Vous êtes sur la page 1sur 5
 
Mesdames, messieurs, cher-e-s ami-e-sJe voudrais tout d'abord excuser Michèle Einaudi, qui est malheureusement au fond de son lit, et à qui nous pensons tous très fort en lui souhaitant un prompt rétablissement.C’est désormais un rendez-vous traditionnel (oui à partir de 2 on peut parler de tradition) que vous propose le groupe démocratie pour Aix. L’occasion, d’abord, de nous rencontrer, d’échanger de façon informelle, et je crois qu’en ces temps où l’écart n’en finit pas de se creuser entre le peuple et ses représentants, il est bon de partager ces moments de convivialité.Nous sortons d’une année 2015 qui fut violente et douloureuse.Une année terrible qui marquera notre histoire. La France a subi des attaques abominables. Nous sommes restés debout face à ces attentats. Partout en France, et aussi à Aix, nous avons défilé, le 11 janvier 2015, sous la bannière de la République, pour dire notre refus de céder. En novembre, à nouveau nous étions frappés, et à nouveau, nous avons résisté. Ce peuple là, cette France là, qui dès les premières attaques au Bataclan lance sur Twitter le hashtag #porteOuverte et permet à celles et ceux qui ne peuvent rentrer chez eux de trouver un refuge, cette France là c’est notre France. C’est ma France. Celle que chantait Ferrat, cette France ouverte aux autres : Cet air de liberté au-delà des frontières Aux peuples étrangers qui donnaient le vertigeEt dont vous usurpez aujourd'hui le prestigeElle répond toujours du nom de Robespierre
 
Ma FranceOui, nous sommes restés debout, mais cela nous a changé. Nous vivons désormais dans une France « post-attentats », et les conséquences ne sont pas anodines. Il n’est pas lieu ici d’évoquer des sujets purement nationaux, sur lesquels le groupe d’opposition Démocratie pour Aix n’a aucune prise, même si chacun de nous peut avoir un avis et l’émettre librement. Mais si j’évoque cela, c’est que les conséquences deces attentats sont aussi locales. D’abord parce que l’élection régionale s’en est trouvée profondément bouleversée. Je ne cherche à évacuer nos propres responsabilités dans notre échec. Il serait trop facile de mettre toute la perte de la région sur le dos des attentats et des difficultés rencontrées nationalement par notre Président de la république. Si les électeurs de gauche sont, pour beaucoup, restés chez eux au premier tour, c’est aussi que nous n’avons pas réussi à les convaincre d’aller voter pour nous et je prends ma part de responsabilité dans cet échec. La désunion de la gauche au premier tour a été terrible. Des difficultés internes ont parasité la campagne. Malgré un tête de liste, qui, je continue de le dire,aurait été le meilleur président possible pour notre Région, nous n’avons pas su, ou pas suffisamment, faire connaître ses qualités. Le score du premier tour était sans appel : l’extrême droite à plus de 40%, la droite à 26%, et nous, loin derrière, à 16%. Même en additionnant notre score et celui de la liste FdG/EELV, la droite restait devant nous. Se maintenir, c’était faire élire l’extrême droite à la tête de Provence Alpes Côte d’Azur. Christophe Castaner a pris, après en avoir discuté avec ses colistiers, et Hervé et moi étions présents ce soir là, la seule décision qui s’imposait. Je sais que certains d’entre vous ne partagent pas cette décision. Je respecte vos positions. Maispermettez-moi de vous dire qu’en tant que candidate et élue
 
sortante, jamais je n’aurais assumé prendre la décision de laisser la présidence de Région au FN. Je n’aurais plus pu me regarder dans une glace, je n’aurais plus été en paix avec ma conscience. A l’heure où l’on demande plus de sincérité et de transparence aux élus, si je respecte nos désaccords, je vous demande de respecter cette décision, qui, vous vous en doutez,n’a pas été facile à prendre, mais était bien la seule décision responsable et courageuse.Si les résultats régionaux avaient été à l’image de ceux que les  Aixois ont donné, alors le 2eme tour aurait été bien différent. Eneffet, sur Aix, si nous additionnons nos scores et ceux d’EELV/FdG, nous arrivons en tête. C’est un très beau résultat, qu’il faut saluer. Les Aixois ont dit oui à notre bilan, ils ont aussi porté notre projet. Ce résultat montre que la gauche a de largespossibilités d’avancées dans notre ville. Je voudrais d'ailleurs remercier Dorian Hispa (EELV) et Rémy Jean (Ensemble!) pour leur présence ainsi que Cyril Di Meo le secrétaire de notre section PS.Et c'est à cette reconquête qu'il faut nous atteler, collectivement. A nous de porter les combats que le peuple gauche souhaite et mérite devant l'assemblée d'Aix-en-Provence. En tant qu’élu-e-s de l’opposition, nous vous devons de faire avancer le plus possible les dossiers qui nous tiennent à cœur. Et nous l’avons fait. Sans faire de liste à la Prévert, quelques exemples : grâce à Hervé Guerrera, la ville est désormais territoire hors TAFTA. C’est une prouesse que je vous demanded’applaudir ! Edouard et Lucien ont beaucoup fait pour la transparence en général, et pour les chalets de Noël ou encore les terrasses de la place des Cardeurs en particulier. Noëlle, quisiège à la caisse des écoles, apporte une aide considérable sur 
576648e32a3d8b82ca71961b7a986505