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Apprentissages

Fils d'un tailleur de pierre et d'une couturière, établis à Paris en 1845, Auguste Renoir est
placé en apprentissage dans un atelier de décoration de porcelaines (entre 1854 et 1858),
tout en suivant des cours du soir de dessin.
Reçu en 1862 à l'École des beaux-arts, il a pour professeur le peintre suisse Charles
Gleyre (1806-1874), dont il fréquente aussi l'académie privée ; il y rencontre Claude
Monet, Alfred Sisley, Frédéric Bazille, qui lui font partager leur admiration pour Eugène
Delacroix, Gustave Courbet, Camille Corot et plus encore pour Édouard Manet.

Les premiers portraits

Au
guste Renoir, Alphonsine Fournaise

Bientôt arrivent les premières commandes de portraits, qui seront le support financier de
toute sa carrière.

Naples et la Sicile. et s'adonne à l'étude des reflets d'eau qui le conduiront à l'impressionnisme. Renoir entre cependant dans une période de crise esthétique dont témoignent les Parapluies (1883). c'est en Italie qu'il part en voyage avec sa femme. Il continue à privilégier la figure humaine (la Danse à la ville. La retraite méditerranéenne . ou « ingresque » – en référence aux études qu'il a faites sur Jean Auguste Dominique Ingres –. En compagnie de Monet. tout en s'intéressant aux paysages et aux marines. Un dessin plus aigu. Représenté par vingt-cinq toiles à la septième exposition impressionniste (1882). sur la Seine. qui sont inspirées d'un bas-relief de François Girardon et précédées d'un grand nombre d'études. il se décide à changer de manière. L'éblouissement que lui apporte Raphaël et son admiration pour les fresques de Pompéi se reflètent dans sa Baigneuse au bord de la mer. tantôt refusé au Salon. il se rend aux bains de la Grenouillère. Rome. En 1870. La période « aigre » En 1881 encore. Auguste Renoir séjourne en Algérie. des touches plus lisses caractérisent les Grandes Baigneuses (1887). 1883). À la fin de cette même année. d'où il rapporte des portraits de femmes et des paysages aux couleurs vives. Il passe par Milan et Venise. puis visite Florence. Renoir connaît un certain succès à l'occasion de celui de 1868 avec Lise à l'ombrelle . Au cours de cette période dite « aigre ».Tantôt admis. il expose la Baigneuse au griffon et l'Odalisque – ce dernier tableau étant celui qui atteste le plus l'influence de Delacroix.

Puis ce sont les scènes que lui inspirent ses enfants et la jeune femme qui les garde. Renoir passe l'hiver dans le Midi. portraits (Gabrielle à la rose. la Liseuse Dès l'automne de 1888. plusieurs versions). se promenant) en est l'illustration. Alors même qu'il a le bras droit paralysé. Toute une série de nus. et de Jeunes Filles (au piano. intitulés Baigneuses. où il continue de peindre : scènes mythologiques (le Jugement de Pâris. Il détruit de nombreux tableaux et opte pour une manière. due aux premières atteintes d'arthrite. lisant. les . où dominent les blancs et les roses en demi-teintes. dite « nacrée ». 1911). Gabrielle. natures mortes.Auguste Renoir. il se fixe à Cagnessur-Mer. En 1903. qui prennent une place prépondérante. il fait l'expérience de la sculpture en demandant à des aides de modeler la terre selon ses indications. odalisques. Renoir connaît une nouvelle phase de découragement. L'une de ses dernières toiles. Depuis plusieurs années.

Citations « Un sein. c'est chaud.Baigneuses du musée d'Orsay (vers 1918-1919). c'est rond. témoigne de la préférence qu'il a pour la couleur rouge à la fin de sa vie. 7. je ne sais si j'aurais été peintre. » . Si Dieu n'avait créé la gorge de la femme.