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LA VILLE GALLO-ROMAINE

de Gourzon en Haute-Marne

TOME II

Les travaux et les fouilles
des XIXème et XXème siècles
Textes présentes
par Louis LEPAGE

Préface de Jean Kaltenbach
Préçident du Conseil Régional de Clzampngne-Ardenne

CERPHM
SAINT-DIZIER
1992

Publications du Centre d'Études et de Recherches
de Préhistoire Haut-Marnaise

-

La ville gallo-romaine du Chatelet de Gourzon les fouilles du XVlllosiècle
tome 1,1990

L'Enquête diocésaine de 1844,
archéologie préhistorique, gallo-romaine, civile et religieuse, 1991
-

II était une fois en Haute-Marne ...LA PRÉHISTOIRE, 1991

Maquette et mise en page : L. et M.-Th. LEPAGE

ISBN2-9505042-3-X
01992 - CERPHM
15, av. Benoît-Frachon
52100 SAINT-DIZIER

SOMMAIRE
Pr6face par Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional de la Région Champagne-Ardenne

Avant-Propos par Alain VILLES
Conservateur Régional de l'Archéologie en Champagne-Ardenne

Avertissement par Louis LEPAGE
Président du Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire Haut-Marnaise

INTRODUCTION
Louis LEPAGE

Historique des fouilles et des travaux
Le Châtelet

1"" PARTIE
ÉTUDES GÉNÉRALES SUR LE CHÂTELET
Antoine Phulpin,

Notes archéologiques

P.-Felix GELIN,

L'Enquete de 1844 à Fontaines et à Gourzon (crrtrnits)

L.-G. POTHIER

Le Châtelet et ses environs

P.-Felix GELIN

Les fouilles (feuilleton dons le journal "ln Hnute-Mnrne")

BORDIER

Notes sur le Châtelet

F.-F. GELIN

Les fouilles du cimeti6re

Auguste FOUROT

L'oppidum du Châtelet

Auguste NICAISE

Note sur un buste antique

Çalomon REINACH

Bronzes figurés d u musée des Antiquités nationales

Edmond FREZOULS

Fouilles diverses (Chroniquede Gnllin)

Yvon GAILLET

La Fosse Briot

Yvon GAILLET

Les Epones d u Châtelet

III

Michel CHOSSENOT
et François LEFEVRE

Deux statues découvertes à Fontaines

Louis LEPAGE

L'Age du Bronze au Châtelet

Louis LEPAGE

Les fibules du Châtelet d'après les collections du m

Louis LEPAGE

Les nécropoles du Châtelet

26-

m

e

siècle

PARTIE

LES FOUILLES COLSON
Paul et Regis COLÇON Le Chatelet et ses environs i'epoque preromaine

311

Paul et Régis COLÇON Huttes gauloises du Châtelet

337

Regs COLÇON

Marques de potiers gallo-romains decouvertes au Châtelet depuis 1888

338

J. DROUOT

Marques de potiers gallo-romains du musée archeologique de Langres

342

Regis COLÇON

Note sur un buste en terre cuite trouve au Châtelet

350

Hugues VERTET
et Thérèse ZEYER

Les statuettes gallo-romaines du musee de Langres (extrait)

Régis COLÇON

Tessère en ivoire trouvée au Châtelet

Regis COLÇON

Les citernes gallo-romaines du Châtelet

Régis COLÇON

Une table gallo-romaine

Régis COLSON

Note sur les monnaies du Châtelet

Régis COLÇON

Rapport sur les fouilles exécutées au Châtelet en 1923

Jules TOUTAIN
et Régis COLSON

Note sur deux fibules avec inscription trouvées au Châtelet

Régis COLÇON
et G. DRIOUX

Boucles circulaires

Régis COLÇON
et Georges DRiOUX

Notes sur les fouilles au lieu dit "La Foret"

Georges DRiOUX
et Régis COLÇON

Le dieu cornu du Châtelet

Régis COLSON

Les amphores du Châtelet

368

LEREUn.

Compte rendu de l'excursion à Fontaines-sur-Marne

372

Georges DRIOUX

Nécrologie, Régis COLÇON

Georges DRiOUX

La collection Colson au musée de Langres

3"e
L'HYPOGÉE,

PARTIE
L'AQUEDUC

L.G. POTHLER

Aqueduc de construction romaine sur les territoires
de Fontaines et de Gourzon

P. Felix GELiN

Essai sur un aqueduc de construction romaine
à la montagne du Châtelet

Noël SPERANZE

Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sur-Marne

Yvon GAELET

Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ?
4eme

PARTIE

LA HAUTE-BORNE

ET LES VESTIGES NÉOLITHIQUES

T. PINARD

Notice sur un monument COMU
de Haute-Borne

SOUS le nom

B"U-IAUDRUC
de O b U A N N E S

Lettre sur la Haute-Borne

T. PiNARD

Encore quelques mots sur la Haute-Borne

Georges DRIOUX

Le prétendu cromlech de Sous-Porchien

Georges DRiOUX

Notes sur Fontaines-sur-Mme

Pierre MOUTON

Poignard du Grand-Pressigny en Haute-Marne.

Yvon GAILLET

Chasse au silex à Fontaines-sur-Marne

Yvon GAiLLET

Sur la trace des Neolithiques à Fontaines-sur-Marne

Claude STOCKER

Quelques silex de Fontaines-sur-Marne
dans la collection de M. Rene Fulbert

5e*e PARTIE

DIVERS
Yvon GAiLLET

La Charbonniere

Yvon GAILLET

Supports de vases

Noël SPERANZE

La pierre ornée de la Charbonnière

AUGUÇTE FOUROT

GOURZON

Louis RICHARD

Aspect d'une nécropole antique à Fontaines-sur-Marne
Lettres et correspondances diverses
Bibliographie du Chatelet, de Fontaines-sur-Marne et de Gourzon
Index générai

PREFACE

Si le patrimoine culturel est aujourd'hui à la mode et que l'on
cherche à restaurer ou à sauver ce qui, en d'autres temps, par sottise ou par
inconscience, aurait pu être allègrement détruit, c'est grâce au travail
inlassable de ceux qui ont su redonner toute leur sign$cation à
l'archéologie et aux monuments historiques.
On a vu des sites miniers sauvés de l'oubli, des usines
désaffectées trouver de nouvelles fonctions dans la vie culturelle et le
classement a préservé de la pioche bien des façades et bien des tombes, en
Champagne-Ardenne comme ailletirs.
Car l'archéologie, en réalité, n'existe que pour faire durer ce qui
n'était pas fait pour cela. A l'exception de quelques vestiges tels les temples
grecs ou les pyramides d'Egypte, lien n'a été conçu pour I'éternité, pas
même la ville gallo-romaine du Châtelet !
Jamais le maître d'oeuvre ou le sculpteur auxquels nous devons
le patrimoine de la Champagne n'ont un instant pensé que leur ouvrage
était le dernier et qu'on tenterait un jour de redécouvrir ce qui n'était à
leurs yeux que l'oeuvre d'un temps.
C'est pourtant ce qu'ont tenté et réussi la Fédération des Sociétés
Archéologiques de Champagne-Ardenne et le Service Régional de
l'Archéologie en association avec le Conseil Général de la Haute-Mame et
le Conseil Régional de Champagne-Ardenne considérant, à juste titre, que
ce patrimoine champenois était fait pour vivre.
De telles entreprises sont indispensables car elles sensibilisent les
habitants de notre région à l'histoire des sociétés qui nous ont légué leurs
traditions.
Puisse l'exemple de la ville gallo-romaine du Châtelet faire
prendre conscience à nos concitoyens de la richesse de leur patrimoine
archéologique et de la nécessité de le protéger pour éviter, soit par naïveté,
soit par indifférence, que leurs petits-enfants se retrouvent sans identité
régionale.

Jean KALTENBACH
Président du Conseil Régional
de Cllarnpagne-Ardenne

AVANT-PROPOS
Le site du Châielet de Gou~umest exceptionnel à deux t i m : les conditions particuliérement bonnes de
consmation des vestiges de son occupation et la succession de cherchean qui y pratiquèrent des fouile
depuisplusde200ans.
On s'attendrait ddés lois non seulement à voir les objets, les documents de fouiles et les éléments de p m
archi-e
exhumés du Châielet cmsîiiuer unepmtigieuse et riche collection publique proche du site, mais
encore celui4 êb.e auxssible au public et mis en valeur comme fleuron du p h o i n e antique de la
HauteMame et de ses richessestoinistiques. Malh-enG
il n'en est rien.
Des fouilles de Grignon,oeuvre de précurseur car bien qu'entreprises à la fin de l'Ancien Régime, eues ont été
foa rigoet subventionnées par le trésor myal, il mie hamstment dbprtantes et d'exemplh
publications, quoiqu'incomplètes. Mais la collection finalement léguée au hm, semble sans c o m m e
mesure avec Iimpoitance des déooumtes publiées. Le produit des fouiles de l'Abbé Phulpin, peu
méthodiques, a été p e r h Les travaux de l'Abbé Gellli, de moindre amplm. ont été publiés mais sont
difiidement exploitables. Seules, les fouiles de la fin du siècle dernier et du début du siècle ont nourri le
Musée de Saint-Dizier, quoique faiblement au aui.egard de la masse des vestiges issus du site, tandis que le
Musée de Langes a fort heureusement hérité de la wiliectim Colson, m i t de f o i d a &odiques, les mIep
comparablesà celles menées sous l'Ancien R e e , m a i s m a i h m e n t médites.

Le Châtelet a fait l'objet de phisieurs monographies diin Téel intérêt, m

e celies de l'Abbé Fomt et de
Pothier. Mais il n'existe aucune monographie récente fajsant la synthèse des recherches anciennes etde
fouiles s c i d q u e s modemes,jamais encoremenées.
Aujourd'hui. le Châtelet de Gomn, bien qu'en partie classé Monument Historique, est muveit par la
végétafion et pillé x6@1érementpar des fouileurs clandestins avides d'objets mais foxt peu praocctq>és de
paqmtives historiques. On ne peut laisser les choses en l'état. Le Service Régional de I'Archéologie entend
désonnaisq l i r samission sur cepoint délicat du patrimoine régional.

li faut, dans un départementpar aillm riche en sites dont I'enmien et la mise en valeur sont coûteux, mais
dont I'inW historique et tomktique est évident (rnigahthes, d a s dlAndiUy et de Colmiers, -1ée
de
Favmlles, foitifcations et monuments gallo-romains de L a n m faïencene des Auges...), e n k p d r e aussi
et sans tarder une sauvegardedu Châtelet de Gouizon.
D'importantes difticultés vont devoir être levées pour faire cessa les pillages, a w m une surveillance,m e
en valeur catains vestiges, évaluer le potentiel archéologique subsistant. compléter l'étude du site, garantir sa
pmtection, éditer une plaquette et le présimter au public. Une équipe, une méthode,des crédits publics et du
temps sontnécessaires.
En f m i s m t il y a d m ans la réédition des publications des fouilles du XVIII- siècle, puis en a r m t
aujourd'hui la panaion du recueil de toutes les &des du XLX? et du
siècle, y compris celles qui
po~tzi~t
sur les vatiges plus aiiciens que I'épque gallo-ro11lai1eet sur I'a~WU~~nment
du site, h u i s Lepage
rend un semice considéiable à la recherche archéologique et à la protection du pahirnoine. n permet de
rappeler à tous I w i t a n c e du site et foumit des m e n &pour en plaider la cause.Il pose ainsi le premier
jalon de cet action demise en valeur si nécessaire du Cnâtelet de G o m . ll doit en êûe vivement félicité et
remacié.
Alain Villes,
Conservateur Régional de l'Archéologie
en Champagne-Ardenne

Avertissement
L'accueil favorable réservé à la réédition des travaux de Grignon nous a confirmé dans notre
intention de poursuivre la mise à disposition des textes concernant le Châtelet au plus grand
nombre de personnes. Que celles-ci soient de simples amateurs d'histoire locale intéressés par le
patrimoine régional ou des archéologues désireux de compléter leur documentation sur ce site
bien connu, mais pour lequel jusqu'à ce jour la documentation est restée dispersée et difficile à
rassembler. Les textes concernant les trouvailles faites sur les territoires des communes de
Fontaines-sur-Marne et de Gourzon ont été joints à ceux concernant le Châtelet car, réunis, ils
forment un ensemble qui montre la vüie et ses environs immédiats.
Avant de poursuivre ces propos, nous nous devons de remercier les personnes qui ont permis
la réalisation de ce projet. Entre autres, les bibliothécaires qui nous ont aidés dans la collecte des
documents, que ce soit à Chaumont, Langres ou Strasbourg. Les auteurs d'articles trouveront ici le
témoignage de notre reconnaissance. Il faut y joindre les différentes sociétés savantes et revues
dans lesquelles ces articles sont parus il y a bien longtemps. Nous trouverons d'ailleurs avant
chaque texte son origine précise.

fin de rendre cet ensemble plus attrayant, nous avons joint une iconographie la plus
abondante possible. Celle-ci est la plupart du temps inédite. Nous trouverons les objets du
Châtelet conservés au musée de Saint-Dizier, les objets dessinés par Emest Royer au siècle dernier
et ayant seM à illustrer un document de Pothier resté manusait ;ce dernier a été résumé en 1856
dans la Haute-Mame, -Revue Champenoise. Par ailleurs, nous avons sélectionné quelques dessins qui
servent à la compréhension du texte de Pothier. Les objets parus dans l'article de l'abbé Fourot ont
pu être reproduits tels quels, la qualité des lithographies le permettant. Nous nous devons de
remercier ici les conservateurs des musées de Saint-Dizier et de Langres, Messieurs Marc Barbier
et Benoît Decron qui nous ont permis d'accéder aux collections dont ils ont la charge et qui ont
facilité le travail de dessin La majorité des dessins de l'ouvrage a été effectuée par le personnel du
Centre d'Études et de Recherches de Préhistoire haut-marnaise et plus particdièrement par
Madame Anna Marciset qui a apporté beaucoup de soin à la réalisation des tracés.
Qu'Yvon Gaillet trouve ici le témoignage de ma reconnaissance pour m'avoir accueilli, il y a
trente am,sur ses chantiers de Narcy et de la Charbonnière où j'ai fouillé pour la première fois ;
qu'il soit aussi remercié pour les renseignements inédits concernant le cimetière des Plantes.
Il n'a pas été possible d'insérer d a m cette compilation l'ensemble des découvertes des frères
Colson. Cela, par manque de place et aussi du fait de l'inaccessibiüté actuelle des notes Colson, le
matériel étant lui même d'un accès maiaisé. Cet ensemble devra être repris ultérieurement en
s'appuyant sur le travail présenté ici.
Enfin, l'impression de cet ouvrage à un prix raisonnable a été possible grâce à l'apport financier
du ÇeMce Régional de l'Archéologie dépendant de la Direction Régionale de la Culture, de la
Fédération des Sociétés Archéologiques de Champagne-Ardenne, du Conseil Régional de
Champagne-Ardenne (0.R.C.C.A) et du Conseil Général de la Haute-Marne. La planche couleur
est due à la générosité de l'Association Émilie du Châtelet - Mécénat Haute-Marne. Que tous ces
organismes soient ici remerciés.

L.L.

Historique des fouilles et des travaux

Le Châtelet est situé sur la rive droite de la Marne, essentiellement sur le temtoire de la
commune de Gourzon (Haute-Marne). Cette dernière est actuellement comprise dans le
regroupement de communes de Bayard-sur-Marne. La "Montagne du Châtelet" couvre vingt-deux
hectares situés sur les territoires des communes de Gourzon, heuville-à-Bayard et Fontainessur-Marne. Une partie de l'ensemble a été classée Monument historique.
Les premières fouilles semblent avoir eu lieu en 1772 et se terminèrent en 1775. Par la suite, des
fouilles furent exécutées avec plus ou moins de méthode par messieurs l'abbé Phulpia
L.-G. Pothier, l'abbé Gélin, l'abbé Fourot, les frères Colson, Paul et Régis, le docteur Chaussinand
etc...Sans compter les innombrables fouilles sauvages de ces dernières années.
Les vestiges consenrés se trouvent dans les musées de Langres (collection Colson), de
Saint-Dizier (fouilles Gélin et Fourot) ; de Chaumont ; une partie des objets découverts par
Grignon se trouve répartie dans les collections des musées du Louvre à Paris et des Antiquités
Nationales à Saint-Germain-en-Laye.
D'après Pierre-Clément Grignon, premier fouilleur du Châtelet, il semblerait que l'existence
d'une vilie romaine s u la petite montagne soit connue dès 1240. En effet, dans un article de
dénombrement de la Principauté de Joinville, inséré dans le cartulaire de Jean de Joinville, se
trouverait la mention suivante : " Doit Chateler de sou Boyard qu'on dit être de Go~zeque la
maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville, le Michad, Doyen de la Chrétienneté fas
savoir à tous ceux qui veront ces lettres, que Messire Michaul, Prêtre de la Maladrerie de Boyard,
et Tulzere de cette maison : on reconnu pardevant moi, que quand qu'ils tiennent en la montaigne
dou Chateler de sous Boyard, là où l'on dit que la cité de Gorze fût anciennement, ou quand qu'ils
pourront acquérir que ils le tienne dou Seigneur de Joinville pour quarante deniers c e d s que cy
devant etc. etc. qui fut faire en l'an de l'incarnation de notre Seigneur M. CCXL et mois de
Février." Nous ne savons pas quelle autorité il faut apporter à ce document que déjà Grignon
jugeait suspect. Toutefois, il semble bien que l'on ait connu l'existence de ruines bien avant les
travaux de Grignon

En 1772, Pierre-Clément Grignon entreprend des fouilles sur un site qu'il décrit ainsi dès 1770 :
Le Châtelet est un côteau formant un cône tronqué en son milieu, d'environ quatre-vingt toises
de hauteur, sur lequel les romains avaient un petit fort, castellum, dont ce monticule tire son nom.
Il subsiste encore sous la terre labourable des parties de caves encombrées. Les médailles en petit
bronze du Bas-Empire que l'on y trouve assez communément prouvent que les romains ont
séjourné dans ce canton". Après quelques sondages, P.-C. Grignon entreprend des fouilles qu'il
poursuivra durant trois ans avant que la jalousie et la bêtise viennent faire cesser cette entreprise.
"

Ces fouilles seront poursuivies en 1774 par ordre (avec l'autorisation) du roi, mais qui plus est,
aux frais de Sa Majesté. La conduite des fouilles pourrait presque servir de modèle à un
archéologue actuel. Le financement de ces fouilles est lié à des préoccupations de solidarité dans le
cadre de la réduction du chômage. En effet, les fonds fournis par le gouvernement permettaient
d'employer des personnes nécessiteuses ne trouvant pas de travail.

année où il se maria à Saint-Dizier.Membre de 1' Académie de Dijon. (II s'agit de I'Académie de Biscaye. 1774.Paris. il est nommé chevalier . lecture d'un mémoire sur le monument de la Haute-Borne.Domicilié au Jardin du roi. En 1774. h & s p ~ f o d ?du ~ m4 sur /spef/L+Monfgne du ChBfe/t entre SainDkkf el JOIBYIK~ en Champagne.Membre de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres ... 1780). en Espagne. le 24 août 1723. Le 18 janvier 1774. échevin de la ville et Marie-Anne Marisy. II travailla de nombreuses années puis se mit à écrire. du l e r juin 1774 au 11 novembre 1774.. Grignon était membre correspondant de I' Académie des Sciences ainsi que de I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres (cette dernière s'est scindée pour devenir I'Académie Française et l'Académie des lnscriptions et Belles Lettres de I' Institut de France). A la suite de cette communication.Membre de I' Académie des Sciences. les sciences naturelles. Grignon reçoit des lettres de noblesse du roi. . deuxième campagne de fouilles subventionnées. .Membre de l'Académie de . m . de Pierre Grignon. . Après avoir voyagé dans plusieurs provinces pour y 0 b s e ~ e rla nature et les arts. Un second bulletin est publié en 1775. La famille Grignon était déjà établie à Saint-Dizier en 1642. il tentera alors l'aventure archéologique. Bu/!f/! des fou17&s. Grignon est nommé membre correspondant de cette Académie. puis Inspecteur G6nérai des Manufactures à feu.Commissaire du Conseil pour 1'Inspection Géneraie des Forges et Fonderies du royaume. Nous savons que Grignon possédait t~Saint-Dizier un "cabinet relatif surtout à la partie minéralogique et aux antiquités qu'il a découvertes dans les ruines de la petite ville du Châtelet en Champagne" (Dezallier d'Argenville. avec Marie-Reine Mathieu. (Grignon Pierre-Clément.. La première campagne de fouilles subventionnées eut lieu du 6 avril au 31 mai 1774. De sa jeunesse nous ne savons que peu de choses : il eut comme maître le chimiste Guillaume Rouelle (1703-1770) et il fréquenta son laboratoire jusqu'en 1744. Au mois de mars.Pierre-Clément GRIGNON (1723-1784) C'est à Saint-Dizier que naquit Pierre-Clément. Puis. .. tous deux étaient maîtres de forges. Grignon est présenté à Louis XVi.. tout d'abord sur la métallurgie. 1774.. Le 17 juillet 1772. il lit à I' Académie des lnscriptions et Belles Lettres de Paris un mémoire sur l'ancienne ville du Châtelet en Champagne. Des ordres furent alors donnés pour que le trésor royal fournit aux dépenses des fouilles nouvelles. Métallurgiste de talent. Son acte de décès porte les mentions suivantes : . à Bordera).Membre de I' Académie de Châlons .. il se voit attribuer le cordon de Saint-Michel et une pension. il était ami de Bouchu et de Buffon qui voyait en lui "un homme intelligent et probe" . Grignon publie un bulletin sur les premiers résultats des fouilles du Châtelet. Ses compétences en la matière seront d'ailleurs recannues : il sera nommé !nspc!e~rgénéral des Manufactures à fer du R~yaume. La même année. La conchy/MMgk?. recommandé par le ministre Bertin. Grignon devint maître des forges de Bayard et marchand de bois en gros pour la provision de Paris. dBcouveI/e en 7772 Bar-le-Duc.. II meurt à Bourbonne-les-Bains le 2 août 1784 d'une maladie aiguë inconnue.

Î Figure 1. Charrière. Pile trouvfe eii 1823. 8. Cimetière. Maison sur le giron de la montagne. Tracé de l'aqueduc (d'après Potliier.itdu dresse XII . 5. Point miminant du Cliâtebt. 6. 3.4. 7. Plan du Châtelet et de ses environs . 2.t. Autre Cimetière.1. 9.. Fouilles de Grignon. (. Fouilles de 1848.

La métallurgie l'intéresse et il écrit : "Enfin une quantité de vieilles ferrailles. il commence des travaux de grande envergure. jusqu'au moindre fragment métallique : il déclare d'ailleurs que ces travaux ont été exécutés avec une "attention religieuse". Parfois. il élabore des rapports bien structurés qu'il transmettra ensuite à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. il ajoute "nous en avons tiré une terre grise. dam quelques cas. Parfois. il semble avoir utilisé des équipes qui ont tout relevé. La faune a été notée. Sa soif de savoir le conduit à Yexpérimentation archéologique. il remarque des creusets de bronziers contenant encore des culots de régule. en plus grande partie décomposées et rongées par la rouille. et une serie de 168 dessins et lavis. de grains de courge. ustensiles de cuiçine. representant des groupes d'objets tmuves au Chatelet. scies. rapporté par Diodore de Sicile et duquel nous rendrons compte". L'étude des objets est minutieusement conduite. de noyaux de cerises. seul organisme officiel de l'époque susceptible d'en débattre. clous. tous. un peu sablonneuse. A l'issue de ceux-ci. truelles. Les vues en plan des principaux monuments ont été utilisées pour la publication définitive. hameçons. couteaux. D'après son plan. il ignore l'usage des objets (il s'agit essentiellement d'objets préhistoriques) mais la description qu'il en donne est suffisamment précise pour déterminer certains d'entre eux : haches. (1) D'aprgs Henri Bordier.Il faut dire que sa profession de maître de forge le poussait à étudier plus particdièrement l'outillage en fer. Dans ses rapports. verdâtre. en essayant d'en découvrir l'utilisation ancienne : enclume. etc. citernes repérées grâce à un dépôt grisâtre qui les différencie des caves.. Grignon fait dresser des plans par son fils et propose parfois des reconstitutions graphiques. de blé.Après ces recherches. Des dessins d'éléments d'architecture ont été exécutés .. serpes. Il note l'utilisation de la pierre de Savonnières (carrières situées à moins de six kilomètres du Châtelet). de sapin. à "forte contenance en zinc" . il paraît avoir quadrillé le terrain en carrés de cinquante toises de côté. avec lesquelles nous avons répété le procédé des Celtibériens. chaînes. sans faire une liaison exacte : nous publierons nos expériences sur cette terre". d'un grain fin. il utiüse un procédé qui sera souvent utilisé par les photographes et qui consiste à faire figurer un personnage auprès du monument pour matérialiçer l'échelle. l'autre grave. il exécute quelques sondages et dès que le roi lui accorde une subvention.. détermine du granite des Vosges.. se pétrissant assez bien. 1876. il indique l'existence d'une mine de fer située dans les environs. Dans le dessin du menhir de la Haute-Borne. avait et6 pesenté des 1772 : Bulletin de la S o d é d a Antiqemreç de Frmce. sauf trois ou quatre à la fin. légère.. éléments de serrurerie. l'un manusait. une stratigraphie a été repérée. A défaut de fouüier lui même. ils comportent le plus souvent une échelle graphique. Il cherche à connaître l'origine des matériaux utilisés et fait appel pour cela à des comparaisons avec les échantillons de sa collection d'histoire naturelle. etc.les dimensions sont très souvent notées. bigorne (pour ouvrier sur cuivre). Des détails sont finement observés : usure des deux faces d'une marche réutilisée. Lorsqu'il découvre des "fosses à potier". etc. ainsi que les détails inhabituels : peinture sur sculpture en pierre. pensant que cet ensemble sera couronné par une publication de synthèse avec observations et réflexions historiques. ardoisée. armes. un manuscrit comportant en plus du texte du memoire deux plans de la fouille. il est assez bref.p. limes. la recherche des macro-restes végétaux faite avec identification de chêne. des coupes ont été relevées et elles complètent alors la description de notre auteur. 7475. A propos d'une masse de zinc. de lin. xlv ..

LEGENDE A Grand temple a v i c 10s dipendwicsr B C D E Tamples bvar.r M ~ .Plan oenrirnb~.TEE. A Cileme pour Iss b d n i BB Cderne h e x o g a d a N WOCaYIte CO Mdron bun 1snon1ar O Grands citerne OD Qrande cour enponie pavée P Grand dgoYt pour les bMia OFoWe R P a v i U m a c o u lusin sur un anclan belmen.bvne IOOMelrer.. L P s v l *'uns Brandi cour M f l i ~ e ~ oPlO?U V ~ !mwir de viVler S T Doubl~ cltsrne avac oondvile #eaci U X Timpls da Vénu. ~. .a sn piirre H D l 3 en piene pour soutenir dsa colonnae diin.l. Cilsrne ANClONNe\~II. . plfiive d s ~ ~ c a ~du i nc1>51ilst s dea l o u i ~ e s d b v e l o p pW~ ~ O~M d Plrn dsa loui8. 0 Put. d. u 0 Condub beau an bols cond<i. O rvi ~ 1s croups da la 90 depvis novsmb<e 1 II4 corn non sncwa ex~loréa. F citerna s .LE I > U %WATBLET VLAN DPS P"Ull. Tarnpls de Becchus & .n i a 1 Pa".EJ Figure 2. Templi d'aubes <Nuiifha Y hur B Z Fliurnssu pour les bai". A du O 40 20 30 50 40 60 70 80 exécufi.S D E i 7 n ~ i7n . Plan des fouilles de Grignon 6XECLI.

ancien n~chidincrede Lecture. deux places spacieuses et un vaste bâtiment pour les bains publics" : tel est l'inventaire à la Prévert. le Préfet de la Haute-Marne. Paris. par Grivaud de La Vinceiie (Imprimerie de Nouzon. le 30 janvier 1806. à la suite d'une visite d'un prince de Rohan qui trouva les ruines insiphantes. d'après les recherches de fibules effectuées il y a peu de temps par madame Isabeile Fauduet.En août 1775. une fosse de fonderie pour les métaux. par Grignon. Bordier en 18'6. 1V5. Ce manusait était en possession de M. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns (2) GRIGNON PierreClément. depuiç les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque. en défrichant le haut de la montagne.. cent vingt huit maisons. né à Marseille. Grivmd de la Vincdle. les habitants des communes qui me sont confiées. dix huit aedicules.Arts et Méfia des anciens r e p r h t é s par les monuments. une Vénus et un Hercule sont conservés au Musée des Antiquités Nationales. Ce qui fait tout l'intérêt de l'oeuvre de Grignon. Grignon composa un manuscrit de 168 dessins et lavis en neuf cahiers. que. ou Recherches archéologirlues.-J. avec plan grave de i'emplacemait d e s fouilles.Catalogue des objets d'untiquité et de curiosité qui composaient le cabinet de feu M. 1820).Dubois (l'mis. m a i n e s et grniloises qui composent la collection de feu M . XVI . qui. Un "Dis Patet" en bronze et une inscription votive au dieu Oumiorix sont au Louvre. Bar-le-Duc 1774. mentionne qu'il a fait payer les "déboursées" avec ordre de suspendre les travaux. soixante treize puits.. un grand temple. quarante deux citernes..l'abbé Cmnpion de T a a n . une lettre de Turgot. mort en 1820) qui acheva l'oeuvre commencée et qui publia 130 planches en 1819. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Seulement. maimaitre des forges A Bayard. pcques. 1774. contrsleur général des Finances à Rouillé d'Orfeuil. Durand acquit en vente publique la collection de l'abbé Campion de Terçan Il en fit don en 1825 au Musée du Louvre où. c'est la publication de ses deux bulletins où il rapporte l'essentiel de ses trouvailles que ce soit en matière de structures ou d'objets (1). tandis qu'un Jupiter à la Roue.1819) et Catalogue des antiquité. Le cabinet de Grignon hrt racheté par l'abbé de Tersan (ar&éo!ogl1e et égyptologme renomme. Grignon demande des fonds. quelques objets semblent toujours exister. intendant de Champagne à CMonssur-Mme. entre Sant-DuiPr et Joinville en Chnrpagne. . donné par Grivaud de la Vincelle. le texte qui devait accompagner ces planches est maiheureusement resté incomplet (2). Eiles cessèrent cette année-là. (3)G R N A U D de La VINCELLE. deux ans après la cessation des travaux de Grignon..in-83LXXX et CCXLN p. Le 9 septembre 1775. dérouvertes entre Saint-Dizier et Joinville..Btilletin dffifotiilles faites par ordre du Roi dune ville romnole sur la petite montngne dti Châtelet. En 1820. soixante trois caves. Paris.. égyptiennes. mort à Paris le 11 mai 1819. Bar-le-Duc. quatre conduites d'eau en pierre et en bois. découverte en 1772.1819. m a n t pminpalement R i ' q l i c n t i a d'un grand nombre d5mtiquitk recueillies dans les niinffi dune ville grniloise ef mmnine. in-8: LXXX p.-J. m Nous citons ici un texte reproduit par Pothier qui montre l'existence de travaux à la même époque que ceux de l'abbe Phulpin : "Un prêtre dont la mémoire est encore vénérée dans le pays. departentent de la Hrnite-Mante.. G R N A U D de La VINCELLE. par L. "Trente rues. le chevalier E. deux fours de potier. l'abbé Pierret.Second bulletin des fouilies . fut nommé curé de Gowzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quarante ans. qui le présenta à une séance de la Société des Antiquaires de France. âgé de 83 ans) qui en fit dessiner une partie en vue d'une publication Ce fut Claude Grivaud de la Vinceiie (né à Chalon-sur-Saône en 1762.131 pl.nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. dit-il.

Cette intéressante collection. VIiZ . que des pièces d'or et d'argent. avaient ia'J vu été achetées à Joinville. 11 parait qu'il aurait désiré et demandé ce poste." (4) PHULPIN (abbe).. La cure. Les biens de l'église et de la fabrique ayant été vendus comme biens nationaux en 1792. II ne voulut pas prendre sa retraite et resta à Fontaines malgré une vue affaiblie et une certaine impotence.Neufchâtenii. On m'avait inçtniit. entraîné qu'il était par l'amour des monuments antiques et par l'espérance de faire quelques découvertes utiles à la science sur le Châtelet dont il avait déjà entendu parler. administrateur de i'hôpital. Il continua ses études A Pans où il resta six ans et obtint le grade de bachelier en Sorbonne le 24 août 1782. le vin et sur plusieurs autres denr6es. de la laine et exploitait pour son compte une métairie assez considérable. annexe de Fontaines. ont été négligées o u perdues par nos dtivateurs. il fut alors en butte à bien des inquiétudes et des vexations. il commença ses premières études à Brachay. Cependant. 1840.. ce qui se connut bientôt car Monsieur le Curé se montrait plus difficile à laisser voir son médailler. D'après l'abbé Gelin qui fut son vicaire. II était. II fut vicaire de Monsieur Barthelemi à Montier-en-Der pendant 18 à 20 mois. il commenca ses travaux dès 1785 et c'est à cette époque qu'il constitua son beau médailler. On a découvert aussi des bagues. II fut alors envoyé à Fontaines comme curé dans le courant de l'année 1785. près du curé Durand.Nota n~chéoIogUiuesmr les fmiillffifuites et les ntmumenis découverts s i r ln montagne du Ckîtelef siiuée prés de Fonfmnffi(Hmrte-Marne). Monsieur le Préfet. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre. peut-être. L'abbé Phulpin avait aussi un faible pour l'agriculture... Après avoir fréquenté l'école de son village.11 fut ordonné prêtre du diocèse de Châlons à l'âge de 25 ans. il y eut une "infidélité" commise dans son médailler par quelque visiteur . . II se rétracta ultérieurement. Un jour. fit pencher la balance en sa faveur. j'en ai rassemblé une quinzaine qui étaient encore dam leurs mains et dans celles de quelques curieux des communes voisines . II fit faire un certain nombre de plantations sur le Châtelet et sur Sommeville.. la maison presbytère de Fontaines fut vendue et l'abbé Phulpin fut obligé de se faire construire une maison. étaient vides. IIy décéda le 3 octobre 1845. plus que je n'attendais. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. Son père faisait le commerce du bois. la plus complete. sous le rapport matériel était fort avantageuse puisque le curé avait dmit à toute la dîme qui portait sur le blé.147 p. égaiement venues de notre montagne. II n'y avait pas de semaine qu'il ne fut visité par quelque savant. paraît-il. de tout le département est la propriété de M. mais l'influence de madame la Marquise de Choiseul restant au château de Sommeville... d'autres renfermaient des ossements.1 Abbé Antoine PHULPIN (1748-1845) Antoine Phulpin est né le 4 octobre 1748 à Mathons (Haute-Marne). assez spirituel et racontait plaisamment B plusieurs personnes l'histoire d'un petit chien auquel il avait enseigné l'art de trouver des médailles d'or. On avait trouvé b o n nombre de pièces de monnaie qui n'étant point d'un métal préaew. Paillette. L'abbé Phulpin prêta serment B la Constitution civile du clergé . II entra en relation avec grand nombre d'amateurs d'antiquités. tirées pour la plupart des ruines du Chatelet. II y avait deux compétiteurs..

Il hérita ainsi d'une aiguière en bronze et d'autres objets aujourd'hui disparus. des restes d'aqueducs .deuxièmement. maître de forge à Bayard et riche propriétaire terrien laissa ses bûcherons faire des fouilles sur la colline du Châtelet se réservant les beaux objets et les médailles qui l'intéressaient. il mélange les monnaies issues du trésor monétaire et celles provenant des fouilles ." . Beaucoup d'antiquaires s'intéressent alors aux monuments mégahthiques et la Haute-Borne avec son inscription est un monument qui prêtera à une abondante littérature. nous citons ici Pothier : "Vers le temps des principales découvertes de M. le vicomte Delassalle. De ses travaux. D'après la relation de ses fouilles (3) l'abbé Phulpin paraît avoir été animé au début d'une certaine rigueur puisqu'il envisageait des fouilles méthodiques partant de deux tranchées perpendiculaires coupant le site. Comme nous l'avons déjà fait. Il semblerait qu'en réalité ses travaux ne datent que des années 1809-1810. Peu de temps après le décès de l'abbé Phulpin. de monnaies d'or. M. et. il dit avoir commencé ses travaux sur le Châtelet cette même année.En 1785. La description qu'il fait des objets découverts est assez lacunaire et de peu d'utilité. il ne serait pas exhaustif et donc d'un intérêt moindre. Nous savons par contre qu'une partie de son médailler échut à son neveu Phulpin. nous mentionnerons également la découverte qu'il fit de ce qu'il a appelé "l'hypogée Celtique". un de nos Préfets. mort du choléra en 1854. quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres propriétaires. L'abbé Phulpin s'est alors totalement mépris sur la. nous ne retiendrons que le fait qu'il ait vu deux couches distinctes. des caves. Qu'est devenue sa collection ? Nous ne saurions le dire. Des travaux de l'abbé Phulpin. Il a été vendu à vil prix à quelques amateurs de Reims. Phulpin. comme nous le verrons ultérieurement par Pothier. La première gallo-romaine. par l'intermédiaire de M. semble-t-il. puis par l'abbé Gelin. curé de Fronville. l'abbé Antoine Phulpin est nommé curé de Fontaines. La description des monnaies d'or n'est pas non plus d'un intérêt majeur. Nous citons et publions dans ces pages à titre d'exemple les articles de Pinard et de Chandruc de Chazannes parus dans la revue archéologique qui montrent bien la fantaisie de ces écrits. des fossés. La fouiUe de ce monument h t reprise. si nous avions l'inventaire du trésor. maire de Prez-sur-Marne fit ouvrir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions. Dès lors. Le baron de Klopstein. destination de cette construction qui n'est en réalité qu'un aqueduc souterrain. un peu plus tard. Monsieur Paillette de l'Isle. La chance lui sourit un beau jour en lui révélant un trésor monétaire composé essentiellement. Que faut-il penser des fouilles de l'abbé Phuipin ? Déjà. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance. la seconde sous-jacente était caractérisée par la présence de nombreuses monnaies gauloises. m C'est à cette epoque que toute une série de textes relatifs à la Haute-Borne seront élaborés. il fou& épisodiquement et sans plan préétabli. Il nous rapporte que ses projets ne se poursuivirent pas du fait d'une mésentente avec les cultivateurs. si nombreuses qu'il ne daignait plus les ramasser. Premièrement. la relation qu'il en fait est des plus sommaires.

Le Chatelet et ses environs. II donna de ses collections au Conseil Général de la Haute-Marne qui les remit au Musée de Saint-Dizier. Ce dernier est agrémenté de quelques planches inédites dues au crayon expert d'Emest Royer (+1885).t. il fut engagé à Fontaines où il aida. à titre de vicaire. (5) La bibliotheque de Chaumont (Haute-Marne) conserve son manusmit. dc - L w r f f i . Pothier (né le 11 mars 1801 à Chaumont). de Vennebant Gelin et de Françoise-Laurette Maquari. il le fit. en 1856. Vers 1882. Aqueduc de construction r o d e . où son prédécesseur avait fait de si riches découvertes. II fit exécuter de nouvelles fouilles avec courage pour un homme de son âge. .particulièrement à l'archéologie. en faisant suivre cette description de ses appréciations personnelles. p. et Arcfil. s'éprit à son tour des ruines qu'il avait sous les yeux et consacra une grande partie de son temps à I'étude du sol qu'il foulait tous les jours. . Hist. revue champenoise.-G. amené par les circonstances aux pieds du Châtelet. jusque dans ces derniers temps. après de fortes études. dans Mém." L. II reprit les fouilles d'un aqueduc de construction gallo-romaine. ils furent donnés aux mécènes qui avaient permis les fouilles de la nécropole des Plantes. dans l a Haute-Marne. Monsieur I'abbé Gelin. avec une ardeur toute juvénile. (ms147) intitulé Monographie du Châtelet et de ses environs avec de nombreux dessins. son prédécesseur et lui succéda quatre ans plus tard. et divers joyaux. II eut souvent à lutter pour soutenir sa manière de voir à ce sujet . Ce texte correspond pour l'essentiel a u texte du manuscrit de Pothier conservé à la Bibliothèque municipale de Chaumont. A partir des travaux de Grignon il rédigea une monographie qui sera publiée en plusieurs livraisons. maire de cette commune vers 1856.Pothier. de ln Soc. qu'avec une persévérance infinie et malgré le peu de ressources dont il disposait. maître de forge à Cirey-sur-Blaise. mais avec une convenance parfaite. II décrivit I'aqueduc qu'il avait découvert. 123. m i e chnmpoioise. l'instituteur primaire de Fontaines. il obtint enfin du Conseil Général une subvention qui lui permit de continuer des travaux devenant trop onéreux pour sa modeste fortune. l a plupart à l'effigie des Constantin de nombreux fragments de l a belle poterie rouge des anciens. q u i est au pied de la montagne. l E n 1842. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. juge de paix à Chevillon puis à Andelot s'intéressait. A. il put débarrasser presque entièrement des débris qui I'obstruaient. II fut ordonné prêtre vers 1840 . dans Ln Hmlte-Mmne. I'abbé Phulpin. une nouvelle source d'observation fut offerte a Monsieur Gelin par la découverie fortuiie du cimetière gallo-romain et mérovingien situé près et à I'est du Châtelet. Après des années de sollicitations.Abbé Pierre-Felix GELIN (1816-1885) l' Né à Langres le 23 juin 1816. creusant dans le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède. après avoir été un an vicaire à Joinville. (d'après l'hommage de Charles de H4douville.1186. Seuls quelques objets furent dispersés . II éprouvait beaucoup de plaisir à faire visiter ce monument à ses collègues de la Société des Lenres de Saint-Dizier dont il était un membre tr&s actif. 6876. ii+ p. Décédé le 23 mai 1885 à Fontaines-sur-Marne. 1856. Pothier. Pr6sident de la Soa'été des Lettres de Saint-Dizier). notamment une jolie cornaline.

Essai sur un aqueduc de construction romaine A la montagne du Chatelet près de Fontainessur-Marne et de Gourzon. et Hist. t U. Abbe P. dans Bull. 1877-1878. ce cahier n'a pas été retrouvé. de Lmgres. et Hist. (6) Abbe P. (8) Abbé Auguste Fourot. 304-316. 1. 59-74. Archéol. Il publie en outre.1890-91.p. sous forme de feuilleton dans le journal "La Haute-Marne". 43. il y a une erreur de datation : il ne s'agit pas de tombes gallo-romaines mais de tombes mérovingiennes. Gelin. de la Soc. Çepultures du Châtelet. L'abbé Geiin sera nommé vicaire de l'abbé Phulpin. t. p. Après celles-ci. Bien sûr. II. Quelles que soient les qualités de l'abbé Fourot. il n'existe pas d'inventaire tombe par tombe. bien que succinctes. de la Soc. De plus. et Hist. p. Quelques autres erreurs sont à relever. Le cimetière gallo-romain p&s du Chatelet. de Lrn~grs. sont d'un gmnd intérêt. Pothier décrit bien la partie souterraine de ce monument dont il a suivi la fouille en détail . Certainement encouragé par ses découvertes. t. Au cours de la période qui va suivre. L'oppidum du Châtelet Mémoires de ln Sté des Lettms de Saint-Dizier. Bull. Quant au massif retrouvé en 1823 à la Fosse Bnot. Bull. Archéol. Vers 1880. une petite monographie du site inspirée du texte de Pothier où il signale quelques trouvaiiles inédites et où il fait part de quelques idées personnelies. il a même financé personnellement une partie des travaux. 1991.Cette monographie est certainement le medleur travail s u le Châtelet et ses environs. il se contente d'écrire quelques articles. Cette hypothèse d'un aqueduc aérien ne peut pas se concevoir en l'absence de restes visibles. il s'est malheureusement lancé dans une hypothèse très risquée lorsqu'il a imaginé une partie aérienne à cet aqueduc. 336-345. de L m p .198. de Lmgres. Archéol. puis il le remplacera après son décès . et Hist. de la Soc.303 et 336. il ne peut être considéré comme un fouilleur mai uniquement comme un collectionneur. En effet. de la Soc. Edition du CERF'HM. et 1880. Ces notes sont un bref rappel des trouvailles faites avant cette date. l'abbé Fourot récupèrera quelques objets du cimetière gallo-romain et mérovingien des Plantes . Ainsi par exemple. avec un exhait du proes-verbal des fouilles de Pothier. Les relations qu'il en donnera. G e h . mais l'abbé Gelin fut conscient de cette lacune et il dit avoir dessiné à la fin de la fouille les objets au fur et à mesure de leur découverte. II. Ji. la Haute-Borne et Sous-Porchien. En même temps que l'abbé Gelin. p. Abbe P. il peut s'agir d'un enclos funéraire du type de celui mis au jour par Yvon Gaillet et dont nous retrouverons la relation des fouilles pages 223 et 228 . p. t. il suivra les fouilles de la nécropole des Plantes située à proximité de la vue. tout fut rebouché. Geli. Ernest Royer a d'ailleurs bien interprété les idées de Pothier dans le dessin reproduit à la page 1 du présent ouvrage. Fontaines et Sommeville dans 1'Enqirête diocffinine de 1844. Saint-Dizier. Il fera de bons comptes rendus de ses travaux. si Son excepte l'erreur magistrale concernant l'aqueduc. Dans l'enquête paroissiale de 1844 (l). Fontainessw-Marne. le matériel recueilli pendant ces travaux a été presque totalement remis au musée de Saint-Dizier. p.t. l'abbé Gelin se lancera dans les travaux sur le terrain en déblayant l'aqueduc dégagé partiellement par Pothier au milieu du siècle. . 7-103. Malheureusement. t. les travaux sur le terrain vont se raréfier. nous trouvons quelques notes concernant le Châtelet. Bull. Archéol. 1%-'200. au sujet du cimetière trouvé sur la colline lors des fouilles de 1848. 4.

Figure 3. Materiel de la collection Fourot (d'après une planche gouachee de Houdard) XXI .

m . II s'intéressa assez tôt à I'archéologie et plus particulièrement au Châtelet. C'est ce que nous pouvons déduire de ses notes de fouilles qu'il rassembla après coup. 3. Son oeuvre relative a u Châtelet est surtout remarquable par la monographie qu'il nous a laissée sur le site. il passa la plus grande partie de sa vie à I'autre extrémité du département. c'est une figure du dernier quart du XIXàme siècle. Ce qu'il écrivit est généralement bien structuré. Malheureusement. Perthes). Sn. Mais c'était avant tout un collectionneur. 1884-1885 (1886).et Mém. Soc. m C'est à l a même époque qu'Auguste Nicaise. Ce qui est malheureux chez lui. Membre fondateur de la Société des Lettres. Etude sur un buste antique en marbre . il en fut le secrétaire de nombreuses années durant. D'autres objets. c'est son désordre. né à Esnoms (canton de Prauthoy) le 18 avril 1829. Seuls. au cours des vacances d'été. il en donna d'ailleurs quelques uns au musée de Saint-Dizier. bien documenté et exempt d'erreurs. E n 1875. Par rapport aux connaissances de l'époque. il devint chanoine honoraire de la cathédrale de Langres. les cartons portant une inscription manuscrite indiquant le Châtelet comme provenance. Comme il pratiquait seul. Le matériel issu du Châtelet et faisant partie de sa collection a été partiellement acquis par la Société des Lettres de Saint-Dizier et se trouve donc inclus dans les collections du musée de Saint-Dizier. ont pu être pris en compte. fait connaître un buste e n Marbre du Châtelet. avec les produits des fouilles des tumulus des Montoilles et de Champberceau. Dans cette collection se trouvaient un certain nombre d'objets du Chatelet proprement dit et de la nécropole des Plantes . Le reste provenait de la région imm6diate dont il était issu : Esnoms-au-Val et ses environs. II était très estimé par les élèves qui ont reçu ses leçons. Bordier fait paraître à Paris dans les Mémoires de la Societé des Antiquaires de France une étude qui lui permet de faire le point sur les travaux de Grignon a u Châtelet et le devenir de sa collection et de ses documents.. En dehors de sa monographie sur le Châtelet. On lui doit un article très documenté sur les Origines de Saint-Dizier paru dans les M&mo/&sde /a &c@HdesLetflesde cette méme ville et plusieurs notes qu'il adressa à la Revue de Champagne et de Bnio sur les trouvailles archéologiques locales. Professeur de rhétorique au Collège de Saint-Dizier (actuellement I'ESTIC). 97-105.p.p. les planches du premier fouilleur de cette ville ont depuis disparu. provenaient de Saint-Dizier et de ses environs (Chamouilley. (8) Auguste Nicaise. XIV. Agr. buste en bronze découvert à Cemay-lesReims. pour l'essentiel. Ce méme désordre fut constaté par Raoul Bouillerot iorsqu'il prépara sa collection pour la vente. Les fouilles qu'il a menées dans la forêt de Champberceau à Esnoms-au-Val en sont un bel exemple. à Saint-Dizier. Jupiter Sérapis. Pour y voir plus clair il dut faire appel à Régis Colson qui connaissait la collection. iln'y a pas d'erreur importante et cette monographie est utilisable. y décéda le 30 décembre 1907. elles furent étalées sur plusieurs années et il ne s'y retrouvait pas d'une année sur l'autre. &Arts de InMnme.. dans Compte rendu de i'Ac&ie des Insclq>fionset Bell.262-270. des Sciences et des Arts de Saint-Dizier. il publia assez peu.% L m s . Ordonné prêtre en 1853. Corn. 1886.Abbé Antoine-Auguste FOUROT (1829-1907) L'abbé Fourot. l'archéologue de la Marne.

Materiel du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses).Figure 4. XXIII .

O Figure 5.. xxnr 5 . Tessons de céramique sigillée du musée de Saint-Dizier (fouilles diverses). . .

' Crudie en terre blanche et vases à depressions noirs d u musee de ç h t . XXV .Figure. ~ i (fouilles ~ i ~ ~ Colsoi.).

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.. de ceux qu'il appelait les "INresques" . son pays natal. Une partie des objets qu'il découvrit entra dans l a collection du docteur Chaussinand. Sa modestie. D'instinct. dans sa cinquantième année).. pendant prés de vingt ans. le Châtelet n'en eut été que plus connu. sur celle de M. (D'aprBs nécrologie Btablie par Georges Drioux) m Concurremment à l'abbé Fourot et à la même époque. par testament olographe. S n'en pas douter ! II eut pu. O n connaît aussi par les coliections du musée de Saint-Dizier et par la biographie des archéologues du Châtelet établie par Colson.Régis COLSON (1 868-1936) Régis COLSON. le passé de son cher oppidum du Châtelet. près de Sommeville. grâce auquel il ressusciterait le passé.. Après ses fouilles de 1923.. à I'Etat. M. Celui-ci fut curé de Fontaines-sur-Marne avant d'aller à Osne-le-Val o ù il termina sa vie. avec son frère Paul d'abord. Auxiliaire de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.publier chaque année le résultat de ses fouilles . Ce matériel est connu par le catalogue du musée de Saint-Dizier. t 3 janvier 1936) était professeur. C'était un technicien de la fouille : il fouillait avec une patience méticuleuse. Ilest surtout connu par la monographie qu'il écrivit sur ce dernier village.". ont récupéré des objets du Châtelet. né et décédé à Sommeville (O24 décembre 1868. Nous n'avons jamais su ce qu'étaient devenus les objets de cette collection . et. il ne jurait point ~ f l ~efb8 /778g/~F7 Ses notes. Colson était un modeste : "Je ne fais que glaner .né également à Sommeville le 4 juin 1862 et emporté.. il se défiait.. ni l'indépendance : ses observations minutieuses lui permettaient d'émettre un avis.Trop mueeste. . du moins.. Adrien Blanchet. les moindres objets permettant d'évoquer un aspect de la vie religieuse. Sa collection. Régis Colson fouilla pendant plus de quarante années. Une salie du Musée du Breuil porte le nom des fréres Paul et Régis Colson (Paul . certaines personnes comme Houdard qui sera conservateur des collections de la Société des Lettres. témoignage du plus haut prix en faveur de notre Compagnie. sur la proposition d'Ernest Babelon. il fouillait pour découvrir le "document". D'ou I'intérêt scientifique considérable de sa collection.il eut dû . il avait soustrait quelques objets tmuvés en faveur du musée de Saint-Dizier. d'Alésia ou de Vaison. mon frère était la @te. de la déposer au musée de Langres. prématurément. je le dois S mon père et B ses quali%s d'ohsewateur.. seul ensuite près de 50 sous-sols.si j'ai quelque mélhode. je ne suis que le bras . II consacra I'essentiel de sa vie extra-professionnelle à I'archéologie du Châtelet.. c'était sa fierté I Aussi avait-il pris soin de la léguer. les fouilles de l'abbé Maréchal. à charge. une conscience absolue. II fut nommé en 1923. pourtant. h Luçon et enfin. et un avis parfois différent de l'opinion en faveur. au collège Diderot à Langres. il avait successivement enseigné au collége de Sainte-Menehould où son frère était répétiteur. économique ou sociale de I'antique agglomération. Correspondant du Ministère de l'Instruction publique. II ne fouillait pas "pour I'objef'. suivant une méthode impeccable. à l'égal de Vertault. Elles sont une des composantes et non des moindres des collections gallo-romaines des musées de Langres.. et ses collections restent. et 75 citernes environ ! . défiance bien légitime après tout. n'excluait ni l'originalité. et le fouilleur eut été moins ignoré. quatre ans plus tard.

Gaillet. t. p. 90-101. 51-77. Celles-ci sont complétées par les études de Pierre Mouton.1%7. On notera aussi une fouille de sauvetage sur le site de la nécropole des Plantes. (12) Gnllin. Gaillet Le souterrain de Fontaines est-il un aqueduc ? dans Cahiers Hnirt-Mnnmis. m n . une partie d'entre eux est certainement attribuable à la Tène. La villa gallo-romaine de La Charbonnière à Fontaines-sur-Mme. 290. La monographie du Châtelet écrite par Colçon aumit eu un intérêt majeur . Nous ne pensons pas que Son puisse attribuer à l'Age du Bronze les éléments de bracelets qu'il a trouvés . 25. Nouç citerons encore les restes d'une zone d'habitat. Cette fouille à laquelle nous avons participé avec Yvon Gaiilet a été relatée par Louis Richard. 1%5. Cette fouille a conduit Yvon Gaillet à étudier magistralement l'ensemble des statuettes d'Epona découvertes sur le Châtelet. *W (9) Paul et Régis Colson.Après l'abbé Gelin.elle reste à écrire. il semblerait que les fouiiies Colson aient été d'une grande qualité. Nous devons encore à Yvon Gaiilet la publication d'un texte relatif à l'aqueduc qui met à la disposition du public des documents inédits. Les notes doivent se trouver d m les archives de la Société Historique et Archéologique de Langres. Le Châtelet et ses environs B i'époque preromaine. Malheureusement pour nous. il faut être prudent en ce qui concerne les attributions de Coison. (13) Ibid. (14) Y. Repertoire archeologique du departement de la Haute-Mme. nous assistons à un renouveau de l'archéologie à Fontaines-sur-Marne avec les travaux d'Yvon Gaillet. Les fouilles menées par Yvon Gaillet ont toujours été d'une grande rigueur et les publications qui en découlent sont tout à fait utiliçables. La description du matériel est bien faite. (10) Georges Drioux. Nouç devons également à cet auteur plusieurs études d'objets néolithiques découverts sur le territoire de Fontaines et ramassés au cours de nombreuses prospections de surface. (11) Y . 23. D'après l'abbé Georges Dnoux. Son étude sur les signatures de potiers gallo-romains est des plus intéressante . 1%4. 7-37. d'où nous espérons qu'elles seront exhumées un jour prochain La publication la plus importante est celle qui concerne les trouvailles préromaines du Châtelet et de ses environs. Pour les Ages des Métaux. ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas précédemment. p. ce sont deux sépultures gallo-romaines du Bas-Empire qui ont été bouleversées lors de travaux routiers. instituteur et ancien maire de la commune.1%9. Par contre. Elles sont fréquentes dans les forts du Limes. 309. p. vint la famille Colson 11 semblerait que le père ait fouiiié avec l'abbé Gelin lors des fouilles de la nécropole.le reste de sa bibliographie consiste en courtes notes où l'on trouve.toutefois. dans C ~ h i mHat-Mnmnis. la description du contexte. Une autre fouille de sauvetage eut lieu "demère la Grange" sur un cimetière du Haut-Moyen Age. Ce dernier élément dome une certaine valeur à ces études et les différencie de ses devanciers. et GnllUs 27. l'essentiel d'entre elles ne fut pas publié. on trouve une grande période où il y a eu peu de travaux sur le Châtelet à l'exclusion d'un inventaire sommnire de Drioux (10). elles apparaissent à la fin du premier siècle et sont appelées par les archéologues allemands "soldaten Fibeln" . 1194. Là. W* Après le décès de Régis Colson. dans CBhiers Hat-Mnmms. p. Mémoires de ln Sté des Lettres de Snint-Dizier.. presque à chaque fois. quelques fibules dites protohistoriques par Régis Colson sont en réalité de l'époque gallo-romaine . Ce sont les fouilles de la villa gallo-romaine effectuées dans la forêt au lieudit "La Charbonnière" p u s des travaux plus ponctuels avec les fouilles de la "Fosse Briot" où une partie d'une nécropole gallo-romaine précoce a été mise au jour. Puis dans les années 60. p. Les deux fils fouillèrent aussi sur ce site. ancien curé de Gowon et préhistorien et par une note de Claude Stocker.

Bulletin de ln Société Archéol*ue Champenoise.1%4. Sc. fasc 4. Les fibules d u Châtelet de G o m o n d'après les publications du XK0 siède. Depuis. (17) Louis LEPAGE. Autour de la Haute-Borne de Fontaines-sw-Marne. Louis LEPAGE. Bulletin de ln Société Archblcgia~ieChmnpcn&. et d'Axhéologie de Li Haute-Mnme. p. Cnhiers Hnllt-Mnmms. membre de la SoQete litteraire devenue Acadernie de aidons. Nat. Sté de Sc. p. t. Drouot sur les signatures de potiers et les quelques articles que j'ai commis concernant YAge du Bronze.1973. 1989. Birll. Ardieologue d u XVEi " siède. no 4. Mém. fit paraître une étude sur l'aqueduc gallo-romain (15). nous signalerons toutefois le travail de J.-T. t. 71. Pierre-Clement Grignon. les fibules du Châtelet et la Haute-Borne (16). les études sur le Châtelet et ses environs se font rares. et Aris de In Mnme. Cette note n'apporte rien de nouveau sinon le point de vue d'un celtisant inconditionnel. t. 103. Louis LEPAGE. J'en finirai avec le rappel de ma publication sur les travaux de Grignon (17). H. La Haute-Borne à Fontaines-sur-Marne. 6û-64. p. 51-64. Nous conseillons d'avoir la plus grande circonspection vis-à-vis de cette curieuse relation qui n'est toutefois pas sans intérêt.1978. de la Sociétéd'Agriculture con^. 7-14. 8-16. 193-209.2 fig.1988. p. no 76. . 06) Louis LEPAGE L'Age d u Bronze au Chatelet de Gourzon (Haute-Marne). p.C'est à cette époque que Noël Spéranze. 82. no 4. t. Saint-Dizier le 2 avril 1992 (15) Noël SPERANZE. >O(. qui se nommait lui même chercheur indépendant. 2 Pl.

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A Narcy par exemple se trouve un beau biface et à Çavonnières (Meuse) le territoire de la commune a fourni pendant la guerre de 1914-18 des pointes mousteriemes à un archeologue mobilisé. En effet. on trouve un beau racloir biface appartenant sans ambiguïtt au Paleolithique moyen. il semble que quelques armatures de flèches indiquent un Néolithique ancien. losangiques. Nous savons que les groupes de cette époque affectionnaientparticulièrement les sites de hauteur. nous savons que les voies commerciales issues de la Haute-Ça6ne remontent la vallée de la Marne jusqu'aux environs de Saint-Dizier : à Ancerville (Meuse) ou Hauteville (Marne). par exemple pl. La presence de vestiges de cette époque est confirmée par quelques autres objets en silex de la même collection. Là aussi. Il ne serait pas du tout invraisemblable que des traces d'habitais remontant au Néolithique moyen subsistent au Châtelet sous les remparts plus récents. ont été bouvés sur le site même du Châtelet. Orconte ou Norroy. Ces quelques indications semblent prouver que les territoires de Fontaines et de Gourzon ont pu &tre parcourus depuis plus de 50 OW ans par l'homme de Neandertal puis par l'homme de Cro-Magnon. Ces objets sont à mettre en relation avec les traces de civilisation danubienne mises en évidence par les fouilles du Perthois à Larzicourt. Le Néolithique final est aussi présent. trouves près de la Haute-Borne ou sur le territoire de communes voisines. Les armatures de flèches de tous types. Le Neolithique (anciennement appelé Age de la Pierre polie) est nettement mieux représenté. Par les inventaires récents que nous avons faits de ce type d'outils pour l'éîude entreprise par Pierre Petrequin de la diffusion de cette matikre. de rhinocéros laineux. ils font partie de la collection Colson et ne denoteraient pas dans un ensemble du Néolithique moyen. il convient aussi de rappeler ici les trouvailles faites d m la grotte du Perthuis de Roche à Morancourt par René Joffroy et Pierre Mouton qui ont fouillé vers 1948 et ramassé de L'industrie lithique et des vestiges de faune assez nombreux où se remarquent des restes de mammouth. il ignorait totalement l'existence de vestiges du Paléolithique dans les environs de la Haute-Borne. La période qui suit : le Néolithique moyen.L'occupation du Châtelet et de ses environs à travers les âges Lorsque Régis Colson a publié son article sur le Châtelet à l'époque préromaine. Une station de l'Epipaléolithique y était mêlée. Quelques outils en pélite.no 1 de l'article de Claude Stocker. . à pédoncules et ailerons. sorte de quartzite micassée appelée aussi aphanite. dans la collection Claude Stocker à Ville-sur-Çaulx (Meuse). se retrouve dans quelques objets ramassés également en surface. ce sont essentiellement les armatures de flèches sub-triangulaires à c6tés convexes et à bases concaves. 1. D'après le maMriel recueilli en surface à proximité de la Haute-Borne. que ce soit sur le Châtelet ou sur les plateaux de Fontaines aux environs de la Haute-Borne. Nous savons que des industries remontant à cette époque ont @térepérées sur le territoire relativement proche de Cousances-les-Forges (Meuse). de passage dans la région. foliacées témoignent bien de cette époque et doivent indiquer une présence de la civilisation Seine-Oise-Marne ou (et) de celle du Gord. en limite de la Haute-Marne et m@me legèrement sur notre département. tant sur le site du Châtelet que sur les plateaux voisins. C'est ce m@metype que nous avons rencontré à la Vergentière à Cohons. L'absence de céramique est bien gênante car l'industrie lithique seule ne permet pas de se faire une opinion bien précise. ou no19 de l'article d'Yvon Gaillet "Chaçse aux silex". Ji ne serait pas surprenant de trouver des vestiges du Paleolithique supérieur dans les terres de Fontaines-sur-Marne. de hyène etc. nous retiendrons quelques armatwes de flèches comme caractéristiques de cette phase. On en connaît un exemplaire à Juvigny ( M m e ) près de Châlons-sur-Marne.

Le Bronze final est jalonné par quelques objets trouves par les divers fouilleurs du site. Dam l'Atlas de Grivaud de la Vincelle. bien que rares. . elles n'en existent pas moins au Châtelet. elles sont certainement de tradition gauloise. ll y a. Toutefois. Les autres objets métalliques ne sont pas convaincants. Quant aux rouelles. bien sûr. que ce soit Grignon ou ses successeurs. seules quelques fibules sans cache-ressort peuvent être plus anciennes. c'est à la Tène finale qu'il faut rattacher un certain nombre de monnaies gauloises trouvées sur le site. surtout que la masse monétaire atîribuable à certains empereurs était trés limitée. nous ne reconnaissons aucun objet. Nous citerons rapidement un couteau à manche codé du type de Courtavant qui évoque le Bronze final 1. Par contre. les fibules données comme gauloises par Colson sont déjà d'un gallo-romain bien avancé . trouvée par Grignon après la rédaction du second bulletin et avant l'interruption bmtale des fouilles. un certain nombre d'entres elles sont bien connues et datées et appartiennent à la Tène finale .il n'est donc pas impossible que cet ensemble provienne du Châtelet. à Chamouilley mais aussi aux Jogasses à Chouilly dans la Marne où une nécropole a donné son nom à la civilisation jogassienne qui caractérise cette phase de transition. conservée au musée de la Princerie à Verdun. Dans l'état actuel des recherches. serait l'élément le plus convaincant mais les fouilleurs qui se sont succédés sur ce site se sont contentes de récupérer les plus belles pièces. Les bracelets massifs et décores d'incisions situeraient cette parure aux alentours de 550 avant J. Nous serions là en présence d'une sépulture du Hallstatt final. un couteau à soie et une pointe de flèche citée par Colson. Aucune mention indiquant " m h e cabinet" ne figure à proximité de cette gravure . Une hache en bronze à ailerons médians. Une fibule malheureusement incomplète peut dater de cette même période. nous ne connaissons rien de déterminant. quelques manques mais cela est normal. Quelques fragments de bracelets cités par Colson et faisant partie de sa collection pourraient bien être de la Tène ancienne.-C. nous conduit au Bronze moyen et indique des influences atlantiques dans les voies commerciales. il ne semble pas y avoir de hiatus d m la série depuis Auguste jusqu'à la fin de l'Empire. figure un os du bras autour duquel sont passes deux bracelets et 30 armilles. La céramique : amphores ou tessons divers. planche LXXVI. il est bien difficile de se faire une idée précise des monnaies qui ont circulé avant la fin de l'Indépendance gauloise Nous savons que la plupart du monétaire gaulois a perduré et que m&mecertaines monnaies ont été codées ou frappées sous la domination romaine. Ce type de parure est bien connu à cette époque dans la région et se rencontre à Nijon. mais toutefois. L'époque gallo-romaine qui va suivre sera jalonnée par une série de monnaies romaines et par quelques éléments céramiques bien caracteristiques. Du premier Age du Fer. ce sont esscnticllement les monnaies d'or et d'argent.Quelques armatures plus évoluées à pédoncules et à ailerons équarris ainsi que les poignards en silex du Grand-Pressigny permettent de penser que l'occupation s'est poursuivie sans hiatus jusqu'à 1'Age du Bronze ancien. mais certaines peuvent aussi être gallo-romaines. Pour les monnaies. deux débris d'armilles trouvés par Colson et un disque crénelé issu des memes fouilles évoquent le matériel de cette période mais il s'agirait d'une phase assez terminale. De la Téne moyenne.

De toute façon. D m la série des fibules ramassées et conservées par Colson.L'outillage recueilli n'offre aucun élément de datation caractéristique. ils ne les ont pas vues soit la nature des vestiges ne les a pas incités à en faire part. cela n'implique pas forcément qu'il n'existe pas. Elles sont peut-être les *moins de ces habitats méconnus. il n'est pas impossible que quelques vases aient échappé à la casse et aient été transmis par héritage. Des fouilles sérieuses. Colson n'a pas signalé de céramique sigillée décorée à la molette. . la céramique et les verreries. la série commence certainement à la période des Flaviens et se termine vers 270. à Saint-Dizier "les CrassB" ou Hallignicourt "Fontaine Saint-Martin". se retrouvent dam les fibules. mais cela ne peut en aucun cas constituer une règle générale sur le site. alors qu'elle est présente dans la nécropole et sur certains sites de la région. devraient permettre de préciser les périodes peu claires ou même obscures de ces occupations successives.-C. Si les fouilleurs ne signalent aucune trace d'habitat mérovingien. le cimetiere des Plantes et l'autre cimetière situé sur le plateau même du Châtelet ont continué à &treutilisés jusqu'au W * m * siècle. Quelques exemplaires plus récents de la fin du Bas-Empire viennent compléter cette série. nous signalerons son usage dès le premier siècle et son utilisation durant toute la période d'occupation du Châtelet jusqu'à la fin du IFmesiècle. Nous revenons sur le probléme des fouilles sauvages pour dire que. que ce soit au cours de la Fréhistoire ou de la Protohistoire ou au début du Haut-Moyen Age. Colson était convaincu que la &ramique sigillée à relief perdurait au Châtelet au cours du IVeme siècle et ceci. Voici en peu de mois ce que nous pouvons dire sur I'occupation de ce site prestigieux qu'est le Châtelet. si elles apportent parfois quelques satisfactions aux fouilleurs. se trouvent deux fibules ansées symétriques du V U * m e siècle qui ne se trouvaient pas avec le matériel de la nécropole. Les fibules sont suffisamment caractéristiques pour indiquer une occupation continue de -80 avant J. Il ne semble pas que les grandes invasions aient interrompu la continuité de l'habitat sur le Châtelet. d'après ses trouvailles. et non des fouilles clandestines entreprises en ces lieux. Nous pensons ici bien évidemment aux époques qui entourent la période majeure d'occupation du plateau. elles le détournent le plus souvent de faire connaître à la communauM ses trouvailles et privent par là m&meles savants et les amateurs de renseignements essentiels à la compréhension d'un site. (fibule de Nauheim) au milieu du iiïème siècle (fibules émaillées skeuomorphes et zoomorphes).Que faut-il penser de l'absence des tessons de ce type 1 Pour la verrerie comme pour la vaisselle metaIlique. Les seuls éléments de datation. Çoit. Nous ne voyons pas comment le Châtelet ne possédant pas d'atelier de céramique sigillée aurait seul continué à utiliser couramment ce type de vaisselle. Pour les céramiques sigillées. d'après Georges Drioux. en dehors des monnaies.

LN. Exesa invmiet scabrâ ruhgine pila. SITUÉE PRÈS DE FONTAINES (HAUTE-MARNE).GEORGIQUES. 1840. (VIRGILE. . quumfinibus illis Agricola innrruo terram molitus arntro. le'. A. PAR M. Prêtre. PHULPIN.) AlP NEUFCHATEAU. Grandiaque @ossis mirabitur ossa sepulcris. Aut gravibus rastris gnleas pulsabit inanes. IMPRIMERIE DE VICTOR DE MONGEOT.NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LES FOUILLES FAITES ET LES MONUMENTS DÉCOUVERTS SUR LA MONTAGNE DU CHÂTELET. . Scilicet et tcmpus vmiet. Bachelier de Çorbome et Curé du petit village de Fontaines.

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que nous pensions pouvoir terminer vers le premier janvier de cette année . entremêlées de petits chapitres. Girault de Prangey se propose de poursuivre cette belle et grande eilheprise. C'est en faisant ces excursions scientifiques et archéologiques que M. M. Un concours de circonstances. 3 . Le Bas. Leclère. depuis lors. pour plus de clarté.la deuxième coinprend tout ce qui a rapport aux fouilles et aux découvertes faites par M. Guenepin. Ii engagea. dans le mois de septembre de l'année 1839. Hersent. et quinze jours furent consacrés par nous. nous a forcé de suspendre inomentanérnent l'impression commencée de cet ouvrage. et une notice biographique sur Grignon. Nous acceptames cette mission laborieuse. inais nous n'avons pas perdu ce retard. Sdmek. Girault de Prangey. à étudier les lieux avec M. Nanteuil.consacra plus de six semaines à parcourir en tous sens ce départernelit. secrétaire perpetuel. inspecteur des tnonumens historiques de la Haute-Marne (l). nos observations et nos propres recherches à celles du inanuscrit que nous étions chargé d'editer.IMO. un des plus remarquables que nous connaissions. Phulpin de la résolution qu'il a prise de domer le jour à ses intéressantes découvertes du (1) Auteur du grand ouvrage sur les Monamais nrnbes et ntntrresqrles de Cordoiorce. qu'il nous était impossible de prévoir et que nous ne pouvons expliquer ici. M. Girault de Prangey.) (2) Voyez le Rapport de M. l'exactihide qui a preside à son éxenition en fait un ouvrage des plus précieux et des plus curieux. le curé de Fontaines. Nous apprenons que M. et RaoulRochette. Huvé. sous le rapport scientifique. . dam le but d'avoir u n aperçu général des diverses richesses inonumentales qu'il renferme. et fut assez heureux pour le décider à le faire le plus t6t possible (2). et aussi d'appuyer de citations indispensables certains points qui avaient besoin d'etre eclaircis. Phulpin à publier la relation exacte de ses travaux et de ses recherches. Mais les infirmités et le grand age de M. Tout en revoyant la rédaction. Huyot. Debret. Jusqu'alors ce travail avait manque à l'art architectonique . Qu'il nous soit permis. Phulpin . forme un cours complet de l'architecture arabe etudiée dans toutes ses parties sur les lieux memes. curé du petit village de Fontaines. et de nouvelles découvertes dont nous n'avions pas connaissance l'année dernière. toutes les fois qu'il a été nécessaire. ler novembre 1840. toutes recucillies sur place. rapporteur. Phulpin (il a 83 ans) ne lui permettant pas de suivre les details minitieux que réclame l'impression d'un ouvrage. La première partie renferme des dissertations historiques sur l'origine et la destruction du Chatelet . Séville et Grennde. Girault de Prangey eut l'occasion d'admirer la magnifique collection de médailles trouvées par M. Ce magnifique ouvrage. nous avons cru utile de joindre. Phulpin. Fontaine. de la beauté et de la inerveilleuse conservation de ces médailles. tome VI. Cortot. page 325. 11 fut frappé. parce que. comne tous ceux qui les ont vues. enfin la troisième a pour objet la description de monuments existants près du Chatelet. Vaudoyer. Nous avons divisé ce travail en trois parties distinctes. nous avons été à même de profiter de nouvelles observations qui nous avaient échappé. (Voyez le Rnpporf fait le 11 avril 1840 sur cet ouvrage à l'Institut de France par MM. Dans le cours de l'été dc l'annee dernière. Girault de Prangey leva ces difficultés en nous proposant de l'aider dans ce travail. M. lui aussi. de nous joindre aux personnes qui ont félicité M. artistique et typographique. cn terminant. inseré dans le Biillctin nzontima~fnlde ln Société pour ln coiiçcwntioti ef In desciiption des Moni~nmzs71kfoiiqnes de Frnnce.Langres.

Mougin. c'est afin d'engagerdavantage les amateurs à seconder sa noble idée. PHULPIN NOTES ARCHGOLOGIQUES Chatelet. J. nouveau sur l'histoire de notre departement. M.-C.A. mais encore à notre estime. Phulpin d'avoir révéle un secret qu'il nous avait défendu de devoiler . en consacrant le produit de cette publication au soulagemeiit des inalheureux. Phulpin a non seulement droit à notre reconnaissance. en publiant u n document précieux. Nous deinanderons pardon à M. . mais si nous avons éte indiscret.

Mais on ne peut comprendre comment. par Grignon. soit encore que les fouilles aient été mal dirigees ou inal surveillées. Soit que le hasard lui ait été défavorable. dans ceux de l'Académie des Sciences. dans un espace de terrain aussi vaste que celui sur lequel il a opéré. Depuis lors. démirverte. que je ine suis enfin décidé à le mettre au jour. de celle des Scienceç de Paris. mes espérances. je l'avoue. Mais j'éprouve un regret. -"Vous devez ce tribut à la science et à l'histoire de votre pays. J'aurais encoré désiré pouvoir joindre à ce travail quelques dessins des objets les plus curieux. même de beaucoup. et les secondes à celles qui ont été faites par moi. correspondant de I'Acndémie roynle des Inscriptions et Belles-Lettres. parce qu'une grande partie n'est plus en ma possession . entre Saint-Dizier et Joinville. ses recherches n'eurent pas tout le succès matériel qu'il en devait espérer. imprimeur-lilirnire. je livre au public ces notes archéologiques telles quelles." me disait-on de toutes paris. m 1772. mes infirmites et mon âge avancé ne in'ont pas permis de donner la nomenclature détaillée des inédailles en argent. En 1775. de savants distingués et d'hoinines honorables. -A Bar-le-Duc. que je possède. très souvent réitérées. Ce n'est qu'après les noinbreuses et pressantes sollicitations. soit gauloises. et ce regret. dans une zone assez resserrée. nssocié de celle de Chiîlons.AVANT-PROPOS. en grand. c'est de n'avoir pu faire la description bien complète des divers objets d'antiquités découverts par moi. richesses qui ont dépassé. située entre Joinville et Saint-Dizier. A. car avant tout son ouvrage est savant. soit romaines. d'une Ville romaine. m Champagne.et je cédai. et sans prétention aucune de faire de la science : ce sera toujours une page et un docuinent de plus pour notre histoire locale. il a découvert si peu de médailles et d'objets en or. "pourquoi laisser ignorer ces découvertes intéressantes ? C'est un vol que vous faites à l'archéologie en les coliselvant pour vous seul. moyen et petit bronze.. Sans doute. Plus heureux que lui. chez Cliristoplie. Grignon a rendu de grands services à la science. Le premier ouvrage qui parut sur le Châtelet porte ce titre : Bulletin des Fouilles faites par ordre du roi. Phulpin. d'un autre coté. . et dans d'autres ouvrages : les premières sont en partie relatives aux découvertes faites par Grignon. Arts et Belles-Lettres de Dijon." -Je dus donc céder à ces insistances . j'ai pu recueillir de véritables richesses numismatiques. en entrant dans les détails les plus minutieux sur les divers objets qu'il a recueillis. Quoiqu'il en soit. il fit encore paraître un second Bulletin sous le m&inetitre. comine je l'ai fait pour celles en or. etc. L'OLVRAGE que je publie est le fruit de mes loisirs et le résultat des heureuses découvertes que je fis sur la montagne du Uintelet. mnître de forges 13 Bnyard. dans le département de la Haute-Marne. sur la petite montagne du Chnteret. quelques notes superficielles sur le Châtelet furent insérées dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. 1774. mais le manque de dessinateur m'a forcé à y renoncer.

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soit peutêtre aussi à cause de la violence des vents qui soufflent presque continuellement.NOTES ARCHÉOLOGIQUES SUR LE CHATELET. et au 22e 32' de longitude. à droite de la route qui conduit à SaintDizier. Du sommet de cette montagne. mais cependant praticable pour les voitures. à l'ouest-nord et au nord par le vallon de Ruetz.. on est surtout éinerveillé (3) Canton de Clievillon. soit à cause de la terre qui est très-légkre et sans consistance. arrondissement de Wassy. La base de sa masse est un ovale allongé. de Fontaines. l'aspect de la montagne a peu changé : seulement une partie du sommet a été plantée de bois.. formant une espèce de triangle curviligne. le c6té qui regarde l'ouest forme un angle.. dans son grand diamètre dirigé de l'ouest-nord au sud-ouest. de La Neuveville. et est couvert des bois communaux de Gourzon . excepte à sa base. POSITION TOPOGRAPHIQUE DU CHATELET. Le haut de cette montagne est isolé entière- ment. elle est environnée des villages de Gourzon. appelée dans le pays le Chnfelet. au bord de la rivière de Marne . et dependait autrefois de la principauté de Joinville. est inculte dans la plus grande partie de son etendue. à diverses époques. le penchant de la montagne prend de la raideur. elle s'élève de deux cents pieds au-dessus du niveau de la rivière. vous apercevez. elle est delimitée au midi par la rivière de Marne qui la baigne. qui a. au nord et nord-est. département de la Haute-Marne. et trois cent quaire-vingt-dix toises dans son petit diametre. 7 . "Le c6té de la montagne qui est exposé au midi. dont l'un est dirige au couchant. une petite montagne isolée et presque à pic. ce qui la rend accessible aux voitures. enfin deux milles cent toises de pourtour . on découvre au loin et presque d'un seul coup-d'oeil les diverses localii+s qui l'entourent . qui a été. huit cent quatre-vingt-dix toises de longueur. sur le territoire de Gourzon (3). "En tournant le vallon de Ruetz. la partie exposée à l'est-sud est fort escarpee. C'est cette montagne. située à une égale distance de ces deux villes. le second au nord et le troisième au levant. mais très-vif. prolonge par l'éboulement des terres superieures sur une pente d'environ onze pouces par toise. et se termine par une plateforme d'environ soixaiite mille toises carrées de superficie. Ce village fait partie de la Champagne.. Depuis I'epoque à laquelle Grignon fit la description que je viens de citer. de la forge de Bayard et de la commanderie de Ruetz. parce qu'elle m'a paru exacte sous plusieurs rapports : "La petite montagne de Chatelet est située au 48e de@ 32' 30" de latitude. En sortant de la jolie ville de Joinville. qui genéraleinent ne croît pas bien." L'air qu'on respire sur le Chatelet est pur. PREMIERE PARTIE. et sur le somnet de laquelle on a découvert des antiquités romaines du plus haut interêt. et permet de la cultiver sur les deux tiers de sa hauteur . qui est garnie de vignes . qui traversent la montagne par le vieux chemin de Bayard à Fontaines.. l'objet de plusieurs dissertations savantes plus ou moins curieuses. qui etaient entièrement occupees par l'assiette de la ville. dont les trois parties saillantes figuraient trois espèces de bastions. Voici la description qu'en donne Grignon dans le deuxième Bulletin de ses fouilles sur le Chatelet.. le surplus est une rocaille couverte de buissons. et que j'ai cru devoir transcrire ici. du sud au nord. étant coupé presque à pic. mais sa base s'enracine au sud-est avec le coteau de Fontaines . . au nord-est et à l'est par le ravin creusé dans les terres de Fontaines.

dit l'historien Fla. je ne veux pas coinbattre avec ines propres armes une opinion qui a été sanctionnée par y ~ ~ ~ d des é f~ i ~ ~ ~et Belles-Leth.Le dedans de leur camp.mais rendoit ce fossé s'est efface par la suite des temps dans le . qui en très-difficile dans cette partie . du cûté du midi.. lequel partoit de la vallée de Ruetz à l'ouest-nord pour monter à la ville . soit qu'il fût convaincu de ce qu'il avançait.soit pour donner plus d'importance aux fouilles qu'il fit faire sur le Chatelet. l'autre est extérieure . des bouquets de bois sont plantés çà ct là. et qu'il tenait essentiellement à prouver ville romaine avait existé sur cette ~~i~ la position particulière de cette place. La Marne coule en serpentant au milieu des prairies. que cette séparation de mur étoit sans doute l'entrée de la ville..... il est vrai.. la difficulté des abords. . apportaient beaucoup de soin dans le choix des lieu où ils établissaient un que polybe. voici sa description : "Je jetai alors un coup-d'oeil attentif sur cette montagne . elnit le premier l'opinion qu'une ville romaine avait été bâtie sur cet emplacement. correspondant de l'Institut. ere gallo-romaine. "Les Roinains. de vingt-quatre pieds chacune de largeur. Au reste. elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée. est entièrement formée de terre rapportée Pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . où la portion qui exista a conservé son niveau. Je vis que l'espèce de bastion au couchant était formé de terres rapportées . le cûté du nord étant un peu incliné. "Je vis que le cordon du mur dont j'ai parlé etoit interrompu dans un endroit où l'on voyoit les traces d'un ancien cheinin. . et vient arroser le pied de la montagne . "Je remarquai que.es. "Je vis aussi. intérieure. Sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. et que la charrue ne pouvoit approcher de l'extérieure. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracinés. surtout dans le bois de Gourzon. Végète et plusieurs autres auteurs nous ont transmises. avoit plus de largeur et formoit une espèce de place qui avait quatre issues. qui règnent dans toute cette etendue : l'une..lavait (4) Coius d'Anti<lirif&ntontlmenfnles. ". mais bien plus deformées Par cuculwre que . PHULPIN de la magnifique perspective que présente la belle et délicieuse vallée dans laquelle se trouvent les villages de Fontaines et de %mineville. seulement un camp Au reste. . etc.. mais je crois devoir. tome 2. professé à Caen. qu'à partir de ce point il regrioit au Pourtour de la montagne. le s u p l u s est horizontal. pages 289 et suivantes. 8 t i . sa resserrée. ses diinensions et ses alignements. et ils obsenraient des Hygien. qu'il n'étoit pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui étoit intérieure. camp. seconde partie. de Caumont. où la science archéologique pas encore atteint au degré de hauteur elle est arrivée de nos jours . rendu sinueux pour en diininuer le reinpant.NOTES ARCHÉOLOGIQUES A . sous le bastion à l'ouest. GRIGNON. . sont quelquestoujours fait pemer des qui y avait eu sur le plateau du chatelet non me ville. on prendrait DESTINATION DU CHATELET A L'ÉPOQUE GALLO-ROMAINE. quoiqu'elle soit un Peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . ~ i à~ époque.il formait une courbe sous surplus de son le bastion et se prolongeoit au nord sur une ligne à celle des On voit. 1831. On sait que les Romains nommaient ces terrasses yomoena. des autres parties. et l'horizon est bordé par de belles forêts. dans cet endroit. des savantes pour plus de ce recherches faites par M. d'aprks cet extrait. un fossé de circonvallation au-dessus de ce pomérion. de caumont sujet (4). en passant par le nord. je reconnus que sa surface avoit été en partie aplanie à mains d'hommes. dit-il. Paris. un cordon saillant qui délimitoit toute cette partie et ressembloit aux ruines d'un inur écroulé sur ces fondemens. "Ce cordon sépare deux espèces d'esphades. et le peu de communications que cette prétendue ville devait nécessairement avoir avec &autres.. par M. et que le pomérion. que Grignon avait éwdié les localités avec beaucoup de soin et d'attention. il existoit des traces légères de pareilles terrasses. et il appuie son opinion sur les obsewations qu'il a faites sur les lieux.oseph. est séparé par quartiers où lfon fait les logements des officiers et des soldats .

comme sous la domination romaine. dans les intervalles desquelles ils posent des inachines propres à lancer des pierres et des trai ts. un marché. je vous prie. sur les bords de la SaCine. tant le grand nombre de ceux qui y travaillent et leur longue expérience le mettent en cet état plus t6t qu'on ne le saurait croire . demi-ronds ou triangulaires. Au reste. il servait également de fanal à celui chez lequel il était placé. en attribuant à ces constructions une destination différente de celles qu'elles doivent avoir eue reellement. d'après ces observations et rn@ine d'après la description des lieux donnée par Grignon. qui fournissaient l'eau dont ils avaient besoin. des boutiques d'artisans et des tribunaux. qui écrivait au IVe siècle. ma pensée sur celui de ces monuments (le Chatelet). "Les castra æ s t i v ~ou camps temporaires. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES la face du dehors pour les murailles d'une ville. Baudot. datee de Dijon le 4 mai 1826. "Nous en avons plusieurs exemples en Bourgogne. en m&me temps qu'elles defendaient l'accès du camp. et se plaçaient sur des points trèseleves d'où la vue pouvait decouvrir un vaste horizon. président de la Commission départementale des Antiquités de la Cote-d'Or. II ne reste donc maintenant aucun doute sur la disposition qu'a eue autrefois l'emplacement dont nous nous occupons. inais on les faisait aussi. qui a visité les lieux. "Végèce. que mon opinion sur l'existence présumée d'un camp romain sur le Chatelet se trouve pleinement justifiée. ainsi que des (5) Leme de M. c'est que la configuration des eminences sur lesquelles les camps étaient assis.A. étaient fortifiés avec inoins de soin que les cainps d'hiver.et si l'on juge qu'il en soit besoin. au milieu desquelles sont les logements des chefs. ou d'autres circonstances naturelles ont fait sacrifier la régularité à la force. on l'environne d'un retranchement de quatre coudées de largeur et de profondeur égale. ils sont aussi devenus quelquefois des stations. ou stations. circulaires. Les camps romains étaient habituellement carrés ou oblongs. suivant les lieux. Le dedans est divisé par rues. parce qu'ils y élèvent des tours également distantes. "Les enceintes fortifiées dans lesquelles les troupes passaient leurs quartiers d'hiver s'appelaient cffitrn hiberna . une enceinte fortifiée (castrum). duquel vous possedez le sol. sans avoir vu la localité. M. sous les Gaulois. Grignon a pu fort bien s'être trompe sur ses prétendues découvertes de temples et de divers autres édifices publics. et il a dû aussi induire facileinent en erreur les personnes qui s'en sont occupees alors. et par suite des villes romaines. qui leur était si utile en hiver . Lorsqu'il y a eu derogation à cette règle.. et dans son territoire on a découvert un puits caché depuis bien des siècles. préposées à la garde du pays . ayant quelquefois leurs angles arrondis. puisqu'elle réunit toutes les conditions que les Romains apportaient dam le choix de leurs camps. il était encore utile pour proteger la perception du tribut de passage ainsi que celui de la pêche. Ainsi. ainsi que votre montagne. ils ont souvent donné naissance à des villes ou B des bourgades. où les principaux officiers jugent les differei~tsqui s'élèvent : ainsi on prendrait ce camp pour une ville faite en un moment. s'explique ainsi à ce sujet. exposé au inidi. d'après ce que j'ai vu." On voit. 9 . dans une lettre qu'il m'écrivit en 1826 : "Permettez-moi. ils cherchaient à réunir aux avantages précédents celui de dominer sur les contrees voisines. étaient placés près des rivières et des fleuves. Je ne pense pas qu'une ville entiére ait existé sur la montagne du Chatelet. une tour. mais seulement un fort. ainsi que ceux qui. il est situe entre Saint-Jean-de-Losne et Çeurrez. et n'ont dû servir que pendant un temps assez court.. lequel. Baudot. afin de profiter de la chaleur du soleil. pour l'avertir en cas d'invasion de l'ennemi . Us se plaçaient ordinairement sur un terrain en pente douce. les camps fixes qui servaient de retraite B des troupes permanentes. qu'ils possédaient ensemble ou séparément. un prétoire fait en forme de temple." "Les Romains faisaient grand cas de la proximité des rivières. nous apprend qu'alors les camps étaient bien inoins réguliers qu'auparavant : le carré long était encore la forme la plus ordinaire . et particulièrement dans un village que je connais beaucoup. conserve encore le nom de Chatelet . "Les camps étaient de plusieurs espèces : on appelait cffitru stativa. Le votre séparait deux peuples : il servit ii l'un des deux de poste important pour le défendre des entreprises injustes que pouvait tenter l'autre relativement aux droits et à la propriété du premier . de vous exprimer.

qu'anciennement ln cité de Gorse (8) fut bitie sur ln montngne de Chatelet.(5)" Plusieurs autres savans antiquaires distingués. et d'autres C A M E DES ROMAINS. Parini ces derniers. et démontrer que ni l'une ni l'aube de ces villes antiques n'a existé sur le Chatelet . Enfin. des contestations assez vives avec Boson II. se retrouve dans un grand nombre de localités où l'on a constate de semblables découvertes (6).. chacun disputa pour déterminer sa position géographique ancienne. village situé en face du Chatelet. et ce. vers 924. qu'il n'y avait plus de doute sur l'existence d'un camp sur la montagne du Chatelet pendant l'occupation des Gaules par les Romains . auxquels j'ai fait voir les lieux à divers époques. au sujet de quelques possessions appartenant à ce monastere et que ce dernier avait usurpees. Une dame qui a gardé l'anonyme. du 13 mai 1774 (8) il est fait mention.. " NOMS PRETENDUS DONNÉS AU CHATELET A L'EPOQUE GALLO-ROMAINE.OLOGIQUES médailles de tous métaux. journal politique. mais encore les personnes étrangères aux sciences archéologiques. mais qu'il ne faut pas toujours croire à la lettre dans toute la Gaule . "L'on pourroit. Non seulement les savans suivirent les progres de cette découverte avec le plus vif interêt.NOTES ARC&. libraire. que l'on trouve dans les Tables de Ptolomée. qui depuis. noininé Çceyb. Castels.page 38. apres le sac de leur ville. Beaucoup d'enceintes s'appellent encore CAMPS DE CESAR. qui rend en françois le mot Noviomnprs . ou pour lui donner u n nom qu'elle n'a jamais eu. Cliâtelliers. Les savans de l'époque surtout se torturèrent beaucoup l'esprit à ce sujet. no 38. un auteur d'une histoire manuscrite de Joinville. apres les avoir étudiés. e n désignant la ville de Chatelet par Noviomngus Vndicnssium. la Gaule Celtique de la Belgique. dans les temps antiques. D'autres écrivains en font une civitas Lingonum. sur ses comtes particuliers et les corntes de Troyes ou de Uiampagne. et ont conclu tous. Chacun voulut émettre son opiNon sur cette ville sortie d u sein de la terre . II me paraît donc certain qu'il n'a été. 1839 . qui écrivait au XVIIe siècle. sans &tre plus heureux. Castelliers. plus ou moins raisonnabies. et d'antiques matériaux de constructions. et la Gnzette de Frnnce fut l'écho fidèle de ces dissertations scientifiques. Y)Gazette de Frflilce. et chercha à prouver qu'Andomnhtnlrm. paraît un peu plus raiS 0 ~ a b l e: il mentionne. séparations dont parle César. . et sous ses mines se trouvent des méifnilles d'or. placé sur votre montagne qu'un fort (cnstnrm). par Uiarles-Maxime Detorq. sur la rive gauche de la Marne. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois defhrier 1240. .Fragmens tires d'un manuscrit contenant des recherches chronologiques et lustoriques sur I'anaeime ville de Vitry-en-Partois. A. d'nrgent et de laiton des empereurs Arcndius et Xoncrirrs : de là est demntré le vestige du village de Gounon. jurisconsulte. mais lui aussi. Castillans. coinme il arrivait souvent relativement aux jonctions des provinces. était situé sur la montagne du Chatelet (7). cette nouvelle eut du retentissement dans toute l'Europe. étant alliés des Eduens. duc de Bourgogne. etc. dit-il. dont I'abbe Einold eut. de chercher un asyle qui ne fût pas éloigné d e leurs possessions territoriales (6) Les emplacemens qui ont servi à des camps romains portent genéralement des désignations qui en rappellent I'origine. Pougin. alla juqu'a ~ e l'existence r antique de la ville actuelle de Langres. veut donner un nom à la prétendue ville qu'il vient de découvrir. que d'ailleurs le nom de Chatelet. qui furent forcés. dans cet endroit. tenaient dans la Belqique le même rang que leurs amis dans la Celtique. . nom que portait cette ville sous la domination romaine. Lorsque Grignon publia le résultat de ses premières recherches sur la découverte d'une ville antique. près du cours de la Marne. Grignon s'épuise d'érudition e t disserte longuement pour refuter ces diverses opinions hasardées. Ces noms.et ce cours séparait également les Lingons des Rémois . aumit été ruinée. un academicien de Vienne.Paris. parce que cette rivière séparait. qui signifient lieux fortifies. dans les annales benedictines. demandait si la ville découverte sur le Chatelet n'est pas Alesia (Alise). ces derniers. ont exprimé la même opinion. ce hameau a pu &ke fondé par une partie des habitants de Chatelet. . s'appliquent quelquefois aussi aux châteaux du moyen-âge. anaen juge de paix du canton de Vitryle-François. à l'article Gourzon. finage dudit Gounon. d'un monastere de Gorze. Les motifs de notre conjechire sont que : 1" à cent toises de Chatelet existe le haineau de la Neuville. qui se trouvait alors à Viùy. former une conjecture plus vraisemblable. sous Bayard. conservé par la tradition A cette place. tels que : Cliâtelets.

Ainsi. du département de la Meuse. de ne sont que conjecturales il'égard de ce peuple. se trouvant dans la Gaule Belgique. j'ai rencontré. la montagne du Chatelet. La Gaule Celtique s'etendait le long de la rive gauche de la Marne. Mais quelles furent les causes désastreuses qui amenèrent ces catastrophes. aujourd'hui si calme. Mntronn. Remi. de ne sait Où les loger. deux ruines successives. dam le Valois . et les seconds des Romains. je ne m'arreterai pas à les réfuter . si désert. jusqu'à Julien-l'Apostat exclusivement. et à deux époques éloignées. qu'une volonté destructive a présidé au bouleversement et à 1sanéantiSsement du camp dont nous par10. N'ayant pas de preuves à donner sur son occupation par d'autres peuples antérieurs à ceux-ci.-E. dont la capitale était Dttro-Cfltnlnunum. C'est dans la couche la plus avancée dans les terres que j'ai découvert les inédailles gauloises et un grand nombre d'objets grossièrement fabriqués . PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES que l'ennemi n'avoit pu leur enlever . Danville les transporte en Picardie.A. DES PEWLES QUI ONT DU HABITER LA MONTAGNE DU CHATELET Les recherches faites par moi sur place in'ont amené à reconnaître que différents peuples ont habité la montagne dont nous nous occupons. et le N. . il n'est fait mention de ce lieu dans historien et par aucun géographe ni ancien ni moderne. ont été constatees. bien distinctes. de plus. une inunense quantité de cendres et de charbon. cherchons maintenant par suite de quels évènements ont dû avoir lieu les deux ruines successives du camp situe sur la montagne du Chatelet. du departement de la Haute-Marne). et la Gaule Belgique occupait la droite de cette rivière. 2" les Vadicasses étoient un peuple designé par Ptoloinée pour avoir existé près de la Gaule Belgique. et plus tard il importait essentiellement aux Romains de s'emparer d'une position aussi avantageuse pour eux sous bien des rapports. qui l'attestent encore. puis Catalauni (ChBlons-sur-Marne). qui est situé sur la rive droite. et à quelles epoques arrivèrent-elles ? L'histoire ne nous ayant laissé aucun document relatif à ce sujet. etc. Toutes ces 'Onjectures étant de vraiseinblance. Ce fait établi. d'une inanière sinon positive. Ausone luimême s'exprime ainsi : Mntronn Gallos Belgosque intersita fines. du moins approximative : c'est donc sur elles seules que je puis m'appuyer pour établir ines presomptions. M. j'ai exprime positivement plus haut mon sentiment sur le Chatelet.-O. Les preuves de M. que de sanglants combats ont dû être livres sur ce lieu. 11 . formant deux couches bien distinctes de ruines." (9). Danville contre le sentiment de M. A part les médailles gauloises et romaines que j'ai trouvées. Aucun auteur n'est d'accord sur le territoire qu'occupoit ce peuple . Le pays des Catalauniens dependait lui-inêine des Rémois ou Rèmes. M. Ils avaient là u n lieu assuré de ce refuge pour se mettre à couvert des dangers de toute sorte qu'ils pouvaient avoir à craindre. M. qui avaient pour capitale Dttro- (9) Premier Bulletin des fouiiles faites par Grignon sur le Châtelet. plusieurs squelettes trouves dans les decombres le assez . Il est évident qu'une main de feu. D'après Jules César et des auteurs antérieurs et postérieurs. tandis que depuis cet empereur inclusiveinent. Quoiqu'il en soit. de Valois le place dans le pays des Catnlnttni . Je conclus donc que deux différents peuples ont habité successivement. on ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine anterieure à Jules Cesar. en nous servant de guide. Ainsi. d'ailleurs.les medailles et autres objets d'arts enfouis dans les decombres de la seconde couche de ruines rappelaient en général les plus beaux temps de I'epoque romaine. il serait impossible de les rechercher si les medailles trouvées dans le sol ne venaient à notre aide. devait faire partie du pays des Catalauniens (le S. Pline parle de ce peuple après les Tricosses. EPOQUES PRESUMEES DE LA RUINE DU CHATELET. i] est certain que de violentes attaques. on en rencontre un nombre considérable. en faisant mes fouilles. la Gaule Belgique était separee de la Gaule Celtique par la Marne. la montagne du Chatelet : les premiers furent des Gaulois. je me garderai de rien affirmer à ce sujet. La situtation naturellement fortifiée de cet emplacement a dû le faire rechercher avec empressement par les premiers habitants qui occupèrent la contrée.

dans un embarras momentané. ne perdit pas de temps. Pour la seconde époque. Strasbourg. par des presents. Telle était la ligne de délimitation de la Celtique et de la Belgique et la situation de la contree dont nous nous occupons. des promesses. qui. en outre. toutes les villes ouvertes des Gaulois étaient désertes. Indifférents à la qualification de révolte ou de loyauté. et un grand nombre d'autres villes et villages furent ravagés et la plupart réduits en cendres. "Dans l'aveugle acharnement de la discorde civile. devastèrent la campagne et brûlèrent les bourgs et les maisons qui se trouvèrent sur leur route dans le territoire des Rèmes (13). Les Belges.PremiPre epoque. effrayés par cette célérite. m (13) niid. sous Valentinien. de leur c8té. Au reste. sans trop de présomption. Les Rèmes surpris. W (14) Histoire de la Decadence et de la Chute de l'Empire Romain.. l'espoir du pillage et le don de toutes les terres qu'ils pourraient envahir. les Commenfaires ne fournissent aucun autre passage d'après lequel on puisse assurer que les Romains sont les auteurs de cette destruction. celui de la seconde mine du Chatelet. on voit que la destruction du camp du Chatelet n'a pas dû être faite par les Romains. Cologne. Un nombreux essaim de Francs et d'Alleinands furent invités à passer le Rhin. s'étant diriges au devant de César. ïi (12) Loco cit. XiX. Trèves. Spire. Ce premier point @clairci. entr'autres celles-ci : ils craignaient qu'après avoir pacifié toute la Gaule. renfermés dans les villes fortes. On peut. mécontents dejà d'avoir les Germains s'établir quelque temps auparavant sur leur territoire. qui paraît y avoir rapport.Cortontm. Mais l'empereur.il en reste un autre. tremblaient à rapproche et m&meau seul nom des barbares (14). ensuite Remi (Reiins). mais aurait pu fort bien être comprise dans le nombre des localités incendiees par les autres peuples coalisés de la Belgique. avait eu l'imprudence d'attirer ces hôtes destructeurs. mais les pays qu'ils avaient devastés étaient trois fois plus étendus que leurs conquetes. pour se venger de la defection des Rèmes. ils étaient excités par un grand nombre de Gaulois. date de l'arrivée de Julien dans les Gaules. qui. on pourrait la rapporter aux nouvelles invasions des Germains dans les Gaules. laquelle peut se ratt?cher à trois epoques differentes que nous allons retracer. par Edouard GIBBON. Pendant que César etait en quartiers d'hiver dans la Gaule citerieure. il apprit que les Belges se liguaient contre lui. ces voleurs indisciplines traitaient coinme leurs ennemis naturels tous les sujets de l'empire dont ils convoitaient les possessions. ne pouvaient plus recueillir de grains que sur les terres encloses dans l'enceinte de leurs murs. Quarante-cinq villes florissantes. les frontières des Belges (11). 2. Je me bornerai à copier le récit de Gibbon. Cette coalition avait plusieurs causes. sentit bient8t combien il etait difficile de faire renoncer des alliés si dangereux à des contrees dont ils connaissaient la richesse. cap 1. voyaient avec plus de peine encore les Romains hiverner dans le pays et y rester à demeure (10). Les legions romaines. inquiet de ces démonstrations hostiles. cap. Tongres. La première époque a pu avoir lieu de l'année 352 à 355. Des sources du Rhin jusqu'à son embouchure. Lib. . et les habitants. Après avoir rassemblé à la h2te ses légions. d'apres cette citation abrégée des Commentaires de César. Cliap. si l'on regarde la date de la deuxième destruction du Chatelet comme postérieure à celle que je viens de citer. César. Jusqu'à une distance beaucoup plus éloignée. . se detachèrent des autres Belges et s'empressèrent de se soumettre à lui (12). sans armes et sans discipline. les conquêtes des Germains s'étendirent à quarante milles vers l'occident de ce fleuve . lorsque César y penétra. cap. rapportés dans les Commentnires. Worms. la première destruction d u Chatelet. attribuer aux evènements suivants. Ainsi. i! arrive en peu de jours ver. Constance avait abandonne aux barbares de la Germanie les contrées de la Gaule qui obéissaient encore à son rival (352). sans paie et sans vivres.. qui les défit et les força de s'enfuir jusqu'auprès de Châlons-sur- (10) CESARIS COMMRhTARII DE BELLO GALLICO. cap. (11)Loco cit. l'armée romaine ne vînt envahir leur territoire .

de femmes et de pretres (17)". une position aussi avantageuse que I'etait cette montagne. et. on pourrait rapporter à cette troisième époque. S'il faut ajouter foi au manuscrit de L'Histoire de Joinville. Chap. cité à la page 10 de cet couvrage. le Glyide. l'Alain. et les chasseurs s'enfoncaient sans crainte et sans dangers dans l'obscurité de la foret Hercinienne. que sur un grand nombre de points la population fut anéantie ou dispersée. les Romains durent élever sur ces ruines encore fumantes un camp situé favorablement entre la frontière des Rèmes et celles des Tricasses. dit-il. le Vandale. de Caumont. dans une de ses lettres. XXX. Taillard. des pasteurs de SInstrut. n'entend que des hurlements. dit M. réveillé en sursaut. ajoute M. rapporte tous les détails affreux de cette invasion. les sujets de Rome. ont à peine le temps d'échapper à ces barbares. c'est à peine si l'iinagination peut se retracer l'idée de ces saturnales de la barbarie en délire. des gémissements aigus. à laquelle la Gaule était peu accoutumée. la seconde ruine de ce camp. vint. . 07) ESSAI SUR LES DESTINEES DE REGIME MUNICIPAL DANS LA GAULE. l'incendie et la mort L'habitant des cites. qui chassent partout devant eux des inultitudes confuses de vieillards.. des inégalités du sol. la désolation. jusqu'à ce que le hasard en ait révelé l'existence. Des peuplades inconnues. avait imprudemment degarni la frontière germanique des troupes romaines qui la protégeaient : tout-àcoup les hordes sauvages de l'Orient et du Nord s'elancent de leurs solitudes et fondent sur I'Occident. PAR M. lequel fait mention de médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Chatelet. XXV. tirer la Gaule de son assoupissement. C'est alors un désordre affreux. le Sarnnte. ne voit autour de lui que la flamme. En effet. Beaucoup de villes considerables furent aussi abandonnées et transportées sur d'autres points . Les familles s'éteignirent ou prirent la fuite . dans son cours d'antiquites monumentales. sans exemple jusqu'alors dans les fastes de l'histoire : "Des nations féroces et innombrables. Saint JérBme. comme ceux d u Tibre. et l'affreux aspect des ruines fumantes distinguait seul la désolation de l'homme de la desolation de la nature (16). en l'attribuant à une nouvelle invasion des Germains (en 407).des lieux couverts d'habitations furent changés en déserts . d'une manière terrible. a dû leur faire sentir l'urgente nécessité de fortifier ce point pour assurer leur conquete. C'est aussi par une des nombreuses et violentes conunotions qui ébranlèrent toute la Gaule et qui se succédèrent d'une manière si effrayante. Peu de temps après la première destruction du Chatelet par les Belges coalisés. tout ce qui se trouve entre l'Océan et le Rhin est dévasté par le Quade. des guerriers du Weser. sans méfiance des calamités qui allaient fondre sur eux. TAILLARD. apparaissent à la fois comme un Pnndemonium sorti de dessous terre. Stilicon. haletantes. etc. jouissaient d'une douce securité. dans celles qui sont restées à lew ancienne place.'' Résumons. un chaos sans exemple. "L'invasion des barbares. U n'est point d'excès auxquels ne se livre la fureur déchaînée de ces peuples féroces. des forets s'élevèrent dans la suite sur ces ruines délaissées et les ont cachées cornplètement. car ils avaient là dans les plaines catalauniennes (à peu de distance du Chatelet) leur principale armée (15). un pêle-mele. d'une manière plus positive. (16) GIBBON. accourues des rives du Jaïck ou des bords du Volga. ministre d'Honorius. l'Allemand. il aurait pu demander lequel des deux c8tés appartenait aux Romains. plus désastreuse encore que les précedentes : "Tandis que la fidélité des Francs et la neutralité des Allemands semblaient assurer la paix de la Germanie. des protuberances indiquent encore très-souvent les lieux où des ruines d'edifices se trouvent amoncelées..Cite par M.. au milieu de la Gaule surprise et saisie d'effroi. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Marne. un spectacle épouvantable . des colons du Danube. Cliap. Cette scène de paix et d'abondance fut tout-à-coup changée en un désert. Les bords du Rhin étaient. des cris de desespoir. Leurs troupeaux paissaient librement sur le terrain des barbares. depuis (15) GIBBON.et. Les populations éperdues. si un poète eût descendu ce fleuve. et. de Caumont. le Bourguignon. déjà décimées par le fer." "C'est ainsi. couverts de maisons eiégmtes et de fermes bien cultivées . 13 . le S m n .A. CONSEILLER A LA COUR RYALE DE DOUAI. ont occupe toutes les Gaules . entre la Celtique et la Belgique. etc. Partout s'étend le pillage.

et TULLUM-LEUCORUM. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQLIES Julien jusqu'a Honorius. Nnsium (la).Des embrandiements liaient cette ville avec celles de Grand et de Naix .il n'est plus fréquenté. et dans le diamp on voit ces deux lettres RN. Elle a de 1m 50c à 1in 80c de large. Luquet. un chemin taillé dans le roc qui formait une rampe douce sur le penchant de la montagne exposé au midi. (22) qui s'exprime ainsi à (18) Ancienne ville romaine. et plus tard en NEUFCHATEL et enfin NEUFCHATEAU.il devait encore servir pour aller abreuver les chevaux dans le guet qui a conseive aussi le nom de Guet-Jenn-Bara. passait sous les murs de Neufchateau : on en voit encore les traces . Granum (20). .Voyez Discours preliminaire pour l'Histoire de l'ancienne at6 romaine de Grand (Vosges). Il se dirige de l'est au Sud .je leur répondrai qu'à la vérite il existe une inscription ainsi conpe : VIA ROMANA. annee 1838. mais qu'eue n'est pas antique . Ve Hissette.et le long et fréquent usage en est attesté par des ornieres assez profondément creusées dans le roc (21). 378. Ainsi. (20) Autre ville romaine aussi détruite et qu'on pgtend avoir et6 fondee par GRANUS. porte encore le nom de Cilemin des Romnins. Cette voie a 1 métre 20. monument qui fera i'objet d'un article spécial dans cet ouvrage. La voie romaine qui nous occupe est presque entièrement usee dans toute sa longueur : dans quelques endroits elle a disparu totalement . Sans les fouilles commencées en 1722 par Grignon. assez bien conservee. pag. prefet envoyé de Rome dans cette partie de la Gaule Belgique. On y voit entr'aubes monuments antiques un vaste amplutheâtre encore assez bien conserve. (19) NEUFCHATEAU. 1836. 14 . elle allait aboutir à Toul.cependant on la retrouve. (22) Annlrmre ecclénnçtiqae et historique dli diocèse de Langres. il a existe autrefois un vaste temple qu'on pense avoir @teconsacre à Jupiter. On pretend que sur une montagne situee vis-à-vis de Boviolle et au midi. on ignorerait peut-être encore aujourd'hui qu'un camp romain était situé sur cette montagne. parce qu'il est couvert dans sa partie supérieure par I'éboulement des terres. Soulosse. Ce chemin s'appelle encore aujourd'hui Voie-Jenn-Barn. et le camp romain dit de Julien.entre Mosa. tant les moindres traces d'habitations en sont effacées. que se trouve la Haute-Borne. doit néanmoins son origine à ces conquerants des Gaules . du cd@de l'est-sud. après avoir traverse la station romaine de SOLIMARIACA. et coimnuniquait avec Naix. ils y bâtirent un fort sur l'emplacement du château dont les vestiges subsistent encore aujourd'hui . venant de Langres. malgré cela. Toul. dieu de la medecine. La preinikre issue de ce chemin est conservée sous une grotte nouvellement construite . qu'aucun auteur ne mentionne dans les itinéraires. et que la culture de la vigne I'a détruit dans le bas de la montagne . avec les objets et les attributs d'un laboratoire de diimie ou de medecine. VOIES ROMAINES Une seule voie sortait du camp du Chatelet au levant .ces embranchements sont encore visibles dans les villages environnants. -Voyez l'article : ANTIQUITES ROMAINES. elle est d'un petit module et porte des rebords : on y lit le mot NASI : le revers represente un cheval. avec NeufchBteau. . sans être precisement une ville romaine. denomination que lui a conservée la tradition et qui peut tirer ses racines de Vin Gentis Bnrùnræ. et que le nom du village de Boviol ou Joviol pourrait bien deriver de Jovis. Meuse ou Meusi. où se trouvent sculptées diverses statues. Nmimngus (19). non loin de ce m@mevillage. C'est probablement par ce chemin que les habitants du Chatelet descendaient dans la vallée de la Marne . elle aurait embrasse les villages de Saint-Amand. et elle s'accorde parfaitement avec les observations faites à Langres par M. Ces ornieres sont un précieux document pour arriver à connaître la voie des chariots antiques. C'est sur la droite de cette voie. . et les rails 5 centimètres. Il existe aussi en sortant du Chatelet. -Je possède une medaille en plomb fort curieuse qui a rapport à cette ville . (21) Plusieurs personnes m'ont écrit pour me demander si reellement il y avait une inscription gravee sur cette voie . change au moyen-âge en celui de NEOCASTRUM. et on peut encore en suivre parfaitement le tracé . Cette voie. 6est qu'on a trouvé dernièrement une pierre d'une grande dimension. . l'oeil peut encore en suivre la trace. qui a dû @treruinée à peu près à la m@meepoque que le Chatelet. elle traversait la montagne sur des cgtés. On y a trouvé un grand nombre de medailles gauloises et romaines. art qui aurait @tealors en honneur dans cette ville .je l'ai vu graver il y a quelques annees. Boviolle et Naix.La grande voie romaine.Nancy. ce qui favoriserait cette opinion. surnom d'Apollon. et avec Grand. La position de ce fort est indiquee sur les tables de Peuiinger ou Tlieodosie~es. sur plusieurs points. ils lui donnerent le nom de NOVJMAGUS.A. en sortant du Chatelet et à peu de distance de là. que le Chatelet a dû disparaître une seconde fois pour ne plus se relever de ses ruines. La tradition donne à cette ville antique une etendue considérable. D'autres personnes pretendent que Grand s'est ainsi appelee du m@memot GRANUS.

on a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont pas été conservés : dans l'un d'eux se trouvait un squelette. et d'un enfant au milieu. une demi-lieue O. 5" Les fragments d'un ornement qui ine seinble avoir appartenu à une corniche. en labouune iirne ciIléraire que je possède ral-. et qui se trouve dans une gorge sur le territoire de Perrancey . 2o Une dont la preidère partie est . et qui ne ont point été conservés." Plusieurs objets antiques découverts sur le Cllatelet se trouvent réunis dans la grotte dont je viens de parler. il devait à I'E. enfin sur le rocher que traversait le chemin abandonné du ch$teau de Marac. 50 . et a l5 centimètres de hauteur sur 49 centimètres de Ion- peur( y une espèce trèsinutilé sur le côté droit. que cette mesure était celle des chariots antiques de notre pays. (23) Belle fontaine qui sort des rochers 3" Une statue en pierre. de ce cimetière. trouves à diverses époques. 4" Une épaule et le cou d'une statue de &nateur. En voici la copie exacte : ANIMAIM LVCIILAE ARVÇS Les lethes de la première ligne ont 35 millimètres de hauteur .-N. de Cette urne en forme circulaire. dans un autre. et ceux d'une base carrée. et fennee par un couvercle également en pierre . il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. nous présulnons. 15 ROMAIN . il y a quelques années.De semblables ornières ont été observées par nous sur le pavé de la voie romaine mise à découvert au bas des Fourches en 1836 . de Langres. On y remarque : 1" Un tombeau romain sur lequel on a ridiculement gravé tout réceinment cette inscription : HIC JACET ROMANUS' pour qu'on sût bien qu'il est Romain. qui paraît avoir éM colossale : la toge en est largement drapée. Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires. On ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces tombeaux. celles de la seconde ligne. et que peut-être elle fut conservée au moyeii-âge. il est du N. de 80 centimètres de hauteur. ceux d'un fût de colonne cannelé. d'abord un peu en avant de la villa où le chemin se perd un instant aujourd'hui. à côté duquel il y avait un peigne . les caractères sont évideminent de la p l u belle époque roinaine. dont la tête. à côtes. d'une feinme. elle a 49 centimètres de hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 centimètres. PHULPlN NOTES ARCH~OLOGIQUES ce sujet : "Nous avons retrouvé la trace de ces ornières. assez grossièrement taillée. CIMETIGRE Un seul lieu de sépulture seinble avoir suffi aux sur la habitants du camp du Chatelet . Ces ornières nous ayant donné partout 1 mètre 20 pour largeur d'une voie de chariot.-O. el1e est sur une pierre du pays.-E.A. qui paraît avoir servi à ensevelir la même famille. une autre en verre blanc. au-dessus d'Arliolotte (23). de forme carrée. 37. avec rebord arrondi : dans cette seconde urne. d'après cela. et celles de la troisième. Cette urne est en pierre. on a remarqué trois squelettes d'un homme. qu'un cultivateur a rencontré. les bras et les pieds sont cassés. En outre. pente de la inontame . dans le chemin conduisant à I'établisseinent ruiné que la tradition attribue aux Teinpliers. C'est dans cette ment direction et au bas de la montagne.t son encore. puis en arrivant près de la ~Mnrnotte. sur les bords de la voie romaine.

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21' Plusieurs fragments de flûtes en os. et @ès-usés aux quatre angles. mais trop effacé pour être lisible. Cette poterie rouge ressemble. 1O0Une quantité extraordinaire de fibules de toutes sortes de facons. renfermait un anneau en fer cannelé et les os de deux pattes de poulet : il a dû être destiné pour les sacrificcs. levant une main dans laquelle il tient deux javelots . Parmi les nombreux fragments en poterie de cette couleur que je possède ou que j'ai découvert. 5" Six autres cuillères de diverses formes. 11" Une clé antique en bronze. et la main droite étendue. ou dont j'ai gardé le souvenir : 1"Un vase en bronze d'une belle conservation. dont je ne connais pas l'usage. ' 7 Deux petites lampes en terre rouge. à celle trou- . des têtes de clou représentant des têtes de lions et d'autres aniinaux .2' des personnages qui me sont inconnus . je n'ai rien trouvé de bien conservé : il y en a de plusieurs couleurs . et il n'en reste plus que l'extrè~nitéen bronze. le coude gauche appuyé sur une bêche. 15" Deux autres épingles en bronze. au dedans argenté à la manière des ouvriers d'Alize. a 25 centimètres de longueur . 25" Quant à la poterie. la manche. qui me paraissaient moins précieuses. 3" Deux paires de boucles en argent ou argentées : aux quatre angles sont de petites perles. et. 17" Une plume. ou de très-petits diamants faux flétris par le temps. cnlnmus.D'autres cornalines. conservant encore le nom du potier. s'efforpnt chacune d'arriver la première au haut d'un cippe surmonté d'une couronne. 4" Deux cuillères en argent. 14" Six épingles en os. argentées au dedans. 18' Un couteau pour les sacrifices. à tètes différentes. 20" Deux dés à jouer en os. dont la laine extrêinement oxidée. tessera. dont les cheveux sont retenus en haut par un bandeau. Quelques-unes de ces agrafes ont la forme de celles décrites par Montfaucon. qui devait être en bois ou d'autre matière. ii y a aussi de ces dessins qui sont d'une licence par trop scandaleuse. 12" Un petit Mercure en bronze. dans une attitude guerrière. a disparu.NOTES ARCHÉOLOGIQEES Parmi les objets trouves dans les fouilles. en ivoire et en autres matières. ayant la tête ornée du pétase. représentent : 1' la louve qui allaita Romulus et Rémus . '8 Plusieurs vases lacrymatoires en terre et en verre de différentes couleurs. en bronze. et orné de plusieurs chantournés dans l'intérieur et à l'extérieur. qui est en terre blanche ressemblant à notre terre de pipe. très-bien conservées . comme le vase precédent. a 5 millimètres. Cette tête a d û probablement faire partie du manche d'un couteau à sacrifice.elles ont dû servir à recueillir les larmes des victimes ou à prendre l'encens. mais celle qui est la plus remarquable est la poterie rouge. 6' Un petit gobelet en bronze d'un bon style. sans autres ornements...Z0 le génie de Roine . emblèine de l'activité. etc. 23' Un nombre considérable de divers autres petits objets en bronze que je ne puis décrire. . de diverses formes. doré au dehors. 16" Plusieurs styles en bronze de diverses forines. de petites roues de plusieurs grandeurs. on remarque des ornements et des sujets d'un goût exquis et d'une exécution parfaite. et parmi lesquels je citerai deux anneaux de plusieurs grandeurs . d'un très-beau travail . lorsqu'il fut trouvé. Ce vase. On voit sur le inilieu du couvercle de petites fentcs en forme d'étoiles.3' un chevalier roinain. Cette tete.3" un personnage.4' deux divinités ailées. ayant dam le bec une petite couleuvre. 13" Plusieurs petis lièvres en bronze. 24' Plusieurs cornalines sur lesquelles on trouve gravé ces lettres : l0 BiBI . dont quatre en bronze et deux en os. 22' Une jolie tête de feimne. Sur presque tous ces fragments de poterie se trouve le nom du potier ou de la fabrique. 9" Un grand nombre d'agrafes ou boutons en bronze pour manteaux. 2' Deux patères aussi en bronze : elles sont entières. . que les dames romaines inettaient dans leurs clieveux. qui doivent faire supposer qu'à cet endroit il y avait un bouton pour l'ouvrir et le fermer. voici ceux qui me sont restés. l'anneau d'une autre clé également en bronze. . . tant pour la beauté des dessins que pour la couleur. 19" Une tête d'aigle en bronze.

ou par leurs crimes. Le simpuluin et le lituus entre Caïus et Lucius. tant pour les iypes que les faits historiques. elle la reinplace . à justre titre. MARIT. . comme je vais le faire pour celles en or. moyen et petit bronze. ITER. comme servant de pièces justificatives de l'histoire . dont tout le monde connaît les monstrueux désordres. qu'il me serait impossible de les désigner.IMP. une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre. - MAG. il n'en est pas de même des médailles en or . tels que les Auguste. aimée 1838. . elle nous a conservé les noms et surtout les curieuses effigies de ce3 grands hommes de l'antiquité. Tête de Pompée dans une couronne civique.-------- (1) Cet ouvrage est inseré en entier dans I'Aniiuaire ecclésiastique et liistorique du diocese de Langres. Exergue : L. en effet. Voyez i'artide POTERIES. Je sais bien que ce n'est pas le métal qui donne le plus de valeur aux médailles antiques : souvent celles en argent et en brome présentent des sujets plus in@ressants et plus recherchés. ET. aurait été trop considérable et au-dessus de ines forces. qu'on éprouvera peu de regret a ne pas les voir figurer ici. plans d'un cbté et convexes de l'autre. S. presque toutes les médailles gauloises et romaines en argent et en bronze trouvées sur le Chatelet sont d'une mauvaise conservation. No 2. un plaisir indicible à voir les traits de ces Tibère.vée à Langres. les usages et les monuments des anciens. depuis Auguste jusqu'à Julien l'Apostat.. Celles en argent peuvent former une nouvelle collection des empereurs. Pompée. que j'aurais désiré compléter autant que possible. par ordre chronologique. iinmense : là où l'histoire se tait. MEDAILLES La numismatique est une science belle. mon grand age ne me permettant pas une application soutenue. D'un autre c6té. les Antoninle-Pieux. les Marc-Aurèle. etc. La nuinisinatique peut être regardée. pour bagues ou autres objets : il y en a qui sont circulaires. j'en ai trouvé une quantité considérable. F. pages 462 et suivantes. PNS. Une grande quantité de grains de colliers. de ces Néron et de ces Eliogabale. --CAESAR AVGVSTVS . en argent et en bronze. Luquet dans son ouvrage sur les Antiquités de Langres (1). elle retrace les évènements. elles sont toutes d'une fraîcheur et d'une conseivation qui surpasse tout ce qu'on peut dire. etc. Soit que la terre ou d'autres causes les aient empêchées ce beau vert si par les numismates. On aurait sans doute désiré que je d o ~ a s s e ici l'énumération détaillée des médailles gauloises et des médailles romaines. Plus de deux cents tnédailles en or ont été recueillies éparses sur le Chatelet : elles sont toutes du haut empire. EX. J'y ai donc renoncé. ou bien ceux de ces hommes incomparables qui seront à jamais la gloire des temps antiques. PRINCIPES IWENT. C. de grosseur et de couleurs variées. On éprouve. Auguste. PATER PATRIAE. Quant aux médailles gauloises. elles sont en général tellement détério- rées et oxidées. le nombre en est si grand. outre que plusieurs parini celles-ci sont fort rares. de ces Caligula. 26" Des verres colorés de diverses formes et différentes couleurs. F. 27" Enfin. un pied de Faune très-détérioré. CLAS. si célèbres. les César. Revers : PRAEF. C. CAESARES. entre un trépied et le lituus. ou par leurs verius. MEDAILLES EN OR Nomenclature et énumération. Mais ce travail. Têtes affrontées de Pompée et de son fils. -. des médailles en or du haut empue recueillies sur la montagne du Chatelet en 1809 et pendant les années suivantes : No 1cr. Revers : D N I AVGVSTI. En grand. OR.DJVI. les inoeurs. et dont parle M.

AVGVSTVS. une branche de laurier. Femme assise. . TR. IVVENT. IMP. CAESAR DRVSVS G E P t . Tête laurée de Galba. CLAVDIVS CAESAR AVG. Ses pieds sont sur un cippe. Tete laurée de l'empereur. --Mi'. P. P. tenant de la main droite un gouvernail posé sur un globe. -----No 6. M. Revers : LIBERTAS RESTlTVTA. que j'ai décrite ci-dessus. VITELLNS GERM.-- No 8. TR. et ayant un grand caducée A la main. Tête laurée de Vespasien. Tête laurée de Tibère. et de l'autre. sous lequel est une espèce d'autel à trois gradins. . P. No S. TR. tenant un raineau de la inain droite. Femme vêtue cornne les esclaves et dans une posture humiliante. CAESAR VESPASIANVS AVG. Tete nue. 1. une corne d'abondance. POT.NOTES ARCHÉOLOGIQUEÇ A. Revers : p' R' La les pieds sur un globe. de la main gauche. ----------- ----. AIJG. Revers : NERO CLAVD. La Liberté debout. Claude. JUDEA. No 4. Galba. 21 . --- --- TI. Tibère. et Livie. POT. TRIü. tenant de la inain droite une haste. Revers : PAX ORBIS TERRARUM. --- --- NERO CAEAR AVGVSTVS. Personnage assis sur une chaise curule. OTHO CAESAR AVG. dont je ne donnerai ici que les revers. P. et de la gauche. GERM. de la gauche. La Fortune. et un caducée. SER. portant deux couronnes. ======= ----- --- No 9. tenant. . Cette medaille est en tout semblable A la première de cet empereur. Othon.Médaille denteiée (2). Tête laurée de l'Empereur Claude. une haste. IMP. Tete laurée de Néron.Suivent neuf autres médailles du m&me empereur. Tête nue du Néron jeune. COS. de la main droite. et une palme de la gauche.AVGVSTA. sous un brillant trophée. Vespasien. --A. TER.. 1. celle-ci (NUiMMI SERRAT1)en est une rare exceptioil. Revers : AVGVÇTVS . tenant l'un et l'autre une patère à la main droite : Auguste porte de la inain gauche une haste.Figure allégorique représentant la prise de Jérusdetn. IMP. PHULP~N No3. Elle a les pieds sur un cippe. 1. No 7. le bonnet phrygien. GALBA CAESAR AVG. tenant une couronne de la inain droite. CAESAR D N I AVG. ----- (2) On ne cornait de medailles dentelees que parmi les consulaires. Néron. Vitellius. Revers : PONTIFEX MAMMVS. FORTVNA AITGVSTA. PRiNC. Revers : FORTVNA AVGVST. une corne d'abondance. P. F. Personnage debout. Auguste et Livie debout.

par la suite d'une conjuration dans laquelle entra Do~nitiaLongina. Revers : COS. Ja'i toujours cru voir sur ce bas-relief les oies du Capitole : je n'ose cependant l'assurer. Revers : PPUNCEE IWENTVTIS. Elle fut trouvée en 1813 dans une bordure de gazon d'Espagne. Domitien. près de la petite maisonnette dont j'ai parlé (3). tient une fleur à la inain. No 10. DOMiTiANVS AVGVSTVS. Type ordinaire. Tête laurée de Titus.. CAES. TR. Revers : COS. M. le simpuluin. TITUS. et que veut mordre un aspic. Tête laurée. L'Eternité debout. --- L'Empereur.Dans cette inédaille. CAESAR AVG. IMP. P. P. Feinme appuyée sur un cippe. de raisins. Médaille semblable en tout aux deux autres déjà citées. Je crois avoir lu dans les journaux. et de la main gauche. Vases pontificaux : le préfériculum. la tête de cet empereur est tournée à gauche. PAX AVG. portant dans chaque main les figures du soleil et de la lune . des branches d'olivier. COS. P. Quoiqu'il en soit. sur lequel est un agneau lié. il y a quelques années. NERVA CAES. et l'on sait qu'il fut assassiné à la seizième. . parce qu'elle indique que l'on inarquait l'époque du consulat toujours une année d'avance : elle donne la XVIie année du règne de Domitien. semblable à la preinière de cet empereur. Figure fort jeune tenant un fleur. CAESAR AVG. et de la inain gauche un caducée dont les branches sont fermées. --Ti. IMP. --CAES. Autre. VI Rome prenant les augures. AVG. VIIiI.Tête nue. COS. COS. emblêmes de la paix. Type ordinaire. POT. No 12. Revers : Aigle éployk Médaille inédite et à fleur de coin. --- . Tête diadémée de Domitien. DOMIT. No 11. D M TITI F. Revers : GERMANICVS. elle est en outre fort curieuse. à ses pieds est un autel embrâsé. revêtu de ses habits iinpériaux. Tête laurée. COS Iiü. Tête lamée. Na 13. le fouet et le lituus. à peu de chose prhs. tenant de la main droite une colombe contre sa poitrine. F. DOhaLANVS COS. AVG. Une riche corne d'abondance.ANNONA AVG. qu'elle n'est pas dentelée. Tm. TR. Un boeuf arrêté et fixé à une colonne. F. avait été trouvée à Pompéi. DOMiT. F. VI. -Médaille à fleur de coin. FORTVNA AVGVST. garnie de palmes. à ses pieds une chouette et un bas-relief. NERVA CAESAR AVG. tandis que dans toutes les autres les têtes sont à droite. PATER PATRIAE. COS. La Victoire debout. CAESAR IMP. PACI AVGVSTI. ETEPWITAS. son épouse. qu'une médaille d'or. VESPASIANVS. cette inédaille inédite est superbe par sa belle conservation.Revers : ANNONA AVGVSTA. Deux mains jointes serrant ensemble un caducée posé sur un cippe. de cannes à sucre. d'épis de blé. Pallas tenant un bouclier et lan~antun javelot . DOMITIANVS. F. WLIA AVGVST. Cette médaille est. Revers : PRINCEE JVVENTV. Revers : PPUNCEFÇ IWENTVT. etc. n. à peu pres semblable. Ln. P. Revers : COS. à cette exception. . M. III. fiiie de Titus. P. AVG. XVII. Julie. Nerva. tenant de la main droite un caducée au-dessus d'un trépied.

D'un autre c6té. dans un quadrige. P. dans le fond. Dans l'exergue : ALIMENTA ïïAL. P. rend hommage au génie de Trajan : regnn adsignntn. exigea qu'ils allassent à Rome demander au senat la confirmation du traité fait avec eux. sur une estrade assez élevée. COS. . TR. Q. La Victoire couronnant l'empereur habille en guerrier . Trajan ayant soumis à la puissance romaine les Partlies. VI. V. P. Q. ses ennemis les plus redoutables. P. Dans l'autre. qui. Revers : REGNA ADSIGNATA.NOTES ARCHL?OLOCIQUES Revers : CONCORDIA E m R m I M . CAES. au bas. Revers : COS. R. Revers : CONSERVATORI PATRIS PATRW. TRALANVS AVG. placé près d'un tronc d'arbre. Trois personnages. tandis que trois autres. COS V. placé prés d'une petite barrière. Nerva est couronné de lauriers.Une autre toute semblable. Jupiter tient son foudre au-dessus d'un enfant casque. Tête du soleil. P. P. OPTIMO PRINCIPI. TR. Dans l'une de ces médailles. S. Têtes affrontées de Neiva et de Trajan père . P. une lance. Revers : D M NERVA ET TTRIANVS PATER. P. la statue de Jupiter. M. R OPTiMO PRINCIPI. L'empereur est couvert de son armure . Je ne sais qui mérite le plus d'admiration dans cette circonstance.Deux autres médailles semblables. Edifice somptueux. presentent le traité de paix que le président accepte. Q. Une autre inedaille semblable. Tête nue de Trajan père. M. . et elle est intéressante par le nombre des personnages qui y figurent. Jupiter. P.COS. IMP. P. Q. ou de l'empereur qui ne pouvant qu'être applaudi d'une victoire aussi glorieuse. P. Autre. tient une haste de la main gauche. Deux captifs au pied d'un trophée. COS. DAC. et de la droite il donne à deux petites figures qui lui tendent les mains. Cette médaille a été frappée à cette occasion. S. revêtu de la chlamyde ou de la robe de sénateur. P. Tête laurée de Trajan. peut-être le président d u sénat avec deux sénateurs. il tient un sceptre de la main gauche. . COS. I->. voyez ces Parthes devant cette imposante assemblée : ils ont une contenance qui ressemble plutAt à une gravité de juges qu'à celle de vaincus. R. P. comme dans la première. Deux mains jointes. Trajan. P. P. P. surinonté d'un quadrige sur lequel sont plusieurs petites figures. P. M. Revers : COS V. M. DACI. Revers : P. AVG. . Temple à huit colonnes : au inilieu. No 14. Enseignes militaires. TR. P. GERM. son foudre sur un enfant tête nue. Revers : FORVM TRAIANI. P. P. S. TRAIAN. Une autre medaille semblable. GERM. L'empereur. Deux médailles avec la même légende. Revers : S. VI. il tient de la main gauche son sceptre.Revers : CONCORDIA EXERCïïViIM. OITIM. R. 1111. IMP. Revers : PARTHICA CAITA P. Revers : PARTHICO P. TRAIANO AVG. P. --IMP. S. L'empereur. VI. P. Revers : TR. R. Tête laurée de Trajan. NER. ou du sénat lui-même. Deux mains jointes serrant un caducée. P. P. TR. GERM. et Trajan costumé en sénateur. et de l'autre. par deux mois inéinorables. Une autre médaille seinblable. Q. R. à cheval. OFïIMO PRINC. tcnant un bouquet de fleurs. DACICVS P. Revers : D W S PATER TRAIANVS. M TR. P. O m O PRINC. veut néanmoins cn réf6rer au sénat. Une autre semblable. Revers : S. P. armé d'une lance et terrassant un ennemi. et de la droite. Q.

OITIMO PRINC. P. Revers : VENERIS FELICES. qui lui présente une couronne de laurier. tenant de la main droite la statue de I'Ainour. P. (Médaille fort belle. Q. Une couronne civique autour de la médaille. Enseignes militaires. 'TR. W S A R TRAIAN. P. Revers : PAI<THICO P. --HADIUANVS AVG. il tient. AVGVSTO PATRI. P. TR. tenant de la main droite un vase semblable à une patère qu'il verse sur un autel enflammé . trois épis. V1. P. de la gauche. Revers : P. TR. deux épis. P. et tenant de la gauche une corne d'abondance. P. OFTIMO PRTNC. R.) N P . M. V. 1.Médaille unique. P. dirigeant un gouvernail de la main droite. nw. HADRIANVS AVGVSTVS Tête laurée d'Adrien . P.) Une autre tnédaille toute semblable. R. Revers : PONT. P. Revers : VOTA SUSCEITA P. M. S. P. P. 017 sait que dans les cérémonies qui avaient pour objet des affaires particulières ou d'intérêt privé. P. Dans l'exergue : FORTVNA REDIT. TR. M. dans sa main gauche est son sceptre. Dans le champ de la inédaille. OITIMO PRINCIPI. Revers : Sans légende. Q. L'empereur. ADRIANVS AVG. Q. CADIT. Q. P. TR. R. Hadrien. Trajan. P. Q. de la gauche. Dans le champ : HERC. P. S. P. (Fleur de coin. il a le sceptre de la inain gauche. et le Génie de Rome : entre eux est un autel enflamme sur lequel ils sacrifient tous les deux. COS. une victoire assise sur un cippe. P. Figure de Trajan mort. MAX. P. trois couronnes de chêne. revêtu de ses habits impériaux. Médaille inédite. COS Im. Vénus assise. Un Génie portant de la main droite une patère. P. revêtu d'une simple robe. au milieu desquels est un fruit qui paraît être une poire. (Consécration. COS. Revers : S. L'aigle. R. Cérès debout. COS III. tenant de la main droite deux épis. Revers : S. M. P. Une autre médaille semblable. Q. OITiMO PRINCIFI. Revers : S. Q. Revers : COS. OITIMO PRINC. Tete nus d'Adrien. VI. I<. Q. S. tenant une sonnette et une haste. Personnage en toge. est droit devant un autel enflammé sur lequel il tient une colombe . Hercule armé de sa massue. une branche de laurier. P. S. R. Revers : P. il a la main gauche étendue vers la mer . Feinme assise. R. Un phénix . P. R. P. les ailes étendues. M. P. M. Revers : S. R. P.A. R. Revers : COS V P. Revers : COS V P. L'empereur assis sur les dépouilles des ennemis. II. sous lui. FHULFIN Revers : COS.) No 14. Q. Un Génie. Rome ne paraissait ordinairement que sous la figure d'un génie. P.) Revers : P. COS. P. tient à la main droite une branche chargée de baies.' Q. Tête du soleil. P. et de la droite. P. P. (Une autre médaille en tout semblable. OPTIMO PRINC. sa tête est couverte d'un casque orné de guirlandes. P. R. P. COS VI. S. O I T M O PIUNC. S. . Q. TR. VI S. Hercule armé de sa massue à la main droite . P. qu'il présente à un pélican . à fleur de coin. Q. 11 tient le sceptre de la main gauche. P. S. P. et de la gauche. R. Déesse debout. COS. Revers : P. III. Q. COS. le sceptre en inain. DIVO TRAIANO PARTH. est une partie d u vaisseau avec sa proue. il tient un globe avec les dépouilles du lion I\Jémée. au bas. R. P. V. Revers : S. qu'il tient de la inain droite . OITIMO IJIUNC.

La déesse Roine casquée . Revers : SECVRïïAS. Revers : P. elle porte une haste. M. une branche d'olivier. dirigeant. (Une autre semblable. COS. Revers : ROMA AETERNA. M. L'Espagne assise à terre. M. RED. COS. Revers : SPES P. un gouvernail .) Revers : COS. pour son heureux retour. Jupiter droit. une corne d'abondance à la gauche . sacrifiant. P. Tete radiée. m. Dans le champ : GEN. il tient dans ses mains élevees quelque chose qu'il inontre aux spectateurs avec recueillement. P. COS. TR. il tient de la inain gauche un grand bouclier. III. Higiée donnant à manger A un serpent qui semble sortir de dessous un autel. assis sur des dépouilles d'eimemis . tenant de la main gauche une haste.) Revers : VICTORLA AVG. AVG. la tête couronnée de lauriers. une palme. Cette médaille et d'un fort inodule. R. (Une autre semblable. Un Génie et l'empereur. une haste à la main gauche. Revers : D M NER. affublée d'une tete d'éléphant. Revers : P. M. et de la gauche. P. TR. 111. TR. M. Revers : P. R. W. Revers : P.) Revers : ROMA AITERNA.) Revers : LIBERALITAS. et de la droite. elle tient une corne d'abondance. PHüLPIN Revers : COS. et de la droite. de la main droite. et de la gauche portant une haste. TR.un lapin est à ses pieds. La Victoire tenant une couronne de la main droite. L'Espéraiice portant une fleur de la main droite.) Revers : P. (Une autre semblable. le sceptre en inain. m. (Une autre médaille seinblable. portant de la main gauche un de ces grands casques que l'on croyait etre descendus du ciel. . de laquelle elle tient une patère. Revers : HISPANIA. une victoire qui lui présente une couronne et une palme. armé de son foudre. Femme assise. Dans l'exergue : LiB. au bas un autel allumé. (Une autre médaille semblable. COS. une patère à la main droite. tenant une branche d'olivier dans sa main droite. elle est assise. la inain droite posée sur la tête d'un lion. P. P. III. III. portant une haste.La louve allaitant Roinulus et Réinus. COS. L'Afrique assise à terre. Rome casquée. P. Femme debout. III. TR. et le coude gauche appuyé sur une corbeille pleine de fruits. III. P. (Une autre seinblable. TR. Adrien. Feinine assise. III. Guerrier casqué. Revers : AFFRICA. S. de la main gauche. Revers : P. appuyant sa tête sur sa main droite.de la gauche. Un personnage assis. II. D N I NER. CAESAR TRAIAN. et le NOTES A R C ~ O L O G I Q U E S coude gauche appuyé sur des oranges et des raisins . NEP. M. est à cheval . tenant une tessère où sont marqués sept points. NEP. . COS. COS. AVG. IMP. P. TR. M. TR.(Une autre semblable. Dans l'exergue : ORIENS. La Fortune assise. Dans l'exergue : FORT. M. tenant sa haste en arrêt. COS. M. L'empereur à cheval.) Revers : P. auprès de laquelle sont des cannes à sucre. assise sur les dépouilles des ennemis vaincus. PUB. P. Tete laurée d'Adrien. (Une autre semblable). ADRIANVS AVG. COS. Un génie.) Revers : COS. P. Dans l'exergue : SALVS. et relevant le pan de sa robe. PRO RED. Le Tibre.A. sur un autel placé entre eux. M. P. dans la main gauche. et tient dans la inain droite une victoire qui lui présente une couronne . On lit dans l'exergue : VOT. TR. TR. P. COS III. Revers : P.

T. Revers : TR. M. Tete nue. TR.à ses pieds est un autel enflammé. la main droite levée . Junon est droite. TR. Revers : P. Feimne debout. Revers : AVG. PI1 F. TR. POT. COS. Femme voilée. AVG. P. M. COS. (Deux autres semblables. . TR. IMF. DES. ANTONINVS. Les têtes de ces quatre médailles sont coiffées différemment. de la main gauche. Jupiter assis : il tient de la inain gauche une victoire qui lui présente une couronne . M. COS. de la main gauche elle tient un petit coffret. II. DES. Revers : AVG. au-dessus d'un autel enflammé. tenant une patère de la main droite. AEL. ----- Dans l'exergue : CONCORD. Personnage assis. Tête nue à'Antoiiin. COS. AELIVS CAES. SABINA AVGVSTA HADRZANI AVG. P. Une quatrième médaille dont le revers est en tout semblable à celui de la seconde. elle n'en diffère que par le revers. MAXIMVS. Feinme voilée. Revers : AVG. Vesta est assise.) Revers : IOVI VICTORI. à ses pieds est un cygne.dans la main droite il a une haste. PHULPIN NOTES ARCHÉOLOGIQUES Revers : P. Figure voilée. PiVS P. la inain levée vers le ciel . PIVS P. la main droite armée d'une lance . un autel enflaminé et orné de guirlandes est à ses pieds. II. In. 1. PARTH. sur lequel on lit VESTA. COS. une haste. Sabiia. --L. Jupiter portant son foudre à c6té de lui . M&mesujet que la précédente. Revers sans légende. --SABINA AVGVSTA NNONI REGINAE. il tient une liaste de la main gauche. tenant une patère de la inain droite. T. ANTONINVS AVG. TR. Plusieurs génies qui sacrifient. et porte le palladium d'une main. COS. Revers : AERTERNiTAS. Ii. T@teperlée de Faustine. P. Revers : Femme tenant une patère et une haste . L'empereur casqué. plusieurs épis. AELNS CAESAR. il tient son sceptre. POT. CAESAR HADR.' P. Sur la première. HADR. II. (Deux autres médailles semblables. Tête lauréed' Antonin. P. PIVS P. No 16. Revers : TRIB. Dans l'exergue : CONCORD. ayant la même légende que la précédente . et sur celle-ci. M. et dans la gauche. Personnage portant des patères dans la inain droite. --DIVA AVGVÇTA FAVSTINA. No 15. P. No 18. une haste. Faustine. II écrase un casque du pied gauche.A. TR. et de l'autre. P. P.) Toutes les médailles de l'empereur Hadrien que je possede. P. au nombre de trente-huit. M. Revers : P. XII1 COS. Une autre &daille de cette impératrice. P. III. tenant dam la main droite un globe. 11. COS. M. et dans la gauche. 11. la main droite levée vers le ciel . -. ont été kouvées iouies éparses dans mes fouilles : elles sont. Tête laurée & longue barbe. TR. Revers : P.-IMF. M. sans exception aucune à fleur de coin. COS.AVRELWS CAES. ARM. M. ANTONINVS. . DES. Femme assise. Aelius.

Le Victoire conduisant un bige. III1 COS. In1 IMP. --L. ayant une barbe très épaisse. PAR. Lucius Vems. ARM. ne les possédant plus par suite de circonstances que je ne puis expliquer ici. Revers : VICTORIA AVGG. II. No20. Tete laurée de çévère. il y en a un nombre d'environ soixante à quatre-vingts dont je ne fais pas mention. Un Génie écrivant sur un bouclier ces deux inoh : VIC. . VERVS AVG. XX IMP. Sévère. --SEVERVÇ PNS AVGVSTVS. La Victoire burinant ces mots : VIC. P. sur un bouclier posé sur un cippe. No21.Revers : TR. Tête nue et barbe longue. ARMENIACVS. ******* Outre les inédailles en or que je viens de décrire. Revers : TR. II COS II. P.

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. vu la largeur et la hauteur de la pierre. qui m'assurèrent de la vérité de ce fait : "Dans notre jeunesse. On lit. Et. et a donné lieu aussi à plusieurs dissertations manuscrites et imprimées. à 4 mètres 38 centimètres de sa base . pour s'y abriter. on y était plus mal qu'en rase campagne. qu'elle fut ebranlée et renversée un jour par des vents violents. connue dans le pays sous le nom de Haute-Borne. qui peuvent peser environ deux mille huit cent livres". une quenouilk. Plus avancés en âge. sur le côté opposé à l'inscription. qui m'avait paru d'abord incroyable. attire l'attention des savants et des curieux. de l'fl~itreunfitsentr (1). D'autres rapportent que. 1805. Cette tradition. Elle est fracturée au sommet. Legendre. sur quatorze pouces. .280 mètres à l'ouest de la montagne du Châtelet. à 3 mètres 41 centimètres. D'après des traces encore bien visibles. l'objet d'une vénération superstitieuse. renversée et située à treize mètres.et c'est par suite des fouilles qui ont &téfaites alors à sa baçe. ingénieur de la province de Champagne. dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. coinine une chose des plus extraordinaires. (1) Mémoriaux fournis par les maires de l'arrondissemënt de Vassy. il est necessaire de rapporter ici le sentiment des divers auteurs qui en ont parlé et la description qu'ils en ont laissée. et diverses traditions s'y rattachent : parmi les plus connues. C'est sans doute à cette chute qu'il faut attribuer la fracture qui existe auprès du sominet. et tenant. on trouve un monument qui. à une époque bien éloignée." dirent-ils. T . une inscription romaine y est gravée. que nous transcrivons textuellement et en entier (2). en suivant la voie romaine qui en sort. Avant d'entrer dans des digressions sur ce monument et sur l'interprétation à donner à l'inscription latine qui s'y trouve. 170. depuis longtemps. sur une épaisseur moyenne de 45 à 60 centimètres. et courant. que. On cite encore. Ce monument est une énorme pierre brute. sur dix-huit pouces d'épaisseur. de quelque côté qu'on se plaçât auprès de cette pierre pour s'y abriter contre la pluie ou les vents. Cette pierre a 6 mètres 56 centimètres de hauteur depuis sa base jusqu'à sa cime. a dix-huit pieds de hauteur. sa plus grande largeur est de 2 mètres 24 centimètres. les lettres de l'inscription étaient dorées. elle porte le nom de "HauteBorne". six pieds huit pouces de largeur par le bas au rez de terre. combien de fois nous avons ri en voyant des moissonneurs étrangers qui. qui a visité la Haute-Borne le 18 juillet 1751. Elle ne paroit pas avoir été taillée .TROISIEME PARTIE LA HAUTE-BORNE 1 A 5. étaient forcés d'aller ailleurs chercher un asile". dans un rapport qu'il a fait à ce sujet. nous mentionnerons celles-ci : Les anciens habitants disent avoir entendu raconter à leurs pères qu'autrefois. il est à présumer que cette pierre a dû &tre enterrée d'un mètre à peu près. p. me fut confirmée par des hommes dignes de foi. et dont je n'ai pu me procurer que l'exîrait suivant : "Cette pierre. ne connaissant point les localités. . elle contient cent trentedeux pieds un pouce quatre lignes de pierre fromentelle ou pierre bâtarde. au moment de l'orage. A deux fois différentes. "il y minit unefigure defemme q n t des mules IUCX pieds. et qu'on les voyaient briller au loin d'un vif éclat. en approchant de la Haute-Borne "nous éprouvions l'été un froid très vif qui nous obligeait à nous en éloigner. d'une mnin. et trois pieds un pouce à la cime.Ardiives de la Haute-Mame. qui se termine en pointe . (2) Annees 1731 1733. Ce monument a été de tout temps. sur le côté droit de la voie romaine . un article ainsi conw. dénomination que la contrée prend aussi d'elle. s'exprime ainsi. lorsque le soleil y dardait ses rayons. cette pierre fut déplacée :1" au mois de juillet 1750 par Grignon .et. dans le pays. elle est inégale et raboteuse sur toutes les faces .

haute d'environ 24 pieds. et on y en découvre tous les jours qu'on avoit négligé. Moreau de Mautour l'étant allé voir avec le Curé de Fontaines et celui de Joinville. qui sont aujourd'hui les habitants di1 Milanois . ce qu'il présume avoir été fait exprès pour désigner l'abréviation. et il ne faut pas oublier de dire que ce qui le persuade encore plus que VIROMARUS est l'abrégé de son nom. comme nous venons de le rapporter. selon lui. à l'exemple des Romains. où elle n'a que deux pieds et deini . et. de Mautour. c'est premièrement. on y lit ces mots.IF. à la vérité. qui sont bien gravés. Au milieu de la hauteur de cette pierre. large à sa base de 8 à 9. adresser des voeux ou des actions de grâces à Jupiter Stator. à deux lieues de Joinville. de mnnière qu'en consmant la grosseur des caractères il ait été impossible d'y mettre une seule lettre de plz~s". ou qu'on n'avoit point encore aperçus : telle est l'inscription dont M. est plus large qu'un O ordinaire. elles doivent naturelleinent se rendre ainsi : "Jovi STATori Ingentem Lnpirlpm Insuihi W. Sans nous occuper à réfuter l'interprétation de cette inscription que donne M. remplit foute la lnrgetrr de la pierre. il y a seulement u n délit au haut. que ce mot. à un VIROMARUS Chef des Gaulois du temps où devenus alliés de l'empire. JOVI STATORI. on voit une grande pierre perpendiculairement élevée. coinrne elles ne signifient rien par elles-m@mes. à Jupiter Stntor. c'est que le VIRIDOMARUS à qui il attribue l'Inscription étant un Prince des Gaules. Les conjectures suivirent de près la découverte . JOVI STATORI. Mais on juge bien que c'est à celui d'Autun que s'arrête constanunent M. en la descendant. qu'on ne trouve nulle autre part. en remontant la Marne. des comnenceinents de noms ou de mots abrégés . de Mautour. de manière qu'en conservant la grosseur des caractères. c'est-à-dire. "Au-dessus du village de Fontaines. mais personne ne s'avisait de penser qu'elle fût chargée d'une inscription. sans être plus élevé que les autres lettres. et allant en diminuant jusqu'en haut. remplit toute la largeur de la pierre. ils joignoient à ses armées des corps de troupes considérables qu'ils commandoient euxm@ines. de Mautour pensa que le inot VIROMARUS. et s'en étant mieux assuré avec sa lunette. qu'il avait prise sur l'original même.". M. PHELPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES SUR UNE INSCRIPTION LATINE DECOUVERTE EN CHAMPAGNE "La France est pleine de monuments antiques. et à tous les autres Jupiters honorés dans Rome. il n'est pas vrai de dire que le mot VIROMARUS. "La seule objection que l'on crut pouvoir faire à M.il aperçut des caractères. dont le culte étoit tout particulier aux Romains. mais encore le consacrer à une Divinité abolument inconnue en son pays. est beaucoup plus gros qu'aucune des autres lettres. l'examina de plus près . il parvint.elle est toute d'une pièce. "Cette pierre paroît brute. dit M. de Mautour. "A l'égard des lettres ISTAT IL IF. et il en est tombé un morceau de quatre pieds de long. il n'y avoit qu'à domer une époque tant soit peu moins ancienne à l'Inscription. "en l'endroit où il est écrit. Nous ne ferons pas remarquer que l'avant dernière lettre U est mal écrite : c'est un V. du temps que César en faisoit la conquête. comme une espèce de pyramide. et en second lieu. Joui Liberaton Jovi Fereîrio . il aurait dû remarquer qu'il y a assez d'espace après la dernière lettre d u mot VIROMARUS pour pouvoir y placer encore d'autres caractères. pouvait être l'abrégé du mot de VIRIDOMARUS Prince d'Autun. de Mautour. Il y eut aussi un Viridomarus Roy des Gaulois Insubriens. en l'endroit où il est écrit. alors il pouvait. qu'elles soient initiales. M. et à quatre lieues de Saint-Dizier. et consacra ses dépouilles à Jupiter Feretrien. avec le secours d'une grande échelle. quoique le fonds ne soit pas trop uni : VIROMARUS ETAT IL k "Mille gens parlaient de cette pierre étonnante. car c'est ainsi que l'on pouvoit encore expliquer les quatre dernières lettres iL. et dont César fait mention dans le septième livre de ses Commentaires. que 1'0 conunence la seconde moitié du nom de VIRIDOMARUS. S'il avait bien examiné l'inscription. Quant à la disposition des lettres . et qu'en la rapportant sans aucun changement ni abreviation. L'O. Moreau de Mautour a communique à I'acadéinie une copie figurée. il eût été impossible d'y mettre une qui seule lettre de plus . et n'avoir jamais été taillé . il paroît extraordinaire.A . non seulement de lui voir élever un monument de cette espèce en langue Latine.épaisse de deux pieds à sa base et d'un pied en haut. a les lire et à les copier. II parut donc que pour faire cesser la difficulté.il faut. Marcellus le tua.

D'après la copie donnée par Grignon. inais un nom de famille . 153 (4) Traité élémentaire de Numismatique ancienne. composé d'après celui d'Eckhel. mais comme la plupart l'ont mal lue. nous avons essayé de rendre le sens de Cene inscription par les termes les plus simples. remarques et observatioiis des meilleurs auteurs modernes. inais il se trompe aussi en laissant subsister les deux points qui se trouvent dam la copie qu'il a envoyée à l'Académie. "Nos mhoires ont dCjà fait mention et de cette grande pierre près du village de Fontaines. dont on trouve les preuves dans les épitaphes inscrites sur les tombeaux de ces deux familles". que. Joui LiDerafori. il y aurait deux noms de fainille pour la même personne. associé-correspondant des académies royales des Antiquaires de France et de Cliâlons-sur-marne -Paris. en Champagne. car la famille Stntilin est connue par plusieurs Médailles et par plusieurs Inscriptions". Nous donnerons les raisonç qui fondent notre sentiment. etc. que Statilius était un Romain envoyé dans les Gaules. annees 1775 à 1776.A. où il avait eu un fils auquel il donna le noin gaulois Viromnlus. vingt-quatre pouces d'épaisseur dans son plus grand renflement. 31 . comment il rend compte du monument dont nous nous occupons : "On voit à cinq cents pas du Chatelet une pierre fameuse qui se nomme la Haute-Borne. STATLLIF.trois pieds deux pouces dans la partie la plus étroite. augmenté d'uii grand nombre d'articles. ils lui ont donné une fausse interprétation. Tome premier. p. et sur la disposition des deux lignes de l'inscription. ou du moins. parce que ce ii'est pas un prénom. inais celle-ci n'a pas été présentée assez exactement par M. Lucius. et onze pouces dam la partie la plus mince qui en forme l'extrémité supérieure. avec W plandies de médailles. Grignon rétablit la disposition de cette seconde ligne.la hauteur. dans la principauté de Joinville. un de ses correspondants. on lit. avec six pieds neufs pouces dans sa plus grande largeur . par Gérard-Jacob K. Un auteur d'un "Trnité sur ln Numismntiqtie" (4) fait mention de la Haute-Borne à propos d'une médaille sur le revers de laquelle on voit Marcellus VIROMARVS 1. M. sont suivies d'un point . contenant plus de 150 sujets graves au trait. Dans une dissertation que nous avons lue à l'Académie des Belles-lettres. page 66. et de l'inscription latine qu'elle porte . "Dans la première ligne. un cénotaphe érigé en son honneur. qui a pris toutes les dimelisions de ce monument brute et irrégulier dans sa forme . et nous aoyons qu'elle doit se lire ainsi : VIROMARUS JüLU STATILI FILIUS. et que ce monument est le tombeau de celui-ci. Cette pierre méplate et brute est plantée sur la marge de la chaussée romaine . L'Inscription en caracteres Romains assez irréguliers. elle n'est pas exacte : il n'existe point d'intervalle entre la cinquième lettre et la sixième. Julius est (3) T.et la dernière F. Grignon pense qu'il faut lire ViROMARVS Jtrlii STATILI Filius . A ce sujet on observa que dans toutes les Inscriptions. et sur l'einplaceinent de la première lettre de la seconde ligne. qu'il seroit trop long de déduire ici. STATILI F. PHULPlN NOTES ARCHEOLOGIQUEÇ de la seconde ligne. ce qui ne permet pas d'admettre les explications Jmi Stnfori. comme Titus. Grignon (en janvier 1761). "Dans un Mémoire qui accompagnoit cette copie. et tombe dans une autre erreur en séparant la huitième letire de la neuvièine. par conséquent. dans la seconde. 1'Académie a encore été cette fois induite en erreur. à la moitié de sa hauteur : VIROMARUS 1. grecque et romaine. non plus qu'entre la septième et la huitieme. qui n'existent pas. Moreau de Mautour. K. la première lettre 1. est de vingt-un pieds deux pouces. est coinposée de dix-huit grandes lettres : toujours marqué JVL. au levant. La même Académie revient encore plus tard sur cette inscription. Voici de quelle manière elle en parle dalx ses Mémoires (3) : INSCRIPTION L A T m Sur une pierre appelée la Haute-Borne.. et sur les deux points dont elle parle. "Plusieurs savants se sont exerces sur cette inscription. Jmi Feretrio.. inais qui est établie sur des alliances de la fainille Julin avec celle de Stntilin. pour servir à l'intelligence du texte. et qui s'élève de vingt pieds au-dessus du sol. Voici. Dans son article inséré au premier Blilletin de ses fouilles. 1825. La Compagnie en a reçu une copie plus fidèle par M. dans la plus grande partie. au reste. le mot Viromnnis est sans point .

32 . en construction. sont des pierres brutes aune forme allongée.. ou adopter l'interprétation suivante : Viromnms Juiio Statiiio filio . HLR longue. MAN. il n'est pas surprenant VIROMARVS 1 STAT 1 L 1 F et : Joui STATori Istrcin Lqidern Jussit Fieri. AA $&: . Et en effet. Il en est inalheureuseinent de inêine quant à la destination de la plupart des autres moi~umentsattribués aux Celtes. "Les pierres levées. par M. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES II. messieurs. plantee debout en terre. les Méinoires de l'Académie des Sciences. On voit qu'il adopte en partie le sentiment éinis dans le toine IX des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. au pluriel M E N HIRION) est une pierre longue. Mantes. in'ont taujours fait penser que c'était un rnonuinent celticlue. s'amouidrissaiit ou s'elargissaiit vers le sommet . Refay. pierre) est un obelisque brut : le MENHIR et le PEULVAN sont deux noms d'un m@memonument.."Un grand nombre d'antiquaires pensent que les pierres levées. avec l'article. ont été destinées à honorer les dépouilles inortelles des Celtes.. parce qu'on a souvent trouvé des osseinents humains pres d'elles. ou.. Page 51. combien les opinions sont incertaines au sujet des pierres levées. ne pouvaient. membre de plusieurs sociétés savantes.1835.la première lettre de cette ligne a 016 cent. . tels que les batailles. Ar& et Belles-Lettres de Dijon (51. quelquefois elles sont plailtées de manière que l'extréiiuté la en est en bas. Enfin. inais on croit aussi que souvent c'étaient des espèces d'idoles regardées comme I'emblême de la divinité . (5) Année 1827.. comme on l'a dit avec raison.quelquefois aussi . et qu'elles sont portées coinme sur un piveau le contraire. allant ériger un trophée de l'armure du roi Gaulois Virdomnms. . la hauteur et l'épaisseur considérable de la pierre dont iious nous occupons.quelques-unes pourraient encore avoir été élevées pour perpétuer la mémoire des évèneinents historiques. sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. etc. Plusieurs passages des poésies d'Ossian paraissent favoriser cette opinion . . celles de la seconde ligne ont 011 cent.. que Son connaît aussi sous Ifs noms de Menltirs. isolee. copiee par nous avec la plus scrupuleuse exactitude : V ~ R ~ kkXf. Armand Cassan. PiERRE FTTE. VAN ou VEN. pilier.PIERRE DE GARGANTUA. et MAEN. Antiquites gauloises et galloromaines de l'arroiidissement de Mantes (Seine-et-Oise). faite sur les lieux par M. on désigne en France le menhir sous les noms de PIERRE FICHE. (6) . A. 11 transcrit de cette manière l'inscription : La forine. ce qui ferait de cette pierre u n monwnent funèbre élevé par un père à son fils. N par la sculpture. de la catégorie de ceux appelés pierres levées. pages 204 à 206. Nous pensons qu'on peut expliquer cette inscription comme Grignon. . PIERRE FKE.. MEAN. sauf quelques modifications dam l'interprétation des lettres de la seconde ligne. AR MENHIR (du breton AR le MEN pierre. dans le temple de Jupiter Férétrien."Les pierres levées sont en même temps les monuinents les plus simples et les plus nombreux de l'époque celtique . iinplantées verticalelnent dans la des bornes . &/$TATI LI F Les lettres de la premiere ligne ont m5 cent. "Le PEULVAN (de PEUL. il eri reste dans presque tous nos départements du Nord et de l'Ouest. d'après une m u velle copie. ces peuples. et la plus haut. ignorant les beaux arts. imprimeur-libraire.quoiqu'on en ait détruit une quantité considérable depuis dix-huit siècles. feulvnns. et. isolées ou réunies en petit nombre. dievalier de la Legion d'Honneur. . ni par l'architecture.. pierres ficltes (6). PIERRE FICHADE.(."Vous voyez. dit de C-ulnont. Baudot. donnent ainsi cette inscription : VIROMARVS ISTATILIE Voici cette inscription. leUr hauteur varie depuis terre quatre pieds jusqufà vingt et au-delà ."Le Menhir. différencier leurs monuments selon les intentions dans lesquelles ils les érigeaient . annen aide-de-camp du general Lafayette.A.

la plus solide serait l'existence de I'inscription qu'elle porte. mais bien sur les hauteurs isolées. à faire regarder cette pierre coirune un cippe funéraire. fût-elle même seule. Albert Lenoir et Léon Vaudoyer. dome un dessin de la Haute-Borne. coinine l'observe fort bien M. et que si nous voyons encore maintenant subsister des restes plus ou moins considérables des inonuinents celtiques. qu'il n'était pas probable que cette pierre fût un monument celtique. et on estime cette raison si forte. il faut se garder de les confondre avec les pierres celtiques. qui. mais qui n'a rien d'incompatible avec une pareille destination. Mais cette opinion (7') s'appuie encore sur la position même de la pierre près d'une voie romaine. il n'y a aucune véritable présomption qui appuie l'hypothèse d'un monument celtique. en maintenant l'opinion que nous avons émise plus haut. ajoutet-on. il est plus difficile encore d'expliquer l'existence actuelle du inonument dans cet endroit.KOTES ARCHEOLOGIQUES d'en rencontrer d'ailalogues quant à la forme. l'existence d'un "peulvan" dans cet endroit a paru égaleinent inadmissible : car. ajoute-t-on.mais.dans le texte d'un article de MM. Quant aux raisons directes qui tendent. . On voit par ces raisons que toutes les objections que nous venons de rapporter et qui nous ont été alléguées. On dit que la forme seule et la masse du monument pourraient faire présumer que c'est un "peulvan". et qu'il est plus raisonnable d'y reconnaître un cippe . d'une part. (8) -Voyez ANhTJAIRE HISTORIQUE DU DIOCESE DE LANGRES. qui sont en général plus volumineuses. soit qu'on en fasse une oeuvre purement roinaine. mais siinplement un cippe funéraire de L'époque gallo-romaine. ou plus fréquemment encore dans le silence des forêts dont la Gaule était alors couverte . et que d'uii autre c6t6. coinme nous l'avons supposé. nous répondrons à toutes ces objections. 2' que plusieurs monuments celtiques ont été remarqués sur les bords des chemins. Ces auteurs pensent que "quelques monuments isolés seinbleiit avoir été destinés. que néanmoins cela n'est pas sans exemple. en effet. était trop habile pour laisser échapper une occasion si favorable de faire disparaître un inonument qui. après avoir été plus tard dépouillé de son caractère primitif. servit de cippe funéraire.page 4. ajoute-t-on encore. et qui cependant n'ont pas été élevées dans le m6ine but. notamment dans l'arrondissement de Mantes (Seine-etOise) et à Langres(8) . on l'avoue peu ordinaire de voir des pierres brutes servir de cippe funéraire à l'époque romaine . annee 1838. comme nous parait l'indiquer l'inscription qui y est gravée. Le motif qui a fait adopter cette opinion est fondé sur ce que. "et ils émettent L'opinion que l'inscription latine que porte la Haute-Borne indique les anciennes limites des "Leuci". et nous ferons observer en outre : 1' que le monument n'est pas le seul de ce genre sur lequel on a trouvé de semblables inscriptions . tombent d'elles-inêines naturellement . que si au contraire on suppose que la chaussée soit de construction roinaine. l'occasion était trop patente. de graves raisons s'opposetit à ce qu'elle soit admise. d'une forme il est vrai peu usitée. rappelait nécessairement aux vaincus des souvenirs d'indépendance et de liberté qu'il fallait détruire à tout prix . sur les monuments gaulois.Année 1839. et qu'un oeil exercé peut facilement distinguer. pag. 226 et suivantes. ce qui a paru peu probable. elle semblerait suffisante pour trancher la question. ou plantées en mémoire de coilirais civils . La politique roinaine. 3' et que les Romains ont presque toujours respecté les lois et la religion des peuples qu'ils ont soumis à leur domination. soit qu'on veuille considérer la chaussée dont il s'agit ici coinme existant avant l'époque de la conquête et réparée seulement alors. Quoi qu'il en soit. d'un c6té. quoi qu'il soit. que. On a remarqué la vérité de grandes bornes de ce genre servant à désigner parfois des limites territoriales. inais peut-être postérieuremeiit. trop opporiune pour supposer qu'elle ait été négligée. circonstance qui ne paraît pas conciliable avec L'hypothèse qui tendrait A faire regarder le monument coinine celtique . de même que tous ceux de ce genre. de Cauinont. nous devons être persuadés qu'ils ne sont restés debout que parce qu'il eût été trop dangereux aux vainqueurs d'en consommer la destruction . ce n'était pas sur le bord des chaussées que les Druides aimaient à placer les inonuinents religieux ou historiques de la nation. et aprPs avoir été dépouilles de leur caractère religieux. à fixer d'une manière certaine les frontières des peuples ." Le "Mngnsin Pittoresque" (7. On nous a objecté. Nous croyons donc qv'il est plus rationnel de penser que cette pierre est un inonument celtique. tandis que dans le cas dont il s'agit.

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de bien rétablir les terres comme elles étaient primitivement. à la lueur d'un beau clair de lune. La cavité était sèche dans toutes ses parties. de l'autre c8té de la voie romaine qui passe près de là. elles pouvaient être éloignées les unes des autres de 1 mètre 16 centimètres à 1 mètre 33 centimètres . De retour de cette promenade. à 83 centimètres de la superficie du sol. ayant 1 mètre de hauteur et un peu moins de largeur . en la tournant en tous scns pour m'assurer de la solidité du fond et savoir si la profondeur était égale partout. L'enduit du souterrain est encore parfaitement conservé . on y a remarqué aussi plus tard une esp6ce de conduit où une perche fort longue a été introduite sans pouvoir en sentir le fond. Quinze jours après. une ouverture à peu près seinblable à celle de nos citernes. nous êumes soin. on remarque des ouvertures pratiquées à mi-mur. à la nuit tombante. forment la voûte de ce souterrain. D'énormes pierres. Cet entonnoir se trouvait à la distance d'environ deux mètres du clienun vicirial de Fontaines à Brainvilliers. et arrivé au fond. Tout à l'entour.j'en ai compté jusqu'à treize. 1. j'y descendis l'échelle. car dès le lendemain. à 1 mEtre 33 centimètres de hauteur. le secret de notre découverte fut éventé. Cette découverte souterraine faite. Le lendemain. je parcourus en tous sens cette coiutruction que je trouvai parfaitement conservée . il a 3 inèb. On pourra peut-être trouver beaucoup d'incertitude dans la description de cet édifice. nous nous acheminâmes un soir. est un hypogée celtique que j'ai découvert. precisément à l'angle droit que forme l'embranchement de ce chemin avec celui des Romains et en face d'un vieux poirier qui est situé non loin de là. Arrivés au lieu de notre construction souterraine. nous nous remîmes en route. je proposai à mes jeunes étudiants une promenade à la Haute-Boriie. me preoccupa vivement. Afin de ne laisser entrevoir aucun soupçon sur notre découverte. de 4 mètres 35 centimètres à 4 inètres 65 centimètres de longueur. sur lesquels nous fondions les plus brillantes espérances . mais seulement de la terre et du sable. construite en inoellons bruts et grossièrement assemblés. Ayant pris avec moi celui de mes écoliers que je jugeai le plus discret. Cet édifice souterrain est circulaire . au nord.es 65 centimètres à peu près de longueur sur autant de largeur . Un monument non moins intéressant et non moins curieux que celui de la Haute-Borne. mon premier soin fut de sonder avec ma canne tout autour de moi. Ja'i trouvé une quanti* considérable d'ossements de toutes espèces d'animaux. vers l'endroit en question. une rigole dans laquelle coulait un petit volume d'eau provenant de la fonte des neiges et qui disparaissait dans une espèce d'entonnoir. avant notre départ. étant située près de l'embranchement de deux cheinins. Pendant que nous faisions une courte station auprès de ce monument antique. Alors un grand nombre de personnes s'y rendirent sur le bruit merveilleux que j'avais fait des trouvailles imnenses . je remarquai. nom compagnon muni d'une échelle et moi d'une lanterne. Par un beau jour du mois de février de l'année 1818. il est enfonçé dans les terres d'environ 3 inètres 35 cent. nous y descendîmes. quoiqu'à la fin de l'hiver et malgré la quantité d'eau que j'avais vu y pénétrer. ce qui ne pouvait être autrement. je me déterminai à rn'éclaicir sur ce fait. nous mîmes à LIU l'ouverture . que nous avions aîtendue non sans beaucoup d'impatience.je fis donc cesser toutes fouilles ultérieures. sur 1 mètre 66 centimètres à 2 inètres de largeur. Ces précautions prises. entièrement due au hasard. un peu plus bas que la Haute-Borne. Voici la description détaillée des circoiutances qui ont accompagné cette découverte. nous rencontrames d m les terres. Après un peu de travail.mètres y compris l'ouveriure qui se trouve à 1 mètre plus bas que la superficie des terres. ce qui me surprit fut de n'y point voir d'eau. nous remîmes au lendemain nos travaux ultérieurs. Quand je fus certain qu'il n'y avait rien à craindre. ce que j'avais reinarqué et qui me paraissait l'effet d'une cause extraordinaire.HYPOGEE CELTIQUE. les découvertes antérieures que nous avions faites étaient là pour nous encourager. et regretter que je n'aie pas continué mes recherches : la raison en est que cette visite fut la première et la dernière qu'il me fut possible d'y faire. D'autres excavations souterraines ont été découvertes depuis lors sur la même ligne : l'une d'elles .

coinine ce dernier. de deux mèh.ces pierres.deux os aiguisés comme des armures de flèches. sur lesquelles reposait une couche épaisse d'ossements que recouvraient d'autres pierres plates encores plus larges et quatre pieds environ de terre sablonneuse. Armand Cassan (l). percé de neuf trous . (1) Ce tombeau avait deux mètres trente-trois ceiitimètres de largeur et de profondeur.huit énorines pierres. des dents d'hommes. au hameau de Bézou. et des fragments en silex taillés et tranchants. d'enfants. D'autres pensent que. La forme. le caractère de cette excavation et sa situation près d'un ineidùr. M. Les hypogées. on a trouvé plusieurs squelettes et une grande quantité d'os de divers animaux. a eté pour nous comme une inscription qui nous a servi à reconnaître dans cet hypogée un antique tombeau de nos peres. Le nom du lieu. dans les hypogées qui ont été explorés. II.un hypogée connu dans le pays pour un tombeau antique : cette fouille ainena la découvcrte d'un caveau qui rappelle tout-à-fait celui d'Epûne. de La RocheGuyon M. de Vincent et moi.A. En effet. et qui a dû. et neuf mètres de longueur . un recueillement religieux. des coquillages. nous fîmes fouiller. pour ainsi dire. et. 36 . donnaient à cette fosse sépulcrale une sorte de grandeur sauvage qui nous frappa et nous inspira. des débris de poterie fort grossière. nous découvrîmes les restes de quinze squelettes environ . un os de fémur travaillé. Le fond du toinbeau était pavé en pierres plates. Béztr. dit M. on aurait découvert des ossements semblables s'il avait été possible d'y faire des fouilles. PHULPII\' NOTES ARCHEOLOGIQUES se trouvait préciséinent sur le chemin de Brainvillers . je citerai un seul exemple de ce genre de monuments qui ont été explorés et décrits : "En septembre 1834. brutes. dans la partie où la terre n'avait pas encore été remuée. mais elles ont été bien vite refermées de peur d'accidents et sans avoir été explorées. A l'appui de ce que je viens d'avancer. le docteur Basserre. Une partie de ce tombeau avait déjà éM fouillée . comne plusieurs auteurs l'ont reinarqué. servaient de sépultures à des personnages célèbres. qui signifie en langue celtique @ez)séyulLure. page 17. ou à des guerriers morts dans les coinbats.es trente-trois centimètres d'épaisseur. d'après leur situation près des dolmens ou menhirs. en formaient l'enceinte ." (1)Antiquites Gauloises et Romahes de l'arrondissement de Mantes. tout-à-fait semblable à celle de l'hypogée d'Ep6ne . seivir de sépulture à des guerriers gaulois tués dans un combat. de porcs et de lapins .et dont un grand nombre ont été signalés et explorés dans plusieurs localités de la France. commune de Cl~érence. du charbon. debout. il est probable que dans celui dont nous nous occupons. ces monuments ont dû servir aussi de sépultures à des victiines humaines du culte druidique. au milieu de css ossements presques réduits en poussière. mis. m'ont fait penser qu'elle a dû appartenir à cette classe de monuments celtiques appelés l~ypogées.

par mon sujet. Grignon l'emporta sur tous ses rivaux. et dont j'ai déjà fait mention dans le cours de cet ouvrage. et consacra les onzes premières années de son séjour à Bayard à méditer sur son art.A. 11 envoya successiveinent à L'Académie des Sciences de Paris les traités suivans : 1" Mémoire sur l'Amiante ferrugineux (1759) . qu'il avait entrepris sous la protection du gouvernement.sur m i s toire naturelle et sur divers sujets.38. 2" Oliseruation sur la formation des Mines de fer par dipôt. d'après le rapport de Grignon luiméme. et de Marie-Anne Marisy. un Mémoire portant ce titre : Obsemations sur l'Histoire nnîarrelle des lieux formant la lisière des provinces de 07ampngne. établie à Bergera sous le noin de Çociété des Amis de la Patrie. qu'il fit paraître en 1775. correspondant de I'Acndémie royale des Sciences et de celle des Insmptions et Belles-Lettres de Paris. Arts et Belles-Lettres de Qlâlons. L'Académie de Biscaye. dans ln province de azampagne. en 1772. Il intitula ce Recueil : Mémoires de Physique sur l'art de fabriquer le Fer. de Pierre Grignon. je lui dois d'ailleurs ce tribut coinine à inon prédécesseur en découvertes arcl~éologiques dans le lieu m@meque j'ai exploré. Pierre-Clément Grignon naquit le 24 août 1723 à Saint-Dizier. C'est pendant cette période de onze années qu'il composa différents mémoires sur l'amélioration à apporter aux procédés mis en usage jusqu'alors pour la fabrication du fer. et lut dans le sein de cette Académie. Çentant la nécessite de connaître à fond le nouvel état qu'il venait d'adopter. orné de treize planches en taille douce. Quelques temps après son mariage. Grignon. Quelques-uns de ces écrits avaient été publiés avec ceux de l'Académie des Sciences. 3' Unité du Fer . . un prix pour le meilleur Mémoire sur les Soufiefs de Forges. à parler de Grignon. Je rie terininerai pas sans dire un mot sur Grignon. L'abbé Mathieu nous apprend que Grignon se disposait dans ce temps-là à faire paraître un autre ouvrage. en 1769. 4" Métnmoyhose du Fer . l'auteur des premières fouilles qui ont été faites sur la montagne du Chatelet. PHL'LPIN NOTES ARCHBOLOGIQUES NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR GRIGNON. Ii avait à peine 24 ans losqu'il épousa MarieReine Matlùeu. Coinine nous l'avons déjà dit. 37 . Le plus important des écrits de Grignon est celui qui a pour titre : Nécessité et Facilité de rétablir In Navigation sirr la Marne. situées sur la rivière de la Marne. et vint s'établir ii celles de Bayard. il fut noininé ineinbre correspondant de l'Académie des Sciences. cette découverte fit une profonde sensation dans tout le monde savant : c'était l'évènement remarquable du temps. in-4". Çes recherches sur le Chatelet surtout lui ont fait une réputation qui a eu un immense retentissement au dix-huitième siècle. échevin de cette ville. il se mit ardemment à l'étude. nssocié de celle des Sciences. Alsace et Franche-Comté. la physique pratique et l'archéologie réclament également cet homme laborieux. Quoique naturellement je sois amené. Eti 1768. Ve Boudiard. et dont le titre était : Plzysique des Forges. zélé pour sa propre gloire et pour l'utilité publique (1)". -Voyez page 2. etc. publie par ordre de M. . ayant proposé. Grignon réunit tous ces Mémoires en un seul corps d'ouvrage. d'une ville romaine qui a existé sur la plateau de la petite montagne du Chatelet. . Lonfline. il embrassa la carrikre des forges. L'abbé Mathieu a dit de lui à juste titre : "L'histoire naturelle. la méine année. Mais le prix ne lui était pas encore parvenu en 1775. depuis Saint-Dizier jusqu'i loinville. prefet de Chaumont. 5" Art de Inver etfondre les Mines de fer avec l'économie d'un cinquième de charbon. le bamn Jerphanion. (1) Annuaire du departement de la Haute-Marne pour I'an 1811. d'en fondre et forger des canons d'artillerie .Paris 1775. entre Saint-Dizier et Joinville. et leurs nnnlogies (1761) .1 vol. par M . Mais ce qui valut le plus de gloire à Grignon fut la découverte qu'il fit.

J'avois reinarqué de légers enfoncements sur le terrein qui. sous les insignes d'un officier du génie. surtout après qu'il avait été remué par la charrue.. cl7e. sur la petite montagne dtc Chatelet. quoique fort obscure. inalgr6 que la charrue y reportait.A. ce qui laisse à penser qu'il n'a pas toujours été fort heureux dans ses fouilles. une superficie de terrein de 4. un très-grand batilnent pour les bains publics.818 toises quairées. découverte par Grignon. depuis le 6 avril jusqu"au 31 inai. des places spacieuses. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans cet endroit des sousterreins encombrés (2)". 1811. En juillet 1772. maître de forges à Bayard. car. trente-huit-maisons. mai 1775. dressé par Grignon fils. quant aux trouvailles faites dans ses fouilles. Ce Bulletin. renferme le détail de sesbavaux. etc. Voici coininent Grignon soupçonna cette découverte : "L'ancienne tradition orale. des têtes de clous et des pots cassés. un grand temple. trente-huit caves. il est surprenant qu'il ait rencontré si peu d'objets en or. Les fouilles faites jusqu'alors embrassaient une étendue totale de 8. quatre-vingt-dix maisons. Le second Bulletin.573 toises. sur ces découvertes. 11 en fut récoinpeimé par le titre de correspondant de cette illustre Campagnie. Outre les écrits qui furent insérés dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et BellesLetkes. quarante-neuf puits. qui se terinine ainsi : des Rtrins du Cl~ntelet. - NOTES ARCHEOLOGIQUES A Bar-le-Duc. ou qu'elles ont été peu surveillées. de lui remettre quatre-vingts planches in-folio representant les principales pieces curieuses qu'il avait découvertes jusqu'alors. etc.imprimeur-libraire. nztre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. et deux en bois". un individu. et fut imprimé à Paris. Un plan géométrique. dans laquelle il s'est trouvé la pluç grande partie de onze rue. de suite et à fond. ont toujours fonde l'opinion que cet endroit avoit été occupé par les Romains. Dix-neuf rues. nous avons fouillé. auxquelles le monarque daigna prêter une attention toute particuliere et bien flatteuse pour l'antiquaire (4)" . correspondant de I'Acadhie royale des Inscriptions et Belles-Lethes. Au reste. par ordre du gouveniement du mi. et les ordres furent donnés pour que le trésor royal fournît aux dépenses (3)". trente-sept latrines. les médailles roinaines que I'on a trouvées de temps à autre à la surface d u terrein de Cllatelet. il lut à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le Mémoire qui contenait le résultat de ses premieres opérations. d'une Ville Romaine. (3) Voyez Annuaire du département de la Haute-Marne. Coinme nous l'avons dit dans le courant de cet ouvrage. "Daim le cours de ces deux mois. dit-il. 1774. sur ce plan. et il n'aurait apercu dans ces découvertes que des ruines insignifiantes.juin 1774. Grignon publia successivement. (2) Second Bulletin publie par Grignon. dont le premier est intitule : Bulletin des Fotrilles faites par ordre du roi. Celui-ci en rendit compte a u roi. "Grignon eut l'honneur d'être présente à Louis XVI dans le mois de mars 1774. porte le même titre que le preinier. qui annonça cette précieuse découverte au ministre Bertin. nous pensom que Grignon s'est abusé sur le nombre de monuments qu'il décrit . quatre conduits d'eau en pierre. page 240. associé de celle de Chilons. deux ouvrages. accompagne ce second Bulletin. dix oedicules. ont été découverts depuis la publication des premières fouilles. I'HULPIN et un en suivait les détails jour par jour avec une impatiente curiosité. qui se termine par cette date : De notre mtcshm. deux fosses et deux fours à potier. que la neige fondait plus vite dans certains cantons que dans d'autres. comme le raconte Grignon lui-même avec une sorte d'indignation. "Grignon avait commencé les fouilles à ses frais. (4) Loco Citato (5) Je tiens cette anecdote d'un sous-commis surveiiiant les fouilles qui se firent sur le Cllatelet en 1774. d'année à autre.. D'autres assurent que le prince Louis de Rohan. serait venu visiter les travaux et voir les objets découverts.z Cltristopl~e. et de lui en donner des explications verbales. sont indiqués tous les travaux qui ont été exécutés. et. huit teinples souterrains ou oedicules. quatorze citernes. se surbaissoient sensiblement. dit Grignon. . de celle des Sciences de Paris. ces considérations n'ont sans doute pas été sans influence sur l'ordre qui a fait cesser subitement les fouilles ordonnées par le gouvernement du roi .

en tête de ses Mémoires de Physique. de n'y plus retourner. PHL'LPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES allant de Paris à Saverne. Ses jours à ses amis. Grignon mourut. Grignon était alni de Buffon. l'objet de tant de commentaires. Quoiqu'il en soit. ses nuits à la patrie . l'honneur de cette découverte resta à Grignon. Dam I'acte de décès. Arrivé là. de celle des Inscriptions et Belles-Lettres de Châlons. . à Bourboiu~e. ce Chatelet. que. On lit au bas les quatre vers suivants : Au soin des maiheureux il consacra sa vie . de celle de Bergera en Espagne. On voit. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles. chevalier de l'ordre du Roi. il fut si surpris et si désappointé de remarquer que ce qui faisait tant de bruit se réduisait à si peu de chose. où il était allé prendre les eaux. il est désigné sous les titres de Membre de l'Académie royale des Sciences. il jura. le 2 août 1784. désirant voir. aux arts. Ailx lettres ses loisirs. toutes fouilles ultérieures cessèrent sur le Chatelet (5). en 1774. commissaire du Conseil pour l'inspection générale des forges et fonderies du royaume. ses goûts et ses talents . Huit jours après cette visite. et. la plus grande partie des objets trouvés dam ses fouilles sur le Chatelet passa entre les mains du savant abbé Tersan. sans doute au-dessous de son mérite et à laquelle on ajouta le cordon de Saint-Michel : il dut être content et le gouvernement du roi aussi. Après sa inort. un portrait de Grignon. s'arrêta au village de Gourzon. Aux sciences. mais trop tard. qui avait entrepris les preiniers travaux avec dêsintéressement : il reçut une pension.A. honteux de sa démarche. tout malade qu'il était. dessiné par André Pujos et gravé par Miger en 1776. son coeur à ses parents. et domicilie au Jardin des Plantes de Paris.

L'auteur.prefet. maître de forges à Bayard. . L'auteur de i'Annuaire de la Hnute-Marne y). ce pays n'est presque connu que par les conquérants qui se le sont disputé . inais pas assez importante. et qui restera néanmoins un problème jusqu'à ce que l'on ait trouvé une inscription authentique qui le porte expressément. ou qu'un évènement naturel. Grignon ignorait sans doute que toute la contrée où il voulait que ce peuple eût existé. en 1772. . et si la catastrophe qui a détruit cette ville n'a été. Grignon avait déjà fait explorer. de Saint-Dizier. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES NOTES COMPLEMENTAIRES ET EXPLICATIVES. fait essentiellement et certainement partie du pugus pertensis et de la cité des Catlialnuni. Page 31. où. fit d'abord faire quelques fouilles à ses frais. s'apercevant que les cultivateurs trouvaient sur cette montagne des choses curieuses. qui n'a point été fouillée. dont juqu'à présent on n'a pu assigner la place.A. Jerpl~anion. c'est-à-dire de l'enceinte de la ville. qu'il nommerait volontiers Noviomagus Vndicassiitm. L'espoir n'en est pas chimérique. imprimeur. et quoique la date de la charte soit postérieure de beaucoup à l'époque présumée de la ruine de la ville à laquelle ce village a succedé. Mais M. . pages 204 et suivantes. Les Mémoires de l'Académie des Sciences.3 le nom d u village de Gourzon avec toute sa physionomie gauloise . les ruines d'une ville ancienne située entre Saint-Dizier et Joinville. Laurent-Boumot. à la fin d'un article sur les villages de l'ancien diocèse de Châlons-sur-Marne qui font maintenant partie du département de la Haute-Marne. en 1775. ou un inceiidie cause par le feu du ciel. sur le Chatelet et les découvertes qui ont été faites sur cette montagne : "Excursion nrchéologique R Fonfnine en Chnmpngne. comme un tremblement de terre. Baudot. *************** Destination du Chatelet $ l'époque gallo-romaine. par ordre du roi. (") Amee 1829. Grignon. deux Bulletins de ses découvertes. en supposant que Vassy était la capitale des Vndicasses. il est assez naturel qu'on ait encore conservé la véritable manière d'écrire le nom primitif qui nous occupe. publie par ordre de M. Arts et Belles-Lettres de Dijon (8) renferment une note aimi conçue. après avoir énuméré les objets trouvés." -Des fouilles faites sur le Cbatelet. Baudot y a r)Annuaire du departement de la Haute-Marne pur I'ai 1808. ni par sa grandeur. M. s'attacha à discuter le nom et l'importance de cette ville. lesquels furent inseres dans les Mémoires de l'Academie des Inscriptions et Belles-Lettres. Qui ne sait qu'avant l'établissement des maisons religieuses en France. en parlant de cette contrée. située dans le finage de Gourzon. M.A Langres. Nous hasarderons cependant une conjecture : d'après le vû d'une charte de 1177. s'exprime ainsi sur le Chatelet : "Nous finirons cet article par une courte dissertalion sur la montagne du Chatelet. 11 publia. sur les bords de la Marne. et les continua en suite par ordre et aux frais d u gouvernement. M. ni par la cause de sa destruction pour que les historiens en aient parlé. dont il était correspondant. par M. ou in&riiepar des guerres de voisin à voisin. Nous penchons donc à croire que le lieu dont il s'agit était une ville du second ordre (oppidum). nous pensons que c'est 1. il n'est pas surprenant que son nom ait péri avec elle. et constaté l'existence de l'ancienne ville qui exista sur le plateau du Chatelet. Ce pays paraît être des plus riches en antiquités.Page 4. l'on cite un lieu nommé Gorzum. puisqu'il y a encore à peu près la moitié du plateau.

que. qui n'a rien de commun avec elles. cite plusieurs inscriptions funèbres en caractères runiques. soit à garder les bords de la Marne. le lieu de sepulture des guerriers ou des grands rois . ils marquèrent souvent aussi. soit A défendre les frontières. L'emplacement qu'occupent ces ruines est trop resserré pour qu'une grande ville y ait jamais existé. gravées sur des menhir. M. y a reconnu une colonie romaine. depuis un grand nombre de siècles peutêtre. fait mention d'un autre cimetière romain. le curé de Fontaine a trouvé 350 médailles des empereurs jusqu'à Julien inclusivement.M. dans les ruines d'un fort. entre autres cette épitaphe remarquable : "Vainqueur des méchans. d'Ossian : "Vois-tu cette pierre qui lève sa tête grisâtre au milieu du gazon . nous n'avons pas cru devoir signaler cet einplacement (*) Page 66 comme un cimetière spécial. Après avoir donne plus haut l'étymologie des mots menliir et dolmen. on lit.il convient donc de mieux les appeler monumens celtiques ou gairlois. se voient encore quatre lieues de la Montagne du Chatelet. défenseur des affligés. pour s'en convaincre. En examinant quelle cité a pu exister jadis en ce lieu. en outre. dans le poème de Cathuln. Grignon. embleme de la divinité durant l'enfance des peuples. Baudot conclut de ces differentes remarques. dans le même volume de ces Mémoires. surpris par ]'invasion subite des ennemis. M. Nous pensons qu'on ne lira pas sans intér@tla note suivante. plein de cicatrices et d'années. Voyez page 29 de rouvrflge. Cependant M. d'argent et de bronze. Les menhir. qu'un castrum fut jadis eleve près de Fontaine. il me reste expliquer quel etait l'usage de ces monmens. situé près du chemin allant à Fontaine . dans le Bulletin des fouilles qu'il fit exécuter en 1772. d'un cnstnlm destiné. attendu. ci gît Ingolf. Le curé du pays a trouvé. que nous empruntons au savant ouvrage de M. et que c'est à cette circonstance qu'il faut attribuer le trésor trouvé par M. En fouillant le sol du Chatelet.A. que les . Grignon. Armand Cassan sur les Antiqirités gntrloises et gnllo-romaines de hnondissnnent de Mnntes (*) : "Les antiquaires ont l'habitude de désigner sous le nom de monumens dnridiqueç les menliir et les dolmen : cette dénomination est inexacte. Elevés et consacrés. par les prêtres du polytheisine gaulois.'' Précédemment. à la page 180 : "Fontnines. ceint du glaive. dans le - pla'' géométrique qu'il de la lnontagne du Chatelet. . ------Monument de la Haute-Borne. de se souvenir de la Bible. Baudot croit reconnaître dans les ruines d u Cllatelet." Cinetière romain. des batailles. des traités . désignaient souvent aussi la place des grands évènemens. comme les menhir. mais celles d'une station fortifiée. les menhir et les dolmen étaient déjà antiques lorsque le druidisme s'établit dans la Gaule . mais il y a erreur dans l'indication : les ruines de Naziuin. non celles d'une ville." Les dolmen étaient. Baudot. des récits de Xénophon et des poèmes d'Ossian. Page 75. coinme nous l'avons dit. Baudot y a lu l'inscription suivante : VIROIvlARVS ISTATILIE. M. PHL'LPII\i NOTES ARCHEOLOGIQUES recueilli d'autres renseignements sur les anciens habitants de ce pays. departement de la Haute-Marne. des victoires. semble désigner le Chatelet comme l'ancienne ville de Nazium . Grignon. quoiqu'on en ait dit." Olaus Magnus.et il suffit. les téinoins des traités passes entre les nations : c'&ait sur ces tables. qui vont jusqu'au règne de Julien inclusivement. là gît un chef de la race de Dermid. on voit une borne appelée dans le pays Hnute-Borne. Sur le bord d'une chaussée romaine et à environ une deini-lieu de la montagne dite du Chatelet. président de la commission. le curé de Fontaille. ceux qui l'habitaient n'eurent que le temps de cacher à la hâte leurs richesses. ainsi. 350 médailles d'or. explorées par M. sur ia montagne du Chatelet . que les prêtres guerriers qu'il . symbole de @levaientles force et de stabilité. M. sur ces autels de pierre. que les Romains choisissaient aussi leur lieu de sépulture sur le bord des cheinins.

a découvert. se brisaient au toucher . page 4 . fermaient ce caveau. et. que M. Ces soixantequatre squelettes. quelques débris d'une pierre magnésienne appelée serpentine . le Grnvns de Gnzgnnhrn. 162 de circonférence à sa base. les autres vers le sud . m@meles os du crâne. qui a 2 mètres de profondeur sur deux de largeur et neuf de longueur. tous les os. des cuisses. lorsque j'en fus heureusement prévenu à temps. d'un vert obscur. et le monument fut respecté et sauvé d'une ruine imminente. des personnes. Au milieu de ces ossements.une espèce de couteau poli. de 40 millimètres de longueur. sur la foute de Vernon aux Andelys. le menhir de Châteauneuf ne l'est point. un petit vase d'une pâte compacte et pesante." (*) Antiquités gauloises et gallo-romaines de l'arrondissement de Mantes. parsemé de veines grises rougeâtres. qui ont déjà disparu et disparaissent tous les jours. est fort connu . percé d'wi trou légèrement oval à sa partie supérieure . près de Gisors. il fit défense expresse aux individus d'y toucher. une seule tête. 65 centimétres d'épaisseur . annonCant un jeune homme de vingt à trente ans. servaient aussi quelquefois aux Druides de tribunes sacrées. les Druides accomplirent aussi leurs sanglans sacrifices. et a 3 inètres 40 centimétres de largeur. le baron de Vincent trouva trois morceaux de fer très minces. longtemps avant l'établissement du druidisme dans la Gaule. d'une forme grossière. le baron de Vincent découvrit un lit de pierres plates de 40 milli~nètresd'épaisseur . et laissant apercevoir encore la trace des doigts qui l'ont pétri : il ressemble assez à un creuset . avaient la tête tournée les uns vers le nord. altérés par le temps. Sur mon invitation. transversales. pour appuyer notre sentiment sur l'Hypogée que nous avons découvert. M. le baron de Vincent. plus tard. taillés et amincis aux deux extrémités . où il décrit un curieux monument de ce genre qu'il a exploré . Après avoir fait enlever ces pierres. le inaire de Fontaine. a la forme d'une tribune . sous ces pierres. un hypogée gaulois du plus haut intérêt. connu par son goût éclairé pour les antiquités nationales. se disposaient à accoinplir leur dessein. de 2 inètres 66 centimètres de longueur. La partie supérieure. et je l'engageai à interposer son autorité pour empêcher la destruction de la Haute-Borne. sur 2 mètres de largeur et 66 centimètres d'épaisseur. de même pierre. des avant-bras. étudiés jusqu'à ce jour dans notre pays : "C'est près de ce dolmen (rl'HéniDe). J'ai. servant de fond à cet hypogée. et 216 à sa partie supérieure ("). coinine par exemple le dolinen de Trie et le menhir de Châteauneuf." Le monument de la Hnute-Borne fut sur le point de subir le même sort que beaucoup d'autres de ce genre. Le dolmen de Trie. il est en pierre calcaire. M. Nous croyom devoir. haranguait la multitude qui remplissait la vallée et la côte de Catignolle. les mains appuyées sur le sommet de la pierre et le visage tourné vers le nord-est. des jambes. signalé ce monument gaulois : c'est au hameau de Châteauneuf. voulant en faire une meule pour une usine d'huilerie.enfin. il a 75 millimètres de hauteur. inaire de Mézières.du polythéisme gaulois. au lieu dit Hérirbé. Hypogée celtique. de 27 millimètres carrés . Cette fosse sépulcrale est un carré long. de 108 millimètres de longueur et de 9 millimètres d'épaisseur. c'est du haut de cette tribune sauvage que le prétre gaulois. cominune de Portmort. du haut desquelles ils s'adressaient au peuple assemblé. qui reposaient sur une couche de mémes pierres plates. Armand Cassan. et mériterait beaucoup de l'être. à l'ouest. à l'est d'Epone. que s'élève ce menhir . et que. en 1833. le premier. dans le pays. au fond de la fosse sépulcrale. un second lit de pierres plates avec un égal nombre de squelettes. citer encore l'ouvrage de M. que nous sachions. Je me hâtai aussitôt d'aller trouver M. Le mur qui en forme l'enceinte est bâti en pierre grossière et en ciment de terre. Cinq énormes pierres brutes. trente-deux squeletttes. de taille ordinaire. qui n'ont pas été. d'une couleur noirâtre. on l'appelle. immolaient à leurs dieux des victiines humaines . non moulé autour. Quelques mois après que cette énorme pierre fut renversée. deux os de fémur. sous lesquelles se trouvaient deux pieds environ de terre sablonneuse. grossièrement taillée. pour faire comprendre toute l'importance de cette classe de monuments antiques. a pu &tre consenrée entière. Les dolmen et les menhir. Page 93. en lui faisant comprendre toute l'importance de ce monument communal.

jurisconsulte. grand in-12. 1838. par J. 1831. . par M. . LE'ITRE de M. d'ime ville romaine sur la petite montagne du Chatelet. . membre de plusieurs sociétés savantes.Chaumont. in-8". in-8'. membre de la SociéM royale des Antiquaires de France. in-8'. citée par Grignon. publié sous le patronage de Mgr I'éveque. 1826. et dirigé par M. et le second à Paris.Paris. veuve Bouchard. VIIe année de l'empire de Napoléon. . BULLETINS (ler et 2e) des Fouilles faites par ordre du roi. ANNUAIRE ecclésiastique et historique du diocèse de Langres. de l'Académie royale d'Histoire de Madrid. ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1808. découverte en 1772 par Grignon. publié par ordre de M. Armand Cassan.Langres. et de plusieurs autres Compagnies savantes franqtises e t étrangères. par dom Monfaucon. FRAGMENTS tirés d'un Manuscrit contenant des Recherches chronologiques et historiques sur l'ancienne ville de Victry-en-Partais. in-8'. grand in-8". 1805. N e année de l'empire de Napoléon. 1839. Mongin et P.-O. . in-folio. . CAESARIS (Caii Julii) Comnentarii. in-8'. préfet.TABLE DES OUVRAGES cITÉs. le baron Jerphanion. associé de celle de Chalons. . . entre Saint-Dizier et Joinville en Champagne. . Refay. HISTOiRE de Joinville. publié sous les auspices de la Société pour la conservation et la description des Monuments historiques. préfet. 1835.-F. in-8'. Ouvrages imprimés. Manuscrits. . ancien juge-de-paix du canton de Vitry-le-Français.Paris.-C. par M. MEMORIAUX fournis par les Maires sur les coininunes de l'arrondissement de Vassy. chevalier de la Légion-d'Honneur. ANTIQUITES de Langres. Taillard. .Langres. maître de forges à Bayard. par Charles-Maxime Detorcy. BULLETIN inonuinental. Jerphanion.Paris.Mantes. de Caumont. correspondant de l'Institut de France.Dijon.Cité par M. sur ses comtes particuliers et sur les comtes de 'Troyes ou de Champagne. par J. professé à Caen en 1830 par M. ESSAI sur les Destinées du régime municipal dans la Gaule. architecte. ANïIQUiTES Gauloises et Gallo-Romaines de l'arrondissement de Mantes (Seine-et-Oise). de celle des Sciences de Paris. des Sociétés des Antiquaires de Londres et d'Ecosse. publié par ordre de M. in-8'. Dejussieu.Langres. correspondant de i'lnstitut. ANNUAIRE d u département de la Haute-Marne pour l'an 1811. de Caumont. Baudot sur le Chatelet. secrétaire de la Sociéte des Antiquaires de Normandie. in-8'.1840. veuve Hissette. Pans. . de Chaumont. Péchinet. . ancien aide-de-camp du général Lafayette. sous-préfet de l'arrondissement de Mantes. in 8".1774 et 1775.Le premier Bulletin a été imprimé à Bar-le-Duc. . 1838. ou Collection de Mémoires sur les Monuments historiques de France. Laurent-Bournot. . Luquet. . A. 1836. religieux de la congrégation de Saint-Maur. architecte.Nancy. conseiller à la cour royale de Douai. ANTIQUITE expliquée. DISCOURS préliminaire pour l'histoire de l'ancienne cité de Grand (Vosges). COURS d'Antiquités inonumentales. correspondant de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Letù'es. Dejussieu.Edition du Pantlzéon Littéraire.

. HISTOIRE de la Décadence et de la Chute de l'Empire Romain.Paris. 1825. Aiiné-Martin. MEMOIRES de l'Académie des Sciences. Charton. Arts et Belles-Lettres de Dijon. Paris.A. publié sous la direction de M. in-4". 1827. HISTOIRE de 1'Acadéinie royale des Inscriptions et Belles-Lettres.Paris. pour servir à l'intelligence du texte. . Evrat. par Gérard-Jacob K. Paris. 1774. Edition du Pontliéon Littémire. associé correspondant des Académies royales des Antiquaires de France et de Châionssur-Marne. contenant plus de 150 sujets gravés au trait.Paris. par Edouard Gibbon. iinpiiinerie royale. avec les Méinoires de Littérature tirés des registres de cette Acadéinie. AM& 1839. in-8'. in-4". grecque et romaine. MAGASIN Pittoresque. Journal politique. L. . OEUVRES de saint Jérome. Benoît Matougues. Edd. . publiées par M. augmenté d'un grand nombre d'articles.Edition du Pnnfjiéon Litthire. grand in-8". reinarques et absenrations des meilleurs auteurs inodernes. PHULPIN NOTES ARCHEOLOGIQUES GAZEïTE de France. TRAITE élémentaire de Nuimismatique ancienne. compose d'après celui d'Eckhe1. grand in-8'.. avec VI1 planches de médailles. . . sous la direction de M.Dijon. in-8".

Position topographique d u Chatelet Destination du Chatelet à l'époque gallo-romaine Noms prétendus donnés au Chatelet à l'époque gallo-romaine Des peuples qui ont dû Iiabiter la montagne du Chatelet Epoques présuinées de la ruine du Chatelet Voies romaines Cimetière romain SECONDE PARTIE. Monument de la Haute-Borne Hypogée celtique Notice biographique sur Grignon Notes coinpléinentaires et explicatives Table des Ouvrages cités . Des Fouilles faites sur le Chatelet Des Objets divers trouvés dans les fouilles Médailles Médailles en or TROISIEME PARTIE. Pflges édition originnle Plan de la montagne du Chatelet Préface Avant-Propos PREMIERE PARTIE.TABLE DES CHAPITRES.

(99. (122) et (123) Auguste. nom attribué au Chatelet (13) Amphitheatre romain à Grand (25) Castra hiberna. . Baudot pense avoir eu sur le Chatelet (116)r Pages Annuaire de 1808. Cimetière romain (29). . Camps romains reconnus sur plusieurs points de la France. n i n d u tozrcl~nnffoirs les fertes de c d f e édition se bo!rzle niJi~i de volirnze A. m6dailles de cet empereur (13) et (21) Armand Cassan. (87) et (88) Cesar. (116) (117) Cippe funéraire de la Haute-Borne (89) Belges (les) se liguent contre César (18) Cippes funéraires decouverts sur la voie romaine du Chatelet (29) Bertin (le ministre) rend compte au roi des découvertes faites par Grignon sur le Chatelet (105) Claude. p. duc de Bourgogne.Deuxième ruine. . . ses Commentaires cites (18) et (19) Chaiois antiques.) son opinion sur le Chatelet (Io). enceintes fortifiées pour les quartiers d'hiver (8) Andomatunun. page (10).Leur organisation intérieure (7) Agrafes ou boutons de manteau en bronze (39) Camp romain dit de Julien (25) Albert Lenoir. page (78). camps servant de retraite aux troupes permanentes (8) Annuaire ecclésiastique. cité (27) et (41) Castrum. (117) et (118) Baudot (M. cite (101) et (103) Antonin-le-Pieux. leur largeur conservée sur plusieurs voies romaines (27) et (28) Chatelet (le). en bronze et en os (38) et (39) D. étymologie du nom de ce village (25) Constance. page (11).Plusieurs localites portent ce nom (11) B. .TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. (120). opinion de plusieurs antiquaires sur cette montagne. peuples de la Gaule Belgique (37) Caumont (M. (119). page (21). Ln pnginntio~~ e s t celle de I'eriiiio~to n ~ i n n lU. (98). noin romain de la ville de Langres attribué au Chatelet (12) Castra stativa. Ælius. ses contestations avec l'abbe du monastère de Gorze (13) Cornalines representant divers sujets (41) Bulletins de Grignon sur le Chatelet (106) C. cité ( a ) . médaille en or de cet empereur (70) taient dans les lieux où ils en établissaient. camps temporaires (9) Alesia (Alise). destination que M. médaille en or de cet empereur (17) \ Catalauniens. cité (14) . fontaine près de Langres (71) Arcadius. page (4). cité (89) Castra æstiva. cite (19) Boson Ii. cité (87). médaille en or de cet empereur (45) Boucles antiques en argent (38) Clous en bronze représentant divers sujets (40) Boviolle. (121).Choix que les Romains appor- Clefs antiques en bronze (39) Couteau pour les sacrifices (40) Cuillères en argent. .Première ruine supposée du Chatelet. (118). (19). cité (115) Annuaire de 1811. médailles en or de cet empereur (71) Arbolotte. de).Plusieurs deviennent par la suite des villes romaines.

citée (12) Julien. cité (14) . cité (85) Jupiter Stator. ingenieur de la province de Champagne. cité (17) et (19) Gérard-Jacob K. PHULPW NOTES ARCHEOLOGIQUES Detorcy. (b). fragmentç en os. (4).Rapport qu'il fait sur nos médailles (1) et (II) L. monument celtique (75) et (118) Eduens. etc (40) Interprétations diverses de l'inscription de la Haute-Borne (79). inédailles de cet empereur (13) Epeingles de cheveux en os (39) Hygien. nom latin que l'auteur de l'Annuaire de la Haute-Marne pense avoir eu (115) Lièvres en bronze (39) Gourze (monastère de) (13) Gourzon. (85) et (86) Fouilles faites sur le Chatelet (31).. Duro-Cortoruin (Rheims). cité (7) Epeingles en bronze (39) Hypogee celtique. cité (19) et (21) Girault de Prangey (M. . (76). village que Grignon pense avoir été bâti par les habitants du Chatelet (14) Legendre. Jér6me (saint). village sur le territoire duquel se trouve Lingons. medailles en or de cet empereur (51). . G. (20) et (21) Grand. page (%). invasion de ces peuples dans les Gaules (18) Gibbon. peuples de la Gaule Celtique (11) Longrue (l'abbé de). (84). (32) et (37) J. (68) et (69) E. capitale des Catalauniens (17) H. medailles en or de cet empereur (46) Julie. page (93). (671. citée (13) et (21) Einold.A.Ossements de divers animaux qu'on y trouve. cité (7) Flûtes. cité (76). Faune (pied de) en pierre (42) Faustine. Haute-Borne.) visite les monuments historiques de la Haute-Marne. monuinent celtique (119) Domitien. en ivoire. médailles en or de cet empereur (62). medaille en or (51) Gazette de France. ( s ) . cité (89) Gorzum. peuples de la Gaule Belgique (11) Histoire manuscrite de Joinville. (6% (64). (65). note sur cette ancienne ville romaine (25) Dolmen. (77) et (78) Goblet en bronze (39) Léon Vaudoyer. capitale des Rémes ou Rémois (18) Hadrien. (52) (53) Grignon. (104) et (106) Grignon fils dresse le plan du Chatelet (107) Guet-Jean-Bara (26) Duro-Catalaunum. (84). etc (80) et (a) Germains (les). cité (23) Galba. -Description de deux monuments de ce genre découverts dans l'arrondissement de Mantes (98) et ( l n ) F. (66). cité (2). cite (13) située la montagne du Chatelet (13) Dés à jouer en os (40) Grains de colliers en verre (42) Dévastation des Gaules par les Barbares (9). Lampes antiques en terre rouge (39) Laneuville. abbé d u monastère de Gorze (13) Honorius. fille de Titus. médaille en or (72) Fibules en bronze (39) Iiwcription romaine conservee dans une grotte (28) Flavien Joseph. (82).

(16). (801. note sur cette ville (E) Noviomngus Vndicnssilrm. médaille en or de cet empereur (44) Menhirs. médaille en or (69) et (70) Sceyb. nom que Grignon pense avoir appartenu a u Chatelet (13) Sabina. tnédaille en or de cet empereur (73) Luquet (M. monument celtique (87) Peuples qui ont dû habiter la montagne du Chatelet (15) Pline. cité (14) Polybe. Sévère. (32). Mathieu (l'abbé). Neufchateau. Roues (petites) en bronze (40) Naix. (73) Marcellus consacrant les dépouilles d u roi Viridomarus à Jupiter Feretrien (80) MRtr0n~la Marne séparant les territoires des Celtes et des Belges (17) Maureau de Mautour. ville du second ordre. son opinion erronée sur le Chatelet (12) Sépultures roinaines sur le bord des chemins (118) 0. PHULPIN Lucius Verus. (38). cité (78) Médaille cranelée (rare exception) (18) Médailles inédites (51) et (61) Médailles gauloises découvertes dans les fouilles faites sur le Chatelet (15) et (33) Médailles romaines trouvées sur le Chatelet depuis César jusqu'à Julien (17). cité (101) Marc-Aurèle. cité (27) et (41) M. Patères en bronze argenté (38) Peigne trouvé dans un tombeau romain (30) Peulvan. médaille en or de cet empereur (46) Ruines du Chatelet à différentes époques (15). (81). (33). médaille en or de cet empereur (72). note sur cette cité romaine (25) Néron. &daille en or de cet einpereur (74) Objections faites sur la destination de la HauteBorne (go). (39). (91) et (92) Solimai+xrr. médaille en or de cet einpereur (47) P. dont on pense que le Cllatelet a dû faire partie (114) Osseinents d'animaux découverts dans les hypogées (96) et (97) Othon. médaille en or de cet empereur (53) et (54) S.NOTES ARCHEOLOGIQUES A. (40) et (41) Squelettes rencontrés dans les décoinbres du Chatelet (16) . cité (7) Méinoires de l'Académie de Dijon (cités) (115) Plume en bronze (40) Mémoires de 1'Acadéinie des Inscriptions et BellesLettres (78). (92) Opinion sur l'occupation du Cllatelet par divers peuples (16) W i d u m . (33). station romaine (25) Squelettes découverts dans un tombeau romain (30) Objets divers rencontrés dans les fouilles faites sur le Cllatelet (15). Montfaucon. (79). peuples de la Gaule Belgique (11) et (17) Monuments celtiques découverts près des voies romaines (92) Rohan (le prince de) visite les fouilles faites sur le Chatelet (107) N. (35) et (42) Opinion sur la destination de la Haute-Borne (89). monuments celtiques (87) et (119) Poteries romaines de diverses couleurs et représentant divers sujets (41) Mercure en bronze (39) R. (24) Nerva. cité (39) Rémois. (82) et (83) Pompée.).

découvertes dans un champ près du Chatelet (29) T. de Caumont (22) et (23) Tersan (l'abbé) fait l'acquisition d'une grande partie des objets trouves par Grignon sur le Chatelet (109) Tête d'aigle en bronze (40) Tête de feimne en teme blanche (40) Tibère. médaille en or de cet empereur (50) Tombeaux romains découverts sur la voie qui sort du Chate!et (28) et (29) Traditions ayant rapport à la Haute-Borne (76) et Valois (de). médailles en or de cet emperew (48). (57). cité (14) Vase en bronze argenté (38) Verres colorés de diverses formes et de différentes couleurs (42) Vespasien. roi des Gaulois Insubriens (79) Voie-Jean-Bara (26) vV Voie romaine de Langres à Neufchateau (25) Trajan. (58). prince d'Autun (79) Viridomarus.NOTES ARCHEOLOGIQUES A. (14) Vadicasses (les). PHULPIN Squelettes trouvés dans les I~ypogées(97) et (122) Statue et divers fragments antiques conservés dans une grotte (28) et (29) Tricasses. (60) et (61) voie romaine sortant du cllatelet (25) et (26) FIN DES TABLES . Tables de Ptoloinée. Styles en bronze (40) Urnes cinéraires en pierre et en verre blanc. v. cité d'après M. médaille en or de cet empereur (45) Titus. (55). citées. (56). (49) Végèce. cité (7) et (9) Viridomarus. 09). sentiment de Ptoloinée sur l'existence de ces peuples (14) Taillard (M.). peuples cités par Pline (14) u. médailles e n or de cet empereur (54).

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59-64. et faire encore quelques fouilles dans les hypogées celtiques qui se trouvei~tdans les environs. Phulpin prêtre bâdielier de Sorbonne et Cure de Fontaines. et les rnoiiuments decouverts sur la montagne du ChAtelet située pres de Fontaines. et uii peu par suite de ces fouilles. soit coinme représentant une divinité. dans sa tournée de révision. ni sur le but de ce inonuinent. Ce délit dont parle ce savant n'est pas celui qu'on voit aujourd'hui sur le terrain. et aussi par l'inspection de la Haute-Borne. roches etc. la pierre déconsolidée à sa base fut renversée par des vents violents. D'après tout ce qui a été dit. et ailleurs. 8 mai 1844. une inscription latine mise sur un inonument Gaulois : Les savants se sont beaucoup exercés à donner une interprétation à cette inscription. 9 ans après. Mr. mais on peut présumer que ce delit de 4 pieds ne serait que le dédoublement de la pointe de la Haute-Borne. il y a sur le territoire de Fontaines-sur-Marne entre Joinville et Saint-Dizier. Moreau est le premier amateur qu'on connaisse. qui lui ait donné une interprétation. à 1 3 mètres du coté droit de la voie romaine qui part de cette montagne. par M. offre moins d'épaisseur que le reste de la pierre. FONTAINES-SUR-MARNE 1. vint la visiter.. A. soit comme signe de rasseinblement. et qu'il fallait une échelle pour la lire. soit comme trophée. ce qui aura lieu incessamment e n 1845. 41 cent. et écrit par les plus savants visiteurs. Haute-Marne. après être restée debout pendant bien des siècles. Mr. fit faire au pied de la Haute-Borne.. et sollicité par plusieurs amateurs. CERPHM 1991. département de la Haute-Marne. c'est que ce monument : 1" est certainement gaulois . p. 51 . et de lire I'inscription. qu'il a servi pendant bien des années au culte de ce peuple gaulois. 79 (1)) tandis que le monument était debout.Extrait de Bnquéte diocésaine de l&M. sans autre fondation que le sol. parce que le morceau brisé que l'on voit sur le terrain. En 1779. et a été gravée là longtemps après que le inonument eût été dressé. Victor de Mongeot. On pourra les lire plus ampleinent (1)Notes ardi&ologiquessur les fouilles faites. et surtout à l'inscription qu'il présente (not. Neuf-Chateau. p. et par tout ce qui se rattachait d'intéressant à cette pierre proposa au Conseil général et fit noter une somme p o u la relever. il n'&ait point facile de remarquer. Grignon. ou qu'elle ait été mise par un Romain peu importe : elle est latine : que chacun explique comne il lui plaira. Elle porte dans le pays le noin de Haute-Borne. En 1750. MONUMENTS GAULOIS 1 ' Pierres. étudié ce monument. une pierre brute que plusieurs habitants ont encore vu debout. ou peut&tre coinme inonument funèbre . de hauteur. puisqu'évidemment la fracture qu'on remarque est due à la chute de la Haute-Borne. Roinieu. maître de forges à Bayard. et apres coup . tandis qu'elle était debout quand Moreau de Mautour l'examinait . située à 1900 mètres du Chatelet. outre un délit de 4 pieds de haut. puisqu'elle était à 3 m. 1840. elle fut visitée par l'ingénieur Legendre. Cette pierre fut visitée en 1731 par Moreau de Mautour qui la trouvait haute d'environ 24 pieds. des fouilles. Ed. et dont on parle. Je vais les rksuiner toutes en quelques mots. Saint-Dizier. qui ait remarqué. Depuis ces recherches. sans avoir rien découvert d'intéressant ni sur l'origine. que cette inscription latine ait été apposée là par un Gaulois en langue qui n'était pas la sienne. 2" que I'inscription est latine. archéol. mais qu'il aurait pu connaître comme on peut connaître une langue etrangère. Préfet de la Haute-Marne. elle f u t l'objet de nombreuses et intéressantes visites. renversée le 25 novembre 1782.

le général Viroinarus a fixé ici la frontière sur 1'Etat des Leuci. II s'en trouve encore un sur la voie romaine à une trentaine de inètres de celui-ci. A. fontaines consacrées II existe sur le chemin qui conduit à Bayard au-dessous du Châtelet. curé de Fontaines. il pense que ce monument a été celtique. Phulpin. (voilà leur expression). et dont on doit la première découverte & M. MI. et qu'après avoir été dépouillé de son caractère religieux.été einployé se trouvant lài coinine limite frontière entre deux peuples fameux des Gaules. un fuseau. et de l'autre. 2" Souterrains Un monument gaulois bien intéressant qui se trouve sur le territoire de Fontaines. p. Si l'on vient plus tard à le sonder. pierre du pays et peut peser onze. et tenant d'une main une quenouille. et les Catalauni. quoiqu'imparfaiteinent par Mr. que. On montre dans le voisinage une cavité d'où elle a pu @tretirée. Curé de Fontaines. qu'on appelle fontaine Saint Louvent : une opinion est répandue que ses eaux ont la vertu de guérir la fièvre. et ils rapportent l'opinion que c'était là qu'était l'église d u Châtelet (voilà leur langage).ENQUETE DIOCESAINE P. par l'aspect du monuinent. et qu'après avoir été dépouillé de son caractère primitif. 89. Un auteur de traité sur la numismatique : VIROMARVS Iovi STATori Istum Lnpidem Iussit Fieri. et ces personnes me disaient dans leur enfance avoir appliqué leur oreille à terre par tour de r61e pour entendre ce son . sur la même inscription : je la retrace ici à peu près telle qu'elle se trouve sur le monument : VIROMARVS ISTATILIF Moreau de Mautour l'explique ainsi : VIROMARVS pour Viridomarus Iovi STATori Ingenfem Lnpidem Inscribi Fecit Grignon : VIROMARVS Iulii STATiLI Filius (sous-entendu hic jacet).. et un autre sur le chemin de Brauvilliers. et je n'ai pu reconnaître ce souterrain. une fontaine très abondante. ou douze mille kilog. éloignée de 100 mètres de l'église du village. pense coinme Grignon. Mr. comme rapportant une opinion répandue dans le pays. GELIN dans l'ouvrage de Mr. Pothier.-F. il a servi de cippe fudraire. cite les mémoriaux des inaires de l'arrondissement de Wassy 1805. Cette Haute-Borne n'était point adhérente au sol . comme si c'était des cloches . d'y laisser quelques pierres. sur le c6té appuyé contre terre. No 4 Arbres. quoiqu'il existât certainement. et cependant p. le Curé. et cela soit par voie d'arbitrage soit par droit de victoire. ou dans l'intéressante dissertation manuscrite de Mr. (archives de la Haute-Marne). puisque plusieurs . c'est un souterrain du genre de ceux qu'on appelle : hypogées celtiques. on pourra y faire des découvertes intéressantes pour la science monumentale. mais elle avait été plantee en terre de main d'hoime : elle est de roche fromentelle. ou d'autres objets. ayant des mules aux pieds. juge de paix du canton. le Curé p. qu'il est impossible d'admettre les autres interprétations. et que celle qu'il propose renferme toutes les conditions logiques d'une légitime interprétation. il a. Mr. Phulpin. Enfin deux ou trois personnes m'ont dit que dans une contrée du territoire qui porte un noin certainement très significatif "SousPour-Chiens". 78 et suivantes. il y a un endroit qui résonne sous le pied. le Curé. Celui qui a été fouillé. et tous les curieux ne manquent point pour en sonder la profondeur. juge de paix du canton de Clievillon. a fait sur I'inscription une savante dissertation manuscrite dont je possède un exeinplaire. Il pense. soit autrement. et il prouve que ce monument est celtique. les Leuci. Je me suis transport@ en cet endroit. Pothier. Il prouve par l'étude du materiel de I'inscription. il y avait une figure de femme. par les circonstances de temps et de lieux. mais avec une légère variante : VIROMAR16 Iulin STATILIo Filio. presente en dehors une petite ouverture indiquant sa présence. et il interprète de la sorte l'inscription : ViROMARVS Impernfor STATuit Ilii La~corirmImperii Fines .. 76.

Tout ce que je remarquai. cette enceinte peut avoir 30 ou 40 metres dans sa plus grande longueur. GELIN ENQUETE DIOCESAiNE personnes se sont offertes pour m'y conduire et me montrer l'endroit. un chemin taillé dans le roc. Cette voie a 1 m. 20 centiin. et le Châtelet qui n'est éloigné de Naix que de 15 ou 16 kiloin. medailles informes et pour le module. et les rails O m. et descendait par une pente douce dans la vallée de la Marne. se retrouve en plusieurs autres. et pour l'impression. effacée en plusieurs endroits . les vestiges de ce chemin profondément creuse dans le roc. pour construire une grotte sous laquelle il conserve les traces de l'ancienne voie romaine du Châtelet. En partant du Châtelet. Mr. le Curé est d'une construction gigantesque. le Curé dans son ouvrage p. à 1 in. Jacquot maître de forges A Bayard. Je l'ai vu dans un cabinet d'amateur. comme on peut le lire dans l'ouvrage de Mr. de Naix. 50 centiin. ou Gourzon qui en langue celtique. Une grande voie romaine venant de Langres. il y a 18 à 20 ans. que le nom de la ville gauloise aurait éte Gorze. et 10 ou 15 in. sous les ruines des habitations romaines dont nous parlerons plus tard. et allait aboutir à Toul : des embranchements liaient cette ville avec celle de Grand. on retrouve encore les débris d'une ancienne route connue dans le pays sous le nom de voie romaine. et sans liaison. construite avec des pierres brutes prises A Sous-Pour-Chiens. dans la roche . passait sous les murs de Neuf-Chateau. signifie limite. et dans toutes les positions. Voila pour les manuinents gaulois tout ce qui peut se trouver d'intéres- sant jusqu'alors connu. dans sa plus grande largeur. des blocs de pierre détachés. beaucoup de pierres brutes et massives qu'il n'a pas eu la peine d'extraire de la carriere. 93.P. et que les habitants de Gourzon prétendraient à juste titre que leurs anc@tressont descendus du Châtelet. et peut domer connais- sance des idees neuves et de l'enfance des peuples gaulois. et qu'après la destruction de leur ville. . c'est une enceinte creusée en terre. Enfin sur le Chatelet. laquelle borde le pourtour de l'enceinte conune un inur . Wthier. Grignon (2). Cette voie romaine traversait la montagne du Chatelet sur un des cûtés. débris de constructions informes. ainsi que les ornières tracées par les voitures. On y trouve ça et là. 7' Chaussées. et dans les bulletins des fouilles faites par Mr. voies romaines. ils se seraient fixés dans le village qui porte ce nom. et en allant à l'est. C'est un endroit très découvert et en friche.la levée qui distingue évidemment une route romaine. Pour les monuments. 11 existe aussi en sortant du Châtelet du c8té du sud-est. que sur ceux de %meville. on conserve sous une grotte. 05 centimèbes. celui qui a été fouille par Mr. CHAPITRE II MONUMENTS ROMAINS. hachettes en pierre siliceuse ou en métal. Quoiqu'il en soit de ces différents souterrains. et de Go~~zo~. a fait ramasser éparses ça et là autour du lieu qui nous occupe.-F. Cette voie romaine passe à cûté de la Haute-Borne et traverse le village de Danunarie. on peut voir la description qu'en fait Mr. debris informes et grossierement travailles : statues ou membres de statues inforines . o n a trouve une petite hachette en metal sur le versant du Châtelet d u c8te de la Mame. tant sur le territoire de Fontaines. Dans l'endroit où la voie roinaine se presentait pour descendre dans la vallée. encaissée de 1 in. p. le Cure. 6" Coins. on trouve une preiniere couche de ruines d'habitations gauloises . à peu près en cette forine : La simple vue de ce lieu indique des traces du travail de la main de I'hoimne. il paraihait d'après la dissertation manuscrite de Mr. 32. mais abandonné et presqu'effacé.

pour se venger de la défection des Rémois. différents objets ayant dû servir au costume soit des hommes. Dans la deuxième couche. pierres blanches sciées en forme de briques. par la consomption de corps végétaux ou animaux.. de plus de 100 maisons. Que la superficie du Châtelet ait ete autrefois couverte d'habitations. g.. les Réinois auraient éte leurs alliés : mais ceux-ci effrayés par l'approche de César. ont pu reconnaître l'emplacement d'un cimetière romain : sarcophage en pierre.. des statues. pour conserver leurs conquetes. ou pave. ou bien encore sous Honorius. De toute sorte de debris. et mélangée. etc. petit village situé au dessous du Châtelet. agglomération de chaux.. Andoinatunum . Mr. Grignon fit ses fouilles en 1772 et 1775. se rattache toute l'histoire des monuments découverts sur le Châtelet par Mr. et d'une manière fort judicieuse. tels que statues entières. ayant dû servir aux sacrificateurs. des bains publics. Mr. et qui peut tirer ses racines de via gentis Barbara. article par article. et cependant il n'a guère fouillé que la Sème partie du Chatelet. a découvert les fondations de plusieurs rues. 39). lors de l'arrivée de Julien dans les Gaules. vases lacrymatoires. etc. vases lacrymatoires . cimetières. arch. terre noircie par le feu. notes archéol. et matière.P. Il pense que le Cllatelet était d'abord une ancienne ville Gauloise à laquelle différentes personnes se sont efforcées d'adapter differents noms de villes anciennes. anciennes fondations. fragments de colonnes. Phulpin . GELIN ENQUETE DIOCESAINE un chemin qu'on appelle aujourd'hui voie JeanBara. p. soit pour y établir un camp. statues mal taillées. et plusieurs après lui. comme une desastreuse inondation. en creusant. et l'on pourrait encore trouver sur le Châtelet. 25 et sq. et la plus profonde. v. p.. et sur ses destructions successives. A l'est du Chatelet. de sable. Mr. avec toutes les connaissances historiques qu'ils ont pu se procurer. les romains seraient venus à leur tour occuper cette position avantageuse soit pour y batir une ville. quoique sous le rapport de la inatiere. vases sacrés. civitas Lingonuin.. Grignon. et gravées. tout ce qu'il a trouve. et une deuxihne destruction aurait pu avoir lieu (ou sous Crocus destructeur de Toul. Gorse. et fit imprimer son ouvrage à Bar-le-Duc. et recueilli dans les fouilles qu'il a faites. sur les peuples qui ont habité le Chatelet. auraient abandonné leurs alliés pour se joindre aux Romains . ou vers l'an 276. Aux questions de ce numéro 10. des places. La Marne séparait la Gaule Belgique de la Celtique. et surtout de la rouge d'un travail exquis. cuillers en argent. dénomination que la tradition lui a conservée.. Voici un résumé fort succint de ce que dit Mr. le Curé.. pierreries soigneusement travaillées. soit des femmes de ce temps-là. d'où viendrait Gourzon. c'est que. et parfois licencieux. p. et grossières. . Noviomagus Vadicassium. auraient brûlé et détruit le Chatelet. ou mutilées. médailles mal frappées. et Arcadius en 4W. et par M. il n'ait pas fait une aussi précieuse découverte que Mr. des fortifications et beaucoup de poteries de toute couleur. lors d'une deuxième invasion de barbares). lorsque les barbares firent une invasion plus désastreuse que les précédentes. ossements humains. lorsque ces barbares s'étaient répandus sur la Gaule. son compétiteur. des puits très profonds. alors les Gaulois Belges. lampes antiques. ou de I'ande 352 à 355.. appela les Germains pour ravager les terres des Gaules qui obeiçsaient à Julien. ou bien encore sous Valentinien qui defia les Gerinains dam les champs Catalauniens. sous le titre de Bulletin des fouilles. 15 et suiv. Ce qui prouve l'existence d'une ville gauloise. murs grossièrement travailles. auraient assis un camp permanent sur le Châtelet. et puis cette ville gauloise détruite. Ainsi Mr.. lorsque Constance II. (Not. Pour plus de détail voir les notes arch. A. patères. Les Gaulois Belges s'étant ligués contre Cesar. agrafes de toute forme. Grignon. c'est une chose incontestable. dans les fouilles considerables qu'il y a faites. Un simple coup d'oeil de la personne la moins exercée suffit pour s'en assurer : ondulations de terrain. Phulpin. On a trouvé.. qui était de la dépendance des Gaulois Belges Remois Les Romains. de ciment.. une pierre inscrite à delni brisée sur laquelle on peut lire : . Grignon explique. les restes d'un temple spacieux. on trouve les débris gaulois. une multitude d'objets mobiliers ou artistiques..-F. on distingue deux couches très distinctes de ruines : dans la première.. 10 Cliamps de bataille. fibules. Alise . on trouve les débris romains rappelant les plus beaux temps de l'époque romaine. Grignon. styles de diverse forme. Alezia.

.B.. et des pierres précieuses. le Cure.. MT. une de Galba . une de Néron . sur les antiquiMs roinaines de Fontaines. une d'Auguste. etc... lorsqu'il allait faire ses recherches . outre une grande quantité de néd da il les en argent. auxquelles il ne tenait pas trop. ainsi que les inédailles en bronze : généralement parlant.. il a généraleinent conservé les autres. Mr... en bronze. trois de Nerva .. et il en a rapporté quelques unes pour les faire entrer dans sa collection : je le tiens de lui-inême. et en a échangé quelques unes : il allait aussi fort souvent sur les ruines de Nasium (Naix) où l'on trouvait également beaucoup de inédailles en argent.. une de Faustine. de Wassy. mais bien peu ou point en or. une de Tibère.. et en argent..une d'Othon . le Curé possède aussi ce que j'ai entendu appeler médailles consulaires.... lequel étudiait chez lui. vo~itaussi beaucoup plus loin... Voilà tout ce que j'ai pu connaîtTe d'ineressant sur Fontaines. .. et une de Sévère... En voici une courte énumération : une de Pompée ... annexe de Fontaines. quatre de Sabina..trente ou trente deux de Trajan . et en or... une de Vitellius. deux de Marc-Aurèle. Voilà. en argent. en abregé. trente huit d'Hadrien . je ne sais pas si les médailles en argent qui sont beaucoup plus noinbreuses. 11 possède aussi des fibules.. je ne sais si c'est à tort. Grignon a trouvé sur le ChAtelet un grand noinbre de inédailles en grand. et qu'il conduisait avec lui sur le ChAtelet. une d'Oelius .. Phulpin a été plus heureux dans ses recherches .. 11 fut obligé d'en céder une certaine quantité à MT.. une de Lucius Verus . les médailles en or qui se trouvent dans la collection de Mr.ENQUETE DIOCFSAINE ANIMAIM LVCIILAE ARVSS.. et Sommeville pour les antiquités gauloises. une de Julia Titi.. une de Claude . sont inieux consermées que les inédailles en bronze. moyen et petit bronze.. dix de Vespasien . .. ou B raison. et de Sommeville.. cinq ou six de Domitien . bois d'Antonin le Pieux.. et d'autres débris ont indiqué ce lieu de sépultures. Mr.. deux de Titus.. il a recueilli plus de 200 inédailles en or. les revers sont différents les um des autres. au moins de ma petite comaissance.. tout ce qui se connaît jusqu'ici. Ces médailles sont toutes du Haut-Empire depuis Auguste presque jusqu'à Julien l'apostat. père d'un de ses neveux.

A une époque bien plus reculee. se proposa de faire fouiller.-F. et trois têtes. dit-on. 15' Nom de la paroisse. Les pieds étaient tournes vers l'Orient. .. ce ne fut que par suite de la répugnance que lui inspiraient les ossements humains. . dit-on. Il y a quelques années. un cercueil en pierre dont le couvert était brisé et où l'on voyait u n seul corps. elle avait et&.MONUMENTS GAULOIS II n'y a rien dans la paroisse qui ait rapport au 5 1 touchant les monuments gaulois. li fut plusieurs fois tenié de transporter dans ses champs la terre qui est noirktre et bonne.. mais plus mince . Le voisin. et un jour on trouva une pièce dans le genre des pièces de 20 F.. CHAPITRE II. partie de place à fumier . On rencontre souvent des ossements au même endroit. . poussee hors de terre par une taupe Le propriétaire..... on a trouvé vers 1803 ou 1804. partie de jardin. A Gourzon cependant. il y a quelques annees... GELIN ENQUETE DIOCESAINE GOURZON CHAPITRE 1. dans un terrain pierreux qui se trouve entre les chemins d'Avrainville et de Mezières : il y a nun chemin qui va juste cet endroit et qui s'y arrête. . Tous ces ossements. nommé Quentin. on parla d'un couvent de religieuses qui aurait existé à dix minutes de Gourzon.. laquelle a été réunie à la Paroisse de Fontaines par Monseigneur Reymond. et s'il ne le fît pas. placés en forme de rayom. quoiqu'elle dépendît et qu'elle dépende encore de Gowzon pour le Civil.on n'en trouve guère que sur la rive droite de la Marne. en dehors du cimetière et à fleur de terre. aprés qu'on eût pris l'avis de l'Autorité Diocésaine.. s'appelait Gourze ou Gorze.P. Tout autour gisait une multitude de corps. en creusarit une cave. On croit dans le pays que Gourzon tire son noin de la ville qui existait sur le Châtelet et qui.. Cet endroit lui sert maintenant. Cette contree s'appelle la Praire. furent mis dans le cimetière avec les cérémonies de 1'Eglise. sur les monuments rotnains .. on y a trouvé des ssements liurnains. C'est là que se trouve le fameux Châtelet... en trouva aussi.MONUMENTS ROMAINS On peut el1 dire presque autant au sujet d u paragraphe II.

POTHIER juge de Paix à Cherillon LE CHATELET ET SES ENVIRONS Extraits de la HAUTE-MARNE REVUE CHAMPENOISE CHAUMONT 1856 .L.-G.

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n'est pas le premier qui en ait fouillé les ruines. faire un point stratégique. d u travail d'une taupe ou encore des érosions de l'eau pluviale. Sur le plateau qui la domine. sur toute sa surface. à l'est. coinme une sentinelle avancée. sur le compte qui lui en fut rendu. des empereurs Arcadius et Honorius. existent de semblables ruines et. et. des ruines romaines qui recouvrent des ruines gauloises. ont éveillé la curiosité et la sagacité de l'homme instruit. se dresse.. De tout temps. à la surface du sol. avec de nombreux débris de poteries et de pierres travaillées. Le roi.-G. à l'issue de l'étroit vallon qui relie... par Juvigny-en-Perthois. Rien de plus intéressant (1) Pierre-Clément Grignon. à distance égale de Saint-Dizier. comprenant parfaitement quel prix pouvait avoir Sétude de cette localité. la trace de ines investigations. ont fait tout ce qu'il était en leur pouvoir pour elucider les questions qu'elle ~0uleve: quelques-uns ont eu le mérite de constater des faits et tous ont loyalement e ~ n i sleur opinion sur ce que ces faits signifient. et quelques fois ont fait entreprendre des fouilles. j'ai sur eux l'avantage de réunir des documents plus nombreux. je me crois tenu. des fouilles à ses frais : il en fit connaître le resuitat dans un meinoire qu'il présenta à I'académie des Inscriptions et Belles-Lettres. qui font 3 hectares 25 ares 66 centiares. Fort de cette autorisation Grignon reprit et poussa très activeinent ses travaux depuis le coininencement d'avril 1774 jusqu'au 11 novembre suivant : ils embrassèrent une étendue de 8573 toises carrées. 61 . dussè-je n'avoir accru que d'une seule pierre les signaux qui doivent montrer la route à ceux qui nous suivront. qui depuis aurait été ruinée. et encore. comme eux. au pied de ce monument. d'argent et de laiton. sur le Châtelet. l'existence d'une ville en cet endroit.dont les travaux ont l'inappréciable merite d'avoir constate aux yeux d u monde savant. un Menhir ou Peulvan. coinme aujourd'hui. Nous en avons pour preuve ce passage qu'il cite lui-meme d'une histoire manuscrite de Joinville. il suffit de la voir. ayant pris part aux fouilles qui ont fait découvrir la tête d'aqueduc. un immense souterrain qui etait la tête d'un Aqueduc de construction romaine . des medailles romaines. on y trouve. finage dudit Gourzon-sous-Bayard.. composée dans le 17e siècle : "Anciemeinent la cite de Gorse. pages 87-435 LE CHATELET ET SES ENVIRONS. la petite montagne du Châtelet. POTHIER GENERALITES Sur la rive droite de la Marne. que ce lieu a @tehabite : de tout temps ces medailles. Plusieurs fois.La Hzute-M'une revue champenoise 1836. Par L. les hommes les plus capables. sur le Châtelet. de laisser après moi. et." C'est en 1772 que Grignon commença. remarquable par sa hauteur et par son inscription latine. pour penser que les anciens en ont dû. si Son y fouille. la vallee de la Marne à celle de la Çaulx. Ainsi Grignon (l). sans avoir les rares connaissances de plusieurs d'entre eux. pour amener fréqueininent. maître de forges à Bayard. attestant. de Joinville et de Wassy. de plus. et sous ses ruines se trouvent des inédailles d'or. Venant après eux. ordonna que ces fouilles seraient continuees. d'accord avec la tradition. il a suffi du passage de la charrue. pierre druidique connue sous le nom de haute-Borne. né Saint-Dizier le 24 août 1784. fut bâtie sur la montagne du Châtelet.

dans la réserve. près de 130 planches.POTHIER que le bulletin où il en a publié le résultat (2). l'ignorance.pur Grivnird de ln Vincelle. avec ses notes explicatives. prétre ancien ard~idiacrede Lectoure et le doyen des ardieologues hanpis. comme si la fatalité qui a détruit notre ville gallo-romaine et efface son histoire et son noin dût aussi s'attacher à quiconque veut la tirer de l'oubli. (4) Notes nirlréologiques sur les foirilles fnites et les rnonirments déroriverts sur ln nzontngne dtr Chitelet par M.. tout ce qu'il put se procurer des fouilles du Châtelet. décoriverte entre Snirif-Dizier ef Joiimille. Les planches qui en forment l'atlas et qui. d@nrfement de ln Houte-Marne.A. unique peut-être. à un grand ouvrage sur les arts et métiers des anciens. sont au complet. O Cet ouvrage format in-folio a pour titre : "Aiis et ntétieien des mciens r e p r k f é spnr les nioniintnlts. Pinard. pour lui et ses amis. le 19 fevrier 1848). mais le texte. s'arr@teà la 38e page. n en existe un exemplaire complet. librniie éditeril: pnssnge des Panoinntns. & l'âge de 83 ans. chez Christophe. il s'était propose de faire servir ces antiquités de base & un ouvrage sur les m et metiers des anciens. se trouve dans la bibliothèque de la ville de Chaumont. -Cet ouvrage. Ayant visité l'Italie. l'un et l'autre. clia Delnlmn. de M. 1774 et 1775. ayant. pour senrir. Mais. il avait surtout conserve avec soin tout ce qui avait été trouve. impiinieur . recueillit. page 262. c'était le trésor que son érudition ambitionnait de léguer à la science." n n'en avait fait tirer qu'un très petit nombre d'exemplaires.de.. en existe un exemplaire parmi les imprimés de la bibliotheque impériale. (Lettre de M. page 239. chez Nepvnr.. par cette loi de réaction qui vient toujours contrebalancer le succhs et la gloire. Neuf- diâteau 1840. Phulpin. laissa cette publication définitivement incomplhte (7). ninsi qrr'nux décoirunies soiifenzmnes d'Hnriilmtutri . Louis de Rohan. et où il s'attendait peut-être. sont au nombre de 136. (Grivaud de la Vincelle.. devenu rare. emporté à Paris l'atmosphère glaciale de leurs impressions. d'apes ce plan.. un prince valétudinaire. à voir un nouvel Herculanum . Mais. Tels sont les fruits précieux qu'ont laissés à la science les fouilles de Grignon. Il etait ne & Marseille. continuateur de Grivaud.. Paris. la société et. et Grignon perdait en lui l'unique Méchne qu'il eût dans les conseils LE CHATELET ET SES ENVIRONS d u jeune inonarque. Je dois à l'obligeance de l'ami dont je viens de parler. dont il confia le plan et l'exécution au talent de son a m i Grivault de la Vincelle. ancien greffier du tribunal de Wassy.. Chaudruc de Crazannes son elève. peut-être. Grivaud de la Vincelle est mort lui-même des le début de son travail. A Pnris. en réalite. ordre fut donné aussit8t de faire cesser les fouilles. pour distraire ses ennuis de voyage.. (2) Voici le titre : Birlletin des fotrilles fnites pnr ordre du iot d'irne ville mmnine çirr ln petite rnonfngne du Chnfelet. C'était vainement que quatre-vin@ planches in-folio (5). l'envie eurent aussi bientût leur triomphe. au dépst des gravures de la bibliothèque irnperi.ées. se fit porter en litière à l'endroit où s'exécutaient les fouilles (4). de brique et de tuile (3). qui. et Gérard Jacob-Kolb. Les savants en furent émus et l'intérêt qu'ils portèrent à ces fouilles égala le retentissement qu'elles eurent. (5) Birlletin des fouilles. est mort & Paris le 11 mai 1819. la hnne fortune d'être devenu tout recemrnent possesseur d'un des très rares exemplaires qui réunissent toutes les livraisons qui en ont paru. représentant les objets les plus curieux dans la première année avaient récemment démontre à Louis XVI le mérite de l'eneeprise : le ministre Bertin venait de faire place au comte de Vergennes. nous pouvons en juger par l'empressement avec lequel le docte abbé de Tersan (6). ouvrage qiii peuf s m i r de supplémnrt nur ircucils deMontfmicon dtr comte de Cnylus de d'Agiitconit etc. qui eût dû former au moins un gros volume. entre Smnf-Dizier et Joinville en Chnmpngne. ou recherchzs nrlréologiques s m n n f piincipnlement R ïexplicntion d'un grmd nombre d'nntiquifk recrreillies dans les ntirles dirize ville gniiloise et iommile. . C'était le souci de sa vieillesse. découverte en 1772 sur la montagne du Châtelet.. (3) Biilletiit des fouilles. découveiie pnr Grignon. adresse de Castel-Sarazin & Monsieur Pinard. Quant aux regrets que dut causer au inonde savant cette sauvage détermination. Cnfnlogue des objets d'nntiquifé et de cilriosité qrii conrposnienf le cnbiiief de Iilbbé de Terçmz. et bientbt il en posseda dans tous les genres.. ayant eu bientst le même destin. il en rapporta le goût des collections. Charly-Philippe Campion de Tersan. et il avait fait graver. 1819).R Pniis. et surtout par l'atlas qu'il en cornposa. pages 101 et suivantes. Un émissaire qui se présenta sous les insignes d'officier du Génie et qui n'aper~ut dans les découvertes de Grignon que des têts de pot. R Bnr-le-Duc. etc. (6) "M. et mcompngnk de 130 plmiclies grmérs nri frnif ou onrbi. dans les fouilles d'une ville gallo-romaine. 1819". après la mort de Grignon.

Ilrssi~iEntest Royer :iMmiuscrif Potltier. 5.G et 7 cwc .nlede Chnri»iorit 1.Hibi.2 et 3.li~>ticij. Aiïière d'1171efibiile. Bn~iieclé. 4. Dollble coirtr ? . l~nclrpsn douille.8 . 9 et 10. i\. 63 . Clé fnconicniie.

C'est pour cette raison encore que je n'ai pas étudié les restes de construction que j'ai rencontres et dont il m'est de toute iinpossibilitt. Les objets d'art qu'il y a recueillis et dont quelques-uns sont décrits dans ses Notes archéologiques. administrateur de l'hôpital. Mon unique but était alors de former une collection de médailles . le fit donc essentiellement nulnisrnatiste. ont eté négligées ou perdues par nos cultivateurs. d'accord avec ses goûts. (11) Voir Balbi. Ja'i vu plus que je n'attendais. Phulpin. restèrent donc presque inaperçues. aucune fouille sur notre montagne. et méme il avait rédigé et possédait a l'état rudimentaire la relation de ses découvertes. depuis Grignon. toutes d'une admirable conservation ? Qui donc. édit. ainsi je faisais peu de cas de tout ce qui n'était pas relatif à cet objet et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire. Aussi avouerai-je sans trop de honte. avec toute l'obligeance qui lui était naturelle. (9) Notes nrchéologiqiies. Celles-ci. tirées pour la plupart des ruines du Châtelet. ne sont point indignes de ceux qu'avait trouves Grignon : mais malheureusement. c d de Fontaines (8) nous dit s'étre livré dès 1785 (9). Cependant. de domer la description (IO). peut-étre. qui malheureusement ne se présentèrent point. et il me tardait d'aller les voir pour en faire un article de ma lettre. On avait trouvé bon nombre de pièces de monnaie qui. que je n'attachai pas une bien grande iinportance aux divers objets que je rencontrai dam le cours de ines premiers travaux. fut nommé curé de Gourzon et Laneuville-à-Bayard et y habita pendant quaratite ans. avaient été achetées à Joinville.. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique. 37. connue seulement de (8) Voir la notice biograpliique publiee à la page 44 de la presente revue. remettant à des loisirs.. il n'en a été fait aucune autre sur le Châtelet : "Çeulement. à l'infatigable curiosite des savants et des amateurs. aurait pu en détourner les yeux pour contempler avec un nouvel amour des débris de vaisselle. et qui eurent de si beaux résultats en numisinatique. Monsieur le Préfet. le soin d'en faire autant pour celles d'argent et de bronze. dit-il. comme on le voit. p. Pour y faire régner l'ordre et se trouver plus en état de satisfaire.. que les investigatiom auxquelles M. que des pièces d'or et d'argent. Ses trouvailles furent bientôt une savante collection dont la renommée devint européenne (11).. le Préfet de la Haute-Marne. l'abbé Pierret. deux ans après la cessation des travaux de Grignon. que. la plus cornplète. lui firent exécuter des fouilles régulières. vers 1810.. de la ferraille et des fondations d'édifices ? La force des choses. quoiqu'elles eussent une valeur qu'il comaissait parfaitement. Cependant il avait pris des notes. également venues de notre inontagne. qu'apres d'actives et consciencieuses recherches.POTHIER Un prétre dont la inéinoire est encore vénérée dans le pays. AbrQé de Géogrnphie. d'autres renfermaient des ossements. (10)Id.ditil.. sous l'impulsion de la bonne fortune qui lui fit trouver plus de deux cents néd da il les d'or. C'est donc plus tard. il n'y attacha pas le même prix. en defrichant le haut de la montagne. les habitants des comnunes qui ine sont confiées. et possesseur improvisé de seinblables richesses.. Cette intéressante collection. p. nous fait connaître dans une lettre qu'il écrivait à M. il ne tarda pas à dresser un catalogue des médailles en or. ont déterré quelques tombeaux de pierre : les uns étaient vides. Paillette." Cette lettre. j'en ai rassemble une quinzaine qui étaient encore dans leurs mains et dans celles de quelques curieux des coinmunes voisines . p. il en résulte que bien certainement à l'époque de sa date il n'avait été fait. 32. n'étant point d'un métal précieux.. le 30 janvier 1806." Qui donc d'ailleurs n'aurait pas agi de meme façon. après les avoir classées dans un élegant casier. On a découvert aussi des bagues . ainsi LE CHATELET ET SES ENVIRONS qu'il le recomait lui-même dans la noble siinplicité de son récit : "A l'époque où je fis ines fouilles. de 1834. doué coinme lui du sentiment du beau.. LXXLI .. n'ayant eté écrite. les médailles de presque tous les empereurs romains et de quelques impératrices. ii vint un temps où il reconnut que la science réclamait leur publication . qui. mais alors le poids des années et l'affaiblissement de sa vue vinrent paralyser ses bonnes intentions. de tout le département est la propriété de M. On m'avait instruit. depuis les fouilles de 1775 jusqu'à cette époque.

CI& .iorzt 1 d 4.3 2 4 1 5 6 7 *. iMzrricipnle de Cbnui. .5 d 10 @iiigles certmnenzn~ten os. Dessi11Errzcrf Ra!~ev:Mntrrisciit IJofhier Bibl. 9 IO .

Phulpin. lorsque les vives instances de M. 95. dont une en argent à l'effigie de Doinitien. Nous devons en inférer que les ruines du Chitelet sont devenues une carrière. est un ouvrage du plus haut intérêt. M. entre les quatre inurs. un peu plus tard. on a vu. creusant d m le bas du village les fondations de la maison qu'il y possède. haute de huit millimètres sur sept de large.la découverte de la tête d'aqueduc. nous dit-il. obéissant autrefois coinrne aujourd'hui aux lois de l'intérét et du besoin. et. mais on n'y a recueilli que des antiquités de peu d'importance (15). et le peintre qui n'a pas conçu l'image ne donnera jamais une copie. par l'intermédiaire de M. certainement. les fondations des édifices. et de quelques pièces de monnaie. Ce travail. y découvrit éparses beaucoup de médailles romaines. Je parlerai plus loin des fouilles qui ont ainené. publie en 1838. de Cirey-le-Chiteau. aujourd'hui maire de cette commune. l'instituteur primaire de Fontaines. Ainsi le veut la nature : le bouton qui renferme la fleur doit aussi produire le fruit. de charbon. de divers objets en fer. nui ne pouvait la remplir plus fidèlement qu'il ne l'a fait Vers le temps des principales découvertes de M. sous le rapport de l'ensemble et quelquefois des détails. reproduisant pour la plupart ceux qui ont été trouvées par MM. Néanmoins. un cultivateur ayant heurté de sa charrue le haut d'un fût de colonne. propriétaire des forges de Bayard et d'une partie du plateau du Chitelet. des restes d'aqueducs . une mission laborieuse. m'a-t-on dit. Le baron de Klopstein. au fur et à mesure de leur découverte. des fossés. voulurent trouver aussi des irésors. et l'autre a été vendue par les ouvriers. maire de Prez-sur-Marne "fit ouvir à ses frais de nouvelles tranchées dans les parties qui n'avaient point encore été fouillées : elles ont fait découvrir des constructions. Mongin : il accepta. de cendres. entreprit en cet endroit une fouille et y trouva une cave. Mongin (12). Ce résultat. ont été arrachées. Paillette. retouché par M. notamment une jolie cornaline. Dam l'autoinne de 1848. c'est que l'espace. représentant . quelques excavations ont été pratiquées sur la montagne par d'autres proprietaires. qui tient de la main gauche la haste pure et de la droite une paline. lui firent enfin surmonter les répugnances qu'il avait constamment éprouvées à l'idée de soumettre les essais de sa plume aux regards du public. un de nos Préfets. et divers joyaux. un petit coin de la montagne. qui est au pied de la montagne. dont les pierres. vendues ou dispersées presque aussitôt que trouvées. dans la force de l'âge et avec la fraîcheur d'idées qui le caractérisait. mal@ la resistance de leur antique mortier. était rempli d'un inélange confus de terre. Une partie de ces objets est restée en la possession de la famille Paillette. un cordonnier désoeuvré acheter des héritiers de M. Depuis. par l'espoir du gain. Ernest Royer. de poteries brisées. . permission regrettable. c'est que ces fouilles.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS quelques amis. activement exploitée. Le bruit courut bient6t qu'il y avait découvert un trésor. Mongin et publié sous le titre modeste de Notes archéologiques. ont gâM une grande partie de i'espace inexploré. Çans doute. et. sans doute. Phulpin et bouleverser de la m&ine manière. pour la remplir avec dévouement. un personnage élégaimnent drapé. y eut mis la dernière main. en 1845. faisant tout disparaître. d'occasionner la decouverte de la tête d'aqueduc et de remettre à l'étude plus vivement que jamais les antiquités du Châtelet. la plupart à l'effigie des Constantin. p. M. l'hoinme a fait de même en tout temps. des caves. Tout ce que je puis en dire. C'est ce qu'a senti parfaitement M. le vicomte Delassalle. les notes archéologiques ne sont point ce qu'elles eussent été si l'auteur luiinéme. de nombreux fragments de la belle poterie rouge des anciens. peut être.. Girault de Prangey et le dévouement de M. est bien digne d'interêt : mais le c6té regrettable. de pierres à bâtir.. Bient6t des bticherons de M. en a acheté plusieurs qui font partie de ses collections. quand (12) L'un des auteurs de l'Anniim7e eccl&iffitiqrie et historiqiie du diocèse de Limgres. même les traces." En 1842. pratiquees capricieusement et sans autre guide que la soif des medailles. (15) Btillefin desfoiiillles. qui se lit avec entrainement et dont les premiers résultats ont été de faire restaurer la Haute-Borne. Ils obtinrent de lui la permission de remuer la terre où bon leur semblerait. quoiqu'elle ait eu pour effet l'exhumation d'un millier de médailles éparses et d'une foule d'objets curieux. Phulpin et Grignon.

3 4 5 If - . 67 .iest I<oyer :Mnitriscrit Pothier Bibl. G r m d e q i n g l e niérovinginme prwenmrt pmbnblenient des srjltllhrrcs.. Mu!zicipnle de Chnriinotrt 1 et 2. cilillm tnéfdliqile (bronze oil nrgent . ~ .& 1 I 2. 3. 4 ii I I lrppliques diverses. R b ~ l ~ ' Deçsitr Et.

les édifices publics. et.qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . d'autres cendres (16). cela nous d 0 ~ lae mesure de ce que l'on doit g~néraiementattendre des fouilles qui seraient faites plus tard (14). . 102 et 103. que les ruines du Chatelet occupent la totalité du plateau qui est de 22 hectares.Notes nrcl~logiqi~es. Quelle a été la nature de l'ktablissement qui existait sur la montagne du Cliâtelet ? Grignon.. des ustensiles brisés ou avariés. n'a encore apparu sur notre montagne qu'à l'heureux abbé Phulpin. p. on dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main. sous cette couche. dont la minime valeur n'&ait pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'esperaient pas trouver de l'or et de l'argent. n'abordant les détails. c'est-à-dire de quelle natwe. comne dans les environs. à quelle époque il a commencé. si Plutus. On en conclut avec l'abbe Phulpin (17). au lieu d'y être composé. Le sol.. C'est à ces vestiges que la science demande depuis longtemps de quels faits. par suite. je me bornerai à l'indication des faits. et abandonnées depuis . ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procure que des fragments de poterie ou de verre. quel argument nouveau n'eût-ce pas été à l'appui de leur conviction ? Obligé de suivre leur plan. des sciences et des prefessions.. (16)Id. que trace la raison. ou inêine des monnaies de bronze. Cela nous explique coinment Grignon a trouvé tant de choses curieuses et en même temps si peu d'or et d'argent . pierre celtique.. d'autres ruines. 32 et 33. de quelle civiliçation ils sont les temoins. embrassant la vie civile. et le rapport de toutes ces choses avec l'existence d'une voie militaire de construction romaine et avec la Hauteborne. le tout entrem@léde ruines. à jeter quelque nouveau jour sur certaines questions archéologiques. le dieu des arts s'y manifeste à chaque pas aux yeux de l'antiquaire . de quelle importance était I'établissement dont ils revèlent l'existence.. qui daigne rn'ouvrir ses colonnes. pour démontrer que ce f u t une ville et non un cnmp. Grignon a reconnu (15) et les observations nouvelles i'ont prouvé constamment. que deux fois une main de feu a presidé au bouleversement et à l'anéantisseinent de cette localité. d'une terre rouge et coinpacte. mais. cet argent et ces pierrres de taille. il pourra toujours y être supplée par les textes auxquels je renvoie. Dès qu'on le remue. ne voulant point dépasser les limites de la revue. Mais. c'est quelquefois la roche. une couche de béton. militaire et religieuse . Au-dessous. les descriptions ou les discussions qu'autant que j'y verrai matière à prouver ce dont il s'agit. gnzlloise d'nbord et ensuite gnllo-romnine. l'abbé Tersan. Section Prernihre.que l'or et meine l'argent doivent y être rares et ne s'y rencontrer que par exception . quel en fut le nom.d'examiner les maisons avec leurs substrudions diverses. le plus souvent une aire en gravier. est reinarquable par sa couleur noirâtre et sa légèrete : nous avons vu qu'on trouve à sa surface de nombreux debris de poterie et de pierres travaillées et quelquefois des inédailles. avaient déjà répondu péremptoireinent à cette première question par la seule exhibition des monuments de toute nature recueillis dans les fouilles : il leur a suffi de mettre sous nos yeux tous ces produits ou instruments des arts. que ceux qui ont recherché avant nous cet or. p. Grivaud de la Vincelle. et généralement on ne tarde pas à rencontrer une couche de cendres et de charbons.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS elles étaient récentes. les rues tirees au cordeau. qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu .. Certes. le mur d'enceinte. Si. tandis que. sa couleur noire augmente d'intensité. quelques lacunes sont à regetter. s'ils eussent connu le gigantesque aqueduc dont ils ont pressenti l'existence. ou à reposer l'esprit du lecteur. quelles ont été ses vicissitudes et sa fin.

'R?It 1.- s. Dessin Enrest Roycr :Mnrruscrif Pofl~ierBibl. Mzirzicipnle de Chnuiiloilt Objets ditiers ni b i o ~ i z e . 3 b 7?..

en ivoire et en métaux. que l'on y rencontre. Les ouvriers avaient l'art d'incorporer les verres de couleur avec ceux qui n'en ont point : car nous avons des pièces de verre blanc transparent ornées de filets et de cordons bleus . aux agréments de la vie. nous dit Grignon (Zl). (Zi) Elémnifs d'n~rliéologicnntionnle. d'autres avec des larmes bleues et gris de lin. des tourneurs en os. bleue. 1843. 67. gris de lin. des bourreliers. ceux de la serrurerie ne sont pas les inoins interessants par la forme quelquefois étrange et généralement très variée des clefs. attestent qu'il s'y trouvait des maçons. Ils formaient aussi des combinaisons de verres de différentes couleurs. des charrons. etc. Si les nombreux objets de coutellerie. de jaune orange et de jaune reinbruni : toutes ces espèces sont transparentes. cultes. brune et noire." Type de udegnllo-rommne. des sculpteurs. des meuniers ou boulangers. Les nteliers. des veniers. etc. ont été exercés sur le Châtelet. (19) Id. p. rouge. Parmi les différentes sortes de verre.. Une bonnepnrfie des vnses ef des verres étnient imporiéç ln région de Cologne en Rl~énrmie. sciences. etc. par Bâtissier. plandies 35 et suivantes. (20)Arts et niétim des mciens. des joailliers. diez Leleux. on le soufflait sous toutes les formes . des inarechaux.. à la splendeur du culte. des chirurgiens. des taillandiers. des potiers. les outils. il y en a d'opaques de couleur blanche. des fondeurs en bronze et en fonte de fer. sans couleur . de jaune pâle. qui ont fourni plus de quarante types A l'atlas de Grivaud de la Vincelle (20). des menuisiers. violette. jaune. de blanc avec une nuance de vert. Parmi ces divers produits. n'y étaient pas fabriqués. Tous les arts utiles à la vie et beaucoup de ceux qui sont le produit de la civilisation la plus avancée. de vert aigue-marine . des corroyeurs. verte. ordonnées avec syinétrie. de bleu foncé . de quincaillerie de toute sorte. nous en jugeons par les fragments nombreux que nous tirons de nos fouilles : l'on en coinposait de toutes sortes de couleurs. profession. qui lui procurait tout ce qui concourt au luxe ou à I'utilite. et lui apportait les tributs des pays lointains. des ébenistes. pétris ensemble.. des peintres. de bleu clair. ce sont autant de preuves de l'activité de son commerce. tels que les huîtres de l'Océan (18) et le lotus odorant d'Egypte (19). p. 18. . de plus foncé vert d'eau. n'était point dans son berceau . que l'on trouve dans ses ruines. m. p. des charpentiers.. "L'art de la verrerie. des marchands.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Arts. Nous verrons que l'architecture y déployait ses merveilles.. il y en a de très transparent. des orfèvres. des cloutiers. les matières premières. & peu près semblables à ceux du papier marbré à l'eau . d'où résultaient des dessins bizarres. des musiciens et surtout des ecrivains. des trefileurs.. des comediens. employant principalement le style d'ivoire ou de bronze et quelquefois le cnlamus de cuivre. à Paris. pourpre. (18) Biilletili des foirilles. de bleu avec des larmes blanches. des serruriers.

.

" On trouve à la surface du sol de la montagne beaucoup de fragments informes de cette grossière poterie : j'y reviendrai en parlant de l'aqueduc. les f@teset les jeux qui sont représentés sur d'autres respirent la gaîté . Les autres. (25)Grivaud de la Vinceiie a reproduit beaucoup de ces vases. (Z)Même ouvrage.48. il s'y trouve des poteries celtiques. La terre rouge. des fruits. De iiomhmix unses trorivés nri Cluîfelet prouenniott des oficines d'Alxonne. dit Grignon (24). nous pouvons en juger par cette autre description de Grignon (26). avec des anses perpendiculaires . que nous tâcherons d'approfondir (25). Quand à la vaisselle de fabrication romaine ou gallo-romaine. par l'esprit et la correction du dessin. des feuilles. 72 .POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS II serait suffisant de rappeler que le Châtelet est une des localités de la France qui ont fourni aux antiquaires la plus grande partie des vases de terre qui ornent leurs collections : l'histoire de l'art ainsi que de la localité nécessitent quelques détails. (26) Brilletin d e foiiilles.ceux qui sont consacrés à la religion inspirent le respect .17. Voici la description que nous en donne Grignon : "Des vaisseaux très inatériels sont composés d'une terre noire. pareilles à celles dont parle MM. des assiettes. et souvent de la belle terre rouge désignée sous le noin de terra Campana. à fintérieur. le canthanrs. "Leurs ornements. des rinceaux sont distribués avec plus ou moins de régularité et de goût sur la surface de certains. creusées en entonnoirs. Bâtissier (22) et de Caumont (23). p. coupes ou tasses . rarement vernissée. couverte d'un vernis de Cérnmiqrie roiige dite sigillée. des casseroles ayant un manche horizontal .20." Cette belle terre rouge. (23) Corirs d'n~ifllriitésnzmzr~mentdes. n'était pas la seule qui fût travaillée avec ce degre de perfection . tels que les amphores. sont d'une terre plus délicate. les mieux entendus et les mieux exécutés : ils sont ragoûtants par leurs formes @légantes et reguiieres. variant à l'infini : les uns ne sont formés que par des traits en creux ou par des moulures ou des filets plus ou moins saillants . Les sujets sont tous tres ineressants : si ce sont des chasses. des platanes. semble avoir et6 réservée pour les vases consacrés à la religion et au luxe. pétrie de fragments de coquillages : ce sont des qodes ou marmites sans pieds. coccinum impériale. Enfin les plus précieux sont des anaglyphes en bas relief et demi-bosse.de grands vases à deux anses.des urcwles ou petites cruches . 256. sont hérissés de pointes de quartz que l'on y a implantees après leur entiere confection. page 217. (24) Biilletin des foiiilles. page 58.49. que l'on implantait dans la terre des caves et quelquefois dans des pierres cubiques. décorés des ornements les plus riches. quelquefois bronzée. de toutes couleurs. des olla de forme globuleuse avec de larges rebords. terra campana. ce sont des olla ou mannites. les animaux y ont de l'action . ainsi que de grandes terrines et des égrugeoirs qui. '173. D'abord.80 et 118 de son ouvrage. Ces derniers sont d'une terre grise. des cratères.1. p.T. de forme aussi élégante que variee. hydria .enfin les combats sont des traits intéressants d'histoire. "Une tasse de chasse de terre blanche. par le fini du travail et par le poli et l'éclat de leur couverte. et le cadus se terminant par une base très étroite et quelquefois pointue. trhs dure. des aiguières. si remarquable par son beau vernis rouge et par son poli achevé. aux plandies 15.

Vnsqi~eml nmrbre..tnii~ri Pnilkfte de L'Isle .~. 73 . Deslin Enrest Roifer :M R I I U SPotbier C ~ ~ ~ Bibl. 4 et 5. Vnscs ni cémmiqiie .. Grniide niguière eii bronze n!ynnt npni./ /'. Mn~~icipnle de Chnrtriiont 1.. 2 et 3. I s ~. - / -3 /' .2 3 /---..- p' .

. E7lc7iei oii petit vnse de hhlanze .J i * Dessiri Ertrest R o p r :Mnrrr~scritP o t l ~ i e Ribl.. r Mrznicipnle de Chortnjorit 1. Lnnze de coirfeni~.4 Bloc de pien? portnizt iine i?isciiptiori CVRMI . 5. C n l s i a ni blw~ize.. G . 2. . Petit unse mi t n ïr noire purfnnt I'i~isci~tio>z PIE .3. . Colonnette (mz pierre ?J .

inais il a inis tant de feu dans les attitudes et de délicatesse dans les traits que l'on peut dire que l'art a surpassé la nature. SABINVS. Exmrple de signnfizre Georges Chenet) dc p o t i e ~ nrgonlinis (d'qlÈs Beaucoup d'entre eux doivent avoir été fabriqués sinon dans la ville. CRESTI. ressemblant chacun à trois grains de groseille et séparant entre elles les lettres P 1 E. Charles Lenormant nous aprend dans une notice archéologique. les traits les plus déliés n'ont point été grossis. MKUAI. est d'une terre noire et très pesante. par une couverte vitreuse. Ce qui est encore plus admirable dans l'exécution de ce vase. Paillette a recueilli des fouilles de 1849. du moins dans les envirom. Ce vase.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS couleur olive rembruni. soigneusement caché à l'angle d'un édicule Ædinlln. COMICVS. Enfin on voit la croix précéder ainsi un nom : +. tels que VEXTVK. MACRINUS. entre deux filets de grenetis blanc qui en font le tour. ni les angles émoussés. tandis que sur un autre vase l'inscription SANffIANI Manu. qui ne s'imbibe pas dans la pâte. (29) Même ouvrage. à en juger par les noms Gaulois des artistes. que rapporte M. 18 et 134. recueillie par le Moniteur universel le 7 novembre 1854. Enfin les vases trouvés au Chatelet ont perinis à Grignon de constater l'existence d'une mesure de capacité. MCCWIO. MARIANNS pour MARIANVS. page 12. qui s'y trouvent peintes en blanc. que des vases analogues ont existé dans le 4e siècle et qu'on y lisait PIE ZESES signifiant "Bois. qui fait partie des objets conservés par M. OF-CELADI. C W C . On voit e n caratères grecs : OH.120 et 175." M. les balances et la série des poids romains. semble aussi respirer le Christianistne(27). OPFRY. p. IVSADVO. A cette dernière remarque. Congius. de quatre groupes de fruits rouges. .SAHOWO. qui corrompent toutes les formes des ornements précieux. SARV. auquel pourraient parfaitement s'appliquer cette description et ces réflexions. Les vases trouvés dans les ruines du Châtelet offrent jusqu'à présent cent cinquante-cinq n o m de fabrique. BORV. D'autres monuments. couleur gris de fer. professait la religion chrétie~e. dont les fouilles de 1773 ont fourni les principaux 616ments (29). d'y reconnaître la série complète des mesures romaines.42. TORIAC. MARCELLVS. ni les creux remplis. ainsi que le donnent à présumer les planches. c'est que la couverte n'a rien déformé : tout y respire . et du double V : (27) Voir dans le même ouvrage les pages 60 et 223. Ce vase est orné d'un bas relief qui représente des levriers et des lievres courant à toutes jambes. étrangers à la céramique. M. comme il arrive à nos ouvriers en porcelaine ou en terre à pipe. et à Grivaud de la Vincelle. ainsi qu'une quatrième figure qui n'est pas une lettre mais une sorte de colonne résultant de la superposition de quatre ou cinq points blancs. orné. OF-PRMI. joignons la description d'un très petit vase que les fouilles de 1849 ont fait découvrir. etc. Paillette.119. gluante et destructive. OF LABIGnis. exécuté avec un art inimitable : l'ouvrier n'a pas appliqué son génie à rendre strictement la nature. La planche 90 du même ouvrage nous fait I'occaçion de celui qu'a connaître le pied trouvé Grignon et dont il donne une description très détaillée (28). ou petit temple souterrain. WOWO. &rite en lettres latines et qui fait allusion au sacrement de l'Eucharistie. (28) Blrlletin des foililles.19.41. dont leurs vases sont enrichis. nous feront voir pareillement qu'une notable partie de la population du Châtelet. ce sont : FORMOSVS. Plusieurs de ces noms sont remarquables par l'emploi de l'Y : ORASSEY. le Cange. une grande partie de vase. 9l et suivantes de son atlas. de Caumont à la page 190 du deuxième tome de son Cours d'antiquités monumentales. et les planches 83 et suivantes. IVOVOI.38. On y rencontre dix des soixante quinze estampilles. tu vivras" formule grecque. Ces trois lettres m'ont toujours paru n'avoir été séparées de la sorte que pour la symétrie et la décoration et ne former qu'un seul mot dont la fin est indiquée par la quatrieme figure. NiNY.

. page 41.20. qundrellirs et un autre taillé en lancette. livre 18. La même élégance. du temps de Pline. artistement travaillé au marteau et.19. et le grain. on en comptait environ 200 répandus dans tous les quartiers de la ville Des tessères en os et en ivoire. 3e page 377 et suivantes . par M. (32) Plin.. De Caumont à la page Zi9 du tome 2 de son coi~isd'nntiqrrifés et par M . chap.---. avec son manche d'os garni de cuivre. p.64. car. (34) Biilletin des foliilles. 2.. et d'autres portaient des inscriptions indiquant leur consecration généralement épicurienne. la page 44 de son brrlletin. l'oinbilié. l'inférieure convexe. broches. Le maque est de fer. Les anneaux et les bagues se sont ni inoins nombreux ni moins remarquables : plusieurs étaient ornes de pierres fines plus ou moins habilement gravées. T . Rome mi siècle d'Air~isfe. que pour dire qu'elles etaient variées à l'infini (34. BIBI (35).111et 114 . et les figures des plandies 26 et 27 de Grivaud de la Vincelle. soigneuseinent décrit par Grignon. qui sont nombreux d m les ruines d u Châtelet (30). des mailles de cotte d'arme. un grand poignard. la plupart des peuples n'avait encore aucun de ces établissements. Grignon en a trouvé trois autres beaucoup plus grands (31). Grignon a trouvé un fer de flèche à pointe quadrangulaire. imprime à cette machine par un attelage. un sabre. de haste et de pique . 10. 376.63. qui ne furent connus à Roine que depuis l'an 580 de sa fondahori. plusieurs fers de lance.. pl. se retrouve dans les objets de toilette. fortement fixe au sol.. epingles. analogues à ce que nous appelons boutons. s'echappait autour de l'autre en farine in&léede son. dont l'emplacement est encore inconnu. 4. 174 et 235. est creusée profondément en forme d'horloge de sable. la supérieure était concave. 24. agrafes. rien de mieux ciselé que plusieurs de leurs accessoires. Nous reinarqueroiis que c'était l'indice d'une civilisation avancée . p. nznnuel darchéologie mmnine) Outre ces petis inoulins de menage. 76 . établissements ou se confectiomaient la farirne. . 39. noir. (31) Voir la description qu'en donne Grignon.-. dans l'orneinentation des meubles. il se trouve representé à la planche 18 de Grivaud de la Vincelle.5. La meule supérieure. percée au milieu. Epaisse de 8 à 15 centimetres sur 40 à 50 de diametres. 65. ou encore de lave de volcan. rose ou violet.. dont la partie supérieure recevait le grain que le mouvement de rotation.1856. Du temps d'Auguste. quelques javelots. et un masque semblent indiquer l'existence d'un théAbe. 10.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS On sait que les moulins des anciens consistaient en deux petites meules de granit inicacé. la pâte et le pain pour l'usage d u public. 5. 21. placé sur l'une.. Meule i mnin (d'nprès Cngiml et Chnpot.Notes nirlthlogipes p. Batissier dans ses éléwisrts d'nrchéologie.43 et 193. la in@mevariété. Je ne parlerai des jbirles ou attaches des vêtements. votillon. 3 p. t. Désobry dans sa Ronre nir çiècle d'Airgiiste. figures et description assez exactement reproduites par M.145 et suiv. 244. et une garde en ivoire . conginnn. dans tout ce que le bronze a fourni aux usages civils. 40. (35) Id. haute de 90 centimetres sur un diametre de 9ic. un bouclier et des embouchures (30) M@meouvrage. broyait dans la partie inférieure sur u n cbne de semblable pierre. 11. militaires ou religieux : rien de plus gracieux que la forme des vases. Les moulins de cette espece faisaient partie des Pistrines. inobile et mue ordinairement par une esclave . cinq ou six lances et sept ou huit poignées d'épée à deux tranchants. 41. (33) Désobry. telles que MANS NOX.. et qu'elles ont fourni à l'atlas de Grivaud plus de 200 types différents. .

Bibl. Fibrrles de difhfl~ts types .D s s ~ i nEniest R o ! p : Mn»ztscrii Pothiei. ~Mili~icipnle n'r Chnursoiit 1 ri IO.

.

3 d 4. 79 . Plnqiie de ceinfrr~o~i . et 7. Plnqire boucle. Scrmnosnre .Dessiri Eriiest Rayer. Boriton v l i q i r e . 2. : M n i t r ~ s c r i tPothier Bibl. 5. Mltnicipnle de Cltnu!»otrt 1. F u de l n f ~ c e6. Tout ce tiinféliel d'époqile rnérouingioi~iepmvioit cerfninement de dpiilhilhl.

(44) nous sont restés comme vestiges des cérémonies d u paganisme. vol. chez les anciens peuples. est représentée sur le chaton d'une bague . sur la pierre d'une bague . il semble avoir été au Châtelet. en bronze étamé. il ne peut y avoir de doute sur leur communauté d'origine. ce qui forme un trapézoïdal taillé en coin. cultri.des cuillères en argent. de plus.. ainsi que de Vénus. des patères pour recevoir le sang des victimes. Parmi les traces de la civilisation gauloise sur la montagne du Chatelet. 2). Bâtissier à la page 173 de ses e?éments d'archéologie. en bronze argenté. silex. . en bronze non recouvert. Les Romains euxinémes ne dédaignaient pas l'emploi de cette arme : Nostri.. Les plus grands de ces couteaux sont des pierres à fusil. représenté aussi. de jade. . et les manuments ci-après nous font connaître quelles divinités LE CHATELET ET SES ENVIRONS étaient principalelnent honorées sur notre inontagne. tant sous les attributs du soleil que sous ceux du dieu des arts . li. des lampcs sépulcraies etc.frrndis librnlibrrs.cliapi@e5. qui est un hiangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. dolabra. de Caumont à la page 154 du tome premier de son cours d'antiquités. (44) Brillefii~des foirilles. et plusieurs figures ou attributs des diviiiités champêtres (45). Quatre peti- (42) Biillefiir desforrilles.. à peu près. tliuribulum . et M. nu et casqué. dont les antiquaires nous donnent la description et la figure. son tranchant. en verre et en ploinb . pnssiriz.une griffe de victimaire.des lncrymatoires en terre. . etc. notamment M. une de Mars. l n ... . 7). ef circirn~eidesecsndojlios Isrnel (Josue. une de Diane. d'un travail souvent grossier quelquefois d'un rare mérite.en comparant ces objets aux haches celtiques. guerre des Gaules liv. 3. sous la m&me forme. des cassolettes à brûler les parfum. Un de ceux-ci a six pouces de longueur. deux d'hercule. forme un demi-cercle de vingt-sept lignes de diamètre".. de serpentine. trois images de Jupiter. chap. Ils sont composés de pierres de diverse nature. Ces projectiles. de silex. Sfnhretfe de Meirurc hoiivée pni. pnssin~. liv. 25). On y a trouvé. deux de Minerve qui. ainsi décrites par Grignon (42) : "des couteaux de circoncision (43) de diverses grandeurs. ad munitiones accedlrnt . très affilé. (43) Eo tenryoiz nit dmrzii~rrsnd Josiré: Fnc tibi ci~ltrosInpideos. en métal de composition. le plus honore des dieux. nous remarquerons les ltncl~es celtiques. trois d'Apollon. une de Neptune.Les fouilles de 1849 en ont fait découvrir un de cette dernière espèce. secespita . en os et en ivoire.* . tant en statuettes et petits bustes de bronze qu'en statues ou bas-reliefs en pierre. ncglnndibtrs Gnllos yerterrent (César. pour recueillir les larmes des victimes ou prcndrc l'encens et les aromates.. conme dans le reste des Gaules.POTHIER pierres de fronde à l'usage des Gaulois. G n p o i i Quand à Mercure. d'Adonis et de Bacchus. depuis dix-huit lignes jusqu'à 6 pouces. d'agate laiteuse : un paraît étre de lave de volcan. servaient à l'attaque aussi bien qu'à la défense des villes : Et ciraimdntn est civitns ? frtndiculnriis et mngni ex pnrte exnlssa (Les Rois. 4. ns sont tous coupés... vers. (45) Id. 41 et 191. déja désigné à notre attention par son surnom W S gravé sur une bague. de grès. Des couteaux en fer pour les sacrifices. p.

(51) Batissier.page 200 . (49)BoIletiii. il paraît. qui sont ceux de pierre nous autorisent à le croire. avec figure.4. (48) Ce vêtement est decrit et represente dans les nlémoires de ln Société Histoiiqrre ei Archéologiqi~ede Lmigres. de coopération que. par Gnvaud de la Vincelle. est avec une toque ou chiaccouplé à celui de Mergnon : cette coiffure est cure sur deux inscripsurmontée de deux ailes tions trouvées dans les ruines de Solimarinca. en un de l'autre des especes bas-relief. 111. la femme nous fait reconnaître. p. Sion (Meuse). Ces Çoulosse près de Neufdeux figures sont du château . comine on (dessiii Giigiioii fils). (47) AirlGologie de In Loi~nine. dont plusieurs dans les plis inférieurs attributions étaient semde la draperie de cette blables à celles de la belle figure. longues oreilles. et sculpteur a voulu repréencore sur un bas relief senter Mercure sous les de Langres. pareilles à celle du pétase de Mercure. 61. un buste et deux tetes aussi en attributs le coq et le pétase ailé. p. au lieu de ce personnage à exer~aitjusque dans les affairespubliques. 1. nifs et nzétien des niiciens. e?&ien$ d'Archéologie. quatre en pierre. je tne deinailde si ce ne figure que Grignon prenait pour Midas "tenant une serait point là un symbole de la part d'influence et bourse ferinée et habillé comne un capucin (46)". sentation de la déesse On voit un coq ménagé Rosmerfe. fig.nrfs et niélieis. Elle l'unité politique par la est coiffée A la grecque fusion des cultes (51). pl. Grignon regarde coinine "la déesse des richesses Un des mercures en Copin : elle tient d'une pierre dont parle Grimain une bourse ouverte. 6. puisque cette feirune a pour trouvée en 1849. ainsi qu'une Mercure (49): Et moi.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tes statues en bronze. pour aider à corne d'abondance. 1849. p.t. 50. chez les Gaulois. où elle est en Stèle décoiiven'e ynr Giigiion et déciite ci-contiz deux sexes. la représentation incorrecte du L'analogie ine fait m e n t i o ~ e ici r une figure que Mercure gaulois. t. sur une autre. planche 117. contrairement mais dans laquelle une étude plus attentive (47) aux usages des Romains et des Grecs. 11. buste dans un modius ou (46) Id. découverte dans celles de ajoute Grignon. qui est dans les Mercure étaient la repréineilleures proportions.Billletin de ln société d'nrclGologie loirniiie. avec une numéraires (50). (50)Arts ef nié!. . 1849. que le Semitn. meilleur style. effet : cette draperie ne Ces figures de femme cache aucune farine du avec les symboles de corps. gnon fait groupe. qui pose sa Nundinn des Romains et main gauche sur une dont le nom." Elle fait autre figure qui "reprépartie du cippe où nous sente une femme entièavons déjà vu le prérement couverte d'une tendu Midas et où se tunique dont les plis trouvent aussi un hercule font un merveilleux et une Victoire. 188. rev&tudu cucullus (48). 134 . p. 2i et 2 2 . p. dont une représente Apollon. ler p.

honorée sur les bords de l'Escaut. et où l'on a lu à tort. tandis que leur combinaison. à Çolimariaca Solimara. Cette déesse. de deux pouces de diamèhe." Entre diverses amulettes dont nous parle Grignon. 2. sous une farine moins savante. et. 1%. espacés de deux lignes. d m le voisiiiage de Metz et des anciennes villes de Grnnum. vraiment géométrique et savante. composé d'une plaque de cuivre très mince. 1. la plus capable d'exprimer l'omnipotence de celui qui est partout et renferme tout en soi. (54) BiilI. comme tous les autres peuples celto-gaulois. à Luxeuil Lixovia. partie d'une longue corne d'abondance qui la caractérise. "L'on remarque. et un collier de perles qui ornait sa belle gorge (54). de ln Sté d'ntrhéo. nous dit M. trouvé à Xertigny (Vosges) en 1755. Beaulieu. (56)Même ooiivinge. Par analogie. En effet. chaque ville reconnaissait encore pour sa divinité tutélaire quelque héros fondateur ou quelque druidesse. et il en conclut que l'on devait appeler Ounioriges les habitants de la ville et de la contrée du Clatelet. Beaulieu croit reconnaître dans une figure de feimne couverte d'une tunique et tenant une corne d'abondance. dit-il. Peut-être. l'inteivalle qui les separe est reinpli par des traits obliques.. (56).p. LE CHATELET ET SES ENVIRONS ponctuée en lettres romaines assez mal dessinees : DE0 OVNI CNGI SATVRNALIS PAVLI FIUVS EX VOTOP . conune symbole de la puissance (59). t. sur ceux du Rhin. y . avaient leur génie particulier. qui se voit dans un bas-relief. Peut4tre eût-il aussi bien fait de s'en tenir à cette interprétation de Grignon : "Deo rrni origNi Snturnnliç Pnulifilius ex votop OSVIT : Saturnal. on a pour cercle horizontal le plan séparatif des deux hémisphères : c'est vraiment la combinaison la plus parfaite que l'esprit puisse concevoir et. quelle que soit sa simplicité apparente. ne peut-être qu'un joujou d'enfant ou l'attribut de quelque divinité.258. par conséquent. des foliilleç p. dont parle Grignon (58) et qui. 1." C'est ainsi que l'on adorait Nemartsus à Nîmes. à la gauche de Mercure.160 et suiv. un auke talisinan dans un objet en bronze. p. 1. fils de Paul. n'avaient rien qui dût émerveiller un enfant.. A la déesse des richesses nous devons joindre celle de l'nbondance ou de la félicité. (53)Arcidologie de ln Lamine t. Cette pièce. selon M. Wodun à Vaudemont. ajoute-il. Nous rencontrons. Mais "non seulement. recherches preliminaires. coinposé de deux capsules hémisphériques qui . etc. les Leuks (Lorrains). dont plusieurs m&ine prenaient le nain. 53 et 203. FORTVERTE et POSTVERTE. (58) Bi~lletindes foliilles. 225. 9. y. nous distinguerons (58) "irn globe creux en terre rotrge sans vernis. portait cette inscription (52) Bii11. p. quel que soit le point d'intersection dont on y fasse le zénith. Grand. Beaulieu. pouvait bien l'être aussi au Cl~âtelet. que M. offre ce voeu au Dieu seul principe. p. 126. dont les cûtés se détachent en queue d'aronde et dont le bord supérieur est percé d'un trou que traversait une inaille de chaînette pour la suspendre près du simulacre du Dieu. t. Ces zones sont farinées chacune par des traits parallèles. se pr&teon ne peut mieux à l'expression de quelque idée plus ou moins profonde et mystérieuse.POTHIER boissseau (52). regarde comme ayant été consacré à une divinité topique ou locale nommée Ouniorige ou plutût Ouniorix. un EX VOTO. 2. partout est l'angle droit. au lieu de ROSMERTE (53). Ii est divisé à l'extérieur en coinpartiinents triangulaires. loirmne. que Grignon peilse reconnaître dans les restes d'une petite statue en pierre. au coté de cette figure. (57)A795 et mifios. Ils ont été traces avec une pointe. (55)Atrldologie de ln Lotrnine. t. Grivaud de la Vincelle (57). t. 20." Je pense que ces lignes. dans cette figure. p. tracées avec une pointe sur un corps mat. est-ce Neltnlennin ou plut& Nehnlen. par trois zones qui se croisent à angle droit. 194 et suiv. partout on voit le triangle. (59) Biilletili des foiiilles. Vesonttrs à Besançon. où figure aussi Mercure. que l'on invoquait avant d'entreprendre les actions importantes et qui était chargé de veiller à la sûreté du pays . et de Lamothe (55). p. partout le cercle et en même temps le rayon rectiligne.

"Ce sont." Un troisieme tombeau dont a parle M. qui serait semblable à ce que nous venons de lire. après l'avoir ouvert. symbole. Il a dix-huit pouces de LE CHATELET ET SES ENVIRONS hauteur à la tête et quiiue aux pieds. est plus faible dans ses dimensions. dont nous nous sommes déjà occupés. Je'n omets la description. (61) Recireil de ln société de sphragistiqile.. pour ecouler la liqueur putride provenant de la dissolution du cadavre. dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement reconnaissables par la position du squelette. l'autre. 9.p. p. Grignon n'a découvert dans toutes ses fouilles que trois inh~rmations. où elle signifiait DeoMmitno : On la trouve même dans les epitaphes modernes" (Millin. pour s'emparer de quelques médailles que l'on savait y avoir été scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait. pliée avec art et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte (60). l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en inêine temps. devaient avoir. mais sans aucune inscription. ainsi que le pense M. pour s'en faire aussi de l'argent. c'est ce qu'à dû aussi nous faire pressentir l'étude des arines des Lètes. année.même le D est formé à contre sens. et les latins ANNLJLUS diininutif d'ANNUS.POTHIER s'emboitent l'une dans l'autre. d'un trou de deux pouces. "Nous avons éte surpris. a subsiste pendant les premiers siècles du Christianisme. 4.l'une sans aucun tombeau. sous la tete. Un seul avait encore son couvercle. 18. de même que le serpent qui se mord la queue. p. Ils sont creusés de façon que le corps du toinbeau n'a que deux pouces d'épaisseur. se sont trouvés dans les fouilles de 1849.) (63) Billetin des fo~iilles. (64) Notes nrchéologiqnes.. Nous avons vu que dans plusieurs un glaive était à c6té du squelette. et l'autre d'un adulte de 1 3 à 14 ans.p. pladie 71 fig. chez les habitants du Châtelet. des auges de pierre. nous devons reinarquer que les Ongues ou nnnenux. Dans le plus grand tombeau détaient renfermés deux cadavres. M. nous allons reconnaître que la lumière de l'evangile venait enfin de rayonner sur les intelligences et que la foi. et les deux autres dans des cercueils en pierre dont voici la description. dont deux faces plus larges que les deux autres. dit-il. 28. Saturne ou l'Eternité. d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D. d'une pierre creusée de deux à trois pouces en dessous. d'y trouver une plante entière . Paris 1851-1852. évidemment tumulaire où était cette inscription : ANIMAIM LVClLLAE ARVSS Inscription qui demanderait à être revue et dont je regrette de n'avoir pas pris l'empreinte. p. Hercule Robert (61). Mnniblcs diis (62). Ces lettres sont grossièrement gravees . le Pannonien (hongrois) saint Martin de Tours : c'est ce dont va nous convaincre encore mieux un nouvel examen de leurs sépultures. a son couvercle taillé en forme de voûte : des inalfaiteurs. ce qui forme un pyramicinl tronqué. Phulpin (64). T . de deux de largeur. Le fond est percé. I'un. Malgré ces vestiges des superpositions payennes. (60) Id. et nrfs et métiers des anciens." Puisque nous parlons de talisinans et d'amulettes. comme représentant.dont la @te était sur la poitnne de celui de dessous (63). 206 et suiv. de ces belliqueuses tributs de la Vistule et du Danube. 478. dit Grignon. et qui de leurs rangs voyaient alors sortir un des plus illustres prélats des Gaules. voynge dnns les d@nl. dont une de six pieds de longueur..tnitnxts dn nxidi. I'un d'un homne posé au fond. (62) "Cette formule D. un caractère essentiellement syinbolique et que leur usage était dû bien moins aux exigences du luxe qu'aux impulsions du sentiment religieux : c'est sans doute pour cela que les Grecs appelaient souvent I'ameau SUMBOLOS (symbolos). chez lesquelles les préjugés du paganisme romain ne faisaient point obstacle à l'admission de nouveaux d o p e s . entrein&lésavec un nombre à peu près égal de sépultures. 194. et de treize pouces aux pieds. . la pierre. comptait déjà de nombreux prosélytes : c'est ce que nous avons déjà entrevu en parlant des vases de terre .. Puisse du moins cette mention aider à la retrouver 1 Huit ou dix autres tombeaux. le cercle d u temps. L'autre de cinq pieds et derni. Ces tombeaux étaient recouverts.

pour la même cause. (72) Antiq. gniil. de l'eau bénite. tel fut le cercueil chrétien . par M. Dans deux de ces tombes un petit vase en terre. ou vers le commencement du Ve siè- cle. et Annuaire du Diocése de Langres.. "Dans les Gaules. (68) Coii?sd'mtiq. au dehors duquel on lisait : TEMPORE NVLLO VOL0 HINC TOLLANTVR OSSA HTLPERICI.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans quelques uns étaient des inédailles. aucune de ces sages précautions n'a pu vous protéger. 272. reliques de saints et de Martyrs ! La barbarie. Armand Cassan (69). Des armes... 43. des parfums. Les chrétiens de la primitive eglise blâmaient les païens de brfîler les morts. et. ils inhumaient les corps selon le rite des juifs. (70) Ménie oilurnge. à quelque crypte solitaire ou à quelque caverne taillee dans le roc (67). des instruments ou autres objets chéris du défunt. à en juger par les renseigneinents suivants. il les confiaient. ces dernières ayant pour revers le Clzrisme ou inanagrainine du Christianisine. Après les avoir embaumes et enveloppés de bandeleîks. quand les temps parurent moins orageux. soit seul soit entre a (alpha) et m (ôinéga). p. t. au dedans : PRECOR EGO ILPERICVS NON AVFERANTVR HINC OSSA MEA (72). p. 1838. Johannet est porté à croire que l'usage de brûler les corps ne s'est pas conservé dans les environs de Bordeaux beaucoup au delà d u second siècle de l'ère chretienne et que le changement qui s'opéra dans la manière d'inhumer coïncide avec l'établissement du christianisine (66). un petit vase. cendres des premiers chrétiens et. ou le sang du inariyr (71) : tels étaient les objets que les chrétiens de ce temps plaçaient ou plutôt cachaient pieusement dans les tombeaux. pour protéger ces toinbeaux contre les violations. (69) Antiq. du genre vrécole. Parisis. Une pierre profondément creusée et couverte d'une autre pierre. s'appuyant sur ce texte de la Genèse : Tu retournerffi dans la terre dont tu as été tiré. Plus tard.. soit par le même motif soit par un sentiment d'huinilite chrétienne (70). Or. selon M. dissertation archeologique Saint-Aurele-Marcien. les romains. si coininunes dais ces temps. mais souvent avec priere de respecter la cendre du mort : temain le tombeau en pierre trouvé dans l'abbaye de Sint-Germain-des-Prés. brûlaient leurs morts ou les inhumaient (65). 40 et 41. (67) Anfiq. (71) Mgr. 41. et. plate ou en farine de vûute. de Caumont. des pièces de monnaie. on hasardait quelques inscriptions. etc. p. 44 et 86. peut-&ire. On s'abstenait in&ine d'y graver la croix. était entre les pieds du squelettte. Us avaient reCOMU que les toinbeaux n'étaient pas des asiles sacrés contre les barbares . toutes ces inhumations doivent être des sépultures chrétiennes. brûlèrent toujours leurs inorts.. t. à la suite de sa leme pastorale du 19 janvier 1853. d'apres l'ancien usage qui dura jusqu'au XIVe siècle. Les Gaulois. jusqu'à la fin du N e siècle... l'inhumntion dons les cerareils en pierres prévnhrt complètement dans les Gnules. ossements de nos ancêtres. de Caumont (68). par M. Ici cette touchante supplique. 2. 567. dans tous les pays enfin où ils portèrent leurs annes. L'edèveinent des couvercles et diverses fract u e s semblent annoncer que ces toinbeaux avaient déjà été ouverts. sans les mettre dans des cerceuils. là ce silence éloquent. etc. p. sur les reliques de . Ensuite. sans doute. également observé durant tout le moyen-age". de i'n77mdissemn~fde Mantes. vestiges de l'antique superstition ou téinoignage de l'époque du décès. 2. dans la Bretagne. dès le regne de Constantin. dans la Germanie. (66) Coiirs dirntiqiiités. Armand Cassan. 278. avec les (65) Aniiqriitésgniiloiscset romaines de l'nriondissmzmt de Mmtes. p. ou bien deux nnges nimbés qui soutiennent un écusson. p. p. gnril. aux types des Constantin et de Magnence. avant que d'être chretiens. Le plus souvent. ils observaient de ne placer aucune inscription en dehors des sépulcres : ce soin fut. selon A?. et lonl. 42. dans lequel avaient été mis. p. gnnl.

DnJle ni p i e i ~ e . Rngire mec intnilic .mingimitie) . Fibiile ? . 2. 3 et 4. 85 . 8.~. iMatiicipnle de Chau~!~otif 1. Borrton nppliquc . 6 et 7. 5. Petite boircle (époqrre w~érovin- ginille).Oassiir Eriissf Xo!yrr :M.iuscritPotltiet Bibl. Pcrle ni t n w niifr (Ppoqiic niéi.

notaminent à l'est et au sud-est. ainsi que nous le par ]rexistence de raqueduc. 66. ayant des cours quelquefois pavées. ce qui perinet de à peu Près le même nombre de maisons. que possédait M. (76) Blrll. dit Grignon (76). C'était hors de la ville. 29. ornées de colonnes.. 8. taillés circulaireinent ont un moindre diain6tre et sont généraleinent profonds de quatre à cinq mètres. (81) Bull. soit dans les familles encore païennes : nous en avons pour preuve une idme cinérniue. p. p..67." Les crues sont peu spacieuses. des folrilles. RUES.. Phulpin (73)..! L'incinération etait aussi pratiquée au Châtelet.sont détournées. p. 98. p. dit Grignon Tg). p. difficile pour ~ ~ srexplique facilement. desfoirilles. il s'est trouvé. (78) Bell. En général. 4 et 5 . 57. 41.PUI'HIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS tioix et vos tombes. 98. profondes de cinq à six mètres et larges de deux à hois : des conduites de pierres amenaient l'eau des bâtiinents. cent vingt-huit maisons ou autres édifices et leurs dépendances. soit anterieureinent à l'établisseinent du christianisine. qui ont environ dix mètres de profondeur. nous devons les les restes de la ville primitive qui regarder a fait place à la ville romaine Les nires des chambres étaient généralement construites coinne les fondations. et la plupart. 29 et 117 . nous vous remuons coinine une poussière profane .. 4. p. Les sépultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception daix l'enceinte.190 et suiv. ou. desfonilles. 32. (79) B~rll. p.. 7. ces puits ne servaient que de puisards ou d. 40.. p. Y7 et 98.esp6ces de citernes ou ceau. Dans les fouilles de 1849. Elles portaient quelquefois un plancher .ce problème. le sont en dessous comme en dessus. d'autres fois elles étaient recouvertes dTun pavé de pierres sciees ou de briques ou encore d'ardoises et mêine de inarbre : on a trouve aussi des mosaïques. (73) Notes nrclIéOl. Leurs larmiers étaient défendus par des barraux de fer auxquels étaient rivées des pointes aigües et divergentes (7). "Ces maisons. p. 4. profond de dixhuit mètres n'en a point fourni (78). trouve sous le pave des rues. les fondations des maisons et auhes édifices sont posées sur un lit de pierres rangees debout ou légèrement inclinées et liées avec du lnortier de chaux et de ciment. des foirilles. que se faisaient généralement les inhumations (74). il s'est trouvé une dizaine de caves ou d'édicules sur deux lignes parfaitement droites et parallèles. et 229. 53. Presque tous les escaliers sont très usés. selon le caprice et l'irrégularité des recherches. outre le grand temple et les bains publics. des fouilles. a brisé votre inéinoire : nousmêmes. Les puits. (74) Mvlême ouvrage p. nits et rnétiei.Notes nrrliéol. Quelques-uns. p.Bull.un autre. Les citernes sont carrées.107. (7ï) B d l . sont les seuls où l'on ait trouvé de l'eau . "Ou les eaux de ce puits. dont la structure est bien plus et sans : celles-ci n'étant accompagnées d'aucune médaille roinaine. sont pour la plupart peu spacieuses.. formant trente rues tirées au cordeau et généralement pavées en roche brute p5). qui étaient sans doute. plandies 2 et 3. mais drun peu recherché (SI). Cependant il y en a de fort grandes. 86 i . 7.L'abbé P h u l ~ i n n'a point ni a rencontrées.. 5 et 102. Grignon a trouvé quarante-deux citernes et soixante-treize puits. 108 et 184. et les tronçons de leur fût enfouis dans les décombres . (75) Birll. ayant été retournés. des foirilles. ce qui est plus probable (car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base). MAISONS ET DEPENDANCES Sur les trois hectares vingt-cinq ares soixante-dix centiares fouillés par Grignon. 42. non compris plusieurs autres qui ont été renconM e s çà et là. 8.5 des nrlcinis. des foiiilles.des foirilles. et 109. tandis en rencontre une grande quantite de gauloises. puisque trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. (80) Bull.

p. dont celui au levant est plus large que les deux autres . le blanc. p. ils n'ont entre eux de cotnmunication que par celui du midi . Sur la crete étaient des faitières. étaient couverts de dalles de pierre sciée. Les murs y sont "adpis et peints à fresque en grands coinpartiments de couleurs variées. 122. des foiiilles. Celle du centre que l'on doit regarder comme la pièce sacrée. pl.pl. est un carré long de 30 pieds sur 21 à l'extérieur. Baiissier et autres nous apprennent de cette sorte d'édifice. sur lequel il y a huit dés. Enfin le quatrièine espace.. assis plus bas. il y a lieu de penser qu'il y existait aussi une Basilique (87). (84) Biilletin des foriilles. convexes de l'autre. le coté du levant a 92 pieds et est presque égal celui du couchant. Le troisième espace. (82) Bull. le c8té oppose en a 90 . Cet espace était pavé avec des dalles de pierre : il subsiste une partie de ce pave en face de la porte de l'dyhrm .. "de 15 à 18 pouces en carré sur 12 à 15 lignes d'épaisseur. 4. a 140 pieds au midi. des fragments de pointures A fresques formant des coinpartiments à panneaux.. Recird de nzoiiunrents nntiqrres.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Les foits. le vert et le lilas en sont les couleurs principales . sncrarium. (ôi) Voir le mot Bnsiliqiie dans l'Encyclopédie n~odenieet ce que MM. forine un paralléIograinme irrégulier.pl. de statues en pierre. deux de chaque c8té. arts et met. ou bien il règne sur les pierres un petit cordon de mortier tire à la règle (86). celln. Des chenaux de pierre creusée en goulots recevaient l'eau de ces toits et la conduisaient dans des réservoirs (82). qui environne les autres parties de trois c0tés seulement. Le grand temple découvert par Grignon était à peu près au centre de cette ville. 41. 82. et celles des grands d i e u . il existait sur le Châtelet plusieurs teinples de inoindre dimension. (86) Brrll. qui semaient de supports à des colonnes cannelées... de jambes. de bras. qui renferme les deux précédents et que l'on peut appeler le vestibule. des d i v i ~ t e slocales. y ont éte trouvés : le jaune. de Caumont.98 et 101 ." Puisqu'il y avait dans l'intérieur de la ville des sépultures chrétiennes. sortes de Lnrnires où Son plaçait les images des dieux pénates. 3.. qui est l'ntrium... (85) Arts et nzétie~s. 90 . 1W au levant et 108 au couchant : il forme trois espèces de corridors.. TEMPLES.. qui etaient en pente. "il etait de fonne carrée. Le mur qui le délimite a 30 pouces d'épaisseur et est ceint d'un autre mur de 18 pouces d'épaisseur.nits et rnéfiosdes ni~cims. 3 et 6. espaces rkgulièreinent. et 101. Cette pièce centrale est environnée d'une plus grande que l'on peut considérer coinine l'ndyhrm. 96. Le plus grand de ses c8tés a % pieds.. A en juger par la légende du plan des fouilles (85). et s'emboîtant entre elles à joints recouverts. le rouge. (84)". des fotiilles. p. taillées en creux d'un cûté. . qui étaient probablement quelques unes de ces constructions souterraines que Grignon désigne sous le nom d'Edinrle. Beaucoup de tetes. composé de quatre parties principales. tome 2.. p. 133 au nord. qui s'incline le plus. 51 et suiv.Grivaud de la Vincelle. C'est un carré dont deux côtés paralleles ont 62 pieds et les deux autres 58. La tuile en terre cuite était peu en usage et l'ardoise encore moins. avec des chapiteaux d'ordre corintluen. percees de trous pour recevoir des clous" qui les fixaient à la toiture..

sous les auspices de la conunision archéologique de la CBte-d'or. 3 O contre cette arcade. dcsfoiiilles. qui en a publie la relation (90). offre: 1" un carré de 4 mètres 6 centimètres de longueur. laissant au lecteur le soin de mieux les determiner par I'etude de plan qu'il en a leve (89). M . farinant une arcade de 1 mètre 05 de largeur et de 2 mètres 11de longueur . se rattachant tous à des règles générales. également delilnité des trois autres côtés par des murs. on s'expliquera facilement ce que ne pouvait s'expliquer Grignon.serait. avec autant de bonheur que de talent et de soin. celui du couchant. dont un. sur 1 mètre 95 de largeur.(d'nyrès F. J. Z0 vis-&-visle milieu de cet espace et perpendiculairement avec lui. mais. 103 et suiv. était traversé à sa base par un tuyau de terre cuite. de Caumont dans son court: d'antiquités. au midi.C. Si à ce plan et à la description des trois principales pièces on compare ce que Vitruve iious apprend de l'art de constmire les etablissemnts de bains et ce que nous en disent M. dans le canton de Laignes (C8te-d'Or). qui. peut-&tre. celle des thermes de Lnnditnum. La première pièce dont parle Grignon. de inêrne qu'à Lnndunum. De toutes les decouvertes qui peuvent servir à cette étude. Au couchant du grand temple. Grignon (88) a decouvert le bitilnent des bnins publics. d'un peu plus d'un mètre. en raison de ses nombreux points de ressemblance et du rare état de conservation de l'ensemble et des parties. C'est à l'aide de ces divers documents que je vais essayer de faire connaître les thermes du Chàtelet. sur le territoire de Vertaux. par M. un carré vide. p. et.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER BAINS. allant du sud au nord. Batissier dans ses éléments d'arcliwlogie et Quatremère de Quiney dans son dictionnnire d'architecture et encore ce que l'on a retrouve de ces monuments dans diverses localités. le même temps que la nôtre et oubliee comme elle. fait com- . viennent d'être partiellement fouillees. de Ricey-Haute-Rive. il se contente d'énumérer les nains que leur donnent Vitruve et les autres auteurs. qui est le pronigeum ou le devait du four de l'hypocauste. à défaut de vestiges indiquant avec certitude l'usage de chacune des autres pièces. trop peu familier avec l'étude des etablissements de ce genre. il a pris pour deux iinmenses chaudières supportées par 146 piliers le Bnlneum et le Laconim m . Lucien Coutant. ville détruite vers BAIN DE VAPEUR Coupe scltPmntiqtie d'un bmn piivé da 1'7 siècle ny. les établisseinents therinaux de construction roinaine variaient et se modifiaient dans les détails secondaires selon les circonstarices locales et le plus (88) Bi111. qu'en séparait une rue iarge et spacieuse et qui Était distribué en huit parties inégales et distinctes sur une surface à peu près carrée de cinq ares quatre-vingt-douze centiares. et dont les ruines. Krefzschtnn. ou le inoins de luxe ou d'importance de leur destination. et l'on reconnaîtra en même temps que. l'hpocnushrm ou fourneau.) 1 a parfaitement reconnu et constaté l'existence de l'hypocauste et de ses accessoires . la plus utile.

etaient supportées par dont l'usage semble avoir eté le même que celui de leurs angles sur quatre-vin~t-dix-piliersen briques cette citerne. ayant l'arcade. un autre vide. toujours au levant. posée sur de grandes briques de béton. coinme dans les therN~~~ remarquerons. et non réservoir d'eau bouillante. l'étuve sèche. bains etait ainenée par des conduits souterrains et coinine une vaste voûte. que. en ce qui etfroide dniis 1171 bnili privé dc Boscoienle. venait uiie autre pièce. Pm. et entre lesquels reconnu deux d'un usage domestique : dans l'un il circulait en réalité l'air embrasé qu'envoyait le foura constaté un Lnconicttm et dans l'autre un Tipsidaneau. pour être échauffés. Clrncr&e de l'en~t et disfiibtrtio7i d'cn~iclro~rrle dont l'aire. En dehors de cet edifice était une grande citerne Au levant de ces constructions était la seconde à laquelle communiquait un aqueduc d'environ pièce "disposée en croix. dans laquelle l'eau qui avait seivi aux d'environ 75 centimètres en carré. L'aire de cette pièce etait comdes thermes de Lnndttnum une tour carrée. a peu près comme la nef. circulaires. et ces briques. tandis que l'eau froide n'avait pas Le défaut de profondeur des sbstructions ayant rigoureusement besoin d'être accumulée entre des dû faire disparaître bien des choses. différence qui cinquante-six piliers entre Iesfait penser à Grignon qu'il ne quels circulait pareilleinent l'air servait pas de réservoir d'eau . qui portait hors de le choeur et les cancelles d'une église. de dessous le bnlinais nous allons voir que c'est neum.mes de Lnndunum. traversant plusieurs sation et la salle des exercices. courant d'air brûlant que sous . concnmeau-dessus du fourneau était le rntn-sudnlio. Quelquefois une seule salle recevait plusieurs de ces destinations.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER nait le bain chaud dam une muniquer ce carré avec le pronivaste baignoire qui en occupait geum. l'Exèdre ou salle de converdans une large et profonde rigole en pierre de taille la portion d'eau froide qui. 4' contre l'autre mur de Ensuite. dans les thermes de ces : ainsi le Tepidarium devaint occuper une des Landtrnum. celle où l'on pre- 89 . étuve humide. cent vingt mètres de longueur. allait remplir la piscine dufngidnriurn. due. soit au nord. une minime partie de son étenbouillante et d'eau tiède. venaient ensuite le Frigidnrium où etait la piscine d'eau froide. chaud qui. dont l'aire.'' longue de 5 la ville I'eau qui avait servi à l'usage des bains. il fallait c'etait une partie du bnlnerrrn qui tenait lieu de Lnconécessairement qu'ils fussent en contact direct avec le fourneau et entièrement entourés de parois nicuin. Cette pièce était le balneum. c'était le réseivoir d'eau le inilieu. le réservoir d'eau froide était place d u pièces attenantes au Lnconinrm. comme un vase. tombait Spolintorum ou vestiaire. tiède . Grignon pense en avoir ports d'une immense chaudière. 1900). dans une pièce attenante. autres pièces. soir au même cBté qu'il semble Savoir @tédans ceux d u couchant. épaisse de trois à ment revêtue au fond et aux parois d'une couche quatre décimètres. 5 ' entre ces deux espaces et annonce que cette dernière devait être le Lnconium."oiirp?i. appelé unsnrium ou millinria. construite cornine l'absence d'un quatrième inur à dans la précédente. s'y introduisait par trois de là que devait partir l'eau arcades. nous ne pouvons que conjecturer la destination des autres pièmurs pour recevoir ses diverses destinations : nous remarquerons de plus que. L'identité de consirucfroide. qui lie diffère de celui-ci que par environ 4 mètres en tous sens. ne reqoit le concerne les réservoirs d'eau bnblenmtt ipflqtie ripiiblicninc ( d ' y ~ è sMAU. l'Eleothosium ou onctuaire et le Châtelet et que. entièreposée d'une couche de béton. Il mètres 52 et large de 6 mètres 82 dans ses plus est à remarquer qu'il existe en dehors de l'enceinte grandes diinensions. que Grignon a pris pour autant de supOutre ces bains publics. portait sur l'aspect du nord. complétant avec eux l'emplacement le Tepidarium. destinée tant au bnlneum tion de l'aire de ces deux pièces qu'aufrigidnnum . Dans cette dernière localité.

de quatre pouces de hauteur sur quinze lignes de largeur. "Ce sont. et. Z et &. "ii s'est trouvé. deux fosses où se pétrissait la terre. 73 et 74.." On le voit. de difié- rent calibre. page 9." Il nous décrit ensuite ces liens de fer (95) : "Des frettes pour des tuyaux de conduite d'eau. Quatre ou cinq points où l'eau était très nécessaire. Roret et Dumoulin. Nous n'en avons trouvé d'autres vestiges que des parcelles de bois qui était ferrifié dans les liens de fer qui contenaient les sertissures : ces liens se rencontraient exactement d'espace à autre. sur cinquante toises de longueur. II y a trouvé notaininent de ces tuyaux carrés dont l'usage est. pl. II s'est contenté d'enregistrer purement et simplement dans son bulletin ces etranges découvertes. selon le plan détaille (99). il faut avoir des preuves d u reste. 3. ce qui réduit à neuf lignes l'épaisseur du massif. 37. 11 savait d'ailleurs ce qu'est le monde. Nous savons que les bains publics étaient au milieu de la longueur de la ville : il a trouvé les bains particuliers. si l'on ne veut pas y étre trais de visionnaire. dit-il. (97)Birlletiii des foirilles. 189. c'est-à-dire plusieurs conduites . p. cette eau ? La réponse est dans l'existence de l'aqueduc decouvert depuis peu." II indique encore en ces termes ces mêmes objets (9ï): "Des frettes de tuyaux de conduite. se correspondant I'un à Ï'autre (a). fig. 218. des Aits et Métims des A i ~ c i f f inous de l'est à l'ouest d'un des points les plus hauts vers la partie inférieure du plateau. et l'autre à cinquante toises de celui-ci (98). I'un "dans la partie au levant de la ville". Les deux cbtés étroits sont ouverts par une inortaise qui forme un carre long. .72. coinme à Lnndunrrm. c'est appareinment qu'il y avait differentes conduites. c'est qu'alors. n'est-ce-pas déjà I'indication de quatre ou cinq conduites ? Donc il y m a i t sous le pavé de la ville plusieurs tuyaux de distribution d'eau. pl. quatre conduites d'eau en pierre et deux en bois. 74.. Les fouilles de Grignon ont constaté la découverte de plusieurs objets qui sont déjà une preuve de l'existence d'un aqueduc. ces bains devaient consommer une énorme quantité d'eau. Où la prenait-on. (92) Biilletin desfoiiilles." Voici la description qu'il nous d 0 ~ (93) e de l'une de ces dernières : "Nous avons ouvert une tranchée de deux pieds et deini de largeur. diez Didron. (99) M@meplancl~e. et nous voyons que Grignon en a déja constate deux." S'il y avait différents calibres. dans une fabrique de poterie. par la ligne médiane. des parallélipipèdes de douze pouces d'épaisseur : ils sont creux intérieurement dans toutes leurs dimensions. Elles sont renforcées dans le milieu et ainincies sur les e forme plane intérieubords. p. M. ii y avait. il s'est trouvé. 6. (89) Arfs et nrét. de répandre la chaleur le long des murs contre lesquels ils sont incrustés. dit-il (92). et. avant que de dire ce que l'on pense. au nord d u grand temple. pl.LE CHATELET ET SES ENVIRONS rium. de cinq pieds et demi environ de distance (94). (90)Découufffed'trne uillegnllo-iomnine. dite LANDUNLIM. (93) Id. 4. s figure cette conduite d'eau au nord est du grand temple. (96)Aits et Métims. (95) Belletiir des fouilles. (91) Biilletin des fouilles. 1854. fig. un réservoir d'eau si grand qu'il porrvnif semir de vivier. pl. qui en est la partie la plus rehaussée. il n'a pu qu'éloigner de son esprit des conjectures qui devaient lui sembler téméraires. Paris. Aqueducs de la HauteBorne au Châtelet. ce qui leur d 0 ~ une rement et angulaire au dehors : il règne au centre du pourtour u n cordon saillant (96). p. courant (94) La plandie 3. (98)Aits et Métiers. 3. S'il ne les a pas présentés comme tels. en l'état des choses. qui renfermait une conduite coinposée de tuyaux en bois entièrement détruits. même le monde savant.fig.

coupes et mis à découvert par l'excavation de la roche. en 1846. pour la continuation des fouilles dans le souterrain . Une somme de 500 francs. passant entre deux mètres au nord de la Haute-Borne. par sa coupe perpendiculaire.650 mètres à l'est du plateau du Chatelet. qui n'est qu'à 300 mètres et à peu près au m&ine niveau. Deux de ces puits sont revêtus à leur orifice d'un mur circulaire. le conseil général vota en trois fois. ce cours d'eau a été retrouvé aussi fort que l'année précédente. et encore des galeries sçubsidinires formées de deux murs parallèles que surmonte une couverte... à une profondeur moyenne de six mètres. étant en tournée de révision. Dans celui de ces puits qui a été ouvert le premier en 1845 coulait une eau vive. pour rendre à toutes ces eaux leur liberté et. Pierret. par conséquent. qui ont eu lieu après une saison extrêmement sèche et lorque la plupart des sources étaient taries. sur une largeur moyenne de 1mètre 50 centimètres. les seuls qui aient été pareillement explorés à fond. à une hauteur de 13 à 14 inètres au-dessus de son point culminant. plusieurs petites sources qui jaillissaient de la roche. quelques-unes très vastes (du genre de celle qui avait été prise pour un hypogée). et bouleversés partout ailleurs avec un soin remarquable. Dans deux autres endroits. 11 est évident que ces vingt puits et cette galerie. claire et très potable. dont voici la description : A 1. Ce pavé avait évidemment été établi pour einpecher que les filets d'eau. Dans les sessions suivantes. il en résulte que l'inclinaison de la galerie est à peu près la in@meque celle du sol. posant sur un lit de mortier. Ces puits ayant tous une profondeur à peu près uniforme. feus soin de dresser et de faire signer chaque jour par les témoins de chaque découverte un procès-verbal de nos travaux. alors gisante à terre. notamment celle de la ferme de Lagrange. . il résolut de deinander au conseil général une allocation de fonds.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS Or. visita la Haute-Borne. ayant environ un pouce carré de puissance et provenant des puits supérieurs. en in@metemps. le préfet Romieu. qui a été dépose aux archives de la prefecture. Chargé avec M. Au lieu d'un hypogée. retrouves intacts sur deux points seulement de l'espace exploré. leur . elle offre des excavations plus OU inoins considérables. tant pour la restauration de ce monument que pour faire fouiller un souterrain découvert en 1818 par M. en pierres sèches. la coupe des vingt puits réunis est assez fidèlement représentée par cette autre figure légèrement inclinée du levant au couchant : 91 l [ I l [ l l i T T T T [ 1 l ( I s Partout où la roche est homogène. recut en 1845 cette double destination.i Ià l où elle fait défaut et où se trouvaient des filons OU des fissures. à compter du centre de l'un au centre de l'autre. Dans les fouilles de 1846.1848 et 1849. conducteur des ponts et chaussees. à côté de la voie romaine et sur une ligne qui. on aura eu soin de détruire ce pavé. de la direction des fouilles. En détruisant l'aqueduc. assis sur la roche : tous les autres ont eu de pareils murs dont les mines sont au fond. commence à quarante et quelques mètres au nord-ouest du monolithe un alignement de 19 ou 20 puits creusés tant dans la terre que dans une roche très dure. ne continuassent leur cheinin par leurs veines naturelles et pour les faire couler ensemble dans un lit artificiel.. était-ce pour les eaux pluviales. offre. d'ancienne construction. ces fouilles ont fait decouvrir la tête d'nqueduc. aboutit à la grotte artificielle qui existe sur la rampe de cette montagne. et. Phulpin et désigné dans ses Notes nrcliéologiques coinme étant un hypogée celtique. Le 8 inai 1844. et liés tous ensemble. La réunion de chaque puits et de la galene qui le lie de chaque côte aux puits voisins. par une galerie haute d'environ deux mètres. Cette galerie et ces puits ont été pavés de moëlIons ou de dalles en pierres sciées. la somme de 525 francs qui fut employée en 1846. elle est taillée à ~ ' o ~ t. dont le parcours est de cent cinquante-six mètres doivent avoir une foule de points où jaillissent de semblables eaux. pour celles des citernes et des puits. distants entre eux de 8 mètres 22 centimètres. et sa répoixe eût été la mienne. s'il eût reçu des dtcouvertes que j'ai faites les preuves nouvelles qui lui manquaient. dont les trois cinquièmes furent absorbés par la restauration de la Haute-Borne. que l'on avait réparti de minces tuyaux de distribution dans les divers quartiers de la ville ? C'est aussi ce qu'a dû se deinander Grignon. la figure d'un T renversé. à travers la roche vive. on a reconnu. M. c'està-dire d'environ cinquante-trois millimètres par mètre. je le demande.

tandis que la partie médiane s'élève cn arête à la hauteur d'un demi-m&tre. 92 . ttn parcours moyen de trois cents mètres. par conséquent. U encore existaient des édifices habités. environ qunrnnte puits. sur un mètre de largeur. qui évidemmnent n'a jamais été déplacée et qui devient. et surtout de nombreuses tuiles en pierre sciée. est d'un mètre plus élevéc que le point culminant du Châtelet. et en aval dans la direction du Chàtelet. Une voûte ou plutôt deux petits murs rapprochés dans le haut en accent circonflexe et couronnes de dalles taillées extérieurement enfaîtière. commence et se continue. tout en mettant le cours d'eau à l'abri des influences solaires. ainsi que quelques autres trouvés dans le reste de Yaqueduc. joignait ses eaux à celles de la lignc qui vient d'être décritc. comme elles. sur une profondeur qui. diminue graduellement selon la pente naturelle de la surface de la roche. avec galerie en amont. et dont quelquesunes. d'un puits existant sous la voie romaine. creusées et assujetties l'une à l'autre. commençait une conduite de pierres formées. Ainsi. à fond de cuvette. L'axe de cette cuvette forme avec celui de toute la rigole une ligne parfaitement droite. pour ne parler que de ce qui est connu. des tuyaux de distribution. Une autre série. à en juger par les objets que l'on y a trouvés. au musee de la v~llede Cliaumont. liés enire eux par deux galeries et formant ensemble. la protégeait contre l'éboulement des terres. se sont trouvées près de ce méme endroit. comme elles. L'ayant fouillée sur plusieurs points de son parcours. et nous annoncent que là ils étaient des prises d'eau. précisément au même niveau que le point culminant du Châtelet. dnns la roche. des parcelles de bois ferrifié. $02 elles entrnient nécessairement dnns une rigole d'nqueduc. Quatre frettes de fer. pour se rattacher A la série des puits explorés. doit être peu éloigné du cominencement de la rigole qui fait suite aux puits. en fondation. large de six à huit mètres. une sorte de levée. A dix-sept mètres de ce point existe encore une petite ntvette de pierre de taille. réunissant toutes leurs eaux en un sert1 point. un témoin du niveau de l'aqueduc. une clef antique. d'une partie de limon. liés entre eux par une pareille galerie. de puits de méme nature. plus ou moins considérable. semblaient ne pas avoir été déplacées. clous de toute dimension. une petite rondelle en cuivre très-mince sur laquelle des tiges de fer jouent dans une charnière. sur une longueur de trois cents mètres et toujours sur I'alignement de la rigole. inais son existence est suffisament prouvée par la découverte faite fortuitement en 1825. ont et@deposes et sont conserves. Leur point d'affluence qui est encore incertain. dont I'alignement est également sévère. 42 centimètres en ainont et trente-deux en aval. au lieu d'être de 53 millimètres par mètre. Elle est coupée par une ou. notamment par de grosses pierres de roche. Cette cuvette. scinblables à celles qui abondent sur le Châtelet et percées. du coté de la Haute-Borne. dont les parties latérales se confondent avec le niveau du sol. à leur passage. qui étaient posées transversalement. parementées à leur face extérieure. Sa pente. Cet embranchement n'a pas et@fouillé. et qui devait être surmontée d'un regard. est à tout au plus d'un à deux millimètres. excepte à l'extréinité d'amont où la rigole s'infléchit d'un mètre quarante centimètres vers le nord. A l'endroit où la roche cesse d'être taillée en rigole. pour le passage des clous qui les fixaient à la charpente (100). que cette levée (100) La plupart de ces objets. répartis sur deux lignes convergentes. et dont deux ont un décimètre de diamètre et les deux autres 85 millimètres. peut-être par plusieurs excavation de cinq à six mètres cubes. deux médailles frustes du haut Empire. nous avons reconnu. commence effectivemeent une rigole soigneusement taillée dans la roche sur une longueur de plus de soixante mètres.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ancien cours souterrain qu'elles ont parfaitement repris. entièrement semblables à celles des tuyaux de distribution d'eau reconnus par Grignon. dont plusieurs échantillons se sont trouvés sur place : c'était le corninencement de l'aqueduc extérieur. conservant encore. Ces deux séries sont-elles les seules qui aient formé cette tête d'aqueduc ? J e ne puis l'assurer. dans laquelle les eaux se dépouillaient. de ce réceptacle commun. ayant de largeur moyenne. A partir de ce point de réunion. A une vingtaine de mètres de la cuvette. tels que débris de poterie. cornine dans la galerie des puits. avec les frettes. étant d'un mètre soixante-dix centimètres à son origine. une surélévation de terrain. servant de bassins d'épurntion.

.

. ~ . de A ~ c h i t e c h ~V111. On commençait par comparer au niveau du lieu qui avait besoin d'eau celui des lieux qui pouvaient en fournir : c'était à l'aide du quart de cercle. épars en cet endroit : un de ces morceaux avait été scié sur une de ses faces. edition de Lyon. faisant ainsi passer l'aqueduc sur l'arete du col qui joint les deux rnontagnes. ce qui aurait nécessité trois rangs ou étages d'arcades. au fur et à mesure de leur découverte. Dans l'intervalle d'onze cents inètres qui existe. les découvertes qui m'ont perinis de faire la confiance et la magnificence de l'adininistration départementale.de3rrt de ?>tofreère). je le pense. par M. la tenacité de mes convictions et la collaboration de ines amis. du niveau d'eau et surtout d'un instrument plus précis nommé Chorolintes (102). était la ruine d'une partie de l'aqueduc extérieur. Je n'en ai plus retrouvé que trois ou quatre fragments de pierre de taille. en 1823. De nombreux sondages que j'ai fait exécuter avec une forte tige de fer au-delà et en-deçà de ce pont ne m'ont rien fait découvrir.S . trouvant plus avantageux d'en employer les belles pierres que d'y heurter encore sa charrue. on creusait la terre pour y trouver les sources et les réunir (101). à 350 mètres de cette extrémité de la ruine et à trente-trois mètres au midi de l'axe de la voie roinaine. aurait eu jusqu'à quarante-trois mètres d'élevation au-dessus du point le plus déprimé de son parcours. s'ils sont conforines à ce que nous connaissons des anciens aqueducs et aux regles qu'observaient les Romains dans leur contruction. formant comme la base d'un pilier carré dont chaque face était d'environ deux mètres. homme doué d'une excellente mémoire et digne de toute confiance. Voyons maintenant si les faits qu'elles constatent ont bien réellement entre eux la liaison qu'ils semblent avoir. Mais. Telles sont. Victor Demogeot. préférer ce tracé. 1 et 7. parce que de temps immémorial les propriétaires des cliamps voisins auront aussi enlevé avidement les pierres des autres piles.XEnSCHMER $oplès Vitiiive. en droite ligne. et en meine temps il en augmentait de beaucoup la solidité.Ainsi la précision du niveau qui existe entre la rigole de l'aqueduc et le soinmet du Châtelet est bien moins l'effet du hasard que le résultat d'une opération savante. double avantage que recherchaient singulièrement les Romains. entre la Haute-Borne et le ChAtelet. et cela. une construction en pierre sciées. Nous avons vu les découvertes correspondantes qu'a faites Grignon dans l'enceinte mgme de la ville. a été trouvee. . m. nos recherches n'ont amené la découverte d'aucun vestige du reste de I'aqueduc qui. levées sur champ. de Sommeville. . ce qui lui perinettait de suppriiner un rang d'arcades. Donc l'établissement sous terre de notre tête d'aqueduc n'a été que l'utilisation de l'expérience des Romains dans la recherche des sources. 8. en leur donnant aiilsi un angle saillant à l'endroit où le vent du inidi prend entrée dans le vallon . f Appnleil de iiivellenrent or1 Choiobnfes (dessin de F. c'est que l'examen attentif des lieux me fait reconnaître que l'architecture a dû NIVEAU D'EAU COUPE (101) Vitruve. 8. chap. 1552 liv. coimne nous le verrons bientôt. parce que. entre l'extrémité occidentale de cette ruine et le plateau du Châtelet. il la détruisit aussitôt. diap. qui m'en a fait le récit. (102) M@melivre. Si j'insiste sur ce fait.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS ainsi que nous le présumions. il rendait ses constructioils de dix mètres inoins élevées que par le trace direct. en suivant ce tracé. Si la ville qui voulait construire un aqueduc n'avait point d'eau à sa portée. Malheureusement.

dans le même but. l'engorgement des sources. on en creusait alentour plusieurs autres. on cherchait parini les points doininants l'endroit où se trouveraient les plus belles sources. les traces d'un perfectionnement dont ne parle pas l'architecte d'Auguste : ce sont des trous en cbne renversé. grès pulverulent au-dessus. Lorsque l'on avait reconnu sur un point doininant des indices favorables. Quoiqu'il en soit. . 1588. qui fut bati sur le lieu m&me (105). ducfus. c'est en consultant les règles de l'art que l'on a créé notre tête d'aqueduc . Ædiculn. la roche ou le tuf venaient à faire défaut. (108) Frontin. avec des détails qui ne peuvent trouver ici leur place. c'est que I'art se serait perfectionné depuis Vitruve. ler. Si. liv. p. et. la botanique. on parait aux ébouieinents par la construction de deux murs surmontés d'une couverte (107). ornait le petit temple. Vitruve. ne date ni d'aujourd'hui ni d'hier. (106)Vitruve. ii voyait quelque chose de divin dans l'auteur de la découverte. ainsi appelé de ce qu'une jeune fille avait fait connaître l'endroit où l'on en trouverait la source. en l'an 442 où fut construit le plus ancien des aqueducs de Rome par les soins d u censeur Appius Clnudius. dans les lieux les plus secs. témoin l'aqueduc Virgo. coinine les rayons d'une section de cercle vers leur axe coimun. . en rappelant dans un glorieux surnom les services qu'il en avait reçus . pente a i'ouest. dans le trajet de la galerie. 8. pour rendre à l'eau sa liinpidité à la suite des grandes pluies (108). ou plutôt que par circh cet auteur aurait voulu indiquer des embranchements dirigés vers le réceptacle. 31. . l'hygroinétrie. et. 31. chap. On y établissait des puits d'un autre genre. et que l'irnage de cette bienfaitrice. . le consul Auhrs Aeterinrs. (109) Quatremère de Quincy.. et. à des distances égales d'environ 40 à 50 mètres (109). A l'issue de la série des puits commençait la rigole.et. liv. que la science de nos hydroscopes. on y excavait un puits. chap.Ainsi. de même qu'il avait surnomme Fontinnlis. par le moyen d'une galerie. étaient déjà les augures que l'on consultait. 7. vo Aqueduc. 55. rivirs. Pline dans le 3e chapitre de son livre 31e. A diverses profondeurs. vers l'an 300 de Iiome. dans le ler chapitre de son 8e livre. pour avoir découvert les veines d'eau qui en alimentaient le canal (104). p. comme celle d'une divinité. le surnom de Venox à l'autre ceiiseur Cniirs Fabius. d'Alrliit. formn rivi.. circh. p. pratiqués perpendiculaireinent dans la roche et paraissant n'être que des sondages servant à étudier. La météorologie. si les puits y sont établis sur une ligne droite.Vitruve. Nous avons de plus recoimu.Telles sont la grande excavation pratiquée sous roche. notre galerie subsidiaire et d'autres maçonneries souterraines dont nous n'avons fait qu'entrevoir les vestiges. Lorsque les puits étaient creuses. et encore. il donna.. Le peuple. (103) Nous avons roche claire t@scompacte. dans sa reconnaissance. on les faisait tous aboutir au inêine point (106). coilsacrait la inémoire de ces hoinines utiles. dans son Dictionnnire d'Arcliitecture civile et hydrnirliqire. on les murait pour prévenir la perte. dont la profondeur égale trois ou quatre diamètres de leur orifice. 005) Id. C'est là ce que Dmiiler appelle Pirisnrds de sorrrces. on savait alors trouver. l'aqueduc proprement dit. 8. diap.Voilà les murs circulaires de nos puits. de petits réçemoirs. des ùnssins d'épurntion. 3 . au lieu d'être disposés circulairement. font connaître.LE CHATELET BI' SES ENVIRONS POTHIER Après avoir reconnu le niveau des hauteurs voisines. la nature et l'épaisseur des couches. mais avec une telle inodestie et des soins si minutieux que l'on rougirait aujourd'hui d'appeler cela de la science. et même on choisissait les aspects et les couches de terre ou de roche qui fournissaient les eaux les plus abondantes et les plus salubres (103). Dict. des têtes d'aqueducs comme la notre. Paris. pour les moyens d'exploration. la géologie inêine. 27. liv. notre rigole et la cuvette trouvée au commencement de l'aqueduc extérieur. (107) Pline. si l'on trouvait une source dans ce puits. (104) Froiitin.

. et lorsque.. (111) Millin.nrtonmfs du Midi. Les aqueducs hors de terre étaient portés sur un massif de inaçomerie. Cette couverture était un peu bombée. sont donc ceux de la maison qu'habitaient ces ouvriers et serviteurs et.Desobry. p. de construire des aqueducs fort élevés dans une grande vallee ou dans une plaine. soit pour roinpre la rapidité du courant de l'eau. la plupart n'ont que de douze à quinze pieds de large. pour tous les soins de détail et d'exécution facile. les divers accidents du terrain. Les arcades de l'ancien aqueduc de Metz ont seize pieds et demi. on augmente leur solidité. les anciens leur donnaient environ les deux tiers de la largeur des arcades . qui surveillait les prises d'eau.Ainsi les prises d'eau A l a tete de l'aqueduc. 94 (114) Millin. constatees par nos frettes. on imposait au fermier i'obligation d'entretenir. on ne veut pas leur domer une trop grande épaisseur. p13) Id. qu'on appelait caduques. peut-etre. (115) Quatremère de Quincy. n'était pas à ciel ouvert et pourquoi les pierres qui en recouvraient la voûte étaient arrondies en faîtières.. notamment hors de la ville. mais seulement lorsque ces eaux. le fait s'explique encore par des exemples.Les vestiges d'habitation que nous trouvons au point où l'aqueduc extérieur fait suite à la t@ted'aqueduc. n'y vont que par des sinuosités frequentes et des espèces de zizags. v" Aqueduc. refluaient des réservoirs ou s'échappaient d'une manière quelconque (112).Aussi trouvons-nous une ruine de 300 mètres en ligne droite. se soutient solidement lorsqu'on lui fait des lignes brisées (116).. t. d'Air1it. . Dict. Par ce moyen.il en résulte de ces renseigneinents que la fondation découverte en 1823 peut très-bien etre une pile de notre aqueduc. et quelquefois le quart : leur épaisseur dépendait de la quantité d'eau à conduire et de la hauteur de l'édifice. étaient conformes l'usage. soit pour une autre raison : lorsqu'il s'agit par exemple. des ouvriers. 7. lorqu'ils étaient construits en blocage revetu de briques ou de petits moëllons équarris. le passage de la voie romaine et surtout le soin que Son a eu de bien cultiver les terres qui sont au-delà. Si elle se trouve hors de l'alignement général. Franchissons donc cet espace intermédiaire et voyons ce qui devait exister sur le Châtelet. Un double rang d'arcades suffit à un aqueduc de cent et quelques pieds de haut (115). le sous-fermier. En louant la régie des eaux. pres de l'aqueduc. . taillée dans la roche. Le pont du Gard est une exception à cette coutume.. Il y avait. Villicus. (116) QuaeernPre de Quincy. . Quant à la largeur des piliers qui portent les arcades des aqueducs. 3. sont autant de causes qui rendent très-difficile la continuité des investigations. v" Aqueduc.. loco dicto. 488. y. ne pouvant se soutenir en ligne droite. et celles de l'aqueduc LE CHATELET ET SES ENVIRONS de Ségovie en ont 17. La dépense de ce personnel était couverte par le revenu des concessions faites en faveur des jardins et des maisons du voisinage (113).Cela explique pourquoi notre rigole. p. Les anciens donnaient peu de largeur aux arcades de leurs aqueducs . Voynge dnns les d@n?tonozts. lorsque l'élévation n'était que de cinq à six pieds. 8. pour favoriser l'écoulement des eaux pluviales (111) . t. . diap. car "une chose reinarquable est que les anciens aqueducs. 58. qui pouvaient aller tout droit a la ville..POTHIER Les aqueducs étaient couverts sur toute leur longueur. des prises d'enlc faites par des particuliers près de la tête de l'aqueduc aussi bien que dans la ville. d'Arcliit. par des motifs d'économie. Voynge d m les riQ. Rome nu siècle d'Aug. la cessation de cet alignement.. ou par des arcades quand elle était plus considérable (114).. des serviteurs. (110) Vib. en nombre suffisant. 66 et 67 . la moitié lorqu'ils étaient conshiits en pierre de taille. de la meme manière que celle d'un paravent qui. pour conserver à l'eau sa fraîcheur et sa pureté (110). liv.. la ou l'aqueduc n'avait encore que peu d'elévation : ensuite. Dict. par voie de concessions du prince." . 1.

comme les chateaux forts. recevant l'eau de chacun des compartiments. d'une part. vers son milieu. car. auquel tenait un réservoir divisé en trois compartiments.doit avoir été donné à ces bâtiments parce qu'ils sont toujours placés sur un point élevé. là où le sol est couvert d'une agglomération de maisons. tandis que les eaux de Blanchefontaine. D'abord l'expérience nous fait reconnaître que. ne connaissant pas l'existence de l'aqueduc. 7. comme les puits. liv. pour les esprits sérieux. rayons du soleil. 36 et 66. Je ne signale donc ce fait que comme l'objet d'une recherche très intéressante. pour l'envoyer d'une part dans les piscines et autres fontaines publiques. et. qui avait pres de quinze cents mètres de longueur. peut avoir rencontre. au lieu d'&tre chaque jour desséché par les (117) Vitr. S E L O N K A B O N D A N C E . elle n'eût pas facilement échappé à son étonnante sagacité. p. de Buzon et de l'Arbolotte. R di. où les fontaines suburbaines. M. Les tuyaux qui partaient du château d'eau se ramifiaient sous le pavé des rues.. Comment concevoir leur existence sans reconnaître qu'il y avait un château d'eau pour les alimenter et que l'aqueduc dont nous possédons la tete a été continué jusqu'à la ville par un trace quelconque ? Oui. selon les besoins de la ville (119). et enfin dans les maisons des particuliers (117). aujourd'hui sans eau. t. Cffitellum. ne fournissent qu'une eau fade et répugnante.Grignon. amenait dans la ville gallo-romaine d u Châtelet des eaux de source artificiellement puisées au pied de la HauteBorne.Nous avons vu que plusieurs de ces tuyaux ont été trouvés par Grignon. et. une zone qui n'a été fouillée N par lui N depuis lui. 3. rEAU PASSE PAR: COUPE A-B M A I S O N S F O N T A I N E S THEATRES Tui'A B . Ja'i dit que l'existence de I'aqueduc expliquait celle des centaines de puits. il y a encore sur le plateau de la montagne. (119) Frontin. qui sont sur la montagne. trente-trois mètres de hauteur. l'eau arrive et se consume à profusion dans une ville.LE CHATELET ET SES EhVIRONS POTHIER Sur l'un des points qui regardaient l'aqueduc on établissait un bâtiinent noininé Cnstelhrin. un double rang d'arcades. à l'orient et précisément depuis ses abords jusqu'au point culminant vers lequel se dirige la conduite d'eau qu'il a décrite. p. d'autre part. sans les reconnaître. par un moyen quelconque et notaminent par un aqueduc. les vestiges d'un château d'eau : mais il est plus probable que cette découverte est réservee à d'autres observateurs .- Chnfenrc d'eari plincipnl de Pon~pei. Désobry (118) nous fait remarquer que le noin de Château. Telle est. (11R))Ronienri siècle d'Aiigirsfe. l'inévitable conclusion de mes recherches. . sont si appétissantes et si pures ! Si donc. d'autres dans les bains publics. et dans ce bâtiment étaient trois tuyaux principaux. . n'est-il pas évident que les infiltrations en deviendront plus considérables et que l'on pourra y . les eaux ménagères s'infiltrent dans le sol et se retrouvent quelque part en forme de source : témoin la ville de Langres. 93.

p. dans ce qu'ils ont de t e Potzi de Gnld oii çmii dezs In desc~iptio~t de L . Ces réparations se faisaient le plus rapideinent possible et rarement en été. selon toute apparence. que ces puits. de manière à les conduire sous terre autant que possible. l'ont été dans leur ruine. un éperon à longue tige. appartenant. contemporains dans leur existence. par l'établisseinent de ces inOines puits. 60 (121). p. p. sont en grande partie calcinées par le feu. se sont reinplis successivement jusqu'à ce que le laboureur n'eût plus qu'à niveler le sol. sans ce moyen. Rome nu siècle d'Airguste. à diverses époques plus ou moins récentes. A Rotne. Quant au recomblement total des puits de la tête d'aqueduc. qui se résume dans ces paroles de Grignon : "Ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes ou d'amas d'eau. on ne donnait que peu d'élévation aux aqueducs. ne fourniraient pas une goutte d'eau ? A cette explication. .56 et 56 et 68. Ainsi l'Abio velus n'avait que 702 pas de trajet extérieur. les Les peuples dntis I'Aiitiqaité. l'infltrntce de cr inotrirwetif (d'rrp~ès Métiniri et Sni~z~n~eof. 463. une serpe et une clef dont la forme diffère peu des nBtres. il ne s'est fait qu'avec le temps : les objets qu'on y a trouvés et qui sont un couteau dont le manche est ferrifié. soit 1022 pas romains. 29 et 34. et le plus ancien de tous.POTHIER LE CHATELET ET SE5 ENVIRONS établir avec succès des puits qui. et l'époque où I'un et l'autre ont été anéantis. temps où l'on a le plus besoin d'eau. G . t. Potliiei. sur plusieurs points de la rigole. notamment des débris de l'espèce de terrine dont il a et@ fait mention à la page 138 de cette revue. Royeicl. 100. surtout dans les parties qui portent sur des arcades. 021) Desobry. au sortir de la terre. était molle comme de la cire.plus iinportant. Contentons-nous ici de faire une remarque très importante : c'est que l'aqueduc et la ville romaine. 3. lorsque la ville de Rome était encore fréquemment en guerre avec les autres peuples de l'Italie. Les tuyaux de distribution d'eau se trouvent pareilleinent consumés par le temps sur la montagne et près de la HauteBorne . dans I'un et l'autre endroit.) faits qui concer- (120) Id. Ce dernier renseignement nous aidera plus loin à déterminer l'époque où l'aqueduc a été construit. on avait soin de ne pas réparer en même temps ceux qui servaient les mêmes parties de la ville (120). ici comme là. durant lesquelles ils n'amenèrent plus d'eau à la ville. Tels sont. que des parcelles ferrifiées adhérentes aux frettes : les objets que nous avons trouvés dans les ruines de la inaison du gardien de l'aqueduc sont identiques à ceux du même genre que l'on trouve sur le Châtelet : les pierres. 98 . les aqueducs. et la garnison ou les forces militaires du Chatelet ne pouvant être cornparées a celles de Rome. et qu'en conséquence les Ont se préinunir 'Ontre la disette d'eau qui en aurait résulté.il n'en reste. où il existait une dizaine d'aqueducs. d'autres poteries de l'ère gallo-romaine. Notre aqueduc était le seul : la longueur de son trajet sur des arcades devait quelquefois nécessiter des réparations d'une durée plus ou moins longue. Cette dernière poterie. celui de l'eau Appin. Front. 54. nous devons peut-@treen préférer une autre. et le dessin de E. il s'ensuit qu'en cas de guerre cet aqueduc pouvait être facilement coupé. prouvent ainsi que des ossements d'animaux domestiques qui s'y montrent en grande quantité à toutes les profondeurs. Que devenait alors cette population habituée à une grande consommation d'eau ? N'est-ce pas afin d'y obvier qu'elle se sera créé de nombreuses réserves d'eau par l'@tablissment de ces puits ? A l'appui de cette conjecture vient aussi l'observation suivante. où s'est développée la prospérité de la ville qui couronnait notre montagne. Il s'est trouvé. et in@medes échantillonç de la poterie désignée au même endroit comme celtique. pour empêcher qu'ils ne fussent facilement coupés par l'ennemi. l'aqueduc de l'eau Martia." En effet. Dans l'origine de l'art. sont sujets à beaucoup de réparations.Notre aqueduc extérieur étant d'environ 1500 mètres. devenus une sorte de charnier. dont 221 seulement en arcades .

~Mznicipnlede Cbaun!o~#t 99 .Dessiit Errresf R q e r :Mniruscril Potbicr Bibl.

Segessern. pourra toujours être consulté. qui doit être Corbeil. qui n'est point Neufchâteau.au sudest Mose ou Mosn. L'observateur qui examine avec soin le couronnement de la montagne. Cette ville avait au nord-ouest Châlons. aujourd'hui s u losse . qui en rendait l'accès très difficile dans cette partie . au nord Caturices ou Caturigoe. L'espèce de bastion qui est au couchant est formé de terres rapportées : à partir de ce point. en passant par le nord. on entreprendrait la restauration de cette tête d'aqueduc. aujourd'hui Bar-le-Duc . sans interruption depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. qui.. surtout s'il pénètre dans l'épais fourré dont les accrues du bois de Gourzon ont recouvert sa partie septentrionale du pomérion. à l'est-sud-est Granum ou Grand. aujourd'hui Naix..qui nous a déjà dit avoir trouvé des dents de herse de fortification. espérant même qu'un jour.POTHIER LE CHATELET ET SES EkWIRONS nent l'aqueduc. les vérifier et les étudier de nouveau. est aujourd'hui la ville de Langres . dont les trois parties saillantes figuraient trois especes de bastions. avant que de remettre les lieux en état d'être cultiv6s. à l'est-nord-est Nnsium. (122) Bulletin des Forrilles. ne peut manquer de voir les choses telles que les a vues Grignon et de se convaincre que l'art militaire. mais bien plus déformées. au-dessous du pomérion. simple village . Voici en quels termes Grignon (123. à la page 584 de l'annuaire de 1803 l'opinion de l'abbe Mathieu. Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. au midi Andernnniunum ou Andomntunum. interieure. par lui editee en cette ville eii 1851 : il y signale l'existence d'me foule d'objets qui sont autant de preuves d'm 6taùlissemnt romain. grande et puissante ville des Lnici (Lorrains). elle est assise dix ou douze pieds plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la montagne excavée et régalée. au besoin. pour s'en convaincre. conforme à celle de dom Jacques Martin et de Sanson. Le cordon de mur est interrompu dans un endroit où Voies romaines.. pour mettre à la disposition du monde savant et aussi de l'agriculture locale ce précieux spéciinen des connaissances hydrauliques des anciens. lequel partait de la vallée de Ruetz. cette description se trouve être encore d'une grande exactitude." Malgré les modifications que quatre-vingt ans ont pu apporter à l'état des lieux. dans la Chanpagne crayeuse. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par des buissons qui s'y sont enracines. (123) Voir. dont l'un est dirigé au couchant. Reims . et Solimnriaca. au sud-sud-ouest. sa métropole . Fortifications. pour l'élever de nouveau sur le penchant de la montagne : l'autre est extérieure ." M. qui règnent dans toute cette étendue : l'une. avait fait de cette ville une place très-forte pour ces temps-là.un peu plus vers le nord Ditrocortonim ou Remi. 1O0 . à quelque distance de Margerie. le second au nord et le troisième au levant . mais de plus nous avons voulu qu'on pût. rendu sinueux pour en diminuer le rampant. au sud-ouest Altgustobona ou Tricnsses. est auteur d'une Iiistoire de Bar-sur-Aube. Du c6té du midi il existe des traces légères de pareilles terrasses. Troyes. l'on voit les traces d'un ancien chemin. 86. au sud-est Noviomngus ou Novimngus. il formait une courbe sous le bastion et se prolongeait au nord sur une ligne parallèle à celle des esplanades. il regne au pourtour de la montagne. nous avons choisi et inarqué dans nos fouilles les points de repère les plus importants et les avons soigneusement indiqués dans notre procès-verbal qui. nommé ensuite Lingones. mais Nijon (123) . qui semble devoir être Meuvy. de vingt-quatre pieds chacune de largeur. p.inais ce fossé s'est effacé par la suite des temps dans le surplus de son étendue . et à l'ouest Corobilium.. Cllevalier. joint à l'escarpement de toute la montagne. et Bourbonne-les-Bains. est entièrement formée de terre rapportée. Non seuletnent nous avons tenu à ce qu'ils fussent bien constatés. On sait que les Romains nommaient ces terrasses pomerin. un cordon saillant qui délimite toute partie et ressemble aux ruines d'un mur écroulé sur ses fondements. que l'on pense &treBar-sur-Aube (124) . (124) "Bar-sur-Aube dut le nom de Segessela à la fertilite de son territoire et à ce qu'elle servait d'entrepût aux Romains. à l'ouest-nord pour monter à la ville. En conséquence. appelé alors Aquæ-Bomonis . nous parle de l'enceinte de la ville : "L'assiette de la ville formait une espèce de triangle curviligne. Sous le bastion à l'ouest est un fossé de circonvallation. qui j'emprunte cette ilote. étant déposé à la Préfecture.

Drssiti Entest Royer :Mnnr~switPotliier Ribl. Mri>iicipnlede Clrnri»iottt 101 .

de leurç chemins militaires. Effectivement. chap. Mandres.de Sommeville. ils omettent non-seulement la plupart des chemins transversaux. etc. dir côté de Joinville. 39. 1849." A Barsur-Aube. par (125) Histoi~des grnnds cchemins de I'Enrpire minin. pnr Curel et Fontnines. formaient quatre branches. vers Cnturices. à en juger par les nombreuses médailles qu'on y a trouvées autrefois. Celle qui allait vers Mose se fait remarquer par LE CHATELET ET SES EWlRONS la continuation de cette même vieille route qui. entre ce village et le Cl~âtelet. Badin et Quantin à la page 208 de leur Gwgrnphie du dÉpnrtemnit de la Haute-Mnme. Courcelles. Sur le côteau. (129) Arts e t MCt. La ville qui existait sur le Châtelet semble avoir été traversee par deux voies romaines qui. on voit quelques traces d'un ancien chemin et de vieux retranchements. mais encore les voies principales. redierclies préliminaires. en passant par Villiers-aux-Chênes. et dont les restes sont encore si remarquables. encore si recomaissable. 3. la quatrième. se bifurque aussitût pour se diriger. Naix etc. dont la première. la seconde. on découvre quelquefois d m le sol des débris d'armes qui annoncent qu'un combat aurait eu lieu en cet endroit.. par le sud-ouest. 425. vers Mose. 3. me disait aussi dans sa lettre du 20 novembre 1849 : "J'ai souvent entendu parler d'un autre chemin qui serait parti de Barsur-Aube pour aller au Châtelet. p. (126) ii est bien entendu qu'il n'est ici questioii que de chernuls mristruits à la manière des Romains. à Rimaucourt." M. coinme passant par Çommevoire. Mandres. Elle ressortait par la porte du levant. en coupant la voie de Langres à Naix. pour aller rejoindre la grande voie aux environs de Naix. . conduisait par le nord-est à Nnsilim. (125) et que l'expérience nous le prouve chaque jour.. t. parailPlement au chemin actuel. à Segessern. de Bessonville. Nully et Trémilly. de Metz (Divodunim) et de Langres. par Nogent... Villiers-aux-Chênes est u n lieu où les Romains ont eu des etablissements. que recouvre la terre des vignes. souvent relevé en chaussee et appelé vieille route. suivnit le cours de la rivière. on regarde comme voie antique le beau chemin qui. sont loin d'indiquer tous les chemins que les Roinairis ont construit dans les Gaules (126). des ornières sont creusées profondément dais la roche. d'oc elle nrrivait à Chfitelet. la troisieme. on trouve à la profondeur d'un a deux mètres un autre chemin forme de pierres recouvertes d'une couche de laitier et de crasse de fer. de Curel et des Autigny. rayonnant de Reims. 3.. tous les lieux Iiabités.. L'existence d e cette dernière ne repose que sur une conjecture résultant de l'interprétation des indices contenus dans la Table théodosienne et de l'aspect de l'excellent chemin. au nordouest. entre Courcelles et Mertmd. par M. passait par Villiers-le-Sec et Bologne allait tomber. se dirige sur Thonnance-les-Joinville. p." La voie qui coiiduisait à Çegesçera est mentionnée par MM. qui longe les côteaux de la rive droite de la Marne. ainsi que le téinoigne Bergiei. Rimaucourt. C'étnit de cette voie qrie se détnchnit une branclze qlri descendnit sur la Marne. suivant dans sa carte des Gaules les renseignements fournis par l'itinéraire d'Antonin et la table l'héodosieme ou carte de Peutinger renferme la région dont le Châtelet fait partie entre les voies roinaines qui. etc. un peu au-dessus du diemin actuel. alors comme aujourdliui. @aversant les villages actuels de Fontaines (127).. Ernest Royer. passait par Nogent-le-Roi. "on voit enire Thil et Nully quelques traces d'un ancien chemin et d a m le voisinage. liv. sortant de cette ville au faubourg d'Arsonval. reliaient ces trois villes entre elles. qui est tout près. (130) Précis de I'Histoilr de Vflssy. p. (128) Recrreil d'Antiq. (127) Dans le village de Fontaines. elle devait avoir avec toutes ces localités des coin~nunicatiom plus ou moins directes. telles que cette même voie qui de Langres conduisait à Naix. Danville.POTHIER Nécessairement. à qui je dois ces derniers renseignements.. et. éditée en 1847. sur la voie de Langres à Naix.. Reynel. Fiard. tels que celui qui. s'y croisant. no 1. on a découvert des tombeaux gallo-romains : à Trémilly. au sud-est. Mais la Table Théodosieme et 1'Itinéraire d'Antonin. 3. Busson. à l'exclusion des simples chemins vicinaux qui reliaient entre eux. Elle a été considérée comme voie romaine par le cointe de Caylus (129) et voici ce qu'en dit Grivaud de la Vincelle (130) : "Il a été reconnu qu'une autre grande voie soriait de Langres.

.

en ligne droite. s'éloignant en ligne droite vers l'est-nord-est. haute d'un à deux inètres. prendre. ma voie roinaine partant drHnrmandnl. . des hêtres énormes (135). Un peu en-decà de ce point. Aux abords de ce monument. à travers la forêt de Morley et par Dammarie. et dominant d'un à deux inètres. de Trémilly et de Nully. larges de 40 à 60 centimètres.. dont nous avons déjà parlé (132). contre I'une et l'autre rive. La.là où ont été trouvées des inédailles de Dioclétien et de Maxiinien-Hercule. Bouleversée depuis peu d ' a ~ é e s . les champs qui descendent vers Ruetz. traversait les bois de Ferrières près des Riceys. à gauche. sous le titre de Déco~liinte dirnc ville gnllo-romnine. par Argentières. pour que ses racines. c'est une véritable chaussée. quelques-unes se touchant par bout. en 1854. il lui suffit d'une mkice couche de terre. par Laneuville. voici la réponse que m'a donnée M. (135) Le h@hen'etant pas lm marbre pivotant. c'est-à-dire vers Naix. de prendre des notes. occupent le milieu aussi bien que les (131) M@meouvrage. sous le noln de chemin de Bar-le-Duc (131). Les cinq kilomètres qu'elle parcourt dans la forêt forment.à titre de réparation (134). des arbres. longues de 60 à 75. dont les talus commencent et se terminent doucement sous le terreau et la mousse qui la recouvrent. sur Sommevoire. en chaussée généraleinent bilatérale. on voit le sol même du cheinin pave de pierres i r r t p lièrement cunéiforines. de constater des faits ! A peine irons-nous aussi vite que le marteau de notre civilisation. à droite sur Villiers-aux-Chênes. les autres séparées par des lacunes et toutes évidemment posées pour la consolidation de l'ouvrage. ville détruite. sur chacune desquelles se trouvent quelques restes roinains. elle s'y est trouvée composée d'un empierrement en forine de pavé. en face de celui qui de Bayard montait au Châtelet. nous venons de voir qu'elle est déjà indiquée par Grivaud de la Vincelle. posées à plat et se touchant par la base de leur triangle qui forme le bord de la chaussée. sa direction naturelle vers l'estnord-est. Ces deux lignes. descendent plusieurs vieux chemins dont un. en passant par Brousseval. où elle se serait terminée par un chetnin creux. Quant à la voie qui conduisait à Nasium. 4. monsieur. (132) Page 216 de cette revue (133) Voir le trace de cette voie à la plandie Ire de l'ouvrage qu'a pulie M. ou mieux encore par Vassy. En montant vers la Haute-Borne. dite LANDUNUM. au col qui réunit les deux montagnes. A un kilomètre au-delà de la Haute-Borne. Coutant : "Oui. barré actuellement par un lessivoir public. D'Avrainville à la vallée de la Marne. on voit aussi saillir de terre. De Brousseval s'avance pareillement vers Magneux et Avrainville un beau chemin qui paraît très ancien. elle se resserre dans un encaissement. Vis-à-vis de ce point montait vers la vallée de la Marne et le Châtelet un chemin qui. Maisons. aillent chercher les sucs nourriciers au-dela des bords du cliemki. allait à Essoyes et Bar-sur-Aube. une levée bilatérale. (134) Hâtons-nous d'examiner. Çon nom traditionnel de chemin des Romains est surabondaiment justifié par les observations suivantes : Au sortir du Châtelet. la chaussée dévie insensiblement vers le nord jusqu'auprès de Brauvilliers. par Fresnay. elle traversait la grande voie de Langres à Çens" (133). p. comme sur toutes les voies perdues dans les forêts. . adossée. Coutant. au-delà.. pasait à Landunum. puis elle se relève. Ville-sur-Terre et les finages de Thil. près de Ravières. Engente. Thors et Beurville . A seize cents inètres de la Haute-Borne.Ce cheinin n'aurait-il pas eu sa continuation de l'autre c6té de la vallée de i'Aube. plus destructeur que la faulx du temps. eii s'dongeant liorizoiitalemeiit. qui semblent attester l'antique existence de Vassy (130). était encore pratiqué au milieu du dernier siècle. La largeur totale du chemin est en cet endroit de quatre mètres trente-six centimètres. en traversant cette ancienne ville de Lmdunum. des pierses énormes dressees sur cliainp. puis revient entre le sud et l'est. recouvert de grève ou sable de rivière . à l'endroit connu sous le nom de Hnut-de-So~lris. pouvaient I'une et l'autre conduire assez directement au Châtelet. A cette question. par sa rive méridionale. près de Molême. canton d'Ancy-le-Franc (Yonne).LE CHATELET ET SES EhWlRONÇ deux lignes également remarquables. elle s'efface en quelque sorte par l'effet de I'élargisseinent extrêine que lui a facilité la roche nue sur laquelle elle passe. pour relier à la voie de Toul à Metz la grande voie de Lyon à Boulogne. par son autre rive.

VOIE5 ET MILLIAIRES ROMAINS

Trace incertain

1

Mililaire romain certain
Mililaire romain

Colte des Voies mnznines Ar d+n7tmzmf de In H

105

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-

M

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POTHIER

bords de la chaussée. Vaincue par les Romains, la
nature semble y avoir voulu prendre sa revanche et
profiter du trouble et de la torpeur qui ont suivi
leur domination, pour s'y réinstaller et dire ensuite
aux habitants, en leur montrant ce vivant trophée :
On ne passe plus là ! Spectacle vraiment imposant !
Travaillons, construisons, lançons devant nous
ponts, viaducs et tunnel, et vantons-nous d'avoir
vaincu la Nature : elle, pendant ce temps, nous
regardera passer, et, pour peu que nous laissions
entre nous une lacune, elle se dressera là et se montrera seule, colnme l'Ibis sur Ninive, Memphis ou
Palmyre. Ici, loin de protester, l'homme a coinme
sanctionné à tout jamais cette interdiction, en plantant une ligne de bornes au beau milieu de l'ngger,
sur une longueur de plusieurs hectomètres.
A son issue orientale, à l'endroit où elle est coupée diagonalement par le fossé qui sépare de la
forêt les terres arables de Dammarie, la voie offre
aux regards la structure intérieure de son ngger : ce
sont des pierres épaisses de 12 à 18 centimètres,
posées à plat, par assises, sur près d'un mètre de
hauteur. La continuation du tracé, très-saisissable
par l'effet des accidents de terrain, rejoint, à une
centaine de mètres plus loin, le chemin vicinal de
Dainmarie, qui, jusqu'à l'entrée du village, est la
voie romaine la mieux conservée que l'on puisse se
figurer. L'ngger, ou plutôt le "ymimentum ou staftcmen", formé aussi de pierres posées à plat, s'y
trouve encore recouvert de 15 à 20 centimètres d'un
gravier telleinent liaisonné que l'on ne peut en
arracher le moindre galet. On y retrouve aussi les
pierres inarginaies (136) plantées de champ, mais
de plus d'un demi-mètre au dessous du niveau de
I'nggn et ne se montrant qu'accidentellement, en
percant le talus de distance en distance. De l'autre
côté de Dammarie, entre la vallée de la Saulx et le
vallon de Couverîpuits, toujours dans la direction

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

de l'est-nord-est, reparait ce beau cheinin dam le
même état de conservation ; puis, après avoir francl6 un petit pont ruiné, dont les culées et la pile
unique existent encore, il monte dans la meme
direction vers la forét de Morley, il se continue par
une lev6e couverte de hétres, qui passe au nord de
la ferine de la Grande-Ferté et se terinine à l'issue
de la foret, près Villiers-le-Sec, pour se continuer,
m'a-t-on dit, en chaussée pareilleinent reinarquable,
sur plusieurs points des six kilomètres qui lui restent encore avant d'arriver à Naix.
On s'expliquera facilement coinment cette voie
est si dégradée entre Brauvilliers et le Châtelet, tandis qu'elle est si bien conservée sur le territoire de
Dammarie, si l'on considère que dans la Meuse elle
n'a jamais servi qu'aux transports de l'agriculture,
tandis que dans la Haute-Marne, elle se trouve, dès
l'époque gallo-roinaine, (137) fatiguée et rongée
tous les jours par le passage incessant des pierres
de taille de Savonnières et de Brauvilliers : c'est
ainsi que les pierres marginales donnent
aujourd'hui l'agger qui les dominait autrefois.
Cette remarque nous explique aussi la detérioration encore plus grande des autres voies dont nous
avons parlé, et sur lesquelles ont de plus en plus
circulé les produits de cette partie de la vallée de la
Marne, notainment ces pierres de taille de SavonNères, de Brauvilliers et de Chevilloh dont la
masse a sitôt fait de briser un chemin quand il est
mal entretenu, tandis que le transit de notre ville à
celle de Nnsium a dû cesser avec leur existence et
ne plus fatiguer leur voie de communication (138).
Grignon et l'abbé Phulpin (139) ont parlé d'un
chemin, appelé de leur temps Cltemin [le i'abrarvoir
et Voie Jean-Barn, dont une seule partie est encore
visible dans une grotte artificielle dont on l'a recouverte sur le col qui lie au c6teau de Fontaines la
montagne du Châtelet. il descendait de l'est à

(136) Millin, Vmjflge dmts les Dépflrtonents, t. 4, p. 340.
(137) Il est reconnu que les pierres de taille du Uiâtelet provenaient des carrières de Savoniiières et de Brauvillers.
(13R) "Les anciennes voies qui existent dans l'ouest de la France sont aujourd'liui dans un tel état de degradation
qu'elles ne peuvent le plus souvent être reconnues que par des yeux exerces... Dans quelques contrées cependant, les
voies antiques forment encore des lignes prolongees fort remarquables, et leur belle conservation est iui juste sujet
d'etonnement... il faut encore tenir compte de la différence des temps : il est certain que les transports etaient moins
féquents sous la Dominatioii romaine qu'ils ne le sont aujourdliui." (De Caumorit, Corim d'mltiq!iif&?rrol~irn~nifnies,
t. 2,
p. 122). - "La mapifique chaussee qu'Agrippa, gendre d'Auguste, fit construire vers l'an 700 de Rome, pour aller de
Lyon & Boulogne, passait pres d'Avallon : on en trouve eiicore quelques restes qu'il est difficile de remiuiaîhe." (Milliii,
Voyflxe dmis les De.,t. 1, p. 167.)
(139) Biilleti~idesfuirilles, p. 92; Nota nrchCol., p. 25.

POTHIER

LE CHATELET ET SES EPI'VIRONS

l'ouest, se terminant près du canal de la Nabline, à
l'endroit appelé Gué lenn-Bnrn. Ces dénominations
d'abreuvoir et de gué semblent annoncer l'usage
que l'on faisait de ce chemin ; les mots Jenn-Bnra ou
plutôt Gentbnrfl sont regardés coininue une altération de Genlis bnrbarn. - Son commencement pres
de la grotte faisant suite, en droite ligne, à la voie
de Nnsium, n'était-ce pas aussi le chemin que l'on
prenait comine chemin de traverse, au lieu de gravir jusqu'à la ville, lorsqu'on voulait aller vers
Segessern ?
Nous remarquerons en finissant que les voies
romaines étaient établies non pour faire coininuniquer entre eux des camps, mais pour conduire
d'une ville à une autre, comme nos routes le font
aujourd'hui. Les camps sauf de bien rares exceptions. n'en sont jamais qu'à une distance plus ou
moins grande, tels que dans le voisinage de la mute
de Langres à Châlons par Segessera, ceux de Montsaon, de ChFiteauvillain, de Maranville et de SainteGermaine : on peut encore citer Saint-Roch, près de
Chaumont (140).

LA HAUTE-BORNE
A onze lnètres au midi de la voie romaine de
Nasiurn, à 1675 inètres à l'est du plateau du Châtelet, est le inonunent de la Haute-Borne.
Dès la première moitié du siècle dernier, lorsque
les ruines de la ville gallo-romaine sommeiiiaient
encore d m l'oubli, il avait CoinmenCé de fixer
i'attention des savants, sans avoir entièrement
perdu l'auréole des superpositions populaires.
C'était alors une pierre inerveilleuse que nulle
force humaine n'avait pu dresser. Un @tresurna-

-

turel, pour qui rien ne pèse, une Fée de la Lorraine,
se disposant à soustraire, à i'aide d'escalade les farines, du moulin de Rachecourt, la portait sous son
bras (141), lorsque le coq s'@tantinis à chanter, rompit le charme et fit glisser la pierre qui, en tombant,
se ficha en terre, ainsi que vous la voyez. - Plus
large qu'un gros arbre, plus haute qu'un grand
mur, n'allez pas croire qu'elle puisse vous servir
d'abri : la pluie vous y assiegera de tous côtés,
fouettée par un vent plus fort que partout ailleurs
(142). - Respectez bien cette pierre : nos peres
i'avaient en vénération; il nous ont appris qu'autrefois, "à une époque bien éloignée, les lettres de
l'inscription étaient dorées et qu'on les voyait briller au loin d'un vif éclat, lorsque le soleil y dardait
ses rayons (143)." - tels sont encore les récits des
vieillards.
Avec inoins de poésie et plus d'érudition, les
amis de la science se sont trouves tout aussi étonnés
que le vulgaire à l'aspect de ce monument ...
Moreau de Mautour qui, le premier, le fit connaître
au inonde savant (144) ; Legendre, ingénieur de la
province de Champagne, qui le visita le 18 juillet
1751 (145) et qui, probablement, a gravé, en témoignage de cette visite, le millésirne qui se lit au sommet ; Grignon (146) qui, pour transmettre à l'Académie des renseignements plus coinplets et peut@treaussi pour satisfaire ça niriosité d'antiquaire,
fit malheureusement exécuter des fouilles qui,
dénudant sa base (147) l'ont minée et sont cause
tomba et se bfisa en deux, dans ]a nuit du 25
au 26 novelnbre 1782 ; l'abbé Phulpin, qui attendit
pendant plus de cinquante m le jour où il devait
en voir la restauration ; tous ont décrit sa forme et
ses dilnensions et, Legendre, son
et son
poids : je m'en suis occupé CO-e
eux avant qu'il

(140) C'est encore aux obligeaites communications de M. Emest Rayer qu'est due cette derniere remarque.
(141) "Selon la tradition, ce sont les Mes qui ont apporte dans leurs tabliers les pierres du dolmeii de Trie, prPs de
Givors." (Armand Casson, Antiq. de I'amndisçonnt de Mantes, p. 68) Ste Radegonde apporta sur sa tête l'enorme pierre
du dolmen de Poitiers et les supports dais son tablier (M~llin,Vo!yflged m s les d@aj>nrfetnents,tome 4, p. 730).
(142) Notes archeol. p. 77.
(143) Id. p. 76.

(144) Voir dans cette revue, la page 51.

(145) Notes nirlieol. p. 77.
(146)Mhizoi?rs de i'acndeizie des insclipfioiiç ef B.L., t. 60 p. 153.

(147) Je tiens d'un vieillard que les enfants s'amusaient à passer sous sa marge septeiitrionale, et que Grignoii, pow
yrevenir sa chute, y fit mettre des etançons qui se pourirent.

LE CHATELET ET SES EhVlRONS

POTHIER

ne fut relevé, opération qui se fit le 5 juin 1845, par
les soins de M. Roinieu, préfet du département,
dans les circonstances dont j'ai parlé (148).
C'est une masse brute de pierre fromentelle
dure (chaux carbonatée compacte) pesant douze
mille kilogramines, cubant quatre mètres et demi,
longue de 6 m. 56 c. dais le milieu de sa largeur, et
de 6 in. 82 c. sur sa tranche meridionale ;large de 2
in 20 c. à sa base et d'un mètre au sominet, sur une
épaisseur de 45 à 60 centimètres. Cette épaisseur est
diminuée d'un tiers dans le haut, à l'aspect d u couchant, un grand fragment, par l'effet d'une exfoliation verticale, s'en étant détaché, ainsi que l'a constaté Moreau de Mautour. C'est au vide, à l'inégalité
dc surface résultant de ce defaut, que I'on doit attribuer la rupture qui s'opéra, lorsque le reste de cette
inasse frappa la terre en tombant. Autrefois sa base
au lieu d'etre horizontale, descendait diagonalement dans le sol à la profondeur d'un mètre, s'il est
vrai que Legendre ait mesuré le monolithe au rez
de terre, lorsqu'il trouva 18 pieds de hauteur :
aujourd'hui, réduite de vingt à vingt-cinq centimètres dans sa partie angulaire, pour trouver dans une
pose horizontale plus de solidité, cette base n'y est
plus engagée que de quatre-vingts centimétres sur
une longue et large dalle, au inilieu d'une inaconnerie e n inoëllons et à mortier de chaux ; de sorte
que la hauteur du monument est encore, corrune
autrefois, d'environ dix-huit pieds. Si1 y a désaccord à cet égard, c'est que les uns ont confondu
avec la hauteur la partie qui devait être enfouie, et
que les autres, tels que Moreau de Mautour, qui
compte vingt-quatre pieds où il n'y en a que dixhuit, ont subi l'illusion d'optique dont ne peut se
défendre quiconque voit pour la premiere fois cette
flèche de pierre brute, dressée devant lui et coinine
suspendue sur sa tete. Vraiment on éprouverait
même de la crainte, si l'on ne savait combien cette
pierre est solidement fixée au sol et si le Cicerone
négligeait d'expliquer que le fragment d u haut est
soudé parfaitement à celui du bas par des goujons
intérieurs en même temps que par le bain de
limaille dont les bavures ne sont que trop visibles.

... MM. Phulpin (Notes nrcliéol. p. 89), Albert
Lenoir (Mngns. pittor 1839, p. 4). Batissier (Elém.
d'rzrcl~éol.nnf., p. 162), Bourassé (Archéol. chrél., p.
38), Maquart (Monit. univ. 30 septembre l W ) ,
Chaudruc de Crazannes (Rm. arcl~éol.,4e année, p.
40), Letroime (Iliirl. p. 563), voient unaniineinent
dans la Haute-Borne un Men-hir ou Pmlvnn, un de
ces monuments que l'on a coutume de designer
comne celtiques, et, par conséquent, la regardent
comme beaucoup plus ancienne que son inscription
latine.
S'il est généralement vrai que ce qui est simple a
précédé ce qui est composé, et spécialement en ce
qui comme les monuments celtiques, que les Menhirs sont d'un usage plus ancien que les nlignemmts
et les cromlechs (149), il nous est permis de croire
que la Haute-Borne est un des plus anciens témoins
de I'etablisseinent de l'homne dans nos contrees.
Dans cette hypothèse, puisque dès l'an 1580 avant
l'ère chretienne (150), telle était la population des
Gaules, qu'elles envoyaient de nombreuses colonies, de puissantes armées, en Espagne, en Italie,
dans les Iles Britanniques et dans le nord de
l'Europe, nous devons admettre que l'érection de la
Haute-Borne remonte à trois ou quatre mille ans.
Si I'on demande qu'elle a été sa signification, sa
destination première, n'ayant pour en juger que
l'analogie, il m'est impossible de la préciser, et je ne
puis que m'arrêter à des conjectures.
Ne serait-ce pas un Cippefinéraire ? Les fouilles
faites à sa base, d'abord par Grignon et ensuite sous
mes yeux, lors de sa restauration, n'ayant fait
découvni ni ossements humains, ni aucune trace de
sépuliure, N aucun ancien déplacement de terre, ne
permettent guère de le croire.
Jugeant à sa masse et à sa hauteur qu'elle a dû
@tredressée à la suite de quelque grand évenement
dans l'ordre politique ou religieux, je suis porté à la
croire ou commérnorntive ou votizie.
Connu de nous sous le seul nom de HauteBorne, adoptée, selon toute apparence, coimne
Borne par les peuples gallo-romains ; existant,
avant l'ère romaine, près d'une ville ou bourgade,

(148) Page 239 de cette revue.

(149) Ciianin se figure ce que c'&ait un alignement de pierres levees : quant au Crondech, il consistait dans la disposition
circulaire, elliptique ou demi-circulaire des pierres ; il y en avait un au sommet du montide des F o r i t r l ~ spres de
Langres.
(150) Anquetil, Histoire

de France, chap. 2; Tite-Live, livre 5, Chapitre 33 et 34 ;Florus gdl., livre 1,chapitre 7.

.

.

Dessin Eiiiest I<o!yer :Mntzzrcrit Pofkier Bibl. Muilicipnle de Cl~nu~fiotit

Ln Hntrtr-Bonze

109

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

Gorse, Gourzon, dont le nom, dans la langue celtique, signifiait Limite dressée (151) ; cette pierre, dès
son érection c o m n e depuis, n'aurait-elle pas été; en
inêine teinps que monuinent coinmémoratif, une
borne internationale, une stele du genre de celle
que dressèrent Jacob et Laban (152), du genre
monolithe de Masphat (153) et de la pierre Melampyge (154) ; inonuinent qui devait se rencontrer sur
bien des points de la Gaule (155), lorsque plus de
trois Cents nations (156) s'en partageaient le territoire.
n est présuinable que, coinine presque toutes les
pierres d u même genre et ainsi que nous le voyons
dans les livres Saints (157) et dans l'histoire de
I'Eglise (l58), celle-ci, quelle que fût son origine, est
devenue avec le temps, l'objet d'un culte idolatrique.
Quant a la destination nouvelle qu'a dû recevoir
la Haute-Borne, lorsque fut gravée son inscription,
qui est celle-ci :

VIROMARVS
ISTATILIF
chacun a espéré la découvrir dans l'inscription
même, et, par suite, chacun l'a indiquée selon le
sens qu'ont semblé lui offrir les lettres qui la composent. en est résulté une si étomante diversité
d'opinions que nous nous contenterons d'indiquer,
leur discussion, qui a pris quelquefois les proportions de la polémique, ne pouvant guere entrer
d m les limites ordinaires d'une revue.
Toutes ces opinions, celles du inoins qui méritent quelque attention, se rattachent a six catégories.
1" Moreau de Mautour, l'Académie des Inscrip-

tions et Belles Lettres et M. Gérard Jacob-Kolb ont
vu dans cette inscription une consécration à Jupiter.
On- a- vu; à- la- page- 5,' q u e l e premier traduit
ainsi : VIRidOMARVS Iovi STATon Ingentem W i dem Inscnùi Fecit. - Viridoinare a fait graver cette
grande pierre en l'honneur de Jupiter-Stator.
Le dernier lisait : VIROMARVS Iovi SïATori
Istirm @idem Iuçsit Fieri (Trnité élémentnire de
Numismntiq~re, t. 1, p. 66 ; Notes nrdtéol., p. 85). Viroinarus a 0 r d 0 ~ éde faire cette pierre en I'honneur de Jupiter-Stator.
L'Académie : VIROMARVS Iovi SïATori lovi
Libernfon Iovi Ferehio (Notes nrchéol., p. M). - Viromarus à Jupiter-Stator, à Jupiter-Libérateur, à Jupiter-Féréirien.
2" L'abbé Lebeuf y voit u n chef de brigands,
nommé Viromaruç ou Wimar, inhumé près de ln voie
publique, dite le Chemin d'Aftiln : VIROMARVS In
STrntfi ATILæ In Fossus (Accui. des Insoip. Iiisfonqires,
Xii p. 223, édit. in-12 ; Arts et méf. des Anciens,
Recherches prélim., p. 4).
3' L'abbé Phulpin et M. Maquart, une inscription tumulaire ou votive : VIROMARVS Iulio STATILIo Filio. - Viromarus à Julius Statilius, son fils.
4" Grignon, le comte Caylus, Letrome et avec
eux, M. de Crazannes, qui avait d'abord adopté la
version précédente, n'y voient qu'une espece de
Carte de visite : VIROMARVS Iulii STATLI Filius
(Btrll. des Fouilles, p. 90 ; Arts et mét. des Anc.,
Recherches prélim., p. 5, Revue archéol. 4e année, p.
563, et 3e année, p. 585). - Viromarus, fils de Julius
Statilius.
5" MM. Batissier, Albert Lenoir et Bourassé, sans
essayer de traduire cette inscription, disent qu'elle

(151) Voir dais mémoires sur In Imtgile celtique par Bullet les mots or, gol: gour, solin, et zirn.
(152) Goièse, chap. 31, versets 45,51, 52 et 54 ;Flav. JosPpIie, liv. 1, chap. 19.
(153) Rois, livre premier, diapitre 7, v. 12 et 13.

054) Hérodote, livr. 7 diap. 216 ; voy. &Anacharsis, edit. stereot. t. 1, p. 356 ; Dict. de la Fable, aux mots AchPnion et
Pnssnlffi.
(1.55) 11 y en avait plusieurs sur les frontières des Leiici ou Lorrains, d'abord celui qui nous occupe ; puis celui que
Grivaud de la Vincelle (arts et mét. Redierches pelirn., p. 6 et pl. 4) nous fait comaîhe en ces termes : "Schoepflin, dans
son histoire d'Alsace, parle d'une pierre pyramidale qui se houvait sur les confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans
l'ancien comte de Dadisbourg. Cette pierre, brute et sans inscription, etait d'une seule pièce : elle avait 21 pieds de
hauteur, 5 de largeur A sa base et 2 d'epaisseur." Le nom celtique de la petite ville de Gone, près de Metz, qui etait
limitroplie entre les Leuci, les Mediomnhices et les Vooditnmses, en semble-t-il pas indiquer qu'il en existait pareillement
une en cet endroit ?
(156) Plut. vie de Cesar ;Flavius Joseph, guerre des juifs liv. 2, chap. 16.
(157) Levitique, diapitre 26, verset 1 ;sagesse, di. 14, v. 15.
(158) Les condes et nos rois, jusqu'au 9e siede, ont defendu sous des peines hès severes, le culte des pierres (dut. port
des conciies, 1758, p. 658 ;rmue nrrheol. 3e annee, p. 111, Armand Casson, an*. de l'nr~ondissminitde M . p. 2 et 50).
110

POTHIER
indique les nnciennes frontières des Lntci. Cette opinion est-elle le résultat de leurs propres études ou
seulement du rapprocheinent qu'ils auront fait de
ce nom traditionnel HAUTE-BORNE, de la lettre F,
qui termine l'inscription, et de l'existence d'une
frontière vers cet endroit, ou bien encore de ce
qu'ils auraient simplement adopté le sentiment de
l'abbé de Tersan, qui pensait trouver dans notre
monolithe le AD FINES de la Table théodosieme
(Arts et mét. des Anc., pl. 1) et cette traduction
offerte par Grivaud de la Vincelle et ainsi figuré :
VIICOMARVS 1STATuit 1 Lericomm 1 Fines : Vlromarus a posé les limites des Leucois (Arts et mét.,
Recherches prélim., page 5 et suivantes).
Voici celle que m'avaient fournie, dans le même
sens, ines propres et seules recherches et que j'avais
appuyée d'une dissertation dont une partie a été
reproduite e n juillet 1844, par l'Echo de ln HnuteMnrne : VIROMARVS Imperntor STATirit Ibi Leucomm Imperii Fines (159) : le général Viromarus a fixé
ici la frontière de 1'Etat des Leuci.
6' Enfin, la découverte imprévue de la tête
d'aqueduc, qui conunence préciséinent au pied de
la Haute-Borne, m'a fait ensuite me deinander, en
1846, si la lettre F ne signifiait pas Fons, fontaine,
source ; et alors notre inscription, dont les traductions précédentes ne montrent que trop la merveilleuse flexibilité, m'a d o m e en réponse ces mots :
VIROMARVS Isto STATuif In Loco Initi~rmFontis :
VIromarus a etabli en ce lieu le commencement de
la source.
En attendant que des faits nouveaux fixent définitivement notre choix, contentons-nous des observations suivantes.
VIROMARVS, q u i forme la première ligne, dont
toutes les lettres sont hautes de quinze centimètres,
est le nom latinisé d'un Gaulois appelé Viromnr,
c'est ce que nous enseignent, par l'analogie, les

LE CHATELET ET SES EI\WIRONS

noms Britomnrris, Inducioinnms, Clinodomnnrs, Hincmnr, Adhémnr, etc. Quant à la variante proposée par
Moreau de Mautour, qui regardait ce mot cornine
étant une abréviation do Viridomnnrs (160), nom de
deux personnages historiques, rien ne la justifie ;
car, contrairement à l'assertion de cet antiquaire,
sur laquelle il fonde son opinion, il reste au bout de
ce mot, sur la largeur de la pierre, plus d'espace
qu'il n'en fallait pour qu'on le gravât sans aucune
abréviation. Ainsi l'explication de cette première
ligne n'offre aucune difficulté.
Quand à la ligne suivante, ce serait vainement
que I'on possèderait, c o r n e Letronne, tous les îrésors de l'érudition et du discernement, si l'on entreprenait de l'expliquer, de la discuter, sans avoir
sous les yeux, pour s'y reporter, le monument luirnêine, tant elle s'est jouée des copistes, dessinateurs ou graveurs les p l u habiles et les plus sincères. C'est ce qu'avait senti M. D'Albert, duc de Luynes : par ses ordres on en avait pris une empreinte
en plâtre (161), le 5 août 1850 ; inais son plâtrier,
sous je ne sais quelle fatale inspiration, a cru ne pas
devoir étendre la matière du moule au-delà de
l'espace ouvert par les lettres, s'abandonnant pour
le reste aux caprices et aux erreurs de son atelier.
Aussi cette empreinte, très fidèle dans la reproduction des lettres, n'est-elle qu'un témoin grassièrement imposteur des accidents de surface qui les
suivent ou les précèdent.
Je me bornerai donc à faire connaître, en le
garantissant, l'état de cette partie de l'inscription.
1" Au-dessous des lettres O.. de la première
ligne est un défaut de pierre qui les affleure,
consistant en une excavation réniforme, dont les
lobes occupent la partie inférieure à peu près au
niveau du sotnmet des petites 1eth.e~de la seconde
ligne. Elle est profonde d'un déciinètre, environ, et
a été formée, en inêine temps que la pierre elle-

(159) Si les amis de la bonne latinite voulaient se montrer sévsres, je leur dois cette remarque. Le mot Imperator, qui
signifie avant tout, géneral d'armée, n'avait aucunement perdu cette signification sous les empereurs, ainsi que nous le
font voir quelques medaifles et comme le prouvent ces paroles que Taate a mises dans la bouche de Tibere : Nihil
relichim WERATORIBUÇ, lrbi fominn mmiprrlos infnvisnt, etc. : Que reste-t-il aux gnéraux, lorsqu'une femme se m@ie
de passer en revue les troupes, ect. ? (Asnnles, liv 1, chap. 69.) il s'employait également en parlant d'un généraléh'anger
: IMFERATOREÇ nd id belluni de onlniuni pqirlnnrn~snrtn~firi
lecti Atiirrs hilliis et C. Mnirius a-ml >onmilus.Pite-Live, 1. 2
chap. 39.) Cet Atüus Tullus etait le chef des Volsques. - Inzpearinr éfnifiisitépoirr çign$er gorivnnminlt, Etnt, ciironsciiptio>i
fenitoiinle dnns lnqirelle on coriwnade : sylvn Moesin veioitibus ndeniptn, nsqiu nd nmir RvIPERIUM piolnhitiz et in orn Tibeiis
Ostin lrrbs conditn. (ld., liv. 1, chap. 33). -Enfin, s'il est besoin de juçtifier aussi l'expression Ibi, nous voymis dans Terence
IBI suni (Hcaut., acte 5, scène 3, volume 6) et Dirxi uxol.enz, qunm IBI niiserinrrr uidi (Adelpli., acte 5, &ne 2, volume 13).
(160) Voir dans cette revue la page 51.
(161) Plusieurs personnes de Joinville, notamment M. Leloup, juge de paix du canton, s'en sont procuré des épreuves.

111

POTHIER

LE CHATELET ET SES ENVIRONS

même, soit par l'action des eaux, soit par la présence d'un corps hétérogène, d'une terre qui n'aura
pu rendre la consistance du reste de la masse.
Ainsi, jamais ce monument, soit avant, soit depuis
l'existence de son inscription, n'a éprouvé aucun
éclat, aucune mutilation en cet endroit et elle est la
proéminence des bords de cette excavation que, s'il
était possible qu'il y eût jamais existe des lettres
encore actuellement visibles sur plus des deux tiers
de leur hauteur. Donc, la seconde ligne possède
encore, coinine la preinière, toutes les lemes dont
elle a été composee.
2' Tandis que les lettres STA, L, F, de cette ligne
sont hautes seulement de 115 millimètres, les trois 1,
qu'elle contient ont la hauteur des lettres de la première ligne, c'est-à-dire 15 centimètres, et le trait
horizontal du deuxième T, au lieu de terminer cette
lettre dans le haut, se trouve traversé et surmonte
par la continuation d u trait perpendiculaire et parvient ainsi à la hauteur des trois 1. Or, il a éte
reconnu par l'étude des monuments (162) que cet
allongement des lettres est un signe d'abréviation.
Ces quatre grandes lettres n'auraient-elles donc pas
été destinées à indiquer ici l'abréviation et la coupe
des mots ?
3' Aucun intervalle appréciable, aucune ponctuation, ne separe les unes des autres les lettres de
cette seconde ligne, à moins que, comme Grivaud
de la Vincelle, nous ne prenions les trois grands 1
comme "des points d'intersection qui indiquant
l'abréviation STAT et séparent les initiales L et F".
Mais à quoi eût-il servi, dans ce cas, de commencer
la seconde ligne par un de ces 1, par cette sorte de
ponctuation, qui eût appartenu naturellement à la
fin de la première ligne, où l'espace ne manquait
nullement pour la recevoir ?
4" Enfin, pour les personnes qui, comme M.
Baudot (163), penseraient voir un E au lieu d'un F
dans la dernière lettre de l'inscription, je dois dire
que j'ai scrupuleusement examiné cette lettre, que
j'en ai autrefois adressé une copie à M. le Prefet et
que l'étude du monument lui-m&me peut faire
reconnaître combien est exacte la description que
voici : cette lettre est haute de 115 millimètres. Le
trait horizontal qui devrait occuper le inilieu, et qui,
pour éviter peut-être un defaut qui existe au-des~-

-

-

sous dans la pierre, se trouve aux deux tiers de la
hauteur, se termine à 47 millimètres du irait perpendiculaire. Ces deux traits horizontaux, de inéine
que le trait perpendiculaire, sont creusés en talus à
arête vive et ont de 12 à 15 millimètres de largeur
sur 5 ou 6 de profondeur. Le trait horizontal inférieur, se confondant avec la base du trait perpendiculaire dans les 12 millimètres qui forment la largeur de celui-ci, s'en detaclie sur une longueur de 8
millimètres et se termine en pointe à une distance
totale de 20 millimètres dont les 10 ou 12 derniers
n'ont presque aucune profondeur. L'état de la
pierre ne permet pas de supposer qu'aucun frottement ait effacé la continuation de ce trait. Ainsi le
trait horizontal inferieur, dont l'allongement a ioujours été la marque distinctive de la lettre E et qui
d'ordinaire se trouve un peu plus long que le trait
horizontal supérieur, n'a que le tiers de la longueur
de celui-ci. Donc ce trait horizontal, au lieu d'&tre
ici le signe particulier de la lettre E, n'est que le
pied ou trait terminal de la lettre F, figuré à droite
un peu plus largement que dans nos caractères
d'imprimerie, tandis qu'il est omis à gauche où il se
serait confondu avec un défaut de la pierre.
Ces détails étant fondamentaux, j'ai dû les aborder, malgré leur sécheresse. Quant au vrai sens de
l'inscription, ne pouvant le rechercher davantage
sans m'engager dans des discussions que j'ai dit
vouloir eviter et dans lesquelles mon impartialite
pourrait &tre suspectée, je laisse aux lecteurs de
cette revue le soin de choisir entre les opinions cidessus relatees, jusqu'a ce que des faits nouveaux
viennent le fixer définitivement ou nous en réveler
un autre.
De tout ce qui précède, il résulte qu'au lieu de
ne voir avec M. Phulpin, que les vestiges d'un
camp sur la montagne du Chfitelet, nous sommes
obligés d'y reconnaître avec Grignon, les ruines
d'une ville importante, fondée par les Gaulois et
occupée ensuite par les Romains : les nombreuses
médailles que Son y a trouvées et dont nous avons
aussi à nous occuper, ne feront qu'augmenter en
nous cette conviction.
Si l'on objecte que le nom actuel de la montagne, CHATELET, dérive du latin btellilm, Gisho,
semble annoncer que là était seulement un fort, une

--

062) Milin, Voyage dniis les dépnifenznfs dii midi de ln Frmce, tome 3, page 569 et tome 4, pages 263 et 27'4.
063) Mémmles de I'ncndénzie des sciozces, nrfs et belles-letfres de Dijoii, 1827, p. 204 206 ;Notes ardi6olog.. page 86

POTHIER

LE CHATELET ET SES EMlIRONS

tour, une enceinte fortiiée, je répondrai, avec Grivaud de la Vincelle (164),qu'une telle conclusion
n'a rien de solide, puisque "nous avons en France
plus de trente villes dont le noin vient de Castellztm," et que, "les anciens ont souvent donne ce
noin à des villes," en l'accouplant à celui du peuple
qui les habitait.

qui était le notn propre, le nom véritable ; que
celui-ci s'expriinait toutes les fois que le sens I'exigeait, et qu'on le sous-entendait Iorsqu'il ne pouvait
en résulter ni erreur ni équivoque, qu'une fois les
habitants expulses ou éinigrés, le noin propre les
suivait dans leur nouvelle habitation, tandis que le
nom générique, surtout si cette habitation nouvelle
n'avait pas de murailles, restait à la localité abandonnée qui bientôt n'était plus désignée et connue
sous ce dernier nom, CASTELLUM, Chatel, Cltntelet.
Cette observation ne serait-elle pas le fil
d'Ariane dans le labyrinthe où je vais essayer de
suivre mes devanciers ?

Tout ce que I'on peut donc induire de ce nom,
qui, genérique p u lui-meme, comme lorsque les
romains disaient la ville, URBS, pour désigner Xome,
et les différents peuples la cité pour l e w capitale,
c'est qu'il a dû @treaccotnpagné d'un autre nom

Section 2". - Noms du Châtelet.
1" Noviomagus Vadicassium.
Grignon (165), après avoir fait justice des noms
que I'on se hâtait de donner à la ville dont il venait
de faire connaître les ruines, t h o i g n e conjecturer
que ce ne devait être le Noviomagus Vndicassium
dont Ptolémée fait mention A la troisième table de
son livre deux.
Çon premier motif, c'est que "à cent toises de la
montagne d u Châtelet existe le hameau de Laneuville, qui rend en français le nom Noviomagus et
que ce hameau a pu étre fondé par une partie des
habitants d u Châtelet, qui furent forcés, après le sac
de la ville, de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales, que l'ennemi
n'avait pu leur enlever." Il n' a pas pris garde que
cette considération démontre le contraire de ce qu'il
a voulu prouver. En effet, puisque le mot Laneutille
rend en français le nom Noviomagus, neuve ou nouvelle ville, il en résulte que la ville ancienne, qui
était sur la montagne, n'a pu porter ce nom.
Çon second motif est que les Vndicasses étaient
un peuple désigné par Ptolémée pour avoir existé
dans la Gaule Belgique, et, de la, s'appuyant sur
l'incertitude et les contradictions des géographes, il
regarde Vassiacus, Vaçsy, comme dérivé de Vadicasses (166). Je n'ai point à examiner si les habitatans

du territoire de Vassy étaient les Vfldicnsses, ni s'ils
avaient notre montagne sous leur dépendance (167) : il me suffit d'avoir fait remarquer que
la ville qui la couronnait ne pouvait être le Nmiomagus dont parle Grignon.

2' Erpona ou Castrum Erpona.
"Au revers d u manche n'une autre patère, dit
Grignon dans son Bulletin des Fouilles, p. 129 et
130, on découvre six inscriptions. la premiere
paraît étre le poinçon de l'ouvrier, coinposé des
deux lettres I C : la seconde est plus composée ;
I'on y distingue les six lettres suivantes, I.CES.LV1,
divisées en quatre parties par des points d'abréviation. La troisième est divisée en trois parties,
C.N.PATE. La quatrieme ne pourrait faire qu'un
seul mot, CERFONA. La cinquième n'est coinposée
que de trois lettres, AMA. La sixième, inal imprimée, était composée de quatre lettres, dont la première ne paraît pas ; les trois autres sont EIS...
Nous avouons, ajoute-t-il, que nous n'avons ni le
loisir, ni la patience, ni la sagacité nécessaires pour
ces logogriphes."
L'abbé de' Tersan, devenu possesseur de cet
objet, dont il a donné, dans son atlas, une figure
qu'a reproduite dans le sien Grivault de la Vinc-

(164)Arts et métie~çdes AncMts, redierdies pr4miminau.e~p. 13.

065) Biilletin des forrilles, p. 69? 75 et 78.
(166) "M. Grignon, dit à ce sujet le savant auteur de Ynbrégé cFlm~iologiqrrede l'Histoire des évè~rresde Lnilgres (annuaire de
la Haute-Marne, 1808, p. 613), ignorait sans doute que toute la contrée, où il voudrait que ce peuple eût existe, fait
essentiellement et certainement partie du Pnprs Perfnzsis et de la cite des cntnlmrni."
(167) Cette question a ete sufiisammeiit et judicieusement @aiteepar M. Pinard, dais son pr.écis sur l'histoire de ln ville de
W n s q et de son n~rondissmintt,edite à Wassy en 1849.

-

.........

.... ...

....

."

......

Vcssirz Eiiiest Royer :,Manuscrit PotJzier Bibl. Muizicipnle de Chnuitiont

1, 2 et 3. gnntihrre de scrminsnre rrréiovitigien ; 4. Poignée mi bioiiie décor& ; 5. Mnrqiies sui.
poignée depntère; 6. lnscfiptionvotivc.

115

. ou quand qu'ils pourront acquérir que ils le tiennent dou seigneur de Joinville pour quarante deniers censés que je cy devant. finage dudit Gourzon. 13. (168)Arts ef métins. qu'on 'dit être de Gorze. qui fut faite en San de l'incarnation de Notre Seigneur M. Si donc nous ne trouvions rien de mieux. qui est ainsi conCu : "Doit Chateler de son Boyard. I'etymologie. nous ne trouvons aucun motif raisonnable d'adopter son sentiment . (169) Se reporter à la page 178 de cette revue. et. Ja'i deja fait connaître que ce mot appartient à la langue celtique : il signifie limite dressée ou bien lieu frontière.COCL est mois de fébrier. semble annoncer d'autre part que la cominune de Laneuville. le docte abbé me paraît s'être ici égaré dans le champ des conjectures. presque toutes les communes de France dont le noin contient la syllabe Gotrr ou Gor ont étk limitrophes entre des peuples de l'ancienne Gaule. dalx son Bttlletin des Fouilles. ecrite dalu le dix-septième siècle.fa5 savoir à touts ceux qui verront ces lettres. en latin Fines. ainsi qu'il se connaît par un vieux titre du mois de février 1240." JI tious donne plus loin la copie de ce vieux titre. chose remarquable. village que l'abbé de Tersan (170). le passage suivant : "Anciemelnent la cité de Gorse fut batie sur la montagne du Chatelet. signifiait Castruin ERFONA. sous Bayard. etc. que nous venons de voir prendre si lestement son parti sur les obscurités de ces inscriptions. Cnii IVlii PATErni. aussi bien que Castrurn Erponn. p. 1. et Tulzere de cette maison : ont reconnu par devant moi.. Ainsi..I'OTHIER nelle. tous noms d'ouvriers et de fabricants de poterie." On peut se demander aussi pourquoi Son ne verrait point parmi ces inscriptions. située pareilleinent sur l'autre . De là. dès lors. 3' Ouniorices. et indiquait l'ancien noin du Chatelet . nous pourrions l'adopter. Gorzum. en la découpant. page 79. les seuls que nous ait transmis l'histoire locale. emprunte à une histoire manuscrite de Joinville. et. Gorze. plusieurs autres noin de villes. à fournir les espèces de sceaux ou cachets que les potiers appliquaient sur les vases de leur atelier . il faut avouer que ce petit monument a eté consacre à quelque divinite locale. (170) Arts et métiers pl. d'argent et de laiton. Si d'une part la tradition est constante pour faire du Chatelet le berceau de Gourzon. car nous ne voyons sur cette plaque informe qu'une matrice destinée. que quand qu'ils tiennent en la montaigne dou Chateler de sous Boyard. c'était que le mot Gorse ne lui paraissait N roinain. nul ne peut affirmer qu'il n'y ait aucun rapport entre le nom de cette puissance tutélaire et celui des habitants. au lieu de lire sur la plaque de bronze du Châtelet Cnstrurn Evlonn.. Çi le vrai sens de I'inscription de cet ex-voto n'est pas celui auquel s'en tenait Grignon. que la Maladrerie de Boyard tient du seigneur de Joinville. ni gaulois. Ounioriges et Ouniorimagus. a conjecturé que I'inscription Cerpona. etc. prêtre de la maladrerie de Boyard. qu'il représente ainsi CoERPONI. nous dit Grivaud (168). ni celtique. dans les autres empreintes. "mais. doyen de la chretie~eté. teinoigne croire que cette villé etait habitée par un peuple nommé Ouniorices. l'abbé de Tersan et Grivaud. a été cette fois le mieux avisé.. ainsi que l'ont pensé Grignon. Grignon. et Grignon. nous y verrons Cnii ERFONI. Qu'il me soit permis d'ajouter les obseivations suivantes. LE CHATELET ET SES EI\WIROi\"S 4 O Gorson. que Grignon a n u devoir chercher ailleurs et bien loin son Noviomaps Vadicnçsilim ! Un de ses plus forts motifs pour les rejeter. Castellum Gorzeum. et sous ses ruines se trouvent des inedailles d'or. fondant son opinion sur un ex-voto trouvé au Chatelet. aurait et6 ruinée. etc. il nomme la ville Ounionmagus. s'il ne s'est pas inontré le plus savant. et. Je Michaul." C'est devant ces deux renseignements. par exemple Colonia IVlia PATErna ? Oui. qui. tout en portant notre préférence sur un autre nom. Noui avons vu (169) que Grivaud de la Vincelle. sous-entendu Oficinn. et. des empereurs Arcadius et Honorius : de là est deineuré le vestige du village de Gourzon. et Nmiornagus-Ouniorigiurn le village de Laneuville-%Bayard. planche 5. Ounionges. nous ferons peut être bien de ne pas exclure entièrement celui-là. rech. conjecturait pourvoir être lui-même Ouniofiges. 16 où l'on dit que ln cité de Gorzefirt anciennement.qui voyait le Châtelet dans le nom Erpona. depuis. que messire Michaul. prél.

et pareillement ils auraient fondé. bien mieux que Fnins ou tout autre lieu. ce nom signifie frontière. que les ruines que l'on voit sont celles d'une ville nommée Gorze : tout cela permet-il de chercher encore pour le Châtelet un autre nom que celui de Gorrrzon. je ne veux pas être exclusif. son être. a pu très bien et inêine a dû s'appeler Cnstell~lmGorzeum. sur le versant oriental. selon Bullet. 364. inais encore il a été le cheflieu ecclésiastique de la commune actuelle de Rachecourt. quoique celle-ci eût une église. ce village occupant. I'abbe Bouillevaux (171). le village de Sommeuille. d'accord avec cette tradition. dans ce cas. contre le versant méridional. avait plus d'importance qu'aujourd'hui. ils se seraient rapprochés de ces possessions en constuisant sur la rive droite de la Mame. les chartes accordées à l'abbaye du Der. il résulte de ces observations que. Lorsque revint la sécurité.POTHIER rive de la Marne. la population. le noin Ad Fines s'est eteint. pour l'avoir appris de père en fils. celui de Gounon. la seule de ces communes dont le nom ait la physionomie gauloise. sur le ruisseau de la Nabline. 614. (173) Am~iinirede In Hnirte-Mame. qui est pareillement gaulois (172). ainsi que je l'ai fait pressentir en parlant des voies romaines. et des titres de 1240 et m&mede 1179 (173) disent. En résumé. Gorze ou Gourzon. l'un deux. la ville. dans les archives de la préfecture et ailleurs. qui a soigneusement consulté. est demeuré le chef-lieu du groupe : que. quatre villages existent autour de son emplacement. de temps iminemorial. dès qu'elle eût recu son enceinte de murailles. ainsi que je l'ai déjà dit. designation que sen?Ment justifier les riches terres d'une partie de son terri- toire. une ville dont les habitants n'ont point été massacrés a éte entièrement et soudainement détruite . Ainsi. sur l'autre rive de la Marne. lorsque sa population. sa population prétend. Dois-je ajouter. Gorzum ou Gorson ? En m'en tenant définitivement à ce nom. qui s'y trouve appelé Gonium. n'ayant pas d'autre église que la sienne. (172) Excellente habitation. on se demanderait vainement ce qu'il signifie. d'ailleurs possède encore le sol oir était cette ville. ainsi que nous l'apprend M. à trois cents mètres au ni di. la partie supérieure du cours de la Marne. Rachecourt dont le nom. Gorzeum. car. Le nom de cette dernière conunune semble être une révélation de ce fait . ainsi l'on a pu dire. non seulement Gourzon tenait le premier rang parmi les villages qui semblent venir de la même souche que lui. Gorze. sa vie. de même que le nom latin fourni par la plus ancienne des cartes connues . Gourzum Ouniorigium ou bien Ad Fines Ouniorigium : je reconnais surtout que notre ville. dont le nom aussi est évidemment moderne et n'a rien de celtique. après quoi. dans le Me siècle. et que Rachecourt était son appendice. dans l'hypothèse de Grivaud de la Vincelle. ainsi que Laneuville qui se trouve être encore maintenant son humble satellite. Castellttm Ad Fines. l'habitation la plus haute des quatre. '1808. reporte l'origine au moins aussi haut que la sienne. qui. de chercher un asile qui ne fut pas éloigné de leurs possessions territoriales. p. . p. lui ont été retirés et transportés ailleurs. ni d'autre école primaire. cette circonstance serait parfaitement indiquée par son nom sltmma villa. et que les mots Ad Fines. tandis que. ou plut6t rétabli. si le nom de la ville gallo-romaine a véritablement passé à LE CHATELET ET SES Er\VlRONS quelqu'une des localités qui se sont farinées de sa population dispersée. qui sont devenues le village de Fontnines. qui. que le Chatelet me semble être. qu'il a pu être modifié ou compl6té par l'adjonction de quelque autre nom . Je sens. après le sac de la ville. relativement aux trois autres. Remarquons de plus que Gourzon. qui signifient près de la frontière. c'est incontestablement au village de Gourzon. hors de cette hypothèse. les habitations de Bayard. tandis qu'ils auraient établi. que ses ancêtres habitaient la ville dont on voit les ruines et dont ils possèdent encore le territoire malgré la large rivière qui les en sépare. ce village. d'autres habitations. tandis que (171) Les Moines dii Der. a la preséance sur les trois autres et même sur un quatrieme dont l'origine est aussi des plus anciennes doit son noin à la vieille langue du pays . Gonnrm. a été fondée par une partie des habitants du Châtelet qui furent forcés. la station appelée AD FINES dans la table th&odosienne. sont assez fidèlement la traduction du nom gaulois Gorson. le noin Gorznlm ou Gorrrzon a suivi la partie survivante.

d'autres en malachites. Nous n'avons donc qu'à jeter un coup-d'oeil sur cette immense et inépuisable partie de nos découvertes. (175) Notes nrcJiwI. à l'exception de vingt-deux Nérons. pour l'obtenir meilleur compte. 33 et 34 Plidpin. L'abbé Phulpin n'a point fait connaître le noinbre de celles qu'il a trouvées et l'a ignoré lui-même. ardiev4que de Reims. sont si usées que ce ne sont plus que des plaques de métal . à l'effigie des empereurs. Plus des deux tiers sont totalement frustes : les unes. 28. dit-il. d'autres enfin sont minéralisées sous une forme cristallisée. en forme d'ainulette. dans ces deux hypotl~èses. plus profondéinent enfouies que les romaines. mais pour la plupart. d'une belle conseivation. Section 3" - Commencement. le nom véritable de la ville. a des spfcuiatem. ni de celles. c'est que le médailler qu'il a transmis à son neveu (176) en contenant six cent trent-six savoir : 234 en bronze de tout rnodule. comme aussi dans des cantons plus abondaiment que dans d'aukes. sont coupées en deux parties. pour y passer un cordon. 155 et suiv. dont la seconde porte le cachet de la réalité. n'ayant aucunement tenu compte de celles qui étaient frustes. qui se sont trouvées toutes éparses. et cent vingt en argent.mais on peut dire qu'elle est énorme. il ne les a point coinprises d m ce chiffre. Plusieurs. sous les remblais des rues qui ont été exhaussées et les murs des maisons. d'autres par quartier.. p." Ignorant l'usage des rouelles inetalliques dont nous parlerons bientôt et qu'il a trouvées en grand nombre. 4 en elechrm. surtout en grand bronze. qui est uniquement de chercher l'histoire de la localité. 26. 149. (176) M. tant fortuitement que par les fouilles. ne sera jamais connue . selon le catalogue présenté dans les Notes arcliéologiques. et. . d'abord parce que. et quelques-unes à fleur de coin. qui n'avaient de relief que d'un c6té.Dans ces neuf mille pièces sont comprises environ seize cent inédailles gauloises. Grignon (174) en a recueilli plus de neuf mille. il in'est encore rnoins facile d'évaluer le nombre (174) BirlleMz des Foriilles. La quantité de médailles trouvées au Châtelet. très nombreuses (175). c'est surtout de leur comparaison avec les médailles qu'elles recèlent. ensuite. "elles ne sont pas. cela demanderait une foule de recherches auxquelles je ne puis me livrer et des connaissances spéciales que je n'ai point . Il en trouva aussi deux en plomb. particulièrement dans les places publiques. ne se reconunandaient N par le travail ni par le prix de la matière. parce que cela me détournerait de mon but. Plusieurs sont bien conservées. qui étaient au fond d'une urne près d'un cadavre.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS le noin Cflstellitm. Castelluin un noin générique. surtout en ce qui concerne celles du type romain. Ainsi. qui auraient abuse du nom de ce prélat. 122 en or. aux débris de la forteresse. en français Cltifelet. Voyons donc d'abord quelles médailles ont été trouvées au Châtelet. vicissitudes et fin de la Ville. soit pur. avaient été percées. il s'en faut beaucoup. tandis que Gorzmm ou Gorze se trouve être le noin propre. afin de les suspendre. qui lui restaient des deux à trois cents que lui a fournis ce delnier inétal. Quoique les ruines portent généraleinent le cachet des siècles dont elles sont les temoins. Medailles. 32. qui appartenant à l'ère gauloise. p. qui l'a vendu à Mgr Gousset." Il en mentionne une seule en or. curé de Frmiville.. Benjamin .. ou plut6t m'a-t-on dit... 10 et suiv. Je n'entreprendrai point. Cent soixante-cinq de ces inédailles. 276 en argent de tout aloi. sans nous dire à quel regne elle appartient. lors in@me que je les aurais sous les yeux. Otrniorigium ne serait qu'un nom déterminatif. coinme cela ne manque jarnais d'avoir lieu partout où fut quelque habitation fortifiée. de les décrire rn@mesuccincteinent. dans les endroits qui ont été détruits et reconswuits.. tout ce que je puis dire. c'est-à-dire les dates et la nature des évènements qui s'y sont accomplis. est resté à la partie morte et déserte. surtout les bicéphales. d'autres sont converties en une espèce de ctilcities d'autres en uii verdet pulvérulent. pour ne l'arreter attentivement que sur celles de ces médailles qui me sembleront pouvoir conduire à ce but . dit-il. qu'elles attendent leur vraie place sur l'échelle chronologique. soit plus ou moins altéré. "Elles se trouvent. à des revendeurs.

119 .2 - ' >~ /-.. t Murricipnle ide Chn~itilovt An71en~i.i.roirelles. le no 14 est iin ylorrrb de cornllinre certmncnient de Nnisium.:Mni~usciit ~ ~~ ~ Potf~ier s Bibl. ! ~~~~j~ ~ ~R ~ !~ . nionnnies gnirloises et ionini7ies trorrv&s nnii Cluitelet.

régèneree par Lycurgue. en commençant par les plus anciennes. p. de petits cercles traversés par deux diamèires qui se croisent à angle droit au centre. 3. liv. La même considération leur a fait éviter les parties de la ville où se trouvaient principalement les médailles du hautempire. presque toutes du bas-empire et la plupart parfaitement conservees : celles du haut-empire étaient généraleinent frustes et meconnaissables. 40 . voir Monnaie.. et Rome naissante coupaient le bronze et le fer en énonnes quadNlatPres et que les Phoceens de Marseille frappaient encore leurs pièces en carrés creux. regardant comne perdu le temps qu'ils inettraient a fouiller la couche où se trouvent des dernières. prirent diverses formes. Paillette en ont rencontre environ un mille. loco cifnfo). Arfs et m. editeur E . p. je donnerai pour échelle chronologique aux médailles gauloises l'ordre d'origine et de transition qu'ont généralement adop* les savants qui se sont le plus occupés de cette partie de la numismatique. 65. etc. chap. BitII. des morceaux d'airain ou des anneaux de fer. 12). 17 et 121. des Gmrles. 51. tandis que Sparte. 5. Paillette et que Grignon et M. tantas ex suis bonis. Ce métal. inforines et irréguliers (177). 1. aestimatione factâ. desf. 329. d'un poids déterminé. p. de finond. éparses dans le sol. Aujourd'hui. (180) Telle semble @trel'opinion de M. et ils se sont attachés de preférence aux endroits où abondent les petits bronzes des Constantin. Griv. par M. Armand Cassan (AnW. soit pour la plus grande facilité du transport et de l'usage. pl. (179) Viri quantas penrnins ab uxoribus dotis nomine acceperunt. Phulpin. nous dit César (178). ." place ces roues. moins avancés en civilisation que ceux de la Gaule qui. Arfs et mét. Didot. N'ayant en vue que la recherche de celles dont la vente leur était facile et avantageuse. pl. dans l'Encyclopédie modeme. "Ce sont. A défaut de dates certaines. Ainsi.Grivaud. 078) Utentw aut aere aut mnulis ferreis ad certum pondus examinatis pro nummo ( a s . Je regrette donc vivement de ne pouvoir être plus explicite et plus complet dans la nomenclature suivante : Médailles Gauloises trouvées au Châtelet. Paillette et M. ils se sont toujours arrêtes à la surface de cette couche. Ernest Royer en ont rencontré beaucoup (182) : selon ce dernier. (182) Noks nrchéol. d'un gris blanchâtre. à l'époque de la conquête romaine. leur diamètre est de 4 à 8 lignes . 7 et 53). liv. p. et.ne serait-il pas le m@me que Cesar désignait comme étant du fer ? Grivaud de la Vincelle a pris ces objets pour des roues votives.t. dès que les besoins du commerce en firent naître l'usage. p. Guerre des Gaules. rie Mmtes. se servaient des monnaies ordinaires (179).. etc. (183)Melanges où dominent i'étain et i'argeiit (Dudmlais. Leur aspect est celui de la fonte de fer.LE CHATELET ET SES EkVIROYS de celles qu'ont produites les recherches des personnes dont j'ai parlé dans l'article publié à la page 122 de cette Revue : tout ce que j'en sache. tirant quelquefois sur le jaune. doivent avoir trouvés en grand nombre ? 2" A ces anneaux auraient succedé les rouelles. Duchalais. p. de même que les rouelles metalliques dont je vais parler. 69 et 1701 : t. qui servaient de monnaie aux peuples de la Grande-Bretagne. c'étaient. quelques-uns avec arrête int6rieure. nos numismatistes les plus (17ï) M. parmi les objets en bronze. Hé bien ! je me borne à le demander... 145. dit-il. '1 Les espèces métalliques. inspirées soit par l'extreme simplicite des procédés de fabrication. cum dotibus communicant (Id.. (181) Bulletin desfouilles. 65 et 114. p. G. Denis. méplats. dont plusieurs ont été recueillis par M. M. 26 et 149. qui est une variéte? de potin (184). ainsi que tous les anneaux. 40. 6). Ils n'en ont trouvé que cinq en argent et une vingtaine de gauloises. qui les ont confondus avec les m e a u romains.. servi pareillement de numéraire aux Gaulois avant que leurs vieilles relations commerciales avec les Grecs et les Romains eussent généralise parmi eux la forme monetaire usitée chez ces deux peuples (180) ? Ne serait-ce pas à ce numéraire primitif qu'il faudrait attribuer des anneaux coltlés (BI). (184) Revue ~tirtnismntiqire. de seinblables anneaux n'auraient-ils. c'est que les bûcherons de M. p.Notes nlrhéol. ill~rshationinstitiiée à ln monfnpe de Monfser.

qui aurait été Ia bourse de ces temps-là. p.. p. p. Ainsi que les anneaux. Lepnge. (186) Bull. Ces pièces sont si barbares et si brutes que les jets des coulées y sont encore adhérents. Bi@[ qire grniloises ces monnnies ont cimilé bien après In coiiquêferomnine (d'après L. (187)Id. en argent et en plomb.LE CHATELET ET SES ENVIROI\iÇ recoinniandables. Ces daix cnries nzonfrenf les relntiotzs entre Ioppidiini de Bouiolles sihlé nii dessis de NnU-nux-Foiges et I'aypidiim dii Cliâteief. 28. semblent avoir acquis la conviction que ces petites roues étaient une monnaie en usage chez les Gaulois. p. d'un travail moins grossier. de l'autre c8te est un animal presque toujours de figure fantastique et ordinairement tenant d u cheval . qui en ont aussi trouvé en or. des f. 156 et 159. c'est-à-dire des disques plus convexes d'un c6té que de l'autre (186). Colsmi (Voir in. Elles sont toutes en potin." Sur quelques-unes. 3" Viennent ensuite des masses hémisphériques. on distingue très bien le sus gnllicus.Arts et mét. Catie de r6patiition des monnaies du type de MATVGINOS. pl. de In Meuse ef de I'Aube) (185) Biill. ils se seraient portes en collier. 163. surtout ceux de Nasium. à l'instar des petits cmns de la Ciune et des inanilles de Benin et de Calabar. . (188) Bzilldin des foiriiles. Les deux gros points figurent le Châ- Carte de répartition des monnaies au sanglier des Leuci. 28 et 111. Les deux gros points figurent le Châtelet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse) teiet de Gourzon et le Châté de Boviolles (Meuse).+n.). entre les jambes sont les éléments d'une fleur de lys. notamment chez les Çegusiens. "sont coulées en forme de médaillon ayant un cordon saillant des deux côtés : sur l'une de ces dernières. 65 et 100.160 et 163 . Cette espèce est celle que l'on renconhe le plus coinmunéinent dais les ruines d u Chatelet.Les monnnies de Mahiginos non cifëes pnr Pothier oz1 pnr Giignon onf été bien mises en éuidence pni. Moiinme des Leuci 4' Plusieurs. des f. passés dam un cordon ou dans une chaînette. "La façade représente une tête joufflue dont l'exécution est des plus barbares et qui paraît ceinte d'un d i a d h e .. Le tirmiilils de In Moffoferi Nijorl ef les Ages dir Fer dmis les bnssins si~périeii~ de In Mnme. les Cataloniens et les Leuks..

au bas d'une tête fort belle.ACILNS . Le métal e n est généralement plus cuivreux que dans les espèces précédentes . entre ces mots IMFERATOR et CA.revers III. . J'ai dit par quels motifs je n'entrerai point dans la description des inédailles romaines. ROMA . . p. HISPAN. 464). exergue. tête imberbe. mais ce qui la distingue. ainsi que nous allons le voir. Bige. ne comprendre dans cette énumération que celles dont parle Grignon et celles du médaillier de M. autant que possible.trois instruments du culte. page 260 et suivantes. un peu moins nombreuse que la première.L. l'effort de la percussion en a corrompu les bords par des crevasses. Plusieurs sont illisibles. Je ne puis signaler. ce sont des deniers d'argent : les deux autres sont fourrées. RVF. et derrière elle comme un faisceau de hastes avec les lettres NS . c'est qu'au lieu d'avoir été seulement coulée. IVLI. CLODIUS M. comme le métal est aigre.. VIX. Je me contenterai de les énumérer. je dois éviter de les chercher dans les collections où elles ne sont entrées qu'au choix de l'amateur. la lance en arrêt . sur l'autre côi-2 D séparee de AR par une tête de femme.C.P. belle tête de femme. revers une proue. n'est pas d'un meilleur goût . (190) Desobry. tête casquée. par conséquent. et. quelquefois il est d'une blancheur qui approche de celle de l'argent.pense qu'aucune des monnaies où se lit le nom d'une famille romaine n'est anterieure à Jules cesar. tête de femme . où elle fut frappee en l'an de Rome 705 48 ans avant 1.N." Monxnie des Cnfnlnimi 5' L'espèce suivante (188). selon qu'elles sont en or. RVFVS. sont très variées dans leurs types. Ronze ml siècle d'Airgusfe.C.et.sur l'autre face. Tenant à conserver entre elles. @tecasquée. POMPEI. tête couronnée de rayons. ayant devant elle la lettre A sépacée par u n trait perpendiculaire du mot ARIN. couronnée de chêne . comme provenant de notre montagne. CASSNS. il n'en désigne que deux qui sont REGVLVS LVCIUS L M N N S et MARCVS SCAVRVS AEDIUS CüRT. de l'autre côté. . tome 3. Comme toutes les consulaires. . tant en or ou argent qu'en bronze ou autre métal.VAL. même face .à l'exergue. ITVRI. p. . d'Adrien et de Constaniin.. .C. Les consulaires. Eiicyclopéiiie nrodone.à l'exergue : POSTAF. Va Monnaie. tête remrquablement allongée .EGN. MEMMI. NhT. FVRI. 1839.POMPEI. revers SALVSIS. avec (189) Applonie. . trophée sur une proue de navire. Médailles romaines trouvées au Châtelet.SABIN. C. W S . . vierge sur la chaise curule. char triomphal . RVFVS. . je vais coinmencer par les indiquer séparément. Sur quatre qu'a trouvées Grignon (188). Barthelemy (rmrie izitmismntiqite 5..lLI.. P. sur l'autre face A (189).M.VIR.. au-dessous d'une trirème. tête couronnée .Q. résistant à la classification chronologique. qui toutes ont été frappées.C. captif au pied d'un trophée. revers : CN. . sont deux cavaliers.. au-dessus d'une proue . (191) "Du temps de 'ïrajaii.CLODL. en argent ou billon.F. Les autres pièces. Phulpin. AHENOBARbus . on resitua des moimaies de la rhpublique et des premiers empereurs.. F. L. mais de Trajan surtout. elle consiste en "une petite goutte globuleuse de métal. mais tres peu noinbreuses dans chaque espèce.revers. de l'autre ceté." Souvent elles sont très petites et n'ont quelquefois que deux lignes de diamètre. C. R. déprimée par la compression d'un poin~onqui y a imprimé d'un côté une @te et de l'autre un animal . et ce qui semble établir qu'elle est moins ancienne.F.autre pièce. M. revers deux hommes qui enlèvent chacun une autre personne .VIR. . les proportions numériques dans lesquelles elles ont été trouvées. 194).. .revers. aigle portant la foudre entre le Lituus et l'Hydria. . ." (Duchal. NORBANVS.-C. am&. Q.LE CHATELET ET SES ENVIRONS on voit une tête de mouton et au revers un ours (187). V.. le croissant lunaire entre trois étoiles . en bronze grand. . en exergue. que celles dont je donne ou reproduis ici la description.F. CONSIDI . (RNIICrzlimimmtiqlie. moyen ou petit.C. au-dessous de trois enseignes militaires . tête avec voile tombant en arrière . et les autres offrent les noms suivants : 1II. et. Phulpin. C. tete juvénile.DOMïïNS IMP. revers VESTALIS. J'en ai reconnu cinquante et quelques-unes dans le médailler de M.revers figure sénatoriale.

nous voyons pées sous leur consulat : elles l'ont été. Fastes c~nsuÏoires. La plupart.mais elles n'ont point été frapA l'appui de cette interprétation. soit encore. ment. soit à une époque postérieure d'un siècle et plus à ce fondateur de l'Empire. . p. par conséquent avec le sendes Empereurs (1%). appelées Consulaires.qui connaissait les médailles de M. Baudot (193). Clodius et Cains Norhunus. mais cette dénomination est impromédailles vont jusqu'au règne de Julien. P. P. en y arrêtant sont ceux du Triumvir monétaire son attention. qui ont été consuls . Par conséquent. depuis cet Empereur jusqu'à Julien l'Apostat. homme nu.L. vivaient du temps de Jules César. les médailles consulaires ne font point date certaine. tenant une épée.c. CASSNS. L. on en rencontre un nombre considérable. Jtlnitis Silanu. ln VIR sont très nombreuses au Châtelet VAL. Phulpin. ainsi qu'on l'a reconnu (190) l'effigie étudiée. constater dans les Mémoires de l'Académie des sciences. soit par quelqu'un de leurs descendants l'abbé Phulpin. inclusivepre. ni quelque ancêtre de ce Triumvir.Il a donc suffi que I'on y timent de leur valeur historique. sont consacrées. puisqu'un grand nombre d'entre elles relatent des noms que l'on recherche vainement dans les ment. et probablement jusqu'au règne de Julien exclusivedans celles-là : Q. C'est probablement sur de telles considérations que M. POMPEIVS RVFVS. inais. sans affirmer qu'il ne s'en CLODIVS M.LE CHATELET ET SES ENVIRONS POTHIER que les autres personnages désignés par nos consulaires du Cliâtelet ont vécu soit bien avant lui. etc. exclusivecette inscription L. tandis que.ACILIVÇ.V. mêmes lorsqu'il n'étaient encore que Triumvirs monétaires. arts et bellestrouva souvent leurs noms pour les appeler médaillettres de Dijon (1829). on voit qu'elle se annuel. des suivants. ment. chargé de la fabrication. 204 et suiv. Cnius Memmius. La seconde partie de cette assertion ne mérite Ces médailles. il est partir des prédécesseurs de Julien. Cneius Domitiits Aheno bnrbus. par les soins l'attention du savant et.IVLI. Elle semble signifier qu'il ne se trouve Sur ou le nom des consuls sous lesquels elles ont été notre montagne aucune médaille de Julien N de ses frappées : ces portraits. après avoir trouvé toutes ses médailles connsulaires. les médailles des vrai. c'est qu'à SCAVRVS AEDLIS. Ainsi. exergue XI. dans des temps où la monnaie d'argent n'existait pas ou conunen~aità peine d'exister à Roine. CLODIVS. Nous nous contenterons donc de remarquer que M. borne seulement à nous apprendre comme dans celles-ci : RVFVÇ IU que les médailles des empereurs W. Publius. .). que ces les consulnires . Caius Considiits.TiTVRI . C.." VALERi FLACCI.. comme peut-être dans celles-ci : M. ne repropas inoins que la première d'être soigneusement duisent point.ou bien ceux de Antoninimiis de Pupienits trouve aucune ni de ce règne. . pour les avoir vues et touchées avec qui l'est devenu. CONSIDIVS. et O :?ZG (192) Notes nrchéologiqiies. à la mémoire de personnages Empereurs roinains sont trss rares au Châtelet. EGN ln VIR R. ces noms que I'on y voit successeurs . la seule conclusion que nous puissions en tirer. plus tard. s'est déterminé à dire (192) : Sesterce de Tibère "On ne découvre sur la montagne aucune médaille romaine antérieure à Jules César.P. 17. p. soit par euxM.tels que : P.

qui. Elle a pour légende : D. Nous avons de plus.Fontaines. (1%) Des faits semblables. pour prouver aux amateurs qui connaissent les médailles du Châtelet. prince qui régnait en 392. de Valentinien ler. vrai nid d'aigle comme le Châtelet. remarquablement grisâtre.N. Ainsi. également provenant du Châtelet. non seulement des substructions et des medailles de l'epoque romaine. à mi-c6té du Châtelet. Leloup. On trouve à Montsec (199). un Valentinien II. près d'Andelot pendant l'hiver de 1849. p. d'Hélène sa femme. cabaretier à Fontaines. On lit autour de la tête : D. dont le flan paraît ne pas s'&tre étendu sous le marteau pour recevoir toute l'empreinte. prosternée à ses pieds . est encore là. la série numismatique ne remonte guère plus haut qu'Auguste et se termine vers l'annee 4W de nobe ère (Revue numismatique. qu'il n'a pu être trouvé que dans la terre du plateau de la montagne. mais. deux medailles du Chstelet. LE CHATELET ET SES ENVIRONS F. Sun et l'autre.. et à l'exergue des caractères devenus illisibles. dont la série semble s'arrêter à Valentinien II. Grignan. l'ayant obtenu de M. (lm)M. et surtout par un Mngntts Mmimus. Denis. contre l'emplacement du cimetière romain. ayant ete mulees. dûs probablement à la m@mecause que ceux4 . j'ai en ina possession. 1842 p. comme prestataire. petit bronze. 68). de Julien. 222. Iilirstrntio71restituée R ln montngne deMontsec. MAXIME AVGtrsfus. pour rétablir la chaîne entre le tyran Maxime et l'empereur Julien. de Gratien.l'autre. est encore en la possession du sieur Victor Manin. . et servant. avec les autres ouvriers et sous les yeux de l'autorité locale. travaillant il y a plusieurs années. i'ancien Decempagi (lm) "on trouve quelques momaies des Leuks et surtout une quantité prodigieuçe de monnaies romaines. qui l'a reçu d'un de ses paroissiens. îl (198) Même volum. Monteclair. dans son premier (195). appartient aussi à M. par la comparaison. à l'exergue LVGE : la figure de Rome est assise. offre aux redierclies de l'antiquaire. ville de fondation romaine. la plupart en moyen ou petit bronze. l'un parfaitement lisible. p. Leloup . (199) M. A l'appui de ces rapprocl-iements. 64 et suiv (200) Outre les ruines de son château Modal. sur le plateau de Tarquimpol. un vase. VRBS ROMA. Us sont. p. et au revers. Gelin. qui font partie de ce médaillier. en argent.. à bien recomaître l'autre. qui les tient d'un habitant de Fontaines. L'une.. il nous indique de plus M. A ces deux Mngntcs Mmimus nous avons à en joindre deux autres. sur le versant occidental de la montagne. une cuillère et autres objets. de Théodose-le-Grand et 095) Id. appartiennent à l'epoque où l'on a commence de fabriquer des pièces pleines. GRATIANUS P.N." Les ruines de Solimariaca (198) fournissent des monnaies de Valentinien Ier et de son collègue Flavius Valens. où un vigneron nomme Francois Gauthier en a trouvé plusieurs qu'il possede encore et qui. A Montéclair (ZOO). cent vingts médailles dont les dernières sont de Mayence. il a été retiré d'une fouille.Beaulieu. à l'offerte. curé actuel de. Phulpin. dans le médaillier de M. trois ans avant l'avènement d'Honorius. tenant de la main gauche une haste et de la droite une Victoire. à l'effigie de Gratien. des Gratien et des Honorius. ii s'en trouve notamment dans le haut des vignes du versant meridionai. qui coinmença de régner dix-sept ans après la mort de celui-ci. Enfin. de Décence. Ils sont petit bronze. l'a trouvée avec d'autres monnaies. 1. p. portant de la main gauche la Victoire sur un globe et relevant de la droite une femme couronnée de créneaux. viennent les séries de médailles trouvées dans les ruines galloromaines de cette partie de la France (1%). t.POTHIER Mais cela ine semble encore I N ~ U X prouvé par l'existence de deux médailles de billon à l'effigie de Julien. Archéologie de In Lorraine. VALENTINIANVS P. se constatent journellement jusque dam les provinces meridionalles : "A Aix. dans son deuxième catalogue (194). F. Le revers montre l'empereur debout. petit bronze que j'y ai rencontré et dont le verdet. AVG. à la réparation du chemin vicinal. mais aussi des monnaies gauloises. s'arrête à Magnence et Décence . AVG. sur la rampe orientale. 29. Celle-ci est d'une parfaite conçervation. comme celui de M. autour sont les mots : REPARATIO REIPVB. il y a pour moi certitude morale qu'elle provient du Châtelet.

et qui nous represente. Telles sont donc. Quant à l'époque à laquelle cette ville est venue prendre la place de la ville gauloise. etc. Elle est représentée par 5 médailles en or. essayer de comparer entre elles. et 134 en bronze. êhe que du cuivre blanchi. et 267 de bronze ou 13 fr. dont 67 centièmes de médaille en or. dont ies cinq règnes offrent 95 pièces d'or representant 1671 fr. savoir. qui a duré 31 ans. 35 c. dont 122 en or. qui est de 119 ans. jusqu'à Auguste valait 20 fr. Enyloped. Ces quatre périodes LE CHATELET ET SES ENVIRONS nous offriront ensemble 1308 médailles.. unité de la monnaie de cuivre. Cliezjean. une pièce et 57 centièmes en argent. 81 c. plus agitée. ayant ensemble une valeur intrinsèque de 87 fr. . et 27 en bronze ou 1 fr. qui fut l'âge d'or de l'Empire. trente en argent représentant 21 francs de notre monnaie. Dennties. Trajan. Othon. Claude et Néron. dans le 17e siècle. et à la fin70 : depuis Gordien I l i jusqu'à i'avènement de Constantin. La première. a compté pour Empereurs Nerva. 221 en argent et billon et 234 en bronze. . ce qui fait pour chaque année trois médailles dix centièmes ou une valeur métallique de 13 fr. 34 c.. que bien avant les fouilles de Grignon. 59 centimes sous les rèpes suivants. comprendra Galba et ses éphémères successeurs jusqu'au règne de Nerva : la troisième. Galba. . les inoins anciennes des médailles qui se trouvent sur le Châtelet et dont la présence autorise à croire que. sous Auguste.. 95 c. personne n'a jamais prétendu que ce fût celle où ont été frappées les plus anciennes des monnaies romaines que l'on y trouve : il est plus rationnel de présumer que cette ville y a été établie sous le règne où les valeurs métalliques y ont le plus afflué. de l'an % à l'an 180. quatre centimes de médaille en or. comprend six règnes. ne valait plus. (203) L'Aureus. 9l pièces d'argent ou 63 fr.. La deuxième période. ensuite parce que de tels établissements ne peuvent se faire sans amener avec eux beaucoup d'argent. La troisième période. de l'an 68 à l'An 93. 65 c. moderne Vis As et Monnnie). 25 en argent et une médaille treize centièmes en bronze. florissante et paisible. ainsi que je l'ai déjà fait pressentir (202). jusqu'à la fin de la série. 259 et 263 . 39 c. d'abord parce qu'on ne bâtit des villes que dans des temps de prospérité et d'opulence. et Marc-Aurèle. Titus et Domitien. formée de 84 ans. de notre monnaie. jusqu'à présent. varie de 71 à 63 grains depuis Auguste jusqu'8 Galba et ses successeurs . (203) Cela fait pour chaque année une médaille quarante deux centièmes ou une valeur intrimeque de 9ï centimes. 04 c. Auguste. Vitellius. inséré dans les Ménzoi~esde ln Société hfoiiqtie et nrchénloguli~ede Lntrgi'es. Nous allons donc. comme l'Aqueduc et le développement de la ville ne peuvent. en recherchant l'ancien nom du Châtelet. des règnes plus ou moins agités. et 577 dans le médailler de M. on disait. et 17 fr. L'As. ou cinq médailles quarante centièmes en or : 1. depuis l'an 50 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 68 de notre ère. qui ne feraient qu'une valeur métallique d'environ 6 fr. Rome nu siècle d'A~ig. y existait encore la ville gallo-romaine. appartenir qu'à une époque où les Gaules se trouvaient depuis quelques années. savoir :731 décrites par Grignon. 2 p. y compris un Pompée. en total % médailles representant une somme totale de 404 fr. 38 c. Tibère. La première période. qu'il se trouvait aussi sous nos ruines des inédailles d'Arcadius et d'Honorius.en total. et nous d o m e 21 médailles en or. savoir. 453 pièces ou 1748 fr. Adrien. faisant ensemble 20 fr. 10 c. le dernier fut altéré jusqu'à ne plu. comrnencera par ce règne pour finir avec Marc-Aurèle : la quatrième nous conduira. les médailles des différents règnes. et pesant primitivement une livre de douze onces. à l'aide de l'énumération qui va suivre. d'abord 82 c. 70 c. commençant à la pacification par César.POTHIER d'Arcadius (201). 35 centiines. dont 116 en argent et billon et 615 en bronze. (202) Page 269 de cette Revue. Antonin. compte pour l'Empereur Jules César. que 8 de nos centimes et seulement 6 1/2 à partir de Galba : il avait pour fractions le Semis. nous répartirom nos médailles en quatre périodes.. et 86 centièmes en bronze. Le denier d'argent. dont la valeur intrinsèque est de 369 fr. 60 c. Vespasien. 70 c. Le Quiilainx. . ira jusqu'à l'avènement de Galba : la deuxième. et pour double le Dupondius (Desobry.08 centièmes en (201) Notice sir Andelot par M.t. Nous avons vu. D'autre part. Total 169 pièces valant ensemble 115 fr. sous le point de vue de leur nombre respectif. Phulpin..48 en argent représentant 33 fr. d u temps des princes qui les ont fait frapper. 05 c.. . dans u n état de tranquillité parfaite. . en valeur intrinsèque. Caligula.

de I'an 180 jusqu'à l'invasion de I'an 407. 43 et 74. representes par 590 medailles. en permettant a quelques autres de s'y introduire.POTHIER LE CHATELET ET SES ENVIRONS argent. notamment 118 d u règne du Grand Constantin. comme pouvant nous apporter quelque lumière nouvelle.ce qui fait seulement un total de 156 fr. . et encore par l'abandon. leur etat de dégradation suite naturelle d u long usage. vin@ et une fois au-dessus de la preinière et trente fois au-dessus de la quatrième. 50 c.. et 1 pièce 855 millièmes pour le bronze. pour les trois premières de ces périodes. La plus riche des quatre périodes est donc incontestablement la troisième. savoir. 29 de Constantin 76 de Magnence et Tl de Décence. je ne pretends pas offrir ces apprfciations conune l'exacte expression de la vérité : si mes calculs sont justes. si l'on considère seulement la valeur intrinsèque des médailles. ïi n'est point dans mon plan de faire connaître la valeur conventionnelle et artistique de toutes ces medailles : mais je puis affirmer et le monde savant sait déjà que plusieurs d'entre elles (205) sont infiniment précieuses. 74 centièmes pour l'argent. ira jusqu'aux premières années du règne d'Honorius. Je reconnais au contraire qu'elles peuvent et doivent avoir éM plus ou moins viciées. Pllulpin me l'a dit lui-meme. d'après POTHIER 1 Graphique étnbli ri pnrtir des rkifirs de Pothier <i k d i i s i o n des monnnies d'or prouennnt dii %or monétmir découveri par Pliiilpiii. J'ai voulu seulement reunir. offrant pour chaque année une valeur inétallique de 63 ceiltimes. consistant en deux médailles soixante centièmes. et 3. cinq de Constantin fils. d'abord par le caprice des fouilles et le hasard des decouvertes . ans que l'on puisse aujourd'hui en bien distinguer I'origine. en leur supposant autant de valeur que celles des règnes précédents. la vente ou l'échange de plusieurs d'entre elles. celle des Antonius : elle compte par an plus de deux fois autant de pièces que la quatrième. en argent et billon 168 qui representent. 59 c. composée de W ans. Rousseau. Phulpin (204). aclietee par M. REPARïTïION DES MONNAIES. elle est plus d'une fois et deux tiers au-dessus de la seconde. ïi est remarquer que. que dix des medailles décrites dans les Notes ardiéologiques ont et6 vendues pour mie somme totale de dix mille francs. puis par l'omission des médailles frustes et de celles que l'on n'a pas assez étudiées. il n'a pu @tretenu compte de beaucoup de ~tV?daillesen bronze. Elle offre en or une seule pièce ou 17 fr. Ce tnblemi pondéré qui tient contpte de ln unlair izlntive des nionnmes peimet de se rendre contpte a i n e nctiuité koi~oniiq~ie qiii semble à son optiniirm ne cours de In phiode 96 i 180 après J. et en bronze 421.18 centièmes en bronze. je ne puis affirmer que les bases le soient autant. alors conservateur des médailles à la bibliothèque du roi. qui sont ainsi sorties du médaillier de M. ce double élément d'investigation à nos autres moyens de découvrir la vérite.C. p. Certainement. une fois et deux tiers autant que la seconde et près de quatre fois autant que la 120fJ première et. . 24 de Constant. (205) Bi sait et M. n'ayant permis de les classer. 19. La quatrième période. PERIODES 1 -50 i 68 2 68 8 93 3 93à180 4 180à407 TOTAL (204) Notes nrchéologiqiles. moins de cinq millièmes pour I'or. 117 fr. dont WM) fr. ayant toutes ensemble une valeur intrinsèque de moins de 21 francs .pour la seule N I A AVGVSTa DIVI TïïI Filin.

mais par le fait des peuples coalisés de la Belgique.. l'attaquèrent : puis. aujourd'hui Fismes. MA. L'escarpement et la position de notre montagne doivent l'avoir fait habiter une des premières.. qui leur fait éprouver de grandes pertes et les met en pleine deroute. pour reconnaître que cela n'est point probable. ATFILA. comme l'erection de la Haute-Borne.. et dont l'usage relie l'époque de l'occupation romaine à celle de l'entrée des Celtes dans les Gaules. de celles-ci aux informes disques de potin. (208) Id. lors des premières guerres de César. mais ils en sont emp&chéspar César. S'il est vrai que dès l'an 1580 avant J. A huit milles au nord de ce Camp était Bibrax. à celles en elechum.LE CHLELET ET SES ENVIRONS POTHIER Fondation d e l a ville gauloise. (206)Page 302 de cette revue. pour ravager de ce c6té-ci les terres des Rèmes . quoique bien plus rapprochée de nous. comme dans celle des ruines romaines. ils restèrent encore quelque temps autour de la place. qu'elle avait un grand nombre de villes. En reinontant des médailles REMO. un seul se trouve signalé à notre attention. on peut dire que l'origine de la ville gauloise se perd. à trente-cinq de nos lieues ou plus de cent milles romains au Nord-Ouest du Châtelet. De la diversité infinie des peuples qui l'habitaient (207) on peut conclure que la plupart de ces villes étaient établies sur des lieux naturelleinent assez forts pour les mettre à l'abri des brigandages et des invasions. (no)Note n?rlviol. pour se venger de la défection des Rèmes. Chacun se hâtant de rentrer dans . il suffit d'étudier sur une carte géographique ce que dit César ('Zll) des évènements de cette guerre. c'est-à-dire. (207)I d m . emprunMes. Les Belges.liv. aux coutumes de l'Orient. Les traces d'incendie qui se remarquent dans la couche des ruines gauloises. 2 Fin d e la ville gauloise. au lieu de s'&tre faite graduellement. p. Effectivement. en bronze et en argent. L'époque de sa fin ou de sa transfomation. après avoir saccagé les terres et brûlé tous les villages et toutes les maisons des environs.en voyant les haches en silex (209). par conséquent. G ~ ~ e rdes r e Gm~les. du secours envoyé par César leur ayant 8té l'espérance de prendre cette ville. il faut admettre qu'elle était dès alors très peuplée et. p. sur la rive droite de l'Aisne. Ainsi leurs dévastations n'eurent lieu qu'aux environs de Bibru.-C. bien loin dans la nuit des temps. Parmi les évènements connus auxquels on peut attribuer cette première ruine. c'est-à-dire. On les voit chercher à travers l'Aisne. 117. n'est guère plus facile à préciser. et mPme qu'on ne tardait pas à les entourer de murailles. (al)Commorfnires. 18. (206) la Gaule envoyait au loin des colonies. BN. cornmes les couteaux de circoncision chez les Hébreux. César était campé dans le nord du pays des Rèmes. 8044 Blanchet 392 Monilnies nttribiiées nux Rolles ef citées pnr Pothio. (209) Id. ville des Rèmes. de ces disques aux petites roues métalliques et aux simples anneaux qui ont dû précéder ces roues (208) . Elle aurait eu lieu. P. et. du remplacement des habitatiom gauloises par des habitations romaines. font présumer que cette transformation. a été violente et simultanée. qui approchaient. 350 et suivantes. selon l'abbé Phulpin (210). ils marchèrent droit à César avec toutes leurs troupes et vinrent occuper à environ deux milles de son camp : leurs troupes occupèrent près de trois lieues de terrain. KAA.

inar- LE CHATELET ET SES ENVIRONS chant du Rhin sur Rome. pendant la seconde révolte d'lnduciaare (212). par le territire d'Amiens (Ambinni) et du Hainaut (Neruii). que le seul Vercingétorix recourir. à l'alliance des Roinains aura pu dors. Telle était l'impression qu'avait laissée dans les Gaules epuisées les gigantesques opérations de César. -Les médailles trouvées en octobre 1852 (214) et dont l'enfouissement semble remonter à cette époque ne seraient-elles pas un indice de l'effroi que ces evènements causèrent dans la contrée et des périls que courut alors cette ville soit qu'elle n'eût encore que des Gaulois pour habitants. tel était le prestige de cette aigle romaine qui. par Noviodunum (Soissons). La constante fidélité des Rèmes. qu'il suffisait de l'enceinte vide d'un camp pour maintenir toute une contrée dans les liens d'une fidélité respectueuse et que le peuple vaincu s'était fait le satellite du vainqueur : la politique romaine y aidant par les égards et par les bienfaits. puis au nord. suivre les fuyards d'abord de l'Est à l'Ouest. et nous ne voyons. qu'était le foyer de révolte. et où. bien loin des Catalauniens. liv. les Trévires et les Lingons soutinrent dans sa révolte le batave Civilis. Sabinus dans son usurpation. la transformation de l'établissement gaulois en établissement romain ne s'est pas faite successivement et insensiblement. elle a dû se faire simultanément. ce qu'il avait été auparavant. tandis qu'un petit nombre de colonies puissantes s'établissaient sur la frontière rhénane et que de grandes villes se déployaient tranquillement et comme sans défiance au bord des fleuves de I'intérieur. y avait partout frappé avec la force et la rapidit6 de la foudre. auraient fait partie des fuyards : or. Comment. comme les apparences nous autorisent A le croire. égorgèrent les habihnts de Metz et rançonnèrent les Eduens. peuple situé au Sud-Est des Rèmes. attirer sur la ville rémoise de Gorze ou du Châtelet. Si notre ville gauloise échappa. dam le Berri. deux à la seconde Lyonnaise et six à la seconde Germanie. . après la mort tragique de (Zi2) Ces. 7 ) . (23)oppida incendi opolterr. Sept appartenaient à la seconde Belgique. après Vespasien. n'ont point eté alors dévastés. ainsi que celle des Eduens. chez les Trévères. et enfin dans le pays de Namur (Afuan). la Gaule semblait aimer ses chaînes et se gardait comme d'elle-même. (Zi4) Page 123 de cette revue. on voit César. le Châtelet n'aurait donc éte exposé à la dévastation qu'autant que les Leuks. qiine non multitione et loci nnhrri nb onini sintpoiciilo iiifn (id. jusqu'à l'an 69 de notre ère. soit que les Romains aient rasé tout exprès l'ancienne ville. à la dévastation. c'est-à-dire. comme n'étant pas suffisamment en état de resister à l'ennemi (213) ? La force de sa position ne permet pas de le supposer. Cette fois. Si. nous r e m quons que le système d'occupation des Gaules par les Romains ne fut plus. qui ne laissait aucune insulte impunie et qui ne pouvait négliger la défense des Rèmes.. et. à cet affreux système de défense. D'autre part. comme le Châtelet. Ii est donc évident qu'il n'a eu aucune injure à venger dans la première Belgique et que les villes et villages qui.POTHiER ses foyers. Mais lorsque.. c'était au centte même de la première Belgique. parmi les quinze nations coalisées dont parlent les Commentaires. Je me sens plus porté à croire que la ruine de la ville gauloise aura eu lieu dans une des campagnes suivantes. époque où les soldats de Vitellius. Tous les peuples y venaient demander au prince rebelle alliance et protection : celui-ci força les peuples voisins de fournir des troupes et il donna pour mot d'ordre de marcher par les frontières des Rèmes et de ravager leurs terres. quelques mois après. les fléaux de la guerre. dont l'alliance devait lui être si utile. c'est-a-dire. soit plutôt qu'ils aient profité de ce qu'elle se trouvait détruite. elle peut avoir subsisté encore près de cent vingt ans. A peine quelques légions se promenaient-elles d'un camp à l'autre. ces derniers. on ne voit ni les Leuks ni aucun des autres peuples de la première Belgique. Brntuspontium (Beauvais) . liv. Enfin aurait-elle été incendiée par les habitants eux-memes. soit qu'elle eût déjà fait place aux constructions romaines ! Fondation de la ville romaine. dans le vaste territoire des Rèmes. En lisant attentivement l'histoire. pour revenir au Sud-Ouest prendre ses quartiers d'hiver chez les Carnutes et les Turones (pays de Chartres et de Tours). 5. pendant les guerres de César. aussi bien que du temps de César. planant tout à la fois sur chacune des provinces. dans ces guerres. confinaient à cette région.

(216) Page 269 de cette Revue ( ï i 7 ) "Antonin n'eût pas une moindre sollicitude pour la Gaule . de Fr. alors on sentit le besoin d'avoir un plus grand nombre de points fortifiés.du développeinent de la ville romaine. dont les ouvrages que nous retrouvons en si grand nombre n'ont déjà plus le style si noble et si pur du siècle d'Auguste. lorsque la Gaule. (218) Voir l'article précédent. car. nous la trouverions dans l'étude des médailles..POTHIER Néron. Nous remarquons. Des quartiers d'hiver pour les troupes. Gaulois. de maniere à nous arrêter définitivement au regne d'Antonin-le-Pieux. Trajan et leurs successeurs .. on brisait celles-ci... pourvoyait. ne nous permettent pas de remonter à la plus ancienne de ces périodes. à compter du regne de Nerva. loco cifnto). je le crois. et chaque armée des prerogatives égales pour donner un chef à SEtat . nous interdisent également d'adopter la troisiéme. aux éventualités de l'avenir. Vainemerit après quelques années. qui nous semble devoir être contemporain de la fondation ou. on fermait ceux-là et I'on faisait briller le monogramme du Christianisme sur les drapeaux des légions. prit subitement une autre attitude. à celle des premiers Césars : les nombreuses idoles et tant d'autres monuments que nous retrouvons du culte païen. sous Nerva. sous la conduite de Civilis et de Sabinus. 3). . eût succédé la révolte des peuples dans les Belgiques et dans la première Lyonnaise. telle que celle-ci ou que celle qui s'était écoulée de César à Galba et qui fut de 119 ans. Est. notanunent aux marches d'escaliers. que les considérations purement historiques nous fait rationnellement reporter l'établissement d'une ville romaine succédant à une ville gauloise sur la montagne du Chstelet. C'est donc à cette dernière période. des forts pour protéger les frontières. et que. chap. chacun des généraux se crut à l'Empire des droits aussi légitimes que ceux de l'obscur et impolitique Galba. puis. sur la monnaie dont se servait le peuple. en multipliant les quartiers d'hiver pour les troupes. soit pour résister à des surprises soit pour intimider chaque point du territoire par la présence d'une garnison. qui toutes sont hes usées et la plupart après avoir déjà été retournées. de celles de Vitellius. l'aqueduc..et aucune de ces trois périodes n'a été plus fertile en monuments de ce genre que celle des Antonins. l'Empire avait-il retrouvé sa puissance et sa tranquillité. (215) ". la sculpiure. la magnificence remplacée par l'utilité et ce cachet de sagesse et d'économie qui caractérisait Antonin (217).toute voisine du jour de la destruction et dans laquelle. encouragée par ces divisions. La situation LE CHATELET ET SES ENVIRONS politique et militaire que nous venons d'exposer. le mutisme de l'histoire sur l'existence de notre ville . notamment celle d'Antonin (215). dans l'examen que nous avons fait (218) des propositions respectives de leur nombre et de leur valeur intrinsèques. S'il nous fallait encore une preuve. ou telle encore que le regne de Constantin . et I'on y verrait en plus grande quanti* le marbre et les mosaïques. ne se présentent pas à la posterité avec le caractère de solidite et de grandeur qui les rendent durables et qui appellent l'admiration (Anq~~pfil.le coup avait été porté. indépendamment des marques de vétusté imprimées à une foule d'objets. du ~noins. La vue des monuments nous porte à une conclusion semblable. par les ordres du prince. l'architecture. n'a pu 6tre construit que dans une période paisible et florissante. de plus de quatre-vingts ans.mais ses travaux plus recommandables par leur utilit6 que par leur magnificence. celle des Antonins. Nous pouvons même. Tous ces motifs doivent donc nous décider pour la période intermédiaire. des ponts et des voies publiques pour l'uoliM et la commadite génerale attestent plus de sagesse que i'édat de son admuiistration." (Anquetil. ainsi que nous l'avons remarqué (216). celle des Constanti~ls. dans les vestiges qui nous restent. si notre ville avait Trajan ou Adrien pour fondateur. et leur sagesse. resserrer encore dans celle-ci le cercle de nos investigations. au contraire. . aux vexations des milices de Vindex. au lieu d'élever des temples et des statues aux faux Dieux. on devrait y bouver dans les restes de constructions les caraceres de solidité et de grandeur qui distinguent leurs ouvrages. à laquelle on doit le Pont du Gard et la plupart des autres aqueducs connus. En effet. les forteresses pour protéger les frontières. au milieu de cette période paisible.

17 en argent. il aurait dû. qui sont : 3 en or.276. "lequel fait mention de Médailles d'Arcadius et d'Honorius trouvées sur le Châtelet" : enfin. dans cette période. en quantité très souvent supérieure. 310 et 338. (223) Notes nrchéol. par les temples et autres grands édifices. dont 39 en or.ainsi qu'il nous l'apprend lui-meme.300..POTHIER autant que nous l'ont permis les collections de Grignon et de M. ravagèrent au loin dans les Gaules. c'est encore au siècle des Antonins que nous reportent les monnaies romaines .. après un an sept mois et vingt-deux jours seulemeiit de règne legitirne. dont 4 en or. c'est peut-être aussi parce qu'il aura pris garde au Magnus-Maxi- Destruction de la ville romaine. (222) Fait Cesar en 355. par de magnifiques citations. d'abord l'invasion de l'an 366. enfin. les Saxom. sous le règne de Valentinien. sa femme.45 en or. Nous y voyons que la période des Antonins est beaucoup au-dessus des autres sous l'un et l'autre rapport.. Les médailles que l'on trouve au Châtelet y étant très nombreuses jusqu'à Julien exclusivement. quoique la supériorite du nombre de celles de ce prince soit compensee et mPme effacée par l'infériorité de la valeur (Zig). LE CHATELET ET SES ENVIRONS telle soit la date de sa ruine. que (219) Voici les medailles de cette periode : 1 4 Nerva. no& Empereur par ses soldats en 360. si nous considérons que toujours les monnaies émises par le pouvoir régnant ont pour auxilliaires. c'est encore. il fixe tout spécialement l'attention du lecteur. S'il eût été convaincu qu'il n'existait dam les ruines du Châtelet aucune médaille postérieure à cette époque. du moins.p. 19 et suiv. Phulpin. pencher aussi vers le règne de Marc-Aurèle. 9 en argent et une en broiue . sous le pavé des rues. aussi bien que les dévastations des Bagaudes en 286. sucesseur de Constance le 3 novemebre 361. 24 en argent et 100 en bronze . Notre conclusion sera donc que la fondation ou. nous ne pouvons admettre que la ville romaine ait été anéantie dans les années précédentes . sur laquelle.120 du règne d'Adrien. alimentaient de ses eaux les fontaines publiques et les bains. 112 du règne de Marc-Aurcle. celles qui ont été frappées sous le regne précédent. peut-être. par les travaux qui. 21 . Ainsi en a jugé l'abbé Phulpin.et. mais nous n'en concluerom pas. ne doit pas &tre antérieur à Nerva et qu'il y a lieu de l'attribuer au règne d'Antonin. comme Grivaud de la Vincelle (220). les contrées voisines d u Rhin. 47 en argent. le développement de la ville romaine. Cette dernière considération nous ferait. (220)Arts ef n~éf. C'est probablement que possédant deux médailles de Julien (222). nous serons pareillement portés à nous arrêter au regne d'Antonin-le-Pieux. et 43 en bronze . comme Grivaud.307. dont 4 en or.recherches prelim. par l'incertitude où le jetait le Manuscrit de L'histoire de Joinville (223). qui passe sous silence les invasions que firent les barbares dans les années 260. les Allemands. puis celle de l'an 407. et ne commence son examen (221) que par l'époque où les Francs. p.128 du règne d'Antonin.il n'a pas voulu décider si elles avaient circuié dans la ville romaine avant ou après la défaite que ce prince fit éprouver aux Francs près de Strasbourg . c'est-à-dire jusque vers San 355. Si donc il est rationnel de présumer que la ville romaine a été construite dans des temps de prospérité et d'opulence et que les travaux de construction y auront fait affluer les valeurs métallliques. la plus désastreuse de toutes. et 28 en bronze . (221) Notes ~lrhéoi. s'en tenir là et ne point prendre souci des évènements qui se sont accomplis plus tard : il a mieux aimé proposer aussi à notre choix. 99 Trajan. y compris Floüne. mort le 26 juin 363. 1 4 en argent et 95 en bronze. attirés par les amis de Sylvain et par leur soif du pillage. savoir . constatee par l'établissement de l'Aqueduc. s'il n'eût pas limité ses efforts à conserver seulement les ouvrages de son laborieux predécesseur et sa gloire à augmenter de préférence l'éclat des lettres et de la philosophie.

Phulpin ou qu'il a négliges et dont nous reconnaîtrons bient6t la valeur. que la decouverte de ces ridies medailles a 6té toute fortuite. dis-je. dans l'inMrêt de ce qu'il s'agit de constater et comme l'ayant appris de personnes bien informéeset de son neveu. et qu'elle a eu lieu lors de la présence de l'abbe Phulpin et sans aucun travail d'excavation. dont l'abbé Pliulpin fait mention (notes archéol. mnis pmfmtement consetvées d m s les tores. nisi obsidione. je dedare. sont parfaitement conservés. Ensuite nous considérerons que le Châtelet. où l'on a soulevé. la position de l'un d'eux sur les fondations d'un mur nous y fait voir deux guerriers qui se seront rencontres et egorges en cet endroit.. au lieu d'avoir étk totalement détruit non seulement dans sa partie extérieure. le me de Fronville.) (227) Je ne pense pas que l'on veuille serieusement m'opposer les deux squelettes dont j'ai parle (page 163 ci-dessus) . est. (224) Dissertntion siIr finscription de ln Hmrte-Boine et sur l'mcini nom dir Chitelet. une fois l'orage passé. tout au plus été coupe. que l'orage grondait sur les bords du Rhin pour compléter ses approvisionnements. deux de Gratien et même une de Valentinien Il. M.Quant aux formes de têres hummnes dont ii ne irsfmt pliis que les empreintes. son collègue. je dedare. Si ce temps lui eût manque. des f. qui se promenaient en récreation sur le Chatelet : d'où nous devons conclure que ces formes de têtes n'ont jamais et6 moulees que dans l'imagination du narrateur. tandis qu'on n'en rencontre aucun débris (227) et que cependant les ossements qui se trouvent dans les sépultures. Dans cette même hypothèse. dont le règne n'a été séparé de celui d'Honorius et d'Arcadius que par les trois dernières années de Théodose. éléments de confrontation qu'ignorait M. il lui suffisait d'apprendre quelques jours d'avance. incendié même et plus ou inoins bouleversé . il eût été pillé. ce qui fait que l'on trouve dans les ruines du Châtelet. et que l'état fréquent de trouble et d'agitaion où furent les Gaules depuis Julien jusqu'à Honorius. et. nous dit Cesar en parlant d'Alise (Guerre des Gaules. tout en respectant les motifs bien connus (I'imminence d'un procès) auxquels il fait allusion à la page 74 de ses Notes et qui ont dicte ce merveilleux recit. s'il avait été surpris par u n coup de main.POTHIER inus dont Grignon fait mention dans le Bulletin des Fouilles et à celui qu'il possédait lui-même. Cela constaté. nous avons à l'appui du témoignage qu'elles offrent. J'ai démontré ailleurs (224) que le renseignement contenu dans le Manuscrit dont je viens de parler est plus digne de confiance que ne l'avait pense Grignon.152 163 et 1% de cette Revue. que le péril fût passe. pour remplir d'eau ses imoinbrables réservoirs. n'a pu @tredétruit qu'après un siège en regle (226) et non par des bandes organisées pour le pillage. par la nature et par ses murailles. D'abord nous remarquerons que. soin que ne peuvent avoir pris des hommes qu'eût animés seulement la soif du butin sans aucune direction politique . . voyons à laquelle des trois époques sus-indiquées le fait de cette destruction peut le mieux s'accorder. mais jusque sous terre. expugnari non posse videretur.Les deux m$dioires humaines dont parle Grignon (Bull. cette ville n'eût pas manqué d e se relever de ses ruines. ne s'etant point trouvées accompagnées des autres restes des sujets auxquels elles ont appartenu. liv. sont encore moins de nature à soulever des doutes. . lorsque la ville était déja raçée. quoique généralement trés friables. 34 et 35). avec les circonstances de destruction de la ville. dans les moindres recoins de la multiple galerie de ses puisards de source. si peu d e medailles de ces derniers règnes. 4). en raison de leur rareté et du silence qui a été gardé sur les circonstances de la découverte de quelques-unes de ces dernières médailles. en prévision de la rupture de l'aqueduc. le pillage eût et6 accompagné d'un massacre général. p. l'un des temoins actifs de I'evènement. for- LE CHATELET ET SES El\iVIRONS tifié comme il l'était. p. par trois ou quatre de ses neveux. porte close. si. dans le récit des circonstances qui auraient accompagne la decouverte de ces deux cents médailles en or.. 7. ont été trouvées enfouies dans nos ruines ou circulant entre les mains ignorantes des habitants de Fontaines. conservait et réunissait tous les filets de sa fontaine artificielle. (226) Ipsum erat oppidum in colle. et se mettre en état d'attendre. 1844. summo admodùm edito loco ut. (225) Pages 151. nous arrêterons certainement notre choix sur la dernière de ces trois époques. restee en manuscrit et dont un double existe à la bibliotheque de la ville de Chaumont. arrache. Nous qui savons que 2 autres médailles de Magnus Maxiinus. bouleversé avec u n soin remarquable le pavé qui recevait. celui des tombeaux et autres monuments chrétiens et des armes des Lètes (225). mais son aqueduc eût. il nous restait quelques doutes. Je n'ai donc plus besoin que de quelques observations pour justifier mon choix. .

En I'an 366 venait de se reproduire avec une nouvelle violence le débordement des barbares. chap. Cette fois ce n'était plus le Franc ou le Germain cherchant tantût à s'établir dans nos belles contrées. s'il existait dès alors. tout en jugeant qu'elle a eu lieu plus tard. le Limousin. en fit un grand carnage . sur l'autre rive du fleuve. longtemps repoussés par les légions romaines et réunissant à la fin toutes leurs forces comme toutes leurs colères. chap. qui. grand-maître de la cavalerie dans les Gaules. près de Solicinium (montagne du Wurtemberg). Amiens. s'ils furent forcés de céder au nombre. tantût à en franchir la frontière pour en revenir avec un riche butin . de Frnnce. détruisaient les maisons. 1 et 9. avait déjà jeté dans le pays de profondes racines. une nouvelle invasion faite en-deçà de Mayence par un prince nommé Randon. contre la frontière. On peut en dire autant des incursions qui eurent lieu en 379 et 383. A cette époque. la Novempopulanie (la Gascogne). ce qui était romain restait profondément hostile aux institutions chrétiennes. Des étrangers avaient été introduits par Constance-Chlore. était plus recent que ne semblent prononcer les sépultures. se precipitaient ensemble sur la Gaule qu'ils savaient &tre alors le plus fort boulevard de Rome. Worms. par des camps. 2. peuvent donc bien donner à croire que la destruction de notre ville aurait eu lieu pendant ces évènements. et par Magence. composee principalement de Gaulois. Peu de villes ont yu se soustraire au malheur g9zéral et celles dont les armes ont repousse les assauts des barbares sont . après un long siège. le théâtre des évènements embrasse une large zone en-de@ du Rhin . Celuici ayant pris près de Scarpona (Charpagne-surMoselle) la plus grande partie de leurs troupes. pour fortifier l'armée. qui s'accomplissaient de l'an 355 à l'an 358 : je m'empresse de le reconnaître. se renfermait dans les villes fortes et vendait cherement a ses féroces ennemis sa vie et sa liberté. Une partie de la Belgique se fit respecter : l'Armorique (qui devint plus tard la Bretagne) sauva son indépendance et la resistance de plusieurs villes est prouvée par le saccagement de quelques-unes et par la conservation des autres (229). distribuées sans interruption selon l'exigence (228) Ammien-Marcellin. l'Auvergne. des ouvrages avancés (228). et l'établissement des Utes. les Lyonnaises (la France centrale) et la Narbonnaise (la Provence). puis après avoir battu un second détachement. avec l'intention bien arretée de l'anéantir. L'année suivante. Troyes et Toul venaient de recevoir le leur. le Poitou. on peut dire au moins qu'ils ne succombèrent point sans gloire.)." "Nous apprenons de Saint-Jér6me que Mayence.. appartenaient encore au polythéisme du nord . futurs néophytes. qui ne se développaient qu'avec beaucoup de circonspection. Julien. Ce mode de guerre et les lieux où elle se faisait. 27. incendiaient les atés ouvertes. et. Mais l'invasion de l'an 4W a bien un autre caractère. (229) Seg. fortifiée et commandée. "ils retrouvèrent quelques ressources dans leur courage. la Saintonge. Gaules. C'est ce que comprirent les Gaulois : abandonnés par les légions romaines. 28. et liv. Tandis que la flamme et le fer ravageaient les champs. la jeunesse gauloise s'armait. punie de sa longue résistance. fut détruite. au-delà du Rhin. des lieux. di. pour y cultiver les terres. défit le reste en bataille rangée dans les plaines de Châlons-sur-Marne. en y ajoutant quelquefois.c'étaient tous les peuples de l'Orient et du Nord. Langres avait depuis longtemps des éveques. il leur opposa une redoutable barrière le long du Rhin.les villes y sont assiégées et ravagées. Valentinien leur opposa Jovin. Arras sont tombées dans les mains des Allemands : la dévastation s'est étendue dans les deux Aquitaines (le Berri. d'espace en espace. hkt. Spire. des forts et des tours. sous la protection des souverains. Ces détails nous apprennent que I'invasion n'a été que passagère dans nos contrées et que l'ennemi ne peut avoir pris le temps de former le siège d u Châtelet. etc. depuis la frontière des Rhetes (lac de Constance) jusqu'à son embouchure par l'établissement d'une énorme levée. pour repousser l'invasion. et le christianisme.LE CHATELET ET SES ENVIRONS Dans la première. a éfl saccagée. manoeuvre dans une grande partie de l'est des Gaules. Valentinien réprimait. Voici ce que l'histoire nous apprend de la deuxième de ces époques. se retranchait dans les montagnes. liv. et le général romain. 6. que Stilicon avait appelées au secours de l'Italie. Deux ans plus tard. Mais ces étrangers. Strasbourg. dit-il.

sncrée. pour se justifier. ainsi que le pense M. (232) Page adessus. cela n'empêchait pas que déjà leur religion ne fût assez florissante et assez publiquement professée et protégée pour qu'on honorat d'en faire précéder son nom et pour qu'une épithète adoptée par cette religion devînt le nom d'un industrieux citoyen. qu'il n'est monté sur le trdne que malgré lui. qu'il ne tarda pas préférer à ses compatriotes. indépendamment de ceux qu'il avait établis comme Utes sur les frontières des Gaules.. (231) M . même liv~e. Çev.. (233) h?M. hÿt. et refusait obstinément de se mettre à table. Que I'on ne dise pas que la racine du nom Snnctinn~tsn'avait point alors le sens vénéré que nous lui attribuons aujourd'hui : car Sulpice-Çévère. en lui disant qu'il ne pouvait sans crime se faire juge dans une affaire religieuse (236).LE CHATELET ET ÇEÇ ERVIRONÇ POTHIER affnmées par les hordes nomhrertses qui les msiè- gent (230). passe cette coupe à un prêtre qu'il (230)Même clurpitlr. l'autre de la vie. et treinblant devant Saint-Martin de Tours. Martin comble enfin ses voeux en s'asseyant à sa table.. 2e annee.Bodin et Quentin. Nous voyons de plus dans cet historien qu'alors la religion chrétienne était dominante et toute puissante dans les Gaules. Alors la ville de Langes (233) aurait été brûlée et ses habitants massacrés. établissant que ces sépultures appartiennent à la fin du quatrième siècle de notre ère. c'est au règne de Gratien qu'appartiennent la plupart de ces sépultures. sépultures chrétiemes. dépnrtonmtde. peuvent fournir une date certaine. pour eviter la violation des sépultures. 93. d'épargner les coupables. lui reprochant que de ses deux empereurs il avait dépouille l'un de la pourpre. qui déposent en faveur de cette dernière époque. p. 132. Maximus redouble ses instances et affirme. après avoir bu. qui. un autre monument céramique dont l'auteur s'appelait SANCTLANVS. . à leur suggestion. preférence malheureuse qui finit par lui coûter la vie. que disparurent Decempagi. Jules Courtet. comme celles qui nous occupent. recherchant avec sollicitude la faveur des éveques. Baulieu (ZN). la croix figurée devant le mot SAHOWO. lui arrachait la promesse. En effet. formule eucharistique. p. nous dit. il joignit des Alains. etc. 2. venu exprès à Trèves pour le detourner de tremper ses mains. Alors sonne I'hnrre de ln nrine pour une foule de vieilles cités celtiques (231). et encore. En effet. en parlant de l'hérésiarque Priseillien. Outre les médailles de Gratien. page 561. Le prince lui cède la coupe qui venait de lui être pésentée. il nous montre le tyran Magnus-Maximus. 1847. vaincu par de telles protestations et par ses prières." C'est alors. si alors les chrétiens. t. ainsi que nous avons déjà pu le reconnaître (232). A u Germains qui faisaient depuis longtemps la force principale des armées romaines. (236) Sulp. des Goths ou des Francs. selon toute probabilité. Sév. Nous y voyons que. 2. s'abstenaient de tracer sur les tombeaux le signe de la rédemption. qui écrivait dans ces temps mêmes et dont les annales s'arrêtèrent à l'an 402. "nul prince n'ayant appelé au senrice de l'empire un plus grand nombre de barbares. et encore le nom SANCXANVS. au milieu de ses victoires." Aussi le même auteur ajoute-t-il que les monnaies de ces deux Empereurs. dais la R w i ~ enrchéologique. sans parler du petit vase eucharistique. Hnirte-Mnme. le nom SAHOWO que I'on voitprécédé d'une croix sur un fragment de poterie. dont les ruines elles-mêmes s'étaient effacées... C'est aussi ce que nous apprend. trop tôt oubliée. trouvées avec ces tombeaux. se mirent à lui donner dans leur culte le rang d'un martyr (235). (235) Sulp. le petit vase ou se lit le mot PIE. nous avons encore pour témoins les tombeaux des Lètes. et I'év@que. liv. Déjà son prédécesseur Valentinien en avait admis un grand nombre dans ses armées. de MagnusMaximus et de Valentinien II. mis à mort en 387 : "ses sectateurs qui auparavant l'avaient honoré comme un Saint. Géogr. Solirnnrincn. dans le sang des hérétiques. cédant au voeu de l'armee et 3 la volonté du Ciel et que le sang de ses ennemis n'a jamais coulé qu'en bataille rangée. et ont pareillement sommeillé longtemps dans le plus profond oubli. (234)Afrliéologiede In Lorrnine.

. pose le tapis sur le siège qu'elle lui offre.LE CHATELET ET SES ENVIRONS avait amené. nom qui signifie Lieu-frontière. Résumé. venaient y payer tribut à leur sensualité. le site et le caractère de nos ruines. de la religion et des moeurs. Soit alors. plus précieuses pour elle que les mets les plus exquis de sa table royale (238). et tandis qu'il est assis. de Catunces et de Mose. est un des témoins plus ou moins immédiats de cette prise de possession et. plusieurs des monuments qui s'y trouvent. et le sert avec toute la modestie et l'humilité du serviteur le plus respectueux. les yeux fixés à terre. une ville qui. A l'ouest de ce monolithe. elle ramasse les miettes de pain. des colonnes élégantes ornèrent les portiques et l'interieur des maisons. à moins qu'elle le dût à sa position de ville limitrophe dans le pays des Catalauniens. qu'ils semblent aussi avoir traduit dans leur langue par celui de Ad Fines. selon les progrès de la science et les découvertes ultérieures. la nature des évènements. L'établissment de l'homme dans nos contrées remonte au temps de la dispersion des peuples. comme tous les "Men-Hirs". ne peuvent avoir rien de suspect : bien au contraire. et c'est pareillement. sans y attacher plus de prix qu'aux autres. laisse la question. la serie des médailles. 23. les renseignements qui peuvent manquer. en remontant de la pièce pleine au simple anneau métallique. a pris soin de nous faire connaftre. le lotus odorant d'Egypte. tandis qu'on ne peut guère sans anachronisme les attribuer à une des époques précédentes. et qu'elle a emprunte à notre monolithe. des statuettes... et ils y joignirent très probablement le mot Castellum. si même elle ne venait de se former. Oui. elle se tient à distance. Cette ville s'appelait Gonon.. les places publiques et les temples.nul ne devait craindre de mettre sous la protection de la Croix son nom et son ouvrage : un vase sorti de son atelier ne pouvait que briller sur la table des princes. les haches celtiques et les grossières et noinbreuses ruines dans lesquelles se trouvent ces objets à l'exclusion des vestiges de la civilisation romaine. le supplie. Haute-Borne. n . le jugeant plus digne que le monarque de boire le second. ainsi que nous l'avons vu. Comme partout ailleurs ils y importèrent le luxe et les douceurs de leur civilisation. En ce qui touche cette question. sur la montagne du Châtelet. ils lui conservèrent son nom. se forma bientât. elle se met à l'oeuvre. La Hn~rte-Borne. ce que l'on peut dire des armes et des sépultures des Lètes. en même temps de quelque grand évènement dans l'ordre politique. vie de S ~ i n t . comme étant celle où s'est accompli l'anéantissement de notre ville romaine. il ne me reste plus qu'à résumer en ces termes l'état où je (237) Id. y sert les mets qu'elle-même a fait cuire. les oratoires et les appartements : des bronzes délicats et les plus beaux produits de la céramique décoraient les meubles. Bien plus. en sont la preuve non équivoque. etc.. comme toutes celles qui couronnent les hauteurs dût être environnée de murs : les monnaies gauloises de toutes formes. les huîtres de l'Océan. ou bien Limitedressée. de souffrir que. mord ou religieux. l'impératrice se tient aux pieds du saint vieillard et. seule et sans aucun aide. Elle fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins. Une seule chose semblait y devoir leur être . Laissant à d'autres le soin d'ajouter. Les rues furent tirées au cordeau . avec son mari. elles s'accordent parfaitement avec les faits constatés par l'histoire. immobile. Certes. Vers cette époque les Romains s'y établirent.. de préférence à tout autre.M ~ l t idiap. l'état de la civilisation. la table du festin et les autels des dieux . Le jour convenu. à une solution définitive. l'invasion de l'an 407. approche de lui la table. Gorzum ou Gone. soit plus tard. Ils en firent un point stratégique qu'ils rattachèrent par une voie militaire à la ville de Nffiiirm et selon toute vraisemblance. nui ne pouvait rougir dans ce temps de porter le nom de Sanctianus . lui verse l'eau sur les mains. elle lui serve un repas préparé de sa main. elle servit de borne entre deux peuplades celtiques ou gauloises.. les essuie avec ses cheveux . action à laquelle celui-ci et tous les assistants s'empressèrent d'applaudir (237).les divers produits des pays lontains. ces deux estampilles que Grignon. des statues. par d'autres chemins aux stations de Segessera.. les arrose de ses pleurs. tout s'accorde donc pour nous faire regarder. Le repas fini. à l'exemple de la Madelaine.. sur plusieurs points.

à l'extremité septentrionale de la conhee dite En NQnrn.. les reliant entre eux. dans deux champs qui sont indiques au plan cadastral du territoire de Fontaines. son gigantesque aqueduc y passa comme le reste ... "là où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement". en parlant de notre montagne. un grand nombre de puits et des galeries pavées.. franchissant sur deux rangs d'arcades le vallon intermediaire. des eaux jaillissantes. chercha laborieusement un autre nom aux ruines qu'il venait de retrouver . le Christianisme ne tarda pas à compter des néophites dans la population de Gorze : les sépultures c h r é t i e ~ e sque l'on retrouve annoncent qu'à l'époque de sa destruction ils y étaient en grand nombre.. Elle n'a pas été prise d'assaut : ses habitants. fut florissante jusque vers la fin du règne du dernier fils de Constantin. 7.. qui l'a pillée. au pied de la Haute-Borne. remplacèrent son souvenir par une tradition si vague que.. des bains publics et particuliers à l'usage du peuple et des grands : hé bien ! pour obtenir ce nec phrs ultra du confortable. sur un pont légèrement dominant. Alors ou même peu de temps après qu'il eût pénétré dans les Gaules. par l'intru- LE CHATELET ET SES ENVIRONS sion de soldats étrangers. permet de supposer qu'il a &té fait sous la direction ou sous I'administration d'un gallo-Romain du nom de Viromarus. tel n'est pas le sens de cette inscription.. fut conservée à ses ruines. désignés sous le nom de Lètes que l'on y établit avec leurs familles.mais ses dimensions. sur la fin du dix-huitième siècle. pour se créer... de Laneuville-à-Bayard et de Sommeville se sont formés de cette émigration. qui. de Fontaines. il faut y voir la constatation qu'aurait faite ce personnage de la destination qu'avait ce monument de servir de borne internationale entre les Lertks et les Cutalaunienç. comne dans plusieurs autres villes de nos pays. et que Grignon. ils pratiquèrent dans la roche vive. brûlée et rasee. sur mie surface d'environ quinze ares. . exploitée d'autant plus avidement que l'on devait y faire de temps à autre de riches trouvailles : tous les débris de la ville se dispersèrent ainsi .. Si cependant. la population roinaine fut modifiée et presque remplacée. rejetant avec dedain ce ouïdire.. Par qui ce prodigieux ouvrage a-t-il été conçu et exécuté ? Rien ne nous l'apprend d'une manière certaine . de 20 à 30 miUim6tres et quelques-unes pareillement noircies et calcinees par le feu. Guidés par les instructions de Vitruve et après s'&irebien assurés du niveau des hauteurs voisines et de la nature plus ou moins infiltrante d u terrain.. assiégés et privés d'eau et de vivres. dans la première moitie du treizièine siècle. rassemblèrent en un seul point toutes les eaux de leurs sources : là un aqueduc les reçut et. comne dans la mère-patrie. diap. A distance égale de la voie romaine et de la for@tde Fontaines. pour remédier à l'épuisement de la contrée et subvenir à l'insuffisance des légions. dès lors. à 750 mètres au nord-est et en amont de la Haute-Borne. à 1650 mètres des murs de la ville.plusieurs siècles de troubles. n'ont plus été qu'une carrière de pierres de taille et de moellons.. comme chose douteuse. où elles circulPrent dans des tuyaux sous le pavé des rues et jaillirent partout où on les jugea nécessaires. Quelques médailles et l'étude des évènements pos@rieurs à ce règne autorisent à croire qu'elle a éte anéantie en l'an 407..POTHIER refusée. epaisses. il leur a suffi de le vouloir. Les villages de Gourzon. de ténèbres. sur la pente douce de la Haute-Borne et dans le vallon intermédiaire : quelques-unes recevaient de la t@tede l'aqueduc les eaux qui n'étaient pas nécesaires à la coilsoinmation de la ville. qui paraît être de ces temps-là. (239) Inutile de dire qu'il devait y en avoir près des belles sources de la Nabline et de la fontaine de Ruee : il nous suffit de la remarque que voici. comme elles. notamment des pierres sciées en forme de briques.. semblables à celles que l'on trouve dans les ruines du Cllâtelet. les conduisit à niveau dans l'enceinte de la ville.. on disait. l'ont abandonné au vainqueur. Cette ville. apparaissent souvent sous le passage de la charrue. (238) Id.. à en juger par l'abondance du numeraire. sous les numeros 1483 et 1484.. Le nom de la ville suivit les émigrants dans le premier de ces villages. tandis que son epithète Caçtellum Châtelet. chose très possible. et l'inscription de la Haute-Borne.. des piscines. Dinlogue 2. de penible réorganisation sociale. les médailes et I'histoire semblent nous indiquer qu'on le doit au règne d'Antonin.. Celles-ci. de nombreux débris de pierres de taille de toutes dimensions. D'élégantes villas (239) s'établirent au pied de la montagne. De Constance-Chiore à Gratien.

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qui alimentait d'eau la ville du Chatelet. canton de Chevillon. (L. qui dressèrent ce monument. quatre voies romaines. Pothier auquel le lecteur se reportera.en face. travail qui a été imprimé par articles. cette courte notice sur les antiquités gallo-romaines éparses aux territoires de Gourzon et de Fontaines. iious avons censure ce texte ne laissant que sa structure et les renseignements inédits par rapport au texte de L X . à l'instar des patriarches de la Bible. Lepage) 137 . j'ai cru faire chose utile et agréable à vos lecteurs. un aqueduc d'une construction gigantesque. d m la Revue Chainpenoise. non plus que les Bulletins de M.Journal "La Haute-Marne". en 1856. ancien Juge de Paix du canton. Mais parce que tout le monde ne peut pas consulter cette Revue Champenoise. il convient de payer à Monsieur Pothier. l'abbé P. je l'espère. 26 et 28 mars 1875. soit plus tard. Langres 21. Tout d'abord.-F. Voilà ce qui fixe d'abord l'attention des amateurs sur notre localité. anéanties avec un soin raffiné dont on ne se fait pas d'idée. Monsieur le Rédacteur. ancien curé . comme un témoin irrecusable et immédiat de la prise de possession de ces contrees par les premiers habitants de la Gaule. dit Haute Borne dans le pays. J'avoue sans detour que je ne serai ici que son humble et defectueux abréviateur. FEUILLETON DE LA HAUTE-MARNE NOTICE SUR LES ANTIQUITES GALLO-ROMAINES SITUEES AUX TERRITOIRES DE GOURZON ET DE FONTAINES Par M. Voici donc ce que l'on trouve dans nos pays. et conduisait par une pente naturelle bien ménagée. descendant et héritier du Chatelet . Bien qu'il s'agisse d'une chétive localité. Grignon ni les Notes archéologiques de M. Soit alors. toute l'indulgence du lecteur. aboutissant à cette montagne . aujourd'hui retraité à Chaumont. les eaux sur le Chitelet . puis par de nombreuses arcades sur le vallon qui mène à Ruetz. cornaissant de visu les lieux et monuments dont il va être parlé. Cet aqueduc. et le plus coinplet qui ait eté fait jusqu'ici au sujet des antiquités dont il va &tre question. couverte de mines gauloises et romaines . et voyons dans cette Pierre-levée. le juste tribut de félicitations auquel il a droit pour son travail érudit. puisque déjà depuis de longues années j'habite cette localite . mais toutes ces constructions sont aujourd'hui brides. était ensuite supporté par un massif de maçonnerie exterieure. Transportons nous par la pensee jusqu'au temps de la dispersion des peuples. un village d'un nom à physionomie celtique. En vous priant d'insérer en feuilleton dans votre estimable journal La Haute-Marne. ce Note :Pour eviter les trop nombreuses répetition. comme mémorial de quelque grand événement civil ou religieux. Phulpin. portant une inscription latine . le village de Gourzon. Je demande du reste. peu de pays dans le département pourraient fournir des notes archéologiques aussi interessantes. un Menhir. pour l'insuffisance de ma plume. GELIN Curé de Fontaines. 24. composé d'une galerie souterraine d'abord. sur les bords de la Marne. Une montagne dite le Chatelet. ayant assisté à beaucoup de fouilles et à la restauration de la Haute-Borne : je me suis hasardé a ecrire ce petit abrégé qui aura son intérêt.

câte de Fontaines. pour construire la grotte artificielle qui abrite actuellement la voie romaine sur le versant du plateau. qui avait sa prise d'eau aux pieds de la Haute Borne. Cette ville gauloise que l'on présume avoir porté le nain de Gorze ou Ad fines. invasion qui effaça tant de grandes villes. et qui anéantit notre Châtelet pour toujours . par une autre voie.. plutât que des recherches régulieres. vers l'an 4W de l'ère chrétienne. Dès la conquete des Gaules par Jules César. des premiers temps de l'empire. à 500 mètres du Châtelet. 433). P. le ler act. et à Bourbonne (Aquae-Borvonis). coinine en une carrière abondaite en toutes sortes de matériaux. revinrent s'établir au bas de la montagne. 1852. à venir fouiller dans ces tristes ruines. Rien ne résistait à la puissance romaine. et pour le temps c'était vraiment un travail de géant. à Mose (Meuvi). CHAPITRE 1. et enfin. l'abbé Phulpin (Revue. eût lieu une invasion de barbares du nord. c'est-à-dire que chacun init en lieu de sûreté ce qu'il avait de plus précieux . les habitants des villages circonvoisins sont allés sur ce lieu désolé. M. on a fouillé la galerie souterraine. le nonuné S. en 1870. et comne d'instinct. lorsque tout à coup. à Segessera (Bar-surAube) . plusieurs pierres rougies par le feu. a heurté avec le soc de sa charrue un petit vase de terre renfermant 80 médailles. ou les invasions des barbares. et en firent un point stratégique important qu'ils relièrent par une voie romaine bien conservée dans son ensemble. chacun eprouva quelque chose d'analopue à ce qu'on éprouva partout. et parce que beaucoup d'habitants du Châtelet ont peri ou disparu avec la place. Nul doute que les habitants du Chatelet qui ont survécu au désastre. faisant ses fouilles régulières. et le reste en argent. se construiront sur la montagne des habitations. Grignon. en labourant un champ. par une 4e. C'est ainsi également qu'un laboureur de la ferme de Ruetz. et surtout. C'est ainsi encore que M. Pour mettre un peu d'ordre dans l'étude que nous allons faire. le sol en fut nivelé. plutût qu'aux déductions ingénieuses dont il fait venir sa découverte (Notes arch. dans chaque siècle. des ruines gauloises enfouies sous les ruines romaines. De plus. a trouve beaucoup de ruines et très peu de metal précieux. en quelque sorte. par ses voituriers. on a très bien reconnu. la découverte de matières précieuses. beaucoup n'ont pu reprendre à la terre les dépâts précieux et secrets qu'ils lui avaient confiés : ce qui fait dire que le hasard. l'on se mit donc à construire un immense aqueduc de 1600 mètres d'étendue. Tout cela subsistait. avec la ville de Nasium (Naix. ont été les premiers. Bientât se fit sentir le besoin d'avoir de l'eau dans un endroit aussi peuplé. des haches celtiques. avant d'aller les porter en Italie et en Espagne. Leon Jacquot. et ont enlevé tout ce qui pouvait leur &treutile. médailles que j'ai pu moimême examiner (Revue. toutes les pierres brutes qui faisaient les fondations . 1. Cette invasion. C'est ainsi qu'à la démolition de la toute ancienne église de Gourzon. en face. fut ruinée une ou plusieurs fois avant le règne des Antonins. dit Rorhbacher. à Clturices (Bar-le-Duc) . Jeanjan. à l'incendie de leur ville. au contraire. prolongea ses ravages dans les Gaules pendant trois années consécutives. et cela pour mettre entre eux et leurs ennemis. et dont. 123). de l'autre câté de la Marne. lors de l'approche des Prussiens. les Romains s'y établirent d'une manière permanente.par un autre. tout cela florissait jusqu'au rkgne des enfants de Constantin. les Lorrains (Leuci) et les Chalonnais (Catalauni). si cela n'est déjà fait. p. sous les empereurs suivants. p. plus terrible que les autres indiquées dans l'histoire. le lit de la rivière de Marne qui occupait alors presque toute la largeur de la vallée. en 1845.Statistique et compte-rendu succint des fouilles faites tant au Châtelet qu'aux environs. nous la diviserons en trois parties ou chapitres. n'a eu qu'à faire enlever à fleur de terre. dont un tr&s beau Néron en or. après la desfiuction.NOTICE SUR LES AhTIQUiTES GALLO-ROiMAINES inonolitlie seivira de borne entre deux peuplades celtiques. C'est ainsi qu'il faut attribuer au hasard la trouvaille de médailles d'or faite par M.. par la charrue. dans la Meuse) . comme une barrière infranchissable. maître de forges A Bayard. et pendant longtemps. Bientôt. comme ayant appartenu au Châtelet. et dénué de sources . Au premier bruit de l'invasion. une ville gauloise capable de protéger ses citoyens contre la rapacité des voisins. peuvent amener tant sur le plateau qu'aux environs du Châtelet. rendent témoignage à la vérité de notre assertion. Les habitants qui survécurent au désastre de leur ville.. De nombreuses médailles. 34).

avec des escaliers retournés et usés des deux faces. A cela. régulières. ils trouvent là. il y avait évidemment vice rédhibitoire. M. GELlN de l'aqueduc. Voilà pourquoi aussi. Aux frais de la cassette royale de l'infortuné Louis XVI. curé de Fontaines vers l'année 1810. avance que. une énorine quantite de pierres sciées. Nous rendrons compte plus loin de ses découvertes. d'une épaisseur uniforine. à la couverture des maisons. et le tribunal de Bar a prononcé dans ce sens. et le puissant banc de pierre que l'on avait rencontré était censé se prolonger sous les champs voisins. Pierret. à peu de distance de la voie romaine. soigneusement jointoyées. Grignon. J'aiine mieux croire que l'usage journalier de la fainille a produit cet effet . La superficie totale serait de 22 hectares. En examinant ces vieux murs. tandis que nos carriers exploitent horizontalement. Si I'on perce cette couche de terre.1773 et 1774. et c'est la preuve de ce que je viens d'avancer. la chaleur est très grande en été et le froid très rigoureux en hiver. depuis M. Phulpin. dont la terre est rougeatre. friable. entre Juvigny et Savomières. on a découvert une ancienne et immense carrière jadis exploitée par les Romains. et ramassé des bagues. moitié au grand air. déposée coinme en inagasin. 25 à 30 millimètres. genre de inaçonnerie que ne désavoueraient pas nos modernes tailleurs de pierre. de toutes dimensions. et j'ai rapporté un fragment de pierre que je garde comme specimen. Le fait de cette carrière. avait obstrué l'entrée. et se rattachant à l'histoire du Châtelet. Après les habitants. M. premiers chercheurs sur le Châtelet. On exploitait les carrières ouvertes dans le voisinage. je répondrai d'abord que le vin était rare et cher. il a fait des fouilles en 1772. inaftre de forges Bayard.P. recouvrant uniforinéinent de vingt à trente ceiitimètres les vieilles constructions ruinées. en ces tempslà. celle de notre plateau est légère. puis le médium. pour que l'on pût y trouver fraîcheur en été et température modérée pendant l'hiver. en allant puiser du vin dans leur cave. Dira-t-on. noire. Grignon. fit à son tour des fouilles qui amenerent de beaux résultats pour la nuinisrnatique. C'était là évidemment la carrière et le inagasin du Cîiâtelet. A l'encontre des terrains environnants. J'ai vu moi-mêine cette carrière. ancien curé de Gourzon. Quant à la difficulté surgie entre le vendeur et l'acheteur du terrain. des inarches en pierres. avec leurs assises primordiales. j'ai toujours eu la pensee que ces maisons étaient construites inoitié sous sol. découvert seuleinent en 1843. fâcheusement interrompues. ou plus de trois hectares. indiquant une exploitation de date imméinoriale . coinine il en rend . II y a environ une dizaine d'années. ont embrassé une étendue de 8573 toises carrées. aucune fouille n'a été faite sur le Châtelet : seulement. à Bar-le-Duc. avec Grignon. Ici je dois faire mention d'une découverte jusqu'alors inédite dans les ouvrages que j'ai parcourus. en effet. on arrive aux murs formant l'enceinte des maisons.-F. Le pro- NOTICE SUR LES AATiQUITES GALLO-ROMAINES priétaire de ces champs vend soli terrain à un maître de carrière qui y inet des ouvriers. on rencontre assez peu de gros matériaux dans les fouilles partielles que l'on fait sur le Chatelet. 1774 et 1775. à l'inspection des coups de tranche. évidée de ses produits intérieurs. c'est-à-dire. et enfin l'inférieur. riche en débris de toute nature. est venu M. a le mérite d'avoir constaté l'existence d'une ville détruite en cet endroit. les habitants des paroisses ont deterré quelques tombeaux en pierre. 30 janvier 1806. inais à l'état de pierres calcinées par l'incendie. tous au-dessous du sol. que ces escaliers si usés étaient simplement pour descendre dans les caves où l'on trouve des amphores et des chantiers en pierre pour les appuyer. et ceux-ci arrivent tout-à-coup à une tranchee immense. et jusque-là inconnue de tout le monde. parmi les modernes. Ce savant a consigné ses découvertes dans des Bulletins imprimés chez Christophe. on remarque que les Romains exploitaient les trois bancs de pierre de haut en bas. ou plutôt ces enceintes de maisons au-dessous du sol étaient à la fois et caves et lieux d'habitation :rez-de-chaussee. carrière dont un éboulement causé par le temps. toute I'epaisseur d'un coup. d a m a lieu à un procès assez original. peut-être par la main des Barbares. brisées en inorceaux. Sur cette montagne. d'abord le banc supérieur. C'est lui qui. et ayant servi en guise de tuiles ou d'ardoises. des inédailles de presque tous les empereurs romains. le préfet. dans une lettre adressée à M. Ses fouilles. et en tout semblables à celles que I'on rencontre en inasse dans les ruines du Cliâtelet. Dans cette carrière. et que je n'ai jamais cru les Gaulois ou les Romains assez féroces amateurs du jus de la treille pour user des deux côtés.

et sous deux mètres de gravier.MACRINVS. C'est le 2e paragraphe du ler chapitre. on a trouvé deux ou trois petites statues et quelques médailles. conune moëllons. ancien maire de Prez-sur-Marne. mais à tort. M. formule grecque. Girault de Prangey fit de si vives instances près de M. avoisinée d'un tombeau en pierre. C'est ainsi que le verre rev@taittoutes les formes et s'embellissait de toutes les couleurs. Phulpin pensait. des jeux. p. à une profondeur de plus de trois mètres. en explorant le souterrain que M. sous l'impression de ces diverses découvertes. et d'autres objets antiques de peu d'importance.Tous les arts utiles à la vie. Tel est l'historique des fouilles successivement connues jusqu'ici.NOTICE SUR LES ANTlQUITES GALLO-ROiviAIh3S compte dans ses Notes archéologiques. sur les dernieres années de sa vie. M. a trouve. destine à alimenter d'eau la ville romaine du Châtelet et les villes environnantes. la plus variée. en vint en faire restaurer la Haute-Borne . Il ne s'occupa que des médailles et il en trouva plus de 2W en or. deux séries de maisons. . des débris nombreux de vases e n terre cuite. reproduisant des scènes de chasse. ils rencontrèrent des ossements humains. Cette tête est au château de Ruetz. Clopstein. et présumé vase eucharistique. L'abbé de Tersan reproduit. M. Nous coinmencorn par les moins importants. Davigot. le nom des fabriques ou des ouvriers soit romains. beaucoup de ceux qui suivent la civilisation la plus avancée étaient exerces dans cette ville. p. dans Senceinte d'une maison. ramassée sur notre montagne. et une fort belle cornaline gravée. aux constructeurs du pont de Laneuvclle. Il avoue n'avoir pas donné de soins aux restes de constructions qu'il rencontrait. Plus tard enfin. dans lesquelles il a découvert des constructions.ZESES. p. Mougin. dans son atlas. de Langres. découvrirent les restes certains et imposants d'un aqueduc romain. et les ouvriers. être un hypogée celtique (Notes arck. qu'il se détermina. les fondations très larges d'un édifice public que Son a regardé coinme un temple. transformée en ville romaine. on lisait : PIE : ce vase était sans doute du genre de ceux dont parle Lenormant. et habitée pendant plus de quatre siècles. Un autre inscrit : SANCTIANI Manu. 93). nous concluerons avec certiîude qu'il y avait là. g. sous l'impulsion pressante de M. en faisant creuser les fondations de sa maison. Sur un autre petit vase. et tu vivras . Potlùer. Objets et monuments découverts. les bûcherons de M. mais une ville gauloise d'abord. 0F. non seulement un camp. qui portaient en inscription ces deux mots : PIE. et de la inasse des faits observés. Les vases de luxe étaient ornés de dessins très variés. 2. des restes d'aqueduc. divers personnages : ils portent pour la plupart. orné de grains de raisins. A son tour. préfet du département. et avec lesquelles il composa un médailler dont la renoininée s'étendit fort loin. creusées en entonnoirs. juge de paix. Enfin. des combats. ou qu'on posait sur des pierres cubiques. La poterie la plus fine. on remarque surtout les amphores aux deux ames (cadus ou catharus romain). tout brûlant de feu sacré. en creusant le lit de la Marne pour y asseoir l'écluse du canal contre Fontaines. pour arriver à ceux qui ont une plus grande valeur historique. couché en travers d'une vieille muraille . peut-être une basilique chrétienne. aux frais du département.PRnVIA. 1. Phulpin. des armes gisant presque à fleur de terre . écrite en letires latines (Revue. v. maire actuel de Eontaines. Bois. On voit mEme la croix préceder un nom SAHOWO. à publier ses Notes archéologiques par I'intermédiaire de M.TORIAC. Passons à i'exarnen des principaux objets et monuments découverts. Paillette obtinrent la permission de fouiller où bon leur semblerait : ils trouvèrent peut-être un millier de médailles. Dai% les derniers jours de décembre 1874. des fosses. des . J'ai été le témoin d'une de ces fouilles. est venu aussi faire à ses frais quelques fouilles. qu'on enfoncait en terre. la plus riche. soit gaulois. membre correspondant de la Çociété archeologique. des feuillages. un habitant de Fontaines a trouve une jolie tête de statue.malheureusement. Romieu. d'une admirable conservation. tous les restes de ces édifices ont éte arrachés et vendus. des medailles. 152). Ces travaux furent effectues en 1W et années suivantes. se terminant par une base étroite. avec inscription d'une M majuscule. C'est à la même profondeur que. des caves. fait I'ornement de beaucoup de collections d'antiques : parmi les vases en terre cuite que l'on a decouverts. ni aux objets d'art. 32. M.

.Plusieurs voies romaines se croisaient au III.. III. . et autres constructions.-C. abolissaient les teinples des faux-dieux. favorisaient la religion chrétienne.. conduisant vers Meuvy. une espèce d'eulogie qu'ils s'envoyaient.. L'une de ces routes conduisant à Naix. Passons donc au deuxième chapitre de cette notice.. Grand. cachée sous les lettres du mot grec 1~0u<. . surtout dans la forêt de Morlaix . SENTIMENTS DIVERS. ou castruin Erpona. B. aux noms présumés du Châtelet.. Q E ~ VIO<.NOTICE SUR LES AhTIQUITES GALLO-ROMAINES figures de poissons et de vaisseaux qu'il a retnarquées soit sur des inonnaies. Bar-le-Duc. CHAPITRE U. Quelle mystérieuse et touchante invocation du nom de Jésus.. U COTEP... Constantin et après lui ses successeurs. NOMS PRESUMES DU CHATELET. Personne n'ignore que le poisson et le vaisseau étaient parmi les chrétiens des premiers siècles. La grotte artificielle construite par M. VII. DISSERTATION.. ou bien Ounioriinagus.Haute-Borne. Parmi les autres monuments qu'il nous reste à étudier.... . Jacquot sous le Chàtelet. conserve très bien un honqon de la voie. Saluafor. et dans un rayon plus rapproché avec Naix. on est sur la trace de la religion chretienne. . Gorzeum Castellum.. VIII. .Tombeaux en pierre. X. N'oublions pas d'ailleurs que dès le commencement du IVe siècle. Langres. poisson ! Irloov< Xpioro<..Deifilius. a laissé sous la terre des vignes de Fontaines. une autre. et beaucoup d'autres monuments donnent à croire qu'une partie notable de la population du Châtelet professait déjà la religion de 1. Bar-sur-Aube. II. On suppose que tout ces objets se rattachaient à des usages chrétiens. de la Haute-Borne. coltune spécimen. hors de laquelle tout périt... soit sur des objets ramassés au Châtelet.JésusC7~ristus. Ces voies étaient plutht pour conduire d'une ville à l'autre que pour relier un camp & un autre camp : il est pourtant certain que les Roinains profitaient de la proximité des chemins etablis par eux pour asseoir leur campement. . VI. Tel est l'abrégé succint e t des fouilles faites sur le Chfitelet. ...Gorson.Statues.20 m et la largeur du rail même de 5 à 6 centimètres. en descendant par le sud. Grignon pensait que l'ancienne ville gauloise du Chfitelet s'appelait Noviomagus Vadicassium. un touchant emblèine de religion.Passons maintenant aux fortifications dont nous ne dirons que quelques inots. et bâtissaient des églises. Châtelet ou aboutissaiei~tsur cette montagne et la reliaient avec Toul. de profondes ornières sur la roche.Ouniorices. autre station romaine est bien conservée. des fortifications et des voies romaines.. sur lequel on peut voir que la largeur d'écartement des deux rails était de 1. Rheims. Gorze..Erpona. d'où Gourzon. nous avons à faire mention de l'aqueduc. .Aqueduc..... Châlons . parce que nous en ferons l'historique dans le chapitre des vicissitudes et des phases diverses par lesquelles ont passé les peuples qui ont habité notre montagne....... IV.Enfin je ne parlerai ici qu'en passant des nombreuses médailles gauloises e t romaines dont le Chfitelet paraît être une inépuisable mine. II. .. et des objets et monuments qui méritaient de fixer l'attention des amateurs. Bourbonne.Rues. .. Le vaisseau emblème de I'Eglise.. .. Gorzum. Par ces tombeaux. IV.

Vanitas vanitatum. Plusieurs siècles de trouble et de pénible réorganisation sociale avaient effacé jusqu'au souvenir de la ville. Vicissitudes du Châtelet. 4 en électrum. La ville portait le noin de Gorze. elle est énorme. II. l'eau seule manquait. généralement parlant. entre Joinville et Saint-Dizier. Alors tout affluait au Chatelet . Destruction définitive du Châtelet. 1. 276 en argent. fut florissante jusqu'au regne d'Honorius. 122 en or (il en avait trouvé de deux à trois cents de ce dernier métal). La Haute-Borne porte une inscription latine. plus tard elle servira de borne entre deux peuplades celtiques. mais dont l'interprétation certaine est un défi à la sagacité des visiteurs. Cette cité. Çon médailler en contenait 636. Ruinée plusieurs fois avant le règne des Antonins. Paillette en ont trouve un mille du Haut et du Bas-Empire. et omnifl. en 1772. déjà pleine de chretiens. dont il chercha le nom sans pouvoir le trouver d'une manière certaine. III. armes et autres ruines. On ne connaîtra jamais la quantité de médailles trouvées sur notre montagne . Les médailles indiquent généralement l'âge des lieux où on les ramasse. bien conservées : parmi ces dernières quatre ou cinq seulement en argent. assiégés par des hordes de barbares. plus bas que les ruines romaines. en parlant de notre montagne : "la où l'on dit que la cité de Gorze fut anciennement" et que Grignon. Ils relièrent cette place aux pays circonvoisins par plusieurs voies dites roinaines. VICISSITUDES. sur une montagne isolée dans la vallée de la Marne. bien que la Marne coula aux pieds de la montagne . dans la première moitie du 13e siècle. Commencement. qui a certainement une signification. Dès le principe. . elle fut vers cette époque occupée par les Romains. on disait conune d'une chose douteuse. en 407. III. Fondation de la ville Romaine. dont 1600 gauloises. soit par leur bonne conservation. put se donner le mérite d'avoir découvert. mais on ignore encore jusqu'ici son point d'arrivée vers le Chatelet. et n'étaient les ondulations de terrain occasionnées par les fouilles modernes. FIN DU CHATELET. Celles-ci se trouvent. les ruines d'une ville gallo romaine. Médailles. à en juger par les monnaies. Fondation de la ville Gauloise. vanitas præter nmnre Derrrn et illi soli semire. L'établissement de l'homme en nos contrées remonte la dispersion des peuples . sous le stratum des places publiques. 1. Pour sa part. on ne soup~onneraitpas l'existence d'une ville ancienne florissante sur ce plateau. Alors les habitants. dont 234 en bronze. COMMENCEMENT. brûlée.NOTICE SUR LES Ah'IQUITES GALLO-ROMAINES CHAPITRE III MEDAILLES. la Haute- Borne est un témoin irrécusable de cette prei~ère prise de possession du sol gaulois . Les ouvriers de M. la montagne fut habitée. L'abbe Phulpin en a trouvé beaucoup et encore faisait-il peu de cas de celles qui ne se recommandaient pas soit par leur matière. Fin de la ville gauloise. Resumons en quelques mots notre courte étude. privés d'eau par la destruction de leur aqueduc. puisque. II. il a donc fallu construire u n aqueduc d'un parcours de 1600 mètres pour s'en procurer : on a découvert parfaitement la tête de l'aqueduc. abandonnés par les Romains eux-memes. sous le pavé des rues. furent obligés de se rendre aux vainqueurs : la place fut pillée. qui s'y installt?rent d'une manière permanente. 20 gauloises. Grignon en a trouvé plus de 9000. rasée.

XCVI) : "Nous dessiiiâmes Mutes ces pièces sur 80 plandies in-folio. Henri Bordier rappelle à la Société que dans l'une de nos dernières réunions. et ce fut en obsewant ce monticule au pied duquel il vivait.160-164. le 17 juillet 1772. en troisième lieu des travaux qui ont pu étre exécutés au même endroit après lui. M. que dans le nombre très-considérable d'objets gallo-romains ainsi conservés par les soins de M. sur sa découverte (l). Ses travaux eurent aussitôt un grand retentissement . pourquoi le plateau présentait des dépressions singulières. Quicherat fit mention d'une inscription dédiée au dieu gaulois Ouniofix. est environnée à sa base par plusieurs villages. Grignon était le maître de la forge. Bertin. Ce volume appartient depuis plus de vingt ans à M. . dont il dit dans son premier Bulleün (p. avec M. Bordier rend compte de quelques recherches auxquelles il a d û se livrer pour exécuter ce projet. ministre du roi Louis XV. Les numeros 1 à N se rapportent aux fouilles de 1773. 74-82. Grignon l'avait probablement remis à M. et par une forge appelée Bayard. suivies de 1 8 pages de dessins (avec explications) relatifs aux decouvertes de 1772.c'était la première fois qu'on faisait en France une fouille considérable dans des vues purement scientifiques . et les autres celles de 1774. Gourzon Fontaines. M. mais il crut avoir découvert une ville antique et se donna beaucoup de peine pour en déterminer le nom à l'aide de César et des autres historiens de l'antiquité. et que la Société des Antiquaires de France pourrait utilement accueillir dans ses Mémoires une note qui les reproduirait et les tirerait de l'oubli. d'un cnstmm . p. NOTES SUR LE CHATELET Pa" Henri BORDIER et HERON DE VILLEFOSSE M. qu'il en vint à se persuader que des mines y pouvaient bien étre ensevelies. Il s'est mis en quête d'abord des travaux qui ont été publiés sur les antiquités d u Châtelet. Sun manuscrit.qui lui avait fait obtenir des fonds en 1772 pour la continuation de ses travaux. Ce sont vraisemblablement les premiers cahiers de ces dessins.Société des Antiquaires de France. il pouvait s'en trouver qui n'auraient pas laissé d'autre trace que ces dessins. il n'y avait pas vingt ans que Pompéi était sorti de terre . pourquoi certaines places étaient réfractaires à la culture. plus deux plans des fouilles. Ce volume contient l'original du mémoire que Grignon lut à l'Académie des inscriptions. en l'annonçant comme tirée d'un volume écrit et dessiné de la main de Pierre-Clément Grignon. Grignon. 1876. en se demandant pourquoi la terre y était noiratre. li ne paraît pas avoir et6 imprime et ne merite plus de l'être. J. (1)En 24 pages in-folio. enfin de l'état où en sont aujourd'hui les choses. plus une série de 168 dessins et lavis (2). (2) Divises par Grignon lui-même en neuf cahiers dont le troisième manque. Nous eûmes l'honneur de les présenter au Roi en mars 1774 et d'en expliquer les sujets à Sa MajesM". II ne s'était pas trompé : c'&aient les ruines d'un camp romain. proéminence isolée qui s'élève à 200 pieds environ (68 mètres) au bord de la Marne. en réfléchissant. entre Joinville et Saint-Dizier (Haute-Marne). tous (sauf trois ou quatre placés vers la fin) représentant les différents groupes d'objets trouvés au Châtelet. Il résume ces différents points d m la note suivante : "La montagne du Châtelet. l'autre gravé . auteur de la découverte des antiquités de la montagne du Châtelet. et quelques feuillets manquent çà et là dans les autres. Il avait pensé. puis du sort des objets découverts par Grignon . Bordier qui le fait passer sous les yeux de ses confrères. La Neuville. Quicherat.

. après sa mort. et en classant le tout au point de vue industriel. que du haut de sa science.. LXXX et CCXLIV. Quicherat . 1775. un grand nombre d'autres statuettes en métal ou en pierre." "il mourut en 1784. principalement dam les Gaules ou e n Italie. c'est-à-dire par groupes de fabrication. cent grandes planches in-folio. 11 paraît que huit jours après les travaux cessèrent. "Cependant Grignon avait certainement recueilli beaucoup d'objets précieux. auquel pendent une dizaine d'ornements en forme d'S dont on n'a pas encore devine la signification . de la Haute-Mame. "Mais sa gloire fut de courte durée. correspondant de l'Acad. Il raconte avec indignation l'etonnemei~t des curieux qui. Ces opuscules sont devenus fort rares. Un autre antiquaire qui l'aidait dans ce travail. et fit paraître dans le courant de l'année 1819 le beau volume in-folio qui porte le titre suivant : Arts et métiers des nnciens reprffientés par les monuments. n'y surent apercevoir que des pierres informes.découverte en 1772 par Grignon." (5) il ne sera pas sans interet pour les ftudes si persevérantes dont la numismatique gauloise est aujourd'hui l'objet.. Il publia en 1774 et 1775 deux Bulletins (3) dans lesquels il rendait compte des travaux qu'il exécutait sur les lieux et qu'il commençait par cette phrase de satisfaction : . entre S. dtpartem. fut acheté par l'abbé de Tersan. LXXX pages in-8". Après une publication d'une telle importance et d'une telle étendue. de d'Agincourt. il passait par le village de Gourzon sur la fin de 1774 pour se rendre à son château de Saverne . p. décoitvertes entre Saint-Dizier et Joinville. il n'y a plus lieu (3) Bulletin des fouilles faites par ordre du roi. plusieurs exemplaires. Plus reservé que Moliere. en les rapprochant des objets similaires qu'on avait trouvés ailleurs. maître de forges à Bayard. de celle des Sciences de Paris. qui garde iïncog?iito dans le journal politique de ce mois. etc. un célèbre Dis pater en bronze qui porte sur l'épaule gauche une sorte de baudrier. Douze autres types dont il n'y avait qu'un seul exemplaire. etc. Il conçut le projet de publier tous les monuinents recueillis par Grignon. et accompagné de 130planches grau& au trait ou ombrées . cette date solennelle : "De notre Muserrm. servant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquités recueillies dans les niines d'une ville gauloise et romaine. en mai 1775. avec un plan gravé de l'emplacement des fouilles. toute fraîche et grossière. Le fameux cardinal de Rohan fut du nombre. par un détail succinct des antiques que nous avons recueillis cette année. royale des Iiisc.. sur ce plan. Dizier et Joinville-enCliampagne. Cet antiquaire distingué irouva dans l'acquisition qu'il avait faite la imtière d'une étude considerable qui paraît l'avoir occupé pendait le reste de sa vie."L'etnpresseinent des savants et des curieux à s'informer du succès des fouilles que nous faisons par ordre du Roi et aux frais de Sa Majesté. rédigea pour mettre en tête du tout 34 pages d'introduction. sur la petite montagne du Châtelet. et un inillier de gauloises (5) sans compter les masses rendues inécoimissables par I'oxydation. Quel est ce dernier ? Grignon le decrit ainsi (aux pages dxiij et xxviij) : "Elles sont relevees du c8té de la figure qui présente une tête joufflue ceinte d'un diadème : elles sont plates du c8té du revers. enfin plus de huit mille pièces de NOTES SUR LE CHATELET monnaie des quatre premiers siècles de l'empire romain. (4) Parmi ces correspondants figurait une Ws-intelligente femme. il traite &si : "Une dame.il voulut voir les fouilles et ne dissimula point son désappointement. une quantite innombrable d'ustensiles et d'objets usuels .BORDIER Grignon acquit de suite une célébrité.ouvrage qui peut servir de s~ipplément aux recueils de Montfaucon. d'une ville romaine. mais ayant fait graver dejà. Un dernier type comportant quelques faibles varietes composait tout le reste à lui seul. A Bar-le-Duc. des pots cassés et des morceaux de fer mangés de rouille.Second Bulletin des fouilles. tels que I'inscription ci-dessus rappelée par M. nous ne tournerons point en ridicule les recherdies historiques que fait cette dame sur ... associé de celle de Châlons. demande si la ville qui existe au Châtelet n'est pas ALESIA. et Belles-Lettres. de belles poteries. venus de Paris pour visiter sa ville antique. y joignit 30 planches de plus. de résumer les observations faites par Grignon sur ce sujet. Un type dont il y en avait quabe. du comte de Caylus. Grivaud de la Vincelle. nous détermine à répondre collectivement à toutes les lemes que nous avons reçues de différents pays et de presque toutes les provinces du royaume (4). Le millier de monnaies gauloises qu'il avait trouvees se décomposait ainsi : Un type dont il y avait. ou Recherclzes nrchblogiques. et son Musertm. dit-il. avant d'avoir terminé. où l'on voit uie figure d'animal . L'inventeur avait donc le droit de mettre. depuis le 6 avril jusqu'à ce jour 31 mai". il inourut en 1819. dont nous nous occupons et qui fixe l'attention du public. 1774 . coinme il le fit à la fin de son Bulletin second.

DVRNACVSDONNVS . des lampes. doré à l'extérieur et argente à l'intérieur. Çon attention se porta presque uniquement sur les monnaies." . des verres colorés de toute sorte. d'autres objets qu'il avait recueillis. voilà donc la monnaie ébangère representee en quantite si M i m e au Châtelet . mais la pièce. des cuillers d'argent et de bronze. de Victor de Mongeot. parfaitement reconnaissable. plusieurs petits lièvres de bronze . Les douze types en exemplaire unique. Reims. savoir : "une tête tournee à gaudie et un cheval ayant une roue entre les jambes (argent foure). Le type dont il y avait quatre exemplaires rep&sentait "une espèce de figure humaine entière. Metz. un pied de faune. enfin une tête mutilée et plusieurs ornements en pierre. ii acheta une grande partie des terrains à exploiter." c'est encore très-probablement le type des Medioninbices. quant aux monnaies gauloises. des antiquités du Châtelet. les types dont il parle. un personnage le coude appuyé sur sa bêche ."Langres.8. du territoire camute." . l'oiseau des Sciions à la légende LLVCCI . bachelier de Sorbonne et cure du petit village de Fontaines. un an après la mort de Grignon. depuis la mort de Grignon. et l'état dam lequel le lieu se trouve aujourd'hui.Ce preteiidu monogramme est un serpent. elles étaient en si grande abondance dans les terrains anciens que.NOTES SUR LE CHATELET BORDIER de songer à faire profiter nos Mémoires des dessins de Grignon. "nous ne daignions pas les ramasser" (p. A. (Neufchâteau. est un element essentiel pour la determination des monnaies gauloises. au droit. appartient aux Cnfnlmini. et embrassait aisément le Cliâtelet qui n'est qu'à une dizaine de lieues de là. et qu'il était arrivé en 1785. î. un semblable avec l'oiseau becquetant à terre . en 27 paragraphes. Cette présence d'une masse de monnaies propres au pays. comme on vient de le voir. mais je pense qu'il n'en sera pas moins intéressant de savoir ce qu'il est advenu. un chevalier romain tenant deux javelots dans sa main. sont : 1. des lacrymatoiies. Cette peuplade du territoire lorrain avait son centre à Nnsium p&s Toul. deux patères de bronze.c'est la monnaiede tout le voisinage. 5. Cependant il fait l'énumération. pour qu'ils soient parfaitement reconnaissables. est un fait des plus probant4 à-l'appui de la thèse sur laquelle insistent aujourd'hui les numismatisteq à savoir que l'inspection attentive des lieux où les trouvailles sont faites et de la manière dont elles sont composées. entre les jambes duquel on diskgue la partie supérieure d'une fleur de lys. qu'il n'avait cessé depuis son entrée en fonctions de s'occuper de la montagne du Châtelet. des dés à jouer. une "quantité extraordinaire" de fibules. Deux seulement sont d'un peu loin. Le type dont il y avait "plusieurs" exemplaires portait. VOLC AREC . et il faut noter qu'en effet il insiste à plusieurs reprises sur ce que tous les débris gaulois qu'il a trouves etaient toujours dans la couche la plus basse du sol et recouverb entièrement par les couches romaines. des épingles en métal ou en ivoire. la louve allaitant Romulus et Rémus. "une tete de mouton et au revers un ours. dit-il. une pièce de laiton (il veut dire d'élect~um)"qui porte une tête. "En 1840 parut un opuscule intitulé : Notes nrcliéologiques sur les fouilles fnites et les monuments découverts sur In montngne du Bâtelet située près de Fontnines (Haute-Mnme). tenant d'une main une espèce de flambeau ardent.9. et mieux peut-être aux Lingons. de la fouiller. prêtre. un à deux oiseaux avec ailes éployées. au revers de la figure ebauchee d'une espèce d'ours. un petit Mercure. 10 le griffon des Mediomnhices (qu'il dit etre de grand brome. Ii trouva un jour 2ûû pieces romaines en or d'un seul coup . Ces médailles se coulaient dans des moules de terre grossierement faits.) On apprend par ce petit volume que le véritable cure Phulpin avait alors 83 ans. une tête d'aigle en bronze tenant une couleuvre dans son bec. juste une etape. par M. d'autres personnages inconnus. et de l'autre un cercle . tels que : u n vase en bronze. dont une mèdie de dieveux lui pend sur la face et se boucle sur le milieu du nez . deux divinités ailées. des flûtes en os et auhes matières . dont l'oeil occupe la plus grande partie du visage. in-s". Châions.7. un serpent et une croisette (Carnutes) . 33). 6. 1840 . irnpr. CIA (c'est-à-dire Cimnilos ou Ginmilos) avec l'oiseau perche . de la surveiller.une jolie tête de femme en terre blanche. des clefs de bronze.Vm et 147 pag." C'est evidemment la monnaie des Leukes dont il veut parler. ATEVLA-VLATOÇ : 3. Elles étaient d'une mulee bien primitive puisque Grignon ne sut pas reconnaître dans l'animal "approchant du cheval" un sanglier.C'est la monnaie au bucrane attribuee aux Cnfnlniini par quelques numismatistes. ii n'y a pas moins de fruit à tirer des autres indications que Grignon fournit en decrivant assez bien. et il y venait tous les jours aidé par une troupe de jeunes gens qui étaient des élèves que leurs parents avaient mis en pension chez lui. Phulpin. plusieurs styles. de nombreuses poteries dont quelques-unes ornées de dessins d'une licence scandaleuse. approchante celle du cheval. des grains de collier. des cornalines avec le mot BIBI. et au-dessus un monogramme qui ressemble à un Cet un N unis ensemble sans qu'ils soient enlaces. le SOLIMA (Grignon avait lu seulement SOA) en argent . tandis que nous ne le connaissons aujourd'hui qu'en or) . portant au revers l'etluiique REMO . 145 . un type trop vaguement vu et décrit par Grignon pour que nous le reconnaissions. des boucles d'argent.12. no 9026 du Cabinet de France . la pièce la plus connue aujourd'hui sous le nom de h m Gnlline. 4.11. sur la montagne du Chatelet.

mais encore tous les environs de cette montagne étant peuplés d'établissements militaires et civiles qui. 146 . fours à potier. publige par Carnandet (Chaumont. et M. curé de Fronville. je m'empresserai de vous les offrir. GELIN. a M. En 1845. curé de Fontaines et de Sommeville.l'autre intihilee : Aqueduc de construction romaine (Paris. M. Enfin votre serviteur a fait insérer dans le journal la Haute-Marne. M. fit relever la Haute-Borne et faire des fouilles qui amenèrent à découvrir la tête de I'aqueduc. mort du choléra en 1854. M. j'ai pensé que la paroisse de Fontaines pouvait avoir eu la bonne fortune d'Éhe encore aujourd'l~ui confiée à un digne successeur de M. 1876. en firent un boulevard des mieux fortifiés de la frontière romaine entre les invasions des peuples d'outre-Rhin qui étaient alors pour la Gaule les Prussiens d'aujourd'hui. Cet ouvrage fut découvert en 1845. Monsieur. réservoirs. I'aqueduc et les environs du Châtelet. (8) Numéros des 23 à 28 mars 1875. Romieu. mais si I'on tient la tête de I'aqueduc. et ce sont sur ces fondations que je voudrais explorer. préfet du département. imp. Ce territoire cache et recouvre bien des secrets que I'avenir pourra découvrir. l'on en ignore le parcours et je soupçonne les fondations des piles sur lesquelles s'élevaient des arcades qui avaient jusqu'à 47 mètres d'élévation. Peut-être est-il dans un musée de cette localité ? Comme je n'étais pas. et de joindre à la lettre qu'il lui adressera les trois derniers volumes des Mémoires et Bulletin. Grignon I'on a fait de nouvelles découvertes . alors il ne pouvait s'expliquer bien des choses : bains publics.Depuis M. M. Pothier. Que ne m'est-il permis d'espérer une enquête un peu sérieuse de notre localité.NOTES SUR LE CHATELET BORDIER "Que sont devenus tous ces objets et qu'a-t-on fait au Châtelet depuis 1840 ? Sur ces deux derniers points. F. Voilà.F. Monsieur. M. 1866). 1856 . en cinq feuilletons (8). je vous avoue que j'ai perdu la piste de ce trésor. gauloises d'abord et ensuite g2110-r3maines. comme Grignon. qui a bien voulu me repondre par une lethe instructive dont voici les principaux passages : Fontaines-sur-Marne. Ainsi non seulement la montagne a été fortliée.. et la double autorisation demandée par M. Phulpin . car. S. Ce médailler est devenu la propriété de M. qui suivit jour pzr four ces explorations. la montagne du Châtelet n'était pas seule couverte d'habitations. Bordier lui est accordée. il n'y a pas à douter. mais encore I'aqueduc qui l'alimentait d'eau et aussi toute la crête et de la montagne et des coteaux qui aboutissaient là. la réponse que je devais faire à votre très-honorée du 15 janvier. (7) L'une dans la Reuue chnnrpenoise. Malheureusement tout a été détruit avec un raffinement qui n'avait même pas permis d'en soupçonner I'existence jusqu'à M. en ce moment. Quicherat fait ressortir l'inter& qui s'attache à tous les renseignements concernant la première fouille importante qui ait été faite en France avec methode et dans un but pureinent scientifique. mais il a été vendu à vil prix a quelques amateurs de Reims. Mais ce savant ne connaissait que la montagne sans soupçonner ce qui se rattachait à cene localité dans les environs qui restent encore a explorer. Phulpin ignorait. le résumé succinct de tout ce qui a été dit et de tout ce qu'on connaît sur nos antiquités. le curé actuel de ce village.. juge de paix du canton. récrivis à tout hasard et sans tn&mee n savoir le nom. aux Ille et Ive siècles de I'ère chrétienne. Chabouillet demande l'insertion de la letke de M. Grignon. le 18 janv. puits sur une montagne à 200 pieds au-dessus du niveau de la Marne et sans eau . Cette dernière question est ajournée. en relations intimes avec ce confrère. il ne connaissait pas I'aqueduc qui amenait I'eau sur le Châtelet depuis une distance de 1500 mètres près de la Haute-Borne (6). en ponant secours a ses paroissiens . fit imprimer deux notices sur ce sujet (7). je réponds poste pour poste à I'honorable lettre que vous m'adressez au sujet des antiquités gallo-romaines qui gisent sur le territoire de la paroisse dont je suis le pauvre petit curé. Phulpin son neveu.M. . M. Phulpin possédait un riche médailler ramassé au Châtelet. ou que n'avons-nous quelques ressources pour faire des fouilles avec succès ? . et le hasard plutôt encore que de savantes recherches . Poitevin. Bordier conclut en demandant I'autorisation de remercier son honorable correspondant au noin de la Société. Si vous désirez de nouveaux renseignements. (6) L'auteur de la lettre veut parler de la fameuse borne sur laquelle est I'insniption : VIROMARVS : IÇTATILI . le cure de Fontaines au compterendu de la séance. Pol Nicard propose de chercher les moyens d'obtenir la reprise des fouilles de la montagne du Châtelet.

. . . . . . . . . . . . . . . .115 176.. . . . . . Sur la planche 82 de Grivaud par exemple on a ajoute un petit bas-relief tiré de Maffei . Voici les numéros de quelques unes de ces planches mis en regard des numéros des planches de Grivaud qui y correspondent. 1788. . . qui représente le célèbre Jupiter à la roue. . à partir de la planche 161. . Héron de Villefosse demande à ajouter quelques renseignements à ceux qui ont été présentés par M. .mais d m l'agencement général des planches. . . ARTS et METIERS . Planches des Manuscrit de. . . . . . . . . . . . . 1788 : le dessin n'avait donc pas été exécuté par le m&meartiste. "Ainsi. . . . on lit : "llfalrt ôter cet S de cet endroit pour le reporter au dessous de Jupiter et au dessrrs de i'annenrr" -Sur la planche 176. .117 180. il est possible qu'il ait été remis par M.110 175. "Ces différentes notes indiquent les préoccupations d'un homme qui préparait ces planches pour la gravure. . . . D'autres plailches du m&memanuscrit ont éte gravées dans l'ouvrage de Grivaud de la Vincelle. . Or. . . . . 1819. . on en retrouve plusieurs dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle : Arts et métiers des anciens ~eprésentépar les monuments. .164 . On sait de plus que cet amateur s'était proposé de faire servir les antiquités du Châtelet de bases à un ouvrage sur les Arts et Métiers des Anciens et qu'il avait tait graver. . . . plus de 100 planches. . M. . . Durand dont elle faisait partie. . . en 1788. 46). "Deux planches du manuscrit sont signées du nom : Poisson . . . . . on voit qu'elle a été exécutée au lavis. "En les examinant on y remarque plusieurs notes au crayon qui en font soupçonner la destination et permettent d'affirmer qu'ils ont été executés en vue d'une publication. sur l'autre les crevasses sont plus accentuées. . . . En effet. . . . . . . Deo Ouniorigi. dans ce but. . lorsque la mort vint le surprendre le 11 mai 1819. et a coininuniqué le fruit de ses recherches sur le sort des objets recueillis par Grignon. . Héron de Villefosse présente à la Société la petite plaque de bronze provenant des fouilles du Chatelet et portant l'inscription. . . elle y est entrée sous la Restauration. . etc. . .. couz~rirles crevnsses le long du genou de la femme". . 1788. . . Planches d u . . en 1825. la première porte de plus une date : Poisson del. . . . si on se reporte à la planche 174 du manuscrit qui correspond à la planche 110. .. 84 200. ils ne font pas partie des croquis peu élégants de Grignon et je crois @treen mesure de prouver qu'ils ont été faits après la mort de cet antiquaire sous la direction de l'abbé de Tersan. . . . . M. . . . M. ministre de Louis XV.des ANCIENS 61(1). . . . Bordier a de nouveau entretenu la Société des fouilles faites au Châtelet à propos d'un mémoire manuscrit qui lui appartient. . en effet. Bordier : "En ce qui concerne le manuscrit. sur la planche 162.121 174. tandis que toutes les planches de Poisson sont à la mine de . . . . . . . . . . on lit : "couvrir cette creumse . . Quicherat a fait une comnunication à la séance du 12 janvier dernier (voir p.116 172. . . .. .114 173. Tous ces dessins. M. ce sont les planches 180 et 182 . . 74). un autre a éte egalement placé sur la planche 114. . BORDIER. . . . . . . . . . Or. . . . et 117 et les corrections projetees y ont été exécutées par le graveur : sur l'une l'S a été changé de place. . . . Bertin. . . 81 163. .113 161(2) . . . . . sont plus soignés que ceux qui le précedent . . . Plusieurs gravures de cette grande publication portent en effet la date et le nom trouves sur la planche 180 du manuscrit : Poisson delin. on ne pouvait dessiner les objets trouvés au Châtelet que chez l'abbé de Tersan qui avait acheté le Musnrm de Grignon en 1784.NOTES SUR LE CHATELET BORDIER Séance du 12 Juillet. . .. .119 171. 1 6 2 . Dans la séance du 2 février (voir p. . . . et sculp. . avec la première collection du chevalier E. . Les planches 162 et 176 du manuscrit y portent les numéros 113. 82 "Les dessins sont reproduits exactement . . . . . . etc. on a introduit quelques modifications insignifiantes. . . mais alors il ne renfermait pas les dessins qui le terminent. . Une seule (la planche 110) porte la mention : Poisson SC. au sujet de laquelle M.126 182. Cette petite inscription appartient au Musée du Louvre . . . . Grivaud son ami publia l'ouvrage la m@meamée en y ajoutant quelques dessins et un texte. .

a *té aave dans le Renieil deç Moiisinents nntiqiies.-J. avec une distribution inexacte des lignes . Second Inilletin des fouilles du Châtelet en Champagne. à partir de la planche 161. Durand. au inoinent où il dirigeait la vente du cabinet de son ami. Elle a été découverte au Châtelet en 1773 (Grignon. de Longpérier. dessine sur la feuille 178. en 1819. 1820. s w une auge en pierre. Le Musée possède également une petite figure de Mercure aptère e n bronze. en 1820. après avoir fait paraître les Arts et Métiers des Anciens. les autres de Grignon le fils.115 et 117 et elles sont signees dans la gravure : Grignonfil. J. 176 du manuscrit. lamniiies et gnirloiss qui composent la collection de feu M. gravée. Grivaud. p. p. la signale comne inédite et la publie en fac-similé (Inscr. p. exécutées de cette façon." (9) Tous n'ont pas et6 reproduits par Grivaud dans les Arts ei Méfierj des Ancimis. no 1 ." "La vente eut lieu le 21 avril 1820 et les jours suivants .Dessins des antiquites decouvertes pendant les années 1772-1774.il est certain qu'il le laissa à Grivaud de la Vincelle pour continuer son ouvrage. p. Quicherat. Ce dernier. à Metz - 00) Cntdogue des mtiqriit& igytietnes. EXVOTOD au lieu de EXVOTOP . no 1 . 00(I . fut lui-même enlevé par une douloureuse maladie. en caractères formés de poiiits. p a L. de Tersan mourut le 11 mai 1819. "Je reviens à l'inscription. en Champagne. l'abbé Campion de Tersan. ils y sont NOTES SUR LE CHATELET entrés en 1825 avec la collection du chevalier E. L m . II. 81) constate que les dessins possédés par M. Grivaud de la Vincelle. pl. . mais avec une faute de lecture à la dernière ligne. Cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de la collection de cet amateur . enfin.BORDIER plomb. rech. car les feuilles 174.le Jupiter de Besançoii (feuille 179) se vouve dans le même ouvrage. LN. qui en ignorait la provenance. 975). Le Musée du Louvre possède aujourd'hui les plus intéressalits monuments du Châtelet . "Ce que je viens de dire ine paraît suffisant pour affirmer : 1" que les dessins qui accoinpagnent le inanusnit de Grignon sont. A. Dubois l'a reproduite dans le catalogue de la coll. sur des fragments de bas-relief. 1) . coinme l'indique M. 11"10. Tout ce qu'il avait recueilli fut dispersé et le manuscrit de Grignon est catalogué au nombre des dessins qui faisaient partie de sa collection : "Na 258. fait qu'il est facile d'établir . Ces planches au lavis sont l'oeuvre du fils de Grignon. Grivaud (no 183). sur des bagues.voir aussi : Mtrsée de sculpt. ii. Notice des bronzes du Louvre. On en peut voir la liste dans le tableau ci-contre qui contient en inême temps le relevé des pièces de inêine provenance decrites dans les catalogues de Tersan et Grivaud. .. et pl. sont reproduites par Grivaud sous les nuinéros 110. pl. pl. 9. d'après les affirmatiom de Grivaud de la Vincelle ils passèrent tous entre les mains de M. Ce manuscrit ne figure pas dans le catalogue de sa bibliothèque . et mod. ni des 150 n o m de potiers découverts au Châtelet. chez le successeur duquel on pourrait sans doute retrouver le nom de l'acquéreur. Dubois. grecques. 175. no 88 et 100) . prélimin. V.le premier venait de la collection d'Ensery. comme celle du dieu Ouniorix. Ainsi le monument de plomb trouve et reuresentant Rome tenant une Victoire. Grignon sur les mêmes monumeiits (IO). Ces dessins sont accompagnés d'une dissertation de feu M. Grivaud de la Vincelle en a donné un très-bon fac-similé (Arts et MCtiers des Anciens. A. "Quant aux objets provenant des fouilles. dans les fouilles de la ville du Châtelet. ~ J. On les trouvera dans les Bulletins de Grignon et dans le grand ouvrage de Grivaud de la Vincelle. 1. ceux que l'abbé de Tersan avait fait préparer pour sa publication (9) . 2" que parini ces dessins les uns sont l'oeuvre de Poisson. Bordier ont été coimnuniqués à I'admi~strationdes Musées et ont permis au conservateur des Antiques de retrouver la provenance de plusieurs inonumentç. le comte de Clarac. no 806 . les autres y sont sans doute inventoriés sous des dénominations trop vagues. cause première de cette note : Elle a été publiée pour la première fois par Grignon en 1775. grecqires et romaines du Mirsée Royal du Louvre. "Ce n'est pas la seule inscription qu'aient fownie les fouilles d u Châtelet. pl. no224). ant. Tous deux oiit appartenu 6 l'abbé de Tersan (Cntd. en 1847. XXX. "M. le 4 décembre 1819. "Je n e parle pas des autres inscriptions sans importance gravées sur des manches de patère. delineauil. les adjudications furent faites par M. "Une note de M. fixée sur une base carrée dont la face antérieure porte l'inscription MERCVRIVS. Arts et Métiers des Anciens. 2e partie. de Longpérier insérée dans Le Bulletin des Antiquaires (1859. Gendron commissaire-priseur.

du Louvre. C. DURAND3 Pierre 77. de la première collection du chevalier E. désignent la Notice des bronzes nntiqi~esdi1 Louvre par E. ? 1 . Cninlogi~edes objets d'nntiqi~iféef de cilriosité qui composnient le cnbinet de feu M . Paris. Grand nombre d'outils. mcien nrcldincre de Lectoure bar Grivaud de la Vincelle). Durand. L.L.C. l'abbé Cnmpion de Telsou. 161 C. L. Jupiter à la roue 183. Latone assise tenant un globe Pierre 78. Insc. Inscr. d'ustensiles et autres objets. L. ? ? ? ? ? ? 4436 4276 87. 44U Sanglier . 4. Deo Ouniorigi 4483 3790 ? 4433 4505 3175 4435 3151 Fer 222. 1819. Victoire sur un globe 116. Venus pudique de style gaulois 129. Figure héroïque avec son socle ? 187. L.C. Cntdogiie de Grivm~dde In Vincelle. Vase ayant un bec comme celui d'une lampe 188. 14 C" de Clarac. Deux lampes à bec. 79 Venus . sur chaque face est en relief une divinite gauloise Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze Bronze 114. 48 C. L.Les letbes C. 162 Mercure . L. Inventaire mss. .C. 217 Heriüle . Autre qui a pu servir d'encrier 197.C. L. de Longperier. 2. L.C. muffle de lion C.BORDIER NOTES SUR LE CHATELET MATIÈRE CABINET DE L ' A B B ~ CAMPION D e TERSA* CABINET DE GRIVAUD COLLECTION DE LA VINCELLE2 MUSEE DU LOWRE' P. 3. cite plus haut. Autel votif quadrangulaire . 853 Clef av. L. 224 Soleil .

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mirent à découvert quelques sépultures anciennes. Léon Jacquot pour abriter les vestiges de la voie Romaine conduisant à Naix. on a enlevé les terres pour remblayer le nouveau chemin . Phulpin. après de nombreuses recherches.. qui conduisait à Nnçium chez les Leuques. de forines et de grandeurs diverses. séparées les unes des autres par une distance de quelques mètres. ils avaient rencontré des débris de poterie et de gros ossements." Un seul de ces tombeaux existe encore. mais très dégradé. Phulpin. . reproduite par M.BULLETINS DE LA S O C I ~ T CHISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DE LANGRES LES NÉCROPOLES DU CHATELET Pa" Sabbé P. ainsi que des vases en verre très mince et uni. Pothier croit être une basilique chrétienne. les ouvriers rencontrèrent environ quinze sépultures. J'étais donc en présence d'un cimetière Galloromain. En 1845. et paraissent avoir été déposés avec leurs costumes. de forme circulaire. ou plut6t sur les jambes.F. . un tombeau en pierre était encore couché en travers du vieux mur. des sépultures ancien- nes du Châtelet. sur le plateau même de la montagne. lorsqu'en 1883. sur le coté droit de la voie romaine. page 28 : " ANIMAIM LVCiLLAE ARSVSS M. à la hauteur des hanches. on a rencontré une quantité considérable d'ossements humains. avec des débris d'armes et quelques médailles de divers empereurs .cependant dans les parties déjà eidevees. en terre. aux environs des ruines d'un édifice que M. renfermant une autre urne en verre blanc. dans laquelle il s'est trouvé des cendres et deux os croisés. Sur soixante mètres de longueur et cinq de largeur.. aujourd'hui disparu. on a rencontré régulièreinent des vases en terre rouge d'un beau poli . jetés pêle-mêle dans le remblai et plus ils avançaient.. Us ne trouvèrent d'abord que quelques têtes séparées du tronc . mais pas assez concluantes. Aux pieds de chaque cadavre. dit petite route de Joinville à Saint-Dizier. plus de nouvelles sépultures apparaissaient à une petite profondeur. Tous les corps sont régulièrement orientés du sud-est au nord-ouest. Phulpin ajoute qu'un laboureur a ramassé au même lieu une urne en pierre avec son couvercle aussi en pierre. sur l'axe même du vieux chemin. des terrassiers. on trouvait des petits vases allongés. il doit être situé sur la pente de la montagne . ayant une teinte verdfttre. dans ce petit espace. On avait recueilli aussi dans cette grotte un cippe. portant l'inscription suivante. On trouve quelques traces de crémation. GELIN Nous lisons dans les notes archéologiques de M.un grand nombre de tombeaux en pierre et de cippes funéraires trouves là à diverses époques ne nous ont point été conservés. dans une grotte construite par M. dans lequel la population du Châtelet ensevelissait la plupart de ses morts. page 29 : Un seul endroit semble avoir suffi aux habitants du Châtelet pour les sépultures de leurs morts . à la portée des mains. variant de trente à cinquante centimetres. occupés à la rectification de la route allant de Fontaines vers la base du Châtelet. C'était tout ce que j'avais pu connaître. au inois de mars et d'avril. dans ces notes archéologiques.

ce qui permet de présumer que beaucoup d'objets n'ont pas éte retrouvés intacts. l'effigie de Dioclétien. Cependant. rongé par la rouille . ils ont recueilli quelques grains de collier en verroterie. quoique brisés par la pression du sol. avec une inscription. qui est représenté portant la haste sur l'épaule droite. La partie fouillée se trouve à la base du Chatelet. rouge. dans presque toutes les sepultures. ou parties de bracelets en laiton et cuivre façonné et contourné. portant. Les ouvriers ont rencontré quelques bracelets. a c8té le dieu Mars. en face d'une croix érigée sur le bord du chemin. Aujourd'hui. mais il est certain que la nécropole se continue dans les champs voisins. 8 Mars 1883 . à cent seize mètres de la grotte dont il est fait mention. quelques-uns de ces grains portaient des incrustations. les terrassements du nouveau chemin sont terminés. bleue. Les objets rencontrés ont été disséminés par les ouvriers. dans une autre. blanche . avec un mascaron de tête de lion. Une autre renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres. Fontaines-sur-Marne. armé de sa lance. la plupart des vases en terre et en verre sont complets. une cuirasse est à ses pieds. a l'effigie de Dioclétien. du coté de Fontaines. on recueillit une quantité de médailles en bronze agglomérées. partant plus de découvertes nouvelles . Constantin et ses enfants. Une sépuliure présenta une pointe de poignard antique. Licinius. précaution. Près des têtes.LES NECROPOLES produite sans doute par le temps.

que pour le protéger. déjà des chrétiens dans les Gaules. le cAté le plus à l'Est n'est pas encore fouillé. l'ère des grandes invasions. Çonuneville. vers la station romaine de Grant et à Bomona (Bourbonne). Pour les païens. curé de Fontaines-sur-Marne.T. Pistollet de Saint-Ferjeux. élevé sur le Châtelet. aboutissant. Grignon. dans la partie la plus rapprochée du Châtelet. par ses deux extrémités. ont continué jusqu'en février 1884 et ont amené la decouverte de plus de 150 sépultures. Les fouilles. Cette seconde voie fut reconnue par mes ouvriers et ne fit que confirmer mes prévisions (1). page 315. aux deux voies romaines. Ainsi. Ce fossé parait avoir été creusé tant pour assainir le cimetière. Toutefois. on a mis à découvert. on constata que la moitiè des sépultures ont été bouleversées et dépouillées . la moitié au moins regarde la montagne. où était le pays natal. la vallee de Poissons. au bas de la montagne du Châtelet. Parmi ces 150 sépultures. commencées le 7 juillet 1883. non encore fouillées. d'abord avec le Châtelet. adresse le compléinent de la description des fouilles qu'il fait exécuter.c'était le temps de l'occupation romaine. furent elles coupées. par Fontaines. dès le berceau de l'Eglise. brisé. le tout était ravagé. les investigations pourraient mettre à jour. d'un autre dédié à Bacchus. à 126 mètres d'une grotte artificielle. à Vénus et de plusieurs édicules diverses divinités. que les morts aient été enterrés le visage tourne vers le Châtelet. vers 1830. . autour de laquelle on rencontre u n grand nombre d'ossements. d'un autre. "En continuant la rectification du cheiniri qui conduit de Fontaines au Châtelet. fait de mains d'hommes. s'étendait et se dérobait sous les cultures. mais pas de sépultures. l'abbé Gelin. fait mention d'un temple splendide. inis en morceaux. Le cimetière. Autigny. que pour les païens. construite à Bayard. Curel. et des medailles de Constantin et des Empereurs protecteurs de la religion peuvent le faire supposer. des ruines. dans sa partie connue jusqu'alors. plus élevé que les chainps voisins qui sont en déclivité de plusieurs côtés. GELIN FONTAINES SUR MARNE M. Rien d'étonnant d'après l'usage de cette époque. Mais les ouvriers étaient limités par le tracé de l'entreprise. par Dammarie (Meuse) et l'autre. Tels sont du inoins mes motifs. Le cimetière est situé à la base Est du Châtelet. Il y avait. s'appuyant sur un plan dressé par son fils. depuis plusieurs années.-F. pat M. En dehors de cette zone. près du village de Fontaines et dont un premier compte-rendu a été inséré aux précédents Bulletins. de forme semi-circulaire. sans compter celles qui existent dans les parcelles intermédiaires. le temps des rois Mérovingiens. pour expliquer cette double orientation des sépultures dans le même cimetière. un seul etait resté intact . Sur huit tombeaux en pierre trouves en ce lieu. elles sont tournées vers le levant. les ruines d'une basilique chretienne sur le Châtelet. centre de leurs affectations religieuses. regardaient Rome et le levant. une quinzaine de sépultures anciennes. prouvent avec une entière évidence que ce cimetière a eté profané. avec une (1) Voir dans les nrhoires de In Société histonqi~e et nrclGo1ogiqiie de Lmtgres la notice sur les Voies romaines. Toutes les fouilles pratiquées dans l'étendue de ces champs funèbres. i. je fis commencer les travaux des fouilles. et les chainps voisins. pillé. on ne trouve plus une seule sépulture regardant le Châtelet. du c6té de la Haute-Borne . allait au sud. Au bout de ce terrain. dont il était une dépendance. A peine les récoltes de cette partie du finage.1. des tombeaux en pierre. et les établisseinents religieux. en effet. avec tant de soins et de persévérance. les monuments détruits. s'étend sur une zone de 170 mètres de longueur avec une largeur moyenne de trente à quarante mètres . tant pour les chrétiens. Mais à 50 ou 60 mètres plus au levant. L'une de ces voies se dirige du coté de l'Est vers Nnçium (Naix). il existe encore les restes d'un fossé. les sépultures trouvées en cet endroit. il est placé entre deux voies romaines partant du Châtelet comme point central et commun. en face de la Grande Croix.LES NECROPOLES P. couverts de leurs récoltes ne permettaient pas de porter plus loin les investigations. comme leur pays d'origine. des fondations de maisons. on soupconnait que le cimetière dont on avait decouvert les traces sur l'axe même d u chemin. détruit.

Enfin le plus grand nombre des cadavres étaient déposés dans la terre avec leurs costumes et les ustensiles à leur usage durant la vie. Le 3 novembre. pour faciliter la violation de la sépulture. Si grand était le respect des morts. un squelette très complet. dans lequel était incrusté. Le fond était en briques rouges striées. Ce serait la preuve des ensevelissements dans des cercueils en bois. avait été brisé en plusieurs inorceaux. Dans ce cimetière. au dessous du sol arable. épingles de toilette. on rencontra deux squelettes. le fonds était formé par un épais lit de béton très solide. on a découvert l'emplacement d'une sepulture de famille. les têtes juxtaposées et les jambes entrelacées . un grand nombre de plaques de ceintures. le squelette semblait regarder et menacer les travailleurs.lO. Les murs d'enceinte. B quatre-vingts mètres environ plus au levant du cimetiere. Autour. presque partout.60 de largeur. dans plusieurs sépultures. dans un des deux cercueils qu'il a recueillis dans les fouilles du Ch&telet.05 cent. Plus loin. avaient disparu et le monument avait été fouillé et détruit totalement. une fondation avec son mur d'enceinte. Un autre fut trouvé les bras et les mains passés sous l'épine dorsale. Dans une des sépultures. mises dans des urnes. et très propice à la conservation des ossements humains. Aussi. un enfant gisait en travers sur ces ossements. et l'inhurnntion avec le costume complet. costumes de tête. c'est aussi un tombeau de famille. d'un seul morceau . seulement de temps à autre. des débris de clous à larges tetes. pour le mode d'inhumation. qu'un trou circulaire. qui a certainement traversé une planche de cercueil en bois plus dûr que le chêne et après lequel adhère fortement encore une parcelle de bois. hémisphérique par le dehors. qui ont achevé la dévastation. et de fondation. On retrouve plusieurs vestiges d'incinération. formant un rectangle. un pave de pierres sciées d'une épaisseur de 0. de sorte que personne jusqu'ici n'avait même conservé le souvenir d'un cimetière si étendu. parfaitement conservées. On a mis à découvert de la tete aux pieds. l'incinérntion. il a . Dans la terre qui remplissait ce tombeau. tels que pierres rougies par le feu. et empruntées à tous les âges. en face de la croix. bracelets. Je possède un clou. également ravagé et dépouillé. déposé chez M. on voit un trou ovale également muni de son bouchon en pierre taillée. porté pendant la vie. des fibules ou attaches pour arrêter les courroies. le tout bouleversé et comblé par des terres de remblai de toute nature. à Bayard. on eût pu rassembler quantité de dents. Le sol argilo-calcaire de cette contrée.LES hFCROPOLEÇ raffinerie remarquable. la terre n'ayant point pénétré à l'intérieur.C'@tait sans doute les restes de toute une famille. on a trouvé quelques gros ossements. bagues. Puis sont venues les générations suivantes. 011 ramassait quelques débris aiitiques et il en reste certainement encore beaucoup à découvrir autour de cette ville anéantie. après un long intervalle de quinze siècles et plus. étendu sur la couche funèbre. Turquet. muni de son opernile en pierre taillée. Les fouilles pratiquées dans le cimetière. prouvent qu'on a employé. était bien choisi. pour domer probablement issue aux liquides provenant de la décomposition du cadavre. On rencontre en un mot. de 4 mètres de c6té. de ceinturons. la charpente osseuse est conservée tout entière. Cette tête évidée dans ses parties molles. en bois. colliers.elle paraissait soutenue par un oreiller. ayant d'un coté 2 mètres. tombeaux avec des restes d'os calcinés. la tête d'un squelette avait une position verticale . Au 1 e r septembre 1884. les cercueils en pierre. on a mesuré la taille d'un squelette de grande stature . les ouvriers mirent à découvert. Le couvercle. en dehors on rencontra des sépultures. et de i'auke 2 mètres 30 . Dans une autre sépulture. Le 19 octobre. laissait voir les orbites dessé- chés de ses yeux . cendres recueillies. était pratiquée dans le couvercle. On a ramassé. On y a trouvé des fragments de belle poterie rouge vernissée. pour laisser échapper peut-&treles gaz méphytiques et dans le fond du Sarcophage. les trois modes d'ensevelissements usités chez les anciens peuples. une boucle de ceinture et un petit couteau. de la tête aux pieds. paraissant avoir été enterré les inains liées derrière le dos. et proéminait sur le reste du corps.. C'était le tombeau d'un jeune ho~nme. découverte d'un premier tombeau en pierre ayant 1 inetre 70 de longueur. des clous de chaussures. tant pour porter les armes des soldats que pour soutenir les habillements. l'épaisseur des c8tés est de 0. sur 0. il avait 2 mètres 10 cent. formant rectangle. avec de minces pienes sciées. comme un bas-relief.

cette fois non encore fouillé et possédant tout son mobilier funèbre. M. Un peu plus loin. representant sans doute une bacchante. A quelque temps de là. Il en existe encore d'autres. Tous ces objets ont été remis à M. Outre ces débris. des principaux objets trouvés au cimetière. et par l'ouverture. Nous ne connaissons pas au juste la liinite du cimetière du cbte du levant. à en juger par le pampre de vigne qui court autour de sa tête. l'abbé Fourot possède cet objet. 20 novembre . celle du milieu. ayant 030 cent. le tombeau a été déposé chez M. un ouvrier heurta avec le soc de sa charrue. l'abbé Fourot. 15 juillet 1883 . 11 m'a affirmé avoir trouvé une petite applique en fonte moulée. avec quatre boutons en cuivre vernis. le tombeau avait été profané. se trouvait un piedestal carré en pierre de taille. Elle est propriété de M. mesure 2 mktres de long. clef romaine 15 gros grains de collier variés de forme. . et de la croix dont les sépultures sont tournées vers la ville. composé. qui avait fourni quelqu'argent pour les fouilles . Le laboureur recouvrit le septième tombeau qu'il avait fouillé. toujours sous le sol arable. 15 novembre . Le 25 février 1884. et ne se donna pas la peine. des débris de corniches. atteste que la sépulture a été violée . Ce faisceau de flammes représente-t-il le foyer qui avait réduit en cendre le corps du défunt enterré en ce lieu ? Au dessous de ce fragment de sculpture. et inutile de décrire ici. les os de deux squelettes étaient refoulés pèle-inèle vers la tête d u sarcophage et baignaient dans des liquides. on l'avait pillé. il est recueilli dans ma cour. représentant un buisson de flammes . le cinquième tombeau à 0. une fibule ou agraphe montée sur argent avec verres à facettes et un autre objet informe.LES NECROPOLES été conduit dans la cour du presbytère. Partie la plus rapprochée du Chatelet. Ce tombeau fut immédiatement recouvert sur place. 30 janvier 1884. découverte d'un quahième tombeau en pierre de belle forme d'un seul morceau de 1 m. Aux pieds du cercueil se trouvait un petit vase avec goulot trefflé. il est composé de deux pièces. 6 février 1884. pendant les 55 jours de travail. qu'il serait long. sans écoulement possible. ayant conservé son anse. faute de temps. j'ai rassemblé dam ma cour. dam une fosse profonde.40 de profondeur de sol. de statues mutilées. aussi on n'y a rien trouvé d'interessant. 14 novembre 1883 . par sa chaleur le symbole de charité. Daval. découverte d'un sixième tombeau en pierre que l'ouvrier ne croyait pas avoir été fouillé et dans lequel on a recueilli une plaque de ceinturon en bronze. découverte d'une troisième sépulture en pierre ayant 2 mètres 10 de longueur . de couleur et d'ornementation. Pourquoi ce faisceau de flammes ? Je ne puis deviner au juste sa signification. et le couvercle de trois . d'en fouiller un huitième que sa charrue lui avait encore indiqué. comne à sa base. est le syinbole d'espérance. trois vases. on a rencontré une francisque. 14 septembre . un septième tombeau qu'il a fouillé lui-m&me en mon absence. Suit la nomenclature prise sur le cahier de notes journalières. un coté latéral était brisé. dont un grand plat en terre rouge. Le couvercle est en trois pièces . Turquet. Ce tombeau est composé de deux pièces juxtaposées . ou sabre méumin@en avec rainure simple sur la lame : deux plaques de ceinturon. On sait que la flamme s'élevant en haut. bracelets. greffier au tribunal de Saint-Dizier. car six croix sont gravées sur cette plaque. détruit par la rouille et dont on n'a pu déterminer la signification. 60 de longueur. On l'a recouvert sur place. Le bois du manche était imprégné d'oxyde de fer et adhérent à la douille de la hachette. brisée en cinq ou six inorceaux. moulées. de diamètre. à Bayard. sépulture à 030 de profondeur. que l'on n'a point retrouvé. à 1 mètre de profondeur. autour des pieds. par sa lumibre le symbole de foi. une collection de fragments de pierres sculptées. les ossements étaient refoulés vers la tête.il a 2 mètres 10 de long.découverte d'un deuxième tombeau. ainsi que celui découvert le 15 novembre 1883. mutilé dans sa partie supérieure. découverte d'un fragment assez volumineux de pierre tendre. un poignard. d'une grosse boucle de ceinture. aux pieds d'un squelette.srramasaxe. bases de mausolée. elle était composée de deux pierres juxtaposées. portant évidemment un caractère religieux . sans nul doute. destiné sans doute à recevoir un fût de colonne. ou hachette d'un fort bon goût avec son taillant bien conservé et sa tete en forme d'assommoir. contenant de petits os d'animaux domestiques.

c'@tait un Dioclétien avec le revers : JOVE TUTELARI. On a reporté le travail des fouilles plus au levant. où l'on avait réuni les ossements de plusieurs sepultmes fouillées. cinq médailles. défense de sanglier. dont deux petites cruches. Près des mains. un coutelas. sépulture de fenune presqu'à fleur de terre. une médaille fourree de Trajan. 20 novembre . un collier en grains d'ambre et en terre cuite ornementée et encore un autre collier d'enfant à petits grains bleus et rouges. petit vase en terre rouge bien conserve. 27 octobre .LES NECROPOLES 17 septembre .. unie. clef romaine. et I'autre incomplète.N. environ à 100 mètres de distance des dernières. un plat noir. une pièce de monnaie dans la cavité du crâne. On dirait les derniers temps de l'occupation romaine et la decadence du grand Empire. vase en verre blanc devenu verdatre par le temps mais bien conservé. où se trouvait une épingle de toilette avec tête à facettes. cinq vases. un Constantin le Grand. deux vases brisés. trois vases dont deux assez bien conservés. calcinées par le feu. dans I'une desquelles était encore passée la bague . sabre rongé par la rouille. sépulture de femme . dam la partie plus éloignée du cimetière. On se croirait transporte dans un autre cimetière. 6 fevrier . belle forme. 11 février . 21 novembre . à la hauteur des hanches. I'une entière.cette partie parait plus moderne. deux plaques avec quatre boutons en cuivre. Daval à Saint-Dizier. . on a recueilli une bouteille à long col. Le m&me jour. un Décence. 14 novembre . portant au revers le monogramme du Christ. tronçon de sabre. nombreux clous de souliers. plaque de ceinture. et dont les produits sont chez M. vase aux pieds. trois anneaux de ceinture. des sepultures plus riches. Dans une fosw d'enfant. avec boucle de ceinturon. la tête est à droite. agrafes pour chaussures. au levant. c'était un Licinius avec revers : JOVI CONSERVATORI. dont il est fait mention plus haut. en verre blanc. boucle de ceinture avec son ardillon. un débris de statue. ici. boucle de ceinturon avec son ardillon. 5 février 1884 . avec petits os d'animaux domestiques et un vase en verre blanc brise. on a découvert. de petit module. mise probablement dans la bouche du défunt pour son passage sur la barque de Caron . 19 septembre . deux bagues en bronze. vase en terre blanche. 8 février . trois medailles gauloises. une cruche de belle forme avec relief sur le ventre. 26 septembre . puis une petite burette et une medaille. contenant des os d'animaux domestiques. 17 octobre . et plaque de ceinture. soit par la pression du sol.en trois lignes. beau fer de lance. et Cafnlauni. sous la tête du squelette . 21 septembre . vase à haute forme. et les ouvriers rencontrent un ossuaire. au centre d'une couronne. et leurs attributions. 24 septembre . 25 septembre . Dans une sépulture de soldat. les sépultures regardent le soleil levant . deux bracelets en bronze. puis une pointe de flèche en silex dentelé.deux vases en morceaux.je possède cet objet. fort détériorée. la les tombeaux en pierre. mais brisé par le temps. On rencontre des sépultures de soldats. un collier et près des os d u cou. Dans une nouvelle sépulture. un petit couteau. mais brisé sur place. boucle avec ardillon. 15 octobre .. soit par le temps. Dans cette partie on remarque des traces évidentes d'incendie. les sépultures sont placees plus bas et contiennent des vases de inodèles differents. brisé par le sol. Dans une autre. indiquées par la présence de pierres rougies. dit potin. ayant la forme des tondeuses actuelles . et dans une autre fosse. JVSTINVS . deux agrafes pour retenir les courroies de la chaussure. un autre petit vase. la seule en argent trouvée jusqu'ici. dont I'un en terre noire avec anse et l'autre. en metal clair. Au revers : ATHALARICVS RD(. deux vases. 3 et 5 octobre . un autre Constantin. vase de forme non encore rencontrée bien coixervé . petite boucle de ceinture. et ardillon . une bague portant une croix gravée sur le chaton avec trois phalanges de la main. Près d'un enfant. coutelas. tombeau en pierre non encore fouille. AUG. avec leurs armes. moyen bronze dont deux gauloises Lingones. une fibule. mais déprimé par le sol. ainsi que les phalanges. médaille en brome de Constantin le Grand. fer de lance. ciseau d'ouvrière. médaille fruste .fer de lance avec bois durci dans la douille par l'oxyde de fer. et trois plats bien endoinmagés. portant à i'exergue les lettres D. un vase en verre blanc. anneau de ceinture. deux bracelets en laiton dont I'un encore engagé dans l'os du bras.

J'exprime ici le regret de n'avoir pas eu plus t6t I'idee de dessiner les divers objets trouvés dans ce cimetière. un poignard. plaque de métal avec sept croix gravées. et le ferai à l'avenir. Cii7g de Foiztnines. 14 février . lors de son existence et avant toute spoliation. 10 juillet. si je préside encore à de nouvelles recherches . hachette de belle forme. . deux petits vases. un silex taillé en pointe de flèche. GELIN 13 février .F. comne je le fais maintenant. Gelin. avant et surtout pendant le teinps de l'occupation romaine. pierre tronquée représentant un faisceau de flamnes. le sol a éM rétabli en état de culture. hachette à forme droite. donnent une grande idée de I'iinportance ancienne de cette station. et depuis cette époque. tombeau en pierre. 21 février .-F. vase en verre blanc.un collier composé d'une vingtaine de grains et un petit vase. de quelques objets antiques dont je suis possesseur. sa richesse présumable. tout le reste a été mis à la disposition de M.LES NECROPOLES P.fer de lance plus large que les trois autres précédents. non encore entièrement fouillé. l'abbé Fourot. Après le 25 février. faisant partie de la collection de M. A l'exception d'une dizaine de vases bien conservés. L'étendue de ce cimetière. bien imparfaite sans doute des objets recueillis. deux plaques rondes de ceinturon. les fouilles ont été suspendues. la variété des inonuments et des objets découverts. j'aurais aujourd'hui une reproduction. avec filet bien conservé. en souvenir de nos trouvailles. inais en rappelant le souvenir. le Préfet pour le Conseil Général. Memblr correspondmit de In Sociétéhistoriq~re et nrcliéologique de Lnngres. 1884 P. 25 février .

. Thonnance. partant du Châtelet. mais ils présentent des lignes tracees à la main. Les enfants païens allaient jouir d'un bonheur naturel dans les Champs-Elysées . qui servait à mesurer le temps. Parmi ces enfants. sont orientées. Sur l'un d'eux est gravée la clepsydre.. quelquefois seulement il portaient des signes légèrement gravés sur la pierre des petits mausolées. Autigny. mais aucune d'elles n'est tournée vers le Châtelet. le temps et l'autorisation des propriéiaires ayant manqué. Le cimetière n'avait aucune limite. On retrouve également plusieurs signes de la religion chretienne . et font face au soleil levant. on n'a rencontré jusqu'ici qu'une seule inscription sur un inonument païen. cornme dans un tombeau d'enfant. ainsi que ses dimensions. avaient croyance et espérance qu'ils s'acheminaient vers un meilleur avenir. descendait vers Fontaines. . par Curel. à de rares exceptions près. transporté au Musée de Saint-Dizier. avec un oeuf.. plus de deux cents sépultures ont été ouvertes. et u n sarcophage d'enfant découvert cette année et qui est déposé au musée de Saint-Dizier. c'est peut-être cette coutume que Virgile a voulu rappeler : . n'avaient pu étre constatées en 1883. pouvant avoir une signification mystique aux yeux des païens. Généralement les enfants étaient ensevelis sur les bords du cimetière. Quant aux tombeaux des enfants chrétiens. pour un grand voyage d'outre-tombe. les uns étaient nés de parents encore païens et les autres de parents chitiens. Au nord. on lit la lettre D. 11 mesure dans sa plus grande langueur cent soixante-dix mètres et soixante à soixante-dix dans sa plus grande largeur . où I'on entre sans savoir coinment on en sortira. Ils avaient été violés. morts après leur baptême. indiquant des sCpultures d'enfants.on lit A côté du nom se trouve la feuille de lotus. Plusieurs pierres. qui. ils en faisaient comne le couronnement. pour s'enfoncer dans la vallée de Poissons. sauf un seul tombeau d'homme dans lequel.. inis à sa portée.. il avait la forme rectangulaire. Mais tous. ainsi encore dans une sépulture. bien gravées.LE CIMETIERE GALLO-ROMAIN près du Châtelet 1-Observations générales resultant d e i'ensemble des travaux Plus de deux cents sépultures ont été reconnues et fouillées et plus de la moitié d'entre elles avaient été bouleversées à des époques plus ou inoins reculées. Continuo auditæ voces vngiius et ingens Infnn tit~mqueanimæflentes in limine primo . plante syinbolique.on les munissait des provisions nécessaires pour ce voyage. sur un autre est un échiquier.. enchassé dans sa petite alvéole d'argent.. La stèle est de forine carrée. Quatre cippes d'enfants ont été rencontrés. on avait trouvé beaucoup d'objets curieux. à ajouter à dix autres trouvés en 1883.p uui. il occupait la crète du sol. ainsi l'emploi des tombeaux en pierre était plus fréquent. sous les dynasties franques. ont cinq centiinètres de hauteur . on a ramassé une bague d'argent. Elles sont généralement creusées par rangs. oblongue. Au sud-ouest. c'est la provision. chrétiens et païens. On voit la pièce de monnaie placée dans la bouche de l'enfant et destinée au passage de l'Achéron. toutes. c'est évidenunent un nom de femme . Mais chose digne de remarque. sans exception. chez les chrétiens que chez les païens . Sur un fragment de pierre. on n'a rencontré aucune trace de murs ou de palissades et cependant de tous côtés il a été exploré jusqu'au bout. il longeait la voie romaine qui. trois d'entr'eux n'ont pas le caractère chrétien. Douze ou treize tombeaux en pierre ont été rencontrés. des débris de toute sorte provenant de cippes funéraires de forines variées ont été mis au jour. de siinples croix. dont la pente s'inclinait légèrement à i'ouest. en 1884. ils ne renfermaient aucun objet de cette nature. symbole du labyrinthe de la vie. Coinine on l'avait constaté en 1883. innuptœq1q2repuellie. portant à son chaton une croix dont chaque croisillon se termine par un brillant de verre. au centre est une petite pierre précieuse. des lettres. ressemblaient à de petites pyramides aplaties de diverses grandeurs. trouvé à cûté du monument.

les invasions barbares étaient toujours menaçantes. les couvercles étaient enlevés. Dans le même rang de sépultures des fosses étaient creusées à inégales profondeurs. avec ornements.-F. 2 Journal des fouilles pendant I ' m 6 e 1884 14 Août .une plaque de ceinturon ornée de ses quatre boutons en cuivre. un grand nombre avaient été déjà enlevées.çépulture d'enfant. Découverte de deux tombeaux en pierre usée par la charrue. On n'a rencontré ni casques ni boucliers. des pointes de flèche en acier et deux seulement en silex finement taillé. un collier avec un grand nombre de grains. A c6té une base de monument avec moulures et des débris de statues. Ces tombeaux avaient eté fouillés. une petite boucle et un petit couteau.Reprise des travaux d u cimetière Nombre de sépultures ont été fouillées chaque jour sans produire rien de bien interessant qu'une épingle avec tête à facettes. le soir on rencontre le quatorzième grand tombeau en pierre. un gros grain de collier en verre bleu. en terre jaune. 21 août . Dans une autre sépulture on trouve une petite fiole en verre. ciseaux à ressort du genre de celui rencontré le 19 septembre. usée par le fond. 6 octobre . soit aux armées gauloises ou franques. des poignards. Dans une autre sépulture. de fournir occasion à des excès. des javelots. quand plusieurs tombeaux ont été profanés. Le cippe funéraire porte un échiquier gravé. un ciseau à ressort ou forces. c'est là peut-@ireun des types primitifs de ces vases à porter l'eau. 1 2 septembre . Elle est au musée de Saint-Dizier. 20 août . fibule ciselée en forme de Z avec deux yeux en verre rouge. GELIN Pourquoi cette rareté d'inscriptions ? On craignait sans doute la violation des tombeaux. avec l'inscription MANTIDIA . Le même jour encore une belle garniture de ceinturon et un vase mérovingien. douzièine et treizième grands tombeaux en pierre. mesurant en moyenne deux inètres dix centimètres de longueur avec une largeur de soixante centimètres aux épaules. Collier à sept grains. avec des plaques et boucles de ceinturon. par prudence. 20 septembre . On a recueilli environ douze sabres de diverses formes et de différentes grandeurs. 22 septembre . 15 septembre . Une sépulture contenant un squelette très bien conservé dont la tête porte toutes ses dents. Rencontre des onzième. Dans une autre on trouve une hachette. un vase sur les jambes du squelette. un petit plat en terre rouge et une médaille moyen bronze de Recentiirs. petite boucle. Dans une autre sépulture on a trouvé une hachette gauloise. Riche armature de baudrier avec cinq pièces en bronze argenté. 23 septembre . huit hachettes franques.P. nombre de briquets de diverses formes avec leurs pierres à feu. conservée au presbytère de Fontaines. Colson et Humbert. On sortait à peine du régime des violentes persécutions. un sabre franc avec une plaque de ceinturon à trois boutons en cuivre. Elle est déposée à la cure de Fontaines avec un petit vase à anse. ainsi que les traces des planches d'un cercueil vide. avec trois corps. un fort couteau. hachette gauloise en silex. une pointe de flèche en acier. Près de la Haute-Borne. Rencontre des quatre sépultures d'enfants citées plus haut. au souterrain de la tete d'aqueduc et au dessous d'un des puits de la galerie on a rencontré une grande aiguière ou buire. avec collier de six grains. Etais-ce une sépulture de femme qui contenait ces objets ? LES NECROPOLES 10 septembre . . On a pu constater qu'un grand nombre d'annes avaient été déposées avec les corps. des couteaux usuels ont ét6 trouvés en quantité dans presque toutes les sépultures. autant de fers de lance portant encore les traces de bois saturé d'oxydation. 8 septembre . Rencontre d u deuxième grand tombeau en pierre ayant 2m10 de longueur. Le même jour on a rencontré un scrainasaxe de cinquante cinq centimètres de longueur sur cinq centimètres de largeur. dam les sépultures explorées sur l'étendue du cimetière . dont se servent encore nos ménagères. Une boucle argentée avec son ardillon et un beau grain de collier. les ossements étaient généraiement refoulés vers la tête. un couteau. Fouilles de MM. dont les bords étaient usés par le passage de la charrue. un briquet. 19 septembre . à des profanations. on évitait. C'était sans doute là qu'était le lieu de repos d'un certain nombre de soldats appartenant soit aux légions romaines. un sabre mérovingien avec les restes du fourreau en cuir encore adhérents. mais bien conservée cependant.

GEUN .Grnnde cruclw trouvée dnns l'qircd~ic le 21 noût 1884 (musée de Snint-Dizier?. 1 .P. . jîg.-F. . ..

quatre grains de collier.Un fer de lance. petit monument avec LES NECROPOLES croix gravée dans le milieu. ayant cependant le couvercle brisé. coinme celles qui se font aujourd'hui. de forme ronde avec cinq brillants. ANASTASIVS AVG Au revers on lit en quatre lignes : D.N. portant d'un cûté une fort jolie tête de l'empereur Anastase : D. qui a été recueillie. dont un gros en verre. renversé sur lui. 25 octobre . quelques objets . avec une grande boucle de ceinturon. les phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette bague ont &té ramassées.S BADV ILA RIX Ce Baduila succéda à Théodoric. çépulture d'un guerrier armé de toutes pièces. On trouva en plus deux têtes de boutons de cuivre pour ceinturon. 21 octobre . 10 novembre . un fer de lance avec douille pour la hainpe. au bras gauche une petite boucle d'argent. c'est le seul qu'on ait rencontré avec cette disposition.GELIN 20 octobre . Dans une sepulture on a trouvé un squelette. ambre. 31 octobre . dans l'un d'eux un petit vase bien conservé. avec une lance d'un travail plus élégant que les autres. terminé par une tete d'oiseau au bec crochu. la culture et les intempéries. Une dernière sépulture renfermant un squelette de haute stature. une boucle et son ardillon. trois petits boutons. avec une médaille à la bouche. verre. Dans une autre sépulture un scramasax couché en travers sous la tête.-F. une épingle de costume. monté sur bronze forimnt une croix dont les quatre croisillons sont ornés d'un brillant avec une petite boucle en pierre verte. On a interpreté le fait en ce sens. qu'une partie de la pièce était pour le mort et l'autre pour le survivant comme souvenir. femme de Marc-Aurèle. N. Dans une autre une burette B goulot rond. Sur l'os inaxillaire infërieur de la tête se trouvait l'empreinte d'une fibule delicate en argent avec verroterie rouge. un briquet avec deux pierres à feu. une inassette en matière fusible. Dans une sépulture peut-être celle d'une femme. couche sur un beau couvercle de sarcophage romain. des ornements de ceinturon. roi des Goths. à droite un sabre et un fort poignard. sans couvercle. l'une d'elles est formée du corps d'un poisson. ou près des hanches. En outre on a retiré de cette sépulture les debris d'un cercle ou ceinture en fer.P. Aux pieds se trouvait un vase. d'environ vingt-cinq milliinètres de diamètre. 11 novernbre . Dans une autre. c'est à peu près la ligne de séparation pour l'orientation des sépultures. mais s'est detruite sous l'action de l'air. deux fibules en argent. Dans une autre sépulture. peutOtre était-ce le quartier des pauvres ou des étrangers. aux pieds une hachette defonnée par l'oxydation. 6 i~oveinbre. Débris d'un toinbeau en pierre pour enfant. on a recueilli un petit couteau. Les deux autres fibules sont du même genre. puis une bague avec chaton en argent. Moitié d'une médaille portant d'un cûté l'effigie de Magnence et au revers le monogramme du Christ. ailleurs l'arine était posée ou sur le corps.N. 24 octobre . 7 novernbre . ayant un oeil brillant. Aux pieds était un petit vase bien conservé. une petite boucle avec ardillon. Les jambes du squelette étaient croisées. on a rencontré sept sépultures presqu'à fleur de terre et non dérangées. Deux tombeaux d'enfants en pierre déjà fouillés et endoinmagés . on a recueilli dans la bouche du squelette une petite médaille en argent. un petit vase en terre noire. Vers le cou se trouvait un fibule en argent. Pierre funéraire de un mètre quarante centimètres sur trente de largeur. comme si elles eussent été liées. deux plaques de ceinturon. avec quatre médailles en bronze à peu près frustes. 8 novembre . Le même jour sur la crête du cimetière. 22 octobre . 10 sépultures dont cinq dejà fouillées. terre cuite. en 526. Les terres ont été entrainées par le temps. un agrafe. ne renfermant aucun objet. Un toinbeau d'enfant bien conserve. qui faisait le tour du corps. comme un oreiller d'honneur.Collier de vingt grains de diverses forines et de matières différentes. Le inême jour une medaille moyen-bronze bien détérioré à l'effigie de Faustine. Dans l'une on a rencontré un scramasaxe de cinquante centimètres de longueur avec les débris du fourreau.

F. Dans cet endroit le cimetière touche presque la voie romaine. quelques LES NECROPOLES squelettes seulement. des pierres calcinées par le feu. Mai 1885 'i . à peu de distance d'une ancienne voie roinaine qui reliait directement les carrières de Savonnières et d'Aulnoy au Chatelet. peut-être celles des creusets où l'on fondait le fer. GELIN en fer uses par la rouille et difficiles 2i déterminer. cependant les 13 et 23 septembre des explorations ont été faites au-dessus du village de Narcy. Là. un gros grain de collier strié de jaune. le curé de Narcy. si ce n'est un petit vase recueilli par M. pouvaient être des forges à bras et quelques groupes d'habitations. Ici se termine le journal des fouilles . Les recherches ont été incoinplètes et seuleinent ébauchées. P. mais aucun objet. Elles n'ont rien produit de bien intéressant.4.GELIN. en un endroit où la charrue avait mis jour des ossements. Curé de Fontaines.P. On a rencontré des fondations circulaires. des crasses de fer.

Membre correspondant de la Société frmpaise de numismatique el d'archéologie . . 1887. p. de la Société archéologique de Langres . 1-104 L'OPPIDUM DU CHATELET Avec Plan des Fouilles de Grignon et Chromolithographies représentant les principaux objets trouvés au Châtelet.Mémoires de la Socifté des Lettres de Saint-Dizier. par M. l'Abbé FOUROT. Tome IV. PROFESSEUR DE RHÉTHORIQUE AU COLLÊGEDE SAINT-DIZ~ER. de la Société des Lettres de Bar-le-Duc.

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Et. à peine cuite.mais ils trompent sur l'aspect que dut avoir cette position stratégique avant et pendant l'occupation romaine. mille accidents les ramenaient à la surface du sol. Pendant douze siècles. le moins timide des trois en versa sur le bout du doigt.mais ils n'y découvrirent qu'une bouteille qui avait été posée dans une cavité dans le mur. qui contenait un reste de liqueur à peu près incolore . et. Le dernier commandeur. au XVne siècle. a cause du nom qu'il pr@teA la ville. de Ragny. un habitant de Joinville écrivait ces lignes.Eii 1513. de meules en granit ou en lave volcanique . Ce particulier. dont la pâte grossière offre aux regards. Au nord et en face de Gourzon. à Saint-Dizier. de la ville qui couronna ce monticule il ne resta que des ruines : <à et là quelques fragments de statues. une lettre manuscrite. appelle sur le Cliâtelet l'attention des savants. depuis les beaux vases sigillés imités de Samos jusqu'à l'urne rudimentaire.dans la maison qui fait l'angle de la rue ducollège et de la rue du Fort-Caré. . et le Châtelet nous apparaïtra comme un poste avancé. au lieu de celle que l'on voit hors de l'enceinte est grise et blanchâtre. au fmage de Gourzon-sous-Bayard. même de celle de Fontaines. est presque entierement couverte de pierres calcinées par le feu. on y en trouve encore tous les jours et Von nous en a fait voir de tréç bonnes . encouragés par l'espérance de trouver un trésor. nous sommes même persuadé que. Tel était l'aspect de cette montagne. pour faire tourner le moulin que les Templiers de Ruek poss6daieiit a Bayard. découvrit avec sa charrue une pierre en forme de tombe . Les sapins plantes depuis un demi-siècle au sud-est de la montagne embellisent le paysage austère et nu par lui-m@me. parmi tous ces débris. des monnaies gauloises et romaines dont I'âge était conjecturé d'après le relief plus ou moins prononcé que gardait l'effigie : la culture. les dievaliers de Saint-Jean de Jerusalem (chevaliers de Rhodes. s'élève un monticule de forrne ovale. qui depuis aurait été minée. il nous faut supprimer par l'imagination ces arbres résineux qui ont supplante la vigne. coiistruiçireiit une forge à coté des mouüns. de chapiteaux. mourut à I'âge de 83 ails. sous ses ruines. sur la rive droite de la Nabline (I). qui paraît être de Grignon. (3) L'auteur a pris sans doute pour de l'ardoise la poterie bleuâtre des Romains. on y ferait d'importantes découvertes.se trouvent des médailles d'or. On y a trouvé un nombre prodigieux de médailles. d'un bras de la Marne.la terre en est noirâtre. qui avaient herite des biens des Templiers. puis de Malte). qu'il domine de quelques mètres seulement. et sous ce rapport le Châtelet n'est point épuisé. Cette pierre fermait l'entrée d'un souterrain dans lequel trois hommes. il courut au village et en ramena deux voisins qui l'aidèrent à la lever.. nous fournit des renseignements plus précis encore. Ils manièrent alternativement cette bouteille. de débris d'ardoises (3) de briques et de carreaux . au Xme siècle. . et sur laquelle apparaissent par milliers les débris de poterie de toute espèce et de toute époque.les premières qui nous soient parvenues au sujet de la ville qui notis occupe : "Anciennement la cité de Gorze (2) fut bâtie sur la montagne du Châtelet. "La surface du Châtelet. et. Telle a été celle que fit un laboureur il y a environ trente ans.L'OPPIDUM DU CHATELET INTRODUCTION. les paillettes brillantes de coquilles pulvérisées. les pluies. quand. coinme il n'était pas assez fort pour la remuer. Si donc nous voulons la juger telle qu'elle fut il y a deux mille ans. fut grossie.. descendirent avec une lanterne . (1) La Nabline. d'où le Gaulois pouvait surveiller les alentours et protéger contre les envahisseurs la riante et fertile vallée de la Marne. comme du mica. si l'on fouillait la montagne et qu'on défrichât l'endroit qui est couvert de broussailles au couchant. d'argent et de laiton des empereurs Arcadius et Honorius. formee primitivement des sources nombreuses qui jaillissent a Fontahes. dont le grand axe se prolonge de l'est à l'ouest. supprimer aussi les broussailles qui couvrent le plateau. qui cultivait un morceau de terre sur cette montagne. et qui se détache du massif des collines environnantes.une terre meuble et noire qui semble saturée de matières organiques en décomposition. des princes éclairés et promet une ample moisson à qui voudra bien interroger ces ruines. (2) Ce temoignage est à recueillir." Un siècle plus tard. dit l'auteur de cette lettre.

si le premier Bulletin se rencontre encore dans les bibliothèques. Ant. FOUROT l'ayant porté sur sa langue. P. l'abbé Gelin de nous avoir rendu le vieil aqueduc roinain. dit-on. une série d'articles fort intéressants. peut-être sous la dictée de leur hôte. ils sont devenus rares et. de se procurer aujourd'hui : l'auteur résumait les observations et les travaux de ses devanciers . et M. attirait chez lui nombre de visiteurs. mais surtout à M. et rappelle que les mauvaises récoltes de 1731 furent attribuées par eux aux fouilles que M. auteur des Annuaires du diocèse de Langres pour les années 1838 et 1839. Les secondes fouilles de Grignon. Grignon mourut à Bourbonne en 1784 . et bon nombre d'exemplaires distribués aux savants. A propos de la Haute-Borne. les documents qu'un siècle de recherches a pu nous procurer. pas à pas. à Grand. Deux ans après. n'y trouva aucun goût. dans la Haute-Marne. les explorations continuèrent.mais son oeuvre avait appelé l'attention des érudits sur la ville gallo-romaine qu'il avait en partie retrouvée . quelques années plus tard. et. J'ai nommé les patients et habiles investigateurs de notre vieille ville et de ses environs : il ne me reste qu'à profiter de leurs découvertes et à résumer. qu'une circonstance fortuite avait fait soupçonner à Phulpin et auquel Pothier avait restitué son nom véritable. son zèle ne se démentit pas. Phulpin était plus qu'octogénaire et avec lui pouvaient s'éteindre des souvenirs intéressants . l'exploration du cimetière gallo-romain et du cimetière franc situés entre la voie de Naix au Châtelet et le coteau de Fontaines. De plus. entreprenait des fouilles. Grignon. éditée par Carnandet. Malheureusement. aux amateurs du pays. comme tous ceux qui le visitent. Grâce à lui. et la Haute-Borne alors couchée près de la place où nous la voyons se dresser aujourd'hui. aussi publia-t-il. Pendant un demi-siècle qu'il habita Fontaines. nous saurions aujourd'hui tous les secrets de cet oppidum. M. avait. quand M. L'éveil était donné ." L'auteur de ce mémoire destiné à un "respectable magistrat" espère que la Haute-Borne et le Chfitelet. il explorait ardemment les ruines dont il connaissait la richesse. particulièrement en monnaies d'or.. Gelin. Nous devons également à M. les instruments de ses fouilles existaient encore . Ces deux Mémoires ont été publiés par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. si l'on e n croit la L'OPPIDUM DU CHATELET légende. . Il n'en fallait pas davantage pour piquer sa curiosité. qui voulait qu'une ville eût existé autrefois sur le plateau du Châtelet. ce que la découverte d'Herculanum et de Pompéi fut vers le même temps pour l'Italie. Girault de Prangey. et le Châtelet si connu depuis les fouilles de Grignon. M. dès l'année suivante. pour la France et l'Europe savantes. les Notes archéologiques sur les fouilles faites et les monuments déco~ivertssur la montagne du Q7âtelet. M. mais qu'il devient difficile. en lui donnant toutefois une fausse attribution. en 1772. et son médailler si riche. Sam avoir l'importance des Bulletins de Grignon. il fait remarquer le respect religieux des habitants du pays pour ce monuinent qu'ils croient un tombeau. à ceux que les découvertes du Châtelet pouvaient intéresser. un travail romain voisin d u menhir. et. Ils comprirent le danger de laisser disparaître tant de précieux souvenirs et rédigèrent sous l'inspiration. si l'envie ou l'ignorance. il faisait connaître. Legendre avaient entreprises aux pieds du menhir. son précieux médailler courait le risque d'aller au loin s'engouffrer dans de riches collections : il importait donc de recueillir ce que. étaient venus trouver M. Phulpin arriva comme cure de Fontaines. n'eussent arrêté les travaux. juge de paix à Chevillon. et qu'il était réservé à M. cet opuscule apportait des documents nouveaux.. en 1856. et sur la tradition constante du pays. Pothier. de rendre à la lumière quelques années plus tard.-CL. revue champenoise. aussi.l'Histoire de Champagne". 1785. inspecicur des monuments historiques dans la Haute-Marne. furent i'objet d'un nouveau Bulletin en 1775. surtout au point de vue de la numismatique. dont il a consigné les résultats dans un premier Bulletin. Nous devons à M. intéressés parfois. l'abbé F. Mongin. dont quelquesunes étaient des raretés. d'après leurs travaux. sinon impossible. plus de deux cent mètres d'un travail souterrain nous montrent ce dont la patiente intelligence de l'homme est capable pour suppléer à la nature. dont la résurrection fut. il est moins facile de se procurer le second. sous le règne de Louis XVI et le ministère de Vergennes. exécutées. le culte du Châtelet . comme les premières. peut-être les deux réunies. C. Gelin d'avoir suivi. maître de forges à Bayard. il avait amasse de connaissances sur le Chatelet. Pothier. pendant cinquante amées. Phulpin et avaient visite sous sa conduite. au besoin il y ajoutait le résultat de ses propres études. ainsi que les restes du chiitenlr de Julien.A. "sur l'ordre et aux frais de sa Majeste". il fut immédiatement renseigné sur les heureux résultats obtenus en 1772 et en 1774. "n'échapperont pas à l'exactitude des Pères Bénédictins qui travaillent. . de Saint-Dizier.

Tudot. puisque Fontaines et Gourzon auraient la meme étyinologie. dont il n'est resté aucune trace dans la dénomination d u pays. mais une dénomination vague laisse le champ libre à la discussion sans y apporter assez d'éléments. si telle fut la dénomination de l'ancienne ville. dont la narration est aussi rapide que i'étaient ses marches à travers la Gaule. il ne tarda pas à devenir une véritable ville. des inonuments. refute longueinent l'autrichien Çcheyb . jusqu'A présent. avec l'inscription "Deo Boruoni". Gorthona. mais dont rien. mais son but n'est point de faire une géographie des Gaules. qui voulait voir sur notre montagne la vieille Andematunum. le nom actuel de Châtelet. L'imagination. oubliant que le conquérant romain. tement étrangers 2 la vie militaire. mais on la trouve ailleurs aussi. disait-il. Par lui-même. c'est un lieu de défense . et Grignon. et M. sous prétexte qu'elle se trouvait non loin des frontières de la même peuplade. il se trouverait que la population. comme le fait judicieusement remarquer notre savant confrère. la Wense de sanglier. Le proconsul parle des cités qu'il eut pour alliées. l'assertion de M. cet Apollon Borvo. qui a donné son nom à la ville. Mais il omettait de dire que les ex-voto portaient. Walkenaer lui donne le noin de Cnçtrtrm Erponum .L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE 1. n'a que faire dans une question de géographie ou d'histoire. la capitale des Lingons. démontrent que. qui se trompaient de bonne foi.D'autres y plaçaient Alésia." Nous ignorons sur quels tkmoignages l'auteur s'est basé . en comparaison de tant d'objets complè- (4) Telle est du moins. plusieurs écrivains n'ont voulu voir dans le Châtelet qu'un camp romain. cite plusieurs vases qui portent la même dédicace. soit en latin. possesseur de presque tous les antiques découverts par Grignon au Châtelet.Gorz. G?stra stntivn : Grignon réfute cette hypothèse en faisant remarquer combien les armes qu'il a trouvées dans ses fouilles sont rares. celui de la déesse Damona. L'abbé de Tersan raisonnait par analogie : On a trouvé. il s'appuie sur une inscriptioi~ votive "Dene Erponne" que l'abbé de Tersan. descendue dans la vallée. dans son beau travail sur les terres cuites de l'Allier. la vieille cité celtique sur laquelle s'est greffée la cité galloromaine. si le Châtelet fut dans l'origine un simple retranchement gaulois. bien des réponses ont été faites. II est bien possible que la déesse locale Erpona ait eu quelques adorateurs dans notre ville . dans son preinier Bulletin. se donnaient le tort de chercher à cet oppidum un nom dans les Commentaires de César. soit en celtique. et c'est ce dieu régional. M. ceux que I'on a fouillés de nos jours et ceux que l'on peut encore facileinent reconnaître. ne fait entrevoir la solution. aurait gardé le nom de sa première patrie. indique à l'archéologue un point stratégique : c'est l'ancien casmrm ou cnstelltrm . avec le nom de Borvo. Le nombre des puits qu'il a découverts. de celles qui lui firent résistance. à Bourbonne-les-Bains. a fait graver dans l'atlas de Grivaud de la Vincelle. Presque tous ces savants. mais ce nom ne diffèrerait pas sensiblement de Gorze. Ernest Royer. Godron. Un problèine que I'on aimerait à résoudre. signifiant source (4). si belle en poésie. en celtique. inême par des savants étrangers. 167 . doyen de la Faculté des sciences de Nancy. se présente tout d'abord : Quel était le noin de la ville gallo-romaine dont nous recueillons les souvenirs ? A cette question éminemment positive. le plus ancien que nous ayons pour désigner le Châtelet . ne s'est point imposé le devoir de nommer toutes les bourgades qu'il a pu rencontrer. Aussi. NOM DE L'OPPIDUM. . Une publication récente parle de "Gourzon.

le passage suivant de M. temples et bains.mais l'histoire en tirait peu de profit. Nous ne pouvons donc que nous en rapporter à sa parole.. alors qu'elle était vierge de tout remaniement. de témoins. aux lois de l'intérêt et du besoin. cet argent et ces pierres de taille. Les fouilles partielles entreprises ou exécutées au Chatelet depuis le commencement de notre siècle sont plus regrettables peut-être que le long oubli qui avait pesé sur la ville gallo-romaine.que ceux qui ont recherché avant nous cet or. Au Châtelet.qu'ainsi elles ont été souvent remuées et fouillées dans des temps dont le souvenir s'est perdu . M. pour délimiter les rues qu'il avait mises à découvert et les principaux monuments. dans les endroits où ils ne rencontraient plus de ces pierres et n'espéraient pas tmuver de i'or et de l'argent. des instruments plus ou moins complets en fer ou en bronze . il y a quelques années. D'aubes exécutaient des fouilles pour M. F. l'homme a toujours bouleversé la terre dans l'espoir du gain. de Fontaines et de Gourzon. autrefois conune aujourd'hui. ou même des monnaies de bronze. à des amateurs en leur procurant quelques pièces de monnaie. le couteau du visiteur gravera des noms étrangers à la science. aussi les habitations séculaires. qu'il décrit dans ses bulletins : si exact que soit un plan. U en est des monuments comme de tous les êtres de la création : si chaque espéce du règne animal et du règne végétal a son emeini. "Cela nous explique conunent Grignon a trouvé tant de choses curieuses. momentanément remises au jour. d'autres s'y viendront ajouter. obéissant. parce qu'elle trouvait là des renseignements incomplets et des données insignifiantes. les édifices séculaires. et abandonnée depuis . ont dû ne pas laisser sur place les autres objets utiles qui leur sont tombés sous la main ." (5) (5)Ln Hmrfe-Mnnie..tout le reste. eut le tort de ne pas laisser de bornes. comme l'a si bien démontré notre savant confrère. quelques fragments de verre ou de poterie. il n'est pas facile de suivre sur un terrain déformé par la culture et par la crue du bois. dont la minime valeur n'était pas encore rehaussée par le mérite de l'ancienneté. la formation d'un beau médailler. ce qui l'aurait éclairée sur les usages anciens. Comment avec cela recons'ruire le Chatelet ? Grignon lui-même. ils n'ont point voulu poursuivre des fouilles qui ne leur auraient procuré que des fragments de poterie ou de verre. tandis que. 123. étudiee et fouillée. alors propriétaire du ChAtelet. et en même temps si peu d'or et d'argent . Nous ne sommes pas seul à regretter I'insuffisance des documents que nous ont légués les explorateurs du Chatelet .lui-même l'avoue . était à peine regardé. sous la directLon de Camandet p. qu'en conséquence nous ne faisons que glaner . sans prétendre vérifier ses assertions. Elles profitaient. malgré la méthode qui présidait à ses fouilles. quelque intérêt qu'il pût offrir. les monuments de marbre ou de granit n'échappent point à cette loi. revrte chmnpenoke. des ustensiles brises ou avariés.avaient un but unique. condamne la méthode qu'ils ont suivie dans leurs fouilles : "Çans doute. disparurent pierre par pierre pour servir aux edifices de Bayard. la vue des matériaux si régulièrement taillés par les Romains excita la convoitise de ceux qui projetaient une construction . Les découvertes de M. dès les premières fouilles. Phulpin . mais ce dont la science aurait tiré parti. tout cela demeurait en dehors de ces recherches. c'était une carrière facile à exploiter . pour le Préfet d u département . Pothier. Nous devons en inférer que les mines du Châtelet sont devenues une carrière. cela nous donne la mesure de ce que l'on doit généralement attendre des fouilles qui seraient faites plus tard . . qui finiront par rendre à peu près illisible l'inscription primitive de Viromarus. dont une heureuse fortune lui avait fourni les premiers éléments . Sur le menhir de la Haute-Borne. que I'or et même l'argent doivent y @tre rares et ne s'y rencontrer que par exception . IXllette. activement exploitée quand elles étaient &entes. mort i3 Chauinont. Lescuyer.CHAPITRE II. son éliminateur. pour ce qui regarde I'ensemble de la position stratégique qu'il a vue. il est vrai.

A quelle époque pouvait remonter la sac de cette ville ? Question délicate. entre Villemoron et Villemerviy. inais bien plus déformées par une culture ancienne". comme dans le midi de la Haute-Marne. se trouvait-il également dans les villes et les oppidums de la Gaule ? On en peut douter.. de huit mètres de largeur. Cest dans le bois de Gourzon que ces retranchements ont le mieux gardé leurs diinensiom et leur niveau." Nous avons laissé parler Grignon. "Ce cordon sépare deux espèces d'esplanades. Je jetai alors un coup d'oeil attentif sur cette montagne. au nord et a l'est du Châtelet..cantons que dans d'autres.CHAPITRE III. en passant par le nord. Les reinanieinents du sol ne permettent guère de juger si les pierriers que l'on reinarque à l'ouest. mais. les fragments de briques et de poterie. parce que nul n'a qualité pour décrire un pays. comme celui qui l'a pu voir sérieusement. et que la charrue ne pouvait approcher de l'esplanade extérieure . qui règnent dans toute cette étendue : I'une. extérieure. et dans les (6) Bulletin. ont-ils servi de limites aux diverses propriétés. malgré la terre que la charrue y reportait . Le reste était inculte ou envahi par les broussailles. quand même les GalloRoinains ne l'auraient pas jugée telle. On sait que les Roinains nommaient ces terrasses Pomoeria . Sur le flanc méridional. p.l'autre. et je reconnus que sa surface avait été en partie aplanie de main d'hommes. mais ils sont perpendiculaires à la Nabline au lieu de suivre les contours du inamelon . depuis l'ouest-sud jusqu'à l'est-est-sud. ont été jadis ce que prétend notre auteur. qui l'a parcouru dans tous les sens et pour un but scientifique. L'espèce de bastion que j'avais remarque au couchant (du coté de Bienville) me parut formé de terres rapportées. particulièrement sur les contours de Chateillon. conditions indiquées par Grignon. la pioche d u vigneron a fait disparaître tout vestige de fortifications. les morceaux de lave volcanique. Comment Grignon trouva-t-il le Châtclet en 1772 ? Lui-m&inenous l'apprend : (6) "J'avais remarqué de légers enfoncements sur le terrain. qui d'année à autre se surbaissait sensibleinent. Grignon étudia le sol même et fut frappé de la différence qui se faisait remarquer entre la plateforme du Châtelet et les terrains environnants : "un tiers au plus était cultivé par les laboureurs des environs qui y semaient du seigle de trois années I'une". ils ont donc été formés par l'épierremenf des vignes qui occupaient les deux tiers de cette pente . L'escarpement de ce coté formait une défense naturelle plus que suffisante . le surplus est horizontal. et. mais masqué par les terres dont il est recouvert et par les buissons qui s'y sont enracinés. et le c6té du nord un peu incliné. Grignon signale "des traces légères de pareilles terrasses. Après ce coup d'oeil d'ensemble sur la montagne qu'il allait explorer. un cordon saillant qui délimitait toute cette partie . Les pierres calcinées et rougies par le feu d'un incendie. tout trahissait un lieu jadis habité et dont la population aurait dû céder devant un ennemi promenant partout la inort et la dévastation. quoiqu'elle soit un peu plus élevée à l'est qu'à l'ouest . il ressemblait aux ruines d'un mur écroulé sur ces fondeinents. sans interruption. que chacun préten- . II y a bien de distance en distance des pierriers assez considérables. ce qui me donna lieu de penser qu'il existait dans ces endroits des souterrains encoinbrés. est assise trois ou quatre mètres plus bas que le mur et pratiquée dans le massif de la rnontagne excavée et régalée (aplanie). qu'il n'était pas permis aux habitants des villes de pratiquer des jardins sur celle qui était intérieure. à partir de ce point. peut-&ire in&me. Le Pomérion. au sud de la Haute-Marne. est entièrement farinée de terres rapportées pour l'élever de niveau sur le penchant de la montagne . intérieure. la neige fondait plus vite dans certaii. et ces retranchements ne seraient-ils pas seuleinent les défenses du cainp primitif devenu dans la suite station roinaine et place de guerre ? Toujours est-il que des traces aiialogues se rencontrent sur le flanc de quelques promontoires couronnés de cainps romains. il régnait au pourtour de la montagne. W. qui existait à Rome.

"Depuis que le plan est levé.A. Les decombres qui derobaient aux regards le pavé des rues pouvaient avoir de 60 à 80 centimètres. il s'est rencontre. soit que les murs aient suivi de ce c8té l'inclinaison du sol. parfois même defoncée. trente rues dont la majeure partie fut déblaybe. 98. soit qu'il y ait eu. mais il y a sur les pentes aussi. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET dait resoudre d'après des coi~jectures auxquelles rien ne contredisait. . la numismatique. mais il y en a peu de parallèles. II fallait u n élément fort incomplet alors et peu connu. dans les bois de Gourzon. si de malheureuses tentatives n'avaient éte faites de c6té et d'autre sans plan préconçu et sans autre but que celui d'acquérir quelques matériaux ou quelques monnaies. elles sont toutes tirées au cordeau. On sait que Néron.p." Le pavé des premières était coinposé de morceaux de roches calcaires du pays. 170 Dans cet espace restreint. "équarris et &pincés" sur quinze centimètres environ d'échantillon et ce pavé reposait sur un lit de pierres irréguli6res rangées à plat. ou des édifices publics analogues à nos maisons d'octroi. dit Grignon. il y a cent ans. Les ruines du Châtelet occupent la totalité du plateau. 25 ares. spécialement à l'est. dans toutes sortes de directions. que les récentes découvertes du cimetière nous ont fourni." Ces rues avaient de cinq à six mètres de largeur et etaient pavées ou simplement jonchees de pierres mêlees de gravier de rivière et de montagne. mais que rien non plus n'appuyait. une espèce de faubourg. Sur les 22 hectares du Châtelet inêine. en face de la Haute-Borne. nous avons mieux reconnu la situation des rues . sous la pioche des investigateurs. 70 centiares) . après le faineux incendie qui réduisit Rome en cendres. Grignon en a exploré un peu plus de trois (3 hectares. des endroits qui recèlent les vestiges d'habitations anciennes. ordonna que les rues de la nouvelle ville et de celles de l'Empire romain seraient tirées au cordeau O. sous les remparts memes. interrogé patieintnent et minutieusement. dont la contenance est de vingt-deux hectares . et dont les vides étaient comblés avec du menu gravier. tellement qu'il resterait un très vaste champ à fouiller. (7)Billletin des fouilles dli CMfelef.

Grignon trouva dam cet endroit. mais la pierre leur avait paru plus commode et peut-être plus légère pour les toitures. Le mur. le vert et le lilas en sont les couleurs principales. elles s'einboîtaient l'une dans l'autre à joints recouverts. les fouilles de Pompéi et d'Herculanum nous ont révélé jusqu'où pouvait descendre l'art du peintre et du sculpteur à ces époques de dégradation. "sur lequel. sur le sol des autres localités gallo-romaines. qui couronnaient le toit du sanctuaire. le sanctuaire dans lequel se trouvait la statue de la divinité. sur les dolmens ou les menhirs. dans la derniEre enceinte. Bien que plus rapproché du versant occidental de la montagne. des sculptures d'ornement ont été respectés. et quanti@ de têtes. des fragments de peintures à fresque formant des compartiments à panneaux : le jaune. attachées avec de grands clous sur la charpente.33 de large. qui caractérise aux yeux de l'archéologue les temps de l'occupation italique.. épais de 50 centimètres environ. Nous avons retiré plusieurs pierres de la corniche de l'entablement. c'est à peine si l'on en rencontre un fragment sur l'emplacement de notre oppidum. ce qui leur donne un ton plus mâie. La sculpture en est recherchée et dépouillée avec soin . dit Grignon. enfouies dans le sol et dispersées. et les bouts qui terminaient le coinble finissaient par des têtes de lions. La Cella.CHAPITRE IV. qui sont entières et de la plus belle conservation." C'est dans ce mur qu'était pratiqué l'escalier donnant accès A la Cella. d'un second mur. espacés régulièrement. puisqu'il avait pour hase le souvenir des morts ." On le voit d'après ces quelques lignes de Grignon : des morceaux d'architecture. La crête des arêtiers était couverte avec des faîtières taillées circulairement dans leur partie supérieure et creusées par-dessous en angle rentrant. comme nous le verrons au chapitre concernant les bains. qui demande à ces édifices une longueur double de la largeur. trois pierres de la corniche d'une fort belle conservation. tandis que les statues. qui servaient de support. D'autre part. et l'on a trouvé dans ce dernier village. "des faîtières. A mesure qu'on s'éloignait de la Cella. Sans doute ils fabriquaient aussi tous les ouvrages en terre cuite. qui avait 80 centimètres environ d'épaisseur. "liées entre elles par des queues d'aronde remplies d'un ciment qui en formait les liaisons. sur les tumulus. objets d'un culte moins superstitieux." Autour de la Cella régnait un espace vide qui permettait de faire le tour du sanctuaire .." . et limité par un mur de grosses pierres de taille. Cette couverture nous paraît avoir été la sede en usage au Châtelet . de bras. de jambes. le rouge. deux de chaque côté. Ailleurs. il y avait huit dés. ils éleveront la croix que les peuples iront vénérer en visitant le champ d u repos de leurs aïeux. de statues en pierre . de manière à s'adapter sur les arêtes . les matériaux qu'ils avaient prép&s et les instruments qui leur avaient servi pour ce travail. Nul doute que les apôtres du Christianisme se soient empressés de détruire les monuments d'un culte ouhlieux de la plus élémentaire pudeur. tandis que. EDIFICES RELIGIEUX. On voit qu'elle répondait inal aux règles énoncées par Vitnive. Parmi les édifices religieux découverts au Châtelet. était comme doublé. mais les surfaces ne sont point adoucies et finies. au levant. A des colonnes cannelées avec des chapiteaux d'ordre corinthien. le blanc. au milieu d'une carrière exploitée jadis par les Romains. et qu'il retrouva sous un derni-mètre de décombres.. isolée des autres bâtiments ou de la rue par une triple enceinte. les débris devenaient inoins nombreux . La pierre de Brauvilliers et de SavonniEres était à proximité. Grignon ne rencontra que des pierres sciées qui avaient servi pour les toitures. il occupait à peu près le centre de la ville. et de les soustraire aux regards des nouveaux convertis. C'était une construction carrée. ayant son ouverture à l'est. il faut donner la première place à celui que Grignon appelle le femple principal. il était à la même hauteur. on trouve profusion la grande tuile à rebords. mesurait à l'extérieur 10 mètres sur 8. dont nous n'avons trouvé que des fragments. "Le temple était donc couvert en dalles de pierres de 2 ou 3 centiinètres d'épaisseur sur 40 environ de largeur et de hauteur. dans les fondations.. les peintures à fresque étaient brisées.

mais n'étaient pas percées complètement. décoré de peintures murales à i'intérieur. que nous reconnaissons à la statuette du dieu placée dans une petite niche à un mètre environ du sol . Grignon (8) parle d'une tête de loup et d'une tête de lion qui terminaient ainsi la ligne des faîtières et dominaient le pignon : elles avaient l'une et l'autre la gueule béante. éclairé en face par un soupirail évasé.puis une nouvelle déviation. 204.enfin une triple enceinte de murs pour l'isoler du tumulte de la ville. entouré d'un péristyle. les lampes en terre cuite et les brûle-parfum témoignent encore du culte que Son rendait à ces divinités protectrices du foyer. Qu'on se figure un escalier de quelques marches seulement. parce qu'elles ne devaient pas dégorger Seau conune les gargouilles de nos vieilles cathédrales. tracée par celui qui en a mis à jour les fondations. avec des colonnes corinthiennes engagées dans chaque c6t6. Telle est la description du grand temple. il parle de petites chapelles souterraines qu'il a fréquemment trouvées dans les (8) Bulletin des fouilles hi Chntelet. L'OPPIDUM DU CHATELET maisons des habitants ou plus riches ou plus religieux. suivi le plan et recueilli les débris épars : un petit sanctuaire presque carré. en retour d'équerre. mais Grignon ne le dkcrit point. couvert de dalles en pierre avec faîtières arrondies au sommet . taillé de manière à favoriser la divergence de la lumière . . dans un des plus intéressants et des plus mysMrieux c8tés de la vie d'un grand peuple.A. les restes de charbon. En revanche. FOUROT Dans l'énumération des pierres sculptées qu'il a recueillies. mais dans le sens de l'escalier : cette dernière pièce est l'édicule. Nous ne terminerons pas cet article sans exprimer le regret que Grignon n'ait pas laissé quelqu'un de ces sanctuaires privés tel qu'il i'avait trouvé lui-même : nous aurions pénétré. au bas de cet escalier. p. Le plan des fouilles du Châtelet mentionne un autre temple plus petit. mieux que par la pensée. un porche ou yronnos de 1 mètre 30 centimètres de large sur 4 mètres de long .

dans les thermes. Un instant on avait pu croire que l'aqueduc voisin de la Haute-Borne avait été creusé pour le Chatelet. 27 petites colonnes de pierre (9) Cette pièce est la même pour le travail.telle n'était point. pour les materiaux. l'étuve sèche et le bain chaud .p. que celle qui se prolonge sous la route de Saint-Dizier à Joinville.nous le verrons plus tard . il est vrai. mais . Archéolosie de In Meuse. à travers les colonnes. environ reposent des briques carrées. III. le contraire se voyait au Chatelet conune aux Crffisffi de Saint-Dizier.le bain froid. dit Grignon. moins vaste. l'étuve sèche. Grignon pensait. eloeotliesium . Etudions cependant les bains découverts par Grignon. et peut-être seronsnous toujours réduits à des hypothèses. comme à Montrot. tant pour l'alimentation de la ville que pour l'entretien des bains. Qu'on se figure deux aires en béton formé de chaux et de briques concassées. Toutes les pièces necessitées par le systcime hydrothérapique des Roinains se sont retrouvées sous la pioche des ouvriers : les fourneaux avec le réduit où se logeait i'esclave chargé de les allumer et de les entretenir . que l'hypocauste supportait les chaudières appelées millinna (parce qu'elles contenaient mille mesures d'eau) . le bain de vapeurs. C'est un véritable carrelage. sur cette colonnade haute de 60 cent. que le plus souvent les colonnes sont carrées et que les rondes sont fort rares dans les hypocaustes (11). enfin. mais construite et disposée comme la précédente. un autre petit fourneau qui paraissait établi pour chauffer un laconicum . lnconinrm . comne à Senon (Meuse) (IO).BAINS PUBLICS. 283. se répandant sous cette aire. sur lesquelles aboutissent également trois autres briques de infime diinension. de même épaisseur que celles qui forment le pilier. telle ne pouvait pas être sa destination. D'où les eaux pouvaient-elles venir dans cet établissement ? Ce serait une question fort intéressante à résoudre . I'hypocauste. (10) F. dans sa description des thermes romains. l'endroit où la route s'inflechit au nord-est vers le Clos-Mortier. concamerata sudatio .59 et suiv. il se trouve sous l'étuve sèche et le bain chaud. la salle où I'on se frottait d'huile.sur I'aire inférieure. était recouvert de tablettes de pierre de taille. parce que. le lieu où l'on se refroidissait et où l'on reprenait les vêtements que I'on avait déposés avant le bain. La chambre souterraine dont nous venons de parler confinait à une autre. et séparée d'elle par un inur perce d'arcades pour le passage et la transmission du calorique. Cet aqueduc." L'auteur fait remarquer qu'outre les bains publics il y en avait aussi de particuliers. formé par deux murs assis sur un pavé. séparées l'une de l'autre par un intervalle de 40 cent. II se dépensait donc une quantité d'eau considérable. Le vaste bâtiment qui servait pour les bains était au couchant du temple principal. au lieu dit les C~mssis. près d'Arc-en-Barrois. (11) Batissier. surtout dans les bains destinés aux feinmes. Lienard. Batissier fait remarquer. de facc . et séparé de lui par une rue longue et spacieuse. pour la disposition. portant I'aire supérieure de béton. La chaleur. d'épaisseur sur 18 de diamètre. inais de 40 cent. à SaintDizier. un plancher.le bain d'eau chaude. Dans cette seconde pièce. mais rien n'est venu jusqu'à présent éclaircir ce problème. ent~aient dans le programme de leur journée. Nous savons que les Romains faisaient un fréquent usage des bains qui. "Au dehors et proche de ces bains. c'était généralement une pièce souterraine. et que l'on voyait. c'est l'hypocauste (9).quelquefois même. il y avait 56 piliers de brique. et parfaitement alignées comme les travées d'une église . qui portait hors la ville les eaux qui avaient servi à l'usage des bains. calida lavatio . . quatre-vingt-dix colonnettes en briques circulaires de 4 à 5 cent. elle passe dans les murs de la pièce par des tuyaux de chaleur : c'est un véritable calorifère. superposées l'une à l'autre . échauffe les pièces supérieures. par où se répandait la chaleur . était une grande citerne à laquelle communiquait un aqueduc de plus de 60 toises de longueur. elles sont si régulières et si bien disposées que chacune d'elles porte par un de ses angles sur quatre colonnettes. mais à tort. dans la partie orientale de la ville. comme les repas et la promenade. Mais de ces salles il ne restait que les fondations : ce que Grignon put voir encore. épaisse de 10 à 1 2 cent. Histoire de l'ni+ monz~metltd. balneum .

un autre fourneau qui lui semblait avoir servi pour un fepidarittm : il avait 2 metres 60 au carré . à cent mètres environ de cet endroit. FOUROT en soutenaient l'aire. aux trois autres. la base des tuyaux qui devaient transinettre le calorique sous les étuves. . II avait retrouve.A. une L'OPPIDUM DU CHATELET petite voûte pour faire passer la f l a i m e et. à l'un de ses angles.

ayant des cours qui étaient sans doute ornées de coiomes. et ils n'ont pas detruit leurs maisons pour les rebatir à ln romaine. qui. nouvelle cour plus grande que la précédente et entourée d'une colonnade avec toits déversant les eaux pluviales dans un bassin central de plus vaste dimension que celui de l'atrium.A. devanfant l'aurore. en dehors de ces lignes principales. le inblinum. semblables à des artères. des deux cotés de la porte principale. salut ! ou ces utiles avertissements : cme cnnem. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET CHAPITRE VI. avec ces souhaits de bon augure : salve. inçula. en face de la porte d'entrée. fort avancée sous certains rapports. On le sait. si souvent nécessaires au milieu de ces populations. Au-delà de ce péristyle se trouvait la maison proprement dite. s'alignaient sur la rue des boutiques louées le plus souvent à des marchands . prenez garde au chien ! Cette pièce. pavé d'ordinaire en mosaïque. Au-delà. p. HABITATIONS PARTICULIÊRES. à l'avocat en renom. du inoins dans les premiers temps de l'occupation. Riill. dit-il sont pour la plupart peu spacieuses . il s'est rencontré peu de maisons particulières bâties d'après les règles uniformes des Romains. des caves. qui modifièrent à la longue ceux du peuple vaincu . celles principalement qui se sont faites dans le sein de la terre. Mais. toutes les fondations. 11 en aurait fallu bien peu pour couvrir tout notre oppid~rm. mais en petit nombre. Sans doute les légions qui séjournèrent dans notre pays avaient apporté leurs habitudes et leurs arts. même les aires des chambres. cependant il y en a de fort grandes. espèce de petite cour intérieure un peu moins large que longue. reliaient entre elles les puissantes cités et facilitaient les mouvements stratégiques. près de ce bassin. quoique assises sur la masse rocailleuse de 02) Ainsi. ils mettaient les Gaulois à contribution pour élever ces chaussées. l'on ne peut douter que Perthes ait ete mis en rapport avec le Cliâtelet. au yntron en un mot. et cependant on ne voit nulle kace de voie romallie enke ces deux points. et qu'ils l'ont conservée pendant des siècles parallèlement avec celle des Romains. donnait accès dans le péristyle. Grignon en trouva. des citernes. tant elles étaient indépendantes des maisons voisines. des temples. En dehors des quelques édifices que nous avons mentionnés plus haut. mais les explorations archéologiques de notre siècle. un petit autel. (13) In. des temples et des bains. V. un bassin alimenté par les eaux qui tombaient des toits. Longtemps on s'est imaginé que l'industrie avait été nulle. les clients venaient offrir leurs hommages au riche praticien. C'est là que. Prothyrum. qui subsistent encore en assez bon état sous huit à quinze pouces du remblai des ruines. ou du inoins très grossière dans la Gaule avant qu'elle fût conquise par les Romains. dont les portes à deux battants faisaient face A l'entrée et laissaient voir le jardin qui terminait la propriété. et les tronçons de leurs ffits enfauis dans les décombres. nous ont prouvé que les Gaulois avaient leur industrie. En général. où déjà se révélaient l'opulence et le bon goût du propriétaire. II en fut de même au Châtelet pour les constructions : les habitants de l'oppidum s'étaient logés avant l'arrivée des Romains. avec la statue de quelque divinité. . qui supportaient d'autant moins le joug du vainqueur qu'elles étaient plus indépendantes et plus mobiles de caractère. et. au inilieu. puis on arrivait à l'ntriilm. dont ils réclamaient l'assistance. un peu même dans certaines maisons de culture du Perthois. tous les matins. sillonnaient le pays d'une extrémité à l'autre. l'oenrs. s'ils trouvaient un chemin facile. On concoit que des habitations construites sur ce plan aient occupé un vaste espace et formé réellement une sorte d'île. "Les maisons. entourée de galeries couvertes . ils n'avaient rien à créer et se servaient des voies de communications établies par les Gaulois (12). et sur ce plan que nous trouvons en partie conservé dans nos antiques monastères. pratiqué par les habitants du pays. puisque l'on trouve en place les dés sur lesquels elles étaient assises. Les conquérants avaient-ils besoin d'une voie pour le transport de leurs soldats. Ces maisons forment des carrés irréguliers en général : on ne les reconnaît qu'aux fondations.

et les amphores. conduisait au porche du sncelhrm. à cette époque. dans les sanctuaires domestiques. le vin était conservé 176 dans des amphores en terre dont la base allait se rétrécissant.A. celle-ci n'avait point d'embrasure. attendu que Néron avait défendu d'y planter de la vigne. L'escalier. Ce inode exigeait moins d'espace. les caves. celles que nous avons pu voir. et Grignon donne une raison assez plausible de cette exiguïté : "Le vin était rare dans la Gaule. sont posées sui un lit de pierres rangées debout. sont de peu d'étendue : ordinairement elles ont de deux à trois mètres de large sur quatre de long . voilà tout ce que Grignon put découvrir des anciennes habitations. on buvait jusque là une espèce de bière ou cervoise. Ainsi. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET la montagne. l . contenaient ce qu'il fallait pour la consoinination de la famille. tandis qu'il aboutissait directement à la cave . entre les édicules souterrains que nous avons décrits et les caves. bien que bâtis avec le meme soin et le même appareil. hautes d'un mètre environ. plusieurs différences notables qui permettaient de juger à preinière vue quelle pièce on découvrait. les citernes et les puits. La plupart des caves mises au jour par lui. ou légèrement inclinées et liées avec du mortier de chaux et de ciment (13). et ce ne fut qu'en 250 que l'empereur Tacite en permit la culture . pour être fixée soit dam le sable de la cave. Il y avait. et ses murs. ne portaient nulle trace de peinture ni d'enduit. les dofin. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir.les plus vaçtes avaient dix mètres sur quatre. puisque la ville avait été dévorée par un incendie ou rasée par l'ennemi. avec une largeur proportionnée." De plus.

mesurait 2 mètres 33 de c6té et 8 mètres 66 de profondeur. ce qui est plus probable . lorsque l'on arrivait au fond. à quelques mètres les unes des autres. captées jadis par les puits de l'oppidum. Les citernes avaient. soit aux environs . nous l'avons dit au commencement de ce travail. . lors de l'incinération de ces villes. Avaient-ils &té creusés pour établir des communications qui n'auraient pas abouti ? Telle est la supposition de Grignon . puis ils sont creusés dans le roc. rien n'est capricieux comme elles.les découvertes de 1774 dementent son hypothèse. surtout les Romains. On distinguait les citernes des caves et des édicules à l'absence d'escalier et de soupiraux. quand il écrivait ces lignes. Si l'eau pouvait monter dans un puits jusqu'à 10 mètres du sol. L'une était de forme hexagonale .La plupart sont murés jusqu'à trois mètres de l'orifice. il fut plus heureux : plusieurs en fournirent. coulaient moins fort que maintenant dans la vallée ? Si l'on objecte les travaux considérables nécessites par la perforation des puits pour rencontrer le filon d'eau. Rien n'est délicat. ne reculaient devant la dépense ou la fatigue pour se procurer ce qui leur semblait nécessaire. et Grignon mit à nu le conduit destiné à les amener : il était formé de "goulots de pierres s'emboîtant l'un dans l'autre". nous répondrons que jamais les Iiommes de cette epoque. puis. coinine celui dont l'eau s'était retrouvée en 1772. Coinment l'eau venait-elle dans ce puits ? . et en faible quantité . Les sources abondantes qui jaillissent au pied du Chatelet. et l'on voit encore aujourd'hui qu'ils sont trhs rapprochés. et plus d'un ingénieur a vu disparaître. mais on peut croire aussi que les propriétaires. une eau fraîche et abondante . de 2 mètres à 2 mètres 66 de largeur en carré. soit pour leur genre de construction. étaient fort nombreux au Châtelet. onctueux et grisâtres. une autre. mais il y en eut un dans lequel les ouvriers puisèrent pendant les chaleurs de l'@té. l'auteur du Bttlletin rleç foriilles repond : "Ou les sourcfs de ce puits sont détournées . . les parois d'une quatrième citerne donnaient accès à deux souterrains s'enfonçant l'un à l'ouest (2 mètres 66) et l'autre au nord à la profondeur de 6 mètres. en général. dit Grignon.ou. se proposaient simplement d'augmenter la capacité de leur citerne. les sources avaient pris une autre direction. et de 5 à 6 mètres de profondeur. Enfin. ce phenomène de sources detournees de leur cours primitif n'est pas nouveau : à Pompéi. et un autre carré dans une partie de sa profondeur et rond dans l'autre. accusent l'existence d'un bassin considérable soit dans la montagne.ne nous est-il pas permis de penser que les eaux de ce bassin. Les puits. Les puits creusés dans le plateau de Langres ont exigé plus de temps et d'efforts . en les ouvrant. CITERNES ET PUITS. et il avait 13 mètres 33 de longueur. à la nature des sédiments que les eaux y avaient laissés : ils étaient. on a trouvé nombre de fontaines en pierre qui ne donnaient plus d'eau. ou dévier. car la pierre était autrement dure que sur le Chatelet. Une troisième était aliment& par les eaux d'un bâtiment voisin. pourquoi pas dans soixante ? Au reste. parce que. creusée dans le roc.ces puits ne servaient que de puisards ou d'espèces de citernes et d'amas d'eau (14)." Mais.cependant on en a découvert un qui était percé en ovale jusqu'au fond. à Herculanuin.A cette question.car la montagne n'est sourcilleuse qu'à sa base . II s'en est trouvé cependant quelquesunes qui méritent d'@tre inentionnées soit pour leurs dimensions.CHAPITRE VII. Dans ses fouilles de 1772. Leur diamètre varie généralement de 1 à 2 mètres . il avait dix mètres de profondeur. et l'altitude beaucoup plus grande.en 1774. ils sont presque tous circulaires . Grignon n'avait encore rencontre l'eau que dans un seul puits. celles qu'il prétendait régulariser dans leur cours. Grignon n'avait trouvé de l'eau que dans un seul puits .

pratiquaient la circoncision avec des couteaux de pierre. p. où les enfants. qui. VI. et la vallée de Naix. INDUSTRIE DU CHATELET A L'EPOQUE CELTIQUE. Ant. nous aurons assez de D'après ce que nous avons dit plus haut sur les monuments pour nous éclairer sur la religion. de sédentaire. le lieu dont nous cherchons à refaire l'histoire n'@tait pas un simple camp retranche. ce au-delà inême de la Grnnge. sans doute. bien peu près sous la m&me forme. et ciiri~mcidefiliosIsrnel". aux Mazerots dans les bois limitrophes de Brauvilliers. En defaut. les tre (17)". quoique mutilé. Phulpin. que la science moderne appelle improprement Quelle différence sous ce rapport entre le Châtelet à preliistoriqile. découvrent si fréquemment ces belles pierres gravées que l'orfèvre gallo-romain chez certains peuples parallèleinent à l'histoire. ou fixées dans un pays où le métal fait Mais le luxe et l'opulence sont l'exception. qui forme un trapézoïdal taillé en coin.. de Fontaines et de Sommeville. place de guerre qui servait d'asile. ce découvrit dans une vingtaine de maisons particulières. Nous donnom cette dénomination à la période une population riche ou ainoureuse des plaisirs. gardons-nous seulement de leur demander ce que la position de leur ville. U se trouve l'explication d'une particularite conservation. étant presque dans son intégrite.2. avait serties dam les bagues d'or ! C'est l'industrie primitive. sur les sanctuaires privés que Grignon habitants du Châtelet . aux "Nous avons rencontre . 17. . il est évident que nombreuses haches en silex. depuis dix-huit habitants de la contree dans les moments critiques. Ce couteau sacré d'y rencontrer plus de trois cents monnaies d'or . Ils y laissaient ceux à qui trois lignes de largeur". des couteaux de circoncision de diverses grandeurs. ch. Ce n'etait point une ville de plaisance.l'autre. n'est point geusement l'intérieur . de jade.. Un seul s'eloigne de cette figure . et les nombreuses habitations dont grès. sur le temple principal les moeurs et sur les connaissances des anciens et les bains. s i l a : l'un. celle des nations à l'état d'enfance. l9l et 192. leur fortune ne permettait pas le luxe d'une villa. que dans les lieux habites par (15) Cette appellation. tandis que l'on ne trouve les objets de luxe. qui est d'une belle fonction attachait à la cité. . lignes jusqu'à six pouces de grandeur . selon l'ordre donné par le Seigneur à Josué : "Ait Doniiniis nd l o s l é : FN tibi ciiltros lqideos. rise s'est exercee et s'exerce encore aujourd'hui dans leurs promenades. une circoncision (15). en serpentine . son tranchant très affilé forme un demi-cercle de 27 lignes de diamèmais les cachettes de numéraires se font partout .Jos. de bel10 gnllico. attendu que l'industrie qui la caractel'aspect sévère. "Les plus grands de ces couteaux sont de pierre les artisans dont le d t i e r s'exerqait plus avantaà fusil. ils sont mais qui renfermait également une population coinposés de pierres de diverse nature. fausse dans i'espece. a six pouces de longueur . même au sihcle dernier. d'agate laiteuse . de silex. un nous avons retrouve les vestiges sur les territoires parait être de lave de volcan : ils sont tous coupes à de Gourzon. parures et les bijoux. (17)Caes. tant s'en faut.. dehors des arts somptuaires. par exemple.CHAPITRE VIII. en jade. sur édifices publics du Châtelet. c'est un prisme quadranattestent que de tout temps les citadins ont cherché dans la banlieue la liberté qu'ils n'avaient pas dans gulaire renflé dans son milieu : un bout se termine en une pointe obtuse. qui s'est decomposée signalée par Grignon : peu de métaux précieux au Châtelet. enfin ceux que leur décompose à sa surface . qui est un triangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. enfin sur les puits et les citernes si multipliés que leur propre condition leur refusait. de serpentine. mais bien un oppidum. est devenu opaque à sa surface. etait justifiee par la coutume des Juifs. 06)Biilletin de5 forrilles. comme le des couteaux en pierre qu'il appela couteaux de pretendit Ant. Phulpin eut bien l'heureuse fortune de l'épaisseur d'un tiers de ligne. et l'autre en u n tranchant de l'enceinte de leur ville. Grignon trouva dans ses fouilles du Châtelet de dans un espace peu considérable.

pour cette raison. . comme la divinité qui préside aux voyages et aux routes. en traversant la Gaule à tant de reprises.la main de ce coté manque. d'un Mercure en pierre. parce qu'il était soutenu par un bâton qui manque et sur lequel la main gauche s'appuyait. en dehors des précieuses révelations de l'archéologie. par lesquels l'auteur insinue discrètement que le Mercure de bronze est de travail gaulois. reunies par leur base sur le sommet de la tete . qu'ils vouent le plus souvent le butin qu'ils doivent conquerir (la). C'est à lui. Quoiqu'il en soit. ni dans l'attitude. il est un témoignage que l'on ne saurait negliger toutes les fois que l'on traite de la Gaule et de ses habitants . combien les artistes restaient fidèles à la tradition dans la reproduction des attributs de leurs personnages. 17. Mercurius en lemes ponctuées assez irrégulièrement. divers selon la nationaliM des artistes inspirés par des sentiments variés : tout cela nous aiderait puissamment dans nos attributions. Nous verrons à propos de la statuaire romaine.Nous lisons à la page 121 du Bulletin : "Une statue (en bronze) de Mercure. elle n'a de commun avec les autres statues de Mercure que la nudité. ce passage démontre clairement le séjour au Chatelet d'une population primitive qui se servait de ces instruments grossiers pour une foule d'usages auxquels nous appliquons maintenant les métaux. à Rolampont. qui nous revèlent l'esprit des anciens habitants. que nous appelons aujourd'hui coirtenux. quand ils ont résolu de faire une expédition. et ils pensent qu'il exerce une très grande influence sur le gain et le conunerce. Nous savons en effet que les Gaulois travaillaient la pierre et le bronze avec une rare habilité. César. haute de cinq pouces. régulièrement taillés. Les dieux qu'ils adorent après lui sont Apollon. et qui. mais qui complète d'une manière frappante le Mercure b e r n e . Mars préside à la guerre. il faudrait avoir sous les yeux les nombreuses statues. Le pétase ailé est remplacé par les boucles de cheveux relevées en cornes. Vi. orné d'oves et portant sur quatre patins. Mars. et ils en ont à peu près la même idée que les autres peuples : Apollon guérit les maladies. Quelle peut être la part des Gaulois dans la statuaire découverte au Châtelet ? Pour repondre à cette question. ces figurines destinées à servir d'appliques sur les ineubles. Mais. ni dans l'expression". Minerve initie les hommes aux travaux et aux arts. en ce que ce dieu Mercure n'a point les attributs ordinaires de cette divinite . seraient aisément confinnés par la découverte faite en 1883. Cette figure est originale. ces caricatures inelne. les traditions et les procédes.Cette figure est dans l'attitude d'un homne qui se repose sur la jambe droite et flechit la gauche qui ne porte que sur le bout du pied. avait étudié le caractère. posée sur un piédestal carre de 21 lignes de hauteur. (18) de bello gnllico. Le bras droit est pendant et legèrement étendu . Ces derniers mots. celles que l'on a faites depuis 1849 et les fouilles réceinment pratiquées concourent à prouver la verité de cette assertion du conquérant. ses statues sont très nombreuses ." Les découvertes de Grignon.mais ce qui constate particulièrement que c'est un Mercure. sur le champ extérieur du piédestal. Jupiter gouverne le ciel. Jupiter et Minerve. les moeurs. 179 . malheureusement mutilé. la religion de ces diverses peuplades avec lesquelles il était continuellement en rapport. a pris place au musée de Saint-Germain. ils le regardent comne l'inventeur de tous les arts. Voici ce qu'il dit concernant le sujet qui nous occupe : "Mercure est de tous les dieux celui que les Gaulois vénèrent le plus . il faudrait pouvoir passer en revue ces statuettes en bronze. les bustes. Quoique cette figure ne soit pas barbare. Le fini du travail ou sa grossièreté. c'est qu'on lit.A. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET La description faite par Grignon ferait supposer qu'il confondait les haches proprement dites avec les instruments spéciaux. . il emane d'un hoinme qui fut tout à la fois grand guerrier et incomparable historien au jugement de Ciceron. la jeunesse et les grâces de la figure.les basreliefs qui furent rendus à la lumière . on n'y reconnaît pas l'esprit du style romain. et les ornements que recèlent leurs sépultures nous montrent à quel degré de perfection ils pouvaient atteindre. les t@tes.

Lenormant. Une preuve que l'alliage est très faible dans ces monnaies. imitées des statères de Philippe. il en est cependant qui peuvent tromper l'oeil le plus exercé. Mais la monnaie gauloise. tout est frappé au coin du siècle et de la nation. le métal. César et Virgile nous dépeignent les Gaulois tout brillants d'or : colliers.mais bient6t . essayeur de monnaies. et ils n'auraient pas su épurer ce métal dont ils font un si fréquent usage ? . et c'est probablement tout ce que voulait l'artiste. étonné de l'aspect de ces pièces. parmi les milliers de pièces trouvées à La Villeneuve-au-Roi en 1866. c'est le potin. la puissance tribunitienne du chef de 1'Etat : si bien que I'on peut. le srcs gallicus . 20 et même 8 gr. de civilisations diverses. Si les chefs ont trouvé profit dans la fonte des monnaies grecques et dans la création de pieces plus faibles de poids. Ainsi rien ne ressemble moins à la numismatique de Rome que celle de la Gaule. nul souci des proportions . Ainsi. L'émule de Montfaucon. Quelquefois. blanchâtre .au Ile siècle avant J. ils ont imité dans le principe les beaux stateres d'or de Philippe de Macédoine. L'or des Gaulois est souvent pâle. soit des triangles ou des carrés. mais si faiblement que I'on est forcé d'y reconnaître un alliage assez considérable. non-seulement reconnaître le règne.il marque la pierre de touche. les cheveux seront quatre ou cinq nattes tombant du sommet de la téte sur la nuque . une diminution de poids notable. si la victoire a été remportée sur mer. c'est le guerrier orné du torque et courant à la lutte. je crois. garde quelque chose de grossier : il y a du relief. pour ainsi dire. est très pur et d'un beau brillant .ils se sont inspirés de leurs traditions. Les Gaulois avaient des monnaies d'or ou d'électrum. Ils inscrivent sur chaque pièce le consulat. comme à Reims. l'ouvrier n'en a que faire : des nodosités marqueront les articulations du corps. des monnaies d'argent et des inoimaies de bronze.La solution du probl6me pourrait bien être donnée par M. produits aux confins. qui reconnaît dans les pièces d'or gauloises. mais. Les Romains empruntent à la mythologie la plupart de leurs revers allégoriques : sous le masque de Jupiter ou de Mars se cache l'empereur qui vient de terminer heureusement une expédition . quant à la forme. des statères macédoniens.mais comment accorder ce jugement avec les assertions des auteurs anciens ? Strabon.c'est la vache qui nourrit la famille . ou plus souvent de potin.-C. et la pièce gauloise 8 gr.CHAPITRE IX. pour les emblèmes des monnaies : c'est le cheval aux franches allures. la pièce macédonienne pesant 8 gr. l'oeil occupera le tiers de la figure. les sou~nit à Queverne. en genéral. peut-&treparce qu'il ne pouvait reproduire un personnage. 63. il se contente de lignes se croisant en sens divers et figurant soit des grecques. NUMISMATIQUE DU CHATELET. même quand elle ilnite et quand elle subit l'influence étrangère. en 1762 . sous ce rapport il ne le cède pas aux consulaires ni aux impériales du ler siècle. Quant aux Gaulois. Parfois cependant. Dans la monnaie. bracelets. Neptune apparaît anne de son trident au revers de la medaille. c'est qu'elles s'oxydent fort peu. de leurs moeurs et de leurs goûts. On croyait généralement qu'ils n'avaient pas trouve le moyen de séparer l'or de l'argent . Le troisième métal qui circulait parmi les Gaulois est le bronze chez quelques peuplades plus civilisées. dans les pièces gauloises. de Caylus. qui leur sont venus sans doute par la colonie phocéenne de Massilia . le . La numismatique n'offre point ce danger. les emblèmes. . c'est le sanglier qu'ils chassent dans leurs foréts. guidé par ces indications. mais on saisit l'intention. en un mot. il y a l'idée . chez les Rèmes et les Trévires . mais encore préciser l'année de l'émission des pieces romaines. même après avoir séjourné pendant des siècles dans les terrains lavés par les eaux. ils représentent le bige dont les coursiers sont aiguillonnés par une Victoire montée sur le char : réminiscence. les noms. il ne s'en est pas rencontré un cent qui fussent déteriorées par l'oxyde. ne peut-on pas supposer qu'ils ont également voulu bénéficier en abaissant le titre ? Il n'en est pas de même de l'argent. ils ont pu participer à des industries différentes. qui. bijoux de toute sorte les font resplendir au soleil . Bien que la plupart des objets antiques portent le cachet de leur origine. parce que.

" Cette pièce.mais ils lui donnent un vernis brillant qui les garantit mieux contre l'altération. cette pièce se rencontre fréquemment. peu connues il y a quelques années et multipliées maintenant par la trouvaille de La Villeneuve-au-Roi. (23) Anriirnire de In Sociétéfinnçnise de Niirnismnfiqlie. ibid. Sur une inonnaie d'électrum trouvée au Chatelet en 1869. Maxe-Werly (22) . conduisant au galop un char du haut duquel la Victoire. "Une autre médaille d'argent représente une tête portant les cheveux courts et frisés . (Ti)Art gnulois. représente le cheval à gauche. nous les trouvons au Châtelet à une profondeur où disparaissent les vestiges de i'industrie des Romains.A. un cheval ayant une roue entre les jambes (19)." Où l'auteur hésite. qu'il avait trouvées en quanti* considérable. elle regarde à gauche. le revers. que les ouvriers jetaient de cûté la plupart des pièces de bronze ou de potin. (20) Birll. "Ces pièces. un profil extrêmement barbare d'une figure encadrée d'un feston. il prouve que. sous les fondations de leurs édifices : ce qui prouve une fois encore que la ville gallo-romaine fut superposée à l'oppidum gaulois. renferme six parties de cuivre. que l'on pourrait soupçonner Grignon de s'être trompé dans cette ath'ibution. qui est parfaitement conservé. après avoir parlé de ses médailles romaines. convexes de l'autre. quand elles leur paraissaient frustes ou illisibles. Phulpin. leur habileté à recouvrir d'une feuille d'argent la monnaie de bronze avant de la frapper ne le cède en rien au moderne nloltz . et il invoque à l'appui de sa thèse plusieurs exemplaires de cette médaille trouvés au Châtelet. Entre les jambes du cheval. Sur 9000 monnaies découvertes par cet archéologue. ath'ibuée par Hucher (21) à l'ouest de la Gaule. le nombre en est si grand qu'il me serait impossible de les désigner. au-dessus. Non-seulement nous les recueillons disséminées comme on les peut rencontrer dans tous les pays habités avant les expédiiiom de César . en détruisent la ductilité ." Or. Le médailler de Phulpin avait quatre p i h s en électrum. dit-il. joints au cuivre. non inoins grossieres que les précédentes. contrairement à l'assertion du savant auteur. ajoute : "Quant aux médailles gauloises. p.De I'autre cûté est la figure d'un animal qui tient d u bouc et du mouton et qui regarde en arrière . qui remplace le delta des pièces de Grignon et de Phulpin. une tête tournée à gauche. massivement et irregulièrement figuree.. d'un côté. Ces deux métaux. représente. Parmi les monnaies de bronze ou de potin. . soit dans la Champagne. sous leurs rues." L'industrie des faux monnayeurs était fort développée chez les Romains. concaves d'un cûté. on distingue le croissant. Pistollet de Saint-Ferjeux (23) . on lit :VLATOS (ZO). mais cette industrie se presente si rarement chez nos aïeux. la majeure partie appartenait aux Lingons.ce qui fait que ces pi6ces ne peuvent Stre fondues qu'à l'aide d'un moule . "Une petite médaille d'argent fourré. fort dégradée. représentent d'un cdté un homme (19) Bulletin. si l'on ne savait qu'il fut secondé par le savant d'Ennery dam le classement de son médailler. p. Sur le revers est un cheval avec une housse pendante . et au-dessous une fleur de lis. la lettre T. la roue gauloise." Ajoutons. derrière lui. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET savant lui en donna la composition : "Le potin. peut-@trecelle d'un char . stimule son ardeur. le cûté convexe. plusieurs méritent d'être mentionnées. il s'en est rencontré 1600 gauloises . est revendiquée pour les Remes par M. le revers porte généralement un sanglier à gauche. d'électrum. sont en général des Eduens et des Leuques. 4 et suiv. deux de plomb et une d'étain. Quelques autres. 1867. 161. comme le prouve le grand nombre de leurs pièces fourrées que l'on trouve à Perthes et au Châtelet . (22)Mmnniesgmrloises inédites.. d'argent et de potin. soit dam la Lorraine. dit-il. armée d'un fouet. présentent sur la face. ces trois monnaies. pour donner une idée de la richesse numismatique du Châtelet. ou plutût l'indice informe du conducteur . de l'autre. p. selon M. 173. 33 et suivantes . Parmi les pièces d'argent dont ils nous ont laissé la description. Les autres pièces d'argent. mais c'est par quantités considérables que la pioche des ouvriers les exhumait au siecle dernier et dans toutes les fouilles profondes qui furent entreprises depuis Grignon. nous pouvons affirmer.

dans sa Numismntique de ln Mnme. on a recueilli plus d'une fois. M. on peut supposer la légende Remo qui se reproduit sur les deux c8tés de la pièce et qui indique une monnaie spéciale aux habitants de Reims. Mais. de l'autre c8té.. A. l'attribue aux Catalauni. la monnaie des Rèines sur laquelle se profilent trois têtes à l'avers.ce que je n'ai jarnais remarqué sur ines nombreux et magnifiques exemplaires de cette médaille . à cette opinion que son auteur est seul à soutenir. tandis que. les Çoissomais et les Çequanais qui s'étaient unis l'an 56 avant J. et bien conservée.et veut qu'elles representent les Rèmes.Auguste Denis.-C. voient dans les trois figures la personnifica- tion des trois Gaules . . Enfin. de Barthélémy entre autres.L'OPPIDUM D U CHATELET marchant A droite et tenant d'une main un rond que l'on prend pour un torque. lors de la deuxième cainpagiie de Cesar. prétend que les trois tetes sont barbues . et non une monnaie de confédération. M. La plupart des numismates. un Rémois. de i'autre une sorte de bâton dans lequel les habiles voient un flambeau . Jacob Kolb. le bige est conduit à gauche par des chevaux que stimule la victoire montée sur le char.

De tous les habitants de l'Olympe. ne serait-ce pas celui que Grignon avait trouvé ? Voici comment il décrit un autre bas-relief où Mercure se trouve représenté : A cote du dieu apparaît "une femme entièreinent couverte d'une tunique dont les plis font un merveilleux effet. Les deux oreilles étaient tout siinplement des ailes que l'on pr@te A Mercure. dans certains arts. et cette coiffure est surmontee de deux ailes pareilles A celles du petase de Mercure. nous les retrouvons sur un chaton de bague extrait d'un puits ouvert en 1879. et qui. la lutte persévère entre l'éléinent romain. p.. dans Martial (Z). coinme on représente Apollon. Sw un . Mercure est celui que les Gaulois du Châtelet seinblent avoir le plus honoré : Grignon et ses successeurs en ont exhumé douze statuettes ou bas-reliefs . C'est à la longue seulement..54. il en coûte au peuple pour renoncer a ses usages et à ses traditions. dès les prciniers temps de l'occupation. et le vieil element gaulois qui. qui sont ceux de Mercure (26). Sur l'un des cotes d'un autel quadrangulaire. (26) Biilletin. soit parce qu'ils le portaient habituellement. ces qui lui parurent de longues oreilles : "La quatrième figure. v. nous nous bornerons à decrire les plus remarquables. au musée du Louvre. pendant des annees.. Ces deux figures sont du meilleur style. quand ils eurent mis A l'épreuve les procédes etrangers. nommé cun!llrts. avait atteint une perfection maintenant encore justement adinirée. par exemple. 5.lingonicus bardonrnrllus. messager de l'Olympe. sont adaptees au pétase. puisque cette femme a pour attributs le coq et le pétase aile. Elle est coiffée à la grecque avec une toque. p. des voleurs. et. de dire ce qui revient aux Gaulois. Iinrdocirctrllus. parce que le personnage représente en bas-relief porte A la tete certains appendi(24) Bulletin des Foiiilles. d'autant moins populaire qu'il est envahisseur et triomphant. Or. il brise difficilement avec son passé et préfère parfois sa routine à de réels progrès. Aussi. il existe. la seule branche où l'on ne coure aucun risque de s'égarer. jusqu'à ces invasions qui modifièrent si profondément les moeurs de nos ancetres.. petite calotte thessalienne qui est aussi Yu11 des attributs du dieu. Il est donc difficile de faire la part exacte des deux civilisations. la bourse ferrnee est un des attributs de Mercure. dans le travail du bronze." Ces attributs. et l'on est force de confondre sous le noin de galloromains les produits de notre industrie nationale depuis l'occupation de la Gaule par César jusqu'à l'arrivée des tribus germaniques. SCULPTURE ET STATUAIRE A L'EPOQUE GALLO-ROMAWE. pour modifier in@meses procédés dans les arts.il est habillé comme un capucin (24). un Mercure portant le petit manteau avec capuchon . coinme dieu des marchands et . Le vetement qui lui donnait cette ressemblance anticipée avec les capucins était le petit manteau gaulois avec capuchon. bien que l'homme soit imitateur. Grignon croit reconnaître Midas. soit parce que les Lingons le fabriquaient. d'ordinaire. Il paraît que le sculpteur a voulu representer Mercure mus les deux sexes. On voit un coq ménagé dans les plis inférieurs de la draperie de cette belle figure qui pose la main gauche sur une corne d'abondance. Il ne faut pas croire que. Les vestiges de cette civilisation inixte. que les artistes gaulois empruntèrent au vainqueur ce qui pouvait leur manquer. le vainqueur ait pu substituer à la civilisation et A l'industrie gauloises sa propre industrie et sa civilisation. dit-il est Midas qui tient une bourse ferinée .CHAPITRE X. et meme. ce qui fut imporM par les Romains. i. dans l'industrie des métaux et dans la numismatique.. 50 (25) Epigi. nous les retrouvons au Châtelet dans la statuaire. 200.

A. En voyant la délicatesse avec laquelle ces pierres sont gravées. dont une fut exhumée en 1849 . FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Bas. Diane. Parmi les sculptures sorties du Chatelet.autrement.un peu au-dessus. une tete et le bas-relief decrit plus haut. on compte quatre statuettes en bronze. etc. deux d'Hercule et de Minerve .Be1ief beau nicolo noir et bleu sont finement gravés : un pied ailé au milieu de la pierre . Mars et Bacchus ont fourni chacun une seule statuette. A cette liste il faudrait joindre celle des divinités topiques. et le sujet se continuait sur les autres pierres. dans la cour du presbytère de Fontaines. Le plus grand côté (96 centimètres) représente une femme assise à droite sur un siège en pierre. le costume dénote clairement son origine. deux bustes. Neinausus pour Nîmes. il y a quelques années. fils de Maia. inais que I'on a détruits pour se défaire d'un bloc difficile à placer. Dans cette liste ne doit pas entrer le Mercure v@tu du manteau gaulois . Apollon Borvo pour Bourbonne. Une autre incuse portait le mot MANS que l'on donnait parfois à ce dieu. animal consacré à Mercure. et au-dessous. le coq. on ne peut douter que les artistes latins n'aient eu quelque chose d'analogue A nos verres lenticulaires . les deux côtés apparents étaient seuls sculptés.comme elle faisait l'angle d'une construction qui dépendait probablement des bains ou d'une fontaine publique. comment expliquer le fini d'un travail aussi difficile ? Parmi les douze images de Mercure trouvées au Châtelet. à droite. telles que Çolima pour Çolimariaca (Çoulosse). quatre en pierre. nous devons mentionner deux bas-reliefs que I'on pouvait voir. La pierre carrée sur laquelle ils étaient sculptés avait 48 centimètres d'épaisseur . le pétase ailé. Vénus. Nous devons signaler : trois images de Jupiter et d'Apollon . c'est-à-dire particulières à certaines localités. Neptune. .

Le personnage est nu. elle ne portait aucun attribut et n'était visible que de l'épigastre au genou. Avant de clore cette page sur la sculpture ou la gravure religieuse. mais ni i'un ni l'autre n'ont été retrouvés. s'est détache et n'a pas été retrouve. une aukie femme était assise à gauche sur un siège en bois soutenu par une tige de fer ou par une corde comme nos escarpolettes . monté en bague. creusant les fondations de la maison qu'il habite. et le quatrième cbté devait faire partie d'un vaste bassin. la pierre semblait s'arrondir en coquille. sauf une draperie legère qui part d u bras gauche. et qui probablement portait sur l'épaule. il y a quelques andes. Minerve messagère de la paix. De rares empreintes en avaient été prises. avait trouvé une charmante petite cornaline représentant Minerve debout à droite avec le rameau d'olivier. passe dersière le dos et vient reposer sur les cuisses. . large de 72 centimètres. nous rappellerons qu'au pied du Châtelet. La tete et les épaules se trouvaient sur le bloc supérieur. La draperie était agencée de la m@me manière et venait retomber au meme endroit. si l'on en peut juger par sa forme elliptique. Sur l'autre cbté. M. Davigot.L'OPPIDUM DU CHATELET De la main gauche elle tient un biton incliné dont l'extrémite inférieure atteint le genou. les jarrets sur le bloc inférieur. à Fontaines. Ce chaton. Devant le premier personnage.

il affectait legèrement la forme d'un S et les deux tranchants qui le terminaient étaient opposés . ce qui ne causait aucune interruption dans le travail. rien ne ressemble mieux aux forces avec lesquelles on tond les draps et même les moutons en certains pays. Grignon décrit une espèce de sarcloir usité peut-être dans notre région. long de 60 centimètres environ . un autre était assujetti à un manche d'os percé d'un trou pour le suspendre : économie usitée de nos jours pour les enfants du peuple(27). INDUSTRIE DES METAUX. ou quelquefois maintenue par des rivets dans l'os ou dans le bois de cerf. Un de ceux que Grignon poss4dait "se fermait dans un inanche de corne de cerf . la soie est simplement enfoncée dans le mancl-ie que serre une virole.FER. prouvent que tous les métiers étaient exercés dans la petite ville. dans ce cas. si abondantes sur les versants du Châtelet. Les petites tenailles. les gouges. Parmi les outils servant au labourage. découpe en tous sens pour laisser le jeu libre aux garnitures intérieures . servant aux divers usages de la vie . on le retournait.c'est le panneton taillé. (28) BBil. loquets. instruments de labour et de jardinage. les Romains nous ont devancés dans cette industrie. Ce qui est remarquable dans la clef. Ces instruments. II serait trop long d'énumérer tous les objets en fer que Grignon signale à notre attention : socs de charrues. lorsque les pierres. les ciseaux de menuisiers. (29) Bt~ll. 172. 35. Les ciseaux ordinaires ne sont pas. et quelquefois de pavés. coutres pour ouvrir la terre et faciliter l'action du soc. ce qui prouve que cette forme de ciseaux n'était point particulière aux Romains. etc. celle-ci traversait le inanche et y était rivée (28).CHAPlTRE XI. ce n'est pas i'anneau généralement simple et de petite dimension . Çi nous sommes fiers de nos serrures incrochetables. mais quelquefois il se courbe à son angle droit comme une équerre. les lames sont droites comme celles de nos couteaux de table . elle a fourni de nombreux échantillons : entrées de serrures. p. non seulement il est découpé. dont l'une. et leurs clefs seules témoignent de l'ingénieuse coinplication de la pièce où elles devaient se mouvoir. le tranchant extérieur." La serrurerie mérite une mention speciale. car (Z)ler Bulletin. coupait en tirant. 11 en est un cependant que les premières fouilles n'avaient point révélé et qui se voyait à Ruetz il y a quelques années : c'était un coutre double.. comme les nûtres. Le dos est taillé carrément et forme un second tranchant qui coupait en poussant . Les couteaux offrent une assez grande variété. Grignon cite deux enclumes. les limes. . 38. c'est une tige d'acier recourbée au milieu comme nos pincettes. ils font partie d u mobilier funéraire des Francs. est dentelée comme un peigne. taillé circulairement. verrous abondaient parmi les objets exhumés du Châtelet. de façon à se rapprocher et à se croiser sous la pression de la main . mais tout à fait inconnu d m le sud de la Champagne. et son extrémité. le milieu de la tige forme une douille ouverte pour passer le inanche de l'outil. "II est composé de deux tranchants sous la forme d'une petite serpette . de sculpteurs . dont la longueur varie de 15 à 35 centimètres. inalheureusement la rouille a décomposé la plupart des objets et ceux-là seuls ont échappe. p. avait dû servir pour les travaux en bronze . Ce métal était représenté par des instruinents de toute espèce. auquel il était fortement assujetti par une soie terminée en pointe . En général. des clous destinés à fixer sur la charpente les pierres suées qui servaient de couverture aux toits. les couteaux. qui se sont trouvés dans la chaux produite par les pierres calcinées lors du sac de la ville.p. et dont les deux extrémités ont été amincies et aiguisees à l'intérieur. se sont rencontrés fréqueinment dans le cimetière au pied du Cnâtelet ." . mais aucun de ceux que l'on a trouvés n'avait de ressorts. travaillée avec soin. avaient émoussé l'instrument. pêiies. composés de deux branches mobiles sur un axe commun .

si on le faisait disparaître au moyen d'un acide.A. et tous provenaient du Châtelet inêine. Quant au bronze. unies base à base et terminées par un anneau : un de ces poids était ajusté avec du ploinb (29). ses cotés sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles. Ces deux derniers objets me semblent appartenir à l'époque qui suivit les invasions : ce sabre. par exemple dans le calcaire de Langres et du Châtelet. devient un vernis solide et brillant . des fers de hastes et de piques . ce grand poignard ne seraient-ils pas les L'OPPIDUM DU CHATELEI scramasaxes des Francs ? Il y a quelques annees. le bronze est u n noble métal. à moins qu'il ne le porte écrit comme les monnaies . ." Les années dernières. il aide à fixer l'âge des objets antiques. et même se les assimile à tel point que. dont trois par la partie effilée qui pénétrait dans le bois ou le roseau. . s'il est d'un titre élevé. FOUROT On a trouvé plusieurs poids de romnine : "ils sont coinposés de deux pyramides à six pans. jusqu'à présent. et c'est lui qui date pour ainsi dire les antiques. il se conserve si bien qu'il est difficile de connaître son âge. sept pouces et demi de longueur sur treize a quatorze de largeur . l'objet privé de cette cangue. s'il est d'un titre inférieur. l'argent. ainsi en est-il de l'or qui se garde pur dans le sein de la terre. l'industrie des faussaires n'a pu l'imiter. puis ramenée au moyen d'une corde. il se revêt d'abord d'un oxyde qui. un sabre et une espèce de grand poignard avec son manche d'os garni en cuivre. permettait au guerrier de combattre sans perdre son arme. dont l'émission a quelque parenté avec le jet du lazzo des Painpas d'Amérique. mais encore celles qui caractérisent la période franque. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hainpe (30). Elle a quatorze centimètres de longueur. Après quelques années. mieux que les autres. parce que. non seulement les arines gauloises et roinaines. contournée en spirale.BRONZE. dont la base est l'oxyde de cuivre. s'appelle la yntine. n'aurait plus que des reliefs effacés. on a recueilli une petite arme du genre des jnniln. Cette fleche. des épées à deux tranchants. dont huit pour la flèche . se terinine par un petit anneau auquel la corde était attachée. Aux yeux de l'archéologue. se couvre d'un oxyde qui le corrode plus ou moins . elle mesure sept centimètres.Grignon cite un fer de haste qui mérite d'être inentioiuié : "Il a. Une des deux garde encore le bois ferrifié qui l'entourait. Le cimetière a fourni deux exemplaires d'une petite flèche triangulaire coinme nos baïonnettes . dit-il. dans les dependances d u Chatelet." Les armes se sont naturellement rencontrées en assez grand nombre . Du reste. le cimetière exploré depuis 1883 nous a fourni. destinée à être lancée sur l'ennemi. on pouvait en voir cinq ou six à Ruetz. plus de deux cents inhumations mérovingiennes. Grignon cite des mailles de cottes d'armes. parce que. le fer disparaît sous la rouille qui parfois le consume .la tige. . se terminant en une pointe mousse . des javelots. Ce vernis. celui-ci reproduit jusqu'aux moindres détails de l'objet. sur trois cents sépultures environ. par un séjour prolongé dans quelques terrains.

est composée de deux capsules hémisphériques qui s'emboîtent l'une dans l'autre. Pour éviter la confusion. d'y trouver une plante entière. Les manches de ces cuillers sont généralement cylindriques. Deux moulures semicirculaires l'entourent au soinmet et au milieu . ce ne pouvait être le charbon . C'est un vase droit. a forme le manche de la même pièce sans soudure. en haut pour soutenir la cassolette à parfuins. après l'avoir ouverte. D'autres ont été argentées ou peut-@trektamées. Grignon décrit fort longuement les nombreux instruments ou ornements qu'il a découverts . cependant le Bulletin en signale un qui pouvait avoir 4 centimètres. ou par des boutons en olives . de façon à s'ouvrir et à former avec lui un angle droit. et agréable par son odeur balsamique (33). et assez bien conservée pour la reconnaître pour le lotus odorant d'Egypte. . se terminait assez souvent par une tête de bélier ou de chien. il portait des ornements plus ou moins recherches. art que l'on a renouvelé de nos jours pour des batteries de cuisine. Ce petit appareil intérieur porte visiblement les traces du feu. avec moins d'6levation et plus de largeur.L'OPPIDUM DU CHATELET Les bronzes exliuinés du Châtelet sont très nombreux et mille fois mieux conservés que les objets en fer. en général. Ces vases à libations variaient pour le diamètre de 1 2 à 16 centimètres . Nous avons été surpris. celui des autres circulaire et plus ou moins profond. Le bassin des unes est ovale. terminés en pointe. Une goupille.er au rnusee de la Société des lef*es. que des fouilles plus recentes ont fait passer dans la collection de M. et. il nous semble donc inutile d'en parler. Parini les cnssolettes ou Dnîle-pnrfitrns. plante qui était en vénération. dit Grignon (31). Disons (32) C'est. OBJETS SERVANT AU CULTE. inais il ne parle point d'un petit vase en bronze assez délicat. empêche. la base est ornée d'un cavet qui lui donne plus de solidité (32). et a recouvert son oeuvre d'une laine d'argent en dehors et en dedans avec le m&me art que les faux monnayeurs fourraient des pièces qui n'avaient que l'apparence de l'argent. Il n'est pas possible. l'objet est long de 15 centimètres environ. par ses rivets. plusieurs sont encore en usage et n'ont subi que de légères modifications dans le cours des siècles . au bas pour le tenir debout. je l'ai connue par un vase tout a fait pareil provenant de Langres. dont les deux exîrémités ont été dentelées. unis ou articulés comme la tige du blé . Grignon recueillit cinq ou six patères ou petits bassins en forme d'assiettes. qui faisait corps avec la patère. Grigiioti cite de petits objets qui n'avaient rien de religieux et dont nous parlerons plus loin . qui l'on donne sous le titre de nouvelle invention ! Nil sub sole nouum. qui traverse tout le diamètre. Quelle substance l'entretenait ? Etait-ce l'huile. "L'ouvrier. lorsqu'il était plat." Les millerç R pnfums se sont présentées en grand nombre et sous des formes diverses. garnie de sa bélière. Nous citerons en ce chapitre une curieuse amulette denite par Grignon : "Une amulette sphérique de 18 lignes de diamètre. mais sans en cornaître la destination. pliée avec art. Dans l'intérieur se trouve encore un tube en cuivre assez mince. d'autant plus que Grignon s'est plus d'une fois trompé dans les attributions qu'il a faites. ou quelque résine ? c'est une de ces questions auxquelles nous ne saurions encore répondre. le joli vase eri bronze sorti de la ballastière pour enh. et que peut-etre on avait découvert au siècle dernier. et il ne serait pas intéressant d'en donner ici la noinenclature . nous diviserons en deux classes les objets de bronze trouvés au Chatelet ." OBJETS ETRANGERS AU CULTE. Certaines patères ont été finies au tour et décorées à l'interieur de cercles concentriques. et ses descriptions ne permettent pas toujours de se représenter les objets qu'il avait sous les yeux et que des planches devaient reproduire. En tout cas. et ceux que l'on employait dans les divers usages de la vie. haut de 3 centimètres. que les deux parties ne se désunissent. ceux qui servaient au culte. Le manche. Cet objet n'a rien par lui-m&inequi révèle sa destination . de 5 à 6 centi~nèhesde haut sur 3 environ de diamétre. Il avoue lui-in@ineavec sa modestie ordinaire que ses études archéologiques laissent beaucoup à désirer. de Saint-Laumer.le vase etait trop petit pour le contenir. ils étaient peu profonds .

mais spécialement de celui qui a gardé le nom de romaine et que l'on employait encore dans les campagnes il y a près d'un derni-siècle. L'abbé Cochet. pour que les parfums puissent exhaler leur odeur. plusieurs cuillers ordinaires. tandis que l'objet pesé était suspendu à l'une des extrémités. FOUROT seuleinent que les clefs les plus coinpliquées. parce qu'on ne remarque à aucune des bélières pour les suspendre (34. d'autres sont elliptiques. percée de quatre trous. Les anneaux se trouvent si fréquemment dans le mobilier gallo-romain.elles sont assujetties par un petit arrêt. près de Bar-sur-Aube . Une seule particularité mérite d'@ire signalée : les deux branches des fourchettes se rapprochaient coinme les serres des écrevisses. a disparu consumée par le temps. qui s'était adonné longtemps à l'étude de l'art ancien à Pompéi et à Herculanum. de Lincoln. bordée de petits renfleinents qui simulent des tours et munie d'une charnière dans laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. les serrures avec leurs accessoires. La tige de bois sur laquelle se promenait le poids. Troloppe. ne parvenaient pas à vitrifier le jaune . "Ces petites boîtes à éponges odorantes sont coinposées L'OPPIDUM DU CHATELET de deux parties unies par une charnière. trois en triangle et un au milieu. Une cuiller à potage. les Romains. Des balances de divers genres. percé de petits trous. Un des cûtés est uni. L'autre est orné de inoulures en derni-bosse. dont une argentée et deux étamées . un couteau : tels sont les ustensiles de table trouvés par Grignon. d'autres carrées. de petites cassolettes de formes variées : les unes sont rondes. que plusieurs archéologues se sont demandé s'ils ne remplissaient pas. il s'est rencontré. Il est probable que ces cassolettes se portaient dans la poche. avait longtemps douté de l'usage de ces boîtes en bronze . Quoi qu'il en soit. dans le costume. lui-même venait d'en découvrir une à Saint-Martin-en-Champagne : il crut devoir consulter à ce sujet M. il y en a même qui sont dainasquinés.'' Ce que Grignon appelle encaustique est siinplement un éinail. Outre les cassolettes destinées à brûler des parfums devant les autels ou dans les sanctuaires privés. comne nous en trouverons dans certaines fibules .A. s'einboîtant l'une dans l'autre .aussi disparaît-il facilement lorsque l'on veut le nettoyer. et le savant répondit que l'objet était bien une boîte à parfum qui se fixait sur la poitrine en guise de broche (35). le cimetière récemment exploré nous en a fourni de nombreux exeinplaires. offraient une variété remarquable et témoignaient du désir qu'éprouvait l'artiste d'innover dans une industrie qui semble conda~nnéeà se répéter sans cesse. Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les dimensions à celle de Saint-Martin : elle est ronde. il en avait sous les yeux deux provenant d'Arcis-sur-Aube et de Cérès. et au Châtelet spécialement. dit Grignon. les poignées de coffrets et de meubles. parfois de coinpartiinents d'encnustique de diverses couleurs . qui réussissaient fort bien l'émail bleu. . le rûle de nos boutons. lesavant explorateur des s$ultures normandes. seuleinent. ou siinplement de filets concentriques. mais la garniture en cuivre est restee avec ses deux anneaux pour peser au fort et au faible. des fourchettes à deux branches.

ou par un Cupidon. Dam les palimpsestes. et I'autre munie d'une spatule pour aplanir la cire. et que les fouilles de ces dernières années nous ont aussi fourni. de manière à former un tube analogue à nos porte-plumes actuels.La dimension variait de 6 centimètres à 15. Mais. tandis que les contours tracés par les deux becs du calame sont encore parfaitement visibles (36). corrigez snns cesse. et I'on se rappelle le précepte d'Horace : "Çnepe stylum vertffi". par une Vénus. Un auhe speo'rnen s'est presente dans des fouilles plus recentes. la variété suit pour ainsi dire la diversité des conditions et des fortunes. mais plus tard les Romains la firent en bronze. quand il était content de son oeuvre. comme le style servait à l'ébauche du travail. sans support. aiguisée et fendue comme nos plumes. par conséquent pour effacer un essai malheureux. puis roulée en spirale. tandis que chez les Francs il atteint jusqu'à vingt centimètres. "C'est.on sait qu'une des extrémités est effilée. l'encre était assez épaisse et coulait lentement comme entre les branches d'un tire-ligne. nous trouvons les épingles à cl~eveuxet les fibules. d'autres fois elle était remplacée par une main dont les deux premiers doigts tenaient une perle. Quand l'auteur avait suffisaininent promené sur la cire le revers du style. c'est le calamus ou la plume à écrire. La tête de l'épingle était ronde ou taillée à facettes . Un objet plus rare. OBJETS EN BRONZE SERVANT A LA PARURE ET AUX TRAVAUX INTELLECTUELS. Tandis que les fenunes du peuple se servaient d'épingles en os à peine dégrossies.CHAPITRE XII. le corps de la lettre a disparu. Les dernières fouilles du cimetière ont fourni une épingle ayant 292 millimètres. il prenait les ineinbranes ou le parchemin sur lequel il gravait pour ainsi dire avec le calame . on pourrait se demander quel usage on en faisait : le wilnmtrs servait à la rédaction définitive. 190 . Les aiguilles que nous avons recueillies dans les fouilles du cimetière ont de 7 à 8 centimètres de longueur . dit-il. si ie bec était dur. doré quelquefois. elle est formée d'une lame de bronze. Pour les épingles que les dames romaines inettaient dam leur chevelure. Celle que j'ai sous les yeux mesure treize centimètres . . se trouve tout simplement une reproduction de l'antique. comme le ruban qui forine cet objet est assez épais et résistant. Si nous passons aux objets de parure et d'omeinent. les bords forment uii gros bourrelet". leur grosseur relative.Le style roinain a généralement de huit à douze centimètres de long. Elle était priinitiveinent de roseau. Les styles destinés à écrire sur des tablettes enduites de cire sont très fréquents au Châtelet . argenté. mais que Grignon a trouvé. et voilà coininent notre plume métallique. les matrones portaient le m&me objet en bronze travaillé. inventée il y a un demisiècle. . un petit vase bombe. C'est la plus longue que je connaisse. comme celle des Style (36) Grignon a trouve un encrier en bronze.

ont toujours de ces grosses aiguilles qui traversent aisément leurs burnous de laine. dans la trousse qui les accompagne. Il existe peu d'objets qui se soient mieux pr&tés aux capricieuses inventions de l'artiste que la fibule gallo-romaine : elle ne ressemble plus à celle dont les Gaulois se paraient avec une coquetterie de bon goût. Cette cuiller me semble bien trop longue pour avoir servi de cure-oreille. que I'on trouve même dans les sépultures franques. La fibule gauloise. Encore aujourd'hui. comme les fibules de la Franche-Comte. est long de onze centimètres jusqu'à la cuiller qui manque. derrière cet aiguilles en os. généralement décoré ns . Ne serait-ce pas plutôt un instrument de chirurgie pour sonder les plaies et vider les abcès ? Deux exemplaires qui me viennent du Châtelet dépassent dix centimètres. provenant de Langres. mais ils sont accompagnés assez souvent de la pince épilatoire. l'autre par une cuiller allongée de trois a quatre centimètres sur sept à huit milliinètres. et la boule allongée de l'extrémité paraît sans emploi. qui forme l'une des extrémités. dont notre épingle nourrices est une faible mais correcte imitation. FOUROT I~slrumentdsiûi!eiie oude chirurgie FIBULES. ou de la partie méridionale de la Haute-Marne. J'hésite à ranger parmi les cure-oreilles. il s'est rencontré beaucoup de ces instruments indispeiiçables pour la propreté. Qu'elle n'ait pour ressort qu'une spirale ou deux. Un objet usuel. a toujours comme élément principal une torsade qui donne à l'épingle assez d'élasticité pour qu'elle joue parfaitement après deux mille ans de séjour dans la terre. Celle-ci. parfois étamé. et un troisième. La fibule gallo-romaine est composée de deux ou trois pièces. malgré l'opinion de Grignon et les apparences qui lui semblent favorables. serait-il commode avec de telles dimensions ? (37) Des experiences diimiques faites récemment ont démontré que rr qui paraissait argent sur certains objets de bronze n'était que de l'étain. un instrument terminé à un bout par une olive de deux centiinètres environ. mais ils ont enfermé cette torsade dans un cylindre en bronze terminé par u n pendentif plus ou moins orné. vient s'arrêter juste dans le petite excavation ou cuiller qui la doit retenir. que l'on porte habituellement sur soi. si bien agencée dans le nombre et la disposition des spirales. au milieu de substances le plus souvent humides et parfois corrosives. malgré les mille inodifications apportées par l'ouvrier. im . En dehors des siyles.L'OPPIDUM DU CHATELET A. est d'une seule pièce. qu'elle en ait douze ou seize. l'adaptation des deux extrémités est toujours aussi parfaite. Les artistes romains ont parfois conservé l'epingle gauloise avec le ressort en torsade. les Arabes. dont Grignon avait pris la spatule pour un cure-oreille et l'extrémité opposée pour un cure-dent. que l'aiguille. Ils ressemblent à ceux dont nous nous servons. fait supposer qu'oii les einployait pour coudre des étoffes d'un tissu assez lâche.

devint un objet de luxe . Dans l'autre. on devinait l'intention de l'artiste. mais. Mais les arts se développaient : l'émaillerie.parfois même.quel qu'il soit. sous la tentative incomplete ou inalheureuse. Ils en étaient encore aux essais. Mais l'ouvrier se lasse de l'imitation et tend chaque jour à s'affranchir de l'élément étranger. dont M. l'une a la forme d'une hydria. Au centre du champ. ce qui devait paraître et faire ornement. le proprietaire gravera ces mots parfaitement lisibles malgré le sigle qui réunit les premieres lettres du second mot : AVE AMICA MEA.l'autre. a la forme d'un losange allonge dont chaque angle est amorti par un petit cercle ouvert aux deux angles rapprochés. celle d'une amphore à deux anses arrondies. Dans les trois derniers objets. au bas du champ. sinon pour la grâce. pour donner plus de relief à la decoration. porte les traces de l'étamage (37).Fibules émaillees Chain~ttepi reliait ces deuxibules appendice. bientat. dont l'anse est carrée à la partie supérieure . l'émail a disparu. par une bélière de laquelle partait une chaînette destinée à les réunir. Dans toutes ces fibules. en bas d'un petit crochet qui l'arrête. mais des oreillettes de bronze adhérentes à la fibule et percées chacune d'un trou dans lequel passait la goupille qui maintenait l'épingle. avait passé chez les Romains. postérieur. la partie extérieure. aux précédents. un petit rond de bronze concave fait corps avec la fibule. au inoins pour le talent. Un autre échantillon. or ces derniers sont bien de l'email. sur un étroit espace. Cette fibule. se pr@teà inille combinaisons ingénieuses. se trouve le petit crochet qui la doit arreter. Plus d'une fois. il n'y a point de charnières. de bonne conseivation. Gelin sur le versant oriental du Châtelet . le champ garde les traces d'un elnail rouge. Le champ de celle-ci est jaune orange. Ces deux fibules se terminent. je crois. et. ce bijou servira de messager aux sentiments les plus intimes. plus ou moins arquée. Tantôt il est creusé d'un sillon qui le partage en deux . émaillé de blanc aux deux autres . Bulliot a retrouvé les échantillons et les procédés dans l'oppidum de Bibracte sur le mont Beuvray. à celui des Gaulois dans le même sujet. . Deux charmantes fibules furent trouvées par M. tandis que le jaune n'est pas encore vitrifié. L'extérieur de la fibule. l'artiste a fait partir de l'arête arquée deux prolongements horizontaux qui donnent à l'objet l'apparence d'une croix dont la tige verticale s'arrondirait en demicercle. sauf le petit cercle du inilieu qui garde encore un reste de pate jaunâtre non passée à l'état d'émail. et tout ne réussissait pas . semé de petits ronds bleus . est munie : en haut d'une petite charnière dans laquelle passe la goupille qui maintient l'epingle . tantBt la partie médiane s'élPve en triangle strie au milieu de deux gorges élégamment excavées . il nous parait inférieur. qui semble fait pour cacher le jeu de l'épingle. Plusieurs spécimens de cette variété se sont rencontrés au Chatelet. Ce genre de fibule me semble @trela fusion de l'art gaulois et de l'art romain. Tel nous paraît l'art romain dans la confection d'un objet nécessaire qui.

Or le Châtelet a fourni la partie supérieure d'une boite presque semblable pour la forme et les diinensions A celle de Saint-Martin : elle est ronde. puis. trois en triangle et un au inilieu. dont la pointe assez fine est quadraiigulaire . Cassolette . une petite caricature d'un centimètre de haut.L'OPPIDUM DU CHAIELEI A. peut&treA un coffret. bordée de petits renfleinents qui siinulent des tours et munie d'une charnière dam laquelle une goupille maintenait la partie inférieure. percee de quatre trous. représentant un philosophe coiffé d u nrn~llusou d'une sorte de bonnet . ce minuscule objet devait servir d'applique. FOUROT Pour terinines ce qui regarde le bronze. nous inentionnerons une sorte de burin de 14 centimètres. percé d'un trou au milieu.

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Dam ses premières fouilles.. en or . aucune pièce. même sur la patine. dont deux plus grosses au centre. un petit bout d'or trait .. "Nous avons trouvé. que les Poinpéiens einployèrent un ~ . les Gaulois savaient laminer le bronze. Les inêtnes fouilles domèreiit "une bague d'or ornée d'une pierre taillée en tombeau . cependant ne pourrait-on pas appliquer au ~ ~ ~ ce â tque ~ M. une médaille. conjectures est indéfini . L'anneau est fort . (42) T. et le rev2tissement d'un vase en cuivre (44). qui garde encore. " I1 était réserve à son successeur. la ductilité immense de ce métal était donc connue. 114. en aucun genre. Cette cause est réelle et nous la confirmerons encore lorsque nous parlerons des pierres gravees. On le voit. il est plat interieureinent . p. dit-il.lorsque le jour est clair. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET de son Renieil de inonuments nnfiqireç découverts dnnç hcienne Gnule. l'explorateur fut plus heureux. elle y est maintenue par une sertissure sans ornement qui s'élève d'une demi-ligne au-dessus d'un cordon perlé : elle pose sur un petit lit de craie blanche qui d 0 ~ un e reflet mat. qui porte pour inscription MAIVS. on lit facilement MIORl (45). l ~ t disait. l'autre composée d'une portion d'anneau circulaire terminée par deux appendices qui ressemblent à des oreilles d'écuelle percées à jour syinétriqueinent . I ' o ~ voit quatre perles d'or. Or. et nous avons retiré d'une sépulture de cette époque Une ceinture de 1 mètre 17 centimètres de longueur sur 7 ou 8 centimètres de largeur. ainsi que l'art d'en faire des tissus. parce que l'histoire nous laisse dans une ignorance absolue. une bague. p. mais. à chaque extrémité du chaton. A ces objets nous joindrons une bague de fer revêtu d'argent. de pompéi ? . ceux-là veulent que chaque leme soit une initiale . et c'est une nouvelle preuve du culte spécial rendu par les Gallo-Romains à cette divinité. avec une légère arête au centre.-C. il. inais elle est remarquable par une inscription gravee en lettres romaines sous le champ de la pierre en ordre inverse pour qu'on puisse les lire dans leur sens naturel à travers la pierre . (45) Bull. (44) Bull. l'abbé Phulpin. bien avant la conquête. Grignon avait à peine rencontre ce métal précieux. au Ve siècle avant J. qui dire que l'explication qu'il donne est la meilleure ? ~ 0 aurons ~ sà traiter cette questioii à propos de la Haute-Borne.. p. Voici ce qu'il en dit : "On a pensé que ces objets servaient à prendre l'encens dans l'ncerrn pour le jeter dans le thuribiilum. de se faire un precieux médailler avec les pièces d'or que lui fournit le Châtelet. . 11 n'y a point d'autre entourage que le cordon qui fortifie la châsse . la partie extérieure est biseautée. il y a quelques années.. (43) Bull. 112. mais il en est pour qui vinterPrétation naturelle est taujours @op simple . elles decrivent ensemble une portion de cercle. le bilan de métaux precieux du Châtelet n'est pas considerable. mais seulement des fragments de petits tubes. Nous avons dit plus haut que c'est un suriiom de Mercure. et il a raison . C'est une hyacinthe orientale encliâssée dans une boîte oblongue . dès lors le champ des dam ce cas. Grignon trouva deux bagues d'argent : l'une très simple. l'archéologie montre. elles sont soudées à un chaton de forme ovale qui contient une pierre factice de couleur grise (43). l'encensoir (42).. presque à son corps défendant. pliée sur huit angles et domant un octaèdre . Cette bague n'a pas le caractère de la plus haute antiquiM . Quelle est la raison ? ~~i~~~ la trouve dans les de usages du teinps et dans le peu de richesse des habitants. non seulement les Romains connaissaient la ductilité de certains métaux. OR.. "Nous n'avons trouvé." L'auteur pense que c'est le nom du propriétaire plut6t que celui de l'ouvrier.A. par des traces irrécusables. p. 10. dit-il. 92. et deux moindres aux extremités ." Cette affirmation que Grignon jette comme à la dérobée. forinée d'une légère lame d'argent. En 1774. mais. il pouvait la formuler hardiment . Q devinrent ~ ~ les pompeiens après ~ ~ ~de leUr ville ~ ? test ~ ici que~ ]'archéologie nous rend un précieux témoignage." Dans les fouilles de 1774. ses cbtés sont carrés . la trace de son Passage entre les cylindres.

comme Poinpéi.. ce me semble.. le Drnme du Vésuve. ou les chambres dont les armoires étaient pleines d'étoffes. de la table de bronze incrustée d'argent. Chacun était chez soi. FOUROT certain temps. Quel propriétaire aurait oublié l'emplaceinent de son tricliniuin. de parures. des candélabres bien ciselés. du moins chacun de ceux qui étaient revenus. non pas à déblayer leur ville. mais à la fouiller.. 204 généralement. de tapis . qui n'avaient pu emporter leurs objets précieux au moment du désastre.. M. qu'il ait péri par la flainme. les places des inaisons étaient plus faciles à reconnaître que celles de Pompéi sous leur inanteau de cendres. de l'argenterie.L'OPPIDUM DU CHATELET A. L'étude du cimetiEre nous en fournira de nouvelles preuves. On ne saurait donc douter que les Gallo-Romains du Châtelet... ou celui du salon avec ses riches ornements. ne soient revenus quelques jours après pour retirer ce que le fléau n'avait pas consumb. (46) ? Le Châtelet n'était pas enseveli. est la raison principale de la pauvreté du sol en métaux précieux. p. à supposer.. comme on le croit " (46)Beulé. sous la cendre . Le souvenir des lieux etait trop frais pour qu'on ne se dirigeât pas à coup sûr. .

de la goutte d'eau (47). . quelquefois rnêine toutes les phalanges des doigts. mais parfois les bagues elles-mêmes. une haste posé sur l'épaule. sauf une piece fort petite. auxquelles on a donile ce nom. Le sol de Langres fournit assez frequemment. et l'on conviendra que l'artiste romain aurait peu de leqons à recevoir de nos graveurs modernes. de Çommeville. elle avait échappé A ses regards. elle est digne d'un grand maître (49). de noir et de jaune obscur. il n'est pas rare que. est à l'état de fragments. Les autres sont de forme bizarre. coirune nombreuses au Châtelet. symbole de l'inconstance . Les métaux précieux sont rares au Châtelet . tous les détails de la figure sont bien prononcés . dit Grignon. "Parmi les pierres fausses. (48) Petite teinte couleur de chair m@léede brun. s'il pouvait atteindre cette perfection sans le secours des verres lenticulaires. Nouvelle preuve. ou tout au moins de la plus élémentaire des loupes. Tout ce que Grignon en a pu recueillir. 20 et 21. sur une troisième sont gravés l'Amour et l'Hymen séparés par une ligne perpendiculaire. parce que le peuple prétendait les trouver dans la tête d'un vieux crapaud. A ce que nous appelons aujourd'hui le confort. Martin. dans leurs promenades du dimanche. et l'on s'est demandé. Elle était sertie dans un anneau de fer. (49) Bull. on lit : NOX . MARBRE. . le pétase. comne les dents de certains poissons fossiles (pimodus) que l'on rencontre fréquemment dans les grèves de nos pays. non sans raison. pierres précieuses d'un brun tirant sur le rouge. Sur une autre qui imite l'onyx. Rien de plus délicat parfois que le travail du graveur. les crapaudines. l'a recueillie parmi les débris exhumés de ce puits invisible encore dans la partie ouest du Châtelet. qui orriaient les bagues. et le coq. au-dessus de Bayard. de l'autre. enfin "une petite tablette entiEre de marbre gris tacheté de brun. et que l'insuffisance de ses moines ne faisait qu'ajouter à son mérite. A Naix. il y en a une bleue sur laquelle est gravé un amour qui. et mutilées en grande partie. non seulement les chatons. tient un casque.MARBRE. les enfants trouvent à fleur de terre ce qu'ils appellent des oeils de bague. mais une modeste place de guerre enfermant dans ses murs tous les métiers indispensables et ne donnant rien au luxe. de Gourzon . sortait d'un puits vidé par M. quatre pilons et huit morceaux de dalles de faible épaisseur qui devaient servir de revêtement aux murs d'un appartement . le marbre n'en est pas inoins une rareté. La seule pierre gravée que les fouilles modernes aient fournie au Châtelet meme. et. ilautre est une agate caméole (dg). Grignon mentionne. d'une main. ce me semble. de forme circulaire. sur lequel sont finement gravés les attributs de Mercure : le pied ailé. p. . animal consacré à cette divinité. bleu et noir." L~~ ouvriers ont . qu'il n'était pas une ville de plaisance ni de luxe. 11 en est autrement du Châtelet : c'est à peine s'il en a fourni une douzaine dans les fouilles du siècle dernier et dans celles des années dernières. P.C W r ï R E XIV. comme le prouve la cangue de rouille qui la dérobait en partie. Elles sont généralement convexes d'un c6té et planes ou légèrement concaves de l'autre. petite calotte avec des ailes. PIERRES GRAVEES. sur laquelle est gravée une tete qui ne laisse rien à désirer .*deux pierres fines : lrune est un jaspe de forme ovale sur laquelle est gravé un amour tenant entre ses doigts un papillon aux ailes déployées. à notre comaissance du moins.MEULES. C'est un nicolo. Ce morceau a trente lignes de longueur sur dix-neuf de largeur et (47)Que l'on en juge par les quelques exemplaires que l'habile consen~ateurde notre musée a si bien reproduits. et M. Il cite : deux mortiers. rares aussi ces charmantes petites pierres qui décoraient les anneaux dont les matrones romaines et les chevaliers aiinaient à se charger les doigts. Colson. Pour être moins rare que les pierres gravées.

des montagnes du Jura. sur laquelle se plaçait le côté concave de l'autre . L'une de ces meules était convexe à la partie supérieure. le dessous est plane . la meule supérieure était percée. Au Châtelet. m&me aujourd'hui. au milieu. combinées avec celles de la pierre inferieure. FOUROT quatre d'épaisseur. de suivre attentivement les champs cultivés au Chgtelet. coinme dans toutes les stations romaines. mais il y a lieu de croire que c'etaient des hachettes votives que l'on déposait le plus souvent dans les tombeaux. soit en granit inicacé des Vosges : les premières viendraient. Ce qui est certain. (50). quantité de grès et de queux (pierres de Cos) pour aiguiser et affiler toutes sortes d'instruments. pour terminer le chapitre des pierres étrangères au pays. on a trouvé des ineules. ce qui nous fait présumer que cette petite tablette a servi à broyer des couleurs précieuses . et M. c'est que les Romains les amenaient avec eux . peut-etre aussi était-ce un objet de trafic entre les diverses peuplades de la Gaule. La pierre inférieure était généraleinent moins épaisse. quelques-unes atteignaient jusqu'à vingt centimètres. selon certains archéologues.A. mais il y avait un intervalle. De plus.. plus près des bords se trouvait une entaille dans laquelle on introduisait une tige de bois pour faire tourner la L'OPPIDUM DU CHATELET meule. soit en pierre volcanique.. Les quatre côtés sont coupés en chanfrein." MEULES A MOUDRE LE GRAIN. .on remarque sur la surface un enfoncement elliptique. M. Frédéric Moreau les a trouvées par centaines dans les cimetières galloromains ou francs qu'il a si heureusement explorés. réduisaient le blé en farine. Citons encore. Millescamps ne voit dans ces haches que des instruments votifs (51). dont les asperités. Les meules variaient d'épaisseur : les plus communes. d'un trou par lequel on fait passer le blé que l'on voulait moudre . sans rencontrer l'une ou l'autre de ces pierres.elles sont en serpentine ou ophite . Grignon avait encore tire de ses premiéres fouilles kois pierres allongées comme les queux et de couleur verte . il est rare. pour la partie du haut avait dix centiinktres au bord et deux ou trois au centre .

(53)Pi~itsfun&~iresg~llo-rornniiis. mais en moindre quantité. les grosses aiguilles ou passe-lacets. dont un avait conserve sa couleur. elles pouvaient effacer sur la cire les mots que l'auteur croyait devoir corriger. bien que ce jeu fût très connu chez les Romains et pratiqué par les soldats comme par les gens du (52) Bull. L'os est parfaitement poli au tour et à l'extérieur. un archéologue émérite a pris l'instrument et en a tiré des sons tres facilement. et s'étonne de n'avoir jamais rencontré un seul dé. effilées et terminées par une tête ronde ou ovale. 231. polygonale ou plate comme la tête d'une pointe. des manches en corne de cerf. 35. l'os est bien scié dans le tibia d'un animal et nous savons que c'est de là qu'est venu chez les Latins le noin de la flûte. nous fournit toujours une ample et intéressante collection (52). long de cinq à quinze centimètres et percé d'un." Il s'est même trouvé dans la Champagne des contradicteurs qui ne voyaient dans cette flûte élémentaire qu'une paumelle dans laquelle devait se mouvoir le gond d'une porte : pour les refuter. Grignon signale encore plusieurs poignées d'épées. etc. Venaient ensuite les ébauchoirs de sculpteurs. dont u n allongé entre deux petits circulaires. Colson. comme s'il sortait des mains de l'artiste : "il avait dix-sept centimètres en longueur . un peigne quelque peu différent de son similaire actuel . de deux. L'abbé Baudry. son eclat et son poli. qui nous donne le développement du dé romain . Un objet qui se présente quelquefois aux archéologues et que Grignon a trouvé fréqueinment. de Çommeville. simplex et foraminepaiicn. en a recueilli quelques-unes et les appelle. déprimee.CHAPITRE XV IVOIRE ET OS. L'un de ceux que Grignon avait découverts mesurait quinze centimètres et était percé de trois trous." Grignon avait trouvé plus de trois cents styles . la pointe.. comme le cimetière du Châtelet en a fourni plusieurs. le savant investigateur des puits funéraires du Bernard (Vendée). dont la substance cède difficilement aux agents destructeurs du temps. tibia. de trois trous . c'est le même que le ndtre. Elle servait à soutenir la voix de l'acteur au théâtre et lui donnait sans doute la dominante. 102. ce qu'ils avaient regardé comme impossible. En ce dernier cas. "L'ivoire. mais l'intérieur est à peine dégrossi. Mais ce qu'il n'avait pas trouvé vient d'0tre découvert par M. Celle-ci sont longues parfois de quinze à vingt centimètres. il a trouve les fragments d'un fitillus. mais peut-être dans le nombre se trouvaient de ces épingles à cheveux dont les dames romaines faisaient usage et que nous avons vues reparaître en ces derniers temps. Cet instrument est bien la flûte primitive. sauf que les trous sont remplacés par un rond au centre duquel est inscrit un point. nous aurons l'occasion de les décrire. . p. ce dernier chiffre est le plus élevé que j'aie vu. peuple.mais. dit Horace.. servait à ébaucher les formes du modèle en terre ou en cire molle". et percée de quelques trous. cornet à dés. On trouve également. je ne sais pourquoi. simple. . "sifflets des morts (53). Quoi qu'il en soit de ces discussions souvent stériles. c'est un fragment du tibia.

quant aux socles. Sa forme est à peu près celle des urnes en bronze ou en fonte que l'on place sur les pilastres des portes cochères. sur les bords duquel on a recueilli la jolie pierre gravée qui reproduit les attributs de Mercure. Les sujets les plus ordinaires sont des chasses. qui s'est trouvé plus rarement au Châtelet. il mesure vingt-cinq centimètres de diamètre. Un beau vase de ce genre est sorti du puits visible encore. Le cadus et l'amphore. mais avec un pied moins élevé. Pour nous éclairer complètement sur l'industrie des Gallo-Romains du Châtelet. ce me semble. Il est peu de maisons qui n'aient fourni leur amphore plus ou moins brisée . Le vin. Le canthare. Les assiettes et les plats. inais la richesse de la décoration les classerait. Généralement les reliefs se voient sur des poteries d'un rouge vif . celle-ci se fermait. avec des bords plus relevés . se prolonge en pointe pour être fichée soit dans le sable. des péches. il nous faut étudier encore leur céramique et les vases en verre que les fouilles ont exhumés. les bas-reliefs représentent des lévriers à la poursuite d'un lièvre : le tout avec tant de naturel et de feu que. malgré les imperfections de dessin. qui se rétrécit sensiblement. pour les vases consacrés aux rnéines usages. avec des reliefs parfois d'une finesse remarquable. etc. et la base. C'est dans un vase de cette dimension que les peintures antiques nous représentent Diogène. une fois reposé. plus loin une femme tenant un enfant. les unes sont plates en dessous comme les nôtres. mais fort improprement. comme si l'on avait retiré maladroitement le moule. et un troisième personnage avec des attributs difficiles à déterminer. On a trouvé. sauf rétrécissement à la base et à l'ouverture . puisqu'ils se fabriquaient en Gaule et que les reliefs étaient produits par des moules creux. mais souvent brisées. De ces assiettes. On y reconnait un homme. et l'esclave à qui revenait cet office allait y puiser avec un cyafhe pour emplir les coupes ou calices des convives. Les Romains avaient. mais les reliefs en sont amortis. Elle avait diverses grandeurs.c'est une vaste coupe évasée.on leur a d o ~ leé nom de vases samiens. etc. mais la forme ne différait guère : une panse arrondie sans supports avec une assez large ouverture le plus souvent évasée. est accosté de deux anses. iis se reproduisent autour du vase périodiquement et dans le même ordre. des danses de bacchantes. cependant Grignon décrit une coupe de terre blanche avec vernis tirant sur le bronze . il proclaine ici l'art supérieur à la nature. avec cette différence que de l'extrémité inférieure de la coupe part une anse qui s'élève au-dessus de bord pour revenir gracieusement se souder à son niveau. . parmi les vases de luxe. on les emplissait de vin trempé. ils ne sont pas rares au Châtelet. soit avec ces pierres arrondies et plates qui sont nombreuses au Châtelet et qui devaient être garnies de linge pour empêcher l'action de l'air. Dam un ordre différent. nous avons I'olln qui servait à la cuisson des aliments. mais presque tous en fragments. il fait . et que i'abbé Cochet comparait justement à notre pot-au-feu. CERAMIQUE. Le dolium servait à conserver les fruits. ces deux vases se ressemblent beaucoup : ils ont la panse plus allongée que le dolium . Le premier vase pour la grandeur est le dolium : les fouilles récentes d'Antium en ont fourni un dont l'épaisseur atteignait sept centimètres. un bâton noueux à la inain droite. servaient également à conserver l'huile. Quel était leur usage ? nous n'oserions le dire. On les mettait au bout de la table pour le repas . au lieu d'étre aplatie. soit avec le liège. sur les perrons. de grandes jattes en terre rouge vernissée et sigillée . le cratère avait encore une assez grande capacité. lnnces n'étaient pas inconnus. yntinoe. les fruits. les autres ont la forine évasée de nos compotiers. est une tasse ou bol à pied. le manteau rejeté derrière l'épaule.CHAPrrRE XVI. car les Romains le buvaient rarement pur. Il est de forme ronde. retrouvés dans certaines contrées de notre pays. Moins volumineux que les précédents. Grignon en a trouvé de diverses dimemions. parce qu'elle répondait mieux que toute autre à leur destination. une forme dont ils s'éloignaient peu. soit dans des socles de pierre creusés en forme d'entonnoir. l'huile et le vin durant la période de fermentation. et les fouilles du cimetière en ont fourni de nombreux échantillons. le col. était mis dam les amphores ou dans les cades .

Du Châtelet sont sortis plusieurs fois des bassins épais comme les amphores. tellement il est fondu avec la pâte. L'esclave inaladroit qui venait de briser un vase se hâtait de faire disparaître les preuves de son méfait.ol. c'est le soin qu'avaient les potiers d'y laisser leur nom. Tous ces échantillons de la céramique ancieme ont été trouvés dans les ruines des maisons. mais souvent aussi dans les puits que l'on a vidés.a S. . FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELET Lan?e enterre ciiite avec norri ci:. ceux qui servaient à de vulgaires offices sont d'un rouge pâle ou d'un jaune d'ocre .A. etroits à la base et fort évasés au sommet que couronne un rebord large de quatre à cinq centimètres. les vases à parfum sont plutût noirs ou d'un brun foncé tirant sur le bronze. Grignon. La couleur varie dans la poterie romaine : les beaux vases sigilles sont generalement d'un rouge vif . On pourrait y voir également la jarre de lait telle que nous la rencontrons dans les métairies. Ce qui ferait préférer cette dernière attribution.. Celui que j'ai rapporté du Châtelet porte pour nom de potier SAMOIALVS. s'est imaginé qu'ils avaient servi pour le foulage des étoffes. le nom du potier inscrit dans un cartouche allongée. et la crainte des lanières ou de l'amende se trouve @treainsi notre pourvoyeuse. ayant trouve dans quelques-uns de ces vases des aspérités inhérentes à la pâte. D'autres archéologues les ont pris pour des vases 201 servant aux libatioii.. des deux c6tés de cette gorge.L observer que le vernis n'a rien émoussé des reliefs.I?IO . Dans ce rebord une gorge ou goulette pour faciliter l'écoulement du liquide et.

A. FOUROT

Grignon cite parini ses découvertes deux creusets fort petits, dont un gardait encore le résidu
laissé par le bronze en fusion. Cela n'a rien
d'étonnant, puisque l'on a trouvé des ateliers de
fondeurs, avec quantité de scories et de rognures
de bronze.
Une bonne fortune pour l'archéologue qui peut
exhuiner un vase, c'est de lire au fond le noin du
potier. Dans ses deux Bulletins, Grignon en cite une
quantité ; inais il y a des fautes de lecture
évidentes, des confusions, des impossibilités. Aussi
nous garderons-nous de reproduire cette longue
nomenclature. - Sur une lampe en terre cuite,
trouvée depuis cinq ou six ans, nous lisons le mot
SAiO, et cette signature n'a pas été connue de
Grignon, noii plus que celle de SAMOIALVS dont
nous avons parlé plus haut. - Dans son Epigraphie de
la Meuse, M. Maxe-Werly fait une petite excursion
sur les frontières et reproduit quelques noms du
Châtelet. I1 cite avec doute un DACC3V.F. ; or, je
l'ai trouvé sur une petite coupe en terre rouge à
Esnoms : ce qui prouve que les produis de la
céramique se transportaient à d'assez grandes

L'OPPIDUM DU CHATELET

VERRE.
Si la fragilité de la matière expose les objets en
verre à se briser au inoindre choc, d'autre part
l'humidité de la terre est sans action sur eux, et
nous verrons dans les fouilles du cimetière qu'avec
plus de précaution on aurait fait une splendide
collection de ces produits si rares jusqu'à nos
dernières découvertes.
Grignon cite, en cette inatiere, des grains de
colliers de diverses couleurs ; des fusaïoles pour
lester les fuseaux à filer ; des arinilles ou bracelets
que les femmes portaient au bras ; de petites fioles
qu'il appelle improprement lacrymatoires, au col
grêle et mince, à la base aplatie ;des flacons carrés,
d'autres à cûtes et composés d'un verre vert-d'eau
transparent, dans lequel on remarque des lignes
jaunes, ondoyantes et contournées en volutes inégulieres ; d'autres enfin, semés de paillettes jaunes
et rouges. "Ces verres peints, dit Grignon, combinés et pétris, exigent des connaissances profondes
de l'art de la verrerie et de la sagacité dans le
manuel des opérations (54)."

LES ALENTOURS DU CHATELET
CHAPITRE XVII.
LA HAUTE BORNE.
Quand le voyageur descend la pente orientale
du Châtelet, s'il suit du regard la voie romaine qui
conduisait à Nasiuin (Naix-aux-Forges), il aperçoit
bientdt, sur la droite, une grande pierre qui s'élève
solitaire a u milieu de la campagne : c'est le menhir
appelé la Haute-Borne ; il est à 1 300 mètres de
l'oppiduin et le doinine de 13 mètres environ. Ce
monolithe, unique dans notre contrée et i'un des
plus beaux que I'on puisse rencontrer, mesure 6
mètres 56 centimètres de haut; sa largeur au ras du
sol est de 2 mètres 24 centimètres, mais elle est bien
moindre au sommet ; son épaisseur varie de 60 à 45
centimètres.
Quelle fut la destination de cet étrange monument qui maintenant jette l'âme dans une sorte de
stupeur, comme tout ce qu'il y a de mystérieux
dans la nature ? C'est ce que l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres se demandait au siècle
dernier ; c'est ce que Legendre, ingénieur de la
Généralité de ChAions, croyait découwir en 1730
quand il fouillait au pied du menhir ; c'est enfin ce
que recherchait Grignon quand il creusait au même
endroit en 1773. Si les travaux des savants ne furent
pas couronnés de succès, ils aboutirent à des
resultats qu'ils n'avaient ni prevus ni desirés : le 25
novembre 1782, un vent violent déracina la HauteBorne dont les travaux deux fois opérés à sa base
avaient gravement compromis la solidité. Pendant
plus de soixante ans, elle fut couchée sur les
champs voisins, et des paysans allaient la briser
pour empierrer la route voisine, quand M. Phulpin
eut l'heureuse idée de leur faire remarquer combien ils s'exposaient en détruisant un monument de
leurs aïeux : 1'Etat ne pourrait-il pas un jour leur
deinander compte de cet acte de vandalisme ?...
Nous devons à cet habile stratagème que le menhir
ait été respecté, et, le 5 juin 1845, il reprenait sa
place, grâce à l'initiative du spirituel Romieu, prefet
de la Haute-Marne, et aux secours pécuniaires
votés par le Conseil général.
(55)

H.de Widranges, Les voies rontnirres pnrtnitf de Noir.

Une lettre que j'ai tout lieu de croire écrite par
Grignon lui-même traduit ainsi l'opinion populaire
au sujet de la Haute-Borne :
"Les anciens ne voulaient pas que l'on remuât
les cendres des morts ; à leur imitation, les gens du
pays sont toujours saisis d'une crainte religieuse
toutes les fois que l'on veut fouiller cette pierre. 11s
poussent même la crainte jusqu'à la superstition ;
car ils prétendent qu'elle n'a jamais été remuée,
qu'il ne leur soit arrivé quelque malheur, et ils ont
osé attribuer les inauvaises récoltes de 1751 à la
visite que M. Legendre en a faite..."
De nos jours, plus encore qu'au siècle dernier,
l'imagination s;est donné carrière au sujet de la
Haute Borne : les uns y voyaient une colonne
milliaire, les autres une limite de provinces ;quand
l'aqueduc fut decouvert en 1845-1849, on crut que
le monolithe indiquait la prise d'eau ;enfin, grâce à
l'inscription que chacun interpellait à sa facon, il
devenait une sorte d'autel à Jupiter sfator, etc. - Ce
qui manquait à toutes ces interpretations, c'était le
naturel, et ce qui manquait à leurs auteurs, c'étaient
les connaissances archéologiques, fort rares à cette
époque, et souvent insuffisantes chez ceux qui les
possedaient.
On oubliait de chercher la date du monument,
et c'est par là qu'il aurait fallu coinmencer. La
Haute-Borne est de ces monuments dits rnégalifhiques (grandes pierres), élevés par les peuplades qui
habitaient la Gaule ;il y a donc toute la distance de
la barbarie à la civilisation entre les menhirs, les
dolmens, etc. et les colonnes ou les autels dressés
par les Romains. Cette seule reflexion réduit à
néant les interprétations fantaisistes de l'inscription
gravee sur le menhir. Celui-ci étant de plusieurs
siècles antérieur à la conquête romaine, comme tous
les inonuinents analogues qui sont semés d m la
Bretagne ; d'autre part, l'inscription VLROMARVS
étant roinaine et du ler siècle, si I'on en juge par les
caractères, il est évident qu'il n'y a pas entre la

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

Haute-Borne et l'inscription la connexion ou la
parenté que l'on voulait etablir lorsque I'on prétendait que Viroinarus avait élevé cette grande pierre,
soit pour honorer Jupiter, soit pour indiquer la tête
de l'aqueduc.
Sans doute il plane encore bien des incertitudes
sur la destination des menhirs, des dolinens, des
cromlechs, etc. ; mais on tend généralement à
delaisser la vieille tradition qui ne voyait là que des
autels ou des lieux de sacrifices ; i'archéologue les
considère généralement comme des tombeaux, des
monuments eleves à la memoire des grands hommes et des chefs ou des guerriers illustres. Quand
la Haute-Borne tomba au siècle dernier, il aurait
fallu chercher s'il n'y avait pas des ossements, des
armes de pierre ou de bronze capables d'eclairer
sur la date probable du menhir. Que la

(56) Chabouillet, Catnlogue gkérnl des cnniéeç ... p. 445.

204

mais les monuments de ce genre n'étaient pas
rares ; il en existait un entre autres à Bovée près de
Naix, et il portait le m&menom, inais il n'avait que
deux mètres d'élévation et un mètre en terre (55).
Quoiqu'il en soit de sa destination, sur le
monolithe qui s'élevait en face du Châtelet, coinme
un muet témoin du passé, un chef gaulois,
Virornarus, a gravé son nom au ler siècle de notre
ere, et il y a joint, selon le vieil usage qui s'est
perpétué jusqu'au XVe siècle, le nom de son père
1.STATILiVS. Ce nom existait en effet ; on peut le
lire sur un camée de la Bibliothèque nationale (56).
Telle est la plus simple, la plus mturelle
explication d'une legende qui serait une véritable
énigme, si l'on ne tenait compte des usages et des
habitudes de ces temps reculés, et si I'on faisait de
chaque lettre l'initiale de mots dont rien ne peut

CHAPITRE xvm.
L'AQUEDUC.
En février 1818, M. Ant. Phulpin, curé de
Fontaines, était assis avec ses élèves sur la HauteBorne, quand il aperçut non loin de lui, daiw la
direction du nord-ouest, un filet d'eau qui coulait
l'espace de quelques mètres et disparaissait dans
une sorte d'entonnoir. Quinze jours plus tard,
accompagné d'un seul élève, "celui qu'il croyait le
plus discret", il revint creuser dans l'endroit qu'il
avait remarqué, et, à 83 centimètres de la superficie,
il trouva une ouverture semblable à celles des
citernes, construite en moellons bruts et grossièrement assemblés. Le lendemain, muni d'une échelle,
il descendit dans ce souterrain jusqu'à 3 mètres 35
de profondeur et parvint à une rotonde de 3 mètres
65 de diamètre. ii la sonda de tous cûtés et vit, non
sans étonnement, que l'eau n'y séjournait pas, bien
qu'on fût au temps du dégel ...(57).
Ce souterrain, que Phulpin appelle un lipogée
celtique, était le cinquième puits de l'aqueduc, celui
qu'on voit recouvert d'une dalle, à deux mètres
environ à droite du chemin de Brauvilliers par la
Grange, et presque en face d'un vieux poirier
sauvage planté sur la gauche de cette voie.
Le 2 juin 1845, comme on se préparait à relever
la Haute-Borne, M. Pothier, juge de paix à ChevilIon, guidé par les renseignements de M. Phulpin,
pénétrait dans l'ouverture avec ses ouvriers et ne
tardait pas à reconnaître un aqueduc. Jusqu'au 24
juin, on poursuivit les fouilles, on trouva un autre
puits que celui par lequel on etait descendu, et I'on
puisa Seau qui chaque jour élevait son niveau dans
les excavations et amenait parfois du sable et de la
vase au point d'entraver complètement les ouvriers.
L'argent, le nerf des fouilles archéologiques aussi
bien que de la guerre, faisait défaut : on fut obligé
de remettre à l'année suivante les explorations
commencées.
Le 4 novembre 1846, on lève les dalles qui
couvraient l'orifice des deux puits découverts
l'année précédente, et l'on poursuit les fouilles dans
la direction de l'est. Trois nouveaux puits sont
reconnus et I'on remarque qu'ils se trouvent à 8
mètres 22 centimètres de distance l'un de l'autre.
Une dalle préseme ceux que l'on a fouillés ; un fort

piquet de chêne fera retrouver les autres.
Arrêtés le ler décernbre 1846, les travaux furent
repris en 1848 et en 1849. On était fixé sur les
intervalles qui separaient les puits, sur la direction
du canal souterrain ; il ne restait plus qu'à
rechercher à l'ouest, en redescendant vers le
Chfitelet, la prolongation de ce que l'on avait
découvert à l'est. On poussa les explorations
jusqu'au point qui se trouve de niveau avec la
montagne, et I'on trouva, à 50 centimètres de
profondeur, une pierre carrée de 80 centimètres de
longueur sur 75 de largeur, qui ne parut pas avoir
été jamais déplacée. On arrivait donc à l'extrémité
du canal, après avoir signalé deux ou trois puisards
au-dessous du chemin de la Grange.
Le 12 mars 1849, on rétablit les terres dans l'état
primitif, c'est-&-dire que l'on enfouit ce que l'on
avait eu tant de peine et tant d'intéret à remettre au
jour. Quel avait été le résultat scientifique de cette
exploration ? - Un aqueduc avait été reconnu, avec
quelques embranchements, soit du côté de la
Haute-Borne, soit du coté de la Grange ; des
puisards régulièrement espacés avaient été signalés,
quelques-uns fouillés jusqu'à la cuvette où devaient
passer les eaux ; celles-ci s'étaient présentées en
plusieurs endroits et il avait fallu les épuiser pour
continuer les travaux ;~à et là des pierres sciées qui
semblaient provenir de la maçonnerie des puits ;
quelques dalles formant la voûte sur le chenal,
comme pour prévenir les inconvénients qui résulteraient de l'éboulement des terres ou des roches ; et
de tout cela restaient seuls, à une profondeur assez
grande, quelques piquets de chêne dont le temps
aurait eu raison plus tût ou tard, et quelques dalles
grossieres fermant les puits explorés. C'en était
donc fait de l'aqueduc, si l'un des rares témoins de
ces travaux, l'auxiliaire de M. Phulpin, l'ami de M.
Pothier, n'avait eu la généreuse pensée de remettre
sous nos yeux ce que lui-même avait vu.
En 1877, M. Gelin fit sonder le terrain dans
l'endroit où le canal affleure le sol, et bientat il mit
à découvert la pierre rectangulaire que l'on voit
aujourd'hui à l'extrémité ouest du champ donné
par M. le marquis de Piinodan à la Société des

(57) Notes nrchéalogiques,p. 93 et suiv.

205

A. FOUROT

Lettres de St-Dizier ;partant de ce point qu'il savait
@trela fin de l'aqueduc et se dirigeant vers le vieux
poirier qu'il savait n'être qu'à cinq mètres environ
du puits, alors invisible, par lequel Phulpin et
Pothier avait débute dalx leurs fouilles, il eut
bientôt retrouvé et creusé le canal à ciel ouvert,
l'espace de vingt mètres environ. Les difficultés
augmentèrent quand les ouvriers, travaillant sous
terre, se virent exposés à des éboulements. Puis,
lorsque l'on fût parvenu sous la roche, les puits
facilitèrent l'extraction des terres qui reinplissaient
le canal presque jusqu'à la voûte naturelle.
Ces preiniers travaux, M. Gelin les avait entrepris à ses frais ; il avait m@meacheté le champ où
coinmençait la cuvette ; puis, avec l'aide de
quelques amis et avec le concours du Conseil
général, il parvint à dégager le souterrain sur un
espace de 132 mètres environ ;il aurait poussé plus
loin ses investigations, s'il n'avait craint d'exposer
la vie de ces ouvriers et si des éboulements assez
cünsidérables n'étaient venus, aprés chaque hiver,
encombrer ce conduit. On lui conseilla d'assurer
par une ina~onnerie solide ce que la roche ne
proMgeait pas : la mort seule l'empêcha d'achever
son oeuvre. Etudions inaintenant ce canal que,
grâce à lui, tout visiteur peut parcourir sur une
assez vaste étendue.
A l'endroit où il se termine par une pierre
creusée en auge, il a trente centimètres de largeur
et paraît si peu soigné que l'on se demande s'il
n'est pas formé par la nature uniquement ; mais, en
remontant à l'est, on se trouve entre deux parois
irrégulières de roches taillées de main d'homme, en
certains endroits du moins ; elles s'écartent ensuite
A mesure qu'on pénètre sous les terres, tellement
que le canal, si resserré à son issue, atteint un mètre
environ. Le travail à cet endroit paraît plus achevé ;
les eaux passaient au milieu du conduit, d m une
rigole de 20 centimètres sur 15, et l'on pouvait
longer l'aqueduc en posant les pieds sur deux
petits trottoirs.
Lorsque I'on a visité ce canal sans parti pris, on
ne peut se défendre d'une impression désagréable :
évideinment, on attendait mieux. Sans doute I'oeuvre est intéressante en elle-m@ine et digne d'être
conservée; mais il lui manque la régularité, l'étendue, le fini, en un mot ce cachet de grandeur que

L'OPPIDUM DU CHATELET

I'on rencontre dans les travaux executes par les
Romains pour un grand centre de population. Cette
voûte naturelle qui pèse sur le visiteur, ces
déviations du conduit qui ne permettent pas d'en
voir l'entrée lorsqu'on est arrivé sous la roche, ces
parois dont le travail n'est qu'ébauché, tout cela
cause une sorte de désenchantement. Puis le canal,
au lieu de s'elargir en aval, se rétrécit et expire
dans une cuvette de médiocres diinensions. Qu'il
soit jamais allé donner la vie et la fraîcheur au
Châtelet, je ne pense pas qu'on le puisse soutenir
de bonne foi, après l'avoir parcouru, après l'avoir
inis par la pensée en regard de sa destination
présumée. Pour conduire les eaux d m l'oppidum,
il fallait des arches analogues à celles de Roine, de
Nîmes, de Lyon, de Jouy-aux-Arches, etc. Ces
oeuvres, on le sait, portent le cachet ineffaçable du
peuple qui soumit le monde ;elles comiiandent le
respect, à tel point qu'on peut les mutiler pour
priver d'eau des villes ennemies, ainsi qu'on l'a fait
au Pont du Gard, mais les detruire, en effacer le
souvenir, jamais. Que si l'on nous présente, comme
base de cet aqueduc superieur, les quelques pierres
qui affleurent le sol et contrarient parfois la charme
du laboureur, nous ne pouvons admettre qu'à
l'oeuvre magistrale qu'on a rêvée les Romains aient
pu donner de si chétifs fondements.
Quelle pouvait donc etre la destination de cet
aqueduc ? La in@me que celle de l'aqueduc de
Mes~i-sur-Sauix(58) : amener les eaux d'une ou de
plusieurs sources dans un point du territoire qui
n'en avait pas. Tout le monde sait quelle fut la
passion des Roinains pour les eaux : nulle source,
pour peu qu'elle fût limpide, abondante ou sanitaire, ne leur échappait, et, pour nous borner à
notre région, Sermaize, Essey-les-Eaux, Montrot,
Bourbonne, Martigny-les-Bains témoignent par
leurs monuments antiques des frequentes visites
que leur firent les conquérants.
Or, qu'ils aient construit une villa sur la pente
légère qui se voit entre l'aqueduc et la vallée, dans
la direction de Gourzon, il n'en a pas fallu
davantage pour que le maître mit à l'oeuvre sa
troupe d'esclaves et lui fit rechercher, à ciel ouvert
d'abord, puis sous la roche, les eaux que devaient
recéler la colline, plus boisée peut-être alors que
maintenant. Puis les eaux une fois découvertes et

(58) De Widrmges, Recherches sur les voies romaines partant de I\'aix, p. 264 et suivantes. (Méni. de la Sociéfé des Lettres de
Bnr-le-Duc, t. III.)

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

2W

L'OPPIDUM DU CHATELET

emprisonnées dans le canal principal, il les aura
dirigées par des conduits secondaires, et dispersées
dans les différentes parties de cette villa.
Mais cette villa n'est-elle pas une simple supposition ? - M. Gelin, peut-être sur quelques indices
fournis par les champs eux-mêmes, peut-être
d'après les dires des propriétaires, eut l'idée de
creuser dans cette direction, et il y trouva des
substructions que le temps ne lui permit pas de
découvrir entièrement, mais qui attestaient suffisamment l'existence de maisons gallo-romaines : les
pierres sciées se montraient abondantes, et, malgré
le peu d'extension de la fouille, une flèche en acier
à trois ailerons et une figurine grossière en bronze
repoussé faisaient espérer une heureuse moisson.

A cette habitation il fallait de l'eau, et cette eau
lui venait précisément de l'aqueduc par des tuyaux
en bois, joints les uns aux autres au moyen de
frettes en fer dont nous possédons quelques
fragments :ils ont dix centimètres d e diamètre.
Le canal appauvri par ces prises d'eau, dont la
dernière est visible près de la cuvette terminale,
n'avait plus besoin d'être aussi large qu'en amont,
et ce qui ne passait point par les tuyaux de
distribution se rendait dans le dernier récipient où
l'on pouvait puiser comme à la source.
%us un des puits creuses dans la roche se voit
encore une autre cuvette en pierre de Savonnières
comme celle qui termine le canal : sa position et les
objets que I'on en a extraits montrent que cette
ouverture servait à puiser l'eau, comme le puits de
Mes~l-sur-Çaulxsert encore aux habitants dans les
grandes sécheresses (59).
C'est au fond du canal et près de cette cuvette
que l'on a trouvé la grande buire en terre que
possède le Musée de Saint-Dizier. Non loin d'elle
s'est rencontree la partie superieure d'une olla en
terre cuite. Cette bordure, en bronze étamé, destinée à donner plus de résistance au vase sur lequel
elle s'adaptait, s'amincit comme une feuille de
papier dans la partie qui touchait la panse d'olla.
A l'intérieur, elle est étamée jusqu'au bout pour
(59) De Widranges,

jaco

citnto.

éviter l'oxydation du inétal, mais au dehors, le
même inconvénient n'existant pas, elle ne porte que
deux centimètres et deini d'étamage. Le diamètre
de cette bordure est de seize centimètres à l'intérieur ; le rebord a près d'un centimètre d'épaisseur,
et le tout a de hauteur marimn six centimètres.
Coinme cette armature ne porte pas d'anse, on peut
supposer que I'on se servait du vase pour puiser
l'eau à la main.
A peu de distance, on a recueilli un objet de
bronze assez curieux, qui devait, comme le précédent, s'adapter à un vase en terre cuite : c'est l'anse
et le dessus d'une aiguière, Izydydnn, qu'on n'a point
retrouvée, ou qui etait tellement dénaturée par le
long séjour dans le canal, que les ouvriers en ont
remue les fragments sans les remarquer. Ce bronze
massif (555 grammes) a quinze centimètres de
hauteur, quatorze et demi de largeur à la place du
goulot ; celui-ci a six centimètres de dipètre à
l'extérieur et quatre et demi à l'intérieur. Au-dessus
de !'anse et près du goulot se trouvent deux oreilles
percées chacune d'un trou dans lequel passait la
goupille qui retenait le couvercle : ce dernier n'a
pas été retrouvé. %us le goulot se voit un fragment
du laiton qui faisait le tour de l'hydria et la
maintenait unie à cette armature de bronze.
A quelle époque faut-il attribuer cet aqueduc ?
Le travail est si elémentaire, qu'il n'offrirait par
lui-même aucune donnée à cet egard ; inais la
numismatique vient à notre secours. Dans la partie
souterraine s'est rencontré un grand bronze
d'Adrien (117-138) : il est donc certain que le canal
n'a pas été creusé avant le second siècle ; mais il a
pu lëtre bien après le règne de cet empereur. En
tout cas, cette monnaie prouve que l'inscription
gravée sur la Haute-Borne ne peut en aucune façon
avoir trait à la perforation de l'aqueduc, l'une étant
du ler siècle et la seconde du IIe pour le moins.
Résumons ce que nous avons trop longuement
exposé : l0 l'aqueduc ne saurait &tre regardé
conune une oeuvre publique ; 2' il n'a jamais
conduit au Ch$telet les eaux, trop peu considérables, qu'il avait captées ; 3" il est postérieur au
règne d'Adrien. Neanmoins il est intéressant et
mérite d'être conservé, parce qu'il nous donne une
idée de ce que les Romains faisaient, même pour
une simple villa.

CHAPITRE XIX.
SUBSTRUCTIONS VOISINES DU CHATELET.
Nous avons signalé des vestiges d'habitations
gallo-romaines sur le territoire de Fontaines, entre
la voie de Nasium et la vallée de la Marne ;il s'en
est rencontré d'assez importants au lieu dit "les
Maserots", à mille mètres environ de la Grange,
dans les bois qui séparent les territoires de
Fontaines et de Brauvilliers. Les fouilles entreprises
en cet endroit n'ont pas été suffisainment étendues,
mais on y trouvait de vieux murs, quantité de
débris de vases, dont quelques-uns en belle poterie
sigillée. De ce lieu sont sortis : un fragment
d'urcéole en verre à deux anses, une sonnette
carrée en bronze avec battant en fer et une monnaie
d'Antonin.

Sonnette trouvée auxMîs~arols
N-E du Châtelet
Au inilieu du village de Gourzon, au mois de
décembre 1885, des ouvriers abaissaient la chaussée
de la rue qui conduit à l'église, quand ils aperçurent un caveau bien muré, de deux mètres de
longueur sur un mètre de largeur. Au fond, ils
trouvèrent des fragments de vases de diverses
espèces, une épingle à cheveux en os, une fibule

(60) Emut de Saint-Dizier.

ronde comne une pièce de monnaie, évidée pour
recevoir l'émail, et trois pièces, l'une d'Antonin,
l'autre de Faustine II, sa fille, et la troisième de
Faustine Iere, sa femme. Cette monnaie, fort rare et
admirable de conservation, porte au revers Faustine
montée sur un char traîné pat deux éléphants. Si
minime que soit cette découverte, elle prouve que
le village de Gourzon était habité en même teinps
que le Châtelet.
Sur la colline qui domine le village au midi et
qui fait face au Châtelet, au lieu dit "La Perrière",
on a trouvé dans un vieux chemin que l'on croit
romain et qui devait conduire à Segessera (Barsur-Aube), et dans les champs et les friches qui
l'avoisinent, beaucoup de petits vases en terre
grossière, rouge ou bleuâtre, qui pouvaient renfermer soit des parfum, soit des médicaments ; ils
étaient généralement associés à des os, ce qui faisait
croire à un cimetière ; inais les fouilles n'ont pas été
suffisantes pour éclaircir ce point. il y a entre les
vases sortis de la Perrière et ceux que l'on a trouvés
en Prinvault (60), dans la maison Erard, une grande
ressemblance ; or, dans ce dernier endroit, je ne
pense pas que l'on ait trouvé de sépultures
humaines. Ce petit coin de terre a fourni quantité
de pièces romaines depuis la coloniale de Nîmes,
qui représente les têtes adossées d'Auguste et
d'Agrippa, jusqu'à la petite monnaie Urbs Roma que
Constantin fit frapper avant de fixer à Constantinople le siège de l'empire. Les pieces d'argent étaient,
relativement à celles de bronze, assez nombreuses
et bien conservées, tandis que celles de bronze
étaient corrodées par les eaux qui passaient en cet
endroit. Comne raretés panni les bronzes, nous
pouvons citer une pièce de Maximin Ier, une de
Julie Domne et une de Caracalla enfant.

CHAPITRJZ XX.
CIMETIERE DU CHATELET.
Comme M. Gélin l'a fait judicieusement observer dans la relation qu'il a conununiquée à la
Société des Leiires sur le résultat de ses fouilles, on
n'avait encore que des données vagues sur I'einplacement du cimetière du Chatelet jusqu'en 1883, où
des circonstances fortuites en firent connaître
l'emplacement. Phulpin, qui ne voyait dans notre
oppidum qu'une station temporaire, castra stativa,
part de cette hypothèse pour expliquer le nombre
assez restreint des inhumations que les hasards de
la culture ont pu révéler.
"Un seul lieu de sépulture semble avoir suffi,
dit-il, aux habitants du Châtelet : il est situé sur la
pente de la montagne ; il devait s'étendre du
nord-est à l'est. Un grand nombre de tombeaux et
de cippes funéraires, trouvés à diverses époques, et
qui ne nous ont point été conservés, constatent
évidemment l'existence de ce cimetière. C'est dans
cette direction et au bas de la montagne qu'un
cultivateur a rencontré, il y a quelques années, en
labourant son champ, une urne cinéraire que je
possède encore. Cette urne est en pierre, de forme
carrée, assez grossièrement taillée, et fermée par un
couvercle également en pierre ; elle a 49 c. de
hauteur sur une épaisseur de 31 à 36 c. Cette urne
en contenait une autre en verre blanc, de forme
circulaire à cotes, avec rebord arrondi ; dans cette
seconde urne, il s'est trouvé des cendres et deux os
croisés (61)." L'urne dont parle Phulpin a disparu ;
il convenait cependant de rappeler cette découverte, la seule, je crois, qui fasse connaître une
sépulture par incinération dans le cimetière oriental
du Châtelet.
Dans une grotte construite sur un tronçon de
voie romaine qui descendait A Gourzon, M. Paillette
de l'Isle, alors propriétaire du Châtelet, avait placé :
1" un sarcophage provenant du m@mecimetière,
plus &oit aux pieds qu'à la téte et formé de deux
pièces, l'une pour la partie supérieure du corps,
l'autre pour les jambes ; cette dernière, seule
épargnée par de maladroits visiteurs, avait été
(61) Notes nrcliéologiqrres, p. 29.
(62)Noter ni.chiologiques, 28.
(63) Ibid. p. 30.

transportée au presbytère de Fontaines, il y a deux
ans ; 2' - une stèle en pierre du pays avec une
inscription inallieureusement mutilée : elle avait 49
c. de longueur sur 15 d'épaisseur. Voici ce qui
restait de l'inscription que Phulpin dit avoir
exactement copiée :
ANIMAIM
LVCIILAE
...ARVSS...
"Les lettres de la première ligne avaient 35 miIl.
de hauteur ; celles de la seconde 37, et celles de la
troisième 50. Les caractères étaient évidemment de
la plus belle époque romaine (62)."
"Sur les bords de la voie romaine (du Châtelet à
~ a i x )on
, a découvert plusieurs tombeaux qui n'ont
pas @téconservés : dans l'un d'eux, se trouvait un
squelette, à coté duquel il y avait un peigne ;dans
un auire, qui paraît avoir servi à ensevelir la même
famille, on a remarqué les trois squelettes d'un
homme, d'une feinme et d'un enfant au milieu. On
ne sait pas s'il y avait des inscriptions sur ces
tombeaux (63)"
Voilà tout ce que l'on savait sur le lieu des
inhumations gallo-romaines : jusqu'où s'étendaientelles ? appartenaient-elles à des peuplades et a des
époques différentes ? On n'avait pu répondre à ces
questions, parce que les cultivateurs s'empressaient
de faire disparaître ces sarcophages et ces stèles qui
ne pouvaient qu'arreter leurs travaux. Seule, la
tradition s'était maintenue que le cimetière longeait
la voie de Nasium. Des fouilles accidentelles faites
dans ces derniers temps autorisent à penser que,
sur les bords de la Nabline, au sud de la montagne,
se trouvent d'autres sépultures, probablement plus
anciennes que celles dont nous allons parler.
Pendant le mois d'avril 1883, des ouvriers
travaillaient aux terrassements de la route nouvelle
de Fontaines A Narcy. Pour les remblais, ils durent
prendre des matériaux dans le vieux chemin de
Saint-Dizier à Joinville, qui traverse le Châtelet,
puis longe la n&te de la colline. Après avoir

A. FOUROT

L'OPPIDUM DU CHATELET

péniblement ouvert un sol argileux résistant, ils
trouvèrent des ossements, des fragments nombreux
de poterie rouge et noire et des fioles en verre de
forme et d'ornementation différentes. La plupart
des terrassiers, pressés par l'entreprise, ne firent
aucune attention à ces débris ; mais quelques-uns
recueillirent, cotnme curiosité, le peu que leur
pioche avait épargné. La valeur des objets leur était
inconnue ; seul, un bloc d'une quarantaine de petits
bronzes excita leur convoitise.
De ces premières fouilles, amenées par des
circonstances fortuites, sont sortis : une demidouzaine de vases en terre rouge de formes variées,
une tasse en poterie dite samienne, une olln en grès,
pincée au flanc avant la cuissoti, ce qui la fait
paraître carrée en cet endroit ; une coupelle en
verre de couleur verdâtre ; des monnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii ;une Ingène ou
bouteille en verre, la seule qui soit sortie intacte de
cette région. Elle etait couchée horizontalement
dans utle fosse au tiulieu du chetliiti. Le bouclion,
consumé par le temps, avait laissé pénétre de
l'argile au fond, et le liquide deplacé avait formé
sur le verre un sediment rougeâtre : soumis à
l'analyse chimique, il a été reconnu pour du
bitartrate de potasse laissé par l'évaporation du vin
dans l'intérieur de la bouteille (64). Ainsi devait-il
en être des nombreuses lagènes dont nous avons
vu les débris.
Outre ces objets, nous avons recueilli quatre
plaques métalliques très minces que nous avons
rétablies dans leur état primitif ; elles sont en
argent doré, c'est-à-dire en vermeil, et, comme elles
portent leur date avec elles, il n'y a pas lieu d'en
douter, les Romains connaissaient cette industrie,
aussi bien que celle dont nous faisons honneur à
Ruoltz. Trois de ces plaques sont rondes (4
centimètres et demi de diamètre) ; l'une, fort
bombée, représente une tête de lion vue d'en face ;
les deux autres, absolument pareilles, reproduisent
le buste laure de i'empereur Diocletien à gauche,

portant une haste sur l'épaule droite et revêtu de la
cuirasse et du paludament. Autour de cette tête, la
llégende 1MP.C.C.VAL.DIOCLETIANVS.AVG.
- La
uatrième plaque est carrée (cinq centimètres sur
quatre) ; elle représente Mars debout, le casque en
tête, la lance la main droite ; à ses pieds, une
cuirasse.
Sans nul doute, ces quatre objets, qui n'avaient
aucune apparence, tellement ils avaient été deformes, étaient l'ornement du casque ou du ceinturon
d'un chef militaire, et la figure de l'empereur
régnant, d'accord avec les monnaies dont nous
avons parlé, fixe la date de la partie ouest du
cimetière ;il est gallo-romain et du N e siècle.
Les sépultures du vieux chemin et celles du
champ voisin à la même hauteur sont tournées vers
le couchant, tandis que celles qui se sont rencontrees dans la partie E. sont toutes orientées, le mort
ayant constamment les pieds au levant et la tête au
couchant.
Le inobilier fut~éraireoffre également quelques
particularités que nous ne reverrons plus dans
l'autre région ; on trouve encore, bien que rarement, des bracelets ; les grains des colliers sont plus
fins ;chaque mort a, pour son dernier voyage, des
assiettes rouges ou noires, quelquefois avec des os
de
une lagène remplie de vin et, pour le
boire, une coupelle ou un grand verre allongé
comme les flûtes à champagne ; le tout sans pied.
Cette derniere singularité, nous la remarquerons
dans tous les verres exhumés du cimetière.
Telles furent les fouilles pratiquées au printemps ; elles auraient @te les plus riches, puisque
les sépultures n'avaient pas été violées ; mais le
tassement des terres, le passage fréquent des
chariots, puis les ordres qui pressaient les ouvriers,
ont diminué de beaucoup les richesses archéologiques que ce terrain pouvait fournir. Dès que les
moissons furent commencées, au mois d'août, l'on
ouvrit les tranchées dans le champ voisin du vieux
chemin, et, malgré la difficulté qu'offrait la terre

(64)Voici le campte-rendu fait par M. Barollet : "Le résidu, ayant été dissous
caractères suivants :
1" L'azote d'argent a donné un précipité blanc soluble dans i'moniaque.

dans l'eau bouillante et filtré, a présenté les

2" Avec le meme réactif, la solution a noirci par l'ébullition et donné au fond d u tube un miroir d'argent (caractères distinctifs
des twtrates).
3' Avec i'acide perchlorique, on a un précipité blanc et, avec le perchlorure de platine, un précipité jaune (caractère distinctifs
des sels de potasse).

Donc le résidu n'était autre que du bitnrtre de potasse produit par l'évaporation d u vin laissé dans la bouteille."

211

L'OPPIDUM DU CHATELET

A. FOUROT

argileuse semée de gros coquillages fossiles, le
premier jour, on avait découvert deux sépultures.
Malheureusement, celles-là, conune tant d'autres,
avaient été violées peu de temps après I'inhumation, et l'on ne faisait que glaner après les
spoliateurs. On trouva, près du vieux chemin, deux
chambres funéraires. L'une ne gardait pas meme
ses murs ; l'on voyait au fond des pierres sciées
dont elle était pavée. L'autre mesurait 2 mètres 10
de longueur sur 2 de largeur ;les murs étaient bien
conservés, mais le inobilier funéraire avait disparu ;
au fond, avec des squelettes, on a releve des
briques striées qui avaient servi au pavage du
caveau ;circonstance à noter, parce que le Châtelet
a fourni beaucoup moins de briques romaines que
de pierres sciées.
C'est egalement dans cette partie du cimetière
que fut trouvé le sarcophage actuellement enfoui
dans la cour du presbytère de Fontaines : il a 2
mètres 10 de longueur ; sa largeur, au pied cornme
à la tete, est de 60 ceiitiinètres ;son épaisseur de 10.
Comme tous les autres cercueils en pierre, il avait
tenté les pillards : aussi, le couvercle était-il en
morceaux et rien n'avait echappé de ce qui pouvait
assouvir la cupidite. Au fond avait éte pratiquée
une ouverture ovale, dans laquelle s'adaptait une
pierre de ineme forme ; le couvercle, bombé
légèrement à l'extérieur, était percé d'un trou rond,
mais obstrué, comme le précédent, par une pierre
semblable à la bonde d'un tonneau. Ces circonstances ne se rencontreront pas dans les sarcophages de
l'époque franque.
La stèle que possède le Musée de Saint-Dizier et
qui porte le nom de MAN?TDIA appartient évidemment à cette partie du cimetiere où sont
inhumés les Gallo-Romains. Un fragment de cette
pierre, la seule que l'on ait trouvée avec inscription,
gardait encore une letre D, la première des deux
initiales de tout monument funéraire : Diis Manibus.
Trois ou quatre paires de bracelets, une fibule
gauloise, quelques autres qui décèlent un travail
assez grossier ; des poteries rouges, noires et
vernissées comme celles de %os : tels sont les
objets, rares d'ailleurs, que cette partie du cimetière
a fournis. Nous devons toutefois noter, coinine
exception, un beau vase en terre noire lustrée dont
les formes rappellent les belles poteries étrusques :
c'est une hydria qui, sur 26 c. de hauteur, en a 47
(65)Mérpr. de I'Acnd.

des Inscriptions, t.

XIII, 781.

de tour à la panse ; le col, depuis la naissance d e
l'anse jusqu'à l'ouverture arrondie et kvasée,
mesure 10 c. Sur la panse, entre deux piquetés
doubles, règne une guirlande de feuilles de lobs.
Cette pièce serait admirable, si l'huinidité du
terrain qui la recelait n'avait un peu terni sa
couverte.
Comne les fouilles ne semblaient donner autant
qu'elles coûtaient, les ouvriers se dirigèrent, le 17
octobre 1883, à cent mètres environ à l'est et ils y
trouvèrent, inais à une plus grande profondeur, des
fosses, parfois superposées, qui leur parurent bien
plus riches que les précédentes : ils étaient dans le
cimetière franc, comme le prouvèrent les armes et
les ornements enfouis dans les sépultures. Beaucoup n'avaient point échappé non plus au pillage ;
d'autres, sans avoir été bouleversées, ne contenaient
que des ossements ; quant aux sarcophages en
pierre, sur les 23 qui furent découverts, deux
seulement avaient été respectés : l'un renfermait le
corps d'un jeune honune, l'autre celui d'un enfant.
Ce dernier, que l'on voit au musée, est particulièrement interessant Le mort, dont la dépouille est si
delicate, avait à la bouche la pièce de monnaie, et à
droite, à portee de la main, un oeuf. Cet attrjbut,
nouveau pour nos contrées, était bien connu de
l'antiquité chrétienne. Saint Augustin (sen. 105)
nous en donne la signification : "Reste l'espérance,
dit-il, qui, ce me semble, peut etre comparée à
l'oeuf. En effet, elle n'est pas parvenue au but ; de
même l'oeuf est quelque chose, mais il n'est pas
encore le poussin." L'oeuf était donc regardé
comne le symbole de la régénération, et particulièrement de la résurrection des corps ; de là l'usage
de manger l'oeuf bénit le jour de Paques. Boldetti
l'a trouvé plus d'une fois dans les Ioctrli des
martyrs. Raoul Rochette egalement, mais il pense
que ce symbole se rapporte à la célébration des
Agapes, où les oeufs étaient le principal ali-

On en a recueilli douze. Une petite fibule représentant un oiseau de proie au repos : l'oeil est simulé par un rubis . Une agrafe de inelne genre. de Dijon. et deux d'entre eux. c'était Le petit couteau. M. quelques-unes de ces plaques portaient des arabesques en argent. Ce que presque toutes renfermaient. mais l'oxyde a presque tout envahi. Zorqp . Henri Baudot. un symbole très usité. . L'oeil est figuré par un verre .L'OPPIDUM DU CHATELEl inent (65). généralement en fer avec clous de bronze . on en a trouvé le même nombre avec une grande variété de formes . II se portait à la ceinture. Enfin. Parmi les ornementç sauvés du pillage. figurent les grosses plaques et contreplaques de baudrier. ressemblent au coutelas des bouchers : leur longueur varie beaucoup. coupant d'un seul caté et portant. Cavedoni préfère la première opinion basée sur les croyances mêmes des chrétiens. A la broche de ces fibules adhère encore un fragment de l'étoffe. et la soie. que recouvrait u n manche en bois se terminant par un bouton. avait quelquefois le quart de la longueur totale. six forces ou ciseaux analogues à ceux qui servent pour la tonte des moutons. les initiales du Çauveur : Iq<rOou< Xpia~o<. deux rainures parallèles au tranchant et au dos de I'instruinent. Notre but n'est point d'entrer dans le détail des objets fournis par les 140 sépultures explorées dans cette zone. rehaussé par des verroteries rouges et bleues formant ou la croix ou l'étoile . depuis la hachette gracieusementarquée jusqu'à la hache des bûcherons : on en a recueilli huit environ.Q~ou Yio<. une fibule assez rare qui représente un animal fantastique à deux têtes replie sur lui-inêine comme la lettre S. le pourtour est également orné de six et de huit perles ou verroteries. parmi les ornements. mais plaquée en argent et cloisonnée . nous citerons : Deux magnifiques agrafes rondes en bronze plaqué d'or : le centre est conique. Six javelots seulement. et il fait observer que le poisson était.parfois la douille retenait encore une partie de la hampe ferrifiée. la queue par un verre rouge en éventail .l'objet porte encore les traces de la dorure. cotnpris des seuls chrétiens auxquels il rappelait. ainsi que le briquet accompagné du silex. de 20 centimètres environ avec le manche . a trouvé cet objet dans ses fouilles de Charnay. sabre tres épais. Le cimetière franc a fourni de plus trois pointes de flèches en silex : elles sont de l'epoque néolithique et finement retouchées . La lance tenait la seconde place . sur les plats. inais le tout profondéinent oxydé. d'une forme plus moderne. les ailerons sont viveineni accentués. deux fibules en argent doré représentant le poisson avec le bec d'un oiseau de proie. Qu'il nous suffise de faire observer que les armes y sont nombreuses et que. L'arme ordinaire du Franc était le scramasaxe. mais elle nous a révélé toutes ses formes. généralement il était renferme dans une gaine métallique. La hache ne s'est pas rencontrée si fréquemment. quatre ou cinq clefs : tels sont les Clef Zn bronze instruments fournis par certaines sépultures. dans les premiers siècles du clvistianisme. par son nom grec IXQYX. aitiçi que le pédoncule qui pénétrait dans la hampe.

de Stuttgard (66). d'une gerbe de cinq feuilles partant d'un demi-cercle appuyé sur le rebord.N. On l'a trouvée dans la bouche du mort. Deux ou trois peignes en os seulement ont été recueillis dans le cimetière. mais avec une telle ténuité qu'il serablerait que le verre se réduisit en poussière sous les doigts. et sur lequel la croix est gravée. et en cite d'autres spécimens recueillis à Oberflacht et reproduits par M. Celle-ci devait s'appliquer sur une étoffe ou sur du cuir . on pourrait se demander la raison de cette rareté . ne tenant debout que par un prodige de statique . Le poids de ce brûle-parfums est de 56 grammes. dans l'exemplaire provenant de l'aqueduc. c'était la lampe de nos veilleuses. N. roi des Goths. L'abbé Cochet pense que l'animal est un ver de terre . et coulé comme le précédent.N. et la gueule est ouverte. ne pouvait remonter au-delà du IVe siècle. La céramique des Francs est connue : des vases arrondis. nous possédons également un témoignage irrécusable : deux momaies d'argent. cette matière ne pouvait se conserver longtemps. et accostée aux angles de deux autres bouquets plus petits . le inêine signe se trouve ou gravé ou produit en relief par quatre pierres triangulaires dont le sommet . de Londres. au rebord grossier. Pour un objet de premiere nécessité.-E. On a trouve la forme exacte de nos vulgaires encriers avec la légère torsion des côtes. autrement on en coinprendrait difficilement l'usage.-O.. le rebord fortement accusé. des urnes à panse renflée avec étranglement du col. L'autre est beaucoup plus léger.. Wylie. D. Voilà pour le luxe des Francs. Or. Mais le verre semblait s'assouplir entre les mains des Francs : ils le traitaient avec une adresse qui luttait heureusement contre la fragilité de la matière. connu seulement par la numismatique. BADVILA RIX. sans ornements. l'une l'effigie de l'empereur Justin. ATHALARICVS RD( . que nous avons tout lieu de prendre pour un brûle-parfums. Coinme la base est arrondie. et par le capitaine Von Durrich. le traverse dans sa longueur. nous reporte à l'an 526. legèreinent arquée. N. Outre l'oeuf et le poisson. Cette monnaie de Baduila. Le Chatelet a cependant fourni. de chaque coté. du reste. mais il en existait en bois. JI mesure 4 c. avec ces mots au revers : D. sur laquelle ont été gravées. Un petit récipient carré. ce que prouve. nous avons recueilli une plaque de ceinturon en bronze ornementée dans le goût des Francs. est orné. Notre musée en peut offrir de charmants échantillons et merveilleusement restaurés. Baudot sur Charnay. Elle a été trouvée à la place qu'elle occupait. il a trouvé le même objet dans son riche cimetière d'Envermeu. D'autres documents nous éclairent sur la religion des hommes qui furent inhumés dans cette zone. Il résulte de la découverte de ces deux pièces que le cimetière d'où elles sont tirées a servi jusqu'au VIe siècle au moins. nous devons mentionner la ceinture en fer que la patiente habile* de notre Conservateur du inusée a si bien reconstituée. de longueur sur deux et demi de largeur et de hauteur . D'autres fois. une anse massive. avec le revers : D. sous la main patiente de notre Conservateur. ni dans les ouvrages de l'abbé Cochet. vers la fin de l'aqueduc et dans le cimetière. de petites cruches avec ouverture tréflée. que l'on rencontre tres peu dans les collections ordinajres. Pour la partie S. comme le prouve le bel échantillon que possède la Bibliothèque nationale. il fallait que cet objet repos% sur un support. s'est rencontré deux fois dans les dépendances du Châtelet. mais que nous n'avons jamais vu reproduit. Celle d'Athalaric nous est plus connue. Bien qu'elle soit loin de rentrer dans cette catégorie. symboliques tous les deux. D.L'OPPIDUM DU CHATELFî rouge. six petites croix. ni dans la belle étude de H.. surtout dans le terrain argileux où l'humidité se fait mieux sentir (67). attendu que ce prince rkgna sur les Goths de 526 à 534. le tout en relief sensible au toucher. une gourde noire légèrement sigillée. L'extérieur. c'était une coupelle évasée. l'autre a l'effigie d'Anastase. plus ou inoins régulièrement. A quelle époque faut-il attribuer ces sépultures ? Nous avons vu que la partie N. sans pied.JVSTINVS AVG. près des vertèbres sur lesquelles gisaient encore les fragments. C'est une rareté que très peu de vitrines possèdent et que les fouilles ne doment que par exception. tels sont les échantillons les plus communs dans les sépultures. Sur deux bagues. ANASTASIVS AVG. un vase assez rare.

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que. sont attribués à l'ère chrétienne par ce savant archeolo@"J. c'est que le Châtelet. à Charnay.Puissent de nouvelles explorations nous apporter la certitude sur tant de points qui ne sont encore que des hypothèses ! FW. au pied du Chatelet. un oppidum fourni de tout ce qui peut servir à des habitants exposes le plus souvent aux hasards de la guerre . grâce à son heureuse position. dont les monnaies se retrouvent à une certaine profondeur. selon la coutume des Francs. sous les Romains. elle se reconstruisit partiellement dans la vallée. quand il fut oblige de se retirer. . devint. Une des fibules fournies par les dernières explorations porte également la croix en relief sur le champ avec une pierre au centre et quatre aux extrémités. mais conserva son champ de repos dans les lieux élevés.aboutit à un point central. La conclusion qui ine semble ressortir de ce que nous avons vu. Les objets analogues trouvés par M. qui fut d'abord une place de refuge pour les Gaulois. . ruinee probablement par les hordes d'Attila. non loin du menhir dressé depuis des siecles par les antiques habitants de la Gaule. Baudot.

Aqueduc Ch. V. Pierres gravées. du Châtelet . VU. XIII. X. XV. Citernes et puits Ch. II. XVI. XI. IX. Objets en bronze servant à la parure. XVII. etc Ch. Cimetière à 1'E. III. N. 1. Numismatique du Châtlet Ch. XVIII. Métaux précieux Ch. Résultats des fouilles du Châtelet Ch. Le Châtelet au XVIIIe siècle Ch. Industrie du Châtelet Ch. Céramique Ch. Edifices religieux Ch.A. Industrie des métaux Ch. etc Ch. VIE. XIX. Habitations particulières Ch. XII. XN. VI. Bains publics Ch. Ivoire et os Ch. XX. Nom de l'oppidum Ch. Introduction Ch. Sculpture et statuaire Ch. Substructions voisines du Châtelet Ch. FOUROT L'OPPIDUM DU CHATELB TABLE. Haute-Borne Ch.

le collaborateur de Phidias. année 1883. ii mesure. on reconnait les inêmes qualités que dans notre buste : simplicité. Conespondant du Ministère de l'Instruction Publique II y a quelques années. attestée aujourd'hui seulement par une tradition. planche 1. il le retrouve seulement dans trois oeuvres produites de 480 à 430 avant notre ère. de profil tourné à droite. dans un travail intitulé : Frngments de sfafues de b m z e du musée de Consfnntinople. par un trou circulaire foré à la virole. décrit un personnage qu'il pense &tre un athlète vainqueur. Sur cette statue de Tchinli-Kiosk. M. Apollon. et vu par-derrière. vingt-huit centimètres d e hauteur. Rayet. M. et représente un personnage jeune. au premier examen. En effet. Elle nous retrace un monument qui pourrait être classé au plus beau temps de l'art grec. Dionysos jeune ? Est-ce un person- nage de fantaisie. Reynach deux statues de bronze mutilées. dans les fouilles de la ville gallo-romaine explorée au Châtelet. de 1772 à 1840. O. et qui vécut vers la quatre-vingt-huitième olympiade. comme Phidias. collees sur le Crane. une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie du front. qui appartient originairement à la sculpture en inarbre. pour la plupart. publié dans la Gazeffe nrchéologique. de l'argien Agéladas. n'appartenant ni à la mythologie ni à l'histoire ? J'ai été frappé surtout de l'arrangement de la chevelure et du procédé employé pour terminer les boucles qui la coinposent par un trou circulaire. elle n'en frappe pas moins par sa beaute que par la simplicité. au profil droit. dont la chevelure est composée de mèches en tire-bouchons. élève. la souplesse. néaninoins il me paraît assez ineressant pour @tresignalé et étudié.ETUDE UN BUSTE ANTIQUE EN MARBRE. Ces trois oeuvres sont : L'Harmodios du groupe en bronze des tyran- . élégance du nod de lé. Quel est le personnage représenté ? Est-ce Pâris. (Gazette nrchéologiqire. Le Châtelet est situé sur le territoire de Fontaines-sur-Marne. Auguste NICAISE. terminées par un trou semblable à celles de notre buste. avec son piédestal. Je l'ai fait reproduire par la photographie à moitié de sa grandeur réelle et sous trois aspects : de face. Ce procédé m'a paru. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur . la largeur du style. j'ai fait entrer dans mes collections un buste en inarbre acheté à Saint-Dizier et qu'on m'a dit avoir @tédécouvert à la fin du dix-huitième siècle. caracteriser les oeuvres de certains sculpteurs de l'école attique. c'est-à-dire dans une période de cinquante années.) Dans la figure inclinée du personnage. année 1883. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. à quelques lieues de SaintDizier (Haute-Marne). étudiant d'après le catalogue de M. Rayet constate l'application à la stahiaire du bronze de ce procedé d'arrangement de la chevelure. Que cette oeuvre soit un original ou une copie même réduite. c'est-à-dire au cinquieme ou au quatrième siècle avant notre ere. enroulées en tire-bouchons et terminées. entrées au musée de Tchinli-Kiosk vers 1778. La provenance d e ce buste. ou d'Alcamène. manque de certitude . largeur. celle de Myron.

Aussi avancerai-je. Le buste en marbre qui fait partie de notre collection n'a point été.573 toises : dix-neuf rues. Airssi jefaisnis par de cm de fout ce qui n'était pas relntif à cet objet. à la page 8 de l'introduction de ses Etudes archéologiques. des places spacieuses. avaient été découverts depuis la publication des premières fouilles. En effet. en terre cuite. I'abbé Pl-rulpin marque encore ce défaut de surveillance. trente-huit maisons. la variéte.BUSTE EN >MARBRE jusqu'a cette époque embrassaient une étendue totale de 8. on s'occupait bien peu en France de la science archéologique. "Beaucoup de ces objets furent rejetés dans les tranchees. sans que Grignon en ait connu l'existence. en bronze. L'abbé Phulpin a donc pu donner à un curieux ou à un amateur ce buste. ce buste a pu être découvert par I'abbé Phulpin et donné à une personne de la région dont Saint-Dizier fait partie. signalé ou dessiné par Grignon. que nous sachions. ensuite dans la Gaule par quelque Romain ami des arts. ont été trouves dans cette exploration. 11 n'existait pas encore de ces associations scientifiques qui font actuellement la gloire de notre beau pays. l'abbé Phulpin s'exprime ainsi : "A l'époque où je fis mes fouilles. car j'étais loin de penser qu'un jour je me verrais engagé d'une mani6re pressante à publier le résultat de mes recherches". découvert mutilé. et qui a été l'objet de restaurations assez habilement exécutées à la fin du dix-huitième siecle ou au commencement de celui-ci. dix édicules. d'autres ont été donnéç à plusieurs personnes. . des monnaies d'or. Des objets ont donc pu être dérobés et vendus en secret par les ouvriers. Mon unique but était de me former une collection de médailles. car on peut dire des oeuvres d'art de tous les temps ce qu'on a écrit des livres : Habent sun fnfa. aurait-elle pu arriver dans cette cité où brillait la civilisation galloromaine. et je n'y prenais qu'un intérêt bien secondaire . constate que les fouilles étaient mal surveillées. l'importance des objets découverts. D'autre part. Des statues et statuettes en pierre. un grand temple. I'abbé Phulpin. original ou copie. une des plus intéressantes qui aient encore eu lieu dans le sol de la Gaule romaine. sans trop de honte. d'argent. et dont le terrain du Châtelet a longtemps recouvert les remarquables vestiges ? Il n'y a là rien d'impossible . A la page 37 de la publication. Une oeuvre grecque. que je n'attachais pas une bien grande importance aux divers objets que je rencontrai dans le cours de mes premiers travaux. des oeuvres d'art. une très grande construction destinée aux bains publics. le continuateur des fouilles de Grignon de 1785 à 1840. son continuateur. si l'on s'en réfère aux travaux de Grignon et de l'abbé Phulpin. mais il est possible cependant qu'il ait été découvert à cette époque et dans les memes travaux d'exploration. amenée d'abord en Italie. par le nombre. de brome. des vases. A la page 1W de la même publication.

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pl. 113. Bull. elle étend autour de son sein une large zone dont elle tient l'extrémité roulée .llm Cette grossière imitation du type de la Vénus dite des Médicis a &te découverte en 1774 au Châtelet. comme plusieurs d'entre elles. 0. comme la plupart des figurines de même provenance. pl. Grignon-Bull. Cette figurine est fixée sur une petite base qui se termine par derrière en un anneau . p. no 1&2 .Odobesco. T. Haut.. et a fait partie des cabinets Tersan.76. Notice.VENUS PUDIQUE. un double anneau au revers. des farilles du Chfitelet. 66 . -Haut. LAMBERT. puis au Musée du Louvre juçqu'en 1892.(Paris-Firmin Didot sans date). 85 .X. Antiquités Nationales. 2? partie. épigr.270 et 281. Patine sombre (32947) Cette statuette découverte en 1774 par Grignon au lieu-dit Le Chatelet près de Saint-Dizier. 1. p. fig. Bronzes figurés de la Gaule romaine par Salomon REINACH 5- EXTRAITS JUPITER A LA ROUE. n? 4. Essai sur la numism. époque à laquelle elle est entrée à ST Germain par voie d'échange. Longperier I'a décrite comme il suit : Venus debout. sa tête est ceinte d'une stéphanée . 85 . entigrement nue.129. E. par Grignon . Le dieu tient le foudre de la main droite et s'appuie de la main gauche sur une roue six rayons.. Arts et métiers des anciens. Sur l'épaule droite et dans Vanneau supérieur est passé un autre anneau de laiton qui porte neuf petits S en bronze mince. p. 1819. t. de la main droite.(32953). gauloise du nord ouest de la France. 1774 pl.62. . XiX. Mowat. X N . p. 4. Trésor de Petrossa. Maxe Werly. 1. 1891. 0. 33. Ehrde sur les monnaies recueillie5 au Chrîtelet de Bovioles de 1802 à 1874. pl. et présente aussi. 46. a figuré d'abord dans les collections de Grivaud de la Vincelle et de Durand. Description raisonnée du Musée de St-Germain en Laye. Grivaud de la Vincelle et Durand Puis le Louvre jusqu'en1892. à travers lequel on pouvait faire passer un support.. Grivaud de la Vincelle. 1 Longperier.14111.Westdeutsche Zeit-Scltnft. no 14 . Elle est d'un style grossier.

Notice des Bronzes. Art et Métiers des nnciens. p.Buste de VENUS. Grivaud. est d'un très grossier et certainement indigène. porte une massue. 0. l'abbé Cnmpion de Tersnn (Paris 1819) p. no 2 . no 162 63-(32955) MERCURE DEBOUT. lm. il0 1) 135-(32959) HERCULE DEBOUT. no 448 . un carquois et l'on 291-(27047) TAUREAU AU REPOS. les yeux sont évidés. avec une couronne en relief) 0. un arc. no 217 aperçoit la dépouille du lion sur son épaule gauche. 1869. Notice des bronzes. 163. parait de travail gaulois et a été employé à la décoration d'un trépied ou de quelque ustensile du inême genre. 0.Haut. Arts et Métiers pl. Même provenance que les précédentes. . 0. no 161. 222 .065111 Méine provenance que la statuette précédente. no 1 .041m de la base antique. . 270-(32960) SANGLIER.-Haut. Le grnnd temple du Puy-de-Dôme. no 116 . Notice des Bronzes. (Note 100) TRONCS ET TIRELIRES (d'aprks Longpérier Rev. Rpvtte Arcl7éol. p.059rn. avec tronc pour les offrandes. . 43. REINACH placé sur le dos de la déesse.. Notice des Bronzes.094m. Catalogue des objets d'antiquité et de curiosité qui composnient ln cnbinet de fac M .031~1. correspond à un autre anneau à la base.. découverte par Grignon au Chatelet. Patine sombre. Longperier.045111. le mêine. (Grivaud.36. Les deux mains sont ouvertes pour recevoir des attributs qui manquent. CIX. de la statuette. Le dieu qui semble courbe par l'age. p.BRONZES FIGURES DU M. Monceaux.Haut. de la figurine. Longpérier. P.A. 20. 0. P..) . Arts et metiers des anciens. Archéol. Notice des bronzes. pi.L. Longpérier. Sur le flan gauche sont deux anneaux analogues à ceux que portent le Jupiter. %..Colonne en pierre. Mêine provenance que les précédentes. p. Longpérier.. p. la Vénus et l'Hercule Grivaud. p. 0.09m de la base (qui est antique). dont il ne reste qu'une partie. Grivaud de la Vincelle. 47-(32954). no 853. Longpérier. CI. S. 385 (mauvaise gravure) .-Haut. Longpérier a reconnu dans la statuette qui nous occupe l'Hercule Ogmios que Lucien mentionne chez les gaulois. CIX .N. Pl. M&meprovenance que les precedentes. 37. (Cefte çfnhie#e mmtionii& comme p i m e n m ~ fdii Chfitelet Hnilte-Mni7ze pmvimlt en rénlifé de In M ~ I S ~L. disposition que présentent aussi le Jupiter et la Vénus du Châtelet. Un anneau fixé au dos. 0.Haut. 1849 p. Ce bronze .I. 49. CIX. Arts et métiers des nnciens 1819 pl.

L'absence presque complète de inobilier et le bouleversement du site rendent malaisée l'interprétation chronologique. nombreux tessons). semble-t-il. Vingt-deux sépultures ont été étudiées. elles contenaient les restes de 28 individus. M M . notamment des fragments architecturaux. composé de céramique et d'objets métalliques. sans couvercle. pièces décorées de feuilles d'acanthe. M. Gaillet a effectué en 1965 des sondages. diversement orientés et situées à une profondeur variable (7 inhumations superficielles. plastiques et épigraphiques (fig. à l'exception de deux sarcophages. 1 3 à moyenne profondeur. aujourd'hui très dispersé. ap. II est vraisemblable que la zone fouillée.78 in et 1. dont les résulta& ne peuvent @ireprésentés que très succinctement.NIMEN --.770 m). et qui s'étend au moins sur 40 m . suivis en 1966 d'une première campagne de fouilles. Les sarcophages. 2). tête féminine en calcaire tendre (fig. b) A Ln Fmse-Briot.mais l'élément gallo-romain le plus frappant est un long mur dégagé sur plus de 15 m. 4 a et b). 4 b).91 m. attestant une occupation plus ou moins continue depuis le Néolithique final. La présence sur tout le site d'éclats de silex indique qu'il fut occupé dès le Neolithique . matériel en os. D'importants fragments architechiraux (fig. Gaillet et Richard ont pratiqué une fouille de sauvetage dans le cimetière mérovingien déjà connu. s'est prolongée après la construction d'un mur au travers de la zone. délimité par une ceinture de pierres sèches (fig. L'utilisation du cimetière. les labours profonds ont fait apparaître des vestiges antiques. qui dura sans doute assez longtemps. Sur une aire voisine de la voie. objets de métal. à la construction de ce inur fut installee une canalisation dont le tracé est matérialisé par une ligne de frettes. ils renvoient à un contexte urbain assez évolué : fragments de colonnes. Creusées dans le calcaire ou établies en pleine terre. probablement funéraire (fig. 3). ont été dégagés . où un labour profond avait mis au jour un sarcophage . Une partie importante de la zone fouillée paraît avoir eu une destination funéraire . contenait deux incinérations assez bouleversées. inscription --M / --. Un enclos funéraire à peu pr6s carré (longueur extérieure : 4. avec les angles . sont tous deux des monolithes en pierre de Çavonnières. 1). Postérieurement. etait celle d'une nécropole dépendant de la ville installée au Chatelet-de-Gourzon. lion mutilé. qui paraissent dater du l e r S. à proximité de la voie.et à quelques centaines de mètres de ce dernier site. 2 sépultures profondes). en bordure du chemin dit "la voie romaine" . 1.40 m à 4. .-C.inégalement conservé et de destination encore incertaine. l'attention avait d'ailleurs été attirée sur le site par de récentes trouvailles de surface (silex. longs de l. stèle d'Epona. visiblement déplacés.(fig. 6).INFORMATIONS ARCHÉOLOGIQUES SUR FONTAINES-SUR-MARNE FONTAINES-SUR-MARNE a) Au lieu-dit Derrière la Grange. 5 a et b).de Naix au Chatelet . qui n'est pas exactement parallèle au mur (fig.selon un rite incinérant : des fragments de dolium renfermaient un mobilier. faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure.

Fonfni~ies-siri-Mnnze. .E. FREZOULS II\'FORMATIONS ARCHEOLOGIQUES 1.Lesfiettes le loirs dii grn11d nrrrr.

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profondeur : 1. monnaie. Plus à l'ouest. sans doute unique. . orienté nord-sud-est-ouest. ouvert à l'ouest (fig. 4 incinérations qui semblent dater de la première moitié du ler S. FREZOULS IhVORMATIONS ARCHEOLOGIQUES FONTAINEÇSUR-MARNE a) Au lieu-dit Ln Fosse-Briot. fibule) : la sépulture. nombreux tessons. fragments de métal et de verre. des déchets de forge.20 m). Gallia. clous.30 m) : parmi un matériel varil une fibule du type militaire et un fragment de sculpture. étaient accompagnées de mobilier : épingle et fibule en bronze. dont 3 portent des marques. en 1968. Au voisinage. Sur l'ensemble de la 1) Cf.22 m). 226 fouille. c) A l'occasion de la rectification de la route en bordure de la colline du Chitelet. sur 230 m (fig. en 1967 et 1%8. du long mur. Gaillet a poursuivi. en 1968. et dont les fondations sont faites de petites pierres placées en oblique. Gaillet a pu degager. clous. la fouille n'a livré aucune sépulture ni aucune structure autre que des alignements de pierres peu explicites et un fosse comble en bordure de la voie. A quelques mètres au S. quoique la nécropole se poursuive. un fragment de sarcophage en pierre. un enclos funéraire quadrangulaire (4.E. 7). de nombreux tessons appartenant notamment à une marmite à trois pieds en craquelée bleutée et une monnaie d'argent de Trajan. qui est encore sur une zone funéraire. A prorimité a @té identifié un très large fossé nord-sud en V évase (largeur : 10 m . a dû &ire violée anciennement. 1967.50 x 4. Le long mur précédemment découvert se prolonge à l'o. A proximité. b) Des travaux routiers ont amené. 8) et la canalisation qui le suit continue au-delà : 6 nouvelles frettes en fer ont été trouvées. un fragment de peigne en os. céramique abondante et variée (fragments de dolium notamment). au lieu-dit Les Plantes. M.p. notamment orangés. la découverte de deux tombes : outre de nombreux tessons. profondeur maxi~naie : 0. un fond de cabane de forme irrégulière (largeur moyenne : 230 m . contenant des plaques de couverture en calcaire scié. un vase de céramique et un autre de verre. 2% et s. en bordure de la "voie romaine" de Naix au Châtelet. XXV. fibules et monnaies dont un bronze de Tibère à l'autel de Lyon. et à proximité de ce dernier site. M.. la fouille entreprise en 1966 (1). renfermait un matériel pauvre et dispersé (tessons.

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. S. FREZOULS ~.Fo~ifnines-a~r-Mnr17e. . .INFOR~MATIONS ARCHEOLOGIQUES E.<+. -. Coiitinlrntion dir long mir7 décoiroert ni 1966. Ln Fosse Bliot. .A ..

GAILLET LA FOSSE BRIOT 9 pour F i g 1.2.3: I 5 40 45 24 .Y.

nous avons concentré notre activité sur un site archéologique jusque-là inconnu.. des fragments de vases. leur étude n'est pas terminée.7 m sur 4. Le ramassage en surface de nombreux petits déchets de taille de silex nous fait présumer l'existence la Fosse-Briot d'une petite station du néolithique final. L'équipe 1966 était composée d'adultes ayant participé plusieurs années de suite à des fouilles dans des départements voisins (Marne et Ardennes) et encadrant des adolescents et jeunes gens des villages de Fontaines. en laissant une bande sur deux cûtés des carrés pour y observer les éventuelles variations de teintes des terres. la présence de nombreuses pierres. de quelques os calcinés. grâce à la bienveillance de Monsieur Klébert Adam. pierres. qui est ensuite numéroté et ensaché. en indiquant la profondeur de chaque objet.-C. 5) et d'un petit couteau (fig. nom- breux croquis. A noter au nord de ce mur. 3).. Bien entendu. un petit vase presque complet (fig. deux incinérations très bouleversées et une belle hache polie en silex (fig. . Sommeville et Chevillon.nous y avons découvert des incinérations intéressantes : pose d'un fragment de dolium (gros vase). l). présence d'un long mur (nous l'avons dégagé sur plus de 20 m).en bordure Nord. pages 7-9.6 ln). Repérage. il y a probablement fort longtemps par des récupérateurs de inétaux (tessons très dispersés). à Fontaines-sur-Marne. décors) ont été dessin&. LA FOSSE BRIOS FONTAINES SUR MARNE FOUILLES 1966 par Yvon GAILLET En 1965 et 1966. les tessons susceptibles d'apporter des indices de datation (rebords. au-dessus. A l'intérieur. déposee sur les cendres brûlantes qui l'ont fait fondre en partie et se gondoler. d'une monnaie de l'empereur Commode frappée en 179 montrant d'un cûM la tête laurée de l'Empereur regardant vers la droite. d'une monnaie d'Agrippa portant une contremarque de circulation (12 av. etc. tome 1. 1967. lieu "La FosseBriot" parcelle 697. La fouille exécutée sur le même lieu. nous pouvons déjà dire : .rencontre d'un enclos funéraire rectangulaire fait d'une ceinture de pierres sèches (dimensions extérieures : 4. etc. Des labours avaient remonté d'une part quelques objets en silex (en particulier quelques pointes de flèches) et d'autre part de nombreux élements romains : fragment d'inscription (MON : Monumentum. et pardessus. photos et notes. d'une perle (fig.. 8).) rencontrés. . 7). puis report sur papier millimétré de tous les vestiges (tessons. a prouvé l'existence d'un cimetière à incinerations datant de la première époque de la ville gallo-romaine du Châtelet. figure 2). Cependant. mise de plusieurs morceaux de dolium se recouvrant . avec l'inscription L AVREL . puis fouillé en descendant par couches minces. Tout le matériel archéologique a été nettoyé.Mémoires de la Société des Lettres de Saint-Dizier. Découverte par ailleurs d'un fragment de fibule en bronze (fig. ces deux objets étant de tradition gauloise. . une représentation d'Epona sur pierre (fig. J. fonds. des ossements calcinés. 6). 4) et une petite fiole en verre..le cimetière a déjà été fouillé.). Nous avons quadrillé le terrain en carrés de 4 mètres de cûté. dep8t des restes de l'incineration. en bordure de la voie romaine Nasium -le Châtelet. clous. une autre incinération : un fond de vase gris. Notre ami René Fulbert participait aussi aux travaux. dont une inscription funkraire incomplète (fig.

Je signale dès maintenant que les résultats des recherches seront publiés dans les CAHIERS HAüT-MARNAIS. La conduite. de longueurs variables. et appuyee sur un bouclier une haste reposant sur son bras gauche avec l'inscription IMP LLL (COS LL PP) S C.aussi au nord du mur.Y . qui est incontestablement LA FOSSE BRlOT plus recente que le mur. En résumé. les travaux ont prouvé une occupation de la Fosse-Briot aux ler et 2èine siècles de notre ère. découverte des restes d'une conduite à eau qui était à l'origine fermée de iuyaux en bois. . allait probablement de la prise d'eau antique jusqu'à la ville du Châtelet. Pallas debout mettant un grain d'encens dans la flamine d'un autel à parfum. La fouille de l'été 1967 doit apporter d'intéressantes précisions sur plusieurs points. réunis par des frettes ou anneaux en fer de 9 à 10 cm de diamètre. . GAILLET COMMODVS AVG (TROP) LLLL et de l'autre CM.

enfin. "La colonne au Dieucavalier et le culte des sources". muti:& et fruste. .).pour quelques-uns.. Y. tome 11. une masse en fer détériorée par le temps. pages 170 et suivantes. (2) P. Cette acception. je trouve une monnaie (moyen-bronze) avec pour revers une chrisme. 1913. A 2 mètres. s'est restreinte . 31 août : nous fouillons. T. une grosse monnaie d'Antonin le Pieux (milieu du 2e siècle après J. p. Voici les circonstances de la découverte. quatre représentations de la déesse Epone provenant du Châtelet. 1949. 348. les uns ou les autres. des écuries et des cavaliers. 37.un fait typique : Epone monte à cheval. "Epona funéraire". QUI EST EPONE ? Pour affirmer qu'Epone est une divinité celtique. jadis générale.Les Cahiers Haut-Mamais no Yi . XVU. parmi un remblai informe. . Camille JIJLLIAN. son mur n'est conservé qu'au Sud-Ouest. ce qui n'est le cas pour aucune divinif? grecque ou romaine . (5) Fernand BENOIT. celtiques". mais qui n'est pas moins intéressante.. nous recueillons un fer de lance ordinaire. une sorte de marteau terminé en pointe. un marteau de forgeron. d'un fragment de poterie avec trous. en faisant valoir. Jusqu'à cette profondeur.les représentations d'Epone ont la m@meaire de dispersion que celles du Jupiter gaulois (2). LES EPONES DU CHATELET Le Musée Du Breuil de Langres possède. p.-C. papa et moi. elle est une divinité ayant un r81e de protection beaucoup plus large. racontées dans les notes Colson inédites : "28 août 1903 : découverte d'une citerne au Châtelet. LAMBRECHTS. T. Epone est surtout une divinité funéraire (5). Decouverte d'une applique en bronze. une petite enclume pour faire 1903. arme magnifique bien conservée. LAMBRECHTS. . plusieurs arguments : . Revue Archéologique. 124. et est assimilée aux déesses-mères (4) . les archéologues Sont d'accord. la citerne a été remplie presque exclusivement avec des pierres. pièce importante du Bas-Empire. "Contiibiition c i l'éhide des divinité. dans la collection que Colson Régis légua l'Etat. 1) Petite. pages 333-336.d'autres y voient une deesse des sources (3) . 29 août : à 15 m. . .4e trimestre 1%7 (pages 210-214) LES EPONES DE FONTAINES ET DU CHATELET P" Yvon GAILLET La découverte en 1%5 d'une Epone à Fontainessur-Marne nous donne l'occasion de réexaminer les autres Epones trouvées à différentes reprises au tout proche Châtelet. (3) Billlefin du Musée Hisforiqiie de Toirloilse. Histoire de la Gaule. dans Ogmn. les archeologues pensent qu'outre la possibilité d'atkibutions particulières comme celles citées ci-dessus. (l Salomon ) REINACH. (4) P. communication à la Sociéte pour le progrés des etudes philologiques et historiques de Bruxelles. Mais il y a des divergences en ce qui concerne les attributions exactes d'Epone : . une pioche dont l'oeillet d'emmanchage manque. Epone est la protectrice des chevaux.maintenant. Tome II. le 14 novembre 1948. je trouve un fer de lance triangulaire. papa trouve une Epone assez barbare. Le ler septembre. publiee dans Latomils.une explication etyrnologique : ép = cheval (1) .pour les uns. Devant Paul. . p.

d'une épaisseur de deux mètres. chez M. Les premiers résultats furent très intéressants : à une petite distance d u sol. ne contenaient aucune pierre d e grosseur moyenne mais paraissaient formées de terre végétale entrainée par les eaux de ruissellement (dans ces terres. 1975. comme personnage. statues et bustes de ln Gmlle Romaine. n? 4740). de dépotoir.. mais des recoupements permettent de penser que cette citerne se trouve à une cinquantaine de mètres de la limite du cimetière merovingien implanté au Châtelet sur des r d e s romaines. Marne (il faut lire Haute-Marne). La sculpture est fruste et les attributs.EPONES DU CHATELET des clous. bien connu pour son ouvrage "Les niltes indigènes des Lingo>isr' et dans laquelle il est dit que près du squelette avaient et@aouvees une douzaine de moimaies (Colson en indique 17) et que "ce squelette portait au cou un petit medaillon de bronze representant un auriga". Sous ces pierres. le relief qui avait été obtenu par repoussé. quand le cadavre y fut jeté et les grasses pierres n'avaient eu d'autre but que de combler (6) E. un Auriga (cocher) ou une Epona ? (9). Lambrechts transmit dans i'article cite au renvoi no 2 ci-dessus.. je recueillis 17 monnaies de Constantin. Parvenus à une profondeur de 5. de grosses pierres de taille provenant d'auges et peut-être de la partie supérieure du mur avaient rempli l'orifice. dans une citerne Les deux Epones dont nous allons maintenant parler sont interessarites du fait que Colson a laissé des notes inédites concernant les circonstances d e leur découverte. Après un long travail. je découvris (au Châtelet) une citerne que je ne pus explorer entièrement (7). Un dessin de cette statuette a été publie dans le "Répertoire de la statuaire grecque et romaine de Wornon Reinach". je rencontrai les premiers rangs de rnoellons qui forment la paroi de la citerne jusqu'à ce que le roc soit assez solide pour remplacer celle-ci . vêtue d'une tunique longue. Peut-être s'est-elle désagregee dans les annees qui ont suivi sa decouverte. découverte d'une monnaie gauloise). . Recileü g é n h d des bm-relief. De cette petite Epone.. à droite. et très mince (8).. de Constance Il et autres Mais la trouvaille empereurs de 320 à 352 ap. que tenait peut-être Epona.. no 4738.u n attribut qu'elle tient à la main droite n'est plus reconnaissable" (Espérandieu.Un peu plus bas. l).. reposait u n squelette d'adulte.. les couches de remblai. qui semblaient avoir été jetées intentionnellement. (7) Colson ne donne pas l'emplacement de la citerne. sous le poitrail d u cheval. partie de la lettre que lui avait adressee le chanoine Drioux. un autre animal. en plus. D e w animaux. semblant aitele à ce char." Cette Epone est-elle celle qu'Espérandieu publie dans son monuinental ouvrage sur la statuaire de la Gaule Romaine ? (6). Vi. J-C. -Une citerne comme tant d'aubes. de Constant. 3) Deux d'un coup. "Pendant les vacances de Pâques 1914. sur une jument marchant à gauche. sont places devant le char . nous abandonnons la fouille.3 m. Cette autre sculpture (fig. . Autour de ce squelette et même sur lui. fig. ne sont plus reconnaissables". 251. et pourtant . dont je donne un dessin (fig. (9) P. Epona. Colson Roger (en realité Régis). mais il dit aussi qu'il a vu la statue à Sommeville. p. la présence d'une colonne. (8) On ne sait ce qu'est devenue cette plaquette. . dans les jardins ou une cour). Est-ce u n quadrige traîné par quatre chevaux avec.à la partie supérieure de cette citerne. capitale fut une petite plaquette en bronze.la déesse avait la main gauche sur le cou de sa monture . sur chacun des cgtés.. Espérandieu donne la description suivante : "Hauteur : 24 cm. 2) Belle mais endommagee. vêtue d'une tunique longue et d'un manteau. l'autre à gauche. est assise à gauche. Au-dessous du squelette. ll semble donc que la citerne était abandonnée et servait de puisard. T .. parut assez distinctement : u n personnage debout sur u n char. assise. tome Dl.. désespérant d'arriver au fond . couverte d'une couche d'oxyde. allant l'un à droite.. Conunent expliquer la présence de ce squelette dans la citerne ? Accident ou crime ? (Jamais les Romains n'enterraient à l'intérieur des villes. entières.. 2. parfaitement conservé et légèrement replié. FSPERANDIEU. sur une jument marchant à droite . 1) et une photographie. 11 est vrai qu'Espérandieu affirme que I'Epona dont il donne une photo a été découverte en 1895 (et non en 1903). 2) est "Epona. A remarquer. vue de dos (phot.

EPONEÇ DU CHATELET Y.GAILLET LES EPONES DU CHATELET j I \ ! i . 233 .

placée par son propriétaire sous la protection d'Epona.. vu de dos et montfant cependant sa face. les fragments d'auges brisées et les trois sculptures de la facade tombèrent dans la citerne. nous mettons au jour une nouvelle stèle avec bas-relief (figure et photo 4). A proximité se trouvait une ecurie. Les stèles-maisons sont considérées comme des monuments funéraires.. de nombreux fragments d'auges. Enfin. ainsi que de nombreux fragments d'un vase en verre". peut-&tre peu de temps avant la seconde destruction de la ville . comme dans une vaste région d'ailleurs..La céramique découverte dans la citerne est peu riche. A noter que bon nombre de citernes et puits explor6s au Châtelet ne l'ont et6 que partiellement.. déesse tutélaire des chevaux et des cavaliers.. les terres entraînées par les eaux remplirent celle-ci jusqu'à une profondeur de 120 m. mais de minces plaques de pierre debitees a la longue scie appelee passe-partout. -Problèmes. Certes. C'est à ce moinent que le cadavre fut jeté dans l'excavation et la citerne fut rebouchée. epaisses..." Remarques sur les Epones découvertes en 1915 : Nous soinmes en présence de deux stèlesmaisons. trois autres citernes ont été explorées.. A trois mètres de profondeur.. .. dans des jardins. parmi de nombreux débris d'auges et de pierres de taille. Sur la face antérieure. semblent expliquer la destination de la construction voisine. l'exploration fut remise au inois d'août. date de la première dévastation de la ville gallo-romaine. l'autre de 343 cm (nos dessins et photos ne donnent aucune idée de cette importante épaisseur). ou plutôt d'une chapelle. A quelle époque eut lieu cette destruction ? Probablement vers 280. Fernand Benoît (5) décrit rapidement les deux sculptures comme suit : "Deux stèles représentant (10) Par ailleurs.. Comme les gouttières reposaient sur les murs. Je reprends mes chères recherches en août 1915. elle fournit cependant un précieux renseignement : trois gobelets incoinplets ont été recueillis. nous trouvons u n buste de femme . Le lendemain. Nous nous trouvons donc dans une partie de la ville peu habitée. ce fait s'est passé après l'année 350...en deux morceaux (figure et photo 5). En septembre. un beau bas-relief représente Epone à cheval et posant ses pieds sur une colonne (voir les figures et photo no 3). Quand l'ecurie fut détruite. %us celles-ci. l'une de 37 cm. car le personnage assis sur un cheval ridicule. D'après les monnaies. Par contre. trop lourd pour @tTeremonté sur le sol. AoGt 1914. et l'absence de vases usuels fait supposer que la citerne était assez éloignée de toute habitation (10). des cours et des hangars. Plusieurs auges devaient se trouver sous les gouttières pour recevoir l'eau.il est facile de rétablir par la pensee la façade de l'édifice. à creuser : Une question se pose : à quelle époque la citerne fut-elle construite ? Nous ne sommes hélas pas allés au fond de la citerne (11) . qui n'était que le prolongeinent de celui-ci ou était simpleinent posé sur la dernière plaque faîtière. Les fouilles antérieures ne nous ont fait découvrir que deux substructiom à une certaine distance de notre citerne. Ces pierres sont couvertes d'un dépdt calcaire qui a pris une teinte rouge. Sur le faîtel était placé le buste. . mais à la même hauteur.serait-ce Epona ? . GAILLET EPOIVES DU CHATELET rapidement l'excavation . inon père rencontre une pierre ayant la forme d'un tombeau étrusque.lO m.Contexte et essai d'explication . la guerre éclate.. pl) Colson ecrit. à 4. de graves soucis.. nous rencontrons un sol artificiel fait de petites dalles provenant de plaques de couvertures (12). un remblai de pierres provenant du roc même sans mélange de terre.. Colson ecrit : "5 septembre 1915 : decouverte d'un vase à cinq compressions (vase godrome) presque intact.Les sculptures. Peu à peu. est resté dans la citerne". 234 . dans son très bref journal de fouille : "un fût de colonne... le sujet nous donne une déception. la citerne restant ouverte. . les maisons et edifices n'etaient pas couverts de tuiles. . n'est qu'une caricature. des devoirs impérieux m'éloignent d u Chatelet. à droite et à gauche.. Les mois passent . Le temps faisant défaut.Y. et dans le voisinage. elles formaient une sorte de petite plate-forme sur laquelle les deux stèles étaient dressées. nous décidons d'achever l'exploration de la citerne surnommée "Citerne au squelette" . (12) Au Châtelet.. Quelle était la profondeur primitive de la citerne ? Avait-elle été creusée par les Gaulois ? Ce n'est pas la première fois que nous trouvons dans une citerne un fond artificiel sur un remblai de pierres. dont l'une avait de grandes dimensions.

-- . Les Epones du Châtelet fig.Haute-Marne. 6 L'Epone de la fosse Briot.

mais dès maintenant.-F.pourrait perinetire. comme dans certaines représentations. Les Epones de la citerne avaient-elles pour rôle de protéger une écurie et des cavaliers ? Certains détails de la fouille des Colson semblent aller dans ce sens. Lmgres. paragraphes 228 et 229. . située au lieu-dit "Les Plmtes" (appellation actuelle : le Cimetière deç Rommns). il écrit simplement : "Autre stèle. Gillot. mais comme elle a été découverte sur une nécropole. (15) Ce cimetière est différent de celui. dans la collection Colson au Musée de Langres. sculpté en léger relief. Auraient-elles roulé avant d'y dégnngoler ? Alors elles seraient mutilées (chacun connaît le peu de durete des pierres sculptées du Châtelet). et air?^ de Lmtgres. il dit : "Stèle funéraire en forme de maison. elle fut nettoyée par les pluies et remarquée. alors conservateur du Musée de Langres. juillet 1885. dans Bell. Que l'heureux inventeur soit ici publiquement remercié de son geste. Epone. Magnen a eu la photo de la première Epone (celle qu'il publie) et que pour la seconde stèle. non des oratoires destinés au culte de la divinité funéraire. La présence d'une échancrure sur la base de chacune des représentations . il nous semble qu'elle doit être considérée comme ayant une attribution funéraire. -Le cimetière gallo-romain près du Ciiâteiet. Ces incertitudes n'empêchent pas le visiteur d'admirer. . qui fut decouvert eii 1883 et fouillé a partir de cette date.Sepulhires du Uiâtelet. decembre 1883. dans Bali. style des Epones et des chevaux. Quant à la sculpture découverte avec les deux stèles (photo et figure 5). au cours d'une promenade. planche 41. de penser le contraire.Epona (1953). et il pense que "les édicules représentés sur les stèles (provenant du Châtelet) sont.. dec. Mais il est difficile d'admettre que les deux stèles soient tombées du haut du mur. Pour la première (celle de type classique) dont il donne dans son ouvrage une photographie. La pierre fut remontée par la charrue qui lui fit deux estafilades. selon certains. nous tenons à présenter I'Epone qui fut découverte sur le cimetiere à incinérations mis en évidence par les fouilles de 1966 et 1967. Leur présence y serait accidentelle.. mesurant 243 cm sur 24. quelques autres objets sont aux Archives departementales.Y. R. d'autres enfin ont et6 disperses après leur decouverte pour dedommager les personnes ayant fourni quelque argent au moment des recherches. plus tardif. ce que EPONEÇ DU CHATELET nous pensons. sans commentaire. pour leur tenir compagnie. Pour la seconde. Déposée sur u n tas de pierres. lire les artides de l'abbe P. des deux photographies publiées dans le présent article. (14) Cette decouverte est simplement signaiee.5 cm.. a subi une brisure ancienne dans l'angle supérieur droit (figure 6). une autre deesse Epone que Jean-Louis Humbert découvrit en 1848 au Chatelet (14). H. dans les notes Colson. Gelin : . analogue en tous points à la précédente". à notre avis. le bras levé. soc. dans Blrlletin de ln SociéféHistoriqireet Aidléoioyliie de Lailgres.. L'examen. Denis Varnier qui s'empressa de nous la remettre. Le materiel archeologique en provenant est deposé au Musee de Saint-Dizier. forme des imisons. pommettes saillantes. (suit la description). Elle représente. se trouvant un peu plus B l'ouest. Hisf. à verser des libations . MAGNEN. La déesse n'a pas. Si les Epones avaient un rôle funéraire. même rapide. Pour avoir une idée de l'intérêt que pouvait presenter cette n6uopole. inais la représentation de la dernière demeure du mort". juste dans la citerne. nez et menton. Nos sentiments de reconnaissance sont égale- (13) R. dirige l'animal par la bride. Ce cimetière est d'autant plus intéressant qu'il montre la persistance de l'utilisation d'un mobilier funeraire gaulois au moment de l'assimilation de la civilisation romaine (15). coinment se fait-il qu'elles aient été découvertes en ces lieux.. Magnen (13) donne des appréciations sur les deux Epones. il est à penser que R. ces beaux morceaux de sculpture en regrettant que n'y soit pas. par M. nous montre les différences . il faut en souligner les caractères intéressants : coiffure. L'EPONE DE LA FOSSE-BRIOT (1%5) Les prospections et recherches que nous effectuons depuis quelques années à la Fosse-Briot (à quelques hectomètres du Châtelet) auront leurs résultats publiés plus tard. un cheval avancant vers la gauche.l'échancrure servant. Par contre.. il s'est basé sur des renseignements que lui a coinrnuniqués M.Fontaines-sur-Marne. rien ne permet d'affirmer avec les Colson qu'il s'agisse d'une Epone. 1884. et A. Soc. en amazone. La pierre de la sculpture.GAILLET Epona dans le cadre d'une inaison à toiture en bâtière".

Septembre 1967. à i'abbé Mouton par I'intermediaire duquel j'ai pu avoir les notes Colson inedites. à Monsieur Leglay et aux employés de la bibliothèque de Bar-le-Duc qui ont fait de noinbreuses déinarches pour mettre à ma disposition une abondante documentation.EPONES DU CHATBLET Y. 52 . GAILLET. instiflrtmr. Y.Fontnines-szrr-Marne. .GAILLET ment adressés au chanoine Didier qui a permis de dessiner et photographier les objets de la collection Colson déposés au Musée de Langres.

Lefèvre) Sculptures de Fontaines-sur-Marne.CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES (Cl. b . .F.a : Bacchus (?). .c : Déesse-mère (?).

à près de 3 m de profondeur. des Antiquni~rsde Frmice. de In Soc. tous. par Grivaud de La Vincelle (Paris. au bord de la Marne. 77. d'y faire des fouilles. Le registre des entrees du Musee municipal de Châionssur-Marne est formel : elles ont été 'trouvées à Fontaines-sur-Marne (Haute-Marne). grecques. 1876. Il r e ~ o i talors des "subventions" et peut continuer avec des moyens plus importants. Mais ces fouilles sont arretées après. par L. Or. in-ô. romaine : le Cl~âtelet. Ii commence des travaux à ses frais et envoie u n compte rendu qui est lu à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres. mmnines et gnlrioises qiii conzposent In collection de feu M .. sauf trois ou quatre à la fui. La région de Fontaines-sur-Marne étant partimlièrement riche sur le plan archéologique..Mémoires de société d'Agriculture. il n'en est absolument rien. (4) Henri Bordier présente une brève étude de ces monnaies d'après les écrits de Grignon. in-8". de ln Soc. En 1774 et 1775. et une série de 168 dessins et lavis. le Chatelet n'était pas Pompei (3). Elles ont été données au Musée le 30 mai 1875. Durevesle. LXXX et CCXLN p. 239 . semble-t-il. il domine plusieurs villages.. avec plan grave de l'emplacement des fouiiles. (5) Cntalogire des objefç d'nntiqiité et de ciriiosifé qui conrposnimit le cnbiiief de fmi M . il publie deux comptes rendus imprimés (2). Bar-le-Duc. alors ingénieur en chef des Ponts et Chaussées A Châlons. (2) Birllefin des fouilles fuites pnr ordre du roi. la visite du cardinal de Rohan. Grignon avait collecté une masse d'objets comprenant depuis des statues jusqu'à de la céramique. C'est ce qui fut fait par Grivaud de la Vincelle (6).. ibid. niicioi nrcltidincre de Lechrre. avait été présente dès 1772 : Bulletin de In Société des Antiqunires de Frmice. 1. D'après Henri Bordier. qui aurait été déçu par le spectacle qui s'offrait à ses yeux . p. les objets passèrent tous à i'abb4 Campion de Tersan.Second bulletin desforiill es. mais il meurt en 1819 avant d'avoir pu réaliser son projet (5). maîhe des forges à Bayard. . 77.-J. dans sa séance du 17 juillet 1772 (1). 11 meurt en 1784. avant de présenter ces deux sculptures. et sa collection est achetée par l'abbe de Tersan. à l'occasion des travaux de construction de la nouvelle eglise. où ces deux statues sont considérées comme provenant du cimetière de la Fosse Jean Fat à Reiiw (Marne) et ayant fait partie de la collection d'Auguste Nicaise. 1820). 1775.. dans la Marne.. l'autre gravé. d'iine ville m i n e . Biill. 19%. un manuscrit comportant en plus du texte du mémoire deux plans de la fouille. 1774. Proéminence isolée. par M. en passant par 1 O00 monnaies gauloises et 8 000 romaines (4). p. ayant remarqué la couleur noire de la terre en cet endroit. représentant des groupes d'objets trouvés au Cliâtelet. déconverte nt 1772. il nous a semblé bon de faire rapidement u n inventaire de nos connaissances. l'abbé Cnnrpion de Teom. LXXX p. p. "cependant on n'en reconnaît que quelques-uns dans le catalogue de sa colle~on"dit Héron de Villefosse (Bizll. Griuniid de ln Vincelle. note 1. 1876. Commerce. Sciences et Arts d u département de la Marne. Louis Grignon. 47-52 DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES-SUR-MARNE (HAUTE-MARNE) Par Michel CHOSSENOT et François LEFEVRE Membres titulaires Cette étude veut surtout corriger une erreur faite par Emile Espérandieu dans son Recueil. (3) C'est l'liypothèse la plus souvent admise. D'apr2s Grivaud de La Vincelle.-J. 7475. l'un manuscrit. p. 1819) et Cntnlogiie des antiquitk $yptiennes. maître de la forge située au pied d e ce site. sur In petite montngne dii ChRteIet.LES SITES La commune de Fontaines-sur-Marne est située à proximité d'un centre important à l'époque (1) Pierre-Clément Grignon est né à Saint-Dizier en 1723 et mort à Bourbonne-les-Bains en 1785.Dubois (Paris. tome. des Antiqunires de France. par Grignon. Celui-ci a fait l'objet de fouilles dès le XVIIIe siècle. a l'idée. qui a le projet de publier cet ensemble . entre Snint-Dizier et JoinuiIIe nx Clvmrpngne.

achète une grande partie des terrains et continue les fouilles. provenant du Cliâtelet sont enhés dans les collections du Musée du Louvre. cure de Fontaines. Pour ce qui concerne la commune même de Fontaines.dans Conzpte rendu de I'Acndémie des Insctipfiotis et Belles Lemzs. les medailles (monnaies) avaient été données au neveu de l'ab& Phulpin. Mmrrel d'nrchéologie. L'abbé Gelin. il se trouvait un buste en marbre "acheté à Saint-Dizier (Haute-Marne)" et qu'on avait presenté comme venant d u Châtelet. et M h . En 1878. et mort à Fontaines. 123. t. Répertoire nrchéologiqire dtl dépnrfenrenfde ln Hniite-Mnme. Paris. et qui est mort en 1854.1856. dépnrtenient de ln Hnute-Mnme. t. p. p. du 18 janvier 1871. u n compte rendu de ses travaux (7). . (8) La bibliothèque de Cliaumont (Haute-Marne) conserve son manuscrit intituié Motiogrnphie dit cluîfeleiet de ses environs mec de nombmix dessins. nire de Fontaines. Notes archéolo@ques s i r les fmrilles fmtes et les monuments déco~~vnfs sur ln mmitngne du Ch<îfekt située près de Fontnines (Hnizte-Mniite). En 1851. p. biiste en broiize décoiivot i Cmim~-les-Reinis.198. 43. Après ceiieszi. XN. mais il est vrai qu'il a pu être découvert par l'une des noinbreuses personnes qui y ont cherché et trouvé des objets faciles à vendre. curé de Fontaines. 1840. Efude srrr lin biiste mtiqiie en nrnrblr . t. de In Soc. no 4659 . et mort à Fontaies. (6) Grivaud de La Vincelle. des Antiqumres de Frmce. l'abbé Pliulpin. Gelin. Aits et Métierç des mnens représenféç pnr les nronumnzfs. 303 et 336. Hist. Abbé Phulpin. La plus ancienne mention en a été faite par Père Jacques Vignier.L. en 1825. Ce buste. dans Bull. en 1820. curé de Fontaines-sur-Marne. nous e n donnons la description faite par Nicaise lui-même : "Ce buste avec son piédestal a 28 cin de hauteur et représente un personnage jeune au profil droit. dans Cnliim Hmit-Mnmnis. les fouilles reprenneilt à l'initiative d u préfet Romier . 97-105. descend sur le cou et les épaules en boucles serrées. dans Mém. 1. O L'abbé Phulpin est né A Mathons. Archéof. avec un exhait du procès-verbal des fouilles de Pothier. fit encore quelques fouilles sur le Cliâtelet et dans un cimetière "barbare" qui se houvait au pied de la coüiie. p. lui-meme prêhe. et citee par Henri Bordier dans Bull. p. Cette sculpture étant sans doute disparue. 1886. Durand. ou Recherckes nichéologiqiiffi. qui coinportait des restauratioix. menhir sur lequel est gravée une inscription latine (14) .1865. poursuit son oeuvre. de In Soc.La Haute Borne. Gelin.Pothier. ef Hist.. 1877-1878. (12) Auguste Nicaise. la littérature est abondante : C.I. décoiivprfes entre Smnt-Dizier et Joinville. (13) Georges Drioux. Aqiiedric de consfn~ctionromaine. Soc. Agt:.PotlUer. 262-270. 163). (9) L'abbé Geliii est né à Langres. 1. Sur ce sujet. 68-76. 160. 1819. XUI. en 1844. p. t. 80. Dechelette.-F. (11) L'abbe Maréchal. II donne. de Longres. dont le visage est empreint de tranquillité et de grandeur. enroulées en tirebouchons et terininées pour la plupart par un trou circulaire foré à la virole" (12). juge de paix. Un certain nombre d'cléments. et 1880. .è~de Foiitnines-surMnme et de Goanon. inais son attention se porte surtout sur les objets et plus particulièrement les inornaies. Viü . Neufdiâteau. 1949. Georges Drioux. Parmi les objets de la collection d'Auguste Nicaise.120 pl. Conr. Sci. . de Lmgrffi. p. p. n'est pas signalé par ceux qui ont fouillé le site. 1876.It~piterSérnpis. Le Cluîtelet ei ses environs. creusés une profondeur moyenne de 6 mètres et distants 1876. (14) lbid. Pothier. en 1885. t. Une épaisse chevelure bouclée recouvre une partie d u front. dans son Rtjertoire archéologique (13) nous donne un certain nombre d'informations : .l'aqueduc constitué "par u n aligneinent de plusieurs puits en directiori d u Châtelet. de la Soc. et Atts Mnme. qui les supenrise.DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES CHOSSENOT-LEFEVRE Après la mort de Grignon. 137. (10) Bull. D'apres une lettre de P. Notes pour ln dknde historiqire dir diocèse de Lmrgres 240 . Abbé P. lorsque Henri Bordier en fait le compte rendu à la Société des Antiquaires de France (IO). Il.. avec la collection du dievalier E. de ln Soc.. 18841885 (l886).147 p. 437.seivmt principnlemenf à f'erplicntion d'un grmd nombre d'nntiquités renreillies dnns les mines d'une ville gnriloiçe et rommne. le 4 octobre 1758. r m i e chnnzprnoise. en fait un compte rendu (8). et Archéol. 1878. 3. p. inais celle-ci concerne surtout l'aqueduc qui ravitaillait le Châtelet (9). Elles ont alors ét6 vendues "à vil prix à quelques amateurs de Reims". tout fut rebouché.J. dans Ln Hmife-Mnine. IL p. collées sur le crâne. Essm s i r riti nqiiedrrc de constnrction rommiie à ln nionfngne dri Cluîtelet p7. des Antiquaires de France. en 1846. il conclut hâtiveinent : "les trésors de la montagne d u Châtelet sont definitivement épuisés" (11).

p. Gaillet Ln villn gdlo-rmtmne de Ln Chnrbonnièr ri Fontnines-srr-Mnm. Les cheveux sont représentés d'une faqon assez curieuse. . Sculpture no2. pierres décorées de feuilles d'acanthe. II . Le matériel lapidaire était relativement important : "fragments de colonnes.. (15) Y . op. deux tombes. Un long mur a été dégagé sur plus de 15 mètres (il s'étend au moins sur 40 m). les puits sont relies par une galerie haute d'environ deux inètres pour une largeur d'environ 120 m" (15) . qui méne de Naix au Châtelet. auraient permis de l'identifier les attributs qu'il pouvait porter. Pothier. 1969... faîte de fronton inscrit auquel s'ajustent les fragments de la partie inférieure. . ibid. 290..." (19). Recueil des bas-reli$ ..Lieu-dit "La Charbonnière". 875. . 167-170 et 267-PO. p. Drusus Germanicus. Néron) (17). mais qui sont aujourd'hui disparus.. deux incinérations du Ier siècle ont été mises au jour. . .. Postérieurernent A sa construction fut installée une canalisation dont le tracé est maMrialisé par une ligne de frettes parallèles au mur . avec les angles .Musée municipal de Châlons. Il pourrait s'agir d'une représentation de Mercure. 51-77. Répertoire. . no 3 739. Drioux. cit. (20) Y . il est délimiM par une ceinture de pierres sèches. .. etc. p. et Rmue desMtisées. Cette énumération est certainement incomplète .Lieu-dit "La Fosse Briot". . 309. en 1852. puisque la tête occupe une hauteur égale à la moitié du tronc. p. largeur sous le dais : 22.1967. iio119. 161. dans CnJtiers Hnirf-Mnmms. A l'intérieur.. lx. 27. A. et Gnllin. hauteur de la paitie sous le dais : de 59 à 79 cm. Auguste..Dimensions : 71-85 x 31 cm. est également impressionnant. . p. d'autres découvertes ont été faites : . essentiellement néolithiques. une partie d'une villa gallo-roinaine a été fouillée (20). p. inv. (16) G. Blanchet Les trÉson de motinmes mmmnes.1732. ms no 5996.. Gaillet.. quatre autres incinérations de la première moitié du Ier siecle ont été trouvées. 875. 1900. lion inutilé..1928.CHOSSENOT-LEFEVRE DEUX STATUES DECOUVERTES A FONTAINES entre eux d'environ 8 mètres . Seuls.le noinbre des sites préhistoriques. 160. est représenté un homme portant une hinique drapée qui met en évidence ses jambes.. Aifs et Métie rj.. 09) Ibid. %us un dais... op. cif.. fo 398). Les proportions ne sont pas respectees. Dans le voisinage. stèle d'EPONA. p. (17) G. Plus récemment. pl. en bordure d u chemin dit "La voie romaine". tête féminine en calcaire tendre.LES STATUES Sculpture no1. (18) Gnllin. . (a)Grivaud de La Vincelle. 25. Répntoire . Article anonyme dans Mémoires de l'Acnn9nie f v y d e des Inscriptions et Belles Lettres. inscription . Ensemble mutilé partiellement A la base. p. buste 29 cm . 1965.5 cm. où nous trouvons deux exemples proches (21). 90-101. mesurant 4. inv. .Lieu-dit "Les Plantes".. Paris. dans Ln HnufeMnme. CXVüi et CXXII. 123 . ont été trouvées dans un pot en terre 80 monnaies dont une en or de Néron et 79 eil argent (consulaires. .40 m . un enclos fudraire a également été découvert.des villae : "Monsieur Colson a pu fixer Seinplacement de plus de 10 villae gallo-roinaines" (16) .Musée municipal de Châlons. inutilé sur la partie droite. 1964. 11 est possible de rapprocher cette sculpture de celles représentées dans l'ouvrage de Gnvaud de La Vincelle.Nature de la pierre : calcaire. non loin de la ferme de Ruetz . jambes 35 cm. hauteur du personnage : tête 15 cm .Références bibliographiques : Einile Espérandieu. probablement funéraire. (Bibliothèque nationde. Tibère. Drioux. Le souferrnin de Forzfnines esf-il un nqired~ic? dans CBhiers Hmif-Mnmms.enfin un trésor monétaire au "Cl~ainpOufé". p..au lieu-dit "derrière la Grange" : un cimetiére mérovingien (les sarcophages n'avaient pas de couvercle) (18).. Les avant-bras ont été brises. 18. 135:135.

. Campagne de 1%5. Lienard. une grotte artificielle. no 3770. p. Lienard. travaillés ou sculptés en calcaire tendre.5 x 433 x 17. Esperandieu. 147-156. nous ne pouvons que formuler des hypothèses.Références bibliographiques : Emile Espérandieu. Bardoux qui a bien voulu assurer la dactylographie du texte. se demander d'où provenaient ces deux statues retrouvées à 3 m de profondeur. (24) F. Encore quelques notes sur la Haute-Borne.. de l'un des terrains situés près de Savonnières. dans Revue A~cliéologiqiie. ii semble que. 1881. "Nous sommes en présence d'un banc de roche (calcaire portlandien) exploité autrefois comme carrière" . on compte le travail de la pierre. Il s'agirait dans ce cas d'une déesse à la corne d'abondance. en un temps. R$eifoire . Ainsi. (29) Nous remercions particulièrement B. effectué en 1865. probablement. Drioux.. Vers 1830.. (26) G.. Les fouilles de la Societé d'Archeologie lorraine à Grand. cm . bien entendu. ll est certain d'ailleurs que cette région. no 3674 et 3675. Billoret. il fut mis a découvert des restes de pierres taillées en laines minces. y..Nature de la pierre : calcaire. 33 cm . rapport avec un temple . corne d'abondance (?). (22) E... mieux connues grâce à des découvertes faites au siècle dernier et dont parle Félix Liénard : "Lors du déblai. p. de la tete : 16..CONCLUSION Ces deux sculptures ont. En l'absence de toute autre indication. provenant sans doute des chutes de sarcophage et de leurs couvercles façonnés dans les lieux . et Pinard un foyer mégalithique (25). Elles pouvaient venir du Châtelet situé tout de même à quelque distance ou bien d'un site gallo-romain implanté dans la vallée de la Marne. Mais. On peut.. 1965. parmi les activités qui pouvaient Stre exercées. (28) F. par les vestiges qui y ont été découverts. AlrlGologie de In Meirse. on y rencontra quelques inscriptions qui malheureusement ne furent N consenrées N relevées . Renreil des hm-reliefs. Les cheveux sont longs.DEUX STATUES DECOUVERTES A CHOSSENOT-LEFEVRE .de nombreux autres éléments découverts au Châtelet. tendraient à le prouver. 36 cm . Le bras droit est replié sur l'épaule gauche et tenait un objet. En tous cas. p.6 cm. proches de cette commune se trouvent les carrières de Çavonnières-en-Pertllois. puis plus récemment à Fontaines même. Roger Billoret fait état de la découverte de plus de mille fragments de pierre... R$eitoire .. Arcliéologie de InMeirse . (qui abrite une portion de la FOmAINES voie romaine) fut construite sur le Châtelet à flanc de coteau . Par ailleurs. .5 cm. . 162. (25) Pinard. Drioux. (27) R. "montrent que la carrière a été. était peuplée et riche en établissements divers. exemple assez fréquent (22). (23) G. 161-162. statues de 29 et 33 Aboiidance ou deesse-mère.c'est dars l'un des compartiments de ces carrières souterraines que furent recueillies en 1866 deux monnaies romaines dont l'une à l'effigie de Néron" (28). des habitants de Sommeville ont travaillé à sa construction et il était de tradition dans la famille d'un de ces ouvriers qu'on avait alors extrait des blocs de Sous Porchien" (26). no 3 740.. dans une étude sur Grand.1847. 242 .. Elle porte un vStement drapé. Recireil . 94. no 37%. p. ' 11 s'agit d'une femme assise sur un siège nettement sculpté. dams Le Pnys Loirmn. no 3361.Dimensions : 89. où Liénard signale une surface couverte de pierres levées (24). Georges Drioux pense qu'à Fontaines même existaient des carrières : au lieu-dit "Sous Porchien" (23)..... 91-92. les nombreuses découvertes d'éléments sculptés et de restes épigraphiques trouvées d m cette petite région montrent qu'elle avait é* profondément romanisée par les contacts avec l'agglomération du Châtelet (29).. 556662.. largement exploitée. sans doute de Fontaines-sur-Marne (27). d'ailleurs. Verdun. III . XLVI. p. "Deux grandes excavations à fond plat (plusieurs mètres de diamètre moyeny.

figure 2) : U s'agit d'un couteau trouvé par GRIGNON et dessiné par GRIVAUD de la VINCELLE. Il s'agit en effet d'un couteau avec lame courbée.Par contre. Nous ne pensons pas que l'on puisse attribuer à l'âge du bronze les bracelets en jayetde la planche 1. Quant à la datation.) n'est pas de type atlantique. le trident fait penser à un atelier normand bien que des pièces similaires proviennent de Bretagne (Briard. la fin du Bronze Moyen III (soit XilIeme siècle avant Jésus-Christ) ou à la rigueur.-M. les frères Colson écrivaient que l'âge du bronze avait laissé peu de traces sur le Cliâtelet. Tome XX. Le plat porte une ornementation en trident.figure 3) : Ce couteau en bronze avec manche fondu est signalé par DAREMBERT et ÇAGLIO comme provenant du Châtelet de Gourzon. Les haches à talon atlantique les plus proches du Châtelet ont été trouvées à Moncetzl'Abbaye (Marne) et à la ferme de Nauroy. la hache à talon de Perrancey (H. aspect rugueux présentant de nombreuses cupules d'oxydation. le début du Bronze final. Il est vraiseinblable que le couteau du Châtelet soit amvé par la Franche-Comté et la vallée de la Marne. Ils signalent : deux couteaux. 1965).4éme trimestre 1973.BULLETIN DE LA SOCIETE DE SCIENCES NATURELLES ET D'ARCHEOLOGIE DE LA HAUTE-MARNE Fascicule trimestriel : no4. près de Margerie (Nicaise. KIMMIG fait remonter ce type d'objet à la phase préliminaire des champs d'urnes. des bavures dues au moule subsistent sur les c8tés de cet objet. COLSON : "Petit bracelet entier dont les extrémités vont en s'amincissant sans se rejoindre. 1879). montre que le centre géographique est situé en Suisse. figure 1) : La hache à talon à anneau latéral est actuellement consemée au Musée de Verdun (1). voici sa description d'après P. COLÇON puisqu'ils le comparent au couteau de COURTAVANT. un bracelet pourrait appartenir à l'âge du bronze. La carte de répartition de ce type d'objet établi par HOLSTE (Planche 2) et que nous avons completée. à manche massif et à bord ourlé terininé par un anneau (unlappte Griffzungen Messer). Si nous nous plaqons dans une chronologie française. 1961). Couteau (Planche 1. On en trouve quelques exemplaires en Champagne : Courtavant et le Châtelet. un en Lorraine : Toul et un en Bourgogne. épaisseur maximum : 27 mm. nous nous trouvons situés au Bronze Final 1 (soit vers le XIIeine siècle avant Jésus-Christ). MULLER-KARPE les place au Bronze D de REINECKE. Ce bracelet ressemble par sa description aux bracelets à extrémités effilées dont les prototypes remontent au bronze ancien et que l'on retrouve jusqu'au Bronze Finai II. mais du type de Haguenau (MILLOTïE. GRIGNON a trouvé un objet absolument semblable". en nous appuyant sur les trouvailles des dépôts bretons. L'âge du bronze au Châtelet de Gourzon par Louis LEPAGE Dans leur ouvrage "Le Châtelet à l'époque préromaine". Pothières. nous donnerons. Longueur : 154 lm. couleur : noir verdâtre. largeur du tranchant : 40 mm. près de Châtillon-sur-Seine. Par contre trois objets sont caractéristiques de I'âge du bronze : ce sont deux couteaux et une hache. Mais il ne s'agit vraiment pas d'objets typiques. La hache (Planche 1. puis la vallée de la Marne. C'est le m&me objet que celui signalé par P. C'est incontestablement une production de l'âge du Bronze atlantique. et R. une pointe de flèche en bronze et quelques fragments d'armilles et de bracelets en jayet. et R. Couteau (Planche 1. Le cheminement vers nos régions a pu se faire par la basse vallée de la Seine. Cet objet .

. BRIARD. -Arts et Métiers des Anciens. ZUMSTEIN.XV. J. Bar-le-Duc. 209-233. et R. et Arts de Saint-Dizier. en Champagne.1956. d'une ville romaine. . . Sté Lettres Sc. J. C. LV-1958. . t. P. LEPAGE L'AGE DU BRONZE lors d'une fouille de sauvetage sont datables de cette période.1954.BeitrRge zur Chronologie der Urnenfelderzeit nordlicli und siidlich der Alpen. - - W. - J. J. 210-216. L W . 65-82 . MILLOï'ïE.T. 431-433.1960 : Chronique de Protohistoire. . Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est. J.Les Dépôts Bretons et l'Axe du Bronze Atlantique. Le centre d'origine est situé en Suisse et nous remarquons un cheminement par la Franche-Comté. pp. Germania 34. 137-173 . Jusqu'a présent. HOLSTE. Quant à la présence des objets sur l'oppidum. Rennes. Revue Arcliéologique de l'Est et du Centre-Est.V.Où en est l'étude de la civilisation des champs d'urnes. XXD. II 1951. HUNDT. est un couteau en bronze A soie perforée d'un trou de rivet (Griffdorn Messer). 304307.Bulletin des Fotiilles faites par ordre du Roi. Pans. 1969. XVI.-Jung bronzezeitliches Skelettgrab. 1960.L'âge du bronze air Mitsée de Chalon-sur-Saône. Bull.1965 : Carte archéologique de la Lorraine. Sté Agrintlktre de ln Mnrne. 30-31. K.1958 : Chronique de Protohisfoire. H. Pans. R. de la Sté Prfl~istoriquefrançaise. cette periode est assez peu représentée dans notre région bien qu'elle le soit nettement plus vers les Marais de Saint-Gond : quelques tessons trouvés à Perthes Conclusion : Les trouvailles faites sur l'oppidum du Châtelet sont peu abondantes . La lame est légèrement ondulée.Catalogue des collections préhistoriqites et protohistonqiles du Musée Dauphinois. Müller-Karpe. In Mém. 1959.. rebords de falaise et sommets de colline). . 1879-80. de la Sté Préhistorique française.Gesagte Nadeln dans Priihistorisclie Zeitschrift. 7-37. il semblerait que de 1200 à 900. . pp. Dr MOUGIN. 7-6 . pp. . . XII. H.Exposé critique du systèine chronologique de H. pp. 244 .Nouveau projet de chronologie pour I'Age du bronze en France. Société Sciences et Arts de Vitry-le-François. pp. KIMMIG. N. T. p. 7-20. COLSON.Bronze Ages Culfures in France. malgré tout. 1965. Mém. N. DARAMBERT et SAGLIO. . entre Saint-Dizier et Joinville.161-213 . .1963 : Le Jura et les plaines de la Saone aux âges des métaux.1953. .1. GRIGNON. BONNAMOUR.Objets gallo-romains et mérovingiens trouves dans l'arrondissement de Vitry-le-François. MULLER-KARPE.Dictionnaire des Antiquitffi Grecques et Latines. Il semble que le couteau du Châtelet soit celui situé le plus à l'ouest. pp.1970 : Précis de protohistoire européenne. 7-29. cela n'a rien que de tres naturel lorsque l'on sait que les habitants de cette période ont affectionné les points de défense naturelle (Eperom. Revue Ardiéologiqire de l'Est et du Centre-Est. HATT. . MCAISE. . 703-720. . P. 1970. l'occupation y soit continue. 412 sq. P. XXIII.L'âge du bronze dans le département du Haut-Rhin. 1963.Le Châtelet et ses environs à I'Epoque préromaine. T. 7-56. . Grenoble. principalement dans l'Est de la France. Une nouvelle chronologie de 1'Age du bronze final. . . 184-195. Ce type de couteau est datable du Hallstatt A l de MULLER-KARPE qui correspond au Bronze Final II (soit les XètneXème siècles). pp. L. GRNAUD de la VINCELLE. p p 41-48. pp. Bibliographie A.L'époque du bronze dans le departement de la Marne. pp. JOFFROY. A. 1%4. (Article Culter).1939-40. Les courants commerciaux semblent venir aussi bien de l'Ouest que de l'Est et indiquent que la vallee de la Marne a été utilisée comme voie de passage à cette époque.Bull. Cambridge. 1774. sur la petite montagne du Châtelet. 1960. 1%5. 1969. . découverte en 1772.L'oppidum de Vix et la civilisation Halstattiennefinale dans l'Est de la France. pp. .1961 : L'influence du groupe de Haguenau sur les civilisations protohistoriques d'Europe Centrale. BOCQUET. . . 1957. . 1935. SANDARS. T. 1819.. 1961. Nous avons établi une carte de répartition de ces objets (Planche 3) : nous pouvons en tirer les in&mesconclusions que pour le couteau précédemment décrit.

Genève 2. LEPACE - Planche 2. 9. Bâle [Port du Rhin1 6. 15. Rovio 13. Wabelsdorf 14.L'AGE DU BRONZE L. Unterhaching Grünwald Hofoldlnger-Forst Ergoldlng 245 12. Essfeld 4. Steinheim - . Mellingen 4. Binningen 5. Ragnatsch près de Mels Planche 3. Peschiera Este Courchapon Multenz 17. 10. Boppart 10. Kellmünz 5. 14. 1. Wollmeshelm 3.le-Châtelet 18. Uiora Chablandes 16. Thierachern 3. Eguishelm 19.R é p a r t i t i o n d e s c o u t e a u x à s o l e perforée (Grlff dorn m e s s e r ) u . Toul 11. Dietrenbach 2. . Sankt llgen 9. 8. Pothières 17. 13. Gernlinden 7. Kellmünr 8. Feldgeding 6. Gourron . Gourron. Courtavant 12. Colmar 18. de Sus Pully 15. Répartltlon des couteaux à manche couid (Unlappte O r l f f z u n g e n m e s s e r ) d ' a p r h s H o l s t e c o m p l é t é 1. 7.

L. LEPAGE L'AGE DU BRONZE AU CHATELET .

Ces dernières. 1933. cet ouvrage est devenu tTes rare. 1819). couvrant toute l'époque gallo-romaine. Grignon. 5 . Les rares publications qui parurent alors sont vagues et non illustrées (Phulpin. en Allemagne rhénane et dans les fouilles Colson au Châtelet (Colson. 51-64. on peut lire l'inscription : ORV.L'arc se rabat à angle droit vers le ressort. Il s'agit d'un type gallo-romain précoce.Il s'agit d u type le plus simple des fibules de La Tène Jïï. 6 . Le porte-ardillon est ajoure. qui utilisait les matériaux découverts lors des fouilles de 1772-74 (Grivaud de la Vincelle.L'ardillon manque. Les fibules du "Châtelet" de Gourzon . cinq exemplaires). Ces fibules sont utilisées au premier siècle. 1774 et 1775). Type "La Thne IIi" 4 . dans le seul but de récupérer du mobilier. Il nous a semblé utile.Bulletin de la Societé archéologique champenoise 1978. Les premières fouilles furent exécutées en 1772 par A. paraissait un ouvrage abondamment illustré. 3 . l'abbé Fourot a realisé une publication encore utilisable (Fourot. L'importante iconographie parue dans Arts et Métiers des Anciens de Grivaud de la Vincelle reste malgré tout utilisable. L'arc est nettement brisé.. a disparu. Sur le cartouche.Haute-Marne d'après les publications du XIXe siècle Par Louis Lepage Le Châtelet est un oppidum installé sur une colline siîuée sur la rive droite de la Marne. le porteardillon est plein. L'extrémité du porteardillon se termine par un cartouche qui vient enserrer l'arc. pour l'essentiel. Le porte-ardillon est forme par le retour du fil rabattu sur l'arc. présentent un interet 247 certain pour la Champagne et l'Est de la France. mais seule la partie relative aux découvertes de l'époque pré-romaine vit le jour (Colson. p. S u l . Ensuite. de nombreuses habitations et des édifices publics furent alors mis au jour. 2 . les fouilles se succédèrent. Le site du Châtelet a fourni u n abondant mobilier. inais à arc plus large. qui. Ce type a été rencontré à Besançon (Lerat. dans la commune de Gowzon (Haute-Marne). 1935). Quelques notes furent publiées dans diverses revues. no 34 à 36 ter). . no 4. 1834). 1884). LES FIBULES A RESSORT NU RESSORT A CORDE INTERIEURE A L'ARC Type "pseudo-La Thne ïi" 1 .M&me modèle. de publier ici les nombreuses fibules découvertes au Chatelet. Malheureusement.Fibule à arc filiforme portant un annelet place très haut sur l'arc. Quelques années plus tard. l'extrémité du porteardillon vient enserrer l'arc à proximité du ressort. Ce type semble s'&treprolongé jusqu'au IIème siècle. Deux publications furent faites sur ces travaux (Grignon. Les auteurs promettaient une publication d'ensemble sur le site. Elles furent pratiquées sans méthode. avec anneau placé en limite du porte-ardillon. bien que les trouvailles ne soient pas en contexte stratigraphique. Plusieurs rues.L'arc est formé d'une bande de metal nervurée longitudinalement. 1956. maître de forge à Bayard. la corde est intérieure.

15 . FIBULES A ARC INTERROMPU FIBULES A AiLEïTF. Le no 33 est également nervure.L'arc. 13 . est étranglé à sa partie inédiane par une partie circulaire nervurée. porte-ardillon plein. L'arc est tantôt UN. mais lisse. une sorte de boite enserre completement le ressort.L'arc prèsente une neiwre. A CORDE EXTERIEURE A GRIFFE 8 . la queue s'élargit en forme de queue de paon. en Franche-Comté. sensiblement rectangulaire. Ii est nervuré. Dans le porte-ardillon.Fibule également à queue de paon. Rhenanie.Modèle très trapu. L'arc.Deux évidements ont été pratiques dans le couvre-ressort. Le type suivant est différent : no 34 à 37 . 11 . un losange ou un c d dont la diagonale se trouve dans Saxe de la fibule remplace le disque.Arc très tendu et triangulaire. est orné d'une ligne de pointillés encadrée de lignes en dents de loup. en Suisse (Lerat.En effet. 12 .Fibule a queue de paon.L'arc s'èvase légèrement. FIBULES A RESSORT PROTEGE Dam ces modeles. FIBULES A PLAQUE CIRCULAIRE OU RHOMBOIDE ET A QUEUE DE PAON 27 à 33 . Ces modèles remontent à l'époque augustéenne. l'arc cannelé est remplace par la représentation d'ui animal allongé. est orné de deux lignes de inèandres. Sarc. Ces inodèles à ressort couvert à arc ininterrompu sont très largement répandus en Gaule. à arc rectangulaire présentant trois nervures. comme dans les exemplaires à disque. Le couvre-ressort est orné de deux lignes parallèles entourant les extrémités. Elles comportent un couvre-ressort en fonne de tube.Grande fibule identique à la précédente.L. 17 . qui est nervuré. Comté. des évidements forment une grecque. 10 . elles se trouvent dans un ensemble de la période claudienne. LEPAGE FIBULE A ARC EXTERNE 7 . est aplatie en forme de triangle. rectangulaire. Sur l'exemplaire no 37. coinme dans le cas de la fibule "de Nauheiin". C'est d'ailleurs à cette époque que nous rattachons la nécropole des "Hauk de Croche" à Hallignicourt (Haute-Marne). Ce type de fibule est bien connu et se rencontre couramment en Bourgogne (Sautot. rectangulaire. Enfin. 18 et 19 . à Bibracte. à i'exception du no 33. est décoré de nervures longitudinales. nervure. C'est un type qui peut parfois se prolonger jusqu'au règne de Néron. comporte une partie formée par une feuille de métal bombée découpée à jour. est séparé du porte ardillon par un annelet nervuré. 25 .L'arc est orné de nervures parallèles. C'est un type abondamment représenté en Franche- 24 . Généra- . 20 . La surface de ce disque peut s'orner d'une feuille de métal ajourée. auquel inanque le porte-ardillon. porte-ardillon cassé. Gergovie. 16 .L'arc. vient s'appuyer sur un disque de grande dimension qui. Le porte-ardillon est ajouré. où des exeinplaires de même type ont été recueillis. plat.L'arc. tantôt nervuré. qui recouvre le porte-ardillon. dans lequel s'ouvraient plusieurs fenetres... 1956). ou bien d'une plaque simplement décorée à sa surface de quelques traits au trémolo : no 35 et 36. qui a le sien en forme de boite rectangulaire. très aplati. LES RBULEÇ DU CHATELET AU XIXème S. sur la plupart des exemplaires. si ce n'est une différence de taille.Arc aplati. 21 . La partie supérieure de l'arc est massive et moulurée. filiforme. etc. très bombé et nervure.L'arc est nervuré.Modèle plus petit. 26 .Le premier groupe de ces fibules montre le développement des fibules du type du no 25. Dans la nécropole de Fouches. L'arc est bombé et nervuré. 1977). La griffe est fixée à l'arc par une petite plaquette qui semble rivée. 9 . Il est utilisé jusqu'au milieu du Ier siècle. La partie inférieure. 14 .Dans cet exemplaire. Un rétrécisselnent se situe à la partie médiane de l'arc.L'arc. en Belgique. l'ardillon est brisé et se prolonge par deux ailettes protégeant le ressort. le porte-ardillon est percé d'une fen@trerectangulaire. 22 et 23 -Très petits exemplaires à arc nervuré.

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...r infeirori~pir@I: mi) >:.33 . ~ il . 1 251 Fig. 3 :fibitles mcc cnche-lrssorf et n.

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nnt) .121 Fig. 7 :fihiiles O l z m l l k @r.

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Type de Bagendon Ce type est inoins bien représenté que le précédent.. Ces modèles sont datables de la fin d u ler siècle et de la première partie du Llème siècle. Au Chatelet de Gowzon.-C. 60. Type à antennes Des antennes latérales se développent. elles sont assez nombreuses.Dans un troisième type.60 av. une inscription apparaît sur la téte de I'arc. Le profil est rectiligne dans ces deux exemplaires. Parmi ces modèles.-C. Le disque est orné d'une plaque de métal ajourée. FIBULES A ARC A PROFIL TENDU OU A PROFIL ANGULEUX Type à arc bipartite Ces fibules sont relativeinent nombreuses. Gergovie. (no80.-C.. Ce type de fibule a été utilisé de . l'un porte une inscription sur I'arc. Elles sont généralement datées de la période Auguste-Néron. Duval (Duval. Mandeure. 54. 44. ne compte qu'un seul exemplaire au Chatelet de Gourzon. à Sisak en Croatie et à Alésia. Ces fibules sont datables de la fin du Ier siècle au début du Iiièine siècle. et semblent avoir connu une grande vogue. li s'agit de la fibule no 43. Type arc continu Sa datation est de 60 à 110 après J. mais il couvre la inême période. 55.L. Malheureusement. il ne nous est pas possible de dire lesquelles. Vinci. Type d'Aucissa Il s'agit d'une fibule à profil très arrondi. 1974). Les fibules d u type d'Aucissa se rencontrent sur de nombreux sites : Bibracte. SERIE A GOWILLE TRAVERSANT DEUX PLAQrnS . LEPAGE LES FIBULES DU CHATELET AU X1Xème S. etc. lement.58. J.. La queue est nervurée. ou bien il y a échancrure d'une traverse placée au-dessus de I'arc.. (no70. 84 et 87. Dans cette série. 38 et 39 . Le disque s'attache directement au couvre-ressort. Bon nombre de ces fibules sont étamées. l'ardillon pivote autour d'un axe qui traverse la tête. Le porte-ardillon est plein. Fibules émaillées Quelques fibules rentrant dans les catégories précédentes présentent un décor émaillé.. Elles sont datables de la période s'étendant de 15 à 90 après 1. Type géometnque @maillé Il convient de classer dans ce groupe toutes les fibules ne représentant pas des animaux ou des objets : no 116 à 135. : no 45 à 53. J.-C. On lit : Ave Amica Mea (no 78).. étudié par A. 59. Deux plaquettes perforées sont placées sous l'arc. etc.-C. FIBULES A CHARNIERE Dans ce groupe. on peut citer deux fibules présentant une inscription de fabricant : la no 40 : Avcissa et la no 60 : . la goupille traverse deux plaquettes perforées placées au-dessous de l'arc. Il s'agit des no 105 à 115.-C. Même ère de répartition et inéine datation que le type précédent. Type à plaque inseree Sa datation est de 70 à 110 après J. ces fibules ont la in@ineère de répartition et la même datation que les fibules à disque.-C. Des fibules à représentation animale sont signalées par Lerat à Besançon. nous citerons les exemplaires suivants : 41. Parmi elles. Parmi les fibules de ce type. : no 88 et 97 à 100. 42. l'arc disparait. etc.83)... La datation de ce type est de 10 à 50 après 1. Datation : de 25 à 90 après J. Type à mouluration complexe De nombreuses inoulurations viennent agréinenter I'arc. à + 5 ap. SERIE A AXE INSERE DANS LA TETE DE L'ARC REPLIE Type d'Alésia Ce modèle. Parfois. : no77. Un exemplaire type est représente par la fibule no 56. à l'exception de la no 79.71)..

9 :fihrles zoon~olphes(gr. 161 258 . nnt).145 146 147 150 151 152 53 150 159 Fig.

P. reliés par une chaîne. 145 . LES FIBULES DU CHATELET AU MXème S. 148 . et R. où on les trouve sur de nombreux reliefs. de l'Atlantique au Caucase (Ambroz. soit celui de la collection Gréau. au nombre de six au Châtelet. no 5193).Fibules en forme de semelle. Les rouelles étaient très abondantes sur le Châtelet de Gourzon et il n'est pas étonnant d'en trouver inontees en fibules. 1935. p.Embarcation avec rameurs. Certaines ont pu &tre émaillées. pour rester en usage jusqu'au Vème siècle. et des Arts de Snint-Dizier . 67-76. 1887). BIBLIOGRAPHIE Arnbroz A. 147 .Ce type est aussi appelé "cruciforine". 1966. 1977). 151 . jusqu'au Moyen-Age. HBULES EN OMEGA Les fibules en oinega ont été utilisées très longtemps. sont en forme de vase. 171 . On les retrouve jusqu'en URSS. 156 . 1966). 1%2.p.Paris. il est assez insolite.Lapin. soit celui du British Museum de Londres. L'autre montrait un champ jaune semé de petits ronds bleus. Le premier portait encore au centre des traces jaunes. 7-37. Ce modèle est assez répandu.Animal indéterminé.Tome X X I I I . la no 166.Représente des forces. Eydoux H. (1974) .Hippocampe beaucoup plus petit que le précédent. SERIE A GOUPILLE INSëREE DANS UNE ECHANCRURE Dans cette série. ce qui est douteux.Les fibules du type d'Alésia Antiquitéç Nntionnles. 150 . un au Mont de Berny. 161 .Fibule léontomorphe du m@metype que celle décrite par Feugère (Feugère. 157 A 160 . se trouvait une concavité non émaillée. sont de tailles très diverses : no 172 à 176. de In Soc.126.Oiseau en vol. - . MOCKBA. 139 à 141 . (1935) Le Châtelet et ses environs à l'époque pré-romaine . LEPACE Type skeuomorphe émaillé 137 .K. Cet exemplaire représente une rouelle. (1962) . 66. 149 . 146 . des Lettres.L.Poissons indéterminés.Eléphant. (1966) ABEEOiiOr CCCP. 136 . Duval A. Type zoomorphe La légende de la planche de Grivaud de la Vincelle les signale toutes comme étant émaillées. 1962).Ces deux exemplaires. 155 -Poisson stylisé.79. Une fibule de ce type faisait partie du mobilier funéraire de Childeric à Tournai. 138 . II est caractéristique du Wème siècle et apparaît à la fin du iiième.Cet exemplaire semble représenter un animal dans un ovale garni d'émail.1974 . Colson P. 153 . la goupille s'insère dans l'échancrure d'une traverse placée au sommet de l'arc. Les autres i'ont été par Grivaud de la Vincelle (planches XL à XLN et CXIV). CONCLUSION Les fibules du Châtelet de Gourzon sont d'une variété permettant de discerner tous les types et toutes les époques s'étendant de la Conquête à la chute de l'Empire. Cette fibule offre de grandes similitudes avec la sculpture d'einbarcation d e Neumagen (Espérandieu. On en connaît deux exemplaires à Besançon.Hippocampe ressemblant à un exemplaire du Musée des Antiquités Nationales. il est répandu dans tout l'Empire. Fibules diverses Les fibules 162 à 169 sont de formes très variées. il pourrait s'agir de l'un des exeinplaires signalés comme n'ayant pas de provenance connue. des Sc. 152 et 154 . 142 et 144 .Dauphin. dix-sept en Suisse.M h . depuis I'époque préromaine en Angleterre. n 6.LR Fronce antique . Ces fibules. Les exemplaires no 16.Paon. 170. bien qu'il s'agisse d'une figuration symétrique (Eydoux.Chien courant. Au centre.Représente u n poignard. 29. par exemple.142 à 144 et 169 ont ét6 publies par l'abbé Fourot (Fourot.

383-386. Grignon . Sautot M. 3-4.Reu.Neufchâteau. 285-349. L. Paris.Les fibules de la Gaule romaine Les dossiers de lrArcliéologie. 2ème série . Grignon L. 1977 p.Les fibirleç du Musée Viuenel trouvées en Forêt de Compiègne sous Nnpoléon Il1 -Tiré A part. 1887 . de ln Soc.Une collection d'objets de bronze provenant des Bollards (C6te d'Or).Ann.no28.Les fibules gallo-romaines . Arch. Fourot A. (1976) . 1774. 1775.LES FiBULES DU CHATELET A U XIXeme S.L'oppidum du Châtelet - Mém.Second Bulletin des fouilles. ( 1 q .p. Arch. 82-89. découverte en 1772. . Lainbot B. XXVIII. 1840. Ch. 1. (1977) A propos de deux fibules de type Iéontomorphe trouvées à Roanne (Loire) ..Note archéologique sur les - - fouilles faifes et les monuments découverts çrrr ln Montagne du Chitelet située près de Fontnines (HnnteMarne) .Bulletin des foirilles faites pnr ordre du Roi d'une ville romaine sur ln pelite Montngne du Chrîtelet.Catalogue des collections archéologiques de Besançon . LEPAGE - Feugère M. des Lettres.Toine IV. (1956) . (1774) . 1-103. Lerat L.1978 .p.Bar-le-Duc. (1978) . et des Arts de Saint-Dizier . 1819. Grivaud de la Vincelle (1819) -Arts et Métiers des Anciens .1956. p. (1887) . de l'Est et du Centre-Est .Toine XXVIII. Litf. de I'Univ. Grignon L. etc. fasc. Lerat L. (1775) .Paris. Phulpin A.Toine III Fasc. par A.II . de E s t . Reu. t. des Sc.. de Besnnçon. entre Snint-Dizier et Joinville en Champagne. (1840) .

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100 : 0 2 300 4W . 11 :chronologie des fibules gallo-romaines d'aprés Leref. 1978.-400 O 1100 O Fig.

fragmentaires et disséminés dans de très nombreux articles assez difficiles A consulter. Figure 1. Ro!/ed. .Les nécropoles gallo-romaines et du Haut-Moyen-Age au Châtelet par Louis LEPAGE GPNÉRALITÉS Les renseignements portant sur les nécropoles quelles soient gallo-romaines ou mérovingiennes sont imprécis.iécropole des Plnrifes (d'nprès plnn E. .Plm dir Chiîtelef ef de ses mivilmis inrmedinfs. L'pn'plncolzmt de In nécmpole sihrée çirr les nriries polie le ?iirnléro 7. Il semble que toutes les personnes qui ont tant soit peu fouillé ce site ou ses environs se soient trouvées en présence de sépultures. En 8 se Poilue In . Les emplacements de sépultures sont le plus souvent mal localises et l'absence de plan d'époque ne facilite pas la tache (figure 1).

Ultérieurement I'abb6 Maréchal découvrit au moins 2 tombes dont le inatériel est entre au musée de Saint Dizier (F. Des travaux du docteur Chaussinand. par l'essai d'une fouille provisoire que le lieu d'inhumation d'une grande partie des habitants était hors de la ville . Dans le inêine texte nous trouvons "C'était Iiors de la ville. dam la colletion Colson. L'autre était la sépulture d'un vieillard. Pothier nous apprend "qu'on a trouvé dans les fouilles de 1848 et 1849. dont les unes grossièrement maçonnées et les autres seulement recomaissabies par la position du squelette. quelques couteaux. des pierres inscrites. Enfin une nécropole du Haut-Moyen-Age a été découverte au nord de la ferme de la Grange au lieu-dit "Derrière la Grange" et fouillée en 1%4. Grignon donne la description des deux sarcophages qu'il appelle tombeaux. de pointes de javelines u n plaque boucle.-Félix Gelin et dont nous trouvons les relations des fouilles dans ses articles parus dans le Bulletin de la sciéte historique et archeologique de Langres et dans celui de l'abbé Auguste Fourot.. nous ne trancherons pas. notamment I'est et au sud-est. Un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient été trouvés à différentes époques. mais sans aucune inscription. Dans son premier Bulletin (l). près d'une voie romaine qui subsiste encore".". L'absence quasi totale de mobilier rend une datation précise très risquée. En mars puis en avril 1883. "L'un d'eux contenait le corps d'un adulte et celui d'un adolescent accompagne de médailles à effigie de Constantin-leCrand et d'un couteau à deux mains (scramasaxe ?). C'est cette nécropole qui sera fouillée sous la direction de l'abbé P. Les premières mentions de sépultures sont dues à Grignon. Si le lieu où se trouvaient tombeaux et cippes est au lieu-dit "Les Plantes" la position de l'incinération citée doit se situer en direction du village. Dans l'enceinte de la ville. C'est dans cette direction et au bas de la montagne qu'il situe la trouvaille d'une urne funéraire. Huit ou dix autres tombeaux. Grignon y trouva une sépulture accompagnée d'une coupe en verre. nous ignorons tout. que se faisaient généralement les inhumations (74). se sont trouvés dans les fouilles de 1849.LES NECROPOLES D'après I'hulpin : "il [le cimetière] est situe sur la pente de la montagne . Des éléinents d'architecture. vers le milieu du plateau. Grignon signale seulement la découverte de deux m$choires huinaines (1). LES TOMBES Les tombes avaient souvent été violées comme l'indique Pothier :"L'eiilevement des couvercles et diverses fractures semblent annoncer que ces tombeaux . On y trouve un certain nombre d'armes. 211). Les sepultures trouvées en 1849 n'étaient que par exception dans l'enceinte". on peut voir un certain nombre d'objets portant comme mention : cimetière inérovingien du Chatelet. D'autres incinérations ont été trouvées le long de cette voie au lieu-dit "la Fosse Briot" par Yvon Gaillet vers 1966. huit sabres etc. Le même auteur signale en outre la présence de plusieurs tombeaux sur les bords de la voie romaine . dans des ruines où se rencontrèrent beaucoup de sepultures. Il s'agit vraisemblablement de la nécropole des Plantes que fouillera Pothier puis Gelin. A proximite se trouvait un petit dépBt monetaire de 23 grands bronzes de Neron rassemblés dans une poterie brisée". une tête de femme. Yvon Gaillet récupéra le mobilier de deux sepuliures mises au jour par des travaux routiers à l'emplacement de la necropole des Plantes (figure 2). A ces objets qu'il est courant de trouver dam des tombes vient s'ajouter un lot d'objets assez hétéroclites qui sont gallo-romains. la plupart d'entre eux montrent des traces évidentes de coinbustion.certainement la voie de Nasium. Un seul avait encore son couvercle. Par la suite dans le second bulletin. des ouvriers qui travaillaient à la rectification de la route de Fontaines-sur-marne à Narcy mirent au jour plusieurs s&pultures. un corps de lion et une statue d'Epona ont été trouvés au voisinage d'incinérations et d'un enclos fuméraire. il devait s'eteiidre du nord-est à I'est". il dit "s'être assuré. si ce n'est qu'un fer de lance donné par lui se trouve aussi au rnusee de Saint-Dizier. Ces objets sont-ils issus de sépultures 3 incinération ? En l'absence de notes sur ces fouilles. Au inusée de Langres. entremelés avec un nombre à peu près égal de sépultures. Enfin lors de travaux de rectification de la route de Fontaines à Narcy. L'absence de documentation à ce sujet permet seulement de reconnaître que Colson a lui aussi découvert quelques tombes.

autour se trouvaient des fibule en argent de forme ronde avec cinq brillants sépultures. En outre on a retire de cem de haut sur une epaisseur de 31 à 36 centimètres. verte le octobre 1883. ambre.Plan des ddnrx sépultnrffi fouillés pnr Yvorr boucle de ceinture. tombeaux avec des restes d'os calcines". u Dans une toinbe mise au jour à l'epoque de Phulpin. les de l'incinération citée par Phulpin : L'ensemble phalanges des trois doigts sur lesquels reposait cette comprend un caisson en pierre de 49 centimètres bague ont ete ramasses. du coudiant au al levant. 4 z Grignon découvrit une coupe en verre "de . trouvée le 8 novembre 1885 : "Une médaille dais la D'autres incinérations ont été repérées par Gelin bouche. t~ouvaitl'empreinte d'une fibule delicate en argent avec Deux enclos maconnés avec sol en béton l'un de verroterie rouge . largeur de 60 à 70 mètres. collection Daval. (d'qrffi Cnind defottilles i~léiiifY . et l'autre d'un C adulte de 13 à 1 4 ans. l'autre mesurant 2. sepulture les debris d'un cercle ou d'une ceinture en fer . verre. d'environ vingtcinq millimètres de diamètre. une croix dont les quatIe croisillons sont ornes d'un Nous rappelons ici pour mémoire la trouvaille brillant avec une petite boucle en pierre verte . decousarcophages pour l'ensemble de la necropole. Une indéterminable. Gelin a lui aussi remarqué d'ornementation. est bien décrite par Gelin. aux pieds wi hachette deformée par I'oxydation. mises dans a des urnes. il y avait plusieurs a individus. un squelette était accompagné d'un peigne en os . dans une autre. I'ui d'un homme pose au fond. sur l'os maxillaire inferieur de la tete se noté la présence d'au moins 200 sépultures. ayant les pieds au dernier aspect". une fibule montée que de très nombreuses sépultures et plus particusur argent avec verres a facettes et un objet en fer lièreinent les sarcophages avaient été violés. Des cendres et des restes d'os Comme exemple de sépulture de guerrier bien indiquent avec certitude qu'il s'agit d'une incinéraconservée nous damerons l'inventaire de celle tion.PAGE LES NECROPOLEÇ > "on trouve plusieurs vestiges d'incinération. de forme circulaire. Un sarcophage inviolé contenait : une grosse Figlitz 2. Ces deux tombeaux etaient posés sous O LL dix à douze pouces de decombres.m fougère".I. Vers le cou se trouvait une entièrement detruits. il a terre cuite. près des ossements W Z d'un cadavre Iiuinain (yremier bulletin) ! I r n "Dans le plus grand tombeau étaient renfermes deux Q) . O 2 s k 8 n 26 . fermé par un couvercle contenant une urne en qui faisait le tour du corps.) 15 gros grains varies de forme. aujourd'hui dispersée. dans u n petit cratère. G. mais qui s'est 4 in de cote. à cûtes avec un bien conserve". une clef romaine. monté sur bronze formant Inventaire de quelques tombes remarquables. r cadavres. des bracelets.F.30 x 2 m etaient detruite sous l'action de l'air. D'après les constatations de Gelin. deux sur 23 Une sépulture certainement féminine. Dans cette surface. tels que pierres rougies par le feu. il s'est trouve dans ce tombeau ù 3 plusieurs medailles de Constantiii le Grand et u n (B couteau à deux mains très court et fort arque. rebord arrondi. . la nécropole Cette tombe contenait "un collier de vingt grains de s'étend sur une longueur de 170 mètres et une diverses formes et de matières diiférentes. ceiidres recueillies. puis une bague avec chaton en argeiit. contenait le cadavre d'une vieille femme. un poignard. pour la première partie du cimetière . Ces objets ont fait partie de la sur deux en genéral et sept sarcophages sur huit. qui a étf recueillie. n'ayant plus que quelques diicots rases sur les parties antérieuZ res des mâdioires. ch V) W "L'autre tombeau taille sur de plus petites dimena> Z --I sions. Gaillet.c>uis [. de couleur et avaient déjà et6 ouverts". Aux pieds etait un petit vase verre blanc.

..Figulr 3.PO D'après Edmond LEBLANï dans une note parue dans le Bulletin nrchéologique du Comité des trmnlrx historiqices et scientifiques.. . Les stkles Phulpin précise qu'en cet endroit un grand nombre de tombeaux et de cippes funéraires y auraient éte trouvés à différentes epoques. intact contenait les restes d'un jeune enfant avec à la bouche une pièce de monnaie et la coquille d'un oeuf à portée de la main... du Comité. a droite un sabre (saamasaxe) et un fort poignard".. l'ont brisé en 1849 et ont enlevé en même temps.30 de largeur. Une pierre dite funéraire.40 m sur 0.. Cette insc?'iption. Colson de Sommeville. seul les deux cotés semblent brisés.. par Gelin mesurait 1. sur un autre un echiquier. pour s'emparer de quelques medailles que l'on savait y avoir et6 scellées par le propriétaire de la grotte où on le conservait.I?tscriptio~lsigndée pnr Edmond Leblnnt dnits Bull. la pierre. on peut lire de la main de l'abbé Fourot : "Reproduction (demi grandeur) d'un fragment d'inscription chrétienne trouvée au cimetière franc du Qidtelet. d'un petit monument avec une croix gravée au milieu. . pour s'en faire aussi de l'argent.. Phulpin.. oblongue portant une inscription bien gravée dont les lettres ont cinq centimètres de hauteur à c6t6 du nom se trouve une feuille de lotus... Une derniere pierre portant une inscription a été decouverte vers 1889.. Au dos d'une photographie que nous avons en notre possession (figure 3). cette plaque a éte trouvée presque à fleur de terre dans le cimetière du Chatelet à gauche et au dessous de l'oppidum. trois d'entre-eux présentaient des lignes tracées à la main ..MIN0 DE0 NOSTRO .. sur pierre de Snvonnières. avec une lance d'un travail plus elégant que les autres.... Plusieurs pierres..CASTA IN DO . Un troisième tombeau dont a parlé M.. (d'yrès photo inédite de l'nbbé Jncob) au bras gaudie une petite boucle d'argent. a son couvercle taille en forme de voûte : des malfaiteurs.. Sur la face on lit : .. Nous signalons encore la découverte. La photograpliie n été prise par M . La dimension de ce fragment est donc de 305 x 160 inm . i'obbé Jacob.. L'abbe Gelin signale aussi 4 cippes d'enfants... indiquant des sépultures d'enfant ressemblaient à de petites pyramides aplaties. evidemment tumulaire où etait cette inscription : ANiMAIM LVCILLAE ARVSS Gelin signale la trouvaille d'une pierre de forme carrée. le 31 octobre 1884.. appartient à M M .. sur l'un d'eux est une clepsydre. professeur nu collège" de Saint-Dizier. Un sarcophage d'enfant.

-sarcophage de 2. Gelin a relevé qu'il y avait quelques traces douteuses de crémation. Voici la description donnée par Grignon de deux sarcophages découverts au cours de la seconde campagne de fouilles. Les vases peuvent @tre situés près des mains." Dans une autre sépulture les jambes étaient croisées. Voici quelques dimensions relevées par l'abbé Gelin : LES NECROPOLES . Vases. dont deux faces plus larges que les deux autres. ces lethes sont grossièrement gravées.10 m en deux parties (14. l'autre d'une pierre plate ayant pour toute inscription M D mnnibus Diis.sarcophage de 2. u n enfant gisait en travers sur ces ossements.84). dont le rayon est forme par la longueur totale du creux. du genre urcéole. qui semblait s'être affaissé sur lui-m@meet eii face duquel. Dans la premiere partie de la nécropole des Plantes. Dans la première partie de la nécropole des Plantes.60 m. . etait un autre squelette. II semble qu'en regle générale les corps aient été inhumés en position de denrbifus dorsal. et de heize pouces (425 cm) aux pieds : il a dix-huit (58.5 cm) d'épaisseur. on a trouvé dans les environs un vase brisé avec vingt-deux médailles de Néron. armes. aucune de ses parties n'avaient souffert de dérangement.84).sarcophage de 1. les tetes juxtaposées et les jambes entrelacées . Les sarcophages.70 m avec trou et bouchon d'obturation. dont un de six pieds (1. ce qui forme un pyramidal tronque. Gelin cite quelques cas particuliers avec u n corps ayant les mains derrière le dos. il s'agit certainement des sépultures gallo-romaines du W m = siècle. ii y avait aussi quelques bracelets et des perles. Une sépulture collective comprenait "deux squelettes. A Hallignicourt "les Hauts de Croche nous avons trouvé plusieurs sépultures du Bas Empire avec des orientations assez variables. était armée du poigiiard qui vient d'@tre indiqué. il avait les mains et les bras étendus à c8té d u corps. ce qui ferait mire que l'on prenait la mesure juste du mort pour qu'il n'y ait point d'espace vide entre les surfaces intérieures du tombeau et les extremites du cadavre. tandis que sa main gaudie.84) .65 m) de largeur à la tête. de deux (0. dit : "l'un était près de la main droite d'un squelette non enseveli. les corps étaient régulièreinent orientés du sud-est au nord-est. la moitié des sepultures découvertes regardaient le Châtelet. le couvercle en 3 parties. Pothier en 1849. était entre les pieds du squelette. le bras étendu et tenant l'autre glaive. Les sépultures situées le plus à l'Est sont orientées vers le levant. les cercueils II s'est trouvé dans une autre partie de la ville le cadavre d'un honune d'environ trente ai. est plus faible dans les dimensions. (3." Phulpin cite l'existence d'un sarcophage sous la grotte artificielle et la découverte de plusieurs sarcophages le long de la voie romaine. et le coté des pieds est taillé sur une ligne perpendiculaire. Position des objets dans les tombes Dans quelques tombes.inhumé sans cercueil. Coutumes funeraires Toujours d'après Gelin. objets de parure. Les corps. L'on doit observer que la coupe du coté de la tête de ces tombeaux est coupee sur un arc. .11. même le D est forme à contresens.11. sur les fondations d'un mur." Gelin cite la présence de cercueils en bois matérialisés par des clous auxquels adhéraient des restes de bois. Les clous de souliers logiquement près des pieds. Ces tombeaux étaient recouverb. et quinze (49 cm) aux pieds. on trouve des vases en terre ou en verre au niveau des pieds. un petit vase en terre. grand bronze. "Deux tombeaux . repliée sous sa handie.sarcophage de 1. L'autre de cinq pieds et demi 0 3 0 m).10 m e n deux parties (15. sous dix pouces de décombres. ils sont creuses de façon que le corps du tombeau n'a que deux pouces (6. des hanches ou des mains.Louis LEPACE Les inhumations e n pleine terre. sur le ventre. ce qui correspond à une orientation peu commune ailleurs . l'un d'une pierre creusée de deux à trois pouces(6.5 à 10 cm)en dessous.11. le fond est percé sous la t@te d'un hou de deux pouces pour ecouler la liqueur pubide provenant de la dissolution du cadavre. on note la présence d'ossements d'animaux domestiques en offrande.95 m) de longueur. Dans deux de ces tombes signalées par Pothier.5 cm) pouces de liauteur à la tete. ce sont des auges de pierre. parlant de deux sabres (scramasaxes). Les monnaies sont fréquemment dans la bouche d u défunt ou vers la téte.

d'autre part le mobilier qui a fait l'objet d'un apport intentionnel par exemple les vases céramiques. dans des ruines où se rencontrgrent beaucoup de sépultures. Ces formes dérivent des gobelets en céramique connus sous le nom de forme Chenet 333. instruments divers). no 5). il repose sur une base aplatie d'environ 30 mm de diamètre (figure 4. on a trouvé "vers le milieu du plateau. Si nous examinons les publications de Gelin. Une mâchoire d'un homme d'environ cinquante ans etait garnie de presque toutes ses dents. Parmi les verres conservés au musée de Saint-Dizier se trouvent trois gobelet d u même type (fig. Cette forine est répertoriée par Morin-Jean sous le numéro 39. Un verre du musée de Saint-Dizier. Typologiquement. Deux de ces glaives ou sabres étaient. qui est distant d'une lieue de Cliâtelet". La sépulture 2 des fouilles Gaillet a fourni une petite bouteille a panse presque sphérique le fond est en forme de "cul de bouteille". il n'existait même aucune trace des alveoles des dents qu'elle avait perdues. no 5). Cette forme de gobelet est aussi bien connue A la fin de la période romaine qu'à la periode mérovingienne. avec deux squelettes. Ce forine de vase est typique de l'époque mérovingienne. que nous avons eu entre les mains appartient à la forme Morin-Jean 113. Par ailleurs. L'exemplaire du musée de Saint-Dizier possède u n petit pied annulaire et un filet sur la panse. dans un graiid tombeau en pierre . une entrée. Nous citons ici Grignon : "Qu'il nous soit permis de faire ici une obse~ation d'Histoire Naturelle sur les dents de ces cadavres. avait une dent canine et une incisive carites. L'article de Fourot est également très imprécis sur le nombre et la forine des céramiques. tous à un seul tranchant. Ce vase comme le précedent date de la fin de la domination romaine. des bouts et des clous de fourreau . non dessiné et en très mauvais état. Ce flacon de teinte verte avec inclusion de nombreuses bulles d'air est caractéristique du N é m = siècle. Grignon découvrit lors de sa première campagne une coupe en verre de fougère (appelé certainement ainsi à cause de sa couleur verte et des impuretés contenues dans la pate de verre. 146) mesurant 1137mm de hauteur et 60 inin de diamètre à l'ouverture . fibules etc. il est assez facile de séparer . Nous observerons aussi que toutes ces mâdioires sont taillees carrémeiit à la partie antérieure. VAISSELLE Vases en verre La verrerie n'est pas très abondante dans la nécropole des Plantes : 4 vases d'après Fourot. La mâchoire d'une vieille femme ne portait a u m e dent." "Une autre d'un homme de trente ans.) et de son équipement (armes. n s'agit plutAt d'un gobelet si l'on se réfère à celui figuré sur la planche CXXM de Grivaud de la Vincelle (Figure 4.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Dans les fouilles de 1848 et 1849. conformation qui s'est perpétué dans les environs. nous trouvons 42 vases. Ce type de gobelet de forme 104-105 de Morin-Jean se rencontre dans les tombes de la fin de la domination romaine et dans les tombes du début du I V m * siècle. deux agrafes ou tes grandes boucles de ceinturon et un poignard (38). nos 2. en sorte que leUr coupe formait un triangle. les coupes en verre et les monnaies dont la présence dans les sépultures relève de pratiques rituelles. no 1). il paraissait que les trous de la carie n'avaient pas augmente depuis son iniiumation. elles étaient entourées au-dessus des gencives de concretions pierreuses qui ne se sont point détruites. plaques de ceintures. LE MOBILIER FüNERAZRE Le mobilier funéraire peut se diviser en plusieurs catégories : d'une part ce qui appartenait au défunt et faisait partie de son habillement (boucles ferrets. Vases en terre D'après les inventaires anciens. quatre dans autant des six ou huit autres tombeaux qu'on y a découvert. très imprécis du musée de Saint-Dizier il y aurait eu 38 vases provenant de la nécropole du Châtelet. Le dernier récipient est un gobelet e n forme de clocheîbe apode sans bouton basilaire (figure 4. 1. 5 d'aprhs Gelin auxquels il convient d'ajouter celui découvert par Grignon. 4." Constatations anthropologiques et anatomiques. huit sabres ou épees. particulièrement dans le village de Chevillon. Nous ne savons rien sur la position de ces vases dans les tombes. ses mâclioires s'etaient fortement aplaties par la mastication. des pommeaux. 3 et 4). nous avons un gobelet tronconique (F.

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R.miqaes gnllo-lotnniiie dl. smif no 3 qui pmvimt de ln tombe 1 des fotiilles ~nillet(oesrim c.P. .Céi.E.M.) .H.Fisure 7. nlrtsée de Snint-Dizie.

Les autres vases de forine assez proche sont vierges de toute décoration . La partie opposée est plate. no 4). il s'agit d'un X auquel se superpose une barre verticale. Comme gobelets. s'agit drun récipient tronconique ferlné par une partie hémisphérique. 6.) et une jatte carénée à col sans baguette : Chenet 322 . C'est cette même forine qu'on retrouve en craquelée bleutée (fig. Cette forme Chenet 323 a étC trouvée en abondance sur le site d'habitat du N e m e siècle des Crassés à Saint-Dizier et dans la toinbe du cimetière des Hauts de Croche à Hallignicourt. * Holidnrd) La gourde. le second comprend les vases sans anse. il a un col élancé (fig. à orifice circulaire à bec pincé. no l). Nous ne saurions assurer qu'il s'agisse là d'une sorte de chrisme. la céramique est rouge avec engobe orangé d'assez inauvaise qualité. no 4). à col rétréci.est semblable au pot trouvé dans la célèbre sépulture A de Lavoye. le plus petit (hauteur : 112 mm) est lisse. no 2 et 3). Nous avons trois grands types de vases. no 2 et fig. 5 . fond plat (fig. no 6). 5 . Pour compléter le service de table. La pâte est épaisse. Une écuelle à bord vertical légèreinent rentrant. sa Ihvre est ornée d'une baguette que nous retrouvons à mi-hauteur du col (fig. 11 est du type Chenet 353. ce type de vase provient vraisemblablement des ateliers de Jaulges-les-Vinneux. orné de guillochis et à pied creux mesure 180 mm de diamètre (fig. 7 . 5. Poterie du Haut-Moyen-Age. 5. Cette dernière forme est connue régionalement à Bar-sur-Aube. Figure 8. %us le pied d'un de ces deux vases se trouve un graffiti gravé à la pointe sèche après cuisson . nous avons des jattes plus ou moins carénées. nous avons deux exemplaires de forme Chenet 333 (fig. il s'agit d'une gourde. cet exemplaire est dans le mobilier de la nécropole. Vme de i'mcimne collection Fou7ot (dessin ech V2 c ~ r è 1. d'un aspect assez massif. Généraleinent. no 3). Un petit pot globuleux à courbure interrompue. no 2). 5 . Le plus grand (hauteur : 120 min) porte un décor de guillochis sur la panse. nous avons une cruche globuleuse à col allongé cylindrique. 6. nous trouvons deux bols de forme Chenet 320 décorés à la molette (fig. de forine Chenet 321 (fig.no 7). (Yonne). à bord vertical. no 5) de forme Chenet 321. avec anse plate à fragile I-m'Vure . presque droit. 5 . 4 . La céramique recueillie dans les tombes de la nécropole du Chatelet est loin d'être homogène que ce soit pour les formes ou pour le type de pâte et sa cuisson. très caréné . nous avons une assiette plate à bord oblique (fig. (fig. Sur une . nous signalerons un vase moyen ayant 130 mm de diamètre. orifice à double baguette. 6. Dans ce type de @te. Poterie gallo-romaine Les formes classiques du IVmesiècle sont bien présentes dans les vases conservés au inusée de Saint-Dizier. Conune nous l'avons précisé.LES NECROPOLES Louis LEPAGE les vases gallo-roinains des vases mérovingiens. enfin le troisième rassemble les cruches et vases à anse. 5 . Ce récipient est de type Chenet 348 classique des cimetières du N i m e siècle. no 6). Par~niles forines classiques. en terre sigillée originaire d'Argonne. 7. no 5) et une jatte (fig. I'engobe rouge orangé est 273 (fig. Une petite tasse à inarli de forme 314 est assez épaisse et lourde (fig. le premier comprend un seul exemplaire. Dans la sépulture 1 des fouilles Yvon Gaillet se trouvait un petit vase en terre grise. Rhénanie au cours du dernier tiers du Wme Enfin. Cette forme de vase de type Gose 519 est connue en siècle. 5. no 1 et 2). plus petite (diamètre 120 mm) a son bord orné de deux filets horizontaux (fig. à baguette et à pied évidé.. no 9). Une terrine de même type. 5. Contrairement aux autres poteries précedemment décrites. no 1).

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- 0 Figure II.M.Cérmniqiles dii Hnut-Mqol-Age dii mtiçée de Snint-Dizier ( ~ r s c i nc.H.P.R. .E.) 5 .

miiiqiirs dii Hmrf-Moym-Age dii musée de Smnt-Dizier essi sin c. .CO.E.R.P.Fipire 12.M.H.) .

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avec son manche d'os garni en cuivre. Le col est pincé a u niveau de la lèvre (fig. 9. qui ont reçu. 9. ce iype de récipient a été trouvé dans un grand nombre de sépultures. Aucun uinbo de bouclier ne semble avoir ete repéré. Un vase aujourd'hui disparu. On voit aussi des traces d e coup de feu. no 7). des poignées d'épée. 9. Une petite coupe est assez curieuse et originale pour être très difficile à dater par manque de comparaisons. L'aspect extérieur est noir mat. Ce gobelet est caréné. no 2. Ces anses sont en {orme de ruban (fig. de meme largeur que la précedente. L'anse part le plus souvent du col parfois de la levre pour venir se rattacher perpendiculairement à la partie médiane de la panse. Ce type de vase semble inhus dans la série Les vases à anses sont des cruches ou des pichets de taille moyenne. sans décors était conservé dans l'ancienne collection Fourot (fig. La partie supérieure de la panse est séparée du col par un léger bourrelet. ne 6). Des vases de ce type sont courants dans les cimetières de la Marne et de la Meuse. à carène accentué. l l et 12). 12 no3) Une grande cruche de 36 cm de haut et de 30 cm de diamètre sort du lot. 12. mais nous pouvons en citer un exeinplaire à Lavoye (Meuse). scramasaxes. plus hautes que large. Ce sont des armes offensives : épées. du tour quelques ornemenb. plus épaisse et tranchante des deux c8tés. leur dimensions moyennes sont d'environ 13cin de diamètre et 17 cm de hauteur. II est généralement considéré comme étant de type burgonde . La panse bitronconique surmonte un petit pied cylindrique. Un petit piédouche creux supporte une coupelle hémisphérique dont le bord est orné d'un double bourrelet (fig. des epées à deux tranchants. un sabre. Partie d'une lame d'épée fort muice. Il s'agit d'un vase à pâte relativement fine de couleur noire. L'ouverture peut @treronde ou pincée. Un vase de forme sensiblement identique offre un décor de nervures horizontales placées sur la partie supérieure de la panse. il possède u n col tronconique. des javelots. (fig. Armes ( 2 m c birllctin) Une epée à "l'Espagnole" : c'est une lame droite de deux pieds de longueur et de dix-huit lignes de largeur tranchante des deux cdtés. La pâte a un aspect granité et elles ont subit une cuisson réductrice qui leur donne une teinte variant d u crème au rouge. Planche de l'Atlaç de Grivaud de la Vincelle).l'autre a des formes assez adoucies et porte deux molettes différentes. Sur la partie bombée se trouve un décor gravé formant rosette (fig. La carene est soulignees par une rainure faisant le tour du vase. Un petit gobelet qui pourrait être aussi bien gallo-romain ne possède aucun décor (fig. no l). II LES ARMES Un grand nombre de sépultures contenait des armes. elle paraît avoir et6 fort courte. Mais à peu de distance du Châtelet à Villiers-aux-Chênes. 9. une espèce de grand poignard. "Des mailies de cotte d'armes. 8). Tout le décor consiste en u n bourrelet placé au niveau de la jonction col épaule et une cannelure située au Nveau de la carène (fig. voici l'énumération faite par Grignon (voir figure 12. le quatrième vase que j'ai vu en 1964 était de couleur chamois assez foncé. no 1). Un seul récipient est plus large que haut (fig. nous citerons un gobelet assez élancé ayant 110 mm de hauteur pour un diamètre de 80 mm. Un vase à carène douce n'a pas de col (fig. conservée. 10 . 1 0 . . poignards.Louis LEPAGE génératrice et près de la partie plane se trouve un goulot garni de deux anses qui viennent le corps de la gourde. 9. no 3). Trois de ces vases sont fort carénés et possèdent u n col en entonnoir et u n décor simple sur l'épaule . tombe 74. Vases avec anse Sans anse Çeuls 4 vases sont ornés d'un décor à la molette (fig. des fers de hastes et de piques. Ils semblent moins nombreux en se dirigeant vers le Sud. no 4). elle a une arête élevee qui règne au centre des deux cdtés. D'abord. 9. 10. 3 et 6). Des manches d'outils. Le bout du c8M de la poignee d'une autre epée plus etroite. Un autre est simplement cannelé (fig. no 8). car elle se retrécit rapidement vers la pointe. Le bout de la pointe d'une autre epee beaucoup plus épaisse.. II convient de dire malgrè tout que nous inanquons de renseignements pour la Haute-Marne. no 4). L'assise légèrement en creux et large assure une bonne stabilité aux récipients. Pour finir.

plnqlies-boitcles e f objets divers décolruerts drms in nécmpole dii Chfitelet..A m e s .) . .b~.~~. 0 . 8 Figure 14.~.foiriiles de I'nbbéMméChnl(oaati~c.0. ...

Quatre autres poignees d'epees. no 1 à 5). Epee Les fouilles de 1884 n'ont pas permis la découverte de ce type d'objet et nous renvoyons aux descriptions de Grignon. artistement ciselées et entrelacées en forme d'arabesques". de trois pouces et demi de longueur. D'après le texte de Fourot. il est fort fpais. La longueur totale de ces arines varie entre 52 et 38 cm. plus de quinze centimètres de longueur. longeant le dos sur l'une et l'autre face. Moitié de la coquille d'une garde d'épee fort simple. la longueur de la poignée peut atteindre les deux tiers de la longueur totale de l'arme. . sur laquelle elle est inclinée légèrement. Un bout de fourreau d'epée. il est conservé au musée de Saint-Dizier sous le numéro F. et se termine par une pointe quadrangulaire : c'est le carreau ou qrindreilus. ils sont longs de trente-trois à quarante-cinq centimètres. Epais de 4 à 6 millimètres. étaient chargées de figures d'animaux. plus grosses que la precedeiite : on remarque dans le corps trois filets saillants qui les divise en quatre parties ravalees pour placer les doigts et pouvoir tenir l'epee avec pluç d'assurance dans les mouvements du combat. la base des uns forme une douille pour recevoir le fût . soie de 10 à 11 cin comprise et sa largeur est de 4 cm. a encore. Pothier dit : "Tous ces glaives ont une double rainure. il a six pouces et demi de longueur et quinze de lignes de largeur. Un autre fer de lance de quatre pouces et demi de longueur. son plan est celui d'un fuseau. Sa tige est courte et adlerente à une petite douille. ayant un trou pour y passer un rivet . dans la nbcropole des Plantes. larges de 5 à 6 centimetres. Un fer de liaste. Sa longueur est de 65. ii est plus deprime. et plus trancliant que le précedent. non compris la soie qui. Ils n'ont point de garde e t leur pommeau ne consistait qu'en un petit bouton qui retenait le bois dans la poignée.2 cm. se terminant en une pointe fort aiguë. 211. et y etait affermi par une virole. il manque la douille. Scramasaxes Parlant de 8 scramasaxes découverts dans la nécropole ii~tra-inuros. Trouvé par l'abbé Maréchal. ses c6t& sont legèrement échancres. 16. On aperçoit à leur jonction la base d'une petite branche d'une seconde partie qui manque : cette pièce peut @treaussi le fer d'une espèce de flèdie appelée votillon. moins anguleux. releve et renflé dans soi1 milieu. ce sont des c6nes très allonges. Un autre fer de pique de quatre pouces de longueur. ses cotes sont tranchants et forment deux lignes presque parallèles. ainsi que l'entrée d u fourreau. Le fer d'une pique de six pouces de longueur. Un fer d'une petite arme offensive composé d'une lame de vingt-et-une lignes de longueur et de quatre lignes de largeur. non compris sa douille. tant d u fourreau que d u ceinturon. Un autre fer de pique avec partie de sa douille. no 7). il ii'est chargé d'omemeiits que d'wi cbté. il est fort etroit. elle est garnie d'une soie pour entrer dans le fût de sa hampe. Deux poignées d'epees : ce sont des corps presque cylindriques un peu évidés dans le milieu : ils sont ornes de petits filets fort serres les uns contre les autres. d'autres se terminent par une soie qui entrait dans le bois. la tige est toumee en spirale à sa base. Un exemplaire est exceptionnel. il a trois pouces et demi de longueur. elle est mince et aiguë comme la lame d'une grande lancette. Des javelots de six à dix pouces de longueur. dans quelques-uns. Le fer d'me flèche composé d'une douille d'un pouce de longueur et de trois lignes d'ouverture. dans son plus grand renflement. il a sept pouces et demi de longueur. Nous avons le dessin d'un des scrainasaxe d'après une illustration de Ernest Royer jointe au manuscrit Pothier de la bibliothèque de Chaumont (figure 16. Dans quelques cas.LES kTECROPOLES Un fer de lance. les deux c6tes sont fort amincis et très tranchants. il règle au centre des deux faces sur toute leur longueur une arete aiguleuse fort saillante : cette lame se termine par une douille pour recevoir le bout de la hampe. Seulement 5 arines issues des fouilles Gelin sont conservées au musée de Saint-Dizier (fig. elle est plane du cote de l'interieur de la garde. et un peu convexe du c6té de la lame. La laine tranchante d'un seul c8té est incluse dans un fourreau en bois que l'oxyde de fer a partiellement conservé (fig. sur treize à quatorze de largeur. le liaut est garni de deux petits appendices perces chacun d'un petit trou pour l'assujettir au fourreau. 14. quoique rompue. Un très petit fer de pique de deux pouces de longueur coupé en feuille de laurier. nous avons 12 scramasaxes. Le fourreau ne manquait pas d'orneinents : les têtes de clous. se terminant en une pointe mou$se.

E.foiiines Colson. . hnche rt coiitenirl: décoeverfs dmç ln .H.opoledu Cluîtelet.R. ( ~ e r s i uC.M) .P.Amzeç. .~écl. musée de Lmgres .: F@re 15. .

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.fouilles de 1849 (o... _ . ..g n ~ n i h r ede fozrl~nl~.. ..s6i8rd'ayris~oy.. 8 Figure 17.<+. plnqire bolrcle et fer de jmeline décolrue~tsnlr Chrîtelet." /' .Scmrnnsa~e.. ...r) . . . ..

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) . mlide de SmiiMizier (ocssin c.R. .fouilles Gelin.E.M.H.- O 5 Figirlr 19.Fm de lmce etfrmnks dko~riivotsdmzs In nécropole du Ch<îtelet.P.

20). no 1et 3) ? D'après un dessin inédit de la collection Fourot (fig. étaient adaptées au lancer. Quatre boutons d'environ 23 mm de diamétre viennent compléter cette parure. 15. no 2. no 15). Cette garniture se compose d'une plaque découpée en équerre de 58 mm de longueur et de 25 mm de hauteur. Scianlnsnïe de l'ancienne collectio?i Foiiiof (dessin d'qiès Hol~dnrd) no 1). Nous avons la chance d'en avoir le dessin exécuté par Ernest Royer qui est conservé avec la monographie manuscrite de Pothier à la bibliotllèque municipale de Chaurnont (figure 16. Peut-&trene sommes-nous pas ici en présence d'un scrainasaxe inais d'un coutelas ? (fig. d'après les descriptions d'Edouard Salin. nous avons une hache lourde et massive (fig. no 1). Pothier indique comme extrémité de fourreau une plaque en bronze plein et une ajourée . 3. Haches et francisques Parmi les 6 exemplaires du inusée de SaintDizier. il mesure environ 26 cm de longueur (fig. 21. Tous sont issus des fouilles de P. Une douille conique pourrait bien @trele talon d'une lance (fig. Dans Sangle. on remarque un décor composé de deux becs crochus reliés entre eux par une barre oblique . Fers d e lance. nous inetions en doute cette attribution car il s'agit là d'une plaque boucle. Gelin dont le rapport indique ce nombre .-F. il est assez difficile de tracer une limite entre la hache de combat qui est une arme maniée à la main et la francisque qui est une arme de jet. no 1 et 6). 15.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Fig. 211) par l'abbé Maréchal. Un fer de lance assez robuste provient de la collection Colson (musée de Langres). Deux framées mesurent respectivement 54 cm et 62 cm (fig. Leur longueur varie entre 29 et 37 cm pour une largeur maximale de 4 cm (fig. Sur la flamme du dernier exemplaire cité se trouvent des traces de tissus conservés par l'oxyde de fer et la douille comprend des restes de la hampe en bois. dans un cartouche de la barre horizontale qui mesure 10 min de hauteur. Un autre exeinplaire à tranchant symétrique (fig. La figuration de ces dragons est bien connue en Lorraine à Varengéville (Meurthe et Moselle) et à Lezéville (Haute-Marne) par exemple. on trouve deux lions ou plut6t deux léopards affrontés. 20. 4 et 5). Sa longueur est de 34 mm et son diamètre légèrement supérieur à 20 inm. Dans les légendes de ses figures. on a un exemplaire qui entre dans la moyenne et un autre qui est assez petit avec 34 cm et une poignée qui mesure entre 7 et 8 cm. La limite entre les deux est assez floue. Sur i'un. no 1. 19. Comme élement de garniture de fourreau. 19. Toutes ces armes étaient maintenues par des rivets placés à la base de la douille. Comme hache de coinbat. no 3). C'est ce . framée Ce type d'arme est peu représenté dans la nécropole des Plantes. no 6) est lui aussi difficile à considérer comme une arme de jet. Ces fers de lance assez robustes sont tous à douille. 3. Seuls 6 exemplaires sont entrés dans les collections du musée de SaintDizier. 3 et 4). no 2. un scramasaxe de 58 cin de long avait une largeur de 45 mm à la partie la plus large. 21. Si l'on examine deux autres scramasaxes remis au musée de Saint-Dizier (F. des entrelas de rubans. celui-ci est contredit par Fourot qui donne 12 exemplaires trouvés. 4 et 5) sont par contre des armes qui. Les autres exemplaires (fig. Fourreau d e scramasawe Nous n'avons en inains que très peu d'éléments permettant de décrire les fourreaux de scrainasaxe des nécropoles du Chatelet. Une garniture assez riche a été inise au jour lors des fouilles de 1849. Devons-nous considérer comme des scramasaxes l'objet de 32 cm avec mie poignée de 12 cm et celui de 35 cm avec poignée de 15 cm (fig. sur l'autre. Ce motif de lions affrontés est souvent lie sur des ornements mérovingiens à une tete humaine ou au prophète Daniel. 21. nous signalerons une plaque cruciforme figurée par l'abbé Fourot dans sa monographie. Cette laine possédait 2 rainures longitudinales. no 1). Ersnest Royer en a dessiné deux. 18. 14. on voit deux dragons entrelacés.

mirs& de Saint-Dizier ( ~ e r r i i C.zcisqiies décolruertes dmis la nécropole du Chrîtelet.P.HRCIEeffia.E.R.) ~ . .foziilles Gelin. - O 5 Figure 21.HA.4 1 . .

RP. .fmrifld Colson..Plnq~ie-boucle.E.- J $ l IO -- O i3 Fislit? 22.M) L m i p .fibi~leset objets diz~erisdkmrveifs darrçln nécropole du Chrlfelet.H. mll& de C.

) . ntirçée de Snii~t-Dizier(D~.~.R.M..E..P.H. .B~nceletset colliers déco~iveifsdniis ln iiécrqole du Chntelet. foililles Geliii.c.O Figiriz 23.

no 5). no 9). no 10 et 11). Les perles des colliers de la période mérovingienne sont généralement plus grosses. Dans le premier cas les perles sont de petite taille. 26. en pâte de verre. Une grande épingle d'origine douteuse. na 4). Gelin coinine Fourot annonce la découverte de 7 fibules.13 et 14). d'autres suggèrent les carreaux d'arbalette (fig. Nous ignorons le r8le de cet épaississeinent. 23. Elle est en bronze. des petites perles bleutées par exemple (fig. conservée sous le numéro F. Deux furent donnée à M. no 8). l'oeil est formé par une verroterie rouge (fig. Nous signalons égalelnent ici une hache d'un type peu courant qui figure dans la collection Colson. 34. Broches ou fibules La plus grande variété existe en matière de fibules. La dernière fibule est ronde avec une base en fer et la plaque supérieure en métal cuivreux . no 1). Une petite fibule est cruciforine (fig. 21. 11 ne semble pas qu'il y ait eu des fibules cloisonnées. en bronze. no 2).Louis LEPAGE LES NECROPOLES inêine type que l'on retrouve dans les nécropoles ardennaises ou dans le cimetière de Lezéville (Haute-Marne). proviennent des fouilles Gelin. no 9). Fourot signale la trouvaille d'une fibule gauloise. les verroteries sont noyées dam l'oxyde qui en a dénaturé les couleurs (fig. na 8). 634 présente un renflement médian quadrangulaire et une extrémité . no 8 et 9). Elles proviennent vraisemblablement d'incinérations. no 10. En outre. dans la série des fibules provenant du Chatelet on remarque deux fibules ansées symétriques (fig. 3. no 3). 111 OBJETS DE PARURE lh~emb!esde per!es et colliers.9. Par ailleurs. 2. Bagues On trouve dans les notes Gelin la présence d'au inoins trois bagues. Les fouilles Colson montrent un certain nombre d'arinaiures de fléches ou de javelines issues de la zone de la nécropole. 24. une autre à trois ailerons et à soie (fig. no 4 à 6. 24. Certaines sont à flamine bien developpée. 35. Differents types y sont représentés. 22.8. no 2 et 3). mesure environ 15 mm de diainètre interne et son chaton en argent est orné d'une croix (fig. no 1. l'abbé Fourot fait bien la différence entre les perles trouvées dans la partie gallo-romaine d u cimetière et celles trouvées dans la partie mérovingienne. Gelin signale la présence de quelques perles en avril 1883.11.qui se trouvait à l'intérieur de la douille et qui servait à assujettir ferinelnent les deux objets. 24. de 15 grains le 20. Une autre fibule en "Yest terrninée à ses deux extf&nités par des têtes de dragons (fig.12. Boucles d'oreilles Quelques petits anneaux d'environ 20 mm de diamètre ont pu être utilisés comme boucles d'oreilles (fig. elles présentent des décors variés (fig. on notera la présence de deux dards A section quadrangulaire qui resseinblent à des carreaux d'arbalette (fig. 24. Elles ne présentent rien de particulier. 21. Nous notons égalelnent la présence d'une grosse perle en ambre ((fig. 5). Ça lame robuste est relativement classique par contre le talon est épaissi et élargi de manière à former masse (fig. Dans sa relation des fouilles.1883 puis d'une dizaine de colliers dont le nombre de perles varie de 1 à 20. Daval de Saint-Dizier. 15. Le matériel de la nécropole du Chatelet coinpris dans la collection Colson comprend deux fibules gallo-romaines déformées par le feu (fig. dans la même collection. Un exemplaire est remarquable par la présence d'un " S en fer (fig. Une seule est conservée au musée de Saint-Dizier. le corps est orné de chevrons. 23. no 4). Nous ne pouvons pas dire si ces deux fibules proviennent de la nécropole mais cela est probable. no 7) et quelques pointes de flèches une à douille (fig. Un exemplaire semblable a été trouvé dans l'aqueduc et un autre dans la nécropole de la BA 113 à Saint-Dizier.11. Au inusée de Saint-Dizier se trouvent une flamine qui pourrait bien appartenir à un fer de javeline (fig. 34. 34. Epingles Deux épingles rnal conservées. Pointes de flèches ou de javelines Un fer de javeline d'environ 5 centimètres de longueur est figuré par Ernest Royer coirune issu des fouilles de 1849 (fig. 17. 22. 34. 24. Une fibule en argent figure un oiseau de proie. Seules quatre fibules restent au musée de Saint-Dizier.12 et 16). na 6 et 11). no 2).

ss~. . .P. foi~illes Gelin.téci.fs Lris In .. épingle et pcigiieç décosuei.ippliqltes. c.LES h@CROPOLES Louis LEPAGE 5 Figliir 24.) .R. (D. tnirsée de Sniltf-Diziei.M.opole drr ClrRfelef.E.H.FibillCs.

.Objets dessin& pnr Emeçt Royei..Figure 25. découvc~ismi 1849 drmç ln riécrnpole inha-mliias du Chiifelet. . ( D S S S ~n~n ~ ~ u s c r i i ~ o i f i i c r ) .

M.R.E. objets diuers décoilverts urniçemblnblemott dnns In nécrapole du Cldfelef. 18 Fistire 26. ..) di^ nmsée .P..PInqves-bonclei.^ .H.I fa -- O . rjiksles.foriilles de Sninf-Dizier (orssinc.d 3 2 O I .

contre-plnqzies.E.- - w O 6 5 2 Fipre 27.R..c. plnqueç dondes découvn.Plyues-bor~cles. fouilles Gelin.M.P.H. musée de S~irit-Diiier(oa~~i. .) .tes d m s In nécropole dfr Oûiteiet.

.. . .R. .H. .) ~ ~ ~ i ~ ~ . . .. Figrrlr 28.. . .E. foildles Gelin. . 5 O P ..M.Plnqires boiirles mi f e ~et en btnlize découvrrtes dmis In i~érmpoledir Clfitelet. mirs& de Saint-Dizier ( ~ c. .. ~ ...P....

Il s'agit d'une épingle de v&teinent ou de cheveux fréquente au W m e siècle.C. sa longueur est de 63 mm. Trois de ces plaques sont rondes (4 centimètres et demi de diamèbe) . avec une inscription. 27.à ses pieds. Une d'entre elles a été dessinée par Ernest Royer (fig. no 5). 27. Souvent ces plaques portent trois ou quatre cabochons en bronze rivés qui se sont détachés. nous attirons l'attention sur un ensemble de 4 plaques signalées par Gelin puis par Fourot. portant une haste sur l'epaule dmite et rev@tude la cuirasse et du paludameiit. une cuirasse". il en fut de m@mede Pothier. une cuirasse est a ses pieds. ilo 2) et d'une espèce de fleur en feuille de bronze dont nous ne dirons rien (fig. 2 3. Elle avait déjCi été publiée par Fourot.6. et la figure de l'empereur régnant. w 20). les Romains connaissaient cette industrie. à cBté le dieu Mars. on notera des plaques rectangulaires ou trapézoïdales (fig. 14. no 22). Une autre. était incrustée. l'une. les deux autres. Une autre grande épingle est repliée en "Y. de forme roiide et unie. il n'y a pas lieu d'en douter. l'effigie de Dioclétien. fixe la date de la partie ouest du cimetière . d'accord avec les monnaies dont nous avons parlé. portant.2. est certainement originaire du Châtelet. absolument pareilles. ces quatre objets. Nous signalerons une petite épingle d'environ 45 inin de longueur dont la tete forme bélière (fig. no 19). "Sans nul doute. la lance à la main droite . 26. d'arabesques d'argent. Dans certains cas. comme elles portent leur date avec elles. sur toute sa face exthrieure. 28. nous ignorons son usage (fig." Plaques-boucles de ceinture Certaines plaques-boucles en fer sont telleinent oxydées qu'il est impossible de préciser leur forme ou si elles ont été à l'origine décorées ou non. 22. et. 35. no 10). no 1).5. 27. avec un mascaron de tete de lion.DIOCLETIANVç. 28. 25. Dans la collection Colson se trouve une petite plaque-boucle.La quatrième plaque est carree (cinq centimètres sur quatre) . armé de sa lance. C'était certainement la sepulture d'un guerrier". représente une tete de lion vue d'en face . c'est-à-dire en vermeil. no l2).VAL. Autour de cette tete. II ne semble pas que la Société des Lettres les aient racheté pour le inusée d e Saint-Dizier.AVG. Voici le texte de l'abbé Gelin qui se rapporte à cette trouvaille : "Une autre [tombe] renfermait deux médaillons en vermeil ayant environ quatre centimètres. tellement ils avaient été déformés. La plaque légèreinent trapé- . Une seule laisse apparaître des traces de damasquinure par incrustation (fig. no 1. aussi bien que celle dont nous faisons honneur Ruoltz. elles sont en argent doré. qui est représenté portant la haste sur l'epaule droite. lors de la vente de cette collection en 1907. inal identifiée. 8 et 9). Parmi les exemplaires conservés. 26. "Outre ces objets. Ernest Royer a dessiné un objet identique que PotlUer a pris pour u n style (fig. nous avons recueilli quatre plaques métalliques très minces que nous avons rétablies dans leur etat primitif . reproduisent le buste laure de l'empereur Dioclétieii à gauche. 26. 35. no 5).C.Louis LEPACE LES R'ECROPOLES en forine de spatule (fig.et parfois d'une plaque dorsale (fig. qui n'avaient aucune apparence. la plaqueboucle est accompagnée d'une contre-plaque (fig. Objets divers On notera la préseilce d'une sorte de pendentif qui nous semble assez moderne (fig. Plaques-boucles en bronze Nous noterons ici une petite plaque-boucle ou la plaque est ornée d'une nervure (fig. 25. le casque en tête.elle représente Mars debout. la légende 1MP. no 1. 27. no 1 . no 5 et 6) les dernières ayant été trouvées par l'abbé Maréchal. . Nous avons vu que l'abbé Marechal avait trouvé deux plaques boucles. IV . fort bombee. Un certain nombre de plaques-boucles provenant des fouilles Gelin ont une plaque circulaire (fig. no 2 et 3). ornée d'un gros brillant de cristal. 12 et fig. une contre-plaque et une plaque dorsale (fig. no 11).3). étaient l'ornement du casque ou du ceintwon d'un chef militaire.BOUCLES ET ACCESSOIRES DE BUFFLETERIE Parini les objets disparus. L'abbé Fourot donne quelque détails suppléinentaires qui laissent à penser que ces objets firent partie de sa collection. il est gdo-romaiil et du IV-= siècle" Plaques-boucles de fer Potluer indique que "l'une des deux boucles de ceinturon.

. 2 D-J 1.P. ntirsée de Smnt-Dizier (D~SS.2. !.H.Boiides délolrorrtes dnns In nécropole dit Clur*felet.foiiillesGelin. ..R..) . .. .@ I ... qJ i".) (3 # - O 5 @ Bo . 23 I 2 Figirre 29.M.$Ic. .E.

26. 24. no 11). mais vraisemblablement du Châtelet (fig. no 4) Une sorte de ferret en fer rivé sur le cuir pouvait garnir l'extrémité d'une ceinture (fig. Dans le matériel des fouilles Colson au muste de Langres. no 5). elles peuvent atteindre environ 4 cm de longueur (fig. Certaines Sont asseinblées avec une petite plaque. dans ce cas. no 6). dans le matériel du Châtelet proprement dit se trouve une fermeture d'aumonière munie de sa boucle d'un type tout à fait comparable aux exemplaires de la période mérovingienne. Comme autre plaque-boucle circulaire en bronze. 22. Six croix pattées entourent le visage (fig. L'extrémité de l'ardillon de cette boucle est décorée en forme de tete animale (fig. no 4). on notera la présence d'une plaque circulaire ornée de trois têtes de rivets et de motifs géoinétriques (fig. 28. no 3). 3 . no 7). sur sa face. n ne serait pas étonnant que les deux tenons scutiformes aient garni le cuir de la ceinture associé à cette boucle (fig. La dernière plaque a aussi perdu sa boucle . no 17). Une plaque-boucle en bronze qui a perdu sa boucle est particulièreinent intéressante par son décor. no 12) qui devaient jouer un r8le dam la buffleterie. Comme dans tous les cimetikres. no 1. Le caractère religieux de cette plaque est incontestable et a été souligné par Fourot qui ne semble pas avoir vu le visage stylisé du Christ. Fermetures d'aumônibre Certaines des boucles décrites ci-dessus peuvent également avoir servi à la fermeture d'aumôniere. no 4). s . On notera aussi la présence de plaques ajourées (fig. Comme nous avons vu que lors des fouilles de 1849 des sépultures mhrovingiennes ont été mises au jour à l'intérieur du périmètre de la ville. Cette plaque circulaire mesure environ 45 cin de diamètre.LES NECROPOLES Louis LEPAGE zoïdale est argentée ou étamée et porte une fine décoration gravée. no 1 à 25). Ferrets Une petite patte en bronze finement ciselée devait garnir l'extrémité d'une lanière en cuir (fig. Nous noterons la présence de deux autres boucles en bronze dont l'une porte un décor incisé profond formé de lignes droites et de points. 26. . Parmi les exemplaires en bronze on notera une boucle en bronze étamé massive (fig. Boucles d e chaussures o u d e jarretibre Nous nous contentons de citer ici des petites Fig. 26. 26. 299 boucles en bronze rectangulaires. 27. on reconnait un visage humain nimbé. 22. Un objet semblable se trouve dans la collection Colson (fig. 28. Cet objet peut aussi provenir d'un habitat éventuellement découvert par Colson. Boutons Un bouton en bronze avec une petite queue cylindrique est conservé au inusée de Saint-Dizier (fig. 26.9 et 15) Une petite plaque-boucle dont l'extrémité est brisée présente un décor de cercles occulés(fig. 33. 29. 26. no 7). d'origine douteuse. no 8) Parini les objets de provenance non assurée. une trouvaille à caractère funéraire est possible. 24. 28. no 6) (voir aussi fig. 26. 17. no 7). les boucles de ceinture sont nombreuses (fig. W . Les quatre angles de cette plaque sont agrémentés d'un décor formé par quatre têtes d'oiseau à bec crochu (fig. Nous trouvons également dans la collection Colson une très belle petite plaque boucle (fig. no 5). 30. Fnnrehiir d'nrrrnônière de In collection Colso~iW ~ r s é de e Lnngres) ech. nous n'omettrons pas l'exeinplaire dessiné par Ernest Royer et que Pothier pensait être la bouterolle du fourreau d'un scrainasaxe (fig. La plupart de ces boucles sont en fer et elles sont assez mal conservées. no 2) cette boucle est caractéristique des tombes germaniques du début d u V l m c siècle.

. tiges et bnndnge Iteniinilr d&froirve~tsd m s In ii&ropole hi Cluitelcf.P.i c.M.E.Ficlies ri bflièw cloirs.Fiprlr 31. nrirsÉE de 5ni1it-Dizier (o. foirifles Gelin.H.R. .) .

on remarque les traces du tissage d'un tissu qui était au contact de cet outil. no 10). 22). Forces Deux paires de forces sont en assez inauvais etat (fig. 22. 11 s'agit d'une bande inétallique en fer inesurant environ 90 cm de long et 2 cm de largeur (fig. - 0 4 a 12cm Fig. Leur taille varie entre 10 et 25 cm. L'absence d'une plaque élargie à l'extrémité est certainement accidentelle due à une mauvaise conservation. Cette attributioii nous est suggérée par la longueur de la bande de métal et par sa position dans la tombe. Le inusée de SaintDizier en conseive une vingtaine provenant de la nécropole du Châtelet. 32. que les restes bien abîmés d'un peigne à double denture fine et inoyenne. . Bandage herniaire Dans une toinbe découverte le 21 octobre 1884 (voir supra) Gelin a recueilli les restes d'une ceinture placée autour du corps de l'individu. 31. Sur la plus grande paire. il est difficile de trancher nettement entre couteau et scramasaxe (fig. d'une aumûnière en toile ou plus siinplement d'un tissu enveloppant l'objet ? Des forces ont été aussi trouvés par Colson (Fig. Coinme nous i'avons vu. 301 . no 1à 22). Bnndnges herniaires d'#près J@oy 1974 Couteaw Le couteau est un inseulnent bien répandu dans les tombes mérovingiennes. S'agit-il des vetements du défunt. accompagné d'un fraginent d'étui décoré d'arcs gravés agrémentés de cercles occulés (fig. no 1 et 2). 33. no 37). l x .OBJETS UTILITAIRES ET DIVERS Peignes Il ne subsiste comne provenant du Châtelet.Louis LEPAGE LES NECROPOLES V . Nous pensons qu'il faut voir dans cette bande de metal très mal conservée les restes d'un bandage herniaire comme ceux trouvés d m un rayon assez restreint à Euville et Lavoye (Meuse) et à Grand (Vosges).

fo.E. nirrsée de Saint-Dizier c.H.M. foirilleç Gelin.Figrle 33. -Forces.R.P.rt.) (DCS~~H .. brnnche de conrpns. roillefte décorrverts dnns ln nécropole dri Cluîtelet.

H.P.B~iqrretset leii~ssilex et nnimhrres rlr flèclleç décolrzielts dmis ln néciopole dri Chitelet.) ~ ~ ~ i ~ .M.R. foliilles Gelin.E..LES ~@CROPOLES Louis LEPAGE I €3 L 3 O 5 6 A Figure 34. . iiiirsée de Sniiif-Dizier ( ~ c.

34. no 1 à 4). no 6). Certains de ces objets sont certainement des poinçons de vanniers ou poinçons tout simplement comme en trouve sur les couteaux à plusieurs lames. no 5 et 6) proviennent de ce site.Louis LEPAGE LES WECROPOLES Fig. 35. certains ne sont qu'une simple tige en fer épointée et avec une tête plus ou inoins globuleuse. 33.R.. D'autres anneaux en fer et en bronze proviennent des fouilles Colson. d ce jour ne semble pas avoir requ de solution. est difficile à définir.c'est un zigzag en pâte de verre (fig. . no 3). 15. Fusaïoles Une grosse perle aplatie en verre arnbré de diamètre 33 min présente une inclusion sur sa partie equatoriale . Perles. Nous ne savons rien sur les circonstances de la découverte de cet objet (fig. no 14. 32. Ce type d'objet est frequent dans les tombes du Haut-Moyen-Age. 32. Parmi ces objets. en l'absence de contexte. ils sont accoinpagnés de silex (fig.On en trouve une identique tombe 307 à Lavoye (Joffroy 1974). Pour certains exemplaires le corps peut être torsadé et se terminer par un anneau formant bélière (fig.M. Tiges en fer. frrsnïole. légèrement polygonale mesure 30 mm de diamètre (fig. 16 et 20). no 21 et 22). Une autre perle ou plutot une fusaïole. (fig. no 1). Roulette Une sorte de roulette à pâtisserie en fer provient de ce site. Anneaux On notera la presence de quelques fragments d'anneaux pour lesquels une utilisation bien précise. 34. 35.H. mirs& de iininf-Dizicr (nrrsiii CE. Briquets Deux briquets en fer (fig. fiches à bélière ii s'agit là d'un type d'objets pour lesquels toutes sortes de propositions ont été faites et qui.P. en terre cuite. 35. yn~dentifef nppliqiie décocoiiveits mi Clfitelet fo~lillesGelin.

A la in&meépoque. tete à droite et au revers ATHALARICVS RD( sur trois lignes au centre d'une couronne. 24. il faut lire Décence. 1 moyen bronze de Faustine . au mois d'avril 1883. d'un bloc d'une quarantaine de petits bronzes. 4 médailles frustes . Des fragments de ferraille informes ont été trouvés et conservés. 32. Décence la même année. Ces monnaies témoignent donc seulement d'une occupation à la fin du I\ILme siècle. Parmi les objets divers. creuse. Fourot signale des inonnaies communes allant de Licinius à Constantin Ii. no 20) Applique ou ornement Une sorte d'applique bombée. il convient de ne pas oublier les clous (fig. il convient d'ajouter : 1monnaie avec légende DN JUSTINVS. l'autre forme charnière (fig. L'abbé Fourot signale la découverte. soit seul soit entre a (alpha) et v (omega). Gelin signale la découverte de 22 monnaies : 5 monnaies gauloises dont une des Lingons et 1 des catalaunes . Parini ceux-ci. Parmi les objets divers. Licinius est mort en 326. no 4). Un objet seinblable légèrement plus gros et décoré d'un motif foliacé provient de l'aqueduc. aux types des Constantin et de Magnence. ces dernieres ayant pour revers le dirisme ou monogramme du christianisme. en forine de panier provient du cimetiPre (fig. MONNAIES Pothier indique : "Dans quelques uis [sarcopliages] étaient des medailles. A cet ensemble. dans la première partie de la nécropole fouillée. une des extrémités est pointue. On reinarque aussi dans les fouilles Colsoii une cuiller en bronze (fig. 1de Magnence (moyen bronze) . avec au revers la légende JOVE TUTELARI . avec au revers. 1 Dioclétien. 1 de Magnence (112 monnaie. de coffrets ou autres objets. 22. nous signalons ici ce qui nous semble être une branche de coinpas. no 5). . le monogramme du Christ . Un autre objet à douille est également coudé (fig. 33. 33. nous trouvons un objet coudé formant une sorte de raclette(fig. ou bien deux anges nimbes qui soutiennent un ecusson". 1monnaie de Recentius. ils n'offrent que peu d'inter@t.Louis LEPAGE LES NECROPOLES Objets divers Quelques objets semblent bien difficiles à déterminer. 1monnaie non définie. Magnence en 353. ilo 4). VI. 1 monnaie de Trajan fourrée et très détériorée . La ceramique est alors aussi précise lorsqu'il s'agit de dater. 1monnaie en argent avec la legende DN ANASTASNS AVG et au revers DN NS BADV ILA RIX Cet ensemble de monnaies est surtout interessant par celles de la fin de l'Empire romain. Par contre la monnaie d'Athalaric (527-534) et celle de Totila (541-552) nous conduisent au milieu du W m e siècle. 33. Enfin. no 7). 1 de Constantin le Grand 2 de Constantin le Grand associées A 1 de Décence portant le monogramme du Christ . Il s'agit d'une tige torsadée de 25 cin de longueur . no 24 à 36) à usages multiples : clous de cercueils.. on mentionnera les monnaies gauloises (voir ci-dessous) et la présence d'une pointe de flèche à pédoncule en silex.

Ce qui semble le plus curieux c'est un hiatus qui semble se situer au cours du V'me et tout au début du VIé. . céramiques sont incontestableinent siècle. Le VPme siècle est bien jalonné par les fibules aviformes et celles en " S . pour ces objets. les boucles ovales avec plaque d'ardillon scutiforines abondantes en Lorraine. Sur l'ensemble des sépultures mises au jour. De cette même période. Les grandes épingles spatuliformes se placent surtout à la fin de cette période (560/70 . nous avons les plaques-boucles circulaires en bronze. c o i m e les cimetières. Ailleurs à Lezéville ou à Saint-Duier-Hoéricourt cette phase semble mieux représentée.Les plaques-boucles trapézoïdales en fer. Comme on a pu le voir. On notera également la présence et l'utilisation simultanée de deux necropoles distantes d'environ seulement 800 mètres. on ne trouve pas de bijouterie cloisonnée. nous avons la fibule ronde et la gourde. On pourrait également penser au vin de messe. U ne semble pas que l'occupation de cette nécropole ait perduré au cours de la seconde moitié du Wème siecle. La trace la plus ancienne etant le chrisme tracé sous le vase décoré à la molette de type Chenet 320. nous avons tout d'abord une stèle portant une croix puis l'inscription .580-90). sihcle. on notera essentiellement la plaque-boucle en bronze avec tête de Christ et les croix. A cet ensemble. une datation large qui couvre la première moitié du VPm= siècle. Par ailleurs. Cet objets caractéristique à été étudié par Charles Poulain et Christianne Vallet.Louis LEPAGE LES NECROPOLI-S VII. se sont peut-être déplacés . en Champagne et en Picardie s'accordent bien avec les éléments précités (période 530/590). la nécropole située au lieudit "Derrière la Grange" ou une autre nécropole restant à découvrir pouvant prendre le relais. L'habitat. DATATION ET CONSIDERATIONS GENERALES Les éléments anciens de la nécropole : inonnaies. Ces deux auteurs signalent la présence de gourdes à décor spiralé A Germinon et à Joches (Marne). Des environs de l'an 600. Ces gourdes sont fréquentes autour de Mayen en Rhénanie et en Champagne et Charles Poulain nous propose. xx.. Assez curieuseinent. Quelques éléments gallo-romains et du IVm= marquent le Vime siècle : ce sont par exemple la plaque de boucle germanique (fig. cette nécropole apporte de nombreux renseignements sur cette période assez obscure du Haut-Moyen-Age. à condition que le graffiti représente bien ce signe.MINO DE0 NOSTRO etc. il convient peut-être d'ajouter la présence de la gourde dans laquelle Charles Poulain voit un récipient lié au christianisme et dans lequel il suggère un récipient susceptible de contenir de l'eau bénite. Parmi le mobilier. ainsi que la bague avec un chaton marqué d'une croix. verreries. Le VPm= siecle. Mais ces éléments ne sont pas en rapport direct avec des sépultures. tout au moins sa première moitié. seuls quelques éléments peuvent faire penser à un début de christianisation dans ce cimetière. est bien caractérisé par les poteries carénées et les cruches bien semblables aux céramiques lorraines du Val de Seille et de la Meuse. nn 2) pour laquelle on trouve des parallèles dans le département de la Marne à Dammery et dans les Ardennes à Vireux-Molhain..

1% p. Macon. Cluftclct. 1.tièir. . Editki~i1ÇSi7. Paris 1819. Ed. 230 p. .iiir lrclrrrclres nrcl~éolo~iques smaiit piii. irécnipolc 'rri?~~>z'i. n finif ~ i i i"ii ~ r In Ciiir d'O< 20 nris rie ~rclvrcltesnrcl~éolngiqries.: " roii. déiotiz:~r:isii. Droz. Nofe. l98X.?ni. 1.!irlir dc In Gnirlr. 1. XXXVlll PLANCHES.~irilii. r ci /oi»t>iIl$ d. Nogeiit-le-Roi.. 1:ditioii IW. Lib. ]. 40 ct 41. siir In petite mor::n$izr /iiiiiz:illc. d . Ici Fliiiir. 1973..n L<i~mi>ic rii$oi>iii~>irii>ie.~esoiiA .lc.Protat ed. SALIN Edouard.n dnfniiriir ricc ti>inhcirirhiifiiisirriiif. 443 p. située près dc Foirtmitc. Awlicntioiori. l.ln rnii~itngnedl. Hi5fi~iirluc.i $!iirs {>nrordre dri roi. Imprimcrir de \'ictor clr h4oiigeot. I'aris I n 5 Editioii IcM. Le ri?riefii'ir de Lniii. A n n a i d C < d l i ~ i .A.~.?. nitre GRIVAUD de la VINCELLE.BIBLIOGRAPHIE CHENET Georges. d':rrtr iiille iir~rini~ir..-C. 199.n cfmiiiiqrrr ynllii-ni~iiaiiird'A tyiiiiii~. ardiéologiqiie dc Dijoii. Aifc et Métier. 40-41. 130 p FEFFER Laure-Charlotte et PERlN Patrick.rii->ii. p.. liitLlX7. Rirllcii>i des !.. p. I>arislY/3. Scrpci.oisc.ii<. 1772. Yi-128.nr Ciis~~tin~iic. 1922.cx+illi.e. GRIGNON P. XXIU pl.t açcompag~iecsd c 130 plaildies gravees au irait o u ombrées.C.Ics nrnii~inrmiis.< des Ariciois re.i:iet.arls s et dcs niçtiers. 230 p !i! PHULPIN Antoine.i<ilcsfiii<il!c:: cf !es >iii~. 1774.ci 1'iolri. déri?~rzit..5.rfc.c n I'oiigiric de Ir1 F~IIUCC. 158 fig.. Armand Cillliii cd.dniis les n~iiieid'iriie r>illcgnriloise et ronrniiic. i i r i In petiip nrorifngric dii CliRfelef...Pcnrd i<d MORIN-JEAN.si?<-lecf ln f r m ckillfe décorée R In nrr>irffe. Srcorrd Iiirllrhli dcsjii~illc~jniici pni Snint-Dilier o i i dir ~ vrii d i c i i ~ilillc roriiniiic.Musçe DELESTRE Xavier.s nrdi6iliigiqiics .cipnlntiriit R I'c~ylicntioil ii'tin ovnlid iiiitiilirc d'niiiri!iiiil'c in-ticillii.c i-iiiii. Neufdiatcau.1. 1977.A4ifiir'c<. Nziir!. Gciièvî 19HO. dé~~iiii7:erir rri 1772. 1.n iriiriie ri1 Gniile siiiis I'nirpiic rrii:rtriri.i~ini?ic.-Uuc. 1 1 l1 l1 JOFFROY René.if AC In Holiir-i'dni~il: t. Ill pl PERIN Patrick.yn?im.. p. p. 45-9. oiirc 5niiit-Diziei ri /iiitit~illc. ~19ü7. 19iTi. dir Clujtelef.iiii Il/ï>iir.. 1. fHnirtci\*lnnie). rit Clinnii~n~iir. d ~ .!jr. dkiiri~imtc ~ w f sni?tt-Di:i~~.. GRIGNON P. PERlN Patrick et FEFFER LaureCharlotte. Bar-lc. Iiiid~nir. I1 ( CHOPELAlN Patrick et WAHLEN Patrice. 306 p. p.

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IIème PARTIE LES FOUILLES COLSON .

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En juillet 1772. décmtverte en 1772. de 1'Agriculture et de Yindustrie DE SAINT-DIZIER. il fut nommé membre correspondant de cette Académie. (1)Bdleün des fouilles faites par ordre du Roi. Revue Champenoise. des Arts. L'ûpidum du Châtelet. IV). ce furent ses recherches sur la colline du Châtelet. et. 101). 1819. 31 1 . Mais ce qui rendit Grignon célèbre. sur In petite montagne du Châtelet. Passage des Panoramas. Chaumont. en Champagne. . Neufchâteau. PïERRE-CLEMENT GRIGNON. mort à Bourbonne-les-Bains en 1785. des Sciences. A Paris. (Mémoires de la Çociétt? des Lettres.BIBLIOGRAPHIE des Arts. par M. maître de Forges à Bayard. il fut nommé correspondant de ladite Académie. t. 7 à 37) LE CHÂTELET ET SES ENVIRONS A L'ÉPOQUE PRÉROMAINE PAR P. M D C W . La plus complète me semble être celle de Phulpin dans ses Notes sur le Châtelet (p. A Paris. A. FELD(LIENARD. Il envoya à l'Académie des Sciences de Paris plusieurs commu~cations. où il découvrit l'emplacement d'une petite ville gallo-romaine. chez Delalain. etc. Rédacteur en chef :J. et accompagnées de 130 planches. 1840. Phulpin. Imprimerie de Charles Laurent. semant principalement à l'explication d'un grand nombre d'antiquitffi recueillies dans les ruines d'une ville gauloise et romaine découvertes entre Saint-Dizier et Joinville.Le Châtelet et ses environs dans La Haute-Mame. Tome XXIII.Archéologie de la Meuse. Partie sud du département. libraire.qu'il réunit en un seul ouvrage qu'il fit paraître en 1775. 1856. POTHIER. année 1935.Arts et Métiers des anciens. Dès 1768.MEMOIRES DE LA SOCIETE DES LEïTREÇ des Sciences. PKLWIN.Notes archéologiques sur leç fouilles faites et les monuments découverts sur la Montagne du Châtelet. MDCCWO(IV. Ji commença les fouilles à ses frais. et R. éditeur.Second Bulletin des fouilles. (p. - GRIGNON. dqîartement de la HauteMarne. Ch. situé près de Fontaines (Haute-Marne). entre Saint-Dizier et Joinville. De nombreuses notes biographiques parurent dans différents ouvrages. de I'Agrinilhue et de l'Industrie de Saint-Dizier. GRNAUD DE LA VINCELLE. A Bar-le-Duc. rue et à c6té de la ComédieFrançaise. t. 1. d'une ville romaine. Bulletin des Fouilles faites par ordre du Roi. Carnandet. chez Christophe. Ajoutonç qu'il était ami de Buffon. Verdun 1881. Imprimerie de Victor de Mougeot..BIOGRAPHIE . - ABBE FOUROT. libraire-éditeur. chez Nepveu. B . Cavaniol. imprimeur-libraire. il lut à SAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres une dissertation rendant compte de ces premières fouilles. COLÇON A . par GRIGNON. A la suite de cette communication. . . né à Saint-Dizier en 1723. Grignon consacra les 11 premières années de son séjour à Bayard à l'étude des procédés ayant pour but d'améliorer la fabrication du fer. .

les plus communications publiées sur le Châtelet. il succeda à l'abbe Phulpin en 1M et mourut dans cette paroisse en 1885. il permit à ses bûcherons de faire des fouilles sur l'emplacement de l'ancienne petite ville gallo-romaine. L'abbé Gelin ne fit exécuter aucune fouille sur le Châtelet et si son oeuvre archéologique n'est pas aussi considérable que celle de ses devanciers. il fit ses études théologiques à Paris et fut reçu bachelier en Sorbonne. F. Revue Champenoise. Malgré une erreur grave sur la destination de l'aqueduc qu'il avait découvert. de Saint-Dizier. G. mais ce n'est que vers 1810 qu'il entreprit des fouilles méthodiques. ABBE FOUROT.COLSON Recommandé par le ministre Bertin.Le Chrîtelet et ses nivi~ons. où il était ne. elle n'en demeure pas moins intéressante. Dans Son Second Bulletin. commune du canton de Prauthoy. PAILLEïTE de USLE. n mourut à Esnoms. Les objets qu'il rencontra firent partie de la du docteur Il publia dans les Mémoires de la Société des Lettres. t. et des ordres furent donnes pour que le tresor royal fournît aux dépenses de fouilles nouvelles. T~~~ ces objets d'objets sont au ~~~é~ de mgres. PHULPINl ne à le octobre 1758. Voir aussi Emile JOLIBOIS. Il se consacra à la restauration d'un aqueduc souterrain. Le premier résume ses trouvailles depuis le 6 avril jusqu'au 31 mai 1774 (1). par P. Ln Hni~te-Mnme. TV. né à Langres en 1816. POTHIER. ABBE E GELTN. des a d ques qu'il avait recueillis avant la publication du premier Bulletin (dissertation lue à l'Académie des Belles-Lemes) et des découvertes faites "depuis le l e r juin 1774. Xüi. il prétend sr@trelivré à des recherches sur la colline du Châtelet dès 1785. ainsi qu'à l'exploration d'un cimetière barbare dont les origines furent certainement galloromaines.Revue Chnmpntoise. jusqu'au 11 novembre suivant" (Second bulletin. il fut nommé à la m e de Fontaines en 1875. VI. la for& de Fontaines. Voir POTHIER..L'ÉPOQUE PRÉROMANE P. où il est mort. Grignon publia deux Balletins. Il fit faire quelques fouilles sur le Châtelet et dans le cimetière barbare qui se trouvait au sud-est du pied de la colline. le Châtelet. puis d'Osne-le-Val. l'l1ulpiii. Grignon fait une description très exacte de la Montagne. juge de paix à Chevillon. par J.il publia L'Oppidum du Qiâtelet. t. L W ) . ce qu'il avait recueilli à Perthes et au Châtelet a ete disperse après sa mort.deuxième article. A B B ~MARECHAL. LR Hmite-Mnme ncinine et modeme : art. 312 . En l m . etc. une notice sur Osne-le-vnl et le Prieuré du Val-d'Osne. gallo-romain. mort à Fontaines en 1844. curé de Fontaines. situé près de la HauteBorne. je pense que ces articles sont. et R. professeur de rhétorique au collége de Saint-Dizier pendant de nombreuses années. Ses fouilles personnelles dans la forêt de champberceau lui procu~rentune collection rare drun tumulus. puis L ~ origineç S de S&t-Dizier. se réservant le droit de prélever sur les trouvailles les monnaies et objets qui I'interesseraient. Malheureusement.Q~iltelefet ses environs. mort à Chaumont. Vicaire à Fontaines. CARNANDET et egalement la page 44 de la m@meRevue. p. après les Bulletins de Grignon. Un riche propriétaire qui possédait la ferme de Ruetz. il fut présenté à Louis XVI dans le inois de mars 1774. Dans les Mémoires de la Société des Lettres de çaint-~izip/. Le récit qu'il a fait de la trouvaille de 200 monnaies en or est fantaisiste et il est fort probable que celle-ci fut fortuite et que ses fouilles furent postérieures à la découverte de ce trésor monétaire. 20 articles intitules Le. C'est seulement en 1840 que Phulpin fit éditer ses Notes archéologiqires sur les fouilles faites et les monuments découveris sur laMontagne du Quîtelet. il publia en 1856 dans la Haute-Marne.. t. Vicaire à Montier-en-Der pendant 18 mois.

la guerre. nous ont apporté leurs encouragements et souvent de précieux renseignements. Emile Hurnblot. Jnnvin 1912. ayant eu bientôt le même destin. Qu'id nous soit permis de remercier publiquement MM. nous nous decidons à publier les résultats de 28 ans de recherches sur la colline du Châtelet. l'abbe Marcq et à tous ceux qui. R. Je dois à sa memoire de chercher à réaliser les projets (les r@ves!) faits en commun. Nous faisons oeuvre de vulgarisation et non d'emdition. laissa cette publication definitivement incomplète". ajoute. qui avait recueilli la plupart des objets trouves par Grignon en 1772 et 1774. Grivaud de la Vicelle est mort lui-même des le debut de son travail.et R. le Châtelet semble être funeste à tous ceux qui cherchent à penétrer ses secrets. puis la maladie ne m'ont pas permis de reprendre le travail plus t6t D'ailleurs. Puis ce fut mon frkre aimé. pour moi le plus precieux des collaborateurs. est encore présente au souvenir de beaucoup d'entre nous.Sollicites par de nombreux amis et visiteurs de nos collections. COLSON Î ~ ~ . apres avoir constaté l'insuccès des efforts de Grignon. comme eux. à propos de l'abbe de Tersan. helas ! n'&ait pas close. COLSON La defeciuosité d'@preuvesphotographiques destinees à former les planches de la seconde partie de nos communications empêcha la Société des Letkes de Saint-Dizier de publier dès 1912 deux rapports manuscrits. La fin lamentable de l'abbe Fourot. Faire C O M ~ l'importance historique de la colline dans notre region. à M. l'auteur de l'Oppidum du Châtelet. qui sera une simple relation des fouilles avec quelques déductions. qui fut emporté dans sa cinquantième annee. Nous exprimons également notre gratiiude à M. lus aux s&mces d'avril et de mai. et se proposait d'en publier un atlas. P. Président de notre Sociéte. tel est notre but. avec son ami Grivaud de la Vincelle : "Mais. comme si la fatalite qui a déhuit notre ville gallo-romaine et effacé son histoire et son nom dût aussi s'attacher à quiconque veut la tirer de l'oubli. Pothier. La liste. continuateur de Grivaud. rappeler aux savants l'ancienne celébrité dont elle a joui pendant longtemps. et Gerard Jacob Kolb. Des deuils successifs dans ma famille. Ce n'est pas sans hesitation que nous entreprenons ce travail. Raoul %nt-Laumer et Chamsinand de nous avoir permis de faire des fouilles dans leur belle propriete.

l'auteur d'une histoire manuscrite de Joinville cite un a& de 1240 (8 siècles après la destruction de la ville) et écrit : "Anciennement la cité de Gorze fut bâtie sur la montagne du Châtelet. Au nord. et R. un vallon etroit et profond la separait des hauteurs voisines.ouve une monnaie en or d'Honorius et deux petitç bronzes d'Arcadius. miTe Smnt-Dizier ei foinvüle. Bulletin des fouilles faites par ordre du Roi dune ville romane. les pentes abruptes aux pieds desquelles s'&tendait un vaste marais forme par les nombreuses sources de Fontaines. des lnoellons bien taillés et aussi des pierres d'appareil. où ils trouvaient. sur la petite montngne du Chrîtelet. Celleci d'ailleurs a éte faite avant nous. (5) Cette hypothese est contirmee par i'e&tence de vastes cimetières barbares dans les environs. (6) Arcadius. second fils de Theodose. Au nord-ouest celui-ci s'abaisse réguliérement et se prolonge par une crete qui descend en pente assez rude jusqu'à Bayard. mais fouillé pour les monnaies d'or. Mort en 408.Au X M e siecle seulement. LXXXV. . peut avoir pour origine quelques précieuses trouvailles qui ont excité la cupidite des chercheurs.P. l'isolait complètement de la plaine. De ces anciennes fouilles. car un cimetière barbare put être établi dès cette époque et en cet endroit. qui prolongeaient le plateau au sud-est et au nord-ouest. dont le point culminant. Celles-ci pouvaient @trefacilement protégées par des travaux de défense et l'avaient été effectivement (4). ei Second Bulletin. d'argent et autres objets utilisables que cachaient ces ruines. tresor caché dans le sol de la colline. fit. LXXXIX. eut en partage l'Orient en 393. à profusion. On ne pouvait donc y acceder que par deux arêtes étroites. le (2) GRIGNON. Mais ils firent d'autres decouvertes. les sous-sols explorés et. en particulier par Grignon (2) et Phulpin (3). Après la destruction de l'antique bourgade de Gorze. Le sol ne fut pas seulement remue p o u les matériaux de constmction. est à 80 mètres au-dessus de la rivière. fils aîne de Theodose. à l'est. Sonsommet forme un beau plateau de 22 hectares de superficie. Complètement isolée des environs. qui depuis aurait été ruinée et sous ces ruines se trouvent des monnaies d'or et d'argent et de billon des empereurs Arcadius (6) et Honorius (7)'' Grignon met en doute la valeur de ce document. (3) PHVLFIN reproduit seulement la description de GRIGNON. combles pour le nivellement du terrain. (ï)Honorius. dérouverte en 1772. sur le temtoire de la commune de Gourzon. d'abord comme une vaste carrière. (8)Nous avons h. tandis qu'une grande depression.Historique des fouilles. Ii . Nous aurons i'occasion de revenir sur ce sujet. fut nomme Auguste en 393 et succeda a son pere dam l'empire d'occident. La légende d'un veau d'or. ainsi que les nombreuses citernes. la rendaient inaccessible de ce cBté. 314 . des villages s'élevèrent dans la vallée. A l'ouest. (4) GRIGNON. nous croyons utile de faire brièvement l'historique des fouilles antérieures aux nôtres. COLSON L'EPOQUE PREROMA~E PREMIÈRE PARTIE ÉPOQUE NÉOLITHIQUE ET ÂGE DU BRONZE - 1 Description du Châtelet. c'@taitchose faite au centre de l'ancienne bourgade. Mort à Raveme en 423. Les pans de mur encore debout furent abattus. pour nous très precieux (8). l'emplacement de villas ou de groupements plus importants (5). p. Avant de faire connaître les résultats de nos recherches. Dès le VIe siècle. sur - Grignon. C'est une colline qui s'élève sur la rive droite de la Marne. de facon complète et precise. au sud-est. à égale distance de Joinville et de Saint-Dizier. Le Cn$telet est trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en faire une longue description. il ne nous reste aucun renseignement. Second Biilletin des fouilles. l'agglomeration qui occupait ce plateau possédait des défenses naturelles extrémement fortes. p. Ces successeurs immédiats des Gallo-Romains explorèrent certainement le plateau de la colline. maître de forges à Bayard. en Chrmrpngne.

315 . malgré la découverte fortuite de 200 monnaies en or (9). Toutes ces recherches regrettables eurent pour résultat de bouleverser complètement les parties de la ville que n'avaient pas explorées Grignon et Phulpin. L'abbé Fourot leur a consacré quelques lignes que nous citerons plus loin. on les nomme. exécuter des fouilles méthodiques et officielles (de 1772 à octobre 1774). (11) ibidem. en histoire naturelle. Paillette de Lisle remuèrent à leur tour une grande partie du terrain inexplore." - Aussi.1840. et R. Grignon. les origines du Châtelet restent fixer. La première moitié du siècle ne fut d'ailleurs pas favorable au Chatelet. mais. La moitie d'une roide de 4 pouces de diamètre (près de 11 centimètres) et d'un pouce d'épaisseur (27 millimètres) en pierre serpentine. nous croyons utile.s sur les fouilles fmtes sir In mmtngne du ChRteIef. dont l'avidité avait été excitée par la trouvaille de Phulpin (10). parus en 1774 et 1775. Sur ces dernières fouilles très superficielles. Pothier et l'abbé Fourot ont. cette partie intéressante de l'histoire de l'homme était tout à fait ignoree. mais en réalité il en avait découvert plus du tiers. curé de Fontaines. Des couteaux de silex très tranchants pour les sacrifices. Ce que nous proposons. Une espèce d'affiloir en colubrine. ces derniers n'ont pas parlé des premiers hommes qui ont occupe le sommet de la colline. continua les recherches après Grignon.40) : ."Des couteaux de circoncision de diverses grandeurs. Pothier nous a cependant fourni d'utiles renseignements (11). Grignon ne pouvait-il faire que de fausses hypothéses en cherchant à expliquer l'emploi des objets en silex et en jadéite qu'il rencontra. m@mepas un amateur averti. les haches sont polies. c'est de mettre à profit les travaux de nos devanciers. propriétaires de petites parcelles. Aussi. Grignon n'a pu expliquer les objets de cette première époque. COLSON L'EPOQUE PRÉRoMANE premier. les bûcherons de M. Des silex sphériques de 3 à 4 pouces de diamètre (8 centimètres à 11centimètres). de citer intégralement les passages intéressants qui se rapportent à la préhistoire. Des fragments de m&me pierre pour battre le briquet. en partie comblées. A la fin du XVme siecle. (9) PHULPN.nous ajouterons. comme il l'avoue luim@me. des fouilles regulières et d'ensemble étaient devenues impossibles à la fin du XIXe siède. pour éviter des recherches.seules. d'explorer les sous-sols et les citernes échappees aux recherches de nos prédéces S~LU‘S. L'archéologie préhistorique est une science récente. de signaler certains détails qui leur ont échappe et de rectifier aussi certaines assertions qui nous semblent erronées. ne prétendonsnous pas faire toujours oeuvre originale. Nous ne parlerons pas des fouilleurs anonymes. couteaux de la circoncision. Tout d'abord. Bulletin de 1774 (p. (12) Les pointes de flPche ou de javelot sont toujours taillées . Phuipin. maigré quelques précurseurs comme de Jussieu. Dans de telles conditions. Nous avons donc dû nous contenter. CXCI) : . 3e nrficle dms Ln Hm~te-Mn171e. ne cherchant que des monnaies et petits objets dont ils trouvaient une vente facile. dans leurs publications.Epoque néolithique ou de la pierre polie (12). il pensait n'avoir exploré qu'une faible partie de la ville. Notes nrché0logirliie. Comme ses Bulletins sont devenus très rares.P. en entreprenant d'écrire une monographie du Châtelet et de ses environs. En 1848. D'autre part. Mahudel. en fait. etc. il eut du moins le grand mérite de les decrire." Le Second Bulletin nous donne des renseignements plus complets encore (p.. en serrant de très près les fouilles anciennes. Phulpin. (10)POTHiER."Nous avons rencontré des couteaux de pierre serpentine de différente grandeur . Le ChRfeletet ses environs. IIï . Fouilleur méticuleux et consciencieux. au centre méme de l'agglomération. mais.il n'était pas archéologue . Les résultats de ses recherches furent consignés par lui dans les deux bulletins déjà mentionnés. révélé la plupart des secrets de la colline. rencontrés dans ses fouilles. Ce fut pour la reconstitution de son histoire une période néfaste. Remle Chrmrpenoke. Nous pourrions donc appliquer au Châtelet ces paroles de La Bruyère : "Tout est dit et on vient trop tard.

et R.L'EPOQUE PREROMIlNE P. COLSON PLANCHE 1 5 5 cm 1 1 I 316 .

un habitant de Fontaines. ce qui forme un trapézoïdal taillé en coin. avait été refait avec soin. Planche 1. qui fut témoin de toutes les découvertes de cette époque et prit part lui-même à quelques recherches. de jade. s'intéressant fort peu à la ne jugea pas à propos d'insister. Ils sont composés de pierres de diverse natme. L'oppidum dtr ChRtelet. toutes polies. 1 I l! No 5.L'BPOQUE PRERoMAWE depuis 18 lignes (4 centimetres). seul. En realité. lui qui dedaignait les monnaies de bronze et - les fragments de poteries ornées gallo-romaines. L'abbé Fourot commente ainsi les trouvailles préhistoriques de Grignon (13) : "La description faite par Grignon ferait supposer qu'il confondait les haches proprement dites avec les instruments spéciaux. 2. il y a quelques années. à la Préfecture de Chaumont. étant presque dans son intégrité. Mais il n'était qu'un inédiocre archéologue. Même forme et m@mesdimensions que le no 2. regulihement tailles. 1 I l . des fouilles faites sous la direction de M. Hache avec talon. est tres intéressante. Phulpin n'a pas de preuves à donner sur l'occupation de la colline par d'autres peuples antérieurs aux Romains et aux Gaulois. Trois de celles-ci sont en jadeite (Planche 1. Hache de forme triangulaire. ce qui est rare au Châtelet. HACHES. c'est un prisme quadrangulaire renflé dans son milieu . que nousappelons aujourd'hui couteaux. est devenu opaque à sa surface qui s'est decomposée d'un tiers de ligne. Les plus grands de ces couteaux sont de pierre à fusil (silex) . le taillant. l'abbé Fourot donnait aux découvertes de ~~i~~~ leUr si@ficail tien. de silex. qui a 10 cenümètres de longueur. et ces humbles vestiges d'une époque antérieure ne l'intéressaient pas. il s'agit de haches polies dont nous parlerons plus loin. Quoi au'il en soit. M. Le no 4 est en silex et les no 5 et 6 en une roche quartzeuse que nous n'avons pu déterminer." Par ces quelques lignes. presque toutes complhtes. Les fouilles de 1848 nous donnent par contre des renseignements plus interessants. son tranchant tres affilé forme un demi-cercle de 27 lignes (6 centimètres) de diamètre. dans sa 81e d e .Petite hache trouvee au fond d'une citerne. mort en l9i1. p. Nous allons les decrire brièvement. un bout se termine en une pointe obtuse et l'autre en un tranchant de 3 lignes de largeur (?). W . Paillette de Lisle. 162). de grès. très bien conservée." Grignon n'a donc pas adopté l'hypothèse de "couteaux de la circoncision" comme le laisserait croire l'ouvrage de l'abbe Fourot. incoinplet sur l'objet décrit. l'abbe Maréchal donnèrent une belle hache en silex. Humbert. no 1. No 4. n'est pas decompose à sa surface . Longueur :7 centimètres. En 1889. Les arêtes vives produites par la cassure furent légèrement polies et. No 2. 31 et 3 2 dans Mhoires de ln Société des Lettm de Suint-Dizier. nous a affirme qu'une douzaine de haches en pierre. Elle est en un quartz grisâtre. Dans les objets decrits. Un seul s'éloigne de cette figure . No 1. Cette pièce. l'un quoique mutilé. ce Dassaze démontre clairement le séjour au Châtelet d'une population primitive qui se servait de ces instruments grossiers pour une foule cusages auxquels nous appliquons maintenant les métaux. 3). Le silex a conserve sa couleur primitive. de serpentine.ils sont tous coupés à peu pres sous la même forme. n nous reste enfin à parler des objets que nous avons trouvés nous-mêmes sur le plateau du Châtelet et que Ibn peut voir dans nos collections. t.l'autre. (13) FOUROT. Elle ne mesure que 4 centimetres de longueur et appartient à un type bien connu. qui est d'une belle conservation. Le Châtelet nous a donné 6 haches. qui est un triangle dont le sommet est tronqué et la base circulaire. Celle-ci étaiyencote. il voyait "des couteaux sacrés" dont se semait le flamine pour immoler les victimes offertes à Jupiter. decomposé a sa surface.l'une me paraît être de lave de volcan . d'agate laiteuse . car elle provient d'un gros fragment de hache de grandes dimensions. Ce couteau sacre a 6 pouces de longueur (O m. jusqu'à 6 pouces (16 centimetres) de grandeur. très bien conservée. furent trouvées par les ouvriers de M. No 3.

P. COLSON L'EPOQUE PREROMALVE 2 1 3 4 7 6 11 13 14 17 PLANCHE II 318 . et R.

COLSON L'CPOQUE PRBROL~AINE 5 16 15 18 7 6 19 1 PLANCHE 111 319 . et R.P.

.

Hache incomplète en roche jaunâtre. Cette venération pour des objets dont l'origine etait pour eux mysterieuse ne peut expliquer leur presence en aussi grand nombre sur le Châtelet. C'est grâce à cette particdarite que nous avons pu faire. laquelle devait @tretrès grande. ils ont echappe à Sattention des chercheurs. mais ils ne changent pas notre opinion. (16) Avant 1912. 510. etaient des objets hop fragiles pour être demeurés intacts apres tant de remaniements successifs du sol. en explorant quelques champs seulement. Daval (15). (15) A cette date. (17) Nous avons bien rencontre quelques petits silex qui se rapportent nettement à l'industrie tardenoisienne. Mais la colline etant entièrement boisée. des Arts et des Sciences de Saint-Dizier (R. ils permettent d'en tirer des conclusions precises et certaines. car les champs cultivés avaient dejB été plantes cinq ans auparavant. ne representent qu'une faible partie de ceux que renferme encore le sol. de simples eclats aigus ou tranchants etaient également utilises pour armer les fleches. le reste du plateau étant completement boise. c'est par milliers qu'on aurait pu les recueillir. les silex . tout aussi caraciéristiques.Les couteau. mais nous ne voulons pas les distinguer des autres fragments informes. POINTES DE FLECHE OU DE JAVELOT. Cette pièce. Quelques burins ou grattoirs figurent egalement la Planche m. t. D'autres objets d'ailleurs. Nous ne décrirons pas en détail chacun de ces objets. veritable bijou de l'indushie néolithique. tous les fragments que l'on y rencontre ont &téimportés. étant à pedoncule et barbelures.Quant aux oclats de silex. p. il y a quelques annees. les recherches sont devenues presque impossibles et les découvertes de plus en plus rares. en ramasser une centaine dans l'espace d'une heure (16). COUTEAUX . FCrATS EFlop. s'y rencontrent fréquemment. appartenant aux époques antérieures. qui representent les echantillons les plus complets. expose & la pluie et tant qu'il reste humide. ont et6 egalement recueillis. fragmentes ou simples éclats . et l'absence complete d'objets en pierre. Plus abondants au nord-ouest. 1.S. Nous ferons remarquer cependant que si la plupart de ces pointes ont une forme commune à I'epoque néolithique et aux &poquesprecédentes. Pr&sidentde la sotiete des Lettres. rendent ce travail superflu. Un nudeus est un gros morceau de silex forme de rognons de cette roche. rt R . dans un espace restreint. le silex a pris dans le terrain calcaire du Châtelet une teinte blanchâtre et mate qui ne permet pas de le distinguer des autres roches. Nous ne croyons pas utile de les décrire. Avec ces pointes habilement taillees. 1 I ii i l 1 1 i j i 1 32 1 j . les fragments de couteaux et aussi les innombrables petits morceaux de silex que nous considérons comme de simples eclats provenant de la taille sur place des différents objets (14). decrits ou signales. On connaît le culte des Romains pour les ceraunies ou pierres de foudre. Aussi n'avons-nous pu recueillir que des fragments dont les plus beaux spécimens sont representés à la Planche N. alors que les pierres calcaires restent ternes. longs eclats de silex aux bords tranchants. ne mentionnant que les objets dont la forme est typique et l'utilisation incontestable. à cause de leurs petites dimensions. 2" D'autre part. DECHELETTE. V. et quelques pointes de fleche sont & pédoncule et barbelures.objets entiers. provenant probablement de la Champagne crayeuse. En effet. Tous ces objets. dont quelquesuns sont importants. COLSON L'ÉPOQUE PRBROUAINE No 6. il prend l'éclat de la porcelaine. Ce sont là les traits caractéristiques de l'époque neolithique. polies. Nous en avons rencontre un certain nombre. Une autre pointe de m&me forme fut trouvee vers 1892. Nos fouilles ne nous ont dome qu'un très petit nombre de pointes et c'est à la surface du sol que nous avons trouvé la plupart d'entre elles. Un certain nombre de fragments. Cependant. C. sans exception. Nous donnerons une idee de leur abondance en affirmant que nous pouvions. Ce sont les pointes de flèche ou de javelot. Le silex faisant totalement defaut dans nos hrrains g6ologiques. mais. l0 Toutes les haches trouvées au Châtelet sont. ne nous paraissant pas antérieurs à Yepoque néolithique. Mais. il en est trois qui sont tout à fait caracteristiques.se rencontrent sur tout le plateau.P. on (14) Nous possedons des nucleus assez volumineux. . si incomplets que soient les résultats obtenus.). Les Planches II et Iii. et qui avaient et6 peine utiiisés. une abondante récolte. appartenait à M. ne permet pas de reporter plus loin les origines du Châtelet (17).

on a trouvé. existe au-dessus du village de Sommeville et aux lieudits : La Palle. s'adonrenoncer nait déjà à la culture des céréales. J. serait au musée de Verdun (F. et P. celtiqr~eef gnlio-ramrriiie. situe à i'est du Châtelet et à une distance de 6 kilometres environ. Bien que nous n'ayons aucun renseignement sur les autres localités. à I'est s'étendaient des plaines fertiles. Comne en Bretagne. p. sablonneux ou calcaire. Les huttes qu'il habitait n'étaient plus isolées. parties explorées par Grignon. . Vaste rocher stérile et dénudé. t. sans avoir été si@és. Aussi établissaient-elles leurs bourgades au sommet des collines à pentes rapides ou à l'extrémité d'un promontoire escarpé (18). Hisfoire de la Gmrle. Mais les armes et les outils en roche dure ne sont pas les seuls vestiges laissés par ces populations primitives. Narcy. des stations assez importantes s'établirent d'abord dans les environs immediats."qu'il soit navigable ou non. Une source abondante explique le choix de cet endroit par les populations primitives. mais facile à defendre. de belles pointes de flèche à pédoncule et barbelures. Car. Gourzon et Bienville. 1. COLSON les trouve également au centre et au sud. la trouvaille de 12 haches polies. Les objets recueillis par nous et qui font partie de nos collections ne laissent aucun doute 2 ce sujet. il menait une vie plus sédentaire et moins précaire que celle des peuplades nomades qui avaient occupé le sol avant lui. grâce. alors qu'il ne porte pas" (19). Daval. Mrmuel d'nrchéoIogiepréhisfoiiqi~e. Lemoine. DECHELETTE. u n des fils du propri6We de la ferme. Malheureuseinent. Depuis nos recherches. (20) La plupart de ces objets ont et6 découverts par M. assurait en cas de G ~ à &la seninté ~ ~ danger. L'une d'elles appartient à M. Nous croyons devoir mentionner aussi.t. Un premier gisement. nous pensons qu'une population assez dense a occupé le pays compris entre le Châteletet Saint-Dizier. mais avec résenres. à une époque où déjà le sol de notre pays offrait à peu près le m@measpect qu'aujourd'hui. Des silex se rencontrent également sur les territoires de Fontaines. endroits argileux. au possédait une belle hache en jadeite même lieu. la plupart disparurent à la suite des temps. De préférence. ils choisirent un PRBROMAINE terrain sec. de Joinville. en amont de cette ville et sur la rive gauche de la Marne. un lieu de refuge. Mais ces premieres populations avaient avant tout le de se 'Ontre les tribus hostiles ou de nouveau envahisseurs. autour de la ferme de la Grange (non loin de là). nullement à la chasse. trouvée en 1872 dans la m@melocalité. peut-être. Ren6 Phulbert. La Haute-Borne échappa et de très près à la destniction. D'autre part. des grattoirs et autres ainsi qurun superbe poignard (20). (19) Camille JLRLIAN. de Saint-Dizier. ainsi que plusieurs fragments de haches polies. "vu le sens de son cours". propres à la culture des céréales. c'est sur les coteaux ou dans les plaines qui les dominent que s'installèrent agriculteurs et chasseurs. en roche verte. Telles furent les origines de la plupart des oppidums de la Gaule. et en particulier. Le sommet de la colline tout entier fut donc occupé pendant longtemps par une population dense qui ignorait l'usage des métaux. ont fourni à M. 2e partie.L'EPOQUE P. Moramée et la HauteBorne. Une autre. évitant leS. mais de surface. l'homme. (2S) Village de la Meuse. à l'inscription galloromaine qu'y fit graver dans les premiers siècles (la) V. voie naturelle et déjà importante. Les dernières hauteurs. M. tandis que les grandes forets giboyeuses des environs et la Marne poissonneuse apportaient aux moyens d'existence un supplément précieux. (un cours d'eau) est un chemin. alors Président de la Société des Lettres de Saint-Dizier. Chapron. Liénard). assez important. qui avait domestiqué un certain nombre d'animaux. faite en ouvrant une carrière à Brauvilliers (21). Comme la vallée était marécageuse et exposée aux inondations. 29. Une population sédentaire s'établit donc sur le plateau de la colline. ** A l'époque néolithique. celles du Châtelet. 1. il commandait la vallee de la Marne. des pointes de flèche de toutes formes. qui devint un camp retranché. et quelques-unes de ces Inais groupées en agglomérations devaient être assez considerables. des dolmens et des menhirs existaient d m nos Pays.

il avait p n s en silex avaient perdu toute d'un mètre de large et une valeur et restaient abandonnes épaisseur qui variait de 25 a 30 sur le sol. pensons. . une civilisation nouvelle.ien de semblable au chatelet. c. reusement a laissé peu de traCelui-ci. fig.~ . La Planche XVI. COLSON PRÉRO~IA~NE Tliromarus.ÉPOQUE P. 80 au-dessus du . ll est donc souvent très difficile de rattacher à que le Châtelet et ses environs avaient. Tandis que armes et outils niveau du sol . Environ 2000 ans (26) ondulée avec soie présentant un trou pour le avant notre ère. (22) La Haute-Borne est situee à l'est du Châtelet et à une distance de 1 km. DECHELETTE. sur le territoire de Braud'émettre une opinion sur villiers. Archéologie de InMeuse. t. existait un cette question delicate. ce qui la place au 17e rang parmi tous les menhirs de la Gaule. le moindre objet de LE DE LA HAUTE-BORNE centimètres (27). que des ne peut @treexpliquée géologiquement. 50 car il pouvait.i d'autres l Laxgeur base : 2 m. bronze était recueilli avec soin. grâce au creuset Epaisseur : O m. qui portait égaleces sur le Châtelet et il est ment le nom de Haute-Borne. les procédes rnetallurgil'érection de ce beau menhir ques se répandirent-ils sur tout (22). ou dans les remblais Avec l'âge du bronze commença pour celle-ci des substructions moins anciennes. (25) V. En 1912 en explorant un beau sous-sol du Ne siède. de debris de toutes mrtes provenant d'objets de faibles dimensions et appartenant sans aucun doute à des epoques anterieures et fort diifferentes. j'ai trouve. et à l'est. 675 . subir toutes sortes dans les environs ? Nous le de transformations (25). II. Les roches dures Deux d'entre eux cependant appartiennent employées a la fabrication des armes et des outils incontestablement h l'$ge du furent peu à peu remplacées par une matière moins Le premier est une lame de couteau en cuivre fragile et plus facile à façonner. territoire de et forment une les ruines se Chevillon. par une lente infilhade plusieurs milliers d'annees h tion. p. (24) Ordre chronologique dome par J.Age de bronze. Nous avons montré. represente ce menhir disparu.1 (26) Nous pensons que cette lame etait en bronze. monuments de cette époque du fondeur. 40 à 0 m. sommet : 1 m. leurs partisans. ne peut en expliquer la le pays ? Les deux hypothèses destination. où une couche de terre vegétale de 10 a 50 centimètres d'epaisseur recouvre une roche très IV . on rencontre de gros blocs de pierre qui facilite le claçsement chronologiskatifjcation semblent alignés et dont la présence en cet endroit p.elle a 7 mètres de liautew. L'interpréter ainsi sont vraisemblables et ont est à notre avis commettre une grande erreur. (23) F. rivet. et R. nous le croyons du moins. sion de peuplades nouvelles. 92. DECHELETTE. que seuls les Gaulois et les Romains ont entamée. dans une Dans la vieille forêt de la Bouioire. Cette inscription. t. 1. ~ g ~ ~ ~ encore . 3. D'autre part. postérieure ou bien. dure. LENARD. (R. A 5 kilomètres de ce monuNous nous garderons bien ment. ses. le bronze s'etait substitué à la pierre (24). dans une plaine baççe. facile d'en expliquer les caumesurait 2 m. a une faible profondeur. 695. une grande quantite de rognwes de bronze. dès une @poquedéterminée les objets recueillis sur le l'epoque une assez sol.L.:. p. avec de nombreux fragments de petits creusets de forme ovoïde. autre menhir détruit au siècle L'âge du bronze malheudernier. 60. d'origine certaineComment s'accomplit un changement aussi profond ? ment gauloise d'après son nom Fût-il le résultat d'une invaromanisé. 20. 1 ! I 1 1 i i i ! I ! .

COISON PLANCHE V 324 . et R.P.

PLANCHE VI .

PLANCME Vll .

que l'on rencontre dissemines dans les environs de la forêt du Der.Ire partie. 44 et 92. on le sait. Peut-être appartiennent-ils déjà au commencement de l'occupation romaine. Bracelet plat à l'intérieur et uni extérieurement. nous le pensons du lnoins. Un releve général de I'emplacement de ceux-ci serait très interessant. ainsi que des débris de bracelets en jayet (pi. c) 2 fragments de même forme .(armilles ?). 161) comme provenant "des fouilles du Cnatelet". J. Ceux-ci formaient la garniture extérieure de bracelets en jayet. étaient d'habiles forgerons. précédemment. Vers l'an 900 avant notre ère. au Châtelet. Nous nous contentons d'en citer quelques-uns : sur la rive droite de la Marne : Sommeville. Aussi reportons-nous aux dernières annees de la Gaule indépendante et à la période d'occupation romaine les origines de centres d'exploitation parfois considerables de toute la région. alors plus étendue que de nos jours. (b. Le second objet est également un couteau en bronze avec manche. sur la rive gauche : Mézières et les nombreux "crassiers" gallo-romains -ou peutêtre antérieurs. p. Aussi durent-ils exploiter les nombreux gisements de minerai de fer de notre région. Nous nous sommes contentes de les grouper et d'en composer 4 Planches. et R. plus épais. Un seul fil de bronze. ont pu appartenir à l'âge du bronze. Mais aux environs du Châtelet. Dès cette @poque. Archéologie celtique ou profohiçfoique.le Châtelet faisait partie de la Celtique primitive et les Celtes. aucune solution de continuité entre l'époque nboliâges du fer. (28) Arts ef Métiers chez les nnciens (Planche 62). que nous demirons brièvement et en faisant toutes réserves. No 2. 131.ÉPOQUEPRÉROMAINE Trouvee par Grignon (27). (29)J. VI). Nous n'avons pas vu l'objet ni obtenu des renseignements précis. Nous possédons en effet des-bagues du Haut-Empire qui ont &tefaites d'après la même technique. a également la tranche extérieure striée. Les planches de cet Atlas ont été composées (en 1790) par l'abbé Tersan. il est très difficile de classer les objets preromains.COLSON L. le fer fit son apparition dans notre pays (30). No 1. fig. acquéreur des antiquites trouvées au Châtelet par Grignon. Une pointe de flèche en bronze aurait été trouvée au Châtelet. Pour les raisons que nous avons indiquees BRACELETS PLANCHE V. No 3. Par sa forme. du Châtelet. Enfin. la Planche V du chapitre suivant représente des fragments de bracelets d'époques différentes dont quelques-uns. Bracelets composés de plusieurs fils de bronze entrelacés. à prouver qu'il n'y a eu. elle est dessinée dans I'Atlffi de Grivaud de la Vincelle (28). No 5. celui-ci se rencontre à la surface du sol et il était facile de le recueillir sans exécuter de grands travaux. en bronze. Cet objet original se rapproche de 2 anneaux plats. Narcy . César expliquait l'habileté des Gaulois (ieurç descendants) à creuser des galeries souterraines par lem habitude à extraire le minerai. mais ils suffisent. thique et les DEUXIÈME PARTIE ÉPOQUE GAULOISE - 1 Premiers âges du fer. (27) Bulletin des fouines. regulièrement tordu (à comparer avec les nos3). l'un dans une sépulture à Courtavant et l'autre également dans une sepulture à Auvenay (CBte-d'Or) (29). Ce sont là de rares documents pour une epoque aussi importante. il se rapproche de deux trouvés. 327 .P. (a) Bracelet formé par un fil de bronze legèrement aplati et dentelé de l'extérieur. n fut publié en 186' Par le Magasin pittoresqlte (p. Bracelet beaucoup plus plat (4 millimetres). entre autres des fragments d'armilles. DECHELETTE. très volumineux. Fontaines. trouvés par l'abbé Fourot dans son tumulus de Champberceau. No 4. Nous nous bornons donc à mentionner cette trouvaille.

328 . faisant corps avec la partie superieure de l'objet et se terminant en ligne droite pour former l'épingle..C. Ont une forme plus élégante. La Tene üi. Le ressort de toutes ces fibules est obtenu par des enroulements d'un fil. La Tene II. ils étaient à l'abri des températures extrémes de l'hiver et de l'été. NO 2 j spécimens identiques. ils en firent de vastes sous-sols.que se rattachent tous les objets qu'elles reproduisent. les Gaulois n'élevèrent pas seulement des huttes sur le sol même. En Gaule. La Tène I de l'an 500 à l'an 303 (av. J. La quantité d'objets qu'elle a livres et qui sont tous caractéristiques. yi du rempart. en Italie. celles-ci inarquent une décadence profonde. C'est donc à l'époque de la Tene (33) -probablement Tène iii.va jusqu'à l'ère chretienne. Le musée de Dijon possède une fibule semblable provenant d'Alésia. No3. 5' Fibule petite( mais portant en milieu élargi deux cercles graves. ce qui la rapproche des fibules no 1. et R. No 4. qui constituaient l'habitation tout entière. J. comme les recherches elles-mêmes. des cabanes sur un fond un peu au-dessous de celui-ci.C. de l'an 300 à l'an 100 (av. PLANCHE WNO 1. de l'an 500 av. laquelle formait la transition entre rage du bronze et celui du fer. DECHELETTE. No 1.Fragments de plusieurs bracelets en jayet. située à l'exW6mite du lac de Neuchâtel (Suisse). qui livrecent un mobilier funeraire identique à celui de Hallstatt. FIBULES Au Châtelet. nous avons exploré une grande partie d'une de ces habitations souterraines. pres de laquelle on decouvrit une vaste necropoie. PLANCHE VI.).-C. (a) ~ i b trouvée ~ l ~ dans une habitation gauloise. qui se trouvait au sud-est du plateau et à peu de distance . celtique et gnllo-?ommne. - II Les habitations gauloises. Rien en elles ne rappelle la forme . Type un peu différent. et dans d'autres pays on trouva égalemerit de nombreuses sépultures. de 7 millimètres de large et d'une seule piece. No 2. t. L'époque de Hallstatt (32) ne semble pas représentée sur les trois Planches. que nous dûines abandomer avec regret nos fouilles. Là. comptant 993 sepultures. le terrain pour pouvoir le labourer. L~ type étant caractefisfique.hapitre suivant. (33) La Tène est une station ardieologique très importante. (32) Hallstatt est une localite situee en Haute-Autriche. No 4. Le même objet. de l'an 100 jusqu'h notre $ce. Consulter J. semblable au l(a). au plus fit. No 8. Si nos observations furent incompletes. Petit bracelet entier dont les extrémités vont en s'amincissant sans se rejoindre. DECHELETTE. Mais c'est sur les instances du propriétaire qui nous demandait de niveler. J. ont fait donner le nom de "Feriode de la Tene" à une epoque qui. qui n'était pas exempt de danger. Mnnuel d'Arcltblogie préhistorique.COLSON L'EPOQUE PR~RO~IANE Comparées aux objets de même destination des époques précédentes. No 6 et 7.. Le travail. IV. Fil de bronze sinueux terminé par 2 crochets. avancait lentement et la rareté des trouvailles nous avait un peu decouragés. Fragments se terminant par une tête de serpent. C'était au début de nos recherches et nous manquions un peu d'expérience. (30)Ordre dironologique adopte par J. élégante des beaux spécimens livrés par les tumulus du sud de notre département et par les tombes marniennes. Toutes les m e s et tous les objets recueillis se rapportent à une même epoque. En 1885. 149. mais ils creusèrent aussi dans le roc de grandes excavations et.). mais en fer. dont la forme est celle de nos modernes épingles de sûret6. 3 spécimens qui marquent u n essai d'ornementation d u corps de l'objet.P. Bulletin des fouilles. p. nous avons pu cependant fixer avec précision des détails intéressants de la substniction. D'où le nom de @riode hallstatüenne donne au premier âge du fer. No3. Grignon a trouvé un objet absolument semblable (31). (31) Grignon. formé d'une lame de bronze assez mince. comme au Mont Beuvray. A été rencontrée dans les remblais d'un sous-sol du Haut-Empire. la dénirons au .

111. no 1. des fragments de vases grossiers en terre noiratre.L. se répartissent ainsi: Terre végetale : 30 centimètres. celui de l'ouest. A partir du sol. le sommet tourné vers le bas et. que nous considérons comme antérieure au ler siècle de notre ère. sans mortier. incomplète et probablement B 8 rayons. quelques années avant notre ère. Ceileîi n'avait pas été remaniée depuis l'epoque de la destruction. (38) COHEN. et en grande quantité. monnaies. D'après l'abbé Fourot. Second âge du fer. Remblais provenant de l'atelier des fondeurs : 90 centimètres. DECHELETïE. surtout les bicéphales (@ted'Auguste et d'Agrippa).p. t. ont &té rencontrees tres fiéquemrnent au Châtelet. bien au-dessous des remblais d'origine romaine. dans un chapitre spécial." (37) Diverses communications panaes dans la Rwue des Musées (Dijon. Les parois étaient formées par des murs réguliers . 1/2 de longueur (Pl. (34) J. et R. Les plus communes. 11 nous a livré. fragments de poterie et objets appartenant uniquement à l'époque gauloise (Tène III) :1m. que nous avons suivi sur une longueur de 5 mètres. et sur les ruines gauloises s'était établi un atelier de fondeurs de bronze du ler siècle. j'ai publie une courte note relatant tous les objets semblables trouvés au Châtelet (no18. En août 191. p. celtique et gnllo-romnine. plus petites. en numismatique. Colonie de Nîmes. la découverte la plus importante fut celle d'une demi-pièce en bronze d'Auguste et d'Agrippa (38). Mmuel d'AnhéoIogie . elles étaient consulaires. no 1 (a)). Elle se trouvait parmi les médailles et rouelles gauloises. 80 au-dessus du fond. Les autres. Aits ef Métiers chez les mcims. W. Cette terre réfractaire obtenue par un mélange d'argile. Cendres. COLSON Celle-ci. (35) GRNAUD DE LA VINCELLE. au-dessous. Sa profondeur était de 3 mètres et on y accédait au sud par une rampe taillée dans le roc. (39) Les demi-pièces. Un autre objet en bronze provenant de la même couche. 473. sont globuleuses et en potin (monnaies au sanglier). était très vaste. L'épingle qui fait corps avec la fibule formait ressort par une suite d'enroulements symeiziques et réguliers. 80. Nous n'avons donc pu. mais dut être déîruite peu de temps après (39). C'est ce dernier dép6t qui nous intéresse ici. en bronze. Dans cette même Revue. était fait de gros quartiers de roches. DECHELEïTE. Aussi intéressantes que les trouvailles d'objets et de débris céramiques furent celles de momaies. (36)J. Manuel d'Archéologie pl&isforique. t. no 5 et 6) ont confirme ce q u i n'était alors pour nous qu'une hypothèse. p. une quinzaine environ. 1. Il.2 et 3. puis venait se fixer dans un long crochet ajouré. Nous devons mentionner également 2 petites pièces en argent trouvées sur nos décombres et que nous n'avons pas vues.). 1527.1928) (R. Nous aurons l'occasion de les signaler au chapitre consacre spéaalement aux monnaies gauloises. Elle appartient un type connu de la Tène IIi (34) que Grignon a rencontré dans ses fouilles sur le Châtelet (35). Mais. placés les uns sur les autres. nous avons eu de nouveau l'occasion d'explorer une petite substruction. nous n'avons pu reconstituer aucune partie importante d'un vase et n'avons conservé qu'un seul fragment qui témoigne d'un art moins rudimentaire. 3 cercles disposés également en forme de triangle (36). de coquillages calcinés et pulvérisés était connue avant les Gaulois et fut encore employee par les potiers gallo-romains jusqu'aux invasions des Barbares. De tous ces débris.. l'habitation gauloise existait encore B cette époque. nous avons trouve une fibule de 10 cm. IV. Planche XLII. les monnaies gauloises du Cnâtelet. Est-ce une boucle à laquelle manque l'ardillon ? Cette piece semble avoir été coulée et ses deux extrémités se terminent par une tête de serpent (37). Sur sa surface antérieure sont graves un triangle. t. 329 .. dite improprement "gauloise". régulièrement stratifiées. Comme ces monnaies furent frappées au début du règne d'Auguste. ni les déterminer. Nous avons également recueilli deux rouelles à 4 rayons ainsi qu'une autre plus grande. "Le nombre 3 était sacré chez les Gaulois. dont nous ne connaissons pas exactement les dimensions. B en juger du moins par l'épaisseur de la couche de cendres qui atteignait jusqu'à 1 m. ni les vérifier. la partie supérieure de l'habitation devait être en bois.IPOQUE PRBRO~IANE P. C. est assez difficile à déterminer. Les couches. Nous nous contenterons de mentionner les types que nous avons rencontrés dans cette habitation nous réservant de décrire. Un peu au-dessus du fond. portent sur les deux cotés la légende MATVCiiNOS.

on trouve les vestiges d'une villa gallo-romaine qui très probablement remplaça ces habitations primitives. des decouvertes identiques ont et6 faites aux environs d'Amiens. Ces habitations typiques ont été étudiées avec soin dans le pays des Médiomatrices (42). furent assez habiles pour substituer les noms de Mercure. - III Divinités gauloises. représentées sur de nombreux documents. Elles ne semblent donc pas avoir été mises en circuiation. elles disparurent rapidement et furent remplacees par celles des vainqueurs. Ces excavations incompletement nivelées peuvent &trefacilement repérées dans toute la région. Ce sont deux trous. un Mars ou un Sylvain gaulois. creusée dans le roc. nous fixerons également celui des mares ou abreuvoirs qui nous semblent avoir une origine gauloise. Sans parler du Jupiter à la roue. Quelle était donc la destination de cette cavité (40) ? Cette fouille nous a donné 7 monnaies gauloises dont 2 de Matugénos. le CMtelet apporte de précieux documents. creusées dans le sol. C. 80 de long. a 25 mètres de long sur 19 mètres de large. Avec les débris de vases. nous avons trouvé la base d'un mur formé de pierres plates superposées. généralement. ii nous reste à parler des habitations gauloises hors du Chatelet. Dans chaque cité. GRENIER. Comme nous nous proposons de dresser la carte des environs du Châtelet. ayant 1 In. Nous connaissons tres peu la religion des Gaulois. avec anneau mobile adhérent au manche. par M. ainsi qu'un crochet égaiement en fer ont été recueillis sur le fond. Pour l'étude de cette mythologie.il a donné aussi deux monu- - (40) Depuis. fait disparaître le fond. 29 (R. souvent remplis d'eau. les esclaves et peut-ttre aussi les animaux domestiques trouvaient un abri contre les intempéries. Une charpente solide.Hnbifationsgmrloiçes et villas Intiirrs dans la cité des Médionr~tnces. puis Cernunos ou le dieu cornu et Esus. Mais il y avait également des demeures plus vastes. Nous nous contentons ici de citer les deux "mares" de Lohan (lieudit) comme étant les plus caractéristiques. A 120 mètres de là et à l'ouest. et que l'on n'a pu expliquer complètement jusqu'ici : ce sont Ie dieu à trois têtes. supportait un toit fait de branchages. sans mortier.C'est une excavation régulière. Jupiter et Apollon aux n o m gaulois de Teutatès. en indiquant l'emplacement des villas gallo-romaines connues. de feuilles ou de chaume recouverts d'une couche d'argile.annee 1916 (Ire livraison). en effet. Sur le fond. V. nous avons pu reconstituer dans son entier un petit plat en terre jaunâtre et les trois quarts d'un vase noir avec ornements géométriques au-dessous du col (voir les trouvailles d'Amiens) (41). divinité protectrice qui. Cette cavité était comblée dans toute sa hauteur par une terre légèrement argileuse et calcinée. amee 1916 (42)A. Les 5 monnaies au sanglier avaient conservé les bavures sur leur bord et la cassure très apparente produite par la séparation des unes et des autres apres la fonte.). Bitlletirz nrchéologiqire du Comité des trmnux histoliques et sciei~tijques. après leur destruction ou leur abandon volontaire. on possède sur elles des renseignements précieux. Taranis et Bélénus. peu à peu. Celles-ci ont laissé peu de traces. car la population exclusivement agricole vivait disséminée dans les plaines. Grâces à ces fouilles mkthodiques. D'un seul c6tk. au sud. à un m&e de distance et se faisant suite d m le sens de leur grand axe. de la Vénus pudique et de l'Hercule à l'arc et la massue -trois bronzes de travail gaulois (43). de forme ovale. p. Le second a 12 mètres sur 9. Ces huttes mi-souterraines formaient donc une vaste pièce où la famille. d'où leur nom de "mares" ou "abreuvoirs". Quant aux grandes divinites. Les Romains. Ce sont de grands trous circulaires ou ovales. il y avait un dieu local. Un couteau en fer. . Ii reste cependant quelques divinites vraiment nationales. Ce bit devait reposer sur le sol. COMMONT. Le plus grand. habitant surtout des cabanes dont la charrue a. formée parfois par des troncs d'arbres entiers. nous n'avons pas rencontré le dépût friable qui caractérise les couches inférieures des citernes. (41) Bitlletiii airhéologique. 40 de profondeur. était une source ou la colline meme sur laquelle s'élevait l'oppidum. renfermant des charbons et de nombreux fragments de poterie gauloise. 20 de large et 1 m. 1 m.

R m i e Chntnpenoke. p.EPOQUE P. une tête barbare. 155. ceinte d'un bandeau. (45) MAXE-WERLY. le nombre en est si grand @il me serait impossible de les désignerrr (47). (48) POTHIER. t. mais leurs de Paillette (48). 349. Co-e qui est représente sur l'autel de Beaune. 44. e l R . Planches IX. Essni sur la numismnfque rémoise. Les deux autres personnages sont empruntés à la mythologie romaine (44). p. Mais avec celles-ci. dans des endroits qui ont été detruits et reconstruits. NOUS l'aurions considéré comme une ebauche si nous n'avions connu d'autres sculptures semblables et aussi barbares. - IV Monnaies gauloises. trois têtes distinctes portées par le même corps. Sur chaque c6té est sculpté un personnage. fouilles de l'H6tel-Dieu. offrent pour son histoire moins d'inter& que les autres. y fut égaiement fort vénéree. Planche On. A i f s et M W chez les nnciens. Bulletin des fo~~illes. C'est là que nous avons rencontré ces monnaies en plus grande quantité. trois anneaux forment une sorte de fleur de lys. 17e artide. p. laissant de c6té les pièces peu coinmunes. d'un c6M. Pothier connaissait heureusement le médailler détaillée des de dernier et a publie une monnaies gauloises trouvees. "Celles-ci se trouvent plus profondément enfouies que les romaines. Strrtues et Bustes de ln Gmle rommne. II suffit en effet de creuser le sol à quelques centimètres d e profondeur pour rencontrer des monnaies romaines. ~ o u estimons.L. Phulpin s'est contenté d'écrire : "Quant aux médailles gauloises. la cité gauloise devait surtout occuper la moitié sud-est de ce plateau. Les monnaies gauloises que l'on rencontre le plus fréquemment sur notre colline sont en potin et ont une forme globuleuse. Sur plusieurs exemplaires de notre collection de monnaies." L'auteur ne nous indique pas dans quelles parties du plateau elles sont particulièrement abondantes. A ses pieds est un chien et sur son épaule gauche repose un oiseau. Enfin. Au revers. il a livré un nombre considérable de pièces gauloises qui. C'est probablement une représentation d'Esus. trouvé par Grignon et représenté sur ses quatre faces à la Planche Oa de I'Atlffi de Grivaud de la Vincelle. Ces trois anneaux sont parfois remplacés par une croix. (4E. dont le type est peu varie sur les exemplaires fournis pas le Châtelet. Notes sur le ChRtelet. un sanglier reposant sur une barre d'enseigne se dirige vers la gauche. 33 se rapportent à ce premier type. le sanglier est tourné vers la droite. Le possède égaiement un bas-relief (no 108) avec cette mention : Le dieu à 3 visages des Gaulois. L'un d'eux est nu et tient dans sa main droite une massue levée au-dessus de la tête. ont été négligees ou insuffisamment étudiées. sous les remblais des rues qui ont été exhaussees et les murs des maisons : comme aussi dans des cantons plus abondamment que dans d'autres (46). peut-être à cause de leur caractère barbare. que leur présence au tous cas. Audessous de cet animal. Recueil g&bd des BN-Reliefs. Le premier est un autel de grandes dimensions. s en effet. de modules et de dates differents. le Châtelet est une mine précieuse et à peu près inépuisable. la déesse Epona.X et XI. elles -telet a pu être forhllte et. COEON inents en pierre qui offrent un grand intérêt. (46) GRIGNON. )ESPERANDIEU. (43) G R N A U D DE LA VINCELLE. Tandis que le dieu tricephale a. particulièrement d a m les places publiques. notre buste n'a qu'une seule tête à trois visages et se rapproche étroitement de bas-reliefs sculptés sur des autels trouvés à Reims (45). Grignon en a recueilli 1 600 environ et voici dans quelles conditions il les rencontra. V. Une autre divinité est certainement Cernunos ou le dieu cornu. Elles représentent. d'origine celtique. D'aprés nos obsenrations et trouvailles. Si Mercure ne fut qu'une transformation de Teutatès. Sur 50 monnaies trouvées par nous au Châtelet. Nous ne nous occuperons ici que des types géneraux. Ln Hmte-Manie. Le second document trouve par nous est un buste à trois visages d'un travail grossier. 331 PRBROMALVE . non seulement par par ~~i~~~ et par les fouilphulpin. nous verrons qu'à l'époque gallo-romaine son culte etait très répandu au Chatelet. (47) PHLTLPIN. Pour la numismatique.

PL ANCHE Vlll .

des statères. Il serait donc plus logique d'en attribuer les origines à une peuplade du centre de cette région. Le T "massivement et irrégulièrement figuré" au-dessus du cheval n'est qu'une croisetie incomplète et l'upsilon placé au-dessous. La valeur du rnétal qui les compose en explique la rareté. aux Leuques. L'abbé Fourot les attribue aux Remes. ainsi qu'on peut le voir par les traces de bavures laissées sur leurs bords et par la cassure très visible produite en les sSparant les . une sorte de lyre. Adrien Blanchet.au-dessous. Le troisieme groupe n'est représenté que par quelques exemplaires. nous ferons remarquer que ces petites monnaies étaient également tres communes au Châtelet. d'électrum (52). l'opinion de nombreux numismates et en particulier de M. Nous possédons un quart de statère. Revers : cheval retournant la t&te . Phulpin en possédait plusieurs et. Pistollet de Saint-Ferjeux attribuait aux Lingons ces monnaies informes. (5ï) MAXE-WERLY. Sur le revers qui est en creux. C'est d'ailleurs.qui fait partie du territoire de Boviolles. à en juger par leur diarnetre.P. (53) Abbe FOUROT. Le second groupe comprend de petits bronzes dont le flan seul a été coulé. ii n'est guère possible de classer ces m o d e s d'après la description qu'en fit Pothier. M. Des trouvailles personnelles de monnaies gauloises au sanglier. m'ont prouve que celles-ci étaient moins grossières que les pieces du meme type rencontrées dam nos régions. ayant sur le garrot un oiseau qui le frappe de son bec .COLSON. Avec le cheval et la roue. Or elles se rencontrent dam tout le nord-est de la Gaule. juge de paix à Joinville. si rares en dehors de Boviolles et d u Châtelet: Tete casquée. faites aux environs de Langres de 1915 à 1 9 8 (50). (52) M a g e de trois parties d'or et d'une d'argent. en avait un (49) A i'est de Naix s'élève le mont Ciiâtel ou le Chat@. une roue perlée et un L'ÉPOQUE PREROMAINE poisson. Le médailler de Phulpin en comptait quatre. nous le croyons du moins. On a rencontré également sur notre colline la petite monnaie d'argent à la légende KAA . on voit un animal gigantesque et fantastique (cheval qui retourne la tete). nous voyons là les symboles monétaires des Leuques. qu'il les considère comme locales et voit dans la légende de Matugénos le nom d'un chef leuque (51). soit le cinquieme de la totalité de nos trouvailles. que nous avons trouvé au Châtelet et dont voici la description : Tete lawée et fleuronnée à droite. L'Oppidum du Châfefef. Toutes ces monnaies ont été coulées. Grignon les signale comme étant les plus nombreuses après celles du premier groupe et nous-memes en avons recueilli une dizaine. p. Maxe-Werly les a rencontrées si fréquemment sur le plateau de Boviolles. Grignon signale une médaille en laiton que Pothier supposait avec raison être en électrum.xes des autres. on peut reconstituer assez facilement la monnaie entière. ces monnaies. plus exactement. (une lyre)". trouvée au Châteleten 1869 (53). pres de Naix. COLSON "Au Châtel de Boviolles (49). une sorte de lyre. avec retranchement. . d'apres Pothier. à qui nous avons présenté cette monnaie. tournée A gauche. après la fonte dans un moule commun. Ces petits bronzes sont souvent frustes ou la frappe est incomplète. "Elle est bombée du cote qui porte la tete. Sur cette colline était établi un vaste camp. or. La face et le revers ont été frappés ensuite à l'aide d'un poinqon. croisette au-dessus du cheval . absolument semblables à celles que l'on trouve à Boviolles (54). Adrien Blancliet. En légende MATVCiiNOS. Mais à l'aide de plusieurs exemplaires. car il s'agit de monnaies d'or ou. fort différente. Revers : cheval libre à queue fourchue. galopant à gauche. Le reste du champ est rempli par des traits bizarres parmi lesquels on voit u n triangle formé de 3 S. ainsi que l'examen d'autres appartenant à des particuliers. Leloup. et R. membre de l'institut. très ornementée. Pour nous. M. C'est à Maxe-Werly que nous empruntons la description de ces petites médailles. Çanç vouloir contester en rien cette opinion. un des directeurs de la Revue numismatique. par analogie avec une médaille d'or. appartiennent aux Leuques. (50) R. au-dessous d u cheval. elles forment environ les trois quarts des pieces gauloises que l'on y recueille en si grande quantité. par exemple. concave. Ehlde sur les monnmes untiques ren~eilliffiflic Châtel de Bwiolles. dont les origines datent de l'+que gauloise. l'attribue aux Verudinenses. 38.

et (54) MAXE-WERLY. Des mnemrx ei muelles. est moins barbare et nous l'attribuons aux Lingons. (5'7) Voir également pour les rouelles. - V Les rouelles. Liénard. t. soit dans les habitations gauloises du Châtelet. On nous excusera de faire connaître notre opinion sur cette question délicate. de nombreuses rouelles furent également trouvées au m@melieu. que les faibles dimensions des roueiies ne permettent guere d'accepter. en potin. 26 et 149. Le peu de résistance du metal ou la délicatesse du travail s'opposent à u n tel emploi. Trois petits trésors. nous allons essayer de les résumer en quelques lignes. (58) Bulletin ddeç foiiilles. Mme-Werly n'accepte pas l'emploi des rouelles comme boutons. mtiqire monnnie grniloise. A la Tene 1 et iI. Notre Planche ViIi reproduit un fragment de rouelle 6 rayons. L'une d'elles. Nous croyons que les rouelles rencontrees. apporte à l'appui de cette hypothèse des arguments de grande valeur (55). A. C'est une simple hypothèse. les rouelles ont toujours éte rencontrées dam les mêmes conditions que les pieces gauloises (57). Nous acceptons volontiers l'opinion de MaxeWerly. CDst sur les territoires de Boviolles et de Naix qu'on les trouve en plus grand nombre et c'est là qu'elles furent très probablement fabriquées. "il faudrait en effet exclure toutes celles qui sont en or ou en plomb. On nous pardonnera de revenir sur une question aussi controvers4e que celle des roueiies. on n'en peut contester la provenance. et J. cit. Les fouilles de 1W en ont donné également une grande quantite qui furent dispersées dans des collections particulieres. loc. Grignon (58) et Phulpin (59) en ont recueilli un grand nombre et ce dernier possédait une rouelle en plomb et une autre à 6 rayons. composes exclusivement de rouelles. soit sur les vêtements. monnaie au sanglier. De nos collections nous devons mentionner également 3 pièces en potin attribuees à Troyes ou à Châlons. BLANCHET. sont des monnaies. 4 autres ordinaires à 4 rayons. Partie sud du departement. Mais le Châtelet peut revendiquer hautement le second rang parmi les localités qui ont fourni ces précieux documents. La vanéte du métal et la grande diffusion de ces objets nous paraissent autant d'arguments en faveur de la rouelle monnaie. Mnnirel d'A~chéologie. puis des boutons et enfin des objets de Darure. les rouelles ont été certainement employées comme amulettes : elles l'étaient déjà aux époques anterieures. Tmité des monnnies gmloffies. Sans vouloir citer toutes les opinions émises à leur sujet. Comme les monnaies en potin. Liénard (56). car on y a découvert des moules ayant servi à cet usage. dans une étude des anneaux et des rouelles trouvés à Boviolles. Ces objets furent d'abord considérés comme des monnaies. 40. p. d'ailleurs. soit sur le sol. Leurs conclusions nous semblent les plus simples et les plus conformes à l'ensemble des trouvailles. (59) PHULFIN. 27. soit sur le ceinturon. cependant. . celles que l'on rencontre dans nos régions et en particulier au Châtelet avaient une autre destination. (55) Le Comte DE WIDRANGES. Ces monnaies ont donné lieu à de nombreuses discussions au sujet de leur origine. Peu à peu.1. qui les croit communes a m peuples de la région du nord-est. Nofdeç nrchéologiques. Nous nous rangeons donc entierement à l'hypothèse du comte de Widranges et de F. melées à des monnaies Au Châtelet. N p. p. Mais à la Tène iIi. Avec raison. 1. elles furent coulees et séparées les unes des autres après le refroidissement de l'alliage. p. dans nos régions. cette attribution fut contestée et l'on vit dans ces petits objets des amulettes. (56) FELB LENARD." Maxe-Werly suppose que ces objets peuvent avoir servi d'ornements.exemplaire très bien conservé. furent découverts à Boviolles en 1860.Archéologie de InMaise.t. D'après F. Le comte de Widranges. Quelle que soit l'attribution donnée à celles-ci. DECHELETTE. 805. Plaquette rarissime et presque introuvable aujourd'hui.

el R. la fin de la Tène IU. Ainsi pour le Châtelet et ses environs. à peu de distance du territoire des Rèmes (Catalaunes). ? Ce point d'histoire ne sera probablement jamais élucidé. une peuplade leuque. Elles proviennent de deux trouvailles distinctes. s'exprime ainsi : "Audessus des Helvètes et des Çequanes et dans la direction du couchant.-C. Une époque nouvelle commence alors pour notre pays. (61) Les Lingons sont inscrits dans la Belgique de Pline et de Ptolémée. 335 . il meritait cette dénomination. COLSON d'autres plus nombreuses en plomb. G. sa rive gauche pouvait appartenir aux Lingons et former cette certaine partie de leur territoire. Placé entre la Gaule (61) et la Belgique. faites à peu de distance l'une de l'autre.. (60) Cf.L'EPOQUE PRBROYAINE P. Aucun texte ancien ne vient infirmer nos hypothèses.qu'elle fut ruinee. p. mais de simples ornements (60). année 1919.. habitent les Eduens et les Lingons et. dans le système monetaire. Nous devons mentionner aussi que Naix etait après Toul la seconde capitale de ce pays. La Marne étant une limite naturelle. Dans les deux localités. B~llletinnrchéologiqiie du Comité des Trmnux historiques et scientijqires. Rouelles de plomb et persistance d'emploi des Rouelles gauloises. 2e livraison. au-dessus des Médiomatrices. nous ne les considerons pas comme des monnaies. une étude d'ensemble des monnaies recueillies dans une même région offre. dans la partie est du plateau (Ire periode gallo-romaine). ne peut être que le résultat d'une domination commune. sans débuire complètement le caractère original de la race. dans la même direction. Quel fut son r6le dans les guerres des Gaules et en particulier dans le soulèvement general de l'an 52 avant J. Les habitants d u Châtelet et ceux des rives de l'Ornain formaient donc. avant la conquête romaine. quelques années avant notre ère. se rattachant à l'ensemble de la cité. Gallis Belgisque intersitafines. au livre N. s'imposa de plus en plus et modifia considerablement les productions de l'art gaulois. pour l'histoire de celle-ci. les Leuques et encore les Lingons (quaedam Lingonum povtio). Naix et Gorze auraient-elles possedé les petites monnaies de Matugénos ? Une identité aussi parfaite. mais la ville gauloise fut epargnée et ce fut seulement sous le principat d'Auguste. Les monnaies gauloises qui s'y sont rencontrees et celles qui furent trouvées au Châtel de Boviolles sont absolument semblables. un interet plus grand encore. elles se repartissent en groupes identiques." Cette dernière expression est assez vague. en noire antique celtique. 441). Ainsi pourrait s'expliquer le nom de Gorze. Géographie historique et Rdminishntive de ln Gmlle romaine. aux confirfi des Leuqiies et des Lingons. attribue oppidum. qui dans l'ensemble des trouvailles forment à peu près les mêmes proportions. Mais leur diamètre ne depassant pas 6 millimetres. mais il s'agit de la Belgique organisée par Auguste (Emest DESJARDINS. CHENET. seules parmi les autres agglomerations importantes de la Gaule. A U S O M ~a écrit : "Matronn . encore liees les unes aux autres. =duence romaine. etablies entre deux villes appartenant à des ciMs differentes ? Pourquoi. Comment expliquer une analogie aussi complète par de simples relations de voisinage. Si la numismatique rend de grands seMces à l'archeologue en lui permettant d'assigner une date assez precise aux ruines qu'il explore. ville frontière." Strabon.

nous avons recueilli. .Revue Archeologique. parmi les morceaux d'argile cuite. conservant encore l'empreinte d u clayonnage sur lequel cette argile avait été appliquée. qui conserva l'empreinte de la claie consumée. mais appartiennent à la dernière époque de l'occupation romaine. Nous ne croyons pas que nos morceaux de terre cuite aient une autre provenance. D'autre part. Après avoir lu la note publiée par la Revue archéologique ("A propos des huttes d'Alésiar'). nous pouvons affirmer que les deux constmctiom explorées par nous ne sont pas gauloises. tome 1. de tout point semblable à celle du commandant Espérandieu à Alise-Çainte-Reine. 1907. car dans nos pays on emploie encore le même procédé pour faire des cloisons légères et de peu d'épaisseur : une claie enduite sur ses deux . ne nous avait causé aucune surprise. nous aussi. sur le sol même et à quelque distance du premier point. Nous ferons remarquer enfin que les substructions découvertes à Alise-Sainte-Reine présentent la plus grande analogie avec celles qui existèrent sur le Châtelet. L'incendie qui détruisit entièrement la ville gallo-romaine convertit en effet cette terre argileuse desséchée en une sorte de brique. Cette découverte. et en très grande quantité. dans une "cave" gallo-romaine d u Châtelet (Hte-Marne). nous nous permettons de vous adresser la comrnunication suivante : . 178 ~ u t t e gauloises s du Châtelet Par Paul et Régis Colson Monsieur le Directeur. des fragments d'argile cuite. puis en 1905. En 1893. ferait peut-être reporter à une époque postérieure aux "huttes gauloises" l'origine de ces vestiges si intéressants. p.Lm faces de boue argileuse. Un examen attentif des objets ou fragments trouvés à Alise.

Ses trois continuateurs n'ont pas attaché autant de prix à ces marques intéressantes et ne les ont pas signalees. c'est-à-dire en creux. je me suis borne à 3 expressions simples : soucoupes. et A. directement sur le vase et non sur le moule. Les vases unis. tome VII). Demailly. portent genéralement le nom du fabricant sur le fond interieur. en ont fait decouvrir un grand nombre. faites à la barbotine. a paru dans le Bulletin de la S.VII. 1922. H. COLÇON Depuis un siècle et demi. t. I'industrie ceramique fut très florissante. A. le dolium ou amphore sphérique. Cette liste contient certainement des erreurs de lecture. par M. tasses et plais. à de grands bols de forme 37. abandonnes parmi les décombres. il semble que le Châtelet soit une des stations les plus riches en fragments de poteries ornées. ma nomenclature reste incomplète. de Lnngres (ler mai 1903). d'après la classification adoptée par J. Deux fragments portent une estampille semblable à celles des poteries unies. Leur perte est d'autant plus regrettable qu'ils appartenaient pour la plupart au &me siècle. La lère est celle qu'a publiee Grignon en 1772 et 1774. (les caractgres restant en relief). au-dessus de la rangée d'oves qui délimite le decor. epoque mal connue et pendant laquelle. Les fouilles de 1848. Ces empreintes qui se trouvent sur les lèvres de vase. VASES et FRAGMENTS de VASES ORNÉS -Les vases moules de la forme 37 m'ont donne 8 marques. Déchelette dans son ouvrage : les vases ceramiques ornes de la Gaule romaine. de 3 sortes differentes.15 pages MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS DÉCOUVERTES AU CHÂTELETDEPUIS 1888 Par R. mais elle n'en demeure pas moins kès precieuse pour l'etude de la ceramique gallo-romaine de notre region. Grignon en recueillait une grande quantité et mentionnait dans ses Bulletins de fouilles 150 noms de potiers. ainsi que ceux trouves sur l'anse d'un vase particulier. contrairement à l'opinion admise. ont kt@faites avec un poinçon.Pro Alesia Nelle serie. Après les fabriques qui ont fourni d'innombrables debris. Pour la lecture et le classement de mes noms de potiers. Les deux fragments appartiennent à des bols différenis au Bas-Empire et portent le m&menom : . Ces precieux debris ont eié dispersés dans les collections particulières ou. ne m'ont jamais donne de marques. Enfin. du moins dans la Belgique romaine. Les potenes vernissées rouges sont ornees ou unies. Comme j'ai dû laisser de c8t6 quelques noms incomplets ou de lecture difficile. en particulier. Mais ces poteries sont presque toutes anepigraphes.Dechelette. La troisième a pour titre : "Sigles de potiers gaulois et gallo-romains trouves à Amiens depuis 25 ans". &me serie. je me suis semi de trois listes seulement. Cette particularité n'a pas été signalee par J. sur des lampes et sur des plats en terre grise. Les premières appartiennent sauf de rares exceptions. le plus souvent. au contraire. la seconde etablie par M. j'ai ajouté quelques estampilles rencontrées sur de grandes terrines. Dès 1772 et 1774. (Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. les soucoupes et les plais dont le bord est orne de feuilles d'eau. Pour indiquer la forme de chaque vase. le sol du Châtelet n'a cessé de livrer de nombreux debris de poteries rouges. de Confévron. Cependant.

éè. A renversé. p.10010-654 et 655 CRFIl OF Fond de tasse rouge. CIL XIII.. no 55 et 56 COS RVF. Fond petite soucoupe : Of. Dernière lettre douteuse.10010-432 OF CEN Fond de plat rouge. Pl. 3.J. Déchelette. un fragment porte en relief une marque en forme d'X ou de croix. Avitus f(ecit)UL XIII. tI.1217.. R. 3... Divixtus : CIL XIII. Saius ou Satus fe(cit) Deux vases presque complets présentent sur la panse et parmi les ornements des marques en relief correspondant à l'empreinte faite dam le moule à I'aide d'un poinçon. 3. ou un signe pour reconnaître le vase.10010-233 AVITVS F.10010-572 TVGNATV Incomplète sur fond de grand plat rouge :(Cin) tugnatu(s). COL Incomplet. Jullinus? J. Fond tasse rouge. J.. Fond de plat rouge DAMON Incomplet. Bacci(ni of) CIL XiII. OF cEN (Amiens) .. 3. Ces inscriptions désignent le nom d u propriétaire. Fragment de tasse rouge.no 7 OF CAIVIC Fond de petit vase de forme indeterminée.10010-720 OF DALV.. Déchelette.lWIO700 OF CVD.Dalv(isii). J.IVS (A et M lies . disposée verticalement. Cf le no prkédent C i N ï..10010263 BILIRVRO. die romischen Terra-Sigillata Topfereien von Heiligenberg.. 2 traits. Double marque sur le bord.p. avec la pointe d'un stylo.. Of. j'ai cru lire : BVZ OF (la 3ème lettre est douteuse).O. p. 3. Déchelette. 3. 3.10010-157 (A)rtius:CiL 13. Déchelette. Grignon). Incoinplète. Dechelette.Id. 3.100i0-7m OF DISCI (pour OF D m ) . no 36 CAHANI ou CARANI Fond de grand plat rouge.XV. J'ai relevé les graffites suivants : CATV. p. Holder.) POTERIES UNIES ANEACVS Fond de tasse rouge. 3. fond de petit plat rouge. Alt-Keltischer Sprachschatz. Amiens.1. no 98 Une 3ème marque en capitaie est incomplète. Cintugnatu(s) UL Mn. (I)uni(acus) ? J. Aspr(i) of.I. Birrantus.10010-179 AVGVSTINVS Marque double sur une grande terrine de terre blanche.AMIID Fond tasse rouge : (D)amini : CIL XüI. no 35 BORiLLO R et L renversés. CALVI1 (Langres)..1001-528 C F X t L I Plat rouge complet. des marques faites sur le moule à l'aide d'une pointe se sont reproduites en relief sur le vase.. une initiale. Fond de plat rouge. 3. no 43. 3. On rencontre également sur quelques vases ornés du Châtelet des graffites faits après cuisson. . forme une séparation entre 2 groupes de personnages. 3. . Dami(nus) fe(cit) : cf. 1-1782:SISSVS b) NCLI. Fond de plat rouge. p.. J.C.. V. Fond de grand plat rouge. nom d'homme.n0 51. Dalvisius. 261... Deux sont en caractere cursif : a) SïïïS (Sius?) Inscription rétrograde. Augustinus CIL XUI. Damonus : CIL XUI. Cn XID. Fond de plat rouge. la même marque est reproduite deux fois et l'une d'elles. Coc(us) :CIL Mn. Plat rouge complet. BIRRANTVS. no 101 Enfin. Forrer. Of Calvi ou Calvisii : OF CALVI (Langres et Amiens).Lat. 3.3. le vase étant & metopes.100 ASRPOF Fragment de grande terrine en terre blanche. (sur un fragment de vase noir on lit : MAGN. . Carant(ini) : J. CINNGNATV. ANVACVS (Amiens) OF AQVITAi Fond de petite tasse rouge.. . J.5686-80. CIL XUI.Supra BACCI. Idem.10010-238 AVITI Fragment de grande terrine en terre rouge (double marque) Cf. Sur Sun des deux vases. Ceriali(s) : CERNLIM (Langres. 3. Fond tasse rouge. Cantiani : CIL XUI. Fond de tasse rouge . 256. Déchelette. . Cint(ugnatus).DécheIette. VNL. Borill(i)o(f).10010-743 DM1 FE. Le vernis rouge qui a recouvert les caractères rend le nom presque illisible. Derniere lettre manque (f?) Devant. Fond de petit plat rouge.10010-742 DAMO..10010-603 . En comparant les 3 estampilles. Aquitanus : C.. CAVITANI ou CAVITAM Fond de plat en terre grise.MARQUES DE POTIERS GALLO-ROMAINS SANS FD (FIïrétrograde).. 256.Cud(i) : CIL 3.. m. p 259. UL XE. une leme manque). Fonds de petits plats rouges. Fond de grand plat rouge. M. Au-dessous du décor. Supra DIVD(TII. Déchelette.

Fond tasse rouge. Holder (Alt-Keltischer Sprachschatz.10010-1242 OF MECA.. Fond plat en terre grise SABINVS. Incomplet.10010-%3 INDVI Fond de plat terre rougeâtre. . OF PRIM Fond plat rouge OF PRIM Fond petit vase rouge. MON (Amiens). 3. Merco ? : CIL XüI... 3.Majo(ris) CIL >an. Fond grand plat rouge. L'abbe Fourot a déjà trouve cette marque au Châtelet.100101345. p.1001 0-927 GERMINI Plat rouge complet.ENOM Première lettre manque. Pater(ni) : CIL XII. Fond plat rouge. TVïTARRI Tasse rouge complète OF VINU ou VIRII Fond plat rouge. PRIMI (Amiens. 3.2 fonds de soucoupe : Gerinani(ofJ. CIL XUi.10006-82. une rose A 6 pétales. 3. 3. Fond plat rouge OF PRM fond petit plat rouge. Fond petit plat rouge. avec des graphies diverses. 3. PASSIEN SS et E rétrogrades. Fond grand plat rouge. Fond tasse rouge. p. Indut(io) : CIL m. Fond plat rouge. Medeti m(anu) : MDETIM (Grignon)CIL.CIL XIII.. Incomplet. Amiens. 3. PRIM M (Langres)... 3. SENNIS.. Julia(nus) CIL XüI. Dernière lettre manque. Déchelette. date du 3ème siècle.10010-1921 I O P .10010-1339 ME=. 3. CIL cite une marque Ioppus : Xm. OF SEN0 (Amiens) . Grignon) : CIL XüI. SECVRILI(?).. aujourd'hui la Moivre.10010-1031 IOCCAI Fond tasse rouge . Licin(ius) ou Licin(ianus) CIL XUi. Grignon) OF PRIMI Tasse rouge incomplète OF PRIM. Le Châtelet : CIL Xm. M et E lies.. Peut-être Securius : J. 3. p. C'est peut-être la marque MIVLIAE de C I i XUi. Ce vase. MOMAMA (Grignon) . Déchelette.. Probablement .10010-1569 PRIM.. Sec(undi) ou $c(undini) : CIL. Sabinus : CIL XüI. no 130. Ne pourrait-on pas lire Moxi o(fJ : CIL XlU. Fond plat gris : Medil(i)o(f) : J. n"175 OF SEC Fond tasse rouge. 3. Fond grand plat rouge.1001013%? D'autre part. CIL Xüi. Le nom de Samotalus se lit sur une inscription celtique trouvee à Alésia. Grignon). OF PRIMI Fond tasse rouge. GERMN. Of. Apres le nom. Sur fond plat gris. Fond grand plat terre rouge pâle (2 exemplaires complets) I O P W N. la signature du potier PRIMUS.. 647) cite le nom de la Movia. OF PRIM (Amiens).10010-1063 EL% Fond plat rouge UCIN.. Peut-être les deux marques ci-dessus pourraient se lire Merc(atoris) of. Of. IVUA. Fond de plat gris MEDETM Fond tasse rouge.10010-1495 PATI Incomplet. OF PNU (Langres. . MEM. 10010-1345 MERCOR Rétrograde . NNA (Amiens) FVSCI Fond de tasse rouge.R. 3. Incomplète.. Fond de plat terre grise IINA Fond de tasse rouge.. Fond tasse rouge..100101350 MiVI Fond tasse rouge. SENICI (Langres).Mod(esti)CIL..10010-1508 PRIM FD Plat rouge complet.. MORIA (Grignon) NIOVIO Tasse rouge entière.lOOlO-1763-64 TRIBVNVS F.10010-1062 OF MOI Sur deux tasses rouges complètes OF MOI fond vase forme indéterminée.. 299.. 3. NI0 (Grignon). Tribunusf. OF PRMSO (Grignon) OF PRM Fond petit vase rouge de forme indeterminée. Rim(us) fe(cit) : CIL XüI. OF PRIM Fond petite tasse rouge. Fond grand vase rouge. ROLLS pour ROLLVS(?).. Le nom du potier Merc(ator) est signalé par Déchelette à Lezoux. W N Rétrograde.3. Passien(i)CIL. 3.. Of.. MECANI (Amiens) MEDIIO D barré. Fond grand plat rouge.lûûlO-1142-43 OF MAI0 Petit plat rouge complet. P. Toutes ces marques représentent.dernière lettre douteuse M W C O Tasse rouge..ECVRILI. Memor : MEMORISM (Amiens). SENO. MARQUES DE POTIERSGALLO-ROMAINS MORIAN Fond petit plat rouge.10010-1046 ïüïU Inscription répétée trois fois sur grand plat terre grise. 3. 286..peut-être Tocca f(ecit) : CIL WI.10010-1682 SAMOIALVS A droite et à gauche d'une goulette de terrine. Forme du vase indéterminée.10010-1368-69 MON Incomplet.. Incomplet.10010-1939. Fond grand plat rouge PRIN 2 noms incomplets sur fond grands plats rouges. 3. Incomplet. affluent de la Marne. . 286.. no 128 MED. Metti m(anu) : MEITIM (Amiens.. Fusci : CIL m. pièce remarquable de la céramique gallo-romaine. COLSON EENU.. Fond plat rouge. II.

que le centre de fabrication des maîtres-potiers Tocca et Tribunus étaient d'Argonne. Vases céramiques ornés de la Gaule romaine.23. Cerialis.N. p.10010-2055 MARQUES DIVERSES ANONYMES VITALIS Fond tasse rouge. Forrer) . 128. Toutes ces marques. Nelle Série. la signature du potier Vitaiis .id .43 et suiv. Rheinzabern . l'on sait. NOTE ADDlTIONNELLE Par J.p. 171. principalement Avocourt Lavoye et Pont-des-Rèmes. L'atelier céramique gallo-romain du Pont des Rèmes. Çoleil à 15 rayons.I. Revue Archéologique. VrVRIEN (Amiens) . Fond tasse rouge OFVTA Fond tasse rouge OF VIA Fond soucoupe rouge OF VITAI Fond petite soucoupe Toutes ces marques représentent.175. font partie de ma collection. 1. n'est pas connu ailleurs qu'au Châtelet comme nom de potier .Monan(us) . 56. Parmi les marques déjà connues.. dans les fabriques d'Alsace.10010-2062 OF ViTA Fond tasse rouge VITA Incomplet. Fond de soucoupe . Rose formée par 6 points en relief autour d'un point central. à Toulon-sur-Allier. R. Fond de plat. Paternus.163. ii. supra VIVI-VM ou VNI (?) Fond petit .174. par les trouvailles et les études de M. 38. t. p. Rayons séparés par des points. l'atelier céramique gallo-romain du Pont-des-Rèmes. Çecurius . Inscription incomplète . P1. . Déchelette. 256 et suiv. Fond de plat Çoleil à 5 rayons.. Carantinus. Plat presque complet Rose à 7 pétales. 55. Borillus.Vir(ilis):CIL.. cf. avec des graphies diverses. miais il se trouve sous la forme Samotalos dans une inscription découverte à Alesia. G. Chenet.idem Ofi~. Vase de forme indéterminée. Çec(undus) ou Çec(undinus). déjà publié au Corpus. Chenet. celui de Çec(undus) ou Çec(undinus) en outre à la Graufesenque et en Argonne (J.Tuitamis Le nom de Samotalus. Vitalis : CIL XIII. Forrer : Die romischen Tewa-Sigillata Topferein von Heiligenberg. à Lavoye. 46 . 36.XV . Ittenweiller et Rheinzabern (R.l30). Medilus. p. Les rayons sont séparés par des points.id . Fo