autres renseignements sur les anciens habitants de ce pays. fait mention d'un autre cimetière romain.A. des batailles. le curé de Fontaille. pour s'en convaincre. M. Baudot y a lu l'inscription suivante : VIROIvlARVS ISTATILIE. Baudot. Le curé du pays a trouvé. là gît un chef de la race de Dermid. surpris par ]'invasion subite des ennemis. des récits de Xénophon et des poèmes d'Ossian. Grignon.il convient donc de mieux les appeler monumens celtiques ou gairlois. par les prêtres du polytheisine gaulois. En examinant quelle cité a pu exister jadis en ce lieu. qui vont jusqu'au règne de Julien inclusivement. Les menhir. que. semble désigner le Chatelet comme l'ancienne ville de Nazium . L'emplacement qu'occupent ces ruines est trop resserré pour qu'une grande ville y ait jamais existé. ainsi. que les Romains choisissaient aussi leur lieu de sépulture sur le bord des cheinins. mais il y a erreur dans l'indication : les ruines de Naziuin. sur ia montagne du Chatelet ." Les dolmen étaient. le curé de Fontaine a trouvé 350 médailles des empereurs jusqu'à Julien inclusivement. departement de la Haute-Marne.'' Précédemment. explorées par M. situé près du chemin allant à Fontaine . qui n'a rien de commun avec elles. qu'un castrum fut jadis eleve près de Fontaine. M. Baudot croit reconnaître dans les ruines d u Cllatelet. d'Ossian : "Vois-tu cette pierre qui lève sa tête grisâtre au milieu du gazon . dans le - pla'' géométrique qu'il de la lnontagne du Chatelet. Sur le bord d'une chaussée romaine et à environ une deini-lieu de la montagne dite du Chatelet. cite plusieurs inscriptions funèbres en caractères runiques. Elevés et consacrés. et que c'est à cette circonstance qu'il faut attribuer le trésor trouvé par M. symbole de @levaientles force et de stabilité. ------Monument de la Haute-Borne. . soit A défendre les frontières. ceux qui l'habitaient n'eurent que le temps de cacher à la hâte leurs richesses. soit à garder les bords de la Marne. dans le même volume de ces Mémoires. des victoires. attendu. il me reste expliquer quel etait l'usage de ces monmens. gravées sur des menhir. ceint du glaive. Voyez page 29 de rouvrflge. y a reconnu une colonie romaine. 350 médailles d'or. Page 75. en outre. désignaient souvent aussi la place des grands évènemens." Cinetière romain. que les . d'un cnstnlm destiné. ils marquèrent souvent aussi. sur ces autels de pierre. que nous empruntons au savant ouvrage de M.M. M. président de la commission. le lieu de sepulture des guerriers ou des grands rois . nous n'avons pas cru devoir signaler cet einplacement (*) Page 66 comme un cimetière spécial. dans le Bulletin des fouilles qu'il fit exécuter en 1772. défenseur des affligés.

plus tard. non moulé autour.une espèce de couteau poli. et mériterait beaucoup de l'être. signalé ce monument gaulois : c'est au hameau de Châteauneuf. une seule tête. le baron de Vincent. pour faire comprendre toute l'importance de cette classe de monuments antiques. deux os de fémur. M. et le monument fut respecté et sauvé d'une ruine imminente. les mains appuyées sur le sommet de la pierre et le visage tourné vers le nord-est. quelques débris d'une pierre magnésienne appelée serpentine . de 2 inètres 66 centimètres de longueur. le premier. longtemps avant l'établissement du druidisme dans la Gaule. que s'élève ce menhir . est fort connu . des personnes. connu par son goût éclairé pour les antiquités nationales. Au milieu de ces ossements. le menhir de Châteauneuf ne l'est point. que M. au lieu dit Hérirbé. cominune de Portmort. Le dolmen de Trie. Je me hâtai aussitôt d'aller trouver M. les autres vers le sud . Ces soixantequatre squelettes. qui ont déjà disparu et disparaissent tous les jours. et je l'engageai à interposer son autorité pour empêcher la destruction de la Haute-Borne. et. haranguait la multitude qui remplissait la vallée et la côte de Catignolle. 162 de circonférence à sa base." (*) Antiquités gauloises et gallo-romaines de l'arrondissement de Mantes. le Grnvns de Gnzgnnhrn. il est en pierre calcaire. à l'est d'Epone. on l'appelle. pour appuyer notre sentiment sur l'Hypogée que nous avons découvert. en 1833. sur 2 mètres de largeur et 66 centimètres d'épaisseur. il a 75 millimètres de hauteur. le baron de Vincent découvrit un lit de pierres plates de 40 milli~nètresd'épaisseur . qui a 2 mètres de profondeur sur deux de largeur et neuf de longueur. d'un vert obscur. des cuisses.du polythéisme gaulois. immolaient à leurs dieux des victiines humaines . M. taillés et amincis aux deux extrémités . Nous croyom devoir. près de Gisors. se disposaient à accoinplir leur dessein.enfin. les Druides accomplirent aussi leurs sanglans sacrifices. qui reposaient sur une couche de mémes pierres plates. Cette fosse sépulcrale est un carré long. inaire de Mézières. un second lit de pierres plates avec un égal nombre de squelettes. a pu &tre consenrée entière. d'une couleur noirâtre. Sur mon invitation. Armand Cassan. tous les os. sous lesquelles se trouvaient deux pieds environ de terre sablonneuse. Quelques mois après que cette énorme pierre fut renversée. de 40 millimètres de longueur. de taille ordinaire. sur la foute de Vernon aux Andelys. le baron de Vincent trouva trois morceaux de fer très minces. un hypogée gaulois du plus haut intérêt. fermaient ce caveau. Le mur qui en forme l'enceinte est bâti en pierre grossière et en ciment de terre. parsemé de veines grises rougeâtres. servaient aussi quelquefois aux Druides de tribunes sacrées. et laissant apercevoir encore la trace des doigts qui l'ont pétri : il ressemble assez à un creuset . page 4 . 65 centimétres d'épaisseur . dans le pays. altérés par le temps. transversales. servant de fond à cet hypogée. annonCant un jeune homme de vingt à trente ans. sous ces pierres. et 216 à sa partie supérieure ("). avaient la tête tournée les uns vers le nord. voulant en faire une meule pour une usine d'huilerie. c'est du haut de cette tribune sauvage que le prétre gaulois. en lui faisant comprendre toute l'importance de ce monument communal. de 27 millimètres carrés . où il décrit un curieux monument de ce genre qu'il a exploré . du haut desquelles ils s'adressaient au peuple assemblé. m@meles os du crâne. des jambes. qui n'ont pas été. lorsque j'en fus heureusement prévenu à temps. et a 3 inètres 40 centimétres de largeur. Page 93. Hypogée celtique. La partie supérieure. au fond de la fosse sépulcrale. d'une forme grossière. des avant-bras. grossièrement taillée. de 108 millimètres de longueur et de 9 millimètres d'épaisseur. le inaire de Fontaine. coinine par exemple le dolinen de Trie et le menhir de Châteauneuf. percé d'wi trou légèrement oval à sa partie supérieure . Cinq énormes pierres brutes. et que. de même pierre. que nous sachions. a découvert. étudiés jusqu'à ce jour dans notre pays : "C'est près de ce dolmen (rl'HéniDe). un petit vase d'une pâte compacte et pesante. Les dolmen et les menhir. a la forme d'une tribune . J'ai." Le monument de la Hnute-Borne fut sur le point de subir le même sort que beaucoup d'autres de ce genre. Après avoir fait enlever ces pierres. à l'ouest. il fit défense expresse aux individus d'y toucher. citer encore l'ouvrage de M. trente-deux squeletttes. se brisaient au toucher .

Dejussieu. .-O.Mantes. correspondant de i'lnstitut.1774 et 1775. maître de forges à Bayard.Langres. in-8". CAESARIS (Caii Julii) Comnentarii. . Refay. ANTIQUITE expliquée. correspondant de l'Institut de France. in-8'. grand in-12. citée par Grignon. conseiller à la cour royale de Douai. 1838.Paris. religieux de la congrégation de Saint-Maur. . et le second à Paris. ANïIQUiTES Gauloises et Gallo-Romaines de l'arrondissement de Mantes (Seine-et-Oise). jurisconsulte. 1805. Ouvrages imprimés. . ancien juge-de-paix du canton de Vitry-le-Français. architecte. Taillard. LE'ITRE de M. in-8'.-F. Baudot sur le Chatelet. sur ses comtes particuliers et sur les comtes de 'Troyes ou de Champagne. 1838. .Edition du Pantlzéon Littéraire. publié par ordre de M. professé à Caen en 1830 par M.Cité par M. correspondant de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Letù'es. Laurent-Bournot. Dejussieu. in-8'.Nancy. . découverte en 1772 par Grignon.-C.1840. . Armand Cassan. . Péchinet. veuve Bouchard. . Jerphanion. in-8'. BULLETINS (ler et 2e) des Fouilles faites par ordre du roi. ANTIQUITES de Langres. . par Charles-Maxime Detorcy. MEMORIAUX fournis par les Maires sur les coininunes de l'arrondissement de Vassy. et de plusieurs autres Compagnies savantes franqtises e t étrangères. de celle des Sciences de Paris.Dijon. ou Collection de Mémoires sur les Monuments historiques de France. publié sous les auspices de la Société pour la conservation et la description des Monuments historiques. et dirigé par M. . 1826. Luquet. HISTOiRE de Joinville. 1839. in-8'. par J. . d'ime ville romaine sur la petite montagne du Chatelet. membre de plusieurs sociétés savantes. in-8'. ancien aide-de-camp du général Lafayette.Chaumont. par dom Monfaucon. de Caumont. Mongin et P. in 8". Pans. .Paris.TABLE DES OUVRAGES cITÉs. .Langres. secrétaire de la Sociéte des Antiquaires de Normandie. par J. architecte. de l'Académie royale d'Histoire de Madrid. entre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. N e année de l'empire de Napoléon. ANNUAIRE ecclésiastique et historique du diocèse de Langres. préfet. grand in-8". .Paris. in-folio. DISCOURS préliminaire pour l'histoire de l'ancienne cité de Grand (Vosges).Le premier Bulletin a été imprimé à Bar-le-Duc. VIIe année de l'empire de Napoléon. le baron Jerphanion.Langres. de Caumont. ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1808. ESSAI sur les Destinées du régime municipal dans la Gaule. Manuscrits. publié par ordre de M. 1831. par M. membre de la SociéM royale des Antiquaires de France. . A. chevalier de la Légion-d'Honneur. FRAGMENTS tirés d'un Manuscrit contenant des Recherches chronologiques et historiques sur l'ancienne ville de Victry-en-Partais. publié sous le patronage de Mgr I'éveque. COURS d'Antiquités inonumentales. 1836. associé de celle de Chalons. de Chaumont. BULLETIN inonuinental. ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1811. veuve Hissette. par M. 1835. préfet. des Sociétés des Antiquaires de Londres et d'Ecosse. sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. in-8'.

Charton. Aiiné-Martin. TRAITE élémentaire de Nuimismatique ancienne. grand in-8". reinarques et absenrations des meilleurs auteurs inodernes.Paris. MEMOIRES de l'Académie des Sciences. . augmenté d'un grand nombre d'articles. compose d'après celui d'Eckhe1.Paris. OEUVRES de saint Jérome. Benoît Matougues. HISTOIRE de la Décadence et de la Chute de l'Empire Romain.Dijon. L.. in-8'. . contenant plus de 150 sujets gravés au trait. Edition du Pontliéon Littémire. par Edouard Gibbon. . HISTOIRE de 1'Acadéinie royale des Inscriptions et Belles-Lettres.Paris. in-8".A. AM& 1839. Journal politique. grand in-8'. par Gérard-Jacob K. publié sous la direction de M. Paris. Edd. MAGASIN Pittoresque.Edition du Pnnfjiéon Litthire. pour servir à l'intelligence du texte. Paris. associé correspondant des Académies royales des Antiquaires de France et de Châionssur-Marne. publiées par M. 1774. in-4". 1827. Evrat. . in-4". avec les Méinoires de Littérature tirés des registres de cette Acadéinie. 1825. sous la direction de M. grecque et romaine. avec VI1 planches de médailles. Arts et Belles-Lettres de Dijon. iinpiiinerie royale. . . PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES GAZEïTE de France.

Pflges édition originnle Plan de la montagne du Chatelet Préface Avant-Propos PREMIERE PARTIE. Monument de la Haute-Borne Hypogée celtique Notice biographique sur Grignon Notes coinpléinentaires et explicatives Table des Ouvrages cités . Des Fouilles faites sur le Chatelet Des Objets divers trouvés dans les fouilles Médailles Médailles en or TROISIEME PARTIE. Position topographique d u Chatelet Destination du Chatelet à l'époque gallo-romaine Noms prétendus donnés au Chatelet à l'époque gallo-romaine Des peuples qui ont dû Iiabiter la montagne du Chatelet Epoques présuinées de la ruine du Chatelet Voies romaines Cimetière romain SECONDE PARTIE.TABLE DES CHAPITRES.

cité (14) . nom attribué au Chatelet (13) Amphitheatre romain à Grand (25) Castra hiberna. médaille en or de cet empereur (70) taient dans les lieux où ils en établissaient. . en bronze et en os (38) et (39) D. cité (87).Choix que les Romains appor- Clefs antiques en bronze (39) Couteau pour les sacrifices (40) Cuillères en argent. de). p. (19). . Ln pnginntio~~ e s t celle de I'eriiiio~to n ~ i n n lU. destination que M. médaille en or de cet empereur (45) Boucles antiques en argent (38) Clous en bronze représentant divers sujets (40) Boviolle. noin romain de la ville de Langres attribué au Chatelet (12) Castra stativa. cite (101) et (103) Antonin-le-Pieux.Plusieurs localites portent ce nom (11) B. (98). cité ( a ) . camps temporaires (9) Alesia (Alise).Leur organisation intérieure (7) Agrafes ou boutons de manteau en bronze (39) Camp romain dit de Julien (25) Albert Lenoir.Plusieurs deviennent par la suite des villes romaines. peuples de la Gaule Belgique (37) Caumont (M. (116) (117) Cippe funéraire de la Haute-Borne (89) Belges (les) se liguent contre César (18) Cippes funéraires decouverts sur la voie romaine du Chatelet (29) Bertin (le ministre) rend compte au roi des découvertes faites par Grignon sur le Chatelet (105) Claude.) son opinion sur le Chatelet (Io). page (4). page (10). duc de Bourgogne. médaille en or de cet empereur (17) \ Catalauniens. (120). fontaine près de Langres (71) Arcadius.TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. page (21). Cimetière romain (29). (119). (121). page (78). opinion de plusieurs antiquaires sur cette montagne. cite (19) Boson Ii. leur largeur conservée sur plusieurs voies romaines (27) et (28) Chatelet (le). (99. (87) et (88) Cesar. enceintes fortifiées pour les quartiers d'hiver (8) Andomatunun. . cité (89) Castra æstiva.Deuxième ruine.Première ruine supposée du Chatelet. camps servant de retraite aux troupes permanentes (8) Annuaire ecclésiastique. ses Commentaires cites (18) et (19) Chaiois antiques. m6dailles de cet empereur (13) et (21) Armand Cassan. page (11). . (117) et (118) Baudot (M. n i n d u tozrcl~nnffoirs les fertes de c d f e édition se bo!rzle niJi~i de volirnze A. étymologie du nom de ce village (25) Constance. Camps romains reconnus sur plusieurs points de la France. (122) et (123) Auguste. . (118). cité (115) Annuaire de 1811. Baudot pense avoir eu sur le Chatelet (116)r Pages Annuaire de 1808. . médailles en or de cet empereur (71) Arbolotte. cité (27) et (41) Castrum. ses contestations avec l'abbe du monastère de Gorze (13) Cornalines representant divers sujets (41) Bulletins de Grignon sur le Chatelet (106) C. Ælius.

peuples de la Gaule Belgique (11) Histoire manuscrite de Joinville. (32) et (37) J. cité (19) et (21) Girault de Prangey (M.) visite les monuments historiques de la Haute-Marne. cité (23) Galba. page (%). médaille en or (72) Fibules en bronze (39) Iiwcription romaine conservee dans une grotte (28) Flavien Joseph. en ivoire. medailles en or de cet empereur (46) Julie. cite (13) située la montagne du Chatelet (13) Dés à jouer en os (40) Grains de colliers en verre (42) Dévastation des Gaules par les Barbares (9). note sur cette ancienne ville romaine (25) Dolmen. ingenieur de la province de Champagne. nom latin que l'auteur de l'Annuaire de la Haute-Marne pense avoir eu (115) Lièvres en bronze (39) Gourze (monastère de) (13) Gourzon. (4). cité (76). etc (40) Interprétations diverses de l'inscription de la Haute-Borne (79). page (93). (671. . (82). citée (13) et (21) Einold. Haute-Borne. cité (89) Gorzum.Ossements de divers animaux qu'on y trouve. . PHULPW NOTES ARCHEOLOGIQUES Detorcy. (20) et (21) Grand. cité (85) Jupiter Stator. Duro-Cortoruin (Rheims). monuinent celtique (119) Domitien. (85) et (86) Fouilles faites sur le Chatelet (31). peuples de la Gaule Celtique (11) Longrue (l'abbé de). (52) (53) Grignon. medailles en or de cet empereur (51). invasion de ces peuples dans les Gaules (18) Gibbon. etc (80) et (a) Germains (les). village que Grignon pense avoir été bâti par les habitants du Chatelet (14) Legendre. (84). fille de Titus. village sur le territoire duquel se trouve Lingons. (84). (68) et (69) E. médailles en or de cet empereur (62). Lampes antiques en terre rouge (39) Laneuville. capitale des Catalauniens (17) H. ( s ) . cité (2). -Description de deux monuments de ce genre découverts dans l'arrondissement de Mantes (98) et ( l n ) F. fragmentç en os. (77) et (78) Goblet en bronze (39) Léon Vaudoyer. cité (17) et (19) Gérard-Jacob K. Jér6me (saint). Faune (pied de) en pierre (42) Faustine. (6% (64). cité (7) Flûtes. (76). (66).Rapport qu'il fait sur nos médailles (1) et (II) L.A. medaille en or (51) Gazette de France. monument celtique (75) et (118) Eduens. (b). cité (7) Epeingles en bronze (39) Hypogee celtique. inédailles de cet empereur (13) Epeingles de cheveux en os (39) Hygien. G. cité (14) . (104) et (106) Grignon fils dresse le plan du Chatelet (107) Guet-Jean-Bara (26) Duro-Catalaunum. abbé d u monastère de Gorze (13) Honorius. citée (12) Julien. capitale des Rémes ou Rémois (18) Hadrien.. (65).

(33). cité (39) Rémois. peuples de la Gaule Belgique (11) et (17) Monuments celtiques découverts près des voies romaines (92) Rohan (le prince de) visite les fouilles faites sur le Chatelet (107) N. médaille en or de cet einpereur (47) P. cité (78) Médaille cranelée (rare exception) (18) Médailles inédites (51) et (61) Médailles gauloises découvertes dans les fouilles faites sur le Chatelet (15) et (33) Médailles romaines trouvées sur le Chatelet depuis César jusqu'à Julien (17). ville du second ordre. nom que Grignon pense avoir appartenu a u Chatelet (13) Sabina. monument celtique (87) Peuples qui ont dû habiter la montagne du Chatelet (15) Pline. médaille en or (69) et (70) Sceyb.NOTES ARCHEOLOGIQUES A. (38). Roues (petites) en bronze (40) Naix. médaille en or de cet empereur (53) et (54) S. (35) et (42) Opinion sur la destination de la Haute-Borne (89). médaille en or de cet empereur (46) Ruines du Chatelet à différentes époques (15). station romaine (25) Squelettes découverts dans un tombeau romain (30) Objets divers rencontrés dans les fouilles faites sur le Cllatelet (15). (801. dont on pense que le Cllatelet a dû faire partie (114) Osseinents d'animaux découverts dans les hypogées (96) et (97) Othon. (81). PHULPIN Lucius Verus. médaille en or de cet empereur (44) Menhirs. note sur cette ville (E) Noviomngus Vndicnssilrm. Patères en bronze argenté (38) Peigne trouvé dans un tombeau romain (30) Peulvan. (73) Marcellus consacrant les dépouilles d u roi Viridomarus à Jupiter Feretrien (80) MRtr0n~la Marne séparant les territoires des Celtes et des Belges (17) Maureau de Mautour. cité (101) Marc-Aurèle. &daille en or de cet einpereur (74) Objections faites sur la destination de la HauteBorne (go). (92) Opinion sur l'occupation du Cllatelet par divers peuples (16) W i d u m . Mathieu (l'abbé). monuments celtiques (87) et (119) Poteries romaines de diverses couleurs et représentant divers sujets (41) Mercure en bronze (39) R. cité (7) Méinoires de l'Académie de Dijon (cités) (115) Plume en bronze (40) Mémoires de 1'Acadéinie des Inscriptions et BellesLettres (78). (24) Nerva. (33). tnédaille en or de cet empereur (73) Luquet (M. (32). (16). (79).). cité (14) Polybe. Montfaucon. (91) et (92) Solimai+xrr. note sur cette cité romaine (25) Néron. (39). cité (27) et (41) M. son opinion erronée sur le Chatelet (12) Sépultures roinaines sur le bord des chemins (118) 0. médaille en or de cet empereur (72). Sévère. (40) et (41) Squelettes rencontrés dans les décoinbres du Chatelet (16) . (82) et (83) Pompée. Neufchateau.

(14) Vadicasses (les). prince d'Autun (79) Viridomarus.NOTES ARCHEOLOGIQUES A. (56). cité d'après M. sentiment de Ptoloinée sur l'existence de ces peuples (14) Taillard (M. Tables de Ptoloinée. 09).). découvertes dans un champ près du Chatelet (29) T. médaille en or de cet empereur (45) Titus. de Caumont (22) et (23) Tersan (l'abbé) fait l'acquisition d'une grande partie des objets trouves par Grignon sur le Chatelet (109) Tête d'aigle en bronze (40) Tête de feimne en teme blanche (40) Tibère. (49) Végèce. cité (7) et (9) Viridomarus. (57). médailles en or de cet emperew (48). (58). Styles en bronze (40) Urnes cinéraires en pierre et en verre blanc. cité (14) Vase en bronze argenté (38) Verres colorés de diverses formes et de différentes couleurs (42) Vespasien. (55). PHULPIN Squelettes trouvés dans les I~ypogées(97) et (122) Statue et divers fragments antiques conservés dans une grotte (28) et (29) Tricasses. citées. roi des Gaulois Insubriens (79) Voie-Jean-Bara (26) vV Voie romaine de Langres à Neufchateau (25) Trajan. peuples cités par Pline (14) u. v. médailles e n or de cet empereur (54). (60) et (61) voie romaine sortant du cllatelet (25) et (26) FIN DES TABLES . médaille en or de cet empereur (50) Tombeaux romains découverts sur la voie qui sort du Chate!et (28) et (29) Traditions ayant rapport à la Haute-Borne (76) et Valois (de).

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CERPHM 1991. et aussi par l'inspection de la Haute-Borne. renversée le 25 novembre 1782. qui ait remarqué. soit comme trophée. Elle porte dans le pays le noin de Haute-Borne. après être restée debout pendant bien des siècles. soit comme signe de rasseinblement. Grignon. A. et de lire I'inscription. et par tout ce qui se rattachait d'intéressant à cette pierre proposa au Conseil général et fit noter une somme p o u la relever. ou peut&tre coinme inonument funèbre . et écrit par les plus savants visiteurs. Ce délit dont parle ce savant n'est pas celui qu'on voit aujourd'hui sur le terrain. et faire encore quelques fouilles dans les hypogées celtiques qui se trouvei~tdans les environs. archéol. p. Haute-Marne. vint la visiter. sans avoir rien découvert d'intéressant ni sur l'origine. et les rnoiiuments decouverts sur la montagne du ChAtelet située pres de Fontaines. offre moins d'épaisseur que le reste de la pierre. Préfet de la Haute-Marne. qui lui ait donné une interprétation. Saint-Dizier. 79 (1)) tandis que le monument était debout. 8 mai 1844. par M. parce que le morceau brisé que l'on voit sur le terrain. soit coinme représentant une divinité. MONUMENTS GAULOIS 1 ' Pierres. puisqu'elle était à 3 m. il n'&ait point facile de remarquer. une pierre brute que plusieurs habitants ont encore vu debout. dans sa tournée de révision. Cette pierre fut visitée en 1731 par Moreau de Mautour qui la trouvait haute d'environ 24 pieds. 41 cent. FONTAINES-SUR-MARNE 1. p. 9 ans après. et sollicité par plusieurs amateurs. elle f u t l'objet de nombreuses et intéressantes visites. département de la Haute-Marne. En 1779. c'est que ce monument : 1" est certainement gaulois . et apres coup . ce qui aura lieu incessamment e n 1845. et dont on parle. et a été gravée là longtemps après que le inonument eût été dressé. des fouilles. maître de forges à Bayard. roches etc. 2" que I'inscription est latine. elle fut visitée par l'ingénieur Legendre.Extrait de Bnquéte diocésaine de l&M. Roinieu. 51 . et ailleurs. et qu'il fallait une échelle pour la lire. 59-64. que cette inscription latine ait été apposée là par un Gaulois en langue qui n'était pas la sienne. outre un délit de 4 pieds de haut. D'après tout ce qui a été dit. la pierre déconsolidée à sa base fut renversée par des vents violents. Mr. de hauteur. Neuf-Chateau. Victor de Mongeot. mais on peut présumer que ce delit de 4 pieds ne serait que le dédoublement de la pointe de la Haute-Borne.. située à 1900 mètres du Chatelet. ni sur le but de ce inonuinent. Phulpin prêtre bâdielier de Sorbonne et Cure de Fontaines. étudié ce monument. sans autre fondation que le sol. il y a sur le territoire de Fontaines-sur-Marne entre Joinville et Saint-Dizier. et uii peu par suite de ces fouilles. qu'il a servi pendant bien des années au culte de ce peuple gaulois. puisqu'évidemment la fracture qu'on remarque est due à la chute de la Haute-Borne. mais qu'il aurait pu connaître comme on peut connaître une langue etrangère. à 1 3 mètres du coté droit de la voie romaine qui part de cette montagne. Ed. fit faire au pied de la Haute-Borne. Mr. ou qu'elle ait été mise par un Romain peu importe : elle est latine : que chacun explique comne il lui plaira. tandis qu'elle était debout quand Moreau de Mautour l'examinait . On pourra les lire plus ampleinent (1)Notes ardi&ologiquessur les fouilles faites. et surtout à l'inscription qu'il présente (not.. Moreau est le premier amateur qu'on connaisse. Je vais les rksuiner toutes en quelques mots. une inscription latine mise sur un inonument Gaulois : Les savants se sont beaucoup exercés à donner une interprétation à cette inscription. Depuis ces recherches. En 1750. 1840.

MI. Un auteur de traité sur la numismatique : VIROMARVS Iovi STATori Istum Lnpidem Iussit Fieri. Enfin deux ou trois personnes m'ont dit que dans une contrée du territoire qui porte un noin certainement très significatif "SousPour-Chiens". Cette Haute-Borne n'était point adhérente au sol . d'y laisser quelques pierres. Phulpin. puisque plusieurs . 78 et suivantes. un fuseau. 76. il pense que ce monument a été celtique. curé de Fontaines. On montre dans le voisinage une cavité d'où elle a pu @tretirée. Si l'on vient plus tard à le sonder. quoiqu'il existât certainement. pierre du pays et peut peser onze. a fait sur I'inscription une savante dissertation manuscrite dont je possède un exeinplaire. 89. quoiqu'imparfaiteinent par Mr. ou douze mille kilog. (voilà leur expression). et les Catalauni.-F. sur la même inscription : je la retrace ici à peu près telle qu'elle se trouve sur le monument : VIROMARVS ISTATILIF Moreau de Mautour l'explique ainsi : VIROMARVS pour Viridomarus Iovi STATori Ingenfem Lnpidem Inscribi Fecit Grignon : VIROMARVS Iulii STATiLI Filius (sous-entendu hic jacet). il y avait une figure de femme. le Curé. Mr. et je n'ai pu reconnaître ce souterrain. p. ou d'autres objets. A. que. Pothier. juge de paix du canton de Clievillon. le Curé. et un autre sur le chemin de Brauvilliers. presente en dehors une petite ouverture indiquant sa présence. mais avec une légère variante : VIROMAR16 Iulin STATILIo Filio. et il prouve que ce monument est celtique. Phulpin. ou dans l'intéressante dissertation manuscrite de Mr. il a servi de cippe fudraire. et tous les curieux ne manquent point pour en sonder la profondeur. et ils rapportent l'opinion que c'était là qu'était l'église d u Châtelet (voilà leur langage). juge de paix du canton. pense coinme Grignon. et que celle qu'il propose renferme toutes les conditions logiques d'une légitime interprétation. il a. comme rapportant une opinion répandue dans le pays. soit autrement. et qu'après avoir été dépouillé de son caractère primitif. et cela soit par voie d'arbitrage soit par droit de victoire. fontaines consacrées II existe sur le chemin qui conduit à Bayard au-dessous du Châtelet. et cependant p. les Leuci. (archives de la Haute-Marne). et ces personnes me disaient dans leur enfance avoir appliqué leur oreille à terre par tour de r61e pour entendre ce son . éloignée de 100 mètres de l'église du village. GELIN dans l'ouvrage de Mr. Pothier. une fontaine très abondante.été einployé se trouvant lài coinine limite frontière entre deux peuples fameux des Gaules.. qu'il est impossible d'admettre les autres interprétations. et il interprète de la sorte l'inscription : ViROMARVS Impernfor STATuit Ilii La~corirmImperii Fines .. et qu'après avoir été dépouillé de son caractère religieux.le général Viroinarus a fixé ici la frontière sur 1'Etat des Leuci. Il pense.ENQUETE DIOCESAINE P. et tenant d'une main une quenouille. mais elle avait été plantee en terre de main d'hoime : elle est de roche fromentelle. et de l'autre. il y a un endroit qui résonne sous le pied. ayant des mules aux pieds. Je me suis transport@ en cet endroit. c'est un souterrain du genre de ceux qu'on appelle : hypogées celtiques. par l'aspect du monuinent. 2" Souterrains Un monument gaulois bien intéressant qui se trouve sur le territoire de Fontaines. Celui qui a été fouillé. cite les mémoriaux des inaires de l'arrondissement de Wassy 1805. on pourra y faire des découvertes intéressantes pour la science monumentale. qu'on appelle fontaine Saint Louvent : une opinion est répandue que ses eaux ont la vertu de guérir la fièvre. No 4 Arbres. par les circonstances de temps et de lieux. comme si c'était des cloches . sur le c6té appuyé contre terre. Il prouve par l'étude du materiel de I'inscription. le Curé p. Mr. II s'en trouve encore un sur la voie romaine à une trentaine de inètres de celui-ci. Curé de Fontaines. et dont on doit la première découverte & M.

Tout ce que je remarquai. . 6" Coins. et 10 ou 15 in. et que les habitants de Gourzon prétendraient à juste titre que leurs anc@tressont descendus du Châtelet.-F. il y a 18 à 20 ans. 05 centimèbes. et qu'après la destruction de leur ville. signifie limite. debris informes et grossierement travailles : statues ou membres de statues inforines . les vestiges de ce chemin profondément creuse dans le roc. a fait ramasser éparses ça et là autour du lieu qui nous occupe. effacée en plusieurs endroits . que sur ceux de %meville. Cette voie a 1 m. c'est une enceinte creusée en terre. 50 centiin. à peu près en cette forine : La simple vue de ce lieu indique des traces du travail de la main de I'hoimne. de Naix. à 1 in. Jacquot maître de forges A Bayard. Voila pour les manuinents gaulois tout ce qui peut se trouver d'intéres- sant jusqu'alors connu. des blocs de pierre détachés. et pour l'impression. encaissée de 1 in. le Curé dans son ouvrage p. Cette voie romaine passe à cûté de la Haute-Borne et traverse le village de Danunarie. que le nom de la ville gauloise aurait éte Gorze.la levée qui distingue évidemment une route romaine. sous les ruines des habitations romaines dont nous parlerons plus tard. et peut domer connais- sance des idees neuves et de l'enfance des peuples gaulois. hachettes en pierre siliceuse ou en métal. et de Go~~zo~. 7' Chaussées. CHAPITRE II MONUMENTS ROMAINS. cette enceinte peut avoir 30 ou 40 metres dans sa plus grande longueur. o n a trouve une petite hachette en metal sur le versant du Châtelet d u c8te de la Mame. voies romaines. on peut voir la description qu'en fait Mr. pour construire une grotte sous laquelle il conserve les traces de l'ancienne voie romaine du Châtelet. et dans les bulletins des fouilles faites par Mr. ainsi que les ornières tracées par les voitures. tant sur le territoire de Fontaines. On y trouve ça et là. et en allant à l'est. C'est un endroit très découvert et en friche. En partant du Châtelet. Pour les monuments. mais abandonné et presqu'effacé. on trouve une preiniere couche de ruines d'habitations gauloises . ou Gourzon qui en langue celtique. et allait aboutir à Toul : des embranchements liaient cette ville avec celle de Grand. il paraihait d'après la dissertation manuscrite de Mr. construite avec des pierres brutes prises A Sous-Pour-Chiens. dans sa plus grande largeur. Quoiqu'il en soit de ces différents souterrains. 11 existe aussi en sortant du Châtelet du c8té du sud-est. Une grande voie romaine venant de Langres. on retrouve encore les débris d'une ancienne route connue dans le pays sous le nom de voie romaine. le Curé est d'une construction gigantesque. beaucoup de pierres brutes et massives qu'il n'a pas eu la peine d'extraire de la carriere. et le Châtelet qui n'est éloigné de Naix que de 15 ou 16 kiloin. Dans l'endroit où la voie roinaine se presentait pour descendre dans la vallée. un chemin taillé dans le roc. GELIN ENQUETE DIOCESAiNE personnes se sont offertes pour m'y conduire et me montrer l'endroit. on conserve sous une grotte. Enfin sur le Chatelet. se retrouve en plusieurs autres. laquelle borde le pourtour de l'enceinte conune un inur . et les rails O m. p. celui qui a été fouille par Mr. le Cure. 93. Je l'ai vu dans un cabinet d'amateur. dans la roche . et dans toutes les positions. et sans liaison. Cette voie romaine traversait la montagne du Chatelet sur un des cûtés. Mr. ils se seraient fixés dans le village qui porte ce nom. débris de constructions informes.P. medailles informes et pour le module. passait sous les murs de Neuf-Chateau. Wthier. 32. comme on peut le lire dans l'ouvrage de Mr. Grignon (2). et descendait par une pente douce dans la vallée de la Marne. 20 centiin.

des bains publics. Mr. qui était de la dépendance des Gaulois Belges Remois Les Romains. ou vers l'an 276. appela les Germains pour ravager les terres des Gaules qui obeiçsaient à Julien. ayant dû servir aux sacrificateurs. auraient assis un camp permanent sur le Châtelet. et par M. le Curé.. et puis cette ville gauloise détruite. Que la superficie du Châtelet ait ete autrefois couverte d'habitations. se rattache toute l'histoire des monuments découverts sur le Châtelet par Mr. civitas Lingonuin. vases lacrymatoires. des places. cuillers en argent. par la consomption de corps végétaux ou animaux. et d'une manière fort judicieuse. de ciment. ou de I'ande 352 à 355. et recueilli dans les fouilles qu'il a faites. notes archéol. cimetières.. Noviomagus Vadicassium. et sur ses destructions successives. tout ce qu'il a trouve. La Marne séparait la Gaule Belgique de la Celtique. une multitude d'objets mobiliers ou artistiques. patères. et gravées.. Grignon explique. Aux questions de ce numéro 10.. ont pu reconnaître l'emplacement d'un cimetière romain : sarcophage en pierre. agglomération de chaux. A. comme une desastreuse inondation. . Pour plus de détail voir les notes arch. Grignon. p. lorsque Constance II.. article par article. (Not. lampes antiques. c'est que. en creusant. on trouve les débris gaulois. styles de diverse forme. 25 et sq. Ce qui prouve l'existence d'une ville gauloise. Phulpin . auraient brûlé et détruit le Chatelet. 10 Cliamps de bataille. de sable. a découvert les fondations de plusieurs rues. De toute sorte de debris. et l'on pourrait encore trouver sur le Châtelet. anciennes fondations. ossements humains. et matière. pierreries soigneusement travaillées. Alise . lorsque les barbares firent une invasion plus désastreuse que les précédentes. Phulpin. et Arcadius en 4W.P. arch. des puits très profonds. fibules.. de plus de 100 maisons. alors les Gaulois Belges. ou mutilées. Gorse. pour se venger de la défection des Rémois.. Alezia.. Ainsi Mr. agrafes de toute forme. lorsque ces barbares s'étaient répandus sur la Gaule. etc. p. etc. On a trouvé. on trouve les débris romains rappelant les plus beaux temps de l'époque romaine. les restes d'un temple spacieux. et une deuxihne destruction aurait pu avoir lieu (ou sous Crocus destructeur de Toul. auraient abandonné leurs alliés pour se joindre aux Romains . Mr.-F. quoique sous le rapport de la inatiere. on distingue deux couches très distinctes de ruines : dans la première. et la plus profonde.. des statues. dans les fouilles considerables qu'il y a faites. fragments de colonnes. vases lacrymatoires . il n'ait pas fait une aussi précieuse découverte que Mr. et parfois licencieux. Grignon. vases sacrés.. tels que statues entières. soit des femmes de ce temps-là. différents objets ayant dû servir au costume soit des hommes. Un simple coup d'oeil de la personne la moins exercée suffit pour s'en assurer : ondulations de terrain.. Andoinatunum . pour conserver leurs conquetes. et qui peut tirer ses racines de via gentis Barbara. c'est une chose incontestable. ou pave. son compétiteur. sur les peuples qui ont habité le Chatelet. Il pense que le Cllatelet était d'abord une ancienne ville Gauloise à laquelle différentes personnes se sont efforcées d'adapter differents noms de villes anciennes. les Réinois auraient éte leurs alliés : mais ceux-ci effrayés par l'approche de César. p. les romains seraient venus à leur tour occuper cette position avantageuse soit pour y batir une ville. v.. dénomination que la tradition lui a conservée. d'où viendrait Gourzon. Dans la deuxième couche. et mélangée.. GELIN ENQUETE DIOCESAINE un chemin qu'on appelle aujourd'hui voie JeanBara. lors d'une deuxième invasion de barbares). A l'est du Chatelet. murs grossièrement travailles. Grignon fit ses fouilles en 1772 et 1775. médailles mal frappées. et fit imprimer son ouvrage à Bar-le-Duc. statues mal taillées. soit pour y établir un camp. avec toutes les connaissances historiques qu'ils ont pu se procurer. et cependant il n'a guère fouillé que la Sème partie du Chatelet. Les Gaulois Belges s'étant ligués contre Cesar. Grignon. g. terre noircie par le feu. Voici un résumé fort succint de ce que dit Mr. ou bien encore sous Honorius. et surtout de la rouge d'un travail exquis.. ou bien encore sous Valentinien qui defia les Gerinains dam les champs Catalauniens. 15 et suiv. des fortifications et beaucoup de poteries de toute couleur. une pierre inscrite à delni brisée sur laquelle on peut lire : . et grossières. sous le titre de Bulletin des fouilles. Mr. petit village situé au dessous du Châtelet. et plusieurs après lui. pierres blanches sciées en forme de briques. 39). lors de l'arrivée de Julien dans les Gaules.

vo~itaussi beaucoup plus loin.ENQUETE DIOCFSAINE ANIMAIM LVCIILAE ARVSS... Ces médailles sont toutes du Haut-Empire depuis Auguste presque jusqu'à Julien l'apostat. en bronze.. cinq ou six de Domitien . une d'Auguste. trente huit d'Hadrien ... Mr.. le Curé possède aussi ce que j'ai entendu appeler médailles consulaires. 11 fut obligé d'en céder une certaine quantité à MT.... et en a échangé quelques unes : il allait aussi fort souvent sur les ruines de Nasium (Naix) où l'on trouvait également beaucoup de inédailles en argent. ainsi que les inédailles en bronze : généralement parlant. les revers sont différents les um des autres. Voilà tout ce que j'ai pu connaîtTe d'ineressant sur Fontaines.une d'Othon . il a recueilli plus de 200 inédailles en or. et d'autres débris ont indiqué ce lieu de sépultures. une de Julia Titi.. et des pierres précieuses. trois de Nerva .B. en abregé.. deux de Titus.trente ou trente deux de Trajan ... lequel étudiait chez lui. une de Néron . 11 possède aussi des fibules. Phulpin a été plus heureux dans ses recherches .. ou B raison. père d'un de ses neveux. les médailles en or qui se trouvent dans la collection de Mr. et il en a rapporté quelques unes pour les faire entrer dans sa collection : je le tiens de lui-inême. . et en argent. en argent.. Mr...... une de Lucius Verus . une de Vitellius.. outre une grande quantité de néd da il les en argent. moyen et petit bronze. Grignon a trouvé sur le ChAtelet un grand noinbre de inédailles en grand. au moins de ma petite comaissance. En voici une courte énumération : une de Pompée . et qu'il conduisait avec lui sur le ChAtelet. et Sommeville pour les antiquités gauloises. MT. une de Faustine. deux de Marc-Aurèle. le Cure.. il a généraleinent conservé les autres.... je ne sais si c'est à tort..... sur les antiquiMs roinaines de Fontaines. une de Claude . tout ce qui se connaît jusqu'ici. annexe de Fontaines. et une de Sévère. . une de Galba . bois d'Antonin le Pieux.. de Wassy.. etc. une de Tibère. lorsqu'il allait faire ses recherches .. Voilà. dix de Vespasien . je ne sais pas si les médailles en argent qui sont beaucoup plus noinbreuses... quatre de Sabina. et en or. sont inieux consermées que les inédailles en bronze... et de Sommeville. une d'Oelius .. auxquelles il ne tenait pas trop. mais bien peu ou point en or..

elle avait et&. GELIN ENQUETE DIOCESAINE GOURZON CHAPITRE 1. On rencontre souvent des ossements au même endroit. placés en forme de rayom. on y a trouvé des ssements liurnains. Tous ces ossements. laquelle a été réunie à la Paroisse de Fontaines par Monseigneur Reymond.... quoiqu'elle dépendît et qu'elle dépende encore de Gowzon pour le Civil. ce ne fut que par suite de la répugnance que lui inspiraient les ossements humains. furent mis dans le cimetière avec les cérémonies de 1'Eglise. On croit dans le pays que Gourzon tire son noin de la ville qui existait sur le Châtelet et qui. sur les monuments rotnains . partie de place à fumier .. dans un terrain pierreux qui se trouve entre les chemins d'Avrainville et de Mezières : il y a nun chemin qui va juste cet endroit et qui s'y arrête.MONUMENTS GAULOIS II n'y a rien dans la paroisse qui ait rapport au 5 1 touchant les monuments gaulois.MONUMENTS ROMAINS On peut el1 dire presque autant au sujet d u paragraphe II. on parla d'un couvent de religieuses qui aurait existé à dix minutes de Gourzon. s'appelait Gourze ou Gorze. et trois têtes. on a trouvé vers 1803 ou 1804. en trouva aussi. il y a quelques annees. et s'il ne le fît pas. en dehors du cimetière et à fleur de terre. 15' Nom de la paroisse. Il y a quelques années. en creusarit une cave... Le voisin.P. Cette contree s'appelle la Praire. CHAPITRE II... aprés qu'on eût pris l'avis de l'Autorité Diocésaine. dit-on. et un jour on trouva une pièce dans le genre des pièces de 20 F. .. C'est là que se trouve le fameux Châtelet.. se proposa de faire fouiller. mais plus mince . Cet endroit lui sert maintenant.. A Gourzon cependant. poussee hors de terre par une taupe Le propriétaire. nommé Quentin. Tout autour gisait une multitude de corps. . . A une époque bien plus reculee... li fut plusieurs fois tenié de transporter dans ses champs la terre qui est noirktre et bonne. . dit-on. partie de jardin... Les pieds étaient tournes vers l'Orient.on n'en trouve guère que sur la rive droite de la Marne.-F. un cercueil en pierre dont le couvert était brisé et où l'on voyait u n seul corps.

L.-G. POTHIER juge de Paix à Cherillon LE CHATELET ET SES ENVIRONS Extraits de la HAUTE-MARNE REVUE CHAMPENOISE CHAUMONT 1856 .

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que ce lieu a @tehabite : de tout temps ces medailles.dont les travaux ont l'inappréciable merite d'avoir constate aux yeux d u monde savant. par Juvigny-en-Perthois. Nous en avons pour preuve ce passage qu'il cite lui-meme d'une histoire manuscrite de Joinville. faire un point stratégique. ayant pris part aux fouilles qui ont fait découvrir la tête d'aqueduc. à l'est... fut bâtie sur la montagne du Châtelet. comme eux. Plusieurs fois. ont fait tout ce qu'il était en leur pouvoir pour elucider les questions qu'elle ~0uleve: quelques-uns ont eu le mérite de constater des faits et tous ont loyalement e ~ n i sleur opinion sur ce que ces faits signifient. et sous ses ruines se trouvent des inédailles d'or. attestant. Le roi. à l'issue de l'étroit vallon qui relie. et. Fort de cette autorisation Grignon reprit et poussa très activeinent ses travaux depuis le coininencement d'avril 1774 jusqu'au 11 novembre suivant : ils embrassèrent une étendue de 8573 toises carrées. Rien de plus intéressant (1) Pierre-Clément Grignon.. un immense souterrain qui etait la tête d'un Aqueduc de construction romaine . qui depuis aurait été ruinée. des medailles romaines. composée dans le 17e siècle : "Anciemeinent la cite de Gorse. et encore. de plus. l'existence d'une ville en cet endroit. sans avoir les rares connaissances de plusieurs d'entre eux. d'accord avec la tradition. pour amener fréqueininent. sur toute sa surface. avec de nombreux débris de poteries et de pierres travaillées. d'argent et de laiton. né Saint-Dizier le 24 août 1784. remarquable par sa hauteur et par son inscription latine. sur le compte qui lui en fut rendu. comprenant parfaitement quel prix pouvait avoir Sétude de cette localité. il a suffi du passage de la charrue. des fouilles à ses frais : il en fit connaître le resuitat dans un meinoire qu'il présenta à I'académie des Inscriptions et Belles-Lettres. et. 61 . je me crois tenu. la petite montagne du Châtelet.La Hzute-M'une revue champenoise 1836. il suffit de la voir. au pied de ce monument. coinme aujourd'hui.-G. d u travail d'une taupe ou encore des érosions de l'eau pluviale. et quelques fois ont fait entreprendre des fouilles. la vallee de la Marne à celle de la Çaulx. la trace de ines investigations. pages 87-435 LE CHATELET ET SES ENVIRONS. si Son y fouille. des ruines romaines qui recouvrent des ruines gauloises. pour penser que les anciens en ont dû. qui font 3 hectares 25 ares 66 centiares. des empereurs Arcadius et Honorius. un Menhir ou Peulvan. ordonna que ces fouilles seraient continuees. n'est pas le premier qui en ait fouillé les ruines. ont éveillé la curiosité et la sagacité de l'homme instruit. Venant après eux. sur le Châtelet. POTHIER GENERALITES Sur la rive droite de la Marne. les hommes les plus capables. coinme une sentinelle avancée. dussè-je n'avoir accru que d'une seule pierre les signaux qui doivent montrer la route à ceux qui nous suivront. à la surface du sol. on y trouve. finage dudit Gourzon-sous-Bayard. de Joinville et de Wassy. Par L. Ainsi Grignon (l)." C'est en 1772 que Grignon commença. Sur le plateau qui la domine.. se dresse. à distance égale de Saint-Dizier. De tout temps. j'ai sur eux l'avantage de réunir des documents plus nombreux. pierre druidique connue sous le nom de haute-Borne. de laisser après moi. sur le Châtelet. maître de forges à Bayard. existent de semblables ruines et.

Je dois à l'obligeance de l'ami dont je viens de parler. se trouve dans la bibliothèque de la ville de Chaumont. Ayant visité l'Italie.. chez Nepvnr. unique peut-être. peut-être. et où il s'attendait peut-être. et Gérard Jacob-Kolb. ordre fut donné aussit8t de faire cesser les fouilles. il en rapporta le goût des collections. & l'âge de 83 ans. par cette loi de réaction qui vient toujours contrebalancer le succhs et la gloire. d'apes ce plan. à voir un nouvel Herculanum . dans les fouilles d'une ville gallo-romaine. à un grand ouvrage sur les arts et métiers des anciens. représentant les objets les plus curieux dans la première année avaient récemment démontre à Louis XVI le mérite de l'eneeprise : le ministre Bertin venait de faire place au comte de Vergennes. (5) Birlletin des fouilles. C'était vainement que quatre-vin@ planches in-folio (5). pour senrir. et il avait fait graver. Mais. Tels sont les fruits précieux qu'ont laissés à la science les fouilles de Grignon. emporté à Paris l'atmosphère glaciale de leurs impressions. tout ce qu'il put se procurer des fouilles du Châtelet.POTHIER que le bulletin où il en a publié le résultat (2).A. et bientbt il en posseda dans tous les genres. nous pouvons en juger par l'empressement avec lequel le docte abbé de Tersan (6).. l'envie eurent aussi bientût leur triomphe. et mcompngnk de 130 plmiclies grmérs nri frnif ou onrbi. pages 101 et suivantes. ninsi qrr'nux décoirunies soiifenzmnes d'Hnriilmtutri . Les savants en furent émus et l'intérêt qu'ils portèrent à ces fouilles égala le retentissement qu'elles eurent. page 262. c'était le trésor que son érudition ambitionnait de léguer à la science. Quant aux regrets que dut causer au inonde savant cette sauvage détermination.. pour lui et ses amis. Mais. . librniie éditeril: pnssnge des Panoinntns. de brique et de tuile (3). chez Christophe. il avait surtout conserve avec soin tout ce qui avait été trouve. après la mort de Grignon. recueillit. laissa cette publication définitivement incomplhte (7).. adresse de Castel-Sarazin & Monsieur Pinard. (4) Notes nirlréologiques sur les foirilles fnites et les rnonirments déroriverts sur ln nzontngne dtr Chitelet par M. continuateur de Grivaud. 1819".. dans la réserve.. entre Smnf-Dizier et Joinville en Chnmpngne.de. Neuf- diâteau 1840. impiinieur . ou recherchzs nrlréologiques s m n n f piincipnlement R ïexplicntion d'un grmd nombre d'nntiquifk recrreillies dans les ntirles dirize ville gniiloise et iommile. est mort & Paris le 11 mai 1819. (3) Biilletiit des fouilles.. et surtout par l'atlas qu'il en cornposa. qui eût dû former au moins un gros volume. il s'était propose de faire servir ces antiquités de base & un ouvrage sur les m et metiers des anciens. Chaudruc de Crazannes son elève. n en existe un exemplaire complet. comme si la fatalité qui a détruit notre ville gallo-romaine et efface son histoire et son noin dût aussi s'attacher à quiconque veut la tirer de l'oubli. l'ignorance. ayant eu bientst le même destin. sont au nombre de 136. décoriverte entre Snirif-Dizier ef Joiimille.R Pniis. sont au complet. A Pnris. etc. découverte en 1772 sur la montagne du Châtelet. d@nrfement de ln Houte-Marne. 1819). prétre ancien ard~idiacrede Lectoure et le doyen des ardieologues hanpis. Il etait ne & Marseille. devenu rare.. et Grignon perdait en lui l'unique Méchne qu'il eût dans les conseils LE CHATELET ET SES ENVIRONS d u jeune inonarque. en existe un exemplaire parmi les imprimés de la bibliotheque impériale. ouvrage qiii peuf s m i r de supplémnrt nur ircucils deMontfmicon dtr comte de Cnylus de d'Agiitconit etc. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles (4). qui.pur Grivnird de ln Vincelle. au dépst des gravures de la bibliothèque irnperi. pour distraire ses ennuis de voyage. Phulpin. O Cet ouvrage format in-folio a pour titre : "Aiis et ntétieien des mciens r e p r k f é spnr les nioniintnlts. (Lettre de M. mais le texte. près de 130 planches.. Les planches qui en forment l'atlas et qui. s'arr@teà la 38e page. Grivaud de la Vincelle est mort lui-même des le début de son travail. -Cet ouvrage. la société et. (Grivaud de la Vincelle. en réalite. R Bnr-le-Duc. Cnfnlogue des objets d'nntiquifé et de cilriosité qrii conrposnienf le cnbiiief de Iilbbé de Terçmz. de M. 1774 et 1775. l'un et l'autre.ées. Paris. Un émissaire qui se présenta sous les insignes d'officier du Génie et qui n'aper~ut dans les découvertes de Grignon que des têts de pot. le 19 fevrier 1848). page 239. découveiie pnr Grignon. clia Delnlmn. (2) Voici le titre : Birlletin des fotrilles fnites pnr ordre du iot d'irne ville mmnine çirr ln petite rnonfngne du Chnfelet. avec ses notes explicatives. Pinard. Charly-Philippe Campion de Tersan. ayant. C'était le souci de sa vieillesse. ancien greffier du tribunal de Wassy. dont il confia le plan et l'exécution au talent de son a m i Grivault de la Vincelle. (6) "M.. la hnne fortune d'être devenu tout recemrnent possesseur d'un des très rares exemplaires qui réunissent toutes les livraisons qui en ont paru." n n'en avait fait tirer qu'un très petit nombre d'exemplaires. Louis de Rohan. un prince valétudinaire.

5. 9 et 10. Clé fnconicniie. 63 .G et 7 cwc . Bn~iieclé.nlede Chnri»iorit 1. Dollble coirtr ? . 4.8 . i\.Hibi.li~>ticij. l~nclrpsn douille.2 et 3. Aiïière d'1171efibiile.Ilrssi~iEntest Royer :iMmiuscrif Potltier.

(10)Id. sous l'impulsion de la bonne fortune qui lui fit trouver plus de deux cents néd da il les d'or. ne sont point indignes de ceux qu'avait trouves Grignon : mais malheureusement.. ainsi LE CHATELET ET SES ENVIRONS qu'il le recomait lui-même dans la noble siinplicité de son récit : "A l'époque où je fis ines fouilles. Cependant. et méme il avait rédigé et possédait a l'état rudimentaire la relation de ses découvertes. Ses trouvailles furent bientôt une savante collection dont la renommée devint européenne (11). Les objets d'art qu'il y a recueillis et dont quelques-uns sont décrits dans ses Notes archéologiques. Phulpin. depuis Grignon. restèrent donc presque inaperçues. deux ans après la cessation des travaux de Grignon. n'étant point d'un métal précieux. également venues de notre inontagne. avaient été achetées à Joinville. Ja'i vu plus que je n'attendais. le 30 janvier 1806. d'accord avec ses goûts.POTHIER Un prétre dont la inéinoire est encore vénérée dans le pays. de 1834. ont eté négligées ou perdues par nos cultivateurs. ii vint un temps où il reconnut que la science réclamait leur publication . il n'y attacha pas le même prix. On a découvert aussi des bagues .. mais alors le poids des années et l'affaiblissement de sa vue vinrent paralyser ses bonnes intentions. dit-il. de domer la description (IO). il en résulte que bien certainement à l'époque de sa date il n'avait été fait.. aurait pu en détourner les yeux pour contempler avec un nouvel amour des débris de vaisselle.. c d de Fontaines (8) nous dit s'étre livré dès 1785 (9). quoiqu'elles eussent une valeur qu'il comaissait parfaitement. que des pièces d'or et d'argent. la plus cornplète. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre. p.ditil. de tout le département est la propriété de M. (11) Voir Balbi. C'est pour cette raison encore que je n'ai pas étudié les restes de construction que j'ai rencontres et dont il m'est de toute iinpossibilitt. qu'apres d'actives et consciencieuses recherches. toutes d'une admirable conservation ? Qui donc. 37. 32. qui malheureusement ne se présentèrent point. C'est donc plus tard. que. le fit donc essentiellement nulnisrnatiste. peut-étre. l'abbé Pierret. qui. LXXLI . Pour y faire régner l'ordre et se trouver plus en état de satisfaire.. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. que les investigatiom auxquelles M. Cette intéressante collection. à l'infatigable curiosite des savants et des amateurs. p. d'autres renfermaient des ossements. remettant à des loisirs.. après les avoir classées dans un élegant casier. le Préfet de la Haute-Marne. Paillette. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns étaient vides. (9) Notes nrchéologiqiies. que je n'attachai pas une bien grande iinportance aux divers objets que je rencontrai dam le cours de ines premiers travaux. et qui eurent de si beaux résultats en numisinatique. fut nommé curé de Gourzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quaratite ans. Monsieur le Préfet. le soin d'en faire autant pour celles d'argent et de bronze. lui firent exécuter des fouilles régulières. j'en ai rassemble une quinzaine qui étaient encore dans leurs mains et dans celles de quelques curieux des coinmunes voisines . aucune fouille sur notre montagne. Mon unique but était alors de former une collection de médailles ." Qui donc d'ailleurs n'aurait pas agi de meme façon. doué coinme lui du sentiment du beau. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Çeulement.. Aussi avouerai-je sans trop de honte. p. avec toute l'obligeance qui lui était naturelle. n'ayant eté écrite. édit.. comme on le voit. tirées pour la plupart des ruines du Châtelet. connue seulement de (8) Voir la notice biograpliique publiee à la page 44 de la presente revue. administrateur de l'hôpital. On avait trouvé bon nombre de pièces de monnaie qui. il ne tarda pas à dresser un catalogue des médailles en or. en defrichant le haut de la montagne." Cette lettre.. nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. les habitants des comnunes qui ine sont confiées. On m'avait instruit.. AbrQé de Géogrnphie. Cependant il avait pris des notes. Celles-ci. de la ferraille et des fondations d'édifices ? La force des choses. depuis les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque. ainsi je faisais peu de cas de tout ce qui n'était pas relatif à cet objet et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire. et possesseur improvisé de seinblables richesses. vers 1810. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique.

CI& . Dessi11Errzcrf Ra!~ev:Mntrrisciit IJofhier Bibl.5 d 10 @iiigles certmnenzn~ten os. iMzrricipnle de Cbnui. 9 IO .iorzt 1 d 4.3 2 4 1 5 6 7 *. .

de nombreux fragments de la belle poterie rouge des anciens. représentant . dont une en argent à l'effigie de Doinitien. de poteries brisées. mal@ la resistance de leur antique mortier. et de quelques pièces de monnaie.. entre les quatre inurs. pour la remplir avec dévouement. Une partie de ces objets est restée en la possession de la famille Paillette. des fossés. l'hoinme a fait de même en tout temps. Le bruit courut bient6t qu'il y avait découvert un trésor. obéissant autrefois coinrne aujourd'hui aux lois de l'intérét et du besoin. par l'espoir du gain. propriétaire des forges de Bayard et d'une partie du plateau du Chitelet. 95. quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres proprietaires. y eut mis la dernière main. Ils obtinrent de lui la permission de remuer la terre où bon leur semblerait. les notes archéologiques ne sont point ce qu'elles eussent été si l'auteur luiinéme. de cendres. même les traces. Phulpin et Grignon.. M. peut être. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. on a vu. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance (15). qui est au pied de la montagne. ont été arrachées. . quoiqu'elle ait eu pour effet l'exhumation d'un millier de médailles éparses et d'une foule d'objets curieux. Néanmoins. est un ouvrage du plus haut intérêt. Ce résultat. sous le rapport de l'ensemble et quelquefois des détails. Le baron de Klopstein.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS quelques amis. Çans doute. publie en 1838. Mongin : il accepta. les fondations des édifices. faisant tout disparaître. m'a-t-on dit. le vicomte Delassalle. dont les pierres. un personnage élégaimnent drapé. activement exploitée. Girault de Prangey et le dévouement de M. de charbon. vendues ou dispersées presque aussitôt que trouvées. et. et divers joyaux. retouché par M. M. creusant d m le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède. qui se lit avec entrainement et dont les premiers résultats ont été de faire restaurer la Haute-Borne. un petit coin de la montagne. la plupart à l'effigie des Constantin. aujourd'hui maire de cette commune. l'instituteur primaire de Fontaines. lorsque les vives instances de M. une mission laborieuse. Phulpin et bouleverser de la m&ine manière. de Cirey-le-Chiteau. lui firent enfin surmonter les répugnances qu'il avait constamment éprouvées à l'idée de soumettre les essais de sa plume aux regards du public. en 1845. et. et l'autre a été vendue par les ouvriers. C'est ce qu'a senti parfaitement M. et le peintre qui n'a pas conçu l'image ne donnera jamais une copie. reproduisant pour la plupart ceux qui ont été trouvées par MM. quand (12) L'un des auteurs de l'Anniim7e eccl&iffitiqrie et historiqiie du diocèse de Limgres. d'occasionner la decouverte de la tête d'aqueduc et de remettre à l'étude plus vivement que jamais les antiquités du Châtelet. Bient6t des bticherons de M. c'est que ces fouilles. c'est que l'espace. Depuis. voulurent trouver aussi des irésors. Ce travail. Mongin et publié sous le titre modeste de Notes archéologiques. notamment une jolie cornaline. Ernest Royer. des caves. un de nos Préfets. dans la force de l'âge et avec la fraîcheur d'idées qui le caractérisait. Dam l'autoinne de 1848. nui ne pouvait la remplir plus fidèlement qu'il ne l'a fait Vers le temps des principales découvertes de M. en a acheté plusieurs qui font partie de ses collections." En 1842. de divers objets en fer. un peu plus tard. qui tient de la main gauche la haste pure et de la droite une paline. des restes d'aqueducs . pratiquees capricieusement et sans autre guide que la soif des medailles. un cordonnier désoeuvré acheter des héritiers de M. est bien digne d'interêt : mais le c6té regrettable. un cultivateur ayant heurté de sa charrue le haut d'un fût de colonne. certainement. permission regrettable. nous dit-il. était rempli d'un inélange confus de terre. (15) Btillefin desfoiiillles.la découverte de la tête d'aqueduc. Nous devons en inférer que les ruines du Chitelet sont devenues une carrière. entreprit en cet endroit une fouille et y trouva une cave. Tout ce que je puis en dire. sans doute. de pierres à bâtir. Ainsi le veut la nature : le bouton qui renferme la fleur doit aussi produire le fruit. haute de huit millimètres sur sept de large. Phulpin. Paillette. Je parlerai plus loin des fouilles qui ont ainené. par l'intermédiaire de M. Mongin (12). p. au fur et à mesure de leur découverte. ont gâM une grande partie de i'espace inexploré. maire de Prez-sur-Marne "fit ouvir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions.

R b ~ l ~ ' Deçsitr Et. cilillm tnéfdliqile (bronze oil nrgent .iest I<oyer :Mnitriscrit Pothier Bibl. 3 4 5 If - . Mu!zicipnle de Chnriinotrt 1 et 2.. G r m d e q i n g l e niérovinginme prwenmrt pmbnblenient des srjltllhrrcs.& 1 I 2. 67 . 3. ~ . 4 ii I I lrppliques diverses.

ou à reposer l'esprit du lecteur. n'a encore apparu sur notre montagne qu'à l'heureux abbé Phulpin. ne voulant point dépasser les limites de la revue. sa couleur noire augmente d'intensité.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS elles étaient récentes. Grignon a reconnu (15) et les observations nouvelles i'ont prouvé constamment.d'examiner les maisons avec leurs substrudions diverses. le mur d'enceinte. le tout entrem@léde ruines. mais. que deux fois une main de feu a presidé au bouleversement et à l'anéantisseinent de cette localité. les descriptions ou les discussions qu'autant que j'y verrai matière à prouver ce dont il s'agit. il pourra toujours y être supplée par les textes auxquels je renvoie. embrassant la vie civile. quelques lacunes sont à regetter. pour démontrer que ce f u t une ville et non un cnmp. quel argument nouveau n'eût-ce pas été à l'appui de leur conviction ? Obligé de suivre leur plan. c'est-à-dire de quelle natwe. je me bornerai à l'indication des faits. qui daigne rn'ouvrir ses colonnes. . comne dans les environs.. ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procure que des fragments de poterie ou de verre. est reinarquable par sa couleur noirâtre et sa légèrete : nous avons vu qu'on trouve à sa surface de nombreux debris de poterie et de pierres travaillées et quelquefois des inédailles. Si. de quelle civiliçation ils sont les temoins. les édifices publics. avaient déjà répondu péremptoireinent à cette première question par la seule exhibition des monuments de toute nature recueillis dans les fouilles : il leur a suffi de mettre sous nos yeux tous ces produits ou instruments des arts. d'autres cendres (16). c'est quelquefois la roche. que ceux qui ont recherché avant nous cet or. cet argent et ces pierrres de taille. et le rapport de toutes ces choses avec l'existence d'une voie militaire de construction romaine et avec la Hauteborne. Au-dessous. l'abbé Tersan. les rues tirees au cordeau. le dieu des arts s'y manifeste à chaque pas aux yeux de l'antiquaire .. p.Notes nrcl~logiqi~es. d'une terre rouge et coinpacte. et abandonnées depuis . pierre celtique. au lieu d'y être composé.. à jeter quelque nouveau jour sur certaines questions archéologiques. quel en fut le nom. On en conclut avec l'abbe Phulpin (17). Cela nous explique coinment Grignon a trouvé tant de choses curieuses et en même temps si peu d'or et d'argent . que trace la raison.. à quelle époque il a commencé. des sciences et des prefessions. le plus souvent une aire en gravier. (16)Id. 102 et 103. s'ils eussent connu le gigantesque aqueduc dont ils ont pressenti l'existence. dont la minime valeur n'&ait pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'esperaient pas trouver de l'or et de l'argent. n'abordant les détails. cela nous d 0 ~ lae mesure de ce que l'on doit g~néraiementattendre des fouilles qui seraient faites plus tard (14)... 32 et 33. Certes. et généralement on ne tarde pas à rencontrer une couche de cendres et de charbons. ou inêine des monnaies de bronze. que les ruines du Chatelet occupent la totalité du plateau qui est de 22 hectares. par suite.qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . gnzlloise d'nbord et ensuite gnllo-romnine. militaire et religieuse . sous cette couche. C'est à ces vestiges que la science demande depuis longtemps de quels faits. une couche de béton. on dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main. de quelle importance était I'établissement dont ils revèlent l'existence. tandis que. et. Le sol. Quelle a été la nature de l'ktablissement qui existait sur la montagne du Cliâtelet ? Grignon. Dès qu'on le remue. Section Prernihre. Grivaud de la Vincelle. si Plutus. des ustensiles brisés ou avariés.que l'or et meine l'argent doivent y être rares et ne s'y rencontrer que par exception . qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu . Mais. p. quelles ont été ses vicissitudes et sa fin. d'autres ruines.

Dessin Enrest Roycr :Mnrruscrif Pofl~ierBibl.. Mzirzicipnle de Chnuiiloilt Objets ditiers ni b i o ~ i z e .'R?It 1.- s. 3 b 7?.

des charpentiers. des fondeurs en bronze et en fonte de fer. verte. Les nteliers. pétris ensemble. de bleu avec des larmes blanches. les outils. des musiciens et surtout des ecrivains.. des taillandiers. tels que les huîtres de l'Océan (18) et le lotus odorant d'Egypte (19). de jaune pâle. des joailliers. diez Leleux. les matières premières. et lui apportait les tributs des pays lointains. "L'art de la verrerie.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Arts.. des chirurgiens. p.. de jaune orange et de jaune reinbruni : toutes ces espèces sont transparentes. jaune. nous dit Grignon (Zl). des serruriers. des orfèvres. Parmi ces divers produits.. nous en jugeons par les fragments nombreux que nous tirons de nos fouilles : l'on en coinposait de toutes sortes de couleurs. des ébenistes. n'y étaient pas fabriqués. rouge. qui ont fourni plus de quarante types A l'atlas de Grivaud de la Vincelle (20). Une bonnepnrfie des vnses ef des verres étnient imporiéç ln région de Cologne en Rl~énrmie. des marchands. en ivoire et en métaux. etc. profession. des comediens. de bleu clair. brune et noire. Parmi les différentes sortes de verre. il y en a d'opaques de couleur blanche. ceux de la serrurerie ne sont pas les inoins interessants par la forme quelquefois étrange et généralement très variée des clefs. de bleu foncé . des charrons. (20)Arts et niétim des mciens. Si les nombreux objets de coutellerie. sans couleur . que l'on y rencontre. . de plus foncé vert d'eau. (19) Id. on le soufflait sous toutes les formes . sciences. des tourneurs en os. à Paris. il y en a de très transparent. des sculpteurs. d'où résultaient des dessins bizarres. Les ouvriers avaient l'art d'incorporer les verres de couleur avec ceux qui n'en ont point : car nous avons des pièces de verre blanc transparent ornées de filets et de cordons bleus . des potiers.. des inarechaux. etc. de vert aigue-marine . plandies 35 et suivantes. gris de lin. des meuniers ou boulangers. Ils formaient aussi des combinaisons de verres de différentes couleurs.. des menuisiers. cultes. de blanc avec une nuance de vert. Nous verrons que l'architecture y déployait ses merveilles. & peu près semblables à ceux du papier marbré à l'eau . ont été exercés sur le Châtelet. 18. n'était point dans son berceau . ordonnées avec syinétrie. bleue. Tous les arts utiles à la vie et beaucoup de ceux qui sont le produit de la civilisation la plus avancée. m. 1843. des peintres. ce sont autant de preuves de l'activité de son commerce. des cloutiers. des bourreliers. employant principalement le style d'ivoire ou de bronze et quelquefois le cnlamus de cuivre. à la splendeur du culte. des veniers. aux agréments de la vie. etc. attestent qu'il s'y trouvait des maçons. qui lui procurait tout ce qui concourt au luxe ou à I'utilite. violette. (18) Biilletili des foirilles. par Bâtissier. des trefileurs. de quincaillerie de toute sorte. d'autres avec des larmes bleues et gris de lin. (Zi) Elémnifs d'n~rliéologicnntionnle. des corroyeurs. 67. que l'on trouve dans ses ruines. p. pourpre. p." Type de udegnllo-rommne.

.

sont d'une terre plus délicate. semble avoir et6 réservée pour les vases consacrés à la religion et au luxe. quelquefois bronzée. des assiettes. les f@teset les jeux qui sont représentés sur d'autres respirent la gaîté ." Cette belle terre rouge. "Une tasse de chasse de terre blanche.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS II serait suffisant de rappeler que le Châtelet est une des localités de la France qui ont fourni aux antiquaires la plus grande partie des vases de terre qui ornent leurs collections : l'histoire de l'art ainsi que de la localité nécessitent quelques détails. les animaux y ont de l'action . et souvent de la belle terre rouge désignée sous le noin de terra Campana. Les autres. variant à l'infini : les uns ne sont formés que par des traits en creux ou par des moulures ou des filets plus ou moins saillants . Bâtissier (22) et de Caumont (23). (26) Brilletin d e foiiilles. de forme aussi élégante que variee. par le fini du travail et par le poli et l'éclat de leur couverte. et le cadus se terminant par une base très étroite et quelquefois pointue. que l'on implantait dans la terre des caves et quelquefois dans des pierres cubiques. des rinceaux sont distribués avec plus ou moins de régularité et de goût sur la surface de certains. pétrie de fragments de coquillages : ce sont des qodes ou marmites sans pieds.T. terra campana. Les sujets sont tous tres ineressants : si ce sont des chasses. dit Grignon (24). (24) Biilletin des foiiilles. des olla de forme globuleuse avec de larges rebords. coupes ou tasses . décorés des ornements les plus riches. tels que les amphores. page 58. D'abord.48. des feuilles. (23) Corirs d'n~ifllriitésnzmzr~mentdes. si remarquable par son beau vernis rouge et par son poli achevé.80 et 118 de son ouvrage. 256. '173. Ces derniers sont d'une terre grise.1. Enfin les plus précieux sont des anaglyphes en bas relief et demi-bosse." On trouve à la surface du sol de la montagne beaucoup de fragments informes de cette grossière poterie : j'y reviendrai en parlant de l'aqueduc.ceux qui sont consacrés à la religion inspirent le respect . trhs dure. des casseroles ayant un manche horizontal . (Z)Même ouvrage. nous pouvons en juger par cette autre description de Grignon (26). ainsi que de grandes terrines et des égrugeoirs qui.des urcwles ou petites cruches . p. Quand à la vaisselle de fabrication romaine ou gallo-romaine.de grands vases à deux anses. avec des anses perpendiculaires . de toutes couleurs. sont hérissés de pointes de quartz que l'on y a implantees après leur entiere confection. les mieux entendus et les mieux exécutés : ils sont ragoûtants par leurs formes @légantes et reguiieres. hydria . coccinum impériale. ce sont des olla ou mannites. pareilles à celles dont parle MM. des platanes.enfin les combats sont des traits intéressants d'histoire. p. il s'y trouve des poteries celtiques.49. De iiomhmix unses trorivés nri Cluîfelet prouenniott des oficines d'Alxonne. à fintérieur. page 217. n'était pas la seule qui fût travaillée avec ce degre de perfection . (25)Grivaud de la Vinceiie a reproduit beaucoup de ces vases. des aiguières. le canthanrs. creusées en entonnoirs. aux plandies 15. des cratères. par l'esprit et la correction du dessin. La terre rouge. que nous tâcherons d'approfondir (25). 72 . rarement vernissée.17. des fruits. Voici la description que nous en donne Grignon : "Des vaisseaux très inatériels sont composés d'une terre noire. couverte d'un vernis de Cérnmiqrie roiige dite sigillée. "Leurs ornements.20.

tnii~ri Pnilkfte de L'Isle . I s ~. Vnsqi~eml nmrbre. 73 . - / -3 /' .2 3 /---.. Grniide niguière eii bronze n!ynnt npni.~.- p' .. 2 et 3.. Mn~~icipnle de Chnrtriiont 1. Vnscs ni cémmiqiie . 4 et 5../ /'. Deslin Enrest Roifer :M R I I U SPotbier C ~ ~ ~ Bibl.

. C n l s i a ni blw~ize. 5. G .. .4 Bloc de pien? portnizt iine i?isciiptiori CVRMI . Colonnette (mz pierre ?J . Lnnze de coirfeni~. 2..3. E7lc7iei oii petit vnse de hhlanze . Petit unse mi t n ïr noire purfnnt I'i~isci~tio>z PIE . r Mrznicipnle de Chortnjorit 1.J i * Dessiri Ertrest R o p r :Mnrrr~scritP o t l ~ i e Ribl. .

professait la religion chrétie~e. COMICVS. Congius. ce sont : FORMOSVS. Paillette a recueilli des fouilles de 1849. comme il arrive à nos ouvriers en porcelaine ou en terre à pipe. tu vivras" formule grecque. et du double V : (27) Voir dans le même ouvrage les pages 60 et 223. (29) Même ouvrage. ni les angles émoussés. 9l et suivantes de son atlas. BORV. ni les creux remplis. M. etc. une grande partie de vase. entre deux filets de grenetis blanc qui en font le tour. C W C . OF LABIGnis.38. IVSADVO. CRESTI. . 18 et 134. ou petit temple souterrain. Ce vase est orné d'un bas relief qui représente des levriers et des lievres courant à toutes jambes. qui corrompent toutes les formes des ornements précieux. est d'une terre noire et très pesante. Plusieurs de ces noms sont remarquables par l'emploi de l'Y : ORASSEY. que des vases analogues ont existé dans le 4e siècle et qu'on y lisait PIE ZESES signifiant "Bois. OPFRY. que rapporte M. exécuté avec un art inimitable : l'ouvrier n'a pas appliqué son génie à rendre strictement la nature. inais il a inis tant de feu dans les attitudes et de délicatesse dans les traits que l'on peut dire que l'art a surpassé la nature. SARV. par une couverte vitreuse. couleur gris de fer.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS couleur olive rembruni. WOWO. MKUAI. qui fait partie des objets conservés par M. MARCELLVS. page 12. dont les fouilles de 1773 ont fourni les principaux 616ments (29).19. d'y reconnaître la série complète des mesures romaines. semble aussi respirer le Christianistne(27). On y rencontre dix des soixante quinze estampilles. Enfin on voit la croix précéder ainsi un nom : +. Charles Lenormant nous aprend dans une notice archéologique. orné. (28) Blrlletin des foililles. Ce qui est encore plus admirable dans l'exécution de ce vase. de Caumont à la page 190 du deuxième tome de son Cours d'antiquités monumentales. &rite en lettres latines et qui fait allusion au sacrement de l'Eucharistie. dont leurs vases sont enrichis. c'est que la couverte n'a rien déformé : tout y respire .120 et 175. IVOVOI. Exmrple de signnfizre Georges Chenet) dc p o t i e ~ nrgonlinis (d'qlÈs Beaucoup d'entre eux doivent avoir été fabriqués sinon dans la ville. MARIANNS pour MARIANVS. auquel pourraient parfaitement s'appliquer cette description et ces réflexions. gluante et destructive. le Cange. p.41. à en juger par les noms Gaulois des artistes. NiNY. SABINVS. et les planches 83 et suivantes. Paillette. joignons la description d'un très petit vase que les fouilles de 1849 ont fait découvrir. ressemblant chacun à trois grains de groseille et séparant entre elles les lettres P 1 E. recueillie par le Moniteur universel le 7 novembre 1854. étrangers à la céramique. et à Grivaud de la Vincelle. OF-PRMI. La planche 90 du même ouvrage nous fait I'occaçion de celui qu'a connaître le pied trouvé Grignon et dont il donne une description très détaillée (28). Les vases trouvés dans les ruines du Châtelet offrent jusqu'à présent cent cinquante-cinq n o m de fabrique. Ce vase. qui ne s'imbibe pas dans la pâte. tels que VEXTVK. soigneusement caché à l'angle d'un édicule Ædinlln. ainsi qu'une quatrième figure qui n'est pas une lettre mais une sorte de colonne résultant de la superposition de quatre ou cinq points blancs. les balances et la série des poids romains. On voit e n caratères grecs : OH. D'autres monuments. MCCWIO. MACRINUS. nous feront voir pareillement qu'une notable partie de la population du Châtelet. Ces trois lettres m'ont toujours paru n'avoir été séparées de la sorte que pour la symétrie et la décoration et ne former qu'un seul mot dont la fin est indiquée par la quatrieme figure. les traits les plus déliés n'ont point été grossis." M. du moins dans les envirom. de quatre groupes de fruits rouges. OF-CELADI. qui s'y trouvent peintes en blanc. A cette dernière remarque.42. tandis que sur un autre vase l'inscription SANffIANI Manu. TORIAC.119. ainsi que le donnent à présumer les planches.SAHOWO. Enfin les vases trouvés au Chatelet ont perinis à Grignon de constater l'existence d'une mesure de capacité.

10. la in@mevariété. la plupart des peuples n'avait encore aucun de ces établissements. broches. 10. Les moulins de cette espece faisaient partie des Pistrines. il se trouve representé à la planche 18 de Grivaud de la Vincelle. agrafes. . l'oinbilié. Désobry dans sa Ronre nir çiècle d'Airgiiste. cinq ou six lances et sept ou huit poignées d'épée à deux tranchants. t.. chap. et une garde en ivoire . Epaisse de 8 à 15 centimetres sur 40 à 50 de diametres. 40. ou encore de lave de volcan. (35) Id. T . fortement fixe au sol. inobile et mue ordinairement par une esclave . conginnn. par M. La même élégance. La meule supérieure.1856. haute de 90 centimetres sur un diametre de 9ic. page 41. artistement travaillé au marteau et. dont l'emplacement est encore inconnu. 3 p. des mailles de cotte d'arme. qui ne furent connus à Roine que depuis l'an 580 de sa fondahori. plusieurs fers de lance. Grignon a trouvé un fer de flèche à pointe quadrangulaire. se retrouve dans les objets de toilette. BIBI (35). Meule i mnin (d'nprès Cngiml et Chnpot.19. et les figures des plandies 26 et 27 de Grivaud de la Vincelle.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS On sait que les moulins des anciens consistaient en deux petites meules de granit inicacé. la page 44 de son brrlletin. rose ou violet. de haste et de pique . percée au milieu. 4. et qu'elles ont fourni à l'atlas de Grivaud plus de 200 types différents. Du temps d'Auguste. qui sont nombreux d m les ruines d u Châtelet (30). 376. 2. (33) Désobry. la pâte et le pain pour l'usage d u public. De Caumont à la page Zi9 du tome 2 de son coi~isd'nntiqrrifés et par M . livre 18. 65. (34) Biilletin des foliilles. Je ne parlerai des jbirles ou attaches des vêtements. telles que MANS NOX. broyait dans la partie inférieure sur u n cbne de semblable pierre. imprime à cette machine par un attelage. . 244. Batissier dans ses éléwisrts d'nrchéologie..20. placé sur l'une. Rome mi siècle d'Air~isfe. epingles.145 et suiv. du temps de Pline. analogues à ce que nous appelons boutons..64. . la supérieure était concave.5.Notes nirlthlogipes p.. et le grain. dans l'orneinentation des meubles. noir. un sabre. rien de mieux ciselé que plusieurs de leurs accessoires. un bouclier et des embouchures (30) M@meouvrage. soigneuseinent décrit par Grignon. et d'autres portaient des inscriptions indiquant leur consecration généralement épicurienne. est creusée profondément en forme d'horloge de sable. (32) Plin. nznnuel darchéologie mmnine) Outre ces petis inoulins de menage. Les anneaux et les bagues se sont ni inoins nombreux ni moins remarquables : plusieurs étaient ornes de pierres fines plus ou moins habilement gravées. qundrellirs et un autre taillé en lancette.43 et 193. p. et un masque semblent indiquer l'existence d'un théAbe. s'echappait autour de l'autre en farine in&léede son. dans tout ce que le bronze a fourni aux usages civils. que pour dire qu'elles etaient variées à l'infini (34. 5. on en comptait environ 200 répandus dans tous les quartiers de la ville Des tessères en os et en ivoire.111et 114 . figures et description assez exactement reproduites par M. p. 41. 3e page 377 et suivantes . votillon..63. Le maque est de fer. pl. Nous reinarqueroiis que c'était l'indice d'une civilisation avancée . Grignon en a trouvé trois autres beaucoup plus grands (31). militaires ou religieux : rien de plus gracieux que la forme des vases. 11. l'inférieure convexe. 39. établissements ou se confectiomaient la farirne.. dont la partie supérieure recevait le grain que le mouvement de rotation.-. un grand poignard. 24. 21. car. avec son manche d'os garni de cuivre.---. quelques javelots.. (31) Voir la description qu'en donne Grignon. 76 . 174 et 235.

Fibrrles de difhfl~ts types .Bibl. ~Mili~icipnle n'r Chnursoiit 1 ri IO.D s s ~ i nEniest R o ! p : Mn»ztscrii Pothiei.

.

Tout ce tiinféliel d'époqile rnérouingioi~iepmvioit cerfninement de dpiilhilhl. et 7.Dessiri Eriiest Rayer. 79 . Boriton v l i q i r e . Plnqiie de ceinfrr~o~i . 2. Mltnicipnle de Cltnu!»otrt 1. F u de l n f ~ c e6.3 d 4. : M n i t r ~ s c r i tPothier Bibl. Scrmnosnre . Plnqire boucle. 5.

trois d'Apollon. 7). tant en statuettes et petits bustes de bronze qu'en statues ou bas-reliefs en pierre. (44) Brillefii~des foirilles. et plusieurs figures ou attributs des diviiiités champêtres (45). Les Romains euxinémes ne dédaignaient pas l'emploi de cette arme : Nostri. trois images de Jupiter. ns sont tous coupés. nous remarquerons les ltncl~es celtiques. et les manuments ci-après nous font connaître quelles divinités LE CHATELET ET SES ENVIRONS étaient principalelnent honorées sur notre inontagne. en os et en ivoire. le plus honore des dieux..en comparant ces objets aux haches celtiques.. etc.. en verre et en ploinb . deux d'hercule. (43) Eo tenryoiz nit dmrzii~rrsnd Josiré: Fnc tibi ci~ltrosInpideos. ce qui forme un trapézoïdal taillé en coin. en bronze non recouvert. de jade. nu et casqué. Ils sont composés de pierres de diverse nature. très affilé. pnssiriz. 2). déja désigné à notre attention par son surnom W S gravé sur une bague.une griffe de victimaire. servaient à l'attaque aussi bien qu'à la défense des villes : Et ciraimdntn est civitns ? frtndiculnriis et mngni ex pnrte exnlssa (Les Rois. Les plus grands de ces couteaux sont des pierres à fusil. depuis dix-huit lignes jusqu'à 6 pouces. Parmi les traces de la civilisation gauloise sur la montagne du Chatelet. 4. ad munitiones accedlrnt . Sfnhretfe de Meirurc hoiivée pni. .. silex. une de Mars.. deux de Minerve qui. et M. vol. de Caumont à la page 154 du tome premier de son cours d'antiquités. de plus.des lncrymatoires en terre.cliapi@e5. une de Neptune... 3. li. (45) Id. en bronze étamé. cultri. d'agate laiteuse : un paraît étre de lave de volcan.* . ainsi que de Vénus. ainsi décrites par Grignon (42) : "des couteaux de circoncision (43) de diverses grandeurs.POTHIER pierres de fronde à l'usage des Gaulois. liv. l n . ef circirn~eidesecsndojlios Isrnel (Josue. G n p o i i Quand à Mercure. chap. tant sous les attributs du soleil que sous ceux du dieu des arts . . de silex. 25). d'un travail souvent grossier quelquefois d'un rare mérite. Un de ceux-ci a six pouces de longueur. à peu près. 41 et 191. (44) nous sont restés comme vestiges des cérémonies d u paganisme. Quatre peti- (42) Biillefiir desforrilles. pnssin~. des patères pour recevoir le sang des victimes. de serpentine. une de Diane. sur la pierre d'une bague . de grès. On y a trouvé. notamment M. d'Adonis et de Bacchus. est représentée sur le chaton d'une bague . dont les antiquaires nous donnent la description et la figure. sous la m&me forme. pour recueillir les larmes des victimes ou prcndrc l'encens et les aromates.. . guerre des Gaules liv. qui est un hiangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. vers. en métal de composition. des cassolettes à brûler les parfum. ncglnndibtrs Gnllos yerterrent (César. tliuribulum .Les fouilles de 1849 en ont fait découvrir un de cette dernière espèce. dolabra. Des couteaux en fer pour les sacrifices. Bâtissier à la page 173 de ses e?éments d'archéologie. des lampcs sépulcraies etc. il semble avoir été au Châtelet. forme un demi-cercle de vingt-sept lignes de diamètre". il ne peut y avoir de doute sur leur communauté d'origine. en bronze argenté. Ces projectiles. secespita .des cuillères en argent. p. conme dans le reste des Gaules. son tranchant. représenté aussi. chez les anciens peuples.frrndis librnlibrrs.. .

planche 117." Elle fait autre figure qui "reprépartie du cippe où nous sente une femme entièavons déjà vu le prérement couverte d'une tendu Midas et où se tunique dont les plis trouvent aussi un hercule font un merveilleux et une Victoire. 50. dont une représente Apollon. 1849. sur une autre. (49)BoIletiii. qui pose sa Nundinn des Romains et main gauche sur une dont le nom.t. je tne deinailde si ce ne figure que Grignon prenait pour Midas "tenant une serait point là un symbole de la part d'influence et bourse ferinée et habillé comne un capucin (46)". il paraît. 134 . buste dans un modius ou (46) Id. 6. 1849. un buste et deux tetes aussi en attributs le coq et le pétase ailé. t. longues oreilles. Sion (Meuse). 188. p. avec une numéraires (50). pour aider à corne d'abondance. chez les Gaulois. 1. de coopération que. au lieu de ce personnage à exer~aitjusque dans les affairespubliques. que le Semitn. comine on (dessiii Giigiioii fils). nifs et nzétien des niiciens. est avec une toque ou chiaccouplé à celui de Mergnon : cette coiffure est cure sur deux inscripsurmontée de deux ailes tions trouvées dans les ruines de Solimarinca. gnon fait groupe. rev&tudu cucullus (48). en un de l'autre des especes bas-relief. (47) AirlGologie de In Loi~nine. (48) Ce vêtement est decrit et represente dans les nlémoires de ln Société Histoiiqrre ei Archéologiqi~ede Lmigres. p. e?&ien$ d'Archéologie.page 200 . quatre en pierre. . avec figure. fig. où elle est en Stèle décoiiven'e ynr Giigiion et déciite ci-contiz deux sexes. par Gnvaud de la Vincelle. Ces Çoulosse près de Neufdeux figures sont du château . sentation de la déesse On voit un coq ménagé Rosmerfe.nrfs et niélieis. Grignon regarde coinine "la déesse des richesses Un des mercures en Copin : elle tient d'une pierre dont parle Grimain une bourse ouverte.4. découverte dans celles de ajoute Grignon. pareilles à celle du pétase de Mercure. la femme nous fait reconnaître. 61. Elle l'unité politique par la est coiffée A la grecque fusion des cultes (51). (51) Batissier.Billletin de ln société d'nrclGologie loirniiie. p. p. (50)Arts ef nié!. effet : cette draperie ne Ces figures de femme cache aucune farine du avec les symboles de corps. 111. dont plusieurs dans les plis inférieurs attributions étaient semde la draperie de cette blables à celles de la belle figure. p. 11. puisque cette feirune a pour trouvée en 1849. ainsi qu'une Mercure (49): Et moi. 2i et 2 2 .POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tes statues en bronze. qui sont ceux de pierre nous autorisent à le croire. contrairement mais dans laquelle une étude plus attentive (47) aux usages des Romains et des Grecs. ler p. pl. la représentation incorrecte du L'analogie ine fait m e n t i o ~ e ici r une figure que Mercure gaulois. qui est dans les Mercure étaient la repréineilleures proportions. et sculpteur a voulu repréencore sur un bas relief senter Mercure sous les de Langres. meilleur style.

dont les cûtés se détachent en queue d'aronde et dont le bord supérieur est percé d'un trou que traversait une inaille de chaînette pour la suspendre près du simulacre du Dieu. (57)A795 et mifios. partout on voit le triangle. pouvait bien l'être aussi au Cl~âtelet. (53)Arcidologie de ln Lamine t. au lieu de ROSMERTE (53). qui se voit dans un bas-relief. nous distinguerons (58) "irn globe creux en terre rotrge sans vernis. trouvé à Xertigny (Vosges) en 1755. y . t. que Grignon peilse reconnaître dans les restes d'une petite statue en pierre. t. regarde comme ayant été consacré à une divinité topique ou locale nommée Ouniorige ou plutût Ouniorix. par conséquent. de ln Sté d'ntrhéo. t. Par analogie.258. p. (56)Même ooiivinge. conune symbole de la puissance (59). quelle que soit sa simplicité apparente. recherches preliminaires. (56). etc. Ces zones sont farinées chacune par des traits parallèles. d m le voisiiiage de Metz et des anciennes villes de Grnnum. (54) BiilI. tracées avec une pointe sur un corps mat. des foliilleç p. à la gauche de Mercure. p. Cette déesse. y. Beaulieu. 1. on a pour cercle horizontal le plan séparatif des deux hémisphères : c'est vraiment la combinaison la plus parfaite que l'esprit puisse concevoir et. Beaulieu croit reconnaître dans une figure de feimne couverte d'une tunique et tenant une corne d'abondance. et de Lamothe (55). l'inteivalle qui les separe est reinpli par des traits obliques.160 et suiv. En effet. à Luxeuil Lixovia. 2.POTHIER boissseau (52). 1. p. 1%. coinposé de deux capsules hémisphériques qui . partout le cercle et en même temps le rayon rectiligne. loirmne. et où l'on a lu à tort. Nous rencontrons. la plus capable d'exprimer l'omnipotence de celui qui est partout et renferme tout en soi. 1. sous une farine moins savante. vraiment géométrique et savante. ajoute-il.. de deux pouces de diamèhe." Je pense que ces lignes. au coté de cette figure. nous dit M. partout est l'angle droit. FORTVERTE et POSTVERTE. que M. 53 et 203. 225. honorée sur les bords de l'Escaut. comme tous les autres peuples celto-gaulois.. (58) Bi~lletindes foliilles. avaient leur génie particulier. Peut-être. p. dont parle Grignon (58) et qui. (59) Biilletili des foiiilles. et. (55)Atrldologie de ln Lotrnine. Ils ont été traces avec une pointe. n'avaient rien qui dût émerveiller un enfant. offre ce voeu au Dieu seul principe. dont plusieurs m&ine prenaient le nain. est-ce Neltnlennin ou plut& Nehnlen. 126. sur ceux du Rhin.p. fils de Paul. espacés de deux lignes. tandis que leur combinaison. Cette pièce. Beaulieu. Vesonttrs à Besançon." C'est ainsi que l'on adorait Nemartsus à Nîmes. Grivaud de la Vincelle (57). 194 et suiv. p. t. dans cette figure. 9. Grand. 20. composé d'une plaque de cuivre très mince. "L'on remarque. portait cette inscription (52) Bii11. un auke talisinan dans un objet en bronze. A la déesse des richesses nous devons joindre celle de l'nbondance ou de la félicité. Ii est divisé à l'extérieur en coinpartiinents triangulaires. Peut4tre eût-il aussi bien fait de s'en tenir à cette interprétation de Grignon : "Deo rrni origNi Snturnnliç Pnulifilius ex votop OSVIT : Saturnal. partie d'une longue corne d'abondance qui la caractérise. que l'on invoquait avant d'entreprendre les actions importantes et qui était chargé de veiller à la sûreté du pays . LE CHATELET ET SES ENVIRONS ponctuée en lettres romaines assez mal dessinees : DE0 OVNI CNGI SATVRNALIS PAVLI FIUVS EX VOTOP . les Leuks (Lorrains). 2. ne peut-être qu'un joujou d'enfant ou l'attribut de quelque divinité. se pr&teon ne peut mieux à l'expression de quelque idée plus ou moins profonde et mystérieuse. et un collier de perles qui ornait sa belle gorge (54). quel que soit le point d'intersection dont on y fasse le zénith. Mais "non seulement. un EX VOTO. selon M. chaque ville reconnaissait encore pour sa divinité tutélaire quelque héros fondateur ou quelque druidesse. par trois zones qui se croisent à angle droit." Entre diverses amulettes dont nous parle Grignon. Wodun à Vaudemont. dit-il. où figure aussi Mercure. à Çolimariaca Solimara. et il en conclut que l'on devait appeler Ounioriges les habitants de la ville et de la contrée du Clatelet.

et de treize pouces aux pieds. entrein&lésavec un nombre à peu près égal de sépultures. un caractère essentiellement syinbolique et que leur usage était dû bien moins aux exigences du luxe qu'aux impulsions du sentiment religieux : c'est sans doute pour cela que les Grecs appelaient souvent I'ameau SUMBOLOS (symbolos). "Nous avons éte surpris. T . ainsi que le pense M. Mnniblcs diis (62). c'est ce qu'à dû aussi nous faire pressentir l'étude des arines des Lètes. et l'autre d'un adulte de 1 3 à 14 ans. Ces tombeaux étaient recouverts. Hercule Robert (61). M. Le fond est percé. p. Puisse du moins cette mention aider à la retrouver 1 Huit ou dix autres tombeaux. est plus faible dans ses dimensions. a son couvercle taillé en forme de voûte : des inalfaiteurs. (61) Recireil de ln société de sphragistiqile. et nrfs et métiers des anciens. (60) Id. dont deux faces plus larges que les deux autres.dont la @te était sur la poitnne de celui de dessous (63). année. mais sans aucune inscription. . Nous avons vu que dans plusieurs un glaive était à c6té du squelette. de ces belliqueuses tributs de la Vistule et du Danube. Ils sont creusés de façon que le corps du toinbeau n'a que deux pouces d'épaisseur. dont une de six pieds de longueur.tnitnxts dn nxidi. qui serait semblable à ce que nous venons de lire. pour ecouler la liqueur putride provenant de la dissolution du cadavre. 4. devaient avoir. se sont trouvés dans les fouilles de 1849. l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en inêine temps. de même que le serpent qui se mord la queue. et les deux autres dans des cercueils en pierre dont voici la description. Phulpin (64). 18. voynge dnns les d@nl. Un seul avait encore son couvercle. où elle signifiait DeoMmitno : On la trouve même dans les epitaphes modernes" (Millin. dont nous nous sommes déjà occupés. (64) Notes nrchéologiqnes.. d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D. I'un. après l'avoir ouvert.." Puisque nous parlons de talisinans et d'amulettes. sous la tete." Un troisieme tombeau dont a parle M. comme représentant. chez lesquelles les préjugés du paganisme romain ne faisaient point obstacle à l'admission de nouveaux d o p e s . des auges de pierre. (62) "Cette formule D. nous allons reconnaître que la lumière de l'evangile venait enfin de rayonner sur les intelligences et que la foi. Saturne ou l'Eternité. 206 et suiv. L'autre de cinq pieds et derni. dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement reconnaissables par la position du squelette.p. le Pannonien (hongrois) saint Martin de Tours : c'est ce dont va nous convaincre encore mieux un nouvel examen de leurs sépultures. dit Grignon. et qui de leurs rangs voyaient alors sortir un des plus illustres prélats des Gaules. pour s'en faire aussi de l'argent. p. Ces lettres sont grossièrement gravees . de deux de largeur. Paris 1851-1852. Je'n omets la description. évidemment tumulaire où était cette inscription : ANIMAIM LVClLLAE ARVSS Inscription qui demanderait à être revue et dont je regrette de n'avoir pas pris l'empreinte. a subsiste pendant les premiers siècles du Christianisme.. Il a dix-huit pouces de LE CHATELET ET SES ENVIRONS hauteur à la tête et quiiue aux pieds. 194.. la pierre. 478. d'un trou de deux pouces. ce qui forme un pyramicinl tronqué. le cercle d u temps. dit-il. et les latins ANNLJLUS diininutif d'ANNUS.) (63) Billetin des fo~iilles. pour s'emparer de quelques médailles que l'on savait y avoir été scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait. Grignon n'a découvert dans toutes ses fouilles que trois inh~rmations. "Ce sont. 28. l'autre.POTHIER s'emboitent l'une dans l'autre. pliée avec art et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte (60). d'une pierre creusée de deux à trois pouces en dessous. chez les habitants du Châtelet. symbole. pladie 71 fig.même le D est formé à contre sens. Dans le plus grand tombeau détaient renfermés deux cadavres. 9. I'un d'un homne posé au fond. nous devons reinarquer que les Ongues ou nnnenux.p. comptait déjà de nombreux prosélytes : c'est ce que nous avons déjà entrevu en parlant des vases de terre . d'y trouver une plante entière . Malgré ces vestiges des superpositions payennes. p.l'une sans aucun tombeau.

(69) Antiq. aux types des Constantin et de Magnence. selon M.. Après les avoir embaumes et enveloppés de bandeleîks. un petit vase. p. 42. par M.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans quelques uns étaient des inédailles. 272. (66) Coiirs dirntiqiiités. toutes ces inhumations doivent être des sépultures chrétiennes. selon A?. (71) Mgr. (70) Ménie oilurnge. Une pierre profondément creusée et couverte d'une autre pierre. (68) Coii?sd'mtiq. tel fut le cercueil chrétien . Or. sans doute. t. des pièces de monnaie. Des armes. des parfums. les romains.. gniil. quand les temps parurent moins orageux. du genre vrécole. et. aucune de ces sages précautions n'a pu vous protéger. Parisis. cendres des premiers chrétiens et. également observé durant tout le moyen-age". etc. de Caumont. 567. mais souvent avec priere de respecter la cendre du mort : temain le tombeau en pierre trouvé dans l'abbaye de Sint-Germain-des-Prés. dans lequel avaient été mis. dans la Bretagne. 1838. de i'n77mdissemn~fde Mantes. 2. p. p. Armand Cassan. dans tous les pays enfin où ils portèrent leurs annes. ou le sang du inariyr (71) : tels étaient les objets que les chrétiens de ce temps plaçaient ou plutôt cachaient pieusement dans les tombeaux. soit par le même motif soit par un sentiment d'huinilite chrétienne (70). Ici cette touchante supplique.. jusqu'à la fin du N e siècle. p.. de Caumont (68). Plus tard. p. au dehors duquel on lisait : TEMPORE NVLLO VOL0 HINC TOLLANTVR OSSA HTLPERICI. avec les (65) Aniiqriitésgniiloiscset romaines de l'nriondissmzmt de Mmtes. ossements de nos ancêtres. Les chrétiens de la primitive eglise blâmaient les païens de brfîler les morts. reliques de saints et de Martyrs ! La barbarie. vestiges de l'antique superstition ou téinoignage de l'époque du décès. Armand Cassan (69). dissertation archeologique Saint-Aurele-Marcien. par M. (67) Anfiq. 41. ou vers le commencement du Ve siè- cle. l'inhumntion dons les cerareils en pierres prévnhrt complètement dans les Gnules. pour la même cause. d'apres l'ancien usage qui dura jusqu'au XIVe siècle. il les confiaient. etc. 43. 44 et 86... soit seul soit entre a (alpha) et m (ôinéga). au dedans : PRECOR EGO ILPERICVS NON AVFERANTVR HINC OSSA MEA (72). ces dernières ayant pour revers le Clzrisme ou inanagrainine du Christianisine. ils observaient de ne placer aucune inscription en dehors des sépulcres : ce soin fut. de l'eau bénite. "Dans les Gaules. 2. s'appuyant sur ce texte de la Genèse : Tu retournerffi dans la terre dont tu as été tiré. plate ou en farine de vûute. et Annuaire du Diocése de Langres. p. avant que d'être chretiens. pour protéger ces toinbeaux contre les violations. gnril. 40 et 41. brûlaient leurs morts ou les inhumaient (65). et lonl. Johannet est porté à croire que l'usage de brûler les corps ne s'est pas conservé dans les environs de Bordeaux beaucoup au delà d u second siècle de l'ère chretienne et que le changement qui s'opéra dans la manière d'inhumer coïncide avec l'établissement du christianisine (66). Us avaient reCOMU que les toinbeaux n'étaient pas des asiles sacrés contre les barbares . des instruments ou autres objets chéris du défunt. sans les mettre dans des cerceuils. à en juger par les renseigneinents suivants. là ce silence éloquent. t. dans la Germanie. si coininunes dais ces temps. p. était entre les pieds du squelettte. On s'abstenait in&ine d'y graver la croix. p. gnnl. L'edèveinent des couvercles et diverses fract u e s semblent annoncer que ces toinbeaux avaient déjà été ouverts. (72) Antiq. peut-&ire. sur les reliques de . ils inhumaient les corps selon le rite des juifs. ou bien deux nnges nimbés qui soutiennent un écusson. et. on hasardait quelques inscriptions. Les Gaulois. Ensuite. 278. Dans deux de ces tombes un petit vase en terre. brûlèrent toujours leurs inorts. dès le regne de Constantin. à quelque crypte solitaire ou à quelque caverne taillee dans le roc (67).. à la suite de sa leme pastorale du 19 janvier 1853. Le plus souvent.

5. iMatiicipnle de Chau~!~otif 1.mingimitie) . Borrton nppliquc . 85 .~. 3 et 4. Pcrle ni t n w niifr (Ppoqiic niéi. DnJle ni p i e i ~ e . 8. 2. 6 et 7. Fibiile ? .iuscritPotltiet Bibl. Petite boircle (époqrre w~érovin- ginille).Oassiir Eriissf Xo!yrr :M. Rngire mec intnilic .

! L'incinération etait aussi pratiquée au Châtelet. taillés circulaireinent ont un moindre diain6tre et sont généraleinent profonds de quatre à cinq mètres. desfoirilles.Notes nrrliéol. sont pour la plupart peu spacieuses. p. qui étaient sans doute. p. Dans les fouilles de 1849. (7ï) B d l . (76) Blrll. non compris plusieurs autres qui ont été renconM e s çà et là. puisque trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. notaminent à l'est et au sud-est. Elles portaient quelquefois un plancher . et les tronçons de leur fût enfouis dans les décombres . des foirilles.sont détournées. 86 i . qui ont environ dix mètres de profondeur. MAISONS ET DEPENDANCES Sur les trois hectares vingt-cinq ares soixante-dix centiares fouillés par Grignon. p. p. et la plupart. 40. ayant été retournés. (79) B~rll. soit anterieureinent à l'établisseinent du christianisine.. des folrilles. 4 et 5 . nous devons les les restes de la ville primitive qui regarder a fait place à la ville romaine Les nires des chambres étaient généralement construites coinne les fondations..PUI'HIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tioix et vos tombes. Presque tous les escaliers sont très usés. cent vingt-huit maisons ou autres édifices et leurs dépendances. Grignon a trouvé quarante-deux citernes et soixante-treize puits. il s'est trouvé. des foiiilles. p. tandis en rencontre une grande quantite de gauloises. ce qui perinet de à peu Près le même nombre de maisons. soit dans les familles encore païennes : nous en avons pour preuve une idme cinérniue. 4.107. et 109. Les citernes sont carrées. plandies 2 et 3.. et 229. a brisé votre inéinoire : nousmêmes. ainsi que nous le par ]rexistence de raqueduc. 66." Les crues sont peu spacieuses.esp6ces de citernes ou ceau. sont les seuls où l'on ait trouvé de l'eau . ces puits ne servaient que de puisards ou d. que possédait M. le sont en dessous comme en dessus. outre le grand temple et les bains publics. dont la structure est bien plus et sans : celles-ci n'étant accompagnées d'aucune médaille roinaine. (73) Notes nrclIéOl. profond de dixhuit mètres n'en a point fourni (78). 7. ou. trouve sous le pave des rues. 8. p. profondes de cinq à six mètres et larges de deux à hois : des conduites de pierres amenaient l'eau des bâtiinents. des fouilles. (80) Bull. 4. p. Les sépultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception daix l'enceinte. 29 et 117 .67. Cependant il y en a de fort grandes. En général. 5 et 102. p. dit Grignon (76).5 des nrlcinis. (75) Birll.. C'était hors de la ville.ce problème. Les puits. que se faisaient généralement les inhumations (74). Quelques-uns. ce qui est plus probable (car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base). "Ou les eaux de ce puits. 29. 57. ornées de colonnes. Leurs larmiers étaient défendus par des barraux de fer auxquels étaient rivées des pointes aigües et divergentes (7). selon le caprice et l'irrégularité des recherches. ayant des cours quelquefois pavées. 42. des foirilles. 7. Phulpin (73). Y7 et 98. 98.. d'autres fois elles étaient recouvertes dTun pavé de pierres sciees ou de briques ou encore d'ardoises et mêine de inarbre : on a trouve aussi des mosaïques. formant trente rues tirées au cordeau et généralement pavées en roche brute p5). RUES. "Ces maisons. p. 41. 8. mais drun peu recherché (SI).des foirilles. il s'est trouvé une dizaine de caves ou d'édicules sur deux lignes parfaitement droites et parallèles. (74) Mvlême ouvrage p.L'abbé P h u l ~ i n n'a point ni a rencontrées.un autre.. p. nits et rnétiei.190 et suiv.Bull. 108 et 184.. dit Grignon Tg). 32.. 98. les fondations des maisons et auhes édifices sont posées sur un lit de pierres rangees debout ou légèrement inclinées et liées avec du lnortier de chaux et de ciment. desfonilles. difficile pour ~ ~ srexplique facilement. (81) Bull. nous vous remuons coinine une poussière profane . (78) Bell.. 53.

Cet espace était pavé avec des dalles de pierre : il subsiste une partie de ce pave en face de la porte de l'dyhrm . celln. ils n'ont entre eux de cotnmunication que par celui du midi . percees de trous pour recevoir des clous" qui les fixaient à la toiture. Recird de nzoiiunrents nntiqrres. (ôi) Voir le mot Bnsiliqiie dans l'Encyclopédie n~odenieet ce que MM. il existait sur le Châtelet plusieurs teinples de inoindre dimension. 133 au nord.nits et rnéfiosdes ni~cims. a 140 pieds au midi.pl.Grivaud de la Vincelle.. Des chenaux de pierre creusée en goulots recevaient l'eau de ces toits et la conduisaient dans des réservoirs (82). arts et met.98 et 101 . et s'emboîtant entre elles à joints recouverts. 1W au levant et 108 au couchant : il forme trois espèces de corridors. qui renferme les deux précédents et que l'on peut appeler le vestibule. avec des chapiteaux d'ordre corintluen. Enfin le quatrièine espace. dont celui au levant est plus large que les deux autres . qui est l'ntrium. le coté du levant a 92 pieds et est presque égal celui du couchant. Les murs y sont "adpis et peints à fresque en grands coinpartiments de couleurs variées. Cette pièce centrale est environnée d'une plus grande que l'on peut considérer coinine l'ndyhrm. il y a lieu de penser qu'il y existait aussi une Basilique (87). Sur la crete étaient des faitières. "il etait de fonne carrée. 90 . 3 et 6. ou bien il règne sur les pierres un petit cordon de mortier tire à la règle (86). 82. Le mur qui le délimite a 30 pouces d'épaisseur et est ceint d'un autre mur de 18 pouces d'épaisseur. p.. des fotiilles. pl. de bras.pl.. . TEMPLES. La tuile en terre cuite était peu en usage et l'ardoise encore moins. sur lequel il y a huit dés. 41. p. qui environne les autres parties de trois c0tés seulement. des fragments de pointures A fresques formant des coinpartiments à panneaux. C'est un carré dont deux côtés paralleles ont 62 pieds et les deux autres 58. y ont éte trouvés : le jaune. le blanc. le rouge. (82) Bull. le c8té oppose en a 90 .. sncrarium. des foiiilles. de jambes. (84)". (84) Biilletin des foriilles. Le plus grand de ses c8tés a % pieds. forine un paralléIograinme irrégulier. composé de quatre parties principales. de statues en pierre.. 122.. et celles des grands d i e u . deux de chaque c8té.. assis plus bas. Beaucoup de tetes. qui etaient en pente. (85) Arts et nzétie~s.... (86) Brrll. Celle du centre que l'on doit regarder comme la pièce sacrée. p. 51 et suiv.. taillées en creux d'un cûté. qui s'incline le plus. étaient couverts de dalles de pierre sciée. espaces rkgulièreinent. p." Puisqu'il y avait dans l'intérieur de la ville des sépultures chrétiennes. 4. Le troisième espace. sortes de Lnrnires où Son plaçait les images des dieux pénates. qui semaient de supports à des colonnes cannelées. 96.. convexes de l'autre.. Le grand temple découvert par Grignon était à peu près au centre de cette ville. qui étaient probablement quelques unes de ces constructions souterraines que Grignon désigne sous le nom d'Edinrle. des d i v i ~ t e slocales. Baiissier et autres nous apprennent de cette sorte d'édifice. 3. est un carré long de 30 pieds sur 21 à l'extérieur. tome 2. A en juger par la légende du plan des fouilles (85). de Caumont.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Les foits. et 101. "de 15 à 18 pouces en carré sur 12 à 15 lignes d'épaisseur. le vert et le lilas en sont les couleurs principales .

dans le canton de Laignes (C8te-d'Or). De toutes les decouvertes qui peuvent servir à cette étude. d'un peu plus d'un mètre. sur le territoire de Vertaux. de Ricey-Haute-Rive. offre: 1" un carré de 4 mètres 6 centimètres de longueur. de inêrne qu'à Lnndunum. sous les auspices de la conunision archéologique de la CBte-d'or.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER BAINS. était traversé à sa base par un tuyau de terre cuite. dont un.C. et. il a pris pour deux iinmenses chaudières supportées par 146 piliers le Bnlneum et le Laconim m . trop peu familier avec l'étude des etablissements de ce genre. Z0 vis-&-visle milieu de cet espace et perpendiculairement avec lui. on s'expliquera facilement ce que ne pouvait s'expliquer Grignon. également delilnité des trois autres côtés par des murs.serait. Au couchant du grand temple. au midi. Grignon (88) a decouvert le bitilnent des bnins publics. mais. fait com- . l'hpocnushrm ou fourneau. J. la plus utile. laissant au lecteur le soin de mieux les determiner par I'etude de plan qu'il en a leve (89). C'est à l'aide de ces divers documents que je vais essayer de faire connaître les thermes du Chàtelet. un carré vide. celle des thermes de Lnnditnum. en raison de ses nombreux points de ressemblance et du rare état de conservation de l'ensemble et des parties. de Caumont dans son court: d'antiquités. La première pièce dont parle Grignon. Lucien Coutant. Batissier dans ses éléments d'arcliwlogie et Quatremère de Quiney dans son dictionnnire d'architecture et encore ce que l'on a retrouve de ces monuments dans diverses localités. à défaut de vestiges indiquant avec certitude l'usage de chacune des autres pièces. qu'en séparait une rue iarge et spacieuse et qui Était distribué en huit parties inégales et distinctes sur une surface à peu près carrée de cinq ares quatre-vingt-douze centiares. dcsfoiiilles. qui est le pronigeum ou le devait du four de l'hypocauste. ville détruite vers BAIN DE VAPEUR Coupe scltPmntiqtie d'un bmn piivé da 1'7 siècle ny. M .(d'nyrès F. allant du sud au nord. il se contente d'énumérer les nains que leur donnent Vitruve et les autres auteurs. p.) 1 a parfaitement reconnu et constaté l'existence de l'hypocauste et de ses accessoires . Si à ce plan et à la description des trois principales pièces on compare ce que Vitruve iious apprend de l'art de constmire les etablissemnts de bains et ce que nous en disent M. celui du couchant. se rattachant tous à des règles générales. ou le inoins de luxe ou d'importance de leur destination. viennent d'être partiellement fouillees. qui en a publie la relation (90). Krefzschtnn. sur 1 mètre 95 de largeur. par M. et dont les ruines. qui. farinant une arcade de 1 mètre 05 de largeur et de 2 mètres 11de longueur . avec autant de bonheur que de talent et de soin. 103 et suiv. et l'on reconnaîtra en même temps que. peut-&tre. les établisseinents therinaux de construction roinaine variaient et se modifiaient dans les détails secondaires selon les circonstarices locales et le plus (88) Bi111. 3 O contre cette arcade. le même temps que la nôtre et oubliee comme elle.

complétant avec eux l'emplacement le Tepidarium. dans une pièce attenante. le réservoir d'eau froide était place d u pièces attenantes au Lnconinrm. 1900). ne reqoit le concerne les réservoirs d'eau bnblenmtt ipflqtie ripiiblicninc ( d ' y ~ è sMAU. dans les thermes de ces : ainsi le Tepidarium devaint occuper une des Landtrnum. comme un vase. tiède . L'identité de consirucfroide. ayant l'arcade.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER nait le bain chaud dam une muniquer ce carré avec le pronivaste baignoire qui en occupait geum. cent vingt mètres de longueur. un autre vide. Pm."oiirp?i. pour être échauffés. celle où l'on pre- 89 . traversant plusieurs sation et la salle des exercices. appelé unsnrium ou millinria. l'étuve sèche. etaient supportées par dont l'usage semble avoir eté le même que celui de leurs angles sur quatre-vin~t-dix-piliersen briques cette citerne. étuve humide.mes de Lnndunum. 5 ' entre ces deux espaces et annonce que cette dernière devait être le Lnconium. nous ne pouvons que conjecturer la destination des autres pièmurs pour recevoir ses diverses destinations : nous remarquerons de plus que. bains etait ainenée par des conduits souterrains et coinine une vaste voûte. soit au nord. entièreposée d'une couche de béton. et entre lesquels reconnu deux d'un usage domestique : dans l'un il circulait en réalité l'air embrasé qu'envoyait le foura constaté un Lnconicttm et dans l'autre un Tipsidaneau. c'était le réseivoir d'eau le inilieu. a peu près comme la nef. Cette pièce était le balneum. Quelquefois une seule salle recevait plusieurs de ces destinations. concnmeau-dessus du fourneau était le rntn-sudnlio. et ces briques. toujours au levant. il fallait c'etait une partie du bnlnerrrn qui tenait lieu de Lnconécessairement qu'ils fussent en contact direct avec le fourneau et entièrement entourés de parois nicuin. l'Eleothosium ou onctuaire et le Châtelet et que. Clrncr&e de l'en~t et disfiibtrtio7i d'cn~iclro~rrle dont l'aire. autres pièces. l'Exèdre ou salle de converdans une large et profonde rigole en pierre de taille la portion d'eau froide qui. En dehors de cet edifice était une grande citerne Au levant de ces constructions était la seconde à laquelle communiquait un aqueduc d'environ pièce "disposée en croix. portait sur l'aspect du nord. coinme dans les therN~~~ remarquerons. circulaires. courant d'air brûlant que sous . destinée tant au bnlneum tion de l'aire de ces deux pièces qu'aufrigidnnum . tombait Spolintorum ou vestiaire. Dans cette dernière localité. L'aire de cette pièce etait comdes thermes de Lnndttnum une tour carrée. une minime partie de son étenbouillante et d'eau tiède. tandis que l'eau froide n'avait pas Le défaut de profondeur des sbstructions ayant rigoureusement besoin d'être accumulée entre des dû faire disparaître bien des choses. chaud qui. de dessous le bnlinais nous allons voir que c'est neum. dont l'aire. 4' contre l'autre mur de Ensuite. Grignon pense en avoir ports d'une immense chaudière. qui portait hors de le choeur et les cancelles d'une église. que. posée sur de grandes briques de béton. construite cornine l'absence d'un quatrième inur à dans la précédente. Il mètres 52 et large de 6 mètres 82 dans ses plus est à remarquer qu'il existe en dehors de l'enceinte grandes diinensions. due. venait uiie autre pièce. en ce qui etfroide dniis 1171 bnili privé dc Boscoienle. venaient ensuite le Frigidnrium où etait la piscine d'eau froide. soir au même cBté qu'il semble Savoir @tédans ceux d u couchant. et non réservoir d'eau bouillante.'' longue de 5 la ville I'eau qui avait servi à l'usage des bains. différence qui cinquante-six piliers entre Iesfait penser à Grignon qu'il ne quels circulait pareilleinent l'air servait pas de réservoir d'eau . allait remplir la piscine dufngidnriurn. que Grignon a pris pour autant de supOutre ces bains publics. s'y introduisait par trois de là que devait partir l'eau arcades. épaisse de trois à ment revêtue au fond et aux parois d'une couche quatre décimètres. qui lie diffère de celui-ci que par environ 4 mètres en tous sens. dans laquelle l'eau qui avait seivi aux d'environ 75 centimètres en carré.

il faut avoir des preuves d u reste. page 9. . qui en est la partie la plus rehaussée. (99) M@meplancl~e. (90)Découufffed'trne uillegnllo-iomnine. p. dite LANDUNLIM. I'un "dans la partie au levant de la ville". (96)Aits et Métims. 37. par la ligne médiane. ce qui leur d 0 ~ une rement et angulaire au dehors : il règne au centre du pourtour u n cordon saillant (96). c'est qu'alors. Où la prenait-on. pl. Elles sont renforcées dans le milieu et ainincies sur les e forme plane intérieubords. et. Les deux cbtés étroits sont ouverts par une inortaise qui forme un carre long. Paris. pl. diez Didron. (98)Aits et Métiers. un réservoir d'eau si grand qu'il porrvnif semir de vivier. ces bains devaient consommer une énorme quantité d'eau. Nous n'en avons trouvé d'autres vestiges que des parcelles de bois qui était ferrifié dans les liens de fer qui contenaient les sertissures : ces liens se rencontraient exactement d'espace à autre. fig. qui renfermait une conduite coinposée de tuyaux en bois entièrement détruits. et l'autre à cinquante toises de celui-ci (98). 1854. pl. S'il ne les a pas présentés comme tels. il n'a pu qu'éloigner de son esprit des conjectures qui devaient lui sembler téméraires. 73 et 74. au nord d u grand temple. 218. avant que de dire ce que l'on pense. Roret et Dumoulin. et nous voyons que Grignon en a déja constate deux. (92) Biilletin desfoiiilles. M. dans une fabrique de poterie." Voici la description qu'il nous d 0 ~ (93) e de l'une de ces dernières : "Nous avons ouvert une tranchée de deux pieds et deini de largeur. sur cinquante toises de longueur. 189. c'est-à-dire plusieurs conduites . "ii s'est trouvé. et." S'il y avait différents calibres.. II s'est contenté d'enregistrer purement et simplement dans son bulletin ces etranges découvertes. de difié- rent calibre. il s'est trouvé. Quatre ou cinq points où l'eau était très nécessaire. p. fig. selon le plan détaille (99).72." Il nous décrit ensuite ces liens de fer (95) : "Des frettes pour des tuyaux de conduite d'eau. (95) Belletiir des fouilles. en l'état des choses. s figure cette conduite d'eau au nord est du grand temple. coinme à Lnndunrrm.LE CHATELET ET SES ENVIRONS rium. (89) Arfs et nrét. p.. 11 savait d'ailleurs ce qu'est le monde. (97)Birlletiii des foirilles." On le voit. de cinq pieds et demi environ de distance (94). ii y avait. 74. dit-il. dit-il (92). II y a trouvé notaininent de ces tuyaux carrés dont l'usage est. cette eau ? La réponse est dans l'existence de l'aqueduc decouvert depuis peu. de quatre pouces de hauteur sur quinze lignes de largeur. deux fosses où se pétrissait la terre. ce qui réduit à neuf lignes l'épaisseur du massif. (91) Biilletin des fouilles. 3. des Aits et Métims des A i ~ c i f f inous de l'est à l'ouest d'un des points les plus hauts vers la partie inférieure du plateau. 4. "Ce sont. si l'on ne veut pas y étre trais de visionnaire. Z et &. n'est-ce-pas déjà I'indication de quatre ou cinq conduites ? Donc il y m a i t sous le pavé de la ville plusieurs tuyaux de distribution d'eau. courant (94) La plandie 3. 6. pl. Les fouilles de Grignon ont constaté la découverte de plusieurs objets qui sont déjà une preuve de l'existence d'un aqueduc. Nous savons que les bains publics étaient au milieu de la longueur de la ville : il a trouvé les bains particuliers. se correspondant I'un à Ï'autre (a)." II indique encore en ces termes ces mêmes objets (9ï): "Des frettes de tuyaux de conduite. c'est appareinment qu'il y avait differentes conduites. (93) Id. des parallélipipèdes de douze pouces d'épaisseur : ils sont creux intérieurement dans toutes leurs dimensions. quatre conduites d'eau en pierre et deux en bois. même le monde savant. de répandre la chaleur le long des murs contre lesquels ils sont incrustés. 3. Aqueducs de la HauteBorne au Châtelet.fig.

aboutit à la grotte artificielle qui existe sur la rampe de cette montagne. et liés tous ensemble. que l'on avait réparti de minces tuyaux de distribution dans les divers quartiers de la ville ? C'est aussi ce qu'a dû se deinander Grignon. on aura eu soin de détruire ce pavé. dont le parcours est de cent cinquante-six mètres doivent avoir une foule de points où jaillissent de semblables eaux. feus soin de dresser et de faire signer chaque jour par les témoins de chaque découverte un procès-verbal de nos travaux. qui a été dépose aux archives de la prefecture. recut en 1845 cette double destination. pour celles des citernes et des puits. Dans les sessions suivantes. Le 8 inai 1844. Dans deux autres endroits. plusieurs petites sources qui jaillissaient de la roche. visita la Haute-Borne. en 1846. la coupe des vingt puits réunis est assez fidèlement représentée par cette autre figure légèrement inclinée du levant au couchant : 91 l [ I l [ l l i T T T T [ 1 l ( I s Partout où la roche est homogène. on a reconnu. leur . Au lieu d'un hypogée. à travers la roche vive. pour la continuation des fouilles dans le souterrain . par conséquent. M. ce cours d'eau a été retrouvé aussi fort que l'année précédente. il en résulte que l'inclinaison de la galerie est à peu près la in@meque celle du sol. à côté de la voie romaine et sur une ligne qui. Cette galerie et ces puits ont été pavés de moëlIons ou de dalles en pierres sciées. le conseil général vota en trois fois. et encore des galeries sçubsidinires formées de deux murs parallèles que surmonte une couverte. par une galerie haute d'environ deux mètres. En détruisant l'aqueduc. . et sa répoixe eût été la mienne.1848 et 1849.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Or. Ce pavé avait évidemment été établi pour einpecher que les filets d'eau. de la direction des fouilles. distants entre eux de 8 mètres 22 centimètres... Phulpin et désigné dans ses Notes nrcliéologiques coinme étant un hypogée celtique. c'està-dire d'environ cinquante-trois millimètres par mètre. 11 est évident que ces vingt puits et cette galerie. je le demande. Deux de ces puits sont revêtus à leur orifice d'un mur circulaire. s'il eût reçu des dtcouvertes que j'ai faites les preuves nouvelles qui lui manquaient. d'ancienne construction. ces fouilles ont fait decouvrir la tête d'nqueduc. dont voici la description : A 1. qui n'est qu'à 300 mètres et à peu près au m&ine niveau. la somme de 525 francs qui fut employée en 1846. passant entre deux mètres au nord de la Haute-Borne. qui ont eu lieu après une saison extrêmement sèche et lorque la plupart des sources étaient taries.650 mètres à l'est du plateau du Chatelet. à compter du centre de l'un au centre de l'autre. en pierres sèches. coupes et mis à découvert par l'excavation de la roche. les seuls qui aient été pareillement explorés à fond. à une profondeur moyenne de six mètres.i Ià l où elle fait défaut et où se trouvaient des filons OU des fissures. posant sur un lit de mortier. alors gisante à terre. était-ce pour les eaux pluviales. assis sur la roche : tous les autres ont eu de pareils murs dont les mines sont au fond. pour rendre à toutes ces eaux leur liberté et. sur une largeur moyenne de 1mètre 50 centimètres. il résolut de deinander au conseil général une allocation de fonds. Ces puits ayant tous une profondeur à peu près uniforme. Chargé avec M. Dans les fouilles de 1846. tant pour la restauration de ce monument que pour faire fouiller un souterrain découvert en 1818 par M. en in@metemps. par sa coupe perpendiculaire.. quelques-unes très vastes (du genre de celle qui avait été prise pour un hypogée). et bouleversés partout ailleurs avec un soin remarquable. retrouves intacts sur deux points seulement de l'espace exploré. elle est taillée à ~ ' o ~ t. Une somme de 500 francs. le préfet Romieu. Dans celui de ces puits qui a été ouvert le premier en 1845 coulait une eau vive. commence à quarante et quelques mètres au nord-ouest du monolithe un alignement de 19 ou 20 puits creusés tant dans la terre que dans une roche très dure. ayant environ un pouce carré de puissance et provenant des puits supérieurs. La réunion de chaque puits et de la galene qui le lie de chaque côte aux puits voisins. dont les trois cinquièmes furent absorbés par la restauration de la Haute-Borne. Pierret. la figure d'un T renversé. notamment celle de la ferme de Lagrange. elle offre des excavations plus OU inoins considérables. à une hauteur de 13 à 14 inètres au-dessus de son point culminant. et. claire et très potable. conducteur des ponts et chaussees. étant en tournée de révision. offre. ne continuassent leur cheinin par leurs veines naturelles et pour les faire couler ensemble dans un lit artificiel.

Une voûte ou plutôt deux petits murs rapprochés dans le haut en accent circonflexe et couronnes de dalles taillées extérieurement enfaîtière. à en juger par les objets que l'on y a trouvés. Ainsi. pour ne parler que de ce qui est connu. liés enire eux par deux galeries et formant ensemble. clous de toute dimension. 92 . pour se rattacher A la série des puits explorés. dnns la roche. comme elles. au musee de la v~llede Cliaumont.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ancien cours souterrain qu'elles ont parfaitement repris. nous avons reconnu. dont I'alignement est également sévère. ainsi que quelques autres trouvés dans le reste de Yaqueduc. que cette levée (100) La plupart de ces objets. étant d'un mètre soixante-dix centimètres à son origine. plus ou moins considérable. des tuyaux de distribution. Quatre frettes de fer. des parcelles de bois ferrifié. environ qunrnnte puits. ont et@deposes et sont conserves. $02 elles entrnient nécessairement dnns une rigole d'nqueduc. sur un mètre de largeur. dans laquelle les eaux se dépouillaient. A une vingtaine de mètres de la cuvette. A l'endroit où la roche cesse d'être taillée en rigole. excepte à l'extréinité d'amont où la rigole s'infléchit d'un mètre quarante centimètres vers le nord. diminue graduellement selon la pente naturelle de la surface de la roche. d'un puits existant sous la voie romaine. Sa pente. Leur point d'affluence qui est encore incertain. une sorte de levée. Ces deux séries sont-elles les seules qui aient formé cette tête d'aqueduc ? J e ne puis l'assurer. une surélévation de terrain. est d'un mètre plus élevéc que le point culminant du Châtelet. en fondation. une clef antique. au lieu d'être de 53 millimètres par mètre. parementées à leur face extérieure. d'une partie de limon. 42 centimètres en ainont et trente-deux en aval. L'axe de cette cuvette forme avec celui de toute la rigole une ligne parfaitement droite. Elle est coupée par une ou. une petite rondelle en cuivre très-mince sur laquelle des tiges de fer jouent dans une charnière. creusées et assujetties l'une à l'autre. A partir de ce point de réunion. inais son existence est suffisament prouvée par la découverte faite fortuitement en 1825. dont les parties latérales se confondent avec le niveau du sol. et qui devait être surmontée d'un regard. Cette cuvette. sur une profondeur qui. ttn parcours moyen de trois cents mètres. doit être peu éloigné du cominencement de la rigole qui fait suite aux puits. large de six à huit mètres. Une autre série. deux médailles frustes du haut Empire. avec les frettes. qui étaient posées transversalement. ayant de largeur moyenne. et dont deux ont un décimètre de diamètre et les deux autres 85 millimètres. commence et se continue. notamment par de grosses pierres de roche. réunissant toutes leurs eaux en un sert1 point. un témoin du niveau de l'aqueduc. tout en mettant le cours d'eau à l'abri des influences solaires. conservant encore. scinblables à celles qui abondent sur le Châtelet et percées. répartis sur deux lignes convergentes. pour le passage des clous qui les fixaient à la charpente (100). à leur passage. tandis que la partie médiane s'élève cn arête à la hauteur d'un demi-m&tre. la protégeait contre l'éboulement des terres. et surtout de nombreuses tuiles en pierre sciée. à fond de cuvette. et nous annoncent que là ils étaient des prises d'eau. précisément au même niveau que le point culminant du Châtelet. servant de bassins d'épurntion. commençait une conduite de pierres formées. sur une longueur de trois cents mètres et toujours sur I'alignement de la rigole. entièrement semblables à celles des tuyaux de distribution d'eau reconnus par Grignon. liés entre eux par une pareille galerie. qui évidemmnent n'a jamais été déplacée et qui devient. U encore existaient des édifices habités. L'ayant fouillée sur plusieurs points de son parcours. de puits de méme nature. et dont quelquesunes. du coté de la Haute-Borne. peut-être par plusieurs excavation de cinq à six mètres cubes. par conséquent. est à tout au plus d'un à deux millimètres. A dix-sept mètres de ce point existe encore une petite ntvette de pierre de taille. se sont trouvées près de ce méme endroit. de ce réceptacle commun. cornine dans la galerie des puits. Cet embranchement n'a pas et@fouillé. dont plusieurs échantillons se sont trouvés sur place : c'était le corninencement de l'aqueduc extérieur. tels que débris de poterie. semblaient ne pas avoir été déplacées. comme elles. joignait ses eaux à celles de la lignc qui vient d'être décritc. avec galerie en amont. commence effectivemeent une rigole soigneusement taillée dans la roche sur une longueur de plus de soixante mètres. et en aval dans la direction du Chàtelet.

.

Ainsi la précision du niveau qui existe entre la rigole de l'aqueduc et le soinmet du Châtelet est bien moins l'effet du hasard que le résultat d'une opération savante. double avantage que recherchaient singulièrement les Romains.de3rrt de ?>tofreère). homme doué d'une excellente mémoire et digne de toute confiance. faisant ainsi passer l'aqueduc sur l'arete du col qui joint les deux rnontagnes. coimne nous le verrons bientôt. formant comme la base d'un pilier carré dont chaque face était d'environ deux mètres. de A ~ c h i t e c h ~V111. ce qui aurait nécessité trois rangs ou étages d'arcades. 8. en 1823. On commençait par comparer au niveau du lieu qui avait besoin d'eau celui des lieux qui pouvaient en fournir : c'était à l'aide du quart de cercle. parce que. et en meine temps il en augmentait de beaucoup la solidité. on creusait la terre pour y trouver les sources et les réunir (101). Telles sont. entre l'extrémité occidentale de cette ruine et le plateau du Châtelet. de Sommeville. diap. s'ils sont conforines à ce que nous connaissons des anciens aqueducs et aux regles qu'observaient les Romains dans leur contruction. . Dans l'intervalle d'onze cents inètres qui existe. en suivant ce tracé. préférer ce tracé. épars en cet endroit : un de ces morceaux avait été scié sur une de ses faces. 1 et 7. la tenacité de mes convictions et la collaboration de ines amis. à 350 mètres de cette extrémité de la ruine et à trente-trois mètres au midi de l'axe de la voie roinaine. Victor Demogeot. Si la ville qui voulait construire un aqueduc n'avait point d'eau à sa portée. Je n'en ai plus retrouvé que trois ou quatre fragments de pierre de taille. Mais. Donc l'établissement sous terre de notre tête d'aqueduc n'a été que l'utilisation de l'expérience des Romains dans la recherche des sources. je le pense. au fur et à mesure de leur découverte. ~ . en leur donnant aiilsi un angle saillant à l'endroit où le vent du inidi prend entrée dans le vallon . 1552 liv.XEnSCHMER $oplès Vitiiive. Malheureusement. De nombreux sondages que j'ai fait exécuter avec une forte tige de fer au-delà et en-deçà de ce pont ne m'ont rien fait découvrir.S . levées sur champ. Voyons maintenant si les faits qu'elles constatent ont bien réellement entre eux la liaison qu'ils semblent avoir. était la ruine d'une partie de l'aqueduc extérieur. par M. . f Appnleil de iiivellenrent or1 Choiobnfes (dessin de F. edition de Lyon. il rendait ses constructioils de dix mètres inoins élevées que par le trace direct. trouvant plus avantageux d'en employer les belles pierres que d'y heurter encore sa charrue. entre la Haute-Borne et le ChAtelet. nos recherches n'ont amené la découverte d'aucun vestige du reste de I'aqueduc qui. en droite ligne. Si j'insiste sur ce fait. Nous avons vu les découvertes correspondantes qu'a faites Grignon dans l'enceinte mgme de la ville.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ainsi que nous le présumions. ce qui lui perinettait de suppriiner un rang d'arcades. m. aurait eu jusqu'à quarante-trois mètres d'élevation au-dessus du point le plus déprimé de son parcours. a été trouvee. (102) M@melivre. les découvertes qui m'ont perinis de faire la confiance et la magnificence de l'adininistration départementale. qui m'en a fait le récit. du niveau d'eau et surtout d'un instrument plus précis nommé Chorolintes (102). parce que de temps immémorial les propriétaires des cliamps voisins auront aussi enlevé avidement les pierres des autres piles. 8. c'est que l'examen attentif des lieux me fait reconnaître que l'architecture a dû NIVEAU D'EAU COUPE (101) Vitruve. une construction en pierre sciées. chap. . il la détruisit aussitôt. et cela.

pour avoir découvert les veines d'eau qui en alimentaient le canal (104). dans son Dictionnnire d'Arcliitecture civile et hydrnirliqire. Pline dans le 3e chapitre de son livre 31e. on y excavait un puits. on les faisait tous aboutir au inêine point (106). A diverses profondeurs. Quoiqu'il en soit. pratiqués perpendiculaireinent dans la roche et paraissant n'être que des sondages servant à étudier. qui fut bati sur le lieu m&me (105). 8. 1588. et même on choisissait les aspects et les couches de terre ou de roche qui fournissaient les eaux les plus abondantes et les plus salubres (103). A l'issue de la série des puits commençait la rigole.. il donna. p. ornait le petit temple. c'est en consultant les règles de l'art que l'on a créé notre tête d'aqueduc . notre galerie subsidiaire et d'autres maçonneries souterraines dont nous n'avons fait qu'entrevoir les vestiges. 8. formn rivi. ne date ni d'aujourd'hui ni d'hier. liv. Dict.LE CHATELET BI' SES ENVIRONS POTHIER Après avoir reconnu le niveau des hauteurs voisines. 27. la botanique. de même qu'il avait surnomme Fontinnlis. on cherchait parini les points doininants l'endroit où se trouveraient les plus belles sources.Telles sont la grande excavation pratiquée sous roche. dans le trajet de la galerie. p. grès pulverulent au-dessus. témoin l'aqueduc Virgo. . dans sa reconnaissance. vers l'an 300 de Iiome. le consul Auhrs Aeterinrs. font connaître. 31. 005) Id. pour rendre à l'eau sa liinpidité à la suite des grandes pluies (108). ou plutôt que par circh cet auteur aurait voulu indiquer des embranchements dirigés vers le réceptacle. Lorsque les puits étaient creuses. dont la profondeur égale trois ou quatre diamètres de leur orifice. p. Le peuple. Si. on parait aux ébouieinents par la construction de deux murs surmontés d'une couverte (107). ii voyait quelque chose de divin dans l'auteur de la découverte. étaient déjà les augures que l'on consultait. coilsacrait la inémoire de ces hoinines utiles.et. et. dans les lieux les plus secs. avec des détails qui ne peuvent trouver ici leur place. mais avec une telle inodestie et des soins si minutieux que l'on rougirait aujourd'hui d'appeler cela de la science. (106)Vitruve. chap. (104) Froiitin.. Vitruve. par le moyen d'une galerie. dans le ler chapitre de son 8e livre. c'est que I'art se serait perfectionné depuis Vitruve. diap. (108) Frontin. la nature et l'épaisseur des couches. Paris.. on les murait pour prévenir la perte. l'hygroinétrie. dans le même but. Lorsque l'on avait reconnu sur un point doininant des indices favorables. la géologie inêine. que la science de nos hydroscopes. 55. et. l'engorgement des sources. (107) Pline. en rappelant dans un glorieux surnom les services qu'il en avait reçus . La météorologie. notre rigole et la cuvette trouvée au commencement de l'aqueduc extérieur. pour les moyens d'exploration. liv. si l'on trouvait une source dans ce puits. . On y établissait des puits d'un autre genre. liv.Ainsi. 3 . ainsi appelé de ce qu'une jeune fille avait fait connaître l'endroit où l'on en trouverait la source. coinine les rayons d'une section de cercle vers leur axe coimun. on savait alors trouver. C'est là ce que Dmiiler appelle Pirisnrds de sorrrces. si les puits y sont établis sur une ligne droite. Nous avons de plus recoimu. au lieu d'être disposés circulairement. à des distances égales d'environ 40 à 50 mètres (109). . chap. et encore. . et que l'irnage de cette bienfaitrice. 31. des têtes d'aqueducs comme la notre. et. on en creusait alentour plusieurs autres. 7. comme celle d'une divinité. le surnom de Venox à l'autre ceiiseur Cniirs Fabius. vo Aqueduc. la roche ou le tuf venaient à faire défaut. en l'an 442 où fut construit le plus ancien des aqueducs de Rome par les soins d u censeur Appius Clnudius. des ùnssins d'épurntion. l'aqueduc proprement dit. d'Alrliit. circh.Vitruve. (103) Nous avons roche claire t@scompacte. les traces d'un perfectionnement dont ne parle pas l'architecte d'Auguste : ce sont des trous en cbne renversé. ler. (109) Quatremère de Quincy. pente a i'ouest. de petits réçemoirs.Voilà les murs circulaires de nos puits. rivirs. ducfus. Ædiculn.

n'était pas à ciel ouvert et pourquoi les pierres qui en recouvraient la voûte étaient arrondies en faîtières. (115) Quatremère de Quincy. lorqu'ils étaient construits en blocage revetu de briques ou de petits moëllons équarris... Franchissons donc cet espace intermédiaire et voyons ce qui devait exister sur le Châtelet. d'Air1it. mais seulement lorsque ces eaux. Si elle se trouve hors de l'alignement général.. Dict. en nombre suffisant. refluaient des réservoirs ou s'échappaient d'une manière quelconque (112). Villicus. diap. Il y avait. Quant à la largeur des piliers qui portent les arcades des aqueducs. on ne veut pas leur domer une trop grande épaisseur. pour conserver à l'eau sa fraîcheur et sa pureté (110). la plupart n'ont que de douze à quinze pieds de large. ne pouvant se soutenir en ligne droite. p. étaient conformes l'usage. p. des ouvriers. Les anciens donnaient peu de largeur aux arcades de leurs aqueducs . En louant la régie des eaux. v" Aqueduc. Voynge d m les riQ. peut-etre. et quelquefois le quart : leur épaisseur dépendait de la quantité d'eau à conduire et de la hauteur de l'édifice. p13) Id. le sous-fermier. pour tous les soins de détail et d'exécution facile.. 7. La dépense de ce personnel était couverte par le revenu des concessions faites en faveur des jardins et des maisons du voisinage (113). Voynge dnns les d@n?tonozts.. d'Arcliit. lorsque l'élévation n'était que de cinq à six pieds. liv. . Les aqueducs hors de terre étaient portés sur un massif de inaçomerie. 8. 66 et 67 .Aussi trouvons-nous une ruine de 300 mètres en ligne droite. on imposait au fermier i'obligation d'entretenir.. qu'on appelait caduques. 488. (110) Vib. 94 (114) Millin. Rome nu siècle d'Aug. ou par des arcades quand elle était plus considérable (114).." . . on augmente leur solidité. pour favoriser l'écoulement des eaux pluviales (111) .. par des motifs d'économie. . la ou l'aqueduc n'avait encore que peu d'elévation : ensuite. soit pour roinpre la rapidité du courant de l'eau. Cette couverture était un peu bombée. le fait s'explique encore par des exemples. et lorsque.nrtonmfs du Midi. Les arcades de l'ancien aqueduc de Metz ont seize pieds et demi. n'y vont que par des sinuosités frequentes et des espèces de zizags. (116) QuaeernPre de Quincy.Les vestiges d'habitation que nous trouvons au point où l'aqueduc extérieur fait suite à la t@ted'aqueduc. t. la moitié lorqu'ils étaient conshiits en pierre de taille.Desobry. qui surveillait les prises d'eau. Par ce moyen. qui pouvaient aller tout droit a la ville.Ainsi les prises d'eau A l a tete de l'aqueduc. constatees par nos frettes. les divers accidents du terrain.il en résulte de ces renseigneinents que la fondation découverte en 1823 peut très-bien etre une pile de notre aqueduc. se soutient solidement lorsqu'on lui fait des lignes brisées (116). la cessation de cet alignement. pres de l'aqueduc. notamment hors de la ville.POTHIER Les aqueducs étaient couverts sur toute leur longueur. sont donc ceux de la maison qu'habitaient ces ouvriers et serviteurs et. Le pont du Gard est une exception à cette coutume.. par voie de concessions du prince. v" Aqueduc. (111) Millin. 58. . des prises d'enlc faites par des particuliers près de la tête de l'aqueduc aussi bien que dans la ville. de construire des aqueducs fort élevés dans une grande vallee ou dans une plaine. t. taillée dans la roche. et celles de l'aqueduc LE CHATELET ET SES ENVIRONS de Ségovie en ont 17. des serviteurs. 1. sont autant de causes qui rendent très-difficile la continuité des investigations.. car "une chose reinarquable est que les anciens aqueducs. de la meme manière que celle d'un paravent qui. soit pour une autre raison : lorsqu'il s'agit par exemple. 3. y. Un double rang d'arcades suffit à un aqueduc de cent et quelques pieds de haut (115). les anciens leur donnaient environ les deux tiers de la largeur des arcades . Dict.Cela explique pourquoi notre rigole. le passage de la voie romaine et surtout le soin que Son a eu de bien cultiver les terres qui sont au-delà. loco dicto.

trente-trois mètres de hauteur.. d'une part. vers son milieu. n'est-il pas évident que les infiltrations en deviendront plus considérables et que l'on pourra y .- Chnfenrc d'eari plincipnl de Pon~pei. sont si appétissantes et si pures ! Si donc. 93. ne fournissent qu'une eau fade et répugnante. les eaux ménagères s'infiltrent dans le sol et se retrouvent quelque part en forme de source : témoin la ville de Langres. 3. M. elle n'eût pas facilement échappé à son étonnante sagacité. . aujourd'hui sans eau. 7. l'inévitable conclusion de mes recherches. S E L O N K A B O N D A N C E . et. D'abord l'expérience nous fait reconnaître que. peut avoir rencontre. recevant l'eau de chacun des compartiments. les vestiges d'un château d'eau : mais il est plus probable que cette découverte est réservee à d'autres observateurs . au lieu d'&tre chaque jour desséché par les (117) Vitr. (119) Frontin. sans les reconnaître. . p.Nous avons vu que plusieurs de ces tuyaux ont été trouvés par Grignon. de Buzon et de l'Arbolotte. un double rang d'arcades. 36 et 66. et enfin dans les maisons des particuliers (117). Les tuyaux qui partaient du château d'eau se ramifiaient sous le pavé des rues. là où le sol est couvert d'une agglomération de maisons. Telle est. rayons du soleil.doit avoir été donné à ces bâtiments parce qu'ils sont toujours placés sur un point élevé. comme les puits. (11R))Ronienri siècle d'Aiigirsfe. qui avait pres de quinze cents mètres de longueur. une zone qui n'a été fouillée N par lui N depuis lui. où les fontaines suburbaines.Grignon. d'autre part. amenait dans la ville gallo-romaine d u Châtelet des eaux de source artificiellement puisées au pied de la HauteBorne. auquel tenait un réservoir divisé en trois compartiments. par un moyen quelconque et notaminent par un aqueduc. liv. p. Ja'i dit que l'existence de I'aqueduc expliquait celle des centaines de puits. l'eau arrive et se consume à profusion dans une ville. pour les esprits sérieux. t. qui sont sur la montagne. et. Comment concevoir leur existence sans reconnaître qu'il y avait un château d'eau pour les alimenter et que l'aqueduc dont nous possédons la tete a été continué jusqu'à la ville par un trace quelconque ? Oui. d'autres dans les bains publics. Je ne signale donc ce fait que comme l'objet d'une recherche très intéressante. il y a encore sur le plateau de la montagne. Cffitellum. pour l'envoyer d'une part dans les piscines et autres fontaines publiques.LE CHATELET ET SES EhVIRONS POTHIER Sur l'un des points qui regardaient l'aqueduc on établissait un bâtiinent noininé Cnstelhrin. rEAU PASSE PAR: COUPE A-B M A I S O N S F O N T A I N E S THEATRES Tui'A B . Désobry (118) nous fait remarquer que le noin de Château. selon les besoins de la ville (119). R di. à l'orient et précisément depuis ses abords jusqu'au point culminant vers lequel se dirige la conduite d'eau qu'il a décrite. et dans ce bâtiment étaient trois tuyaux principaux. car. tandis que les eaux de Blanchefontaine. ne connaissant pas l'existence de l'aqueduc. comme les chateaux forts.

Royeicl. Rome nu siècle d'Airguste. où s'est développée la prospérité de la ville qui couronnait notre montagne. 100. on ne donnait que peu d'élévation aux aqueducs. 29 et 34. . temps où l'on a le plus besoin d'eau. sont en grande partie calcinées par le feu.Notre aqueduc extérieur étant d'environ 1500 mètres.) faits qui concer- (120) Id. appartenant. il ne s'est fait qu'avec le temps : les objets qu'on y a trouvés et qui sont un couteau dont le manche est ferrifié. les Les peuples dntis I'Aiitiqaité.il n'en reste. notamment des débris de l'espèce de terrine dont il a et@ fait mention à la page 138 de cette revue. dans ce qu'ils ont de t e Potzi de Gnld oii çmii dezs In desc~iptio~t de L . au sortir de la terre. de manière à les conduire sous terre autant que possible. et in@medes échantillonç de la poterie désignée au même endroit comme celtique. un éperon à longue tige. l'ont été dans leur ruine. que ces puits. Potliiei. dans I'un et l'autre endroit. qui se résume dans ces paroles de Grignon : "Ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes ou d'amas d'eau. Tels sont. que des parcelles ferrifiées adhérentes aux frettes : les objets que nous avons trouvés dans les ruines de la inaison du gardien de l'aqueduc sont identiques à ceux du même genre que l'on trouve sur le Châtelet : les pierres. p. p. à diverses époques plus ou moins récentes. soit 1022 pas romains. ici comme là. pour empêcher qu'ils ne fussent facilement coupés par l'ennemi. une serpe et une clef dont la forme diffère peu des nBtres. Que devenait alors cette population habituée à une grande consommation d'eau ? N'est-ce pas afin d'y obvier qu'elle se sera créé de nombreuses réserves d'eau par l'@tablissment de ces puits ? A l'appui de cette conjecture vient aussi l'observation suivante. Ces réparations se faisaient le plus rapideinent possible et rarement en été. nous devons peut-@treen préférer une autre. G . l'aqueduc de l'eau Martia. ne fourniraient pas une goutte d'eau ? A cette explication. prouvent ainsi que des ossements d'animaux domestiques qui s'y montrent en grande quantité à toutes les profondeurs. dont 221 seulement en arcades . se sont reinplis successivement jusqu'à ce que le laboureur n'eût plus qu'à niveler le sol. lorsque la ville de Rome était encore fréquemment en guerre avec les autres peuples de l'Italie. l'infltrntce de cr inotrirwetif (d'rrp~ès Métiniri et Sni~z~n~eof. p. sans ce moyen. Ce dernier renseignement nous aidera plus loin à déterminer l'époque où l'aqueduc a été construit." En effet. on avait soin de ne pas réparer en même temps ceux qui servaient les mêmes parties de la ville (120). 98 . A Rotne. 60 (121). 54. sur plusieurs points de la rigole. durant lesquelles ils n'amenèrent plus d'eau à la ville. et le plus ancien de tous. Dans l'origine de l'art. devenus une sorte de charnier. 3. 021) Desobry. celui de l'eau Appin. il s'ensuit qu'en cas de guerre cet aqueduc pouvait être facilement coupé. les aqueducs. et la garnison ou les forces militaires du Chatelet ne pouvant être cornparées a celles de Rome.plus iinportant. 463. Front. Notre aqueduc était le seul : la longueur de son trajet sur des arcades devait quelquefois nécessiter des réparations d'une durée plus ou moins longue. surtout dans les parties qui portent sur des arcades.POTHIER LE CHATELET ET SE5 ENVIRONS établir avec succès des puits qui. Il s'est trouvé. Cette dernière poterie. Ainsi l'Abio velus n'avait que 702 pas de trajet extérieur. était molle comme de la cire. d'autres poteries de l'ère gallo-romaine. Contentons-nous ici de faire une remarque très importante : c'est que l'aqueduc et la ville romaine. t. par l'établisseinent de ces inOines puits. et qu'en conséquence les Ont se préinunir 'Ontre la disette d'eau qui en aurait résulté. et le dessin de E. Les tuyaux de distribution d'eau se trouvent pareilleinent consumés par le temps sur la montagne et près de la HauteBorne . sont sujets à beaucoup de réparations.56 et 56 et 68. où il existait une dizaine d'aqueducs. contemporains dans leur existence. Quant au recomblement total des puits de la tête d'aqueduc. et l'époque où I'un et l'autre ont été anéantis. selon toute apparence.

~Mznicipnlede Cbaun!o~#t 99 .Dessiit Errresf R q e r :Mniruscril Potbicr Bibl.

par lui editee en cette ville eii 1851 : il y signale l'existence d'me foule d'objets qui sont autant de preuves d'm 6taùlissemnt romain. au nord Caturices ou Caturigoe. à l'est-nord-est Nnsium. au sud-sud-ouest.POTHIER LE CHATELET ET SES EkWIRONS nent l'aqueduc. au besoin. à l'ouest-nord pour monter à la ville. et Bourbonne-les-Bains. Du c6té du midi il existe des traces légères de pareilles terrasses. on entreprendrait la restauration de cette tête d'aqueduc. au-dessous du pomérion. ne peut manquer de voir les choses telles que les a vues Grignon et de se convaincre que l'art militaire. surtout s'il pénètre dans l'épais fourré dont les accrues du bois de Gourzon ont recouvert sa partie septentrionale du pomérion. Le cordon de mur est interrompu dans un endroit où Voies romaines. mais Nijon (123) . les vérifier et les étudier de nouveau. 1O0 . Cllevalier. en passant par le nord. le second au nord et le troisième au levant . au sud-ouest Altgustobona ou Tricnsses.inais ce fossé s'est effacé par la suite des temps dans le surplus de son étendue . grande et puissante ville des Lnici (Lorrains). il formait une courbe sous le bastion et se prolongeait au nord sur une ligne parallèle à celle des esplanades. interieure.. de vingt-quatre pieds chacune de largeur. pourra toujours être consulté. étant déposé à la Préfecture. Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. conforme à celle de dom Jacques Martin et de Sanson. à la page 584 de l'annuaire de 1803 l'opinion de l'abbe Mathieu.. nommé ensuite Lingones.un peu plus vers le nord Ditrocortonim ou Remi." Malgré les modifications que quatre-vingt ans ont pu apporter à l'état des lieux. sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. est entièrement formée de terre rapportée. dans la Chanpagne crayeuse. cette description se trouve être encore d'une grande exactitude. nous avons choisi et inarqué dans nos fouilles les points de repère les plus importants et les avons soigneusement indiqués dans notre procès-verbal qui. qui semble devoir être Meuvy. dont les trois parties saillantes figuraient trois especes de bastions. qui j'emprunte cette ilote. mais bien plus déformées. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracines. aujourd'hui s u losse . nous parle de l'enceinte de la ville : "L'assiette de la ville formait une espèce de triangle curviligne. Cette ville avait au nord-ouest Châlons. qui doit être Corbeil. mais de plus nous avons voulu qu'on pût. qui règnent dans toute cette étendue : l'une. qui n'est point Neufchâteau. p.au sudest Mose ou Mosn. qui en rendait l'accès très difficile dans cette partie . Fortifications. et Solimnriaca. qui. Voici en quels termes Grignon (123. il regne au pourtour de la montagne. (124) "Bar-sur-Aube dut le nom de Segessela à la fertilite de son territoire et à ce qu'elle servait d'entrepût aux Romains. sa métropole .." M. appelé alors Aquæ-Bomonis . En conséquence. dont l'un est dirigé au couchant. à quelque distance de Margerie. Segessern. (122) Bulletin des Forrilles. au sud-est Noviomngus ou Novimngus. aujourd'hui Bar-le-Duc . L'observateur qui examine avec soin le couronnement de la montagne. est auteur d'une Iiistoire de Bar-sur-Aube. joint à l'escarpement de toute la montagne.qui nous a déjà dit avoir trouvé des dents de herse de fortification. lequel partait de la vallée de Ruetz. espérant même qu'un jour. avait fait de cette ville une place très-forte pour ces temps-là. (123) Voir. Troyes. est aujourd'hui la ville de Langres . 86. que l'on pense &treBar-sur-Aube (124) . simple village .. pour l'élever de nouveau sur le penchant de la montagne : l'autre est extérieure . à l'est-sud-est Granum ou Grand. Non seuletnent nous avons tenu à ce qu'ils fussent bien constatés. l'on voit les traces d'un ancien chemin. pour s'en convaincre. avant que de remettre les lieux en état d'être cultiv6s. elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée. Sous le bastion à l'ouest est un fossé de circonvallation. un cordon saillant qui délimite toute partie et ressemble aux ruines d'un mur écroulé sur ses fondements. et à l'ouest Corobilium. rendu sinueux pour en diminuer le rampant. On sait que les Romains nommaient ces terrasses pomerin. L'espèce de bastion qui est au couchant est formé de terres rapportées : à partir de ce point. Reims . aujourd'hui Naix. au midi Andernnniunum ou Andomntunum. pour mettre à la disposition du monde savant et aussi de l'agriculture locale ce précieux spéciinen des connaissances hydrauliques des anciens.

Mri>iicipnlede Clrnri»iottt 101 .Drssiti Entest Royer :Mnnr~switPotliier Ribl.

" La voie qui coiiduisait à Çegesçera est mentionnée par MM. Mandres. Effectivement. s'y croisant... Naix etc. de Bessonville. par M. no 1. t. (125) et que l'expérience nous le prouve chaque jour. 3. (128) Recrreil d'Antiq. me disait aussi dans sa lettre du 20 novembre 1849 : "J'ai souvent entendu parler d'un autre chemin qui serait parti de Barsur-Aube pour aller au Châtelet. Courcelles... à en juger par les nombreuses médailles qu'on y a trouvées autrefois. on trouve à la profondeur d'un a deux mètres un autre chemin forme de pierres recouvertes d'une couche de laitier et de crasse de fer. @aversant les villages actuels de Fontaines (127). de leurç chemins militaires. Danville. passait par Nogent-le-Roi. vers Mose. éditée en 1847. C'étnit de cette voie qrie se détnchnit une branclze qlri descendnit sur la Marne. Reynel. Badin et Quantin à la page 208 de leur Gwgrnphie du dÉpnrtemnit de la Haute-Mnme. L'existence d e cette dernière ne repose que sur une conjecture résultant de l'interprétation des indices contenus dans la Table théodosienne et de l'aspect de l'excellent chemin. de Curel et des Autigny. entre Courcelles et Mertmd. Celle qui allait vers Mose se fait remarquer par LE CHATELET ET SES EWlRONS la continuation de cette même vieille route qui. passait par Villiers-le-Sec et Bologne allait tomber. en passant par Villiers-aux-Chênes.." A Barsur-Aube.. la quatrième. souvent relevé en chaussee et appelé vieille route. (129) Arts e t MCt. La ville qui existait sur le Châtelet semble avoir été traversee par deux voies romaines qui. formaient quatre branches." M. etc. liv. Busson. (126) ii est bien entendu qu'il n'est ici questioii que de chernuls mristruits à la manière des Romains. à l'exclusion des simples chemins vicinaux qui reliaient entre eux. (130) Précis de I'Histoilr de Vflssy.. suivant dans sa carte des Gaules les renseignements fournis par l'itinéraire d'Antonin et la table l'héodosieme ou carte de Peutinger renferme la région dont le Châtelet fait partie entre les voies roinaines qui. tous les lieux Iiabités. sur la voie de Langres à Naix. p. ils omettent non-seulement la plupart des chemins transversaux. à Segessern. un peu au-dessus du diemin actuel. encore si recomaissable.POTHIER Nécessairement. 1849. par Nogent.. par (125) Histoi~des grnnds cchemins de I'Enrpire minin. mais encore les voies principales. on a découvert des tombeaux gallo-romains : à Trémilly. par le sud-ouest. en coupant la voie de Langres à Naix. se dirige sur Thonnance-les-Joinville. telles que cette même voie qui de Langres conduisait à Naix. d'oc elle nrrivait à Chfitelet. Elle ressortait par la porte du levant. 3. des ornières sont creusées profondément dais la roche. au nordouest. à Rimaucourt. p. Elle a été considérée comme voie romaine par le cointe de Caylus (129) et voici ce qu'en dit Grivaud de la Vincelle (130) : "Il a été reconnu qu'une autre grande voie soriait de Langres. qui longe les côteaux de la rive droite de la Marne. au sud-est. 3. Sur le côteau. 39. 3. dir côté de Joinville. qui est tout près. . on regarde comme voie antique le beau chemin qui. etc. Villiers-aux-Chênes est u n lieu où les Romains ont eu des etablissements. Ernest Royer. p. parailPlement au chemin actuel. dont la première. et. la troisieme. pnr Curel et Fontnines. elle devait avoir avec toutes ces localités des coin~nunicatiom plus ou moins directes. sortant de cette ville au faubourg d'Arsonval. 425.. on découvre quelquefois d m le sol des débris d'armes qui annoncent qu'un combat aurait eu lieu en cet endroit. à qui je dois ces derniers renseignements. rayonnant de Reims. "on voit enire Thil et Nully quelques traces d'un ancien chemin et d a m le voisinage.de Sommeville. tels que celui qui. ainsi que le téinoigne Bergiei. sont loin d'indiquer tous les chemins que les Roinairis ont construit dans les Gaules (126). on voit quelques traces d'un ancien chemin et de vieux retranchements. suivnit le cours de la rivière. entre ce village et le Cl~âtelet. se bifurque aussitût pour se diriger. Rimaucourt. (127) Dans le village de Fontaines. pour aller rejoindre la grande voie aux environs de Naix. la seconde. Mandres. Mais la Table Théodosieme et 1'Itinéraire d'Antonin. de Metz (Divodunim) et de Langres. Fiard. et dont les restes sont encore si remarquables. alors comme aujourdliui. coinme passant par Çommevoire. reliaient ces trois villes entre elles. redierclies préliminaires. conduisait par le nord-est à Nnsilim. chap. Nully et Trémilly. vers Cnturices. que recouvre la terre des vignes.

.

barré actuellement par un lessivoir public. De Brousseval s'avance pareillement vers Magneux et Avrainville un beau chemin qui paraît très ancien. haute d'un à deux inètres. allait à Essoyes et Bar-sur-Aube. nous venons de voir qu'elle est déjà indiquée par Grivaud de la Vincelle. Vis-à-vis de ce point montait vers la vallée de la Marne et le Châtelet un chemin qui. recouvert de grève ou sable de rivière . les autres séparées par des lacunes et toutes évidemment posées pour la consolidation de l'ouvrage. elle s'efface en quelque sorte par l'effet de I'élargisseinent extrêine que lui a facilité la roche nue sur laquelle elle passe. Bouleversée depuis peu d ' a ~ é e s . adossée. s'éloignant en ligne droite vers l'est-nord-est. sur Sommevoire. traversait les bois de Ferrières près des Riceys. dont nous avons déjà parlé (132). La largeur totale du chemin est en cet endroit de quatre mètres trente-six centimètres. voici la réponse que m'a donnée M. où elle se serait terminée par un chetnin creux. . il lui suffit d'une mkice couche de terre. on voit aussi saillir de terre.. (135) Le h@hen'etant pas lm marbre pivotant. on voit le sol même du cheinin pave de pierres i r r t p lièrement cunéiforines.là où ont été trouvées des inédailles de Dioclétien et de Maxiinien-Hercule. en ligne droite. et dominant d'un à deux inètres. une levée bilatérale. les champs qui descendent vers Ruetz. par son autre rive. Quant à la voie qui conduisait à Nasium. longues de 60 à 75. des arbres. pouvaient I'une et l'autre conduire assez directement au Châtelet. la chaussée dévie insensiblement vers le nord jusqu'auprès de Brauvilliers. comme sur toutes les voies perdues dans les forêts. descendent plusieurs vieux chemins dont un. à droite sur Villiers-aux-Chênes. de constater des faits ! A peine irons-nous aussi vite que le marteau de notre civilisation. (132) Page 216 de cette revue (133) Voir le trace de cette voie à la plandie Ire de l'ouvrage qu'a pulie M. Les cinq kilomètres qu'elle parcourt dans la forêt forment. 4. En montant vers la Haute-Borne.LE CHATELET ET SES EhWlRONÇ deux lignes également remarquables. posées à plat et se touchant par la base de leur triangle qui forme le bord de la chaussée. puis elle se relève. c'est-à-dire vers Naix. à l'endroit connu sous le nom de Hnut-de-So~lris. de Trémilly et de Nully. qui semblent attester l'antique existence de Vassy (130). aillent chercher les sucs nourriciers au-dela des bords du cliemki. par Laneuville. par Argentières. c'est une véritable chaussée. (134) Hâtons-nous d'examiner. elle se resserre dans un encaissement. sur chacune desquelles se trouvent quelques restes roinains. sous le titre de Déco~liinte dirnc ville gnllo-romnine. . au col qui réunit les deux montagnes. prendre. monsieur. pour relier à la voie de Toul à Metz la grande voie de Lyon à Boulogne. ville détruite. La. A un kilomètre au-delà de la Haute-Borne. pasait à Landunum. puis revient entre le sud et l'est. des pierses énormes dressees sur cliainp. elle s'y est trouvée composée d'un empierrement en forine de pavé. sa direction naturelle vers l'estnord-est. à gauche. occupent le milieu aussi bien que les (131) M@meouvrage.Ce cheinin n'aurait-il pas eu sa continuation de l'autre c6té de la vallée de i'Aube. plus destructeur que la faulx du temps. quelques-unes se touchant par bout. par Fresnay. contre I'une et l'autre rive. Un peu en-decà de ce point. à travers la forêt de Morley et par Dammarie. dite LANDUNUM. Thors et Beurville . p. près de Molême. Ville-sur-Terre et les finages de Thil. des hêtres énormes (135). Engente. A cette question. en chaussée généraleinent bilatérale. Çon nom traditionnel de chemin des Romains est surabondaiment justifié par les observations suivantes : Au sortir du Châtelet. en passant par Brousseval. Maisons. canton d'Ancy-le-Franc (Yonne).. A seize cents inètres de la Haute-Borne. en traversant cette ancienne ville de Lmdunum. Coutant. près de Ravières. pour que ses racines.à titre de réparation (134). Coutant : "Oui. Aux abords de ce monument. ma voie roinaine partant drHnrmandnl. larges de 40 à 60 centimètres. au-delà. par sa rive méridionale. sous le noln de chemin de Bar-le-Duc (131). ou mieux encore par Vassy. elle traversait la grande voie de Langres à Çens" (133). en 1854. de prendre des notes. était encore pratiqué au milieu du dernier siècle. en face de celui qui de Bayard montait au Châtelet. dont les talus commencent et se terminent doucement sous le terreau et la mousse qui la recouvrent. eii s'dongeant liorizoiitalemeiit. Ces deux lignes. D'Avrainville à la vallée de la Marne.

VOIE5 ET MILLIAIRES ROMAINS

Trace incertain

1

Mililaire romain certain
Mililaire romain

Colte des Voies mnznines Ar d+n7tmzmf de In H

105

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M

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POTHIER

bords de la chaussée. Vaincue par les Romains, la
nature semble y avoir voulu prendre sa revanche et
profiter du trouble et de la torpeur qui ont suivi
leur domination, pour s'y réinstaller et dire ensuite
aux habitants, en leur montrant ce vivant trophée :
On ne passe plus là ! Spectacle vraiment imposant !
Travaillons, construisons, lançons devant nous
ponts, viaducs et tunnel, et vantons-nous d'avoir
vaincu la Nature : elle, pendant ce temps, nous
regardera passer, et, pour peu que nous laissions
entre nous une lacune, elle se dressera là et se montrera seule, colnme l'Ibis sur Ninive, Memphis ou
Palmyre. Ici, loin de protester, l'homme a coinme
sanctionné à tout jamais cette interdiction, en plantant une ligne de bornes au beau milieu de l'ngger,
sur une longueur de plusieurs hectomètres.
A son issue orientale, à l'endroit où elle est coupée diagonalement par le fossé qui sépare de la
forêt les terres arables de Dammarie, la voie offre
aux regards la structure intérieure de son ngger : ce
sont des pierres épaisses de 12 à 18 centimètres,
posées à plat, par assises, sur près d'un mètre de
hauteur. La continuation du tracé, très-saisissable
par l'effet des accidents de terrain, rejoint, à une
centaine de mètres plus loin, le chemin vicinal de
Dainmarie, qui, jusqu'à l'entrée du village, est la
voie romaine la mieux conservée que l'on puisse se
figurer. L'ngger, ou plutôt le "ymimentum ou staftcmen", formé aussi de pierres posées à plat, s'y
trouve encore recouvert de 15 à 20 centimètres d'un
gravier telleinent liaisonné que l'on ne peut en
arracher le moindre galet. On y retrouve aussi les
pierres inarginaies (136) plantées de champ, mais
de plus d'un demi-mètre au dessous du niveau de
I'nggn et ne se montrant qu'accidentellement, en
percant le talus de distance en distance. De l'autre
côté de Dammarie, entre la vallée de la Saulx et le
vallon de Couverîpuits, toujours dans la direction

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

de l'est-nord-est, reparait ce beau cheinin dam le
même état de conservation ; puis, après avoir francl6 un petit pont ruiné, dont les culées et la pile
unique existent encore, il monte dans la meme
direction vers la forét de Morley, il se continue par
une lev6e couverte de hétres, qui passe au nord de
la ferine de la Grande-Ferté et se terinine à l'issue
de la foret, près Villiers-le-Sec, pour se continuer,
m'a-t-on dit, en chaussée pareilleinent reinarquable,
sur plusieurs points des six kilomètres qui lui restent encore avant d'arriver à Naix.
On s'expliquera facilement coinment cette voie
est si dégradée entre Brauvilliers et le Châtelet, tandis qu'elle est si bien conservée sur le territoire de
Dammarie, si l'on considère que dans la Meuse elle
n'a jamais servi qu'aux transports de l'agriculture,
tandis que dans la Haute-Marne, elle se trouve, dès
l'époque gallo-roinaine, (137) fatiguée et rongée
tous les jours par le passage incessant des pierres
de taille de Savonnières et de Brauvilliers : c'est
ainsi que les pierres marginales donnent
aujourd'hui l'agger qui les dominait autrefois.
Cette remarque nous explique aussi la detérioration encore plus grande des autres voies dont nous
avons parlé, et sur lesquelles ont de plus en plus
circulé les produits de cette partie de la vallée de la
Marne, notainment ces pierres de taille de SavonNères, de Brauvilliers et de Chevilloh dont la
masse a sitôt fait de briser un chemin quand il est
mal entretenu, tandis que le transit de notre ville à
celle de Nnsium a dû cesser avec leur existence et
ne plus fatiguer leur voie de communication (138).
Grignon et l'abbé Phulpin (139) ont parlé d'un
chemin, appelé de leur temps Cltemin [le i'abrarvoir
et Voie Jean-Barn, dont une seule partie est encore
visible dans une grotte artificielle dont on l'a recouverte sur le col qui lie au c6teau de Fontaines la
montagne du Châtelet. il descendait de l'est à

(136) Millin, Vmjflge dmts les Dépflrtonents, t. 4, p. 340.
(137) Il est reconnu que les pierres de taille du Uiâtelet provenaient des carrières de Savoniiières et de Brauvillers.
(13R) "Les anciennes voies qui existent dans l'ouest de la France sont aujourd'liui dans un tel état de degradation
qu'elles ne peuvent le plus souvent être reconnues que par des yeux exerces... Dans quelques contrées cependant, les
voies antiques forment encore des lignes prolongees fort remarquables, et leur belle conservation est iui juste sujet
d'etonnement... il faut encore tenir compte de la différence des temps : il est certain que les transports etaient moins
féquents sous la Dominatioii romaine qu'ils ne le sont aujourdliui." (De Caumorit, Corim d'mltiq!iif&?rrol~irn~nifnies,
t. 2,
p. 122). - "La mapifique chaussee qu'Agrippa, gendre d'Auguste, fit construire vers l'an 700 de Rome, pour aller de
Lyon & Boulogne, passait pres d'Avallon : on en trouve eiicore quelques restes qu'il est difficile de remiuiaîhe." (Milliii,
Voyflxe dmis les De.,t. 1, p. 167.)
(139) Biilleti~idesfuirilles, p. 92; Nota nrchCol., p. 25.

POTHIER

LE CHATELET ET SES EPI'VIRONS

l'ouest, se terminant près du canal de la Nabline, à
l'endroit appelé Gué lenn-Bnrn. Ces dénominations
d'abreuvoir et de gué semblent annoncer l'usage
que l'on faisait de ce chemin ; les mots Jenn-Bnra ou
plutôt Gentbnrfl sont regardés coininue une altération de Genlis bnrbarn. - Son commencement pres
de la grotte faisant suite, en droite ligne, à la voie
de Nnsium, n'était-ce pas aussi le chemin que l'on
prenait comine chemin de traverse, au lieu de gravir jusqu'à la ville, lorsqu'on voulait aller vers
Segessern ?
Nous remarquerons en finissant que les voies
romaines étaient établies non pour faire coininuniquer entre eux des camps, mais pour conduire
d'une ville à une autre, comme nos routes le font
aujourd'hui. Les camps sauf de bien rares exceptions. n'en sont jamais qu'à une distance plus ou
moins grande, tels que dans le voisinage de la mute
de Langres à Châlons par Segessera, ceux de Montsaon, de ChFiteauvillain, de Maranville et de SainteGermaine : on peut encore citer Saint-Roch, près de
Chaumont (140).

LA HAUTE-BORNE
A onze lnètres au midi de la voie romaine de
Nasiurn, à 1675 inètres à l'est du plateau du Châtelet, est le inonunent de la Haute-Borne.
Dès la première moitié du siècle dernier, lorsque
les ruines de la ville gallo-romaine sommeiiiaient
encore d m l'oubli, il avait CoinmenCé de fixer
i'attention des savants, sans avoir entièrement
perdu l'auréole des superpositions populaires.
C'était alors une pierre inerveilleuse que nulle
force humaine n'avait pu dresser. Un @tresurna-

-

turel, pour qui rien ne pèse, une Fée de la Lorraine,
se disposant à soustraire, à i'aide d'escalade les farines, du moulin de Rachecourt, la portait sous son
bras (141), lorsque le coq s'@tantinis à chanter, rompit le charme et fit glisser la pierre qui, en tombant,
se ficha en terre, ainsi que vous la voyez. - Plus
large qu'un gros arbre, plus haute qu'un grand
mur, n'allez pas croire qu'elle puisse vous servir
d'abri : la pluie vous y assiegera de tous côtés,
fouettée par un vent plus fort que partout ailleurs
(142). - Respectez bien cette pierre : nos peres
i'avaient en vénération; il nous ont appris qu'autrefois, "à une époque bien éloignée, les lettres de
l'inscription étaient dorées et qu'on les voyait briller au loin d'un vif éclat, lorsque le soleil y dardait
ses rayons (143)." - tels sont encore les récits des
vieillards.
Avec inoins de poésie et plus d'érudition, les
amis de la science se sont trouves tout aussi étonnés
que le vulgaire à l'aspect de ce monument ...
Moreau de Mautour qui, le premier, le fit connaître
au inonde savant (144) ; Legendre, ingénieur de la
province de Champagne, qui le visita le 18 juillet
1751 (145) et qui, probablement, a gravé, en témoignage de cette visite, le millésirne qui se lit au sommet ; Grignon (146) qui, pour transmettre à l'Académie des renseignements plus coinplets et peut@treaussi pour satisfaire ça niriosité d'antiquaire,
fit malheureusement exécuter des fouilles qui,
dénudant sa base (147) l'ont minée et sont cause
tomba et se bfisa en deux, dans ]a nuit du 25
au 26 novelnbre 1782 ; l'abbé Phulpin, qui attendit
pendant plus de cinquante m le jour où il devait
en voir la restauration ; tous ont décrit sa forme et
ses dilnensions et, Legendre, son
et son
poids : je m'en suis occupé CO-e
eux avant qu'il

(140) C'est encore aux obligeaites communications de M. Emest Rayer qu'est due cette derniere remarque.
(141) "Selon la tradition, ce sont les Mes qui ont apporte dans leurs tabliers les pierres du dolmeii de Trie, prPs de
Givors." (Armand Casson, Antiq. de I'amndisçonnt de Mantes, p. 68) Ste Radegonde apporta sur sa tête l'enorme pierre
du dolmen de Poitiers et les supports dais son tablier (M~llin,Vo!yflged m s les d@aj>nrfetnents,tome 4, p. 730).
(142) Notes archeol. p. 77.
(143) Id. p. 76.

(144) Voir dans cette revue, la page 51.

(145) Notes nirlieol. p. 77.
(146)Mhizoi?rs de i'acndeizie des insclipfioiiç ef B.L., t. 60 p. 153.

(147) Je tiens d'un vieillard que les enfants s'amusaient à passer sous sa marge septeiitrionale, et que Grignoii, pow
yrevenir sa chute, y fit mettre des etançons qui se pourirent.

LE CHATELET ET SES EhVlRONS

POTHIER

ne fut relevé, opération qui se fit le 5 juin 1845, par
les soins de M. Roinieu, préfet du département,
dans les circonstances dont j'ai parlé (148).
C'est une masse brute de pierre fromentelle
dure (chaux carbonatée compacte) pesant douze
mille kilogramines, cubant quatre mètres et demi,
longue de 6 m. 56 c. dais le milieu de sa largeur, et
de 6 in. 82 c. sur sa tranche meridionale ;large de 2
in 20 c. à sa base et d'un mètre au sominet, sur une
épaisseur de 45 à 60 centimètres. Cette épaisseur est
diminuée d'un tiers dans le haut, à l'aspect d u couchant, un grand fragment, par l'effet d'une exfoliation verticale, s'en étant détaché, ainsi que l'a constaté Moreau de Mautour. C'est au vide, à l'inégalité
dc surface résultant de ce defaut, que I'on doit attribuer la rupture qui s'opéra, lorsque le reste de cette
inasse frappa la terre en tombant. Autrefois sa base
au lieu d'etre horizontale, descendait diagonalement dans le sol à la profondeur d'un mètre, s'il est
vrai que Legendre ait mesuré le monolithe au rez
de terre, lorsqu'il trouva 18 pieds de hauteur :
aujourd'hui, réduite de vingt à vingt-cinq centimètres dans sa partie angulaire, pour trouver dans une
pose horizontale plus de solidité, cette base n'y est
plus engagée que de quatre-vingts centimétres sur
une longue et large dalle, au inilieu d'une inaconnerie e n inoëllons et à mortier de chaux ; de sorte
que la hauteur du monument est encore, corrune
autrefois, d'environ dix-huit pieds. Si1 y a désaccord à cet égard, c'est que les uns ont confondu
avec la hauteur la partie qui devait être enfouie, et
que les autres, tels que Moreau de Mautour, qui
compte vingt-quatre pieds où il n'y en a que dixhuit, ont subi l'illusion d'optique dont ne peut se
défendre quiconque voit pour la premiere fois cette
flèche de pierre brute, dressée devant lui et coinine
suspendue sur sa tete. Vraiment on éprouverait
même de la crainte, si l'on ne savait combien cette
pierre est solidement fixée au sol et si le Cicerone
négligeait d'expliquer que le fragment d u haut est
soudé parfaitement à celui du bas par des goujons
intérieurs en même temps que par le bain de
limaille dont les bavures ne sont que trop visibles.

... MM. Phulpin (Notes nrcliéol. p. 89), Albert
Lenoir (Mngns. pittor 1839, p. 4). Batissier (Elém.
d'rzrcl~éol.nnf., p. 162), Bourassé (Archéol. chrél., p.
38), Maquart (Monit. univ. 30 septembre l W ) ,
Chaudruc de Crazannes (Rm. arcl~éol.,4e année, p.
40), Letroime (Iliirl. p. 563), voient unaniineinent
dans la Haute-Borne un Men-hir ou Pmlvnn, un de
ces monuments que l'on a coutume de designer
comne celtiques, et, par conséquent, la regardent
comme beaucoup plus ancienne que son inscription
latine.
S'il est généralement vrai que ce qui est simple a
précédé ce qui est composé, et spécialement en ce
qui comme les monuments celtiques, que les Menhirs sont d'un usage plus ancien que les nlignemmts
et les cromlechs (149), il nous est permis de croire
que la Haute-Borne est un des plus anciens témoins
de I'etablisseinent de l'homne dans nos contrees.
Dans cette hypothèse, puisque dès l'an 1580 avant
l'ère chretienne (150), telle était la population des
Gaules, qu'elles envoyaient de nombreuses colonies, de puissantes armées, en Espagne, en Italie,
dans les Iles Britanniques et dans le nord de
l'Europe, nous devons admettre que l'érection de la
Haute-Borne remonte à trois ou quatre mille ans.
Si I'on demande qu'elle a été sa signification, sa
destination première, n'ayant pour en juger que
l'analogie, il m'est impossible de la préciser, et je ne
puis que m'arrêter à des conjectures.
Ne serait-ce pas un Cippefinéraire ? Les fouilles
faites à sa base, d'abord par Grignon et ensuite sous
mes yeux, lors de sa restauration, n'ayant fait
découvni ni ossements humains, ni aucune trace de
sépuliure, N aucun ancien déplacement de terre, ne
permettent guère de le croire.
Jugeant à sa masse et à sa hauteur qu'elle a dû
@tredressée à la suite de quelque grand évenement
dans l'ordre politique ou religieux, je suis porté à la
croire ou commérnorntive ou votizie.
Connu de nous sous le seul nom de HauteBorne, adoptée, selon toute apparence, coimne
Borne par les peuples gallo-romains ; existant,
avant l'ère romaine, près d'une ville ou bourgade,

(148) Page 239 de cette revue.

(149) Ciianin se figure ce que c'&ait un alignement de pierres levees : quant au Crondech, il consistait dans la disposition
circulaire, elliptique ou demi-circulaire des pierres ; il y en avait un au sommet du montide des F o r i t r l ~ spres de
Langres.
(150) Anquetil, Histoire

de France, chap. 2; Tite-Live, livre 5, Chapitre 33 et 34 ;Florus gdl., livre 1,chapitre 7.

.

.

Dessin Eiiiest I<o!yer :Mntzzrcrit Pofkier Bibl. Muilicipnle de Cl~nu~fiotit

Ln Hntrtr-Bonze

109

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

Gorse, Gourzon, dont le nom, dans la langue celtique, signifiait Limite dressée (151) ; cette pierre, dès
son érection c o m n e depuis, n'aurait-elle pas été; en
inêine teinps que monuinent coinmémoratif, une
borne internationale, une stele du genre de celle
que dressèrent Jacob et Laban (152), du genre
monolithe de Masphat (153) et de la pierre Melampyge (154) ; inonuinent qui devait se rencontrer sur
bien des points de la Gaule (155), lorsque plus de
trois Cents nations (156) s'en partageaient le territoire.
n est présuinable que, coinine presque toutes les
pierres d u même genre et ainsi que nous le voyons
dans les livres Saints (157) et dans l'histoire de
I'Eglise (l58), celle-ci, quelle que fût son origine, est
devenue avec le temps, l'objet d'un culte idolatrique.
Quant a la destination nouvelle qu'a dû recevoir
la Haute-Borne, lorsque fut gravée son inscription,
qui est celle-ci :

VIROMARVS
ISTATILIF
chacun a espéré la découvrir dans l'inscription
même, et, par suite, chacun l'a indiquée selon le
sens qu'ont semblé lui offrir les lettres qui la composent. en est résulté une si étomante diversité
d'opinions que nous nous contenterons d'indiquer,
leur discussion, qui a pris quelquefois les proportions de la polémique, ne pouvant guere entrer
d m les limites ordinaires d'une revue.
Toutes ces opinions, celles du inoins qui méritent quelque attention, se rattachent a six catégories.
1" Moreau de Mautour, l'Académie des Inscrip-

tions et Belles Lettres et M. Gérard Jacob-Kolb ont
vu dans cette inscription une consécration à Jupiter.
On- a- vu; à- la- page- 5,' q u e l e premier traduit
ainsi : VIRidOMARVS Iovi STATon Ingentem W i dem Inscnùi Fecit. - Viridoinare a fait graver cette
grande pierre en l'honneur de Jupiter-Stator.
Le dernier lisait : VIROMARVS Iovi SïATori
Istirm @idem Iuçsit Fieri (Trnité élémentnire de
Numismntiq~re, t. 1, p. 66 ; Notes nrdtéol., p. 85). Viroinarus a 0 r d 0 ~ éde faire cette pierre en I'honneur de Jupiter-Stator.
L'Académie : VIROMARVS Iovi SïATori lovi
Libernfon Iovi Ferehio (Notes nrchéol., p. M). - Viromarus à Jupiter-Stator, à Jupiter-Libérateur, à Jupiter-Féréirien.
2" L'abbé Lebeuf y voit u n chef de brigands,
nommé Viromaruç ou Wimar, inhumé près de ln voie
publique, dite le Chemin d'Aftiln : VIROMARVS In
STrntfi ATILæ In Fossus (Accui. des Insoip. Iiisfonqires,
Xii p. 223, édit. in-12 ; Arts et méf. des Anciens,
Recherches prélim., p. 4).
3' L'abbé Phulpin et M. Maquart, une inscription tumulaire ou votive : VIROMARVS Iulio STATILIo Filio. - Viromarus à Julius Statilius, son fils.
4" Grignon, le comte Caylus, Letrome et avec
eux, M. de Crazannes, qui avait d'abord adopté la
version précédente, n'y voient qu'une espece de
Carte de visite : VIROMARVS Iulii STATLI Filius
(Btrll. des Fouilles, p. 90 ; Arts et mét. des Anc.,
Recherches prélim., p. 5, Revue archéol. 4e année, p.
563, et 3e année, p. 585). - Viromarus, fils de Julius
Statilius.
5" MM. Batissier, Albert Lenoir et Bourassé, sans
essayer de traduire cette inscription, disent qu'elle

(151) Voir dais mémoires sur In Imtgile celtique par Bullet les mots or, gol: gour, solin, et zirn.
(152) Goièse, chap. 31, versets 45,51, 52 et 54 ;Flav. JosPpIie, liv. 1, chap. 19.
(153) Rois, livre premier, diapitre 7, v. 12 et 13.

054) Hérodote, livr. 7 diap. 216 ; voy. &Anacharsis, edit. stereot. t. 1, p. 356 ; Dict. de la Fable, aux mots AchPnion et
Pnssnlffi.
(1.55) 11 y en avait plusieurs sur les frontières des Leiici ou Lorrains, d'abord celui qui nous occupe ; puis celui que
Grivaud de la Vincelle (arts et mét. Redierches pelirn., p. 6 et pl. 4) nous fait comaîhe en ces termes : "Schoepflin, dans
son histoire d'Alsace, parle d'une pierre pyramidale qui se houvait sur les confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans
l'ancien comte de Dadisbourg. Cette pierre, brute et sans inscription, etait d'une seule pièce : elle avait 21 pieds de
hauteur, 5 de largeur A sa base et 2 d'epaisseur." Le nom celtique de la petite ville de Gone, près de Metz, qui etait
limitroplie entre les Leuci, les Mediomnhices et les Vooditnmses, en semble-t-il pas indiquer qu'il en existait pareillement
une en cet endroit ?
(156) Plut. vie de Cesar ;Flavius Joseph, guerre des juifs liv. 2, chap. 16.
(157) Levitique, diapitre 26, verset 1 ;sagesse, di. 14, v. 15.
(158) Les condes et nos rois, jusqu'au 9e siede, ont defendu sous des peines hès severes, le culte des pierres (dut. port
des conciies, 1758, p. 658 ;rmue nrrheol. 3e annee, p. 111, Armand Casson, an*. de l'nr~ondissminitde M . p. 2 et 50).
110

POTHIER
indique les nnciennes frontières des Lntci. Cette opinion est-elle le résultat de leurs propres études ou
seulement du rapprocheinent qu'ils auront fait de
ce nom traditionnel HAUTE-BORNE, de la lettre F,
qui termine l'inscription, et de l'existence d'une
frontière vers cet endroit, ou bien encore de ce
qu'ils auraient simplement adopté le sentiment de
l'abbé de Tersan, qui pensait trouver dans notre
monolithe le AD FINES de la Table théodosieme
(Arts et mét. des Anc., pl. 1) et cette traduction
offerte par Grivaud de la Vincelle et ainsi figuré :
VIICOMARVS 1STATuit 1 Lericomm 1 Fines : Vlromarus a posé les limites des Leucois (Arts et mét.,
Recherches prélim., page 5 et suivantes).
Voici celle que m'avaient fournie, dans le même
sens, ines propres et seules recherches et que j'avais
appuyée d'une dissertation dont une partie a été
reproduite e n juillet 1844, par l'Echo de ln HnuteMnrne : VIROMARVS Imperntor STATirit Ibi Leucomm Imperii Fines (159) : le général Viromarus a fixé
ici la frontière de 1'Etat des Leuci.
6' Enfin, la découverte imprévue de la tête
d'aqueduc, qui conunence préciséinent au pied de
la Haute-Borne, m'a fait ensuite me deinander, en
1846, si la lettre F ne signifiait pas Fons, fontaine,
source ; et alors notre inscription, dont les traductions précédentes ne montrent que trop la merveilleuse flexibilité, m'a d o m e en réponse ces mots :
VIROMARVS Isto STATuif In Loco Initi~rmFontis :
VIromarus a etabli en ce lieu le commencement de
la source.
En attendant que des faits nouveaux fixent définitivement notre choix, contentons-nous des observations suivantes.
VIROMARVS, q u i forme la première ligne, dont
toutes les lettres sont hautes de quinze centimètres,
est le nom latinisé d'un Gaulois appelé Viromnr,
c'est ce que nous enseignent, par l'analogie, les

LE CHATELET ET SES EI\WIRONS

noms Britomnrris, Inducioinnms, Clinodomnnrs, Hincmnr, Adhémnr, etc. Quant à la variante proposée par
Moreau de Mautour, qui regardait ce mot cornine
étant une abréviation do Viridomnnrs (160), nom de
deux personnages historiques, rien ne la justifie ;
car, contrairement à l'assertion de cet antiquaire,
sur laquelle il fonde son opinion, il reste au bout de
ce mot, sur la largeur de la pierre, plus d'espace
qu'il n'en fallait pour qu'on le gravât sans aucune
abréviation. Ainsi l'explication de cette première
ligne n'offre aucune difficulté.
Quand à la ligne suivante, ce serait vainement
que I'on possèderait, c o r n e Letronne, tous les îrésors de l'érudition et du discernement, si l'on entreprenait de l'expliquer, de la discuter, sans avoir
sous les yeux, pour s'y reporter, le monument luirnêine, tant elle s'est jouée des copistes, dessinateurs ou graveurs les p l u habiles et les plus sincères. C'est ce qu'avait senti M. D'Albert, duc de Luynes : par ses ordres on en avait pris une empreinte
en plâtre (161), le 5 août 1850 ; inais son plâtrier,
sous je ne sais quelle fatale inspiration, a cru ne pas
devoir étendre la matière du moule au-delà de
l'espace ouvert par les lettres, s'abandonnant pour
le reste aux caprices et aux erreurs de son atelier.
Aussi cette empreinte, très fidèle dans la reproduction des lettres, n'est-elle qu'un témoin grassièrement imposteur des accidents de surface qui les
suivent ou les précèdent.
Je me bornerai donc à faire connaître, en le
garantissant, l'état de cette partie de l'inscription.
1" Au-dessous des lettres O.. de la première
ligne est un défaut de pierre qui les affleure,
consistant en une excavation réniforme, dont les
lobes occupent la partie inférieure à peu près au
niveau du sotnmet des petites 1eth.e~de la seconde
ligne. Elle est profonde d'un déciinètre, environ, et
a été formée, en inêine temps que la pierre elle-

(159) Si les amis de la bonne latinite voulaient se montrer sévsres, je leur dois cette remarque. Le mot Imperator, qui
signifie avant tout, géneral d'armée, n'avait aucunement perdu cette signification sous les empereurs, ainsi que nous le
font voir quelques medaifles et comme le prouvent ces paroles que Taate a mises dans la bouche de Tibere : Nihil
relichim WERATORIBUÇ, lrbi fominn mmiprrlos infnvisnt, etc. : Que reste-t-il aux gnéraux, lorsqu'une femme se m@ie
de passer en revue les troupes, ect. ? (Asnnles, liv 1, chap. 69.) il s'employait également en parlant d'un généraléh'anger
: IMFERATOREÇ nd id belluni de onlniuni pqirlnnrn~snrtn~firi
lecti Atiirrs hilliis et C. Mnirius a-ml >onmilus.Pite-Live, 1. 2
chap. 39.) Cet Atüus Tullus etait le chef des Volsques. - Inzpearinr éfnifiisitépoirr çign$er gorivnnminlt, Etnt, ciironsciiptio>i
fenitoiinle dnns lnqirelle on coriwnade : sylvn Moesin veioitibus ndeniptn, nsqiu nd nmir RvIPERIUM piolnhitiz et in orn Tibeiis
Ostin lrrbs conditn. (ld., liv. 1, chap. 33). -Enfin, s'il est besoin de juçtifier aussi l'expression Ibi, nous voymis dans Terence
IBI suni (Hcaut., acte 5, scène 3, volume 6) et Dirxi uxol.enz, qunm IBI niiserinrrr uidi (Adelpli., acte 5, &ne 2, volume 13).
(160) Voir dans cette revue la page 51.
(161) Plusieurs personnes de Joinville, notamment M. Leloup, juge de paix du canton, s'en sont procuré des épreuves.

111

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

même, soit par l'action des eaux, soit par la présence d'un corps hétérogène, d'une terre qui n'aura
pu rendre la consistance du reste de la masse.
Ainsi, jamais ce monument, soit avant, soit depuis
l'existence de son inscription, n'a éprouvé aucun
éclat, aucune mutilation en cet endroit et elle est la
proéminence des bords de cette excavation que, s'il
était possible qu'il y eût jamais existe des lettres
encore actuellement visibles sur plus des deux tiers
de leur hauteur. Donc, la seconde ligne possède
encore, coinine la preinière, toutes les lemes dont
elle a été composee.
2' Tandis que les lettres STA, L, F, de cette ligne
sont hautes seulement de 115 millimètres, les trois 1,
qu'elle contient ont la hauteur des lettres de la première ligne, c'est-à-dire 15 centimètres, et le trait
horizontal du deuxième T, au lieu de terminer cette
lettre dans le haut, se trouve traversé et surmonte
par la continuation d u trait perpendiculaire et parvient ainsi à la hauteur des trois 1. Or, il a éte
reconnu par l'étude des monuments (162) que cet
allongement des lettres est un signe d'abréviation.
Ces quatre grandes lettres n'auraient-elles donc pas
été destinées à indiquer ici l'abréviation et la coupe
des mots ?
3' Aucun intervalle appréciable, aucune ponctuation, ne separe les unes des autres les lettres de
cette seconde ligne, à moins que, comme Grivaud
de la Vincelle, nous ne prenions les trois grands 1
comme "des points d'intersection qui indiquant
l'abréviation STAT et séparent les initiales L et F".
Mais à quoi eût-il servi, dans ce cas, de commencer
la seconde ligne par un de ces 1, par cette sorte de
ponctuation, qui eût appartenu naturellement à la
fin de la première ligne, où l'espace ne manquait
nullement pour la recevoir ?
4" Enfin, pour les personnes qui, comme M.
Baudot (163), penseraient voir un E au lieu d'un F
dans la dernière lettre de l'inscription, je dois dire
que j'ai scrupuleusement examiné cette lettre, que
j'en ai autrefois adressé une copie à M. le Prefet et
que l'étude du monument lui-m&me peut faire
reconnaître combien est exacte la description que
voici : cette lettre est haute de 115 millimètres. Le
trait horizontal qui devrait occuper le inilieu, et qui,
pour éviter peut-être un defaut qui existe au-des~-

-

-

sous dans la pierre, se trouve aux deux tiers de la
hauteur, se termine à 47 millimètres du irait perpendiculaire. Ces deux traits horizontaux, de inéine
que le trait perpendiculaire, sont creusés en talus à
arête vive et ont de 12 à 15 millimètres de largeur
sur 5 ou 6 de profondeur. Le trait horizontal inférieur, se confondant avec la base du trait perpendiculaire dans les 12 millimètres qui forment la largeur de celui-ci, s'en detaclie sur une longueur de 8
millimètres et se termine en pointe à une distance
totale de 20 millimètres dont les 10 ou 12 derniers
n'ont presque aucune profondeur. L'état de la
pierre ne permet pas de supposer qu'aucun frottement ait effacé la continuation de ce trait. Ainsi le
trait horizontal inferieur, dont l'allongement a ioujours été la marque distinctive de la lettre E et qui
d'ordinaire se trouve un peu plus long que le trait
horizontal supérieur, n'a que le tiers de la longueur
de celui-ci. Donc ce trait horizontal, au lieu d'&tre
ici le signe particulier de la lettre E, n'est que le
pied ou trait terminal de la lettre F, figuré à droite
un peu plus largement que dans nos caractères
d'imprimerie, tandis qu'il est omis à gauche où il se
serait confondu avec un défaut de la pierre.
Ces détails étant fondamentaux, j'ai dû les aborder, malgré leur sécheresse. Quant au vrai sens de
l'inscription, ne pouvant le rechercher davantage
sans m'engager dans des discussions que j'ai dit
vouloir eviter et dans lesquelles mon impartialite
pourrait &tre suspectée, je laisse aux lecteurs de
cette revue le soin de choisir entre les opinions cidessus relatees, jusqu'a ce que des faits nouveaux
viennent le fixer définitivement ou nous en réveler
un autre.
De tout ce qui précède, il résulte qu'au lieu de
ne voir avec M. Phulpin, que les vestiges d'un
camp sur la montagne du Chfitelet, nous sommes
obligés d'y reconnaître avec Grignon, les ruines
d'une ville importante, fondée par les Gaulois et
occupée ensuite par les Romains : les nombreuses
médailles que Son y a trouvées et dont nous avons
aussi à nous occuper, ne feront qu'augmenter en
nous cette conviction.
Si l'on objecte que le nom actuel de la montagne, CHATELET, dérive du latin btellilm, Gisho,
semble annoncer que là était seulement un fort, une

--

062) Milin, Voyage dniis les dépnifenznfs dii midi de ln Frmce, tome 3, page 569 et tome 4, pages 263 et 27'4.
063) Mémmles de I'ncndénzie des sciozces, nrfs et belles-letfres de Dijoii, 1827, p. 204 206 ;Notes ardi6olog.. page 86

POTHIER

LE CHATELET ET SES EMlIRONS

tour, une enceinte fortiiée, je répondrai, avec Grivaud de la Vincelle (164),qu'une telle conclusion
n'a rien de solide, puisque "nous avons en France
plus de trente villes dont le noin vient de Castellztm," et que, "les anciens ont souvent donne ce
noin à des villes," en l'accouplant à celui du peuple
qui les habitait.

qui était le notn propre, le nom véritable ; que
celui-ci s'expriinait toutes les fois que le sens I'exigeait, et qu'on le sous-entendait Iorsqu'il ne pouvait
en résulter ni erreur ni équivoque, qu'une fois les
habitants expulses ou éinigrés, le noin propre les
suivait dans leur nouvelle habitation, tandis que le
nom générique, surtout si cette habitation nouvelle
n'avait pas de murailles, restait à la localité abandonnée qui bientôt n'était plus désignée et connue
sous ce dernier nom, CASTELLUM, Chatel, Cltntelet.
Cette observation ne serait-elle pas le fil
d'Ariane dans le labyrinthe où je vais essayer de
suivre mes devanciers ?

Tout ce que I'on peut donc induire de ce nom,
qui, genérique p u lui-meme, comme lorsque les
romains disaient la ville, URBS, pour désigner Xome,
et les différents peuples la cité pour l e w capitale,
c'est qu'il a dû @treaccotnpagné d'un autre nom

Section 2". - Noms du Châtelet.
1" Noviomagus Vadicassium.
Grignon (165), après avoir fait justice des noms
que I'on se hâtait de donner à la ville dont il venait
de faire connaître les ruines, t h o i g n e conjecturer
que ce ne devait être le Noviomagus Vndicassium
dont Ptolémée fait mention A la troisième table de
son livre deux.
Çon premier motif, c'est que "à cent toises de la
montagne d u Châtelet existe le hameau de Laneuville, qui rend en français le nom Noviomagus et
que ce hameau a pu étre fondé par une partie des
habitants d u Châtelet, qui furent forcés, après le sac
de la ville, de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales, que l'ennemi
n'avait pu leur enlever." Il n' a pas pris garde que
cette considération démontre le contraire de ce qu'il
a voulu prouver. En effet, puisque le mot Laneutille
rend en français le nom Noviomagus, neuve ou nouvelle ville, il en résulte que la ville ancienne, qui
était sur la montagne, n'a pu porter ce nom.
Çon second motif est que les Vndicasses étaient
un peuple désigné par Ptolémée pour avoir existé
dans la Gaule Belgique, et, de la, s'appuyant sur
l'incertitude et les contradictions des géographes, il
regarde Vassiacus, Vaçsy, comme dérivé de Vadicasses (166). Je n'ai point à examiner si les habitatans

du territoire de Vassy étaient les Vfldicnsses, ni s'ils
avaient notre montagne sous leur dépendance (167) : il me suffit d'avoir fait remarquer que
la ville qui la couronnait ne pouvait être le Nmiomagus dont parle Grignon.

2' Erpona ou Castrum Erpona.
"Au revers d u manche n'une autre patère, dit
Grignon dans son Bulletin des Fouilles, p. 129 et
130, on découvre six inscriptions. la premiere
paraît étre le poinçon de l'ouvrier, coinposé des
deux lettres I C : la seconde est plus composée ;
I'on y distingue les six lettres suivantes, I.CES.LV1,
divisées en quatre parties par des points d'abréviation. La troisième est divisée en trois parties,
C.N.PATE. La quatrieme ne pourrait faire qu'un
seul mot, CERFONA. La cinquième n'est coinposée
que de trois lettres, AMA. La sixième, inal imprimée, était composée de quatre lettres, dont la première ne paraît pas ; les trois autres sont EIS...
Nous avouons, ajoute-t-il, que nous n'avons ni le
loisir, ni la patience, ni la sagacité nécessaires pour
ces logogriphes."
L'abbé de' Tersan, devenu possesseur de cet
objet, dont il a donné, dans son atlas, une figure
qu'a reproduite dans le sien Grivault de la Vinc-

(164)Arts et métie~çdes AncMts, redierdies pr4miminau.e~p. 13.

065) Biilletin des forrilles, p. 69? 75 et 78.
(166) "M. Grignon, dit à ce sujet le savant auteur de Ynbrégé cFlm~iologiqrrede l'Histoire des évè~rresde Lnilgres (annuaire de
la Haute-Marne, 1808, p. 613), ignorait sans doute que toute la contrée, où il voudrait que ce peuple eût existe, fait
essentiellement et certainement partie du Pnprs Perfnzsis et de la cite des cntnlmrni."
(167) Cette question a ete sufiisammeiit et judicieusement @aiteepar M. Pinard, dais son pr.écis sur l'histoire de ln ville de
W n s q et de son n~rondissmintt,edite à Wassy en 1849.

-

.........

.... ...

....

."

......

Vcssirz Eiiiest Royer :,Manuscrit PotJzier Bibl. Muizicipnle de Chnuitiont

1, 2 et 3. gnntihrre de scrminsnre rrréiovitigien ; 4. Poignée mi bioiiie décor& ; 5. Mnrqiies sui.
poignée depntère; 6. lnscfiptionvotivc.

115

3' Ouniorices. Qu'il me soit permis d'ajouter les obseivations suivantes. dans les autres empreintes. tous noms d'ouvriers et de fabricants de poterie. nous y verrons Cnii ERFONI. et sous ses ruines se trouvent des inedailles d'or. ecrite dalu le dix-septième siècle. et indiquait l'ancien noin du Chatelet . ni gaulois. Si d'une part la tradition est constante pour faire du Chatelet le berceau de Gourzon. sous-entendu Oficinn. Gorze. au lieu de lire sur la plaque de bronze du Châtelet Cnstrurn Evlonn. par exemple Colonia IVlia PATErna ? Oui. le passage suivant : "Anciemelnent la cité de Gorse fut batie sur la montagne du Chatelet. qu'on 'dit être de Gorze. "mais.fa5 savoir à touts ceux qui verront ces lettres. (170) Arts et métiers pl. c'était que le mot Gorse ne lui paraissait N roinain. nous ne trouvons aucun motif raisonnable d'adopter son sentiment . nul ne peut affirmer qu'il n'y ait aucun rapport entre le nom de cette puissance tutélaire et celui des habitants. doyen de la chretie~eté. etc. teinoigne croire que cette villé etait habitée par un peuple nommé Ouniorices. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois de février 1240. 1. et Grignon. Ainsi. nous pourrions l'adopter.qui voyait le Châtelet dans le nom Erpona. l'abbé de Tersan et Grivaud." JI tious donne plus loin la copie de ce vieux titre. fondant son opinion sur un ex-voto trouvé au Chatelet.. plusieurs autres noin de villes. planche 5. que Grignon a n u devoir chercher ailleurs et bien loin son Noviomaps Vadicnçsilim ! Un de ses plus forts motifs pour les rejeter. dalx son Bttlletin des Fouilles. aurait et6 ruinée. il nomme la ville Ounionmagus. I'etymologie.. conjecturait pourvoir être lui-même Ouniofiges. Grignon. Noui avons vu (169) que Grivaud de la Vincelle. située pareilleinent sur l'autre . prél. que messire Michaul. qui fut faite en San de l'incarnation de Notre Seigneur M." C'est devant ces deux renseignements. qu'il représente ainsi CoERPONI. et.I'OTHIER nelle. les seuls que nous ait transmis l'histoire locale. rech. et Nmiornagus-Ouniorigiurn le village de Laneuville-%Bayard. ni celtique. p. a conjecturé que I'inscription Cerpona. chose remarquable. tout en portant notre préférence sur un autre nom. et.COCL est mois de fébrier. en la découpant. aussi bien que Castrurn Erponn. nous dit Grivaud (168)." On peut se demander aussi pourquoi Son ne verrait point parmi ces inscriptions. que la Maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville... et. Ounionges. Si donc nous ne trouvions rien de mieux. nous ferons peut être bien de ne pas exclure entièrement celui-là. (169) Se reporter à la page 178 de cette revue. des empereurs Arcadius et Honorius : de là est deineuré le vestige du village de Gourzon. 13. sous Bayard. Je Michaul. et. car nous ne voyons sur cette plaque informe qu'une matrice destinée. finage dudit Gourzon. que nous venons de voir prendre si lestement son parti sur les obscurités de ces inscriptions. semble annoncer d'autre part que la cominune de Laneuville. depuis. village que l'abbé de Tersan (170). dès lors. De là. etc. 16 où l'on dit que ln cité de Gorzefirt anciennement. et Tulzere de cette maison : ont reconnu par devant moi. en latin Fines. Çi le vrai sens de I'inscription de cet ex-voto n'est pas celui auquel s'en tenait Grignon. Ja'i deja fait connaître que ce mot appartient à la langue celtique : il signifie limite dressée ou bien lieu frontière. que quand qu'ils tiennent en la montaigne dou Chateler de sous Boyard. à fournir les espèces de sceaux ou cachets que les potiers appliquaient sur les vases de leur atelier .. Castellum Gorzeum. etc. ou quand qu'ils pourront acquérir que ils le tiennent dou seigneur de Joinville pour quarante deniers censés que je cy devant. Ounioriges et Ouniorimagus. qui. emprunte à une histoire manuscrite de Joinville. Gorzum. presque toutes les communes de France dont le noin contient la syllabe Gotrr ou Gor ont étk limitrophes entre des peuples de l'ancienne Gaule. signifiait Castruin ERFONA. ainsi que l'ont pensé Grignon. prêtre de la maladrerie de Boyard. a été cette fois le mieux avisé. il faut avouer que ce petit monument a eté consacre à quelque divinite locale. Cnii IVlii PATErni. s'il ne s'est pas inontré le plus savant. page 79. (168)Arts ef métins. d'argent et de laiton. LE CHATELET ET SES EI\WIROi\"S 4 O Gorson. le docte abbé me paraît s'être ici égaré dans le champ des conjectures. qui est ainsi conCu : "Doit Chateler de son Boyard.

Je sens.POTHIER rive de la Marne. hors de cette hypothèse. Rachecourt dont le nom. ce nom signifie frontière. p. d'autres habitations. tandis que (171) Les Moines dii Der. d'accord avec cette tradition. et que Rachecourt était son appendice. cette circonstance serait parfaitement indiquée par son nom sltmma villa. on se demanderait vainement ce qu'il signifie. relativement aux trois autres. Le nom de cette dernière conunune semble être une révélation de ce fait . la station appelée AD FINES dans la table th&odosienne. après quoi. après le sac de la ville. quoique celle-ci eût une église. la partie supérieure du cours de la Marne. son être. Dois-je ajouter. selon Bullet. Gorzeum. non seulement Gourzon tenait le premier rang parmi les villages qui semblent venir de la même souche que lui. la seule de ces communes dont le nom ait la physionomie gauloise. car. ainsi l'on a pu dire. sont assez fidèlement la traduction du nom gaulois Gorson. (173) Am~iinirede In Hnirte-Mame. 364. dont le nom aussi est évidemment moderne et n'a rien de celtique. il résulte de ces observations que. Lorsque revint la sécurité. que ses ancêtres habitaient la ville dont on voit les ruines et dont ils possèdent encore le territoire malgré la large rivière qui les en sépare. sa population prétend. qui s'y trouve appelé Gonium. le village de Sommeuille. Gorze ou Gourzon. de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales. contre le versant méridional. et que les mots Ad Fines. ainsi que je l'ai fait pressentir en parlant des voies romaines. 614. je ne veux pas être exclusif. Castellttm Ad Fines. est demeuré le chef-lieu du groupe : que. ainsi que Laneuville qui se trouve être encore maintenant son humble satellite. la population. a la preséance sur les trois autres et même sur un quatrieme dont l'origine est aussi des plus anciennes doit son noin à la vieille langue du pays . une ville dont les habitants n'ont point été massacrés a éte entièrement et soudainement détruite . quatre villages existent autour de son emplacement. Gorze. que les ruines que l'on voit sont celles d'une ville nommée Gorze : tout cela permet-il de chercher encore pour le Châtelet un autre nom que celui de Gorrrzon. lui ont été retirés et transportés ailleurs. avait plus d'importance qu'aujourd'hui. I'abbe Bouillevaux (171). a pu très bien et inêine a dû s'appeler Cnstell~lmGorzeum. sur le versant oriental. reporte l'origine au moins aussi haut que la sienne. Gourzum Ouniorigium ou bien Ad Fines Ouniorigium : je reconnais surtout que notre ville. designation que sen?Ment justifier les riches terres d'une partie de son terri- toire. '1808. n'ayant pas d'autre église que la sienne. et des titres de 1240 et m&mede 1179 (173) disent. sa vie. tandis qu'ils auraient établi. . dans les archives de la préfecture et ailleurs. de même que le nom latin fourni par la plus ancienne des cartes connues . ce village occupant. dans ce cas. à trois cents mètres au ni di. de temps iminemorial. qui signifient près de la frontière. ainsi que je l'ai déjà dit. qui est pareillement gaulois (172). Remarquons de plus que Gourzon. l'un deux. l'habitation la plus haute des quatre. Ainsi. a été fondée par une partie des habitants du Châtelet qui furent forcés. sur l'autre rive de la Marne. dès qu'elle eût recu son enceinte de murailles. (172) Excellente habitation. ils se seraient rapprochés de ces possessions en constuisant sur la rive droite de la Mame. p. qui a soigneusement consulté. celui de Gounon. dans le Me siècle. inais encore il a été le cheflieu ecclésiastique de la commune actuelle de Rachecourt. qu'il a pu être modifié ou compl6té par l'adjonction de quelque autre nom . Gonnrm. et pareillement ils auraient fondé. si le nom de la ville gallo-romaine a véritablement passé à LE CHATELET ET SES Er\VlRONS quelqu'une des localités qui se sont farinées de sa population dispersée. le noin Ad Fines s'est eteint. ainsi que nous l'apprend M. pour l'avoir appris de père en fils. les habitations de Bayard. qui. ni d'autre école primaire. ou plut6t rétabli. lorsque sa population. que le Chatelet me semble être. Gorzum ou Gorson ? En m'en tenant définitivement à ce nom. les chartes accordées à l'abbaye du Der. qui. sur le ruisseau de la Nabline. tandis que. c'est incontestablement au village de Gourzon. bien mieux que Fnins ou tout autre lieu. qui sont devenues le village de Fontnines. ce village. dans l'hypothèse de Grivaud de la Vincelle. la ville. d'ailleurs possède encore le sol oir était cette ville. En résumé. le noin Gorznlm ou Gorrrzon a suivi la partie survivante.

. soit pur. très nombreuses (175). Medailles. mais pour la plupart. il s'en faut beaucoup. avaient été percées. ne sera jamais connue . qui auraient abuse du nom de ce prélat. (176) M. d'autres par quartier. (175) Notes nrcJiwI. c'est que le médailler qu'il a transmis à son neveu (176) en contenant six cent trent-six savoir : 234 en bronze de tout rnodule. en forme d'ainulette." Ignorant l'usage des rouelles inetalliques dont nous parlerons bientôt et qu'il a trouvées en grand nombre. qui est uniquement de chercher l'histoire de la localité. qui l'a vendu à Mgr Gousset. ensuite. surtout en grand bronze. afin de les suspendre. L'abbé Phulpin n'a point fait connaître le noinbre de celles qu'il a trouvées et l'a ignoré lui-même. Cent soixante-cinq de ces inédailles. Nous n'avons donc qu'à jeter un coup-d'oeil sur cette immense et inépuisable partie de nos découvertes. dont la seconde porte le cachet de la réalité. à l'effigie des empereurs.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS le noin Cflstellitm. 4 en elechrm. Plusieurs sont bien conservées. La quantité de médailles trouvées au Châtelet. sont si usées que ce ne sont plus que des plaques de métal . sont coupées en deux parties. pour ne l'arreter attentivement que sur celles de ces médailles qui me sembleront pouvoir conduire à ce but . à l'exception de vingt-deux Nérons. c'est surtout de leur comparaison avec les médailles qu'elles recèlent. lors in@me que je les aurais sous les yeux. Grignon (174) en a recueilli plus de neuf mille. 26... Quoique les ruines portent généraleinent le cachet des siècles dont elles sont les temoins. ni de celles.. sous les remblais des rues qui ont été exhaussées et les murs des maisons. vicissitudes et fin de la Ville. Benjamin . est resté à la partie morte et déserte. 32. tandis que Gorzmm ou Gorze se trouve être le noin propre. cela demanderait une foule de recherches auxquelles je ne puis me livrer et des connaissances spéciales que je n'ai point .mais on peut dire qu'elle est énorme. Otrniorigium ne serait qu'un nom déterminatif.. 149. 276 en argent de tout aloi. il in'est encore rnoins facile d'évaluer le nombre (174) BirlleMz des Foriilles. 155 et suiv. tant fortuitement que par les fouilles. surtout en ce qui concerne celles du type romain. comme aussi dans des cantons plus abondaiment que dans d'aukes. coinme cela ne manque jarnais d'avoir lieu partout où fut quelque habitation fortifiée. dit-il. qui se sont trouvées toutes éparses. . ne se reconunandaient N par le travail ni par le prix de la matière. Section 3" - Commencement. ardiev4que de Reims. 122 en or. le nom véritable de la ville. Je n'entreprendrai point. tout ce que je puis dire. dit-il. et cent vingt en argent. pour y passer un cordon. p. aux débris de la forteresse. ou plut6t m'a-t-on dit. soit plus ou moins altéré. qui n'avaient de relief que d'un c6té." Il en mentionne une seule en or. à des revendeurs. et quelques-unes à fleur de coin. particulièrement dans les places publiques. Castelluin un noin générique. Il en trouva aussi deux en plomb. d'autres sont converties en une espèce de ctilcities d'autres en uii verdet pulvérulent. en français Cltifelet. "Elles se trouvent. d'une belle conseivation. dans les endroits qui ont été détruits et reconswuits. parce que cela me détournerait de mon but. n'ayant aucunement tenu compte de celles qui étaient frustes. c'est-à-dire les dates et la nature des évènements qui s'y sont accomplis. selon le catalogue présenté dans les Notes arcliéologiques. "elles ne sont pas.Dans ces neuf mille pièces sont comprises environ seize cent inédailles gauloises. il ne les a point coinprises d m ce chiffre. Ainsi. qu'elles attendent leur vraie place sur l'échelle chronologique. qui étaient au fond d'une urne près d'un cadavre. sans nous dire à quel regne elle appartient. curé de Frmiville. plus profondéinent enfouies que les romaines. dans ces deux hypotl~èses. Plus des deux tiers sont totalement frustes : les unes. d'abord parce que. 10 et suiv. qui appartenant à l'ère gauloise. p. qui lui restaient des deux à trois cents que lui a fournis ce delnier inétal. 28. surtout les bicéphales.. a des spfcuiatem. pour l'obtenir meilleur compte. et. de les décrire rn@mesuccincteinent. d'autres enfin sont minéralisées sous une forme cristallisée. 33 et 34 Plidpin. d'autres en malachites. Voyons donc d'abord quelles médailles ont été trouvées au Châtelet. Plusieurs.

! ~~~~j~ ~ ~R ~ !~ .. nionnnies gnirloises et ionini7ies trorrv&s nnii Cluitelet.2 - ' >~ /-. 119 .roirelles. le no 14 est iin ylorrrb de cornllinre certmncnient de Nnisium.:Mni~usciit ~ ~~ ~ Potf~ier s Bibl.i. t Murricipnle ide Chn~itilovt An71en~i.

etc. Guerre des Gaules. à l'époque de la conquête romaine. p. Didot. de même que les rouelles metalliques dont je vais parler.LE CHATELET ET SES EkVIROYS de celles qu'ont produites les recherches des personnes dont j'ai parlé dans l'article publié à la page 122 de cette Revue : tout ce que j'en sache. tandis que Sparte. Ainsi. Je regrette donc vivement de ne pouvoir être plus explicite et plus complet dans la nomenclature suivante : Médailles Gauloises trouvées au Châtelet. inforines et irréguliers (177).Notes nlrhéol. 17 et 121. Leur aspect est celui de la fonte de fer. p. nous dit César (178). loco cifnfo). Arfs et mét. quelques-uns avec arrête int6rieure. Paillette et M. pl. aestimatione factâ. Phulpin. éparses dans le sol. p. 1. régèneree par Lycurgue. Arfs et m. 3. 40 . p. 65 et 114. p. de finond. je donnerai pour échelle chronologique aux médailles gauloises l'ordre d'origine et de transition qu'ont généralement adop* les savants qui se sont le plus occupés de cette partie de la numismatique. liv. (182) Noks nrchéol. qui les ont confondus avec les m e a u romains. prirent diverses formes. etc. 5. soit pour la plus grande facilité du transport et de l'usage.. cum dotibus communicant (Id. moins avancés en civilisation que ceux de la Gaule qui. inspirées soit par l'extreme simplicite des procédés de fabrication. nos numismatistes les plus (17ï) M. méplats. regardant comne perdu le temps qu'ils inettraient a fouiller la couche où se trouvent des dernières. et.ne serait-il pas le m@me que Cesar désignait comme étant du fer ? Grivaud de la Vincelle a pris ces objets pour des roues votives. des Gmrles. parmi les objets en bronze. c'est que les bûcherons de M. 6). p. 65. (179) Viri quantas penrnins ab uxoribus dotis nomine acceperunt. 40. Armand Cassan (AnW. 51. M. Paillette en ont rencontre environ un mille.. Griv. dès que les besoins du commerce en firent naître l'usage. presque toutes du bas-empire et la plupart parfaitement conservees : celles du haut-empire étaient généraleinent frustes et meconnaissables. se servaient des monnaies ordinaires (179). (180) Telle semble @trel'opinion de M.. ill~rshationinstitiiée à ln monfnpe de Monfser. 329. La même considération leur a fait éviter les parties de la ville où se trouvaient principalement les médailles du hautempire. Ce métal. de seinblables anneaux n'auraient-ils. chap. p. dont plusieurs ont été recueillis par M. "Ce sont. des morceaux d'airain ou des anneaux de fer. liv. et Rome naissante coupaient le bronze et le fer en énonnes quadNlatPres et que les Phoceens de Marseille frappaient encore leurs pièces en carrés creux. 7 et 53). Paillette et que Grignon et M. 145. Ils n'en ont trouvé que cinq en argent et une vingtaine de gauloises. d'un poids déterminé." place ces roues. c'étaient. doivent avoir trouvés en grand nombre ? 2" A ces anneaux auraient succedé les rouelles.. en commençant par les plus anciennes. dans l'Encyclopédie modeme. et ils se sont attachés de preférence aux endroits où abondent les petits bronzes des Constantin. p. . desf. BitII. tirant quelquefois sur le jaune.Grivaud. 69 et 1701 : t. dit-il. 078) Utentw aut aere aut mnulis ferreis ad certum pondus examinatis pro nummo ( a s . Denis. (183)Melanges où dominent i'étain et i'argeiit (Dudmlais. A défaut de dates certaines. leur diamètre est de 4 à 8 lignes . Hé bien ! je me borne à le demander. rie Mmtes. (184) Revue ~tirtnismntiqire.t. N'ayant en vue que la recherche de celles dont la vente leur était facile et avantageuse.. Aujourd'hui.. d'un gris blanchâtre. servi pareillement de numéraire aux Gaulois avant que leurs vieilles relations commerciales avec les Grecs et les Romains eussent généralise parmi eux la forme monetaire usitée chez ces deux peuples (180) ? Ne serait-ce pas à ce numéraire primitif qu'il faudrait attribuer des anneaux coltlés (BI). 12). ainsi que tous les anneaux. ils se sont toujours arrêtes à la surface de cette couche. editeur E . (181) Bulletin desfouilles. pl. par M. '1 Les espèces métalliques. Duchalais. qui servaient de monnaie aux peuples de la Grande-Bretagne. de petits cercles traversés par deux diamèires qui se croisent à angle droit au centre. qui est une variéte? de potin (184). voir Monnaie. tantas ex suis bonis. G. Ernest Royer en ont rencontré beaucoup (182) : selon ce dernier. 26 et 149.

p. 156 et 159." Sur quelques-unes. entre les jambes sont les éléments d'une fleur de lys. passés dam un cordon ou dans une chaînette. Les deux gros points figurent le Châtelet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse) teiet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse).Arts et mét. Moiinme des Leuci 4' Plusieurs. qui aurait été Ia bourse de ces temps-là.. Cette espèce est celle que l'on renconhe le plus coinmunéinent dais les ruines d u Chatelet. semblent avoir acquis la conviction que ces petites roues étaient une monnaie en usage chez les Gaulois. (187)Id.LE CHATELET ET SES ENVIROI\iÇ recoinniandables. Ces daix cnries nzonfrenf les relntiotzs entre Ioppidiini de Bouiolles sihlé nii dessis de NnU-nux-Foiges et I'aypidiim dii Cliâteief. Elles sont toutes en potin. (188) Bzilldin des foiriiles. pl. . ils se seraient portes en collier. "sont coulées en forme de médaillon ayant un cordon saillant des deux côtés : sur l'une de ces dernières. 3" Viennent ensuite des masses hémisphériques. p. des f. d'un travail moins grossier..Les monnnies de Mahiginos non cifëes pnr Pothier oz1 pnr Giignon onf été bien mises en éuidence pni. p. notamment chez les Çegusiens. Colsmi (Voir in. 28. 28 et 111. c'est-à-dire des disques plus convexes d'un c6té que de l'autre (186). en argent et en plomb. p. qui en ont aussi trouvé en or. Les deux gros points figurent le Châ- Carte de répartition des monnaies au sanglier des Leuci. des f.). Le tirmiilils de In Moffoferi Nijorl ef les Ages dir Fer dmis les bnssins si~périeii~ de In Mnme. les Cataloniens et les Leuks. Lepnge. Ainsi que les anneaux. (186) Bull.160 et 163 . surtout ceux de Nasium. "La façade représente une tête joufflue dont l'exécution est des plus barbares et qui paraît ceinte d'un d i a d h e . 163. 65 et 100. Ces pièces sont si barbares et si brutes que les jets des coulées y sont encore adhérents. Catie de r6patiition des monnaies du type de MATVGINOS. Bi@[ qire grniloises ces monnnies ont cimilé bien après In coiiquêferomnine (d'après L. de l'autre c8te est un animal presque toujours de figure fantastique et ordinairement tenant d u cheval ..+n. à l'instar des petits cmns de la Ciune et des inanilles de Benin et de Calabar. on distingue très bien le sus gnllicus. de In Meuse ef de I'Aube) (185) Biill.

captif au pied d'un trophée. P. FVRI. Les consulaires. HISPAN. mais de Trajan surtout. RVFVS.. revers VESTALIS.VAL. ce sont des deniers d'argent : les deux autres sont fourrées. 464). en bronze grand.. au-dessous d'une trirème. trophée sur une proue de navire. CLODIUS M. aigle portant la foudre entre le Lituus et l'Hydria.revers." (Duchal.et. Comme toutes les consulaires. . tete juvénile. CONSIDI . . sont deux cavaliers. c'est qu'au lieu d'avoir été seulement coulée. Phulpin. . ne comprendre dans cette énumération que celles dont parle Grignon et celles du médaillier de M. ainsi que nous allons le voir. au bas d'une tête fort belle. entre ces mots IMFERATOR et CA.revers III. C.Q. au-dessus d'une proue . et..VIR. R. Ronze ml siècle d'Airgusfe. MEMMI. . M.à l'exergue : POSTAF. J'ai dit par quels motifs je n'entrerai point dans la description des inédailles romaines. tant en or ou argent qu'en bronze ou autre métal. p. CASSNS. comme le métal est aigre.C. . un peu moins nombreuse que la première. par conséquent. et. avec (189) Applonie.L. n'est pas d'un meilleur goût . et derrière elle comme un faisceau de hastes avec les lettres NS . C. sur l'autre côi-2 D séparee de AR par une tête de femme.ACILNS .F." Monxnie des Cnfnlnimi 5' L'espèce suivante (188). char triomphal . comme provenant de notre montagne. en exergue. tête de femme . tête couronnée .autre pièce. quelquefois il est d'une blancheur qui approche de celle de l'argent.. POMPEI. (RNIICrzlimimmtiqlie. Je me contenterai de les énumérer.pense qu'aucune des monnaies où se lit le nom d'une famille romaine n'est anterieure à Jules cesar. ITVRI. (190) Desobry.LE CHATELET ET SES ENVIRONS on voit une tête de mouton et au revers un ours (187). page 260 et suivantes. même face . . en argent ou billon. RVF.SABIN. Va Monnaie.-C. IVLI. revers une proue. Plusieurs sont illisibles. tête casquée.C. au-dessous de trois enseignes militaires . . et les autres offrent les noms suivants : 1II. qui toutes ont été frappées. revers SALVSIS.EGN. tête imberbe. tête avec voile tombant en arrière .P. p.C. autant que possible. W S . AHENOBARbus . C.. que celles dont je donne ou reproduis ici la description.POMPEI. tome 3. je vais coinmencer par les indiquer séparément. de l'autre côté. Le métal e n est généralement plus cuivreux que dans les espèces précédentes .VIR. . Tenant à conserver entre elles. elle consiste en "une petite goutte globuleuse de métal. VIX. . les proportions numériques dans lesquelles elles ont été trouvées. d'Adrien et de Constaniin. (191) "Du temps de 'ïrajaii. vierge sur la chaise curule. couronnée de chêne . l'effort de la percussion en a corrompu les bords par des crevasses.M. . mais tres peu noinbreuses dans chaque espèce. résistant à la classification chronologique. le croissant lunaire entre trois étoiles . am&. 1839. belle tête de femme. Bige. . RVFVS. F. Les autres pièces. . la lance en arrêt . ROMA .. . et ce qui semble établir qu'elle est moins ancienne.F. moyen ou petit. on resitua des moimaies de la rhpublique et des premiers empereurs. Eiicyclopéiiie nrodone. revers deux hommes qui enlèvent chacun une autre personne .sur l'autre face. où elle fut frappee en l'an de Rome 705 48 ans avant 1.C. déprimée par la compression d'un poin~onqui y a imprimé d'un côté une @te et de l'autre un animal . mais ce qui la distingue. tête remrquablement allongée . @tecasquée.C.trois instruments du culte. NhT.CLODL. Barthelemy (rmrie izitmismntiqite 5.revers. Q. V.revers figure sénatoriale. tête couronnée de rayons.DOMïïNS IMP.lLI. ayant devant elle la lettre A sépacée par u n trait perpendiculaire du mot ARIN. exergue.. je dois éviter de les chercher dans les collections où elles ne sont entrées qu'au choix de l'amateur. Phulpin." Souvent elles sont très petites et n'ont quelquefois que deux lignes de diamètre. . de l'autre ceté. revers : CN. sont très variées dans leurs types. L.F. Sur quatre qu'a trouvées Grignon (188). 194). il n'en désigne que deux qui sont REGVLVS LVCIUS L M N N S et MARCVS SCAVRVS AEDIUS CüRT.N. J'en ai reconnu cinquante et quelques-unes dans le médailler de M. Je ne puis signaler.à l'exergue.. sur l'autre face A (189). Médailles romaines trouvées au Châtelet. .. NORBANVS. selon qu'elles sont en or.

pour les avoir vues et touchées avec qui l'est devenu. borne seulement à nous apprendre comme dans celles-ci : RVFVÇ IU que les médailles des empereurs W..V. s'est déterminé à dire (192) : Sesterce de Tibère "On ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine antérieure à Jules César. P. CLODIVS.TiTVRI . tandis que. Cneius Domitiits Aheno bnrbus. vivaient du temps de Jules César. soit par quelqu'un de leurs descendants l'abbé Phulpin. Cnius Memmius. appelées Consulaires. soit par euxM. 204 et suiv.. la seule conclusion que nous puissions en tirer. des suivants. qui ont été consuls . Elle semble signifier qu'il ne se trouve Sur ou le nom des consuls sous lesquels elles ont été notre montagne aucune médaille de Julien N de ses frappées : ces portraits. à la mémoire de personnages Empereurs roinains sont trss rares au Châtelet.ACILIVÇ. . après avoir trouvé toutes ses médailles connsulaires. ces noms que I'on y voit successeurs . Jtlnitis Silanu. tenant une épée. . ne repropas inoins que la première d'être soigneusement duisent point. en y arrêtant sont ceux du Triumvir monétaire son attention.c. ment. Baudot (193). ment. EGN ln VIR R. inclusivepre. ainsi qu'on l'a reconnu (190) l'effigie étudiée. Fastes c~nsuÏoires. etc. on voit qu'elle se annuel. CONSIDIVS. C'est probablement sur de telles considérations que M. inais. et probablement jusqu'au règne de Julien exclusivedans celles-là : Q. puisqu'un grand nombre d'entre elles relatent des noms que l'on recherche vainement dans les ment. sont consacrées.P. Caius Considiits. dans des temps où la monnaie d'argent n'existait pas ou conunen~aità peine d'exister à Roine. L. p. 17.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER que les autres personnages désignés par nos consulaires du Cliâtelet ont vécu soit bien avant lui. p. comme peut-être dans celles-ci : M. Ainsi. que ces les consulnires . soit encore.IVLI. chargé de la fabrication. ni quelque ancêtre de ce Triumvir. Phulpin. C. La seconde partie de cette assertion ne mérite Ces médailles. Par conséquent. ln VIR sont très nombreuses au Châtelet VAL. on en rencontre un nombre considérable. La plupart. par conséquent avec le sendes Empereurs (1%). sans affirmer qu'il ne s'en CLODIVS M. homme nu. P." VALERi FLACCI.). Nous nous contenterons donc de remarquer que M.mais elles n'ont point été frapA l'appui de cette interprétation. constater dans les Mémoires de l'Académie des sciences. il est partir des prédécesseurs de Julien. CASSNS. mais cette dénomination est impromédailles vont jusqu'au règne de Julien. plus tard. exergue XI. arts et bellestrouva souvent leurs noms pour les appeler médaillettres de Dijon (1829). et O :?ZG (192) Notes nrchéologiqiies. exclusivecette inscription L. POMPEIVS RVFVS. les médailles consulaires ne font point date certaine. .qui connaissait les médailles de M. nous voyons pées sous leur consulat : elles l'ont été. soit à une époque postérieure d'un siècle et plus à ce fondateur de l'Empire. les médailles des vrai.tels que : P. mêmes lorsqu'il n'étaient encore que Triumvirs monétaires.L.Il a donc suffi que I'on y timent de leur valeur historique.ou bien ceux de Antoninimiis de Pupienits trouve aucune ni de ce règne. depuis cet Empereur jusqu'à Julien l'Apostat. Clodius et Cains Norhunus. Publius. c'est qu'à SCAVRVS AEDLIS. par les soins l'attention du savant et.

dûs probablement à la m@mecause que ceux4 . et au revers. l'a trouvée avec d'autres monnaies. VRBS ROMA.. à l'offerte. 68). (lm)M. . Leloup . Monteclair. Archéologie de In Lorraine. i'ancien Decempagi (lm) "on trouve quelques momaies des Leuks et surtout une quantité prodigieuçe de monnaies romaines. à mi-c6té du Châtelet. appartient aussi à M. offre aux redierclies de l'antiquaire. 1842 p. Ainsi. de Théodose-le-Grand et 095) Id. s'arrête à Magnence et Décence . de Valentinien ler. dans le médaillier de M. qui coinmença de régner dix-sept ans après la mort de celui-ci. Gelin. en argent. ville de fondation romaine. prosternée à ses pieds . Grignan. travaillant il y a plusieurs années. p.. VALENTINIANVS P. Iilirstrntio71restituée R ln montngne deMontsec. qui. à l'effigie de Gratien. F. pour prouver aux amateurs qui connaissent les médailles du Châtelet. Ils sont petit bronze. GRATIANUS P. t. dont la série semble s'arrêter à Valentinien II. Phulpin.N. Sun et l'autre. portant de la main gauche la Victoire sur un globe et relevant de la droite une femme couronnée de créneaux. est encore là. p. dont le flan paraît ne pas s'&tre étendu sous le marteau pour recevoir toute l'empreinte. p. de Julien. l'un parfaitement lisible. AVG. près d'Andelot pendant l'hiver de 1849. mais. sur le plateau de Tarquimpol. A Montéclair (ZOO). ayant ete mulees.Fontaines. p. petit bronze. Us sont. la plupart en moyen ou petit bronze. Enfin. j'ai en ina possession. Le revers montre l'empereur debout. non seulement des substructions et des medailles de l'epoque romaine. il y a pour moi certitude morale qu'elle provient du Châtelet. appartiennent à l'epoque où l'on a commence de fabriquer des pièces pleines. par la comparaison. 1. qui font partie de ce médaillier. A l'appui de ces rapprocl-iements. un vase. dans son premier (195).l'autre. vrai nid d'aigle comme le Châtelet. comme celui de M. contre l'emplacement du cimetière romain. trois ans avant l'avènement d'Honorius. On trouve à Montsec (199). et servant. remarquablement grisâtre. 29. à la réparation du chemin vicinal. Leloup. également provenant du Châtelet. des Gratien et des Honorius. comme prestataire. cent vingts médailles dont les dernières sont de Mayence. d'Hélène sa femme. à bien recomaître l'autre." Les ruines de Solimariaca (198) fournissent des monnaies de Valentinien Ier et de son collègue Flavius Valens. et à l'exergue des caractères devenus illisibles. petit bronze que j'y ai rencontré et dont le verdet. AVG. cabaretier à Fontaines. une cuillère et autres objets. deux medailles du Chstelet. Elle a pour légende : D. à l'exergue LVGE : la figure de Rome est assise. Denis. tenant de la main gauche une haste et de la droite une Victoire. dans son deuxième catalogue (194). Celle-ci est d'une parfaite conçervation. il nous indique de plus M. la série numismatique ne remonte guère plus haut qu'Auguste et se termine vers l'annee 4W de nobe ère (Revue numismatique. viennent les séries de médailles trouvées dans les ruines galloromaines de cette partie de la France (1%). LE CHATELET ET SES ENVIRONS F. pour rétablir la chaîne entre le tyran Maxime et l'empereur Julien. avec les autres ouvriers et sous les yeux de l'autorité locale. A ces deux Mngntcs Mmimus nous avons à en joindre deux autres. est encore en la possession du sieur Victor Manin.Beaulieu.N. de Décence.. et surtout par un Mngntts Mmimus. l'ayant obtenu de M. On lit autour de la tête : D. se constatent journellement jusque dam les provinces meridionalles : "A Aix. (1%) Des faits semblables. (199) M. autour sont les mots : REPARATIO REIPVB. qui les tient d'un habitant de Fontaines. où un vigneron nomme Francois Gauthier en a trouvé plusieurs qu'il possede encore et qui.POTHIER Mais cela ine semble encore I N ~ U X prouvé par l'existence de deux médailles de billon à l'effigie de Julien. mais aussi des monnaies gauloises. îl (198) Même volum. 222. de Gratien. MAXIME AVGtrsfus. curé actuel de. sur la rampe orientale. 64 et suiv (200) Outre les ruines de son château Modal. ii s'en trouve notamment dans le haut des vignes du versant meridionai. qu'il n'a pu être trouvé que dans la terre du plateau de la montagne. Nous avons de plus. sur le versant occidental de la montagne. L'une. qui l'a reçu d'un de ses paroissiens. un Valentinien II. prince qui régnait en 392. il a été retiré d'une fouille.

et 577 dans le médailler de M. et 27 en bronze ou 1 fr. D'autre part.POTHIER d'Arcadius (201). dans u n état de tranquillité parfaite. le dernier fut altéré jusqu'à ne plu. Ces quatre périodes LE CHATELET ET SES ENVIRONS nous offriront ensemble 1308 médailles. (202) Page 269 de cette Revue. et pour double le Dupondius (Desobry. les inoins anciennes des médailles qui se trouvent sur le Châtelet et dont la présence autorise à croire que. depuis l'an 50 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 68 de notre ère. et 17 fr. 221 en argent et billon et 234 en bronze. y compris un Pompée. . . ne valait plus. Le Quiilainx. et 134 en bronze. sous le point de vue de leur nombre respectif. quatre centimes de médaille en or. sous Auguste. savoir. savoir :731 décrites par Grignon. Vitellius. en recherchant l'ancien nom du Châtelet.en total. commençant à la pacification par César. dont la valeur intrinsèque est de 369 fr. Phulpin.08 centièmes en (201) Notice sir Andelot par M. La troisième période. dont 67 centièmes de médaille en or. des règnes plus ou moins agités.t. ayant ensemble une valeur intrinsèque de 87 fr. Tibère. 81 c. qu'il se trouvait aussi sous nos ruines des inédailles d'Arcadius et d'Honorius. jusqu'à Auguste valait 20 fr. 35 centiines. dont ies cinq règnes offrent 95 pièces d'or representant 1671 fr. Trajan.. inséré dans les Ménzoi~esde ln Société hfoiiqtie et nrchénloguli~ede Lntrgi'es. 34 c. qui fut l'âge d'or de l'Empire. qui est de 119 ans. Auguste. Antonin. et 267 de bronze ou 13 fr. moderne Vis As et Monnnie). nous répartirom nos médailles en quatre périodes. La deuxième période. les médailles des différents règnes. La première. plus agitée. Rome nu siècle d'A~ig. etc. . .. Nous avons vu. y existait encore la ville gallo-romaine. de l'an 68 à l'An 93. dont 122 en or. qui ne feraient qu'une valeur métallique d'environ 6 fr. dont 116 en argent et billon et 615 en bronze.. florissante et paisible. 9l pièces d'argent ou 63 fr. d u temps des princes qui les ont fait frapper. L'As. (203) L'Aureus. personne n'a jamais prétendu que ce fût celle où ont été frappées les plus anciennes des monnaies romaines que l'on y trouve : il est plus rationnel de présumer que cette ville y a été établie sous le règne où les valeurs métalliques y ont le plus afflué. d'abord 82 c. Nous allons donc. faisant ensemble 20 fr. de notre monnaie. . d'abord parce qu'on ne bâtit des villes que dans des temps de prospérité et d'opulence. ce qui fait pour chaque année trois médailles dix centièmes ou une valeur métallique de 13 fr. a compté pour Empereurs Nerva. unité de la monnaie de cuivre.. compte pour l'Empereur Jules César. 65 c. Vespasien. Galba. en valeur intrinsèque. 35 c. Titus et Domitien. et Marc-Aurèle. 60 c. êhe que du cuivre blanchi. Cliezjean. de l'an % à l'an 180. 04 c. (203) Cela fait pour chaque année une médaille quarante deux centièmes ou une valeur intrimeque de 9ï centimes. Elle est représentée par 5 médailles en or. et pesant primitivement une livre de douze onces. 59 centimes sous les rèpes suivants. 70 c. Telles sont donc.48 en argent représentant 33 fr. 95 c. trente en argent représentant 21 francs de notre monnaie. Le denier d'argent. 2 p. Quant à l'époque à laquelle cette ville est venue prendre la place de la ville gauloise. Caligula. 05 c. ira jusqu'à l'avènement de Galba : la deuxième. en total % médailles representant une somme totale de 404 fr. ou cinq médailles quarante centièmes en or : 1. ainsi que je l'ai déjà fait pressentir (202). Enyloped. appartenir qu'à une époque où les Gaules se trouvaient depuis quelques années. . 453 pièces ou 1748 fr. et qui nous represente.. dans le 17e siècle.. savoir. comprend six règnes. 38 c. que 8 de nos centimes et seulement 6 1/2 à partir de Galba : il avait pour fractions le Semis. qui a duré 31 ans. essayer de comparer entre elles. et nous d o m e 21 médailles en or. Claude et Néron. jusqu'à la fin de la série. varie de 71 à 63 grains depuis Auguste jusqu'8 Galba et ses successeurs . formée de 84 ans. et 86 centièmes en bronze. que bien avant les fouilles de Grignon. jusqu'à présent. Adrien. 10 c. 39 c. comme l'Aqueduc et le développement de la ville ne peuvent. comprendra Galba et ses éphémères successeurs jusqu'au règne de Nerva : la troisième. Dennties. comrnencera par ce règne pour finir avec Marc-Aurèle : la quatrième nous conduira. une pièce et 57 centièmes en argent. Othon. à l'aide de l'énumération qui va suivre. 25 en argent et une médaille treize centièmes en bronze. 70 c. ensuite parce que de tels établissements ne peuvent se faire sans amener avec eux beaucoup d'argent. Total 169 pièces valant ensemble 115 fr. on disait. La première période. 259 et 263 . et à la fin70 : depuis Gordien I l i jusqu'à i'avènement de Constantin..

notamment 118 d u règne du Grand Constantin. offrant pour chaque année une valeur inétallique de 63 ceiltimes. et 3. n'ayant permis de les classer. 43 et 74. Certainement. 74 centièmes pour l'argent. elle est plus d'une fois et deux tiers au-dessus de la seconde. je ne puis affirmer que les bases le soient autant. . je ne pretends pas offrir ces apprfciations conune l'exacte expression de la vérité : si mes calculs sont justes. une fois et deux tiers autant que la seconde et près de quatre fois autant que la 120fJ première et. consistant en deux médailles soixante centièmes. moins de cinq millièmes pour I'or. ans que l'on puisse aujourd'hui en bien distinguer I'origine. en argent et billon 168 qui representent.C. ira jusqu'aux premières années du règne d'Honorius. et 1 pièce 855 millièmes pour le bronze.. ce double élément d'investigation à nos autres moyens de découvrir la vérite. pour les trois premières de ces périodes. il n'a pu @tretenu compte de beaucoup de ~tV?daillesen bronze. d'abord par le caprice des fouilles et le hasard des decouvertes . que dix des medailles décrites dans les Notes ardiéologiques ont et6 vendues pour mie somme totale de dix mille francs. ïi est remarquer que. Elle offre en or une seule pièce ou 17 fr.ce qui fait seulement un total de 156 fr. Je reconnais au contraire qu'elles peuvent et doivent avoir éM plus ou moins viciées. cinq de Constantin fils. J'ai voulu seulement reunir. aclietee par M. Ce tnblemi pondéré qui tient contpte de ln unlair izlntive des nionnmes peimet de se rendre contpte a i n e nctiuité koi~oniiq~ie qiii semble à son optiniirm ne cours de In phiode 96 i 180 après J. comme pouvant nous apporter quelque lumière nouvelle. ayant toutes ensemble une valeur intrinsèque de moins de 21 francs . REPARïTïION DES MONNAIES. d'après POTHIER 1 Graphique étnbli ri pnrtir des rkifirs de Pothier <i k d i i s i o n des monnnies d'or prouennnt dii %or monétmir découveri par Pliiilpiii. Rousseau. composée de W ans. leur etat de dégradation suite naturelle d u long usage. 50 c.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS argent. . 59 c. si l'on considère seulement la valeur intrinsèque des médailles.18 centièmes en bronze. savoir. Pllulpin me l'a dit lui-meme. alors conservateur des médailles à la bibliothèque du roi. 24 de Constant. la vente ou l'échange de plusieurs d'entre elles. 29 de Constantin 76 de Magnence et Tl de Décence. representes par 590 medailles. La plus riche des quatre périodes est donc incontestablement la troisième. PERIODES 1 -50 i 68 2 68 8 93 3 93à180 4 180à407 TOTAL (204) Notes nrchéologiqiles. 19.pour la seule N I A AVGVSTa DIVI TïïI Filin. Phulpin (204). p. puis par l'omission des médailles frustes et de celles que l'on n'a pas assez étudiées. en permettant a quelques autres de s'y introduire. et en bronze 421. et encore par l'abandon. vin@ et une fois au-dessus de la preinière et trente fois au-dessus de la quatrième. La quatrième période. qui sont ainsi sorties du médaillier de M. dont WM) fr. 117 fr. celle des Antonius : elle compte par an plus de deux fois autant de pièces que la quatrième. ïi n'est point dans mon plan de faire connaître la valeur conventionnelle et artistique de toutes ces medailles : mais je puis affirmer et le monde savant sait déjà que plusieurs d'entre elles (205) sont infiniment précieuses. (205) Bi sait et M. de I'an 180 jusqu'à l'invasion de I'an 407. en leur supposant autant de valeur que celles des règnes précédents.

par conséquent. pour se venger de la défection des Rèmes.. et mPme qu'on ne tardait pas à les entourer de murailles. Les traces d'incendie qui se remarquent dans la couche des ruines gauloises. et dont l'usage relie l'époque de l'occupation romaine à celle de l'entrée des Celtes dans les Gaules. lors des premières guerres de César. Effectivement. ils restèrent encore quelque temps autour de la place. pour reconnaître que cela n'est point probable.-C. on peut dire que l'origine de la ville gauloise se perd. G ~ ~ e rdes r e Gm~les.. cornmes les couteaux de circoncision chez les Hébreux. L'époque de sa fin ou de sa transfomation. qu'elle avait un grand nombre de villes. Ainsi leurs dévastations n'eurent lieu qu'aux environs de Bibru. pour ravager de ce c6té-ci les terres des Rèmes . César était campé dans le nord du pays des Rèmes. KAA.LE CHLELET ET SES ENVIRONS POTHIER Fondation d e l a ville gauloise. Chacun se hâtant de rentrer dans . ils marchèrent droit à César avec toutes leurs troupes et vinrent occuper à environ deux milles de son camp : leurs troupes occupèrent près de trois lieues de terrain. du secours envoyé par César leur ayant 8té l'espérance de prendre cette ville. (208) Id. Parmi les évènements connus auxquels on peut attribuer cette première ruine. il suffit d'étudier sur une carte géographique ce que dit César ('Zll) des évènements de cette guerre. (al)Commorfnires. de celles-ci aux informes disques de potin.liv. (206)Page 302 de cette revue. après avoir saccagé les terres et brûlé tous les villages et toutes les maisons des environs. c'est-à-dire. 8044 Blanchet 392 Monilnies nttribiiées nux Rolles ef citées pnr Pothio. (207)I d m . qui leur fait éprouver de grandes pertes et les met en pleine deroute. De la diversité infinie des peuples qui l'habitaient (207) on peut conclure que la plupart de ces villes étaient établies sur des lieux naturelleinent assez forts pour les mettre à l'abri des brigandages et des invasions.en voyant les haches en silex (209). 350 et suivantes. A huit milles au nord de ce Camp était Bibrax. 18. a été violente et simultanée. emprunMes. aux coutumes de l'Orient. L'escarpement et la position de notre montagne doivent l'avoir fait habiter une des premières. aujourd'hui Fismes. font présumer que cette transformation. à celles en elechum. BN. au lieu de s'&tre faite graduellement. (206) la Gaule envoyait au loin des colonies. S'il est vrai que dès l'an 1580 avant J. en bronze et en argent. mais ils en sont emp&chéspar César. il faut admettre qu'elle était dès alors très peuplée et. ville des Rèmes. et. p. P. comme dans celle des ruines romaines. de ces disques aux petites roues métalliques et aux simples anneaux qui ont dû précéder ces roues (208) . On les voit chercher à travers l'Aisne. (no)Note n?rlviol. sur la rive droite de l'Aisne. quoique bien plus rapprochée de nous. MA. bien loin dans la nuit des temps. comme l'erection de la Haute-Borne.. c'est-à-dire. à trente-cinq de nos lieues ou plus de cent milles romains au Nord-Ouest du Châtelet. (209) Id. 117. qui approchaient. ATFILA. Elle aurait eu lieu. En reinontant des médailles REMO. Les Belges. mais par le fait des peuples coalisés de la Belgique. p. un seul se trouve signalé à notre attention. 2 Fin d e la ville gauloise. selon l'abbé Phulpin (210). n'est guère plus facile à préciser. l'attaquèrent : puis. du remplacement des habitatiom gauloises par des habitations romaines.

parmi les quinze nations coalisées dont parlent les Commentaires. Sabinus dans son usurpation. comme n'étant pas suffisamment en état de resister à l'ennemi (213) ? La force de sa position ne permet pas de le supposer. la transformation de l'établissement gaulois en établissement romain ne s'est pas faite successivement et insensiblement.. auraient fait partie des fuyards : or. peuple situé au Sud-Est des Rèmes. Enfin aurait-elle été incendiée par les habitants eux-memes. à cet affreux système de défense. Si. comme les apparences nous autorisent A le croire. jusqu'à l'an 69 de notre ère. après Vespasien. et. 7 ) . après la mort tragique de (Zi2) Ces. pendant la seconde révolte d'lnduciaare (212). (23)oppida incendi opolterr. 5. tel était le prestige de cette aigle romaine qui. qu'il suffisait de l'enceinte vide d'un camp pour maintenir toute une contrée dans les liens d'une fidélité respectueuse et que le peuple vaincu s'était fait le satellite du vainqueur : la politique romaine y aidant par les égards et par les bienfaits. le Châtelet n'aurait donc éte exposé à la dévastation qu'autant que les Leuks. confinaient à cette région. elle a dû se faire simultanément. Comment. La constante fidélité des Rèmes. à l'alliance des Roinains aura pu dors. y avait partout frappé avec la force et la rapidit6 de la foudre. qu'était le foyer de révolte. par Noviodunum (Soissons). Cette fois. Ii est donc évident qu'il n'a eu aucune injure à venger dans la première Belgique et que les villes et villages qui. nous r e m quons que le système d'occupation des Gaules par les Romains ne fut plus. dans le vaste territoire des Rèmes. par le territire d'Amiens (Ambinni) et du Hainaut (Neruii). aussi bien que du temps de César.. soit que les Romains aient rasé tout exprès l'ancienne ville. que le seul Vercingétorix recourir. inar- LE CHATELET ET SES ENVIRONS chant du Rhin sur Rome. puis au nord. la Gaule semblait aimer ses chaînes et se gardait comme d'elle-même. elle peut avoir subsisté encore près de cent vingt ans. on voit César. égorgèrent les habihnts de Metz et rançonnèrent les Eduens. bien loin des Catalauniens. les Trévires et les Lingons soutinrent dans sa révolte le batave Civilis. qiine non multitione et loci nnhrri nb onini sintpoiciilo iiifn (id. tandis qu'un petit nombre de colonies puissantes s'établissaient sur la frontière rhénane et que de grandes villes se déployaient tranquillement et comme sans défiance au bord des fleuves de I'intérieur.POTHiER ses foyers. pendant les guerres de César. suivre les fuyards d'abord de l'Est à l'Ouest. (Zi4) Page 123 de cette revue. Brntuspontium (Beauvais) . les fléaux de la guerre. comme le Châtelet. liv. époque où les soldats de Vitellius. et nous ne voyons. dont l'alliance devait lui être si utile. c'était au centte même de la première Belgique. dans ces guerres. Si notre ville gauloise échappa. et enfin dans le pays de Namur (Afuan). . A peine quelques légions se promenaient-elles d'un camp à l'autre. Telle était l'impression qu'avait laissée dans les Gaules epuisées les gigantesques opérations de César. Sept appartenaient à la seconde Belgique. planant tout à la fois sur chacune des provinces. Mais lorsque. ce qu'il avait été auparavant. c'est-à-dire. -Les médailles trouvées en octobre 1852 (214) et dont l'enfouissement semble remonter à cette époque ne seraient-elles pas un indice de l'effroi que ces evènements causèrent dans la contrée et des périls que courut alors cette ville soit qu'elle n'eût encore que des Gaulois pour habitants. et où. qui ne laissait aucune insulte impunie et qui ne pouvait négliger la défense des Rèmes. ces derniers. En lisant attentivement l'histoire. deux à la seconde Lyonnaise et six à la seconde Germanie. à la dévastation. Tous les peuples y venaient demander au prince rebelle alliance et protection : celui-ci força les peuples voisins de fournir des troupes et il donna pour mot d'ordre de marcher par les frontières des Rèmes et de ravager leurs terres. chez les Trévères. quelques mois après. soit qu'elle eût déjà fait place aux constructions romaines ! Fondation de la ville romaine. c'est-a-dire. pour revenir au Sud-Ouest prendre ses quartiers d'hiver chez les Carnutes et les Turones (pays de Chartres et de Tours). liv. Je me sens plus porté à croire que la ruine de la ville gauloise aura eu lieu dans une des campagnes suivantes. attirer sur la ville rémoise de Gorze ou du Châtelet. soit plutôt qu'ils aient profité de ce qu'elle se trouvait détruite. on ne voit ni les Leuks ni aucun des autres peuples de la première Belgique. dam le Berri. n'ont point eté alors dévastés. D'autre part. ainsi que celle des Eduens.

Nous pouvons même.mais ses travaux plus recommandables par leur utilit6 que par leur magnificence. celle des Constanti~ls. . Des quartiers d'hiver pour les troupes.et aucune de ces trois périodes n'a été plus fertile en monuments de ce genre que celle des Antonins. je le crois. Tous ces motifs doivent donc nous décider pour la période intermédiaire. au contraire. chap. des forts pour protéger les frontières. loco cifnto). (216) Page 269 de cette Revue ( ï i 7 ) "Antonin n'eût pas une moindre sollicitude pour la Gaule . qui nous semble devoir être contemporain de la fondation ou.. à compter du regne de Nerva. (215) ". et I'on y verrait en plus grande quanti* le marbre et les mosaïques. que les considérations purement historiques nous fait rationnellement reporter l'établissement d'une ville romaine succédant à une ville gauloise sur la montagne du Chstelet. Est. l'Empire avait-il retrouvé sa puissance et sa tranquillité. ou telle encore que le regne de Constantin . puis. à celle des premiers Césars : les nombreuses idoles et tant d'autres monuments que nous retrouvons du culte païen. en multipliant les quartiers d'hiver pour les troupes. celle des Antonins. alors on sentit le besoin d'avoir un plus grand nombre de points fortifiés. (218) Voir l'article précédent. 3).du développeinent de la ville romaine. dans les vestiges qui nous restent." (Anquetil. notanunent aux marches d'escaliers. C'est donc à cette dernière période..toute voisine du jour de la destruction et dans laquelle. les forteresses pour protéger les frontières. chacun des généraux se crut à l'Empire des droits aussi légitimes que ceux de l'obscur et impolitique Galba. du ~noins. de plus de quatre-vingts ans. sous Nerva. qui toutes sont hes usées et la plupart après avoir déjà été retournées.. ne se présentent pas à la posterité avec le caractère de solidite et de grandeur qui les rendent durables et qui appellent l'admiration (Anq~~pfil.le coup avait été porté. ainsi que nous l'avons remarqué (216). l'aqueduc. et chaque armée des prerogatives égales pour donner un chef à SEtat . au lieu d'élever des temples et des statues aux faux Dieux. on fermait ceux-là et I'on faisait briller le monogramme du Christianisme sur les drapeaux des légions. l'architecture. et que. si notre ville avait Trajan ou Adrien pour fondateur. S'il nous fallait encore une preuve. car. La vue des monuments nous porte à une conclusion semblable. on devrait y bouver dans les restes de constructions les caraceres de solidité et de grandeur qui distinguent leurs ouvrages. à laquelle on doit le Pont du Gard et la plupart des autres aqueducs connus. aux éventualités de l'avenir.. la magnificence remplacée par l'utilité et ce cachet de sagesse et d'économie qui caractérisait Antonin (217). dont les ouvrages que nous retrouvons en si grand nombre n'ont déjà plus le style si noble et si pur du siècle d'Auguste. sous la conduite de Civilis et de Sabinus. de maniere à nous arrêter définitivement au regne d'Antonin-le-Pieux. Gaulois. pourvoyait. resserrer encore dans celle-ci le cercle de nos investigations. nous la trouverions dans l'étude des médailles. le mutisme de l'histoire sur l'existence de notre ville . La situation LE CHATELET ET SES ENVIRONS politique et militaire que nous venons d'exposer. de celles de Vitellius. dans l'examen que nous avons fait (218) des propositions respectives de leur nombre et de leur valeur intrinsèques. nous interdisent également d'adopter la troisiéme. notamment celle d'Antonin (215). aux vexations des milices de Vindex. Trajan et leurs successeurs . des ponts et des voies publiques pour l'uoliM et la commadite génerale attestent plus de sagesse que i'édat de son admuiistration. Vainemerit après quelques années. prit subitement une autre attitude. En effet. n'a pu 6tre construit que dans une période paisible et florissante. indépendamment des marques de vétusté imprimées à une foule d'objets. sur la monnaie dont se servait le peuple. eût succédé la révolte des peuples dans les Belgiques et dans la première Lyonnaise. on brisait celles-ci. telle que celle-ci ou que celle qui s'était écoulée de César à Galba et qui fut de 119 ans.. la sculpiure. lorsque la Gaule. encouragée par ces divisions. de Fr. par les ordres du prince. au milieu de cette période paisible. et leur sagesse. ne nous permettent pas de remonter à la plus ancienne de ces périodes. . soit pour résister à des surprises soit pour intimider chaque point du territoire par la présence d'une garnison.POTHIER Néron. Nous remarquons.

45 en or. Notre conclusion sera donc que la fondation ou. savoir . dont 4 en or. d'abord l'invasion de l'an 366. 19 et suiv.300. pencher aussi vers le règne de Marc-Aurèle. 9 en argent et une en broiue . et 28 en bronze . c'est encore au siècle des Antonins que nous reportent les monnaies romaines . S'il eût été convaincu qu'il n'existait dam les ruines du Châtelet aucune médaille postérieure à cette époque. (223) Notes nrchéol. les Allemands.recherches prelim. dont 4 en or. c'est encore.. Ainsi en a jugé l'abbé Phulpin. c'est peut-être aussi parce qu'il aura pris garde au Magnus-Maxi- Destruction de la ville romaine. il aurait dû. par les temples et autres grands édifices. 99 Trajan. si nous considérons que toujours les monnaies émises par le pouvoir régnant ont pour auxilliaires. par les travaux qui.p. (221) Notes ~lrhéoi. ravagèrent au loin dans les Gaules. constatee par l'établissement de l'Aqueduc. 21 . sous le pavé des rues.. par l'incertitude où le jetait le Manuscrit de L'histoire de Joinville (223). 24 en argent et 100 en bronze . Cette dernière considération nous ferait. qui sont : 3 en or. puis celle de l'an 407.et. le développement de la ville romaine. nous serons pareillement portés à nous arrêter au regne d'Antonin-le-Pieux. du moins. s'en tenir là et ne point prendre souci des évènements qui se sont accomplis plus tard : il a mieux aimé proposer aussi à notre choix. p. s'il n'eût pas limité ses efforts à conserver seulement les ouvrages de son laborieux predécesseur et sa gloire à augmenter de préférence l'éclat des lettres et de la philosophie. 310 et 338. la plus désastreuse de toutes. 47 en argent. les Saxom. ne doit pas &tre antérieur à Nerva et qu'il y a lieu de l'attribuer au règne d'Antonin. par de magnifiques citations. il fixe tout spécialement l'attention du lecteur.POTHIER autant que nous l'ont permis les collections de Grignon et de M. Les médailles que l'on trouve au Châtelet y étant très nombreuses jusqu'à Julien exclusivement. 112 du règne de Marc-Aurcle. nous ne pouvons admettre que la ville romaine ait été anéantie dans les années précédentes . sur laquelle. mort le 26 juin 363. (220)Arts ef n~éf. dont 39 en or. Si donc il est rationnel de présumer que la ville romaine a été construite dans des temps de prospérité et d'opulence et que les travaux de construction y auront fait affluer les valeurs métallliques. dans cette période. 17 en argent. comme Grivaud de la Vincelle (220). "lequel fait mention de Médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Châtelet" : enfin.307. (222) Fait Cesar en 355. en quantité très souvent supérieure. enfin.ainsi qu'il nous l'apprend lui-meme. attirés par les amis de Sylvain et par leur soif du pillage. sous le règne de Valentinien. Phulpin. y compris Floüne. sa femme. alimentaient de ses eaux les fontaines publiques et les bains. comme Grivaud..120 du règne d'Adrien. no& Empereur par ses soldats en 360. après un an sept mois et vingt-deux jours seulemeiit de règne legitirne.il n'a pas voulu décider si elles avaient circuié dans la ville romaine avant ou après la défaite que ce prince fit éprouver aux Francs près de Strasbourg . Nous y voyons que la période des Antonins est beaucoup au-dessus des autres sous l'un et l'autre rapport. C'est probablement que possédant deux médailles de Julien (222). LE CHATELET ET SES ENVIRONS telle soit la date de sa ruine. et 43 en bronze . peut-être. c'est-à-dire jusque vers San 355.276. et ne commence son examen (221) que par l'époque où les Francs. aussi bien que les dévastations des Bagaudes en 286.128 du règne d'Antonin. 1 4 en argent et 95 en bronze. les contrées voisines d u Rhin. sucesseur de Constance le 3 novemebre 361. celles qui ont été frappées sous le regne précédent. que (219) Voici les medailles de cette periode : 1 4 Nerva. mais nous n'en concluerom pas. quoique la supériorite du nombre de celles de ce prince soit compensee et mPme effacée par l'infériorité de la valeur (Zig). qui passe sous silence les invasions que firent les barbares dans les années 260.

ne s'etant point trouvées accompagnées des autres restes des sujets auxquels elles ont appartenu. conservait et réunissait tous les filets de sa fontaine artificielle. Je n'ai donc plus besoin que de quelques observations pour justifier mon choix. tout au plus été coupe. incendié même et plus ou inoins bouleversé . nous avons à l'appui du témoignage qu'elles offrent. et. porte close. son collègue. que l'orage grondait sur les bords du Rhin pour compléter ses approvisionnements. dans le récit des circonstances qui auraient accompagne la decouverte de ces deux cents médailles en or. (225) Pages 151. arrache. J'ai démontré ailleurs (224) que le renseignement contenu dans le Manuscrit dont je viens de parler est plus digne de confiance que ne l'avait pense Grignon. est. la position de l'un d'eux sur les fondations d'un mur nous y fait voir deux guerriers qui se seront rencontres et egorges en cet endroit.Les deux m$dioires humaines dont parle Grignon (Bull. mnis pmfmtement consetvées d m s les tores.) (227) Je ne pense pas que l'on veuille serieusement m'opposer les deux squelettes dont j'ai parle (page 163 ci-dessus) . par trois ou quatre de ses neveux. qui se promenaient en récreation sur le Chatelet : d'où nous devons conclure que ces formes de têtes n'ont jamais et6 moulees que dans l'imagination du narrateur. . et que l'état fréquent de trouble et d'agitaion où furent les Gaules depuis Julien jusqu'à Honorius. dans les moindres recoins de la multiple galerie de ses puisards de source. je dedare. Dans cette même hypothèse. une fois l'orage passé. où l'on a soulevé.. tout en respectant les motifs bien connus (I'imminence d'un procès) auxquels il fait allusion à la page 74 de ses Notes et qui ont dicte ce merveilleux recit. et qu'elle a eu lieu lors de la présence de l'abbe Phulpin et sans aucun travail d'excavation. il lui suffisait d'apprendre quelques jours d'avance. for- LE CHATELET ET SES El\iVIRONS tifié comme il l'était. pour remplir d'eau ses imoinbrables réservoirs. et se mettre en état d'attendre. dans l'inMrêt de ce qu'il s'agit de constater et comme l'ayant appris de personnes bien informéeset de son neveu. D'abord nous remarquerons que. éléments de confrontation qu'ignorait M. dont l'abbé Pliulpin fait mention (notes archéol. 34 et 35). Cela constaté. p. voyons à laquelle des trois époques sus-indiquées le fait de cette destruction peut le mieux s'accorder. je dedare.. il eût été pillé. deux de Gratien et même une de Valentinien Il. en prévision de la rupture de l'aqueduc. des f. Phulpin ou qu'il a négliges et dont nous reconnaîtrons bient6t la valeur. lorsque la ville était déja raçée. nous dit Cesar en parlant d'Alise (Guerre des Gaules. M. en raison de leur rareté et du silence qui a été gardé sur les circonstances de la découverte de quelques-unes de ces dernières médailles. . summo admodùm edito loco ut. dis-je. mais jusque sous terre. liv. sont parfaitement conservés. Si ce temps lui eût manque. celui des tombeaux et autres monuments chrétiens et des armes des Lètes (225). (224) Dissertntion siIr finscription de ln Hmrte-Boine et sur l'mcini nom dir Chitelet. nous arrêterons certainement notre choix sur la dernière de ces trois époques. ce qui fait que l'on trouve dans les ruines du Châtelet. ont été trouvées enfouies dans nos ruines ou circulant entre les mains ignorantes des habitants de Fontaines. n'a pu @tredétruit qu'après un siège en regle (226) et non par des bandes organisées pour le pillage.POTHIER inus dont Grignon fait mention dans le Bulletin des Fouilles et à celui qu'il possédait lui-même. expugnari non posse videretur. le me de Fronville. p. s'il avait été surpris par u n coup de main. . soin que ne peuvent avoir pris des hommes qu'eût animés seulement la soif du butin sans aucune direction politique .152 163 et 1% de cette Revue. bouleversé avec u n soin remarquable le pavé qui recevait. dont le règne n'a été séparé de celui d'Honorius et d'Arcadius que par les trois dernières années de Théodose. tandis qu'on n'en rencontre aucun débris (227) et que cependant les ossements qui se trouvent dans les sépultures. que le péril fût passe. cette ville n'eût pas manqué d e se relever de ses ruines. l'un des temoins actifs de I'evènement. par la nature et par ses murailles. que la decouverte de ces ridies medailles a 6té toute fortuite. (226) Ipsum erat oppidum in colle. quoique généralement trés friables. sont encore moins de nature à soulever des doutes. le pillage eût et6 accompagné d'un massacre général. 7. 4). restee en manuscrit et dont un double existe à la bibliotheque de la ville de Chaumont. si peu d e medailles de ces derniers règnes. au lieu d'avoir étk totalement détruit non seulement dans sa partie extérieure. 1844.Quant aux formes de têres hummnes dont ii ne irsfmt pliis que les empreintes. avec les circonstances de destruction de la ville. si. mais son aqueduc eût. Ensuite nous considérerons que le Châtelet. Nous qui savons que 2 autres médailles de Magnus Maxiinus. il nous restait quelques doutes. nisi obsidione.

pour fortifier l'armée. l'Auvergne. des lieux. Arras sont tombées dans les mains des Allemands : la dévastation s'est étendue dans les deux Aquitaines (le Berri.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans la première. on peut dire au moins qu'ils ne succombèrent point sans gloire. la Novempopulanie (la Gascogne). pour y cultiver les terres. défit le reste en bataille rangée dans les plaines de Châlons-sur-Marne.). une nouvelle invasion faite en-deçà de Mayence par un prince nommé Randon. au-delà du Rhin. Worms. peuvent donc bien donner à croire que la destruction de notre ville aurait eu lieu pendant ces évènements. se retranchait dans les montagnes. a éfl saccagée. qui. s'ils furent forcés de céder au nombre. incendiaient les atés ouvertes. avait déjà jeté dans le pays de profondes racines. et le christianisme. En I'an 366 venait de se reproduire avec une nouvelle violence le débordement des barbares. appartenaient encore au polythéisme du nord . Des étrangers avaient été introduits par Constance-Chlore. Cette fois ce n'était plus le Franc ou le Germain cherchant tantût à s'établir dans nos belles contrées. et par Magence. Amiens. sous la protection des souverains. le théâtre des évènements embrasse une large zone en-de@ du Rhin . C'est ce que comprirent les Gaulois : abandonnés par les légions romaines. punie de sa longue résistance. après un long siège. des ouvrages avancés (228). pour repousser l'invasion. Celuici ayant pris près de Scarpona (Charpagne-surMoselle) la plus grande partie de leurs troupes. "ils retrouvèrent quelques ressources dans leur courage. On peut en dire autant des incursions qui eurent lieu en 379 et 383. fut détruite. manoeuvre dans une grande partie de l'est des Gaules. chap. était plus recent que ne semblent prononcer les sépultures. depuis la frontière des Rhetes (lac de Constance) jusqu'à son embouchure par l'établissement d'une énorme levée. d'espace en espace. et liv.les villes y sont assiégées et ravagées. hkt. 27. Une partie de la Belgique se fit respecter : l'Armorique (qui devint plus tard la Bretagne) sauva son indépendance et la resistance de plusieurs villes est prouvée par le saccagement de quelques-unes et par la conservation des autres (229). Valentinien réprimait. s'il existait dès alors. tout en jugeant qu'elle a eu lieu plus tard. le Poitou. sur l'autre rive du fleuve. A cette époque. de Frnnce. longtemps repoussés par les légions romaines et réunissant à la fin toutes leurs forces comme toutes leurs colères. Voici ce que l'histoire nous apprend de la deuxième de ces époques. en fit un grand carnage .c'étaient tous les peuples de l'Orient et du Nord. la jeunesse gauloise s'armait. Deux ans plus tard. contre la frontière. Langres avait depuis longtemps des éveques. Tandis que la flamme et le fer ravageaient les champs. par des camps. et le général romain. 1 et 9. chap. Spire. en y ajoutant quelquefois. liv. di. Strasbourg.. composee principalement de Gaulois. Mais l'invasion de l'an 4W a bien un autre caractère. futurs néophytes. ce qui était romain restait profondément hostile aux institutions chrétiennes. Troyes et Toul venaient de recevoir le leur. les Lyonnaises (la France centrale) et la Narbonnaise (la Provence). il leur opposa une redoutable barrière le long du Rhin. avec l'intention bien arretée de l'anéantir. que Stilicon avait appelées au secours de l'Italie. se precipitaient ensemble sur la Gaule qu'ils savaient &tre alors le plus fort boulevard de Rome. se renfermait dans les villes fortes et vendait cherement a ses féroces ennemis sa vie et sa liberté. près de Solicinium (montagne du Wurtemberg). le Limousin. qui ne se développaient qu'avec beaucoup de circonspection. Ces détails nous apprennent que I'invasion n'a été que passagère dans nos contrées et que l'ennemi ne peut avoir pris le temps de former le siège d u Châtelet. et l'établissement des Utes. Gaules. Valentinien leur opposa Jovin. 6. etc. puis après avoir battu un second détachement. tantût à en franchir la frontière pour en revenir avec un riche butin . détruisaient les maisons. Ce mode de guerre et les lieux où elle se faisait. distribuées sans interruption selon l'exigence (228) Ammien-Marcellin. Peu de villes ont yu se soustraire au malheur g9zéral et celles dont les armes ont repousse les assauts des barbares sont ." "Nous apprenons de Saint-Jér6me que Mayence. fortifiée et commandée. et. la Saintonge. Julien. grand-maître de la cavalerie dans les Gaules. 28. dit-il. qui s'accomplissaient de l'an 355 à l'an 358 : je m'empresse de le reconnaître. 2. (229) Seg. L'année suivante. des forts et des tours. Mais ces étrangers.

qu'il n'est monté sur le trdne que malgré lui. Nous voyons de plus dans cet historien qu'alors la religion chrétienne était dominante et toute puissante dans les Gaules. c'est au règne de Gratien qu'appartiennent la plupart de ces sépultures. Jules Courtet. (236) Sulp. (232) Page adessus. 132. En effet. et refusait obstinément de se mettre à table. s'abstenaient de tracer sur les tombeaux le signe de la rédemption. Alors sonne I'hnrre de ln nrine pour une foule de vieilles cités celtiques (231). Géogr.. trouvées avec ces tombeaux. dont les ruines elles-mêmes s'étaient effacées.Bodin et Quentin. de MagnusMaximus et de Valentinien II. se mirent à lui donner dans leur culte le rang d'un martyr (235). cela n'empêchait pas que déjà leur religion ne fût assez florissante et assez publiquement professée et protégée pour qu'on honorat d'en faire précéder son nom et pour qu'une épithète adoptée par cette religion devînt le nom d'un industrieux citoyen. vaincu par de telles protestations et par ses prières.LE CHATELET ET ÇEÇ ERVIRONÇ POTHIER affnmées par les hordes nomhrertses qui les msiè- gent (230). peuvent fournir une date certaine. ainsi que le pense M. selon toute probabilité. Çev. qui écrivait dans ces temps mêmes et dont les annales s'arrêtèrent à l'an 402. à leur suggestion. venu exprès à Trèves pour le detourner de tremper ses mains. (235) Sulp. Solirnnrincn. Nous y voyons que. "nul prince n'ayant appelé au senrice de l'empire un plus grand nombre de barbares. un autre monument céramique dont l'auteur s'appelait SANCTLANVS. indépendamment de ceux qu'il avait établis comme Utes sur les frontières des Gaules. formule eucharistique. l'autre de la vie. (233) h?M. Hnirte-Mnme. Baulieu (ZN). nous dit. Le prince lui cède la coupe qui venait de lui être pésentée. et ont pareillement sommeillé longtemps dans le plus profond oubli. Déjà son prédécesseur Valentinien en avait admis un grand nombre dans ses armées.. il joignit des Alains. trop tôt oubliée. 2. cédant au voeu de l'armee et 3 la volonté du Ciel et que le sang de ses ennemis n'a jamais coulé qu'en bataille rangée. 2e annee. passe cette coupe à un prêtre qu'il (230)Même clurpitlr. (234)Afrliéologiede In Lorrnine. dais la R w i ~ enrchéologique.. C'est aussi ce que nous apprend. 93. qui.. Alors la ville de Langes (233) aurait été brûlée et ses habitants massacrés. . recherchant avec sollicitude la faveur des éveques. pour se justifier. lui reprochant que de ses deux empereurs il avait dépouille l'un de la pourpre. le petit vase ou se lit le mot PIE. qu'il ne tarda pas préférer à ses compatriotes. p. (231) M . dans le sang des hérétiques." C'est alors. comme celles qui nous occupent. que disparurent Decempagi. Que I'on ne dise pas que la racine du nom Snnctinn~tsn'avait point alors le sens vénéré que nous lui attribuons aujourd'hui : car Sulpice-Çévère. sans parler du petit vase eucharistique. En effet. au milieu de ses victoires. sépultures chrétiemes. sncrée. Maximus redouble ses instances et affirme. même liv~e. en lui disant qu'il ne pouvait sans crime se faire juge dans une affaire religieuse (236). il nous montre le tyran Magnus-Maximus." Aussi le même auteur ajoute-t-il que les monnaies de ces deux Empereurs. si alors les chrétiens. qui déposent en faveur de cette dernière époque. le nom SAHOWO que I'on voitprécédé d'une croix sur un fragment de poterie. 1847. et encore le nom SANCXANVS. dépnrtonmtde. preférence malheureuse qui finit par lui coûter la vie. pour eviter la violation des sépultures. 2. et treinblant devant Saint-Martin de Tours. etc.. ainsi que nous avons déjà pu le reconnaître (232). après avoir bu. d'épargner les coupables. Outre les médailles de Gratien. lui arrachait la promesse. et I'év@que. t. liv. Sév. hÿt. p. A u Germains qui faisaient depuis longtemps la force principale des armées romaines. la croix figurée devant le mot SAHOWO. mis à mort en 387 : "ses sectateurs qui auparavant l'avaient honoré comme un Saint. des Goths ou des Francs. nous avons encore pour témoins les tombeaux des Lètes. page 561. établissant que ces sépultures appartiennent à la fin du quatrième siècle de notre ère. et encore. Martin comble enfin ses voeux en s'asseyant à sa table. en parlant de l'hérésiarque Priseillien.

selon les progrès de la science et les découvertes ultérieures. Une seule chose semblait y devoir leur être . la serie des médailles. immobile. Soit alors. Résumé. tandis qu'on ne peut guère sans anachronisme les attribuer à une des époques précédentes. Elle fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins. le site et le caractère de nos ruines. comme tous les "Men-Hirs". des statuettes. Certes. La Hn~rte-Borne. des colonnes élégantes ornèrent les portiques et l'interieur des maisons. tout s'accorde donc pour nous faire regarder.. ils lui conservèrent son nom. Bien plus. le lotus odorant d'Egypte. lui verse l'eau sur les mains. Laissant à d'autres le soin d'ajouter. Comme partout ailleurs ils y importèrent le luxe et les douceurs de leur civilisation. comme étant celle où s'est accompli l'anéantissement de notre ville romaine. Vers cette époque les Romains s'y établirent. soit plus tard. Cette ville s'appelait Gonon. il ne me reste plus qu'à résumer en ces termes l'état où je (237) Id. nui ne pouvait rougir dans ce temps de porter le nom de Sanctianus . à moins qu'elle le dût à sa position de ville limitrophe dans le pays des Catalauniens. elle ramasse les miettes de pain.LE CHATELET ET SES ENVIRONS avait amené. . ces deux estampilles que Grignon. sur plusieurs points. etc. Gorzum ou Gone. est un des témoins plus ou moins immédiats de cette prise de possession et. en remontant de la pièce pleine au simple anneau métallique. de Catunces et de Mose. le jugeant plus digne que le monarque de boire le second. les renseignements qui peuvent manquer. des statues. et tandis qu'il est assis. mord ou religieux. ce que l'on peut dire des armes et des sépultures des Lètes. avec son mari. Ils en firent un point stratégique qu'ils rattachèrent par une voie militaire à la ville de Nffiiirm et selon toute vraisemblance... la nature des évènements. L'établissment de l'homme dans nos contrées remonte au temps de la dispersion des peuples. a pris soin de nous faire connaftre. elle servit de borne entre deux peuplades celtiques ou gauloises. Oui. les huîtres de l'Océan. les oratoires et les appartements : des bronzes délicats et les plus beaux produits de la céramique décoraient les meubles. en sont la preuve non équivoque. ou bien Limitedressée. les arrose de ses pleurs. action à laquelle celui-ci et tous les assistants s'empressèrent d'applaudir (237). en même temps de quelque grand évènement dans l'ordre politique.. et qu'elle a emprunte à notre monolithe. l'invasion de l'an 407. par d'autres chemins aux stations de Segessera. l'état de la civilisation. et le sert avec toute la modestie et l'humilité du serviteur le plus respectueux.M ~ l t idiap. ne peuvent avoir rien de suspect : bien au contraire. le supplie. les places publiques et les temples. de souffrir que. elle lui serve un repas préparé de sa main. Haute-Borne. les essuie avec ses cheveux . si même elle ne venait de se former. les haches celtiques et les grossières et noinbreuses ruines dans lesquelles se trouvent ces objets à l'exclusion des vestiges de la civilisation romaine. venaient y payer tribut à leur sensualité. à l'exemple de la Madelaine. laisse la question. elles s'accordent parfaitement avec les faits constatés par l'histoire. Le jour convenu. ainsi que nous l'avons vu. l'impératrice se tient aux pieds du saint vieillard et. Les rues furent tirées au cordeau . une ville qui. elle se tient à distance. les yeux fixés à terre. n . y sert les mets qu'elle-même a fait cuire.nul ne devait craindre de mettre sous la protection de la Croix son nom et son ouvrage : un vase sorti de son atelier ne pouvait que briller sur la table des princes.. En ce qui touche cette question. vie de S ~ i n t . de préférence à tout autre. plusieurs des monuments qui s'y trouvent. se forma bientât. et c'est pareillement. plus précieuses pour elle que les mets les plus exquis de sa table royale (238). à une solution définitive. qu'ils semblent aussi avoir traduit dans leur langue par celui de Ad Fines. nom qui signifie Lieu-frontière. 23.les divers produits des pays lontains. et ils y joignirent très probablement le mot Castellum. sur la montagne du Châtelet.. sans y attacher plus de prix qu'aux autres.. seule et sans aucun aide.. Le repas fini. pose le tapis sur le siège qu'elle lui offre. approche de lui la table. comme toutes celles qui couronnent les hauteurs dût être environnée de murs : les monnaies gauloises de toutes formes. elle se met à l'oeuvre. la table du festin et les autels des dieux . de la religion et des moeurs. A l'ouest de ce monolithe.

(238) Id. sur la pente douce de la Haute-Borne et dans le vallon intermédiaire : quelques-unes recevaient de la t@tede l'aqueduc les eaux qui n'étaient pas nécesaires à la coilsoinmation de la ville.. la population roinaine fut modifiée et presque remplacée.mais ses dimensions. sur la fin du dix-huitième siècle. comne dans plusieurs autres villes de nos pays. sur mie surface d'environ quinze ares. où elles circulPrent dans des tuyaux sous le pavé des rues et jaillirent partout où on les jugea nécessaires. exploitée d'autant plus avidement que l'on devait y faire de temps à autre de riches trouvailles : tous les débris de la ville se dispersèrent ainsi .. pour remédier à l'épuisement de la contrée et subvenir à l'insuffisance des légions. "là où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement". . (239) Inutile de dire qu'il devait y en avoir près des belles sources de la Nabline et de la fontaine de Ruee : il nous suffit de la remarque que voici. l'ont abandonné au vainqueur. dès lors. semblables à celles que l'on trouve dans les ruines du Cllâtelet. tandis que son epithète Caçtellum Châtelet. chercha laborieusement un autre nom aux ruines qu'il venait de retrouver .. fut conservée à ses ruines. diap. dans la première moitie du treizièine siècle. Par qui ce prodigieux ouvrage a-t-il été conçu et exécuté ? Rien ne nous l'apprend d'une manière certaine . le Christianisme ne tarda pas à compter des néophites dans la population de Gorze : les sépultures c h r é t i e ~ e sque l'on retrouve annoncent qu'à l'époque de sa destruction ils y étaient en grand nombre. il faut y voir la constatation qu'aurait faite ce personnage de la destination qu'avait ce monument de servir de borne internationale entre les Lertks et les Cutalaunienç.. Alors ou même peu de temps après qu'il eût pénétré dans les Gaules. Elle n'a pas été prise d'assaut : ses habitants. sur un pont légèrement dominant. epaisses. 7. qui paraît être de ces temps-là. Celles-ci. qui. pour se créer. son gigantesque aqueduc y passa comme le reste . franchissant sur deux rangs d'arcades le vallon intermediaire.. à 750 mètres au nord-est et en amont de la Haute-Borne. les conduisit à niveau dans l'enceinte de la ville.. sous les numeros 1483 et 1484. à en juger par l'abondance du numeraire. fut florissante jusque vers la fin du règne du dernier fils de Constantin. Si cependant. par l'intru- LE CHATELET ET SES ENVIRONS sion de soldats étrangers. de 20 à 30 miUim6tres et quelques-unes pareillement noircies et calcinees par le feu.. ils pratiquèrent dans la roche vive. rejetant avec dedain ce ouïdire. assiégés et privés d'eau et de vivres. Le nom de la ville suivit les émigrants dans le premier de ces villages. apparaissent souvent sous le passage de la charrue.. Les villages de Gourzon. de ténèbres. De Constance-Chiore à Gratien. des bains publics et particuliers à l'usage du peuple et des grands : hé bien ! pour obtenir ce nec phrs ultra du confortable.. et que Grignon. D'élégantes villas (239) s'établirent au pied de la montagne. de Laneuville-à-Bayard et de Sommeville se sont formés de cette émigration. chose très possible. à 1650 mètres des murs de la ville. en parlant de notre montagne. un grand nombre de puits et des galeries pavées... Dinlogue 2. désignés sous le nom de Lètes que l'on y établit avec leurs familles. au pied de la Haute-Borne. rassemblèrent en un seul point toutes les eaux de leurs sources : là un aqueduc les reçut et. permet de supposer qu'il a &té fait sous la direction ou sous I'administration d'un gallo-Romain du nom de Viromarus. brûlée et rasee.... les reliant entre eux. remplacèrent son souvenir par une tradition si vague que. A distance égale de la voie romaine et de la for@tde Fontaines. de Fontaines. des piscines. notamment des pierres sciées en forme de briques. à l'extremité septentrionale de la conhee dite En NQnrn.. et l'inscription de la Haute-Borne. n'ont plus été qu'une carrière de pierres de taille et de moellons. dans deux champs qui sont indiques au plan cadastral du territoire de Fontaines... Cette ville. les médailes et I'histoire semblent nous indiquer qu'on le doit au règne d'Antonin. de nombreux débris de pierres de taille de toutes dimensions. de penible réorganisation sociale.POTHIER refusée. il leur a suffi de le vouloir. comme chose douteuse.plusieurs siècles de troubles. qui l'a pillée. tel n'est pas le sens de cette inscription... Guidés par les instructions de Vitruve et après s'&irebien assurés du niveau des hauteurs voisines et de la nature plus ou moins infiltrante d u terrain... comme elles. comne dans la mère-patrie. des eaux jaillissantes. on disait. Quelques médailles et l'étude des évènements pos@rieurs à ce règne autorisent à croire qu'elle a éte anéantie en l'an 407.

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composé d'une galerie souterraine d'abord. Soit alors. un aqueduc d'une construction gigantesque. comme un témoin irrecusable et immédiat de la prise de possession de ces contrees par les premiers habitants de la Gaule. toute l'indulgence du lecteur. travail qui a été imprimé par articles. Je demande du reste. 26 et 28 mars 1875. Phulpin. Transportons nous par la pensee jusqu'au temps de la dispersion des peuples. descendant et héritier du Chatelet . Une montagne dite le Chatelet.en face. pour l'insuffisance de ma plume. qui alimentait d'eau la ville du Chatelet. Lepage) 137 . J'avoue sans detour que je ne serai ici que son humble et defectueux abréviateur. sur les bords de la Marne. quatre voies romaines. FEUILLETON DE LA HAUTE-MARNE NOTICE SUR LES ANTIQUITES GALLO-ROMAINES SITUEES AUX TERRITOIRES DE GOURZON ET DE FONTAINES Par M. couverte de mines gauloises et romaines . ayant assisté à beaucoup de fouilles et à la restauration de la Haute-Borne : je me suis hasardé a ecrire ce petit abrégé qui aura son intérêt.Journal "La Haute-Marne". aboutissant à cette montagne . ancien Juge de Paix du canton. et le plus coinplet qui ait eté fait jusqu'ici au sujet des antiquités dont il va &tre question. aujourd'hui retraité à Chaumont. Mais parce que tout le monde ne peut pas consulter cette Revue Champenoise. puisque déjà depuis de longues années j'habite cette localite . Monsieur le Rédacteur. Cet aqueduc. l'abbé P. puis par de nombreuses arcades sur le vallon qui mène à Ruetz. Tout d'abord. en 1856. d m la Revue Chainpenoise. cornaissant de visu les lieux et monuments dont il va être parlé. le village de Gourzon. non plus que les Bulletins de M. mais toutes ces constructions sont aujourd'hui brides. portant une inscription latine . à l'instar des patriarches de la Bible. Langres 21. Bien qu'il s'agisse d'une chétive localité. un village d'un nom à physionomie celtique. ancien curé . et conduisait par une pente naturelle bien ménagée. était ensuite supporté par un massif de maçonnerie exterieure. et voyons dans cette Pierre-levée. j'ai cru faire chose utile et agréable à vos lecteurs. Grignon ni les Notes archéologiques de M. Voilà ce qui fixe d'abord l'attention des amateurs sur notre localité. En vous priant d'insérer en feuilleton dans votre estimable journal La Haute-Marne. comme mémorial de quelque grand événement civil ou religieux. Voici donc ce que l'on trouve dans nos pays. ce Note :Pour eviter les trop nombreuses répetition. canton de Chevillon. (L. GELIN Curé de Fontaines. soit plus tard. dit Haute Borne dans le pays. qui dressèrent ce monument. peu de pays dans le département pourraient fournir des notes archéologiques aussi interessantes. Pothier auquel le lecteur se reportera. anéanties avec un soin raffiné dont on ne se fait pas d'idée. un Menhir. il convient de payer à Monsieur Pothier. le juste tribut de félicitations auquel il a droit pour son travail érudit. je l'espère. les eaux sur le Chitelet . iious avons censure ce texte ne laissant que sa structure et les renseignements inédits par rapport au texte de L X .-F. 24. cette courte notice sur les antiquités gallo-romaines éparses aux territoires de Gourzon et de Fontaines.

comme ayant appartenu au Châtelet. revinrent s'établir au bas de la montagne. les habitants des villages circonvoisins sont allés sur ce lieu désolé. lors de l'approche des Prussiens. 34). et enfin. eût lieu une invasion de barbares du nord. et qui anéantit notre Châtelet pour toujours . par une autre voie. Rien ne résistait à la puissance romaine. n'a eu qu'à faire enlever à fleur de terre. et surtout. M. Nul doute que les habitants du Chatelet qui ont survécu au désastre. le lit de la rivière de Marne qui occupait alors presque toute la largeur de la vallée. des haches celtiques. et pour le temps c'était vraiment un travail de géant. et dont. par ses voituriers. au contraire. dans chaque siècle. CHAPITRE 1. à Mose (Meuvi). comme une barrière infranchissable. nous la diviserons en trois parties ou chapitres. C'est ainsi également qu'un laboureur de la ferme de Ruetz. et à Bourbonne (Aquae-Borvonis). p. c'est-à-dire que chacun init en lieu de sûreté ce qu'il avait de plus précieux . les Lorrains (Leuci) et les Chalonnais (Catalauni). des ruines gauloises enfouies sous les ruines romaines. De nombreuses médailles.Statistique et compte-rendu succint des fouilles faites tant au Châtelet qu'aux environs. lorsque tout à coup. invasion qui effaça tant de grandes villes. l'on se mit donc à construire un immense aqueduc de 1600 mètres d'étendue. de l'autre câté de la Marne. ont été les premiers. coinine en une carrière abondaite en toutes sortes de matériaux. le nonuné S. De plus. prolongea ses ravages dans les Gaules pendant trois années consécutives. p. Grignon. Tout cela subsistait. C'est ainsi qu'à la démolition de la toute ancienne église de Gourzon. dit Rorhbacher. après la desfiuction. C'est ainsi encore que M. le sol en fut nivelé. les Romains s'y établirent d'une manière permanente. par une 4e. en 1845. le ler act. Les habitants qui survécurent au désastre de leur ville. plusieurs pierres rougies par le feu. dans la Meuse) . et le reste en argent. Jeanjan. tout cela florissait jusqu'au rkgne des enfants de Constantin. à 500 mètres du Châtelet. peuvent amener tant sur le plateau qu'aux environs du Châtelet.par un autre. Cette invasion. et dénué de sources .. et parce que beaucoup d'habitants du Châtelet ont peri ou disparu avec la place. Pour mettre un peu d'ordre dans l'étude que nous allons faire. C'est ainsi qu'il faut attribuer au hasard la trouvaille de médailles d'or faite par M. se construiront sur la montagne des habitations. 1852. des premiers temps de l'empire.. beaucoup n'ont pu reprendre à la terre les dépâts précieux et secrets qu'ils lui avaient confiés : ce qui fait dire que le hasard. a trouve beaucoup de ruines et très peu de metal précieux. plutât que des recherches régulieres. en face. 433). la découverte de matières précieuses. dont un tr&s beau Néron en or. vers l'an 4W de l'ère chrétienne. on a fouillé la galerie souterraine. 123). plutût qu'aux déductions ingénieuses dont il fait venir sa découverte (Notes arch. sous les empereurs suivants. 1. maître de forges A Bayard. chacun eprouva quelque chose d'analopue à ce qu'on éprouva partout. médailles que j'ai pu moimême examiner (Revue. P. Dès la conquete des Gaules par Jules César. câte de Fontaines. et comne d'instinct. à venir fouiller dans ces tristes ruines. à Segessera (Bar-surAube) . et ont enlevé tout ce qui pouvait leur &treutile. avant d'aller les porter en Italie et en Espagne. Bientât se fit sentir le besoin d'avoir de l'eau dans un endroit aussi peuplé. ou les invasions des barbares. l'abbé Phulpin (Revue. avec la ville de Nasium (Naix. si cela n'est déjà fait. qui avait sa prise d'eau aux pieds de la Haute Borne. on a très bien reconnu. une ville gauloise capable de protéger ses citoyens contre la rapacité des voisins. en quelque sorte. en labourant un champ. Au premier bruit de l'invasion. toutes les pierres brutes qui faisaient les fondations .. plus terrible que les autres indiquées dans l'histoire. à Clturices (Bar-le-Duc) . Cette ville gauloise que l'on présume avoir porté le nain de Gorze ou Ad fines. rendent témoignage à la vérité de notre assertion. et pendant longtemps.NOTICE SUR LES AhTIQUiTES GALLO-ROiMAINES inonolitlie seivira de borne entre deux peuplades celtiques. en 1870. Leon Jacquot. a heurté avec le soc de sa charrue un petit vase de terre renfermant 80 médailles. faisant ses fouilles régulières. et cela pour mettre entre eux et leurs ennemis. pour construire la grotte artificielle qui abrite actuellement la voie romaine sur le versant du plateau. Bientôt. par la charrue. à l'incendie de leur ville. et en firent un point stratégique important qu'ils relièrent par une voie romaine bien conservée dans son ensemble. fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins.

M. friable. Après les habitants. avait obstrué l'entrée. brisées en inorceaux. fâcheusement interrompues. Pierret. A l'encontre des terrains environnants. noire. et que je n'ai jamais cru les Gaulois ou les Romains assez féroces amateurs du jus de la treille pour user des deux côtés. est venu M. 30 janvier 1806. J'aiine mieux croire que l'usage journalier de la fainille a produit cet effet . j'ai toujours eu la pensee que ces maisons étaient construites inoitié sous sol. En examinant ces vieux murs. et ramassé des bagues. Dira-t-on. puis le médium. curé de Fontaines vers l'année 1810. 1774 et 1775. peut-être par la main des Barbares. de toutes dimensions. tous au-dessous du sol. que ces escaliers si usés étaient simplement pour descendre dans les caves où l'on trouve des amphores et des chantiers en pierre pour les appuyer. Dans cette carrière. M. a le mérite d'avoir constaté l'existence d'une ville détruite en cet endroit. coinine il en rend . avec des escaliers retournés et usés des deux faces.-F. II y a environ une dizaine d'années. riche en débris de toute nature. découvert seuleinent en 1843. et se rattachant à l'histoire du Châtelet. Ici je dois faire mention d'une découverte jusqu'alors inédite dans les ouvrages que j'ai parcourus. d a m a lieu à un procès assez original. avec Grignon.1773 et 1774. Aux frais de la cassette royale de l'infortuné Louis XVI. toute I'epaisseur d'un coup. Grignon. pour que l'on pût y trouver fraîcheur en été et température modérée pendant l'hiver. d'une épaisseur uniforine. aucune fouille n'a été faite sur le Châtelet : seulement. depuis M. avance que. GELlN de l'aqueduc. Phulpin. ont embrassé une étendue de 8573 toises carrées. évidée de ses produits intérieurs. on remarque que les Romains exploitaient les trois bancs de pierre de haut en bas. Le fait de cette carrière. ou plutôt ces enceintes de maisons au-dessous du sol étaient à la fois et caves et lieux d'habitation :rez-de-chaussee. C'était là évidemment la carrière et le inagasin du Cîiâtelet. on a découvert une ancienne et immense carrière jadis exploitée par les Romains. dans une lettre adressée à M. On exploitait les carrières ouvertes dans le voisinage. et jusque-là inconnue de tout le monde. tandis que nos carriers exploitent horizontalement. A cela. J'ai vu moi-mêine cette carrière. carrière dont un éboulement causé par le temps. et ayant servi en guise de tuiles ou d'ardoises. et c'est la preuve de ce que je viens d'avancer. et en tout semblables à celles que I'on rencontre en inasse dans les ruines du Cliâtelet. des inédailles de presque tous les empereurs romains. à Bar-le-Duc. C'est lui qui. Sur cette montagne. déposée coinme en inagasin. 25 à 30 millimètres. les habitants des paroisses ont deterré quelques tombeaux en pierre. et enfin l'inférieur. celle de notre plateau est légère. La superficie totale serait de 22 hectares. et j'ai rapporté un fragment de pierre que je garde comme specimen. des inarches en pierres. il a fait des fouilles en 1772. moitié au grand air. il y avait évidemment vice rédhibitoire. Ce savant a consigné ses découvertes dans des Bulletins imprimés chez Christophe. parmi les modernes. entre Juvigny et Savomières. et le puissant banc de pierre que l'on avait rencontré était censé se prolonger sous les champs voisins. et ceux-ci arrivent tout-à-coup à une tranchee immense. recouvrant uniforinéinent de vingt à trente ceiitimètres les vieilles constructions ruinées. le préfet. premiers chercheurs sur le Châtelet. d'abord le banc supérieur. on arrive aux murs formant l'enceinte des maisons. c'est-à-dire. soigneusement jointoyées. ancien curé de Gourzon. la chaleur est très grande en été et le froid très rigoureux en hiver. régulières. Nous rendrons compte plus loin de ses découvertes. une énorine quantite de pierres sciées. inaftre de forges Bayard. Si I'on perce cette couche de terre. ils trouvent là. à l'inspection des coups de tranche. et le tribunal de Bar a prononcé dans ce sens. on rencontre assez peu de gros matériaux dans les fouilles partielles que l'on fait sur le Chatelet. Quant à la difficulté surgie entre le vendeur et l'acheteur du terrain. ou plus de trois hectares. à la couverture des maisons. Le pro- NOTICE SUR LES AATiQUITES GALLO-ROMAINES priétaire de ces champs vend soli terrain à un maître de carrière qui y inet des ouvriers. en effet. dont la terre est rougeatre. Grignon. avec leurs assises primordiales. indiquant une exploitation de date imméinoriale . en allant puiser du vin dans leur cave. Ses fouilles. inais à l'état de pierres calcinées par l'incendie. Voilà pourquoi aussi. genre de inaçonnerie que ne désavoueraient pas nos modernes tailleurs de pierre. à peu de distance de la voie romaine.P. en ces tempslà. je répondrai d'abord que le vin était rare et cher. fit à son tour des fouilles qui amenerent de beaux résultats pour la nuinisrnatique.

et de la inasse des faits observés. en creusant le lit de la Marne pour y asseoir l'écluse du canal contre Fontaines. Tel est l'historique des fouilles successivement connues jusqu'ici. ils rencontrèrent des ossements humains. juge de paix. nous concluerons avec certiîude qu'il y avait là. . et avec lesquelles il composa un médailler dont la renoininée s'étendit fort loin. orné de grains de raisins. Potlùer. des caves. a trouve. avoisinée d'un tombeau en pierre. 0F. Mougin. pour arriver à ceux qui ont une plus grande valeur historique. 1.NOTICE SUR LES ANTlQUITES GALLO-ROiviAIh3S compte dans ses Notes archéologiques. des débris nombreux de vases e n terre cuite. être un hypogée celtique (Notes arck. Passons à i'exarnen des principaux objets et monuments découverts. des feuillages. est venu aussi faire à ses frais quelques fouilles. à publier ses Notes archéologiques par I'intermédiaire de M. qu'on enfoncait en terre. v. ancien maire de Prez-sur-Marne. M. écrite en letires latines (Revue. C'est à la même profondeur que. en faisant creuser les fondations de sa maison. membre correspondant de la Çociété archeologique. sous l'impression de ces diverses découvertes. Bois. Dai% les derniers jours de décembre 1874. formule grecque. aux constructeurs du pont de Laneuvclle. Un autre inscrit : SANCTIANI Manu. et d'autres objets antiques de peu d'importance. soit gaulois. p. destine à alimenter d'eau la ville romaine du Châtelet et les villes environnantes. Il avoue n'avoir pas donné de soins aux restes de constructions qu'il rencontrait. Phulpin pensait. des armes gisant presque à fleur de terre .PRnVIA. Objets et monuments découverts. de Langres.TORIAC. des jeux. deux séries de maisons. L'abbé de Tersan reproduit. dans lesquelles il a découvert des constructions. mais une ville gauloise d'abord.Tous les arts utiles à la vie. maire actuel de Eontaines. qui portaient en inscription ces deux mots : PIE. Les vases de luxe étaient ornés de dessins très variés. se terminant par une base étroite. non seulement un camp. On voit mEme la croix préceder un nom SAHOWO. qu'il se détermina. ou qu'on posait sur des pierres cubiques. Sur un autre petit vase. divers personnages : ils portent pour la plupart. et les ouvriers. mais à tort. en explorant le souterrain que M. Enfin. creusées en entonnoirs. peut-être une basilique chrétienne. couché en travers d'une vieille muraille . Romieu. Cette tête est au château de Ruetz. des medailles. on lisait : PIE : ce vase était sans doute du genre de ceux dont parle Lenormant. M. Plus tard enfin. beaucoup de ceux qui suivent la civilisation la plus avancée étaient exerces dans cette ville. et une fort belle cornaline gravée. aux frais du département. 152). les fondations très larges d'un édifice public que Son a regardé coinme un temple. des fosses. d'une admirable conservation. préfet du département. les bûcherons de M. Paillette obtinrent la permission de fouiller où bon leur semblerait : ils trouvèrent peut-être un millier de médailles. Girault de Prangey fit de si vives instances près de M. reproduisant des scènes de chasse. ni aux objets d'art. à une profondeur de plus de trois mètres. Ces travaux furent effectues en 1W et années suivantes. transformée en ville romaine. fait I'ornement de beaucoup de collections d'antiques : parmi les vases en terre cuite que l'on a decouverts. dans Senceinte d'une maison. tous les restes de ces édifices ont éte arrachés et vendus. des combats. Il ne s'occupa que des médailles et il en trouva plus de 2W en or. g. A son tour. Nous coinmencorn par les moins importants. en vint en faire restaurer la Haute-Borne . un habitant de Fontaines a trouve une jolie tête de statue. p. des restes d'aqueduc. des . le nom des fabriques ou des ouvriers soit romains. tout brûlant de feu sacré. on a trouvé deux ou trois petites statues et quelques médailles. 2. découvrirent les restes certains et imposants d'un aqueduc romain. 32. dans son atlas. et présumé vase eucharistique. C'est le 2e paragraphe du ler chapitre. ramassée sur notre montagne. et tu vivras . et habitée pendant plus de quatre siècles. avec inscription d'une M majuscule. la plus riche. C'est ainsi que le verre rev@taittoutes les formes et s'embellissait de toutes les couleurs.MACRINVS. p. sur les dernieres années de sa vie. Davigot. J'ai été le témoin d'une de ces fouilles. 93).malheureusement. conune moëllons.ZESES. M. La poterie la plus fine. sous l'impulsion pressante de M. la plus variée. on remarque surtout les amphores aux deux ames (cadus ou catharus romain). et sous deux mètres de gravier. Phulpin. Clopstein. M.

Bar-le-Duc. . de profondes ornières sur la roche..NOTICE SUR LES AhTIQUITES GALLO-ROMAINES figures de poissons et de vaisseaux qu'il a retnarquées soit sur des inonnaies. Langres.Statues.. .. soit sur des objets ramassés au Châtelet.JésusC7~ristus. II.Plusieurs voies romaines se croisaient au III..... une autre. cachée sous les lettres du mot grec 1~0u<..Haute-Borne. B. conserve très bien un honqon de la voie. . . Constantin et après lui ses successeurs. . et bâtissaient des églises. nous avons à faire mention de l'aqueduc. . Saluafor. Ces voies étaient plutht pour conduire d'une ville à l'autre que pour relier un camp & un autre camp : il est pourtant certain que les Roinains profitaient de la proximité des chemins etablis par eux pour asseoir leur campement.. on est sur la trace de la religion chretienne. et autres constructions. en descendant par le sud.. d'où Gourzon.20 m et la largeur du rail même de 5 à 6 centimètres. poisson ! Irloov< Xpioro<.. La grotte artificielle construite par M... sur lequel on peut voir que la largeur d'écartement des deux rails était de 1.Passons maintenant aux fortifications dont nous ne dirons que quelques inots.. des fortifications et des voies romaines.. de la Haute-Borne... hors de laquelle tout périt. et des objets et monuments qui méritaient de fixer l'attention des amateurs. Quelle mystérieuse et touchante invocation du nom de Jésus.Gorson. .. IV. Jacquot sous le Chàtelet. . Châtelet ou aboutissaiei~tsur cette montagne et la reliaient avec Toul..Rues. Passons donc au deuxième chapitre de cette notice. abolissaient les teinples des faux-dieux.. U COTEP. Q E ~ VIO<. et beaucoup d'autres monuments donnent à croire qu'une partie notable de la population du Châtelet professait déjà la religion de 1. SENTIMENTS DIVERS. conduisant vers Meuvy.. .Ouniorices. autre station romaine est bien conservée. une espèce d'eulogie qu'ils s'envoyaient.Tombeaux en pierre.. ou bien Ounioriinagus. . Gorze..Erpona. NOMS PRESUMES DU CHATELET. Châlons . . parce que nous en ferons l'historique dans le chapitre des vicissitudes et des phases diverses par lesquelles ont passé les peuples qui ont habité notre montagne. Gorzeum Castellum. coltune spécimen. L'une de ces routes conduisant à Naix.Enfin je ne parlerai ici qu'en passant des nombreuses médailles gauloises e t romaines dont le Chfitelet paraît être une inépuisable mine.. III....-C. Grand. Parmi les autres monuments qu'il nous reste à étudier. DISSERTATION.. VI. Grignon pensait que l'ancienne ville gauloise du Chfitelet s'appelait Noviomagus Vadicassium. ou castruin Erpona.. Par ces tombeaux. et dans un rayon plus rapproché avec Naix. VII.. Gorzum. N'oublions pas d'ailleurs que dès le commencement du IVe siècle. IV.. un touchant emblèine de religion. CHAPITRE U.. Bourbonne.Aqueduc. surtout dans la forêt de Morlaix . Rheims. II.. favorisaient la religion chrétienne.Deifilius. Tel est l'abrégé succint e t des fouilles faites sur le Chfitelet. X. Bar-sur-Aube. a laissé sous la terre des vignes de Fontaines. VIII. On suppose que tout ces objets se rattachaient à des usages chrétiens. Personne n'ignore que le poisson et le vaisseau étaient parmi les chrétiens des premiers siècles. aux noms présumés du Châtelet. Le vaisseau emblème de I'Eglise...

La Haute-Borne porte une inscription latine. puisque. Ruinée plusieurs fois avant le règne des Antonins. rasée. entre Joinville et Saint-Dizier. Çon médailler en contenait 636. dont 234 en bronze. on disait conune d'une chose douteuse. on ne soup~onneraitpas l'existence d'une ville ancienne florissante sur ce plateau. Les médailles indiquent généralement l'âge des lieux où on les ramasse. Cette cité. Alors les habitants. Grignon en a trouvé plus de 9000. et n'étaient les ondulations de terrain occasionnées par les fouilles modernes. VICISSITUDES. privés d'eau par la destruction de leur aqueduc. fut florissante jusqu'au regne d'Honorius. Plusieurs siècles de trouble et de pénible réorganisation sociale avaient effacé jusqu'au souvenir de la ville. La ville portait le noin de Gorze. III. 20 gauloises. Commencement. elle fut vers cette époque occupée par les Romains. dont 1600 gauloises. Dès le principe. mais dont l'interprétation certaine est un défi à la sagacité des visiteurs. Vanitas vanitatum. III. les ruines d'une ville gallo romaine. l'eau seule manquait.NOTICE SUR LES Ah'IQUITES GALLO-ROMAINES CHAPITRE III MEDAILLES. COMMENCEMENT. en 407. L'établissement de l'homme en nos contrées remonte la dispersion des peuples . en parlant de notre montagne : "la où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement" et que Grignon. la Haute- Borne est un témoin irrécusable de cette prei~ère prise de possession du sol gaulois . qui a certainement une signification. 122 en or (il en avait trouvé de deux à trois cents de ce dernier métal). . à en juger par les monnaies. abandonnés par les Romains eux-memes. Alors tout affluait au Chatelet . furent obligés de se rendre aux vainqueurs : la place fut pillée. assiégés par des hordes de barbares. et omnifl. L'abbe Phulpin en a trouvé beaucoup et encore faisait-il peu de cas de celles qui ne se recommandaient pas soit par leur matière. 1. Pour sa part. la montagne fut habitée. Ils relièrent cette place aux pays circonvoisins par plusieurs voies dites roinaines. il a donc fallu construire u n aqueduc d'un parcours de 1600 mètres pour s'en procurer : on a découvert parfaitement la tête de l'aqueduc. Fin de la ville gauloise. généralement parlant. Destruction définitive du Châtelet. Celles-ci se trouvent. Fondation de la ville Gauloise. II. vanitas præter nmnre Derrrn et illi soli semire. Médailles. brûlée. II. 4 en électrum. Vicissitudes du Châtelet. qui s'y installt?rent d'une manière permanente. 276 en argent. plus bas que les ruines romaines. 1. On ne connaîtra jamais la quantité de médailles trouvées sur notre montagne . soit par leur bonne conservation. plus tard elle servira de borne entre deux peuplades celtiques. en 1772. bien que la Marne coula aux pieds de la montagne . Resumons en quelques mots notre courte étude. dont il chercha le nom sans pouvoir le trouver d'une manière certaine. déjà pleine de chretiens. armes et autres ruines. Paillette en ont trouve un mille du Haut et du Bas-Empire. dans la première moitie du 13e siècle. put se donner le mérite d'avoir découvert. elle est énorme. bien conservées : parmi ces dernières quatre ou cinq seulement en argent. Les ouvriers de M. Fondation de la ville Romaine. mais on ignore encore jusqu'ici son point d'arrivée vers le Chatelet. sous le stratum des places publiques. sur une montagne isolée dans la vallée de la Marne. sous le pavé des rues. FIN DU CHATELET.

J. en se demandant pourquoi la terre y était noiratre. enfin de l'état où en sont aujourd'hui les choses. Gourzon Fontaines. Grignon.Société des Antiquaires de France. plus deux plans des fouilles. Il résume ces différents points d m la note suivante : "La montagne du Châtelet. d'un cnstmm . Quicherat. 74-82. Bordier qui le fait passer sous les yeux de ses confrères. Nous eûmes l'honneur de les présenter au Roi en mars 1774 et d'en expliquer les sujets à Sa MajesM". avec M. Les numeros 1 à N se rapportent aux fouilles de 1773. Sun manuscrit. l'autre gravé . en troisième lieu des travaux qui ont pu étre exécutés au même endroit après lui. Ce volume appartient depuis plus de vingt ans à M. le 17 juillet 1772. en l'annonçant comme tirée d'un volume écrit et dessiné de la main de Pierre-Clément Grignon. qu'il en vint à se persuader que des mines y pouvaient bien étre ensevelies. p. M. Ses travaux eurent aussitôt un grand retentissement . tous (sauf trois ou quatre placés vers la fin) représentant les différents groupes d'objets trouvés au Châtelet. proéminence isolée qui s'élève à 200 pieds environ (68 mètres) au bord de la Marne. li ne paraît pas avoir et6 imprime et ne merite plus de l'être. il n'y avait pas vingt ans que Pompéi était sorti de terre . Ce sont vraisemblablement les premiers cahiers de ces dessins. est environnée à sa base par plusieurs villages. (1)En 24 pages in-folio. entre Joinville et Saint-Dizier (Haute-Marne). en réfléchissant. et ce fut en obsewant ce monticule au pied duquel il vivait. La Neuville. plus une série de 168 dessins et lavis (2). Il s'est mis en quête d'abord des travaux qui ont été publiés sur les antiquités d u Châtelet.qui lui avait fait obtenir des fonds en 1772 pour la continuation de ses travaux. et quelques feuillets manquent çà et là dans les autres. pourquoi le plateau présentait des dépressions singulières. puis du sort des objets découverts par Grignon . II ne s'était pas trompé : c'&aient les ruines d'un camp romain. Quicherat fit mention d'une inscription dédiée au dieu gaulois Ouniofix. suivies de 1 8 pages de dessins (avec explications) relatifs aux decouvertes de 1772.c'était la première fois qu'on faisait en France une fouille considérable dans des vues purement scientifiques . M. Bordier rend compte de quelques recherches auxquelles il a d û se livrer pour exécuter ce projet. Il avait pensé. 1876. NOTES SUR LE CHATELET Pa" Henri BORDIER et HERON DE VILLEFOSSE M. mais il crut avoir découvert une ville antique et se donna beaucoup de peine pour en déterminer le nom à l'aide de César et des autres historiens de l'antiquité. (2) Divises par Grignon lui-même en neuf cahiers dont le troisième manque. dont il dit dans son premier Bulleün (p. Ce volume contient l'original du mémoire que Grignon lut à l'Académie des inscriptions.160-164. . et les autres celles de 1774. que dans le nombre très-considérable d'objets gallo-romains ainsi conservés par les soins de M. Bertin. et que la Société des Antiquaires de France pourrait utilement accueillir dans ses Mémoires une note qui les reproduirait et les tirerait de l'oubli. Grignon était le maître de la forge. et par une forge appelée Bayard. ministre du roi Louis XV. XCVI) : "Nous dessiiiâmes Mutes ces pièces sur 80 plandies in-folio. pourquoi certaines places étaient réfractaires à la culture. auteur de la découverte des antiquités de la montagne du Châtelet. il pouvait s'en trouver qui n'auraient pas laissé d'autre trace que ces dessins. sur sa découverte (l). Henri Bordier rappelle à la Société que dans l'une de nos dernières réunions. Grignon l'avait probablement remis à M.

en mai 1775. A Bar-le-Duc. il traite &si : "Une dame. de d'Agincourt."L'etnpresseinent des savants et des curieux à s'informer du succès des fouilles que nous faisons par ordre du Roi et aux frais de Sa Majesté. Il conçut le projet de publier tous les monuinents recueillis par Grignon. dtpartem. un grand nombre d'autres statuettes en métal ou en pierre. Un dernier type comportant quelques faibles varietes composait tout le reste à lui seul. il inourut en 1819. et Belles-Lettres.. cette date solennelle : "De notre Muserrm. L'inventeur avait donc le droit de mettre. associé de celle de Châlons. "Mais sa gloire fut de courte durée. Il raconte avec indignation l'etonnemei~t des curieux qui. où l'on voit uie figure d'animal . demande si la ville qui existe au Châtelet n'est pas ALESIA. principalement dam les Gaules ou e n Italie." "il mourut en 1784. depuis le 6 avril jusqu'à ce jour 31 mai". Cet antiquaire distingué irouva dans l'acquisition qu'il avait faite la imtière d'une étude considerable qui paraît l'avoir occupé pendait le reste de sa vie. cent grandes planches in-folio. après sa mort.. nous détermine à répondre collectivement à toutes les lemes que nous avons reçues de différents pays et de presque toutes les provinces du royaume (4). rédigea pour mettre en tête du tout 34 pages d'introduction.découverte en 1772 par Grignon. sur ce plan.il voulut voir les fouilles et ne dissimula point son désappointement. toute fraîche et grossière. une quantite innombrable d'ustensiles et d'objets usuels . venus de Paris pour visiter sa ville antique. mais ayant fait graver dejà. et son Musertm. et en classant le tout au point de vue industriel.Second Bulletin des fouilles. Le fameux cardinal de Rohan fut du nombre. et un inillier de gauloises (5) sans compter les masses rendues inécoimissables par I'oxydation. et fit paraître dans le courant de l'année 1819 le beau volume in-folio qui porte le titre suivant : Arts et métiers des nnciens reprffientés par les monuments.. LXXX et CCXLIV. royale des Iiisc. Quicherat . des pots cassés et des morceaux de fer mangés de rouille. n'y surent apercevoir que des pierres informes. dont nous nous occupons et qui fixe l'attention du public. de belles poteries. Après une publication d'une telle importance et d'une telle étendue. de la Haute-Mame. avec un plan gravé de l'emplacement des fouilles. d'une ville romaine. y joignit 30 planches de plus. plusieurs exemplaires. il n'y a plus lieu (3) Bulletin des fouilles faites par ordre du roi. enfin plus de huit mille pièces de NOTES SUR LE CHATELET monnaie des quatre premiers siècles de l'empire romain. Il publia en 1774 et 1775 deux Bulletins (3) dans lesquels il rendait compte des travaux qu'il exécutait sur les lieux et qu'il commençait par cette phrase de satisfaction : . entre S. du comte de Caylus. Un type dont il y en avait quabe. Douze autres types dont il n'y avait qu'un seul exemplaire. auquel pendent une dizaine d'ornements en forme d'S dont on n'a pas encore devine la signification . qui garde iïncog?iito dans le journal politique de ce mois. dit-il. coinme il le fit à la fin de son Bulletin second. servant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquités recueillies dans les niines d'une ville gauloise et romaine. que du haut de sa science. en les rapprochant des objets similaires qu'on avait trouvés ailleurs. nous ne tournerons point en ridicule les recherdies historiques que fait cette dame sur . de résumer les observations faites par Grignon sur ce sujet. correspondant de l'Acad. p. 11 paraît que huit jours après les travaux cessèrent. par un détail succinct des antiques que nous avons recueillis cette année. Dizier et Joinville-enCliampagne. avant d'avoir terminé. fut acheté par l'abbé de Tersan. ou Recherclzes nrchblogiques. Plus reservé que Moliere.. Ces opuscules sont devenus fort rares. il passait par le village de Gourzon sur la fin de 1774 pour se rendre à son château de Saverne . Un autre antiquaire qui l'aidait dans ce travail. 1774 ." (5) il ne sera pas sans interet pour les ftudes si persevérantes dont la numismatique gauloise est aujourd'hui l'objet. maître de forges à Bayard. "Cependant Grignon avait certainement recueilli beaucoup d'objets précieux.. tels que I'inscription ci-dessus rappelée par M.BORDIER Grignon acquit de suite une célébrité. Le millier de monnaies gauloises qu'il avait trouvees se décomposait ainsi : Un type dont il y avait. c'est-à-dire par groupes de fabrication. etc. et accompagné de 130planches grau& au trait ou ombrées . décoitvertes entre Saint-Dizier et Joinville. 1775. de celle des Sciences de Paris.ouvrage qui peut servir de s~ipplément aux recueils de Montfaucon. un célèbre Dis pater en bronze qui porte sur l'épaule gauche une sorte de baudrier.. sur la petite montagne du Châtelet. Quel est ce dernier ? Grignon le decrit ainsi (aux pages dxiij et xxviij) : "Elles sont relevees du c8té de la figure qui présente une tête joufflue ceinte d'un diadème : elles sont plates du c8té du revers. etc. LXXX pages in-8". Grivaud de la Vincelle. (4) Parmi ces correspondants figurait une Ws-intelligente femme.

Cependant il fait l'énumération. "nous ne daignions pas les ramasser" (p. un chevalier romain tenant deux javelots dans sa main.Vm et 147 pag. "une tete de mouton et au revers un ours. de Victor de Mongeot. par M. CIA (c'est-à-dire Cimnilos ou Ginmilos) avec l'oiseau perche . un à deux oiseaux avec ailes éployées. 145 .c'est la monnaiede tout le voisinage. un personnage le coude appuyé sur sa bêche . des dés à jouer.9. au revers de la figure ebauchee d'une espèce d'ours. Cette peuplade du territoire lorrain avait son centre à Nnsium p&s Toul. sont : 1. tenant d'une main une espèce de flambeau ardent. un semblable avec l'oiseau becquetant à terre . des flûtes en os et auhes matières ." C'est evidemment la monnaie des Leukes dont il veut parler. deux divinités ailées. ATEVLA-VLATOÇ : 3. en 27 paragraphes. des cuillers d'argent et de bronze. (Neufchâteau. plusieurs petits lièvres de bronze . entre les jambes duquel on diskgue la partie supérieure d'une fleur de lys. mais je pense qu'il n'en sera pas moins intéressant de savoir ce qu'il est advenu. un serpent et une croisette (Carnutes) . du territoire camute. portant au revers l'etluiique REMO . 5. DVRNACVSDONNVS . des lampes. in-s". Le type dont il y avait quatre exemplaires rep&sentait "une espèce de figure humaine entière. une tête d'aigle en bronze tenant une couleuvre dans son bec. Phulpin. les types dont il parle. un petit Mercure. mais la pièce. des épingles en métal ou en ivoire. dont l'oeil occupe la plus grande partie du visage. des lacrymatoiies. l'oiseau des Sciions à la légende LLVCCI .une jolie tête de femme en terre blanche. enfin une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre. tels que : u n vase en bronze. "En 1840 parut un opuscule intitulé : Notes nrcliéologiques sur les fouilles fnites et les monuments découverts sur In montngne du Bâtelet située près de Fontnines (Haute-Mnme). 1840 . Ii trouva un jour 2ûû pieces romaines en or d'un seul coup . ii acheta une grande partie des terrains à exploiter. d'autres objets qu'il avait recueillis. pour qu'ils soient parfaitement reconnaissables. savoir : "une tête tournee à gaudie et un cheval ayant une roue entre les jambes (argent foure). î. dit-il. et au-dessus un monogramme qui ressemble à un Cet un N unis ensemble sans qu'ils soient enlaces. voilà donc la monnaie ébangère representee en quantite si M i m e au Châtelet . A. est un fait des plus probant4 à-l'appui de la thèse sur laquelle insistent aujourd'hui les numismatisteq à savoir que l'inspection attentive des lieux où les trouvailles sont faites et de la manière dont elles sont composées." c'est encore très-probablement le type des Medioninbices. des cornalines avec le mot BIBI. quant aux monnaies gauloises. des antiquités du Châtelet. sur la montagne du Chatelet. VOLC AREC . parfaitement reconnaissable. et de l'autre un cercle . la louve allaitant Romulus et Rémus. prêtre." .NOTES SUR LE CHATELET BORDIER de songer à faire profiter nos Mémoires des dessins de Grignon. une pièce de laiton (il veut dire d'élect~um)"qui porte une tête. un an après la mort de Grignon. Châions.) On apprend par ce petit volume que le véritable cure Phulpin avait alors 83 ans."Langres. d'autres personnages inconnus. 6. et mieux peut-être aux Lingons. des verres colorés de toute sorte. des clefs de bronze. Le type dont il y avait "plusieurs" exemplaires portait. Deux seulement sont d'un peu loin. et il y venait tous les jours aidé par une troupe de jeunes gens qui étaient des élèves que leurs parents avaient mis en pension chez lui.8.C'est la monnaie au bucrane attribuee aux Cnfnlniini par quelques numismatistes.Ce preteiidu monogramme est un serpent. Elles étaient d'une mulee bien primitive puisque Grignon ne sut pas reconnaître dans l'animal "approchant du cheval" un sanglier. no 9026 du Cabinet de France . irnpr." . Metz. bachelier de Sorbonne et cure du petit village de Fontaines.11. des boucles d'argent.12. est un element essentiel pour la determination des monnaies gauloises. qu'il n'avait cessé depuis son entrée en fonctions de s'occuper de la montagne du Châtelet. de nombreuses poteries dont quelques-unes ornées de dessins d'une licence scandaleuse. elles étaient en si grande abondance dans les terrains anciens que. depuis la mort de Grignon. juste une etape. comme on vient de le voir. Çon attention se porta presque uniquement sur les monnaies. tandis que nous ne le connaissons aujourd'hui qu'en or) . au droit. 4. un type trop vaguement vu et décrit par Grignon pour que nous le reconnaissions.7. Reims. et il faut noter qu'en effet il insiste à plusieurs reprises sur ce que tous les débris gaulois qu'il a trouves etaient toujours dans la couche la plus basse du sol et recouverb entièrement par les couches romaines. deux patères de bronze. Ces médailles se coulaient dans des moules de terre grossierement faits. plusieurs styles. de la fouiller. appartient aux Cnfnlmini. 10 le griffon des Mediomnhices (qu'il dit etre de grand brome. doré à l'extérieur et argente à l'intérieur. et embrassait aisément le Cliâtelet qui n'est qu'à une dizaine de lieues de là. de la surveiller. ii n'y a pas moins de fruit à tirer des autres indications que Grignon fournit en decrivant assez bien. une "quantité extraordinaire" de fibules. un pied de faune. Cette présence d'une masse de monnaies propres au pays. la pièce la plus connue aujourd'hui sous le nom de h m Gnlline. approchante celle du cheval. des grains de collier. et l'état dam lequel le lieu se trouve aujourd'hui. le SOLIMA (Grignon avait lu seulement SOA) en argent . dont une mèdie de dieveux lui pend sur la face et se boucle sur le milieu du nez . et qu'il était arrivé en 1785. Les douze types en exemplaire unique. 33).

il n'y a pas à douter. comme Grignon. Phulpin possédait un riche médailler ramassé au Châtelet. je vous avoue que j'ai perdu la piste de ce trésor. Cette dernière question est ajournée. récrivis à tout hasard et sans tn&mee n savoir le nom. S.. j'ai pensé que la paroisse de Fontaines pouvait avoir eu la bonne fortune d'Éhe encore aujourd'l~ui confiée à un digne successeur de M. fit relever la Haute-Borne et faire des fouilles qui amenèrent à découvrir la tête de I'aqueduc. ou que n'avons-nous quelques ressources pour faire des fouilles avec succès ? . et le hasard plutôt encore que de savantes recherches . Ainsi non seulement la montagne a été fortliée. mais encore I'aqueduc qui l'alimentait d'eau et aussi toute la crête et de la montagne et des coteaux qui aboutissaient là. fit imprimer deux notices sur ce sujet (7). (8) Numéros des 23 à 28 mars 1875. Peut-être est-il dans un musée de cette localité ? Comme je n'étais pas. puits sur une montagne à 200 pieds au-dessus du niveau de la Marne et sans eau . 1866). Romieu. il ne connaissait pas I'aqueduc qui amenait I'eau sur le Châtelet depuis une distance de 1500 mètres près de la Haute-Borne (6). le cure de Fontaines au compterendu de la séance. Mais ce savant ne connaissait que la montagne sans soupçonner ce qui se rattachait à cene localité dans les environs qui restent encore a explorer. et de joindre à la lettre qu'il lui adressera les trois derniers volumes des Mémoires et Bulletin. F.M. la montagne du Châtelet n'était pas seule couverte d'habitations. M. aux Ille et Ive siècles de I'ère chrétienne. juge de paix du canton. alors il ne pouvait s'expliquer bien des choses : bains publics. publige par Carnandet (Chaumont. (6) L'auteur de la lettre veut parler de la fameuse borne sur laquelle est I'insniption : VIROMARVS : IÇTATILI . je m'empresserai de vous les offrir. Enfin votre serviteur a fait insérer dans le journal la Haute-Marne. Phulpin . Grignon I'on a fait de nouvelles découvertes . en ponant secours a ses paroissiens . . M. mais si I'on tient la tête de I'aqueduc. qui a bien voulu me repondre par une lethe instructive dont voici les principaux passages : Fontaines-sur-Marne. le curé actuel de ce village. GELIN. a M.. je réponds poste pour poste à I'honorable lettre que vous m'adressez au sujet des antiquités gallo-romaines qui gisent sur le territoire de la paroisse dont je suis le pauvre petit curé. 1856 . et ce sont sur ces fondations que je voudrais explorer.F. M. mort du choléra en 1854. En 1845. Bordier conclut en demandant I'autorisation de remercier son honorable correspondant au noin de la Société. I'aqueduc et les environs du Châtelet. Cet ouvrage fut découvert en 1845. en cinq feuilletons (8). Quicherat fait ressortir l'inter& qui s'attache à tous les renseignements concernant la première fouille importante qui ait été faite en France avec methode et dans un but pureinent scientifique. et M. Grignon. M. Pol Nicard propose de chercher les moyens d'obtenir la reprise des fouilles de la montagne du Châtelet. en relations intimes avec ce confrère. préfet du département. fours à potier. Malheureusement tout a été détruit avec un raffinement qui n'avait même pas permis d'en soupçonner I'existence jusqu'à M. Bordier lui est accordée. curé de Fontaines et de Sommeville. M. mais encore tous les environs de cette montagne étant peuplés d'établissements militaires et civiles qui. Voilà. (7) L'une dans la Reuue chnnrpenoise. Phulpin ignorait. Chabouillet demande l'insertion de la letke de M. Si vous désirez de nouveaux renseignements. car. curé de Fronville.Depuis M. gauloises d'abord et ensuite g2110-r3maines. l'on en ignore le parcours et je soupçonne les fondations des piles sur lesquelles s'élevaient des arcades qui avaient jusqu'à 47 mètres d'élévation. qui suivit jour pzr four ces explorations. le 18 janv.l'autre intihilee : Aqueduc de construction romaine (Paris. 146 . réservoirs. la réponse que je devais faire à votre très-honorée du 15 janvier. Phulpin son neveu. Poitevin.NOTES SUR LE CHATELET BORDIER "Que sont devenus tous ces objets et qu'a-t-on fait au Châtelet depuis 1840 ? Sur ces deux derniers points. 1876. et la double autorisation demandée par M. Monsieur. Monsieur. Ce médailler est devenu la propriété de M. M. mais il a été vendu à vil prix a quelques amateurs de Reims. Pothier. imp. le résumé succinct de tout ce qui a été dit et de tout ce qu'on connaît sur nos antiquités. Que ne m'est-il permis d'espérer une enquête un peu sérieuse de notre localité. en ce moment. Ce territoire cache et recouvre bien des secrets que I'avenir pourra découvrir. en firent un boulevard des mieux fortifiés de la frontière romaine entre les invasions des peuples d'outre-Rhin qui étaient alors pour la Gaule les Prussiens d'aujourd'hui.

. ministre de Louis XV. . . . et 117 et les corrections projetees y ont été exécutées par le graveur : sur l'une l'S a été changé de place. . en 1788. . Planches d u . . . . etc. .. D'autres plailches du m&memanuscrit ont éte gravées dans l'ouvrage de Grivaud de la Vincelle. . . . . 1788. Plusieurs gravures de cette grande publication portent en effet la date et le nom trouves sur la planche 180 du manuscrit : Poisson delin. . . . . . . .des ANCIENS 61(1). . "Ces différentes notes indiquent les préoccupations d'un homme qui préparait ces planches pour la gravure. . "Ainsi. . . . . . . . . à partir de la planche 161. . dans ce but. . . . . Voici les numéros de quelques unes de ces planches mis en regard des numéros des planches de Grivaud qui y correspondent. . . . . . M.. . . .117 180. Sur la planche 82 de Grivaud par exemple on a ajoute un petit bas-relief tiré de Maffei . Grivaud son ami publia l'ouvrage la m@meamée en y ajoutant quelques dessins et un texte. etc. . . et sculp. . Tous ces dessins. . . . . . .119 171. . . . . . . et a coininuniqué le fruit de ses recherches sur le sort des objets recueillis par Grignon. . . . . . . . . . . plus de 100 planches.. ce sont les planches 180 et 182 . Les planches 162 et 176 du manuscrit y portent les numéros 113. .116 172. On sait de plus que cet amateur s'était proposé de faire servir les antiquités du Châtelet de bases à un ouvrage sur les Arts et Métiers des Anciens et qu'il avait tait graver. . . on lit : "couvrir cette creumse . . . tandis que toutes les planches de Poisson sont à la mine de . . . . qui représente le célèbre Jupiter à la roue. . . . . . . 1788 : le dessin n'avait donc pas été exécuté par le m&meartiste. Or. .115 176. . . Dans la séance du 2 février (voir p. . . . . . . . . en 1825. Quicherat a fait une comnunication à la séance du 12 janvier dernier (voir p. .mais d m l'agencement général des planches.164 . . . Héron de Villefosse présente à la Société la petite plaque de bronze provenant des fouilles du Chatelet et portant l'inscription. 1819. il est possible qu'il ait été remis par M. au sujet de laquelle M. . . Bordier a de nouveau entretenu la Société des fouilles faites au Châtelet à propos d'un mémoire manuscrit qui lui appartient. Planches des Manuscrit de. BORDIER. . . on lit : "llfalrt ôter cet S de cet endroit pour le reporter au dessous de Jupiter et au dessrrs de i'annenrr" -Sur la planche 176. . Bertin. "En les examinant on y remarque plusieurs notes au crayon qui en font soupçonner la destination et permettent d'affirmer qu'ils ont été executés en vue d'une publication. en effet. si on se reporte à la planche 174 du manuscrit qui correspond à la planche 110. Deo Ouniorigi. . . . . sont plus soignés que ceux qui le précedent . Une seule (la planche 110) porte la mention : Poisson SC. sur la planche 162. avec la première collection du chevalier E. . couz~rirles crevnsses le long du genou de la femme". . . . . 46). . . . 1788. . . Durand dont elle faisait partie. M.. . Héron de Villefosse demande à ajouter quelques renseignements à ceux qui ont été présentés par M. .NOTES SUR LE CHATELET BORDIER Séance du 12 Juillet. la première porte de plus une date : Poisson del. . . . 81 163. .. 1 6 2 . Cette petite inscription appartient au Musée du Louvre . . ARTS et METIERS . . . sur l'autre les crevasses sont plus accentuées. . "Deux planches du manuscrit sont signées du nom : Poisson . . on en retrouve plusieurs dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle : Arts et métiers des anciens ~eprésentépar les monuments. . . . . . . . . . elle y est entrée sous la Restauration.113 161(2) . . 84 200. on voit qu'elle a été exécutée au lavis.126 182. . En effet. . . lorsque la mort vint le surprendre le 11 mai 1819. . . Or. . .114 173.110 175. on ne pouvait dessiner les objets trouvés au Châtelet que chez l'abbé de Tersan qui avait acheté le Musnrm de Grignon en 1784. 74). . . .121 174. . . . Bordier : "En ce qui concerne le manuscrit. . . 82 "Les dessins sont reproduits exactement . M. . M. mais alors il ne renfermait pas les dessins qui le terminent. . ils ne font pas partie des croquis peu élégants de Grignon et je crois @treen mesure de prouver qu'ils ont été faits après la mort de cet antiquaire sous la direction de l'abbé de Tersan. . . . on a introduit quelques modifications insignifiantes. . . . un autre a éte egalement placé sur la planche 114. .

1) . d'après les affirmatiom de Grivaud de la Vincelle ils passèrent tous entre les mains de M. Ces planches au lavis sont l'oeuvre du fils de Grignon. p. fait qu'il est facile d'établir . 975). . A. p. en 1820. Durand. On les trouvera dans les Bulletins de Grignon et dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle. grecques. Tous deux oiit appartenu 6 l'abbé de Tersan (Cntd. ni des 150 n o m de potiers découverts au Châtelet. Elle a été découverte au Châtelet en 1773 (Grignon. Grivaud. Ce dernier. sont reproduites par Grivaud sous les nuinéros 110. no 88 et 100) . 11"10. gravée. comme celle du dieu Ouniorix. Grivaud de la Vincelle en a donné un très-bon fac-similé (Arts et MCtiers des Anciens. Gendron commissaire-priseur. en caractères formés de poiiits. rech. XXX. les autres de Grignon le fils.. en Champagne.115 et 117 et elles sont signees dans la gravure : Grignonfil. "Quant aux objets provenant des fouilles. 1. à partir de la planche 161. le comte de Clarac. EXVOTOD au lieu de EXVOTOP .voir aussi : Mtrsée de sculpt. "Une note de M. après avoir fait paraître les Arts et Métiers des Anciens. ils y sont NOTES SUR LE CHATELET entrés en 1825 avec la collection du chevalier E. ant. s w une auge en pierre. a *té aave dans le Renieil deç Moiisinents nntiqiies. "Ce que je viens de dire ine paraît suffisant pour affirmer : 1" que les dessins qui accoinpagnent le inanusnit de Grignon sont. ceux que l'abbé de Tersan avait fait préparer pour sa publication (9) . p. ii. grecqires et romaines du Mirsée Royal du Louvre. no 806 . Grivaud (no 183). 1820. Le Musée possède également une petite figure de Mercure aptère e n bronze.le premier venait de la collection d'Ensery. no 1 . Dubois l'a reproduite dans le catalogue de la coll. pl. delineauil. V. et mod. "Je reviens à l'inscription. "Ce n'est pas la seule inscription qu'aient fownie les fouilles d u Châtelet. On en peut voir la liste dans le tableau ci-contre qui contient en inême temps le relevé des pièces de inêine provenance decrites dans les catalogues de Tersan et Grivaud. coinme l'indique M. en 1847. L m . Ce manuscrit ne figure pas dans le catalogue de sa bibliothèque . 175. fixée sur une base carrée dont la face antérieure porte l'inscription MERCVRIVS. . Dubois. et pl. pl. ~ J. les adjudications furent faites par M. Bordier ont été coimnuniqués à I'admi~strationdes Musées et ont permis au conservateur des Antiques de retrouver la provenance de plusieurs inonumentç. exécutées de cette façon. 2e partie. p. Le Musée du Louvre possède aujourd'hui les plus intéressalits monuments du Châtelet . no224). p a L. J. pl. Second Inilletin des fouilles du Châtelet en Champagne. Notice des bronzes du Louvre. avec une distribution inexacte des lignes . 2" que parini ces dessins les uns sont l'oeuvre de Poisson. Cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de la collection de cet amateur . Quicherat. Tout ce qu'il avait recueilli fut dispersé et le manuscrit de Grignon est catalogué au nombre des dessins qui faisaient partie de sa collection : "Na 258.le Jupiter de Besançoii (feuille 179) se vouve dans le même ouvrage. prélimin. Ces dessins sont accompagnés d'une dissertation de feu M. 176 du manuscrit.BORDIER plomb. qui en ignorait la provenance. fut lui-même enlevé par une douloureuse maladie. "M. Grignon sur les mêmes monumeiits (IO). le 4 décembre 1819. les autres y sont sans doute inventoriés sous des dénominations trop vagues." (9) Tous n'ont pas et6 reproduits par Grivaud dans les Arts ei Méfierj des Ancimis. au inoinent où il dirigeait la vente du cabinet de son ami. dans les fouilles de la ville du Châtelet. "Je n e parle pas des autres inscriptions sans importance gravées sur des manches de patère. sur des fragments de bas-relief. de Longpérier. chez le successeur duquel on pourrait sans doute retrouver le nom de l'acquéreur. 81) constate que les dessins possédés par M. de Longpérier insérée dans Le Bulletin des Antiquaires (1859. Grivaud de la Vincelle.Dessins des antiquites decouvertes pendant les années 1772-1774. de Tersan mourut le 11 mai 1819. 9.il est certain qu'il le laissa à Grivaud de la Vincelle pour continuer son ouvrage. l'abbé Campion de Tersan. car les feuilles 174. à Metz - 00) Cntdogue des mtiqriit& igytietnes. 00(I . LN. la signale comne inédite et la publie en fac-similé (Inscr. enfin. II.-J. Ainsi le monument de plomb trouve et reuresentant Rome tenant une Victoire. cause première de cette note : Elle a été publiée pour la première fois par Grignon en 1775. sur des bagues. Arts et Métiers des Anciens. no 1 . A. lamniiies et gnirloiss qui composent la collection de feu M." "La vente eut lieu le 21 avril 1820 et les jours suivants . mais avec une faute de lecture à la dernière ligne. pl. dessine sur la feuille 178. en 1819.

1819. Durand. C. 48 C. Grand nombre d'outils. 224 Soleil . ? 1 . 853 Clef av. Latone assise tenant un globe Pierre 78. l'abbé Cnmpion de Telsou.C. d'ustensiles et autres objets. Autre qui a pu servir d'encrier 197. L. Figure héroïque avec son socle ? 187. L.C. de Longperier. Autel votif quadrangulaire . Paris. .BORDIER NOTES SUR LE CHATELET MATIÈRE CABINET DE L ' A B B ~ CAMPION D e TERSA* CABINET DE GRIVAUD COLLECTION DE LA VINCELLE2 MUSEE DU LOWRE' P. 14 C" de Clarac. 3. 217 Heriüle . DURAND3 Pierre 77.C. L. 44U Sanglier . L. muffle de lion C. L. Inventaire mss. Deo Ouniorigi 4483 3790 ? 4433 4505 3175 4435 3151 Fer 222. 2.L. L. Vase ayant un bec comme celui d'une lampe 188. du Louvre. 4. Venus pudique de style gaulois 129. L. 162 Mercure . 79 Venus . Insc. Inscr. cite plus haut. Cntdogiie de Grivm~dde In Vincelle. Deux lampes à bec.Les letbes C. de la première collection du chevalier E.C. 161 C. désignent la Notice des bronzes nntiqi~esdi1 Louvre par E. mcien nrcldincre de Lectoure bar Grivaud de la Vincelle). Jupiter à la roue 183. sur chaque face est en relief une divinite gauloise Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze 114. L. L.C. Cninlogi~edes objets d'nntiqi~iféef de cilriosité qui composnient le cnbinet de feu M . Victoire sur un globe 116. ? ? ? ? ? ? 4436 4276 87.

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Phulpin ajoute qu'un laboureur a ramassé au même lieu une urne en pierre avec son couvercle aussi en pierre. on a rencontré régulièreinent des vases en terre rouge d'un beau poli . avec des débris d'armes et quelques médailles de divers empereurs . Aux pieds de chaque cadavre.BULLETINS DE LA S O C I ~ T CHISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DE LANGRES LES NÉCROPOLES DU CHATELET Pa" Sabbé P. des terrassiers. On trouve quelques traces de crémation. dans ces notes archéologiques. aujourd'hui disparu. dans lequel la population du Châtelet ensevelissait la plupart de ses morts.cependant dans les parties déjà eidevees. on a rencontré une quantité considérable d'ossements humains. sur l'axe même du vieux chemin.. sur le plateau même de la montagne. ainsi que des vases en verre très mince et uni.un grand nombre de tombeaux en pierre et de cippes funéraires trouves là à diverses époques ne nous ont point été conservés. Léon Jacquot pour abriter les vestiges de la voie Romaine conduisant à Naix. variant de trente à cinquante centimetres. séparées les unes des autres par une distance de quelques mètres.F. un tombeau en pierre était encore couché en travers du vieux mur. en terre.. mirent à découvert quelques sépultures anciennes. ayant une teinte verdfttre. . les ouvriers rencontrèrent environ quinze sépultures. plus de nouvelles sépultures apparaissaient à une petite profondeur. ou plut6t sur les jambes. renfermant une autre urne en verre blanc. GELIN Nous lisons dans les notes archéologiques de M. J'étais donc en présence d'un cimetière Galloromain. à la hauteur des hanches. Pothier croit être une basilique chrétienne. reproduite par M. C'était tout ce que j'avais pu connaître. qui conduisait à Nnçium chez les Leuques. Us ne trouvèrent d'abord que quelques têtes séparées du tronc . mais pas assez concluantes. portant l'inscription suivante. on trouvait des petits vases allongés. On avait recueilli aussi dans cette grotte un cippe. ils avaient rencontré des débris de poterie et de gros ossements. au inois de mars et d'avril. des sépultures ancien- nes du Châtelet. de forme circulaire. Tous les corps sont régulièrement orientés du sud-est au nord-ouest. de forines et de grandeurs diverses. dans ce petit espace. Phulpin. aux environs des ruines d'un édifice que M. et paraissent avoir été déposés avec leurs costumes. à la portée des mains.. mais très dégradé. En 1845. jetés pêle-mêle dans le remblai et plus ils avançaient. dit petite route de Joinville à Saint-Dizier. sur le coté droit de la voie romaine. Phulpin. Sur soixante mètres de longueur et cinq de largeur. page 29 : Un seul endroit semble avoir suffi aux habitants du Châtelet pour les sépultures de leurs morts ." Un seul de ces tombeaux existe encore. . dans laquelle il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. il doit être situé sur la pente de la montagne . après de nombreuses recherches. dans une grotte construite par M. lorsqu'en 1883. occupés à la rectification de la route allant de Fontaines vers la base du Châtelet. page 28 : " ANIMAIM LVCiLLAE ARSVSS M. on a enlevé les terres pour remblayer le nouveau chemin .

Licinius. ce qui permet de présumer que beaucoup d'objets n'ont pas éte retrouvés intacts. quelques-uns de ces grains portaient des incrustations. Près des têtes. en face d'une croix érigée sur le bord du chemin. du coté de Fontaines. à cent seize mètres de la grotte dont il est fait mention. a c8té le dieu Mars. les terrassements du nouveau chemin sont terminés.LES NECROPOLES produite sans doute par le temps. ou parties de bracelets en laiton et cuivre façonné et contourné. ils ont recueilli quelques grains de collier en verroterie. avec un mascaron de tête de lion. blanche . Les objets rencontrés ont été disséminés par les ouvriers. Aujourd'hui. Une sépuliure présenta une pointe de poignard antique. une cuirasse est à ses pieds. qui est représenté portant la haste sur l'épaule droite. quoique brisés par la pression du sol. armé de sa lance. la plupart des vases en terre et en verre sont complets. portant. dans presque toutes les sepultures. mais il est certain que la nécropole se continue dans les champs voisins. avec une inscription. l'effigie de Dioclétien. 8 Mars 1883 . rongé par la rouille . Cependant. rouge. a l'effigie de Dioclétien. précaution. La partie fouillée se trouve à la base du Chatelet. Constantin et ses enfants. partant plus de découvertes nouvelles . Une autre renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres. Les ouvriers ont rencontré quelques bracelets. dans une autre. on recueillit une quantité de médailles en bronze agglomérées. Fontaines-sur-Marne. bleue.

LES NECROPOLES P. fait mention d'un temple splendide. tant pour les chrétiens. les monuments détruits.1. fait de mains d'hommes. centre de leurs affectations religieuses. mais pas de sépultures. par ses deux extrémités. Parmi ces 150 sépultures. la moitié au moins regarde la montagne. la vallee de Poissons. construite à Bayard. Mais à 50 ou 60 mètres plus au levant. il existe encore les restes d'un fossé. où était le pays natal. Autigny. i. Toutes les fouilles pratiquées dans l'étendue de ces champs funèbres. s'étendait et se dérobait sous les cultures. les ruines d'une basilique chretienne sur le Châtelet. on ne trouve plus une seule sépulture regardant le Châtelet. on soupconnait que le cimetière dont on avait decouvert les traces sur l'axe même d u chemin. on a mis à découvert. avec tant de soins et de persévérance. Rien d'étonnant d'après l'usage de cette époque. par Fontaines. et les établisseinents religieux. le temps des rois Mérovingiens. au bas de la montagne du Châtelet. regardaient Rome et le levant. adresse le compléinent de la description des fouilles qu'il fait exécuter. près du village de Fontaines et dont un premier compte-rendu a été inséré aux précédents Bulletins. dont il était une dépendance. depuis plusieurs années. en face de la Grande Croix. des fondations de maisons. Les fouilles. élevé sur le Châtelet. Curel. Le cimetière est situé à la base Est du Châtelet. Cette seconde voie fut reconnue par mes ouvriers et ne fit que confirmer mes prévisions (1). "En continuant la rectification du cheiniri qui conduit de Fontaines au Châtelet. les investigations pourraient mettre à jour. s'appuyant sur un plan dressé par son fils. en effet. pillé. détruit. autour de laquelle on rencontre u n grand nombre d'ossements. du c6té de la Haute-Borne . et les chainps voisins. ont continué jusqu'en février 1884 et ont amené la decouverte de plus de 150 sépultures. les sépultures trouvées en cet endroit. je fis commencer les travaux des fouilles. allait au sud. s'étend sur une zone de 170 mètres de longueur avec une largeur moyenne de trente à quarante mètres . sans compter celles qui existent dans les parcelles intermédiaires. que pour les païens. Ce fossé parait avoir été creusé tant pour assainir le cimetière. Toutefois. on constata que la moitiè des sépultures ont été bouleversées et dépouillées . l'abbé Gelin. dans la partie la plus rapprochée du Châtelet. prouvent avec une entière évidence que ce cimetière a eté profané. couverts de leurs récoltes ne permettaient pas de porter plus loin les investigations. curé de Fontaines-sur-Marne. un seul etait resté intact . Çonuneville. pour expliquer cette double orientation des sépultures dans le même cimetière. dans sa partie connue jusqu'alors. le cAté le plus à l'Est n'est pas encore fouillé.-F. non encore fouillées. de forme semi-circulaire. aux deux voies romaines. déjà des chrétiens dans les Gaules. GELIN FONTAINES SUR MARNE M. avec une (1) Voir dans les nrhoires de In Société histonqi~e et nrclGo1ogiqiie de Lmtgres la notice sur les Voies romaines. Le cimetière. furent elles coupées. Mais les ouvriers étaient limités par le tracé de l'entreprise.c'était le temps de l'occupation romaine. que les morts aient été enterrés le visage tourne vers le Châtelet. l'ère des grandes invasions. pat M. commencées le 7 juillet 1883. par Dammarie (Meuse) et l'autre. à 126 mètres d'une grotte artificielle. dès le berceau de l'Eglise. une quinzaine de sépultures anciennes. des tombeaux en pierre. plus élevé que les chainps voisins qui sont en déclivité de plusieurs côtés. Grignon. inis en morceaux. brisé. Sur huit tombeaux en pierre trouves en ce lieu. Tels sont du inoins mes motifs. A peine les récoltes de cette partie du finage. L'une de ces voies se dirige du coté de l'Est vers Nnçium (Naix). des ruines. d'abord avec le Châtelet. et des medailles de Constantin et des Empereurs protecteurs de la religion peuvent le faire supposer. d'un autre dédié à Bacchus. Au bout de ce terrain. page 315. vers la station romaine de Grant et à Bomona (Bourbonne).T. le tout était ravagé. vers 1830. elles sont tournées vers le levant. il est placé entre deux voies romaines partant du Châtelet comme point central et commun. Pour les païens. Ainsi. à Vénus et de plusieurs édicules diverses divinités. d'un autre. En dehors de cette zone. Il y avait. . que pour le protéger. Pistollet de Saint-Ferjeux. aboutissant. comme leur pays d'origine.

On a ramassé.05 cent. On y a trouvé des fragments de belle poterie rouge vernissée. on rencontra deux squelettes. ayant d'un coté 2 mètres. dans un des deux cercueils qu'il a recueillis dans les fouilles du Ch&telet. Les fouilles pratiquées dans le cimetière. Si grand était le respect des morts. en dehors on rencontra des sépultures. Ce serait la preuve des ensevelissements dans des cercueils en bois. Un autre fut trouvé les bras et les mains passés sous l'épine dorsale. qu'un trou circulaire. On a mis à découvert de la tete aux pieds. d'un seul morceau . 011 ramassait quelques débris aiitiques et il en reste certainement encore beaucoup à découvrir autour de cette ville anéantie. tombeaux avec des restes d'os calcinés. Enfin le plus grand nombre des cadavres étaient déposés dans la terre avec leurs costumes et les ustensiles à leur usage durant la vie. Turquet. Le fond était en briques rouges striées.LES hFCROPOLEÇ raffinerie remarquable. on voit un trou ovale également muni de son bouchon en pierre taillée. Le 19 octobre. formant rectangle. était bien choisi.. Le sol argilo-calcaire de cette contrée. formant un rectangle. dans lequel était incrusté. un squelette très complet. paraissant avoir été enterré les inains liées derrière le dos. épingles de toilette. le tout bouleversé et comblé par des terres de remblai de toute nature. qui ont achevé la dévastation. le fonds était formé par un épais lit de béton très solide. pour domer probablement issue aux liquides provenant de la décomposition du cadavre. en bois. un enfant gisait en travers sur ces ossements. Dans une des sépultures. bagues. costumes de tête. et l'inhurnntion avec le costume complet. l'épaisseur des c8tés est de 0. comme un bas-relief. On retrouve plusieurs vestiges d'incinération. on eût pu rassembler quantité de dents. des débris de clous à larges tetes. et de i'auke 2 mètres 30 . et empruntées à tous les âges. les têtes juxtaposées et les jambes entrelacées . colliers. déposé chez M. muni de son opernile en pierre taillée. Plus loin. également ravagé et dépouillé. seulement de temps à autre. On rencontre en un mot. la terre n'ayant point pénétré à l'intérieur. et très propice à la conservation des ossements humains. Le couvercle. pour laisser échapper peut-&treles gaz méphytiques et dans le fond du Sarcophage. il a . les ouvriers mirent à découvert. parfaitement conservées. prouvent qu'on a employé. tels que pierres rougies par le feu. la tête d'un squelette avait une position verticale . les cercueils en pierre. des clous de chaussures. à Bayard. Autour. mises dans des urnes. étendu sur la couche funèbre. avaient disparu et le monument avait été fouillé et détruit totalement. de la tête aux pieds. au dessous du sol arable. presque partout. hémisphérique par le dehors. porté pendant la vie. Au 1 e r septembre 1884. et de fondation. laissait voir les orbites dessé- chés de ses yeux . il avait 2 mètres 10 cent.elle paraissait soutenue par un oreiller. Dans ce cimetière. en face de la croix. qui a certainement traversé une planche de cercueil en bois plus dûr que le chêne et après lequel adhère fortement encore une parcelle de bois. bracelets. et proéminait sur le reste du corps. un pave de pierres sciées d'une épaisseur de 0. Dans la terre qui remplissait ce tombeau. avec de minces pienes sciées.60 de largeur. pour faciliter la violation de la sépulture. était pratiquée dans le couvercle. de sorte que personne jusqu'ici n'avait même conservé le souvenir d'un cimetière si étendu. pour le mode d'inhumation.lO. le squelette semblait regarder et menacer les travailleurs. Les murs d'enceinte. Puis sont venues les générations suivantes.C'@tait sans doute les restes de toute une famille. cendres recueillies. B quatre-vingts mètres environ plus au levant du cimetiere. l'incinérntion. la charpente osseuse est conservée tout entière. c'est aussi un tombeau de famille. Je possède un clou. après un long intervalle de quinze siècles et plus. les trois modes d'ensevelissements usités chez les anciens peuples. sur 0. C'était le tombeau d'un jeune ho~nme. un grand nombre de plaques de ceintures. Cette tête évidée dans ses parties molles. découverte d'un premier tombeau en pierre ayant 1 inetre 70 de longueur. une boucle de ceinture et un petit couteau. des fibules ou attaches pour arrêter les courroies. de 4 mètres de c6té. Aussi. dans plusieurs sépultures. on a trouvé quelques gros ossements. une fondation avec son mur d'enceinte. Dans une autre sépulture. on a découvert l'emplacement d'une sepulture de famille. de ceinturons. avait été brisé en plusieurs inorceaux. on a mesuré la taille d'un squelette de grande stature . tant pour porter les armes des soldats que pour soutenir les habillements. Le 3 novembre.

sépulture à 030 de profondeur. découverte d'un quahième tombeau en pierre de belle forme d'un seul morceau de 1 m. Aux pieds du cercueil se trouvait un petit vase avec goulot trefflé. de couleur et d'ornementation. 15 novembre . il est recueilli dans ma cour. de diamètre. les os de deux squelettes étaient refoulés pèle-inèle vers la tête d u sarcophage et baignaient dans des liquides. greffier au tribunal de Saint-Dizier. On sait que la flamme s'élevant en haut. composé. destiné sans doute à recevoir un fût de colonne. un ouvrier heurta avec le soc de sa charrue. sans nul doute. Daval. Outre ces débris. 11 m'a affirmé avoir trouvé une petite applique en fonte moulée. dam une fosse profonde. Le couvercle est en trois pièces . on l'avait pillé. comne à sa base. on a rencontré une francisque. de statues mutilées. pendant les 55 jours de travail.40 de profondeur de sol. Tous ces objets ont été remis à M. Le 25 février 1884. ou hachette d'un fort bon goût avec son taillant bien conservé et sa tete en forme d'assommoir. et inutile de décrire ici. cette fois non encore fouillé et possédant tout son mobilier funèbre. atteste que la sépulture a été violée . et par l'ouverture. portant évidemment un caractère religieux .il a 2 mètres 10 de long. un poignard. ayant conservé son anse. ayant 030 cent. aux pieds d'un squelette. par sa chaleur le symbole de charité. ou sabre méumin@en avec rainure simple sur la lame : deux plaques de ceinturon. un coté latéral était brisé. Ce tombeau est composé de deux pièces juxtaposées . contenant de petits os d'animaux domestiques. découverte d'une troisième sépulture en pierre ayant 2 mètres 10 de longueur . le tombeau avait été profané. 6 février 1884. ainsi que celui découvert le 15 novembre 1883. car six croix sont gravées sur cette plaque. Partie la plus rapprochée du Chatelet. Pourquoi ce faisceau de flammes ? Je ne puis deviner au juste sa signification. faute de temps. qu'il serait long. 14 septembre . dont un grand plat en terre rouge. M. par sa lumibre le symbole de foi. celle du milieu.découverte d'un deuxième tombeau. . Ce faisceau de flammes représente-t-il le foyer qui avait réduit en cendre le corps du défunt enterré en ce lieu ? Au dessous de ce fragment de sculpture. d'une grosse boucle de ceinture. 14 novembre 1883 . une fibule ou agraphe montée sur argent avec verres à facettes et un autre objet informe. découverte d'un sixième tombeau en pierre que l'ouvrier ne croyait pas avoir été fouillé et dans lequel on a recueilli une plaque de ceinturon en bronze. et ne se donna pas la peine. représentant un buisson de flammes . clef romaine 15 gros grains de collier variés de forme. il est composé de deux pièces. moulées. sans écoulement possible. le cinquième tombeau à 0. 15 juillet 1883 . que l'on n'a point retrouvé. détruit par la rouille et dont on n'a pu déterminer la signification. Le bois du manche était imprégné d'oxyde de fer et adhérent à la douille de la hachette. à 1 mètre de profondeur. un septième tombeau qu'il a fouillé lui-m&me en mon absence.LES NECROPOLES été conduit dans la cour du presbytère. trois vases. des principaux objets trouvés au cimetière. representant sans doute une bacchante. bases de mausolée. qui avait fourni quelqu'argent pour les fouilles . Ce tombeau fut immédiatement recouvert sur place. l'abbé Fourot possède cet objet. une collection de fragments de pierres sculptées. brisée en cinq ou six inorceaux. j'ai rassemblé dam ma cour. le tombeau a été déposé chez M. On l'a recouvert sur place. à Bayard. l'abbé Fourot.srramasaxe. est le syinbole d'espérance. et de la croix dont les sépultures sont tournées vers la ville. découverte d'un fragment assez volumineux de pierre tendre. 20 novembre . d'en fouiller un huitième que sa charrue lui avait encore indiqué. aussi on n'y a rien trouvé d'interessant. Nous ne connaissons pas au juste la liinite du cimetière du cbte du levant. mesure 2 mktres de long. A quelque temps de là. Suit la nomenclature prise sur le cahier de notes journalières. les ossements étaient refoulés vers la tête. à en juger par le pampre de vigne qui court autour de sa tête. Il en existe encore d'autres. Le laboureur recouvrit le septième tombeau qu'il avait fouillé. mutilé dans sa partie supérieure. bracelets. Elle est propriété de M. 60 de longueur. des débris de corniches. 30 janvier 1884. autour des pieds. Un peu plus loin. se trouvait un piedestal carré en pierre de taille. elle était composée de deux pierres juxtaposées. Turquet. avec quatre boutons en cuivre vernis. toujours sous le sol arable. et le couvercle de trois .

ayant la forme des tondeuses actuelles .fer de lance avec bois durci dans la douille par l'oxyde de fer. un autre petit vase. et dont les produits sont chez M. 14 novembre . les sépultures regardent le soleil levant . clef romaine. 5 février 1884 . une fibule. sépulture de fenune presqu'à fleur de terre. tronçon de sabre. et I'autre incomplète. où se trouvait une épingle de toilette avec tête à facettes.. un plat noir. boucle avec ardillon. agrafes pour chaussures. beau fer de lance. un vase en verre blanc. vase de forme non encore rencontrée bien coixervé . 25 septembre . moyen bronze dont deux gauloises Lingones. 24 septembre . et dans une autre fosse. les sépultures sont placees plus bas et contiennent des vases de inodèles differents. deux bracelets en laiton dont I'un encore engagé dans l'os du bras. 11 février . à la hauteur des hanches. on a recueilli une bouteille à long col. unie. . c'était un Licinius avec revers : JOVI CONSERVATORI. Dans une nouvelle sépulture. au levant. puis une petite burette et une medaille. On dirait les derniers temps de l'occupation romaine et la decadence du grand Empire. c'@tait un Dioclétien avec le revers : JOVE TUTELARI. dont il est fait mention plus haut. Dans une sépulture de soldat. AUG. et les ouvriers rencontrent un ossuaire. brisé par le sol. médaille fruste . en verre blanc. fer de lance. calcinées par le feu. deux agrafes pour retenir les courroies de la chaussure. Dans une fosw d'enfant. un Décence. un Constantin le Grand. mais brisé par le temps.je possède cet objet. Daval à Saint-Dizier. petit vase en terre rouge bien conserve. Dans cette partie on remarque des traces évidentes d'incendie. tombeau en pierre non encore fouille. trois anneaux de ceinture. trois medailles gauloises. sépulture de femme . contenant des os d'animaux domestiques. nombreux clous de souliers. 19 septembre . un coutelas. On a reporté le travail des fouilles plus au levant. une pièce de monnaie dans la cavité du crâne. et ardillon . On se croirait transporte dans un autre cimetière. dont deux petites cruches. portant au revers le monogramme du Christ. coutelas.deux vases en morceaux.cette partie parait plus moderne. ciseau d'ouvrière. 21 novembre . JVSTINVS . en metal clair. de petit module. et plaque de ceinture. 21 septembre . 8 février . dam la partie plus éloignée du cimetière. un collier et près des os d u cou. 15 octobre . plaque de ceinture. Près des mains. boucle de ceinture avec son ardillon. deux vases. une cruche de belle forme avec relief sur le ventre. et leurs attributions. belle forme. un collier en grains d'ambre et en terre cuite ornementée et encore un autre collier d'enfant à petits grains bleus et rouges. la seule en argent trouvée jusqu'ici. vase en verre blanc devenu verdatre par le temps mais bien conservé. avec boucle de ceinturon. boucle de ceinturon avec son ardillon. au centre d'une couronne. mais déprimé par le sol. mise probablement dans la bouche du défunt pour son passage sur la barque de Caron . dont I'un en terre noire avec anse et l'autre. indiquées par la présence de pierres rougies. défense de sanglier. I'une entière. dans I'une desquelles était encore passée la bague . ici. la tête est à droite. 6 fevrier .. soit par la pression du sol. un petit couteau. et Cafnlauni. médaille en brome de Constantin le Grand. et trois plats bien endoinmagés. deux bagues en bronze. fort détériorée. cinq médailles. cinq vases. Près d'un enfant. la les tombeaux en pierre.en trois lignes. deux vases brisés. anneau de ceinture. dit potin. portant à i'exergue les lettres D. avec leurs armes. ainsi que les phalanges. Au revers : ATHALARICVS RD(. petite boucle de ceinture. puis une pointe de flèche en silex dentelé. 27 octobre . vase aux pieds. des sepultures plus riches. une bague portant une croix gravée sur le chaton avec trois phalanges de la main. vase en terre blanche. environ à 100 mètres de distance des dernières.LES NECROPOLES 17 septembre . vase à haute forme. mais brisé sur place. on a découvert. un débris de statue. Dans une autre. soit par le temps. 20 novembre . Le m&me jour. On rencontre des sépultures de soldats. sous la tête du squelette . avec petits os d'animaux domestiques et un vase en verre blanc brise. 3 et 5 octobre . une médaille fourree de Trajan. un autre Constantin. trois vases dont deux assez bien conservés. sabre rongé par la rouille. deux bracelets en bronze. deux plaques avec quatre boutons en cuivre.N. 17 octobre . où l'on avait réuni les ossements de plusieurs sepultmes fouillées. 26 septembre .

-F. inais en rappelant le souvenir.fer de lance plus large que les trois autres précédents. tout le reste a été mis à la disposition de M. faisant partie de la collection de M. le sol a éM rétabli en état de culture. vase en verre blanc. et depuis cette époque. bien imparfaite sans doute des objets recueillis. deux petits vases. lors de son existence et avant toute spoliation. 1884 P. J'exprime ici le regret de n'avoir pas eu plus t6t I'idee de dessiner les divers objets trouvés dans ce cimetière. L'étendue de ce cimetière. le Préfet pour le Conseil Général. tombeau en pierre. 14 février . 10 juillet. comne je le fais maintenant. de quelques objets antiques dont je suis possesseur. A l'exception d'une dizaine de vases bien conservés. la variété des inonuments et des objets découverts. deux plaques rondes de ceinturon. 21 février . Memblr correspondmit de In Sociétéhistoriq~re et nrcliéologique de Lnngres. non encore entièrement fouillé. GELIN 13 février . les fouilles ont été suspendues. Cii7g de Foiztnines. l'abbé Fourot. et le ferai à l'avenir. avec filet bien conservé. sa richesse présumable. avant et surtout pendant le teinps de l'occupation romaine. 25 février . si je préside encore à de nouvelles recherches . . j'aurais aujourd'hui une reproduction.F. plaque de métal avec sept croix gravées. pierre tronquée représentant un faisceau de flamnes. Gelin. un poignard.LES NECROPOLES P. hachette de belle forme.un collier composé d'une vingtaine de grains et un petit vase. un silex taillé en pointe de flèche. en souvenir de nos trouvailles. Après le 25 février. donnent une grande idée de I'iinportance ancienne de cette station. hachette à forme droite.

le temps et l'autorisation des propriéiaires ayant manqué. descendait vers Fontaines. plus de deux cents sépultures ont été ouvertes. ils en faisaient comne le couronnement. où I'on entre sans savoir coinment on en sortira. en 1884.p uui. Quatre cippes d'enfants ont été rencontrés. pour s'enfoncer dans la vallée de Poissons. La stèle est de forine carrée. au centre est une petite pierre précieuse. sans exception. morts après leur baptême. de siinples croix. Au nord. qui servait à mesurer le temps. Généralement les enfants étaient ensevelis sur les bords du cimetière. chez les chrétiens que chez les païens . Parmi ces enfants. c'est la provision. il occupait la crète du sol. ont cinq centiinètres de hauteur .. trouvé à cûté du monument. Douze ou treize tombeaux en pierre ont été rencontrés.on les munissait des provisions nécessaires pour ce voyage. il longeait la voie romaine qui. partant du Châtelet. On retrouve également plusieurs signes de la religion chretienne . avec un oeuf. par Curel. Thonnance. Les enfants païens allaient jouir d'un bonheur naturel dans les Champs-Elysées . Sur l'un d'eux est gravée la clepsydre. Autigny. ils ne renfermaient aucun objet de cette nature. Coinine on l'avait constaté en 1883. mais ils présentent des lignes tracees à la main. ainsi que ses dimensions. Plusieurs pierres.. enchassé dans sa petite alvéole d'argent. des lettres. on n'a rencontré jusqu'ici qu'une seule inscription sur un inonument païen. c'est évidenunent un nom de femme . il avait la forme rectangulaire. c'est peut-être cette coutume que Virgile a voulu rappeler : . plante syinbolique. On voit la pièce de monnaie placée dans la bouche de l'enfant et destinée au passage de l'Achéron.. Continuo auditæ voces vngiius et ingens Infnn tit~mqueanimæflentes in limine primo . à ajouter à dix autres trouvés en 1883. 11 mesure dans sa plus grande langueur cent soixante-dix mètres et soixante à soixante-dix dans sa plus grande largeur . Mais chose digne de remarque. innuptœq1q2repuellie. on lit la lettre D. et u n sarcophage d'enfant découvert cette année et qui est déposé au musée de Saint-Dizier. sur un autre est un échiquier. sous les dynasties franques. cornme dans un tombeau d'enfant. qui. ainsi encore dans une sépulture... les uns étaient nés de parents encore païens et les autres de parents chitiens. ressemblaient à de petites pyramides aplaties de diverses grandeurs. transporté au Musée de Saint-Dizier. Mais tous. pouvant avoir une signification mystique aux yeux des païens. à de rares exceptions près. sauf un seul tombeau d'homme dans lequel. oblongue. on n'a rencontré aucune trace de murs ou de palissades et cependant de tous côtés il a été exploré jusqu'au bout. dont la pente s'inclinait légèrement à i'ouest. symbole du labyrinthe de la vie. indiquant des sCpultures d'enfants. Au sud-ouest.. Elles sont généralement creusées par rangs. bien gravées. mais aucune d'elles n'est tournée vers le Châtelet. Le cimetière n'avait aucune limite. on a ramassé une bague d'argent. . Sur un fragment de pierre. trois d'entr'eux n'ont pas le caractère chrétien. pour un grand voyage d'outre-tombe. quelquefois seulement il portaient des signes légèrement gravés sur la pierre des petits mausolées. on avait trouvé beaucoup d'objets curieux. avaient croyance et espérance qu'ils s'acheminaient vers un meilleur avenir. Ils avaient été violés. inis à sa portée. des débris de toute sorte provenant de cippes funéraires de forines variées ont été mis au jour.on lit A côté du nom se trouve la feuille de lotus. Quant aux tombeaux des enfants chrétiens. n'avaient pu étre constatées en 1883.. portant à son chaton une croix dont chaque croisillon se termine par un brillant de verre. toutes. et font face au soleil levant. chrétiens et païens. ainsi l'emploi des tombeaux en pierre était plus fréquent.LE CIMETIERE GALLO-ROMAIN près du Châtelet 1-Observations générales resultant d e i'ensemble des travaux Plus de deux cents sépultures ont été reconnues et fouillées et plus de la moitié d'entre elles avaient été bouleversées à des époques plus ou inoins reculées. sont orientées.

soit aux armées gauloises ou franques. 2 Journal des fouilles pendant I ' m 6 e 1884 14 Août . à des profanations. A c6té une base de monument avec moulures et des débris de statues. des couteaux usuels ont ét6 trouvés en quantité dans presque toutes les sépultures. les invasions barbares étaient toujours menaçantes. Etais-ce une sépulture de femme qui contenait ces objets ? LES NECROPOLES 10 septembre . un gros grain de collier en verre bleu. fibule ciselée en forme de Z avec deux yeux en verre rouge. . ciseaux à ressort du genre de celui rencontré le 19 septembre. c'est là peut-@ireun des types primitifs de ces vases à porter l'eau.une plaque de ceinturon ornée de ses quatre boutons en cuivre. Dans une autre on trouve une hachette. On a pu constater qu'un grand nombre d'annes avaient été déposées avec les corps. 19 septembre . On sortait à peine du régime des violentes persécutions. mais bien conservée cependant. 20 septembre . Le même jour encore une belle garniture de ceinturon et un vase mérovingien. avec ornements. On a recueilli environ douze sabres de diverses formes et de différentes grandeurs. ainsi que les traces des planches d'un cercueil vide. Colson et Humbert. Collier à sept grains. avec des plaques et boucles de ceinturon. une pointe de flèche en acier. avec l'inscription MANTIDIA .Reprise des travaux d u cimetière Nombre de sépultures ont été fouillées chaque jour sans produire rien de bien interessant qu'une épingle avec tête à facettes. hachette gauloise en silex. Rencontre d u deuxième grand tombeau en pierre ayant 2m10 de longueur.çépulture d'enfant. en terre jaune. 23 septembre . un sabre mérovingien avec les restes du fourreau en cuir encore adhérents. C'était sans doute là qu'était le lieu de repos d'un certain nombre de soldats appartenant soit aux légions romaines. les couvercles étaient enlevés. 20 août . avec collier de six grains. mesurant en moyenne deux inètres dix centimètres de longueur avec une largeur de soixante centimètres aux épaules. Dans le même rang de sépultures des fosses étaient creusées à inégales profondeurs. Riche armature de baudrier avec cinq pièces en bronze argenté. Dans une autre sépulture on a trouvé une hachette gauloise. 22 septembre . Dans une autre sépulture. conservée au presbytère de Fontaines. un petit plat en terre rouge et une médaille moyen bronze de Recentiirs. usée par le fond.P. des javelots. par prudence. Rencontre des quatre sépultures d'enfants citées plus haut. un couteau. Découverte de deux tombeaux en pierre usée par la charrue. 6 octobre . avec trois corps. un vase sur les jambes du squelette. 21 août . Elle est déposée à la cure de Fontaines avec un petit vase à anse. Ces tombeaux avaient eté fouillés. un collier avec un grand nombre de grains. 8 septembre . un briquet. Près de la Haute-Borne. un fort couteau. 1 2 septembre . un grand nombre avaient été déjà enlevées. Une sépulture contenant un squelette très bien conservé dont la tête porte toutes ses dents. huit hachettes franques. quand plusieurs tombeaux ont été profanés. dam les sépultures explorées sur l'étendue du cimetière . le soir on rencontre le quatorzième grand tombeau en pierre. Dans une autre sépulture on trouve une petite fiole en verre. Le même jour on a rencontré un scrainasaxe de cinquante cinq centimètres de longueur sur cinq centimètres de largeur. on évitait. Le cippe funéraire porte un échiquier gravé. autant de fers de lance portant encore les traces de bois saturé d'oxydation. Rencontre des onzième. de fournir occasion à des excès. 15 septembre . douzièine et treizième grands tombeaux en pierre. des poignards. au souterrain de la tete d'aqueduc et au dessous d'un des puits de la galerie on a rencontré une grande aiguière ou buire. un sabre franc avec une plaque de ceinturon à trois boutons en cuivre. un ciseau à ressort ou forces. Fouilles de MM. Une boucle argentée avec son ardillon et un beau grain de collier. dont les bords étaient usés par le passage de la charrue.-F. les ossements étaient généraiement refoulés vers la tête. dont se servent encore nos ménagères. petite boucle. une petite boucle et un petit couteau. GELIN Pourquoi cette rareté d'inscriptions ? On craignait sans doute la violation des tombeaux. On n'a rencontré ni casques ni boucliers. nombre de briquets de diverses formes avec leurs pierres à feu. Elle est au musée de Saint-Dizier. des pointes de flèche en acier et deux seulement en silex finement taillé.

. .-F. . .P. 1 .Grnnde cruclw trouvée dnns l'qircd~ic le 21 noût 1884 (musée de Snint-Dizier?. GEUN . jîg.

22 octobre . ayant cependant le couvercle brisé. la culture et les intempéries. mais s'est detruite sous l'action de l'air. coinme celles qui se font aujourd'hui. Dans une sépulture peut-être celle d'une femme. des ornements de ceinturon. quatre grains de collier.Un fer de lance. Le inême jour une medaille moyen-bronze bien détérioré à l'effigie de Faustine. Pierre funéraire de un mètre quarante centimètres sur trente de largeur. Sur l'os inaxillaire infërieur de la tête se trouvait l'empreinte d'une fibule delicate en argent avec verroterie rouge.N. 24 octobre . 31 octobre . qui a été recueillie. de forme ronde avec cinq brillants. Deux tombeaux d'enfants en pierre déjà fouillés et endoinmagés . 25 octobre . Une dernière sépulture renfermant un squelette de haute stature. d'environ vingt-cinq milliinètres de diamètre. terre cuite. deux plaques de ceinturon. sans couvercle. Dans une autre sépulture. qui faisait le tour du corps. on a recueilli dans la bouche du squelette une petite médaille en argent. un petit vase en terre noire. Les jambes du squelette étaient croisées. femme de Marc-Aurèle. ayant un oeil brillant. 6 i~oveinbre. un fer de lance avec douille pour la hainpe. en 526. au bras gauche une petite boucle d'argent. ne renfermant aucun objet. couche sur un beau couvercle de sarcophage romain. monté sur bronze forimnt une croix dont les quatre croisillons sont ornés d'un brillant avec une petite boucle en pierre verte. En outre on a retiré de cette sépulture les debris d'un cercle ou ceinture en fer. dont un gros en verre. Dans l'une on a rencontré un scramasaxe de cinquante centimètres de longueur avec les débris du fourreau. c'est le seul qu'on ait rencontré avec cette disposition. On trouva en plus deux têtes de boutons de cuivre pour ceinturon. on a recueilli un petit couteau. Débris d'un toinbeau en pierre pour enfant. puis une bague avec chaton en argent. peutOtre était-ce le quartier des pauvres ou des étrangers. 8 novembre . comme un oreiller d'honneur. aux pieds une hachette defonnée par l'oxydation. Aux pieds se trouvait un vase.Collier de vingt grains de diverses forines et de matières différentes.GELIN 20 octobre . Un toinbeau d'enfant bien conserve. quelques objets . avec une médaille à la bouche. ailleurs l'arine était posée ou sur le corps. un briquet avec deux pierres à feu. trois petits boutons. Vers le cou se trouvait un fibule en argent. On a interpreté le fait en ce sens. on a rencontré sept sépultures presqu'à fleur de terre et non dérangées. ambre. Les deux autres fibules sont du même genre. Dans une autre sépulture un scramasax couché en travers sous la tête.S BADV ILA RIX Ce Baduila succéda à Théodoric.N. 10 novembre . çépulture d'un guerrier armé de toutes pièces. comme si elles eussent été liées. 7 novernbre . N. Les terres ont été entrainées par le temps. ANASTASIVS AVG Au revers on lit en quatre lignes : D. l'une d'elles est formée du corps d'un poisson. dans l'un d'eux un petit vase bien conservé. terminé par une tete d'oiseau au bec crochu. renversé sur lui.-F.P. Dans une autre. une petite boucle avec ardillon. 11 novernbre . qu'une partie de la pièce était pour le mort et l'autre pour le survivant comme souvenir. roi des Goths. une inassette en matière fusible. Aux pieds était un petit vase bien conservé. portant d'un cûté une fort jolie tête de l'empereur Anastase : D. une boucle et son ardillon. un agrafe. une épingle de costume. petit monument avec LES NECROPOLES croix gravée dans le milieu. à droite un sabre et un fort poignard. Le même jour sur la crête du cimetière. verre. avec une lance d'un travail plus élégant que les autres. 10 sépultures dont cinq dejà fouillées. ou près des hanches. avec une grande boucle de ceinturon. 21 octobre . c'est à peu près la ligne de séparation pour l'orientation des sépultures. deux fibules en argent. Moitié d'une médaille portant d'un cûté l'effigie de Magnence et au revers le monogramme du Christ. avec quatre médailles en bronze à peu près frustes. les phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette bague ont &té ramassées. Dans une autre une burette B goulot rond. Dans une sepulture on a trouvé un squelette.

des crasses de fer. cependant les 13 et 23 septembre des explorations ont été faites au-dessus du village de Narcy.F. en un endroit où la charrue avait mis jour des ossements. des pierres calcinées par le feu.P. peut-être celles des creusets où l'on fondait le fer. Ici se termine le journal des fouilles . mais aucun objet. si ce n'est un petit vase recueilli par M. Les recherches ont été incoinplètes et seuleinent ébauchées. le curé de Narcy.4. Elles n'ont rien produit de bien intéressant. Mai 1885 'i . quelques LES NECROPOLES squelettes seulement. à peu de distance d'une ancienne voie roinaine qui reliait directement les carrières de Savonnières et d'Aulnoy au Chatelet. P. un gros grain de collier strié de jaune.GELIN. Là. Dans cet endroit le cimetière touche presque la voie romaine. Curé de Fontaines. GELIN en fer uses par la rouille et difficiles 2i déterminer. On a rencontré des fondations circulaires. pouvaient être des forges à bras et quelques groupes d'habitations.

PROFESSEUR DE RHÉTHORIQUE AU COLLÊGEDE SAINT-DIZ~ER. de la Société des Lettres de Bar-le-Duc. par M. l'Abbé FOUROT. Membre correspondant de la Société frmpaise de numismatique el d'archéologie . 1-104 L'OPPIDUM DU CHATELET Avec Plan des Fouilles de Grignon et Chromolithographies représentant les principaux objets trouvés au Châtelet.Mémoires de la Socifté des Lettres de Saint-Dizier. 1887. . p. Tome IV. de la Société archéologique de Langres .

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puis de Malte). "La surface du Châtelet.dans la maison qui fait l'angle de la rue ducollège et de la rue du Fort-Caré. parmi tous ces débris.Eii 1513. formee primitivement des sources nombreuses qui jaillissent a Fontahes. d'un bras de la Marne.mais ils trompent sur l'aspect que dut avoir cette position stratégique avant et pendant l'occupation romaine. d'où le Gaulois pouvait surveiller les alentours et protéger contre les envahisseurs la riante et fertile vallée de la Marne. et. mourut à I'âge de 83 ails. des princes éclairés et promet une ample moisson à qui voudra bien interroger ces ruines. Ils manièrent alternativement cette bouteille. Au nord et en face de Gourzon. appelle sur le Cliâtelet l'attention des savants. au lieu de celle que l'on voit hors de l'enceinte est grise et blanchâtre. et le Châtelet nous apparaïtra comme un poste avancé. comme du mica. (3) L'auteur a pris sans doute pour de l'ardoise la poterie bleuâtre des Romains. il nous faut supprimer par l'imagination ces arbres résineux qui ont supplante la vigne. on y en trouve encore tous les jours et Von nous en a fait voir de tréç bonnes . sur la rive droite de la Nabline (I). descendirent avec une lanterne . qui depuis aurait été minée. à peine cuite.se trouvent des médailles d'or. d'argent et de laiton des empereurs Arcadius et Honorius. nous fournit des renseignements plus précis encore. le moins timide des trois en versa sur le bout du doigt. au fmage de Gourzon-sous-Bayard. (1) La Nabline. de chapiteaux. et qui se détache du massif des collines environnantes. Telle a été celle que fit un laboureur il y a environ trente ans. découvrit avec sa charrue une pierre en forme de tombe . dit l'auteur de cette lettre. et. qui contenait un reste de liqueur à peu près incolore . encouragés par l'espérance de trouver un trésor. dont le grand axe se prolonge de l'est à l'ouest. On y a trouvé un nombre prodigieux de médailles. on y ferait d'importantes découvertes. . nous sommes même persuadé que. supprimer aussi les broussailles qui couvrent le plateau. les paillettes brillantes de coquilles pulvérisées. Le dernier commandeur. Et. coiistruiçireiit une forge à coté des mouüns. Les sapins plantes depuis un demi-siècle au sud-est de la montagne embellisent le paysage austère et nu par lui-m@me.L'OPPIDUM DU CHATELET INTRODUCTION. au Xme siècle. qui cultivait un morceau de terre sur cette montagne. coinme il n'était pas assez fort pour la remuer.. Tel était l'aspect de cette montagne. il courut au village et en ramena deux voisins qui l'aidèrent à la lever. les pluies. a cause du nom qu'il pr@teA la ville. Cette pierre fermait l'entrée d'un souterrain dans lequel trois hommes. des monnaies gauloises et romaines dont I'âge était conjecturé d'après le relief plus ou moins prononcé que gardait l'effigie : la culture.la terre en est noirâtre. de Ragny. s'élève un monticule de forrne ovale. une lettre manuscrite. fut grossie. Ce particulier. dont la pâte grossière offre aux regards. qu'il domine de quelques mètres seulement. si l'on fouillait la montagne et qu'on défrichât l'endroit qui est couvert de broussailles au couchant. Si donc nous voulons la juger telle qu'elle fut il y a deux mille ans. les dievaliers de Saint-Jean de Jerusalem (chevaliers de Rhodes. de meules en granit ou en lave volcanique . à Saint-Dizier. et sur laquelle apparaissent par milliers les débris de poterie de toute espèce et de toute époque. au XVne siècle. quand.mais ils n'y découvrirent qu'une bouteille qui avait été posée dans une cavité dans le mur. un habitant de Joinville écrivait ces lignes. sous ses ruines. ." Un siècle plus tard. mille accidents les ramenaient à la surface du sol. de débris d'ardoises (3) de briques et de carreaux . (2) Ce temoignage est à recueillir.les premières qui nous soient parvenues au sujet de la ville qui notis occupe : "Anciennement la cité de Gorze (2) fut bâtie sur la montagne du Châtelet. et sous ce rapport le Châtelet n'est point épuisé. pour faire tourner le moulin que les Templiers de Ruek poss6daieiit a Bayard. qui paraît être de Grignon.. qui avaient herite des biens des Templiers. de la ville qui couronna ce monticule il ne resta que des ruines : <à et là quelques fragments de statues. est presque entierement couverte de pierres calcinées par le feu. depuis les beaux vases sigillés imités de Samos jusqu'à l'urne rudimentaire. même de celle de Fontaines.une terre meuble et noire qui semble saturée de matières organiques en décomposition. Pendant douze siècles.

P. Phulpin arriva comme cure de Fontaines. et sur la tradition constante du pays. de Saint-Dizier. Mongin. aux amateurs du pays. qui voulait qu'une ville eût existé autrefois sur le plateau du Châtelet. ainsi que les restes du chiitenlr de Julien. n'y trouva aucun goût. sinon impossible. éditée par Carnandet. il fut immédiatement renseigné sur les heureux résultats obtenus en 1772 et en 1774. Gelin. "n'échapperont pas à l'exactitude des Pères Bénédictins qui travaillent. Pothier. Malheureusement. Legendre avaient entreprises aux pieds du menhir. si l'on e n croit la L'OPPIDUM DU CHATELET légende. De plus. de se procurer aujourd'hui : l'auteur résumait les observations et les travaux de ses devanciers . peut-être sous la dictée de leur hôte. son zèle ne se démentit pas. de rendre à la lumière quelques années plus tard. comme les premières. dans la Haute-Marne. Il n'en fallait pas davantage pour piquer sa curiosité. Pendant un demi-siècle qu'il habita Fontaines. exécutées. et la Haute-Borne alors couchée près de la place où nous la voyons se dresser aujourd'hui. M. si l'envie ou l'ignorance. Nous devons à M. . aussi. "sur l'ordre et aux frais de sa Majeste". surtout au point de vue de la numismatique. il faisait connaître. Girault de Prangey. à ceux que les découvertes du Châtelet pouvaient intéresser. les instruments de ses fouilles existaient encore . entreprenait des fouilles. Grignon. le culte du Châtelet . à Grand." L'auteur de ce mémoire destiné à un "respectable magistrat" espère que la Haute-Borne et le Chfitelet. Grâce à lui. et. une série d'articles fort intéressants. Deux ans après. Phulpin était plus qu'octogénaire et avec lui pouvaient s'éteindre des souvenirs intéressants . pour la France et l'Europe savantes. cet opuscule apportait des documents nouveaux. et bon nombre d'exemplaires distribués aux savants. . maître de forges à Bayard. aussi publia-t-il. peut-être les deux réunies.A.mais son oeuvre avait appelé l'attention des érudits sur la ville gallo-romaine qu'il avait en partie retrouvée . intéressés parfois. revue champenoise. d'après leurs travaux. 1785. Ant. A propos de la Haute-Borne. dès l'année suivante. il avait amasse de connaissances sur le Chatelet. pas à pas. pendant cinquante amées. M. quand M. et le Châtelet si connu depuis les fouilles de Grignon. sous le règne de Louis XVI et le ministère de Vergennes. les documents qu'un siècle de recherches a pu nous procurer. l'exploration du cimetière gallo-romain et du cimetière franc situés entre la voie de Naix au Châtelet et le coteau de Fontaines. Les secondes fouilles de Grignon. étaient venus trouver M. l'abbé F. et rappelle que les mauvaises récoltes de 1731 furent attribuées par eux aux fouilles que M. si le premier Bulletin se rencontre encore dans les bibliothèques. et M. ce que la découverte d'Herculanum et de Pompéi fut vers le même temps pour l'Italie. comme tous ceux qui le visitent. les explorations continuèrent. attirait chez lui nombre de visiteurs. il est moins facile de se procurer le second. l'abbé Gelin de nous avoir rendu le vieil aqueduc roinain. et. auteur des Annuaires du diocèse de Langres pour les années 1838 et 1839. dont la résurrection fut. qu'une circonstance fortuite avait fait soupçonner à Phulpin et auquel Pothier avait restitué son nom véritable. FOUROT l'ayant porté sur sa langue. furent i'objet d'un nouveau Bulletin en 1775. Phulpin et avaient visite sous sa conduite. quelques années plus tard. C.l'Histoire de Champagne". et qu'il était réservé à M. il explorait ardemment les ruines dont il connaissait la richesse. son précieux médailler courait le risque d'aller au loin s'engouffrer dans de riches collections : il importait donc de recueillir ce que. il fait remarquer le respect religieux des habitants du pays pour ce monuinent qu'ils croient un tombeau. en 1772.. mais qu'il devient difficile. au besoin il y ajoutait le résultat de ses propres études. particulièrement en monnaies d'or. J'ai nommé les patients et habiles investigateurs de notre vieille ville et de ses environs : il ne me reste qu'à profiter de leurs découvertes et à résumer. Grignon mourut à Bourbonne en 1784 . Ces deux Mémoires ont été publiés par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Nous devons également à M. Ils comprirent le danger de laisser disparaître tant de précieux souvenirs et rédigèrent sous l'inspiration. M. ils sont devenus rares et. et son médailler si riche. dit-on. nous saurions aujourd'hui tous les secrets de cet oppidum. n'eussent arrêté les travaux. plus de deux cent mètres d'un travail souterrain nous montrent ce dont la patiente intelligence de l'homme est capable pour suppléer à la nature. les Notes archéologiques sur les fouilles faites et les monuments déco~ivertssur la montagne du Q7âtelet. juge de paix à Chevillon. Gelin d'avoir suivi. en lui donnant toutefois une fausse attribution. Pothier. mais surtout à M.. Sam avoir l'importance des Bulletins de Grignon. avait. L'éveil était donné . dont il a consigné les résultats dans un premier Bulletin. dont quelquesunes étaient des raretés. inspecicur des monuments historiques dans la Haute-Marne. en 1856. un travail romain voisin d u menhir.-CL.

Mais il omettait de dire que les ex-voto portaient. ceux que I'on a fouillés de nos jours et ceux que l'on peut encore facileinent reconnaître. cite plusieurs vases qui portent la même dédicace.D'autres y plaçaient Alésia. NOM DE L'OPPIDUM. Aussi. Walkenaer lui donne le noin de Cnçtrtrm Erponum . refute longueinent l'autrichien Çcheyb . il ne tarda pas à devenir une véritable ville. descendue dans la vallée. Une publication récente parle de "Gourzon. en celtique. cet Apollon Borvo. bien des réponses ont été faites. M. avec l'inscription "Deo Boruoni". si belle en poésie. sous prétexte qu'elle se trouvait non loin des frontières de la même peuplade. possesseur de presque tous les antiques découverts par Grignon au Châtelet. soit en latin. soit en celtique. plusieurs écrivains n'ont voulu voir dans le Châtelet qu'un camp romain. ne s'est point imposé le devoir de nommer toutes les bourgades qu'il a pu rencontrer. doyen de la Faculté des sciences de Nancy. des inonuments. Presque tous ces savants. il s'appuie sur une inscriptioi~ votive "Dene Erponne" que l'abbé de Tersan. qui a donné son nom à la ville. démontrent que. et M. aurait gardé le nom de sa première patrie.Gorz. comme le fait judicieusement remarquer notre savant confrère. Le proconsul parle des cités qu'il eut pour alliées. dans son preinier Bulletin. la capitale des Lingons. dans son beau travail sur les terres cuites de l'Allier. il se trouverait que la population. L'imagination. mais dont rien. et c'est ce dieu régional. disait-il. se donnaient le tort de chercher à cet oppidum un nom dans les Commentaires de César. et Grignon. Le nombre des puits qu'il a découverts. n'a que faire dans une question de géographie ou d'histoire. G?stra stntivn : Grignon réfute cette hypothèse en faisant remarquer combien les armes qu'il a trouvées dans ses fouilles sont rares. si telle fut la dénomination de l'ancienne ville. tement étrangers 2 la vie militaire. Gorthona. dont il n'est resté aucune trace dans la dénomination d u pays. jusqu'A présent. l'assertion de M.L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE 1. mais on la trouve ailleurs aussi. ne fait entrevoir la solution. mais ce nom ne diffèrerait pas sensiblement de Gorze. qui se trompaient de bonne foi. puisque Fontaines et Gourzon auraient la meme étyinologie. a fait graver dans l'atlas de Grivaud de la Vincelle. se présente tout d'abord : Quel était le noin de la ville gallo-romaine dont nous recueillons les souvenirs ? A cette question éminemment positive. en comparaison de tant d'objets complè- (4) Telle est du moins. mais une dénomination vague laisse le champ libre à la discussion sans y apporter assez d'éléments. qui voulait voir sur notre montagne la vieille Andematunum. si le Châtelet fut dans l'origine un simple retranchement gaulois. celui de la déesse Damona. Par lui-même. Ernest Royer. Tudot. Godron. 167 . L'abbé de Tersan raisonnait par analogie : On a trouvé. de celles qui lui firent résistance. la vieille cité celtique sur laquelle s'est greffée la cité galloromaine. le plus ancien que nous ayons pour désigner le Châtelet . le nom actuel de Châtelet." Nous ignorons sur quels tkmoignages l'auteur s'est basé . mais son but n'est point de faire une géographie des Gaules. signifiant source (4). II est bien possible que la déesse locale Erpona ait eu quelques adorateurs dans notre ville . dont la narration est aussi rapide que i'étaient ses marches à travers la Gaule. la Wense de sanglier. indique à l'archéologue un point stratégique : c'est l'ancien casmrm ou cnstelltrm . avec le nom de Borvo. . oubliant que le conquérant romain. inême par des savants étrangers. à Bourbonne-les-Bains. c'est un lieu de défense . Un problèine que I'on aimerait à résoudre.

cela nous donne la mesure de ce que l'on doit généralement attendre des fouilles qui seraient faites plus tard . . tandis que. était à peine regardé. de Fontaines et de Gourzon. Les découvertes de M.tout le reste. à des amateurs en leur procurant quelques pièces de monnaie. son éliminateur.. l'homme a toujours bouleversé la terre dans l'espoir du gain. quelques fragments de verre ou de poterie. revrte chmnpenoke. qui finiront par rendre à peu près illisible l'inscription primitive de Viromarus. disparurent pierre par pierre pour servir aux edifices de Bayard.lui-même l'avoue . il y a quelques années. Les fouilles partielles entreprises ou exécutées au Chatelet depuis le commencement de notre siècle sont plus regrettables peut-être que le long oubli qui avait pesé sur la ville gallo-romaine. Comment avec cela recons'ruire le Chatelet ? Grignon lui-même. le couteau du visiteur gravera des noms étrangers à la science. condamne la méthode qu'ils ont suivie dans leurs fouilles : "Çans doute. sans prétendre vérifier ses assertions. D'aubes exécutaient des fouilles pour M. "Cela nous explique conunent Grignon a trouvé tant de choses curieuses. des instruments plus ou moins complets en fer ou en bronze . il est vrai. cet argent et ces pierres de taille. aux lois de l'intérêt et du besoin. Nous ne pouvons donc que nous en rapporter à sa parole. qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . obéissant. et abandonnée depuis . alors qu'elle était vierge de tout remaniement. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'espéraient pas tmuver de i'or et de l'argent. Pothier. temples et bains." (5) (5)Ln Hmrfe-Mnnie. eut le tort de ne pas laisser de bornes. il n'est pas facile de suivre sur un terrain déformé par la culture et par la crue du bois. que I'or et même l'argent doivent y @tre rares et ne s'y rencontrer que par exception . de témoins. IXllette.. Phulpin . dont une heureuse fortune lui avait fourni les premiers éléments . momentanément remises au jour. d'autres s'y viendront ajouter. pour délimiter les rues qu'il avait mises à découvert et les principaux monuments. étudiee et fouillée. Elles profitaient. malgré la méthode qui présidait à ses fouilles.que ceux qui ont recherché avant nous cet or. Lescuyer. 123. dès les premières fouilles. Nous devons en inférer que les mines du Châtelet sont devenues une carrière. sous la directLon de Camandet p. qu'il décrit dans ses bulletins : si exact que soit un plan. mais ce dont la science aurait tiré parti. comme l'a si bien démontré notre savant confrère. Sur le menhir de la Haute-Borne.CHAPITRE II. autrefois conune aujourd'hui. activement exploitée quand elles étaient &entes.mais l'histoire en tirait peu de profit.avaient un but unique. ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procuré que des fragments de poterie ou de verre. alors propriétaire du ChAtelet. ou même des monnaies de bronze. M. dont la minime valeur n'était pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. mort i3 Chauinont. et en même temps si peu d'or et d'argent . parce qu'elle trouvait là des renseignements incomplets et des données insignifiantes. tout cela demeurait en dehors de ces recherches. ont dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main . aussi les habitations séculaires. les monuments de marbre ou de granit n'échappent point à cette loi.le passage suivant de M. la formation d'un beau médailler. des ustensiles brises ou avariés. c'était une carrière facile à exploiter . la vue des matériaux si régulièrement taillés par les Romains excita la convoitise de ceux qui projetaient une construction . F. pour ce qui regarde I'ensemble de la position stratégique qu'il a vue. ce qui l'aurait éclairée sur les usages anciens. les édifices séculaires. Nous ne sommes pas seul à regretter I'insuffisance des documents que nous ont légués les explorateurs du Chatelet . U en est des monuments comme de tous les êtres de la création : si chaque espéce du règne animal et du règne végétal a son emeini. Au Châtelet.qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu . quelque intérêt qu'il pût offrir. pour le Préfet d u département .

"Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. qui d'année à autre se surbaissait sensibleinent. quand même les GalloRoinains ne l'auraient pas jugée telle. parce que nul n'a qualité pour décrire un pays. p. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans ces endroits des souterrains encoinbrés. W. au nord et a l'est du Châtelet. et ces retranchements ne seraient-ils pas seuleinent les défenses du cainp primitif devenu dans la suite station roinaine et place de guerre ? Toujours est-il que des traces aiialogues se rencontrent sur le flanc de quelques promontoires couronnés de cainps romains. et je reconnus que sa surface avait été en partie aplanie de main d'hommes. Le reste était inculte ou envahi par les broussailles. Les reinanieinents du sol ne permettent guère de juger si les pierriers que l'on reinarque à l'ouest. Le Pomérion.CHAPITRE III. A quelle époque pouvait remonter la sac de cette ville ? Question délicate. peut-&ire in&me. les morceaux de lave volcanique. malgré la terre que la charrue y reportait . les fragments de briques et de poterie. Cest dans le bois de Gourzon que ces retranchements ont le mieux gardé leurs diinensiom et leur niveau. depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. est assise trois ou quatre mètres plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la rnontagne excavée et régalée (aplanie). comme celui qui l'a pu voir sérieusement. Sur le flanc méridional. le surplus est horizontal. tout trahissait un lieu jadis habité et dont la population aurait dû céder devant un ennemi promenant partout la inort et la dévastation. quoiqu'elle soit un peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . conditions indiquées par Grignon. mais ils sont perpendiculaires à la Nabline au lieu de suivre les contours du inamelon . est entièrement farinée de terres rapportées pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . et dans les (6) Bulletin. et le c6té du nord un peu incliné. II y a bien de distance en distance des pierriers assez considérables. intérieure. L'espèce de bastion que j'avais remarque au couchant (du coté de Bienville) me parut formé de terres rapportées. et que la charrue ne pouvait approcher de l'esplanade extérieure . mais masqué par les terres dont il est recouvert et par les buissons qui s'y sont enracinés. L'escarpement de ce coté formait une défense naturelle plus que suffisante .cantons que dans d'autres. à partir de ce point. mais. inais bien plus déformées par une culture ancienne". qui règnent dans toute cette étendue : I'une. il régnait au pourtour de la montagne. extérieure. On sait que les Roinains nommaient ces terrasses Pomoeria . Après ce coup d'oeil d'ensemble sur la montagne qu'il allait explorer. qui l'a parcouru dans tous les sens et pour un but scientifique. que chacun préten- . la neige fondait plus vite dans certaii.. entre Villemoron et Villemerviy." Nous avons laissé parler Grignon. de huit mètres de largeur. un cordon saillant qui délimitait toute cette partie . comme dans le midi de la Haute-Marne. et. ils ont donc été formés par l'épierremenf des vignes qui occupaient les deux tiers de cette pente . particulièrement sur les contours de Chateillon. qui existait à Rome. qu'il n'était pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui était intérieure. Grignon signale "des traces légères de pareilles terrasses. Grignon étudia le sol même et fut frappé de la différence qui se faisait remarquer entre la plateforme du Châtelet et les terrains environnants : "un tiers au plus était cultivé par les laboureurs des environs qui y semaient du seigle de trois années I'une". se trouvait-il également dans les villes et les oppidums de la Gaule ? On en peut douter. Les pierres calcinées et rougies par le feu d'un incendie. ont-ils servi de limites aux diverses propriétés. Je jetai alors un coup d'oeil attentif sur cette montagne. la pioche d u vigneron a fait disparaître tout vestige de fortifications. il ressemblait aux ruines d'un mur écroulé sur ces fondeinents. sans interruption.. au sud de la Haute-Marne.l'autre. en passant par le nord. ont été jadis ce que prétend notre auteur. Comment Grignon trouva-t-il le Châtclet en 1772 ? Lui-m&inenous l'apprend : (6) "J'avais remarqué de légers enfoncements sur le terrain.

FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET dait resoudre d'après des coi~jectures auxquelles rien ne contredisait. en face de la Haute-Borne. 25 ares. la numismatique. ou des édifices publics analogues à nos maisons d'octroi. elles sont toutes tirées au cordeau. soit qu'il y ait eu. et dont les vides étaient comblés avec du menu gravier. "équarris et &pincés" sur quinze centimètres environ d'échantillon et ce pavé reposait sur un lit de pierres irréguli6res rangées à plat. II fallait u n élément fort incomplet alors et peu connu. spécialement à l'est. tellement qu'il resterait un très vaste champ à fouiller. Sur les 22 hectares du Châtelet inêine.A. mais il y en a peu de parallèles." Ces rues avaient de cinq à six mètres de largeur et etaient pavées ou simplement jonchees de pierres mêlees de gravier de rivière et de montagne. Les ruines du Châtelet occupent la totalité du plateau. . "Depuis que le plan est levé. On sait que Néron. dont la contenance est de vingt-deux hectares . sous les remparts memes. dans les bois de Gourzon. 70 centiares) . Les decombres qui derobaient aux regards le pavé des rues pouvaient avoir de 60 à 80 centimètres. mais que rien non plus n'appuyait. 170 Dans cet espace restreint. interrogé patieintnent et minutieusement. après le faineux incendie qui réduisit Rome en cendres. soit que les murs aient suivi de ce c8té l'inclinaison du sol. (7)Billletin des fouilles dli CMfelef." Le pavé des premières était coinposé de morceaux de roches calcaires du pays. ordonna que les rues de la nouvelle ville et de celles de l'Empire romain seraient tirées au cordeau O. il y a cent ans. dit Grignon. que les récentes découvertes du cimetière nous ont fourni. mais il y a sur les pentes aussi. dans toutes sortes de directions. nous avons mieux reconnu la situation des rues . Grignon en a exploré un peu plus de trois (3 hectares. parfois même defoncée. une espèce de faubourg. si de malheureuses tentatives n'avaient éte faites de c6té et d'autre sans plan préconçu et sans autre but que celui d'acquérir quelques matériaux ou quelques monnaies.p. 98. des endroits qui recèlent les vestiges d'habitations anciennes. trente rues dont la majeure partie fut déblaybe. il s'est rencontre. sous la pioche des investigateurs.

qui servaient de support. mais la pierre leur avait paru plus commode et peut-être plus légère pour les toitures. il était à la même hauteur. Cette couverture nous paraît avoir été la sede en usage au Châtelet . qui avait 80 centimètres environ d'épaisseur. dit Grignon. il faut donner la première place à celui que Grignon appelle le femple principal. Nous avons retiré plusieurs pierres de la corniche de l'entablement. D'autre part. qui demande à ces édifices une longueur double de la largeur. La sculpture en est recherchée et dépouillée avec soin . ils éleveront la croix que les peuples iront vénérer en visitant le champ d u repos de leurs aïeux. A mesure qu'on s'éloignait de la Cella. enfouies dans le sol et dispersées. et qu'il retrouva sous un derni-mètre de décombres. Parmi les édifices religieux découverts au Châtelet.. et les bouts qui terminaient le coinble finissaient par des têtes de lions. le blanc." C'est dans ce mur qu'était pratiqué l'escalier donnant accès A la Cella. Ailleurs. La crête des arêtiers était couverte avec des faîtières taillées circulairement dans leur partie supérieure et creusées par-dessous en angle rentrant. sur les dolmens ou les menhirs." Autour de la Cella régnait un espace vide qui permettait de faire le tour du sanctuaire . il y avait huit dés. le vert et le lilas en sont les couleurs principales. au milieu d'une carrière exploitée jadis par les Romains. "sur lequel. Grignon trouva dam cet endroit. sur les tumulus. qui sont entières et de la plus belle conservation. dans les fondations. de jambes. mesurait à l'extérieur 10 mètres sur 8. mais les surfaces ne sont point adoucies et finies. "des faîtières. épais de 50 centimètres environ. on trouve profusion la grande tuile à rebords. C'était une construction carrée. il occupait à peu près le centre de la ville. deux de chaque côté. c'est à peine si l'on en rencontre un fragment sur l'emplacement de notre oppidum. de statues en pierre .. de manière à s'adapter sur les arêtes .CHAPITRE IV.. La pierre de Brauvilliers et de SavonniEres était à proximité. elles s'einboîtaient l'une dans l'autre à joints recouverts. tandis que. On voit qu'elle répondait inal aux règles énoncées par Vitnive. "liées entre elles par des queues d'aronde remplies d'un ciment qui en formait les liaisons. était comme doublé. sur le sol des autres localités gallo-romaines. et de les soustraire aux regards des nouveaux convertis. au levant. dans la derniEre enceinte. le rouge. les fouilles de Pompéi et d'Herculanum nous ont révélé jusqu'où pouvait descendre l'art du peintre et du sculpteur à ces époques de dégradation. Nul doute que les apôtres du Christianisme se soient empressés de détruire les monuments d'un culte ouhlieux de la plus élémentaire pudeur. attachées avec de grands clous sur la charpente. et limité par un mur de grosses pierres de taille. isolée des autres bâtiments ou de la rue par une triple enceinte. les débris devenaient inoins nombreux . Le mur. La Cella. objets d'un culte moins superstitieux. des sculptures d'ornement ont été respectés.33 de large. ayant son ouverture à l'est. Bien que plus rapproché du versant occidental de la montagne. qui caractérise aux yeux de l'archéologue les temps de l'occupation italique. dont nous n'avons trouvé que des fragments. et quanti@ de têtes. les matériaux qu'ils avaient prép&s et les instruments qui leur avaient servi pour ce travail. tandis que les statues. "Le temple était donc couvert en dalles de pierres de 2 ou 3 centiinètres d'épaisseur sur 40 environ de largeur et de hauteur. qui couronnaient le toit du sanctuaire. des fragments de peintures à fresque formant des compartiments à panneaux : le jaune.. les peintures à fresque étaient brisées. espacés régulièrement. puisqu'il avait pour hase le souvenir des morts . ce qui leur donne un ton plus mâie. Grignon ne rencontra que des pierres sciées qui avaient servi pour les toitures. d'un second mur. EDIFICES RELIGIEUX." . et l'on a trouvé dans ce dernier village. comme nous le verrons au chapitre concernant les bains." On le voit d'après ces quelques lignes de Grignon : des morceaux d'architecture. le sanctuaire dans lequel se trouvait la statue de la divinité. Sans doute ils fabriquaient aussi tous les ouvrages en terre cuite. A des colonnes cannelées avec des chapiteaux d'ordre corinthien. trois pierres de la corniche d'une fort belle conservation. de bras.

parce qu'elles ne devaient pas dégorger Seau conune les gargouilles de nos vieilles cathédrales. Le plan des fouilles du Châtelet mentionne un autre temple plus petit. Grignon (8) parle d'une tête de loup et d'une tête de lion qui terminaient ainsi la ligne des faîtières et dominaient le pignon : elles avaient l'une et l'autre la gueule béante.enfin une triple enceinte de murs pour l'isoler du tumulte de la ville. éclairé en face par un soupirail évasé. taillé de manière à favoriser la divergence de la lumière . 204. Qu'on se figure un escalier de quelques marches seulement. suivi le plan et recueilli les débris épars : un petit sanctuaire presque carré. Telle est la description du grand temple. avec des colonnes corinthiennes engagées dans chaque c6t6. entouré d'un péristyle. FOUROT Dans l'énumération des pierres sculptées qu'il a recueillies. Nous ne terminerons pas cet article sans exprimer le regret que Grignon n'ait pas laissé quelqu'un de ces sanctuaires privés tel qu'il i'avait trouvé lui-même : nous aurions pénétré. il parle de petites chapelles souterraines qu'il a fréquemment trouvées dans les (8) Bulletin des fouilles hi Chntelet. un porche ou yronnos de 1 mètre 30 centimètres de large sur 4 mètres de long . tracée par celui qui en a mis à jour les fondations. mais n'étaient pas percées complètement.A. que nous reconnaissons à la statuette du dieu placée dans une petite niche à un mètre environ du sol . mais dans le sens de l'escalier : cette dernière pièce est l'édicule. L'OPPIDUM DU CHATELET maisons des habitants ou plus riches ou plus religieux. . au bas de cet escalier. les restes de charbon. décoré de peintures murales à i'intérieur. les lampes en terre cuite et les brûle-parfum témoignent encore du culte que Son rendait à ces divinités protectrices du foyer. mieux que par la pensée. p. dans un des plus intéressants et des plus mysMrieux c8tés de la vie d'un grand peuple. en retour d'équerre. En revanche. mais Grignon ne le dkcrit point. couvert de dalles en pierre avec faîtières arrondies au sommet .puis une nouvelle déviation.

se répandant sous cette aire. et séparée d'elle par un inur perce d'arcades pour le passage et la transmission du calorique. quatre-vingt-dix colonnettes en briques circulaires de 4 à 5 cent. Qu'on se figure deux aires en béton formé de chaux et de briques concassées.BAINS PUBLICS. (11) Batissier. l'étuve sèche et le bain chaud . Le vaste bâtiment qui servait pour les bains était au couchant du temple principal. et séparé de lui par une rue longue et spacieuse. Cet aqueduc. sur lesquelles aboutissent également trois autres briques de infime diinension. ent~aient dans le programme de leur journée. et que l'on voyait.le bain d'eau chaude. comme à Montrot. III. dans la partie orientale de la ville. un plancher. que l'hypocauste supportait les chaudières appelées millinna (parce qu'elles contenaient mille mesures d'eau) . que celle qui se prolonge sous la route de Saint-Dizier à Joinville. la salle où I'on se frottait d'huile. c'était généralement une pièce souterraine. telle ne pouvait pas être sa destination. dit Grignon. Lienard. mais à tort. il est vrai. le contraire se voyait au Chatelet conune aux Crffisffi de Saint-Dizier. portant I'aire supérieure de béton. au lieu dit les C~mssis. dans les thermes. Grignon pensait. balneum . tant pour l'alimentation de la ville que pour l'entretien des bains. D'où les eaux pouvaient-elles venir dans cet établissement ? Ce serait une question fort intéressante à résoudre . le lieu où l'on se refroidissait et où l'on reprenait les vêtements que I'on avait déposés avant le bain.p. de même épaisseur que celles qui forment le pilier. elles sont si régulières et si bien disposées que chacune d'elles porte par un de ses angles sur quatre colonnettes. échauffe les pièces supérieures. de facc . le bain de vapeurs. l'étuve sèche. lnconinrm . à SaintDizier. et peut-être seronsnous toujours réduits à des hypothèses. Batissier fait remarquer. et parfaitement alignées comme les travées d'une église .quelquefois même.sur I'aire inférieure. 283. Toutes les pièces necessitées par le systcime hydrothérapique des Roinains se sont retrouvées sous la pioche des ouvriers : les fourneaux avec le réduit où se logeait i'esclave chargé de les allumer et de les entretenir .nous le verrons plus tard . Etudions cependant les bains découverts par Grignon. pour la disposition. Histoire de l'ni+ monz~metltd. sur cette colonnade haute de 60 cent. épaisse de 10 à 1 2 cent. parce que. à travers les colonnes. par où se répandait la chaleur .le bain froid. Archéolosie de In Meuse. enfin. 27 petites colonnes de pierre (9) Cette pièce est la même pour le travail. mais rien n'est venu jusqu'à présent éclaircir ce problème. calida lavatio ." L'auteur fait remarquer qu'outre les bains publics il y en avait aussi de particuliers. superposées l'une à l'autre . près d'Arc-en-Barrois. comme les repas et la promenade. il y avait 56 piliers de brique. La chaleur. .59 et suiv. était recouvert de tablettes de pierre de taille. mais construite et disposée comme la précédente. que le plus souvent les colonnes sont carrées et que les rondes sont fort rares dans les hypocaustes (11). comne à Senon (Meuse) (IO). c'est l'hypocauste (9). était une grande citerne à laquelle communiquait un aqueduc de plus de 60 toises de longueur. séparées l'une de l'autre par un intervalle de 40 cent. dans sa description des thermes romains. l'endroit où la route s'inflechit au nord-est vers le Clos-Mortier. II se dépensait donc une quantité d'eau considérable. "Au dehors et proche de ces bains. La chambre souterraine dont nous venons de parler confinait à une autre. environ reposent des briques carrées. elle passe dans les murs de la pièce par des tuyaux de chaleur : c'est un véritable calorifère. C'est un véritable carrelage. Nous savons que les Romains faisaient un fréquent usage des bains qui. I'hypocauste. surtout dans les bains destinés aux feinmes. inais de 40 cent. Mais de ces salles il ne restait que les fondations : ce que Grignon put voir encore. formé par deux murs assis sur un pavé. il se trouve sous l'étuve sèche et le bain chaud. qui portait hors la ville les eaux qui avaient servi à l'usage des bains. mais . concamerata sudatio .telle n'était point. Un instant on avait pu croire que l'aqueduc voisin de la Haute-Borne avait été creusé pour le Chatelet. Dans cette seconde pièce. pour les materiaux. un autre petit fourneau qui paraissait établi pour chauffer un laconicum . eloeotliesium . d'épaisseur sur 18 de diamètre. (10) F. moins vaste.

la base des tuyaux qui devaient transinettre le calorique sous les étuves.A. un autre fourneau qui lui semblait avoir servi pour un fepidarittm : il avait 2 metres 60 au carré . une L'OPPIDUM DU CHATELET petite voûte pour faire passer la f l a i m e et. à l'un de ses angles. aux trois autres. . à cent mètres environ de cet endroit. FOUROT en soutenaient l'aire. II avait retrouve.

Longtemps on s'est imaginé que l'industrie avait été nulle. ils n'avaient rien à créer et se servaient des voies de communications établies par les Gaulois (12). HABITATIONS PARTICULIÊRES. Au-delà de ce péristyle se trouvait la maison proprement dite. dont ils réclamaient l'assistance. à l'avocat en renom. espèce de petite cour intérieure un peu moins large que longue. et sur ce plan que nous trouvons en partie conservé dans nos antiques monastères. un petit autel. quoique assises sur la masse rocailleuse de 02) Ainsi. près de ce bassin. et cependant on ne voit nulle kace de voie romallie enke ces deux points. entourée de galeries couvertes . en dehors de ces lignes principales. l'on ne peut douter que Perthes ait ete mis en rapport avec le Cliâtelet. mais les explorations archéologiques de notre siècle. Au-delà. avec la statue de quelque divinité. Prothyrum. tous les matins. et ils n'ont pas detruit leurs maisons pour les rebatir à ln romaine. qui modifièrent à la longue ceux du peuple vaincu . au inilieu. au yntron en un mot. du inoins dans les premiers temps de l'occupation. des caves. les clients venaient offrir leurs hommages au riche praticien. pratiqué par les habitants du pays. l'oenrs. nous ont prouvé que les Gaulois avaient leur industrie. ayant des cours qui étaient sans doute ornées de coiomes. donnait accès dans le péristyle. V.A. (13) In. en face de la porte d'entrée. En dehors des quelques édifices que nous avons mentionnés plus haut. prenez garde au chien ! Cette pièce. Grignon en trouva. et. dont les portes à deux battants faisaient face A l'entrée et laissaient voir le jardin qui terminait la propriété. un bassin alimenté par les eaux qui tombaient des toits. Mais. des temples et des bains. On concoit que des habitations construites sur ce plan aient occupé un vaste espace et formé réellement une sorte d'île. dit-il sont pour la plupart peu spacieuses . Ces maisons forment des carrés irréguliers en général : on ne les reconnaît qu'aux fondations. s'alignaient sur la rue des boutiques louées le plus souvent à des marchands . II en fut de même au Châtelet pour les constructions : les habitants de l'oppidum s'étaient logés avant l'arrivée des Romains. p. C'est là que. nouvelle cour plus grande que la précédente et entourée d'une colonnade avec toits déversant les eaux pluviales dans un bassin central de plus vaste dimension que celui de l'atrium. des citernes. . et les tronçons de leurs ffits enfauis dans les décombres. puisque l'on trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. et qu'ils l'ont conservée pendant des siècles parallèlement avec celle des Romains. celles principalement qui se sont faites dans le sein de la terre. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE VI. cependant il y en a de fort grandes. En général. Les conquérants avaient-ils besoin d'une voie pour le transport de leurs soldats. sillonnaient le pays d'une extrémité à l'autre. le inblinum. fort avancée sous certains rapports. où déjà se révélaient l'opulence et le bon goût du propriétaire. si souvent nécessaires au milieu de ces populations. On le sait. avec ces souhaits de bon augure : salve. 11 en aurait fallu bien peu pour couvrir tout notre oppid~rm. Sans doute les légions qui séjournèrent dans notre pays avaient apporté leurs habitudes et leurs arts. semblables à des artères. un peu même dans certaines maisons de culture du Perthois. même les aires des chambres. pavé d'ordinaire en mosaïque. qui supportaient d'autant moins le joug du vainqueur qu'elles étaient plus indépendantes et plus mobiles de caractère. devanfant l'aurore. puis on arrivait à l'ntriilm. qui subsistent encore en assez bon état sous huit à quinze pouces du remblai des ruines. reliaient entre elles les puissantes cités et facilitaient les mouvements stratégiques. mais en petit nombre. salut ! ou ces utiles avertissements : cme cnnem. des deux cotés de la porte principale. inçula. ils mettaient les Gaulois à contribution pour élever ces chaussées. qui. "Les maisons. ou du inoins très grossière dans la Gaule avant qu'elle fût conquise par les Romains. toutes les fondations. s'ils trouvaient un chemin facile. il s'est rencontré peu de maisons particulières bâties d'après les règles uniformes des Romains. tant elles étaient indépendantes des maisons voisines. Riill. des temples.

La plupart des caves mises au jour par lui. les citernes et les puits. pour être fixée soit dam le sable de la cave. plusieurs différences notables qui permettaient de juger à preinière vue quelle pièce on découvrait. les caves. tandis qu'il aboutissait directement à la cave . et ses murs. bien que bâtis avec le meme soin et le même appareil. L'escalier. attendu que Néron avait défendu d'y planter de la vigne.les plus vaçtes avaient dix mètres sur quatre. les dofin. puisque la ville avait été dévorée par un incendie ou rasée par l'ennemi. dans les sanctuaires domestiques. conduisait au porche du sncelhrm. à cette époque. ou légèrement inclinées et liées avec du mortier de chaux et de ciment (13). Il y avait. entre les édicules souterrains que nous avons décrits et les caves. contenaient ce qu'il fallait pour la consoinination de la famille. avec une largeur proportionnée. voilà tout ce que Grignon put découvrir des anciennes habitations." De plus. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET la montagne. et ce ne fut qu'en 250 que l'empereur Tacite en permit la culture . et les amphores.A. ne portaient nulle trace de peinture ni d'enduit. Ainsi. sont posées sui un lit de pierres rangées debout. et Grignon donne une raison assez plausible de cette exiguïté : "Le vin était rare dans la Gaule. hautes d'un mètre environ. le vin était conservé 176 dans des amphores en terre dont la base allait se rétrécissant. celles que nous avons pu voir. sont de peu d'étendue : ordinairement elles ont de deux à trois mètres de large sur quatre de long . l . on buvait jusque là une espèce de bière ou cervoise. Ce inode exigeait moins d'espace. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir. celle-ci n'avait point d'embrasure.

. surtout les Romains. onctueux et grisâtres.cependant on en a découvert un qui était percé en ovale jusqu'au fond. à quelques mètres les unes des autres. soit pour leur genre de construction. il avait dix mètres de profondeur. Les sources abondantes qui jaillissent au pied du Chatelet. ne reculaient devant la dépense ou la fatigue pour se procurer ce qui leur semblait nécessaire.car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base . Avaient-ils &té creusés pour établir des communications qui n'auraient pas abouti ? Telle est la supposition de Grignon . mesurait 2 mètres 33 de c6té et 8 mètres 66 de profondeur. accusent l'existence d'un bassin considérable soit dans la montagne. pourquoi pas dans soixante ? Au reste. ce qui est plus probable . celles qu'il prétendait régulariser dans leur cours. CITERNES ET PUITS. coinine celui dont l'eau s'était retrouvée en 1772. Coinment l'eau venait-elle dans ce puits ? . et l'on voit encore aujourd'hui qu'ils sont trhs rapprochés. et un autre carré dans une partie de sa profondeur et rond dans l'autre. puis ils sont creusés dans le roc. creusée dans le roc. car la pierre était autrement dure que sur le Chatelet. et plus d'un ingénieur a vu disparaître. on a trouvé nombre de fontaines en pierre qui ne donnaient plus d'eau. étaient fort nombreux au Châtelet. et de 5 à 6 mètres de profondeur. Grignon n'avait encore rencontre l'eau que dans un seul puits. de 2 mètres à 2 mètres 66 de largeur en carré.en 1774. puis. nous répondrons que jamais les Iiommes de cette epoque. Enfin.CHAPITRE VII. en les ouvrant." Mais. à la nature des sédiments que les eaux y avaient laissés : ils étaient. les sources avaient pris une autre direction. quand il écrivait ces lignes. en général.ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes et d'amas d'eau (14). parce que. Les citernes avaient. lors de l'incinération de ces villes.La plupart sont murés jusqu'à trois mètres de l'orifice. coulaient moins fort que maintenant dans la vallée ? Si l'on objecte les travaux considérables nécessites par la perforation des puits pour rencontrer le filon d'eau. se proposaient simplement d'augmenter la capacité de leur citerne. On distinguait les citernes des caves et des édicules à l'absence d'escalier et de soupiraux. soit aux environs . dit Grignon. mais on peut croire aussi que les propriétaires. ils sont presque tous circulaires . ce phenomène de sources detournees de leur cours primitif n'est pas nouveau : à Pompéi. Leur diamètre varie généralement de 1 à 2 mètres . et en faible quantité . rien n'est capricieux comme elles. Les puits creusés dans le plateau de Langres ont exigé plus de temps et d'efforts . Une troisième était aliment& par les eaux d'un bâtiment voisin. l'auteur du Bttlletin rleç foriilles repond : "Ou les sourcfs de ce puits sont détournées . les parois d'une quatrième citerne donnaient accès à deux souterrains s'enfonçant l'un à l'ouest (2 mètres 66) et l'autre au nord à la profondeur de 6 mètres.ne nous est-il pas permis de penser que les eaux de ce bassin. L'une était de forme hexagonale . .ou. et l'altitude beaucoup plus grande. et il avait 13 mètres 33 de longueur. à Herculanuin. II s'en est trouvé cependant quelquesunes qui méritent d'@tre inentionnées soit pour leurs dimensions.les découvertes de 1774 dementent son hypothèse. il fut plus heureux : plusieurs en fournirent. mais il y en eut un dans lequel les ouvriers puisèrent pendant les chaleurs de l'@té. Si l'eau pouvait monter dans un puits jusqu'à 10 mètres du sol. captées jadis par les puits de l'oppidum. Dans ses fouilles de 1772. Grignon n'avait trouvé de l'eau que dans un seul puits . ou dévier. Rien n'est délicat. Les puits. une autre. une eau fraîche et abondante . lorsque l'on arrivait au fond.A cette question. nous l'avons dit au commencement de ce travail. et Grignon mit à nu le conduit destiné à les amener : il était formé de "goulots de pierres s'emboîtant l'un dans l'autre".

sur les sanctuaires privés que Grignon habitants du Châtelet . de bel10 gnllico. même au sihcle dernier. rise s'est exercee et s'exerce encore aujourd'hui dans leurs promenades. un nous avons retrouve les vestiges sur les territoires parait être de lave de volcan : ils sont tous coupes à de Gourzon.. de sédentaire. avait serties dam les bagues d'or ! C'est l'industrie primitive. etait justifiee par la coutume des Juifs. INDUSTRIE DU CHATELET A L'EPOQUE CELTIQUE. Ant. quoique mutilé. (17)Caes. enfin sur les puits et les citernes si multipliés que leur propre condition leur refusait. Phulpin eut bien l'heureuse fortune de l'épaisseur d'un tiers de ligne. sur édifices publics du Châtelet. sans doute. et ciiri~mcidefiliosIsrnel". aux "Nous avons rencontre .CHAPITRE VIII. attendu que l'industrie qui la caractel'aspect sévère. que la science moderne appelle improprement Quelle différence sous ce rapport entre le Châtelet à preliistoriqile. qui est un triangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. pratiquaient la circoncision avec des couteaux de pierre. "Les plus grands de ces couteaux sont de pierre les artisans dont le d t i e r s'exerqait plus avantaà fusil. de Fontaines et de Sommeville. nous aurons assez de D'après ce que nous avons dit plus haut sur les monuments pour nous éclairer sur la religion.. p. place de guerre qui servait d'asile. et la vallée de Naix. de jade. mais bien un oppidum. où les enfants. qui est d'une belle fonction attachait à la cité. une circoncision (15). les tre (17)". a six pouces de longueur . ce découvrit dans une vingtaine de maisons particulières. ce au-delà inême de la Grnnge. est devenu opaque à sa surface. des couteaux de circoncision de diverses grandeurs. s i l a : l'un. étant presque dans son intégrite. . par exemple. qui s'est decomposée signalée par Grignon : peu de métaux précieux au Châtelet. Phulpin. comme le des couteaux en pierre qu'il appela couteaux de pretendit Ant. ou fixées dans un pays où le métal fait Mais le luxe et l'opulence sont l'exception.l'autre. c'est un prisme quadranattestent que de tout temps les citadins ont cherché dans la banlieue la liberté qu'ils n'avaient pas dans gulaire renflé dans son milieu : un bout se termine en une pointe obtuse. de silex.2. U se trouve l'explication d'une particularite conservation. l9l et 192. lignes jusqu'à six pouces de grandeur . Ce couteau sacré d'y rencontrer plus de trois cents monnaies d'or . sur le temple principal les moeurs et sur les connaissances des anciens et les bains. VI. fausse dans i'espece. ch. son tranchant très affilé forme un demi-cercle de 27 lignes de diamèmais les cachettes de numéraires se font partout .Jos. et l'autre en u n tranchant de l'enceinte de leur ville. Ce n'etait point une ville de plaisance. Grignon trouva dans ses fouilles du Châtelet de dans un espace peu considérable. en serpentine . parures et les bijoux. et les nombreuses habitations dont grès. il est évident que nombreuses haches en silex. Un seul s'eloigne de cette figure . gardons-nous seulement de leur demander ce que la position de leur ville. aux Mazerots dans les bois limitrophes de Brauvilliers. Ils y laissaient ceux à qui trois lignes de largeur". qui forme un trapézoïdal taillé en coin. 17. le lieu dont nous cherchons à refaire l'histoire n'@tait pas un simple camp retranche. que dans les lieux habites par (15) Cette appellation. de serpentine. En defaut. qui. 06)Biilletin de5 forrilles. celle des nations à l'état d'enfance. selon l'ordre donné par le Seigneur à Josué : "Ait Doniiniis nd l o s l é : FN tibi ciiltros lqideos. tant s'en faut. d'agate laiteuse .. découvrent si fréquemment ces belles pierres gravées que l'orfèvre gallo-romain chez certains peuples parallèleinent à l'histoire. tandis que l'on ne trouve les objets de luxe. en jade. ils sont mais qui renfermait également une population coinposés de pierres de diverse nature. . enfin ceux que leur décompose à sa surface . bien peu près sous la m&me forme. leur fortune ne permettait pas le luxe d'une villa. Nous donnom cette dénomination à la période une population riche ou ainoureuse des plaisirs. n'est point geusement l'intérieur . depuis dix-huit habitants de la contree dans les moments critiques. dehors des arts somptuaires.

les moeurs. César. pour cette raison. Mars. Mars préside à la guerre.A. en ce que ce dieu Mercure n'a point les attributs ordinaires de cette divinite . quand ils ont résolu de faire une expédition. Quelle peut être la part des Gaulois dans la statuaire découverte au Châtelet ? Pour repondre à cette question. ses statues sont très nombreuses . Quoiqu'il en soit. les bustes. parce qu'il était soutenu par un bâton qui manque et sur lequel la main gauche s'appuyait. Voici ce qu'il dit concernant le sujet qui nous occupe : "Mercure est de tous les dieux celui que les Gaulois vénèrent le plus . Le bras droit est pendant et legèrement étendu . ni dans l'expression". et qui. Vi. Mais. orné d'oves et portant sur quatre patins. . Nous savons en effet que les Gaulois travaillaient la pierre et le bronze avec une rare habilité.mais ce qui constate particulièrement que c'est un Mercure. posée sur un piédestal carre de 21 lignes de hauteur. ce passage démontre clairement le séjour au Chatelet d'une population primitive qui se servait de ces instruments grossiers pour une foule d'usages auxquels nous appliquons maintenant les métaux. combien les artistes restaient fidèles à la tradition dans la reproduction des attributs de leurs personnages. on n'y reconnaît pas l'esprit du style romain. Nous verrons à propos de la statuaire romaine. malheureusement mutilé. ni dans l'attitude. en dehors des précieuses révelations de l'archéologie. régulièrement taillés. Mercurius en lemes ponctuées assez irrégulièrement. qu'ils vouent le plus souvent le butin qu'ils doivent conquerir (la). haute de cinq pouces. celles que l'on a faites depuis 1849 et les fouilles réceinment pratiquées concourent à prouver la verité de cette assertion du conquérant. Minerve initie les hommes aux travaux et aux arts. la jeunesse et les grâces de la figure. les t@tes. que nous appelons aujourd'hui coirtenux.Nous lisons à la page 121 du Bulletin : "Une statue (en bronze) de Mercure. qui nous revèlent l'esprit des anciens habitants. mais qui complète d'une manière frappante le Mercure b e r n e .Cette figure est dans l'attitude d'un homne qui se repose sur la jambe droite et flechit la gauche qui ne porte que sur le bout du pied. ces figurines destinées à servir d'appliques sur les ineubles. 17. Les dieux qu'ils adorent après lui sont Apollon. a pris place au musée de Saint-Germain. et ils pensent qu'il exerce une très grande influence sur le gain et le conunerce. Quoique cette figure ne soit pas barbare. et les ornements que recèlent leurs sépultures nous montrent à quel degré de perfection ils pouvaient atteindre.la main de ce coté manque. avait étudié le caractère. Cette figure est originale. ces caricatures inelne. seraient aisément confinnés par la découverte faite en 1883. il faudrait avoir sous les yeux les nombreuses statues. et ils en ont à peu près la même idée que les autres peuples : Apollon guérit les maladies. Ces derniers mots. (18) de bello gnllico. il est un témoignage que l'on ne saurait negliger toutes les fois que l'on traite de la Gaule et de ses habitants . FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET La description faite par Grignon ferait supposer qu'il confondait les haches proprement dites avec les instruments spéciaux. 179 . la religion de ces diverses peuplades avec lesquelles il était continuellement en rapport. comme la divinité qui préside aux voyages et aux routes. il faudrait pouvoir passer en revue ces statuettes en bronze. Le fini du travail ou sa grossièreté. Le pétase ailé est remplacé par les boucles de cheveux relevées en cornes. il emane d'un hoinme qui fut tout à la fois grand guerrier et incomparable historien au jugement de Ciceron. à Rolampont. sur le champ extérieur du piédestal. ils le regardent comne l'inventeur de tous les arts. . C'est à lui." Les découvertes de Grignon. par lesquels l'auteur insinue discrètement que le Mercure de bronze est de travail gaulois. les traditions et les procédes. en traversant la Gaule à tant de reprises. Jupiter et Minerve. elle n'a de commun avec les autres statues de Mercure que la nudité.les basreliefs qui furent rendus à la lumière . divers selon la nationaliM des artistes inspirés par des sentiments variés : tout cela nous aiderait puissamment dans nos attributions. Jupiter gouverne le ciel. d'un Mercure en pierre. c'est qu'on lit. reunies par leur base sur le sommet de la tete .

même après avoir séjourné pendant des siècles dans les terrains lavés par les eaux.mais bient6t . Les Gaulois avaient des monnaies d'or ou d'électrum. blanchâtre . il ne s'en est pas rencontré un cent qui fussent déteriorées par l'oxyde. ils ont imité dans le principe les beaux stateres d'or de Philippe de Macédoine. Mais la monnaie gauloise. les sou~nit à Queverne. des statères macédoniens. le . Ainsi. mais on saisit l'intention. une diminution de poids notable. Ainsi rien ne ressemble moins à la numismatique de Rome que celle de la Gaule. Dans la monnaie. Neptune apparaît anne de son trident au revers de la medaille. c'est le potin. On croyait généralement qu'ils n'avaient pas trouve le moyen de séparer l'or de l'argent . de Caylus. peut-&treparce qu'il ne pouvait reproduire un personnage. qui reconnaît dans les pièces d'or gauloises. les noms. Ils inscrivent sur chaque pièce le consulat. la pièce macédonienne pesant 8 gr. la puissance tribunitienne du chef de 1'Etat : si bien que I'on peut. comme à Reims. soit des triangles ou des carrés. de leurs moeurs et de leurs goûts. pour les emblèmes des monnaies : c'est le cheval aux franches allures. il se contente de lignes se croisant en sens divers et figurant soit des grecques. des monnaies d'argent et des inoimaies de bronze. mais encore préciser l'année de l'émission des pieces romaines. même quand elle ilnite et quand elle subit l'influence étrangère. l'ouvrier n'en a que faire : des nodosités marqueront les articulations du corps. en un mot. et c'est probablement tout ce que voulait l'artiste. Les Romains empruntent à la mythologie la plupart de leurs revers allégoriques : sous le masque de Jupiter ou de Mars se cache l'empereur qui vient de terminer heureusement une expédition . Quelquefois. les cheveux seront quatre ou cinq nattes tombant du sommet de la téte sur la nuque . garde quelque chose de grossier : il y a du relief. nul souci des proportions . il y a l'idée . bijoux de toute sorte les font resplendir au soleil . quant à la forme. parce que. Si les chefs ont trouvé profit dans la fonte des monnaies grecques et dans la création de pieces plus faibles de poids. mais si faiblement que I'on est forcé d'y reconnaître un alliage assez considérable. il en est cependant qui peuvent tromper l'oeil le plus exercé. je crois. dans les pièces gauloises.ils se sont inspirés de leurs traditions. tout est frappé au coin du siècle et de la nation.-C.au Ile siècle avant J. 20 et même 8 gr. c'est qu'elles s'oxydent fort peu. est très pur et d'un beau brillant . essayeur de monnaies. 63. chez les Rèmes et les Trévires . en genéral. César et Virgile nous dépeignent les Gaulois tout brillants d'or : colliers. Parfois cependant. . produits aux confins. ne peut-on pas supposer qu'ils ont également voulu bénéficier en abaissant le titre ? Il n'en est pas de même de l'argent. guidé par ces indications. imitées des statères de Philippe. Quant aux Gaulois.CHAPITRE IX. et ils n'auraient pas su épurer ce métal dont ils font un si fréquent usage ? . ils ont pu participer à des industries différentes. NUMISMATIQUE DU CHATELET. ils représentent le bige dont les coursiers sont aiguillonnés par une Victoire montée sur le char : réminiscence. non-seulement reconnaître le règne. c'est le guerrier orné du torque et courant à la lutte. pour ainsi dire. le srcs gallicus . Une preuve que l'alliage est très faible dans ces monnaies. ou plus souvent de potin. mais. le métal.La solution du probl6me pourrait bien être donnée par M. l'oeil occupera le tiers de la figure.c'est la vache qui nourrit la famille . Lenormant. Le troisième métal qui circulait parmi les Gaulois est le bronze chez quelques peuplades plus civilisées. si la victoire a été remportée sur mer. qui leur sont venus sans doute par la colonie phocéenne de Massilia . L'or des Gaulois est souvent pâle. parmi les milliers de pièces trouvées à La Villeneuve-au-Roi en 1866. La numismatique n'offre point ce danger. sous ce rapport il ne le cède pas aux consulaires ni aux impériales du ler siècle. de civilisations diverses. bracelets. c'est le sanglier qu'ils chassent dans leurs foréts. en 1762 . et la pièce gauloise 8 gr.il marque la pierre de touche. qui. L'émule de Montfaucon. Bien que la plupart des objets antiques portent le cachet de leur origine.mais comment accorder ce jugement avec les assertions des auteurs anciens ? Strabon. les emblèmes. étonné de l'aspect de ces pièces.

161. le revers porte généralement un sanglier à gauche. on distingue le croissant. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET savant lui en donna la composition : "Le potin. la roue gauloise. représentent d'un cdté un homme (19) Bulletin. (Ti)Art gnulois. "Une petite médaille d'argent fourré. ibid. selon M. dit-il. . et il invoque à l'appui de sa thèse plusieurs exemplaires de cette médaille trouvés au Châtelet. pour donner une idée de la richesse numismatique du Châtelet. ajoute : "Quant aux médailles gauloises. nous les trouvons au Châtelet à une profondeur où disparaissent les vestiges de i'industrie des Romains. qui est parfaitement conservé. sous leurs rues. ou plutût l'indice informe du conducteur . 173. (22)Mmnniesgmrloises inédites. "Une autre médaille d'argent représente une tête portant les cheveux courts et frisés . mais cette industrie se presente si rarement chez nos aïeux. quand elles leur paraissaient frustes ou illisibles. soit dans la Champagne. peu connues il y a quelques années et multipliées maintenant par la trouvaille de La Villeneuve-au-Roi. Ces deux métaux. elle regarde à gauche. après avoir parlé de ses médailles romaines. Quelques autres. fort dégradée. p. Sur une inonnaie d'électrum trouvée au Chatelet en 1869. représente le cheval à gauche. qu'il avait trouvées en quanti* considérable.. convexes de l'autre. renferme six parties de cuivre. un cheval ayant une roue entre les jambes (19). on lit :VLATOS (ZO)." L'industrie des faux monnayeurs était fort développée chez les Romains. cette pièce se rencontre fréquemment. mais c'est par quantités considérables que la pioche des ouvriers les exhumait au siecle dernier et dans toutes les fouilles profondes qui furent entreprises depuis Grignon. Non-seulement nous les recueillons disséminées comme on les peut rencontrer dans tous les pays habités avant les expédiiiom de César . p. le revers. est revendiquée pour les Remes par M. soit dam la Lorraine. massivement et irregulièrement figuree." Or." Cette pièce. comme le prouve le grand nombre de leurs pièces fourrées que l'on trouve à Perthes et au Châtelet . leur habileté à recouvrir d'une feuille d'argent la monnaie de bronze avant de la frapper ne le cède en rien au moderne nloltz ." Ajoutons. Les autres pièces d'argent. que l'on pourrait soupçonner Grignon de s'être trompé dans cette ath'ibution. ath'ibuée par Hucher (21) à l'ouest de la Gaule. 4 et suiv. Phulpin. armée d'un fouet. une tête tournée à gauche. Entre les jambes du cheval. derrière lui. deux de plomb et une d'étain.ce qui fait que ces pi6ces ne peuvent Stre fondues qu'à l'aide d'un moule . conduisant au galop un char du haut duquel la Victoire. si l'on ne savait qu'il fut secondé par le savant d'Ennery dam le classement de son médailler. que les ouvriers jetaient de cûté la plupart des pièces de bronze ou de potin. "Ces pièces." Où l'auteur hésite. Pistollet de Saint-Ferjeux (23) . Parmi les monnaies de bronze ou de potin. la lettre T. stimule son ardeur. un profil extrêmement barbare d'une figure encadrée d'un feston. Sur 9000 monnaies découvertes par cet archéologue. qui remplace le delta des pièces de Grignon et de Phulpin. d'un côté. Parmi les pièces d'argent dont ils nous ont laissé la description. non inoins grossieres que les précédentes. il prouve que.mais ils lui donnent un vernis brillant qui les garantit mieux contre l'altération. contrairement à l'assertion du savant auteur. nous pouvons affirmer. il s'en est rencontré 1600 gauloises . 33 et suivantes . présentent sur la face. en détruisent la ductilité .De I'autre cûté est la figure d'un animal qui tient d u bouc et du mouton et qui regarde en arrière . ces trois monnaies. et au-dessous une fleur de lis.. d'électrum. Sur le revers est un cheval avec une housse pendante . représente. plusieurs méritent d'être mentionnées. 1867. sont en général des Eduens et des Leuques. (20) Birll. la majeure partie appartenait aux Lingons. Maxe-Werly (22) . concaves d'un cûté. Le médailler de Phulpin avait quatre p i h s en électrum. peut-@trecelle d'un char . (23) Anriirnire de In Sociétéfinnçnise de Niirnismnfiqlie. de l'autre. le cûté convexe.A. sous les fondations de leurs édifices : ce qui prouve une fois encore que la ville gallo-romaine fut superposée à l'oppidum gaulois. le nombre en est si grand qu'il me serait impossible de les désigner. dit-il. joints au cuivre. au-dessus. d'argent et de potin. p.

M. lors de la deuxième cainpagiie de Cesar. et non une monnaie de confédération. dans sa Numismntique de ln Mnme. tandis que. le bige est conduit à gauche par des chevaux que stimule la victoire montée sur le char. Jacob Kolb. La plupart des numismates. A. un Rémois. voient dans les trois figures la personnifica- tion des trois Gaules . à cette opinion que son auteur est seul à soutenir. l'attribue aux Catalauni. prétend que les trois tetes sont barbues . et bien conservée. de i'autre une sorte de bâton dans lequel les habiles voient un flambeau . on a recueilli plus d'une fois. . de l'autre c8té. on peut supposer la légende Remo qui se reproduit sur les deux c8tés de la pièce et qui indique une monnaie spéciale aux habitants de Reims.Auguste Denis.L'OPPIDUM D U CHATELET marchant A droite et tenant d'une main un rond que l'on prend pour un torque.. Enfin.-C. la monnaie des Rèines sur laquelle se profilent trois têtes à l'avers.ce que je n'ai jarnais remarqué sur ines nombreux et magnifiques exemplaires de cette médaille . M. Mais.et veut qu'elles representent les Rèmes. les Çoissomais et les Çequanais qui s'étaient unis l'an 56 avant J. de Barthélémy entre autres.

CHAPITRE X. Les deux oreilles étaient tout siinplement des ailes que l'on pr@te A Mercure. ces qui lui parurent de longues oreilles : "La quatrième figure. la bourse ferrnee est un des attributs de Mercure. il existe. il en coûte au peuple pour renoncer a ses usages et à ses traditions.il est habillé comme un capucin (24). avait atteint une perfection maintenant encore justement adinirée. Sur l'un des cotes d'un autel quadrangulaire. au musée du Louvre. coinme on représente Apollon. messager de l'Olympe. Elle est coiffée à la grecque avec une toque. quand ils eurent mis A l'épreuve les procédes etrangers. qui sont ceux de Mercure (26). SCULPTURE ET STATUAIRE A L'EPOQUE GALLO-ROMAWE. Mercure est celui que les Gaulois du Châtelet seinblent avoir le plus honoré : Grignon et ses successeurs en ont exhumé douze statuettes ou bas-reliefs .lingonicus bardonrnrllus. ne serait-ce pas celui que Grignon avait trouvé ? Voici comment il décrit un autre bas-relief où Mercure se trouve représenté : A cote du dieu apparaît "une femme entièreinent couverte d'une tunique dont les plis font un merveilleux effet. puisque cette femme a pour attributs le coq et le pétase aile. petite calotte thessalienne qui est aussi Yu11 des attributs du dieu. d'ordinaire. p. ce qui fut imporM par les Romains. On voit un coq ménagé dans les plis inférieurs de la draperie de cette belle figure qui pose la main gauche sur une corne d'abondance.. De tous les habitants de l'Olympe. et l'on est force de confondre sous le noin de galloromains les produits de notre industrie nationale depuis l'occupation de la Gaule par César jusqu'à l'arrivée des tribus germaniques. dit-il est Midas qui tient une bourse ferinée . et le vieil element gaulois qui. que les artistes gaulois empruntèrent au vainqueur ce qui pouvait leur manquer. le vainqueur ait pu substituer à la civilisation et A l'industrie gauloises sa propre industrie et sa civilisation. soit parce que les Lingons le fabriquaient.. pendant des annees. la lutte persévère entre l'éléinent romain. nommé cun!llrts. (26) Biilletin. et meme. sont adaptees au pétase. dans le travail du bronze.. il brise difficilement avec son passé et préfère parfois sa routine à de réels progrès. 200. nous nous bornerons à decrire les plus remarquables. Les vestiges de cette civilisation inixte. coinme dieu des marchands et . i. Il ne faut pas croire que. la seule branche où l'on ne coure aucun risque de s'égarer. v.. Aussi. Ces deux figures sont du meilleur style. jusqu'à ces invasions qui modifièrent si profondément les moeurs de nos ancetres. p. de dire ce qui revient aux Gaulois. dans Martial (Z). C'est à la longue seulement. nous les retrouvons au Châtelet dans la statuaire. Or. 5. Grignon croit reconnaître Midas. dès les prciniers temps de l'occupation. et qui. par exemple. 50 (25) Epigi. Il paraît que le sculpteur a voulu representer Mercure mus les deux sexes.54. des voleurs. Le vetement qui lui donnait cette ressemblance anticipée avec les capucins était le petit manteau gaulois avec capuchon. Sw un . pour modifier in@meses procédés dans les arts. nous les retrouvons sur un chaton de bague extrait d'un puits ouvert en 1879. et cette coiffure est surmontee de deux ailes pareilles A celles du petase de Mercure.. dans l'industrie des métaux et dans la numismatique. soit parce qu'ils le portaient habituellement. et. dans certains arts." Ces attributs. d'autant moins populaire qu'il est envahisseur et triomphant. un Mercure portant le petit manteau avec capuchon . bien que l'homme soit imitateur. Il est donc difficile de faire la part exacte des deux civilisations. parce que le personnage représente en bas-relief porte A la tete certains appendi(24) Bulletin des Foiiilles. Iinrdocirctrllus.

autrement. les deux côtés apparents étaient seuls sculptés. Le plus grand côté (96 centimètres) représente une femme assise à droite sur un siège en pierre. animal consacré à Mercure. Nous devons signaler : trois images de Jupiter et d'Apollon .un peu au-dessus. nous devons mentionner deux bas-reliefs que I'on pouvait voir. dont une fut exhumée en 1849 . comment expliquer le fini d'un travail aussi difficile ? Parmi les douze images de Mercure trouvées au Châtelet. Dans cette liste ne doit pas entrer le Mercure v@tu du manteau gaulois . A cette liste il faudrait joindre celle des divinités topiques.comme elle faisait l'angle d'une construction qui dépendait probablement des bains ou d'une fontaine publique. fils de Maia. Diane. En voyant la délicatesse avec laquelle ces pierres sont gravées. le pétase ailé. . on compte quatre statuettes en bronze. et au-dessous.Be1ief beau nicolo noir et bleu sont finement gravés : un pied ailé au milieu de la pierre . à droite. telles que Çolima pour Çolimariaca (Çoulosse). on ne peut douter que les artistes latins n'aient eu quelque chose d'analogue A nos verres lenticulaires . etc. et le sujet se continuait sur les autres pierres.A. inais que I'on a détruits pour se défaire d'un bloc difficile à placer. une tete et le bas-relief decrit plus haut. c'est-à-dire particulières à certaines localités. quatre en pierre. Parmi les sculptures sorties du Chatelet. le costume dénote clairement son origine. le coq. Neinausus pour Nîmes. La pierre carrée sur laquelle ils étaient sculptés avait 48 centimètres d'épaisseur . Mars et Bacchus ont fourni chacun une seule statuette. Vénus. Une autre incuse portait le mot MANS que l'on donnait parfois à ce dieu. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Bas. deux d'Hercule et de Minerve . Neptune. dans la cour du presbytère de Fontaines. Apollon Borvo pour Bourbonne. il y a quelques années. deux bustes.

une aukie femme était assise à gauche sur un siège en bois soutenu par une tige de fer ou par une corde comme nos escarpolettes . De rares empreintes en avaient été prises. Devant le premier personnage. si l'on en peut juger par sa forme elliptique. Davigot. M.L'OPPIDUM DU CHATELET De la main gauche elle tient un biton incliné dont l'extrémite inférieure atteint le genou. et le quatrième cbté devait faire partie d'un vaste bassin. la pierre semblait s'arrondir en coquille. . passe dersière le dos et vient reposer sur les cuisses. Ce chaton. s'est détache et n'a pas été retrouve. Le personnage est nu. à Fontaines. La draperie était agencée de la m@me manière et venait retomber au meme endroit. avait trouvé une charmante petite cornaline représentant Minerve debout à droite avec le rameau d'olivier. les jarrets sur le bloc inférieur. La tete et les épaules se trouvaient sur le bloc supérieur. il y a quelques andes. et qui probablement portait sur l'épaule. sauf une draperie legère qui part d u bras gauche. nous rappellerons qu'au pied du Châtelet. mais ni i'un ni l'autre n'ont été retrouvés. large de 72 centimètres. creusant les fondations de la maison qu'il habite. Sur l'autre cbté. elle ne portait aucun attribut et n'était visible que de l'épigastre au genou. Avant de clore cette page sur la sculpture ou la gravure religieuse. Minerve messagère de la paix. monté en bague.

Les ciseaux ordinaires ne sont pas. coupait en tirant. de façon à se rapprocher et à se croiser sous la pression de la main ." La serrurerie mérite une mention speciale. composés de deux branches mobiles sur un axe commun . servant aux divers usages de la vie . (28) BBil. pêiies. et dont les deux extrémités ont été amincies et aiguisees à l'intérieur. Les couteaux offrent une assez grande variété. les ciseaux de menuisiers. dans ce cas. celle-ci traversait le inanche et y était rivée (28). etc. . inalheureusement la rouille a décomposé la plupart des objets et ceux-là seuls ont échappe. mais quelquefois il se courbe à son angle droit comme une équerre. travaillée avec soin. taillé circulairement.c'est le panneton taillé. instruments de labour et de jardinage. les lames sont droites comme celles de nos couteaux de table .il affectait legèrement la forme d'un S et les deux tranchants qui le terminaient étaient opposés . loquets. les gouges. coutres pour ouvrir la terre et faciliter l'action du soc. le tranchant extérieur. Çi nous sommes fiers de nos serrures incrochetables. avait dû servir pour les travaux en bronze . dont l'une. rien ne ressemble mieux aux forces avec lesquelles on tond les draps et même les moutons en certains pays. et leurs clefs seules témoignent de l'ingénieuse coinplication de la pièce où elles devaient se mouvoir. le milieu de la tige forme une douille ouverte pour passer le inanche de l'outil. Ces instruments. la soie est simplement enfoncée dans le mancl-ie que serre une virole. lorsque les pierres.. En général. ou quelquefois maintenue par des rivets dans l'os ou dans le bois de cerf. II serait trop long d'énumérer tous les objets en fer que Grignon signale à notre attention : socs de charrues. car (Z)ler Bulletin. et quelquefois de pavés. dont la longueur varie de 15 à 35 centimètres.FER. Ce métal était représenté par des instruinents de toute espèce. ils font partie d u mobilier funéraire des Francs. INDUSTRIE DES METAUX. découpe en tous sens pour laisser le jeu libre aux garnitures intérieures . 38. auquel il était fortement assujetti par une soie terminée en pointe . avaient émoussé l'instrument. p.p. mais tout à fait inconnu d m le sud de la Champagne. des clous destinés à fixer sur la charpente les pierres suées qui servaient de couverture aux toits. Grignon décrit une espèce de sarcloir usité peut-être dans notre région. les limes. p. les Romains nous ont devancés dans cette industrie.CHAPlTRE XI. ce qui ne causait aucune interruption dans le travail. 35. se sont rencontrés fréqueinment dans le cimetière au pied du Cnâtelet . elle a fourni de nombreux échantillons : entrées de serrures. qui se sont trouvés dans la chaux produite par les pierres calcinées lors du sac de la ville. Ce qui est remarquable dans la clef. non seulement il est découpé. on le retournait. ce qui prouve que cette forme de ciseaux n'était point particulière aux Romains. et son extrémité. 172. prouvent que tous les métiers étaient exercés dans la petite ville. (29) Bt~ll. Les petites tenailles. de sculpteurs . un autre était assujetti à un manche d'os percé d'un trou pour le suspendre : économie usitée de nos jours pour les enfants du peuple(27). Parmi les outils servant au labourage. est dentelée comme un peigne. les couteaux. verrous abondaient parmi les objets exhumés du Châtelet. c'est une tige d'acier recourbée au milieu comme nos pincettes. si abondantes sur les versants du Châtelet." . Grignon cite deux enclumes. long de 60 centimètres environ . ce n'est pas i'anneau généralement simple et de petite dimension . mais aucun de ceux que l'on a trouvés n'avait de ressorts. Le dos est taillé carrément et forme un second tranchant qui coupait en poussant . "II est composé de deux tranchants sous la forme d'une petite serpette . Un de ceux que Grignon poss4dait "se fermait dans un inanche de corne de cerf . 11 en est un cependant que les premières fouilles n'avaient point révélé et qui se voyait à Ruetz il y a quelques années : c'était un coutre double. comme les nûtres.

dont l'émission a quelque parenté avec le jet du lazzo des Painpas d'Amérique. à moins qu'il ne le porte écrit comme les monnaies . dit-il. Elle a quatorze centimètres de longueur. destinée à être lancée sur l'ennemi." Les armes se sont naturellement rencontrées en assez grand nombre . ses cotés sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hainpe (30). Aux yeux de l'archéologue. et c'est lui qui date pour ainsi dire les antiques. parce que. Grignon cite des mailles de cottes d'armes. n'aurait plus que des reliefs effacés. se couvre d'un oxyde qui le corrode plus ou moins . plus de deux cents inhumations mérovingiennes.BRONZE." Les années dernières. mais encore celles qui caractérisent la période franque. ce grand poignard ne seraient-ils pas les L'OPPIDUM DU CHATELEI scramasaxes des Francs ? Il y a quelques annees. non seulement les arines gauloises et roinaines. par exemple dans le calcaire de Langres et du Châtelet. jusqu'à présent. devient un vernis solide et brillant . s'appelle la yntine. elle mesure sept centimètres. si on le faisait disparaître au moyen d'un acide. puis ramenée au moyen d'une corde. l'objet privé de cette cangue. se terminant en une pointe mousse . il aide à fixer l'âge des objets antiques. Le cimetière a fourni deux exemplaires d'une petite flèche triangulaire coinme nos baïonnettes . des épées à deux tranchants. Ce vernis. il se revêt d'abord d'un oxyde qui. par un séjour prolongé dans quelques terrains. et tous provenaient du Châtelet inêine. s'il est d'un titre inférieur. parce que. un sabre et une espèce de grand poignard avec son manche d'os garni en cuivre. se terinine par un petit anneau auquel la corde était attachée. FOUROT On a trouvé plusieurs poids de romnine : "ils sont coinposés de deux pyramides à six pans. permettait au guerrier de combattre sans perdre son arme. unies base à base et terminées par un anneau : un de ces poids était ajusté avec du ploinb (29). . sur trois cents sépultures environ. ainsi en est-il de l'or qui se garde pur dans le sein de la terre. le fer disparaît sous la rouille qui parfois le consume . contournée en spirale. dont la base est l'oxyde de cuivre. . le bronze est u n noble métal. dont trois par la partie effilée qui pénétrait dans le bois ou le roseau. s'il est d'un titre élevé. des javelots. Du reste. et même se les assimile à tel point que. dans les dependances d u Chatelet.A. le cimetière exploré depuis 1883 nous a fourni. l'industrie des faussaires n'a pu l'imiter.la tige. . on pouvait en voir cinq ou six à Ruetz. celui-ci reproduit jusqu'aux moindres détails de l'objet. il se conserve si bien qu'il est difficile de connaître son âge. Après quelques années. Une des deux garde encore le bois ferrifié qui l'entourait. dont huit pour la flèche . des fers de hastes et de piques . l'argent.Grignon cite un fer de haste qui mérite d'être inentioiuié : "Il a. mieux que les autres. Cette fleche. Ces deux derniers objets me semblent appartenir à l'époque qui suivit les invasions : ce sabre. sept pouces et demi de longueur sur treize a quatorze de largeur . Quant au bronze. on a recueilli une petite arme du genre des jnniln.

la base est ornée d'un cavet qui lui donne plus de solidité (32). OBJETS SERVANT AU CULTE. de façon à s'ouvrir et à former avec lui un angle droit. après l'avoir ouverte. Dans l'intérieur se trouve encore un tube en cuivre assez mince. unis ou articulés comme la tige du blé . ils étaient peu profonds . D'autres ont été argentées ou peut-@trektamées. et ceux que l'on employait dans les divers usages de la vie.er au rnusee de la Société des lef*es.L'OPPIDUM DU CHATELET Les bronzes exliuinés du Châtelet sont très nombreux et mille fois mieux conservés que les objets en fer. ou quelque résine ? c'est une de ces questions auxquelles nous ne saurions encore répondre. ceux qui servaient au culte. Ce petit appareil intérieur porte visiblement les traces du feu. haut de 3 centimètres. avec moins d'6levation et plus de largeur. ce ne pouvait être le charbon . Certaines patères ont été finies au tour et décorées à l'interieur de cercles concentriques. nous diviserons en deux classes les objets de bronze trouvés au Chatelet . et il ne serait pas intéressant d'en donner ici la noinenclature . d'autant plus que Grignon s'est plus d'une fois trompé dans les attributions qu'il a faites. art que l'on a renouvelé de nos jours pour des batteries de cuisine. est composée de deux capsules hémisphériques qui s'emboîtent l'une dans l'autre. que des fouilles plus recentes ont fait passer dans la collection de M. le joli vase eri bronze sorti de la ballastière pour enh. Ces vases à libations variaient pour le diamètre de 1 2 à 16 centimètres . Il avoue lui-in@ineavec sa modestie ordinaire que ses études archéologiques laissent beaucoup à désirer. se terminait assez souvent par une tête de bélier ou de chien." Les millerç R pnfums se sont présentées en grand nombre et sous des formes diverses. . inais il ne parle point d'un petit vase en bronze assez délicat. celui des autres circulaire et plus ou moins profond. plusieurs sont encore en usage et n'ont subi que de légères modifications dans le cours des siècles . Le manche. Quelle substance l'entretenait ? Etait-ce l'huile. Cet objet n'a rien par lui-m&inequi révèle sa destination . Le bassin des unes est ovale. il portait des ornements plus ou moins recherches. empêche.le vase etait trop petit pour le contenir. garnie de sa bélière. Grigiioti cite de petits objets qui n'avaient rien de religieux et dont nous parlerons plus loin . Les manches de ces cuillers sont généralement cylindriques. et agréable par son odeur balsamique (33). cependant le Bulletin en signale un qui pouvait avoir 4 centimètres. et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte. l'objet est long de 15 centimètres environ. qui traverse tout le diamètre. de 5 à 6 centi~nèhesde haut sur 3 environ de diamétre. Nous citerons en ce chapitre une curieuse amulette denite par Grignon : "Une amulette sphérique de 18 lignes de diamètre. au bas pour le tenir debout. Pour éviter la confusion. et a recouvert son oeuvre d'une laine d'argent en dehors et en dedans avec le m&me art que les faux monnayeurs fourraient des pièces qui n'avaient que l'apparence de l'argent. a forme le manche de la même pièce sans soudure. en général. Grignon décrit fort longuement les nombreux instruments ou ornements qu'il a découverts . Une goupille. et ses descriptions ne permettent pas toujours de se représenter les objets qu'il avait sous les yeux et que des planches devaient reproduire. de Saint-Laumer. je l'ai connue par un vase tout a fait pareil provenant de Langres. lorsqu'il était plat. et. ou par des boutons en olives . dont les deux exîrémités ont été dentelées. En tout cas. C'est un vase droit. Disons (32) C'est. pliée avec art. dit Grignon (31). terminés en pointe. et que peut-etre on avait découvert au siècle dernier. Parini les cnssolettes ou Dnîle-pnrfitrns. Grignon recueillit cinq ou six patères ou petits bassins en forme d'assiettes. Deux moulures semicirculaires l'entourent au soinmet et au milieu . plante qui était en vénération." OBJETS ETRANGERS AU CULTE. Nous avons été surpris. par ses rivets. qui faisait corps avec la patère. d'y trouver une plante entière. mais sans en cornaître la destination. en haut pour soutenir la cassolette à parfuins. qui l'on donne sous le titre de nouvelle invention ! Nil sub sole nouum. Il n'est pas possible. que les deux parties ne se désunissent. il nous semble donc inutile d'en parler. "L'ouvrier.

La tige de bois sur laquelle se promenait le poids. "Ces petites boîtes à éponges odorantes sont coinposées L'OPPIDUM DU CHATELET de deux parties unies par une charnière. comne nous en trouverons dans certaines fibules . s'einboîtant l'une dans l'autre . L'autre est orné de inoulures en derni-bosse. pour que les parfums puissent exhaler leur odeur. et le savant répondit que l'objet était bien une boîte à parfum qui se fixait sur la poitrine en guise de broche (35). Troloppe. avait longtemps douté de l'usage de ces boîtes en bronze .elles sont assujetties par un petit arrêt. Quoi qu'il en soit. les Romains. Les anneaux se trouvent si fréquemment dans le mobilier gallo-romain. dont une argentée et deux étamées . lesavant explorateur des s$ultures normandes. mais spécialement de celui qui a gardé le nom de romaine et que l'on employait encore dans les campagnes il y a près d'un derni-siècle. Un des cûtés est uni. les serrures avec leurs accessoires. dit Grignon. ou siinplement de filets concentriques. tandis que l'objet pesé était suspendu à l'une des extrémités.'' Ce que Grignon appelle encaustique est siinplement un éinail.A. Des balances de divers genres. il s'est rencontré. ne parvenaient pas à vitrifier le jaune . Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les dimensions à celle de Saint-Martin : elle est ronde. trois en triangle et un au milieu. de petites cassolettes de formes variées : les unes sont rondes. il en avait sous les yeux deux provenant d'Arcis-sur-Aube et de Cérès. bordée de petits renfleinents qui simulent des tours et munie d'une charnière dans laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. parce qu'on ne remarque à aucune des bélières pour les suspendre (34. plusieurs cuillers ordinaires. FOUROT seuleinent que les clefs les plus coinpliquées. Outre les cassolettes destinées à brûler des parfums devant les autels ou dans les sanctuaires privés. des fourchettes à deux branches. lui-même venait d'en découvrir une à Saint-Martin-en-Champagne : il crut devoir consulter à ce sujet M. un couteau : tels sont les ustensiles de table trouvés par Grignon. offraient une variété remarquable et témoignaient du désir qu'éprouvait l'artiste d'innover dans une industrie qui semble conda~nnéeà se répéter sans cesse. a disparu consumée par le temps. les poignées de coffrets et de meubles. Une seule particularité mérite d'@ire signalée : les deux branches des fourchettes se rapprochaient coinme les serres des écrevisses. et au Châtelet spécialement. d'autres sont elliptiques. d'autres carrées. percée de quatre trous. de Lincoln. le cimetière récemment exploré nous en a fourni de nombreux exeinplaires. seuleinent. qui réussissaient fort bien l'émail bleu. Il est probable que ces cassolettes se portaient dans la poche. qui s'était adonné longtemps à l'étude de l'art ancien à Pompéi et à Herculanum. le rûle de nos boutons. L'abbé Cochet. parfois de coinpartiinents d'encnustique de diverses couleurs . . percé de petits trous. que plusieurs archéologues se sont demandé s'ils ne remplissaient pas. près de Bar-sur-Aube . mais la garniture en cuivre est restee avec ses deux anneaux pour peser au fort et au faible. Une cuiller à potage. il y en a même qui sont dainasquinés.aussi disparaît-il facilement lorsque l'on veut le nettoyer. dans le costume.

Pour les épingles que les dames romaines inettaient dam leur chevelure. comme celle des Style (36) Grignon a trouve un encrier en bronze. et que les fouilles de ces dernières années nous ont aussi fourni. doré quelquefois. comme le style servait à l'ébauche du travail. OBJETS EN BRONZE SERVANT A LA PARURE ET AUX TRAVAUX INTELLECTUELS. les bords forment uii gros bourrelet". La tête de l'épingle était ronde ou taillée à facettes . l'encre était assez épaisse et coulait lentement comme entre les branches d'un tire-ligne. Dam les palimpsestes.CHAPITRE XII. Tandis que les fenunes du peuple se servaient d'épingles en os à peine dégrossies. Si nous passons aux objets de parure et d'omeinent. ou par un Cupidon. on pourrait se demander quel usage on en faisait : le wilnmtrs servait à la rédaction définitive. il prenait les ineinbranes ou le parchemin sur lequel il gravait pour ainsi dire avec le calame . tandis que les contours tracés par les deux becs du calame sont encore parfaitement visibles (36). dit-il. se trouve tout simplement une reproduction de l'antique.on sait qu'une des extrémités est effilée. corrigez snns cesse. et I'autre munie d'une spatule pour aplanir la cire. et voilà coininent notre plume métallique. "C'est. mais que Grignon a trouvé.Le style roinain a généralement de huit à douze centimètres de long. les matrones portaient le m&me objet en bronze travaillé. par une Vénus. Quand l'auteur avait suffisaininent promené sur la cire le revers du style. Un auhe speo'rnen s'est presente dans des fouilles plus recentes. c'est le calamus ou la plume à écrire. le corps de la lettre a disparu. par conséquent pour effacer un essai malheureux. puis roulée en spirale. argenté. mais plus tard les Romains la firent en bronze. 190 . aiguisée et fendue comme nos plumes. leur grosseur relative. d'autres fois elle était remplacée par une main dont les deux premiers doigts tenaient une perle. elle est formée d'une lame de bronze. Les dernières fouilles du cimetière ont fourni une épingle ayant 292 millimètres. inventée il y a un demisiècle. Les styles destinés à écrire sur des tablettes enduites de cire sont très fréquents au Châtelet . Mais. nous trouvons les épingles à cl~eveuxet les fibules. Celle que j'ai sous les yeux mesure treize centimètres . tandis que chez les Francs il atteint jusqu'à vingt centimètres. quand il était content de son oeuvre. de manière à former un tube analogue à nos porte-plumes actuels. . la variété suit pour ainsi dire la diversité des conditions et des fortunes. et I'on se rappelle le précepte d'Horace : "Çnepe stylum vertffi". sans support. Les aiguilles que nous avons recueillies dans les fouilles du cimetière ont de 7 à 8 centimètres de longueur . comme le ruban qui forine cet objet est assez épais et résistant. un petit vase bombe.La dimension variait de 6 centimètres à 15. si ie bec était dur. Elle était priinitiveinent de roseau. Un objet plus rare. . C'est la plus longue que je connaisse.

derrière cet aiguilles en os. comme les fibules de la Franche-Comte. Ne serait-ce pas plutôt un instrument de chirurgie pour sonder les plaies et vider les abcès ? Deux exemplaires qui me viennent du Châtelet dépassent dix centimètres. et la boule allongée de l'extrémité paraît sans emploi. malgré les mille inodifications apportées par l'ouvrier. Ils ressemblent à ceux dont nous nous servons. que I'on trouve même dans les sépultures franques. a toujours comme élément principal une torsade qui donne à l'épingle assez d'élasticité pour qu'elle joue parfaitement après deux mille ans de séjour dans la terre. mais ils sont accompagnés assez souvent de la pince épilatoire. l'adaptation des deux extrémités est toujours aussi parfaite. généralement décoré ns . est d'une seule pièce. vient s'arrêter juste dans le petite excavation ou cuiller qui la doit retenir. malgré l'opinion de Grignon et les apparences qui lui semblent favorables. fait supposer qu'oii les einployait pour coudre des étoffes d'un tissu assez lâche. ou de la partie méridionale de la Haute-Marne. Encore aujourd'hui. parfois étamé. les Arabes. Qu'elle n'ait pour ressort qu'une spirale ou deux. qu'elle en ait douze ou seize. Celle-ci. La fibule gallo-romaine est composée de deux ou trois pièces. que l'on porte habituellement sur soi. FOUROT I~slrumentdsiûi!eiie oude chirurgie FIBULES. est long de onze centimètres jusqu'à la cuiller qui manque. Les artistes romains ont parfois conservé l'epingle gauloise avec le ressort en torsade. im . En dehors des siyles. Un objet usuel. provenant de Langres. dans la trousse qui les accompagne. dont notre épingle nourrices est une faible mais correcte imitation. Il existe peu d'objets qui se soient mieux pr&tés aux capricieuses inventions de l'artiste que la fibule gallo-romaine : elle ne ressemble plus à celle dont les Gaulois se paraient avec une coquetterie de bon goût. si bien agencée dans le nombre et la disposition des spirales. dont Grignon avait pris la spatule pour un cure-oreille et l'extrémité opposée pour un cure-dent. J'hésite à ranger parmi les cure-oreilles. Cette cuiller me semble bien trop longue pour avoir servi de cure-oreille. l'autre par une cuiller allongée de trois a quatre centimètres sur sept à huit milliinètres. un instrument terminé à un bout par une olive de deux centiinètres environ. serait-il commode avec de telles dimensions ? (37) Des experiences diimiques faites récemment ont démontré que rr qui paraissait argent sur certains objets de bronze n'était que de l'étain. La fibule gauloise. que l'aiguille.L'OPPIDUM DU CHATELET A. et un troisième. qui forme l'une des extrémités. ont toujours de ces grosses aiguilles qui traversent aisément leurs burnous de laine. mais ils ont enfermé cette torsade dans un cylindre en bronze terminé par u n pendentif plus ou moins orné. il s'est rencontré beaucoup de ces instruments indispeiiçables pour la propreté. au milieu de substances le plus souvent humides et parfois corrosives.

sinon pour la grâce. mais des oreillettes de bronze adhérentes à la fibule et percées chacune d'un trou dans lequel passait la goupille qui maintenait l'épingle. aux précédents. sur un étroit espace. Dans les trois derniers objets. l'émail a disparu. Dans l'autre. se pr@teà inille combinaisons ingénieuses. sous la tentative incomplete ou inalheureuse. Au centre du champ. Tantôt il est creusé d'un sillon qui le partage en deux .l'autre. or ces derniers sont bien de l'email. on devinait l'intention de l'artiste. de bonne conseivation. L'extérieur de la fibule. Deux charmantes fibules furent trouvées par M. il nous parait inférieur. Bulliot a retrouvé les échantillons et les procédés dans l'oppidum de Bibracte sur le mont Beuvray. Ils en étaient encore aux essais. sauf le petit cercle du inilieu qui garde encore un reste de pate jaunâtre non passée à l'état d'émail. par une bélière de laquelle partait une chaînette destinée à les réunir. à celui des Gaulois dans le même sujet.Fibules émaillees Chain~ttepi reliait ces deuxibules appendice. Tel nous paraît l'art romain dans la confection d'un objet nécessaire qui. tandis que le jaune n'est pas encore vitrifié. est munie : en haut d'une petite charnière dans laquelle passe la goupille qui maintient l'epingle . en bas d'un petit crochet qui l'arrête. Mais les arts se développaient : l'émaillerie. dont l'anse est carrée à la partie supérieure . Plus d'une fois. Plusieurs spécimens de cette variété se sont rencontrés au Chatelet. le proprietaire gravera ces mots parfaitement lisibles malgré le sigle qui réunit les premieres lettres du second mot : AVE AMICA MEA. ce bijou servira de messager aux sentiments les plus intimes. émaillé de blanc aux deux autres . Cette fibule. . a la forme d'un losange allonge dont chaque angle est amorti par un petit cercle ouvert aux deux angles rapprochés. un petit rond de bronze concave fait corps avec la fibule. pour donner plus de relief à la decoration. Dans toutes ces fibules. mais. plus ou moins arquée. et. Mais l'ouvrier se lasse de l'imitation et tend chaque jour à s'affranchir de l'élément étranger. Un autre échantillon. je crois. l'une a la forme d'une hydria. tantBt la partie médiane s'élPve en triangle strie au milieu de deux gorges élégamment excavées . avait passé chez les Romains. Gelin sur le versant oriental du Châtelet . postérieur. l'artiste a fait partir de l'arête arquée deux prolongements horizontaux qui donnent à l'objet l'apparence d'une croix dont la tige verticale s'arrondirait en demicercle.quel qu'il soit. dont M. il n'y a point de charnières. bientat. semé de petits ronds bleus . Ce genre de fibule me semble @trela fusion de l'art gaulois et de l'art romain. la partie extérieure. ce qui devait paraître et faire ornement. Ces deux fibules se terminent. devint un objet de luxe . et tout ne réussissait pas . porte les traces de l'étamage (37). au inoins pour le talent. se trouve le petit crochet qui la doit arreter. Le champ de celle-ci est jaune orange. celle d'une amphore à deux anses arrondies.parfois même. qui semble fait pour cacher le jeu de l'épingle. au bas du champ. le champ garde les traces d'un elnail rouge.

bordée de petits renfleinents qui siinulent des tours et munie d'une charnière dam laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les diinensions A celle de Saint-Martin : elle est ronde. représentant un philosophe coiffé d u nrn~llusou d'une sorte de bonnet . une petite caricature d'un centimètre de haut. FOUROT Pour terinines ce qui regarde le bronze.L'OPPIDUM DU CHAIELEI A. percé d'un trou au milieu. puis. ce minuscule objet devait servir d'applique. percee de quatre trous. nous inentionnerons une sorte de burin de 14 centimètres. Cassolette . peut&treA un coffret. dont la pointe assez fine est quadraiigulaire . trois en triangle et un au inilieu.

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forinée d'une légère lame d'argent." Dans les fouilles de 1774.-C. En 1774.. Quelle est la raison ? ~~i~~~ la trouve dans les de usages du teinps et dans le peu de richesse des habitants. pliée sur huit angles et domant un octaèdre . On le voit. Grignon avait à peine rencontre ce métal précieux. C'est une hyacinthe orientale encliâssée dans une boîte oblongue . conjectures est indéfini ... Or. mais seulement des fragments de petits tubes. par des traces irrécusables. ceux-là veulent que chaque leme soit une initiale . dès lors le champ des dam ce cas. 112. aucune pièce. 11 n'y a point d'autre entourage que le cordon qui fortifie la châsse . . l'explorateur fut plus heureux.. et nous avons retiré d'une sépulture de cette époque Une ceinture de 1 mètre 17 centimètres de longueur sur 7 ou 8 centimètres de largeur. et c'est une nouvelle preuve du culte spécial rendu par les Gallo-Romains à cette divinité. en or . non seulement les Romains connaissaient la ductilité de certains métaux. et le rev2tissement d'un vase en cuivre (44). "Nous avons trouvé. ses cbtés sont carrés . l'abbé Phulpin. avec une légère arête au centre. L'anneau est fort . l'autre composée d'une portion d'anneau circulaire terminée par deux appendices qui ressemblent à des oreilles d'écuelle percées à jour syinétriqueinent . Cette bague n'a pas le caractère de la plus haute antiquiM . (42) T. la ductilité immense de ce métal était donc connue. cependant ne pourrait-on pas appliquer au ~ ~ ~ ce â tque ~ M. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET de son Renieil de inonuments nnfiqireç découverts dnnç hcienne Gnule. la partie extérieure est biseautée. p. une médaille. Nous avons dit plus haut que c'est un suriiom de Mercure. (45) Bull. I ' o ~ voit quatre perles d'or. il est plat interieureinent . 10. mais il en est pour qui vinterPrétation naturelle est taujours @op simple . A ces objets nous joindrons une bague de fer revêtu d'argent. inais elle est remarquable par une inscription gravee en lettres romaines sous le champ de la pierre en ordre inverse pour qu'on puisse les lire dans leur sens naturel à travers la pierre . le bilan de métaux precieux du Châtelet n'est pas considerable. mais. (43) Bull. "Nous n'avons trouvé. l'encensoir (42). Les inêtnes fouilles domèreiit "une bague d'or ornée d'une pierre taillée en tombeau . les Gaulois savaient laminer le bronze.. presque à son corps défendant. l ~ t disait. dit-il. il pouvait la formuler hardiment . qui dire que l'explication qu'il donne est la meilleure ? ~ 0 aurons ~ sà traiter cette questioii à propos de la Haute-Borne. 92. OR. et deux moindres aux extremités . (44) Bull. " I1 était réserve à son successeur. une bague. en aucun genre. p. bien avant la conquête. la trace de son Passage entre les cylindres. à chaque extrémité du chaton. parce que l'histoire nous laisse dans une ignorance absolue.. il y a quelques années. de se faire un precieux médailler avec les pièces d'or que lui fournit le Châtelet. au Ve siècle avant J.A. elles sont soudées à un chaton de forme ovale qui contient une pierre factice de couleur grise (43). on lit facilement MIORl (45)." L'auteur pense que c'est le nom du propriétaire plut6t que celui de l'ouvrier. elle y est maintenue par une sertissure sans ornement qui s'élève d'une demi-ligne au-dessus d'un cordon perlé : elle pose sur un petit lit de craie blanche qui d 0 ~ un e reflet mat. 114. dit-il. qui porte pour inscription MAIVS. et il a raison .lorsque le jour est clair. Dam ses premières fouilles. qui garde encore. p. elles decrivent ensemble une portion de cercle. même sur la patine. Cette cause est réelle et nous la confirmerons encore lorsque nous parlerons des pierres gravees. de pompéi ? . un petit bout d'or trait . p. mais. Voici ce qu'il en dit : "On a pensé que ces objets servaient à prendre l'encens dans l'ncerrn pour le jeter dans le thuribiilum. Grignon trouva deux bagues d'argent : l'une très simple. Q devinrent ~ ~ les pompeiens après ~ ~ ~de leUr ville ~ ? test ~ ici que~ ]'archéologie nous rend un précieux témoignage." Cette affirmation que Grignon jette comme à la dérobée. dont deux plus grosses au centre. il. que les Poinpéiens einployèrent un ~ . l'archéologie montre. ainsi que l'art d'en faire des tissus.

à supposer. M. non pas à déblayer leur ville. est la raison principale de la pauvreté du sol en métaux précieux.. des candélabres bien ciselés. le Drnme du Vésuve.. de tapis .L'OPPIDUM DU CHATELET A. de l'argenterie. Le souvenir des lieux etait trop frais pour qu'on ne se dirigeât pas à coup sûr. comme on le croit " (46)Beulé.. de la table de bronze incrustée d'argent.. ce me semble.. sous la cendre . ne soient revenus quelques jours après pour retirer ce que le fléau n'avait pas consumb.. . mais à la fouiller. On ne saurait donc douter que les Gallo-Romains du Châtelet. les places des inaisons étaient plus faciles à reconnaître que celles de Pompéi sous leur inanteau de cendres. ou celui du salon avec ses riches ornements. L'étude du cimetiEre nous en fournira de nouvelles preuves. qui n'avaient pu emporter leurs objets précieux au moment du désastre. du moins chacun de ceux qui étaient revenus. ou les chambres dont les armoires étaient pleines d'étoffes. (46) ? Le Châtelet n'était pas enseveli. Chacun était chez soi. de parures. FOUROT certain temps. p. qu'il ait péri par la flainme.. 204 généralement. comme Poinpéi. Quel propriétaire aurait oublié l'emplaceinent de son tricliniuin.

et." L~~ ouvriers ont .*deux pierres fines : lrune est un jaspe de forme ovale sur laquelle est gravé un amour tenant entre ses doigts un papillon aux ailes déployées. il y en a une bleue sur laquelle est gravé un amour qui.MEULES. 20 et 21. pierres précieuses d'un brun tirant sur le rouge. ou tout au moins de la plus élémentaire des loupes. quatre pilons et huit morceaux de dalles de faible épaisseur qui devaient servir de revêtement aux murs d'un appartement . elle avait échappé A ses regards. et l'on s'est demandé. Elles sont généralement convexes d'un c6té et planes ou légèrement concaves de l'autre. tient un casque. de Çommeville. l'a recueillie parmi les débris exhumés de ce puits invisible encore dans la partie ouest du Châtelet. petite calotte avec des ailes. Pour être moins rare que les pierres gravées. La seule pierre gravée que les fouilles modernes aient fournie au Châtelet meme. non seulement les chatons. s'il pouvait atteindre cette perfection sans le secours des verres lenticulaires. une haste posé sur l'épaule. non sans raison. dans leurs promenades du dimanche. sauf une piece fort petite. ilautre est une agate caméole (dg). A Naix. est à l'état de fragments. qui orriaient les bagues. comne les dents de certains poissons fossiles (pimodus) que l'on rencontre fréquemment dans les grèves de nos pays. Les métaux précieux sont rares au Châtelet . de l'autre. qu'il n'était pas une ville de plaisance ni de luxe. et le coq. Martin. P. sur lequel sont finement gravés les attributs de Mercure : le pied ailé. il n'est pas rare que. coirune nombreuses au Châtelet. Colson. le marbre n'en est pas inoins une rareté. (48) Petite teinte couleur de chair m@léede brun. C'est un nicolo. on lit : NOX . tous les détails de la figure sont bien prononcés .MARBRE. Le sol de Langres fournit assez frequemment. (49) Bull. "Parmi les pierres fausses. de noir et de jaune obscur.C W r ï R E XIV. enfin "une petite tablette entiEre de marbre gris tacheté de brun. de Gourzon . au-dessus de Bayard. de forme circulaire. et que l'insuffisance de ses moines ne faisait qu'ajouter à son mérite. Tout ce que Grignon en a pu recueillir. Grignon mentionne. bleu et noir. elle est digne d'un grand maître (49). les crapaudines. dit Grignon. le pétase. animal consacré à cette divinité. à notre comaissance du moins. parce que le peuple prétendait les trouver dans la tête d'un vieux crapaud. sortait d'un puits vidé par M. et M. sur laquelle est gravée une tete qui ne laisse rien à désirer . comme le prouve la cangue de rouille qui la dérobait en partie. A ce que nous appelons aujourd'hui le confort. auxquelles on a donile ce nom. 11 en est autrement du Châtelet : c'est à peine s'il en a fourni une douzaine dans les fouilles du siècle dernier et dans celles des années dernières. Nouvelle preuve. mais une modeste place de guerre enfermant dans ses murs tous les métiers indispensables et ne donnant rien au luxe. Les autres sont de forme bizarre. ce me semble. Rien de plus délicat parfois que le travail du graveur. MARBRE. de la goutte d'eau (47). Sur une autre qui imite l'onyx. Il cite : deux mortiers. Elle était sertie dans un anneau de fer. symbole de l'inconstance . mais parfois les bagues elles-mêmes. quelquefois rnêine toutes les phalanges des doigts. . les enfants trouvent à fleur de terre ce qu'ils appellent des oeils de bague. PIERRES GRAVEES. p. rares aussi ces charmantes petites pierres qui décoraient les anneaux dont les matrones romaines et les chevaliers aiinaient à se charger les doigts. Ce morceau a trente lignes de longueur sur dix-neuf de largeur et (47)Que l'on en juge par les quelques exemplaires que l'habile consen~ateurde notre musée a si bien reproduits. d'une main. et mutilées en grande partie. et l'on conviendra que l'artiste romain aurait peu de leqons à recevoir de nos graveurs modernes. . sur une troisième sont gravés l'Amour et l'Hymen séparés par une ligne perpendiculaire. .

. quantité de grès et de queux (pierres de Cos) pour aiguiser et affiler toutes sortes d'instruments. dont les asperités. Citons encore. on a trouvé des ineules. de suivre attentivement les champs cultivés au Chgtelet. mais il y avait un intervalle. combinées avec celles de la pierre inferieure. . sans rencontrer l'une ou l'autre de ces pierres. M. Frédéric Moreau les a trouvées par centaines dans les cimetières galloromains ou francs qu'il a si heureusement explorés. Au Châtelet. (50). il est rare. plus près des bords se trouvait une entaille dans laquelle on introduisait une tige de bois pour faire tourner la L'OPPIDUM DU CHATELET meule. FOUROT quatre d'épaisseur. Les quatre côtés sont coupés en chanfrein.A. Ce qui est certain. et M. mais il y a lieu de croire que c'etaient des hachettes votives que l'on déposait le plus souvent dans les tombeaux. au milieu. De plus. c'est que les Romains les amenaient avec eux . coinme dans toutes les stations romaines.on remarque sur la surface un enfoncement elliptique. Millescamps ne voit dans ces haches que des instruments votifs (51). des montagnes du Jura. la meule supérieure était percée." MEULES A MOUDRE LE GRAIN. peut-etre aussi était-ce un objet de trafic entre les diverses peuplades de la Gaule. selon certains archéologues. m&me aujourd'hui. d'un trou par lequel on fait passer le blé que l'on voulait moudre . réduisaient le blé en farine. L'une de ces meules était convexe à la partie supérieure. ce qui nous fait présumer que cette petite tablette a servi à broyer des couleurs précieuses . Les meules variaient d'épaisseur : les plus communes.. pour la partie du haut avait dix centiinktres au bord et deux ou trois au centre .elles sont en serpentine ou ophite . sur laquelle se plaçait le côté concave de l'autre . soit en pierre volcanique. pour terminer le chapitre des pierres étrangères au pays. soit en granit inicacé des Vosges : les premières viendraient. le dessous est plane . quelques-unes atteignaient jusqu'à vingt centimètres. La pierre inférieure était généraleinent moins épaisse. Grignon avait encore tire de ses premiéres fouilles kois pierres allongées comme les queux et de couleur verte .

. 102.CHAPITRE XV IVOIRE ET OS. L'un de ceux que Grignon avait découverts mesurait quinze centimètres et était percé de trois trous. Venaient ensuite les ébauchoirs de sculpteurs. des manches en corne de cerf. c'est le même que le ndtre. mais peut-être dans le nombre se trouvaient de ces épingles à cheveux dont les dames romaines faisaient usage et que nous avons vues reparaître en ces derniers temps. déprimee. son eclat et son poli. p. ce dernier chiffre est le plus élevé que j'aie vu. dont u n allongé entre deux petits circulaires. dit Horace. L'os est parfaitement poli au tour et à l'extérieur. Colson. et s'étonne de n'avoir jamais rencontré un seul dé." Grignon avait trouvé plus de trois cents styles . il a trouve les fragments d'un fitillus. de trois trous ." Il s'est même trouvé dans la Champagne des contradicteurs qui ne voyaient dans cette flûte élémentaire qu'une paumelle dans laquelle devait se mouvoir le gond d'une porte : pour les refuter. L'abbé Baudry. nous aurons l'occasion de les décrire. dont la substance cède difficilement aux agents destructeurs du temps. simplex et foraminepaiicn. le savant investigateur des puits funéraires du Bernard (Vendée). un peigne quelque peu différent de son similaire actuel . un archéologue émérite a pris l'instrument et en a tiré des sons tres facilement. sauf que les trous sont remplacés par un rond au centre duquel est inscrit un point. Grignon signale encore plusieurs poignées d'épées. long de cinq à quinze centimètres et percé d'un. ce qu'ils avaient regardé comme impossible. Celle-ci sont longues parfois de quinze à vingt centimètres. cornet à dés. Elle servait à soutenir la voix de l'acteur au théâtre et lui donnait sans doute la dominante. qui nous donne le développement du dé romain . effilées et terminées par une tête ronde ou ovale. Quoi qu'il en soit de ces discussions souvent stériles. en a recueilli quelques-unes et les appelle.mais. nous fournit toujours une ample et intéressante collection (52). l'os est bien scié dans le tibia d'un animal et nous savons que c'est de là qu'est venu chez les Latins le noin de la flûte. mais en moindre quantité. comme s'il sortait des mains de l'artiste : "il avait dix-sept centimètres en longueur . En ce dernier cas. (53)Pi~itsfun&~iresg~llo-rornniiis. 35. etc. peuple. servait à ébaucher les formes du modèle en terre ou en cire molle". dont un avait conserve sa couleur. 231. polygonale ou plate comme la tête d'une pointe. simple.. et percée de quelques trous. "L'ivoire. les grosses aiguilles ou passe-lacets. Un objet qui se présente quelquefois aux archéologues et que Grignon a trouvé fréqueinment. . de Çommeville. la pointe.. je ne sais pourquoi. "sifflets des morts (53). elles pouvaient effacer sur la cire les mots que l'auteur croyait devoir corriger. Cet instrument est bien la flûte primitive. Mais ce qu'il n'avait pas trouvé vient d'0tre découvert par M. mais l'intérieur est à peine dégrossi. tibia. bien que ce jeu fût très connu chez les Romains et pratiqué par les soldats comme par les gens du (52) Bull. comme le cimetière du Châtelet en a fourni plusieurs. de deux. c'est un fragment du tibia. On trouve également.

plus loin une femme tenant un enfant. qui s'est trouvé plus rarement au Châtelet.quant aux socles. Elle avait diverses grandeurs. Les Romains avaient. Quel était leur usage ? nous n'oserions le dire. l'huile et le vin durant la période de fermentation. des danses de bacchantes. Dam un ordre différent. Il est peu de maisons qui n'aient fourni leur amphore plus ou moins brisée . au lieu d'étre aplatie. soit avec le liège. qui se rétrécit sensiblement. une fois reposé. mais fort improprement. avec des bords plus relevés . de grandes jattes en terre rouge vernissée et sigillée . le cratère avait encore une assez grande capacité. yntinoe. Les sujets les plus ordinaires sont des chasses. et que i'abbé Cochet comparait justement à notre pot-au-feu. soit avec ces pierres arrondies et plates qui sont nombreuses au Châtelet et qui devaient être garnies de linge pour empêcher l'action de l'air. mais la forme ne différait guère : une panse arrondie sans supports avec une assez large ouverture le plus souvent évasée. le manteau rejeté derrière l'épaule. puisqu'ils se fabriquaient en Gaule et que les reliefs étaient produits par des moules creux. etc. On a trouvé. se prolonge en pointe pour être fichée soit dans le sable. De ces assiettes. Moins volumineux que les précédents. et l'esclave à qui revenait cet office allait y puiser avec un cyafhe pour emplir les coupes ou calices des convives. C'est dans un vase de cette dimension que les peintures antiques nous représentent Diogène. iis se reproduisent autour du vase périodiquement et dans le même ordre. mais avec un pied moins élevé. On y reconnait un homme. sur les bords duquel on a recueilli la jolie pierre gravée qui reproduit les attributs de Mercure. avec cette différence que de l'extrémité inférieure de la coupe part une anse qui s'élève au-dessus de bord pour revenir gracieusement se souder à son niveau. ils ne sont pas rares au Châtelet. On les mettait au bout de la table pour le repas . Le canthare.CHAPrrRE XVI. Le cadus et l'amphore. il mesure vingt-cinq centimètres de diamètre. Le dolium servait à conserver les fruits. nous avons I'olln qui servait à la cuisson des aliments. servaient également à conserver l'huile. . est une tasse ou bol à pied. était mis dam les amphores ou dans les cades . car les Romains le buvaient rarement pur. une forme dont ils s'éloignaient peu. parce qu'elle répondait mieux que toute autre à leur destination. inais la richesse de la décoration les classerait. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir. et les fouilles du cimetière en ont fourni de nombreux échantillons.on leur a d o ~ leé nom de vases samiens. pour les vases consacrés aux rnéines usages. et la base. Sa forme est à peu près celle des urnes en bronze ou en fonte que l'on place sur les pilastres des portes cochères. comme si l'on avait retiré maladroitement le moule. Le premier vase pour la grandeur est le dolium : les fouilles récentes d'Antium en ont fourni un dont l'épaisseur atteignait sept centimètres. Un beau vase de ce genre est sorti du puits visible encore. Pour nous éclairer complètement sur l'industrie des Gallo-Romains du Châtelet.c'est une vaste coupe évasée. mais presque tous en fragments. les bas-reliefs représentent des lévriers à la poursuite d'un lièvre : le tout avec tant de naturel et de feu que. avec des reliefs parfois d'une finesse remarquable. Généralement les reliefs se voient sur des poteries d'un rouge vif . le col. mais les reliefs en sont amortis. sauf rétrécissement à la base et à l'ouverture . parmi les vases de luxe. mais souvent brisées. des péches. etc. ce me semble. est accosté de deux anses. il proclaine ici l'art supérieur à la nature. malgré les imperfections de dessin. sur les perrons. Les assiettes et les plats. Grignon en a trouvé de diverses dimemions. Il est de forme ronde. on les emplissait de vin trempé. et un troisième personnage avec des attributs difficiles à déterminer. CERAMIQUE. retrouvés dans certaines contrées de notre pays. les unes sont plates en dessous comme les nôtres. cependant Grignon décrit une coupe de terre blanche avec vernis tirant sur le bronze . Le vin. celle-ci se fermait. ces deux vases se ressemblent beaucoup : ils ont la panse plus allongée que le dolium . les autres ont la forine évasée de nos compotiers. lnnces n'étaient pas inconnus. il fait . un bâton noueux à la inain droite. il nous faut étudier encore leur céramique et les vases en verre que les fouilles ont exhumés. les fruits.

des deux c6tés de cette gorge. L'esclave inaladroit qui venait de briser un vase se hâtait de faire disparaître les preuves de son méfait. etroits à la base et fort évasés au sommet que couronne un rebord large de quatre à cinq centimètres. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Lan?e enterre ciiite avec norri ci:.L observer que le vernis n'a rien émoussé des reliefs. Tous ces échantillons de la céramique ancieme ont été trouvés dans les ruines des maisons. Dans ce rebord une gorge ou goulette pour faciliter l'écoulement du liquide et. mais souvent aussi dans les puits que l'on a vidés. c'est le soin qu'avaient les potiers d'y laisser leur nom. D'autres archéologues les ont pris pour des vases 201 servant aux libatioii. le nom du potier inscrit dans un cartouche allongée. ceux qui servaient à de vulgaires offices sont d'un rouge pâle ou d'un jaune d'ocre . les vases à parfum sont plutût noirs ou d'un brun foncé tirant sur le bronze.a S. tellement il est fondu avec la pâte. ayant trouve dans quelques-uns de ces vases des aspérités inhérentes à la pâte.A..ol. s'est imaginé qu'ils avaient servi pour le foulage des étoffes. La couleur varie dans la poterie romaine : les beaux vases sigilles sont generalement d'un rouge vif . On pourrait y voir également la jarre de lait telle que nous la rencontrons dans les métairies. Ce qui ferait préférer cette dernière attribution. Celui que j'ai rapporté du Châtelet porte pour nom de potier SAMOIALVS. et la crainte des lanières ou de l'amende se trouve @treainsi notre pourvoyeuse.. Du Châtelet sont sortis plusieurs fois des bassins épais comme les amphores. . Grignon.I?IO .

A. FOUROT

Grignon cite parini ses découvertes deux creusets fort petits, dont un gardait encore le résidu
laissé par le bronze en fusion. Cela n'a rien
d'étonnant, puisque l'on a trouvé des ateliers de
fondeurs, avec quantité de scories et de rognures
de bronze.
Une bonne fortune pour l'archéologue qui peut
exhuiner un vase, c'est de lire au fond le noin du
potier. Dans ses deux Bulletins, Grignon en cite une
quantité ; inais il y a des fautes de lecture
évidentes, des confusions, des impossibilités. Aussi
nous garderons-nous de reproduire cette longue
nomenclature. - Sur une lampe en terre cuite,
trouvée depuis cinq ou six ans, nous lisons le mot
SAiO, et cette signature n'a pas été connue de
Grignon, noii plus que celle de SAMOIALVS dont
nous avons parlé plus haut. - Dans son Epigraphie de
la Meuse, M. Maxe-Werly fait une petite excursion
sur les frontières et reproduit quelques noms du
Châtelet. I1 cite avec doute un DACC3V.F. ; or, je
l'ai trouvé sur une petite coupe en terre rouge à
Esnoms : ce qui prouve que les produis de la
céramique se transportaient à d'assez grandes

L'OPPIDUM DU CHATELET

VERRE.
Si la fragilité de la matière expose les objets en
verre à se briser au inoindre choc, d'autre part
l'humidité de la terre est sans action sur eux, et
nous verrons dans les fouilles du cimetière qu'avec
plus de précaution on aurait fait une splendide
collection de ces produits si rares jusqu'à nos
dernières découvertes.
Grignon cite, en cette inatiere, des grains de
colliers de diverses couleurs ; des fusaïoles pour
lester les fuseaux à filer ; des arinilles ou bracelets
que les femmes portaient au bras ; de petites fioles
qu'il appelle improprement lacrymatoires, au col
grêle et mince, à la base aplatie ;des flacons carrés,
d'autres à cûtes et composés d'un verre vert-d'eau
transparent, dans lequel on remarque des lignes
jaunes, ondoyantes et contournées en volutes inégulieres ; d'autres enfin, semés de paillettes jaunes
et rouges. "Ces verres peints, dit Grignon, combinés et pétris, exigent des connaissances profondes
de l'art de la verrerie et de la sagacité dans le
manuel des opérations (54)."

LES ALENTOURS DU CHATELET
CHAPITRE XVII.
LA HAUTE BORNE.
Quand le voyageur descend la pente orientale
du Châtelet, s'il suit du regard la voie romaine qui
conduisait à Nasiuin (Naix-aux-Forges), il aperçoit
bientdt, sur la droite, une grande pierre qui s'élève
solitaire a u milieu de la campagne : c'est le menhir
appelé la Haute-Borne ; il est à 1 300 mètres de
l'oppiduin et le doinine de 13 mètres environ. Ce
monolithe, unique dans notre contrée et i'un des
plus beaux que I'on puisse rencontrer, mesure 6
mètres 56 centimètres de haut; sa largeur au ras du
sol est de 2 mètres 24 centimètres, mais elle est bien
moindre au sommet ; son épaisseur varie de 60 à 45
centimètres.
Quelle fut la destination de cet étrange monument qui maintenant jette l'âme dans une sorte de
stupeur, comme tout ce qu'il y a de mystérieux
dans la nature ? C'est ce que l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres se demandait au siècle
dernier ; c'est ce que Legendre, ingénieur de la
Généralité de ChAions, croyait découwir en 1730
quand il fouillait au pied du menhir ; c'est enfin ce
que recherchait Grignon quand il creusait au même
endroit en 1773. Si les travaux des savants ne furent
pas couronnés de succès, ils aboutirent à des
resultats qu'ils n'avaient ni prevus ni desirés : le 25
novembre 1782, un vent violent déracina la HauteBorne dont les travaux deux fois opérés à sa base
avaient gravement compromis la solidité. Pendant
plus de soixante ans, elle fut couchée sur les
champs voisins, et des paysans allaient la briser
pour empierrer la route voisine, quand M. Phulpin
eut l'heureuse idée de leur faire remarquer combien ils s'exposaient en détruisant un monument de
leurs aïeux : 1'Etat ne pourrait-il pas un jour leur
deinander compte de cet acte de vandalisme ?...
Nous devons à cet habile stratagème que le menhir
ait été respecté, et, le 5 juin 1845, il reprenait sa
place, grâce à l'initiative du spirituel Romieu, prefet
de la Haute-Marne, et aux secours pécuniaires
votés par le Conseil général.
(55)

H.de Widranges, Les voies rontnirres pnrtnitf de Noir.

Une lettre que j'ai tout lieu de croire écrite par
Grignon lui-même traduit ainsi l'opinion populaire
au sujet de la Haute-Borne :
"Les anciens ne voulaient pas que l'on remuât
les cendres des morts ; à leur imitation, les gens du
pays sont toujours saisis d'une crainte religieuse
toutes les fois que l'on veut fouiller cette pierre. 11s
poussent même la crainte jusqu'à la superstition ;
car ils prétendent qu'elle n'a jamais été remuée,
qu'il ne leur soit arrivé quelque malheur, et ils ont
osé attribuer les inauvaises récoltes de 1751 à la
visite que M. Legendre en a faite..."
De nos jours, plus encore qu'au siècle dernier,
l'imagination s;est donné carrière au sujet de la
Haute Borne : les uns y voyaient une colonne
milliaire, les autres une limite de provinces ;quand
l'aqueduc fut decouvert en 1845-1849, on crut que
le monolithe indiquait la prise d'eau ;enfin, grâce à
l'inscription que chacun interpellait à sa facon, il
devenait une sorte d'autel à Jupiter sfator, etc. - Ce
qui manquait à toutes ces interpretations, c'était le
naturel, et ce qui manquait à leurs auteurs, c'étaient
les connaissances archéologiques, fort rares à cette
époque, et souvent insuffisantes chez ceux qui les
possedaient.
On oubliait de chercher la date du monument,
et c'est par là qu'il aurait fallu coinmencer. La
Haute-Borne est de ces monuments dits rnégalifhiques (grandes pierres), élevés par les peuplades qui
habitaient la Gaule ;il y a donc toute la distance de
la barbarie à la civilisation entre les menhirs, les
dolmens, etc. et les colonnes ou les autels dressés
par les Romains. Cette seule reflexion réduit à
néant les interprétations fantaisistes de l'inscription
gravee sur le menhir. Celui-ci étant de plusieurs
siècles antérieur à la conquête romaine, comme tous
les inonuinents analogues qui sont semés d m la
Bretagne ; d'autre part, l'inscription VLROMARVS
étant roinaine et du ler siècle, si I'on en juge par les
caractères, il est évident qu'il n'y a pas entre la

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

Haute-Borne et l'inscription la connexion ou la
parenté que l'on voulait etablir lorsque I'on prétendait que Viroinarus avait élevé cette grande pierre,
soit pour honorer Jupiter, soit pour indiquer la tête
de l'aqueduc.
Sans doute il plane encore bien des incertitudes
sur la destination des menhirs, des dolinens, des
cromlechs, etc. ; mais on tend généralement à
delaisser la vieille tradition qui ne voyait là que des
autels ou des lieux de sacrifices ; i'archéologue les
considère généralement comme des tombeaux, des
monuments eleves à la memoire des grands hommes et des chefs ou des guerriers illustres. Quand
la Haute-Borne tomba au siècle dernier, il aurait
fallu chercher s'il n'y avait pas des ossements, des
armes de pierre ou de bronze capables d'eclairer
sur la date probable du menhir. Que la

(56) Chabouillet, Catnlogue gkérnl des cnniéeç ... p. 445.

204

mais les monuments de ce genre n'étaient pas
rares ; il en existait un entre autres à Bovée près de
Naix, et il portait le m&menom, inais il n'avait que
deux mètres d'élévation et un mètre en terre (55).
Quoiqu'il en soit de sa destination, sur le
monolithe qui s'élevait en face du Châtelet, coinme
un muet témoin du passé, un chef gaulois,
Virornarus, a gravé son nom au ler siècle de notre
ere, et il y a joint, selon le vieil usage qui s'est
perpétué jusqu'au XVe siècle, le nom de son père
1.STATILiVS. Ce nom existait en effet ; on peut le
lire sur un camée de la Bibliothèque nationale (56).
Telle est la plus simple, la plus mturelle
explication d'une legende qui serait une véritable
énigme, si l'on ne tenait compte des usages et des
habitudes de ces temps reculés, et si I'on faisait de
chaque lettre l'initiale de mots dont rien ne peut

CHAPITRE xvm.
L'AQUEDUC.
En février 1818, M. Ant. Phulpin, curé de
Fontaines, était assis avec ses élèves sur la HauteBorne, quand il aperçut non loin de lui, daiw la
direction du nord-ouest, un filet d'eau qui coulait
l'espace de quelques mètres et disparaissait dans
une sorte d'entonnoir. Quinze jours plus tard,
accompagné d'un seul élève, "celui qu'il croyait le
plus discret", il revint creuser dans l'endroit qu'il
avait remarqué, et, à 83 centimètres de la superficie,
il trouva une ouverture semblable à celles des
citernes, construite en moellons bruts et grossièrement assemblés. Le lendemain, muni d'une échelle,
il descendit dans ce souterrain jusqu'à 3 mètres 35
de profondeur et parvint à une rotonde de 3 mètres
65 de diamètre. ii la sonda de tous cûtés et vit, non
sans étonnement, que l'eau n'y séjournait pas, bien
qu'on fût au temps du dégel ...(57).
Ce souterrain, que Phulpin appelle un lipogée
celtique, était le cinquième puits de l'aqueduc, celui
qu'on voit recouvert d'une dalle, à deux mètres
environ à droite du chemin de Brauvilliers par la
Grange, et presque en face d'un vieux poirier
sauvage planté sur la gauche de cette voie.
Le 2 juin 1845, comme on se préparait à relever
la Haute-Borne, M. Pothier, juge de paix à ChevilIon, guidé par les renseignements de M. Phulpin,
pénétrait dans l'ouverture avec ses ouvriers et ne
tardait pas à reconnaître un aqueduc. Jusqu'au 24
juin, on poursuivit les fouilles, on trouva un autre
puits que celui par lequel on etait descendu, et I'on
puisa Seau qui chaque jour élevait son niveau dans
les excavations et amenait parfois du sable et de la
vase au point d'entraver complètement les ouvriers.
L'argent, le nerf des fouilles archéologiques aussi
bien que de la guerre, faisait défaut : on fut obligé
de remettre à l'année suivante les explorations
commencées.
Le 4 novembre 1846, on lève les dalles qui
couvraient l'orifice des deux puits découverts
l'année précédente, et l'on poursuit les fouilles dans
la direction de l'est. Trois nouveaux puits sont
reconnus et I'on remarque qu'ils se trouvent à 8
mètres 22 centimètres de distance l'un de l'autre.
Une dalle préseme ceux que l'on a fouillés ; un fort

piquet de chêne fera retrouver les autres.
Arrêtés le ler décernbre 1846, les travaux furent
repris en 1848 et en 1849. On était fixé sur les
intervalles qui separaient les puits, sur la direction
du canal souterrain ; il ne restait plus qu'à
rechercher à l'ouest, en redescendant vers le
Chfitelet, la prolongation de ce que l'on avait
découvert à l'est. On poussa les explorations
jusqu'au point qui se trouve de niveau avec la
montagne, et I'on trouva, à 50 centimètres de
profondeur, une pierre carrée de 80 centimètres de
longueur sur 75 de largeur, qui ne parut pas avoir
été jamais déplacée. On arrivait donc à l'extrémité
du canal, après avoir signalé deux ou trois puisards
au-dessous du chemin de la Grange.
Le 12 mars 1849, on rétablit les terres dans l'état
primitif, c'est-&-dire que l'on enfouit ce que l'on
avait eu tant de peine et tant d'intéret à remettre au
jour. Quel avait été le résultat scientifique de cette
exploration ? - Un aqueduc avait été reconnu, avec
quelques embranchements, soit du côté de la
Haute-Borne, soit du coté de la Grange ; des
puisards régulièrement espacés avaient été signalés,
quelques-uns fouillés jusqu'à la cuvette où devaient
passer les eaux ; celles-ci s'étaient présentées en
plusieurs endroits et il avait fallu les épuiser pour
continuer les travaux ;~à et là des pierres sciées qui
semblaient provenir de la maçonnerie des puits ;
quelques dalles formant la voûte sur le chenal,
comme pour prévenir les inconvénients qui résulteraient de l'éboulement des terres ou des roches ; et
de tout cela restaient seuls, à une profondeur assez
grande, quelques piquets de chêne dont le temps
aurait eu raison plus tût ou tard, et quelques dalles
grossieres fermant les puits explorés. C'en était
donc fait de l'aqueduc, si l'un des rares témoins de
ces travaux, l'auxiliaire de M. Phulpin, l'ami de M.
Pothier, n'avait eu la généreuse pensée de remettre
sous nos yeux ce que lui-même avait vu.
En 1877, M. Gelin fit sonder le terrain dans
l'endroit où le canal affleure le sol, et bientat il mit
à découvert la pierre rectangulaire que l'on voit
aujourd'hui à l'extrémité ouest du champ donné
par M. le marquis de Piinodan à la Société des

(57) Notes nrchéalogiques,p. 93 et suiv.

205

A. FOUROT

Lettres de St-Dizier ;partant de ce point qu'il savait
@trela fin de l'aqueduc et se dirigeant vers le vieux
poirier qu'il savait n'être qu'à cinq mètres environ
du puits, alors invisible, par lequel Phulpin et
Pothier avait débute dalx leurs fouilles, il eut
bientôt retrouvé et creusé le canal à ciel ouvert,
l'espace de vingt mètres environ. Les difficultés
augmentèrent quand les ouvriers, travaillant sous
terre, se virent exposés à des éboulements. Puis,
lorsque l'on fût parvenu sous la roche, les puits
facilitèrent l'extraction des terres qui reinplissaient
le canal presque jusqu'à la voûte naturelle.
Ces preiniers travaux, M. Gelin les avait entrepris à ses frais ; il avait m@meacheté le champ où
coinmençait la cuvette ; puis, avec l'aide de
quelques amis et avec le concours du Conseil
général, il parvint à dégager le souterrain sur un
espace de 132 mètres environ ;il aurait poussé plus
loin ses investigations, s'il n'avait craint d'exposer
la vie de ces ouvriers et si des éboulements assez
cünsidérables n'étaient venus, aprés chaque hiver,
encombrer ce conduit. On lui conseilla d'assurer
par une ina~onnerie solide ce que la roche ne
proMgeait pas : la mort seule l'empêcha d'achever
son oeuvre. Etudions inaintenant ce canal que,
grâce à lui, tout visiteur peut parcourir sur une
assez vaste étendue.
A l'endroit où il se termine par une pierre
creusée en auge, il a trente centimètres de largeur
et paraît si peu soigné que l'on se demande s'il
n'est pas formé par la nature uniquement ; mais, en
remontant à l'est, on se trouve entre deux parois
irrégulières de roches taillées de main d'homme, en
certains endroits du moins ; elles s'écartent ensuite
A mesure qu'on pénètre sous les terres, tellement
que le canal, si resserré à son issue, atteint un mètre
environ. Le travail à cet endroit paraît plus achevé ;
les eaux passaient au milieu du conduit, d m une
rigole de 20 centimètres sur 15, et l'on pouvait
longer l'aqueduc en posant les pieds sur deux
petits trottoirs.
Lorsque I'on a visité ce canal sans parti pris, on
ne peut se défendre d'une impression désagréable :
évideinment, on attendait mieux. Sans doute I'oeuvre est intéressante en elle-m@ine et digne d'être
conservée; mais il lui manque la régularité, l'étendue, le fini, en un mot ce cachet de grandeur que

L'OPPIDUM DU CHATELET

I'on rencontre dans les travaux executes par les
Romains pour un grand centre de population. Cette
voûte naturelle qui pèse sur le visiteur, ces
déviations du conduit qui ne permettent pas d'en
voir l'entrée lorsqu'on est arrivé sous la roche, ces
parois dont le travail n'est qu'ébauché, tout cela
cause une sorte de désenchantement. Puis le canal,
au lieu de s'elargir en aval, se rétrécit et expire
dans une cuvette de médiocres diinensions. Qu'il
soit jamais allé donner la vie et la fraîcheur au
Châtelet, je ne pense pas qu'on le puisse soutenir
de bonne foi, après l'avoir parcouru, après l'avoir
inis par la pensée en regard de sa destination
présumée. Pour conduire les eaux d m l'oppidum,
il fallait des arches analogues à celles de Roine, de
Nîmes, de Lyon, de Jouy-aux-Arches, etc. Ces
oeuvres, on le sait, portent le cachet ineffaçable du
peuple qui soumit le monde ;elles comiiandent le
respect, à tel point qu'on peut les mutiler pour
priver d'eau des villes ennemies, ainsi qu'on l'a fait
au Pont du Gard, mais les detruire, en effacer le
souvenir, jamais. Que si l'on nous présente, comme
base de cet aqueduc superieur, les quelques pierres
qui affleurent le sol et contrarient parfois la charme
du laboureur, nous ne pouvons admettre qu'à
l'oeuvre magistrale qu'on a rêvée les Romains aient
pu donner de si chétifs fondements.
Quelle pouvait donc etre la destination de cet
aqueduc ? La in@me que celle de l'aqueduc de
Mes~i-sur-Sauix(58) : amener les eaux d'une ou de
plusieurs sources dans un point du territoire qui
n'en avait pas. Tout le monde sait quelle fut la
passion des Roinains pour les eaux : nulle source,
pour peu qu'elle fût limpide, abondante ou sanitaire, ne leur échappait, et, pour nous borner à
notre région, Sermaize, Essey-les-Eaux, Montrot,
Bourbonne, Martigny-les-Bains témoignent par
leurs monuments antiques des frequentes visites
que leur firent les conquérants.
Or, qu'ils aient construit une villa sur la pente
légère qui se voit entre l'aqueduc et la vallée, dans
la direction de Gourzon, il n'en a pas fallu
davantage pour que le maître mit à l'oeuvre sa
troupe d'esclaves et lui fit rechercher, à ciel ouvert
d'abord, puis sous la roche, les eaux que devaient
recéler la colline, plus boisée peut-être alors que
maintenant. Puis les eaux une fois découvertes et

(58) De Widrmges, Recherches sur les voies romaines partant de I\'aix, p. 264 et suivantes. (Méni. de la Sociéfé des Lettres de
Bnr-le-Duc, t. III.)

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

2W

L'OPPIDUM DU CHATELET

emprisonnées dans le canal principal, il les aura
dirigées par des conduits secondaires, et dispersées
dans les différentes parties de cette villa.
Mais cette villa n'est-elle pas une simple supposition ? - M. Gelin, peut-être sur quelques indices
fournis par les champs eux-mêmes, peut-être
d'après les dires des propriétaires, eut l'idée de
creuser dans cette direction, et il y trouva des
substructions que le temps ne lui permit pas de
découvrir entièrement, mais qui attestaient suffisamment l'existence de maisons gallo-romaines : les
pierres sciées se montraient abondantes, et, malgré
le peu d'extension de la fouille, une flèche en acier
à trois ailerons et une figurine grossière en bronze
repoussé faisaient espérer une heureuse moisson.

A cette habitation il fallait de l'eau, et cette eau
lui venait précisément de l'aqueduc par des tuyaux
en bois, joints les uns aux autres au moyen de
frettes en fer dont nous possédons quelques
fragments :ils ont dix centimètres d e diamètre.
Le canal appauvri par ces prises d'eau, dont la
dernière est visible près de la cuvette terminale,
n'avait plus besoin d'être aussi large qu'en amont,
et ce qui ne passait point par les tuyaux de
distribution se rendait dans le dernier récipient où
l'on pouvait puiser comme à la source.
%us un des puits creuses dans la roche se voit
encore une autre cuvette en pierre de Savonnières
comme celle qui termine le canal : sa position et les
objets que I'on en a extraits montrent que cette
ouverture servait à puiser l'eau, comme le puits de
Mes~l-sur-Çaulxsert encore aux habitants dans les
grandes sécheresses (59).
C'est au fond du canal et près de cette cuvette
que l'on a trouvé la grande buire en terre que
possède le Musée de Saint-Dizier. Non loin d'elle
s'est rencontree la partie superieure d'une olla en
terre cuite. Cette bordure, en bronze étamé, destinée à donner plus de résistance au vase sur lequel
elle s'adaptait, s'amincit comme une feuille de
papier dans la partie qui touchait la panse d'olla.
A l'intérieur, elle est étamée jusqu'au bout pour
(59) De Widranges,

jaco

citnto.

éviter l'oxydation du inétal, mais au dehors, le
même inconvénient n'existant pas, elle ne porte que
deux centimètres et deini d'étamage. Le diamètre
de cette bordure est de seize centimètres à l'intérieur ; le rebord a près d'un centimètre d'épaisseur,
et le tout a de hauteur marimn six centimètres.
Coinme cette armature ne porte pas d'anse, on peut
supposer que I'on se servait du vase pour puiser
l'eau à la main.
A peu de distance, on a recueilli un objet de
bronze assez curieux, qui devait, comme le précédent, s'adapter à un vase en terre cuite : c'est l'anse
et le dessus d'une aiguière, Izydydnn, qu'on n'a point
retrouvée, ou qui etait tellement dénaturée par le
long séjour dans le canal, que les ouvriers en ont
remue les fragments sans les remarquer. Ce bronze
massif (555 grammes) a quinze centimètres de
hauteur, quatorze et demi de largeur à la place du
goulot ; celui-ci a six centimètres de dipètre à
l'extérieur et quatre et demi à l'intérieur. Au-dessus
de !'anse et près du goulot se trouvent deux oreilles
percées chacune d'un trou dans lequel passait la
goupille qui retenait le couvercle : ce dernier n'a
pas été retrouvé. %us le goulot se voit un fragment
du laiton qui faisait le tour de l'hydria et la
maintenait unie à cette armature de bronze.
A quelle époque faut-il attribuer cet aqueduc ?
Le travail est si elémentaire, qu'il n'offrirait par
lui-même aucune donnée à cet egard ; inais la
numismatique vient à notre secours. Dans la partie
souterraine s'est rencontré un grand bronze
d'Adrien (117-138) : il est donc certain que le canal
n'a pas été creusé avant le second siècle ; mais il a
pu lëtre bien après le règne de cet empereur. En
tout cas, cette monnaie prouve que l'inscription
gravée sur la Haute-Borne ne peut en aucune façon
avoir trait à la perforation de l'aqueduc, l'une étant
du ler siècle et la seconde du IIe pour le moins.
Résumons ce que nous avons trop longuement
exposé : l0 l'aqueduc ne saurait &tre regardé
conune une oeuvre publique ; 2' il n'a jamais
conduit au Ch$telet les eaux, trop peu considérables, qu'il avait captées ; 3" il est postérieur au
règne d'Adrien. Neanmoins il est intéressant et
mérite d'être conservé, parce qu'il nous donne une
idée de ce que les Romains faisaient, même pour
une simple villa.

CHAPITRE XIX.
SUBSTRUCTIONS VOISINES DU CHATELET.
Nous avons signalé des vestiges d'habitations
gallo-romaines sur le territoire de Fontaines, entre
la voie de Nasium et la vallée de la Marne ;il s'en
est rencontré d'assez importants au lieu dit "les
Maserots", à mille mètres environ de la Grange,
dans les bois qui séparent les territoires de
Fontaines et de Brauvilliers. Les fouilles entreprises
en cet endroit n'ont pas été suffisainment étendues,
mais on y trouvait de vieux murs, quantité de
débris de vases, dont quelques-uns en belle poterie
sigillée. De ce lieu sont sortis : un fragment
d'urcéole en verre à deux anses, une sonnette
carrée en bronze avec battant en fer et une monnaie
d'Antonin.

Sonnette trouvée auxMîs~arols
N-E du Châtelet
Au inilieu du village de Gourzon, au mois de
décembre 1885, des ouvriers abaissaient la chaussée
de la rue qui conduit à l'église, quand ils aperçurent un caveau bien muré, de deux mètres de
longueur sur un mètre de largeur. Au fond, ils
trouvèrent des fragments de vases de diverses
espèces, une épingle à cheveux en os, une fibule

(60) Emut de Saint-Dizier.

ronde comne une pièce de monnaie, évidée pour
recevoir l'émail, et trois pièces, l'une d'Antonin,
l'autre de Faustine II, sa fille, et la troisième de
Faustine Iere, sa femme. Cette monnaie, fort rare et
admirable de conservation, porte au revers Faustine
montée sur un char traîné pat deux éléphants. Si
minime que soit cette découverte, elle prouve que
le village de Gourzon était habité en même teinps
que le Châtelet.
Sur la colline qui domine le village au midi et
qui fait face au Châtelet, au lieu dit "La Perrière",
on a trouvé dans un vieux chemin que l'on croit
romain et qui devait conduire à Segessera (Barsur-Aube), et dans les champs et les friches qui
l'avoisinent, beaucoup de petits vases en terre
grossière, rouge ou bleuâtre, qui pouvaient renfermer soit des parfum, soit des médicaments ; ils
étaient généralement associés à des os, ce qui faisait
croire à un cimetière ; inais les fouilles n'ont pas été
suffisantes pour éclaircir ce point. il y a entre les
vases sortis de la Perrière et ceux que l'on a trouvés
en Prinvault (60), dans la maison Erard, une grande
ressemblance ; or, dans ce dernier endroit, je ne
pense pas que l'on ait trouvé de sépultures
humaines. Ce petit coin de terre a fourni quantité
de pièces romaines depuis la coloniale de Nîmes,
qui représente les têtes adossées d'Auguste et
d'Agrippa, jusqu'à la petite monnaie Urbs Roma que
Constantin fit frapper avant de fixer à Constantinople le siège de l'empire. Les pieces d'argent étaient,
relativement à celles de bronze, assez nombreuses
et bien conservées, tandis que celles de bronze
étaient corrodées par les eaux qui passaient en cet
endroit. Comne raretés panni les bronzes, nous
pouvons citer une pièce de Maximin Ier, une de
Julie Domne et une de Caracalla enfant.

CHAPITRJZ XX.
CIMETIERE DU CHATELET.
Comme M. Gélin l'a fait judicieusement observer dans la relation qu'il a conununiquée à la
Société des Leiires sur le résultat de ses fouilles, on
n'avait encore que des données vagues sur I'einplacement du cimetière du Chatelet jusqu'en 1883, où
des circonstances fortuites en firent connaître
l'emplacement. Phulpin, qui ne voyait dans notre
oppidum qu'une station temporaire, castra stativa,
part de cette hypothèse pour expliquer le nombre
assez restreint des inhumations que les hasards de
la culture ont pu révéler.
"Un seul lieu de sépulture semble avoir suffi,
dit-il, aux habitants du Châtelet : il est situé sur la
pente de la montagne ; il devait s'étendre du
nord-est à l'est. Un grand nombre de tombeaux et
de cippes funéraires, trouvés à diverses époques, et
qui ne nous ont point été conservés, constatent
évidemment l'existence de ce cimetière. C'est dans
cette direction et au bas de la montagne qu'un
cultivateur a rencontré, il y a quelques années, en
labourant son champ, une urne cinéraire que je
possède encore. Cette urne est en pierre, de forme
carrée, assez grossièrement taillée, et fermée par un
couvercle également en pierre ; elle a 49 c. de
hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 c. Cette urne
en contenait une autre en verre blanc, de forme
circulaire à cotes, avec rebord arrondi ; dans cette
seconde urne, il s'est trouvé des cendres et deux os
croisés (61)." L'urne dont parle Phulpin a disparu ;
il convenait cependant de rappeler cette découverte, la seule, je crois, qui fasse connaître une
sépulture par incinération dans le cimetière oriental
du Châtelet.
Dans une grotte construite sur un tronçon de
voie romaine qui descendait A Gourzon, M. Paillette
de l'Isle, alors propriétaire du Châtelet, avait placé :
1" un sarcophage provenant du m@mecimetière,
plus &oit aux pieds qu'à la téte et formé de deux
pièces, l'une pour la partie supérieure du corps,
l'autre pour les jambes ; cette dernière, seule
épargnée par de maladroits visiteurs, avait été
(61) Notes nrcliéologiqrres, p. 29.
(62)Noter ni.chiologiques, 28.
(63) Ibid. p. 30.

transportée au presbytère de Fontaines, il y a deux
ans ; 2' - une stèle en pierre du pays avec une
inscription inallieureusement mutilée : elle avait 49
c. de longueur sur 15 d'épaisseur. Voici ce qui
restait de l'inscription que Phulpin dit avoir
exactement copiée :
ANIMAIM
LVCIILAE
...ARVSS...
"Les lettres de la première ligne avaient 35 miIl.
de hauteur ; celles de la seconde 37, et celles de la
troisième 50. Les caractères étaient évidemment de
la plus belle époque romaine (62)."
"Sur les bords de la voie romaine (du Châtelet à
~ a i x )on
, a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont
pas @téconservés : dans l'un d'eux, se trouvait un
squelette, à coté duquel il y avait un peigne ;dans
un auire, qui paraît avoir servi à ensevelir la même
famille, on a remarqué les trois squelettes d'un
homme, d'une feinme et d'un enfant au milieu. On
ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces
tombeaux (63)"
Voilà tout ce que l'on savait sur le lieu des
inhumations gallo-romaines : jusqu'où s'étendaientelles ? appartenaient-elles à des peuplades et a des
époques différentes ? On n'avait pu répondre à ces
questions, parce que les cultivateurs s'empressaient
de faire disparaître ces sarcophages et ces stèles qui
ne pouvaient qu'arreter leurs travaux. Seule, la
tradition s'était maintenue que le cimetière longeait
la voie de Nasium. Des fouilles accidentelles faites
dans ces derniers temps autorisent à penser que,
sur les bords de la Nabline, au sud de la montagne,
se trouvent d'autres sépultures, probablement plus
anciennes que celles dont nous allons parler.
Pendant le mois d'avril 1883, des ouvriers
travaillaient aux terrassements de la route nouvelle
de Fontaines A Narcy. Pour les remblais, ils durent
prendre des matériaux dans le vieux chemin de
Saint-Dizier à Joinville, qui traverse le Châtelet,
puis longe la n&te de la colline. Après avoir

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

péniblement ouvert un sol argileux résistant, ils
trouvèrent des ossements, des fragments nombreux
de poterie rouge et noire et des fioles en verre de
forme et d'ornementation différentes. La plupart
des terrassiers, pressés par l'entreprise, ne firent
aucune attention à ces débris ; mais quelques-uns
recueillirent, cotnme curiosité, le peu que leur
pioche avait épargné. La valeur des objets leur était
inconnue ; seul, un bloc d'une quarantaine de petits
bronzes excita leur convoitise.
De ces premières fouilles, amenées par des
circonstances fortuites, sont sortis : une demidouzaine de vases en terre rouge de formes variées,
une tasse en poterie dite samienne, une olln en grès,
pincée au flanc avant la cuissoti, ce qui la fait
paraître carrée en cet endroit ; une coupelle en
verre de couleur verdâtre ; des monnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii ;une Ingène ou
bouteille en verre, la seule qui soit sortie intacte de
cette région. Elle etait couchée horizontalement
dans utle fosse au tiulieu du chetliiti. Le bouclion,
consumé par le temps, avait laissé pénétre de
l'argile au fond, et le liquide deplacé avait formé
sur le verre un sediment rougeâtre : soumis à
l'analyse chimique, il a été reconnu pour du
bitartrate de potasse laissé par l'évaporation du vin
dans l'intérieur de la bouteille (64). Ainsi devait-il
en être des nombreuses lagènes dont nous avons
vu les débris.
Outre ces objets, nous avons recueilli quatre
plaques métalliques très minces que nous avons
rétablies dans leur état primitif ; elles sont en
argent doré, c'est-à-dire en vermeil, et, comme elles
portent leur date avec elles, il n'y a pas lieu d'en
douter, les Romains connaissaient cette industrie,
aussi bien que celle dont nous faisons honneur à
Ruoltz. Trois de ces plaques sont rondes (4
centimètres et demi de diamètre) ; l'une, fort
bombée, représente une tête de lion vue d'en face ;
les deux autres, absolument pareilles, reproduisent
le buste laure de i'empereur Diocletien à gauche,

portant une haste sur l'épaule droite et revêtu de la
cuirasse et du paludament. Autour de cette tête, la
llégende 1MP.C.C.VAL.DIOCLETIANVS.AVG.
- La
uatrième plaque est carrée (cinq centimètres sur
quatre) ; elle représente Mars debout, le casque en
tête, la lance la main droite ; à ses pieds, une
cuirasse.
Sans nul doute, ces quatre objets, qui n'avaient
aucune apparence, tellement ils avaient été deformes, étaient l'ornement du casque ou du ceinturon
d'un chef militaire, et la figure de l'empereur
régnant, d'accord avec les monnaies dont nous
avons parlé, fixe la date de la partie ouest du
cimetière ;il est gallo-romain et du N e siècle.
Les sépultures du vieux chemin et celles du
champ voisin à la même hauteur sont tournées vers
le couchant, tandis que celles qui se sont rencontrees dans la partie E. sont toutes orientées, le mort
ayant constamment les pieds au levant et la tête au
couchant.
Le inobilier fut~éraireoffre également quelques
particularités que nous ne reverrons plus dans
l'autre région ; on trouve encore, bien que rarement, des bracelets ; les grains des colliers sont plus
fins ;chaque mort a, pour son dernier voyage, des
assiettes rouges ou noires, quelquefois avec des os
de
une lagène remplie de vin et, pour le
boire, une coupelle ou un grand verre allongé
comme les flûtes à champagne ; le tout sans pied.
Cette derniere singularité, nous la remarquerons
dans tous les verres exhumés du cimetière.
Telles furent les fouilles pratiquées au printemps ; elles auraient @te les plus riches, puisque
les sépultures n'avaient pas été violées ; mais le
tassement des terres, le passage fréquent des
chariots, puis les ordres qui pressaient les ouvriers,
ont diminué de beaucoup les richesses archéologiques que ce terrain pouvait fournir. Dès que les
moissons furent commencées, au mois d'août, l'on
ouvrit les tranchées dans le champ voisin du vieux
chemin, et, malgré la difficulté qu'offrait la terre

(64)Voici le campte-rendu fait par M. Barollet : "Le résidu, ayant été dissous
caractères suivants :
1" L'azote d'argent a donné un précipité blanc soluble dans i'moniaque.

dans l'eau bouillante et filtré, a présenté les

2" Avec le meme réactif, la solution a noirci par l'ébullition et donné au fond d u tube un miroir d'argent (caractères distinctifs
des twtrates).
3' Avec i'acide perchlorique, on a un précipité blanc et, avec le perchlorure de platine, un précipité jaune (caractère distinctifs
des sels de potasse).

Donc le résidu n'était autre que du bitnrtre de potasse produit par l'évaporation d u vin laissé dans la bouteille."

211

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

argileuse semée de gros coquillages fossiles, le
premier jour, on avait découvert deux sépultures.
Malheureusement, celles-là, conune tant d'autres,
avaient été violées peu de temps après I'inhumation, et l'on ne faisait que glaner après les
spoliateurs. On trouva, près du vieux chemin, deux
chambres funéraires. L'une ne gardait pas meme
ses murs ; l'on voyait au fond des pierres sciées
dont elle était pavée. L'autre mesurait 2 mètres 10
de longueur sur 2 de largeur ;les murs étaient bien
conservés, mais le inobilier funéraire avait disparu ;
au fond, avec des squelettes, on a releve des
briques striées qui avaient servi au pavage du
caveau ;circonstance à noter, parce que le Châtelet
a fourni beaucoup moins de briques romaines que
de pierres sciées.
C'est egalement dans cette partie du cimetière
que fut trouvé le sarcophage actuellement enfoui
dans la cour du presbytère de Fontaines : il a 2
mètres 10 de longueur ; sa largeur, au pied cornme
à la tete, est de 60 ceiitiinètres ;son épaisseur de 10.
Comme tous les autres cercueils en pierre, il avait
tenté les pillards : aussi, le couvercle était-il en
morceaux et rien n'avait echappé de ce qui pouvait
assouvir la cupidite. Au fond avait éte pratiquée
une ouverture ovale, dans laquelle s'adaptait une
pierre de ineme forme ; le couvercle, bombé
légèrement à l'extérieur, était percé d'un trou rond,
mais obstrué, comme le précédent, par une pierre
semblable à la bonde d'un tonneau. Ces circonstances ne se rencontreront pas dans les sarcophages de
l'époque franque.
La stèle que possède le Musée de Saint-Dizier et
qui porte le nom de MAN?TDIA appartient évidemment à cette partie du cimetiere où sont
inhumés les Gallo-Romains. Un fragment de cette
pierre, la seule que l'on ait trouvée avec inscription,
gardait encore une letre D, la première des deux
initiales de tout monument funéraire : Diis Manibus.
Trois ou quatre paires de bracelets, une fibule
gauloise, quelques autres qui décèlent un travail
assez grossier ; des poteries rouges, noires et
vernissées comme celles de %os : tels sont les
objets, rares d'ailleurs, que cette partie du cimetière
a fournis. Nous devons toutefois noter, coinine
exception, un beau vase en terre noire lustrée dont
les formes rappellent les belles poteries étrusques :
c'est une hydria qui, sur 26 c. de hauteur, en a 47
(65)Mérpr. de I'Acnd.

des Inscriptions, t.

XIII, 781.

de tour à la panse ; le col, depuis la naissance d e
l'anse jusqu'à l'ouverture arrondie et kvasée,
mesure 10 c. Sur la panse, entre deux piquetés
doubles, règne une guirlande de feuilles de lobs.
Cette pièce serait admirable, si l'huinidité du
terrain qui la recelait n'avait un peu terni sa
couverte.
Comne les fouilles ne semblaient donner autant
qu'elles coûtaient, les ouvriers se dirigèrent, le 17
octobre 1883, à cent mètres environ à l'est et ils y
trouvèrent, inais à une plus grande profondeur, des
fosses, parfois superposées, qui leur parurent bien
plus riches que les précédentes : ils étaient dans le
cimetière franc, comme le prouvèrent les armes et
les ornements enfouis dans les sépultures. Beaucoup n'avaient point échappé non plus au pillage ;
d'autres, sans avoir été bouleversées, ne contenaient
que des ossements ; quant aux sarcophages en
pierre, sur les 23 qui furent découverts, deux
seulement avaient été respectés : l'un renfermait le
corps d'un jeune honune, l'autre celui d'un enfant.
Ce dernier, que l'on voit au musée, est particulièrement interessant Le mort, dont la dépouille est si
delicate, avait à la bouche la pièce de monnaie, et à
droite, à portee de la main, un oeuf. Cet attrjbut,
nouveau pour nos contrées, était bien connu de
l'antiquité chrétienne. Saint Augustin (sen. 105)
nous en donne la signification : "Reste l'espérance,
dit-il, qui, ce me semble, peut etre comparée à
l'oeuf. En effet, elle n'est pas parvenue au but ; de
même l'oeuf est quelque chose, mais il n'est pas
encore le poussin." L'oeuf était donc regardé
comne le symbole de la régénération, et particulièrement de la résurrection des corps ; de là l'usage
de manger l'oeuf bénit le jour de Paques. Boldetti
l'a trouvé plus d'une fois dans les Ioctrli des
martyrs. Raoul Rochette egalement, mais il pense
que ce symbole se rapporte à la célébration des
Agapes, où les oeufs étaient le principal ali-

parfois la douille retenait encore une partie de la hampe ferrifiée. mais plaquée en argent et cloisonnée . coupant d'un seul caté et portant. L'arme ordinaire du Franc était le scramasaxe. A la broche de ces fibules adhère encore un fragment de l'étoffe. d'une forme plus moderne. depuis la hachette gracieusementarquée jusqu'à la hache des bûcherons : on en a recueilli huit environ. Le cimetière franc a fourni de plus trois pointes de flèches en silex : elles sont de l'epoque néolithique et finement retouchées . Une agrafe de inelne genre.L'OPPIDUM DU CHATELEl inent (65). mais elle nous a révélé toutes ses formes. une fibule assez rare qui représente un animal fantastique à deux têtes replie sur lui-inêine comme la lettre S. Zorqp . ainsi que le briquet accompagné du silex. rehaussé par des verroteries rouges et bleues formant ou la croix ou l'étoile . un symbole très usité. On en a recueilli douze. deux fibules en argent doré représentant le poisson avec le bec d'un oiseau de proie.l'objet porte encore les traces de la dorure. deux rainures parallèles au tranchant et au dos de I'instruinent. La lance tenait la seconde place .Q~ou Yio<. Six javelots seulement. et la soie. La hache ne s'est pas rencontrée si fréquemment. mais l'oxyde a presque tout envahi. les ailerons sont viveineni accentués. c'était Le petit couteau. que recouvrait u n manche en bois se terminant par un bouton. six forces ou ciseaux analogues à ceux qui servent pour la tonte des moutons. quatre ou cinq clefs : tels sont les Clef Zn bronze instruments fournis par certaines sépultures. et deux d'entre eux. M. II se portait à la ceinture. les initiales du Çauveur : Iq<rOou< Xpia~o<. inais le tout profondéinent oxydé. avait quelquefois le quart de la longueur totale. sur les plats. figurent les grosses plaques et contreplaques de baudrier. Ce que presque toutes renfermaient. généralement il était renferme dans une gaine métallique. Notre but n'est point d'entrer dans le détail des objets fournis par les 140 sépultures explorées dans cette zone. dans les premiers siècles du clvistianisme. a trouvé cet objet dans ses fouilles de Charnay. parmi les ornements. aitiçi que le pédoncule qui pénétrait dans la hampe. Qu'il nous suffise de faire observer que les armes y sont nombreuses et que. le pourtour est également orné de six et de huit perles ou verroteries. de 20 centimètres environ avec le manche . généralement en fer avec clous de bronze . nous citerons : Deux magnifiques agrafes rondes en bronze plaqué d'or : le centre est conique. on en a trouvé le même nombre avec une grande variété de formes . quelques-unes de ces plaques portaient des arabesques en argent. Enfin. Cavedoni préfère la première opinion basée sur les croyances mêmes des chrétiens. ressemblent au coutelas des bouchers : leur longueur varie beaucoup. par son nom grec IXQYX. Parmi les ornementç sauvés du pillage. et il fait observer que le poisson était. Henri Baudot. cotnpris des seuls chrétiens auxquels il rappelait. sabre tres épais. la queue par un verre rouge en éventail . de Dijon. L'oeil est figuré par un verre . Une petite fibule représentant un oiseau de proie au repos : l'oeil est simulé par un rubis . .

Un petit récipient carré. d'une gerbe de cinq feuilles partant d'un demi-cercle appuyé sur le rebord. Voilà pour le luxe des Francs. roi des Goths. BADVILA RIX. sans pied. surtout dans le terrain argileux où l'humidité se fait mieux sentir (67). l'une l'effigie de l'empereur Justin. Le Chatelet a cependant fourni. comme le prouve le bel échantillon que possède la Bibliothèque nationale. le rebord fortement accusé. vers la fin de l'aqueduc et dans le cimetière. C'est une rareté que très peu de vitrines possèdent et que les fouilles ne doment que par exception. de petites cruches avec ouverture tréflée. on pourrait se demander la raison de cette rareté . que l'on rencontre tres peu dans les collections ordinajres. une gourde noire légèrement sigillée. symboliques tous les deux. Deux ou trois peignes en os seulement ont été recueillis dans le cimetière. que nous avons tout lieu de prendre pour un brûle-parfums. du reste. nous avons recueilli une plaque de ceinturon en bronze ornementée dans le goût des Francs. près des vertèbres sur lesquelles gisaient encore les fragments. Sur deux bagues. mais il en existait en bois. ne tenant debout que par un prodige de statique . et en cite d'autres spécimens recueillis à Oberflacht et reproduits par M. L'extérieur. et la gueule est ouverte. A quelle époque faut-il attribuer ces sépultures ? Nous avons vu que la partie N. six petites croix. Cette monnaie de Baduila. ni dans la belle étude de H. il fallait que cet objet repos% sur un support. avec le revers : D. le traverse dans sa longueur. Celle-ci devait s'appliquer sur une étoffe ou sur du cuir .. attendu que ce prince rkgna sur les Goths de 526 à 534. sans ornements. Il résulte de la découverte de ces deux pièces que le cimetière d'où elles sont tirées a servi jusqu'au VIe siècle au moins. au rebord grossier. mais avec une telle ténuité qu'il serablerait que le verre se réduisit en poussière sous les doigts. Or. Mais le verre semblait s'assouplir entre les mains des Francs : ils le traitaient avec une adresse qui luttait heureusement contre la fragilité de la matière. Baudot sur Charnay. avec ces mots au revers : D.-O. L'autre est beaucoup plus léger. et accostée aux angles de deux autres bouquets plus petits . autrement on en coinprendrait difficilement l'usage. On l'a trouvée dans la bouche du mort. Coinme la base est arrondie. Celle d'Athalaric nous est plus connue. Pour un objet de premiere nécessité. le tout en relief sensible au toucher. de longueur sur deux et demi de largeur et de hauteur . Bien qu'elle soit loin de rentrer dans cette catégorie. c'était une coupelle évasée. de Londres. Outre l'oeuf et le poisson. ni dans les ouvrages de l'abbé Cochet. nous devons mentionner la ceinture en fer que la patiente habile* de notre Conservateur du inusée a si bien reconstituée. ATHALARICVS RD( . cette matière ne pouvait se conserver longtemps. N. ne pouvait remonter au-delà du IVe siècle. D. nous possédons également un témoignage irrécusable : deux momaies d'argent. La céramique des Francs est connue : des vases arrondis. Pour la partie S. ANASTASIVS AVG. legèreinent arquée.N. ce que prouve. Notre musée en peut offrir de charmants échantillons et merveilleusement restaurés. Wylie. est orné. de Stuttgard (66). sous la main patiente de notre Conservateur. une anse massive. D'autres fois. des urnes à panse renflée avec étranglement du col.. le inêine signe se trouve ou gravé ou produit en relief par quatre pierres triangulaires dont le sommet . Le poids de ce brûle-parfums est de 56 grammes. Elle a été trouvée à la place qu'elle occupait. et par le capitaine Von Durrich. mais que nous n'avons jamais vu reproduit. plus ou inoins régulièrement. D. On a trouve la forme exacte de nos vulgaires encriers avec la légère torsion des côtes. un vase assez rare. l'autre a l'effigie d'Anastase. et sur lequel la croix est gravée. de chaque coté. L'abbé Cochet pense que l'animal est un ver de terre .N. sur laquelle ont été gravées. nous reporte à l'an 526. dans l'exemplaire provenant de l'aqueduc.L'OPPIDUM DU CHATELFî rouge. JI mesure 4 c. c'était la lampe de nos veilleuses.JVSTINVS AVG..-E. N. connu seulement par la numismatique. il a trouvé le même objet dans son riche cimetière d'Envermeu. s'est rencontré deux fois dans les dépendances du Châtelet. et coulé comme le précédent. tels sont les échantillons les plus communs dans les sépultures. D'autres documents nous éclairent sur la religion des hommes qui furent inhumés dans cette zone.

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qui fut d'abord une place de refuge pour les Gaulois. mais conserva son champ de repos dans les lieux élevés. grâce à son heureuse position.aboutit à un point central. Une des fibules fournies par les dernières explorations porte également la croix en relief sur le champ avec une pierre au centre et quatre aux extrémités. dont les monnaies se retrouvent à une certaine profondeur. un oppidum fourni de tout ce qui peut servir à des habitants exposes le plus souvent aux hasards de la guerre . Les objets analogues trouvés par M. devint.Puissent de nouvelles explorations nous apporter la certitude sur tant de points qui ne sont encore que des hypothèses ! FW. . au pied du Chatelet. sont attribués à l'ère chrétienne par ce savant archeolo@"J. à Charnay. Baudot. c'est que le Châtelet. elle se reconstruisit partiellement dans la vallée. sous les Romains. quand il fut oblige de se retirer. . non loin du menhir dressé depuis des siecles par les antiques habitants de la Gaule. que. ruinee probablement par les hordes d'Attila. selon la coutume des Francs. La conclusion qui ine semble ressortir de ce que nous avons vu.

Substructions voisines du Châtelet Ch. XVIII. Haute-Borne Ch. XV. XIX. etc Ch. XI. Le Châtelet au XVIIIe siècle Ch. Objets en bronze servant à la parure. IX. VI. X. VU. Résultats des fouilles du Châtelet Ch. N. V. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELB TABLE. Cimetière à 1'E. VIE. XX. Habitations particulières Ch. Pierres gravées. 1. XVI. Introduction Ch. II. XN. Numismatique du Châtlet Ch. XVII. III. Industrie des métaux Ch. Citernes et puits Ch. etc Ch. Industrie du Châtelet Ch. XII. Ivoire et os Ch. Nom de l'oppidum Ch. Bains publics Ch. XIII. Aqueduc Ch. Edifices religieux Ch.A. du Châtelet . Céramique Ch. Métaux précieux Ch. Sculpture et statuaire Ch.

Elle nous retrace un monument qui pourrait être classé au plus beau temps de l'art grec. Auguste NICAISE. Ces trois oeuvres sont : L'Harmodios du groupe en bronze des tyran- . année 1883. et qui vécut vers la quatre-vingt-huitième olympiade. La provenance d e ce buste. de 1772 à 1840. le collaborateur de Phidias. Je l'ai fait reproduire par la photographie à moitié de sa grandeur réelle et sous trois aspects : de face. au premier examen. Apollon. n'appartenant ni à la mythologie ni à l'histoire ? J'ai été frappé surtout de l'arrangement de la chevelure et du procédé employé pour terminer les boucles qui la coinposent par un trou circulaire. de profil tourné à droite. enroulées en tire-bouchons et terminées. décrit un personnage qu'il pense &tre un athlète vainqueur. Dionysos jeune ? Est-ce un person- nage de fantaisie. néaninoins il me paraît assez ineressant pour @tresignalé et étudié. attestée aujourd'hui seulement par une tradition. Rayet. avec son piédestal. c'est-à-dire dans une période de cinquante années. à quelques lieues de SaintDizier (Haute-Marne). largeur. élève. au profil droit. dans un travail intitulé : Frngments de sfafues de b m z e du musée de Consfnntinople. O. Conespondant du Ministère de l'Instruction Publique II y a quelques années. année 1883. une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie du front. terminées par un trou semblable à celles de notre buste. M. et représente un personnage jeune. En effet. la largeur du style. ii mesure. dans les fouilles de la ville gallo-romaine explorée au Châtelet. collees sur le Crane. de l'argien Agéladas. caracteriser les oeuvres de certains sculpteurs de l'école attique. qui appartient originairement à la sculpture en inarbre. vingt-huit centimètres d e hauteur. M. élégance du nod de lé. Quel est le personnage représenté ? Est-ce Pâris.) Dans la figure inclinée du personnage. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. étudiant d'après le catalogue de M. par un trou circulaire foré à la virole. Sur cette statue de Tchinli-Kiosk. elle n'en frappe pas moins par sa beaute que par la simplicité. c'est-à-dire au cinquieme ou au quatrième siècle avant notre ere. celle de Myron. j'ai fait entrer dans mes collections un buste en inarbre acheté à Saint-Dizier et qu'on m'a dit avoir @tédécouvert à la fin du dix-huitième siècle. pour la plupart. planche 1. publié dans la Gazeffe nrchéologique.ETUDE UN BUSTE ANTIQUE EN MARBRE. manque de certitude . ou d'Alcamène. Que cette oeuvre soit un original ou une copie même réduite. Le Châtelet est situé sur le territoire de Fontaines-sur-Marne. la souplesse. il le retrouve seulement dans trois oeuvres produites de 480 à 430 avant notre ère. Rayet constate l'application à la stahiaire du bronze de ce procedé d'arrangement de la chevelure. entrées au musée de Tchinli-Kiosk vers 1778. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur . dont la chevelure est composée de mèches en tire-bouchons. Ce procédé m'a paru. Reynach deux statues de bronze mutilées. et vu par-derrière. comme Phidias. on reconnait les inêmes qualités que dans notre buste : simplicité. (Gazette nrchéologiqire.

Airssi jefaisnis par de cm de fout ce qui n'était pas relntif à cet objet. mais il est possible cependant qu'il ait été découvert à cette époque et dans les memes travaux d'exploration. sans trop de honte.BUSTE EN >MARBRE jusqu'a cette époque embrassaient une étendue totale de 8. à la page 8 de l'introduction de ses Etudes archéologiques. Des statues et statuettes en pierre. et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire . une des plus intéressantes qui aient encore eu lieu dans le sol de la Gaule romaine.573 toises : dix-neuf rues. trente-huit maisons. . A la page 37 de la publication. une très grande construction destinée aux bains publics. aurait-elle pu arriver dans cette cité où brillait la civilisation galloromaine. D'autre part. sans que Grignon en ait connu l'existence. avaient été découverts depuis la publication des premières fouilles. Une oeuvre grecque. son continuateur. A la page 1W de la même publication. "Beaucoup de ces objets furent rejetés dans les tranchees. dix édicules. d'autres ont été donnéç à plusieurs personnes. 11 n'existait pas encore de ces associations scientifiques qui font actuellement la gloire de notre beau pays. en bronze. d'argent. Mon unique but était de me former une collection de médailles. Aussi avancerai-je. que nous sachions. Des objets ont donc pu être dérobés et vendus en secret par les ouvriers. En effet. ensuite dans la Gaule par quelque Romain ami des arts. un grand temple. constate que les fouilles étaient mal surveillées. ce buste a pu être découvert par I'abbé Phulpin et donné à une personne de la région dont Saint-Dizier fait partie. amenée d'abord en Italie. des vases. I'abbé Pl-rulpin marque encore ce défaut de surveillance. le continuateur des fouilles de Grignon de 1785 à 1840. l'abbé Phulpin s'exprime ainsi : "A l'époque où je fis mes fouilles. original ou copie. car on peut dire des oeuvres d'art de tous les temps ce qu'on a écrit des livres : Habent sun fnfa. de brome. des monnaies d'or. découvert mutilé. L'abbé Phulpin a donc pu donner à un curieux ou à un amateur ce buste. que je n'attachais pas une bien grande importance aux divers objets que je rencontrai dans le cours de mes premiers travaux. en terre cuite. Le buste en marbre qui fait partie de notre collection n'a point été. des places spacieuses. signalé ou dessiné par Grignon. la variéte. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique. ont été trouves dans cette exploration. car j'étais loin de penser qu'un jour je me verrais engagé d'une mani6re pressante à publier le résultat de mes recherches". l'importance des objets découverts. par le nombre. I'abbé Phulpin. et dont le terrain du Châtelet a longtemps recouvert les remarquables vestiges ? Il n'y a là rien d'impossible . des oeuvres d'art. si l'on s'en réfère aux travaux de Grignon et de l'abbé Phulpin. et qui a été l'objet de restaurations assez habilement exécutées à la fin du dix-huitième siecle ou au commencement de celui-ci.

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p. Le dieu tient le foudre de la main droite et s'appuie de la main gauche sur une roue six rayons. 1. par Grignon . puis au Musée du Louvre juçqu'en 1892. Grivaud de la Vincelle. Maxe Werly. 1 Longperier. 1819. et a fait partie des cabinets Tersan. no 1&2 . et présente aussi. entigrement nue. Sur l'épaule droite et dans Vanneau supérieur est passé un autre anneau de laiton qui porte neuf petits S en bronze mince. p.129.62. Mowat. gauloise du nord ouest de la France. époque à laquelle elle est entrée à ST Germain par voie d'échange.X.14111.(32953). 1.. X N . Arts et métiers des anciens. n? 4. Description raisonnée du Musée de St-Germain en Laye. . pl. sa tête est ceinte d'une stéphanée . Cette figurine est fixée sur une petite base qui se termine par derrière en un anneau . Grignon-Bull. des farilles du Chfitelet. épigr. 85 . à travers lequel on pouvait faire passer un support. -Haut. Haut. pl. de la main droite. elle étend autour de son sein une large zone dont elle tient l'extrémité roulée .270 et 281. T. E. Bull. 4. Grivaud de la Vincelle et Durand Puis le Louvre jusqu'en1892. 1774 pl. 46. t. no 14 . comme la plupart des figurines de même provenance. Longperier I'a décrite comme il suit : Venus debout. 0.76. Elle est d'un style grossier.llm Cette grossière imitation du type de la Vénus dite des Médicis a &te découverte en 1774 au Châtelet. 1891.(Paris-Firmin Didot sans date). 0. pl. p. p. 66 . 2? partie. un double anneau au revers.. 33.. XiX. Notice. Patine sombre (32947) Cette statuette découverte en 1774 par Grignon au lieu-dit Le Chatelet près de Saint-Dizier. Bronzes figurés de la Gaule romaine par Salomon REINACH 5- EXTRAITS JUPITER A LA ROUE. a figuré d'abord dans les collections de Grivaud de la Vincelle et de Durand. comme plusieurs d'entre elles. fig. Essai sur la numism. 85 . Trésor de Petrossa. Ehrde sur les monnaies recueillie5 au Chrîtelet de Bovioles de 1802 à 1874. 113.VENUS PUDIQUE.Westdeutsche Zeit-Scltnft. Antiquités Nationales.Odobesco. LAMBERT.

(Cefte çfnhie#e mmtionii& comme p i m e n m ~ fdii Chfitelet Hnilte-Mni7ze pmvimlt en rénlifé de In M ~ I S ~L. no 116 . pi. P. CIX. P. Notice des bronzes. Le dieu qui semble courbe par l'age. avec une couronne en relief) 0. no 448 . 270-(32960) SANGLIER. 0. 0. Notice des Bronzes. disposition que présentent aussi le Jupiter et la Vénus du Châtelet.045111. Patine sombre.059rn. p. les yeux sont évidés.L. l'abbé Cnmpion de Tersnn (Paris 1819) p. Notice des Bronzes. Longpérier. avec tronc pour les offrandes. un carquois et l'on 291-(27047) TAUREAU AU REPOS. de la statuette.A. 1869. 163. REINACH placé sur le dos de la déesse. Monceaux.. dont il ne reste qu'une partie. la Vénus et l'Hercule Grivaud. Rpvtte Arcl7éol. Sur le flan gauche sont deux anneaux analogues à ceux que portent le Jupiter. Arts et metiers des anciens.-Haut. Mêine provenance que les précédentes. 0. Même provenance que les précédentes..BRONZES FIGURES DU M.. 0. no 853. CIX.09m de la base (qui est antique). lm.Colonne en pierre. est d'un très grossier et certainement indigène.041m de la base antique. 47-(32954). 222 .031~1. no 161. un arc. Les deux mains sont ouvertes pour recevoir des attributs qui manquent. 385 (mauvaise gravure) . p. CI. correspond à un autre anneau à la base. 20. le mêine. Longpérier. 43.094m. 0. p. Notice des Bronzes. de la figurine. (Note 100) TRONCS ET TIRELIRES (d'aprks Longpérier Rev. Grivaud de la Vincelle. Longpérier a reconnu dans la statuette qui nous occupe l'Hercule Ogmios que Lucien mentionne chez les gaulois. Pl. Arts et métiers des nnciens 1819 pl.. Un anneau fixé au dos.) . parait de travail gaulois et a été employé à la décoration d'un trépied ou de quelque ustensile du inême genre. Longpérier. Archéol. découverte par Grignon au Chatelet. no 1 .. .-Haut. Art et Métiers des nnciens.36. . Ce bronze . Grivaud.Haut. il0 1) 135-(32959) HERCULE DEBOUT.N.Buste de VENUS. Arts et Métiers pl. Le grnnd temple du Puy-de-Dôme. p. M&meprovenance que les precedentes. CIX . %. .I. Longperier. p. no 2 . p. 0. no 162 63-(32955) MERCURE DEBOUT. 37. porte une massue. Catalogue des objets d'antiquité et de curiosité qui composnient ln cnbinet de fac M . no 217 aperçoit la dépouille du lion sur son épaule gauche. (Grivaud. S. 49.065111 Méine provenance que la statuette précédente.Haut.Haut. Notice des bronzes. 1849 p. Longpérier.

40 m à 4. probablement funéraire (fig. matériel en os. semble-t-il. à proximité de la voie. inscription --M / --. 3). D'importants fragments architechiraux (fig. M M . Gaillet a effectué en 1965 des sondages. aujourd'hui très dispersé. 1 3 à moyenne profondeur. à l'exception de deux sarcophages. etait celle d'une nécropole dépendant de la ville installée au Chatelet-de-Gourzon. Sur une aire voisine de la voie. Un enclos funéraire à peu pr6s carré (longueur extérieure : 4.-C. qui dura sans doute assez longtemps. II est vraisemblable que la zone fouillée. nombreux tessons). en bordure du chemin dit "la voie romaine" .91 m.de Naix au Chatelet . ap. plastiques et épigraphiques (fig. dont les résulta& ne peuvent @ireprésentés que très succinctement. Vingt-deux sépultures ont été étudiées. Les sarcophages. à la construction de ce inur fut installee une canalisation dont le tracé est matérialisé par une ligne de frettes.770 m). 4 b). objets de métal. s'est prolongée après la construction d'un mur au travers de la zone. les labours profonds ont fait apparaître des vestiges antiques. elles contenaient les restes de 28 individus. 4 a et b).78 in et 1. faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure. b) A Ln Fmse-Briot. Postérieurement. La présence sur tout le site d'éclats de silex indique qu'il fut occupé dès le Neolithique . sans couvercle. 2). stèle d'Epona.mais l'élément gallo-romain le plus frappant est un long mur dégagé sur plus de 15 m. sont tous deux des monolithes en pierre de Çavonnières. suivis en 1966 d'une première campagne de fouilles. pièces décorées de feuilles d'acanthe. 1. 1). ont été dégagés . où un labour profond avait mis au jour un sarcophage . et qui s'étend au moins sur 40 m . M. diversement orientés et situées à une profondeur variable (7 inhumations superficielles. L'absence presque complète de inobilier et le bouleversement du site rendent malaisée l'interprétation chronologique. notamment des fragments architecturaux. contenait deux incinérations assez bouleversées. qui n'est pas exactement parallèle au mur (fig. ils renvoient à un contexte urbain assez évolué : fragments de colonnes. qui paraissent dater du l e r S.NIMEN --. . 2 sépultures profondes).selon un rite incinérant : des fragments de dolium renfermaient un mobilier. lion mutilé. L'utilisation du cimetière. attestant une occupation plus ou moins continue depuis le Néolithique final. Une partie importante de la zone fouillée paraît avoir eu une destination funéraire . 5 a et b). tête féminine en calcaire tendre (fig. visiblement déplacés. délimité par une ceinture de pierres sèches (fig. Gaillet et Richard ont pratiqué une fouille de sauvetage dans le cimetière mérovingien déjà connu. Creusées dans le calcaire ou établies en pleine terre.(fig.INFORMATIONS ARCHÉOLOGIQUES SUR FONTAINES-SUR-MARNE FONTAINES-SUR-MARNE a) Au lieu-dit Derrière la Grange.et à quelques centaines de mètres de ce dernier site. l'attention avait d'ailleurs été attirée sur le site par de récentes trouvailles de surface (silex. avec les angles . longs de l. 6). composé de céramique et d'objets métalliques.inégalement conservé et de destination encore incertaine.

FREZOULS II\'FORMATIONS ARCHEOLOGIQUES 1.E. . Fonfni~ies-siri-Mnnze.Lesfiettes le loirs dii grn11d nrrrr.

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A proximité. fibule) : la sépulture. céramique abondante et variée (fragments de dolium notamment). profondeur maxi~naie : 0. du long mur. FREZOULS IhVORMATIONS ARCHEOLOGIQUES FONTAINEÇSUR-MARNE a) Au lieu-dit Ln Fosse-Briot. et à proximité de ce dernier site. contenant des plaques de couverture en calcaire scié. de nombreux tessons appartenant notamment à une marmite à trois pieds en craquelée bleutée et une monnaie d'argent de Trajan. renfermait un matériel pauvre et dispersé (tessons.22 m). étaient accompagnées de mobilier : épingle et fibule en bronze. fibules et monnaies dont un bronze de Tibère à l'autel de Lyon. clous. fragments de métal et de verre. Le long mur précédemment découvert se prolonge à l'o. nombreux tessons. Gallia. 2% et s. b) Des travaux routiers ont amené. 4 incinérations qui semblent dater de la première moitié du ler S. qui est encore sur une zone funéraire. orienté nord-sud-est-ouest. profondeur : 1. en 1967 et 1%8. XXV. un vase de céramique et un autre de verre. la fouille entreprise en 1966 (1).E. A quelques mètres au S. un fragment de peigne en os. M. sans doute unique. au lieu-dit Les Plantes. un enclos funéraire quadrangulaire (4. Gaillet a poursuivi. et dont les fondations sont faites de petites pierres placées en oblique. clous. monnaie. 8) et la canalisation qui le suit continue au-delà : 6 nouvelles frettes en fer ont été trouvées. a dû &ire violée anciennement. en bordure de la "voie romaine" de Naix au Châtelet.20 m). quoique la nécropole se poursuive. Au voisinage.p. des déchets de forge. Plus à l'ouest. Sur l'ensemble de la 1) Cf.30 m) : parmi un matériel varil une fibule du type militaire et un fragment de sculpture. en 1968. 1967. sur 230 m (fig. 226 fouille..50 x 4. dont 3 portent des marques. notamment orangés. . A prorimité a @té identifié un très large fossé nord-sud en V évase (largeur : 10 m . la découverte de deux tombes : outre de nombreux tessons. un fragment de sarcophage en pierre. la fouille n'a livré aucune sépulture ni aucune structure autre que des alignements de pierres peu explicites et un fosse comble en bordure de la voie. c) A l'occasion de la rectification de la route en bordure de la colline du Chitelet. un fond de cabane de forme irrégulière (largeur moyenne : 230 m . ouvert à l'ouest (fig. 7). en 1968. M. Gaillet a pu degager.

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A . S.. . FREZOULS ~. . Coiitinlrntion dir long mir7 décoiroert ni 1966. Ln Fosse Bliot. -.INFOR~MATIONS ARCHEOLOGIQUES E. ..Fo~ifnines-a~r-Mnr17e.<+.

Y. GAILLET LA FOSSE BRIOT 9 pour F i g 1.3: I 5 40 45 24 .2.

la présence de nombreuses pierres. figure 2). lieu "La FosseBriot" parcelle 697. dont une inscription funkraire incomplète (fig. Notre ami René Fulbert participait aussi aux travaux. 6).7 m sur 4. présence d'un long mur (nous l'avons dégagé sur plus de 20 m). au-dessus.le cimetière a déjà été fouillé. 4) et une petite fiole en verre. déposee sur les cendres brûlantes qui l'ont fait fondre en partie et se gondoler.rencontre d'un enclos funéraire rectangulaire fait d'une ceinture de pierres sèches (dimensions extérieures : 4. 8). 5) et d'un petit couteau (fig. ces deux objets étant de tradition gauloise. Le ramassage en surface de nombreux petits déchets de taille de silex nous fait présumer l'existence la Fosse-Briot d'une petite station du néolithique final. d'une monnaie de l'empereur Commode frappée en 179 montrant d'un cûM la tête laurée de l'Empereur regardant vers la droite. en laissant une bande sur deux cûtés des carrés pour y observer les éventuelles variations de teintes des terres. grâce à la bienveillance de Monsieur Klébert Adam. pages 7-9. mise de plusieurs morceaux de dolium se recouvrant . avec l'inscription L AVREL . etc.Mémoires de la Société des Lettres de Saint-Dizier. 1967. Tout le matériel archéologique a été nettoyé. J. Des labours avaient remonté d'une part quelques objets en silex (en particulier quelques pointes de flèches) et d'autre part de nombreux élements romains : fragment d'inscription (MON : Monumentum. deux incinérations très bouleversées et une belle hache polie en silex (fig.. d'une perle (fig. puis report sur papier millimétré de tous les vestiges (tessons. nom- breux croquis. .. 3). un petit vase presque complet (fig. l). qui est ensuite numéroté et ensaché. en indiquant la profondeur de chaque objet. Bien entendu. A l'intérieur. les tessons susceptibles d'apporter des indices de datation (rebords.. des fragments de vases. tome 1. nous avons concentré notre activité sur un site archéologique jusque-là inconnu. clous. en bordure de la voie romaine Nasium -le Châtelet. une autre incinération : un fond de vase gris. Découverte par ailleurs d'un fragment de fibule en bronze (fig. La fouille exécutée sur le même lieu. photos et notes.nous y avons découvert des incinérations intéressantes : pose d'un fragment de dolium (gros vase). etc.. d'une monnaie d'Agrippa portant une contremarque de circulation (12 av.6 ln). pierres. il y a probablement fort longtemps par des récupérateurs de inétaux (tessons très dispersés).) rencontrés. leur étude n'est pas terminée. Sommeville et Chevillon. Nous avons quadrillé le terrain en carrés de 4 mètres de cûté. à Fontaines-sur-Marne. .-C. dep8t des restes de l'incineration. LA FOSSE BRIOS FONTAINES SUR MARNE FOUILLES 1966 par Yvon GAILLET En 1965 et 1966. a prouvé l'existence d'un cimetière à incinerations datant de la première époque de la ville gallo-romaine du Châtelet.). A noter au nord de ce mur. Repérage. de quelques os calcinés. et pardessus.en bordure Nord. décors) ont été dessin&. Cependant. . nous pouvons déjà dire : . des ossements calcinés. L'équipe 1966 était composée d'adultes ayant participé plusieurs années de suite à des fouilles dans des départements voisins (Marne et Ardennes) et encadrant des adolescents et jeunes gens des villages de Fontaines. fonds. puis fouillé en descendant par couches minces. 7). une représentation d'Epona sur pierre (fig.

qui est incontestablement LA FOSSE BRlOT plus recente que le mur. GAILLET COMMODVS AVG (TROP) LLLL et de l'autre CM. La fouille de l'été 1967 doit apporter d'intéressantes précisions sur plusieurs points. et appuyee sur un bouclier une haste reposant sur son bras gauche avec l'inscription IMP LLL (COS LL PP) S C. allait probablement de la prise d'eau antique jusqu'à la ville du Châtelet. Je signale dès maintenant que les résultats des recherches seront publiés dans les CAHIERS HAüT-MARNAIS.Y . La conduite. découverte des restes d'une conduite à eau qui était à l'origine fermée de iuyaux en bois. les travaux ont prouvé une occupation de la Fosse-Briot aux ler et 2èine siècles de notre ère. réunis par des frettes ou anneaux en fer de 9 à 10 cm de diamètre. En résumé. de longueurs variables.aussi au nord du mur. Pallas debout mettant un grain d'encens dans la flamine d'un autel à parfum. . .

4e trimestre 1%7 (pages 210-214) LES EPONES DE FONTAINES ET DU CHATELET P" Yvon GAILLET La découverte en 1%5 d'une Epone à Fontainessur-Marne nous donne l'occasion de réexaminer les autres Epones trouvées à différentes reprises au tout proche Châtelet. quatre représentations de la déesse Epone provenant du Châtelet. s'est restreinte . parmi un remblai informe..Les Cahiers Haut-Mamais no Yi . Epone est surtout une divinité funéraire (5). des écuries et des cavaliers. .). en faisant valoir. dans la collection que Colson Régis légua l'Etat. papa et moi. les archeologues pensent qu'outre la possibilité d'atkibutions particulières comme celles citées ci-dessus. communication à la Sociéte pour le progrés des etudes philologiques et historiques de Bruxelles. muti:& et fruste. une pioche dont l'oeillet d'emmanchage manque. . le 14 novembre 1948. une sorte de marteau terminé en pointe. "Epona funéraire". racontées dans les notes Colson inédites : "28 août 1903 : découverte d'une citerne au Châtelet. (5) Fernand BENOIT. elle est une divinité ayant un r81e de protection beaucoup plus large. p. pages 333-336. 37.maintenant.-C. QUI EST EPONE ? Pour affirmer qu'Epone est une divinité celtique. plusieurs arguments : . T. jadis générale.un fait typique : Epone monte à cheval. Jusqu'à cette profondeur. "La colonne au Dieucavalier et le culte des sources". . 1) Petite. nous recueillons un fer de lance ordinaire. Decouverte d'une applique en bronze. je trouve une monnaie (moyen-bronze) avec pour revers une chrisme..les représentations d'Epone ont la m@meaire de dispersion que celles du Jupiter gaulois (2). Voici les circonstances de la découverte. Le ler septembre. Y. LAMBRECHTS. la citerne a été remplie presque exclusivement avec des pierres. 29 août : à 15 m. celtiques". les uns ou les autres.une explication etyrnologique : ép = cheval (1) . A 2 mètres. p. dans Ogmn. pièce importante du Bas-Empire. LAMBRECHTS. 124. 1949. "Contiibiition c i l'éhide des divinité. T. papa trouve une Epone assez barbare. (l Salomon ) REINACH. Tome II.pour quelques-uns. 1913. (4) P. d'un fragment de poterie avec trous. une masse en fer détériorée par le temps. LES EPONES DU CHATELET Le Musée Du Breuil de Langres possède. . publiee dans Latomils. et est assimilée aux déesses-mères (4) . je trouve un fer de lance triangulaire. Cette acception. une petite enclume pour faire 1903. Histoire de la Gaule. enfin. XVU. tome 11. pages 170 et suivantes. 31 août : nous fouillons. les archéologues Sont d'accord. 348. arme magnifique bien conservée. Revue Archéologique. ce qui n'est le cas pour aucune divinif? grecque ou romaine . son mur n'est conservé qu'au Sud-Ouest. Devant Paul. . . mais qui n'est pas moins intéressante. Camille JIJLLIAN. Mais il y a des divergences en ce qui concerne les attributions exactes d'Epone : .d'autres y voient une deesse des sources (3) . (2) P. p. une grosse monnaie d'Antonin le Pieux (milieu du 2e siècle après J.pour les uns. (3) Billlefin du Musée Hisforiqiie de Toirloilse. un marteau de forgeron. Epone est la protectrice des chevaux.

dans les jardins ou une cour). les couches de remblai. ne contenaient aucune pierre d e grosseur moyenne mais paraissaient formées de terre végétale entrainée par les eaux de ruissellement (dans ces terres.. T . 11 est vrai qu'Espérandieu affirme que I'Epona dont il donne une photo a été découverte en 1895 (et non en 1903).. d'une épaisseur de deux mètres. 1) et une photographie. l). Au-dessous du squelette. désespérant d'arriver au fond .. comme personnage. et pourtant . . . un Auriga (cocher) ou une Epona ? (9). je découvris (au Châtelet) une citerne que je ne pus explorer entièrement (7). 3) Deux d'un coup. que tenait peut-être Epona. partie de la lettre que lui avait adressee le chanoine Drioux.. De cette petite Epone. statues et bustes de ln Gmlle Romaine. mais il dit aussi qu'il a vu la statue à Sommeville. A remarquer. Peut-être s'est-elle désagregee dans les annees qui ont suivi sa decouverte. chez M. (7) Colson ne donne pas l'emplacement de la citerne. fig. de Constance Il et autres Mais la trouvaille empereurs de 320 à 352 ap. parut assez distinctement : u n personnage debout sur u n char. nous abandonnons la fouille. vêtue d'une tunique longue.u n attribut qu'elle tient à la main droite n'est plus reconnaissable" (Espérandieu. Epona. sous le poitrail d u cheval. sur une jument marchant à droite . dans une citerne Les deux Epones dont nous allons maintenant parler sont interessarites du fait que Colson a laissé des notes inédites concernant les circonstances d e leur découverte. 2) Belle mais endommagee. Marne (il faut lire Haute-Marne). Après un long travail. qui semblaient avoir été jetées intentionnellement. Colson Roger (en realité Régis). ll semble donc que la citerne était abandonnée et servait de puisard. no 4738. je rencontrai les premiers rangs de rnoellons qui forment la paroi de la citerne jusqu'à ce que le roc soit assez solide pour remplacer celle-ci . dont je donne un dessin (fig. assise. (9) P. à droite. en plus.la déesse avait la main gauche sur le cou de sa monture . vue de dos (phot... sur chacun des cgtés. reposait u n squelette d'adulte. Cette autre sculpture (fig. D e w animaux. parfaitement conservé et légèrement replié. 2.. de Constant. semblant aitele à ce char. "Pendant les vacances de Pâques 1914. Parvenus à une profondeur de 5. p. l'autre à gauche. tome Dl. je recueillis 17 monnaies de Constantin. 1975.. est assise à gauche.EPONES DU CHATELET des clous. n? 4740). allant l'un à droite. 251. La sculpture est fruste et les attributs. bien connu pour son ouvrage "Les niltes indigènes des Lingo>isr' et dans laquelle il est dit que près du squelette avaient et@aouvees une douzaine de moimaies (Colson en indique 17) et que "ce squelette portait au cou un petit medaillon de bronze representant un auriga". sont places devant le char ." Cette Epone est-elle celle qu'Espérandieu publie dans son monuinental ouvrage sur la statuaire de la Gaule Romaine ? (6). Lambrechts transmit dans i'article cite au renvoi no 2 ci-dessus. et très mince (8). capitale fut une petite plaquette en bronze. un autre animal.Un peu plus bas. (8) On ne sait ce qu'est devenue cette plaquette. Vi. FSPERANDIEU. -Une citerne comme tant d'aubes... Conunent expliquer la présence de ce squelette dans la citerne ? Accident ou crime ? (Jamais les Romains n'enterraient à l'intérieur des villes. Autour de ce squelette et même sur lui. de dépotoir.. couverte d'une couche d'oxyde. . entières. Sous ces pierres. ne sont plus reconnaissables". de grosses pierres de taille provenant d'auges et peut-être de la partie supérieure du mur avaient rempli l'orifice. quand le cadavre y fut jeté et les grasses pierres n'avaient eu d'autre but que de combler (6) E.3 m. sur une jument marchant à gauche. Un dessin de cette statuette a été publie dans le "Répertoire de la statuaire grecque et romaine de Wornon Reinach". 2) est "Epona.à la partie supérieure de cette citerne. vêtue d'une tunique longue et d'un manteau. le relief qui avait été obtenu par repoussé.. la présence d'une colonne. découverte d'une monnaie gauloise). Espérandieu donne la description suivante : "Hauteur : 24 cm. Est-ce u n quadrige traîné par quatre chevaux avec. Les premiers résultats furent très intéressants : à une petite distance d u sol. J-C. Recileü g é n h d des bm-relief. mais des recoupements permettent de penser que cette citerne se trouve à une cinquantaine de mètres de la limite du cimetière merovingien implanté au Châtelet sur des r d e s romaines.

GAILLET LES EPONES DU CHATELET j I \ ! i .EPONEÇ DU CHATELET Y. 233 .

Ces pierres sont couvertes d'un dépdt calcaire qui a pris une teinte rouge. %us celles-ci. déesse tutélaire des chevaux et des cavaliers..La céramique découverte dans la citerne est peu riche. A proximité se trouvait une ecurie. Sur le faîtel était placé le buste. Quelle était la profondeur primitive de la citerne ? Avait-elle été creusée par les Gaulois ? Ce n'est pas la première fois que nous trouvons dans une citerne un fond artificiel sur un remblai de pierres. D'après les monnaies. ainsi que de nombreux fragments d'un vase en verre". En septembre. Les fouilles antérieures ne nous ont fait découvrir que deux substructiom à une certaine distance de notre citerne. de graves soucis. nous mettons au jour une nouvelle stèle avec bas-relief (figure et photo 4). semblent expliquer la destination de la construction voisine. . Par contre. vu de dos et montfant cependant sa face.. et dans le voisinage. n'est qu'une caricature. A quelle époque eut lieu cette destruction ? Probablement vers 280. ce fait s'est passé après l'année 350. A trois mètres de profondeur. Enfin.. . C'est à ce moinent que le cadavre fut jeté dans l'excavation et la citerne fut rebouchée. Nous nous trouvons donc dans une partie de la ville peu habitée.. des devoirs impérieux m'éloignent d u Chatelet. mais de minces plaques de pierre debitees a la longue scie appelee passe-partout. Plusieurs auges devaient se trouver sous les gouttières pour recevoir l'eau. et l'absence de vases usuels fait supposer que la citerne était assez éloignée de toute habitation (10). peut-&tre peu de temps avant la seconde destruction de la ville . comme dans une vaste région d'ailleurs. placée par son propriétaire sous la protection d'Epona... (12) Au Châtelet.. des cours et des hangars. A noter que bon nombre de citernes et puits explor6s au Châtelet ne l'ont et6 que partiellement..Contexte et essai d'explication . Le lendemain.Les sculptures. qui n'était que le prolongeinent de celui-ci ou était simpleinent posé sur la dernière plaque faîtière. nous trouvons u n buste de femme . un beau bas-relief représente Epone à cheval et posant ses pieds sur une colonne (voir les figures et photo no 3). ou plutôt d'une chapelle..Y.... les maisons et edifices n'etaient pas couverts de tuiles." Remarques sur les Epones découvertes en 1915 : Nous soinmes en présence de deux stèlesmaisons. . epaisses. à creuser : Une question se pose : à quelle époque la citerne fut-elle construite ? Nous ne sommes hélas pas allés au fond de la citerne (11) . Le temps faisant défaut.lO m. à droite et à gauche. elles formaient une sorte de petite plate-forme sur laquelle les deux stèles étaient dressées. -Problèmes..il est facile de rétablir par la pensee la façade de l'édifice. elle fournit cependant un précieux renseignement : trois gobelets incoinplets ont été recueillis.serait-ce Epona ? . les terres entraînées par les eaux remplirent celle-ci jusqu'à une profondeur de 120 m. Certes. la guerre éclate. trois autres citernes ont été explorées. Sur la face antérieure. GAILLET EPOIVES DU CHATELET rapidement l'excavation . Comme les gouttières reposaient sur les murs. Les mois passent .. est resté dans la citerne". mais à la même hauteur. parmi de nombreux débris d'auges et de pierres de taille. la citerne restant ouverte.. le sujet nous donne une déception. inon père rencontre une pierre ayant la forme d'un tombeau étrusque. AoGt 1914. dans son très bref journal de fouille : "un fût de colonne. dont l'une avait de grandes dimensions. l'une de 37 cm. dans des jardins. pl) Colson ecrit. Colson ecrit : "5 septembre 1915 : decouverte d'un vase à cinq compressions (vase godrome) presque intact. nous rencontrons un sol artificiel fait de petites dalles provenant de plaques de couvertures (12). Peu à peu. Je reprends mes chères recherches en août 1915. de nombreux fragments d'auges. Les stèles-maisons sont considérées comme des monuments funéraires. ... l'autre de 343 cm (nos dessins et photos ne donnent aucune idée de cette importante épaisseur). Fernand Benoît (5) décrit rapidement les deux sculptures comme suit : "Deux stèles représentant (10) Par ailleurs. car le personnage assis sur un cheval ridicule. l'exploration fut remise au inois d'août. les fragments d'auges brisées et les trois sculptures de la facade tombèrent dans la citerne. trop lourd pour @tTeremonté sur le sol.. à 4.en deux morceaux (figure et photo 5). nous décidons d'achever l'exploration de la citerne surnommée "Citerne au squelette" . date de la première dévastation de la ville gallo-romaine. 234 . Quand l'ecurie fut détruite. un remblai de pierres provenant du roc même sans mélange de terre...

Les Epones du Châtelet fig.Haute-Marne. -- . 6 L'Epone de la fosse Briot.

R. dirige l'animal par la bride. -Le cimetière gallo-romain près du Ciiâteiet. il faut en souligner les caractères intéressants : coiffure. Auraient-elles roulé avant d'y dégnngoler ? Alors elles seraient mutilées (chacun connaît le peu de durete des pierres sculptées du Châtelet). au cours d'une promenade. Elle représente.GAILLET Epona dans le cadre d'une inaison à toiture en bâtière". MAGNEN.. lire les artides de l'abbe P. Par contre. Leur présence y serait accidentelle. Gillot. en amazone.. Gelin : .. Si les Epones avaient un rôle funéraire. Déposée sur u n tas de pierres. dans les notes Colson. il s'est basé sur des renseignements que lui a coinrnuniqués M. coinment se fait-il qu'elles aient été découvertes en ces lieux. et il pense que "les édicules représentés sur les stèles (provenant du Châtelet) sont. il dit : "Stèle funéraire en forme de maison.Fontaines-sur-Marne. et A. Epone.Sepulhires du Uiâtelet. dans la collection Colson au Musée de Langres. dans Bell. quelques autres objets sont aux Archives departementales. juste dans la citerne. nez et menton. qui fut decouvert eii 1883 et fouillé a partir de cette date. Nos sentiments de reconnaissance sont égale- (13) R. d'autres enfin ont et6 disperses après leur decouverte pour dedommager les personnes ayant fourni quelque argent au moment des recherches. Quant à la sculpture découverte avec les deux stèles (photo et figure 5). comme dans certaines représentations. pour leur tenir compagnie. Le materiel archeologique en provenant est deposé au Musee de Saint-Dizier. et air?^ de Lmtgres. de penser le contraire. même rapide.. dans Blrlletin de ln SociéféHistoriqireet Aidléoioyliie de Lailgres. une autre deesse Epone que Jean-Louis Humbert découvrit en 1848 au Chatelet (14). alors conservateur du Musée de Langres. Ces incertitudes n'empêchent pas le visiteur d'admirer. H. . il nous semble qu'elle doit être considérée comme ayant une attribution funéraire. mais comme elle a été découverte sur une nécropole. La pierre de la sculpture. Denis Varnier qui s'empressa de nous la remettre. selon certains. juillet 1885..Y. non des oratoires destinés au culte de la divinité funéraire. des deux photographies publiées dans le présent article. il est à penser que R. L'EPONE DE LA FOSSE-BRIOT (1%5) Les prospections et recherches que nous effectuons depuis quelques années à la Fosse-Briot (à quelques hectomètres du Châtelet) auront leurs résultats publiés plus tard. dec. . a subi une brisure ancienne dans l'angle supérieur droit (figure 6).. sculpté en léger relief. inais la représentation de la dernière demeure du mort". mais dès maintenant. Hisf. Soc. par M. le bras levé. elle fut nettoyée par les pluies et remarquée. decembre 1883. La présence d'une échancrure sur la base de chacune des représentations . se trouvant un peu plus B l'ouest. ce que EPONEÇ DU CHATELET nous pensons. Magnen a eu la photo de la première Epone (celle qu'il publie) et que pour la seconde stèle. Pour la première (celle de type classique) dont il donne dans son ouvrage une photographie. Pour la seconde. Mais il est difficile d'admettre que les deux stèles soient tombées du haut du mur. un cheval avancant vers la gauche. Ce cimetière est d'autant plus intéressant qu'il montre la persistance de l'utilisation d'un mobilier funeraire gaulois au moment de l'assimilation de la civilisation romaine (15). La déesse n'a pas. à notre avis. Les Epones de la citerne avaient-elles pour rôle de protéger une écurie et des cavaliers ? Certains détails de la fouille des Colson semblent aller dans ce sens. (suit la description). sans commentaire. dans Bali. plus tardif. Que l'heureux inventeur soit ici publiquement remercié de son geste. il écrit simplement : "Autre stèle. à verser des libations . L'examen. planche 41. paragraphes 228 et 229.-F. nous tenons à présenter I'Epone qui fut découverte sur le cimetiere à incinérations mis en évidence par les fouilles de 1966 et 1967. mesurant 243 cm sur 24. Magnen (13) donne des appréciations sur les deux Epones. La pierre fut remontée par la charrue qui lui fit deux estafilades. rien ne permet d'affirmer avec les Colson qu'il s'agisse d'une Epone. style des Epones et des chevaux. située au lieu-dit "Les Plmtes" (appellation actuelle : le Cimetière deç Rommns).5 cm. (14) Cette decouverte est simplement signaiee. forme des imisons.l'échancrure servant. soc. Pour avoir une idée de l'intérêt que pouvait presenter cette n6uopole. (15) Ce cimetière est différent de celui. analogue en tous points à la précédente". pommettes saillantes. nous montre les différences . ces beaux morceaux de sculpture en regrettant que n'y soit pas. Lmgres.pourrait perinetire. 1884.Epona (1953).

GAILLET. à i'abbé Mouton par I'intermediaire duquel j'ai pu avoir les notes Colson inedites. à Monsieur Leglay et aux employés de la bibliothèque de Bar-le-Duc qui ont fait de noinbreuses déinarches pour mettre à ma disposition une abondante documentation. Y.GAILLET ment adressés au chanoine Didier qui a permis de dessiner et photographier les objets de la collection Colson déposés au Musée de Langres. . Septembre 1967.EPONES DU CHATBLET Y.Fontnines-szrr-Marne. instiflrtmr. 52 .

CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES (Cl.a : Bacchus (?).c : Déesse-mère (?). . b . .F. Lefèvre) Sculptures de Fontaines-sur-Marne.

le Chatelet n'était pas Pompei (3). (5) Cntalogire des objefç d'nntiqiité et de ciriiosifé qui conrposnimit le cnbiiief de fmi M . déconverte nt 1772. et une série de 168 dessins et lavis. mais il meurt en 1819 avant d'avoir pu réaliser son projet (5).. niicioi nrcltidincre de Lechrre.-J. En 1774 et 1775. de ln Soc. en passant par 1 O00 monnaies gauloises et 8 000 romaines (4). 1820). p. il nous a semblé bon de faire rapidement u n inventaire de nos connaissances. (2) Birllefin des fouilles fuites pnr ordre du roi. et sa collection est achetée par l'abbe de Tersan. des Antiquni~rsde Frmice. Elles ont été données au Musée le 30 mai 1875. par Grivaud de La Vincelle (Paris. 239 . il n'en est absolument rien. à près de 3 m de profondeur. in-ô.. romaine : le Cl~âtelet. tous. au bord de la Marne. p. 47-52 DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES-SUR-MARNE (HAUTE-MARNE) Par Michel CHOSSENOT et François LEFEVRE Membres titulaires Cette étude veut surtout corriger une erreur faite par Emile Espérandieu dans son Recueil. Durevesle. Il r e ~ o i talors des "subventions" et peut continuer avec des moyens plus importants. entre Snint-Dizier et JoinuiIIe nx Clvmrpngne.Mémoires de société d'Agriculture. (3) C'est l'liypothèse la plus souvent admise. a l'idée. l'autre gravé.. 77.-J.LES SITES La commune de Fontaines-sur-Marne est située à proximité d'un centre important à l'époque (1) Pierre-Clément Grignon est né à Saint-Dizier en 1723 et mort à Bourbonne-les-Bains en 1785. par M. sur In petite montngne dii ChRteIet.. grecques. Sciences et Arts d u département de la Marne. (4) Henri Bordier présente une brève étude de ces monnaies d'après les écrits de Grignon. à l'occasion des travaux de construction de la nouvelle eglise. 1. D'apr2s Grivaud de La Vincelle. des Antiqunires de France.. Louis Grignon.Dubois (Paris. 1774. D'après Henri Bordier. "cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de sa colle~on"dit Héron de Villefosse (Bizll. avant de présenter ces deux sculptures. qui aurait été déçu par le spectacle qui s'offrait à ses yeux . par Grignon. un manuscrit comportant en plus du texte du mémoire deux plans de la fouille. de In Soc. sauf trois ou quatre à la fui. dans sa séance du 17 juillet 1772 (1). tome. note 1. p. Commerce. dans la Marne. . maître de la forge située au pied d e ce site. d'iine ville m i n e . par L. il publie deux comptes rendus imprimés (2). Or. Griuniid de ln Vincelle. p. avec plan grave de l'emplacement des fouiiles. les objets passèrent tous à i'abb4 Campion de Tersan. 1876. Bar-le-Duc. Biill. l'un manuscrit. semble-t-il. l'abbé Cnnrpion de Teom. Le registre des entrees du Musee municipal de Châionssur-Marne est formel : elles ont été 'trouvées à Fontaines-sur-Marne (Haute-Marne). 19%. où ces deux statues sont considérées comme provenant du cimetière de la Fosse Jean Fat à Reiiw (Marne) et ayant fait partie de la collection d'Auguste Nicaise. alors ingénieur en chef des Ponts et Chaussées A Châlons. qui a le projet de publier cet ensemble . 1876. Mais ces fouilles sont arretées après. 7475. la visite du cardinal de Rohan. représentant des groupes d'objets trouvés au Cliâtelet. avait été présente dès 1772 : Bulletin de In Société des Antiqunires de Frmice. ibid. 11 meurt en 1784. mmnines et gnlrioises qiii conzposent In collection de feu M . Celui-ci a fait l'objet de fouilles dès le XVIIIe siècle. Grignon avait collecté une masse d'objets comprenant depuis des statues jusqu'à de la céramique. C'est ce qui fut fait par Grivaud de la Vincelle (6). 1819) et Cntnlogiie des antiquitk $yptiennes. 1775. d'y faire des fouilles. maîhe des forges à Bayard. Ii commence des travaux à ses frais et envoie u n compte rendu qui est lu à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres. il domine plusieurs villages. in-8".. Proéminence isolée. ayant remarqué la couleur noire de la terre en cet endroit. LXXX et CCXLN p. 77. LXXX p. La région de Fontaines-sur-Marne étant partimlièrement riche sur le plan archéologique.Second bulletin desforiill es.

43. (11) L'abbe Maréchal. (8) La bibliothèque de Cliaumont (Haute-Marne) conserve son manuscrit intituié Motiogrnphie dit cluîfeleiet de ses environs mec de nombmix dessins. creusés une profondeur moyenne de 6 mètres et distants 1876. fit encore quelques fouilles sur le Cliâtelet et dans un cimetière "barbare" qui se houvait au pied de la coüiie. Viü . n'est pas signalé par ceux qui ont fouillé le site. Hist. Une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie d u front. Durand. qui coinportait des restauratioix. Gelin. enroulées en tirebouchons et terininées pour la plupart par un trou circulaire foré à la virole" (12).147 p. La plus ancienne mention en a été faite par Père Jacques Vignier. dans son Rtjertoire archéologique (13) nous donne un certain nombre d'informations : . dans Ln Hmife-Mnine. Abbé P. en 1820. qui les supenrise. r m i e chnnzprnoise. biiste en broiize décoiivot i Cmim~-les-Reinis. de Longres. Neufdiâteau. p. 1877-1878. juge de paix. t. u n compte rendu de ses travaux (7). en 1885. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. le 4 octobre 1758. Efude srrr lin biiste mtiqiie en nrnrblr . en fait un compte rendu (8).è~de Foiitnines-surMnme et de Goanon. p. 123. avec un exhait du procès-verbal des fouilles de Pothier. En 1878. et M h . en 1825. collées sur le crâne. (13) Georges Drioux. du 18 janvier 1871.1865. 303 et 336. lorsque Henri Bordier en fait le compte rendu à la Société des Antiquaires de France (IO). et Atts Mnme.. Paris. inais son attention se porte surtout sur les objets et plus particulièrement les inornaies.120 pl. 262-270. p.DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES CHOSSENOT-LEFEVRE Après la mort de Grignon. IL p. D'apres une lettre de P. Essm s i r riti nqiiedrrc de constnrction rommiie à ln nionfngne dri Cluîtelet p7.198. 160. Notes pour ln dknde historiqire dir diocèse de Lmrgres 240 . XN. Pour ce qui concerne la commune même de Fontaines. 1886. de In Soc. avec la collection du dievalier E.l'aqueduc constitué "par u n aligneinent de plusieurs puits en directiori d u Châtelet. de Lmgrffi. provenant du Cliâtelet sont enhés dans les collections du Musée du Louvre. achète une grande partie des terrains et continue les fouilles. Soc. Conr. nous e n donnons la description faite par Nicaise lui-même : "Ce buste avec son piédestal a 28 cin de hauteur et représente un personnage jeune au profil droit. t. 1819. de la Soc. les fouilles reprenneilt à l'initiative d u préfet Romier . .1856. 3. L'abbé Gelin. Elles ont alors ét6 vendues "à vil prix à quelques amateurs de Reims". ef Hist. . 80. dans Cnliim Hmit-Mnmnis. Répertoire nrchéologiqire dtl dépnrfenrenfde ln Hniite-Mnme. mais il est vrai qu'il a pu être découvert par l'une des noinbreuses personnes qui y ont cherché et trouvé des objets faciles à vendre. Sur ce sujet. ou Recherckes nichéologiqiiffi. il conclut hâtiveinent : "les trésors de la montagne d u Châtelet sont definitivement épuisés" (11). Un certain nombre d'cléments. des Antiquaires de France. 1949. 1. nire de Fontaines. de In Soc. t. Notes archéolo@ques s i r les fmrilles fmtes et les monuments déco~~vnfs sur ln mmitngne du Ch<îfekt située près de Fontnines (Hnizte-Mniite). cure de Fontaines. lui-meme prêhe.. II donne. Sci. . 68-76. (14) lbid.L. (12) Auguste Nicaise. menhir sur lequel est gravée une inscription latine (14) .-F. dans Bull. curé de Fontaines. no 4659 . Après ceiieszi. Aqiiedric de consfn~ctionromaine.PotlUer. XUI. Georges Drioux. et Archéol. des Antiqumres de Frmce. 1876. et qui est mort en 1854. dépnrtenient de ln Hnute-Mnme. et mort à Fontaines. p. p. l'abbé Pliulpin.La Haute Borne. Parmi les objets de la collection d'Auguste Nicaise. et mort à Fontaies. Archéof. Gelin. 137.dans Conzpte rendu de I'Acndémie des Insctipfiotis et Belles Lemzs. Cette sculpture étant sans doute disparue. 1840. O L'abbé Phulpin est né A Mathons.J. t. 163). Dechelette. t. 97-105. Aits et Métierç des mnens représenféç pnr les nronumnzfs. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur.. et 1880. 1. En 1851. Agt:. et citee par Henri Bordier dans Bull. Le Cluîtelet ei ses environs. la littérature est abondante : C. (6) Grivaud de La Vincelle. p. Mmrrel d'nrchéologie.Pothier. Ce buste. (9) L'abbé Geliii est né à Langres. dans Mém. en 1846. (10) Bull.I. Pothier. poursuit son oeuvre.It~piterSérnpis. p. p. 18841885 (l886). Il. p. décoiivprfes entre Smnt-Dizier et Joinville. curé de Fontaines-sur-Marne. 437. il se trouvait un buste en marbre "acheté à Saint-Dizier (Haute-Marne)" et qu'on avait presenté comme venant d u Châtelet. inais celle-ci concerne surtout l'aqueduc qui ravitaillait le Châtelet (9).seivmt principnlemenf à f'erplicntion d'un grmd nombre d'nntiquités renreillies dnns les mines d'une ville gnriloiçe et rommne. 1878. tout fut rebouché. de ln Soc. Abbé Phulpin. les medailles (monnaies) avaient été données au neveu de l'ab& Phulpin. en 1844.

.. quatre autres incinérations de la première moitié du Ier siecle ont été trouvées.. p. Article anonyme dans Mémoires de l'Acnn9nie f v y d e des Inscriptions et Belles Lettres. deux incinérations du Ier siècle ont été mises au jour. inv. Il pourrait s'agir d'une représentation de Mercure. cit.Musée municipal de Châlons. buste 29 cm . Drioux. 25.Lieu-dit "Les Plantes". (17) G. II . en 1852. mais qui sont aujourd'hui disparus. 09) Ibid. . pl. d'autres découvertes ont été faites : . dans CnJtiers Hnirf-Mnmms.. . no 3 739.Lieu-dit "La Fosse Briot". Répertoire. Gaillet. lx." (19). Gaillet Ln villn gdlo-rmtmne de Ln Chnrbonnièr ri Fontnines-srr-Mnm. inv. non loin de la ferme de Ruetz . 51-77. 167-170 et 267-PO. Pothier. Néron) (17).Musée municipal de Châlons. Le souferrnin de Forzfnines esf-il un nqired~ic? dans CBhiers Hmif-Mnmms. Les proportions ne sont pas respectees.. etc. probablement funéraire. (16) G.5 cm.LES STATUES Sculpture no1. un enclos fudraire a également été découvert. (15) Y . . . 123 .40 m .. Drusus Germanicus. inscription . . inutilé sur la partie droite..Nature de la pierre : calcaire. Plus récemment. où nous trouvons deux exemples proches (21). Dans le voisinage. mesurant 4. A. p..enfin un trésor monétaire au "Cl~ainpOufé". Seuls. qui méne de Naix au Châtelet. Auguste. 1900. et Rmue desMtisées. iio119. il est délimiM par une ceinture de pierres sèches.1732.des villae : "Monsieur Colson a pu fixer Seinplacement de plus de 10 villae gallo-roinaines" (16) . 1969. avec les angles .. (Bibliothèque nationde. (20) Y .. p. stèle d'EPONA. 160. deux tombes.Lieu-dit "La Charbonnière". Tibère. p.au lieu-dit "derrière la Grange" : un cimetiére mérovingien (les sarcophages n'avaient pas de couvercle) (18). Les avant-bras ont été brises.. .. p. hauteur de la paitie sous le dais : de 59 à 79 cm.. est également impressionnant.1967. %us un dais. une partie d'une villa gallo-roinaine a été fouillée (20). 18. faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure.1928. 11 est possible de rapprocher cette sculpture de celles représentées dans l'ouvrage de Gnvaud de La Vincelle.. jambes 35 cm... Cette énumération est certainement incomplète . est représenté un homme portant une hinique drapée qui met en évidence ses jambes. puisque la tête occupe une hauteur égale à la moitié du tronc. . Le matériel lapidaire était relativement important : "fragments de colonnes. 875.Dimensions : 71-85 x 31 cm.. ibid. . p. 290.. Les cheveux sont représentés d'une faqon assez curieuse. Répntoire . 90-101. cif. Postérieurernent A sa construction fut installée une canalisation dont le tracé est maMrialisé par une ligne de frettes parallèles au mur .. CXVüi et CXXII. 135:135. ont été trouvées dans un pot en terre 80 monnaies dont une en or de Néron et 79 eil argent (consulaires.. . 27. . Recueil des bas-reli$ . dans Ln HnufeMnme. fo 398). lion inutilé. tête féminine en calcaire tendre. op.CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES entre eux d'environ 8 mètres . (a)Grivaud de La Vincelle. Drioux. pierres décorées de feuilles d'acanthe. et Gnllin. Paris. Sculpture no2.le noinbre des sites préhistoriques. Aifs et Métie rj. en bordure d u chemin dit "La voie romaine". Ensemble mutilé partiellement A la base.. . les puits sont relies par une galerie haute d'environ deux inètres pour une largeur d'environ 120 m" (15) . auraient permis de l'identifier les attributs qu'il pouvait porter. p. p. 1965.. ms no 5996. A l'intérieur.Références bibliographiques : Einile Espérandieu. 161. largeur sous le dais : 22. . 1964. hauteur du personnage : tête 15 cm . (18) Gnllin. essentiellement néolithiques. Blanchet Les trÉson de motinmes mmmnes. op. 309. 875. Un long mur a été dégagé sur plus de 15 mètres (il s'étend au moins sur 40 m). p.

. p.. Recireil . XLVI. ii semble que. on y rencontra quelques inscriptions qui malheureusement ne furent N consenrées N relevées . 94. par les vestiges qui y ont été découverts. no 37%. 556662.DEUX STATUES DECOUVERTES A CHOSSENOT-LEFEVRE . (27) R. et Pinard un foyer mégalithique (25). (qui abrite une portion de la FOmAINES voie romaine) fut construite sur le Châtelet à flanc de coteau .. en un temps. p. puis plus récemment à Fontaines même.CONCLUSION Ces deux sculptures ont.. Billoret. il fut mis a découvert des restes de pierres taillées en laines minces. tendraient à le prouver. exemple assez fréquent (22).. (26) G. bien entendu... où Liénard signale une surface couverte de pierres levées (24).. 242 . 33 cm . (29) Nous remercions particulièrement B. Roger Billoret fait état de la découverte de plus de mille fragments de pierre. p. Elles pouvaient venir du Châtelet situé tout de même à quelque distance ou bien d'un site gallo-romain implanté dans la vallée de la Marne. Ainsi. rapport avec un temple . p. largement exploitée..Références bibliographiques : Emile Espérandieu.. dans Revue A~cliéologiqiie. Elle porte un vStement drapé. provenant sans doute des chutes de sarcophage et de leurs couvercles façonnés dans les lieux . AlrlGologie de In Meirse. Bardoux qui a bien voulu assurer la dactylographie du texte. les nombreuses découvertes d'éléments sculptés et de restes épigraphiques trouvées d m cette petite région montrent qu'elle avait é* profondément romanisée par les contacts avec l'agglomération du Châtelet (29). y. Mais. . no 3361. Verdun.. Drioux. 161-162.. Encore quelques notes sur la Haute-Borne. (23) G. Il s'agirait dans ce cas d'une déesse à la corne d'abondance. travaillés ou sculptés en calcaire tendre. parmi les activités qui pouvaient Stre exercées. 162. En l'absence de toute autre indication. probablement. nous ne pouvons que formuler des hypothèses. Lienard. "Nous sommes en présence d'un banc de roche (calcaire portlandien) exploité autrefois comme carrière" . effectué en 1865. "montrent que la carrière a été. Arcliéologie de InMeirse .. On peut. Vers 1830. de la tete : 16. Georges Drioux pense qu'à Fontaines même existaient des carrières : au lieu-dit "Sous Porchien" (23).de nombreux autres éléments découverts au Châtelet.. Par ailleurs.6 cm. 147-156. Campagne de 1%5.. p. des habitants de Sommeville ont travaillé à sa construction et il était de tradition dans la famille d'un de ces ouvriers qu'on avait alors extrait des blocs de Sous Porchien" (26). était peuplée et riche en établissements divers.. 91-92. III . En tous cas. (24) F. . Drioux.1847. sans doute de Fontaines-sur-Marne (27). Esperandieu.5 x 433 x 17.Nature de la pierre : calcaire. dams Le Pnys Loirmn. (22) E. se demander d'où provenaient ces deux statues retrouvées à 3 m de profondeur. de l'un des terrains situés près de Savonnières. cm . ' 11 s'agit d'une femme assise sur un siège nettement sculpté.. R$eitoire . corne d'abondance (?). Le bras droit est replié sur l'épaule gauche et tenait un objet. 1881. statues de 29 et 33 Aboiidance ou deesse-mère. une grotte artificielle.. dans une étude sur Grand. mieux connues grâce à des découvertes faites au siècle dernier et dont parle Félix Liénard : "Lors du déblai.Dimensions : 89. (28) F. Lienard. no 3770.c'est dars l'un des compartiments de ces carrières souterraines que furent recueillies en 1866 deux monnaies romaines dont l'une à l'effigie de Néron" (28)..5 cm... d'ailleurs. Les cheveux sont longs. ll est certain d'ailleurs que cette région. no 3674 et 3675. "Deux grandes excavations à fond plat (plusieurs mètres de diamètre moyeny. 36 cm . R$eifoire . (25) Pinard. proches de cette commune se trouvent les carrières de Çavonnières-en-Pertllois. on compte le travail de la pierre. no 3 740. Les fouilles de la Societé d'Archeologie lorraine à Grand. 1965. Renreil des hm-reliefs.

4éme trimestre 1973. nous donnerons. KIMMIG fait remonter ce type d'objet à la phase préliminaire des champs d'urnes. et R. un en Lorraine : Toul et un en Bourgogne.-M. 1961). figure 2) : U s'agit d'un couteau trouvé par GRIGNON et dessiné par GRIVAUD de la VINCELLE. des bavures dues au moule subsistent sur les c8tés de cet objet. Couteau (Planche 1.figure 3) : Ce couteau en bronze avec manche fondu est signalé par DAREMBERT et ÇAGLIO comme provenant du Châtelet de Gourzon. C'est le m&me objet que celui signalé par P. voici sa description d'après P. une pointe de flèche en bronze et quelques fragments d'armilles et de bracelets en jayet. près de Châtillon-sur-Seine.) n'est pas de type atlantique. épaisseur maximum : 27 mm. la fin du Bronze Moyen III (soit XilIeme siècle avant Jésus-Christ) ou à la rigueur. Mais il ne s'agit vraiment pas d'objets typiques. Ce bracelet ressemble par sa description aux bracelets à extrémités effilées dont les prototypes remontent au bronze ancien et que l'on retrouve jusqu'au Bronze Finai II. nous nous trouvons situés au Bronze Final 1 (soit vers le XIIeine siècle avant Jésus-Christ). Si nous nous plaqons dans une chronologie française. COLSON : "Petit bracelet entier dont les extrémités vont en s'amincissant sans se rejoindre. aspect rugueux présentant de nombreuses cupules d'oxydation. Par contre trois objets sont caractéristiques de I'âge du bronze : ce sont deux couteaux et une hache. Longueur : 154 lm. C'est incontestablement une production de l'âge du Bronze atlantique. mais du type de Haguenau (MILLOTïE. 1965). Cet objet . Il est vraiseinblable que le couteau du Châtelet soit amvé par la Franche-Comté et la vallée de la Marne. MULLER-KARPE les place au Bronze D de REINECKE.Par contre. largeur du tranchant : 40 mm. Nous ne pensons pas que l'on puisse attribuer à l'âge du bronze les bracelets en jayetde la planche 1. Quant à la datation. Le plat porte une ornementation en trident. près de Margerie (Nicaise. Le cheminement vers nos régions a pu se faire par la basse vallée de la Seine. les frères Colson écrivaient que l'âge du bronze avait laissé peu de traces sur le Cliâtelet. On en trouve quelques exemplaires en Champagne : Courtavant et le Châtelet.BULLETIN DE LA SOCIETE DE SCIENCES NATURELLES ET D'ARCHEOLOGIE DE LA HAUTE-MARNE Fascicule trimestriel : no4. le trident fait penser à un atelier normand bien que des pièces similaires proviennent de Bretagne (Briard. à manche massif et à bord ourlé terininé par un anneau (unlappte Griffzungen Messer). Pothières. Il s'agit en effet d'un couteau avec lame courbée. La hache (Planche 1. Les haches à talon atlantique les plus proches du Châtelet ont été trouvées à Moncetzl'Abbaye (Marne) et à la ferme de Nauroy. figure 1) : La hache à talon à anneau latéral est actuellement consemée au Musée de Verdun (1). le début du Bronze final. couleur : noir verdâtre. montre que le centre géographique est situé en Suisse. L'âge du bronze au Châtelet de Gourzon par Louis LEPAGE Dans leur ouvrage "Le Châtelet à l'époque préromaine". Couteau (Planche 1. COLÇON puisqu'ils le comparent au couteau de COURTAVANT. et R. Ils signalent : deux couteaux. puis la vallée de la Marne. La carte de répartition de ce type d'objet établi par HOLSTE (Planche 2) et que nous avons completée. en nous appuyant sur les trouvailles des dépôts bretons. Tome XX. la hache à talon de Perrancey (H. un bracelet pourrait appartenir à l'âge du bronze. 1879). GRIGNON a trouvé un objet absolument semblable".

. Rennes. T.T. DARAMBERT et SAGLIO. 1965. 1961.BeitrRge zur Chronologie der Urnenfelderzeit nordlicli und siidlich der Alpen. P. MULLER-KARPE. In Mém. H. pp. Sté Lettres Sc. La lame est légèrement ondulée. 1960. 1%4.L'oppidum de Vix et la civilisation Halstattiennefinale dans l'Est de la France. 1%5. 7-37. HATT. 431-433. et Arts de Saint-Dizier. J. LV-1958. XVI. 1774. 1879-80. 1969. LEPAGE L'AGE DU BRONZE lors d'une fouille de sauvetage sont datables de cette période. 412 sq. . J.1961 : L'influence du groupe de Haguenau sur les civilisations protohistoriques d'Europe Centrale.161-213 . Jusqu'a présent. . R. . JOFFROY. -Arts et Métiers des Anciens. cette periode est assez peu représentée dans notre région bien qu'elle le soit nettement plus vers les Marais de Saint-Gond : quelques tessons trouvés à Perthes Conclusion : Les trouvailles faites sur l'oppidum du Châtelet sont peu abondantes . N.Bull. Cambridge. 209-233.1956. .1954. 30-31. pp. K.1958 : Chronique de Protohisfoire. 184-195. 1957. 1959. SANDARS.Exposé critique du systèine chronologique de H.V. pp. 1969.Les Dépôts Bretons et l'Axe du Bronze Atlantique.1953. BRIARD. A. 7-29. Müller-Karpe. Nous avons établi une carte de répartition de ces objets (Planche 3) : nous pouvons en tirer les in&mesconclusions que pour le couteau précédemment décrit. 7-6 . GRNAUD de la VINCELLE. MILLOï'ïE. . . Mém. t. 703-720. BONNAMOUR. entre Saint-Dizier et Joinville. J. N. T. pp. . Une nouvelle chronologie de 1'Age du bronze final. Les courants commerciaux semblent venir aussi bien de l'Ouest que de l'Est et indiquent que la vallee de la Marne a été utilisée comme voie de passage à cette époque. HOLSTE. sur la petite montagne du Châtelet. COLSON.1970 : Précis de protohistoire européenne. J. XXD.. (Article Culter). . Pans. Grenoble.1939-40. XXIII. Société Sciences et Arts de Vitry-le-François. - - W. . ZUMSTEIN. 210-216. de la Sté Préhistorique française. HUNDT. . principalement dans l'Est de la France. en Champagne. GRIGNON. Bar-le-Duc. p p 41-48. . MCAISE. Germania 34. 1970.Bulletin des Fotiilles faites par ordre du Roi. . 7-56.1960 : Chronique de Protohistoire. . Ce type de couteau est datable du Hallstatt A l de MULLER-KARPE qui correspond au Bronze Final II (soit les XètneXème siècles). P. H. Bibliographie A.Nouveau projet de chronologie pour I'Age du bronze en France. pp. pp.1. BOCQUET.L'âge du bronze dans le département du Haut-Rhin. T.Où en est l'étude de la civilisation des champs d'urnes. découverte en 1772.Gesagte Nadeln dans Priihistorisclie Zeitschrift. malgré tout.L'époque du bronze dans le departement de la Marne. .XV. Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est. pp. Quant à la présence des objets sur l'oppidum. . Revue Ardiéologiqire de l'Est et du Centre-Est. 1960. . . 137-173 . . II 1951. 244 . il semblerait que de 1200 à 900.Bronze Ages Culfures in France. . cela n'a rien que de tres naturel lorsque l'on sait que les habitants de cette période ont affectionné les points de défense naturelle (Eperom. XII. KIMMIG.1963 : Le Jura et les plaines de la Saone aux âges des métaux. P. 1819. 7-20. . pp. 65-82 . 1935. et R. Bull.Dictionnaire des Antiquitffi Grecques et Latines. . L W . 304307. pp.Le Châtelet et ses environs à I'Epoque préromaine. C. Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est. 1963.Objets gallo-romains et mérovingiens trouves dans l'arrondissement de Vitry-le-François. rebords de falaise et sommets de colline).-Jung bronzezeitliches Skelettgrab. Il semble que le couteau du Châtelet soit celui situé le plus à l'ouest. est un couteau en bronze A soie perforée d'un trou de rivet (Griffdorn Messer). p.Catalogue des collections préhistoriqites et protohistonqiles du Musée Dauphinois. Dr MOUGIN. d'une ville romaine. l'occupation y soit continue. Le centre d'origine est situé en Suisse et nous remarquons un cheminement par la Franche-Comté. L. Sté Agrintlktre de ln Mnrne. - J.L'âge du bronze air Mitsée de Chalon-sur-Saône.1965 : Carte archéologique de la Lorraine. pp. Pans. . . de la Sté Prfl~istoriquefrançaise.

13. Wabelsdorf 14. Genève 2. Toul 11. Eguishelm 19. Wollmeshelm 3. Steinheim - . Mellingen 4. Kellmünz 5. Gourron . Sankt llgen 9. Boppart 10. de Sus Pully 15. Bâle [Port du Rhin1 6. 1. 14. Kellmünr 8. Gourron. 7. Ragnatsch près de Mels Planche 3.le-Châtelet 18. Peschiera Este Courchapon Multenz 17. Répartltlon des couteaux à manche couid (Unlappte O r l f f z u n g e n m e s s e r ) d ' a p r h s H o l s t e c o m p l é t é 1. Essfeld 4. Gernlinden 7.L'AGE DU BRONZE L. LEPACE - Planche 2. 10. Pothières 17. Uiora Chablandes 16. Unterhaching Grünwald Hofoldlnger-Forst Ergoldlng 245 12.R é p a r t i t i o n d e s c o u t e a u x à s o l e perforée (Grlff dorn m e s s e r ) u . 8. Thierachern 3. 9. . Binningen 5. Feldgeding 6. Rovio 13. Dietrenbach 2. 15. Courtavant 12. Colmar 18.

LEPAGE L'AGE DU BRONZE AU CHATELET .L.

5 . 1956. Les rares publications qui parurent alors sont vagues et non illustrées (Phulpin. Ensuite. qui utilisait les matériaux découverts lors des fouilles de 1772-74 (Grivaud de la Vincelle. Ce type semble s'&treprolongé jusqu'au IIème siècle. Grignon. dans la commune de Gowzon (Haute-Marne). Ces fibules sont utilisées au premier siècle. a disparu. qui. de publier ici les nombreuses fibules découvertes au Chatelet. dans le seul but de récupérer du mobilier. LES FIBULES A RESSORT NU RESSORT A CORDE INTERIEURE A L'ARC Type "pseudo-La Thne ïi" 1 . Les premières fouilles furent exécutées en 1772 par A. les fouilles se succédèrent. inais à arc plus large. L'importante iconographie parue dans Arts et Métiers des Anciens de Grivaud de la Vincelle reste malgré tout utilisable. présentent un interet 247 certain pour la Champagne et l'Est de la France.M&me modèle. en Allemagne rhénane et dans les fouilles Colson au Châtelet (Colson. couvrant toute l'époque gallo-romaine. Le site du Châtelet a fourni u n abondant mobilier. Sur le cartouche. 1935). Malheureusement. L'extrémité du porteardillon se termine par un cartouche qui vient enserrer l'arc. cet ouvrage est devenu tTes rare.. de nombreuses habitations et des édifices publics furent alors mis au jour. . l'extrémité du porteardillon vient enserrer l'arc à proximité du ressort. L'arc est nettement brisé. 51-64. no 34 à 36 ter). l'abbé Fourot a realisé une publication encore utilisable (Fourot. 1774 et 1775). avec anneau placé en limite du porte-ardillon. 1884). Les auteurs promettaient une publication d'ensemble sur le site. Quelques années plus tard. 1819). Le porte-ardillon est forme par le retour du fil rabattu sur l'arc. Ces dernières. le porteardillon est plein. 1834). Il nous a semblé utile. pour l'essentiel. maître de forge à Bayard. on peut lire l'inscription : ORV. Il s'agit d'un type gallo-romain précoce. no 4. Le porte-ardillon est ajoure. Ce type a été rencontré à Besançon (Lerat.L'arc se rabat à angle droit vers le ressort. la corde est intérieure. bien que les trouvailles ne soient pas en contexte stratigraphique. p.Il s'agit d u type le plus simple des fibules de La Tène Jïï. Type "La Thne IIi" 4 . S u l . Les fibules du "Châtelet" de Gourzon . Deux publications furent faites sur ces travaux (Grignon. cinq exemplaires).Haute-Marne d'après les publications du XIXe siècle Par Louis Lepage Le Châtelet est un oppidum installé sur une colline siîuée sur la rive droite de la Marne. Elles furent pratiquées sans méthode. 1933. mais seule la partie relative aux découvertes de l'époque pré-romaine vit le jour (Colson. Plusieurs rues.L'ardillon manque.L'arc est formé d'une bande de metal nervurée longitudinalement. 6 . 2 . Quelques notes furent publiées dans diverses revues.Bulletin de la Societé archéologique champenoise 1978.Fibule à arc filiforme portant un annelet place très haut sur l'arc. paraissait un ouvrage abondamment illustré. 3 .

Sur l'exemplaire no 37.. L'arc est bombé et nervuré. Gergovie. tantôt nervuré. Il est utilisé jusqu'au milieu du Ier siècle. nervure. ou bien d'une plaque simplement décorée à sa surface de quelques traits au trémolo : no 35 et 36. qui recouvre le porte-ardillon.L'arc est orné de nervures parallèles. La griffe est fixée à l'arc par une petite plaquette qui semble rivée. 15 . 10 .Fibule également à queue de paon. 21 . 16 .En effet.L'arc. en Belgique. est orné d'une ligne de pointillés encadrée de lignes en dents de loup. LES RBULEÇ DU CHATELET AU XIXème S. Dans la nécropole de Fouches. Le couvre-ressort est orné de deux lignes parallèles entourant les extrémités. est étranglé à sa partie inédiane par une partie circulaire nervurée. FIBULES A PLAQUE CIRCULAIRE OU RHOMBOIDE ET A QUEUE DE PAON 27 à 33 . 11 . comporte une partie formée par une feuille de métal bombée découpée à jour. 25 . FIBULES A RESSORT PROTEGE Dam ces modeles.Modèle plus petit. des évidements forment une grecque.L'arc.L'arc s'èvase légèrement. Le no 33 est également nervure.Dans cet exemplaire. 9 .L'arc est nervuré. est orné de deux lignes de inèandres. 18 et 19 . C'est un type qui peut parfois se prolonger jusqu'au règne de Néron. 22 et 23 -Très petits exemplaires à arc nervuré. 1977). à Bibracte. en Franche-Comté. 12 . une sorte de boite enserre completement le ressort. sensiblement rectangulaire. Ce type de fibule est bien connu et se rencontre couramment en Bourgogne (Sautot. à arc rectangulaire présentant trois nervures. comme dans les exemplaires à disque.Grande fibule identique à la précédente. à i'exception du no 33. Ii est nervuré. A CORDE EXTERIEURE A GRIFFE 8 .Arc aplati. plat. Rhenanie. 20 . 26 . mais lisse.Modèle très trapu. 13 . Ces inodèles à ressort couvert à arc ininterrompu sont très largement répandus en Gaule. est décoré de nervures longitudinales.L'arc. Sarc. FIBULES A ARC INTERROMPU FIBULES A AiLEïTF. l'ardillon est brisé et se prolonge par deux ailettes protégeant le ressort. dans lequel s'ouvraient plusieurs fenetres. coinme dans le cas de la fibule "de Nauheiin".Fibule a queue de paon. porte-ardillon plein. très aplati. La surface de ce disque peut s'orner d'une feuille de métal ajourée.L'arc. Un rétrécisselnent se situe à la partie médiane de l'arc. Enfin. LEPAGE FIBULE A ARC EXTERNE 7 . 14 . L'arc est tantôt UN. Dans le porte-ardillon. rectangulaire. est aplatie en forme de triangle. l'arc cannelé est remplace par la représentation d'ui animal allongé. C'est d'ailleurs à cette époque que nous rattachons la nécropole des "Hauk de Croche" à Hallignicourt (Haute-Marne). où des exeinplaires de même type ont été recueillis. La partie inférieure. Généra- . très bombé et nervure. un losange ou un c d dont la diagonale se trouve dans Saxe de la fibule remplace le disque. 1956). le porte-ardillon est percé d'une fen@trerectangulaire. en Suisse (Lerat. Ces modèles remontent à l'époque augustéenne. L'arc. Le type suivant est différent : no 34 à 37 .Le premier groupe de ces fibules montre le développement des fibules du type du no 25. la queue s'élargit en forme de queue de paon. Le porte-ardillon est ajouré. Comté.. filiforme. vient s'appuyer sur un disque de grande dimension qui. auquel inanque le porte-ardillon. est séparé du porte ardillon par un annelet nervuré. C'est un type abondamment représenté en Franche- 24 . qui est nervuré. sur la plupart des exemplaires. La partie supérieure de l'arc est massive et moulurée. 17 .Deux évidements ont été pratiques dans le couvre-ressort. elles se trouvent dans un ensemble de la période claudienne. etc. porte-ardillon cassé. qui a le sien en forme de boite rectangulaire.Arc très tendu et triangulaire. si ce n'est une différence de taille.L. rectangulaire.L'arc prèsente une neiwre. Elles comportent un couvre-ressort en fonne de tube.

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~ il .. . 1 251 Fig. 3 :fibitles mcc cnche-lrssorf et n.r infeirori~pir@I: mi) >:..33 .

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nnt) . 7 :fihiiles O l z m l l k @r.121 Fig.

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l'ardillon pivote autour d'un axe qui traverse la tête. Malheureusement. Type à antennes Des antennes latérales se développent. Bon nombre de ces fibules sont étamées. Ce type de fibule a été utilisé de . Des fibules à représentation animale sont signalées par Lerat à Besançon. li s'agit de la fibule no 43. une inscription apparaît sur la téte de I'arc. Parmi ces modèles. ne compte qu'un seul exemplaire au Chatelet de Gourzon.71). : no77.Dans un troisième type. etc. à l'exception de la no 79. Le profil est rectiligne dans ces deux exemplaires... 38 et 39 . SERIE A AXE INSERE DANS LA TETE DE L'ARC REPLIE Type d'Alésia Ce modèle. mais il couvre la inême période.-C. Mandeure. Type à mouluration complexe De nombreuses inoulurations viennent agréinenter I'arc. 1974). Il s'agit des no 105 à 115.83). 84 et 87. Les fibules d u type d'Aucissa se rencontrent sur de nombreux sites : Bibracte. Datation : de 25 à 90 après J. Ces fibules sont datables de la fin du Ier siècle au début du Iiièine siècle. Même ère de répartition et inéine datation que le type précédent.L.-C. FIBULES A CHARNIERE Dans ce groupe. Dans cette série. Parmi les fibules de ce type. la goupille traverse deux plaquettes perforées placées au-dessous de l'arc.-C. 44.-C. (no80. Un exemplaire type est représente par la fibule no 56.. Ces modèles sont datables de la fin d u ler siècle et de la première partie du Llème siècle..-C. à + 5 ap.-C. La datation de ce type est de 10 à 50 après 1. J. Deux plaquettes perforées sont placées sous l'arc. ou bien il y a échancrure d'une traverse placée au-dessus de I'arc. etc.-C. 59. on peut citer deux fibules présentant une inscription de fabricant : la no 40 : Avcissa et la no 60 : . Type géometnque @maillé Il convient de classer dans ce groupe toutes les fibules ne représentant pas des animaux ou des objets : no 116 à 135.. Type à plaque inseree Sa datation est de 70 à 110 après J. nous citerons les exemplaires suivants : 41. et semblent avoir connu une grande vogue. ces fibules ont la in@ineère de répartition et la même datation que les fibules à disque. FIBULES A ARC A PROFIL TENDU OU A PROFIL ANGULEUX Type à arc bipartite Ces fibules sont relativeinent nombreuses. Au Chatelet de Gowzon. 42. à Sisak en Croatie et à Alésia. (no70. : no 45 à 53.58. étudié par A... Fibules émaillées Quelques fibules rentrant dans les catégories précédentes présentent un décor émaillé. Type d'Aucissa Il s'agit d'une fibule à profil très arrondi. J. 60. Le disque s'attache directement au couvre-ressort. Le disque est orné d'une plaque de métal ajourée. Le porte-ardillon est plein. Type arc continu Sa datation est de 60 à 110 après J. LEPAGE LES FIBULES DU CHATELET AU X1Xème S. Parmi elles. Vinci. 55. Type de Bagendon Ce type est inoins bien représenté que le précédent. La queue est nervurée. l'un porte une inscription sur I'arc. On lit : Ave Amica Mea (no 78). Elles sont datables de la période s'étendant de 15 à 90 après 1.60 av. : no 88 et 97 à 100. etc.. Gergovie. SERIE A GOWILLE TRAVERSANT DEUX PLAQrnS . l'arc disparait. Parfois. 54. elles sont assez nombreuses. il ne nous est pas possible de dire lesquelles. Duval (Duval. lement.. Elles sont généralement datées de la période Auguste-Néron.

161 258 . nnt). 9 :fihrles zoon~olphes(gr.145 146 147 150 151 152 53 150 159 Fig.

142 à 144 et 169 ont ét6 publies par l'abbé Fourot (Fourot.Tome X X I I I . 29.Représente u n poignard. Ces fibules. et R. 170.L. Au centre. il est assez insolite. où on les trouve sur de nombreux reliefs. bien qu'il s'agisse d'une figuration symétrique (Eydoux.K. Les rouelles étaient très abondantes sur le Châtelet de Gourzon et il n'est pas étonnant d'en trouver inontees en fibules. 1966). sont en forme de vase. 148 . Certaines ont pu &tre émaillées. depuis I'époque préromaine en Angleterre.Hippocampe ressemblant à un exemplaire du Musée des Antiquités Nationales. (1966) ABEEOiiOr CCCP. il est répandu dans tout l'Empire. 66. Type zoomorphe La légende de la planche de Grivaud de la Vincelle les signale toutes comme étant émaillées. Duval A. 147 .LR Fronce antique . sont de tailles très diverses : no 172 à 176.Poissons indéterminés. p. 156 .Représente des forces.79.Hippocampe beaucoup plus petit que le précédent. reliés par une chaîne. 1935.Embarcation avec rameurs.1974 . 153 . 155 -Poisson stylisé. soit celui du British Museum de Londres. 138 . MOCKBA. - . Les autres i'ont été par Grivaud de la Vincelle (planches XL à XLN et CXIV).P. jusqu'au Moyen-Age. (1962) . de l'Atlantique au Caucase (Ambroz. et des Arts de Snint-Dizier . 1962). par exemple. de In Soc. 161 .Lapin. soit celui de la collection Gréau. 150 . On les retrouve jusqu'en URSS. Les exemplaires no 16. On en connaît deux exemplaires à Besançon. Cette fibule offre de grandes similitudes avec la sculpture d'einbarcation d e Neumagen (Espérandieu. Eydoux H. un au Mont de Berny. 142 et 144 . II est caractéristique du Wème siècle et apparaît à la fin du iiième.M h .Fibules en forme de semelle. 139 à 141 . no 5193). 171 . la goupille s'insère dans l'échancrure d'une traverse placée au sommet de l'arc. ce qui est douteux. Le premier portait encore au centre des traces jaunes. Cet exemplaire représente une rouelle. se trouvait une concavité non émaillée. LEPACE Type skeuomorphe émaillé 137 . Fibules diverses Les fibules 162 à 169 sont de formes très variées. Ce modèle est assez répandu. (1974) .Animal indéterminé.Oiseau en vol. SERIE A GOUPILLE INSëREE DANS UNE ECHANCRURE Dans cette série. 152 et 154 . Colson P. BIBLIOGRAPHIE Arnbroz A.Dauphin. n 6. 1887). la no 166. LES FIBULES DU CHATELET AU MXème S.Cet exemplaire semble représenter un animal dans un ovale garni d'émail.p. 1977). au nombre de six au Châtelet. 67-76. CONCLUSION Les fibules du Châtelet de Gourzon sont d'une variété permettant de discerner tous les types et toutes les époques s'étendant de la Conquête à la chute de l'Empire. 1966.Chien courant.Ce type est aussi appelé "cruciforine". pour rester en usage jusqu'au Vème siècle. Une fibule de ce type faisait partie du mobilier funéraire de Childeric à Tournai. 146 .126. L'autre montrait un champ jaune semé de petits ronds bleus. 149 . 7-37.Les fibules du type d'Alésia Antiquitéç Nntionnles. HBULES EN OMEGA Les fibules en oinega ont été utilisées très longtemps.Paris.Paon. 151 . des Lettres. 136 .Ces deux exemplaires. dix-sept en Suisse. 157 A 160 . il pourrait s'agir de l'un des exeinplaires signalés comme n'ayant pas de provenance connue. (1935) Le Châtelet et ses environs à l'époque pré-romaine .Eléphant. 145 .Fibule léontomorphe du m@metype que celle décrite par Feugère (Feugère. 1%2. des Sc.

( 1 q .1956.Bar-le-Duc. 3-4. de ln Soc. Paris.Toine XXVIII. Grignon L.1978 . (1887) .no28. 1977 p. Lerat L. par A.. (1976) .Reu. Reu. 383-386. Lerat L.Les fibules de la Gaule romaine Les dossiers de lrArcliéologie. .p. 1774.p.Les fibirleç du Musée Viuenel trouvées en Forêt de Compiègne sous Nnpoléon Il1 -Tiré A part. Arch. Phulpin A. entre Snint-Dizier et Joinville en Champagne. p. 1775. de l'Est et du Centre-Est .Bulletin des foirilles faites pnr ordre du Roi d'une ville romaine sur ln pelite Montngne du Chrîtelet. Sautot M. XXVIII. fasc. etc. des Sc. 1819. Grivaud de la Vincelle (1819) -Arts et Métiers des Anciens . Fourot A.Les fibules gallo-romaines .Ann. Ch. de I'Univ. (1774) . (1840) . 2ème série . 1.Neufchâteau. t. Grignon L. L. des Lettres. 1-103. Lainbot B.Note archéologique sur les - - fouilles faifes et les monuments découverts çrrr ln Montagne du Chitelet située près de Fontnines (HnnteMarne) .Une collection d'objets de bronze provenant des Bollards (C6te d'Or). (1956) .II . 1887 . découverte en 1772. Litf. (1775) ..Toine III Fasc.Second Bulletin des fouilles.Toine IV. de E s t . et des Arts de Saint-Dizier . 82-89.Catalogue des collections archéologiques de Besançon . de Besnnçon. Grignon .L'oppidum du Châtelet - Mém. (1978) .Paris. LEPAGE - Feugère M. (1977) A propos de deux fibules de type Iéontomorphe trouvées à Roanne (Loire) .LES FiBULES DU CHATELET A U XIXeme S. 1840. 285-349. Arch.

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1978. 100 : 0 2 300 4W . 11 :chronologie des fibules gallo-romaines d'aprés Leref.-400 O 1100 O Fig.

En 8 se Poilue In . fragmentaires et disséminés dans de très nombreux articles assez difficiles A consulter. Les emplacements de sépultures sont le plus souvent mal localises et l'absence de plan d'époque ne facilite pas la tache (figure 1). . Figure 1. Ro!/ed. . Il semble que toutes les personnes qui ont tant soit peu fouillé ce site ou ses environs se soient trouvées en présence de sépultures. L'pn'plncolzmt de In nécmpole sihrée çirr les nriries polie le ?iirnléro 7.Les nécropoles gallo-romaines et du Haut-Moyen-Age au Châtelet par Louis LEPAGE GPNÉRALITÉS Les renseignements portant sur les nécropoles quelles soient gallo-romaines ou mérovingiennes sont imprécis.iécropole des Plnrifes (d'nprès plnn E.Plm dir Chiîtelef ef de ses mivilmis inrmedinfs.

Par la suite dans le second bulletin. il dit "s'être assuré. Si le lieu où se trouvaient tombeaux et cippes est au lieu-dit "Les Plantes" la position de l'incinération citée doit se situer en direction du village. dam la colletion Colson. Pothier nous apprend "qu'on a trouvé dans les fouilles de 1848 et 1849. Huit ou dix autres tombeaux. Grignon donne la description des deux sarcophages qu'il appelle tombeaux. Grignon signale seulement la découverte de deux m$choires huinaines (1). quelques couteaux. Un seul avait encore son couvercle. On y trouve un certain nombre d'armes. L'absence de documentation à ce sujet permet seulement de reconnaître que Colson a lui aussi découvert quelques tombes. Yvon Gaillet récupéra le mobilier de deux sepuliures mises au jour par des travaux routiers à l'emplacement de la necropole des Plantes (figure 2). Ultérieurement I'abb6 Maréchal découvrit au moins 2 tombes dont le inatériel est entre au musée de Saint Dizier (F. D'autres incinérations ont été trouvées le long de cette voie au lieu-dit "la Fosse Briot" par Yvon Gaillet vers 1966. Des travaux du docteur Chaussinand. Dans le inêine texte nous trouvons "C'était Iiors de la ville. de pointes de javelines u n plaque boucle. nous ignorons tout. on peut voir un certain nombre d'objets portant comme mention : cimetière inérovingien du Chatelet. C'est cette nécropole qui sera fouillée sous la direction de l'abbé P. Les sepultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception dans l'enceinte". si ce n'est qu'un fer de lance donné par lui se trouve aussi au rnusee de Saint-Dizier. dans des ruines où se rencontrèrent beaucoup de sepultures. un corps de lion et une statue d'Epona ont été trouvés au voisinage d'incinérations et d'un enclos fuméraire. "L'un d'eux contenait le corps d'un adulte et celui d'un adolescent accompagne de médailles à effigie de Constantin-leCrand et d'un couteau à deux mains (scramasaxe ?). des pierres inscrites. 211). LES TOMBES Les tombes avaient souvent été violées comme l'indique Pothier :"L'eiilevement des couvercles et diverses fractures semblent annoncer que ces tombeaux .LES NECROPOLES D'après I'hulpin : "il [le cimetière] est situe sur la pente de la montagne . huit sabres etc. L'absence quasi totale de mobilier rend une datation précise très risquée. vers le milieu du plateau. Il s'agit vraisemblablement de la nécropole des Plantes que fouillera Pothier puis Gelin. entremelés avec un nombre à peu près égal de sépultures. Dans son premier Bulletin (l).-Félix Gelin et dont nous trouvons les relations des fouilles dans ses articles parus dans le Bulletin de la sciéte historique et archeologique de Langres et dans celui de l'abbé Auguste Fourot. que se faisaient généralement les inhumations (74). il devait s'eteiidre du nord-est à I'est". Enfin lors de travaux de rectification de la route de Fontaines à Narcy. En mars puis en avril 1883.certainement la voie de Nasium. Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient été trouvés à différentes époques. A ces objets qu'il est courant de trouver dam des tombes vient s'ajouter un lot d'objets assez hétéroclites qui sont gallo-romains.". dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement recomaissabies par la position du squelette. mais sans aucune inscription.. Grignon y trouva une sépulture accompagnée d'une coupe en verre. près d'une voie romaine qui subsiste encore". Des éléinents d'architecture. Enfin une nécropole du Haut-Moyen-Age a été découverte au nord de la ferme de la Grange au lieu-dit "Derrière la Grange" et fouillée en 1%4. C'est dans cette direction et au bas de la montagne qu'il situe la trouvaille d'une urne funéraire. une tête de femme. la plupart d'entre eux montrent des traces évidentes de coinbustion. L'autre était la sépulture d'un vieillard. Les premières mentions de sépultures sont dues à Grignon. des ouvriers qui travaillaient à la rectification de la route de Fontaines-sur-marne à Narcy mirent au jour plusieurs s&pultures. Le même auteur signale en outre la présence de plusieurs tombeaux sur les bords de la voie romaine . notamment I'est et au sud-est. Dans l'enceinte de la ville. par l'essai d'une fouille provisoire que le lieu d'inhumation d'une grande partie des habitants était hors de la ville . A proximite se trouvait un petit dépBt monetaire de 23 grands bronzes de Neron rassemblés dans une poterie brisée". nous ne trancherons pas. Au inusée de Langres. se sont trouvés dans les fouilles de 1849. Ces objets sont-ils issus de sépultures 3 incinération ? En l'absence de notes sur ces fouilles.

. Gaillet. aujourd'hui dispersée. à cûtes avec un bien conserve". près des ossements W Z d'un cadavre Iiuinain (yremier bulletin) ! I r n "Dans le plus grand tombeau étaient renfermes deux Q) . de forme circulaire. Dans cette surface. tels que pierres rougies par le feu. ch V) W "L'autre tombeau taille sur de plus petites dimena> Z --I sions. Un sarcophage inviolé contenait : une grosse Figlitz 2. il a terre cuite. I'ui d'un homme pose au fond. Ces deux tombeaux etaient posés sous O LL dix à douze pouces de decombres. ceiidres recueillies. puis une bague avec chaton en argeiit. sur l'os maxillaire inferieur de la tete se noté la présence d'au moins 200 sépultures. ambre. il s'est trouve dans ce tombeau ù 3 plusieurs medailles de Constantiii le Grand et u n (B couteau à deux mains très court et fort arque. des bracelets. dans une autre. En outre on a retire de cem de haut sur une epaisseur de 31 à 36 centimètres. Gelin a lui aussi remarqué d'ornementation. t~ouvaitl'empreinte d'une fibule delicate en argent avec Deux enclos maconnés avec sol en béton l'un de verroterie rouge . rebord arrondi. fermé par un couvercle contenant une urne en qui faisait le tour du corps. autour se trouvaient des fibule en argent de forme ronde avec cinq brillants sépultures. u Dans une toinbe mise au jour à l'epoque de Phulpin. decousarcophages pour l'ensemble de la necropole. de couleur et avaient déjà et6 ouverts". r cadavres. ayant les pieds au dernier aspect". du coudiant au al levant. verte le octobre 1883. collection Daval. tombeaux avec des restes d'os calcines".c>uis [.I. Aux pieds etait un petit vase verre blanc. une croix dont les quatIe croisillons sont ornes d'un Nous rappelons ici pour mémoire la trouvaille brillant avec une petite boucle en pierre verte .Plan des ddnrx sépultnrffi fouillés pnr Yvorr boucle de ceinture.PAGE LES NECROPOLEÇ > "on trouve plusieurs vestiges d'incinération. largeur de 60 à 70 mètres.F. qui a étf recueillie. la nécropole Cette tombe contenait "un collier de vingt grains de s'étend sur une longueur de 170 mètres et une diverses formes et de matières diiférentes. une fibule montée que de très nombreuses sépultures et plus particusur argent avec verres a facettes et un objet en fer lièreinent les sarcophages avaient été violés. trouvée le 8 novembre 1885 : "Une médaille dais la D'autres incinérations ont été repérées par Gelin bouche.) 15 gros grains varies de forme. une clef romaine. mises dans a des urnes. D'après les constatations de Gelin. Une indéterminable. un squelette était accompagné d'un peigne en os . il y avait plusieurs a individus. 4 z Grignon découvrit une coupe en verre "de . Des cendres et des restes d'os Comme exemple de sépulture de guerrier bien indiquent avec certitude qu'il s'agit d'une incinéraconservée nous damerons l'inventaire de celle tion. un poignard. dans u n petit cratère.30 x 2 m etaient detruite sous l'action de l'air. contenait le cadavre d'une vieille femme. n'ayant plus que quelques diicots rases sur les parties antérieuZ res des mâdioires. d'environ vingtcinq millimètres de diamètre. Ces objets ont fait partie de la sur deux en genéral et sept sarcophages sur huit. monté sur bronze formant Inventaire de quelques tombes remarquables. sepulture les debris d'un cercle ou d'une ceinture en fer . les de l'incinération citée par Phulpin : L'ensemble phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette comprend un caisson en pierre de 49 centimètres bague ont ete ramasses. l'autre mesurant 2. O 2 s k 8 n 26 . aux pieds wi hachette deformée par I'oxydation. Vers le cou se trouvait une entièrement detruits. verre. pour la première partie du cimetière . et l'autre d'un C adulte de 13 à 1 4 ans.m fougère". (d'qrffi Cnind defottilles i~léiiifY . G. deux sur 23 Une sépulture certainement féminine. mais qui s'est 4 in de cote. est bien décrite par Gelin.

cette plaque a éte trouvée presque à fleur de terre dans le cimetière du Chatelet à gauche et au dessous de l'oppidum. .... intact contenait les restes d'un jeune enfant avec à la bouche une pièce de monnaie et la coquille d'un oeuf à portée de la main. a droite un sabre (saamasaxe) et un fort poignard". evidemment tumulaire où etait cette inscription : ANiMAIM LVCILLAE ARVSS Gelin signale la trouvaille d'une pierre de forme carrée. .. Plusieurs pierres. Un troisième tombeau dont a parlé M. i'obbé Jacob. seul les deux cotés semblent brisés. Au dos d'une photographie que nous avons en notre possession (figure 3).... Phulpin.. sur pierre de Snvonnières.. sur l'un d'eux est une clepsydre. appartient à M M . trois d'entre-eux présentaient des lignes tracées à la main . l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en même temps. Une pierre dite funéraire... par Gelin mesurait 1. (d'yrès photo inédite de l'nbbé Jncob) au bras gaudie une petite boucle d'argent. avec une lance d'un travail plus elégant que les autres.. Nous signalons encore la découverte. Colson de Sommeville. professeur nu collège" de Saint-Dizier.. oblongue portant une inscription bien gravée dont les lettres ont cinq centimètres de hauteur à c6t6 du nom se trouve une feuille de lotus.MIN0 DE0 NOSTRO . Cette insc?'iption. pour s'emparer de quelques medailles que l'on savait y avoir et6 scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait. Une derniere pierre portant une inscription a été decouverte vers 1889.Figulr 3.I?tscriptio~lsigndée pnr Edmond Leblnnt dnits Bull.. Les stkles Phulpin précise qu'en cet endroit un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient éte trouvés à différentes epoques... on peut lire de la main de l'abbé Fourot : "Reproduction (demi grandeur) d'un fragment d'inscription chrétienne trouvée au cimetière franc du Qidtelet. La dimension de ce fragment est donc de 305 x 160 inm .. le 31 octobre 1884.. d'un petit monument avec une croix gravée au milieu.. sur un autre un echiquier. Sur la face on lit : .. La photograpliie n été prise par M . Un sarcophage d'enfant..30 de largeur..CASTA IN DO .. la pierre.. du Comité. a son couvercle taille en forme de voûte : des malfaiteurs.PO D'après Edmond LEBLANï dans une note parue dans le Bulletin nrchéologique du Comité des trmnlrx historiqices et scientifiques. indiquant des sépultures d'enfant ressemblaient à de petites pyramides aplaties.. pour s'en faire aussi de l'argent..40 m sur 0.. L'abbe Gelin signale aussi 4 cippes d'enfants.

les corps étaient régulièreinent orientés du sud-est au nord-est. Dans la première partie de la nécropole des Plantes.11. Gelin a relevé qu'il y avait quelques traces douteuses de crémation. Coutumes funeraires Toujours d'après Gelin. était armée du poigiiard qui vient d'@tre indiqué.5 cm) d'épaisseur. (3. les tetes juxtaposées et les jambes entrelacées . . L'on doit observer que la coupe du coté de la tête de ces tombeaux est coupee sur un arc. un petit vase en terre. ii y avait aussi quelques bracelets et des perles. l'autre d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D mnnibus Diis. u n enfant gisait en travers sur ces ossements. Dans la premiere partie de la nécropole des Plantes. et le coté des pieds est taillé sur une ligne perpendiculaire. ils sont creuses de façon que le corps du tombeau n'a que deux pouces (6.95 m) de longueur. il avait les mains et les bras étendus à c8té d u corps. le fond est percé sous la t@te d'un hou de deux pouces pour ecouler la liqueur pubide provenant de la dissolution du cadavre. Pothier en 1849. Dans deux de ces tombes signalées par Pothier.5 à 10 cm)en dessous. et quinze (49 cm) aux pieds. Vases. Les sépultures situées le plus à l'Est sont orientées vers le levant.84) . les cercueils II s'est trouvé dans une autre partie de la ville le cadavre d'un honune d'environ trente ai. dont un de six pieds (1.84). L'autre de cinq pieds et demi 0 3 0 m). on note la présence d'ossements d'animaux domestiques en offrande." Dans une autre sépulture les jambes étaient croisées. aucune de ses parties n'avaient souffert de dérangement. Les monnaies sont fréquemment dans la bouche d u défunt ou vers la téte. tandis que sa main gaudie. il s'agit certainement des sépultures gallo-romaines du W m = siècle.65 m) de largeur à la tête.sarcophage de 1.10 m en deux parties (14. on trouve des vases en terre ou en verre au niveau des pieds.60 m. l'un d'une pierre creusée de deux à trois pouces(6.Louis LEPACE Les inhumations e n pleine terre. Position des objets dans les tombes Dans quelques tombes. on a trouvé dans les environs un vase brisé avec vingt-deux médailles de Néron. des hanches ou des mains. armes. et de heize pouces (425 cm) aux pieds : il a dix-huit (58. grand bronze. etait un autre squelette. ce qui ferait mire que l'on prenait la mesure juste du mort pour qu'il n'y ait point d'espace vide entre les surfaces intérieures du tombeau et les extremites du cadavre. Les corps.70 m avec trou et bouchon d'obturation. -sarcophage de 2. la moitié des sepultures découvertes regardaient le Châtelet. A Hallignicourt "les Hauts de Croche nous avons trouvé plusieurs sépultures du Bas Empire avec des orientations assez variables. sur les fondations d'un mur.5 cm) pouces de liauteur à la tete. "Deux tombeaux .inhumé sans cercueil. Les sarcophages. dont deux faces plus larges que les deux autres. sur le ventre.84). ces lethes sont grossièrement gravées. II semble qu'en regle générale les corps aient été inhumés en position de denrbifus dorsal. du genre urcéole.10 m e n deux parties (15.sarcophage de 2. objets de parure. le bras étendu et tenant l'autre glaive. parlant de deux sabres (scramasaxes). ce sont des auges de pierre. ce qui forme un pyramidal tronque." Phulpin cite l'existence d'un sarcophage sous la grotte artificielle et la découverte de plusieurs sarcophages le long de la voie romaine.11. sous dix pouces de décombres. qui semblait s'être affaissé sur lui-m@meet eii face duquel. ce qui correspond à une orientation peu commune ailleurs . même le D est forme à contresens. était entre les pieds du squelette. Gelin cite quelques cas particuliers avec u n corps ayant les mains derrière le dos. dit : "l'un était près de la main droite d'un squelette non enseveli. Les vases peuvent @tre situés près des mains.sarcophage de 1. Ces tombeaux étaient recouverb. Voici quelques dimensions relevées par l'abbé Gelin : LES NECROPOLES .11. est plus faible dans les dimensions. . Voici la description donnée par Grignon de deux sarcophages découverts au cours de la seconde campagne de fouilles. repliée sous sa handie. Les clous de souliers logiquement près des pieds. dont le rayon est forme par la longueur totale du creux. de deux (0. le couvercle en 3 parties." Gelin cite la présence de cercueils en bois matérialisés par des clous auxquels adhéraient des restes de bois. Une sépulture collective comprenait "deux squelettes.

très imprécis du musée de Saint-Dizier il y aurait eu 38 vases provenant de la nécropole du Châtelet. Le dernier récipient est un gobelet e n forme de clocheîbe apode sans bouton basilaire (figure 4. des pommeaux. d'autre part le mobilier qui a fait l'objet d'un apport intentionnel par exemple les vases céramiques. plaques de ceintures. VAISSELLE Vases en verre La verrerie n'est pas très abondante dans la nécropole des Plantes : 4 vases d'après Fourot. L'exemplaire du musée de Saint-Dizier possède u n petit pied annulaire et un filet sur la panse. il est assez facile de séparer . Une mâchoire d'un homme d'environ cinquante ans etait garnie de presque toutes ses dents. il paraissait que les trous de la carie n'avaient pas augmente depuis son iniiumation. no 1). 4. Ce vase comme le précedent date de la fin de la domination romaine. que nous avons eu entre les mains appartient à la forme Morin-Jean 113. huit sabres ou épees. nous trouvons 42 vases." Constatations anthropologiques et anatomiques. nous avons un gobelet tronconique (F. Nous citons ici Grignon : "Qu'il nous soit permis de faire ici une obse~ation d'Histoire Naturelle sur les dents de ces cadavres. on a trouvé "vers le milieu du plateau. Ce forine de vase est typique de l'époque mérovingienne.) et de son équipement (armes. Ce type de gobelet de forme 104-105 de Morin-Jean se rencontre dans les tombes de la fin de la domination romaine et dans les tombes du début du I V m * siècle. Un verre du musée de Saint-Dizier. il n'existait même aucune trace des alveoles des dents qu'elle avait perdues. Cette forine est répertoriée par Morin-Jean sous le numéro 39. une entrée.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Dans les fouilles de 1848 et 1849. fibules etc. qui est distant d'une lieue de Cliâtelet". LE MOBILIER FüNERAZRE Le mobilier funéraire peut se diviser en plusieurs catégories : d'une part ce qui appartenait au défunt et faisait partie de son habillement (boucles ferrets." "Une autre d'un homme de trente ans. Cette forme de gobelet est aussi bien connue A la fin de la période romaine qu'à la periode mérovingienne. 146) mesurant 1137mm de hauteur et 60 inin de diamètre à l'ouverture . Vases en terre D'après les inventaires anciens. no 5). dans un graiid tombeau en pierre . quatre dans autant des six ou huit autres tombeaux qu'on y a découvert. tous à un seul tranchant. elles étaient entourées au-dessus des gencives de concretions pierreuses qui ne se sont point détruites. particulièrement dans le village de Chevillon. no 5). La mâchoire d'une vieille femme ne portait a u m e dent. Typologiquement. avait une dent canine et une incisive carites. des bouts et des clous de fourreau . non dessiné et en très mauvais état. ses mâclioires s'etaient fortement aplaties par la mastication. en sorte que leUr coupe formait un triangle. Nous ne savons rien sur la position de ces vases dans les tombes. 1. nos 2. 3 et 4). Par ailleurs. Parmi les verres conservés au musée de Saint-Dizier se trouvent trois gobelet d u même type (fig. Nous observerons aussi que toutes ces mâdioires sont taillees carrémeiit à la partie antérieure. avec deux squelettes. Ce flacon de teinte verte avec inclusion de nombreuses bulles d'air est caractéristique du N é m = siècle. n s'agit plutAt d'un gobelet si l'on se réfère à celui figuré sur la planche CXXM de Grivaud de la Vincelle (Figure 4. 5 d'aprhs Gelin auxquels il convient d'ajouter celui découvert par Grignon. Grignon découvrit lors de sa première campagne une coupe en verre de fougère (appelé certainement ainsi à cause de sa couleur verte et des impuretés contenues dans la pate de verre. les coupes en verre et les monnaies dont la présence dans les sépultures relève de pratiques rituelles. La sépulture 2 des fouilles Gaillet a fourni une petite bouteille a panse presque sphérique le fond est en forme de "cul de bouteille". il repose sur une base aplatie d'environ 30 mm de diamètre (figure 4. deux agrafes ou tes grandes boucles de ceinturon et un poignard (38). Si nous examinons les publications de Gelin. Ces formes dérivent des gobelets en céramique connus sous le nom de forme Chenet 333. dans des ruines où se rencontrgrent beaucoup de sépultures. conformation qui s'est perpétué dans les environs. Deux de ces glaives ou sabres étaient. instruments divers). L'article de Fourot est également très imprécis sur le nombre et la forine des céramiques.

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E.R. smif no 3 qui pmvimt de ln tombe 1 des fotiilles ~nillet(oesrim c.P.) .miqaes gnllo-lotnniiie dl.H.M.Fisure 7. . nlrtsée de Snint-Dizie.Céi.

6. no 1 et 2). ce type de vase provient vraisemblablement des ateliers de Jaulges-les-Vinneux. nous trouvons deux bols de forme Chenet 320 décorés à la molette (fig. no 5) et une jatte (fig. en terre sigillée originaire d'Argonne. Pour compléter le service de table. d'un aspect assez massif. 11 est du type Chenet 353. à bord vertical. 5 . Dans la sépulture 1 des fouilles Yvon Gaillet se trouvait un petit vase en terre grise. Poterie du Haut-Moyen-Age. 5 . I'engobe rouge orangé est 273 (fig. no 6). orifice à double baguette. le premier comprend un seul exemplaire. Nous ne saurions assurer qu'il s'agisse là d'une sorte de chrisme. 4 . sa Ihvre est ornée d'une baguette que nous retrouvons à mi-hauteur du col (fig. no l). Nous avons trois grands types de vases. orné de guillochis et à pied creux mesure 180 mm de diamètre (fig. no 2 et fig. no 9). 6. il s'agit d'une gourde. * Holidnrd) La gourde. nous signalerons un vase moyen ayant 130 mm de diamètre. La pâte est épaisse. Une petite tasse à inarli de forme 314 est assez épaisse et lourde (fig. très caréné . de forine Chenet 321 (fig. 5. Rhénanie au cours du dernier tiers du Wme Enfin. nous avons une assiette plate à bord oblique (fig. à col rétréci. s'agit drun récipient tronconique ferlné par une partie hémisphérique. La céramique recueillie dans les tombes de la nécropole du Chatelet est loin d'être homogène que ce soit pour les formes ou pour le type de pâte et sa cuisson. Une terrine de même type. Contrairement aux autres poteries précedemment décrites. 5. (Yonne). Vme de i'mcimne collection Fou7ot (dessin ech V2 c ~ r è 1.) et une jatte carénée à col sans baguette : Chenet 322 . no 2 et 3). no 4). no 5) de forme Chenet 321. le plus petit (hauteur : 112 mm) est lisse. 7. Dans ce type de @te. no 6). 5 . Le plus grand (hauteur : 120 min) porte un décor de guillochis sur la panse. le second comprend les vases sans anse. Figure 8. à orifice circulaire à bec pincé.no 7). Les autres vases de forine assez proche sont vierges de toute décoration . Un petit pot globuleux à courbure interrompue. fond plat (fig. la céramique est rouge avec engobe orangé d'assez inauvaise qualité. no 4).. Conune nous l'avons précisé. enfin le troisième rassemble les cruches et vases à anse. 5. 7 . C'est cette même forine qu'on retrouve en craquelée bleutée (fig. Généraleinent. 5. Par~niles forines classiques. Comme gobelets. no 1). 5 . Cette forme de vase de type Gose 519 est connue en siècle. Cette forme Chenet 323 a étC trouvée en abondance sur le site d'habitat du N e m e siècle des Crassés à Saint-Dizier et dans la toinbe du cimetière des Hauts de Croche à Hallignicourt. %us le pied d'un de ces deux vases se trouve un graffiti gravé à la pointe sèche après cuisson . (fig. à baguette et à pied évidé. no 2). cet exemplaire est dans le mobilier de la nécropole. no 3). La partie opposée est plate. Poterie gallo-romaine Les formes classiques du IVmesiècle sont bien présentes dans les vases conservés au inusée de Saint-Dizier. presque droit.LES NECROPOLES Louis LEPAGE les vases gallo-roinains des vases mérovingiens. 5 . 6. Cette dernière forme est connue régionalement à Bar-sur-Aube. Ce récipient est de type Chenet 348 classique des cimetières du N i m e siècle. avec anse plate à fragile I-m'Vure . Sur une . nous avons une cruche globuleuse à col allongé cylindrique. nous avons deux exemplaires de forme Chenet 333 (fig. il s'agit d'un X auquel se superpose une barre verticale. il a un col élancé (fig. nous avons des jattes plus ou moins carénées. Une écuelle à bord vertical légèreinent rentrant. plus petite (diamètre 120 mm) a son bord orné de deux filets horizontaux (fig.est semblable au pot trouvé dans la célèbre sépulture A de Lavoye.

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.M.) 5 .R.H.Cérmniqiles dii Hnut-Mqol-Age dii mtiçée de Snint-Dizier ( ~ r s c i nc.- 0 Figure II.E.P.

CO.) .M.E.P.Fipire 12.miiiqiirs dii Hmrf-Moym-Age dii musée de Smnt-Dizier essi sin c.H.R. .

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Un petit gobelet qui pourrait être aussi bien gallo-romain ne possède aucun décor (fig. La pâte a un aspect granité et elles ont subit une cuisson réductrice qui leur donne une teinte variant d u crème au rouge. une espèce de grand poignard. Un vase à carène douce n'a pas de col (fig. Trois de ces vases sont fort carénés et possèdent u n col en entonnoir et u n décor simple sur l'épaule . no 4). Des manches d'outils. 9. Planche de l'Atlaç de Grivaud de la Vincelle). Un seul récipient est plus large que haut (fig. L'ouverture peut @treronde ou pincée. 9. nous citerons un gobelet assez élancé ayant 110 mm de hauteur pour un diamètre de 80 mm. il possède u n col tronconique. sans décors était conservé dans l'ancienne collection Fourot (fig. L'anse part le plus souvent du col parfois de la levre pour venir se rattacher perpendiculairement à la partie médiane de la panse. poignards. II convient de dire malgrè tout que nous inanquons de renseignements pour la Haute-Marne. 9. Le col est pincé a u niveau de la lèvre (fig. II est généralement considéré comme étant de type burgonde . plus épaisse et tranchante des deux c8tés. des fers de hastes et de piques. à carène accentué. Un vase de forme sensiblement identique offre un décor de nervures horizontales placées sur la partie supérieure de la panse. avec son manche d'os garni en cuivre. conservée. elle paraît avoir et6 fort courte. no 1). voici l'énumération faite par Grignon (voir figure 12. Armes ( 2 m c birllctin) Une epée à "l'Espagnole" : c'est une lame droite de deux pieds de longueur et de dix-huit lignes de largeur tranchante des deux cdtés. "Des mailies de cotte d'armes. Mais à peu de distance du Châtelet à Villiers-aux-Chênes. 9. La partie supérieure de la panse est séparée du col par un léger bourrelet.. Un petit piédouche creux supporte une coupelle hémisphérique dont le bord est orné d'un double bourrelet (fig. Une petite coupe est assez curieuse et originale pour être très difficile à dater par manque de comparaisons. le quatrième vase que j'ai vu en 1964 était de couleur chamois assez foncé. elle a une arête élevee qui règne au centre des deux cdtés. des poignées d'épée. mais nous pouvons en citer un exeinplaire à Lavoye (Meuse). 1 0 . Ce type de vase semble inhus dans la série Les vases à anses sont des cruches ou des pichets de taille moyenne. tombe 74. Un autre est simplement cannelé (fig. Des vases de ce type sont courants dans les cimetières de la Marne et de la Meuse. no 4). des javelots. Partie d'une lame d'épée fort muice. Le bout du c8M de la poignee d'une autre epée plus etroite. Pour finir. Ce sont des armes offensives : épées. 10. L'assise légèrement en creux et large assure une bonne stabilité aux récipients. ne 6). 8). un sabre.l'autre a des formes assez adoucies et porte deux molettes différentes. L'aspect extérieur est noir mat. plus hautes que large. 10 . 12. . D'abord. no 2. Le bout de la pointe d'une autre epee beaucoup plus épaisse. Sur la partie bombée se trouve un décor gravé formant rosette (fig. 3 et 6). car elle se retrécit rapidement vers la pointe.Louis LEPAGE génératrice et près de la partie plane se trouve un goulot garni de deux anses qui viennent le corps de la gourde. II LES ARMES Un grand nombre de sépultures contenait des armes. Aucun uinbo de bouclier ne semble avoir ete repéré. no l). l l et 12). du tour quelques ornemenb. 9. Tout le décor consiste en u n bourrelet placé au niveau de la jonction col épaule et une cannelure située au Nveau de la carène (fig. Un vase aujourd'hui disparu. 9. scramasaxes. (fig. no 7). Il s'agit d'un vase à pâte relativement fine de couleur noire. no 8). no 3). ce iype de récipient a été trouvé dans un grand nombre de sépultures. des epées à deux tranchants. Ils semblent moins nombreux en se dirigeant vers le Sud. La carene est soulignees par une rainure faisant le tour du vase. Ces anses sont en {orme de ruban (fig. La panse bitronconique surmonte un petit pied cylindrique. leur dimensions moyennes sont d'environ 13cin de diamètre et 17 cm de hauteur. Ce gobelet est caréné. de meme largeur que la précedente. qui ont reçu. On voit aussi des traces d e coup de feu. 12 no3) Une grande cruche de 36 cm de haut et de 30 cm de diamètre sort du lot. Vases avec anse Sans anse Çeuls 4 vases sont ornés d'un décor à la molette (fig.

A m e s .~.~~. .) .0. 0 . 8 Figure 14....b~.foiriiles de I'nbbéMméChnl(oaati~c. . plnqlies-boitcles e f objets divers décolruerts drms in nécmpole dii Chfitelet.

. Epee Les fouilles de 1884 n'ont pas permis la découverte de ce type d'objet et nous renvoyons aux descriptions de Grignon. releve et renflé dans soi1 milieu. la longueur de la poignée peut atteindre les deux tiers de la longueur totale de l'arme. Un exemplaire est exceptionnel. On aperçoit à leur jonction la base d'une petite branche d'une seconde partie qui manque : cette pièce peut @treaussi le fer d'une espèce de flèdie appelée votillon. La longueur totale de ces arines varie entre 52 et 38 cm. Un très petit fer de pique de deux pouces de longueur coupé en feuille de laurier. il a six pouces et demi de longueur et quinze de lignes de largeur. ses c6t& sont legèrement échancres. La laine tranchante d'un seul c8té est incluse dans un fourreau en bois que l'oxyde de fer a partiellement conservé (fig. et un peu convexe du c6té de la lame. nous avons 12 scramasaxes. 16. il manque la douille. Un fer d'une petite arme offensive composé d'une lame de vingt-et-une lignes de longueur et de quatre lignes de largeur. no 1 à 5). plus grosses que la precedeiite : on remarque dans le corps trois filets saillants qui les divise en quatre parties ravalees pour placer les doigts et pouvoir tenir l'epee avec pluç d'assurance dans les mouvements du combat. et y etait affermi par une virole. Le fer d'une pique de six pouces de longueur. se terminant en une pointe fort aiguë. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hampe. sur treize à quatorze de largeur. quoique rompue. larges de 5 à 6 centimetres. tant d u fourreau que d u ceinturon. artistement ciselées et entrelacées en forme d'arabesques". Un autre fer de lance de quatre pouces et demi de longueur. ses cotes sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles.LES kTECROPOLES Un fer de lance. non compris la soie qui. Moitié de la coquille d'une garde d'épee fort simple. Pothier dit : "Tous ces glaives ont une double rainure. elle est mince et aiguë comme la lame d'une grande lancette. ce sont des c6nes très allonges. soie de 10 à 11 cin comprise et sa largeur est de 4 cm. Trouvé par l'abbé Maréchal. 14. il est fort fpais. d'autres se terminent par une soie qui entrait dans le bois. le liaut est garni de deux petits appendices perces chacun d'un petit trou pour l'assujettir au fourreau. de trois pouces et demi de longueur. Nous avons le dessin d'un des scrainasaxe d'après une illustration de Ernest Royer jointe au manuscrit Pothier de la bibliothèque de Chaumont (figure 16. et se termine par une pointe quadrangulaire : c'est le carreau ou qrindreilus. il ii'est chargé d'omemeiits que d'wi cbté. Ils n'ont point de garde e t leur pommeau ne consistait qu'en un petit bouton qui retenait le bois dans la poignée. elle est plane du cote de l'interieur de la garde. ayant un trou pour y passer un rivet . Un autre fer de pique de quatre pouces de longueur. no 7). son plan est celui d'un fuseau. plus de quinze centimètres de longueur. moins anguleux. dans la nbcropole des Plantes.2 cm. la base des uns forme une douille pour recevoir le fût . Des javelots de six à dix pouces de longueur. ils sont longs de trente-trois à quarante-cinq centimètres. étaient chargées de figures d'animaux. ii est plus deprime. il a sept pouces et demi de longueur. Un bout de fourreau d'epée. ainsi que l'entrée d u fourreau. a encore. Un fer de liaste. Epais de 4 à 6 millimètres. Quatre autres poignees d'epees. non compris sa douille. dans son plus grand renflement. sur laquelle elle est inclinée légèrement. il est conservé au musée de Saint-Dizier sous le numéro F. Seulement 5 arines issues des fouilles Gelin sont conservées au musée de Saint-Dizier (fig. il est fort etroit. la tige est toumee en spirale à sa base. dans quelques-uns. se terminant en une pointe mou$se. 211. Dans quelques cas. les deux c6tes sont fort amincis et très tranchants. il a trois pouces et demi de longueur. Scramasaxes Parlant de 8 scramasaxes découverts dans la nécropole ii~tra-inuros. il règle au centre des deux faces sur toute leur longueur une arete aiguleuse fort saillante : cette lame se termine par une douille pour recevoir le bout de la hampe. longeant le dos sur l'une et l'autre face. D'après le texte de Fourot. Sa tige est courte et adlerente à une petite douille. Sa longueur est de 65. Le fer d'me flèche composé d'une douille d'un pouce de longueur et de trois lignes d'ouverture. Le fourreau ne manquait pas d'orneinents : les têtes de clous. Un autre fer de pique avec partie de sa douille. et plus trancliant que le précedent. Deux poignées d'epees : ce sont des corps presque cylindriques un peu évidés dans le milieu : ils sont ornes de petits filets fort serres les uns contre les autres.

R.~écl.opoledu Cluîtelet.M) . . ( ~ e r s i uC.H. hnche rt coiitenirl: décoeverfs dmç ln .: F@re 15.Amzeç.P. .foiiines Colson.E. . musée de Lmgres .

.

... . plnqire bolrcle et fer de jmeline décolrue~tsnlr Chrîtelet... _ .g n ~ n i h r ede fozrl~nl~.. 8 Figure 17..fouilles de 1849 (o... ..<+.s6i8rd'ayris~oy...Scmrnnsa~e." /' . .r) . . .

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Fm de lmce etfrmnks dko~riivotsdmzs In nécropole du Ch<îtelet.- O 5 Figirlr 19.fouilles Gelin.) . . mlide de SmiiMizier (ocssin c.H.M.E.R.P.

211) par l'abbé Maréchal. 19. Nous avons la chance d'en avoir le dessin exécuté par Ernest Royer qui est conservé avec la monographie manuscrite de Pothier à la bibliotllèque municipale de Chaurnont (figure 16. Leur longueur varie entre 29 et 37 cm pour une largeur maximale de 4 cm (fig. Un autre exeinplaire à tranchant symétrique (fig. C'est ce . Sa longueur est de 34 mm et son diamètre légèrement supérieur à 20 inm. Comme hache de coinbat. dans un cartouche de la barre horizontale qui mesure 10 min de hauteur. Cette laine possédait 2 rainures longitudinales. 20. La limite entre les deux est assez floue. Tous sont issus des fouilles de P. on voit deux dragons entrelacés. Ce motif de lions affrontés est souvent lie sur des ornements mérovingiens à une tete humaine ou au prophète Daniel. Ces fers de lance assez robustes sont tous à douille. Peut-&trene sommes-nous pas ici en présence d'un scrainasaxe inais d'un coutelas ? (fig. no 2. Dans les légendes de ses figures. no 1 et 6). Les autres exemplaires (fig. il mesure environ 26 cm de longueur (fig. d'après les descriptions d'Edouard Salin. Scianlnsnïe de l'ancienne collectio?i Foiiiof (dessin d'qiès Hol~dnrd) no 1). Haches et francisques Parmi les 6 exemplaires du inusée de SaintDizier. étaient adaptées au lancer. Quatre boutons d'environ 23 mm de diamétre viennent compléter cette parure. Une douille conique pourrait bien @trele talon d'une lance (fig. Gelin dont le rapport indique ce nombre . 21. des entrelas de rubans. Seuls 6 exemplaires sont entrés dans les collections du musée de SaintDizier.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Fig. Un fer de lance assez robuste provient de la collection Colson (musée de Langres). 18. 4 et 5) sont par contre des armes qui. no 1). un scramasaxe de 58 cin de long avait une largeur de 45 mm à la partie la plus large. Dans Sangle. sur l'autre. no 1. Cette garniture se compose d'une plaque découpée en équerre de 58 mm de longueur et de 25 mm de hauteur. Toutes ces armes étaient maintenues par des rivets placés à la base de la douille. no 1). Fourreau d e scramasawe Nous n'avons en inains que très peu d'éléments permettant de décrire les fourreaux de scrainasaxe des nécropoles du Chatelet. Une garniture assez riche a été inise au jour lors des fouilles de 1849. no 6) est lui aussi difficile à considérer comme une arme de jet. 20). 3. celui-ci est contredit par Fourot qui donne 12 exemplaires trouvés. framée Ce type d'arme est peu représenté dans la nécropole des Plantes. on remarque un décor composé de deux becs crochus reliés entre eux par une barre oblique . no 15). 4 et 5). Sur la flamme du dernier exemplaire cité se trouvent des traces de tissus conservés par l'oxyde de fer et la douille comprend des restes de la hampe en bois. no 1et 3) ? D'après un dessin inédit de la collection Fourot (fig. on trouve deux lions ou plut6t deux léopards affrontés. no 3). 15. Devons-nous considérer comme des scramasaxes l'objet de 32 cm avec mie poignée de 12 cm et celui de 35 cm avec poignée de 15 cm (fig. no 2. 14. 21.-F. nous inetions en doute cette attribution car il s'agit là d'une plaque boucle. Sur i'un. Si l'on examine deux autres scramasaxes remis au musée de Saint-Dizier (F. il est assez difficile de tracer une limite entre la hache de combat qui est une arme maniée à la main et la francisque qui est une arme de jet. Comme élement de garniture de fourreau. Deux framées mesurent respectivement 54 cm et 62 cm (fig. 3. nous avons une hache lourde et massive (fig. on a un exemplaire qui entre dans la moyenne et un autre qui est assez petit avec 34 cm et une poignée qui mesure entre 7 et 8 cm. 21. Fers d e lance. nous signalerons une plaque cruciforme figurée par l'abbé Fourot dans sa monographie. Ersnest Royer en a dessiné deux. Pothier indique comme extrémité de fourreau une plaque en bronze plein et une ajourée . 19. 3 et 4). La figuration de ces dragons est bien connue en Lorraine à Varengéville (Meurthe et Moselle) et à Lezéville (Haute-Marne) par exemple. 15.

- O 5 Figure 21.E.HA.P.) ~ . .4 1 .HRCIEeffia. .R. mirs& de Saint-Dizier ( ~ e r r i i C.foziilles Gelin.zcisqiies décolruertes dmis la nécropole du Chrîtelet.

fmrifld Colson.E.RP..H.- J $ l IO -- O i3 Fislit? 22.fibi~leset objets diz~erisdkmrveifs darrçln nécropole du Chrlfelet. mll& de C. .M) L m i p .Plnq~ie-boucle.

c.. ntirçée de Snii~t-Dizier(D~.~.R. foililles Geliii.B~nceletset colliers déco~iveifsdniis ln iiécrqole du Chntelet. .O Figiriz 23.E.M..H.) .P.

Gelin signale la présence de quelques perles en avril 1883. 2. Bagues On trouve dans les notes Gelin la présence d'au inoins trois bagues.Louis LEPAGE LES NECROPOLES inêine type que l'on retrouve dans les nécropoles ardennaises ou dans le cimetière de Lezéville (Haute-Marne). Epingles Deux épingles rnal conservées. Une seule est conservée au musée de Saint-Dizier. En outre. l'oeil est formé par une verroterie rouge (fig. no 2 et 3). mesure environ 15 mm de diainètre interne et son chaton en argent est orné d'une croix (fig. Nous notons égalelnent la présence d'une grosse perle en ambre ((fig. no 8 et 9). no 5). Pointes de flèches ou de javelines Un fer de javeline d'environ 5 centimètres de longueur est figuré par Ernest Royer coirune issu des fouilles de 1849 (fig. 34. Un exemplaire semblable a été trouvé dans l'aqueduc et un autre dans la nécropole de la BA 113 à Saint-Dizier. Par ailleurs. na 6 et 11). 21.12 et 16). Boucles d'oreilles Quelques petits anneaux d'environ 20 mm de diamètre ont pu être utilisés comme boucles d'oreilles (fig. Elles ne présentent rien de particulier. des petites perles bleutées par exemple (fig. 35. Daval de Saint-Dizier. on notera la présence de deux dards A section quadrangulaire qui resseinblent à des carreaux d'arbalette (fig.11. no 8).11. Elle est en bronze. no 7) et quelques pointes de flèches une à douille (fig.8. no 1. en pâte de verre. no 10 et 11). no 4). 24. no 2). no 9). Dans sa relation des fouilles. Au inusée de Saint-Dizier se trouvent une flamine qui pourrait bien appartenir à un fer de javeline (fig. 34. 34. d'autres suggèrent les carreaux d'arbalette (fig. 24. de 15 grains le 20. l'abbé Fourot fait bien la différence entre les perles trouvées dans la partie gallo-romaine d u cimetière et celles trouvées dans la partie mérovingienne. 634 présente un renflement médian quadrangulaire et une extrémité . elles présentent des décors variés (fig. 111 OBJETS DE PARURE lh~emb!esde per!es et colliers. 21. 22. Nous signalons égalelnent ici une hache d'un type peu courant qui figure dans la collection Colson. en bronze.1883 puis d'une dizaine de colliers dont le nombre de perles varie de 1 à 20. Differents types y sont représentés.9. Dans le premier cas les perles sont de petite taille. Les perles des colliers de la période mérovingienne sont généralement plus grosses. no 3). Nous ignorons le r8le de cet épaississeinent. 5). Une grande épingle d'origine douteuse. Broches ou fibules La plus grande variété existe en matière de fibules. Une autre fibule en "Yest terrninée à ses deux extf&nités par des têtes de dragons (fig. na 8). Une fibule en argent figure un oiseau de proie. Ça lame robuste est relativement classique par contre le talon est épaissi et élargi de manière à former masse (fig. Gelin coinine Fourot annonce la découverte de 7 fibules. no 1). no 2). le corps est orné de chevrons. 24.13 et 14). Nous ne pouvons pas dire si ces deux fibules proviennent de la nécropole mais cela est probable. Le matériel de la nécropole du Chatelet coinpris dans la collection Colson comprend deux fibules gallo-romaines déformées par le feu (fig.qui se trouvait à l'intérieur de la douille et qui servait à assujettir ferinelnent les deux objets. 15. 24. une autre à trois ailerons et à soie (fig. no 10. na 4). Deux furent donnée à M. Certaines sont à flamine bien developpée. proviennent des fouilles Gelin. La dernière fibule est ronde avec une base en fer et la plaque supérieure en métal cuivreux .12. 22. Les fouilles Colson montrent un certain nombre d'arinaiures de fléches ou de javelines issues de la zone de la nécropole. no 4 à 6. 17. les verroteries sont noyées dam l'oxyde qui en a dénaturé les couleurs (fig. 26. 3. Elles proviennent vraisemblablement d'incinérations. dans la même collection. 24. conservée sous le numéro F. Un exemplaire est remarquable par la présence d'un " S en fer (fig. 23. dans la série des fibules provenant du Chatelet on remarque deux fibules ansées symétriques (fig. Fourot signale la trouvaille d'une fibule gauloise. 11 ne semble pas qu'il y ait eu des fibules cloisonnées. Une petite fibule est cruciforine (fig. no 9). 34. 23. Seules quatre fibules restent au musée de Saint-Dizier.

épingle et pcigiieç décosuei.LES h@CROPOLES Louis LEPAGE 5 Figliir 24.téci.fs Lris In .FibillCs..ss~. foi~illes Gelin.H.M. c.P.R. (D. .) .E.opole drr ClrRfelef.ippliqltes. tnirsée de Sniltf-Diziei. .

.Figure 25. ( D S S S ~n~n ~ ~ u s c r i i ~ o i f i i c r ) .Objets dessin& pnr Emeçt Royei. . découvc~ismi 1849 drmç ln riécrnpole inha-mliias du Chiifelet..

E.) di^ nmsée ..P.I fa -- O .. objets diuers décoilverts urniçemblnblemott dnns In nécrapole du Cldfelef. rjiksles.^ . 18 Fistire 26.PInqves-bonclei. .d 3 2 O I .foriilles de Sninf-Dizier (orssinc.M.R.H.

plnqueç dondes découvn.) .- - w O 6 5 2 Fipre 27.P.M.contre-plnqzies. musée de S~irit-Diiier(oa~~i. .R.E.. fouilles Gelin.H.c.Plyues-bor~cles.tes d m s In nécropole dfr Oûiteiet.

. 5 O P . .E.Plnqires boiirles mi f e ~et en btnlize découvrrtes dmis In i~érmpoledir Clfitelet.. .. . ..P. ... Figrrlr 28.H. .. ~ ..M. .. .) ~ ~ ~ i ~ ~ . ..R. . . foildles Gelin. mirs& de Saint-Dizier ( ~ c.

II ne semble pas que la Société des Lettres les aient racheté pour le inusée d e Saint-Dizier. sur toute sa face exthrieure. on notera des plaques rectangulaires ou trapézoïdales (fig. no l2). 27.elle représente Mars debout. nous ignorons son usage (fig. qui n'avaient aucune apparence. les Romains connaissaient cette industrie. inal identifiée. Autour de cette tete. 35. 22. no 10). no 11). Voici le texte de l'abbé Gelin qui se rapporte à cette trouvaille : "Une autre [tombe] renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres. avec une inscription. la lance à la main droite . no 19). no 22).DIOCLETIANVç. ornée d'un gros brillant de cristal. une cuirasse". à cBté le dieu Mars. absolument pareilles. 27. no 1). "Outre ces objets.Louis LEPACE LES R'ECROPOLES en forine de spatule (fig. nous avons recueilli quatre plaques métalliques très minces que nous avons rétablies dans leur etat primitif .BOUCLES ET ACCESSOIRES DE BUFFLETERIE Parini les objets disparus. no 1 . no 1. Une d'entre elles a été dessinée par Ernest Royer (fig. Un certain nombre de plaques-boucles provenant des fouilles Gelin ont une plaque circulaire (fig. était incrustée. portant une haste sur l'epaule dmite et rev@tude la cuirasse et du paludameiit." Plaques-boucles de ceinture Certaines plaques-boucles en fer sont telleinent oxydées qu'il est impossible de préciser leur forme ou si elles ont été à l'origine décorées ou non.C. Objets divers On notera la préseilce d'une sorte de pendentif qui nous semble assez moderne (fig. 27. c'est-à-dire en vermeil. 25. Une autre. portant. ces quatre objets.AVG. Trois de ces plaques sont rondes (4 centimètres et demi de diamèbe) . 2 3. 26.et parfois d'une plaque dorsale (fig.La quatrième plaque est carree (cinq centimètres sur quatre) . étaient l'ornement du casque ou du ceintwon d'un chef militaire. qui est représenté portant la haste sur l'epaule droite. 28. représente une tete de lion vue d'en face . Dans certains cas. 25.à ses pieds. Parmi les exemplaires conservés. w 20). IV . une cuirasse est a ses pieds. elles sont en argent doré. l'une. ilo 2) et d'une espèce de fleur en feuille de bronze dont nous ne dirons rien (fig. no 2 et 3). Une seule laisse apparaître des traces de damasquinure par incrustation (fig.C. une contre-plaque et une plaque dorsale (fig. Elle avait déjCi été publiée par Fourot. lors de la vente de cette collection en 1907. reproduisent le buste laure de l'empereur Dioclétieii à gauche. il est gdo-romaiil et du IV-= siècle" Plaques-boucles de fer Potluer indique que "l'une des deux boucles de ceinturon. les deux autres. 26. 27. et la figure de l'empereur régnant. il en fut de m@mede Pothier. L'abbé Fourot donne quelque détails suppléinentaires qui laissent à penser que ces objets firent partie de sa collection. "Sans nul doute. et. Ernest Royer a dessiné un objet identique que PotlUer a pris pour u n style (fig. sa longueur est de 63 mm. la légende 1MP.3).VAL. il n'y a pas lieu d'en douter. Une autre grande épingle est repliée en "Y.6. aussi bien que celle dont nous faisons honneur Ruoltz. Nous signalerons une petite épingle d'environ 45 inin de longueur dont la tete forme bélière (fig. de forme roiide et unie. l'effigie de Dioclétien. d'accord avec les monnaies dont nous avons parlé. 12 et fig. no 5).2. le casque en tête. la plaqueboucle est accompagnée d'une contre-plaque (fig. no 5). 8 et 9). . avec un mascaron de tete de lion. C'était certainement la sepulture d'un guerrier". armé de sa lance. Nous avons vu que l'abbé Marechal avait trouvé deux plaques boucles. 28. Souvent ces plaques portent trois ou quatre cabochons en bronze rivés qui se sont détachés. fixe la date de la partie ouest du cimetière . 35. Dans la collection Colson se trouve une petite plaque-boucle. nous attirons l'attention sur un ensemble de 4 plaques signalées par Gelin puis par Fourot. Plaques-boucles en bronze Nous noterons ici une petite plaque-boucle ou la plaque est ornée d'une nervure (fig. tellement ils avaient été déformés. Il s'agit d'une épingle de v&teinent ou de cheveux fréquente au W m e siècle. fort bombee. La plaque légèreinent trapé- . no 1. comme elles portent leur date avec elles. 14. d'arabesques d'argent. est certainement originaire du Châtelet. no 5 et 6) les dernières ayant été trouvées par l'abbé Maréchal.5. 26.

foiiillesGelin.@ I ..E.) (3 # - O 5 @ Bo . ntirsée de Smnt-Dizier (D~SS.2. !. 23 I 2 Figirre 29.M. . 2 D-J 1.. qJ i".. ..H...P.Boiides délolrorrtes dnns In nécropole dit Clur*felet.) .R. . .$Ic.

Parmi les exemplaires en bronze on notera une boucle en bronze étamé massive (fig. no 7). elles peuvent atteindre environ 4 cm de longueur (fig. no 4). 3 . on reconnait un visage humain nimbé. . no 5). no 7). 26. no 2) cette boucle est caractéristique des tombes germaniques du début d u V l m c siècle.9 et 15) Une petite plaque-boucle dont l'extrémité est brisée présente un décor de cercles occulés(fig. no 8) Parini les objets de provenance non assurée. no 6) (voir aussi fig. Fermetures d'aumônibre Certaines des boucles décrites ci-dessus peuvent également avoir servi à la fermeture d'aumôniere. no 11). sur sa face. Nous trouvons également dans la collection Colson une très belle petite plaque boucle (fig. 33. no 5). Dans le matériel des fouilles Colson au muste de Langres. Boucles d e chaussures o u d e jarretibre Nous nous contentons de citer ici des petites Fig. 24. 30. 26. dans ce cas. dans le matériel du Châtelet proprement dit se trouve une fermeture d'aumonière munie de sa boucle d'un type tout à fait comparable aux exemplaires de la période mérovingienne. Une plaque-boucle en bronze qui a perdu sa boucle est particulièreinent intéressante par son décor. 26. 24. On notera aussi la présence de plaques ajourées (fig. no 1 à 25). L'extrémité de l'ardillon de cette boucle est décorée en forme de tete animale (fig. 26. Fnnrehiir d'nrrrnônière de In collection Colso~iW ~ r s é de e Lnngres) ech. no 17). no 1. 28. 26. 22. 26. Cet objet peut aussi provenir d'un habitat éventuellement découvert par Colson. Boutons Un bouton en bronze avec une petite queue cylindrique est conservé au inusée de Saint-Dizier (fig. 27. Certaines Sont asseinblées avec une petite plaque.LES NECROPOLES Louis LEPAGE zoïdale est argentée ou étamée et porte une fine décoration gravée. La plupart de ces boucles sont en fer et elles sont assez mal conservées. no 4). Comme nous avons vu que lors des fouilles de 1849 des sépultures mhrovingiennes ont été mises au jour à l'intérieur du périmètre de la ville. Six croix pattées entourent le visage (fig. d'origine douteuse. s . Ferrets Une petite patte en bronze finement ciselée devait garnir l'extrémité d'une lanière en cuir (fig. W . 17. n ne serait pas étonnant que les deux tenons scutiformes aient garni le cuir de la ceinture associé à cette boucle (fig. no 6). 26. Comme dans tous les cimetikres. Nous noterons la présence de deux autres boucles en bronze dont l'une porte un décor incisé profond formé de lignes droites et de points. 299 boucles en bronze rectangulaires. no 7). 29. no 3). 22. Le caractère religieux de cette plaque est incontestable et a été souligné par Fourot qui ne semble pas avoir vu le visage stylisé du Christ. nous n'omettrons pas l'exeinplaire dessiné par Ernest Royer et que Pothier pensait être la bouterolle du fourreau d'un scrainasaxe (fig. Les quatre angles de cette plaque sont agrémentés d'un décor formé par quatre têtes d'oiseau à bec crochu (fig. mais vraisemblablement du Châtelet (fig. les boucles de ceinture sont nombreuses (fig. Cette plaque circulaire mesure environ 45 cin de diamètre. La dernière plaque a aussi perdu sa boucle . 28. no 12) qui devaient jouer un r8le dam la buffleterie. Un objet semblable se trouve dans la collection Colson (fig. 28. no 4) Une sorte de ferret en fer rivé sur le cuir pouvait garnir l'extrémité d'une ceinture (fig. Comme autre plaque-boucle circulaire en bronze. une trouvaille à caractère funéraire est possible. on notera la présence d'une plaque circulaire ornée de trois têtes de rivets et de motifs géoinétriques (fig.

. nrirsÉE de 5ni1it-Dizier (o.M.E.Fiprlr 31.Ficlies ri bflièw cloirs.. tiges et bnndnge Iteniinilr d&froirve~tsd m s In ii&ropole hi Cluitelcf.) .i c. foirifles Gelin.P.H.R.

Louis LEPAGE LES NECROPOLES V . 32. - 0 4 a 12cm Fig. no 1à 22). no 10). Leur taille varie entre 10 et 25 cm. Coinme nous i'avons vu. 22). que les restes bien abîmés d'un peigne à double denture fine et inoyenne. Nous pensons qu'il faut voir dans cette bande de metal très mal conservée les restes d'un bandage herniaire comme ceux trouvés d m un rayon assez restreint à Euville et Lavoye (Meuse) et à Grand (Vosges). Sur la plus grande paire. 22. S'agit-il des vetements du défunt.OBJETS UTILITAIRES ET DIVERS Peignes Il ne subsiste comne provenant du Châtelet. Bandage herniaire Dans une toinbe découverte le 21 octobre 1884 (voir supra) Gelin a recueilli les restes d'une ceinture placée autour du corps de l'individu. il est difficile de trancher nettement entre couteau et scramasaxe (fig. accompagné d'un fraginent d'étui décoré d'arcs gravés agrémentés de cercles occulés (fig. Le inusée de SaintDizier en conseive une vingtaine provenant de la nécropole du Châtelet. 31. no 37). d'une aumûnière en toile ou plus siinplement d'un tissu enveloppant l'objet ? Des forces ont été aussi trouvés par Colson (Fig. L'absence d'une plaque élargie à l'extrémité est certainement accidentelle due à une mauvaise conservation. Cette attributioii nous est suggérée par la longueur de la bande de métal et par sa position dans la tombe. . 301 . l x . on remarque les traces du tissage d'un tissu qui était au contact de cet outil. Bnndnges herniaires d'#près J@oy 1974 Couteaw Le couteau est un inseulnent bien répandu dans les tombes mérovingiennes. no 1 et 2). 33. Forces Deux paires de forces sont en assez inauvais etat (fig. 11 s'agit d'une bande inétallique en fer inesurant environ 90 cm de long et 2 cm de largeur (fig.

. roillefte décorrverts dnns ln nécropole dri Cluîtelet.P.M. brnnche de conrpns.E.Figrle 33. -Forces.) (DCS~~H . nirrsée de Saint-Dizier c.rt. fo.H. foirilleç Gelin.R.

H. .M.R.LES ~@CROPOLES Louis LEPAGE I €3 L 3 O 5 6 A Figure 34. foliilles Gelin. iiiirsée de Sniiif-Dizier ( ~ c.) ~ ~ ~ i ~ .P..E.B~iqrretset leii~ssilex et nnimhrres rlr flèclleç décolrzielts dmis ln néciopole dri Chitelet.

Parmi ces objets. yn~dentifef nppliqiie décocoiiveits mi Clfitelet fo~lillesGelin. 35. no 6).P. no 21 et 22). 32. frrsnïole. no 1 à 4).c'est un zigzag en pâte de verre (fig. en terre cuite. no 14.H. no 5 et 6) proviennent de ce site. no 3). en l'absence de contexte. 16 et 20). d ce jour ne semble pas avoir requ de solution. Perles. Anneaux On notera la presence de quelques fragments d'anneaux pour lesquels une utilisation bien précise. 34. Une autre perle ou plutot une fusaïole. mirs& de iininf-Dizicr (nrrsiii CE. 32. Roulette Une sorte de roulette à pâtisserie en fer provient de ce site. 34. 15. . Nous ne savons rien sur les circonstances de la découverte de cet objet (fig. D'autres anneaux en fer et en bronze proviennent des fouilles Colson. Pour certains exemplaires le corps peut être torsadé et se terminer par un anneau formant bélière (fig. (fig. fiches à bélière ii s'agit là d'un type d'objets pour lesquels toutes sortes de propositions ont été faites et qui. 35. Briquets Deux briquets en fer (fig.On en trouve une identique tombe 307 à Lavoye (Joffroy 1974). Ce type d'objet est frequent dans les tombes du Haut-Moyen-Age.Louis LEPAGE LES WECROPOLES Fig. certains ne sont qu'une simple tige en fer épointée et avec une tête plus ou inoins globuleuse. no 1). 35. ils sont accoinpagnés de silex (fig. 33.. Tiges en fer.R. Certains de ces objets sont certainement des poinçons de vanniers ou poinçons tout simplement comme en trouve sur les couteaux à plusieurs lames. est difficile à définir.M. légèrement polygonale mesure 30 mm de diamètre (fig. Fusaïoles Une grosse perle aplatie en verre arnbré de diamètre 33 min présente une inclusion sur sa partie equatoriale .

Magnence en 353. Parini ceux-ci. ces dernieres ayant pour revers le dirisme ou monogramme du christianisme. Un autre objet à douille est également coudé (fig. ilo 4). no 24 à 36) à usages multiples : clous de cercueils. 1monnaie de Recentius. Décence la même année. on mentionnera les monnaies gauloises (voir ci-dessous) et la présence d'une pointe de flèche à pédoncule en silex. 1 de Constantin le Grand 2 de Constantin le Grand associées A 1 de Décence portant le monogramme du Christ . nous signalons ici ce qui nous semble être une branche de coinpas. La ceramique est alors aussi précise lorsqu'il s'agit de dater. no 4). MONNAIES Pothier indique : "Dans quelques uis [sarcopliages] étaient des medailles. 1monnaie en argent avec la legende DN ANASTASNS AVG et au revers DN NS BADV ILA RIX Cet ensemble de monnaies est surtout interessant par celles de la fin de l'Empire romain. no 5). Enfin. il convient de ne pas oublier les clous (fig. tete à droite et au revers ATHALARICVS RD( sur trois lignes au centre d'une couronne. Il s'agit d'une tige torsadée de 25 cin de longueur . avec au revers la légende JOVE TUTELARI . une des extrémités est pointue. nous trouvons un objet coudé formant une sorte de raclette(fig. en forine de panier provient du cimetiPre (fig.. Par contre la monnaie d'Athalaric (527-534) et celle de Totila (541-552) nous conduisent au milieu du W m e siècle. le monogramme du Christ . no 20) Applique ou ornement Une sorte d'applique bombée. 22. 33. A cet ensemble. A la in&meépoque. 24. soit seul soit entre a (alpha) et v (omega). au mois d'avril 1883. 1 monnaie de Trajan fourrée et très détériorée . 1monnaie non définie. 1 de Magnence (112 monnaie. d'un bloc d'une quarantaine de petits bronzes. Fourot signale des inonnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii. 32. l'autre forme charnière (fig. ils n'offrent que peu d'inter@t. . avec au revers. Des fragments de ferraille informes ont été trouvés et conservés. ou bien deux anges nimbes qui soutiennent un ecusson". Ces monnaies témoignent donc seulement d'une occupation à la fin du I\ILme siècle. 1 Dioclétien. il convient d'ajouter : 1monnaie avec légende DN JUSTINVS. de coffrets ou autres objets. 4 médailles frustes . 1 moyen bronze de Faustine . 33. L'abbé Fourot signale la découverte. no 7). aux types des Constantin et de Magnence. Gelin signale la découverte de 22 monnaies : 5 monnaies gauloises dont une des Lingons et 1 des catalaunes . 1de Magnence (moyen bronze) . Parmi les objets divers. creuse. il faut lire Décence. dans la première partie de la nécropole fouillée. Parmi les objets divers.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Objets divers Quelques objets semblent bien difficiles à déterminer. 33. Licinius est mort en 326. VI. Un objet seinblable légèrement plus gros et décoré d'un motif foliacé provient de l'aqueduc. On reinarque aussi dans les fouilles Colsoii une cuiller en bronze (fig.

580-90). Ce qui semble le plus curieux c'est un hiatus qui semble se situer au cours du V'me et tout au début du VIé. une datation large qui couvre la première moitié du VPm= siècle. cette nécropole apporte de nombreux renseignements sur cette période assez obscure du Haut-Moyen-Age. nn 2) pour laquelle on trouve des parallèles dans le département de la Marne à Dammery et dans les Ardennes à Vireux-Molhain. est bien caractérisé par les poteries carénées et les cruches bien semblables aux céramiques lorraines du Val de Seille et de la Meuse. De cette même période. Par ailleurs. . à condition que le graffiti représente bien ce signe.Les plaques-boucles trapézoïdales en fer.. Assez curieuseinent. A cet ensemble. se sont peut-être déplacés .MINO DE0 NOSTRO etc. Ces deux auteurs signalent la présence de gourdes à décor spiralé A Germinon et à Joches (Marne). nous avons les plaques-boucles circulaires en bronze. les boucles ovales avec plaque d'ardillon scutiforines abondantes en Lorraine. Mais ces éléments ne sont pas en rapport direct avec des sépultures.Louis LEPAGE LES NECROPOLI-S VII. verreries. Sur l'ensemble des sépultures mises au jour. Cet objets caractéristique à été étudié par Charles Poulain et Christianne Vallet. xx. la nécropole située au lieudit "Derrière la Grange" ou une autre nécropole restant à découvrir pouvant prendre le relais. U ne semble pas que l'occupation de cette nécropole ait perduré au cours de la seconde moitié du Wème siecle. sihcle. nous avons la fibule ronde et la gourde. La trace la plus ancienne etant le chrisme tracé sous le vase décoré à la molette de type Chenet 320. pour ces objets. Quelques éléments gallo-romains et du IVm= marquent le Vime siècle : ce sont par exemple la plaque de boucle germanique (fig. Des environs de l'an 600. c o i m e les cimetières. DATATION ET CONSIDERATIONS GENERALES Les éléments anciens de la nécropole : inonnaies. Ces gourdes sont fréquentes autour de Mayen en Rhénanie et en Champagne et Charles Poulain nous propose. on ne trouve pas de bijouterie cloisonnée. céramiques sont incontestableinent siècle. Parmi le mobilier. Ailleurs à Lezéville ou à Saint-Duier-Hoéricourt cette phase semble mieux représentée. Les grandes épingles spatuliformes se placent surtout à la fin de cette période (560/70 .. en Champagne et en Picardie s'accordent bien avec les éléments précités (période 530/590). L'habitat. seuls quelques éléments peuvent faire penser à un début de christianisation dans ce cimetière. Comme on a pu le voir. on notera essentiellement la plaque-boucle en bronze avec tête de Christ et les croix. Le VPme siècle est bien jalonné par les fibules aviformes et celles en " S . tout au moins sa première moitié. ainsi que la bague avec un chaton marqué d'une croix. nous avons tout d'abord une stèle portant une croix puis l'inscription . il convient peut-être d'ajouter la présence de la gourde dans laquelle Charles Poulain voit un récipient lié au christianisme et dans lequel il suggère un récipient susceptible de contenir de l'eau bénite. Le VPm= siecle. On pourrait également penser au vin de messe. On notera également la présence et l'utilisation simultanée de deux necropoles distantes d'environ seulement 800 mètres.

n cfmiiiiqrrr ynllii-ni~iiaiiird'A tyiiiiii~. XXXVlll PLANCHES. Editki~i1ÇSi7.iiii Il/ï>iir.A.. oiirc 5niiit-Diziei ri /iiitit~illc. 40 ct 41.?.. Ici Fliiiir.. Macon.. 1.n dnfniiriir ricc ti>inhcirirhiifiiisirriiif.n L<i~mi>ic rii$oi>iii~>irii>ie.if AC In Holiir-i'dni~il: t.ln rnii~itngnedl. Yi-128. Hi5fi~iirluc. I1 ( CHOPELAlN Patrick et WAHLEN Patrice. fHnirtci\*lnnie).rii->ii. PERlN Patrick et FEFFER LaureCharlotte. rit Clinnii~n~iir. 19iTi. Gciièvî 19HO.. 130 p FEFFER Laure-Charlotte et PERlN Patrick. p.n iriiriie ri1 Gniile siiiis I'nirpiic rrii:rtriri. dé~~iiii7:erir rri 1772.Pcnrd i<d MORIN-JEAN.Musçe DELESTRE Xavier.< des Ariciois re. Cluftclct. XXIU pl. Rirllcii>i des !. A n n a i d C < d l i ~ i . 230 p. .Ics nrnii~inrmiis..C. déiotiz:~r:isii. d ~ .iiir lrclrrrclres nrcl~éolo~iques smaiit piii.!jr.e. n finif ~ i i i"ii ~ r In Ciiir d'O< 20 nris rie ~rclvrcltesnrcl~éolngiqries.rfc. 1.i~ini?ic. siir In petite mor::n$izr /iiiiiz:illc. 306 p. 230 p !i! PHULPIN Antoine. nitre GRIVAUD de la VINCELLE. 1:ditioii IW.. d':rrtr iiille iir~rini~ir. p. située près dc Foirtmitc. 199. I>arislY/3.Protat ed.si?<-lecf ln f r m ckillfe décorée R In nrr>irffe.t açcompag~iecsd c 130 plaildies gravees au irait o u ombrées. p. Awlicntioiori. 1. Nziir!.lc. Bar-lc.i<ilcsfiii<il!c:: cf !es >iii~. l98X.cipnlntiriit R I'c~ylicntioil ii'tin ovnlid iiiitiilirc d'niiiri!iiiil'c in-ticillii.. Paris 1819. GRIGNON P. ardiéologiqiie dc Dijoii.. Srcorrd Iiirllrhli dcsjii~illc~jniici pni Snint-Dilier o i i dir ~ vrii d i c i i ~ilillc roriiniiic.A4ifiir'c<. r ci /oi»t>iIl$ d. irécnipolc 'rri?~~>z'i.. 1772.c n I'oiigiric de Ir1 F~IIUCC.5. Armand Cillliii cd. 45-9. Le ri?riefii'ir de Lniii. GRIGNON P.-C.. Lib.c i-iiiii. liitLlX7.s nrdi6iliigiqiics . 1977. ~19ü7.yn?im. ].~esoiiA . 443 p. d . Scrpci.~..nr Ciis~~tin~iic. SALIN Edouard.ii<. 158 fig. Ill pl PERIN Patrick. Imprimcrir de \'ictor clr h4oiigeot. p. Iiiid~nir. 1.!irlir dc In Gnirlr. 1% p.~irilii. 40-41. dir Clujtelef. l.tièir. Ed.ci 1'iolri.arls s et dcs niçtiers. i i r i In petiip nrorifngric dii CliRfelef. déri?~rzit.dniis les n~iiieid'iriie r>illcgnriloise et ronrniiic. I'aris I n 5 Editioii IcM.i $!iirs {>nrordre dri roi.oisc. 1774. dkiiri~imtc ~ w f sni?tt-Di:i~~.?ni.: " roii.cx+illi.-Uuc. Aifc et Métier. .1. 1973.i:iet. 1.BIBLIOGRAPHIE CHENET Georges. Nofe. 1922. Nogeiit-le-Roi. 1 1 l1 l1 JOFFROY René. p. Droz. Neufdiatcau.

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IIème PARTIE LES FOUILLES COLSON .

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chez Nepveu. des Sciences. 7 à 37) LE CHÂTELET ET SES ENVIRONS A L'ÉPOQUE PRÉROMAINE PAR P. où il découvrit l'emplacement d'une petite ville gallo-romaine. . Imprimerie de Charles Laurent. IV). De nombreuses notes biographiques parurent dans différents ouvrages. 1. semant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquitffi recueillies dans les ruines d'une ville gauloise et romaine découvertes entre Saint-Dizier et Joinville. et.Arts et Métiers des anciens. (Mémoires de la Çociétt? des Lettres. Partie sud du département.Le Châtelet et ses environs dans La Haute-Mame. . dqîartement de la HauteMarne. 1840. imprimeur-libraire. libraire. t. - GRIGNON. chez Delalain. de I'Agrinilhue et de l'Industrie de Saint-Dizier. Imprimerie de Victor de Mougeot. Il envoya à l'Académie des Sciences de Paris plusieurs commu~cations. maître de Forges à Bayard. 1856. etc. COLÇON A . en Champagne. libraire-éditeur. Ajoutonç qu'il était ami de Buffon. Phulpin. Passage des Panoramas. Ji commença les fouilles à ses frais. Carnandet. il lut à SAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres une dissertation rendant compte de ces premières fouilles. La plus complète me semble être celle de Phulpin dans ses Notes sur le Châtelet (p. Neufchâteau.. décmtverte en 1772. et accompagnées de 130 planches.Archéologie de la Meuse. POTHIER. A Paris.Notes archéologiques sur leç fouilles faites et les monuments découverts sur la Montagne du Châtelet. mort à Bourbonne-les-Bains en 1785. FELD(LIENARD. ce furent ses recherches sur la colline du Châtelet. chez Christophe. B . Ch.BIOGRAPHIE . MDCCWO(IV. Bulletin des Fouilles faites par ordre du Roi. L'ûpidum du Châtelet. 1819. t. (1)Bdleün des fouilles faites par ordre du Roi. année 1935. A Paris.MEMOIRES DE LA SOCIETE DES LEïTREÇ des Sciences. A. . (p. Verdun 1881. il fut nommé membre correspondant de cette Académie. Revue Champenoise. M D C W . de 1'Agriculture et de Yindustrie DE SAINT-DIZIER. Rédacteur en chef :J. En juillet 1772. entre Saint-Dizier et Joinville.qu'il réunit en un seul ouvrage qu'il fit paraître en 1775. GRNAUD DE LA VINCELLE. PKLWIN. 101). situé près de Fontaines (Haute-Marne).BIBLIOGRAPHIE des Arts. A la suite de cette communication. Mais ce qui rendit Grignon célèbre. et R. 31 1 . il fut nommé correspondant de ladite Académie. PïERRE-CLEMENT GRIGNON. . par M. - ABBE FOUROT. né à Saint-Dizier en 1723. Cavaniol. d'une ville romaine.Second Bulletin des fouilles. éditeur. Chaumont. A Bar-le-Duc. Dès 1768. Grignon consacra les 11 premières années de son séjour à Bayard à l'étude des procédés ayant pour but d'améliorer la fabrication du fer. rue et à c6té de la ComédieFrançaise. des Arts. sur In petite montagne du Châtelet. Tome XXIII. par GRIGNON.

l'l1ulpiii. C'est seulement en 1840 que Phulpin fit éditer ses Notes archéologiqires sur les fouilles faites et les monuments découveris sur laMontagne du Quîtelet. Xüi. 20 articles intitules Le. etc. il publia en 1856 dans la Haute-Marne. curé de Fontaines. L'abbé Gelin ne fit exécuter aucune fouille sur le Châtelet et si son oeuvre archéologique n'est pas aussi considérable que celle de ses devanciers. où il est mort. par P. mort à Fontaines en 1844. puis L ~ origineç S de S&t-Dizier. où il était ne. professeur de rhétorique au collége de Saint-Dizier pendant de nombreuses années. Ses fouilles personnelles dans la forêt de champberceau lui procu~rentune collection rare drun tumulus. t. CARNANDET et egalement la page 44 de la m@meRevue. ABBE FOUROT.il publia L'Oppidum du Qiâtelet. Vicaire à Fontaines. Les objets qu'il rencontra firent partie de la du docteur Il publia dans les Mémoires de la Société des Lettres. il fut nommé à la m e de Fontaines en 1875. Voir POTHIER. et des ordres furent donnes pour que le tresor royal fournît aux dépenses de fouilles nouvelles. mais ce n'est que vers 1810 qu'il entreprit des fouilles méthodiques. p. En l m . Malheureusement. puis d'Osne-le-Val. gallo-romain. VI. ABBE E GELTN. il fut présenté à Louis XVI dans le inois de mars 1774. et R. Vicaire à Montier-en-Der pendant 18 mois. les plus communications publiées sur le Châtelet.Le Chrîtelet et ses nivi~ons. Grignon publia deux Balletins. Voir aussi Emile JOLIBOIS. PHULPINl ne à le octobre 1758. je pense que ces articles sont. Le récit qu'il a fait de la trouvaille de 200 monnaies en or est fantaisiste et il est fort probable que celle-ci fut fortuite et que ses fouilles furent postérieures à la découverte de ce trésor monétaire. des a d ques qu'il avait recueillis avant la publication du premier Bulletin (dissertation lue à l'Académie des Belles-Lemes) et des découvertes faites "depuis le l e r juin 1774.L'ÉPOQUE PRÉROMANE P. il succeda à l'abbe Phulpin en 1M et mourut dans cette paroisse en 1885. Malgré une erreur grave sur la destination de l'aqueduc qu'il avait découvert.COLSON Recommandé par le ministre Bertin. la for& de Fontaines. Le premier résume ses trouvailles depuis le 6 avril jusqu'au 31 mai 1774 (1). TV. LR Hmite-Mnme ncinine et modeme : art. PAILLEïTE de USLE. Ln Hni~te-Mnme. Dans Son Second Bulletin. Dans les Mémoires de la Société des Lettres de çaint-~izip/... t. Il fit faire quelques fouilles sur le Châtelet et dans le cimetière barbare qui se trouvait au sud-est du pied de la colline. il permit à ses bûcherons de faire des fouilles sur l'emplacement de l'ancienne petite ville gallo-romaine. né à Langres en 1816. L W ) . Il se consacra à la restauration d'un aqueduc souterrain. ce qu'il avait recueilli à Perthes et au Châtelet a ete disperse après sa mort.Q~iltelefet ses environs. elle n'en demeure pas moins intéressante. après les Bulletins de Grignon. n mourut à Esnoms. POTHIER. de Saint-Dizier. A B B ~MARECHAL.Revue Chnmpntoise. 312 . juge de paix à Chevillon. Un riche propriétaire qui possédait la ferme de Ruetz. ainsi qu'à l'exploration d'un cimetière barbare dont les origines furent certainement galloromaines. situé près de la HauteBorne. jusqu'au 11 novembre suivant" (Second bulletin. Grignon fait une description très exacte de la Montagne. par J.deuxième article. il prétend sr@trelivré à des recherches sur la colline du Châtelet dès 1785. il fit ses études théologiques à Paris et fut reçu bachelier en Sorbonne. le Châtelet. commune du canton de Prauthoy. t. T~~~ ces objets d'objets sont au ~~~é~ de mgres. F. Revue Champenoise. mort à Chaumont. se réservant le droit de prélever sur les trouvailles les monnaies et objets qui I'interesseraient. G. une notice sur Osne-le-vnl et le Prieuré du Val-d'Osne.

helas ! n'&ait pas close. avec son ami Grivaud de la Vincelle : "Mais. Qu'id nous soit permis de remercier publiquement MM. Jnnvin 1912. Nous faisons oeuvre de vulgarisation et non d'emdition. comme si la fatalite qui a déhuit notre ville gallo-romaine et effacé son histoire et son nom dût aussi s'attacher à quiconque veut la tirer de l'oubli. Emile Hurnblot. laissa cette publication definitivement incomplète". puis la maladie ne m'ont pas permis de reprendre le travail plus t6t D'ailleurs. comme eux. Raoul %nt-Laumer et Chamsinand de nous avoir permis de faire des fouilles dans leur belle propriete. ajoute. La fin lamentable de l'abbe Fourot. Je dois à sa memoire de chercher à réaliser les projets (les r@ves!) faits en commun. P. rappeler aux savants l'ancienne celébrité dont elle a joui pendant longtemps. qui avait recueilli la plupart des objets trouves par Grignon en 1772 et 1774. nous nous decidons à publier les résultats de 28 ans de recherches sur la colline du Châtelet. qui fut emporté dans sa cinquantième annee. l'auteur de l'Oppidum du Châtelet. Faire C O M ~ l'importance historique de la colline dans notre region. COLSON La defeciuosité d'@preuvesphotographiques destinees à former les planches de la seconde partie de nos communications empêcha la Société des Letkes de Saint-Dizier de publier dès 1912 deux rapports manuscrits. La liste. est encore présente au souvenir de beaucoup d'entre nous. Des deuils successifs dans ma famille. continuateur de Grivaud. la guerre. Puis ce fut mon frkre aimé. apres avoir constaté l'insuccès des efforts de Grignon. Grivaud de la Vicelle est mort lui-même des le debut de son travail. et se proposait d'en publier un atlas. Pothier. Président de notre Sociéte. qui sera une simple relation des fouilles avec quelques déductions. et Gerard Jacob Kolb. COLSON Î ~ ~ .et R. l'abbe Marcq et à tous ceux qui. à M. R. lus aux s&mces d'avril et de mai. le Châtelet semble être funeste à tous ceux qui cherchent à penétrer ses secrets.Sollicites par de nombreux amis et visiteurs de nos collections. Nous exprimons également notre gratiiude à M. tel est notre but. ayant eu bientôt le même destin. Ce n'est pas sans hesitation que nous entreprenons ce travail. nous ont apporté leurs encouragements et souvent de précieux renseignements. à propos de l'abbe de Tersan. pour moi le plus precieux des collaborateurs.

Au nord-ouest celui-ci s'abaisse réguliérement et se prolonge par une crete qui descend en pente assez rude jusqu'à Bayard. p. p. l'emplacement de villas ou de groupements plus importants (5). Mais ils firent d'autres decouvertes.Historique des fouilles. maître de forges à Bayard. LXXXV. en Chrmrpngne. fut nomme Auguste en 393 et succeda a son pere dam l'empire d'occident. Le sol ne fut pas seulement remue p o u les matériaux de constmction. (4) GRIGNON. des villages s'élevèrent dans la vallée. LXXXIX. Au nord. (5) Cette hypothese est contirmee par i'e&tence de vastes cimetières barbares dans les environs. Celles-ci pouvaient @trefacilement protégées par des travaux de défense et l'avaient été effectivement (4). qui prolongeaient le plateau au sud-est et au nord-ouest. (8)Nous avons h. sur le temtoire de la commune de Gourzon. nous croyons utile de faire brièvement l'historique des fouilles antérieures aux nôtres. (ï)Honorius. les sous-sols explorés et. la rendaient inaccessible de ce cBté.P. à égale distance de Joinville et de Saint-Dizier. les pentes abruptes aux pieds desquelles s'&tendait un vaste marais forme par les nombreuses sources de Fontaines. Ces successeurs immédiats des Gallo-Romains explorèrent certainement le plateau de la colline. Dès le VIe siècle. tandis qu'une grande depression. Après la destruction de l'antique bourgade de Gorze. (3) PHVLFIN reproduit seulement la description de GRIGNON. sur - Grignon. est à 80 mètres au-dessus de la rivière. Les pans de mur encore debout furent abattus. mais fouillé pour les monnaies d'or. Sonsommet forme un beau plateau de 22 hectares de superficie. l'agglomeration qui occupait ce plateau possédait des défenses naturelles extrémement fortes. A l'ouest. à profusion. Celleci d'ailleurs a éte faite avant nous. d'abord comme une vaste carrière. c'@taitchose faite au centre de l'ancienne bourgade. l'isolait complètement de la plaine. dérouverte en 1772.ouve une monnaie en or d'Honorius et deux petitç bronzes d'Arcadius. Nous aurons i'occasion de revenir sur ce sujet. . De ces anciennes fouilles. C'est une colline qui s'élève sur la rive droite de la Marne. il ne nous reste aucun renseignement. car un cimetière barbare put être établi dès cette époque et en cet endroit. (6) Arcadius. dont le point culminant. sur la petite montngne du Chrîtelet. et R. ainsi que les nombreuses citernes. second fils de Theodose. Complètement isolée des environs. COLSON L'EPOQUE PREROMA~E PREMIÈRE PARTIE ÉPOQUE NÉOLITHIQUE ET ÂGE DU BRONZE - 1 Description du Châtelet. ei Second Bulletin. en particulier par Grignon (2) et Phulpin (3). Second Biilletin des fouilles. Avant de faire connaître les résultats de nos recherches.Au X M e siecle seulement. au sud-est. à l'est. d'argent et autres objets utilisables que cachaient ces ruines. La légende d'un veau d'or. où ils trouvaient. fils aîne de Theodose. combles pour le nivellement du terrain. Mort en 408. pour nous très precieux (8). Ii . Bulletin des fouilles faites par ordre du Roi dune ville romane. l'auteur d'une histoire manuscrite de Joinville cite un a& de 1240 (8 siècles après la destruction de la ville) et écrit : "Anciennement la cité de Gorze fut bâtie sur la montagne du Châtelet. Mort à Raveme en 423. miTe Smnt-Dizier ei foinvüle. le (2) GRIGNON. un vallon etroit et profond la separait des hauteurs voisines. On ne pouvait donc y acceder que par deux arêtes étroites. eut en partage l'Orient en 393. fit. Le Cn$telet est trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en faire une longue description. des lnoellons bien taillés et aussi des pierres d'appareil. peut avoir pour origine quelques précieuses trouvailles qui ont excité la cupidite des chercheurs. tresor caché dans le sol de la colline. de facon complète et precise. 314 . qui depuis aurait été ruinée et sous ces ruines se trouvent des monnaies d'or et d'argent et de billon des empereurs Arcadius (6) et Honorius (7)'' Grignon met en doute la valeur de ce document.

3e nrficle dms Ln Hm~te-Mn171e. malgré la découverte fortuite de 200 monnaies en or (9). de signaler certains détails qui leur ont échappe et de rectifier aussi certaines assertions qui nous semblent erronées. Phulpin. Nous avons donc dû nous contenter.1840. Paillette de Lisle remuèrent à leur tour une grande partie du terrain inexplore.. et R. La moitie d'une roide de 4 pouces de diamètre (près de 11 centimètres) et d'un pouce d'épaisseur (27 millimètres) en pierre serpentine. c'est de mettre à profit les travaux de nos devanciers. Des silex sphériques de 3 à 4 pouces de diamètre (8 centimètres à 11centimètres). D'autre part. il eut du moins le grand mérite de les decrire. CXCI) : . Remle Chrmrpenoke. révélé la plupart des secrets de la colline. rencontrés dans ses fouilles. (9) PHULPN. dans leurs publications. Une espèce d'affiloir en colubrine.Epoque néolithique ou de la pierre polie (12). mais. en partie comblées. Dans de telles conditions. au centre méme de l'agglomération. Ce que nous proposons. Phuipin. couteaux de la circoncision. Mahudel. Nous pourrions donc appliquer au Châtelet ces paroles de La Bruyère : "Tout est dit et on vient trop tard.il n'était pas archéologue . Des fragments de m&me pierre pour battre le briquet. En 1848. en entreprenant d'écrire une monographie du Châtelet et de ses environs. maigré quelques précurseurs comme de Jussieu. Tout d'abord. de citer intégralement les passages intéressants qui se rapportent à la préhistoire. La première moitié du siècle ne fut d'ailleurs pas favorable au Chatelet."Nous avons rencontré des couteaux de pierre serpentine de différente grandeur . curé de Fontaines. les haches sont polies. COLSON L'EPOQUE PRÉRoMANE premier. Bulletin de 1774 (p. en serrant de très près les fouilles anciennes. en histoire naturelle. les origines du Châtelet restent fixer. Sur ces dernières fouilles très superficielles. continua les recherches après Grignon. exécuter des fouilles méthodiques et officielles (de 1772 à octobre 1774). L'archéologie préhistorique est une science récente. (10)POTHiER. A la fin du XVme siecle. dont l'avidité avait été excitée par la trouvaille de Phulpin (10). Pothier nous a cependant fourni d'utiles renseignements (11). m@mepas un amateur averti. propriétaires de petites parcelles. etc. IIï . les bûcherons de M.s sur les fouilles fmtes sir In mmtngne du ChRteIef. mais en réalité il en avait découvert plus du tiers.P. ces derniers n'ont pas parlé des premiers hommes qui ont occupe le sommet de la colline.40) : . 315 . il pensait n'avoir exploré qu'une faible partie de la ville. comme il l'avoue luim@me. Grignon n'a pu expliquer les objets de cette première époque."Des couteaux de circoncision de diverses grandeurs. L'abbé Fourot leur a consacré quelques lignes que nous citerons plus loin." - Aussi. en fait. ne prétendonsnous pas faire toujours oeuvre originale. Les résultats de ses recherches furent consignés par lui dans les deux bulletins déjà mentionnés. Grignon. Ce fut pour la reconstitution de son histoire une période néfaste. Comme ses Bulletins sont devenus très rares. Notes nrché0logirliie. d'explorer les sous-sols et les citernes échappees aux recherches de nos prédéces S~LU‘S. Toutes ces recherches regrettables eurent pour résultat de bouleverser complètement les parties de la ville que n'avaient pas explorées Grignon et Phulpin." Le Second Bulletin nous donne des renseignements plus complets encore (p. pour éviter des recherches. Aussi. Pothier et l'abbé Fourot ont. cette partie intéressante de l'histoire de l'homme était tout à fait ignoree. des fouilles regulières et d'ensemble étaient devenues impossibles à la fin du XIXe siède. Des couteaux de silex très tranchants pour les sacrifices.seules. (11) ibidem. nous croyons utile. Nous ne parlerons pas des fouilleurs anonymes. ne cherchant que des monnaies et petits objets dont ils trouvaient une vente facile. Grignon ne pouvait-il faire que de fausses hypothéses en cherchant à expliquer l'emploi des objets en silex et en jadéite qu'il rencontra. parus en 1774 et 1775.nous ajouterons. (12) Les pointes de flPche ou de javelot sont toujours taillées . Fouilleur méticuleux et consciencieux. Le ChRfeletet ses environs. mais. on les nomme.

L'EPOQUE PREROMIlNE P. et R. COLSON PLANCHE 1 5 5 cm 1 1 I 316 .

ils sont tous coupés à peu pres sous la même forme. que nousappelons aujourd'hui couteaux. Hache de forme triangulaire. qui fut témoin de toutes les découvertes de cette époque et prit part lui-même à quelques recherches. 162). qui est d'une belle conservation. No 4.Petite hache trouvee au fond d'une citerne. Les plus grands de ces couteaux sont de pierre à fusil (silex) . ce qui est rare au Châtelet. t. decomposé a sa surface. M. dans sa 81e d e . Celle-ci étaiyencote. toutes polies. ce qui forme un trapézoïdal taillé en coin. Mais il n'était qu'un inédiocre archéologue. il voyait "des couteaux sacrés" dont se semait le flamine pour immoler les victimes offertes à Jupiter. Cette pièce. l'un quoique mutilé. est tres intéressante. No 3.l'autre. à la Préfecture de Chaumont. Planche 1. Quoi au'il en soit. il y a quelques années. étant presque dans son intégrité. Dans les objets decrits. son tranchant tres affilé forme un demi-cercle de 27 lignes (6 centimètres) de diamètre." Grignon n'a donc pas adopté l'hypothèse de "couteaux de la circoncision" comme le laisserait croire l'ouvrage de l'abbe Fourot. En realité. L'oppidum dtr ChRtelet. s'intéressant fort peu à la ne jugea pas à propos d'insister. regulihement tailles. 1 I l! No 5. est devenu opaque à sa surface qui s'est decomposée d'un tiers de ligne. Le Châtelet nous a donné 6 haches. lui qui dedaignait les monnaies de bronze et - les fragments de poteries ornées gallo-romaines. Les arêtes vives produites par la cassure furent légèrement polies et. Longueur :7 centimètres. En 1889. Nous allons les decrire brièvement.l'une me paraît être de lave de volcan . de jade. très bien conservée." Par ces quelques lignes. Ce couteau sacre a 6 pouces de longueur (O m. Un seul s'éloigne de cette figure . il s'agit de haches polies dont nous parlerons plus loin. Paillette de Lisle. 31 et 3 2 dans Mhoires de ln Société des Lettm de Suint-Dizier. Humbert. Trois de celles-ci sont en jadeite (Planche 1. Phulpin n'a pas de preuves à donner sur l'occupation de la colline par d'autres peuples antérieurs aux Romains et aux Gaulois. l'abbé Fourot donnait aux découvertes de ~~i~~~ leUr si@ficail tien. c'est un prisme quadrangulaire renflé dans son milieu . jusqu'à 6 pouces (16 centimetres) de grandeur. no 1.L'BPOQUE PRERoMAWE depuis 18 lignes (4 centimetres). 1 I l . et ces humbles vestiges d'une époque antérieure ne l'intéressaient pas. avait été refait avec soin. W . presque toutes complhtes. 3). incoinplet sur l'objet décrit. des fouilles faites sous la direction de M. Même forme et m@mesdimensions que le no 2. L'abbé Fourot commente ainsi les trouvailles préhistoriques de Grignon (13) : "La description faite par Grignon ferait supposer qu'il confondait les haches proprement dites avec les instruments spéciaux. de serpentine. l'abbe Maréchal donnèrent une belle hache en silex. Elle ne mesure que 4 centimetres de longueur et appartient à un type bien connu. de silex. un bout se termine en une pointe obtuse et l'autre en un tranchant de 3 lignes de largeur (?). Hache avec talon. car elle provient d'un gros fragment de hache de grandes dimensions. HACHES. seul. No 2. Le no 4 est en silex et les no 5 et 6 en une roche quartzeuse que nous n'avons pu déterminer. le taillant. un habitant de Fontaines. Le silex a conserve sa couleur primitive. mort en l9i1. p. très bien conservée. n nous reste enfin à parler des objets que nous avons trouvés nous-mêmes sur le plateau du Châtelet et que Ibn peut voir dans nos collections. No 1. Les fouilles de 1848 nous donnent par contre des renseignements plus interessants. qui est un triangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. Ils sont composés de pierres de diverse natme. d'agate laiteuse . qui a 10 cenümètres de longueur. ce Dassaze démontre clairement le séjour au Châtelet d'une population primitive qui se servait de ces instruments grossiers pour une foule cusages auxquels nous appliquons maintenant les métaux. Elle est en un quartz grisâtre. nous a affirme qu'une douzaine de haches en pierre. furent trouvées par les ouvriers de M. n'est pas decompose à sa surface . 2. (13) FOUROT. de grès.

COLSON L'EPOQUE PREROMALVE 2 1 3 4 7 6 11 13 14 17 PLANCHE II 318 .P. et R.

P. et R. COLSON L'CPOQUE PRBROL~AINE 5 16 15 18 7 6 19 1 PLANCHE 111 319 .

.

etaient des objets hop fragiles pour être demeurés intacts apres tant de remaniements successifs du sol. appartenait à M. Cette pièce. Ce sont les pointes de flèche ou de javelot. mais. (16) Avant 1912. étant à pedoncule et barbelures. dans un espace restreint.Les couteau. Nous en avons rencontre un certain nombre. Plus abondants au nord-ouest. mais nous ne voulons pas les distinguer des autres fragments informes. decrits ou signales. qui representent les echantillons les plus complets. dont quelquesuns sont importants. des Arts et des Sciences de Saint-Dizier (R.). En effet. ils ont echappe à Sattention des chercheurs. Mais la colline etant entièrement boisée. Cette venération pour des objets dont l'origine etait pour eux mysterieuse ne peut expliquer leur presence en aussi grand nombre sur le Châtelet. veritable bijou de l'indushie néolithique. 2" D'autre part. appartenant aux époques antérieures. mais ils ne changent pas notre opinion. On connaît le culte des Romains pour les ceraunies ou pierres de foudre.objets entiers. rendent ce travail superflu. C'est grâce à cette particdarite que nous avons pu faire. Pr&sidentde la sotiete des Lettres. c'est par milliers qu'on aurait pu les recueillir. polies. à cause de leurs petites dimensions. les recherches sont devenues presque impossibles et les découvertes de plus en plus rares. t. ont et6 egalement recueillis.P. FCrATS EFlop. Avec ces pointes habilement taillees. il y a quelques annees. les fragments de couteaux et aussi les innombrables petits morceaux de silex que nous considérons comme de simples eclats provenant de la taille sur place des différents objets (14). Nous ferons remarquer cependant que si la plupart de ces pointes ont une forme commune à I'epoque néolithique et aux &poquesprecédentes. provenant probablement de la Champagne crayeuse. Cependant. alors que les pierres calcaires restent ternes. Nous ne croyons pas utile de les décrire. COUTEAUX . et l'absence complete d'objets en pierre. POINTES DE FLECHE OU DE JAVELOT. et quelques pointes de fleche sont & pédoncule et barbelures. il prend l'éclat de la porcelaine. rt R . Un certain nombre de fragments. Une autre pointe de m&me forme fut trouvee vers 1892. laquelle devait @tretrès grande. s'y rencontrent fréquemment. Quelques burins ou grattoirs figurent egalement la Planche m. expose & la pluie et tant qu'il reste humide. le silex a pris dans le terrain calcaire du Châtelet une teinte blanchâtre et mate qui ne permet pas de le distinguer des autres roches. ne representent qu'une faible partie de ceux que renferme encore le sol.se rencontrent sur tout le plateau. en ramasser une centaine dans l'espace d'une heure (16). Le silex faisant totalement defaut dans nos hrrains g6ologiques. sans exception. Un nudeus est un gros morceau de silex forme de rognons de cette roche. Aussi n'avons-nous pu recueillir que des fragments dont les plus beaux spécimens sont representés à la Planche N. il en est trois qui sont tout à fait caracteristiques. C. ne nous paraissant pas antérieurs à Yepoque néolithique. V. les silex . (17) Nous avons bien rencontre quelques petits silex qui se rapportent nettement à l'industrie tardenoisienne. Nous donnerons une idee de leur abondance en affirmant que nous pouvions. Nous ne décrirons pas en détail chacun de ces objets. Mais. Tous ces objets. Ce sont là les traits caractéristiques de l'époque neolithique. . l0 Toutes les haches trouvées au Châtelet sont. COLSON L'ÉPOQUE PRBROUAINE No 6. DECHELETTE. en explorant quelques champs seulement. (15) A cette date. ne mentionnant que les objets dont la forme est typique et l'utilisation incontestable. Les Planches II et Iii. si incomplets que soient les résultats obtenus. une abondante récolte. 1 I ii i l 1 1 i j i 1 32 1 j . 510. 1. Daval (15). p. tout aussi caraciéristiques. ils permettent d'en tirer des conclusions precises et certaines.Quant aux oclats de silex. longs eclats de silex aux bords tranchants. Nos fouilles ne nous ont dome qu'un très petit nombre de pointes et c'est à la surface du sol que nous avons trouvé la plupart d'entre elles. et qui avaient et6 peine utiiisés. le reste du plateau étant completement boise. Hache incomplète en roche jaunâtre. fragmentes ou simples éclats . car les champs cultivés avaient dejB été plantes cinq ans auparavant. on (14) Nous possedons des nucleus assez volumineux. ne permet pas de reporter plus loin les origines du Châtelet (17). tous les fragments que l'on y rencontre ont &téimportés. D'autres objets d'ailleurs. de simples eclats aigus ou tranchants etaient également utilises pour armer les fleches.S.

tandis que les grandes forets giboyeuses des environs et la Marne poissonneuse apportaient aux moyens d'existence un supplément précieux. 2e partie. existe au-dessus du village de Sommeville et aux lieudits : La Palle. Malheureuseinent. et P. Vaste rocher stérile et dénudé. Liénard). la plupart disparurent à la suite des temps. mais avec résenres. ainsi que plusieurs fragments de haches polies. Hisfoire de la Gmrle. Les dernières hauteurs. assurait en cas de G ~ à &la seninté ~ ~ danger. Aussi établissaient-elles leurs bourgades au sommet des collines à pentes rapides ou à l'extrémité d'un promontoire escarpé (18). (19) Camille JLRLIAN. Chapron. peut-être. l'homme. 1. à I'est s'étendaient des plaines fertiles. celles du Châtelet. celtiqr~eef gnlio-ramrriiie. nous pensons qu'une population assez dense a occupé le pays compris entre le Châteletet Saint-Dizier. L'une d'elles appartient à M. 29. qui devint un camp retranché. des dolmens et des menhirs existaient d m nos Pays. alors Président de la Société des Lettres de Saint-Dizier. La Haute-Borne échappa et de très près à la destniction. Un premier gisement. Les huttes qu'il habitait n'étaient plus isolées. Car. (un cours d'eau) est un chemin. mais de surface. des stations assez importantes s'établirent d'abord dans les environs immediats. sans avoir été si@és. au possédait une belle hache en jadeite même lieu. Daval. sablonneux ou calcaire. évitant leS. des pointes de flèche de toutes formes. en roche verte. s'adonrenoncer nait déjà à la culture des céréales. autour de la ferme de la Grange (non loin de là). DECHELETTE."qu'il soit navigable ou non. à une époque où déjà le sol de notre pays offrait à peu près le m@measpect qu'aujourd'hui. Lemoine.t. c'est sur les coteaux ou dans les plaines qui les dominent que s'installèrent agriculteurs et chasseurs. Une source abondante explique le choix de cet endroit par les populations primitives. Les objets recueillis par nous et qui font partie de nos collections ne laissent aucun doute 2 ce sujet. p.L'EPOQUE P. situe à i'est du Châtelet et à une distance de 6 kilometres environ. Gourzon et Bienville. Moramée et la HauteBorne. propres à la culture des céréales. ils choisirent un PRBROMAINE terrain sec. des grattoirs et autres ainsi qurun superbe poignard (20). Mrmuel d'nrchéoIogiepréhisfoiiqi~e. Bien que nous n'ayons aucun renseignement sur les autres localités. voie naturelle et déjà importante. Telles furent les origines de la plupart des oppidums de la Gaule. Narcy. grâce. alors qu'il ne porte pas" (19). parties explorées par Grignon. ont fourni à M. Nous croyons devoir mentionner aussi. COLSON les trouve également au centre et au sud. de Saint-Dizier. Comme la vallée était marécageuse et exposée aux inondations. J. Mais ces premieres populations avaient avant tout le de se 'Ontre les tribus hostiles ou de nouveau envahisseurs. à l'inscription galloromaine qu'y fit graver dans les premiers siècles (la) V. "vu le sens de son cours". M. serait au musée de Verdun (F. un lieu de refuge. 1. Des silex se rencontrent également sur les territoires de Fontaines. Comne en Bretagne. ** A l'époque néolithique. faite en ouvrant une carrière à Brauvilliers (21). la trouvaille de 12 haches polies. Mais les armes et les outils en roche dure ne sont pas les seuls vestiges laissés par ces populations primitives. en amont de cette ville et sur la rive gauche de la Marne. il commandait la vallee de la Marne. nullement à la chasse. et quelques-unes de ces Inais groupées en agglomérations devaient être assez considerables. on a trouvé. qui avait domestiqué un certain nombre d'animaux. (2S) Village de la Meuse. De préférence. Une population sédentaire s'établit donc sur le plateau de la colline. Ren6 Phulbert. assez important. il menait une vie plus sédentaire et moins précaire que celle des peuplades nomades qui avaient occupé le sol avant lui. Depuis nos recherches. Une autre. Le sommet de la colline tout entier fut donc occupé pendant longtemps par une population dense qui ignorait l'usage des métaux. endroits argileux. . trouvée en 1872 dans la m@melocalité. t. de Joinville. et en particulier. de belles pointes de flèche à pédoncule et barbelures. (20) La plupart de ces objets ont et6 découverts par M. mais facile à defendre. D'autre part. u n des fils du propri6We de la ferme.

Nous avons montré. monuments de cette époque du fondeur.L. 60. et R. où une couche de terre vegétale de 10 a 50 centimètres d'epaisseur recouvre une roche très IV . une civilisation nouvelle. avec de nombreux fragments de petits creusets de forme ovoïde. facile d'en expliquer les caumesurait 2 m. (24) Ordre chronologique dome par J. t. t. ses. COLSON PRÉRO~IA~NE Tliromarus. 1. le bronze s'etait substitué à la pierre (24). d'origine certaineComment s'accomplit un changement aussi profond ? ment gauloise d'après son nom Fût-il le résultat d'une invaromanisé. que des ne peut @treexpliquée géologiquement. A 5 kilomètres de ce monuNous nous garderons bien ment. bronze était recueilli avec soin. 92. c. p. que seuls les Gaulois et les Romains ont entamée.ien de semblable au chatelet.Age de bronze. leurs partisans. 3. dans une Dans la vieille forêt de la Bouioire. ce qui la place au 17e rang parmi tous les menhirs de la Gaule. territoire de et forment une les ruines se Chevillon. ne peut en expliquer la le pays ? Les deux hypothèses destination. II. ~ g ~ ~ ~ encore . represente ce menhir disparu. 40 à 0 m. . ou dans les remblais Avec l'âge du bronze commença pour celle-ci des substructions moins anciennes. D'autre part. dure. nous le croyons du moins.ÉPOQUE P. j'ai trouve.1 (26) Nous pensons que cette lame etait en bronze. L'interpréter ainsi sont vraisemblables et ont est à notre avis commettre une grande erreur. qui portait égaleces sur le Châtelet et il est ment le nom de Haute-Borne. Tandis que armes et outils niveau du sol . reusement a laissé peu de traCelui-ci. La Planche XVI. Archéologie de InMeuse. et à l'est. DECHELETTE. p. Environ 2000 ans (26) ondulée avec soie présentant un trou pour le avant notre ère. par une lente infilhade plusieurs milliers d'annees h tion. (25) V. 20. pensons.:. le moindre objet de LE DE LA HAUTE-BORNE centimètres (27). ll est donc souvent très difficile de rattacher à que le Châtelet et ses environs avaient.~ . LENARD. 50 car il pouvait. existait un cette question delicate. En 1912 en explorant un beau sous-sol du Ne siède. grâce au creuset Epaisseur : O m. Les roches dures Deux d'entre eux cependant appartiennent employées a la fabrication des armes et des outils incontestablement h l'$ge du furent peu à peu remplacées par une matière moins Le premier est une lame de couteau en cuivre fragile et plus facile à façonner. dès une @poquedéterminée les objets recueillis sur le l'epoque une assez sol. de debris de toutes mrtes provenant d'objets de faibles dimensions et appartenant sans aucun doute à des epoques anterieures et fort diifferentes. il avait p n s en silex avaient perdu toute d'un mètre de large et une valeur et restaient abandonnes épaisseur qui variait de 25 a 30 sur le sol. dans une plaine baççe. 1 ! I 1 1 i i i ! I ! . sion de peuplades nouvelles. DECHELETTE. (R. sommet : 1 m. les procédes rnetallurgil'érection de ce beau menhir ques se répandirent-ils sur tout (22). (23) F. a une faible profondeur. postérieure ou bien. une grande quantite de rognwes de bronze. rivet. subir toutes sortes dans les environs ? Nous le de transformations (25). (22) La Haute-Borne est situee à l'est du Châtelet et à une distance de 1 km. Cette inscription.elle a 7 mètres de liautew. on rencontre de gros blocs de pierre qui facilite le claçsement chronologiskatifjcation semblent alignés et dont la présence en cet endroit p. 675 . 695.i d'autres l Laxgeur base : 2 m. 80 au-dessus du . autre menhir détruit au siècle L'âge du bronze malheudernier. fig. sur le territoire de Braud'émettre une opinion sur villiers.

et R.P. COISON PLANCHE V 324 .

PLANCHE VI .

PLANCME Vll .

Archéologie celtique ou profohiçfoique. Peut-être appartiennent-ils déjà au commencement de l'occupation romaine.le Châtelet faisait partie de la Celtique primitive et les Celtes. p. DECHELETTE. a également la tranche extérieure striée. Pour les raisons que nous avons indiquees BRACELETS PLANCHE V. on le sait. No 4. alors plus étendue que de nos jours. entre autres des fragments d'armilles. Une pointe de flèche en bronze aurait été trouvée au Châtelet. nous le pensons du lnoins. il se rapproche de deux trouvés. 161) comme provenant "des fouilles du Cnatelet". aucune solution de continuité entre l'époque nboliâges du fer. Aussi reportons-nous aux dernières annees de la Gaule indépendante et à la période d'occupation romaine les origines de centres d'exploitation parfois considerables de toute la région. Le second objet est également un couteau en bronze avec manche. Bracelet plat à l'intérieur et uni extérieurement. (27) Bulletin des fouines.Ire partie. plus épais. 131. Bracelet beaucoup plus plat (4 millimetres). Aussi durent-ils exploiter les nombreux gisements de minerai de fer de notre région. ainsi que des débris de bracelets en jayet (pi. étaient d'habiles forgerons. et R. Les planches de cet Atlas ont été composées (en 1790) par l'abbé Tersan. Nous nous bornons donc à mentionner cette trouvaille. Un releve général de I'emplacement de ceux-ci serait très interessant. regulièrement tordu (à comparer avec les nos3).COLSON L. celui-ci se rencontre à la surface du sol et il était facile de le recueillir sans exécuter de grands travaux. (29)J. thique et les DEUXIÈME PARTIE ÉPOQUE GAULOISE - 1 Premiers âges du fer. mais ils suffisent. 327 .(armilles ?).P. Mais aux environs du Châtelet. du Châtelet. Vers l'an 900 avant notre ère. Dès cette @poque. très volumineux. à prouver qu'il n'y a eu. fig. Cet objet original se rapproche de 2 anneaux plats. au Châtelet. Un seul fil de bronze.ÉPOQUEPRÉROMAINE Trouvee par Grignon (27). César expliquait l'habileté des Gaulois (ieurç descendants) à creuser des galeries souterraines par lem habitude à extraire le minerai. le fer fit son apparition dans notre pays (30). (28) Arts ef Métiers chez les nnciens (Planche 62). que nous demirons brièvement et en faisant toutes réserves. VI). J. Nous n'avons pas vu l'objet ni obtenu des renseignements précis. en bronze. n fut publié en 186' Par le Magasin pittoresqlte (p. sur la rive gauche : Mézières et les nombreux "crassiers" gallo-romains -ou peutêtre antérieurs. précédemment. Bracelets composés de plusieurs fils de bronze entrelacés. trouvés par l'abbé Fourot dans son tumulus de Champberceau. l'un dans une sépulture à Courtavant et l'autre également dans une sepulture à Auvenay (CBte-d'Or) (29). No 1. Enfin. Par sa forme. elle est dessinée dans I'Atlffi de Grivaud de la Vincelle (28). Ce sont là de rares documents pour une epoque aussi importante. acquéreur des antiquites trouvées au Châtelet par Grignon. 44 et 92. il est très difficile de classer les objets preromains. ont pu appartenir à l'âge du bronze. Fontaines.que l'on rencontre dissemines dans les environs de la forêt du Der. No 3. Nous possédons en effet des-bagues du Haut-Empire qui ont &tefaites d'après la même technique. No 5. Nous nous sommes contentes de les grouper et d'en composer 4 Planches. la Planche V du chapitre suivant représente des fragments de bracelets d'époques différentes dont quelques-uns. Ceux-ci formaient la garniture extérieure de bracelets en jayet. (a) Bracelet formé par un fil de bronze legèrement aplati et dentelé de l'extérieur. No 2. c) 2 fragments de même forme . Narcy . (b. Nous nous contentons d'en citer quelques-uns : sur la rive droite de la Marne : Sommeville.

(30)Ordre dironologique adopte par J. nous avons exploré une grande partie d'une de ces habitations souterraines. celles-ci inarquent une décadence profonde. située à l'exW6mite du lac de Neuchâtel (Suisse).. Le musée de Dijon possède une fibule semblable provenant d'Alésia. celtique et gnllo-?ommne. En Gaule. dont la forme est celle de nos modernes épingles de sûret6. de l'an 100 jusqu'h notre $ce. 3 spécimens qui marquent u n essai d'ornementation d u corps de l'objet. mais en fer. D'où le nom de @riode hallstatüenne donne au premier âge du fer. La quantité d'objets qu'elle a livres et qui sont tous caractéristiques. Ont une forme plus élégante. Type un peu différent. (a) ~ i b trouvée ~ l ~ dans une habitation gauloise. L~ type étant caractefisfique. NO 2 j spécimens identiques. Fragments se terminant par une tête de serpent.hapitre suivant. Rien en elles ne rappelle la forme . En 1885. Fil de bronze sinueux terminé par 2 crochets. No 6 et 7. ce qui la rapproche des fibules no 1. No 4. qui n'était pas exempt de danger. L'époque de Hallstatt (32) ne semble pas représentée sur les trois Planches. Le travail. en Italie. mais ils creusèrent aussi dans le roc de grandes excavations et. Le même objet. que nous dûines abandomer avec regret nos fouilles. PLANCHE VI. No 1. au plus fit. ils étaient à l'abri des températures extrémes de l'hiver et de l'été. les Gaulois n'élevèrent pas seulement des huttes sur le sol même. faisant corps avec la partie superieure de l'objet et se terminant en ligne droite pour former l'épingle. de l'an 500 av.. et dans d'autres pays on trouva égalemerit de nombreuses sépultures. C'est donc à l'époque de la Tene (33) -probablement Tène iii. Toutes les m e s et tous les objets recueillis se rapportent à une même epoque. J.Fragments de plusieurs bracelets en jayet. qui livrecent un mobilier funeraire identique à celui de Hallstatt. DECHELETTE. No 2.va jusqu'à l'ère chretienne. FIBULES Au Châtelet.). PLANCHE WNO 1. Si nos observations furent incompletes. La Tene II. (33) La Tène est une station ardieologique très importante. No3. No 4. No 8. avancait lentement et la rareté des trouvailles nous avait un peu decouragés. laquelle formait la transition entre rage du bronze et celui du fer. Grignon a trouvé un objet absolument semblable (31). qui constituaient l'habitation tout entière. Consulter J.P. semblable au l(a). Mais c'est sur les instances du propriétaire qui nous demandait de niveler.que se rattachent tous les objets qu'elles reproduisent. yi du rempart. C'était au début de nos recherches et nous manquions un peu d'expérience. élégante des beaux spécimens livrés par les tumulus du sud de notre département et par les tombes marniennes. - II Les habitations gauloises. 5' Fibule petite( mais portant en milieu élargi deux cercles graves. de 7 millimètres de large et d'une seule piece. A été rencontrée dans les remblais d'un sous-sol du Haut-Empire. 328 . IV. ils en firent de vastes sous-sols. comme au Mont Beuvray. t. (31) Grignon. La Tene üi. ont fait donner le nom de "Feriode de la Tene" à une epoque qui. Le ressort de toutes ces fibules est obtenu par des enroulements d'un fil. la dénirons au . 149.C. de l'an 300 à l'an 100 (av. DECHELETTE. formé d'une lame de bronze assez mince. nous avons pu cependant fixer avec précision des détails intéressants de la substniction. qui se trouvait au sud-est du plateau et à peu de distance . des cabanes sur un fond un peu au-dessous de celui-ci. pres de laquelle on decouvrit une vaste necropoie.-C. Petit bracelet entier dont les extrémités vont en s'amincissant sans se rejoindre. No3. le terrain pour pouvoir le labourer. J.COLSON L'EPOQUE PR~RO~IANE Comparées aux objets de même destination des époques précédentes.).C. comme les recherches elles-mêmes. J. La Tène I de l'an 500 à l'an 303 (av. p. Bulletin des fouilles. et R. (32) Hallstatt est une localite situee en Haute-Autriche. Là. comptant 993 sepultures. Mnnuel d'Arcltblogie préhistorique.

la découverte la plus importante fut celle d'une demi-pièce en bronze d'Auguste et d'Agrippa (38).L. W. en bronze. Manuel d'Archéologie pl&isforique. celtique et gnllo-romnine. C. était fait de gros quartiers de roches. 80 au-dessus du fond. bien au-dessous des remblais d'origine romaine.1928) (R. mais dut être déîruite peu de temps après (39). était très vaste. ni les vérifier. j'ai publie une courte note relatant tous les objets semblables trouvés au Châtelet (no18. (39) Les demi-pièces. plus petites. Planche XLII. De tous ces débris. monnaies. En août 191. Les plus communes. (34) J.. Nous n'avons donc pu." (37) Diverses communications panaes dans la Rwue des Musées (Dijon. dont nous ne connaissons pas exactement les dimensions. sans mortier. Les parois étaient formées par des murs réguliers . Ceileîi n'avait pas été remaniée depuis l'epoque de la destruction. puis venait se fixer dans un long crochet ajouré.2 et 3. Elle se trouvait parmi les médailles et rouelles gauloises. Cendres. ni les déterminer. ont &té rencontrees tres fiéquemrnent au Châtelet. 3 cercles disposés également en forme de triangle (36). 1. C'est ce dernier dép6t qui nous intéresse ici. Colonie de Nîmes.p. placés les uns sur les autres. portent sur les deux cotés la légende MATVCiiNOS. Elle appartient un type connu de la Tène IIi (34) que Grignon a rencontré dans ses fouilles sur le Châtelet (35).IPOQUE PRBRO~IANE P. une quinzaine environ. no 5 et 6) ont confirme ce q u i n'était alors pour nous qu'une hypothèse. les monnaies gauloises du Cnâtelet. Nous avons également recueilli deux rouelles à 4 rayons ainsi qu'une autre plus grande. COLSON Celle-ci. en numismatique. Mais. p. est assez difficile à déterminer.). Les couches. D'après l'abbé Fourot. que nous considérons comme antérieure au ler siècle de notre ère. no 1 (a)). dans un chapitre spécial. Il. Cette terre réfractaire obtenue par un mélange d'argile. et en grande quantité. t. (38) COHEN. DECHELETïE. incomplète et probablement B 8 rayons. régulièrement stratifiées. 1527. A partir du sol. (35) GRNAUD DE LA VINCELLE. nous avons trouve une fibule de 10 cm. Un autre objet en bronze provenant de la même couche. Est-ce une boucle à laquelle manque l'ardillon ? Cette piece semble avoir été coulée et ses deux extrémités se terminent par une tête de serpent (37). et R. "Le nombre 3 était sacré chez les Gaulois. de coquillages calcinés et pulvérisés était connue avant les Gaulois et fut encore employee par les potiers gallo-romains jusqu'aux invasions des Barbares.. Second âge du fer. DECHELEïTE. 329 . 473. que nous avons suivi sur une longueur de 5 mètres. (36)J. 80. IV. des fragments de vases grossiers en terre noiratre. Mmuel d'AnhéoIogie . celui de l'ouest. Les autres. Aussi intéressantes que les trouvailles d'objets et de débris céramiques furent celles de momaies. se répartissent ainsi: Terre végetale : 30 centimètres. t. sont globuleuses et en potin (monnaies au sanglier). nous n'avons pu reconstituer aucune partie importante d'un vase et n'avons conservé qu'un seul fragment qui témoigne d'un art moins rudimentaire. Sa profondeur était de 3 mètres et on y accédait au sud par une rampe taillée dans le roc. Comme ces monnaies furent frappées au début du règne d'Auguste. quelques années avant notre ère. p. Dans cette même Revue. L'épingle qui fait corps avec la fibule formait ressort par une suite d'enroulements symeiziques et réguliers. no 1. fragments de poterie et objets appartenant uniquement à l'époque gauloise (Tène III) :1m. Remblais provenant de l'atelier des fondeurs : 90 centimètres. au-dessous. dite improprement "gauloise". Nous aurons l'occasion de les signaler au chapitre consacre spéaalement aux monnaies gauloises. surtout les bicéphales (@ted'Auguste et d'Agrippa). la partie supérieure de l'habitation devait être en bois. t. Sur sa surface antérieure sont graves un triangle. Nous nous contenterons de mentionner les types que nous avons rencontrés dans cette habitation nous réservant de décrire. 11 nous a livré. Un peu au-dessus du fond. l'habitation gauloise existait encore B cette époque. elles étaient consulaires. 111. Nous devons mentionner également 2 petites pièces en argent trouvées sur nos décombres et que nous n'avons pas vues. 1/2 de longueur (Pl. et sur les ruines gauloises s'était établi un atelier de fondeurs de bronze du ler siècle. Aits ef Métiers chez les mcims. B en juger du moins par l'épaisseur de la couche de cendres qui atteignait jusqu'à 1 m. nous avons eu de nouveau l'occasion d'explorer une petite substruction. le sommet tourné vers le bas et.

C'est une excavation régulière. divinité protectrice qui. puis Cernunos ou le dieu cornu et Esus. Avec les débris de vases. Quelle était donc la destination de cette cavité (40) ? Cette fouille nous a donné 7 monnaies gauloises dont 2 de Matugénos. il y avait un dieu local. un Mars ou un Sylvain gaulois. Grâces à ces fouilles mkthodiques. d'où leur nom de "mares" ou "abreuvoirs". renfermant des charbons et de nombreux fragments de poterie gauloise. Ce sont deux trous. 20 de large et 1 m. Une charpente solide. 29 (R. D'un seul c6tk. - III Divinités gauloises. Ces habitations typiques ont été étudiées avec soin dans le pays des Médiomatrices (42). on trouve les vestiges d'une villa gallo-romaine qui très probablement remplaça ces habitations primitives. Le plus grand. Ii reste cependant quelques divinites vraiment nationales. Jupiter et Apollon aux n o m gaulois de Teutatès. nous avons trouvé la base d'un mur formé de pierres plates superposées. Cette cavité était comblée dans toute sa hauteur par une terre légèrement argileuse et calcinée. et que l'on n'a pu expliquer complètement jusqu'ici : ce sont Ie dieu à trois têtes. a 25 mètres de long sur 19 mètres de large. fait disparaître le fond. généralement. en effet. était une source ou la colline meme sur laquelle s'élevait l'oppidum. 80 de long. ii nous reste à parler des habitations gauloises hors du Chatelet. Elles ne semblent donc pas avoir été mises en circuiation. formée parfois par des troncs d'arbres entiers. Mais il y avait également des demeures plus vastes.annee 1916 (Ire livraison). Pour l'étude de cette mythologie. sans mortier. nous avons pu reconstituer dans son entier un petit plat en terre jaunâtre et les trois quarts d'un vase noir avec ornements géométriques au-dessous du col (voir les trouvailles d'Amiens) (41). (41) Bitlletiii airhéologique.). habitant surtout des cabanes dont la charrue a. elles disparurent rapidement et furent remplacees par celles des vainqueurs. creusées dans le sol. Sans parler du Jupiter à la roue. ainsi qu'un crochet égaiement en fer ont été recueillis sur le fond. Taranis et Bélénus. après leur destruction ou leur abandon volontaire.Hnbifationsgmrloiçes et villas Intiirrs dans la cité des Médionr~tnces. Les 5 monnaies au sanglier avaient conservé les bavures sur leur bord et la cassure très apparente produite par la séparation des unes et des autres apres la fonte. supportait un toit fait de branchages. on possède sur elles des renseignements précieux. COMMONT. nous fixerons également celui des mares ou abreuvoirs qui nous semblent avoir une origine gauloise. Comme nous nous proposons de dresser la carte des environs du Châtelet. au sud. représentées sur de nombreux documents. Ce bit devait reposer sur le sol. Les Romains. C. Ces excavations incompletement nivelées peuvent &trefacilement repérées dans toute la région. Celles-ci ont laissé peu de traces. Ce sont de grands trous circulaires ou ovales. car la population exclusivement agricole vivait disséminée dans les plaines. avec anneau mobile adhérent au manche. par M. le CMtelet apporte de précieux documents. p. Quant aux grandes divinites. Un couteau en fer. GRENIER. peu à peu. 1 m. en indiquant l'emplacement des villas gallo-romaines connues. des decouvertes identiques ont et6 faites aux environs d'Amiens. ayant 1 In. Sur le fond. Le second a 12 mètres sur 9.il a donné aussi deux monu- - (40) Depuis. furent assez habiles pour substituer les noms de Mercure. Nous nous contentons ici de citer les deux "mares" de Lohan (lieudit) comme étant les plus caractéristiques. de forme ovale. 40 de profondeur. Dans chaque cité. nous n'avons pas rencontré le dépût friable qui caractérise les couches inférieures des citernes. de la Vénus pudique et de l'Hercule à l'arc et la massue -trois bronzes de travail gaulois (43). les esclaves et peut-ttre aussi les animaux domestiques trouvaient un abri contre les intempéries. Bitlletirz nrchéologiqire du Comité des trmnux histoliques et sciei~tijques. amee 1916 (42)A. V. A 120 mètres de là et à l'ouest. de feuilles ou de chaume recouverts d'une couche d'argile. Nous connaissons tres peu la religion des Gaulois. à un m&e de distance et se faisant suite d m le sens de leur grand axe. . souvent remplis d'eau. creusée dans le roc. Ces huttes mi-souterraines formaient donc une vaste pièce où la famille.

p. (4E. Essni sur la numismnfque rémoise. p. Le second document trouve par nous est un buste à trois visages d'un travail grossier. trois têtes distinctes portées par le même corps. A ses pieds est un chien et sur son épaule gauche repose un oiseau. C'est probablement une représentation d'Esus. Tandis que le dieu tricephale a. (46) GRIGNON.EPOQUE P. dans des endroits qui ont été detruits et reconstruits. 33 se rapportent à ce premier type. Si Mercure ne fut qu'une transformation de Teutatès. que leur présence au tous cas. Les monnaies gauloises que l'on rencontre le plus fréquemment sur notre colline sont en potin et ont une forme globuleuse. nous verrons qu'à l'époque gallo-romaine son culte etait très répandu au Chatelet. Pothier connaissait heureusement le médailler détaillée des de dernier et a publie une monnaies gauloises trouvees. s en effet. Planche On. Mais avec celles-ci. (45) MAXE-WERLY. ~ o u estimons. le sanglier est tourné vers la droite. sous les remblais des rues qui ont été exhaussees et les murs des maisons : comme aussi dans des cantons plus abondamment que dans d'autres (46). Strrtues et Bustes de ln Gmle rommne. un sanglier reposant sur une barre d'enseigne se dirige vers la gauche. fouilles de l'H6tel-Dieu. 155. Une autre divinité est certainement Cernunos ou le dieu cornu." L'auteur ne nous indique pas dans quelles parties du plateau elles sont particulièrement abondantes. la cité gauloise devait surtout occuper la moitié sud-est de ce plateau. notre buste n'a qu'une seule tête à trois visages et se rapproche étroitement de bas-reliefs sculptés sur des autels trouvés à Reims (45). Enfin. (47) PHLTLPIN. laissant de c6té les pièces peu coinmunes. (48) POTHIER. il a livré un nombre considérable de pièces gauloises qui. Ln Hmte-Manie. - IV Monnaies gauloises. 17e artide. Ces trois anneaux sont parfois remplacés par une croix. mais leurs de Paillette (48). Planches IX. le nombre en est si grand @il me serait impossible de les désignerrr (47). Phulpin s'est contenté d'écrire : "Quant aux médailles gauloises. A i f s et M W chez les nnciens. 349. d'origine celtique. V. NOUS l'aurions considéré comme une ebauche si nous n'avions connu d'autres sculptures semblables et aussi barbares. Co-e qui est représente sur l'autel de Beaune. 44. )ESPERANDIEU. Audessous de cet animal.X et XI. Bulletin des fo~~illes. trois anneaux forment une sorte de fleur de lys.L. Recueil g&bd des BN-Reliefs. ceinte d'un bandeau. t. la déesse Epona. particulièrement d a m les places publiques. (43) G R N A U D DE LA VINCELLE. Pour la numismatique. trouvé par Grignon et représenté sur ses quatre faces à la Planche Oa de I'Atlffi de Grivaud de la Vincelle. Sur chaque c6té est sculpté un personnage. Le possède égaiement un bas-relief (no 108) avec cette mention : Le dieu à 3 visages des Gaulois. C'est là que nous avons rencontré ces monnaies en plus grande quantité. non seulement par par ~~i~~~ et par les fouilphulpin. R m i e Chntnpenoke. Elles représentent. le Châtelet est une mine précieuse et à peu près inépuisable. II suffit en effet de creuser le sol à quelques centimètres d e profondeur pour rencontrer des monnaies romaines. elles -telet a pu être forhllte et. Grignon en a recueilli 1 600 environ et voici dans quelles conditions il les rencontra. de modules et de dates differents. Nous ne nous occuperons ici que des types géneraux. 331 PRBROMALVE . D'aprés nos obsenrations et trouvailles. Notes sur le ChRtelet. L'un d'eux est nu et tient dans sa main droite une massue levée au-dessus de la tête. Sur 50 monnaies trouvées par nous au Châtelet. Le premier est un autel de grandes dimensions. e l R . Sur plusieurs exemplaires de notre collection de monnaies. d'un c6M. y fut égaiement fort vénéree. dont le type est peu varie sur les exemplaires fournis pas le Châtelet. Au revers. peut-être à cause de leur caractère barbare. COEON inents en pierre qui offrent un grand intérêt. p. "Celles-ci se trouvent plus profondément enfouies que les romaines. une tête barbare. Les deux autres personnages sont empruntés à la mythologie romaine (44). ont été négligees ou insuffisamment étudiées. offrent pour son histoire moins d'inter& que les autres.

PL ANCHE Vlll .

fort différente. nous voyons là les symboles monétaires des Leuques. Le troisieme groupe n'est représenté que par quelques exemplaires. or. C'est d'ailleurs. ayant sur le garrot un oiseau qui le frappe de son bec . ainsi que l'examen d'autres appartenant à des particuliers. . M. M. C'est à Maxe-Werly que nous empruntons la description de ces petites médailles. absolument semblables à celles que l'on trouve à Boviolles (54). qu'il les considère comme locales et voit dans la légende de Matugénos le nom d'un chef leuque (51). si rares en dehors de Boviolles et d u Châtelet: Tete casquée. trouvée au Châteleten 1869 (53).P. nous le croyons du moins. par analogie avec une médaille d'or. Maxe-Werly les a rencontrées si fréquemment sur le plateau de Boviolles. Sur cette colline était établi un vaste camp. en avait un (49) A i'est de Naix s'élève le mont Ciiâtel ou le Chat@. Grignon signale une médaille en laiton que Pothier supposait avec raison être en électrum. membre de l'institut. car il s'agit de monnaies d'or ou. (53) Abbe FOUROT. L'Oppidum du Châfefef. (5ï) MAXE-WERLY. aux Leuques. une sorte de lyre. Nous possédons un quart de statère. p. on peut reconstituer assez facilement la monnaie entière. plus exactement. concave. et R. Ces petits bronzes sont souvent frustes ou la frappe est incomplète. "Elle est bombée du cote qui porte la tete. d'apres Pothier. En légende MATVCiiNOS. croisette au-dessus du cheval . après la fonte dans un moule commun. m'ont prouve que celles-ci étaient moins grossières que les pieces du meme type rencontrées dam nos régions. l'attribue aux Verudinenses. Revers : cheval libre à queue fourchue. à qui nous avons présenté cette monnaie. elles forment environ les trois quarts des pieces gauloises que l'on y recueille en si grande quantité. Toutes ces monnaies ont été coulées. La valeur du rnétal qui les compose en explique la rareté. Revers : cheval retournant la t&te . Le médailler de Phulpin en comptait quatre. appartiennent aux Leuques. Adrien Blanchet. juge de paix à Joinville. Pistollet de Saint-Ferjeux attribuait aux Lingons ces monnaies informes. pres de Naix. L'abbé Fourot les attribue aux Remes. tournée A gauche. ainsi qu'on peut le voir par les traces de bavures laissées sur leurs bords et par la cassure très visible produite en les sSparant les . avec retranchement. On a rencontré également sur notre colline la petite monnaie d'argent à la légende KAA . Sur le revers qui est en creux.au-dessous. au-dessous d u cheval. (52) M a g e de trois parties d'or et d'une d'argent. une sorte de lyre.qui fait partie du territoire de Boviolles. Il serait donc plus logique d'en attribuer les origines à une peuplade du centre de cette région. très ornementée. (une lyre)". ces monnaies. faites aux environs de Langres de 1915 à 1 9 8 (50). Pour nous. Adrien Blancliet. Or elles se rencontrent dam tout le nord-est de la Gaule. par exemple. d'électrum (52). 38. Ehlde sur les monnmes untiques ren~eilliffiflic Châtel de Bwiolles.xes des autres. Des trouvailles personnelles de monnaies gauloises au sanglier. ii n'est guère possible de classer ces m o d e s d'après la description qu'en fit Pothier. on voit un animal gigantesque et fantastique (cheval qui retourne la tete). (50) R. Leloup. une roue perlée et un L'ÉPOQUE PREROMAINE poisson. dont les origines datent de l'+que gauloise. un des directeurs de la Revue numismatique. des statères. Mais à l'aide de plusieurs exemplaires. Phulpin en possédait plusieurs et. Le T "massivement et irrégulièrement figuré" au-dessus du cheval n'est qu'une croisetie incomplète et l'upsilon placé au-dessous. que nous avons trouvé au Châtelet et dont voici la description : Tete lawée et fleuronnée à droite. Çanç vouloir contester en rien cette opinion. Le second groupe comprend de petits bronzes dont le flan seul a été coulé. à en juger par leur diarnetre. l'opinion de nombreux numismates et en particulier de M. Le reste du champ est rempli par des traits bizarres parmi lesquels on voit u n triangle formé de 3 S. Avec le cheval et la roue. soit le cinquieme de la totalité de nos trouvailles. galopant à gauche.COLSON. La face et le revers ont été frappés ensuite à l'aide d'un poinqon. Grignon les signale comme étant les plus nombreuses après celles du premier groupe et nous-memes en avons recueilli une dizaine. nous ferons remarquer que ces petites monnaies étaient également tres communes au Châtelet. COLSON "Au Châtel de Boviolles (49).

Grignon (58) et Phulpin (59) en ont recueilli un grand nombre et ce dernier possédait une rouelle en plomb et une autre à 6 rayons.exemplaire très bien conservé. On nous excusera de faire connaître notre opinion sur cette question délicate. mtiqire monnnie grniloise. Notre Planche ViIi reproduit un fragment de rouelle 6 rayons. Ces objets furent d'abord considérés comme des monnaies.Archéologie de InMaise. Des mnemrx ei muelles. Le comte de Widranges. Sans vouloir citer toutes les opinions émises à leur sujet. on n'en peut contester la provenance. (59) PHULFIN. car on y a découvert des moules ayant servi à cet usage." Maxe-Werly suppose que ces objets peuvent avoir servi d'ornements. Quelle que soit l'attribution donnée à celles-ci. dans nos régions. 26 et 149. d'ailleurs. 40. Le peu de résistance du metal ou la délicatesse du travail s'opposent à u n tel emploi. "il faudrait en effet exclure toutes celles qui sont en or ou en plomb. 27. composes exclusivement de rouelles. Avec raison. On nous pardonnera de revenir sur une question aussi controvers4e que celle des roueiies. soit sur le ceinturon. melées à des monnaies Au Châtelet. Partie sud du departement. Nofdeç nrchéologiques. A la Tene 1 et iI. C'est une simple hypothèse. nous allons essayer de les résumer en quelques lignes. Nous croyons que les rouelles rencontrees. L'une d'elles. soit dans les habitations gauloises du Châtelet. Liénard.1. cette attribution fut contestée et l'on vit dans ces petits objets des amulettes. loc. 805. 1. puis des boutons et enfin des objets de Darure. Comme les monnaies en potin. Tmité des monnnies gmloffies. que les faibles dimensions des roueiies ne permettent guere d'accepter. elles furent coulees et séparées les unes des autres après le refroidissement de l'alliage. soit sur les vêtements. p. en potin. p. Plaquette rarissime et presque introuvable aujourd'hui. cit. La vanéte du métal et la grande diffusion de ces objets nous paraissent autant d'arguments en faveur de la rouelle monnaie. Mais à la Tène iIi. cependant. . Trois petits trésors. Nous nous rangeons donc entierement à l'hypothèse du comte de Widranges et de F. t. apporte à l'appui de cette hypothèse des arguments de grande valeur (55). Mnnirel d'A~chéologie. est moins barbare et nous l'attribuons aux Lingons. p. Mme-Werly n'accepte pas l'emploi des rouelles comme boutons. BLANCHET. CDst sur les territoires de Boviolles et de Naix qu'on les trouve en plus grand nombre et c'est là qu'elles furent très probablement fabriquées. Nous acceptons volontiers l'opinion de MaxeWerly. 4 autres ordinaires à 4 rayons. Les fouilles de 1W en ont donné également une grande quantite qui furent dispersées dans des collections particulieres. (56) FELB LENARD. soit sur le sol. les rouelles ont toujours éte rencontrées dam les mêmes conditions que les pieces gauloises (57). monnaie au sanglier. furent découverts à Boviolles en 1860. sont des monnaies. celles que l'on rencontre dans nos régions et en particulier au Châtelet avaient une autre destination. N p. Ces monnaies ont donné lieu à de nombreuses discussions au sujet de leur origine. Liénard (56). et (54) MAXE-WERLY. et J. - V Les rouelles. A.t. Mais le Châtelet peut revendiquer hautement le second rang parmi les localités qui ont fourni ces précieux documents. de nombreuses rouelles furent également trouvées au m@melieu. dans une étude des anneaux et des rouelles trouvés à Boviolles. qui les croit communes a m peuples de la région du nord-est. (5'7) Voir également pour les rouelles. les rouelles ont été certainement employées comme amulettes : elles l'étaient déjà aux époques anterieures. DECHELETTE. Leurs conclusions nous semblent les plus simples et les plus conformes à l'ensemble des trouvailles. (55) Le Comte DE WIDRANGES. D'après F. Peu à peu. De nos collections nous devons mentionner également 3 pièces en potin attribuees à Troyes ou à Châlons. (58) Bulletin ddeç foiiilles.

A U S O M ~a écrit : "Matronn . avant la conquête romaine.." Cette dernière expression est assez vague. Naix et Gorze auraient-elles possedé les petites monnaies de Matugénos ? Une identité aussi parfaite. COLSON d'autres plus nombreuses en plomb. ? Ce point d'histoire ne sera probablement jamais élucidé." Strabon. 335 . sa rive gauche pouvait appartenir aux Lingons et former cette certaine partie de leur territoire. habitent les Eduens et les Lingons et. à peu de distance du territoire des Rèmes (Catalaunes). une étude d'ensemble des monnaies recueillies dans une même région offre. B~llletinnrchéologiqiie du Comité des Trmnux historiques et scientijqires. qui dans l'ensemble des trouvailles forment à peu près les mêmes proportions. Ainsi pourrait s'expliquer le nom de Gorze. les Leuques et encore les Lingons (quaedam Lingonum povtio). faites à peu de distance l'une de l'autre. Comment expliquer une analogie aussi complète par de simples relations de voisinage. Une époque nouvelle commence alors pour notre pays. il meritait cette dénomination. dans la même direction. Si la numismatique rend de grands seMces à l'archeologue en lui permettant d'assigner une date assez precise aux ruines qu'il explore. Géographie historique et Rdminishntive de ln Gmlle romaine. nous ne les considerons pas comme des monnaies. dans la partie est du plateau (Ire periode gallo-romaine). Les habitants d u Châtelet et ceux des rives de l'Ornain formaient donc. etablies entre deux villes appartenant à des ciMs differentes ? Pourquoi. el R. un interet plus grand encore. aux confirfi des Leuqiies et des Lingons. année 1919. Aucun texte ancien ne vient infirmer nos hypothèses. une peuplade leuque. la fin de la Tène IU. sans débuire complètement le caractère original de la race. dans le système monetaire.qu'elle fut ruinee. mais il s'agit de la Belgique organisée par Auguste (Emest DESJARDINS. Ainsi pour le Châtelet et ses environs. Rouelles de plomb et persistance d'emploi des Rouelles gauloises. Elles proviennent de deux trouvailles distinctes. 441). (61) Les Lingons sont inscrits dans la Belgique de Pline et de Ptolémée. ville frontière. G. encore liees les unes aux autres. Dans les deux localités. se rattachant à l'ensemble de la cité. =duence romaine. quelques années avant notre ère. ne peut être que le résultat d'une domination commune. Placé entre la Gaule (61) et la Belgique.. au-dessus des Médiomatrices. en noire antique celtique. mais la ville gauloise fut epargnée et ce fut seulement sous le principat d'Auguste. La Marne étant une limite naturelle. attribue oppidum. CHENET. Les monnaies gauloises qui s'y sont rencontrees et celles qui furent trouvées au Châtel de Boviolles sont absolument semblables. s'imposa de plus en plus et modifia considerablement les productions de l'art gaulois. p.L'EPOQUE PRBROYAINE P. Nous devons mentionner aussi que Naix etait après Toul la seconde capitale de ce pays. Quel fut son r6le dans les guerres des Gaules et en particulier dans le soulèvement general de l'an 52 avant J. (60) Cf. au livre N. Gallis Belgisque intersitafines. mais de simples ornements (60). Mais leur diamètre ne depassant pas 6 millimetres. pour l'histoire de celle-ci. elles se repartissent en groupes identiques. 2e livraison.-C. s'exprime ainsi : "Audessus des Helvètes et des Çequanes et dans la direction du couchant. seules parmi les autres agglomerations importantes de la Gaule.

car dans nos pays on emploie encore le même procédé pour faire des cloisons légères et de peu d'épaisseur : une claie enduite sur ses deux . des fragments d'argile cuite. nous avons recueilli. Après avoir lu la note publiée par la Revue archéologique ("A propos des huttes d'Alésiar'). Un examen attentif des objets ou fragments trouvés à Alise. D'autre part. tome 1. conservant encore l'empreinte d u clayonnage sur lequel cette argile avait été appliquée. En 1893.Lm faces de boue argileuse. p. 1907. qui conserva l'empreinte de la claie consumée. Nous ferons remarquer enfin que les substructions découvertes à Alise-Sainte-Reine présentent la plus grande analogie avec celles qui existèrent sur le Châtelet. . de tout point semblable à celle du commandant Espérandieu à Alise-Çainte-Reine. et en très grande quantité. nous pouvons affirmer que les deux constmctiom explorées par nous ne sont pas gauloises. parmi les morceaux d'argile cuite. ferait peut-être reporter à une époque postérieure aux "huttes gauloises" l'origine de ces vestiges si intéressants. puis en 1905. nous aussi. 178 ~ u t t e gauloises s du Châtelet Par Paul et Régis Colson Monsieur le Directeur. mais appartiennent à la dernière époque de l'occupation romaine. nous nous permettons de vous adresser la comrnunication suivante : .Revue Archeologique. Cette découverte. ne nous avait causé aucune surprise. L'incendie qui détruisit entièrement la ville gallo-romaine convertit en effet cette terre argileuse desséchée en une sorte de brique. dans une "cave" gallo-romaine d u Châtelet (Hte-Marne). sur le sol même et à quelque distance du premier point. Nous ne croyons pas que nos morceaux de terre cuite aient une autre provenance.

au-dessus de la rangée d'oves qui délimite le decor. VASES et FRAGMENTS de VASES ORNÉS -Les vases moules de la forme 37 m'ont donne 8 marques. Comme j'ai dû laisser de c8t6 quelques noms incomplets ou de lecture difficile. en ont fait decouvrir un grand nombre. ont kt@faites avec un poinçon. Mais ces poteries sont presque toutes anepigraphes. Pour la lecture et le classement de mes noms de potiers. le plus souvent. Les fouilles de 1848. Déchelette dans son ouvrage : les vases ceramiques ornes de la Gaule romaine. La lère est celle qu'a publiee Grignon en 1772 et 1774. mais elle n'en demeure pas moins kès precieuse pour l'etude de la ceramique gallo-romaine de notre region. ma nomenclature reste incomplète. Enfin. et A. epoque mal connue et pendant laquelle. t. contrairement à l'opinion admise. tome VII). Grignon en recueillait une grande quantité et mentionnait dans ses Bulletins de fouilles 150 noms de potiers. abandonnes parmi les décombres. Après les fabriques qui ont fourni d'innombrables debris. Ces precieux debris ont eié dispersés dans les collections particulières ou. (Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. de Lnngres (ler mai 1903). I'industrie ceramique fut très florissante. par M. de Confévron. Dès 1772 et 1774. je me suis borne à 3 expressions simples : soucoupes. Deux fragments portent une estampille semblable à celles des poteries unies. au contraire. H. Les deux fragments appartiennent à des bols différenis au Bas-Empire et portent le m&menom : . à de grands bols de forme 37. a paru dans le Bulletin de la S. Ces empreintes qui se trouvent sur les lèvres de vase. directement sur le vase et non sur le moule.Pro Alesia Nelle serie. le dolium ou amphore sphérique. Les premières appartiennent sauf de rares exceptions. tasses et plais. Les potenes vernissées rouges sont ornees ou unies. portent genéralement le nom du fabricant sur le fond interieur. A. sur des lampes et sur des plats en terre grise. en particulier. Demailly. Cette liste contient certainement des erreurs de lecture. &me serie. j'ai ajouté quelques estampilles rencontrées sur de grandes terrines.VII. Cependant. les soucoupes et les plais dont le bord est orne de feuilles d'eau. la seconde etablie par M. (les caractgres restant en relief). faites à la barbotine.Dechelette. c'est-à-dire en creux. de 3 sortes differentes. d'après la classification adoptée par J. Leur perte est d'autant plus regrettable qu'ils appartenaient pour la plupart au &me siècle. Les vases unis. Cette particularité n'a pas été signalee par J. ainsi que ceux trouves sur l'anse d'un vase particulier. La troisième a pour titre : "Sigles de potiers gaulois et gallo-romains trouves à Amiens depuis 25 ans". je me suis semi de trois listes seulement. 1922. le sol du Châtelet n'a cessé de livrer de nombreux debris de poteries rouges.15 pages MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS DÉCOUVERTES AU CHÂTELETDEPUIS 1888 Par R. il semble que le Châtelet soit une des stations les plus riches en fragments de poteries ornées. COLÇON Depuis un siècle et demi. ne m'ont jamais donne de marques. Ses trois continuateurs n'ont pas attaché autant de prix à ces marques intéressantes et ne les ont pas signalees. du moins dans la Belgique romaine. Pour indiquer la forme de chaque vase.

Fond de plat rouge DAMON Incomplet. Fond petite soucoupe : Of..10010-743 DM1 FE. J. fond de petit plat rouge. 261. Fond de grand plat rouge. nom d'homme. Augustinus CIL XUI. Cn XID. J.I.10010263 BILIRVRO. Plat rouge complet. . Idem. Divixtus : CIL XIII.10010-432 OF CEN Fond de plat rouge. CINNGNATV. 2 traits. Pl. VNL..n0 51.p. 3.. ou un signe pour reconnaître le vase. R.. BIRRANTVS. no 55 et 56 COS RVF. la même marque est reproduite deux fois et l'une d'elles.no 7 OF CAIVIC Fond de petit vase de forme indeterminée. ANVACVS (Amiens) OF AQVITAi Fond de petite tasse rouge.10010-742 DAMO. Fond de tasse rouge .lWIO700 OF CVD. Déchelette. Cint(ugnatus).Dalv(isii). 3. Cintugnatu(s) UL Mn. Dalvisius. .IVS (A et M lies . A renversé. m.10010-603 . Fragment de tasse rouge.. Deux sont en caractere cursif : a) SïïïS (Sius?) Inscription rétrograde. Sur Sun des deux vases. no 98 Une 3ème marque en capitaie est incomplète.DécheIette.. Derniere lettre manque (f?) Devant. 3. COL Incomplet. no 35 BORiLLO R et L renversés. Supra DIVD(TII.Id. Of. Double marque sur le bord.. V. die romischen Terra-Sigillata Topfereien von Heiligenberg. Coc(us) :CIL Mn.. 3. une initiale. Fond de grand plat rouge.. Ceriali(s) : CERNLIM (Langres. 256. Of Calvi ou Calvisii : OF CALVI (Langres et Amiens). 3. UL XE.J. Fond de petit plat rouge. Birrantus.10010-238 AVITI Fragment de grande terrine en terre rouge (double marque) Cf. une leme manque).3. Dechelette. des marques faites sur le moule à l'aide d'une pointe se sont reproduites en relief sur le vase.AMIID Fond tasse rouge : (D)amini : CIL XüI. Aspr(i) of. 3. .. Avitus f(ecit)UL XIII. forme une séparation entre 2 groupes de personnages.Cud(i) : CIL 3.10010-572 TVGNATV Incomplète sur fond de grand plat rouge :(Cin) tugnatu(s).. 3. Fond tasse rouge.Supra BACCI. CALVI1 (Langres). Forrer. Saius ou Satus fe(cit) Deux vases presque complets présentent sur la panse et parmi les ornements des marques en relief correspondant à l'empreinte faite dam le moule à I'aide d'un poinçon.100i0-7m OF DISCI (pour OF D m ) . (I)uni(acus) ? J. 1-1782:SISSVS b) NCLI. Dami(nus) fe(cit) : cf.. un fragment porte en relief une marque en forme d'X ou de croix.. CIL XIII. Incoinplète. M. Le vernis rouge qui a recouvert les caractères rend le nom presque illisible. Fond de plat rouge. 3. 3. J'ai relevé les graffites suivants : CATV. J. CAVITANI ou CAVITAM Fond de plat en terre grise. Dernière lettre douteuse.O.10010-179 AVGVSTINVS Marque double sur une grande terrine de terre blanche. j'ai cru lire : BVZ OF (la 3ème lettre est douteuse).XV. Grignon).5686-80. J. p. Déchelette.. Fond tasse rouge. Au-dessous du décor. Ces inscriptions désignent le nom d u propriétaire. 256. tI.Lat. CIL XUI. Damonus : CIL XUI..C. Alt-Keltischer Sprachschatz. p 259.1..100 ASRPOF Fragment de grande terrine en terre blanche. Amiens. éè. p. Cf le no prkédent C i N ï.10010-654 et 655 CRFIl OF Fond de tasse rouge. Borill(i)o(f).10010-720 OF DALV. (sur un fragment de vase noir on lit : MAGN.. disposée verticalement. Aquitanus : C. avec la pointe d'un stylo. no 36 CAHANI ou CARANI Fond de grand plat rouge. 3. Bacci(ni of) CIL XiII. p.1001-528 C F X t L I Plat rouge complet. Déchelette. Fond de plat rouge. 3.10010-233 AVITVS F.1217.. Cantiani : CIL XUI. no 43. Jullinus? J. 3. Déchelette. . Déchelette. p. 3.MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS SANS FD (FIïrétrograde). On rencontre également sur quelques vases ornés du Châtelet des graffites faits après cuisson. En comparant les 3 estampilles. . Carant(ini) : J.. OF cEN (Amiens) .) POTERIES UNIES ANEACVS Fond de tasse rouge. Déchelette. Holder. Fonds de petits plats rouges. 3. Fond de plat rouge.. le vase étant & metopes. no 101 Enfin.10010-157 (A)rtius:CiL 13..

Grignon) OF PRIMI Tasse rouge incomplète OF PRIM. Metti m(anu) : MEITIM (Amiens. 3. PRIM M (Langres). OF PRIM (Amiens). 299. aujourd'hui la Moivre.. Incomplet.10010-%3 INDVI Fond de plat terre rougeâtre. 10010-1345 MERCOR Rétrograde . GERMN. Medeti m(anu) : MDETIM (Grignon)CIL. MON (Amiens).lOOlO-1763-64 TRIBVNVS F. NNA (Amiens) FVSCI Fond de tasse rouge. Of. Fond grand vase rouge.. Pater(ni) : CIL XII.. la signature du potier PRIMUS.1001013%? D'autre part.. Memor : MEMORISM (Amiens). OF PRIMI Fond tasse rouge. W N Rétrograde.10010-1939. Incomplet. Fusci : CIL m... 3.10010-1682 SAMOIALVS A droite et à gauche d'une goulette de terrine... Fond tasse rouge.. Indut(io) : CIL m..10010-1031 IOCCAI Fond tasse rouge . Déchelette. OF PRIM Fond petite tasse rouge. 3.Mod(esti)CIL... SENO.. Licin(ius) ou Licin(ianus) CIL XUi.10010-1921 I O P . Toutes ces marques représentent. pièce remarquable de la céramique gallo-romaine. IVUA.CIL XIII.10006-82. p. COLSON EENU.. OF PRIM Fond plat rouge OF PRIM Fond petit vase rouge.100101345. M et E lies. 3. MOMAMA (Grignon) ... Sabinus : CIL XüI. Apres le nom. Fond plat rouge. n"175 OF SEC Fond tasse rouge.. 3.10010-1242 OF MECA. affluent de la Marne.10010-1508 PRIM FD Plat rouge complet. Ce vase. 3. no 128 MED. Le nom du potier Merc(ator) est signalé par Déchelette à Lezoux. Fond grand plat rouge PRIN 2 noms incomplets sur fond grands plats rouges. Fond tasse rouge. 3.Majo(ris) CIL >an. 3. PRIMI (Amiens.. Déchelette. une rose A 6 pétales. 286. Of. Le nom de Samotalus se lit sur une inscription celtique trouvee à Alésia.10010-1368-69 MON Incomplet. Le Châtelet : CIL Xm. Incomplet.10010-1495 PATI Incomplet. Dernière lettre manque. 3. ROLLS pour ROLLVS(?). Fond petit plat rouge. Grignon) : CIL XüI. TVïTARRI Tasse rouge complète OF VINU ou VIRII Fond plat rouge. Fond plat rouge OF PRM fond petit plat rouge. P. . p. Tribunusf. SECVRILI(?). Fond grand plat rouge.R. Sur fond plat gris. Fond plat rouge. Fond grand plat rouge. Sec(undi) ou $c(undini) : CIL. Fond plat en terre grise SABINVS.. OF PNU (Langres. Of. 3. MARQUES DE POTIERSGALLO-ROMAINS MORIAN Fond petit plat rouge...lûûlO-1142-43 OF MAI0 Petit plat rouge complet.10010-1063 EL% Fond plat rouge UCIN. CIL cite une marque Ioppus : Xm.. 286. Fond grand plat rouge.. OF PRMSO (Grignon) OF PRM Fond petit vase rouge de forme indeterminée. Fond plat rouge.10010-1569 PRIM. MEM. Grignon). Fond grand plat rouge.100101350 MiVI Fond tasse rouge. Fond plat gris : Medil(i)o(f) : J.dernière lettre douteuse M W C O Tasse rouge.10010-1062 OF MOI Sur deux tasses rouges complètes OF MOI fond vase forme indéterminée. Peut-être Securius : J.. 647) cite le nom de la Movia. OF SEN0 (Amiens) . PASSIEN SS et E rétrogrades. 3. L'abbe Fourot a déjà trouve cette marque au Châtelet. Fond de plat terre grise IINA Fond de tasse rouge.. avec des graphies diverses. 3. Forme du vase indéterminée..10010-1339 ME=. C'est peut-être la marque MIVLIAE de C I i XUi. .10010-1046 ïüïU Inscription répétée trois fois sur grand plat terre grise. MECANI (Amiens) MEDIIO D barré.3. Incomplète. Amiens. Rim(us) fe(cit) : CIL XüI. Ne pourrait-on pas lire Moxi o(fJ : CIL XlU. 3. .peut-être Tocca f(ecit) : CIL WI. no 130..ENOM Première lettre manque. date du 3ème siècle.. CIL XUi. Passien(i)CIL. SENICI (Langres).1001 0-927 GERMINI Plat rouge complet. CIL Xüi. Julia(nus) CIL XüI. Probablement . MORIA (Grignon) NIOVIO Tasse rouge entière. Holder (Alt-Keltischer Sprachschatz. 3. 3.ECVRILI. Fond grand plat terre rouge pâle (2 exemplaires complets) I O P W N. II. 3. Fond tasse rouge. SENNIS. p.. Peut-être les deux marques ci-dessus pourraient se lire Merc(atoris) of. NI0 (Grignon). Incomplet. Merco ? : CIL XüI. Fond de plat gris MEDETM Fond tasse rouge.2 fonds de soucoupe : Gerinani(ofJ.

p. Chenet. Fond de soucoupe Soleil à 8 rayons. Ittenweiller et Rheinzabern (R.Vir(ilis):CIL. 1917.140. la signature du potier Vitaiis .XV . Vase de forme indéterminée. l'on sait. Vitalis semble avoir possédé de multiples ateliers. A m . Sabinus. Chenet. p. 56. par les trouvailles et les études de M. font partie de ma collection. quatre seulement paraissent inédites : . Rheinzabern (R. p r o Alésia.idem Ofi~. Plat presque complet Rose à 7 pétales. 46 . %SIGNATURES SUR LAMPES SA10 Lampe ornée d'une tete assez grossi&-re EVCARI Idem AïTiLipl?) i'etite lampe s a r ~orneineiit Soleil à 8 rayons. que le centre de fabrication des maîtres-potiers Tocca et Tribunus étaient d'Argonne.Monan(us) . Forrer) .10010-2062 OF ViTA Fond tasse rouge VITA Incomplet.MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS Of. Toutes ces marques. inscription celtique en lettres grecques CAMOTAAOC.Viril(is):cf le no suivant 0FIC. Borillus. ii. avec des graphies diverses. .175. 171. COLÇON donne lieu i3 quelques observations. Chenet). VrVRIEN (Amiens) . t.51. 1. 38. p. Fond tasse rouge OFVTA Fond tasse rouge OF VIA Fond soucoupe rouge OF VITAI Fond petite soucoupe Toutes ces marques représentent..l30). Fond de tasse. à Heiligenberg. miais il se trouve sous la forme Samotalos dans une inscription découverte à Alesia. Rayons séparés par des points. Çoleil à 15 rayons. à Lavoye. P1.I. Chenet. Inscription incomplète . 156). 43. principalement Avocourt Lavoye et Pont-des-Rèmes.id .. 130. Fond de tasse.23. 3. certaines ou du moins très probables. Fond plat (marque plus petite) . Rose A 63tales. Fond de plat Çoleil à 5 rayons. Les rayons sont séparés par des points. Revue Archéologique. G. 36. 256 et suiv. Coc(us) ou Coc(isius). NOTE ADDlTIONNELLE Par J. Fond de soucoupe . id.43 et suiv.id . Fond tasse..vase forme indéterminée. dans les fabriques d'Alsace. l'atelier céramique gallo-romain du Pont-des-Rèmes.. t.N.VIR Inscription incornpl&-te. Mercator. Heiligenberg. R. Paternus. Forrer : Die romischen Tewa-Sigillata Topferein von Heiligenberg. Çec(undus) ou Çec(undinus). 55.Dalvisius . SAhKXALVS. Rheinzabern .10010-2055 MARQUES DIVERSES ANONYMES VITALIS Fond tasse rouge.174..of.163. Petales séparées par des rayons. Nelle Série. L'atelier céramique gallo-romain du Pont des Rèmes. Rose formée par 6 points en relief autour d'un point central. les noms de Carantinus. Parmi les marques déjà connues. Déchelette. Medilus. Çec(undus) ou Çec(undinus) ont éM egalement retrouvés. à Rheizabern (G. celui de Çec(undus) ou Çec(undinus) en outre à la Graufesenque et en Argonne (J. Vitalis : CIL XIII. Vases céramiques ornés de la Gaule romaine.p.Tuitamis Le nom de Samotalus. déjà publié au Corpus. Rose de forme irrégulière. atelier cg-r du Pt-R). no 22. cf. . Cerialis. Carantinus. p.Bilirwo ou Bitinno . supra VIVI-VM ou VNI (?) Fond petit . Fond de petit plat Rose à 8 pétales. (G. n'est pas connu ailleurs qu'au Châtelet comme nom de potier . . Forrer). En ne considerant que les marques de lecture. Çecurius . à Toulon-sur-Allier. plusieurs peuvent être attribuées à quelques-uns des ateliers céramiques gallo-romains aujourd'hui determinés : des moules et des fragments de moules recueillis à Lezoux ont donne les noms de Birrantuç. TOUTAIN ps La liste de signaiatures de potiers etablie par M. Ceridis. Enfin.p. Fond de plat. no35. à l'exception d'une seule. Ittenweiller. Fond de plat. 128.

Cantianus. plus rares ont et@relevees en Aquitaine. Cos. encore aujourd'hui ignorés. proviennent de trois régions principales : .MARQUES DE POTIERS GALLO-~0hlhViIS Le bourg gallo-romain. C'était le cas. Colson dans ses fouilles du Châtelet. Avitus. Tocca. principalement dans le centre de la Gaule : Aquitanm. la plupart des signatures signalées par M. en particulier. Baccinus. Passienus.Toppus à Mâcon. Divixtus. Medilus. . Çabinus. Paternus. et dont le lieu de fabrication O. provenaient sans doute de fabriques installées en quelques points du Massif Central. enfin. Des signatures. Licinius. qui ont et6 recueillies un peu partout. . (&cina) : de la boutique de . Memor. Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces faits ? Les poteries recueillies par M. Germanus.F. à Auberive (Marne). deux ou bois points : Artius à Lyon. Modestus. Cen. Major. Colson ont été surtout répandues dans le nord et dans l'est de la Gaule romaine. pour les marques Augustinus. à Hernies (Oise) et à Boulogne-sur-Mer . Ruf. Colson : Birrantus. M. Parmi les vases dont le lieu de fabrication n'est pas connu.: (Manu)de la maui de F. Secundus et Senindinus. Nuits-sur-Beaune et Auhui .. Borillus. Tocca. Calvus.. Signalons pour terminer les noms de potiers. Quant aux signatures. Indutio. . recevait donc ses poteries à la fois des fabriques arvernes.l'Auvergne (en grande majorité Lezoux). à Lyon. qui étaient plus nombreux en Aquitaine..Mecanus à Amiens. on ne saurait dire quoi que ce soit de prscis de leur origine geographique. Vitalis. Ceux. un courant venant du nord et un courant venant de l'est. Medetus.. de Belgique. On peut supposer qu'ils sortaient d'ateliers.. non romains et probablement gaulois. Divixtus. Medeti m. est connu. : (Fecit) Quand le nom est au nominatif il est suivi d'un F : Secundus. Carantinus. qui figurent dans la liste dressee par M. Cintugnatus. Trèves et Andernach . des ateliers de 1 ' A r g o ~ eet de 1'Alsace. peut-être Movius ou Moxius. à la Graufesenque et à Moulins . Cintugnatus. les plus nombreux étaient repandus de preférence dam les provinces de Lugdunaise. Samotalus. Of. Indutio. au contraire.l'Argonne. Metti m. qui se trouvaient dans cette partie de la Gaule. Tuitarrus. Asper. ne se sont rencontrées jusqu'à présent qu'en un. de Germanie inférieure et de Germanie superieure. Creti of. à Genève et à Windisch. Juliana. qui occupait le plateau du Châtelet. Primus. D'autres. Damonus. Virilis. Fuscus.l'Alsace il n'est pas non plus sans interet de remarquer que Trois courants commerciaux se distinguent donc ici : un courant venant du SO. Roanne et may yen ce .

Belge Gallo-Belge G. qui a facilité ma tâche dans tous les domaines. La prksentation. dV. installé en 1'HBtel du Breuil de Saint-Gennain. se limitant. retro Siè. Sud de la Gaule D. les auteurs. . MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS DU MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE DE LANGRES Le Musée. il m'a pam intéressant de faire le point en établissant le catalogue de ces marques. Fasc. Montam S. Qu'il soit sincèrement remercie. Mont. Martres de Veyre M. Banassac Gal. cent. Gaule centrale La Graufesenque L. au nominatif. le plus souvent. A une énumération de noms. Ce travail n'aurait pu voir le jour sans l'aimable concours que m'a apporté son conservateur. qui les mentionnent.G.REVUE ARCHEOLOGIQUE DE L'EST ET DU CENTRE-EST. sous forme de tableau. provenant de la ville et de sites proches. Dragendorff Ritter Rit. W Walters d Diamètre env environ Fd Fond Fr Fragment Gr Grand GV Grand vase h hauteur PV Petit vase ret. Siécle VM Vase moyen Les dimensions sont exprimées en millim6'res. N'ayant fait l'objet d'aucune etude systématique.G. dans lequel on note de nombreuses marques de potiers. Jean Martin. possède un fonds important de vaisselle sigillée gallo-romaine.. m'a amené à utiliser un certain nombre d'abreviations : Ban. TOME XXTIII. 3 et 4.Juillet-d&cembn1977. pages 357 à 370. M.

DAMONVS DAMONVS Fg Fd 40180 Répertorié D 3 Colson. 7 Fg Fd PV D 40 D 32 rouge terne partie brunie rouge trés brillant Répertorié V 2 1601210 Colson (OFIC VIR) 2e siécle Répertorié D 3 Colson.? IIVA (N) EVANVS ? Fd VM 155 L. 1401180 Auréole guillochis - (2) - D 18 701100 Fg d :130 env. DAMONVS Fg Fd VM 40180 Répertorié C 9 (3) L. M (ret) BORILLVS Fg Fd Gr assiette 1401190 Répertoriée B 4 136 -BVCCI..) 1 No Officine Marque Lecture Nature tesson ou dimension vase 130 L. belge BOLLVS 135 Lezoux BORILI.. p.G...IX.. OF ALBlN ACBlNVS d:130h:56 D 27 131 Montans (1) PRON APRONIVS ? d :120h :55 D 27 132 L.POTERIES PROVENANT DU CHATELET (COLLECTION COLSON. OF.OCV COCVS 145 - OCV 146 L.. ? OF CICEM. 8 -- D33? ler sihcle 0 27 451120 D5 - 11 I .G. COSIVWRVFINVS I Répertorié C 6 Colson..G.G.. D 27 40195 CRETTO Fd VM D 33? DAMON. COS. FVSC FVSCVS Fg d : 1I O env.G.G. p. 151 Forme Décor Vernis Date Obsen~ations 15/75 Répertorié 12 (1) rouge terne 701100 25/70 Répertorié A 2 Colson. h : 30 Répertorié R 1 rouge clair terne X rouge sombre - rouge brillant Répertorié C 1 Coison (CAHANI) . 7 D 18 D 18/31 Curle 15 ? D 37 d:212h:110 Fg d :160 env. 6 Fg Fd GV rouge très brillant 40170 Répertorié B 2 Coison (BIIIRVRO) Fd PV gris d:215h:160 55/80 Répertorié D 1 Coison (OF DALV) 10155 rouge brillant 701100 rouge terne (1 1401180 Répertorie G 6 Colson. RVF 147 - COSRVF 148 OF L C ViR.G. Fg Fd Gd plat E I:: : ll C0. p.. BVCCIVS Fg Fd GV 1001160 Répertorié B 11 ? Coison (BACCI) 137 L.G.. OF1 )ALVI CALWS Fd VM 138 L. CANVS ou CANTVS ? d : 80 h :27 D 25 139 L. 8 152 Lavoye DlVlXTll DlVlXTVS 153 - .G. BlLLlCVRO BlLLlCVRO 134 Gal.G.TVGNATV CINTVGNANS FS 142 - CINTVGNATV Fg Gd plat CINT. d:130h:43 d:165h:40 154 S.G. CARANT CARANTVS Fg Fd GV 140 L. CAN.V . CICEMMA ? d:175h:40 141 Lavoye . L COSlVS VlRlLlS 149 Lavoye CRETTO F 150 L.G.. p. p. . AQVlTANl AQVITANVS ? Fg Fd 133 L.

. d. p. M METTIVS Fg Fd tres GV 171 L. OF MOI MODESNS d:123h:52 W 78180 terre grise D 27 Répertorié 11 C 21 Colson (MEDIIO) 40170 Coison..G. p.No Officine Marque Lecture Nature tesson ou dimension vase Forme 156 GERMAN GERMANVS Fg petit bol D 27 ? 158 - 159 - 160 Lavoye . PRIMVS Fg Fd GR plat D37 x 55/60 D 27 rouge brillant - RBpertorie S 5 Colson (S) ENOM) Répertoriée P 1 40180 Répertoriée P2 Coison (PATI) 40185 Répertorié A 6 Colson (AVITVSF) 40180 - Répertorié In 3 (7) RBpenoriB P 7 . 8 . OF MAI0 MAI0 d:120 157 Décor Vernis Date Observations 55/95 (4)? GERMANI Répertorié C 5 Colson.. .8 d:165h:37 Knorr 78-(5) D31 ? rouge clair 140/180 Rbpertorié D 2 Colson (DAMINI) 40170 D 18 Répertorié L 1 Colson.G.G.(FAR) CAN ARCANVS ? Fd grand plat 166 M.G. MOMMO Fg Fd GV 40180 Répertorib M 12 Colson. P.VLLVS F PAVLLVS Fg Fd GV OFIC. M MEDENS Fg VM 167 Gal. MELVS ? Fd petlt bol rouge clair Ile siècle Répertorié M 10 Colson (M IVLIVS) 169 Lavoye MERCO FE (ret) MERCO Fd VM rouge clair terne 160/210 RBpertorie M 6 Colson (MERCOR) 1401190 Répertorie M 9 Colson. MEDETI. PASS. OF NOM NOMVS Fg Fd plat 177 L. 9 (Vichy) 164 Rheinzab.V. 9 173 L.RTIVS F MARTIVS ? d:112h:22 165 Lezoux ? . OF MO MOMMO Fg Fd VM 40180 Répertorié M 11 174 - MONTAN MONTANVS Fg Fd VM - Répertorié M 13 Colson (MORIAN 175 - MVRVS MVRVS d:225h:100 - (6) 176 Mont L.1012 ? Colson.. 9 Fg Fd 170 Lezoux METTI. 9 rouge trbs brillant rouge moyen 150/190 Répertorie A 3 Colson (ARTIVS) rouge brillant 801100 Répertorie M 2 Colson (OF MECA) 80/120 RépertoriB M 5 Colson. p.AMIL (VS) GlAMlLLLVS Fd d : 220 env. p. belge MEDICO 166 Argonne? MllL (V). p. 9 172 L. G. 161 L. MOM. E (N) PASSIENVS Fd petit bol rouge vif brillant 178 180 - rouge brillant 181 - OF PRIM1 179 PAT(E) PATER ? FS .. p. p.G.G. LlClNl LlClNVS Fd VM 162 - LlClN 163 S.

G. 10 40180 Répertorié 04 Colson. 11 (8) rouge brillant rouge terne D 27 Coison (TVITARRI) 701100 Répertorié V 1 Colson.R i (ret) d:120h:54 D 27 Répertorié V 5 Répertorié V 4 Répertorié E 2 . - Répertorié P 6 - Répertorié P 7 D37? Répertorié P8 Répertorié 1 3 4 bis Répertorié P 4 X - Répertorié P 5 Répertorié 14 ? Colson PRIM FM) ? Ig2 - PRIMI. 11 Répertorié 13 D 18 rouge clair I I 150/190 120/160 Colson (IOCCAI) rouge clair D 27 1401180 Répertorié T 1 Colson.V+A Fg d : 100 env. 11 (10) 40195 Répertorié V4 - Répertorié V 6 202 - OF. p. OF. p.G. p. SEC SECVNDVS Fg VM 195 ? SI (LI . 193 SABINVS SABINVS Fd très GV Fg Fd VM 194 L..Colson ((INA).G.... VlRlLlS VlRlLlS Fg Fd trbs GV 201 - OF VlTA VlTALlS Fg VM I Décor Fg Fd VM Fd Gd# assiette Mont L. OF. 1I ll Officine rouge trés brillant D27 ? 501100 Répertorié S 1 Colson. Fg Fd 190 - PR1..ViTA Fg Fd GV 205 Lavoye ? VITALIS VlTALlS Fg Fd rouge terne 120/160 Répertorié V 3 206 Montans VNll VNVS Fd petit bol rouge brillant 70/100 D27 ? 207 F (R)Fr d:160h:32 D 18 rouge clair 208 S?EL? d:170h:38 D 18 rouge brillant 209 .. M. Forme Fg Fd PRIM... ? Fg Fd VM 196 Rheinzab.. p.ND J 188 - 189 183 184 185 186 187 Marque Lecture Nature tesson ou dimension vase OF Pm (M) Fg Fd OF PRM Fd petite coupe Vernis Fg Fd assiette - PR1 (M). très abimée 8 I . Fg Fd Gde asçiene 191 - PR1 (M) FE Date 1I Observations . 203 - OF VIA Fg VM 204 - .. ? S (OL) LO SOLLO ? d:180h:38 197 Lavoye TOCCA F TOCCA Fd VM 198 Lavoye TRIBVNVS F TRIBVNVS Fg Fd trés GV 199 ? M A R R I ? (9) d:132h:50 200 L. p.

OF DlSCl de Colson ? Fd bol moyen O (1) DVS (OF) Répertorié 16 ATTIANVS ? 223 Gal. 8 : IOP. 9 : MED.vase différent . p. marque raidiale Fg Fd grande écuelle saumon clair rouge clair Répertorié 1 1 Répertorié 13 Coison. V.. belge d : 80 env.MEM de Colson ? Fg petit bol Répertorié D 6 . marque radiale Fg Fd écuelle grise Répertorié M 4 Colson. marque radiale Fg Fd grande assiette Colson. p. 8 : EENV ? marque radiale Fg Fd plat gris Répertorié E 1 Colson. 7 : CAVIIANI. 9 : MED. (Ret. p.. 6 : ANEACVS Fd VM rouge trds clair Colson. ? Fg Fd VM noir rouge mat pâte rouge ocrée Répertorié C 3 Répertorié C 7 Colson..(M) E ( S ) L (CI) OF. D 27 Répertorie A 1 Colson p. p. p. ?) d:135h:73 D 33 rouge terne très abimée d:84h:34 D 27 d:135h:60 D 33 rouge clair terne pr. 7 : COC. p. LIVN. marque radiale Fg Fd grande assiette Id. . 8 : INDVl (11) Fg Fd Colson. p.. illisible Fg Fd ~g ~d gd plat rouge clair rouge brillant Répertorié 1O Répertorié In 2 Fg Fd GV rouge trds brillant Répertorié ln 4 Fg Fd VM rouge brillant Répertorie 14 Fg Fd GV Répertorié 12 Répertorié 11 .

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Signature entourée d'une couronne guillochee. en relief. non engobé sous le pied.XiV.Fond épais (12 mm). 1930. 1931. Colpus vrisorum arretinomm. Céramique romaine : Marques. Margidunum. OSWALD. COLSON. Voir Lorimy. type 0x6-Comfort70. OCV. de Langres. ne semble pas connue. 9. du Comité. 10. de Langres.Vase à parois kès