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Planche n o 3. Déterminants. Corrigé

Exercice n o 1

1ère solution.

det B = ε(σ)b σ(1),1

σS n

b

σ(n),n = σS n

= ε(σ)(− 1) 2(1+ 2+

σS n

= detA.

+ n) a σ(1),1

ε(σ)( 1) 1+ 2+

+

n+ σ(1)+

+ σ(n) a σ(1),1

a

σ(n),n = ε(σ)a σ(1),1 σS n

a

σ(n),n

a

σ(n),n

2ème solution. On multiplie les lignes numéros 2, 4, de B par 1 puis les colonnes numéros 2, 4, de la matrice obtenue par 1. On obtient la matrice A qui se déduit donc de la matrice B par multiplication des lignes ou des colonnes par un nombre pair de 1 (puisqu’il y a autant de lignes portant un numéro pair que de c olonnes portant un numéro pair). Par suite, det(B) = det (A ).

Exercice n o 2

Soient C M q (K) et D M p,q (K). Soit ϕ : (M p,1 (K)) p

K

0

X = (C 1

C p ) M p (K).

, C p ) det X D

C

(C 1 ,

ϕ est linéaire par rapport à chacune des colonnes C 1

Si il existe (i, j ) 1, p 2 tel que i = j et C i = C j , alors ϕ(C 1 ,

Ainsi, ϕ est une forme p -linéaire alternée sur l’espace M p,1 (K) qui est de dimension p . On sait alors qu’il existe λ K tel que ϕ = λ det B 0 (où det B 0 désigne la forme déterminant dans la base canonique de M p,1 (K)) ou encore il existe λ K

indépendant de (C 1 ,

D C et

donc

λ K indépendant de X tel que X M p (K), det X 0

, C p ) ou enfin il existe

, C p .

,

C p )= 0.

, C p ) tel que (C 1 ,

,

C p ) (M p,1 (K)) p , ϕ(C 1 ,

D

C

,

C p ) = λ det B 0 (C 1 ,

= λ det(X). Pour X = I p , on obtient λ = det I 0 p

B M p (K), det B 0

D C = det(B) × det I 0 p

D C .

De même, l’application Y det I 0 p D Y est une forme q-linéaire alternée des lignes de Y et donc il existe µ K tel

que Y

M q (K), det I 0 p

D Y = µ det(Y ) puis Y = I q fournit µ = det I 0 p

I D q et donc

B

M p (K), C M q (K), D M p,q (K), det

B 0 D C = det (B) × det(C) × det I 0 p

I D q = det (B) × det(C),

(en supposant acquise la valeur d’un déterminant triangula ire qui peut s’obtenir en revenant à la définition d’un déterm i- nant et indépendamment de tout calcul par blocs).

(B, C, D ) M p (K) × M q (K) × M p,q (K), det B 0

D C = det(B) × det(C).

Exercice n o 3

Soit n un entier naturel non nul. On note L 0 , L 1

A la ligne numéro n du déterminant Van (x 0 ,

, L n les lignes du déterminant Van (x 0 ,

, x n )

, x n ), on ajoute une combinaison linéaire des lignes précédentes du type

L n L n +

n1

λ i L i . La valeur du déterminant n’a pas changé mais sa dernière lig ne s’écrit maintenant (P (x 0 ),

,

P (x n ))

i= 0

P est un polynôme unitaire de degré n. On choisit alors pour P (le choix des λ i équivaut au choix de P ) le polynôme

P =

n1

i= 0

(X x i ) (qui est bien unitaire de degré n). La dernière ligne s’écrit alors (0,

, 0, P (x n )) et en développant ce

déterminant suivant cette dernière ligne, on obtient la rel ation de récurrence :

n N , Van(x 0 ,

,

x n )= P (x n )Van(x 0 ,

, x n 1 )=

n1

i= 0

(x n x i )Van(x 0 ,

, x n 1 ).

En tenant compte de Van (x 0 ) = 1, on obtient donc par récurrence

n N , (x i ) 0 i n K n+ 1 , Van(x i ) 0 i n =

0 i<j n

(x j x i ).

En particulier, Van(x i ) 0 i n = 0 si et seulement si les x i sont deux à deux distincts.

Exercice n o 4

Si deux des a i sont égaux ou deux des b j sont égaux, C n est nul car C n a soit deux lignes identiques, soit deux colonnes identiques. On suppose dorénavant que les a i sont deux à deux distincts de même que les b j (et toujours que les sommes a i + b j sont toutes non nulles).

Soit n N . On note L 1

, L n+ 1 les lignes de C n+ 1 .

On effectue sur C n+ 1 la transformation L n+ 1

n+ 1

λ i L i avec λ n+ 1 = 0.

i= 1

1

On obtient C n+ 1 = λ n+ 1 D n+ 1 D n+ 1 est le déterminant obtenu en remplaçant la dernière ligne de C n+ 1 par la ligne

(R (b 1 ),

, R (b n+ 1 )) avec R =

n+ 1

i= 1

a i . On prend R = (X (X + a b 1 ) 1 )

λ

i

X +

(X b n )

(X

+ a n+ 1 ) .

Puisque les a i sont distincts des b j , R est irréductible.

Puisque les a i sont deux à deux distincts, les pôles de R sont simples.

Puisque deg((X b 1 ) (X b n )) < deg((X + a 1 ) (X + a n+ 1 )), la partie entière de R est nulle.

R admet donc effectivement une décomposition en éléments simp les de la forme R =

n+ 1

i= 1

λ i

X + a i où λ n+ 1

=

0.

Avec ce choix des λ i , la dernière ligne de D n+ 1 s’écrit (0, on obtient la relation de récurrence :

, 0, R (b n+ 1 )) et en développant D n+ 1 suivant sa dernière ligne,

1

n N , C n+ 1 = λ n+ 1 R (b n+ 1 )C n .

Calculons λ n+ 1 . Puisque a n+ 1 est un pôle simple de R ,

λ n+ 1 =

lim n+1 (x + a n+ 1 )R (x )=

xa

(− a n+ 1 b 1 )

 

b

n

)

b

n

)

(−

a

n+ 1

+ a 1 )

(− a n+ 1 − (− a n+ 1 +

a

n

) =

(a n+ 1 + (a n+ 1

b 1 ) a 1 )

(a n+ 1 + (a n+ 1 a n ) .

On en déduit que

λ n+ 1 R (b n+ 1 )= (a n+ 1

1

a

1 )

(a n+ 1 + b 1 )

(a n+ 1 a n )

(b n+ 1 b 1 )

(b n+ 1 b n ) + a n )(b n+ 1 + a n+ 1 )

(a n+ 1 + b n ) (b n+ 1 + a 1 )

(b

n+ 1

puis la relation de récurrence

n N , C n+ 1 =

n n

i= 1

(a n+ 1 a i )

i= 1

(b n+ 1 b i )

(a i + b j )

i= n+ 1 ou j= n+ 1

1

En tenant compte de C 1 = a 1 + b 1 , on obtient par récurrence

C

n .

(a j − a i ) (b j − b i ) 1 = Van(a
(a j − a i )
(b j − b i )
1
= Van(a i ) 1 i n × Van(b j ) 1 j n
1 i<j n
1 i<j n
det
=
.
a i + b j 1 i,j n
(a i + b j )
(a i + b j )
1 i,j n
1 i,j n

(y compris dans les cas particuliers analysés en début d’exe rcice).

Calcul du déterminant de Hilbert. On est dans le cas particulier où i 1, n , a i = b i = i . D’abord

Puis

1

i,j n

(i + j )=

n

i= 1

n

j= 1

Van(1,

(i + j )   =

, n) =

n

j= 2

j1

i= 1

(j i ) =

n

i= 1

(i + n)! !

i

et donc

n

j= 2

(j 1)! =

n1

i= 1

i ! .

4 n i ! i= 1 ∀n ∈ N ∗ , H n = .
4
n
i
!
i= 1
∀n ∈ N ∗ , H n =
.
2n
n! 2
i
!
i= 1

Exercice n o 5

Le déterminant du système est = Van(1,

Les formules de Cramer donnent : j 1, n , x j = j

, n) = 0. Le système proposé est donc un système de Cramer .

j =

=

=

=

=

Finalement,

1

1

.

.

.

.

.

.

1

1

j 1

.

.

.

1

0

.

.

.

1

j + 1

.

.

.

1

n

.

.

.

.

.

.

n n 1

.

.

.

n

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

0

j 1

.

.

.

.

.

.

(j + 1) n 1

(j 1) n 1

1

.

.

.

.

.

.

1) j+

1

.

.

.

1

j + 1

.

.

.

1

j + 1

.

.

.

.

.

.

(−

(en développant suivant la j -ème colonne)

.

.

.

(j 1) n 1

.

.

.

(j + 1) n 1

.

.

.

n n 1

.

.

.

1

1

.

.

.

1

j 1

.

.

.

n

1

n

.

.

.

.

.

.

n 2

(par n linéarité)

.

.

.

.

.

.

(− 1) j+ 1 1 (j 1)(j + 1) n

.

.

.

1

.

.

.

(j 1) n 2

.

.

.

(j + 1) n 2

.

.

.

(− 1) j+ 1 n! Van(1,

j

,

(j 1), (j + 1),

, n) = (− 1) j+ 1 n!

j

Van(1,

,

n)

(j 1)

(j − (j 1))((j + 1) − j )

(n j )

(− 1) j+ 1

n!

j

!(n

j )! Van(1,

,

n) = (− 1) j+ 1 n Van(1,

j

, n).

j 1, n , x j = (− 1) j+ 1 n .

j

Exercice n o 6

On note C 1

Pour tout j 1, n , Cj = sin(a j )C + cos(a j )S. Ainsi, les colonnes de la matrice proposée sont dans Vect (C, S) qui est un espace de dimension au plus deux et donc,

, C n les colonnes du déterminant de l’énoncé puis on pose C = (cos(a i )) 1 i n et S = (sin (a i )) 1 i n .

si n 3, det(sin(a i + a j )) 1 i,j n = 0.
si n 3, det(sin(a i + a j )) 1 i,j n = 0.

Si n = 2, on a

sin(2a 1 ) sin(a 1 + a 2 )

sin(a 1 + a 2 ) sin(2a 2 )

= sin(2a 1 ) sin(2a 2 ) −

sin 2 (a 1 + a 2 ).

Exercice n o 7

Soient les vecteurs colonnes A = (a i ) 1 i n et U = (1) 1 i n . j 1, n , C j = A + b j U. Les colonnes de la matrice proposée sont dans un espace de di mension au plus deux et donc,

Si n = 2, on a

+ b 1

a 2 + b 1

a

1

Exercice n o 8

Pour tout j 1, n ,

si n 3, det(a i + b j ) 1 i,j n = 0.
si n 3, det(a i + b j ) 1 i,j n = 0.

+ b 2

a 2 + b 2

a

1

=

C 1 C 1 C 2

C j = ((a + i + j ) 2 ) 1 i n

b 1 b 2 b 1 b 2

+ b 2

a 2 + b 2

a

1

=( b 1 b 2 )

1 1 =(a 2 a 1 )(b 1 b 2 ).

a 1 + b 2 a 2 + b 2

= j 2 (1) 1 i n + 2(a + j )(i ) 1 i n +(i 2 ) 1 i n .

Les colonnes de la matrice proposée sont dans un espace de dim ension au plus trois et donc,

si n 4, det ((a + i + j ) 2 ) 1 i,j n
si n 4, det ((a + i + j ) 2 ) 1 i,j n
= 0.

Le calcul est aisé pour n { 1, 2, 3} .

Exercice n o 9 x j x i

j i

est déjà un rationnel strictement positif.

= 1, et si i 2, P i = X(X 1)

(X (i 2))

Posons P i = 1 si i

(i 1)! Puisque, pour i 1, n , deg (P i ) = i 1, on sait que la famille (P i ) 1 i n est une base de Q n 1 [ X] . De plus, pour i 2,

P i 2 ou encore, pour 2 i n, la ligne

P i X 1)! est de degré i 2 et est donc combinaison linéaire de P 1 , P 2 ,

.

i1

(i

,

numéro i du déterminant det C

i1

x j

1 i,j n est somme de la ligne

1)! 1 j n

x

i1

j

(i

et d’une combinaison linéaire des

lignes qui la précède. En partant de la dernière ligne et en re montant jusqu’à la deuxième, on retranche la combinaison linéaire correspondante des lignes précedentes sans chang er la valeur du déterminant. On obtient par linéarité par rapport à chaque ligne

Finalement,

det C

i1

x

j

1 i,j n =

1

n

i= 1

(i 1)!

Van(x 1 ,

,

x n )=

1

i<j n

(x j x i )

1

i<j n

(j i )

.

x j − x i i− 1 = det C N ∗ . x j
x j − x i
i− 1
= det C
N ∗ .
x j
j − i
1 i,j n ∈
1 i<j n

Exercice n o 10

Le coefficient ligne j , colonne k, (j, k) 1, n 2 , de la matrice A vaut a k j avec la convention : si −(n 1) u 1, a u = a n+ u . Le coefficient ligne j , colonne k, (j, k) 1, n 2 , de la matrice AΩ vaut

n

u

= 1

a u j ω (u 1)(k 1) =

=

v

v

nj

=−(j1)

1

=−(j1)

a v ω (v + j1)(k 1) =

v

1

=−(j1)

a v + n ω (v + n+ j1)(k 1) +

nj

u

= 0

a v ω (v + j1)(k 1) +

nj

v

= 0

a v ω (v + j1)(k 1)

a u ω (u + j 1)(k 1) (car a v + n = a v et ω n = 1)

=

u

n1

= nj+ 1

a u ω (u + j1)(k 1) +

= ω (j1)(k 1)

n1

u = 0

a u ω u (k 1) .

nj

u

= 0

a u ω (u + j1)(k 1) =

n1

u

= 0

a u ω (u + j1)(k 1)

Pour k 1, n , posons S k =

n1

a u ω u (k 1) . Le coefficient ligne j , colonne k de AΩ vaut donc ω (j 1)(k 1) S k . Par passage

u = 0

au détereminant, on en déduit que :

det(AΩ ) = det ω (j 1)(k 1) S k 1 j,k n =

n

k

= 1

S k det(ω (j1)(k 1) ) 1 j,k n

(S k est en facteur de la colonne k) ou encore (det A )(det) =

n

k = 1

S k (det ). Enfin, est la matrice de Vandermonde

des racines n-èmes de l’unité et est donc inversible puisque celles-ci so nt deux à deux distinctes. Par suite det = 0 et après simplification on obtient

detA =

n n1

k = 1

S k S k =

u = 0

a u ω u (k 1) .

a

c

b

b

a

c

b

a

= S 1 S 2 S 3 = (a + b + c)(a + jb + j 2 c)(a + j 2 b + jc) j = e 2iπ/3 .

Par exemple,

c Un calcul bien plus simple sera fourni dans la planche « Réduc tion ».

Exercice n o 11

1) d = ε(σ)a σ(1),1

σS n

sur R et de plus

a σ(n),n est dérivable sur R en tant que combinaison linéaire de produits de fonctions dé rivables

d = ε(σ)(a σ(1),1

=

σS n

n

i= 1

det(C 1 ,

,

C ,

i

a

,

σ(n),n ) = σS n

C n ) (C 1 ,

,

ε(σ)

n

i= 1

a

σ(1),1

a

σ(i),i

a σ(n),n =

C n sont les colonnes de la matrice).

n

i= 1 σS n

ε(σ)a σ(1),1

a

σ(i),i

a σ(n),n

2) 1 ère solution. D’après ce qui précède, la fonction d n est dérivable sur R et pour n 2 et x réel, on a

d

n (x )=

=

n

i= 1

n

i= 1

x + 1

1

.

.

.

.

.

.

.

.

.

1

.

.

.

1

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

1

.

1

x + 1

1

.

.

.

.

.

.

1

0

.

.

.

.

1

.

.

.

0

1

0 x + 1

.

1

.

.

.

.

.

.

0

1

.

.

.

1

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

1

.

.

.

1

.

1

x + 1

(la colonne particulière est la colonne i )

d n 1 (x )(en développant le i -ème déterminant par rapport à sa i -ème colonne)

= nd n 1 (x ).

En résumé, n 2, x R , d n (x ) = nd n 1 (x ). D’autre part x R , d 1 (x ) = x + 1 et n 2, d n (0) = 0 (déterminant ayant deux colonnes identiques). Montrons alors par récurrence que n 1, x R , d n (x )= x n + nx n 1 . C’est vrai pour n = 1. Soit n 1. Supposons que x R , d n (x )= x n + nx n 1 . Alors, pour x R ,

On a montré que

d n+ 1 (x )= d n+ 1 (0)+ d n+ 1 (t ) dt = (n + 1) d n (t ) dt = x n+ 1 +(n + 1)x n .

0

0

x

x

∀n 1, ∀x ∈ R , d n (x )= x n + nx n−
∀n 1, ∀x
∈ R , d n (x )= x n + nx n− 1 .

2 ème solution. d n est clairement un polynôme de degré n unitaire. Pour n 2, puisque d n (0) = 0 et que d n = nd n 1 ,

0 est racine de d n , d n ,

colonnes du déterminant obtenu est nulle. Finalement n 2, x R , d n (x )= x n 1 (x + n) ce qui reste vrai pour n = 1.

et est donc racine d’ordre n 1 au moins de d n . Enfin, d n (− n) = 0 car la somme des

, d

(n2)

n

Une variante peut être obtenue avec des connaissances sur la réduction .

Exercice n o 12

On effectue sur la matrice A B les transformations : j 1, n , C j C j + iC n+ j (où i 2 = − 1) sans modifier la

B

A

valeur du déterminant. On obtient det A B

Puis en effectuant les transformations : j n + 1, 2n <