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DOSSIER DE PRESSE

en partenariat avec
La Mairie de Paris, le Ministère de la Culture et de la Communication,
le Centre National de la Cinématographie , le SARFT, l'Ambassade de Chine en France,
la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma, la Maison de la Chine, Air China
du

La Chine d'aujourd'hui vue par les chinois


Chefs-d'oeuvre inédits sortis des archives de Pékin
Projections et rencontres avec les cinéastes et acteurs venus de Chine

Renseignement public : 01 43 61 15 28
www.festivalducinemachinoisdeparis.com

Attaché de Presse : François VILA


64, rue de Seine – 94140 Alfortville
tél : 01 43 96 04 04 – 06 08 78 68 10 - francoisvila@aol.com
Festival du Cinéma Chinois de Paris

Présidente : Deanna Gao, Délégué Général : Jean-Chrétien Sibertin-Blanc


Communication et organisation : Matthieu Wolmark,
Tél : 06 11 73 88 82 – matthieu.wolmark@festivalducinemachinoisdeparis.com

La Perspective : Cinéma Chinois d'Aujourd'hui

Dix films chinois inédits seront présentés pendant une semaine au Max Linder. Ces films montreront la
grande diversité du Cinéma Chinois d'aujourd'hui. La programmation est construite dans l'idée de montrer au
public français une Chine vue par les Chinois. Non seulement celle de Pékin ou de Shanghai, mais aussi
celle des provinces et des minorités.

Le cinéma chinois, malgré les efforts de festivals comme Cannes, Venise ou Berlin, est encore très
largement méconnu du grand public : l'industrie du cinéma chinois est en pleine expansion avec une
production de 200 films par an et une augmentation du box office de 30% en 2006, et ce n'est qu'òun début :
il n'y a aujourd'hui que 3000 écrans de cinéma en Chine, (plus de 10 000 sont prévus pour 2010). La
semaine au Max Linder sera l'occasion de découvrir dans sa diversité une cinématographie encore très
largement méconnue.

La Rétrospective : Le cinéma de Shanghai des années 30 et 40


Projections de films rarissimes des années Pré-Mao.

Le Cinéma de Shanghai des années 30-40 est une mine insoupçonnée de petits et de grands chefs-
d'oeuvre. La rétrospective de films chinois organisée en 2003-2004 par la Cinémathèque Française avait
permis d'en découvrir quelques superbes exemples. En partenariat avec les Archives du Film de Chine et la
Cinémathèque Française des chefs-d'oeuvre inédits en France sont programmés comme Dix Mille Foyers
de Lumière, Les Larmes du Yangtzi ou La Montre . Il sera également possible de revoir des
incontournables de cette période comme San Mao ou Les Anges du Boulevard. En mirroir de cette
programmation seront projetés des chefs-d'oeuvre de réalisateurs occidentaux ayant
Shanghai pour sujet et décor. Shanghai Express (1932) et Shanghai Gesture (1941) de Joseph von
Sternberg ou encore Le Drame de Shanghai (1938) de Georg W. Pabst, permettront de rentrer dans la
complexité de cette période passionnante et mouvementée.

Visuels des films sur le site web : www.festivalducinemachiniosdeparis.com

Les films de la Perspective au Max Linder :

Riding alone for thousands of miles (Qian li zou dan qi), 2004, 107 mn de ZHANG Yimou
The Knot (Yun shui yao) 2007, 118 mn de YIN Li
Missing Gun (Xun qiang), 2002, 120 mn de LU Chuan - en présence de Wu Yujian (actrice)
L'âme de la steppe (Beijing Buluke), 1995, 84 mn / de SAI Fu et MAI Lisi
Le jardin public (Gongyuan) / 2007, 96mn / de YIN Lichuan
Anayi (Anayi) 2006, 96mn / de et avec CHOU Chou – en sa présence
Mon beau pays (Meili Jiayuan) / 2005, 95mn / de GAO Feng
Certificat de mariage (Shei Shuo wo bu zai) 2001, 105 mn de HUANG Jianxin- en sa présence
Electric Shadows (Meng ying tong nian), 2006, 93mn / de XIAO Jiang (sous réserve)
Le dernier voyage du juge Feng de LIU Jie, Prix Horizonti au Festival de Venise 2006 - en sa présence
(clôture)
Les films de la Rétrospective à la Cinémathèque Française
(tous les films sont sous-titrés et les intertitres des films muets traduits en français)

Amour lointain (Yaoyuan de ai), de LITING Chen -


Corbeaux et Moineaux (Wuya yu maque), de ZHENG Junli
Dix mille foyers de lumière (Wanjia denghuo) de SHEN Fu,-Chine /1948/124’
Fragilité, ton nom est femme (Zimei Jie) de Hong Shen et Zheng Xiaoqiu -Chine/ 1948
Les larmes du Yangzi (Yijiang Chunshui Xiang Dong Liu) de CAI Chusheng et ZHEN Junli
Chine/1947/190’
Lumière maternelle (Muxin gzhi guang) de WU Wancang – Chine 1933 94' intertitres français
La Montre (Biao) de ZUO Lin – Chine / 1949
San Mao, Le Petit Vagabond. (San Mao liulangji) de ZHAO Ming et YAN Gong – Chine /1949 / 74'
Shanghai d'hier et d'aujourd'hui (Xinjiu Shanghai) de CHENG Bugao –Chine / 1936 / 90'
Les Anges du boulevard (Malu tianshi) de YUAN Muzhi – Chine / 1937 / 100'
Trois destinées (Liren Xing) de CHEN Liting – Chine / 1949 / 102'
Un Rêve rose (Fenhongse de meng) de CAI Chusheng – Chine / 1932 / 110' / intertitres français
Le jour se leve (Richu) de Yue Feng – Chine/1938/35mm

.LES RENCONTRES AU MAX LINDER

Films d'auteur ou de genre, films d'action ou de comédie, les films de la programmation offrent chacun un
angle particulier de la Chine, ou plutôt des chines....Car à l'immensité du territoire répond une grande
diversité de cultures et de regards. Avec Anayi, premier film réalisé, produit et interprété par une jeune femme
de 24 ans, Pékinoise et originaire du Guizhou, répond l Ame de la Steppe, grand Western Mongol qui rien à
envier ni Sergio Leone, ni à Bruce Lee, Certificat de Mariage, comédie grinçante sur les rapports humains en
ville, Riding Alone for Thousands of Miles, film inédit de Zhang Yimou, tourné dans le Yunnan, Electric
Shadows, sorte de cinéma paradisio décalé entre présent et passé, ou encore Missing Gun, thriller éthique
au fin fond des campagnes. Le festival vous invite à la découverte de cette Chine en mutation, souriante,
légère, riche, dramatique et passionnante.

Le Festival est l'occasion de rencontrer des réalisateurs et des acteurs venus spécialement de Chine.
Il s'ouvrira mercredi 19 Septembre à 20h par un film inédit de ZHANG Yimou : « Riding alone for
thousands of miles » projeté pour la première fois à Paris. Le réalsateur chinois les plus connu au monde
est Président cette année du jury de la Mostra de Venise.

Le festival est aussi l'occasion de rencontre avec des cinéastes et acteurs chinois qui se déplacent
spécialement pour le festival .

Nous aurons le plaisir de recevoir la jeune Chou Chou qui vient de terminer à 24 ans son premier film dont
elle est la réalisatrice, l'actrice et la productrice. Nous recevrons également Huang Jianxin, réalisateur
reconnu et producteur important. L'actrice Wu Yujian nous fait aussi l'honneur de prendre sur son temps de
pré-tournage pour rencontrer le public parisien et enfin Liu Jie , le réalisateur du « Dernier Voyage du Juge
Feng, » prix Horizonti au Festival de Venise 2006 , présentera son film en Avant-Première.

Les Rendez-vous :
- HUANG Jianxin, Réalisateur du Film "Certificat de Mariage" et producteur du Film Electric
Shadows, Rencontres le vendredi 21 Septembre à 21 h
- WU Yujian : Actrice du film « Missing Gun », Rencontres le samedi 22 à 20h30
- CHOU Chou, réalisatrice, productrice, actrice du film « Anayi », Rencontres les dimanche 23 à
15h et lundi 24 à 20h.
- LIU Jie : Réalisateur du "Dernier Voyage du Juge Feng ", Avant- Première en sa présence
mardi 25 à 20h30
La Délégation

Le Festival est aussi l'occasion de rencontres culturelles et professionelles dans l'idée de poursuivre de
développer les échanges initiés pendant les Années croisées France-Chine.Cette année, le festival, en plus
des cinéastes,responsables et chercheurs de Pékin, accueillera également, pour montrer les multiples
visages de cet immense pays, une délégation importante provenant des provinces chinoises.

La Province du Hubei sera représenté par les responsables de sa Télévision publique, qui est un des
groupes de télévision les plus puissants de Chine aux cotés de CCTV, le Shanghai Media Group ou encore
laTélévision du Sichuan. Nous devrions également recevoir une délégation de la Province du Yunnan,
célébre pour ses minorités, sa route du thé et ses paysages légendaires.

Liste des participants chinois :

Mr GAN Heping : Directeur adjoint du Département de publicité et de distribution du Bureau du cinéma de


Chine
Mr PENG Yuemei : Directeur du Secrétariat de l'Administration d'Etat de la Radio, du Film et de la
Télévision.
Mr GUAN Mei : Directeur adjoint du Bureau d'éducation et personnel du SARFT
Mr RAO Shuguang : Directeur du bureau des recherches des Archives de Film de Chine

Mme LIU PING : Directrice Générale de la Télévision Publique de la Province du Hubei


ZHANG JIANHONG:Directrice de la Télévision Publique de la Province du Hubei
Mr YAN WEILI : Directeur de la Chaîne Cinéma de laTélévision Publique de la Province du Hubei
Mr ZHU LIJUN : Directeur de la Chaîne Locale de la Télévision Publique de la Province du Hubei
Mr YAO JIANHUA : Directeur de la Chaîne Educative de la Télévision Publique de la Province du Hubei

Cinéma chinois d'Aujourd'hui


Synopsis et biographies

Riding alone for thousands of miles (Qian li zou dan qi),


2004, 107 mn, de ZHANG Yimou - Avec GAO Cangian, ZHONGJING Guiyi, JIANG Wen, Sidaoren

Takata Gou-ichi, est un japonais rude et solitaire. Il est en conflit avec son fils Ken-ichi auquel il n'adresse
plus la parole depuis des années. Mais apprenant qu'il est atteint d'une maladie incurable, il décide de l'aider
à réaliser son rêve : filmer une pièce de théâtre « Nuo » en Chine intitulé Riding alone for thousand of miles

ZHANG Yimou est né en 1950, il doit suspendre ses études pendant la Révolution Culturelle Chinoise en
1966. Durant ces années il se découvre une véritable passion pour la photographie. Il est admis à l'Académie
du Film de Pékin à sa réouverture en 1978. En 1982, nouvellement diplômé, Zhang Yimou participe en tant
que directeur de la photographie à son premier film (Un et huit ). Puis il continue avec Terre jaune et La
grande parade, tous deux réalisés par Chen Kaige. Il joue le rôle principal dans Le vieux puits de Wu
Tianming et obtient le prix du meilleur acteur au festival de Tokyo en 1987. Sa première oeuvre le Sorgho
rouge gagne l'Ours d'Or en 1988 et lui donne un rayonnement international. Ce film marque aussi la
construction commune de deux carrières : la sienne et celle de son épouse et muse, Gong Li.

Après ce premier rôle, il la fait jouer dans Judou en 1989, Epouses et concubines en 1991 (Lion d'argent au
festival de Venise) et dans Qiu Ju une femme chinoise (Lion d'Or) en 1992 puis dans Vivre (Grand prix au
festival de Cannes) et dans Shanghai Triad en 1995. Il réalise aussi Pas un de moins et Mon père et ma
mère en 1999 Ours d'Or à Berlin). En 2003, il s'attaque au film de sabre traditionnel avec Hero puis le Secret
des Poignards Volants. c'est le deuxième film inédit du grand réalisateur que le festival programme.
En effet, lors de sa première édition, le film « Mon père et ma mère » avait été programmé.
The Knot (Yun shui yao)
2007, 118mn - de YIN Li - Avec CHEN Kun, XU Ruoxuan, LI Bingbing

Wang Biyun et Zeng Qiushui sortent à peine de l'adolescence lorsqu'ils se rencontrent à Taiwan. Entre ce
jeune professeur à domicile et son élève au regard envoûtant, c'òest le coup de foudre. Mais la dure réalité
ne tarde pas à les rattraper, et la situation politique des années 40 en Chine ne leur laissera pas le loisir de
s'aimer. Qiushu part en Chine continentale et Biyun rejoint les Etats-Unis. Ils font le serment de se retrouver.

YIN Li est né en 1957. En 1978 il entre à l'Académie du Film à Pékin dans le département des beaux arts.
Après avoir obtenu son diplôme, il entre dans le studio de films pour enfants de Chine. Il réalise les décors de
nombreux films puis tourne des séries télévisées, notamment Bon papa, mauvais papa pour laquelle il obtient
le prix « Feitian ». En 19 90, il tourne son premier film de cinéma September of mine qui rencontre un succès
public et obtient le prix du Coq d'or en Chine. Son film Xinghua sanyne tian (Apricot Blossom) a été
sélectionné au festival de Cannes en 1994.

Missing Gun - (Xun qiang)


2002, 120 mn - de LU Chuan - Avec JIANG Wen, NING Jing, LIU Xiaoning, WU Yujuan SHI Liang,

Loin de certains polars hongkongais livrant aux spectateurs des flics ripoux des plus noirs, la caméra de Lu
Chuan talonne ici les pas d'un policier loyal et consciencieux, magistralement interprété par Jiang Wen, un
des plus grands acteurs chinois de sa génération. A l'instar des héros de Chandler et Hammett, la première
scène du film montre Ma Shan, flic dans une bourgade chinoise, vivre un réveil difficile. Surmontant sa
gueule de bois, il finit tant bien que mal par retrouver la position verticale et se rend compte, en tâtonnant son
étui en cuir éperdument vide, que son arme de service a disparu. La panique s'empare de Ma Shan qui se
lance alors dans une course contre la montre pour retrouver cette arme avant qu'elle n'ait servi. Pour ce faire,
il remonte avec minutie les vingt heures qui le séparent de sa dépossession.

Du scénario ménageant un suspense permanent, et du montage fulgurant, se dégage une énergie


surprenante renforcée par une bande son détonante de rock électro déjanté. Ses caractéristiques techniques
comme ses considérations éthiques sous-jacentes font de Missing Gun un véritable conte populaire en ce
nouveau millénaire.

LU Chuan est né en 1971. Après ses études secondaires à Pékin, il entre au prestigieux Institut des Affaires
Internationales de l'Armée Populaire où il étudie la littérature britannique. Ensuite il rejoint l'armée comme
traducteur et en parallèle tourne plusieurs publicités. En 1996 il quitte l'Armée et rentre à l'Académie du Film
de Pékin d'où il sort diplômé deux ans plus tard. Après son premier film, Missing Gun, présenté à Venise en
2002 il réalise Kekexilli, La patrouille sauvage , sorti en France en 2006.

Rencontre avec WU Yujian au Max Linder le samedi 22 à 20h30


L'âme de la steppe
(Beijing Buluke), 1995, 84 mn - de SAI Fu et MAI Li si - Avec DONG Ping, BA Yin, Qinaritu

Western mongol et film d'òaction hors du commun, L'òâme de la Steppe est une grande saga dont la mise en
scène, inventive et libre, évoque autant les films de Kung-fu que le western italien, avec pour cerise sur le
gâteau le plus grand galop de l'histoire du cinéma. Ce film flamboyant retrace l'épopée d'une vaillante tribu
mongole résistant à l'envahisseur japonais.

L'armée japonaise s'empare de la steppe Buluke, brûlant tout sur son passage, achevant les animaux et
persécutant les résistants. Une héroïne surgit des vestiges, Zhuo La. Elle a juré de venger son mari, mort
dans un carnage.

D'origine mongole SAI Fu (1953-2005) est diplômé de l'Académie du Film de Pékin. Il a été le Directeur du
Studio du Cinéma de la Mongolie Intérieure et le Président de l' Association du Cinéma de Mongolie
Intérieure. Il a été vice président de l'Association du Cinéma de Chine.
Née en 1956 MAI Lisi est l'épouse de Sai fu. D'òorigine mongole, elle est diplômée de l'òAcadémie du Film
de Pékin. Réalisatrice renommée, elle est basée au Studio du Film de la Mongolie Intérieure. Elle débute sa
carrière comme scénariste en 1982. Elle est nommée parmi les meilleures jeunes artistes par le Ministère de
la Culture. Le couple a commencé à réaliser des films ensemble dès 1983 dont Légende des héros retournés
à l'òest (1993), L'âme de la steppe (1995), Gengis Khan (1998), Pâturages célestes (2002), La Bravoure des
Cavaliers (2003). Ces films ont reçu de nombreux prix en Chine et dans divers festivals internationaux.

Le jardin public
(Gongyuan) 2007, 96mn Réalisation : YIN Lichuan - Avec LI Jia, WANG Deshun, WANG Xuebing, XU Tao

Le jardin public met en scène avec lyrisme et non sans humour un père conservateur et sa fille indépendante
et moderne. Xiao Jun a 29 ans. Elle est épanouie dans son métier de journaliste de télévision, et mène une
vie sentimentale instable et frivole. Lorsque son père Gao à la retraite débarque à l'improviste, c'est par
amour pour lui qu'elle quitte son petit ami musicien et lui laisse chercher à sa place un « bon parti ».
L'épopée burlesque de Gao pour trouver l'homme idéal à sa fille chérie a pour principal théâtre le jardin
public, où de nombreux parents, soucieux de voir leur progéniture se marier vite et bien, échangent
photographies, renseignements divers, et conseils avisés.

Née en 1973, YIN Lichuan a étudié le français et la littérature à l'Université de Pékin, avant de poursuivre à
Paris des études de cinéma à l'ESEC. Rentrée en Chine en 1999, elle diffuse ses poèmes sur Internet,
devient membre du controversé groupe de poésie "Lower Body", puis se fait connaître pour ses romans, ses
nouvelles et essais critiques : « A little more comfort », « Fucker »... Tourné en 2006, Le jardin public est son
premier film. Premier film produit dans le cadre du programme d'aide à la production de la province du
Yunnan, The Yunnan New Film Project qui est dédié aux jeunes réalisatrices chinoises.
Anayi
(Anayi) 2006, 96mn - de Chou Chou - Avec Chou Chou, CHENG Xiaodong, WANG Xuefeng

Ce film est une porte ouverte sur un jardin d'Eden : le plateau de Guizhou au sud-est de la Chine. Dans ce
lieu mythique les villages Miao et Tong vivent accrochés aux pentes des montagnes.

L'histoire est simple et pure à l'image de la poésie de ces deux petits peuples vivant en harmonie avec leur
terre nourricière. Anayi est jolie, elle est aimée tendrement d'un de ses amis d'enfance, mais ne partage pas
cet amour. Un matin, en allant porter les fils multicolores qu'elle brode dans un village voisin, elle se blesse
dans la montagne. Un jeune homme la secourt, elle ne peut se souvenir de son visage, mais reste hantée
par sa silhouette et sa voix qui fredonnait...

La réalisatrice Chou Chou, est une jeune femme de la minorité des Tong qui vient de la région montagneuse
de Guizhou ou elle est née en 1983. Sa mère est de l'òethnie Miao et son père de celle des Tong. Elle est
diplômée de l'Académie du Film de Pékin qui l'a grandement aidée à produire ce premier long métrage. Agée
de 24 ans, Chou Chou est également la productrice, la scénariste, l'actrice principale et l'interprète des
chansons de son film.

Rencontres avec CHOU CHOU au Max Linder dimanche 23 à 15h et lundi 24 à 20h.

Certificat de mariage (Shei Shuo wo bu zai)


2001, 105 mn - de HUANG Jianxin - Avec : FENG Gong, LU Liping, LI Xiaomeng

Jeune adolescente délurée, Xiao Wen nous ouvre son journal intime. A travers son écriture satyrique et son
regard espiègle, elle nous fait partager les vicissitudes de la vie de couple de ses parents.
Cette famille unie mène une vie paisible jusqu'au jour où les parents décident de postuler pour le prix du
couple modèle. Le fait est que le certificat de mariage, seule preuve légale de l'existence de leur union, est
introuvable…
HUANG Jianxin est né en 1954. Il travaille comme photographe avant de devenir rédacteur en chef du
Script Département Film Studio de Xi'an sous la direction du légendaire WU Tianming. Attiré par la
réalisation, il prend un an de cours à l'Académie du Film de Pékin en 1984. Ce réalisateur prolifique (Gimme
Kudos, The Marriage Certificate, Something About Secret, Surveillance, Signal Left, Turn Right, Back to
Back, Face to Face, T he Wooden Man's Bride, Stand straight, Don't Bend Over, The Black Cannon Incident)
est aussi producteur (Battle of Wits et Electric Shadows).

Rencontre avec Huang Jianxin au Max Linder vendredi 21 Septembre à 21 h

Mon beau pays (Meili Jiayuan)


2005, 95mn - de GAO Feng - Avec Alimjan Turusbek, Dalelkhan Hader, Marjan Baylu

Le jeune Casaque Amantai vit avec sa famille au milieu des steppes de Xiangjang au Nord Est de la Chine.
Amoureux de Mayila, étudiante en chant, il part la rejoindre à la ville. Fasciné par la vie moderne, il envisage
d'y rester, contrariant son père. Ce dernier veut effet que son fils cadet épouse sa belle-soeur Jiana devenue
veuve afin de garder sa famille au complet.

GAO Feng est né en 1955. Il est diplômé de l'institut d'òart de Xinjiang en 1977. Il est réalisateur au
studio de films de Tianshan. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals nationaux et
internationaux

Electric Shadows (Meng ying tong nian)


2004, 93mn – de XIAO Jiang Avec XIA Yu, JIANG Yihong, LI Haibin, QI Zhongyang, JIANG Shan, NIU
Zhenhua

Tout commence dans une atmosphère un peu surréaliste. Dabing, livreur de bouteilles d'eau, se fait
assommer par une jeune fille au milieu des hutongs de Pékin. Arrêtée par la police, cette étrange jeune
femme le supplie de nourrir ses poissons. Dérouté, Dabing finit par accepter cette mission insolite. Il
découvre alors un appartement tapissé d'affiches de films et meublé de matériel de cinéma. Cinéphile
incorrigible, il ne peut s'empêcher d'explorer l'endroit et tombe sur un cahier qui, à travers les yeux de la
petite Ling Ling, nous ouvre les portes d'une enfance bercée par l'amour du cinéma et les amours
impossibles, les jalousies enfantines et la Chine qui change.

Née en 1972, XIAO Jiang sort diplômée de l'Académie du film de Pékin puis rejoint le China Film Group en
tant que réalisatrice. Elle écrit Wang Shouxian's summer pour cette même compagnie. Elle a continué à
réaliser des oeuvres de fiction pour la télévision chinoise. Electric Shadows est son premier film pour le
cinéma.
Le dernier voyage du juge Feng (Ma bei shang de fating)
2006, 101 mn, de LIU Jie, Sélection Officielle Orizzonti Venise 2006 Prix Premiers Horizons.

Chine. Yunnan. Un tribunal ambulant suit les chemins sinueux de la région pour sa tournée annuelle. FENG,
la bonne cinquantaine, est le juge. Son assistante TANTE YANG, de la tribu des Moso, est à la veille de la
retraite. Ils sont accompagnés du jeune juge AH-LUO, de la tribu Yi qui fait sa première tournée. Ils voyagent
en compagnie d'un vieux cheval qui transporte les dossiers et toutes leurs affaires. Au village, les préparatifs
du mariage de AH-LUO, battent leur plein, mais un incident avec FENG vient perturber le village. AH-LUO
s'enfuit avec sa fiancée, renonçant ainsi à sa carrière. TANTE YANG ne finit pas non plus la tournée, elle
prend sa retraite sans l'homme qu'elle a toujours secrètement aimé, FENG, qui poursuit la tournée du
tribunal, seul et désespéré.

LIU Jie est né en 1968, à Tianjin, au nord de la Chine. En 1986, il déménage à Pékin pour suivre des études
à l'Académie desBeaux Arts. C'est là qu'il découvre "Terre Jaune" de Chen Kai-ge, premier film du chef de file
de la 5ème génération. En 1987, il intègre l'Académie de Cinéma de Pékin et y étudie la photographie
pendant 4 ans. Directeur de la photo : The Days (Dong Chun de re zi) de Wang Xiaoshuai – 1992. The
House (Meng huan tian yuan) de Wang Xiaoshuai – 1999. Beijing Bicycle (Shi qi sui de dan che) de Wang
Xiaoshuai Grand Prix du Jury Ours d'Argent Berlin – 2000. High Sky Summer (Wang shou xian de xia tian)
de Li Jixian Forum Berlin – 2001. Aujourd'òhui, il est également producteur.

Rencontre avec Liu Jie et Avant- Première Française au Max Linder mardi 25 à 20h30

La Rétrospective
Le cinéma de Shanghai des années 30 et 40

Le Cinéma de Shanghai des années 30 et 40 est une mine de petits et de grands chefs-d'oeuvre. Epoque à
l'activité cinématographique foisonnante, cette production mèle considérations esthétiques et discours social
avec pour toile de fond une période complexe et mouvementée. De nombreux chefs d'oeuvres inédits en
France sont programmés cette année. Ils complétent les films projetés lors de la rétrospective de cinéma
chinois à Chaillot pendant l'Année de la Chine en France. C'est ainsi que seront projetés les rarissimes Dix
Mille Foyer de Lumière, la Montre, Trois destinées ou encore le célebre Les larmes du Yangtzi.

Nous aurons aussi le plaisir de revoir des classiques comme San Mao, ou les Anges du Boulevard. En
miroir de cette programmation, pour rappeller la vision qu'avaient les cinéastes occidentaux de Shanghai.
Shanghai Express (1932), Shanghai Gesture (1941) de Joseph von Sternberg et Le Drame de Shanghai
(1938) de Georg W. Pabst seront projetés.
Dix mille foyers de lumière (Wanjia denghuo) de Shen Fu, Chine / 1948 / 124' / vostf / 35mm.
Avec Lan Ma, Shangguan Yunzhu, Wu Yin, Shen Yang, Qi Heng.

“Le film est considéré comme un chef-d'oeuvre du cinéma réaliste d'après guerre. Il est le reflet fidèle d'une
époque où la crise économique et la misère reandait difficle la simple survie matérielle. Il offre une description
critique des conflits entre générations au sein de la grande famille traditionelle paysanne qui s'oppose au
couple citadin” Le Cinéma Chinois, Ed. Centre Georges Pompidou.

A la fin des années 40 à Shanghai, tous les foyers qui s'éclairent ne goûtent pas à la sérénité. La mère de
HU Zhiqing, croyant trouver hors de sa campagne natale le confort qui lui manque, arrive à l'improviste avec
son frère et sa belle-soeur chez son fils, employé dans une entreprise à Shanghai. Lui-même n'a en réalité
qu'un salaire très modeste qui lui permet de subvenir tout juste aux besoins de sa femme YOU Lan et de sa
petite fille. La vie à six est très vite intenable : Après de multiples péripéties, ils finissent par se réconcilier et
toute la famille se retrouve au moment de l'illumination des dix mille foyers. Le film de SHEN Fu trace un
portrait saisissant des inégalités sociales et des tensions de cette époque.

SHEN Fu, né en 1905, entre à 16 ans comme apprenti chez un photographe. En 1924, il réussit à entrer aux
studios Bo Hai de Tientsin, où il écrit, réalise et interprète La Grande sacoche . En 1933, il entre aux studios
Lianhua et réalise L'homme aux soucis (1935) et le quatrième sketch de la Symphonie de la Lianhua
(1934) (projeté pendant la rétrospective de la seconde édition du Festival du cinéma chinois de Paris
consacrée à Fei Mu). Au début de la guerre anti-japonaise, il écrit pour Fei Mu le premier film de "défense
nationale": Du sang sur la montagne des loups (1936), en 1937 part pour les studios Xibei, écrit et réalise
Vive le peuple (1940). En 1946, il tourne à Pékin Souvenir d'une ville sainte (1946), et Poursuite (1947)
pour le studio central n'3. Ensuite il part travailler à Shanghai aux studios Kunlun et réalise Dix mille foyers
de lumière (1948) et l'Espoir demeure (1949) . Il participe aussi à la réalisation de Corbeaux et moineaux
(1949).Parmi ses oeuvres il faut citer La mélodie des fileuses (1953), Tranchons les griffes du démon
(1954),Nouvelle histoire duvieux soldat (1959) ; Au nord des terres fertiles (1963); L'Aurore (1979).

Corbeaux et Moineaux (Wuya yu maque), de Zheng Junli Chine / 1949 / 105'ò / vostf / 35mm.
Avec Shangguan Yunzhu, Sun Daolin, Wei Heling, Zhao Dan.

Tourné en partie clandestinement en 1948, corbeaux et moineaux anticipe la prise de Shanghai par l'armée
de Libération et dresse à travers l'histoire d'un immeuble, un portrait drôle et sans complaisance d'une petite
communauté face aux choix décisifs de l'existence. Sentant le vent tourner, le propriétaire de l'immeuble,
membre du parti du Kuomintang, décide de vendre son bien, encourageant fortement les locataires à partir.
Ceux-ci essayent chacun à leur façon de trouver des arrangements…Entre arrivisme et fatalisme, chacun
cherche à sauver sa peau comme il le peut. Le réalisateur reste très proche de ses personnages et leur offre
une langue belle et fleurie. Corbeaux et moineau n'est pas sans évoquer la plèbe de Carné. On sent un
grand amour des petites gens, de leurs faiblesses et de leur courage.
Né en 1911 ZHENG Junli entre à 17 ans à l'Institut des Beaux Arts et à la société dramatique de Chine du
Sud. Il participe aux activités de la Société du théâtre moderne dirigée par la Ligue de Gauche. En 1932, il
entre à la Lianhua et joue dans les films La rose sauvage (1932), Du sang dans le volcan (1934), La route
(1934).Pendant la guerre antijaponaise, il participe aux activités patriotiques et met en scène des
piècesprogressistes. En 1940, il écrit et réalise Vive la nation pour le Studio Central, ainsi qu'une série de
films documentaires. Il part pour Shanghai en 1946 et entre à la Kunlun. Il réalise Corbeaux et moineaux
(1949) et participe au film Les larmes de Yangzi (1947). Après 1949 il réalise des films de fiction tels que
Song Jingshi (1954), Nie Er (1959) ou Lin Zexu (1959).

Fragilité, ton nom est femme (Zimei Jie) de Hong Shen et Zheng Xiaoqiu – Chine / 1948 / vostf /
35mm.

« L'atmosphère est très habilement rendue par une utilisation originale de la lumière et du son qui a marqué
le cinéma de cette époque. » (Le Cinéma Chinois, Ed. Centre Georges Pompidou)

Ayant perdu son mari dans un accident, Lifen reçoit un petit pécule à titre de dédommagement. Elle envisage
de confier cet argent à un ami, Lin, directeur d'école. Mais elle opte finalement pour un placement par
l'intermédiaire d'un chef d'entreprise, Zi Ang, pour subvenir aux besoins de sa soeur étudiante. Cupide, celui-
ci n'hésite pas à quitter sa femme et à faire la cour à Lifen dans l'espoir de faire main basse sur son argent.
Recherchant la protection, elle accepte de l'épouser, sourde aux conseils de Lin pour qui l'indépendance est
la condition première du bonheur…

HONG Shen, Né en 1894, étudie à Pékin, puis aux Etats Unis, la céramique, le théâtre et la littérature. De
retour en Chine il enseigne l'anglais et publie des écrits théoriques sur le théâtre. A partir de 1927 il travaille
pour la Mingxing. Il écrit et réalise Le jeune Seigneur Feng (1925) et L'éventail de la jeune dame (1928).
En 1931, il écrit La chanteuse pivoine rouge, premier film sonore réalisé par la Mingxing. Celle-ci l'envoie
ensuite aux Etats Unis pour la réalisation de La splendeur de l'ancien Pékin. En 1933 il adapte et réalise
Larmes de sang considéré comme un chef d'oeuvre. En 1932, il se joint aux communistes et est très actif
comme scénariste, avec Fleurs de pêchers après la tourmente (1934), Shanghai d'hier et d'aujourd'hui
(réalisé par Cheng Bugo 1937). Après 1945 il enseigne le théâtre et le cinéma à Shanghai. En 1948 il réalise
avec ZHEN Xiaoqiu Fragilité ton nom est femme. Il meurt en 1955. Fondateur de l'école
cinématographique de Chine, on lui doit notamment d'avoir introduit l'usage du scénario en Chine où les
premiers films n'en comportaient pas.

Le Jour se lève (Richu) de Yue Feng – Chine / 1938 / vostf / 35mm. D'après la pièce de théâtre de Cao
Yu.

Menant une vie de débauche, Chen Bailu trône dans un salon luxueux, constamment entourée d'hommes
riches. L'arrivée de son ancien amour réveille en elle les souvenirs du passé. Mais la naïveté du jeune
homme contraste avec la légèreté de Chen Bailu, qui refuse de sacrifier sa vie hédoniste pour lui…

YUE Feng est né en 1910 à Shanghai. A la fin de ses études secondaires, son amour du cinéma le pousse à
entrer dans une compagnie cinématographique comme secrétaire de plateau, pour devenir ensuite
scénariste et réalisateur. En 1933, il écrit son premier scénario, L'Aube, et réalise son premier film, La mer
de Chine rugit pour les studios Tianyi où il réalisera sept films, dont La fuite (1934). Après la déclaration de
guerre, il reste à Shanghai et réalise pour la Huaxin Le jour se lève (1938) d'après la pièce de Cao Yu, et
pour la Xinhua Le Roman des jeunes héros (1938).
En 1940, il réalise Trois sourires, La famille, La nouvelle dame aux camélias. En 1943 il réalise, avec
Hiroshi Igaraki, Douleurs emportées par les eaux printanières, sur la révolte des Taiping. Après la guerre,
il s'établit à Hongkong où il collabore à près de quatre-vingts films parmi lesquels on peut citer Trois femmes
modernes (1947), Le crime de Hai Tanghong (1949), Le cœur des femmes perdues (1949), la Ruelle
aux fleurs (1950), La nuit du crime (1949), Nuit d'orage (1951), Le pavillon de l'aube printanière (1954).
Son film Gamin des rues réalisé en 1959 est considéré comme une oeuvre majeure du cinéma chinois des
années 50.

Les larmes du Yangzi (Yijiang Chunshui Xiang Dong Liu) de Cai Chusheng et Zhen Junli Chine -
1947 / 190' / vostf / 35mm.

Considéré comme un des plus grands chefs d'œuvres du cinéma chinois. Ce film, qui associe mélodrame,
réalité sociale et valeurs chinoises traditionnelles, a été un des plus grands succès populaires de l'époque.

L'ouvrière textile Su Fen et le professeur Zhang Liang tombent amoureux. Ils se marient et donnent
naissance à un enfant. La guerre éclate et les sépare. Liang quitte Shanghai pour rejoindre les secours de
l'armée. Su Fen part avec le reste de sa famille à la campagne où là aussi la tyrannie japonaise s'étend. Les
villageois sont persécutés et le vieux père de Zhang pendu. Son jeune fils rejoint les partisans, revient pour le
venger et lui donner une sépulture. Pendant que Zhang rejoint Chongqing, Su Fen reprend la route de
Shanghai dans l'espoir d'y trouver du travail.

CAI Chusheng, né en 1906 dans une famille très pauvre, étudie par lui-même la littérature et la peinture. A
19 ans il a la révélation du théâtre et se met à écrire des pièces. En 1929 il entre à la Mingxing comme
assistant de ZHENG Zhenqiu avec qui il réalise six films. En 1930 il entre à la Lianhua et commence à
réaliser ses premiers films parmi lesquels Un rêve rose (1932), Le printemps dans le Sud (1932) qui
révèlent déjà son talent. Le chant des pêcheurs (1934) devient le premier film chinois à remporter un prix
international, au festival du film de Moscou en 1935. Suivent entre autres Femmes nouvelles (1934) et Les
chevreaux égarés (1936). Après la guerre il ouvre avec ses amis la Kunlun, un studio indépendant
ouvertement de gauche. Il réalise en 1947 avec ZHENG Junli Les larmes du Yangzi. Le film eut un
retentissement considérable et battit tous les records de recette de l'òépoque. Après 1949, il organise le
nouveau cinéma chinois, en tant que président de l'Association des cinéastes.

Shanghai d'hier et d'aujourd'hui (Xinjiu Shanghai) de Cheng Bugao –Chine / 1936 / 90' / vostf /
35mm.
Un des premiers films comiques du cinéma chinois dont le scénario dépeint avec humour et réalisme la vie
quotidienne et les sentiments de neuf familles vivant dans un même immeuble à Shanghai. Sous la pression
de la crise économique, les petits bourgeois ruinés font le grand écart pour subvenir à leurs besoins et
sauver la face. Tout ce petit monde se bat, espère, s'angoisse, s'ignore, s'entraide, sans jamais oublier d'en
rire.

CHENG Bugao est né en 1894. Comme beaucoup de cinéastes de sa génération, c'òest un autodidacte.
Etudiant à Shanghai, il débute comme critique de cinéma avant de réaliser son premier film en 1924. Après
trois premiers films, il rejoint la Mingxing en 1928 dont il est devenu l'un des réalisateurs majeurs. Parmi ses
plus grands films on retient Le torrent sauvage (1933), Les vers à soie de printemps (1933), Défricher le
Nord-Ouest (1934), L'ennemi commun (1934), Un sketch d'une Bible pour les femmes (1934), La petite
Lingzi (1936), Shanghai d'hier et d'aujourd'hui (1936, scénario de HONG Shen). Sans véritable
engagement politique, Cheng Bugao a fortement contribué à la montée du cinéma socialiste avec un grand
nombre de films évoquant la situation sociale de son temps. En 1947, on le retrouve à Hongkong où il
travaille pour les compagnies Yonghua et Changcheng. Il y réalise une vingtaine de films, dont le dernier en
1961. Il décède en 1966.

Lumière maternelle (Muxin gzhi guang) de Bu Wancang – Chine /1933 / 94' / int.fr / 35mm.

Lumière maternelle est un des chefs d'òœuvres du cinéma de Shangai, où derrière la critique féroce des
inégalités sociales, se cache un éloge de la simplicité populaire.

Hui Ying plonge son regard sombre dans une photo de famille respirant le bonheur et l'harmonie. On peut la
voir auprès de son mari Zou Jiahu et de leur fille Xiao Mei encore bébé. C'est un passé bien révolu. Le mari a
disparu. C'est un musicien au visage particulièrement ingrat qui le remplace. Devenue grande et belle, Xiao
Mei chante comme un rossignol devant des nouveaux riches sous le charme. Hui Ying voit d'un mauvais oeil
l'ascension de sa fille, ne se laissant pas abuser par les mirages de la bourgeoisie oisive et pleurant toujours
l'amour de sa vie.
WU Wancang (1903-1974), débute comme opérateur à 18 ans pour les studios Dazhongua et Mingxing. Il
travaille ensuite comme réalisateur, et parfois comme scénariste. En 1937 il a déjà de nombreux films à son
actif. Parmi les plus importants : Rêve printanier au bord du lac (1927), Amour et devoir (1931), Une
branche de prunier (1931), Les fleurs de pêcher pleurent des larmes de sang (1931). Ces quatre films
furent critiqués par la Ligue de Gauche comme étant trop occidentalisés. Puis il met en scène les scénarios
de Tian han : Trois femmes modernes (1933), Lumière maternelle (1933), l'âge d'or (1934) et
Chant de victoire (1935). Après l'île orpheline il réalise encore une quinzaine de films, traitant souvent des
sujets historiques donnant prétexte à des allusions antijaponaises: Diao Chan (1938), Mulan s'enrôle dans
l'armée (1938). Il part à Hong Kong en 1948. En 1951, il fonde la compagnie Taishan pour laquelle il dirige
six films dont Portraits de Belles (1952). En 1956 il coréalise Fleurs d'or et sang de jade, en 1960, Le
petit vagabond et en 1963 son dernier film La dame au luth.

La Montre (Biao) de Zuo Lin – Chine / 1949 / vostf / 35mm.


D'après une nouvelle de Pantaleiev.- Avec Zhao Qiansun, Cheng Zhi, Yu Zhongying, Li Chunxiao.

« C'est un film de progressiste (il a d'ailleurs été achevé après la libération) avec le personnage positif de Lei
Chunhua pour montrer que la nouvelle société sera le résultat de l'òeffort commun ; mais pour nous, il a
surtout un intérêt documentaire. Il décrit avec beaucoup de réalisme, mais non sans humour, les enfants
errants de Shanghai d'après guerre. » (Le Cinéma Chinois, Ed. Centre Georges Pompidou).

Xiao Niu et ses deux amis sont trois petits orphelins vagabonds dont la seule préoccupation est de se nourrir.
Ils se lient d'amitié avec Cui Cui, la petite fille d'un horloger, le vieux Wan. Un jour Xiao Niu vole une montre
en or à l'atelier, se dispute avec ses compères pour le butin et est arrêté par la police. Il est transféré dans un
centre d'éducation pour mineurs. Le directeur adjoint, Yin Xiaochen, le contraint à vendre illicitement les
biens du centre...
Né en 1907, ZUO Lin part pour les Etats Unis en 1925, puis étudie l'art dramatique à Cambridge. Licencié ès
lettres, il rentre en Chine en 1938 et enseigne dans un institut d'art dramatique. A partir de 1940, il se
consacre pleinement au théâtre à Shanghai. En 1941 il fonde la Troupe dramatique professionnelle, puis en
1943 la troupe Kugan. Pendant toute la période de la guerre il met en scène des pièces de théâtre qui
connaissent un grand succès. En 1947 il entre aux studios Wenhua. Il y réalise quatre films : La dot en
carton(1947), Les bas-fonds( 1947 ), La Montre, et Déchéance (1950). Après 1949 il réalise les films Pour
la paix (1954), San Mao apprend un métier (1958 ), Le retour du Coucou (1958), L'Homme qui perdit la
mémoire (1978). Le théâtre reste son activité principale : il a monté plus de 90 pièces au cours de sa
carrière.

San Mao, Le Petit Vagabond (San Mao liulangji) de Zhao Ming et Yan Gong – Chine /1949 / 74' /
vost f / 35mm.

Héros d'une bande dessinée de Zhang Le Ping très célèbre en Chine, San Mao est un enfant des rues de
Shanghai. Avec son visage malicieux et frondeur et ses trois petits poils sur le crâne, ce jeune orphelin
évolue dans la liberté et la misère des rues. A l'instar du « Kid » de Charlie Chaplin, les aventures se
succèdent tour à tour comiques et amères pour cet enfant dont la lutte principale est celle contre le froid et la
faim. Tandis qu'il multiplie les petits boulots ingrats, qu'il affronte puis se lie aux autres enfants des rues, San
Mao se fait exploiter par une fine équipe qui n'a rien à envier aux Ténardiers, pendant que d'autres du même
âge que lui défilent le sourire aux lèvres dans des habits propres et soignés pour la fête de l'enfance...

Au mélodrame, genre très en faveur dans le cinéma chinois de l'époque, les auteurs préfèrent ici la nudité du
témoignage, la crudité des faits. Ce film déchirant est un film plein d'humour, bourré de gags et d'inventions
délicieuses. Sa grande force réside dans le refus de s'apitoyer. San Mao est le premier filmréalisé par ZHAO
Ming qui réalise par la suite entre 1949 et 1959, une dizaine de films : Les trois années, A l'usine comme
chez soi, La jeune génération, Coupons la patte au monstre, La forteresse, Les Guérilleros du rail, Le
chant du Phoenix, Chant de triomphe dans la verte vallée, Groupons nous et demain, Les véritables
héros sont de nos jours.

YAN Gong a surtout réalisé des films pour enfants. Il sut garder une note humoristique dans ses films,
notamment dans Vous êtes satisfait ?. Entre 1949 et 1959 il a réalisé : Le mariage, Défendre la patrie,
Les fleurs du pays, Le soleil du matin, Avançons côte à côte, Frères et sœurs, La fournaise, le
drapeau, la marche du printemps, vous êtes satisfait ?, La résolution de Xiao Ling. Il vit toujours à
Pékin.

Les Anges du boulevard (Malu tianshi) de Yuan Muzhi – Chine / 1937 / 100' / vostf / 35mm.
Avec Zhao Dan, Wei Heling, Zhou Xuan, Zhao Huishen, Chen Yiting.

Plongez jusqu'aux tréfonds obscurs de la grande ville de Shanghai où fourmille une population misérable, et
faites la rencontre inattendue de deux anges... Chen est trompettiste, il n'a d'yeux que pour la chanteuse
Xiao Hong, réfugiée de la Mandchourie envahie par les japonais. Avec quelques amis, des gavroches au
grand coeur, Chen va tenter d'aider sa bien-aimée et sa soeur prostituée à échapper aux griffes de la
pègre… Inspiré de l'Heure suprême (Seventh Heaven)(1927) de Frank Borzage, Les Anges du boulevard
est tressé d'humour et de pathétique dans une trame narrative qui va crescendo. Les deux acteurs
principaux servent avec intelligence et légèreté un scénario qui se veut proche de la réalité sans jamais
tomber dans les serres du misérabilisme. Ce film est une sorte de néo réalisme avant la lettre, marque
l'apogée du cinéma de Shanghai.
Né en 1909, YUAN Muzhi débute au théâtre en tant qu'acteur. Dans les années 20 il écrit L'art du maquillage
au théâtre, Conversations sur le travail des acteurs au théâtre ... . Puis il rejoint en 1930 la Ligue des
écrivains de gauche. Il entre dans l'industrie cinématographique en intégrant la compagnie Diantong en 1934
puis la Mingxing en 1936. Il écrit, joue et réalise tout à la fois les Malheurs de la jeunesse, Scènes de la vie
urbaine, Les Anges du Boulevard, puis, pendant la guerre avec le Japon, travaille au sein de la "Première
troupe théâtrale pour la sauvegarde nationale”. En 1938 il tourne le premier documentaire des zones libérées
Yan'an et l'Armée de la huitième route. Il part en URSS en 1940 et à son retour en 1946 est nommé
Directeur du Studio Cinématographique du Nord-est puis, en 1949, Directeur du Bureau Central du Cinéma.
A la suite de la mort subite de sa femme en 1951, il abandonne toute activité en 1954 jusqu'à sa mort en
1979.

Trois destinées (Liren Xing) de Chen Liting – Chine / 1949 / 102' / vostf / 35mm.

Criantes de vérité, trois actrices incarnent trois femmes subissant la tragédie de l'occupation japonaise.
Rythmé par un montage frénétique et des mouvements de caméra peu conventionnels, le film est éclairé par
des jeux de lumière dans la grande tradition des ombres chinoises.

Violée par des soldats japonais, Jinzhu sombre dans la prostitution pour subvenir aux besoins de sa mère
malade et de son mari rendu aveugle par des voyous. Li Xinqun, résistante, se trouve au coeur du combat.
Belle et coquette Liang Ruoying se love dans le confort…

Amour lointain (Yaoyuan de ai), de Chen Liting, Chine / 1947 / 120'ò / vostf / 35mm.
Avec Zhao Dan, Qin Yi, Wu Yin, Lü En.

Après s'être séparé de sa femme, Xiao Yuanxi, professeur d'université, cherche à transformer sa jolie
servante Yuzhen en épouse idéale. Grâce à lui, celle-ci devient élégante, instruite et émancipée. Sous
l'influence de quelques amis, elle participe aux activités de résistance contre les japonais. Suite à la bataille
de Shanghai en 1932, elle s'engage comme volontaire pour s'occuper des blessés.
CHEN Liting est né en 1910 à Shanghai. Après son adhésion à la Ligue des dramaturges de gauche, il
fonde une troupe de théâtre et traduit L'acteur de cinéma de Poudovkine. En 1936, il devient le directeur
d'une troupe de théâtre de Shanghai,et met en scène Sous les toits de Shanghai, l'impératrice Wu Zetian et
le royaume des Taiping. En 1940 à Chongqin, il met en scène plusieurs pièces dont Qu Yuan, Le chant de la
loyauté, Le grand cirque. La même année il publie Règles et critères du cinéma, Essai sur le jeu de l'acteur,
Théorie de l'art cinématographique. Puis il traduit La technique théâtrale de Stanislavski ainsi qu'une Histoire
de la critique du cinéma . Il passe enfin à la réalisation avec Amour lointain (1947),La mélodie du bonheur
impossible (1947) et Trois destinées(1949). Après 1949,il réalise à Shanghai les films La grande Paume
du Peuple (1950), Les Fleurs du travail manuel (1952) et poursuit parallèlement ses activités théâtrales.
En 1957, il devient le directeur du studio de cinéma Tianma. En 1980 il prend la direction des studios de
Shanghai.

Un rêve rose (Fenhongse de meng) de Cai Chusheng – Chine / 1932 / 110' / int.fr / 35mm.

Luowen est un jeune écrivain de Shanghai à l'imagination débordante. Sa vie familiale lui semble si terne et
monotone qu'il décide d'abandonner sa femme et sa fille pour vivre une grande épopée romantique avec une
prostituée. Mais le rêve sera de courte durée, et Luowen découvre combien il est amer de confondre fiction
et réalité. Son amante le dévalise et s'enfuit avec un autre homme. Esseulé et endetté, il sombre rapidement
dans le désespoir…
Né en 1906 dans une famille très pauvre, CAI Chusheng étudie par lui-même la littérature et la peinture. A
19 ans, il a la révélation du théâtre et se met à écrire des pièces. Il entre à la Mingxing en 1929 comme
assistant de Zheng Zhenqiu avec qui il réalise six films. En 1930 il rejoint la Lianhua et commence à réaliser
ses premiers films parmi lesquels Un rêve rose (1932), Le printemps dans le Sud (1932)qui révèlent déjà
son talent. Le chant des pêcheurs (1934)devient le premier film chinois à remporter un prix international
après avoir été récompensé au festival du film de Moscou en 1935. Suivent entre autres Femmes nouvelles
(1934) et Les chevreaux égarés (1936). Après la guerre il ouvre avec ses amis la Kunlun, un studio
indépendant ouvertement de gauche. En 1947, il réalise avec Zheng Junli Les larmes du Yangzi (également
programmé dans notre sélection), film qui eut un retentissement considérable et battit tous les records de
recette de l'époque. Après 1949, il organise le nouveau cinéma chinois, en tant que président de l'Association
des cinéastes.

La Perspective au Max Linder


Mercredi 19 septembre
14h Anayi De et avec CHOU Chou (1h36)
16h L'âme de la steppe de SAI Fu et MAI Lisi (1h24)
19h30 Soirée d'ouverture + Riding alone for thousands of miles de ZHANG Yimou (1h50)

Jeudi 20 septembre
13h45 Le jardin public de YIN Lichuan (1h36)
15h45 Riding alone for thousands of miles de ZHANG Yimou (1h50)
18h L'âme de la steppe de SAI Fu et MAI Lisi (1h24)
20h Electric Shadows de XIAO Jiang (1h33)
22h Anayi de et avec CHOU Chou (1h36)

Vendredi 21 septembre
14h The knot de YIN Li (1h58)
16h30 Mon beau pays de GAO Feng (1h35)
18h30 Missing gun de LU Chuan)(2h)
21h Certificat de mariage de HUANG Jianxin (1h45) suivie d'une rencontre avec le réalisateur

Samedi 22 septembre
14h Electric Shadows de XIAO Jiang (1h33)
16h Anayi de et avec CHOU Chou (1h36)
18h Certificat de mariage de HUANG Jianxin (1h45)
20h30 Missing gun de LU Chuan (2h) suivie d'òune rencontre avec WU Yujian (actrice)

Dimanche 23 septembre
13h00 L'âme de la steppe de SAI Fu et MAI Lisi (1h24)
15h00 Anayi de CHOU Chou (1h36) suivie d'une rencontre avec la réalisatrice et actrice du film
17h45 Electric Shadows de XIAO Jiang (1h33)
19h30 Riding alone for thousands of miles de ZHANG Yimou (1h50)
22h 00 Missing gun de LU Chuan (2h)

Lundi 24 septembre
13h45 Le jardin public de YIN Lichuan (1h36)
15h45 Certificat de mariage de HUANG Jianxin (1h40)
17h45 Riding alone for thousands of miles de ZHANG Yimou (1h50)
20h Anayi de CHOU Chou (1h36) suivie d'òune rencontre avec la réalisatrice et actrice du film
22h Mon beau pays de GAO Feng (1h35)

Mardi 25 septembre
13h 45 The knot de YIN Li (1h58)
16h15 Mon beau pays de GAO Feng (1h35)
18h15 L'âme de la steppe de SAI Fu et MAI Lisi (1h24)
20h30 Le dernier voyage du juge Feng de LIU Jie (1h41) Avant Première en sa présence (clôture)
La Rétrospective à la Cinémathèque Française
Jeudi 20 septembre
Salle Henri Langlois
20h Dix Mille foyers de lumière (1948) de Shen Fu

Vendredi 21 septembre
Salle Georges Franju
17h Les Anges du Boulevard (1937) de Yuan Muzhi
19h30 Lumière maternelle (1933) de Bu Wancang (94’)
21h45 Amour lointain (1947) de Chen Liting (120’)

Samedi 22 septembre
Salle Henri Langlois
14h30 Shanghai Express (1932) de Joseph on Sternberg
Salle Georges Franju
17h30 La Montre (1949) de Zuo Lin
19h45 Trois destinées (1949) de Chen Liting (102’)
21h45 Un Rêve rose (1932) de Cai Chusheng

Dimanche 23 septembre
Salle Henri Langlois
14h30 Shanghai Gesture (1941) de Joseph von Sternberg
Salle Georges Franju
15h00 San Mao, le petit vagabond de Yan Gong, Zhao Ming (1947)
17h30 Shanghai d’hier et d’aujourd’hui (1936) de Cheng Bugao (90’)
19h30 Fragilité, ton nom est femme (1948) de Hong Shen & Zheng Xiaoqiu
21h30 Les Larmes du Yangzi (1947) de Cai Chusheng & Zheng Junli (190’)

Mercredi 26 septembre
Salle Georges Franju
17h Amour lointain (1947) de Chen Liting (120’)
19h30 Corbeaux et moineaux (1949) de Zheng Junli (105’)
21h45 Dix Mille foyers de lumière (1948) de Shen Fu
21h30 Les Larmes du Yangzi (1947) de Cai Chusheng & Zheng Junli (190’)

Jeudi 27 septembre
Salle Henri Langlois
17h Trois destinées (1949) de Chen Liting (102’)
Salle Georges Franju
20h15 Shanghai d’hier et d’aujourd’hui (1936) de Cheng Bugao (90’)
22h15 Le Jour se lève (1938) de Yue Feng

Vendredi 28 septembre
Salle Georges Franju
17h Un Rêve rose (1932) de Cai Chusheng
Salle Jean Epstein
20h30 Le Drame de Shanghai (1938) de Georg W. Pabst

Samedi 29 septembre
Salle Georges Franju
17h30 Lumière maternelle (1933) Bu Wancang (94’)
19h30 San Mao, le petit vagabond de Yan Gong, Zhao Ming (1947)
21h30 Les Larmes du Yangzi (1947) Cai Chusheng & Zheng Junli (190’)

Dimanche 30 septembre
Salle Georges Franju
17h Fragilité, ton nom est femme (1948) de Hong Shen & Zheng Xiaoqiu
19h30 La Montre (1949) de Zuo Lin
21h45 Le Jour se lève (1938) de Yue Feng
Le Festival remercie toutes les institutions et partenaires de nos deux pays :

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel


Monsieur le Ministre de lʼAdministration dʼÉtat de la Radio, du Film et de la Télévision
de la République Populaire de Chine, Wang Taihua
Son Excellence Monsieur lʼAmbassadeur de Chine en France, Zhao Jinjun
Monsieur Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë
Madame la Vice-Ministre de lʼAdministration dʼÉtat de la Radio, du Film et de la Télévision
de la République Populaire de Chine, Zhao Shi
Madame la Directrice générale du Centre National de la Cinématographie, Véronique Cayla
Monsieur le Directeur du Bureau du Cinéma du Sarft, Tong Gang
Madame la Présidente dʼUnifrance, Margaret Menegoz
Monsieur le Ministre-Conseiller de la Culture à lʼAmbassade de Chine à Paris, Pu Tong
Monsieur le Conseiller cinéma auprès du Ministre de la Culture et de la Communication, François Hurard
Monsieur lʼAdjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, Christophe Girard
Monsieur lʼAdjoint au Maire chargé des relations internationales et de la Francophonie, Pierre Schapira
Monsieur le Directeur de la Cinémathèque Française, Serge Toubiana
Monsieur le Directeur des Archives du Film de Chine, Fu Hongxing
Le service culturel de lʼAmbassade de Chine en France : Shen Zhongwen, Albane de Carmoy, Zhu Xiaoyun
Monsieur lʻattaché audiovisuel de lʼAmbassade de France en Chine, Laurent Michelon
Madame la Directrice du cinéma le Max Linder, Claudine Cornillat
La Fondation Groupama Gan pour le Cinéma, Gilles Duval et Dominique Hoff
France Bleu Ile de France, Claude Hemmer, Florence Mignot, Brigitte Tauzin
Le Figaroscope, Genevieve Joublin et Thomas Buron
Le propriétaire du Château Belvize, Fernando Truyols Zaforteza
La Maison de la Chine, Colette Vacquier
Air China, Yang Jianhua, Maître Fan Zeng, calligraphe, Xu Ming, styliste
Nous remercions tout particulièrement pour leur soutien de la première heure
Marie-Christine Lorang, Régine Hatchondo et Xavier Lardoux, Xavier Merlin, Anne-Sophie de Gasquet,
ainsi que ceux qui par leur gentilesse et efficacité nous ont aidés à faire vivre le festival :
Luisa Prudentino, Marie-Pierre Quicquemelle, Liu Yan, Pierre Rissient, Maître Daniel Richard
Jean-François Rauger et Alberto del Fabro, Anne Ouvrard, Luan Guozhi, Liu Dong, Zhang Yiwen,
Zhang Yahui,Zhang Hui, lʼéquipe de traducteurs en Chine : Camille Préveral, Mathieu Thomas de la
Pintière, Blandine Deleuze et Ting Hor, le Jardin Yili, Kang Qunwei et Shi Qiaofang,
LʼAssociation Culturelle Franco-Chinoise et son équipe de traduction
Reine-Marie Hugueville, Mona Deniau, Florence Desserin, les graphistes : Damien Rossier, Baptiste Levoir
et Caroline Laurent, Anthony Gavard pour le site web, les amis du festival Wang Shijie, Fu Hong,Tao Jing,
Wang Dandan, Xue Ling, et enfin les stagiaires Cécile Eveno et Irèna Yang
Festival du Cinéma Chinois de Paris

Président dʼHonneur du Festival, son Excellence Monsieur lʼAmbassadeur de Chine en France,


monsieur Zhao Jinjun

Présidente, Deanna Gao - Délégué général, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc

Directeur de la communication, Matthieu Wolmark

Traducteurs en Chine : Camille Preveral, Mathieu Thomas de la Pintière, Blandine Deleuze et Ting Hor
Équipe de traduction à Paris : Marylise Cliquet, Reine-Marie Hugueville, Mona Deniau, Florence Desserin

Conception du site web, Anthony Gavard

Conception graphique, Scope Éditions - Baptiste Levoir, Damien Rossier & Caroline Laurent
www.scope-editions.com - info@scope-editions.com

Imprimerie, Euroland - France 2007 - www.station.fr

Attaché de presse, François Vila - ⇠ ⇠


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