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PHILOSOPHIE DES SCIENCES

PROFESSEUR : JEAN-LUC GAUTERO

Mercredi 25 Septembre 2013

Mercredi 2 Octobre 2013

Mercredi 9 Octobre 2013

Mercredi 16 Octobre 2013

Mercredi 6 Novembre 2013

Mercredi 13 Novembre 2013

Mercredi 20 Novembre 2013

Mercredi 27 Novembre 2013

Mercredi 4 Décembre 2013

Mercredi 11 Décembre 2013

Mercredi 18 Décembre 2013

MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2013

INTRODUCTION

Thomas Kuhn La structure des Révolutions Scientifiques

Pour qu’il y ait une science, il faut qu’il y ait une communauté scientifique qui partage des problèmes et des solutions types à ces problèmes : c’est ce que Kuhn appelle paradigme, l’élément commun qui soude une communauté scientifique. Pour qu’il y ait une communauté scientifique il faut qu’il y ait un accord sur une théorie (ex : théorie

Newtonienne = 3 Attraction que 2 corps exercent l’un sur l’autre ; = Force et

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accélération). Le paradigme en science ce ne sont pas seulement les formules, ce sont aussi des exercices et des exemples types dans lesquels on fait fonctionner ces formules et qui permettent de bien comprendre ces formules pour le besoin de la communauté scientifique en question. Le paradigme selon Kuhn est un ensemble de formules et d’exercices types qui permettent à une communauté scientifique de partager une vision du monde commune. C’est de cette vision du monde commune que sont porteurs les formules importantes.

Chez Kuhn il y a cette idée qu’il n’y a pas la bonne définition d’un concept. Il n’y a pas de définition parfaite mais il est nécessaire de partir d’une définition pour savoir de quoi on parle.

MERCREDI 2 OCTOBRE 2013

LES GUERRES DE LA SCIENCE

Les Science Wars s’inscrivent dans un contexte de Culture Wars. En 1985 il y a eu en France la parution du livre de Ferry et de Renault qui s’intitule Pensée 1968. Cette attaque de Ferry et Renault contre Foucault, Deleuze, Déridât a fait du bruit dans la presse mais d’un point de

vue universitaire et du point de vue des impacts sociaux cela a été quelque chose de complètement insignifiant. Il y avait cette idée que la culture universitaire reflétait la culture générale. Il y a eu des colonial studies mais également des wemens studies qui avaient pour but de mettre un terme aux préjugés, aux inégalités,… Simone de Beauvoir et son ouvrage Le deuxième sexe a été très important pour les féministes américaines. Elle développe une idée « on ne nait pas femme mais on le devient », on ne nait pas femme mais on se construit en tant que femme.

Les wemens studies ont évolué en gender studies qui eux ne fixent pas les caractéristiques comme étant des caractéristiques biologiques mais regardent le genre dans sa construction, et l’établissent comme quelque chose de socialement construit.

Pour le discours machiste traditionnel, les femmes sont naturellement inférieures en tant que femme et il est normal qu’elles occupent des places inférieures dans la société. Les femmes parce qu’elles donnent la vie sont plus près de la nature et la conception de féminine serait naturelle du côté des féministes.

S’en est suivi, les gay and lesbian studies qui ont abouti au queer studies qui rassemblent toutes sortes de pratiques sexuelles hétérodoxes allant à l’écart de ce qui est la domination des pratiques hétérosexuels dans nos sociétés et refusant d’inscrire les gens dans des catégories déterminées.

Judith Butler une des auteurs importantes de ces queer studies. Tout cela s’est développé à l’université aux Etats-Unis alors qu’en France cela s’est passé plus tardivement et plus délicatement. Pierre Duhem qui a été à l’agrégation de philosophie l’an dernier et a écrit un monumental système du monde et de La théorie physique. C’est un ouvrage d’histoire des sciences de l’antiquité grecque jusqu’à la période pré-galiléenne. C’est ce qu’il y a de plus complet sur l’histoire des sciences. Duhem avance des idées qui ont été très largement reprises par des philosophes des sciences du XXème siècle. Il y a l’idée qu’une théorie physique est un tout et que l’on ne peut pas mettre à l’épreuve un élément particulier d’une théorie physique. Quand on étudie une théorie physique on est obligé de l’étudier en bloc.

Il n’y a rien d’imposé : il y a toujours une partie de liberté qui reste au chercheur ou à la communauté de recherches. Duhem était un abominable réactionnaire alors que la plupart des scientifiques de son temps étaient dreyfusard. Duhem a tenu le discours que Dreyfus était forcément coupable parce qu’il était juif. Duhem était monarchique, un catholique particulièrement rétrograde et c’est son côté de catholique rétrograde qui l’a amené à rompre sa vision de la base des sciences. Il y a cette idée que quand l’inquisiteur fait un procès à Galilée à propos du mouvement de la terre, l’argumentation du point de vue scientifique de l’inquisiteur est bien plus pertinente que l’argumentation de Galilée. Duhem veut défendre en tant que catholique c’est que l’inquisiteur a raison en face de Galilée.

Les Science studies. La science ou un certain nombre de scientifiques sont parti liés avec le complexe militaro-industriel. Marcuse cite l’exemple de scientifiques passionnés par des problèmes d’optimisation qui essayaient d’optimiser leurs bombes sans penser à ce qu’il se passera derrière. Il y avait un tas de lien entre la science et le complexe militaro-industriel et un grand nombre de scientifiques pouvaient accepter d’entrer au service de l’armée sans que ça leur pose problème.

A l’inverse il y a d’autres scientifiques qui essayaient de rester à l’écart tout en restant dans l’institution scientifique et il y a aussi un certain nombre de scientifiques qui ont quitté la

science progressivement qui tout en continuant à faire de la science ont commencé à développer une réflexion critique sur la science.

MERCREDI 9 OCTOBRE 2013

- Autocritique de la science supervisée par Jean-Marc Lévy-Leblond aux éditions Points Sciences

- L’idéologie de/dans la science d’Hilary & Steven Rose

- Impascience de Jean-Marc Lévy-Leblond

- Aux Contraires de Jean-Marc Levy-Leblond

- Travailler deux heures par jour, Adret et Verlet

Keynes a joué un rôle précurseur dans le domaine de l’histoire des sciences en essayant de voir un peu plus loin que les visions traditionnelles. Une vision whiggish lit l’histoire des sciences en un progrès continu et considère que le présent est toujours mieux que le passé.

RADICAL SCIENCE JOURNAL

Robert Young a beaucoup travaillé sur le darwinisme et est l’auteur du Radical Science Journal. Il considérait que la science étant au service du système militaro-industriel ne pouvait pas être complètement neutre. Que les scientifiques le veuillent ou non, ceux qui accordent des finances influent dans la direction et dans les résultats que ces sciences peuvent trouver.

Il ne peut pas y avoir de théories rivales qui soient toutes les deux vrais et soit l’un est l’est soit l’autre ne l’est pas. Le développement de la science est marqué en profondeur par les choix économiques et politiques dans lesquels cette science s’est développée. Le radical Science Journal a essayé de montrer comment un certain nombre de choix politiques et économiques pouvaient se traduire en science. C’est un courant très critique par rapport à la vision traditionnelle d’une science qui serait au-dessus de la mêlée et qui ne serait pas influencer par les diverses querelles économiques et politiques. Les vérités trouvés par la science ne sont pas incontestables mais sont situés et peuvent répondre à certains intérêts.

C’est un courant qui a longtemps perduré et qui est devenu le Science As Culture. Cette relativité de la science permet de la renfoncer car le fait de la dédiviniser la science permet de l’améliorer. Voir la science comme culture permet d’avoir un regard laïque sur la science, de ne pas la diaboliser ou la diviniser et de voir ses qualités et ses défauts.

Ce changement s’est accompagné d’une simplification et d’un comportement nuancé. Le radical Science Journal était nourrie de Marxisme.

LE POSITIVISME LOGIQUE

David Bloor s’adresse aux sociologues. Son premier livre a été Wittgenstein, A Social theory of knowledge et son second a été Wittgenstein, Rules and institution. On considère qu’il y a 2 périodes dans la vie de Wittgenstein qui correspond aux 2 livres qu’il a publiés de son vivant.

D’après Wittgenstein, pour faire de la philosophie il faut avoir la rigueur des mathématiciens et des logiciens et tout ce qui se rapporte à la métaphysique est dépourvue d’intérêt. Ces personnes qui prétendent rompre avec la philosophie ne sont pas de mauvais philosophes et peuvent former de nouvelles philosophies (ex :

Descartes).

Dans la 2eme période de Wittgenstein il considère le langage (il faut comprendre tout langage) dans son aspect social. Le jeu des langages des mathématiques ne serait qu’un langage comme un autre qui est juste adapté pour les mathématiques.

Il n’y a pas d’accès à une vision transcendante des mathématiques. Il y a une vérité des mathématiques au sein du langage des mathématiques mais qui n’a pas un caractère de vérité fondamentale. Il en va de même pour la physique et tous les autres langages. Un physicien ne peut pas non plus raconter n’importe quoi, un mathématicien ne peut pas raconter n’importe quoi.

Le jeu de langage du physicien comme le jeu du langage des maçons renvoi à des expériences et à des pratiques extérieurs. Le jeu de langage et jeu de mots ne sont pas les mêmes choses. Le jeu de langage a un langage fondamental qui joue un rôle important mais ce n’est pas la seule chose qui compose le jeu de langage. C’est par rapport à un objet du monde extérieur qu’il faut agir : il y a des enjeux d’un jeu de langage qui ne sont pas forcément des enjeux de langage.

Il y a la vérité au sein du jeu de langage et il y a l’applicabilité du jeu de langage dans le monde extérieur. Ex : le jeu des langages des maçons permet de traiter un certain nombre d’éléments du monde et de les traiter d’une manière qui paraisse efficace.

Bloor dit aux sociologues que pour étudier les scientifiques ils doivent étudier leur langage. Il faut mettre leurs mots en relation avec leurs pratiques et avoir sur leurs pratiques un regard complètement neutre. Bloor va complètement bouleverser le regard que l’on va avoir sur la science.

Ce discours selon lequel il faut donner une même valeur au vrai et au faux va faire rager bien plus que le discours des marxistes. Même si ce n’est que d’un point de vue méthodologique,

Bloor dit qu’on ne doit pas faire la différence entre les théories vraies et les théories fausses. Pour lui il s’agit de faire intervenir des éléments sociologiques dans l’explication et dit qu’il n’y

a pas des éléments sociologiques.

Le relativisme est-il résistible ? S’attaque à ces principes-là. Son idée est que le scientifique est le plus à même de savoir ce qu’il doit faire.

L’idée c’est qu’il n’y a pas de Vérité avec un grand V et il n’y a que des vérités situées locales et contextuelles. Cependant il est particulièrement dangereux de vouloir faire de nos vérités locales situées des vérités éternelles.

MERCREDI 16 OCTOBRE 2013

On peut se demander s’il n’y a pas dans la science une certaine misogynie qui contribue à appauvrir la science ou même à la pervertir. Si la science est empreinte d’une grande masculinité il y avait cependant de nombreuses femmes qui ont été discrédité au XIXe siècle par misogynie. Ces femmes étant moins nombreuses certains ont considéré que la présence de femmes dans la science ne relevait que de l’expérience. Il faut prendre en compte les conditions d’apprentissage et d’enseignement qu’avaient les femmes.

Donna Haraway qui a une formation de base scientifique et a entrepris des études féministes,

a développé des études féministes de la science avec le projet de combattre les oppositions

binaires tel que l’opposition homme-femme mais uniquement l’une parmi de nombreuses oppositions. Elle a pris l’image du Manifeste Cyborg. Le Cyborg est fondamentalement

l’humain modifié/augmenté. Nous sommes déjà des humains augmentés à partir du moment où nous portons des lunettes. Les lunettes corrigent et modifient notre vision. Un stylo permet la prise de note, ce qui est une manière d’externaliser notre mémoire. L’être humain qui utilise un stylo est donc déjà un cyborg.

The academic left and its quarrels Il s’agit de combat contre la science mené dans le cadre de l’enseignement supérieur. Ce n’est pas n’importe quel enseignement supérieur. Ils se battent contre la gauche académique et qui se veut aussi un combat politique. Ils critiquent les gens de gauche qui se permettent de critiquer la science, de dire que la science ne nous donne pas la Vérité.

MERCREDI 6 NOVEMBRE 2013

L’AFFAIRE SOKAL

Alan Sokal publia un article suivi d’un premier pour dire qu’il était nul et il donne les raisons de cette nullité. Il a fait publier cet article dans la revue Socials Texts. Tout de suite après cette publication on commence à en parler tout d’abord aux Etats-Unis puis l’information se répand. L’une des raisons pour lesquelles on en a parlé plus en France que dans d’autres pays c’est qu’un certain nombre des auteurs que Sokal utilisait étaient des auteurs français. Sans même être français un certain nombre d’américains se réclamaient de théoriciens français comme Dérida, Foucault, Deleuze,… En France on a eu une vision un peu biaisé des choses avec des attaques sur Sokal. Cependant cet argument nationaliste passait tout à fait à côté de l’intention de Sokal.

Ce que Sokal a fait ne peut en rien constituer une expérience cruciale contre le post- modernisme.

MERCREDI 13 NOVEMBRE 2013

On ne peut pas faire de philosophie générale des sciences sans s’intéresser à l’histoire de la Science.

Galilée n’a pas été mis à mort pour ses propos sur la terre est ronde. Il est mort de vieillesse. Le fait que la Terre soit ronde est quelque chose que les érudits connaissaient depuis l’antiquité grecque. Malgré un obscurantisme qui voulait redéfinir la terre comme plate, à l’époque de Galilée on reconsidérait la terre comme ronde.

Le problème était le mouvement de la terre. La religion considérait selon la conception aristotélicienne selon lequel la Terre est au centre de l’univers tandis que le soleil et les planètes tournent autour. Galilée a défendu un modèle hélio centriste ou le soleil est au centre de l’univers.

Selon Sokal et d’après son expérience le post-modernisme ou certaines tendances qu’ils considèrent comme post-modernes sont nuls. Le post-modernisme est une blague.

D’autre part la science sérieuse officielle pourrait être une blague étant donné que d’autres textes stupides ont été acceptés dans de grandes revues.

La théorie darwinienne considère que le singe est un cousin éloigné du singe alors que Lamarck considère que nous sommes les descendants du singe.

Chez Darwin il y a cette idée d’adaptation au milieu mais au-delà de cette adaptation par réponse à la sollicitation du milieu, il y a aussi une adaptation par génération et par sélection naturelle.

Il est arrivé de nombreuses fois dans l’Histoire des Sciences que des recherches aient été fausses et qu’elles aient été publié.

Parfois même des résultats un peu truqués peuvent néanmoins avoir contribué à faire avancer la science.

MERCREDI 20 NOVEMBRE 2013

PARTICULES

Pour Barclay la réalité n’est pas matérielle. La réalité est créée par les idées que les êtres humains et Dieu se font de la réalité.

Einstein Podolski Rosen est une expérience ou Einstein, Podolski et Rosen montraient que la théorie de la mécanique quantique était une absurdité. D’après Aspect il n’y a pas de particules cachées.

On met en chat dans une boite et dans cette boite on met une particule radioactive. On n’a pas l’idée que les particules radioactives se décomposent en permanence mais il y a des intervalles ou la particule a plus ou moins de chances de se désintégrer. On lie ce corps faiblement radioactif à un dispositif qui va relâcher du cyanure dans la boite ou est enfermé le chat. S’il y a décomposition, le cyanure est relâché et le chat est mort. Dans la mécanique quantique le rôle de l’observateur est déterminant sur ce qu’il se passe dans la boite, dans cette hypothèse c’est l’ouverture de la boite qui va faire que la particule est oui ou non décomposée. Le chat est quantique qui est dans un état intermédiaire entre la vie et la mort et c’est le fait qu’on le regarde qui le rend vivant ou mort.

Tous les corps tombent à la même vitesse peu importe leur masse dans le vide.

CORRECTION COMMENTAIRE DE TEXTE

Pour Ruth Hubbard nous avons un corps, notre corps existe et ce n’est pas le produit de notre imagination. L’expression « en tant que féministe et scientifique » n’est pas à mettre au même niveau car scientifique est une position qui permet de se mettre au-dessus de tout et féministe est une prise de position. Le scientifique est une absence de position alors que féministe est une position socio-politico-social. Le scientifique doit regarder tous les faits, rien que fait. Ruth Hubbard assume ces 2 positions que l’on peut voir comme différentes qui au niveau du discours traditionnel sur la science sont différences et c’est au nom de ces 2 positions qu’elle commence à affirmer que nous avons un corps et que nous appartenons au monde naturel.

Il y a une métaphysique dualiste qui est celle de nombreux scientifiques qui en viennent à oublier que nous faisons partis du monde naturel. Or Ruth Hubbard ne va pas être à part l’esprit et le corps. Ruth Hubbard est une matérialiste conséquente qui considère que nous faisons partie intégralement du monde naturel. Il n’y a pas le monde et nous mais nous dans le monde. Ce n’est pas une dévalorisation.

Cela ne nous donne pas un accès immédiat à la vérité car c’est une vérité à laquelle ne pourrait avoir accès qu’un être qui serait complètement extérieur. Nous sommes des êtres de ce monde. Ruth Hubbard.

Ruth Hubbard dit qu’il y a de nombreux facteurs qui affectent. On peut vivre dans un milieu aisé sans avoir le même avis que les personnes du milieu aisé. Cependant le fait d’affecter n’est pas un déterminisme strict, cela affecte sans pour autant déterminer. Ce n’est pas parce que Marie Curie est devenue une femme célèbre que toute femme pouvait poursuivre des études approfondies et vice versa. Il n’y a pas de déterminisme social strict mais il y a des influences. Le biologique joue sur le social et sur le psychologique et joue par cet intermédiaire un rôle sur la vie à toutes sortes de niveau. Elle est dans l’affirmation du rôle en dernier instance de la nature dans nos vies. La nature est encodée dans nos vies. Le regard que l’on porte sur la science dépend de qui l’observe et l’interprète.

MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013

L’auteur s’exprime à travers une démocratisation de la science qui passe par une voie essentielle : permettre à une gamme de gens plus larges de participer à la science.

… Les critères d’objectivité et de subjectivité ne sont pas parfaitement pertinents selon Ruth Hubbard mais ce n’est pas non plus leur nier toute pertinence. Peu importe qu’il y ait de la subjectivité c’est une scientifique donnée, mais l’interaction entre les divers sujets va permettre d’effacer ce qui provient des biais de chacun, ce qui provient…

Chaque scientifique individuel peut voir les choses d’une manière biaisé mais la mise ne commun des particularités de chaque scientifique peut permettre d’arriver à quelque chose qui n’est plus dépendant du scientifique individuel mais pour donner quelque chose qui se trouve en dehors de la communauté de mesure ou d’observation.

Le fait que la science ne soit pas l’œuvre d’un seul individu et qu’il faut confronter nécessairement plusieurs individus pour corriger les biais de chacun. Cependant les méthodes de la recherche scientifique ne sont pas à l’épreuve des biais systématiques. Même quand on fait jouer l’intersubjectivité, si c’est une intersubjectivité entre des gens qui partagent des présupposés communs, alors cette objectivité par intersubjectivité ne sera pas suffisante par que l’intersubjectivité ne sera pas assez élargie. Il n’y avait pas de noirs parmi les scientifiques, et même s’il n’y en avait un son rôle n’aurait pas été déterminant. Le fait est donc que les scientifiques sont du coup un groupe trop homogène ou l’intersubjectivité ne peut jouer pleinement son rôle.

Nous ne sommes pas capables évidemment de voir les biais et les scientifiques nés ont pas capables de les voir. Ces scientifiques ne doivent pas non plus chercher ces biais parce que ça les freineraient dans leurs recherches. Il est cependant à la tâche du philosophe et de la société qui côtoie ces scientifiques de montrer ce qui fausse tel ou tel résultat. Le texte de l’auteur n’est pas une critique radicale de la science mais un discours pour une ouverture de la science qui permettrait de l’améliorer en prenant en compte la part inévitable qu’il y a dans la culture.

L’imposture en science était quelque chose d’assez répandu pouvant être volontaire ou involontaire. Parfois les trucages de résultat peuvent être féconds. Quelqu’un peut améliorer les résultats qui se trouvent dans ces expériences afin de montrer qu’on a raison alors que les chiffres exacts doivent suffire.

L’exemple de Mendel à qui on attribue plus ou moins à juste titre la découverte de la génétique, du mode de reproduction avec des gènes qui viennent de chacun des parents, une combinaison des gènes et un fonctionnement gènes dominants et gènes dominés. On raconte que Mendel a fait des expériences sur les petits pois dans un monastère. Mendel fait des expériences sur le croisement des petits pois par une sélection préalable. Il obtient des groupes de petits pois qui sont purs du point de vue de l’une ou l’autre de caractéristiques d’une liste d’opposition binaire : des petits pois de forme lisses ou ridés, graines jaunes ou vertes, enveloppes grises ou blanches, forme pleine ou étroite, fleurs en haut ou tout le long de la tige, la tige peut être longue ou courte… IL arrive à obtenir des familles qu’ils croisent entre elles. A la première génération de croisement tous les petits pois possèdent le caractère dominant. En revanche à la deuxième génération il y a ¾ de dominants et ¼ de dominés. Les calculs de probabilité qui permettent de prévoir d’une manière statistique donnent une certaine répartition aux générations suivantes mais il ne s’agit que de calculs de probabilités. Ces chiffres ont été modifiés car ils se rapprochent trop de la probabilité parfaite.

MERCREDI 4 DECEMBRE 2013

Pour Sokal la cible n’est pas la gauche. Il est un vieil homme de gauche

MERCREDI 11 DECEMBRE 2013

Sokal s’attaque à ce qu’il appelle dogme. Il ne faut pas accepter dogmatiquement. Dénoncer une position comme un dogme ce n’est pas dire qu’une position est fausse mais qu’il peut être intéressant de s’interroger philosophiquement là-dessus.

MERCREDI 18 DECEMBRE 2013