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^

I

#

1^^.

la VP Section de V Ecole des Hautes Etudes (Sciences
écono aiques et sociales) et de la Société des Etudes Rohespierristes

Publv Hon de

ŒUVRES DE

MAXIMILIEN

ROBESPIERRE
TOME

IX

DISCOURS
(4*^

Septembre

Partie)

1792-27

Edition préparée sous

Marc Bouloiseau
Dncliur es l.cltres
Altaché au Centre National
de la Recherche Scientilique

Jean

le

la direction

concours

de

Professeur

Honoraire

d'Histoire de la Hérolution Françuisf
à la FacvHé des Lettres de Paris

Albert SOBOUI.
Professeur Agrégé d'Histoire
au Lycée Henri IV

du Centre National de

PRESSES

1793

Georges Lefebvre

Dautry

Professeur Agrégé d'Hisloire
au Lycée de Montgeron

Avec

Juillet

la

Recherche scientifique

UNIVERSITAIRES DE FRANCE

qio
c-.s
Ont

participé

de cet ouvrage

au dépouillement des journaux pour

la

confection

:

M""® SaLMI, agrégée de l'Université, attachée de Recherches
au Centre National de la Recherche scientifique
;

M"^' S. Balaye, licenciée es
J.

QuÉTEL,

Y. DUSSER

licenciée

;

licencié es lettres, attaché

au Centre National de

Ouvrier, licencié

R. GaRMY.

;

lettres

;

MiM. B. BlumENKRANZ,
B.

lettres

es

la

es

Recherche
lettres

licencié es lettres.

687172

;

de Recherches

scientifique

;

r

NOTE PES EDITEURS

Les
tomes

IX

X

et

volumes

et

4""

des

DISCOURS,

ŒuVREs COMPLÈTES

des

(1)

qui constituent leé
couvrent la période

jusquau 27 juillet 1793, date de Ventrée
de Robespierre au Comité de salut public, le 5® jusquau 9 thermidor
an II. Ce dernier sera muni d'un index commun aux deux volumes.
Leur préparation s'est heurtée à des difficultés nouvelles quil
convient de signaler. D'une part, l'importance du rôle politique de
Robespierre sous la Convention est telle qu'un nombre de plus en
plus grand de journaux s'est attaché à rapporter ses interventions, tant
à la tribune de V Assemblée qu'à celle des Jacobins. Pour certaines
séances du procès du roi par exemple, nous n'avons pas réuni moins
de cinquante mentions, fort résumées il est vrai, pour la plupart. Il
ne pouvait être question de toutes les reproduire. Aussi, avons-nous
été contraints, plus encore que dans les précédents volumes, de multi'
conventionnelle

le

:

plier les simples

4^

références.

la confrontation des extraits a fait ressortir une
quantité de plus en plus grande de mentions identiques qui nous ont
permis d' établir la méthode utilisée par les journalistes, et les liens

D'autre

part,

qui unissent plusieurs journaux. L'évolution de la presse, dont les
grandes lignes apparaissent dès 1791 , se précipite en effet après le
10 août 1792. Disparaissent alors non seulement la presque totalité
des feuilles satiriques et rotjalistes, mats aussi les petits périodiques
qu'animaient la bourse et la plume de leur propriétaire et unique
rédacteur. Désormais le journal ne peut subsister sans un appui matériel

suffisant.

Il

lui

des ventes assurées.

presse constitue im moyen d' expression du parti au pouvoir.
Jusqu'en juin 1793 la plupart des grands journaux sont favorables

et

la

(l)
«

Rappelons

que cette collection

ise

terminera par

Lettres de Éobespierre à ses commettans
Ecrits divers » (t. XI).

des
((

faut des capitaux, des éléments d'information,
soutien gouvernemental lui devient nécessaire

Le

»

(t.

V),

l'édition

et des

6

NOTE DES ÉDITEURS

Monîaux Girondins^ quil s'agisse du a Logotachigraphe » (2), du
ou du « Journal des Débats et des Décrets ». D'autres aussi
tettr
comme les « Annales... n de Carra, le « Courrier... » de Gorsas,
reçoivent également une part des fonds que contrôle le ministre de
r Intérieur Roland. On leur communique en priorité les manuscrits des
discours et des textes que l'on entend diffuser. Un local leur est
réservé pour suivre les discussions de l'Assemblée. Guirault, entre
autres,
possède une tribune (3). Enfin les presses confisquées au
août leur sont attribuées: celles de l'abbé Royou, par exemple,
sont utilisées par Gorsas (4).
((

))

W

Même

comme favorables à la Mond'Audouin, doivent sacrifier à ces
Journal Universel
Que devient donc, dans ces conditions, la presse dite
certaines feuilles, considérées

tagne, tel le

exigences.

((

))

d'opposition, la presse montagnarde ? Elle ne compte plus guère
qu'une dizaine de titres, dont les principaux sont les « Lettres de
Robespierre à ses commettons » (5), le a Journal de la République
de Marat (6), le « Créole patriote » de Milscent (7), le
française »
« Père Duchesne » d'Hébert (8). Ceux-là vivent avec peine
devant
mais ils vivent, car ils sont
compter exclusivement sur leurs ventes
soutenus par les sociétés populaires qui leur souscrivent un certain
nombre d* abonnements. La société du Luxembourg par exemple, reçoit

(2) Ce journal, créé par Guirault, parut du 2 janv. au 10 mai
1703. II compte 129 numéros.
en trouve Ja collefction à la B.N.
(4° Lc^ 774). Celle des Arch. nat. (ADxx
4)16) est incomplète. Il
est mentionné par Tourneux <II, n° 10.861), mais ne figure pas

On

A

danis

catalogue des journaux révolutionniaires de

le

G.

Walter.

{3) Le 13 nov. 1792, ce journal n'ayant pas icomimencé à paraître, la triibuîie qui lui était Tés.ervée fut donnée aux rédacteurs

du

((

Bulletin de la Convention

».

Voir Arch. pari., LX, 28, intervention de Billaud-Varenne.
(5) 'Ce journal, qui parut d'cctobfe 1792 'à mai 1793, aunoté par
Gustave Laurent, attend depuis quatre ans sa réimpression. Pour
éviter les redites,
nous avons décidé d'extraire les discours
de Robespierre qu'il contient et nous les avons incorporé!? dans
notre t. IX.
15 sept. 1792 au 11 mars 1793,
.(6) Il compte 143 numéros, du
puis il prend le nom d' « Observations à ses comimettantg o>, et,
à jpartir du 7 avril 1793, de u Publiciste de la République française », qui a cessé de paraître le 13 juillet 1793 (B.isT. 8" Lc^ 223
'(4)

^

^

et

224-325; Bibl.

O) Commencé

Sorbonne
sous

le


titre

H Fr
de

595).
<(

La Revue du Patriote

»,

2 juin 1792, il prit celui de « Créole iPatriote » à partir du 27 juin'
L&s colle-ctions sont incomplètes tant à la B.N. <4'' Lc^ 690-691)
qu'aux Arch. .nat. <ADxx
Il
était rédigé par C.M.L.
176).

A

Milscent. créole de ^Saint-Domingue.
(8) Il

foutre
et 356

0'

le véritable Père Duchesne,
de 30 numéros pour la première,
la iseconde qui prend fin en ventôse an II (B.N.

porte pour titre
et

pour

comprend

Lc^ 512 et 506).

2

«_

Je suis

séries

I

7

NOTE DES ÉDITEURS
200 exemplaires du jomnal de Robespierre
»

patriote

bénéficie,

à partir de décembre

du club des Jacobins

(9).

De même

1792,

le

« Créole

de l'appui

officiel

(10).

C'est donc à armes très inégales que s'affrontent, jusqu'en juin
1793, presses girondine et montagnarde. Mais la situation se renverse
à partir de cette époque. D'abord, les journaux girondins le$ plu$
français » et le « Courrier » de Cor$as
autre fait également permet de supprimer le
traitement de faveur réservé à certains quotidiens: l'installation de la
Convention dans la nouvelle salle aménagée aux Tuileries par Var-

compromis:

disparaissent

le

a

Patriote

Un

(11).

chitecte Gisors (12). « Les hommes de lettres furent logés dans des
pigeonniers... Resserrés dans des places ridicule^,., et qui leur barrent
toute communication avec l'Assemblée, privés des notes et décrets

indispensables pour donner suite aux débats des séances, forcés à
renoncer aux efforts jusqu'ici soutenus pour recueillir tout ce qui est
intéressant... » plusieurs suspendirent leur publication (13).

Lm campagne

de

dénigrement systématique dont les Jacobins avaient souffert les
détermina, dès décembre 1792, à se défier de tous a les folliculaires ».
Guirault, qui jouissait également d'une loge dans la salle de la rue
Saint-Honoré, dut l'abandonner, bien qu'il comptât
dicataires

du

Voir

local

».

((

p(trmi les adju^-

(14)

Créole 'Patriote

m" 206, p. Ô26.
arrêta que ce journal « serait
chargé de publier sa correspondance, en l'invitamt à donner plus
de latitude à ses discussions « (Aulard, I, 'OX'IX). Effectiviement,
à partir de cette date, ses comptes rendus deviennent plu- complets, mais on y relève de fréquentes erreurs ,et le style est souvent incorrect. Milscent sera exclu de la Société comme brissotin,
sur la dénonciation de Robespierre, le 8 nivôse an II. Acctisé d^
faux témoignage dans le procès des rebelles de Marseille, du
29 pluv. II, il fut condamné à mort et exécuté le 7 pnair. II.
(11) iLe second, le 31 mai, le premier le 2 juin 1793.
(12) 'Cf. Ann. hist. Rév. française, 1925, p. 265. iLa disposition
de cette salle fut considérée par les Jacobins comme une mancôoivre
des Girondins pour empêcher les M'ontagnards de suivre exacte»
ment les débats de l'Assemblée. iLeg planis de Tarchiiecte piatriote
•S'oyer ayant été refusés, on décida de lui en demander les raisoaa.
D'autre part, on considérait que la partie réserv^ée aux tribunes
du public était insuffisante (300 personnes «.u plus). Le 15 mai,
nouveau débat sur ce sujet « On perd dans cette salle la moitié
de ce qu'on dit » (Journal ... des Jacobins, à la date).
t(13) Note placée en tête du n** 129 et dernier du « Logotachi(9)
(10)

le

«

Le 23 déc.

1792,

»,

la Bociété

:

graphe

».

Voir à ce sujet, séance des Jacobins du 31 déc. 1702. Guiprotesta contre la décision qui lui enlevait cette tribune en
signalant qu'elle k abritait le tombeau d'un Père Jacijbin », monument ancien d'une grande beauté qui méritait d'être conservé.
Mais on l'accusa d'y avoir conduit Mme Roland.
(14)

ra,ult

8

NOTE DES ÉDITEURS
Les Montagnards au pouvoir

suivirent,

en

ce

presse, l'exemple girondin. Ils s'assurèrent son concours
tribution de subsides, de matériel et de commandes.

qui

concerne

la

moyennant V atLe Comité de

salut public présida à cette distribution (15). Mais la centralisation
accrue et les poursuites contre les adversaires du régime n influèrent
pas sensiblement sur le nombre des journaux. Plusieurs modifièrent leur

ou continuèrent leur activité avec une nouvelle équipe (16). De
nouveaux aussi se créèrent : 44 pendant Van {[ jusquen Thermidor.
titre

Au

nous avons dépouillé, tant à la Bibliothèque nationale quà
la Sorbonne, de V Arsenal, des Archives, de la Chambre
des députés et de la Ville de Paris: 180 périodiques représentant
total,

celles

de

500 volumes (17).
Leur intérêt, en ce qui concerne notre publication, a paru très
inégal. On a pu croire que leur ton, par crainte des représailles, se

environ

qu aucune opposition nait subsisté contre « la sainte
vérité, la prudence est de rigueur, mais des journalistes modérés ont su maintenir leurs feuilles pendant la Terreur. C'est
le cas du « Mercure français » (18) et de V a Auditeur national » (19).
soit

uniformisé,

Montagne

».

En

sont parvenus en réduisant leurs informations politiques.
caractérise essentiellement cette presse de Van II,
c'est son effort vers la spécialisation. Sauf quelques rares périodiques

Ils

y

Car ce qui

05) Voir A. Aulard, Recueil des Actes du Comité de Salut
Le Oomité s'abonne à 600 exemplaites du
VIII, 389.
Cf.
Journal des Hommes ilibres » et du « Journal luniversel
Presse o), p^ 377. Les jourégalement 2° table du Recueil, .art.
nalistes étaient invités à adresser chaque jour un de 1 eu r.s numéros
au Comité (IX, 145). Le 9 sept. 1793, un journal national fut
institué, et A. Grandcamp, liéigeois, en fut nommé directeur. Ses
frais devaient être p'ayés sur les fonds secrets du ministre de
l'Intérieur, et ses bureaux installés à l'hôtel Crussol ou dans une
antre maison nationale CAulard, Recueil des Actes ..., VT, 374).
(16) Tel le « Courrier français '», de Poncelin de la Roche
Tilhac, qui cesisa de paraître le 28 oct. 1793 et fut continué par
le « C<1 irrier républicain
(cf. G. Walter, Catalogue des journaux
Public,

<c

o).^

((

)>

n° 341, p. 186).
révolutionnaires, à la B.N
(17) Les collections de la B.IST. et de l'Arsenal sont de très
loin let plus importantes. Toutefois, nous n'avons rencontré qu'à
la Bibl de la Sorbonne les « Annales de la Rétvolution « nar une
société de gens de lettres (8° HIFr 615) ; anx Arch. nat.
î'
Ami
de l'E^ Alité ou Annales Républicaines «) (ADxx A 605), les « Annales dd civisme et de la vertu » (ADxx A 48), la « Sentinelle du
Nord w (ADxx A 6). Enfin la Bibl. universitaire de Strasbourg
possèide les « Décades républicaines » (D 195.972).
(18) B.N. 8° LcMO. Il consacrait la pins grande part de ses numéros auî nouvelles littéraires, à des pièces de vers, à des comptes
,

:

((

rendus de spectacles.
19) Son nincipal rédacteur était Joubert (B.N. 8° Lc^ 207; Arch.
nat.

ADxx A

71).

NOTC DES ÉDITEURS
qui consacrent la totalité (20) ou la plus grande partie de leurs
colonnes (21) aux séances de la Convention, les autres font un choix

U

« Antifédéraliste »
très net dans les nouvelles qui leur parviennent.
(22) par exemple, rapporte les décisions du Comité de salut public et
le « Journal du matin de la République française » (23) : les jugeinsiste sur les nouvelles
ments du Tribunal révolutionnaire. Le « Batave
de r étranger (24). Plusieurs s'appliquent à suivre les mouvements des
armées, les discussions des sociétés populaires, de la Commune parisienne, des Jacobins, et reproduisent leur correspondance. Il existe
même des journaux de modes (25).
Dans une annonce relative au « Courrier de Strasbowg )), son
rédacteur J. Ch. Laveaux souligne que ce journal « nest copié sw^
aucun autre en France, quil n offre absolument que les extraits des
papiers allemands et le résultat de son propre travail )). De même, le
((
Courrier Universel ou l'Echo de Paris, des départemens et de Vétranger » recherche, aux armées et dans les provinces, des correspondants
quil paiera 30 h par mois.
partir du 6 septembre 1793 « // passera
sous presse à 3 heures du matin au lieu de 8 heures du soir » afin
que les nouvelles parviennent dans les départements plus tôt que par
))

A

autres journaux.

les

Chacun d'eux possède donc son originalité. Elle les entraîne à
accorder une place moindre aux débats de l'Assemblée. Toutefois la
rubrique (( Convention nationale » subsiste dans la plupart d'entre eux.
On se borne alors pour la remplir à piller les informateurs patentés,
sans,

pour autant,

citer ses

sources.

Toute une chaîne d'intermédiaires s'établit entre
naux et les périodiques de moindre importance. Le
le
Journal des Débats », le « Mercure Universel »
((

les
a

grands jour-

Moniteur

et le

«

»,

Journal

020) Le Journal des Débats et des Décrets. Son pirncipal rédaxîteiir était, idepuis le 10 août 1792, J.-B. iLouvet, l'un des adversaires les plus acharnés de Robespierre.
(21)

Le Moniteur,

(22) Il

le Mercure universel.
à paraître le 26 sept.

commença

1793. SciS principaux
rédacteurs étaient Jullien fils. Payan et Fourcade (B.N. 4° Lc^
2571, lacunes; Ars Jo 20215; Arch. nat. ADxx A 355), G. Walfcer
(Robeispierre, p. 556), le qualifie de « journal officieux de Robespierre ». On y trouve de nombreuses lettres des représentants en

mission.
i(23) 'Ses principaux rédacteurs étaient F. Gourdin et R, Jacquin
(à partir de niv. II). Certains numéros portaient également en
1793 le titre de « Journal du soir de la République française »
(B.N. 4° Lc2 740 et Arch. nat. ADxx
331).
(24) iSon
principal rédacteur était Dusaulchov. Il devint le
« iSans Culotte » à partir du 29
gcrm. II (B.N. Lc^ 776-779)

A

(25)

Par exemple

((

le

Courrier de l'hymen, journal des dames

».

NOTE DES ÉDITEURS

10

Montagne » (26) voient ainsi leurs comptes rendus résumés par
Courrier de l'Egalité )), /' « Auditeur national » ou le « Ther"
momètre du Jour » qui à leur tour fournissent leur matière aux « An"

de

la

le

a

pour ne citer qu elles.
pas, cependant, quil suffit de s'adresser aux
pour suivre avec exactitude les séances
d'information
journaux
grands
de la Convention. Très vite, ils vont accorder une part prépondérante
nales de

la

République française

»,

déduisons

N'-en

aux rapports, aux projets et aux décrets eux-mêmes qu'ils empruntent
au Procès'V'Qihal imprimé par ordre de V Assemblée, ou au Bulletin
de la Convention (27). La violence des discussions, les passions qu elles
soulèvent tendent alors à disparaître dans la masse des textes votés
qu'on reproduit avec soin. Il convient donc de recourir à des pério^
diques moins connus. C'est ainsi que nous avons puisé des renseignede Corsas, le
ments complémentaires dans le « Courrier
Journal
de Perlet, le <( Journal » de Sablier, le « Créole Patriote », le a Journal de France », le « Messager du soir )), le « Journal de Paris »,
les
Nouvelles
Annales » de Carra, le a Journal universel », les
)>

((

((

politiques

le

)),

salut public

»

«

Journal

des

Hommes

Si

Montagne
le

a

a

le
))

libres

)),

la

«

Feuille

du

(28).

Quant aux débats des Jacobins,
tions.

par

))

((

Journal

de

»

la

ils

nécessitent les

Société (29)

et

le

«

mêmes

précauJournal de la

ils doivent être complétés
Créole Patriote », la « Feuille de

constituent les textes essentiels,

Point du Jour

»,

le

((

(26) iLes Jacobins idécidèrent de créer un journal dont la rédaction fut confiée à iLaveaux le 6 mai 1703. Six commissaires furent
désignés pour lui four^nir les informations: C. Desmoulins et Chasles
pour les séances de la Convention, E/ousseau et Auvresit pour celles

Bentabole et Hassenfratz pour les nouvelles des
République (Voir Journal ... des Jacobins, 6 mal).
parut à partir du début de juin 1793 sous le titre de « Journal

des

Jacobins,

armées
Il

de

la

et

de

la

Montagne

».

L'un et l'autre se complètent et constituent de véritables
journaux officiels. Toutefois, ils ne .relatent pas, ou très brièvement, les débats de .l'Assemblée et ne citent presque jamais le
(27)

nom

des orateurs.
On ret;rouvera la cote de tous ces journaux à la B.N.
dans le catalogue de G. Walter cité plus haut. L'édition du » Journal de iSablier
(4° Lc^ 699) contient deux groupes de numéros
(28)

^)

intitulés

((
Journal du matin », soit
Boit_
le titre est identique (Journal

<(

Journal du soir

)).

Au

tome I,
du soir) pour les numéros
parus le matin et le ?oir. Au tome II, le titre chanige et devient
pour ,!e,s deux groupes n Journal du matin ou du soir ». Les
volumes suivnjits comprennent les éditionis du matin et du soir.
Quant au t. VIII (germ.-prair. II) il s'intitule « Journal du matin ».
(39) Il s'agit du « Journal^ des Débats et de la Correspondance
de la iSociété des Jacobins, séante à Paris », dont les rédacteuris
et Lugan la Koserie.
furent, à partir du 15 févr. 1793, Pépin
:

n

NOTE DES ÉDITEURS

A ntifédéraliste

Paris », r «

Hommes

des
le

libres

»,

Messager du

«

serait

souhaitable

la publication

soir

de

»,

faire

a

le

»,

Courrier universel », le a Journal
le « Journal du matin »,
)),

Antibrissotin

«

/'

ef

tm certain nombre d'autres auxquels il
voulait tenter de compléter
si Von

appel

d' Aulard (30).
d'un autre

ordre est née des progrès techniques
des
grands journaux. La transcription des
par
discours s'est en effet grandement améliorée depui 1791. Sans qu'il
d'abréviations imaginé
s'agisse encore de sténographie, le système

Une

difficulté
les

réalisés

rédacteurs

des émules. Aussi, le « LogoreproJournal des Débats
tachigraphe
duisent-ils des textes très proches les uns des autres, sans être rigoureusement identiques. On y traduit fidèlement la pensée de Robespierre, mais on utilise des formes différentes et des mots synonymes.
par la Société logographique (31) a
)),

le

«

Moniteur

Faut-il pour autant publier in

»

et

fait
le

))

((

extenso chacun de ces extraits, parfois

longs? Nous avons donné la priorité aux discours imprimés par
l'Assemblée, les Jacobins, ou par Robespierre lui-même (32), puis
nous les avons fait suivre, pour la même séance, de l'extrait du journal
le plus complet, nous bornant à noter pour les plus proches de celui-ci
les variantes importantes. Quant aux appréciations ou aux critiques,
nous les avons incoret seulement lorsqu'elles éclairent le texte

fort

porées dans nos notes.
l'inverse des débats
<u4

importants où notre tâche se complique
d'une trop grande abondance d'extraits, nous avons été embarrassés pour de brèves interventions par la présence des deux Robespierre à l'Assemblée et aux Jacobins. Le laconisme de la presse
rendit alors laborieuse l'identification de l'orateur (33).

du

fait

Enfin, la séance du 9 thermâdor, qui se trouve longuement relatée
par tous les journalistes, a présenté une difficulté supplémentaire.

Dans

masse des extraits, il importe en effet de distinguer ceux qui constituent un témoignage direct et valable. L'heure tardive à laquelle fut
connue la chute de Robespiene permit aux grands quotidiens de
détruire le compte rendu qu'ils avaient préparé, ou de le modifier
pour servir de caution anti-robespierriste au journal et à ses rédacteurs. Mensonge et vérité deviennent alors si intimement liés qu'ils
la

Ce projet a

(30)

été

pré.senté

voici déjà plusieurs

années,

par

Georges Lefebvre, à la Société de l'Histoire de Paris.
(31) Voir Discours ...
partie, XXII, note 41.
i'"'^

Dans

'(32)

les

«

(Lettres à ses commet-tans w.

(33) iRarement en effet, le rédacteur précise s'il s'agit de Maximilien ou de 'Son frère. C'est d'une part, l'ensemble des débats
qui a pu nous éclairer, et d'autre part, le ton même de l'intervention
Robespierre le jeune estant généralement plus brutal qu3
:

son aîné.

Juillet 1957. Mais il a paru intéressant de consigner dans nos notes la plus grande partie de ces « Voltes faces ». On voudra bien nous pardonner la longueur inusitée de cette dernière séance.NOTE DES ÉDITEURS 12 mettent à rude épreuve la critique historique. Marc BOULOISEAU. I .

député d'IMie-et.1. dénonce l'exisitence d'un parti qui veut dominer la Conen réunissant tout le pouvoir national entre les mains vention. Lasource. à me l'indiquer. ne tarda pas à attaquer les Montagnards. dans la. iLe 25 septembre. Rebecqui. précise que le parti dénoncé .. pasteur à Castres. (( (6) Cf. Mon. Hiamel. Ainsi interpellé. i(l). n*'" 1140 et 1159. Kersaint (3). de queilques individus ». Panis. Débats. (4) J. . J'invite Lasource (5). qui m'a dit hier qu'il existait dans l'Assemblée un parti dictatorial. 40. « Je demande que ceux qui connaissent dans cette Assemblée des hommes assez penveris pour demander lie triumvirat ou la dictature m'indiquent ceux que je dois poigniarder. Banbaroux et lui se réunirent chez Uobespierre pour étudier ies moyens de grouper les patriotes et de sauver la patrie. également E. dit iLasource.réclame de la Convention. II. député de Seine-et-Oise à la Convention. député de Marseille. » (6). de flagorner le peuple (2). 444. :après oe que Mathiez a jours ». n*^^ 270 et 271 qui rapporte d'intervention de Chabot. Denis Lanjuinais. il accuse « certain parti » de vouloir lia destruction de toutes les autorités existantes et la désorsepganisation de la société. i(2) Voir le (3) Armand Guy Simon de Coetnempren (Oomte de). — SEANCE DU 25 SEPTEMBRE 1792 Sur l'inculpation de dictature Gironde. après avoir affirmé que Paris devait être réduit à un quatre-vingt-troisième d'influence. capitaine de vaisseau. p. conmie chaque département. Osselin (7) ayant invité les membres de la députation de Paris à s'expliquer à la tribune. Cf.. soutenu par Vergniaud et Lanjuinais (4). Oh. député de Paris à la Convention. Patriote français )>. la trêve des la trois (( Voir le « Patriote français )>. Danton intervient. une loi exemplaire contre les provocateurs d'anarchie. 415. n° 1139 . avait été l'un des juges du tribunal du 17 août et passait alors pour Monl(7> tagnard. le Journal des des Jacobins. Osselin. séance du 23. où il dénonce les manœuvres des Girondins. i(5) Marc David Alba. Buzot demande une garde départementale pour protéger rAssembilée. le lendesmain. la séance de la Convention s'ouvre sur une demande d'explications de Merlin de Tliion ville au sujet des propositions de la veille. Le 24 tembre.est celui de Robespierre (8). Dès le 22 septembre. (8) Il appuie son accusation sur le fait qu'au 10 août. Panis . demiande la peine de mort contre La Convention appelé (( réunie. député du Tarn à la Convention. Brissot is'en prend directement à Ëobespierre (1). XIV.Vilaine à la Convention.

Ce dernier repoussa de telles allégations et Marat douta même que Rebeequi fût à Paris au 10 août (Journal de la République française. Mon. le 3 septembre.nité de représentation et d'exécution. à Robespjerre (Cf. dont ceux même qui la car ont consenti à en être l'organe. . sans autorité. contre toutes les . j'en suis sûr j'aime à leur croire quelque pudeur. p. en substance : « Je commence par remercier mes accusateurs.s un discours au Conseil Général de la Coinm'une. Plus encore. de l'ambition et les ces hommes pourroient concevoir quelque possibilité d'attacher quatre-vingt-trois départemens qui composent cet empire immense. et l'accès du ministère. rougissent déjà. par sa propre maladresse.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 14 quiconque voudrait détruire l'unité de La France et propose de décréter que la iConvenfion pose pour base du gouverneanent d'u. 52.nommé dictateur de la France ». passa à l'ordre du jour et déclara la République française une : 3) et indivisible. XIV. le Journal de Paris et plusieurs autres. ne peut être réduit à se disculper du reproche d'une ambition coupable.. 458). les hommes en délire qui ont présenté cette idée. la Convention faux (9). Je ne puis pas même appeler des calomniateurs. le . Robespierre moiute à la tribune. dis-je. tient. (10) Lettres de Maximilien Robespierre à ses commettans.( aiiéritait I . Robespierre se leva et déclara « Cda est Au terme de cette séance orageuse. p. (9) Le Moniteur (XV. lorsqu'elle se démasque. Desanoulins considère les deux Marseillais comme de faux témoins suscités par Roland (Fragments de l'hiatoire secrète de la Révolution. sans trésors. 50) attribue cette réplique a Sergent . Discours. Vous n'attendez pas. Après la réplique de Buzot. seroit ma vie entière. 14).Tournai des Débats. que je m'abaisse à me justifier d'une inculpation contradictoire et extravagante. un certain noonbre de ses amis de conspirer en faveur du duc de Brunswick. a repoussé loin de lui tous les objets récompenses même du patriotisme par le double décret qui iaterdisoit aux membres de l'assemblée constituante. factions qui se sont succédées. La seule justification qui pourroit me convenir. p. 59). au joug d'un simple citoyen. et l'entrée de la seconde législature. mais l'Assemblée ajourne cette proposition jusqu'à l'époque où l'on discutera la Com-titutioa. sans doute. 37 et s. Vergniaud ayant reproché à B/obespierre d'avoir accusé dan. iPar la suite. 3« partie. C. que le gouvernement sera représentatif. non content de défendre les principes de l'égalité et les droits du peuple. On demande aussi qu'il soit décrété (iO) Cf. sans armées. Quand les qui compte autant d'ennemis existe en qu'il France d'aristocrates et aurait alors désigné Robespierre comme le citoyen vertueux qui d'être . n° (( le Robespierre parle ensuite discours suivant et [après Buzot] 1. La calomnie sert chose publique. autant qu'msensée. celui-là. Celui qui.

séances Combien de perdues et lois déshonorées c'est-à-dire. pour faction véritable. en un mot. par le et qui déjà. appelés. l'unité et l'indivisibilité de la république. jus- de qu'à la puissance absolue ? Autant vaudroit dire que les destructeurs des rois pourroient consentir à se souiller en s 'asseyant sur un trône. comme on vous l'a déjà proposé. moi d'accuser. point de ta vie passée Qu'ai-je fait autre chose que le nier ? Je n'en avois pas besoin. qu'est-ce autre chose que cette si ce n'est le résultat grossier de la plus lâche de toutes les intrigues ? Ce seroit à moi de vous dévoiler la coalition criminelle qui. par une sage impartialité. avoit armé un grand nombre d'entre vous.SÉANCE DU 25 SEPTEMBRE 1792 15 défenseur d'intrigans. C'est elle qui cherche à semer la division dans 'e sein de cette assemblée en déclarant une guerre absurde aux membres qui la connoissent. encore à l'établissement de citoyens comme une faction. Car. les conséquences funestes d'un système d'intrigue et de calomnie. « Robespierre. si vous le jugez convenable. toutes ses démarches à vous faire regarder empêcher que bons l'on apperçoive la seule à observer. de vous avec attention. sans doute. ce seroit à prétendue dénonciation. Non. d'un pas rapide. qu'elle craint. la carrière glorieuse oij le peuple nous a . par des déclarations imbécilles contre la Ville de Paris à peu près. » Quelques voix se font entendre. Il me suffit. (11) i(n) En fait. contre la vingt-cinquième partie de la population qui compose le peuple français ? Commencez dès ce moment par décréter . au moins. pense-t-on que je me regarde ici comme accusé ? . hommes . qui s'oppose la liberté. des idées essentielles qu'^^. peutcanal des papiers périodiques dont elle dispose être. C'est elle qui cherche à déchirer la république. connoissoient-ils quelque moyen de faire qu'un la liberté voulut descendre jusqu'à la dictature. Décrétez même. qui s'attache qu'il a honorés de sa confiance et . qui semble nous présager les plus grands maux. du bonheur d'un grand peuple salutaires auroient pu enfanter et ces de l'humanité. depuis long-tems. ne choses que par ce que vous aurez vu et entendu vous-mêmes prévenez. Occupez. avant que vous fussiez arrivés sur ce théâtre de la révolution. en calomniant sans cesse le peuple de Paris et tous les mandataires c'est elle. ne nous parle contente-toi de nier le fait qu'on t'impute ».vous uniquement jugez I inviter les les et les . ne cesse de faire circuler l'erreur et l'imposture dans les quatre-vingt-trois départemens. Il n'avait pas rédig-é de discours et ne fit que reprendre dans ses « Lettres aux commettams ». . dans ce moment. la peine de itîort contre ceux et parcourons qui pourroient proposer la dictature ensuite. de préventions sinistres. il s'agit d'un résumé des paroles prononcées par Uobespierre. Car. La confrontation de ce texte avec celui du Moniteur montre avec . avait développées au <îours de la séance de la Convenitioin. c'est-à-dire.

Loys et Barbaroux. )) p. quelle aisance Roibespierre sait utiliser les moindres « mouvements de iséance ». pensez. (12) Robespierre avait été à la tribune de la Constituante l*e défenseur de Marseille. dédaigné les présens. combattu toutes les factions combattu contre la Cour. Je vous remercie. de l'ambition. Citoyens. En montant à cette tribune pour répondre à Taccusation portée contre moi. C'est moi qui. et vous m'intenompez quand Je ne reconnais point' là un citoyen de Marseille. n'ait pas le droit d'opposer tion vague sa vie toute entière ? Si vous le pensez. mais je ne crains point ce malheur. 95). fut lié avec les noms de tous ceux qui défendirent avec courage les droits du peuple c'est moi qui bravaix un témoignage qui je me justifie ! . « Nous l'iavonis trouvé aussi fortement l'ami de Marseille que si cette ville était sa patrie. ce n'est point ma propre cause que me justifierai. C'est ce texte que reproduit LLaponneraye (II. p. est accusé d'être à cette inculpa- ne suis point ai rendu vous Je je partait de mon cœur. un citoyen s'est présenté pour le désigner. et c'est moi qu'il a nommé. envoyés à Paris. sous le masque du patriotisme. pays. C'est moi dont le nom.) avoir le droit de répondre- pour opprimer la Liberté. c'est moi qui ai pendant 3 ans. être l'ennemi de qui avez eu mon . 149). Jacob. car nous gagnerons tous à cette accusation. Robespierre vu par ses contemporains. Quand je vous ne croirez point que je m'occupe de moi-même. grâces en soient rendues à tout ce que j'ai la est plus des : hommes pour la Liberté. dans l'Assemblée constituante. n° 270. il est difficile de répondre à la plus vague. 1145. il est difficile sans doute de répondre à une accusation qui n'est point précise . du . je vous remercie je reconnais dans cet acte le civisme qui caractérise la cité célèbre qui vous a député (12). Robespierre. et grâces en soient rendues à mes ennemis. s'adressent aussitôt à lui.vous que celui qui traître envers son pays. (Plusieurs voix: Ce Tallien.LES DISCOURS DE ÏIOBESPIERRÈ 16 Gazette nationale ou le Moniteur universel. Après la véhémence avec laquelle on s'est élevé patrie. C'est quelque chose peut-être que d'avoir -donné pendant trois ans une preuve irréfutable de mon patriotisme. Un membre inculpé doit Robespierre. mais la cause publique. Citoyens. parti plus séduisant qui. dans ce même lieu où j'ai défendu ses droits. méprisé les caresses fait ai. d'avoir renoncé aux suggestions de la vanité. ni un représentant du peuple français. ici dans le sanctuaire des représentans -de la Nation. (Cité par L. je vais défendre. « M. Il succomberaient sous le poids d'une accusation qui de tyrannie. mais de la m 'accuser de vouloir le courage de des face à ]a représentans du peuple. s'était élevé n'est pas là la question. I . on a désiré savoir quel en était le chef . à chimérique des imputations j'y répondrai cependant. Citoyens. Au début de 179^. contre un certain parti.

.DU 25 SEPTEMBRE 1792 ÎNCE 17 non-seulement la rage aiistocratique qui s'agitait dans ce côté. Mais c'est-là aussi que commencèrent mes crimes . —2 . député des DeuxSèvres à la (Législative et à la Ooinvention. moi qui. homme de loi. Sans doute plusieurs citoyens ont défendu mieux que moi les droits du peuple. c'était celui celui que je viens de peindre avec ses défauts et ses qualités qui. être car un homme qui lutta si e tous les intrigans. Robespierre veut-il finir cette longue querelle (15). avec un sans se ménager aucun parti. Discours. dis nous simsi plement tu as applaudissemens) Robespierre. : Osselin. ceux que opinions. De tous représente. celui-là devait courage âae et inflexible. i . deux ans. (Nouveaux . {14) Voir Discours. long-tems contre tous les partis. 753 et s. ni né le peuple de Paris me reconduisit avec le citoyen qui nous pré- i ion. et nous donner en quatre mots une explication franche ? (On applaudit)Lecointe-Puyraveau (16). (15) et non k • ^ Robespierre.. (16) Micheil Lecointe-Puyraveiau. mais quatre ans après la fin de la session. . Robespierre. les devoirs le premier qui m'ont été de réclamer est imposés la liberté par des d'empêcher qu'il ne s'élève des voix qui compromettent de l'Assemblée. Quoi ! l'on voudrait que je rédui- sis) Il s'agit de Petion. en réalité. ê1 en butte à la haine et aux persécutions de tous les ambitieux. s'est fermé pour toujours le checelui qui a fait décréter min des honneurs et de la puissance au membre ne ministère. en ôtant à un citoyen la liberté de mettre sa justification dans tout son jour. p. dans l'Assemblée constituante. 2® partie. il ne fut pas en mon pouvoir d'abandonner la cause de l'égalité et de la justice. à laquelle j'avais attaché toutes mes affections. touchant et doux témoignage dont le souvenir me dédomd'amertumes mais en terminant cette honorable misde tant age ion. mais c'est encore la perfidie des hipocrites qui dominaient dans celui-là encore arrachai des clameurs liberticides bravant les uns. S'il était difficile de perdre un citoyen dans l'opinion publique. ni à aucune des qu'aucun pourrait parvenir ans exécutif deux du que après l'Assemblée. d'après le Journal des Débats: « Kyrielle » querelle ». en le masque dont se couvraient les Lameth et tous les intrigans qui leur ressemblaient.. la justice je aspiré à la et dictature au triumvirat. Lorsqu'on veut commencer un système d'oppreson doit commencer par écarter cet homme-là. séance du 7 avril 1791. Ce serait. 2® partie. 201. Ce n'est pas. ne nous entretiens pas de ce que tu as fait dans l'Assemblée constituante . mais je suis celui qui a pu s'honorer de plus d'enneet ce système de persécutions est m mis et de plus de persécutions au moment où. Voir à propos de la séance de clôture de la Constituante. p. (14) places pouvoir ide (13) i . à la fin de la canière de l'Assemblée constituante.

Cambon. Je dis que cette accusation est un crime Je dis que (17) . (On importe infiniment que Robespierre soit parfaitemanière dont il expose sa justification. (19). ^U^ je Un des membres qui Bj^'onl. son intention perdre la séance. et ce n'est point haine qu'çn interrompt Robespierre. Ducos. qui ont dépouillés de tout ce qu'ils auifaient pu convoiter pendant deux ans de puissance absolue. que les deux décrets qui votre Je yoius . Robespierre est accusé par des députés. c'est moi qui les ai fait rendife. ^ouve.^ avocat. Je sens qu'il est fâcheux pour (Quelques vm)ç : abrégez. (18) Babey.s généraux.\xjfim. député du Tiers état de Nancy. négociant. g^fii point. de nous sans doute. Il y a ici unité de patriotisme. et du Jura à la Convention. i^co5 ment libre pour son i. mterrompu.LES DISCOURS DE ROBESPÏERI^E 13 ma sisçe termes simples: h ces justification Je n'ai point proposé Non. et. S. péu.. (20). qu'il soit entendu sans inter\\ la applojifidH. je prétends conserver !e droit de dictature et je triumvirat tous les moyens justifier par ! qm en mon sont Au pouvoiir.tat. votre caractère tuner souvent disais l'ordonnent. p^s rega?:de faut l'enteitdre il çiçcusé.) FiQj}. Salle. Robespierre.nmmurç. je ne me de la cause la position où je me justice de la majorité aççusé. la mes ennemis. lonçipre. qu'il finir faire donne l'expilication positive qu'on lui demaif^e. je n'auiTais rien fait. Je dis que je ne suis pas accusé. reste. Quapd l'Assemblée ne qui. aux Etats pute de . toutes faites.. sa connaître fera d'être n>oi toujours iutej?rompu. déà la iLégislative e-t à la C on vent ion. député du Tiers état de Franclie-ConTbé aux li. U me si aux imputations qui me je suis monté à cette tribune pour répondre de yqws inpoïsont faites. c'est moi voudra plus m' entendre. . Eh bien J'ose vous rappeler à votre dignité. ! \^^ «é^ns du patriotisme.ti9n. Je demande pour le nôtre surtout. dans intérêt. officier municipal àe Montpellier.).qlle ces déclarations. déput-é des Landes à la (20) Ko'ger Convention . justice fi\ les ont ôté tout espoir à l'ambition des représentans du peuple. (OiR i. B. a supposé avez-vous prosimplement à cette question devais répondre : posé la dictature ou le triumvirat } Je dis que si je répondais par une simpile dénçga. ne cro3^z pas que je sois dans l'intention moins écoutez-moi du aujourd'hui. de suite. £!a|>ei/ n'est pas. dç l'outrager comme m. Au lieu de Président.çspi€irre.. l^geraulfe m> généraux et de la Meurthe à la Convention. J. mais coname le défenseur vous déclare que telle est Je le me crois obligé d'invoquer la Conventioin coutre certains membres qui sont Carnk^^ (17). il puisqu'il faut l'entendre faut vous que je sans finter- dire. Il ne suffit pas d'entendre me elle volonté. (18).) Je n'abréje m'en v^is donc vous forcer à m'écputer.

est l'arène détracteurs même accepté le m'arracher. avec si j'avais transigé de me séduire du peuple. se réunissent contre moi. qui avions une opij'appelais tout à l'heure mes ennemis nion contraire à ce système. Ah si j'avais été homme à m'attacher à l'un de ces ! partis. et depuis je combats contre quelques personnes. k vérité. puisque non content de remplir en vrai patriote les devoirs que mes commettans m'avaient imposés. j'aurais évité la tables par leur influence. . Au 'Cours de la s-ance de>n Jacobins du 19 mars 1792. Robespierre et Brissot se do:anèreBt l' accolade au milieu des applaudiRïsenients des membres.bats j'ai politiques ce n'est donc point à Paris qu'on peut .. dont cependant je ne suspecterai point le patriotism. avec la cause . 11 n'en est pas de même dans les dépaïternents là vous ne connaissez ces débâts que par lec papiers eh bien. pas de même dans les déparîemens qui devez apporter ici des sentiments de fraternité pour vos collègues. . toutes persécutions. 12i8. j'ai toujours combattu les ambitieux.a conscience. (Voir Discours. 3^* partie... j'aurais eu l'avantage d'alhei avec la réputation de patriote toMtes les douceurs. par des murmures.vait du bien public et demanda à répo. ^ .. de la Société des Jacobivis. ces mais ccm. Je me suis encore dépouillé de tout ce que je pouvais regarder comme la récomjpense de mon patriotisme. toutes les récompenses du pâtiiotisme qui sait se prêter à des actes de complaisance. prblics S'Uivant l'intérêt d'une coalition dans laquelle se trouvent ceux que et nous. {On murmv. mais pour perdre chose publique. I 24). ce sera le jour le plus cette la glorieux de ma vie. pour la plupart. je serais à l'abri de haine de tous ces hommes r€dou^ qui plus d'une fois tentèrent m.. il était absurde de m'accuser. p. (21) où j'ai soutenu baiser. . que ce petit tribunal prononce ma condamnation. 3'' partie. (Ql) Voir Discours.:idre dann î'opinion^ qu'il une prccL-^aine ^. . est de prouver qu'on a toujours fait des actes contraires..éance au dic-cours de Brissot sur la guerre. Oui. c'est vous que j'adjure de m'écouter. et la calomnie a pu exercer iaminément ses ravages dans 'les départemens. Vous avez apporté de fime&tes préventions contre quelques hommes. ces papiers défiguraient.e.ve). Main Robesmerre fit remarquer que cela ne changeait en rien a. gardé mon contre en imposer car là on assiste aux délibérations de l'Assemblée aux décrets des sociétés patriotiques mais il n'en est et vous.19 SÉANCE pu 25 SEPTEMBRE 1792 accusation n'est pas dirigée pour me perdre. on m'a présenté souvent le gage un an que de la j'en ai qu'on voulait paix opinion Pans mes . La meilleure réponse à de vagues accusations. Dum-Guriez et Roberpierre s'embrarsèrent également p. Dans (la séance du 20 janvier 1792. Loin d'être ambitieux. sur mott compte . nous ne lui opposions aucuns papiers. je demande que ceux qui me répondent par des rires. Nationale. . Représentans du peuple.

des donner un gouvernement étranger à nos mœurs. Nous avons conçus. d'un l'intérêt lement à parti. ont pensé qu'il vérifallait commencer par perdre dans l'opinion publique les citoyens qui ont fait serment de combattre jusqu'à la mort. ces dangereuses. et mais nous avons. qu'il n'y avait été agité aucune question relative à la propriété (23) lorsque nous que les la loi . et ces combinaisons perfides. dévoilé des faits pays d'un système aristocratique. . Si la écoutez-moi avec impartialité. nous. dégagez-vous je vous en conjuie. ces soupçons. avec la Lamballe . favorable seumultipliés. des faits précis à un chef de parti. expressions insignifiantes par et c'est au dénonciations positives . quand nous savions. moment où nous combattions la guerre je coupables. la . On nous a accusés nuit le aussi celle qui plus des projets ambitieux contre la liberté^ de notre mais avant cette accusation nous avions. que . République française un amas de Républiques fédératives qui seraient sans cesse la proie des fureurs civiles ou de la rage des ennemis. Voir a ce propos le projet de Déclaration des Droits de Momoro (analysé siennes Ses Jacobi^st^' oT^^nl i^J''^' ^'^ "^^^^^ ^^-^^^^^' ^^^^ I . fait des des de partout tramer . nous membres de cette assemblée. Braesch. qu'on a osé dire que Reine. nos accusateurs voufaits. impressions est elle les toutes de persécutions. il existait dans des sections pariune minorité active de partisans d'un partage des biens. étranger nous avions soupçonné qu'on voulait faire à nos principes d'égalité de : . p 586). d'opprimer parce que ceux qui avaient la liberté. calomnie est la plus redoutable à l'intérêt de la patrie.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 20 de au nom de la cîiose puBlique. l'incoruptibilité (22). elles renouvelle depuis le commencement de la Convention nationale les phrases irréfléchies . c'est lorsqu'avant Lafayette. d'après On nous laient nous vous aspirez à la dictature et nous. La Commune du 10 août. demandais la les destitution j'avais eu des conférences c'est alors qu'on nous imputait de avec la à crime d'un patriote exagéré ou les marques de confiance qu'il donnait à des hommes dont il avait éprouvé. On nous a accusés. d'immoler -toutes les -factions. ne semble pa.s que la question ^ (23) Il semblée ait été soulevée à l'as- électorale. Leurs idées furent exploitées par les Girondins. nous a dit sans preuves avions soupçonné. nous. pendant on les trois ans. lorsque nous avons entendu dire agraire avait été prêchée dans l'assemblée électorale. Je ne sais si ces indices sont fondés mais nous avons cru devoir adopter ces soupçons d'après l'affectation de quelques personnes à calomnier ceux qui avaient voulu la liberté toute entière. Tou-tefois. tous les partis. i(22) Allusion à Marat. comme elles l'avaient ete par les royalistes pour inquiéter les possédants et les rallier •a leur cause (F. même précédé en ont tablement le dessein l'ouverture.

. Vous croyez donc que j*ai conspiré contre la liberté de mon pays. depuis <( Nous avoins reconinu. en les dépouillant de tous les caractères présentés de Quand nous avons vu révolution. pari. comme des crimes. détrompez. ii . y avait un dessein formé de faire une république fédérative.. où sont vous n'avez rien dit. p. ne vous vous signerez votre accusation pas quitte il faut la motiverez elle sera jugée aux yeux de la Nation entière savoir si nous sommes des traîtres si nous avons des desseins contraires à la liberté. . ^ajoutent le texte du Journail des Déba4. La de l'unité de la Républioue n'est-elle pas deux opinions sur ce point ? Que signifient ce?demandes éternelles de renvoyer à des Commissions ? N'est-il pas vrai qu'une grande assemblée. demain ils ne seraient le peuple aurait prononcé leur arrêt de mort. 453. quelle est l'énergie de l'innocence. les Arcli. triumvirat.. Est-ce accuser un citoyen que de lui dire vous aspirez à la dictature ? Quels sont vos faits. . . Sans doute nous mourrons tous pour arrêter cette coalition des despotes mais si ces hommes se croyaient assez près de la .SÉANCE PU 25 SEPTEMBRE 1792 21 avons vu tous les coups qui ont porté sur les hommes les plus atroces. . Vous ne savez donc pas quelle est la force de la vérité. que nous n'avons car on ne flatte pas le peuple on flatte bien les jamais flatté mais la collection de vingt-cinq millions d'hommes. Une autre plus proposition est celle de déclarer que la République Française ne formera qu'un seul Etat. la suite de ce §. pas plus que J'en ai trop dit sur cette qui ont été faites propositions de mort contre quiconque toutes autres autorités misérable : la je viens aux décerner une peine inculpation première. mais vous avez eu assez de vos preuves ? Ah confiance pour croire qu'un mot lancé contre moi pourrait me rendre qu'il : ! l'objet d'une persécution. la autorités constituées ces tous rejeter révolutionnairement faits sur les avons cru nous dans Paris. Qu'y a-t-il donc de difficile dans une pareille déclavictoire . sans com. ou qui se croiraient soutenus par les puissances étrangères. : .. contraires au système de le liberté .vous. de proposerait la dictature.s ci-après. (24) Je reviens à moi. quand elle est défenmais je due avec un courage imperturbable. contraires aux droits du peuple.. promettre à certains points les intérêts du peuple A ? Qu'on renvoyé des <24) Discours. 3® partie. . les efforts de la vengeance ». . pour afl^ecter la couronne dictatoriale. chargée de construire le grand édifice ration ? reconnue ? Y nécessité a-t-il d'une constitution doit faire par elle-même tout ce qu'elle peut faire qu'elle ne peut en confier le travail à quelques personnes. ou adopté par la cette proposition ne peut être République française je dis que éludée que par ceux qui auraient conçu le système d'accaparer toutes les places et l'opinion. Vous m'avez accusé . la flatte la Divinité. on ne tyrans vous en tiens.

p. Je soient naturelles simples que à fond l'objet qui me demande donc que ces adoptées sur le champ » regarde. difficile { toutes contre la les factlbns coût. Rebecqui (26) : Citoyen. de face siéger. Hamel. je qui ses voUé reconnais dans cet acte courageux le civisme qui caraccélèbre qui vous a député. (Murmures. m. propositions. violer tous c'est la les mais renvoyer ces propositions. térise justifierai.ais la car celui qui est accusé cause publique d'avoir aspiré à une puissance contraire au maintien de la liberté et de l'égalité. Il). soumis à des lois constitutionnelles uniformes. 11oux^'\T?^^r/^^i''''^a'\^^^' Il W ^ll\ K? !^ dans Bûchez et ^°"-' ^^^' 42 1^2. principes. lui comme un ennemi de la nation à en ce même lieu où j'ai rhcnneur de a-t-il là dit. d autant plus séduisans. . : la Après et tribune. Vous m'entendrez . a-t-il dit. ^f1 ^^"^^i^* ^'"^"'" ^'^ «««^^^^ ^ aurait dé Pt c c'èMt est S poui' . c'^st le parti RobeiDiôrr. "^"'l frrnmifnJv"' le combattre que ' nou:j '^ avons été <învoy4s Marseille et ici ). . parce que voîi*. on a désiré savoir quel en étoit le chef. la je . est un ennemi de la chose publique. Un citoyen est monté a cette patrie. p.) . ^"' . il m'est possible de lô ^st moi qui dans l'asssmblée constituante ai combattit pen- Citoyens.LES Discours DE ROBESPIERRE 22 de objets à détails. bonne heure. vous ne croirez point que je m'occupe de accusé représentans. Citoyens.gnak 730. Il n'y a que la certitude de l'union la plus forte entre toutes les parties de la France de repousser ses ennemis avec autant <jui puisse fournir les moyens d'énergie que de succès.. 80. ^"^^^ ^^1 sept. « Robespierre alors la prit parole. après l'énumération des crimes qu'on prête à ce parti. analysé par E. donc avec et quand cette attention religieuse moi-même là s'adressant à que vous devez à Vos cdmmettans remercié patrie. c'est C faire. maià de » Puis m'avez me je nous gag-nerons tous à cette accusation. de répondre à une accusation adi n^e^tt cependant il m'aDpartient. qu'ils se couvroient du ma-que du patriotisme. qui se qui succédées sont .® 6.particulière que je vais défendre. p. Déclarons que la République française formera un état unique.^u Walter f^î. n-oi. Il a repris ensdi^g véhémente accusation dirigée dans cette îribuiie contre tin certain parti. qui ans trois ai lutté est il point précisée dant moi qu'il a nommé. cité la . . c'est moi ai méprisé les caresses des intri^ans qui ai rejeté les présens du pouvoir exécutif qUi ai dédaigné tous les partis.lUJu par ^^'% G. Rebecqui cR-TTp' f""'"'-^^ ^' ^^''^^''' ^^ dictature. PiV.. aussi qu'on e^tamine et (25) Journal des Jébals et décrets n. ce n'est point ma cause .

qui déaommagent tous les trésors . dans 1 Assemblée constituante. patriotes qui tuaient la lioferté en empruntant de ces prétendus ais n langage. déployai contre les factieux plus de courage et . et non ta vie passée. mais qui levai le masque de tous les hypocrites qui dominoient dans ce côté-là. déclare-nous franchement. ce jour fut le pur de toutes les persécutions se dirigèrent moi. . dans l'assemblée constituatite.SÉANCE 23 25 SEPTEMBRE 1792 btj Oui. moi qui. p. îberticide. de ces marques si bien emier l satisfaction 'homme oii sensible et A l'époque où fut terminée l'assemblée avec le citoyen qui vous préside. 4. C'est moi qui dénonçai le premier les Lameth et les Lafayette et ne vous y trompez pas. aux vengeances. . m'atteindre tandis qtie je parcourois là moi avec plus d* avantagé m'accusa de vouloir m 'ériger elle distilla son venin sur Tsque je . je les la dont liberté. Aussi. n'^ 5. ce courage anœuvres de l'aristocratie et de l'intrigue. : d'inflexibilité aussi . à dévoiler conservai les dans vie privée et simple particulier. Plusieurs membres témoignent de V impatience . je m'attendre dois à éprouver de haines» plus essuyer plus de persécutions. d'après l'Auditeur rxational. une voix s'écrie : Concluez. fus en butte aux haines. je combattis toujours tout système toute disposition contraire aux intérêts du peuple. On h dictateur. dont le nom fut lié aux noms de ceux qui défendirent les droits du peuple dans tout le côUrs dé fcétte c'est moi qui carrière politique non seulement bravai la rage de ce côté aristocratique. Le citoyen Lecointe-Puiraveau ajoute: Robespierre ^ ne nous (27) Cochon de Lapparent (député du Tiers état du Poitou au^t Etats généraux. contre Cet attachement à la cause de l'humanité et de avais constamment donné les preuves. qu'est-il arrivé ce jour oij je ? constituante. C'est moi qui fis décréter abord qu'aucun membre de l'assemblée constituante ni des légistures suivantes. ÂiiSsl . c'est là aussi que commencèrent mes crimes j'étois un de ceux qui. La calomnie n'avoit pu rrière politique . ne pourroit être élevé au ministère ni accepter aucune "lace ou pension du pouvoir exécutif pendant quatre ans après la fin de sa mission. reçus de la part du peuple. pierre. je le îépète. aurait égaOïement interrompu Robespierre. (27) Le citoyen Osselin interpelle Robespierre en ces iérfnes : Robesveux-tu bien terminer cette longue kyrielle.fus rendu à moi-même. tes sentiments. c'est moi. m'étois fermé chemin des honneurs et de la puissance. non seulement de la coiir. élu par les Deux-iSèvres à la Conivention). en quatre mots.

et que je me bornasse] à déclarer si j*ai proposé la dictature. que Croit-on. ces hommes ^ . la capitale n'ignorent pas les débats très intéressans chose publique. .^| de cette persécution ? les voici ^ ^^"^ ^"'on peut en imposer. mais ce moment dépouillez-vous de cet esprit qui ne' en^ doit jaiiais conduire le législateur. . à cette tribune par devoir. par nécessité.oit balancé par rien. je ne sente pas le . je laissasse sur mal conduite les nuages amoncelés par tant de calomnies ? Non je pré-l tends conserver. a répliqué Robespierre. on voudroit qu*en repoussant! purement et simplement un fait aussi absurde. et ceux que j'ai à combattre aujourd'hui. le premier des droits accordés à tout] celui de se défendre par tous les moyens qui sont en citoyen sonj et la : . en me justifiant. la chose publique. ce ne sont pas les deux citoyens qui m'ont dénoncé.. mais de perdre.• résultat conséquence de ces interpellations qui me sont faites ? Quoi II on voudroit que je réduisisse ma justification. Il l'effet Si je m'étois attaché à quelque parti. autant qu'il est possible. . plusieurs membres demandent que le président consulte VAssembléei pour savoir si Vopinant sera entendu . poursuit-il. est d'une machination infâme dont l'objet n'est pas de me perdre. La France. vous n'eni connoissez les évènemens que par les papiers publics. mon dessein n'est pas d< vous importuner souvent reposez-vous sur moi du soin de vous épar-| de l'ennui mais vous hommes votre amour pourj écoutez-moi. à quelqu'un de qui savent mettre à profit leur patriotisme apparent ou réel. départemens. mais les mêmes ambitieux contre lesquels je me suis sans cesse armé. croyez que si je suis monté aujourd'hui] pouvoir. dit-il. Il a été facile de vous égarer. et qui ont aujourd'hui emprunté leur organe après les avoir pour la Quels sont égarés. Au reste. Vous vous dont j'évoque l'impartialité. messieurs. et jugez comme si vous n'aviez^ . la plimart influen-^ Ces par ceux qui avoient intérêt à entretenir ce système de calomnies^ cminé. que je suis dénoncé. tous. car les débats de ^^/î*^*^ P^i"^ VA Assenblée nationale et des sociétés sont connus patriotiques U nen est pas ainsi des les motifs : ^P 1 .LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 24 entretiens pas de ce que tu as fait dans rassemblée constituante mais dis-nous si tu as proposé la dictature. représentans du^ peuple. d'autres veulent quil continue} reprend: L'accusation qu'on ose intenter contre moi. c est Il n'est aucun de vous qui connoisse tous les ressorts de la machine politique. De nouveaux murmures s* élèvent : . gner la république vous en fait un devoir. que j'ai eus avec quelques personnes qui jouissent d une certaine réputation dans l'empire. je serois à l'abri de toute accusation et de toute persécution mais c'est pour avoir combattu les ambitieux et les factieux. et voilai I origini de ces sinistres préventions qu'on a si bien réussi à vousl inspirer .

présentés comme des crimes atroces. dans les circonstances actuelles. réunis. p. par des bouches messieurs. le corps électoral. d'autre part. avec la Lamballe. saires portoient sur les avons reconnu le et nous avons dû leur nous dont nous étions nous. quand qui. courage et toute l'énergie Par cette conduite. . rugissements Je reviens. et les efforts de la vengeance. gands. capables. fait Tobjet d'un article de M. Discours. quand nous avons vu que les traits de nos adverplus noires . Eh à notre place nous de membres l'assemblée électorale. La polémique royaliste contre Robespierre a. la combien il est sont lancés par des mains difficile d'échapper adroites et à ses traits exercées. nous entendions et nous étions autorisés à adopter ces soupçons calomnier les citoyens de Paris {murmttres) qui. destitution à m'accusoit d'aspirer mais inconsidéré. dans la révolution du . les patriotes les plus énergiques désignés sous les couleurs les enfin. patriote. 10 août (murmures) ont déployé tant d'énergie: nous avons \i\ accuser de la commune. qui. et les autorités plan constituées dévastateur opposer et notre révolutionnairement. 1958. sous le titre: « légende anti-Kobespierriste ».. paru dans Aux les Ann.. Nous avons longtemps soupçonné que l'on vouloit faire de la République de France une réunion d'états fédératifs. que j'avois eu des conférences avec la reine. et que ma démission d'accusateur public étoit la suite de cette infâme transaction (28). nous paroissoient livrer au moins la moitié de l'empire au fer des étrangers et au déchirement des factions intestines. et je termine ce qui concerne l'accusation dirigée (28) Il s'aigit sans doute de Brissot dans les » Pourquoi 1 » du Patriote français (Cf. Voir également l'article de Gorsas cité dans ce même ouvrage (p. Quand nous avons entendu peindre la Ville de Paris com. le conseil-général ! . 249) à la séance du 2 avril 1792. Bouloiseau ihist. n^ 2. nous avons attiré sur de la calomnie. qu'on disoit. de théâtre les amis et de la lorsqu'ils On Ici ennemis de les et calomnie. 3® partie.me le repaire des assassins et des brisavions agraire. et c'est en même temps sur tieux la dictature de notre . non seulement de la loi mais de quoi que ce fût qui pût attenter à la propriété quand nous avons vu les coups portés sur les hommes les plus coupables.vous qui sembloient mériter quelque confiance. que l'on a reproduit ces misérables imputations. alors combiné par nos ennemis. que jamais il n'avait été question. nous a vaguement accusés d'avoir tramé des desseins ambi- c'est lorsque je demandois à pays de Lafayette avant la guerre. franc. mettez. grands dans ces papiers publics. Kév. 339). entendu. et c'est au moment où la Convention nationale alloit écrivain qu'un la liberté la cris : commencer ses travaux. avant d'arriver sur ce nous vous apprendrons à connoître liberté. origines de la' .75 SÉANCE DU 25 SEPTEMBRE 1792 rien comme lu. vous connoissez tous les ressorts vous n*aviez rien si la révolution.

. p. yoUà ne saVez pas quelle est . Le la liberté aux droits du peuple.t nne prévention défavorable que d'être oblke^ dépanne «r^i '''' 'P^^^^'^ ^^' ^'^'^' q^'o^ ^^ à sa confiance » (n^TôS p '• ' '^'^"' f r T3%' . p. i\ faut bien nous connoîtte. I. e? écr vai?nt '^f^^^^^^^'^* <^. les Annaks pairioli^^es. 742 IJnwersel. pas quittes grande cause sera : elle le sera. I. 1081 77 départemèns. n° 5.^on-^'''^"' ^î ^^7' comme inutiles. I. la force de la vérité. D. 3 tiistorique et politique. P. 3 ItUrooe. n° 5.^ f''^ " ^^^ prêchaient alors l'union •entre les narH. je l'espère. p. : laHepvbliqve n 3. n^ 13 t. le Joirnal p. d. 289 le Journal le Journal 198.anton) ont bien m/ri+li nlJ^^^"^ révolution et la guerre seront terminées nous dFstïïbnl^nf t^ couronn. et demande que les principes présentés soient adoptés sur-le-champ. IV. il [Analyse ou mention de ce discours dans la Chronique de Paris. . 203. . Gazette de Frùnce.^ : le t. p 742 n^ 5 le Journal de 4 France. 346) An^ T ''T. o. t. Le peunlè bonne wS^^^ 1' c e. n" 37.LES DISCOURS DE ROBËSPiÈftRË 26 moi. au sein de la Convention nationale. Il réclame enfin une instruction particulière à un jour déterminé de l'objet qui le concerne personnellement. Défenseur de du soir(Sah\wr) le 28 septembre 1792. la Gazette nationale de France. perfides on veut nous égarer et nous conduire à faire des choses aux principes de traires dissétnens. 4 octobre 792. le . si par des suggestions discutée . . en présence de la nation entière. ^^ . contre O mes concitoyens m'avez qui ! accusé d'àstsirer quels Sont vos faits. I. . p. 6 Journal du soir. n° 184. . n^ 186. et con- — ApplQU" (29) citoyen Robespierre termine son discoUfS par appuyer les s'oppose au renvoi à Un comité. Marat. p. 1206 la Gazette générale de Paris. quel l'ascendant de l'innocence. est accompagnées d'un courage Vous m'avez accusé. Courrier français. 2. p. k - . et savoir si nOiis sommes des hommes probes ou des traîtres enfin. ne je en vous accusation grande lorsqu'elles invincible. Journal de Perle t. 1792.^''. t. n" 271.es civiques et militaires. 2890 le lournal de le . messieurs. le Courrier des p. quelles sont vos preuves ? le droit d'intenter une telle accusation contré uti dictature.^« ^«^f"^« apologies messieurs (Bobespierr-e. que nous puissions marcher ainsi d'un pas égal vers la liberté.' P^' *^^*^' ^ffi^^^ ^^^e le discours^L^T^Î^Kif r/^''?^^^ ^^1 reçu (Kévol. n« 34. » (30) du citoyen Danton propositions . franc. la Feuille de p.. n« 38. Et ne croyez pas. p. n' 270. vers le salut public. la vérité. tiens cette . n« 39. p. française. n° 279 i . mais sont vous la cette motiverez. donné n'a point démérité de son pays Ah } ! homme confiance qUe queilcjue à la Qui vous à qui vous dans la multiplicité ayez pu prendre dans lé nombre de mes ennemis des écrits qui ont égaré vos esprits sur les ihdividuà et les évènertients des plus intéressans de la révolution. Non. .

Thermomètre du jour. n' 412 1143.^ 7 octobre. 3 p. 1. Oh l'accusa de s'être emparé des premières registres des Jacobins (Aulard. 519. le signale comme . Un autre membre. Papiers des Tuileries. rnallgré l'influence qu'il possède à la Société. de France les Révolutions 45 Paris. îi° 209). LIV. — Sur les candidatures a la mairie de Paris Maîtres de les Crifonditis les positions ministérielles. Le Patriote français (n'' 1197^ p. . 563. 704. puis élu procureivr général syndic du département de Paris. G. rue du Petit Lion. Paun riset (Histoire de là C'onVetntioli. p. n" 168. (3) Moras. d'après le Journal de Paris. 59). p. dans sa séance du lendemain. très suspect. . et la date de l'élection était fixée au samedi 9 octobre.t. complice du baron de Batz. 330). Il signala que ces critiques étaient la Convention ayant décidé de s'occuper de la question inutilciS. p. n« . p. Moras (3) àUrai^t tou'teis voulaient la mairie alors désigné Robespierre qui. Membre de la Commune du ro août. avant de s'établir comme « homme de loi » en 1789.n du maire. n° 271. et engagea cà (2) Chabot proposa. 1. 39. 262. Michon). parisientie. tre ^ (( I ^ . Lacroix. Mis en accusation avec les Dantonlstes. (5) (4) aurait réfuâé (1) Voir Discouî's. il fut acquitté. il fut nommé accusatéiur pubtlic d'une section dd tribunal extraordinaire du 17 août. VI. p.444. Il demandera. t)esfieux (1) 'porta le déba>t devant les Jacobins. 27 le . et de Brabant. le Journal de Paris^ le Courrier de y Auditeur national n° 5. p. Après lui intervint Chabot (2) qui insista sur l'importance de cette nomination et la nécessité dé choisir des hommes probes.. n"" 88. la candidature de iLhuillier faire une pétition à la Convention pour retarder la date de l'électio. d'après Bourdon de laisseT porter sa candidatture. 42. 578) publie une liotice biographique sur Lhuillier dans laquelle il insiste sur soh ce sera Robespierre qui sefa maire insuffisance et remarque que à sa place )>.] Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité SEANCE DU 3 OCTOBRE 1792 2. D'aupart on trouve la trace d'uti Dessieux (il faut lire Desfieux. ou iLulier... 350 p. le . Il attribue même cette candidature à Robespierre. ii. d'après G. n° 6.. sans toutefois indiquer sa source. au service de la liste civile (Arch. aurait été cordonnier. XlX. qu'on hâte le jugement de Louis XVI. Ce per^onhage est. t. Le département de Paris et de la iSeine pendant la Révolution. pari. Voir 8. 11 s'agissait de remplacer Petioîi. p. membre de la Société. (4) Bourdon -(de l'Oise) intervint pour répondre à Chabot qui s'élevait contre le maintien d'un maire unique à H: tête d'une ville aussi peuplée que Paris. p.. les Révolutions de le Patriote français. 3^ Vol. l'Egalité. p. p. le Mèrcme utiiûérsèl. 13-14 sept. 133* sériait originaire de Brer.^^ SÉANCE DU 25 SEPTEMBIRE 1792 Journal de Notmandie. Lhuillier. (-5) Robespierre obtint malgré tout.

Walter. et E. puis Robespierre sur la question de l'assiduité. 72-73.4.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 28 Sté des Jacobins. Maillie (1) et Chabot interviennent.. à échanger la place que Iqu' importante de qu'elle (6) au P*" tour: 23 voix. fS<^^P«te par ^^ ^^^^*^ enverra aux sociétés des dér. Chambon fut élu au 7® tour de scrutin. — SEANCE DU 5 OCTOBRE 1792 Sur l'assiduité aux séances Des sociétés affiliées écrivent pour savoir si les députés de leurs départements se sont fait recevoir aux Jacobins et s'ils sont assidus. cit. n° 50. déclare que 113 députés sont inscrits à la ifSociété. un homme connu de tous personne qui les citoyens enfin. pour la personne sur qui il tomberait.. Vous ne comptez pas assez sur la considération qu obtiendra votre société en dépit des cabales*: Les membres de la Convention qui sont peut-être prévenus contr'elle. Bourdon : « . Mellié... il ne connaît aucune . la prévention ne triomphera jamais de la vérité. Robespierre. Pétion qui préside. que.. du » peuj^le lui contre faire consentir toute autre.. Chara/vay. : force humaine qui puisse représentant pût paraître.' V^' ^?Ppartements la liste des députés qui sont reçus dams son sein. rien dans G. op. parce qu'elle (( ^ <1) Mailhe (J.. Voir E. 2. 474). p. /o^nf . Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 3. n° Journal des débats et correspond.Moras insiste pour qu'on dhoisisse un homme à ne puisse refuser son suffrage..J^iyi' ^"T .) procureur-syndic du département de la Hauelle à la Législative et à la Convention. Rien dans Aulard sur cette intervention. Il ne donne de la séanoe du 3 octobre qu'un bref résumé (IV. 355) . s'y rendront dans peu. au 3® tour: 33 voix. Les sections de Paris. (2) Fem7/e de Paris. Le 30 novembre. et que pour lui. 276.-B. après une longue préparation. (6) E Hamel (II. a transcrit Tintervention de Bourbon en langage direct. d'après cette source. Le Comité de correspondance fut chargé de répondre aux sociétés affiliées. je regarde donc toute mesure de contrainte comme indigne de la société. p. p.. il indique Robesc'est à cette proposition qu'une simple objection ne fait pierre qui consentement de il faudrait avoir au moins le un tel choix. ^1 9 « . au 2® tour: 158 voix. faisant parler Robespierre lui-même.

29. p. Dans cette malheureuse [et affaire. isuspendu de ses fonctions à l'armée doi Nord. 277.SÉANCE DU 5 OCTOBRE 1792 29 est contraire à la liberté. Sté des Jacobins.. » Jal des débats et correspond. Tordre du jour invoqué par Robespierre.n ne tsuivit p'as Robespierre. E. 4... 3. 379. 727. je la regarde comme dangereuse. ILII. fondé sur ce que toute mesure coirective est indigne d'une société d'hommes libres. 2). la Oonventio.. 3. qui comprenaient le 3^ bataillon de la Côte-d'Or le 4« du Pas-de-Calais. J^e 10 décembre 1792. Robespierre réclame l'extension des secours en faveur des veuenfans des braves gardes nationales du bataillon du Pas-de-Calais qui ont péri avec le citoyen Davesnes. n° Journal des Jacobins. (3) m m . (2) Mon. Hamel. n° 2. et la Gazette générale de TEu|(Clt. Aucune mention au Moniteur. p. p.. Rien dans Bûchez et Houx ni dans E. n° 49. XIV. elle accorda à la seule [veuve de Desavennes une pension de 600 ilivres. (( Après une très longue discussion sur cet objet. Autrichiens attaquèrent les troupes cantonnéeis à ChâteauL-r Abbaye (Nord). 9 volontaires de Ja Côte-d'Or et 15 du Pas-de-Calais périrent. ainsi que :Desavennes (1) qui commandait. p. V30. Texte reproduit dans les Arch. ^«r îP'^ ^^^- PI ^?^-' ?^^I' bataillon des volontaires rrope. . Hamel et G..ace onde a la veuve Desavennes un secours provisoire de 1. Robespierre fut désigné avec Collot-d^Herbois comme défenseur officieux de ràydjudant général Puthod. Miais dès le 7 octobre. — SEANCE DU 7 OCTOBRE 1792 Sur le droit a pension des veuves de soldats Après r évacuation du camp de Maulde. Walter. n"" 18. Walter. (2) les ^ ^ l Journal des débats et décrets.. parce qu'elle vous amènerait des hommes qui ne seraient pas conduits par le patriotisme. 315.200 (livres la Poste du matin. p. (3) est )) (3) (Simple mention dans Aulard et G. >ur rapport de son Comité de Législation. le 8 septembre 1791. » (3) (( . dans Bûchez et 'Roux. 7 octobre 1792. pari. Au cours de la même séance. la Convention avait .ves et Desavennes était lalors lieutenant-colonel du du Pas-de-Calais. p.

2 le Jov^ml du 17. p.on -—•' " ^ o ^„kr^ V.LES DISCOURS D^ RQBl&SPIERRE 3rO Courrier Plusieurs (( à de V égalité. gagnent généraux (4). p. 3. » (( des La trois Poste du matin. mort ci zéîen- le.. 9 oct. La {{ taillon veuv-e du citoyen Désavenn&s. les XX. et insiste Eur le rôle du gcncral en . c-u.YT'L^. (5) Rohes-pierre rappelé Ju riS'X^r/"^ M' déc dans laquelle 10 r. n'^ 17. : )) Robespierre réclamiC aussi des secours pour les femmes et enfans ce»s gardes nationaux qui ont péri à la levée de ce camp. demande ivn seccuis dont elle a besoin pQur sa subsistance et pour celle de son père. Robespierre demande que te comité de secours soit c-iar^é de faire un rapport sur les secours à accorder aux veuves des soloats qui sent morts en combattant avec Desavennes. » (5) [Mention de cette intervention dans la Gazette générale de l'Eule Joumcl du soir. 4. poste de Chateînau. Cette pétition est renvoyée au eomiÊé des éàïxt pensiciis. le Thermcmcire du jour. 126-127. 67.es droits que vous allez rendre à la reconnaissance nationale.< ?• la ?i'>' Convr-tion prap€^ition qui regardait Iqs soldats ». n° 49. Ce paradoxe a été suivi de murm'ures qui attestent que. Cette proposition est adoptée. npn^lnfr'^'^^^'' chef. « Il .^^'^^':!^'^^'^'^'. t. pcnsi :]î à la risiste sur le fait q ^-^^^^ «ur que le Comité in-tcrvention ''' ^'^^^^^^ . p.c^ compte de une r. p. vesnes. 23. dans cette occasion comme en bien d'autres. p. le cher Marat.] rope. 51. Mercure et non universel. que toutes veuves des soldats morts pour la patrie. soldats seuls remportent les les force se repopyvictoires. p. sc!i prônsur. iveyîtion accorde iraP. a péri beaucoup de gardes nationaux aveiç D'&saRohespienç. n° 2..à sS. Il demande pour résultat à son sophisme. font des motions. n'' . admise à la barre. toutes tendantes à accorder Desavennes un secours ou moins considémbîe. n" 102. t. il n'y a plus de privilèges peur les colonels. 4 soir de la rue de Chartes. t . p. prétend que lariser.é Jf ^ souleva l'indignation du rédacteur de lia feuille P^"" opinion "*'' ^?fP'^ ^^ '^^^^^ ^ Fontenoy et de Tiv-ino campagne d'Alsace. p. commandant le premier bades volontaires du département des Ardennes. Journal de France. .-. membres I. reçoivent la m^^me indemnité. Robarspiene ne raisonne pas mieux que son acolite. 416. ni les capitaines je demande que leurs veuves soient égalemient comprises dans le décret soldats et capitaines ont tous les rnêm.biié ^a . veuve de la Roberspierre. h .^ dans les Let<rc.^ « a. plus et qui veut a qui n° à toute ses projets. les batailles.

ni E. que l'on passe à l'ordre du jour. (4) G.idénonce déclaré que la Jal des débats et oovrespond. 31)- . Cette dernière rédaction est adoptée. 9 octobre 1792. » (4) (( sur le (1) Dussa. Robespierre l'aîné demande que Tordre du jour soit motivé mépris de l 'opinion énoncée contre la députation de Paris. la rue du Faubourg du Temple jusqu'aux barrières de Belleviîle et de Ménilmontant (E. p.e 1792.. SEANCE DU 7 OCTOBRE 1792 Sur des propos injurieux contre la députatiqn de Paris ufx meimbre de la 'Société qui a. Mellié. 3. députation de Paris déshonorait la capitale et qu'il méprisait les poignards de la. Hamel. (1) d^epuis. Aucune mentioïi de Robespierre dans Aulard. IV.uJx.n du T. Sté des Jacobins.ctio. le 24 septembr.':se protestant con- La s. Pa-r la suite il siégea au Conseil des Anciens et publia un ouvrage intitulé: Mes rapports avec J. Walter Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 6. '(2) iCollot d'Herbois.iine. une adre.SÉANCE DU 7 OCTOBRE 1792 31 bcïÉTÉ DES Amis de la Liberté et de l'Egalité — 5. Accusé après Thermidor d'être complice de Kobespierre. — SEANCE DU 15 OCTOBRE 1792 Sur le projet d'une garde départementale La proposition d'entonrer la ConvSintion d'une garle départementale avait été lancée par Buzot. il fut déporté à pla>ce Boscary. Lanjuinais la reprenai't le 5 octobre. sur Festime de ta Société pour cette députation. ^Législative. député de Paris à la Convention. Un autre membre demande qu'il soit motivé. dams un lie'u public. p. Rousseau ». avait siégié à la éki député suppléant de Paris à de la démissionnaire.Conim. Il offrit sa démission au 31 mai 1793 et fut l'un des 73.emple s'étendait à l'Est-Nord-Est de Paris. r>° 278.e.-J. Cl Aulard. p. 3. (3) On. Journal des Jacobins. 361. pe signale pas cette intervention. Le citoyen incriminé reconnaît les faits. Duss'aiilx (1) et Collot d'Herbois (2) interviennent pour défendre les députés de la capitale ^et demandentj ainsi que Robespierre. Il fut nommé commissaire atu Temple et élu député à la Convention. la Section du Temple (1) présentait à la Convention. et la Guvane où <a) il mourut. littérateur. Le lendemain. LeiS Sections ^q Paris.

Texte reproduit par . p.de Lille. puis le 22 surtout. p. dans La séance du 24 octobre 1792. XIV. <son rapport à iourny (ô) et ^ain-t-Just (6) prirent la parole. de Montpellier. également E. ingénieur.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 32 8 octobre. n° 289. (7) DISCOURS DE Maximilien Robespierre Sur r institution d'une prononcé à garde pour la convention nationale. pari. Potier. dans le Journal des Débats de la Société. qui eu ordonna 1 impreission et renles Jiaoobins ouvrivoya la discussion (2). et qu'il représenta au Conseil général de la Commune du 10 août (voir Discours. (4) La isection des Piques s'appelait avant le 11 septembre 1792: Section de la Place Vendôme. 259) signale ce discours <1 un jeune député ». l'an premier de la République (8) Une question aussi bizarre par son objet. un projet de décret sur la garde départementale fut. AD xviii A 60. D'autre part. p. un débat au cours duquel iiobespierrc intervint. HFr 140).( A iiibl. Kobespierre avait été nommé p^ar la Convention. et Arch. <5) Dufourny de Villiers. Hamel. Ceux qui se sont formé une juste idée des devoirs. 428).. présenté par Junius Jean-Jean. Son discours fut égaleà part (brocàure in-8% 14 p. Arch.nat. Mais il ne paraît pas. Buzot lut TAssemblée. (3) de la seciLe débat se poursuivit le 19 à propos d'une pétition tion des Piques (4). 153.aucun doute.iboib. reut le soir même. . jour où Collot d'H'erbois. op.. 25). 3« partie. . II.«^\^ Nous <8) reproduisons ici le texte de la a Lettre a aux Commet^^ ^^* ire imprimée identique à la brochui îr/nrdr^r/'i ^Q ^''^^ : c( . C'était celle où habitait Robespierre.. puis le 21 et le 2i2. de la puisVoir Mon. à la suite de la relation de la séance des Jacobins du 14. Cf. depuis quelque tems.. au nom du Comité militaire.N. Elle s'étendait de la rue SaintHonoré à la rue de la Madeleine et à la rue de la Chauissée-d'Antin <2) (3. président du membre de la Société.. les esprits. qui concluait a 1 ajournement indéfini (Jal des Débats et Oorresp hté des Jacobins. ISlotons enfin que le 14 oct.. date à laquelle s'ouvrit la discussion sur cet objet qui continua le 19.. I). nouvelle la société. imp. L'intervenition Mellié. membre du Comité de Législation. de Robespierre aux Jacobins eut lieu sans .. il lui reproche de s'abandonner un peu trop à son imagination ». CLII. Le nom de Saint-Just est orthogr^aphié Club des Cordeliers. (6) Sinjen par le rédacteur du Journal des Débats de la Société. p. Ï'at^ T??n''f^^x a. (E. qu'importante par ses conséquences agite. qu'elle se soit poursuivie le 24.. le 15 oct. 465. Après en avoir loué la pureté de style. i issue de ce W. le discours fiigure dans les « Lettres aux Commettans ». iLe danger se préci^sant. cit. ]).. débat. 401. Lb*» Le Créole 719) patriote (n° 64. sur oe projet d'une garde départementale. Dn- Le tre ce projet.

à la date du 24 oct. résidait la m. On se rappelé que ce fut à la suite d'un discours insidieux du ministre Rolland. toutes les ressources calomnie. isur la foi de l'imprimé. Le Peletier. Delacroix. Les observateurs les moins attentifs ont dû apercevoir. toutes les fureurs de l'orgueil offensé ne suffiroient pas pour expliquer celle ce phénomène politique. Hamel (II. Moënne. XIV. 255) les Cependant qui n'en la date ni le lieu. Lesage t Mathieu. Reubell et Rouyer... (9) iLa députation de la Section des Piques se plaignit même avec hauteur n par Buzot qui ux Jacobins d'avoir été reçue I (( Convention. Manuel. et d'une diatribe véhémente de Buzot. Il sera proposé un mode pour que la Convention nationale puisse choisie dans les quatre-vingt-trois dés'environner d'une force armée 1°. infatigables 174). ainsi que La mention en est faite à la sous les signatu. et fut ainsi composée le 27 sept. (10) On n'oublia point d'introduire détracteurs les plus Laponneraye (II. Lefort. On remarquera qu'une nouvelle discussion était prévue pour le 11 sur le mode de recrutement de cette garde (Mon. nom députés. à ses Commettans ». Mon. Bentabole (députés). Il a été analysé par E. (&< (secrétaires). Dénonciations journalières du ministre de combinées avec les déclamations éternelles de quelques l'intérieur. Thuriot. 730). Il sera six commissaires. Aulard le place. En réalité cette date est celle de la séance où furent arrêtées son impression et son envoi aux sociétés 'affiliées.. et contre plusieurs députés de ce département. 154-155). Simonne indiquent ni -. (11). 465) et signalé par G. de Bûchez dans la et nouvelle la ville de Paris Roux (XIX. contre ce qu'il appelé les flatteurs et les agitateurs du de la peuple que fut rendu nommé le décret qui suit : la Conde la situation de la république et de Paris. Les haines connues de la coalition qui semble la dominer actuellement contre les citoyens de Paris. Lafaye (vice-préfin. —3 . sideint). 40. après la nomination de G^aran de Cou^^on. 2*^. contre tout ce qui porte le parisien. Elle devint Commission des Neuf le 6 octobre. XIV. Voir également compte rendu de la gaj ance par Robespierre dans les u Lettres. A. pour rendre compte à vention partemens.res de Danton (président).. Walter (p. de se donner une garde imposante et extraordinaire. Il sera fait un projet de loi contre les provocateurs au meurtre et à l'assassinat. tous les petits manèges de l'intrigue furent prodigués pour remplir l'assemblée de préventions sinistres et de ridicules alarmes sur sa propre sûreté (9). 3°. tlOBESPIERRE. (10) a. (11) Elle comprenait Buzot. commission. Il faut nécessairement le lier à des vues plus profondes et plus importantes.SÉANCE DU 15 OCTOBRE de sance et guère la à la voii majesté de mettre au la 1792 convention nationale rang de ses plus 33 ne s'attendoient sérieuses occupations. avec quelle activité et avec quel art les inventeurs de ce projet en ont d'avance préparé le succès.

les députés fidèles aux principes. qu'aux yeux des hommes éclairés. la garde armée qui environnoit les monarques parut toujours une absurdité tyrannique. est un monstre dans l'ordre social. puisqu'on ne peut jamais supposer que la force publique. la force publique les personnes et les droits de tous les citoyens. de membres qui armée. Les personnes. si vous voulez remonter au principe de la questous tion. de maintenir l'exécution des lois. dont je viens de parler. soit insuffisante pour les défendre.si la raison. si le civisme ne pardonne point à la maison militaire des rois. dans le second. sans doute. que je adressées observations des dans crois devoir remettre sous les yeux de mes concitoyens. Ce projet a allarmé développer l'esprit et le? dangers la convention à nationale. Voir Discours..er le peuple. et Buzot fut chargé l'assemblée. réclamèrent contre l'institution d'une garde pour le roi des français (12). et a un protégeant par l'ordre et l'autorité comme Elle qu'elle est destinée à faire respecter. celui constitué. c'est tout au moins un absurde et dangereux privilège. « La discussion du projet qui vous est présenté ne peut être ni longue. même dans le système de la monarchie. Elle est dangereuse car elle n'est plus dirimais par la volonté particulière du corps gée par la volonté générale ou de l'individu auquel elle appartient. et les des toute . p. à une assemblée? quelque constituée qu'elle soit en puissance. Toute force particulière armée. Elle ne peut être dirigée qu'au «nom de la du magistrat qui en est l'organe. Ou bien les délégués du peuple ont sa confiance. joints point douteux. car elle est la forme de la société entière. citoyens. je vais en le président. et comfoattl . Elle est toujours sans objet.. . ou ils ne l'ont pas. dont le zèle pour le projet n'étoit On au comité. délégués du peuple reposent. ni difficile. puissante est une. Craignenî-ils les entreprises de quelques malveillans? Le : . C'esi: pour cela. dans la première législature. (12) Projet présenté par Thouret le 24 août 1791 par Kobespierre. 2^ partie. Or. Elle n'est plus un moyen de ce n'est qu'un instrument de protection universelle pour la société violence et de tyrannie pour ceux qui l'ont usurpée. fit furent choisis le par à rédiger et de le présenter les bons citoyens. Au premier cas. 660. C'est pour cela que. de quel œil verra-t-il la maison militaire des mandataires du peuple. et le nouveau capitaine des gardes que l'on veut vous donner ? Une pareille question est décidée par ce simple dilemne.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 34 la moitié des la force la composoient s'opposa à l'iiistitution de décréter que trois autres membres seroient adTrois députés. )) Dans la tout Etat bien volonté générale objet unique. affectée à un homme. comme les droits loi. ils ne l'appellent que pour opprim. en de tous les personnes sous la sauvegarde de cette force publique unique. ils n'ont pas besoin de force armée.

il faut dissiper de vaines alarmes qui ont été jetées au milieu de vous. Mais. quel est l'insensé qui a la sûreté est il le Convention nationale la plus de vous persuader que les représentans du peuple n'étoient en sûreté dans cette grande cité qui fut à-la-fois le berceau. 426).SÉANCE DU 15 OCTOBRE 35 1792 garantissent contre ce danger. les fondateurs de la répuvous. à moins qu'on ne suppose à cette conduite quelques motifs cachés et extraordinaires.vous despotes. f de en dépit de toute cour. dans le cas contraire. mêmes services ? Ces questions. p. une assemblée. je vote pour le projet. impérieux de tous. IV. et. si vou? l'examinez sous le rapport des et peupile la loi peuple lui-même ? fisent pour écarter ridicule les Ils considérations politiques ! D'abord par quelle fatalité. lieux où la liberté vient en éîevoit. soit les lui avoit rendu les quoiqu'on puisse dire. dont tous les actes seront des titres à la reconnoissance >utes les conspirations le carrière. sûreté. la puissance et la l'humanité. qui commence avec règne de la république.em*e peuple espéré a qui défend'u gardé. malgré toutes Eh! quoi! vos prédécesseurs de Tune et l'autie assem. ne sont point faciles à résoudre. Mais combien vous paroîtra-t-il et funeste à-la-fois. il vous respecteroit le lus la naticn forts que française.. le semble-t-elle de multitude d'objets cette écarter toutes quelle parts pour s'occuper fatalité ne se repose-t-elle pas. on pouiroit . le ! ! Le 8 août 1792 à Amiens avait question -du transfert de l'Assemblée à été évoqu'éo a/ux Jacobins (Voir Dp<'oars. Or.es ir vous faire croire à quelques dangers. au milieu de ce n. 3^ partie. soit de sa deux assemblées précédentes. seroient-elies plus celles qui environnoient puissantes que devanciers ? Les ennemis de la liberté sont-ils plus forts aujour- ros depuis la ceux de la 'hui..biée avoient lâchement abandonné la cause publique et ils ont leurs trahisons? (13) . sur celle qui presse avoit environné de sa d'intérêt public garde particulière qui ? la Par de sa dignité.. dans ce cas. (13) I^^ft ^^îouen oïl la . Craignent-ils le ne sont plus que des tyrans. quels sont-ils } Il faut les approfondir. sous les auspices de l'estime universelle. le boulevard de la révolution. Le 22 octobre 1792 également. on parla d'un transfert po&sible à Tours (Voir Aulard. prévaricaLes plus ardens amis de la liberté savent teurs. point le foyer. ^ fourni paisiblement leur blique. On vous parle sans cesse de factions conjurées contre où sont-elles? En avez-vous découvert quelque trace? Et s'il mêmes la irous. deux premières les législatures. Est-ce • et qui jusqu'ici ! de ? Si ce motif a quelque fondement. jue chu!e des rois? ou bien auriez-vous d'autres ennemis Lberîé ? Sont-ils plus imposans que les représentans investis de la suprême puissance^ Sont-ils peuple immense qui vous entoure ? ou bien doutezvous de ce peuple lui-même ? Ah fussiez. Ces prmcipes sufle projet du comité. dans de remporter un dernier triomphe tyrannie. 416). Eh bien ces motifs. et vous.

à Marseille. Mais ce motif aussi absurde ne veuille nous présente. d'un état unique et d'une patrie commune à tous.ême des choses qui veut que. Cependant on nous présente la force armée. donc rester à des hommes qui veulent remprétexte d'inquiétude peut avec gloire. La nation sans doute doit beaucoup de reconnaissance au zèle de ceux qui réclament. même de leur ouvrage. dit-on. ce droit qu'elle avoit oublié jusqu'ici. des marseillois. doit être appelée à couvrir ses icprésentans de son égide. nos forteresses? qui sont aussi des dépôts et des établissements nationaux. C'est à eux qu'il étoit réservé de découvrir ce principe que la souveraineté du peuple français est 83 départemens ne nomment point des représentans compromise. peu importe. et si elles sont absurdes. ses Quel mandataires. d'où si il résulte les l'assemblée nationale résidera. parce qu'elle croyoit en avoir de plus sacrés à conquérir ou à cimenter. et que les mêmes circonstances transportercient indifféremment à d'au- tres. à Paris. ne seroient-ils pas pris. elle soit gardée par la portion du peuple français qui habite Paris ? Et comment peut-on présenter comme un privilège odieux. dans les 83 départemens de la république 7 Car toutes ces conséquences dérivent évidemment du même principe. port des comités nation entière. Mais d'où vous vient donc ce bizarre scrupule ? Par-tout où inconnu. du tribunal de concourir particuliers. ce qui n'est que l'effet de la nature des choses. Qui l'eût jamais soupçonné que le salut de l'Etat tenoit à un corps . N'est-ce pas la nature m. aussi bien que ses gardes. elle ne doit mais des point voir des bordelaix. Et pourquoi aussi les commis. à la garde des ministres. pour cassation. sans doute. dès que son séjour est fixé à Paris. la quand vertu partage-t-eîle courage raisonne-t-il comme les terreurs la lâcheté. qu'on veut appeler des départemens. les huissiers de la convention nationale. nos arsenaux.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 35 mieux que personne qu'aujourd'hui l'insurrection l'Etat et de time ne feroit que hâter la perte de avec patience soufFriroit français et attendroit le les erreurs.je ? pour garder nos ports. les devoirs sublimes qui leur sont imposés? Depuis il plir. il semble que personne examinons donc ceux que le rapplus l'avouer aujourd'hui. comme un lien moral. la force et la paix intérieure de l'Etat. ne sera-t-elle pas gardée par des Français ? à Bordeaux. moment de les même la plus crimes juger légi- Le peuple la liberté. elle doit concourir de la même manière à la et de tous les établissements publics qui sont de tous les La dépôts garde la propriété commune. du crime et la liberté } Depuis quand comme le la tyrannie ? que honteux. ce ne peut être que la faute du principe. des parisiens : citoyens placés sur différens points. que dis. que Von ne peut méconnoître sans compromettre Vunité. pour elle.

n'invitoit-il pas formellement les 82 autres départemens à s'élever contre celui de Paris ? Quel peut être le but de ce système de calomnie et de persécution. de l'indivisibilité de la république française. c'est le système entier de nos lois constitutionnelles ? Mais comment veut-on nous faire voir la consolidation de l'unité qu'y politique dans un projet qui tend évidemment à l'altérer ? Eh a-t-ii donc de plus naturellement lié aux idées fédératives que ce système d'opposer sans cesse Paris aux départemens.vous pas comme une semence de discorde jetée entre les citoyens de Paris. de l'autre la la guerre par-tout l'animosité et les défiances. précédé projet que je pagné que préparer celui de morceler l'état en républiques fédérées } Eh Que dis-je ? et qui peut songer aux le ! que signifient donc ces déclamations intarissables contre l'esprit qui anime les citoyens de Paris. soutenues avec tant de fureur. commentées avec tant de perfidie. dont on prétend qu'elle est le foyer. avec leqaiel on annonce sans cesse les bataillons qui arrivent pour nous contenir ? Hier encore. c'est-à-dire civile commençant dans Paris. pour diviser l'Etat et détruire Paris ? Dans ces circonstances. Et dès-lors. est-il difficile de prévoir les conséquences du décret que Ton vous propose ? Ne le regardez. dans les choses les plus indifférentes et sous les plus fri! voles prétextes ? circonstances qui ont accomsans voir qu'il ne fait combats. en cas de surveillans armés. si ce n'est de semer l'alîarme dans les départemens et dans votre sein. c'est celle du gouvernement et de la représentation nationale. qui arriveront pleins de ces préventions sinistres. de donner à chaque département une représentation armée particulière. provoqués par les haines personnelles contre I de parti.000 hommes réunis pour faire le service militaire auprès de rassemblée représentative ? Et ne pensez.vous pas vous-mêmes. fruits amers de tant de libelles et de tant d'intrigues } Déjà je crois voir renouveller ces actes arbitraires la liberté individuelle.SÉANCE W 15 OCTOBRE 37 1792 de 4. qu'une injure et des dangers.dans les motifs et dans la nature de cette institution. qui ne verront. contre tous les mandataires que cette ville a choisis 7 Que signifient ces suppositions éternelles de complots. enfin. de tracer de nouvelles lignes de démarcations entre les diverses sections de la république. l'auteur du projet que nous discutons. que le véritable lien de l'unité. ces dénonciations prodiguées à tous propos par un ministre (14). quel vaste champ ouvert et par l'esprit résistance. . citoyens. de ! (14) Il s'agit de Roland. aux intrigues et aux factions Quels prétextes de persuader aux départemens qu'ils doivent accourir au secours de leurs compatriotes. Je vois d'un côté l'oppression. et que l'on a donné pour motifs à la proposition d'appeler autour de vous une force armée extraordinaire } Que signifie ce ton menaçant.

et l'esprit de parti crier ! circonviendront pas. et que nous venons de cimenter par notre sang. Que nous importe au surplus cet éloge de Paris. aux agitateurs. pour ne connoitre que de combattre la tyrannie. E^ ! ne les relâchez pas appliquez point à attiser ces liens contre : elle ils seront inimortels. Représentans du peuple. Paris.bsurde l'attachement des français. Ne donc plus qje cet^e garde ed nécesmire. qui peut ne pas les redouter? qui ne doit point les prévenir ou ne la autant qu'il est en son pouvoir ? Cependant on nous présente la garde nouvelle comme un bienfait pour la ville de Paris. et ces gens-là sont bien plus près des principes de nos calomniateurs que des nôtres. nous croyons aussi que le peuple magnanime. quoi qu'en jalousie. démenti un instant après par des reproches amers. que l'intrigue. n'est nous pensons que la vertu de nos sans- la vaut bien celles des rhéteurs feuillantins. nous ne sommes pas fiers des vertus d'an petit nombre d'hommes qui viennent les cultiver au milieu de nous. Et qui peut répoiidre à 24. enfantée par V opulence que vous nous reprochez. qui a celui souffert pas les proscriptions et tout-à-fait culottes corrompu. et balancé par le tableau des avantages qu'on semble lui envier Non. Nous comptera toujours sur ne craignons pas qu'il* perdent le souvenir des évènemens immortels de la révolution. ne nous appartient pas.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 38 aux conspirations. de grossir la garde de 4. avec précision. Cette corruption. l'entendez-vous ? Le voilà donc découvert ce motif caché de l'institution qu'on vous C'est contre propose dites pourrait vn jour iaire oublier I . ni de la sainte alliance que nous avons jurée tant de fois. uae ?. Elle est le partage de ceux qui possèdent ces richesses. et misère pour conquérir la liberté. et elle ! dise le rapporteur du comité. Nous avons oublié tous les arts. ne s' enoroueillit pc'nt de celle ormlcnce qu'il a immolée sans regrets à la liberté Des monumens dont les arts Vont embelli: il a renversé tous ceux qui nous rappeloient l'idée du despotisme.000. qu ih doivent s'honorer de posséder dans leurs rr:urs : mais qu ds ne peuvent jamais influencer immnément.000 qu'on avoit d'abord proposé de porter ne présideront point à sa composilion. qui tems feroit éclore ? Mais peut prédire. qui a renversé la Bastille et le trône. que l'aristocratie déguisée. Ne vous une haine ingrate. et des républicainsqui daignent venir crliiver leurs talens sublimes au milieu royalistes de nous. Au reste. et par la mort des tyrans. et comme un moyen nécessaire pour resserrer les liens de la confiance et de l'affection entre elle et les départemens. que les ? devenus républicains ne s'y introduiront pas royalistes De tous les résultats sinistres que ce projet peut produire. ceux que le aussi. parcs' qu'en aux hahitanh de Pariai (ce sont les termes du rapport) me leur existence est aHachée <) Vindéùendance des remésentans.

ils voudront au moins dérober leurs crim. de Paris étoient d'une autre nature que ceux qui habitoient les autres contrées de la France. que maison militaire. choisie pav les administrations. car ce n'étoit point les citoyens de Perpignan ou de Quimper. ont tourné un fer patricide contre le sein de leur patrie.es aux regards du peuple magnanime et celui les tyrannies nouvelles. comme si les français ^Hberté. à assassiner la liberté? ^La ^Komme le Le crime la ? repousse des déclamations de tous ces ennemis de la ^^E c'étoit la tyrannie du peuple de Paris. Pour affermir faut à ce vaste empire un foyer de lumières et d'énergie. c'étoit de renfermer une immense population. il est destiné à être Aussi tant qu'il existera en France des ambitieux qui méditeront des projets contraires à la cause publique. depuis. ils savoient bien que s'élever contre l'influence des français de Paris. voilà toute politique de ceux qui veulent vous égarer. et elle vous (15) AJlusion à la fusilla^de ? du je Champ de Mars . il Paris fut à ce titre l'écueil de toutes du despotisme royal. N'étoit-ce pas là l'esprit langage de ces fougueux défenseurs de l'ciristocratie. les habits grossiers citoyens cette et variés. Paris avoit un tort irréparable aux yeux de tous les frippons politiques. ils chercheront à calomnier. que ces uniformes dqnt vos comités ont daigné s'occuper. lorsqu'ils déploroient la perte de leurs odieux privilèges anéantis par la volonté les citoyens et le souveraine dans salle le ? N'étoit-ce pas celui de Lafayette. ces épaulettes de laine que vous allez éloigner de vous La ces piques et de nos ne sans-culottes vous dirai plus qu'ur mot. aux yeux des amis de la liberté. Citoyens représentans. L'Europe vous observe. éclairé qu'il renferme dans son sein.i toute la force de l'opinion publique. lorsqu'il environnoit cette de satellites égarés. tous les évènemens qui intéressent la liberté publique. qui étoit à chaque instant témoin de rale. ne vaillent pas. qui. que cet équipement.SÉANCE DU OCTOBRE 15 1792 de Paris qu'elle est invoquée. que qui vous entourera par-tout où vous porterez vos pas. à détruire Paris. et vous maîtrisei. qui pouvoient exercer l'heureux ascendant des regards publics sur les opérations dooit Paris est le théâtre. c'étoit attaquer indirectement le peuple français. nation française vous regarde. pour enhardir l'assemblée constituante sang même Elhl pour quelle autre raison voudroit-on (13) mettre des gens armés entre le peuple et soi. d'où l'esprit public pût se communiquer à la multitude infinie de toutes les petites sections qui composent l'universalité du peuple français. si ce n'est pour le trahir? vertu n'appelle-t-elle pa. Qu'a- la jouterai-je à tout cela ? veut vous attacher. Vous n'est pas que dirai-je plus digne le corps particulier que l'on la masse des de vous. c'étoit un moyen adroit d'attaquer l'opinion génétexte ordinaire qu'attaquer le peuple de Paris. lorsqu'il se baignoit des plus vertueux citoyens. la liberté.

p. (16) Jal des débats et correspond. (( armée.*""? l^iscours départementale ». social : Sté des Jacobins. elle serait dangereuse. l'793.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 40 moyens de vous garder contre le peuple qui voit vous vous entoure . XTV. une pétition des fédérés ma.rseillais qui en réclamait 1 organisation. de petites passions qui ne doivent jamais approcher de| vous. (17) Le numéro relatif à la séance du 15 oot. à votre insçu. la force publique est une. est un monstre dans l'ordre social. à la A f A o?^P r ^^^îîpn « de Robespierre sur le projet de garde d^rf^rfL^. IV. un décret confia la garde de l'Assemblée aux txjx "^^J^^"^fédères et aux gardes na/fcionaux parisiens (Mon. <^elui-ci est un numéro de complément qui contient aussi des dét-ails isur les séances des 17 et 19 oct. XV.] Robespierre prononce un discours contre le projet de la force! il emploie un moyen tiré des principes généraux du pacte! dans tout état bien organisé. 282). 1 (17)... Il est tems de vous délivrer de ces honteux débats. le 21 octobre. p. 400.. projet de garde départemen'fcale -ne fut pas évoqué le comme il avait été prévu. II s'agit bien entendoi du même texte (18) " : I . 139). » N' que mue par l'aurait affectée. elle la volonté de pounait secon- (18) 300. dit-il. à la date du 15 oct. depuis trop long-tems. [Reproduit les passages suivants du discours imprimé: du début jusqu'à: « et les plus importantes )) « Dans tout Etat bien constitué. (16) (Le 11 ootobre ' Simple mention dans Aulard. n° 287. n'' 97. /nn?&®^^? P^^^® ^°^*-^® ^® P^^ie* de force armée )>. p.. 418. de ce discours dans Aulard..)) jusqu'à: « triomphe sur la tyrannie ))]. car la grande force publique : à tout. comme la volonté générale qu'elle est appelée à faire respecter toute! force t>articulière affectée à un homme ou à un corps. Hâtez-vous délibérer voit sur les le dirai-je ? elle de déclarer de délibérer qu'il n'y a pas lieu sur le projet qu'on vow propose. On lut à la Convention. IV. tandis qu'une députation de deux sections parisiennos venait à la barre en condamner le principe (Mon. servir. parce suffit l'individu ou du corps auquel on der la tyrannie. (19) . 393. Mention de ce discours dans la Correspondance politique. porte le n° 284. elle serait inutile. 3 et 4.

LU. dépntié de la Lozère. — SEANCE DU 18 41 OCTOBRE 1792 Sur l'invitation aux honneurs de la séance Après lecture du procès-verbal. doss. 592. AF III 51 a. en les prodiguant au premier qui se présente. (6) i(l) Le général iLabourdonnaye commandait alors à l' armée du Nord^ et avait réuni à Douai des troupes pour se porter au secoiurs de Lille assiégée. dit Robespierre. le ministre de la Guerre Pache communique l'extrait d'une lettre de Sedan (1). les Arch. (4) Chateauneuf-Randon. Le duc d'Ansr'Oulême épousa. Au cours de la discussion qui s'engaige. une observation qui ne vous (1) L'expéditeur en est Gar. La Convention passe à l'ordre du jonr. qui venait ^de le dénoncer. (6) Rien dans Je Moniteur. (2) Extrait reproduit dans le Mon. chef d'un corpis d'émigrés. LU.. Voir la lettre de Pache à la Convention: Arch. Robespierre demande qu'on ne dégrade plus les honneurs de séance. comme l'on sait.. nombre de Gazette nationale de France. . Voir sur ce personnage. Lettres de Robespierre à ses commetians. et Bûchez et Houx. Texte intégral dans les Arch. pari. Madame Royale. puis Jean Debry (5). 286. dos. annonçant que le cidevant duc d'Angoulème. 261 « Je vous ferai. fille de Louis XVI. n° 206. député de l'Aisne à la Législative et à la Convention. ^2) La nouvelle était fausse. nat. La Convention décréta le renvoi de la lettre au Comité militaire. p. 842. 8. 236. pari. Il (s' étonne que le lieutenant Djuhoux. et qu'ils ne soient accordés qu'à ceux qui auront rendu des services signalés à la « la patrie. ai^t été admis à la barre et ait reçu les honneurs de la séance (3).. (5) Jean Debry. adioint à l' état-major. n" 6. aux Arch. dont une adressée par le générail Labourdcnnaye (1) au ministre de la Guerre (2). pari. La lettre fut adressée par erreur au maire de Paris. XIV.SÉANCE DU 16 OCTOBRE 1792 7. .. lettres. (3) Duhoux avait été nommé au oommiandement de la place de Lille et reprochait à iLabourdonnaye d'avoir fait preoive d'une prudence exagérée dans son opération pour dégager la ville.ry. 556. vient d'être tué (2). — SEANCE DU 20 OCTOBRE 1792 Sur LA MORT D*UN prince émigré A la fin de la séance. 184 et AF III 70. rAssemblée entend un certain. interviennent Chateauneuf-Randon (4) et Rohospierre.

a-t-il dit. je vous fort 35. de l'empêchent de finir son opinion.bliques. n" 296.^^} .). et porte aujourd'hui le nom de Choisy-le-Roi Histoire de Choisy-le-Roi. XIV. <4) Texte LU. la interrompu Le courte. pari.n'^ 31 du même journal.. n° Cette (( étoit lettre lecture. le Mon. in-8. Walter. de nous entretenir du soi-disant duc d'Angoulême plutôt que de tout autre émigré.. et les Arch.. Plusieurs membres interrompent. la république naissante. p.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 42 mais qui me paroît tenir aux paroîtra peut-être pas d'un grand intérêt. Rien dans Hamel ni dans G. La race des rois n'est plus rien pour nous. à la mort d'un été reproduit dans 9.. mais comme 660. *^^^^^ appartenu à Mme de Pompadour. c'est que l'Assemblée doit improuver le ministre de la guerre. avait été primitivement appelé Choisy^Mademoiselle. et je ne vois aucune raison pour les mmistres de la république.ures 1253. Robespierre l'aîné en a pourtant que je voudrois vous soumettre elle importe aux mœurs pfj. )\ Journal des débats et décrets. longs murm. (3) Décret du 14-17 mai 1790. ci-devant duc d'Angoulême n'est-il pas un émigré un autre ? (Plusieurs voix assurément non. Je demande la parole pour une observation qui aux principes d'un gouvernement libre. pour avoir écrit cette lettre qui semble attacher (( tient plus d'importance ordinaire. Je n'aperçois aucune difïérence de principes entre un Bourbon et un autre rebelle. /ON r^^ . Robespierre. 1926. » (3) conjurés. '^''°'/ox A yV-'^hot. chef-lieu de canton du district de BourgJa-Keine depa^rtement de Pai-is. et aux mœurs de notre République naissa^ite.des biens nationaux (3). et observent que cet Angoulêime est un des la dois. . L'observation est très simple. (3) » 592. 261.) Pourqiîoi donc vient-on vous entretenir de sa mort plutôt que de celle. p. 909 p. comme : des chefs Robespierre veut continuer. s'élèvent et Gazette nationale ou le Moniteur universel. — SEANCE DU 21 OCTOBRE 1792 Sur une demande de secours par la commune de Chois y (1) Une députation de Convention •seizième un qui lui la commune de Cboisy vient offrir à la d'or (2) et demander une avance sur le revient de la vente. Ma- feoleil (0 Choisy-our-lSeine. ci-devant prince qu'à celle d'un émigré (4) Ce passage avait omis au.

osition au ministre. Hamel.m'er s'il ou de simples s'agit d'une intervention à la tribune. )) (6) bien qui lui *(à.OOO francs de fonds secrets. XIV. SEANCE DU 28 OCTOBRE 1792 Sur l'influence de la calomnie ^Robespierre prononça ce discoiir. 262. pari. n" 6. 262. (5) (4) et la Lettres de Robespierre à ses commettons. LU. ci-dessus.) Manuel (Pierre). que le miniiitre |de l'Intérieur Eoland. Le président Guadet remercia la députation. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — 10. séance du 3 oct. le plaisir de secourir le civisme et l'infortune. élu député de Paris h 1*^ Convention. et Arch. procureur de la Commune du 10 août. la commune de Choisi (( les officiers leur avoit des besoins. pétition fut transmise au Comité des Finances. demandi aux éclats de rire des assistants. Moi. II. auiisi ne pouvons-nous affir. dans l'emploi qui l'humanité souffrante et la portion indigente du peuple ont été entièrement oubliées. quelles mains ont passé ces immenses richesses que la ' Je songe en rendues à la nation. B.rrval (1)..Cf. Privai avait été député à la Convention. p.SÉANCE DU 21 OCTOBRE 1792 nuel 43 proiposa d'-envoyer ce soleil à la Monnaie. E. qui faisait imprimer tant de choses grâce 'aux lOO. elle renfermoit sans doute des familles infortunées. fût invité à se chargôi de l'imr>res3Tnn du de Bobsspierre. mais à toutes les parties intére/^isée'S sa motion fut adoptée. ce qui fut décrété. et sachez préférer à une vaine ostentation. Légi. j'observe qu'en même tems qu'ils faisoient cette offrande. '^) Cf. mm : (1) la. sans le consentement de la commune.ntior«-iée dans aucun autre journal.s à la fin de la séance. Lhu^'lU'er (2) et Saint djs^ou^-s Just furent désignés pour soumettre cette prop. suivez ce principe sacré dans toutes les occasions pareilles. d'un appartenoit } Mandataires du peuple. La Société en arrêta l'impression et Danton qui présidait en T)roposa l'envoi seulement aux sociétés afifiliées. Mon.. et je vois que. 487. Privai. municipaux de Choisi (j'applaudis à leur civisme plus qu'à discernement) demandoient un secours.'^lative avant de siéger à . déiDUté de la 'Corrèze. 599. : •réflexions. Les officiers municipaux ne pouvoient-ils pas appliquer leur don au soulagement de leurs concitoyens ? Avoient-ils a révolution a été fait? même le droit de disposer. (2) Cf. Par contre cette intervention n'est ^(f) ^me.

Mais comment déshonorer la liberté ? efforts Comment diffamer n'étoit Il même ceux qui défendent publiquement sa cause? seul moyen d'y réussir. pouvoir de la calomnie. II falloit une révolution vous révéler les vais son étendue. l'univers. Oouir du Commerce.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 44 DISCOURS DE sur Maximilien Robespierre V influence de la calomnie sur la Révolution. sous les couleurs du vice opposé. la puissance de la calomnie se bornoit à diviser les sur frères. elle n'opéroit de révolutions. c'est l'humanité elle-même qui est devenue l'objet ses trames perfides. c'étoit de peindre chaque vertu. prononcé à la Société dans la séance du 28 octobre 1792. pour combattre branle à la révolution. tions qui se la liberté. par aucun écrivain politique.N. ils ont calomnié la liberté elle-même. 9' 27) 480-483). que dans les le cabinet des rois. est mesquin. Arch. en l'exasérant iusqu'au dernier excès. tout est petit. Les intrigants savoient bien que la multitude ignorante est portée à lier les principes politiques. nat. Van I de la République (3) Citoyens. Ils ont fait plus. la est Sous l'ancien étroite. re/ o o^. que je sache. dans ses complots. aux "^^^. Walter le signale I . à élever la fortune d'un intrigant la ruine d'un honnête homme. Compagne inséparable de l'intrigue. C'étoit d'appeler les maximes de la philosophie appliquées à l'organisation des sociétés politiques. elle a embrassé. chaque le parti tour à tour. <p ^^' ""^ ^T^?'' 342 43) ^* ?^"^ ^^^' analyse (II. ou à chasser des courtiNotre révolution lui a ouvert une immense carrière. dans toute la Je déployer pour prodiges qui l'ont signalé.'iyfx^^ 954451). encore Je veux vous entretenir aujourd'hui d'un sujet qui n'a point été traité. de P. le plus noble de ses à déplacer des ministres. (8» Lb« V21). Imp. vices. celle des des comme vertus.^'''i. 202G. consistoit plus des individus. 97 à 132). Ce ne sont antichambres et dans exploits sans. avec ^es noms de ceux qui les défendent. 32 p. à la Biibl. Toutes les fac- de . tout la vérité. élevées. V. (AD xviii A 60). à brouiller les époux. Il a été T3ublié par ^n JiobeRnierre dans la 3« Lettre à ses commettais (p. L'opinion avoit donné seule l'arrêter. sphère gouvernement. discours à la. B. l'opinion pouvoit naturellement faire tous ses devoit donc pour s'en emparer. Je parle du telle que la nôtre. de Duplain. ils se sont appliqués sur-tout à diffamer les plus zélés partisans de la cause populaire. comme elle. et et Laponneraye (II. une théorie désorganisatrice de qu'un 13) Brocliure in-8«. et vous conviendrez que ce sera puissam- ment contribuer aux progrès de l'esprit public et de Sous le régime despotique. sont l'ont invoquée.

déclamations extravagantes ou ambitieuses. factions. c'étoit. moyen de ressusciter les préjugés et les habitudes foibles ou vicieuses de l'ancien régime pour les opposer aux sentimens généreux. du nom de régicides les premiers repré- qui n'osoient pas même toucher à la royauté. car on connoît l'empire des mots siu: l'esprit des hommes. en excitant la haine et la prêchoit jalousie des provinces contre les parisiens ? N'est-ce pas elle qui vouloit flétrir le berceau de la liberté par ces déclamations éternelles pas cratiques. de flétrir les choses honnêtes et louables. l'ordre le 45 anarcjhie. la récla- tyrannie. par une route oblique tracée entre les excès monstrueux de l'ancien régime et les principes du gouvernement juste qui de voit les remplacer. N'est-ce pas les travaux la de progrès lution.SÉANŒ DU 28 OCTOBRE 1792 public. en un mot. de nommer le renversement de la mouvement de la révolution. Ainsi. en présentant perturbateurs de tantôt les révo- la et fit prit public. contre la divinité. on faisoit passer l'opinion publique. flagorneries séditieuses l'opposition aux décrets tyranniques qui réduisent la plus grande partie des citoyens à la condition d'ilotes. Suivez les malheureux qui en que la la calomnie. que c'est elle seule qui s'oppose paix publique. et vous verrez les la société et comme les apôtres insensés de la agraire } N'est-ce la calomnie qui. dans calomnie qui arrêta longtems les progrès de l'es- flétrissant à Montauban. contre les premiers actes scélérats qui avoient de la conspiré justice du peuple exercée sa ruine ? N'est-ce sur quelques pas elle qui éleva (4) Allusion aux troubles religieux ée Montauban et de Nîmes. de miairs à ootobre 1790. et de déguiser tous les systèmes de l'intrigue et de l'aristocratie. un homme foible ou pervers. les hommes de la révolution étoient les hommes de l'ancien régime. arma bouche des la comme la N'est-ce pas la en sentans de la loi prêtres. tantôt de superstition contre couler le sang des citoyens à Nimes. la calomnie et l'intrigue trouvent à coup sûr une dupe ou un agent. par des mots odieux. défenseurs des droits de l'humanité comme nation. plusieurs contrées de l'empire français ? (4) qui l'origine encore au règne de la liberté et de calomnie qui. Vous verrez c'es!. troubles. Or. désordres. par de l'assemblée et depuis à elle que sont dûs tous les évènemens ont troublé ou ensanglanté le cours. aux idées saines et pures que suppose le règne de la liberté. peignant autant d'attentats contre la liberté. sous des dénominations honorables. on trouvoit le . mation énergique des droits du peuple. pour la conduire au but des intrigans ambi- tieux qui vouloient la maîtriser. et par-tout où il y a un sot. déliant toutes les langues aristodès llors la guerre civile. Voir notamment la séance de la Consti- tuante du 28 oct. Par là. kn . morale la constituante.

des artisans les perturbateurs paix à On préjugés. Ce petit émule de Monk (5j ou d«^ Cromweîl. Les mtriga-ns la r^u^ii^^'^Hf loyauté de V!^"?^ Charles ambitieux. et comn:e les fléaux servir les les flatteurs les la dans tout l'empire. après la mort autorité rétablit de Cromwelî. sans paro'tre d^c^rter 1 ses drapeainc.46 LES DISCOURS DE ROBESPIERRE une barrière entre la révolution les et autres peuples leur montrant sans cesse la nation française de l'Europe. cornm. et le perfectionna. hoi^-rs po^uila^re riches. les fonctionnaires publics. les les ou prévem-s. les les hommes constitués en (1608-1670) e. ni l'art de la mettre en œuvre. il s'attachoit à perdont le seul vœu étoit aîor3 de la voir exécuter d'une manière loyale et pop-laire. vouioit crier un parti mitoyen entre l'aristocratie hideuse de l'ancien régime et le peuple. f. avant lui. Il fallait travestir Ja morale de l'égalité et de la justice sociale.i le général arigla^-.nie son et persécutes. même.e une faction. Par ce sysfème de calomnie. n'avait aussi bien connu la puissance de la calomnie. comme de de tous traits effrayans pour l'ignomontroit aux grands propriétaires. comDlo's de la cour et de Taristccra^'e. Or. qui II en 1660. pour le réaliser. . comme les mouvemens de la révolution. :I falloit encore commencer par présenter le parti du peuple lui-n. du comm. scus des soit rance et pour ses Tandis leurs vues qu'il mettoit ambitieuses et les suader que les amis de la tout intérêts liberté. elle étoit toujours active pour jusnEer tous les attentaiis contre la liberté. soit bales. et le prestige en œuvre de pour de la la constitution moSiÇi^iï.erce. Tout le monde connoît maintenant quel éloit l'objet de ses vues politiques. Toujours nulle pour protéger les patriotes d'aùlrc but écoitnt lyrar. selon la cour. on fournit à tous les mauvais citoven? trop prudens ou trop lâches pour arborer ouvertement les livr-es de 1 aristocratie. On détacha de la cause tous les pour oallier tous timides. publique. aux m. n'avoient que de la détruTo. peindre les plus zélés défenseurs de la liberté. des pauvres. don! tous les vicrs ouvra^re. et le . Personne.£me. aux hommes pusillanimes. en système de destruction et d'anarchie. Cette ccnstituticn. et l'appuyer de toute la puissance royale. de vous développer le système des champions déclarés viens Je du despotisme et de l'aristocratie Lafayette vint. La cour a voit cultivé les heureux talens qu'il avoit reçus de la nature.ibles égoïstes. dans Paris. le moyen de combattre la liberté.^ les comme auteurs comme des extra vagans ou cor'me des politique de ce parti fut de faire Le chef-d'œuvre de la projets le nom des lois séditieux. en faisant entrer Louis XVI dans ce projet. en comme une horde de canni- tombeau de la tyrannie comme le théâtre de tous le? crimes. et à tous. soit dans l'assemblée çonatituante.archands. qui n'étoit pas plus le chef que l'instrument de la factio'^ qu'il avoit embrassée. devint bientôt entre ses mains un instrument de de proscription.

dans la personne du dernier de nos rois. ne paroissoit aux représentans de la nation qu'un langage séditieux? qu'un projet coupable de renverser toutes les lois et de dissoudre l'Etat ? Quel est ce pouvoir magique de changer la vertu en vice. vils jouets des perfides charlatans qui trahissaient la patrie. qui fit absoudre la tyrannie et la trahison. pour provoquer par une pétition le jugement de ? (6) Louis Comme en un moment. eii secouant sui son berceau tous les serpents de la haine de calomnie qui fonda ces clubs antide la faction. de et leurs concitoyens. calomnier le peuple. connue sous le nom de modérés^ qui seule a mis la révolution en péril. Quel est donc son fatal ascendant. dans la tribune de l'assemblée constituante. de dictature. lorsqu'ils renversoient. patriotes qui . dont la démarche légitime nous étoit aussi étrangère que le crim. à la corruption et à la lâcheté.. sur l'aute'l de la patrie. Amsi on voit que la calonnie est encore la mère du feuillanlisme. qui (6) Allusion •Les au massacre du ifuite. c'est elle qui pcursuivit avec an si Icng et si ridicule acharnement. les ! ! vouloient rester fidèles à sa cause.e de leurs bourreaux. etc. sous les noms de fadieux'^ de républicains. de brigandage. cette multitude de patriotes. les jacobins et les sociétés populaires pour anéantir. destinés à C'est assurer la l'empire égorgèrent. C'est la calomnie seule. etc.. de leurs propres mains. les bases sacrées de la liberté qu'ils avoient fondée. les leur im. la discorde. à leur civisme.tribunal spécial lut créé à cet çff'et. et le vice en vertu de donner à la sottise. je les ai vus applaudir eux-mimes à leur sagesse. J'ai vu les délégués d'un grand peuple. redouter. Champ de Mars du 17 juillet 1791. avaient demandé la décbéa-nce du -roi après sa furent poursuivis et un . etc. déclarer la guerre à ceux de ses mandataires qui la liberté.puter à mouvements crime. le patriotisme et le peuple. par des forfaits plus abominables encore. l'intégiité et la raison J'ai vu ce scandaile. et qui a pensé tuer la liberté naissante. elle couvrit toute la France XVI d'un voile funèbre de ! Avec quelle facilité elle rendit tous les défenseurs objets de la prévention et de la haine publique. spontanés et l'estime de l'indignation provoqués par la tyrannie. et les droits de la nation outragée. N'est-ce pas la calomnie qui avoit préparé ces forfaits. croire stupidement à tous ces fantômes de complots. lorsque Lafayette et ses complices et populaires. paisiblement assemblés. qui éclaira le massacre des meilleurs citoyens. avec eux.SEANCE DU 28 OCTOBRE 1792 se rangèrent en foule sous la bannière cie cette faction hypocrite. à leur modération. j'ai vu Pétion. la juste sévérité des lois. Je m'en publique. le lendemain de ce jour cruel. dont on les épouvantoit. le droit d'accuser hautement le courage. puisqu'alors réclamer. en dégradant l'opinion publique. ce monstre doucereux qui dévore en caressant. souviens encore.

?'' /^°^^*^ menta cette pena ite et en atténua la xigueur. Catilina le accueilli par les sénateurs franun jour. les les toutes rapports des ministres.^^^>mili^:aire de la Constituante.ent nra^'3 f^^^' ^^'^'T'^ Ans.appui de Lafayette (Voir Discours. fut même sort! et de plus. IL 1. profitant de Ja popularité qu'il s'était acquise par ses par t ^B . et peu s'en fallut que ce petit homme s'élevât à la dictature. lui tint lieu de talens et de vertus..rtie. f''''"'-. réglein+in^f?^""'' -'''?•. question collègues. Les foliliculaires tiennent dans leurs mains de la et le héros des deux mondes. lateurs qui prostituaient plit nos c'est elle. La Tour ^" ^"* vivement critiqué les par députés patriotes ?v^.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 48 aussi contre alors luttoit çais. avec des cartouches infamantes. {8} Cet usage. tain Warwick faisoit et Ils font ou défont les héros. cent fois le sang du peuple. qui. de la faire club anti-révolutiomiaire.n\^ Un décret rendu le 6 août 1790. séances des 31 août et 3 septembre Pa. cerles des troubles militaires en août 1790 l'. défaisoit la repression (7) Alluision ^a le marquis de Bouille avec les rois (10). avoit assassiné à Nancy les plus zélés défenseurs de la liberté (7) . depuis le commencement de la révolution. seul déshonore les législateurs français.^P^^^ ^^ G^^^rre de Cent Ans C. les soldats plus dévoués pour la cause publique (8).. par le sénat romain. sur des tas de pamphlets. au nom d'une loi barbare. avait en effet été surnmw'V^'''^'W?'^*^/^ ^^ ^^i«). comme un comme Aussi. ou de journaux. la coalition coupable assemblée constituante? ces mêmes hommes que la répuavec nos blique a proscrits comme des traîtres. de la loi martiale. agitèrent sérieusement. avant cette époque. calomnie qui l'acte alors éleva le monstrueux ouvrage de la constitutionnel. s'il eût été proposé» ce n'eût peut-être pas été la justice qui aurait arrêté l'assemblée natioMoi-même éprouvai le j qui maîtrisoit i nale. qui dans ces occasions dictoient les lettres des officiers de l'armée. et. c'est elle? qui immola ou chassa de nos armées. 1790). des corps administratifs. un décret d'accusation. C'est elle qui. les discours des législeur organe à l'intrigue. Le mérite de bien payer. lorsqu'il voit de près les vils ressorts des grands événemens qui changent quelquefois la face du globe Lafayette fut deux ans au moins un grand ! le ! homme. à peu près comme les intrigans. caresser des faiseurs destinée des peuples. introduit par le ministre de la Guerre. C'est elle qui remcachots des citoyens dont les tyrans redoutoient l'énergie. (9) Dieux! à quelles méprisables causes tiennent nations et comme les a fait dont couler le nom malheuis des philosophe doit somrire de pitié. /i\ i-l^^^^ Warwick (1428-1471). par des jugemens iniques et par les ordres arbitraires de l'aristocratie.F^'^^À^^ P. dans leur rendre contre moi. mais quelque reste C'est la de revision de pudeur. C'étoit elle.

1790 au 10 . puvr. et G. n^ 10. cité. Catalogue des journaux révolutionII. c'est pourquoi l'halbitude fut prise de lui donner le nom de son rédacteur et propriétaire. libelles. Tourneux. qui combattoit quelquefois avec les patriotes pour arriver \ la domination par une la petite autre route sucoès militaires. et il renversa et rétablit succe&sivemen't Henri Edouard IV. Je de tirer parti de son civile. 1789 au 10 août (( (( Robespierre. les cihefs des factions rivales. sous la direction de Condorcet. Lafayette étoit pénétré de ces grands principes. durant un demi-siècle. Tourneux. soit par du gouvernement. p. parmi nous. VAmi des Patriotes (12). cité. Tourneux. {14) (La Chronique de Paris ». 3i. Walter. II.)Ô déc. Ell-e fut .385.remplacée le 15 nov.593 et^G. soit aux extrémités de ses aides-de-camp. soit par celui pas besoin d'observer qu'il n'oublioit pas crédit à la cour. J. (13) iCe jouirnal qui paraisisait tous les jours depuis 1777. aussi long-tems qu'il demeura séparé d'une autre facl. II.SÉANCE DU 28 OCTOBRE 1792 49 princes calculent leurs forces par la multitu<le de leurs soldats et par les ressources de leurs finances. et de ses rapports avec la le ministère n'ai pour étendre Cependant comme la chaque jour ces vérité a aussi utiles établissements. de Lancastre Barnet. soit qu'il pouvoit transporter périodiques. à chaque instant éphémères. Il était à la solde de la liste civile. '(15) Il s'iagit du journal fondé par Perlet dès le début de la Révolution.-P. Cf. Duquesnoy et Regnault de Saint-Jean d'Angely. Walter. Garât et Oaibanis. cessa au 10 août 1792. Cf. Il ne pût jam. il sut s'environner d'une armée de journaGazette Universelle (11).ais l'entamer. parut du 27 nov. duc d'York. Tourneux. soit vitupératifs. soit de l'empire. puis reprit à partir du 1®^ oct. II. Indépendamment de ces grands moyens. (11) 'Cette feuille. même à la tête d'une armée française.on. il avoit fondé les plus belles fabriques. rédigé par Adr.. 10. Il fut battu et VI tué à rédigée par Boyer et Cerisier.août 1792. Walter. Rabaut.rs). Tourneux. (journal girondin. Cf. Monsieur Perlet lui-même (15). le Journal (13). Cf. liste laudatifs. —4 . calculent les leurs par le nombre de leurs écrivains et par les moyens pécuniaires qu'ils ont de les alimenter. la Chronique (14). n° 10.288.194. et tant d'autres firent à son parti plus de conquêtes dans l'espace de quelques mois.310. iSieyes. était rédigée à cette époque par Condorcet. (12) iL'Ajmi des Patriotes ou le Défenseur de la Révolution. qu'il n'en eût pu faire lui-même à la révolution. et G. II. phalange des jacobins et des défenseurs de la liberté le harceloit dans sa marche avec assez de succès. Delaunay (d'Ange. ouvr. n° 10. p-arut du V^ 1792. Il changea de titre à chaque nouvelle Assemblée. sa puissance et ses soldats. 1792 par les Nouveilles politiques nationales et étrangèyreis »._ naires conservés à la Bibliothèque nationale. et les plus magnifiques arsenaux que l'on eût encore listes: la de Paris de vus. n° 10. Cf.

G92). Il avait été créé ispus cette forme grâce à l'. Le Hodey jouissait à la Constituante. le jour où fouet à la main. Ce fut alors que la France entière fut désolée par l'épidémie du feuillantisme. . p. pari.Pa^l. 11 étoit le héros. t. Barnave et Je parle de celle qui avoit pour Mais lorsque quelque tems avant la fuite de Louis XVI elles se confédèrent. XIV le ne harangua le parlement de Paris. dans les papiers dont la nation doit la découverte a la fermeté inéhra-nlable et à vigilance du comité de surveillance de la Commune derinfatigable Paris ». (18) Durant ce[tte] période. de l'inviolabilité absolue et de la revision. n° 10. Coll. 185-374). 346 et Mnn^^Y^''^. fayette ». 2S6-272).. XIV. et Mon. (18) Cf. le •n-n'^'i-Q? ^^""^ 1^ 28 28 jum 1/92 /? (Arch. et d'embeldir l'enga- de celles défi- des deux factions combmées. Je et : . la Révolution française. par la et sur-tout du Logographe jonction de ceux qui étoient à leur solde. « On trouve la preuve authentique et iO?T-^^*^ littérale de ce fait. les Lameth renforcèrent le corps d'armée des libellistes de Lafayette. LV (p.XLV. (16)..LÈS DISCOURS DE ROBESPIERRE 50 chefs les Lameth. p. A. pour accabler le parti du peuple. d'une situation privilégiée il possédait une loge. LUI (p. et remportèrent les victoires du champ-de-mars. tombèrent sur les patriotes^ avec toutes leurs forces. XLVIII (p. journal national dirigé par Le Hodey de eaultohevreuil. gurer les opinions des députés orateurs vendus à la cour. 6d7). et le corps législatif applaudit avec transport (19). 133). 96). du l'q hn-n /A^^^^'^'^^f ^^Â^^*"^ /9A^^V ? l^"""^. ^^ 429- 643-702). m9 • . cité.sommes importantes de la Liste civ^ile (Mon. Xil. p. parut du 27 avril 1791 au 18 août 1792. et son preioier journal (Journal des Etats généraux) iivait un caractère quasi-officiel comme le Moniteur. ^® Robespierre. XII. Cf. prononcée par Lafayette à TAssemblée. et G.'n ^n^^""^ ^^'' ^^ ^'^^^ ^^^''^'^^ Lafayette à l'Assemblée. (17) Ce patriotes. 17d. à ses amis et à ses ennemis la constituition et Lafut alors que les château des Tuileries. ^' LIV (p. Matâiiez. Hatin. XLV. H. 653. . un peu plus bas que parlement de le <16) Le Logographe. et les représentans du peuple se prosternèrent devant lui (20).663. 777). Mon. Les recueds des « Papiers trouvés aux Tuileries « ont été publiés dans : les Arch. Bibliogr<aphi« ide la preisse périodique. Le Logographe reçut des .appui de Lametli et de Duport ('Ci. ^ ' P^i"!'» XXXVT. retranchées sous à l'abri de la partie de la constitution qui protégeoit le despotisme royal.. Walter ouvr. Colin. Il vint une autre fois traiter les représentans du peuple beaucoup plus dure- ment que Louis vint il le visiter. journaliste très-fidèle car il remplissoit scrupuleusement gement qu'il avoit contracté avec le maître de la liste civile. Lafayette et ses alliés régnèrent en effet sur la France. Il parut au milieu du corps législatif le président lui dit « la nation montrera avec fierté... le libérateur de la nation. pari. 371. 363. I. Tonrneiux. Duport.

Que vous pas 'reconnu cru leur lire Dans tout ce l'histoire tactique et la révolution leur que des de dire jusqu'ici.e patriotes Vertueux. qui le détestoit depuis long-tems. c'étoit détruire la discipline militaire. si vous êtes de bonne foi. je ne vois rien de changé. Je n'aurai pas même besoin de vous les nommer.vous à répondre à des faits ? Que quand je vous aurai démontré qu'il existe une coalition d. les XIV. votre qu'il est Qui que vous soyez. tout écrit dont patriotes. com^ne ceux-ci avoient dlrez-vous. et de prédire ceux qu'il méditoit. vous avez entendu les aristoranarohie. je vous récuse. et dans le même esprit. déplorer étemellem. Aujourd'hui encore il ne resterait à ceux qui avoient le courage de dénoncer ses crimes passés. ce que je vais dire vous intéresse. dont vous favorisiez le succès par votre nonchalante incrédulité. cachots xegorgeoient. parler de démagogues incendiaires. c'étoit faoofiser Coblentz et l'Autriche. songez bien des intrigues funestes. le étoit 51 de son empire. Je vois partout les mêmies cabales. l'ambition? l'ignorance. Pendant toute la durée qui attaquoit Lafayette. apprenez à vous délier de vous-mêmes.w SÉANCE DU 28 OCTOBRE 1792 Paris devant Louis parole. Vous qui vous disposez à me démentir. et surtout les mêmes vices. aidés par Lafayette lui-même. c'étoit prêcher U anarchie. n'avezdu jour? N*avez-vous pas je viens intrigfues langae. Le peuple de Paris. renver- monstrueux édifice de sa réputation et de isa fortune. aussi léger que encore. de la stupidité publique. songez que le usage est d'apercevoir la vérité deux ans trop tard. Toutes les factions ont-elles été ensevelies sous ses ruines ? sèrent le L'égoïsme. que le nom de fous ou de factieux. et que j'ai dévoi'lées. qu'aurez. Lafayette. il a laissé des héritiers de ambition et de sçs son intrigues. Vous avez vu Lafayette et ses complices commenr l^p r dis-je } Après wates crier à Jgr ensuite ce texte. quand on l'adoroit ailleurs.n peuple généreux. Si vous êtes de mauvaise foi. j'ai presque dit. la calomnie. tous les préjugés et toutes les passions ennemies de l'égalité ont-elles disparu avec Lafayette ? Non. . toute un crime. à leur manière. les mêmes moyens. vous les reccnnoîtiez à leurs oeuvres. et bouleverser l'Etat. qui a longtemps encensé de 5e promettre Otez si ridicules idoles ? Que dis-je ? mot de république. Tous les savent Médire de bien. s'il n'avoit pris le soin de se dénoncer lui-même. de républicains austères.ent le bmlement de quelques châteaux et la punition de quelques scélérats. perfectionné celle des aristocrates déclarés. qui perfectionne la criminelle politique de Lafayette et de ses alliés. qui ne tomba qu'avec le trône. et s'il n'avoit voulu abuser trop brusquement de la crédulité. son esprit vit encore au milieu de nous. et les fédérés des autres départemens. avec v.e > du 14 juillet. Et quels succès ne peuTcnt-ils pas aussi confiant.

Les aristocrates et les feuillans trouvoient toujours quelques motifs ou pour avilir son caractère. ils déclament contre le du 10 août public qui assiste aux séances de l'assemblée nationale. prétendus paque leurs lecte\irs peuvent reconnoître à ce trait. D'André et Mauri auroient le de poursuivre. l'"^ partie. . Les intrigans de la république les copient. était depuis le début de la Révolution. la crainte des possédants. c'est-à-dire le partage des biens fonciers. comme eux. entretient mot de parle forcenés. 2?7 et s. sur la propositioi de Barère. que les troubles des campagnes semblaient justifier. ni d'André ne dirigeaient de journal. (21) Les aristocrates et les feuillans osoient imputer aux amis de la liberté l'absurde projet de la loi agraire (22). et c'est contre l'assemblée électorale (21) lOn reprochait en effeit à Kobespierre son succès auprès du public qui occupai-t les tribunes de la Constituante. aux patriotes. républicain la révolution.. Comme leurs devanciers. ministre qui est leur créature (23). Non. et non pour une faction. elle sans un peu moins trivial. séance du 22 février 1790. ont marché par attachés imperturbablement toute constitution libre. qui. le règne de de la même route au but unique ceux à de et la qui se sont montrés dans la révolution l'égalité. p. Cf. Discours. Comme eux. de démagogues gandage. avec une exactitude servile. depuis le commencement de tions.). enfin à ceux-là même qui furent les objets éternels des persécutions de Lafayette. sur le souverain de la terrasse des feuillans. Aux feuillans? aux modérés hypocrites? aux patriotes dont le remonte jusqu'au 10 août? Non. la (onvontioti prononça la peine de mort contre la loi <23) Sans dou-te s'agit-il quiconque proposerait de Roland.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 52 Elle crie à l'anarchie. étrangers à toutes les facà la cause publique. mais ii s'agit ici de leurs disccurs. aux émigrés. et dans les ténèbres. usé par ses prédécesseurs. justice et qui veiilent qu'elle ait été faite pour le peuple. pour méconnoître les droits du peuple. cesse les quatre-vingt-trois départemens. en particulier les débats de juillet 17^0 à propos de l'affaire d'Avignon. qu'ils faisoient circuler cette calomnie.. car elle sait. en cela. (Voir en parti'-'ulier. Brile peuple. (22) !La loi agraire. que c'est avec des mots qu'on conduit les sots et les ignorants. de la cour et de tous leurs complices. Ils n'ont pas dédaigné d'adopter les bons mots des plus insolens détracteurs du peuple. ^'i Maurv. tels journalistes. Et à qui adresseaux royalistes? t-elle ces reproches? Aux aristocrates. Seulement au a substitué celui factieux. qui cesse sans d'un égarent et qui voilà assassinats. Le 17 mairs 1793. idées dont elle conspirations. parti flattent toutes les I désorganisateur. ils s'égaient sur le souverain des tribunes. Les intrigans de la république l'ont affichée sur les murs de Paris. Mais c'était en rougissant. ils l'ont fait débiter à l'assemblée législative où ils dominoient. comme plagiaires. par un droit triotes. zèle d'agitateurs. agraire.

qu'ils ne rougissent pas de loisi .ette motion n'avoit point été faite de bonne foi ? (27) Vous avez vu les aristocrates et les feuillans déclamer éternellelent contre Paris. eut fait décréter que toutes les ropriétés étoient sous la sauvegarde de la nation. qui s'est dévoué à toutes fureurs de la cour dans la nuit du 9 au 10 août. en particulier de Momoro. connu par les grands services qu'il a rendus à la révolution. qui a donné à ^ette ils immortelle despotisme ? révc^lution le mouvement nécessaire pour foudroyer Pourquoi ne cessent-ils d'outrager les sections qui ont ces les sections qui l'ont mêmes électeurs qu'ils ont diffamé avec tant d'audace. 1792 (Mon. Voyez comme ils lui reprochent son opule conspiration avec quel quand ïnce. :e n'étoit que des déclamations. lembre aussi de la convention nationale. au moment elle vient de l'enfanter.. avec cette différence. XIV. Prennent-ils même soin de dissimuler que c'est en haine de la liberté qu'ils lui déclarent la guerre 7 Et pourquoi donc ne cessent-ils l'outrager le conseil général de la commune. note 23. Il y a plus. Oé dernier fut en effet pris à parti le 12 octobre ^ar Biuzot qoii lui rappela l'avoir larraché dans VEure « à la fureur lu peuple auquel ce misérable prêchait le partage des terres » 'Ton. en grande partie. îuple choisi ces sections enfin qui ont mérité la reconnoissance. provoqué par un député de Paris (25). par la profonde sagesse avec français.. de la part des premiers. non du mais de l'humanité. Voyez comme ils vont jusqu'à lui faire un crim. lorsqu' immédiatement avant le décret de l'abolition de la royauté. imprimer le lendemain. de la part des autres. proscrire. elle oyez comme s*est adbarnement la ils ruinée pour la défense de la cause commune. Les intrigans de la république déclament éternellelent contre Paris. que.e même le rappeler ses services et ses sacrifices pour répondre à leurs calomlies. et la naissance et les progrès de la îvolution. de Condorcet et de la « Chronique de Paris ». un autre député du même département (26). iputer à toute l'aRsemblée électorale les opinio'ns de quelques-uns le ses membres. c'est contre Paris et contre république entière. érigent en privilège odieux le séjour fortuit de Tasîmblée représentative dans son sein. Il . par elles-mêles le choix de ces mêmes députés. président de la section lite de Marseille. 188). qui ont ratifié solennellement. 8).s'agit (27) Il s'agit de Danton. et que.53 SÉANCE DU 28 OCTOBRE 1792 même du département de Paris qu'ils ont osé diriger cette absurde inculpation. que . n'a-t-on pas vu l*un des journalistes et des corypihées de la coalition dont je parle. Peut-être "çoulut-on ('34) Voir séan^ce du 25 sept. iSéance du 21 sept. . XIV. démentie par la notoriété publique et par l'indignation universelle (24). 1792. r25) (m) Oollot d'Herbois. lorsque c'est à cette circonstance jue sont dus. accusent cette cité du projet Voyez isensé de vouloir subjuguer la liberté du peuple français.

iaijhte ^Oe .^ pour une dizaine de millions — pe. par la d'une banqueroute publique (29) ? croyez-vou$ intrigans s'occuperont des moyens de les secourir ? Ils ne son- infortunés j des sont-ils à la veille directeurs (28) Allusion laux lettres et rapports de Eoland. de lâches libellistes soûle voient contre eux les français des autres départemens. 1792. à Orléans (séance du 20 Bept. lorsqu'on semble regretter de fte les rencontre): nulle part ) Arrive-t-il dans le fond de quelque département un de Ces mouvements inséparables de la révolution. Arch. Le retard des rembourse^ f^Ji.. lorsqu'on n'est Occupé qu'à faire le procès au patriotisme parisien lorsqu au milieu du calme profond dont on est environné. dans tout autre Moment. qui. Comment s'occuper du bonheur de la nation de la révolution.?^i^^o"r. et ces terribles agitateurs dont une coalition intrigante nous entretient tous les jours.«'»in^nts. une manifestation populaire. fut déclarée en le 29 mars 179. <29) La maison de Secours et de Commerce. ^. que dans la confiance avec laquelle un grand nombre de ses membres s'est abandonné aux guides infidèles qui \e$ avoient trompés d'avance. à Paris. pendant plus ridicules et terreurs de la convention qui dévoient composer germe de la discorde et de tous les vention nationale fatales maux encore n'a rien fait préventions nationale. mefltg provoqua. Si la coïi" réponde ni à la hauteur n'en faut pas chercher la cause ailleurs.r le ccncours de t!l t M-^ ^. pai le piissoient de préparé. fondée en 1791. rem- laquelle elles ont révolution. Cent mille agitateurs rraftÇâls faillite que les de manquer de pain.tite6 coupures.2. la dernière avec sublime lequel elles ont donné solencouiage nellement à toute la Fiance le signal de la sainte insurrection qui a sauvé la patrie ? Tandis que les parisiens..-nov. et les intrigans de la répu. il I et de la liberté du monde. qui et qui le les députés jetoient par-tout le suivent.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 54 de quinze jours. 166).iSiV't •^^'^^^®^^"'^"^'^^ -billets de confiance^ en r ii «-V'ait éiraiis Guillaume. Des soldats sont-ils accusés d'insubordination ÎUStêmènt ou injustement ? ce sont les de Paris. et le rapport sur la situation de Châ^ loiïiB'Sur-Marne. La OomMune Pétion accorda uno avance pour assurer piovisoiremais elle dut denm. blique de pérorer contre les agitateurs de Paris (28). terrassoient le despotisme.nde. tandis qu'ils envoyoient quarante mille défen-^ seurs intrépides pour combattre les ennemis de l'Etat. e^n oct. unis avec les fédérés. on attend «ans cesse les orages dont on a tant entendu parler. Tattente à ni du peuple français. ne seroit même pas aperçu ? Un ministre ne manque pas d'en faire à rassemblée un récit épouvantable. ^'''' "^^ ^"^ Convention. ftnanciore. T^nlî ^A^ signale 1792. îuotamm&nt l'^émeuie du 16 sept. pàfl. et éon directeur. Un bateau de blé est-il arrêté par un peuple alarmé pour sa subsistance ? ce sont lès agitateurs de Paris. à la fin du i^^^ •™?^'^^ ^ kvin» âTe^t7'lI^'lwT)7"^"^^^ ^ j| . L.

882. Le P'* oct.août.. avait déc^'dé que les ouvriers seraien^t pavés à la tâche. Braesch. enfin. 97). Le décret du 18 oct.. (31) Voir séance du 27 sept. le eomité de 'surveillance proteste contre les calomnies et cite. Un décret du 26 sept. la Convention entend une lettre de Mercier. 185. p... et la faction la dénonce à la France entière (30).. LU. arinonoant un grand Tasisemblemenit place Vendôme et l'envoi d'une dépntat^'on. par la vigilance courageuse avec laquelle ils ont découvert et étouffé les conspirations de I la cour. officier munîciDa'l.000 annoncés. LU. viennent-ils spontanément et paisiblement présenter rement de à l'assemblée une pétition légitime ? C'est une émeute. 69). vient II n'y a pas un seul ouvrier. excitée par députés de Paris (32). La Commune 10 . qui manquent notoitravail. Le 2H oct. Le 7 oct. se justifie ainsi: J'ai dit 3. Mercier. 264. (32) En i&ept. (ArcJi.. elle n'en recevra que du peuple français ». Un membre apprend que quatre mille ouvriers sont en insurrection sur la place Vendôme. Mon. Mon.parl. pa. mais elle promet que. pari. dont que de leur ils apportent les preuves authentiques faire le procès. XIV. 1792. LU. Une pétition qui. et du . par une réponse msidieuse et préparée.00O comme l'aurais dit 50 hommes.. qui n'en est aucunement coupable.rl.. d'ordres. Des ouvriers du camp. un autre membre les ^> (30) Voir danis la séan^^e du 19 oct. 147). dans la bouche de tout autre. LU. de^^ant la menace d'invasion. et par exception à la journée (Arch. XIV. la réponse de Guadet aux pétitionnaires de l'assemblée générale des sections de Pairis « La Convention recevra toujours les conseils des bons citoyens. LU.. Le 2 nov.ne lettre de Laporte prouvant que la Liste civile a distribué de l'argent à des membres de la Législative pour obtenir un décret qui décharge cette Liste civile de la plus grande partie des pensions 'accordées par Louis XVI (>Arcli. entre autres choses. est-elle présentée par des citoyens de Paris ? le président la calomnie. 534. » 11 est incontestable aue ce rassemblement d'ouvriers donna lieu à de grandes difficul•tés +ant en ce qui concerne les salaires nu'à propos de l'assiduité 2 « du rendement des travailleurs (Voir F. Une autre fois.mmissnjres qui n'ont trouvé que 200 à 300 personnes au lieu des : ' ^ h 3. Coupp4 (des Côtes-du-N'ord) fait alors remarquer que le Comité de Sûreté générale prévenu y a envoyé des co. iparl. Mou. c'est le comité de ? 11 n'est question surveillance de la commune de Paris (31). décida de cesser ces itravaux sous 3 jours et accorda '^ux ouvriers une srratiiication égale au salaire de 3 journées. l'inventaire des archives du Comité de surveillance (Arch. La Commission des 24 eut pour mission de dresser. 782-785). mandé k . à titre d'exemple. pari. Des citoyens. u. XIV. des magistrats ont-ils mérité Testime de la république. 96). une plainte du Comité de surveillance au sujet des accusations iportées contre lui fut renvoyée à la Commission des 24 (Arch. 253). 158). 267. LJI. l'assemblée s'alarme.SÉANCE DU 28 OCTOBRE 55 1792 geront qu'à déclamer contre la commune de Paris. 1792 i(Arch. Mon. Mon. 1792..]a barre.. XIV.. pari. XIV. eût obtenu des éloges. des travaux -^e ifortificatioms_ avaient été entrepris à l'est de Paris. on accorda 3 sous par lieue aux ouvriers qui regagneraient leurs départements.

que rien n'est exa- sèroit-ce donc. et ce n'est pas le moindre prodige de la révolution.départements pour protéger au le '' rasiBemble22 cet. en lui montrant les pistolets dont il je l'ai vu rendre hautement justice aux citoyens de Paris. par lequel l'un des leurs dans la tribune de l'assemblée nationale. (33) au Palais-royal. et pour les imputer ensuite aux patriotes. ^onoVl if P ^^9^"^'^ ^^'^ ^' ''"' '^"^^^^^^ pouf 'éckm'^rT^'^^^ar • dem^ndfttt^'if^"^ '^"^ le^ détylrtP^. en effet. Que s'il qu'il seroit impossible tiel. pour effrayer l'assemblée nationale et tous les gens paisibles.mense de citoytns qui savoient de menj^cer était miiiii.^ ses pareils. ardens à est tous les jours répété due de la de mille manières différentes.. aux yeux de tous les départemens. lan- groupaient Barbaroux du 25 a la citove^s réunion de Convention de sept. Et lorsqu'il s'avisoit. de provoquer lui-même quelques la politique troubles. même les plus décriés de Tasconvenoient que Ton pouvoit vivre paisiblement en insultant à la révolution. J'ai vu l'abbé Mauri et sernblée constituante. osa formellement inviter tous les départemens à se liguer contre Paris. que ce calme profond qui règne dans une ville immense. seroit géré dans le portrait hideux qu'ils ont tracé des horreurs dont Paris que représentans de îa république doivent le fuirj en secouant la poussière de leurs pieds. il a imposé silence à l'indique pouvoient exciter toutes ces lâches persécutions. Voilà l'événement que les intrigans de la république attendent. leur ancien ami. et ce cri séditieux. ils n'en sont que plus calomnier les français de Paris. s'étonner de la sécurité avec laquelle il traversoit tous les jours une multitude im. aoprécier. dans toute l'éten- république.nf/''^ discours de autorisant ^. Heureusement jusqu'ici les citoyens semblent avoir deviné leur intention. je peuple assemblé. 1792. Mais la tranquillité publique les irrite. après avoir blasphémé contre le peupile. Oi. malgré tous les moyens qu'ils emploient chaque jour. à même les Paris. Le Palais-royal est arrivoit. Il de tous Paris (Mon. ils savent encore imiter en cela ce conspirateur.ent favo- peuple si gnation rable à leurs de vues perfides.. Ce est !e les et théâtre. les fasse allusion mental iLrflf^T* que Robeispierre de police du camp avait. féroce a lutté contre la misère. (34) Ath! du moins aristocrates. par hasard. quelque mouvement parde prévoir ou d'empêcher 7 C'est alors qu'il prouvé. et peut-être plus près de l'être encore qu'on ne le pense. avec impatience.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 5^ s'est révolté annoncer que le peuple calme et désert. C'étoit encore l'un des principaux points de Lafayette. . pour exciter eux-mêmes quelque mouvem.

N'importe. p. de confier ce dépôt sacré à une seule cité 1 faut que tous les départemens français partagent l'honneur de leur is (36).n pouvez. on turait dit «Allons. 612). mais au moins c'est un franc aristocrate. Combien l'abbé Mauri doit paroître imable aux parisiens.SÉANCE DU 26 OCTOBRE 1792 Tavoient qui facilement soustrait à la juste indignation 57 qu'il venoit de provoquer. Le zèle inquiet du patriotisme ne forme même plus. : servation.. ou que le seul instinct de la probité le Encore s'ils n 'étoient que Quel mépris de :omme ils se jouent de versité ! ridicules ! et la ! te.. à sancçaise tionner. se trompent.. de garder les représentans de la nation. pour les défendre contre Paus le prétexte s'avisèrent Tous ces tyrans constitutionnels étoient des princes débonen comparaison des petits tyrans de la république. tant calomniés par les ennemis de a révolution. (33) Les intrigans de la république n*ont pu parvenir encore à exciter ces marques du mépris public. F abbé Maury vint passer. tous les petits moyens qu'ils ont pour l'extorquer à la convention nationale. France entière des périls épouvantables auxquels leurs assemblés citoyens 'entretenir la rsonnes sacrées sont exposées. '(36) . . comme ils lui interdisent ensuite la dis:ussion au moment où ils s'aperçoivent que l'opinion publique en ilaire toute la turpitude. dont ils paroissoient assez jaloux. chaue jour. pas'se encore pour celui-là. Mais quelle profonde perles plus saintes! Voyez lois des pudeur la majesté des représentans de la nation franComme ils leur présentent aujourd'hui brusquement. auprès de tels républicains. et ils n'ont pas le désagrément insigne de rencontrer IB ' es ils ne cessent sur leur passage. sont d'une bien autre importance que îs personnes de ces derniers elles des législateurs précédens. Mais ils Comptez. un ennemi : lécouvert lale. aires. ». 1790 (iDis-cours. tandis qu'on |rendait hommage à iRobespierre et à Pétion. Jamais ils ne songent à appeler à eux les départ emens. 2020). leur honteux proiet. Mais ils jamais de créer pour eux une mission militaire et des des du corps attacliés au service des députés. et ce seroit manquer à l'espèce lumaine toute entière. V^ partie. la tribune nationale ! Lafayette et ses amis avoient bien imaginé de s'environner queiuefois d'un plus épais bataillon de gardes nationales parisiennes. ces groupes nombreux. D'après les Annales patriotiques (n° 730. p. Sans doute. qui occupent. nous ne pouvons l'aimer. Voir les débats relatifs à l'organisation de la garde natioséance du 5 déc. vain tentés si vous le 135) OLors de la séparation de la Constituante. ils il faut que ce soit toutes les nations du de. dans les lieux voisins e la salle.

pour conserver la puissance. par les misérables artifices ou'ils emoloient chaque jour pour Darvenir à ce but. qui que cette brassez-vous comme des supplice de ceux qui cherchent à vous diviser. des corps armés considé. Dans le fait. et si. auroient-ils des vues moins funestes? mais.vous de tous les français. cité n est du despotisme roval et de la tyrannie constitutionnelle. bien inaccesardeurs du patriotisme ou à la lumière de la philosophie. ce n'est point au niilieu d'un peuple immense. Ceux-ci veulent régner sous un autre titre. A . Qu'ils partent donc. mais ils sont composés Jugez par certames démardhes. dans quelle ville bien ignorante. pourroient-ils hésiter ? quoi sert en effet 1 empire de la justice et de l'ép-alité ? Il n'est bon eue pour le neup'e. il seroit encore celui de toutes les tyrannies nouvelles. il leur falloit rétablir un roi. emsainte union veulent-ils soit donc le com- ? Ils veuilent ont raison. de l'astuce avec laquelle chaque instant. quelle différence y a-t-il entre les factions ? Les autres se disputoient le fantôme du monarque pour exercer l'autorité sous son norri. éclairé. sible aux vont-ils? conspirer contre la liberté du monde ? Plus criminels dans leurs moyens que toutes les factions qui les ont précédés. et quand le peuple est ce qu'il doit être. les garde. lorsqu'on a quelque trame ténébreuse à ouidir. pour la fraude et pour l'intrigue? Où vont-ils se cacher pour démembrer l'Etat et pour Où partent. ils que formoient sans doute ces premiers ennemis de la révolution. sent dans leurs cœurs tous les poisons de la hame et de la défiance que ne font-ils pas déjà. et Quel crime que vous soyez. détromper. le de feu guerre civile la ? Ah ! français. que je crois quelquefois avoir outragés en les comparant à eux. Paris fut tour-à-tour l'écueil de l'aristocratie ancienne. Qu'ils cessent de fatiguer la nation par de vaines terreurs. de ils ne dissimulent réaliser le vœu secret plus ce projet. ou bien travaillée par leurs manœuvres vont-ils exercer leur heureux talent oour la calomnie. ce point sous les regards les plus perçans et les plus vastes de l'opinion publique qu'il faut rester. et tandis qu'ils soumettaient cette question à ses lumières.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 58 savent bien se passer de son aveu. A . ils la méprisoient assez pour appeler autour d'elle. pas. ils verquelques intrigans cherchent à les égarer. pour ainsi dire. Qu'ils Dansquellle contrée bien froide. les ambitieux. jugez par les discours de quelques individus. le rendez. veulent qu'on Ils mettre frères. pour engager des rixes funestes et souffler rables. à son insu et contre toutes les lois. et dont ils sont déjà connus. quitter C'est à eux Paris. ce n'est point dans une qui est. Ne les craignons hâtons-nous de les de citoyens. les hommes cupides et corrompus ne sont lien. accoutumé à démêler le fil des intrigues.

Lorsqu'ils luttoient con^re u^e autre faction et qu'ils cherchoient à transiger avec la cour. u-n tumulte scandaleux qui favorise toutes les intrigues. ne sera plus que leur volonté. les gens comme il sans-culottes et la canaille. dans l'assemblée des législateur» du peupile français. fonctionnaires publics. et sang. ni marcher à ni places. ou de précipiter avec art la fin des délibérations. s'il ose montrer quelqu 'énergie ou quelque signe d'exisloi. le fauteuil» comités. insupportables. Malheur au peuple. Observez s'ils ne caressent pas toujours les personnages les plus puissans de la république. comme du poids celui de . sont passés tout le pouvoir et toutes sommes république. Ils exercent la puissance royale sous un autre nom.vous former un parti mitoyen entre l'âristoaâtie les rebelle et le peuple ou les francs républicains. et pour lui donner le caractère d'un décret et l'autorité de la volonté générale. gouvernemveTit. uniformes. corps gens. qu'ils favorisent à toute Observez occasion. la Ils le parti. leur unique affaire est de se défaire des plus intrépides amis de leuï toute puissance.'aires ou pour les co'^'^ba'^m . Enfin. de prolonger. Etre soupçonné dé cutif. si ! tence savent diviser pour l'égorger par ses propres mains. tous ceux même qui jadis suivoient le parti des intrigans auxquels ils ont succédé. frage. il leur suffira d'entretenir. ils sont les ho^iles les administratifs. dictature. e? cette lu"e f-Gmé des ennemis de jourd'hui l'égalité laissoit respirer les bons citoyens. La équivaut à la privation du droit de suf- on n'y prend garde. intraitables comme la vérité. eux que se n'est pas à ce si rallient leâ riches. les Sont-ils moins puissans Ils n'avons ni armée. et les citoyens qui inclinent aux idées aristocratiques. comme les principes. et si ce ne sont pas ceux-là qu'ils fréquentent. Le trésor public.SÉANCE DU 28 OCTOBRE 1792 Aussi voyez. les voiiloir contredire leurs vues. de faut nêtes qui sommes qui presque dit mains Mais voyez en quelles les richesses. ils étoient forcés à caresser le peuple et à ménager jusqu'à un certain point les patriotes. nous la leurs prédécesseurs 7 que nous accusent de coup plus. ni trésor. voilà leur liste civile. Malheur aux patriotes sans appui qui oseront encore défendre la liberté ils seront écrasés comme de vils insectes. pour Ils ! Ils le ont soif de son intin^ider Irur? adver. la disposition de toutes les places qu'il dispense leur a été dévolue. Mais auqu'ils sont les maîtres. de Il est la patrie vrai que et de leur les accabler empire. Parler dans l'assemblée nationale est moins un droit defe rêprésentans du peuple. Ils dominent âU conseil exé- toute du l'autorité ils dominent au sein de la convention: le bureau. nous. j'ai sont beaUr- nous. qu'un privilège réservé à leurs amis. inflexibles. et de déployer toutes les ressources que présentent aU génie la science sublime de poser la question et sur-tout l'art de faire mourir subitement la discussx'n. la tribune même semblent être devenus leur patrimoine.

intrigans.vous les moyens ? 'Car. Eclairez. et il ne sera plus. Citoyens. soutenue par toutes l'erreur nommée. Quels moyens nous leurs funestes projets ? : leurs manœuvres. laissez-les se démasquer. répandre -par tous les moyens possibles les instructions qui peuvent la faire triompher. éclairez vos concitoyens autant qu'il est en votre pouvoir. coupables eux-mêmes par leurs propres excès. en se réfumoyen d'échapper mériagés le dans chaos de la répuet amènent la confusion dans qu'ils giant blique bouleversée. dissipez l'illusion sur laquelle se fonde l'empire de l'intrigue.sociétés affiliées. et tous les ressources à la liberté de que la puissance publique. à travers tous les obstacles que lui opposent multiplier. la lumière pour reconnoître les filous domestiques. est peut-être plus redoutable toutes les conspirations de la cour. l'influence des trésors et des machinations prodiguées pour propager l'imposture. et cette confédération de tant d'écrivains perfides. Observez. pour repousser les brigands étrangers. le zèle et par l'activité du civisme. voilà. d'annuler Paris. ne vous y trompez pas. même elle. reste-t-il donc aujourd'hui pour déconcerter Je n'en connois point d'autre? en ce moment. (37) ^ <37) iLa iSociété des Jacobins larrêta que pierre ser^i-t imprmié par ses scias et env^oyé le discours de Eobes- mix . Un Passer la vérité en contrebande. balancer par ses ennemis . et se perdre peuple magnanime et éclairé est toujours à tems de réclamer ses droits et de venger ses injures. sur et doit l'erreur.vous. ce qui semble leur garantir la durée de leur puissance. pour éteindre de manière qu'ils ce grand fanal qui de voit éclairer toute la France à le s'être semblent l'opinion. . la plus utile occupation et le devoir le plus sacré du patriotisme épuré des armes contre les tyrans. pour vous déchirer par vos propres mains et vous rendre ensuite responsables de l'ouvrage même de leur perversité restez calmes et immobiles. être passager comme à Paris. ce sont les facilités immenses qu'ils se sont ménagées dès long-tems pour propager pour intercepter la vérité. en silence. voilà le secret de tous vos triompher à la fois de t( ennemis. et ne perdez pas de vue que leur système est précisément de fuir. ila sagesse et la patience. des livres contre les la force . que l'union des amis de la liberté. ils veulent vous agiter pour vous affoiblir. à mon avis. et les autres parties de la république. Toutes les trompettes de la reles canaux de l'esprit public sont entre leurs mains. Mais ne vous qu'ils sont déjà connus Voyez quelle barrière ils ont élevé entre Paris J'ajouterai rassurez pas trop vite. Est-il tems encore d'éclairer les citoyens des 82 : exciter ? d'étouffer et départemens En les funestes dissentions qu'ils dherchent à avez.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 60 leurs fondé est devanciers.

au commencem. » voilà le l'union. Ils outragent les sections. Is : onde . . et les amis. p. 3 nov. a patience suffisent pour les déjouer. n° 306. outragent la Commune. seul secret que je con- (Vifs applaudissemens. de M. p. Dandré et Maury auraient le (( : de les poursuivre comme plagiaires.. elle a attaqué la liberté. dit-il. En voici un extrait la : fallait Il la science "entait de 'talent de de une révolution la calomnie.. p. uivez ses progrès depuis 89 et vous verrez si elle n'est pas la cause e tous les troubles qui ont eu lieu. mais notre ses plus grands exploits révolution a agrandi sa sphère et. !a force contre les ennemis extérieurs. événements malheureux qui ont troublé la Révolution. aux agitateurs. Combien l'abbé Maury doit paraîoit Is e aimable aux Parisiens auprès. fit couler le sang à Montauban ? N'est-ce pas la calomnie qui Texte reproduit dans Aulard. otez le mot république. et un ministre. Il fait voir qu'à l'aide des mots on a trompé et on trompe encore le peuple. t. 2. la sagesse. vit encore au milieu de nous. p. Quotidienne. un peuple est toujours à temps e réclamer ses droits ti de Sv'^ venger des tyrans. du uverain de la terrasse des Feuillants.) (38) 2. second texte est très proche du premier sans être (39) Oe rigoureusement identique. 5. 1792. ils veulent qu'on les Leur règne est garde quels crimes veulent-ils donc commettre ? ! . p. . 1792. 1792. par exemple. les filous pour sauver aisse la eur7/e de Paris.. 30 (Sablier). Robespierre prononce un discours sur l'influence de la calomnie dans la Révolution. Journal des Jacobins. IV. des lu- contre îères il l'erreur. les intrigants crient à je ne vois rien de changé anarchie. La La 292. Sté des Jacobins. 72. XXI. . m (38) extrait . brouiller déplacer les telle Sous époux la que le règne nôtre pour développer toute elle se con- du despotisme. comme autrefois. sur sera comme elle . Barbaroux cherchent à s'entourer d'une force armée. 441. n" 44. 1. qui donne également du procès-veribal de la séance du 28 oct. qui a sauvé la patrie. ils parlent du souverain des tribunes. : : oct. compagne inséparable de l'intrigue.. Révolution de 92. 2. p. 2.. et que la calomnie a enfanté tous les. Des livres pour craser les intrigants.ent de la révolution... n° Courrier français. (39) « Robespierre l'aîné présente un travail relatif à l'influence de lomnie sur la révolution.SÉANCE DU 28 OCTOBRE 1792 61 Jal des débats et correspond. les hommes qui ont réparé notre sainte insurrection. p. « L'esprit de La Fayette. N'est-ce pas la calomnie qui. n° ournal du soir passager domestiques patrie. 31 oct. 3.

aux âmes pusillanimes. aux commerçans comme 'es fl'^aux du commerce. » (( I s'est intrigue et la faction 11. dont législateurs Le à fit le par peu-près la la stupidité publî<]iie. La cour il vou- lait créer un parti mitoyen entre les aristocrates et le peuple. mérités. Cette lecture a été fréquemment in^erro^rpue par des applaudissement. avons-nous vu tous ces personnages aussi ment avec les égoïstes.ement long. il fallait employer la calomnie. c'est elle qui sous une loi barbare. très-onieu^-. les pk^s le Sénat romain comme couler tant de fois le sang nom seul devrait faire du peuple. comme la source de toutes les fermen- tations. et pour nous représentait-il y parvenir. on connaît actuellement ses projets. ro'jgir les » créole patriote-.NOE DU 29 OCTOBRE 1792 Sur les accusations de Roland et de Louvet La -/a:ice ont déjà ai sez avaicée lorsqu-e Roland. énergiques et d'une beauté peu commune. Il furent la journée du Champ-de-Mars vint traiter les législateurs et l'inviolabilité un peu plus durement que Loirs du XIV n'avait traité le parlement de Paris. n° La recevoir. lorsqu'au moment de la fuite du roi. mais rr-rvpYi de traits saillants. des Lameth. ministre de llnterieuir vient présenter à la Convention. car les écrivains lui ont rendu plus de services en un jour. d'une seale voix. mêm. C'était un crime de lèse-nation.a. Mais la vérité a aussi ses défenseurs et la petite phalange des jacobins le harcellait avec le plus grand succès. Voilà l'origine se réunir. conjomte- du feuillantisme. Lariuinais. — SE^. C'est elle qui pensa élever Lafayette à 'a dictature sur un tas de pamphlets.u de la situation de Paris. que tous ses exploits n'auraient pu lui en rendre dans un an. fit liberté.e séance 77. et les législateurs s'inclinèrent un peu plus bas que ne le firent les parlementaires devant Louis XÎV. que de parler ma] de Lafavette : s'il il n'eût pas détruit la confiance. terminée par un discours de RobefD^erre fur dominante.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 62 délia la langue des du peuple ces avait ? ses cultivé aristocrates les pour attaquer vengean- premières La Fayette vint et elle se perfectionna. p. ont été arrctés par la Société. 311. aussi aux grands propriétaires comme les ennemis des riches et les prédicateurs de la loi agraire. le table. conformément à son du drçret 26^ octobre. on le vit renforcé des Barnave. talens. C'est calomnie qui la défenseurs de zélés la reçut Catilina. Leurs premiers exploits roi. je dirai régnerait encore. secrétaire. L'in-pression et l'envoi à toutes les sociétés. donne lecture de ce raipport: ie ministre y exa- . Convention.

arrête la clôture de la discussion et le renvoi du rapport à une commission. séance '(•2) Sur (1) V. était membre du club des Cordénoncé par Vergniaud le 13 mars 1793. vice-président de la 2*^ iseiction du tribunal criminel du département de Paris i(3).pierre demande la parole. Voir à ce sujet E. était le fils d'un marchand de papier. Danton propose alors de fixer la discussion du rapport au lundi . soit par le-s sections. interrompu par Robespierre. sur les fonds du Ministère des Affaires étrangères. Ayant en I Ce rapport a été publié en partie dans le Moniteur du 10 (XIV 431).B. 63 1792 'oyal. soit par le Conseil général de la Commune. 337. Louvet (6) prononce sa grande « Robespierride ». Fournier. XIV. librairie qu'il avait créée au PalaisIl fut élu au Conseil des Cinq Cents par la^ Haute-Vienne 7 autres départements. puis littérateur. II.an III. 38. il fonda le 1'^^ mars 1792. On trouvera un extrait de cette lettre du » C° Merodière '> à Dubail.. (5) J. 1792. Journaliste. Souvent interrompu. Buzot. Proscrit avec les Girondins après le 31 mai 1793. La (Sentinelle patronnée par Mme Roland et par Duraouriez. Il fut par la suite tandis que Marcit avait demandé la contre lui.suivant. la Convention. Ainsi mis en cause. s'y oppose. distribué à profusion d^ns les départements par les soins de Roland le fit élire à la Convention par le Loiret à la suite du désistement de Condorcet qui avait opté pour l'Aisne. Aulard (1889. ssiégeait la petite boutique de. qui a demandé la parole pour l'accuser. Ils ne veulent entendre pairler que de Robespierre et prétendent que 'Seul il peut sauver la patrie. que la journée du 2 ^septembre n'a pas été complète. Sont joint&s au m'émoire quelques pièces justificatives.. Louvet. voir notre note 46 ci-a<près. né à Paris le 12 veille juin un décret d'accusation 1760. Hameî. les O'bstaicles opposés. LU. Roch Marcandier. Depuis longtemps il avait préparé chez Mme Roland dont il était. Guadet ne la lui accorde que sur la proiposition faite d'imiprii (préside. Malgré Robe^spierre. Ses Méiïuoir^s ont été publiés par A. Il fut d'abord commis de librairie. 3. 2 vol. écrit Choudieu dans ses Mémoires « le maître de^ cérémonies ». à rexéoution des lois (1). Ce journal. Ro)bes. L'Assemblée ordonne l'impression du rapport de Roland et des pièces annexes. Éi i. soit entendu. (3) 486 n'' (4) deliers. Louvet parvint à se cacher pendant la Terreur et reparut à la Convention le 18 ventôse . dit l'Américain. tendu à son tour. in-12). pari. et écrivit notamment un roman licencieux assez connu à l'époque: Les aventures du chevalier de Faublas. en particulier une lettre de iloch Marcandier ('2) à Dubail. du 5 nov. er le rapport de Roland. la Robespierride qu'il lut à la Convention le 29 octobre.. .. 11 s'opposa aux proscriptions de la Réaction thermidorienne et fut poursuivi par la Jeunesse dorée qui chaque jour (( )>. Robespierre termine en insistant pour que la Convention fixe un jour pour la discussion du rapport de Roland que Louvet. et mourut le 8 fructidor an V. dans le Mon. \Marcandier fait état d'une Il me dit que la Réconversation avec Fournier l'Américain (4) volution n'était pas achevée. mais que lui-même soit en: c( r- .SÉANCE DU 29 OCTOBRE mine successivement r)état des autoriftés /publiques. et dans les Arch.

ces choses <6) Brochure in-S^.. p. {Les dangereuse murmures d'une partie de V Assemblée interrompent. p. p. il est tems que tout cela s'éclaircisse. A ce propos. vous n'avez la parole que sur du mimiproposition qui est faite d'ordonner l'impression du mémoire la fond de encore du ne car il nistre.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 64 I Robespierre obtient finalement.. C'est au milieu de ces agitations qu est arrivé le jour où Robespierre devoit prononcer sa grande apologie » On connaît. après que l'Assemblée eût ordonné l'impression du discours de Louvet (6). plus elle doit se faire un devoir d'écouter toutes les opinions. maintenez la parole à l'orateur et moi aussi demande après. 1792.) Danton. tous les hommes avec une pé faite impartialité. J'observe que plus les intérêts qui en dépendent sont grands. Gazette nationale ou (( Robespierre. (7) demandé vain la parole. (( : ! ! .) Le Président. 1792 (B.(nov. J'observe que si l'Assemblée m'écoutait avec d'autres dispositions. Parlez. la cause que je veux défendre serait perdue. ^B 1291. la je ^^H Le Président.vous contre l'impression ? Au tenir 1 Robespierre... 494. on lit dans le Mercure français )). Le Patriote français soutint vigoureusement Louvet et s'acharina contre Robespierre (n"« 1177. la même impartialité avec lesquelles on a écouté un mmistre. et sur universel. tion. Imp. et 1192. 4 à 500 provocateurs excitoient le peuple contre la Convention nationale et indiquaient à sa vengeance plusieurs de ses membres.N. Président. Le^^ 2 G <!207)™| Texte reproduit dans le Journal des Débats. s'agit pas Robespierre. Robespierre. J'invoque ici la justice de 1 {il s'élève de tteff^' semblée. question. p. 16 p.u le lundi ô novembre pour répondre aux acicusations portées contre lui.N. d'être entend. marchand de nouveautés. Lorsque je vous demande la parole pour vous entM des choses qu'il vous importe le plus de connaître. fait? (Plusieurs voix: donc. au Palais royal. i(7) Le discours de Louvet aurait été très mal accueilli par la population parisienne. et le lendemain. 556). 114): « Le jour même où Kobespierre a été denonoé. (Voir cette nouvelle édition à la B. la le n'' 305. lettre qui a été lue à la suite insinuation jetée : au "' II >ns. Je n'ai pas besoin de vos officieuses instructk nouveaux murmures). Monitem le Je demande de r intérieur en général. (Lb^ 147). il est vrai. parole sur le rapport du ministre fait qui m'est personnel dans la de ce rapport je veux dire sur cette milieu de cette Assemblée. J'invoque pour un représentant du peuple la même attel tre. les opinions de ce journal et de telles allégations entrent dans le plan dénoncé par Robespierre qui coasis-tait a effrayer les députés et à les indisposer contre Paria. des hommes crioient sur la terrasse des Feuillants A la lanterne Louvet calomniateur de Robespierre et trois ou quatre jours après. nation. n° 41. chez le C" Bailly. Louvet fit réimprimer son discouxis en l'an III et le mit en vente à son domicile.

Depuis que je parle je n'ai cessé d'entendre autour soit de moi clameurs de les Je réduis la question à on insinuations perfides. de des soupçons vagues. la défense soit écoutée avec la même indulgence. des hommes qui la (De nouvelles malveillance. écoutez ce que je veux dire (P/iis/clts voix: Nous ne le voulons pas savoir. tion rAssemblée. Il me semble que comme silence celui qui se la fait première règle l'inculpe. emploie violent murmure des lui-même des prétextes spéOn demande que Robesfaire respecter la liberté — pierre rappelé à l'ordre comme ayant insulté le président. quelle serait-il suffirait serait alors pas évident la qu'on ressource pourrait de alors l'innocence vous opprimée accuser ? Ne d'avoir foulé l^OBESPIERRE. si. C'est une calomnie de plus que je prie l'Assemblée de me permettre de pardonner. je me trouvai tellement environné des préventions que je veux combattre. Si les choses qui vous déplaisent sont une raison pour — m terrompre. avec le sceau de l'autorité de l'Assemblée nationale.SÉANCE DU 29 OCTOBRE 1792 65 écarter un système d'oppression de dessus d'un grand nombre de citoyens. et même de représentans du euple qui n'ont pas mérité de perdre ni~ votre confiance. que ma voix fût étouffée. 'inl'ordre). devant les mêmes homm. Je interruptions. Robespierre. dans une partie de si vous ne parlez pas contre l'impresaux voix. je vais la mettre — ! unique. ni celle de la Nation. liés à un système suivi d'accusation.) Le Président. et cieux (il président? au lieu le tous les s'élève im et suffrages si de principes. de faire envoyer ces calomnies dans toutes les parties de la république. quelque soit le titre de ce dernier. Comment je n'aurai pas le droit de vous dire que les rapports que l'on vous fait de tems à autre sont toujours dirigés vers an but Robespierre. me serait-il possible de remplir cette tâcJie. il jeter sur lui dre. au moment où je monte à la tribune. pour perdre le meilleur rétablit. (Mêmes mêmes rumeurs. et que ce but est d'opprimer les patriotes qui déplaisent. et si les clameurs de la prévention empêchaient l'accusé de se faire entencitoyen. — '^ . D'autres: Aux voix l'impression). tion. est que dans les mêmes lieux. Le président rappelle les interlocuteurs à cris.) de l'inculper aux yeux de la France entière.) Le Président.es qui ont entendu une accusation. Au moins. un point bien simple. Je ne vois aucune raison pour qu'un représentant du peuple ne puisse être écouté n'aie pas cet honneur. (Le S'il en était autrement. de la justice. réduire à une misérable ques- justification dût se murmures recommencent (Les d'impression. sion. et si un président s'occupait de circonscrire tellement les vérités que consistassent-elles qu'à tête j'ai que ma à dire. Robespierre. et quoique je on me cependant celui de m'y comprendre.) vois qu'avec des s'applique à désigner sous le nom de facont bien mérité de la patrie.

Oh! ce n'est pas ici une qi^erelle particulière! car si le système que j( viens de développer pouvait prévaloir. '^^ le « j^'l^ j^^^? début de la déclara aux &éan. que vous met? aux voix l'impression du mémoire du ministre. n'' 292) tenaient à côté que. si légère. depuij de la tribuni . qu'elle semblait avoir été jet( en avant. mais vague. se (Jal. (Pk : .. ne fait pas partie de l'mtérêt national ? Peuï-oRJ sans porter atteinte aux droits du peuple. mais pour laisser dan| vos espritç des irnpressions fâcheuses car c'est là le grand art d< la calomnie. n'en résulterait-il pas le savoir. Robespierre jeune.. Qu'y a-t-il dans ces principe^ désavouer } qui ne soit pas dans vos cœurs et que vous puissiez s'il était ici des hommes qui. eii articulant des faits positifs contre moi. ^a seconde est celle qui se trouve dans la lettre qi vient de vous être communiquée par le ministre de l'intérieur.. Je réclame la liberté de terminer mon opinion. menée par une faction d'intrigans. Je demande la parole pour accuser Robespierre. le succès des plus grandes cons pirations serait assuré d'avance. toute l'immensiU Jiance pour que nous nous trouvassions accaWés dp du pouvoir dont vous êtes investis. président.. " que l'Assemblée nationale réaliserait le plus dangereux et le plus ciuel système de persécution. applaudissant à toutes les accusations étouffant p^r des clameurs atroces. lorsqu'il n'en eî pas un qui osât monter à la tribune. Barharoux. si peu soutenue. Je fais ici des observations géné^ raies qui noqs seront utiles dans la suite. détruire d'avance leurs sui frages et les soumettre à des vengeances atroces. et la liberté bientôt compromise p«i l'oppression d'une partie de ses défenseurs. Et nous aussi. les cris dç ceux qui voudraieB| sai se justifier. Je demande que les accusateurs de mon soient entendus avant (8) frèi lui. nori p^s pour amener des preyves. préparées de longu^ main ? Quoi Iprsqu'ici il n'est pas un bomme qui osât m'accuse| en face.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 66 ^ux pieds toutes les règles de la justice ? Il suffirait donc que quelj abusassent de votre con^ que? iiitrigans qui seraient dans votre sein. nous allons l'accuser. ce n'est pas i( lieu d'entendre des disputes entre Robespierre et des bomm< Afer/in tiez le tels que Rebecqui et Louvet. très espèces d'accusations grave en apparence. et ouvrir avec moi une discussi< calme et sérieuse. Déjà l'on m'a fait dei la première.ce <tpus gesticulant . Rebecqui.et vocif-érant Jacobins deux ». ! Louvet. [de Thionville] Je demande. Robespierre. et l'intérêt de la cliose publique n'est-i| donc pas compromis par les éternels murmures dont on noys accable Est-ce que la réputation et le droit de voter d'une partie des repré sentaris du peuple. entraîneraient ainsi l'Assemblée qui se trouverait.

mon ministre. (On applaudit. nous serions toujours calomniés dans toutes les parties de la République. étouffer je demande et qu'il puisqu'un membre s'est présenté pour entendu. quels qu'ils soient. et par l'Assemblée nationale elle-n:ême. (U s'élève quelques murmures. et par les correspondances ministérielles. Avons-nous comm. \ zot mais des haines funestes. (l'2) Buzc't considère que. Légisila'tive et à se solidarise juge (11) Alb. si elle le veut. Gaston (|0). et inculpant principalement un homme qu'on cherche à désigner sans oser le nommer. demamde qu'on ajourne l'envoi du rapport du ministre aux départements.) ma 67 Ï792 voix que les hommes inculpés.) Ne vous fâchez pas de ce que je vous dis là. mais par les ennemis même contre les patriotes. mémoire du après avoir ordonné.il pfis Si fait. et tant d'autres moyens d'influence ? Ayant de eussions-nous mille fois raison. lesquels nous réclamons. toute la puissance du gouvernement. les pièces de nos accusateurs. la correspondance d'un grand empire.] avec Roland. l'impression du non pas l'envoi officiel aux 83 départemens. Il souhaiterait que la disGUZision du rapport fût fixée au lundi suivant.itt8 et Tallien ayant insir'é pour que la discussion du rapport soit ajournée.SÉANCE DU 29 OCTOBRE Voix neurs : Au nément étouffer que une centaine de membres pouvaient impupar leurs murmures. les piinistres n'en auront pas moins beau jeu de nous perdre.e les . seraient non pas par l'Assemblée. fixer un jour où il soit permis de discuter ce rapport. je dis que de ces inculpations dirigées contre moi en particulier. Bu- (12). député de l'Ariège à la la Convention.) Interventions de Lasource (9). ne s'ensuivrait. m'apcuser. qu'elle écoute le pour et le contre. mais qu'on m'entende à soit tour. pas fermer l'oreille à la vérité. Buzot demande la parole pour combattre cette proposition que défend Danton. ce qui est décrété. et que les clameurs de nos ennemis ne lui fassent résulte . à laquelle on surprendrait les décrets pour envoyer officiellement dans les départemens comme des pièces qui intéresseraient le salut public. (9) Laiso'urce (10) Gaston.ministres des trésors à notre disposition. car cette discussion franche doit dissiper bien des préventions? bien des erreurs. . Je demande qu'elle veuille bien. de paix à Foix. vos clameurs et par vos injures: je viens au pour moi le droit de demander que la Convention ne s'accoutume pas à envoyer à chaque instant et sans examen les rapports mais et les dénonciations des ministres dans les 83 départemens qu'elle entende une discussion sur ces rapports. tels moyens à combattre. Danton (11). si Robespierre est attaqué dans 1% i. jugés Vous n'avez pas interrompu l'accusateur par fait/ Je dis que de la permission qui a été accordée au ministre de lire ici successivement une foule de rapports dirigés tous dans le même esprit.

] [Intervention 1 (15) Je demande la parole contre cette décision pr Buzot a fait une propitée et surprise à l'Assemblée'. mW les faire tendre. je vous rappelle à l'ordre et à votre II ^ place. (On mmimire) de la combattre.. On rit. (13) 'C'est à Buzot que réipond Robespierre. Robespierre réclame contre cette délibération.^ silence se rétablit. de Buzot.a!sseur. [Discours de Louvet. su exercer a (14) tisme de la parole qu'il ^otre Le Président. étant connu Plusieurs (17) la parole (18). GaHois indique en .. Je dis que devrait aussi. Je demande qu'un individu n'exerce pas ailleurs.note au Moniteur (XIV. est de ma — Le les ~ calomnies inies interrompt. Le aire président met aux voix la priorité pour la proposition faite à ministre de l'Intérieur du du mémoire Buzot du renvoi par Commission des Neuf (16). si elle ne veut pas l'impression de Taccusation. ayant tait les trais Robespierre.] Robespierre demande — l'interrompent. de la Sarithe) l'accusation pour laquelle il attendait une occasion favorable. Robespierre. 3» partie. Le renvoi II Comité est décrété. voulez-vous que je Le aux voix? sition fasse . Buzot. dan^s ses attaques. Il réagit cette fois à une nouvelle accusation de Louvet selon laquelle Robespierre serait allé dénoncer à la Commune la Législative vers la fin d'août. il doit s'a^iresser murniurei violents tenu soit / aux tribumaux.) ici le de Rebecqui. — ^BI De membres demar^dent qu'il barre. secondé par Barba roux. fallait S'il auxquelles on Vers précipite de l'impression président sonne. fiais — Le la (On murmu^l ^* réponse. séance du a2 août 1792. (Les murmures ca|ta| j'ai position Robespierre. (14) Allusion à la Société des Jacobins.) que chacun de nous repoussât sans cesse exposé. La priorité est accordée.. 340) que Louvet tenait en poche (d'après Lev.. ce cas. « le de ^Bl dénonciateur ». suivi de son frère. descendre à la lettre à Dubail. • r • r i de la Convention.. mette votre pro] Président.. que la Convention frais les (13) procès. et l'Assemblée vote la clôture de la discussion. note 3. à (16) Voir Discours. ^ . Robespierre. (15) Buzot demande que le rapport du ministre soit renvoyé un comité. (18) Robespierre s'était déjà élancé à la tribune. droit le nouvelle.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 68 En Robespierre. et que certains députés pouvaient par suite craindre pour leur vie. (Robespierre et tribune. Il devait être.. (17) L.

) Robespierre — de s'écartoit la ques- Robespierre répond: Monsieur président l'y rappelle. p. J'invoque la justice de l'assemblée. Décrété d'a/rrestation le 2 juin. dans Bûchez 487-494 et par Walter. aux sociétés populaires. Le ton de Robespierre fait murmurer V Assemblée. monarchiste. Robespierre. sur une insi- Plusieurs membres pression soit ordonnée. p. Il dut s'enfuir après le coup d'Etat du 18 fructidor et prit à l'étranger jusqu'à la Restauration une part ". 343. la Convention ne vous refusera pas de vous entendre après que vos accusateurs auront été entendus. analysé par E. 328). n^ Robespierre est monté « pression du rapport à tous envoyé à » entendu (20) 41. qu'il l'insulte en a déjà à la tribune. départemens. ofp. XIV. était un ariden-. demandoit rim- vouloient communes.SÉANCE DU 29 OCTOBRE Le 69 1792 Robespiene. député du Ctalvados à la Législative et à la 'Oonvention. cit. de Roland. P. sur le fait qui m'est personnel. sur le rapport en général. fût qu'il et même. je n'ai pas besoin de raisonnemens . Président. il parvint à s'enfuir. ^la justice [Suite du discours de Louvet. Il siégea au Conseil des Cinq Cent^. et demanda sous la Réaction thermidorienne l'arrestation de tous les membres des anciens Comités de" gouvernement. Je vous l'ai demandée. tion. . Robespierre. le président. on veut Larivière (21). la tribune. la (19) il est Journal des débats et décrets. et s. conidui'fce de Sûret-é (20) Texte reproduit daus le Mon. — Le — (On murmure. parlez contre l'impression. Je demande à parler contre l'impression de ce rapun membre. II. p. mais je vous prie d'attendre que vous ayez la parole.] Sur demande de Robespierre. j'invoque. quelques — On uns à toutes les les sera airêté qu'il pour répondre aux accusations de Louvet.. 748 et 761. XIX. pour (Le (19) pierre Marat W t iLouvet termina en demiandant que la soit examinée par le Oomité soit décrété d'accoisation. On observe soit rappelé à l'ordre. 411-436. Henri-Larivière. dit-il. qu'il présida' en messidor an V. dit Il insultant Henry son président. Hamel. Robespierre. Président. r Robespierre obtient la parole. de Robeset que giénérale. nuation dangereuse. disoit >rt. i(21) active à toutes les intrigues royalistes (Kuscinstki.. 338 Roux. ir refusent de V entendre et demandent que V imLacroix observe que l'on ne peut décréter une proposition avant d'avoir entendu celui qui veut la combattre. liindi. car il importe au salut public qu'aucun François ne reste dans l'erreur. je sais sur quoi la parole.. j ai — quil son expression dictatoriale.

et seroit de la république. et si le président. parlez de l'impression. à autre. à un jDolht très simple. il . dé toutes manières. <jiii Je. loin de fslire res: pecter la liberté des suffrages et la pureté des principes. sans cessé attaquée. (On murmure. dans les mains de la convention. o pie fait celui de më compter sans cesse piarmi Ceux qué l'ort veuf diH famer.) Je ne vois aucune raison pourquoi des reprt senthnâ dU peuple. Depuis l'inslant qtie je parlé.. et si ce despotisme étoit au pou n^Joutable voit de ceux qui m'accusent et m'environnent de clameurs. tous les hommes avec une parfaite lorsque je vous demande la parole sUr une chose quj impartialité : chose ne consistât-t-elle qu'à écarter deâ âdupçbtts possible de remplir cette tâche. et de faire envoyer ^ denbnciàtiôn -homme 1 innocent le dans t6titès les plus innocent. Il sufli^ roit de 1 accuser dans une -' grande assemblée. Ori veut encore qu'il soit rappelé grands murmui. m'écoute avec d'autres dis-oositjons.. au fait. Plusieurs membres. eï surtout avec J)ublicitè. et quoique que je n'aye poini cet honneur. fait. s'étrierit un Au — cessé d'enterij grand nombre de* membres.es. si j'étois tellement exwu ronné de persécutions. De démasquer les imposteurs. s'écrient plmieûrs membres. comment je n'aurois pas h dès rapports faits dé tems. il . je n'ai dre autour de pioi. président lui dit: Robespierre vb«s voyez lé§ efforts que jl ramener le silence.. sont dirigé! iHisidl'eusement vers un but unique. me seroit-il Au fait. Si vous ne voulez pas m'entendre. qyé ma Voix fût étouffée par des riiurmures cette m'intéresse. et je vous pardoritlè iihë calomnie àê i (Vifs applaudissements. ne jDoU^roiënt pas se tair4 entfendrte cbhirtiè celiii les accuse. le plu de toul les dèspoiisme^. avoir insulté Le f^is J)liis. la même impartialité si ellâ Je lui observe que qu*eîle met à écouter un ministre. emploi — lui-même des prétextes piks bii moihs spécieux. vous disois qu'en faisan! répandre des dénonciations Jaites ici. si vous m'int^ir3 romiDez sous difîérehs prétextes. on s'oc-| cupe à désigner sous le nom de factieux des hommes qui ont bië'' mérité de la patrie. je perdrai la cause que ie veu] défendre.) Rhhespièrr'é. u Sli^^'j'!'''' deviëndroit. Robespierre.en résulteroit que tes ihfeillëurs citoyens seroifetit eh danger. dit-il. Très souvent. et Imprimées par votre ardre. Je réduis la question.LES DISCOURS DÉ ROBESPIERRE 70 un représentant du peuple. p6u^ le j Il à s'élève V'oïAîé. messieurs Rohéàpiérrè. Je lui observe que plus son pouvoir est immense. dé poui président.. dirbit de dlire ! ! que lîâttioteè. la même attention. que ce but est d'opprimer le Gomment. pour érraseï ne pouvoit pas réoondre assez vite parties s'il égorgé. plus elle doit écouter toutes les opinions.

disent plusieurs continue-t-il. et vous n'avez point par L'asinteTrompu le ministre par vos clameurs et par vos injures. Merlin [de J. deux accusations hioi peu soutenue. il Nous altérée.et es If c 1792 d'une partie des repréune pattie de l'intéirêt public ? nous a dévoués à des vengeances atroces. ce que je veux dire : Rc^land e^ nibl. résultërbit sanctionneroit un . du peuple s sentants la qiie n'est point réputation aussi : de [Interruptions t Robespierre le Robespierre IIremarque que à la tribune. semblée murmure. il en résulte qu'on sacrifie étouffer un patriote. Dûnton semble se présenter pour m'accuser en face et nomrnéde faire des accusations qui regardent l'intérêt dit-il. avant de les avoir discutés. Occupons-nous. tramées pour produire une impres.sion fâcheuse et amener le succès d'une grande cons- {Ah! Ah! Ah!) piration doxes. s'écrie un membre. jeune. LouVet. lui membres. de Tiritérêt public? et non hommes. Jinême système de prononcer des diset qu'on les convention nationale dans tout l'empire. 11 nieait elle le doit. laisser compromise. |idevonsVoici. avant d'avoir entendu les accusés. promulguer àii nom de la en résulteroit que l'innocence seroit sacrifiée et Déjà deux 1*mière on ses sous prétexte si. impression pour la calomnie laisse toujours après elle. au fait. t( tenir Est-ce Robespierre. cours..] étoit si fois on a lancé si légère. et qu'on puisse Si tous ces principes paroissent des parama voix. qu'un. ? . préparées de longue ( On et par des moyens criminels.. qu'elle mais être coîitre la liberté paroissoit : la pre- lancée. nous en conservons propres ment. Il m'appartient de demander que la conventioiî nationale n'envoyé pas aux départemens ces discours où je suis inculpé. Il le être traités les — — faut. Avons-nous des et la trésors ? AvbnS-iiouS la correspotidahce d'uii grand empire du gbuvèrneNon. Quelques membres et quelques citoyens applaudissent. — Au fait. on pouvoit faire prévaloir dans lesquels on répand des général.. non fâcheuse que cette pour prouvée.. étoit resté sa Voix s'est il rapportons fidèlement Si quelle désordre. fit le idées intéressantes. expressions.séàMce bu 29 OCTOBRE 7l que cette assemblée Serait la protectrice de la calbittllièi système de persécution. Je dis que les rapports du ministre inculpent continuellerhent les mêmes citoyens. Et nous Serions puissance. noiis mênies principes.-B. Il faut empêcher que les bons citoyens soient victimes d'intrigues très cruelles. reprend son discoiïrè. et cbpehdànt il n'est pas ici un n main 11 homme qui osât m'accuser en face je défie qui que ce soit de soucontre moi une discussion calme à cette tribune. Thionvilte).

^^ i^'^^" «^ Robespierre vint à la trîhnnp Jp^T'^^i'l^'^^^'^^?* ^^^ ^'^^^ ^'"^^ députation de la Conianune. tribune un la à veut (22) tribune.^'1f^'^*ri^ ""^ ^^ Robespierre l'aurait menacé de faire sonner e tocsin. dans le bruit. il PaSral . et ce jour ne sera pas perdu] patrie..440-441). >.n. le fait — que On iMcroix.. dit Robespierre. et que vous répondiez ensuite à toutes lesj la justice accusations. ou que vous rendiez contre moi un décret* de proscription. — quoi je réduis ma et : C'est juste. par je un décret qui me l'assure. partie. la Convention ne peut pas] de vous entendre. et on lui demande de recommencer sa phrase.. . Robespierre descend de [Discours de Louvet] Robespierre monte à se place à la barre. Le président vous refuser que lui dit: Robespierre. .. elle paroît seulement désirer! Louvet continue. ^^lacroix Discours. la Plusieurs membres veulent d'autres s'élancent à la tribune. On la nationale. mes ennemis) si nous n'étions réclame de la convention nationale cet acte d'équitéj fixer un jour. demande qu'il ne puisse répondre qu'après toute l'accu- ' je sation. je demande! mon tour je demande à être écouté avec attention] je à être entendu à impartialité. et puisqu'enfin un membre s'est présenté pour m'ac- Aussi je rigoureuse. (d'Eure-et-Loir) était venu confirmer r^cou. il faut qu'ilî observe Robespierre insiste longtemps soit rendue à Louvet. -— Violents murmures. . ne peut pas enaccusé d'un pareil crime. parloit dit-il. séance du 22 août 1792. demande que sa promesse ne soit point vaine. pour disfaits présentés par le ministre. n^ 3tt\nJ^P. Robespierre Citoyens. J Robespierre: Je n'ai qu'une observation à faire. de cuter les la pour cuser. avoiri — pour C'est qu'elle suri veux parler.sa. p. qu'il] Robespierre est] ^ immobile.. moment de si/ence. L'iAssemblée décrète que Robespierre sera entendu après Louvet. Voilà àj tribune. de [Intervention Robespierre La Convention tend re à la descende à la parole. il se fait un vous demande la parole. toosin ^V le (V.. [Suite du discours de Louvet. .] On murmmoit. un membre.Les discours de Robespierre 72 toujours opprimés par ceux que j'appelle point entendus.] monte -- homme — barre. après l'impression du rapport. la les membres. tribune. disent tous motion.

il l'obtient. dé'puté du Gers à la Léigislative et à Convention. pour circonvenir l'assemblée et l'amener insensiblement à son but par un ambage de circonlocutions fatigantes et de transitions à perte de vue qui lassent tout le monde. Robespierre se replie en tous sens. contre moi. On l'arrête Robespierre. mais dès ses premières phrases. p. C'est juste. un homme accusé de »Le (( la (( : — n'aura pas le droit de faire entendre la voix de l'innocence ? dites crie-t-on autour de lui. et que je juge absolument H |L indispensable pour que vous puissiez me juger tiale et décider en connoissance de cause. un système de persécution.^ Areh. 48-50) combinent les deux textes. t. je demande la parole contre l'impression. Je me bornerai à faire une motion d'ordre que la justice nécessite. dit un membre. d'excellens. il parle de lui. il accuse le président Robespierre ^^ ^^^^^ cause commune avec ce qu'il appelle ses ennemis. Il se livre à son indignation.. Il s'agit de savoir si le rapport du ministre sera imprimé oui ou non > Que l'opinant se renferme dans le cercle que la Convention a tracé par son décret. la parole est refusée à Robespierre. (24) On remarquera qiue cette fin de séance est rendue par le Journal des Débats plus complètement que par le Moniteur. V intercepte par des manœu- — I^B " Montant Robespierre 1792 ht (23) la MaribonwMontaut. et qui au lieu de garantir la liberté des opinions.. on veut donc opprimer de bons citoyens. « Comment. il a recours à toutes les ruses. disent membres les dit Robespierre.. - et et impar- un délai pour examiner les inculpations dirigées un jour fixe pour y répondre d'une manière satisfaisante victorieuse. I. (LUI.. calomnieuse personnalité qui se trouve dans cette lettre. Robespierre s'élance à la tribune. ^ft d'une manière demande Je r Je demande. dit-il. dit-il avec sa colère.patriotes ? dites des scélérats. EjH bien. On veut donc circonscrire dans — du crime. dit-il. s'écrie-t-on de nouveau. En vain veut-on le ramener au point dont il s'écarte. et parole n'est pas 73 de répondre en ce moment à la (24) longue diffamation préparée dès longtemps contre moi. de ce qui est personnel à lui. il insiste au milieu des murmures universels.3ÉANCE DU 29 OCTOBRE [Interùentions de avoit ^r H H la Mon intention Louvet et divers membres. 632 purement et et 634. il veut se justifier. . Courrier des départemens. pari.] du silence. il a dit: (23). n'a pas le droit de déranger l'ordre d'une délibération. Mais un vœu unanime ayant réclamié la clôture de la discussion et la discussion ayant été fermée. . continue à affronter l'orage. que simplement que lundi je serai entendu. il s'en éloigne encore davantage. n'' vous décrétiez 40. Le.

Merlin profite de cette interruption.. elle se déclarera de ces calomniés.. trois.. et aii liei ainsi l'q. droit sous donc Ainsi « Robespierre contir\ue: dans UNE en vbus j'excuse toute s'y refuser. nvêz. paroît présideiit iin de se défendre. et afin de discuter le rapport de Rolland.On dfemande dé insidieuses. enfin. pah on rappelé à soit qu'il « ihsiste. que Tqllieri inçjigne. avoit fait soli séance (Courrier des départede Ëobesipierre Re'becqui avoient accusé d'avoir été désigné pour dictateur. qui ne sera point perdu pour les bons citoyens. Et w. que — : « Je soient entendus avant et Robesoierre troijbles. non sans s'être perdu encore dans cent détours pour demander que l'Assemblée fixe un jour. ils .. dit-il. dix mëm' Le breS.. ' '^'' : défëhse. que c'est pour éloigner la il la tribune. Moi.. dit-il. Cent reprend cent fois la parole. » (26) — Voir à propos des efforts de Ëobesipierre pour obtenir la ^^"^°'^^s ^e Levas«eur. au milieu de la salle.rre cite le a^joieiit le^ heu. la Convention reste quelques irlstans agitée. afin qu'il s'élève une lutte entre l'ihtégre ministre et ceux qu'il accuse. dit-il.. vir^s.. I.)) attaqué n'aura pas les le départemens. plusieurs voix s'écrient dénonciation de Louvet. le sceaii de la injustement enverra représeiitant que dis-je ? l'on les Convention. résulteroit avant d'avoir pu se mettre à nud. que cela observe que dé s'écrie l'innocence seroit » est la sacrifiée riouveaux miiimlires l'inter- rompent. voix pour Après quelques du mémoire.. continue-t-il en promenant des regards assurés autour de lui? contré un citoyen avec discussion froide une. dit Rèbecqyi. il s'avance en face dii bureau du président.e termine enfin son éternelle homélie.oi aussi. disent un. Ham^el. revenant sur cette A^ V .tRobçs|)ie..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 74 le dit-il lui ^. l'ordre. lui. et conti-e qui ce système calomniateur est-il dirigé. déconcerté im inomënt l'orajteur. Conti- (25) . 89. Et moi aussi. Robespierre. i Cette réponse faîte du ton le plus ârfirrrialir.. . CALOMNIE DE PLUS..s. .. dont il ne son tient acharnement à vouloir aucun compte. deux. calomnies en quelque sorte la protectrice dirigée^ contre liii.'ttitude ^^^^> ^'^Se u Barbaroux et .. jour.^l ^1 ^' dppuis le 25 set)temhre directemer. )) « parler Robespierre rep^roît à un nouvel orage excite fois interrompu. il paroît mon accusateurs de la élèyé publicité dé Robespierre frère les la frère même la tribune cause. pour toute lieu de répondre net à apologie. se qu'elle il lequel èur les ici t|ui ose feutrer en une qu'on invente. Robespierr..iour et l'iieure.. je demande l'impression. Robespierre.. à De réclame.cités par E. A^^ ï (25) '' 11 men (26)^Gor_?_a. et s'il eh est s'écrie Louvel.i . en s'avançant n'est pei'sonne — torts prétendus présente. Et moi-.

— SEANCE DU 29 OCTOBRE 1792 Sur les discussions personnelles Sur la fin de cette séance qui avait été consacrée aux attaques de LoUvet contre Robespierre (1). la Feuille de Paris.. il habitait rne Ëëthisy. ç. n° 251. la Gazette générale de V Europe. 1792? p 89. 3. p. p. Journal de Perlet. le journal de Frarice. je Mercure tmiversel.. VAuditettr na28. n^ 6. {3. et qu'ojp- état àvoit il Robespierre f'uture. le Défenseur de la Vérité. Lettres awc commettais. n° 38. n° 72. n° 39. Role jour est reinarbesipierre demande à être entendiu le lundi il étoit jusite de lui accorder sa demande. le Créole patriote. 496). Al 'h -11 le Mercure français. et future. Des faitp?. le Journûl du soir.. Journal du soir (Sablier). Louvet Moi. 2). les Nouvelles politiques. 4. Quoiqu'il en soit. n° 217. p. 282. diit iLouvet. 309. et son accusation n'est — — .. p.. 1357. t I. Non.] j \ Ilel'accusation. 305. paissée oii trouve compromis dans un rapport du cle l'Iritérieur. 3. » n'est personne ici qui ose — et. p. t.'(1) Insisté le jeune était intervenu auparavant et avait menaces qui. j'ai eu un grand effroi.. p. la Gazette 4e France. 3. n^ 304. mais sa pop-ularité sa harangue. Walter (p. p. p. n° 39. r/ le Journal de Paris. Le véridiqtie Lacroix et plusieurs autres membres les attestent. « Citoyens. lés Résolutions de Paris. d'après G. p. n*' n*"' 304. le Courrier de V Egalité. patriotiques p. n° 39. s'il en est un. 2. qu'il se présente. II.. p. 255-56. Deschaiiàps. p. 30 oct. auquel la Convention avoit derriaridé un la situation de Paris. le Journal de France.. elle porte sur des faits.39.y. nov. le commission n aire de Dupla. le Thermomètre du Jour. anii de ce dernier. . n° 39. p. t. p. et il étoit pualble de la dignité de l'assemblée de ne pas laire attention au jour que îfe Tout-peuple Rbbesijpièrre ehoisissoit. 277... point vague. I. Baii_ . n° 77. pesaient sur son frère. 497.. parlé de sa popularité pressente. 709. 5. Descha-mps était. p. t.. 1792. 4 nov. 119. p 47. Ces faits sont-ils contestés? non. il me sembloit que des assas- Robespierre sur àjurait-ij dit. p... tional. 892. tièilt parole. n*" 71 p. n° 73. liiihistre de pour pose-t--il sa: pa&sée. 592. 264. 1355et les Anhales littéraires.sÉÀi^'cÈ ^m "^ bU 29 octbgKÉ 1792 75 [Anallysé bu këntidii dé ce débat dans Le pàtyïole françaîé^ 1178. I. marchand me. dénonça un sociétaire alors préscat. Il monte à la tribune. p. D'après E.. n°. 3. 347'. 309. p. SociÉTÉ DES Amis de la Liberté et de l'Egalité 12. la Correspondance du Maine-et-Loire. et Robesipierre aurait tenu son enfant sur les fonts bap- sins T)oignardaient ('2) tismaux. les mon frère » (La Quotidienne. la Quotidienne. il le coars de Datts se porter mon accusateoir. Hame'l {II. n' 202. p. p.icier (â). 3. 345). le Joxpnal de Normandie. présente s'écrie: Il • se défense?.

on propose de le rayer: mais Robespierre. chaleur. le serrurier Didier. t. D'après la Quotidienne ». « 79.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 76 pour avoir déclaré hautement la veille. Une moyens d'atteindre à faire entendre 73. p. (5) Pour Baumier. 493. et un fort de la Halle » veillaient sur Robes«^ pierre.ar E. rant. publique. le tonnerre des tribunes le menace. n° 293. p. détournons pas dans la Socié<té. Un des dénonciation n*est pas une preuve. n° (( de Non. 72. membre de la La monarchie française ». il aurait ajouté: Si Robespierre n etoit pas toujours entouré de coupe-jarrets. dit n'en cette intervention Baumier. nom de Robespierre réclame. II. je vous invite à vous occuper du bien général. c'est que l'innocence puisse ici à et la dans un repas que Pomier c'est (5) convention. » Jal des débats et correspond. (( )) Le Créole patriote. » la patrie. en ennemi généreux. demande sa grâce. et. sur sa demande. II. il l'obtient. la radiation de Baumier est réclamée. <6) Texte reproduit dans Bûchez et Roux. Robespierre. au discussion personnelle. celui que l'on poursuit avec tant laissons les personnalités occupons-nous de la chose prouvons à nos détracteurs que tel est notre plus cher Nous Mention de '(3) 320. Baumier nia le propos. p. Robespierre intervient. Robespierre l'aîné. Observez d'ailleurs que est accusé d'avoir ténu ces propos. lauteur d'un ouvrage sur et hôtel du Croissant. Histoire des Montagnards Ocite p. dans la même séante. Baumier veut s'excuser. et cité par th. XX. je trouve qu'il s'est pleinement justifié. quartier <4) (( (( 777 . félicité publique. a propos du sort de son frère. . l'imprimeur Nicolas. et dussions-nous périr. n° II. N'oubliez pas que vous avez déclaré que ^feus ne vous entretiendriez pas de personnalités.. dans urn restaufallait se débarrasser de Robespierre et de Marat comme de la personne du ci-devant roi (4). intérêt. c'est là ce que la patrie attend de vous. 497). quant à moi. n'' la sa voix 1. mais il balbutie. Hamel. il y a longse seroit défait de lui. rue Montmartre. I. 32. la Société passe à l'ordre du jour. p.. Hamel. » Quotidienne. » Ces menaces temps qu'on appuient les cramtes que le jeune Robespierre exprima. habitait les yeux. mier (3). 7. Respectez la liberté des opinions.. rappela ses écrits et ses discours patriotiques. l'ajournement de toute (6) Courrier des départemens. D'après Esquiros. 4 nov. mais ce dernier l'ignorait. qu'il Feuille de Paris. Deschamps maintenant! sa dénonciation. Sté des Jacobins.

: Voir ci-dessus. on s'est plaint d'un geste- il On demandoit . Le peuple applaudissait ». consulta l'Assemblée qui reiffusa. A l'appel du président il se leva lentement et gravit les marches « avec la plus grande sérénité ». puis un débat confus s'engagea. 9 nov. considérant qu'elle ne doit s'occuper que des intérêts de la République. Robespierre ». 104) « Nous ne peindrons pas l'orage qui a succédé à ce discours c'étoit le (( lundi y> . après quelques affaires secondaires. Walter. ce qui heureusement n'eut pas de suite. 295). Un grand nombre de citoyens avaient passé la nuit laux portes de la salle pour entrer les premiers et une foule « immense » encombrait les abords de la Convention dans la matinée du 5. n'' 26 ris. il fut frénétiquement applaudi et le président dut 'rappeler les tribunes à l'ordre (La Quotidienne. terme de sa séance du '29 octobre. mais par le « peuple de Robespierre ». p. Et si l'on élevoit le « certain » temple à la peur. passe à l'ordre du jour. II. (3) Voici comment Corsas décrit cette (fin de séance (Courrier des départemens. La léponse de Robespierre était attendue avec impatience. mais Louvet insistant. On décida de passer à l'ordre du jour.. p. non par le peuple de Paris. Hérault de Séclielles qui présidait. saluant rAssemblée « d'un igeste sec et iLdifférent o) {G. éclatèrent entre les partisans de Robespierre et les . Dulaoïre rapporte dans le Thermomètre du Jour que « des querelles. il prend la parole. à la date. Le président avoua en avoir donné deux pour des femmes de députés. le président l'avoit assez bien enlevé ». (1) (2) . p. Barbaroux et iLouvet demandant à répondre à Robespierre. qu'il serait entendu le 5 novembre. on s'en est plaint.. Deux ou trois hommes tenaient à la main un morceau de tripe. Aussitôt on lui cria: « A la tribune. 347). Les tribunes étaient garnies par un (public nombreux et les cartes d'entrée furent très disputées. les tribunes étoient comblées. » Le débat rebondit. La Chronique de Paris insiste particulièrement sur le grand nombre de spectatrices « Les tribunes en contenaient sept ou 800 et 200 hommes tout au plus les passages étaient obstrués de femmes )>. Des patrouilles sillonnaient la terrasse des Feuillants Révolutions de Pa(Révolutions de France et de Brabant. Robespierre protesta contre la rédaction de Barère (3). 2).SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 13. n'' 174. : : faudroit malheureusement y loger bien des hommes de courage. pour répondre aux accusatioins de Louvet (1). n^ 7. iLe 5. La séance commença à 10 heures. p. — SEANCE DU NOVEMBRE 5 77 1792 1792 RÉPONSE A l'accusation DE LOUVET 8ur la demande de E/O. Lorsque Robespierre se présenta. à une très grande majorité. Barère proposa alors le vote du texte suivant « La Convention nationale. le montraient en eriant que ce morceau était trempé dans l'eau forte et que c'était pour le faire manger aux ennemis de Robespierre et de Marat. : . Robespierre parut vers midi. t. la Convention avait arrêté.. l'ordre du jour sur l' accusation .autres. (2) L'impression de son discours fut décrétée à la quasi unanimité. d'entendre Louvet.bespierre.

p. iLe la soir.. de Duplain.. p. dans le t.. Merkn: Robespierre est ici.pe de Gouges un article signé Chépy. C.^r les accusations girondines.. Barère avoit proposé de motiver l^ordre du jour sur » l'intérêt public ». Voici le compte rendu du Jal des Jacobins (n« 29G. et un autre dans leq-uel on lit: ((Le peuple de Marat et de Robespierre se réduit à une poignée .. D'autre part le même journal revient <( (< . 'Charnier: Ce jour a -été l'un des plus beaux qu'ait vu éclore la » Enfin. <4) En réponse au discours de Robespierre. Cette brochure a été. mais l'intègre Robespierre np le voulut pas. mais crimes directs )>. p. intitulé « Aux habitants de Paris » (n« 1190. Barère a. (dit-il mot pour mot) je ne h veux » pas de votre ordre du jour. 40 p.. 1): (^ Robespierre paraît dans la salle. 'Sur de Merlin. que les passions individuelles » disparoissent: mais il ne s'aigissoit pas de « passions individuelles ». Barère. 547). telle cette adresse de la Société des Amis de la Liberté d'Angers. sans le de vouloir sans doute. dans laquelle on déclare « renoncer à l'affiliation aux Jacobins de Paris. Puisse prétendu que c'étoit faire des rcvénement justii^er son assertion sur ce qu'il . (( ! — )> : (( à plusieurs reprises sur cette séance... p. cet « prdre du jour •». . très-bien servi la cause. de^ Ce texts (br-chure iri-8°. si vous mettez un préambule qui m'est injurieux ». mais qui partoit cependant d'un bori principe. imp. 5ô p. B. 546). il est couvert d'appIaudisEemenB. il ne convient qu'à lui de rendre compte de ce qu'il a fait aujourd'hui. Imp. 542).N. Je suis sûr que Robespierre se taira. p. Merllin de Thionville fit arrêter l'impression de son discours à la Convention et l'envoi aux sections aftiliees (5) Finalement. in-8''. la Société décida l'impression du discours Robespierre et son envoi à toutes les sociétés affiliées. avec celui imprimé p^r ordre de la Convention et proposition que . il et recueille (( : • liberté. u Je ne u veux » pas.us 78 WSCPURS DE RQBESPÏERRE Convention adopta l'ordre du jour pur et simple (4) Robespierre reçut aux Jacobins un accueil triomphal. réclame. avec soin tous les indices qui pourraient faire supposer que la popularité de Robespierre s'est trouvée atteinte n. du Cercle Social.. 592) une « Réponse à la justiûcation de Robespierre ». réimprimée par fes sains de A. Lb^^ 161). Aularid. Il reproduit entre autres (n° 1200. d'hommes à quelques centaines de femmes » (n'' IISQ. jusqu'après la radiation de Robespierre et de Marat » (n« 1190. La Convention passe à l'ordre du jour pur et simple. II des Mémoires de 'Louvet.appelle des hommes d'un jour! Puisî^e la voix du crime n'éto'uffer jamais celle de la ver^ii Nous jurons au moins qu'elle n'étouffera jamais la nôtre. au nom du bien public. je le connais. p.îi^. Lb^» 727) présente. en demandant ce que il a signiifioient ces accusations de « dictature et de triumvirat » piédestaux à des pygmées ». sofi supplément au n° li213. et qu'on vouloit prouver. 649. on s'est plaint de sa partialité. mais l'épisode de Baril s'agissoit d'aller de nouveau aux voix. Louvet publia un pamphlet int^tiulé « A J^Taximilien Robespierre et à ses royalistes ». en vente chez Baudouin (B. comme le discours du 29 octobre. ayant de l'avoir entendu: quelques membres s'en sont chargés. dans un discours plus spécieux que fondé. H ialloit '{)aroux à la barre dpraingeoi't prouver qu'il avoit tort. de main qui avoit paru significatif. Le Patriote français » l'-a également publiée dan-^.. par Olvfm.

sur-tout empêcher encore qu'elle ne fût remplacée par une Conveii- projet étoit : falloit et nous reproduisonG. p. on conviendra d'abord que si un pareil tature ou au ne paroît car pour l'exécuter il criminel.. pari. XXVlJ. séance du 29 oct. Qr. Citoyens. 244-276). Une édition abrégée a paru plus tard chez P. Brochure in-8% 26 p. 502-515). De nos jours. ie des lois la hame et la vengeance (a). F. mais anéantir la législature. Wal-ter. (8) De quoi suis-je accusé } d'avoir conspiré pour parvenir à la dictriumvirat. . p. Ch. 347. 1792' (B. parce qu'il faut bannir du sancj'y répondrai. |Le Courrier français. Paris. p.. (6) (7| Une accusation. Arch. E. a été intentée contre moi.. Notons enfin que première qu'enregistre le Moniteur. XXI. l'a donné en suippl-émeint (t. pour y rappeler les principes et la concorde. Robespierre a sans doutç voulu insister sur l'incompatibilité entre la notion de souveraineté populaire telle qu'il l'a définie à maintes reprises et l'aociusation de dictature qu'on a formulée contre lui. AD xviii A 60). sinon très-redoutable. devant la Convention nationale. 145186). ef. Le^^ 2257). Portiez. op. Traduisons to^ite^ ces idées romames. L'opinion de m. 120. ou au tribunat.I SÉANCE DU 5 NOVEMBRE R E F^ O N S 1792 Î9 E DE Maximilien Robespierre A l'accusation de J. nat. p. vous avez entendu l'immense plaidoyer de mon adversaire. j'y répondrai. 'Ce texte est identique à celui des « Lettres aux commettans » '(n*^ 4. si laborieusement éleyé pendant plusieurs années peut-être. vous l'avez mêrne rendu public par la voie de l'imtuaire pression. n°^ 334.^N. t.-B.. Bibl. Bibl. H fr 140..^N. (6) Texte du discours imprimé par ordre de la Convention. xi° 55. Calvet. mais ce que tout mandataire du peuple doit à l'intérêt public. Délégués du Peuple. Provost (B. de l'Oise. que mon accusateur emploie ailleurs. ainsi que G. Sorbonne. au moins très-grave et trèssolennelle. cit. des députés. de simples variantes de détail. Imp. nat. Le^^ 2 G (285).. et 359).cit. parce qu'il faut qu'en uri mqment disparoisse ce monstrueux ouvrage de la calomriie.cit.es adversaires pa^ bien fixée sur ce point.. et H. Robespierre utilisa }es cette séa/iice des Jacobins est la mêmes argum^ents. (7) Par cette apostrophe inhabituelle. parce que je ne dois pas consulter ce qpi me convient mieux à moi-même. Crastre. après avoir analysé ce discours à la date de la séance. Il a été reproduit par Laponneraye (II. les Arch. Yellay. 158). (iLIII. par le mot de pouvoir suprême. Louvet Citoyens. 186. vous troqveifez sans doute équitable d'accorder à la défense la même attention que vous avez donnée à l'accusation. op. il étoit encore plus hardi non-seulement renverser le trône. Coll. il a été l'objet de plusieurs réimpressions par Ch. (8) Voir ci-dessus. un peu disparates. Hamel l'a lormguemen't analysé (II. op.

c'est le nom de Marat. Il que les partisans défendit son opinion. La conversation roula sur les affaires : publiques. car je ne sais point traduire ma pensée. il écrivit en toutes ^' 1792^^^ ^423^'^^''^^^'"' (10) Allusion aux lettres. je n'avois eu avec lui aucune espèce de relations directes ni indirectes. et je dois avouer qu il trouva mes vues politiques tellement étroites que quelque temps après. avoit mis me parla avec désespoir. en s'obstinant à revenir éternellement sur des propositions extraordinaires et violentes (telle que celle de faire toniber cinq à six cents têtes coupables). Je vais donc commencer par vous dire franchement quels ont été mes rapports avec lui. Je lui dis. en rendant compte de la conversation dont je viens de parler. Marat vint me voir. savoir qu'il lui-même un obstacle au bien que pouvoient produire les vérités utiles développées dans ses écrits. adversaires eux-mêmes.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 80 nationale tion . comme le plus redoutable des conspirateurs. Mais alors comment se fait-il que le j*aie premier. dans mes discours publics et dans mes écrits. il faudroit qu'il fût préalablement démontré que j'étois les complètement fou. Mais venons aux preuves positives. tant de belles afficbes (10). mais bientôt la révolution du 10 août fit plusi ture. encore ne vois-je pas ce que mes adversaires pouicar alors il resteroit à expliquer comroient gagner à cette supposition ment des hommes sensés auroient pu se donner la peine de composer tant de beaux discours. Je pourrai même faire ma profession de foi sur son compte. Jusques-là. ne il la réalisa. qui révoltoient les amis de la liberté autant de l'aristocratie. qu'il falloit encore asservir elle la légitimer. que suffisoit 82 autres départemens ? Où étoient mes trésors } où étoient mes armées? les grandes places dont j'étois pourvu? Toute la puissance résidoit précisément dans les mains de mes adversaires. Au mois de janvier 1792 (e). c'est qu'avant que l'accusation pût acquérir au moins un caractère de vraisemblance. pour carresser l'opinion générale (d). tout ce . de déployer tant de moyens. dent que il les patriotes. ^^^^'^' Atfifiches qu'il m'avoit quitté. je persistai dans la mienne. lorsqu'il eut repris son journal. L'un des reproches les plus terribles (c) que l'on m'ait faits. parfaitement ^^^^^^ ^^^ Jacobins du V' août de la Sentinelle de Louvet. La moindre conséquence que je puisse tirer de tout ce que je viens de dire. mais sans en dire ni plus de bien ni plus de mal que j'en pense. pour me présenter à la Convention nationale et à la France! entière. alors abandonné par lui depuis quelque temps. Dirai-je que pour arriver à la dictapas de maîtriser Paris. je ne le dissimule point. pensoient de lui moi. . appelé la Convention Il esti nationale. même les plus ardens. conmie le seul remède des maux de la patrie ? (9) vrai que cette proposition fut dénoncée comme incendiaire par mes.

non moins digne des principes d'un peuple libre. fut : ïlOBESMERRE.. Ici. parce que. lequel me Fa dit. à l'exemple de quelques-uns de mes collègues. également E. Aux déclamations plus atroces les et les plus absurdes. Baudouin. 1792. (Il) Depuis cette première et unique visite de Marat. et ils furent en effet discutés et ratifiés par les sections. Je n'en présentai aucun.. « il y : viendra quand il voudra '(12) Voir Discours. je ne réponds que par les faits les voici. et précédées de la discussion publique des candidats. qui m'accuse désigné Marat pour député. je crois faire une chose utile en proposant des observations générales sur les règles qui pouvoient guider les corps électoraux dans l'exercice de leurs fonctions (f). où il m*accusoit de feuillantisme. 4 p... laquelle l'a dit à Gorsas. publiées six semaines avant la dernière révolution. ». dans un ouvrage périodique. Louvet revint sur cette accusation contre Robespierre dans son pamiphlet cité plus haut. mis en cause. Louvet. ni Vaudace d'xm homme d*état'. ». « C'est Madame Robert elle-même qui l'a dit à une de ses amies. je ne disois pas liautement qu'il falloit renverser la constitution. elle en avoit ajouté une autre. Bibl. imp. je ne pouvois en dire d'un homme qui ne m'étoit connu que par sa réputation de savant. Hamel (II. répondit à Louvet (broch. comment Robespierre pérora contre Priestley et pour Marat. Il prétendit cette fois que « Robespierre et Marat se réunissaient quelquefois en 1791. p. Robespierre n'y est jamais venu. par L'assemblée électorale avoit arrêté unanimement que tous les choix qu'elle feroit seroient soumis à la ratification des assemblées primaires. 462-63. je Tai retrouvé les critiques et si à l'assemblée nationale.. Je ne désignai pas Marat plus particulièrement que les aux suppositions les plus : A (11) Ces faits on-t été confirmés par Marat (Ami du Peuple. n° 646). seulement. je pourrois encore remettre sous vos yeux quelques-unes de ses feuilles. Marat n'y est jamais venu.. écrira plus tard Madame Roland.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 81 ^convaincu que je n'avois ni les Vues. « il n'y viendra jamais ». d'avoir dominé l'assemblée électorale par l'intrigue et par l'effroi. séance du 9 sept. non moins propre à tuer l'intrigue. quelquefois chez Danton ». je retrouve M. un des points de l'accusation sur lequel les Girondins in"sis« tèrent davantage On sait. plus souvent chez Robert. in-8°. Je ne dis point de mal de Priestley. Robespierre ne sacrifie pas Marat aux Girondins. d'avoir enfin. -^ 6 . Cf. Chacun usa librement du droit de les proposer. et par une disgrâce qui le rendoit intéressant aux yeux des amir de la Révolution française (12). 411). Sorbonne HFr 140) « Il est faux que j'aie dit à personne que Marat et Robespierre se réunissaient chez moi. comme romanesques et les plus hautement démenties la notoriété publique. cette grande mesure. » (Ob- Ce 3^ partie. On remarquera qu'au contraire de Danton. iLouis Robert. celle de statuer que les élections seroient faites à haute voix. d'avoir mal parlé de Priestley. de Marat pouvoient être des titres de faveur. chez Collot d'Her!bois.

. le bon esprit de tel né boucher. . Par contre. l'avoit appell « n'avoit ni les vues ni l'audace d'un homme d'état. 339). Champagneux. tourmenté dans le cours de la révolution.. souffert pour la cause tel que l'auteur des Crimes des rois. u Comment se lave-t-il ? » en attestant n'avoit jamais vu Marat. Soulignons enfin que Louvet a utilisé dans son pamphlet. qu'nne seule » fois. V— Non seulement vous avez vu Marat au corps électorai et dans certains conciliabules. n'ont pu. en pleine assemblée électorale? Par ce mot: « Il est faux qUJ 1 je Taie désiigné plus que tels et tels autres ». son discours exis'te. on trou/era dans notre édition des Discours (3^ vol. l'impression en a été arrêtée et comme nous l'avons dit dans le tems. Gorsas y paraît en plein accord avec Robespierre.. qui. 463) le passage du journal de Gorsas qui s'y rapporte. Je vous citerai un trait que ] ai relevé da^ns le « Lorsque l'horreur tems.^ qui Comment s^excuse-t-il de la préférence qu'il lui a donné sur Priesi ley.. à 200 lieues de lui.| Feuillant. non seuiement il a repoussé dans son discours Priestley qui étoit en concurrence avee Marat ».. — . et 1 indignation publique investissoient ce u monstre » que vous abandonnez aujourd'hui. Robespierre à la tribune ne prouvera point qu'une simple négative suffise aux représentans des 8S sections de l'empire. en 1791. p. « Robespierre aura bea... et quelques autrei la révolution. lorsqu'il avoit dit qu'il talloit es abattre. je préférerois à ces talens qu'on vante.^"^ '1 f^^^^' borniez à rejetter ces violences sur un caractère acre « que vou§ jour. éd. Il. les députés. Œuvres. Gorsas y insis de son côté (Courrier des départeiniens.. servations rapides sur l'acte d'accusation. par exemple —. ces 6 ou 600 têtes lorsque dans un moment ""^ ""^^ expressions: « il faut faire bondir ^^'''^^'^ 1^ lpc"f/ft "'i P^""^^ ". qui pour toui réponse à ses accusateurs à dit il a-ura beau s'identifier ave„ Caton et le célèbre orateur Romain. ce forcené qui ne parloit que de mesures extraordinaires d'abattre 6 à 700 têtes. que nous atteston sous toute garantie. mais encore il avoit désiigné ce dernier après avoir jeté une ombre défavorable sur Priestley. chaque : (( (( — (( ! I )> II (( — ^ NON .u citer le consul de Rome. Eh u moi ». et qu^il qu'alors ce fou. p.. ce paragraphe de Gorsas qui y revient encore dans 1 n<* 8 de son Journal (p. II. faites par Amar cont. s imprégner du baume de ses vertus.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 82 écrivains courageux qui avoient combattu ou. t. vous vous ifo.. qu'il ne falloit point « de grands talens dans la Convention et sur-tout des talens )>.5 >. où vous distribuiez vos rôles pour le lendemain mais vous l'ayez défendu aux tribunes populaires.. u*^ 1. il ajoaita: « je préférerois tel homme qui. piar exemple. Nous n'avons pu déco vrir le discours auquel il est fait allusion. . 105) en C' loi notre impartialité même nous oMige de prendre Hobe termes pierre sur le fait. Après avoir jeté comme un principe. et voici ses termes. Voilà comment Robespierre n'a désigné personne.. étrangers». je le défie de les nier. On y lit: « Robespierre dit que le nom de Marat est le plus redoutabL reproche qu'on lui fasse. sur ces 2 faits. 113-121). a été forcé de s'ensevelir dans un caveau. lorsqu'il disoit. aux départemens..^ o^ quelques tems auprès. je vous ai donné et je vous donne un démenti formelbien. et cependant toute l'^assemblée électorale a dit unanim ment: c'est Marat! c'est iLegendre Eiucore une fois Hobespierrj n'osera pas élever la voix pour démentir ce fait.

comme député de Paris à la Conv-ention où il siégea sur les bancs de la Montagne (Kuscinski. Son (13) L'auteur des uvrage a pour titre: Crimes des rois de France depuis d'avis a été traduit en anglais et en jusqu'à Louis XVI (1791.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 63 qui fixèrent les suffrages de rassemblée (13). après Marat. in-8°) il_ Allemand. Voulez.. qui ne pouvoit être regardé que comme l'avant-coureur de la dictature. de ma conduite dans la société des Jacobins... j'exerçois. les Crimes des papes ». si on l'en croit... op.. ne m'avoientils pas déjà suscité assez d'ennemis. formé par certaines gens. de m 'identifier.. D'abord. Pour moi (g). a fait découler les autres preuves dont il appuie son ystème. Crimes des Rois » est Lavicomterie. Je la surque plus coupable prends encore sur vos lèvres. dans cette crise où la chaleur du patriotisme étoit montée au plus haut degré. •' Cit. je laisserai à ceux qui me connoissent le som d'apprécier ce bizarre projet. avec un homme qui n'est pas moi. lui moi connoissiez si .vous savoir la véritable cause qui les a réunis en faveur de Marat. Aux Jacobins. démentez». Louvet et vous appeiliez sur lui rindulgence . et Marat fut désigné par vous. sans qu'il fût tém. K (( . et l'assemblée électorale. 380). cette phrase que j'ai répétée hier. que des attentats de tous les perfides ennemis qu'il avoit dénoncés et de la présence des maux qu'il avoit présagés. par xemple ». Ses volumes eurent un certain retentissement et Hébert de Lavicomterie fut choisi. Personne ne songeoit alors que bientôt son nom seul serviroit de prétexte pour calomnier. depuis le commencement de la Révolution. je ne sais pas ce que c'est que le despotisme ai évités. — — . et où Paris étoit menacé par Tarmée des tyrans qui s'avançoit. et I« M. et que je vous défends encore une fois de nier jamais.. de deux autres sources principales. on étoit moins frappé de certaines idées exagérées ou extravagantes qu'on lui reproohoit. un despotisme d'opinion. vous l'osez: mes preuves sont prêtes. et vous n'en êtes mais par un détour artificieux. mes combats pour la liberté. et mon amour. Vous avez nié que vous l'eussiez imdiqué au corps éleetoraî en opposition à Priestley. . aue je répète aujourd'hui. et de ma conduite au conseil général de la commune. p. non pas « nommément ». à quelque prix que ce soit. N'avois-je donc pas assez de torts personnels. Il fut rejette. et la députation de Paris. en particulier ? c'est que.oin de m'imputer encore les excès que des opinions que j'ai moi-même condamnées le premier (h). « Je préfèrerois (à Priestley que vous veniez de désigner) tel homme courai^eux qui a été forcé de s'ensevelir « dans un caveau » je préfèrerois le oon esprit de tel « boucher )>. et les assemblées primaires elles-mêmes.. Il publia aussi l'année suivante. Comment avez-vous eu le front d'avancer cette imposture devant les hommes qui l'ont etutendue cette harangue insidieuse dont on a arrêté l'impression harangue prononcée au moment où les suffrages se fixoient sur le docteur Priiestley.

qu'elle a été entièrement dominée par une faction très-peu nombreuse. et trop amis du bon ordre. ajoutez-vous. à tous les hommes qui veulent écoumes à collègues de l'Assemblée constiappartenoit aux patriotes de l'Assemblée législative. à tel homme qui les énonce. 4 inter- . je n'ai pat le mois C'est cette société à fois six de (14). et que vous et les vôtres étiez trop sages. avec le ton de la pitié.vous. comme composée. à quoi se insurrection <14) Nous^avons noté et reproduit. si c'est depuis cette époque que l'Autriche et la Prusse leur ont déclaré la guene. à tous les citoyens voix. célèbre par tant de services rendus à la patrie. quelle époque rapportezme reprochez ? est-ce aux temps postérieurs à la journée du 10 ? qui défendirent XVI A assisté Depuis cette époque. rassem- Mais. et de ses alliés. les jacobins n'ont pas perdu de la nation. Cependant. Il invariablement la cause de la liberté. je n'ai fait que la nation française. dites. Et s'il étoit vrai que j'eusse en effet obtenu aux Jacobins cette influence que vous me supposez gratuitement. surtout dans vous le dites vous-même. gémissaient dans le silence ou dans V oppression. et n'ont pas cessé de servir la liberté. ardens citoyens. si la confiance et l'estime blés pour conspirer contre la tyrannie. si c'est depuis cette époque qu'ils ont déployé un plus grand courage contre la cour et Lafayette. il ap- L500 cet empire n'est point personnel universelle et partient à la raison ter sa tuante. est maintenant tout-à-fait mécormoissable. tandis que tous les hommes sages et vertueux. depuis peut-être plus de janvier. de Lx)uis L'expérience a prouvé. si c'est depuis cette époque qu'ils ont recueilli dans leur sein les fédérés. depuis le 10 août. et que je suis loin d'avouer. et préparé avec eux la sainte du mois d'août 1792. en dépit étoit celle de que l'opinion des Jacobins et des sociétés populaires et ne l'a aucun créée. c'est de nous accabler à chaque instant du poids de nos vices et de celui de vos vertus. et dont f étais le chef.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 84 une société d'hommes d'opinion. ventions de ilobespierre à la tribune des Jacobins. réputés les plus des naturel ce ne soit l'empire prmcipes. jusqu'au moment où je parle. c'est de prodiguer les noms de scélérats et de monstres à vos adversaires. depuis le mois de janvier. que pourriez-vous en induire contre moi ? Vous avez adopté une méthode bien sûre et bien commode pour assurer votre domination. tels que vous. à moins que libres. de patriotes. citoyen torts que vous les vous la partager (i). Or. et d'appeler vos partisans les modèles du patriotisme. que faut-il conclure de ce que vous venez de dire ? sinon que -c'est cette poignée de scélérats dont vous parlez. mais chargée de crimes. qui ont abattu le despotisme. pour tremper dans de telles conspirations (j). d'immoralités. que cette société. de manière.

de quel droit voulez-vous faire servir la Convenc'étoit soit.vous conclure en votre faveur plus favorable. Or (1). celui conduite au conseil général de la commune. égarée par nous. mais intimidée. révolutionaires de l'autre. Cette question est trop importante. que nous étions divisés d'opinion dès ce temps-là. dites-nous seulement ce que vous entendez par ces deux portions du peuple. Le public ne vous étoit pas Qu*en pouvez. . ce n*est point Tintérêt personnel qui vous guide. pour incidemment. Je réponds que j'ai abdiqué au mois de janvier 1792. dans vos rappors. et que le législateur oublie les injures de M.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 85 au fond. après avoir abdiqué la place accepté le titre d'officier municipal. je me contenterai de vous observer qu*il résulte de vos plaintes mêmes. Mais non. Louvet (m). ou plus heureux que Léopold et Lafayette. j'attendrai le moment où votre zèle yous portera à demander la proscription des jacobins à la Convention nationale. quoi qu'on ait dit. elle avoit tort sans doute. adulée. dont l'une est flagornée. qui n'est plus qu'un repaire de factieux et de brigands. c'est l'intérêt des mœurs qui vous arme contre cette société. c'est l'intérêt de la liberté. distinctions qui avaient été faites avant lui dès 1789 et qu'il rappellera maintes fois dans la suite pour légitimer le Gouvernement révolutionnaire. dont l'une vous chérit. et ceux qu'il nommoit les sans-culottes et la canaille ? Il reste maintenant le plus fécond et le plus intéressant des trois composent votre plaidoyer diffamatoire. et les circon stances. que vous paroissiez préférer le pouvoir. j'ai (15) La défense de la Commune du 10 août est un passage d'imriortance excefptionnelle. nous verrons alors si vous serez plus persuasifs. et nous Tégalité. •> faire triompher des principes gravés dans tous les cœurs rappellerai pas qu*alors le seul ? Je ne vous objet de dissentiment qui nous vous défendiez divi- des nous les principes. que vous distinguez dans vos discours. pour réduisent. car Robespierre y fait la distinction entre l'ordre légal et constitutionnel d'une part. (n) être traitée Avant de terminer cet article. et ceux que Lafayette appeloit les honnêtes gens. tous vos griefs ? la majorité des jacobins rejetoit vos opinions. mais soyez au moins aussi généreux qu'un roi: imitez Louis XII. et l'autre semble incliner à nos principes. qui retiennent au milieu d*eux un petit nombre tion nationale ou de votre d* honnêtes gens trompés. dont l'autre est paisible. Votre intention seroit-elle de désigner ici. d'accusateur pu- d'accusateur public. indistinctement tous les actes et elle-même à venger les disgrâces de votre amour-propre système ? Je ne chercherai point à vous rappeler aux sentimens des âmes républicaines. la place lucrative et nullement périlleuse. (15) chapitres qui cerne ma On me demande qui con- d'cibord pourquoi. (k) Direz-vous que je lui prodiguois les trésors que je n'avois pas. que nouveaux ministres.

mes et mon dénonciateur m'a reproché très-sérieusement d'avoir dirigé d'autres soms nous occuoù ces bureau le vers dans conjonctures. que je Louvet n'en a pas moins conclu de vérifier m. 428. Citoyens. si la plupart de vous ignoroient ces faits. telles en vain de ravir à l'histoire. à ce qu'il assure. avec intérêt. il fut massacré au sortir de l'Hôtel Voir: Défenseur de la ConEtitution. ne fût-ce que pour ne pas souiller les représentans du peuple français par une ingratitude fatale à la cause de la liberté. M. Je ne veux point prétendre à une gloire qui ne m'appartient pas. étoient ca- ces dédaigne. tous ces faits. Arrêté sur l'ordre de la Com- mune Ville. dirigeant les mouvemens insurrection tumultueuse. que pour faire a Convention nationale. Je ne fus nommé que dans la journée du 10. pas d'informer un jour j'étois loin de prévoir que je serois obligé au été bureau n'avois Ï>oient.vous douter? N'etoit-ce pas une assez haute destinée. et chez les cinouveaux. 360 et 361. ou du moins de se» membres étoient réservés à de hautes destinées. après l'avoir convaincu par un écrit de sa main. vous devez les entendre. armant les citoyens. 9^\ X?r P^^^^W^s (17) à Mandat de Grancey qui. plus généreux si difficile de com- cette municipalité tant citoyens ? Là. p. On me fait un crime de la manière même dont je suis entré dans la salle où siégeoit la nouvelle muriicipalité. d'avoir donné aux commandans de bataillons l'ordre de laisser d'une passer le peuple insurgent. de . Poublic. déconcertèrent la trahison en faisant arrêter le commandant de la garde nationale. au moment où la cons- de la cour étoit près d'éclater. il vous importe de les connoître. ceux-là sont véritablement piration les héros de la liberté. vendu à la cour. étoient déjà réunis je n'ai mieux qu'à servi à la maison me la commune dans la nuit redoutable. au moins. insurrectionnelle. celle ici de en se ont réjouir de ce qu'un grand nombre de citoyens chose publique que moi. mais ceux qui. ce sont ceux-là qui servant de point de ralliement aux patriotes. pour qu'il ne soit pas dit qu'ici les dénonciations seules ont droit d*être prendre que. parce qu'ils n'ont nous avons vu. Mais non. lors des préparatifs Alhisioji de la journée du 10 août. que dévouer pour la patrie ? Pour moi. et que commune.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 86 du conseil (p) de la accepté les fonctions de membre 10 août 1792. des traits d'héroïsme que là. •" 3^ partie. p. donna des ordres en vue d'attaquer par derrière leç colonnes populaires. plutôt choisis (q). qui se sont passés loin de vos yeux. séance du 12 août 1792. magistrats s'efforceront l'imposture donc monarchique fortes et sublimes. dans de lomniée dut renfermer hommes que que des âmes et toyens^ l'incivisme la les bassesse les Est-il circonstances. je m'honore d'avoir à défendre et la cause de la Commune et la mienne. pour le foudroyer ensuite par derrière (17). d'où dépendoit le salut public. j'ai le : plusieurs viez.es pouvoirs (16). chez et accueillies. que ce conseil général.

reprodhe le Car.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 87 Les intrigues disparoissent avec les passions qui les ont enfantées. depuis votre réunion. tant calomnié. grand postérité ne se repo- et les regards que sur l'image sacrée de ce Voulez. car j'ai entendu trop de calomnies pour croire aux dénonciapur et si On tions qui partent de la même source. Je sais qu'il en existoit en effet quelques-uns. adversaire du ifaste. On appelle toire. Nous ignorons les noms des vils factieux qui aésailloient de pierres Caton dans les la tribune sent du peuple romain. je ne m'abaisserai pas jusqu'à observer que je n'ai jamais été chargé d'aucune espèce de commission. quel corps si Ils sont au nombre de peu nombreux fut absolument exempt de ce fléau ? vous dénonce éternellement quelques actes repréhensibles imputés à des individus. et dont vous êtes vous-mêmes l'ouvrage. me à tiers charger de que l'on a corps. grandes actions et les grands caractères restent seuls. que je n'ai jamais présidé un seul instant la Commune. II. je consentirois volonle bien et de tout le mal attribué à ce souvent attaqué (s). (18) Caton le Censeur nous est représenté comme le type du citoyen austère. J'ai vu à cette barre tels citoyens qui ne sont pas des Clodius. i(19) Cette déiclaration que nous avoins pu vérifier ne rencontra pas de contradicteurs (Cf. (20) Allusion aTi tribu'U Clodius qui avait pris la défense de 'Catilina et qui accusa Cicéron d'avoir violé la loi en faisant périr les complices du conspirateur sans le consentement da peuple. rigide. Hamel. Je ne vous dirai pas même que l'homme de ce Conseil général. mais qui. 386). Il lutta contre l'influence des mœurs grecques . On vous entretient sans cesse.vous juger le Conseil (18) général révolutionnaire de la Comsein de cette immortelle révolution mune de Paris ? placez-vous au qui Ta créé. mais ses ennemis soulevèrent maintes fois le peuple contre lui. et qui toutes portent l'empreinte de l'affectation ou de la fureur. d'aucune opération particulière. d'intrigans qui s'étoient introduits dans ce corps. ^ . que jamais je n'ai eu la moindre relation avec le comité de surveillance. quelques temps avant la révolina. échappe nécessaiffement à ces traits. E. ni ne les crois. J'ignore ces faits. je ne les nie. Quand le consul rendit compte au peuple de son administration. et le peuple applaudit (20). Quand si tout à la nouvelle municipalité quoiou'aucune consul de Rome n'ait été des faite eut étouffé la arrestations sans un conspiration qu'on interroga- de Cati- Clodius l'accusa d'avoir violé les loix. qu'on est le plus jaloux de compromettre. il jura qu'il avoit sauvé la patrie. dans la vue de m'inculper (19) arbitraires. tout compensé. en aucune manière. ni ne me suis mêlé. personnellement. et qui plus que moi a le droit de s'en plaindre? mes ennemis (r) et d'ailleurs. de la homme. o'n lui éleva une siatue.

ces la la que et et les ennemis reconnus procès à-la-fois et le à la aux sections de Paris et à tous ceux qui nous ont choses là étoient illégales. n. public. prudence de se réfugier à conduite du conseil de la Commune de Est-ce donc le code criminel illégales ! ^ le précautions salutaires qu*exige^ de tems salut public dans les crise. Feuille du jour Spectateur national. Annales monarchiques. On nous a accusés en effet de tout cela. n'est qu'une réalité très-certaine. Mais que dis-»je ? ce que je présentois comme une hypothèse absurde. même ouvrage. Jour Gazette universelle. et de bien d'autres choses encore. où nous délibérions sur le de révolution Que ne faites. Journal ecclésiastique. dont le métier étoit de propager l'imposture main à la et faut qu'il apprécier de blasphémer contre les la liberté ? (22) Que n'instituez.vous une com- mission pour recueillir les plaintes des écrivains aristocratiques et royalistes ? (u) Que ne nous reprodhez-vous d'avoir consigné tous les ne nous reprochez-vous conspirateurs aux portes de cette cité ? Que d'avoir désarmé les citoyens suspects. . et les déterminer à s'unir aux Parisiens contre l'ennemi commun ? (23) que la liberté Quelle idée s'est-on donc formée de chute du trône paroissoit-elle si dernière révolution la facile avant le succès } que de faire un coup de main aux Tuileries dans toute la France. Ami du Roi (iMontjoie). le parti des tyrans. par conséquent commu- salutaire qui venoit d'élec- La Rochefoucauld d'AnvilJe. Ne nous a-t-on pas accusés d'avoir envoyé.^ ils DISCOURS DE ROBESPIERRE 5Ô du 10 lution août. voir F. 3. niquer à tous les départemens la commotion ? Ne et Ne ? La s'agissoit-il falloit-il pas anéantir. op. Journal national. la arrestations Rouen (21). il fut massacré par Ja foule à la suppression des journaux royalistes après ('22) Allusion le 10 août: Gazette de Paris. président avait quitté son poste avant le 10 août et s'était réifugié à Rouen d'où il avait envoyé une protestation centre les actes de la Commune insurrectionneile. aussi illégales imités? car toutes révolution. Logographe. Frix^"^^ &*** (Cf. d'avoir écarté de nos assemblées. Journal de la Oour et de la Ville.vous la municipalité et (v). des commissaires dans plusieurs départemens. cit. Bulletin 5 TiT^ ?^^^^' de Minuit. chap. pour propager nos principes. avoient eu la dénoncer emphatiquement Paris Des (t). Braesch. importante bibliographie sur leurs (21) Louis Alexandre de du départeonent de Paris. de concert avec le conseil exécutif. p. à l'assemblée salut électorale aux assemblées primaires des cantons. (23) (Bur ces commissaires. aussi illégales que chute du trône et de la Bastille. elle-même. IV. 380. amenés par l'impuissance même des loix ? Que ne nous reprochez-vous aussi d'avoir brisé illégalement les plumes mercenaires.. ^' ^^^ principaux furent nommés les 29 août et 3 sept. Le 3 septembre siiivan'tv de passage à Gisors avec sa famille.

comment ceux-ci oseront-ils l'attaquer. restèrent emprisonnés.. 1938.N. vouliez. quel peuple pourroit le secouer du ? Car s'il est viai qu'une grande jamais joug despotisme nation ne peut se lever par un mouvement simultané. sionnaires A de ils pour l'ignorance ont calculé le degré toutes leurs démarches. Les société François. 439. avec mesmé ont trouver révolution en la ! le prétexte de incendiaires et travestir les de le mis- en ennemis de l'ordre circonstances qui avoient enchamé les ennemis du peuple ont-elles cessé. . les peine Convention nationale elle-même (25) (w).vous une révolution sans révolution ? Quel est cet esprit de persécution qui est venu réviser. cit. C '252.. ces mêmes corps administratifs. arrêtés en Bretagne. réunis à Paris au mois d'août dernier. Conv. l'homme du 31 mai. après coup. op.. p. laisseznous les fruits de la victoire. dans A. t.K.h. Ils auroient droit de dire à leurs juges désavouez les moyens que nous avons employés pour vaincre. Quelques-uns ont été jetés dans triser magistrats qui avoient appelé le ! . Il faut les approuver ou les désavouer tout-nà^fait. pour ainsi dire. (25) Ci. arrêtés à Lisieux (iP. 444). après la victoire.F. sont venus les calomnier devant public. tous les hommes qui conspiroient contre lui. leur : <. IV. des délégués arrivés des parties éloignées peuvent les rendie (x) de durée ou de la violence de la tourmente politique comme fondés de Ils doivent être regardés tacite la toute entière. et Mortimer-Ternaux. n^.. Leur faire un crime de quelques désordres apparens ou respK>nsables qui a sauvé la la patrie ? inséparables d'ume si grande secousse. La Oonvention ordonna la mise en liberté de Millier et Gobeau. Laurent. p. 594). Citoyens. leur dossier aux Arch. Par contre Koyou (idit Guermeur) et Jézégabel. et F. le point précis où doivent se briser les la A de l'insurrection populaire ? ce prix. 1792 (Voir son adresse à la Convention (B. p. à consolider leur ouvrage Que dis-je la calomnie a poursuivi ces commissaires eux-mêmes. celle qui a brisé nos fers ? Mais comment peut-on soumettre à un jugement certain les effets que peuvent entraîner ces grandes commotions ? Qui peut marquer. G.V.24) La Commune désavoua ses commissaires le 25 sept. Le feuillantisme et chaleur de leur style.^ 52-63 et 117). nat. Braesch. 2 et s. iLc^^ 2076). compas constitutionnel.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 89 1792 Et comment ce soin Paris ? pouvoit-il ne pas regarder ces peuple à l'insurrection ? 11 s'agissoit du salut public il y alloit de leurs têtes et on leur a fait un aime d'avoir envoyé des commissaires aux autres communes. ! les fers (24). ont agi à ce titre au nom de tous les départemens. pi. Reprenez votre constitution et toutes réels. jusqu'en mars 1793 (cf.. pour les engager à avouer. amis de procuration pour la liberté. et que la tyranflots nie ne peut être frappée que par la p>ortion des citoyens qui est plus près d'elle. I. Claude-Emmanuel Dobsen. si. ce seroit les punir de « Si vous dévouement.

si le remords ne supposoit une âme (26). et par On à cette partie d'une manière de son discours. Votre peuple qui Citoyens. » qui sont morts pour la cause commune. j'en devez les juger. la postérité. Vous non en juees-de-paix. que loin de provoquer les évènemens du 2 septembre. corrnntible d. l'accusation Louvet lui-même dirigée auparavant a généralisé contre moi n'en est pas moins certain. car j'étois. nous n'avons point failli. » (( au ^l s&ctioîi Robespierre. pouvoir alors imprimer impunément que je les avols dirigés. J'ai observé qu'arrivé jure par le trône renversé. M. il a fait ce qui étolt en son pouvoir pour les (26) Prudhomme dins.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 90 VOS lois anciennes. ou dans les lieux où mes fonctions publiques m'appelolent (27). mais en hommes d'état et en ces (y). qu'avant l'époque où ils sont arrivés. que la calomnie a il personnellemeTit travaillé dans l'ombre. ou chez moi. n*» ^ p. 26 primaire de la Commune. j'avols cessé de fréquenter le conseil général de la commune. aux yeux de tout homme impartial.ma. Ceux qui ont dit que j'avols eu la moindre part aux évènemens dont je parle. en est la preuve. pour ceux que l'imposture auroit pu égarer. très. avoit commencé ses séances. rendez-nous nos concitoyens. comptant de la diffamation dont il avoit d'avance arrangé tout le a cru plan. a vous le envoyés a tout ratifié.vague. ne verra dans ces évènemens que leur cause sacrée et leur sublime résultat: vous devez les voir comme elle. . dont crédules. Je dirai. nos enfans. (27) Dii (Révolutions de Paris. il est également certain. Non. l'assemblée électorale. 216). il ne vous a pas chargés de porter ici présence l'œil sévère de l'inquisition sur les faits qui touchent à l'insurrection. du monde la république qui s'élève. sont des hommes ou excessivement . ne parut pas à la août. mais de cimenter par des lois justes la liberté qu'elle lui a rendue. é'crit-il. Et ne pensez pas que j'aye invoqué législateurs d'un voile de couvrir besoin avons nous éternels. président de rassemblée de la place Vendôme.nifpsta qui était alors plutôt favorable aux Giron^on étonnpment devant une telle accusation iLe n'a oas été peu surpris d'entenidre inculner l'In: peuple. sur le succès j'étois membre. et je le traiterai d'une manière absolument désintéressée. mais restituez-nous le prix de nos sacrifices et de nos combats. nos frères. ou excessivement pervers. vous a parlé bien souvent des événemens du 2 septembre. que parce principes quelques actions répréhensibles.^ns l'affaire du 2 septembre 173. que je n'ai appris ce qui se passoit dans les prisons. je me contenterois de l'abandonner au remords. . L'univers. Quant au conseil-général de la commune. quant à l'homme qui. que par le bruit public et plus tard sans doute que la plus grande partie des citoyens. C'est le sujet auquel j'étois le plus impatient d'arriver.

de cour se développoient chaque jour. comte de Montmorin. duc de Mouchy. Goimmnndant la 'srarde nfitioinale de Versailles. Cependant une cause nouvelle. Pour se former une idée juste de ces évènemens. le inarquis. Il éfnigra après lo 10 août (Cf. éd. et regardoient la guerre comme terminée. vous avez pensé que le mouvement imprimé aux esprits par du mois d'août étoit entièrement expiré au commencement de septembre. p. quand tout-à-coup la nouvelle se répand dans Paris que Longwi a été livré. non dans les écrits ou dans les discours il calomnieux qui les ont dénaturés. et beaucoup de soldats suisses. je vais vous le dire. 170. et beaucoup plus importante achefermentation à son comble (aa). Cependant. pérît dans les inagsacres de septembre à l'Abbaye. Un grand nombre de citoyens avoient pensé que la journée du 10 rompoit les fils des conspirations royales. qui fut guillotiné le 9 thermidor an II avec sa femme. mouroient dans les bras de leurs frères Parisiens. G. ont feint de ne connoître ni les faits. tandis que son frère. d'une armée de cent mille forte ne nous Aucune place armée divisée. faut chercher la vérité. et (z) ceux qui ont cherché à vous persuader qu'il n'y avoit aucune analogie entre Tune et l'autre de ces deux époques. (29) Il s'agit de Philippe de Noailles. Les plus grands conspirateurs furent dérobés à la colère du peuple victorieux. vous vous êtes trompés. corps l'indignation de étoit plusieurs dans tous cœurs. trouvait la mort à la Conciergerie. Déifenseur de la Constitution. mais le peuple étoit déterminé à après avoir condamné trois ou quatre le tribunal criminel se reposa. et qu'à hommes. Laurent. extraites du autres fédérés. mais dans l'histoire de la dernière révolution. Si l'insurrection cœur humain. C'est ce dernier qui avait été acquitté par le tribunal du 17 août. qui avoit consenti à les remettre entre ni le La les mains d'un nouveau tribunal. prince de Poix. avoient été les victimes. Si vous demandez pourquoi il ne les a pas empêchés. été absout (28). De grandes prévaet de nouvelles preuves de lications en ce genre avoient transpiré . presque détruite par les <28) L'ancien ministre. . coupables subalternes. Montmorin avoit exiger leur punition. il demeura constamment fidèl'O au roi et le tint en rapport avec le bureau de Ooblentz. gouverneur de Fontainebleau. Notre la tête Paris. Brunswick s'avance vers séparoit des ennemis. dont beaucoup de patriotes.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 91 empêcher. n. 32). journée du 10 août avoit été signalée par un grand combat. presque tous les patriotes qui avoient été blessés au château des Tuileries. Depoix (29) et plusieurs conspirateurs de cette importance avoient été frauduleusement mis en liberté. va de porter la que Verdun a été livré. on déposa sur le bureau la conspiration de la commune des Marseillois les la et balles plusieurs mâchées.

toujours de l'audace. courir Il fait sonner le aux armes (bb). Robespierre rappelle ici l'attitude de Danton à la séance a du 2 septembre.-8° 6 p (Tou. équipés. c'est la charge sur les ennemis de la patrie. comment le peuple ne l'auroit-il pas empêché? Comment la garde nationale. et non la sédition prisons. courir Le au-devant des tous les citoyens de Prussiens. tocsin pour avertir en procure par tous canon d'alarme tonnoit en leur il moyens qui sont en son pouvoir. in. leurs femmes et leurs enfans.. comment les fédérée n'auroient-ils fait aucun mouvement pour s'y opposer ? Les fédérés euxmêmes étoient-là en grand nombre. On connoît les vaines réquisitions ! s'il du commandant de des commissaires de garde nationale. l'approche des dignation et ries veulent la punition on court promise. en un instant. (30) grand.. S" éd. leurs semblables. des effets de campement. il paroissoit plus grand encore. Avant d'abandonner leurs foyers. 233. Les massacres de sej/tembre. qui leur a voit été aux le peuple? car c'étoit partielle de quelques scélérats payés pour assassiner comme on l'a ridiculement supposé. également J. les citoyens. Il se rend à la maison commune. lui vivement peint les périls et les ressources. (ce) J'ai cipalité entendu quelques personnes de voit proclamer me la loi martiale. et invite le conseil-général à faire sonner conseil-général de la commune sent que la patrie ne peut être sauvée que par les prodiges que l'enthousiasme de la liberté peut seul enfanter. et qu'il faut que Paris tout entier s'ébranle pour le tocsin. et marchent vers Châlons.. et donne une grande impulsion à l'opinion publique (31). n° 3478). la porte à prendre quelques mesures vigoureuses. et la France est sauvée » : .000 hommes sont armés. des conspirateurs. 40. Peltier. manquoit de tout. contre les traîtres qui les avoient appelés. il nous faut de l'audace. Au milieu de ce mouvement les même ennemis étrangers réveille le sentiment d'inde vengeance qui couvoit dans les coeurs. Caron. et aussi une brochure de Tallien « iLa vérité sur les événements du "> septembre ». Danton exécutif ne dissimuloit ni ses craintes ni son embarras. dire froidement La loi que la muni- martiale. II. qui furent envoyés aux la prisons. (31) t. JJernier tableau historique ou Récit de la révolution du 10 août. se présente à l'assemblée législative.rneux. rassemblés. des vivres et des hom- trahisons trouver Le conseil Le danger étoit mes.. Cf.. il falloit songer à-la-fois à des armes. n'en eût pas été ainsi. le temps. p. à l'approche <30) Voir P. Pour les vaincre. les vainqueurs des Tuile- universel.' LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 92 de Lafayette. on connoît les vains efforts l'assemblée législative. encore de 1 audace. C'est à la fin de sa de^ Législative harangue qu 11 avait prononcé les phrases fameuses « Le tocsin qu'on va sonner n est point un signal d'alarme. Eh si souvent Les magistrats pouvoient-ils arrêter un mouvement populaire.

on en a exagéré le mais un seul. c'étoit un bon dit-on. en blâmant les exécutions populaires en ! général. nat. reproduit dans les Arch. ni la calomnie. il a sauvé la patrie )). F\ 4356. victime de cette erreur. Allemand au service de la France. le ce sont et seul service municipaux qui ont les officiers que les circonstances permettoient exercé ce de rendre à l'humanité. : Hamel. Que dis-je ? je pourrois citer. Louvet protesta à -tout ». 510. un fait bien malheureux et qui arrache des larmes de sang à tous les bons citoyens. Pleurez même les nombre. pleurez cette cruelle. c'étoit donc l'un de nos amis (33). LU. n° 294. 1792 (Texte original aux Arch. c'est celui du ministre de l'intérieur. le se précipiter au-devant des Prus- le mêmes la longue impunité des traîtres pouvant les déterminer à Ne patrie. soin de leur punition. ministère. 382-88). C'étoit : alors le On temps des élections. les officiers engagèrent à suivre des formes nécessaires. dont le but étoit de ne pas confondre avec les coupables qu'ils vouloient punir. comte de Sayn la Commune qui l'a fait arrêter et de Wittgenstem.. % été arrêté pour un autre et est mort dans les prisons. développement avec lequel siens. également E. cité par Tuetey. porteur d'un nom étranger. il a fait sonner le tocsin. Citoyens. Hélas! ce n'est pas le Comité de surveillance de » Gieorges Ernest. sources manuscrites. y est-il dit. qui commençoit l'une de ses affiches « Honneur au conseil-général de la de la Sentinelle par ces mots commune. II. contre les déclamations de M. c'est de parler de son expression. les citoyens détenus pour des causes étrangères à la conspiration les municipaux du 10 août. 93 La loi mar- Que pour les complices du tyran détrôné. Louvet lui-même. Of. Louvet. Il accusa en effet dans son pamphlet cité plus haut. 33. qui opposoit à leurs discours. en faveur du conseil-général de la commune. Or le n° 57 de la iSentinelle contient textuellement la phrase rapportée par Robespierre. méprise citoyen. l'esprit de prudence et de justice avoit montré dans cette occasion. Un excellent patriote. V. victimes « Je m'engage à répondre (32) A cet endroit. Robespierre de mensonge.. « On a cité à l'appui. et qui reprochoit aux qui décJiiroient le sein de se reposer sur les il alloit loix leur tribunaux du souvenir de sa victoire (dd). M.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 La des ennemis! loi après la journée du 10! mcirtiale. pari. je pourrois citer ici. (32) assure qu'un innocent a péri. ! gné. n'a pas craint le que peuple. Nous l'avons pleurée dès long-tems. c'est trop sans doute. note. un témoignage non-suspect. qui. Robespierre se rapporte ici au passage d'un mémoire présenté à la Convention par le Comité de surveillance de la Commune le 7 oct. contre le peuple pouvoient les magistrats contre la volonté déterminée d'un peuple inditiale. avait été envoyé en mai 1792 comme com(33) ! . qu'on vous a présentés comme des brigands sanguinaires Le zèle le plus ardent pour l'exécution des lois ne peut justifier ni l'exagération. lieutenant général et cordon rouge.

aussi des frères. comme (34) pour des calamités plus touchantes... elle fut arrêtée e 9 août 1792. Il. mais que votre à la justice toutes les choses humaines. p. XiLH. de la consternation des mauvais citoyens. pari. c'est le genre humain tout entier. glaive de la vengeance des loix. comme l'atteste le certificat du concierge..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 94 réservées coupables. En voyant les peintures pathétiques du désastre des Lamballe (35). p. consolez-vous si vous voulez rappeler sur la terre l'égalité et la justice exilées. (36) Marie Thérèse Louise de Savoie-zC-arignan. Pleurez donc. Caron. et les fils N'avez. 4/23). mais consolez. La de source des sensibilité crimes qui et gémit des malheurs de vos presqu' exclusivement Cessez d'agiter sous sem. de leurs les bras dans ou au sacrés berceau. Le ('Of. . des enfans.son de la Reine.blables. des épouses à venger ? La famille des Gardons quelques larmes . et tarir.rlotte Robespierre (p. législateurs françois. Hamel. 430). Les massacres d3 serptembre. qui ont tombé fous le douleur ait un terme. Alex. pour les ennemis mes yeux la robe où croirai vous voulez remettre Rome dans tyran. 476-78). prince de Lamballe. Six (Dicf*^ biographiquie des généraux. II.vous pas mères. Voir^^^) le témoignage du docteur So'uberbielle rapporté par Louis Blanc (Histoire de la Révolution. t. 192). Wittgenstein fut rappelé à Paris le 20 juillet et prit part. imposant silence à toutes les viles passions. Il fut mis à mort le 4 sept. pari. 75) et une convers^ation de son frère avec Petion (E. des Montmorin.vous si. On s'explique donc que le Comité de surveillance de la Législative 'l'ait fait incarcérer à l'Abbaye dès le II août. et emprisonnée à la Force où elle fut massacrée le 4 septembre. VII. D'après les états de services reproduits par G. 216). 'les Mémoires de •Lha. pleurez l'humanité abattue sous leur joug odieux. vous voulez assurer le bonheur de votre pays et celui du monde (ff). (P. par des loix c'est la patrie. je que les fers (gg). J os. htamslas de Bourbon. complices (ee). Robespierre déplora ces massacres à plusieurs reprises. . le 10 août. département des Bouches-du-Rhôine avait violemment dénoiicé « cet Allemand » à la Législative (Arch. et ces déclamations furieuses contre des hommes connus sous la liberté m'est suspecte. 604). veuve de Lo. à la défense des Tuileries. Pleurez cent mille patriotes immolés par la tyrannie pleurez nos condes citoyens mascitoyens expirans sous leurs toits embrasés. populaire.. fils :iu duc de Fenthievre Surintenidante de la irai. XiLII.. sanglante du mandant en chef des troupes chargées dans le Sud-Est d'arrêter l'armée que les patriotes marseillais avaient envoyée pour briser la contre-révolution à Arles Arch. Une erreur sur la personne n'est pas vraisemblable et on ignore les motifs qui portèrent le Comité de surveillance de la Commune à le reconnaître pour un bon patriote. et Robespierre à enregistrer cette caution. moins les tyrans et leurs la justes.

sacrifioient les grands intérêts de l'humanité à leur méprisable orgueil. même par ses propres œuvres. dont il s'étoit déclaré l'éternel champion. comme tous les citoyens. par laquelle M. Avilir le corps législatif! quelle chétive idée vous étiez-vous donc formée de sa dignité ? Apprenez qu'une assemblée où réside la majesté du Peuple français. pour ne se souvenir que de leur mince existence comme individus. n'avez-vous pas cru lire un manifeste ? Calomniateurs éternels. outragé par venoit à sa barre lui ordonner des décrets.vous donc venger le despotisme ? Voulez-vous flétrir le berceau de la république? Voulez. ils ne parviendroient pas même. qui tourmenté. à avilir la représentation nationale. com- ment croyez-vous qu'elle puisse être avilie par les discours insensés d'un insolent démagogue. Louvet a travesti deux pétitions. qui dirigeoient les travaux (ii) de l'assemblée. qui tend à cimenter la misère et la servitude des peuples. 11 étoit fermement convaincu. si on se hâtoit de le paralyser par la résurrection du département. Mais. étoit continuellevm. je vais le faire. dont le nom seul étoit devenu odieux. et fournir des armes à tous les ennemis de la liberté ? Amour de l'humanité vraiment admirable. le corps mon accusateur législatif. Quand elle s'élève à la hauteur de sa mission sublime. méconnu. Cependant. je rende compte à la Convention nationale de ce que j'ai dit le 12 ou 13 août.vous déshonorer aux yeux de l'Europe. oubliant leur existence comme représentans d'un grand peuple. et qui cache le désir barbare de se baigner dans le sang des patriotes de Brunswick ou de Condé ! A me ces terribles supposoit. par cet excès de bassesse. Pour apprécier ce chef d'accusation. Espèce de figure oratoire. puisqu'il faut qu'au mois de novembre 1792. elle ne peut pas plus l'être. l'autorité révolution . ils ne réussiroient qu'à s'avilir eux-mêmes.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 95 des rapports tout-à-fait opposés. faut connoître quel étoit le motif de la démarche de la commune il auprès du corps législatif. au nom du conseil général de la commune. Si des membres d'une assemblée auguste. insolent démagogue. dit-il. la révolution qui l'enfanta. d'avilir tableaux. relativement à la création du nouveau département de Paris. que je fut chargé de présenter à l'assemblée législative. ment a lié le projet qu*il qui. ne peut être avilie. qu'il lui seroit impossible de soutenir le poids de la révolution commencée. voulez. et le conseil-général de la Commune en exerçoit le pouvoir. pas plus que l'éclat de l'astre qui anime la nature ne peut être terni par les clameurs des hordes sauvages de l'Asie. ou à leur lâche ambition. des membres de la commission des 21. que la divinité ne peut être dégradée par les blasphèmes de l'impie. dès le lendemain du premier jour de la révolution. (hh) La du 10 août avoit nécessairement fait disparoître du département avec la puissance de la cour.

crut étoit que l'administration provisoire ne administrative. L Assemblée décida sur la proposition de Delacroix les que pouvoirs du Département seraient limités. couvrirent les murs de Paris. (36) Il s'agit C:ruyton-M. et lui déclarer qu'il ne veulent prendre d'autre titre que celui de commission administrative. et le 12 ou le 13. lettre Le conseil-général crut devoir réclamer contre cette conduite. viennent lui jurer fraternité. avec plusieurs autres députés. ^ ^ agissait. La de convocation expédiée par le ministre Roland. l'Assemblée décréta que les fonctions du nouveau corps administratif se borneroient aux matières d'impositions.r. et tous ces conflits d'autorité. des observations puisées dans les principes que j'ai bres.ii \ tinelle de Louvet commençant ))^ par ces mots « Honneur au Con^ ^^ Commu^ne qui a fai't sonner le tocsin. une circonstance singulière nous ramena à la barre pour le même droit directement objet.orv-eau. qui mission des 21. relativement aux mesures de salut public et de police. on imagina de créer un nouveau département. de venir présenter à l'assemblée législative. et nous connoissons les auteurs de ces affiches. Je fus chargé par la commune. » /?Q? nf T?-^ ^ fîxJ Von t^a"^^'^-. Ce trait de civisme. indiqués". où elle étoit diffamée de la manière la plus indécente. prit clairement que le titre des l'objet de commission fonctions qui Tandis qu'on discutoit membres nommés pour composer le dernier décret. digne des une scène touchante. et que. on surprit à l'assemblée un décret qui ^n déterminoit l'organisation. mais sur le premier décret. p.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 96 avoient préparé un projet l'influence rité de la de décret Commune. : . et il que le seul moyen de prévenir toutes ces divisions. le conseil-général ne conesponqu'avec le corps législatif (38). Deux jours après. séance du 12 août 3792 (Législative. en qu'exerçoit le la (36) dont l'objet étolt d*annuller renfermant dans les limites de l'auto- conseil-général qui l'avoit précédé (kk).. à qui il attribuoit le décret. Elles furent appuyées par plusieurs memalla même jusqu'à censurer la com- notamment par Lacroix. Ce premier projet ayant échoué.? P^'i-tie. p. lui en rendre compte. pour nommer les membres de l'administration provisoire du département. jours qui ont vu renaître arrête que les membres On députés de la commune.. et sur sa rédaction même. l'accusation à laquelle je réponds (37). dangereux dans des circonstances aussi orageuses. et se rendront la prier à la du liberté. d'une des Affiches de la « Sen+. étoit motivée non sur le dernier décret. pour mesure salutaire dont du décret du 12 août voie sur le rapport de Voir Discours.. les directoire.d'après Gorsas. lui étoient qui déterminoit attribuées cette question à la par le commune. 3« partie. 428. qui en circonscrivoit les fonctions. 429. produisit directoire. ils ont beaucoup de rapports avec les auteurs de jour. et des l'assemblée de consaaer la législative. que l'Assemblée législative avoit changé (11).. Le même des affiches.

avec franchise de quelques membres de la commission des Vingt-un. dans un mouvement d'humeur. je parlai avec décence de l'assemblée nationale. que je répondis Les sonneurs de tocsin sont ceux qui cherchent à aigrir les esprits et : : : (( par l'injustice. » Commission des 21 avait été instituée par décret du Î^OBBSPIERRE. moins patient que moi. Voulez-vous apprécier ce reproche } interrogez Hérault.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 97 de parler. dit M. il nous adressa une réponse véritablement républicaine. Je ne retournai au conseil-g. qui. qui exprimait une opinion aussi favorable à l'objet de la pétition qu'à ceux qui la "Je viens : vet Nous fûmes invités à la séance (39). et un membre (40). 3^ partie. contre notre demande. p. présidoit le corps législatif. Je me souviens très-bien que dans ce coin dont on a parlé j'entendis certains propos qui me parurent assez feuillantins. i(42) 19 juin iLa 1792. en les dénonçant à la commune durant les exécu- '(39) Cf. entre autres celui-ci. et l'assemblée (mm) passa à l'ordre du jour Lacroix vous a dit que dans le coin du côté gauche je l'avois menacé du tocsm. —î . 441-443. )) Je me rappelle encore qu'alors un de m. par un rapprochement atroce. moimême. et d'autres m'ont entendu. et il étoit possible de confondre.. insinuer que j'avois voulu compromettre la sûreté de quelques députés. et contre la Commune elle-même. ou à un autre pareil. Louvet. dont j'ai aussi des témoins. à qui j' imputois le projet de faire rétrograder la liberté (42). qui m'a vivement inculpé le jour de l'accusation de M. assez peu dignes des circonstances où nous étions. même dans cette assemblée et parmi les membres du corps législatif je vais les rappeler. (40) Il s'agit de Delacroix « (41) Note de Robespierre (d'Eure-et-lLoir). Discours. Je portai la parole c'est cette pétition que M. » En effet Rcyriaud (de la HauteLoire) se serait levé et aurait dit: « J'atteste le fait que vient : d'énoncer Robespierre. Quant à la répétition du même propos que l'on m'a fait tenir au comité des vingt-un. Louvet.es collègues. retourné au conseil-général pour rendre compte de ma mission. tint en eflet lin propos semblable a celui qu'on m'a attribué. « Que ne faites-vous recommencer qui s'adressoit à la commune le tocsin ? » C'est à ce propos. dans cette séance. Quelques orateurs ne pensèrent pas comme lui. s'éleva très-durement présentoient. le lui reprocher (41). La vérité de ce récit a été attestée sur-le-ohamjp par plusieurs membres de l'Assemblée législative.énéral que pour dénoncer l'Assemblée législative.. ou d'oublier les circonstances. la fausseté de ce fait est encore plus notoire. On a osé. Ce jour-là. députés à la Convention nationale. séance du 22 août (Lé- gislative). Lacraix sans doute s'est trompé. Loua qualifiée d'insolente.

Cf. Je les dénonce pour avoir vendu la France à Brunswiok et pour avoir d'avance le A ui j tableau de + II. dans la « Révolution française ». même »éance. lui.. et Discours. p. 3. Brissot. note 27. qui nous (45) (43) Voir ci-dessus. de l'Assemblée au Temple. Cf. que dénoncer un et le tuer c'est la que comme même du 10 ! un provocateur au meurtre Le peuple. Discours. Louvet. ii« 7. la scélérate commission des Vmgt-un de rAssemblée nationale. cette séance. fait août s'étoit une loi de journée respecter les membres les plus décriés du corps législatif. p. 234. » (Journal des Déba<ts et Décrets. il a vu paisiblement Louis XVI et sa famille traverser Paris. . Récit historique de la Révolution du 10 août ). Gironde par. 446 à 457: Histoire de la Révolution. plus souvent et avec plus de zèle que moi. la Peui^ avait en plusieurs lieux des autels et «es statues. 457-58.partie. je les nomme. 3« partie. Il siégea à la Coml«r et 2 septembre. avril 1932. Citoyens. J'ai' déji répondu à cette infamie. Lasource. Dénonciation de la.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 98 (43). p. séainee du 25 sept. dans une assemblée municipale. . VII. la faction de la Gironde. dans son pamphlet cité plus haut (p.. avoient persécution tramée contre la commune par les deux ou trois personnes dont on _ parle. ®^^- *' Pang ou reçu prix ^'^ trouve ce texte dans Dernier Peltier. à l'exemple des Lacédémoniens (nn). (44) lions des conspirateuis rappelant que de mes collègues avant moi.ple à la Peur.. ^^^\'% ^^^^ {4b) a^n Grèce.. dans le complot qui fut dénoncé à la Commune le 2 septembre. Uuadet. Vergniaud reproche à Robespierre de Tavjir impliqué. (c Voir ci-dessus. et ce plan de calomnier les défenFaut-il vous dire que plusieurs déjà dénoncé seurs de la liberté la de et diviser les citoyens au réunir leurs efforts pour étoufïer les conspirations les ennemis étrangers ? homme Mais quelle est donc moment oii du dedans cette même il falloit et repousser affreuse doctrine chose Dans quelle république vivons-nous.. «'explique librement sur les auteurs d'une trame dangereuse. et tout Paris sait que personne n'avoit prêché ce principe de conduite. si jamais. 373-374. soit depuis la révolution du 10 août. Je dénonce le liber•ticide Brissot. je suis d'avis qu'on n'est plus regardé dans la choisisse les ministres entretiennent sans cesse de de son ! culte parmi leur courage et de ceux-là même leurs dangers.. qu'il ne m'étoit pas plus donné de prévoir que les circonstances subites et extraordinaires qui les ont amenés. p. Vergniaud réplique: « Je me félicite' d'une dénégatioii qui me prouve que Robespierre aussi a pu être calomnié. 91). (introduction e-t note 5). 412 de Tédition originale) prête à Robespierre les pa-l'ôJes suivantes: « Personne n'ose nommer les traîtres! Eh bien! 'moi pour le salut du peuple. Bobespierre l'ayant énergiquement déme'nti. î. Caron.Les fepartiates lui avaient élevé un temple près du (44) mune les . également P. en j'avois cessé d'aller à la commune avant ces évènemens. Robespierre lors 4es massacres de septembre. soit avant. si le magistrat qui. etc. t. nous élevons un tem.

II. A. II. Je y a' loin du dessein profondément conçu de commettre un grand crime. ni actions.. Arch... nat. îuppartenu au Club des Cordeliers. si la grands République ! de journaux de toutes les espèces.. ce mot comme au jeté (46). disde toutes les manières. Arch. .SÉANCE DU 5 NOVEMBRE de llomment parlerai-je cette lettre 1792 99 timidement. Autour de Robespierre.. Marcandier périt sur l'écihafaud le 24 messidor an. '(47> Il 486. 182 à 194. pierre. dans les monumens de la police (48). 413. Mais une autre fois examinez mieux les instruments qu'on met entre vos mains. s'agit (48) Allusion encore du rapport de Roland lu le 29 Roch Marcandier. W Hamel. et E. Vous ne connoissez pas l'abominable histoire de l'homme à la missive énigmatique. sais qu'il palais des Ephores. Cette divinité fut aussi honorée à Rom«. où vouliez-vous donc aller tant frais et par ces routes ténébreuses? êtes épouvanté arrêté. lui aurait consa^cré un temple et des prêtres appelés « pavorii (46) la ». Tullus Hostilius.. et voyez avec quelle maladresse vous vous embarrassez dans vos propres pièges. cherchez-là. ni pour de giandes Je m'arrête ici moi-même par pour de grands attentats égards pour vous. à la suite d'un vœu prononcé lors d'une bataille contre les ALbains. I Des ils ne veulent entendre parler que de Robesdes mystères! dans une chose si réticences! le tout attaché grave (oo) en vous adressant à la Convention nationale à un rapport bien astucieux (47).. Vous votre la nature ne vous a pas moulé..... tant ches.. narl... j'ose dire. Il accusait. cité plus haut. et au milieu de ces nuages.. 45 et 164. Vous vous tourmentez depuis long-tems pour arracher à l'as- plus précises. p. Et croyez-vous que tes.. dans tous les Homme vertueux. F^ 4445. je n'ai jamaif cru du courage des méchans. Vous saurez un jour.. Mais réfléchissez sur vous-même. Vous avez vous-même de essayé l'opinion. des assassins anonymes. Mathiez. Cf. il me seroit difficile je voulois m'abaisser à de pareilles plainde vous présenter des dénonciations un peu si et mieux appuyées ? je les ai dédaignées jusqu'ici. dans sa lettre. à certaines menaces de mes ennemis.. dont j'aurois pu faire beaucoup de bruit. à certaines velléités.. il entra au service de Roland qui l'employa dans la police. 4474'^'. tant d'af fi! de pamphlets. très-gauchement présentée à votre curiosité ? Une lettre énigmatique adressée à un tiers. D'ailleurs. si vous en avez le courage. des brigands anonymes. (pp) avez bien fait. quel prix vous devez attacher à la modération de l'homme que vous vouliez perdre. après tant de libelles. originaire a. tribués à de coins I hasard. à oct.. Après avoir Cette Convention de Guise. Vous vous propre démarche. est de Roch Marcandier. lettre anonyme dont Roland donna connaissance à le 29 octobre. et. les Cordeliers de préparer de nouveaux massacres et de s'autoriser du nom de Robespierre..ncien secrétaire de Camille Desmoulins.. LUT.

1792. sous le nom d'ostracisme. J'ai renoncé au facile avantage de répondre aux calomnies de mes adversaires. contre les provocateurs au meurtre est-ce pas vous ? doit victime qu'elle frapper quelle est la première à la tyran<. vous G>nvention nationale l'aveugle (rr) instrument de vos coupables il vous suffiroit de prononcer devant elle un roman bien astucieux. que vous la provocation au meurtre. d'assassiner d'avoir provoqué tous voilà donc convaincu pai votre propre aveu.. pour espèce de dictature militaire (qq) vous demandez une loi de proscription contre les citoyens qui vous déplai! . Cf. dit qui avez les tyrans? Vous nie ? n'avez-vous pas juré par Brutus. indépendamment contre la liberté individuelle et contre celle de la presse. m'assassiner. d'agitateurs les excite ? et vous parlez Mais sortons de ce cercle d'infamies que vous nous avez fait à la conclusion de votre libelle. vos louanges les égare? qui et l'apologie de Louis XVI! qui les a appelés ? qui de de vertu. vous déguisez sous le spécieux prétexte de une le ministre. Ainsi. les menaces proférées contre Robespierre. s'il est possible. (49) loix.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 100 qu'elle soit portée. vous ne parlez de dictature que pour l'exercer vous-même sans aucun frein. n. Puissions-nous dérober aux regards de la postérité..ue ridiculement. où les repré- de la desseins. (50) Projet de garde départementale. qui bravent. la perte de la liberté et son propre déshonneur. même de cette entendu. p. d'avouer sent. sans désemparer. et arrivons ment de ce décret de la force armée. ces méprisables manœuvres (ss). j'aspirois calomnieusement. J'ai voulu supprimer la partie offensentans ! sive de ma justification. ont paru oublier les Pour moi. et de lui proposer de décréter.. par des dénonciations plus redoutables. Que me reste-t-il à dire contre des accusateurs qui s'accusent eux-mêmes?. ces^ menades de gens armés. ci-dessus. l'autorité des semblée une : loi N de quelques représentans lois et des magistrats. séaince du 15 cet. Ensevelissons. 3* partie. 4. au milieu de nous. je ne grandes destinées auxquelles ils étoient appelés prendrai aucunes conclusions qui me soient personnelles. ces jours peu glorieux de notre histoire. vous ne parlez de proscriptions et de tyrannie que pour avez pensé que. que vous cherchez à extorquer de cette loi tyrannique par tant de moyens (50). Ainsi vous ne rougissez plus ouvertement le motif honteux de tant d'impostures et de machinations. dans un éternel oubli. qui mêlent à des imprécations contre moi. pour faire proscrire et pour tyranniser. Je renonce à la juste vengeance que j'aurois (49) Voir Discours. Indépendamparcourir. ^60. déjà N'ai-je pas les citoyens à à votre exhortation } Et profureur de cris des répondre tribune. Ainsi. qui demandent les têtes du peuple.. demandez. . du peuple égarés par de lâches intrigues.

tri- corps législatif ! » est il faut connaître Pour apprécier ce chef d'accusation.. je n*en demande point le retour de la paix et le triomphe de la liberté.. » (z) [Passage supprimé depuis: « Si vous avez pensé.. » (q) a dans la (p) « commissaire » (f) \ savoir.vous » . p. . et une seule fois par des murmures. d'un pas ferme et rapide. . Ce dernier^ aurait été tiré. . le peuple entier est levé. » (ee) (On applaudit). 4) nous fournit les détails suivants « Ce discours a été so'uvent interrompu par de vifs applaudissemens. V... même nuit )) [Phrase (r) . et puissé'je. [Phrase supprimée] (e) . de la Conventioin.69) à peu près identique à ceilui du Moniteur. (h) [Passage supprimé depuis: a et des opinions. . [Phrase supprimée] (u) (w) [Phrase supprimée] . (L'Ami des citoyens. (51) Le P. Robespierre (53) Remarquons que.. .. votre superbe (uu) carrière. (53). concourir avec trie (vv) ! » aux dépens de vous à de ma réputation même. » (dd) « remportée sur la tyrannie. Phrase supprimée]. s'il . primé depuis: « Citoyens. ..8120 ex. (ff) « Mais consolez. (tt) le droit d'autre que Citoyens. Le texte du Journal des Débats et Décrets (n° 48. mentionne simplement ceci: « Robespierre est entendu.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 . ... à la date du 5 nov. et le dévouement avec lequel il se précipitait au devant des ennemis étrangers. n° 311. (j) (On applaudit). bonheur de votre pays et en préparant celui du monde.. (52) est : . à 15. . (t) supprimée] [Phrase supprimée] (s) [Phrase supprimée] (v) [Phrase supprimée] (x) (( ils peuvent devenir » (y) [Passage sitp.. )) . 1317. sur Tordre de Roland. {[) [Phrase supprimée]. La Convention en ordonne Fimpression à pareil nombre d'exemplaires que le discours de Louvet ».. Le Journal de France (n° 46. » (1) [Passage supprimé depuis (m) (On applaudit).. et vifs applaudissemens d'une grande partie des (Nombreux (gg) rant le bunes) (hh) . p. p. (b) Au « les variations suivantes connus « » : (a) « les redoutables » (c) .. (n) (Nouveaux applaudissemens) (o) [Passage supprimé depuis: « Avant de terminer. bonheur de notre commune pa- Moniteur universel. . dans le discours imprimé^. taires manquaient d'armes. (52) le Texte du discours imprimé avec et préventions (d) vie et (51) Gazette nationale ou [ ma gloire et au la les défiances». mais les volon. (k) [Phrase supprimée] « Je me contenterai.. (g) [Passage supprimé depuis: « Voulez. parcourez. » (ce) [Passage supprimé depuis: « Elh n'en eût pas été ainsi.. précise « au mois de janvier 1792 ». le peuple. remplacé pat: Le « passage depuis : (( Avilir le » .101 de poursuivre contre les calomniateurs...vous en assu! . : .. : n« 61). » (aa) [Passage supprimé depuis: « La journée du 10 août. . La Convention vote rimpression de son discours ». commencement de Tété 1791 » . . . » (bb) « Toutes les sections signalent à l'envie leur activité et leur courage.

.pplaudissemens lu: eufesent^ils été réservés.. éternellement vertueux! ». l'objet était (kk) plus importans paraient « d 'énerver le pouvoir du Conseil général en le renfermant dans les .] (54) ... tout « alloit Robespierre minutes le parler : recueillement de à applaudir l'orateur même d'avance. du crime? )) (qq) Passage stepprîmé.mande. du n'était point calqué sur le dernier décret de l'Assemdépartement blée législative qui en circonscrivait les fonctions )) (mm) comme lui. l9S-2^).. (55) Voir ci-dessus. tous leurs a. après tant de libelles. il a offert de prouver qu'à la seconde entrevue avec lui. p (tt) de la (On tri- 522.« . homme exclusivenes » (nn) Romains » (oo) en vous adressant à la Convenment.... (( tant route de pamphlets de toute espèce. Le . note le même fait: p. (ss) « machinations ». »> sa justification.. ils été point voque que devoit résider cation êile-mêmô. et Bûchez et Roux ^ Le Courrier des dëpartemens (n° 7. Le président a été forcé de convenir mais en eut-il donné un plus grand 2. nr V audace convenable. (pp) [Phrase supprimée]'.. Accusé d'avoir eût les vues et Terts reproduit dans . Accusé d'avoir aspiré à la dictature. (vv) a Robespierre descend (uu) « glorieux » applaudit) mine au milieu de nombreux applaudissemens )). « Lacroix combattit assez durement et notre demande et nos person. pour y aspirer.Vous avez essayé. témoignage équidans sa justifi- c'étoit . ce n'est dans ce nombre. et il ne l'a pas fait. Robespierre a parlé. le Mon. prêts puis l'ordre du jour.. On avoit même distribué quelques cartes privilégiées.. Patriote françois. aussi les tribunes avoient-elles été garnies de bonne heure d'admirateurs bénévoles... (( .. « et tous les citoyens qui ont assisté à cette séa. où voullez-vous donc aller par la . Accusé d'avoir eu des liaisons avec Marat. ^104) signale qu il en avoit donné deux .. tion nationale avec un rapport bien astucieux. de limites qu'exerçait celui l'autorité qui l'avait précédé » (il) . Nous avons fait en un mot l'analyse de son discours: il a parlé. aveu précieux qui prouve qu'on cherchoit un homme qui l'audace Convenable. Homme vertueux. pour faire de grandes choses.. La maxime des grands hommes est que. il auroit fallu être fou. Mais il devoit se justifier. 390.. il ne faut pas négliger les petits moyens. XiIV. ce qui ne prouve point qu'il n'y ait pas aspiré. et il s'en est ensuivi une dénonciation. il a répondu que..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 1Q2 » (ii) qui (( préquel était le motif de cette démarche de la Commune dont les les travaux ». et pourquoi?.. (( ./^'^) (XX. (rr) le vil u » . (55) L'ordre du jour étoit Robespierre. et d'enthousiastes de com.. n** 1184. Marat avoit dit que Robespierre n'avoit les vues. un petit incident a troublé quelques Tassemblée..nce eussentles amis de Robespierre.

aux départements.SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1792 103 tyranisé l'assemblée électorale. Accusé d'avoir avili le corps législatif. comité la publique pour arrêter le sang. exposées l'heure n'avoient pas voulu quitter Paris. et que cet arrêté a reçu son exécution. Robespierre. il a répondu qu'on avoit arrêté que les élections seroient revisées par les assemblées primaires. Sers^ent. on pourroit choisir ses : prêtres parmi les hommes ta reconnoissance.. Je loue Robespierre. Accusé d'avoir indiqué au fer des assassins le 2 septembre. il n'y avoit femmes leurs . Accusé d'avoir été l'instigateur des excès du conseil-général de la commune.. 871). Robespierre a dit que les quarante mille citoyens de Paris enrôlés pour voler aux — frontières. Imp. de (57) Les Girondins accusaient Robespierre ché dans une cave (58) le jour du Voir cette brochure à d'être demeuré ca- 10 août. a jamais )) (60) (56) Robespierre lui-même avait proposé cet arrêté à la sectioTi la Place Vendôme (Cf. plusieurs représentants du peuple.d. tandis qu'au lieu de quarante mille citoyens. que c'est le de surveillance qui a ordonné ce massacre. tandis qu'il : — est par la circulaire du 3 septembre (59). p. et d'avoir dicté ses choix. ni le commandant n'ont fait aucune réquisition à la force évident. ce qui est un impudent mensonge (36). il n'a opposé aucune dénégation à un fait attesté par quarante membres de la Convention. il a dit que la Commune avoit cherché à empêcher ces massacres. Jourde'uil Marat. Comme Tallien. à ta déesse O favorite. et il n'a fait que copier le plat écrit de Tallien. et de ces excès. Du-.. s. et de l'avoir menacé de faire sonner le tocsin. il a fait un pompeux éloge. '(69) Circulaire adressée le 3 septembre par le Comité de surveillance de la Commune. pas tandis qu'à homme un enrôlé. signée par P. in-8°. Panis. Duforte.. 6 p. qui parlent tant de leur courage. (60) On trouvera dans la Chronique du Mois (p. et cointresignée par Danton Peltier. op.. Il.. Le^» 7^4. 54-56 et 61-02) . tandis que ni commune. la B. (Cf. Comme lui. Discours. de vouloir qu'on élève un temple (57) Robespierre a cherché à atténuer.. Comme lui. Lienlant. 443). tandis que des officiers municipaux présidoient en éoharpe au massacre. 3® partie. tandis que ce n'étoit qu'une cinquantaine de brigands. il a dit que c'étoit le peuple qui avoit assassiné. il n'y eu que soixante à quatre-vingts bourreaux qui ont égorgé. De Forgas. Celly.. cit. l'atrocité de la journée du 2 septembre. plain. et de ce corps. il s'est justifié par une froide a il plaisanterie dit que si on élevoit un temple à la peur. et laisser cruautés de leurs ennemis emprisonnés aux oii le massacre a commencé.N. qui a pour titre Vérité sur les événemens du 2 septembre (58). a dit que « les choix furent e-n effet discutés e-t ratifiés par les sectioins ». D'ailleurs Brissot cite ses paroles de manière inexacte.nat. Leclerc.

'

LÈS DISCOURS DE ROBESPIERRE

104

discours dans V Auditeur national,
du
Maine-et-Loire, 'n° 33, p. 311.;
n° 46, p. 3; la Correspondance
le Journal de France, n° 46, p. 104; le Journal du soir de politique
et de littérature, n*' 46, p. 104; le Courrier de l'Egalité, t. II, n° 80,

Résumé ou mention de

ce

43; le Courrier français, n° 311, p. 42-44; la Feuille de Paris,
le Journal de Norn° 78, p. 3-4; les Nouvelles politiques, p. 50-51
mandie, n° 127, p. 737-43; la Gazette de France, n^ 224. p. 920;
le Défenseur de la Vérité, n° 39,
la Poste du matin, n° 4, p. 59-61

de
le
46, p. 362-65; le Journal du soir
Perlei,
Journal
p. 364-66;

p.

;

;

n^ 264, p. 2-4; la Chronique de Paris, n° 317, p. 1241;
des Marseillais, n° 1
p. 5-7; le Thermomètre du jour,
de
nationale
la
Gazette
France, n° 224, p. 920; la Quop. 315-16;
tidienne, 6 nov. 1792, p. 3-4; le Journal de Paris, 6 nov. 1792, p 145(Sablier),

le

Bulletin

,

92, n"" 48, p. 4; le Mercure français, nov. 1792,
Annales patriotiques et littéraires, n° 311, p. 1385;
le Thermomètre du jour, 6 nov. 1792, p. 311; le Mercure universel,
t.
XXI, p. 90-93; le Courrier des départemens, t. II, n°' 7 et 8,
p. 104 et 121; les Révolutions de Paris, p. 294 et 326; le Créole
patriote, n° 92, p. 365 (61); le Journal des Débats et Décrets, n"* 48,
p. 69; la Fem7/e villageoise, t. V, n"' 6, p. 144.

46;

p.

la

Révolution de
les

147-150;

les réponses de Brissot aux accusations que formula Robespierre
contre son parti en août 1792.
(61) Ces débats eurent dans les départements moins de retentissements qu'on pourrait le supposer. Mais, de l'aveu de Carra
l'affaire n'était point
(Annaley patriotiques..., n° 313, p. 1398)
terminée parce qu'elle n'était point décidée, mais elle était assoupie, du moins pour quelque temps ».
:

14.

SEANCE DU

13

((

NOVEMBRE

1792

Sur l'inviolabilité du roi

iLe 8 novembre, Valazé (1)
avait, au nom de la commission des
Vmgt-quatre, présenté à l'Assemblée, son rapport sur les crimes
du ci-derant roi (2). Le lendemain, Mailhe, au nom du comité de
Législation, avait conclu au jugement de Louis XVI par la Conven-

tion.

Le

13,

l'ordre

du

joiir

appelle

premieie question est de savoir

(1)

la
le

discussion sur ce sujet. (La
roi peut être jugé. Moris-

Mriche-Valazé, député de l'Orne à la Convention, décrété
après le 31 mai 1793. Condamné à mort, il se poignarda.
Mon., XIV, 399-401.

a^.^esta^ion
(2)

si

SÉANCE DU 13 NOVEMBRE 1792

105

son (3) estime que le roi est inviolable il ne peut être jugé. Saint« le roi doit être
Just pla<îe la question sur le te?g:iain .politique
jugé en ennemi » (4). Une contestation s'élève alors sur le tour
de parole. Robespierre doit céder. Après les interventions de Fauchet (5), qui. parla en faveur de l'inviolabilité, et de Robert, qui
parla contre (8), la discussion est ajournée.
:

:

Le

Courrier des départemens,

t.

II,

15, p.

237.

« L'assemblée jusqu'alors avoit conservé toute sa dignité; il appartenoit à Robespierre de la lui faire perdre, en voulant dominer
sur l'ordre de la parole. Morisson avoit parlé pour l'inviolabilité, Stla tribune appartenoit donc à un orateur dont
Just avoit parlé contre
demande à Robespierre si telles sont
les conclusions fussent pour.
;

On

siennes; d'abord
consulte l'assemblée.

ne

veut point

s'expliquer, et il exige qu'on
murmures
s'élèvent; il dit alors qu'il
longs
veut parler sur l'inviolabilité. « Il n'y a que 2 manières, lui crie-t-on
Il élude encore, en disant que le but de son discours
pour et contre!
est de parler pour le jugement; il veut en conséquence que Robert,
qui étoit à la tribune avec lui, cède le poste; mais celui-ci, plus franc,
dit que Robespierre et lui ont le même but, celui de conclure contre
r inviolabilité
les

il

De

:

))

.

))

Gazette nationale de France, n" 232, p. 956.

(7)

Robespierre allait prendre la parole, mais son opinion était
sur un autre plan que celui décrété d'après la motion de
il
n'a pas été entendu. » (9)
(8)
Brève mention de cette intervention dans le Mercure universel,
XXI, p. 221 (10); la Révolution de 92, n« 56.
«

rédigée
Petion

t.

(3)

;

Oh. Morisson, député de la Vendée à la Législative et à la

Coinvention.
(4) Cf.
(ô)

I

Mon., XIV,

466.

Abbé Fauohet, député du Calvados à

^

,

la Législative et a la

Convention.
(6) Robert, député de Paris à la Convention.
séance du 12 nov.
(7) Ce journal place à tort l'intervention dans la
décide avant tout « si Le
(8) Petion avait demandé que Ton
roi_ pouvait être jugé ».
dans
(9) Aucune allusion à cette intervention dans le Moniteur,
E. Hamel, ni dans G. Walter.
(10) Cf. Arch. pari., LUI. 302.

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE
15.

SEANCE DU

NOVEMBRE

30

1792

Sur les troubles d'Eure-et-Loir

An dëbut de la séance, (Lecointe-Puyraveau et Biroteau (1),
de retour d'Eure-et-Loir, tracent un tableau très sombre de la situation dans ce départeimen-t. La cherté des subsistances, la proles fonds affectés au
position faite à la Convention de supprimer
culte (2) sont, selon les conamissaires, à F origine des troubles.
D.antOTi voit une autre cause de la fermentation généraJle dans la
lenteur apportée au procès du roi, Buzot propose l'envoi de nouveaux commissaires et Robespierre intervient après Buzot. Sur
proposition de Lacroix, la Convention arrêta l'envoi de troupes,
celui de commissaires lui paraissant inutile.
Journal des débats

et

décrets,

n"

72,

p.

491

.

Robespierre monte à la tribtme, et demande la parole. Il s* élève
des murmures; il insiste. Je demande la parole, dit-il, parce que tout
membre de la Convention a le droit de proposer ses vues de bien
public. On applaudit d'un côté, On murmure de l'autre. Le président
Veut consulter l'assemblée.
Si rassemblée veut être respectée, qu'elle soit juste, dit un mem-

L'orage redouble. Après un instant de trouble, le silence reRobespierre a la parole.
Robespierre parle à peu près en ces termes: il faut prendre une
mesure aussi prompte qu'infaillible, pour arrêter les désordres efîrayans
qui vous sdnt dénoncés. Quant à la proposition de Buzot, d'envoyer
de nouveaux commissaires, elle mérite un examen attentif et sérieux.
Rien de plus dangereux que de compromettre la Convention nationale,
ainsi rien de plus dangereux que
d'envoyer des commissaires, de les
exposer à des circonstances oras^euses, à des mouvem^ents populaires.
Les menaces, les outrages avilissent les représentans du peuple
or
il
est presque impossible d'éviter ces inconvéniens dans les akrmes
de la disette et dans des mouvemens fomeîités par les ennemis de la
bre

(3).

et

naît,

:

liberté.

Je demande que pour rendre plus infaillibles les mesures qu'elle
va prendre, la Convention y joigne immédiatement d'autres m.esures

(1)

Birotteau.

député

des

Pyrénées-Orientales,

Secrétaire

de

Brissot, il fut mis hors la loi par décret du 12 juillet |793. Arrêté
sur le vaisseau « Le Corsaire », il fut exécuté à Bordeaux le 3
brunnire II (Mon., XVIII, 324).
<2) Ce projet de Camboin fut discuté par les Jacobins dau'S leurs
séances des 16, j7. et 18 nov. Eobespierre
y consacra un article dans
^

ses

«

Lettres a'ux comm^ettans »
s'agit de Saint-Just.

(3) Il

(n*"

8,

p

337-352).

SÉANCE DU 30 NOVEMBRE

1792

107

générales dont l'influence sera plus puissante pour le retour de l'ordre.
ne suffit pas que la Convention venge l'autorité nationale avilie
Il

en sa personne, il faut qu'elle la venge d'une manière qui l'honore;
il
faut qu'en même temps qu'elle punira les auteurs de la sédition,
elle prouve qu'elle est guidée par l'amour de la liberté et du peuple
lui-même.
Je demande qu'au sein de cette assemblée revienne pour jamais

(Des citoyens applaudissent.) Je demande
moyen sûr de confondre les complots de
tous les ennemis de la Convention nationale, c'est-à-dire, de tous les
partisans du royalisme et de l'aristocratie. (Des citoyens applaudissent.)
Je demande à proposer un moyen de confondre à jamais les libellistes.
(Ah! Ah! Quelques applaudissements.) La majesté de la Convention
nationale comme celle de la nation françoise qu'elle représente, est
au-dessus de tous les faibles coups, car elle tient dans ses mains un
moyen toujours prêt de leur imposer silence; elle peut répondre par
un décret à l'imbécile fureur des pamphlets lancés sur elle.
Je demande que demain le tyran des François, le dhef de tous
les conspirateurs, soit condamné à la peine de ses forfaits. (Applaudissements de quelques membres et des citoyens). Je demande à prouver en dix minutes que, tant que la délibération continuera le cours
l'impartialité et la concorde.
la

permission de proposer un

qu'elle a pris,

la

elle

réveillera

toutes les factions,

espérances des amis de la royauté.
Après demain, vous concilierez les

les

vie des

hommes, vous prononcerez

sur

elle

ranimera toutes

de la propriété
subsistances. (4)

droits
les

avec

Le jour suivant vous poserez les bases de toute constitution libre
alors tous les ennemis de la liberté tomberont à vos pieds; m.als étoul:

fons
la

les

petites passions,

discorde.

Gazette

Des membres

nationale

ou

le

car c'est
et

ici

que nous donnons

des citoyens applaudissent.

Moniteur universel, n° 337,

p.

le
»

signal

de

(3)

1428.

Robespierre. Je crois que la proposition que vous fait Buzot,
d'envoyer de nouveaux com.missaires, mérite toute votre attention. L'autorité de la Convention nationale est le dernier appui de la tranquilité
publique, et par conséquent de la Liberté. Rien ne serait donc
plus contraire à l'intérêt publique de compromettre vos commissaires

aux mouvemens efïervescens d'un peuple égaré; mais je vous propose
d'autres mesures plus générales, dont l'influence sera plus salutaire et
et
plus efficace pour le retour de l'ordre; mesures qui vous honoreront
qui prouveront que vous
de la Liberté.

'(4)

Cf.

(5) Cf.

ci-dessous,
E. Hamel,

n'êtes

guidés que par l'amour du peuple

séance du 2 déc.
II,

545.

et

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

108

Ces mesures confondront à jamais les ennemis de la Convention
Nationale, c'est à dire les partisans du royalisme et de l'aristocratie
des Français, le chef, le point de
Je demande que le dernier tyran
ralliement des conspirateurs, soit condamné à la peine de ses forfaits.
Tant que la Convention différera la décision de cet important procès,
.

factions et soutiendra les espérances des partisans
Je demande qu'ensuite vous vous occupiez des subsistances, et enfin que vous déposiez à jamais toutes les haines et pré-

ranimera

elle

de

les

la royauté.

ventions particulières.

Le

(6)

Courrier des départemens,

t.III,n°2,p.

28.

Robespierre paroît à la tribune; des murmures l'y accompagnent
repoussent. On ne semble voir en lui qu'un instigateur de ces
« Si l'Assemblée, dit un membre, veut être
émeutes. Il insiste.
«

et

Ven

entendre tous les orateurs, quels qu'ils soient.

elle doit

juste,

redouble.

s' écrie-t-on

Que

peut dire Robespierre pour

de divers points de

la salle ?

la

L'orage

tranquillité publique,

— Nouveau

tumulte.

— Enfin

Robespierre parle.
écarter l'envoi de nouveaux commissaires;
Il s'attache d'abord à
il
se fonde sur ce que c'est compromettre la dignité de l'Assemblée
que d'exposer ses membres à des outrages. Pour rendre, dit-il, plus
infaillibles
les moyens que
l'Assemblée employera pour le retour
de l'ordre, il lui importe, en punissant les auteurs de la sédition, de
prouver qu'elle est guidée par l'amour de la liberté et du peuple luimême. Je demande, continue-t-il, que l'impartialité et la concorde
renaissent dans notre sein, et que pour confondre les complots des
partisans du royalisme et de l'aristocratie, on adopte un moyen qui
à jamais les liberticides.

atterre

(Un mouvement de

surprise se mani-

feste.) Je demande, continue-t-il, que demain le tyran des Français,
le chef des conspirateurs soit condamné au supplice dû à ses forfaits.

réitérés

(Applaudissemens

des

tribunes.)

Après demain,

vous

conci-

propriété avec la vie des hommes... Le jour
d'ensuite, vous poserez les bases de toute constitution libre; les ennemis de la liberté tomberont à vos pieds; les petites passions seront
lierez

les

droits

de

la

que s'élève toujours l'étendard de la disqu'en 3 jours, grâce à Robespierre, la République est sauvée; il ne faut pour cela que des échaffauds, des bases
de constitution à une accolade fraternelle.)
(7)

étouffées;

car

corde. {Ainsi

c'est

Von

d'ici

Voit

))

Mention de cette intervention dans: le Patriote français, n° 1208,
p. 626; le Mercure français, 1-15 déc. 1792, p. 108; la Quotidienne,
(6)

(XX,

Texte reiproduit dans le Mon., XIV, 620, et Buicihez et Roux
G. Walter le signale p. 352.
Les Arch. pari. (LUI, G80) com.binent ces trois textes

439).

<7)

SÉANCE DU 30 NOVEMBRE
l^"-

1792

déc.

1792, p. 3; le Courrier français, t. XXI,
Nouvelles politiques nationales et étrangères, t.

Î09

336, p. 251;
17, p. 68;
le Journal historique et politique, nov.-déc. 1792,
p. 108; le Journal
de Perlet, t. II, n° 71, p. 5; le Journal du soir (Sablier), t. II, n° 306,
p. 2; le Journal de Normandie n° 153, p. 867; le Journal universel,
les

ii°

I,

1105, p. 3418; le Journal de France, n° 71, p. 4; le
n° 71, p. 4; le Thermomètre du jour, 1^"" déc. 1792,
les
Annales
519;
patriotiques et littéraires, n'' 336, p. 1497; le
p.
Courrier de l'Egalité, t. II, n° 105, p. 245; VAbréviateur universel,
n° 1, p. 4; le Journal de Paris, n° 337, p. 249; la Révolution de 92,
n° 73, p- 4; le Mercure universel, t. XXII, p. 12; le Créole patriote,
t.

XXIII,

Journal du

142, p.

n''

soir,

558.

SEANCE DU

16.

Sur les

2

DECEMBRE

1792

subsistances

Dans leurs imterventions du 30 novembre, sur les troubles
d'Eure-et-Loir, Lecointe-Puyraveau et Biroteau avaient insisté s'ur
da gravité de la question des s'ubsisitances (1). iLe 2 décembre, la
Convention entend une lettre des adnainistraiteurs du même département elle fait état d'un rassémblemeint à Chartres exigeant la
« Nous espérons parvenir à rendre
taxa4;ion des grains et conclut
la tranquillité, mais il est instant que la Convention s'occupe de
"Oette grande question. » (2)
Kobespierre intervient et termine au milieu des applaïudissements de l'Assemblée et des tribunes. Il prend une positioin opposée
à celle que Saint-Just avait brillamment défendue dans son discours à la Convention, du 29 novembre. (3)
Au terme de ce débat, la Convention se contenta de décréter,
sur la proposition de Treilhard (4), la imention honorable, l'impression et l'envoi de la lettre des administrateurs de l'Eure-etiLoir à tous les départements.
:

:

'

(1) Voir ci-dessous, à la date. Voir également la pétition présentée au nom du département du Vax, par J.H. Alziary (séance du
25 nov.), Mon., XIV, 635.

(2) Cf. Mon.,
(3) iSaint-J'usi}

XIV,

629.

avait soutenu que tout le mal venait de l'abondanoe du « signe », c'est-à-dire de l'inflation; il proposait de décréter que les biens des émigrés soient vendus, de faire payer l'impôt foncier en nature, de rédiger une instruction sur le comnaerce
des grains, de déclarer que la circulation doit être libre dans
l'intérieur de la république, de faire une loi sur la navigation des
rivières (Mon., XIV, 604).
(4)

Mon., XIV,

629.

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

110

OPINION
DE Maximilien

Robespierre

SUR les subsistances

(5)

du peuple des moyens de pourvoir à
leur parler du plus sacré de leurs
seulement
sa subsistance, ce n'est pas
intérêts. Car, sans doute, ils
leurs
de
mais
du
devoirs,
plus précieux
Parler aux

((

se confondent

avec

repré^entans

lui.

que je veux
eux-mêmes.
plaider,
mais
des
à
bornerai
évidens,
me
qui semprincipes
rappeler
Je
blent oubliés. Je n'indiquerai que des mesures simples qui ont déjà
été proposées, car il s'agit moins de créer de brillantes théories, que
de revenir aux premières notions du bon sens.
Dans tout pays où la nature fournit avec prodigalité aux besoins
des hommes, la disette ne peut être imputée qu'aux vices de l'administration ou des lois elles-mêmes; îles mauvaises lois et la mauvaise
administration ont leur source dans les faux principes et dans les mau-

Ce

vaises

n'est pas la cause seule des citoyens indigens
mais celle des propriétaires et des commerçans

moeurs.

fait généralement reconnu que le sol de la France produit beaucoup au-delà de ce qui est nécessaire pour nourrir ses habitans, et que la disette actuelle est une disette factice (6). La consé-

C'est un

quence de ce fait et du principe que
mais ce n'est pas le moment de nous

posé peut être fâcheuse,
Citoyens, c'est à vous
qu'est réservée la gloire de faire triompher les vrais principes, et
de donner au monde des lois justes. Vous n'êtes point faits pour vous
traîner servilement dans' l'ornière des préjugés tyranniques, tracée par
vos devanciers, ou plutôt vous commencez une nouvelle carrière où
I>ersonne ne vous a devancés. Vous devez soumettre du moins à un

examen sévère toutes les lois
les auspices de l'aristocratie
et jusques

ici,

faites

j'ai

flatter.

sous le

despotisme royal,

et

sous

ecclésiastique ou bourgeoise;
vous n'en avez point d'autres. L'autorité la plus imponobiliaire,

<5) Broohure in-8^ 15 p., Imp. nat., 1792 (B.N. Lc^^ 225S, Bibl.
Sorbonae, H Fr 140, Ar.ch. nat.., AiD xviii a 60, Bibl. Ch. des Députes, Coll. Portiez, de l'Oise, t. 403, n« 7, et t. 11,2, n° 3). Robespierre a publié ee discours dans les
Lettres (à s-es commettans i)
(n° 9, p. 391-409). C'est ee texte que nous reproduiso.ns
il est identique à celui du discours imprimé par la Convention. Lapo.n:aeraye
Ta publié (II, 459-473) ainsi que Bûchez et Roux (XXIX, 175).
E. Hamel l'analyse et le commente
(II,
349-351); G. Walter le
((

;

signale, p. 730.
(6) Voir la -pétition
« On avait vo'ulu noois
use...

»)

ment

et

du départemeint du Var citée ci-dessus, n. 1
a?ffamer en 89, on essaie en,core ce ressort
Bien entendu, par disette factice, on entendait
l'accaparela spécu'lation

:

à la haïusse.

SÉANCE DU 2 DÉCEMBRE 1792

ni

santé qu'on nous cite, est celle d'un ministre de Louis XVI, combattue par un autre ministre du même tyran {7). J'ai vu naître la
législation de l'assemblée constituante sur le commerce des grains (8);
n'étoit que celle du tems qiii l'avoit précédée; elle n'a
pas changé
jusqu'à ce moment, parce que les intérêts et les préjugés qui en
étoient la base, n'ont point changé (9). J'ai vu, au tems de la même
assemblée, les m.êmes événemens qui se renouvellent à cette époque;
elle

vu l'aristocratie accuser le peuple; j'ai vu les intrigans hypocrites
imputer leurs propres crimes aux défenseurs de la liberté qu'ils xKunmoient agitateurs et anarchistes; j'ai vu un ministre impudent dont il

j'ai

pas permis de soupçonner la vertu, exiger les adorations de
France en la ruinant (10), et du sein de ces criminelles intrigues,

n'étoit
la
la

tyrannie sortir armée

dans
dont

le

sang
étoit

il

des

de

la loi martiale,

citoyens

défendu de

lui

pour se baigner légalement
Des millions au ministre,
demander compte, des primes qui tour-

affamés

(11).

la liberté indéfinie du
profit
sang-sues du peuple,
commerce; et des baïonnettes pour calmer les alarmes ou pour opprimer la faim, telle fut la politique vantée de nos premiers législateurs.
Les primes peuvent être discutées; la liberté du commerce est
nécessaire jusqu'au point où la cupidité homicide commence à en abu-

au

noient

des

l'usage des baïonnettes est une atrocité; le système est essentiellement incomplet, parce qu'il ne porte point sur le véritable principe.
Les erreurs où on est tombé à cet égard me péuroissent venir de
deux causes principales.
ser;

Les

1^.

auteurs

nécessaires

à

la

de

la

vie

que comme une marchandise

n'ont

théorie

plus
n'ont mis aucune différence entre le
et celui
sur

que

(7)

considéré

les

denrées
ordinaire,

les

et

commerce du bled, par exemple,
de l'indigo; ils ont plus disserté sur le commerce des grains,
la subsistance du peuple; et faute d'avoir fait entrer cette

Allusion à Turgot et à T'édit du 18 &ept. 1774 sur la libre
des grains. Il fut obligé, on le sait, de démissionnei*

circulaftion

en mai 1776 et fut remplacé par Necker.
(8) Voir P. Caron, Kecueiil des principaux t^extes législatifs et
administratifs de 1788 à l'an V; Oh. Lorrain, Les subsistances e<n
-céréales dans le district de Chaumont de 1786 à l'an V; G. Lefebvre, Documents relatifs à l'histoire des subsistances dans le district
de Bergues pendant la Révolution F. Mourlot, Recueil des documents d'ordre économique contenus dans les registres des délibérations des municipalités du district d'Alençon (1788-an V)
A. Defresne et F. Evrard, Les subsistances dans le district de Versailles
(1788-an V)
Afanassiev, Le commerce des céréales au XVIIP s.
(9) Voir les décrets des 31 déc. 1791 et 6 janv. 1792 sur la libre
circulation des grains.
(10) AH'usion à Necker.
(11) Cf. Discours... l'-^ partie, séances des 21 oct. 1789, p. 121 j
;

;

;

'

et 22

fév.

1790,

p.

237 et

s.

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

]\2

ont fait une fausse application de princ'est ce mélange de vrai et de faux qui a
cipes évidens en général;
erroné.
de
donné quelque chose
spécieux à un système

donnée dans

2°.

leurs calculs,

moins

bien

l'ont

Ils

ils

aux

encore adapté

ora-

^circonstances

amènent ; et leui vague théorie fût-elle bonne
geuses que les révolutions
dans les tems ordinaires, ne trouveroit aucune application aux mesures
les momens de crises peuvent exiger de nous. Ils
instantanées,
que

ont compté pour beaucoup les
la

taires,

c'étoit

des grands,

les

des négocians ou des propriéEh pourquoi
à-peu-près pour rien.

profits

!

les

ministres,

c'eût été le peuple,
quelques modifications

Vernoient;

reçu

hommes

des

vie

et

si

il

est

riches

qui

écrivoient,

qui

gou-

probable que ce système auroit

!

Le bon sens, par exemple, indique cette vérité, que les denrées
tiennent point aux besoins de la vie, peuvent être abandonnées
ne
qui
aux spéculations les plus illimitées du commerçant; la disette momentanée qui peut se faire sentir est toujours un inconvénient supportable;
et il suffit qu'en général la liberté indéfinie de ce négoce tourne au
plus grand profit de l'état et des individus; mais la vie des hommes
ne peut être soumise aux mêmes chances. Il n'est pas nécessaire que

de brillantes étoffes; mais il faut que je sois assez
du pain, pour moi et pour mes enfans. Le négociant
bien
dans
ses magasins, les marchandises que le luxe et
garder,
peut
la vanité convoitent jusqu'à ce qu'il trouve le moment de les vendre

je puisse acheter

riche pour acheter

au plus haut prix possible; mais nul homme n'a le droit d'entasser
des monceaux de bled, à côté de son semblable qui meurt de faim. (12)

Quel

est

premier objet de

le

droits imprescriptibles
celui d'exister.

La

la

société ?

de l'homme. Quel

est le

c'est

de maintenir

les

premier de ces droits

?

est donc celle qui garantit à tous les
moyens d'exister; toutes les autres sont
subordonnées à celle-là; la propriété n'a été instituée ou garantie que
pour la cimenter; c'est pour vivre d'abord que Ton a des propriétés.
Il

la

loi

première

membres de

la

n'est pas vrai

sociale

société

que

subsistance des

la

les

propriété puisse jamais être en opposition avec

hommes.

Les alimens nécessaires à l'homme sont aussi sacrés que la
elle-même. Tout ce qui est indispensable pour la conserver est
propriété commune à la société entière. Il n'y a que l'excédent
soit une
propriété individuelle, et qui soit abandonné à l'industrie
commerçans. Toute spéculation mercantille que

fais

qui

des

aux dépens de

Voir la pétition du curé Dolivier, publiée par Robespierre
h Défenseur de la
Constitution », n" 4 (Ed. G. Laurent;
130 et s.); et les proclamations de Dufour et Momoro e^n
sept. 1792,
i(il2)

dans son
p.

je

vie

une

^^^^^^^
la

un

SÉANCE DU 2 DÉCEMBRE 1792

de mon semblable

vie

un

n'est point

trafic,

113

c'est

un brigandage

et

fratricide.

D'après ce principe, quel

problême à résoudre en matière

est le

de

assurer à tous les
législation sur les subsistances ? le voici
bres de la société la jouissance de la portion des fruits de la
:

qui est nécessaire à
prix de
commerce. (13)

teurs le

Je défie
ces principes,

leur

leur

le plus

à

et

terre

aux propriétaires ou aux cultiva-

existence;

industrie,

mem-

livrer

le

superflu

scrupuleux défenseur de

à

la

la propriété

liberté

du

de contester

moins de déclarer ouvertement qu'il

entend par ce
ses semblables. Comment

tnot le droit de dépouiller et d'assassiner
donc a-t-on pu prétendre que toute espèce de gêne, ou plutôt que
toute règle sur la vente du bled étoit une atteinte à la propriété, et
déguiser ce système barbare sous le nom spécieux de la liberté du
comamerce ? Les auteurs de ce système ne s'aperçoivent-ils pas qu'ils
sont nécessairement en contradiction avec eux-mêmes? (14)
Pourquoi êtes-vous forcés d'approuver la prohibition de l'expor-

des grains à l'étranger
point assurée dans l'intérieur ?
tation

celui des

fixez- vous

Quelle

est

la

épices,

fois que l'abondance n'est
vous-même le prix du pain,
ou des brillantes productions de l'Inde?

cause de toutes

toutes

Vous
ces

les

fixez

exceptions,

si

ce

n'est

l'évidence

même

des principes que je viens de développer ? Que dis-je ? Le
gouvernement assujettit quelquefois le commerce même des objets de
luxe à des modifications que la same politique avoue (15); pourquoi
celui qui intéresse la subsistance du peuple en seroit-il nécessairement
affranchi ?

Sans

doute

si

tous

les

hommes

étoient

justes

et

vertueux;

si

de dévorer la substance du peuple;
jamais
cupidité
si dociles à la
voix de la raison et de la nature, .tous les riches se
regardoient comme les économes de la société, ou comme les frères
du pauvre, on pourroit ne reconnaître d'autre loi que la liberté la
n'étoit tentée

la

plus illimitée; mais s'il est vrai que l'avarice peut spéculer sur la
misère, et la tyrannie elle-même sur le désespoir du peuple; s'il
est vrai que toutes les passions déclarent la guerre à l'humanité souffrante, pourquoi les lois ne réprimeroient-elles pas ces abus? Pour-

quoi n'arrêteroient-elles pas la main homicide du monopoleur,
celle

de

l'assassin ordinaire ?

comme

Pourquoi ne s'occuperoient-elles pas de

Sur
<13) Cf. ci-après, séance du 24 avril 1793, l''^ intervention
droit de propriété.
la séance du 29 nov., Faye (de la Haute-Vienne) et Du(14)
friohe-Vialazé av.aient demamdé, comime 'S.aint-Just, la 'libre circulation des girains, que combattit iLequinio.
(15) Le café, par exemple, était frappé, à la fin de l'Ancien
régime, de droits élevés à son entrée en France.
:

le

A

ïl'OBESPIEBRE.

^

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

114

Texistence du peuple, après s'être si long-tems occupées des jouissances
des grands, et de la puissance des despotes ?
Or, quels sont les moyens de reprimer ces abus } On prétend
soutiens qu'ils sont aussi simples qu'inqu'ils sont impraticables; je

on prétend qu'ils offrent un problême insoluble, même au
au moins aucune difficulté au
génie; je soutiens qu'ils ne présentent
bon sens et à la bonne foi; je soutiens qu'ils ne blessent ni l'intérêt

faillibles;

du commerce,

ni les droits

de

la propriété.

toute l'étendue de la république soit
l'on
mais
prenne les précautions nécessaires pour que
que
protégée;
la circulation ait lieu. C'est précisément du défaut de circulation que
source de la disette, ce sont
je me plains. Car le fléau du peuple, la
les obstacles mis à la circulation, sous le prétexte de la rendre illimitée. La subsistance publique circule-t-elle, lorsque des spéculateurs

Que

la

circulation

dans

la retiennent entassée dans leurs greniers? Circule-t-elle, lorsde millionqu'elle est accumulée dans les mains d'un petit nombre
naires qui l'enlèvent au commerce, pour la rendre plus précieuse et
plus rare; qui calculent froidement combien de familles doivent périr

avides

le tems fixé par leur atroce avarice ?
ne
fait
Circule-t-elle, lorsqu'elle
que traverser les contrées qui l'ont
des
aux
citoyens indigens qui éprouvent le supplice
yeux
produite,
de Tantale, pour aller s'engloutir dans le gouffre inconnu de quelque
entrepreneur de la disette publique ? Circule-t-elle, lorsqu'à côté des
plus abondantes récoltes le citoyen nécessiteux languit, faute de pouvoir donner une pièce d'or, ou un morceau de papier assez p/écieux
pour en obtenir une parcelle ?
La circulation est celle qui met la denrée de première nécessité
à la portée de tous les hommes, et qui porte dans les chaumières l'abondance et la vie (16). Le sang circule-t-il, lorsqu'il est engorgé dans
le cerveau ou dans la poitrine ? Il circule, lorsqu'il coule librement
dans tout le corps; les subsistances sont le sang du peuple, et leur
libre circulation n'est pas moins nécessaire à la santé du corps social,
que celle du sang à la vie du corps humain. Favorisez donc la libre
circulation des grains, en empêchant tous les engorgemens funestes.
Quel est le moyen de remplir cet objet ? Oter à la cupidité l'intérêt

avant que

la

denrée

de

et

la

la

liberté sans frein,

facilité

Le

secret,

publiques dont

ment

les faire

gers,

soit

ait

atteint

les opérer. Or, trois causes les favorisent,
et la certitude de l'impunité.

le

secret,

lorsque chacun peut cacher la quantité de subsistances
prive la société entière; lorsqu'il peut frauduleuse-

il

disparoître

et les transporter,

dans les magasins de

l'intérieur.

soit

Or,

dans

les

pavs étran-

deux moyens simples

le 29 novembre, insisté sur ce point, et
•(16) Saint-Just avait,
aemîvndé en pai-ticulier de f£tciiliter les transports fluviaux.

II

SÉANCE DU 2 DÉCEMBRE 1792

115

premier est de prendre les précautions nécessaires
quantité de grains qu'a produite chaque contrée, et
celle que chaque propriétaire ou cultivateur a récoltée (17) Le second
consiste à forcer les marchands de grains à les vendre au marché,
sont

proposés
pour constater

le

:

la

et à défendre tout transport des
ni

possibilité,
l'une, ni l'autre

Est-ce

n'est contestée.

comme une

pourroit-on regarder

qu'il

la

atteinte

générale,

bon citoyen qui peut

Ce

légitimité ?

Mais comment

à la propriété des règles de

l'intérêt de la société ? Eh
quel
plaindre d'être obligé d'agir avec
qui les ténèbres sont-elles nécessaires
!

A

loyauté et au grand jour ?
ce n'est aux conspirateurs et aux frippons
société

la

n'est ni la

prouver; car, ni

se

si

avoit

le

droit

?

D'ailleurs, ne vous ai-je

de réclamer

la portion qui
subsistance des citoyens ? Que dis^je ? c'est le plus
ses devoirs. Comment donc les lois nécessaires pour en assu-

pas prouvé que
est nécessaire à
sacré

faut

commandées par

police
est

le

achats durant la nuit.

de ces précautions

l'utilité

de

la

l'exercice

seroient-elles injustes ?
J'ai dit que les autres causes des opérations désastreuses du monopole, étoient la liberté indéfinie et l'impunité. Quel moyen plus sûr
d'encourager la cupidité et de la dégager de toute espèce de frein,
rer

que de poser en principe que la loi n'a pas même le droit de la
surveiller, de lui imposer les plus légères entraves ? Que la seule règle
qui lui soit prescrite c'est le pouvoir de tout oser iwipunément
Que
dis-je ? Tel est le degré de perfection auquel cette théorie a été
s^

portée, qu'il est presqu'établi que les
que ^es monopoleurs sont les bienfaits

querelles qui s'élèvent

Ou

entr'eux

et

le

accapareurs sont impeccables;
de l'humanité; que, dans les
peuple, c'est le peuple qui a

crime du monopole est impossible, ou il est
une chimère, comment est-il arrivé que de tout tems
on ait cru à cette chimère ? Pourquoi avons-nous éprouvé ses ravages
dès les premiers tems de notre révolution 7 Pourquoi des rapports nonsuspects, et des faits incontestables, nous dénoncent-ils ses coupables
toujours tort.
réel; si c'est

manoeuvres

bien

le

par quel étrange privilège obtient-i' seul
protégé
Quelles bornes les vampires impitoyables qai
spéculeroient sur la misère publique, mettroient-ils à leurs attentats,
si, à toute espèce de réclamation, on opposoit sans cesse des baïonle

?

S'il

est

réel,

droit d'être

nettes et l'ordre
tous les

cuse,

la

?

absolu de croire à la pureté et à

accapareurs

sauvegarde

}

La

et

De

la

liberté

indéfinie

cause de cet

la

n'est autre

abus.

bienfaisance de

chose que l'ex-

Comment

pourroit-elle

maux qu'a
n'a
des
maux
ou
du
moins
actuel,
qu'il
pas pu
système
produits
prévenir? Et quel remède nous propose-t-on ? Le système actuel. le
laissez-les
vous dénonce les assassins du peuple, et vous répondez
en être

le

remède

?

quoi se plaint-on ? précisément des

le

:

(17)

Voir

le

discours de Faye, du 29 nov.

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

115

contre la société; tout est en faveur

Dans ce système, tout est
des marchands de grains. (18)
faire.

C'est

ici,

législateurs,

conspection sont nécessaires.
il

est

que toute votre sagesse

Un

tel sujet est

et toute

votre cir-

toujours délicat à traiter;

dangereux de redoubler les allarmes du peuple, et de paroître
autoriser son mécontentement. 11 est plus dangereux encore de
la vérité, et de dissimuler les principes. Mais, si vous voulez les

même
taire

tous

suivre,
la

tarir

les

inconvéniens disparoissent

:

les principes

seuls peuvent

du mal.

source

Je sais bien que quand on examine les circonstances de telle
émeute particulière, excitée par la disette réelle ou factice des blés,
on reconnoît quelquefois l'influence d'une cause étrangère. L'ambition
et l'intrigue ont besoin de susciter des troubles
quelquefois, ce sont
:

mêmes hommes

ces

de

qui excitent le peuple, pour trouver le prétexte
et pour rendre la liberté même terrible, aux yeux des

l'égorger,
foibles

et égoïstes. Mais il n'en est pas moins vrai qae le
droit et paisible; il est toujours guidé par
naturellement
peuple
une intention pure; les malveillans ne peuvent le remuer, s'ils ne lui
présentent un motif puissant et légitime à ses yeux. Ils profitent de

hommes

est

son mécontentement plus qu'ils ne le font naître; et quand ils le porà des démarches inconsidérées, par le prétexte des subsistances,
ce n'est que parce qu'il est disposé à recevoir ces impressions, par
tent

misère. Jamais un peuple heureux ne fut un
peuple turbulent. Quiconque connoît les hommes, quiconque connoît
sur-tout le peuple français, sait qu'il n'est pas au pouvoir d'un insensé
ou d'un mauvais citoyen, de le soulever sans aucune raison, contre les
lois qu'il aime, encore moins contre les mandataires
qu'il a choisis,
et contre la liberté qu'il a conquise. C'est à ses représentans à lui témoil'oppression et par la

gner la confiance qu'il leur donne lui-même, et de déconcerter la malveillance aristocratique, en soulageant ses besoins, et en calmant ses
alarmes.

Les alarmes
ment les calmer,
qu on propose, ne
sons,

il

suffit

même
si

des citoyens

vous restez dans

fussent-elles pas

qu'il

les

désire,

votre attachement

à ses

J'ai déjà indiqué

quelle étoit la

il

doivent

être

l'inaction ?

aussi
suffit

respectées.

Com-

Les mesures même

nécessaires que nous le penprouvent à ses yeux

qu'elles

pour vous déterminer à

les adopter.
ces lois, je me
contenterai ici de demander la priorité
pour les projets de décrets qui
proposent des précautions contre le monopole, en me réservant de pro-

intérêts,

nature et l'esprit de

(18) Là, le Moniteur ajoute: « La/ propriété sacrée, celle du
peuple, est immotlée aux intérêts d'un comme rce criminel, et la
vie des hommes au luxe des riches et à la
cupidité des sangsues

qui ont déjà Robespierre. pari. mais ceux du peuple français. et que les longues convulsions qui déchirent les Etats ne sont que le combat des génie de l'intrigue législateurs. du pain. (LIV. ne détruis les je ne leurs semblables. 1436 et 340. à fuir souvenez. et la plus douce propriété n'est point de dévorer la la laisser vivre sans doute. p. contre les droits et (19) Moniteur universel.. que vous n'êtes point les représentants d'une caste privilégiée. Riches égoïstes. le hommes puissans. Et vous. c'est de les forcer à être honnêtes gens. c'est au que devant le génie de la liberté. si elle est adoptée. mais celle des propriétaires et des commerçans eux-mêmes. Je ne leur ôte aucun ne leur ôte que point le commerce. Le plus grand intérêt de l'homme n'est pas d'amasser des trésors. n. (19) Texie reproduit dans les Aroh. s'agitent pour déchirer le sein de leur patrie. la liberté indéfinie de leur odieux trafic ? à être. que le plus sûr garant de la tranquillité publique. Je vais prouver qu'elles sont utiles aux riches tous les propriétaires. étoient nécessaires au peuple. et la gloire de servir sa patrie. Le plaisir de soulager ses semblables. C'est en vain l'orgueil nité. 339. le plus grand service que le législateur puisse rendre aux hommes. je n 'indiquerai que des mesures simples. sachez prévoir et prévenir d'avance les résultats terribles de la lutte subsistance A de et des passions lâches contre la justice et contre l'humal'exemple des nobles et des roix vous instruise. je condamne qu'à le profit aucune propriété honnête. . n'oubliez pas que la source de l'ordre. Cette dernière destinée. ne peut leur être plus avantageux. que celui du soleil. quoi peut servir aux spéculateurs les plus avides. 45-47. droit d'attenter à celle mais le peine de brigandage d'autrui. Que les ennemis de la liberté. d'après le Mercure universel. de l'orgueil et des passions des contre les besoins des foibles. Gazette nationale ou p. Ce n'est pas la cause seule des citoyens indigens veux que je plaider. Or. ou oppresseurs. c'est le bonheur des citoyens. je du monopoleur. rien. la lâcheté ne triomphera point du courage. et laissez au peuple. 1439. ils n'arrêteront pas plus le cours de la raison humaine. et à légitime. préjugés contre les principes. valent bien ce déplorable avantage. qui y ajoutent les interventions de da fin.vous des avantages que la fortune vous donne. est affreuse. ou du moins contentez. de l'égoïsme contre l'intérêt général.vous. sur-tout. Apprenez à goûter les charmes de l'égalité et les délices de la vertu. du travail et des mœurs.SÉANCE DU 2 DÉCEMBRE 1792 17 poser des modifications. ou opprimés. de cent familles infortunées. J*ai déjà prouvé que ces mesures et les principes sur lesquels elles sont fondées. c'est la justice.

. et anarchistes. — — • projets de décrets qui seront présentés contre Mercure « universel.. intention pure » « ne peuvent.. j'ai vu... ne vous ai-je pas « De quoi se plaint-on. )) : )) : .LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 118 de créer de brillans systèmes que de bon sens... (( elle : . 636 et 642. )) génie de la « propriétaires » après « familles . : )) . » publique droits les .. après « qui plus haut prix possible oix elles Î)ays.. qu'il proIl déclare s'en référer à tous les pose une mesure quelconque. La liberté du commerce doit être limitée jusqu'au point où elle devient dangereuse. liberté ». Que dis-je ? après « dans l'intérieur » : : » . et l'on opposoit des bayonnettes à ceux qui se plaignoient.. 175-184. « Quel « la propriété.. qu'il rédige un projet de décret...devancés après « J'ai après (( par vos devanciers « l'aristocratie. XXII. XIV.. tous les rien.. monopole. meurt de faim après . » : déjà prouvé. Ils » les malveillans » après après a si ordinaire sassin {( la disette » « . celui d'exister après « « Toute spéculation. il ne s'agit pas non plus été proposés. après « les principes » du mal » après « paisible « il est toujours.... à ses yeux.... XXII. : )) (( . mais d'une avec suivantes: variantes les instante... cimenter la » .... ainsi factice: au commencement de l'assem- plus qu'il ne faut à sa consommation la disette présente n'est que blée constituante. vu » après a à en abuser » après « pour l'usage des baïonnettes... en être le remède prouvé que » après K>nt nécessaires » mais si vous voulez.. pourquoi. le Mon. « Circule-t-elle. du corps humain » les hommes » après a l'intérêt de la société » « Eh! quel est le bon citoyen.. j'ai vu les le mêmes que : disettes qui se présentent aujour- un ministre répandoit les primes.. ci Bûchez . [Suit le texte )). passages tout des a après mauvaises loix. » celle-là (( )) : .. après de la propriété » après une parcelle » après « tous « et qui porte. reconnu la France produit beaucoup l'exportation est défendue.. » (20) 45-6. : .. Robespierre. loi de partir Dans « omis. t. : . car il s'agit moins revenir aux simples notions du d'un système de législation. l'industrie commerce ». On demande qu'il présente des conclusions. : . avantageux Or. et provisoire à du discours imprimé. : est adoptée » : « J'ai après a leurs acmblables infortunées » : « Le .. : .. les mauvaises mœurs » » « ou plutôt . : .. . alors {20) Texte et reproduit dans Roux. et l'on a con- d'hui. causes principales » » mes enfans » « Le négociant..] Robespiene termine son discours au milieu des applaudissemens d'une partie de l'Assemblée et des tribunes... « le plaisir..... liberté du des commerçans » « Vous fixez. Il est p. mêmes » « et : les . : est^le premier objet.. « as- » .

nous lui donde Robespierre. Ma conclusion est de fixer un point à la discussion. Il est affreux d'éprouver de telles interruptions. et vous lui répondez laissez-les faire ne vous y trompez pas. c'est de les rendre honnêtes gens quoi peut servir cette liberté ! illimitée faire que opprimer ou à tout est affreuse Des A marchands de riches les bleds vous demandent. tout ce qui est nécessaire à l'existence de la vie des hommes. je demande que l'assemblée voix. S'il est vrai que la spéculation avide puisse compromettre la vie du pauvre. son superflu seul est un objet de commerce. les donc ces loix sages 7 le peuple demandera du pain. appartient à la société. Deux cens voix. les mesures que l'on vous demande.SÉANCE DU 2 DÉŒMBRE 1792 . les rendre oppresseurs. plutôt que la théorie des subsistances: moins de rintérêt du négociant que de celui du peuple. vous devez les adopter. pourquoi la loi ne la limiteroitelle pas ? Elle s'est tant de fois occupée des jouissances du riche ! C'est du défaut de circulation que je me plains. nerons lui Donnez-nous le n'est plus Quand discours contraire Billaud. la liberté rappelez tribunes applaudissent). adopte des loix sages!. quand le peuple subît le supplice de Tantale ? Il faut donc limiter ces manœuvres. à les cette dernière position sur- ! Les maux sont connus. car le peuple vous dit je vous dénonce mes assassins. le plus grand service que le législateur puisse rendre aux hommes. vous aurez prouvé que vous vous occupiez de ce qu'il vous demande. ce levé. à Président. avant que le bled ait atteint suite théorie la mais il s'agit : le taux de cherté sur lequel il circule-t-elle compte. Les . car la denrée circule-t-elle ? quand un avide accapareur calcule froidement combien de mille familles doivent mourir de faim. N. (21). fussent-elles moins efficaces qu'on ne le croit. je demande la question préalable sur tout projet de décret qui propo^ serait la liberté illimitée de commerce. donnez-nous des moyens. Tout homme n*a pas le droit d'entasser du bled. il faut trouver la solution de ce problême concilier l'existence des hommes avec le gain du laboureur. Les courtisans du peuple lui donnent des mots quand il faut du pain et quand on cherche les moyens. Robespierre. rien Barbaroiîx. c'est parce qu'il y est déjà disposé.. quand le peuple est sou: : . Robespierre. D'après ce système. et livrer le surplus au commerce..119 du commerce. ! l'assemblée « à l'ordre {On rit. (211) Il s'agit de Birotteau. n'est pas parce qu'un méchant tout fait pour mais l'agiter. quand son semblable meurt de faim.

Son argumeintation était voisine de celle dé veloppée par Saint-Just (2) on ne pouvait invoquer en faveur du monarque décbu la Constitution qui l'avait déclaré inviolable. Journal n° 73. Coll. n° 47. p. (3) Cf. la Gazette de France. 147. Robespierre reprend la thèse de Saint-Just. Robespierre donna lecture a'ux Ja^cobins de son discours du 3 à la Convention. séance du 13 nov. s'cipposant à ses conclusions. présenté par Levasseur (de la Sarthe). politiques. XIV.n l'élargissant et en l'appuyaait de considérations politiques. des sages et loix décret Je précise justes. n^ 76. Depuis le 13 novembre. Mathiez.. pari. le de Perlet. Voir également dans les « Lettres à ses commettants le compte rendu de la ». (4) Cf. au noon de la Nation. 1. non en juges. du préopinant. IV. p. le 3 décembre. la question du jugement du roi se trouvait posée devant la Convention. (6) : '(1) dv: <. le 1792. ^SEANCE DU V^ intervention : Sur 3 DECEMBRE le jugement du 1792 roi. A'ulard. Aux dissent). t. la Révolution de 92.036. 17. affirma la nécessil'é d'un jugement et proposa. 3. II. (( Sur le parti à prendre à l'égard ». séance (n° 9. 22. 424).à la Convention de déclarer que Louis XVI serait jugé par l'Assemblée (4). 551. N. t. p. le Journal historique Courrier des départemens . Robespierre avait déijià pris position dans les « Lettres à ses commettans » (1). mais en hommes d'Etat (3). La Révolution française. 3.'if. p. 41. et ci-après séance des Ja<îobins. C'était aux représentants euxmêmes à statuer sur son sort. XIV. mais e... Il accuse nettement les Girondins d'arrière-pensées royalistes. puisqu'en conspirant contre la liberté Louis XiVI avait luimême déchiré cette Constitution. à la . Colin. les Nouvelles n^ 310. II. 'la même thèse. «50 et 651. décret LIV. p. politique. Louij Lettre n° XVI 5. Le débat n'avait cependant pas progressé. p.iiis 120 Robespierre. p. 129. les tribunes applau- )) Mention de ce discours dans: le Journal du soir (Sablier). t. voix DISCOURS de Robespierre et la que Ton n*aclopte que priorité pour le projet de question pour je réclame la (22) le projet de Robespierre (On rit. Cf. p. Robespierre soutint. (2)<Jf. et 79. date^^^ Moin. III. n° 251. 103. 466. 1. <22) Proje-t de Arch. I. Mon. 15 déc. A. Le 5. Mais Petion. p.

et la dignité d'un citoyen. Il a été réimprim'5 dans 'les Arch. 552: : 565. la question fameuse qui vous occupe. le Créole patriote. n° 159. 62-70.SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 121 OPINION DE Maximilien Robespierre SUR LE jugement DE LoUIS XVI (6) Citoyens. Imp. Il question.. il a appelé. L'Assemblée a été n'y a point à entraînée. 560-564). nat. dans la république. présenté par H. comme rebelle. t. Bibl. il est blique n'est point absoute. LIV. 493. p. Louis fut roi.. les armées des tyrans. comme un l'objet de la discussion la plus imposante. vous n'êtes. Louis ne I>eut donc être jugé. et les représentans de la nation. c'est rétrograder vers le Proposer de des- (6) Nous reproduisons ici le texte de la iLettre . et la république est fondée. présenter comme plus difficile qui puisse occuper les représentans du peuple français. c'est précisément avoir trouvé le secret de le rendre encore dangereux à la liberté. par Oh. faire. 427-445). Donc. 12 p. mettre une distance incommensurable. sa cause. coll. Oh. la cœurs partisans quel est du Or. 634. par F. ou la répu- XVI. 153. E. vous ne pouvez être que des hommes d'état. Il est identique à celui qui fut imprimé par ordre de la Convention brochure in-8°. la le parti je soutiens que le caractère qu'a contre ce but."à ses Commettans (n° 8. Sorbonne H Fr 140. . Orastre. et la Feuille de Paris. '210-222). ses confrères. par Laponneraye (II. Louis dénonçoit le peuple français. entre le seul souvenir de ce qu'il fût. la plus religieuse. p. n'est bon qu'à deux usages: ou à troubler la tranquillité de l'état et à ébranler la liberté. 1792 (B. Il a été publié in extenso dans le Journal des Débaits et Décrets. vous n'êtes point des juges. est décidée par ces seuls mots. FaTis. Le37 2 O (75). son insçu. et l'autre.n° 77. ou à affermir l'une En les effet. la saine politique prescrit pour C'est de graver profondément dans que naissante ? république le problême. de l'Oise. mépris de roi. des dép. Louis a été détrôné par ses crimes. mais une mesure de salut public à prendre. Portiez. Haim'©! l'a commenté et analysé (II.. Vous n'avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme. pour le châtier.N. 121-141). Bibl. Vellay (p. la royauté. Oalvet (p. op. p. n° 7). pari. la victoire et le peuple ont décidé que lui seul étoit rebelle. . Il est condamné.. un acte de providence nationale à exercer. faire le procès de Louis puisse être. 54. votre délibération va directement pris jusqu'ici cimenter ici et de frapper de stupeur tous les à l'univers son crime. et dans « Les grands orateurs réipublicains Robespi&rre i». p. de quelque manière que ce déjà jugé. cit. Un roi détrôné. 353-372).. de procès à loin de la véritable Louis n'est point un accusé.

comme la règle absolue du vrai ou du faux. c'est une idée contre-révolutionnaire. quelquefois mêrpe les institutions les plus défectueuses. prenez-y garde. vous confondez une nation qui punit un fonctionnaire public. dans aucune circonstance. pendant au tribunal de la nature.ême de la nature nous paroît un désordre. Citoyens. le a subie jusqu'à ce moment.USS DISCOURS DE ROBESPIERRF 122 potisme royal et constitutionnel. vous confondez les règles du droit trompés par civil et positif avec les principes du droit des gens. que nous regardons les conventions les plus arbitraires. est enfin décidé en faveur . patriotes peuple et ce grand procès. avec celle d'un peuple dont le gouvernement est affermi (7). les nations ne peuvent. Nous ne songeons pas même que la plupart tiennent encore nécessairement aux préjugés dont le despotisme nous a nourris: nous été si long-tems courbés sous son jouq. révolution ? Si Louis est innocent. En effet. achèvent de nous tromper. un cas extraordinaire qui dépend des principes que nous n'avons jamais appliqués. et celle qui détruit le gouvernement lui-même. car c'est mettre la révolution elle-même en litige. que nous nous relevons ayons difficilement jusqu'aux principes éternels de la raison: que tout ce qui remonte à la source sacrée de toutes les lois. peuple. Tous les rebelles étoient les amis de la vérité et les défenseurs de l'innocence opprimée: tous les manifestes des cours étrangères ne sont que des réclamations légitimes contre une faction dominatrice. Tel est 1 empire naturel de l'habitude.es même que nous appliquons à des idées différentes de celles qu'ils expriment dans l'usage ordinaire. est une vexation mjuste de sont tous les de l'empire français Paris. nous ne trouvons point la justice. un tribunal. nous sommes naturellement portés à croire que. une procédure. Les mouvemens majestueux d'un grand (7) Voir la même idée ci-dessus. selon les règles uniformes. par ce que nous sommes accoutumés à voir les délits dont nous sommes les témoins. avec équité. semble prendre. vous êtes ici de fausses notions. du juste ou de l'injuste. un caractère illégal. vous confondez encore la situation d'un peuple en révolution. jugés. vous confondez et les relations des citovens entre eux avec les rapports des nations à un ennemi qui conspire contr'elle. du aime de la tyrannie. sévir contre un homme qui a violé leurs droits. . et où nous ne voyons point un juré. entre le crime et la vertu. Ainsi. et que l'ordre m. tous les défenseurs deviennent des calomniateurs. à nos yeux. Nous rapportons à des idées qui nous sont familières. coupables. entre la liberté et la tyrannie. La détention même que Louis que devient de la la liberté les fédérés. en conservant la forme du gouvernement. si Louis juge. Ces term.

qu'elle survît à elle-même. ils les replongent dans le néant. ordonné d'Ang-leterre. que cette contradiction éternelle entre foiblesse la de nos mœurs. Quelles sont les lois qui la remplacent ? Celles de la nature. il est naturel que des tyrans qui immolent leurs pareils. droit de punir le tyran. Le même chose. tre. La du invoquer le pacte social ? 11 encore. de port au tyran. mode ? Que des exemples Cromv^ell ait par un tribunal dont il disposoit. cherchent à tromper l'opinion du vulgaire par des formes illusoires. L'un ne comporte pas d'autres formes que l'au- le procès du tyran. Coml'a anéanti. si elle le juge à propos. son jugement. ni de liberté. pour ce les rapports des citoyens entre eux mais l'effet de la pourroit-il conserver le concerne qui été l'état : de l'insurrection. punir. en 1687. le les procédures judiciaires sont faites pour les membres C'est une contradiction grossière de supposer que la constitution puisse présider à ce nouvel ordre de choses. c'est la chute de sa puissance. et certes. et celui de le détrôner. sa peine. celle qui est la base de la société même: poser le salut c'est la du peuple. ils lancent la foudre. Si c'est pour leur salut qu'ils s'arm^ent contre leurs de les oppresseurs. mais de fourberie et d'intrigues mais le peuple quelle autre loi fait I^"" (8) ! : peut-il suivre. qu'Elisabeth ait fait condamner Marie d'Ecosse de la même manière (9). non au peuple. la dépravation de nos esprits. ils ne rendent point de sentences. et la pureté des principes. mais à leur ambition. c'est c'est les constituer de rompre entièrement par rapréciproquement en état de guerïe. sa toute-puissance ? le tyran fût-elle liti- (8) (9) par la reine Elisabeth . ce seroit suples tribunaux. ment celui-ci nation peut et tyrannie de forcée de recourir au droit de nature à l'égard la l'insur- tyran. à nos yeux timides. et cette justice vaut bien celle des tribunaux.SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 123 sublimes élans de la vertu se présentent souvent. l'énergie des caractères que suppose le gouvernement libre auquel nous osons prétendre. ou le renversement de la société politique. que la justice et la raison Dans quelle république la appuyées de nécessité de punir Procès de Charles I^^ 1649. ce n'est pas la moindre cause des troubles qui les comme nous agitent. ils ne condamnent pas les rois. Lorsqu'une nation a elle rentre dans rection. celle qu'exige la liberté du peuple. de la cité. c'est l'insurrection. Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires. 11 n'est question là ni de principes. qui comment seroit Nous nous sommes étrangers qui n'ont juger Charles rien seroient-ils pour eux un laissés tenus d'adopter un nouveau dangei induire en erreur par -de commun avec nous. les éruptions d'un volcan. Procès de Marie Stuart.

Tarquin tous les partisans le Superbe. Vous vous ranimez.. 427). On de toutes parts des adversaires pour ! quels progrès rapides a déjà fait ce système.à ses Commettans. du mois d'août A l'époque de la royauté se cachoient. comme Petion. parce que nous ! sommes sans entrailles pour les' opprimés. car s'ils défendent sa cause. ils peuvent espérer de la faire triompher. ouoi de plus naturel. Robespierre tourna cette proposition en (10) le peuple et se réifugia chez ridicule (Voir Lettres . Aujourd'hui ils relèvent impunément un front audadernier. si des lomains avoient osé se déclarer ses défenseurs? Que faisons-nous? Nous appelons de toute part des avocats pour plaider la XVI. nous sommes tendres pour les oppresseurs. n"" 9. dont fondateurs les lui suscitent l'attaquer dans son berceau Voyez les factions. vous consacrez le droit de blas- contre la république et contre le peuple. . dernier roi de Rome. p. que de répéter par-tout les maximes que ses défenseurs pourront professer hautement à votre barre et dans votre tribune même ? Quelle république que celle réveillez toutes ragez le royalisme assoupi.. vous ressuscitez toutes les que- conque ? Quand un le ressusciter du despotisme relles contre la liberté. nous révérons l'ombre d'un roi. parce que le sentiment de la véritable humanité nous est étranger.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 124 à gieuse? Tàrquin fût-il appelé en jugement? (10) Qu*auroit-on dit Rome. son voisin. Nous pourrons bien un jour décerner aux défenseurs de Louis des couronnes civiques. si ce un tribunal ou à une assemblée quel- l'insurrection à roi a été anéanti par le peuple. Et Nous invoquons des formes. Quoi de plus légitime. nous nous piquons de délicatesse parce que nous manquons d'énergie. car le droit de défendre l'ancien despote emporte le droit de dire tout ce qui tient à sa phémer cause. vous encoulibrement pourra prendre parti pour ou contre. qui a le droit de pour en faire un nouveau prétexte de trouble et de rébellion ? Et quels autres effets peut produire ce système ? En ouvrant une arène aux champions de Louis XVI. fut chassé par le tyran de dîmes. -(11) iLa Convention avait autorisé Louis XVI à se faire assister id avocats. nous étalons une fausse humanité. parce nous osons parler de république que nous n'avons pas de principes. nous-mêmes les citoyens à la bassesse et à la corruption. voulaient lui en accoir•der un nombre illimité. quiconque eût osé entreprendre l'apologie de Louis XVI eût été puni comme un traître. parce que nous ne savons pas respecter le peuple. cause de Louis (11) Nous consacrons comme des actes légitimes ce qui. chez tout peuNous invitons ple libre eût été regardé comme le plus grand des crimes. Le procès de Louis de n'est l'appel XVI ! Mais qu'est-ce que ce procès. Certains députés. autrement vous ne donneriez à Tunivers qu'une ridicule comédie.

préliminaire à toute autre question. on parle pour. qu'elle ne peut être ni assez longuement. sa punition. rassemblés. ni assez librement discutée et pourquoi nous en étonner ? ce double phénomène tient à la même cause. A peine avons-nous pu arra- cher à l'mjustice d'une décision précipitée. l'inviolabilité dont les conspirateurs de l'assemblée constituante ont couvert ses premiers parjures. soutenu que le supp'iice de Louis XVI se retournerait contre la Révolution eii provoquant dans le peuple une réa^îtion de pitié en faveur du roi. l'honneur ou la liberté des meilleurs citoyens.SÉANCE DU 3 dIcembre 1792 125 cieux. des a-t-on dit. la convocation des Etats généraux. précurseurs de tous les attentats. vous inviolable ? Mais depuis qu'un membre de la convention nationale (le citoyen Pétion) a présenté la question. tique de ce sanctuaire de la liberté. à 1108. ont fait de cette cité de cris séditieux qui demandent l'impunité retentir les rues de Louis XVI Aujourd'hui Paris renferme. Aujourd'hui des hommes armés. Il y a deux mois. Nous avons entendu XVI vanter les vertus et les bienfaits du tyran. contre les lois. crime! ô honte! la tribune du peuple français a retenti du panégyrique de Louis (14). si le roi pouvait être jugé. inondent la cité où vous résidez. et tous les frippons qui les proscrivent aujourd'hui Commune du 10 aoû. les 84 départemens. dans son sein. Que dis-je ? Aujourd'hui Louis partage les mandataires du peuple. que dis-je? nous avons vu accueillir. a-t-il été un seul : : moment abandonné. a été invoquée.t. 11 ne vous reste plus qu'à ouvrir cette enceinte aux athlètes qui se pressent déjà. connus par leur zèle pour la liberté. Braesch. qui demandent. de son côté. et jusqu'au por-. L'abbé Fauchet avait. ils ne peuvent "^aire grâce qu'à ceux qui se sont adoucis en sa faveur. pour la seconde fois. à votre insçu. doivent avoir soif du sang des députés du peuple. Ceux qui s'intéressent à Louis ou à ses pareils. retenus dans ces murs. en égorgeant ses défenseurs. . 1104. on parle contre lui. pour briguer l'honneur de rompre des lances en faveur de la royauté. appelés. p. Aujourd'hui des écrits insolens. qui eût pu soupçonner qu'ici ce seroit une question. Nous avons vu une portion des membres de cette assemblée proscrits par leurs collègues. comme l'objet d'une délibération sérieuse. les plus atroces calomnies contre des représentans du peuple. avec une joie scandaleuse. aujourd'hui les écrivains les plus décriés de Taristocratie reprennent avec confiance leurs plumes empoisonnées. pour protéger ses O derniers attentats (13). La (13) Voir séances de la Constituante des 13 et 15 juil'let 1791. (12) Voir F. presqu 'aussitôt que dénoncés par la sottise et par la perversité combinées la cause du tyran seul est tellement sacrée. (14) Le girondin Rouzet (de la Haute-Garonne) avait rappelé dans la séance du 15 nov. Le projet d'enchaîner le peuple. les actes généreux de Louis XVI: l'abolition de la main-morte dans ses domaines. s'il étoit hommes (12). pour l'arracher à la justice de la nation.

au nom de Louis XVL Louis combat encore contre nous du fond de sa prison. il n'en est pas de plus vil. votre intention est imprimé par . Mais. c'est un nité. Je . Que dis. Je ne longuement où je suis convaincu que c'est un scandale de délibérer. Est-ce le personnage ? aux sais point discuter yeux de la liberté. on demande quelles sont les lois qui le condamnent (15). si employer. Je veux bien vain nom dont on nous amuse.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 126 sous le nom mêmes les les d'anarchistes et d'agitateurs. et les armées étrangères encourager l'audace du tribunal qui doit prononcer sur le sort de Louis. vous prononcer. C'est vous qui en faites une grande cause. en même tems que leur or tentera sa fidé! encore lité.me garderai bien de répéter ici tous les argumens sans réplique.. développés par ceux qui ont daigné combattre cette espèce d'objection. C'est une grande cause. Je les relègue sur les bancs de l'école ou du palais. aux yeux de l'human'en est pas de plus coupable. s'il est permis de le traiter en ennemi. a-t-on dit. Est-ce l'utilité du résultat ? c'est une laison de plus de le hâter. il élcirgissement et des dommages et intérêts. procès durera au moins plusieurs mois. Il ne peut en imposer encore qu'à ceux qui sont plus lâches que lui. le atteindra il livrer une l'époque du printems prochain. La vous avez ne pouviez fait.je ? C'est vous qui en faites une cause. P&tio^n (16) affaire aussi solennelle. ou plutôt dans les cabinets de Londres. On invoque en sa faveur constitution. pour ceux qu'ils la n'auroient pu convaincre. Cette phrase A est absente du texte la séance du 13 nov. où les despotes doivent nous ? Quel attaque générale. Une grande cause. qu'il faut juger avec une sage et lente circonspection (16). dans le secours de leurs alliés. Et quelle carrière ouverte aux conspirateurs Ainsi. a celui La damne. il (15) veîition. de discuter et de décider avec maturité w. ne doivent-ils pas exciter euxque nous présage leur perfide système ? Si nous troubles en croyons. clémence. . je rougirois de discuter plus sérieusement ces arguties constitutionnelles. Que trouvezvous là de grand ? est-ce la difficulté } non. allez aux pieds de Louis invoquer son procès. et l'on doute s'il est coupable. de Vienne et de Berlin. Vous vous con- constitution sa n'aviez de demander son Pour moi. point le la droit S'il constitution vous défendoit tout ce que ne pouvoit être puni que de la déchéance. Je ne dirai là-dessus qu'un mot. croire que an la république n'est point quels autres moyens pourroit-on l'on vouloit rétablir la royauté ? Juste ciel ! toutes les hordes féroces du despotisme s'apprêtent à déchirer de nouveau le sein de notre patrie. sans avoir de le retenir instruit en prison.avait dit: « la Dans Con- une certainement de prendre une marche imposante. tous les partisans aliment donné à l'intrigue et à l'aristocratie de la tyrannie pourront espérer encore.

auroient immolé Louis XVI. les regards de la* postérité (17). Quel est le m>otif de ces délais éterneU que vous nous recommandez } Craignez-vous de blesser l'opmion du peuple ? comme si le peuple lui-même craignoit autre chose que la foiblesse ou l'ambition de ses mandataires Comme si le peuple étoit un vil troupeau d'esclaves. c'est de paroître les craindre. l'opinion de l'abbé Fanchet. si moyen de le moyen de confondre ce sans étrangers. en problême presque insoluble ? Avons-nous le droit d'avoir une volonté contraire à la volonté bien moins de s'éclairer.SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 127 une grande cause. Il (17) Gf. Oui. voulant. question. se change-t-il. solennellement ordonnée sa par la Conpunition. le 10 août. Ils dit que ceux qui. pour approfondir que de la bonne foi: il cette s'agit que de ne point s'aveugler volontairement. uniquement pour que vention nationale. nous semble-t-il obscur dans un autre ? Pourquoi ce que le bon sens du peuple décide aisément. Or peut être que les crimes de Louis XVI et les droits trois mois d'intervalle ont-ils changé ses crimes ou les droits du peuce fut sans doute ple ? Si alors on l'arracha à l'indignation publique. mais remettre en question s'il est coupable ou s'il peut être puni. stupidement attaché au stupide tyran qu'il : ! a proscrit. Craignez. pour ses délégués. que j'aurois presque hésité à énoncer moi-même. Pourgloire d'affranchir le genre humain > supposezvous que les nations qui n'ont point quoi donc aspirez. n'est-ce point à vous de la diriger. si elle se déprave. dit-on. la postérité s'étonnera en effet de votre inconséquence et de votre foiblesse. . au nom de la nation. se vautrer dans la bassesse et dans la servitude! Vous parlez de l'opmion. c'est de respecter leur complice. vous redoutez. à quelque prix que ce soit. une sagesse différente de la raison universelle ? de l'inviolabilité avancer un prinentendu les défenseurs J'ai ont cipe hardi. ligués contre nous > Oh vaincre. seront Par été épou- ses plus cruels oppresseurs ? Enfin. auroient fait une action vertueuse.vous à quelle contradiction la de la proclamation des vantées du châtiment de l'un de étoi\nées droits de l'humanité. de la fortifier à qui faudroit-il s'en prendre. et du peuple. Si elle s'égare. en devînt plus imposante pour les ennemis de l'humanité.vous les peuples étrangers } Vous croyez donc encore à l'amour inné de la tyrannie. je On a dit qu'il falloit soutiens qu'il ne faut du génie. Mais la seule base de cette opinion ne géi>irale. et nos descendans riront à-la-fois de la présomption et des préjugés de leurs pères. Pourquoi ce qui nous paroît clair dans un tems. c'est celle d*im malheureux projet de loi poptslaire opprimé par le despotisme. n'est à vous-^mêmes> Craignez- ? rois 1 les rope. c'est trahir la foi donnée au peuple françoissoit pour empêcher que l'assemblée est peut-être des gens qui. Le la criminelle conspiration des despotes de l'Eu- vous de mécontenter les doute.

et il paroît que cet argument a séduit •beauicoup de personnes. mais la royauté ne présente pas ce caactère. elle n'a plus le droit de se constituer juge dans un procès où elle a elle-même un aussi grand intérêt. Or. p. sans formalités. et d'après la disposition précise de ces loix. sans jugement. et dont on a donné aujourd'hui le premier avec cet épigraphe « Miseris suceurrere disco ». soit par des motifs encore plus honteux. bonne désormais qu'autant qu'elle portera d'une vengeance publique. Quelques observations le précèdent. Quoi qu'il arrive. qui paroîtront successivement. la nation auroit le droit de • toujours reprendre son autorité souveraine. si cet argument est atroce dans ses conséquences. quand même un roi auroit rempli fidèlement les clauses du contrat primitif passé entre lui et son peuple. y est-il dit. il est bien extaordinaire que. a prétendu que s'il sortoit absous du j-ugement qu'elle doit prononcer sur lui. &t il offre une incohérence d'idées qu'il est faci'le de démontrer. On répond d'abord que. c'est-à-dire. ne serviroit la punition de Louis le caractère solemnel ennemis du peuple... pour déterminer la Convention nationale à la mort de Louis XVI. (18) que les n'est (18) LRobespierre répond ici rissoû. la déchéance du roi. et de se ressaisir du gouvernement. l'issue du jugement pour la nation. qu'une main privée remplît les défiez-vous de ce piège. en ces termes mémoire contiendra cinq caliiers in-8 d'environ cinquante pages chacun d'ismpression. Fauchet et Houzet. quiconque oseroit donner un tel Citoyens. le 13 nov. ce même intérêt peut la modifier. c'est une dignité créée originairement par le peup'le. il est encore absurde dans son principe. s'élever . âmes à les la soit pour ravir aux nations un hauteur des principes républi- exemple qui cains. sans instruction. C'est la logique des assassins. 3-4). il en résulteroit que la Convention nationale se trouvant partie contre Louis XVI. si cette supposition étoit fondée. 'la thèse de rincompétence de ]a Convention. comme s'il pouvoit. dans la vue de la faire échapper à l'embarras de cette situation. l'une provisoirement et l'autre définitivement. ce sont des éléments de tyrannie que les représentans de la nation se sont engagés d'éloigner à jamais de la constitution française. Le citoyen Kobespierre. ne seroient pas tâchés fonctions de la justice nationale. et investie par lui et pour lui de pouvoirs et de prérogatives. il la délègue à qui lui plaît.LÈS DISCOURS DE ROBESPIERRE 128 ne prenne un caractère éléveroit digne d'elle. On retrouve en partie ces obdans le « Mémoire justificatif pour Louis XVI ». que l'assemblée législative et la convention nationale se trou ver oient coupables d'avoir prononcé. qui aux anguments développés par Mosoutinrent. nation que doit prononcer sur Louis. les promoteurs de la république seroient regardés coiame rebelles. que pré« Ce sente La Kévolution de 92 (n*^ 96. Il est donc ridicule de paroître craindre la comme 1 a fait Robespierre. a produit une idée dont les conséquences sont jections : : •attentatoires à cette même souveraineté. Robespierre semble avoir envisagé la royauté comme une propriété qui ne peut être enlevée qu'en vertu des lois civiles. Mais. en politique. Ainsi le promoteur de la doctrine de la souveraineté du peuple. on ait appelé la mort sur la tête de Louis XVI. conseil. En effet.

nous avons encore la tyrannie toute entière. mais nous Nous n'avons point encore fait une seule loi qui l'avez. d'après les principes indestructibles de elle ne peut être justifiée. mais encore les biensé^ances qui sont des loix pour les souverains. seroit blessée par 'la condamnation de Louis. nécessaire à la sûreté des individus ou du corps social. la vie est plus vive. et par cette raison seule. et je n'ai pour Louis ni amour. nous ne nous mettions nous-mêmes à sa place. sans que pour cela la nation soit déclarée rebelle. et de plus. craignons de nous rendre criminels. et qui semblent constituer la morale des gouvernemens et de la politique. — ^ . p. que. de troubles Ejt vous placez A de guerre et Nouvelle La encore civile. et des dharlatans plus immoraux. _ . puisque la constitution acceptée et jugée par tout et en effet. 432. Robespierre. difficulté. ment violoit les loix faites ou consenties par elle et c'est ce qui dans irhypoitiièse de la condamnation de Louis à mort. arriveroit néicessairement. Vous avez proclamé la république. j'abhorre la peine de mort prodiguée par vos lois. Discours. la j>eine de mort en général est un crime. dont les délits sont moins les leurs ses forfaits.vous justifie donnée ? ce nom. que vous noi^mez encore constituante. Mais si vous ne vous avisâtes jamais de les réclamer en faveur de tant de malheureux. . que dans les cas oij elle est la nature. c'est que vous remplissiez les devoirs que sa confiance vous a imposés. nous n'avons pas encore réformé un seul abus du despotisme. (19) Argument présenté par Rouzet et Fauchet. ni haine je ne hais que ! : demandé de peine de mort à l'assemblée. jamais de controverse entre elle et ses délégués. dit cruelle encore (19). ce qui vous importe à vous-mêmes. par quelle fatalité vous en souvenez-vous seulement pour plaider la cause du plus grand de tous les criminels? Vous demandez une exception à la peine de mort pour celui-là seul. est-ce peine quelle trop cruelle. Louis peut sortir absous du jugement qu'i'] va subir. cette justice positive. et ce n'est pas ma faute si les premiers principes de la raison lui ont paru des hérésies morales et politiques (20). ce qui lui importe. qui peut la légitimer ? Oui. avec de nouveaux fermens La république et Louis vit encore personne du roi entre nous et la liberté force de scrupules. craignons qu'en montrant trop d'indulgence pour le coupable. J'ai l'abolition la que ceux du gouvernement. Non. 2« partie.SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 129 Qu'importe au peuple le méprisable individu du dernier des rois } Représentans.. peine de mort est ! ! la ! A condamnerons-nous Louis? un autre. si ce juge. (20) Voir séance du 30 mai 1791. Or. Mais elle pourroit devenir coupable. qui est aussi impérieuse pour les hommes réunis que pour les hommes isolés. des factions plus viles. Avocats du roi. Je demande qu'il par pitié ou par cruauté que vous voulez le soustraire à la peine de ses crimes Pour moi. a déclaré sa personne inviolable ment la justice. Otez les noms. non seulel'empire..

chez qui les crimes de la tyrannie sont des sujets de dispute. traître à la nation française. Walter. 646. un roi dont le nom seul attire le fléau de la guerre sur la nation agitée. un peuple. (21) Il n'est pas douteux que ce discours produisit sur l'Assemblée une profonde impression. p. libre et respecté au dedans comme au dehors. ('22) Texte reproduit dans le Mon.. 162-171. toutes les personnes Je demande que cet événement mémorable soit consacré. dans le liefU même où sont morts. vous Je de propose Louis* Quant à sa femme. parce société peut toujours les prévenir par d'autres que le coupable dans l'impuissance de lui nuire... qui se partagent dei dépouilles. criminel envers V humanité. ni l'exil ne peut rendre son existence indifférente au bonheur public. dans Bûchez Houx. 353-356. après tant de sacrifices et de combats. et . la ni la prison. La majorité des journaux signale. à qui l'on dispute encor* sa liberté. chez qui les lois ne sont encore inexorables que pour les malheureux. au lieu de : . (21) Moniteur universel. Chez un peuple paisible.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 130 la publique ne sûreté la provoque contre délits les ordinaires. on pourroit écouter ks conseils qu'on Vous donne d'être généreux. dès statuer. Mais Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive. jusqu'à ce que la paix et la liberté publique soient affermies. quel est le parti. le silence des députés qui contrastait avec les applaudissements des tribunes. XXI. Je prononce à regret cette fatale vérité. un peuple. . par un monument destiné à nourrir dans le cœur des peuples. (22) Texte du discours imprimé avec les variantes suivantes : après (on applaudit). dès ce moment. moyens. et la générosité dont on nous flatte resseffi* bleroit trop à celle d'une société de brigaiïds. passage omis: depuis « Un roi détrôné exercer » : (( à )). le la terreur 340 n'' p. XIV.. Son fils setâ au gardé Temple. je demande que la convention le déclare. Pour lui. sur le renverrez aux tribunaux. et cette cruelle exception aux loix ordinaires que là justice avoue. ne peut être imputée qu'à la nature de ses crimes.. et mettre un roi détrôné ati [Mais sein d'une révolution. 1441. la de sort ainsi quê prévenues des mêmes attentats. Mais un peuple. les généreux martyrs de la liberté. le 10 août. le sentiment de des tyrans leurs droits et l'horreur de salutaire la justice Gazette nationale ou [ et dans l'âme des tyrans. » « On après u n'est point absoute » la devient révolution )> ? « la révolution que est-elle pa» encore incertaine et douteuse ? )> phrase omise : a Vous jusqu'à (( applaudit» fi du peuple. qui n'est rien rroins que cimentée par les lois. et analysé par G. comme le Courrier de Qorsas. jte demande qu'on donne un grand exemple au monde. doit désirer qu'on le venge. n : . vous ce moment.

et les tribunes applaudissent.. •(23) C'était Barère. pôuï due que l'Âàsemblée n'àVàit aiiffé cho^ë â faire qiié dé déclarer d 'ace usât iôiï. et plusieurs autres. Vous êtes lés délégués du peuple souverain. lui-même « &n après « ridicule d^âmédië )) : « leurs plumes empoisoniiées » ajouté paÈsage après applaudit « trouvent des successeurs qui les surpassent cti audace » passade omis: a Je me garderai bien.) Robespierre pour prouver que ses idées sont des axiomes^ pâfle du grand ordre de la nature que l'on prend pour des bouleversemens. soîît à là tfibiinê. t. (24) Allusion aux tribunes. tous veillent parler à-la-fois. ^es prétendus amis qui Il et éJècitoiéfït se plàirit à l'Assemblée 6m pëii remarquer au peuple que c'étoient il fait le désordre... soutient que les peuples ne prononcent pas d'arrêts. . Chafièf profité d'tiii moment dé silence.. ce qlii place pâsèage omh : « )) dû corps social . la République existe.. C'est une grande n : à i sa c-âUsë:.. » (23) 11 [lé président] (26) accorde ensuite la parole à Robespierre. )). passage Omis: a C'est vous qui en faites une grande cause.. (Quelques murmures dans l'Assemblée. Nous ne divaguerons pas avec l'orateur dans un dédale de phrases a et le insignifiantes et entortillées.. de le hâter » passage confondez une » )) i . )) .. « Vous n'êtes point juges...] n° 5^ p. et qUê lés discôlifs que les membres àvoient à produire dévoient être déposés slir le bureau et remis à l'imptession. vous n'avez pas un arrêt à prononcer contre un homm. et Capet état efl opinion.SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 llj ftatioh. Le peuple souverain l'a déclaré rébelle. jusqu'à « convaincre n. Louis est jugé ou la chutes République n'est point absoute. nous nous bornerons à rapporter quelques ménagées aux applaudisseftiens. de dignité qu'elle conserve. . . mais (23) î'our (Charrlier. et s'àaféSsàht tôùf-à-tôUr à la Convention et aux tribunes. Si cette idée vous paroît un paradoxe... lés maîtres etï tactique pOUsséiît dés clàmêiifs §i bruyârîtëS. qu'un membre s'élance au milieu de la salle. (( III. (( Charieï (23).. (iS5) €e texte montre les efforts déployés pftr 'les adversaires de Robespierre pour l'empêCher de prononcer son discourà. 75-77. Louis fut roi. Repfésentans. . mais ce ttibun est du-dêssiis des décfèts.. Le jusqu'à « peine de mort )) nous-mêmes jusqu'à Courrier des départetiiens. calme renaît.... lui (( » importe. on lui Son peuple était là! (24) Là majorité dé T Assemblée veut mâintëftlr le décret. après h du derniet des rois s'aveugler volontairement » passage reporté: )) ërtiis . Robespierre. la Olii.e... RobêêpiêrTé insisté pour prononcer" §6h observe qu'un décret s'y opposé. . ..

que nous ne trouvons la justice que là où il y a des juges.. la révolution est incertaine. Pïoposeï de faire le procès à Louis XVI. non. Il est des hommes qui ne seroient point fâchés qu'une main étrangère se O la vengeancce nationale )). les fédérés sont des rebelles. parce qu'il faut que la patrie vive.. Lx>uis XVI doit mourir. non. qu'elle soit renvoyée aux tribunaux. t. Lorsqu'une nation a été forcée de recourir à l'insurrection.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 132 lancent la foudre. Rien n'est plus nécessaire que le calme. elle rentre par rapport au et la grand . voilà la question décidée. et s'écrie que Rome n'a pas consulté des — d'assaut aux éclats avocats De pour juger Tarquin. il rétrograde K aux éaivains le plus décriés qui agitent leur plume empoisonnée et lancent des écrits affreux qui sont distribués aux portes mêmes de la Convenhonte! s'écrie-t-il. vous êtes les représentans du peuple. le peuple l'a déclaré rebelle.on y a agité des arguties constitutionnelles. Robespierre. tribunes). c'est celle-ci de quelle manière convient-il aux représentans de la nation de Louis XVI? Vous avez une (( : juger à consulter.. enfin.. c'est rétrograder vers le régime royal et constitutionnel. Robespierre. citoyens. « cette tribune. Des voix (des tribunes).. il est jugé ou la république n'est point absoute (sic) (Applaudissemens des grande juges... . Louis fut roi. (Applatidi par les tribunes: la un profond Mercure majorité de l'Assemblée dans silence). Ce Non. Tarquin. Mais le supplice du plus individus ne peut être utile qu'autant qu'il sera solendes méprisable nel. non! procès est pendant entre le despotisme république. ne prenons pas souvent le grand ordre de la nature pour ses bouleversemens. donc. dès-lors le trône fut brisé. 62. l'Assemblée déclare son fils criminel de lèse- chargeât de — ! patrie. des avocats et des plaidoyers. les rebelles étoient les défenseurs de l'innocence opprimée.. les arrestations de Louis XVI sont des vexations. d'intérêt général vous n'êtes point des mesure^ vous n'avez point une sentence à rendre contre un homme. le tyran a trouvé des défenseurs dans tion. Seine il saute au Tibre.. tous les défenseurs de la liberté deviennent des calomniateurs.. universel.. la république existe. XXII. il n'y a qu'une question unique. Après quelques antithèses encore applaudies et réapplaudies des tribunes. si Louis est innocent. que lorsque le dhâteau des Tuileries fut pris De du tonnere. si ces idées ne vous semblent pas des paradoxes. l'orateur arrive à la conclusion. et l'habitude est tellement puissante.. que pour donner un grand exemple aux nations de la haine que les peuples doivent aux rois... Il demande qu'à l'instant l'Assemlblée statue sur le sort de Louis XVI et le condamne au supplice Quant à sa femme. p.

parce que nous sommes sans entrailles pour les opprimés. vous la renverrez dans les tribunaux. Vous allez par ce plaidoyer ressusciter toutes les haines au mois d'août les royalistes n'osoient se montrer. ils savez-vous quand Louis XVI fut jugent pas. les écrits les plus affreux contre l'assemblée sont distribués aux portes de cette enceinte. quant à son craint-il autre dhose que semens des fils. l'un vous dit: le punirez-vous de la peine de mort. Avocats du roi. même peuples ne prononcent pas de sentence. allons sans cela. il peut donc être droit fut-il donner vous ne donneriez à l'Europe qu'une misérable comédie. ! . je ne vois que ses forfaits : : d'une république. trône fut brisé. parce qu'il faut que la patrie vive. la je demande que vous le déclariez dès-à-présent criminel nation. (Applaadissemens). aujour? innocent. XVI. Marat. c*est quand le château des Tuileries fut pris. ils Tanéantissent jugé. On a dit que c'étoit est-ce là une grande cause et que trouvez-vous donc de si grand l'homme. car la constitution défendoit aussi de détrôner Louis et cependant vous l'avez et seroit innocent. Marat ! Robespierre. fut-il litigieux nous Nous ? Dans quelle république. c'est quand le les ne le . et dans cette tribune même. la constitution ne peut se survivre à ellele droit de punir le : tyran est le même que celui de le détrôner . ils lancent la foudre. (ApplaudisParlezvous des nations étrangères. il est des hommes qui ne seroient pas fâchés qu'une main étranla vengeance nationale citoyens.SÉANCE PU 3 DÉCEMBRE 1792 J33 tyran dans Tétat de nature. et je me dispenserai de répondre à ce qui ne me paroît pas devoir être sérieusement débattu.vous de gère se chargeât de ce conseil. la foiblesse de ses représentans. ô honte. {Applaudissemens des tribunes). Louis XVI on agite des arguties constitutionnelles. errant ou renfermé. jugé ? que faisonsdes avocats au tyran. ne peut être utile qu'autant qu'elle sera solemnelle. la punition du méprisable individu du dernier des rois. ils étoient en quelque sorte rentrés dans le néant. Nous sommes tendres pour les oppresseurs. on a répondu à ces futilités. et que vous donniez par-là un grand exemple envers au peuple . Louis ne m'inspire ni haine. Aujourd'hui des hommes attroupés ont demandé que le tyran fut impuni. et je le dis à regret: Louis XVI doit mourir. le tyran a trouvé des défenseurs les hordes féroces du despotisme combattent encore pour Louis XVI du fond de sa prison il nous attaque encore. : d'hui les écrivains les plus décriés de l'aristocratie agitent leur plume empoisonnée. pour sa peine je veux qu'il vive. Des voix. à dès mande que vous statuyez présent auant à sa femme. est-ce pour le peuple? Et que : . 10 ? Je deapplaudi et reçu avec reconnoissance vos évènemens du de Louis sort le sur XVI. l'autre dit: non. fait. elles qui ont tribunes). défiez. mais rien n'est plus vil. ne lui sauroit être indifférent. le Tarquin chez les Romains de punir le tyran. ni mais un roi détrôné au milieu vengeance.

n" 77. p. n° 11. proposition dp Péfion ««i adoptée. 632. la On parts. {Applaudissemens et bravo des tri- )) bmes. enfin la. p.) {^'Assemblée décide que Robespierre çédigera. été entendu. Robespierre insiste. XXIU. 2. mgtin. r4u^i/egr nafzona/. 1792... 4 déé. n° 74. demande ap moins à la motiver. p. 2. rentre dans le fond de la discussion. Robespierre demanda la parole ^ plu sieurs pprises. p. ipp^tions de ce discours dans: le fanal parisien. e|:c. 3448..LPS DlgÇPypS DE ROBESPIERRE 134 4p. le Çréoje patriote. Journal de Perlet.. p. n** II. 30-31. 4e Pgris^ n*' 21. . la « Révolution de 92 » (n° 77) rend compte et Jiobespjerre partagent les suffrages. la Cppvpntipn décréta qu'elle juge^p-it elleinême le roi. p. n"" 5. p. je 1 . 4 du §qir (Sablier). (On observe quç \îais je : privilège (( Robespierre. p. Il continue pçir au ce considérant. 1^ Galette rfe Fmnce. p. T-rdernande qu'jl lise son projet de décret. n° 108.. 1792. (28) Çazetie nqiiQnal^ an . 1792. 3. Il parle. L' Assamblée nationale çonsjdérant que. 'la priorité ayant été accordée au projet dp décret iprésenté par Fétion. milieu d'un tumulte prolongé. J792. i(à8) Voici de ce d^l)?it: comment n Pé^on LW. p.. II. n« 253.. p. 7. ^n it§rme du déba-t.. p. t. parole. H . /ejs murmures Enoncez votre prpposition. 156. p. 'à u^p Qip-pQsition farouob^ (^V). p. n° 74. \\. IQ 1792. les 156. le p. nop point de dp parole). fermf. 1-2. 476. le Joumiil Extraits QM ç)pc. p. comme les autres 77. la Feuille (Ju 161. 86r87. et 5 déc. la Chronique de Pavi^. 1-8 déc. n" 341. 258. p. t. p. 270. n' 339. (27) Voir Arch. p. le Journal de France. !^ Journal de Normandie. | . n° 75. 1354. 4 déc. p. n° 75. mais ce derjiier a piitjlié sop prR'jet ^p décret cependant le§ tribupp? retentissent bientôt en s^ faveur. p. 1044. haine qu'jl la <Jpit aux tymns. t.. s' écrie-t-on de toutes çoy^vrent sa voix.. la RçvoluHqn le ]omnal du soir 4e 92. 1108. 15 dée. n° 148. p. Jl sp iheurtE}. la Quotidienne.). 2. pari. n° 312? p. nng/ps républicaines. les Nouvelles politiques.' 2^ InteFvention : Sur le jugement du roi (suite) Pans la i4i^cw§8i0n qui sijivit. le Journal UT\iversel. le Jour^l historique et polifiqïîç.. Eh! bien voipj pnon prpjet de décret. — On 1444. 53-55. observp qu'il a déjà discussion. \. les Révolutions de Paris. 588.(( le MçinihW Robespierre demapde L'Assemblée la f^lp^r^^l. 15 déç. 8Q. je Journal de Pqm. n° n° 345. Journal français ou tableau politique et littéraire le Journal historique et politique. Ip Courrier de VF^galitç. (Non.

pftrl. L^ voici Louis XVI.„r LIV.otifs de Non. p. 78. s'écrie-t-on.)) p. 64. n (29) Journal dçs débats et décrets. XIV. 651. décrète. La discussion Voix. il est décréti^ qu'il l'écrira au bureau. On l'écoute mais par une transition insidieuse. autres la priorité à la proposition dites ! votre ma proposition proposition. Le Courrier des départemients. après beaucoup de bruit. veut des privilèejes. le A Gore parler malgré le décret. Bucl^fiz et . Je Dés les la de Pétl^n. Texte reproduit dans h» Areh. il y descend: le président fait un nouveau résumé. Le tumulte s'accroît. Enfin. (30) repr. sidérant — Des voix. Robespierre insiste pour parler. (Bruit. dans le Mon. et le qu'il déposera sur le 77. tumulte. XXI. veut expliquer ses motifs. n° 5. nouveau refug. II rouvre discussion la ! On demande que Robespierre mette sa proposition par écrit. sera puni de mort à la place où les défenseurs de b Hbeité ont péïi le 10 août. toujours à la de vouloir se borner tribune.. n »— Rpbes= mais qu'il ne s'érige pas en : feint il s'y attache en quelque sorte. Robespierre. malgré des questions préalables multipliées. les tribunes s'agitent. On exige qu'il la lise. t. III. 70... son projet bureau. p. ennemi de l'humanité. il veut la lire. une nouvelle scène s'y passe du epté gauche..m SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1792 de décret par opinans. considérant. il monte à la tribune.. une violente agitation. (Enthousiasme et bravo des tribunes. pierre. traître çnvers la nation. . la dis* deux reprises différentes. non membres. s'écrie-t-pn ? qu'i7 tue roi lui-mêmç. C'est remettre en question.) o (30) . enfin. (( Robespierre veut qu'on t. soit « Est-il dictateur. Ma proposition est que la convention nationale. et 7i. tous comme est fermée. c'est un dictateur. Il insiste. c'est-à-dire qu'on prononce supplice du ci-devant roi. : !(?p) Texte ^mn. demande à exposer les m. . n" écrit. Robespierre veut en^ ciission est fermée. Robespierre. longs débats.oidui'fc 173. XXII.) Enfin. pn demande la clôture de la discussion. des épreuves commencées et in- terrompues. L'assemblée décrète que l'opinant mettra sa proposition par écrit. les rois. il revient en ^piwh§ sur le fond de la qvestipn par des Considérant h l'infini. non. « Robespierre demande à énoncer la sienne. . Mercure (( il convention accorde universel. au simple énoncé de son projet de décret. on refuse. Robespierre s'y refuse. conque Louis XVI est jugé par l'insurrection et l'approbation du peuple entier.

648. encore quelques instans. et nourrir dans V esprit de la postérité la haine des tyrans. traître la même place où ont péri les martyrs de la liberté (31). 655). Louis XVI. Les moirmures d'une partie de l'Assemblée l'interrom<3) p-ent. et s'y répètent avec enthousiasme... sera puni de mort dans pierre. Philippeaux (2) met TAssemMée en garde et l'invite à décréter que le ci-idevant roi sera jugé sans désemparer. p. l'Assemblée. — SEANCE DU 4 1. Robespierre demande en vain la parole (3). Une violente discussion s'ensuit. Robespierre demande à nouveau la parole. Ce projet de décret n'étoit pas encore prononcé. pour attester les justes Vengeances du peuple. Buzot propose de décréter la' peine de mort contre quiconque demanderait ou tenterait de rétablir en . Philippeaux renouvelle alors "a proposition que la. par suite. député^ de la Sa^rthe. met finalement la proposition de Buzot aux voix elde est décrétée. de midi à la fin de la séance. Le président qui donne lecture des différens projets de décret. et que. et un monusulter i s'obstine ment sera élevé au lieu même de son supplice. . sous quelque dénominatioa que ce soib (1). Par une motion incidente.enfm il cède. » (32) (31) i(S(2) Place du Carrousel. Convention se déclare permainente jusqu'à ce qu'elle ait définitivement statué sur le sort de Louis XVI. chaque jour. DECEMBRE Sur le jugement du roi 64. La discussion est fermée. B^arère qui préside.France la royauté. Voici celui de Robesenvers la patrie. la priorité accordée à la proposition de Pétion qui est adoptée.. ceuxpeut apprendre qui veulent le faire taire peuvent avoir intérêt à son silence. Barère à elle-même. » (Mon. <1) i(i2) u'( i . 1792 (suite) appelle la suite de la discussion sur le jugeLouis XVI. Philippeaux. et à plusieurs reprises.les discours de ROBESPIERRE |36l L'Assemblée rappelle à son président la loi qu'elle s*est faite elle demande que l'opinant mette sa proposition par est forcé de conécrit. Après diverses tentatives d'obstruction de la part de ses adversaires. Robespierre insiste avec acharnement. Voir également ce même journal/ n° 18. XIV. que des applaudissemens et des bravo universels retentissent aux 4 coins des tribunes. Il renouvelle s£3 propositions de la veille: Buzot les combat (4).. Pétion s'oppose à cette motion que l'Assemblée s'occupe du procès du roi. (4) Buzot considère qu'en entendant le roi on le nom de ses complices. 'L'ordre tdu jour ment di! : : : Voir Mon. XIV. il peut enfin parler. Un nouveau décret interdit la parole à Robespierre.

que la dignité de l'Assemblée soit maintenue par vous. (5) Camille Desmoulins. et parler le convenu langage pour avoir la parole. Il est tems que toutes les personnalités disparaissent devant l'intérêt général. mais aussi à la discussion sur les émigrés et les subsistances. (6) [Interventions de Philippeaux (7) et Petion (8).) Je réclame contre cette intrigue abominable. la prolongation des séances qu'il demande doit s'appliquer non seulement aux débats sur le jugement de Louis XVI.] Robespierre paraît à la tribune. car il est ressuscité parmi nous. l'autre réclame la parole pour Robespierre. Robespierre. Chabot. Robespierre. 1446. (9) Il s'agit surtout des Girondins. était décidé qu'il faut venir d'un certain côté. et réclame la clôture de la se discussion. Vous ne pouvez me la ravir. puisque je vous annonce que j'ai une proposition nouvelle à énoncer. renouvelle sa motion sur la permanence de (7) Pihiiliippe. président. savoir la tribune. - . Murmures qu'on ajoute à la (5) Merlin (de Thioiniville) avait demandé proposition de Buzot: « A moins que ce ne soit dans les assemblées primaires ». Aux voix la clôture de la discussion.. Je demande qu'il le soit avec censure.) Je deman/Ie. (Le tumulte redouble. Je demande. p. Robespierre quitte Réclamations bruyantes d'une partie de l'Assemblée. Je demande la paiole. et décrète La motion de Buzot par assis et levés. Une partie de l'Assemblée lève. Eh bien. je demande que Merlin soit rappelé à l'ordre. demande que tous les membres qui se permettront des personnalités..) Il faut que vous m'entendiez. que vous réprimiez les clameurs de ce côté droit (9).. s' avançant au milieu de la salle. L'agitation devient générale. n° 341. (Plusieurs voix : Nous pouvons fermer la discussion.) Le Président se dispose à consulter l'Assemblée sur le point de si Robespierre sera entendu. Un grand nombre de voix.aux l'Assemblée. Je demande enfin la parole en vertu de mon droit de représentant du peuple. Président. (Applaudissemens..'^ SÉANŒ DU Gazette nationale ou le 4 DÉCEMBRE 1792 137 Moniteur universel. Je : Et les vôtres. Desmoulins et Robespierre sont à la fois à la tribune et se disputent la parole. soient rappelés à l'ordre. Convention passe à l'ordre du jooir sur la proposition i(6) iLa de Marlin. Des cris s'élèvent: bas de la tribune! l'Ab- car s'il — baye A A !) Duquesnoi. (8) iPétion veut limiter cette permanence. Je dénonce à la Nation ces atteintes continuelles portées à la liberté des suffrages. Plusieurs Voix Thuriot. Chabot. (Une voix : Je dénonce le despotisme de Robespierre. {Les murmures continuent dans une partie de l'Assemblée.

Poursuivi après le 31 mai. Croyez.vous au 'il ne soit plus satisfaisant pour vous. la parole contre le présu entende Robespieire. qije je le drpit. C'est pour vous rappeler ces principes suis on m'en conteste et si monté à cette tribune. de§ orateurs contre lesauels des préventions perfides ont été suscitées par l'ignorance et la calomnie. Rien n'est plus contraire à cet intérêt suprême que 1 habitude tracent désordre oii l'intérêt nous nous salut public. il faut être justement pénétré des principes de la justice et de l'intérêt public. Citoyens. les 4gns piSCai^S DE ROBESPIERRE Le Président. m^h . avocat. d'autres: « tendrons personne Il ».m l. voit gystes que vou§ êtes appelés à remplir ? {Applaudissemens d'mc partie (10) ij^indon Bernard. associé à la manuifacture d'armes ^ajnt-Etieinne. à& f\. on porte par ]h même n\r\e atteinte h la souverainet»f du peuple.E3 des tribmes. Je vous dénonce m où l'on est d'empêcher sans cesse certains membres d'exprimer librement leurs pensées. Le président. Robespierre traverse la salle au milieu des applaudissemens tuIl remonte multueux des spectateurs et d'une partie de l'Assemblée.) On me rappelle ayx borne§ dis que ce? bornes ne peuvent être qu^ relies qye question. plusieurs autres membres. être arrêtés à chaque instant par dçs chicanes plus dignes du Palais oye des fonctions auaugure pour que si l'on le salut public. Lindon (10). Je maintiendrai b liberté des opinions.. je voix . je nnaintiendrai la Lberté 4es opinions. Au de me demande à exprimer ma pensée aussi librement. Rebecqui. fomda'teiir des uBinee de Brive. pensée. je vous prie de vouloir primer librement ma {Une voix: Non. à la question. il se suioida. et d'un meilleur qu'on voup voye délibérer avec calm. vous avez la parole. et le danger trouvons. Robespierre. // me permettre d'exs'élève un murmure général. Si l'on veut faire silence. Tl fut l'adversaire de Bobespierre et de rpgp Marat.. faut qu'on tribunes.) Biroteau.t à s'en^r. Consultez donc l'Assemblée pour savoir si nous seipn^ ©bljr g4s d'entendre Robespierre.e.. il faut qu^ vous soyez dans état de délibération calmp et digne de vous. Pour que vous jugiez le çi-devant roj.vin. tous ensemble. du de prolonger le un projet formé de perdre 1& Convention nationale en mettant le trouble dans son sein {Des applaudissemens s'élèvent de tous les côtés). 1© point d'être arrêté en septeimbïe 1793.. député de la CorIf^ CoTivention. Robespierre. — à la tribune. desquelles cependant peut dépendre quelquefois I^ sagesse de yos délibérations. en privant du drqit dp suffrage un seul de ses repiésentans. je {Plusieurs la fait. Les applaudissemens continuent. Avant de juger le dernier daç hommes. ou nous n'enet L'agitation se fait sentir dans l'Assemblée Quelque^ membres demandent dent. il sur par. Robespierre.

par des manœuvres multipliées.SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1792 4^§ Tuembres dp du Mon des spectateurs. qui ne vous parait qu'upe questioFi rriinutieuse de forme.1 .- le turT)\ilte et décret qui aurait l'influence la plus funeste sur le jugement du ci-devant roi.) mesures fatales au bien Aujourd'huî plusieurs public sont sorties si on avait écouté des expbcatio is nécessaires. ^rpènef-iit (12). Quelle est donc la C'e^t de juger sur le eh^mp. et souvent mal entendu. aura cependant une influence nécessaire sur !e sort de Loujs ca*^ votî'=' décision sur ee poi|?t entraînera la question de savoir si Louis X. nous porter i f-ous car cette iiii hnrfeur de tiendrons permanence la ei'i tyrannie. C'est un crime pouf UPP Nation de se donner un roi (11). profondésans m'entendre. pour des hommes sincèrement. Une Voix: Le jrrnyQÎ ay réfléc'ihie d'abord il irnpossible de proposer calme de l'Asseiriblée ri§. sans que vous devez prendre ) désemparer. et je dénonce l'on paraît être de mettre le trouble dans l'Assemblée. la question ne peut plus être pour des Français libres. Vpus voyez <^ue la sagessp des délibérations t'ent plus €jue voiis ne pensez au calme des discussions. on aurait peut-être adopté une mesure gr. devoir est donc de répétée. je le propose dans Ip le pensant aux intérêts de la patnc. elle no peut plus être de séance permanente ppui jagef Louis produire de ppurrait funestes longueurs. (// Congrès général des Nations. propositiQp 4e Buzot qui ye^ait 4'^*e déqfgté'i^» sur ^© point.) qu'il tumulte. C'est ainsi que t.ç : de ce tumulte . — Ce n'est plus dans nale Ce la m'a question. ment pépptré^ de savoir si Çapet. dan. Je demanda ç\W décrété en principe que nulle nation ne peut §6 donnçr s'élève quelques rumeurs. Remcjrquez bien que cette question. L'AsseïBblée n'a pas Il la une décision lassitude fatal-- p^iésure XV (il) Allusion à (il2) 'l^. d'accord avec Pétion* est. En effet. sinon par un décret.>»:t à vo!?3 l'he-ore allie/. (On applaudit. qui a été faite en fois de représentant.) Je dis que l'Assemblée a perdu Is plus précieuse ppcasion de pospr.) ne faut pas s'envelopper d'un-e équivoque. au RiQifis par une déclaration solemnelle la seule bofne qui Gpnvisnna ^u principe trop illimité. mdonne (Mêmes applaudissemens d^s le silence. (On observe qu'il a été décidé que Louis XV'I serait jugé. Non. président leur l'autre. de 'a souveraineté dft?. pu s'il faut lui faire un procès d'après les règles prdin^ires. Quclqwçs {^Qi. c'était de réparer l'outrage fait à 1^ souveraineté nationale par une proposition qui supposait <|u'une n^tipîl 4v§it le droit de s'asservir à la royauté. . pgiip|p§. qui auraient en même tems contribué à diminuer les préventions et les méfiances.tio- été et soit — un roi. Hobespierrê .inde qui aurait honoré la Convention.V\ doit être j-igé en vertu de l'insurrection. droit l'intention où en faisant opprimer une partie par Le tribunes.) et la violation plusieurs 139 me plaindre ma personne.

le champ à mort. d'autres tribune. lui de la rappelle encore. ap- question. assemblée. « Robespierre: Je r ]. Hamel (II. On a bien entendu le calomniateur Guadet. et dit: Tous les membres me sont témoins des efforts que j'ai faits pour maintenir la parole à Robesc'est une infâme pierre tactique que d'accuser le président de ce qu'un opinant n'a pu se faire entendre. Il est analysé pa. 666-57. Si l'assemblée ne veut pas m'entendre. 567) et signalé par G. et les Arc^h. — l'intrigue pour sur parole manière dont on viole murmure. Je réclame contre Nouveaux murmures. et est vivement applaudi par les citoyens ! l'on ! Le président prend la parole. indécent — On monte à tous dit-il. la ces contre interruptions. d'autres. dit-on. Robespierre (( — la question. s'écrie Basire et ne veut pas entendre Robespierre Après un moment d'agitation. les mem- bornes où Texte reproduit dans le Mon. comme la 78. et [la parole] la tribune. assurent et veulent veut qu'il prier. témoin. — prie Posez vouloir me question. LW.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 140 y aurait un procès en forme. uii de poser Je prends à manière la — on mwtmure. On me — : ]e vous pensée. (Un mouvement d'apDes murmures se font tribunes. 351. : Robespiene librement ma bres. membres réclament Plusieurs se répètent la tribune. seulement.. pari. elle a décidé ou la sentence du ci-devant qu'elle prononcerait elle-même le jugement il faut le condamner sur roi. permettre d'expliquer disent plusieurs reprend Robespierre.r E. l'assemblée. demande la Je demande : // n° la la cette amendement. quil soit envoyé à r Abbaye. probation se manifeste dans les décrété qu'il — dans une grande partie de l'Assemblée. Quelques membres demandent que Robespierre soit rappelé à V ordre. quil se borne à poser la question. Posez 86. Walter (p. membres de les 84 p. et dit n'avoit — Robespierre un membre. Posez descend de On la question. XIV. liberté — plaudissements de plusieurs citoyens. Je soutiens que. L'assemblée est encore agitée.. . que Robespierre vouloit échauffer rien remonte à que Robespierre faire membres. voit bien. plusieurs à dire. Bûchez et Roux ^_„(^13) (XXI 180-84). d'autres. Robespierre remonte à la tribune. en vertu d'une insurrection. d'après les principes.. lui la ici — qui domine nos délibérations.) (13) entendre Journal des débats et décrets. ajoute Robespierre. 730). que n'est rien des opinions..

de Louis XVI ? oui d'après les principes. sans désemparer sur le sort Le Courrier des départemens. Robespierre se groupent à la tribune..) Je me désordre dans le m 'interrompre. s écrie injurieuses. Avant de juger le loi. je ne dois avoir d'autres bornes que celles du salut public. (Les citoyens applaudissent. Robespierre pour un amendement. de se donner un roi.. L'autre question ne peut plus être. . ce qui est bien diffé- droit — rent d'une permanence.) Aujourd'hui plusieurs mesures fatales au bien public sont sorties de ce tumulte. de répandre des membres afin d'armer une partie contre l'autre. Bourdon. citoyens question L'Assemblée prononcera-t-elle. (Des citoyens applaudissent. rassemblée murmure. 7. n° III. Si on avoit écouté les explications que je voulois donner. le il procès déjà applaudissent.. quelques applications (( toute : part. [ ] l'ordre du jour est réclamé de Robespierre monte à la tribune On ferme la discussion. Voici comme je pose suite les la à la mort. mais Robespierre.) : ou non. Guadet réclame la parole contre le rappel à l'ordre (14). (14) IH s'agit du rappel à Tondre réclamé contre Merlki. que celle de prononcer sur le roi sans désemparer. on auroit déclaré car c'est que un crime. Croyez. 104-105. t. (Les citoyens applaudissent. p.) Je dénonce un projet formé de perdre la convention nationale. sont interrompus par des ventions perfides. chicanes dignes plutôt des plus méprisables praticiens. Robespierre le tribun est piqué au vif. il faut que vous soyez calmes et dignes de vous. que nulle nation n'a le On rit et l'on murmure. en perpétuant le désordre dans son sein.. que des représentans augustes d'une grande nation. veut parler se permet malgré l'Assemblée. encore une fois. le peuple n'a pas le droit de se donner un roi. l'assemblée murmure.. pour des François libres. fait. ron d'une délibération décisive.SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1792 14) croit que je dois me renfermer. De cet état de calme. Je soutiens que d'après tous faut le condamner tout de (L'assemblée murmure.. (( Billaud. on auroit pris une mesure plus honorable pour la nation françoise. C'est pour 'vous en que je suis monté à la tribune. Je demande qu'on déclare ce principe. et moi. pour qui. manœuvrers employées pour plains des et l'assemblée. Ce despotisme la révolte.vous qu'il ne soit pas plus honorable pour vous de délibérer dans le calme ? Les orateurs contre lesquels on élève des préla dépend démontrer sagesse la nécessité. les décrets ne sont rien et sa volonté tout.

262. prouvait ture 1 . p. adressée au roi le 21 mars 1791. p. t. dans : le que nulle nation se résume. t. 75. Barère — respecter l'Assemblée par les tous ses collègues oue ses efforts -^ Robes- . n'' n'' 75. n universel. 5 déc. la Feuille du matin. Journal de Perlét. et Mercure coîiclut à mort. n° Î05. p. disent à la fois plusieurs membres. le Journal du soir. fiies de Guadet. 4. les Annales de la République française. — SEANCE DU P' intervention: Sur Le 5 décembre. rîîais les réplique-l^on. Robespierre clame contre l'intrigue qui domme dans l'Assemblée. p. 76. veut poser &e perd dans des périodes il la à ait faire ptend à témoin encore vaifls. p. KaJil donnai lecd'un certain nombre de pièces saisies dans armoire de fer des Tuileries qui étaient pour la mémoire de Mirabeau. la Révolution de 92. n° 314. crie Basire lui dictaïeur* de r^ ont été plusieurs et sont membres le provoquent à remonter. XXU.-^ tribunes partie pierre. c'étoit une misérable parodie d'une avoit été faite Consistoit à déclarer précédemment. p. du a la Coriv. intendant de la liste civile. tribune. 645. n° 4.. p. YAhféviateur univéfsel n° 6.ention les nom 5 DECEMBRE bustes de Mirabeau et 1792 d'Hetvétius de la commissioR des 12. 1792. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 19. Enlki il XVI Convention juge sans désemparer Louis la Mention de cette intervention Chronique de Paris. L p. le Journal de France. calom- les interpellé. 4. n"" 1213. (Sablier). n" 340. Descendez illusoires. Il. 552. h' 109. le Courrier de U Egalité. 3. ! qu'il l'Asseinblée question. 1792. français. n° 75. uneeomipromettantes lettre de Laporte. p. k usagé. t. En particulier. — — ^^ Le On applaudit suivant son de a bien entendu présideilt est Roibespierre descend furieux.LÉS DISCOURS DE ROBESPIERRE 142 «ne voix! Hiuriot veut qu'on le rappelle à l'ordre. le ]oitrnal de Paris. p. 94. les tribunes s'y joignent.. 4. C'est (( vous-merrie qui faites le Une murmurent. p. 24. elle de se donner un droit ft*aVoit le à ce que roii. il y reparoît triomphant. pour tribunes. Y Auditeur national. la Fem7/e de Paris. 6. 278. p. II. 1-2. p. lorsqu'il rappelle la Convention à iliîe dignité qu'r7 lui fait perdre chaque jour. 4. la h"" nM p. le Thermomètre du jour. il déclame contre les troubles qu'il excite lui-même. 1357. ]e Journal du soir le 38. 5 déc. p. le Patriote n° 75. encouragé. 346. La plus bizarre des propositions et la moins prévue est accueillie par lin rire motion partielle qiii univei'sel.. p. mais le désordre renaît^ lorsqu'au lieu de poser la question.

éclairé même temps consacrer un grand principe trop oublié. courent ça et là.. XIV. 10 déc. l'hôte de Bobespierte. Jal débats et correspond. non pas à ceux qui auront dévè*loppé les plus grands talents. Mon. Les preuves dé sa corruption sont aujourd'hui complètes: je demande donc que lé buste de ce charlatan politique disparaisse du temple de la liberté* Robespierre aine. et J. 658. La Quotidienne. p. Sté des Jacobins. p. Mon. Quotidienne. ajoute le Jouï-ntàl des Jacobins. bientôt elles sont réduites en cendres. et les couronnes suspendues aux m'ur-' de la salle sont arrachées. il peuple de cette facilité à encenser de coupables idoles. on se les .que la statue de Mirabeau §eràît Voilée jusqu'après lé rapport. Brutus Rousseau. et . brisent et brûlent tous ces monuraens du culte proifane^ rendu jusqu'alors aux le-ttrés. renversent les bustes. Helvétius doit tditiber aussi. et chacun veut avoir la gloire de les fouler aux pieds. 11 était démontré aux yeux de tout patriote Mirabeau était Un intrigant ^ui se parait des dehors impoque sants du patriotisme pour mieux -tromper le peuple. Robespierre soutient cette motion. (4) ces. 1792. La Convention décréta le renvoi de ces propositions à sofl_ comité d^lnstructiori publique. Dupleix. Bientôt ces deux bustes sont brisés. se précipitent. des Jacobins oribographie son rlorh D'après le Ci*éole patriote. (2) Le &oir^ aux Jacobins. iL'asseimblée se lève et del'inâtant on descende les bustes de Mirabeau et d'Helvétius. (3) Le Journal. les bustes de Mirabeàti et d'iTelvétiUs jetés bas de leùfs socles et brisés. IVlirabeau doit tomber.. Dans demanda que son image vénalité sentant 5 DÉCEMBRE 1792 l4î la discussion qui suivit^ un re^îréfût proscrite de la salle des séan- et ses cendres retirées du Pantliéon. il faut déclarer que nous n'accorderons les honneurs de l'estime publique qu'aux vrais amis du peuple. mais à ceux qui auront terminé leur carrièïe en montrant un zèle inaltérable pour la défense de l'humanité. ajoute « Les app^laudissemens les plus l'enthousiasme qu'il produit est tel que vifs accueillent ce di&conrs ïes membres de la société transformés en bacchantes. Tandis que chacun les menaçait des yeux. » mande qu'à : . 11 faut en faut désabuser Je le ne vois ici que deux hommes dignes de notre hommage. mais là MendoUze^ (4) « L'enthousiasme que pro'duit ce discours.J. 2. îi" 314. n'attend pas que la Société ait pris une délibération on se précipite suf les couronnes qui sont suspendues aux fflUfé de la salle. on se le? dispute. . cette proposition serait due non à Duplay. on se pré>cipite dés» La sus. Duplay.SÉANCE DU Ifo du tribun (1). et (1) (2) : .. arraohent les couronnes. on les brûSè. foulent aux pieds les guirlandes. on descend Mifiabeau et Helvétius. on introduit deux échelles au milieu de& applaudissements. XIV. enlèvent. demande que la Société fasse disparaître le buste de Mirabeau (3). 1. de soh côté. aux intriigans beaux-esprits. 666.a-rrache..

. 1-2. et dans laquelle il rétablit les faits: Ce fut le directoire du département de Paris qui demanda les honneurs du : Panthéon pour Mirabeau. Helvétius était un intrigant. n allez pas existé avait Helvétius Si de nos hommages. 155). jUne funeste expérience no'is a trop appris à ne pomt^ prodiguer • encens notre l'assemblée à des hommes et des tribunes. également séance du 3 avril 1791 (Discours. p.. 554. 562). De même il répond aux « Révolutions de Paris » par une lettre que ce journal publie dans son n« 179. Hamel l'analyse (II. Il n'est pas question de ici la liberté. Robespierre s'était opposé au concours de la société pour financer 1 achèvement d'un buste de Mirabeau. fonda la première société d'Auteuil où se réunissaient les philosoiphes. 178). n' (( Robespierre. (6) Texte reproduit dans Aulard (IV. 295). fermier général. 647.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 144 bel esprit. p. Robespierre se contenta d'appuyer la motion. Walter le signale (p. dans leur salle. foule des intrigants beaux esprits qui couronnes ces toutes prodiguées. 730). 2« vol. répondit Robespierre. Aussi les démagogues encensent les idoles populaires pour plaire aux adorateurs et brisent ensuite ces idoles pour leur succéder.. un être immoral..J. iSa femme. C'est sur la motion de Robespierre que du Panles honneurs de motion la sur c'est* et Robespierre que faite. I.. (7) Ce soir les Feuille de Paris. « Je méprise il est vrai Mirabeau. 556) et G.) Patriote français. exécution a été cette beau. un misérable bon ce de J. le plus digne un des plus cruels persécuteurs de nos jours. p. p. Michon. est (( une lettre adressée aux Jacobins le 8 décembre. Pio protesta contre l'enlèvement de ce buste (Aulard. théon ont été accordés à Mirabeau. De l'Esprit ». mais d'un Il littérateur et phiilosopbe.. née Lingiville d'Aubricourt. (Voir cette lettre dans G. la liberté: il eût augmenté la de cause la embrassé eût croire qu'il désolent aujourd'hui la patrie (5). également Bûchez et Roux (XXII. Oe fut sur la motion de Robespierre que les honneurs du Panthéon furent décernés à Mirabeau. Cf. op. cit. 109. Rappelons d'autre part que dans Ta séance des Jacobins du 13 avril 1791. n° vivants (Applaudissements très vifs de (6) 1213. 550). mais les sections ont demandé cet honneur pour lui et j'ai dû être l'organe du peuple ». la plupart à Je demande aussi que vivants. • . « Il importe de révéler à cette {7) Le Patriote français ajoute occasion une anecdote qui appartient à l'histoire. le buste de MiraJacobins ont brisé. oii il défend le senl'auteur de l'ouvrage: sualisme absolu. je vous l'ai dit cent fois. Dans (5) Heilvétius. Pétion en fit reproche à Robespierre le jour mêime. Cf. des hommes disparaissent. E. Rousseau. IV.

c'était un apôtre de la liberté dont il fut l'ami toute sa vie et il expira sous les coups des assassins. je n'en vois aucune qui ne doive disparaître. l'homme qui fut la honte de l'humanité. mis )) 131. qui replacèrent un tyran sur le trône. Accordez-les à Sidney (9). Quant couronnes que j'aperçois de toute part. et certes. et je ne vois partout que des couronnes décernées aux ennemis de la liberté. p. fils du comte de Leicester. appuyant cette proposition. prit parti pour le Parlement contre Charles P^ Il s'exila après la Restauration. — 10 . nous le la ce journal rapporte le contraire de ce Robespierre à propos d'Helvétius. Robespierre. ajoute ce (( verrions avec son bel esprit et sa sublime philosodes intrigants. 11 a été démontré à la Convenétait un Mirabeau traître et sa conduite y a été dévoilée. une malheureuse expérience ne nous a que tn p leur carrière. Ces propositions I en pièces Le sont adoptées. mais à coup sûr un intrigant. Je vous propose de déclarer que vous n'accorderez les honneurs publics qu'à ceux qui termineront leur carrière après une longue suite de services rendus à la cause de la liberté. bel esprit à la vérité. Je demande que son buste remplace celui de Mirabeau et que vous enleviez les couronnes civiques.' SEANCE DU 5 DÉCEMBRE 1793 145 objet qui tient à la morale publique. (8) On remarquera que qu'aurait dit Robespierre. le buste et les couronnes brûlées au milieu Créole patriote. je demande la préférence pour celui de Sidney. Si vous voulez remplacer ceux de Mirabeau et d'Helaux vétius. C'est un attribut inséparable de cette sublime philosophie. tion nous devons aujourd'hui nous faire justice et nous tenir en garde contre tous ceux qui lui ressemblent. Je porte mes regards dans toutes les parties de cette enceinte. Impliqué dans une conspiration ^0n't?re Charles II. Si Helvétius vivait encore. Accordez les hon- neurs à Helvétius qui a vécu de nos jours et dont la philosophie ne s'est jamais démentie sous le règne des tyrans et sous la verge du despotisme (8). 611. mais rentra en . il fut décapité en 1682. elles ont toutes été tressées pour des hommes encore vivants. n*" de Mirabeau est des applaudissemens. Je ne vois de tous ces bustes masse phie. <9) Algernon Sidney. ajoute qu*il est aujourd'hui bien reconnu que Mirabeau n'était qu'un hypocrite.Angleterre en 1677. grossir que ceux de Brutus et de Rousseau qui soient dignes de paraître au milieu de nous. » appris que nous devions attendre la fin de membre. 11 que s'agit uniquement d'expulser de votre sein. Nous fûmes trop longtems trompés par des intrigans.

imprimé par ordre des Jacobins (Imp. 152. on y fait dire à Robespierre ce qu'il n'a pas voulu dire. IV. Arch. 551.e. eut tomber. nat. V de P. numéro suivant. i(10) se .J. ne pouvoir pas î-ouffrir. l'impression du discours de Robespierre et son envoi aux sociétés aiffiliées. 1791. à Lyon. Walter qui signale cette séance (p.. augmenté le nombre des intrigants. reproduit dans Aulard. » 122.. jusqu'à à hérésies morales et politiques». 1792. Correspondance (p. 4) que le discours de Robespierre fut « arrangé av^ant d'être envoyé en province ». Ce discours. il attribue cette conduite à la jalousie que les talents de Robespierre inspirent à Petion. de bonne foi. Bibl. Helvétius étoit un bel esprit. » (Cf. séance du 3 déc. « Ce discours a été tronqué. p. arrive. 5 déc. 383-86). contre Helvétius.. « Après avoir loué le discours de Robespierre qu'il dit être très solide et très éloquent. de P. B.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 146 Le Fanal s'il parisien. déc. le 3. en particulier.. 4. 1-8 p. n'' 5.N..296. » Ce discour^ fut reproduit en partie dans le n*' 141 du Jal des Débats. .. p. 8« Lb^» 2286. 2° intervention: Sur le jugement du roi (suite) (10) Jal des débats et corresp. n° 320. 731) fait erreur en considérant que Robespierre a répété son discours sur les subsistances... n° 314. AD xvni A 60) est identique à celui que nous reproduisons ci-dessus (séance du 3 déc). p. du matin. Desfieux rapporta (Jal des Débats. contre furieux Mirabeau. annoncée pour ^. 487. (11) Voir ci-dessus. les hommes vivans qu'il avoaie. La Société arrêta le 5 déc. » et en Mention de cette intervention dans les Révolutions de Paris. p. ne parut jamais.. et on a envoyé ce discours ainsi tronqué à la Société de Lyon sous le cachet de Roland. et la ^suite. IV. » (12) Monestier . Mirabeau eut vécu de nos jours. mais sur-tout contre tous général contre tous les gens d'esprit. Robersp. Jal des Débats. n« 601. G. Duplain. il se plaint de C'e que Petion ait combattu le discours de son ancien ami . les journaux depuis trois jours.. « Robespierre prononce un discours qu'il avait déjà lu à la Conil est inutile de le donner ici car il se trouve dans tous vention (II).avaH rendu compte à la Société de ce qui s'était à la Convention. Jacobins. Feuille (( n*" cloit il 16. Sté des Jacobins. 3. Robespierre.(12) Aulard. 549). p.

Décrété. (II. (Quelques spectateur^ applau- dissent). XXV. c'est l'hpmnîe qui vient de répondre. et de l'affaire tout entière. » la République française. il est coupable. . employé par LeTribunal réyolutionaire. p. Viard comparaît interrogatoire au cours duquel Robespierre interyieïi-t. p. exécuté la 29 prairial un ancien lï^ilitaire. (1) Vi. observer pour que Viard Robespierre présente lui-même un agent du complot qu'il a dénoncé. 7. p. (2) Gazette nationale ou (( Moniteur universel. car rit n° et 25. nérale. crucifige. (( sacrifie {Une voix: Oui. XIV. A la fiîi d'un débat agité. ou Viart. on demande que scellé soit mis sur ses papiers. Robespierre paraît à la tribune pour frapper sur ce misérable. pari.rd. le Robespierre monte à la tribune. dit-il. On n'entend pas Robesa pierre. il était à l'agonie. p. qui préside. accusés d'intelligence avec les épiigés d'Angleterre. Achille Viard Journal français. n° 345. E.H? SÉANCE DU 7 PÉCEM3BE 1792 20. Walter. d'où il proaTiettait de découvrir les trames des émigrés. c'est » un éniigré. 15 déc. p. Mon. un passeport pour se l'endre à 'Londres. Chabot remis à 5a place. L'imposteur démasqué. et les Arch. p. procède à §fiî* par Ohabo't. Il fut traduit devant 'le mort ci. )) Journal de est le 10 décembre 1792. (2) et Roux... ci-devant au seryice de la maison du Roi (1).'^. 235. Viard n'en rapporta qu'une dénonciation contre F^uche^ et Roland. je m'en lave est les mains. Mention à se « de cette la interveii'icn tribune dans les Norozlles n" 25. 420. dit-il.) (3) 2. le Jovmal des débais et décrets. Le Patriote français. de la commission de sûreté géFaite d'abord en comité secret est lue le 7 cette à décembre dénonciation la tri|:>unp. — SEANCE DU 7 DECEMBRE 1792 Sur une dénonciation contre Roland Une grande partie de la séance est consacrée à T interrogatoire de Viard. 569). la Conveintion décréta l'arrestation du dénoa. 1463. 99. condamné à an II. LIV. . salue Robespierre. Tout ce qui me paraît résulter <de cps réponses. Barère. Robespierre Vîart. noble. 658. Hapie] l'anaJyse Aucune mention dans G. Bûche?: XXI. 144.67&. c'était dans l'ordre. » n^ 1215. était bu:i. (3) Texte reiproduit dans le Mon. 1^9. p.. tt politiques. n" 61. 190. 1792. Ayant obtenu du ministe des Affaires étrangères. le Jovmal historique et politique. ciateur. c*est que l'un des coupables.

Aussi vous avez vu des dénonciations perrévolution de du faire le Hassenf r itz Henri) sous-inspecteur des mines en 1789. Moënne (2) ob&erve que de telles discussions ne doivent pas occuper la Sodemander la parole sur les ciété. 3.. débats et correspond.) [Intervention d'tm citoyen et de Plus les dangers de Garnier. Notre collègue M. mais suborintérêts de la république. Sté des ]acobms. 1792. plus nous devons travailler à son salut. 10 août. c'est le peuple de Pans qui a soutenu la liberté par de nombreux sacrifices depuis 1789. il est clair qu'il fallait anéantir les hommes du 10 août. L'affaire qui nous occupe est importante. Robespierre. la patrie la royauté. p.. '(1) membre de la (J. Depuis le 10 août. Garnier (de l'Aube) reconn. L'ordre du jour est la conjuration contre la liberté et la proscription des patriotes. 556). Commune du = | . Pour établir cette tyrannie. Il est évident que les hommes qui nous dominent veulent fonder une tyrannie nouvelle sur les débris de Robespierre. que fait la Convention ? Rien pour le peuple. dans lequel il a inculpé Tajciministra. p. membre de la Société. L'orateur étant sur le point de conclure. Qu'a-t-elle fait qui réponde au vœu de la République } Pourquoi n'a-t-elle pas fait ces lois provoquées par la volonté générale ? C'est qu'avant il était de l'intérêt des dominateurs de se débarrasser des patriotes qui pouvaient s'opposer à leurs projets. substitut du procureur de la Commune de Paris. fut exécuté le 10 thermidor. On s'y plaignit de Chabot et de plusieurs membres des Jacobins. Birembaut prépare actuellement une étude sur ce personnage. cette Société n'est point aux arène une ouverte gladiateurs.'iît le fait et exprime son regret de n'avoir pu y assister pour démasquer les traîtres (Aulard. (Applaudissemens très vifs de ras« donnée aux grands semblée et des tribtmes. (2) Moënne. 3.les discours de robespierre )48 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — 21. Quotidienne. SEANCE DU 7 DECEMBRE 1792 Sur les moyens de sauver la liberté Un membre dénonce aux j£icobins le tion des vivres Hassenjfratz (il) pour un discours tenu 3 déoem'bre.. Barbaroux présidait. n"* 315. Quels sont les hommes qui ont préparé la 10? Ce sont des hommes qui n'ont d'autre but que bonheur du peuple. A. Hobespierre intervient pour moyens de sauver Jal des La la liberté.et a jeté des alarmes sur l'état des subsistances dans la capitale. 10 déc. (3) Ce citoyen dénonça un repas de députés girondins tenu chez le restaurateur Venna. je demande la parole sur les moyens de sauver la patrie.] (3) sont immenses. IV.

quand ce désordre sera excité. puisque l'on veut conserver encore un t5nran déjà jugé par l'insurrection. et « La Convention nationale allait juger Louis XVI l'on dirait ensuite avec la dignité qui lui convenait. on a accatous les papiers publics. voilà la guerre civile allumée à Paris. les ruptibles a été contre et 149 les de plus employé pour dénigrer défenseurs adroit du parmi les plus incor- citoyens. moyen la disette n'est point le produit du défaut de blés. je vais vous indiquer les moyens de détourner les malheurs qui nous menacent. mais les factieux l'en ont empêchée. il sera le seul moyen de légitimer tous les attentats des ennemis de la liberté. s'il existe un trouble. a de plus subtil dirigées Tout ce qu'il y intrigants de la France peuple. Ce n'est pas Louis XVI qui est à craindre. » Ils se servent adroitement du procès du roi et des subsistances conmie d'un assuré pour exciter des troubles. car le sol français produit plus qu'il ne faut pour la nourriture de ses habitants (4). Quels sont ceux qui apportent des lenteurs au procès de Louis XVI } Ce sont les ennemis de la patrie. Tout dans ce moment serait nuisible à la chose arriverait Voir ci-dessus. vous voyez les troubles qui régnent dans Paris. qui journellement répandent le mensonge paré dans toute la République. imputent aux Datriotes les troubles qu'ils veulent exciter. C'est d'abord de ne pas nous laisser alarmer sur les subsistances. Que le peuple ne se porte donc à aucun mouvement oui serait nuisible à la chose publique. séance du 2 déc. d'animer les départements contre le bon peuple de Paris. voilà le but vers lequel sont dirigées toutes les discussions de la Convention. Citoyens. Lisez les séances de la Convention il n'en est pas une dont le but ne soit de perdre les patriotes. Vous savez les manoeuvres employées : pour faire croire que Paris est dominé par un petit nombre de facPour fortifier cette calomnie dans les départements. » C'est dans cette intention que les hommes qui ont reculé pendant trois ou quatre mois le jugement de Louis XVI voudraient exciter un mouvement populaire. 1792. Veulent-ils rétablir le despotisme ? mouvement qui <4) ils disent que vous voulez ressusciter la royauté. à la Convention. dans ce moment. Ces mêmes conspirateurs ont attiré à Paris une force armée.SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 1792 fides contre les meilleurs patriotes. En un mot. Quant au jugement du roi. il paraît qu'il y a une conjuration. : imposé. maïs on veut que Louis XVI paraisse immolé par le peuple de Paris. Veulent-ils exciter des troubles ? ils disent que vous êtes des agitateurs. . Déjouons donc les projets des intrigants qui. : Ou'il naisse un trouble et voilà les patriotes de Paris désignés pour les auteurs des troubles. Le projet des intrigants est évidemment d'exciter à Paris un grand désordre. on dira dans les départements « Nous ne vous en avions point tieux.

une douzaine de députés présens à la séatice s'écrient qu'ils sont décidés à mourir à la tribune avec Robespierre.) Et vous. lorsque l'on lui voir : refusera la parole (Applaudissemens). 556-8). M. Texte reproduit dans Aulàfd (LV. il est a remarquer que les député. et Bucihez et Eoux (XXI. à faire ? Il il nous devons serait Eclairer dangereuse aller les dans trouver. » Feuille de 2. Walter (p. Jurons tous de plutôt mourir à la tribune que d'en descendre lorsque l'on vous refusera la parole. 731). 5?0) et «ignalé pflr G. vous y donnerez. votre attention dans autre tems. 1 et (6) Roberspierre observe que la Société n'est pas une arène pour particulières. mais un^ aujourd'hui que l'intrigue se renouvelle. leur ce moment. d-dessus.^J^^ — — . ajoute à la fin de cr discours. Ce mouvement dramatique obtient 1 approbation universelle de l'assemblée. tandis que les patriotes qui^ ne connoissent pas l'intrigue sont encore dans leur lit. afin donner nos circulaires pour dissiper moment de la conspiration sera prêt à nous combattrons comme des hommes qui ont toujours voué erreurs. à la Convention. Ce trait termine agréablement la discussion. que : constater cette le affreuse On dit Comité la que poste recueille alors conspiration. p. n" 110. » . je crois qu'on doit passer à (( les disputes l'ordre du jour. leur vie correspon- qui nous dénoncerons peuvent le pou- exécutif à l'univers entier. toute à opposer des devoirs. Uobespierre. (Applaudissemens très vifs de l'assemblée et des tribunes. l'insurrection.^ du eoté droit sont de très^nr bonne heure à leur poste pour intriguer. 249-52). (Applaudissements très vifs de l'assemblée et des tribunes. cité). Hamel (II. (Adopté. 1792. il faut que les déiputés du côte gauche se lèvent pluB matin. eh bien. je dois vous donner un conseil imc'est de ne pas souffrir que Vos collègues soient privés du portant droit de suffrage dans la Convention* Un député tient ses pouvoirs du peuple entier. Il est analysé par E. Le^enidre ajoute que pour se conionmer aux vues patriotiques de Robespierre. séance du 4 déc. tous arrête les notre faits les éclater.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 150 Ce que publique. contre les de notts plus saint c'est le est qui Convention. Paris. Qu'avons-nous moyens possibles.) Au milieu de l'approbation universelle. la par tous l'opinion publique faut faire circuler nos écrits faut faire car insurrection. de les désabuser. dit-il. où vous n'aurez pas de discussions importantes. députés patriotes. pîlûtôt que de souffrir que Robespierre ne parle pas. et étouffer sa voix c'est étouffer la voix du peuple lui-même (5).) » (5) Cf. « IJrn groupe de douze députés présens à la séance gp famé à l'ins'tant autour de M. parmi les fédérés. La Quotidienne (art. Et» quand de à la cause dance la le liberté.

il fallait se délivrer des plus chauds amis de la liberté et de l'égalité. : actuellement. contre Paris. et nous les déjouerons. subsistances. veulent remplacer l'autorité de Louis par une aristocratie nouvelle. il l'énergie possible. et qu'a-t-elle fait depuis pour réaliser ce projet > Rien. on en machine tous les jours de nouvelles. il faut tyrans. peuple à se venger lui-même en assassinant Louis XVI n'est pas un être bien dangereux ce n'est pas lui qu'on veut remettre sur le trône. car qu'un député la tient. on assassiner pour pouvoir dire la Convention s'occupait le engager ce méprisable individu. Il n'y a pas une séance où on n'ait fait des dénonciations contre les amis les plus connus de l'égalité. ils disent que vous êtes payés par des pense que tout mouvement serait infiniment dangereux dans un moment où l'opinion publique est encore flottante. elle a décrété la républi« Roberspierre. Veulent'ils la tyrannie. Nous ne sommes plus au tems où tous les patriotes ne lançaient leurs regards que sur îa royauté. voilà le complot que nous devons nous appliquer à déconcerter. veut le faire du jugement de cet individu. Ils veu- deux jugement du faisons régner la paix. j'avance. ont aujourd'hui désirent le Ils mens qu'ils du : grands moyens pour exciter les mouveroi et les subsistances. on remarquera que ceux qui ont le plus d'influence sur la révolution. Il existe dans défendre jusqu'à la mort les membres n'a pas le dro't ce n'est pas de la majorité ses un coin de l'assernblée un j^elotoft . et il est clair que pour cela. fixez vos regards sur ces hommes. devons nous être que. ces dénonciations ont été soutenues. pour ainsi dire. Que les citoyens ne se livrent pas à des mouvemens désespérés. Dans sa première séance. ne nous effrayons pas sur les vous n'en manquerez pas. et vous reconnaîtrez que tout ce qu'ils ont fait. et je t déplover toute Citoyens.SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 1792 151 Plus le danger de la liberté est imminent. II faut. Voilà tout ce qu'on veut. elle voulait tirer de sa propre bouche la révélation de toutes ses intrigues. on veut aujourd'hui un autre despotisme 6t ramener la tyrannie par l'anarchie. faut à la Convention ptincipes de l'égalité. conduit par des anarchistes et des désorganisateurs. La majorité de de couper la parole à la minorité. tendait à ce but. l'a assassiné et a empêché à la Convention de donner un grand exemple à 1* univers. et on emploie tout pour les réaliser. En second lieu. tout mouvement serait nuisible. Qu'a fait la convention jusqu'ici? Rien. on ne prolonge le jugement de Louis que pour lent trouble. calmer le patriotisme irrité par ses malheurs. et le peuple de Paris. plus prudens dans notre conduite. car lî ne pourrait être que contre une partie du peuple il n'existe pas d'ennemi de la chose publique. les séances accréditées et renouvellées chaque jour et absorbent toutes suivez-les et vous reconnaîtrez la vérité de ce que .

pour leur donner plus de poids et prévenir plus sûrement contre les citoyens vil un parti dans de Paru sur-tout. et voilà pourquoi ils dressent tous contre le peuple de Paris et les sociétés populaires qui injporte la révolution efforts ont dirigé. énoncer pas eu J'ai toujours pour principe qu'un député devait plutôt mourir à la tribune que de souffrir qu'on violât son indépendance.. nous avons en- provoquer dans Paris et dans toute core l'un et l'autre à sauver )). or il sulfit d'avoir suivi les événements et la marche de certains homnries. veulent en établir un autre quelconque. dit-il. . passons donc à l'ordre du jour sur le danger imminent qui paraît aujourd'hui menacer la chose publique.On réclame V ordre du jour. et de prévenir les troubles qu'on veut la République. » velle de nos envois Le Créole patriote. leur ajouter même tout ce dont elles pourraient être susceptibles. mais elle doit céder (( ({ aux objets d'utilité publique. est adopté. . po j être persuadé qu'il en existe qui. on accuse les patriotes de n'avoir leur opinion. très. Vous avez vu des dénonciations ministérielles vous avez Convention même soutenir les dénonciations. Ce qui est cause de la faiblesse des députés. « 1/ amené leurs 1 donc à ces conspirateurs d'anéantir tout ce qui a du 10 août. bruyant et si extraorl'opinion dinaire que le président met aux voix si on veut fermer la discussion. L'ordre du jour. n° 159.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 152 tribune un homme dont passionné qui. Serons-nous la i'ictlme de cette nou- colportés par-tout et qu'à force On nous dit intrigue ? Il faut que tous les renseignements sur les retards soient recueillis et dénoncés à la Convention. Cette affaire. qu'on empêche nos écrits de parvenir. cherchons les movens d'arrêter les proscriptions déjà com- mencées contre les patriotes.. « II s'agit. remis aux voix. discutons. la . Robespierre fait sentir combien il importe à la Société de prendre des mesures pour le salut de la liberté. est sans doute importante. après la chute du despotisme rc/al. faut que tous les bons discours prononcés à cette tribune soyent il leurs que citoyens pour de vertus nous fassions taire le crime. d'abord de bien connaître la nature de l'intrigue qui menace la chose publique. ayons de l'énergie et réclamons les loix. courage nécessaire pour le les patriotes adversaires s'unissent pour et nos pouvoir opmer se aussi rallient librement que prévenir les troubles qu'on veut susciter et pour les faire retombei sur leurs auteurs. il faut que [La est discussion] tous et fermée. dès qu'il voit monter à la si un mouvement excite est contraire. p. 635. c'est que les patriotes ne se connaissent plus et que les autres sont intimement liés. dit-il. il est appuyé par Robespierre.

usé tous les moyens de pervertir l'opinion publique. Nous devons sur-tout nous montrer dignes de nous au milieu de la Convention nationale. n'en doutez pas.. C'est donc à nous de dire que cette prétendue disette n'est qu'apparente. que d'en descendre sans être entendu. pas même à un de ses membres. et au moment où les intrépides défenseurs ils les départemens. ils veulent qu'un grand désordre s'y manitoute tation. et c'est cette tâche qu'il faut remplir avec vigueur. Un député est avoué par la nation entière. s'ils y parvenaient. Ils retardent la circulation pour amener une insurrection. n° 12. et ils pourraient bien trouver un ennemi de la liberté qui se espèrent que justice prêtât « à leur projet sinistre. ils ne iiégligent aucun moyen eux-mêmes. le jugement du ci-devant roi et les subsistances. que de prendre les moyens énergiques.. [Reproduit les passages suivants du Jal des . 46. . » U Abréviatettr universel. Quant au jugement de des lenteurs. et on ne pourrait se refuser de Fentendre sans blesser ses droits. Soyons donc fermes. Il y a une faction nombreuse contre laquelle il nous appartient de nous lever. Paris y a toujours été représenté comme en état d'agiOn a. pour réaliser les troubles qu'ils disent faussement régner à Paris.LNCE DU 7 DÉCEMBRE (( 1792 153 Les départemens n'ont cessé d'être mondés de pamphlets de espèce. parce qu'elle est pure. Quels moyens devons-nous employer pour combattre l'opinion publique. Jacobins: depuis: « Depuis le 10 août.. seraient prêts à surveiller éclater. leur but est d'y faire la marche. déployer le caractère républinous a toujours dirigés. en rassurant fortement contre les bruits alarmans feste : qu'on s'efforce de répandre. vous pour pouvoir dire. sur-tout plots. Et pourquoi ? apporter parce qu'ils le peuple impatient s'agitera encore et fera lui-même au tyran. et surtout. Ils en entravent (( Louis. et qu'un cha- efforts. Nous avons triomphé et nous triompherons encore. tous Eclairer ? les com- nous montrer tous de la liberté. » jusque « défenseurs du peuple » depuis: . en un mot. Il s'agit moins de s'alarmer. ils voudraient que ce fût un Parisien qui lui portât un coup de mort. cun de nous meure plutôt à la tribune. aux départemens voyez bien que nous avons dit vrai sur le compte des Parisiens. pour soutenir le système d'intrigue. je prétends que la majorité même de la Convention ne peut pas imposer silence à la' minorité. p. qui souvent ne permet pas d'émettre une opinion. Ils veulent le promener dans les rues. et les combattre avec cette énergie qui les a tous anéantis. c'est à nous de déjouer cette menée agitatrice. Il faut donc réunir tous nos cain qui il faut se faire entendre malgré cette cabale despotique. « Mais quelles sont les voies qu'ils prennent pour provoquer les troubles } Deux objets importans leur servent de prétextes.

de Paris.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 154 « )) ple. il p.. Bentabole (2) en prend occasion pour appeler la vigilance de la Société sur la conduite des généraux. Il faut les imputer non à la nation. (5) Il s'agit de Roland* . elles ne peuvent donc nous sauver. On dit les séances. (( Robespierre.. Jurons tous. n' 114. jusqu'à « depuis: u Cijusqu'à « de la Convention )) depuis: « Que le peuqui nous menacent « Ce que nous devons jusqu'à « l'en ont empêché » depuis: » » jusqu'à a tous les moyens possibles depuis: «. '^ — SEANCE DU 12 DECEMBRE 1792 dangers qui menacent la liberté est donné lecture d'une lettre de la société de Châlons annonçant l'arrivée prochaine de plusieurs volontaires blessés qui viennent réclamer des secours de la Convention (1)... l intervention Au début Feuille : Sur les de la séance.. Le roi est tombé et intrigans sont restés les maîtres Voulez-vous qu'une nation soit du gouvernement. 570. que » jusqu'à « n . se Une grande nation ne peut être dirigée que par des loix qui lui soyent propres. libre. la poste. le mouvement des armées et la conduite des généraux. depuis: (( Et vous. IV.. Drouet (4) demande que la Convention nomme des commissaires chargés de surveiller les opérations du pouvoir exécutif. il faut qu'elle soit gouver- O) Cf. . Prieur invite les députés assistant à séance a appuyer les demandes des soldats devant la Convention. Qiacun voit le danger de la liberté.. faire. les opinions partagent et nos maux ne sont pas finis. (3) Bentabole reproche en particulier à Dumourièz d^ ii' avoir pas poursuivi lés Prussiens après Valmy. (( jusqu'à a et des tribunes) » » dans la Convention )) . Ja de k Marne.. maître de poste. les patriotes et quand intrigans se réunissaient pour abattre la cour. Le pouvoir exécutif est influencé par un homme tellement puissant qu'un seul mot de sa Son influence peut tout: les les boucbe est une loi pour la Convention (5). depuis: a .^ Aulard. nous avions un roi. député j /4) Drouet. )) .. ou Bentabolle. nous n'en avons pas. . non à la Convention.] et Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 22. et à Custine de s'être porte sur Francfort sans protcger sa marche... « l'homme de Varennes ». député du Bas-Rhin. Lisez toyens. Robespierre prend alors la parole. mais à un petit nombre d'intrigues. )) » jusqu'à des tribunes) ». 1.. Il signale l'attitude de Coistine qu'il suspecte. (2) Bentabole... et dénonce Dumourièz {3).

^C est sur un tas de fripons qui leur refusent le moyen de faire le bien que doivent porter vos dénonciations.SÉANCE DU 12 DÉCEMBRE 1792 155 née par de bonnes loix. et sociétés les affiliées.. sont eux réunis sont qui veulent le peuple. n" 319. il ne faut l'im. Sté des Jacobins. les pouvoirs doivent être divisés. Aujourd'hui. Le premier but de cette faction. je leur ofïre raa poitrine. vous n'aurez que le despotisme d'un seul dont la popularité sera aussi désastreuse que la tyrannie que vous avez abattue. Quel bien pouvez-vous espérer. Mais ce n'est pas eux qu'il faut dénoncer. p» 2. 47 Et â< I] . ligue des ennemis exté- des ennemis extérieurs? Ce n'est pas d'ôter le commandement aux généraux il faut remonter à la source de nos maux. naux. lorsque le code de la raison est rédigé par Lasource. et colporté sous le sceau de Roland ? Français. et nous avons un gouvernement détesle moyen de déjouer les efforts : (6) On rëncoiiltre cette distinction dans nombre de ses discours.puter qu'à une minorité Nous avons deux dangers à rieurs et intérieurs (6). entre les mains d'une trentaine d'intrigans. dans ces libelles. tenant entre ses mains Tautorité royale constitutionnelle. les méprise. car la majorité de la Convention veut le bien de la est patrie. et de Ce ils fait. Oij est-elle ? Elle est dans les hommes pervers qui dirigent le gouvernement Nous n'avons point encore de lois. Chacun sent le danger de la liberté. taire est d*anéantir plus affreuse les jacobins aristocratie. je suis des malheurs de mon pays. I ânt que vous n'aurez qu'un ministre qui. Voilà le vrai tableau de votre situation et ce n'est qu'en ouvrant les yeux sur les moyens d'y remédier que vous pourrez faire le bien. I7&lj p. Robespierre rainé. car elle menacée de toutes parts. 3"^ partie. 18 déc. Quel est éviter : la intrigante. Il ne faut pas l'imputer à la nation. Custme aime la gloire. On vous dénonce les généraux. aura encore le droit de faire quiconque voudrait voir clair dans sa gestion et plaider les droits du peuple. ils ne le sont que de nom. qu'elles soyent son point de ralliement. les biens natio- ceux du clergé et des émigrés. Car la nation velit son bien. qui sait apprécier les brissotins. Ses agens se réuniront à lui pour écraser le peuple.... tant qu'il pourra disposer des places et se faire un parti. pour établir la )) Jal des débats. le problème à résoudre est de fixer les causes du danger de la patrie. qu'ils frappent. et Dumouriez. Discioui^g.abattre les ennemis de Tintérieur pour pouvoir tHompheï ^ l'extérieur» CI. Ce n'est pas non plus à la majorité de la Convention. vu et méprise ce que Vous entendiez égorger las par liberté et égalité. et correspond. les peuples Voisins ont. Pour les empêcher d'attenter à la liberté. l'autorité pécuniaire. faut ..

La faction qui voulait donner plus. elle disait à la cour. parce que cet homme a la majorité Convention pour lui.. Guadet. l'autre voulait donner moins. comme un autre. toute cette Société fripons par la faction hrissotine. (Mmmmes.. Il y tive deux factions. je vais sauver la patrie. aujourd'hui les intriguans se sont emparés du pouvoir despotique et ils y ont ajouté le pouvoir de l'opinion. (8) IL. mais nécessaires.. La faction qui voulait donner moins était celle des Brissot. (Murmures. ilApplaudissemens très vifs et répétés à plusieurs reprises. Quels sont les personnages qui dirigent le ministère ? Il est un seul homme dans la Convention qui dirige le ministère. J'aurais pu. Nous avons reconnu que la liberté ne pouvait exister dans la réunion des pouvoirs. député de Seine-et-Marne à la Législative. je vais émettre des principes abstraits.) Il résulte de ce que j'ai dit que les intrigans de la Convention et le pouvoir exécutif font les destinées de la nation lorsque nous avions une cour perverse. dont l'une voulait : <7) Vincent Marie Viennot-Vaublanc. je vais me taire.) Et je prouve que la nation est entre les mains des fripons. Fr. Voilà quel était le but de cette dernière faction. . je prie de me les pardonner. . Je m'explique. député de Paris à la Législative.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 156 table. marchander avec la cour. nous armerons le i>euple contre vous. si au contraire on ne me contredit pas. (Applaudissemens bravos répétés [de] la Société et des tribtmes. et tous les pouvoirs sont réunis dans les mains des mêmes avait dans l'assemblée législadonner plus à la cour. Bamond. c'était celle des Vaublanc (7). Aujourd'hui il n'y a plus que cette seule faction composée des fripons dont je viens de parler. Vergniaux. (Applaudissemens très vifs. les La Fayette.. nous ferons égorger les amis du peuple. nous avions un moyen de la combattre. je les mets tous sur la même ligne. Ramond (8).) S'il y a quelques opposi[ti]ons à ce que je dis. si vous ne voulez pas recevoir un ministère de notre main si au contraire vous voulez recevoir nos créatures.) Je ne sais comment expliquer ma pensée.) Ce que je dis est long. et cet homme est tellement sacré qu'il est impossible à un membre Convention de l'attaquer. J'ai méprisé les Dandré. je vais donc continuer à démasquer les fripons. et que nous avons un gouvernement détestable mené par un scélérat. tous ces fripons-là. L'Assemblée législative n'y a rien ajouté et la Convention n'a encore rien fait pour la chose publique. les Brissotins. De quoi est comil posé le gouvernement ? Nous avons des ministres parmi lesquels y a des patriotes. mais un peuple qui veut être instruit a besoin de longues instructions. Nos lois sont celles que nous avons reçues du despotisme royal. de de la la . Gensonné.

gouverné par une trentaine de fripons. et ici le ministère veut dire un ministre. regardait pas Roland comme pour sous généraux fassent de grands (sic) défense de la liberté. Tant qu'il existera un monstre qui tiendra Quant à moi. 573. ! ! j'espère si peti de la liberté publique que je demande à être assassiné par Roland. Voilà l'important secret que (Applaudissemens. et de le poignard dans le sein de ceux qui auront le courage de faction est d'anéantir la d'accabler tout plonger leur homme résister. Pour moi. et ce sont ces méprisables êtres que je dénonce à la patrie. tant qu'il aura le pouvoir de calomnier. sans la patrie. tout ce qui ne tend pas à détruire le despotisme de ces coquins-là est inutile pour la chose publique. non seulement le peuple. analysé par E. qui n'est point dévoué à cette faction. p. Ha571) et signalé par G. (II. Walter. (9) mel bravos répétés j'avais de la à révéler société et à la Société. en parlant de liberté tiennent les patriotes . tant qu'il donnera des dîners et des places. Voilà le véritable tableau de notre situation. celle de la pensée. des tribunes. 731. disposer des et surtout biens que ce ministre existera. Dumouriez méprise leur porterait les premiers coups. Applaudissemens très vifs) Oui. j'ambitionne l'honneur d'être massacré le premier par les Brissotins. car je suis sûr qu'ils veulent (Plusieurs membres s'écrient: nous périrons des Brissotins. un ministre du ci-devant clergé. IV. (Applaudissemens très vifs. je vous annonce que le but de cette société des Jacobins et les sociétés affiliées. j'ai connu Custine à l'assemblée consfaire égorger les patriotes. vous n'aurez que le despotisme d'un seul. mais avant d'être assassiné. tant que vous aurez un ministère. . ils ne sont pas des traîtres. et patrie. tant que vous aurez un ministre qui voudra enchaîner les meilleurs patriotes. seul par le amour de gloire. comme celui qui vous gouverne. tous ces aristocrates se réuniront à lui. tant qu'aucun homme de probité ne pourra lui demander compte des sommes immenses qu'il a entre les mains.) On vous dénonce Custine et Dumouriez. ils aiment la gloire. ils ont vu que nous étions gouvernés par des fripons Je vous le répète. tant en ses mains qui pourra la liberté. la liberté n'existera pas. tant que Roland existera. fer le deux généraux ont bien ces francliise.) » (9) Texte reproduit dans Aulard. Peu- si l'arbitre ple Français. ils auraient Brissot et sa faction. je veux avoir le plaisir de les dénoncer.SÉANCE DU 12 DÉCEMBRE 1792 157 méprise ces fripons.dans l'esclavage. mais encore tous les amis du peuple. tu veux que vos servi bien servi la tu laisses les meilleurs efforts patriotes le se sont aperçu que les intriguans. couteau des fripons Ils la et la doute Custine dans toute l'Allemagne. je leur présente ma poitrine. avec vous sous j'estime sa tituante. on ne des destinées de l'empire.

il n'y a dans ce? pouvoirs des distinctions que dans les noms. Ils r^ sont nas traîtres. mais aujourd'hui il n'y a plus qu'une faction. Ce n'est pas à la veut le bien. dit-il. oui. Ciiaeun s'aperçoit. ce ministre est et appuyé par la Convention même. il y avait encore une faction qui promettait moins à la cour. 631. n. mais il faut l'attribuer majorité de la Convention. dit-il. et Robespierre a remonté à la forme actuelle la trouver dans (( nous n'en avons point encore. (( c'est Je reviens au un seul Nous avons gouvernement. en les combattant. les opinions sont partagées sur les causes de ce danger. et c'était le côté droit. 154. un ministre dont l'influence l'administration. les soupçons élevés contre Custine et Ovmouriez (10). se les riches contre sont les __ Robespierre passe ensuite à la puissance extérieure contre laquelle nous avons encore à lutter. six et ministres. du danger. cette pluralité de factions faisait leur faiblesse individuelle. si elle se refusait à suivre la route qu'elle désignait. n" 170. et c'est de celle réunies toutes les autres. nous avions à leur opposer le peuple et les intrigans eux-mêmes qui y étaient portés par leurs intérêts mêmes. et rappelle. source de tous ces maux qu'il croit du gouvernement. p. elle est nombreuse le peuple lui cette faction. ils courront toujours à la victoire. et c'est en quoi elle est plus à craindre. il est grand. par le lait ils sont confondus. doit porter sur des loix. <( nous Aujourd'fhui cette puissance ce une autre puissance avons sont les intrigans qui ont réuni à à la combattre leur celle et de la cour abattue. et qui ne sont que des modifications du du corp? despotisme. ce Brissot et sont Roland à laquelle en un mot tous pauvres. Il revient sur les nouvelles de Francfort.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 158 U Créole patriote. a Quand le despotisme de la cour existait. ministre qui tout dirige le ministère. 3. c'était la faction de Brissot. « Un gouvernement. nous ne sommes gouvernés que pur des intrigans qui réunissent tous les pouvoirs. ne s'agirait-il que de leur gloire personnelle. et j'en vois la source dans le gouvernement. CustJne et Dumoyriez sont braves. mais tant . où ses adhérents étouffent la \^oix de ceux qui voudraient parler contre lui. il y avait une faction qui marchandait avec la cour la liberté. pour être boa. Mais tant que nous aurons se fait sentir dans toutes les branches de (10) Voir ci-dessus. p. c'est-à-dire que nous n'avions que celles dit constituant. mais qui lui fnontrait et l'en menaçait. « Dans l'Assemblée législative. je le dis. elle à un ramas d'intrigans qui veulent perdre la chose publique.

a succédé (11) pour faire une longue divagation sur les fripons. j'espère si peu de la liberté publique.SÉANCE DU 12 DÉCEMBRE 1792 159 que ce ministre joiiKira à cette autorité presqu'universelle.. massacré : le Mention de cette dans intervention le Journal du soir (Sablier). p. p. la Quotidienne.. Quant demande à être assassiné par Roland. Chasles (12) dénonce la créa-tion par B/oland. 1952. Dijon. selon lui. Basire ajouta au cours de la séance qu'il devait aussi s'établir aux Tuilerie? même un clu'b de femmes présidé par Madame Roland. VAbréviateur universel. tant qu'une partie de la Convention sera dévouée à ce ministre. Tant que vous aurez un ministre qui voudra enchaîner les meilleurs patriotes. Barrière et Bervil'le). enfin que tous les hommes étoient des fripons. méritent d'être démasqués. . 59. d'après Bentabole.. pour établir un despotisme aristocratique. n° 22. n° 5. 153. la lecture des mauvais journaux suit. p. député de la Côte-d'Or à la Législative et à la Convention. 1921. la liberté n'existera à moi. Hamel. leur système est d'anéantir tous les patriotes. n" 15. j'ambitionne l'honneur d*être premier par les Brissotins. Sur les fonds dépensés par Koland pour la diffusion dés écrits girondins. le Fanal parisien. et G. administrateur du district de Diîon. II.. n° 16. qui a répété deux mille et une étoit un fripon. 170.. 357. cf. la Feuille du matin. d'un bureau de T Esprit public (13). député d'Eure-et-Loir à la Convention. p. p. n° 15. •A. Mémoires de Madame Roland (éd.R. il n'y a pas à répondre de la liberté. 63. Recherches sur la famille et la vie privée du conventionnel Basire. excepté pourtant lui et ses adhérens. Alors Robespierre entrant dans une sainte fait sentir fois que Roland générosité de courage.) . s'est écrié « Oui. Des murmures et des applaudissemens se sont pour et contre Robespierre. 58 Seconde lettre de Robespierre à Petioa et E'. p. le Courrier des Départemens. 1-22 et 177-205. III. 319.. 1792. Voir au'gsi Mëmoiies de Louvet. 501 et 532. » . 15 déc. (Cf. t. que je pas. les Annales de la Ré" publique française. (12) 'Ohasles. au préjudice du salut public.Cet héroïsme de RobeS" pierre lui a valu toute la reconnaissance des tribunes. et suivra ses impulsions.F.Robespierre lui n*' 87. Matihîez. le droit de nous calomnier. p. <14) Basire. (13) Le Bureau était. p. La Révolution de 92... La famille du conventionnel Basire. . . II. Bouchard. que Bijssot étoit un fripon. 229. n"* 1 intervention 2'' Dans : Sur .. Basire (14) affirme qu'une telle création est attentatoire à la liberté des opinions et (-11) iA la discussion qui Drouet. p. 2. dirigé (( par an écrivain iconnu pour &«s principes anti-civiques ».h. parce qu'eux seuls maîtrisent la nation. que Buzot étoit un fripon._ A. qui.

« Quelques membres vouloient adjoindre les journaux de Gorsas de Carra. t. ce qoii est adopté par la Société. pour faire voir jusqu'oii peut aller la perversité des journalistes. p. i! faut lire les bons et les mauvais journaux. Voir Aulard.) Texte reproduit dans Aulard. et pour apprendre au public à distinguer les écrits lisant empoisonnés. se alloit la parole.. IV. n" 170.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 160 constitue un crime de lèse-nation. p. p. et ensuite en lisant de mauvais écrits. la Feuille de Paris. (17) 92. Il propose de lire chaque fois le « Patriote français )) de Brissot et la « Ohronique de Paris » de 'Oondorcet. 682. JV. aux deux autres. (16) La Révolution de 92. le Courrier des dépariemens. et sur-tout de l'article de l'assemblée nationale. (17) et )) Mention de cette intervention dans le Journal du soir (Sablier). le Patriote français et la Chronique de Paris. 3. 329. p. Au moment où la Société allait se séparer (13). n** i(15) Chabot avait d'abord dénoncé un journal anglais dans lequel on lisait entre autres que les patriotes de la Convention ont bien senti que la Bévolutioin était allée trop loin ». n° 87. 577. Je demande en conséquence que les séances commencent à quatre heures. n*" 15. Sté des Jacobins. n° 87. n"* 319. mais la majorité ne les a pas trouvés dignes de cet honneur. » Arrêté. p. p. Robespierre demanda la parole et dit « Je me rappelle d'avoir appris au collège qu'il y avait deux moyens de se former l'esprit. le grand Robespierre a fait » du Journal. p. n^ 114. et analvisé par E. je demande que tous les jours on donne lecture des deux mauvais journaux que je connaisse. . rédigé par M. 578... 230. le Créole patriote. (Bévolu : 'tion de (16) Hamel. 572. je ne connais rien de plus mauvais et de plus perfide. Comme la séance encore entendre une fois (( [Suit le texte 1. je crois pareillement que pour former l'esprit public. III. des Jacobins]. lever. d'abord en aîné : des bons ouvrages. A la fin do la séance. 4. Condorcet. Robespierre prend k nouveau la parole. (( 1.. et que l'on commence par la lecture des deux mauvais plus journaux que je viens de dénoncer. ÎI. 3. Jal des débats et correspond.

745. entendus sur cette matière. » (2) Journal de la République française. qui avoient cru avoir le si la laisser de droit les conserver. E. p.. XIV. un article en vertu duquel seraient comme les volontaires qui. — SEANCE DU 13 DECEMBRE 1792 (soir) Sur un arrêté du Conseil général de la Commune Une députation du Conseil général de la Commune de Paris ost elle donne lecture d'un arrêté reçue à la barre de la Convention dont l'arit. Robespierre s'élève contre cette rigueur excessive et entraîne la Convention à supprimer cet article. l sans les avoir payés. n° 84. il étoit au moins aussi cruel qu*impolitique de travestir en scélérats les héros de la liberté. 3. 525. entre autres dispositions. p. p. rejetée sur les observations république ne pouvoit pas aux généreux défenseurs qui avoient versé leur sang pour elle. (1) Lettres de Maximilien Robespierre à ses commettans. p. au nom de plusieurs comités de rAssemblée. n° 31. » Mention de cette intervention dans le Journal français. Cet article porte aue « le conseil de Capet sera fouillé jusque dans les endroits les plus secrets. pari. 573). p.. Hamel signale l'intervention (II.SÉANCE DU 13 DÉCEMBRE 1792 23. Walter. . une capote et leurs armes. foyers. « Un très grand 12 décembre nombre d'orateurs ont été 1792. le Journal du soir. emporteraient leurs capotes ou leurs fusils. 3 le Journal de France. qui représenta que. XIV. —H .. 3.es.. fut 11. '(J) (2) Voir le texfte le Rien dans 24. Mon. 1 porte que les conseils de Louis XVI seront fouillés (1). n° (( Cette dernière disposition seule de Robespierre. qu'on le déshabillera et qu'on le revêtira de nouveaux habits. Robespierre seul a fait réformer l'article honteux qui flétrissait les soldats de la patrie qui auraient emporté leurs fusils ou leurs capotes. : Clf. de ce décret dans le Mon. Aucune mention dans G. n° 84. Moniteur à propos de Robespierre au cours de cette séance. . Robespierre. rentrant dans leurs poursuivis voleurs. » La députation s'^était présentée à la séance du matin &t le pré- {!) iLouis sident signale qu'il avait refusé de l'admettre. ni dans les Aroh. — SEANCE DU 161 DECEMBRE 13 1792 Sur les armes des volontaires Guadet. et afin de prévenir la désorganisation des bataillons de vod ontair. propose. 746.

XIV.. préopinant. effet apitoyer sur le 1491. et surtout que les représentans du peuple ne peuvent souffrir ces vociférations véritablement indécentes. On viole en moi redoublent. mais je nie plus grand du sort 351. sur la proposition de Caimbacérès (2). député de l'Hérault à du roi. (Mwmures) les et de loin la plaudissent.580) et signalé par G. L' Assemblée de ne pas entraver la marche de ce criminel à Commune. bien avec crois Je n"" le conséquences qu'il a tirées de cette proposition. p. à l'ordre du jour pur et simple (5) Cambacérès. dont vous devez à la applaudissent. ne témoignent pas autant de sensibilité pour le peuple qu'on opprime. et je m'étonne toujours que ceux la a un parti qui veut sauver le qui se montrent si tendres pour un oppresseur accusé. {Les tribunes reste là — Quelques membres paraissent indignés. motivé sur le.. 44.. (11. au nom de la patrie. Je demande. •Convention passa à l'ordre du jour. Je sais qu'il y roi.nomTDreuses protestations. 239. qu'on veut eh des coupables.73l.Walter. la Convention. on applaudit da. le . analysé par E. ôhaque lois que quelqu'un ptéjuge le sort d'un accusé. sur 1 arrêté <2) du et conclut conseil général.. décret de la veiille qui ordonnait que les « coinseils de l' accusé comimuniqueront librement avec lui )>. président règlement défend (4). on proteste dans TAssemblée. Valazé dema^nde qu'il soit cassé. ces vociférations de cannibales. on demande que l'arrêté soit cassé. au nom de l'hula morale publique. Journal des débats et décrets.. Le nom dé Je rappelle aux citoyens des tribunes que le approbations et les improbations.. au manité. n*' 87.) {Quelques cris d' ûppfobàtiûh Un membre. p. c'est le sentiment d'un patriotisme très louable qui a dicté cet arrêté.) Je demande qu'afin Nation entière la plus prompte justice..Hamel Mon. par rapport (3). (3) Il s'agit (4) Barère* <5) Texte reproduit dans LV. qu'on prenne des mesures pour que nous n'entendions pas. Basire appuie cette proposition: le Conseil générial veut-il apitoyer sur le sort de LoUi3 XViI en prenant contre ses conseils des mesures vexatoires? Hobespierre prend la parole.ns les tribunes. calme. Robespierre. et les Arch. les Robespierre reprend.) (Les murmures casser. la bespierre. p. Il Conclut: Tordre du jour sur l'arrêté du Conseil général. les tribunes ap- liberté des opinions. tandis que Chasles soutient RoFinalement.1 LÉS DISCOURS DE ROBESPIERRE 162 Cette mesure soulève de . 746. partent des tribunes. pari. Gazette nationale ou le Moniteur universel..

Robespierre. II. p. hors de la tribune. au point r^ie le îspect qu'elles doivent aux représentans du peuple. observant que la commune étant chargée d'un^ grande tèspon^ a le droit de prendre des mesures aussi barbares. en lisant des mesures aussi atroces ? et quel générations :lui qui !uses ? luii jue mission de défenseur de Robespierre. le seul Robespierre reste inflexible. que ce soit Valazé qui ait . mais il soutient que c'est cet arrêté. l^'^-lS 1792.359. que pense- ibilité. p. qui prend son naturel féroce pour là Vertu républicaine pare It de la qui. le Courrier français. quant au désir d'excihommes. répond un membre (6). » )ur Révolution dé 92. le Courrier de 119. n** 35Ô. p. violens murmures. (En seriez-vous U au- plus scélérat des louable qui a dicté le teur ? lui dit-on. 2. XXI. p.SÉANCE DU Le Courrier des départemens. (7) Il s'agit le de OhasleB* Moniteur. p. p.. 1088. « viole en moi^ s'écrie-t-il. mt. car il acceptera la Les flatteurs reproduisent sa motion à des coftditiohâ des si lés est hoîi- hommes plus vils qui est applaudie par ses cohortes président les rappelle à l'ordre et au est (7). l'avis III. le Journal de Paris. la Gazette de France. Mention de cette intervention dans le Mercure frafiçùiis. n'' 350. p. lorsque Robespierre réclame 'ordre du jour. » Les tribunes se livrent à des applaudissemens exagérés. t. 163 248. ils auglentent de la manière la plus scandaleuse. XXII. là liberté des opinions. t. t. (NoUûelle interruption.. Un sentiment d'horreur. n"* 16. ni sensibles pour un oppresseur. II. 'Egalité.iiVcrsel. n° 16. n° 350. ne le soient pas également un le bon peuple qu'on opprime. 63. n" 87. tes tribunes.une. s'écrie-t-on de plLsieurs côtés à la fois. Robespierre (( ter la pitié sur un patriotisme est de DÉCEMBRE 1792 13 t. p. d'après trié aryrès Robespierre. le Mercure v. p. n" 115. (6) Il semble. n" 331. 302.) Robespiefrê se livré aux gestes les plus violens. léc. n°263.. 5. t.. Feville de Paris. qui étoit trop douce encore pouf un criminel dont la natioft btière demandait prompte justice. qui est même partagé par Bâiire. 1562. en disant qu'il ne falloit pas entfâVér la marche de la >mm. que pourront penser les peuples et futures. p. 3. du préopinant. 279.) a Loin de le casser. 230. mais ije m'étonne que têâ hommes n tendres. continue-t-il. les Annales mtriotiaues U liiidraires. n'^ 361. s'emmajorité de l'assemblée. les nnales de la Réùvhllqm j?ancaise. le Journal du soir (Sablier). je sais qu'il y a On parti qui veut sauver le traître.

— SEANCE DU 1" intervention: Sur les 14 DECEMBRE 1792 secours aux soldats blessés «olda/t blessé demande des secours. et. IV. 573. 1.les discours de robespierre ^54 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 25. » {Applaudi. Cette : conduite de la Convention tient à l'affreux projet d'enchaîner le peuple. (2) Un Jal des débats et correspond. Ici Président (3) le rappelle à l'ordre. j'invite ces collègues à se réunir à moi. cette occasion <de se n"" 320. analysé par E. le .) (5) sa liberté. 579. Walter '(2) II. p.verbal. p. que l'on traite avec cette barbare indifférence les hommes qui versent leur sang pour la défense de la liberté. de ces monstres qui trafiquent de moi. quand je dis mes collègues. n° 172. p. Robespierre. La réclamation de ces braves soldats est un devoir à remplir par la Nation. IV. plamdre de 1. afin que nous puissions obtenir des récompenses proportionnées aux services des défenseurs de la patrie. '^V . sans attendre une mesure de la Convention. le Président le rappelle à l'ordre. je la Le Créole patriote.parole de ces infortunés est ungent. je ne parle pas de ces hommes qui trahissent la cause du peuple. Robespierre Vatné saisit Sté des Jacobins. parle de ces hommes qui sont constamment dévoués à défense des vrais principes. La Société. Voir Journal de Paris. 689.) un membre interrompt Robespierre par quelques murmures. décide.Hamel. considérant que le 'besoin . 579. <3) Dubois-Orancé. de les leur accorder aussitôt. Ce citoyen veut justifier la Convention. pour y parvenir plus sûrement. et son rtom sera inscrit au procès. Je demande que mes collègues se joignent à et. Il est scandaleux que la Convention ait paru jusqu'ici affecter tandis que (1) Of. {Applaudissements. (4) Nous n'avons pas retrouvé le nom de ce citoyen. réparer les Aulard. il faut commencer par accabler ses défenseurs et détruire les armées de la République. bravos répétés de l'assemblée et des tribunes. dit-il. (4) Le Robespierre Vaîné. Robespierre prend la à cette occasion <1).^^ reproduit dans Aulard. la né- « Il gligence du gouvernement à l'égard des défenseurs de la patrie est étonnant. Aucune mention dans G. n" 116. TT de négliger les intérêts de ses plus zélés 10 août elle a pris l'engagement tacite de défenseurs.

mais des vrais moyens de subsistances et des moyens proportionnés aux sacrifices qu'ils n'ont pas balancé de faire la pour sauver la patrie. nov. Robespierre appuie l'opinion de Thuriot sur l'impression du rapport et appuie en outre vivement la réclamation du corps électoral en indemnité de leur vacation. -n. X)étitions à la Convention. Je demande que Convention décrète. 131. François)... (6). non pas un secours provisoire. la seconde. n^ 172. p. « Ceci. p. Of. Il appuya également le 30 août 1791. S. il tient de plus près qu'on ne pense à on refusait une indemnité en faveur d'un citoyen quelconque que les suffrages ont porté à des places qui ne lui permettent pas de vaquer à ses affaires particulières ? II l'intérêt Qu'arriverait-il si en arriverait que les citoyens. dont les facultés ne permettraient pas d'abandonner leurs moyens de subsistance ordinaire.I SÉANCE DU 14 DÉCEMBRE 1792 165 pertes qu'ont supportées pour la chose publique ces glorieuses victimes. fidèles représentants du peuple. et c'est à nous. Lacroix. en faveur de ces généreux défensears. 1903. IB). Sur deux pétitions de rassemblée électorale nom de l'assemblée électorale. Mau-touchet. Real approuve ses observations et promet de les mettre à profit. avait été auparavant accusateur public près le tribunal du 17 août 1792. Il faut donc qu'elle s'en occupe. Robespierre intervient. du peuple. 690. n^] 16. la les électeurs (7). et P.. Le Créole patriote. 'Le département de Paris et de la Seine Révolution.l. l**® partie. ne doit pas être considéré comme un projet personnel. un vœu de cet ordre exprimé par une députation du Pas-de-^Calais (Di&cours . .. dit-il. p. 'Le renouvellement du département de Pa. 2* partie. Mention de cette intervention dans 2® intervention Real au : la Feuille de Paris. donne lecture de deux première réclame une indemnité pour la cassation d'un arrêté du Conseil exécutif provisoire qui avait annulé la nomination de Lihuillier à la place de procureur syndic du dépa/tement de Paris (8). (7) Robespierre avait déjà formulé une semblable demande lors do la convocation de? Etats arénéraux (Voir Discours. substitut du procureur de la Gommuine de Paris.. à lutter contre la faction qui s'y oppose.^t In.ris en décembre 1792. dans « La RéV'Olution française ». se trouveraient 16) Real (P. Des députés 'présents promettent d'appuyer ces pétitioms à la Convention. 689). ^18) pendp.. p.

Société des Amis de la Liberté et pe l'Egalité 26. Jal des débats et correspond. XIV. pour n'avoir pas les moyens d'exercer perdrait sa souveraineté peuple ses droits? avec d'autant plus de raison que et je promets de la défendre de toutes mes forces. (Vivement applaudi.îe ae Pans. . des Brissot et de tous les coquins de la République (9) (Applaudi). Aucune mention dans G. n^'llô. veulent le réta'blissement de la royauté (l). (10) Texte reproduit par Aulard. IV. Robespierre Vainé. en dépit des Roland. adresse ainsi amendée Mention de •(9) 29 cette intervention dans triompher à la la Convention. à soîi tour. pon sans avoir insinué que ceux qui ont KQutenu la candidature de Philippe Egalité à réassemblée électora..s et certes. 768-7Ô5. Il fut énergiquement a. k l'exception de la sœur e-t des enfants de Louis Capet ». Sté des Jacobins. qui se défendit d'avoir voulu dire une chose semblable. j'invite seulement les électeurs à faire qiçlques changements dans la rédaction de leur adresse. Chabct rappela que cette caAdidature n'ft>Yait P43 trouvé de plus grand antagoniste que Robespierre (2). (10) Feuille de Paris. lui par Louvet I. II. le discours de Robespierre le.cet £).166 écartés des places. Mpn. 2. Je suis très n"* content de 320.vis. '(2) .sme à. p. Lanjuinais.) « J'appuie donc cette pétition les motifs m'en paraissent puissants. (Voir ci-dessus. ^ SEANCE DU Sur la proposition pi^ 16 DECEMBRE bannir tous les 1792 Capet 16 décembre. ne serait-ce pas alors que. Walter. se rangea d'enthousi0. Il proposa l'ajournement jusqu'au ju(1) CI.ppu^é par Lpuyet qui étendit la motion n à tous les individus de la famille des Bourbons. à la date). Hamel. p aux accusations portées contre Allusion octobj-e pourrez. 581 analysé par E. Je demanderais égalenient que l'on n'eût point l'air de fonder la réclamation du corps électoral sur des raisons de localité. mais sur le droit naturel qu'a tout citoyen d'avoir une indemnité lorsqu'il sert la patrie. je crois. Cependant me quelques réflexions. le 1792. ces deux adresses. car je respecte l'assemblée électorale. ij^e ^^uzot proposa à la Convention de décréter le bannissement de Philippe Egalité et de ses fils. 574. Je désirerais que l'on y quelques expressions un peu trop républicaines et qui seraient entendues défavorablement par la Convention. par ce fait. j'oserai permettre retranchât L. CihabQt répon^iait à Lanjuinais.

correspond. les droits de l'homme et l'acte constitutionnel de la Képublique. Aulard. Or. est tellement applicable à notre situation actuelle.. Camille Desimoulins rendit compte de la séance de la Convention. de tous les membres de la famille « des Bourbons-Capet ». je ne les crois d'aucune faction. XIV. Il estimait en effet que le bannissement des Bourbons était une manœuvre des Girondins pour obliger les patriotes à défendre Philippe-Egalité. y compris les régions occupées par nos armées (Mon. Desmoulins bannissement de Philippe-iEgalité jusqu'à ce qu'on lui eût trouvé un asile sûr ». (4) iSelon le décret. et la conduite de Brutus est applicable à notre position actuelle (7). ne cite pas le avait demandé à la Convention de retarder '(6) «C. la Convention ajourna la question relative à Philippe-Egalité. XIV. mais. Robespierre l'aîné. (4) iLe soir. aux Jacobins. Il demanda que 'Je Comité de Constitution présentât. mais décréta le bannissement dans les huit jours. Saint-. d'ici au jugement du roi. mais je crois qu'il ne les a pas pénétrés jusque dans toute leur profondeur. je ne m'oppose aucunement à la reconnaissance que l'on doit à cette famille. Camille Desmoulins vous a entretenus de Tas(6). (5) que . n° 321. mais nous devons (3) aux principes. : Jal des débats et Sté des Jacobins. prononcé au début de son intervention il y a plus de deux mille ans. 692. Robespierre prit la parole après lui. La nation peut-elle s'assurer que tous les membres de cettç famille seront invariablement attachés aux principes ? Je suis loin d'aeeuser ceux de ces membres qui semblent avoir été accusés ce matin par le parti aristocratique. tels sont les nuages répandus que nous ne pouvons pas connaître le but direct de tenir caractères Voir son intervention dans le Mon. Marat ne partagea pas l'opinion de Robespierre et s'opposa à la la faction brissotine ne voulait proscription de Philippe-Egalité frapper en lui la^ représentation nationale que pour atteindre ensuite tous les amis du peuple. p. 768). ils doivent être immolés à la vérité des tuce des ennemis de la liberté : principes. Après un9 séance tumultueuse. 2-3.. IV. Il m'a été impossible de me trouver à la Convention aujourd'hui. tous les membres de la famille devaient sortir dans les 3 jours du département de Paris et dans les 8 jours du territoire de la république. et la famille d'Orléans fût bannie le lendemain (3). quels que soient les membres de la ci-devant famille royale. Un membre dont on (6) 'Cf.Just remarqua qu'on affectait de lier le sort 4e Philippe Egalité au jugement de Louis XVI. j'aurais voté pour la motion de Louvet elle est conforme aux principes. qu'on croirait que je l'ai fait aujourd'hui. » le << : .SÉANCE DU 16 DÉCEMBRE 1792 167 gemejit du roi. les expressions de Louvet qui déclara i(7) Robespierre reprend « le discours de Brutus. J'avoue que la maison d'Orléans a montré beaucoup de patriotisme. mais je déclare que si je m y étais trouvé. npm prononça un vif éloge de Philippe-Egalité. sur la les mai- 765. « pour sauver peut-être celui-ci ou pour pallier son jugement ».

Paméla serait une leune orpheline. ait répandu dans ses libelles que je veux donner la couronne à d'Orléans ? c'est que la Voici les conséquences que je tire de tout cela motion faite ce matin n'a été qu'une comédie comme beaucoup d'autres. qui est de la faction brissotine. Britsch. appelée en 1780 par Mme ae Cxenlis pour familiariser les enfants du duc avec c^tte langue. et fut élu par le département de la Somme à la Con-vention. et. 376-78). Comment plus grandes liaisons avec cette que Pétion. d'origine anglaise. . c'est que cette motion cache un piège où l'on voulait entraîner cherché à accréditer royauté ? Comment le bruit se fait-il : les patriotes.(9) avait été déDuté de la noblesse de Reims aux Etats généraux. La jeunesse de Philippe Egalité (p. se soit déclaré contre lui 7 Voilà une matière ce décret ont les se fait-il ment que Sillery (9). on a vu que cette calomnie ne faisait pas fortune. on veut nous appeler peuple en est d'anéantir le de la faction orléaniste. Robespierre fit observer dans les « Lettres à ses commettant (1. c'est que les patriotes n'ont jamais eu de liaison avec la maison d'Orléans. qui passait pour être la fille du' duc d'Orléans et de Mme de Genlis. comte de Genlis. ils veulent nous imputer tous les projets qu'elle médite elle-même. Comment se fait-il maison d'Orléans. Quant à moi.486) que Barère était le tuteur de la jeune Paméila. D'après A. maison. n'abandonne pas la société que nous voulions élever d'Orléans à la que Louvet. et que ceux qui ont provoqué son d'Orléans. cette observation peut répandre quelques lumières. j'avais depuis longtemps le projet de demander l'exil d'Egalité et ressort. faisant alliance tous les Bourbons. marquis de Sillery. pour arriver à ce but. Alexandre Brulart. On a parlé de dictature. c'est de jeter dans les esprits un peu crédules les alarmes que répandent quelques mots dont ils se servent. qui est évideml'ami d'Egalité. comme (8) Ire Moniteur ne fait état d'aucune intervention de Pétion au courj de cette séance. La marciuise était la gouvernante des enifants de Philippe-Egalité. en conséquence on veut faire mouvoir un autre Le but des brissotins avec un tyran quel qu'il soit. confident de la de Brissot et de Pétion ? Comment se fait-il que les patriotes qui ont défendu d'Orléans n'ont jamais eu aucune liaison avec la maison d'Orléans ? Comment se fait-il que d'Orléans ait été nommé député à la Convention par ceux qui ont des liaisons avec Brissot ? Comment se fait-il que Louvet ait à réflexions (8). et cette demande n'est point inhumaine. )) . ont parce qu'ils Et une chose bien certaine. Le but de cette faction. qui sait fort bien que dans l'Assemblée électorale j'ai voté contre Egalité. Le but de cette faction est de se donner un air républicam. Il était •en relations avec Dumouriez que sa femme avait suivi.LES DISCOURS 168 Ï)E ROBESPIERRE Les patriotes ont paru défendre le citoyen Egalité cru la cause des principes attachée à la cause d'Egalité.

contre moi-même. si les membres de cette famille aiment. Robespierre. maTs on n'en trouve aucune mention dans G. le P'" frimaire II. (Applaudi. Hamel l'ana)> (( lyse (II. et. pourvu que j'y puisse trouver un asile obscur persécutions des Brissotins. car cet exil ne durerait sûrement que nation famille pendant liberté exilée.) J'invite donc mes collègues à voter pour le projet de décret présenté par Buzot. 485-512) sous le titre: les Capets ». après avoir chassé Egalité. je vivrais heureux dans cet honorable exil. on voudra encore en chasser d'autres. et elle serait rappelée lorsque la les dangers de la motion de Louvet.SÉANCE DU 16 DÉCEMBRE 1792 169 peut pourvoir d une manière honorable à la subsistance de la ^ont point démérité de la patrie.. Le texte du Journal des Jacobins est reproduit dans Aulard (IV. 575-77). voici de cette motion est : ont posé en principe que. leur exclusion n'est point une peine^\. Boisguyon (11) a soutenu ces principes dans la Chronique ils vait de Paris.à ses commettans Sur la proposition faite de bannir tous (p. Déjà Actuellement. p.Walter. je déclare que. 590) e/|^ Bûchez et Roux (XXI. Ils les dangers de serait affermie. adjudant général à Tarmée des Côtes de Brest. mais les véritables principes. qui fut sans doute improvisé. il leur sera facile de faire renvoyer les vrais patriotes et les vrais amis du peuple (applaudi) jusqu'à ce qu'ils restent seuls maîtres du champ de bataille. raisons ne doivent point nous empêcher de ces voter pour les principes de Buzot. (11) Boisguyon (Gabriel). du peuple. si les conséquences de ces principes pouvaient s-'appliquer un jour contre les amis de la liberté. la patrie. avec Gi•rey-Dupré. on pouvait le chasser par la voie de l'ostracisme. et je consentirais volontiers à un exil pour le bien de ma patrie. destitué et condamné à mort. Desmoulins qui considérait que demander le bannissement de Philippe Egalité équivalait à « deimander qu'il soit assassiné à Coblentz ».. non pas les Brissotins. E. je m'y soumettrais avec joie. Je crois que le préopinant n'a pas creusé la profondeur des astuces de nos ennemis. elle s'honorera de cet exil. n"" 176. Louvet je le déclare.mais une mesure de sûreté. le but de chasser de la Convention les meilleurs patriotes car. » (12) 705. lorsqu'ils auront empoisonné l'opinion publique. dès qu'une fois le nom d'un homme poualarmer ses concitoyens. a donné lieu à un article de Robespierre dans les^ « Lettres . Mais. car il est toujours honorable de servir la cause de la liberté. et. Je déclare que j'aurais voté la <10) Robespierre répond ici à l'argumen'fc de C. . (12) Ce discours. je les invite en même temps à s'opposer aux conséquences que les Brissot'ns contre les veulent en Le Créole tirer contre les meilleurs amis patriote. les a toutes développés dans ses libelles contre moi. 380-82).

à moins qu'ils ne se soient tous constamment et invariablement montrés d'une manière non équivoque les amis de la liberté. l'envoyer par là à la potence de Coblentz. Dans les différentes époques de b Convention. voici. chef quelconque. Et c'est ainsi qu'ils cherchent à établir un ostracisme de fait. Ils veulent commencer par Egalité quoiau'i! se soit montré je : et parvenir insensiblement à un point où le oatrictiEire le plu§ pur ne serait pas une action cui errpêc^ât de bannir du sein de la République. pour 11^ amusent le : . L'existence de la ne Bourbons des iamille peut qu'inquiéter la nation. Je suis bien loin de jeter des doutes sur ceux qu'on a eus en vue ce matin à la Convention. je n'en dirai pas moins que je ne conçois pas à demander le bannissement de toute motif de Louvet. ce principe me paraît essentiellement lié à l'intérêt général. Brutus pour qui paraissaient nous doivent paraître à nous de la le salut de la Les mesures République. élever Egalité sur le trône? Voici les conséquences que j'en C'est que la faction Brissot cherche à jouer le rôle du républi- marcher plus sûrement à l'aristocratie et au royalisme. même nécessité. que les plus intimes amis d'Orléans se partisans de Brissot } Comment se fait-il que ceux qui ont contribué à la nomination de député du citoyen Egalité. je répète que je suis parfaitement de son avis. ceux qui ont montré quelque zèle pour cette liberté. des Bourbons. les motifs de Louvet et de ses partisans de bannir sueeessivem^ent tous les patriotes ardents qu'ils auraient à redouter. Quoi qu'il quel a été le en soit. en se ralliant autour d'un canisme. Mais motion de Louvet sans entrer dans les détails. patriote. nous voulions nous- mêmes tire. individu quelconcue de la famille dans son sein qu'un écueil redoutable pour la liberté. trouvera compris. (( Louvet s'est donc servi d'un principe que je soutiens moi- . mais une mesure de sûreté que la chose publique nécessite. autant que c'est puis le pénétrer. mais ce ne sera pas comme a dit le préopinant. Il pourrait se retirer en Angleterre et ce ne serait psa le seul moyen de sûreté la famille Egalité s'y qu'il trouverait. Le but qu'on s'est proposé ne m'est pas encore clair.ent tenté de le faire passer en loi. Mais. que nous. est dans les vrais je prétends qye la un principes de républicanisme ci-devant royale ne pourrait être . cachaient peut-être un dessein qu'ils n'ont pu réaliser. après avoir vainem.LE3 DISCOURS DE ROBESPIERRE 170 motion de Louvet si me je fusse à nécessaires trouvé à la Convention. Je suis encore à en pénétrer le secret. c'est de tantôt pour des dictateurs mais ils ont un but bien décidé rétablir ou l'aristocratie ou le royalisme. soient les plus chauds partisans des Brisspt ? Comment se fait-il qu'ils aient fait Mais comment se fait-il déclarent courir le dans bruit les départements. Ce n'est pas ici vouloir punir un homme qui peut n'être pas coupable. peuple eh nous faisant passer tantôt pour des triumvirs.

Femlk de Paris. Je SUIS éloigné de penser. J'apperçois cependant un danger dans cette mesure. exclure dussai-je prévaloir pour victime. . d'autres en être la bientôt mesures. Les exemples pris dans l'histoire romaine sont applicables à la France. à ce prix. Ils sont les amis d'Egalité et l'ont fait nommer à la Convention cette réflexion me fait penser que c'est une véritable comédie qui (( la : cache de grands projets. Je le répète je pense que nos pa- et : n'ont pas apperçu triotes et je me proposais de le le but de faire. la liberté. la Fr -'lie d^' rrnA'n. le CGV-rier ces départemçm. )) Mention de dans cette intervention h le Covricr français. et sa liberté est bien plus en dangei que celle de Rome. n'^ » 118. n° 356. 201 p. les /innafes de Réi^vMiqve françctse. p. p. mais le est perfide. 2. sans doute qu'autant que la bien doux liberté sera bien loin de se plaindre de cette doit au contraire l'appuyer. et la passion dominante d'up pa- que Louvet triote à doit être l'anii de en danger. cette mais motion. c'est qu'après avoir expulsé Philippe. n« 20. Il peut se retirer dans des pays neutres. 397. j'aurais voté pour motion de Louvet. réunissons-nous également s'est proposé Louvet que même but DÉCEMBRE 1792 16 et pour combattre ses conséquences. Robespierre. Ils veulent se donner des tons de républicains nous imputer le projet qu'ils méditent eux-mêmes. celui d'établir la maison d'Orléans sur le trône. comme le préopinant. rien ne pourra empêcher d'en expulser d'autres. 81. Si j'avais été à la Convention. n. sauf tout ce qui pourrait être contraire à la liberté. Je sais que la famille d'Orléans a porté de grands coups au despotisme. p. . ou l'envoyer à la potence de Coblentz. Cette motion est d'ailleurs conforme aux principes. et la famille d'Orléans.iÉANCE DU 171 que j'invite mes collègues à soutenir comme moi. p. III. p. j'étais très Je l'avais méditée éloigné de penser la présenterait un jour de pétitions. p. Il Un ne tel exil paraîtra doit durer l'égalité.20. n" 26. t. 78. je l'appuyerai et une retraite obscure me sera toujours chère motion. 309 et n° 26. 20 déc. mais j'avoue que je ne conçois pas les vues de ceux qui ont proposé le décret. je voterai donc pour toutes les marques de reconnaissance que la nation voudra lui donner. membre de la Convention. t. . 2. que ce soit mettre Egalité sous le couteau des aristocrates. 406 la Quotidienne. XXI. nous devons voter pour son banissement. p. n'' 21. Quelles que soient les conséquences que peut entraîner une padût-on s^en reille mesure. VAbréviatevr universel.

mis en cause par Basire et Tallien. Il se défendit d'avoir provoqué la pétition. l'assemblée aurait refusé à l'unanimité de recevoir les pétitionaires. 788. Il vous importe d'entendre avec attention et sans préventions ce que je vais dire. Robespierre. p. ce n'est pas là ce qui peut jeter le trouble au milieu de nous. la discussion sur le bannissement de Philippe-Egalité. Ceux qui ne voient dans délibération qui nous occupe qu'une question de prinle véritable point. n'au- Chambon.. je vais vous faire toucher du doigt la vérité de mon assertion. c'est Chambon surtout qui tient à ce que nous soyons admis et vous savez avec qui Chambon a des rela: tions. médecin. La Convention se déclara satisfaite. Convention avait ajourné "à deux jours. XIV. <2) D'après la Feuille de Paris (n« 120. note 5. Le maire de Paris. Citoyens. XIV. s' étant rendu dans les couloirs pour inviter au calme les pétitionnaires et leur faire comprendre combien leur démarche était intempestive. p. 3). Voir ci-dessus. la délibération dangereuse et délicate dans laquelle on nous a jetés. 1792 (Mon. l'intérêt pressant du salut public m'oblige à vous parler avec franchise. maire de Paris. a Des cris se seraient fait entendre dans le corridor » (Révolution de 92. Je demande la parole pour dénoncer un complot contre la tranquillité publique. à Tordre du jour. (1) élu séance du 3 oct. Après une longue discussion.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 172 27. 634). Basire signale que. . les personnes nous sont à tous indifférentes. les circonstances et dans les conséquences qu'on veut en faire naître. 1513. le 19. parlez donc. 3 792. (Plusieurs Voix : Parlez.) Les principes ici sont clairs. il lui fu't Cette démarche nous a été suggérée par des hommes répondu qui nous sont suspects . demandant à présenter une adresse des 48 sections pour le rapport du décret de proscription voté le 16. et si vous voulez m 'entendre. 'Le débat revint. la Convention suspendit l'exécution de son décret du 16 et décida qu'elle ne statuerait sur le sort de la famille des Bourbons qu'après le jugement de Louis XVI. la n'en voient pas Cette motion n'a été proposée que pour amener un événement (4). (4) Dans le sens de « insurrection ». Gazette nationale ou (3) le Moniteur universel. la. il n'avait pas cru devoir refuser de se mettre à la tête de la députation. ce qui provoqua un certain tumulte. — SEANCE DU 19 DECEMBRE 1792 Sur un complot contre la tranquillité publique Le 16 décembre. » (( (2) Robespierre prit la parole. Il s'engageait lorsque fut doiunée lecture d'une lettre de Ohambon (1). (3) Voir le Mon. Toute la question est dans cipes. avait été maire de Paris contre Lhuillier et proclcumé par la Commune dans sa séance du 2 déc. n<> 93). fut mandé à la barre sur la motion de Petion. administrateur des hôpitaux. n° 356..

Mon. 701). qui présidait la séance. et au moment où je fais entendre la vérité. que le trouble qui peut résulter de cette délibération. qui sont ceux qui ont intérêt que la tranquillité sont ces mêmes hommes qui veulent repousser la calomnie Ce et retenir la ceux qui Convention au milieu du foyer seraient obligés de se le plus vaste poignarder de leurs des lumières. c'est-à-dire d'énerver la souveraineté nationale ? (7) qui sont ceux qui ont dit que Paris est un foyer de troubles ? que la Convention n'y est pas en sûreté ? que la constitution n'y peut être faite ? Qui ont répandu tant de calomnies contre les difîérens membres de cette Assemblée ? ce sont ceux qui ont amené la délibération dangereuse qui nous occupe. Il est certain qu'un mouvement semblable menace Paris..) Eii bien. du 9 déc. un mouvement qui pût faire croire qu'ils sont les auteurs des maux de leur patrie. La Convention se déjugea et renvoya la motion au comité de Constitution. XIV. (Arch. On a prévu qu'une délibération qui atteignait des officiers de l'armée. (8) Louvet. rien de plus conséquent en effet avec leurs démarches précédentes. le 1®*" septembre. Applaudissemens de Vautre partie et des tribunes. et i(6) Philippe Egalité son fils aîné.. les assemblées primaires de chaque département procéderont par u.. {Mêmes murmures et mêrries applaudissemens . ce des Jacobins du 16 déc.n scrutin épuratoire à la confirmation ou au rappal des députés de leur département ». je vous déclare que les personnes qui veulent faire triompher la motion jetée dans cette Assemblée. le duc de Chartres. qui touchait la représentation nationale. LIV. était député de Paris à la Convention. quitta le fauteuil pour s'y opposer. Qui est-ce qui a déjà fait la motion de faire réviser toutes les élections. pourrait occasionner des troubles qu'on cherchait (6). sont les mêmes que celles qui s'il cirrivait — provoquent les troubles. selon laquelle: dans un délai de 8 jours. 714. (7) Il s'agit de la motion de Guadet. servait dans Tarmée de Dumouriez.. séani(8) Robespierre accuse donc les Girondins. C'est ainsi que Robespierre au conseil de la Commune. Voir ci-dessus. (9) parlait.) La calomnie et le soupçon planent encore sur cette Assemblée. <9) Louvet reprend contre Robespierre l'accusation qu'il a formulée le 29 octobre. 'Ce dernier avait été soutenu par Marat et C. et pourtant nous n'avons cessé de prêcher la tranquillité publique (Murmures de la plus grande partie de l'Assemblée. sans des passions particulières 173 dont nous connaissons Nous avions poussé la crainte des rois jusqu'à nous opposer à l'élection d'un représentant du peuple que les principes nous forcent aujourd'ihui de défendre (3).SÉANCE DU 19 DÉŒMBRE 1792 rait pas eu lieu. pari. D'un règne ? autre côté. (5) Nous n'aivons pas trouvé à l'assemblée électorale la trace d'une intervention de Robespierre en faveur de Philippe Egalité. les motifs. DesmouJins. (( . Barère. propres mains.

«(12) Billaud-Varennes avait été envoyé par la Commune du 10 rrout comme commissaire en Haute-Marne. 3^ partie.tion. J'observe à Robespierre qu'il n'est pas question s'agit de l'intérêt les preuves à la il dénoncer. <13) 'Mazuyer. Qu*on la patrie. On répandait ce matin dans les sections qu'il fallait envoyer 40 mille hommes aux frontières.46ô).*. parce que nos armées avaient été défaites. et en même tems on a battu le rappel.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 174 Camille Desmoulins.. je le rends dépositaire du mien. pétition. de la liberté. Je demande à sauver Robespierre. que je lui ai dévoilé le véritable complot tramé contre la sûreté publique. et de qu'il la faut Convention.nven. un arrêté pour demander par une pétition le rapport de votre décret. Tallien (10). s'il ne m'est pas possible de repousser les traits qu'on (10) Tallien. et qu'on examine cette question avec toute la maturité qu'elle Citoyens. murmure général d'indignation dans l'Assemblée. veuille bien m'entendre ou qu'on m'égorge.êmes hommes qui ont fait prendre à des citoyens qui ne connaissaient pas les conséquences de cette démarche. p. Le maire insista . connu par des haines personnelles contre moi. Je demande qu'on fasse taife toutes les passions. Cette pétition n'avait pour but que de faire (// s'élève un sont croire qu'on que Paris voulait influencer n'est pas digne de les la délibérations posséder. que j'ai dit une vérité utile au Je rends le cœur de tous les hommes de bien et amis salut public. député de Saône-et-Loire à la 'Législative et à la Convention.) Quels ceux qui provoquent des pétitions dans les sections de Paria et se servent habilement du mécontentement qu'ils tâchent d'exciter pour compromettre la sûreté publique ? Ce sont ces m. public. exige. je demande que le maire soit mandé à la barre. il fut élu député de Pans à la Convention. . Je voudrais bien qu'un 'homme. pour le quand (13). s'était d'abord présenté à rassemblée électorale de Paris qui l'a^vait ëcafté après intervention de Kobespierre (Voir Discours. la transférer ailleurs. Robespierre.nière.. et je demande la parole main. Petion revint sur cette proposition après que KcbespLerre fût descendu de la tribune. député de l'Yonne à la Coinvention. J'atteste ma patrie. J'atteste la patrie. ((11) TurreaU'Deli.. (Murmures. Billaud-V arennes (12). député de Seine-et-Oise à la CD.) Mazuyer de lui.sur le fait que les sections s étaient réunies pour protester contre le décret. J'ai prié le maire de Paris de ne pas faire cette ne m'a répondu qu'en me disant qu'il voulait la présenter.. Il Robespierre. Il se rallia cependant à la Montagne et les Girondins l'accusèrent à plusieurs reprises d'oppoi*tunisme et de lâcheté. Tvreau (11).

578) et signalé par G.) B. j'ai dit Une vérité Texte reproduit dans le Mon.) Journal des débais et décrets. 790. Les citoyens des tribunes applad" blique. : . 731). — à dénoncer un complot foritié dont cette discussion est le prétexte. Bûchez et Roux et les Arch. XIV. il veut. Hameî (II. Mais ce dernier date cette intervention... pafesé. et pour en roi.. il lui propose de porter ses regards sur le ceux qui ont proposé de faire réviser là dit-il. pari. qui ont voulu énerver son pouvoir dans un moment où la tranquillité publicfUê est menacée? Quels sont ceux qui ont voulu faire entendre que là Constitution ne serait jamais faite que loin des murs de Paris ? (Se sont ceux-là mêmes qui ont amené la discussion qui vous occupe. n" 92. et là il prétend motion d'exclure tous les membres de la famille du ci-devant amener un événement. par erreur. Convention nationale par les assemblées primaires c'est-à-dire. . J. Il est certain qu'un mouvement semble se préparer à Paris. Walter (p. Quels sont. tions vagues.. LV. ajoute s'écrie un meinbre. p. Quels sont au contraire ceux qui ont intérêt à maintenir la tratt'quillité ? Quels sont ceux qui ont intérêt à faire rester la Convention au milieu du plus vaste foyer d'opinion publique > ce sont ceux qui seroient obligés de se poignarder eux-mêmes s'ils avoient mis en danger leur patrie. I(( que la > dissent. Robespierre descend de (14) tribune. Robespierre. « troubles »: « Birotteau La preuve^ )))• (14) (XXI. (. viens de conjurer le maire de ne pas présenter Cette m'a repoussé avec indignation. la barre. 334. 16'2 analysé par S. Il faut le J'atteste égorger les meilleurs patriotes. et la : il présenter. 162) publient le texte du Moniteur auquel elles ajoutent des passages empruntés au Jal des débats et décrets (apfès » assertion »: Il suffira pnur convaincre de vous proposer de porter un instant vos regards vers le passé ))) et au Mercure universel (après. • que . par des dénoncia- troubles. Robespierre s'écrie : je demande contre la tranquillité publique. 19 DÉCEMBRE 1792 75 (Les murmures continuent.. ('LV. il monte à la tribune.. en me disant qu'il vouloit faire je mander à ma patrie. il est certain que nous n'avons cessé de prêcher la tranquillité pU^ (L'Assemblée mmmure. Tallien pétition. et On lui accorde la parole. 395-97) Itembre. LouVet : c'est ainsi que Robespierre parloit le premier sepau conseil général de la commune.) Je vous déclare que les personnes qui veulent faire prévaloir la motion qu'ils ont lancée. Les Arch. L'Assemblée murmure. n'a été proposée que pour convaincre l'assemblée. sont les mêmes qui excitent ces apparences de (Quelques membres applaudissent.SÉANCE DU knce la contre moi. du 14 décembre. pari.

Tallien crie. dénoncez. « Cela est d'accord... t.C. si le ? de sa harangue. il a C 'étoit a fait périr le ainsi. C'est la L'indignation redoicble..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 176 utile cœur des hommes impartiaux dépo- je reiKls le intentions. n° IIl. sitaires de mes question de traire de ce Mazuyer.. dit-il. au repos public. Louvet. séance des Jacobins du 16 déc. avec ce qui s'est passé ce inatin on a battu le rappel dans toutes les sections.. « Eh bien. disent plusieurs voix. En 561 (av. on est obligé de deviner que l'orateur suppose que la motion d'exclure la famille des Bourbons n'a été mise « Jettez un regard sur en avant que pour exciter une insurrection le passé. dit un autre membre.... quels sont ceux qui ont proposé de faire reviser la Convention par les assemblées primaires ? Les réviseurs de la constitution. « j'atteste ma 121. jyarodie de le singe de la — — scène aux Jacobins. il jette encore quelques phrases entrecoupées. » Pendant que Robespierre s'agite à la tribune. s'écrie-t-on d'un côté (15). Il accusa les aristocrates de l'avoir amsi maltraité pour avoir pris le parti du peuple. » lui ai montré patrie que je Le Courrier des départemens. « Qui doit désirer que le sont ceux qui seroient forcés à se poi- quels despotisme étoit — vainqueur? )).. du haut de la montagne « Cela est vrai cela est vrai 'ai été moi-même j conjurer le maire de ne pas présenter cette pétition. Robespierre feint de prendre le change. sur l'Agora après s'être légèrement blessé lui-même. p. il demande à dénoncer un complot. travers des périodes prolixes. atteste les amis de la patrie. Dénoncez. lui. une fois: Robespierre termine en s'écriant encore le véritable complot. Quels sorit ceux qui ont crié que jamais on ne parviendrait à établir de bonnes loix dans le sein de Paris? ceux-là même qui ont jette dans l'Assemblée cette pomme de discorde. pour alarmer les : ! ! — : citoyens il parle )). dit-on. — Un mouvement d'indignation se manifeste. <16) Pisistrate se fit porter.. égorgez-moi. et obtint ainsi vengeance. dit-il. 330. crie à — On Voir ci-dessus. Voilà Pisistrate. mais il n'a pas tenu compte de mes sages avis. il s'est présenté malgré moi ».. il s'empara du pouvoir..). « Robespiene arrive précipitamment à la tribune. Je demande à prouver le con- dit Président. qu'il a dit. J.. j'ai fait valoir auprès de lui tous les motifs de tranquillité publique. dit 2 septembre une foule de victimes. que par ses dénonciations vagues. On insinue i(15) donc que Robespierre utilisait le même moyen pour un semblable . rappeliez à Robespierre qu'il n'est pas mais du salut public. s'écrie-t-on de l'autre (16). » Robespierre fait — A : ensuite la contre-partie calme règne à Paris gnarder.. — Robespierre de complots.

SÉANCE DU 19 DÉCEMBRE 1792 du l'ordre quitte jour du côté de brusquement L'Atfditeur national. si l'on se fut conduit selon nous. p. officiers [des double avantage. levé à l'instant pour dénoncer un grand com- plot tramé contre la sûreté publique. mouvemens. Robespierre (( la tribune. A ce 177 signal Robespierre (17) 5. quel qu'en fût le résultat. 316. vous savez en a été l'origine. grands On a prévu. c'est nous qui nous sommes opposés à ce qu'un individu de la famille -des Bourbons vînt ici (18).). t- XXII. car. « Robespierre. dont on espère profiter pour produire de ^'assemblée. Que représentans en nous faisant quitter Paris les Je demande qu'on m'écoute ou qu'on m'égorge (Nouveaux mmmures). se trompent une question de circonstance. a-t-il dit. qu'on a battu un rappel et publié [alarmans ont la nécessité d'une levée extraordinaire pour renforcer nos armées. et cette motion n'a été faite que pour amener des événemens. ajoutoit Robespierre. l'intérêt pressant du salut public qui me détermine à rompre le silence et à parler avec franchise. elle tient aux circonstances. Qui sont ceux qui ont intérêt que le calme [quelle (17) f-ëtait Gorsas veut marquer ainsi que réaction des Montagnards concertée. » 90. . Ceux qui ne voient la question que dans les principes ne voient pas son véritable but. : (( j> Robespierre. dans la discussion qui occupe c'est plutôt qu'une question de principe. que cette délibération atteignant de nos cirmées et un des membres de la Convention. Ceux qui ne voient. que 4 'on dit être battues ? Ces mots sont à peine entendus au milieu du ^{Murmures. Nous sommons tous les électeurs de i(18) Note du journal Paris de déclarer si Kobespierre n'y faisoit pas nommer les représentante du peuple à son gré. Billaud-Varennes assurent que mille bruits été répandus dans Paris. de faire crier Qui a fait la motion de faire examiner les membres de fia Convention nationale par les assemblées primaires ? Qui a publié [qu'elle n'étoit pas en sûreté ici? Qui a calomnié divers membres? ofîriroit le ^contre Paris. la n° s'est montagne. — 12 .. )) \Mercure universel.. C'est. et certes la délibération délicate qui nous occupe n'auroit pas eu lieu. p. Tallien. jCe sont ceux-là veulent-ils ? même Entraîner qui ont proposé d'expulser les Bourbons. tumulte.

Biroteau. ce sont les mêmes qui ont. et n° 340.. n° 21. Je rappelle à Robespierre qu'il ne s'agit pas de parler de plots Robespierre. député de Convention. n'' 37. La preuve ? Louvef. n° 355. et ceux qui provoquent des ceux-là même qui ont jette cette motion d'incendie autour de vous. p. le Journal historique et politique.. p. les Annales patriotiques et littéraires. le Patriote français. 158. la Révolution de 92. Fr. jetter du trouble.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 178 lègne à Paris. p. nov. n° 120. Arrêté pendant la Révolution thermidor. le maire de Paris écrivît rappel a battu ce matin dans les sections pour (20) Robespierre Je rends dépositaires de mes sentimens. 84. Je prouverai que ce sont ceux qui conduisent général de le conseil commune. le Journal du soir (Sablier). p. la Gazette nationale de France. p. me suis opposé. la * . n' 37. 3. n" 93. quels sont les com- le Mercure français. p. 706. 1792.déc. le Journal français. n" 90. . le Journal de Perlet. membre de du Comité de surveillance. élevé ces pétitions dangereuses. ce sont les mêmes (Sm la Montagne. 3. 323. II. t. la Robespierre. n° 349. p. p. à ce que Je au président. il^ (20) (L'administration de police de Paris fut renouvelée à cette a . le Courrier français. ! oui. 3. 09) Seigent Oommnin« du la (Ant. 3. Le Sergent (19). n° 356. t. dit Tallien. n° 36. le Journal de France. n' 269. oui.). n^ 90. 51 le Journal de Paris. 144. p. la Feuille de Paris. Oui. t. 1 déc. n^ 355. 20 intervention : . II. p. p. p. oui). n" 90. 357-58. dans 15-31 déc. I. J'atteste aux amis de que l'on trame contre la liberté. 1. p. 1792. 3. dans les sections. p. pjenne. Brève mention de cette la patrie lui. 1792. 2008.aris fut amnistié en brumaire an IV. les Nouvelles politiques. 10 août et graveur en taille douce. VAbréviateur universel. p. ceux qui seroient obligés de se poignarder si la tyrannie troubles aujourd'hui sont triomplhait. p. N. ces étrangers à toutes les haines hommes personnelles. date. le Journal du soir. p. n« 1227. 1589. 405. la Quotidienne.

signalant qu'au cas où le roi d' Angle-terre persisterait à témoigner des vues hostiles. ni dans Bûchez et Roux. Les Conventionnels de l'Oise. peut-être nos forces militaires. sujet du roi de Prusse. SEANCE DU DECEMBRE 21 Sur l'invasion de la Hollande 1792 (1) Anacharsis Clootz (2) donne lecture à la Société d'un discours prononcé devant les Comités diplomatiques et de la guerre. nous devons calculer avec maturité politiques. mais ne donnons pas aux peuples la preuve d'agir avec légèreté. qu'il a '.. p. Le n^ 198. Journal du soir (Sablier). il nous faut d'abord mesurer la masse des despotes du dehors que nous avons à renversez. une armée à Nimègue et la Hollande sera libre. Thuriot et Chabot obtiennent que l'impression de ce discours soit ajournée. XIV.Ha^mel et G. Récatas. Robespierre. l'arbre de les H faut. et que la Société devoit se borner en ce moment à déjouer les ennemis (( à la sagesse l'impression intérieurs. Aucune mention dans E. Le » préjugeoit (3) Créole patriote. tyrans moment le la adopterons-nous liberté. la Hollande. et lorsqu'après ces les grandes con- venu de planter chez tous les peuples système d'Anacharsis Clootz sera acceptable sera (1) Au début de la séance du 19 décembre. 789). nous ne devons pas examiner les objets en détail en matières importantes de politique. Robespierre a pensé que une opinion qui ne permettoit pas de livrer une question de la plus haute importance. la France « ferait uji appel solennel à la nation anglaise ».SÉANCE DU 21 DÉCEMBRE 1792 179 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — 28. qui n'avoit pas encore été tiajtée à la Convention.:i. p. » Malgré l'adhésion de Dubois-Crancé. Robespierre. Il il propos de souhaite qu'on y diffuse rapidement les principes républicains. 10).Waiterv . salut public 753. B. car il craint yne intervention de l'Angleterre. des vaisseaux à Dordrecht. n° 343. 'baron rhénan. le ministre Lebrun avait entretenu la Convention des dispositions de l'Angleterre envers la France (Cf. 3. Mon. exige un examen dans les matières système de Clootz.>orte pas cette intervention de Robespierre. (3) Le J(>urnal des Débats des Jacobins ne rapj. recuit le titre de citoyen français le 26 août 179^ et fut élu député de r Oise à la Convention (cf. Creil 1957. L'ambassadeur de France avait été chargé de remettre à Lord Grenville une note relative à l'ouverture des bouches de l'Escaut. rapports avec sidérations. qui ne figure par suite ni dans Aulard.çhargi:3 Clootz. nous considérer dans tous extérieurs. « Envoyons donc. p. çonseille-t-il. (2) A:a. le le en un mot.

2.R. 3. Robespierre. si ferait la joie de nos ennemis.andera. 615. n« 4. lesquels des citoyens avaient formé le projet d'assassiner Louis XVI pendant son transfert à la Convention Malesherbes averti prévint aussitôt le ministre de l'Intérieur Roland. C'est à ce propos que Robespierre prend la parole pour engager la Société à conserver son calme. Jal des débats et correspond. et le maire de Paris prit des mesures pour renforcer l'escorte et la surveillance sur le trajet suivi par la voiture transportant le roi (Ardh. Nos ennemis <1) Voir Mon. Voilà le but des Brissotins (2). p. du 19 déc. 1792. 580). Je demande rajournement du discours de Ciootz. 1957. -. mais soyons calmes et ne faisons aucun mouvement qui la tête sur l'échafaud. par leurs moyens de cabale. n*" 26. A. et en nous la liberté. UAbréviatem universel. Il devait comparaître pour la seconde fois. Si mercredi il n'est pas encore condamné à perdre sur les ne nous opposons pas au délai qu'il dem. Je vais soumettre à la Société quelques réflexions moyens de déjouer les projets des ennemis de la liberté. séance de la Coinvention Des bruits couraient en effet. (Applaudi. pi. il faut que le peuple reste calme et conserve sa dignité.. et suivi Mention de cette intervention dans la Feuille de Paris. <4) Texte reproduit dans Aulard. « Robespierre.SEANCE DU Sur le calme nécessaire Le procès du roi se poursuivait. Il est clair que leur but est d'exciter un grand mouvement dans Paris. ci-dessus. cherchent à nous perdre.h.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE lôO de succès. nat. Pour déjouer ces projets. selon (2) Cif. Walter. Le 11 décembre. Voilà le terme de leur complot. . Louis XVT avait été conduit à la barre de la Convention (1). 51). n"" 122. 3..) Feuille de Paris. que Ton regarde comme suspect quiconque parlerait de donner la mort au tyran (3)... le mercredi 26 décembre. analysé par E. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 23 DECEMBRE 1792 29. AFii 2. n« « 124. pour Tattribuer aux patriotes et aux Parisiens. n° 325. dans deux mois les Brissotins seront forcés de fuir et d'aller chercher un refuge en Angleterre. Cf. IV. Aucune mention dans G. afin de faciliter à la Convention les moyens de quitter Paris. nous devons aussi surveiller et dénoncer tous nos ennemis qui. Hai(3) mel (II. veillent et cherchent à faire faire quel- V12. nous restons calmes. p. p. » (4) IV.f. 11. p. 102. p. Sté des Jacobins.

demandé la vations sur les dangers qui nous permission de menacent. et le plus sûr moyen de les déjouer. ment de Louis Capet. et de soustraire peut-être le tyran à la peine de ses forfaits. et ils dherchent à faire naître ce mouvement à l'occasion de l'affaire de Louis Capet. ils se proposent de demander un délai mercredi ne faut pas s'y opposer. )) Chronique de Paris. soit pour dire que les parisiens ne veulent pas la mort du tyran. de la liberté. et saisir ce prétexte pour s'éloigner de Paris. en rejetter la faute sur les parisiens. dit-il. au milieu desquels le séjour de la Convention ne peut pas se fixer plus longtemps. peuvent il mots prudence faut faire que en armes naître quelques mouvemens. si nous sommes calmes. soit pour faire assassiner le roi. C'est donc à nous de surveiller et nous tenir en garde contre ces sinistres menées. 1462. 770. la iperdu. faut se si : quoiqu'il soit infiniment dangereux.)) (( Le discute sur Créole patriote. mais il corder. et ce seroit ainsi qu'après avoir perverti l'opinion et couvert les patriotes de calomnie. ils seront forcés de fuir en Angleterre. ne nous opposons point. de ne pas s'apercevoir que le projet que méditent les intrigans. ils triompheront s'ils avant . Leur mtérêt est qu'il arrive un mouvement subit. procès de Louis Capet. et les factieux d'aujourd'hui jusqu'à celui de vertu. p. tous les citoyens se tiennent qu'on mènera Louis à la barre et qu'ils le défendent tous les amis le jour contre tout ce qu'on pourrait tenter et qu'il soit réservé à l'échafaud. p. n" Robespierre a le 192.SÉANCE DU 23 DÉCEMBRE 1792 181 ques mouvemens. p. deux mois de calme l'auraient nos ennemis sont dans le même cas. 3. dit Robespierre. 26 déc. c'est . est un grand mouvement dont ils veulent attribuer les suites aux patriotes. et la tranquillité les oerdra. 1792. pour les livrer sous le glaive de la calomnie. afin de pouvoir dire aux départemens que les patriotes de Paris sont des agitateurs. il les dépravé du calme faut et rien n'était plus modéré que la Fayette aujourd'liui journée du Champ-de-Mars. les modérantistes ont tellement modération. à regarder comme suspect celui qui parlera de donner la mort au tyran pendant le juge(( Roberspierre invite le neuple à rester calme.) )) Courrier universel. n° On 359. les Brissotins n'ont plus que deux mois d'existence. Si nous accordons un délai. « II faire est queloues obserimpossible. il de la Convention incline à l'ac- la majorité soumettre à la loi. au délai qu'il demandera. ils accompliraient leur projet perfide d'éloigner de Paris la Convention. dit-il. si mercredi 26 il n*est pas encore condamné à perdre la tête. et dans deux mois les Brissotins seront forcés de fuir en Angle- terre. qu'on exprime difficilement ses idées. (Applaudi.

Un véritable tumulte se déchaîna. Dans deux mois. député du Tiers état de Rennes aux Etats généraux. c'est-à-dire de maintenir. l'effet mes concitoyens. Fermont consulta l'aissemblée pour savoir si.lpabilité ^è Louis à k. p. il qu'on traitât comme très suspect.o défense dans le Mon. tous sera attaquer. Un débat des plus orageux s'ensuivit. Brève mention de cette intervention dans publique française. Nos ennemis n'ont que ce moment qui puisse favoriser leur dessein perfide. veulent eût été Mars. J'exhorte donc faire sentir dans leurs sections respectives. des Chapelièrês. 347.'Le là» .. proposa un décret.nt. perdu deux mois après n'eût eu cette et démasqués. député de l'Aisne à la Législative et à la Convention. <l) (2) iDelfermont . Louis XVI comparut à la barre de Convention. 852. cliercherait à occasionner des troubles. elle voulait entendre ses explications. dans ces circonstances. à l'aspect de Louis. Ce sera là le vrai moyen de triompher encore des intrigues qui se renouent plus étroitement que jamais. mit aux voix l'aiourtieiment. une attitude froide et impo- faut qu'il laisse la loi frapper le tyran. IV. » I les Annales de la RéQuotidienne. XÏV. 103. Les . >(4> Qiimette (Nicolas-Marie). Plusieurs députés dont Hobespierre s'y opposèfént. Quinette (4). p. 11. (6) pans Voir un rréch de cett.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 162 que Paris tienne. le calme le plus imposant dans Paris. Desèze Drësenta sa défense (1) Après une brève intervention. Chàoue membre de la Convention devait se prononcer sur la cu.rds la discussion immédiate. Je voudrais que quand il sortira. d'anéantir la liberté. 841. dans son transport de la Tour à la barre de la Convention. de la qu'il s'en étoit promis. >(3> Jiihen (Marc-Antoine). le Journal du soir (Sablier). Fermont (2) qui T)résidait. mercredi que prochain tous les citoyens fussent sous les armes et sante. 29 déc. élu mr TTlle-et-Vilalne à la Convention. 1792. Gironidins demandèrent raio'Urnenie. n° 27. (ô) Voir le texte de ce ptoqet dans le Mon.«uitè de la lecture d'un rapport de la Commission des 21. 30. à importance de la mesure que je propose. de quelque manière que ce fût. la suite de la séance. estimant que la discussion pouvait être . le roi déclara n'avoir rien à a^jouter et se retira avec ses défenseurs. et démasqué si elle à ils seront l'abri leurs liberté qu'ils comme La Fayette fusillade du Champ de coups. Julien (3) demanda la parole contre le président.gna. surtout dirigés contre Louis Capet.. les Monta. -« SEANCE DU la n*" 26 : DECEMBRE Sur LE JUGEMENT DE Louis 1792 XVI mercredi 25 décembre. 2. mais non là décision sur les formes à suivre. p. 2. t. député de la Drôme.Mrournée. les arrêtés de la Commune fussent ponctuellement exécutés. tout citoyen qui.

intervint avant Buzot. sur la.. et . 20 p. p. Salles avait. 873). Marat. soaitint lui aussi l'apipel au peuple. député de la Seine-Inlférieure à la Législative Convention.sur le jugement DE Louis Capet (4) Citoyens. Robespierre. Coll. et qu'elle serait continuée. pari. une nouvelle manœuvre dilatoire. A BuzO't succéda Robespierre... 851. Imp. n° 143. toutes affaires cessantes. 639 et 640. les Girondins tentèrent. le 27 décem^bre... (7) aîné. 860. Le peuple serait consulté dans ses assemblées primaires sur deux questions: Louis mourra-t-il ? Louis sera-t-il enfermé? (1) Buzot.] Julien. à la suite de la du Champ de Mars. B. on renvoyât au peuple l'apnlication de la peine. ne suffrages les "Rabaut inati^ateiurs des troubles (Of. Brocbure Ch. mais les assemblées primaires auraient seulement à ratifier la peine de mort portée par la Convention. de ce même disle cours.N.. nat. le lendemain.. Walter. ci-après. (6) Albitte et à la — 31. S?iint-Etienne. à la <4) libl.d. Salles proposa qu'après avoir prononcé sur la culpabilité de Louis XVil. Texte reproduit dans Bûchez et Roux (XXIT... pour appuyer . Je demande à parler sur ce projet. des in-8«. jusqu'à renoncé du jugement. Il ne doit pas être entendu comme président. 363. proposé de nomimer nne Oommisisiori Voir fusillade our iusrer ifâ) fatalité la question qui devroit réunir le plus facilement et tous les intérêts des représentans du peuple. Oucos Robespierre. Billaud. Par quelle tous les (l) le Mon. date.allps l'M. est accusé. XIV. p. SEANCE DU 28 DECEMBRE 1792 Sur l'appel au peuple dans le jugement de Louis XVI N'ayant pu amener la Conventioin à ajourner la discussion sur jugement du roi. (^) Oif. 70 et 74) et les Arch.. que la discussion était ouverte sur le jugement de Capet. XIV. Il [Interventions de et Quinette. pioposition de Couthon. Réal. le 30 décembre. Bazire. 356).SÉANCE DU 26 DÉŒMBRE 1792 183 La Conivention décida finalement. (2) Il donna lecture aux Jacobins. s. Portiez de l'Oise t. Nous nous y opposons. G. Députés. Philippeaux. Gazette nationale ou I le Moniteur universel. LV.. Albitte (6). . n° 1544. Thuriot. Le" 280» 2 G (158). (3) SECOND DISCOURS DE Maximilien Robespierre.on. XIV. '<7) Mon..

Bûchez (5) sus. n^ 101. punition Quel du est tyran. toutes les affections particulières qui peuvent l'intéresser au sort de l'accusé. supérieurs aux rubriques consacrées par l'habitude et par les préjugés. p. le plus le plus pur de tous les jugemens. le pari. mouvement spontané et qui brise le sceptre entre le la tyrannie. Inexorable quand il s'agit de calculer. qui compromet le l'intérêt motif qui Tout mode de la tranquillité le juger. p. et j'en conclus que nous devons nous rallier aisément aux principes de l'intérêt public et de l'éternelle justice. pas 16 et s. 19 à 30.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 154 que le signal des dissentions et des tempêtes ? Pourquoi de la république sont-ils divisés sur la punition du tyran ? Je n'en suis pas moins convaincu.al des déb. d'une manière abstraite. que c'est-là le plus sûr. la dernière preuve de dévouement que les représentans du peuple doivent à la les équitable et • patrie.). n*^ 129. Il également paru dans le Mercure universel (t. Ce l'innocence sacrifie clémence qui compose avec la cruelle.). avec le plus foible d'entre vous.rch. rappelle. 126-151). n° 602381. a^ le . Je ne vous répéterai pas que Louis étoit déjà condamné avant le décret par lequel vous avez prononcé qu'il seroit jugé par vous. p. jugement du ne jugent ci-dessus à la date.. 4. Citoyens. p. Bihl. citoyens. Robespierre a publié ce discours dans les « Lettres à ses Commettans » (n° 12. » (6) Déeret du 3 déo. XXII. suprême du salut public que je vous vous force à vous occuper de Louis ? n est pas le désir d'une vengeance indigne de la nation. •t. 460 et s. : cours judieiaires.Tourn.. que nous sommes tous pénétrés d'une égale horreur pour le despotisme.. tout système de lenteur publique contrarie donc directement votre 282. en présence du coupable humilié devant la puissance souveraine. Voir son premier seançe^ du 3 déc. et Roux (XXII. mains du tyran qui l'opprime. V. Il a été réimprimé par Laponnerave (III. La haine des tyrans et l'amour de l'humanité ont une source commune dans le cœur de l'homme juste.. le degré de sévérité que la justice des lois doit déployer contre les ennemis de l'humanité. qui aime son pays. 103-123). enflammés du même zèle pour la sainte égalité. c'est nécessité de cimenter la liberté et la tranquillité publique par la Citoyens. 533-71). ci-des- roi. et la Feuille de Paris. et les discours « Les cf. comme les . de P. ai senti chanceler dans mon cœur la vertu j républicaine. Mais. Je pourrois même ajouter que je partage.^ts et décrets. paroît-elle les fondateurs le que véritable jugement d'un universel d'un peuple fatigué de c'est roi. Je ne répéterai point qu'il est des formes sacrées (5). sur peuples A. qui ne sont pas celles du barreau. qu'il est des principes indestructibles. c'est d'immoler ces premiers relle au salut d'un grand peuple et la sensibilité qui la au c'est à crime la une est tyrannie est sensibilité barbare. je ne veux raisonner ici que dans le système qui a prévalu (6). mouvemens de la sensibilité natude l'humanité opprimée. ^LVI. n° 143.

Un malheureux pris en flagrant délit. Colin. a été la nécessité de mettre à l'aise la conscience des membres. et loin de le tyran. Fondateurs de la république. vous pouviez juger. vous seriez étranger à notre révolution. La procédure l'accusé vous a déclaré est arrivée qu'il les ni principes des amis de dans ceux des hommes les plus subtils et les plus dernier terme. ni dans ceux des philosophes.vous faire entendre des défense. vous aviez fixé deux fois. après le discours de De Sèze. il a déclaré qu'il n'en exigeoit point d'autres. avant-hier étoit retracer à des grands et intérêts (7) Voir séance de la Convention du 26 déc. l'époque où vous deviez juger Louis irrévocablement. Il n'est pas de tribunal au monde qui n'adoptât. encouragent l'audace des ennemis de la liberté. frappés représenter. injurieuse et absurde a été démentie par la discussion même. en sûreté de conscience. sur des p/euves mille fois moins éclatantes. Le moment même où il vient de faire entendre sa justification est le plus favorable à sa cause. Cette supposition gratuite. c'est à la nation elle-même que vous auriez fait le procès. Doutiez-vous du crime ? non. Vous auriez douté de la légitimité ou de la nécessité de l'insurrection. Quel scrupule enchaîne encore votre Je n'en trouve le motif ni dans rhumanité. 843-854\ Manuel avait. ou prévenu seulement d'un crime ordinaire.thiez.vous acquérir de nouvelles preuves écrites contre l'accusé ? non. 133). eût été condamné dans 24 heures. Déjà. . Avant-hier. demandé un délai pour l'impression des pièces du procès. 1792^ (.Mon. le seul motif que l'on ait allégué pour prolonger la décision de cette affaire. vous douteriez de ce que la nation croit punir fermement. que l'on a supposés n'être point encore convaincus des attentats de Louis. nourrissent au sein de cette assemblée la sombre défiance. le 185 il commencement de guerre civile. et Lanjuinais s'était efforcé de faire rapporter le décret d'accusation (Cf. . par deux décrets solemnels. rien de plus à dire pour sa à son n'avoit reconnu que toutes les formes qu'il désiroit étoient remplies. un pareil système. c'est la voix de la patrie allarmée qui vous presse de hâter la décision qui doit la rassurer. il a témoins ? cette idée n'est encore entrée dans la tête d'aucun de nous. XIV. le tyran du peuple français. La Révolution française. Coll.. il importe ici de jeter un regard sur le passé et de vous vous-mêmes vos propres principes même vos propres enque je viens de vous gagemens. les soupçons cruels. avec sécurité. il y a long-tems. Avant-hier. Chaque instant de retaid amène pour nous un nouveau danger tous îes délais réveillent les espérances coupables. A- Ma. Vouliez. d'Etat. (7) Citoyens. selon ces principes. ni même dans ceux des praticiens zèle ? épineux. Quel était le motif d'un nouveau délai ? Vouliez.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 vaudroit mieux que vous eussiez absolument oublié le soin de punir que de faire de son procès une source de troubles et un but. citoyens. II.

le 26 déc. <10) Sur les attaques contre les députés patriotes en juillet le 1791. 2* partie. au massacre du Champ de Mars. Vous trompiez. fut soumis au jugement des premiers représentans du peuple. plus la volonté des représentans du peuple. Je n'ai pas cru cependant à la nécessité du décret qui vous fut proposé de juger sans désemparer (12). Je ne puis me dispenser de vous rappeler ici un exemple frappant. dn Trouillet. mettre à profit l'expérience de nos devanciers. des républicains. proscrits. précisément parce qu'ils étoient restés. c'étoit un crime de réclamer contre lui la sévérité des lois à la tribune de l'Assemblée nationale. tel est le cours naturel des choses.. voir Discours. pour la seconde fois. qui doit être leur suprême régulatrice.. Ce n'est pas que je me détermine par le motif de ceux qui ont cru que cette mesure accuseroit la justice. le sang des femmes et des enfans coula pour lui sur l'autel de la patrie (11). égarés même à leur insçu peut-être.vous alors ? non. p. Lorsque vous rendîtes chacun de ces deux décrets. au retour de Varennes. voulait que la discussion fut déclarée close et que l'on passât immédiatement 0. même à ne vous considérer que comme des juges. Non. Quand Louis. Citoyens. et vos principes plus sûrs. plus vous vous laisserez engager dans ce système. analogue aux circonstances où nous sommes. et aux principes sévères de la liberté (10). vous vous promettiez bien que ce seroit là le dernier terme et loin de croire que vous violiez en cela la justice et la sagesse. 5. toutes les idées changèrent.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 186 la seconde de ces deux époques (8). furent alors persécutés. ou les principes de la Convention nationale. et ceux qui vous demandent aujourd'hui. il étoit une raison très- sachons (8) ILa Conivention décréta. il\) Allusion (12) 'R-affron . en trop petit nombre. Il faut le dire. Peu de tems après. la punition de ses attentats. plus vous perdrez de votre énergie et de votre sagesse. nous sommes des hommes aussi. T partie. p. les sophisme s et les intrigues prévalurent sur la liberté et sur la justice. à la date). et qui pis est. que la discussion sur jugement de Louis Capet serait continuée jusqu'à ce que son jugement soit Drononcé (Cf. 514 et 531.. tituante. : les premiers momens que vos vues étoient plus saines. telle est la pente malheureuse du cœur humain. que dis-je ? le sang des meilleurs citoyens.. des désorganisateurs. vous étiez plutôt tentés de vous reprocher à vous-mêmes c*est dans trop de facilité. calomniés dans toute Tétendue de la France. n'étoient que des factieux. Louis seul étoit sacré. et qui doit nous instruire. fidèles à la cause publique. 593. qui Taccusoient.. un cri général d'indignation s'élevoit contre lui dans l'Assemblée consil n'y avoit qu'une voix pour le condamner (9). citoyens. les représentans du peuple. (9) Voir Discours. ci-dessus. appuyé par Biasire et Duhem. s'éloignera de la volonté générale.11 jugement. n.

de notre prospérité.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 morale qui soustraire poiivoit les juges facilement la en eWe-même. et tous les projets des ennemis de l'ordre public seront confondus. je encore superflue. L'honneur des nations. trahir la cause du peuple et notre propre conscience. qui ensuite â été soupçonnée qui enfin a été hautement proposée pvblic. à cette tribune. Citoyens. et que votre zèle pour le bien public est pour vous et les autres la juge une plus impérieuse que vos décrets. vous imposer. livrer la patrie à tous les désordres que les lenteurs d'un tel procès doivent exciter» voilà le seul danger que nous devions craindre. Il est tems de franchir l'obstacle fatal qui nous notre misère. elle consiste à sauver la patrie et à cimenter la liberté par un grand exemple donné à l'univers. moi. et c'est la hauteur de votre caractère qui décidera la victoire. il étoit difficile de répondre aux raisons que je viens de développer. et que nos orateurs. Je vois sa dignité s'éclipser à mesure que nous oublions cette énergie des maximes républicames pour nous égarer dans un dédale de chicanes I inutiles et ridicules. si elle peut prévaloir ici. cette ^4trange opinion. Tel est le motif de conscience jurés à la 187 vouloit moment où la loi ils auront prononcé angloise. c'est de garantir leur en les renfermant seuls avec leur à toute influence impartialité et leur incorruptibilité. une pareille conduite ne vous eût pas déshonoré. jusqu'au leur sentence. la victoire décidera si vous êtes des ''ebelles. 1 I . alors sans doute nous marcherons ensemble d'un pas ferme vers le but commun de la félicité publique. ou de à la nation un nouveau cours Citoyens. loi Au reste. que nous sommes encore loin ce ce but. ou les bienfaiteurs si long-tems à l'entrée de notre carrière. de l'humanité. elle sera le gage de notre servitude. justifier de c'est étrangère. et les preuves. ou de notre liberté. et à immoler les préjugés serviles aux principes salutaires de la raison et de la philosophie. pour retarder votre jugement. on vous a parlé de l'honneur de la nation. font faire de monarchie. . plus qu'elle ne déshonore l'Angleterre loi nations qui ont suivi les mêmes maximes. que d'abord on eût à peine osé imaginer. parce que je suis convaincu que la décision de cette affaire ne sera pas reculée au-delà du terme où vous serez suffisamment éclairés. telle étoit qui soumet la les gêne qu'on adoptée chez plusieurs peuples célèbres par leur sagesse. alors les passions haineuses qui mugissent trop souvent dans ce sanctuaire de la liberté feront place à l'amour du bien arrête depuis à la sainte émulation des amis de la patrie. Mais. mais. et cette vigueur sera la mesure aussi de l'audace ou de la souplesse des despotes étrangers avec vous. La postérité vous admirera ou vous méprisera selon le degré de vigueur que vous montrerez dans cette occasion. de la dignité de l'assemblée. mais. c'est de foudroyer les tyrans et de venger l'ihumanité avilie La gloire de la Convention nationale consiste à déployer un grand caractère.

incendiaire. dans huit jours. Nous avions d'abord paru et tous inquiets sur les suites des délais que la marche de cette affaire pouvoit entraîner. » Vous auriez n de comme On confiance la du motionnaire. C'est vous que j'en atteste. je ne vois plus désormais. Il puyé par il s'agit les contre existe la bien personne de Louis. examinons de sang-froid cette singulière question.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 168 Pour moi. au premier moment où il fut « Vous question d'entamer cette affaire. par l'anarohie. je vous propose de renvoyer cette affaire aux 44 mille sections qui partagent la nation française. citoyens. à toutes les suggestions. qui le jugerez définitivement. afin qu'elles prononcent toutes sur ce point. dans trois mois. leur pour ci-devant c est-à-dire. au premier moment le voile de la souveraineté du où ! du procès fut question il de Louis-le-dernier. et même sous le prétexte du respect pour la Ce fut là l'art perfide de tous les tyrans peuple du patriotisme qui ont. dès ce moment. et faite {xvur allumer la guerre civile. si quelqu'un vous eût dit croyez que vous aurez terminé le procès du tyratn. lorsque vous enflammés de l'amour de la liberté. mais le résultat qu'il faut peser. que les idées les plus simples et les plus naturelles sont souvent étouffées par les plus dangereux sophismes. qu'un moyen de nous ramener au despotisme. (13) Vous allez chacune occuper donc convoquer séparément de les la assemblées destinée de primaires. j'ai vu confirmer toutes mes craintes mes soupçons. de la Convention convoquée alors expressément pour le juger. que dis-je. vous auriez repoussé la motion. dans le procès du tyran. Ce ne sont point les déclamations sophistiques. par Salles et aip- . où l'on orageuses combattra i(13) pour ou car royauté. vous vous trompez ce ne sera pas nationale. partites de vos départemens. et vous adopterez cette proposition. Oui. dans quinze jours. pleins de ce généreux enthousiasme que vous inspiroient les preuves récentes de la confiance d'un peuple magnanime. et il ne nous redoutions les s'agit rien moins que de la rendre interminable. pour ou contre la peu de gens pour qui il est peu de de l'appel au peuple proposé Girondins. de canton. je le déclare hautement. que vous allez changer toutes les assemblées toutes les sections des villes. et voilà qu'on nous garantit en quelque sorte le bouleversement inévitable de la répuque nous importe que l'on cache un dessein funeste sous blique. en autant de lices les roi. Eh ! prudence. Le dirois-je ? assure que la disposition des esprits est dhangée. troubles que chaque moment de retard pouvoit amener. telle est sur plu- sieurs l'influence d'une atmosphère pestiférée. : : même vous qui prononcerez la peine qui lui est due. que nulle influence étrangère n'avoit encore altéré. jusques ici. assasdehors sous les déguisés sine la liberté et causé tous nos maux. Imposez silence à tous les préjugés.

J'ai eiitendu cette motion même. (14) Ces exp^-essions étaient conterxues dans la correspoîidanoe reçue par la Convention. pour conclure ensuite en sa faveur? Avec quelle éloquence ils proclameront la souveraineté du peuple. que les honnêtes gens. la bonnes gens. Voir par exemple ce passage que reproduit le Point du Jour (1793. au moment où il vous nomma. mais garantissez-moi donc auparavant que les mau- distance entre vais citoyens. ne sera-t-elle pas le moyen le plus sûr de rallier tous les royalistes. des politiques . pour feuilleter le code et délibérer dans une assemblée tumultueuse sur le genre de péna) peme que Louis Capet a encourue. de reux la révolutionnaire crise qui rendit à vigueur qiuelque la Pourquoi ne viendroient-ils pas défendre leur chef. que les frippons de l'ancien et même du nouveau régime } Avec quel art ils déclameront d'abord contre le roi. avec une entière liberté } Or. qui croyois ces mots synonimes.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 189 le despote et le despotisme. qu'on appelle peut-être de cannibales. c'est-^à-dire. puisque la loi appelera elle-même tous les citoyens. ou d'une délibération irréfléchie. et exemptes de toute influence dangereuse. tous les ennemis de la liberté. qui est plus disert. dans les assemblées primaires. et entraîner de Je la ne les liberté. et apitoyer sur le sort du hommes simples qui ne pourront prévoir les conséquences d'une funeste indulgence. Mais que dis-je ? cette foiblesse même de l'Assemblée. pour ne point employer une expression plus forte. les droits de l'humanité. précisément à l'occasion de être qui ne seront pas moins étrangères à ses méditations. que les intrigans. les le peuple. or. je conçois que tous les honnêtes privilégiés gens. que les feuillans. Vous me garantissez que ces discussions seront parfaitement paisibles. pour ramener le royalisme et l'aristocratie ? Mais citoyens. n° 7. vois. je me suis apperçu qu'on renouveloit l'antique distinction que en- j'ai par une partie de l'assemblée constituante. que les aristocrates. amis fidèles de factieux (14). 25): « Le Conseil général . qu'aucun avocat bavard et astucieux ne viendra surprendre les gens de bonne foi. plus fécond en ressources. pour venir discuter cette grande question. la nation. n'y trouveront aucun accès. de les rappeler dans les assemblées du peuple quels qu'ils soient qu'ils avoient fui. et sur bien d'autres questions peut- auquel est attachée déjà distinguer le peuple et la nation. et je sens qu'il faut entendre par le peuple. dans ces tems heutyran. moins les ci-devant et honnêtes les gens. de même ignoblement traiter désorganisateurs. p. sera-ce bien le peuple qui se trouvera à ces assemblées primaires ? Le culliberté expirante ? abandonnera-t-il tivateiu son champ } L'artisan le quittera-t-il travail son existence journalière. plus adroit. Pour moi. que les modérés. pourront bien se réunir en force. abandonnées par la majorité tendu faire de nation. que tous les intrigans de la république.

dans ce prétendu peuple a voulu. Basire. Mais fut-elle réduite à la question de dès-lors. (15) royalisme. et on a pris le parti question de savoir quel est le degré étoit la toutes éluder par-là quelques-unes des objeca sei^ti que l'idée d'une procédure On pouvoit provoquer. Merlin. négligeront de faire valoir mes motifs. si une partie cause de Louis est portée au souverain. . ils^ Hidignes de l'être. Si l'on composé de 44 mille par un tribunal grand Dieu dis-je ? la vouloit persuader au monde qu'un roi est un être au-dessus de l'humanité. faire juger la Mais. à par instruire Louis XVI absurdités. » ('l'5) Il s'agit de la proposition de Salles.' Hâtez-vous de chasser de votre sein tous ces scélérats qui troublent vos délibérations. et de réclamer le plein exercice des droits de la souveraineté ? Voilà donc nécessairement une procédure commencée dans chaque assemblée primaire. Danton. d'entendre la justification de l'accusé. . et plusieurs autres qu'il appelle Jes complices de ceux-ci. de les de l'empire français de leui soumettre uniquement de sévérité que le crime de mais on n'a fait que multiplier les assemblées primaires trop ridicule. cause d'un quelle homme. que idée. sans En effet. et la de plaider la cause toute entière ? Croit-on que les partisans hypocrites du système contraire à l'égalité. et sa hfi. tions qu'il sans doute. c'est- tems tems de l'insurrection du 10 août. pouvoit rencontrer. sans doute. On a voulu. si l'on vouloit rendre incurable la maladie honteuse du quel moyen plus ingénieux pourroit-on imaginer que de convoquer une nation de 25 millions d'hommes pour le juger. paix. le trait le moins adroit que présente ce système. qu'un appel de ce que le peuple a fait au moment où il déployoit où il exprimoit sa propre volonté. qui peut empêciier qu'il ne l'examine toute entière ? Qui peut lui contester le droit de revoir le procès. dans le seul appel que le au peuple. de ce sa force. son amour pour le bon ordre et Ja.ine pour les agitateurs. puisqu'ils sont mêmes indignes du nom de Français. de recevoir les mémoires. tribunaux particuliers. Ohabot. Il accuse Marat. mais ils sont fjoute-t-il. . ! de vouloir moitié de sa cause.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 190 moi. sont précisément ceux qui cherchent à exciter tous les troubles qui peuvent ramener le despoà-dire dans tisme ou le l'aristocratie. Robespierre. diminuer les inconvéniens. et désiWnorent la Convention. Car ceux qui redoutent le plus les mouvemens salutaires qui enfantent la liberté. de l'admettre à demander grâce à la nation assemblée. d'être des « an'archist(3s « Législateurs. à tous les ennemis secrets de l'égalité dont la corruption et la lâcheté avoit nécessité l'insurrection elle-même. n'est pas. que et cette dis-je ? pour appliquer la peine qu'il peut avoir encourue idée de réduire les fonctions du souverain à la faculté de déterminer la peine. du département du Finistère manifeste dans une adresse aux représentans du peuple. portent le titre de vos collègues.

ont méprisé les ordres sanguinaires de Louis. de l'activité ou de la lenteur avec lesquels les suffrages seront recueillis par les assemblées pri- de la négligence ou du zèle. les oppresseurs de l'humanité : ainsi tandis que tous les citoyens lc5 . et voler à son secours. ne sont point encore immolés. par leur sublime déen repoussant les satellites du despotisme. aujourd'hui persécutés avec tant de fureur. et foibles. que Louis a ligués contre nous ? Absoudre le tyran ou ses pareils. liberté. de la fidélité ou de avec laquelle ils seront recensés par les directoires. aux les hommes de lâches l'aristocratie. ou pesant les motifs de le traiter avec indulgence. pourront-ils délibérer dans vos tous nos pour la leurs enfans pour dans vos assemblées. il faudra qu'ils volent à la défense de la patrie. Qui peut indiquer le terme où cette grande affaire seroit terminée ? La célérité du dénouement dé{>endra des intrigues qui agiteront chaque section des diverses sections de la France. encore faudra-t-il qu'elle soit discutée? Et qui ne croira pas avoir le droit de la discuter éternellement. à les champions du feuillantisme et citoyens qui combattent aujourd'hui qui ont abandonné leurs femmes. il faudra qu'ils laissent la tribune et le théâtre des assemblées. partialité forces leurs tes contre nation délibérante sur la naissante. aux amis naturels de la royauté. Ils la surprendront épuisée. lorsqu'ils seront dans nos camps ou sur Et qui plus qu'eux auroit droit de voter dans cause de la tyrannie et de la liberté ? Les paisibles citadins aurontle privilège de la décider en leur absence } Que dis-je ? cette villes et le la ils champ de bataille ? cause n'est-elle pas particulièrement la leur ? Ne sont-ce pas nos généreux soldats des troupes de ligne qui. république XVI Louis Ils ! la et ils trouveront trouveront occupée la à déci- der s'il a mérité la mort. la I ensuite. depuis ce tems ont été persécutés par la cour. commandant le massacre de leurs concitoyens ? Ne sont-ce pas eux qui. dans tems ont sauvé la patrie avec eux. Alors. dès les premiers jours de la révolution. converties en arènes de chicaneurs. fatiguée par ces scandaleuses dissentions. tous Mais quoi! les frères. ou transmis à la Convention nationale qui en fera le relevé ? Cependant la guerre étrangère n'est point terminée. interrogeant le code pénal. quand l'assemblée conventionnelle n'aura pas osé la décider elle-même. aux riches.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 191 la peine. si amis intrépides de la liberté. aux égoïstes. ce seroit les vouer à la vengeance du despotisme et de l'aristocratie. ou avec sévérité. la saison approche où tous les despotes allies ou complices de Louis XVI doivent déployer toumaires. ce seroit les condamner eux-mêmes. ils auront quelque chose de mieux à faire que de disputer sur un point de procédure. ensuite. par Lafayette. qui n'a jamais cessé de les poursuivre: car de tout tems il y aura un combat à mort entre les vrais patriotes et les derniers vouement. par tous les ennemis du peuple? Ne sont-ce pas nos braves volontaires qui.

de convoquer les assemblées primaires. d'éviter la guerre civile ! Cruels sophistes. tous ces reptiles de la chicane. et sur les cadavres sanglans de ses défenseurs. pour reviser le choix des députés. et tous ses complices. Lafayette. tous les bourgeois orgueilleux et aristous les ci-devant privilégiés. puis rapportée (Mon. sous faite dernièrement par Guadet. et les intrigans ambitieux transigeront avec les ennemis du peuple. seuls. et que au moment de l'approche des ennemis. calomnioient et assassinoient le patrio- tisme. est la plus de toutes les calamités. livreroient décideroient Voilà donc le plan affreux que disons le mot. dans l'assemblée constituante et ailleurs. Cette propositicn fut d'fibord <iécrétée. Et c'est au nom de la paix publique. 701-702). une donnée au jugement de Louis. la proposition ne qui vous fait fut que reproduire. la plus lâches et les plus corrompus. cachés sous le masque du tocrates. Ne voyez-vous point. Mais ne voyez-vous pas que ce projet ne tend insolemment des destinées de Tétat — — ! la Convention elle-même 7 Que. c'est ainsi qu'on a raisonné de tout tems pour nous tromper. la et liberté. semblées . c'est de conserver le tyran. désertées par la vertu simple et indigente. N'est-ce pas au nom de la paix et de la liberté même que Louis. les assemblées primaiconvoquées. courageux lépandroient plus lie de la les nation. maîtres des assemblées. sur les ruines de la patrie..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 192 de leur sang pour la patrie. impunément l'ouvrage des héros de détruiroient femmes leurs et leurs enfans à la servitude. grande multitude cette seule division. et que vous avez alors repoussée avec horreur (16). tous les hommes nés pour ramper et pour opprimer sous un roi. si vous punissez promptement le roi qui a conspiré contre la liberté. XIV. dans tous les cas. autre forme. dont la cause se lie naturellement aux questions qui concernent le roi détrôné ? Ne voyez-vous pas que la tournure insi- perfides. (16) Cf. on craint le retour de la royauté. qu'elle veut anéantir. c'est sous le prétexte qu'on vous propose cette motion insensée On craint la guerre civile.. qu'il est impossible qu'une si d'assemblées soient entièrement d'accord. motion de Guadet: « réunir les asprimaires pour qu'elles prononcent sur le rapx)el des député qui auront trahi la patrie ». Ainsi la guerre civile unira ses fureurs grande au fléau de la guerre étrangère. séance du 9-déc. troubloient l'état. la plus éhontée ose cacher sous le nom de la souveraineté du peuple. le moyen de détruire la tyrannie. la dieuse. le moyen de détruire la guerre civile. c'est d'en allumer sur-le-champ le flambeau. l'intrigue et le feuillantisme les détermineront à délibérer sur toutes les propositions qui pourront servir leurs vues qu'à détruire res une fois jusqu'à la proclaimation de qu'elles remettront en question république. reste le hommes les civisme. que la friponnerie rh)^ocrisie la plus profonde.

Si vous scrupuleux pour sa volonté souveraine. XIV. on vous un dilemme non moms étrange selon moi. remplissez la mission qu'il vous a confiée. sur- pressant du troubles qu'elle l'intérêt je redoute l'intrigue. la plus infortunée et la plus )) pure de la société. « ou bien le peuple veut la mort du tyran. elle ne peut juger Louis XVI. sans en exclure la portion la plus nombreuse. ou il ne la veut pas. quel inconvénient de recourir à lui ? s'il ne la veut pas. de quel droit pouvezfait vous l'ordonner? (17) •Voici ma réponse. ou pour décider des questions d'Etat. s'il la veut. et non Et de quel droit faites-vous l'injure lui donner la guerre civile. mais frippons. qui n'éclairent jamais les esprits sur le procès de Louis le doute l'intrigue. D'abord je ne doute pas. quand altiène. quand ni finesse. quand elle est dans ses ateliers. Si le peuple avoit le tems de s'assembler pour juger des procès. elle a soutenu la révolution.. a ne vous eût point confié le soin de ses intérêts. est les libelles dont une faction toutetravaillée l'opinion publique par puissante inonde la France. que le peuple la veuille. Je reencouragés relèvent une tête au mépris des lois. to dernier. <18) « Des applaudisReraens partent alors des tribunes et d'une partie de l'Assemblée ». 859-62. moi. Cette majorité a exprimé son vœu au moment où elle secoue le joug de votre ci-devant roi elle a commencé. (17) Voir discours de Salles. : amène. qui tous ceux qui poursuivent sa condamnation avec le plus calomnient de zèle. elle a du courage.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 193 Pour vous déterminer à accueillir cet étrange système. . elle foudroyé les tyrans. cette majorité. c'est de faire des lois justes. Je ne vois l'ouvrage du peuple donc dans votre système que le projet de détruire et de rallier les ennemis qu'il a vaincus. — 13 . sachez la respecter. celle sur qui pèsent tous les crimes de Tégoïsme et de la tyrannie. (Mon. de douter de son amour pour la liberté ? Affecter un pareil il de de XIV. Cette majorité ne doit point être fatiguée par des assemblées continuelles où une minorité intrigante domine trop souvent. elle a des mœurs. C'est se jouer de la majesté du souverain que de lui renvoyer une affaire qu'il vous avez un respect si chargés de terminer promptement. sur-tout dans les public et au milieu des pièges qu'elle a long-tems préparés. quand les émigrés reviennent.. si vous entendez par ce mot la majorité de la nation. La seule manière lui témoigner notre fidélité. Mon. qui ne disent jamais un mot de la république. 880). Je dans tout salut les momens où elle est de son me fie front les robustes à la volonté éveillée par citoyens générale. Robespierre. mais elle n'a ni elle est souvent éloquence. Elle ne peut être dans vos assemblées politiques. au peuple. quand les aristocrates qui ne propagent que les opinions favorables à sa cause. la dupe des elle nourrit à la sueur qu'elle donne à la patrie (18).

car. quelle difficulté trouvez-vous à déclarer qu'il l'a encourue ? Cette conséquence est-elle si obscure. Citoyens. ce n'est pas de Louis XVI qu'il faut renvoyer au peuple. Ils détesteront la lâche devoir plir politique de ceux qui ne se souviennent de la souveraineté du peuple. autrement que par de vaines formules. qu'il faille des milliers d'assemblées pour la tirer ? » Par quel motif a-t-on voulu vous conduire à cet excès d'absurdité ? On a voulu vouç faire peur. pour soutenir la guerre contre les despotes et contre tous les vices. j'avoue que vos mesures sont parfaitement bien entendues pour tous les partisans : bouleverser la république et ressusciter les français assemblés verront la tyrannie. Ils : pétens pour l'une de ces questions. avec indignation la au second cas. puisqu'il que la peur ne raisonne pas. Si ceux qui vous méprisent tes représentans tans ! sont ceux qui vous persuadent. quand vous aurez jugé que Louis a conspiré contre la liberté ou contre la sûreté de l'Etat. et dans ce cas. en vous présentant le peuple vous demandant compte du sang du tyran que vous auriez fait couler > Peuple français. il faut au moins prouver son courage. que lorsqu'il s'agit de ménager l'ombre de la royauté. qu'est-œ autre chose que le faire naître et favoriser T audace de la royauté ? de ou vous croyez que à cet autre dilemme vous-même Répondez les délibérations que vous provoquez. est 1 vrai affaire je n'ai plus rien à vous dire. on te suppose prêt à demander compte à (( ont Connoissez-vous les choisis du sang de ton assassin. pourquoi ne l'êtes. pour dispenser tes représende demander compte à l'assassin de ton sang qu'il a versé Et vous.vous sur vous diront la punition du plus grand des criminels lorsque le coupable le plus sans notre interdigne d'indulgence tombe sous le glaive des lois vention ? Pourquoi faut-il que les représentans de la nation prononcent sur le crime. je connois le zèle qui vous anime pour le bien public vous étiez le dernier espoir de la vous la sauver patrie : : pouvez . démarche que vous ils mépriseront des représentans qui n'auront point osé remsacré qui leur était imposé. représentans. et la nation elle-même sur la peine ? Si vous êtes com- leur ont donné. écoute.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 194 doute. c'est la révo- lution toute entière.vous pas pour l'autre? Si vous êtes assez hardis pour résoudre l'une. à l'oubli de la vertu. Ils s'indigne- proposez : le font de voir que leurs représentans feignent d'ignorer le mandat qu'ils « Pourquoi nous consultez. on vous méprise assez vous conpour prétendre duire par la terreur. ou l'intrigue dominera dans vous pensez que ce sera l'amour de la liberté et la raison. pourquoi êtesvous assez timides pour n'oser aborder l'autre ? lois moins bien que les citoyens qui vous pour les faire ? Le code pénal est-il fermé pour vous ? Ne pouvez-vous point y lire la peine décernée contre les conspirateurs ? Or. Au premier cas. pour fonder la liberté.

514 et s. que ceuxci sont poursuivis avec plus de fureur que lui-même. Mais ce que personne de vous n'a remarqué sans doute. Pourquoi faut-il que nous soyons quelquefois obligés de que nous avons commencé notre carrière sous d'affreux auspices ? C'est par la terreur et par la calomnie que l'intrigue égara l'assemblée constituante dont la majorité étoit bien intentionnée. le système de renvoyer l'afavec développé. les jacobins n'étoient as plus décriés. lui. et qui mérite bien cependant de piquer votre curiosité. roi. mais d'attendre les événemens. qu'au mois de juillet 1791 et certes. A. ces illustres défenseurs des lois. Elle ne craignoit point la royauté.'ors nous étions des factieux. (21) Aujourd'hui j'en conviens. p. Le peuple osoit éclater faire le partisans de Louis accusoient sans cesse le peuple. faire de Louis au tribunal des assemblées primaires. à cette époque. elle avoit peur de l'environnoit (20). car leurs de ce tems-là.. Ces grands amis de la paix. l'Assemblée consticroire craignoit aussi l'opinion publique. il ne s'agit pas de le rétablir sur le «trône. elle craignoit le peuple. tuante tout ce qui elle ne craignoit point la cour et l'aristocratie. qu'ils ne le sont aujourd'hui parmi vous. dans l'Assemblée constituante. Voir Disccurs. après . et (19) la fuite (20) (21) Cette du autre période est celle de juin-juillet 1791.. en parsemant son préparatoire. distribué. la patrie mais plusie'virs nous n'avons rien membres de la gagné à cela. et qui avoit fait d'abord de si grandes choses. Nouvelle allusion au massaxîre du Champ de Mars.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 195 encore. ont été depuis déclarés fayette . 2^ partie. c'est que l'orateur qui. aujourd'hui nous sommes des agitateurs et des anarchistes. après un libelî-î chent selon l'usage. Aujourd'hui Louis a encore cet avantage sur le» défenseurs de la liberté. Alors Lafut abolie : de . mais seulement faire qu'il reste impuni. a propose tant de véhémence. il faut et ses complices oublièrent de nous faire égorger espérer que ses successeurs auront la même clémence. il n'est pas question d'absoudre Louis. le sang du peuple fut versé. Je suis effrayé de la ressemblance que j'apperçois entre deux périodes de notre révolution» que le même roi a rendus mémorables.. nous sommes encore trop voisins du 10 août et du jour où la royauté désir de la les mais il est question d'ajourner la fin de son procès au tems l'irruption des puissances étrangères sur notre territoire et de lui ménager la ressource de la guerre civile. alors croyoit qu'aucune force armée ne seroit jamais assez considé- elle rable défendre contre la pour punition de Louis. à tous les membres. (19) Quand Louis fugitif fut ramené à Paris. on ne veut point le déclarer inviolable. en nous persécutant. Personne ne peut douter sans doute qu'ils ne soient diffamés. cher- majorité ici même à les venger. traîtres à anciens amis. avec plus de soin et à plus rands frais.

.. qui pourroit espérer de détruire. et qui nous dévouoit à la proscription. depuis ce tems-là. prêta sa voix à la cabale dominante. est précisément le même. Je pourrois prédire. ayant quelqu 'expérience de notre révolution. pourroit-elle dissiper les prestiges par lesquels la lâche hypocrisie a séduit la crédulité et peut-être le civisme lui-même } J'ai observé ce qui se passe autour de nous. mes dont devenus des royalistes mais je doute fort que les homaient changé de caractère et de principes. j'ai observé les véritables causes de nos dissentions. pour avoir osé défendre les principes de la liberté (23). les amis ardens de la liberté. deux jours après le massacre du champ-de-mars. car il faut discours tout dire. sous des nuances différentes. quel que soit le résultat de cette elle doit tourner au profit de leurs vues particulières. Salles. Alors l'intrigue nous donna une constitution éphémère et vicieuse. Mais quel moyen de remplir même ce devoir avec succès? Quel est l'homme sensé. Voir Discours. /^^ I?^^ (24) Séance du 22 juillet 1791. osa proposer un projet de décret.. Discours. 553. 2« partie.. dans le plus bref délai. qui pressent encore aujourd'hui la condamnation de Louis. ce seroit de dire ce seroit de vous développer le plan désastreux des ennemis du bien public. en un mot. ne seroient pas fâchés de le voir immolé par un mouvement populaire ils ne soit la guerre complètement civile. exécutée. perdra la patrie.i^^ }L ^'^'^^-irâ® pondre (Mon. pour défendre la doctrine de l'inviolabilité absolue. c'est que. Pour obtenir ne sera pas même nécessaire qu'elle comptent sur la fermentation que cette orageuse et étemelle délibération excite dans les esprits. aujourd'hui elle nous empêche d'en faire une nouvelle. portant établissement d'une commission pour juger souverainement. c'est le même. p.. J'ignore si. le provoquer. le monstrueux Comment l'austère vérité ouvrage de la calomnie ? S'il étoit la vérité toute entière.. c'est que. dangers.* les événemens qui vont suivre cette résolution. Ceux qui ne veulentt pas que Louis tombe sous le glaive des lois. je vois clairement que le système dont j'ai démontré les ne sais quel triste pressentiment m'aprévaudra. il Ils : négligeront rien pour r. dans l'assemblée constituante. Mais ce qui m'est bien démontré.^r. d'après la connaissance que j'ai des personnages qui les dirigent. les mêmes passions et les mêmes vices nous conduisent par une pente presqu' irrésistible vers le même but. les patriotes échapj>és au fer des assassins (24). qui se lève alors et demande à ré- p. 597. XXV. qui.. 2« partie. qui. mesure. en un moment. et je vertit qu'il Ce fatale qui est constant. et nous entraîne à la dissolution de l'Etat.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 196 des déclamations ordinaires contre le patriotisme (22). 879). sont je : parle un moyen de prévenir ce malheur. d'une manière certaine.

LV. développé dans votre sein et à votre tribune. tu as l'avoir sauvée Peuple malheureux de l'humanité. Cf. pour étoufl^er la voix de l'innocence Ils nous ravissent jusqu'au et de la vérité et ils crient à la calomnie ! ! (2b) Il s'agit. c'est la dictature de je ne sais quels députés du peuple qui sont là tous prêts à le remplacer (26). 1792. affluent dans gers qui tuées. pour te ils l'autel contre récompenser les toi de cause la même des signes de qu'une cour perfide. vous ne connoissez donc pas l'histoire de nos tristes et orageuses séances ? Il vous a dit une grande vérité. mais peut te porter. pour arrêter toutes les dépêches patriotiques. 724. et la perte Doutez-vous de ce projet ? Vous n'avez donc jamais réfléchi sur tout ce système de diffamation.. toutes les préventions sinistres dont la calomnie a empoisonné tous les esprits. Vous en faut-il d'autres preuves que cette discussion 7 Quel autre objet semble-t-elle avoir maintenant que de fortifier. si te perdre. si même à l'insçu même de divisions. Sont-ce les te laisserons pour de la république ! complots de l'aristocratie qu'on redoute 7 Non. par des insinuations perfides. pour nous adieux la ruine. 27 .SÉANCE pu 29 DÉCEMBRE 1792 Peuple malheureux ! Le chef-d'œuvre de la gnation pour te un indiscrètes faire on se sert de I du de nos soulèveront blique. violer le secret de la poste. semble-t-il. au mépris de la foi publique. mécontentement qui t'échappent. pour être innocent aux yeux ! ! de la tyrannie. C'est t'attire mêmes pour tes vertus tyrannie. de Vergniaud (Ar<îh. seroit imputé. ils voudront bientôt nous arracher à tes consommer en paix leurs exécrables projets. ils osent. aidée patrie comme dans le piège de ainsi la dis-je ? hélas. Les perfides les trésors ! de ils disposent de toute la puissance publique et de tous et ils nous accusent de despotisme. séance du 25 sept. la misère. la guerre. partant. il n'est pas l'Etat. On veut conserver le tyran pour l'opposer à des patriotes sans pouvoir. armeront contre trop bien servi Que tes murs. alors partis de la répula France entière. émissaires les fatal objet ils sur t'assassiner. (26) Allusion à l'accusation de dictature qui avait été formula contre lui. mais en regards. les des autorités consti- s'il est possible. ci-dessus. celui qui vous disoit hier que l'on marchoit à la dissolution de l'assemblée nationale par la calomnie (25). c'est contre la tyrannie d'un petit nombre de patriotes opprimés. un hameau dans la république où ils ne nous aient diffamés. où elle devoit 197 nombreux étran- nos ennemis attentoient à l'existence cet acte même te citoyens des autres toi. pari. décembre). c'est de provoquer ta juste indicrime ensuite non-seulement des démarches auxquelles elle de Lafayette. que d'attiser le feu de la haine et de la discorde ? N'est-il pas évident que c'est moins à Louis XVI qu'on fait le procès qu'aux plus chauds défenseurs de la liberté } Est-ce contre la tyrannie de Louis XVI qu'on s'élève ? Non.

il s'est é<. si nous ne revenons point dont ttiâis la aux principes.rié « iLavertu eut toujours l. c'est celui de faire entendre la Voix de la vérité ou de ce qu'elle regarde comme telleLa vertu fut toujours en minorité sur la terre (27).A s'être mis à la. Sans cela. La volonté générale ne se forme point dans parti. elle se renouvelle à chaque délibération libre. question qui sourde et pernicieuse activité produit tous les troubles qui nous agitent et prépare tous les maux qui nous attendent. la minorité devient alors la majorité. comme il arrive quelquefois. nulle puissance ne peut le lui enlever. ni autour des tables ministérielles. Robespierre a parlé souvent de M. sur les plus grands intérêts prononcer leur opinion sur de la patrie. Oe fut ]a seule phrase que retint la « Quotidienne » (29 Elle l'interprète ainsi: » M. et pour se rendre maîtres des on a imaginé de distinguer l'assemblée en majorité et en minorité. et de il affaire la dissoudre peut-être à Toccasion de cette mterminable la les de avec réclament dans ceux non existe. il existe un projet d'avilir la Convention. Comment sortirons-nous de cet abyme. nouveau moyen d'outrager et de réduire au silence ceux qu'on désigne sous cette dernière dénomination. parce qu'elle appartient à la cause publique et à l'éterielle raison. comme sentent. la majorité n'est point permanente. éterniser la discorde. énergie principes qui liberté. et ouand l'assemblée reconnoît une erreur. 4). mais ce que nous ne pouvons oublier ^^^®' . les cris douloureux du patriotisme ce sanctuaire des outragé par Texcès de la perfidie et ils remplissenl de suffrage droit ! . non dans la Convention nationale qui cherche le bien et la vérité. Je ne connois point icj ni minorité. après . Un représentant du peuple ne peut se laisser dépouiller du droit de défendre les intérêts du peuple. ceux qui ne sont que les dupes d'une intrigue fatale. et si nous ne remontons pas à la source de nos maux ? Quelle paix peut exister entre l'oppresseur et l'opprimé ? Quelle concorde peut régner où la liberté des suffrages n'est pas m^me respectée } Toute manière de la violer est un attentat contre la nation.a minorité sur la terre ». . parce qu'elle n'appartient à aucun délibérations. qui s'abstiennent intéresse la le surtout dernier de roi. i(i27) déc. et les aveugles Insîrumens de passions étrangères. non dans le peuple qui lui a tout immolé. La majorité est celle des bons citoyens. Raberspierre. ni majorité. . non pas mêm^e dans de €fis ! . p. sans doute. la vie. la vengeance et de la fureur Oui. tête de cette même minorité. mais dans une vingtaine de frippons dans ceux qui gardent le silence ressorts qui font mouvoir tous ces .^''®^* qu'après avoir eité la minorité de rassemblée. qu'en lui arrachant pour Déjà. La minorité a par-tout un droit éternel.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 198 ils préet ils nous dénoncent comme des tyrans des actes de révolte. lés conciliabules ténébreux.

nous irrite gine ou fait naître chaque jour des anecdotes dont le but est de fortifier les préventions. faire frémir tous ces lâches intrigans qui veulent attendant cette époque. et les plus petites causes peuvent nous entraîner aux plus terribles résultats. la défiance des représentaiîs du peuple semble croître avec les alarmes des citoyens. (81) Anvtùs. . les Anitus (31).. ou imaplus de sang-froid.C).SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 199 seroit-elle |>euplée de tyrans et d^esclaves ? Hamden (28) et étoient de la minorité car ils expirèrent sur un échaf aud .«ventimens du public. devint des Trente tyrans d'Athènes i(450-403 av. Tout semble conspirer contre le bonheur priorité pour le cette délibération la tyran. ou Anytos. épargne-nous au moins cette espèce de disgrâce. et que prenne enfin un caractère plus digne de nous et de la cause que nous défendons.C). douloureusement contre nous. et fut t (29) Sur Algernon Sydney. Bannissons du moins tous ces déplorables incidens qui la déshonorent. député au Parlement anglais. et des propositions les plus attentatoires aux principes. note 9. La seule expression un peu vive des . (29) Sydnei les Critias (30). les César. je demande au moins d'Hamden. élève de Socrate et parent de Platon. loin de tes yeux. J. séance du 5 déc. pour son hostilité à l'égard de CioeYoh. public. devient le prétexte des mesures les plus dangereuses. J. 11 fut tué en 52 (av. Un propos. s'il le faut. garde tes applaudissemens pour le jour où nous aurons fait une loi utile à l'humanité.G.. qu'il est si facile de réprimer. Peuple. et sachons apprécier le sujet de nos inquiétudes. Ne vois-tu pas que tu leur donnes des prétextes . La nature de et cette opinion réagit nos débats agite et aigrit l'opinion publique.J. dit d'Utique. nous n'en combattrons pas moins. la cause sacrée que nous défendons. Caton étoit de la minorité. l'un (30) Critias. (33) Marcus Càton. fuis plutôt le spectacle de nos débats. l'un des accusateurs de Socrate. mais Socrate étoit de la minorité. car il avala la ciguë. voir ci-dessus. et Unissons-nous pour sauver la patrie. étoient la terre de la majorité. chef de bande particulièrement fameux (32) Publius Clodius. les Clodius (32). la liberté. En serviront. f' . avait toujours résisté à l'absolutisme de Charles 1*^ et fut maintes fois poursuivi. à la n'y en eût-il que cinquante. ne mettons pas à nous persécuter plus de tems qu'il n'en faut pour juger Louis. c'est à nous seuls maintenant de calomnier (28) John Hampden (1594-1643)... Je connois ici beaucoup d'hommes qui manière de Sydnei et cette seule pensée doit égarer la majorité.) danF? une rixe avpc une bande rivale menée par Milon. Tl prit une part active à la révolution d'Angleterre 'a tl 3 ho de son régiment. car il décliira ses entrailles (33). Plutôt que de violer ces règles sévères. le plus petit événement que nous devrions entendre avec la malveillance exagère. l'un des chefs du parti xépiiblicain contre C?'^a^^ Se ii\a à tltique afyrès la bataille de Tha^)sus (en 46 av. aux Jacobins.

. jusquà . (35) Gazette nationale ou « « [Texte Pourquoi Avant très les hier.. Passages omis: depuis t jusque .. je prends acte au moins.. . s'il ne m'est pas donné de contribuer à sauver mon pays.. jusquà a depuis: jusquà tyrans... les citoyens.il que sa garde même soit pour elle une nouvelle calamité ? Ne veut-on éterniser ce procès que pour perpétuer les nécessaire.flambeau.soup- .. que ta main étendit naguère. » depuis: a Citoyens. par les citoyens à travers le Jardin des Tuileries. . Ce discours a été anialysé Dar E.. jusquà .le .confondus.que comme des juges.... expirante.. Souviens-toi de la police maintenue jusques sans baïonnettes. » depuis: a de tous les (( silence. Souviens-toi de ce ruban.de ses défenseurs ».. et charge-toi de faire triompher la hberté. preuves récentes. l'aristocratie. jusquà .. té.. dans ce moment. p.... des efforts que j'ai faits. 583-87) et (35) cité par Michelet CHistoire de la Ré^volution.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 200 cause.. » depuis: La postérité. veillez autour du Temple.. jusquà . trahir la .. (( . encore sur ici. Je demande que la Convention nationale déclare Louis coupable et digne de mort. Croit-on. p. quand le dernier de tes défenseurs aura péri» tu veux. le proche du discours imprimé. comme une banière insurmontable.occasion.qu'il faut peser.l'éternelle justice depuis: seul motif.. jusquà . V. même le patriotisme trompé. Walter (p.. depuis: « On a voulu.rencontrer.. » depuis: « parce que je suis convaincu. » depuis: « La seule manière. » ... par la seule vertu populaire. le )) . )) ..univers. F.... jusquà .. citoyens.. cit... (34) tendu ...l'humanité avilie! » depuis: « il consiste.... autoui de la demeure funeste de nos tyrans de défendre ta alors venge-les si le trône (34). » . la malveillance perfide. tendoit à la guerre civile.. » çons. .. 211)... cause.. depuis: a Imposez depuis: « Mais..de ces deux époques. arrêtez..la liberté desîx>tisme ou .. depuis: « » . 1556-1558....... Hobespierre rappelle le jour où un simple ruban tricolore. Hamo. jusquà ... 366-7). depuis: « On craint la guerre civile. n° 365. Fatal dépôt du eût si le assez long-tems pesé sur cette tyran despotisme que pas immortelle cité ? Faut.souveraine- depuis « Mais quoi... Moniteur universel. 1V8).. s*il est et confondez les ! moyens de calomnier le peuple qui Va renversé du trône 7 J'ai prouvé que la proposition de soumettre aux assemblées primaires Taffaire de Louis Capet..... .. Il a éU utilisé par G. puis: « Ce n'est pas que je me détermine. depuis: . avait suffi pour garantir la demeure du roi encore sur le trône (€î.sans notre intervention » .. jusqu'à . Pour moi. jusquà . ».. pour prévenir les calamités qui le menacent... op. » .. qui que vous soyez. jusquà . n*étoit-ce complots de nos ennemis.l (II. BraeMch. •Citoyens. » . jusquà .. jusquà .altérées. de- fondateurs. jusquà jusquà ..

de vaines formu- jusque . la sensibilité la serait justice. ».. Il ne cesse de calomnier ses ennemis. Prenez au hasard un discours de Robespierre. c'est jeter la pomme de discorde dans la République. exigent ce sacrifice... 201 » . civile. termine en constituante qui Le pour etc. Robespierre craint la raison.clémence.. mais il faut se dépouiller (( membres de de cette sensibilité.. Retarder plus long-tems ter à la le jugement de Louis Capet. depuis: « s* il est (36) »] 123.. Robespierre désigne Salles sans le nommer. .sauvés.. depuis: a alors Lafayette. il donc toujours aux passions. jusque . il dit que c'est lui dans l'assemblée sur les patriotes l'égorger. n° 1235. c'est atten- liberté nationale. une bar- atroce. toute la sensibilité que partage un homme à la vue d'un Il partage autre homme qui est conduit au supplice.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 ^H ^m « depuis: » les... jusque n° 65. extérieur..... 742. il aura donc tou- devant les yeux des poignards.. le salut du peuple alors une cruauté.. français. » avaient échappé Patriote français.. procurer aux royalistes les moyens de relever le trône abattu. barie lorsque la raison. 876-f . Il est profond en perversité. Mercure .parmi vous. Robespierre a peur. il déclamera donc éternellement contre la calomnie. Robespierre ne veut que des applaudissemens. situation qui profitera telle qu'il ne pourra éviter du moment où rendre il délibérera inévitable la guerre ruine de la vouloir de accusant Robespierre la République ceux qui ont proposé cet appel au peuple. Renvoyer la révision du jugement au peuple. étoit un plan désastoujours i(36) Texte reproduit dans le Mon. ranimer les espérances des aristocrates.. les Jacobins. Il a fait entendre que le renvoi aux assemblées primaires de la question de la peine à infliger au ci-devant roi. jtxsquà certes. Le discours qu'il a prononcé aujourd'hui offre un nouvel échantillon. car. vous y verrez jours parlera ce langage. « Le discours de Robespierre n'a point trompé l'attente de ceux qui sont familiarisés depuis longtems avec sa tactique de tribune. p. il doit donc toujours flagorner le peuple (des tribunes). c'est mettre le le peuple dans une de l'ennemi fer des chicanes. depuis: . p. XIV.. cette marche. Robespierre témoigne sa surprise de la division où sont les la Convention sur la peine dont doit être puni Louis XVI. pour et « fonder la liberté. il parlera donc toujours à la profonde perversité des autres.. possible. c'est qui avait proposé un projet de décret pour faire égorger au massacre du Champ-de-Mars.

ni l'Assemblée constituante. n° 46. excellent système pour justifier mettre à leur aise les agitateurs. cbef-d' œuvre d'astuce. 11-12.nde liberté d'opinion. dans l'édition des Jacobins. de jérémiades sur les persécutions éprouvées par ce qu'il appelle les patriotes. et n" 1136. pour jamais content d'aucun gou- (( Tel est à-peu-près le caractère de cette pièce. le : . les Annales de la République française. Le début de cet extrait a été imprimé à la suite du discours de Robespierre. n° 99. 2046. 1792. 11"" 2. n° 99. 4. p.. « La plupart des motifs donnés par Robespierre contre le renvoi 11 (( au peuple sont tous à-peu-près de cette force. t. n^ 28. et qui ne sont que s'est consolé d'être avec eux dans la minorité. quand je dénon- dénonce. 3667 le Journal du soir (Sablier). p. t. t. 1-2. IV.. Jamais. prouve intrigans la bonne volonté de mes satellytes ?. p. même pour le discours de Robespierre. (37) voyait ce plan écrit dans l'ignorance des assemblées primaires. 145 Chronique de Paris.. 3642. II. p. p. du pauvre peul'entrée à Robespierre ses preuves. » (37) vet. il les a entremêlés d'insinuations plus dangereuses que d'étemels appels au peuple des tribunes. p. les bavards. 29 déc. p-. et transiger ensuite aux dépens du bon. n"* 5. assez bien combinée pour enflammer les tribunes. d'avoir dénoncé ^à la Convention Brissot et Guadet.. de perfidie. rien. le Journal du soir. p. ainsi que le passage ci-aorès du Courrier de Gorsas (t.. p. et n* 100. mais de diatribes contre la calomnie. de figures de ses adversaires. la Quotidienne. Robestpiefre s'est permis des personnalités les plus injurieuses et les plus absurdes. p. p. Il en pensant que la vertu sur la terre avoit toujours été dans la mino. Pas un murmure. la Gazette d^ France. rité. ni l'Assemblée léîîislative. p. n° 354. ni la Convention. 30 déc. 1792. n'ont présenté une séance où la dignité nationale ait été plus resT^ectée.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 202 combiné par des treux occasionner la lois étrangers. le Journal de Normandie. le Journal de Perlet. et n° 100. II. des anarchistes. p. le Journal de France. le Thermomètre du jour. p.l le Journal uniûersel. n° 29. p. n« 99. 4. n'' 1133. p. les intrigans y domineroient infailliblement. 229. VAbréviateur universel. 3. Allusion à l'accusation portée contre Robesipierre par Lou29 oct. le Journal de la Haute-Garonne. pour de la république aux guerre civile. 130. n'' 277. les et n'être éternelles insurrections. pas un anplaudissement la plus gra. la république. 3*. 29 déc. il vous répondra: je ne ai-je prouvé à la commune. n« 30.. 761 la .. n"* 362. et dans lequel la calomnie s'est pliée et repliée sous toutes les formes. 446) «. » qui paroissoit Mention de ce discours dans le Fanal parisien. rhétorique sur les dangers qu'il couroit. 1792. . p. je mes adversaires à çois pour bouleverser faciliter Demandez ple.. 23. 4. p. vernement. 1-2. p. le Journal français. le Courrier universel (Ladevèze)..l 16. 145. .

n** 2. Il n'y est pas de 'Séance le 29. 818. t. (3) Le Créole patriote. IV. le Journal de Paris. de la Société Deflers. p. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 32. geoise. la Fem7/e Oï7/a- p. il Voir ci-dessus. et X\on :1e 29. n° 131. p. p. p. p. n° 365. n° 197. V Auditeur national. le Point du Jour. (4) Aucune mention de cette intervention dans Aulard. l'Egalité. Dubois-Crancé demande à la Société d'entendre le discours proïion<ïé par Robespierre sur cet objet à la séance de la Convention (1). 1631. Feuille de Paris. note 3). Voir en particulier. p. V. 474. 11. — SEANCE DU 28 DECEMBRE 1792 Sur l'appel au peuple dans le jugement de Louis XIV Après un discours de Léonard Bourdon sur les dangers qui résulteraient d'un appel aux assemblées primaires. p. On s'occupe quelques temps des moyens de le faire parvenir dans les départemens et aux sociétés. Le rédacteur du Journal des Débats et Correspond. p. la Feuille de Paris. le Courrier français. » (4) (( mais . n^ 99. p. séances des 3 et 5 déc. n° 13. mais Legendre s'oppose à ce qu'un tel texte soit confié à des mains ennemies <2). 792. et fut «^•''lassé et radié des Jacobins le 31 déc. Chacun s'empresse d'en indiquer. 7. 358. ci-dessus. le Courrier des départemens . séance précédente. (CI. n'' 352. 18-25. n"" 364. t. Le 23. n° 2. et ci-après. Les modifications apportées aux textes des précédents discours de Robespierre av^aient été signalées à plusieurs reprises. le 1003. 375. séance du 30 déo. ainsi que le porte le texte imprimé. p. <3) Il semblerait que ce soit au cours de cette séance que la Société ait ordonné l'impression du discours de Robespierre. 8. 1792 (rtote 11). n° 129. t(l) (2) : . Il insiste sur la nécessité d'assurer sa diffusion et propor^e de le faire parvenir au ministre Roland. le Créole patriote. XXI. II est appuyé par Antiioine. t. 1. p.. n^ 204. p. les Courrier de Annales patriotiques et 203 littéraires.SÉANCE DU 28 DÉCEMBRE 1792 n*" 111. 133. t. fut dénoncé à la suite d'un compte rendu inexact qu'il avait donné de la séance du 16 déc. la Société chargea Milscent de publier sa correspondance dans le Créole patriote. 4. Roberspierre est invité à en donner lecture [de son discours) observe qu*il Ta déjà donné à l'imprimeur. (La Société se rallie à son avis.

Les journalistes girondins redoublaient d'ailleurs leurs attaques contre les Montagnards. les députations sont reooussées et il règne le calme le plus profond )). 135. ce qui est immédiatement adopté (2) et la S(x. 1792. du discours pronoincé par Robespierre le 28 décembre à la Convendépartements sur la faction briscesse. 1793. les Marat. Bourdon. l'une 33 p. 632.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 204 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 33. et un autre pour le Journal de Perlet (Journal des Jacobins. la Société des Amis de la Faulx de l'Egalité » Que publiait la Feuille ^^u M:atin 11792. 1793. conservées à la B. Desfieux (vice-président). Une semblable correspondance affluait à la ConventioiU. les Robespierre et autres. d'après le texte transcrit à la fin du discours. (3) Cette impression aurait. Potier. les discours de Robespierre (Aulard. r*" janv. IV. pour le salut public. 1793. d'après le texte du Journal des Jacobins. 4.. été arrêtée le 29 déc. 2). afin que Robespierre puisse en donner lecture. On trouve à la Bibl. dans sa séance du 31 déc. La société de Marseille formula les mêmes vœux et. tandis que Chabot fit de même pour le Patriote français. séance du 28 déc. ci-dessus. p. toute espèce de motion cesse à l'instant. Il est satine (1). Cif.. place de Rouen à Lille. propre à éclairer les Bourdon demande que toute espèce de motion (1) iLa iSociété recevait en effet depuis quelques temps de nombreuses adresses des Sociétés affiliées lui demandant de « chasser de son sein. p. Lafaye. (Lettre de la Société de Troyes. 4). Ils sont suivis des extraits du Courier de Gorsas et du Patriote français reiproduits plus haut. que les députations soient suspendues. de l'iiniro. note 14). Les brochures. fils. les Jacobins arrêtèrent de lui envoyer. Dupilain <Q\ Le^» 2137).592 sociétés affiliées de province. n° 126. 1792. telle cette <( Très humble et très respectueuse pétition de 2. Tous ces textes sont identiques à celui que nous publions ci-dessus (séance du 28 déc. p. D'après le Journal des Débats. Mittié Auvrest (secrétaires). •> (( . n° 30. 62i7. et Feuille du Matin.. n° 37. 42).. Desfieux dénonça un article de Gorsas. et de rappeler les Brissot. du 2 janv. 235-6). d. telle cette adresse du Conseil général du département du Finistère qui considère Robespierre et Danton comme des anarchistes (cf. comotent. n» 33. n*> 8. 259). Challes. pour la détromper. iSorb. (2) Voir Aulard. Drouet.. citée dans le Point du Jour. (H Fr 140) une autre édition de 40 p. imprimée chez de Boubers. les Roland et autres. de la Sté (n° 330. p. et Gazette de l'Europe. une lettre de celle de Bordeaux qui abonde dans ce sens (Feuille de Paris. IV. 2. J. 3). et sort des pnesses de L.iété ouvre une souscription pour le faire imprimer (3). et signée Monestier (président)..N. La Feuille de Pans le reoroduit dans ses n°« 133. les orateurs qui avaient la parole la cèdent avec plaisir. à leur très vénérable mère. 134. de Lille (8^ Lb^» 735) l'autre 40 p. p. p. — SEANCE DU 30 DECEMBRE Sur l'appel au peuple 1792 (suite) Léonard Bourdon souligne l'importance. Enfin circulait à cette époque une quantité considérable de libelles et d'écrite satiriques dirigés contre les Jacobins. 1792). p. puis elle en tion.

chaque membre se précipite au bureau. en faisant de la jour en jour des prosélites. il est couvert d'offrandes. soustraire par-là aux malversations des agens de la Poste. reproduit dans Aulard. La Quotidienne (5 janv. n"* 8). p. y>^ (5) Courrier des départemens. de chaumière en chaumière . 18-25. n'est-ce pas un piège de la faction Brissotine. se présente pour obtenir un passeport de recommandation. On ne connoît pas si le brevet de recommandation sera accordé. l'adresse de M. 16) rendit .ainsi compte de ce débat : M. Robespierre. de ville en ville. j'enhardirai les foibles j'encouragerai les forts. affiliées. que la Société avoit changé de faire circuler dams l'excellent discours de Robespierre. note 2. p. aux Jacobins. et cédant à la voix qui la rappelle à ses devoirs. n° 2. je leur lirai l'admirable discours de Robespierre. j'irai par-tout. dit-il. « si mon exemple est imité ». à nouv©au la question de la diffusion des discours de Robespierre (Journal des Jacobins du 4 janv. se dit-on les uns aux autres. Girondiste. 1793. rappelle à la société que dans les séances précédentes. mais on ne renverse pas les aristocrates. Lafaye (reproduite dans le Point du Jour. de hameau en hameau. la figure de l'orateur.SÉANCE DU 30 DÉCEMBRE 1792 ordonne 205 l'envoi à toutes les sociétés avec qui elle fraternise (4) suite de cette lecture. nous pourrons nous écrier alors: vertu ne fut pas toujours en minorité sur la terre ». au milieu des applaudissemens. (( . afin de 'e les départemens. de village en village. en répondant à la correspondance des sociétés on joignit « aux excellents discours de M. qui siège sur la montagne. Moënne et « des lettres choisies du Père Duchesne ». séance du 28 déc. 1793. les royalistes. décida de désavouer son continuait à paraître. IV. les feuillans. . 1. 633). La Société étonnée elle-même de son oubli. sur la proposition A « •. avec des phrases académiques. Rolandiste. la lettre de M. . sur la question de savoir ill s'élève une assez longue discussion. p. (6) Extrait du Patriote français reproduit ci-dessus. j'échaufferai le patriotisme refroidi. s'ébranle toute entière. président. je répandrai l'instruction bientôt. j'assemblerai les citoyens. Un citoyen. t. <"< 28 décembre. On lit dans l'adresse de Lafaye le passage suivant: Nous conserverons le citoyen Robespierre parce qu'il est le plus ferme appui de la liberté et l'organe incorruptible de l'éternelle vérité. néanmoins le brevet est expédié au missionnaire. les Jacobins discutèreit i(4) Dans la séance du P'" janv. parce qu'il est fidèle aux principes. tellement que l'on pourra voir encore imprimé tous les excellens ouvrages des maîtres. Nous convenons qu'il est exagéré. on a proposé une souscription pour faire imprimer les excellens discours de Maximilien Robespierre. Les yeux s'ouvriront sur les -vertus de la minorité. IV. i(7) Voir ci-dessus. « J'irai. la d'Anthoine.).. Nous n'exclurons pas Marat. vous verrez la face de la république changer entièrement. (7) « Journal des Débats » qui 1793. Desfieux dénonça un article de Gorsas (5) et un autre de Brissot (6) qui calomniaient E/obespierra et dénaturaient ses paroles. et bientôt. aux atteintes de la faction brissotine. » D'autre part. Puis la (Société. séance du (( . de Saint-Just.

et qui interlocute si fort le côté droit par les grands principes qui le caractérisent. sion Ce discours. p. » Robespierre. à la « Cependant.. 2. le discours qu'il a prononcé à 3.... la perte de la République.la peur ne raisonne pas » . depuis le débat jusne répéterai point. une somme de 150 livres... 3.. Sté des Jacobins (Correspond.. . tyran » .. a été souvent interrompu et suivi par des applaudissemens nombreux et Chronique de Paris.... « Pour vous déterminer . « Je )) )) )) (( {( (( )) .. dit-on..... « Roberspierre monte à la tribune.. il met ses lunettes sur le et. .. n' 206. 820. jusqu'à . >• (8) Créole patriote. Au premier moment.. sur le bureau. n" 330. 3.. « Ainsi quand Louis.... Sté des Jacobins (Débats).. n*" 1793. à l'imitation de deux patriotes qui déposent chacun. du 10 août » . « Déjà vous avez rendu. dit-on.... « Je ne veux raisonner. p. incendiaire » . en sa faveur » ... paroisse Saint-Roch prient Robespierre de vouloir bien donner aux tribunes la récréation de son superbe discours (( la jugement du roi.. 197.. Deux n*" 49.. du discours de Robespierre ». dévotes de lire ». dont j'ai déjà donné l'extrait dans la séance de la Convention nationale (9)..qui l'opprime » .. partialité . « la réitérés Robespierre a été invité à Convention ». « Voulez-vous.. p.... Journal français. « Mais.. sagesse jusqu'à .... p. et dont il est en même tems un développement lumineux.. p. barbare » .. « Mais.. n° Jal débats et corresp.)..... et lit son discours.. Plusieurs membres souscrivent à l'envi pour les frais d'impres- de son discours.. 147. .. Cette mesure.. p.. le provoquer » Extrait « dissentions qu'à: puis: ». même iournal. sorties à grands cris la fin devait paraître au numéro suivant du n y a pas été reproduite.... patriotisme » .LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 206 Jal des débats et correspond. L effet en larmes demander 'f8) mais La elle (9) N° en a été ne sont si et attendrissant que toutes les tribunes ont fondu de cette extase de sensibilité que pour tête de Louis XVI »...au peuple lui-même Plus vous.. Nous donnerons dans un de nos prochains supplémens (( cours dis- le pour 1 impression duquel plusieurs prononcé par membres s'empressent de souscrire. « Le Peuple bon ! peuple malheureux . 792.. par l'anarchie . Robespierre se fait faire une douce violence cédant avec des grâces qui ne sont qu'à lui. « Le motif. 7. accompagné de vifs applaudissemens.

Au surplus. a-t-il dit.SÉANCE DU ]*' JANVIER 1793 207 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 34. le chez le traîner de contenté s'est et l'a l'a saisi. je vous nommerai ceux qui m'ont payé. que Louis XVI est coupable. C. ou le Point du jour. Robsspieire intervient sur cette motion. Maximilien Robespierre a observé que toutes bien loin de tendre au but des vrais républicains. Hier soir un ancien mouchard de Lafayette. et que c'étoit un crime de lèse-nation d'agiter des questions déjà décidées. cet homme a dit : laisser (1) tranquille. peuple si vous voulez me commissaire de la section. ne pourroient qu'en éloigner.. Là. frse. je vais vous citer un fait. aux serait Pomme que (2) D'après les Annales de la Républ. cadavre de ce malheureux ».^ auraat le proposé de transporter « dans l'enceinte des Jacobins même. les Vergniaux. espèce n'appellent point au peuple. attendu que ses oiinies sont suffisamment connus et prouvés ». Desmoulins parole après Robespierre. parce que ce qui a été décidé par l'insurrection ne peut plus être l'objet d'un doute. à tous les feuillans qu'ils rallient sous leurs bannières. II. se transporta au fauxbourg Saint. Il a prononcé deux fois en lançant un anathème sclemnel contre le trône et les tyrans. Rien ne paraît dans Aulard de cette longue discussion. 11. le peuple a aussi décidé cette question. Il voulut exécuter ce complot que nous dénonçons depuis Le long-tems. puis Robert et plusieurs autres membres. Voir ci-dessus. c'est mettre en problème la liberté. (3) Premier journal.Just. effraLes débats relatifs à l'assassinat de Louvain auraient été yants » et le Président Saint. séances du 28 déc. J[e dis que que les Guadet et tous les que les que Brissot. pour rétablir le calme. le '< . n° 2. coquins de cette les Gensonnet. — SEANCE DU 1^^ JANVIER Sur l'appel au peuple (suite) 1793 (1) Un membre (2) fait la motion « que tous les orateurs se renferment dans la question de l'appel au peuple.Antoine avec des alguasils. il voulut exciter les citoyens à se porter au Temple. aurait pris la (3) D'après le Journal français.. sans ébranler les fondemens de la liberté. ce rédacteur appelle « Lapomme ». reconnu. Prouver. p. mais à tous les aristocrates. Tout se réduit donc à la question d'interjeter une espèce d'appel au peuple. les 7-8. à la Au même Convention et Jacobins. Citoyens. t. un des hommes qui ont fait le plus de mal. sans examiner si Louis Cajpet a mérité la mort ou non. autres questions.

et elle serait partie dans la nuit. Les départemens s'éclairent. et qui traînons-le devant les tribunaux.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 208 moment un de la tête ses satellites.. Le masque de nos ennemis est tombé. Tandis qu'on essayait cette insurrection au fauxbourg Saint-Antoine. Au milieu de cette désorganisation. ni G. Si trouilles. Les avis furent Louvain comme un racoleur pour un mouchard de iLafayette. Oe fut le maréchal qui s'occupa de faire instruire leur fils.. d'après (4) Cf. peuple est digne de lui-même. 638). <7) Aulard reproduit ce texte (IV. et qu'on ne sauroit trop applaudir. Hobespierre aurait considéré cet homme comme un innocent attendu qu'il était en minorité contre ses ennemis. Cette interprétation des paroles de Robespierre est contredite par les textes que nous reproduisons. portant que la Convention était obligée de cihercher son salut loin de Paris. la le (( . qu'à peine respire un surveillant de la sûreté publique parmi les autorités constituées. arrêtons-le comme suspect.N. Hamel. puis contrôleur de la Maison du Roi sous Necker. pour avoir un prétexte de massacrer pendre au champ de Mars deux particuliers inconnus.) était né de pare-nts suisses. maintenons la le tranquillité. les sociétés reconnaissent leurs erreurs. Par contre. Robert dénonça cause royak et Journal français. Il devint intendant de la marine à Toulon. sur l'affaire Louvain. fit Remarquez qu'on a énervé tous les ressorts de la police. escortée de la force armée qu'elle avait appelée dans ce coupable dessem. on faisoit marcher autour de la Convention de nombreuses paseule pique (5). lui a coupé (4) que Lafayette. XV.) (7) Mon. concierges à l'Hô^ tel de Castries. C'est ainsi les citoyens. et ne cède point aux menées des vils intrigans qui veulent obscurcir la vérité. {Cette motion a été fréquemment applaudie. Walter. le ministre Pache (6) seul conserve un caractère de fermeté et de civisme qui l'honore infiniment. d'un coup de sabre. E. 18 et 82. et qu'il n'y a que la vertu qui soit ©n minorité sur la terre ». pour rempêcher de parler. on eût saisi le moment où le peuple se fût rassemblé au fauxbourg. la machine et si inerte quelque agitateur voulait exciter le peuple contre est au Temple. (6) Pache (J. Il fut ministre de la Guerre du 18 oc t. i(5) Preuve qu'il n'y avait pas de sectionnaires. très parta-gés. Aucune mention dans. pour faire rendre un décret. en vain s'efforcent-ils d'épaissir le nuage qui a dérobé leur perversité aux regards du peuple. Citoyens. dans lesquelles on ne voyait pas une l'émeute avait eu lieu. 1792 au 2 février 1793.

il resta calme. dit-il. les Roland. un de ses propres satellites lui plongea un poignard dans le sein. Robespierre est parfaitement de cet avis. et donna en cela une preuve de sagesse. dit-il. dans ce moment. profitant des lenteurs qu'on met dans le procès de Louis. c'est pour cela Guadet. n*' l*'^ JANVIER 1793 209 210. depuis longtemps contre les provocations renouvellées hier. Robespierre fait savoir ensuite que ce prétendu appel au peuple encore qu'un nouveau jeu des intrigans. Cet ancien mouchard de Lafayette. c'est encore pour cela qu'ils sèment l'or et l'argent. tué au faubourg St. p.Antoine pour faire insurger le peuple. des désordres dans Paris. les Brissot. à la faveur des évènemens qu'ils en attendent. instruit par expérience à des pièges qu'on lui tend. puisque ce seroit mettre en doute les droits du peuple. 842. ce peuple se serait contenté rités constituées. parce qu'ils veulent perdre les citoyens de Paris. de Louvain cet infâme agent subalterne. Nous ne devons discuter que sur la question de savoir si cet appel au peuple. il ajoute même qu'avancer encore que le système d'inviolabilité est un système tyrannique ce n'est point se montrer républicain. ce peuple. craignant d'être mis et cela est glaive de la loi. parce que les autorités ont été élues par !e peuple. puisque ce serait encore établir un rapport entre la tyrannie et la Révolution. etc. » (( Robespierre dit ensuite que ce sont là les grands ressorts que sous le faire font jouer les intrigans de toutes espèces. les veulent. que ce' n'est là qu'un nouveau prétexte qu'ils mettent en avant pour remplir leurs desseins perfides. si on voulait le laisser tranquille et. C'est pour cela qu'ils calomnient le ministre de la Guerre et qu'ils voudraient le perdre parce qu'il donne des preuves de son patriotisme. — 14 .SÉANCE DU Le Créole patriote. proposait à ceux qui l'entouraient de leur connaître ceux qui l'avaient payé pour provoquer des troubles. et le porter à une démarche qui eût entraîné là l'occasion « le désordre et se méfier vues de l'anarchie. c'est qu'ils HOBESPIERRE. ce ne seroit pas plus républicain. (( Ils voudraient dissoudre les autorités populaires parce qu'ils les voyent trop surveillantes. continue-t-il. ce peuple ne répondit pas aux Louvain. Ce n'est pas l'appel au peuple.. mais le peuple. et qu'elles se montrent dignes de sa confiance. mais c'est qu'ils y trouvent le moyen de troubler la tranquillité publique et de nous plonger dans l'anarchie. que veulent nos ennemis. est même possible. les Vergniaux. pour stipendier de vils agens subalternes qui se répandent çà et là pour semer le trouble et la discorde. de le vouer au mépris. de mettre encore en question si Louis est criminel. » 11 prend n est (( de de parler de Louvain. et de le dénoncer aux autosi vrai que Louvain. fut hier au faubourg St. mais c'est à nous de déjouer tous ces infâmes complots. qui savent bien euxmêmes. indigné. le retranchement des intrigans.Antoine.

Ce fut l'un des fondateurs du Club des Cordeliers. sur cette affaire. 6 janvier « Un 1793. M. Peut-être y lut-il son discours sur le marc d'argent (Of. Nous n'avons pas rengagement de donner les séances du club des Cordeliers. — SEANCE DU 2 (?) JANVIER 1793 (1) Sur l'affaire Louvain Le 31 décem.bre 1792. XV. n° 3. séance d^js Jacobins du P' janv. club fameux a tenu cette semaine une séance extraordinaire. Louvain fut massacré: on l'accusait d'avoir été un mouchard de Lafayette. Robes- C*est le club ce dernier y prononça un beau discours. pris (1) On ne saurait dater cette intervention d'une façon précise. Annales de la République française. de ne pas déprécier une Assemblée^ '''^ « (la Convention) qui doit être le Sénat de l'Univers ». le 10 août. 2.. Legendre (3) y présenta M. 169). réflexions sont interrompues et suivies les Mention de ce discours dans le Jotirnal français. Selon les déclarations de Santerre au Conseil général de la Commune. » Robespierre est entendu avec intérêt. Elle se place dans les premiers jours de janvier. n° 30. p. il était d'avis. p. il y fit la connaissance de Danton qui l'appelait « son lieutenant ». vraisemblablement le 2 ou le 3.. ce calme imposant qui fait leur désespoir. rue des Boucheries Saint Gerniain figurait parmi les vainqueurs de la Bastille. Membre du district du Théâtre Français. Discours. et déconcerter toujours leurs et méchants. 18. Il participa. Louvain aurait tenté d'exciter des troubles le jour de la comparution du roi à la barre de la Convention. à l'attaque des Tuileries Comme et fut élu député de Paris à la Convention. t. de vifs applaudissmens. I. Nous ayons rarement trouvé la preuve d'une intervention de Robespierre aux Cordeliers. La u Quotidienne o) rend d'ailleurs compte des débats de la Convention et deis Jacobins avec deux jours de retard. 143. 2" partie. manœuvres scélérates. qu'ils sont astucieux c'est à nous de prêcher cette tranquillité surveillante. '(3) Legendre (Louis}. 'rarrestation d'un certain Louvain sur la section des Fédérés et son transfer't au Faubourg Saint-Antoine par la garde du poste de l'Arsenal suscita un attroupement. en janvier 1793..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 210 à nous de nous montrer aussi prudens que sages.. des Cordeliers. . bouclier à Paris.. 22. puis des troubles. La (2) Quotidienne. et ('2) Voir Mon. p. Robespierre. on pierre. et ses p. 82. Club des Cordeliers 35.

l'instruction est corrompue dans sa source par une faction dangereuse qui malheureusement trompe la Convention. mérité son sort. de garde à la Convention!.. soyez tranquilles. l'orateur éprouve quelque perplexité. ni dans G.. les conspirateurs.. 586).SÉANCE DU 2 (?) JANVIER 1793 21 î sait bien qu€ ce sanctuaire ne peut être approché des profanes.. Robespierre. I . faculté a (( que ce silence îe tait. Walter. Hamel. a bien aussi son éloquence. tenez vous prêts.. citoyens.. Un de ses complices a vu le danger. la renommée (5) Note du journal: « Nous ne dirons pas comme quelques-uns... que ce jour là la Convention ne se trouvoit gardée que par des hommes à casques et à fusils. observez en silence. Ro- bespierre est d'abord convenu que la majorité de !a Convention n'étoit qu'égarée.. et tout étoit préparé pour le départ. . oe n'est pas un grand mal. mais l'arrestation de Louvain avoit bien dérangé ce plan. La l'affaire : elle faction avoit rémeute du fauxbourg le peuple égaré par les meneurs de Convention. Son attitude est identique à celle qu'il avait adoptée lors 2*^ de la fiisillaie lu Champ de Mars (Cf.. ou auroit connu les traîtres. un décret auroit déclaré que les délibérations n'étoient plus libres.. (5) Aucune mention de cette intervention dans E. » C'est ainsi que l'orateur rendu compte de. parce que. et lui enfonçant son sabre dans le ventre comme par excès de patriotisme. voici comment Brissotine avoit dessein de quitter Paris. Je vous d.. il avoit (4) Louvain . » Ici. Discours vol. il alloit découvrir tout le complot. étoit un mouchard de la Faystits. nous croirions faire un vol à nos lecteurs de ne pas les recueillir dans ces annales fidèles. cependant lorsque la renommée fait parvenir jusqu'à nous quelque fragment des beaux discours qui s'y prononcent. et notre silence comme celui de M. faction excitée..isois naguères.. suivant l'orateur. par exemple.. appuyezvous sur vos piques.au calme qu'il a prodigués la veille aux Jacobins. il vouloit tromper k' peunle ])risonniers du Temple. une émeute au fauxbourg. on le conduisoit à la section. (( cela . ni jusmais nous nous tairons sur sa qu'à quel point il étoit coupable mort. ce jour.. — M. lui a ôté la vie.. Or. soyez calmes. Louvain avoit promis de parler. etc.. On remarquera que Robespierre renouvelle devant l?s Cordeliers les aippels. >< . il avoit déjà pensé il vouloit délivrer 'les (tre assommé. de Louvain (4). le tems s'approche. et le malheur de la chose publique tient au défaut d'instruction.. Nous ne savons pas ce qu'étoit iLouvain. p. il n y avoit pas une seule pique. Aujourd'hui je vous dirai ut au contraire. et remarquez. la la. Robespierre l'explique M. l'affaire de Louvain. Passant ensuite aux moyens nécessaires à employer dans ces circonstances. et pour préparé par le moyen de Lx>uvain.. )) terrible épouvante vos ennemis.. se seroit porté à la de dévoiler ces trames odieuses.

7(2-73. Une partie de l'Assf^mblée réclame son ajournement. XV. « incriminé . Marat demande que la permanence soit maintenue tant de feeine-et-Oise. Aucune mention dans le Jal des Débats... François). Walter. L agitation se poursuit une heure durant. c'est de voir la même opinion partagée î)ar un homme que je ne peux me résoudre à nommer.. député propose la suppression de la permanence des conseils généraux des communes et de toutes les sections. que dureront les dangers de la patrie (1). 3. Sté des Jacobins. iL'ajournemeint est rejeté. la Annales de (( la République française. 174.. p. élu député de Paris à la Convention. — SEANCE DU 6 JANVIER 1793 Contre Roland et sur la permanence des sections Au cours de la séance du dimanche 6 janvier.. Fabre d'Eglantine (Phil. n° 333.. Faibre d'Eglantine (2) en souligne également l'intérêt: « il est impossible de trouver rien de plus beau » (3). iJes députes reclament alors l'appel nominal.les discours de robespierre 212 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 36. pari. p.serait celui-ci iSi quelque chose i(4) Le passage avait pu me faire changer. mais qui est connu par des opinions sanguinaires. Hamel et G. i(l) ('2) : 37... Il fait l'éloge du discours prononcé par Barère (1). LVI. . Eichaud. (3) Jal des Débats. n° Robespierre se plaint de ce que 1 1 . 199. l'Assemblée consultée le repousse. ni dans Aulard. iLes minis(1) Yoir Mon. Cette motion suscite un véritable 'tumulte. auteur de plusieurs comédies. » (Il «s'agit de Marat). le discours de Barère contient il en cite une que patriotes « Si quelque chose avait pu me faire incliner pour l'appel au voici peuple ce seroit de voir que tous les hommes sanguinaires votent contre les diatribes les plus violentes contre les : : l'appel au peuple. Robespierre intervient. Sté des Jacobins. — SEANCE DU 4 JANVIER 1793 (?) Sur un discours de Barère iCouppé (de l'Oise) rend compte à la Société de la séance de Convention. » (4) Voir ce discours dans les Arch.

député de l'EuSalles re.. mais en fut ajournée jusqu'à nouvel ordre. scélérat!.) l'ordre! à la censure! à V^Abbaye! l'interrompent. (Le président demande à ministre de V intérieur soit entendu.. avait alors la parole. Votre devoir est de m*entendre.. La parole m'avait été assurée par le vœu de rAssemblée... (6). (5) IL a suppression de la permanence fut décrétée. 37.Député de la Corrèze (7) Député de la Corrèze. Le Le ! veut continuer. député d-e la Creuse. l' liberté des opinions n'existe-t-elle donc que pour les calom- niateurs et pour les ministres factieux?. les tement à propos de la rareté . (2) (3) (4) Roland. Le Moniteur Gazette nationale ou Robespierre à J*ai demandé la particulières. Il se croit au 2 septembre.) Robespierre Chambon Lidon (7). n° exécution p. réclame. '(i5) Lanjuinais (6) .. d'un autre coté. universel. Peut-on traiter ainsi. Duroy signale troubles qui se produis'cnt dans son déparet de la oherté du blé.. La 9.) paravant. le ministre e^çclamation. exige la question préalable sur cette proposition quant à la per- très . Sans doute je n'ai point. il : tribune. J'ai le droit de parler. (8) Baraillion.) ]e vations le que la tribune. Robespierre se présente alors à la sections. Monge. — s'écrie un de rire cette — honnête qu'estime îa France (Les éclats d'une soixantaine de membres de l'une des extrémités couvrent membre. demande que le ministre de l'Intérieur soit entendu. Plusieurs membres l'apostrophent avec violence. l! n'appartient pas à un parti de me la ravir. Duroy.. Barailon (8). j*ai une observation particulière à faire. parole pour des obsermettre aux voix pour demande à parler au- (Murmures. retentissent d'un bout à l'autre de la salle. et demande quil soit censuré.. il veut dominer. factieux et Timpudent calomniateur ! Robespierre. Les sarcasmes. Duroy insiste à nouveau pour que le ministre de rinlérieur soit entendu (4). — Cet état d'agitation dure Robespierre Veut continuer.. Robespierre. le bruit des altercations particulières.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 213 d-e l'Intérieur (2) et de la Marine (3) entrent dans la salle pour rendre compte de leur administration. manence des « c'est uji en demande la suppression instrument révolutionnaire » qu'on ne peut prolonger sans exposer la sûreté publique. {Une partie entière de l'Assemblée se soulève contre V orateur. médecin. avec chaleur pour que Robespierre soit — On entendu. — — Les pendant plusieurs cris: A instans.

médecin et juge de paix à Lille. Duhem. car je ne vois ici qu'un comité anarchique. {violens murmures). — Le tumulte reprennent successivement leur place. Ahy Robespierre! nous ne craignons pas cris des tes poignards. je rappelle ces deux tribunes au respect.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 214 comme un cœur vénal. tant d'autres. intrigans Chambon. une grande partie de l'Assemblée. Robespierre. contre le ministre il Je de demande 1* la parole contre vous. Enfin le calme est rétabli. ration.. L'article aura été rappelé à l'ordre par le président.. On n'entend plus que quelques légères rumeurs. que — // se lèvent... déhontés s' adressant Marat.é Je vais consulter l'Assemblée. au milieu de l'agitation et du fait des efforts pour se faire entendre.. et Robespierre à l'ordre. G. le président... Duhem. ils blée. il pourra obtenir Lejeune membre complot form... Barère occupait le fauteuil à la place de Treilhard. par ses gestes. s'apaise. à la partie d'où partent les apostrophes contre vous trahissez faction Rolandiste !. <10) P. —A {Duhem contre interrompt (10) l'Abbaye Duhem.. Les citoyens des tribunes turmdte..... lorsqu'un (11). J. Je dois maintenant rétablir l'ordre de la délibérajournement et l'appel nominal ont été rejetés. F.. (11) Député de l'Indre. . Le président se découvre et Le président. Robespierre.. Tant mieux! (Violent murmure.. ! la patrie. se brise dans ses mains. la République apprenne s'il y a' une Convention nationale^ si ses représentans existent. est prend tems que la parole. Le trouble continue. et intérieur.. la fermentation est géremarque.. Le nérale dans l'Assemblée.) Je vous rappelle Le président. président en exercice. Ils se découvrent. On impudemment trouble s'accroît. Président. député du Nord a la iLégislative et à la Convention.) XIV du règlement porte que. Tous les membres — côté gauche de la salle. — le président (9) La sonnette invoque. Je demande la tranquillité publique. Les ne m'en imposeront pas. Duhem. — De violentes clameurs partent de celle qui domine le Les huissiers se répandent dans l'Assemannoncent que le président est couvert. s'écrie le (9) D'après l-e Moniteur. le rétablissement de l'ordre.. la parole sur à l'ordre. Je vais consulter la Convention sur la proposition d'ajourner la question de la suppression des assemblées permanentes de sections.. avec censure. Le Président.. Robespierre.

arrangé tout par l'intrigue. Je demande la parole. qu'il a été com- Que n2> Tl s'agit de Prieur (de la Marne). m'a rappelé à l'ordre au moment où je demandais qu'il y fût rappelé lui-même.) (14) et quand une influence ministérielle quelconque a formé les décrets d'a- vance. sans être pour ainsi dire apperçu.. appartient à Robespierre. devenu propriété nationale. lorsqu'il réclame contre la subversion de tout ordre. il y parvient aisément vention nationale lui doit de la reconnaissance. la violation de tout règlement. et président. Si dans cette Assemblée. pari. ce c-hâtean. avec les trésors immenses que la révolution a mis dans ses mains. Mon. Je demandais donc en vain la parole au membre qui siège aujourd'hui. rappelé à Tordre.. je dis qu'il a été concerté. Je qu'il entendu. Quant à la censure. d'assister aux renas donnés par le duc d'Orléans dans son château de Mousseaux. soît entendu. tout le pouvoir exécutif. II y a un décret qui ordonne au conseil exécutif de rendre compte aujourd'hui de Tétat de la République. je le soutiens. fomenté les motions. (13) Robespierre. [e ne connais d'autre majorité oue celle qui se forme dans l'Assemblée. ce rapport. LVI. Je demandais la parole contre le président. (Une Voix. qui étouffait ma voîx. 245. Cf. Plus tard. Parce que j'ai paru atteindre un ministre tout puissant. et qui met plus d'art à prouver son impartialité que d'exactitude à en suivre les règles. jusqu'à cette réplique.. (14) On reprochait à plusieurs députés patriotes. je pense que la Conenceinte.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 215 demande que Robespierre. quand on ne l'a pas méritée. et que le mépris de la Nation doit porter sur celui-là seul qui l'a îniustement exercée. se trouve rappelé à l'ordre. de manière qu'un : du peuple. est au-dessous d'un ministre qui tient l'intérieur de tous les renrésentant infiniment départemens. maison de campagne d'Egalité. tous les règlemens sont violés. II). la faute en est à ses officiers. quand Treilbard veut se donner la peine de faire régner l'ordre et la tranquillité dans cette et à ce sujet. En vain dirait-on qu'il est impossible de contenir les mouvemens d'une gfrande Assemblée. dont Danton.. une moitié de l'Assemblée s'est levée avec fureur contre moi. abrita une Ecole d'agriculture (16 flor. par ClS) les . m est m'importe que ce ministre me fasse ici un rapport ? Il suspect à moi. La soit Le non le parole ministre de l'intérieur particulièrement. 397. Prieur (12). Le texte du Moniteur. la majorité n'est qu'apparente et illusoire. Vous ne parlez pas des dîners de Mousseaux. est reproduit Arch. ma réponse est qu'elle n'est et il point déshonorante. XX. Je suis réduit à faire cette observation qu'il est assez étrange qu'un représentant du peuple. qui n'a que la loyauté et la franchise. et non dans les conciliabules secrets et les dmers niinistériels.

et surtout à la motion imprévue. comme je dans ce moment-ci. c'està-dire. soit par la voie des représentans du peuple journalistes. le seraient sans doute par les soit les banquiers de Londres et de Berlin. p. lui et ses amis.) Je m'oppose à cette délibération.) qu'il vous a fait si souvent contre le lution dernière. faut Il surtout par les pamphlets qui se multiplient sous toutes les formes. p. donc revenir aux principes. car quand on a fait tant que d'éterniser une affaire aussi périlleuse que celle du jugement du tyran. est très Il intéressant encore qu'un homme qui a cette puissance l'esprit public. publique est menacée. — Une (// s'élève des murmures. Le vertueux Roland vient ici avec un rapport semblable à celui peuple de Paris. en se louant. sous prétexte de former des désorganisateurs. Il faut que les représentans du peuple les réalisent ces principes. de discuter cette partie Il n'est pas possible. nous sommes dans un moment où les autorités provisoires semblent relâchées par les circonstances. (Murmures. il est des intervalles où toutes les passions s'agitent. des brigands. lorsqu'ils les tiennent entre leurs mains. la municipalité n'est que la tranquillité provisoire. les sections de Paris peuvent seules la maintenir. en la dirigeant toujours vers son but. c'est que lorsque tous les pouvoirs sont suspendus. où tous les intérêts s'éveillent pour anéantir la République naissante. comme des modèles de vertu. D'ailleurs. soit par la voie du ministre. et qu'il parte autre chose de leur sein que des libelles. nommé encore tout entier. peignant les autres comme des scélérats. il vient vous déclarer l'ai observé. Il est infiniment intéressant qu'il ne s'élève dans la République ni un seul homme ni une seule collection d'hommes qui réunisse tous les pouvoirs. contre sa révoprobablement que. 172. et oublier les hommes.. op. faite de dissoudre les sections de Paris. dans cabinets du ministre de l'intérieur. et qui.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 216 biné. 229 laj liste dôs membres tions le 16 jianv.. des factieux n'ait poiiit et la liberté. quand on a l'air de se ménager des délais interminables. On ne peut pas alors se reposer sur des individus accessibles à la corruption qui peut les environner de toutes parts. Mais j'ajouterai des réflexions bien importantes. ne s'occupent plus d'autre chose que de vouloir accabler tous ceux qui ne veulent point se ranger sous leur bannière.. Il reproduit à la Con^ieiî définitif qui entra en fonc- . et qui. puisque c'est dans ce moment-ci qu'on renouvelle le n'est point 11 département (15). de dépraver l'opinion publique. Nous ne sommes pas l'on veut ici troubler la tranquillité Quand publique. s'ils n'étaient point payés par le trésor public de France. 1793. aux Jacobins. i(15) Voir Sigismond Lacroix. il est permis de soupçonner que voix. du puis- cit.

masque de avait amusé même vertu tel si que celui bien intentionnés qu'il avait emprunté. faction. 44).alv&é par E. ont maintenu la tranquillité. 594. II. observez le langage. La tranquillité règne. à une appartenir point les sections. Je demande la parole pour un fait. quand le peuple sera dispersé et dans un mouvement de crise. elle règne dans les sections. Le président. Barbaroux. Je suis tellement convaincu de de l'imminence des dangers de la patrie. moi je crains qu'on ne dissolve les sections. 217 depuis le dernier commis jusqu'au chef. aux suggestions perfides de ceux qui voudraient me faire croire que le peuple de Paris voudrait au défaut de la justice nationale. Walter (p.je.. et de tous les démagogues hypoaites qui jusqu'ici avaient assassiné la Liberté avec la Liberté elle-même. Mon fait est que Robespierre et Marat se soiit opposés hier (17) à ce que la discussion sur le ci-devant roi fût terminée. mêmes hommes à patriotes. 2* vol. punir ce tyran. 463 et s. et Roux... les vont amis de remonter la cette que je tribune. car. Il est intéressant que Robespierre a été rappelé trois et le nos départemens sachent que lorsque a insulté le ministre il fois à l'ordre. au commencement de l'Assemblée constituante. (18) séa/nce du 29 janv. ignorans et les crédules.. afin que ce dépôt fatal. contre tous les aristocrates. que sais-je ce qu'il se tramera. elles l'ont soutenue il manœuvres perfides. et vous verrez qu'elles ressemblent parfaitement à celles de Lafayette. moi au milieu de tant d'étrangers qui affluent dans Paris. Or. Dans ce moment-ci. contre tous les perturbateurs (16). président. 11 y a entre nous un juge qu'il ne peut ni récuser. ni corrompre. Barbaroux. Que sais. ! n'y aura point de ralliement indiqué par la loi. veulent reproduire ces funestes longtems les mêmes moyens. Ces sections. le peuple entier. mais je ne veux pas occuper l'Assemblée de moi. et signalé par G. p. 74-75. et c'est les sections qui la main- contre toutes les tiennent. 1791 (Discours. Je pourrais répondre à Robespierre.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 qu'on a renouvelé la Mairie toute entière. comme je l'ai appelé. XV. N. Il en ont un et qui par lequel il des hommes est qui veulent continuer les manœuvres de Lafayette... c'est l'opinion publique.. elles ont fait la révolution. en dépit de quelques factieux. les Je laisse la tribune. quand l'œil du peuple sera fermé. systèmes par les calomnies de ce parti. et précieux qui est au Temple. qui ne peut quelque puissante qu'elle soit. à la Convention. soit livré aux égaremens. 06) Voir I . suis la vérité certain pour et que ces calomnier les Liberté. (18) Texte reproduit dans le Mon. Hamel. an. qui le date du 9 au lieu du Ç. Bûchez XXII. (17) OR/obesipierre n'est pas intervenu le 5 janv. 731). peut garantir la tranquillité publique. les menées.

p. avoit été sorte par le mépris de l'assemblée. comme il étoufîoit depuis une demi-heure la voix de ceux aui demandoient la parole sur des objets non moins intéressans. il étoufîoit ma voix. core. qui ne sont violés que par tous les citoyens de l'empire qui n'aiment point l'égalité. et j'en atteste tous liberté des opinions n'est pas respectée On vous faisoit une proposition imprévue de la plus grande importance. Je ne trouve pour moi aucun motif d'être rappelé à Robespierre. je me trouve tout-à-coup rappelé à l'orpour avoir voulu remplir le premier devoir de représentant du dre. . au milieu de vous. si la ceux qui ne veulent que l'ordre et la tranquillité publics. qui se plaint de ce que l'ordre est interverti. de ce que le mépris de toutes les règles plonsrent l'assemblée dans un trouble et dans une anarchie presque continuelle. s'est il présenté. s'il qu'un représentant du peuple. on la faisoit au mépris de vos décrets précédens. et il n'a pu Telle est la source des malheurs qui ont régné dans cette assemLe trouble de l'assemblée. en quelque déchiré La la censure violation ne déshonore de ses un représentant du peuple. jette. et que le règlement. du tyran. je les répète. on a motions incidentes de la plus grande cuter.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 218 Le Logotachigraphey n" 7. et peut-être par membre a resté une l'intrigue. les mêmes reproches que j'avois à faire. de ce que tous les principes sont violés. n'étoit trop évident que ces sortes de mesures tiennent aux principes et à l'intérêt public. peuple. un membre fureur: un autre sions de s'est membre présenté. foulée aux pieds. les malheurs publics ont leur source dans 1 oubli de tous les principes. je ne me serois pas donné la peine d'élever la voix. toute affaire cessante. 49. et voilà mes plaintes. un autre obtenir la parole. des importance: on a voulu les disa été accueilli par des traits de il a été accueilli par les pas- des passions plus méprisables enheure à la tribune. qui disoient que vous vous occuperiez avant tout de la punition dans cette assemblée. quand le président m'a rappelé à l'ordre. je ce que manifestement. je me bornerai à observer qu'il est assez étrange et l'ordre. c'est censure n'est appliquée que sur point et devoirs. et c'est à eux à répondre de leur conduite les me plams encore de hommes ici nrésens. Ailleurs on conspire blée. Quand le président m'a rappelé à l'ordre. la liberté des suffrages avoit été par conséquent méprisée. je voulois lui faire observer que dans la cause qui intéressoit le plus la chose publique. la censure retombe sur la tête de ceux qui l'appliquent. en vertu duquel il vouloit me rapneler à l'ordre. la à la nation.

et non dans les conciliabules secrets et les diners ministériels.e la révolution a mis dans ses mains. s'élèvent sur les contre les principes et principes de à substituer. à la liberté publique. de la justice éternelle. esi infiniment au-dessous d'un mirépublique. de Quand Treilhard a voulu se mêler régner. et illusoire. au grand intérêt de la II falloit motifs de ma grand motif d'intérêt n'a pas pu m'obtenir la parole. je voulois me plaindre de ce que le président n'avoit point observé ces règles. il a tenu toute l'assemblée. discuter cette motion. soit aient qu'ils aux préjugés entendue. les motions. Le lendemain. qu'il a mis beaucoup plus d'art jamais croire qu'il étoit impartial. on ce qui nous est arrivé vient plus la sur- d'une . ne veulent pas que la vérité fluence n'avons encore rien pensé égarés par leur in- soient. C'est à cela que j'attribue. une moitié de l'assemblée s'est levée avec fureur contre moi. Ce désordre est principalement causé par les officiers chargés de maintenir les règlemens de l'assemblée. la justice et aux règlemens. C'est en vain qu'on a voulu insinuer. Je ne connois d'autre majorité que celle qui se forme dans l'assemblée.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 219 de la révolution. tout le pouvoir exécutif avec les trésors immenses qv. les hommes quels qu'ils étrangère. Telle est la cause du désordre. l'a fait il siège dans le fauteuil dans ce moment-ci. qu'il étoit naturellement attaché aux assemblées nombreuses. soit l'égalité. toujours pour empêcher que des loix justes fondées sur les principes constitutionnels de l'égalité. et un des réclamation opiniâtre contre le président. Je me plams de ce que sous la préfaire régner le calme. de manière qu'il est aujourd'hui passé en principe qu'un reorésentant du peuple. sans avoir égard à la raison. qui n'a que la loyauté et la frandhise. le et qui tient l'intérieur de tous les départemens. répond aux raisons par les clameurs. ne veulent et en conséquence on principes et pas que le véritable patriotisme soit entendu. et il le faut encore. les désor- dres de l'assemblée. il n'y a que les passions et les intérêts aristocratiques qui puissent dominer ici. il a écarté tout espèce de tumulte. et l'assemblée sous ce rapport doit de grands remerciemens à Treilhard. qu'apparente et c'est arrangé tout par l'intrigue. tout le public dans le calme. que pour suivre en effet les sidence de celui qui n'ont règles faire pour règles de l'impartialité. c'est que lorsque j'annonçois que ma motion cachoit un objet d'incivisme très fatal à la sûreté publique. et quand une influence ministérielle quelconque a formé les nistre décrets d'avance. constitution à laquelle nous la Ici. tout cela est méconnu. parce que j'ai paru craindre un ministre tout-puissant. moi. soit qu'ils n'aiment pas des systèmes difîérens pour s'opposer aux particuliers. fomenté majorité n'est prendre votre bonne-foi. les été observées. Je me suis plaint. on cherche à semer des troubles.

adhérant dans ce moment au trésor public. pour ceux qui aiment mieux déclarer la guerre à tous ceux qui s'y opposent invariablement. que de renoncer à leurs précieux desseins. j'ai réclamé la parole. ou aux rapports ministériels. contre îa révoprobablement que. anéantie par ce rappel. s'éveillent TX)ur anéantir la république naissante. ressant qu'il ne s'élève dans la république ni où tous Il les est il intérêts est infiniment inté- un seul homme. Moi. Eh bien je maintiens. être foible. l'autorité homme absolue réunisse.. il vient vous déclarer n'est pas possible. partie murmures) cette il importantes c'est que des intervalles où comme Mais lorsque tous toutes les peuple de Paris. je suis rappelle à l'ordre. est très Il l'ai tout à dit dangereux qu'un seul l'heure. moi. aussi dur que celui de la mort. et les erreurs d'un homme tout-puissant. Le vertueux Roland vient ici avec un rapport semblable à celui qu'il vous a fait si souvent contre le lution dernière. doit être exécutée en son entier par ce règlement. qu'il a été combiné. [Suit le texte jusquà: « Quand un établi n du Moniteur.. . est ni impeccable. passions s'agitent.ettent effectivement la nation. comme il ni infaillible: comme dans tous les cas. Elles sont aussi trop sévères. ces vérités. trop sévères pour qu'elles puissent être accueillies. et que la liberté des suffrages. sans compter les ressources pécuniaires et immenses qu'il possède. {Interrompu. les l'ai je de discuter observé. que c'est cette motion qu'il faut discuter. la vérité n'a pu se Voilà entendre. tous les bons citoyens sous un joug de fer. [Suit jusqu'à: « il texte du Moniteur. dans ce moment-ci.] le « Il faut donc revenir. Je réclamois.. ce rapport. 2° parce que cette séance est consacrée ou aux pétitions. je dis qu'il a été concerté. ne s'occupent plus d'autre chr^^e que de vouloir accabler tous ceux qui ne veulent point se ranger sous leur bannière. malgré ce rappel à l'ordre. depuis: aux Jacobins ». lorsqu'ils les tiennent entre leurs mains. ni une seule collection d'hommes qui réunissent tous les pouvoirs. il peut peut se tromper. et qui. depuis: « Il est très intéressant. et les comme trésors je vous publics.. » désorgfanisateurs ». rem.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 220 de enfin la voix quand fois. faire des vérités sévères. une partie de l'assemblée l'a réclamée aussi avec moi. ! me m'importe que ce ministre Que fasse ici un rapport } Il m'est suspect. j'ajouterai des réflexions bien pouvoirs sont suspendus.] tel dans l'Etat: ordre de choses (interrompu par le côté droit) est quelque vertueux que soit un homme. pour continuer la discussion sur le jugement du ci-devant roi. » . 1° parce que vous aviez arrêté que vous n'entendriez pas d'autres objets avant la punition de Louis. entouré d'une faction nombreuse et d'un parti aussi puissant.

contre tous les aristocrates. depuis: punir ce tyran Eh bien dans même de Pcuris ne ! toutes cessent « Quand la tranquillité. dans le lieu même où vous résidez. elle règne dans les sections. l'œil du peuple sera fermé. sont dans le sein de la capitale. et qu'on lui prodigue des millions. quand on a l'air de se ménager des délais interminables. il n'y aura point de ralliement indiqué quand par la loi. texte [Suit le jusquà: puis « du Moniteur. la loi.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 221 Robespierre. Que sais-je. Elles ont fait la dernière révolution. rassemblés régulièrement au nom idées de que je vous pas qui doivent veiller sur eux. n'osa déclamer . contre tous les en faisant perturbateurs. moi. Il ne faut pas que tantôt on chasse un ministre. et c'est les sections qui la maintiennent. que la barre elle-même devien- nent les canaux de la république. la deniière révolution. depuis le commencement de la révolution. en tantôt consultant la pas que plutôt l'intérêt particulier que l'intérêt général. ne la délibération actuelle. à messieurs. au milieu de tant d'étrangers qui affluent dans Paris. que ceux qui pourroient avoir arrangé tous ces ressorts-là. c'est tous les bons citoyens. elles ont soutenu et maintenu et la sûreté la cour et de ses tranquillité publique. que sais-je ce qu'il se tramera. » ». Ces sections. car quand on a fait tant que d'éterniser une affaire aussi périlleuse que celle du jugement du tyran. ont maintenu la tranquillité.. Jamais et la personne. Je m'oppose à cette délibération et sur-tout à la motion imprévue faite de dissoudre les sections de Paris. renversement le adhérans n'étoient autre chose que La tranquillité règne.] les sections. car les conspirations de de l'ordre public. il est important pour tous ceux qui aiment la liberté de maintenir tous ceux qui veulent détruire cette liberté. C'est l'oeil public. et sur-tout il est permis de faire son devoir.. en dépit de quelques factieux. elles ont fait la révolution: elles l'ont soutenue contre toutes les manoeuvres perfides. au commencement de l'assemblée constituante. il est à craindre que Paris retombe dans le chaos. Si vous anéantissez ces sections. il est permis de soupçonner que l'on veut troubler la tranquillité publique. de prêcher bons citoyens. J'ai attaché. il est évident à tout homme qui veut réfléchir de bonne foi. que on en établisse un autre. dirigés par la calomnie contre les à ces mêmes hommes. il est de leur devoir de prévenir les troubles dont nous pourrions être menacés. et dans un mouvement de crise. 11 ne faut tribune de la convention. toutes développer dans un moment aussi toute pressant. quand le peuple sera dispersé. Or. l'importance qu'elles exigent. les et de veiller sans les députés cesse à la tranquillité publique.

la lO"" (Les murmures redoublent de plus que Robespierre je fois parle. paril. dit pour la fois le président. {MouveThent simultané d'indignation dans l'Assemblée. au. (( t. Plusieurs membres que Robespierre soit envoyé à l'Abbaye. — Le pour un —A en plus. le fixe et sourit. Le ministre de l'inretourne de son côté. Je mêmes hommes les patriotes. « Robespierre de ministre prend ce l'Intérieur. à l'ordre. Le Monis'est netteimeni im&piré du I/ogotachigraphe. Le remonter vont amis de la liberté. . cette séance. et qje ces calomnier pour droit. à cause des mouvements de séance.) T l'ordre Robespierre. — vous rappelle pour la parole en dépit veut Oui. La montagne plusieurs voix. Voulez-vous !es imiter ? Que dis-je du Moniteur. n°^ 7 pour et 8. mais quelques hommes et quelques femmes des tribunes se permettent des menaces et des insultes. calomnies contre avec plus de fureur à le la » charge. que patrie. continue Robespierre. des ministres — crient — Je J'aurai d'un président partial et factieux. me hommes des ! ^> texte [Suit le a jusque . alors couverts du masque du patriotisme. en frappant avec fureur sur la tribune. dit Il parlera. le président. Robespierre. si ce n'est les sections coTître ces ennemis.produit dan-s les Aich. la ministres dévoient rendre un Les convaincu de suis tellement de l'éminence des dangers de à la tribune et s'oppose à l'audition du président le rappelle à l'ordre. liberté l-i mê- ))..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 222 contre les ennemis de la liberté.. faites votre devoir! Je je vous rappelle à l'ordre. Le PRÉSIDENT EST FORCÉ DE SE COUVRIR. LVI. 247. Je demande la parole Robespierre paroît ministre. suis p. Courrier des départemens. fait. déclarés traîtres à la patrie. La montagne se livre aux excès les plus furieux. continue parlerai. à cette {On rit tribune du côté IV. Nous avons placé en tête le texte (19) teur du Moniteur.. térieur se réclament et encouragent Robespierre par leurs cyniques applaudissemens.quel il empniute les principaaix pa-ssaiges.) la certain les (19) 112 et compte général à vomir revient il je 122. Un signal est-il donné? c'est ce qu'il ne nous est pas possible d'attester. ses vérité..] la laisse Je tribune. Texte r0. — — — Quand le — ministre sera entendu. depuis: a qui veulent. fais et le Président. J'ai un complot à dénoncer contre la tranquillité publique.. prétexte Censuré.

puis d'en charger les vrais amis de Tordre. député de la Drôme (Cf.. Barère est nécessaire d'observer ici qu'il présidait par intérim). (c ia I mort de Louis 1 » . m'en parole. 4. ces prétendus vertueux comme Lafayette. Barère (il réclame le silence. et des pamphlets où l'on peint comme des agitateurs et des factieux les bons patriotes comme lui.. — Vous allez et le faire périr illégalement (21). Mon. (Il passe au chapitre du ministre de l'intérieur. Je commence par rappeller ces deux tribunes à l'ordre. janv. car je ne vois ici qu*une assemblée anarchique. n° 5-12 138.. Peut-être voudroit-on violer le encore une suite de où se réunissent les bons c'est . continue-t-il psufce que c'est là citoyens. le pdan de ces MM. la Feuille de Paris. calomnier. l'on demande la division. continue Robespierre.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 Le calme le président. vous l'avez entendu. les c'est pas ce langage que je m* oppose à la m'est suspect. je déclare que Robespierre a troublé U Assemblée.. je le rappelle à l'ordre avec censure. je vais un pour lui dit-il.. criant: fureurs. cet retombe sur homme pur et Paris étoient Von intègre. après un renaît la que long tumulte République sache si : elle « 223 Il est tems enfin. 10. et si ses représentans existent.. pas méritée. le Mercure universel. mais l'on n'oubliera jamais les motions sanguinaires de ces MM. après le rapport de rhon-: nête homme . les défenseurs. la trame. il a pu être fait pendant un de ces dîners ministériels.. p. » Robespierre furieux demande alors la parole contre le président lui-même.. leurs la mort. tienne il .. contre le a voulu VERTUEUX le eh sections de pour qu'on ne lecture de son rapport.) « Je ne trouve pas que les dîners ministériels puissent faire le bien public. que le calme est rétabli. -ed: ileurs jugement à mort sans désemparer. monter à la tribune pour inculper les VRAïS PATRIOTES ! » dépôt du Temple Mention de cette intervention dans les Révolutions de Paris. 1^ cen- et elle celui qui la prononce. Voyez. vous accorde la parole contre moi J'ai (( sure est donc enfin honorable la parlez » l'article homme qui ne 14 du règlement .. auroit-on dit. dit-il. ensuite à sa routine bannale.... seroit 1(21) iNote du journal: « Il par oit que de faire comme-ttre ce crime. et que les ministres aient d'abord la parole. ce bon et DIGNE RoLAND. a Robespierre. 76). M arc -Antoine Jullien. les voir. dit a une Convention natio- nale. il accuse le des libelles dans les départemens. Et maintenant. <20) Il s'aigit de X'V. Julien (20) l'appuie et se fonde sur le règlement.. lorsqu'ils ont escaladé le bureau en. « livre circuler On ne veut pas que les sections soient permanentes. p. bien. : l'a servir. les vrais amis du peuple se Robespierre ministre de faire Comme lui.

<1) BrocJi. p. p. p. 3713. Journal des débats et décrets. le Journal de France.. le Mercure français. 12 janv. le Journal du soir. II. n° 369. p. n° 54. p. 3. p. les Annales de la République française. n° 1244. p. 166. 28 et 31. p. 26. 31. n^' 7 et 8.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 224 V Auditeur national. t. p. 26. 3. les Annales patriotiques la universel. p. p. p. n° 111. t. (2) Il s'agit de celle .. le Créole patriote. Robespierre intervient sur ce point. 7 janv. Nouvelles politiques.n Saint-André s'y oppose. n" 108. le Journal de Lyon. le 106. in-8% 26 p. le Patriote français. le Journal français. p. p. le Bulletin des Amis de Vérité. 29. XXIII. p. 32. n° 8. n" 8. la Chronique de Paris. Journal et affiches. p. 21. le Thermomètre du jour. 1142. t. la Gazette de France. déclaran<t qu'il fallait attendre qu'il ait été lu à la tribune de la Convention.. n° 7. p. 90.. n° 5. le 142.. On en demanide Fimipression. 31 . 2. 3. 3. n"" 7. qui n'avait -pu se faire entendre à la Convention. mais Jeanbo. n° 225. — SEANCE DU 6 JANVIER 1793 Sur les efforts de Couthon pour obtenir la parole A LA Convention (Couthon. n° de Haute-Garonne. p.. 2. p. le Journal de Paris. le Point du jour. 3. 1. p. n° 7. Lb^° 740). Société des Amis de la Liberté et de l*Egalité 38. n° 373. 863. ou le Point du jour. VAbréviateur de Perlet. p. prononce devant la Société son dis-cours sur le procès du roi. n° 8. n° et littéraires. de Lille (B. le Courrier universel. n° 8. n° 7. n° 8. La Con- le Imp. n° 108. n° 108. de Jeanbon^Saint-André. p. le n° 108. p. p.. p. L. les le Journal du soir (Sablier).iN". ()1) (( Premier journal. 29. Cihasles et un autre membre sont d'avis contraire dans la crainte qu'on intervertit (encore) l'ordre dans lequel il était inscrit pour la parole ». p. (3) Plusieurs députés girondins avaient en effet obtenu la parole alors qu'ils étaient inscrits après Couthon. p. 32. II. le Journal universel. 56. 63. 'L'impression du discours de Couthon est adoptée.. (( Cette proposition (2) a été combattue pai un membre et par citoyen Robespierre qui s'est élevé avec force contre les difficultés qui se multiplient pour éloigner Couthon de la tribune (3). le Journal Courrier de l'Egalité. 543. P^otier. 298.

la liberté est droit le détruite.. E. puisque les Guadet. et tu es un traître. les feuillans et les aristocrates. on ne pourrait y mettre obstacle que par un attentat contre la liberté. pour répandre les écrits qui démasquent les intrigans. Aucune nnention de cette intervention dans Aulard. couvert du masque du violée. Je demande que toutes les soit par des murmures. morales. et en foulant aux pieds la souveraineté nationale.SÉANCE DU 6 JANVIER 1793 vention. Couthon sera entendu. « de crainte que le discours Robespierre relève cette expression ne puisse pas être entendu ». Celui qui ne peut plus donner son suffrage librement. que 300 hommes se groupent ensemble pour étouffer la voix de la vérité ? Dans l'assemblée constituante. Roeut de grandes difficultés pour obtenir la parole. il y avoit une pudicité populaire. et je soutiens que l'assemblée représentative n'a pas le droit dit-il. deux écus doit en donner un pour propager éternelle. (4) De grandes mesures peuvent seules déjouer les complots de l'inElles consistent à employer toutes les ressources pécunières et trigue. Je sais que le droit de réclamer contre cet acte attentatoire aux droits du peuple. appartient à la minorité. d'étouffer sa voix pas plus que celle d'un autre. un conspirateur. perd son caractère de représentant. Elles consistent à surveiller les comités ténébreux qui trament la perte de la liberté. la vérité Le L'homme qui a et la raison Créole patriote. HaG. « Robespierre prend de là occasion de rappeler les manœuvres d'un parti nombreux de la tens qui et (4) l Voir ci-dessus séance du même jour à la Convention. Walter. déployons une imposante énergie. parce que la Convention n'est pas une puissance au-dessus des droits de ses commet: de Couthon ont investi tout député du droit sacré d'émettre leur vœu. Nos ennemis veulent amener un mouvement populaire contre un tyran dont ils ne se servent que parce qu'il sert à rallier autour d'eux tous les fayettistes. — 15 . n*" (Appl.) » (5) 228. soit l'astucieuse par sident. Souffri- rons-nous. p. 225 de Quand son influence jusqu'à violer délégués. n'est pas indépendante veut que tous ses mandataires soient entendus. et à chaque individu en particulier. est ce sentiment n'existe plus. les Vergniaux la parole avant Couthon. dû et à la foiblesse et autres ont obtenu Ici Couthon étoit environné d'un respect qui de son âge et à la pureté de son patriotisme. et que la nation qui l'intrigue étend nation a transmise à ses la l'assemblée est dissoute. fois que la liberté des suffrages sera perfidie du prétous les patriotes se lèvent et crient « Tu violes les droits peuple. du : patriotisme!.. [bespierre *" (5) lel et I^OeGStlfeRRE. a dit Robespierre. 874. citoyens. Citoyens.

en fesant part des de difficultés que les dont on a usé supercherie envers Couthon qui.. membre de la Société. infirmités rendent plus patriotisme de Couthon. 1-2. Boissel (3) et autres. 668.. 4.. Robespierre invite en conséquence à se montrer fortement contre ce nouveau système de scélératesse. si on eut pu accorder quelque préférence. était archiviste du /Club des J^-cobjns. Boissel. d'émettre son opinion. (4) Mention dans Aulard. son impression et son envoi sont ordonnés. pour violer ce droit sacré qu'a chaque membre de faire entendre sa voix. dit-il. Après quelques^ modifications. ont présenté quelques observations sur la rédaction de cette adresse. Sté des Jacobins. hom^ie de lettres. homme de lettres. n' ({ 139. Maximilieh Robespierre. Il termine par appuyer l'imprivé de la faculté de Couthon. Il invite et ses à la Convention. dit-il. 4. (2) ^ Jal des débats çt correspond. . Yojr cette aiire^se daps Aulard. p. IV. que ses n'a jamais servi aux bommes les le intéressant. n° 336. présente un projet d'adresse aux sociétés affiliées (1). F. 1) janv. et nous voyons. eiit mérité de parler un des premiers. Journal des Jacobins. et à ne jamais permettre qu'un député puisse jamais être plus pervers. ^ jâEANCE DU 9 JANVIER 1793 Sur un projet d'adresse aux sociétés affiliées Ulric Dubuisison. p. p. IV. du discours pression Feuille de Paris. par l'égard seul qu'pn doit à patriotes ont à l'humanité se faire entendre souffrante. elle est mise aux voix et adoptée. 655-666. Dans les Assemblées constituante et législative. « Antoine.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 226 Convention. (4) )) ^1) <2) (3) Ce projet est da/té du 7 janv. ce jeu d'intrigue s'exercer tous les jours avec une pudeur inouïe. Robespierre. qui malgré leur perversité. de prétexte pour étouffer sa voix. et leur inviolabilité la collègues à maintenir leurs droits » Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 39. savaient au moins liberté la respecter des opinions.

p. Journal du soir. n° 13. G.sel. 81. 1793. 2. n° 18. 71. que du peuple.nation et d'attentat contre la pureté (générale de l'Etat?.. p. Robespierre ne figure pas au premier appel nominal. II. n"* 1255.V. 731. pari. Dans sa questions à 15 }à^v\z^ 1793 pu ^lANcp: — SEANCE DU 15 227 JANVIER 1793 séance du 6 janvier 17^3. Elle les réduisit ^^u nambre de trois 1°) Louis est-il coupab|e de consipiration contre la liberté de la . 599. 211 et littéraires. 139. voix pour. pari.. à la presque ^rjanimité. p. 144 et 15^. le Lpgoiqchigrapke p. ri^ 17. (3) : j " " ' ^ ^ Journal de Perlet. 377. Correspondance du Maine-et-Loire. M6n. p. porté (( a yoté pour p. jugement de Louis ne fût pas soymis à la sancji^n Robespierre. LVIJ. LVII. (5) Arch. P. t.des résoudre pour terminer le pro. premier sur la liste des députés ^e Paris. 424 députés contre 28-1 se rangèrent à l'avis de Robesipierre et reipoussèi-ent l'appel au peuple. le unwe. au coiif^ d'un second appel nominal. (6) Cf. (3) 20 absents par commission. Q6. Hamel. 8 absents par maladie et 3 absents sans motif. n° 121. de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple réuni dans ses asspnibl^e^ primaires ? 3°) Quellp peine sera infligée ' àLouis? (1) Le 15 janvier. n° 118.ême j. 82 (6). (2) 693 I . H. le Patriote français. n"" les Annales patriotiques Journal des débats et décrets. 10 refus de v^ter. 164. h . 247 Robespierre répond non à : Mention de ces votes dans la la la première question. Walter. 219: Robespierre répond oui à P. n° 18. Moniteur 8. p. la Convention s'occupa . XY. t. l'Assp'iiil^lé^ féppndit affirrnativment à la première question (2). p. 26 labstentions on vptes avec restrictions. ijje m. n° 117. (4) Arch. (1) Voir Moiîr.cès du rq\. )) P. deuxième question Gazette ngtionde py h (4) (5). E. p.our. 50. de la le 113. le Convention nationale. XY. Çhr&mque de Paris. 75.4Q. p. . 2^) Le jugement. 71 S .

la première. Robespierre. qu'elle les oppresseurs. Je ne Je suis inflexible graves. de 1m Gonv. le n"^ 20. mais de les écraser toutes sous le la raison et de l'intérêt national. Je ne sais pas outrager la raison et la justice. à mes yeux. est le m. 2^ vol. et qui pardonne aux despotes. c'est que nous sonimes des représentants du peuple. V. Des factions véritables ou chimériques ne seraient point. Je n'ai jamais su décomposer mon existence politique. Le sentiment qui m'a porté à demander. et à la royauté elle-même dans sa personne.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 228 41. seconde pour me dispenser d'appliquer la peine... des raisons de l'épargner. p. envoyés pour cimenter la liberté publique par la condamnation du tyran et cela me suffit. ils ne les rend peuvent suppléer à l'amour de la vérité et au patriotisme qui aux distinctions de ne rien me logocomprendre pique superflus. (1) P. Fout ce que je sais.ême qui me force aujourd'hui à demander qu'elle soit appliquée au tyran de ma patrie. Voir Dis<ïours. séance du 30 mai 1791. Je machiques imaginées pour éluder la conséquence évidente d'un prin(( cipe reconnu. et en me mettant l'esprit à la torture pour soustraire le plus grand des coupables à la peine que la loi prononce contre des délits beaucoup moins et a déjà infligée à ses complices. pour déclarer l'accusé coupable. p. la. en regardant la vie d'un despote comme d'un plus grand prix que celle des simples citoyens. (1) Gazette nationale au Moniteur unioersel. avec la presque sais unanimité de cette assemblée. 99.. commença l'appel nominal sur la troisième question. à l'Assemblée constituante. ils sont d'un sinistre présage pour la liberté. mais en vain. (2) poids de . point prédire ou imaginer des tyrans futurs ou inconnus. 270. celle de juge et celle d'homme d'Etat. l'abolition de la peine de mort (2). — SEANCE DU 16 JANVIER 1793 (soir) Pour la mort du roi Le 16 janvier à 8 heures du soir.. Je n'aime point les longs discours dans les questions évidentes. et que le peuple m'a chargé de juger avec vous. parce que je suis convaincu que le moyen de détruire les factions n'est pas de les multiplier. iL. parce que je suis compatissant pour pour les opprimés. pour trouver en moi deux qualités disparates. Quelle peine sera infli^gée à Loaiis 1 Robespierre vota le premier des membres de la députation de Paris et motiva sa décision. pour me dispenser de frapper celui que j'ai déclaré convaincu. je ne connais point l'humanité qui égorge le? peuples. 432.

analysé par E. M. Je suis juste. Je croirai bien moins encore que ces despotes répandent l'or à grands flots pour conduire leur pareil à l'échafaud. 139. ni en appeler aux cours étrangères. pari. 1 . J'aurais trop de regrets. c'est Je vous conseille. des motifs de sauver le ci-devant roi dans les menaces ou dans les efforts des despotes de l'Europe. p. n*" 18. et compatissant pour l'indigent. XV. Je n'ai jamais su décomposer mon existence politique. II.. Walster. 600. n. parce qu'ils ne peuvent pas suppléer à la franchise et au laconisme du patriotisme. Si j'étais soupçonneux. car je ne veux point protester d'avance contre la condamnation de Louis Capet. car je les méprise tous. et mon intention n'est pas d'engager les représentants du peuple à capituler avec eux. si mes opinions ressemblaient à des manifestes de Pitt ou de Guillaume. 4. en répétant sans cesse que je ne délibère point ici avec liberté. celles qui pourraient naître. p. Je ne crois pas que dans l'affaire nous ayons besoin de longs discours. que je suis entouré d'assassins pour lui faire croire que mon jugement sur un tyran n'est lateur. parce que je suis humain. je sais. ce serait précisément la proposition contraire qui me paraîtrait vraie. enfin. XXIII. Je sais que le seul moyen de les vaincre. n° soir (Sablier). et qu'elles ne soient pas applicables à un roi. XXII. 731. 179. » (3) d'insulter Courrier français. c'est que le (3) Texte reproduit dans le Mon. Je ne sais pas dire à la France.. Maximilien Robespierre. 363 Bûchez et Koux. en m'écriant que nous sommes environnés d'ennemis. et d'élever ensuite l'édifice d'élever caractère le et d'exercer sur les à français rois sur et la les hauteur des principes républicains. Je vote pour la mort. de punir Je ne sais pas imaginer des tyrans futurs pour me dispenser un tyran présent. esclaves des rois l'ascendant des âmes fières et libres sur les âmes serviles et insolentes. 386. Je les regarde comme sinistres à la chose publique. et trouver en moi un juge et un légis(( présente Ce que le peuple pour j'ai été envoyé par à l'humanité. de la félicité générale sur la ruine de tous les partis anti -populaires. comme plusieurs autres. et les Arch. je me garderai bien surtout un peuple généreux. Je ne veux point abjurer ma propre raison pour me dispenser de remplir mes devoirs. Je suis inflexible pour un tyran.SÉANCE DU 16 JANVIER 1793 229 non de conserver celle du roi. du Jottrnal t. . honte la ferai ne pas juger tyran qui Topprimoit. pour l'opposer à mais de commencer par abattre celle-là. je ne sais point opposer des mots vides de sens et des distinctions inintelligibles à des principes certains et à des obligations impérieuses. LVII. comme on l'a intrépidement supposé. p. . Je de croire que les loix existent pour les simples citoyens. et isigmaXé par G. Hamel. Je ne cherche point non plus. 1791.

p.. avec ne sont sinistre discours d'un je tôtripose point longs présagé. les Annales paet littéraires. II. rna corisciéricè. il — SËANCË le 17 JANVIER 1793 Contre l'admission des défenseurs du intervention: pu roi L'appel nominal sur la troisième question étant terminé le 17 janyier vers 8 heures du soir. 1793^ n"" 18. 5.. 44. L'Assemblée se contenta d'ajourner leur adfriissië-il ë/près Vé dépoUiltieiriënt du SiCrutin. t III. 81. Défenseur de la vérité. Dahtori propose qu'ils lé Soient après la proclàmàtidri du téèùltàt de l'appel ndiniilal (2). n° 4. Je qu avant d'entendre <i) suis les d'avis. n" 119. qiii doiinà 887 voix pour lïloft siir 721 vdiahts (là majorité étaîït dé 3Ô1). n" ^ Robespierre. pas je 18 Quotidienne. je né Sais point distinguer avec: art l'homme d'Etat et salle fixée èèi r (( jUgê. 2. m Gazette nationale'. tamoignon. 2® série. Ifes M. n^ 119.. Robespierre Mention de : juger dans cet instant. je ne sais point. dépanemertt de le et )> IParis. elle âVante silencieusement. p. avec urte adresse perfide. le Journal du soir n° 386. le l'ôpiriioti. 123. ''^""^'^^' ^" la î)rô«kffiâtiôn dès résultats. le Patriote français^ n° Journal de Petlet. suivant les opinioils et les Un bruit que noUs pàssiôriâ de cnâctiîl. p. n° 119. L'attention de tcfutë la d*uné manière plus forte. p. et Môh^^m'' J^""^*' t(3) éur commettams ^^'' De ^'^^ me l'Assemblée défenseurs de Louis. style de M. 277. ni a conclu a la mort. p. (â) . p. t. 223. n° 21. le Mercure universel. leS Révolutions de Paris^ 12-19 janv. XXIII. p. n° I. ».. soir. 42. Tronchet. » triotiques 1261. le président de la Convention annonce avoir rëçii une lètère des défenseurs du roi (l) qui demandent à eti-é eritë'iidilfe. l""^ du cette interverition dans le Journal Journal de France. 106. et le i-ëtîref aussitôt pat déS conditions qui en détruisent ëëtté figuré brâtoiré a été employée long-téms par M. prononcer Tarrêt môti. p. Robespierre intervient dâhs Ift discussion que le président prononce les résultats du gei'utin et que l'on paase ensuite à l'ordre du jour sur la demande des défenseurs de Louis. 2. p. 387. Robespierre fie sàUdôiîs définir râccorri|3agttë a la tribune. à ses . RobesTëffet le éè : le fti ne nous àdpàrtient de il piètre. '^^' 237. t. le (Sablier). p. Ôri apf)ellè (( pas peine de mort. où Moniteur universel. le Journal des débats et décrets. ^'''' voir ^^ u ^''^®' ^^""''^ ^'' Lettres. p. le paraît convaincue décret doit être rendu Sèze.LES DISCOURS DE ROBÈSPÎËRRE 230 libre. p. vote la La sais rie Je de vains mots aux principes^ substituer 72. 4. jariv.

demande )) Mention de cette intervention dans le Courrier de V Egalité.SÈÂKCË DU 17 jÂNvlÉtt 1793 i231 éf pfàhoïité. 3. les trois défenseurs du roi sont admis à la barre. p. n° 119. p. 1793. 152. Wialter. le Journal de Luon. p. ses défenl'ordre du jour. ni à ses défenseurs ni à aucun citoyen. 201. analysé par E. 600. les rèprésentdtlè du peuple ont prononcé la peine due à un tyran. Liberté qui ïe otit demande que l'ordre du le président prononce le résultat. surtout lorsque par ce décret. vous ouvririez la porte à la réclamation d'une nouvelle procédure. Les principes même dicté votre jugrement. je ne pense pas. patL^ 409^ Bûchez -et Roux^ XlIM. nul individu ne doit venir réclamet contté son exécution (murmures). elle serait contraire aux principes car lorsqu'un décret prononcé. 7^1. p. les plus minutieuses chicanes s'élèveraient contre votis. Correspondance du Maine-et-Loire. Robespierre combat ensuite l'admission des défenseurs de Louife Capet. la Gazette de FrOHce.. (4) l. II. d'élever une réclaest ^ Vous adoDtiez un pareil système. vous permettent d'entendre quiconque voudroit entraver la marche de vos vœux et de votre devoih « Jamais. h« 16. le Joiimal de France. cette détermination serait contraire aux principes et à T intérêt pressant de la Liberté. et les Areil. 5. p. Mais Vous iie éevèt pas préjuger que vous les entendrez. et auquel Nous n'aurions rien fait. vous défendent d'entendre les défenseurs de Louis. p. 18 janv. ^° 2^ intervention : Contre V appel ait peuple Après la iprociamation du résultat du troisième appel noiminal (condamna/tioîi de 'Louis XVI à la. il vous serait impossible de prévoir le terme de votre jugement* car cihaque jour. ^7. ^4) iLVII. quand seurs n'ont le le coupable est définitivement dtoit d'être entendus. t. 190î le Thermomètre du jour. il faudrait commencer. peine de môtt). et recommencer encore. p. jamais vous ne mation. l'intérêt même de la liberté. auraient encore un triomphe à espérer. les loix. 1. Ainsi. Si pourriez parVenir au grand résultat que vous devez donner. dit-il^ que la justice. vous ne devez permettre d'élever aucune question nouvelle. je condamné. 126. Lecture est d'abord donnée d'un acte de protestation de Louis XVI contre le jugemerit qui le frappe: » j'interjette appel à la nation elle-même du jugétneut de ^ Texte rétjroduit dans le Mon. sur le moindre prétexte. . et qu'dn passé à jour sur la proposition d'entendre les défenseurs Auditeur naiionaL n'' 119.et signalé par G. Lorsque le décret qui décidera du sort de ce grartd coupable sera définitivement prononcé. . n° de Louis. 153. p. XV. 14.. je le répète. il. les ennemis de la la France vous attend. Hatmel. 633.. il n'appartient ni au tyran. 23 jànv.

. Vous avez donné aux sentimens de Thumanité tout ce que ne lui refusent jamais des hommes animés de son pur amour. et sont dignes de toute votre sagesse. (7) Xes passages entre parenthèses sont des additions du Logotachigraphe. janv. du prétendu appel interjeté de votre décret devant la nation. ses qu'il Le Logotachigraphe 20 . 149. méritent toute votre attention. et pour affermir surtout parmi vous la tranquillité publique.verbal. pour exercer seulement un grand acte de vengeance. je pardonne aux défenseurs de Louis sont permises. faisant valoir que la loi exige pour la condamnation L'Assemblée accorde aux trois défenseurs les voix. il demande de s'adjoindre de Sèze.) 11 n'est pas posvous avez rendu. pour appeler la liberté de l'Europe. elle l'a condamné pour donner un grand exemple au monde. je leur pardonne de vous avoir proposé la révocation de ce décret préliminaire. avant sible de casser comme le remède pire tout. fondé sur les principes que vous avez adoptés pour le salut public. 107.. l'examiner. député de Paris aux Etats généraux. XV. mais je leur pardonne encore d'avoir un décret fait une démarche qui tend à consacrer la demande de l'appel qui a été faite au peuple de votre jugement. Choisi par Louis XVI pour Le défendre. (Or. sans cela vous auriez mis la République par votre que le Voir Mon. il doit être regardé Nation elle-même.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 232 en représentants » (5). Robesipierre prend aussitôt (la parole sur des qui viennent d'être pré&entées. je leur pardonne leurs observations touchant danqu'il était nécessaire de rendre. aux représentants du peuple qu'on vienne ici pour donner le signal de discorde et de trouble dans la République. qu'il est maintenant gereux d'attaquer. pardonne enfin ces sentimens d'affection qui les unissaient à ils avaient embrassé la cause. on vous a demandé acte dans votre procès. citoyens. vous ne pouvez pas le suspendre. membre du Comité de Constitu-tion. Denis Tronehet. 229. les réflexions public. Sous le rapport Gazette nationale ou du salut se qu'ils Moniteur le unit>ersel. Robespierre. Les demandes qui viennent de vous être proposées. p. (5> (6) F. mais cette je leur celui dont démarche. ou bien il ne sera qu'un il décret que la mal que vous avez voulu étouffer. pour affermir la liberté française. Vous ne pouvez pas donner acte de l'appel devant vous sans occasionner des calamités que nous avons voulu prévenir. Les défenseurs réclament soit fait appel du jugement au peuple français. le vœu de faut la peser. p. conséquence Tronehet (6) les 2/3 des honneurs de les deman- (7) n° 21.. Mais. la 9éan(3e. Le décret que vous avez rendu. il n'appartient pas aux législateurs. avocat. tous ces actes doivent être ensevelis dans l'enceinte de la Convention nationale. La Nation n'a pas condamné le roi qui l'opprima (pas plus qu'elle ne l'a condamné). citoyens.

et aux prinpeut être révoqué. ne peut point être considérée comme indifférente. il ne ne peut être mis en question même sans offenser premiers principes (de la chose publique). citoyens. Oui. la démarche qui vient d'être faite auprès de vous. et à la mission qu'ils ont à tous les principes de la liberté publique. aux grands principes (que vous venez de décider. citoyens. si vous ne voulez pas que le grand acte de justice que vous avez accordé à la Nation elle-même ne devienne une nouvelle source de peines et de malheurs.233 SÉANCE DU 17 JANVIER 1793 décret dans une position plus fâcheuse. d'y donner aucune suite. Si vous prenez ces sages mesures. non seulement vous n'aurez rien fait pour l'intérêt public. mais encore vous aurez replongé la nation dans tous les troubles. et la source des maux que vous avez voulu lui épargner par le décret sévère que vous venez de rendre. (Sous ce rapport. Cet acte reçue. puissance des représentans. que résulterait-il de ici pour faire adopter leurs vues. en condamnaTit celui que la Nation entière accusait de ses maux. . les mesures ne changent pas parce qu'elles ont été présentées par un simple citoyen. et je dis que vous ne pouvez pas donner acte de l'appel interjeté devant vous parce que. elle jetterait la Nation dans une position plus fâcheuse que celle où elle était auparavant. doit être regardé comme nul. simples citoyens seront sans autorité Cependant. Citoyens. ils n'ont pas le droit de produire des mesures dangevotre décret?) que les . il les cipes salutaires) qui doivent vous guider. Le décret est irrévocable. si vous ne mainteniez pas cette cause en résulterait que cet appel que vous avez rejeté. que les défenseurs de Louis et les . Les défenseurs de Louis n'ont pas le droit d'attaquer les grandes mesures prises pour la sûreté générale. je vous rappelle dans ce moment à votre caractère de représentans du peuple. Je conclus. ils viendraient de tous autres que des bons citoyens qui ont cru remplir un devoir sacré. le décret a été promulgué pour l'intérêt pressant du salut public. Il formes dilatoires que vous avez refusé d'admettre ceraient ce serait-là l'écueil le plus dangereux pour la reproduites de fait Liberté. si le roi est définitivement condamné. car il y aurait encore incertitude. et il doit être interdit à tout citoyen reuses à la enfin. pour qu'elles ayent plus d'autorité dans la bouche d'un citoyen. il en résultera que les ennemis de notre liberté qui ont été rejettes par l'assemblée nationale elle-même. Et moi qui ai éprouvé aussi les sentimens qui vous animent. ce ne sera point la faute de la fidélité avec laquelle la Convention a rempli ses devoirs ils viendraient de l'oubli des principes dont elle pourrait se rendre coupable. le plus nécessaire pour le bien public. sous les peines qui doivent être décernées . il serait possible que l'événement le plus juste. et il est impossible de trouver aucune raison. entraînât des inconvéniens mais s'il a des inconvéniens. adoptées par les représentans de la Nation.

qiié l'appel la volonté ont et n'auroit pas lieu. comme contraire aux autorité publique.e soumises. voiis auriez comproinis le sàltit public. XV.£llé par G. vous venez d'accorder est Cette faveur cjtie Robespierre. aux autoprincipes de fet 1 des réprésentans. ou pliitôt que vous donnez la permission de faire un véritable acte de rébellion contre l'autorité publique. (8) Mercure XXIII. ou bien : la liàtlbh n*a pas de nouveaux malheurs. et que vous laissez. mais cette dér^arche doit être examinée. 602. 286. comment donc Texte reproduit da. une grande mesure le sera pire condamné c'est le public qu'elle a prise. et les ennemis de la Liberté. Loin d'avoir rempli votre devoir. XXIII. parL. II. éàm votre procès-verbal. et les Arch. universel. analysé Dar E. et sign. 131.. . et d insurrection de la part de la tyrannie et de la royauté. qui caractérisent les vrais républicains. de division. Citoyens. vous semblez consacrer Tappel. il faut. sur citoyens ne faut il le du sort pas nu'il tyran. Je finis par une simple réeflxion. Voir susciter ie leur même et \otre décret doit être regardé elle-même. et par-là semblé d'avoir faussé vos fonctions.nis le M^^n.LÉS biécôuiRS dé robës^'ierre 234 contre les perturbateurs du reDos public.<. si vous ne F adoptez pas. LVII. Citoyens. aucune espérance de trouble. Hamel. vous avez décrété fleîtiôns qu'ils du décret. Cette mesuré est indispensable. p. Wflltér. donner salut acte lé de cet ap|5èl jugement. 210. III du décret da là Convention condatm^nant Louis XVI reprend les termes de cette dëfrlîèfë pîifase (Mon. pour ainsi dire. à peine d'être poursuivi comme perturbateur du rités répôs public. Je demande donc qiie vous déclariez. puisque. 235). un ferment de discorde au milieu de la Nation. rriais prenez ^àîûe que par de houvelles tentatives la France né soit èritraînéé daris de hduveaiix malheurs je pardonné âUx défendeurs de Louis les ire« : rapport là vous pardonne la derriàndé dii l'appel Interjeté de votre décret devant nation. tiri nouvel hommage rendu à l'humanité de Votre part. or. pour sures soit qu'il utile. Vous ne devez pas. l8> . Il ne suffit point d'avoir rendu le décret provoqué par la Nation. dé la riâfiôn vous voiiléi prévenir cjué pour de . prendre les nienécessaires Dour que ce décret soit réellement utile. 413. de rébellion. de soit un prétexte d'apitoyer les des sentihiens généreux* réveiller d*amour de l'humanité. désigné sous des couleurs soécieuses. ils : les défëtisèurs n'aVolent que le de Louis n'ignoroient pas au 'après titre dé citoyens. XV. t. doit être rejeté. p. que le prétendu appel qui vient de vous être signifié. de désordre. il comme mal que monarque.. L'art. Il ne faut bas que cet abpel puisse attacher à ce décret aucun si^ne de mépris. et que vous interdisiez a qui que ce soit d'y donner aucune suite. aux droits de la Nation. 230 Bûchez 6t Roux.

71 p . répétée par Giiadet là loi dis'tihgùe ië lugenient des faits du jiigëniënt sur F application de là peine pour lequel la majorité absolue suffit. le Courrier de V Égalité. n° 23. la Gaïêtie de frànce. 76. demande que Je comme un I ML m de acte Mention de cet acte rébellion. pas lieu à délibérer sur : l'ajournement demaridé par Guàdët et rejeta l'appel Louis XVI. . que C'plle : de riiiobfeêrvatio'n des f:jrmës. p. t. 24 janV. lë Pan" 1255. lll.. n' 19. 47. universel. rappelle les tribunes à l'ordre e* à deS âëhtimëns . les Révo- peuple Apt-ès Robespierre. p. relève alors l'erreur avântëe par Troncflet. p. p. t. le Thermomètre du jour. 243. p. » intervention dans le Journal dèÈ débats et déFeuille de Paris. La Conventioi déclara qu'il n'avait. p.. Il. p. 2. Mercure {( universel.) président d'humanité. triote français. l9l. 80. p. n' 150. i! en résulteroit encore que t<5us les malveillans auroient devant les yëiix cet acte. n° Journal français. le Journal de Lyon. 18 janv. Gùadet iiatërviert't et demande Tajournement de la discussion au lëndein'ain rAssë'mblëe ne peut se pYOtloricèr immédiatement sur une question aussi importante. 18 janv. crets. p. 3 le Journal dé Pafis. Kobespiëtre reproduit ses fnem des Le interjeté par propositions. 636. p. VAhrémdiëiir les Nouvelleà politiques^ 18 jànV. lë Courrier iifiiVëfUl. 74. saisir le rnoment le plus favorable on pourroit ressusciter le tyran et la tyrannie. p. puisse espérer encore d*excitef des trmibles de par : là rébellion. 12-19 janv. n*' 120. 287. n'' le. t. le le journal du soir. Robespierre reprend la parole pour combattre à son tour la motion de Guadet. 4. le Scrutateur universel. XXIII. p. 18 janv. t. la Quotidienne. Merliii. p. 2. fi^ I. n'\ 18. il he faut pas que ce soit un moyen d'apitoyer les âmes foibles. 70. l'appel au l52. 69. p.. 3^ intervention Contre : n'' 385.. h' la 153. p. II. (Quelques applaudisse- tribunes. 1793.. â l'aide dîi<^liel ils pourroient fomenter dé§ troubles. 4. de Douai. moyeii mis en avant par les délfénseurs de Louis XVI. le Défenseur de là Vérité. 65. lutions de Paris.m SÉANCE 17 JANVIER 1793 Î5U 235 osent-ils àttàqtièr des mesures prises évidemment f)Our le salut public ? Si vous n'adoptiez pas ces principes. cette dans noté soit ^'Otre prdcèâ-vërbâl.. 2. p. il ne faut pas que personne en France. p.

— SEANCE DU V^ (Le 17 intervention: 18 JANVIER Contre le et Roux. 232. et quant à cet appel. les Annales patriotiques et littéraires. ^. ajoute-t-il. n" 19. Voir E. p.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 236 Robespierre demande que la pétition de Lamoignon (9) ne soit point entendue demain. (10) Texte reproduit dans les Arch. n° 119. démarche qui peut avoir des suites si dangereuses.. que vous défendiez à qui que ce soit. série. Manne du ^ Texte reproduit dans le Mon. 4. Robespierre analyse son intervention dans les » iLettres. la Convention ajourne au lendemain la discussio-n sur la question de savoir s'il serait sursis à F exécution de l'arrêt de mort.. Malgré son âge. 151. Walter. il s'offrit à défendre Louis XVI. comme ennemi de la liberté [d'y donner aucune suite] {On demande de toutes parts V ajotxrnement à cause dé riez de la . je demande. le Thermomètre du jour. se retira de la vie publique en 1788.. après avoir rejeté l'appel de Louis. pari. ti» 4. p. le président proclame le résultat l^^yi^r. 158. à ses oommettans ». de Lajnoigino:n de Malesherbes. 245. 1793 sursis au soir. 415. n"" 119. que vous le déclariez attentatoire aux droits des représentans du peuple. 85. 70. LVII. au peuple demandé par les défenseurs de Louis. 75. II. 226. 216 et 229 Aucune mention dans G. et Buohez XXIII.) Mention de cette intervention dans la Gazette nationale ou le Moniteur universel n° 21. je demande que vous décla- formellement que cet appel prétendu est contraire aux principes République et attentatoire à la majorité de la nation. Robespierre. sera traité comme rebelle et perturbateur de l'ordre Le Logotachigraphe Robespierre 20 » janv. p. p. Hamel. p. rectifie du scrutin: sur 749 représentants (dont 28 absents ou non janvier . à peine d*être poursuivi comme perturbateur du repos public. 608. (Q) Gnil. n° 18. le Journal des débats eî décrets. p. p. Le 1^ au début de la séance. p. ministre die la roi en 1V75-V6. 107 (11): le Journal de France. le Point du jour. 387. Dhriét. Comme il est nécessaire que vous prononciez sur l'appel au peuple demandé par les défenseurs de Louis. public. et que quiconque oseroit le reproduire. p.. n" Î9.. n° 385. le Journal de Paris. n"" 123. „^/^l) 43. sa rédaction et rappelle à la Convention les motifs passe à l'ordre du jour sur l'appel de demander qu'on avoit qu'il lit . le Journal de Perlet. la (10) fatigue. XV.

Tallien insiste pour que la questioin du sursis soit décidée séance tenante: u l'humanité l'exige » (1). Robespierre et plusieurs autres membres l'entourent. je ne puis le penser. la majorité l'a et Chambon.. La Réveillère. Robespierre. Déjà trop d'inci- hier. on a violé l'humanité même et les droits du peuple. Voir Mon.SÉANCE DU 18 JANVIER 1793 237 387 se sont prononcés pour la mort sans condition. 11 remonte précipitamment à la tribune. Après Daunou. Je demande la parole pour motiver la proposition de Tallien. 236. votants). Bréard. qui vous est propo(1) (2) (3) Voir Mon. Après diverses interventions. 110-111. p. car enfin. une commune opinion. j'aime à croire au contraire que bientôt nous allons être d'accord. car rhumanité ne peut faire ordonner le sacrifice de tout un peuple à un seul homme. L'intérêt commun ne déclaré jugé digne de mort. je ne conçois pas comment un homme élevé à la hauteur des principes que nous avons covisacrés pourrait-il pourrait descendre tout à coup aux ressorts minutieux et déshonorans des plus petites passions. Le Carpen- Tallien. Vous avez une première fois violé les droits du peuple. 135. lorsqu'après le jugement que vous avez prononcé. depuis l'arrêt de mort. Le le caractère. Aujourd'hui la séance procès-verbal ayant été rectifié par l'appel qui vient de se faire. député de la Charente-Inférieure. Robespierre demande la parole pour motiver cette proposition. Député de la Manche. Robespierre peut enfin se faire entendre. comment exister dans cette assemblée un seul membre qui voulût chercher les moyens de suspendre l'exécution d'un décret que le salut public vous a fait rendre } Je le déclare. Thuriot comibat ce projet d'adresse et fse prononce contre le sursis. puisque l'humanité nous fait entendre sa voix. il ne peut l'obtenir.. il ne reste plus qu'à l'envoyer dans les départemens (3). XV. et semblent Finterpeller vivemeint sur son opinion. Couthon Robespierre. puisque nous avons déclaré une guerre à mort à la tyrannie. Oouthon se prononce pour la priorité en laveur de la motion de Tallien. la pour Gazette nationale ou [ le Moniteur universel. Daunou. J'ai peine à concevoir quel sujet entre nous. propose la rédaction d'une adresse afin d'expliquer au peuple les motifs de la condamnation à mort de Louis XVI. Thuriot va se placer dans l'extrémité gauche de la salle. vous avez admis les défenseurs de Louis. Par humanité. j'ose le dire. Quant à l'Adresse au peuple. dens ont. XV. [Interventions de tier (2). qui n'en avaient plus s'est passée en incidens. .] Vous avez de division pourrait encore exister devrait-il pas nous rallier tous dans Louis coupable à l'unanimité. 334 détention ou la mort conditionnelle. différé son exécution. n° 22. qui appuie la question préalable sur cette proposition.

Vous n'auriez rendu qu'un vain hommage à b Lberlé. quelle ma conviction profonde. car douter de vos djroits. . vous devez. vous rappel- (4) 'Il s'agit de la proposition die Bréard contre laquelle Thus'est déjà élevé. un scrupule d'imposer des lois au patriotisme des membres de A les fai^ Assemblée.^ura que cette prompte exécution qui puisse n'être pas funeste à la tranquillité publique. pour proaoncer une for? iniile stérile à la société. et accablante pour l'individu.our en jretarder l'exécution. bien absurdes.. if)ju)rieuse pour e. .. que si une partie de la Convention était obligée de fane violence à l'autre. pas d'ici sans être ralliés §ans attenter a pelle des autres. à la je dpis mienne. par son aveu. Je la majojrité dp cett. — vous la détruiriez vous-même. effet çay }oin de ' ^nJfiVii\ riot rnr. que Viennent ensuite les questions de savoir s'il y aura lieu au sursis cet égard. eî c'est à l'exécution que terd en décret. 4^ la fidélité du jiige à la loi. on ne condaf«ne pas un tyran. au lieu de concourir crois. les subterfuges par lesquels on tenterait d'apporter un intervalle entre la cond<îiTination et l'exécution. ie me propositions de Tallien et de Couthon.s^ vertus.écarter. cette soit Je ne crois pas que dure extrémité. son énergie républicaine. qu'il n'y . ^. up ennemi quelconque. tellement étprinante qu'elle le c'est précisément tion. j'éprouverais une trop vive douleur. ses calomnie elle car le peuple. Je crois donc qu'elle doit être rejer la Convention nationale doit passer à l'ordre du jour.§orti)fpns français. D'après jes dçu:^ grandes délibérations je dis qw'il ne reste plu» à personne cje pré- (5). nVwait elle me&ure que vous avez prise la a cjeuse. et et contraire. (5) 'Oe sont la peine de mort contre Louis et le refus XVI d'en appeler au peuple.-i. je de présenter crpis. Je crois qu'il n'en est aucun qui se refuse à la gloire d'ai^éaur tir la tyrannie. que tout est ici persuadé de la nécessité dp la piompte exécution du décret. ou p. L'exécution est le but de toute délibératiori. ses sentimens. elle pose est impolitique. tée. votre Ils soRt tien vams.s ayez prjseç texte pour çn éluder la gloire pe à ruoi. J'avoue que quels que soient mes principes. On ne rend pas un jugemerit pour ne pas l'exécuter. du nom . l'arrêt que vous ^vez prononcé. de son vœu à éterniser Je suis sûr tjue même opinion.LES DISCOURS DE RQpESpipiï^BE 238 sée (4).e Assemblée soit réduite a cette au contraire.e nQijs la que^vou. — l'avoir servie. L'adresse qu'on vous prolui qui vous a imposé le devoir c'est les anéantir. elle est le but de la sévérité de la [pi. c'est de juger. et de concourir à une mesure qui fera le salut du je crois qu'il n'en est aucun qui veuille se laisser peuple français honteusement traîner à la sliite de la majorité.. r. . tandis que comme d'autie effet que tellement auda- besoin d'excuse C^r et d'explica- le peuple juimeme a devancé. Qu^nd avec sincérité dir.

mettait un intervalle entjre la condamnation et le supplice (6). après deux Assemblées nationales. plus l'exécution du jyge- plus les prétextes de troubles auginenteront quant à l'extérieur. de pusillanimité. que celui qui. Si c'est par immanité pour le tyran. J. et vous qui. soit humanité pour le tyran. c'est un supplice plus affreux. vous semblerez céder à leurs menace^ et vous leur donnerez les espérances blables de vous asservir. soit à l'égayd 4^ sacré vos nos rapports extérieurs. XXYIIÎ. pour trouver en lui un ot^ge contre une invasion ennemie } Espérait on obtenir des capitulations plus avc^ntageuses ? Quel est le bon Français ne frémirait c|ui pas à cette idée. 2^7 et n. et à f^ir<? dépendre ensuite le moment de l'exécution du jugement. Voir Mon. ?Î9 vous réveilleriez diss aussi coupables que funestes. admettre ce systènie pourriez. et Monde. Citoyens. présente au coupable le spectacle de son suple tableau de sa niort. quel rapport existe-t-il donc entre les puissances étrangères et l'exécution de Louis ? Et cette lettre du ministre d'Espagne ne prouve-t-elle pas qu'elle voudrait intervenir dans nos délibérations > (7) N^attestp! t-elle pas l'intérêt que tous les tyrans prennent à leurs senriblabjes ? Qarder Louis en otage. Quand à l'intérieur. art. soit humanité pour le peuple. ah que toutes considérations politiques qui 'nous feraijsnt différer l'exécution de ce jugement nous fassent frémir.SÉANCE DU 18 JANVIER 1793 Ips jeriez sentimens de pitié. vous voulez tous sauvpr la patrie commie nqu^. ^81). si elle é^aïf adoptée? Si nous pen^sions seulepaent à composer avec la tyrannie. parce qu'vm des édjts qu'il ayait proposés. de dp l'" iijai \7S^. §e couvrit de honte. que vous avez détruit. nqus serions déjà vaincus. des chicanes de chacun cjes juges? Si l'intérêt du peuple exigeai^ un délai. ces motifs nient sera différée. Ç'^st ai^si qiie Lamoignon et les ministres du tems fitt^chèrent l'opprobîjs à ieui mémoire. chaque jour.. XV. : ! sont nécessairement impurs commp la pojitique des ÇpyF?. pourquoi ^i|rip?à vous pressé le jugenient ? pourquoi y auriez -vous exclugivenipnt CQnséances ? Objectera-t-on des considérations politiques } 11 n'en est pas. i?^^js. ête^ assemblés pour cinienter la liberté du peuple français et préparer celb 4" heure. vous ne devez point adopter de délai. soit pqur notfe situation intérieure.vous désastfeu?^ qui consisterait condamner un homme quelconque à priofr. chaque eçpér^nces chaque minute. Je vous laisse !(6) (7) !D°» rqvaje le les plus coupables choix à vous-mêmes.9nsLouis pour transiger avec la tyrannie. notie liberté serait ébranlée ou anéantie par ce caractère honteux de servitude et nous de pusillanimité. . le ministère qui précédait la révohftion. piir4eTi. Eh si Louis n'est pas destiné à ce criminel usagp. 5 et les plus vraisem- deux propositions que (Isambert. Songez sous le gc^uvernpment plice qiiie.

se conciliant ici avec les principes et avec la lettre de la loi. Je ne puis concevoir quels peuvent être encore les motifs de nos divisions. je vous demande qu'en passant à l'ordre du jour sur les propositions incidentes. d'après l'exemple de vertu que la Convention nationale vient de faire. 307. elle décrète que demain à 4 heures. qui puisse penser que notre décret ne doit pas être exécuté. 237. dans Mercure que si le résultat lui vingt-quatre heures. vous ajourniez à demain je vais faire. un moyen d'éterniser les délais. 4SI. d'après l'exemple de l'humanité qu'elle a donné. Buehez et Roux. l'autre a eu actuelle.. Je demande donc que si. cette adresse seroit injurieuse. il n'est pas dans (( la nature les ici le déjà vous avez violé les droits de l'humanité. XV. cette proposition n'est pas la mienne. oui. . 731. car n'est-ce pas être humain que de frapper les tyrans pour épargner le sang du peuple. est contraire. exigeait que le jugement de Lx>uis fût exécuté dans les 24 heures. et signalé par G. ce injurieuse (8) Il s'a. et qui réclame elle-même son exécution.. Hamel. pari. p. 226. (9) Texte reproduit dans le Mon. puisque le code pénal veut que tout jugement criminel soit exécuté dans les 24 heures. j'ai dit que l'humanité. (Les membres placés dans l'une des extrémités en criant: non. l'exécution aura lieu (9) p. si vous ne croyez pas que la peine soit d'autant plus efficace qu'elle est promptement appliquée au coupable. II. t. Q04:. analysé par E. si tous ces motifs ne vous touchent pas. cette adresse. XXITI. elle supposeroit. que le peuple n'a pas ce désir ardent de la liberté. il vous propose est avoit provoqué votre décret. les universel. l'appel nominal sera commencé sur la question la question se lèvent du et sursis. Si vous jugez qu'il y ait quelques motifs pour ne pas exécuter la loi que vous avez appliquée. et l'adresse que au peuple français. l'Assemblée se refusait à prononcer sans désemparer. et les Arch. iLVII.git de la question préala. si vous croyez devoir vous écarter en cette occasion des règles qui sont suivies pour les coupables ordinaires.ble proposée par Daunou. je crois qu'il n'est pas un membre ici. il ne peut plus exister parmi nous de conspirateur.) Citoyens. si vous ignorez que les jurisconsultes ont établi que les sentences à mort doivent être exécutées au même instant où elles sont notifiées aux coupables. je demande qu'on ne fasse pas. Robespierre. en recevant défenseurs de Louis Capet après votre décret vous invoquez : vœu du l'on : peuple. non. non. ce que je ne peux pas croire. XXIII. je ne crois plus à ce calme.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 240 Je rétablirai d*abor<l celles de Tallien et de Couthon. des raisons opposées. pour prétexte la lassitude de F Assemblée (8). Walter.

n" 19. n'^ 20. I. ce que sur le champ si Louis sera exécuté je ne puis croire. II. 4. p. p. p. p. 3. p. tachigraphe. p. 395. 7. IV. — 16 . » Robespierre. p. t. p. de France. p. 89. II. p. n° 124. à venger l'innocence quant aux considérations politiques. 5. 158. vous ne pouvez retarder. (suppl. je demande que demain. 4. 77. t. Lcvuis n'est-il pas le point de rassemblement des conjurés quant à l'extérieur. le Mercure français. 74. le Ln° 15. : Mention de cette intervention dans la Feuille de Paris. n° 20. 3. 256. V Auditeur national.. p. n° 20. p. 133. fde la vérité. après une discussion qui dureroit jusqu'à quatre heures. 84. le Défenseur 120. les vrais motifs de l'humanité sont que le condamné expire sous 24 heures. n° 20 645. III. riez je ! : vous demande que vous ajourniez à demain. p. nous sommes déjà vaincus sadeur d'Espagne ne prouve-t-elle pas que des puissances ont l'audace : : : de vouloir s'interposer entre le peuple et Louis. t. mais si ce parti pouvoit prévaloir. n"* 120. 55. avant de sortir d'ici. p. j'ose liberté. t. le Journal de Perlet. et vous le souffriCitoyens. non ! ma propoCette proposition n'est pas la mienne au contraire. le penser vous n'auriez fait qu'un sacrifice inutile à la vous ne faisiez sur le champ périr le tyran! Citoyens. II. le Logo^ 157. 79. n^ 4. je vous adjure pour tout délai. joignez vous donc à nous l'hu- nion. 19 janv. 20 janv.. Non. p. n° 120. alors. p. est que l'unanimité de la Convention prononce mais si cela n'étoit pas. p. Affiches d'Angers. la Correspondance du Maine-et-Loire. p. le Patriote français. n° 155. p. les Nouvelles le politiques. t. le Point du le Journal jour.SÉANCE DU 18 JANVIER 1793 241 décret qui doit faire la gloire de la Convention et du peuple français ! nous nous rallierons tous.). ïlOBESPlERRE. 53. : si ! manité consiste à immoler le à la justice. p. vous voulez comme nous sauver la patrie. la Gazette de France. n« 13. alors l'appel nominal commence. 78. n*" les p. 319. les Annales patriotiques et littéraires. p. le Comrier des départemens. à une même opi- oui. il tyran opprimée. n^ 18. Des voix (sur la Montagne). la Quotidienne. : sition. si la lassitude de l'assemblée pouvait être un motif mais non. le Courrier de l'Egalité. «° 1258.. n"" 120.. 20. 19 janv. Thermomètre du jour. n^ le Journal des débats et décrets. n° 151. t. 81. à venger le peuple n'en est point dans l'intérieur. le Journal de France. I 158. p. Scrutateur universel. ainsi le veut la loi. si nous composons avec et cette lettre de l'ambasles puissances. le Journal de Paris. 19 janv. la Révolution de 92.

iLa Convention décide finalement qu'il seconde délibéray a lieu à délibérer sur F ajournement. Citoyens. Logotachigraphe. que faut-il même et en 11 faut que faire ? temps déjouer les (Il faut éclairer le membres de cette des bons citoyens. p. jusqu'au moment où nous aurons leur amené . oui. le commandant général soit averti. p. citoyens qui nous entendent. vous je prie de m'entendre un Quel est le motif principal qui nous fait désirer que condamne le tyran. 157. (10) (11) est une addition du Logo- . les sections de Paris. n° Robespierre. Mais prévenons-les de se tenir dans le calme le plus profond. Pour cela. XV. à que de bons citoyens. on ne puisse. Des membres décrété. la discussion devient confuse et violente. Je demande que pour prévenir la trame que nous devons craindre.) Tel a été le motif qui nous a portés à hâter l'exécution du jugement qui condamne le tyran. Par une rajournement au lendemain tion. doit donc être de prévenir ce danger. 20.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 242 T intervention: Conire le sursis (suite) Après la première intervention de itobespierre. en excitant le zèle le plus pur des bons citoyens. abuser de la juste impatience qu'ils ont de voir exécuter le jugement que nous venons de rendre. Santerre paraît à la barre et ras-sure les députés sur la tranquillité de Paris et. en cimentant par leurs embrassemens fraternels la paix entr'eux et leurs frères d'armes de Paris. Le passage entre parenthèses tachigaphe. 240. vont déjouer à jamais les ennemis de la tranquillité publique. (Un grand nom- bre de Voix de la salle et des tribunes: oui. est de l'extrême gauche de la salle demandent que la proposition ^le décider le lendemain sans désemparer soit mise aux voix. déployent que. citoyens. nous avons été déterminés par la crainte de le voir soustraire à cette même condamnation par \me intrigue. Lorsqu'il miné. n° 22. dans ce moment. Après diverses intera terventions. il faut influence. Faisons-nous tous un devoir d'avertir la municipaHté. des députés du côté gauche restent en séance. Je parle à mes amis. et le club des Fédérés. (11) le la instant. ennemis de la liberté) zèle les malveillans et les Assemblée. (10) Gazette nationale ou Le le Moniteur universel.les précautions prises. retironsnous. ici 112. Maintenant. Treilhard La plupart qui préside. le tyran que tous les pour empêcher sur l'échafaut. jugement qui crainte qu un au jugement. lève la séance au milieu des réclamations. Kobespierre prend à nouveau la parole. demain nous viendrons reprendre nos glorieux travaux pour Voir Mon. ces braves citoyens qui.. soit sur le champ exécuté ? c'est ne délai mes servît à le soustraire nous ne sommes frères. L'unique objet des bons citoyens.

malade. le Journal universel. 605. n° le (12) Texte reproduit dans le Mon. le p. Avertissons les municipalités. Je demande que tous les bcns citoyens emploient leur influence pour empêcher les malveillans dé prévenir l'exécution du décret rendu contre Louis. par une lettre des représentants en mission le Mont Blanc. t. p. p. p. 1'^ — SEANCE interventicfei : DU 19 Pour V ouverture de JANVIER la 1793 discussion sur le sursis Barère. je jure que demain. 81. 433. el signalé par G. et protéger l'exé- de votre décret. 402. p.. dans laquelle ils se prononçaient pour la condam/natiDui de Louis XViI sans appel au peuple. t. n° 13. 134. n^ 1258. p. sans désemparer. 2. 1154. 76. p. II. qu'ils prennent toutes les mesures (( Robespierre du jugement. 3807. 645. II. 731. nombre de voix: M.ice. adjure (Un d'ouvrir de Louis sort très grand (12) Ce nous détermine à presser l'exécuqu'on ne veuille soustraire le tyran à la mort par intrigue et à la faveur de quelques délais. les Affiches d'Angers. XXIV. (1) . p. à huit heures. 56. VAbréviaJournal du soir. Mention de cette dans intervention la Feuille de Paris. annonce que Vergniaud. 3. 44.) Liberté. Walter. II. LVIÎ. p. n° 121. Hamel. (1) . I. je serai à tribune pour demander que. tion « : pour éviter cet attentat à cution cette qui c'est la crainte la souveraineté nationale. p. le Patriote français. n° 20. ex-secrétaire. 11 est dix heures et demie. t.. 4. (( 21 Robespierre. teur universel. oui. la Je de délibérer motion la décret le 243 vous sur soit le porté. Je janv. V Auditeur national..£ré Le Logolachigraphe. et les Arch. analvoé par E. n° 15 L Courrier de l'Egalité. XV. II.SÉANCE DU 18 JANVIER 1793 les séance par sans la rois et désemparer. demande que nous ne nous occupions point de Saiat-Just. les clubs. . n" 389. ex-président. l'assemblée pro- nonce sur le sursis. et l'égorger pour le soustraire à l'échafaud où il doit donner l'exemple salutaire que vous devez aux nations. n° 121. l'a chard'ouvrir la s'^'-n-^. le Journal de Perlet. t. pari. p. 239. la Correspondance du Maine-et-Loire. p. affermir et épouvanter demain que demain oui. n° 135. n° 15. t. le commandant général. 158. avait commencé la lecture de ^a dans correspoaida. les secrétai^-es ne sont pas encore dans l'Assemblée La^ Convention ordonne qu'ils seront censurés au procès-verbal.

Journal (( dit-il. n° 24.1793 Contre des poursuites visant les auteurs des massacres de septembre La 'Convention entend Kersaint d'être le nats du 2 de la lettre de démission de pays m'a fait erbdurer le malheur collègue des panégyristes et des promoteurs des assassiseptembre je veux au moins défendre ma mémoire d'avoir (1) : (( Si la lecture l'amour de mon administrateur du département de (1) Armand Guy Kersaint.. LVII. Mention de ce vote dans le Patriote français.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 244 et que nous traitions que nous nommions des secrétaires. Paris en 1790.. L'As'Semlblée rapporte aussitôt le décret qui le censure. Walter. 88. et G.. Robespierre réclame l'ordre demande l'Etat. cliamp. . Gazette nationale ou (( Paris. Hamel. pari. (4) Chronique de Paris. n^ 22. 87. — SEANCE DU 20 JANVIER . 45.. pari. 462. II.. il siéigea à la place de Monneron et fut réélu à la Convention. 436..non. 605. la discussion s'ouvre iLouis XYI.. <4) Voir Mon. Aucune mention de cette intervendans E. sauver qu'on s'en occupe sur le Je pour )) (3) 2^ intervention Contre : le sursis La question préalable qu-e quelques représentants continuent sur le sursis d'invoquer ayant été rej-etée. Chaque membre répondra par «oui» ou par « «on » /à cette question: iSera-t-il sur&is à l'exécution du jugement de Louis Capet 1 Robespierre vota avec îla députation du département de Paris. 1259..Robespierre . 253. E. Le sursis fut repoussé par 380 voix contre 310. immédiatement après. 238. la Convention décide de procéder immédiatement à l'appel nominal. Arch. l'affaire de Louis Capet. ^ de Corsas. des débats et décrets. LVII. Nous sommes assemblés. XV. La contre du à l'exécution porté jugement proposé discussion une fois fermée. 731. député suppléant de Paris à la Législative. n° 124. Arch. du jour.. (3) tion dans le Mon. des secrétaires est arrivé. p. p. Hamel et G. le Moniteur uniûersel. p. (2) II s'agit n" la » p. » (2) Robespierre avoit à peine fini qu'un personnalités.. . Walter p.

L'Assemblée mande Kersiaint à la barre entendre ses explications sur les expressions de sa lettre relatives aux auteurs des événemients du 2 septembre. Duhem. Robespierre prend la parole. (7). 510.nsonné demande alors qu'e le ministre de la Justice soit chargé de poursuivre « les provocateurs.. Châles préalable. Walter. le Voir Mon. " 1 intervention : 20 JANVIER 1793 Sur un jeune soldat mutilé Un membre (1> présente un jeune soldat qui a perdu un bras au siège de Lille. 256. Les Arch. La Société lui accorde une carte d'entrée. » p. sur les mo- de sa démission. (4) Voir Mon. Œeréclament à grands cris l'ajournement et la question (5). reproduisient ce texte auquel elles ajoutent « On n'ajourne pas^ l'honneur d'une grande nation ». pari. Cette propoleur été pour sition suscite un véritable tumulte. 688). 333. député d'Eure-et-Loir. F. Sergent.s le château des Tuileries contre le peuple. député de Paris. Sergent (6). . LVII.. (2) 255. dans Hamel et G. (6) Châles.gauche demande l'ajour- nement qui La proposition de Gensonné fut adoptée avec un amendement de Tallien poursuites contre ceux qui. 255. invités à s'assieoir aux côtés du président (Aulard. t. tifs : Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — SEANCE DU 46. et une collecte est faite en faveur du soldat et de sa mère. dans la nuit du 9 et dans la jou'rnée du 10 août s'étaient trouvés réunis armés dan. complices et adhérents des assassinats et brigandages » des 2 et 3 septembre 1792 (3).. p. n° 22. (2) (1) Il s'agit Républioue de Berruyer « comme le plus vieux soldat de la ». ^ p. le le texte de sa lettre à la lendemain.SÉANCE DU 20 JANVIER 1793 245 complice » (2). (4) Mercure (( nier universel. (8) Mention de cette intervention dans IV. XV. etc. La mère et son fils furent (2) Cette collecte rapporta 256 1. Courrier des départemens. (8) Aucune mention dans le Moniteur. et un amendement de Thuriot : (poursuites contre les fonctionnaires publics qui avaient quitté leur poste pour conspirer à Paris avec le tyran et ses complices). (3) Voir Mon.. On trouvera Il fut entendu par la Convention. 17) Marie Joseph Chénier. '235. Le côté . Ge. t XXIII. IV. auteurs. /6) Ant. Tallien. XV. est finaleonent rejeté. graveur en taille douce. 343.. «Sa proposition est adoDtée. député de Seine-et-Oi&e. Robespierre. XV.

Si les défenseurs de la liberté. 2** intervention Sur les mesures de sûreté nécessaires cours de la séance. c'est autour de l'échafaud. Je demande que cet évènem. p. et maintenir un calme imposant mens les sur (3) II. . Robespierre a obtenu la parole et a dit à l'occasio:? de ce jeune « Citoyens. L'énergie va s'accroître à compter de cette époque. a été arrêté qu'on emploiepour procurer à ce jeune guerrier une t.) Je demande que l'extrait du envoyé aux sociétés affiliées et à l'armée. sur lequel sa tête doit tomber qu'il faut se ralliei. Il faut que la France connaisse et le nom de ce jeune guerrier et le nom de celui qui l'a héros entré au milieu de présenté. Hamel. a-t-il dit. c'est par lui qu'il faut commencer. 83. (4) : Au : Premier journal. spectacle que je viens de voir est digne du second jour de la République. et qu'extrait du procès-verbal serait envoyé aux sociétés affiliées et à l'armée. 605. p. car le premier jour est celui d'hier. p... 87. ou le Point du jour. 683. n° 153. 2. Robespierre prend la parole après Thuriot Jeurs propositions furent arrêtées.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 246 Jal des débats et correspond. Sur la proposition de Robespierre. Robespierre a appuyé la proposition II. Sté des Jacobins. p. rait tous les moyens possibles n° 21. t. p. Mention dans la Feuille de Paris. (Son procès-verbal : est Charles Dernier. » (3) nom soit Premier journal . les sections doivent être alertées. Texte reproduit dans Aulard. 1. et cité par E. envoyer l'extrait de votre procès-verbal aux sociétés affiliées et aux armées. séance des Jaeobins du 23 janvier. Jovrnal du soir (Sablier). ou le Point de jour. 2.ent. (4) Voir ci-des«ous.ne députation soit envoyée à la municipalité pour l'inviter à prendre toutes les mesures de surveillance nécessaires. n*" 342. menées de Ensuite nous éclairerons les départe- l'intrigue. Il faut. de Thuriot et y a ajouté divers amendemens tendant à rendre les mesures de sûreté plus efficaces et plus actives. et que le nom du jeune héros soit partout connu. et marchons au tyran. IV. et terrible. oublions pour un instant le soin de les venger. en conséquence. Thuriot attire l'attention de la Société sur les menées de la contre-révolution dont Lepeletier de Saint Fargeau vient déjà d'être la victime. n*" 933.. digne des peuples les plus illustres par leur magnanimité. II.. le spectacle que vous la salle venez de voir est digne du premier jour de la république. il récompense civique. Le Robespierre. Il propose qu'u.. sont outragés. soit répandu dans toute la République. n° 22.

Catalogne Oharavay. c'est par lui qu'il faut commencer. afin n'avons qu'elle unisse ses efforts aux Je demande qu'il soit Pointe du jour. fait le une affiche qui paraîtra demain à la peuple au calme. et le et prémunir contre toute espèce (5) ]al des débats et correspond. oublions-le pour le moment. pour inviter les pièges qu'on /5^ Une lui tend.. de l'homme. avis à la section des Droits pour inviter le 247 au calme. Sté des Jacobins. IV. pi^x circu'lairie: p-^^tions ^-igP'^e de . laissons les tomber sous le mépris public. Robespierre. Nous voulons bien périr pourvu tvraomie périsse avec nous. un membre s'enaragea à y porter les arrêtés d-e la 6ooiété (Aulard. pour glacer ennemis de la liberté. P^7 (Q) Un projet d' affiche fut rédigé séance tenante {Aulard. Je vous invite à prémunir nos concitoyens contre tous les pièges. Oublions les intrigans. activité de piège. et lui faire connaîtra (6) de Moniestier. Je viens appuver la motion de Thuriot et y ajouter quelques réflexions importantes. Thuriot fit Tappel des sections ^t pour chacune. le demande qu'on avertisse le commandant de la garde natiofiale de déployer une activité extraordinaire. TV. nôtres. autour de Convention un calme imposant et terrible. (car je suis persuadé que cette exécution aura lieu) gardons-nous de faire aucun acte qui puisse donnei h l'intrigue le moindre nrétexte de calomnier l'héroïsme du patriotisme. 3. Nous ou 'une passion. nous en jouirons. chose publique qu'à la réunion des fédérés que l'on avait voulu armer contre nous Thuriot vous a indiqué les principales mesures propres à maintenir le calme. n. et nous feron? le bonheur de la république. fut axuBsitôt Paris (CL analvis^e. n" t^l). On ne manquera pas d'employer tous les moyens possibles pour nous lé salut la fraternelle : égarer. la d'effroi tous les la que vous éclairerez les départemens sur les complots qui ont été tramés contre la liberté. "nvovép 687). 1). . il faut maintenir autour de l'échafaud.SÉANCE DU 20 JANVIER 1793 demande qu'on Je avertisse de déployer une nale. allons au tvran. De la punition de Louis Capet déoend le salut public. Pour cet effet. président. Gardons-nous après l'exécution. p. I le peuple commandant de la garde natioqu'on donne le même qu'il soit fait une affiche extraordinaire. aussi tous les efforts des ennemis de la république à bouleverser Paris pour tendent-ils Nous ne devons de sauver le tyran. et qu'on communique ces déterminations de prudence à la section des droits de l'homme. n° 342. 1862.. Quand la tête du tyran sera tombée. c'est la liberté. s'il était vrai qu'un défenseur de la liberté eut été outragé.

j'en ajouquelques-unes. .e prit la -oarole sur letier^ ces diverses propositions.. Bûchez et Roux. qui avai^t voté la mort du roi. quelque chose qui arrive. 3. Robes'oieTT. XV. il faut attendre au lendemain pour les accuser. et signalé par E. auprès du à la les inviter à redoubler de et soir (Sablier). Michel Lepeletier de Saint Fartgeau. — r^ intervention : à SEANCE DU Sur les 21 JANVIER 1793 mesures de sûreté. Mon.ntion elle-même l'exercice de la police.. qui se rende auprès du conseil exécutif. recelant un émigré. Barère appuyait la motion d'ordonner des visites domiciliaires . 686. Il terminait on réclamant pour Lepeles honneurs du Panthéon (3). Robespierre. et anéantir les patriotes lendemain de l'exécution de Louis Capet. Quand même plusieurs zélés défenseurs de la liberté tomberaient sous les coups des brigands. commandant-général et des sections pour zèle de surveillance. repréS'entant de l'Yonne à la Convention. II. et sur à Michel Lepeletier les honneurs décerner Le 20 janvier 1793. 605. Mon.. •du 47. (4) Voir Voir <3) Voir <4) Voir (1) (2) Mon. Au terme de la discussion. 1. de Maure. » (Applaudi) (8) les le Feuille de Paris. 295.. XV.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 248 Je demande aussi que vous présentiez une adresse à la Conven(7) pour lui présenter le tableau des manœuvres employées par tion intrigans. p. XV. Je demande qu'il soit fait une adresse aux « terai parisiens pour les inviter à rester calmes. la Convention décréta qu'elle assisterait tout entière aux funérailles de Michel Lepeletier et que les honneurs du Panthéon lui seraient décernés. 259. Bréard proposait de faire attribuer à la Conve. Hamel. n° 153. XV. cette adresse sera envoyée aux départemens. En approuvant les mesures de Tburiot. récit 258. (8) Texte reproduit dans Aulard. Je a prie Hiuriot de vouloir bien rédiger à l'instant l'adresse qu'il ébauchée. (7) Douze commissaires furent désignés pour se rendre auprès Conseil exécutif provisoire. XXIII. il ne faut voir que l'exécution de la loi. p. il demandait à l' A-ssemblée de décréter la peine de* six années de fer contre ceux qui. afin d'assurer la sécurité de ses membres (2). était assassiné par l'ancien garde du corps Paris (î). 266. en y ajoutant mes observations. Mention dans le Journal du et nommer une députation commune. Le 21. pour perdre la chose publique. au Département et à la Commune. IV. aux autorités constituées et à l'armée. Mon. 264. n" 933. n'en feraient pas la déclaration aux municipalités et aux sections.

SÉANCE DU 21 JANVIER 1793 Le 184. et qui doit retourner contre la tyrannie. comme un moyen efficace de salut public. et quand dans des circonstances pareilles à celles où nous nous trouvons. faut faire le qu'il serment de la sauver. un respect inaltérable. le véritable moyen de sauver la patrie. liberté d'une énorme puissance investi s'opposera et C'est pour l'intérêt du peuple. une grande assemblée ne peut exercer la police avec succès. que cette autorité est déléguée à des hommes dont les principes républicains sont connus. On vous a proposé d'abord. à la sûreté des individus et des bons citoyens. d'attribuer à la Convention nationale une police immédiate sur tout ce qui l'environne pour prévenir les attentats moyen va directement principes. Un il attaque les Ce à celui dont il s'agit. soit encore chargé spécialement et immédiatement de la police particulière d'un lieu. relativement à cette circonstance. le délai suffisant que vous croirez leur devoir accorder.ent son semblables contre le loix grand corps. devoir. sentées par Barère. J'appuie la motion de Barère relative aux visites domiciliaires. 249 En appuyant les mesures qui viennent d'être préje viens en ajouter d'autres qui ne me paroissent pas moins essentielles. sont beaucoup plus propres à remplir ce La toujours à ce qu'un corps d'une autorité qui em. Barère a prouvé avec raison la mesure des visites domiciliaires. c'est d'avoir ce attentat. objet. pourvu que vous preniez les précautions nécessaires pour qu'un citoyen ne soit point puni pour avoir recelé un il arrive ! émigré lorsqu'il lui étoit impossible de le reconnoître. p. c'est pour l'intérêt de la liberté. il attaque les établies et ne remplit aucunem. le moindre hommage que nous puissions lui . plus à portée de surveiller les événemens. que grand qui doit être un dernier coup nos ennemis. ne soit point une occasion de violer les principes de la liberté par un excès de zèle. but qu'on se propose. C'est sur la tombe d'un martyr de la liberté Robespierre. ce n'est pas le moment de la leur arracher lorsqu'il est question de venger le patriotisme assassiné et îa causé du peuple outragé dans ]a personne d'un de ses représentants. Quant à Pelletier. 23. redoutable à la liberté si elles étoient exercées sans aucune modification ces modifications doivent être puisées dans les principes de la liberté et doivent tendre à assurer l'arrestation des conspirateurs contre la sûreté nationale sans nuire à la propriété.brasse l'Etat tout entier. des pouvoirs a été établie et que la police immédiate que a été déléguée à des magistrats nommés par le peuple qui leur a la hiérarcbie confié les pouvoirs sur lesquels cette police doit s'exercer. Les autorités constituées étant plus près du peuple. porté par pour ces mêmes principes. Citoyens. et qu'en conséquence vous prescriviez. n*' Logotachigraphe.

demandant le rappel de Necker et la suppression de la féodalité. lira l'attentat ce arand événement où l'on verra il et qui cimenta la république justice du tyran des francois. Dictionnaire des Convention'nels. Robespierre lira dans un-e prochaine séance son mitée ^e éducation publique et nationale à la tribune de l'Assemblée. Kuscinski. la mort de Pelletier. qui commençoit à naître sur des bases immortelles. il a droit à la reconnoissance publique. Pelle- noble. /ni^ -^ {Li. Qu'il seroit doux pour nous de décerner les honneurs du Panthéon à ce véritable républicain si avant nous n'avions pas des larmes trop amères à répandre sur sa tombe. Mirabeau dut une grande partie de sa gloire aux intrigues même de la cour et des ennemis de la liberté qui avoient intérêt tier exerçoit une des Pelletier fut d'exalter son génie pour couvrir ses vices. c'est l'événement qui sera consacré dans les fastes de l'histoire. horrible dont il Celui nui fut la lira victime. Bien qu'il fût l'un des derniers à se joindre aux députés du Tiers Etat et qu'il reifusât de s'inscrire aux Jacobins. doit s'honorer. 400. zélés fondateurs de la république (6). les vertus de Pelletier. Sous ces trois rapports. ie n'en trouve pas un qui ait été animé par cet ardent amour de la par ce caractère profond de républicanisme qui est la première des vertus. lui assurent une place très distinguée dans les monumens de l'Etat. placé. (e) Louis Michel iLe aux Etats généraux par Peletier de iSaint Eangeau avait été élu noblesse de Paris-ville. et il fut constamment. rendre menses et je hommage qu'il a vote pour qu'il à Ses faits vertus. Sous le rapport des talens vantés par Mirabeau. premières places dans un de ces corps si puissans sous le despotisme (5). unies au talent réel dont il étoit doué. parmi les citoyens dont la France liberté. on a vanté le génie de Mirabeau. il montra touiours une gra/nde fermeté de principes. lui donnent. c'est de faire ici l'éloge de ses vertus. p.) la . Il soutint à la Convention la liberté illila presse. Pelletier jouissoit d'une fortune immense. ses vertus empruntent de l'éclat des lieux qui l'attachoient à l'ancien régime.! au Parlement. On a placé Mirabeau au Panthéon. l'un des plus le la révolution. la Convention peut sans scrupule lui accorder les plus grands honneurs qu'on puisse accorder aux citoyens. nul n'a osé louer ses vertus. il devint avocat généra. je demande. Si je jette mes regards sur tous ceux que les représentans de la nation ont placés au Panthéon.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 250 rendre à cette tribune. Pelletier fut un prodige. pour la ie v soit le liberté. puis hérita de la charge de président que détenait son père. Ce qui doit rendre sa mémoire recommandable à la postérité. depuis le commencement de défenseur des principes populaires. Sous tous ces rapports il est doux de se livrer à l'idée que Pelletier mérite d'être porté au fit Panthéon. pour et le le demande pour les sacrifices im- patriotisme assassiné dans (5) Avocat au Ghâtelet de Paris. sous ces trois rapports.

pour sauver la liberté. que ce devoir de reconnoissance publique ne détourne des mesures véritables que nous devons prendre pour sauver la patrie. qu'à la moms patrie. L'union qui nous convient n'est point l'union des individus de cette assemblée. ni par rétablissement des deux chambres. lorsque le cri des factieux n'osera s'y faire entendre. qui ne peut plus la prendre dans ce moment. la calomnie de l'incivisme. à celle de la justice et de la liberté. et la ennemis de calomnie dirigée contre le patriote vertueux. que nous le jurions en suivant de vames formules. dispensons-nous de toutes ces cérémonies déjà profanées par l'indigne qu'ils usage qu'en ont fait nos prédécesseurs. la vertu. si vous voulez remplir cette dette sacrée envers la patrie. mais vaut cipitent intérêt soient invinciblement liés à la présence du peuple. Je l'ai appelée par des cris réitérés. Il ne faut pas chercher à nous calomnier nous-mêmes. c'est aux principes de la liberté que je vous conjure de vous rallier. il faut que vous fassiez un acte de franchise. C'est à ce rendezvous que je vous appelle tous. Il ne faut pas donner le change à l'opinion. c'est que les représentans se préensemble pour embrasser la statue de la liberté. Il faut donc les reconnoître. ni pa^ rinVoduiction du système républicain. réassemblée tout entière prononce le sermi^nt de ne jàmn'r. je ne veux point que vous vous embrassiez mutuellement. lorsqu'enfîn nous travaillerons à cimenter de toutes nos forces l'édifice de la liberté que nous devons Eh bien! éclairer. il faut que nous reconnoissions tous au dedans de nous-mêmes les causes de nos discussions. une des causes la liberté. La nation a non seulement que ses représentans soient unis entr'eux. mais ce notre point qui attention cent fois mieux encore. à la cause du peuple. de l'intrigue que vouloient réprimer le . Une de les ces causes qui nous troublent. Citoyens. L'on connoîtra que nous sommes unis lorsqu'on nous verra tous attachés aux opinions les plus visible- ment populaires. lorsque la calomnie sera bannie de cette enceinte. souffrir. c'est la calominie. sur la proposf'tion de l'abbé Larawiiriette. (7) C'est à l'amour de la patrie. c'est l'union qui est fondée sur les principes. Je fais autant qu'un autre des vœux pour que l'union règne parmi nous. qu'à la liberté. Il est bon sans doute que les représentans du peuple s'embrassent.SÉANCE DU 21 JANVIER 1793 sa personne pour rendre : je le demande au nom de hommage à Pelletier. qu'à 251 la république naissante. L'élan d'entiiousiasme qui poussa les uns vers les autres tous les députés a été bien souvent décrite . (7) Allusion à la séance du 7 juillet 1792 dans laquelle. V^oilà cette espèce de calomnie que nous avons à réprimer. mais ici je dois dire de grandes vérités. aucune altération quelconque à la Constitution ». qui ont enhardi ci^ovens.

oui.. universel. ». le Com- <S) Texite reproduit dans les Arch. t. p. Je veux que l'on fasse justice de ces écrits inciviques. p. n° 22. : seurs )).. parties Moniteur universel. Walo /? et signalé par x5 ter. p. 22 janv. analysé par E. salle).. Hamiel. p. XV.) des sommes mi^s à sa disposition. le dans le Journal des débats et dé- Mercure français.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 252 la convention patriotisme et la vérité. Je demande en conséquence que vous fassiez rendre au ministre de l'intérieur un compte sévère (interrompu par la Montagne qui crie : Oui. p.. 88... jusqu'à « doit s'honoaprès « peuple libre » rer » « moins pour rendre. Texte reproduit da. les Arch.. 22 jaoïv. joignant exactement les satyres ceux qui demandoient avec le plus de contre plus zèle qu'on fasse justice du tyran. 348. p. . si celui qui fut chargé du veto de la fortune publique et de l'esprit public en a fait l'usage convenable. depuis un an. système de calomnie trop éviles malheurs dont nous étions sur le point d'être les victimes. )) : « Qu'il serait doux. Appuyé dans toutes les — Gazette nationale ou tous les ministres. : . le Meraire 85. crie-t-on (8) 122. sauf quelques variantes de détail. pari. cette intervention n° 126.. nos prédéces: . le Journal de Paris.^-:V9) iLVn. 522. je demande que vous renvoyez au comité de sûreté générale.T. les Nouvelles politiques.. 731.devoir accorder pour tel . 358. 260. citoyens. 6^7). le p. : )) (( . n'' 23.. jusqu'à .ns le Mon. Courrier universel. a amené insensiblement à qui. (De du côté droit.] (9) Mention de crets.. p. n° 22.. lamentations ses liberticides les bords du précipice. le Courrier des départemens. 522: analyisé par E. je demande qu'on examine sévèet avec une vertu véritablement républicame. p. 607. G. suivant la proposition qui en a été faite. 3.. [Même texte que ci-dessus.. II. Je demande donc.. n"" 23. XXII. p. XXIII. p. car c'est au moins une circonstance très malheula liberté sur les demment combiné avec reuse que les fers des assassins se soient dirigés sur celui qui étoit un des principaux agens de ses colonies. 3. 171 . l'examen du ministre de l'intérieur sous ces rapports.. Walte-r. oui. p. LVIT. pairl. que nationale porte un regard attentif sur l'usage qu'on a fait des sommes destinées à soutenir l'esprit public. Passages omis : après « occasion » par un excès de zèle » après « reconnu « et pourvu. la Liberté » après a naissante » après a statue de la Liberté » « C'est à ce rendez. tendoient à appitoyer les peuples sur le sort du tyran rement déplorables. Je demande que l'on fasse justice de ce système de calomnie qui.. 297. 731. le n"" de la 24. la Révolution de 92.vous. 182. . Hamel (II. et signalé Dar G. au lieu d'inspirer les véritables principes qui convenoient aux circonstances. le Courrier français. t.. t IV.

Bobesipie'rre rappela alors sa proposition relative au ministre de l'Intérieur qu'il soit rendu un compté sévère" des sommes mises à sa disposition. 223. la Feuille de Paris. n" 123. p. ii° 162.. les Annales de la République française. 3. les Révolutions de Paris. ministre de la Justice. 3. les Annales patriotiques et littéle Journal de Paris. le p. LVII. sur la proposition de Basire. Je demande qu'on préfère T amendement du minis^qu'on dise. p.. 580. soir.. t. 22 janv.SÉANCE DU 21 JANVIER 1793 253 de VEgalité. . t. pour la cause de la liberté. II. p. le Journal raires. « mi- . 4.. : Sur le décret relatif aux funérailles de Lepeletier Garât. le Journal de France. n° 194. n'' 123. assassiné pour avoir voté la mort du ty/ran ». 528). 420. 23 jaaiv. caractérise un représentant du peuple {Bah!! Bah!!). p. Mais Barère aurait seulement proposé une adresse. pari. (ill) Le texte très proche de celui-ci.. la Chronique de Paris. n« 1156. p. (LVII. la Convention décida le renouvellement du Coniité de sûreté igénérale (12). du 89. XXIV. 5. n° 22. p. Scrutateur universel. pari. Puis Barère présente un projet de décret qui prévoit (art. 19-26 janv. p. ce qui (10) (Bruit).. V Auditeur national. 191. le Journal le p. Après discussion. la Gazette de Paris. 2. n^ 394. 2. FAssemblée se rallie au texte présenté par Barère. Arch. 2. 101 universel. rend compte à l'Assemblée des circonstances qui ont entouré l'assassinat de Lepeletier. 96. est reproduit dans les Arch. Journal p. p. de Perlet. 33. Robespierre propose une rédaction différente.. Le Logotachigraphe . p. la Quotidienrie. t. p. Boyer-Fonfrède demanda sur l'ajournement de cette propositioai jusqu'au rapport de Sieyes à l'organisation complète du ministère: la Convention se rangea : du (10) Il ne semble pas qu'il y ait eu un amendement nistre ». n° 123. 3828. (11) Sur les fonds mis à de l'Intérieur pour former 3° mtervention : la disposition l'esprit du ministre public Après le vote du décret conceriuant Lepeletier. puisque les ministres ne prennent pas part laïux délibérations de' l'Assemblée. le Journal de Lyon. 89. p. 25 janv. -n° 123. _ (12) Cf. 5) que « la Conventioin nationale assistera tout entière aux funérailles de Michel Lepeletier. 27 janv. III. n° 23. n°22. On demande Robespierre : et tre la question préalable. rier . n*' 23. p. 2^ intervention p.

p. — SEANCE DU 21 JANVIER 1793 (soir) Pour l'application des lois existantes CONTRE le meurtrier DE LepELETIER La Convention procède au renouvellement du Comiité de sûreté un des nouveaux membres. (XV. la Correspondance de Mo.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 254 oet avis (13). Gi. et suivi interruptions à droite et au centre ». Lrndet.. IV. (17) Texte reproduit dans le Mon. 'les i . pari. la la p. D'après 1). (15) Je demande le rapport du décret qui autorise Motion de (( la le ministre de d'acheter. 265. ci-dessus.1) n. Brival. e/lle décréta cependant la suppression du bureau institué par Roland pour former l'esprit public . Barbeau du Barran. Jean Debry et Duhem. séance du 12 déc. Guyomard. faire imprimer et réimprimer et distribi^er les à former l'esprit public dans les départemens. nouveaux élus seraient Basire Chabot. avait proposé qu'un Comité pour la formation de l'esprit public fût composé de membres de la Co'nvention |(14) Voir sur les dépenses de ce bureau. 531. (Sur la proposition de Thuriot. le ministre devra rendre compte des fonds mis à sa disposition pour les frais d'impression attachés à ce bureau. Legendre.. Mention de cette intervention dans Révolution de 92. n° 25. n° 22. Raba. Arch. Ruamps. cf. Hamel (II. propose aussitô'C (1).n. n"^'4. liovère.. Bernard de Saintes. Maine-et-Loire. relative %. (14) main de Robespierre. et « Lettres à ses commettans ». également Aulard.3) Cf.) note 13. Gazette de Paris. Couppé. (16) l'Intérieur Gazette nationale ou le Robespierre rappelle térieur. n" 17. Kabaut-Pomier. 265. Vernon. sa démission de ministre de l'Intérieur et son ministère fut provisoirement rattaché à celui de la Justice. D'autre part. Esnue la Vallée. les Archives parkmieiOîtaires donnHnt la liste suivante: Albitte. Maribcri-Montaut. 693. LVII. Geofftoy le jeune. 1792 (Jac. 609). (. 154. de décréter la peine de mort contre quiconque aura caché l'assas- igénérale le Mon. Moniteur universel.. H/O'land donna de 2i2 janv. 265. p. C 243.24â « Violentes 48.. é^galement E. XV. Tallien. Par contre. sa proposition au 125.U't Saint-Etiisnne (1. Ligra id. nat. p. 4. Basire. ministre de l'In- (17). p. Texte reproiduit dans (15) (16) de les Arch.ay. 2^ série. 23 janv. et destinés ouvrages rende le ministre compte des dépenses qu'il a faites jusqu'à préque sent pour l'exécution de ce décret ». XV. HéraTd. Cf.

l'Assemblée passe à p. le Journal des débats et dé- (4) Defermont des Chapelières. Félix. Texte reproduit idans le Mon. p. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 49. n° i(2) 2. cours. il demande l'ordre du jour motivé sur ce que la (( loi : est déjà existante à ce sujet. universel. (3) 360. 009. de sin mon (2) Gazette nationale ou le Moniteur universel.. XV. in-8°. B. pari. 9. et G. l'on ne devoit pas faire une loi de mort. Robespierre combat la proposition de Bazire et il expose que quoique Pelletier lut un digne représentant. Je demande que les lois existantes soient exécutées contre le meurtrier de notre malheureux collègue. II. IV. 731. Pourquoi particulier d'ailleurs sortir de la loi. à l'assassinat d'un fonc- Robespierre. pour venger un représentant du peuple ? Vous ne le feriez pas pour un simple citoyen. n.. (1). <3) et les Arch. 125. Boyer-Fonfrède efc Defercoanbattirent la réidaction de cette proposition. XXIII. le frère de ce député (2). aux yeux des lois. p. et que sur les pro- positions Mercvtre que l'on a faites. Après avoir entendu ('2) o. 5^5.n fit la motion d'admettre Félix Lepeletier sans formalités.. Lb-*" ce dis742). 609. t. p. Walter. Hame-l. l'ordre. Michel Lepeletier i(I) Cf. signalé par E. Mention de crets. II. Thuriot annonça à la Société. Quoi. du jour. au moment où vous allez effacer de votre code pénal îa peine de mort. Le discours de Félix Lepeletier e^ la réponse du président ont été imiprimés par ordre de la Société (brooh. mais Robespierre le jeune demanda la striote application du règlement. 265. Tassassinat de Le lendemain. — SEANCE DU 23 JANVIER 1793 Eloge funèbre de Michel Ixpeletier Le 20 janvier. IV. elle est conà tous les principes.SÉANCE DU 21 JANVIER 1793 255 (soir) Lepeletier ou favorisé sa fuite. iLVII. et cependant l'assassinat d'un citoyen est égal. . Extraits dans Aulard. Kobespierre en ^attaqua le fond et la fit rejeter. 692. J'attaque traire ! tionnaire public. Aulard. n"" 25. (4) Cité par E. Haniel. 685. )) cette intervention dans 308. le fond même de la motion.N. vous la décréteriez pour un cas Les principes d'éternelle justice s'y opposent.

aux sociétés affiliées. Le tombé sous tyran des Français est le glaive des lois. son jugement est devenu le signal de la plus redoutable conjuration qui eût royauté exerçait couler le sang de même sur ennemis menacé la cents trois liberté. ou le décret qui devait le sauver par de funestes lenteurs. que Kobespierre fût conduit jusqu'à la l'autre soir. Le tyran nous a légué les restes des vices que le despotisme avait introduits parmi nous. Sté des Jacobins (corresp.). a suspendu plutôt conspiration. Quel est cet horrible enchantement nous avait qu'il encore âmes les Le vil mortel la que avait fait déjà plus citoyens vertueux. 2. arrosons-la de larmes terribles à tous les tyrans. et tous )es nombreux suscités. elle a eu à pleurer l'horrible assassinat commis dans la plus zélés défenseurs. Plusieurs députés. devait être leur arrêt de mort. ont été attaqués et poursuivis par eux. IV.l. meiinbre 698. la distribution à ses membres et aux citoyens des tribunes. la victoire même. ! mille tous les France et de l'Europe étaient levés sur poignards des scélérats de la la tête des plus fidèles défen- de la patrie. La Société en ordonna l'impression. (4) entre dans la salle au momient nonce réloge du (( Jal des débats et correspond. l'envoi aux départements. mais ce dernier la composa seul et la lut le 23 janvier. (Aulard. arrêtons-nous devant l'urne funèbre qui renferme la cendre d'un héros de la patrie. Citoyens. il a pensé être assassiné. demanda Convention. » . 2. Michel Le Peletier personne de l'un de ses a précédé le tyran luimême au tombeau. L'un des plus qu'étouffé fidèles la la représentants du peuple a expiré mort du dernier des rois devait sous leurs coups. Citoyens. qui avaient signalé leur zèle pour presser la condamnation du tyran. parce que. p. « Tous -les patriotes se sentaient menacés. Collot d'Herbois et Kobespierre en furent changés.. mais que tous les bons citoyens veillent encore. Un (3> Aulard. qu'ils déploient la sainte énergie à laquelle le châtiment des rois doit les élever. Le jour où consoler l'humanité. n° 159.) (4) Aulard. que l'héroïsme civique remporta au sein de la Con- seurs vention nationale sur l'intrigue et sur la perfidie. tous les maux que la qu'il nous avait préparés. la que patrie relève sa tête triomphante. L'absolution de Louis. liberté respire. V.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE même où Jeanbon-Saint-'André promartyr de la liberté ». La Société arrête alors qu'elle assistera en corps aux obsèques et qu'une adres&e sera rédigée pour instruire les sociétés affiliées « du caractère vraiment républicain de ce représentant du peuple » (3). elle n'a pu désarmer les assassins. V..

soulagés par ses soins. qui nous ont révélé la moitié de ses vertus. le compagnon d'armes où il des députés républicains. les dévouait au mépris public et à la rage des conspirateurs. et au soulagement de l'humanité souffrante. Le Peletier se dévoua pour la cause comme l'égalité et de l'honorable indigence (5). Le Peletier jouissait d'une fortune immense. élevée. c'est à nous qu'il de cette religion vraiment appartient d'honorer la mémoire des martyrs divine dont nous sommes les missionnaires. ont poussés à la nouvelle de sa mort. d'anarchistes. sans être réputé séditieux et flatteur du peuple. note 5. douloureux qae les infortunés. S'ij manquait à son éloquence cette véhémence foudroyante qui atterre le crime. c'est à ce moment n'était plus permis de prononcer le mot peuple. la Convention. il possédait dans un plus haut degré la force de la raison et la douceur des formes. son âme douce et courageuse était la source sacrée des opinions politiques qu'il professait dans la tribune. Il se déclara l'ami. combattre la défenseurs de aux premiers rangs des 257 la Le liberté. I Nous — 17 . dès tier. à Paris. qu'il préféra ce double danger à tous les pouvoirs et à qu'il sédaient tous les trésors qu'elle offrait à ses sectateurs. Révolution déploya sa grande âme toute entière. qui avait juré d'arracher le tyran à l'échafaud. Peletier était cette corporation puissante qui partageait l'autorité souveraine avec le despotisme royal. Tous les hommes qui posou croyaient posséder quelque talent se liguaient pour avilir ou accabler la cause du peuple et pour usurper toute l'autorité du gouvernement. stipendiée par un ministre coupable et par la faction dont il était l'instrument. dans tous les lieux oii ses possessions étaient le défenseur deô malheureux. (5) sous Voir le nom ci-dessus. sont les cris . Peletier était à de tête la Nous avons vu Le Peleconstamment Révolution. l'ami Ce indigents. fut il des l'appui des patriotes. la Liberté et de l'Egalité. dans le moment où une armée de libellistes. le la vantés défense Eloigné de une silence partie de ses richesses au triomphe de la liberté. qu'il défendit les droits du peuple avec une nouvelle ardeur. commencement de le Le noble. c'est au moment où une coalition hypocrite et toute puissante. ne présentait aux défenseurs incorruptibles des principes que des calomnies et des poignards. Dans le département de l'Yonne. séance de d'aoritateurs. Loin de prostituer. à l'intrigue et à l'ambition ses talents distingués. de avant la Révolution même. qui Mais c'est attire la faiblesse dans surtout et qui éclaire cette dernière bonne la période de la foi. Robespierre. dont il était député. tant d'autres. que sa modestie dérobait à Son âme pure et la reconnaisance des citoyens {applaudissemens) situées. des principes éternels de faste tout et de toute les il la consacra constamment à morale et de la philosophie. de factieux.SÉANCE DU 23 JANVIER 1793 Amis de Citoyens. employait dans il prétention.

« Que ma mort. la qu'elle et liberté.e.. soutint que Louis XVI devait être jugé par la Conv. quel prix nos ennemis n'auraient pas aciieté son suffrage dans la cause du tyran contre le peuple jour. 2) n'en publia Le^ qu un extrait qui est fautif. à la t)^annie et à la trahison. que l'aristocratie frémisse. par les honneurs rendus à la vertu civique. On le trouve également dans le Jal des Débats. Elles resteront à jamais gravées dans nos cœurs. avec tous les citoyens qui les pleurent le patriotisme et la l'berté lâcheme. restituons. je )) Frères et amis. (B.N. disais tu. par Brunswick et par La Fayette. Nous avons résolu d'ajouter aux témoignages de la douleur nous publique les monuments particuliers de notre propre douleur saurons expier. n« 159) et dans les « Lettres. . Lb^^" 742). Jacobins (Correspond. analyse dans E. 16 p. incorruptible de ami la nous jurons par tes vertus.. Le de de la et l'erreur prostituèrent jadi^ défenseur de la monarchie République. la contre les délais parri- punition du tyran. II 610 I)nme. ceux que : l'intrigue ture. n° 3. p. Et (7). que la les au charlatanisme et à l'imposusurpa.. spit utile serve à faire connaître les vrais et les faux amis tout entière. 17B2. d'après 1(7) Il _ G. la broch. ! {Applaudi.. in-8.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 258 l'avons vu défendre dans notre sein la doctrine nous liberté. n° 344. Nous envions ta mort et nous saurons imiter ta vie. à de la patrie.. Galle-ti. meurs content. nous jurons par ton trépas funeste et glorieux de défendre contre toi la sainte cause dont tu fus l'apôtre. que l'intrigue rentre dans le 'néant.appel au peuple. et que tous les despotes de la terre lisent leur destinée écrite sur la tombe du héros que nous célébrons. reçois nos tu étais coups de ses assassins nos serments Généreux ! ! citoyen.. par Léopold. comme plus fréquenter l'égalité et de la cette Société de assidûment noip seul des Jacobins fut proscrit par les intrigants le depvis que vu l'avons du naguère. p.. nous volons en ce moment au Panthéon. 129. vota contre r. Cf. 1703.) (8) (6) ijiepeletier avai-t été président des Jacobins le 17 nov. déposer cendres de ce grand homme. et contre le sursTg. 4-7. ».F. Jacobins (Débats. dont tj fu? la victime. ces dernières paroles où lu nous montrais ton âme vérité. i(6) Texte reproduit dans Aulard. nous jurons une guerre éternelle au çrirne dont ty fus l'éternel ennemi.it assassinés dans sa personne. imV. et sur réchafaud du dernier de nos yrans ses éloges funèbres.le-s au martyr France entière retentisse au même instant de nos hymnes et de nos serments à la liberté. pour la mort. il digne de mourir pour la patrie CWbre chèie et sacrée.. Il cides par lesquels on voulait éluder n'est plus sous les vœux et ! O Le Peletier.. Il la présidait encore. Hamel. peu de temps avant le crime exécrable qui l'a enlevé à la patrie (6). avec les représentants du peuple qui ont rendu ce juste hommage h sa mémoire. il l'était A ! vota constamment contre les fatales lenteurs. Jal des Débats. à sies comimettanis 2^ série..

déclare n'avoir pa. ayant été retardée. p. (2) Cette adresse ne fut en effet Lille..s reçu le manuscrit et qu'il est venu le réclamer au secrétariat de la Société. t. au 23.. » ci-dessus. n" 399. t. . ci-dessus.— SEANCE DU 25 JANVIER Sur l'impression de l'adresse relative 1793 a Lepeletier L'impression de l'adres&e rédigée par Robespierre et lue à la séance du 23 janvier (1). 731 à la da^e du 21 janv. 27 janv. Deafieux observe que ce imanuscrit a été remis à un imprimeur. p.. Walter.3 de <1) iMui. pas imprimée par Potier.. du XV. se plaint de la négligence de l'imprimeur qui a confiance de la Société en retardant l'impression de l'adresse relative à la mort glorieuse de Pelletier. Wa/lter du lieu signale cette adresse p. Hame'l ni G. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 50. M. '(3) SEANCE DU 1"^ intervention: Pow 30 JANVIER 1793 V impression d'un discours de Salle Le 30 janvier.ntion dans Aukwd. Salle .. SaMe prononça un discours contre le projet de décret prér-coté i)ar Sieyev au nom du Comité <le déifense générale. légère discussion s'élève sur un manuscrit de l'adresse de la mort de Pelletier. Sté des Jacobins.. n" 25. 318. l'imiprimeur Potier ae Lille. mais par Galleti (Cf. p. 29 janv. E. II. p. (fS) Jal des débats et correspond. 2. Robespierre en demanda l'impression. le p. G.SÉANCE DU 23 JANVIER 1793 259 Mention de cette adresse û=ins le Point du jour. à la date. I partemens. IV. Ce journal date ici le diGcour. de séance du 23 janv. 315). 411. Aucune me. sur l'organisation du "ministère de la Guerre et l'établissement d'un directoire pour les approvisionnements des armées (1). note 8). Robespierre. relative à (( '(1) Une Voir 122. (3) (( trahi Robespierre la )> La Quotidienne. le Courrier des déJournal du soir (Sablier). 98. qui se trouve égaré. n"" 26.. XV. 30 janv.. En fait il a été prononcé le 30 (Mon.

ni dans G. ni dans G. p. une députation des fédérés du 2^ bataillon de Marseille. L'affaire fut renvoyée au Conseil exécutif provisoire. Hamel. rapportent ainsi l'intervention de RobesJe demande l'impression )). 399. pour rien de commun entr'eux et les citoyens qui se sont venus librement. et que le pouvoir exécutif fût autorisé à l'employer. attendu nouvelles et des vues politiques im- portantes. Mercure 128. LVII. Walter. Les Arch. (4) Gazette nationale. d'après le Logotachigraphe. seillois. Lidon convertit en motion la demande des pétitionnaires (3). Je les demande donc qu'on passé purement Mercure « universel. quoiqje ce fût Robespierre qui demandât. . le » (2) 'Mention de cette intervention dans p. car leur permettre de se retirer. La:njuinais affirme que de bataillon déviait (marcher là où les besoins de la République i 'exigeaient. ce serait dire qu'il faut un décret pour que des hommes libres puissent se retirer. p. n'y soient venus librement. 492. Walter. XV. t. : (( . 82. 31 n° 20. 315. XXIII. XV. 1165. mais pour secourir leurs frères de Paris. le 246.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 260 Journal des débats et décrets. Il est et simplement à l'ordre du jour.. 316. 493. 46. janv. dans E. demanda qu'ils soient autorisés à regagner leurs foyers.. 316.. pierre <3) Mon. l'impression de ce discours.. p. admise à la barre. Robespierre. la Sur une demande du 2" bataillon des Fédérés de Marseille 2^ intervention : Au cours de la séance du 30 janvier. les t. sont repousser doit leur donner la liberté L'Assemblée de se retirer. Robeispieirre intervimt après divers orateurs. mais sans blesser principes. 150. non l'ennemi. ou le Moniteur universel. 1*'' févr. et les Arch.. (5) p. I. reproduit dans le Mon. et tous et n'y a qu'il ils engagés. Robespierre. Je ne crois pas qu'on puisse douter que les Marles Fédérés venus à Paris. universel. Je qu'il contient des observations n° 134. Affiches d'Angers. est de vues des renfermant politiques qu'il côté droit a bien voulu consentir à cette impression. t.n dans E. n° me Le comRobespierre a demandé l'impression du discours de Salles. Quotidienne. XV. p. pari. 1(4) Mon. y^rM^ Texte LVIII. Logotachigraphe le XXIII. 44. Hamel. p. Journal universel. incontestable que les Marseillois ne sont (2) Rien dans le Moniteur. non pour composer une armée. pari... Rie. <deman<le Robespierre. 3902. n° 31. p. utile faire connaître.

a ordonné la» lec- . — SEANCE DU l^-^ FEVRIER 1793 r® intervention: Sur une fête funèbre en V honneur de Lepeletier A'u cours de La séanoe. n® 349. non enrôlés. électrîsée par cette motion. les deux r^i une dénonciation contre l'évêque Gobel. d'aller où bon leur semble.. n"" 134. 143.. le Mercure français. p. Sté des Jacobins. n° 159. p. 5. (3) Jal des débats et correspond. p. ils sont citoyens. et rien ne me paraît plus intéressant que la lecture que l'on veut écarl'bistorique ter. 3. ^ (4) t( La Société. n° 32. (4) Mention de cette intervention dans la Quotidienne. n° 349. ce sont leurs alliés dans l'intérieur de la France qu'il faut réduire. un membrie' de la 'S'ociété demande h donner lecture d'un arrêté du département de l'Yonne. son impression et l'envoi aux sociétés affiliées. n^l. 4. n" 132. p... Je veux faire la guerre aux tyrans et aux prêtres. Robespierre intervient (2). 4 fév. t. la Feuille de Paris. II. n° 23. Mention de cette intervention Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 52. Robespierre Vaîné. dont ils ont vu la pompe funèbre avec désespoir. 405.. (1) Voir ce* arrêté dans le Jal des Débats. V. 15. p. Je soutiens que Tordre du jour est d'entendre des honneurs rendus à l'apôtre et à la victime de la liberté. 213. ainsi renvoyez cette affaire au pouvoir exécutif. VAbréviateur universel.SÉANCE DU 30 JANVIER 1793 261 pas dans la même position que ceux qui se sont rendus aux frontières sous quelque sorte d'engagement que ce soit. Nous ne sommes point embarrassés de foudroyer la ligue des tyrans étrangers. relatif à une fête funèbre en l'honneur de Micliel iLepeletier (1). où ils croiront le plus convenable de se rendre.) )) dans V Auditeur national. la Société avait chargé Uobespierre même Oollot d'examiner 30 ianvier. Rien ne serait plus agréable pour eux que de voir traiter avec mépris le martyr de la liberté. le Journal des débats et décrets. 3. Le mêmes membres avaient été désignés pour comptes de la Cne (Le Geay. la Correspondance du Maine-et-Loire. et passez à Tordre du jour motivé sur ce qu'aucune loi ne prive les citoyens. p. 128. 248. ^3> Cf.. p. p. L'ordre du jour est réclamé. chargée de ^impression vérifier les des pssisrnats de 400 1. p. Aulard. (Débats très-vifs. ils ne se sont pas armés et réunis pour le même obpjet. 72> Dans la séance. La Société ordoniua Ja lecture de la pièce. Jacobins. et conséquemment libres de s'en aller sans décret. Le département du Pas-de-Calais venait de rendre à Lepeletier les mêmes honneurs..

tandis que Marat premait sa Il défende. <a) U&rU a'y jpfécipi'tiï à lia suite %. (6) Aucune mention dans Aulard.N. Walter. et le remplacement de Paché. Hamel. Ctilôtté doit être Le la tribut d 'estime que noiis seule mention honorable. 731..nvcntion ayant décrété. signalé par E. Chambon.. Pache avait été désigné par Roland pour lui succéder. Robespierre. Sté des Jacobins. fut élu ministi^é de la Guerre.. SEANCE DU FEVRIER 2 1793 PôUn LE MAINTIEN DE PAGHE AU MINISTÈRE La Co. — 53. sur le rapport du Comité dé défense gé. la etc. ni dans E.. Bûchez et Roux. (2) Mercure (I tmiverseli Rehèéqtii. pàrL. et G. 14. Robespierre. représentant de la Dorrèze^ denaande « un administrateur tel qu'il puisse rassurer ttïus les citoyens ». 552. avait remis à son client 500 1. Robespierre s'y oppose. Walter. . lé chang»ement du ministre. par 441 voix sur 560 votants. Vôulêz-voué perdre Marat. le président communique à la Société la d'un de ses membres lui recommandant Un tailleur qui a fait acte de pfobité (5) et demandant qu'il en fût fait mention honorable au procès-verbal. Les Arch. veulent défendre le mtnis- 0) (1) J. <i2) Mon. IVllî. dahs la séance du S oct. {Cris.nét'ftle. Hamel ni G. 1792. A la fin lètti'e JqI des débats et correspond. XXIV. V. Par la suite. 46. l'envoi de neuf Commissaires pour vérifier l'état des places fortes du Nord et de l'Est. Aucune m'çntidn de cette intervention dans le Moni-teur.) n t. p. p. la Coinvention décréta en même temps Qti© là féofganîsàtion du tainistèi'ë. conservez Piché.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 262 2* intervention : Sur ime mention honorable de la séance. minis'tre de la Guerre (1)* Cette proposition ne fut pas retenue pour l'instant et l'Assemblée passa à la discussion sur l'organisation du minisièifô. 4 payons à ce brave sans(6) ture des détails de la fête funèbre ». XV. n"" 349. Texte reproduit dans Aulard. il fut violemment' pris à mtti pfti' DumoUi-icË et les Gii^ondins.. trouvés dans la poche i(l5) Il d'une <îult)tte donnée en réparation. Hamel^ 11^ 611. 170. p. débats. A la tiii de la séance. notent seulement: « Maximilien Robespierre monte à la tribune. iH. république.

] « Robespierre profite de la déclaration de ce meffibré (9) pOtilr observer qu'à l'époque des 2 et 3 septembre il y a volt aussi des fédérés des départemens à Paris. SEANCE DU 4 FEVRIER 1793 (1) LE DÉCRET CONTRE LES AUTEURS DES MASSACRES DE SEPTEMBRE! !UR A la suite de Tarriestation. République française. XV. Gorsas la date du 2 févr. d'un autre membre et <l*un fédéré la Côte-d'Or.. Grâce à la relatioin donnée par les « A'nnales de la République française ». les citoyens de cette ville présentent à la Société une pétition tendant à faire rapporter le décret du 20 janvier \193 (2) qui OTdotnnait dô poursuivre les auteurs de ces massacres. Jacobins ne fait fias nién'tion de cette discussion. Courrier des départemens. 70. à MeauXj de plusieurs înidîvîdu'? €on vaincu s d'avoir participé aux massacres de septembre.. V. et il prouve qu'elles soht la suite hécêssàlfê du mémorable 10 août. 11 conclut que la proposition du rapp<»t du décret du 20 janvier. » [Interruptions de enfiil le là de Bentabole. (Là discussioin ouverte sur ce sujet. ajoute-t-il. coùtèâii de parce qu*il est instant. doit être faite au (( car. (^t qui cpinsid4rait « ce jour comme un des plus beaux de «a vie ». V. Robespierre Wêmande en conséquence que le rapport du décret du 20 janvier êoit vivement sollicité auprès de la (( et 3 Convention. si les de ce décret nom soi-disant attentatoire à la souveraineté des défenseurs réunis de assassins la du République. dit-il. (3) Voir AuUrd. p. 179Ô. 281. (3) ri'* 38. des faits qui la suivirent. 1792. D'autre part. Gorsas date à tort ce décret du 20 déc. iSa proposition. il est possible de la fixfer au 4 féVr. soutenue par Bentabole et plusieurs membres. de détoUrneï calomnie de dessus les Parisiens. on y dénonça une lettré contre-•évolntionnaire: adressée an pTocureur de la Commune. Le projet d'adresse à la 'Convention fut à la communiqué Annales de Le là Société i^e 13 février. 25 ces aète^ etaieiit Danton avait déclaré que une suite nécessêiire de la fureur d'Un peuplé qui îi'aVait jamais obtenu iustice ». (5) Il s'ft'éfit d'un îédeté « qui avait pris pâtt aux: masêadifés )>. p. lettre qui fut lue au Conseil général dans sa séance du 4. 255. Robespierre rappelle ce qu*a dit Danton sur les journées du 2 septembre (4). Robespierre îniervieint. i(4) iLe 21 janv. fut adoptée à l'unanimité. mais il n'y eut pas de séance ce jour-là.. du 2 septembre doivent être <1) Le Jal des Débats. En effet. ^< .. (2) Voir Mon. peuple. t.SÉANCE DU 4 FÉVRIER 1793 265 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — 54. n" 5.

p. Il invite tous les membres de se la sont succédés depuis le 10 Convention qui sont Jacobins. Walter... et a demandé par motion d'ordre. Jacobins.. ni dans Hamel <4) jRien et G. dans Aulard.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 264 têtes tous ensemble. 3). Les Jacobins. La de plus beau (1) iSeul le Journal de Sablier cite ce nom.'^ discuta vention en Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 55. (2) Plan analysé dans le Journal de Sablier. Jal des Débats.. p. Walter. La Conle 8 ifévricr LVIII. enfin jusqu'à l'Océan ».. n^ 352.. Grérard prévoyait encore une descente en Ecoss-e ou en Irlande. et plus brièvement résumé dans le Jal des Débats. n° 3ô4. ni dans Hamel et G. puispunis. Celui des Jacobins se contente d'indiquer « un défenseur de la patrie )>. nous n'avons plus qu'à présenter nos nous qui n'ait pris une part directe ou n'en est aucun parmi aux grands événemens qui qu'il indirecte août ». aux Alpes piémontaises efc milanaises. débattirent cette question le^ 10 févr.. Jacobins (n° 352. Le Comité de Législation fut invité à fournir sous^ trois jours son rapport sur le décret du 20 janv.. 377-86). {6) Rien dan. Sté des Jacobins. Robespierre a interrompu la lecture de ce plan. discours de BillaudVarenne. .. (3) : Jal des débats et correspond. « n*' la plan d'encadrement qu'offre ce son importance. — SEANCE DU 6 FEVRIER 1793 r® intervention: Sur un plan de campagne L'ordre du jour comportant la discussion sur le plan de campagne pour le printemps prochain. discours. (2) Après l'intervention de Robespierre. « Je ne trouve rien. p. le plan proposé par Gérard fut renvoyé à un comité. Ce plan est trop beau et trop vaste. )) (6) Aulard. qu'il fût renvoyé aux comités pour que la discussion s ouvrît ensuite sur les moyens d'exécution. à se réunir le jour où ce rapport seroit demandé. André Gérard (1) expose ses vues « le but de nos armes devait être de porter nos frontières jusqu'à la mer de Hollande. p. mais son étendue propK)sition Feuille de Paris. (4) 166. à leur tour. 3). (Cf. a-t-il ajouté. 3. aux Pyrénées espagnoles. et l'encadretracé république par le préopinant est trop magnifique pour Robespierre. jusqu'à la rive gauche du Rhin. (Arcihivieis parlementaires. 2. ment de que comme » approfondi. exigent un examen le de Robespierre est adoptée. <3) Rien dams AuJard.

députés. Jal des débats et correspond. réclamaient rin^tervention des Français pour les délivrer de la tyrannie du stathouder. Cf. a observé qu'il avoit besoin d'être soumis à l'examen d'un comité. le 28 jaiivier. je missaires pour l'examiner. C'est moins (6) Lie président. je les appelle voirs dans légaux. leur code de le sent le manuscrit être livrés publicité Je demande que mission est écrite dans le cœur de leurs frères la raison universelle. Voir également à ses comimettans ». n° 352. ministre des Affaires étrangères. quoiqu'ils n'aient pas reçu des poua Robespierre. selon eux.. Ju'Ilien (de la Drame). 731. p.SÉANCE DU 6 FÉVRIER 1793 être saisi demande que sur-le-champ. je les (7) duc d'Albe aux révoltés des Pays-Bas. : Sur un mémoire des réfugiés hataves Une députation de réfugiés bataves donne lecture à la Société d'un mémoire^ présenté par 'Lebrun.. et la 265 nomme des commoyens d'exécution. 423. 19. II. Mention de t. du discours des Bataves. p. parce que. Wal-ter. Hamel. n° 5. 2® série. n° cette 2^ intervention I dans intervention le Courtier des départemens . p. signalé par G. » (7) Texte reproduit dans Aulard. cause des gueux (5) Cette et des président soit invité à rédiger l'éloet qu'elle soit imprimée à la suite quente réponse qu'il a faite (6). Robespierre leur est adjoint pour la rédaction de cette adresse. de leur discours et à et demande que de le de la Nom donné par le aux sociétés affiliées. et cité par E. que l'avantage de porter à des esclaves le bienfait précieux de la liberté. Ohabot et Desfieux demandent qu'il soit rédigé une adresse aux départements pour les informer des menées du ministre. qu'ils dépoleur adresse au secrétariat pour je distribués l'impression contribuera au triomphe sans-culottes. « Lettres. 3.) (5) eî demande. Ils y décrivaient la situation et les espoirs des Hollandais qui. . p. ci-dessous. » (Applaudi. p. 150. et a conclu qu'il falloit s'occuper des moyens de défense. Robespierre intervient sa pTOiposition est adoptée à l'unanimité. et qui «st resté sans réponse. répondit: l'or de la Hollande que nous ambitionnons. . 10. Sté des Jacobins. (( 616.. 3 députés du peuple batave. n'' Robespierre a applaudi à l'étendue du plan présenté par Gérard. note 8. dis-je. séance du 10 avril.) » Journal du soir (Sablier). société qu'ils discutent les (Arrêté. V. 243 à 267.. V.

-^h (3) Voir Mon. c est.Te one l^s sections ont envoyés vers vous. p.. ». p.iol'ité des sections eft des fédérés » (2). )) Mention de cette intervention dans le n^ 423. Marat 3.) Voir le texte de cette lettre dans le Mon. V.oi9 Marà-t.:î . le moyen de (Arrêté. âjoiltë-t-il. Marat et Robespierre parvinrent à les calmpT. et ils se rendirent auprès du Coimité (de Défiensié arén'érale) qui leur assura î' audience de la Convention pour le lendemain à midi.al^t*4 robpo-:i<ti. L'Assemblée renvoya les •nétitionnaires devant le Comité d'agriculture. p. Hanièl (II. a« s^rÎP. — SEANCE 56. to.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 266 Fèuiîlè de Parh. d^ Paf^^ au texte dans les « 4?î0-3i. d'une d'^p''if.^. Robespierre a demandé pardon pour la Convention dont il a cherché à excuser l'incivilité envers dès fractions aussi respectables « et tionnaires oui du souverain.. leur discours à la convention et la réponse du président soient imprimés et envoyés à toutes les sociétés affiliées. nom de Lettr«fis. 800).e à 8e§ ^ommettàfts ». n° « 606.^°ns T> apt-ès f^lmUvi*?. étaient furieux *i )) (4) Voir Mon. le Courrier des dépar terriens. Le Moniteur v fnît interveiltîon de Màrat (XV. \%. <5ette intervention. da^hs leuts bouillons civiques ne parlaient rien moins que de bfiser lés portes de la ville. 2. (3) Journal français. •(9. p. le discours de Gàrnier (de Saintes) d'organisation de l'armée. 422. ri) sur le -nrojet ifl. XV. à propos -:oir les E. Robespierre. §05' e^o). Robés-TMerre rédigea une adresse aux là députation parisienne. Pom DU 11 Journal du soir (Sablier).ç. 423): h . 4.. n° 88. t. demande que Je le mémoire de nos frères les bataves.. L'Assemblée {jassà à l'ordre du jour et les pétitionnaires &e retirèi*ent très méconteîits.) faire triompher causé dès gueitx et des sans-culottes la .^ XV. n° ÎO. FEVRIER 1793 CALMER UNE DÈPUTaTÏON des SËtffîÔNâ (La discussion relative au projet d'amalganïe des soldats de diverses T>l'ovepa^n€efej présenté ipar Dubois-iCTan<>é (1) est interrompue par la lettre d'une dorrespondance émanant des députés « . 431-^3. H^ 8.de la lïia. Robespierre se sont ensuite rendus auprès des péticontre la Convention et qui. :^^^^ Aucune mention de fi'Mision rie _. Ctes derniers demandent à être admis à la barre pour déposer une pétition sur les sùbsidtanGes. ^Voir ^. XV.

. Robespierre était homme membre d'un comité organisé pâf la Société pour étudier les bases de la nouvelle Constitution. nous marquer dans les discuterons justice et racines de constitution la à face de l'univers. principes : projet de Côndorcet . Côndorcet avait présenté à la Convention |l3Îerrei 1e pian de l'acte constitutionnel (1). Uti citoyen criti<j[ue ît* plan proposé [à la Société. des Jacobins.. 453-56» Voir le rapport Arch. ont jette que nous n'avons plus à craindre que Une mauvaise et la la raison ont fait tant présenterait l'esprit actuellement public rétrograde.. p. et que les grands principes. Bourdon.on<!tances essentielles. DU 15 FEVRIER 1703 Sur un plan de Constitution proposé a la Sôciiit diverses interventions. Je ne vois plus qu'un obstacfe (1) dans Mon. les (2) au triomphe des vrais et le &lé. Sté des Jacobins.. lés |jlus grands tendrait à décourager les citoyens. l'affirme qu'elle est bien intentionnée. la cède à RGbëëCe même Jour. dans les circ. Journal des débats et correspond. < est il a-t-il Citoyens. M. XV. p. n° 356. 388-9. Nous avons deux mois pour les examiner. (2) Après tdiseiissioh siir Courrier français. t. empêcher d'immoler Mais nous avons la certitude ou'il n'v a qu'une bonne constitution C|ui puisse être acceptée. a les elle constitution principes •éternels de la de si profoftaës orogrès.. de les dangers. (( Robesoierre monté à dit. ils ont été ^généralement sentis. pari. LVJII. n" 49. qui a obtenu la parole. La majorité de la Convention est î^ure. n° 356. la les a relevé les espérances des tribune où il défauts que les patriotes amis le discoufs ont Gtu re- a prononcé ne doivent point àllarmer les amis dé la liberté et de l'égalité. on passe à l'ordre du jour: la la Constitution.. Quelques jaurs après. prévaudront toujours dans son sein. XXII. à refroidi? leur zèle. 2..SÉANCE DU 15 FÉVRIER 1793 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité — SEANCE 37. 583-601 et Journal. Ces vices ne sont pas dangereux. Cependant (( de l'égalité suivant. leur repos pour des avantages illusoires.

Pré- servez-nous de ce piège en montrant un respect inviolable pour la loi. Robert. Hamel. G. . en arrachant le masque dont le visage nrdeux des rntrigans est couvert. cette de la la couronne de l'aristocratie. Le parti le plus sage que nous ayons à prendre c'est de défendre la cause de la liberté avec la même énergie que nous avons montrée. n'étoit j'en qu'une arène de atteste l'univers. p. sur lesquels la séduction n'a aucune prise. Bentabole. 2V analysé par E. AnthoineNet Saint-Just. On leur a^djoignit DuboisCrancé. Billaud-Varenne. en déployant une firrande énergie contre les despotes étrangers. dans la double crise d'une constitution à établir et d'une guerre à soutenir. C'est par les combinaisons de la sagesse et prudence que nous achèverons de vaincre l'astuce de nos ennemis. II. .) (3) Texte reprodui-t 618. voudraient diviser les citoyens. Walter. C'est ainsi que nous parviendrons à déjouer les desseins des émissaires qui. et qui déployeront le courage et l'énergie propres à briser les fers du genre humain. Robespierre fut designé pour faire partie du Comité de Constitution créé par avec Jeanbon-Saint-André. et leurs le bon sens du peuple. il factions qui se y a \me masse n'égarera jamais dans les circonstances décisives. qui n'eût point la liberté pour objet. Ils voudraient qu'un mouvement partiel. V. une source éternelle de dissentions. et bouleverser Paris. Le 19 févr. Voilà patriotes que mes garans pour l'intrigue le succès des principes dans l'Assemblée. mais qui ont encore conservé quelques impressions des libelles que la perfidie brissotine a répandu avec profusion. la^Société. Collot d'Herbois. et signalé par (3) dans Aulard. La nation ne peut plus être asservie par l'intrigue et le machiales aristocrates sont en une très petite minorité. (Applaudi. Le moment du triomphe des vrais patriotes est arrivé. ment où ils croyent atteindre où ils tombent dans la fange. L'Assemblée heurtaient de législative violemment. en éclairant l'opinion publique. leur fournît l'occasion de dire qu'un gouvemnement populaire est un foyer d'anarchie. Leurs noirs complots échoueront contre la sagesse et les efforts des amis de la liberté et de l'égalité. qui aiment le bien public.. Cloots et Ooutbon. prenons une attitude calme.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 268 de défiance dans plusieurs membres de la Convention qui aiment la liberté. Thuriot. Le mosophismes disparaissent devant vélisme. déployons la raison dans toute sa majesté et je vous garantis la victoire. Nous venons de faire est celui l'expérience de vérité consolante. et les ennemis intérieurs. Nous pourrons présenter au monde une constitution qui portera le caractère de la fierté répucet obstacle naît d'un reste de blicaine et la philanthropie. Ici. 731.

<3) Aucune mention ni 440.. 269 276. Walter. C'est par la tranquillité de Paris que cette ville a triomphé de la calomnie. pari.. n° 18. Hamel . pour acheter des grains Cambon propose Thermomètre du (( Marat. V. 17 févr. les Arch. le » Robespierre ont encore G. « Il ne s'agit pas <le s'allarmer. ne pas adopter des me- sures trop énergiques. en ordonnant au. )) Mention de cette intervention dans le Courrier universel. jour. Une discussion longue et co. 519. sous prétexte qu'elle a demandé au ministre des secours et qu'ils ne lui ont pas été accordés (1). surveiller les intrigans. La Convention a passé et procureur-général-syndic fût qu'à demander n"* dans les Arch. de casser l'arrêté et de mander à la barre le procureur-igénéral-syndic pour qu'il rende compte de sa conduite (2). dit Robespierre. dans le Moniteur. et les principes triompheront. c'est par ce même calme que la tête du tyran est tombée sur l'édhafaud )). 57. l'ordre du jour.Comité des secours publics de faire un rapport sur les besoins des départements. pari. Robespierre conclut que ce sera par ce calme et cette surveillance que les Jacobins assureront le bonheur du peuple. et il ne sera pas difficile de les faire disparoître. les vices de ce projet ont été vivement sentis. iLIX. SEANCE DU 21 FEVRIER 1793 Sur un arrêté de l'administration du département du Var -Cambon. ils ont même été jusà rapport du décret rendu. Duhem 22 févr. 2-3.SÉANCE DU 15 FÉVRIER 1793 Le I Courrier des départemens.. insisté pour que le à la barre. p. mandé (3) (1) Cf.. dénonce un acte de {fédéralisme de l'administration du départemeinit du Var. Elle s'était déjà signalée par son arrêté pour faire marcher une force armée sur Paris.nfuse s'engagea. XV. p.. et vient d'arrêter des fonds destinés à la Trésorerie nationale. t.. au nom du Comité des finances. cette lettre (2) Voir Mon.. au terme de laquelle la Conventtion se contenta de casser l'arrêté du département du Var. — 58. Rester calmes et prudens.

5: u Ceux qui rentreront après avoir pris un passeport seront punis de 10 ans de détention ». XIV. de nombreux retours d'émigrés ou de prêtres déportés. Goupilleau (de Fontenay) signale. public. et Mon. ne tombait pas.n prêtre cmiet qui. Robespierre intervient. 43. ce me semble. Les émigrés étaient bannis à perpétuité du territoire français.. aux çirçonstâncQç graves dont nous sommes environnés. Après une vive discussion. SEANCE DU ROBESPIERRE 23 FEVRIER 1793 Sur l'insuffisance de la loi sur les émigrés du iSaladin. Vous ne rentrent (1) Décret du 26 août 1792. 278. (2) (3) Mon. n'étant pas fonctionnaire ordcane gré. les propositions de Saladin et de Goupilleau furent décrétées. dénonce un jugement du tribunal Télair gis sèment d'u. et qui. et que nous balançons à prerîdre une mesure même insuffisante. pour le déchirer. sous le coup de la déportation (1). . puisque dans eet instant nous ne considérons qu'un fait isolé. Cf. rentré avec un passeport. que les çontre^révolutionnaires cherchent à les seconder à rintérieur. Il propose que tous les corps administratifs soient autorisés à faire des visites domiciliaires dans les lieux suspectés de receler des prêtres ou des émigrés. qui Somme. député de la district d'Aniiena. Le séquestre et la vente des biens des émigrés dans le dictrict de Rouen. je demande si vous pouvez balancer à punir une contravention formelle à une loi qui défend aux ennemis chassés par la patrie de rentrer sur son territoire (3). 1792.. c'est à ce même système qu'est liée la rentrée des ennemis que nous avons chassés de notre sein.L^8 DISCOURS 270 59. art. p. Le directoire du département a pris un arrêté pour dénoncer à la Convention cette infraction à la loi qui charge les corps administratifs et non les tribunaux de prononcer en cette matière. sous l'égide des corps constitués. 23 oct. d'après lui. 1792. des émigrés. p. Robespierre. 9 oet. Marc Bouloiseau. Saladin demande que la Convention. — de. 269-270. coalisés COntfç nous. (2) Gazette nationale ou le Moniteur universel. Nous ne fesons pas assez attention. D'après cela. Buzot réclame le renvoi de cette proposition au Comité de législation. pour le département de la Vendée. Voir Code 559. C'est à ce système de conspiration que tiennent les troubles déjà excités. et ceux qu'on veut occasionner sur les subsistances. Remarquez que c'est au nioment où nous avons à nous défendre contre tous les tyrans. n° 38. casse le jugement du tribunal du district et mande les juges à la barre. XV.

qui vont pour elle prodiguer leur sang aux frontières. XXIV. rentrent tous les jours continuellement le j'en atteste la facilité avec laquelle les émigrés dans le sein de la patrie. 349. Haim«l. II. indulgence funeste au peuple. à ses commet-. avec les prêtres. et par G. 271 sans accorder un privilège d'iip- pynité à tous les conspirateurs qui viendraient encore nous trahir. \Jjie nouvelle loi sur les émigrés fut votée le 28 février 1793 et Les jours suivantis. La source du mal est dans cette loi sur incohérente dont les dernières dispositions ont anéanti émigrés. Les exceptions tuent principe. Bûchez et Rqujc. Walter. 4. que le moment où vous avez à vous des despotes conjurés comme vous. n" 8. Robespierre. tans ». qu'allant ensuite demande que vous adoptiez le projet de à la source du mal. celui qui éclatera peut-être dans d'autres villes. le complot qui vient d'éclater à Lyon.SÉANCE DU 25 FÉVRIER 1793 pouvez hésiter à réprimer cet attentat. sous l'égide de quelques administrateurs. les premières que votre sagesse avait adoptées (4). en revenant de défendre la patrie. et loi qui ne peut paraître suffisante qu'à ceux qui professent une indulgence coupable pour les conspirateurs. La circonstance actuelle vous impose évidemment des mesures plus grandes. çons ses blessures.. p. ont osé se remettre en possession de§ biens qui appartiennent à la Nation et aux braves défenseurs de h les loi patrie.. (5) n° 5. Les faits qu'on vous dénonce. 179:2. plus rigoureuses contre les émigrés. cité par E. Vous n'avez pris aucunes mesures contre les directoires qui conniveraient avec le^ émigrés. pour faciliter la grande conjuration extérieure des tyrans de l'Euiope. défendre de la citoyens. Toutes celles que vous avez prises sont illusoires. qui ordonnent simplement de reconduire aux frontières les émigrés rentrés en France. Déjà plusieurs de ces ennemis. T31. 2" série. 558. p. Il est donc nécessaire de revoir cette loi. dernière ressource de tous les ennemis de la liberté. qui doit avoir. (5) Texte reproduit dans le Mon. il faut des mesures pénales contre les directoires en connivence avec les J^ émigrés. doit être •nécessairement où tous les ennemis de la république doivent déployer leurs ressources dans l'intérieur. vous revoyiez cette Saladin. ligue celui Robespierre fait allusion aux articles du décret du 26 xiov. XV. l'espoir d'être dédomîï^agé de ses fatigues et de Le Logotachigraphe. .. dispositions moins sévèree que celles adoptées le 9 oct. Voir également sur cette intervention « Lettres. ((4) 1792. Nous ne faisons pas assez attention que nous balanà prendre une mesure importante. et les troubles Faites réflexion. d'en retrancher toutes les exceptions. 625.

qui. C'est dans cette même vue. Les circonstances évidemment des mesures plus grandes. d'exciter allarmes qu'on dans cette affecte capitale. anéanti les premières. remplis par des intrigans. vous pouvez balancer un instant à réprimer une je prévarication manifeste. qui sont chargés de crimes. j'en atteste l'impunité et la facilité avec laquelle tous les ennemis de la patrie rentrent dans le sein de la république. pou vez-vous vous dissimuler. que votre saun point qui a été manqué dans est sur-tout aucunes mesures répressives contre les adconniveroient avec les émigrés. Faites-une loi qui leur applique une peine sévère. du côté du civisme. Sous des administrateurs. Vous devez donc prendre des mesures sévères contre les prévarications des directoires. propre à les réprimer. dans le moment où nous avons à nous défendre contre la ligue des tyrans. n'ont aucun avantage sur les émigrés eux-mêmes. tout cela prouve les intentions les plus perfides. et sévérité mutilée. aux ennemis étrangers. sans accorder un brevet d'impunité à tous les tribunaux prévaricateurs qui veulent sauver les émigrés ou les prêtres réfractaires. sans La cesse source de nouvelles voix. et j'en atteste par tous les faits qui vous sont dénoncés. il est nécessaire d'ajouter à cette loi. Et cependant. D'après cela. il est nécessaire d'abord d'en ! retrancher toutes les exceptions qui tuent la loi. Ce n'est pas installés qui impunément que l'on doit arracher cette ressource à la nation. une sanction sévère contre les directoires. Cerautant qu'il livrer. les exceptions tuent continuellement le principe actuelles vous imposent Toutes évidemment les : et ouvrent de la dont loi. de même de nobles Il la et pris directoires qui d'émigrés de toute espèce. dont nos ressources doivent nous préserver. sont rentrés dans la Fiance. demande vous est si tainement vous ne pouvez pas balancer de réprimer cet attentat. Les directoires sont maîtres de déclarer que tel ou tel homme a émigré ou non.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 272 dernièrement efforcé s'est qu'on prétexte de amener une les subsistance. le punir ou le secourir. sont illusoires. qui sont ex- . une contravention formelle à une loi. que les émigrés rentrent dans la république. sein de la patrie pour la déchirer et pour la ils demeurent dans le en eux. Eih bien votre loi ne présente aucun article. Vous avez fait une loi contre les émigrés des articles additionnels l'ont entièrement anéantie. mesures que vous avez prises contre les émigrés. Vous n'avez cette loi. sous de répandre pour détresse. pour échapper à du mal est dans cette loi insuffisante les dernières dispositions ont gesse vous avoit dictées. sous l'égide souvent de ceux qui sont chargés de les punir. une foule innombrable de prêtres. ministrations l'égide se sont liberté. quoiqu'il faille rendre justice au patriotisme d'un grand nombre d'administrations. qu'il est une foule de directoires. ils peuvent lui ouvrir le sein de la patrie ou lui fermer. dans les biens qui appartenoient aux héros de la combattent pour nous sur les frontières.

LVII. et ceux qui vont éclater peut-être dans d'autres villes. universel. le Mercure français. le Journal français. V Auditeur national. 3. — 18 . p. les nobles conspirateurs. p. n'' 26. le peuple ne soit point troublé. il est temps de l'arrêter. 462. 414. du jour. p. par leurs des tyrans coalisés. n° 57. les paroître suffisantes qu'à ceux qui ont une indulgence funeste à la patrie. II. p. n** 192. V. que vous adoptiez sur-le-champ le qui vous est proposé par Saladin. le Courrier de l'égalité. 186. n° Robespierre observe qu'on ne constances dont nous 161. p. une loi simple.. dit-il. n*" 157. 479. p. t. Votre loi a été anéantie par les exceptions. le Journal du soir. le Mercure universel. (6) Mention de cette intervention dans le Journal du soir (Sablier). qui ne peuvent un fait j apport sur émigrés. 235. Journal des débats et décrets. et sous l'égide des administrateurs tion. tandis qu'il voile il est nécessaire que aux frontières. la Correspondance du Mainesenter la loi 42. 410. les émigrés de toute espèce rentrent dans les biens qui appartenaient à la patrie. 26 févr. 27 févr. moyen de le vous ordonniez faire une loi qu'il vous contre générale sera les moyens de réformer ces exceptions. t. 451. le Courrier des départemens. exécution. t. 4. Je demande ensuite. 436 (pour 456). t. Î^OBEâPIEiRRE.. 3. p. III. pas assez d'attention aux : les ennemis de la cir- Révolu- réunir dans l'intérieur pour favoriser. Les mouvements de Lyon. le Journal de Perlet.. aux indigents. n° 57. n" 102. XXII.. oseroient l'éluder. n" 157. qu'allant Je projet à la source du sur mal. t. vont conspirations. p. fait sommes environnés 314. XXIV. promptement cette et ajouter des chargés de son Je demande que le comité de législation soit d'y tenu de vous pré- que je réclame. loi. le Scrutateur le Thermomètre p. p. C'est à ce système que tient la rentrée de tous les ennemis que nous avions chassés. 5. n° (6) Texte reproduit dans les Arch. p. n° 10. 124. 26 févr. Il est donc nécessaire de revoir i d'en retrancher toutes les exceptions.SÉANCE DU 25 FÉVRIER 1793 273 posés trop souvent à la tentation de favoriser ceux contre lesquels ils doivent exercer leur sévérité. p. 3. dispositions sévères contre les administrateurs qui. Mais toutes vos mesures contre les émigrés sont illusoires. n° 158. le des Journal amis. n' 158. le Journal de France. demande en conséquence. qui suppléera aux défauts de la première. p. 1. aux héros de la liberté. 'n° 458. p. 203. le Patriote français. vous prouvent l'existence de ces conjurations. se celles mêmes. pari. le Point du jour. n*" 57. le Courrier français. p. p. pour les émigrés. 276. les prêtres réfractaires. p. et-Loire.

Hamel.. qu'il se méfie de ce langage. le ca|é. parues dans la 6® des « Lettres à ses commettans (2^ série). vérité révolution l'a développée.. II. rue des Lombards. 386).. des pétitionnaires s'étaient présentés à la barre de la Convention et l'iavaient sommée de rendre une loi sur les subsistances (2).. c'est la liberté cimentée par des lois humaines ». Paris p. La vie chère. et fufc (( appuyé par Collot-d'Hertiois. Dans ses « Observations sur une pétition présentée à la Convention ». (Apil est plaudi. (2) Voir Mon. j'ai osé proclamer cette dans un temps où elle n'était pas encore reconnue.1a journée. p. Ce sont les mtrigants qui veulent perdre les patriotes. le savon au dessous du cours (E. je vais dire la vérité. 283 à 294. : trahi. Kobespierre avait défini s^. non sans susciter un certain tumulte. moyens l'ont sent sa misère.. 2. cit.les discours de robjespierre 274 Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 60.) Le peuple voit l'insolence de la fortune accumulée dans leurs mains. aux Jacobins. XV. Ce n'est pas du pain seulement que nous position en la matière: devons au peuple français (les despotes en donnent à leurs sujets). les boutiques d'épiciers et se firent délivrer le sucre. 430 et ci-dessus. 11 février. 143. core ce qu'ils furent toujours. 621). Il y a dans le cœur du peuple un sentiment juste d'indignation. op.. Le peuple souffre. Le peuple a entendu tant de fois la invoquer loi par ceux voulaient le mettre sous le joug. Sté des Jacobins. d'arriver au hut. Déjà le 12. n° 8. 363. pas la <1) ceux qui il nécessité de prendre les Voir sur les pillaiges des 24 et 25 févr. Ceci est une trame ourdie contre les patriotes eux-mêmes. Cf. ]al dejs débats et correspond. séance du (3) P. la discussion dévia très rapidement sur les événements de . ». . et la que le peuple n'a jamais tort. — SEANCE DU 25 FEVRIER 1793 Sur les troubles des subsistances La journée du 25 février fut marquée dans Paris par des pillages de boutiques d'épiciers (1). A. Mathiez. J'ai soutenu au mdieu des persécutions.. Comme j'ai toujours aimé l'humanité et que je n'ai jamais cherché à flatter personne.. le cours de sans appui. i! n'a pas encore recueilli le fruit de (^ui ses encore persécuté par les riches. à ses commettans. n"* Robespierre. Robespierre intervint sur la fin du débat. p. et les riches sont entravaux. c'est-à-dire durs et impitoyables.. Des bandes de femmes et quelques hommes envahirent. et l'adresse des Jacobins aux sociétés affiliées (Lettres.. (3) Le 25 février au soir. les « il et il voit ne sept lorsqu'on Révolutions de n° 190.

la première. aux tiers Saint-Marceau et Saint-Antoine. saires quels sont les inconvénients qui peuy/snt en réçyjter veulent effrayer tout ce qui a quelque propriété notre que ordre de touie persuader tout . II. et ceux qui avaient alors trafiqué de votre liberté sont ceux qui ont excité les troubles actuels. et il se laisse entraîner dans de fausses mesures par ceux qui s'emparent de sa confiance pour le perdre. passés ? Vous avez pensé être la proie des P/rys§îeri3 et /deg Autrichiens. Plusieurs citoyens arrêtés étaient des domestiques d'cmio-rés. qui avait trempé (4) S5iît . ne doit-il pas avoir un but digne de lui } rpais de cj^iéfp'eg marchandises doivent-elles l'occuper ? Il n'en a pas profité. mais contrje la Montagne. il y avait uns transaction. un certain Lescombiez. J'articule à la face des Amis de la Liberté et de l'Egalité. doit se lever. disposition nale peuple cfoit qu'au défaut de lois turelle et légitime en elle-même il a le veiller droit de lui-même à ses propres besoins. à !a face de la terrasser les brigands. veulent subversif de sûreté. Nous en avpn^ « On nous promettait l'abondance entendu dire la mori du roi. autre cause Il y a une cette cause.os dangfXS itage.Q3^r qu'il s'agisprovocations. 621). et contre-révolutionnaire de la Convention. (4) le peuple sojt coi^pable. mais pcui (Applaudi. en supposant qu'il en ait profité. en échange de cf niodif^ue ^yai?r . je ^p ypju^ 4\^ pas que ses mouvements soient un attentat.1^- (le iî^îmes dans une conspiration royaliste du l®'" marg.) Faut. une disposition naturelle dans Il y a deux causes lui tre : peuple à chercher les moyens de soulager sa misère. quaficj le peuple $e lève.il vous retracer y. Cî. uiàh. qui siège où intiigante siégeaient les aristocrates de l'Assemblée constit Liante. nous ivons^^ vu des étrangers er ^es hqmmes opulents. : A : )) représentaient qu'ils Je ne vous comme dis pas accapareurs. ci-de£sous. le . car ]p§ V'f^^ï^ que de sucre ont été recueillis par les mains des valets de l' aristocratie et. Le peuple systèmie de liberté et d'égalité est ? Nos adyeir ils . j'ai été témoin moi-même des mouvements. pon pas cpntre la portion plus. après et nous sommes plus malheureux depuis que ce pauvre rqi n'existe Nous en avons entendu déclapner.SÉANCE DU 25 FÉVRIER 1793 275 parle le langage de la raison. il n'écoute que son indignation coriles riches. ce sont les desseips perfideç des ennemis de la 'îberté.eilli]f di\ sHCfe. non pour recu. àboids de la Convention. des ennemis du peuple. protectrices. bien convaincus que 'e seul moyen de nou-^ livrer aux puissances f Ivangèreo est d'alarmer le peuple sur ses subsistances et de le rendre victime des excès côté qui en résultent. note 7. Aucun mouvement ne se produisit dans les quarEnfin on appréhenda. çéai^pe I (lE. Hamel. . mais contre la députation de Paris et çontrie les Jacobins. des citoyens honnêtes. Des faits troublants periiQLet/:ai^r)t 4© §^pp. revêtus de l'habit respectable de sans-culottes.

d'être la et sait (On puisqu'il peuple les bri- que par loue ici bri- leur de caffé. pensé. et signalé par G. p. qu'au mois de septembre. conduite. Wal- Journal français. Le Courrier des départemens. n"* sur sa parole dans le ) » n° 103. l'orateur termine son véhément de la dernière importance. il étoit décidé à Paris que les Prussiens arriveroient sans obstacle ». et que je n'ai jamais flatté le peuple. dit-il. 61. 1. mais les rolandistes. pleine de confiance en la véracité de l'intègre Robespierre. et ceux qui avoient trafiqué alors de votre liberté. il décidé à Paris que les Prussiens arriveraient sans obstacle à Paris. p. le cette Patriote l'a cru intervention français. car — delle. contmue l'opinant. — SEANCE DU 26 FEVRIER 1793 Sur une dénonciation contre Marat Le 26 février. V. était Nation. Robespierre débute par ces mots remarquables (( » (5) : Comme « fai toujours aimé l'humanité. 43. les brissotins. mais la société. mais pour terrasser doit se lever. méritoit bien d'être prouvé.) A propos de &ucre par raconter un discours. un débat s'instaura à la Convention sur les troubles de. après l'affaire du 10 août.la veille.301. lui ? De (( chétives marchandises doivent-elles l'occupe: } Le du sucre. L'orateur n'a pas été longtemps fidèle à ce il approuve entièrement les taxeurs de sucre et de chanJe ne vous dis pas. après l'affaire du 10 août. n" 20. je ne vous dis pas que ses mouvemens soient un attentat. VI. un projet de décret qui ordonnait au Comité de sûreté générale de rendre des mesures employées pour découvrir les auteurs et in 5compte . sont ceux qui ont excité les troubles actuels. non pour recueillir gands )). qui n'a jamais menti. 2. que le peuple soit coupable. (Un fait d'une telle importance. Mention de p. 731. La salle retentit d'applaudissemens gands Robespierre n'entend pas les taxeurs. ne doit-il pas avoir un but digne de principe. je vais dire la vérité ». il y avoit une transaction. en particulier. (5) ter. à la face de la nation. Vous avez fait (( des Prussiens proie et des Autrichiens. mais quand le peuple se lève. Texte reproduit dans Aulard. Barère proposa.LES DISCOURS Dp ROBESPIERRE 276 qu'au mois de septembre. qui ne tend rien moins qu'à faire croire que les Rolandistes avoient vendu notre liberté aux tyrans. t. 2. J'articule à la face des amis de la liberté et de l'égalité.

. extrait du (1). on voudécret d'accusation. les injures de Taccusé et sur-tout la sonnette du président (4). XV. Walter. fit décréter le renvoi de la dénonciation aux tribunaux ordinaires.. Hamel. Robespierre s'approche du président.SÉANCE DU 26 FÉVRIER 1793 277 Salle dénonce alors Marat et cite un. Boyer Fonfrède aurait demandé qu'on se bornât à 'envoyer aux départements le récit des r2) C'est troiubles et l'anticile de Marat. 568. Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 62. représentant du Puy-de-Dôme. V. m^aTs attribuent les paroles qui suivent à Birotteau. (4) C'est Dubois-Cranoé oui préside. Les Arch. 240. Paris sera aujourd'hui même en combustion.oo£wpareuTs. 278) indiquent ce mouvement de Bobespierre. (LXTX. d (5) (( le Mention de p. mettrait fin aux malversations » (2). (5) Aucune mention dans le Moniteur. — SEANCE DU 27 FEVRIER 1793 Sur le rappel des députés infidèles Le avait 26 février. dans E. Journal de la République française n du 6 février 1793: « . 28. n"* Nous ne nous étendrons pas davantage sur cette scène. demande que Marat soit expulsé provisoirement de l'Assemblée et qu'il soit enfermé afin que l'on examine s'il est fou. t. Bancal. 428. l'ap- ^ . I Journal des débats et décrets. t. le n^ 1295. Méaulle. Mon. et là il annonce que décret passe. La Convention vota ensuite les propositions de Barère. (3) tigateurs « Courrier des départemens . pari. du Club national de Bordeaux (1) Il s'agit essentiellement des députés ayant voté pour pel au peuple lors du procès du roi. n" 161. p. p. représentant de la Loire-Inférieure. ni dans G. en ordonnèrent autrement. Ferrières qui se charge de lire l'article de Marat. 443.Le pillage de quelques magasins à la porte desquels on pendrait les a. mais les vociférations de Tallien. et son délit fut renvoyé aux tribunaux ordiloit de toute part îe naires. donné lecture d'une au nom du "oétition (1) comité de correspondance.. 329. p. 443. Au cours d'une discussion tumultueuse. universel. il étoit prêt à être rendu. Desiieux. Cl) Mercure cette intervention dans le Patriote français.. si XXIV. (3) Voir le Courrier de Gorsas. les motions d*ordre de Robespierre. p.

Deâfieux revient à la charge: rité des sociétés affiliées demande le rappel des députés infidèle h la eaufeë du pèiiplé. Nous avons à faire les préparatifs nécessaires pôiir résistef à tous les despotes de l'univers. Robespierre. Un les ils sofit tous ligués contre les patriotes. p. mais demanda que les sociétés affiliées fussent en même temps éclairées sur la cause et la nature des événements survenus à Paris à l'occasion de la cherté des subsista. Les relations diplomatiques en-fi-e 1 Espï. Voir ci-. p. Jeanbon -'SaintAndré jippuya son pro>jet d'adresse. (2). du goilvernefnent espagnol « pour gagner les votes hésitants ». de Condorcet signalé plus haut. Le leridemain. non pas la inais le mode du rappel et la peine qu'on doit leur t}Uestiotli infliger. 341-345. à ses c'est que de la Société répitblicàine de Marseille dans çommettans ». Les dépenses à engager étaient estimées à trois millions de livres.. Or. nous devons nous engager dans une noude cabale et d'intrigue ? velle arène résulterait-il du changement des députés ? La Convention en serait-elle plus pure? En résulterait-il. 'à juste titre. qui a nommé de mauvais députés. (3) et demandé. il est évident qu'ils seraient remplacés par des suppléants. 1067.. 46. la Sté dés Jacobins. que lés députes éliminés seraient remplacés par des députés plus dignes de la confiance publiqiiè ? (5) Si l'on suivait les principes. l^"" mars. V. 2. si pétition de Marseille nous entraînait dans des mesures inconsidé- rées..ncè de Vî^.ienn&s à la mort de L )in>. La correspondance de l'a. Pans. a nommé de mauvais suppléants: et re- Que nationale marquez que les suppléants biit déjà toute fidie de cëuii. toute la peraristocrates font cause commune.^igtie et la Fra. 2*^ série. Robë&pierre tprit immédiatement la parole. Voir là lettre u Lettres.nces. Tous la les duplicité. la morne intrigué. (Cf. On considérait.lô8. Nous avons l'analyse et de la discussion la Constitution.mbassadeur Oeâriz avec son ministre Godoy montre.) .. Je demande SI. dans ce double embarras.. lorsqu'il faut à passer au creuset de dont les intrigants nous ont tracé le plan insidieux (4). n^ 7. qUë )> i? Jtl des débats et correspond. que l'on véiit chasser. qu'un certain nombre d' a appelants » avaient été achetés. et chargea Robespierre de la rédaction de cette adresse.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 278 de répondre aux vœux des sociétés de Nîmes et la question du rappel des députés « infidèles la majoi^t disciltée.ftprès sénnce dë>s Jacobins du P'" mars. f(4) Il s'agit du plan (5) O'Cttë qllëstîdti àvètit déjà été débàttiië daris la séance des Jacobins du 22 février. XVî 13) Autlar'd.en effet les efforts. dé Marseille afiti (2). Japqueline Chaumié. idée ? Je ne parle pas nouvelles. p* 150. autre désavantage naîtrait de la mesure proposée. il faut mettre à l'ordre du jour. La Société accepta cette proposition. Si nous décidions sur-le-champ cette question. qiië résulterait-il de l'exécution de cette du danger d'occuper les citoyens d'élections s'occuper du danger dé la patrie.

éderoient néceèsàiremetit ? Non doute: et ceux-ci seroient pltis dangereux pour la liberté. une constitution perfide qui doit être soumise au creuset d'un examen sévère. de ces données que le système du rappel distrairait l'art l'attention publique des grands dangers qui doivent I occuper sans partage. 243.is uri grand avantage. et puis les députés (( ^ éliminés dé . comme Pitt et ses partisans de Loridreô. L'embarras des élections nous engageroit dans une nouvelle arène de cabales et d'intrigues. p. n"" 61. (6) Premier Journal. Etï formant de nouvelles assemblées primaires. Que les sociétés populaires chassent dé leur sein les députés infidèles. Pouvons-nous compter civisme des suppléans qiii leur sucr. XXIV.11. Faisons apercevoir due Brissot s'est exprimé. qu'ils disposent de tous lés trésors de la République. le conclus que Sociétés affiliées que mes animés du même Comité de correspondance doit déclarer aujt nous partafeons leurs principes. et les livrer à la honte de la nullité et dé l'impuissance de nuire. nous croyons devoir les flétrir de là cen»sure civique. p. Bûchez et RoitXj 4ùh. Prouvons que les mêmes hommes citii excitent des troubles àfFament le Deuole. V. voilà les objets qui ddi* vent attacher nos reç(ards. parce sans (6) TeJrte reproduit dans Aulard.. .ue. et G. les patriotes. ie la seroient confiance peut-être remplacés par des députés aussi indignes sur publique due les premiers. 46. armés du sceotre de l'opinion. Les sociétés populaires doivent s'armer de la censure. 731. on seconderait les vues sécrètes des intrigants qui veulent y jeter toutes les semences de la discorde et v allumer tous les brandons de la suerre civile Le moyen de déiouer c'est nuire. sur la mort du tyran des Français. m. Hàîttèl . Robespierre.SÉANCE I)Ù 27 FÉVRIER 1793 " 279 ceux qu'on veut chasser sont des intrigants connus. ou le Point du jour. Remarquez bien que les mandataires infidèles ne sont inconnus que placés parce qu'ils ont résulte II de cacher leur perfidie sous les couleurs du civisme. de les de les réduire à l'impossibilité de démasquer entièrement et de les marquer du sceau leurs complots et de l'ignominie. signalé ]iar K. Prouvons qu'il y a une coalition criminelle eritre les intrigants et les cabinets étrangers.ais nti'au lieu de demander le le rappel des députés infidèles. Si la pétition de Marseille noiis entraînait au-delà deé bornes dé la prudence nous donnetioris à hos énnem. que noils sôm* esprit qu'elles. 625. et ils seraient rempar des iïitrigants encore couverts du masque du patriotisme. les dangers de la patrie. briseront aisément le spectre du despotisme et de rintrie. Walter. dont Ils tiennent les destinées dans leurs mains..

et connue actuellement de toute la France. au lieu que les d»lputos son! démasqués. » affiliées maoïdataiies perfides que les 187. pendant quelques tems. p. nous avons à remettre au creuset un plan de constitution perfide et à nous défendre des entreprises des despotes. p. 22. il faudra remplacer les députés perqui me répondra du civisme dj. le peuple ne rappelle aussi les membres énergiques. à nous rendre à l'esclavage par l'anarchie et la guerre civile. n° 2. comme Chabot. leur perfidie est fides par la loi. ne peut au lieu que les suppléans usurperont encore. qu'en rappellant les mandataires intrigans. En outre. je vais vous proposer un moyen plus nuire. c'est le moyen de les vaincre. n" de notre résolution de ne frapper du sceptre de l'opinion publique. nous perdrons de vue la constitution. Après vous avoir démontré les inconvéniens d'un renouvellement de membres dans la Convention. et par conséquent. en suivant leurs suppléans. Faisons appercevoir la collusion criminelle qui existe entre les intrigans et les cabinets de l'Europe. qui craint. Craignons de fournir à nos ennemis l'occasion de jetter dans des assemblées primaires le serment de la discorde. mon avis. qu'ils ne <Iu ! sein les députés infidèles. Deux grands objets doivent fixer toute notre attention. {Applaudi. et vous mèneront peut-être à leur but. Il veut au contraire que l'on passe au creuset de l'analyse et de la discussion. l'opinion des départemens. dont ces intrigans nous ont tracé le plan insidieux. et d'ailleurs l'ora- . 2. Il faut bien prendre garde de faire tourner au désavantage de la liberté une mesure dictée par le patriotisme. (( Robespierre. quel avantage en tirera la liberté Cette mesure fut proposée par les ennemis du bien public. c'est correspondance et ces êtres démasqués ne pourront c'est faire plus nuire à la cause de la liberté. « Robespierre. et leur instruisons sociétés les Feuille de Paris. à de connaître pour ce qu'ils sont. t. Le Courrier des départemens. il vous faudra faire connaître ces suppléans. songez si nous allons nous rejetter dans toutes les intrigues des assemblées primaires. combat la proposition de Desfieux. de les marquer du sceau de l'ignominie. c'est de les démasquer entièrement. la constitution.) VI. Opposons leur l'arme redoutable de la censure civique que les sociétés populaires chassent de sont pas encore connus. a nommé le mauvais suppléant. suppléant ? Le département qui a nommé le mauvais député.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 260 parce qu'ils sont encore couverts du masque patriotisme. et nous verrons s'évanouir en un instant ! le fruit de tant de travaux. de redoubler votre sage. D'ailleurs.

. 4.. puis l'aliénation et la vente en^ proclamées le 27 juillet 179(2. et 351. 1). (Jal des Jacobins. p. p. 324. demande qu'on procède sans délai à la vente des biens des émigrés (. op. il membres sein les entre — les infidèles. « Il faut que la Convention fasse une loi contre ceux qui provoquent des attaques contre les propriétés^ ». à leur imprimer le sceau de V ignominie. séquestre avait été établi sur les biens des absents par furent 1e décret du 8 avril 1791. 223. « Pour y parfaut. )) Courrier universel (Lade463. député de l'Hérault. p. Remarquez bien que les mandataires infidèles ne sont inconnus que parce qu'ils ont l'art de cacher leur De l'impossibilité où l'oraperfidie sous les couleurs du civisme. préseinte. le Journal du soir (Sablier). mais les premières ventes immobilières ne commencèrent guère avant août 1793. M. n° 198. tandis que Buzot souhaite qu'on mette solennelliemnt toutes les propriétés sous la sauvegarde de la (1) La baisse de l'assignat et l'agiotage avaient déjà été dénoncés par Chabot à la tribune des Jacobins le 3 févr. teur se trouve de remplacer les royalistes de la Convention par des )) hommes il conclut qu'il faut s'occuper seulement à les purs. Courrier de VEgalité) 63. Bouloiseau. affament le peuple Mention de et disposent cette vèze). 3. dit-il. les trésors dans le de la République. un rapport sur les moyens de rétablir la confiance et de détruire l'agiotage (1). prouvons que troubles. 2. député du Bas-Œlhin. comme Pitt et ses mêmes hommes qui excitent des Brissot s'est exprimé sur la mort partisans de Londres. n° III. n° 350. inviter les sociétés populaires à chasser de leur plus et démasquer venir. a Ils ont. p. 281 pense que il dangereuses.2). p.. Faisons appercevoir que intrigans du tyran.. Ruhl. P"" mars..) . toute la duplicité de ceux que l'on veut chasser. — SEANCE DU 28 FEVRIER ' 1793 Sur les mesures a prendre pour maintenir le crédit public Cambon. i(2) Le iLe séquestre. Débats. prouvons qu'il y a une coalition universelle et les cabinets étrangers.. dit-il. (Cif.SEANCE DU 11 FÉVRIER 1793 teur ne croit pas doublures aussi Convention en devienne plus pme après l'exles suppléans des députés sont des la que pulsion des brissotins. cit. au nom du Comité des Finances. p. les de tous intervention le t.

i('5) 64.^itis ou pèt-!^onne qui. n° demande à faire une autre propôsitiori poiir le de cette intervention dans le Journal 163. 456).. 2 mars. XV. désolés. 359.. ont dû coinfirmer un jugement dans ils hé vovaient auCun Vire de ff^rme. 6. (4) Elle avait en effet chargé le 26 févr. n^ ÎW. le remet en circulation (2). condamné à mort pour distribution de faux assignats. p. La loi ne fait aucune le^duel différence eTit-t?_ le fàfet-icant et le ^distributeur dé faux aSsign. sect. pari. des débats XXV. Robespierre. LIX. /3) Voir te dis. pari.^âl (^) Il s'agit du titre I.cours du ministre dans le Mon.ta1 de Paris. Mërfticfh cfëts. Tiar suite d'un recoure en càssatio'n (1). et dé- 12. déclare que l'exécution a été suspendue non en raison d'un sursis qu'il -n'a pas accordé. Àteh. Le mitiistî'é suggère à l'Asèèmblée de corriger les défauts m de cette fcés Idi f^évëré (^). p. mais qu'il savait faux. 3. 494. les juges du ''('ribïUTial de cassation. -^ intervient.: LTX. 1792 et son pour-voi en cassation reieté le février 1793. mais.^ avril <. tice Je (5) le 2/2 sës dàiis Paris. La Convention adopta (4) O) Lan ou e (ou Lai ou e) avpit été condamné à mort par le TriPa-ris le 17 déc. p. 2 du Code pénal (art. art. motion avait été vodïée sur la prorpositioîi de septembre 1792. 595. d^ns la séance du 21 avril. p.ùtetïfs de violations de propriétés coirimiigemblable (8) Danton. n" ll4. ayant récu \in faux as^siarnat. Pasire aurait. dé Lpsrislàtioii TD>*'^sf^ntà iih rapport sur cette hnp^Uoyi d. appelle à s'expliquer sur les motifs d'un sursis accordé a Philibert Lànoue. ministre de la Ju»ti--îe. (4) Le Logotùchigraphe. -- 341. le ministre. le Mercure t. de la Jusde poursuivre les a. La GouA^fntion examina le 2S février une P""^ pétition ipfôsehtëé en S'-^n fiôm elle la renvoya au 'Comité de Lé bunal criminel^ de : gisLntion (Arch. 43î)« 'C4) Lé Côinité I . universel.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 282 Nation Robespierre demande (3). p.nns là ^éphcé du 2. SEANCE DU l^'^ MARS 1793 Pour une modifïcaton de la loi contre les distributeurs de faux assignats Garât. à l'ordre du jour. àdoptfi le 18 juin 1791). obtenu te rapport du surF18 concernant Lanovie C^fttriot© Irançais. Robéi^-nièi^f propositions à l'unanimité. mais TAssemlDlée passe la parole. salut public. tre ministre attire l'attention de l'Assemblée sur la rigueur de la loi: Philibert iLanoue a été condamné à mort pour avoir passé un assignat de cinq livres «u'il avait lui-même reçu.

de la justice. 595. ordonnât le sursis à l'exécution du jugement prononcé contre Philibert Lànoue. de crainte voir n'est qui retomber sur lui pas paroît le n'avoir séduit été dommage d'un crime par cjuè commis par autrui. Les et signalé par È^ . des fabncateurs. (5) Le Logotachigraphe. n" 62. mon cœur en Songeant convaincu d'avoir porté Robespierre. (5) Texte reproduit dans Hamel. n'aurait pas été puni de mort. la peine due à une faute involontaire. n'ait éprouvé tous les sentirtiens qu'il a exprimés. le et se liguent avec eux. ou le MARS 1793 ]'' 203 Moniteur universel. aucun de nous qui. et que ce soit une raison de plus pour adoucir. je proposerais en second lieu que l'Assemblée. de la justice et de l'humanité. .je. crois qu'il nous serait facile ici de concilier l'ititérêt de la publique avec celui de l'humanité. ministre toute XV. n° 62. en songeant qUe cet homme sera traité en Robespierre.SÉANCE DU Gazette nationale. n" 164. est lui-même traité comme l'auteur de cet attentat contre l'ordre social et contre la fortuné de la nation. je frémis. p. dis. 9 (légères p. p. votre humanité. et en perfectionnant la loi pour l'avenir. atteinte la à la qui fortune publique. en suspendant l'exécution du jugement déjà rendu. citoyens. de causé. Je proposerais donc que la loi fût renvoyée au Comité pour l'examiner de nouveau et proportionner les peines aux crimes. 286. qu'en établissant les degrés que la peine indique. appelle Mon. n'est Il . variantes). Je crois. un homme qui aurait donné Je fortune une fausse pièce de monnaie qu'il aurait reçue. IL 637. 507. Je sens la nature frémir dans qu'un homme qu un citoyen. Je ne crois pas qu'en perfectionnant cette loi. qu'il nous est facile de concilier ici et l'intérêt de là sâiné politique et de la fortune publique. Journal des débats et décrets. criminel. car cette terreur conservera toute sa force aussi longtems que le glaive de la justice attemdra sûrement les auteurs des véritables faux. en écoutant le ministre de la justice. cédant à un sentiment de bienfaisance et de pitié bien naturel à l'homme.e. ensuite pour les les hommes aussi coupables qu'eux. vous affoiblissiez la terreur salutaire des loix portées à cet égard.. sous 'e règne de liberté. Souvenons-nous que sous l'ancien régim. Je frémis en songeant qu'un homm^e qui n'est pas convaincu d'avoir attenté à la fortune publique par une coupable cupidité qui paraît n'avoir été séduit que par la crainte de perdre un assignat qu'il avait reçu. et celui dé l'équité naturelle. c'est-à-dire. qui distribuer en connoissance Mais demande le troisième toute votre le degré qu'a indiqué attention.

le Journal de France. t.) (6) Texfce lieu La Quotidienne. pairl. p. renfausse. (1) Simond avait été envoyé en Savoie pour origaniser le département du Mont-Blanc. 4.. un homme qui. 248. Le ministre de la justice vient de vous soumettre de délits la fabrication. . 3. sous l'ancien régime. — SEANCE DU V^ intervention: La Khin Société et ayan. je demande donc que vous renvoyiez législateurs au comité de législation le soin d'examiner les moyens de perfectionner la loi dont il s'agit ici. n"" 161. des exà Philibert Simond. le Journal du soir n"* (Sablier). 3 mars. 1 reproduit dans de Lanoue. le Jovsrnal de Paris. celui qui mettait involontairement en circulation une pièce de monnoie circulation. 5.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 284 français ne peuvent pas être plus durs que Tancien gouvernement. p. p. LXIX. n° 51. et nous ne sommes pas faits pour l'imiter. ayant de la monnoie ou une pièce de monnoie fausse. (( sortes trois : ce dernier cas. n'auroit pas été puni de la peine de mort. n"* 61. V Auditeur national. ie Thermomètre du jour. universel. et qu'au nom de l'humanité. p. p. cela auroit été un acte de tyrannie. avec Hérault de Séchelles. 242. mars. 517. p. le Scrutateur universel. » Mention de cette intervention dans le Courrier français. 3 mars. ou bien s'il l'eût été. n"* 162. 422. en étoit quitte pour la perdre s'il n'y avoit d'autre délit donc à votre de comité vous voyez législation. la Correspondance du Maine-et'Loire. 12. et : ordonnez le sursis du jugement du malheureux Lanoue. sous leur règne.fc En MARS faveur du représentant demandé commissaire dans l^'' le 1793 Simond (1) député du Basdépartement du Mont Blanc. pour qu'il présente un projet de loi qui supprime la peine de mort dans ce dernier cas. Or. t. 2 . s'en seroit servi. XXIII. l'émission de faux assignats avec connaissance de cause. les Arch. l'auroit laissé dans la circulation. du jugement. Grégoire et Jagot. par décret du 2d novembre 1792. p. p. 518. appelle toute votre humanité. p. 466. n" 45. (Laloiue au Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité 65. vous ordonniez le sursis Mercure à l'exécutioTi XXV. législateurs. p. et la mise involontaire d'un faux assignat en Robespierre. serez-vous moins humains que les despotes? eh bien. (6) 30.

Journal. p. Les propositions de Robespierre. il en demande l'insertion dans les journaux ^patriotes. Hamel ni G. 50. il m'a envoyé un écrit contenant une justification dont il n'a pas besoin (2). « Le citoyen Simon. Aucune mention E. p. p. réponse aux imputations de la Société de Chambéry. V. commissaire de la Convention nationale dans le département du Montblanc. cette à la : et société.e propos. 3. Le Jajl des débats.. certes. tribune. dans (3) Texte résumé dans Aulard... et qu'elle invite les journalistes patriotes à insérer dans leurs journaux l'écrit justificatif du citoyen Simon. commissaire de la Convention dans le département du Mont-Blanc. Journal du soir (Sablier). (Il n'a jamais dévié des vrais principes.. 247 Le citoyen Simon. {4) Cf. p.) Je la société lui écrive qu'il a conservé son estime et sa et qu'elle invite tous les journalistes patriotes (dont le bre est très petit) à insérer dans les feuilles qu'ils rédigent ficatif du citoyen Simon. » (3) a Premier ]omnal. . n° 62. Jacobins (n° 374. et dit commissaire de la Convention dans le département du Montblanc. Robespierre le défend. des prêtres et des agens de l'aristocratie.. nom- l'écrit justi- )) n*" 466. a éprouvé des tracasseries de la part des nobles. Sté des Jacobins. éprouvé des tracasseries de la part des nobles. Walte. Je demande que la Société veuille bien écrire au citoyen Simon qu'il a conservé son estime et sa confiance.SÉANCE DU V' MARS 1793 285 plkations sur sa conduite. publiée par G. 2... tandis que Desfieux engage la Société à attendre les renseignements qui doivent lui parvenir à ". m. et les calomnies aux(( quelles monte Robespierre membre de il est demande que confiance. 2). Robespierre annonce qu'il a reçu de Simon. (4) (2) Nous n'avons rien trouvé à ce sujet dans la correspondance des Robespierre. 2) publie une lettre de -Simond qui témoigne aux Jacobins sa satisfaction pour l'avoir défendu. un écrit justificatif de sa conduite. en butte sont de nouvelles preuves de son civisme. Micboin. ou Le Point du jour.embre de cette Société. Robespierre. 3 mars. sont adoptées Jal des débats et correspond. des Jacobins (n° 374.r. il m'a envoyé un écrit apologétique de sa conduite.. soutenues par Tallien. et que la Société écrive à celle de Chambéry qui a rayé ce vrai patriote du tableau de ses membres. en réponse à toutes les calomnies qu'on s'est permises contre lui. . p. qui.. Lettre de Simpnd contenant :ia. des prêtres ?t des agens de l'aristocratie. n'a pas besoin d'apologie.

: sous le prétexte de la chèieté du savon. Iq p. Imp. p. 'n" 8. V.. d'accapareurs. Cependant l'aristocratie. mais il souffre. Sté des Jacobins. dans les groupes. le peuple triomphe. le peuple avait environné d'un calme imposant l'échafaud du tyran.. secondée par Thypocrisie. à ses commettons ».. a voulu faire tin dernier effort. 442.N. nous traitèrent d'agioteurs. 623. On fit prononcer à la Convention une pétition. XXIV. 2^ série. la mort du tyran des français a frappé de stupeur les ennemis de la chose publique. des escrocs. II. Walter. il reste calme.6) Voir ci-dessus. Pitt avait annoncé lui-même que dans huit jours des troubles éclateraient à Paris. Le 1^"^ mars. Le texte a été reproduit par Auiard. aux sociétés aifiliées (5). 3 mais. Hamel. la cherté des subsistances leur a offert un prétexte dont ils ont profité. relève encore urie tête menaçante. p. (6) ]al des débats et correspond. Dufourny ayant proposé diverses additions suscita quelque -tumulte. broch. mais il est outragé et calomnié par ceux qui veulent l'agiter et le perdre. Le moment où les vils champions de la royauté devraient cacher leur honte est celui où ils montrent le plus d'audace. et signalé par G. il est utilisé par E.' Gette adresse figurera 744). On a Le génie de la liberté plane sur toute Remarqué les idées suivantes la surface de la République française. nous a an^ ronce que la mort de Louis Càpet entraînerait de grandes calarnités. Grâces à notre (5) (.. Robespierre donnait lecture de son travail à la tribune des Jacobins.. des émigrés. 73L ici .. dont le style dénonçait les auteurs de cette trame perfide On vit apparaît! e des attroupements de femmes. et dans les '<( Lattre. donc dans notre publication des Lettres. autant pajf la terreur panique que par les manœuvres de ceux qui l'entretenaient. les émigrés se réunissent aux intrigants pour nous ravir le bonheur et la liberté. Le pain manque m-omentanément chez les boulangers.. Mais la horde des étrangers. Malgré l'or de Pitt. 3 Robespierre a lu le projet d'adresse aux sociétés affiliées. Un député que je ne nommerai pas.. 51.. des aristocrates déguisés sous la livrée du patriotisme se répandaient dans les sociétés. la Société avait chargé Robespierre de rédiger unie adresse.LES PISCPURS Dp ROBESPIERRE 286 2' interveption : Sur hs troublée de ParU et la conduite des Jacobins Le 27 lévrier. malgré l'assassinat de Le Pelletier. des Fayettistes. et Bûchez et Roux. séance du 27 février. patriotique èi républicaine (iLb^'^ in-8°. 395-398. p. égarés par la profonde perversité de nos ennemis.. Nos allarmes augmentèrent quand des citoyens des tribunes. Texte intéigrai de l'adresse à la B. malgré les manœuvres et les intrigues des protecteurs du tyran. La Société arrêta l'impression et l'envoi à toutes les sociétés affiliées. et nous nous bornerons à signaler les extraits de presse qui s'y rapportent.

Voilà le peuple de Paris.. des tresws pub^cs. que bs que les magasins <jes boutiquei. le 1^^ prair. condamné a mort par d'aiprès qui enfin. pa^ie '^t domicile du vertueux . les : et tout rentra derniers de ces troubles.-F. nous pe vous dissimulerons pas des circonstances importantes. à notre dans événements sont liés à des desseins sinispuisqu'on désigna les Jacobins de Paris comme les instigateurs surveillance. r^p^ji! ne peuvent être attribués qu'à ceux qui pn.èle. aucun marchand n'j? été inquiété vain les agitateurs se sont-ils pprtés ^u Faubourg S^int.^s auteurs d s derniers événements.Antoine. J. qu'à ceux qui ont outragé la rnémpire de Michel Pelletier. des patriotes 9pt obtenu une préférence qu'ils ne méritaieiit pg§. sait Il Le peuple de (Applaudi). n'ont pu agiter les habitants de ce faubo.^rd.iteur§ tous l'intrigue Les combiez. youju ppprimiPi la liberté. démasqués.e^ F^^' pectables sans-culottes.irg. cachés sous la livrée d.) patriotes.. ex-lieutenant de au Royal-Vaisseau. des société des entendu de : Jacobins.:x qu. où il mialveillants Vive Louis XVI. 54. du » orthographièrent €6 nom : Les- 25 février. J R y o^l outragé le? emblèmes de in liberté et égorgé Jos Plusieurs ont été précipité dans le fleuve. ppuv'. quà ce.nn).era^ d'u^ il d'avancer Mais l'aristocratie. Il s'aigit. les aristocrates la j'en ai reçu nouvelle aujourd'hui. qui ont voté pour l'appel. (Cf. l'ordre tres.SÉANCE DU I" MARS 1793 287 nos calomniateurs échouèrent. H. et dont plusieurs sont arrêtés et livrés aux Le nommé Descombier tribunaux. des aristocrates même. Dites-leur que la hl?^r|t4.es épipjers n'a il fuài^ des Lomb. Qu'à ceux. de tous les le$ g. et que les boutiquiers fayettistes et aristocratiques ont montré uue joie et Ufie fjÊjfrpeté gui n'étaient pas Au En ils naturelles.egarde aux émigrés.s. avait faire Il a été arrêté près de la salle de la osé s'introduire (7). Parmi les femmes attroupées étaient des domestiques d'aristocrates connus. (Cris d'indi^nailon. etc. de et le Trib. 3amt-Marceau.Deçcombièç. qu'à ceux qui s'étaient déclaré^ les avocats du tyran. N'a-t-on pas retentir le cri extravagant et sacrilège faut vpus dire encore gros accapareurs oqt été respectés. ont faumenté insurrection qui a éclaté dans la ville de Lvon. no'to 4). point deux fois aux indépendante efforts (7) de « de 'r . qu^nd on vpjjs peupl'^ parce qu'ils le craignent dira qqe les Jacobins sont '. dez les qu'ils défenseurs de . les point assiégé Qu'ils sont comptoirs de ia r«je l. de s'egit ci-dessus^ Auiard (V. foudroyer les tyrans. vils ces petits impi>^'teur5 qui veulent calomnier le Mais. 1). qi à ceiîjt qui ont accordé une sau.enres 4e perfidie triomph. faubourg mais il ne yiôitie point Paris a rei^vpisé le despotisme. et disposent qu'on ne croit dites-leur Révolutioïis de Pa/ris sèan'ce n. mais pour indiquer la véritable cause de l' insurrection. z.|jind.rév. I7ur co]p.ir. frères et amis. Nous ne nous abaisserons pas jusqu'à nous justifier. .

dit l'oraleur.euse contre les auteurs du pillage. (( . patrie et domicile da Vedueux Roland. p. répondez qu'ils ne peuvent être attribués qu aux avocats dv tyr. les brissotins. (Applaudi. girondistes qui vrA pillé les magasuis de sucre et de croit. Le peuple doit se lever. Robespierre aurait dit: (9) Voir ci-dessus.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 288 demi-siècle la liberté du monde. n° 4. p. chargé de prouver aux départemens que les Jacodu désordre qui a eu lieu à Paris ces jours derniers. les émigrés. quand on vous dira que les Jacobins sont les auteurs des derniers événemeos. nant Timpression est daté par erreur du 2 mars. venez vous instruire au milieu d'eux. séance du 25 févr. les Tarrêté de la Société ordon(8) iSur la brochure imprimée. la ville de Après cette sortis vigoa. Le peuple de Paris n'y a point eu de part. que le peuple de Paris n'avoit entré pour rien dans toutes ces manœuvres rolandistes (L'orateur oMbiiait sans doute qu'il avoit regretté dans une précédente séance que le peuple se fût levé pour du sucre seulement. et les malveillans trembleront comme ils ont tremblé /^artisans devant les demande Le les fédérés qu'ils avaient eux-mêmes » l'impression On appelés. 54. mais ». Avant d'entrer en matière.) (9) « Le peuple de Paris. il le peuple n'a point assiégé les comp- )) 107. s'écrie Robespierre. il analyse philosophiquement l'épisode des 23 et 26 février. unissons-nous des empoisonnés Jacobins ne seront nuisibles à la cause de la liberté.) (8) Courrier des départemens. non pour reeueillir du sucre. présenté un projet d'adresse qui a été très-applaudi. qu'ils ont jurée de défendre jusqu'au dernier soupir. qu'à ceux qui ont outragé la mémoire de Michel Lepelleiier. Pour remplir ce faibles les pour prémunir esprits du despotisme.m. VI. les ex-nobles. Robespierre a soutenu avec une hardiesse qui a frappé les Jacobins euxmêmes. jamais contre les écrits but. Robespierre donne Saint il lecture d'une adresse qu'il a rédigée avec à ne pas rappeler les engager départemens députés qui ne sont pas dans le sens des Jacobins. sait foudroyer les tyrans. cafîé. 2. Frères et amis. venez voir les Jacobins. Si vous en doutez. n° le André. « qu'à ceux qui ont fomenté V insurrection qui a éclaté dans Lyon. t. mais pour terrasser les brigands ». Robespierre. les rolandistes. qu i ceux qui ont voté pour Vappel. despotisme. Il assure que les Jacobins ne seront jamais nuisibles à la liberté. mais de Paris a renversé toirs des marchands Journal français. pour ne visite point les épiciers. Si on l'en (( bins sont innocens a ce sont les aristocrates.

n'^ . p. S'appuj^ant sur le cas d'une jeune fille îmmenée en émigration par ses parents à l'âge de treize ans et. à charge pour eux de rentrer en France ians un délai de trois mois. (11) Il s'agissait de Santerre qui. et qui ont dévalisé les magasins. rentrée en France. p. La discussion s'était le rapport et le projet de décret présentés pari. n° 189. 2. la Révolule Courrier universel (Ladevèze). — SEANCE DU 5 MARS 1793 Sur les exceptions a la loi contre les émigrés du jour ramène la suite de la discussion de la loi émigrés (1). la Feuille de Paris. car il seroit à craindre que le remède ne fût pis que le mal. Osselin demande le maintien de la toi pour les garçons. ajoute-t-il. Je ne vous parlerois même pas de ces minuties. ne seront pas âgés de 16 ans accomplis pour les garçons. attaqué le maire i(lO^) La 'Société des Jacobins avait vivement Chamton auquel elle repochait d'être un lieutenant de Uoland. (12) :e le Mention ou extraits de cette adresse dans le Journal du soit (Sa- 466. n*" 166. en l'honneur de Le Peletier. a été rétabli avec une prudence incroyable (lorsqu'il n'y a plus rien eu à piller) par la commune et le commandant général qui étoit tout harassé de son voyage à Versailles (11). n° 1301 çaise. Ce sont les gros marchands qui ont eux-mêmes provoqué le pillage de leurs magasins. au jour de la promulgation la loi. 518). p. -à la tête d'u. 371. I les Annales de la République franp. Le blême orateur finit en engageant les sociétés populaires à ne point trop insister pour rappeler leurs députés. — 19 . tion de 92. /Lasource propose que de . qui se sont portés dans la des Lombards. qu'ils s'effarouchent d'un massacre de huit jours. . 4 mars. si je ne craignois qu'elles ne fussent exagérées par les brissotins qui ont l'esprit si mal fait. n'a qu'un seul défaut. qui. celui d'aimer un peu trop le sucre. le 21 ans pour les filles.n détachement de la Garde" nationale. et l'adoption de la proposition de Lasource L'ordre îontre <1) les Voir ci-dessus.éputés émigrés les enfants qui. n° 62. 66.SÉANCE DU l"'^ MARS 1793 289 sont les aristocrates qui ont tout fait. blier). ne soient pas lepuis. 2. Le calme. tuverte le ïar O^sselin l^"" mars sur (Arch séance du 25 février.. à la barbe de lotie incomparable municipalité (10). 4. s'était rendu à la fête funèbre célébrée à Versailles. pour pouvoir calomnier le bon peuple de Paris. LIX. le Patriote français. séance des Jacobins du 27 férrier. p. (12) Voir ci-dessus. comme les enfans. Robespierre.

dans Robespierre le cas où ti° 66. Ittaië il faut nous armer d'une juste sévérité. faisons qui oht été donriéés à Tàppùi pks été suffisamment apljrofondiës. il seroit absolument nécessaire de les rédiget. Il comprendre dans envers pères. si vous embrassiez dans une discussion étendue les vé- ritables principes de cette loi. je demande 631. de la loi mais poUr soit suspendue à l'égard la loi générale. je de (2) . elles seront punies de mort. 17. à l'exacte distribution des délits et des peines. l'exécution est question. (3) aUx i|uàrht oonmie : Lé Logotachi^raphe. _<3) J^ouvelle LIX. sont en puissance êncotê que Sensation les que de fillfes cette faudroit d'après les principes qui cette théorie les femmes qui mari. et qui offrent des rapports si compliqués. (Bruit sôiïrd. car la véritable humanité est celle qui sait sacrifier quelques intérêts particuliers à l'intérêt général. et qui sont liées par des nœuds plus étroits précise. ^s douteux qU un grand nombre d'émigrés ne soient très à plaindre. quant aux filles. voiis verriez que nous envisageons souvent ses dispositions sous de faux points de vue. i! 631. et opposer la sagesse des législateurs aux senlimens de commisération qui pourroient nous parler ©ri faveur de tel ou tel individu. d'humanité. Citoyens. La discussion close. si elles y rentrent une seconde fois. Cf. la prô14 -ans lefe filles de p-ositioin de Mathieu. qui n'emIl fèiut brassent pas assez l'intérêt public. la regarde sou- On vent comme un principe qui tient à la jurisprudence civile et criminelle.^ he pas que la sagesse de la Convention. la Convention maintint r>article >de loi quant aux garçons. . et c'est pour coup qui cela que je demande le renvoi au comité. Je ne fais point ici d'applicatiori. Ce n'est au contraire qu'une mesure vigoureuse qu'exigent les circonstances présans doute i! n'est sentes.) Il résulte de la vient de causer à l'assemblée que les lètiîs réflêJcioh de l'exception demandée. dans des questions ^ui intérès&ent là sûreté publique. p. 17. XV.. demande que l'enfàht d<mt Mon.LEé biscèuËs de 290 l^ofiÈst»ife^RE ThUtiot déifiandé ^u'U-ii i^àtçdil éoit considéré filles. soit Sutprise par de S motifs d'intérêt. Àrch. car : principes et les propositions qiii ont été raiteS. parce qu'il y a des cas particuliers à prévoir et des inodifications à d une manière déterminer ont été les développés.: . émigré à 16 ans seulement. 11 n'^oht y a dahs cette question beaud'autres nuances ont besoin d'être discutées. pourroient être adoptées. rédaction du § i de l'art. Elle adopta. pari. une mesure politique et révolutionnaire . reî)tté sentant de l'Oise qui rentreront en FrancB seront déportées . Je demande l'ajournement de cette proposition. une fille à 18. Robespierre intervient (2).

ils ont sans cesse ce nom dans leur bouche. [Interventions de Lasowce.) Rappeler ces gens-là. Rappeller les filles des émigrés jusqu'à 18 ans. à démontrer les inconvéniens et le danger du principe qu'on invoque en faveur des enfans des émigrés. Le président rappelle les tribunes à r ordre. que Texcuse en faveur desquels on implore l'indulgence de la nation est absolument nulle. c'est inoculer le venin dans les fils jusqu'à tiers. Philippeaux. le lès tous servir de ne de se cesseront peuple. venir ici pleins de vengeance et d'orgueil. moyens pour égarer qui (Applaudissemens des tribunes. contraire aux véritables principes et à l'intérêt de Robespierre. et qui ne savent s'attendrir que s'indignent la ! pour des aristocrates et pour des rois. âgés de premier fléau de tous nos maux. pour faire expier au peuple le premier acte de sévérité que la nation avoit prononcé contre eux. qui n'ait un représentant dans le sein de la république. En vous rouvrez les portes de la république aux 18 ans. ceux-là ont bien mauvaise grâce à figurer lorsqu'on parle d'humanité. résulte que la Quels sont loi contre inconvéniens les qui en résultent émigrés devient presqu' illusoire les ? 11 en par ce premier acte de foiblesse. . Éourdon (de l'Ôzse). (4) le^ c'est Philippeaux demanda qu'au lieu de la peme de mort centre 'émigréeis qui rentrer. des enfans de 18 ans. Quelques membres du côté droit: voilà un singulier amendeveines de ment.SÉANCE DU 3 MARS 1793 le renvoi de la proposition miner les principes relatifs qui vous a à cet été faite 291 au comité pour exa' objet. mais jamais dan^ leur coeur. il n*y aura pas une seule de ces familles. c'est rappeler leur famille.'iie'n't en France. J'ai pour prouver la nécessité de Tajournement. qui ne sentent rien pour les malheureux. on recommemce pour établir des exceptions de cette espèce Ceux qui. Quelle singulière manière de nous préparer à écraser les tyrans qui nous attaquent au-deiiors et leurs qui nous troublent complices les élèves blicain au-dedans. est le véritable Et quand tous les répu- patriotes de ce que la loi contre les émigrés a été inexécutée. on prcnënçât la femmes détention perpétutelle. été la réduit. au défaut de leurs pères.] (4) Je demande la parole pour un amendement. rappeler leurs 16. si enfans des émigrés. c'est rappeler leurs hériet rappeler ceux qui seront tentés d'imiter leur exemple. toujours sensibles. de nos ennemis dans qui ne frémiroit à notre sein cette idée ! que de rappeler ! Quel les enfans. et vous verrez. dans le sein de la Convention. république. nourris dans tous les principes de l 'aristocratie ^ effet. dont le système fut toujours de perpétuer la misère publique par une scélérate indulgence pour les ennemis de la liberté. Albitte Vainé. Il résulte de ce que je viens de dire. citoyens.

mauvaise qui devroient seules se faire entendre n'y entend que la voix de la calomnie et de patriotique. si vous faites une exception pour les filles de quatorze ans. et qui la perdroient d'une manière plus sûre encore.. c'est appeler de nouveaux alliés au secours des intrigans et des traîtres qui conspirent contre la liberté. tions. demande que soit revue demande et la loi la ma- sur le concernant examinée: que la la question préalable sur toute idée de rappeller les enfants mâles des émigrés (Le côté droit : Mais nous le voulons tous) au-delà de l'âge de 14 ans déjà fixé par un décret précédent.. 300. Je frémis de voir renouer cette trame infernale que nous avons vu exercer ici pendant six mois. l'âge de adoucie à leur je 14 ans.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 292 la république le seii> de des conspirations.: « Il serait facile. c'est fortifier à jamais le parti des malveillans. ! Je frémis quand je vois cette décadence affligeante de l'esprit lorsqu'à la place public. (5) Gazette nationale ou le je Moniteur universel. rapprocher tous les cœurs à la place de l'énergie républicaine.) Je {Interrompu.. qui cnt acheté la liberté à tant de prix. la voir l'intrigue s'agiter encore ici. (Mmmures. dans répan<Iie de l'aristocratie le et . e^ de l'union fraternelle. en insistant jeure sursis les qui filles peine soit mérite jusqu'à d'être examiné. LIX. on à la foi. égard. qui ajou- du Mon. poison de l'incivisme.. Je frémis de frémis de voir. nous balancions encore à fermer d'une main inexorable la barrière de la république à tous les scélérats qui l'ont déchirée. à la place de la cette loyauté tribune. car. et. n^ 66.par de violens murmures de la moi fié de Convention. Robespierre : Je demande l'ajournement de toutes les proposiparce qu'il y a des cas particuliers à prévoir.. 628-31. (5) Texte reproduit dans tent la dernière phrase les Arch. pari. de voir qu'au moment où le succès de nos armes dans une partie de l'Europe a été un moment incertain contre les tyrans. qui devroit dans ces circonstances critiques. et tandis que les enfans de la patrie se rallient pour combattre les despotes ligués avec les ennemis intérieurs. cette funeste incertitude de nos principes. ».es qui sont en puissance de maris. qui étoit froidement combinée pour sauver le tyran. si vous leur laissiez la faculté d'envoyer les enfans conspirer parmi nous pendant qu'ils combattent avec les tyrans étrangers la liberté c'est naissante. . qui se lie maintenant avec nos ennemis étrangers pour renverser notre liberté et n'est-ce pas un spectacle bien déplorable pour ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.) Je dis que les principes développés sont de partie des membres de la Convention. p. vous devez nécessairement en faire une pour les femm.

c'est rappeler les héritiers de leurs crimes. et que la peine soit adoucie. Walter. qui ne cesseront de déchirer la patrie jusqu'à ce qu'ils aient vengé leurs pères. sont liées d'une manière plus étroite à leurs les filles à leurs pères. « <6) niel. époux que ces Je demande que est question. de loi sur les émigrés serait illusoire.) Il résulte de observations que les raisons données ne sont pas approfondies. . réclame les de prouver mesures de l'humanité. Je frémis quand je vois qu'on se refuse aux embrassements fraternels. II.SÉANCE DU 3 MARS 1793 293 par conséquent.) En insistant sur le sursis que j'ai proposé. le sein la Je partage aussi ce sentiment d ''humanité qui vous anime. signalé par E.) Je quand je vois cette décadence de l'esprit public. p. l'ajournement (6) 108.. Ha726. il en résultera qu'il n'y aura pas un de ces gens-là qui n'ait ici un représentant prêt à fomenter des troubles. p. (Grands murmures. et la soit loi suspendue renvoi au comité le de à l'égard de l'enfant toutes les propositions. Il est étonnant que lorsque les patriotes se sont indignés de ce que la loi n'était pas assez sévère. ne vois que l'intrigue et la mauvaise foi. Si vous aviez la faiblesse d'adopter la proposition qui vous est la faite. (Plusieurs voix : Ce n'est pas là la question. ne serait-ce pas un spectacle déplorable pour ceux qui versent leur sang pour la patrie. je demande que la loi concernant les filles soit revue. c'est appeler de nouveaux alliés au secours des intrigants et des traîtres qui conspirent dans l'intérieur de la république. de toutes ces motions. car si vous rouvrez République aux enfants de ces conspirateurs. rappeler les fils des émigrés. et par G. on la recommence pour faire des exceptions de cette espèce. et. VI. place de cette union fraternelle. XV. et il serait facile mâles des émigrés. et qui. idée de rappeler les enfants au-delà de qua- je demande qu'on n'étende pas l'exception faite en leur faveur. c'est inoculer dans les veines de la république naissante le poison de l'incivisme. n° 7. 732. .) Rappeler les fils des émigrés. car les femmes et les filles sont coupables envers la patrie. dont il [Intervention de Lasource.) Mais. s'élèvent dans les tribunes. (Quelques éclats de rire se font entendre dans l'extrémité droite.. (Des applaudissements.. 631. que j'ai demandé une exception en faveur des femmes des émigrés. que de nous rendre coupables d'une pareille faiblesse ? (Quelques murmures. qui devrait réunir tous frémis la et lorsqu'à les cœurs.] Robespierre: C'est pour montrer combien était absurde la proposition de Lasource. Je je demande la sur question préalable toute torze ans que cette exception remplit toutes Le Courrier des départemens.Robespierre t. Texte reproduit dans le Mon.

dit-il. que cette P<mr le^ ^lles.La discussion allait être fermée. législation de proposer. dit-il.T. Il étoit digne de Lasource d'intéresser la Convention en faveur de cette infortunée. jusqu'4 leurs pères : c^est inoculer. il ne veut cette tête soit ravie à l'instrupa§ que . qui h n'aime pas les exceptions ». la ramène à Paris. . q^'-^lle^molit le cœur de Talien. mais Marat. femmes des émigrés. elle répond avec une telle ingénuité. et ce le crime de qu'ils appellent peuple expier ceyx cjui voudroient sacrjfier l'intérêt public. « qui ne sont pas moins ». mais l'humain Robespierre. par eux entrie les mains d'un particulier qui. lorsque Robespierre obtient la parole pour déclarer à Lasource. se laisser entraîner si légèrement par des considérations d'humanité. une exception pour le^ filles. » . soit y a chargé d'examiner cette partie une modification. faire au la révolution. » (7) 4^ lieu. ne voulant ou ne pouvant pas la garder. elle est traduite devapt les XII..LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 294 comme un projet d'altérey un grçind principe. pourvoit bien s'étendre ^*u=:si sur ÇÇ^iitocen4an<iÇi les femmes. de vengeance. «X^ne jeune fille. §ont de tous les hommes.. comme nous l'ayons dit. u forcée » suivre ses parents qui émigroient.. car elles sont encore mojns indépepdantes. des aristocrates et des rois. Rappe!ler et Yçus verrez alors ces êtres plpins d'orgueil et 18 ans les fils des émigrés. il faydra aussi y comprendre les fpmme^ e^i p^iissfince 4^ mari. ajoute-t-il. si' — 1) . ! Le Courrier de Gorsas revient sur cette question dans son 190). avoit été abandonnée ensuite '(7) ° 3e 9 (p. Et c'est au nîpment où les citpyens vont défendre la République. que quand il a cité Içs « encore une raison puissante qu'il avoit donnée d'un l'absurdité principe qui est contraire à l'esprit « Si vous ouvrez la République à ces enfans. Cette jeune personn^ a dépassé d^ quelques jours le teriçne fatal. les p|us cruçls. ment faial. « sous la dépendance de leurs maoris. Il demande que l'exécutioii de la et Ipi soit suspendue à l'égard de l'enfant dont on vient de parler. c'est semer Ip germp 4e la çontrpcVst appeller de nouveaux alliés au secours des traîtres qui conspirent au sein de la France. faire pour s'il sentir répulîlicain. et la loi la eondr:vmne à perdre la tête. que vous voulez en puyrir l'entrée à ses plus cruels ennemis Je frémis de voir. qu'il regarde voys ffiltes ue la comité de le et IqÏ. oui voit dans cette victime un « à compte sur les 300 mille têtes qu'il lui faut de népesgité. dans les veines de cette République nais- de l'aristocratie. . Interrogée par eux. Il ne faut pas. et qu'elle aupoit attendri Legenil dre. qu'au lieu d'une réunion le sante.. qui n'ont pas été assez combinées avec celles 4e l'intérêt public )). observe. tout considéré. au gentiment de l'humanité. comme on se le rappelle. qui jusqu'à ne cesseront de troubler la ce qu'ils aient vengé Républic^ue.. que les fjiles sq^is celle de leurs pères » enfin. il n'est pas — c'étoit une de ces familles rebelles qui n'ait ici son représentant. a Si. car ils ne sont sensibles qu*aux calomnies des grands. dit-il. fi'eût pas été à Lyon pour ce que l'on sait. virus révolution. c'est rappeller leurs familles.

^" n. 1 le Courrier de V égalité. 60. 4. p. Au début de Ja géanoe. ftervient). n** 113. Socï^TjÉ DES 67. n° 66. Robespierre. 91. Journal Ip p. 3. ipf gardée comme une insulte à une partie de T Assemblée. n° 166. II.IIÏ. 261 Chronique n° 4?0 bis.trant les infàifiicultés rencontrées par celui du 17 août (?). 52f. t. 6. Gobel était yenu ^« lui. 272. et 368. p.proposition populaires d'upe entre aPianç-e pour éclairer l^opinilOn los Jacobins et les fut adoptée. mars. (2) Ce tribunal avait été supprimé le 2^ nov. français. 544 . vais m'expliquer avec idées vers notre un mepie but véritable sitijatW^I**» H 3^ franchise. p. le Jpurnal France.3. Dams iLeuT séance du 1^^ février. t. 446. 92. t. Envoyé en mission -par fdisiculper das accusations portées contre le Conseil Ex:écuj:if. p. il aurait di&sous la société populaire (Je PO'rrentruy. soit a4pijçie. crets. p. iRobegpierre îtionnai^e <1). et toujours par les mêmes ofganef ))» Ton voulolt Des murmures d'improbatlon interrompent cette apostrophe. t. la Correspondance f/u Mafne'etde le Journal Paris. n** 199.. 1. le Thermomètre du JQur. t\^ 47. et l'op 4©' mande qu'il soit rappelé à Tordre. p. On a proposé des mesures dictées par raipour du bien il [public importe de diriger toutes les est nécessaire de se rendre compte de . [fiO'ciétés fjql S'ai .'4m.p. . 264 le j patriote de l'Europe. Robespierre se résume en den^^^i(( dant la que concernant loi. 166. rfe n° . Amïs — m u m Libç:rté ^t SEANCE DU 6 MAiRS l'Ega^té 1793 Contre les intrigants Desâeux ayant demanidé rétablissement d-un tribunal révoliï? Un membre de la Soeiété le soutient en inQ?. Aulard. Y Auditeur n** Lçire. » les des émigrés. n° 367. flp soir (Sablier). p. et de rappel!^ eri |Frai|Çç filles sur la propositipi^ Mentiqn de cette intervention dans le Jot^ql des ^éèafs e( dé168. h° 166. p. n° ^. V. les Jàeobms avaient chargé Robespierre et Collot d'Herbois d'examiner la codiduite de <1) laobel. invoque la question préalable les enfans des émigrés. 2. p. II. p. la . n° 1303. p. 4. VAhrévia^eur universel. 268..SÉANCE DU 6 MARS 1793 295 fraternelle. XIV. 6 m^ç. le Journal français. national.34b. le Mercure universel. 67. ^té des Jacobins. on fasse jouer ici l'intrigue conune au tems où sauver le tyran. p. des débats et cqrrçsp. n** 200 p. im- . la Gazette générale de 6 la Révolution de Perlet. p. p. le Journal des . p.

elle renferme un assez grand nombre de patriotes pour opérer le bien public. On a reproché aux patriotes de n'être pas assez assidus à leur poste. ont perdu la plus grande partie de leur influence. Les de la Convention ne peuvent sauver la chose publique de la république ne sont pas armés de l'amour du bien agens public. ici résident des citoyens purs qui ne sont enflammés que par l'amour de la patrie. Il n'est question que de faire usage des ressources qu une si heureuse situation met entre nos mains. Mais il ne suffit pas. ple ? •(3) Bobespierre reprend ici l'idée qu'il séance des Jacobins du 27 février. Il faut que les patriotes surveillent les moyens d'exécution. Quel est le véritable obstacle qui s'oppose au triomphe de la qui perpétue les crimes des intrigans et les malheurs du peuC'est l'abus criminel des trésors de la république. elle renferme assez de lumières et d'énergie pour sauver la république (3). si lois les qu'ils éclairent La le choix des fonctionnaires publics. C'est à eux trouvons. qui correspondent avec tout ce qu'il y a d'hommes vertueux et dignes de régénérer l'univers. Des mouvements précipités briseraient la machine politique. a déjà exprimée dans la . Le moment est arrivé où les intrigans. On ne doit pas se dissimuler qu'il faut aux patriotes un point de ralliement. ici réside la première puissance qui peut accélérer le progrès de l'esprit public. c'est liberté. Mais. La Convention est l'ouvrage d'un peuple qui fut égaré par tous les genres de séduction. qu'il est heureux pour eux et pour la république de trouver une assemblée qui peut assurer le triomphe de la chose publique. dans les circonstances oij nous nous que l'assemblée représentative soit pure. La Convention est environnée des intrigans exercés dans l'art de nuire. mais qui n'est pas encore parfaitement éclairé. il faut encore qu'elle secondée. Tous les patriotes ne font pas ce qui est en leur pouvoir. réfléchissez. encourager félicité sur toute la le surface de la république. Ils sont surpassés en activité par les intrigans. Elle a eu à lutter et contre les ennemis du dehors et contre les ennemis de l'intérieur. L'Assemblée nationale est la meilleure assemblée que nous ayons eue jusqu'à ce jour. citoyens. soit de répondre à ce reproche en déployant toute l'énergie dont ils sont capables. d'un peuple naturellement bon. démasqués aux yeux du peuple. et des fonctions publiques que les intriguans prodiguent pour corrompre l'opinion Savez-vous quelle est l'arme la plus redoutable de l'intripublique gue? C'est la permission de publier les écrits les plus virulents. patience doit être la vertu des républicains. civisme et répandre la est Elle sans contredit l'arbitre de la des- peut foudroyer l'intrigue.L£S DISCOURS DE ROBESPIERRE 296 La Convention de tinée la nationale république.

) Voilà la principale Il pas encore la science de la politique. et on a vu de contre-révolution forgé par nos premiers ennemis. Pour exécuter C'est l'opinion A : ce complot. et tous les autres répandu dans toute se réaliser le plan C'est ainsi fripons ont égaré l'opinion publique depuis l'événement glorieux qui a sauvé la liberté. de perdre le fruit de nos traCitoyens. Il faut que le peuple écrivains les sont les ennemis. pour entraîner plus dangereux le peuple à de fausses mesures. que les Roland. les avec concertent se des despotes agens pas que est le but où intriguans pour amener ce gouvernement fédéraliste qui ses véritables connaisse tendent tous leurs vœux. ils peuvent répandre l'erreur. nous arrêterons la révolution. (4) Il désigne ainsi les Etats généraux. députés du Tiers aux . qui a miné la réputation usurpée des Lameth et des Lafayette. car depuis cette époque tous les fripons se sont ligués pour égarer source de tous l'opinion publique. quoi payer nous diffamer. peine ces écrivains avaient combattu l'ancien despotisme. nous sommes à la veille arrêter 1 élan Dans vaux et de notre patriotisme. Qu*est-ce qui a donné à la chambre des communes (4) le pouvoir d'écraser la noblesse et le clergé ? C*est la force publique que les sages écrits avaient dirigée uniquement vers l'amour du bien public. leurs efforts. eût aussi il faudrait les écrits contrequ'il y eût des esprits capables de contrebalancer vérité n'a point de la révolutionnaires mais comment y parvenir ses défenseurs. et nous élèverons notre empire sur les ruines du peuple et du patriotisme. (Applaudi. nous ne pouvons surmonter tant d'obstacles de faire les plus que par des mesures extraordinaires. écrasons tous ceux ont dit qui aiment l'égalité. n'a tous les sait faudrait Il que la liberté ses défenseurs. pour l'endormir lorsqu'il faut qu'il Le peuple nos maux. Us qu'ils Faisons-nous un système de domination. se sont crus les modérateurs de l'opinion publique. que les Brissot. quel tems veulent-ils de l'esprit public ? C'est celui où les ennemis de la patrie redoublent incertain. nous ils sont maîtres de ne pouvons répandre la vérité. la nistres qui publique éclairée par les journaux. ne veille. C'est à nous nos ennemis cherchent à dont trame la sacrifices pour rompre grands nous envelopper. : . Ils ont tous les canaux de l'opmion et de la richesse publique. on a mis entre les mains des intriguans toutes les places lucratives dont le gouvernement pt>uvait disposer.SÉANCE DU 6 MARS 1793 297 plume vénale de quelques écrivains mercenaires vendus à des miles payent de la substance du peuple pour accaparer Tesprit public au profit du despotisme. ligués. L'esprit public est resté en arrière de la révolution. Nos ennemis se sont fîmparés de la poste. Les journalistes ont la France le venin de la calomnie. et où le succès de nos armes a été un moment .

dç faire des sacrifices pour propager les écrits prodiguer les PEtat le sur énergiques. être punis comme des criminels de lèse-nation (Vifs applaudissemens. mais tous leurs libelles n'ont à la tribune. (5) pas cessé VoilA notre état. Dites-moi dans quelle république on peut usurper le droit dé diffamçr les patriotes dans le moment où ils sont menacés de toute > Ou est le privilège d'anéantir la liberté > Dites-moi quel avan- P^rt tage ont ces Gautier gens-là sur les Roypu (6). pour deux mille abonnemens. fait circuler dans tou? les dépa|:tenf)en? le poison de la calomnie. ' public. ViHe. (9) Il s'agit sans doute de Gorsas. éich^pDa au 10 août ainsi aive son collaborateur le marquis de Caiumoint (Mon. et P. Quel est le moyen d*en sortir? C*est de vouer au mépris public tous les fripons que je vous dénonce. ifa) ^Rédacteur de V « hm\ du roi !). (< (( (( H tier]: aiïTait ensuite Ifin^cé la «' Feuille du miatin ». inencent la de circuler pour proscrire les patriotes. sur les Durosoy (7). Que Ton me dise dans quelle république un ministre. éleyé de la fange au ministère.) « Que Ton me dise dans quel état libre et sur-tout dans un état régiiï^e. (10) Allusion à Roland et à son Bureau de formation de l'esprit .V. ! naissant à la liberté. de concert avec les mesures convenables de prendre toutes Le 8 mars. aurait pu impunément trésors pour caloinnier la vertu républicaine. pour ranimer les les Lyonnais. . dit le Jqpirnal générail de Cpur et de :1a. ils nous jamais ont dopn^ quelques momens de relâche.. réda^pteur du <8) Gautier de Syonex. en quel teins ne doivent-ils pas être dénoncés.. dont 'le n« 1 est daté du 24 nov. s^elon Ù. VII. est daté du 27 avril 1793. mais nous soninfies toujours au rnoment çl 'éclairer les citoyens. mais le dé<:ret fut rapiporité le 3 avril (Mon. 654).nvier. qui doit son bonheur à la révoli|tion. XV. Petit Gautier ». (7) F. le Je propose qye président. Gau- (6) les FoiDinion. Dul^em libellistes qin 'égarent jour (Mqn.N. Marseillais et tous nos frères des départemens. dites-moi sous quel si (8). - • - . sur les ce n'est d'être plus perfides. condaminé à mort et exécuté le 25 août 1792.V. 4e V Invariable » et dn Véridique )>. 313). . de Rozoy. Nous ne sommes pas encore au moment de punir de pareils crimes. conduire bord de l'abyine. X. PanvenUpn 4e pQursuivfe I^'Aspemblée passa à l'ordre du Le lendemain.LÈS DiscoCms de Robespierre 298 Les blasphèmes de ceux qui ont voulu sauvei le tyran recpm* n*a été trame interrompue.. les représentans peuvent voir siéger à leurs côtés un libelliste infâme (9) qui. Le dt&rni'er numéro de la collection de la B. et entreteiiir un magasin de libelles contre les meilleurs patriotes (10). soit chargé comité de correspondance. \lm (et non du 94 ia. 77). Walter). XV. demanda le et à la. elle décida que ses membres journalistes devraient opter pour' l'une ou l'autre fonctioin.. rédacteur de la Gazette de Paris. c|ui..

ils nqus ont laissé respirer qu^lqiies in§^^ns. p. une i révolutionnaire. bon. à Tefîet de former une étroite alliance avec les sociétés populaires. voilà le projet de nps ennemis. contre l'opinion publique. ter. Je suis bien de l'avis du préopinant sur la créad'un tribunal révolutionnaire qui punisse ^es adnriifnistrateurs per« tion mes collègues à se réunir pour nous l'emportons sur nos ennemis en ceux-ci omt sur nous un grand avantage. aujourd'hui. p. Wal- (11) et 2311). 2. depuis Tépoque du 10 août. élevé san§ talpnt çon^TTie says de la vertu. sang du peuple à îe calomnier joyrnellement ? Autrefois. c'est qu'on veut lasser le peuple du ré- gime de la liberté. Hamel (II. se vepdre à yn ministre poyr di^anier la liberté ? Dans quel Etat a-t-op vu un homme tiré de l§i fange. 6?0). On trouvera yy gr^ild nombre de ces hommes ont le texte de cette adresse à la B. qui ne doit son existence qy'à la révolution. d'où vient donc que nous sommes toujours divisés ? C'est que le système contre- opérer le plus grand bien. mais d'où vient donc qu'elle ne l'opère pas. qije fftiitril restât donc Je vais vous le dire dans quel pays. (Lh'*" 23C6 eot reproduit par Aulard (V. portes ):épublique. si les 11 est certain elle peut de majse qu'*. contre la faction qui veut diviser la république. il et il se lève lorsqu'il faudrait qu'il lui fait lever.' ne rçproduit que les § 6 et fierpier de ce texte qui est utilisé par E. à un des premiers employer la sueyr faire poyr Dans les quelle terrasser } : révolution. c'est La Convention a entre ses mains toiis fides et j'invite l'obtenir. 68). on faut se la le rendre détestable. (ili2) Aulard (V. calme. parce que des hommes entourés de la confiance publique. dévoilaient aux yeux de la France entière les com- et le plots de la cour. mais c'était pour nous fairp tomber dans leurs pièges.lle patriotes 'opinion publique a un grand pouvoir sur elle. y^y^ triomphions facilement. . parce asçez imposante pour cela. n' 193. inventé par la cour et suivi par la Fayette. a^t-il été perrpis de calomnier la liberté ? Dans quel pays a-ton vu yn hpmjiîe. c^s ç-^^ptre-révolutionnaires n'ont été abattus. du moins. Jarnais. q^j ^e dit représentc^nt dy peuple. projet qu'ils çtf\l exéçyté dernièrement ayec yn^ précision étonpante. et ^iginalé pg^r G. celui de l'activité.N. se laisse s'endort lorsqu'il on veut mener. 69). ce jDeuple toujours tomber dans de fausses mesures. cette mesure qu'est attaché le salut de la (12) )) république. que patriotisme. n'a pas été un moment interrompu. la de l'exécution C^est à Feuille de Paris. Il Tâfi. Robespierre. pour la les de horreurs livrer aujç guerre civile et à la fureur des despotes (11). et que a pouvoirs.séANGE DU 6 MARS 1793 299 plus promptes pour éclairer les sociétés des départemens sur la conspiration tramée.

. Aux origines de la légende contre-révoliutionnaiTO. il a proposé de s'oc- faible la (13) On sait . s'écrie l'orateur. . . tribune pour enterrer la la » V incorruptible Robespierre. que votre comité de correspondance. Vertueux.. Enfin le emparé de ^rand. Voilà une des causes de notre malheur. « Savez-vous. qui ne sont enflammés que par Vamour de la patrie. dénonce les journalistes qui corrompent Vopinion publique. dans A. s*est du avoir synagoe. qui n ont pas le bonheur malheureux que les de partager bornes de ses opinions sanguinaires. « Robespiene. nos premiers ennemis » )) (( A « Nos ennemis. redouble de zèle pour correspondre de la république.oyalis<tes prêtaient dès 1790 à Robespierre.. fesons des sacrifices pour instruire le peuple. Patriote français. après s'être félicité d'être membre d'une société où résident des citoyens purs. nommons aux postes ^es plus sûrs de F Etat des patriotes coonus.LES DISCOURS DE ROBESPIERRE 300 semblé vouloir établir leur autorité sur les ruines de celle du trône et ne vouloir rien changer dans le gouvernement. lèze-nation »..) VI.ue jour. 19158. Il est journal ne nous permettent pas nos lecteurs toutes les plates absurdités notre de mettre sous les yeux de que le petit-fils de Pierre Damien (13) a mis au grand jour dans cette circonstance. mais réunissons-nous. Le Courrier des départemens. des désorganisateurs a été senti par Robesséance des Jacobins du jeudi. Jacobins « C'est ainsi peine ces écrivains.. et dignes de régénérer V univers. c'est la plume vénale de quelques écrivains mercenaires vendus à des ministres qui les payent de la substance du peuple. M.. n° 171. t. et côté dans n° » 1306. « Ce pierre. Ce tissu de rapsodies atroces leur prouveroit démonstrativement le caractère naturel du saint homme de la liberté.K. et qu'ils rendent compte des mesures qu'ils auront prises pour instruire les départemens. c'est la permission de publier les écrits les plus virulens. p. n° 9.h. qui veut enchaîner Le la France à sa domination. )) 137.. Bouloiseau. « Voi- 1.cette a/&ceindance que les journaux r.] que.f. qui correspondent avec tout ce quil y a d'hommes vertueux. n° 3). l'opinion » notre état. 283.. il a fini par exhaler toute l'acrimonie de sa bile contre les journalistes. p. (tOf. Révolution de 92. pour accaparer l'esprit public au profit du despotisme. (Appl. le .. Après parlé pendant deux heures du bon peuple. )) [Suivent les passades ci-après du « Jal des débats. p. là La : .. du peuple souverain.. quelle est l'arme la plus redoutable de l'intrigue. de concert avec votre avec toutes les parties président. « richesse publique.

) (2) Delacroix insiste pour montrer que les rapports reçus par ministre de la Guerre sont inexacts. le ministre de la Guerre fera parvenir à la Convention l'état des officiers qui ont obtenu des congés avec les motifs.e siège derrière la Roèr et que oomimandait le général Lanoue. français. Robespierre intervint pour appuyer ces propositions qui furent adoptées par la Convention. 712-14. de l'absence d'un grand nombre d'officiers (généraux et de chefs de corps et propose de révoquer les congés accordés aux militaires de ftous grades. (lOf. 1793 Sur les revers de Belgique repésentant d'Eure-et-Loir à la Convention et l'un commissaires en Beligique. Valence et Darçon 'au sujet du siège de Maestricht. Il impute le recul des itroupes à l'absence de nombreux officiers et à l'ignorance dans laquelle se trouvaient les généraux. le récit du revers qu'a éprouvé l'une de nos armées dans la Belgique. Ide ses Gazette nationale. ou le Moniteur tmiversiel. XV. t. n° 68. 648. en particulier. 1 (14) Voir ci-dessus. p. Les officiers seront tenus de rejoindre leur poste dans les huit jours. n" ' . 271 le Journal du soir le Journal (Sablier). 3.SÉANCE DU 6 MARS 1793 301 cuper des moyens d'empêcher les journalistes patriotes Tanarchie dans les départements. parL. (15) Brissot s'efforce note 5. » de décrire vendredi à (15) Extraits et mention de ce discours dans \e Point du jour. de l'évacuation de Liège et d'Aix-la-Chapelle. (1) Le ministre de -la Guerre Beu-rnoniville fait part à l'Assemyblée des let4. Hamel (II. LIX. de la retraite sur Valenciennes (2). rentré à Paris le 8 mars. . Maximilien Robespierre. n° 69. Il se plaint.. des forces et de la situation réelles de l'ennemi.ne faute grave commise par les troupes qui couvraient ^.le (3) Mon. II. Section Bonne-Nouvelle). MARS et le déci-dessous. séance du 8 mars. 68. 314. n'^ 472. p. Il en résulte que le recul de nos armées serait dû à u. (Voir Ârch. (3) Delacroix. La comédie jouée le l'Assemblée (14) était une suite de cette motion.res reçues des généraux Miranda. ainsi que l'état de 'tous les officiers qui n'étaient pas à leur poste la veille du jour où l'avant-garde de l'armée de Belgique fut attaquée. . Vous venez d'entendre de la bouche [d'un de vos commissaires. p. E. 3 13. vient rendre compte ]e jour même des désastres de l'armée. — SiEANCE DU 8 632). p. de prouver que Robespierre prêche sordre et rinsurrection. .

LES DifeCOURS DE ROBESPIERRE

^02

CitoyfenS) quelque critiques que paraissent les mouvelles circonstances dans lesquelles se trouve la République, je n'y puis voir qu'un
nouveau gage du succès de la liberté. Pour un peuple libre et naissant

à

la

moment d'un échec

le

liberté,

celui qui

est

présage un triomphe

avantages passagers des satellites du despotisme sont
lès âvant-boureurs de la destruction des tyrans. Nous nous sommes trouvés dans des circonstances bien autrement difficiles, et nous sommes
sortis victorieux du fond de l'abîme (4).
Rappelez-vous l'époque gloalors vous
rieuse du 10 août, vos défaites du mois de septettibre
éclatant,

et

lèis

;

n'aviez point d'armée; des généraux perfides nommés par la Cour et
d'intelligence avec nos fennemis, avaient livré nos places sans défense.
Nos soldats nus, mal approvisionnés, étaient disséminés sans ordre

une frontière immense.
La Nation osait à peiné porter

sur

sur

militaires,

soit

confiance.

Nous

ses

les

autorités

civiles,

étions

eiitourés

de

regards,

elle

trâhièdtiS

soit

sur

les

chefs

ne savait où reposer
et

de

perfidies.

la

Qu'a

dans son explosion ? Elle s'est dégagée de toute entrave
dangers ont disparu à sa voix; et nous ne sommes sortis de
Le
éët état que pour répandre l'épouvante dans l'Europe entière.
plus célébré des généraux dii deSpc^tishne, celui dont le nom seul semblait un signal de destruction» a fui devant un général à peine coiinu
dans l'Europe (5). Le peuple de Paris, le peuple des départemens
a foudroyé dé son coutage invincible lés satellites des tyrans. Le
moment oij le territoire français a été évacué a suivi de peu dé jouts
fait la liberté

tous

la

:

les

de Verdun. Plusieurs départemens étaient envahis par
tiombreuses et formidables; nous avons paru, et déjà elles
plus. F^>Utquoi tentèht-elles aujourd'hui de nouvelles atta-

reddition

dê$

artîîées

n'étaient

qués? Pourquoi n'avez-vous gardé
avec leur prince et

de

la

Lorraine et

nées, elles existent encore.
niais le

et

génie de

nous garantit

dans

instant

l'espoir

de

iés

voir,

Mais

le

peuple qui

les a repoussées, existe;

liberté qui a précipité leur fuite, est impérissable,
leur ruine prochaine; bientôt elles seront relancées
la

les repaires du despotisme.
N«dS ressources sont immenses»

Mais

qii'un

monarchie prussienne, ensevelies dans les plaines
de la Champagrte ? Grâces à leurs heureuèes destila

Nous avons éprouvé un échec mal-

de retarder d'un instant la prospublique qUi cïOÎttâ avec nos victoires, la liberté et l'égalité
que nous porterons aux peuples étrangers, le bonheur et la protection
que nous devons aux peuples alliés; la cause même que ces échecs est
hèUreUX.

à peiné ést-il capable

périté

^btir

wous

gage qu'ils n'auront aucunes

suites

funestes.

Les Àrch. parL, ajouten't ici: « à cette heure, nous n'avons
que les èÉorts ordihair.es des généraux "^Dour terra^sset
nos ennemis. »
<5) Allusion à. la victoire de Kellermann, à Valmy.
{4)

à déployer

SÉANCE DU 8 MARS

1793

303

reste à purger nos armées d'un
esprit ariâWtrati<îue qui
dans les états-majbtài de quelques traîtres qui seront écrades insectes par une grande Nation destinée à
tous

ncMiè

11

è'êst i-éfugié

sés

comme

les

tyrans

punir

du monde.

La Convention

hationale

peut

hâter

cette

heureuse révolution.

Il

de dégager le peUple Français des entraves dont il est enviîohné» de s'élever elle-même à là hauteur du caractère divin dont elle
est revêtue; car c'est bien une mission divine
que telle de créer la
liberté, de diriger son impulsion toute puissante vers la chute de la
tyrannie et la prospérité des peuples. 11 lui suffira de tenir sans cesse
le glaive de la loi levé sur la tête des
conspirateurs puissans, des
généraux perfides, de fouler aux pieds tout esprit de parti et d'intrigue, et de ne preiidre poUr guide que les grands principes de la liberté
et du bien public, de balayer tous les traîtres, de tendre des mains
protectrices aux amis de la liberté, au peuple qui a fait là révolution,
et dont la prospérité me peut être assise que sur les bases de l'égalité.
lui

suffit

La Nation entière secondera votre zèle, ou plutôt elle l'aura
devancé; car je ne doute pas cju'iin seul fcri, celui de venger la liberté,
ne retentisse d'un bout à l'autre de la République; que l'aristocratie
ne soit écrasée, et que les patriotes, les amis fervens et sincères de
la liberté, he relèvent bientôt une tête altière et triomphante.
Je demande que la proposition de Lacroix soit mise aux voix,
et que le rapport du Comité de défense soit fait demain. (6)

Jmmd

dès déhùh

ei dé'cretis,

h" 171, p. 105.

Citoyens, qUèlqùe critiqués que paroissent les cirn'y Vois, moi, qu'un nouveau gage des sliccêà de hbs
armes: pour un peuple libre, le moment d*un échec est le précurseur
d'un triomj)he éclatant^ et les avantages passagers des satellites du

Rehespierre.

côiiîistâîlces,

je

despotisme, râvaht-coureur dé la déitrUction des tyrans. La Fîfthte
s'est trouvée dans des circôriistancès pltis Critiqués, et la rîàncé en
est sortie

avec honneur.

Citoyens, rappelez^vous les époques d'août et de septembre dersans armée, trompés par
sans généraux à qUi l'on put se fier
une cour perfide ou entravés par la suite de ses arfangernents désasnier

;

;

nous avons répandu l'épouvante dans l'Europe. Le
a fui devant un officier à peine connu.
La France ralliée, réunie, a écrasé les despotes; pourquoi ne le
et 1 échec
ferions-nous pas encore ? Nos ressources sont impenses
loin de nous décourager, dbit nous
iioiis avorta
inalllfeureUx
treux, en

cet

plus célèbre

état

des

généraux

;

encourager
(6)

XXV^

qtie
à faire

mieux

rè^u,
encore.

Texte reproduit dans le Mon., X^V, te; Ëucbfeiz et
et les Arch.parL, LXIX, 717; et signalé par G.Walter,

3,

Rdtilt,

p.732.

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

304

quelle est la cause de cet échec ? Un reste d'aristoencore dans les états-majors de nos armées. Il faut
les en purger; il faut tenir le glaive de la justice sans cesse levé
sur la tête des généraux et des conspirateurs; balayer les traitres, et
tendre une main protectrice aux amis de la liberté.

En

effet,

existant

cratie

Je demande donc que la proposition de Lacroix soit sur le champ
mise aux voix, et qu'il vous soit fait le plus promptement possible,
UTi rapport sur les mesures générales nécessaires en pareilles circonstances

Mention de

cette intervention

139; VAuditew

dans

Mercwe

universel,

t.

XXV,

Correspondance du
Maine-et-Loire, n° 50, p. 468; le Journal de la République française,
11 mars, p. 6; le Scrutateur universel, 9 mars, p. 4; VAbréviatéur universel, t. II, n« 70, p. 280.

p.

national,

169,

5;

p.

la

Section Bonne-Nouvelle
69.

SEANCE DU

8

MARS

1793

Sur la nécessité de s'armer contre l'envahisseur

A la suite des revers de Belgique, et de la discussion du rapport de Delacroix, la Convention avait décidé, sur la proposition
de Danton, que .des commissaires pris dans son sein, se rendraie it
le soir même dans les 48 sections de Paris « pour leur faire part
de l'état des armées françaises dans la Beligique ». Ils devaient
« au nom de la liberté et de l'égalité, sommer tous les citoyens en
état de porter les armes, de voler au secours de leurs frères ». (1)
96 députés furent aussitôt désignés, dont Robespierre {2). Le président de la section répondit qu'il s'occupait des mesuras à prendre
pour fournir son contingent, et la députation se retira aux applaudissements de l'Assemblée.
Registre

des délibérations, 8 mars

Billaud-Varenne

((

les

tation,

trouvent

exposent
nos frères

Mon., XV,

i(l)

(2) D'fljprès

le

(4)

et

1793.

(3)

Robespierre,

dangers de la
de la Belgique

patrie,
et les

membres de
le

péril

cette dépuimminent où se

prompts secours qu'il

est

646.

P.V. de la Convention

(t.

LUI,

p.

194),

Robes-

pierre au:rait été envoyé près de la section Popincourt avec Le Carpentier. 'Cf. également A. Aulard, Recueil des Actes..., II, 286.
<3) Texte nciproduit par Buch(^z et Roux, XXiV, 29 (siams réfécité par E. Hamel, II, 631.
rence)
i(4) Billaud-Varenne présidait alors la Société des Jacobins.
;

SÉANCE DU 8 MARS

1793

305

invitent au nom de la liberté menacée par
chose publique en danger, ils conjurent tous
les citoyens de se lever, de s'armer et de voler au secours de !a République et de nos frères belges. Ils jurent de leur côté, de terrasser les

de

instant

les tyrans,

leur porter;

au

nom de

ils

la

du dedans, de veiller aux intérêts des défenseurs de la
de
pourvoir aux besoins des parents de ceux qui vont se sacripatrie,
fier pour la liberté et de
s'exposer plutôt à la mort que de souffrir
qu'il soit porté atteinte aux droits du peuple. L'assemblée générale
ennemis

sentimens, et le président répond en son nom à
section Bonne-Nouvelle, toujours animée du plus
pur patriotisme, n'a cessé de s'occuper des mesures à prendre pour
fournir son contingent, et qu'elle va se presser d'employer tous les

partage
la

tous

leurs

députation que

la

aux nouveaux

moyens en son pouvoir pour répondre
de ses enfans. » (5)

efforts

que

la

patrie attend

(5) (Le Patriote françaiis (n° 1306) s'empressa de dénaturer les
paroles de Kobespierre. Il le montra prêchant rinsurrection. « Un
camonnier qui raccompagnait aurait fait la motion d'éigorger les
signataires des pétitions des huit mille et des vingt mille» (lE. Hamel,
II, 631). Brissot s'efforçait ainsi de répandre la crainte d'un nouveau massacre de septembre. En vérité, le procès-verbal de la
séance fait état « d'un citoyen nommé Poirier, qui souleva un véritable tumulte. Obligé de quitter la salle, il fut blessé en se retirant » (E. Hamel, II, 632). L'un des commissaires de la Convention
(on ne précise pas s'il s'agit de Robespierre) invita les citoyens à
faire régner la paix. (Voir également Michelet, Révolution fran-

çaise,

V, 374.)

70.

SEANCE DU

9

MARS

1793

Sur l'abolition de la contrainte par corps pour dettes

Au cours de la séance du 9 mars, Dan<ton fait décréter par
acclamations que tout citoyen français emprisoniné pour dettes sera
mis en liberté. Jeanboji Saint André ayant remarqué que cette
mesure n'était pas assez étendue et ayant demandé que la contrainte par corps pour dettes soit abolie, cette proposition est
« banadoptée Mallarmé signale alors le cas des receveurs généraux
Barbaroux demande l'ordre
queroutiers envers la République ».
du jour motivé sur ce qu'ils sont dépositaires de fonds publics.
Robespierre intervient. .Sur la proposition de Pénières, représentant 4e la Corrèze, la Convention chargea son Comité de législation de présenter un projet de loi sur les exceptiO/Us. (1)

(1)

sur

Voir ci-dessous, séance du 12 avril où
question (Mon., XVI, 1^).

Robespierre revint

cette

Robespierre.

*20

LÈS DlâCOUîlS DÉ ROÔËSPlERRE

306

Le

Logoiachigraphe, n°

du

jour.

62.

71, p.

Robespierre. Il est impossible de modifier une loi
C'est dans la loi elle-même qu'il faut trouver
toutes

et

rale

les

exceptions.

Il

faut

(2)

par l'ordre

la règle

géhé-

donc expliquer d'une manière

l'expression que la Convention veut mettre à la loi.
dépositaires... Il faut bien expliquer encore ce que l'on entertd
par dépositaire, car les hommes qui seroient mis en prison pour avoir
pris un dépôt, doivent être compris dans les bienfaits de la loi. (Murclaire et précise,

Les

Plusieurs Voix:

Thures.

c'est

suivant nos lois actuelles,

les

pardonner aux. voleurs.)

(3).

Au

resté,

lesquels frappe la conles curateurs (4) et ceux

dépositaires sur

trainte par corps, ne sont que les tuteurs,
qui ont reçu des dépôts forcés. Je laisse à la Convention nationale le
soin de décider si elle croit que les grands principes développés par

Danton, méritent des exceptions, et s'il est vrai qu'il y ait réellement
ufie raison assez forte pour mettre dans les cas qui sont étrangers aux
délits publics, aux délits nationaux, la liberté d'un homme en compensatiodl avec Urte dette pécuttiaire. (Interrompu.) Je me résUtne, et
je demande que la Convention nationale décrète qu'elle excepte de
la léi qui vient d'être portée, tous ceux qui sont détenus pour raison
6è là corftptabilité publique, ou pour les cas de dépôts pour lesquels
!â côtitifainte par cotps étoit en usage.
N*.. Cela n'est pas vrai.
Robespierte : Je dernande que le décret soit envoyé sur le charhp
au ministère de la justice, et qu'il soit chargé de rendre compte demain de son exécution dans la ville de Paris, où il peut être tout

de

exécuté.

suite

(5)

Gazette nationale, ou

Moniteur universel, n° 70,

le

p.

321.

de modifier une loi par un
qu'on doit trouver son explication. 11
à ce qu'on entend par dépositaire;
car \eé personnes qui sont actuellement en prison pour des dépôts partieuliets, doivertt jouir des bienfaits de la loi.
Plusieurs Coix. Ncfti, non, ce sotit des voleurs.
Robespierre.

ordre

du

D

Robe$piefre.

quek frappe
,, t--.^-

,

C'a)

Il

est

impossible

jour; c'est dans la loi
faut bien prendre garde

la

après les

eontraiiite

même

lois

actuelles,

par corps,

les

sur

dépositaires

ne sont que

les

tuteurs

et

lès-

les

.

Il

s'agît de

la;

loi

qui vient

d'être

votée sur

la

motion de

Dafitôn.

Au

de

phrase, les Arch. pari, reproduisent « mais
voleurs ».
(4) Personnes commises par la loi pour administrer les biens
des mineurs ou des incapables. Le cura/teur, nommé par le conseil
de famille, est tenu d'accepter cette charge.
(5) Texte reproduit dans les Arch. pari., (LX, 14.
(3)

c'est

lieu

accepter

les

cè'tte'

:

SÉANCE DU 9 MARS

1793

307

curateurs, et. les personnes qui ont des dépôts forces.
Je laisse à la
Convention de juger si les grands
principes exposés par Danton, doivent recevoir cette limitation, et d'examiner si un homme
qui se rend
coupable d'un délit privé, doit être mis en parallèle avec celui
qui
se rend coupable d'un délit national.
Je demande que la Convention décrète qu'elle excepte de la loi
tous ceux qui sont détenus
pour deniers publics, et ceux contre

qui

la

contrainte

par corps est usitée.

Mention de

cette

intervention dans

suppl. au n° 172,
70, p. 323; le Point

crets,

n^
n' 170, p. 6.
(6)

mel,

(6)

p.

du

3;

le

Journal des débats et âé-

Annales patriotiques et littéraires^
n" 69, p. 275; V Auditeur national,

les

jour,

Texte reproduit dans lé Mon., XiV, 666: signalé par E. Ha634, et par G. Walter, p. 732.

II,

71.

— SEANCE

DU

10

MARS

1793

Sur les causes des désastres de Belgique

Au cours de la séance, l'un des secrétaires de la GonventTon
donne lecture de plusieurs lettres de Dumouriez qui se voulaient
rassurantes. Robespierre monte aussitôt à la tribune. Dantj.n prend
la pa,role après lui. Il ne veut pas se cantonner dans des u cdnsidérations générales » (1), mais se borne cependant à proposer la
comparution à la barre de la Oonventioin des généraux Laiioue (2)
et

S'tengel
la-Oliapelle

accusation

Danton

(3)
(4),

de

cpmme responsables ,du désastre d'Aixalors que Robespierre avait demandé la mise en
Stengel. La Convention adoipté la proposition de
considérés

(5)

Voir Mon., XV, 679.
La Noue (René, Joseph, chevalier de...) étg.it, en 1788, nà^de camp. Il comimanda le camp de Maulde, puis celui de
Maubf^uge en juin 1792. Il dirigeait, depuis le 22 février 1793, les
opérations devant MàëstricM (G. Six, op.cit., ît, 54).
(3) Stengel (Henri, Christiah, Michel, baron de...), né à Neustadt (Palatinat). D'abord enseigne aux gardes palatines, ij entre
au service cle la France en 1760. Chevalier de iSaiut Louis et major
du régiment de Chambbrari't-hùssards en 1788, il est maréchal de
caïïip sous Dumouriez, et conimanidë son avant-garde à Valmy. Il
^'empara dé Malines le 15 nov. 1792, puis d'Aix-la-Chapelle (G.<Six,
(1)

(2)
.réchal

op.cit.,
.

iftats

II,

478).
k'S interrogatoires de iLanoue, Steniged et Miranda, 30
(è.iN". ih-S'', Le^" 1944), reproduits dans les Arch.parl., LiXI,

i(4)

671; et
(5)

Voir

l'interrogatoire de Lanoue (Arch. pari., LXI,
ci-dessous, séance du lO mars (soir).

Voir

308

Le

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE
Logotachigraphe,

72, p.

69

et

71.

Robespierre. Citoyens, les nouveaux événements dont vous venez
de recevoir la nouvelle, doivent vous prouver de plus en plus la nécessité de déployer toute votre énergie.
Je suis bien loin d'être étonné de la marche rétrograde de nos
aimées, quoique je sois intimement affligé de voir que nos amis les

Liégeois sont encore une fois livrés à leurs tyrans; mais en définitive, il
de danger pour des hommes libres et pour les représentans
d'un peuple qui veulent le sauver; citoyens, nous irons à l'ennemi,
nous terrasserons encore les tyrans. Mais l'ardeur des défenseurs de
n'est point

la liberté, qui voleront à la victoire ou à la mort, doit être secondée
par la sagesse et le courage des représentans du peuple. Pour moi,
j'avoue que mes notions politiques ne ressemblent point à celles de
beaucoup d'autres hommes. Je vois qu'on pense avoir tout fait en

de nouveaux soldats; il faut principalement diriger d'une
manière sûre nos mesures, il faut qu'il y ait un régulateur lîdelle pour
conduire à la fois nos affaires intérieures et extérieures.
Je ne doute pas du courage de nos soldats; personne n'ose douter
qu'une armée française, toujours bien conduite contre les tyrans, ne
soit invincible
cependant, je n'ai pas encore vu qu'on se soit occupé
un seul instant de tel officier général, qui a trahi évidemment la répurecrutant

:

blique, et qui est dénoncé par

Citoyens,

vous

avez

les

faits

les

plus notoires.

entendu dire qu'un

général

étranger,

im-

prudemment adopté par la nation française, avoit abandonné son poste
à l'approche de l'ennemi (6); l'aristocratie et la perfidie de cet homme
est notoire dans l'armée; c'est lui
« Je n'aime
qui disoit à Dumourier
pas la république, mais je vous aime bien je me battrai pour vous.
:

:

C*€st celui qui disoit: « ne- me mettez pas à l'avant-garde, car je suis
sujet de l'électeur Palatin; si je me trouve en présence de ses troupes,
je ne puis pas répondre de moi. » Et c'est sur de tels homm^es qu'on
se repose pour le salut de la
république; du moins, quand leur trahison est connue, la vengeance nationale devroit-elle peser sur leur
tête ? Le principe de notre gouvernement est-il d'accorder
l'impunité
à tous les traîtres }

Le général Stingen [sic] est convaincu de trahison, et le décret
d'accusation n'est pas lancé contre lui. Quel est donc l'intrigant qui
ne saisira pas l'occasion de trahir la nation française en
jouant quelque
temps

le

rôle

de

patriote

J'ai de la confiance
entrer dans la Hollande;

et

de républicain 7
il
y a trois mois qu*il vouloit
y eût pénétré, non seulement nous n'au-

en Dumourier:
s'il

rions

point à réparer les malheurs que nous avons
révolulicn seroit faite en
Les

Angleterre.

(6)

despotes

Kobespierie s'en prend surtout à S'tengel.

essuyés; mais la
n'auroient pu se

SÉANCE DU 10 MARS 1793

309

étoient vaincus, la liberté se seroit établie dans rintérieur;
jusqu'ici n'a eu que des succès, il paroît qu'on ne peut
pas lui attribuer les revers de nos armes; cependant dans les circonstances critiques où nous sommes,
ne te loue ni ne le blâme;
le
ils

rallier;

Dumouriez

je

je

enchamé au succès de nos armes par son propre

crois

intérêt.

Au

république existe et quelque puissant que puisse être un
général, sa faute ne resteroit pas impunie; je ne crois pas que jamais
l'a pu trahir impunémernt.
il
Mais, citoyens, n'est-il pas dans cette affaire, une preuve manisurplus,

la

feste que la République a été trahie
vous devez donc les connoître,
vous devez donc rechercher tous les officiers qui ont abandonrié leur
poste, ceux qui, pour nous livrer impunément à l'ennemi, ont adopté
ce système d'éparpiller nos troupes sur une surface immense, enfin,
!

ceux qui sont coupables des faits qui vous ont été dénoncés par Laque vous ne devez jamais perdre de vue. (7)
Je demande le décret d'accusation contre le général Stins'il a fui,
gen [sic]
je demande que ses biens, s'il en existe, soient
confisqués au profit de la nation, et que la conduite des autres officroix, et

;

scrupuleusement examinée.
Citoyens, ce n'est point assez de fixer son attention sur un fait,
ni sur un individu; en examinant la marche de notre révolution, je
VOIS que tous nos malheurs doivent être attribués à la même cause,
à une indulgence éternelle pour tous les hommes qui ont trahi la
ciers

soit

qui ont occupé les grandes places, qui ont lour-à-tour ruiné
nation; il est difficile de concevoir comment des hommes qui combattent les tyrans, comment ces hommes à qui il étoit réservé de chanpatrie,
la

ger les destinées du
aristocrate,

monde semblent

devant un

régime donnoit,

et

homme

que

le

qui

trembler toujours devant un ancien
de l'autorité que l'ancien

est revêtu

règne de

la

liberté

doit entièrement avoir

avili.

Je ne connois pas comment la loi ne peut pas atteindre un homme
qui a été quelque chose dans l'Ancien régime, et qui est encore
riche dans celui-ci; tous échappent au glaive de la loi, tous laissent
la nation dans cette incertitude affreuse sur son sort, dans le désespoir

de ne
le

voir jamais

un

homme

puissant forcé

de soumettre

sa tête sous

glaive de la loi.
Je dis que tant que

toujours trahie;

ce système ne chanejera pas, la nation sera
la république triomphe, il ne suffit pa»
victoires éclatantes, il faut encore que nos effort

car,

de remporter des

pour que

soient prom.pt: et qu'ils affermissent l'Etat; car la République française ne peut pas combattre pendant plusieurs années pour la liberté;
fait une nation généreuse; il est un
il est un terme aux sacrifices^ que

<7)

Of

'^i-des.ïus,

séance du 8 mars.

LES DISCOimS DE ROBESPIERRE

310

terme aux dépenses irrimenses que doit faire une nation engagée dans
une guerre de cette nature.
nos succès soient rapides; il faut que cette année
II
faut
cjue

vpye périr tous les tyrans; il faut qu'elle voye la liberté s'affermir
les débris de toute espèce de tyrannie, et pour cela, il faut des
ou plutôt n'éprouvant
représentans du peuple énergiques, impassibles,
d'autre passion que celle de la liberté; sans ce système vous verrez
les troubles se renouveller dans l'intérieur; au-dehors vous n'aurez que
des succès brillans, équivoques, non-décisifs pour la liberté; vous
verrez peut-être un système gradué vous donner tour-à-tour et des

sur

épuiser à la longue, pour vous tenir
endormis jusqu'à ce qu'on vous conduise lentement au bord du précipice; je demande une surveillance sévère de la part de la Coaivention
nationale sur l'armée, une surveillance sévère sur tous les agens du
gpuverpement, que nul ne puisse impunément compromettre autour de
nous, de quelque manière que ce soit, la liberté et l'égalité. Voyez
ce qui se passe autour de nous ? Tandis que les patriotes font des
revers et des victoires pour vous

sacrifices

de

^u'arrive-t-il

impure (8);

toute

dans

espèce,

tandis

à

l'intérieur ?

à Montpellier,

qu'ils

Lyon,

courent

répandre leur sang,
relève

l'aristocratie

sa

tête

patriotes sont désarmés sans autre fordirectoire aristocrate (9). Les exemples

les

par l'ordre d'un
exercés sur les plus chauds amis de la liberté sont
innombrables.
Tandis que le peuple français porte la terreur dans toute l'Eun'ont
r<^e, il est opprimé par les citoyens les plus vils, par ceux qui
le courage de regarder en face les amis de la patrie;
il
est
pas
nos
tel
existe
éterniser
choses
sans
ordre
de
troubles,
impossible qu*un

malité que

de persécution

amener la patrie à un marasme politique.
Je vous adjure donc, au nom du salut de la patrie, de changer
le système actuel, de donner aux loix plus de vigueur; et pour cela,
il faut que ceux
qui sont chargés d* exécuter les loix soient san? cesse
sous l'œil de la nation. Il faut que vous ayez dans l'armée, des commissaires fidèles, d'un patriotisme épuré; qu'il y ait toujours entre
l'armée et la Convention nationale, entre l'armée et le peuple français une communication prompte, sûre et si rapide, que vous connoissiez à chaque instant tous les évènemens, qu'on ne puisse pas
vous dissimuler pendarit plusieurs jours un revers, que l'on ne puisse
point vous cacher dans de longs secrets la trame de la trahison.

et sans

(6) A'vaTit que
av9'it lu la lettre

yeptioR à I^yoi;
cette ville.
(9) Ci.
t

II,

(Cf.

RobeispieTr-e ne

prenne

la parole,

un

secrétaire

datée du 6 mars, des commissaires de la ConBasire, Le-gendre et Rovère, sur les troubles de
Areli.

Duval-Jouve

pari.,

LX,

55,

texte de la

lettre.)

Montpellier pendant la Révolutioi,
et ci-dessous, séance des Jacobins du 13 mars, note 17.
(J.),

k

"

SÉANCE DU 10 MARS 1793

311

k

Rappeliez- vous, citoyens, que le ministre de
guerre (10) a
été trompé par les dépêches des gé-néraux
souvenez-vous que si La«
croix et Danton n'étoient point venus ici vous révéler des seaet>
;

importans, vous seriez encore dans
passoit dans la Belgique. La veille
venus vous dire la vérité, tous les

que nous donnoit

1*

ignorance profonde de ce qui sç
jour où Lacroix et Danton sont

du

étoient

esprits

enivrés

de

la

joie

conquête de la Hollande; nous ne rêvions que
succès, nous croyions être à Amsterdam; nous croyions voir la révô*
lution extérieure conclue; et le contraste de ce que vous a dit Lacroix,
avec ce qui a été annoncé par le ministre de la guerre, reesemble p^r*
faitement à ce que nous avons vu sous T Ancien régime, quand Lft»
fayette étoit à la tête de nos armées, et quand une entreprise militaire
étoit dirigée par une cour perfide qui armoit l'Europe contre nous.

Vous

la

sentez donc
le

porte pas
dire que,

caractère,

la

nécessité

et

de vous

défier

de

tout

ce qui ne

Tempreinte profonde du patriotisme, J'ose
le gouvernement n'e»t pas aMCZ lié avec

dans l'intérieur,
G>nvention nationale.
Il
y a une barrière entre le pouvoir exécutif et U Convention,
qui empêche qu'il y ait une unité d'action, une promptitude de sur»
la

veillanca

et

d'activité,

telle

que l'exigent

les

eirconstance» pressantes

où nous sommes.

Voyez ce qui se passe à Londres. Voyez la promptitude de
l'exécution des résolutions prises par le gouvernement anglais. Voyez
le concert de toutes les autorités anglaises, qui, parce que toutes lont
unies, quoiqu'elles paroissent se combattre quelquefois, sont unies véri»
les principes de la révolution françoise; toutes unie»

tablement contre

contre les principes de la liberté, dont elles craignent l'adoption en
Angleterre.
Voyez encore l'étroite union de ce cabinet avec tous ceux de rEu«
avec tous les ennemis de la liberté qui existent en France,
rope,
Voilà ce qui leur donne l'avantage de lutter avec succès contre nous;
nous nous trouvons dans des circonstances contraires. Par la nature
le pouvoir exécutif se trouve presque séparé de la Con*
vention nationale. Il ne communique avec elle que par quelques indî'^

des choses,

des relations plus intimes avec chaque ministre; par
Convention nationale ne reçoit que très-.lentement des
détails, sur des grands intérêts publics, sur des opérations qui exigent
le
plus grand ensemble et la plus grande promptitude
La Convention ne se rend pas compte elle-même de toutes les
vidus

qui

conséquent

ont
la

de
opérations; elle ignore de quel côté il faut adopter le système
la défensive; elle a perdu de vue ce qu'elle a fait, et ee qu'elle a
dû faire pour fortifier la cause de la nation française en Europe.
<lô) C'était Beurnonville.

^ ^

312

LES DISCOURS DE ROBESPIERRE

C'est ici, citoyens, que j'appelle votre attention. Ne conviendrezvous pas que placés au centre de tous les évènemens de la Révolution, et institués représentans de tous les hommes libres, vous devez,
avant tout, vous assurer des moyens de communiquer avec eux ?
Eh bien qu'est-il résulté de vos opérations diplomatiques ?
(Bruit.) Les objets dont je vous parle, je le répète, méritent votre
!

attention. Qu'est-il
cours ? (Bruit sourd

résulté

des

du côté

opérations

faites

par

les

des

agens

droit.)

Quels sont les moyens qu'ils ont employés pour propager l'esprit
de la liberté dans les pays où il y avoit des dispositions jadis à embrasser votre cause ? (Bruit.) Je demande que l'Assemblée veuille bien
m' écouter. (Interrompu par le côté droit.)
Robespierre reprend. Ce qui est résulté de tout cela, c'est que
tous les gouvernemens de l'Europe, tour-à-tour, vous ont déclaré la
guerre; c'est que nul mouvement en notre faveur ne s'est élevé dans
les pays étrangers, ni même dans ceux sur lesquels vous paroissiez
compter le plus. Quelles sont les opérations visibles qui ont été faites
au nom de la nation française ? Ce ne sont que des calomnies contre
la Révolution, répandues chez tous les
peuples du monde. Ce sont
des libelles qui ont défiguré les principaux évènemens de votre révolution.

Le

résultat

de

toutes

ces calomnies devoit

nion publique des pays

étrangers,
la situation

être

d'égarer l'opiles cou-

en leur représentant, sous

leurs les plus noires,
de la nation française (11). Suivez
tout ce qui se fait dans les pays étrangers, comparez ce qu'on a fait
parmi vous contre les défenseurs de la liberté, vous verrez le même

esprit

s'étendre

ennemis

et vos

par-tout;

vous

verrez

le

même

système

vos

parmi

agens.

Je mets en fait, et je défie qui que ce soit de nier qu'il y a eu,
des agens français, près des cours étrangères, un système de
repousser la réunion des peuples, qui étoit prête à s'opérer.
Le succès de la Révolution a été contrarié par le comité diplo-

de

la part

matique, par les membres qui ont le plus d'influence; interrogez làdessus les patriotes bataves, ils vous diront que depuis cette époque
nous offroient leurs secours et nous invitoient à envahir la Hollande;
vous diront qu'ils ont été repoussés par des refus continuels
ils
vous diront, ce sont ces délais qui ont donné à l'intrigue le tems de
ils

ils

;

développer dans leur pays, et aux despotes celui de rassembler des
à nos armées. (12)
Voilà des faits décisifs qui devroient exciter votre attention. Eh
comment auriez-vous pu prévenir ces abus } Comment auriez-vous pu
se

troupes |iour opposer

!

(11) Voir Mon., XV, 669. Nouvelles de VienniS, 16 févr. « Le
peuple de Vienne, facile et ignorant, regarde Louis XVI comms
un des saints du paradis... ».
(12) Voir ci-dessus, Jacobins, 21 déc. 1792 et 6 fév. 93 (2® interv.).

SÉANCE DU 10 MARS 1793

313

prendre des mesures justes à cet égard, lorsque vous Ignoriez absolument tout ce qui se passoit lorsque vous ne communiquiez jamais avec
!

les puissances

étrangères que par des intermédiaires dont vous n'exa-

les opérations, pas même les plus importantes et qui
avoient le plus de rappor