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A DÉCOUVRIR La technologie SDR Voici l’autre moitié de votre passion ACTUELLEMENT CHEZ VOTRE MARCHAND DE

ACTUELLEMENT CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX

SommaireSommaire N°1N°1

Édito Édito

L e lancement d’un nouveau titre n’est pas une tache aisée. Chaque numéro

est une permanente remise en ques- tion. Il faut varier les plaisirs, satisfaire des goûts divers, gérer les susceptibilités des uns et des autres, faire comprendre nos

objectifs sans froisser les esprits. Pas facile… mais tellement passionnant ! Ce premier opus de 100% Radioamateur a été bâti dans ce sens. Il complète à souhait notre vaisseau amiral qu’est Ondes Magazine, lui qui est davantage ouvert sur le grand-public tout en restant un journal destiné aux radioamateurs. Il captive une grande audience non radioamateur, ce que nous avons toujours voulu, afin de faire basculer les passions vers notre hobby. Indiscutablement, c’est une réussite, mais que l’on doit surtout à nos lecteurs. Merci de vous associer à nos actions de promotion qui, sans votre implication, ne seraient qu’un coup d’épée dans l’eau. Reste à pour- suivre dans ce sens. Inlassablement. Sans parti-pris. Ensemble.

73, Mark, F6JSZ

Directeur de la Rédaction Philippe L. Bajcik, F1FYY

[f1fyy@radioamateur.fr]

Rédacteur en Chef Mark A. Kentell, F6JSZ

[f6jsz@radioamateur.fr]

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Idée originale Rémi Hatte, F4CKE

[f4cke@radioamateur.fr]

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CE NUMÉRO A ÉTÉ MIS À DISPOSITION DE SES LECTEURS LE 25 SEPTEMBRE 2005

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Ampli 2 watts 10 GHz p. 37

p. 38

p. 47

p. 50

p. 36

p. 34

p. 32

p. 5

p. 6-16

p. 7

p. 17

p. 18

p. 20

p. 22

p. 25

p. 27

p. 29

p. 30

p. 31

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est édité par Belles Pages International Editions Les Combes - 87200 Saint-Martin-de-Jussac Téléphone/Fax: 05 55 02 99 89 - SARL de Presse au capital de 20 000 € - RCS Limoges 450 383 443 - APE 221E Principaux actionnaires : Jean-Philippe Buchet, Philippe Bajcik & Bertrand Buchet. 100% Radioamateur ® est distribué gra- tuitement sur l’Internet, en l’état, son éditeur ne pouvant être tenu pour responsable d’éventuels problèmes de téléchargement et/ou de lecture du document fourni. L’éditeur se réserve le droit de refuser toute publicité sans avoir à s’en justifier. La rédaction n’est pas responsable des textes, illustrations, dessins et photos publiés qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Les docu- ments reçus ne sont pas rendus et leur envoi implique l’accord de l’auteur pour leur libre publication. Les indications des marques et les adresses figurant dans les pages rédactionnelles de ce numéro sont données à titre d’information sans aucun but publicitaire. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est autorisée avec l’accord préalable de l’éditeur. Ils restent la propriété exclusive de BPI ÉDITIONS qui se réserve tous droits de reproduction dans tous les pays du Monde. ©2005 - BPI. Directeur de la Publication Jean-Philippe Buchet, F5GKW [f5gkw@radioamateur.fr]

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DOSSIER

Les antennes

Deux axes principaux dirigent ce dossier. Le premier va permettre de remettre en mémoire quelques considérations de base concernant le fonctionnement et les caractéristiques principales des antennes. Le second s’articulera autour des catégories d’antennes réalisables par l’amateur.

U n aussi vaste sujet mériterait à lui seul plusieurs

numéros de ce magazine. Que de contrariétés, que de

sujets brûlants, que d’OM se sont déchirés dans des

causeries contradictoires à cause des antennes ! Qui n'a pas entendu un jour un "tant vaut l'antenne, tant vaut la station", ou un "pas d'antenne, pas de station" ? On pourrait comparer une station de radiocommunication dépourvue d’antennes à une chaîne haute-fidélité misérablement dépouil- lée de ces haut-parleurs. Cela revient au même. Imaginons maintenant notre chaîne Hi-Fi haut de gamme dotée de haut-parleurs moyens. Il en découle immédiatement une mauvaise restitution sonore. Avec les antennes, c’est exactement la même chose. On peut avoir le meilleur poste haut de gamme disponible et n’en tirer que très moyennement partie à cause d’aériens déficients. Mais alors, qu’est ce qui peut bien différencier une antenne de qualité avec une autre aux caractéristiques douteuses ? C’est ce que nous allons essayer de voir ensemble dans ce dossier. D’abord, nous allons faire le point sur un phénomène qui nous envahit depuis quelques années : la prolifération des antennes large-bande que l’on voit émerger au fil des pages des cata- logues. Nous en avons souvent parlé dans les colonnes de CQ Radioamateur (les anciens se souviendront) et avons même en son temps réalisé les toutes premières versions. Une antenne ne peut être efficace que pour la fréquence sur laquelle elle est taillée. Cela signifie que tout autre artifice pour la rendre multibande ou plus généralement "large bande" ne peut pas donner de résultats similaires à son homologue monobande. Toutefois, ces antennes apportent une grande souplesse d’installation. Alors qu’il faut tendre plusieurs dou- blets ou utiliser des antennes Lévy afin de couvir l’ensemble des bandes décamétriques avec un minimum de rendement, la catégorie des antennes large bande s’installe, en effet, en un clin d’?il et n’importe où. C’est ici leur grand intérêt. Il ne faut pas non plus en tirer de conclusions trop hâtives car, à force d'en fabriquer et d'en utiliser, on peut dire qu’elles fonc- tionnent correctement dans l'ensemble. Tout est question de compromis, et il convient pour l'amateur de trouver la

meilleure solution qui soit adaptée à sa situation, en tenant compte d'autant de paramètres que possible (situation géo- graphique, environnement immédiat, place disponible, con- traintes réglementaires… objectifs !). Toutefois, le radioamateur pointilleux ne pourra pas y trouver son compte. Jamais ne choisira-t-il une antenne multibande à trappes alors que plusieurs antennes monobande, plus effi- caces, peuvent être installées. Avec cela, on peut aussi consid- érer l'aspect financier, non négligeable.

Quelles-sont les principales caractéristiques d’une antenne ?

Une antenne se caractérise par ses deux diagrammes de ray- onnement, son rendement, sa résistance de rayonnement, son gain et son impédance. D’autre part, une antenne est plongée dans un millieu ambiant dont l’impédance est de 377 ohms. C’est au travers de celle-ci que nos ondes électromagnétiques sont canalisées. Le rendement d’une antenne concerne les pertes de sa partie rayonnante. On peut considérer le rendement comme un rap- port entre l’énergie qui lui est appliquée et celle qui est effec- tivement rayonnée. On se rend compte instantannément qu’à ce moment, une seule et unique longueur de fil ne peut perme- ttre un rendement identique sur une grande plage de fréquences. En effet, en prennant le dipôle comme antenne de référence, on s’appercoit qu’il ne résonne que sur une seule fréquence fondamentale. Le rendement est étroitement lié à la résistance de rayon- nement et à la résistance de pertes. Ces dernières se manifes- tent par la présence des pertes ohmiques du fil d’antenne et de la qualité des isolateurs. On pourrait presque dire que le ren- dement est d’autant plus élevé (à une fréquence donnée) que les résistances de pertes sont faibles. Pour minimiser ces pertes, les fils d’antenne seront recouverts d’une protection par exemple. Elle évitera l’oxydation du cuiv- re et préservera plus longtemps les performances originelles de l’antenne. La résistance de rayonnement d’un quelconque aérien n’est rien d’autre que la partie réelle de l’impédance. En effet, comme l’on sait que le circuit équivalent d’un aérien se com- porte à l’instar d’un circuit accordé, il va de pair qu’à la réson- nance, l’impédance soit réelle. En revanche, dès que l’on descend ou que l’on monte en fréquence, une partie imaginaire vient se rajouter. En-dessous de la fréquence de résonnance, l’antenne devient capacitive alors qu’au-dessus, elle devient inductive. Autre implaccable conclusion : une longueur donnée de fil ne peut résonner et rayonner avec un rendement intéressant qu’à

100% Radioamateur

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100% Radioamateur

donnée de fil ne peut résonner et rayonner avec un rendement intéressant qu’à 100% Radioamateur 6
 

DOSSIER

une

et une seule longueur d’onde.

 
une et une seule longueur d’onde.  

Le graphique de la fig. 1 montre les variations de l’impédance d’une antenne en fonction de la fréquence d’excitation. Donc, pour résumer, l’impédance caractéristique d’une antenne est

réelle (50 ohms) pour une et une seule fréquence. Elle devient capacitive en dessous et inductive au-dessus.

Par

ailleurs, il est bon de noter que le diamètre du fil ou du

tube qui forme le brin rayonnant influence la largeur de bande, mais réduit le gain. L’augmentation du diamètre du fil permet de resserer l’impédance de l’antenne vers des valeurs moins disparates. Le graphique de la fig. 2 vous montre le détail. Il est à comparer avec celui de la fig. 1 pour s’apercevoir que notre doublet 14 MHz utilisé ici voit la partie réelle de l’impédance descendre en dessous de 150 ohms.

Dans le cas de la fig. 1, elle était presque égale à 200 ohms. Il en est de même pour les composantes inductives et capaci- tives. Dans le premier cas, il s’agit d’un fil de 1 mm de diamètre alors que l’antenne numéro 2 est réalisée en fil de 5

Fig. 3— Rayonnement vertical d’un doublet installé à une demi longueur d’onde du sol.

antenne en partant d’une référence réputée connue qui est le doublet. On applique sur ce dernier une puissance P et l’on mesure à une distance D la valeur du champ en mV/m. On place ensuite l’antenne à comparer à la place du doublet et l’on recommence la mesure dans les mêmes conditions. Le rapport des tensions obtenues donne le gain. Mais attention, il y un piège dans ces mesures. On ne peut pas utiliser la même distance D en ondes courtes qu’en VHF. Il y a un problème de séparation des champs électriques et magné- tiques dû à la longueur d'onde mise en œuvre. Ils son réputés être perpendiculaires, ce qui est est vrai à grande distance, lorsque l’on se retrouve placé dans le domaine des champs lointains. Et encore cela reste vrai si aucune réflexion ne s’est produite. En-dessous d’une certaine distance, on ne peut pas évaluer et différencier le champ mag- nétique du champ électrique ; nous sommes dans le champ proche. Pour s’assurer d’une marge correcte, il convient de placer la sonde de mesure à une distance d’environ 10 longueurs d’onde. Les diagrammes de rayonnement sont de deux ordres. Il faut les considérer dans le plan horizontal (l’azimut) et dans le plan vertical (le site ou gisement). Ce dernier est également appelé de manière diffuse "l’angle de tir". En réalité, l’angle de tir fait effectivement partie du dia- gramme de rayonnement vertical sauf que… ce dernier est situé à l’endroit où le gain est le plus important. On voit en exemple sur la fig. 3 qu’il est placé vers 32 degrés lorsque l’an- tenne est situé à une distance d’une demi-longueur d’onde du sol. Si l’antenne était implantée à une hauteur de 15 mètres (3 lambda sur 4), le diagramme de rayonnement vertical prendrait l’allure de la fig. 4. On y repère tout de suite une perte d’énergie considérable vers le ciel. En installant l’antenne trop proche du sol, par exemple à un quart de la longueur d’onde, on s’aperçoit qu’avec un sol d’une qualité se rapprochant de la perfection (conductivité supérieure à 30 mS/m et constante diélectrique supérieure à 20), on en vient à créer une antenne directive. Seulement là, attention : l’énergie est envoyée vers le ciel comme le montre la fig. 5. en revanche, plus le sol est de mau-

mm

de diamètre.

Gain et les diagrammes de rayonnement Le gain d’une antenne pourrait s’interpréter comme sa faculté à produire des signaux les plus forts possibles à une distance donnée, et ce pour une même puissance d’émission. On évalue (préférons ce verbe à celui "mesurer") le gain d’une

ce verbe à celui "mesurer") le gain d’une Fig. 1— Variations de l’impédance d’une antenne

Fig. 1— Variations de l’impédance d’une antenne réalisée en fil fin.

de l’impédance d’une antenne réalisée en fil fin. Fig. 2— Idem que la fig. 1, mais

Fig. 2— Idem que la fig. 1, mais le fil est nettement plus gros.

 

100% Radioamateur

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le fil est nettement plus gros.   100% Radioamateur 100% Radioamateur       8  
 

DOSSIER

 

vaise qualité, plus le lobe s’élargit. Le diagramme de rayon- nement dans le plan horizontal est d’une manière générale omnidirectionnel pour les antenne monobrin placées verti- calement, et unidirectionnel pour les antennes directives. Prenons le cas d’une antenne commerciale dont nous avons confié les caractéristiques au logiciel NecWin95. Il s’agit d’une

 

17 éléments. Si vous regardez la fig.

6, vous découvrirez qu’en

la regardant de dessus, elle envoie ses ondes dans une seule direction privilégiée. Quelques lobes latéraux existent mais ce n’est pas le sujet. Si vous regargez de la même manière une antenne installée verticalement, comme un doublet ou une quart d’onde, on ne voit qu’un simple rond. Ces antennes répartissent uniformé- ment l’énergie dans toutes les directions. C’est pour ces raisons qu’elles présentent nettement moins de gain que les antennes directives. A puissance égale envoyée dans une antenne directionnelle et une autre omnidirection- nelle, la valeur du champ obtenu n’est pas le même. Par analogie, on peut citer la différence de puissance qu’il y a entre un tuyau d’arrosage équipé d’un étrangleur et celui qui est équipé d’une pomme d’arrosoir. Le premier concentre l’eau en un point précis et la même quantité de liquide développe une puissance multipliée par le facteur d’étrangle- ment. A l’opposé, le petit jardinier tranquille qui arrose avec sa pomme de douche touchera simultanément plus de fleurs qu’avec le premier. Dans le même temps, la puissance du jet d’eau est divisé par la surface de la pomme d’arrosoir. Avec les antennes, c’est exactement la même chose. Toutefois, n’oubliez pas qu’elles peuvent devenir de redouta- bles atténuateurs si elles sont mal conçues. De plus, il y a deux caractéristiques supplémentaires concernant les antennes directives : le rapport avant/arrière et la largeur du faisceau. En ce qui concerne le rapport avant/arrière d’une antenne directive, il faut qu’il soit le plus grand possible, par exemple de 20, 25 ou 30 dB. C’est lui qui garantit l’atténuation des sig- naux indésirables venant frapper l’arrière de l’antenne (le réflecteur). La largeur du faisceau avant dépend de la conception de l’an- tenne Yagi. Plus le nombre d’éléments est important et plus le faisceau est étroit. En revanche, il est possible de trouver des antennes avec peu d’éléments sur le traversier (appelé le "boom") mais dont le faisceau est pincé comme s’il y en avait un grand nombre. Ces antennes s’appellent des Yagi à grand espacement. Elles sont excellentes pour les liaisons à grandes distances, le "DX".

pour les liaisons à grandes distances, le "DX". Fig. 4.   Fig. 5.   F i

Fig. 4.

 
 

Fig. 5.

 
 
 

Fig. 6.

Fig. 7.

 

100% Radioamateur

100% Radioamateur

 
   

10

 
 

DOSSIER

Cas pratiques Nous allons maintenant évoquer les méthodes pour mettre en œuvre un simple doublet demi-onde que l’on va rendre ensuite multibande. Avant tout, et sans chercher à brouiller les pistes, il est intéressant de faire le point sur les boîtes de cou- plage. Bien que cela puisse faire l’objet d’un dossier à lui tout seul, il est bon de rappeller quelques règles d’usage. Une boîte d’accord ou "coupleur" n’est en général conçu que pour per- mettre l’affinage de l’accord d’une antenne réputée "taillée" pour la bande à laquelle elle est prédestinée. Certains ont pensé ou pensent encore qu’une boîte d’accord externe ou interne au transceiver autorise toutes les fantaisies. Cet appareil absorbe de l’énergie et masque les défauts de l’an- tenne vis-à-vis du transceiver. Il ne faut pas croire que n’im- porte quel bout de fil tendu entre deux cheminées fera l’affaire sous prétexte qu’il rejoint un matcheur !

 

de 1 à 2 mm selon la longueur totale à déployer (contrainte mécanique). Afin de pouvoir les suspendre entre deux arbres ou deux cheminées, elles sont dotées à chacune de leurs extrémités d’une noix en porcelaine. Si vous ne parvenez pas à vous en procurer, vous pourrez utiliser le goulot en verre d’une bouteille. Remplacer les noix en porcelaine par des goulots de bouteille porte un nom : il s’agit de la méthode "bec en zinc". Il faut se munir d’une petite ficelle à rosbeaf et d’un peu d’al- cool à brûler. Enroulez un tour ou deux le goulot avec la ficelle et serrez très fermement. Imbiber cette ficelle d’alcool à brûler et mettez-y le feu. Avant la disparition de la combustion, frappez fermement et séchement sur le goulot qui se détache de la bouteille et tombe sur un chiffon. Pour faciliter le choc thermique, il est même conseillé de laisser les bouteilles vides toute une nuit au réfrigérateur, c’est encore plus efficace. L'opération se termine par un petit pollissage des bords restés coupants. Pour ce faire, on utilise une petite perceuse équipée d’une meule à grains fins. Voilà pour les isolateurs dont il faut une quantité de trois par doublet. Il s’en trouve un à chaque extrémité et un autre au milieu, au point d'alimentation. Dans le cas où vous utiliseriez un transformateur d’impédance du type balun de rapport 1 ou 1,4:1, l’isolateur central n’est plus nécessaire. Dans le cas con- traire, nous verrons plus loin comment on réalise un tel dis- positif avec un morceau de câble coaxial. Voyons maintenant la question du fil. A ce niveau, il y a deux écoles. La première consiste à se précipiter chez son marchand et d'acheter du fil spécialement étudié pour ce genre d’opéra- tion. Vous en profiterez pour lui acheter des isolateurs en porcelaine. La deuxième recette réside dans l’utilisation de fil d’électricien. La longueur du fil entre chaque noix de porcelaine doit être de 0,95 fois la demi-longueur d’onde à la fréquence centrale de travail. Si l’on veut faire le calcul en gardant la fréquence exprimée en MHz, on prend la formule L = 142,5 / F (MHz). En fait, la longueur de fil L qu’il faut pour que l’antenne soit accordée doit correspondre à la distance qui sépare les isola- teurs situés à chaque extrémité.

A

contrario, la boîte d’accord est efficace lorsqu’elle est éléga-

ment employée avec un doublet ou une directive décamétrique afin de compenser les variations d’impédances de l’aérien à travers la bande de trafic. En fait de compensation, elle ne sert qu’à masquer les désadaptations vis-à-vis du transceiver. La ligne d’alimenta- tion coaxiale, ou non, reste toujours le sièges d’ondes station- naires, mais le transceiver ne les voit pas. En d’autres termes, une antenne mal accordée devient potentiellement génératrice de pertubations dans le voisinage. Par ailleurs, plus la désadaptation est grande, moins l’antenne recevra de puissance à rayonner, puisque l’aérien la refoule vers la boîte d’accord. Il n’est pas question d’utiliser un matcheur pour adapter la ligne d’alimentation avec l’an-

tenne… sauf cas particulier. On voit sur le graphique de la fig. 8 qu’il n’est nullement utile

de

rajouter une boîte d’accord. Le ROS ne dépasse jamais 1,3:1,

ce

qui est tout à fait correct, mais la boîte permet de peaufiner.

Réalisation des antennes demi-onde Ces antennes se caractérisent par leur longueur totale qui équivaut à une demi-fois la longueur d’onde sur laquelle elles doivent fonctionner. On utilise en général du fil d’un diamètre

fonctionner. On utilise en général du fil d’un diamètre F i g . 8 .  
fonctionner. On utilise en général du fil d’un diamètre F i g . 8 .  

Fig. 8.

 

Fig. 9.

100% Radioamateur

100% Radioamateur

 
   

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DOSSIER

  de connecter plusieurs doublets résonnant à des fréquences différentes sur un même coaxial d'alimentation.
 

de connecter plusieurs doublets résonnant à des fréquences différentes sur un même coaxial d'alimentation. C'est le multi- dipôle. Lors de l’installation, il suffit de faire partir les fils en étoile (fig. 12 ci-dessous).

de faire partir les fils en étoile (fig. 12 ci-dessous). Fig. 10.   Fig. 12. L'importance

Fig. 10.

 
 

Fig. 12.

L'importance de la symétrie Alors que l’antenne doublet doit être considérée comme un aérien symétrique, on arrive à l’attaquer avec une ligne asymétrique. Celle-ci prend la forme d’un câble coaxial. Pour bien faire, on doit transformer cette asymétrie pour que le dou- blet soit alimenté correctement. Pour ce faire, on utilise des symétriseurs. Il y a ici deux écoles également. Soit on s’en achète un, soit on le fabrique. L’un des grands classiques de la symétrisation est fabriqué par Comet sous la référence CBL-2000. Il couvre toutes les bandes amateurs de 0,5 à 60 MHz et accepte des puissances pouvant atteindre 2 kW. Il est très intéressant à utiliser si vous réalisez un doublet multibande comme ceux qui ont été vus plus haut. En revanche, il est aisé de se fabriquer des symétriseurs avec des tronçons de câbles coaxiaux. Dans ce cas, les symétriseurs seront monobande et il ne sera pas question de les utiliser avec un doublet multibande. De plus, leur rapport de transforma- tion est égal à 1:1, ce qui signifie que même lorsque votre antenne sera règlée au mieux, il vous restera un ROS voisin de 1,4:1. La fig. 13 vous montre un exemple couramment utilisé. La longueur du câble coaxial indiquée sur l’illustration doit être multipliée par le coefficient de vélocité du câble. Celui-ci varie de 0,6 à 0,8 selon les références des câbles. Comme la longueur définitive des éléments de ce symétriseur est primor- diale, il peut être intéressant de contrôler le facteur de raccour- cissement du câble. Pour ce faire, on se munit d’une antenne fictive (une "charge" non rayonnante), d’un wattmètre, d’un T de raccordement, d’une fiche PL et d’un peu de patience. Raccordez le T à la sortie de votre émetteur. La sortie de ce T se dirige vers le wattmètre qui est lui-même raccordé à la charge. Prenez une longueur quelconque de câble coaxial et soudez-y à une fiche PL. Ce dernier montage est relié à la seule sortie libre du T. Placez l’émetteur en position de puissance minimale et commençons.

Fig. 11.

Au centre de ce fil, il est recommandé de placer un symétriseur de rapport 1,4:1. Toutefois, si l’antenne ne doit servir qu’à la réception, on pourra ne pas l’installer. Si vous pensez qu’un jour vous ferez de l’émission, il est plus que recommandé d’in- staller le symétriseur. L’impédance d’une telle antenne varie en fonction de sa hau- teur par rapport au sol et de la nature de ce dernier. Si elle est placée à une distance correspondant à une demi-longueur d’onde, l’impédance sera théoriquement d'environ 73 ohms. Cela veut dire que votre antenne vous apportera un ROS per- manent de 1,4:1 et ne pourra jamais descendre en-dessous. Il n’est donc pas utile de chercher à régler les longueurs plus que nécessaire. En lisant un ROS de 1,4:1, votre antenne est considérée comme règlée. Par la suite, lorsque vous inter- calerez votre symétriseur, le ROS-mètre affichera une valeur nettement plus faible, par exemple 1,2:1 ou moins. Une demi-longueur d’onde représente 40 m sur 3,5 MHz ! D’une manière globale, il n’y a qu’à partir de la bande des 20 mètres que l’on peut raisonnablement installer ses doublets à une demi-longueur d’onde. En-dessous, il faudra se contenter d’un quart ou d’un huitième de lambda. Lorsque le doublet horizontal est installé à une hauteur de 0,25 lambda, la résistance de rayonnement monte à 85 ohms. Lorsque cette hauteur descend 0,125, la résistance chute cru- ellement vers 25 ou 30 ohms. De plus, il est bien entendu que les diagrammes de rayon- nement ne sont plus les mêmes ainsi que les charges réactives qui en découlent. Nous l’avons vu en début de dossier : un doublet placé à une distance d’environ 0,25 lambda du sol envoie les ondes vers le ciel. Notez enfin que pour réaliser un doublet multibande, il suffit

 
 

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DOSSIER

On sait qu’un tronçon de câble coaxial coupé à une longueur égale à un lambda sur 4 et ouvert à une extrémité forme un cir- cuit résonnant série entre son point d’alimentation et la masse. En d’autres termes, lorsqu’il y a résonance sous ces conditions, toute la puissance de l’émetteur se dirige vers la masse, donc le wattmètre indique ZERO. Si, par exemple, vous voulez un quart d’onde sur la bande des 20 mètres, il suffit de tailler un tronçon de câble d’une longueur de 4,3 m. Vous passez en émission et vous balayez la bande pour voir si des variations de puissance peuvent être lues sur la wattmètre. Cette longueur est choisie car l’on tombe déjà presque à un quart d’onde avec du coaxial dont le coefficient de vélocité fait 0,8. Coupez-en 1 cm et rebalayez comme précédement en gar- dant un ?il sur l’aiguille du wattmètre. Ces opérations doivent être recommencées jusqu’à ce que vous trouviez la fréquence à laquelle une crevasse se forme. Par exemple, si celle-ci se forme sur la fréquence de 14,200 MHz et que votre longueur de câble est de 3,71 m (fiche PL comprise), il suffit de faire un petit calcul :

On multiplie 3,71 par 4 pour trouver la longueur d’onde dans le câble et l’on divise ce résultat par la longueur d’onde dans l’air. Exemple : 3,71 x 4 = 14,84 m Longueur d’onde à 14,2 MHz = 300 / 14,2 MHz = 21,13 m Coefficient de vélocité du câble : 14,84 / 21,13 = 0,7. Et voilà, vous venez de déterminer un des paramètres les plus importants dans la réalisation d’un symétriseur. Notez par ailleurs qu’il est possible de faire ces manipulations à fréquence constante plutôt qu’en balayage. Donc, pour finaliser votre symétriseur monobande, il ne reste plus qu’à tailler un tronçon lambda sur 4 et un autre de 3 lamb- da sur 4 puis de les relier ensemble comme le montre l’illustra- tion ci-dessous.

antennes filaires étant encore de nos jours un champ d’appli- cations plus que vaste et d’un coût modéré, il est intéressant de (re)plonger dans l’aventure. La théorie des antennes repose sur le principe de la résonance qu’elles présentent à telle ou telle fréquence. A contrario, un système large bande repose sur la théorie de la "non-réso- nance". Parti de ce postulat, l’utilisation d’un système d’accord ne répond pas à un critère d’efficacité. Apart le dispositif de symétrisation, un doublet bien conçu n’a pas besoin d’autre chose pour fonctionner. On assiste pourtant depuis quelques années à la prolifération de systèmes perme- ttant de transformer les impédances sur de larges gammes d’ondes. On les retrouve la plupart du temps sous le nom plus ou moins révélateur de "transformateurs magnétiques". Il est possible de dénombrer au moins quatre fabricants, tous français, mais les principes retenus restent identiques. La seule caractéristique qui les différencie est la puissance qu’ils sont capables de digérer. Certains vont tolérer 150 watts, d’autres 500 ou 1 000 watts, mais tous ont en commun le rapport de transformation de 9 ou 10:1. C’est à partir de ces accessoires que l’on va élaborer certaines antennes décrites dans cet article. Toutefois, on notera qu’une Conrad Windom est capable de fonctionner sans cet artifice.

Conrad-Windom : la plus simple de toutes L’antenne Conrad-Windom est, à notre connaissance, la plus simple et la plus efficace des antennes filaires à large bande. En réalité, elle n’est pas vraiment à large bande. Elle couvre l’ensemble des bandes radioamateurs en fonctionnement har- monique. Il n’est pas possible de déborder à côté si l’on souhaite garder un ROS convenable. Ce type d’antenne convient merveilleusement bien aux émet- teurs encore dotés d’un étage final à tubes. Ces transceivers présentent l’avantage de se trouver d'occasion à des tarifs intéressants, bien que certains modèles soient devenues de véritables pièces de collection et dont on a vu les prix flamber ces dernières années. Les réglages "tune" et "load" de ces trans- ceivers permettant de rattraper sans faillir les désaccords de l’antenne. Il s’agit d’une antenne qui n’a pas besoin de câble coaxial de descente, celle-ci se faisant par l’intermédiaire d’une longueur de fil de même nature que celle de l’antenne. Sous certaines conditions, ce fil travaille en ondes progressives, donc ne ray- onne pas. Les dimensions de base d’une telle antenne sont d’une longueur d’onde divisée par 2,07. Si l’on prend en référence la bande des 160 ou 80 mètres, on atteint des longueurs de fils gigantesques. Toutefois, à partir de la bande des 20 mètres, cette antenne permettra de trafiquer dans de confortables con- ditions sur 7, 14, 21 et 28 MHz. Le diagramme de rayon- nement d’une telle antenne correspond à celui du doublet sur la fréquence fondamentale, et plus on dénombre de demi- ondes sur la longueur AC, plus le champ prend la direction du fil. Au point d’attaque de la Conrad-Windom, nous trouvons une

Au point d’attaque de la Conrad-Windom, nous trouvons une Fig. 13. Antennes multibandes Certaines contraintes

Fig. 13.

Antennes multibandes Certaines contraintes géographiques obligeront les radioama- teurs à penser à d’autres modèles que le doublet, certes moins performants, mais disposant de spécificités plus étendues. Les

 

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DOSSIER

  dimensions et sa prise au tiers. Bien entendu, la théorie ne rejo- ingnant la
 

dimensions et sa prise au tiers. Bien entendu, la théorie ne rejo- ingnant la pratique que par certains travers, le feeder de descente rayonne toujours un peu. Si en rase campagne où le plus proche voisin se situe à 1 km, cela ne pose pas de prob- lème, mais il n’en va pas de même en zone urbaine. Il convient, d’une part, de faire attention aux brouillages mais également à sa sécurité. Ce sont pour ces raisons que nous avons préféré placer le transformateur juste à la prise au tiers puis de descen- dre avec un coaxial de 6 mm. Pour celui-ci on préférera l’utilisation d’un modèle de type POPE H-155. On prendra soin à la mise en place du transformateur afin d’éviter qu’il ne s’arrache ni sous la pression des fils de l’an- tenne, ni sous celle du câble de descente. Un astucieux procédé consiste à placer une noix au tiers de la longueur du fil rayon- nant puis de relier le transformateur comme vous le montre le schéma. Si vous n’arrivez pas à vous en procurer, mettez en ?uvre la méthode du goulot de bouteille décrite plus haut.

impédance de l’ordre de 600 ohms. La prise du feeder de descente doit se faire à une longueur AB correspondant à 0,36 fois la longueur totale AC. La descente vers la station pourra présenter une distance quelconque en respectant une règle importante. Elle doit s’éloigner perpendiculairement au brin rayonnant en ne faisant jamais d’angles droits pour arriver dans la station. L’installation du fil AB doit se faire idéalement à une demi-longueur d’onde de la plus basse fréquence. La mise en ondes progressives de la descente doit se faire en ajustant le point d’attaque pour que la répartition des courants soit constante sur toute sa longueur. Dans la pratique, un ondemètre à absorsption promené à distance égale fait l’affaire pour ce contrôle. L'impédance de cette antenne est de 600 ohms. Cela est très ennuyeux pour tous les OM équipés d’un transceiver transis- torisé et d’une boîte d’accord classique. Certains matcheurs disposent d’une entrée à haute impédance que l’on pourra alors employer dans ce cas-là. Si l’on prend le cas d’un émet- teur-récepteur équipé de sa boîte d’accord interne, on est obligé de se rabattre sur les transformateurs d’impédances. Sachez que cela revient finalement au même que si l’on utili- sait une boîte d’accord disposant d’une entrée à haute impé- dance. Les 600 ohms que présentent l’antenne seront divisés par 9 ou 10 selon les versions de transformateurs. Reste à savoir à quel endroit on va intercaler ce diviseur d’impédance Il est possible d’installer le transformateur aussi bien en haut qu’à la station. Ce qui compte dans cette antenne sont ses

L’antenne W3HH ou T2FD Il s’agit là d’une antenne tout ce qu’il y a d’atypique. En effet, il s’agit d’un aérien faisant partie de la catégorie des antennes filaires omnidirectionnelles et à très large bande. On trouve bien le doublet monté en sloper, mais sa bande-passante reste celle de la traditionnelle demi-onde.

bande-passante reste celle de la traditionnelle demi-onde. L’antenne W3HH fonctionne donc en apériodique, ce qui lui

L’antenne W3HH fonctionne donc en apériodique, ce qui lui donne des caractéristiques de gain nettement en-dessous de la moyenne. Son intérêt principal réside dans le fait qu’avec une seule antenne, il est possible de couvrir des fréquences dans un rapport allant de 5 à 6. Si elle est calculée pour fonctionner en fondamental sur 7 MHz, elle restera utilisable au-delà de 30 MHz. Si elle est conçue pour le 10 MHz, elle offrira encore de bons et loyaux services jusque dans la bande des 6 mètres. C’est d’ailleurs son seul intérêt, avec sa faculté d’omnidirec- tionalité, puisque son gain tend plus vers l’unité qu’au-dessus. Vous pouvez voir sur l’un des dessins la forme générale d’une telle antenne. Les dimensions à respecter correspondent à l’é- cartement des fils "E", la plus grande hauteur "H", la plus petite "h" et, enfin, la longueur des 4 demi-brins "L".

et, enfin, la longueur des 4 demi-brins "L".   100% Radioamateur 100% Radioamateur  
 

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DOSSIER

  L’antenne recyclée Nous avions réalisé cette antenne il y a plusieurs années. il s'agit
 

L’antenne recyclée Nous avions réalisé cette antenne il y a plusieurs années. il s'agit de recycler une antenne CB verticale taillée pour la bande 27 MHz. Le problème consistait à trouver une antenne peu encombrante et qui n’atténuerait pas trop les bandes bass- es. La solution fut vite trouvée avec l’emploi des transforma- teurs d’impédances. Pourquoi cette antenne fonctionnait-elle mal en dessous de certaines fréquences ? Pourquoi la récep- tion semblaient-elle atténuée ? A ces deux questions, on peut donner une réponse unique. Pour adapter l’impédance d’une antenne demi-onde attaquée en bout, il faut faire appel à un autotransformateur d’impédance. Il s’agit en réalité d’une self de valeur "x" reliant le bout de l’antenne à la masse sur laque- lle on choisit une spire intermédiaire. Seulement voilà, cette prise intermédiaire se retrouve plus proche de la masse que du bout de l’antenne.

L’écartement des fils doit correspondre à 3 / F et chaque demi- longueur vaut 50 / F. On prend F, la fréquence la plus basse en

MHz. Par exemple, sur la bande des 80 mètres, E est égal à 3 / 3,75 = 80 cm, tandis que chaque demi-longueur fera 50 /

3 / 3,75 = 80 cm, tandis que chaque demi-longueur fera 50 / 3,75 = 13,33

3,75 = 13,33

m. Dans la pratique, une longueur comprise entre

13 et 14 m fera l'affaire. Quant aux hauteurs auxquelles doit être accrochée cette antenne, il faut faire appel au théorème de pythagore. La plus petite hauteur ne doit pas descendre en dessous de 1 m. On considère la longueur totale de la W3HH comme l’hypoténuse du triangle-rectangle et l’on prend comme angle une valeur comprise entre 30 et 35 degrés. C’est avec ces angles que l’on obtient le maximum de rayon- nement dans toutes les directions. Par ailleurs, l’impédance de l’antenne est liée à la valeur de la résistance totale du groupe- ment placé à l’opposé de l’attaque. Ces résistances doivent être le plus "purement ohmiques" que vous pourrez trouver. Des modèles de puissance au carbone font généralement l’affaire. Il faut savoir que cette antenne consomme au travers de ces résistances 40% de la puissance de l’émetteur ! Un groupe- ment formant une résistance totale de 650 ohms conviendra pour une attaque en feeder 600 ohms. Pour du feeder symétrique de 300 ohms, le groupement devra former une résistance d’environ 390 ohms. C’est ainsi qu’une valeur de résistance d’environ 82 ohms permettra d’utiliser un balun large bande de rapport 1,5:1 et de descendre directement en câble coaxial 50 ohms. Les écarteurs sont réalisés en matière isolante avec des tubes de PVC. Ils sont coupés à la bonne longueur puis percés à chaque extrémité. Par ces trous passeront le fil électrique. Dans la pratique, on dispose un écarteur tous les 50 cm. La W3HH est une antenne qui fonctionne correctement, mais son gros défaut reste certainement sa difficulté de réalisation. Une antenne réalisée selon ce principe et prévue pour fonc- tionner à partir de 7 MHz fonctionnera également sur la bande des 80 mètres avec très peu de ROS supplémentaire. Des mesures réalisées avec ce genre d’aérien montrent une courbe de ROS variant entre 1,3:1 à un peu plus de 3,0:1. En d’autres termes, n’importe quelle boîte d’accord est capable de rattraper ces écarts. De telles antennes existent aussi dans le commerce.

 

La conséquence est instantanée : plus la fréquence est basse et plus la self entre le point intermédiaire et la masse va former un court-circuit aux signaux HF. D’un autre côté, il aurait suf- fit de couper cette jonction et d’utiliser cette antenne telle quelle. Seulement, les variations d’impédances deviennent trop grandes entre le bas et le haut du spectre. Pour remédier à cela, on utilise encore une fois un transformateur d’impé-

 

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DOSSIER

  relié avec le brin demi-onde.Si ces deux contrôles sont corrects, il ne reste plus
 

relié avec le brin demi-onde.Si ces deux contrôles sont corrects, il ne reste plus qu’à badigeonner la saillie pratiquée avec de la pâte silicone pour bien reboucher. Les modifications sur l’an- tenne sont finies, il reste à modifier le transformateur d’impé- dance. Pour ce faire, nous allons procéder par étapes succes- sives. Le capuchon de protection situé à l’opposé du con- necteur SO-239 doit être retiré. En effet, nous allons remplacer la sortie "à visser" par un second connecteur PL. Le trou dans lequel passait la vis sera agrandi pour y loger le connecteur. Selon le modèle de celui-ci, il faudra prévoir un système de fixation adéquat. Comme nous n’avions qu’un socle de type chassis, il a fallu prévoir quatre vis parker qui rentre facilement dans le plastique. Lorsque le socle est vissé, on passe un peu de colle époxyde à séchage rapide. Le fil d’entrée du transformateur est ensuite ressoudé mais cette fois-ci sur l’âme du connecteur. En refermant le couvercle, passez un peu de colle époxyde sur le pourtour afin d’assurer une meilleure rigidité mécanique. Et voilà, le tour est joué, puisqu’il ne reste plus qu’à relier la fiche PL de l’antenne à celle de votre transformateur. Nous vous laissons le soin d’opter pour la méthode votre choix. Toutefois, prenez grand soin de préserver une distance aussi courte que possible entre les deux. Cette antenne ressortie des cendres ou d’un vieux grenier reprend vie puisqu’il reste à lui trouver une place pour l’utiliser, et le plus haut possible. Bien entendu, l’emploi de cette antenne passe irrémédiablement par l’usage d’une boîte d’accord manuelle ou automatique.

dance. Son rôle va être de ramener sur le plus grand nombre de fréquences possibles une impédance qui soit raisonnable. Celle-ci pourra alors se traiter par toutes les boîtes d’accord. N’est ce pas magique ? La plupart de ces transformateurs d’impédance sont réalisés pour alimenter une antenne long-fil. Celle-ci est matérialisée par le brin demi-onde de l’antenne GP27. Comme on peut le voir sur les photos, il convient de pratiquer une entaille dans la protection plastique qui recouvre la self d’accord de la GP. On fait cela avec une disqueuse de mini perceuse. On repère ensuite l’endroit où est soudée la prise intermédiaire et l’on meule le fil qui se dirige vers la masse. On vérifie à l’aide d’un contrôleur de continuité si la liaison de masse à bien disparue, et si l’âme de la fiche SO-239 est bien

à bien disparue, et si l’âme de la fiche SO-239 est bien Dossier préparé par Philippe

Dossier préparé par Philippe Bajcik, F1FYY

SO-239 est bien Dossier préparé par Philippe Bajcik, F1FYY   100% Radioamateur 100% Radioamateur  
 

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ASTUCES La mini Match-Box Ce petit circuit permet d'éviter de déplacer tout son matériel et
ASTUCES
La mini Match-Box
Ce petit circuit permet d'éviter de
déplacer tout son matériel et
d'apporter quelques corrections bien
surprenantes. J'ai découvert l'article
écrit par DK4XU que je ne vous
traduis pas dans son intégralité, mais
dont je retiens les principaux critères.
Certains fabricants d’antennes
utilisent d’ailleurs un principe
équivalent
E lle permet d'obtenir
avec une antenne ver-
ticale ou filaire un rap-
port d'onde stationnaire égal
ou inférieur à 1,5 sur 1 dans la
majorité des cas. J'ai fais des
essais sur une verticale DX88,
une G5RV et une delta-loop. Il
est à noter que l'adaptation se
réalise plus rapidement avec
lés de 2 x 0,75 mm. Le boîtier peut très bien être une
boite de dérivation électrique de 100 x 100 x 50 mm.
Le câble coaxial de 50 ohms reliera l'antenne avec
une longueur minimale de 15 m. Aucune panne
mettant en cause ce montage n'a été à ce jour consta-
tée. Les liaisons sont de bonne qualité et les reports
transmis par les correspondants très satisfaisants. La
perte de signal est de l'ordre de 1/2 point au s-mètre,
ce qui correspond normalement à environ 3 dB en
réception.
Michel , F5GOV
la boite automatique du trans-
ceiver, c'est du moins ce que j'ai constaté. Les essais
en émission à 100 watts en SSB, 80 watts en CW et à
40 watts en continu sont concluants.
La HF passe par un circuit dissymétrique, un balun
(BALanced-UNbalanced) de rapport 1 à 4 pour ajus-
ter l'impédance à 50 ohms. Une charge doit suppor-
ter une puissance dissipée d'au moins 20 watts
durant l'accord antenne. De par le fait qu'il n'est pas
évident de trouver des résistances au carbone corres-
pondant à une telle puissance nous utiliserons 11
résistances de 2200 ohms de 2 watts chacune et sou-
dées de part et d'autre à des radiateurs, eux-mêmes
montés sur un isolant.
Le tube en ferrite de 200 x 10 mm est récupérable sur
un vieux récepteur de radiodiffusion par exemple. Il
est entouré de 8 spires par deux fils électriques iso-
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100% Radioamateur

TECHNIQUE

Le pont de bruit

TECHNIQUE Le pont de bruit Le produit blanc est produit par l’agitation électronique d’une jonction PN

Le produit blanc est produit par l’agitation électronique d’une jonction PN polarisée en inverse, ici on joue sur la tension de coude de la diode dans la zone d’avalanche. Les niveaux de sortie sont difficilement prédictibles car ils dépendent de la diode employée. Selon le fondeur MAXIM nous pouvons considérer que

« plus » la tension zéner est élevée et plus le niveau de

sortie sera grand. Par exemple, une diode zéner de 12 volts produit un bruit blanc 15 à 20 dB supérieur à celui d’une diode 5 volts. Afin d’obtenir des niveaux exploitables la zéner doit être suivi d’étages d’amplifi- cations, MAR, transistors, MAX2611, etc. Le schéma proposé par MAXIM permet d’obtenir un niveau

Le schéma proposé par MAXIM permet d’obtenir un niveau Après le dossier “antennes” que vous venez
Le schéma proposé par MAXIM permet d’obtenir un niveau Après le dossier “antennes” que vous venez

Après le dossier “antennes” que vous venez de lire il semblait logique de vous présenter l’un des outils les plus utiles que l’on puisse utiliser pour les régler. Le pont de bruit est un petit instrument peu coûteux que l’on peut réaliser soi-même ou acheter tout monté. La firme MFJ en propose et l’on peut encore trouver en brocante des modèles Palomar, comme celui qui sert aux illustrations de cet article. Merci à F5GKW de nous l’avoir confié.

L e pont de bruit s’articule autour de deux princi- paux dispositifs, un générateur de bruit blanc et un pont « équilibré ». Ce dernier peut se voir

comme un pont de Wheatstone adapté pour fonction- ner en haute fréquence. Nous disposons alors d’un accès sur lequel vient se connecter le DUT (Device Under Test), autrement dit l’impédance à mesurer, et de deux charges de références, X et R. Le pont est un trans- formateur à large bande réalisé autour de matériau de ferrite. Lorsque l’impédance du DUT correspond à celle formée par les éléments de référence le pont s’équilibre. La source HF est tout simplement constituée d’un générateur de signaux qui couvrent un large spectre. La solution la moins coûteuse étant le bruit blanc, il est obtenu le plus souvent par une diode zéner. La particu- larité du bruit blanc est de générer un signal sur une large gamme spectrale avec un niveau quasi constant.

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TECHNIQUE

 
capacitive. A l’in- verse si le bruit diminue en tour- nant vers XL l’an- tenne
capacitive. A l’in- verse si le bruit diminue en tour- nant vers XL l’an- tenne

capacitive. A l’in- verse si le bruit diminue en tour- nant vers XL l’an- tenne résonne au-

dessus et là on devra

rallonger, elle est

inductive.

Petite

astuce :

la

Lorsque vous obtenez un mini- mum d’un côté ou de l’autre vous pou- vez aller rechercher

« NUL » avec le

le

vernier de votre récepteur, ainsi vous connaîtrez la fréquence de résonance de l’antenne avec

moyen de -60dBm jusqu’à 50 MHz et décroissant ensuite jusqu’à 100 MHz pour atteindre -60dBm.

Dans la pratique Comme vous allez le constatez, c’est à la fois très sim-

ple et pourtant très efficace. Ces ponts de bruit sont par- ticulièrement bien adaptés aux réglages des antennes. La man?uvre consiste à relier l’accès RCVR à votre récepteur par une longueur de câble coaxial indif- férente, et de relier l’accès UNKNOWN à votre antenne. Attention à ce niveau il convient d’être conscient que la longueur de câble entre l’antenne et le pont joue un rôle important. En effet, l’idéal étant de relier le pont au plus près de l’antenne. Imaginons pour l’exemple que l’on souhaite ajuster son doublet fraîchement réalisé sur la fréquence de 14,200 MHz. On règle la fréquence de son récepteur sur celle-

la

précision de l’affichage du récepteur. Ainsi, avec la

méthode exposée dans le dossier qui précède vous saurez de « combien » de cm il vous faut rallonger ou

raccourcir les fils de votre antenne.

A

la limite, si vous avez un récepteur 0 à 30 MHz sans

trou, il vous suffit de laisser votre pont avec ses réglages

X

à 0 et R à 50 ohms et de balayer le spectre afin de

rechercher le ou les « NUL » sur votre récepteur.

et on met en route le pont de bruit avec tous ses

réglages au centre, X sur 0 et R sur 125. Votre récepteur

reçoit un bruit important que vous n’aurez peine à entendre. L’objectif est de trouver les réglages de l’antenne jusqu’à ce que le bruit du récepteur fasse un « NUL » ; à l’équilibre du pont en fait. Pour ce faire, avant de retailler son antenne on agira sur la capacité variable dans le sens XC et/ou XL afin de vérifier si l’antenne résonne trop haut ou trop bas. Si le bruit diminue lorsque l’on tourne vers XC, l’antenne est en dessous de

résonance et il faudra la raccourcir car l’antenne est

la

ci

Lorsque vous avez le minimum de bruit à la bonne fréquence choisie lorsque le réglage XC/XL est au cen- tre, il ne vous reste plus qu’à tourner le bouton R afin de

réaliser le « NUL » et de lire la résistance ohmique de l’antenne à sa résonance. Bien d’autres applications existent comme celles de rechercher le coefficient de vélocité de vos câbles coaxiaux, d’ajuster une trappe d’antenne, de prérégler votre boîte de couplage (Palomar propose d’ailleurs un « tune-tuner » dans sa gamme), tester les balun-unun, etc. Depuis l’apparition des ponts Palomar ces dispositifs ont fortement progressés, en particulier chez MFJ qui en propose avec des caractéristiques évoluées. En parti- culier l’affichage digital de la fréquence, de la réso- nance, le ROS, etc. En plus, ils sont autonomes et ne nécessitent plus de récepteur connexe, en plus, certains couvrent le spectre jusqu’à 470 MHz, mais leur incon- vénient majeur reste le prix… pas toujours accessible lorsque l’on n’a qu’une antenne ou

deux à régler par an.

vénient majeur reste le prix… pas toujours accessible lorsque l’on n’a qu’une antenne ou deux à
vénient majeur reste le prix… pas toujours accessible lorsque l’on n’a qu’une antenne ou deux à
l’on n’a qu’une antenne ou deux à régler par an. Ph.B., F1FYY   100% Radioamateur 100%

Ph.B., F1FYY

 

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PUBLI-REPORTAGE Pylônes De Kerf Madame et Monsieur DE KERF créent leur entreprise en 1966 sous
PUBLI-REPORTAGE
Pylônes De Kerf
Madame et Monsieur DE KERF créent
leur entreprise en 1966 sous leur
propre non DE ERF–PAELMAN.
Leur objectif : la construction,
la production et le placement de
mâts d’antennes et d’éclairages ; un
projet audacieux.
L ’entreprise
se spé-
cialise rapi-
dement dans l’in-
stallation d e
pylônes pour les
petites et grandes
entreprises, ter-
rains de sports,
football, complex-
e s sportifs,
radioamateurs,
des frontières de l’Europe. C’est ainsi que l’entreprise a
assuré de nombreuses constructions dans le monde
entier dans des pays tels que l’Afrique, l’Asie, les
Emirats, l’Arabie, le Bangladesh et la Tanzanie, pour
n’en
citer que quelques-uns.
De Kerf, la haute sécurité
radios libres, le
Port de
Zeebrugge, la
S.N.C.B, BELGA-
COM, Ministère
des travaux
publics, Ministère
de la justice,
l’Armée Belge.
C’est ainsi qu’à ce
jour on trouve
plus de 13.000
pylônes autopor-
tants installés en
Europe dont cer-
tains atteignent
plus de 120
mètres de haut
aux Pays-Bas.
La qualité et le
Le caractère global du concept fait la force des construc-
tions
De Kerf. Etude préliminaire, conception, produc-
tion et installation sont exclusivement assurées par l’en-
treprise. Son
propre bureau
d’études analy-
se avec préci-
sion chaque
construction en
fonction de sa
destination et
des besoins.
Les soudeurs
spécialisés de la
maison sont les
garants d’un produit fini irréprochable, ils sont tous
agréés A-I-B, Vinçotte, S.N.C.B. T.N.O Pays-Bas et SLV-
DLV
Allemagne.
professionnalis-
Un investissement à l’épreuve du temps
me sont les mots
d’ordre de la
marque, au-delà
Les mâts sont réalisés en acier AE 235B – AE 355B, ou
en aluminium pour les télescopiques autoportants. Les
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PUBLI-REPORTAGE

 
tubes sont galvanisés à chaud à l’in- térieur et à l’extérieur, ce qui offre une

tubes sont galvanisés à chaud à l’in- térieur et à l’extérieur, ce qui offre une protection supplémentaire contre toute forme de corrosion. Ils peuvent êtres métallisés ou peints. Toutes les options sont exécutées conformément aux normes en vigueur pour chaque pays. Possibilité en options d’un chariot, rails soudés sur le pylône, complet avec le treuil et câble inox, la cage moteur et sa bague en ertalon de tête.

rails soudés sur le pylône, complet avec le treuil et câble inox, la cage moteur et

Les pylônes téléscopiques autoportants en aluminium

 

Les pylônes télescopiques sont en aluminium de très bonne qualité. Ils sont vendus complets avec le(s)

Les pylônes télescopiques sont en aluminium de très bonne qualité. Ils sont vendus complets avec le(s)

treuil(s) et le(s) câble(s) inox 6mm, la cage moteur, la bague ertalon remplace le roulement de tête. Ils sont vendus en sections de 5, 6, 7 ou 8 mètres pour atteindre des hauteurs de 24 mètres réels. Force en

tête de mâts 1.50 m2 contre des vents de 160 km/h. Possibilités en option du système basculant à 3 mètres de haut. Lorsque vous achetez un pylône DE KERF c'est Jacques ON5YZ qui vous le livre et vous conseille; ON5YZ, un OM au service des OM à contacter

sur on5yz@skynet.be

sur on5yz@skynet.be

Quelques usagers :

F9IE Bernard, F6GZI Laurent, F6GMT Maurice, F5HDK Michel, F4ASC Patrick et F5IDJ Valéry.

 

NOUVEAUTES :

NOUVEAUTES :

Petit pylône carré à haubaner.

Léger ( 2 x 3 mètres = 35 kg ) et cage de 1 mètre. Prix TTC :

2

x 3 m = 6 mètres à 1.088 euros

2

x 4 m = 8 mètres à 1.386 euros

2

x 5 m = 10 mètres à 1.684 euros

2

x 6 m = 12 mètres à 1.982 euros

 

Vendu complet avec la cage moteur + bague ertalon + flèche 3 mètres en 50/5 mm + treuil et câble + plaque de fixation au sol ou sur remorque. Dispositif basculant possible en option à 300 euros. La cage moteur compte pour 1 mètre, par exemple :

Ce petit pylône n'a pas du tout la même résistance au vent que les télescopiques autoportants, mais pour des essais d'antennes ou en portable, ou sur remorque, il s’avère largement suffisant.

Pour le calcul du prix 2 x 5 mètres + 1 mètre de cage moteur = 11 mètres total.

 

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MATÉRIEL

Interface modem PC/USB "X-MODES"

Cette interface de conception et fabrication françaises (Radio 33) permet de relier un micro-ordinateur PC via un port USB à votre émetteur- récepteur, et ce, avec une bonne facilité. Elle autorise l'exploitation des modes "MGM" et des liaisons via l’Internet.

L es MGM sont des (dé)Modulations Générées par Machine, à mon avis très improprement appelées modes numériques ou digitaux.

L'exploitation des modes SSTV, PSK31, RTTY, PAC-

KET, CW, etc. mais aussi d'echolink ou autres types de liaisons via Internet se fera de façon très simple avec la X-MODES et des logiciels tournant sous Windows.

Matériel nécessaire Un PC sous Windows disposant d'un port USB, un ou des logiciels idoines delon la ou les application(s), un récepteur ou émetteur-récepteur et c'est tout ! L'interface X-MODES remplit le rôle de la carte son, c'est là l'un de ses aspects innovants. Le choix du standard USB est judicieux car les ports séries habituellement employés par les autres types de modem ne sont plus présents sur les microordi- nateurs récents. Ils sont par ailleurs bien plus lents. Si vous souhaitez recycler un PC dépourvu de prises USB, et à la condition qu'il puisse "faire tourner" au moins Windows 98, il est facile d'adjoindre des ports USB part l'adjonction de cartes, se renseigner auprès de Lextronic par exemple, voir Ondes Magazine. L'interface est alimentée directement par le port USB, donc cela fait un câble de moins et nous n'avons pas constaté d'effet de boucle qui apparaît parfois, obligeant à utiliser une alimentation supplé- mentaire, séparée de celle de la radio. Les cordons de liaison vers le poste sont choisis à la commande du X-Modes. Avec la majorité des postes modernes, il est intéressant de pouvoir utiliser la prise "accessoires" qui intègre toutes les commuta- tions et signaux d'entrée-sortie. Sur certaines radios,

tions et signaux d'entrée-sortie. Sur certaines radios, vous pourrez également limiter le nombre de câbles de

vous pourrez également limiter le nombre de câbles de raccordement, et donc éviter des pannes, car les signaux basses fréquences du récepteur y sont dis- ponibles.

Carte son ? Comme nous venons de le voir, cette X-MODES est en quelque sorte vue par l'ordinateur comme une carte son. Ce qui veut dire que vous n'aurez pas à toucher les réglages de votre carte son qui est utili- sée pour d'autres applications. Néanmoins, toute sonorité "bip", "ding", "tadaa" générée par une appli- cation sera envoyé vers votre émetteur via l'interfa- ce, l'idéal serait de les dévalider ! On pourra encore utiliser divers "profils" afin d'automatiser les manoeuvres. L'interface est reconnue sous Windows 98 en tant que "PERIPHERIQUE AUDIO USB", c'est donc ce pilote qu'il faudra sélectionner. Pour Windows XP l'intitulé est "USB AUDIO CODEC". Sous XP, l'instal- lation et la reconnaissance sont automatiques; sous Windows98™ il faudra suivre la procédure à l'écran, elle-même rappelée dans la notice fournie.

Les raccordements Un de intérêts de la X-MODES est de limiter le nombre de câbles, tout en permettant de conserver le microphone de l'émetteur raccordé à l'arrière de la X-MODES, prêt à l'emploi.

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l'émetteur raccordé à l'arrière de la X-MODES, prêt à l'emploi. 100% Radioamateur 22 100% Radioamateur
 

MATÉRIEL

 
de configuration de win- dows, le pilote de la X- MODE par celui de la

de configuration de win- dows, le pilote de la X- MODE par celui de la carte son, et utiliser le microphone et les haut-parleurs habituels de votre ordinateur.

Les réglages Encore un avantage de la X- Modes. Il suffit de laisser les niveaux BF habituels de l'émetteur-récepteur, comme dans le cadre de l'exploita- tion SSB, puis d'affiner pour obtenir les résultats recher- chés en mode dit numérique, par le biais des réglages du mixer audio de windows. Il est aisé de sauvegarder une configuration.

Les prises sont toutes situées à l'arrière du boîtier au design moderne mais néanmoins un peu trop impo- sant. Les indications n'appellent aucun commentai- re, il serait difficile de se tromper. Un jack 3,5 mm pour la réception, une prise USB, une prise type RJ pour le cordon vers l'émetteur et une vers le micro- phone. Radio 33 réalisera les cordons adaptés à vos matériels. Un simple bouton poussoir en façade vous permet de basculer immédiatement du mode

Mise en œuvre aisée Un nombre limité de câbles, donc moins de risque de panne, des cordons effectués sur demande, une mise en œuvre aisée, une installation logicielle auto- matique sous XP, une protection galvanique entre les appareils. Utilisée avec 100W, nous n'avons pas noté de dysfonctionnement par détection de tensions HF au niveau de l'interface. Jean-Philippe Buchet, F5GKW

"DATA" au mode "MICRO", permet- tant par exemple de faire un commen- taire après l'envoi d'une image SSTV. Ce poussoir rouge est de taille raison- nable, ni trop gros, ni trop petit ren- dant ainsi la manœuvre aisée. La séri- graphie, est quant à elle, très lisible. L'autre poussoir gris permet de sélec- tionner entre "DATA" et "VOIX" don- nant ainsi la possibilité d'utiliser les modes "INTERNET" du type echolink, voire skype. Pour nos lecteurs qui habitent les pays dont la réglementa- tion est plus avancée qu'en France, il sera aisé de mettre en ?uvre un lien personnel ou collectif. Pour l'utilisa- tion d'echolink en mode "classique", c'est-à-dire directement par l'ordina- teur, il n'y aura rien à débrancher, il suffira de remplacer, dans le panneau

directement par l'ordina- teur, il n'y aura rien à débrancher, il suffira de remplacer, dans le
 

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MATÉRIEL

 

Keyer électronique microHAM

 
MATÉRIEL   Keyer électronique micro HAM   Voici une nouvelle interface de pilotage de transceivers

Voici une nouvelle interface de pilotage de transceivers disponible dans la gamme de produits manufacturés chez MicroHam. D’origine Slovaque, cette petite société distribue ses produits dans le monde entier. On les trouve en Europe chez WiMo et, bien sûr, à l’échelon mondial chez MicroHam U.S.A. Joe, W4TV, m’ayant autorisé à vous présenter les produits de la gamme, voici donc le MicroHam CW Keyer.

petits pour être portables. Le système utilise le port USB du PC pour télécommander les deux équipements, le keyer, et le poste. Parmi les astuces de connectivité et de télécommande on notera la présence d’une prise PS2 permettant de raccorder un clavier de même type ou numérique. Ce dernier gère même le PC déconnecté les commandes d’utili- sation du keyer comme l’envoi des mémoires et toutes les fonctions du keyer y compris la génération de numéros de série pour les contests. Le keyer est donc totalement autonome dans ce cas sauf bien sûr pour son alimentation. Tout est fourni : Le manuel avec une documentation fort bien faite, le logiciel de contrôle sur CD-Rom, le câble USB de 2 mètres et le câble de télécommande pour le transceiver adapté au poste. En option, le clavier numérique pour la partie keyer KB-5640, une alimentation genre chargeur mural et bien sûr, des câbles pour d’autres modèles de trans- ceivers.

D ans le même package proposé dans ce tout nouveau modèle disponible depuis moins de deux mois, MicroHam a regroupé une

interface de commande doublée d’un keyer électron- ique. La subtilité réside dans le fait de l’intégration du fameux Winkey® keyer de K1EL à base de sa technologie. Comme pour les autres produits de la marque, les équipements électroniques sont montés dans de magnifiques boîtiers métalliques assez

Compatibilité

Cet équipement est bien entendu compatible avec la plupart des logiciels de trafic ou de gestion des con- cours. Dans ce cas précis, on peut toujours connecter

 

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MATÉRIEL

  MATÉRIEL son manipulateur iambic et/ou le clavier PS2 ou clavier numérique qui fonctionneront avec le

son manipulateur iambic et/ou le clavier PS2 ou clavier numérique qui fonctionneront avec le logiciel en cours d’utilisation ou pas.

tre la HF est très soignée grâce à la protection par boîtier métallique et un circuit électronique très bien conçu. La connectique est classique : outre la con- nexion USB, on trouve des connecteurs pour la clef (jack 6 mm), PS/2, mini-DIN, RCA (x2) pour le PTT et la manipulation. Des LED en façade permettent un contrôle visuel de la manipulation et du PTT. La mise à jour du firmware et des logiciels est gratuite et illimitée.

La gamme

Avantage

Un seul port USB, plus besoin de port série avec iso- lation des signaux. Le système fonctionne grâce à la création d’un port com virtuel de type "USB Device Router" avec une fonctionnalité parfaite avec tous les logiciels du marché. Il est possible de «cus- tomiser» ses réglages personnels dans les paramètres du keyer électronique, de manière iden- tique au Winkey K1EL. La vitesse peut se régler à l’aide d’un potentiomètre présent en façade. Il sem- ble qu’elle puisse se régler jusqu’à un maximum de 99 WPM ! Il y a neuf mémoires programmables par l’utilisa- teur et la manipulation peut se faire à l’aide d’un clavier de type PS2 avec monitoring de la manipula- tion sur un circuit audio pouvant être mis en service. Tous les paramètres du keyer sont sauvegardés et rechargés lors de la mise en route. La protection con-

La gamme de leurs produits est particulièrement bien fournie. Je n’ai pris qu’un seul exemple qui s’ac- corde à mon utilisation personnelle. Coté prix, ce keyer/interface de pilotage est proposée à 129 US$ chez Microham U.S.A., ce qui devrait le ramener aux alentours de 105 euros.

Pour s’en procurer en Slovaquie, directement chez le fabricant, microHAM, s.r.o (the Factory Store) Nadrazna 36 Ivanka pri Dunaji 90028 Slovaquie. Téléphone : (+421) 905 572 241 Fax : (+421) 2 4594

5100.

5100.

En Belgique : ITCee SPRL, Rue de la Piété, Godsvruchtstraat 6, 1160 Brussels, Belgique. Téléphone : (+32) (0)2 675.45.71, Mobile : (+32) 474 220 213 ou par e-mail : microham@itcee.be. En Allemagne, chez WiMo, que l’on ne présente plus.

Maurice, F6IIE

 

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ACTUALITES HIGH-TECH

Le Combo transceiver-PC Windows-Linux !

Vu dans Ondes Magazine

Le troisième millénaire nous réserve encore bien des surprises. Imaginez un transceiver “tout-en-un” avec lequel vous disposez de tout ce dont on a besoin pour contacter ses amis radioamateurs mais qui, en plus, embarque un PC sous Windows XP ou Linux, sur lequel vous branchez directement votre webcam, votre clavier, votre souris, etc.

directement votre webcam, votre clavier, votre souris, etc. C omme vous pouvez le voir sur les

C omme vous pouvez le voir sur les photos du fabricant, il ne manque rien comme com- mandes et accessoires modernes de toutes

sortes : IF-shift et autres réglages, mais surtout le BPF-Brick. Ce surprenant dispositif n’est autre qu’un filtre

Ce surprenant dispositif n’est autre qu’un filtre passe-bande conçu autour d’amplificateurs opéra-

passe-bande conçu autour d’amplificateurs opéra- tionnels à technologie FET à l’GaAs (transistors à effet de champ à l’Arséniure de Gallium) couvrant la gamme de 0 à 32 MHz par bandes de 2 MHz. Il per- met ainsi en réception d’optimiser les caractéris- tiques du récepteur en renforçant sa résistance aux signaux forts. A l’image des appareils Kenwood, ce Sienna peut se piloter via son interface Ethernet 10/100 Mb/s et l’on peut ainsi opérer sa station de n’importe quel point de la planète. On notera la présence d’une boîte de couplage auto- matique basée sur la carte électronique de la Z-100 de marque LDG. Pour revenir brièvement sur l’éton- nant embarquement d’une carte PC, rajoutons qu’el-

brièvement sur l’éton- nant embarquement d’une carte PC, rajoutons qu’el- 100% Radioamateur 27 100% Radioamateur

100% Radioamateur

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100% Radioamateur

ACTUALITES HIGH-TECH le se connecte sur un écran externe de 1280 x 1024, qu’il présente
ACTUALITES HIGH-TECH
le se connecte sur un écran externe de 1280 x 1024,
qu’il présente une vitesse d’horloge de 1 GHz, que
l’on peut rajouter dans le transceiver un
disque dur au format 2,5” IDE, etc.
Tout ceci autorise de nombreuses
possibilités dont celle de pouvoir
réaliser du trafic en modes digitaux
sans avoir recours à un PC connexe.
Les logiciels de la gamme Silicon
Pixel sont inclus : Chromapix SSTV
et Chroma DSP. Rajoutons qu’ainsi,
il est instantannément possible de
pratiquer ses modes favoris en PSK,
SSTV et tous autres modes numé-
riques et/ou digitaux.
L’appareil fournit une puissance de
100 watts à l’antenne. Le module
FM va voir le jour
dès la mise à dis-
position de cette
bête de course au
prix magique de
6000 $US ; hum, la
note est salée,
d’autant que l’ap-
pareil est livré pré-
monté… mais c’est ça
aussi la radio d’amateur !
Les cartes électroniques les plus
critiques sont déjà pré-montées et pré-
réglées, il reste la partie FI à souder.
D’après le fabricant, la notice relèverait d’une
grande pédagogie. L’avenir du kit a de beaux jours
devant lui !
100% Radioamateur
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ACTUALITES HIGH-TECH

 

RAPPELS DES CARACTERISTIQUES

Les antennes SteppIR

-

PC Win XP embarqué avec serveur web intégré

Remarquées au cours d’AstroRadio 2005, nous y reviendrons sur ces fabuleuses antennes dont le prin- cipe repose sur de la micro-mécanique d’horloger. En effet, il s’agit des premières antennes directives à accord continu, à ne pas confondre avec “large bande”.L’une d’entre était en action sur Astroradio 20025, une vraie réussite technologique. En fait, par le biais de tubes coulissants qui forment les éléments, de moteurs, pignoneries et autres accords par self la dernière en date nommée MonstIR couvre toutes les fréquences de 6,9 à 54 MHz, accepte 3 KW et cerise sur le gâteau permet de passer à 180° de sa position en 3s. En fait, le radiateur devient le quatrième direc- teur par le truchement de commandes électriques à partir du boîtier, et ce, sans avoir à tourner le rotor. Il s’agit donc des premières antennes directives à accord continue sur presque une décade tout en préservant

les mêmes performances d’un bout à l’autre de la gamme.

pour le contrôle à distance, trafiquez de l’autre bout de la planète. Inclu les logiciels SSTV et Chroma DSP de Silicon Pixel.

- Connections LAN, USB, RS-232 et VGA.

- Supporte LINUX.

- Récepteur à couverture générale.

- Trois changements de fréquences.

- Alimentation secteur intégrée et prise 7 à 16 volts

DC.

 

- Coupleur automatique d’antenne sur licence LDG.

- Choix de 6 filtres à quartz.

- Sélection des modes auto en fonction des bandes.

- Contrôle séparé du volume entre les haut-parleurs

et le casque. Puissance de 3 watts, qualité Hi-Fi 20 20000 hertz et stéréo !

- Accès Iämbic et clef manuelle sur la face avant avec différents réglages de pitch, ajustable de 5 à 65 mpm, dot weight, dash weight.

et clef manuelle sur la face avant avec différents réglages de pitch, ajustable de 5 à
et clef manuelle sur la face avant avec différents réglages de pitch, ajustable de 5 à
et clef manuelle sur la face avant avec différents réglages de pitch, ajustable de 5 à
et clef manuelle sur la face avant avec différents réglages de pitch, ajustable de 5 à

-

Ventilateurs contrôlés par thermistor.

Six oscillateurs VFO contrôlés par une synthèse de fréquence à DDS et verrouillés sur une horloge TCXO à 120 MHz stable à 1ppm.

-

-

Réalisation simple de la construction. Seuls le

récepteur, les platines FI, l’alimentation, la platine derrière la face avant et l’intégration globale sur le

chassis sont à réaliser.

-

Manuel de montage, en anglais, clair, simple mais

précis.

 

- Puissance de sortie ajustable de 1 à 100 watts.

- Tous modes dont les digitaux, FM en option.

- Compresseurs d’émission RF et BF.

- Sorties de commandes d’ampli de puissance et de

transverter.

-

sances, ROS, courants et tensions divers.

Galvanomètre multi-fonctions : S-mètres, puis-

-

IF-SHIFT à double caractéristiques normal/étroit.

- IF-SHIFT à double caractéristiques normal/étroit.   100% Radioamateur 100% Radioamateur  
 

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page 36.Suite

 

ONDES CONTINUES

La clef ïambique se fait verticale

Lors de mon déplacement à Friedrischafen, j’ai eu le plaisir de rencontrer Pietro Begali, I2RTF, fabricant de la gamme de clefs Morse Begali. Sur ce salon, il est possible de voir les fabricants mettre en valeur leurs réalisations et, bien sur, les essayer.

J e connaissais un peu les productions de Pietro et aussi pour avoir essayé une de ses réalisations chez un ami. Il n’a

pas

le "Signature" qui est un haut de

modèle "Signature" déjà produit par Pietro. Parmi les autres détails, le socle, dont l’emprise sur la table de la station reste très petite, combiné avec un poids total assez élevé, lui pro- cure une excellente stabilité. Autre raffinement, les contacts en or. La hauteur des palettes se règle, car toute la partie mécanique peut se positionner comme on le souhaite dans le plan vertical. On fait glisser à l’aide d’une commande située sous la clef tout l’ensemble mécanique, donc les palettes, à la hauteur voulue. La gamme de réglage de hau- teur est très importante. Et ça, c’est une innovation majeure, car d’une clef à l’autre, vous remarquerez que tous les fabricants ne laissent aucune possi- bilité de réglage de hauteur des palettes à l’opérateur. Parmi les finitions, on peut demander soit une finition de type "Palladium" que l’on peut voir sur les photos ou bien plaqué or. Pour ma part, le look noir transparent de ce "Palladium" m'a séduit. En ce qui concerne les palettes, plusieurs finitions avec différentes formes sont disponibles, couleurs avec ou sans incrustation de nacre. Si la forme ne vous convient pas, il est aussi possible de tailler des palettes en fonction de ses goûts personnels. En tout cas, lors de la commande, il suffit de dire celui que l’on veut et Pietro le monte d’origi- ne. Il est aussi possible d’ajuster l’espace entre les palettes. En dis- cutant avec Pietro Begali, I2RTF, nous sommes tous deux tombés d’accord : l'adaptabilité aux goûts et aux réglages préférés de l’opérateur doit rester le maître mot de ce genre de réalisations mécaniques. Parallèlement, la qualité de fabrication des éléments méca- niques ne supporte aucun compromis, comme la finition. Pour ce faire, et si l’on veut une qualité sans compromis, il faut y mettre le prix : 390 euros. 73, Maurice, F6IIE

il faut y mettre le prix : 390 euros. 73, Maurice, F6IIE hésité à commander un

hésité à commander un modè-

gamme dans les modèles ïam- biques classiques. Sur le stand de Pietro, il y avait en présentation

un

qui,

bique, se démarque des autres modèles par sa forme et son concept.

Le

est

La

est remarquable (même

sur

tion qui était soumis à tous les outrages des opérateurs en mal de test), la préhension des palettes et les

tout nouveau concept de clef

bien qu’étant du type ïam-

modèle "Graciella"

un modèle vertical.

qualité de finition

le modèle d’exposi-

réglages restent très souples et, dans le genre,

on

suis

type (N° de série 001) ne montrent malheu- reusement pas la qualité de finition d’un modèle de série. La finition sur les modèles de série est encore plus rigoureuse, surtout en ce qui concerne le polissage des diverses pièces qui consti-

tuent cette clef. Ce qui a attiré immédiatement mon atten-

tion, c’est le pas des filetages des réglages ultra-fins, que ce

fait guère mieux. Les photos que je me

procuré du tout premier modèle proto-

soit

au niveau des tiges de contacts ou au niveau des blocs

 

d’aimantation qui permettent de régler la force de rappel. Ceci influe énormément sur la qualité, avec pour principal défaut d’influer sur le coût final. Mais "quel pied" à régler !

C’est très agréable, très souple et il est possible d’approcher, selon Pietro, un réglage des contacts à 3/100e de milli- mètre. Je vous dirais franchement que d’après ce que j’ai

il est possible d’approcher les contacts encore bien plus

près. Il semble pour Pietro que son but initial soit atteint

avec, au bout de quelques centaines d’heures de tests sur

un produit final proche de la perfection. Les sensations

procurées au toucher sont très agréables et ne nécessitent que très peu de mouvement. Elles sont d’autant plus douces au toucher que Pietro a eu l’idée d’incorporer sur la palette de manipulation, une pastille en nacre du plus bel effet. La finition et la robustesse sont du même niveau que

l’air,

vu,

l

e

La finition et la robustesse sont du même niveau que l’air, vu, l e Pietro, I2RTF,

Pietro, I2RTF, en bleu, entouré de ses amis.

 

100% Radioamateur

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30

 
 

LE JOURNAL DES RADIOAMATEURS

 

Retour d'une légende Le coupleur d'antennes Z-11 a été l'un des modèles les plus populaires parmi la gamme proposée par LDG. Pour le coup, le fabricant américain annonce la sortie du Z-11Pro, une petite boîte d'accord automa- tique fonctionnant sur pile. L'objet encaisse de 100 mW à 125 watts, faisant de lui le coupleur idéal pour les transceivers QRP ou ceux délivrant jusqu'à 100 watts dans la gamme 160 à 6 mètres. Le circuit de couplage est un réseau commuté en L et permet d'accorder à peu près toutes les formes d'antennes HF. Idéal pour le portable.

 

Ten-Tec ORION II Ten-Tec vient d'annoncer la venue du successeur de l'ORION qui est désormais en vente dans sa seconde mouture, l'ORION II. Quoi de neuf sur ce modèle amélioré ? Un écran TFT couleur ultra-lumineux, un processeur 32-bits, nouveau codage DSP, résolu- tion améliorée… On retrouve les mêmes filtres étroits de 600 et 300 Hz, tandis que les filtres option- nels baissent de prix. L'étage mélangeur a été réé- tudié au niveau analogique et l'appareil comporte désormais un connecteur micro à 8 broches stan- dard. Un must.

un connecteur micro à 8 broches stan- dard. Un must.   Le wattmètre qui parle Le
un connecteur micro à 8 broches stan- dard. Un must.   Le wattmètre qui parle Le
 

Le wattmètre qui parle Le wattmètre LDG TW-1 vous donne une indication auditive de la puissance émise et du rapport d'ondes stationnaires. Conçu tout particulièrement pour les non-voyants, cet appareil rendra aussi de grands services lorsque la situation ne permet pas d'avoir partout en même temps, par exemple lorsque vous avez les yeux rivés sur l'écran de votre logiciel de concours favori. Au simple effleurement d'un touche, le LDG TW-1 annonce la puissance directe, la puissance incidente et le ROS qui découle de ces deux valeurs. Il comporte un haut-parleur intégré. Parfait.

 

Et un récepteur DRM Le Ten-Tec RX-320D est un récepteur fonctionnant en ondes-courtes, entièrement commandé par ordi- nateur. Il se destine à un large public, comme l'ex- plique l'excellent Joe Carr, K4IPV (CQ Magazine) :

"ce récepteur fera la joie des passionnés d'informa- tique qui n'ont jamais écouté les ondes-courtes et, en même temps, les écouteurs chevronnés qui aiment la fine conjugaison entre l'informatique et la radio." L'arrivée de la DRM, qui ne cesse d'être expérimen- tée partout à travers le globe, incite évidemment à l'achat d'un tel appareil. Il est capable de restituer les

d'un tel appareil. Il est capable de restituer les   100% Radioamateur 100% Radioamateur  
d'un tel appareil. Il est capable de restituer les   100% Radioamateur 100% Radioamateur  
 

100% Radioamateur

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31

 
EN COUVERTURE La station de F5GN en images Yves de F5GN a été le premier
EN COUVERTURE
La station
de F5GN
en images
Yves de F5GN a été le premier à
nous contacter pour présenter sa
station dans la galerie d’image
de 100% Radioamateurs. Nous
sommes heureux de détailler ici
sa station et de vous le proposer
en converture de ce numéro 1.
du monde entier que de passer à l’atelier
pour se concocter certains de ses matériels,
dont les antennes. Avec son épouse, F4BMR,
ils forment un couple “radioactif” comme il
se plaît à le dire.
ire.Les photos qui illustrent cet article mon-
trent principalement l’une des plus belles
réalisations que Yves a pu mettre en œuvre :
Y ves est un vrai passionné au sens le
plus large du terme. Il aime aussi bien
une antenne Quad gigantesque pour le traf-
ic sur les bandes décamétriques. Pour fixer
les idées, le boom est un morceau de pylône!
ses heures passées à contacter les amis
http://perso.wanadoo.fr/f5gn
La station.
La Quad 4 éléments HF est prête à être
montée sur son support.
100% Radioamateur
32
100% Radioamateur
 

EN COUVERTURE

 
 
 
 
 

Mise en place d’une canne.

 

Une vue d’ensemble de l’antenne. Ça en impose !

  Une vue d’ensemble de l’antenne. Ça en impose ! Le croisillon supportant les cannes se
  Une vue d’ensemble de l’antenne. Ça en impose ! Le croisillon supportant les cannes se

Le croisillon supportant les cannes se doit d’être solide.

Mise en place d’un croisillon sur le boom.

Vous aussi, présentez votre station dans ces colonnes. Pour cela, connectez-vous sur
Vous aussi, présentez votre station dans ces colonnes. Pour cela, connectez-vous sur
Vous
aussi,
présentez
votre
station
dans
ces
colonnes.
Pour
cela,
connectez-vous
sur
100pour100radioamateur.fr
et
laissez-vous
guider
!

Bel ouvrage, non ?

 

100% Radioamateur

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33

 
 

HISTOIRE

 

Gustave-AUGUSTE FERRIE

Une Général très particulier !

 

(partie 2 de 3)

 

LA NAISSANCE DE LA RADIOÉLECTRICITÉ

chercheurs de pointe de cette période, M. Marconi en fait la

 

Quittons un moment le

synthèse et commence à développer les applications com- merciales dès 1899. Cette démarche l’amène à prospecter dans différents pays, dont la France. Et, c’est le capitaine Ferrié qui est désigné comme observateur des démonstrations de radiocommu- nications entre la France et l’Angleterre faites. Suite à cette expérimentation, il coédite (avec son camarade Boulanger) un ouvrage qui aura un retentissement certain : “La télégra- phie sans fil et les ondes électriques”. Cette fois, le destin est scellé avec la rencontre du jeune capitaine avec l’électro- magnétisme. Elle sera fructueuse pour la science et l’hu- manité.

UN SCIENTIFIQUE ACCOMPLI

 
  capitaine Ferrié (il a pris encore du galon), pour nous rappeler l’état d’a- vancement des

capitaine Ferrié (il a pris encore du galon), pour nous rappeler l’état d’a- vancement des sciences électriques en cette époque éloignée. Dès 1888, M. Hertz a réussi des expériences de trans- missions d’ondes, qui porteront bientôt son nom, au moyen d’un dispositif dit à boucles

de Hertz. Quand des

 
  Jusqu’ici M.

Jusqu’ici M.

décharges électriques se produisent dans une première de ces boucles formées d’un anneau ouvert, l’on constate l’apparition de décharges élec- triques retransmise dans une autre boucle située à faible distance; et ce, en l’absence de toute liaison physique directe par un conducteur. Il y aurait donc transmission d’énergie à travers l’espace. En 1890, M. Édouard Branly réalise le “radioconducteur”, aussi appelé cohéreur, un tube rempli de limaille de fer. Soumis à un champ électromagnétique, ce dispositif voit sa

Ferrié s’est

tenu

au

courant des

avancées

techniques.

Désormais

il

va

les

créer,

à

commencer

résistance interne chuter fortement, tandis qu’un petit choc

par

son

mécanique la fait remonter à une valeur plus importante. L’on dispose ainsi d’un dispositif sensible pour l’époque, un détecteur d’ondes hertziennes. Si on lui adjoint un long

détecteur

électrolytique bien plus sensible que le cohéreur de Branly, d’un facteur quatorze; ce qui augmente la distance de réception possible d’un facteur de presque quatre, à puis- sance d’émission identique. En plus, il permet la lecture au son et la discrimination entre les signaux Morse et les parasites atmosphériques. Alors que ce n’est pas possible avec le cohéreur. Par contre, ce dernier est nécessaire pour l’enregistrement automa- tique des signaux sur bande de papier. Raison pour laque- lle il demeure en service dans certaines applications. La théorie n’est pas négligée pour autant, et le capitaine Ferrié multiplie les études sur les antennes, le circuit de terre, les circuits de couplage. Tout en travaillant à l’amélio- ration des émetteurs-récepteurs disponibles ou imagin- ables. Ceci, bien que les moyens financiers dont il dispose soient pour le moins chiches. Dès 1901 des portées d’une cinquantaine de kilomètres sont possibles, ce qui permet d’envisager des applications tactiques. Oui, mais personne (à part lui), ne semble y accorder de l’importance, dans la hiérarchie militaire. Et puis, il y a déjà le télégraphe filaire qui rend bien service, alors pourquoi s’intéresser à la TSF ?

fil

sa “portée de détection” s’en trouve augmentée, c’est le

principe de l’antenne, tel qu’il est découvert par l’officier

russe Popoff. Si l’on tient compte des éléments sus-cités l’on

a

un dispositif récepteur. Simple et limité, certes, mais

opérationnel. Pour l’émission, c’est à un autre savant que nous devons rendre hommage : M. Ruhmkorff, un Allemand dont la

bobine permet d’obtenir de très hautes tensions découpées,

à

partir d’un courant continu de bas niveau. Son dispositif

tient à la fois du trembleur de sonnerie électrique et de la bobine d’allumage. Appliquées à un circuit ad hoc, ces très hautes tensions variables produisent des décharges élec- triques génératrices d’ondes hertziennes. Le récepteur et l’émetteur devenus disponibles, les transmissions

radioélectriques peuvent commencer. C’est ce à quoi s’ac- tive M. Eugène Ducretet (savoyard aussi), notamment avec

sa

grande “première” : la liaison entre la Tour Eiffel et le

Panthéon, soit quatre kilomètres, en 1898 (Ondes Magazines 11 & 12). Utilisant les découvertes de tous les

 

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34

 
 

HISTOIRE

A

la fin de l’année 1901 un événement

A la fin de l’année 1901 un événement  
 

majeur vient relancer l’intérêt de la radiotélégraphie (seul système de com- munication sans fil à l’époque). M. Marconi réussit la première liaison uni- latérale entre les continents européen et américain, par-dessus l’Océan Atlantique. Plus modestement, M. Ferrié établi des liaisons de 100 à 200 km en mer ou sur terre. En 1902, la catastrophe volcanique de la montagne Pelée ravage la ville de Saint Pierre de

du point astronomique. Tout du moins en Atlantique Nord et Centrale, comme en Méditerranée, zones couvertes par l’émet- teur de la Tour Eiffel. Des distinctions commencent à récompenser toutes ces activités : le capitaine Ferrié est lauréat de l’Académie des Sciences en 1904 et fait Chevalier de la Légion d’Honneur en

1905.

Tout n’est pas pour autant idéal. D’abord, les moyens octroyés restent toujours aussi faibles. Et puis, comme souvent en cas de succès marqué, des rancunes et des jalousies commencent à se manifester de manières plus ou moins directes. S’y ajoutent les incrédulités rétrogrades de

la

Martinique. Grâce à l’intervention

sur place du capitaine Ferrié, des

liaisons sans fil permettent d’établir le

contact entre l’île éprouvée et sa con- soeur de la Guadeloupe. En 1903, c’est

Tour Eiffel qui bénéficie de l’aide du capitaine, alors que

son démantèlement est envisagé. La portée des liaisons radiotélégraphiques augmente avec le développement des aériens utilisés. Or, la Tour de l’exposition universelle con- stitue un superbe support, prêt à l’emploi, et sans équiva-

lent en région parisienne. M. Gustave Eiffel n’est que trop heureux de sauver sa réal- isation de la casse, et il se propose même comme financeur

des expérimentations militaires qui pourraient y être con- duites. Toujours à court de moyens pécuniaires, et avare de ceux dont elle dispose, l’armée saute sur l’aubaine. Dès 1904 la Tour Eiffel est le poste principal de TSF des mili- taires, et le restera pour des années. En parallèle, les travaux de laboratoire vont bon train et apparaissent des instrumentations innovantes; ondemètres

la

ceux qui ne croient tout simplement pas aux résultats positifs obtenus par le capitaine Ferrié, en matière de télécommunications par voie hertzienne. Ce qui serait déjà triste de la part de béotiens, mais qui est nette- ment plus grave de la part de gens que l’on peut considér- er comme compétents. Comme si tout ce qui précède ne suffisait pas, il nous faut encore faire état de la rivalité qui oppose trois grands corps de l’État en matière de télécommunications. Avec une lutte féroce, et où tous les coups sont permis pour essayer d’obtenir la suprématie (sinon l’exclusivité) en ce domaine. Les protagonistes impliqués sont les PTT, les Colonies et l’Armée. Chacun ayant ses arguments propres pour justifier sa prééminence. Au gré des remaniements ministériels et gou-

et

antennes cadres d’où découlent des études importantes

vernementaux la balance penchera successivement au bénéfice de chacun, donc au détriment de la Nation. Ces

en matière de résonance des antennes et des circuits.

freins potentiels ne ralentissent pas l’activité ni l’enthousi-

L’année 1908 voit la première utilisation concrète de la radiotélégraphie, sur le terrain et en situa- tion de combat, au cours de la campagne du Maroc. D’abord employée à poste fixe, la radio devient donc de plus en plus mobile, à bord de navires et de véhicules terrestres avec comme aériens des fils accrochés sur des dirigeables. Loin de ces applications guerrières, les sciences progressent égale- ment, grâce aux innovations du capitaine

égale- ment, grâce aux innovations du capitaine asme de la “bande à Ferrié” comme elle est

asme de la “bande à Ferrié” comme elle est surnommée. Une mission en Afrique permettra notam- ment de développer un réseau de télécom- munications avec la Métropole. Conscient de l’intérêt commun et en rupture avec les logiques partisanes évoquées dans le para- graphe précédent, M. Ferrié collabore avec

tous : Armée, Marine, Colonies

Première Guerre Mondiale s’approche peu à peu. Naturellement, notre capitaine est con- scient du danger, et de la faiblesse du moment des équipements militaires de télé- communication, face aux besoins en temps de guerre. Mais, ses rapports et mémoires d’avertissement restent sans suite, jusqu’au déclenchement des hostilités. A suivre

Et puis, la

et

de la petite équipe qui l’épaule.

 

Surtout des disciplines comme la géodésie et l’astronomie, qui bénéficient doréna- vant des possibilités de la radio pour la délivrance de signaux horaires très précis. Autre application directe de l’utilisation

des signaux horaires émis par TSF :

 

le positionnement des navires en mer. Désormais, l’on ne craint plus la dérive ou le déréglage des chronomètres de bord, outils de la détermination de la longitude précise, lors

 

M.B. Sarrazin

 

100% Radioamateur

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35

 
 

LE JOURNAL DES RADIOAMATEURS

 

Suite de la page 31.

 

signaux HF entre 100 kHz et 30 MHz (un classique du genre) et son logiciel ad hoc est compatible avec Windows 3.1, 95/98 et XP. Il intègre une antenne télescopique pour capter les émissions venues d'ailleurs. Moderne.

 

Deux nouveautés Elecraft L'on se demande souvent comment un récepteur HF se comporte face aux signaux qu'il reçoit, ou com- ment il se comporte face à un autre récepteur. L'une des plus importantes mesures reste la sensibilité. Mais de telles mesures ne peuvent être effectuées qu'avec un coûteux matériel de laboratoire. Il existe

désormais une alternative : le nouveau générateur de signal Elecraft XG2. Il s'agit d'une source de sig- nal à fréquence fixe fonctionnant alternativement sur 80, 40 et 20 mètres. Son oscillateur à quartz génère des niveaux de 1 micro-volt et 50 micro-volts avec une précision meilleure que ±2 dB. Le premier niveau peut être utilisé pour déterminer le MDS (minimum discernable signal ou signal minimum discernable) d'un récepteur, ainsi que son gain glob- al. Le niveau de 50µV est généralement utilisé pour produire la référence standard de "S9" sur un S- mètre. Le dispositif opère sur 3,579.5, 7,040 et 14,060 MHz. Il est distribué aux États-Unis au prix de $59. Comment savoir si vos émissions sont "propres" ? Comment déterminer la bonne linéarité de votre amplificateur linéaire? Il faut connaître la distorsion d'intermodulation (IMD), ce qui est possible grâce au Elecraft 2T-gen, un générateur deux-tons four- nissant des signaux à 700 Hz et 1 900 Hz. Le 2T- gen fonctionne sur pile et fournit un signal de l'ordre de 0 à 200 mV au connecteur micro du transceiver. La sortie peut être observée sur un simple oscillo- scope. La distorsion harmonique du 2T-gen est meilleure que -55 dB. Il fonctionne sur une pile 9V et ne consomme que 3 mA. Également disponible dès maintenant au prix de $59. Ingénieux.

Exit Alpha 87, voici l'Alpha 9500 !

de $59. Ingénieux. Exit Alpha 87, voici l'Alpha 9500 ! Alpha Radio Products, installée à Boulder

Alpha Radio Products, installée à Boulder (Colorado), U.S.A., a annoncé l'arrêt de la produc- tion du célèbre amplificateur Alpha 87A, un "linéaire" qui avait fait le tour du monde dès les années 1980 et qui avait notamment servi au cours des plus grandes expéditions de ces deux dernières décennies, dont VKØIR. L'objet mythique sera rem- placé par un modèle aux performances améliorées, l'Alpha 9500, dont on a pu entrevoir un prototype au Salon de Dayton en mai dernier. Alpha, conscient du fait que cette disparition va affecter plus d'un DX'eur autour de la planète, a décidé de lancer en grande pompe une édition limitée de l'amplifica- teur, l'Alpha 87 Omega. Il n'y en a que vingt exem- plaires disponibles. Les parties comportant de l'ar- gent ont été remplacés par de l'or, tandis que la façade a été légèrement retouchée. Chaque exem- plaire est numéroté afin que l'on sache lequel appar- tient à qui. Un collector, pour le moins. Ainsi, après avoir fabriqué plus de 1 500 amplificateurs linéaires Alpha 87A, la maison de Boulder lance l'Alpha 9500, un engin pouvant délivrer une puis- sance HF dépassant 1,5 kW en porteuse pure dans une charge développant un rapport d'ondes station- naires de 2:1, sans broncher. La conception est tou- jours orientée autour de tubes 8877, tandis qu'un nouveau microprocesseur est venu agrémenter les circuits de commande et de couplage. La construc- tion mécanique de l'appareil a aussi évolué, s'adap- tant désormais aux conditions extrêmes des expédi- tions DX en milieux hostiles. Les connaisseurs apprécieront.

DX en milieux hostiles. Les connaisseurs apprécieront. Urgence L'ouragan Rita continue sa folle lancée

Urgence L'ouragan Rita continue sa folle lancée dévastatrice à travers l'Amérique. Pour la bonne cause, les radioamateurs du monde sont priés de laisser libres les fréquences suivantes : 3,873 MHz (en soirée) ; 3,935 MHz (en soirée) ; 7,285 MHz (de jour) ; et 7,290 MHz (de jour également). Évidemment, ces fréquences ne sont pas exploitables en France, mais évitez d'y réaliser des QSO en semi-duplex.

 

100% Radioamateur

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36

 

TECHNIQUE

Retour sur

l’ampli 2 watts 10GHz

A la suite de l’amplificateur décrit dans le numéro pilote de 100% Radioamateur, nous revenons avec une autre solution pour le modifier. Les deux ayant été testées ici, elles ont donné des résultats équivalents.

C ette version nécessite un peu de mécanique mais reste assez simple à modifier. Il faudra aussi réaliser un ruban en cuivre afin de reli-

er les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir.

les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur
les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur
les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur
les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur
les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur
les signaux RF vers le socle SMA que vous aurez rajouté, côté circulateur noir. 100% Radioamateur

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100% Radioamateur

RÉALISATION Un récepteur pour la bande 85 m Ce récepteur est issu de la réalisation
RÉALISATION
Un récepteur
pour la bande 85 m
Ce récepteur est issu de la réalisation
d’un transceiver QRP de l’ami Eric
F6ICX. Pour une autre bande que le
3,5MHz il faudra modifier le filtre
d'entrée, et il faudra faire attention
à la FI, qu'elle ne soit pas trop proche
de la fréquence de fonctionnement
du récepteur. Sa qualité de
reproduction et sa sélectivité lui
permettent une écoute de la CW
avec un confort remarquable.
L a sélectivité doit être étudiée pour l'écoute de
la CW avec une bande passante de ±500 Hz,
le filtre à quartz permet d’obtenir une sélecti-
vité de ce genre sans trop d'atténuation sur le signal
de conversion. Il faut fabriquer ce filtre à partir de
quartz informatique dans des fréquences comprises
de 3 à 10MHz, j'utilise ici quatre quartz de 8MHz
montés en série. Ils sont adaptés en entrée-sortie et le
réglage se limite à mettre des capacités afin de déter-
miner une largeur adéquate selon le mode, CW ou
SSB. Je donne ici des valeurs qui permettent soit l’un
soit l’autre avec en plus un filtre BF 800Hz très sélec-
tif.
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RÉALISATION 100% Radioamateur 39 100% Radioamateur
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RÉALISATION 100% Radioamateur 40 100% Radioamateur
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100% Radioamateur 40 100% Radioamateur RÉALISATION Pour déterminer avec précision la largeur du filtre, il

Pour déterminer avec précision la largeur du filtre, il faut disposer d'un générateur HF, ou mieux d'un VOBULATEUR HF et de remplacer les capacités par des CV ajustables de 470pF, et de voir ce qui se passe. Mettre les CV à une valeur intermédiaire et commencer la mesure, voir les photos pour les lar- geurs obtenues à la VOBULATION. Une fois ces essais terminés, il faudra reprendre chaque CV au capacimètre, et remplacer par une capacité de même valeur. Voilà donc une façon de faire qui n'est pas très compliquée, à défaut de VOBULATEUR cette mesure est également réalisable avec une sonde et un générateur HF, mais là les mesures prendront plus de temps. Le récepteur est composé dans son étage d'entrée

d'un mélangeur NE602, sa sortie se fait sur un trans- formateur FI KACS-1506A, qui d'origine est fait pour 10,7 MHz mais que je fais descendre à 8 MHz avec une capacité additionnelle de 47pF, la capacité de 390pF permet de réadapter le filtre à quartz à la sortie du transformateur. L'amplificateur FI est un MC1350P, avec un deuxième transformateur FI KACS-1506A sur les broches de sortie 1 et 8, sur le schéma d'implantation il y a une résistance dans le circuit du transformateur FI marquée R, cette résis- tance est à mettre dans le cas ou il y aurait une auto oscillation indésirable. Celle-ci peut survenir si on utilise des transforma- teurs FI à tore ferrite, la valeur de cette résistance sera de 4,7K à 1,5K maximum, l'amplificateur FI est

de cette résistance sera de 4,7K à 1,5K maximum, l'amplificateur FI est 100% Radioamateur 41 100%

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RÉALISATION 100% Radioamateur 42 100% Radioamateur
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RÉALISATION commandé en gain par une tension de CAG, on trouve ensuite une détection BF
RÉALISATION
commandé en gain par une tension de CAG, on
trouve ensuite une détection BF à NE602 avec son
oscillateur à quartz qui sera calé entre 600 ou 800Hz
de la FI pour l'écoute de la CW, et d'un amplificateur
BF à LM386 et de sa détection de CAG.
Les réglages de mise en service de ce récepteur sont
très simples, et si vous avez bien respecté les implan-
tations des composants, vous aurez dès la mise sous
tension du récepteur un léger souffle, ce qui est bon
signe. Poursuivre les essais en injectant un signal à
3,5 MHz à faible niveau sur l'entrée du récepteur, à
l'oscilloscope, prendre la sortie BF du NE602 et agir
sur le VFO pour retrouver le signal de sortie sous
forme BF après démodulation, agir sur les transfor-
mateurs FI et le filtre d'entrée pour obtenir un
niveau maximum.
Attention : il faut bloquer la commande de CAG du
MC1350P pour éviter le contrôle automatique du
gain, pour cela mettre la broche 5 au potentiel 0volt
ce qui donne le gain maximum de l'amplificateur FI,
réduire le niveau d'injection 3,5MHz si le signal de
détection a une forme carré à l'oscilloscope,
reprendre la mesure, assurez vous un niveau de
bruit légèrement visible dans le signal d'injection à
3,5 MHz.
100% Radioamateur
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100% Radioamateur

RÉALISATION

d'injection à 3,5 MHz. 100% Radioamateur 44 100% Radioamateur RÉALISATION 100% Radioamateur 45 100% Radioamateur
d'injection à 3,5 MHz. 100% Radioamateur 44 100% Radioamateur RÉALISATION 100% Radioamateur 45 100% Radioamateur
d'injection à 3,5 MHz. 100% Radioamateur 44 100% Radioamateur RÉALISATION 100% Radioamateur 45 100% Radioamateur
d'injection à 3,5 MHz. 100% Radioamateur 44 100% Radioamateur RÉALISATION 100% Radioamateur 45 100% Radioamateur

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RÉALISATION course, une capacité résiduel- le dans le circuit GATE/SOURCE par les capa- cités de
RÉALISATION
course, une capacité résiduel-
le
dans le circuit
GATE/SOURCE par les capa-
cités de 56pF et 120pF qui
sera aux environs de 38pF,
donc 38pF + 30pF(CV) + vari-
cap + capa/addi = 87pF au
total. La fréquence de fonc-
tionnement sera de 1/(2pi
racine de LC) = 11504007Hz
ou 11,5Mhz par arrondi. Cette
fréquence est obtenue avec
une tension de 2 volts sur la
varicap KV1310 et par l'ajus-
tement du CV, la capacité
additionnelle est utilisée dans
le cas ou le CV est trop fermé,
et que la fréquence de sortie
est encore trop haute, la capa-
cité additionnelle aura une
petite valeur de l'ordre de 10
à 18pF.
Assurez-vous une marge de
réglage, de sorte que le CV
soit à mi-course.
Un dernier conseil pour ne
pas avoir un VFO qui glisse
en fréquence, vous utiliserez
des capacités de bonne quali-
té à cet endroit, du genre
Styroflex et polyester métalli-
sé, autrefois les anciens utili-
saient des capacités au mica,
pour la simple raison que le
mica était très stable aux
variations de température,
n'oublier pas que le VFO est
le coeur de votre récepteur.
Le VFO
L'oscillateur est construit à partir d'un J310 et d'un
étage séparateur à 2N2222. Le circuit oscillant LC
dans le choix d'une autre fréquence de fonctionne-
ment pourra être calculée par la formule suivante
pour exemple : nous avons actuellement une self de
2,2µH un CV ajustable de 60pF que l'on mettra à mi-
La réalisation des circuits
imprimés peut se faire selon les méthodes décrites
dans deux précédents numéros d’Ondes Magazine.
Vous pouvez aussi les faire réaliser par Perlor Radio
à Paris.
Bonne réalisation, F6ICX
vu sur www.f8byc.net
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NOUVELLES TECHNOLOGIES SDR1000, un transceiver QRP modulable par logiciel Les premiers pas de radioélectricien à
NOUVELLES TECHNOLOGIES
SDR1000, un transceiver QRP
modulable par logiciel
Les premiers pas de radioélectricien à radio-informaticien !
C’est le logiciel qui modèle votre transceiver !
Jusqu’à
aujourd’hui
nous utilisions
des transcei-
vers qui, par
construction, et à moins d’y faire plon-
ger le fer à souder, ne pouvait pas faire
autre chose que ce dont le fabricant
les prédestinait. Maintenant, grâce au
SDR1000 il devient possible de configu-
rer le hardware par logiciel en fonction
de ses propres besoins et ce, de 0 à 65
MHz. La technologie du numérique au
service de l’analogique, un grand pas
pour nos activités.
C omprenons bien ce qu'est le SDR 1000. C'est la
possibilité d'écrire du logiciel et faire l'équivalent
d’un transceiver au lieu de souder des compo-
sants ensemble.
Pouvoir programmer le hardware et ainsi changer son
comportement au lieu d'avoir à tout dessouder et
recommencer quand on veut rectifier ou améliorer telle
ou telle partie. Le logiciel diffusé pour le SDR1000 fonc-
tionne sous Windows alors que j'utilise Linux comme
système d’exploitation, mais qu'à cela ne tienne, je vais
m'en
récrire un sous cet OS.
En plus, ça tombe bien, je suis déjà sur un
projet de contrôle de radio intitulé HAMLIB. Le
SDR1000 peut être vu comme un simple tuner d’émis-
sion-réception fonctionnant de 0 à 65 MHz et produi-
sant quand même 1 watt de puissance. On lui ajoute
une couche de SDR (Software Defined Radio), en enro-
be tout ça dans Hamlib et le tour est joué, c'est très per-
tinent à mon sens. GNU Radio est un autre projet sur
lequel je suis présent qui développe une librairie GPL
pour servir de boîte à outils du SDR. Pour l'instant, mon
code est capable de démoduler l'AM, la FM, la SSB et de
changer les filtres de bande mais il reste encore beau-
coup de travail à faire. En utilisant un soft Linux tout
fait je décode aussi les émissions DRM. Le plus intéres-
sant, ce n'est pas d'utiliser quelque chose de tout fait
mais de se le faire soit même. J'ai vu qu'un OM austra-
lien était en train de récrire une autre application
Windows pour le SDR1000. Sous Linux, je ne serais pas
étonné qu'à terme il y en ait plusieurs.
L'essentiel, c'est de pouvoir modifier le code, tout
comme les OM de l'époque récupéraient un schéma ou
une platine, changeaient un étage d'entrée, trouvaient
une nouvelle modulation innovante ou plus efficace,
etc. Les points de vue dans cet article sont les miens et
certains peuvent en rire mais c'est mon interprétation et
je suis ouvert à la discussion.
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100% Radioamateur
NOUVELLES TECHNOLOGIES Hamlib, une bibliothèque radio pour développeurs Elle offre une couche d'abstraction pour
NOUVELLES TECHNOLOGIES
Hamlib, une bibliothèque radio
pour développeurs
Elle offre une couche d'abstraction pour contrôler n'im-
porte quel contrôleur-radio ou même un rotor. De la
sorte, une application (logbook, sat tracking, EME, etc.)
qui veut piloter les différents transceivers et récepteurs
du marché n'a pas à récrire ce qui a déjà été fait dans un
autre logiciel. Sympa l'idée, non ?
Le projet repose sur du «logiciel libre» distribué sous
licence GPL. Personnellement, je le développe et l'utili-
se sous Linux. Mais la librairie est portable sur les autres
systèmes (MacOS X, BSD, autres UNIX et plus récem-
ment Windows).
Etrange comme la GPL colle assez bien
à l'esprit radioamateur. Hamlib rassemble des OM du
monde entier. Hamlib ne m'appartient pas, je ne le
vends pas, il est gratuit. J'y passe un peu de temps, c'est
ma façon de contribuer au radioamateurisme en plus
des contests et autres ADRASEC.
Le SDR 1000 se base sur la technologie des convertis-
seurs numérique-analogique et réciproquement ainsi
que sur la pratique QSD. Celle-ci repose sur l’usage
d’un dispositif à quadrature de phase piloté par un
oscillateur à 4 fois la plus haute des fréquences à rece-
voir ou à envoyer. Pour faire fonctionner le module
SDR 1000 il convient de disposer d’un ordinateur d’une
puissance convenable et sous un Windows quelconque,
ou Linux grâce à F8CFE. L’oscillateur d’échantillonna-
ge (DDS) tourne à 200 MHz avec un jitter inférieur à 1
ps.
Ce qui est remarquable est le pas inter-fréquence aussi
faible que 1 Hz et ce de 0 à 65 MHz, soit 65 millions de
canaux espacés de 1 Hz !
La largeur maximale de la bande passante est de 40
KHz mais reste en fait limitée par celle de la carte audio
de votre ordinateur. Si elle est plus élevée, alors vous
pourrez programmer la largeur de bande jusqu’à cette
valeur.
Pour contrôler et bénéficier des avantages du module
radio SDR 1000 il convient de le relier à votre ordinateur
par l’intermédiaire des interfaces d’entrée et de sortie
audio à haut ou bas niveau (ligne, HP et/ou micropho-
ne) ainsi que le port de programmation sur le bus d’im-
primante DB25. Vous disposez aussi de 7 sorties de
contrôles à collecteurs ouverts pour commander ce que
bon vous semble.
On peut dire que SDR1000 doit aussi disposer d'une
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100% Radioamateur
NOUVELLES TECHNOLOGIES carte son de bonne qualité (dyna- mique, linéarité) et surtout stéréo pour les
NOUVELLES TECHNOLOGIES
carte son de bonne qualité (dyna-
mique, linéarité) et surtout stéréo
pour les signaux complexes étant
donné que ça apporte énormé-
ment à la qualité du signal lors de
la conversion des signaux. C'est
bon à savoir aussi pour les pos-
sesseurs de portable qui n'ont
qu'une carte son audio et qui
nécessite alors l’adjonction d’une
carte son sur port USB.
Les fonctions en quelques
lignes
La console de programmation
autorise tous les contrôles
possibles sur les circuits
électroniques du
module radio, un
peu comme
un DSP
géant.
devient certainement même possible de créer des filtres
à
poursuite automatique, des crevasses variables et bien
plus. Ce dernier plus n’aura de limite que votre
imagination. Pour la fin le meilleur,
c’est le premier transceiver
accessible financiè-
rement pro-
posant
une
numéri-
Ecrit en
visual basic
le logiciel reste
simple d’usage, facile à
modifier et rend pratique
les tests. Il devient possible de
concevoir tout ce dont vous rêviez et
qui n’existe pas sur votre vieil et
immuable transceiver figé à tout jamais, double
VFO, des mémoires de fréquences, le pas de 1 Hz, le
balayage des fréquences tel un scanner et surtout en
direct tous les modes de réception et d’émission avec la
SSB, CW, DSB, FM, AM, Synchronous AM (SAM) and
Digital Radio Mondiale (DRM) en réception unique-
ment pour l’instant mais également les PSK31 et RTTY
actuellement en développement.
Rajoutons alors que vous avez aussi un système de
filtres totalement modulable et un FVC (Filtre Variable
Continuellement) au pas de 1 Hz ainsi qu’un dispositif
permettant de contrôler le facteur de forme du filtre jus-
qu’au rapport pratiquement idéal maximum de 1.05
sur 1. En réalité, comme il s’agit de programmation il
sation
directe des
signaux
d’antenne à la
réception ainsi
que pour la
transmission.
De nombreuses
nouveautés sont
apparues depuis,
elles vous seront
bientôt présentée.
Par Stéphane F8CFE
article paru dans
Ondes Magazine N°12
La vision du concepteur Gérald, AC5OG qui
repose sur l’idée suivante : Le SDR est ce qui per-
mettra aux jeunes OM de retrouver l'esprit radio-
amateur du début, la “bidouille”, expérimenter,
essayer, chercher, comprendre, s'amuser, etc. Il y a
de tous nouveaux domaines à explorer. C'est aussi
une question de culture, les jeunes aujourd'hui nais-
sent avec un ordinateur dans les mains, pas un fer
souder. Mais la transition de l'un à l'autre est pos-
sible. Quelle excitation quand mon programme
fraîchement écrit en C++ a commencé à démoduler
quelques bribes de cette station autrichienne sur
40m !
à
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Tableau de conversion dBm - volts - watts [@50 ohms] 100% Radioamateur 50 100% Radioamateur
Tableau de conversion dBm - volts - watts
[@50 ohms]
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Pertes vs. ROS 100% Radioamateur 51 100% Radioamateur Mini-Circuits©
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