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Master : économie et stratégie des institutions financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé
Master : économie et stratégie des institutions financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé

Master : économie et stratégie des institutions financières

Module : comportement stratégiques des acteurs

financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé par :  AARKOUB Ismail.  MTALSI Soufiane.
financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé par :  AARKOUB Ismail.  MTALSI Soufiane.
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financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé par :  AARKOUB Ismail.  MTALSI Soufiane.
financières Module : comportement stratégiques des acteurs Rédigé par :  AARKOUB Ismail.  MTALSI Soufiane.

Rédigé par :

AARKOUB Ismail.

MTALSI Soufiane.

SAKHSOUKH Amine.

Sous la direction de : Mr. ZEAMARI Mohamed.

Année universitaire : 2015-2016

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Introduction :

L’essor du commerce international a permis aux entreprises, actrices essentielles de ces échanges internationaux, de s’adapter au champ d’action mondial en développant des stratégies concurrentielles spécifiques, que les pouvoirs publics doivent contrôler.

Dans le modèle de l’économie de marchés. La concurrence est censée être la méthode la plus efficace d’organisation pour le fonctionnement de l’économie. Alors que dans les modèles dirigistes et étatiques c’est l’Etat qui organise le marché par une politique concurrentielle.

Certes, la politique de concurrence est l’instrument dont dispose l’Etat pour établir les normes et de définir les règles destinées à promouvoir une concurrence loyale. Dans le cadre de cet exposé on essayera de traiter deux volets important, à savoir la concurrence dans son aspect théorique et la politique concurrentiel.

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Introduction :

PLAN

Partie 1 : approches fondamentales

I. Section 1 : concurrence dans l’histoire de la pensée économique

Définition e la concurrence

L’école classique

L’école néo-classique

II. Section 2 : la concurrence

Types de concurrence

Intérêts et limites de la concurrence

Partie 2 : la politique de la concurrence et sa régulation

I. Section 1 : la politique de la concurrence

Définition

Objectifs

I. Section 2 réglementation de la politique de concurrence.

Modèle de régulation Américain et Européen

Régulation du marché concurrentiel au Maroc

Conclusion :

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Partie 1 : Approche fondamentale.

Section 1 : concurrence dans l’histoire de la pensée économique

Définition :

La concurrence est un concept économique se définissant par l'existence sur un marché d'une rivalité entre les vendeurs et/ou les acheteurs d'un même produit. Qu'elle soit parfaite ou imparfaite, elle joue un rôle majeur dans la stratégie des entreprises. Pour se démarquer de leurs concurrents directs, ces dernières doivent tout mettre en œuvre afin de proposer des produits innovants tout en accroissant leur efficacité économique et leur taux de marge.

L’école classique :

Pour Adam Smith à qui on attribue les premières analyses systématiques des avantages de la concurrence, la concurrence est un concept fondamental de la tradition libérale et de la science économique. Selon son point de vue, la concurrence est un comportement qu’il est d’autant plus facile de promouvoir que sont réunies quelques grandes conditions favorables à l’exercice du jeu concurrentiel : de nombreux compétiteurs, la liberté d’entreprendre, la limitation des concentrations, la suppression des barrières douanières ….

visible

selon lequel c'est la recherche individuelle du gain qui garantit l'enrichissement général. L'Etat garde certaines fonctions économiques : il doit limiter les excès liés à la liberté individuelle et créer un cadre social et économique bénéfique à l'épanouissement des intérêts particuliers

thème

Introduit

notamment

le

de

la

main

Les analyses micro-économiques de la concurrence :

Pour les néo-classiques, la concurrence s'analyse à travers le cadre de la concurrence pure et parfaite, d'autres écoles insistent sur la concurrence comme processus d'innovation (Friedrich Hayek) ou de destruction créatrice (Joseph Schumpeter).

Les Néoclassiques sont à la fois en continuité et en rupture avec les auteurs classiques. Ils ont en commun la croyance dans la supériorité du libéralisme économique: le marché, soumis à la libre-concurrence (sans intervention de l’Etat), permet une situation optimale pour tous. La concurrence pure et parfaite et l’équilibre général dans lequel elle s’insère sont au centre du clivage entre économistes, on distingue dans le domaine de la microéconomie deux grandes familles. La première regroupe les modèles de concurrence parfaite dont la vocation est idéaliste. Ils construisent les échanges sociaux de sorte que chaque individu

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obtienne ce qui naturellement lui revient. La seconde famille regroupe les modèles de concurrence imparfaite dont la vocation est réaliste. Malgré son idéalisme la concurrence pure et parfaite a un fort pouvoir normatif alors que la concurrence imparfaite étudiée plus spécialement par la branche de la microéconomie nommée économie industrielle est plus utile pour les agents dans leur vie quotidienne.

Section 2 : la concurrence

Les Types de La concurrence

o La concurrence pure et parfaite

La concurrence parfaite n'existe pas dans la réalité, elle correspond toutefois à un schéma idéal que les économistes ont tracé. Cette notion ne doit donc être conçue qu'en tant que base de raisonnement. Ce schéma idéal se caractérise par la réunion de cinq conditions :

L'atomicité :

L'atomicité d'un marché se caractérise par la présence d'un grand nombre d'offreurs et de demandeurs. Ces offreurs et ces demandeurs doivent être de taille réduite (« atomes »). On dit qu'il y a atomicité d'un marché lorsqu’aucun agent du marché (acheteur ou vendeur) ne peut, par sa seule action exercer une influence sur les conditions du marché. En bref, cela signifie qu'un seul acheteur ou un seul vendeur ne peut, par sa seule action, faire baisser le prix du marché. Ainsi, aucun vendeur ou acheteur ne représente un poids suffisant pour influencer les conditions du marché et notamment le prix d'équilibre. Cette situation d'atomicité suppose l'absence totale de monopole, l'absence totale d'entente entre les groupes d'entreprise, l'absence de position dominante. Le prix correspond donc un prix d'équilibre déterminé par le marché et ce prix imposera à tous les agents, qu'ils soient consommateurs ou producteurs. Si l'on prend l'exemple du marché du travail, la concurrence pure et parfaite se caractériserait par le fait qu'aucun travailleur ou groupes de travailleurs ne pourrait prendre de décisions susceptibles de modifier sensiblement la quantité globale de travail disponible est donc le salaire d'équilibre -cela suppose donc

l'absence de syndicats ou de groupes de pression.

L'entrée libre sur un marché :

Dans cette hypothèse l'accès des offreurs ou des demandeurs sur un marché doit être totalement libre. Toute réglementation imposant des conditions préalables à l'exercice d'une activité est donc exclue. On devrait pouvoir librement créer une pharmacie, par exemple.

L'homogénéité :

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Tous les produits offerts sur le marché doivent être homogènes. En d'autres termes chacune des unités proposées par les offreurs doit être totalement interchangeable. Curieusement, cela suppose l'absence de publicité et cela suppose aussi que les vendeurs ne pratiquent pas une politique de différenciation des produits. Pour en faire une application au marché du travail, cela supposerait que les employeurs soient indifférents à la personnalité des travailleurs. De ce point de vue, un employeur n'établirait pas une relation avec un travailleur mais se contenterait d'acheter des heures de travail en étant indifférent au fait que ces heures soient effectuées par tel ou tel.

En cas d'absence d'homogénéité, les lois du marché se trouvent donc remises en question parce que l'offre et la demande ne sont plus seulement fonction du prix mais de toutes les caractéristiques qui sont susceptibles de différencier chaque unité échangée sur le marché.

La transparence des marchés :

La transparence d'un marché se caractérise par une parfaite circulation de l'information sur les conditions du marché. Cela signifie qu'à tout moment, les acheteurs doivent pouvoir connaître l'ensemble des prix pratiqués par les entreprises. De même, cela suppose que les producteurs puissent connaître à tout moment les conditions de prix et de production de leurs concurrents. De ce point de vue, la concurrence ne peut jouer que si, à chaque instant, tout le monde connaît les prix proposés et les quantités offertes ou demandées par tous les autres agents. Tout événement susceptible de modifier les conditions d'échange est aussitôt connu par tout le monde.

La parfaite mobilité des facteurs :

Les agents et les biens doivent pouvoir librement circuler. Dans l'absolu la concurrence parfaite suppose que n'importe quel acheteur ne soit pas gêné par la distance géographique, les frais de transport, les habitudes commerciales, etc. pour entrer en contact avec n'importe quel vendeur.

o La concurrence imparfaite

Celui du monopole (une seule entreprise, celui est "Price maker"). La seule contrainte qui pèse dans les décisions de l'entreprise est la fonction de demande qui est supposée donnée.

La concurrence imparfaite se caractérise par une structure de concurrence imparfaite si l'un des principes de la concurrence pure et parfaite n'est pas respecté.

o La concurrence monopolistique

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On parle de concurrence monopolistique pour caractériser les situations de marché dans lesquels les produits ne sont pas homogènes. E. H. Chamberlain est le père de la Théorie de la concurrence monopolistique (1933).

Les producteurs s'efforcent de différencier leurs produits de ceux de la concurrence pour obtenir une sorte de monopole : Être seul à proposer un bien ou un service ayant telles ou telles caractéristiques (SAV, innovation techniques, prestige de la marque

L’intérêt de La Concurrence :

Le maintien d’un certain niveau de concurrence est essentiel au dynamisme du marché, c’est la condition nécessaire pour que le processus de “destruction créatrice” de SCHUMPETER opère avec le plus d’efficacité.

Il ne peut y avoir “destruction créatrice”, c’est-à-dire progrès technique (qui détruit certaines activités en même temps qu’il en crée d’autres) que s’il y a stimulation. Rien de tel que la concurrence pour maintenir les entrepreneurs en éveil et les obliger à évoluer.

Or la créativité ne se conçoit en termes de marché qu’à partir de la liberté de jeu des acteurs économiques. L’oppression d’un seul sur les autres entraîne fatalement une dégradation de l’activité de l’appareil productif dès lors que cette oppression peut se maintenir au delà du court terme. C’est la raison pour laquelle la réglementation protège la concurrence.

Une entreprise ne peut en effet atteindre une certaine taille sans alarmer les concurrents. C’est ainsi que certaines fusions sont interdites dans la mesure où elles auraient permis à certains groupes de dominer le marché donc d’empêcher toute concurrence.

Une concurrence libre et ouverte profite aux consommateurs et à la communauté mondiale puisqu’elle garantit des prix plus faibles, de meilleurs produits et services d’un caractère novateur et un plus grand choix du consommateur par rapport à une situation marquée par un monopole. Dans un marché ouvert, les producteurs se livrent concurrence pour gagner les consommateurs en baissant les prix et en mettant au point de nouveaux services qui répondent le mieux aux besoins des consommateurs.

Ainsi, c’est la société dans son ensemble qui en profite puisque cela contribue à sa prospérité.

Un marché concurrentiel encourage l’innovation puisqu’il récompense les producteurs qui innovent, développent et introduisent de nouveaux produits et des méthodes novatrices de production.

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Les Limites de La Concurrence :

La concurrence peut cependant également être créatrice de nombreux inconvénients. En effet, les entreprises étant peu nombreuses, peuvent soit s'entendre sur les prix, sur les quantités et la façon de se partager le marché (le «cartel»), soit se livrer une guerre commerciale. Toutes les entreprises, se sachant peu nombreuses et conscientes de leur interdépendance, tirent bénéfice d'éviter une guerre des prix et de chercher à s'entendre sur un prix plus élevé et des volumes de vente protégés (ce qui permet un accroissement des activités économiques, une augmentation du profit, la réalisation d'économies d'échelle, et une réduction de la concurrence). Dans ce cas de figure, toutes les entreprises agissent comme si elles faisaient partie d'un seul monopole et la production est divisée entre les entreprises. De tels accords sont généralement illégaux et donne lieu à différents problèmes.

De plus, les entreprises présentent sur ce marché peuvent profiter de ce qu'on appelle «l'abus de position dominante», qui désigne le phénomène où une entreprises a tellement de poids sur le marché qu'elle peut se comporter comme si elle avait le monopole et, de ce fait, retarder ou empêcher l'entrée de nouveaux acteurs sur le marché. Dès lors, on assiste à une réduction de la concurrence, ce qui est un frein à la baisse des prix, et donc nuisible aux consommateurs. De même qu'elles peuvent mettre en place une «différenciation de produits» (multiplication de produits similaires qui donne l'impression aux consommateurs d'avoir le choix et aux nouvelles entreprises que le marché est saturé, ainsi elle ne trouvera pas sa place). Ce comportement est donc nuisible aux autres offreurs qui ne bénéficient pas de la fluidité de la Concurrence Pure et Parfaite, ne pouvant entrer librement ou sans entrave dans le marché, ainsi qu'aux consommateurs puisqu'une fois encore ce comportement empêche la baisse des prix. De façon plus générale, la concurrence, qu’elle soit locale ou internationale, entraîne d’autres effets négatifs:

le gaspillage d’équipements encore utiles lorsqu’une entreprise ferme ses portes en raison de la concurrence.

la pauvreté des personnes qui perdent leur emploi en raison de la concurrence et qui ne peuvent trouver d’autres emplois par la suite en raison de non transférabilité de leurs compétences.

l’hésitation de certains employeurs à investir dans la formation de leurs employés de peur que ces employés les quittent et que ce soit un concurrent qui en bénéficie.

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Partie 2 : la politique de la concurrence et sa régulation

Section 1 : La politique de la concurrence :

Définition :

La politique de concurrence consiste à appliquer des règles destinées à garantir une concurrence loyale entre les entreprises. Elle contribue ainsi à stimuler l’esprit d’entreprise et la productivité, à élargir l’offre pour les consommateurs, à faire baisser les prix et à améliorer la qualité des biens et des services.

Des prix bas pour tous: la manière la plus simple pour une entreprise de remporter des parts de marché est d’offrir un meilleur prix. Sur un marché concurrentiel, les prix sont tirés vers le bas.

C’est un avantage pour les consommateurs, mais pas uniquement: les entreprises sont encouragées à produire si davantage de personnes ont les moyens d’acheter leurs produits, ce qui stimule l’ensemble de l’économie.

Une meilleure qualité: la concurrence incite également les entreprises à améliorer la qualité des produits et des services qu’elles vendent, afin d’attirer plus de clients et d’accroître leurs parts de marché. La qualité peut signifier des produits qui durent plus longtemps et fonctionnent mieux, des services après-vente ou de dépannage plus performants ou un meilleur accueil du client.

Plus de choix: sur un marché concurrentiel, les entreprises cherchent à ce que leurs produits se distinguent des autres.

Pour le consommateur, cela signifie plus de choix et la possibilité d’opter pour le rapport qualité/prix qui lui convient le mieux.

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Innovation: pour offrir ce choix aux consommateurs, et produire mieux, les entreprises doivent être innovantes depuis la conception des produits jusqu’aux services offerts, en passant par les techniques de production.

Plus solides face à la concurrence mondiale: la concurrence au sein de l’UE aide les entreprises européennes à être plus compétitives dans le reste du monde et à résister à la concurrence internationale.

Objectifs de la politique de concurrence

En premier lieu, la politique de la concurrence évite que certaines entreprises soient victimes des pratiques anticoncurrentielles de la part d’autres entreprises.

En second lieu, la politique de concurrence stimule la productivité et l’innovation des entreprises ; elle facilite également le développement de nouveaux champions industriels, qui sont la clé de la croissance de demain

En troisième lieu, la politique de concurrence n’est pas un obstacle à une politique industrielle ambitieuse et peut même en devenir un levier puissant : cibler des secteurs d’avenir n’exclut pas de mettre les entreprises en concurrence entre elles

Section 2 : réglementation de la politique de concurrence

Modèle de réglementation American et Européen

Les Etats Unis et la Communauté européennes ne sont certes pas des modèles économiques parfaits mais à l’évidence ce sont deux zones d’échanges qui ont su favoriser la libre concurrence. Cela n’a pu se faire sans la mise en place d’un cadre légal dont les remaniements sont constants afin de garder toujours en contact l’objectif prioritaire de ces deux exemples : l’efficience du marché. Pourtant les deux modèles présentement étudiés présentent bien des divergences même si un certain nombre de points communs pourront être mis en avant tant au regard du cadre légal que de l’application pratique qui en sera fait.

Aux Etats-Unis

La législation de la concurrence est apparue pour la première fois aux Etats-Unis en 1890, elle s’est généralisée dans les économies occidentales durant la seconde moitié du XXe siècle, mais elle reste encore absente dans beaucoup de pays en développement.

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L’objectif de ces politiques est toujours de tirer parti des avantages économiques qu’offre une saine concurrence, en protégeant le marché des pratiques anticoncurrentielles, jugées néfastes pour les producteurs qui en sont victimes ainsi que pour l’ensemble des consommateurs.

Le Sherman Act

Le Sherman Act édicte deux interdictions, formulées en termes assez vagues alors que le style législatif américain se caractérise en général par sa précision. La section 1 interdit tout contrat, toute association ou toute entente restreignant le fonctionnement normal du commerce (restraint of Trade) entre les États de l’Union ou avec les pays étrangers, tandis que la section 2 prohibe toute situation de monopole, toute tentative de création d’un monopole et tout accord ou entente tendant à monopoliser une partie quelconque des échanges ou du commerce entre les différents États de l’Union ou avec les pays étrangers. Ces deux dispositions, qui ont sans doute inspiré les articles 81 et 82 du Traité CE, s’appliquent au commerce entre États fédérés, mais aussi au commerce avec les pays tiers.

En dépit du jeu de la règle de raison, l’application du Sherman Act suscita des inquiétudes. C’est pourquoi furent votés le Clayton Act et le Federal Trade Commission Act, respectivement le 15 octobre et le 26 septembre 1914.

Le Clayton Act

Cette loi, destinée à préciser les conditions d’application du Sherman Act, en étend le domaine en interdisant certaines pratiques qui ont ou sont susceptibles d’avoir un effet restrictif de concurrence substantiel dans un secteur commercial donné : la pratique de prix discriminatoires, sauf s’ils sont justifiés par le besoin de faire face à la concurrence ou s’ils correspondent aux différences dans le coût de production ou de vente résultant des quantités achetées ou de la méthode de vente, les contrats liés et les clauses d’approvisionnement exclusif, et enfin les fusions et acquisitions.

Par ailleurs, le Clayton Act met en place la responsabilité pénale personnelle des dirigeants d’entreprises pour les violations des dispositions assurant la liberté de la concurrence.

Le Federal Trade Commission Act

Cette autre loi de 1914 complète le Clayton Act en créant une Commission Fédérale du Commerce, agence fédérale indépendante chargée de veiller au respect des règles assurant la liberté de la concurrence. Il s’agit là du modèle d’autorité administrative en charge de la concurrence qui sera adopté ensuite par la plupart des autres droits de la concurrence.

Cette Commission ne peut comprendre plus de trois conseillers d’un même parti politique (sur cinq), afin que soient prises en compte les différentes tendances dominantes du droit et de l’analyse économique antitrust aux États-Unis.

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La section 5 de cette loi interdit, de manière très générale, toute pratique restreignant la concurrence. Dans plusieurs arrêts, la Cour suprême a souligné que cette disposition visait, non seulement les pratiques anticoncurrentielles tombant sous le coup du Sherman Act et du Clayton Act, mais également celles, non prévues par ces lois, que la Commission pourrait juger attentatoires à la liberté de la concurrence et contre lesquelles elle voudrait engager des poursuites. C’est pourquoi le Federal Trade Commission Act est considéré comme la loi » bouche-trou » du droit de la concurrence américain comblant les lacunes laissées par les autres textes de lois.

A l’Union Européen

Inscrite dans le traité de Rome de 1957, la politique de concurrence de l’Union européenne (UE) représente depuis toujours un volet important de l’action de l’UE. Le traité prévoyait «l’établissement d’un régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le marché commun». L’objectif était d’instaurer un ensemble de règles de concurrence efficaces et élaborées, afin de garantir le bon fonctionnement du marché européen et de faire bénéficier les consommateurs des avantages d’un système de marché libre

En quoi consiste la politique européenne de la concurrence?

En collaboration avec les autorités nationales de la concurrence, la Commission s’efforce de prévenir ou de corriger les comportements anticoncurrentiels. Elle applique directement les règles européennes de la concurrence afin d’améliorer le fonctionnement des marchés, en garantissant une concurrence juste et équitable, fondée sur le mérite, entre les entreprises.

Antitrust

Par «antitrust», on entend les mesures visant à empêcher ou à contrôler les ententes ou d’autres monopoles. L’objectif poursuivi est toujours celui d’encourager la concurrence.

Accords anticoncurrentiels

Il s’agit d’accords conclus entre des entreprises et qui ont pour effet de restreindre la concurrence, par exemple lorsque des entreprises s’entendent pour ne pas se faire concurrence ou pour fixer les prix de vente de leurs produits.

On considère qu’un accord est anticoncurrentiel si les participants s’entendent pour:

• fixer les prix;

• limiter la production;

• se partager des parts de marché ou des clients;

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• fixer les prix de revente (entre un producteur et ses distributeurs).

En revanche, un accord peut être légal:

• s’il a plus d’effets positifs que négatifs;

• s’il n’est pas conclu entre des concurrents;

• s’il concerne des entreprises dont la part de marché cumulée est faible;

• s’il est nécessaire pour améliorer les produits ou services concernés, élaborer de nouveaux produits ou trouver de nouveaux moyens, plus efficaces, de mettre des produits à la disposition des consommateurs.

Aides d’Etats :

Les États membres soutiennent parfois des entreprises ou des secteurs locaux au moyen de fonds publics, ce qui leur confère un avantage déloyal, nuit à la concurrence et fausse les échanges. Cette pratique est interdite par l’article 107 du TFUE. Selon l’article 108 du TFUE, la Commission a pour rôle d’empêcher ces situations, en n’autorisant les aides d’État que si elles servent réellement l’intérêt public, c’est-à-dire lorsqu’elles profitent à la société ou à

l’économie dans son ensemble.

Exceptions

Certaines exceptions à la règle générale sont possibles. Les aides d’État sont autorisées si une entreprise en difficulté ou une nouvelle entreprise a réellement des chances de devenir rentable à terme ou si les aides servent les intérêts de l’Union (en préservant ou en créant des emplois par exemple). Il convient avant tout d’examiner si les aides d’État profiteront aux consommateurs ou si elles porteront préjudice à d’autres entreprises. Les aides à la recherche et à l’innovation, au développement régional et aux PME sont souvent autorisées, car elles servent les objectifs généraux de l’Union européenne

Concentrations

Le règlement sur les concentrations donne à la Commission européenne le pouvoir d’interdire les concentrations et les acquisitions qui risquent de réduire la concurrence de manière significative. Ce règlement ainsi que le règlement d’exécution constituent les principaux actes législatifs applicables aux décisions dans ce domaine. Le premier contient les principales dispositions relatives à l’évaluation des concentrations, tandis que le second porte sur les aspects de procédure (notification, délais, droit d’être entendu).

Libéralisation

Certains services essentiels (énergie, télécommunications, transport, eau et services postaux) restent sous le contrôle des pouvoirs publics, même si, dans certains pays, ils relèvent d’entreprises privées. Les pays de l’UE peuvent confier des services publics spécifiques à une entreprise et lui attribuer des devoirs, des droits particuliers et une

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compensation financière, dans le respect des règles relatives aux aides d’État. Lorsque ces services sont libéralisés, c’est-à-dire ouverts à la concurrence d’autres entreprises, la Commission veille à ce qu’ils restent accessibles à tous, même dans les régions où ils ne sont pas rentables. Par ailleurs, il est essentiel que le processus de libéralisation ne confère pas un avantage déloyal à l’entreprise qui détenait le monopole avant la libéralisation.

Réglementation du marché concurrentiel au Maroc

Le Conseil de la concurrence du Maroc est une institution relativement jeune et à statut consultatif. Après avoir vu le jour en 2000 dans le cadre de la loi sur la concurrence et la liberté des prix, ses activités sont restées gelées jusqu’à sa réactivation en 2009. Il dispose donc d’une expérience courte, mais relativement intense en matière de droit de la concurrence malgré son statut encore consultatif. Néanmoins, il y a lieu de signaler que le Conseil a été élevé récemment au rang d’une institution constitutionnelle suite à l’adoption de la nouvelle constitution marocaine en juillet 2011. Et à ce titre, il sera appelé à jouer un rôle de premier plan en matière de régulation des marchés et de promotion de la libre concurrence. Un projet de loi est en cours d’examen à cet effet

Principes sous-tendant la réglementation :

La commande publique représente un élément clé de l'économie du Maroc. En effet, d'après la Trésorerie Générale du Royaume, les marchés publics représentent près de 20% du PIB. Les montants concernés et leur nature publique ont mené le législateur à réglementer cette commande en cherchant le respect de trois grands principes: -Transparence et moralité de la vie publique; - Concurrence et égalité de traitement des soumissionnaires ; - Efficacité de la dépense publique et simplicité des procédures. Ces principes favorisent, directement ou

indirectement la concurrence dans les marchés publics.

Les limites de la concurrence dans les marchés publics :

Trois principaux cas de figure anticoncurrentielle apparaissent dans les marchés publics. Ces derniers peuvent être directement dus au comportement des acteurs ou découler indirectement des réglementations mises en place pour garantir la moralité des marchés publics ainsi que le contrôle de la dépense:

1 Entente entre une administration et une entreprise:

Ce premier cas constitue la première source d'attention dans les marchés publics. En effet, il est primordial de s'assurer de la bonne et juste utilisation des deniers publics. Or, les expériences internationales4 montrent que malgré des réglementations particulières destinées à éviter le favoritisme, le clientélisme et la corruption, ces problématiques doivent faire l'objet de contrôles réguliers et soutenus. Les situations d'entente entre une

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administration et une entreprise sont illégales. Elles peuvent être décelées plus ou moins difficilement selon leur forme et leur nature. La preuve de leur existence nécessite généralement l'intervention d'un organisme de contrôle (inspection générale des finances, audit de la Cour des Comptes, etc.). Certains «symptômes» peuvent être considérés en vue de leur détection: un CPS trop détaillé peut ainsi découler d'une entente avec un prestataire précis à qui le maître d'œuvre souhaite confier la prestation. Le CPS comportera dans ce cas des exigences très précises et parfois inutiles. L'analyse d'appels d'offres répétés peut également faire ressortir un prestataire favorisé par un maître d'ouvrage.

2 Entente entre entreprises :

L'entente entre entreprises est une pratique connue, expressément prohibée par la loi (Article 6 de la loi 06-99 du 5 juin 2000 relative à sur la liberté des prix et de la concurrence). Il existe plusieurs schémas d'organisation des cartels qui reposent généralement sur un même principe: le cartel désigne un vainqueur selon un schéma interne, établit le montant des offres concurrentes et répartit la rente obtenue. Il peut ainsi s'agir d'une logique de rotation associée à un système d'offres fantômes simulant la concurrence, d'un accord sur le montant des offres de manière à ce que ces dernières soient très proches et supérieures au prix du marché, ou d'une enchère interne attribuant le marché au plus offrant, qui augmente alors son offre d'un montant que se partagent les perdants. La détection des ces ententes serait difficile et n'est possible qu'au travers de l'analyse de multiples appels d'offres semblables. La mise en évidence de paiements latéraux est généralement nécessaire pour prouver l'existence de l'entente. Les symptômes pouvant être relevés au moment de l'appréciation de l'offre sont le faible nombre d'offres et/ou l'absence d'acteurs clés, l'existence d'offres aux méthodologies trop semblables ou des prix identiques de certains concurrents. Il est néanmoins nécessaire de relever que ces symptômes peuvent également résulter de stratégies non coopératives. Pour limiter la collusion, certains auteurs6 recommandent d'agir soit sur la stabilité du cartel soit sur l'ouverture du marché. Dans le premier cas, il s'agit de réduire les possibilités du cartel de détection des comportements non conformes à l'accord. Ceci peut être obtenu à travers la limitation de l'information transmise après attribution (par exemple au seul nom du vainqueur). Cette stratégie peut cependant être en contradiction avec les principes de transparence et de moralité des marchés publics. La deuxième stratégie vise à ouvrir le marché de manière à favoriser la participation de nouveaux entrants ne faisant pas partie du cartel, et rendant par conséquent ce dernier inefficace. Dans ce sens, il est préférable de limiter les appels d'offres restreints et les procédures négociées. Le financement des coûts de participation est également à prendre en compte, puisqu'il permet de diminuer les barrières à l'entrée et favorise ainsi la participation de nouveaux entrants. Ces différentes stratégies dépendent clairement de la nature de la prestation recherchée et du contexte concurrentiel de cette dernière. Un arbitrage de la part de l'administration est donc nécessaire afin de déterminer la procédure la plus adaptée pour une commande publique.

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3 Barrières à l’entrée :

Coût de participation, maîtrise de la réglementation, et barrières réglementaires. La participation à une procédure d'appel d'offres comporte des coûts généralement irrécupérables et qui peuvent être élevés: ces coûts sont liés à la nécessité, pour le soumissionnaire, de maintenir une capacité de réponse aux appels d'offres (personnel spécialisé, matériel spécifique aux marchés publics, etc.), de collecter et de traiter l'information nécessaire à la réponse de l'appel d'offres, et de réaliser les dépenses administratives en vue de la soumission. Notamment M. Mougeaot et F. Naegelen in « les marchés publiques : règles, stratégies et politiques », 1993.

Un coût supplémentaire peut être considéré du fait des délais de règlement, parfois très importants, et qui pèsent sur la trésorerie des entreprises attributaires. Les expériences internationales montrent que pour la majorité des marchés publics, l'existence de ces coûts a contribué à l'émergence de situations d'oligopoles. Ainsi, seuls certains soumissionnaires habitués aux marchés publics parviennent à s'imposer en profitant d'effets d'échelle en termes de préparation des réponses aux appels d'offres. Une logique similaire peut-être constatée sur les aspects réglementaires: le niveau de complexité de la réglementation, la méconnaissance du fonctionnement pratique d'un marché ou du comportement d'un acheteur donné (par exemple, cas d'un acheteur habitué à moduler le calendrier de l'intervention au travers d'ordres d'arrêt) mènent nombre de soumissionnaires à considérer le marché comme étant trop risqué et à renoncer par conséquent d'y participer. Ainsi, notre analyse du décret n°2-06-388 du 5 février 2007 fixant les conditions et les formes de passation des marchés publics et des textes réglementaires complémentaires sera menée en gardant ces trois situations à l'esprit, et en essayant d'identifier les dispositions qui peuvent favoriser l'émergence de ces dernières au cours du cycle de vie d'un marché.

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Conclusion :

Au Maroc, dans un contexte économique mondial de plus en plus intégré et globalisé, les entreprises et industries locales ne peuvent être complètement et indéfiniment isolées ou protégées de la pression engendrée par la concurrence externe. Aujourd’hui, L’adoption de la réforme du droit de la concurrence marque une avancée majeure de nature à faciliter la pratique des affaires au Maroc et à favoriser le développement des investissements directs étrangers. Pour l’heure et dans l'attente de la nouvelle composition du Conseil de la concurrence, une campagne de communication est menée activement en vue de sensibiliser les entreprises sur les bienfaits du droit de la concurrence dans le cadre de leur activité et de leur développement

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Bibliographie :

- Emmanuel COMBE,

2004.

‘‘Les cartels et ententes’’, P.U.F.,

- E. FRIEDEL, ‘’Extraterritorialité du droit de la concurrence

aux Etats-Unis et dans la Communauté européenne’’, L.G.D.J., 1994.

- Stéphane MAIL-FOUILLEUL, ‘’Les sanctions de la violation du droit communautaire de la concurrence’’, L.G.D.J.,

2002.

WEBOGRAPHIE :

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Table des matières

Introduction

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PLAN

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Partie 1 : Approche

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Section 1 : concurrence dans l’histoire de la pensée économique

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Définition

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L’école classique

5

Les analyses micro-économiques de la concurrence

5

Section 2 : la concurrence

6

Les Types de La concurrence

6

L’intérêt de La Concurrence :

8

 

Les Limites de La Concurrence :

9

Partie 2 : la politique de la concurrence et sa régulation

10

Section 1 : La politique de la concurrence :

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Définition :

10

Objectifs de la politique de concurrence

11

Section 2 : réglementation de la politique de concurrence

11

Modèle de réglementation American et Européen

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Aux Etats-Unis

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A l’Union Européen

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Réglementation du marché concurrentiel au Maroc

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Les limites de la concurrence dans les marchés publics :

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Conclusion :

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Bibliographie

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WEBOGRAPHIE

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