La Cour Pénale Internationale, ligne de séparation entre le

sentiment de rejet ou d’appartenance

La Cour pénale internationale (CPI), régie par le Statut de Rome, est la
première cour pénale internationale permanente créée par traité pour
contribuer à mettre fin à l'impunité des auteurs des crimes les plus graves
qui touchent la communauté internationale.
La CPI est une organisation internationale indépendante, qui n'appartient
pas au système des Nations Unies. Elle siège est à La Haye, aux Pays Bas.
Bien que ses dépenses soient principalement financées par les contributions
des États parties, la Cour reçoit également des contributions volontaires de
gouvernements, d'organisations internationales, de particuliers, d'entreprises
et d'autres entités.
La communauté internationale, qui a longtemps aspiré à la création d'une
cour internationale permanente, est parvenue au XXe siècle à un consensus
sur une définition du génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes
de guerre. Les procès de Nuremberg et Tokyo ont jugé des auteurs de
crimes de guerre, de crimes contre la paix et de crimes contre l'humanité
commis pendant la seconde guerre mondiale.
Dans les années 90, après la fin de la guerre froide, des tribunaux tels que
les tribunaux pénaux internationaux pour l'ex Yougoslavie et le Rwanda sont
nés d'un consensus sur le refus de l'impunité. Toutefois, ces tribunaux ayant
été créés uniquement pour connaître de crimes commis pendant une période
et un conflit spécifiques, la nécessité d'une cour pénale indépendante et
permanente a fini par s'imposer.
Le 17 juillet 1998, la communauté internationale a franchi une étape
historique lorsque 120 États ont adopté le Statut de Rome, fondement
juridique de la création de la Cour pénale internationale permanente.
Le Statut de Rome est entré en vigueur le 1er juillet 2002, après sa
ratification par 60 pays.
http://bit.ly/1nCOHxH
À ce jour, la Cour a ouvert une procédure d’enquête dans sept cas, tous en Afrique :
l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la République de Centrafrique,
le Darfour (Soudan), la République du Kenya, la Libye et la Côte d’Ivoire. La Cour a mis
en accusation seize personnes, dont sept sont en fuite, deux sont décédées (ou

supposées telles), quatre sont en détention, et trois se sont présentées volontairement
devant la Cour. Une enquête est ouverte sur le Mali 2.
Le premier procès de la CPI, celui du Congolais Thomas Lubanga pour crimes de
guerre, a commencé le 26 janvier 2009. Le 14 mars 2012, Thomas Lubanga a été
reconnu coupable de crimes de guerre. C'est le premier jugement de la Cour pénale
internationale.
http://bit.ly/205QLKK

Je me demande si la ratification des 193 Etats de l’ONU a été aussi large.
Pourquoi sur les sept cas de procédure d’enquête se trouvent-ils tous sur le
Continent Africain ?
C’est la Cour Pénale Internationale qui a pour champs d’action unique
l’Afrique.
C’est donc une Cour inique.
Et je ne suis pas en train de faire un raccourci.
Si cette Cour a comme Procureur quelqu’un du Continent Africain n’est pas la
preuve parfaite de l’indépendance de cette même Cour.
Les faits le prouvent à suffisance.
Je suis interpellé non pas par cette initiative qui a abouti à la création et
l’effectivité de la Cour Pénale Internationale.
Mais plutôt par la réaction en ordre dispersée suivant les affinités avec le
prévenu / condamné se trouvant devant cette Cour ou dans ses geôles.
L’Afrique vient de voter de manière unanime pour le processus de son retrait
du statut de Rome.
http://bit.ly/1RYM9qu
Quel sera le futur de cette Cour Pénale Internationale vidée de son terrain de
prédilection ?
Ce sera intéressant à suivre.
On peut compter sur les mêmes groupes qui agissent dans la pénombre pour
trouver l’artifice juridique ou présentée comme tel pour une main mise
encore plus forte sur le continent.

Time will tell.

J-L K