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El Moudjahid/Pub du 17/02/2016

FÊTE NATIONALE DE LITUANIE

le Président abdelaziz bouteflika adresse un message de félicitations à son homologue, Dalia Grybauskaité

de félicitations à son homologue, Dalia Grybauskaité ÉDITORIAL 8 Jumada al-awwal 1437 - Mercredi 17 Février

ÉDITORIAL

8 Jumada al-awwal 1437 - Mercredi 17 Février 2016 - N°15674 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

mensonGe ou Guerre méDiatiQue ?

P. 24

l Dans les conflits, on désigne le mensonge par la locution

« guerre médiatique », afin de lui

donner une certaine « légitimité ». Or, un mensonge demeure un mensonge, que l’on soit en période de paix ou en période de guerre. Il en est ainsi d’une chaîne satellitaire de la haine et de la honte qui n’arrêtait pas de marteler qu’elle est une chaîne objective et que son seul credo est le professionnalisme. En 2011, elle a joué un rôle de soutien actif à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye, en diffusant de fausses informations sur de prétendus bombardements des civils par l’aviation du régime. Elle en fera de même avec l’Égypte et la Syrie. Elle n’est toutefois pas la seule sur la

scène du mensonge et de la manipulation. Depuis la genèse du conflit syrien, la presse occidentale (agences de presse et journaux à grands tirages) ne se contente pas de reprendre, sans les

vérifier, des informations attribuées à un obscur « Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) » basé à Londres, puisqu’elle ira jusqu’à tromper ses lecteurs en faisant croire que l’OSDH est un groupe impartial et hautement professionnel basé en Syrie. Cette semaine, toutes les chaînes occidentales ouvrent sur une information attribuée à l’OSDH, faisant état du bombardement russe d’un hôpital, tuant près de 50 civils, dont des enfants. Moins de 24 heures après, le Kremlin dément, mais le mal est fait, puisque toute la planète accuse Moscou, y compris le secrétaire général des Nations unies. Ce n’est pas la première fois. Le 20 novembre 2015, l’un de ses « scoops » indiquait que

« les avions de combat russes ont tué

30 civils à Homs, y compris des femmes et des enfants ». Aucune preuve soutenant cette affirmation n’a été apportée, ni par l’image ni en citant des témoins. Poutine, qui a vite réagi, déclare que cette « information est apparue avant le décollage des avions russes ». (Suite en page 11)

MARCHÉ PÉTROLIER

Prémices D’une

stabilisation ?

11) MARCHÉ PÉTROLIER Prémices D’une stabilisation ? Le 5 e symposium de l’AIG tient ses travaux

Le 5 e symposium de l’AIG tient ses travaux sous le thème de « la technologie, moteur de développement des ressources gazières et de diversification des échanges et des usages ». Le gaz naturel, contribue à satisfaire 63% des besoins énergétiques du pays, représente 41% de la production primaire d’hydrocarbures et 52% des exportations d’hydrocarbures.

M. Salah khebri :

« L’Algérie œuvre à redresser les prix »

PP.5-6

Forum d’El Moudjahid JOURNÉE NATIONALE DU CHAHID Éternelle reconnaissance Le choix de cette date remonte
Forum d’El Moudjahid
JOURNÉE NATIONALE DU CHAHID
Éternelle reconnaissance
Le choix de cette date remonte au 18 février 1989, première rencontre, à
Alger, des Enfants de chouhada. Deux ans après, le 18 février a été consacré
journée nationale du Chahid.
P. 7
Ph : Louiza M.

2

2 EL MOUDJAHID MÉTÉO NuaGeuX Peu nuageux au Nord, sur les Hauts Plateaux et à l’intérieur

EL MOUDJAHID

MÉTÉO NuaGeuX Peu nuageux au Nord, sur les Hauts Plateaux et à l’intérieur du pays.
MÉTÉO
NuaGeuX
Peu nuageux au Nord, sur les Hauts
Plateaux et à l’intérieur du pays. Pluvieux
à l’Est et plutôt ensoleillé à l’Ouest. Ven-
teux au Sud.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Alger (16°- 4°), Annaba (13° - 6°), Bé-
char (15° - 2°), Biskra (19°- 6°), Constan-
tine (8° - -1°), Djelfa (11° - -1°),
Ghardaïa (17° - 4°), Oran (15° - 6°), Sétif
(7° - -4°), Tamanrasset (21°- 4°), Tlem-
cen (15° - 5°).

DESTINÉ À VALORISER LA CRÉATIVITÉ DANS LA CONSTRUCTION

Grand prix d’architecture ePau-Lafargeholcim

CONSTRUCTION Grand prix d’architecture ePau-Lafargeholcim L’École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme

L’École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme et Lafarge Algérie lancent la première édition du Grand Prix d’Architec- ture LafargeHolcim 2016. Pour cette pre- mière édition, les étudiants de l’EPAU concourront sur un programme architectu- ral qui s’intitule « Résidence et Ateliers d’Artistes ». Les projets seront évalués par un comité mixte sur divers critères. La re- mise des prix aura lieu le 11 avril 2016 à l’occasion du 12 e séminaire technique sur la construction.

DEMAIN À 9H À LAGHOUAT

aaLFS : nouveau Bureau régional

La Widadia algérienne de lutte contre les fléaux sociaux organise, sous la présidence de M. Attou Rachid, et le bureau régional du Sud, l’inauguration de son bureau régio- nal à Laghouat, demain à 9h à la cité Saci Boulefaa, Oasis du Nord.

DU 18 AU 21 FÉVRIER À CONSTANTINE

Semaine culturelle de Djelfa et Mostaganem

La semaine culturelle des wilayas de Djelfa et Mostaganem aura lieu du 18 au 21 février à la salle Ahmed-Bey, organisée par l’Office national de la culture et de l’information.

SAMEDI 20 FÉVRIER À 9H AU CRASC « Procédés de classement et de valorisation de
SAMEDI 20 FÉVRIER À 9H
AU CRASC
« Procédés de classement
et de valorisation de la fête
de Yennayer »
Une journée d’étude sur les « Procédés
de classement et de valorisation de la fête
de Yennayer » sera organisée le samedi 20
février à 9h, au siège du CRASC.
DIMANCHE 21 FÉVRIER À LA
RADIO RÉGIONALE DE TLEMCEN
HCa : « L’actualité de
l’amazighité en algérie »
Le Haut Commissariat à l’Amazighité
organise une conférence de presse sur l’ac-
tualité de l’amazighité en Algérie et sa pro-
motion au niveau de la wilaya.
ACTI VITÉS MINISTÉRIELLES AUJOURD’HUI ET DEMAIN M. Zitouni à el Oued Le ministre des Moudjahidine,
ACTI
VITÉS MINISTÉRIELLES
AUJOURD’HUI ET DEMAIN
M. Zitouni à el Oued
Le ministre des Moudjahidine,
Tayeb
Zitouni, effectuera au-
jourd’hui et demain une visite de
travail au cours de laquelle il prési-
dera la cérémonie de célébration de
la journée nationale du Chahid.
LES
21 ET 22 FÉVRIER
M. Zitouni à Khenchela
Le ministre des Moudjahidine,
M. Tayeb Zitouni, effectuera les 21
et 22 février une visite de travail
dans la wilaya.
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CET APRÈS-MIDI À 14H À L’ENRS
Journée maghrébine
de l’enfant
A l’occasion de la célébration
de la journée de l’Enfant, la mi-
nistre de la Solidarité nationale,
de la Famille et de la Condition
de la femme, M me Mounia Mes-
lem si Amer, présidera cet après-
midi à 14h à la salle
Aïssa-Messaoudi, la séance de
présentation des résultats d’une
étude socio-économique sur les
enfants en situation de migra-
tion.
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M. Ghoul demain
à Oran
Le m
du terri
inistre de l’Aménagement
toire, du Tourisme et de
l’Artisanat, M.Amar Ghoul, effec-
tuera demain une visite de travail
et d’inspection dans la wilaya au
cours de laquelle il inspectera les
projets et infrastructures relevant
de son secteur.
ACTIVITÉ DES PARTIS CE MATIN À 10H Front du changement : 4 e anniversaire de
ACTIVITÉ DES PARTIS
CE MATIN À 10H
Front du changement : 4 e
anniversaire de sa création
Le président du Front du changement,
M. Abdelmadjid Menasra, animera une
conférence de presse à l’occasion du 4 e
anniversaire de sa création du, ce matin à
10h au siège national à Ouled Fayet.
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SAMEDI 20 FÉVRIER
À 9H À SKIKDA
RND : meeting populaire
Le secrétaire général du Rassemble-
ment national démocratique, M. Ahmed
Ouyahia, présidera le samedi 20 février à
9h un meeting populaire au palais de la
culture.
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SAMEDI 20 FÉVRIER À 11H
aNR : conférence de presse
L’Alliance nationale républicaine or-
ganise, samedi 20 février à 11h, une
conférence de presse animée par le secré-
taire général, Belkacem Sahli.
DU 18 AU 20 FÉVRIER À ORAN Septième édition du SIaHa La septième édi- tion
DU 18 AU 20 FÉVRIER À ORAN
Septième édition du SIaHa
La septième édi-
tion du SIAHA,
Salon International
du Tourisme, des
Voyages et des
Transports, se tiendra
au centre des
Conventions, sous le
parrainage du minis-
tre de l’Aménage-
ment du territoire, du
Tourisme et de l’Ar-
tisanat.
CE MATIN À 9H AU FORUM DE LA SÛRETÉ NATIONALE Journée nationale du Chahid Le
CE MATIN À 9H AU FORUM DE LA SÛRETÉ
NATIONALE
Journée nationale du Chahid
Le forum de la sûreté nationale abritera
ce matin à 9h une conférence historique à
l’occasion de la célébration de la journée
nationale du Chahid, qui coïncide avec le
18 février, animée par M. Tayeb El
Houari, président de l’Organisation Natio-
nale des Enfants de chouhada.
CE MATIN À 10H À BLIDA
« Le soutien du peuple à l’aLN »
L’association Machaal Echahid organise une conférence histo-
rique sous le thème : « Le soutien du peuple à l’Armée de libération
nationale » et ce à l’occasion de la journée de chahid et dans le
cadre de la Semaine culturelle et historique sous le slogan « le sou-
tien du peuple à la révolution de libération, page éternelle et de la
lutte du peuple algérien » ce matin à 10h au centre d’information
de l’Armée National Populaire de Blida.

CE MATIN À 9H À ANNABA

44 e promotion d’agents de la Protection civile

 

Une cérémonie

de sortie de la 44 e

p

r o m o t i o n

d’agents de la Pro- tection civile aura lieu ce matin à partir de 9h à l’an- nexe de l’École

nationale de la protection civile.

tection civile aura lieu ce matin à partir de 9h à l’an- nexe de l’École nationale

DEMAIN À 14H AU MUSÉE DU MOUDJAHID

Célébration de la journée nationale du Chahid

A l’occasion de la journée nationale du Chahid, le 18 février, le musée national du Moudjahid organise une conférence historique avec les Scouts Musulmans Algériens, en collaboration avec l’Of- fice Riadh el Feth et le palais de la culture Moufdi-Zakaria.

AGENDA CULTUREL

AGENDA CULTUREL JUSQU’AU 26 MARS exposition en hommage à Mostefa Ben Debbagh Le musée public national
JUSQU’AU 26 MARS

JUSQU’AU 26 MARS

exposition en hommage à Mostefa Ben Debbagh

exposition en hommage à Mostefa Ben Debbagh

Le musée public national de l’Enluminure, de la Miniature et de la Calligraphie organise, jusqu’au

Le musée public national de l’Enluminure, de la Miniature et de la Calligraphie organise, jusqu’au 26 mars, une exposition en hommage à l’artiste Mostefa Ben Debbagh.

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CET APRÈS-MIDI À 14H À LA BIBLIOTHÈQUE JEUNESSE

CET APRÈS-MIDI À 14H À LA BIBLIOTHÈQUE JEUNESSE

Journée nationale du Chahid

Journée nationale du Chahid
À l’occasion de la journée nationale du Chahid, le 18 février, l’établissement Arts et Culture

À l’occasion de la journée nationale du Chahid, le 18 février, l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise à la Bibliothèque de la jeunesse, Didouche-Mourad :

Cet après-midi, à partir de 14h : dans le cadre du programme hebdomadaire « Mercredi

Cet après-midi, à partir de 14h : dans le cadre du programme hebdomadaire « Mercredi du verbe », une rencontre avec le poète Yahia Haddouche, autour de son recueil Kala Echahid.

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CET APRÈS-MIDI À 14H30 À LA LIBRAIRIE CHIHAB

Rencontre-débat avec Gilles Kraemer

À LA LIBRAIRIE CHIHAB Rencontre-débat avec Gilles Kraemer Les éditions Chihab organisent cet après- midi à
Les éditions Chihab organisent cet après- midi à 14h30 une rencontre-débat avec Gilles Kraemer autour

Les éditions Chihab organisent cet après- midi à 14h30 une rencontre-débat avec Gilles Kraemer autour de la revue Algérie, la Nahda des lettres, la renaissance des Mots, paru aux éditions Riveneuve.

Gilles Kraemer autour de la revue Algérie, la Nahda des lettres, la renaissance des Mots ,
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Riveneuve. ************************************************* DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN-ZEYDOUN Soirée musicale
Riveneuve. ************************************************* DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN-ZEYDOUN Soirée musicale
Riveneuve. ************************************************* DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN-ZEYDOUN Soirée musicale

DEMAIN À 19H À LA SALLE IBN-ZEYDOUN

Soirée musicale chaâbi

Dans le cadre de son pro- gramme d’activités culturelles et artistiques, l’Office Riad El Feth organise demain à partir de 19h une soirée musicale chaâbi avec les chanteurs : Nacer Mokdad, Fayçal Boukhtach, Guerouni Adda.

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SAMEDI 20 FÉVRIER À 14H30 À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR

SAMEDI 20 FÉVRIER À 14H30 À LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE D’EL-BIAR

Vente-dédicace d’ahmed Lagraa

Vente-dédicace d’ahmed Lagraa
La librairie générale d’El Biar abritera le samedi 20 février à partir de 14h30, une

La librairie générale d’El Biar abritera le samedi 20 février à partir de 14h30, une vente-dédicace de M. Ahmed Lagraa pour la signature de ses romans.

Mercredi 17 Février 2016

N a t io n

3

EL MOUDJAHID

M. noUREDDInE BEDoUI à In GUEzzAM

Booster le développement

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a affirmé à In Guezzam que toutes les conditions d’accompagnement sont réunies pour impulser le développement dans cette nouvelle circonscription administrative frontalière.

«T outes les conditions d’accompagnement sont réunies pour l’im-

pulsion du développement dans la circonscription administrative d’In-Guezzam», a indiqué le mi- nistre lors de l’inauguration du nouveau siège de cette nouvelle circonscription, dans le cadre de la seconde journée de sa visite de tra- vail dans la wilaya de Tamanrasset. M. Bedoui a appelé, dans ce cadre, l’ensemble à adhérer aux efforts vi- sant à promouvoir cette circons- cription et répondre aux attentes de la population locale. La création de cette nouvelle circonscription est une «décision historique» et un «grand défi», a-t-il souligné, exhortant le personnel de l’admi- nistration locale à être à la hauteur de ce défi et à assumer pleinement les responsabilités qui leur sont dé- volues. Saluant les efforts déployés par les éléments de l’Armée natio- nale populaire (AnP) et des autres corps sécuritaires opérant dans la région pour la protection des fron- tières et la préservation de la stabi- lité du pays, M. Bedoui a appelé la

de la stabi- lité du pays, M. Bedoui a appelé la population locale et la société

population locale et la société ci- vile à appuyer ces corps et contri- buer ainsi aux efforts de défense de la nation. Le ministre de l’Inté- rieur a, après avoir inauguré et vi- sité le siège de la nouvelle circonscription avec ses 47 bu- reaux, réalisés pour une enveloppe de 250 millions de DA, et ses sept logements de fonction, s’est égale- ment enquis du chantier du tribunal d’In-Guezzam, pour lequel a été accordée une enveloppe de plus de 245 millions de DA, selon sa fiche technique. Il a, sur site, mis l’ac-

cent sur la nécessité de hâter les travaux de réalisation et appelé les entreprises de réalisation à œuvrer à la formation des jeunes de la ré- gion dans différents métiers du bâ- timent et de créer davantage d’entités économiques versées dans les spécialités de la construc- tion, l’électricité, le forage et le re- vêtement des routes, en vue de relever le défi de développement de cette jeune circonscription. Il a instruit, par ailleurs, le wali délé- gué d’In-Guezzam à prendre loca- lement toutes les décisions liées au

développement de cette circons- cription, soulignant que les direc- teurs exécutifs délégués jouissent de toutes les attributions dans le suivi et la gestion des projets de dé- veloppement au niveau de la cir- conscription. Plusieurs projets de structures administratives sont re- tenus en faveur des nouvelles cir- conscriptions administratives d’In-Guezzam et d’In-Salah. Il s’agit de la programmation de trois sièges de directions déléguées pour chacune des deux circonscriptions, ainsi que l’équipement du siège de l’inspection des divisions de douanes d’In-Guezzam, selon la direction des équipements publics de la wilaya de Tamanrasset. Au terme de sa visite à In-Guez- zam, M. Bedoui a présidé une réu- nion ave cal société civile, au cours de laquelle il a réitéré l’accompa- gnement des responsables locaux dans l’exécution des divers projets et la promotion de la ressource hu- maine devant relever les enjeux de développement dans cette région frontalière. La rencontre a été mise à profit par les représentants de la

société civile pour formuler des do- léances liées, entre autres, au manque d’un lycée, à la promotion des prestations de santé, et au ren- forcement du réseau routier dans la région. Ces préoccupations seront prises en charge, dans le cadre d’un programme spécial destiné aux ré- gions frontalières, a assuré le mi- nistre de l’Intérieur. Dans le même contexte, il avait annoncé aupara- vant la création de trois nouvelles circonscriptions administratives ur- baines sur le territoire de la com- mune du chef lieu de la wilaya de Tamanrasset, en pleine extension urbaine et au regard de la densité croissante de sa population, avant de faire part d’un programme spé- cial d’équipement des futures cir- conscriptions en moyens pour accompagner cette stratégie de dé- veloppement. M. Bedoui poursuit sa visite de travail dans la nouvelle circonscription administrative d’In-Salah où il doit inspecter des infrastructures relevant de son sec- teur ainsi que des projets socio- économiques.

M me HoUDA IMAnE FARAoUn, MInISTRE DE LA PoSTE ET DES TIC

« Pas d’ouverture de capital d’Algérie télécom »

l Algérie Poste a « investi un peu plus de 2,5 milliards de DA pour servir une clientèle isolée dans des localités de moins de 1.000 habitants », a annoncé la ministre.

«L’ouverture de capital d’Algérie télécom et Mobilis n’est pas à l’ordre du jour et n’a jamais été envisagée. Ces deux entreprises étatiques ne sont pas concernées par la privatisa- tion» c’est ce qu’a affirmé Houda Imane Faraoun, ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication lors de son passage, hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale à l’émission Invité de la rédaction. Selon la ministre, «le gouverne- ment engage des actions réelles pour le développement de l’Industrie nu- mérique telle que la dernière sortie sur terrain des ministres de l’Industrie et des Mines, de l’Enseignement su- périeur et de la Recherche scienti- fique, et de la Poste et des Tic qui se traduira par le changement de localité du Centre de recherche de la techno- logie de l’information et de la com- munication (CERTIC). Une structure qui élira domicile au niveau de la wilaya de Bordj-Bou- Arreridj. «C’est un centre de re- cherche programmé pour le secteur qui n’a pas encore vu le jour, qui était destiné à être réalisé à Alger mais après réflexion, il sera mis en place à BBA, une région très importante qui recèle un tissu énorme en matière d’industrie électronique et électro- technique donc c’est plus viable de mettre les chercheurs et les dévelop- peurs là ou se trouve le tissu indus- triel preneur» a constaté M me Faraoun Une action, selon la ministre, «qui ré- duira également la pression sur la ca- pitale. L’ambition est aujourd’hui, de réaliser les structures névralgiques à l’intérieur du pays. Aussi, le centre sera déployé sur deux sites avec de voies de financement à savoir les en- treprises du secteur comme Algérie Télécom et Mobilis mais aussi par l’Etat via le financement de la re- cherche scientifique. Evoquant un autre sujet bien développé dans d’au- tres pays, celui du paiement en ligne, la ministre affirmera que le e-paie- ment est «une phase déjà dépassée » dans plusieurs pays dans le monde, aujourd’hui, selon elle, on parle du «m-paiement, le paiement par mo- bile, il est à mon sens une erreur d’al- ler vers le e-paiement puisque le m-paiement est bien maîtrisé de par le monde on doit y aller directement,

à cette formule de m-paiement». L’Etat est très intéressé par le déve- loppement de ce contenu très lucratif, la preuve est que le volet réglemen- taire pour son lancement est déjà très avancé». La question du e-commerce qui tarde à se concrétiser a également été mentionnée par la ministre qui précisera qu’une loi est en phase de préparation «bien ficeler le volet ré- glementaire est bien plus important pour préserver l’intérêt du client et sécuriser les transactions du consom- mateur en ligne par la mise en place d’un réseau sécurisé», une priorité pour le gouvernement, dira-t-elle. Par ailleurs, M me Houda Faraoun souli- gnera, à l’occasion, que la fibre op- tique sur tout le territoire national est une réalité qui sera généralisée «il ne reste cependant que quelques locali- tés qui sont encore enclavées sur les- quelles la solution 4G fixe LTE est préconisée.

La 4G commercialisée à la fin 2016 et pas de baisse des tarifs d’accès à Internet

Sur un autre registre, la ministre affirmera que la commercialisation de la 4G mobile est prévue pour la fin de l’année 2016, mais qu’avant cela, l’ARPT ( autorité de régulation de la poste et des télécommunications) an- noncera vers la mi-mai les résultats de l’appel d’offre qui concerne les trois opérateurs téléphoniques qui au- ront un délai de trois mois pour dé- ployer leur réseau mais aussi c’est l’opérateur lui-même qui proposera dans son offre, à quel moment il dé- butera la commercialisation de son produit. «La 4G sera une réalité d’ici le mois de novembre ou décembre 2016 en Algérie», espère la première res- ponsable du secteur des TIC. «En ce moment on travaille sur l’arrêt défi-

nitif de la 2G», ajoutera la ministre. La démocratisation d’Internet fait partie des priorités du Président de la République et l’Algérie a fait d’Inter- net un service public, un fonds spé- cial a même été créé pour raccorder au réseau Internet les localités encla- vées de moins de 500 habitants «l’in- ternet est impératif dans le développement des régions et de l’éducation. Sur le plan de la tarifica- tion, Algérie télécom «ne pourra pas baisser les prix de l’accès à internet dans le contexte actuel». Une baisse qui, selon la ministre, portera préju- dice aux régions qu’on est en train de désenclaver «de lourds investisse- ments sont en train de se réaliser pour permettre aux régions isolées d’accé- der au réseau web» a expliqué le membre du gouvernement. Elle dira dans ce sens que «le prix d’Internet baissera très certainement lorsque l’Algérie disposera d’une industrie de

contenu numérique commercialisable et accessible aux clients ». Concernant le service universel de la poste opérationnel depuis quelques années a fait en 2015 Algérie Poste a «investi un peu plus de 2,5 milliards de DA pour servir une clientèle isolée dans des localités de moins de 1.000 habitants» dira-t-elle. En phase de modernisation, Algé- rie Poste passera au 1 er semestre 2016 à l’IBP (guichet numérique unique) «à l’état actuel on est à 50% de la réa- lisation du l’IBP et 100% en milieu de l’année», expliquera l’invitée de la rédaction. «La formation est un point très important dans la modernisation d’Algérie Poste, à ce titre, jusqu’à ce jour 3000 employés ont reçu des for- mations et le reste suivra» a enfin souligné la ministre de la Poste et des Télécommunications. Mohamed Mendaci

L’Algérie est-elle prête à passer à la vitesse supérieure et lancer la 4G ? Est-ce que cette tech- nologie est réservée à une certaine clientèle "haut de gamme" seulement, de par l’excessivité de son prix ? Ces questions et tant d’autres ont été débat- tues, hier, lors de la 3 e édition du forum de discus- sions autour des nouvelles technologies que a organisé le magazine N’TIC, a l’hôtel Sofitel d’Al- ger, ou plusieurs experts nationaux et internatio- naux ont été invités. En effet, deux années après le lancement de la 3G dans nos contrées, l’Algérie s’apprête à passer à la vitesse supérieure et lancer la 4G. Cette tech- nologie, selon la ministre de la Poste et des Tech- nologies de l’information et de la communication, devra être introduite au cours du dernier trimestre de l’année en cours. Les consommateurs algériens pourront bénéficier d’un accès à très haut débit mobile, avec des débits théoriques supérieurs à 100 Mbit/s. Un espace d’échanges et de débats a été entamé afin que les experts et professionnels puissent s’informer et proposer des solutions in- novantes dans le domaine des technologies de l’in- formation et de la communication. Intervenant a ce débat, M. Farid Lefkir, vice président de l’as- sociation algérienne des TIC (AITA) a plaidé pour une meilleure qualité et une meilleure tarification d’internet «La 3G n’est pas encore mise au point, sur tout le territoire national, et elle n’est pas en-

3 e éDITIon DU FoRUM nTIC

Bientôt la 4G ?

core arrivée à la hauteur des ambitions qui lui ont été conférées, et cela ni par la qualité des services ni par les prix que les usagers trouvent encore exorbitants», a-t-il dit, avant de lancer un appel aux opérateurs activant dans le domaine, à amé- liorer leurs services et proposer des prix «plus at- tractifs» pour dynamiser le secteur Le conférencier a relevé également le «faible» taux d'entreprises

algériennes connectées au réseau Internet, une si- tuation qu'il incombe aux prix pratiqués et à la qua- lité des services offerts par les opérateurs «L'Algérie compte plus de 700.000 entreprises, mais seulement moins de 20% d'entre elles dispo- sent d'une connexion Internet», a-t-il indiqué.

M. Farid Lefkir a cependant appelé les opéra-

teurs activant dans le domaine à améliorer leurs

services et proposer des prix «plus captivants» pour «dynamiser» le secteur de la TIC. En prenant exemple les pays voisins ou les tarifs sont cinq fois moins chèrs que ceux appliqués en Algérie. Avis que partage M. Roslane Bencharif, consultant in- ternational en nouvelles technologies et directeur général de la société MPS «Les choses ne sont pas dites aussi crûment, mais il est bel et bien question de rattraper le retard et de cesser des discours eu- phoriques qui ne servent à personne, notamment en ces moments de crise économique»

M. Fayçal Bessah, directeur de programmation

et de performance chez Mobilis, quant à lui, est

d’un avis contraire il estime le passage, de la 3G vers la 4G se fera de «manière beaucoup plus sim- ple et moins coûteuse», ajoutant que les disposi- tions du cahier des charges de la 4G permettent aux opérateurs d'être «plus compétitifs» chose qui va automatiquement engendrer une baisse des ta- rifs. Pour sa part, M. Merouane Debbah, directeur de recherche de l'opérateur Huawei, a indiqué que «l'introduction prochaine de la 4G en Algérie per- mettra la diversification des technologies de l'in- formation et de la communication» «Avec la 4G, les objets connectés, par exemple, seront disponi- bles et plus accessibles dans le pays», a-t-il relevé. Il y a lieu de rappeler que le 7 janvier dernier, l’au- torité de régulation de la poste et des télécommu- nications a lancé un appel à la concurrence nationale en direction des opérateurs téléphoniques mobiles pour l’octroi de 3 licences d’établissement et d’exploitation de réseaux publics de télécom- munications mobiles de quatrième génération. Pour ce qui concerne l’organisateur N’TIC, ce der- nier est un magazine algérien d’actualité se rap- portant aux technologies de l’information et de la communication. Paru pour la première fois en 2006, il est devenu en peu de temps, une référence en la matière, sur les réseaux sociaux. Sarah A. Benali Cherif

Mercredi 17 Février 2016

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

LE MINIStRE DES tRAvAUx PUBLICS EN vISItE DE tRAvAIL Et D’INSPECtION à ALGER :

« Décongestionner la capitale »

Aux responsables des chantiers visités, le ministre des Travaux publics a précisé que l’équation de la réussite est toute simple : « Soit il y a satisfaction, soit il y aura résiliation du contrat.»

I l n’y aura ni privilège ni monopole,

et le gré à gré ne sera accordé qu’en cas d’urgence», a déclaré, hier,

sous forme de mise en garde, le ministre des travaux publics, M. Abdelkader Ouali, en visite de travail et d’inspection à Alger. La règle, précise-t-il, ne fera pas d’ex- ception, « et sera applicable aux entreprises nationales et étrangères». D’un franc-par- ler qui lui est coutumier, il recommande le respect à la lettre des délais impartis, de la qualité dans la construction, sans toutefois confondre entre vitesse et précipitation. Mécontent de certaines incohérences enregistrées au niveau de certains chan- tiers, M. Ouali précise aux responsables des projets que les «faux-fuyants» et les justificatifs liés à l’environnement, aux contraintes d’expropriation, qu’«on sort comme un argument justifiant les retards à chacune de mes visites, doivent être bannis de votre vocabulaire». Dans cette optique, il leur demande de «laisser les autorités locales s’occuper de ces contraintes», leur rappelant qu’à l’image du gouvernement, son départe- ment s’inscrit dans une mission d’accom- pagnement. Et d’ajouter : «Si vous avez un problème quelconque, n’attendez pas mes visites sur le terrain, il faut nous informer au moment opportun.» Les différents pro- jets visités ont tous pour objectif de «dé- congestionner» la capitale en garantissant un «équilibre» de fluidité. Se rendant à Aïn Benian, où il s’est en- quis de l’avancement du projet du «carre- four principal», le ministre, attentif aux explications qui lui ont été fournies, préco- nise de prendre en considération la densi- fication de la zone, tout en appelant à lancer «immédiatement» une étude de mo- dernisation et préparer des appels d’offres des entreprises intéressées.

« Achever tous les projets avant la fin de 2017 »

Pour mener le projet à bon port, M. Ouali recommande un travail progressif, réalisant «tronçon par tronçon, et sans pro- voquer des cisaillements». «vous devez trouver une solution, sans gêner la popula- tion», indique-t-il. Arrivé au projet consis- tant à la liaison de la rocade sud sise en RN1, par le dédoublement du CW212 et la RN67 entre Mazafran et tessala El- Merdja, le ministre dit que l’autre objectif de son département est de «rentabiliser l’autoroute Est-Ouest à travers la rocade reliant Zeralda à Boudouaou». L’étude, précise-t-on, est achevée. Le premier res-

«

Ph . Bi l l a l
Ph . Bi l l a l

ponsable des travaux publics, après avoir achevé le projet en 2017, explique que les 7 pénétrantes programmées seront d’une grande utilité et constituent une plus-value dans la liaison des différents axes autorou- tiers et des ports. Répondant aux questions du ministre, le responsable local annonce que le couloir est tracé et les études d’exé- cution finalisées. Dans le même ordre d’idées, le ministre sollicite les entrepreneurs à «mettre les moyens nécessaires» et à «veiller au res- pect du cahier de charges, dont les clauses ont été changées en ce sens d’exiger de meilleurs résultats». à ce sujet, il précise que l’équation est toute simple : «Soit il y a satisfaction, soit il y aura résiliation du contrat.» Interrogé sur les récentes intempéries et leur impact sur l’état d’avancement des projets, M. Ouali indique que quand il y a des cas de force majeure, la loi est claire :

«On s’arrête, et on rattrape par la suite.» Plus explicite, il ajoute que les «arguments approximatifs, non fondés, seront rejetés». Son département «ne fait aucune diffé- rence entre le secteur public et privé. Nos efforts s’articulent autour de l’organisation d’un secteur national qui sera au niveau

des défis fixés». Au cours de sa visite, M. Ouali a relevé l’absence de plannings d’achèvement des travaux entamés chez certains responsables. «On a pris des déci- sions, soit vous les appliquez, soit rentrez chez-vous», fait-il savoir. Dans le même ordre d’idées, le ministre souligne que son département procédera à un «suivi et un contrôle stricts des diffé- rents projets à travers le territoire», les- quels doivent être achevés «avant la fin de 2017». Et d’enchaîner : «Il faut accorder toute l’importance aux ouvrages d’art.» Sur les accidents de la route qui ont atteint des proportions alarmantes, le ministre les impute, dans leur majorité, à l’élément hu- main, et notamment la vitesse excessive, surtout pour ce qui concerne les chauffeurs de camion, et les dépassements dangereux, sans nier pour autant l’existence de certains points noirs qui constituent un danger réel. Un travail de collaboration est-il en train de se faire avec les services de sécurité ? à cette question, M. Ouali indique que «cha- cun a sa mission», précisant que les ser- vices sécuritaires se mobilisent pour accomplir leur sacerdoce quotidien. Fouad Irnatene

ExPROPRIAtION DES tERRES

Un décret en phase de signature

Au cours de cette visite sur le terrain, le ministre a annoncé qu’un décret relatif à l’ex- propriation des terres est en phase de signature. Plus précis, il indique que «l’opération se fait en toute vigilance, ne touchant que les terres où seront construits de projets straté- giques». Une Commission nationale «est mise en place, et statue si les projets programmés sont d’utilité publique ou non».

F. I.

M. FERROUKHI à RELIZANE

Décentralisation du dispositif de soutien aux éleveurs de bovins

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, a annoncé, hier à Relizane, la dé- centralisation, à partir du mois d’avril prochain, du dispositif de soutien aux éleveurs de bovins. Dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite d’inspec- tion, le ministre a souligné que son secteur envisage, au mois d’avril, de changer la méthode de soutien à la filière lait en adoptant la procédure de décen- tralisation du dispositif de sou- tien aux éleveurs de bovins pour réduire la durée de traitement des dossiers. M. Ferroukhi a ajouté que l’opération permettra l’accompagnement et le contrôle direct des éleveurs de vaches lo- calement au niveau des direc- tions des services agricoles (DSA) de wilayas qui prendront en charge les mesures concer- nant cette catégorie visant à

charge les mesures concer- nant cette catégorie visant à améliorer leurs situations et à dé- velopper

améliorer leurs situations et à dé- velopper la filière lait. Par ail- leurs, le ministre a appelé les investisseurs de la wilaya à in- vestir dans les industries alimen- taires et à tisser des relations avec les agriculteurs pour garan- tir la commercialisation des pro- duits agricoles et diversifier

l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité d’une exploita- tion optimale des potentialités agricoles de la région, dont la ressource animale, les barrages, les retenues collinaires, pour re- lancer le secteur agricole et in- dustriel, et assurer la sécurité alimentaire. M. Ferroukhi a ins-

pecté plusieurs exploitations agricoles, dont l’exploitation-pi- lote d’irrigation au goutte-à- goutte «Fodhil» à Ouarizene (Oued Rhiou), et le complexe d’aviculture à El-Kettar (Ma- zouna) qui produit plus de 6 mil- lions de poules/an. Il a visité également la laiterie «Frères Be- naoula» à El-Kettar (Mazouna) qui produit 15.000 litres de lait cru/jour, et la ferme-pilote d’éle- vage des vaches laitières à Ouled Souid (Zemmoura). Le ministre a appelé, à cette occasion, à l’in- vestissement dans le domaine de la collecte du lait, faisant re- marquer que la wilaya produit plus de 70 millions de litres/an de lait cru, dont seulement 30 millions de litres sont collectés. M. Ferroukhi a aussi inspecté un bassin d’eau dans la commune de Sidi M’hamed Benaouda et supervisé une opération de re- boisement.

PRODUCtION

PHARMACEUtIqUE

Satisfaire le marché local et se déployer à l’international

Ph . T. R o u a b a h
Ph . T. R o u a b a h

«D’ici la fin de l’année 2016, nous atteindrons le seuil de la production nationale en produits pharmaceu- tiques», a indiqué, hier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf. Le ministre, qui a effectué une visite au siège de la société des Industries médico-chirurgicales (IMC), a précisé que la production pharmaceutique lo- cale va augmenter crescendo, pour arriver à couvrir, d’une manière conséquente, la demande nationale, d'ici la fin 2016. «Je n'ai pas cessé de dire que d'ici la fin de l'année 2016, nous atteindrons le seuil de la couverture nationale en production pharmaceutique de 65% à 70%», a-t-il précisé. Il a appelé les producteurs nationaux de médica- ments à aller conquérir les marchés internationaux des médicaments, notamment en Afrique et dans les pays arabes. L’IMC, qui est une société privée, fabrique, en particulier, les consommables courants (seringues, lignes de perfusion et de transfusion, kits pour hémo- dialyse et autres abords vasculaires) destinés entière- ment aux besoins hospitaliers. M. Boudiaf a indiqué que la réussite d'une entre- prise algérienne (publique ou privée) le réconfortait dans la vision et la projection de son département pour ainsi aller de l'avant pour non seulement couvrir la de- mande nationale, mais également aller au-delà, pour ac- quérir «notre place» sur le marché international. «La spécificité de cette unité est que ses exportations tou- chent des pays européens, très développés, ce qui si- gnifie que notre production est d'excellente qualité», a-t-il dit, ajoutant que «le continent africain, notam- ment, est vierge, et c’est aux investisseurs algériens d'aller le conquérir». «Nous avons constaté que la pro- duction de la société IMC est d’excellente qualité puisqu’elle est exportée même en Europe, au même titre qu’aux pays africains, dont le Sénégal, la Guinée, le Mali et dans certains pays arabe tel que le Liban, la tunisie et la Libye», a-t-il indiqué, tout en réitérant la volonté des pouvoir publics à encourager la production nationale des deux secteurs public et privé sans distinc- tion aucune. «Nous avons 81 unités de production phar- maceutique en Algérie. Un chiffre qui est appelé à augmenter, pour atteindre 150 unités dans les pro- chaines années. Nous allons les encourager et les ac- compagner pour amener leur produits sur les marchés internationaux», a précisé le ministre. Les 80 unités de production assurent actuellement quelque 45% des besoins nationaux en matière de mé- dicaments et produits pharmaceutiques, selon les chif- fres du Conseil de l'Ordre des pharmaciens. Interrogé sur les difficultés rencontrées par les pro- ducteurs, lors de l'exportation de leurs productions, M. Boudiaf a rappelé la décision du Premier ministre pour la création d'une commission pour étudier et faciliter l'accompagnement des producteurs nationaux dans l'opération d'exportation. Il a, dans ce sillage, ajouté qu'il n'y avait pas de différence entre le secteur public et privé, précisant qu’«on n’a pas deux systèmes, mais un seul, qui est mis au service exclusif et dans l'intérêt du malade». «Il y a une volonté des producteurs et une volonté politique des autorités de travailler dans ce sec- teur avec pour objectif de réduire la facture de l'impor- tation», a-t-il assuré, affirmant que cette réduction «ne se fera jamais au détriment du malade». Il convient de souligner, par ailleurs, que l’IMC, sise à Rouiba, est constituée de deux unités de fabrication. La première est dédiée aux dispositifs médicaux, tandis que la seconde est spécialisée dans la fabrication de mé- dicaments injectables et solutés massifs. Un laboratoire de contrôle de la qualité s’assure du respect des normes de fabrication et procède conjointement, avec le labo- ratoire national de contrôle des produits pharmaceu- tiques, à la libération des lots de fabrication. L’IMC emploie actuellement 1.336 personnes, dont 35% des cadres hautement spécialisés (ingénieurs, pharmaciens et biologistes). La qualité des produits d’IMC a permis leur commercialisation dans plusieurs pays étrangers (Afrique de l’Ouest, Maghreb et Europe). Dans son programme de développement, l’entre- prise se focalise actuellement sur la fabrication de mé- dicaments pour le traitement du cancer et sur la fabrication de médicaments pour le traitement de ce genre de pathologies et sur les produits issus des bio-

technologies. Salima Ettouahria

N

t io n

EL MOUDJAHID

a

5

5 e SyMPoSiUM de l’Aig

Le ministre de l’Energie, M. Salah Khebri :

« Pour des solutions consensuelles »

ProgrAMMe 

« SAhArA SolAr

breeder »  

Nouveau workshop le 21 février à Tsukuba

« Les cours actuels du pétrole sont déraisonnablement bas, et l’Algérie continuera à œuvrer sans relâche pour un consensus entre l’ensemble des pays producteurs en vue d’une révision à la baisse, de l’offre pétrolière et redresser ainsi les prix. »

Ph : Hamadi
Ph : Hamadi

des 

différentes 

réponse  incontournable»  pour  ga- rantir  un  meilleur  développement énergétique en Algérie.  le ministre précisera aussi que

63% des besoins énergétiques en Al-

gérie sont assurés par le gaz, «d’où

la nécessité d’intensifier l’explora-

tion dans ce domaine» a t-il ajouté. l'Algérie  demeure  attachée  au principe de partage des risques entre producteurs et consommateurs, pour un  développement  harmonieux  de l’industrie du gaz et au principe de l’indexation des prix de ce dernier sur ceux du pétrole pour les contrats

à long terme» a encore ajouté  le mi-

nistre de l’energie. «Producteurs et

acheteurs de gaz devront nécessaire-

ment continuer à partager les risques

et à s’entendre pour le développe-

ment harmonieux de l’industrie» a-

t-il affirmé. 

A ce propos, il a soutenu que la

conjoncture baissière des prix obser-

vée actuellement sur les marchés pé-

troliers internationaux «ne doit pas

nous  faire  douter  de  l’utilité  des contrats  de  long  terme  et  encore moins de l’indexation des prix du gaz  sur  ceux  des  produits  pétro- liers». «Nous resterons fermement

attachés à l’architecture institution-

nelle qui a permis, pendant plus de

trois décennies, de développer des

systèmes d’approvisionnement ga-

ziers stables et matures avec nos par-

tenaires», a-t-il insisté.     

63 % des besoins énergétiques du pays sont assurés par le gaz naturel

de 

d’autre  part,  le  ministre  de l’energie a fait part d’une croissance

le programme algéro-japonais Sa-

de la consommation de l’énergie en-

veloppement des technologies solaires,

fera l’objet d’un nouveau workshop in-

est de l’ordre de 8% pour ce qui est

de  l’électricité,  5%  s’agissant  du

gaz et de 5.5% concernant les pro-

duits pétroliers. «le gaz naturel, qui

contribue à satisfaire 63% des be- rencontre initiée par l’Agence japonaise

soins énergétiques du pays, repré-

sente 41% de la production primaire

d’hydrocarbures et 52% des expor- des  matériaux  (iNSM)  relevant  de

tations d’hydrocarbures. «Ces don-

nées engagent les pouvoirs publics à

poursuivre les efforts pour la trans-

formation énergétique et des modes

de consommation» a encore ajouté

M. Salah Khebri. il exhorte en outre

les  participants  aux  travaux  du  5 e Symposium de l’Aig à apporter des solutions  à  quatre  problématiques qu’il  a  soulignées  lui  même.  les problématiques qui s’articulent en termes d’amélioration de l’efficacité

de l’exploration gazière et de la ré-

cupération des gisements en exploi-

tation, la réduction des coûts de la

chaîne  gazière,  l’amélioration  de

l’efficacité énergétique pour réduire

la consommation du gaz et la maî-

trise de l’empreinte environnemen-

tale liée aux différents segments de

l’industrie gazière. Présent à cette

rencontre, un représentant du minis-

tère de l’industrie et des Mines a es-

aux délais convenus par les parties, don-

nant lieu à l’étude de faisabilité d’un

projet d’envergure de production élec-

été concrétisé en 2015 conformément

tionale  (jiCA)  et  aux  sciences  et technologies (jStA). Ce programme a

naises dédiées à la coopération interna-

l’USto-Mb,  et  deux  agences  japo-

rieur et de la recherche scientifique,

le ministère de l’enseignement supé-

par la signature d’une convention entre

le SSb a été entériné en août 2010

registrée en Algérie durant l’année écoulée. en chiffres, cette croissance

hara Solar breeder (SSb), dédié au dé-

C’ est là un extrait de l’allo-

cution  prononcée hier par

le ministre de l’energie,

Salah  Khebri,  qui  s’est  exprimé

ainsi, à l’ouverture des travaux du 5 e

Symposium de l’Association algé-

rienne de l’industrie et du gaz  (Aig)

qu’abrite l’hôtel Sheraton d’Alger

pour une période deux jours. le mi-

nistre précisera que l’action de l’Al-

gérie  consiste  à  «rapprocher  les points de vue aussi bien au sein de l’opep que des pays non membres de cette organisations  pour aboutir à des solutions  consensuelles ». des solutions  qui  obéissent  à  l’idée d’une révision  à la hausse des prix

du  baril  objet  d’une  dégringolade dans le sillage de laquelle le marché

des hydrocarbures est voué aux in-

certitudes. 

Pour M. Khebri «le marché pé-

trolier  fait  face  à  une  chute  pro- fonde, née en partie d’une situation

d’approvisionnement fortement ex-

cédentaire». Face à l’assistance pré-

sente au 5 e symposium de l’Aig, la ministre de l’energie a souligné, par ailleurs, la nécessité de développer

aux mieux, les diverses d’énergies.

«Nous devons recourir au dévelop-

pement 

formes

d’énergies, y compris celles renou-

velables» dira t-il.

il ajoutera qu’en mettant l’ac-

cent sur l’importance du programme des  énergies  renouvelables  initiés par l’etat devant se traduire par la

mise en place de 22 000  mégawatts

à l’horizon 2030, soit l’équivalent de

27 % de la production globale en

électricité. «le développement des énergies  renouvelables  est  un  axe majeur» a encore estimé M. Salah

Khebri. il insiste aussi sur la maî-

trise  des  technologies  qui  consti- tuent,  de  son  avis  «l’élément  de

ternational, prévu du 21 au 24 février

courant à tsukuba (japon), a-t-on appris hier à oran du manager du «SSb», du P r Amine  boudghene  Stambouli.  la

de coopération internationale  (jiCA) se

tiendra à l’institut national des sciences

l’Université  de  tsukuba,  a  précisé  à

l’APS ce professeur-chercheur à l’Uni-

versité des sciences et de la technologie d’oran  Mohamed-boudiaf  (USto- Mb). le P r Stambouli animera dans ce

cadre la conférence plénière portant ré-

capitulatif des principales composantes du SSb et de tous les travaux réalisés à l’USto-Mb et à l’Université «tahar Moulay» de Saïda (UtMS) au titre de ce programme de coopération. 

timé  que  le  développement  de  la filière solaire devrait permettre de

renforcer le partenariat entre les sec-

teurs de l’énergie et de l’industrie.

Sur ce point, il a cité la nécessité de

la contribution des industriels natio-

naux publics et privés dans la fabri-

électriques

hybrides (gaz-solaire) parallèlement

à la mise en place d’un réseau natio-

nal de sous-traitance. Karim Aoudia

centrales 

cation 

trique à partir du Sahara en vue de son

acheminement vers le nord du pays, via

les câbles supraconducteurs. A la faveur

du SSb, l’USto-Mb a acquis des équi-

pements de pointe, dont un four à induc-

tion  permettant  la  purification  de  la

silice pour produire le silicium, compo-

sant  essentiel  des  cellules  photovol- taïques.   Cette dotation a hissé l’USto-Mb

au rang de premier établissement uni-

versitaire algérien producteur de sili-

cium, favorisant également l’émergence

de l’idée de création d’une usine de fa-

brication locale. le P r Stambouli rap- pelle  à  ce  titre  que  l’Algérie  recèle

d’importances ressources naturelles tant

le sable du Sahara que dans d’autres gi-

sements comme celui de Sig (Mascara)

renfermant la roche dite diatomée (riche

en silice). 

deux autres chercheurs algériens de

l’USto-Mb prendront part au works-

hop de tsukuba, à savoir le P r Samir Flazi et le d r Mokhtar Zerdali qui ani-

meront des conférences consacrées res-

pectivement au «transport de l’énergie

(captée par les panneaux solaires) à tra-

vers les supraconducteurs à haute tem-

pérature» et à «la production du silicium

à partir du sable et diatomée». 

le PréSideNt de l’Aig Met l’ACCeNt SUr le

gAZ NAtUrel CoMMe reSSoUrCeS d’AveNir

Amine Mazouzi : « Sonatrach est confiante en ses capacités humaines »

«le gaz naturel est la ressource d’avenir» a affirmé, hier, le président de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (Aig), Amine Mazouzi qui occupe également le poste de Pdg du groupe Sonatrach. «l’Algérie est un pays gazier qui dispose d’un potentiel de 16 milliards de m 3 », a encore

ajouté M. Mazouzi. dans sa prise de parole qu’il a prononcée, hier, à l’ou-

verture des travaux du 5 e symposium de l’Association Aig, il fait savoir

que notre pays «est le principal fournisseur du gaz en méditerranée et consti-

tue aussi la première réserve en gaz en Afrique». M. Mazouzi préconise en

outre que l’Algérie devrait faire face aux mutations énergétiques avec beau-

coup de sérénité. Pour cause, «notre pays dispose de beaucoup d’atouts» à

t-il fait savoir en mettant l’accent sur le fait que le groupe Sonatrach est

«très confiance en ces capacités humaines. 

 

K. A.

NoUrrediNe boUterFA, Pdg de SoNelgAZ  

« Nous sommes disposés à soutenir le programme des énergies renouvelables »

intervenant, hier,  à l’ouverture des travaux du 5 e Symposium de l’Association Aig, le Pdg du groupe Sonelgaz, Nourredine bouterfa a soutenu dans son allocution la nécessité de ne pas perdre de vue «le caractère épuisable du gaz naturel et la disponibilité de cette ressource

à long terme». de ce fait, il est a estimé qu’«il est du devoir de tout un

chacun de consommer non seulement le gaz naturel avec la plus grande

efficacité possible par le recours notamment aux technologies efficaces

à tous les niveaux, mais également rechercher des sources complémen-

taires, comme les énergies renouvelables, qui viendraient peu à peu s’y

substituer notamment dans la production d’électricité». Sonelgaz est dis-

posé à apporter tout son concours pour la réussite du programme des

énergies renouvelables pour autant que soit résolue la question des fi-

nancement a encore ajouté le Pdg de Sonelgaz. 

 

K. A.

M. AbdelMAdjid AttAr :

« La reprise dépend aussi des producteurs hors OPEP »

la reprise des cours de pétrole dépend éga- cours mondiaux de pétrole s’est répercutée sur

lement d’une réduction de la production des

pays non-oPeP lesquels ont vu leurs investis-

pert, l’industrie gazière «a été déconnectée des

fondamentaux du marché comme l’offre, la de-

l’expert dans les questions pétrolières, Abdel- mande ou encore la géopolitique». «désormais,

c’est la technologie qui déterminera la rentabi-

lité des investissements», ajoute-t-il, soulignant,

au passage, que l’Algérie dispose des atouts hu-

mains  et  technologiques  pour  préserver  ses parts de marchés, notamment dans la région méditerranéenne. A cet effet, l’Algérie devrait

de leur production, relève M. Attar. Face à cette

tion gazière pour non rentabilité. Selon cet ex-

sements pétroliers sérieusement affectés par la

les investissements liés aux activités d’explora-

chute des cours pétroliers, a affirmé à l’APS

madjid Attar. les producteurs non membres de

l’opep, notamment ceux des etats-Unis, de la

russie, du brésil, du Mexique et de la Norvège

sont aussi affectés par la baisse des prix de pé-

trole, avec une chute de 50% de la rentabilité

situation, selon lui, les producteurs hors-opep

seront obligés de réduire leur production, voire

bloquer certains investissements. Ce qui devrait

se traduire par la réduction du surplus actuel de

l’offre et, donc, une reprise des cours du brut.          

Pour ce spécialiste, il est impossible que les

prix du pétrole restent à des niveaux aussi bas

car cela risque de mettre en danger toute l’in- A  rappeler  que  des  compagnies  pétrolières

mondiales, réunies la semaine dernière à lon-

mier consommateur de ce produit dérivé du gaz.

voit-il, rappelant que les etats-Unis sont le pre-

monde dépasseront celles du gaz naturel», pré-

investir  davantage  dans  la  production  et  le transport du gNl qui constitue, selon M. Attar,

l’énergie de l’avenir. «A l’horizon 2030, les

quantités de gNl commercialisées à travers le

dustrie pétrolière mondiale. S’agissant du mar-

ché gazier, M. Attar constate que la chute des

dres pour l’international Petroleum (iP) week,

dres pour l’international Petroleum (iP) week,

liers en raison de la faiblesse des cours prépare

le futur rebond des prix, avait estimé M. Patrick

Pouyanné, Pdg de total, lors de cette rencon-

tre. «Nous avons des cycles et les cycles se pro-

duisent parce que quand les prix sont élevés,

nous sur- investissons (

pact sur la demande. Quand les prix sont bas,

nous sous-investissons» et la demande devient

positive, avait-il expliqué. Pour sa part, roberto

Casula, le chef du développement de la compa-

gnie italienne eNi, avait avancé que si l’indus-

trie  pétrolière  réduit  trop  drastiquement  ses investissements, sur fond de chute des prix du

brut, elle court le risque de ne pas pouvoir faire

face à la croissance de la demande. «l’effet gé-

néral (de la chute des cours) est que les dé-

penses  d’investissements  en  amont  ont  été réduites  à  des  niveaux  dangereux»,  a  relevé M. Casula,  précisant  qu’après  une  baisse  de

20% en 2015, ils devraient être encore réduits

) et nous avons un  im-

ont prévu une hausse des prix du baril d’ici la

fin  2016,  en  raison,  notamment  de  la  forte

baisse des investissements. la réduction des in- de 50% cette année. 

vestissements dans de nouveaux projets pétro-

Mercredi 17 Février 2016

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a t io n

EL MOUDJAHID

ACCORD ENTRE PRODUCTEURS DE PÉTROLE

Prémices d’une stabilisation du marché ?

Soutenu par l’accord Arabie Saoudite-Russie, le baril de Brent a plus de 33 dollars

L es prix du pétrole poursuivaient leur hausse, hier, en cours d'échanges euro- péens, soutenus par l'accord conclu

entre la Russie et l'Arabie saoudite pour geler leur production à son niveau de janvier, au terme d'une réunion avec le Qatar et le Vene- zuela. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 33,89 dollars sur l'In- tercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 50 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance prenait 41 cents à 29,85 dol- lars. Les cours du pétrole restaient orientés à la hausse pour la troisième séance consécutive, après l'annonce d'un accord entre l'Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela pour geler leur production de brut. «C'est un accord conditionnel pour geler (et non réduire, ndlr) la production de brut à ses niveaux de janvier», notait Fawad Razaqzada, analyste chez City Index. «La nouvelle a en réalité lé- gèrement déçu le marché, car certaines per- sonnes espéraient voir une réduction plutôt qu'un gel de la production», ajoutait l'analyste. L'Arabie saoudite et la Russie, les deux pre- miers producteurs de brut, sont convenues hier,

au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, de geler leur production à son ni- veau de janvier. «Afin de stabiliser les marchés pétroliers, les quatre pays sont convenus de

les marchés pétroliers, les quatre pays sont convenus de geler la production à son niveau de

geler la production à son niveau de janvier, pourvu que les autres grands producteurs fas- sent de même», a annoncé le ministre qatari de l'Énergie, Mohammed Saleh El-Sada. Selon lui, des contacts «intensifs» devraient avoir lieu entre producteurs membres et non-mem- bres de l'Opep, soulignant que l'initiative «est destinée à stabiliser le marché, dans l'intérêt non seulement des producteurs et des exporta- teurs de brut, mais aussi de l'économie mon-

diale». Le ministre saoudien du Pétrole, Ali El- Nouaïmi, a indiqué pour sa part qu'il s'agissait du «début d'un processus que nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d'autres mesures sont nécessaires pour stabili- ser le marché». «Nous ne voulons pas d'impor- tantes variations de prix. Nous ne voulons pas réduire l'offre. Nous voulons répondre à la de- mande et stabiliser les prix» sur les marchés in- ternationaux, a-t-il ajouté.

Objectif : une hausse raisonnable des prix

L'accord Arabie saoudite-Russie-Venezuela-Qatar pour geler leur production pétrolière est le «bienvenu» puisqu'il devrait stabiliser les

prix avant de les faire reprendre à un niveau «raisonnable», a commenté l'expert des questions pétrolières, Abdelmadjid Attar, suite à cet accord quadripartite conclu hier à Doha (Qatar). «Toute décision de geler une

production à un niveau raisonnable (

duction et de ne pas, non plus, faire des discounts est la bienvenue et aura tendance à stabiliser les prix», avance M. Attar, en marge du sym- posium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), qui se tient depuis hier à Alger. Selon M. Attar, «cet accord va stabiliser les prix avant qu'ils reprennent progressivement, dans deux à trois mois, à un niveau raisonnable, soit autour de 40 ou 50 dollars», contre les 32- 33 dollars actuellement. Il a, cependant, avancé qu’il serait difficile de retrouver le prix de 100 dollars dans l’immédiat en raison, notamment, de la crise économique et de la surabondance persistante de l’offre. «Même si elles (l’Arabie saoudite et la Russie, ndlr) décident de geler la production, elles en ont besoin aussi, car leur production a atteint son niveau maximum, et cela ne servira à rien de produire plus, car le mar- ché est complètement saturé et il n’y a même pas de preneurs», poursuit l'ancien PDG de Sonatrach. Questionné sur l’impact du retour de la pro- duction iranienne sur le marché pétrolier mondial, M. Attar a affirmé que ce pays «ne pourra jamais atteindre le niveau de production qu’il a promis (après la levée des sanctions internationales, ndlr)».

de ne pas augmenter la pro-

),

Ils ont dit :

Mohammed Saleh El-Sada, ministre qatari de l’Éner-

gie : «Afin de stabiliser les marchés pétroliers, les quatre

pays sont convenus de geler la production à son niveau de janvier, pourvu que les autres grands producteurs fassent de même.»

, ministre saoudien du Pétrole : «Un

début d'un processus que nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d'autres mesures sont né-

Ali El-Nouaïmi

cessaires pour stabiliser le marché.»

Salah Khebri, ministre de l’Énergie : «L’Algérie

continuera à œuvrer

points de vue aussi bien au sein de l’Opep que des pays non membres de cette organisation pour aboutir à des so- lutions.»

sans relâche pour rapprocher les

M. Abdeladjid Attar, expert : «Cet accord va stabili-

ser les prix avant qu

deux à trois mois, à un niveau raisonnable, soit autour de 40 ou 50 dollars.»

Fawad Razaqzada, analyste : «C’est un accord

'ils reprennent progressivement, dans

conditionnel pour geler (et non réduire, ndlr) la produc- tion de brut à ses niveaux de janvier.»

SÉCURITÉ

ÉNERGÉTIQUE

Développer toutes les ressources

Pour assurer la sécurité énergé- tique du pays à long terme, M. Salah Khebri a souligné que l'Algérie devra recourir au développement de toutes les sources d’énergie fossile et des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Évoquant les actions visant à redynamiser et à développer l'ensemble des res- sources énergétiques disponibles en Algérie, il a précisé que pour les hy- drocarbures, il est prévu d’intensi- fier les efforts d’exploration dans les bassins matures et ceux faiblement exploités, tout en œuvrant à réaliser des découvertes proches des instal- lations de traitement existantes pour qu’elles puissent rapidement contri- buer à l’effort de production. Le mi- nistre a également cité l’amélioration de la récupération au niveau des gisements en exploita- tion. S’agissant de la promotion des énergies renouvelables, le pro- gramme national en la matière pré- voit la mise en place d’une capacité de 22.000 MW à l’horizon 2030, re- présentant 27% de la production na- tionale globale d’électricité, a-t-il rappelé. Le ministre a, d’autre part, mis l’accent sur l’importance de la maîtrise technologique dans le déve- loppement de l’industrie gazière en Algérie pour répondre aux besoins internes et honorer les engagements internationaux du pays vis-à-vis de ses partenaires énergétiques. À cet effet, quatre problématiques rela- tives à cet aspect ont été soulevées par M. Khebri : l’amélioration de l’efficacité de l’exploration gazière et de la récupération des gisements en exploitation, la réduction des coûts de la chaîne gazière, l’amélio- ration de l’efficacité énergétique pour réduire la consommation du gaz et la maîtrise de l’empreinte en- vironnementale liée aux différents segments de l’industrie gazière. Pré- sent à cette rencontre, un représen- tant du ministère de l’Industrie et des Mines a estimé que le dévelop- pement de la filière solaire devrait permettre de renforcer le partenariat entre les secteurs de l’énergie et de l’industrie. Sur ce point, il a cité la nécessité de la contribution des in- dustriels nationaux publics et privés dans la fabrication de centrales élec- triques hybrides (gaz-solaire) paral- lèlement à la mise en place d’un réseau national de sous-traitance. Le 5 e symposium de l’AIG tient ses tra- vaux sur le thème de «La technolo- gie, moteur de développement des ressources gazières et de diversifi- cation des échanges et des usages».

RÉDUCTION DE L’OFFRE

Poursuite des efforts de l’Algérie

«L’Algérie poursuivra ses efforts pour rapprocher les points de vue des producteurs de pétrole membres et non membres de l’Opep, afin de parvenir à une réduction de l’of- fre en pétrole en vue de redresser les prix», a affirmé, hier à Alger, le ministre de l’Énergie, Salah Khebri. «L’Algérie continuera à œuvrer sans relâche pour rapprocher les points de vue aussi bien au sein de l’Opep que des pays non mem- bres de cette organisation, pour aboutir à des solutions consensuelles de réduction de l’offre pétrolière en vue de re- dresser les prix», a déclaré M. Khebri dans une allocution, à l’ouverture du 5 e symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), qui se tient hier et aujourd’hui à Alger. Observant que les prix actuels de pétrole sont «dérai- sonnablement bas», le ministre a prévenu que «les consé- quences négatives de cette situation sur les pays exportateurs de pétrole sont connues et accentuent les risques boursiers et financiers».

Partage des risques producteurs-consommateurs

L'Algérie demeure attachée au principe de partage des risques entre producteurs et consommateurs, pour un déve-

loppement harmonieux de l’industrie du gaz et au principe de l’indexation des prix de ce dernier sur ceux du pétrole pour les contrats à long terme, a indiqué le ministre de l’Énergie, Salah Khebri. «Producteurs et acheteurs (de gaz, ndlr) devront nécessairement continuer à partager les risques et à s’entendre pour le développement harmonieux de l’in- dustrie», a affirmé M. Khebri dans son allocution prononcée au 5 e symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), qui se tient depuis hier à Alger, en présence de représentants de sociétés nationales et étrangères activant dans le secteur des hydrocarbures et d'experts. À ce propos, il a soutenu que la conjoncture baissière des prix observée actuellement sur les marchés pétroliers internationaux «ne doit pas nous faire douter de l’utilité des contrats de long terme et encore moins de l’indexation des prix du gaz sur ceux des produits pétroliers». «Nous resterons fermement at- tachés à l’architecture institutionnelle qui a permis, pendant plus de trois décennies, de développer des systèmes d’appro- visionnement gaziers stables et matures avec nos parte- naires», a-t-il insisté. Les difficultés rencontrées par le gaz naturel résultent, selon le ministre, de «politiques énergé- tiques incohérentes de certaines régions». C'est dans ce sens

que le ministre a observé que dans la production d’électricité en Europe, le gaz naturel est «défavorisé» par rapport non seulement aux énergies renouvelables, fortement subvention- nées, mais aussi au charbon qui est bien plus polluant, et ce du fait d’un marché de carbone déficient. S’agissant du mar- ché interne du pays, le ministre a fait part d’une progression soutenue de la consommation nationale d’énergie en 2015 avec une croissance de 8% pour la consommation d’électri- cité, de 5% pour le gaz naturel et de 5,5% pour les produits pétroliers. Cette nette hausse est tirée surtout par la crois- sance démographique et par l’amélioration du niveau de vie des Algériens, a-t-il expliqué. De même, la production na- tionale d’électricité devrait atteindre 150 téra watts heure (TWh) à l'horizon 2030, alors que la consommation de gaz naturel devrait passer du simple au double sur la même échéance, selon ses projections. Le gaz naturel, qui contribue à satisfaire 63% des besoins énergétiques du pays, représente 41% de la production primaire d’hydrocarbures et 52% des exportations d’hydrocarbures. Ces données, a-t-il noté, en- gagent les pouvoirs publics à poursuivre les efforts pour la transformation du mix-énergétique et des modes de consom- mation.

Mercredi 17 Février 2016

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EL MOUDJAHID

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE DU CHAHID

Une reconnaissance éternelle

Le mois de février, comme les autres de l’année, renvoie à d’importantes étapes de l’histoire de notre pays. Ce mois a vu la création de l’Organisation spéciale, l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies de la question algérienne. Il renvoie aussi à des moments tragiques, comme les exécu- tions publiques et sommaires d’Algériens, les essais nucléaires sauvages du 13 février 1960 dans la région de Reggane, ou encore la délimitation de zones inter- dites et la ligne électrifiée entourée de millions de mines antipersonnel. Il marque aussi la célébration, depuis 1991, de la Journée nationale du chahid.

L e mois de février, c’est aussi le bombardement, par l’aviation de l’armée colo-

niale, de la population de Sakiet Sidi Youcef en territoire tunisien le 8 février 1958. Il marque la créa- tion de l’UGTA, la Centrale syndi- cale. Février, c’est aussi ce mois, en 2005, marqué par la promulga- tion, par le Parlement français, de la tristement loi glorifiant la colo- nisation. Ce n’est pas un hasard, si la journée nationale du Chahid, coïncide avec la date du 18 février. Et pour revenir aux origines de cette célébration, le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination avec l’Association Machaal Echahid, a organisé, hier, une conférence historique dont le thème principal a porté sur la sym- bolique de cette commémoration. Salim Kellala, universitaire, est re- venu sur le choix de cette date, dont l’origine remonte au 18 fé- vrier 1989, première rencontre, à Alger, des Enfants de chouhada. C’est à cette occasion que les pré- sents avaient proposé l’instauration d’une journée nationale qui marque le serment de fidélité à nos glorieux chouhada. Deux ans après, le 18 février a été consacré journée du Chahid. Depuis, cette

Journée, se veut une halte pour ho- norer la mémoire de tous les chou- hada de l’Algérie qui ont consenti au sacrifice suprême. Devant des

élèves des lycées Emir Abdelkader et Frantz Fanon, Salim Kellala a demandé aux présents de
élèves des lycées Emir Abdelkader
et Frantz Fanon, Salim Kellala a
demandé aux présents de revenir
en arrière, et précisément se remé-
morer la période coloniale. Les an-
nées de braise, où le peuple vivait
dans la famine et un dénuement
total. Cette situation a poussé des
jeunes, à peine sortis de l’adoles-
cence, à s’insurger. Ils avaient dé-
cidé de tout abandonner (famille
)
et se sacrifier pour que les autres
vivent dans un pays libre et indé-
pendant. Dans le même sillage, le
chercheur en histoire, Mohamed
Zghidi, a mis en évidence l’enga-
Ph : Louisa

gement des lycéens dans la lutte pour l’indépendance et l’édifica- tion de la Gloire de la nation algé- rienne. Pour l’historien parler du sacrifice de nos chahids, c’est évo- quer la mémoire d’une nation. Il faut dire que la célébration de la journée du Chahid reste le signe d’hommage et de reconnaissance de la nation à ceux et celles qui sont tombés au champ d’honneur pour que vive l’Algérie libre et in- dépendante. Un devoir, une obliga- tion que tout un chacun essaie d’accomplir depuis 1962, date de l’accession de l’Algérie à la liberté et à l’indépendance, en se recueil- lant humblement à leur mémoire, en rappelant leurs hauts faits. La commémoration de cette journée vise à faire la jonction entre passé et présent, et partant, rappeler aux nouvelles générations la résistance héroïque du peuple algérien face aux forces coloniales et les lourds sacrifices consentis par leurs aînés. Fierté de la nation, ces valeureux fils du peuple ont en effet écrit en lettres d’or l’histoire contempo- raine de l’Algérie, par leur pré- cieuse contribution à la glorieuse lutte de Libération nationale, en consentant pour ce faire le sacrifice suprême pour la liberté et l’indé- pendance. La Nation algérienne, leur sera reconnaissante pour l’éternité. Nora Chergui

DIPLOMATIE

En phase avec l’évolution des influences géostratégiques

La diplomatie algérienne a toujours eu la capacité de s’adap- ter à l’évolution des influences géostratégiques dans sa région et dans le monde, a affirmé à l’APS le spécialiste du Moyen-Orient, Ardavan Amir-Aslani. « L’Algé- rie, loin de défendre des thèses fi- gées dans le temps, a toujours eu la capacité de s’adapter à l’évolu- tion des influences géostraté- giques dans sa région et du monde qui l’entoure », a-t-il dit dans un entretien, en marge d’une cérémonie de vente-dédicace, lundi soir à l’ambassade d’Algé- rie à Paris, de son livre L’âge d’or de la diplomatie algérienne, paru à Alger et Paris aux Editions Média-Plus et du Moment (2015). Pour ce professeur de la géopoli- tique du Moyen-Orient, à l’Ecole de guerre économique de Paris, la constance de l’Algérie « n’est pas celle de l’idéologie mais des va- leurs, celles du respect de la légi- timité du pays et de sa souveraineté nationale », souli- gnant dans ce contexte qu’elle « a assumé les conséquences de son indépendance diplomatique ». « Bien évidemment, cette indé- pendance diplomatique a créé des mécontents qui ne partagent pas cette vision souveraine de la di- plomatie algérienne en général », a expliquéAmir-Aslani, avocat au barreau de Paris. Pour bien illus- trer cette « vision souveraine » de

Pour bien illus- trer cette « vision souveraine » de la diplomatie algérienne, il s’est référé

la diplomatie algérienne, il s’est référé à la question syrienne où, a-t-il fait observer, l’Algérie « dé- fend la légitimité du pouvoir de Damas, fondée sur une pensée sé- culière », position qui l’a mis, a- t-il dit en substance, « en opposition avec des pays de la ré- gion du Moyen-Orient ». Apropos de son ouvrage, sorti en novembre dernier, qu’il a dé- dicacé en présence de deux an- ciens ministres des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, et Mohamed Bedjaoui, l’auteur, d’origine iranienne, a expliqué qu’il avait choisi la période 1962- 1978 « à cause des différents conflits qui ont opposé l’Iran avec le monde, en particulier les accords de 1975 d’Alger qui ont permis l’identification de la fron-

tière entre l’Iran et l’Irak, l’affaire des otages américains en 1980 et la fin de la guerre Iran-Irak en 1988 ». « C’est dans ces conflits que l’Algérie a joué un rôle majeur en tant qu’acteur avec une mission de bons offices et que j’ai sou- haité revisiter cette période en particulier », a-t-il ajouté, annon- çant la parution prochaine d’un autre ouvrage intitulé Iran, le sens de l’histoire. Il a soutenu, dans ce cadre, que « cet âge d’or de la di- plomatie algérienne était surtout la conséquence des principes d’indépendance de l’Algérie et des acteurs hors du commun qui ont transposé, dans la pratique, ces valeurs d’indépendance, de souveraineté et d’anticolonia- lisme ».

HISTOIRE

Les oulémas dans le mouvement national

La contribution des oulémas de la région de Jijel dans le mouvement na- tional et la guerre de Libération a été mise en avant, lors d’un séminaire de deux jours ouvert lundi dernier au centre culture islamique Ahmed-Hamani, a-t-on constaté. Initiée par la direction des Affaires religieuses en collabora- tion avec l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC) et l’as- sociation locale "Fidélité et continuité culturelle", cette manifestation a permis de mettre en relief la participation des oulémas dans le processus de lutte de Libération nationale et d’apporter des éclairages utiles aux cher- cheurs, aux historiens et aux jeunes générations. Plusieurs conférences et communications ont été présentées lors de cette rencontre organisée dans le cadre de la célébration de la journée nationale du Chahid (18 février). Cette manifestation a été également mise à profit pour honorer des familles des martyrs de la Révolution. Le rôle des zaouïas lors des résistances de 1864 et de 1871, la place des zaouïas dans les réformes, les oulémas, la création des écoles libres et du mouvement associatif ont constitué les thèmes des prin- cipales interventions. La cérémonie inaugurale a été marquée par la présence du secrétaire général de l’ONEC, Tayeb Houari, du secrétaire général de la wilaya,Ahmed Kerroum, du directeur desAffaires religieuses ainsi que d’au- tres responsables locaux des organisations de chouhada et de moudjahidine. ‘‘Nous ferons la Révolution, même en brûlant une allumette’’, lit-on dans un document d’archives consacré à la vie et à l’œuvre de l’imam martyr Ahmed Ben Ali Oucief, dit Si Aissa, natif de la région d’El Milia (sud-est de Jijel), connu pour être l’un des premiers partisans convaincus du déclen- chement de la guerre de Libération nationale dans cette contrée naguère dé- crétée ‘‘zone interdite’’par l’armée d’occupation. S’agissant du thème inscrit à l’ordre du jour, les conférenciers ont été unanimes à rappeler le rôle ‘‘émi- nent’’et la contribution des oulémas de la région de Jijel dans le mouvement national, en débattant, entre autres, autour de l’émergence du mouvement national, de la montée des partis nationalistes, de leur action légale et clan- destine, et de la maturation du mouvement national. Approché par l’APS en marge des travaux de la première journée, Abdellatif Sofiane, professeur d’histoire à l’université Oran 1, a indiqué que les oulémas, les zaouïas et les médersas ‘‘ont été d’un apport précieux pour forger l’esprit nationaliste et mobilisateur du citoyen dans le processus engagé de lutte pour le recouvre- ment de la souveraineté nationale, citant à titre d’exemple, les noms de Mou- barak El Mili et d’Abdelhamid Benbadis, l’homme fort du mouvement. Une dizaine de communications devaient être présentées lors de cette rencontre ponctuée par une exposition d’archives de photos du prochain film de mé- moire signé Ahcène Osmani Les Lions d’Algérie.

Mercredi 17 Février 2016

N ation

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EL MOUDJAHID

INTEMPéRIES

4 accidents graves

Durant les dernières 24 heures, les éléments de la Protection civile ont effectué plusieurs opérations d’épuisement d’eau, suite aux fortes chutes de pluie qui se sont abattues sur les wilayas d’Alger, Tizi-Ouzou, Tissemsilt, Sidi Bel-Abbès, Blida, Bordj Bou-Arréridj, Sétif et Tlemcen.

C es opérations ont eu lieu, no- tamment, dans les wilayas d’Alger (dans les lo-

calités de Chéraga, Birtouta, Baba Ali, Dély Ibrahim et Bordj El-Kif- fan) et de Blida (au niveau de la commune de Boufarik, dans la cité Belhouche). À noter, d’autre part, les vents violents qui accompagnaient ces pluies diluviennes ont causé des chutes d’arbres, notamment au ni- veau de la wilaya d’Alger, du côté de Dély Ibrahim et de Bordj El-Kif- fan. Deux baraques ainsi que deux véhicules légers ont été gravement endommagés suite à ces accidents. Cela dit, les occupants de ces habi- tations précaires, situées à la cité Ben Djaidal, ont été dégagés par les secours et aucune perte en vie hu- maine n’a été enregistrée, assurent les sapeurs-pompiers. La même source relève, également, plusieurs accidents de la circulation qui se sont produits durant la période du 15 au 16 février 2016. Le bilan arrêté hier à 8h du matin fait état de quatre accidents graves ayant fait trois morts, sur les lieux mêmes des acci- dents, et neuf blessés, lesquels ont

lieux mêmes des acci- dents, et neuf blessés, lesquels ont été traités sur place avant d’être

été traités sur place avant d’être éva- cués vers les structures hospitalières par les secours. Pour ce qui est de l’état des routes qui restent coupées et/ou difficiles à la circulation suite aux cumules de neige, le bilan sou- ligne l’existence de nombre de routes quasiment impraticables, en particulier, dans les wilayas de Tizi Ouzou (à travers les RN n°30 et 15, ainsi que les CW 253 et 251 et le n°9 au niveau des col de Tizi N’Koulen, Tirourda, Chelata et Béni Ziki) ; au niveau de la wilaya de Bordj Bou-

Arréridj (à travers l’autoroute A1 Est-Ouest, RN n° 106 et les CW 43 et 44) et au niveau de la wilaya de Sétif (à travers les chemins commu- naux n°30 et n°60 coupés à la circu- lation, dans la commune de Beni Ourtilane, et la RN n° 75 et le CW n° 32 coupés à la circulation au ni- veau de la commune de Bouandas). À retenir, en l’espace de 24 heures seulement, les unités de la Protection civile ont enregistré pas moins de 2.518 interventions. C’est dire tout le travail effectué au quotidien par

cette corporation dont les éléments sont forts de savoir-faire, mais aussi dévoués à toute épreuve. Si la ca- dence du travail a été revue à la hausse, ces derniers jours, eu égard aux intempéries, le retour à la nor- male ne saurait, néanmoins, tarder. Motif ? Selon les prévisions météo- rologiques, cette situation atmosphé- rique, marquée par les fortes pluies, ne va pas durer longtemps et les belles éclaircies sont prévues à partir d’aujourd’hui, à travers de nom- breuses régions du pays, même si, sur les reliefs, la neige continuera de tomber. En effet, le BMS neige dont la date de validité s’étale du lundi 15 février à 15 heures au mercredi 17 février 2016 à 6 heures du matin concerne les wilayas de Djelfa, Tis- semsilt, Aïn Defla, Blida, Médéa, Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira, Bé- jaïa, Sétif, Bordj Bou-Arréridj, Jijel, Batna, Oum El-Bouaghi et Khen- chela. L'épaisseur des neiges atten- dues atteindra ou dépassera localement les 25 cm, souligne ce Bulletin météo spécial. Soraya Guemmouri

Importantes chutes de neige à Sétif

Comme annoncé la veille et durant les jours précédents par la météo, la neige a, en effet, fait sa réapparition, dans la nuit du lundi à mardi, sur les hautes plaines sétifiennes tant et si vite que la cité d’Aïn Fouara et les localités de cette vaste wilaya du pays se sont réveillés, hier, sous un épais man- teau blanc. D’importantes chutes de neige qui n’ont pas été sans se traduire par un profond sentiment de satisfaction chez les agriculteurs de cette wilaya, au lendemain de l’achèvement de la campagne la- bours semailles, qui a été étendue cette année à plus de 190.000 hectares dans cette wilaya, que parmi la population de cette wilaya qui craignait les effets du stress hydrique. «Vous savez, nous sommes une wilaya tardive et ces apports de neige et de pluie ne peuvent être que d’un impact positif», souligne Ali Zerargua, le directeur de wilaya des services agricoles, visible- ment heureux de l’arrivée de ces précipitations qui, dit-il, «arrivent au bon moment et augurent d’une bonne année agricole, surtout si elles sont consoli-

dées par des précipitations durant les deux mois à venir». Des chutes de neiges qui n’ont cependant pas été sans provoquer quelques désagréments et des coupures de nombreux axes routiers, notam- ment au nord de la wilaya, sur toutes ces hauteurs où les unités de la gendarmerie s’attelaient à porter assistance aux usagers de la route surpris par cette tempête, ou tous ceux qui ont pris l’habitude à s’aventurer dans de telles conditions, au moment où les travailleurs des différentes subdivisions des travaux publics, des communes et même de nom- breux citoyens contribuaient à cette œuvre collec- tive de solidarité et d’assistance. Face à ces importantes chutes de neige qui s’abattaient conti- nuellement et rendaient certainement plus com- plexe la tâche de tous ceux qui s’attelaient sur le terrain à l’ouverture de ces axes, pas moins de 5 routes nationales, 9 chemins de wilaya et des che- mins communaux étaient fermés à la circulation dès les premières heures de la matinée, indiquent les services du groupement territorial de la gendar-

merie de la wilaya de Sétif. Des axes routiers et des cols qui n’ont donc pas fait exception à la règle du- rant de telles intempéries, à l’instar de la RN 103 Beni Oussine-Bougaâ, la RN 76 Bougaâ-Bordj Bou-Arréridj, fermée dans la commune de Guen- zet, la RN 75 reliant la wilaya de Sétif à celle de Béjaïa, coupée au niveau de la route Aïn Roua- Maoklane, la RN 75 reliant Sétif à Bougaâ, coupée sur 10 km du col de Takouka à Gariet El-Maouane, la RN 75 reliant la wilaya de Sétif à celle de Béjaïa, qui était aussi fermée dans la commune de Tala Ifa- cene, ainsi que les RN 9 menant vers Amouchas et qui était coupée à Theniet Ettine, et 9A entre Aïn Roua et Draâ El-Gaïd. À Sétif et dans les grands centres urbains, les moyens de la Sûreté nationale étaient également mis à contribution tout comme ceux de la Protection civile au moment une cellule de gestion de ces intempéries était mise en place, présidée par le wali. F. Zoghbi

TRANSPORT

MARITIME

Une nouvelle ligne

Mostaganem-

Alicante en juin

Une nouvelle ligne maritime reliant Mostaganem à Alicante (Espagne) sera ouverte au mois de juin, a-t-on appris du directeur régional de l’ouest de l’Entre- prise nationale de transport maritime des voyageurs. Cette ligne assurera deux voyages par semaine, a indiqué Latrache Benamara, soulignant que l’ouverture de cette ligne a été décidée dans l’objectif de désengorger le port d’Oran, notam- ment après le lancement des travaux de réaménagement du quai Conakry. Le port d’Oran, disposant de deux quais, Conakry et Casablanca, a lancé, il y a quelques mois, des travaux de réaména- gement du quai principal (Conakry), qui dureront pas moins de 3 ans, a-t-il a fait savoir. Une telle situation engendrera une pression vu l’importance du transit au ni- veau du port d’Oran durant la saison es- tivale, notamment, a-t-il ajouté. En outre, M. Latrache a annoncé qu’un voyage test à partir de Mostaganem est prévu le 13 mars, signalant que l’ouverture de la nouvelle ligne Mostaganem-Valence est en phase de négociation avec les autori- tés espagnoles. Le ministère des Transports a, par ail- leurs, donné l’agrément à une société es- pagnole, «Baleria», pour assurer la desserte Mostaganem-Valence, a-t-il ajouté, prévoyant un trafic de plus en plus important en matière de transport des voyageurs au niveau du port de Mos- taganem.

MéTRO D’ALGER

Extensions vers la place des Martyrs et Aïn Naâdja fin 2017

L’entrée en exploitation des extensions de lignes du métro d’Alger reliant la Grande-Poste à la place des Martyrs et Haï El- Badr à Aïn Naâdja est prévue pour fin 2017, a indiqué, hier, à Alger un responsable à l’Entreprise métro d’Alger (EMA). «L’ordre de service de démarrage des tra- vaux (ODS) du système intégral des extensions des lignes de métro de la Grande-Poste à la place des Martyrs et de Haï El-Badr à Aïn Naâdja a été donné en janvier aux entreprises de réalisation. La ré- ception et l’entrée en exploitation de ces deux lignes devraient se faire fin 2017», a déclaré à l’APS le directeur du système métro au- près de l’EMA, Sadji Khaled. Il s’exprimait en marge du 3 e Salon international des transports, de la logistique et de la mobilité «Alge- ria infrastructure 2016», qui se dé- roule du 15 au 18 février au palais des Expositions des Pins-Mari- times à Alger. Les contrats d’ins- tallation du système intégral de ces deux extensions ont été attri- bués à un groupement d’entre- prises algérienne et française, à savoir le groupe Kougc (Algérie) et le groupe Colas Rail (France), soit le même groupement qui a réalisé le système intégral de la ligne de métro reliant sur 4 km Haï El-Badr à El-Harrach, opéra- tionnelle depuis juillet 2015, a-t-il précisé. M. Sadji a expliqué que

juillet 2015, a-t-il précisé. M. Sadji a expliqué que l’installation du système intégral est la phase

l’installation du système intégral est la phase finale de la réalisation d’une ligne de métro et comprend, entre autres, la pose des rails, la si- gnalisation, les rames, équipe- ments des stations en escaliers mécaniques et en appareils billet- tiques. Une fois réceptionnées, ces deux extensions permettront au métro d’Alger, qui relie actuelle- ment la Grande-Poste à El-Har- rach sur 13,5 km, de totaliser un itinéraire de plus de 18 km, a-t-il ajouté. L’extension Haï El-Badr- Aïn Naâdja, longue de 3,6 km, aura trois stations et desservira les communes de Bachjarrah et Gué de Constantine avec une connexion avec la gare ferroviaire d’Aïn Naâdja. Quant à l’extension reliant la Grande-Poste à la place des Martyrs, sur 1,7 km, elle dis-

posera de deux stations, selon ce responsable. Pour rappel, la pre- mière ligne du métro d’Alger avait été ouverte à l’exploitation commerciale le 1 er novembre 2011. La réalisation de ce projet avait été décidée aux débuts des années 1980, mais sa mise en œuvre avait été suspendue, voire totalement mise à l’arrêt, faute de ressources financières, avant d’être relancée à la faveur des pro- grammes d’investissements pu- blics engagés par les pouvoirs publics dans le cadre du Plan de soutien à la relance économique 2000-2005 et du Plan complé- mentaire de soutien à la crois- sance 2005-2009. Ce projet aurait coûté 90 milliards de dinars sans inclure les travaux d’extension.

PROGRAMMEAADL

Dessouscripteurs réclament leur logement

Une cinquantaine de souscripteurs au programme 2001 de l’Agence na- tionale d’amélioration et de dévelop- pement du logement (AADL) ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la wilaya de Bouira pour «récla- mer» leur logement, a-t-on constaté. Au cours de ce rassemblement, les protestataires ont dénoncé l’énorme retard accusé dans la réalisation des logements AADL dans la wilaya, ainsi que dans l’attribution des affectations aux bénéficiaires concernés, appelant les autorités locales à intervenir afin de «leur trouver une solution puisque les souscripteurs protestataires ont tous payé leurs première et seconde tranches financières depuis des an- nées». Les manifestants réclament ainsi le lancement des projets AADL, dont un programme de 800 logements attribué à Bouira n’a toujours pas démarré. Une délégation représentant les sous- cripteurs a été reçue par le chef de ca- binet de la wilaya, Kamel Berkane. Ce dernier a expliqué que «la wilaya ne pourra pas intervenir au niveau local pour les logements AADL», tout en promettant aux contestataires de transmettre leurs doléances à la direc- tion générale de l’AADL, sise à Alger. Selon les services de la direction lo- cale de l’AADL de Bouira, les travaux de réalisation de ce programme de 800 logements «devront être lancés inces- samment», sans en préciser la date et le site. Les mêmes services ont assuré que ces 800 logements sont «directe- ment destinés aux souscripteurs AADL (1), c’est-à-dire de l’ancien programme 2001-2002.

Remise de 417 pré-affectations à Mostaganem

L’opération de remise de 417 pré- affectations aux souscripteurs à l’ha- bitat location-vente 2001-2002 a débuté, hier, à Mostaganem. Le wali de Mostaganem, Abdelwahid Tem- mar, a présidé une cérémonie de re- mise symbolique de 20 pré-affectations de logements, en cours de réalisation dans la localité d’El-Hachm (commune de Sayada) et à Hassi Mameche, dont le taux d’avancement des travaux a atteint 70 %. M. Temmar a affirmé, à l’occa- sion, que les travaux de concrétisa- tion du programme de l’Agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) se poursuivent à un «rythme avancé» et les loge- ments seront attribués «avant la fin de l’année en cours». Il a également souligné que la wilaya a bénéficié, au titre du quin- quennat écoulé, de 2.500 logements de la formule location-vente, dont

1.000

logements à Hassi Mameche,

1.000

à El-Hachm, en attendant le

lancement, dans la même localité, les travaux de réalisation de 500 lo- gements restants du programme glo- bal. La wilaya a bénéficié dernière- ment d’un quota supplémentaire de

1.000 logements de la même for-

mule, a-t-on rappelé. Par ailleurs, le directeur régional de l’AADL, Fadi

Abdelwahab, a signalé le lancement, hier de l’opération de remise, a titre symbolique, de 77 pré-affectations aux souscripteurs du programme lo- cation-vente des années 2001 et 2002 dans les wilayas de Mostaganem, Sidi Bel-Abbès et Oran. La moyenne de remise des pré-affectations est de 100 décisions/jour, a-t-on ajouté. L’opération d’attribution de 760 pré- affectations à Sidi Bel-Abbès et de

1.600 à Oran est prévue les 21 et 22

février, a-t-on annoncé.

Eco no m ie

9

EL MOUDJAHID

L’AnCIen mInISTRe DeS fInAnCeS, m. ABDeLLATIf BenACHenHOu

Aller vers un développement territorial équilibré

L’ancien ministre des Finances, M. Abdellatif Benachenhou, a insisté, hier, sur la nécessité de la reconstruction de la fiscalité locale et l’innovation financière, c’est-à-dire les villes riches peuvent emprunter de l’argent et aller vers le marché financier ou les banques.

S’ exprimant lors d’une confé- rence-débat sur «L’innova- tion pour le développement

des territoires», organisée à l’hôtel Hilton (Alger), il a souligné qu’«il faut que le budget de l’état soit des-

tiné aux territoires qui ont en besoin». «Les territoires qui ont assis leur prospérité peuvent financer leurs équipements déterminés, comme ils peuvent emprunter de l’argent et aller vers le marché financier ou bancaire.

Il n’est pas normal de traiter les villes

qui sont beaucoup plus riches de la même façon que les villes pauvres», a-t-il ajouté. et de poursuivre : «Il faut que les collectivités locales ac- ceptent un traitement différencié.». Il dit, dans ce sens, que «les subven- tions de l’état doivent être limitées aux wilayas pauvres, pour que celles ayant des ressources locales (fisca- lité, douane, domaine, ndlr) aient la possibilité de recourir au marché fi- nancier ou bancaire en cas de be- soin». Selon lui, si une ville n’a pas de moyens pour construire un stade, elle peut demander les aides auprès de l’état, mais si une ville est riche, elle peut emprunter de l’argent. Il a insisté, à cet effet, sur la nécessité de revoir la politique nationale de déve- loppement territorial, et ce à travers

des innovations financières, secto- rielles et institutionnelles. Sur le plan des mesures financières, le professeur

Ph : Wafa
Ph : Wafa

Benachenhou recommande de re- construire la fiscalité locale de façon à savoir qui paie quoi pour identifier les villes riches des pauvres. «Les dé- penses fiscales, c’est quand l’état fait cadeau à une entreprise, et une coo- pérative agricole de ne pas payer les impôts», dit-il. «Lorsqu’on revient sur ces dix dernières années, on note que le classement des wilayas dans le paiement des impôts et l’exonération fiscale est resté toujours le même, dont Alger vient en première posi- tion, puis Béjaïa, Annaba et Sétif», a- t-il ajouté, avant de préciser : «Cela

est dû peut-être aux grands investis- sements réalisés dans ces régions.» m. Abdellatif Benachenhou n’a pas manqué de souligner qu’«à partir de 2000, il y a une dépense publique très forte dans l’espoir que l’ensemble des territoires vont pouvoir démarrer, mais malheureusement certains sont toujours restés stagnés». en consé- quence, il y a des inégalités entre les territoires, dit-il, soulignant qu’il y a une crise d’investissement en Algérie et «cette crise a touché tout le monde». Il a cité, à titre d’exemple, la région ouest d’Algérie, indiquant

que depuis la réalisation de l’auto- route est-Ouest, entre Chlef et magh- nia, il y a aucune nouvelle usine. mettant l’accent sur la migration de la valeur ajoutée, l’invité du CARe a souligné, par ailleurs, qu’au début des années 2000, le Président de la Répu- blique, m. Abdelaziz Bouteflika, avait tranché quant à mettre plus d’ar- gent dans l’agriculture, sauf qu’on a oublié que quand on produit, on doit vendre. et pour donner de la valeur ajoutée, il faut qu’on régularise les circuits de commercialisation. un ter- ritoire qui ne contrôle pas la valeur ajoutée agricole ne peut pas se déve- lopper, et ce qui est valable pour l’agriculture est valable aussi pour les autres secteurs. Dans ce même contexte, m. Benachenhou a appelé à une réforme «urgente» des finances locales, estimant que des réformes sectorielles et institutionnelles sont aussi nécessaires pour corriger les dysfonctionnements et disparités dans le développement des territoires. «nous ne pouvons pas atteindre le renouveau industriel si nous ne dé- veloppons pas d’abord les filières pri- maires : agroalimentaires, manufactures et médicaments», af- firme-t-il, tout en insistant sur l’im- pératif de revoir la stratégie nationale de l’investissement qui crée le déve- loppement et la croissance. Makhlouf Aït Ziane

L’AmBASSADeuR De TuRquIe en vISITe À ORAn

2 milliards de dollars d’investissements turcs en Algérie

 

Le volume des investissements turcs en Algérie

vestissement d’envergure dans le domaine des tex-

a

atteint un montant de deux milliards de dollars et

tiles, soulignant que les hommes d’affaires turcs ex-

il

est appelé à s’accroitre à l’avenir, a indiqué meh-

priment de plus en plus un intérêt à investir en

met Poroy, ambassadeur de Turquie à Alger, avant

Algérie. Pour ce qui est du volet sécuritaire, l’am-

de souligner que l’aciérie «Tosyali Iron and Steel», implantée à Oran, constitue le plus important inves- tissement turc à l’étranger. Lors d’une conférence de presse tenue, hier matin, au siège de la Chambre de commerce et de l’industrie de l’Oranie, en pré- sence du président de cette dernière, mehmet Poroy

bassadeur turc a affirmé que la coopération entre les deux pays dans ce domaine est étroite, marquée par «un échange permanent d’informations sur les sujets d’ intérêt». Dans le domaine de l’agriculture, il a annoncé la visite, prochainement, d’une délégation d’opérateurs

a

affirmé que l’Algérie et la Turquie entretiennent

turcs dans la wilaya de Tlemcen pour prospecter les

d’excellentes relations dans tous les domaines de la coopération bilatérale. À ce propos, il a fait savoir qu’actuellement, l’Algérie compte plus de 100 en- treprises turques opérationnelles dont la majeure partie intervient dans le secteur de la construction et du bâtiment. L’ambassadeur a indiqué, par ailleurs, qu’après l’aciérie de Tosyali, la wilaya de Relizane verra, prochainement, le lancement d’un autre in-

opportunités d’affaires dans le secteur de l’industrie agroalimentaire. À une question sur la suppression du visa pour les citoyens des deux pays, annoncée du côté turc par Tayeb Rajab erdogan, lors de sa vi- site à Oran en 2013, l’ambassadeur a précisé que les autorités deux pays continuent à travailler ensemble sur ce dossier, pour faire aboutir cette démarche mais, en attendant, dit-il, et en vue de faciliter le flux

entre les deux pays, il a indiqué que la Turquie oc- troie des visas électroniques aux voyageurs algé- riens, un système qui ne bénéficie pas aux postulants dont l’âge se situe entre 18 et 35 ans, explique l’hôte d’Oran. «Pour ce qui est des hommes d’affaires al- gériens, nous leur octroyons un visa à multiples en- trées, afin de simplifier leur déplacement vers la Turquie et favoriser les échanges entre les deux pays, dans le domaine commercial et économique», a-t-il soutenu. Au plan culturel, le diplomate a dé- voilé un programme d’échanges entre les deux pays, avec l’organisation de journées culturelles, des sé- minaires, de concerts de musique et des pièces de théâtre. Le président de la Chambre de commerce et de l’industrie d’Oran, mouad Abeda, quant à lui, a annoncé la participation d’Oran au Sommet écono- mique devant se tenir, du 29 mars au 1 er avril 2016, à Izmir (Turquie). Amel Saher

DeuxIèmeS RenCOnTReS PROfeSSIOnneLLeS ALgéRO-TunISIenneS

Une part de la sous-traitance de Peugeot Algérie sera tunisienne

C’est presque officiel, des entre-

prises tunisiennes vont avoir une part du marché de la sous-traitance qui est appelé à graviter autour du projet de

la future usine de montage de Peugeot

Citroën à Oran, a révélé le chef de la mission commerciale de l’ambassade de Tunisie à Alger, Riadh Bezzarga.

Ce dernier a précisé toutefois que c’est

la partie algérienne qui négociera avec

les opérateurs tunisiens, sans passer par le partenaire français. L’hôtel Royal à Oran abrite, depuis hier, les Deuxièmes rencontres profession- nelles algéro-tunisiennes, auxquelles participent une trentaine d’opérateurs tunisiens. Cette année, ces rencontres de mise en relation d’affaires concer- nent les entreprises des deux pays in- tervenant dans les secteurs des BTPH, matériaux de construction, urbanisme,

engineering, architecture, infrastruc- tures, aménagement et services. Du- rant leur séjour dans la capitale de l’Ouest, les hommes d’affaires tuni-

siens vont prendre connaissance des plus importants projets qui seront lan- cés dans le cadre des préparatifs des Jeux méditerranéens 2021. Ces Deuxièmes rencontres profession-

nelles s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie de renforcement de la coopé- ration économique algéro-tunisienne, lancée il y a déjà quelques années et réaffirmée, récemment, par une déci- sion politique conjointe entre les gou- vernements des deux pays, lors se la dernière Commission mixte intermi- nistérielle, indique Riadh Bezzarga. «Pour traduire cette volonté sur le ter- rain, les responsables tunisiens, en collaboration avec leurs homologues

algériens, ont identifié les secteurs où des actions économiques ou commer- ciales profitables à nos deux pays peu- vent être menées», assure le responsable tunisien. À ce propos, il soutiendra que les actions similaires lancées auparavant ont porté leurs fruits comme le témoignent les chif- fres avancés par le chef de la Commis- sion commerciale tunisienne à Alger. Selon lui, durant les quatre dernières années, le volume des échanges com- merciaux a presque doublé, avec une balance favorable à l’Algérie. Leur montant se situe à 1,5 milliard d’euros dont 700 millions d’euros représentant les exportations tunisiennes vers l’Al- gérie et 800 millions d’euros d’expor- tations algériennes vers la Tunisie. Il faut savoir que la Tunisie est présente en Algérie, principalement dans les

domaines des industries mécanique et électrique, agroalimentaire, produits pharmaceutiques, BTP et matériaux de construction, les assurances, l’in- formatique et, bien sûr, dans le secteur de l’hôtellerie et des services qui se développe en Algérie. Au cours du premier trimestre de l’année, la mis- sion tunisienne à Alger a prévu de grandes rencontres d’affaires, entre autres les Journées professionnelles algéro-tunisiennes qui se tiennent ac- tuellement à Oran, une rencontre sur le partenariat dans le domaine de la Santé à Tunis, en mars prochain, qui verra la participation du ministère de la Santé algérien et un nombre impor- tant d’opérateurs algériens, interve- nant dans le secteur de Santé et des produits pharmaceutiques. A. Saher

quatre-vingt-quinze exposants dont 70 repré- sentant l'industrie pharmaceutique locale prennent part au 10 e Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie (SIPHAL), prévu du 18 au 20 février au palais des expositions (Safex-Alger), a- t-on appris auprès des organisateurs. L'évènement

SIPHAL-2016

Plus de 95 exposants

qui devrait accueillir plus de 4.000 visiteurs se tien- dra sous le thème «Le pharmacien, acteur environ- nemental citoyen et solidaire». Les interventions prévues lors de ce rendez-vous, qui se veut un es- pace d'échange d'expériences, idées et innovations dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, s'ar-

ticuleront autour de l'environnement, notamment la gestion des déchets engendrés par l'industrie phar- maceutique. Les participants évoqueront, lors de ta- bles rondes, les entraves auxquelles le secteur de la santé fait face en Algérie, ainsi que les innovations enregistrées dans ce domaine.

muTuALITé

AgRICOLe

2.600nouveaux

adhérents

«Réhabiliter la principale voca- tion de la CnmA, l’entraide et la so- lidarité», tel est l’appel à l’adhésion lancé par la CnmA aux agriculteurs, éleveurs et pêcheurs au niveau régio- nal, communes et daïras, lequel a été bien entendu. en effet, à travers le lancement de sa campagne de com- munication et d’information au profit de la population rurale, cela a permis à la CnmA de marquer un bond si- gnificatif sur le terrain. un constat est établi des résultats positifs enregistrés avec l’adhésion de nouveaux exploi- tants agricoles qui ont rejoint le ré- seau de sociétaires de la mutualité agricole, soit 2.600 nouveaux adhé- rents à la CnmA pour 9.618 parts so- ciales, et l’opération d’adhésion se poursuit, lit-on dans un communiqué. Dans la perspective de l’élargis- sement du réseau de sociétariat et as- surés de la CnmA, et en prévision du renouvellement des membres des conseils d’administration des caisses régionales de mutualités agricoles, la nouvelle direction de la caisse a mis l’accent sur la nécessité de déployer tous les efforts pour attirer de nou- veaux adhérents, en optant pour de nouvelles méthodes de gestion par la modernisation de ces procédures de souscription. Cette campagne d’information, entamée de janvier à février à desti- nation des sociétaires et en direction des nouveaux adhérents du monde rural et des pêcheurs, a été élaborée en vue de les sensibiliser sur les prin- cipes régissant le mutualisme agri- cole, l’entraide et la solidarité, et de susciter leur adhésion dans le réseau de la CnmA et sensibiliser la popu- lation concernée sur l’importance du renouvellement des organes de ges- tion de la mutualité agricole pour donner un nouvel élan aux différentes initiatives des jeunes agriculteurs, de nouvelles compétences qui devien- dront, à leur tour, de nouveaux parte- naires de la mutualité agricole, avec de nouvelles idées, un nouveau souf- fle, car porteurs de projets innova- teurs, est-il indiqué. Cette nouvelle démarche, initiée par la CnmA, cible un double objectif. D’une part, redy- namiser et démocratiser la gestion des caisses de mutualité agricole en sommeil par des éléments frais acti- vant au sein de la paysannerie, et, d’autre part, réconforter la situation de la couverture des assurances agri- coles de celles-ci par l’arrivée de nouveaux sociétaires, car la mutualité agricole a beaucoup perdu de terrain ces dernières années pour diverses raisons, en particulier à cause des lourdeurs bureautiques concernant les remboursements des sinistres, lit- on aussi dans ce même document.

Le baril de Brent à plus de 33 dollars Les prix du pétrole poursui- vaient

Le baril de Brent à plus de 33 dollars

Les prix du pétrole poursui- vaient leur hausse, hier, en cours d'échanges européens, soutenus par l'accord conclu entre la Rus- sie et l'Arabie saoudite pour geler leur production à son ni- veau de janvier, au terme d'une réunion avec le qatar et le vene- zuela. Le baril de Brent de la mer du nord pour livraison en avril valait 33,89 dollars sur l'In- tercontinental exchange (ICe) de Londres, en hausse de 50 cents par rapport à la clôture de lundi.

mercredi 17 février 2016

Mo nd e

11

EL MOUDJAHID

SYRIE

Bachar El-Assad :

« Un cessez-le-feu sera difficile »

À l’heure où la Turquie presse ses alliés d'intervenir militairement sur le sol syrien, le président syrien Bachar El- Assad a estimé «difficile» d'envisager un cessez-le-feu proposé par les grandes puissances et qui doit théoriquement entrer en vigueur d'ici la fin de cette semaine.

«J usqu'à présent, ils disent qu'ils veulent un cessez- le-feu d'ici une semaine.

Qui est capable de réunir toutes ces conditions en une semaine ? Per- sonne», a-t-il estimé. «Si une orga- nisation terroriste refuse le cessez-le-feu, qui lui demandera des comptes ? Dans la pratique, parler (de cessez-le-feu, ndlr) est difficile», a poursuivi M. Assad qui s'exprimait devant des avocats à Damas. Il s'agit du premier com- mentaire officiel du chef de l'État syrien sur un accord conclu entre les grandes puissances, vendredi à Munich, et qui prévoyait une «ces- sation des hostilités» d'ici une se- maine, ainsi qu'un accès humanitaire immédiat aux villes assiégées. Une trêve «veut dire sur- tout arrêter de renforcer les posi- tions des terroristes, les empêcher de transporter des armes ou des munitions», a ajouté le président syrien. Des propos qui n’arrangent en rien la mission de l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, M. Steffan de Mistura, qui se trouvait hier à Damas, pour justement discuter d’un éventuel cessez-le-feu. L'émissaire de l'ONU s’est égale- ment entretenu avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Moual- lem de l'acheminement de l'aide humanitaire aux régions assiégées

de l'aide humanitaire aux régions assiégées par les forces du régime et par les groupes armés.

par les forces du régime et par les groupes armés. «Nous avons parti- culièrement discuté du libre accès humanitaire à toutes les régions as- siégées non seulement par le gou- vernement, mais aussi par l'opposition et le groupe État isla- mique», a-t-il dit aux journalistes, au retour de sa réunion au minis- tère. Plus d'un million de personnes vivent avec «un risque accru de décès», à cause du manque de nourriture, d'électricité et d'eau courante, dans 46 localités encer- clées, selon le rapport de l'ONU. Pour sa part, le président du Conseil européen Donald Tusk a

souligné que les bombardements russes laissent «peu d'espoir» pour la paix. «Le régime d'Assad est renforcé, l'opposition modérée af- faiblie, et l'UE inondée par de nou- velles vagues de réfugiés», a-t-il évoqué à Athènes. «En parlant de l'immigration, nous ne pouvons pas éviter d'évoquer la situation en Syrie», a-t-il souligné, alors que près de la moitié des migrants qui affluent en Europe sont des Syriens fuyant la guerre. Une situation ren- due aussi inextricable par les échanges verbaux d’une virulence extrême entre Moscou et Ankara. Cette dernière a, par la voix de son

Premier ministre, encore une fois qualifié hier les bombardements aériens menés par la Russie, de «barbares», «lâches» et «cruels». Au même moment, les dirigeants turcs ont fait part de leur intention de participer à une intervention mi- litaire terrestre en Syrie, seule ca- pable, selon eux, de mettre un terme à la guerre civile en cours, mais uniquement aux côtés de ses alliés. «Nous voulons une opéra-

tion terrestre avec nos alliés inter-

Sans opération au

sol, il est impossible d'arrêter les combats en Syrie», a déclaré, hier à la presse, un haut responsable turc. Le Kremlin, a pour sa part, «démenti catégoriquement» hier les accusations de bombardements par l'aviation russe d'hôpitaux dans le nord de la Syrie qui ont fait près de 50 morts. «Encore une fois, nous démentons catégoriquement de telles allégations, d'autant plus que ceux qui font de telles déclara- tions ne parviennent jamais à les prouver», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Bruit de bottes, discours va-t-en-guerre, échec de la communauté interna- tionale à trouver une solution poli- tique négociée, tous les ingrédients sont désormais réunis pour une très

nationaux. (

)

longue descente vers l’inconnu. M. T.

BAN KI-MOON

Appel à faire de la vision de la Charte de l’ONU une réalité

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- moon, a affirmé que beaucoup de travail reste encore à faire afin que la vision énon- cée dans la Charte des Nations unies de- vienne une réalité pour les plus vulnérables. «Pour les millions de personnes vivant dans un contexte de guerre et d'extrême pauvreté et pour ceux, très nombreux, dont les droits sont violés ou négligés de bien d'autres fa- çons, les idéaux et les aspirations énoncés dans la Charte demeurent inaccessibles», a déploré M. Ban dans un discours au Conseil de sécurité de l’ONU, à l'occasion d'un débat sur le respect des objectifs et principes de la Charte comme condition essentielle du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Notant que 2015 a été l'une des années les plus troubles de l'histoire récente, en raison notamment des guerres civiles en Syrie et au Yémen et de la montée de l'extrémisme violent, le chef de l'ONU a souligné que les violations flagrantes des droits humains et du droit international humanitaire représentent un défi pour l’humanité. Il a également noté que l'adoption du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations unies et l'Accord de Paris sur le climat ont démontré la capacité des États membres à surmonter leurs divisions en faveur du bien commun.

à surmonter leurs divisions en faveur du bien commun. BRIXIT Juncker exclut toute sortie du Royaume-Uni

BRIXIT

Juncker exclut toute sortie du Royaume-Uni de l’UE

Le président de la Commission eu- ropéenne, Jean-Claude Juncker, a exclu hier toute sortie du Royaume-Uni de l'UE, lors d'une visite éclair de David Cameron à Bruxelles avant un sommet crucial censé répondre aux demandes britanniques de réformes de l'Union. «Nous n'avons pas de plan B, nous avons un plan A. La Grande-Bretagne restera dans l'Union européenne et sera un membre constructif et actif de l'Union», a martelé M. Juncker, qui de- vait recevoir le Premier Ministre britan- nique David Cameron à la mi-journée à Bruxelles. «Si je disais que nous avons un plan B, cela donnerait l'impression qu'il y a comme une volonté de la Com- mission d'envisager sérieusement que la Grande-Bretagne puisse quitter l'Union européenne. Donc, je n'entre pas dans les détails d'un plan B», a expliqué le patron de l'exécutif européen, qui joue un rôle de «facilitateur» dans les négo- ciations. M. Cameron, qui a promis un

référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE, espère arracher un compromis, lors d'un sommet des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, jeudi et vendredi à Bruxelles, ce qui lui permettrait d'organiser cette consultation à haut risque dès le mois de juin. Le président du Conseil euro-

péen, Donald Tusk, a fait savoir que «le

risque d'un éclatement est réel (

qui se casse ne peut être réparé», a-t-il averti, en évoquant un processus «très fragile» dans lequel «l'avenir de l'Union européenne est en jeu». M. Tusk a éga- lement précisé qu’«exclure la Grèce de Schengen ne résoudra aucun de nos pro- blèmes». M. Tusk, qui effectue une tournée en Europe avant le Sommet eu- ropéen de jeudi et vendredi, a évoqué «les discussions autour d'une possible sortie de la Grèce de Schengen, pensant que c'est la solution». «Non, ce n'est pas la solution», a-t-il fortement martelé. R. I.

) Ce

GRAND ANGLE Cinq ans après…
GRAND ANGLE
Cinq ans après…

Ressasser le passé est un

exercice qui peut

s’avérer utile. À la seule

condition d’en tirer les leçons qui s’imposent. De même qu’il est certainement vrai que si tout un chacun d’entre nous avait le pouvoir de remonter le temps, il ferait d’autres choix et prendrait d’autres décisions que ceux qu’il

a faits ou pris. Mais on peut

aussi se dire que cela ne sert à rien de revenir sur ce qui a été fait, et que l’essentiel est d’avancer. À quelques milliers de kilomètres d’ici, dans un pays voisin, la Libye en l’occurrence, ce 17 février marquera le début de la fin de l’ancien régime. Cinq ans se sont écoulés depuis la chute de Mouammar El- Gueddafi. Un laps de temps qui aura, malheureusement fait perdre aux Libyens toutes les illusions nourries par ceux qui voulaient en découdre avec l’ancien homme fort de la Djamahiria. Un laps de temps qui aura surtout fait reculer de plusieurs années, la Libye, en proie aujourd’hui au chaos, aux plans politique et sécuritaire. Et le pire est que nul n’est en mesure de prédire le temps qu’il

faudra pour panser les plaies et reconstruire le pays. L’optimisme affiché après l’annonce de la formation d’un gouvernement d’union nationale, considéré comme le premier pas augurant de la sortie de crise, n’est pas partagé par tous les observateurs. Ils doutent de «sa capacité à imposer son autorité dans un pays miné par les conflits entre factions rivales». Dans ce contexte, ce cinquième anniversaire remet forcément sur

la table, la question de l’utilité de la «révolution» menée. Pour quelle finalité, les Libyens, de leur propre chef ou poussés, ont- ils livré bataille ? Pour conduire leur pays à l’état chaotique dans lequel il se trouve ? Certainement pas. Du moins, on ne peut l’imaginer. Pour construire un État démocratique

? L’ambition est louable et

légitime. Pourtant, au regard du sombre bilan qu’il est aujourd’hui loisible de dresser, il est difficile de croire en la réussite de l’entreprise. Il faut juste espérer pour que le prix fort payé par les Libyens ne soit pa vain. La même prière vaut pour les autres peuples portés par les espoirs d’un printemps

qui n’aura duré que le temps d’une rose.

Nadia Kerraz

(Suite de la page 1)

MENSONGE OU GUERRE MÉDIATIQUE ?

Le journaliste Nimrod Kamer, du site français «rt.com/international», s'est rendu dans la ville britannique de Coventry, où se trouve la maison de l’immigrant RamiAbdel- Rahman (de son vrai nom Ossama Suleiman), qui sert également de base à l’organisation. Résultat : personne ne sait exactement qui lui envoie l’information (le MI6, la CIAou autres depuis la Syrie ?), mais celle-ci ne cesse d'affluer, en général, sur un ton très dramatique et avec très peu de détails. Il s’est avéré que ce mystérieux opposant syrien n’avait aucune organisation, et qu’il envoyait ses «rapports» de chez lui. Steven Mac Millan, écrivain, analyste géopolitique indépendant et rédacteur en chef de TheAnalyst Report, notamment pour le magazine en ligne «New Eastern Outlook», a consacré un article à cet observatoire (Mondialisation.ca, 2015) sous le titre ironique : «Reporter en chambre… Ici Londres.» Il écrit en conclusion : «Il est évident, pour tous ceux qui valorisent l’honnêteté intellectuelle et le vrai journalisme, que l’OSDH est une plaisanterie, car elle est l’antithèse de la source fiable et impartiale. Par contre, pour les médias occidentaux, un nom sonnant aussi bien devient un outil bien utile pour répandre la propagande de guerre et la désinformation parmi ses lecteurs ignorants.»

EL MOUDJAHID

BRÈVES

PRÉSIDENTIELLE EN OUGANDA Museveni favori face à une opposition divisée

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir de- puis 30 ans, aborde en favori l'élection présidentielle de de- main, même si l'opposition, qui se présente une nouvelle fois en ordre dispersé, ne désespère pas de le pousser à un second tour inédit. Quelque 15 millions d'électeurs devront choisir entre Yoweri Museveni, âgé de 71 ans et en quête d'un cin- quième mandat de cinq ans, et sept autres candidats, dont seuls l'opposant historique Kizza Besigye et l'ex-Premier mi- nistre Amama Mbabazi représentent une réelle menace pour lui. Depuis son indépendance en 1962, l'Ouganda, pays en- clavé d'Afrique de l'Est, dont la population est estimée à 37 millions d'habitants, n'a jamais connu d'alternance politique pacifique. Près de la moitié des électeurs n'ont connu que Mu- seveni comme président. Même si l'opposition s'est inquiétée de possibles violences et a accusé la police de brutalités, le gouvernement lui reprochant en retour de créer des milices armées, la campagne électorale a été plutôt calme.

FRANCE Après les sénateurs, les députés appelés à prolonger l’état d’urgence

Les députés français sont appelés hier à prolonger jusqu'à fin mai l'état d'urgence en France, une semaine après un vote massif du Sénat et alors que le gouverne- ment vient de prédire «d'autres attaques d'ampleur» en Europe. Le vote de l'As- semblée nationale est prévu à 15H15 GMT. Critiqué par le Conseil de l'Europe, qui a regretté des abus de la police, une partie du monde du droit et des associa- tions, notamment la Ligue des droits de l'homme, l'état d'urgence instauré après les attentats de Paris (130 morts, plusieurs centaines de blessés) est soutenu par la majorité de la classe politique française.

Mercredi 17 Février 2016

So cié t é

12

EL MOUDJAHID

MANQUE DE TRANSPORT SCOLAIRE

Des kilomètres à pied, ça use !

Il est dur, très dur de rejoindre son école en ces temps de pluie, froid et neige dans certaines régions du pays. Se ren- dre en classe devient pour beaucoup d’élèves de l’intérieur du pays, un véritable calvaire et dans des conditions des plus éprouvantes puisque ces derniers se trouvent dans l’obligation de faire des kilomètres à pied sur des chemins enneigés pour arriver à leur école.

U n parcours pénible et surtout dangereux parfois semé d’embûches, sous le froid et

la neige et ce dans des conditions dé- plorables. Les enfants des wilayas li- mitrophes d’Alger et ceux issus des villages de Kabylie, de Médéa de Sétif, d’El Eulma… habitant( les montagnes et hameaux isolés traver- sent des kilomètres matin et soir pour rejoindre la route afin qu’un bus les conduit à l’école, ce qui n’est pas toujours possible. Souvent ces enfants sont contraints de faire de l’auto-stop, d’aller à pied ou à dos de mulets exposés au froid et à la pluie, arrivant souvent mouillés et grelot- tant à leur établissement scolaire. Pour protéger leurs affaires, ils doi- vent couvrir leurs cartables de sacs en plastique. «Je suis obligée de don- ner à ma fille des vêtements de re- change pour enlever ceux avec lesquels elle a fait le trajet, en ces

jours de neige c’est encore plus ter-

rible et je vous jurer que je passe la journée à craindre pour elle» confie une maman habitant un village dans les alentours de Fréha a Tizi-Ouzou, qui nous a contacté hier matin, pour se plaindre de cette situation qui revient chaque hiver. D’autres enfants, et ils sont nombreux, sont obligés de monter dans des camions et des trac- teurs pour aller à l’école, souvent entassés et ex- posés à tous les dangers. Certains enfants ne vont carrément plus à l’école à cause du trajet

très fatiguant, du froid et de la neige. «S’inquié- tant pour ma santé, mes parents me conseillent de rester à la maison en ces jours de neige. Même s’ils veulent bien que je réussisse à l’école, ils préfèrent préserver ma santé car pour eux c’est prioritaire » avoue avec maturité Idir, 8 ans habitant dans un autre village à Tizi- Ouzou. Nombreux sont les parents qui recon- naissent, en effet avoir décidé de garder leurs enfants à la maison, à contrecœur, certes mais les longs kilomètres sur la neige quotidienne- ment, matin et soir leur fait craindre le pire pour leurs enfants et c’est souvent les filles qui payent les frais de cette carence en transport scolaire. Pourtant à chaque nouvelle rentrée scolaire, des centaines de nouveaux bus sont al-

rentrée scolaire, des centaines de nouveaux bus sont al- loués à un certain nombre de communes

loués à un certain nombre de communes afin de faire face à une demande de plus en plus accrue. Le transport scolaire est indispensable dans cer- taines régions du pays surtout en saison hiver- nal. Mais en dépit des moyens colossaux mis à la disposition du secteur de l’éducation, des en- fants continuent à braver les intempéries pour suivre une scolarité normale car, cette faille dans ce volet en la matière mène à hypothéquer l’avenir des élèves.

La solution viendra-t-elle du privé ?

Ceci dit la gestion de l’activité du transport scolaire sera-t-elle mieux contrôlée et mieux maîtrisée maintenant que ce service est ouvert au privé ? Les enfants des villages éloignés et des zones enclavées, ne seront-ils plus obligés de parcourir des kilomètres matin et après midi pour rejoindre leur écoles ? «Certainement» as- surent les responsables de l’éducation, «vive- ment que ça marche» espèrent les parents de centaines d’élèves qui bravent froid, neige, dan- gers et fatigue pour suivre leur scolarité. Un dé- cret exécutif fixant les conditions et les

modalités de l’exploitation du trans- port scolaire a été promulgué en juin dernier, il vient, en plus de régle- menter ce créneau, de confier le ser- vice du transport scolaire, jusque-là assuré exclusivement par les collec- tivités locales, les établissements pri- vés et les associations à caractère éducatif, aux transporteurs privés. Ces derniers ouvrent désormais droit pour desservir les établissements scolaires. Il faut dire que la carence en matière de transport scolaire par- ticulièrement dans certaine régions du pays est flagrante et ce manque a été longtemps décrié par les chefs d’établissements et les enseignants qui se retrouvaient face à des élèves exténués et qui ne peuvent plus sui- vre leurs cours. «Il y a une demande tellement importante et à côté, les communes chargées d’assurer ce service souffrent de manque de moyens ou de déficit, ce qui a pro- voqué un impact négatif sur le ser-

vice. Il a fallu intervenir pour renforcer le transport scolaire et mieux le gérer», a estimé M me Saheb Tassadit, directrice de l’action sociale au ministère de l’Education lors de la promulgation du décret. Il faut toutefois préciser que le décret en question pose un certain nombre de conditions chez le conducteur afin d’assurer un tant soit peut la sécurité des écoliers. Il est ainsi exigé que tout conducteur de transport scolaire doive répondre à certains critères et doit être soumis à une enquête administrative effectuée par les services de sécurité compétents. Sur un autre plan tout véhicule destiné au transport scolaire doit être en bon état et immatriculé à la catégo- rie 4. Le décret stipule que l'exploitant du transport scolaire n'ayant pas commencé l'exercice de son activité dans les délais prévus par la convention relative au transport scolaire, se voit retirer son autorisation d'exploitation par le directeur des transports de la wilaya. C’est tout un arsenal de mesures pour fixer les règles d’exploitation des transports scolaires afin d’éviter les nombreux accidents qui ont touché ce mode de transport ces dernières années. Farida Larbi

BEJAIA

Saisie de 20 kg de pâté impropre à la consommation

Suite a une visite d’inspection et de contrôle au niveau du marché hebdomadaire EDIMCO, de Bejaia, les éléments de la po- lice urbaine du 3 e ar- rondissement de Bejaia et les services de la direction du commerce ont saisi chez un commerçant une quantité de 20 kg de pâté impropre a la consommation, desti- née a être écoulée sur le marché. Ce produit avarié constitue un grand danger sur la santé des consomma- teurs. Un procès-ver- bal a été établi par la direction du commerce après audition du commerçant mis en cause afin d’engager les procédures qui s’imposent dans de telles conditions. M. Laouer

À PROPOS DE « BRICOLAGE À BAB EZZOUAR »

Précisions de Sonelgaz

La Direction de Distribution de So- nelgaz d’El Harrach nous a fait parvenir la précision suivante : « En réponse à l’article paru sur le quotidien El Moud- jahid en date du 13/02/2016, page 15 in- titulé : SONELGAZ Bricolage à Bab Ezzouar.Avant toute chose, nous souhai- terions mettre un point sur le terme «bri- colage» qui n’est pas approprié et qui ne reflète guère l’image de notre entreprise. Notre entreprise dispose de tout le sa- voir-faire ainsi que l’expertise requise à son domaine. Quant aux pannes élec- triques enregistrées au niveau de la cité 1080 logements de B. E. Z évoquées dans l’article, les clients ont signalé le problème depuis un mois à notre Direc- tion de Distribution d’El Harrach, nos équipes techniques se sont déplacées à maintes reprises pour régler le problème en question qui était de l’ordre de dé- fauts d’isolement sur plusieurs points, dont des réparations ont été faites par remplacement de nouveaux câbles. A noter qu’il y a eu l’intervention de bri- coleurs sollicités par des habitants et qui ont provoqué des surcharges sur nos équipements. La panne a été résolue définitivement vendredi 12/02/16, par le remplacement de l’ensemble des tronçons de câble agressé et défectueux. Il convient de pré- ciser qu’à notre plus grand regret, per- sonne n’a eu la correction de déclarer à nos services que des travaux d’assainis- sement ont été réalisés par la commune de Bab Ezzouar, ce qui a engendré des dégâts sur nos câbles, au niveau de plu-

a engendré des dégâts sur nos câbles, au niveau de plu- sieurs points, chose qui est

sieurs points, chose qui est impossible de détecter et qui nous a obligé à intervenir

plusieurs fois pour le dépannage sans ou- blier le désagrément de notre clientèle ».

Note de la Rédaction

Sans remettre en cause le dévouement des agents de Sonelgaz et sans doute leur expertise, nous maintenons le fait que la panne a duré plus d’un mois, que les interventions se faisaient de manière quasi quotidienne et que la panne n’a pas été résolue définitivement, comme veut le faire croire la « précision de Sonelgaz », puisque, au lieu de réparer le câble souterrain, on a eu recours à la solution tout à fait provisoire du câble aérien — ce qui est, paraît-il, in- terdit, selon un responsable de Sonelgaz qui s’est déplacé sur les lieux — à moins bien sûr que pour Sonelgaz, le provisoire soit appelé à durer ! Ce qui ne rassure pas du tout sa clientèle. Quant à votre « grand regret » du fait que « personne n’a eu la correction » de déclarer à vos services que « des travaux d’assainissement ont été réalisés par la commune de Bab Ezzouar », on vous informe que votre agence commerciale se situe à moins de 100 mètres, et que, par « correction », on aurait dû vous avertir.

R E GA R D
R E GA R D

Quand «le sport» devient thérapie pour la femme

l Le sport, la remise en forme accrochent, de plus

en plus, les femmes. Elles en font même une obsession, une monomanie pour garder la ligne mais surtout décharger toutes ces ondes négatives, cumulées au cours, de la journée ou de la semaine. Les salles de sports, sont, en effet, submergées au quotidien par une foule hétéroclite de femmes, y compris les non actives qui viennent, la plupart du temps déstresser ou plutôt vider leurs sacs sur un tapis de course ou sur un tout autre équipement, à même de donner carrément, l’espace d’une heure, des ailes, au «rebelles» contre le stress et l’angoisse, sous toutes leurs formes. Aujourd’hui, l’on s’arrange, comme on peut, pour ne point rater les incontournables séances de fitness, pour ne pas dire carrément, cette évasion et cette communion avec soi, à même de faire danser, de joie, le moral. On n’a pas besoin d’être sportifs «authentifiés», ou dans un club pour être amateur d’activités sportives et de mouvements, pour entretenir son corps ou tout simplement, se sentir bien dans sa peau. Cet intérêt grandissant pour le sport par la gent féminine, explique à vrai dire, l’ouverture de nouvelles salles et centres de sport, dans les grandes villes qui tentent de rapprocher la femme du sport et du bien-être, devenant même un véritable phénomène de société. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir toutes ces femmes qui fréquentent ces espaces de fitness qui se féminisent, enregistrant un vif succès qui s’explique aussi, faut il le souligner par l’atout majeur de ces salles est son caractère exclusivement féminin. Ces centres de bien-être et de remise en forme, en fait, à la technique et concept innovant, font le bonheur de beaucoup de femmes qui ne sont prêtes, pour rien au monde, de renoncer à la sculpture de leur silhouette qui demeure leur péché mignon, défendu bec et ongles, quitte à se faire des «ennemis», pour des considérations sociales. Samia D.

VISA

Sans

   

Une équipe brésilienne a ap- porté un nouvel élément tendant

à

confirmer le lien entre le virus

Zika et les cas de microcéphalies

chez des nourrissons : elle a loca- lisé le virus Zika dans le cerveau de nouveaux-nés, a indiqué lundi

à

l'AFP une pathologiste, Lucia

Noronha. «On a détecté sa pré-

sence dans le tissu cérébral, asso- cié à des inflammations dans le cerveau mais on ne sait pas en- core comment il agit», a déclaré

M

me Noronha, membre de la So-

ciété brésilienne de Pathologie

(SBP) et professeur de Médecine

à

l'Université PUC-Parana (sud

du Brésil). «Le virus Zika pro- voque des lésions dans le cerveau

et

cela renforce l'évidence de la

relation entre Zika et microcépha- lie» du foetus (réduction du péri- mètre crânien, néfaste au

développement intellectuel), a souligné la scientifique.

Cult ure

13

EL MOUDJAHID

RENCONTRE AVEC LA MOUDJAHIDA HOURIA TOUBAL

Un parcours héroïque

A l’occasion de la Journée nationale du chahid, l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger a organisé, lundi après-midi, à la bibliothèque Jeunesse de la rue Didouche-Mourad, à Alger, une rencontre avec la moudjahida Houria Toubal qui a animé une conférence autour de son parcours de combattante.

F ace à un parterre de journa- listes, d’universitaires et de jeunes passionnés d’histoire,

Houria Toubal a relaté les condi- tions dans lesquelles elle a rejoint le maquis au début de 1957. Fille de chahid, mort lors des manifesta- tions du 08-Mai 1945 à Guelma, la moudjahida se rappelle de l’enfant orpheline qu’elle était et du courage de la femme d’autrefois. «Mon père était mort alors que j’avais seule- ment 4 ans. J’ai été élevée dans une famille de femmes et aucune femme de Guelma ne s’est rema- riée. Elles ont consacré leur temps à nous élever sur les valeurs de la fraternité et du nationalisme», a-t- elle fait savoir. Née en 1939, elle rejoint le maquis à un si jeune âge par conviction pure, mais aussi pour trouver une réponse aux ques- tions existentielles s’agissant de la mort énigmatique de son père. «J’étais encore à l’école et on nous avait demandé de la paperasse pour nous donner la nationalité fran- çaise. J’ai donc quitté les bancs de l’école pour rejoindre le maquis pour apporter ma contribution à la guerre de Libération nationale, mais aussi pour essayer de com- prendre la mort de mon père dont j’ignore s’il a été enterré ou pas, et dans quelles conditions est-il passé de vie à trépas», a-t-elle souligné

est-il passé de vie à trépas», a-t-elle souligné avec beaucoup d’émotion. Alors que sa maison maternelle

avec beaucoup d’émotion. Alors que sa maison maternelle était un centre de transition de moudjahidine dans la ville de Guelma, Houria Toubal effectuait des traversées au maquis pour ap- provisionner les moudjahidine jusqu’au jour où elle fait la rencon- tre de Amar Chtaybi à qui elle ma- nifeste sa volonté de rejoindre les troupes de l’ALN. Elle fut affectée avec le docteur Hmimed au centre

de soins d’Azzaba avec une cer- taine infirmière du nom de Bouzidi Zahrouna. Elle demeure à Azzaba jusqu’au jour oùAli Mendjli,Amar Bendiche et Lamine Khan, alors hauts responsables de l’ALN, étaient venus pour la bataille des huit jours aux environs d’Azzaba, El Ghdir et Oum Nhoul. Elle fut alors transférée au centre de soins d’El Qoll avec le professeur Toumi avec qui elle est restée jusqu’en

1962. Parmi les souvenirs les plus poignants qu’elle nous raconte, le sacrifice d’un moudjahid qui a pré- féré la mort de son fils que la dé- couverte de tout un bataillon qui comportait des chefs recherchés par l’armée française. «Je marchais en compagnie d’un grand bataillon de Azzaba vers El Ghdir lorsqu’une grande unité de l’armée française est venue nous encercler. Par crainte de découvrir notre cachette, un moudjahid a étouffé son fils, âgé alors de quelques mois, pour ne pas pleurer, le pauvre est décédé, il s’agit de l’apogée du sacrifice pour l’amour de la patrie», a-t-elle ré- vélé. Ayant côtoyé de grands noms révolutionnaires de l’Est algérien, à l’exemple de Meriem Bouatoura, Lamine Khan ou encore Si Moha- med Toumi, Houria Toubal garde de pieux souvenirs en compagnie de ces braves moudjahidine auprès desquels elle narre ses pérégrina- tions de combat faites de courage et d’abnégation. Symbole de la femme résistante, Houria Toubal a précisé que l’aura de la femme al- gérienne a auréolé la Révolution al- gérienne, elle appelle par l’occasion la femme à assurer son rôle de pi- lier de la société. Kader Bentounès

MAISON DE LA CULTURE DE BÉJAIA

Hommage au chanteur Mourad Zidiri

La maison de la culture de Béjaïa qui poursuit son plan d’action éla- boré pour l’année en cours a orga- nisé, avant-hier, une cérémonie en hommage à l’un des pionniers de la chanson chaâbi de la wilaya, en l’oc- currence Mourad Zidiri, rossignol du chaâbi, appellation que lui on avait donné pour sa parfaite imitation de la voix de son maître El Hadj Anka. Entouré de ses amis venus de Bou- merdès, Jijel, Béjaïa et Alger et de ses pa- rents, Cheikh Mourad était très sen- sible par cette marque d’attention à travers la louable initiative de la mai- son de la culture avec à sa tête la directrice Sa- lima Gaoua qui a plongé la cérémonie dans une ambiance familiale. L’établissement a égale- ment invité le président du conseil national des arts et des lettres, Abdelkader Bendaameche, qui n’a pas manqué de répondre présent à cette grande fête de la musique chaâbi, très apprécié

cette grande fête de la musique chaâbi, très apprécié par la population béjaouie. A cette occasion,

par la population béjaouie. A cette occasion, Mohamed Cheikh et Tarik Ayad ont animé un gala en l’honneur de Zidiri, suivis des témoi- gnages animés par ses amis des wilayas citées. L’assistance a pu aussi suivre un film relatant son parcours réalisé par la maison de la culture projeté au début de la cérémonie. Ainsi, Mou-

rad Zidiri, qui a décroché le premier prix lors de la 5 e édition du festival national de la chanson chaâbi, a tou- jours animé les veillées ramadha- nesques sur la placette de la mosquée de Sidi Souffi, un vieux quartier de la haute ville qui a en- fanté plusieurs jeunes talents musi- ciens et chanteurs. «Mourad Zidiri est un grand chanteur de la ville de Béjaïa qui mérite un grand hom- mage pour l’immense travail artis- tique qu’il a fourni, c’est notre cheikh du chaâbi. Pour l’honorer, la maison de la culture a invité tous ses amis, ses parents et également Ab- delkader Bendaameche qui nous a toujours ho- norés de sa présence. Notre objectif est d’accompagner tous les jeunes talents de la wi- laya de Bé jaïa et de leur offrir les conditions nécessaires pour s’épanouir davantage», a sou- ligné madame Gaoua. M. Laouer

4 ES JOURNÉES THÉÂTRALES MAGHRÉBINES À EL OUED

Sous le signe de la tolérance

Les 4 es journées théâtrales maghrébines ont débuté lundi après-midi à la maison de la cul- ture Mohamed Lamine Lamoudi à El-Oued, avec la participation de troupes de plusieurs pays arabes et en présence d’un public nom- breux. Placée sous le signe de "Pour un théâtre créateur d’une culture de tolérance et de paix", ce rendez-vous culturel réunit des troupes outre algériennes, de Tunisie, Libye, Maroc, Pales- tine, Egypte et Arabie Saoudite, qui présente- ront des pièces en concours, en plus d’autres dédiées aux enfants, a indiqué le président de l’association théâtrale locale Ouchak El-Rou- keh (passionnés des planches). Le programme de cette manifestation prévoit également, au volet académique, la mise sur pied de quatre ateliers de formation dans les techniques d’expression corporelle, l’interpré- tation, l’écriture théâtrale et la réalisation, en

tation, l’écriture théâtrale et la réalisation, en plus de communications ayant trait au 4 e art,

plus de communications ayant trait au 4 e art, qu’animeront des spécialistes et chercheurs al- gériens et d’autres de Jordanie, Syrie et Koweït,

a précisé le président de l’association précitée (partie organisatrice), Nabil Messai. Cette édi- tion des journées théâtrales maghrébines (15-19 février) est dédiée au regretté Sid-Ali Kouiret (1933-2015), en reconnaissance à ses œuvres et talents sur la scène artistique nationale, qui constituent une référence pour les adeptes du théâtre et du cinéma. Cette manifestation sera sanctionnée par la remise, en coordination avec le doyen du théâtre arabe Dr. Nader El-Kenna, du prix Palestine pour la création théâtrale ré- compensant la meilleure représentation théâ- trale, ainsi que d’autres prix pour l’interprétation, la réalisation, le script, la scé- nographie, le décor, en plus du prix du public. Elle est organisée en coordination avec la mai- son de la culture Mohamed Lamine Lamoudi et le comité des fêtes de la commune d’El- Oued.

LECOINDUCOPISTE
LECOINDUCOPISTE

Séparer le bon grain de l’ivraie

l La louable initiative de la part de quelques

critiques, universitaires et hommes de lettres pour marquer une halte dans notre passé récent afin de célébrer la date anniversaire du décès de Rachid Mimouni, le modeste enfant de Boudouaou, exemple vivant d’un intellectuel que le déchirement d’avoir quitté son pays l’avait entrainé dans la maladie puis la mort durant la décennie noire. Mimouni, comme une poignée d’écrivains de sa trempe, avait un talent qui égalait celui des hommes de culture qui l’avaient précédé. Il avait publié des œuvres magistrales d’une portée littéraire profonde et complexe dont on ne se rendait pas compte en son temps de la nouveauté du style et des thèmes épineux de la société algérienne avec une écriture qui détonnait dans le registre de l’Absurde qu’il avait apporté. La perte cruelle de ces écrivains au génie incontestable et aux idées audacieuses avait littéralement arrêté de façon brutale cette petite floraison d’hommes et de femmes dont la réflexion sur les problèmes inextricables de leur société avec cette forme d’innovation dans l’écriture était une véritable embellie pour notre littérature. Ce n’est pas souvent que des génies de la création qui conjuguent leur don à des causes justes et prônent dans le fond la liberté de pensée ou accusent dans leurs histoires fictionnelles des problèmes de société que l’on a la fâcheuse idée d’occulter. Tout ceci pour dire et affirmer que le rôle premier des éditeurs est de défricher le terrain de la création en proposant dans la liste des nouveaux venus de la littérature, non pas de l’écrivain en herbe dont le style reste poreux et inconsistant mais des écrivains au talent avéré qui, avec la seule parution d’un roman, font l’admiration unanime des critiques et lecteurs. Bien entendu des publications paraissent tous les ans, elles sont essentiellement axées sur la prospection de l’histoire de l’Algérie, un des thèmes les plus privilégiés des auteurs. La littérature romanesque qui n’a pas la même audience apparaît, quant à elle, en second plan, alors qu’on devrait la voir occuper les devants de la scène. Les éditeurs, qui doivent faire valoir la qualité d’une œuvre, qui est leur objectif premier, ne font pas toujours un sérieux travail pour dénicher les vrais talents car il en existe qui peuvent produire une œuvre maîtresse digne d’être reconnue par ses pairs et non des romans de façade qui restent dans l’ensemble assez creux et ne procurent guère cet indicible plaisir de lire et de se cultiver l’esprit.

L. Graba

V ie pratique 21 EL MOUDJAHID Vie religieuse horaires des prières de la journée du

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse horaires des prières de la journée du mercredi 8 Djoumada el-Aoual 1437 correspondant
Vie religieuse
horaires des prières de la journée du mercredi 8 Djoumada el-Aoual 1437
correspondant au 17 février 2016 :
- Dohr … 13h02
- Asr 16h05
- Maghreb 18h33
- Ichaa……………… 19h52
Jeudi 9 Djoumada el-Aoual 1437
correspondant au 18 février 2016 :
- Fedjr
06h07
- Echourouk
07h34
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
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EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
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El Moudjahid / Pub Anep 406398 du 17/02/2016 El Moudjahid / Pub Anep 210612 du

El Moudjahid/Pub

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El Moudjahid/Pub

Anep 210612 du 17/02/2016

El Moudjahid/Pub du 17/02/2016

DéCèS

Les familles

Dib, Babaci

d’Alger et de Lyon, parents et alliés, ont la douleur de faire part du décès de leur

cher

regretté

Dib Nabil

et

de faire part du décès de leur cher regretté Dib Nabil et L’enterrement a eu lieu

L’enterrement a eu lieu hier le 16 février 2016, au cimetière d’El Madania (ex-Clos-Salembier) Alger. « À Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons. »

El Moudjahid/Pub du 17/02/2016

PERDU-TROUVE

Perdu cachet rond portant les mentions suivantes :

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El Moudjahid/Pub du 17/02/2016

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El Moudjahid/Pub

ANEP 210615 du 17/02/2016

Mercredi 17 Février 2016

Sp o rt s

22

EL MOUDJAHID

AGO DE LA FAF

Les bilans moral et financier 2015 adoptés

Les membres de l’assemblée générale (AG) de la Fédération algérienne de football (FAF) ont adopté, lundi, à l’unanimité, au cours d'une réunion ordinaire, les bilans moral et financier de l’exercice 2015.

L e secrétaire général de la FAF, Nadir Bouzenad, a annoncé la présence de

103 membres sur l'ensemble de 110 composant l'assemblée générale. Au cours de la

présentation du bilan moral, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, est revenu sur les acquis réalisés lors de l'année 2015 avec "notamment la brillante qualification de la sélection olympique aux jeux olympiques JO 2016 de Rio de Janeiro décrochée après trois décennies d'absence".

Le président de l'instance

fédérale s'est penché sur la gestion financière de la FAF, estimant que "la fédération s'est permis un auto-financement à la

faveur des sponsors et de la politique de marketing suivie depuis des années. Cette aisance financière a permis à la fédération de subvenir à ses besoins financiers". L’investissement consenti au niveau du centre des équipes nationales à Sidi Moussa (Est d'Alger), le projet d'un hôtel standing de la FAF (70 chambres single et 39 chambres double) et la construction d'un nouveau siège de la FAF à Sidi Moussa, ont été également cités par l'orateur au cours de son intervention. Concernant le bilan financier, le commissaire aux comptes a souligné "un excédant exceptionnel" pour l'exercice 2015, réalisant "le meilleur résultat depuis la création de la FAF" en 1962.

A l'instar de l'exercice

précédent, l'instance fédérale "n'a pas utilisé la subvention reçue par le ministère de la Jeunesse et des Sports estimée à 350.000.000 dinars", précise

l'intervenant en soulignant que cette subvention a été restituée au Trésor public pour "pour l'aide au sport". Avant la clôture de l’assemblée générale, les membres ont adopté 5 résolutions:

1/ Approbation du procès- verbal de l'AGO de mars 2015.

2/ Approbation du procès

verbal de l’assemblée générale extraordinaire de novembre

2015.

Approbation du bilan

moral de l’exercice 2015.

4/ Approbation du bilan

financier de l’exercice2015 , 5/ Approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2016.

3/

Approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2016. 3/ Des personnalités décorées de l’Ordre du mérite
Des personnalités décorées de l’Ordre du mérite Plusieurs personnalités du football algérien, ont été
Des personnalités décorées de l’Ordre du mérite
Plusieurs personnalités du football algérien, ont
été décorées de la médaille de l'ordre du mérite de
la FAF, lors de l'Assemblée générale ordinaire de la
fédération algérienne de football (FAF), lundi à
Alger. Huit personnalités ont été honorées à cette oc-
casion pour leur contribution de manière particulière
et significative, à l'essor et à la renommée du football
national.
Il s'agit de Mohamed Dehamchi, président de la
Ligue régionale de Constantine, Said Guidouche,
membre de la commission de discipline de la Ligue
de football professionnel (LFP), Merzoug Hamena,
ancien membre du bureau fédéral de la FAF, honoré
à
titre posthume, Youcef El Kenz, ancien sélection-
neur adjoint de l'équipe nationale, Mohamed Bichari
et Mokhtar Amalou, d’anciens arbitres internatio-
naux. Deux journalistes ont également été distingués
à
cette occasion, en l'occurrence Said Selhani, ancien
responsable des sports de l'APS et Messaoud Kadri
ancien directeur du journal sportif El mountakhab.
La cérémonie de la remise des médailles de mérite
s'est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse
et des Sports M. El Hadi Ould Ali, ainsi que du pré-
sident du Comité olympique algérien (COA) Musta-
pha Berraf.
Le Bureau fédéral de la FAF avait décidé de la
création de l'ordre du mérite du football national
pour distinguer les acteurs du football qui ont contri-
bué à la réussite de cette discipline. L'initiation de
cette ordre du mérite a pour objectif, "au-delà de la
reconnaissance ainsi traduite aux méritants du foot-
ball national, d'ériger une tradition dans les activités
de la FAF qui aura à chacune des Assemblées géné-
rales le devoir d'honorer les personnes qui auront
symbolisé le mieux par leur apport «avec talent et ab-
négation, le progrès, le fair-play et la réussite».

Création de la SPA et de la fondation de la FAF

1/ La création d’une SPA pour la gestion du projet d’hôtel de standing de la FAF à Dely Brahim. La SPA a été dotée d’un capital de 1 milliard de dinars. 2/ La réalisation d’un hôtel pour l’internat de l’académie de la FAF, un bâtiment administratif et un centre médical dans la nouvelle parcelle de terrain du Centre Technique National de Sidi Moussa.• La création d’une fondation de la FAF avec un

premier budget de dix millions de dinars. Les membres de l'Assemblée générale (AG) de la Fédération algérienne de football (FAF), réunis ce lundi, à Sidi Moussa (Alger), en session ordinaire, ont adopté à l'unanimité la création de la fondation de la FAF, à caractère caritatif. Dotée d'un budget de 10 millions de dinars, cette fondation qui sera présidée par l'ancien président de la Ligue de football Mohamed Mecherara, viendra en aide à tous

les acteurs du football (ndlr, joueurs, entraîneurs et arbitres) qui sont dans le besoin. "Il s'agit d'une fondation qui aura un rôle social et sociétal dont l’objectif est d'apporter un peu de bonheur à ceux qui sont dans le besoin" a indiqué le président de la FAF Mohamed Raouraoua. Une Assemblée générale constitutive se tiendra prochainement pour désigner les membres de cette fondation à "dimension nationale".

Mahrez (Leicester City) intéresse la Juventus

Mahrez (Leicester City) intéresse la Juventus Le milieu offensif international algé- rien de Leicester

Le milieu offensif international algé- rien de Leicester City, Riyad Mahrez, in- téresserait la Juventus Turin (Série A italienne) dans la perspective d'un recru- tement à l'ouverture du prochain mercato estival, ont rapporté lundi plusieurs mé- dias étrangers. "La Juventus Turin envi- sage de s'attacher les services de l'international algérien de Leicester City, Riyad Mahrez, dès l'entame de la saison 2016-2017", ont encore précisé les mé- dias spécialisés, Topmercato et Sky sports. L'ancien havrais, auteur de 14 buts et 10 passes décisives cette saison avec les "Foxes", suscite déjà l'intérêt de plusieurs grands clubs européens en France, Angle- terre et en Espagne. Un intérêt croissant qui, à en croire Topmercato et Sky sports, vient de s'éten- dre à l'Italie où "La Vieille Dames" vou- drait également s'attacher ses services. Mahrez (24 ans), véritable révélation du championnat, est sous contrat avec l'ac- tuel leader de la Premier League anglaise de football jusqu'en 2019.

VOLLEY-BALL :

TOURNOI

QUALIFICATIF

FÉMININ

L’Algérie éliminée en demi-finale

QUALIFICATIF FÉMININ L’Algérie éliminée en demi-finale La sélection algérienne de volley- ball féminine a été

La sélection algérienne de volley- ball féminine a été éliminée en demi-fi- nale du tournoi qualificatif aux jeux Olympiques 2016 (JO-2016), après sa défaite face au pays organisateur, le Ca- meroun par 3 sets à 0, lundi soir à Yaoundé. Les joueuses de l’entraîneur Mohamed-Amine Belacel n’ont jamais semblé faire le poids face à des Came- rounaises, en nette progression ces der- nières années, concédant trois sets sur les scores de 25-20, 25-17, 25-17. Le Cameroun a rejoint ainsi en fi- nale, l’Egypte qui avait créé, plus tôt dans la journée, la sensation en sortant le redoutable Kenya, champion d’Afrique en titre et archi-favori pour décrocher le billet olympique, à l’issue du tie-break (3-2). Les Algériennes de- vront se contenter du match de classe- ment pour la 3 e place face au Kenya, déjà vainqueur de l’Algérie en finale du championnat d’Afrique des nations-

2015 à Nairobi (3-0). Le vainqueur de

ce tournoi qualificatif ira aux JO de Rio de Janeiro, tandis que les 2 e et 3 e joue-

ront un autre tournoi de qualification intercontinental.

Mercredi 17 Février 2016

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

MATCH AMICAL
MATCH AMICAL
DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

Ces arbitres qui interrompent le jeu

l Notre « jeu à onze » est en train de faire des efforts pour hisser son niveau chaque week-end que Dieu fait. Les férus du

« ballon rond » sont en train de le penser en

constatant vraiment une nette amélioration. Les matches sont intenses et disputés de bout en bout dans un suspense à vous couper le souffle. Cela ne peut que réjouir les «puristes » amateurs de beau jeu et surtout d’ambiance et de prouesses qui contribuent à rendre le spectacle encore plus attrayant. Certes, il y a toujours des sceptiques, des aigris, qui vous diront que rien n’a changé et qu’il s’agit plutôt de parties de « pousse-ballon ». Il y a des matches où cela est peut-être vrai, mais celà ne peut être généralisé à tous les matches de notre championnat national de Ligue1 Mobilis. Lors du dernier match, qui a eu pour cadre le stade du 20-Août, entre le CRB et le MCO,

malgré le fait qu’il s’est joué sur un petit terrain, le spectacle distillé a été apprécié par tous, grâce aux « 22 » acteurs qui nous ont montré, 90 minutes durant, de quoi ils étaient capables. Ce fut très disputé et les présents dans les deux galeries ont aimé le spectacle ainsi produit sur le synthétique, dont la couleur initiale a presque disparu, transformée en un « délavé » repoussant qui n’attire pas les yeux, ni ne suscite les applaudissements. En dépit de cela, et vaille que vaille, on essaye d’être à la hauteur des attentes de nos supporters, mais aussi des téléspectateurs, du fait que l’ENTP (Entreprise Nationale de la Télévision Publique) a fait de véritables prouesses techniques. Toutefois, le hic constaté par tous demeure le fait que nos matches sont un peu entrecoupés par les sifflets intempestifs de nos referees. Ils ont tendance à siffler à tort et à travers. Pour un simple « tombé » d’un joueur, c’est le coup franc assuré pour le joueur de l’une des deux équipes. Certaines équipes font des coups francs la base de leur système de jeu. Pour un oui ou pour un non, nos joueurs s’affalent sur la pelouse, même s’il s’agit d’un tartan pas aussi nickel qu’on le pense. Durant une rencontre donnée, il ne se passe pas deux à trois minutes, pour ne pas dire moins, sans que l’arbitre siffle une faute. Le sifflet est devenu un

« jouet » dont l’arbitre use et abuse comme bon

lui semble. C’est pour cette raison que le niveau d’ensemble de notre football subit les contrecoups de cette attitude exagérée des

arbitres qui se font embarquer, alors que tout le monde a vu la simulation, sauf eux. Ce n’est pas normal ! Cela doit changer pour que notre

« sport-roi » retrouve au plus vite ses lettres de

noblesse, mais aussi devenir chatoyant pour nos supporters et téléspectateurs. Alors, souvent, nos arbitres ferment les yeux sur des fautes flagrantes. Ce qui par ricochet fausse le jeu et, partant, le résultat technique d’une rencontre. L’arbitre, théoriquement, doit privilégier le bon jeu et surtout le geste correct, afin que les joueurs limités techniquement, « usant » de subterfuges pour tromper les arbitres, ne soient pas récompensés injustement. Ils doivent plutôt être démasqués, comme lors du match du Calcio

entre la Juventus et Naples où l’arbitre ne sifflait que rarement. Ceux qui tombent pour le plaisir

« d’humer » la pelouse doivent aller voir ailleurs.

On peut même dire qu’ils se trompent de joutes. Le vrai football n’est pas fait pour eux. C'est-à- dire les tricheurs et les simulateurs professionnels doivent penser à changer de discipline. Le football, c’est pour les vrais footballeurs.

H. Gharbi

T

OPS

TRANSfERTS

Les clubs formateurs perdants

Les clubs formateurs de football n'ont perçu que 0,5% des sommes record de 3,8 milliards d'euros de transferts en 2015 en "indemnités de formation", dix fois moins que les agents de joueurs, une grande injustice pour le syndicat mondial des joueurs, la fIfPro, qui a publié un rapport lundi dernier. Le montant versé aux agents par les clubs a progressé de 15% pour atteindre le niveau record de 228 millions d'eu- ros, l'année dernière, selon le rapport de la fIfPro basé sur des données de la fifa.

AUJOURD’HUI, 17H, AU STADE DU 5-JUILLET ALGÉRIE - EN PALESTINIENNE

Que la fête soit totale !

Aujourd’hui, l’équipe nationale Olympique (U23), qualifiée pour les JO-2016 de Rio de Janeiro (Brésil), donnera le réplique à son homologue de Palestine. Un match amical qualifié par les observateurs comme un évènement historique, inédit pour une équipe nationale palestinienne.

E lle foulera pour la première fois la superbe pelouse du 5-Juillet que même ces abondantes pluies ne peu-

vent altérer, tellement elle a été conçue par des spécialistes en la matière. Tant mieux pour le spectacle et le beau jeu et surtout pour la fête. Ce qui ne peut que conférer à celle-ci certainement un cachet particulier. Tout le monde est curieux de voir cette équipe palestinienne se mesurer à notre « onze » olympique qui a, brillamment, mis la main sur le billet qualificatif à Rio-2016. Une qualification qui montre la grande va- leur de cette formation algérienne, drivée par le Suisse André Shürmann. En finale de la CAN, jouée à Dakar (Sénégal), on aurait pu forcer le destin et battre la formation ni- gériane, une habituée de ce genre de com- pétition. Il est vrai que 36 ans après, on se retrouve à une phase finale des jeux Olym- piques. Tout compte fait, il s’agit d’un mo- ment historique. La dernière fois, c’était en 1980 lors des JO de Moscou, boycottés par les pays européens. Les Palestiniens auront

face à eux, aujourd’hui, un « team » qui possède de la valeur avec un niveau qui va leur permettre de le considérer comme leur référence pour mieux connaître le leur. faut-il le rappeler, les Palestiniens ont ra- mené leur équipe olympique. C’est vrai que le football palestinien n’est qu’à ses pre- miers balbutiements, mais il demeure am- bitieux pour prendre la revanche sur le sort et les difficultés quotidiennes de leur peu- ple. L’équipe palestinienne, Ardh El Ki- lana, entraînée par l’Algérien Noureddine Ould Ali, est là parmi nous depuis jeudi dernier. Elle a eu un aperçu sur ce qui l’at-

jeudi dernier. Elle a eu un aperçu sur ce qui l’at- tend, aujourd’hui 17h, dans l’antre

tend, aujourd’hui 17h, dans l’antre du 5- Juillet. En effet, dès qu’elle a foulé la grande salle de l’aéroport, elle fut accueillie par un public nombreux, enthousiaste, composé de femmes et d’hommes de tout âge. Toute la délégation palestinienne, on ne le dira jamais assez, a été agréablement surprise par l’accueil que les Algériens lui avaient réservé. L’émotion était grande chez chacun d’entre eux. Ce qui était appa- rent, c’est que la joie était sur tous les vi- sages. Et les déclarations de joueurs, à chaud comme l’on dit, le montraient d’une façon irréfutable. L’Algérie a toujours été du côté des Palestiniens. C’est une vérité acceptée par tous. Il est évident qu’au- jourd’hui, le stade du 5-Juillet fera le plein, surtout que l’entrée sera gratuite. Les femmes accompagnées de leurs enfants, les jeunes, les vieux et tous les curieux seront

l’équipe de l’éducation sportive au niveau de l’ambassade de Palestine. Puis, Mes- saoud Dechicha aggravera la marque en plantant le deuxième but. C’était contre son camp. L’équipe algérienne qui n’avait pas encore montré ce qu’elle avait dans les tripes se réveillera par la suite. Ce n’est qu’en seconde mi-temps que les camarades de Mohamed Saâd, excellent, ont com- mencé à sortir de leur « coquille ». Leur lé- gère domination a été traduite par une réduction du score par Djoudi qui avait été très entreprenant jusque-là. Les Palesti- niens ne se laissent pas conter et ajoutent un troisième but qui allait secouer un peu plus les camarades d’Ahmed Ifticen, accré- dité d’une très bonne prestation. Et à quelques minutes de la fin de la rencontre, Mounir Boudjemaâ égalisera à la grande

présents, histoire de marquer leur attache- ment a la cause palestinienne qui est celle de tous ceux qui sont épris de justice. Car au fond, cette rencontre amicale ne sera qu’une occasion pour raffermir davantage les relations déjà très fraternelles entre les peuples algérien et palestinien. Le résultat technique de cette rencontre pèsera peu dans la balance. Certes, il s’agit d’une em- poignade de préparation des échéances fu- tures, et notamment les JO-2016 pour nos capés. Un match qui, au-delà du résultat, fera certainement date et restera dans les annales du football algérien et palestinien. Que la fête soit omniprésente, tout en cou- leurs, de tifos, de joie et surtout d’allé- gresse. C’est ce qui comptera aujourd’hui dans les travées du 5-Juillet. Hamid Gharbi

joie de ses camarades. Un nul (3 à 3) tout à fait équitable et qui scelle ainsi une grande amitié entre les deux parties. Ce fut des moments inoubliables, surtout que tout s’est déroulé dans la joie et l’allégresse. Notons que le coup d’envoi a été donné par moi-même. L’ONPSA a clôturé ces retrou- vailles entre journalistes algériens et pales- tiniens par une sympathique réception où des cadeaux (des dattes) ont été remis à nos invités. Dekar, l’ex-journaliste d’Ec chaâb, de la Télévision algérienne avait terminé cet instant historique par dire qu’ «il ne s’agit pas d’un match nul, mais d’une vic- toire des Palestiniens sur le score de 6 à 0, celle du combat contre l’occupation. Ils sont nos frères. Ils sont les bienvenus chez nous ».

Hamid G.

MATCH AMICAL : PRESSE ALgéRIENNE 3 - PRESSE PALESTINIENNE 3

Dans l’allégresse !

Hier, au petit stade en tartan du 5-Juillet, l’Organisation algérienne des Journalistes sportifs, que préside l’infatigable Youcef Tazir, a eu la louable initiative d’organiser un match amical entre les journalistes algé- riens, issus aussi bien de la presse écrite que télévisuelle (du secteur public et privé) et leurs homologues de la presse palesti- nienne qui avait accompagné la délégation et l’équipe de football de ce pays. Les sept journalistes palestiniens qui étaient pré- sents ont été renforcés par Abdelghani Laïb (chaîne1). Ce fut un match très disputé, même s’il s’est joué sous un froid glacial. Les Palestiniens débutèrent le match sur les chapeaux de roues et parviennent, grâce à leur sérieux et leur bonne forme physique, à ouvrir la marque par Houssam Khelfal- lah, le docteur et aussi responsable de

L’AUTRE SOUTIEN

Algérie-Palestine, une rencontre de football qui revêt une sym- bolique pluridimensionnelle, particulièrement en ce moment pré- cis où la communauté internationale, condescendante à souhait, ferme les yeux sur les débordements de l’armée sioniste. Cette rencontre se veut avant tout un message aux peuples op- primés pour les inciter à prendre le temps de vivre, même en temps de guerre, mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, à braver la mort au quotidien pour la concrétisation effective des

idéaux de justice, de liberté et de fraternité entre les hommes, au- delà de leurs différences raciales, religieuses, culturelles et poli- tiques. Cette manifestation sportive est une lettre ouverte à toute l’hu- manité, une interpellation des consciences, pour mettre un terme aux exactions que subissent les Palestiniens au vu et au su des nations occidentales qui se targuent d’être le bastion incontesté de la démocratie et des droits de l’homme. Seulement voilà, le commun des mortels sait que les droits de l’homme et les intérêts géostratégiques ne vont pas de pair. Que les responsables occi- dentaux cessent donc d’insulter l’intelligence humaine ! Les Pa- lestiniens, conscients de ces enjeux, sont plus que jamais décidés

à mettre le holà aux arrestations arbitraires, aux expropriations et

à la politique expansionniste des colons juifs, affirmant haut et

fort qu’il est hors de question de renoncer au combat. Cette épreuve sportive est l’expression d’une volonté sans cesse renou- velée de continuer le combat jusqu’à la victoire finale, même s’il faut payer le plus lourd tribut du sang. L’Algérie, par son histoire, est considérée comme le modèle à suivre en termes de lutte anticolonialiste, la Palestine et de nom- breux pays opprimés se sont inspirés de ses hauts faits d’armes pour mener à leur tour le combat libérateur jusqu’au recouvre- ment de leur souveraineté nationale. L’Algérie continuera à soutenir le peuple palestinien par une assistance accrue et par des actions concrètes, comme elle l’a tou- jours fait, considérant la cause palestinienne comme priorité vi- tale. Les supporters algériens, quant à eux, sont les dignes ambassadeurs de la cause palestinienne. Ils ont toujours mis en exergue l’amour qu’ils portent à leurs frères palestiniens, preuve en est les banderoles géantes qui glorifient la lutte antisioniste ou encore l’emblème palestinien qu’ils brandissent dans les stades du monde entier, à l’occasion des grandes manifestations spor- tives, la dernière en date étant la coupe du monde de football au Brésil. Rendez-vous pour le match retour à El-Qods, capitale de la Palestine libre et indépendante !

Mourad Mancer

Mercredi 17 février 2016

D E R N I E R E S MON N A IE PÉTROLE L'euro
D E R N I E R E S

D E R N

I

E

R E S

D E R N I E R E S
MON N A IE PÉTROLE L'euro à 0,903 $ Le Brent à 32.34 dollars
MON N A IE
PÉTROLE
L'euro à 0,903 $
Le Brent
à 32.34
dollars

LE GéNéRAL MAjOR MENAD NOUBA à ILLIzI

Actualiser les plans de déploiement et d’action opérationnels

Le commandant de la Gendarmerie nationale, le général major, Menad Nouba, qui effectue une visite à travers la wilaya d’Illizi, a mis l’accent sur la nécessité d’une actualisation régulière des plans de déploiement et d’action opérationnels pour faire face à la criminalité sous toutes ses formes.

Il appartient d’actualiser ré- gulièrement et périodi- quement les plans de

déploiement et d’action opération- nels, dans le cadre de la protection des personnes et des biens, et la protection des installations écono- miques et les sites pétroliers et pa- rapétroliers dans la région, a-t-il indiqué à In-Amenas. Cette actua- lisation doit permettre de s’adapter aux évolutions de la situation sur le terrain et d’assurer une bonne aptitude des différentes unités de la gendarmerie nationale face aux éventuelles menaces criminelles, a-t-il déclaré. Au poste avancé de l’escadron 131 des Gardes frontières « Djel- lah », dont il a visité les structures, le commandant de la GN a insisté sur la bonne préparation et la vigi- lance de ses éléments afin de sécu- riser la bande frontalière contre toute éventuelle infiltration et de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Il a, en outre,

la criminalité sous toutes ses formes. Il a, en outre, appelé à une coordination et à

appelé à une coordination et à l’échange d’informations entre les différentes unités de l’Armée na- tionale populaire opérant dans la région et les autres corps consti- tués, pour une couverture sécuri- taire globale de la bande frontalière, ainsi qu’à une intensi- fication des missions de police ju- diciaire, de recherche et d’investigation, afin de mettre en échec toutes intentions ou activités

criminelles, dans le respect de la

loi et de la réglementation.

Lors d’une rencontre avec les cadres de la GN opérant dans la ré- gion et les wilayas voisines, le gé- néral major Menad Nouba a donné des instructions fermes pour une mobilisation permanente et une aptitude totale de l’ensemble des unités, avec une adaptation des ac- tivités opérationnelles, de jour comme de nuit, pour faire face à toutes formes de criminalité, pré-

server la sécurité des frontières et protéger les personnes et les biens.

A l’escadron d’intervention des

Gardes frontières de Tiguentou- rine, un exposé exhaustif sur les activités de cet escadron dans la

protection des installations pétro- lières de la région a été présenté au commandant de la GN qui a mis l’accent sur la nécessité de veiller

à la sécurité des entités indus-

trielles, ainsi que des citoyens et

des ressortissants étrangers qui y travaillent.

M. AzzEDINE MIHOUBI à EL-BAyADH

Ancrer la passion du livre chez l’enfant

Le ministre de la Culture, Azze- dine Mihoubi, a mis l’accent, lundi dernier à El-Bayadh, sur la nécessité de prévoir pour les élèves l’accès gra- tuit aux bibliothèques principales de lecture publiques. "Il est important que l’enfant scolarisé, puisse disposer d’une carte d’accès gratuit aux biblio- thèques principales de lecture pu- blique", a affirmé le ministre, lors de l’inauguration de la bibliothèque principale de lecture publique d’El- Bayadh. La démarche devra s’effectuer en coordonnant les efforts avec ceux du secteur de l’Education nationale, à travers l’accord sur un programme ci- blant les établissements éducatifs par le canal duquel devront être attribuées ces cartes à leurs élèves, a-t-il précisé. Le but recherché est d’ancrer chez l’enfant la perception du souci de l’Etat de son épanouissement et d’amener ses parents à l’accompa- gner à la bibliothèque, a souligné M. Mihoubi tout en invitant les respon- sables des bibliothèques à susciter une émulation des élèves autour de

Le sous-secrétaire d’état améri- cain chargé des Affaires politiques, Thomas Shannon, se rendra en Algé- rie du 20 au 22 février, dans le cadre d’une tournée régionale qu’il a en- tamé hier, a annoncé le Département d’Etat. L’adjoint de Kerry se réunira à Alger avec des responsables algé-

thèmes divers, tels que l’écriture sur la nation, la mère ou la description de la ville. Il s’agit au-delà d’ancrer chez l’enfant la passion du livre, de susci- ter chez lui la réflexion et l’innova- tion, a soutenu le ministre avant d’appeler à lier l’enfant à sa région, dans sa dimension nationale et inter- nationale, dans une démarche visant à la fois son ouverture sur le monde et la formation de sa personnalité. Une approche qui se verra confortée par la dynamisation de la scène cul- turelle et l’ouverture d’espaces d’échanges intellectuels, animées par des spécialistes dans le domaine in- tellectuel, historique et culturel, a-t-il ajouté. Le ministre a, dans ce cadre, ap- pelé les responsables de ce nouvel édifice culturel à enrichir son fonds documentaire par des thèses universi- taires, les compilations de CD réalisés dernièrement par le ministère des Moudjahidine sur l’Histoire de l’Al- gérie, ainsi que par autres œuvres éducatives, notamment des CD, réa- lisées pour le compte du secteur de

l’Education nationale. Lors de cette visite de travail dans la wilaya d’El- Bayadh, M. Mihoubi a procédé au lancement du projet d’une annexe du centre national de recherches préhis- toriques et anthropologiques et histo- riques, afin d’identifier et inventorier le riche patrimoine, matériel et imma- tériel, de la wilaya. Le projet figure parmi les 20 au- tres du même type projetés à travers le pays à l’horizon 2020, a-t-on expli- qué. Auparavant, le ministre a visité le mausolée du saint patron Sidi Ab- delkader Ben Mohamed, dans la com- mune de Labiodh Sidi Cheikh, et la zaouia Chikhia, où d’amples informa- tions lui ont été fournies sur les liens étroits entre la zaouia et les mouve- ments de résistance des Ouled Sidi Cheikh et de Cheikh Bouamama. Dans la même commune, il s’est en- quis de la propriété dont s’est désistée l’association catholique (Les Petits frères), d’une superficie de 13.704 m 2 et qui remonte à 1934, et a appelé les instances concernées à en faire un es- pace culturel.

ALGéRIE - PALESTINE

M. Babès et l’ambassadeur palestinien examinent les perspectives de développement

Le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès, a examiné hier avec l’ambassadeur de Palestine à Alger, Louai Mahmoud Taha Aissa, les perspectives de développement des rela- tions entre l’Algérie et la Palestine notamment entre le CNES et son homologue palestinien, a indiqué le CNES dans un communiqué. Les deux parties ont évoqué lors de cette rencontre les relations entre les deux pays et les perspectives de leur développement dans le volet écono-

mique et social. M. Babès et le diplomate palestinien ont souligné par ailleurs la nécessité de renforcer l’action commune entre le CNES et son homologue palestinien notamment au niveau de la ligue des conseils écono- miques et sociaux arabes et les instances similaires, sa- luant le rôle des deux conseils dans l’activation du processus de développement économique et social dans les deux pays.

ALGéRIE - éTATS-UNIS

Prochaine visite du sous-secrétaire d’État américain en charge des Affaires politiques

riens pour examiner “la coopération forte” entre les deux pays notam- ment dans la lutte antiterroriste, selon la même source. Thomas Shannon rencontrera également des chefs d’entreprises et des entrepre- neurs pour discuter des possibilités d’investissement en l’Algérie. Il de-

vrait aussi rencontrer des jeunes Al- gériens qui bénéficient des initiatives de l’enseignement de l’anglais of- fertes par l’ambassade des Etats- Unis à Alger. La tournée de Shannon comprend d’autres étapes, notam- ment en Tunisie, au Burkina Faso et au Mali.

FêTE NATIONALE DE LA LITUANIE

Le Président Bouteflika félicite son homologue Dalia Grybauskaitë

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son ho- mologue de Lituanie, Dalia Gry- bauskaitë, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, dans lequel il lui a réitéré son attachement pour l’approfondis- sement des relations entre les deux pays. « A l’occasion de la célébra- tion par la République de Lituanie de sa fête nationale, je me permets de vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos vives féli- citations auxquelles je joins mes meilleurs vœux de progrès et de prospérité au peuple lituanien », a écrit le Chef de l’Etat dans son mes- sage. « C’est avec un grand plaisir que je vous réitère, en cette heureuse

un grand plaisir que je vous réitère, en cette heureuse occasion, mon attachement person- nel ainsi

occasion, mon attachement person- nel ainsi que celui du gouvernement algérien à approfondir davantage les relations qui existent entre nos deux pays », a souligné le Président Bou- teflika.

ASSEMBLéE PARLEMENTAIRE DE LA MéDITERRANéE

Une délégation du Conseil de la nation à Tirana

Le Conseil de la nation participera les 18 et 19 février à Tirana (Albanie) aux travaux de la 10 e session de l’Assemblée parlementaire de la Méditer- ranée dans le cadre d’une délégation représentant le Parlement arabe, a in- diqué hier un communiqué du conseil. Les participants à la session se

pencheront sur des thèmes tels que “les développements politiques et leurs perspectives en Méditerranée”, “les défis économiques et environnementaux dans la région”, “la migration”, et “le dialogue interculturel”, a précisé le communiqué. La session est organisée à l’occasion du 10 e anniversaire de la création de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée.

PREMIER AFRICAIN à ACCéDER à CE POSTE

Décès de l’ancien secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali

L’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali est mort à l’âge de 93 ans, a annoncé hier l’ambassadeur du Venezuela, Rafael

Ramirez, qui préside le Conseil de sécurité durant le mois de février. Le di- plomate égyptien a été le premier Africain à accéder au poste de secrétaire général, une fonction qu’il avait occupée entre 1992 et 1996. Boutros Bou- tros-Ghali fut aussi ministre des Affaires étrangères de l’Egypte de 1977 à

1991.

CONSTANTINE

Premier Salon de l’optique

Le premier Salon de l’optique et de la lunetterie se tient demain à Constantine jusqu’au 20 février à l’hôtel Marriott. Cette première édi- tion de l’est dédiée aux profession- nels de l’optique réunira les fabricants de verres, importateurs, distributeurs, grossistes et représen- tants de firmes et marques interna- tionales. RH. International Communica- tion, agence spécialisée dans la communication événementielle an- nonce que ce Salon accueillera

des techniciens de la santé, des oph- talmologues, opticiens étudiants. Les visiteurs découvriront toute une gamme de lentilles de contact, les nouvelles collections de mon-

tures de lunettes optiques et solaires ainsi que le matériel et outillage. Une journée professionnelle aura lieu le 20 février et le docteur Mes-

Abdelkader,

sadi

ophtalmologiste, abordera quant a lui le thème des lentilles de contact chez l’enfant.

TRIBUNAL CRIMINEL D’OUARGLA

6ans de prisonferme pour usage de faux et apologie d’actes terroristes

Une peine de six ans de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, a été prononcée hier par le tribunal criminel près la Cour d’Ouargla, à l’encontre du dé- nommé H.M. (44 ans), pour faux et usage de faux et apologie et encou- ragement d’actes terroristes. Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire re- monte à l’année 2014 lorsque les services de l’Armée nationale popu-

laire (ANP) ont intercepté un véhi- cule dans la région de Timiaouine (Adrar), à bord duquel se trouvait le mis en cause en possession d’un té- léphone portable contenant des scènes et vidéos d’éléments appar- tenant à un groupe terroriste activant dans le nord du Mali, en plus de la découverte sur la même personne de documents identitaires falsifiés.

MDN

25 contrebandiers arrêtés à Tamanrasset

«Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des détachements relevant des secteurs opérationnels de Tamanrasset et d’In Guezzam (6 e Région militaire) ont arrêté, le 15 février 2016, vingt-cinq contre- bandiers et saisi un camion, quatre véhicules tout-terrain, sept motos, cinq détecteurs de métaux, 473 kilogrammes de kif traité, six tonnes de denrées alimentaires et 15.600 litres d’huile de table», précise-t- on.