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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage CCNA Explor ation - Protocoles et Concepts de Routage

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

CCNA Explor ation - Protocoles et Concepts de

Routage

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C hapitre 1 : Couche réseau OSI

1-Présentation du Routage et Trans fert de paquets

1.0-Présentation du Chapitre

1.0.1- Présentation du Chapitre

Les réseaux actuels ont un impact si gnificatif sur nos vies : ils changent notre façon de vivr e, de travailler et de jouer. Les

de communiquer, de collaborer

réseaux informatiques et, dans une p lus grande mesure, Internet permettent aux personnes

et d’interagir comme jamais auparav ant. Nous utilisons les réseaux de diverses manières, n otamment pour les applications

Web, la téléphonie IP, la vidéoconfére nce, les jeux interactifs, le commerce électronique et le d omaine éducatif.

Au centre du réseau se trouve le rout eur. Globalement, le but d’un routeur est de relier un r éseau à un autre. Le routeur est

de paquets à travers différents réseaux. La destination d u paquet IP peut être un serveur ou un serveur de messagerie situé sur le réseau local. L es routeurs doivent transmettre

ces paquets rapidement. L’efficacité d es communications interréseaux dépend, en grande par tie, de la capacité des routeurs à transférer des paquets de la manière l a plus efficace possible.

donc responsable de la transmission Web se trouvant dans un autre pays

Aujourd’hui, des routeurs sont ajouté s aux satellites dans l’espace. Ces routeurs sont capable s d’acheminer le trafic IP entre

les satellites dans l’espace, d’une ma nière similaire à l’envoi de paquets sur terre, ce qui d’accroître la flexibilité des réseaux.

permet de réduire les délais et

Toutefois, le routeur ne sert pas seule ment à transférer des paquets. Pour répondre aux dema ndes sur les réseaux actuels, les routeurs sont également utilisés pour :

assurer une disponibilité 24 heures s ur 24, 7 jours sur 7. Afin de garantir l’accessibilité des ré seaux, les routeurs utilisent des chemins de remplacement si le chemi n principal est défaillant ;

de remplacement si le chemi n principal est défaillant ; fournir des services intégrés de do

fournir des services intégrés de do nnées, de vidéo et de voix sur les réseaux f ilaires et sans fil. Les routeurs utilise nt la hiérarchisation de la qualité de servi ce des paquets IP, pour veiller à ce que le tr afic en temps réel, par exemple les do nnées vocales et vidéo, ainsi que les do nnées importantes, ne soit pas abandon né ni retardé ;

réduire l’impact des vers, virus et

autres

attaques sur le réseau en autorisant le transfert de paquets.

ou non

Tous ces services reposent sur le rou teur et

sur sa responsabilité principale de tr ansférer les paquets d’un réseau à l’autre. Les périphér iques sur différents réseaux ne peuvent communiquer que si le rou teur est capable d’acheminer des paquets entre les ré seaux. Ce chapitre présente le

que le processus de routage lui-

routeur, son rôle au sein des réseaux, ses principaux composants matériels et logiciels, ainsi même.

1.1-Interieur des Routeur Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 1.1.1-Les Routeurs sont des Ordinat eurs

1.1-Interieur des Routeur

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.1.1-Les Routeurs sont des Ordinat eurs

Page 1 :

Les routeurs sont des ordinateurs

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Un routeur est un ordinateur comm e un autre. Le processeur IMP (Interface Message Proc essor), utilisé pour l’ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network), a été le tout premier routeur. Grâce au proc esseur IMP, un mini-ordinateur Honeywell 316, l’ARPANET a vu le jou r le 30 août 1969.

Remarque : l’ARPANET a été dévelop pé par l’ARPA (Advanced Research Projects Agency), rel evant du ministère américain de la Défense. L’ARPANET a été le prem ier réseau de commutation de paquets opérationnel d u monde et le prédécesseur de l’Internet d’aujourd’hui.

Les routeurs possèdent de nombreux composants matériels et logiciels communs avec d’autre s ordinateurs :

Processeur

RAM

ROM

Système d’exploitation

d’autre s ordinateurs : ∑ Processeur ∑ RAM ∑ ROM ∑ Système d’exploitation CCNA 2 Version
d’autre s ordinateurs : ∑ Processeur ∑ RAM ∑ ROM ∑ Système d’exploitation CCNA 2 Version
PAGE 2 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Les routeurs se trouvent au centre

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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Les routeurs se trouvent au centre du réseau

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sur leur propre réseau ou sur

Internet. Les utilisateurs veulent pou voir accéder aux pages Web, envoyer des courriels et té lécharger de la musique, que le serveur auquel ils accèdent se trouv e sur leur propre réseau ou sur un autre réseau situ é à des milliers de kilomètres. Toutefois, les professionnels des rése aux savent que c’est le routeur qui est responsable du tr ansfert de paquets d’un réseau à l’autre, de la source à la destination.

Les utilisateurs ne sont pas forcém ent conscients de la présence de nombreux routeurs

Un routeur relie plusieurs réseaux.

différent. Lorsqu’un routeur reçoit u n paquet IP sur une interface, il détermine quelle inte rface utiliser pour transférer le

paquet vers sa destination. L’interfac e utilisée par le routeur pour transférer le paquet peut être le réseau de la destination

finale du paquet (celui qui porte l’adr esse IP de destination de ce paquet) ou il peut s’agir d’un utilisé pour accéder au réseau de dest ination.

réseau relié à un autre routeur

Pour ce faire, il dispose de plusieurs interfaces, chacu ne appartenant à un réseau IP

Chaque réseau auquel un routeur se

locaux sont généralement des

réseaux Ethernet comportant des pér iphériques tels que des PC, imprimantes et serveurs. L es réseaux étendus sont utilisés

pour relier des réseaux dans une zon e géographique vaste. Par exemple, une connexion WAN relier un réseau local au réseau du fou rnisseur de services Internet.

est généralement utilisée pour

connecte nécessite généralement une interface sépar ée. Ces interfaces sont utilisées

pour se connecter à une combinaiso n de réseaux locaux et réseaux étendus. Les réseaux

Dans la figure, les routeurs R1 et R2 réseau de destination.

assurent la réception du paquet sur un réseau et son tra nsfert d’un autre réseau vers le

assurent la réception du paquet sur un réseau et son tra nsfert d’un autre réseau vers
assurent la réception du paquet sur un réseau et son tra nsfert d’un autre réseau vers
assurent la réception du paquet sur un réseau et son tra nsfert d’un autre réseau vers
Page 3 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Les routeurs déterminent le meilleur chemin

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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Les routeurs déterminent le meilleur chemin

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La fonction principale d’un routeur co nsiste à diriger les paquets destinés à des réseaux locau x et distants en :

déterminant le meilleur che min pour l’envoi des paquets,

transférant les paquets vers leur destination.

Le routeur utilise sa table de routage

reçoit un paquet, il examine son adres se IP de destination et recherche, dans la table de routag e, l’adresse réseau qui lui correspond le mieux. La table de rout age contient également l’interface à utiliser pour le trans fert du paquet. Une fois une correspondance trouvée, le routeur e ncapsule le paquet IP dans la trame de liaison de donnée s de l’interface sortante ou de sortie, et le paquet est alors transféré vers sa destination.

pour déterminer le meilleur chemin pour le transfert du paquet. Lorsque le routeur

Il est fort probable qu’un routeur rece vra un paquet encapsulé dans un type de trame de liaiso n de données, comme une

trame Ethernet, et lors du transfert du

protocole point-à-point (PPP). L’enca psulation de la liaison de données dépend du type d’inte rface présente sur le routeur et

du type de support auquel celui-ci se

connecte peuvent inclure des technol ogies LAN, comme Ethernet, et des connexions série WA N, comme une connexion T1 utilisant PPP, Frame Relay et le mode ATM.

paquet, l’encapsule dans un autre type de trame de liais on de données, comme le

connecte. Les différentes technologies de liaison de donn ées auxquelles un routeur se

La figure permet de suivre un paquet du PC source au PC de destination. Notez que le routeur doit trouver le réseau de destination dans sa table de routage e t transférer le paquet vers sa destination. Dans cet exem ple, le routeur R1 reçoit le paquet encapsulé dans une trame Eth ernet. Après avoir décapsulé le paquet, R1 utilise l’adres se IP de destination du paquet pour rechercher dans sa table de rout age une adresse réseau correspondante. Une fois qu’une adresse réseau de destination est trouvée dans cette table, R1 encap sule le paquet dans une trame PPP et transfère le paque t à R2. Un processus similaire est effectué par R2.

Des routes statiques et protocoles de routage dynamique sont utilisés par les routeurs pour d écouvrir des réseaux distants et

créer leurs tables de routage. Le cours

chapitres suivants ainsi que le proces sus utilisé par les routeurs pour les recherches dans leur s tables de routage et le

transfert des paquets.

se concentre essentiellement sur ces routes et protocol es, décrits en détail dans les

se concentre essentiellement sur ces routes et protocol es, décrits en détail dans les CCNA 2
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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 6 sur 37 Page 5 : Cet exercice Packet

Page 5 :

Cet exercice Packet Tracer présente

l’exercice en mode Simulation pour p ouvoir observer le trafic à partir de plusieurs sources

divers types de médias. Le chargemen t de cette topologie complexe peut prendre un peu de te mps ; merci de patienter.

un réseau complexe de routeurs utilisant différentes

technologies. Veillez à regarder vers plusieurs destinations sur

1.1.2-Processeur et mémoire du Rou teur

Page 1 :

Bien qu’il existe plusieurs types et m odèles de routeurs, chacun comporte, à la base, les mêm es composants matériels. Selon le modèle, ces composants se trouven t à différents emplacements dans le routeur. La figure p résente l’intérieur d’un routeur 1841. Pour voir les composants inter nes du routeur, vous devez dévisser et retirer son cou vercle métallique. En général, il n’est pas nécessaire d’ouvrir le routeu r, sauf pour mettre à niveau la mémoire.

il n’est pas nécessaire d’ouvrir le routeu r, sauf pour mettre à niveau la mémoire. CCNA
Page 2 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Composants du routeur et leurs fonctions

Page 2 :

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Composants du routeur et leurs fonctions

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Comme un PC, un routeur comprend également les éléments suivants :

Unité centrale (UC)

Mémoire vive (RAM)

Mémoire morte (ROM)

UC : L’UC exécute les instructions du système d’exploitation, telles que l’initialisation du système, des fonctions de routage et de commutation.

Mémoire vive : La mémoire vive stocke les instructions et données requises pour exécution par l’UC. La mémoire vive est utilisée pour enregistrer ces composants :

Système d’exploitation : le système IOS (Internetwork Operating System) de Cisco est copié dans la mémoire vive pendant l’amorçage.

Fichier de configuration en cours : il s’agit du fichier de configuration qui enregistre les commandes de configuration actuellement utilisées par l’IOS du routeur. À de rares exceptions près, toutes les commandes configurées sur le routeur sont enregistrées dans le fichier de configuration en cours, appelé running-config.

Table de routage IP : ce fichier stocke des informations sur les réseaux directement connectés et les réseaux distants. Il permet de déterminer le meilleur chemin pour le transfert du paquet.

Cache ARP : ce cache contient les mappages d’adresses IPv4 et MAC, de manière similaire au cache ARP d’un PC. Le cache ARP est utilisé sur les routeurs dotés d’interfaces de réseau local, telles que les interfaces Ethernet.

Mémoire tampon de paquets : les paquets sont stockés temporairement dans une mémoire tampon lors de leur réception sur une interface ou avant de quitter une interface.

La mémoire vive est une mémoire volatile : elle perd donc son contenu lorsque le routeur est mis hors tension ou redémarré. Cependant, le routeur contient également des zones de stockage permanent, comme la mémoire morte, flash et NVRAM.

Mémoire morte : La mémoire morte est une forme de stockage permanent. Les périphériques Cisco utilisent la mémoire morte pour enregistrer les éléments suivants :

Instructions d’amorçage

Logiciel de diagnostic de base

Version réduite d’IOS

La mémoire morte utilise un progiciel, qui est un logiciel incorporé dans le circuit intégré. Le progiciel inclut les logiciels qui n’ont habituellement pas besoin d’être modifiés ou mis à niveau, les instructions d’amorçage par exemple. Plusieurs de ces fonctions, notamment le moniteur ROM, sont étudiées dans un prochain cours. La mémoire morte ne perd pas son contenu lorsque le routeur est mis hors tension ou redémarré.

Mémoire flash : La mémoire flash est une mémoire non volatile pouvant être stockée et effacée électriquement. Elle sert de stockage permanent pour le système d’exploitation, Cisco IOS. Sur la plupart des modèles de routeurs Cisco, l’IOS est stocké de manière permanente dans la mémoire flash et copié dans la mémoire vive lors du processus d’amorçage, où il est ensuite exécuté par le processeur. Certains modèles plus anciens de routeurs Cisco exécutent l’IOS directement à partir de la mémoire flash. La mémoire flash se compose de barrettes SIMM ou de cartes PCMCIA, qui peuvent être mises à niveau pour en augmenter la capacité.

La mémoire flash ne perd pas son contenu lorsque le routeur est mis hors tension ou redémarré.

Mémoire vive non volatile : La mémoire vive non volatile ne perd pas les informations qu’elle contient lorsque le système est mis hors tension. Elle s’oppose aux formes les plus courantes de mémoire vive, telles que la mémoire vive dynamique (DRAM), qui nécessite une alimentation continue pour conserver les informations. La mémoire vive non volatile est utilisée par Cisco IOS comme stockage permanent pour le fichier de configuration initiale (startup-config). Toutes les modifications de configuration sont enregistrées dans le fichier de configuration en cours (running-config) dans la mémoire vive, et sont, à de rares exceptions près, immédiatement implémentées par l’IOS. Pour enregistrer ces modifications, au cas où le routeur serait redémarré ou mis hors tension, la configuration en cours doit être copiée dans la mémoire vive non volatile, où elle est enregistrée en tant que fichier de configuration initiale. La mémoire vive non volatile conserve son contenu, même si le routeur se recharge ou s’il est mis hors tension.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 8 sur 37 la mémoire vive non volatile

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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la mémoire vive non volatile et la mémoire flash sont ét udiées dans la section suivante,

portant sur l’IOS et le processus d’am orçage. Elles seront également traitées plus en détail da ns un cours ultérieur relatif à la

La mémoire morte, la mémoire vive,

gestion de l’IOS.

Il est plus important pour un professi onnel des réseaux de comprendre la fonction des princ ipaux composants internes d’un

routeur que de connaître l’emplacem ent exact de ces composants dans un routeur donné. diffère d’un modèle à l’autre.

L’architecture physique interne

modèle à l’autre. L’architecture physique interne 1.1.3-Internetwork Operating Syste m Internetwork Operating

1.1.3-Internetwork Operating Syste m

Internetwork Operating System

Le logiciel du système d’exploitation Comme tout système d’exploitation notamment l’allocation de mémoire, sécurité et les systèmes de fichiers.

système d’exploitation multitâche int égré aux fonctions de routage, de commutation, d’inte rconnexion et de

télécommunications.

utilisé dans les routeurs Cisco est appelé Cisco Intern etwork Operating System (IOS). d’ordinateur, Cisco IOS gère les ressources matéri elles et logicielles du routeur, les processus, la Cisco IOS est un

identique sur de

routeur, les processus, la Cisco IOS est un identique sur de Bien que Cisco IOS semble

Bien que Cisco IOS semble être

nombreux routeurs, il existe de nomb reuses images IOS

différentes. Une image IOS est un fich ier contenant l’IOS entier pour un routeur donné. Sel on le modèle de routeur et les fonctions intégrées à l ’IOS, Cisco crée de nombreux types d’images IOS différ entes. En général, plus l’IOS comprend de fonctions, pl us l’image IOS est grande et plus la quantité de mé moire flash et de

mémoire vive nécessaire au stockage

et au chargement

de l’IOS est importante. Par exemple , certaines fonctions comprennent la possibilité d’exéc uter IPv6 ou la capacité pour le routeur de procéder à la traduction d es adresses réseau (NAT).

Comme les autres systèmes d’exploi tation, Cisco IOS possède sa propre interface utilisate ur. Bien que certains routeurs

utilisateur, l’interface de ligne de commande (ILC) e st une méthode beaucoup plus

fournissent une interface graphique

courante de configuration des routeu rs Cisco. L’ILC est évoquée tout au long de ce cursus.

Lors de l’amorçage, le fichier de confi guration initiale enregistré dans la mémoire vive non vo latile est copié dans la mémoire

vive et enregistré en tant que fichier

running-config. Toute modification a pportée par l’administrateur réseau est enregistrée da ns la configuration en cours et

immédiatement implémentée par l’IO S. Dans ce chapitre, nous allons passer en revue une par tie des commandes IOS de base

Cisco. Dans des chapitres ultérieurs, nous apprendron s les commandes utilisées pour

utilisées pour configurer un routeur

configurer, vérifier et dépanner le rou tage statique et divers protocoles de routage tels que RI P, EIGRP et OSPF.

de configuration en cours. L’IOS exécute les commandes de configuration dans le fichier

Remarque : Cisco IOS et le processus d’amorçage seront abordés plus en détail dans un cours ultérieur.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 1.1.4-Processus d’amorçage du Routeur Page 1 : Processus d’amorçage

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.1.4-Processus d’amorçage du Routeur

Page 1 :

Processus d’amorçage

Le processus d’amorçage comporte quatre phases principales :

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1. Test automatique de mise sous tension (POST)

2. Chargement du programme d’amorçage

3. Localisation et chargement du logiciel Cisco IOS

4. Localisation et chargement du fichier de configuration initiale ou passage en mode Configuration

1. Test automatique de mise sous tension (POST)

Le Power-On Self Test (POST) est un processus commun se produisant sur pratiquement tout ordinateur à l’amorçage. Le processus POST est utilisé pour tester le matériel du routeur. Lorsque le routeur est mis sous tension, le logiciel présent sur la puce de mémoire morte effectue le POST. Au cours de ce test automatique, le routeur exécute des diagnostics à partir de la mémoire morte sur plusieurs composants matériels, notamment le processeur, la mémoire vive et la mémoire vive non volatile. Une fois le POST réalisé, le routeur exécute le programme d’amorçage.

2. Chargement du programme d’amorçage

Après le POST, le programme d’amorçage est copié de la mémoire morte à la mémoire vive. Ensuite, le processeur exécute les instructions du programme d’amorçage. Le rôle principal du programme d’amorçage est de localiser Cisco IOS et de le charger dans la mémoire vive.

Remarque : à ce stade, si vous disposez d’une connexion console au routeur, vous commencez à voir la sortie sur l’écran.

3. Localisation et chargement du logiciel Cisco IOS

Localisation du logiciel Cisco IOS. L’IOS est généralement stocké dans la mémoire flash, mais il peut également l’être à d’autres endroits, sur le serveur TFTP (Trivial File Transfer Protocol) par exemple.

S’il est impossible de localiser une image IOS entière, une version réduite de l’IOS est copiée de la mémoire morte à la mémoire vive. Cette version de l’IOS permet de diagnostiquer tout problème et peut être utilisée pour charger une version complète de l’IOS sur la mémoire vive.

Remarque : le serveur TFTP sert généralement de serveur de sauvegarde de l’IOS, mais il peut également servir de point central pour le stockage et le chargement de l’IOS. La gestion de l’IOS et l’utilisation du serveur TFTP seront abordés dans un cours ultérieur.

Chargement de l’IOS. Certains anciens routeurs Cisco exécutaient l’IOS directement à partir de la mémoire flash, mais les modèles actuels copient l’IOS dans la mémoire vive, pour qu’il soit exécuté par le processeur.

Remarque : une fois le chargement de l’IOS lancé, une suite de signes dièse (#) peut s’afficher, comme indiqué dans la figure, lors de la décompression de l’image.

4. Localisation et chargement du fichier de configuration

Localisation du fichier de configuration initiale. Une fois l’IOS chargé, le programme d’amorçage recherche dans la mémoire vive non volatile le fichier de configuration initiale, appelé startup-config. Ce fichier contient les commandes et paramètres de configuration précédemment enregistrés, notamment :

les adresses d’interface ;

les informations de routage ;

les mots de passe ;

toute autre configuration enregistrée par l’administrateur réseau.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 10 sur 37 Si le fichier de configuration

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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Si le fichier de configuration initiale, startup-config, se trouve dans la mémoire vive non volatile, il est copié dans la mémoire vive en tant que fichier de configuration en cours (running-config).

Remarque : si le fichier de configuration initiale n’existe pas dans la mémoire vive non volatile, le routeur peut rechercher un serveur TFTP. Si le routeur détecte qu’il a une liaison active avec un autre routeur configuré, il envoie une requête de recherche par diffusion pour trouver un fichier de configuration dans la liaison active. Cette condition génère une pause du routeur, mais vous finirez par voir un message de console similaire au suivant :

<pause du routeur ici pendant la diffusion pour un fichier de configuration sur une liaison active>

%Error opening tftp://255.255.255.255/network-confg (Timed out) %Error opening tftp://255.255.255.255/cisconet.cfg (Timed out)

Exécution du fichier de configuration. Si un fichier de configuration initiale est trouvé dans la mémoire vive non volatile, l’IOS le charge dans la mémoire vive en tant que fichier running-config et exécute les commandes dans le fichier, ligne par ligne. Le fichier de configuration en cours contient des adresses d’interface, lance les processus de routage, configure les mots de passe du routeur et définit d’autres caractéristiques du routeur.

Passage en mode Configuration (facultatif). S’il est impossible de localiser le fichier de configuration initiale, le routeur invite l’utilisateur à passer en mode Assistant de configuration. Le mode Assistant de configuration est une série de questions invitant l’utilisateur à entrer des informations de configuration élémentaires. Ce mode n’est pas destiné à être utilisé pour effectuer des configurations de routeur complexes et n’est généralement pas utilisé par les administrateurs réseaux.

Lorsque vous amorcez un routeur ne contenant pas de fichier de configuration initiale, la question suivante apparaît après le chargement de l’IOS :

Would you like to enter the initial configuration dialog? [yes/no]: no

Dans ce cours, le mode Assistant de configuration n’est pas utilisé pour configurer le routeur. Lorsque vous êtes invité à passer en mode Assistant de configuration, répondez toujours no. Si vous répondez yes et passez au mode Assistant de configuration, vous pouvez appuyer à tout moment sur la combinaison de touches Ctrl+C pour mettre fin au processus de configuration.

Lorsque le mode Assistant de configuration n’est pas utilisé, l’IOS crée un fichier de configuration en cours par défaut. Le fichier de configuration en cours par défaut est un fichier de configuration de base contenant les interfaces du routeur, les interfaces de gestion et certaines informations par défaut. Le fichier de configuration en cours par défaut ne contient pas d’adresse d’interface, d’information de routage, de mot de passe ou autre information spécifique de configuration.

Interface de ligne de commande

Selon la plateforme et l’IOS, le routeur peut poser la question suivante avant d’afficher l’invite :

Would you like to terminate autoinstall? [yes]: <Enter> Press the Enter key to accept the default answer.

Router>

Remarque : si un fichier de configuration initiale est trouvé, le fichier de configuration en cours peut contenir un nom d’hôte ; l’invite affiche alors le nom d’hôte du routeur.

Lorsque l’invite s’affiche, cela signifie que le routeur exécute maintenant l’IOS avec le fichier de configuration en cours d’exécution. L’administrateur réseau peut maintenant commencer à utiliser les commandes IOS sur ce routeur.

Remarque : le processus d’amorçage sera abordé plus en détail dans un cours ultérieur.

Page 2 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Vérification du processus d’amorçage du routeur

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Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Vérification du processus d’amorçage du routeur

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La commande show version peut être utilisée pour vérifier et dépanner certains composants matériels et logiciels basiques du routeur. La commande show version affiche des informations sur la version du logiciel Cisco IOS active sur le routeur, la version du programme d’amorçage, ainsi que des informations sur la configuration matérielle, comme la quantité de mémoire système.

La sortie de la commande show version comprend les éléments suivants :

Version IOS

Cisco Internetwork Operating System Software

IOS (tm) C2600 Software (C2600-I-M), Version 12.2(28), RELEASE SOFTWARE (fc5)

Il s’agit de la version du logiciel Cisco IOS en mémoire vive utilisée par le routeur.

Programme d’amorçage de la ROM

ROM: System Bootstrap, Version 12.1(3r)T2, RELEASE SOFTWARE (fc1)

Indique la version du logiciel d’amorçage du système, stocké en mémoire morte, utilisé initialement pour démarrer le routeur.

Emplacement du logiciel IOS

System image file is "flash:c2600-i-mz.122-28.bin"

Indique où se trouve le programme d’amorçage et où il a chargé le logiciel Cisco IOS, ainsi que le nom de fichier complet de l’image IOS.

UC et quantité de mémoire vive

cisco 2621 (MPC860) processor (revision 0x200) with 60416K/5120K bytes of memory

La première partie de cette ligne indique le type d’UC sur ce routeur. La dernière partie de cette ligne affiche la quantité de mémoire vive dynamique. Certains modèles de routeurs, comme les routeurs 2600, utilisent une fraction de mémoire vive dynamique comme mémoire de paquets. Celle-ci est utilisée pour mettre les paquets en mémoire tampon.

Pour déterminer la quantité totale de mémoire vive dynamique présente sur le routeur, additionnez les deux nombres. Dans cet exemple, le routeur Cisco 2621 a 60 416 Ko (kilo-octets) de mémoire vive dynamique libre, utilisée pour le stockage temporaire de Cisco IOS et d’autres processus système. Les 5 120 Ko restants sont consacrés à la mémoire de paquets. Additionnés, ces deux nombres donnent 65 536 K, ou 64 mégaoctets (Mo), de mémoire vive dynamique totale.

Remarque : il peut être nécessaire de mettre à niveau la quantité de mémoire vive lors de la mise à niveau du logiciel IOS.

Interfaces

2

FastEthernet/IEEE 802.3 interface(s)

2

Low-speed serial(sync/async) network interface(s)

Cette section de la sortie indique les interfaces physiques sur le routeur. Dans cet exemple, le routeur Cisco 2621 a deux interfaces FastEthernet et deux interfaces série à faible vitesse.

Quantité de mémoire vive non volat ile Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 32K bytes

Quantité de mémoire vive non volat ile

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

32K bytes of non-volatile configuration

memory.

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Il s’agit de la quantité de mémoire vi ve non volatile présente sur le routeur. La mémoire vi ve non volatile est utilisée pour stocker le fichier de configuration init iale.

Quantité de mémoire flash

16384K bytes of processor board Syste m flash (Read/Write)

Il s’agit de la quantité de mémoire fla sh présente sur le routeur. La mémoire flash est utilisée pour stocker Cisco IOS de façon permanente.

Remarque : lorsque vous mettez à ni veau l’IOS, il peut être nécessaire de mettre également à flash.

Registre de configuration

Configuration register is 0x2102

niveau la quantité de mémoire

La dernière ligne de la commande sh ow version affiche la valeur configurée actuelle du regis tre de configuration du logiciel, en nombres hexadécimaux. Si une se conde valeur est affichée entre parenthèses, elle corres pond à la valeur du registre de configuration utilisée au prochain red émarrage.

Le registre de configuration a plusie urs fonctions, notamment la récupération de mot de p asse. Le paramètre d’usine par

tenter de charger une image du

logiciel Cisco IOS à partir de la mémo ire flash et essayer de charger le fichier de configuratio n initiale à partir de la mémoire vive non volatile.

défaut pour le registre de configurati on est 0x2102. Cette valeur indique que le routeur va

Remarque : le registre de configurati on sera abordé plus en détail dans un cours ultérieur.

on sera abordé plus en détail dans un cours ultérieur. Page 3 : Utilisez cet exercice

Page 3 :

Utilisez cet exercice Packet Tracer configuration.

pour vous familiariser avec le mode Configuration e t la commande show running-

1.1.5-Interfaces du Routeur Page 1 : Ports de gestion Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.1.5-Interfaces du Routeur

Page 1 :

Ports de gestion

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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sont dotés de connecteurs physiques. Ces connecteur s sont appelés ports de gestion.

Contrairement aux interfaces Etherne t et série, les ports de gestion ne sont pas utilisés pour le transfert de paquets. Le port

de gestion le plus courant est le p ort de console. Le port de console est utilisé pour c onnecter un terminal ou, plus fréquemment, un PC exécutant un lo giciel émulateur de terminal, afin de configurer le ro uteur sans qu’il soit nécessaire d’accéder au réseau. Le port de conso le doit être utilisé pendant la configuration initiale du ro uteur.

Pour pouvoir être gérés, les routeurs

Le port auxiliaire est un autre port de gestion. Les routeurs ne possèdent pas tous un port aux iliaire. Parfois, le port auxiliaire

peut être utilisé de façon similaire au port de console. Il peut également permettre de relier ne sont pas utilisés dans ce cursus.

un modem. Les ports auxiliaires

La figure illustre les ports de console

Interfaces du routeur

et auxiliaires sur le routeur.

Sur les routeurs Cisco, le terme interf ace désigne un connecteur physique sur le routeur dont le rôle principal est de recevoir

connecter à plusieurs réseaux. différents types de supports et

de connecteurs sont nécessaires. Ain si, un routeur nécessite souvent différents types d’inte rfaces. Par exemple, un routeur possède généralement des interface s FastEthernet pour les connexions aux différents r éseaux locaux, et divers types d’interfaces WAN pour connecter div erses liaisons série comme T1, DSL et RNIS. La figure illu stre les interfaces FastEthernet et série sur le routeur.

et de transférer des paquets. Les

Généralement, les interfaces se conne ctent à différents types de réseaux, ce qui veut dire que

routeurs ont plusieurs interfaces, utilisées pour se

À l’instar des interfaces d’un PC, les branchement plus pratique des câbles

ports et interfaces d’un routeur se situent à l’extéri eur de celui-ci. Cela permet un réseau et des connecteurs adéquats.

Remarque : une interface unique sur un routeur peut servir à se connecter à plusieurs résea ux ; cependant, ceci n’est pas au

programme de ce cours et sera traité

dans un cours ultérieur.

Comme la plupart des périphériques réseau, les routeurs Cisco emploient des indicateurs LE D pour fournir des informations

éteinte alors que l’interface est

active et correctement connectée, c ela peut indiquer un problème avec cette interface. S i une interface est occupée en permanence, sa LED reste toujours al lumée. Selon le type de routeur, il peut également y av oir d’autres LED. Pour en savoir plus sur l’affichage des LED sur les mo dèles 1841, cliquez sur le lien ci-dessous.

d’état. Une LED d’interface indique l ’activité de l’interface correspondante. Si une LED est

Une LED d’interface indique l ’activité de l’interface correspondante. Si une LED est CCNA 2 Version
Page 2 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Les interfaces appartiennent à diffé rents

Page 2 :

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Les interfaces appartiennent à diffé rents réseaux

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Comme indiqué dans la figure, chaq ue interface du routeur appartient à un réseau IP diffé rent ou en est un hôte. Chaque

interface doit être configurée avec l ’adresse IP et le masque de sous-réseau d’un réseau interfaces actives du même routeur n e peuvent pas appartenir au même réseau.

différent. Avec Cisco IOS, deux

Les interfaces de routeur peuvent êtr e classées en deux groupes principaux :

Interfaces LAN - telles qu’Et hernet et FastEthernet

Interfaces WAN - telles que l es interfaces série, RNIS et Frame Relay

Interfaces LAN

Comme leur nom l’indique, les interf aces LAN sont utilisées pour connecter le routeur au r éseau local, à la manière d’une carte réseau Ethernet de PC, qui per met de connecter le PC au réseau local Ethernet. Comm e une carte réseau Ethernet PC,

une interface Ethernet de routeur pos sède également une adresse MAC de couche 2 et partici pe au réseau local Ethernet de la

même manière que tous les autres hô tes de ce réseau. Par exemple, une interface Ethernet de ARP pour ce réseau local. Le routeur conserve un cache ARP pour cette interface, et, lorsque requêtes ARP et répond à l’aide de ré ponses ARP.

routeur participe au processus cela est nécessaire, envoie des

Une interface Ethernet de routeur uti lise généralement une prise RJ-45 prenant en charge de s câbles à paires torsadées non blindées. Quand un routeur est co nnecté à un commutateur, un câble direct est utilisé . Lorsque deux routeurs sont

directement connectés aux interfaces

Ethernet de routeur, un câble croisé e st utilisé.

Ethernet, ou lorsqu’une carte réseau de PC est directe ment connectée à une interface

Utilisez l’exercice Packet Tracer plus l oin dans cette section pour tester vos compétences en m atière de câblage.

Interfaces WAN

Les interfaces WAN permettent de

ment PPP, Frame Relay et HDLC

(High-Level Data Link Control). À l’i nstar des interfaces LAN, chaque interface WAN a sa p ropre adresse IP et son propre masque de sous-réseau, lui permettan t d’être identifiée comme faisant partie d’un réseau don né.

géographique importante. L’encapsul ation de couche 2 peut être de différents types, notam

connecter des routeurs à des réseaux externes, g énéralement sur une distance

Remarque : les adresses MAC sont

Toutefois, les interfaces WAN utilise nt leurs propres adresses de couche 2, selon la technol ogie employée. Les types et les adresses d’encapsulation WAN de la c ouche 2 seront abordés dans un cours ultérieur.

utilisées sur les interfaces LAN, telles qu’Ethernet, e t non sur les interfaces WAN.

Interfaces du routeur

e t non sur les interfaces WAN. Interfaces du routeur Le routeur présenté dans la figure

Le routeur présenté dans la figure a

Chaque interface a une adresse IP et u n masque de sous- réseau de couche 3, qui la configu re pour un réseau différent. Les interfaces Ethernet o nt également des adresses MAC Ethernet de couche 2.

quatre interfaces.

Les interfaces WAN utilisent des

couche 2 différentes. Serial 0/0/0 ut ilise HDLC et Serial

série

de diffusion pour

l’adresse de destination de la c ouche 2 lors de l’encapsulation du paquet IP dans u ne trame liaison de données.

encapsulations de

0/0/1 utilise PPP. Ces protocoles utilisent tous deux une adresse

point à point

Dans un environnement de travaux

pouvez utiliser qu’un nombre restrein t d’interfaces LAN et WAN pour configurer les travaux p ratiques. Toutefois, avec Packet

Tracer, vous disposez d’une certaine f lexibilité pour concevoir des réseaux plus complexes.

pratiques, vous ne

Page 3 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 15 sur 37 Utilisez l’exercice

Page 3 :

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 15 sur 37

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour vous entraîner à sélectionner le bon câble pour branche r les périphériques.

Page 4 :

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour explorer à l’aide des onglets Physical, Config et CLI.

1.1.6-Routeurs et Couche Réseau

Routeurs et couche réseau

Le rôle principal d’un routeur est de r elier plusieurs réseaux et de transférer des paquets des tinés à ses propres réseaux ou à d’autres réseaux. Le routeur est consi déré comme relevant de la couche 3 car sa décision prin cipale de transfert est basée sur les informations du paquet IP de la co uche 3, en particulier l’adresse IP de destination. Ce proc essus est appelé routage.

Lorsqu’un routeur reçoit un paquet,

réseaux directement connectés au ro uteur, ce dernier doit transférer le paquet à un autre rou teur. Dans la figure, R1 examine

paquet à R2. Lorsque R2 reçoit

le paquet, il examine également l’adr esse IP de destination du paquet. Après avoir consulté s a table de routage, R2 transfère le paquet au réseau Ethernet directem ent connecté et au PC2.

l’adresse IP de destination du paquet. Après avoir consulté la table de routage, R1 transfère le

il examine l’adresse IP de destination de celui-ci. Si c elle-ci n’appartient à aucun des

Chaque routeur qui reçoit un paquet c onsulte sa table de routage pour trouver la meilleure co rrespondance entre l’adresse IP de destination du paquet et l’une des adresses réseau figurant dans la table de routage. Une fois qu’une correspondance est trouvée, le paquet est encapsulé da ns la trame liaison de données de couche 2 pour ce tte interface sortante. Le type d’encapsulation de la liaison de donné es dépend du type d’interface, Ethernet ou HDLC par ex emple.

Au final, le paquet atteint un routeur faisant partie d’un réseau qui correspond à l’adresse IP de destination du paquet. Dans

cet exemple, le routeur R2 reçoit le p aquet envoyé par R1. R2 transfère le paquet à son inter face Ethernet, qui appartient au

même réseau que le périphérique de

destination, à savoir le PC2.

Cette séquence d’événements est expl iquée plus en détails plus loin dans ce chapitre.

est expl iquée plus en détails plus loin dans ce chapitre. Page 2 : Les routeurs

Page 2 :

Les routeurs agissent au niveau de s couches 1, 2 et 3

Un routeur prend sa décision princi pale de transfert au niveau de la couche 3, mais com me nous l’avons vu, il participe également aux processus des couche s 1 et 2. Une fois qu’un routeur a examiné l’adresse I P de destination d’un paquet et consulté sa table de routage pour pre ndre sa décision de transfert, il peut transférer ce paqu et à l’interface appropriée pour que celui-ci puisse atteindre sa destin ation. Le routeur encapsule le paquet IP de couche 3 dan s la partie données d’une trame liaison de données de couche 2 appr opriée à l’interface de sortie. La trame peut être de typ e Ethernet ou HDLC, ou relever

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 16 sur 37 d’une autre encapsulation de couche

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 16 sur 37

d’une autre encapsulation de couche

encodée dans les signaux physiques d e couche 1 utilisés pour représenter les bits sur la liaiso n physique.

2, quelle que soit l’encapsulation utilisée sur cette inte rface. La trame de couche 2 est

Reportez-vous à la figure pour mieu x comprendre ce processus. Vous remarquerez que le

couches, en encapsulant les données e t en envoyant la trame à R1, sa passerelle par défaut, so us forme de flux de bits codés.

PC1 agit sur chacune des sept

décapsule la trame. Le routeur

la trame liaison de données pour déterminer si ell e concorde avec l’interface de

réception, incluant une adresse de d iffusion ou de multidiffusion. En cas de correspondan ce avec la partie données de la

examine l’adresse de destination de

R1 reçoit ce flux sur son interface. L es bits sont décodés et transmis à la couche 2, où R1

trame, le paquet IP est envoyé vers la couche 3, où R1 prend sa décision de routage. R1 encap sule ensuite le paquet dans une

nouvelle trame liaison de données de couche 2 et le transfère à l’interface de sortie sous forme

de flux de bits encodés.

R2 reçoit le flux de bits et le processu s se répète. R2 décapsule la trame et transmet la partie IP, à la couche 3, où R2 prend sa dé cision de routage. R2 encapsule ensuite le p aquet dans une nouvelle trame liaiso n de données de couche 2 et le transf ère à l’interface de sortie sous forme de fl ux de bits encodés.

données de la trame, le paquet

de fl ux de bits encodés. données de la trame, le paquet Ce processus est à

Ce processus est à nouveau répété

routeur R3, qui transfère au PC2 le p aquet IP, encapsulé dans une trame liais on de données et encodé sous forme de bits .

par le

Chaque routeur se trouvant sur le c hemin reliant la source à la destination effec tue ce même processus de décapsulag e, de consultation de la table de routage, p uis de nouvelle encapsulation. Il est import ant de connaître ce processus pour compren dre le rôle des routeurs au sein des réseaux. Par conséq uent, ce point est abordé plus en détail dans une prochaine section.

1.2-Configuration et Adressage de l ’ILC

1.2.1-Implémentation de systèmes d’adressage de Base

Page 1 :

Lorsque vous concevez un nouveau r éseau ou mappez un réseau existant, fournissez des expl ications écrites sur le réseau. La documentation doit au minimum co mprendre un schéma de topologie présentant la con nectivité physique et une table d’adressage listant toutes les informa tions suivantes :

Noms des périphériques

Interfaces utilisées

Adresses IP et masques de s ous-réseau

Adresses des passerelles pa r défaut des périphériques finaux, tels que les PC

Remplissage d’une table d’adresses

La figure illustre la topologie d’un rés eau, avec les périphériques interconnectés et configurés avec des adresses IP. En dessous du schéma de topologie se trouve une ta ble utilisée pour fournir des informations sur le réseau. La tab le contient en partie les données concernant le réseau (p ériphériques, adresses IP, masques de sous-réseau et interfaces) .

adresses IP, masques de sous-réseau et interfaces) . Le routeur R1 et l’hôte PC1 sont déjà

Le routeur R1 et l’hôte PC1 sont déjà

les bons emplacements le pool d’adre sses IP se trouvant sous la table.

documentés. Complétez la table et les espaces vides sur le schéma en faisant glisser vers

Page 2 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 17 sur 37 Utilisez l’exercice

Page 2 :

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 17 sur 37

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour relier les périphériques. Configurez les noms des périphériques de manière à ce qu’ils correspondent à la figure et utilisez la fonction Place note pour ajouter des étiquettes d’adresse réseau.

1.2.2-Configuration de Routeur de Base

Page 1 :

Configuration de routeur de base

Lors de la configuration d’un routeur, certaines tâches de base sont effectuées :

Attribution d’un nom au routeur

Définition de mots de passe

Configuration d’interfaces

Configuration d’une bannière

Enregistrement des modifications apportées à un routeur

Vérification de la configuration de base et des opérations de routage

En principe, vous connaissez déjà ces commandes de configuration ; nous allons toutefois les revoir rapidement. Supposons d’abord que le routeur ne possède pas de fichier de configuration initiale.

La première invite apparaît en mode Utilisateur. Le mode Utilisateur vous permet de voir l’état du routeur, mais pas de modifier sa configuration. Ne confondez pas le terme « utilisateur » faisant référence au mode Utilisateur et les utilisateurs du réseau. Le mode Utilisateur est destiné aux techniciens, opérateurs et ingénieurs réseau chargés de configurer les périphériques.

Router>

La commande enable permet de passer en mode d’exécution privilégié. Ce mode permet à l’utilisateur de modifier la configuration du routeur. L’invite affichée par le routeur (>) devient # dans ce mode.

Router>enable

Router#

Noms d’hôte et mots de passe

La figure indique la syntaxe de base de la commande de configuration de routeur utilisée pour configurer R1 dans l’exemple suivant. Vous pouvez ouvrir l’exercice Packet Tracer 1.2.2 et le suivre, ou attendre la fin de cette section pour le faire.

Passez tout d’abord en mode de configuration globale.

Router#config t

Appliquez ensuite un nom d’hôte unique au routeur.

Router(config)#hostname R1

R1(config)#

Configurez alors un mot de passe à utiliser pour passer en mode d’exécution privilégié. Dans notre environnement de travaux pratiques, nous allons utiliser le mot de passe class. Toutefois, dans des environnements de production, les routeurs doivent avoir des mots de passe forts. Pour en savoir plus sur la création et l’utilisation de mots de passe forts, cliquez sur les liens disponibles à la fin de cette section.

Router(config)#enable secret class

Configurez ensuite les lignes de console et Telnet avec le mot de passe cisco. Là aussi, le mot de passe cisco est utilisé uniquement dans notre environnement de travaux pratiques. La commande login permet de vérifier le mot de passe sur la

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 18 sur 37 ligne. Si vous n’entrez pas

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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ligne. Si vous n’entrez pas la comman de login sur la ligne de console, l’utilisateur pourra accé der à cette ligne sans entrer de mot de passe.

R1(config)#line console 0 R1(config-line)#password cisco

R1(config-line)#login

R1(config-line)#exit

R1(config)#line vty 0 4 R1(config-line)#password cisco

R1(config-line)#login

R1(config-line)#exit

Configuration d’une bannière

En mode de configuration globale, con figurez la bannière du message du jour (motd). Un sépa rateur, un « # » par exemple, est utilisé au début et à la fin du messag e. Le séparateur vous permet de configurer une banni ère sur plusieurs lignes, comme illustré ici.

R1(config)#banner motd # Enter TEXT message. End with the cha racter '#'. *************************************** *** WARNING!! Unauthorized Access Proh ibited!! *************************************** ***

#

La configuration d’une bannière app ropriée assure l’efficacité d’un plan de sécurité. Une ba nnière doit au moins mettre en

garde contre les accès non autorisés.

Ne configurez jamais une bannière qui « accueille » un ut ilisateur non autorisé.

bannière qui « accueille » un ut ilisateur non autorisé. Page 2 : Configuration des interfaces

Page 2 :

Configuration des interfaces du route ur

Vous allez maintenant configurer le s différentes interfaces du routeur à l’aide des adress es IP et d’autres informations.

D’abord, passez au mode de configu ration d’interface en indiquant le type et le numéro l’adresse IP et le masque de sous-rése au :

d’interface. Configurez ensuite

R1(config)#interface Serial0/0 R1(config-if)#ip address 192.168.2.1 2 55.255.255.0

Il est conseillé de configurer une de scription sur chaque interface pour mieux documenter

texte de description est limité à 240

dépannage, puisqu’elle fournit des in formations sur le type de réseau auquel l’interface se

éventuelle d’autres routeurs sur ce informations tierces de connexion et

les informations du réseau. Le

caractères. Sur les réseaux de production, une descripti on peut être utile en matière de

connecte et indique la présence

réseau. Si l’interface se connecte à un FAI ou à un op érateur, il est utile d’entrer les de contact, par exemple :

Router(config-if)#description Ciruit#V BN32696-123 (help desk:1-800-555-1234)

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 19 sur 37 Dans les environnements de travaux

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 19 sur 37

Dans les environnements de travaux p ratiques, entrez une description simple pour aider en ca s de dépannage, par exemple :

R1(config-if)#description Link to R2

commande no shutdown. Cela

revient à mettre l’interface sous tens ion. L’interface doit également être connectée à un aut re périphérique (concentrateur, commutateur, autre routeur, etc.) pou r que la couche physique soit active.

Une fois l’adresse IP et la descriptio n configurées, l’interface doit être activée à l’aide de la

Router(config-if)#no shutdown

Remarque : lorsque vous câblez un e liaison série point à point dans notre environnem ent de travaux pratiques, une extrémité du câble est marquée ETTD et l’autre DCE. Le routeur dont l’interface série est conn ectée à l’extrémité DCE du câble nécessite également que la command e clock rate (fréquence d’horloge) soit configurée sur c ette interface série. Cette étape n’est nécessaire que dans un environ nement de travaux pratiques et est expliquée plus en dét ail dans le chapitre 2, « Routage statique ».

R1(config-if)#clock rate 64000

Appliquez les commandes de config uration d’interface à toutes les autres interfaces à con figurer. Dans notre exemple de topologie, l’interface FastEthernet doi t être configurée.

R1(config)#interface FastEthernet0/0 R1(config-if)#ip address 192.168.1.1 2 55.255.255.0 R1(config-if)#description R1 LAN R1(config-if)#no shutdown

Chaque interface appartient à un r éseau différent

À ce stade, notez que chaque interfac e doit appartenir à un

vous permette de me réseau sur deux

interfaces différentes, le routeur n’ac tive pas la deuxième interface.

réseau différent. Bien que l’IOS configurer une adresse IP du mê

Par exemple, que se passe-t-il si vous essayez de configurer l’interface FastEthernet 0/1 sur R1 av ec une adresse IP sur le réseau 192.168.1.0/24 ? Une adres se a déjà été attribuée à FastEthernet 0/0 sur ce même rés eau. Si vous tentez de configurer une autre interface, FastE thernet 0/1, avec une adresse IP appartenant au même ré seau, vous obtenez le message suivant :

R1(config)#interface FastEthernet0/1

R1(config-if)#ip address 192.168.1.2 2 55.255.255.0

192.168.1.0 overlaps with FastEtherne t0/0

2 55.255.255.0 192.168.1.0 overlaps with FastEtherne t0/0 En cas de tentative d’activation de l’in terface avec

En cas de tentative d’activation de l’in terface avec la commande no shutdown, le message suiv ant apparaît :

R1(config-if)#no shutdown

192.168.1.0 overlaps with FastEtherne t0/0

FastEthernet0/1: incorrect IP address assignment

Notez que la sortie de la commande

192.168.1.0/24, FastEthernet 0/1, est toujours inactive.

show ip interface brief indique que la seconde inter face configurée pour le réseau

R1#show ip interface brief <output omitted> FastEthernet0/1 192.168.1.2 YES man ual administratively down down

Page 3 : Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Vérification de la configuration de routeur

Page 3 :

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Vérification de la configuration de routeur de base

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Dans cet exemple, à ce stade, toutes les précédentes commandes de configuration de routeur de base ont été entrées et immédiatement stockées dans le fichier de configuration en cours de R1. Le fichier de configuration en cours est stocké dans la mémoire vive. Ce fichier de configuration est utilisé par l’IOS. L’étape suivante consiste à vérifier les commandes entrées, en affichant la configuration en cours à l’aide de la commande suivante :

R1#show running-config

Maintenant que les commandes de configuration de base ont été entrées, il est important d’enregistrer la configuration en cours dans la mémoire vive non volatile, la mémoire NVRAM du routeur. Ainsi, en cas de panne de courant ou de rechargement accidentel, le routeur peut s’amorcer avec la configuration en cours. Une fois la configuration du routeur effectuée et testée, il est important d’enregistrer la configuration en cours comme configuration initiale, pour qu’elle serve de configuration permanente.

R1#copy running-config startup-config

Une fois la configuration de base appliquée et enregistrée, vous pouvez utiliser plusieurs commandes pour vérifier que vous avez correctement configuré le routeur. Cliquez sur le bouton approprié dans la figure pour afficher chacune des sorties de commande. Toutes ces commandes sont décrites plus en détail dans de prochains chapitres. Pour l’instant, familiarisez-vous avec la sortie.

R1#show running-config

Cette commande affiche la configuration en cours stockée dans la mémoire vive. À de rares exceptions près, toutes les commandes de configuration qui ont été utilisées sont entrées dans le fichier de configuration en cours et immédiatement implémentées par l’IOS.

R1#show startup-config

Cette commande affiche le fichier de configuration initiale stocké dans la mémoire vive non volatile. C’est la configuration que le routeur utilise au prochain amorçage. Cette configuration ne change pas, sauf si la configuration en cours est enregistrée dans la mémoire vive non volatile à l’aide de la commande copy running-config startup-config. Notez, dans la figure, que la configuration initiale et la configuration en cours sont identiques. Cela est dû au fait que la configuration en cours n’a pas changé depuis son dernier enregistrement. Notez également que la commande show startup-config affiche aussi le nombre de bits utilisés par la configuration enregistrée dans la mémoire vive non volatile.

R1#show ip route

Cette commande affiche la table de routage actuellement utilisée par l’IOS pour choisir le meilleur chemin à emprunter afin d’atteindre les réseaux de destination. À ce stade, R1 n’a de routes que pour ses réseaux directement connectés via ses propres interfaces.

R1#show interfaces

Cette commande affiche tous les paramètres et toutes les statistiques de configuration d’interface. Certaines de ces informations seront abordées ultérieurement dans ce cursus et dans le cursus CCNP.

R1#show ip interface brief

Cette commande affiche des informations sommaires sur la configuration d’interface, notamment l’adresse IP et l’état de l’interface. Il s’agit d’un outil utile de dépannage et d’un moyen rapide de déterminer l’état de toutes les interfaces du routeur.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 21 sur 37 Page 4 : Utilisez l’exercice

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1-Protocoles et Concepts de Routage Page 21 sur 37 Page 4 : Utilisez l’exercice Packet Tracer
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et Concepts de Routage Page 21 sur 37 Page 4 : Utilisez l’exercice Packet Tracer pour

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour les commandes de vérification.

mettre en pratique ce que vous avez appris sur la con figuration de routeur de base et

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 1.3-Elaboration de la Table de Routage 1.3.1-Présentation de la

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.3-Elaboration de la Table de Routage

1.3.1-Présentation de la Table de Routage

Présentation de la table de routage

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La fonction principale d’un routeur est de transférer un paquet à son réseau de destination, qui correspond à l’adresse IP du paquet. Pour ce faire, le routeur doit rechercher les informations de routage stockées dans sa table de routage.

Une table de routage est un fichier de données dans la mémoire vive servant à stocker les informations sur la route à emprunter sur les réseaux directement connectés et les réseaux distants. La table de routage contient des associations réseau/tronçon suivant. Celles-ci informent un routeur qu’une destination donnée peut être atteinte de manière optimale en envoyant le paquet à un routeur donné, lequel représente le « tronçon suivant » sur le chemin menant à la destination finale. L’association de tronçon suivant peut également être constituée de l’interface de sortie vers la destination finale.

L’association réseau/interface de sortie peut également représenter l’adresse réseau de destination du paquet IP. Cette association se produit sur les réseaux directement connectés au routeur.

Un tel réseau est directement relié à l’une des interfaces du routeur. Lorsqu’une interface de routeur est configurée avec une adresse IP et un masque de sous-réseau, l’interface devient un hôte sur ce réseau connecté. L’adresse réseau et le masque de sous-réseau de l’interface, ainsi que le type et le numéro de l’interface, sont entrés dans la table de routage en tant que réseau directement connecté. Lorsqu’un routeur transfère un paquet à un hôte, un serveur Web par exemple, cet hôte se trouve sur le même réseau qu’un réseau directement connecté au routeur.

Un réseau distant n’est pas directement connecté au routeur. En d’autres termes, un réseau distant est un réseau qui peut être atteint uniquement en envoyant le paquet à un autre routeur. Les réseaux distants sont ajoutés à la table de routage grâce à un protocole de routage dynamique ou grâce à la configuration de routes statiques. Les routes dynamiques, qui mènent à des réseaux distants, sont apprises automatiquement par le routeur et utilisent un protocole de routage dynamique. Les routes statiques mènent à des réseaux configurés manuellement par l’administrateur réseau.

Remarque : La table de routage, avec ses réseaux directement connectés, ses routes statiques et dynamiques, est présentée dans les sections suivantes et décrite plus en détail tout au long du cours.

Les analogies suivantes peuvent aider à clarifier le concept de routes connectées, statiques et dynamiques :

Routes directement connectées. Pour rendre visite à un voisin, il vous suffit de descendre la rue dans laquelle vous habitez déjà. Ce chemin est similaire à une route directement connectée car la « destination » est directement disponible via votre « interface connectée », la rue.

Routes statiques. Pour une route donnée, un train utilise toujours la même voie ferrée. Ce chemin est similaire à une route statique car la voie menant à la destination est toujours la même.

Routes dynamiques. Lorsque vous conduisez une voiture, vous pouvez « dynamiquement » choisir une route différente, en fonction du trafic, des conditions météorologiques ou autres. Ce chemin est similaire à une route dynamique car, tout au long du trajet, vous pouvez choisir, à différents moments, de prendre une autre route.

Commande show ip route

Comme indiqué dans la figure, la table de routage s’affiche à l’aide de la commande show ip route. À ce stade, aucune route statique n’a été configurée et aucun protocole de routage dynamique activé. Par conséquent, la table de routage pour R1 affiche uniquement les réseaux qui lui sont directement connectés. Les informations suivantes sont fournies pour chaque réseau listé dans la table de routage :

C - Les informations contenues dans cette colonne indiquent la source des informations concernant la route, le réseau directement connecté, la route statique ou un protocole de routage dynamique. La lettre C représente une route directement connectée.

192.168.1.0/24 - Il s’agit de l’adresse réseau et du masque de sous-réseau du réseau directement connecté ou distant. Dans cet exemple, les deux entrées de la table de routage, 192.168.1.0/24 et 192.168.2.0/24, sont des réseaux directement connectés.

FastEthernet 0/0 - Les informations figurant à la fin de l’entrée de route représentent l’interface de sortie et/ou l’adresse IP du routeur de tronçon suivant. Dans cet exemple, FastEthernet 0/0 et Serial0/0/0 sont les interfaces de sortie utilisées pour atteindre ces réseaux.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 23 sur 37 Lorsque la table de routage

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 23 sur 37

Lorsque la table de routage compren d une entrée de route pour un réseau distant, des info rmations supplémentaires sont incluses, comme la mesure de routag e et la distance administrative. Les mesures de routage, la distance administrative et la commande show ip route sont décrite s plus en détail dans des chapitres ultérieurs.

Les PC possèdent également une tabl e de routage. Dans la figure, vous pouvez voir la sortie

commande indique la passerelle pa r défaut configurée ou acquise, ainsi que les résea ux connectés, de bouclage, de

cours. Elle est montrée ici pour

insister sur le fait que tous les périph ériques configurés IP doivent disposer d’une table de rou tage.

multidiffusion et de diffusion. La sorti e de la commande route print n’est pas analysée dans ce

de la commande route print. La

e de la commande route print n’est pas analysée dans ce de la commande route print.
e de la commande route print n’est pas analysée dans ce de la commande route print.
Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 1.3.2-Réseaux Directement Connec tés Page 24 sur 37 Page

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.3.2-Réseaux Directement Connec tés

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Page 1 :

Ajout d’un réseau connecté à la tab le de routage

Comme indiqué dans la section précé dente, lorsqu’une interface de routeur est configurée ave c une adresse IP et un masque de sous-réseau, cette interface devien t un hôte sur le réseau. Par exemple, dans la figure, lorsq ue l’interface FastEthernet 0/0

sur R1 est configurée avec l’adresse IP

devient alors membre du réseau 192. 168.1.0/24. Les hôtes connectés au même réseau local, c omme le PC1, sont également

configurés avec une adresse IP appart enant au réseau 192.168.1.0/24.

192.168.1.1 et le masque de sous-réseau 255.255.255.0 , l’interface FastEthernet 0/0

Lorsqu’un PC est configuré avec une a dresse IP d’hôte et un masque de sous-réseau, il utilise l e masque de sous-réseau pour déterminer le réseau auquel il apparti ent désormais. Cette opération est effectuée par le systè me d’exploitation, qui applique la commande ET à l’adresse IP d’hôte et au masque de sous-réseau. Lorsqu’une interface est c onfigurée, un routeur utilise la même logique.

Un PC est en principe configuré avec u ne seule adresse IP d’hôte car il n’a qu’une interface rés eau, généralement une carte réseau Ethernet. Les routeurs ont plu sieurs interfaces ; par conséquent, chaque interface doit appartenir à un réseau différent. Dans la figure, R1 est memb re de deux réseaux différents : 192.168.1.0/24 et 192.16 8.2.0/24. Le routeur R2 est aussi membre de deux réseaux : 192.1 68.2.0/24 et 192.168.3.0/24.

Une fois l’interface du routeur configu rée et activée à l’aide de la commande no shutdown, elle doit recevoir un signal porteur envoyé par un autre périphérique (ro uteur, commutateur, concentrateur, etc.), pour qu’elle so it considérée comme active. Une fois l’interface active, son réseau est ajouté à la table de routage en tant que réseau direct ement connecté.

Avant la configuration de routage stat ique ou dynamique sur un routeur, celui-ci ne connaît q ue les réseaux qui lui sont directement connectés. Ceux-ci sont d onc les seuls réseaux affichés dans la table de routage ta nt que le routage statique ou dynamique n’est pas configuré. Les ré seaux directement connectés sont d’une importance cap itale pour les décisions de

routage. Les routes statiques et dyna

directement connectés. Le routeur ne peut pas envoyer de paquets à une interface si celle-ci n ’est pas activée avec une

adresse IP et un masque de sous-rése au, de la même façon qu’un PC ne peut pas envoyer de pa quets IP à son interface Ethernet si celle-ci n’est pas configuré e avec une adresse IP et un masque de sous-réseau.

miques ne peuvent pas exister dans la table de routage si le routeur n’a pas de réseaux

Remarque : le processus de configura tion d’interfaces de routeur et d’ajout d’adresses réseau à la table de routage est abordé au chapitre suivant.

à la table de routage est abordé au chapitre suivant. Page 2 : Utilisez l’exercice Packet

Page 2 :

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour comprendre comment l’IOS installe et supprime les rout es directement connectées.

1.3.3-Routage Statique Page 1 : Routage statique Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 25

1.3.3-Routage Statique

Page 1 :

Routage statique

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 25 sur 37

Les réseaux distants sont ajoutés à la table de routage grâce à la configuration de routes statiq ues ou à l’activation d’un protocole de routage dynamique. Lor sque l’IOS doit atteindre un réseau distant et qu’il est inf ormé de l’interface à utiliser, il ajoute cette route à la table de routag e tant que l’interface de sortie est activée.

Une route statique inclut l’adresse rés eau et le masque de sous-réseau du réseau distant, ainsi que l’adresse IP du routeur du tronçon suivant ou de l’interface de so rtie. Les routes statiques sont indiquées par le code S da ns la table de routage, comme illustré dans la figure. Elles sont abor dées en détail au chapitre suivant.

Quand utiliser les routes statiques

Les routes statiques doivent être utili sées dans les cas suivants :

Un réseau ne comporte que quelques routeurs. Dans ce cas, l’utilisation d’un protoco le de routage dynamique ne

présente aucun bénéfice sub stantiel. Par contre, le routage dynamique peut accroître

la charge administrative.

Un réseau est connecté à Int ernet via un seul FAI. Il n’est pas nécessaire d’utiliser un protocole de routage dynamique sur cette liaison car le FAI représente le seul point de sortie vers Internet .

Un grand réseau est configu ré dans une topologie Hub and Spoke. Une topologie Hub

and Spoke est constituée d’un

emplacement central (le con centrateur ou « Hub ») et de multiples terminaisons (les rayons ou « spokes »), chaque rayon ayant une seule conne xion au concentrateur. L’utilisation du routage dynamiq ue serait inutile car chaque terminaison n’est reliée à un e destination donnée que par un chemin unique, qui pas se par l’emplacement central.

Généralement, la plupart des tables d e routage contiennent une combinaison de routes statiqu es et de routes dynamiques.

Toutefois, comme indiqué précédemm

utilisés pour accéder aux réseaux dist ants, avant de pouvoir utiliser tout routage statique ou d ynamique.

ent, la table de routage doit d’abord contenir les réseau x directement connectés

doit d’abord contenir les réseau x directement connectés Page 2 : Utilisez l’exercice Packet Tracer pour

Page 2 :

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour comprendre comment l’IOS installe et supprime les rout es statiques.

1.3.4-Routage Dynamique Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 26 sur 37 Page 1 :

1.3.4-Routage Dynamique

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 26 sur 37

Page 1 :

Routage dynamique

Les réseaux distants peuvent égaleme nt être ajoutés à la table de routage à l’aide d’un protoc ole de routage dynamique. Dans la figure, R1 a reçu automatiquement les informations nécessaires concernant le réseau 192.1 68.4.0/24 en provenance de R2, via le protocole de routage dynami que RIP (Routing Information Protocol). Le protocol e RIP a été l’un des premiers

protocoles de routage IP et est abordé

en détail dans de prochains chapitres.

Remarque : dans la figure, la table d e routage de R1 montre que celui-ci dispose des infor mations nécessaires concernant

deux réseaux distants : une route

manuellement. Cet exemple illustre c omment les tables de routage peuvent contenir des rou tes apprises dynamiquement et

des routes configurées de manière sta tique ; il ne représente pas forcément la meilleure config uration pour ce réseau.

une route statique configurée

qui

a

utilisé

le

protocole

RIP

dynamiquement

et

Les protocoles de routage dynamique

des réseaux distants. Les protocoles d e routage dynamique effectuent plusieurs tâches, notam ment :

sont utilisés par les routeurs pour partager des inform ations sur l’accessibilité et l’état

la détection de réseaux ;

la mise à jour des tables de r outage.

Détection automatique de réseaux

La détection de réseaux est la capaci té d’un protocole de routage à partager des informatio ns concernant les réseaux qu’il connaît avec d’autres routeurs utilisa nt le même protocole de routage. Au lieu de configure r des routes statiques vers des

réseaux distants sur chaque routeur,

par le biais d’autres routeurs, les info rmations nécessaires concernant ces réseaux. Ces réseau x (et le meilleur chemin d’accès

à chacun d’eux) sont ajoutés dans la dynamique spécifique.

un protocole de routage dynamique permet aux routeur s de recevoir automatiquement,

table de routage du routeur et désignés comme acqu is par un protocole de routage

Mise à jour des tables de routage

et gèrent les réseaux dans leurs

tables de routage. Les protocoles de r outage dynamique ne déterminent pas seulement le me illeur chemin pour rejoindre tel

ou tel réseau, ils déterminent égale ment un nouveau meilleur chemin si le chemin initia l devient inutilisable (ou si la

plus avantageux que les routes

statiques. Les routeurs utilisant des

routage avec d’autres routeurs et pr ennent en compte toute modification de la topologie, s ans nécessiter l’intervention de l’administrateur réseau.

Après la découverte initiale du résea u, les protocoles de routage dynamique mettent à jour

topologie change). C’est pour cette r aison que les protocoles de routage dynamique sont

protocoles de routage dynamique partagent automat iquement des informations de

dynamique partagent automat iquement des informations de Protocoles de routage IP Il existe plusieurs protocoles de

Protocoles de routage IP

Il existe plusieurs protocoles de rout age dynamique IP. Voici quelques-uns des protoco les de routage

dynamiques les plus répandus en m des paquets IP :

atière de routage

RIP (Routing Information Protoco l)

IGRP (Interior Gateway Routing P rotocol)

EIGRP (Enhanced Interior

Gateway

Routing

Protocol)

OSPF (Open Shortest Path First)

IS-IS (Intermediate System-to-Int ermediate System)

BGP (Border Gateway Protocol)

Remarque : les protocoles RIP (vers ions 1 et 2), EIGRP et OSPF sont abordés plus loin d ans ce cours. Les protocoles EIGRP, OSPF, IS-IS et B GP sont également expliqués plus en détail dans le curs us CCNP. IGRP est un protocole de routage traditionnel , qui a été remplacé par EIGRP. IGRP et EIGRP sont tous deux des pr otocoles de routage propriétaires Cisco, alors que tous l es autres protocoles de routage listés sont des protocoles standard, n on propriétaires.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 27 sur 37 routes statiques et de routes

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 27 sur 37

routes statiques et de routes

dynamiques dans leur table de routa ge. Les protocoles de routage dynamique sont décrits p lus en détail dans le chapitre 3,

« Présentation des protocoles de rout age dynamique ».

N’oubliez pas que dans la plupart d es cas, les routeurs contiennent une combinaison de

Page 2 : Utilisez l’exercice Packet Tra cer pour comprendre comment l’IOS installe et supprim e les routes dynamiques.

1.3.5-Principes d’une table de Rout age

Page 1 :

Principes d’une table de routage

nous allons nous référer à trois principes s’appliquant a ux tables de routage, pour vous

aider à comprendre, configurer et rés oudre des problèmes de routage. Ces principes sont tir és du livre d’Alex Zinin Cisco IP

À différents moments dans ce cours,

Routing (Routage IP Cisco).

1. Chaque routeur prend sa décision s eul, en se basant sur les informations disponibles dans s a table de routage.

2. Le fait qu’un routeur ait certaines i nformations dans sa table de routage ne veut pas dire q ue les autres routeurs disposent

des mêmes informations.

3. Les informations de routage liées à un chemin menant d’un réseau à un autre ne fournissen t pas d’informations de routage

sur le chemin inverse ou de retour.

Quel est l’effet de ces principes ? Pren ons l’exemple présenté dans la figure.

1. Après avoir pris sa décision de rou tage, le routeur R1 transfère au routeur R2 le paquet de stiné au PC2. R1 ne dispose que

des informations contenues dans sa

suivant. R1 ne sait pas si R2 dispose o u non d’une route vers le réseau de destination.

propre table de routage, lesquelles indiquent que R2 c onstitue le routeur du tronçon

2. L’administrateur réseau doit s’ass urer que tous les routeurs

qui sont sous son contrôle disposent d’informations de routage complètes et précises, permettant le t ransfert des paquets entre

deux réseaux, quels qu’ils soient. Cec i peut être effectué à l’aide

de routage dynamique ou

de routes statiques, d’un protocole d’une combinaison des deux.

3. Le routeur R2 a pu transférer

destination du PC2. Toutefois, le paqu et envoyé du PC2 au PC1 a

été abandonné par R2. Bien que R3

dispose, dans sa table de

le paquet au réseau de

routage, d’informations concernant l e réseau de destination de

PC1, nous ne savons pas si le routeur

le chemin de retour vers le réseau du PC1.

R2 a des informations sur

Routage asymétrique

du PC1. R2 a des informations sur Routage asymétrique Les routeurs ne disposant pas forcé ment

Les routeurs ne disposant pas forcé ment tous des mêmes informations dans leur table d e routage, les paquets peuvent

min différent pour le retour. On

parle de routage asymétrique. Le rou tage asymétrique est plus courant sur Internet, qui ut ilise le protocole de routage de

passerelle externe BGP, que dans la pl upart des réseaux internes.

traverser le réseau dans une directio n, en empruntant un chemin donné, et utiliser un che

Lorsqu’il conçoit et dépanne un résea u, l’administrateur réseau doit donc vérifier les informat ions de routage suivantes :

Existe-t-il un chemin entre l a source et la destination qui soit disponible dans les deu x sens ?

Le chemin emprunté dans l es deux sens est-il le même ? (Le routage asymétrique e st relativement courant, mais il peut parfois poser des probl èmes supplémentaires.)

Page 2 : Utilisez l’exercice Packet Tr acer pour étudier l’idée d’un réseau entièrement conve rgé, doté de routes connectées, statiques et dynamiques.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 28 sur 37 1.4-Détermination Du Chemin et Fo

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 28 sur 37

1.4-Détermination Du Chemin et Fo nctions de Communications

1.4.1-Champs d’un Paquet et d’une Trame

Page 1 :

Champs d’un paquet et d’une trame

Comme évoqué précédemment, les r outeurs prennent leur décision principale de transfer t en examinant l’adresse IP de destination d’un paquet. Avant d’êtr e envoyé à l’interface de sortie appropriée, le paquet I P doit être encapsulé dans une

trame liaison de données de couche 2 . Plus loin dans cette section, nous suivrons un paquet en examinant le processus d’encapsu lation et de décapsulage au niveau de chaque routeur. M d’un paquet IP de couche 3 et d’une tr ame Ethernet de couche 2.

IP de sa source à sa destination, ais revoyons d’abord le format

Format du paquet IP

Le protocole IP spécifié dans la requ ête RFC 791 définit le format du paquet IP. L’en-tête d u paquet IP dispose de champs spécifiques contenant des informatio ns sur le paquet et sur les hôtes émetteurs et récepteu rs. La liste qui figure ci-dessous

répertorie les champs présents dans champs d’adresse IP de destination,

mais ils ne sont pas traités dans ce co urs.

autres champs sont importants,

l’en-tête IP, accompagnés d’une brève description. Vou s devez déjà bien connaître les

d’adresse IP source, de version et de durée de vie. Les

Version : numéro de versio n (4 bits) ; la version la plus répandue est IP version 4 (IP v4)

Longueur de l’en-tête IP : l ongueur de l’en-tête en mots de 32 bits (4 bits)

Préséance et type de serv ice : mode de traitement du datagramme (8 bits) ; les

3 premiers bits sont les bits de

préséance (cette utilisation

bits [2 derniers réservés])

a été supplantée par DSCP [Differentiated Services Code Point], qui utilise les 6 premiers

Longueur du paquet : long ueur totale (en-tête + données) (16 bits)

Identification : valeur de da tagramme IP unique (16 bits)

Indicateurs : contrôle la fra gmentation (3 bits)

Décalage de fragment : p rend en charge la fragmentation des datagrammes transmission maximale (MT U) différentes sur Internet (13 bits)

Durée de vie : indique le no mbre de routeurs pouvant être traversés par le datagra

Protocole : protocole de cou che supérieure envoyant le datagramme (8 bits)

Somme de contrôle d’en-tê te : contrôle d’intégrité de l’en-tête (16 bits)

Adresse IP source : adresse

Adresse IP de destination : adresse IP de destination de 32 bits (32 bits)

Options IP : tests réseau, dé bogage, sécurité et autres options (0 ou 32 bits, le cas éc héant)

pour permettre des unités de

mme avant abandon (8 bits)

IP source de 32 bits (32 bits)

de mme avant abandon (8 bits) IP source de 32 bits (32 bits) Page 2 :

Page 2 :

Format de trame de couche MAC

avec une adresse source et une

données, des informations sur la queue de bande et les données réellement transmises.

L’adresse source de la liaison de don nées est l’adresse de couche 2 de l’interface qui a envo yé la trame liaison de données.

adresse de destination de la liaison de

La trame liaison de données de couc he 2 contient généralement des informations d’en-tête,

du périphérique de destination.

source et l’interface de la liaison de données de destin ation se trouvent sur le même

réseau. Lorsqu’un paquet est transfér é d’un routeur à l’autre, les adresses IP source et de dest ination de couche 3 ne changent

L’interface de la liaison de données

L’adresse de destination de la liaiso n de données est l’adresse de couche 2 de l’interface

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage pas ; par contre, les adresses des liai sons

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

pas ; par contre, les adresses des liai sons de données source et de destination changent. Ce détail plus loin dans cette section.

Page 29 sur 37

processus est examiné plus en

Remarque : lorsque la traduction d ’adresses de réseau (NAT) est utilisée, l’adresse IP d e destination change, mais ce processus ne concerne pas IP et est e ffectué au sein du réseau d’une entreprise. Le routage u tilisant la NAT sera abordé dans un cours ultérieur.

Le paquet IP de couche 3 est encaps ulé dans la trame liaison de données de couche 2 asso ciée à cette interface. Dans cet

exemple, nous allons utiliser la trame

liste ci-dessous répertorie les champs présents dans une trame Ethernet, accompagnés d’une

Ethernet de couche 2. La figure présente les deux vers ions compatibles d’Ethernet. La

brève description.

Préambule - Sept bits altern ant 0 et 1, utilisés pour synchroniser les signaux

Délimiteur de début de tra me (SOF) - 1 octet indiquant le début de la trame

Adresse de destination - A dresse MAC 6 octets du périphérique récepteur sur le se gment local

Adresse source - Adresse M AC 6 octets du périphérique émetteur sur le segment lo cal

Type/longueur - 2 octets in diquant le type de protocole de couche supérieure (form at de trame Ethernet II) ou la longueur du champ de donn ées (format de trame IEEE 802.3)

Données et remplissage - 4 6 à 1 500 octets de données, les zéro étant utilisés pour remplir tout paquet de données de moins de 46 octets

Séquence de contrôle de tr ame - 4 octets utilisés pour le contrôle par redondance s’assurer que la trame n’est pas corrompue

cyclique, permettant de

que la trame n’est pas corrompue cyclique, permettant de 1.4.2-Meilleur Chemin Mesure Page 1 : Meilleur

1.4.2-Meilleur Chemin Mesure

Page 1 :

Meilleur chemin

La détermination du meilleur chemin d’un routeur implique d’évaluer plusieurs chemins men ant au même réseau de

destination et de choisir le chemin op timal ou « le plus court » pour atteindre ce réseau. Lorsq u’il existe plusieurs chemins

menant au même réseau, chaque che

meilleur chemin est sélectionné par u n protocole de routage, qui utilise une valeur ou une mes ure pour déterminer la

distance à parcourir pour atteindre u n réseau. Certains protocoles de routage, tels que le prot ocole RIP, se basent sur le

nombre de sauts simples, qui représe nte le nombre de routeurs entre un routeur et le réseau

routeur au réseau de destination, d’au tres protocoles de routage, tels que le protocole OSPF, d éterminent le chemin le plus

court en examinant la bande passante des liaisons et en utilisant celles dont la bande passante est la meilleure.

min utilise une interface de sortie différente sur le routeu r pour atteindre ce réseau. Le

de destination. Pour relier un

Les protocoles de routage dynamique utilisent généralement leurs propres règles et mesures

leur table de routage. Une mesure est une valeur quantitative utilisée pour mesurer la distanc e pour une route donnée. Le

meilleur chemin pour rejoindre un ré seau est celui dont la mesure est la plus faible. Par exem ple, un routeur préfère un chemin comportant 5 sauts à un chem in qui en contient 10.

pour constituer et mettre à jour

Le principal objectif du protocole de r outage est de déterminer les meilleurs chemins pour cha que route, pour les intégrer à la table de routage. L’algorithme de ro utage génère une valeur ou une mesure, pour chaque ch emin traversant le réseau. Les mesures peuvent se baser sur une ou plusieurs caractéristiques d’un chemin. Pour choisir la r oute, certains protocoles de routage peuvent utiliser plusieurs me sures et les combiner en une seule. Plus faible est la vale ur de la mesure, meilleur est le chemin.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 30 sur 37 Comparaison des mesures du nom

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 30 sur 37

Comparaison des mesures du nom bre de sauts et de la bande passante

Voyons deux mesures utilisées par ce rtains protocoles de routage dynamique :

Le nombre de sauts - Le no mbre de sauts correspond au nombre de routeurs qu’un paquet doit traverser avant d’atteindre sa destination. C haque routeur équivaut à un saut. Un nombre de sauts é gal à 4 signifie que le paquet doit passer par quatre route urs pour atteindre sa destination. Si plusieurs chemins e xistent pour atteindre une

destination, le protocole de

routage, RIP par exemple, choisit celui dont le nombre de

sauts est le plus faible.

La bande passante - La ban de passante correspond à la capacité de débit d’une liais on, parfois appelée vitesse du lien. Par exemple, l’impléme ntation du protocole de routage OSPF par Cisco utilise la bande passante comme mesure. Le meilleur chemin pour rejoindre un réseau est celui qui comporte une acc umulation de liaisons dont les valeurs de bande passante s ont les plus élevées, c’est-à-dire les liaisons les plus rapi des. L’utilisation de la bande passante dans le protocole O SPF est expliquée au chapitre 11.

Remarque : d’un point de vue techniq ue, la vitesse ne constitue pas une description précise d e la bande passante, car tous les bits circulent à la même vitesse sur le même support physique. La bande passante se définit pl us précisément par le nombre

de bits pouvant être transmis en une

seconde sur une liaison.

Lorsque la mesure utilisée est le nom bre de sauts, le chemin peut s’avérer inefficace. Prenons par exemple le réseau présenté dans la figure. Si le protocole de routa ge utilisé par les trois routeurs est RIP, R1 choisit la rout e non optimale, qui passe par R3 pour rejoindre le PC2, car ce chem in comporte moins de sauts. La bande passante n’est pas prise en compte. À l’inverse, si le protocole de routage utilisé est OSP F, R1 choisit la route en fonction de la bande passante. L es paquets peuvent atteindre leur destination plus rapidement en u tilisant les deux liaisons T1, plus rapides, plutôt que la li aison unique et plus lente de 56 kbits/s.

plutôt que la li aison unique et plus lente de 56 kbits/s. Page 2 : Utilisez

Page 2 :

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour étudier le contenu des en-têtes IP et des en-têtes de tram

e.

1.4.3-Equilibrage de charge a cout

égale

Équilibrage de charge à coût égal

Vous vous demandez peut-être ce qui se passe si une table de routage contient deux ou plusie urs chemins ayant la même

mesure et menant au même réseau de

et que la valeur de cette mesure (nom bre de sauts, bande passante, etc.) est la même, on parle de mesure à coût égal, et le routeur effectuera un équilibrage de c harge à coût égal. La table de routage contient le réseau de destination unique, mais plusieurs interfaces de sortie, une pou r chaque chemin de coût égal. Le routeur transfère les p aquets en utilisant les différentes interfaces de sortie listées dans la table de routage.

destination. Si un routeur dispose de plusieurs chemins vers un réseau de destination

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 31 sur 37 S’il est correctement configuré, l’équil

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 31 sur 37

S’il est correctement configuré, l’équil ibrage de charge peut améliorer l’efficacité et les perfor mances du réseau. L’équilibrage de charge à coût égal peut être config uré pour utiliser à la fois des protocoles de routage dyna mique et des routes statiques. L’équilibrage de charge à coût égal es t abordé plus en détail au chapitre 8, « Table de routage : examen détaillé ».

Chemins à coût égal et chemins à co ût inégal

Pour information, un routeur peut en voyer des paquets sur plusieurs réseaux même lorsque l a mesure n’est pas la même, s’il

utilise un protocole de routage qui le

EIGRP et IGRP peuvent être configuré s pour l’équilibrage de charge à coût inégal. L’équilibrag e de charge à coût inégal avec le protocole EIGRP est abordé non pas d ans ce cursus, mais dans le cursus CCNP.

permet. On parle d’équilibrage de charge à coût inégal. S euls les protocoles de routage

de charge à coût inégal. S euls les protocoles de routage Page 2 : Utilisez l’exercice

Page 2 :

Utilisez l’exercice Packet Tracer pour explorer une table de routage utilisant un équilibrage de

1.4.4-Determination du Chemin

Détermination du chemin

Pour le transfert des paquets, deux fo nctions sont utilisées :

la fonction de détermination

la fonction de commutation.

du chemin ;

charge à coût égal.

La fonction de détermination du chem in est le processus utilisé par le routeur pour détermine r le chemin à emprunter lors du transfert d’un paquet. Pour détermine r le meilleur chemin, le routeur recherche dans sa table de routage une adresse réseau correspondant à l’adresse IP de destin ation du paquet.

Une des trois déterminations de chem in suivantes résulte de cette recherche :

Réseau directement connecté : si l’a dresse IP de destination du paquet appartient à un périp hérique sur un réseau directement connecté à une des interf aces du routeur, ce paquet est transféré directement à c e périphérique. Ceci signifie que l’adresse IP de destination du paquet est une adresse d’hôte sur le même réseau que l’interfac e de ce routeur.

Réseau distant : si l’adresse IP de de stination du paquet appartient à un réseau distant, le pa quet est transféré à un autre routeur. Les réseaux distants peuvent être atteints uniquement en transférant les paquets à u n autre routeur.

Aucune route déterminée : si l’adre sse IP de destination du paquet n’appartient ni à un rése au connecté ni à un réseau distant, et que le routeur ne possède p as de route par défaut, le paquet est abandonné. Le rout eur envoie un message ICMP de destination inaccessible à l’adresse IP source du paquet.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 32 sur 37 Dans les deux premiers résultats,

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 32 sur 37

Dans les deux premiers résultats, le ro uteur réencapsule le paquet IP dans le format de trame de liaison de données de couche 2 de l’interface de sortie. Le ty pe d’encapsulation de couche 2 est déterminé par le typ e d’interface. Par exemple, si

l’interface de sortie est FastEthernet,

interface série configurée pour le pro tocole PPP, le paquet IP est encapsulé dans une trame PP P.

le paquet est encapsulé dans une trame Ethernet. Si l’int erface de sortie est une

Ce processus est expliqué à la section suivante.

est une Ce processus est expliqué à la section suivante. 1.4.5-La Fonction de Communicatio n Page

1.4.5-La Fonction de Communicatio n

Page 1 :

La fonction de commutation

Une fois que le routeur a déterminé

encapsuler le paquet dans la trame lia ison de données de l’interface de sortie.

l’interface de sortie à l’aide de la fonction de détermina tion du chemin, le routeur doit

La fonction de commutation est le pr ocessus utilisé par un routeur pour accepter un paquet s ur une interface et le transférer

commutation a pour responsabilité principale d’encaps uler les paquets dans le type de

trame liaison de données adéquat pou r la liaison de données de sortie.

à une autre interface. La fonction de

Que fait un routeur avec un paquet q u’il a reçu d’un réseau et qui est destiné à un autre résea u ? Le routeur effectue les trois étapes principales suivantes :

1. Il décapsule le paquet de couche 3 e n supprimant l’en-tête et la queue de bande de la trame de couche 2.

2. Il examine l’adresse IP de destinatio n du paquet IP pour trouver le meilleur chemin dans la table de routage.

3. Il encapsule le paquet de couche 3 d ans une nouvelle trame de couche 2 et transfère la tram e à l’interface de sortie.

Lorsque le paquet IP de couche 3 est transféré d’un routeur à l’autre, il reste inchangé, sauf en ce qui concerne le champ de durée de vie. Lorsqu’un routeur reçoi t un paquet IP, il décrémente de un la valeur de la duré e de vie. Si la nouvelle valeur de la durée de vie est zéro, le routeur i gnore le paquet. La durée de vie est utilisée pour emp êcher les paquets IP de circuler indéfiniment sur les réseaux du fait d’ une boucle de routage ou d’un dysfonctionnement sur l e réseau. Les boucles de routage seront abordées dans un chapitre ulté rieur.

Lorsque le paquet IP est décapsulé d’ une trame de couche 2 et encapsulé dans une nouvelle trame de couche 2, l’adresse de

paquet d’un routeur à l’autre.

L’adresse source de la liaison de don nées de couche 2 représente l’adresse de couche 2 de l’ interface de sortie. L’adresse de

l’adresse de couche 2 du routeur du tronçon suivan t. Si le tronçon suivant est le

destination de couche 2 représente

périphérique de destination finale, il s ’agit de l’adresse de couche 2 de ce périphérique.

destination et l’adresse source de l a liaison de données changent lors du transfert d’un

Il est très probable que le paquet soit encapsulé dans un type de trame de couche 2 différent

Par exemple, le paquet peut être reç u par le routeur sur une interface FastEthernet, encaps ulé dans une trame Ethernet et

transféré d’une interface série encaps ulé dans une trame PPP.

de celui dans lequel il a été reçu.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 33 sur 37 N’oubliez pas que lorsqu’un paquet

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

Page 33 sur 37

N’oubliez pas que lorsqu’un paquet c ircule du périphérique source au périphérique de desti nation finale, les adresses IP de couche 3 ne changent pas. Cependan t, les adresses de liaison de données de couche 2 cha ngent à chaque saut, lorsque le

paquet est décapsulé, puis encapsulé

dans une nouvelle trame par chacun des routeurs.

encapsulé dans une nouvelle trame par chacun des routeurs. Page 2 : Détails sur les fonctions

Page 2 :

Détails sur les fonctions de détermina tion du chemin et de commutation

Pouvez-vous décrire en détail ce que

destination ? Si vous ne le savez pas, u tilisez l’animation et suivez la discussion jusqu’à ce que vous soyez capables de décrire vous-même le processus.

devient un paquet au niveau des couches 2 et 3 lorsqu’il

circule de la source à la

Étape 1 : le PC1 doit envoyer un pa quet au PC2

Le PC1 encapsule le paquet IP dans un e trame Ethernet avec l’adresse MAC de destination de l ’interface FastEthernet 0/0 de

R1.

Comment le PC1 sait-il qu’il doit trans férer le paquet à R1 et non directement au PC2 ? Le PC1 a déterminé que l’adresse IP source et l’adresse IP de destination n e se trouvent pas sur le même réseau.

Le PC1 connaît le réseau auquel il app artient après avoir effectué une opération ET sur son ad resse IP et son masque de sous- réseau, ce qui lui fournit son adresse r éseau. Le PC1 renouvelle cette opération ET en utilisant son masque de sous-réseau et l’adresse IP de destination du paquet. Si l’adresse qui en résulte est la même que celle de son r éseau, le PC1 en déduit que l’adresse IP de destination se trouve s ur son réseau et qu’il n’a pas besoin de transférer le paq uet à la passerelle par défaut, c’est-à-dire le routeur. Si l’opération E T résulte en une adresse réseau différente, le PC1 en dé duit que l’adresse IP de destination n’est pas sur son propre r éseau et qu’il doit transférer ce paquet à la passerelle pa r défaut, le routeur.

Remarque : si une opération ET effec tuée avec l’adresse IP de destination du paquet et le mas que de sous-réseau du PC1

donne une adresse réseau différente

PC1 sait seulement que si l’adresse IP de destination se trouve sur son propre réseau, les mas ques et les adresses réseau sont les mêmes. Le masque du réseau dista nt peut être différent. Si l’adresse IP de destination est u ne adresse réseau différente, le

de celle du PC1, cette adresse n’est pas forcément celle d u réseau distant en question. Le

PC1 ne connaît pas l’adresse réelle du réseau distant ; il sait seulement que l’adresse de destin ation ne se trouve pas sur son propre réseau.

Comment le PC1 détermine-t-il l’adre sse MAC de la passerelle par défaut, le routeur R1 ? Le PC 1 recherche dans son tableau ARP l’adresse IP de la passerelle par d éfaut et l’adresse MAC qui lui est associée.

Que se passe-t-il si cette entrée n’exis te pas dans le tableau ARP ? Le PC1 envoie une requête A RP, puis le routeur R1 renvoie une réponse ARP.

Étape 2 : le routeur R1 reçoit la tra me Ethernet

1. Le routeur R1 examine l’adresse M AC de destination, qui correspond à l’adresse MAC de l’in terface de réception, FastEthernet 0/0. R1 copie alors la tra me dans sa mémoire tampon.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 34 sur 37 2. R1 voit que le

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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2. R1 voit que le type d’Ethernet est 0 x800, ce qui signifie que la trame Ethernet contient un p aquet IP dans sa partie données.

3. R1 décapsule la trame Ethernet.

4. Comme l’adresse IP de destination

sa table de routage pour acheminer ce

sous-réseau comportant l’adresse IP d e destination de ce paquet en tant qu’adresse d’hôte sur ce réseau. Dans cet exemple, la table de routage a une route pour le r éseau 192.168.4.0/24. L’adresse IP de destination du pa quet est 192.168.4.10, qui correspond à une adresse IP d’hôte su r ce réseau.

du paquet ne correspond à aucun réseau directement co nnecté à R1, le routeur consulte

paquet. R1 recherche dans sa table de routage une adre sse réseau et un masque de

La route de R1 menant au réseau 192 .168.4.0/24 porte l’adresse IP du tronçon suivant 192.16 8.2.2 et l’interface de sortie FastEthernet 0/1. Cela signifie que le paquet IP est encapsulé dans une nouvelle trame Ethern et avec l’adresse MAC de destination de l’adresse IP du routeur du tronçon suivant. Comme l’interface de sortie se trouv e sur un réseau Ethernet, R1 doit convertir l’adresse IP du tronçon suivant en une adresse MAC de destination.

5. R1 recherche l’adresse IP du tronço n suivant de 192.168.2.2 dans son cache ARP pour son i nterface FastEthernet 0/1. Si

l’entrée ne se trouve pas dans le cache

réponse ARP. R1 met ensuite à jour le cache ARP avec une entrée pour 192.168.2.2 et l’adress e MAC associée.

ARP, R1 envoie une requête ARP à son interface FastEt hernet 0/1. R2 renvoie une

6. Le paquet IP est maintenant encaps ulé dans une nouvelle trame Ethernet et transféré à l’int erface FastEthernet 0/1 de R1.

et transféré à l’int erface FastEthernet 0/1 de R1. Page 3 : Étape 3 : R2

Page 3 :

Étape 3 : R2 reçoit le paquet

1. Le routeur R2 examine l’adresse M AC de destination, qui correspond à l’adresse MAC de l’in terface de réception,

FastEthernet 0/0. R1 copie alors la tra me dans sa mémoire tampon.

2. R2 voit que le type d’Ethernet indiq ué est 0x800, ce qui signifie que la trame Ethernet conti ent un paquet IP dans sa partie

données.

3. R2 décapsule la trame Ethernet.

4. Comme l’adresse IP de destination

table de routage pour acheminer ce p aquet. R2 recherche dans sa table de routage l’adresse IP de destination du paquet à l’instar de R1.

du paquet ne correspond à aucune adresse d’interface de

R2, le routeur consulte sa

La table de routage de R2 contient un e route pour 192.168.4.0/24, avec l’adresse IP de tronço n suivant 192.168.3.2 et l’interface de sortie Serial 0/0/0. Com me l’interface de sortie n’est pas un réseau Ethernet, R2 n’a pas à convertir l’adresse IP du tronçon suivant en une adresse MA C de destination.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 35 sur 37 Lorsque l’interface est une connexion

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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Lorsque l’interface est une connexion série point à point, R2 encapsule le paquet IP dans le for mat de trame liaison de données utilisé par l’interface de sorti e (HDLC, PPP, etc.). Dans ce cas, l’encapsulation de couc he 2 est PPP ; par conséquent, l’adresse de destination de la liaison d e données est de type diffusion. N’oubliez pas que les in terfaces série ne comportent pas d’adresse MAC.

5. Le paquet IP est maintenant encaps ulé dans une nouvelle trame liaison de données, PPP, et envoyé à l’interface de sortie

Serial 0/0/0.

PPP, et envoyé à l’interface de sortie Serial 0/0/0. Page 4 : Étape 4 : le

Page 4 :

Étape 4 : le paquet arrive au niveau

de R3

1. R3 reçoit et copie la trame PPP liais on de données dans sa mémoire tampon.

2. R3 décapsule la trame PPP liaison d e données.

3. R3 recherche dans sa table de routa ge l’adresse IP de destination du paquet. Cette recherch e aboutit à un réseau, qui est

l’un des réseaux directement connect és à R3. Cela signifie que le paquet peut être directement envoyé au périphérique de destination, sans avoir à passer par u n autre routeur.

Comme l’interface de sortie est un rés eau Ethernet directement connecté, R3 doit convertir l’a dresse IP de destination du paquet en une adresse MAC de destin ation.

4. R3 recherche l’adresse IP de destin ation du paquet 192.168.4.10 dans son cache ARP. Si l’en trée ne se trouve pas dans le

cache ARP, R3 envoie une requête AR P à son interface FastEthernet 0/0. Le PC2 renvoie une r éponse ARP contenant son adresse MAC. R3 met alors à jour son cache ARP avec une entrée pour 192.168.4.10 et l’adress e MAC envoyée dans la réponse ARP.

5. Le paquet IP est encapsulé dans un e nouvelle liaison de données, une trame Ethernet, et env oyé à l’interface FastEthernet

0/0 de R3.

Étape 5 : la trame Ethernet contena nt le paquet IP encapsulé arrive au niveau du PC2

1. Le PC2 examine l’adresse MAC de d estination, qui correspond à l’adresse MAC de l’interface de réception, sa carte réseau

Ethernet. Le PC2 copie alors le reste d e la trame dans sa mémoire tampon.

2. Le PC2 constate que le type d’Ether net indiqué est 0x800, ce qui signifie que la trame Ether net contient un paquet IP dans

sa partie données.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage Page 36 sur 37 3. Le PC2 désencapsule la

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

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3. Le PC2 désencapsule la trame Ether net et transmet le paquet IP au processus IP de son syst ème d’exploitation.

Résumé

Nous venons d’examiner le processus d’encapsulation et de décapsulage d’un paquet lors de s on transfert d’un routeur à un

autre, du périphérique source émette ur au périphérique de destination final. Nous avons égal ement présenté le processus de

recherche dans une table de routage, jouent un rôle non seulement dans les

Nous avons vu que les routeurs

qui est abordé plus en détail dans un prochain chapitre.

décisions de routage de couche 3, mais aussi dans les p rocessus de couche 2,

notamment l’encapsulation, ainsi que sur les réseaux Ethernet, ARP. Les routeurs participent couche 1, utilisée pour transmettre et recevoir les bits de données sur un support physique.

également au niveau de la

Les tables de routage contiennent à la fois des réseaux directement connectés et des réseaux d istants. Les routeurs

contiennent des adresses de réseaux

à d’autres réseaux, y compris Internet . Dans les chapitres suivants, nous allons voir comment l es routeurs élaborent et mettent à jour ces tables de routage, g râce à des routes statiques entrées manuellement ou à d es protocoles de routage

dynamique.

distants dans leur table de routage. De ce fait, ils savent o ù envoyer les paquets destinés

De ce fait, ils savent o ù envoyer les paquets destinés 1.5-Travaux Pratiques 1.5.1-Câblage d’un Réseau

1.5-Travaux Pratiques

1.5.1-Câblage d’un Réseau et config uration de Routeur de Base

Effectuez ces travaux pratiques si vou s avez besoin de revoir en détail le câblage de périphériq ues, l’établissement d’une connexion de console et les notions d e base sur l’interface de ligne de commande (ILC). Si vou s êtes à l’aise avec ces notions, vous pouvez remplacer ces travaux pr atiques par le travail pratique

Utilisez l’exercice Packet Tracer 1.5.1 pour répéter la simulation des travaux pratiques 1.5.1. T outefois, n’oubliez pas que Packet Tracer ne remplace pas les tra vaux pratiques avec des équipements réels.

Un résumé des instructions est dispon ible dans l’exercice. Utilisez le fichier PDF du Lab pour p lus de détails.

1.5.2- configuration de Routeur de Base

Effectuez ces travaux pratiques si vou s disposez de connaissances solides sur le câblage de pé riphériques, l’établissement

d’une connexion de console et les noti ons de base de l’interface de ligne de commande (ILC). S i vous avez besoin de revoir ces

notions, vous pouvez remplacer ces tr avaux pratiques par les travaux pratiques 1.5.1 : câblage routeur de base.

d’un réseau et configuration de

Utilisez l’exercice Packet Tracer 1.5.2 pour répéter la simulation des travaux pratiques 1.5.2. T outefois, n’oubliez pas que Packet Tracer ne remplace pas les tra vaux pratiques avec des équipements réels.

Un résumé des instructions est dispon ible dans l’exercice. Utilisez le fichier PDF du Lab pour p lus de détails.

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage 1.5.3-Confirmation de Configuration d’un Routeur Page 37 sur 37

Chapitre 1-Protocoles et Concepts de Routage

1.5.3-Confirmation de Configuration d’un Routeur

Page 37 sur 37

Ces travaux pratiques permettent de tester vos compétences en matière de création de sous-réseaux et de configuration. À partir d’un espace d’adressage et de la configuration d’un réseau donnés, vous devez concevoir et implémenter un schéma d’adressage dans une topologie à deux routeurs.

Utilisez l’exercice Packet Tracer 1.5.3 pour répéter la simulation des travaux pratiques 1.5.3. Toutefois, n’oubliez pas que Packet Tracer ne remplace pas les travaux pratiques avec des équipements réels.

Un résumé des instructions est disponible dans l’exercice. Utilisez le fichier PDF du Lab pour plus de détails.

1.6.1-Résumé et Révision

Résumé

Ce chapitre a présenté le routeur. Le routeur est un ordinateur qui comprend en partie les mêmes composants matériels et logiciels qu’un PC standard, notamment un processeur, une mémoire vive, une mémoire morte et un système d’exploitation.

Le rôle principal d’un routeur est de relier plusieurs réseaux et de transférer des paquets d’un réseau à l’autre. Cela signifie qu’un routeur comporte généralement plusieurs interfaces. Chaque interface est membre d’un réseau IP différent ou en est un hôte.

Le routeur a une table de routage, qui consiste en une liste de réseaux connus du routeur. La table de routage inclut des adresses réseau pour ses propres interfaces, qui correspondent aux réseaux directement connectés, ainsi que des adresses réseau pour des réseaux distants. Un réseau distant est un réseau auquel un paquet ne peut accéder qu’en étant d’abord transféré à un autre routeur.

Les réseaux distants sont ajoutés à la table de routage de deux manières : grâce à la configuration manuelle de routes statiques par l’administrateur réseau ou grâce à l’implémentation d’un protocole de routage dynamique. Les routes statiques n’ont pas autant de surcharge que les protocoles de routage dynamique ; elles peuvent toutefois nécessiter plus de maintenance si la topologie change constamment ou si celle-ci est instable.

Les protocoles de routage dynamique s’adaptent automatiquement aux modifications, sans qu’aucune intervention de l’administrateur réseau ne soit nécessaire. Les protocoles de routage dynamique requièrent un traitement accru par le processeur et ils utilisent un certain nombre de liaisons pour les mises à jour et les messages de routage. Souvent, une table de routage contient à la fois des routes statiques et des routes dynamiques.

Les routeurs prennent leur décision principale de transfert au niveau de la couche 3, c’est-à-dire la couche réseau. Toutefois, les interfaces de routeur jouent un rôle dans les couches 1, 2 et 3. Les paquets IP de couche 3 sont encapsulés dans une trame liaison de données de couche 2 et encodés en bits au niveau de la couche 1. Les interfaces de routeur participent aux processus de couche 2 liés à l’encapsulation. Par exemple, l’interface Ethernet d’un routeur participe au processus ARP comme d’autres hôtes se trouvant sur ce réseau local.

Dans le chapitre suivant, nous allons examiner la configuration de routes statiques et présenter la table de routage IP.