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TRAUMATOLOGIE DES

NERFS PERIPHERIQUES
ET ELECTROMYOGRAPHIE

Docteur Jean-Paul DIVERREZ

RAPPEL D’ANATOMIE
•  Un nerf périphérique est composé :
–  de fibres nerveuses myélinisées motrices et sensitives
–  de fibres amyéliniques
–  de tissus conjonctifs
–  de vaisseaux

Les fibres nerveuses sont
regroupées au sein
de fascicules
Le plus souvent les nerfs
sont mixtes

RAPPEL D’ANATOMIE
•  Une fibre nerveuse myélinisée est composée :
–  d’un corps cellulaire
–  prolongé d’un axone entouré
•  d’une gaine de myéline séparée par des
nœuds de Ranvier
•  d’une membrane basale

–  d’une terminaison
•  plaque motrice
•  récepteur sensitif

RAPPEL D’ANATOMIE
•  Les nerfs périphériques sont constitués :
–  Des nerfs rachidiens ou racines nerveuses
–  Des plexus nerveux
•  Plexus brachial
•  Plexus lombo-sacré

–  Des troncs nerveux

RAPPEL D’ANATOMIE
•  Une unité motrice est
composée :
–  D’un motoneurone alpha situé
dans la corne antérieure de la
moëlle
–  De son prolongement axonal
–  De l’ensemble des fibres
musculaires sous sa dépendance

Classification des fibres nerveuses
selon l’épaisseur de leur gaine de myéline et leur vitesse de conduction nerveuse
Type de fibres

Diamètre en µm

Vitesse en m/sec

Fibres Ia (A α)
Terminaisons annulo-spirales

Approximativement : 17

70 - 120

Fibres Ib (A α)
Des récepteurs de Golgi

Approximativement : 16

70 - 100

Fibres II (A β et γ)
Récepteurs en bouquet

Approximativement : 8

15 - 40

Fibres III (A δ)
Approximativement : 3
Pression, douleur et température

5 - 15

Fibres IV ou C
Douleur et température,
Tact grossier

0,2 - 2

Approximativement : 0,2 - 1

BIOMECANIQUE DU NERF

–  Résistance de 10 à 25 kgs de traction
–  Visco-élasticité (allongement de 20 %)
–  Arrêt du flux sanguin pour 10 %
d’allongement
–  Rupture progressive des structures du
nerf

CLASSIFICATION DES LESIONS
NERVEUSES SELON SEDDON

•  NEURAPRAXIE
•  AXONOTMESIS
•  NEUROTMESIS

CLASSIFICATION DES LESIONS
NERVEUSES SELON SUNDERLAND
•  Stade I : neurapraxie (bloc de conduction)
•  Stade II : axonotmésis avec conservation de
la membrane basale
•  Stade III : axonotmésis sans conservation de
la membrane basale
•  Stade IV : seule l’épinèvre est intact
•  Stade V : neurotmésis

Bloc de conduction
•  Interruption du flux
axonal
•  Atteinte d’abord
vasculaire
•  Progressivement
lésion de la gaine de
myéline

Atteinte axonale
•  Dégénérescence de l’axone à
partir du site lésionnel
•  Repousse axonale à raison de
1 mm/j
•  Résultat fonction de la
conservation de la membrane
basale

CLASSIFICATION DES LESIONS
NERVEUSES
•  LESIONS MYELINIQUES
–  Bloc de conduction
–  Évolution rapide
–  Récupération complète
•  LESIONS AXONALES
–  Dégénérescence wallérienne
–  Évolution lente
–  Récupération incomplète

Insuffisance de l’examen clinique

•  L’examen de la sensibilité et
purement subjectif et celui
de la force musculaire et
relativement dissocié de
l’importance de l’atteinte
•  Impossibilité de distinguer
une atteinte axonale d’un
bloc de conduction

Pas de parallèlisme entre la cotation clinique
et le nombre de fibres nerveuses atteintes
0%

5

1OO %

Pas de déficit

•  Importance des phénomènes de
compensation :

4

30 %

–  Augmentation du recrutement
des unités motrices
fonctionnelles

3
Zone de fatigabilité
50 %
2
70 %
1

–  Formation d’unités motrices
géantes

Zone de décompensation
100 %

0

Principes généraux de
l’électromyographie
•  DETECTION
–  Par aiguille électrode implantée
dans un muscle

•  STIMULO-DETECTION
–  Stimulation d’un nerf
•  Réception sur un muscle :
VCN motrice
•  Réception sur le même nerf : VCN
sensitive

EXAMEN DE DETECTION
•  La DETECTION montre :
–  L’activité électrique des fibres musculaires :
•  Spontanée au repos
•  Au cours d’une contraction musculaire
progressivement croissante jusqu’à devenir maximum

–  Un tracé normal
–  Un tracé neurogène périphérique :
•  Neurapraxie
•  Atteinte axonale

EXAMEN DE DETECTION
•  Avec une aiguille électrode
–  Examen au repos
–  Puis contre résistance
progressivement croissante
–  Enfin contre résistance
maximum

EXAMEN DE DETECTION
•  Un tracé normal est :
–  Riche
–  Montrant des potentiels d’action volontaire de bonne
amplitude et de bonne morphologie
–  N’augmentant pas de fréquence à l’effort

EXAMEN DE DETECTION
•  Un tracé neurogène périphérique :
–  Est appauvri
–  Le recrutement des potentiels d’action volontaire
augmente à l’effort
–  Peut comporter une activité anormale au repos

EXAMEN DE DETECTION
•  BLOC DE CONDUCTION
–  Tracé neurogène périphérique
–  Pas d’activité au repos
–  Pas d’altération de la morphologie et de l’amplitude des
potentiels
–  Intérêt de la stimulo-détection

EXAMEN DE DETECTION
•  ATTEINTE AXONALE
–  Tracé neurogène périphérique
–  Activité de repos en cas de dénervation aiguë
–  Altération de la morphologie des potentiels
•  Petits potentiels polyphasiques de réinnervation
•  Grands potentiels simples d’unités motrices géantes

STIMULO-DETECTION
–  Stimulation électrique d’un nerf
–  Recueil à distance :
•  Sur un muscle distal s’il s’agit d’un nerf
moteur
•  Sur le même nerf s’il s’agit d’un nerf
sensitif

EXAMEN DE STIMULO-DETECTION

•  Nerf moteur

EXAMEN DE STIMULO-DETECTION
•  VITESSE DE CONDUCTION NERVEUSE
MOTRICE

EXAMEN DE STIMULO-DETECTION
•  Vitesse de conduction nerveuse sensitive

DIAGNOSTIC TOPOGRAPHIQUE
ELECTROMYOGRAPHIQUE
•  Utilise les mêmes
principes de la
connaissance de la
systématisation
radiculaire et tronculaire
que l’examen clinique
•  Mais l’EMG montre des
atteintes nerveuses infracliniques

DIAGNOSTIC LESIONNEL
•  Ne peut être fait que par
l’électromyogramme
•  Elément fondamental dans le
choix thérapeutique
•  Elément déterminant du
pronostic

TRAUMATISMES DES NERFS DU SPORTIF
CONCLUSION
•  Lésions fréquentes et variées
•  Diagnostic parfois difficile
–  Atteinte partielle
–  Mécanisme de compensation
–  Difficulté d’examen

•  Intérêt de l’électromyographie
–  Diagnostic
•  Positif (topographique et lésionnel)
•  Différentiel

–  Évolution