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Forum.Net 2006 SALON DE L'ADMINISTRATION ET DE L'ENTREPRISE SUR LES TIC 21­23 novembre 2006, Yaoundé

L'ENTREPRISE SUR LES TIC 21­23 novembre 2006, Yaound é LES LOGICIELS LIBRES L’exp é rience du
L'ENTREPRISE SUR LES TIC 21­23 novembre 2006, Yaound é LES LOGICIELS LIBRES L’exp é rience du
L'ENTREPRISE SUR LES TIC 21­23 novembre 2006, Yaound é LES LOGICIELS LIBRES L’exp é rience du

LES LOGICIELS LIBRES L’expérience du Ministère du Développement urbain et de l'Habitat (Cameroun)

re du D é veloppement urbain et de l'Habitat (Cameroun) Fran ç ois Ossama Consultant Auteur
re du D é veloppement urbain et de l'Habitat (Cameroun) Fran ç ois Ossama Consultant Auteur
re du D é veloppement urbain et de l'Habitat (Cameroun) Fran ç ois Ossama Consultant Auteur

Franç ois Ossama

Consultant Auteur de l’ouvrage « les TIC enjeux pour l’Afrique Subsaharienne » L’Harmattan 2001et Co­auteur de l’ouvrage « Les fractures numériques Nord­Sud en question » L’Harmattan, 2004 http://www.riddac.org/ossamafrancois francois.ossama@riddac.org

num é riques Nord­Sud en question » L’Harmattan, 2004 http://www.riddac.org/ossamafrancois francois.ossama@riddac.org
Introduction SOMMAIRE 2 Les logiciels libres : d é finition du concept, mod è le
Introduction SOMMAIRE 2 Les logiciels libres : d é finition du concept, mod è le

Introduction

SOMMAIRE

2

Les logiciels libres : dé finition du concept, mod è le organisationnel et é conomique, panorama des offres éfinition du concept, modèle organisationnel et économique, panorama des offres

è le organisationnel et é conomique, panorama des offres L’exp é rience du MINDUH : b

L’expérience

du

MINDUH :

bénéfices et contraintes

motivations,

solutions

: b é n é fices et contraintes motivations, solutions Conclusion : Quels enjeux pour les

Conclusion : Quels enjeux pour les pays africains ?

implémentées,

INTRODUCTION 3 L' é mergence des logiciels libres bouleverse les paradigmes technologiques et é conomiques

INTRODUCTION

3

L' émergence des logiciels libres bouleverse les paradigmes technologiques et économiques de l'industrie informatique et des TIC en général, avec des implications importantes pour les organisations (entreprises, administrations, secteur éducatif, etc.) et le grand public. Ils deviennent une probl ématique essentielle des mutations des systèmes d'information, aussi bien par rapport à la maî trise des coûts que l'intégration de nouvelles technologies et applications des Intranets et de l'Internet (portails, communaut és, web2, etc.).

Pourtant, au départ, le mouvement vers le libre s'est heurté à des r éticences (surtout dans les entreprises) fondées sur des inqui études liées à l'absence d'un modèle organisationnel et économique pouvant garantir la pérennit é des logiciels libres. Il y a également eu de nombreux débats (persistants) sur la fiabilité et la performance de ces logiciels, sur fond de clivage entre les pro­microsoft et les anti­microsoft.

Ces inqui études s'estompent progressivement. D'une part, du fait qu'une structuration du modèle libre s'est opér ée tant sur le plan organisationnel qu' économique ( éclosion de grandes entreprises comme Redhat, Mandriva, mise en place de fondations pour soutenir des projets importants comme Mozilla, Ubuntu, etc.). D'autre part, sur le plan technologique, on ne conteste plus le fait que de nombreux logiciels libres arrivent à maturit é, et que certains disposent de fonctionnalit és et des performances équivalentes voire meilleures que les logiciels propri étaires.

CHIFFRES ET REFERENCES 4 Selon une é tude de Mercer Management, en 2005, le rythme

CHIFFRES ET REFERENCES

4

Selon une étude de Mercer Management, en 2005, le rythme de croissance de Linux sur le segment systèmes d'exploitation serveurs était nettement plus élev é (plus de 20 %) que celui de Windows (4,7 %). D'apr ès une étude de Forrester Research (septembre 2006), 50% des administrations publiques européennes et 35 % des am éricaines utilisent un ou plusieurs logiciels libres.

Les r éf érences de poids (grandes entreprises, administrations, universit és) ayant adoptées les logiciels libres, souvent dans des secteurs critiques, sont de plus en plus nombreuses, et illustrent bien l'essor pris par les logiciels libres. Voici quelques exemples :

pris par les logiciels libres. Voici quelques exemples : Minist è re de l' é conomie

Ministère de l'économie et des finances (France) : Migration de 3000 serveurs de la Direction générale des impôts vers Linux (RedHat) pour la gestion de l'impôt sur le revenu (accessibles par 23000 agents et gérant 34 millions de dossiers de contribuables) et adoption du serveur d'applications libre Jboss (pr éfér é, apr ès des tests, à 5 solutions propri étaires)

Gouvernement du Sé n é gal : Mise en place d'un Intranet gouvernemental sous Linux Fedora. La énégal : Mise en place d'un Intranet gouvernemental sous Linux Fedora. La solution de messagerie libre Qmail a été pr éf ér ée à Exchange.

libre Qmail a é t é pr é f é r é e à Exchange. Google

Google utilise plus de 500000 serveurs linux pour son moteur, r épartis dans plusieurs dizaines de data center

CHIFFRES ET REFERENCES 5 Les deux supercalculateurs les plus puissants au monde, l'un construit par

CHIFFRES ET REFERENCES

5

Les deux supercalculateurs les plus puissants au monde, l'un construit par IBM (Blue Gene/L 16000 processeurs PowerPC) et l'autre install é en 2004 à la NASA (Columbia 10240 processeurs Intel) tournent sous Linux é en 2004 à la NASA (Columbia 10240 processeurs Intel) tournent sous Linux

Toyota : dé ploiement de 100 serveurs d'applications sous Linux (RedHat) éploiement de 100 serveurs d'applications sous Linux (RedHat)

Minist è re de la culture (France) : Migration du serveur de l'Intranet sous Linux ère de la culture (France) : Migration du serveur de l'Intranet sous Linux

Gendarmerie nationale (France) : dé ploiement de la suite bureautique OpenOffice sur 70 000 postes (2 millions d'euros d' éploiement de la suite bureautique OpenOffice sur 70 000 postes (2 millions d'euros d' économie par an en achat de licences)

Ville de Munich (Allemagne) : migration complè te de 14 000 PC vers Linux (Suse) ète de 14 000 PC vers Linux (Suse)

Les grandes entreprises mondiales comme Siemens, Toyota, Banque du Canada, Intel, Continental Airlines, Alcatel, Nokia, Schlumberger, etc. utilisent Mysql: migration compl è te de 14 000 PC vers Linux (Suse) La messagerie en ligne

La messagerie en ligne Yahoo! tourne sous FreeBSD et utilise un serveur de messagerie libre (Qmail)Airlines, Alcatel, Nokia, Schlumberger, etc. utilisent Mysql Les logiciels libres ne trouvent pas uniquement leur place

Les logiciels libres ne trouvent pas uniquement leur place dans l'univers de la micro­ informatique. Ils sont aussi au coeur de nombreux appareils de té l é coms et é lectroniques comme les modems, les lecteurs vid é os, élécoms et électroniques comme les modems, les lecteurs vidéos, les t él éphones portables, etc.

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6 LES LOGICIELS LIBRES DEFINITION, MODELE ORGANISATIONNEL ET ECONOMIQUE PANORAMA DES OFFRES

LES LOGICIELS LIBRES DEFINITION, MODELE ORGANISATIONNEL ET ECONOMIQUE PANORAMA DES OFFRES

6 LES LOGICIELS LIBRES DEFINITION, MODELE ORGANISATIONNEL ET ECONOMIQUE PANORAMA DES OFFRES

QU'EST CE QU'UN LOGICIEL LIBRE ?

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QU'EST CE QU'UN LOGICIEL LIBRE ? 7 « Un logiciel libre est un logiciel qui est

« Un logiciel libre est un logiciel qui est fourni avec l'autorisation pour quiconque de

l'utiliser, de le copier et de le distribuer, soit sous une forme conforme à l'original, soit

avec des modifications, ou encore gratuitement ou contre un certain montant. Ceci signifie en particulier que son code source doit être disponible ». (Free Software Foundation)

Un logiciel libre se définit par cons équent autour de quatre libertés principales dont la condition indispensable pour leur exercice est l'accessibilité du code source :

liberté d'ex écuter le programme, pour tous les usages libert é d' étudier le fonctionnement du programme pour l'adapter à ses propres besoins liberté de redistribuer des copies (y compris sous forme commerciale) liberté d'am éliorer le programme et de publier ses am éliorations.

é liorer le programme et de publier ses am é liorations. Le terme “Open Source”, d'origine
é liorer le programme et de publier ses am é liorations. Le terme “Open Source”, d'origine
é liorer le programme et de publier ses am é liorations. Le terme “Open Source”, d'origine
é liorer le programme et de publier ses am é liorations. Le terme “Open Source”, d'origine

Le terme “Open Source”, d'origine plus r écente et formul é par l'Open Source Initiative (OSI), ne modifie pas fondamentalement le principe de logiciel libre. Il vise à lever l'ambiguït é sur la valeur marchande des logiciels libres et introduit de nouveaux crit ères tels que l'absence de discrimination entre les personnes et les groupes, l'absence de discrimination entre les domaines d’application.

REMARQUES : GRATUITE, LICENCES ET DROIT D’AUTEUR 8 Libre ne signifie pas non commercial ou

REMARQUES :

GRATUITE, LICENCES ET DROIT D’AUTEUR

8

Libre ne signifie pas non commercial ou gratuit. Un logiciel libre n'est pas forcement gratuit. Exemples : Linux Red Hat serveur (de . Un logiciel libre n'est pas forcement gratuit. Exemples : Linux Red Hat serveur (de 150.000 à 5.000.000 de FCFA), Linux Mandriva (30.000 à 150.000 FCFA), Jahia, Zend Studio, etc. C'est en partie pour lever cette ambiguït é qu'on a introduit le terme “Open source” (littéralement code ouvert).

Il existe des variations dans l'application des principes du logiciel libre, notamment en ce qui concerne la distribution. Ce qui se traduit par l'existence d'une vingtaine de licences libres, qui peuvent né anmoins ê tre class é es en deux types : éanmoins être class ées en deux types :

les licences de type copyleft qui imposent une redistribution des versions modifi é es du logiciel sous le m ê qui imposent une redistribution des versions modifi ées du logiciel sous le m ême type de licence. La plus r épandue de ce type de licences est la GPL (General public licence). L’utilisateur qui acquiert un logiciel libre distribué sous licence GPL ne peut modifier les termes ou conditions de cette licence ; le logiciel m ême modifi é doit être redistribué sous licence GPL.

les licences de type non copyleft donnent à l'utilisateur le droit de modifier les termes de la licence d'acquisition ; il donnent à l'utilisateur le droit de modifier les termes de la licence d'acquisition ; il peut en effet imposer de nouvelles restrictions, par exemple, redistribuer les copies modifi ées sous une autre licence y compris propri étaire. La plus r épandue de ce type est la BSD (Berkeley software distribution).

GRATUITE, LICENCES ET DROIT D’AUTEUR 9 Notons que la plupart des logiciels libres sont distribu

GRATUITE, LICENCES ET DROIT D’AUTEUR

9

Notons que la plupart des logiciels libres sont distribués sous la licence GPL (pr ès de

70% des logiciels libres r épertori és en 2004).

Le droit d'auteur reste applicable aux logiciels libres, conform é ment à la plupart des l é gislations nationales sur le droit d'auteur. Un ément à la plupart des l égislations nationales sur le droit d'auteur. Un logiciel libre n'est donc pas libre de droit. Cependant, son auteur peut effectuer des démarches juridiques visant à le mettre dans le domaine public. Dans ce cas, on parle de logiciel du domaine public.

Ne pas confondre shareware, freeware et logiciels libres. Les freewares sont des logiciels proprié taires (le code source n'est pas fourni) distribu é s gratuitement. Les sharewares sont étaires (le code source n'est pas fourni) distribués gratuitement. Les sharewares sont des versions d'essai des logiciels commerciaux, propri étaires ou libres ; l'utilisateur peut les essayer pour une dur ée fix ée par l'auteur ou l' éditeur. Les sharewares sont donc davantage une formule d'essai de logiciels commerciaux, libres ou propri étaire. Plusieurs logiciels libres commerciaux sont propos és dans une version d'essai ou shareware.

MODELE ORGANISATIONNEL ET TECHNOLOGIQUE DU LIBRE

A l'exception de quelques produits de r éférence (Redhat, Mandriva,

logiciels libres sont développés en dehors d'un cadre organisationnel formel comme une

entreprise.

la plupart des

),

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Leur développement est essentiellement effectué sur un modèle collaboratif ou

communautaire qui associe, de mani ère non structur ée (hiérarchique) et généralement de mani ère bénévole, de nombreux développeurs r épartis à travers le monde. Néanmoins, les projets les plus importants à l'heure actuelle disposent d'un noyau de programmeurs, qui peuvent par exemple être r émunér és par une fondation cr éée autour de ces projets (par exemple Mozilla – Firefox et Thunderbird) pour les soutenir. Certains projets

bé néficient d'un soutien institutionnel (Spip­agora, Asianux, etc.)

Ce modèle de développement collaboratif des logiciels s'appuie sur des plates­formes en ligne appelées systèmes de gestion de développement collaboratif de logiciel, cr éées pour simplifier le développement collaboratif en fournissant une interface unifiée, des outils de suivi et de gestion (CVS). Mais surtout, ces plates­formes assurent l’hébergement des logiciels. Les plus importantes sont : SourceForge.net (129 160 projets en septembre 2006), Freshmeat, Savanah, Gna! Et r écemment Google Code.

MODELE ORGANISATIONNEL ET TECHNOLOGIQUE DU LIBRE 11 Entreprises : RedHat, Zimbra, Mandriva Fondations : Mozilla,

MODELE ORGANISATIONNEL ET TECHNOLOGIQUE DU LIBRE

11

Entreprises : RedHat, Zimbra, Mandriva Fondations : Mozilla, Ubuntu, Apache Communautés (la plupart des logiciels
Entreprises : RedHat, Zimbra, Mandriva
Fondations : Mozilla, Ubuntu, Apache
Communautés (la plupart des logiciels
libres) : Joomla, Debian

MODELE ECONOMIQUE : DIFFUSION DES LOGICIELS LIBRES

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L’ économie des logiciels libres se structure autour de trois modèles de diffusion :

Le modè le commercial. L'auteur ou l' é diteur du logiciel libre diffuse ses produits uniquement èle commercial. L'auteur ou l' éditeur du logiciel libre diffuse ses produits uniquement sous forme commerciale. Des versions d'essai (sharewares) peuvent être propos ées pour une dur ée limitée. Exemples : Navicat (client Mysql gratuit), Zend Studio (environnement de développement php)

Le modè le gratuit. Les logiciels sont distribu é s gratuitement, en g é n é èle gratuit. Les logiciels sont distribués gratuitement, en général par tél échargement sur Internet. La plupart des logiciels libres sont gratuits. Si les développeurs travaillent bénévolement, il existe des charges comme l’hébergement des serveurs qui nécessitent des financements. Ceux­ci sont essentiellement assur és par les dons. Les projets les plus importants ont conduit à la cr éation des fondations qui assurent le financement et la promotion. Exemples : ­ projets soutenus par des fondations importantes : Ubuntu, Mozilla (Firefox, Thunderbird), Openoffice, etc.

MODELE ECONOMIQUE : DIFFUSION DES LOGICIELS LIBRES

MODELE ECONOMIQUE : DIFFUSION DES LOGICIELS LIBRES Le mod è le à deux formules, commerciale et

Le modèle à deux formules, commerciale et gratuite. Les éditeurs mettent à la disposition des utilisateurs une version commerciale et développent ou soutiennent des versions dites communautaires qui sont gratuites. Cependant, en général, la version communautaire dispose de moins de fonctionnalités que la version commerciale. Elle peut également être limitée par le nombre d'utilisateurs.

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Exemples : Mysql (Community et Enterprise), Redhat (Redhat server et Fedora), Zimbra (Open source et enterprise).

D'une manière générale, l' économie du logiciel libre est davantage bas ée sur les services que le produit : formations, support, développements spécifiques, etc. Ce modèle commence à faire tâche d'huile et est adopté par d'autres secteurs. On voit par exemple apparaître en Europe et aux Etats­Unis des offres d'acc ès Wimax ou Wifi gratuites, mais financ és par la publicité.

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES 14 INFRASTRUCTURE – SERVEUR OS : Debian, RedHat, Fedora, Suse,

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES

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INFRASTRUCTURE – SERVEUR OS : Debian, RedHat, Fedora, Suse, OpenBSD Serveurs : Bind (Dns), Apache (Web), Squid (Proxy), OpenLDAP (annuaire), ProFTPd (FTP), Samba (partage de ressources) Sécurité : Netfilter (pare­feu), Cryptonit, Enigmail (chiffrement et signature), Snort (détection d'intrusion) Messagerie Electronique : Postfix, Sendmail, Qmail Liste de diffusion : Mailman, Majordomo, Sympa Bases de données : Mysql, PostgreSQL Serveurs d'applications : Zope, Jboss, Tomcat Utilitaires réseau, supervision : Ntop, Nagios Clustering, virtualisation : Beowulf, Mosix, Linux virtual server

DEVELOPPEMENT Langages : php, python, java, xml, C, C++, Ada, etc. IDE : Eclipse (Java, php, C, C++), Kdevelop, Jedit Reporting : JasperReports, Agata Report

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES 15 ENTREPRISES Groupware : Open­Xchange, phpGroupWare, Kolab, Zimbra,

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES

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ENTREPRISES Groupware : Open­Xchange, phpGroupWare, Kolab, Zimbra, Scalix ERP : Neogia (Gestion commerciale, approvisionnements, comptabilité, stocks) Gestion de projets : Dotprojet, phpCollab, Planner GED : OWL, Alfresco E­Commerce : Interchange, PHPshop

DEVELOPPEMENT WEB CMS : Joomla, SPIP, Ezpublish, Plone, Mambo, Xoops, OpenCms, Typo3, CPS Blogs : Dotclear, Wordpress Wiki : Mediawiki

EDUCATION AbulEdu, Majilux, Skolelinux, Edubuntu, SambaEdu

SANTE Système d'information hospitalier (Mediboard)

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES 16 POSTE DE TRAVAIL OS : Ubuntu, Mandriva, Suse Suites

L'OFFRE ECOSYSTEME DES SOLUTIONS LIBRES

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POSTE DE TRAVAIL OS : Ubuntu, Mandriva, Suse Suites Bureautiques : OpenOffice, KOffice, Scribus (PAO) Navigateurs Internet : Firefox, Konqueror Clients de messagerie : Thunderbird, Kontact Messagerie instantanée et Chat : Gaim, Xchat, Gabber, aMSN Clients FTP : FileZilla, gFTP Multimédia : Amarok, MPlayer, Totem, Kaffeine Graphisme, image : GIMP, Digikam Antivirus : ClamWin Jeux : GLtron, Starfigther, Lineo Educatifs : Gcompris, Orthophile

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17 L'EXPERIENCE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT URBAIN ET DE L'HABITAT (MINDUH)

L'EXPERIENCE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT URBAIN ET DE L'HABITAT (MINDUH)

17 L'EXPERIENCE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT URBAIN ET DE L'HABITAT (MINDUH)

PRESENTATION DU MINDUH

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Le Ministère du D éveloppement urbain et de l'Habitat (MINDUH) est chargé de l' élaboration, de la mise en oeuvre et de l' évaluation de la politique gouvernementale en mati ère de développement des villes et d'habitat au Cameroun.

Il s'appuie sur un effectif d'environ 500 cadres et personnels d'appui (secr étaires, agents) déploy és dans 5 directions centrales (chacune comportant en moyenne 4 services) auxquelles s'ajoutent le Cabinet du ministre et le Secr étariat général. Le ministère comporte également des services déconcentr és.

Sur le plan informatique, le plan d'informatisation, qui est mis en oeuvre par la Cellule informatique, se décline autour de trois objectifs principaux :

l’appui à la modernisation de l’administration, par la mise sur pied des applications de gestion, de communication et de collaboration internes (courrier, budget, communication interne, etc.) ; l’appui à la r éalisation des missions opérationnelles du MINDUH, à travers le développement des outils d’aide à la décision en matière de planification et de gestion urbaine ; l’appui à la communication externe du ministère gr âce à l’Internet.

planification et de gestion urbaine ; l’appui à la communication externe du minist è re gr
planification et de gestion urbaine ; l’appui à la communication externe du minist è re gr
planification et de gestion urbaine ; l’appui à la communication externe du minist è re gr

L'EXPERIENCE DU MINDUH

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Le ministère a r éalis é, en 2002, un r éseau informatique (Ethernet, 100 Mbits/s) pour relier une soixantaine de postes de travail des services centraux situés sur le site central (immeuble minist ériel). Quelques fonctionnalités d’un Intranet y ont été impl émentées :

Messagerie é lectronique électronique

Agendaé t é impl é ment é es : Messagerie é lectronique Annuaire Gestion é lectronique

Annuaireé impl é ment é es : Messagerie é lectronique Agenda Gestion é lectronique des documents

Gestion é lectronique des documents (GED) électronique des documents (GED)

Site web (http://www.minduh.gov.cm)Agenda Annuaire Gestion é lectronique des documents (GED) FTP Cette infrastructure a é t é essentiellement

FTPdes documents (GED) Site web (http://www.minduh.gov.cm) Cette infrastructure a é t é essentiellement construite

Cette infrastructure a été essentiellement construite avec des syst èmes propri étaires :

Windows 2000 server (serveur)é essentiellement construite avec des syst è mes propri é taires : Lotus Domino (messagerie é

Lotus Domino (messagerie é lectronique et GED) électronique et GED)

PROBLEMATIQUE DES LOGICIELS LIBRES AU MINDUH 20 Le parc informatique du MINDUH est de 80

PROBLEMATIQUE DES LOGICIELS LIBRES AU MINDUH

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Le parc informatique du MINDUH est de 80 machines, ce qui repr ésente un ratio de l'ordre de 1 machine pour 6 agents. Ce faible niveau d' équipement des services conduit les responsables du ministère à consacrer prioritairement le budget informatique à l'achat de postes de travail (micro­ordinateurs et imprimantes essentiellement) pour le personnel, laissant peu de place à l'acquisition de logiciels aussi bien d'infrastructure et de développement que de gestion interne et de collaboration.

La probl ématique des logiciels libres s’est ainsi pos ée par rapport à plusieurs types de contraintes r ésultant de cette situation.

Licences Windows : La licence Windows 2000 server acquise était limit ée à une vingtaine de postes clients. Or, le r éseau est pass é à 66 postes. Et au cours des 5 prochaines années, il devrait être étendu à l'ensemble des personnels du MINDUH (ce qui correspondrait à plus de 400 postes supplémentaires). Le coût induit (acquisition de nouvelles licences) sous Windows serait de plus de 20 000 dollars (12 millions de FCFA).

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH 21 Evolutivit é de l'Intranet : Avec les syst

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH

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Evolutivité de l'Intranet : Avec les systèmes propri étaires, l’intégration de nouvelles fonctionnalités implique générallement l'achat de modules spécifiques voire m ême de nouvelles versions. Or, les organisations disposant de faibles moyens peuvent difficilement suivre le rythme de renouvellement des produits commerciaux. Ce qui pose le risque de se retrouver avec une infrastructure figée, obsolète, ne pouvant bénéficier de nouvelles innovations ou r épondre à de nouveaux besoins.

Par exemple, l'ajout d'un webmail sur le système de messagerie install é (Lotus Domino) n' était pas possible, car il n' était pas int égr é nativement dans la version de lotus domino utilis ée. Pourtant, cette fonctionnalit é s'av érait importante, du fait que la plupart des utilisateurs pr éferaient le navigateur web (client léger) au client lotus ou m ême Outlook pour acc éder à leurs courriers.

De m ême, les systèmes de messagerie électronique ont progressivement intégr és des fonctionnalités de collaboration et de publication, mais celles­ci n' étaient pas disponibles avec la version de Domino utilis ée.

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH 22 Connexion à Internet, h é bergement du site

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH

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Connexion à Internet, hébergement du site du MINDUH et sécurité. En 2003, le r éseau a ét é connect é à Internet. Cette connexion devait non seulement desservir les postes clients internes, mais aussi être utilis ée pour l’hébergement des services Internet du ministère (une circulaire du Premier ministre demandait que les sites institutionnels ne soient pas hébergés chez des fournisseurs d'acc ès priv és), en particulier le site web et la messagerie électronique.

D'autre part, apr ès sa connexion à Internet le serveur Windows 2000 du MINDUH a été victime à deux reprises de chevaux de troie qui en ont totalement pris le contr ôle. Le SMTP int égr é à IIS a servi à notre insu de relaie pour des spams. Il y avait pas cons équent une exigence plus forte de s écurité pour protéger le r éseau local des attaques externes.

La contrainte d'hébergement des services Internet combinée au problème de la s écurité imposaient la mise en oeuvre d'une nouvelle architecture du r éseau. L'architecture retenue (DMZ avec deux routeurs ­ voire figure A) consistait à découper le r éseau en deux zones isol ées, l'une abritant les machines internes (Intranet) et l'autre, les serveurs accessibles de l'extérieur (DMZ).

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH 23 Cette architecture a un co û t :

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH

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Cette architecture a un coût : il faut disposer d'un routeur/parefeu materiel et/ou logiciel entre l'Intranet et la DMZ et un deuxi ème routeur entre Internet et la DMZ. La Cellule informatique avait un seul routeur matériel, qui, par ailleurs, est limité pour les fonctions de filtrage. Sur le plan logiciel, les outils nécessaires pour r éaliser cette architecture sous Windows 2000 server (parefeu, routeur, proxy) étaient propriétaires et commerciaux.

Environnement de développement : La Cellule informatique souhaitait mener certains projets d'applications en interne. Dans ce cas également, il fallait disposer d'un environnement de conception et de développement, dont le choix devait se faire en fonction du critère coût, mais aussi des technologies (langages, bases de données, etc.) orientées Internet/Internet.

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH

24

Internet
Internet

Routeur SMC Barricade

LOGICIEL LIBRE AU MINDUH 24 Internet Routeur SMC Barricade Linux Debian ­ ­ ­ ­ DMZ
Linux Debian
Linux
Debian
­ ­ ­ ­ DMZ
­
­
­
­
DMZ

Linux Debian Sarge

Web (Apache)

Acc él érateur web (Squid)

­ Routeur/Par­feu (Netfilter)

­ DNS (Bind)

Bases de donn ées (Mysql)

Relais Messagerie (Postfix)

RESEAU INTERNE
RESEAU INTERNE

Smb (Samba) Messagerie/groupware (Scalix)

Figure A

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH 25 En r é sum é , le choix

PROBLEMATIQUE DU LOGICIEL LIBRE AU MINDUH

25

En résumé, le choix des logiciels libres au MINDUH a été dicté par la nécessité de répondre aux besoins suivants avec un bugdet limité :

­ Architecture sécurisée du réseau

­ Evolutivité de l'Internet (Implémentation de nouvelles fonctionnalités)

­ Environnement de développement pour mener des projets en interne

­ Développements web

PROJETS REALISES

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INFRASTRUCTURE – ARCHITECTURE SÉCURISEE

INTRANET Migration du serveur Intranet de Windows 2000 server à Linux Red Hat Enterprise 4.0

Partage de ressources (Samba)de Windows 2000 server à Linux Red Hat Enterprise 4.0 Annuaire (OpenLDAP) Messagerie é lectronique et

Annuaire (OpenLDAP)Linux Red Hat Enterprise 4.0 Partage de ressources (Samba) Messagerie é lectronique et collaboration (Scalix) DMZ

Messagerie é lectronique et collaboration (Scalix) électronique et collaboration (Scalix)

DMZ Utilisation de Netfilter sous une machine Linux Debian pour r éaliser un routeur/pare­feu entre l'Intranet et la DMZ Installation des serveurs sur des machines Linux Débian de la DMZ :

Bind (DNS Zone minduh.gov.cm) (DNS Zone minduh.gov.cm)

Apache (Web) (Web)

Postfix (Messagerie é lectronique) (Messagerie électronique)

Squirrelmail (Webmail) (Webmail)

Squid (reverse proxy ou acc é l é rateur web) (reverse proxy ou acc élérateur web)

SECURITE Impl émentation d'un certificat serveur

PROJETS REALISES

MESSAGERIE

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Certaines solutions libres de messagerie électronique et de travail collaboratif arrivent à maturit é et deviennent, en terme de fonctionnalit és et de performances, des alternatives

s érieuses aux logiciels propri étaires tels que Exchange et Lotus. On peut citer : Zimbra, Scalix et Kolab.

Considér é comme l'un des meilleurs projets Open source (Award sourceforge 2006 – Entreprises) Zimbra propose plus de fonctionnalités que les deux autres. Cependant, il avait un inconviennent par rapport aux ressources matérielles disponibles à la Cellule Informatique : il exige des ressources importantes (1 Go de RAM au minimum).

Le choix du système de messagerie s'est porté vers Scalix.

SOLUTIONS LIBRES IMPLEMENTEES

DEVELOPPEMENTS – APPLICATIONS

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La Cellule informatique a adopt é un environnement de développement bas é sur Mysql, PHP et Java. Au départ, il s'agissait des développements web, mais par la suite, quelques projets d'applications internes (bas és ou non sur des logiciels libres existants) ont été lanc és. Les outils de conception et de développement utilis és sont libres et gratuits. Bien qu'ils ne soient pas encore au niveau des outils commerciaux, ils permettent néanmoins de r éaliser des projets de taille moyenne (Dbdesigner, AnalyseSI, ArgoUml, Eclipse, etc.).

Application de gestion des projets urbains Cette application a ét é cr éée à partir de la modification du logiciel libre de gestion des projets Dotproject écrit en php et utilisant pour base de données Mysql. Elle a pour objectif de faciliter le suivi des projets et la collaboration entre les différ énts intervenants.

Développement web Les sites web du Minduh (site principal, site de la stratégie sectorielle, etc.) ont été r éalis és avec deux outils de gestion de contenu libres : Joomla et Ezpublish. Une r éécriture du template et de certains modules de Joomla s'est av ér ée nécessaire pour les adapter aux besoins du MINDUH.

SOLUTIONS LIBRES IMPLEMENTEES 29 Application de gestion du parc informatique. En cours de d é

SOLUTIONS LIBRES IMPLEMENTEES

29

Application de gestion du parc informatique. En cours de développement, elle permettra l'inventaire des ressources informatiques du ministère, le suivi des pannes, etc.

POSTES DE TRAVAIL

En plus des aspects li és à l'infrastructure et aux applications, tous les postes de travail de la Cellule informatique disposent d’une partition Linux. Deux distributions sont utilis ées :

Mandriva 2007, Ubuntu 5.

LE Ç ONS TIREES ­ AVANTAGES 30 Juridiques (Contraintes de licences) Les solutions impl é

LEÇ ONS TIREES ­ AVANTAGES

30

Juridiques (Contraintes de licences) Les solutions implément ées permettent au minist ère de s'affranchir de la contrainte de licences pour son infrastructure r éseau, dans un contexte où le système de licences Windows est de plus en plus verrouillé, tant sur le plan juridique que technologique. Sur le plan juridique, le contr ôle et les actions juridiques de Microsoft s'intensifient. Par exemple le ministère a reç u plusieurs lettres des entités mandat ées par Microsoft pour demander la r égularisation du parc logiciel. Sur le plan technologique : impossibilit é d'installer des correctifs (patchs) sur les copies ill égales (Win 2003 server), IE7 n'est installable que sur les copies l égales de XP, etc. Ce verrouillage sera plus systématique avec Vista.

Utilisation de machines de bas de gamme (faible puissance) Les solutions déploy ées sont peu gourmandes en ressources. Une distribution comme la D ébian peut bien tourner sur un Pentium III avec moins de 128 Mo pour r éaliser les services décrits plus haut. Ce qui nous a permis d'utiliser des machines non dédi ées comme serveurs (notons ici que l'interface graphique de Linux est débrayable ; on peut choisir de pas la démarrer pour pr éserver les ressources)

LEÇ ONS TIREES ­ BENEFICES

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Stabilité : Apr ès plus d'un an et demi d'exploitation, la distribution Linux Debian s'est av ér ée particuli èrement stable, aucun n'incident notable n'a ét é signal é, m ême apr ès les coupures r écurrentes prolongées d' électricité qui conduisent souvent à l'arr êt brutale des ordinateurs.

Sécurité : Aucune incident de s écurit é s érieux n'a été signal é depuis la mise en place de la DMZ sous Linux.

Support : les communautés autour des logiciels libres choisis sont tr ès actives. Ce qui permet de trouver une aide pr écieuse pour les installations et des solutions aux problèmes rencontr és.

BENEFICES COMPARATIF DES COÛ TS

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Windows 2003 server Enterprise Edition

 

Linux

Linux Debian (Sarge)

Linux REDHAT Enterprise

Serveur

2 400 000

0

450 000

Licences clients suppl émentaires

960 000

0

0

Total

3 360 000

 

450 000

 

Exchange Enterprise Edition

Scalix

Serveur

2

400 000

0

Licences clients

2

613 000

0

Total

5 013 000

0

Prix septembre 2006 – Source : Site Microsoft (http://www.microsoft.com)

BENEFICES COMPARATIF DES COÛ TS

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Sql Server 2005 Standard Edition (licence processeur

Mysql Community Edition

Total

3 500 000

0

Au total les économies réalisées (uniquement sur l'OS, la messagerie

électronique et le serveur de bases de données, et correspondant au

déploiement des mêmes fonctionnalités) sont de l'ordre de 11 millions

de FCFA. Ce qui représente une vingtaine de micro­ordinateurs.

LE Ç ONS TIREES ­ CONTRAINTES ET RISQUES Le temps de mise en oeuvre des

LEÇ ONS TIREES ­ CONTRAINTES ET RISQUES

LE Ç ONS TIREES ­ CONTRAINTES ET RISQUES Le temps de mise en oeuvre des solutions

Le temps de mise en oeuvre des solutions libres a ét é assez important (par rapport à Windows 2000 serveur). En effet, Debian, contrairement à RedHat, dispose de peu d'outils d'administration graphiques. La plupart des configurations (DNS, routeur, pare­feu, apache, etc.) doivent être faites à la main, en éditant les fichiers de configuration. Disposer de compétences sur les logiciels libres en interne est donc un pr éalable pour mettre en place une infrastructure à base de ces logiciels.

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Une infrastructure dé ploy é e avec les logiciels libres fait appel à plusieurs outils qui n' éploy ée avec les logiciels libres fait appel à plusieurs outils qui n' évoluent pas de mani ère intégr ée et cohérente. Il faut par cons équent évaluer le risque du changement de version d'une couche de l'infrastructure, pour ne paralyser tout ou une partie du système d'information. Par exemple, il peut arriver que le passage à une version supérieure de PHP bloque plusieurs applications.

version sup é rieure de PHP bloque plusieurs applications. La question de la p é rennit

La question de la pérennité de certains projets libres se pose (m ême si elle concerne aussi des logiciels propriétaires). Il existe de nombreux projets libres qui deviennent inactifs au bout de quelques années voire quelques mois. D'autres peuvent connaî tre des changements structurels ou technologiques majeurs (exemple Joomla/Mambo, passage de CPS de Python­Zope à Java, etc.).

LE Ç ONS TIREES ­ CONTRAINTES ET RISQUES 35 Pour les projets libres qui ne

LEÇ ONS TIREES ­ CONTRAINTES ET RISQUES

35

Pour les projets libres qui ne sont porté s par des entreprises, comme Debian, il n'existe pas d'interloculteur l é gal, qui és par des entreprises, comme Debian, il n'existe pas d'interloculteur l égal, qui puisse r épondre des cas litigieux. Cette question est accentuée par les débats sur la valeur juridique de certaines licences libres. Quelques experts estiment par exemple que la licence GPL viole le droit d'auteur (dans le contexte juridique franç ais), car, selon leur interpr étation, elle entraî ne l'abandon des droits moraux pr évus par le Code de propri ét é intellectuelle.

L'adoption des logiciels libres au MINDUH s'est limité pour l'essentiel à l'infrastructure et à la Cellule Informatique pour ce qui concerne les é pour l'essentiel à l'infrastructure et à la Cellule Informatique pour ce qui concerne les postes de travail. Malgr é un effort de sensibilisation et de vulgarisation, la plupart des utilisateurs, qui maîtrisent déj à assez mal l'environnement Windows, ne sont pas pr êts à passer de Office à OpenOffice (sous Windows), encore moins à migrer completement sous Linux. Firefox a ét é install é sur plusieurs machines, mais le reflexe Internet Explorer demeure. Il y a donc ici un probl ème de barri ère psychologique accentuée par le manque de formation.

CONCLUSION ENJEUX POUR LES PAYS AFRICAINS

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Pour les pays africains, les logiciels libres se distinguent par deux él éments importants qui devraient inciter à leur adoption, en particulier dans les administrations et l' éducation.

Premiè rement, comparativement à leurs é quivalents propri é taires, leurs co û ts d'acquisition èrement, comparativement à leurs équivalents propri étaires, leurs coûts d'acquisition sont faibles (la plupart étant m ême gratuits), ce qui permet, dans un contexte caractéris é par une faiblesse des ressources, de r éduire substantiellement les coûts de mise en place des systèmes d'information.

Deuxiè mement, en s'appuyant sur la possibilit é de disposer du code source qu'offre les èmement, en s'appuyant sur la possibilit é de disposer du code source qu'offre les logiciels libres, les pays africains peuvent s'appuyer sur ces logiciels pour développer des plates­formes adaptées à leur contexte, et m ême d'envisager une industrie locale du logiciel. Rappelons, par exemple, que les pays asiatiques ont joint leurs efforts pour cr éer une distribution propre de Linux (Asianux) qui prend par exemple mieux en charge les jeux de caractères spécifiques à cette r égion ; certains acteurs politiques et économiques ambitionnent de s'appuyer sur Asianux pour développer une industrie du logiciel en Asie.

CONCLUSION CONDITIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DU LIBRE EN AFRIQUE

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Dé velopper et regrouper les comp é tences . L'absence de comp é tences constitue évelopper et regrouper les compétences. L'absence de compétences constitue générallement le premier facteur bloquant lorsqu'une organisation souhaite passer au libre. Il est donc nécessaire de former davantage aux logiciels libres en priviligiant dans un premier temps les practiciens (développeurs, administrateurs r éseaux, etc.) qui peuvent mettre en place des solutions libres dans les organisations. D'autre part, il faut regrouper les compétences existantes dans des r éseaux ou associations pour promouvoir les logiciels libres et former les utilisateurs.

Fonder les migration sur une appré ciation des besoins et des risques . La migration vers les logiciels libres, au éciation des besoins et des risques. La migration vers les logiciels libres, au niveau d'une organisation, ne doit pas se fonder sur des raisons idéologiques ou de mode, car elle peut s'av érer fastidieuse et comporte tout de m ême des risques, surtout lorsqu'il existe déj à un environnement éprouv é gérant des applications critques. Il faut un besoin r éel, défini par rapport aux limites matérielles et financières de l'organisation, à la s écurité, à de nouvelles fonctionnalités dont la mise en oeuvre exigerait un coût important ou poserait d'autre contraintes techniques avec les logiciels propriétaires. Signalons ici qu'un des critères importants de choix d'une solution libre est que cette dernière doit s'appuyer sur une communaut é importante et dynamique.

CONCLUSION CONDITIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DU LIBRE EN AFRIQUE

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Miser sur le secteur é ducatif . Les enjeux pour le secteur é ducatif se situent à deux niveaux. éducatif. Les enjeux pour le secteur éducatif se situent à deux niveaux. Premi èrement, les coûts d'informatisation des écoles et des universit és peuvent considérablement être r éduits ; à ce sujet, l' éducation est l'un des secteurs qui disposent d'une offre de logiciels libres abondante ; de nombreux packs permettant de monter rapidement un Intranet scolaire sous Linux existent (http://www.aful.org/education). Deuxi èmement, sur le plan stratégique, la bataille logiciels libres/propriétaires se joue à long terme et en grande partie sur le secteur éducatif. L'adoption de Linux par les étudiants peut en effet contribuer à r éduire la culture Windows et faciliter plus tard son intégration dans les organisations.

Produire et non se limiter à la consommation des logiciels libres . Les africains doivent adopter une attitude pro­active par à la consommation des logiciels libres. Les africains doivent adopter une attitude pro­active par rapport aux logiciels libres, qui consisterait à contribuer à leur développement dans le cadre des communautés, mais également à lancer leurs propres projets : par exemple, j'ai souvent émis l'idée d'un Linux africain – (afrinux) sur le modèle asianux, de cms gouvernemental (comme spip­agora), etc. Pour ce faire, il est nécessaire de développer des pôles de compétences soutenus par l'Etat. L'int ér êt de cette démarche est aussi de renforcer l'indépendance technologique et de garantir la per énnité de certaines plates­formes.

SITES INTERNET

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Associations

http://www.adullact.org

http://www.aful.org

http://www.april.org

http://www.ffii.fr

http://www.fsf.org

http://www.foruminternet.org

http://www.gnu.org

http://www.opensource.org

Annuaires de solutions libres

http://directory.fsf.org/

http://www.framasoft.net

http://www.freshmeat.net

http:///www.jesuislibre.org

http://www.sourceforge.net

Informations

http://www.toolinux.org

http://www.generation­libre.com

http://www.logiciellibre.net

http://opensource.mit.edu/

http://www.web­libre.org

Distributions

http://www.debian.org

http://www.mandriva.com

http://www.redhat.com

http://www.ubuntu.com

40

MERCI DE VOTRE ATTENTION

http://www.minduh.gov.cm ou http://196.202.233.129 (Désolé. La gestion du .cm est calamiteuse !!! )

Té lécharger ce document et d'autres sur mon site perso http://www.riddac.org/ossamafrancois

calamiteuse !!! ) T é l é charger ce document et d'autres sur mon site perso