Dans le labyrinthe des versets du Coran

Essai de traité Théologico-philosophique sur les religions et
particulièrement l' islam

Partie I : Islam et violence

Axiome I :
L' Islam pas plus que les autres monothéismes n'est une religion qui prône la violence.

Corollaire :

Autant que les autres monothéismes, l 'Islam peut-être qualifié de religion de Paix, de Tolérance et
de Miséricorde.

Axiome II :

Les polythéismes ne mettent pas plus que les monothéismes, les religions dans leur pratique
quotidienne, à l' abri de l' intolérance.

Corollaire :

L' intolérance qui est la caractéristique de l' effectivité d' une religion fermée, n' est que l'
instrumentation d' une religion ouverte, reposant sur ce préjugé que dénonce Spinoza dans l'
appendice de la partie I, De Dieu, de son Éthique :

« que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme euxmêmes, en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout
en vue d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et
l’homme à son tour pour qu’il lui rendît un culte. »…

[ parce que]

« la Nature n’a aucune fin à elle prescrite, et que toutes les causes finales ne sont rien que des

fictions humaines, »

Commentaire :

Le refus des autres religions ne reposent que sur la nature de l'homme, autrement dit sur sa
méchanceté ; Pour satisfaire ses instincts meurtriers l'homme désire les rendre sacrés. Il les conçoit
par conséquent, comme le résultat d' une volonté divine. Ainsi il se donne à lui- même le droit de
tuer, parce que ce n'est pas lui qui tue mais Dieu qui tue par son entremise. C'est ce que dit
clairement la sourate (8,17) du coran, dont voici quelque unes des meilleures traductions en
français, en anglais, en espagnol, ce qui nous permettra d'emblée d' entrer dans le labyrinthe des
versets de ce livre sacré:

1) « Ce n 'est pas vous qui les avez tués mais c' est Dieu [Lui-même] qui les a tués. » Abdallah
Penot.

2) « Vous ne les avez pas tués, c’est Allah qui les a tués. » André Chouraqui.

3) « Ce n'est pas vous qui les avez tués ;
mais Dieu les a tués. Denise Masson.

4) « - Donc, ce ne fut pas vous qui les tuiez : Dieu les tuait. JacquesBerque.

5) « Vous ne les avez pas tués, c'est Dieu qui les a tués. » Jean Grosjean.

6) « En réalité, ce n'est pas vous qui avez massacré les païens, c' est Allah qui les a tués »
Mohammed Ould Bah.

Traduction éditée par le complexe du roi Fahd, donc la plus proche d' une conception wahhabite,
salafiste, autrement dit, fermée et littérale du Coran, rampe de lancement pour tous les intégristes et
terroristes islamistes, la plus diffusée parce que gratuite, réduisant l'influence des autres traductions
qui présentent une vision moins littérale et fermée, qui permettent de mettre en avant les sourates
qui démontrent que l' Islam est non une religion de violence mais d' ouverture, de tolérance, de paix
et de miséricorde.

7) « Et puis ce n'est point vous qui les avez tués mais c'est Dieu qui les a tués. » Mohammed
Hamidullah.

8) « [ Croyants] vous n' avez donc point tués [ ces infidèles], mais [ c' est] Allah [qui] les a tués.
Régis Blachère.

9) « And you did not kill them, but it was God who killed them. » Traduction du Saheeh
international team.

« It was not you who killed them but God, » Abdel Haleem

« And yet, [O believers,] it was not you who slew the enemy, but it was God who slew them; »
Muhamed Asad

« You did not kill them; it was Allah who killed them; » Aisha Bewley

« You did not slay them, but God slew them; »Arthur J. Arberry

10) « No erais vosotros quienes les mataban, era Dios Quien les mataba. Julio Cortés

« Y sabed que no fuisteis vosotros quienes los matasteis [en Badr con vuestra fuerza] sino que fue
Allah quien les dio muerte, Asad, Pérez.

[ J' ai choisi de confronter plusieurs traductions pour un même verset : de traducteurs musulmans
ou convertis à des traducteurs non-musulmans et/ou universitaires]

Théorème 1 :
Des trois monothéismes, l' Islam est la religion qui démontre le mieux l' évidence de son
instrumentation par ses fidèles et par ses autorités religieuses, qui illustre le mieux que les religions
sont en premier lieu des inventions humaines, du fait d' un message que l' on ne peut qu' avoir du
mal à accepter en tant que divin, par son appel répété au meurtre des autre-croyants et des noncroyants.

Démonstration :

Il est symptomatique que même s'il n' y a aucune mention du dogme dans le coran, qu' il est incréé
et immuable, ses autorités religieuses après controverses ont décidé de l' imposer, comme chez les
catholiques, le dogme de l'infaillibilité pontificale dont les cardinaux réunis par le pape François ont
montré le peu de cas qu'il en faisait, refusant son projet de réformes.
On ne peut que penser que cette proclamation d' un texte sacré immuable émanant directement de
Dieu a eu pour cause ces versets si contradictoires, tantôt prônant la violence, tantôt la tolérance,
parce que c' était le seul moyen d' empêcher une incessante guerre des interprétations.
De ce fait le coran est devenu comme une idole devant qui tout le monde doit s'incliner et qu' il ne
faut en aucun cas interpréter ou de la manière la plus littérale possible, donc la plus fermée et
ostracisante. Tandis que les deux autres monothéismes ne sont pas allés aussi loin dans la
sacralisation de leurs textes sacrés.

Corollaire :
L' Islam est des trois monothéismes celui qui, en allant le plus loin dans cette prétention, qui nous
place au centre du monde, comme fils d' un Dieu qui nous a créés mais qui est en fait notre création,
se présente comme le plus violent parce qu' il fait de versets qui prônent le meurtre, des versets
aussi importants sinon plus que ceux qui louent la paix, la tolérance, la miséricorde.

Commentaire :

C' est cette contradiction avec la vérité démontrée par Spinoza dans son appendice de la partie I,
« De dieu », de son Éthique déjà cité plus haut que :
« la Nature n’a aucune fin à elle prescrite, et que toutes les causes finales ne sont rien que des
fictions humaines, »
qui donne l'impression que l' Islam n'est qu'une arme religieuse de guerre pour détruire les autrecroyants et les non-croyants.
En effet, pour la plupart, les musulmans ignorent l'évolution de l' érudition islamique, puisque pour
eux le Coran est immuable et incréé, même si l' on n' y trouve pas une telle proclamation, et même
si les théologiens ne sont arrivés à une telle conclusion qu'après beaucoup de débats comme nous l'
avons vu dans la démonstration du théorème 1.
L' Immuabilité signifie que les valeurs du septième siècle de certains versets coraniques, plutôt que
d'être replacés dans leur contexte celui d' une société constituée de tribus, comme l' a montré
Jacqueline Chabbi dans « Le coran décrypté » et « Le seigneur des tribus » sont dépeints comme un
mandat divin éternel, donnant lieu, par exemple, à cette affirmation que les femmes doivent hériter
moitié moins que les hommes, donc qui les maintient dans un statut d' infériorité qui n' est qu'une
survivance d' une époque où la femme était naturellement considérée comme inférieure à l'homme y

compris dans le judaïsme et le christianisme.
Le refus des docteurs de la loi musulmans de replacer le Coran dans son contexte historique et
géographique conduit à des interprétations du coran littérales, fermées, accentuées par le fait que la
plupart des traducteurs du Coran sont maintenant musulmans qui se plient à une doxa imposée par
la famille Saud qui tient Médine et la Mecque et impose une vision archaïque de l' Islam.
Interprétations qui nuisent à cette religion parce qu' elles facilitent l'utilisation du Coran par des
gouvernements qui soutiennent l' anti-occidentalisme, un chauvinisme islamique, aussi parce qu'
elles incitent à la haine de l'autre en se référant à un très grand nombre de versets qui présentent la
communauté musulmane comme pure et supérieure aux autres communautés s' arrogeant le droit de
les combattre et des les massacrer si elles refusent de payer tribut ou de se convertir :
Voir le verset 17 de la sourate 8 dans ses différentes traductions françaises, anglaises et espagnoles
citées dans le commentaire du corollaire de l' axiome I et les versets des sourates ci-dessous :

S2 v 216 :

1) « Le combat vous a été imposé alors qu'il vous est odieux ; il se peut que vous détestiez quelque
chose de bénéfique pour vous et que vous aimiez quelque chose qui vous est nuisible. Dieu seul sait
et vous, vous ne savez pas. » Abdallah Penot.

2) « Le combat vous est prescrit,
mais vous l’avez en abomination.
Est-il possible que vous abominiez
ce qui est un bien pour vous ?
Est-il possible que vous aimiez
ce qui est un mal pour vous ?
Allah sait, vous ne savez pas. » André Chouraqui.

3) « Le combat vous est prescrit,
et vous l' avez en aversion.
Il se peut que vous ayez de l' aversion pour une chose,
et elle est un bien pour vous.
Il se peut que vous aimiez une chose,
et elle est un mal pour vous. »
- Dieu sait et vous, vous ne savez pas - Denise Masson.

4) « - Il vous et prescrit de combattre : et pourtant vous y répugnez. Aussi bien se peut-il que vous
répugniez à une chose, et qu' elle soit pour votre bien ; il se peut que vous en chérissez une autre, et
qu' elle soit pour votre mal
- Dieu sait, vous ne savez pas. » Jacques Berque.

5) « On vous a prescrit le combat bien que vous ne l' aimiez pas. Vous pouvez ne pas aimer ce qui
vous est bon et aimer ce qui vous est mauvais. Dieu sait et vous ne savez pas. » » Jean Grosjean.
6) « Il vous est prescrit de combattre [ pour la cause d' Allah] alors que vous avez le combat en
aversion. Or telle chose que vous détestez peut bien être bénéfique pour vous, tandis que telle
[autre] chose que vous aimez peut bien être néfaste pour vous. Allah sait tandis que vous, vous ne
savez pas.» Mohammed Ould Bah.

7) « On vous a prescrit le combat. Il vous est cependant désagréable.
Or il se peut que vous ayez de l' aversion pour une chose qui cependant vous est un bien. Il se peut
que vous aimiez une chose qui cependant vous est mauvaise. Et Dieu sait et vous ne savez pas. »
Mohammed Hamidullah.

8) « Combattre vous a été prescrit, bien que vous l' ayez en aversion. Il est possible que vous ayez
de l' aversion pour une chose qui est un bien pour vous et il est possible que vous aimiez une chose
qui est un mal pour vous. Allah sait, alors que vous ne savez pas. » Régis Blachère.

9) « Fighting has been enjoigned upon you while it is hateful to you. But perhaps you hate a
thing and it is good for you ; and perhaps you love a thing and it is bad for you. And God knows,
while you know not» Traduction du Saheeh international team.
« Fighting is ordained for you, though you dislike it. You may dislike something although it is good
for you, or like something although it is bad for you: God knows and you do not. » Abdel Haleem

« FIGHTING is ordained for you, even though it be hateful to you; but it may well be that you hate
a thing the while it is good for you, and it may well be that you love a thing the while it is bad for
you: and God knows, whereas you do not know. » Muhamed Asad

« Fighting is prescribed for you even if it is hateful to you. It may be that you hate something when
it is good for you and it may be that you love something when it is bad for you. Allah knows and
you do not know. » Aisha Bewley

« Prescribed for you is fighting, though it be hateful to you. Yet it may happen that you will hate a
thing which is better for you; and it may happen that you will love a thing which is worse for you;
God knows, and you know not. »Arthur J. Arberry

10) « Se os ha prescrito que combatáis, aunque os disguste. Puede que os disguste algo que os
conviene y améis algo que no os conviene. Dios sabe, mientras que vosotros no sabéis. » Julio
Cortés

« Se os prescribió el combate y éste os desagrada. Es posible que detestéis algo y sea un bien para
vosotros, y que améis algo y sea un mal para vosotros. Allah sabe y vosotros no sabéis. » Asad,
Pérez.

S47 v35 :

1) « Ne faiblissez point et ne les invitez pas à une trêve alors que vous êtes les plus forts et que
Dieu est avec vous et Dieu de diminuera en rien [le mérite] de vos œuvres. » Penot

2) « Ne faiblissez pas, ne demandez pas la paix,
quand vous avez la supériorité:
Allah est avec vous,
il n’abandonnera pas votre action. » Chouraqui

3) « Ne faiblissez pas, ne demandez pas la paix,
quand vous avez la supériorité:
Allah est avec vous,
il n’abandonnera pas votre action. » Masson

4) « Aussi ne faiblissez pas, ne proposez pas la paix, alors que vous avez le dessus. Dieu est avec
vous. Il n' endeuillera pas vos actes. » Berque

5) « Ne fléchissez pas, ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts. Dieu est avec vous et
il ne vous ôtera pas vos actes. » Grosjean

6) « N' acceptez pas [ vous autres croyants,] la position de faiblesse dans le jihad [ la guerre sainte]
et n' appelez pas à l' arrêt du conflit alors que vous avez le dessus. Allah est avec vous et il n'
amoindrira pas les résultats de vos efforts. » Bah

7) « Ne faiblissez pas, donc, mais appelez à la paix alors que vous avez le dessus. Dieu est avec
vous. Il ne portera pas préjudice à vos œuvres. » Hamidullah .
Voici la version révisée par le complexe du roi Fadh, donc wahhabite :
« Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu’Allah et
avec vous, et qu’Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres. »

Parenthèse :

En fait pas moins de 7 traductions sont possibles de ce verset selon le docteur Al 'Ajami :
1 - “Ne faiblissez pas, et n’appelez pas à la paix quand vous êtes en position de force…”
2 - “ Ne faiblissez pas, et si vous appelez à la paix quand vous êtes en position de force…”
3- “Ne faiblissez pas, afin que vous puissiez appeler à la paix lorsque vous êtes en position de
force…”
4 - “ Ne faiblissez pas, et que vous appeliez à la paix quand vous êtes en position de force…”
5 - “ Ne faiblis pas et appelle à la paix quand vous êtes en position de force…”
6 - “Ne faiblissez pas, et appelez à la paix quand vous êtes en position de force…”
7 - “ Ne faiblissez pas, et appelle à la paix quand vous êtes en position de force…”

"Ainsi : Il n’existe pas, comme on le prétend, une seule lecture possible mais bien sept.
Grammaticalement toutes ces hypothèses ont la même valeur théorique. De plus, et en résumé, cette
première approche ne produit au final que deux sens, mais opposés ou contradictoires : Appeler à la
paix ou pas ? On notera qu’une seule possibilité sur sept s’oppose ici au principe de paix »
...
« Nous avons montré que selon le respect de la cohérence interne du Coran, les
versets : “Rassemblez contre eux vos forces…mais s’ils inclinent à la paix, alors fais de même, et
place ta confiance en Dieu…” S8.V60-61 avait même signification que notre V35 : “ Ne
faiblissez pas, et appelle à la paix quand vous êtes en position de force…”.
Si les sens en sont identiques, ces deux versets sont aussi symétriques structurellement parlant :
L’on remarquera dans le premier verset tout d’abord un verbe au pluriel « Rassemblez contre eux
vos forces », puis un passage au singulier « s’ils inclinent à la paix, alors fais de même ». Ceci

s’explique du fait que si l’effort de guerre est collectif, justifiant un pluriel, la décision et la
conclusion de la paix ne peut appartenir qu’au Prophète ou à une autorité ce qui justifie alors
l’emploi du singulier. Ceci nous amène à penser qu’il en est rigoureusement de même en notre
verset : « Ne faiblissez pas » au pluriel, et « appelle à la paix » au singulier, pour logiquement les
même raisons."

http://oumma.com/Que-dit-vraiment-le-Coran-Guerre,4775?page=1

Cette longue parenthèse pour montrer les redoutables problèmes que pose le texte du coran et qui
peuvent aboutir à deux versets totalement opposés par leur signification, même si une majorité d'
exégètes peut choisir un sens plutôt que l' autre, comme pour ce verset célèbre, qui confirme par la
traduction du professeur Hamidullah l' axiome I et son corollaire de notre essai de traité théologicophilosophique :
- L' Islam pas plus que les autres monothéismes n'est une religion qui prône la violence.
- Autant que les autres monothéismes, l 'Islam peut-être qualifié de religion de Paix, de Tolérance et
de Miséricorde.

Vous noterez plus bas la traduction en anglais de Muhamed Assad qui rajoute entre parenthèse
« (never) beg for peace » justifiant par le rajout de cette négation, never, qui n' est donc pas dans ce
verset, la validité de l' interprétation de Hamidullah, que renforcent aussi Aisha Bewley avec « and
call for peace » appeler à la paix en français, mais aussi les traducteurs du Saheeh international
team, comme Abdel Haleen, John Arberry, Julio Cortés ainsi que Assad et Pérez.»

C.Q.F.D.

Fin de la parenthèse.

8) « Ne faiblissez donc pas ! N' appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité ! Allah est
avec vous et Il n' abolira pas vos [ nobles] actions. » Blachère

9) "So do not weaken and call for peace while you are superior ; and God is with you and will never
deprive you [of the reward] of your deeds" Saheeh

"So [believers] do not lose heart and cry out for peace. It is you who have the upper hand: God is
with you. He will not begrudge you the reward for your [good] deeds:" Abdel Haleem.

"AND SO, [when you fight in a just cause,] do not lose heart and [never] beg for peace: for, seeing
that God is with you, you are bound to rise high [in the end]; and never will He let your [good]
deeds go to waste." Muhamed Assad

"Do not become faint-hearted and call for peace when you are uppermost and Allah is with you —
He would never cheat you of your deeds." Aisha Bewley

"So do not faint and call for peace; you shall be the upper ones, and God is with you, and will not
deprive you of your works." Arberry

10) "No Flaqueéis, pues, invitando a la paz, ya que seréis vosotros los que ganen ! Dios está con
vosotros y no dejará de premiar vuestras obras !" Cortés

"No flaqueéis [ante vuestros enemigos] proponiendo vosotros la paz, siendo que sois superiores a
ellos, y Allah es Quien os secunda; y Él no dejará de retribuiros por vuestras obras." Asad, Pérez.

S5,V33 :

1) « Il n'est de rétribution, pour ceux qui déclarent la guerre à Dieu et à Son Envoyé et qui oeuvrent
à répandre la corruption sur terre, que l' exécution, la crucifixion, l' ablation des mains et des peids (
main droite, pied gauche et vice versa) ou le bannissement" Penot

2) « Mais ceux qui guerroient
contre Allah et ses Envoyés, semant sur terre la violence,
auront pour salaire
d’être tués ou crucifiés,
leur main et leur pied opposés seront tranchés,
ou seront bannis de la terre. » Chouraqui

3) "Telle sera la rétribution

de ceux qui font la guerre
contre Dieu et son prophète,
et de ceux qui exercent la violence sur la terre :
Ils seront tués ou crucifiés
ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés,
ou bien ils seront expulsés du pays." Masson

4) « Seule rétribution de ceux qui combattent Dieu et Son Prophète et se démènent à faire dégâts sur
la terre : les tuer, ou les crucifier, ou leur couper les mains ou les pieds en diagonale, ou les bannir. »
Berque.

5) « Ceux qui font la guerre à Dieu et à son messagern et cherchent le désordre sur terre, leur salaire
sera d' être tués ou crucifiés ou d' avoir une main et le pied opposé coupé ou d' être bannis du
pays. » Grosjean.

6) « Ceux qui mènent la guerre contre Allah et Son Messager et qui répandent les dégâts dur terre
encourent, comme sanction, d' être tués ou crucifiés, ou d' avoir la main coupée en même temps que
le pied opposé, ou d' être bannis du pays. » Bah.

7) « Rien d'autre le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager et qui s'
efforcent au désordre sur la terre, c'est qu' ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soit coupée la
main et la jambe opposées, ou qu' ils soient expulsés de la terre » Hamidullah.

8) « La récompense »de ceux qui font la guerre à Allah et à son Apôtre et qui s' évertuent à [semer]
le scandale sur la terre sera seulement d' être tués ou d' être crucifiés, ou d' avoir les mains et pieds
opposés tranchés, ou bannis de leur pays. » Blachère.

9) « Indeed, the penalty for those who wage war against God and His Messenger and strive upon
earth [to cause] corruption is none that they be killed or crucified or that their hands be cut off from
opposite sides or that they be exiled from the land. » Saheeh

« Those who wage war against God and His Messenger and strive to spread corruption in the land
should be punished by death, crucifixion, the amputation of an alternate hand and foot, or
banishment from the land: » Abdel Haleem.

« The reprisal against those who wage war on Allah and His Messenger, and go about the earth
corrupting it, is that they should be killed or crucified, or have their alternate hands and feet cut off,
or be banished from the land. » Aisha Bewley.

« This is the recompense of those who fight against God and His Messenger, and hasten about the
earth, to do corruption there: they shall be slaughtered, or crucified, or their hands and feet shall
alternately be struck off; or they shall be banished from the land. » Arberry.

10) « Retribución de quienes hacen la guerra a Dios y a Su Enviado y se dan a corromper en la
tierra: serán muertos sin piedad, o crucificados, o amputados de manos y pies opuestos, o
desterrados del país. » Cortés.

"El castigo de quienes hacen la guerra a Allah y a Su Mensajero y siembran en la Tierra la
corrupción es que se les mate, o crucifique, o se les ampute una mano y el pie opuesto o se les
destierre." Asad, Pérez.

S9,5:

1) « Une fois les mois sacrés parvenus à leur terme, alors tuez les polythéistes où que vous les
rencontriez : capturez-les assiégez-les, épiez-les de tous les postes de guet et, s'ils se repentent,
accomplissent la prière et acquittent l' aumône légale, laissez-leur la voie libre, car Dieu est
Pardonneur et Miséricordieux. » Penot

2) « Quand les Mois sacrés seront écoulés
combattez les associateurs où que vous les trouviez,
saisissez-les, assiégez-les, piégez-les.
S’ils font retour, élèvent la prière et donnent la dîme,
libère leurs sentiers.
Voici, Allah, clément, matriciel. Chouraqui

3) « Après que les mois sacrés se seront écoulés,
tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ;
capturez-les, assiégez-les,
Dressez-leur des embuscades.
Mais s'ils se repentent,
s' ils s' acquittent de la prière,
s'ils font l' aumône,
Laissez-les libres.
- Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.- Masson

4) « Une fois dépouillés les mois sacrés, tuez les associants où vous les trouverez, capturez-les,
bloquez-les, tendez-leur toute sortes d' embûches. Seulement, s'ils se repentent, accomplissent la
prière, acquittent la purification, dégagez-leur le chemin.
- Dieu est Tout pardon, Miséricordieux. » Berque.

5) « Une fois passés les mois sacrés, tuez les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les,
assiégez-les, dressez-leur des embuscades. S' ils se repentent, font la prière, acquittent l' aumône,
laissez-leur le champ libre, car Dieu pardonne, il a pitié. » Grosjean.

6) « Une fois expirés les quatre mois sacrés, n'hésitez pas à combattre les impies partout où vous les
trouverez. Capturez-les ! cernez-les de toutes parts et traquez-les à chaque tournant. S' ils se
convertissent, observant la prière et s'acquittant de l' aumône, laissez-les aller en paix. Allah est
Pardonneur et Miséricordieux. » Bah

7) « Puis lorsque les mois sacrés expirent, alors tuez ces faiseurs de dieux, où que vous les
trouviez ; et capturez-les, et assiégez-les et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens. Si
ensuite ils se repentent et établissent l' Office et acquittent l' impôt, alors relâchez leur sentier. Oui
Dieu est pardonneur, miséricordieux. Hamidullah

8) « Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles quelque part que vous les trouviez !
Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! S 'ils reviennent [ de leur erreur] , s'
ils font la prière et donnent l' aumône (zakât), laissez-leur le champ libre ! Allah est Absoluteur et
Miséricordieux. » Blachère.

9) « And when the inviolable months have passed, then kill the polytheists wherever you find them
and capture them and besiege them and sit in wait for them at every place of ambush. But if they
should repent, establish prayer, and give zâkah, let them [go] on their way. Indeed, Allah is
Forgiving and Merciful. » Sahheh

« When the [four] forbidden months are over, wherever you encounter the idolaters, kill them, seize
them, besiege them, wait for them at every lookout post; but if they turn [to God], maintain the
prayer, and pay the prescribed alms, let them go on their way, for God is most forgiving and
merciful. » Haleem

« Then, when the sacred months are over, kill the idolaters wherever you find them, and seize them
and besiege them and lie in wait for them on every road. If they make tawba and establish salat and
pay zakat, let them go on their way. Allah is Ever-Forgiving, Most Merciful. » Bewley

« Then, when the sacred months are drawn away, slay the idolaters wherever you find them, and
take them, and confine them, and lie in wait for them at every place of ambush. But if they repent,
and perform the prayer, and pay the alms, then let them go their way; God is All-forgiving, Allcompassionate. » Arberry

10) « Cuando hayan transcurrido los meses sagrados, matad a los asociadores dondequiera que les
encontréis. ¡Capturadles! ¡Sitiadles! ¡Tendedles emboscadas por todas partes! Pero si se arrepienten,
hacen la azalá y dan el azaque, entonces ¡dejadles en paz! Dios es indulgente, misericordioso. »
Cortés

« Mas cuando hayan pasado los meses sagrados [Muharram, Rayab, Dhul Qa‘dah y Dhul Hiyyah en
los cuales se os ha vedado el combate armado] matad a los idólatras dondequiera les halléis,
capturadles, cercadles y tendedles emboscadas en todo lugar, pero si se arrepienten [y aceptan el
Islam], cumplen con la oración prescrita y pagan el Zakât dejadles en paz. Ciertamente Allah es
Absolvedor, Misericordioso. » Assad, Pérez

S 9 V 29

1) « Combattez ceux d' entre les gens du Livre qui ne croient ni en Dieu ni au Jour Dernier, qui ne
considèrent pas comme illicite ce que Dieu a interdit et qui ne professent pas la religion de la
Vérité, jusqu' à ce qu' ils acquittent la capitation de la main à la main en signe d'humiliation. » Penot

2) « Combattez ceux qui n’adhèrent pas à Allah,
ni au Jour ultime,
qui n’interdisent pas ce qu’Allah,
et son Envoyé interdisent,
qui ne pratiquent pas la Créance de vérité
parmi ceux qui ont reçu l’Écrit,
jusqu’à ce qu’ils donnent, humiliés,
le tribut de leurs mains. Chouraqui.

3) « Combattez :
ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour Dernier ;
ceux qui ne déclarent pas illicite
ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite ;
ceux qui parmi les gens du Livre,
ne pratiquent pas la vraie religion.
Combattez-les jusqu' à ce qu' ils payent directement le tribut
après s' être humiliés. » Masson.

4) « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au Jour dernier, ni n'interdisent ce qu' interdisent
Dieu et son envoyé, et qui, parmi ceux qui ont reçu l' Écriture, ne suivent pas la religion du Vrai – et
cela jusqu'à ce qu' ils paient d' un seul mouvement une capitation en signe d' humilité. » Berque
5) « Ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier et n'interdisent pas ce qu' interdisent Dieu et
son apôtre et ont le livre sans pratiquer la religion vraie, combattez-les jusqu' à ce qu' ils paient le
tribut directement et humblement. » Grosjean

6) « N' hésitez pas à combattre ceux, parmi les gens du Livre, qui ne croient ni en Allah ni au jour
du jugement, qui ne s'interdisent pas ce qu' Allah et Son Messager rendent illicite et ne pratiquent
pas la vraie religion. Combattez-les jusqu' à ce qu' ils se soumettent au paiement du tribut,
contraintes et forcés. » Bah

7) « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n'interdisent pas ce que Dieu et
Son Messager ont interdit, et ceux qui ne donnent pas comme religion la religion de vérité, jusqu' à
ce qu' ils versent la capitation sur le revenu des mains, et qu' ils se fassent petits. » Hamidullah

8) « Combattez ceux qui ne croient point en Allah ni au Jour Dernier, [qui] ne déclarent pas illicite
ce qu' Allah et Son Apôtre ont déclarés illicite, [qui] ne pratiquent point la religion de Vérité, parmi
ceux ayant reçu l' Écriture ! [Combattez-les] jusqu' à ce qu' ils paient la jizya, directement (?) et
alors qu' ils sont humiliés. » Blachère

9) « Fight those who do not believe in God or in the Last Day and who do not consider unlawful
what God and His Messenger have made unlawful and who do not adopt the religion of truth [ i.e.
Islam] from those who were given the Scripture – [Fight] until they give the jizyah willingly while
they are humbled. » Saheeh

« Fight those of the People of the Book who do not [truly] believe in God and the Last Day, who do
not forbid what God and His Messenger have forbidden, who do not obey the rule of justice,until
they pay the tax and agree to submit. » Haleem

« Fight those of the people who were given the Book who do not have iman in Allah and the Last
Day and who do not make haram what Allah and His Messenger have made haram and do not take
as their deen the deen of Truth, until they pay the jizya with their own hands in a state of complete
abasement. » Bewley

« Fight those who believe not in God and the Last Day and do not forbid what God and His
Messenger have forbidden -- such men as practise not the religion of truth, being of those who have
been given the Book -- until they pay the tribute out of hand and have been humbled. » Arberry

« ¡Combatid contra quienes, habiendo recibido la Escritura , no creen en Dios ni en el último Día, ni
prohíben lo que Dios y Su Enviado han prohibido, ni practican la religión verdadera, hasta que,
humillados, paguen el tributo directamente! » Cortés

« Combatid a quienes no creen en Allah ni en el Día del Juicio, no respetan lo que Allah y Su

Mensajero han vedado y no siguen la verdadera religión [el Islam] de entre la Gente del Libro
[judíos y cristianos], a menos que éstos acepten pagar un impuesto [por el cual se les permita vivir
bajo la protección del estado islámico conservando su religión] con sumisión. » Assad, Pérez

S 47, 4 :

1) « Et si vous rencontrez les mécréants, frappez-les à la nuque jusqu' à ce que vous les ayez
anéantis ; alors vous resserrerez les liens [des prisonniers] » Penot

2) « Quand vous rencontrez des effaceurs,
frappez-les à la nuque, jusqu' à les abattre.
Garrottez-les, » Chouraqui

3) « Lorsque vous rencontrez les incrédules,
frappez-les à la nuque
jusqu' à ce que vous les ayez abattus :
liez-les alors fortement ; » Masson

4) « Aussi quand vous aurez une rencontre avec les dénégateurs, un bon coup sur la nuque ! Une
fois inanimés, serrez bien l' entrave ; » Berque

5) « Quand vous rencontrez des incroyants, frappez-leur la nuque jusqu' à les abattre et liez-les bien
fort » Grojean

6) «Quand, vous [croyants], affrontez les impies dans le jihâd ( la Guerre Sainte) frappez-les au
cous et si vous les maîtrisez, attachez solidement les prisonniers !» Bah

7) « Lors donc que vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez au col. Puis quand vous les
avez dominés, alors serrez le garrot. Hamidullah

8) « Quand donc vous rencontrerez ceux qui sont infidèles, frappez au col jusqu' à ce que vous les
réduisiez à merci ! [Alors] serrez les liens ! » Blachère

9) » So when you meet yhose who disbelieve [in battle], strike [their] neck until, when you havr
inflicted slaughter upon them, then secure their bonds, saheeh

« When you meet the disbelievers in battle, strike them in the neck, and once they are defeated, bind
any captives firmly––later you can release them by grace or by ransom––until the toils of war have
ended. That [is the way]. God could have defeated them Himself if He had willed, but His purpose
is to test some of you by means of others. He will not let the deeds of those who are killed for His
cause come to nothing; » Haleem

« Therefore when you meet those who are kafir strike their necks. Then when you have decimated
them, tie their bonds tightly and set them free or ransom them, until the war is finally over. That is
how it is to be. If Allah willed, He could avenge Himself on them. But it is so that He can test some
of you by means of others. As for those who fight in the Way of Allah, He will not let their actions
go astray. » Bewley

« When you meet the unbelievers, smite their necks, then, when you have made wide slaughter
among them, tie fast the bonds; then set them free, either by grace or ransom, till the war lays down
its loads. So it shall be; and if God had willed, He would have avenged Himself upon them; but that
He may try some of you by means of others. And those who are slain in the way of God, He will not
send their works astray. » Arberry

10) « Cuando sostengáis, pues, un encuentro con los infieles, descargad los golpes en el cuello hasta
someterlos. Entonces, atadlos fuertemente. Luego, devolvedles la libertad, de gracia o mediante
rescate, para que cese la guerra. Es así como debéis hacer. Si Dios quisiera, se defendería de ellos,
pero quiere probaros a unos por medio de otros. No dejará que se pierdan las obras de los que hayan
caído por Dios. » Cortés

« Cuando os enfrentéis a los incrédulos, matadles hasta que les sometáis, y entonces apresadles.
Luego, si queréis, liberadles o pedid su rescate. [Sabed que] Esto es para que cese la guerra, y que si
Allah hubiese querido, os habría concedido el triunfo sobre ellos sin enfrentamientos, pero quiso
poneros a prueba con la guerra; y a quien caiga en la batalla por la causa de Allah, Él no dejará de
recompensar ninguna de sus obras. » Assad, Pérez

Théorème 2 :

Les appels très nombreux à la violence dans le coran repose sur une proclamée infaillibilité de la
"communauté des croyants", par Mahomet et par les théologiens musulmans qui considèrent que
l’islam est la seule vraie religion par conséquent la seule à pouvoir définir ce qui est le bien.

Démonstration :

En effet « les incroyants ( les juifs et les chrétiens) ne sont que souillure. ». Grojean ;

« les infidèles ne sont qu' impureté. » Blachère. S9,V28

Parce que S9,V 30-31 :

« Les juifs disent : Ozaïr est fils de Dieu. Les chrétiens disent : Le messie est fils de Dieu. Paroles
de leur bouche pareilles aux paroles des incroyants antérieurs. Dieu les combatte ! Grave est leur
égarement. Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines et le messie fils de Marie comme seigneurs à
coté de Dieu, mais ils avaient ordre de n' adorer que Dieu seul. Nul n 'est Dieu que lui. » Grosjean ;

« Les juifs ont dit : « Ozaïr est fils d' Allah. » Les chrétiens ont dit : « Le Messie est le fils d'
Allah. » Tel est ce qu' ils disent de leur bouche. Ils imitent le dire de ceux qui furent infidèles,
antérieurement. Qu' Allah les tue ! Combien ils s' écartent [de la vérité] ! Ils ont pris leurs docteurs
et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, comme « seigneurs » en dehors d' Allah, alors qu'
ils n' avaient reçu ordre que d' adorer une divinité unique. Nulle divinité en dehors d' elle ! »
Blachère

Corollaire :

La violence des musulmans à l' encontre des autre-croyants et des non-croyants qui refusent la
conversion à l' Islam est donc non seulement justifiée mais leur assure le salut pour avoir obéi aux
ordres formels (?!) d' Allah

Démonstration :

Il suffit de s' appuyer sur un grand nombre de versets pour qu' éclate l 'évidence de ce théorème 2 et
de son corollaire :

S9,v33

1) « C'est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la guidance et la religion de la vérité afin de la faire
prévaloir sur toutes les autres, n'en déplaise aux polythéistes. » Penot

2) « C' est Lui qui a envoyé son Envoyé
avec la guidance et la créance de vérité,
pour que cette créance soit au-dessus de toute créance,
lumineuse en dépit des associateurs. Chouraqui

3) « C' est Lui qui a envoyé son Prophète
avec la Direction et la Religion vraie
pour la faire prévaloir sur toute autre religion
en dépit des polythéistes. » Masson

4) «- C' est Lui qui a envoyé Son Envoyé avec la guidance et la religion du Vrai, pour faire
prévaloir celui-ci sur la religion en entier
- et cela fut-ce contre le gré des associants. » Berque

5) « Il a envoyé son apôtre comme guide avec la religion vraie pour la faire triompher de toutes les
rlegions malgré les ajouteurs. » grosjean

6) « C'est Lui qui a envoyé son Messager, porteur du message de salut apportant la religion de la
vérité qu' Il fera triompher sur tout autre culte, quelque soit le dépit des païens. » Bah

7) « C' est lui qui a envoyé Son Messager avec la Guidée et la religion de la vérité afin qu' en la
religion toute entière elle triomphe, quelque répulsion qu' aient les faiseurs de Dieux. » Hamidullah

8) « C' est Lui qui a envoyé Son Apôtre avec la Direction et la Religion de Vérité, pour la faire
prévaloir sur la religion en entier en dépit de l' aversion des Associateurs. » Blachère

9) « It is He who has sent His Messenger with guidance and the religion of truth to manifest it over
all religion, althought they who associate others with God dislike it. » Saheeh

« It is He who has sent His Messenger with guidance and the religion of truth, to show that it is
above all [other] religions, however much the idolaters may hate this. » Haleem

« It is He who sent His Messenger with guidance and the Deen of Truth to exalt it over every other
deen, even though the idolaters detest it. » Bewley

« It is He who has sent His Messenger with the guidance and the religion of truth, that He may
uplift it above every religion, though the unbelievers be averse. » Arberry

10) « Él es Quien ha mandado a Su Enviado con la Dirección y con la religión verdadera para que, a
despecho de los asociadores, prevalezca sobre toda otra religión. » Cortés

« Él es Quien envió a Su Mensajero con la guía y la religión verdadera para hacerla prevalecer
sobre todas las religiones, aunque esto disguste a los idólatras. » Assad, Pétez

(9,14).
1) « Combattez-les ! Dieu les châtiera de vos mains et les humiliera ; » Penot
2) « Combattez-les ! Allah les plongera,
par vos mains, dans leur supplice. » Chouraqui

3) « Combattez-les !
Dieu les châtiera par vos mains ;
il les couvrira d' opprobres ; » Masson

4) « Combattez-les ; que Dieu par vos mains les châtie, les mette à mal, » Berque

5) « Combattez-les. Dieu les châtiera par vos mains et les couvrira de honte. » Grosjean

6) « Combattez-les et Allah les châtiera de vos mains ! Il les couvrira de honte » Bah

7) « Combattez-les afin que Dieu par vos mains les châtie, et qu 'il les couvre d' ignominie »
Hamidullah

8) « Combattez-les ! Par vos mains, Allah les tourmentera et les couvrira d' opprobres » Blachère

9) » Fight them ; God will punish them by your hands and will disgrace them » Saheeh

« Fight them: God will punish them at your hands, He will disgrace them, » Haleem

« Fight them! Allah will punish them at your hands, and disgrace them » Bewley

« Fight them, and God will chastise them at your hands and degrade them, » Arberry

10) « ¡Combatid contra ellos! Dios le castigará a manos vuestras y les llenará de vergüenza, »
Cortés

« Combatidlos, pues Allah los castigará a través de vuestras manos, les humillará, » Assad, Pérez

S4,74

1) « Qu'ils combattent donc pour la cause de Dieu, ceux qui achètent la vie de ce bas monde au prix
de l4Ultime Demeure ; Nous accorderons une récompense magnifique à celui qui combat pour la
cause de Dieu, qu' il emporte la victoire ou qu'il soit tué » Penot

2) « Ceux qui troquent la vie de ce monde contre l'Autre ;
Combattront sur le sentier d' Allah.
Ceux qui combattent sur le sentier d' Allah,
tués ou vainqueurs,
nous leur donneront bientôt un salaire grandiose. » Chouraqui

3) « Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future
combattent donc dans le chemin de Dieu.
Nous accorderons une récompense sans limites
à celui qui combat dans le chemin de Dieu, qu'il soit tué ou qu 'il soit victorieux. » Masson

4) « Alors qu'ils combattent sur le chemin de Dieu, ceux qui achètent la vie dernière au prix de celle
ici-bas!Car combattre sur le chemin de Dieu, c'est obtenir ou mort ou victoire:dans les deux cas
Nous lui vaudrons un salaire magnifique. » Berque

5) « Ceux qui troquent cette vie contre l' autre, qu'ils combattent au sentier de Dieu.Et ceux qui
combattent au sentier de Dieu, s'ils sont tués ou s'ils sont vainqueurs, nous leur donnerons un salaire
sans borne. » Grosjean

6) « Que combattent pour la cause d' Allah ceux qui se proposent d' acquérir le Salut de la vie de
l'Au-delà au prix de la vie d'ici-bas. Que celui qui combat pouir la cause d' Allah soit tué ou en sorte
victorieux, dans les deux cas, Nous lui donnerons une immense récompense. » Bah

7) « Qu'ils combattent donc dans le sentier de Dieu, ceux qui vendent la vie présente contre
l'Ultime. Et quiconque combat dans le sentier de Dieu, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt
un énorme salaire. » Hamidullah

8) « Que combattent, dans le chemin d' Allah, ceux qui troquent la Vie Immédiate contre [Vie]
Dernière.
A ceux qui, combattant dans le chemin d' Allah, sont tués ou sont vainqueurs, Nous donnerons une
rétribution immense. » Blachère

9) « So let those fight in the cause of Allah who sell the life of this world for the Hereafter. And he

who fights in the cause of Allah and is killed or achieves victory - We will bestow upon him a great
reward. » Saheeh

« Let those of you who are willing to trade the life of this world for the life to come, fight in God’s
way. To anyone who fights in God’s way, whether killed or victorious, We shall give a great
reward. » Haleem

« So let those who sell the life of this world for the Next World fight in the Way of Allah. If
someone fights in the Way of Allah, whether he is killed or is victorious, We will pay him an
immense reward. » Bewley

« So let them fight in the way of God who sell the present life for the world to come; and
whosoever fights in the way of God and is slain, or conquers, We shall bring him a mighty wage. »
Arberry

10) « ¡Que quienes cambian la vida de acá por la otra combatan por Dios! A quien, combatiendo por
Dios, sea muerto o salga victorioso, le daremos una magnífica recompensa. » Cortés

« Que combatan por la causa de Allah quienes son capaces de sacrificar la vida mundanal por la
otra. Quien combata por la causa de Allah y caiga abatido u obtenga el triunfo, le daremos una
magnífica recompensa. » Assad, Pérez

Théorème 3 :

Dans le coran la détestation des autre-croyants et des non-croyants réserve une place spéciale aux
juifs. De même qu' il y a eu jusqu' au concile Vatican II un anti-judaïsme chrétien, « Le peuple
déicide », il y a un anti-judaïsme musulman qui verse aujourd'hui sous prétexte d' anti-sionisme,
dans l' anti-sémitisme.

Démonstration :

S2, V73-85, V89-95

1) « Mais depuis, vos coeurs se sont endurcis : ils sont devenus comme de la pierre, voire plus durs
encore, car de certains rochers jaillissent des fleuves, d' autres se fendent pour laisser passer l' eau et
il en est même qui s' écroulent par crainte de Dieu. »
...
« Malheur à ceux qui réécrivent de leur main les Écritures puis prétendent que cela vient de Dieu
afin de les troquer pour un vil prix ! »

« Déjà Nous avions révélé les Écritures à Mûssâ et lui avions fait succéder d' autres envoyés. Nous
avions accordé Nos signes à Jésus fils de Marie et l' avions raffermi par l' Esprit Saint. Pourquoi
chaque fois qu' un envoyé vous apporte une doctrine qui contrecarre vos passions, vous enflez- vous
d' orgueil, traitant les uns de menteurs et assassinant les autres ? Penot

2) « Puis vos coeurs se sont endurcis
comme du roc, ou plus durs encore.
Des rocs jaillissent des fleuves,
l’eau les fend et en rejaillit.
D’autres craquent par peur d’Allah: »

« Aïe, ils écrivent de leurs mains l’Écrit
et disent: « C’est d’Allah ! »
afin de le troquer à vil prix.
Aïe, pour ce qu’écrivent leurs mains,
Aïe, pour ce qu’ils s’acquièrent. »

« Ainsi nous avons donné l’Écrit à Mûssa
et nous l’avons fait suivre par d’autres Envoyés.
Nous avons donné à ‘Issa, fils de Mariyam,
les preuves, le soutenant par le souffle sacré.
Or chaque fois qu’un Envoyé vous a apporté
ce que vos êtres ne désiraient pas, vous vous êtes enflés,
traitant certains d’entre eux de menteurs,
et, certains, en les tuant. » Chouraqui

3) « Vos coeurs, ensuite, se sont endurcis.
Ils sont semblables à un rocher, ou plus durs encore.
Il en est parmi les rochers,
D' où jaillissent les ruisseaux ;
Il en est qui se fendent, et l' eau en sort ;
Il en est qui s' écroulent par crainte de Dieu. »

« Malheur à ceux qui écrivent le Livre de leurs mains, et qui disent, ensuite, pour en retirer un faible
prix : »Ceci vient de Dieu ! »

« Nous avons, en vérité, donné le Livre à Moîse,
Et nous avons envoyé des prophètes après Lui.
Nous avons accordé des preuves incontestables
à jésus, fils de Marie et nous l' avons fortifié par l' Esprit de sainteté.
Chaque fois qu' un prophète est venu à vous,
en apportant ce que vous ne vouliez pas,
vous vous êtes enorgueillis ;
vous avez traité plusieurs d' entre eux de menteurs
et vous en avez tué quelques autres. » Masson

4) « Bien loin de là ! Vos coeurs, après cela, durcirent, se firent comme la pierre, ou même laa
passèrent en dureté. Car il est de la nature de la pierre que des ruisseaux en fusent, de sa nature qu'
elle se fissure et qu' en sorte de l'eau, de sa nature qu' elle dévale, et cela par crainte de Dieu »
...
« Malheur à ceux qui transcrivent l' Écrit de leurs mains et puis s' envont dire : »Ceciu vient de
Dieu », pour en faire négoce à vil prix. »

« Oui, Nous avons confié l' Écrit à Moïse et fait venir sur ses traces après lui les envoyés. Nous
avons muni de preuves Jésus fils de marie et l' avons conforté de l' Esprit de sainteté. Mais, n'est-cepas, chaque fois qu'un envoyé est venu contrarier vos passions, votre orgueil démentit les uns et mit
à mort les autres » Berque

5) « Mais vos coeurs se sont endurcis. Ils sont comme la pierre ou plus durs encore, car il y a des

pierres d' où jaillissent des ruisseaux, oui, qui se fendent et d' où sort l'eau, oui, qui dévalent par
crainte de Dieu »
...
« Malheur à ceux qui écrivent eux-mêmes le livre et disent:Il vient de Dieu. Et ils le vendent à vil
prix. »
...
« Nous avons donné le livre à Moïse et ensuite nous vous avons envoyé des apôtres. Nous avons
donné des preuves à Jésus fils de Marie et l' avons soutenu d' esprit saint. Mais chaque fois qu' un
apôtre apportait ce qui ne vous plaisait pas, est-ce qu' avec orgueil vous n' avez pas démenti les uns
et tué les autres ? » Grosjean

6) « Vos coeurs se sont par la suite endurcis. Ils sont devenus comme des rocs ou même plus durs
car, parmi les rocs, il en est d'où jaillissent des ruisseaux, d' autres qui se fendent pour laisser couler
l' eau, et d' autres encore qui s'affaissent par crainte d' Allah. »

« Malheur à ceux qui, pour un vil prix, écrivent de leurs propres mains un livre et affirment : »Ceci
émane d' Allah ! »

« Nous avons donné le Livre à Möise et après lui, Nous avons envoyé d' autres Messagers. A Jésus,
fils de Marie, Nous avons donné les Preuves et l' avons soutenu par le Saint-Esprit. Or, chaque fois
qu'un Messager vous apporte une révélation contraire à vos penchants, vous vous enflez d' orgueil
et soit vous renie son message soit vous le tuez. » Bah

7) « Depuis, vos coeurs se sont encore endurcis.Les voilà donc comme des pierres ou plus forts
encore en dureté ; oui, car il est des pierres d'où jaillissent les ruisseaux, oui, et il en est qui se
fendent, puis l'eau en sort, oui, et il en est qui tombent, par crainte de Dieu »

« Malheur, donc, à ceux qui de leurs mains écrivent le Livre puis disent « C' est de la part de Dieu,
pour le vendre à vil prix ! »

« Or, a Moïse nous avons donné le Livre, certes, et après lui Nous avons envoyé des messagers à la
suite. Et à Jésus fils de Marie Nous avons donné les preuves et Nous l' avons aidé de l' Esprit de
Sainteté. Chaque fois, donc, qu' un messager vous apportait ce que vous-mêmes ne désiriez pas,
comme vous enfliez ! Car les uns vous traitiez de menteurs et les autres vous tuiez. » Hamidullah

8) « Mais, par la suite, vos coeurs [,fils d' Israël !,] s' endurcirent;ils sont comme la pierreou plus
durs encore car, en vérité, parmi les pierres, il en est certes d' où jaillissent des ruisseaux, il en est
certes qui se fendent et d' 'où sort de l' eau, il en est certes qui dévalent par crainte d' Allah. »

« Malheur à ceux qui écrivent l » Écriture de leurs mains, puis [qui] disent : « Ceci vient d' Allah »,
afin de le troquer à faible prix ! »

« Certes, Nous avons donné l' Écriture à Moïse et, après sa mort, Nous lui avons donné comme
successeurs d'[autres] Apôtres. A Jésus, fils de Marie, Nous avons donné les Preuves ; Nous l' avons
soutenus par l' Esprit Saint. Eh quoi ! Chaque fois qu' un Apôtre vous a apporté ce que vos âmes ne
désiraient point, [ne] vous êtes-vous pas enflés de superbe, traitant d' imposteurs une fraction et
tuant {l' autre] fraction ? Blachère

9) « Then your hearts became hardened after that, being like stones or even harder. For indeed, there
are stones from which rivers burst forth, and there are some of them that split open and water comes
out, and there are some of them that fall down for fear of Allah . »

« So woe to those who write the "scripture" with their own hands, then say, "This is from Allah ," in
order to exchange it for a small price. »

« And We did certainly give Moses the Torah and followed up after him with messengers. And We
gave Jesus, the son of Mary, clear proofs and supported him with the Pure Spirit. But is it [not] that
every time a messenger came to you, [O Children of Israel], with what your souls did not desire,
you were arrogant? And a party [of messengers] you denied and another party you killed. » Saheeh

« Even after that, your hearts became as hard as rocks, or even harder, for there are rocks from
which streams spring out, and some from which water comes when they split open, and others
which fall down in awe of God: He is not unaware of what you do. »

« So woe to those who write something down with their own hands and then claim, ‘This is from
God,’ in order to make some small gain. Woe to them for what their hands have written! Woe to
them for all that they have earned! »

« We gave Moses the Scripture and We sent messengers after him in succession. We gave Jesus, son
of Mary, clear signs and strengthened him with the Holy Spirit. So how is it that, whenever a

messenger brings you something you do not like, you become arrogant, calling some impostors and
killing others? » Haleem

« Then your hearts became hardened after that, so they were like rocks or even harder still. There
are some rocks from which rivers gush out, and others which split open and water pours out, and
others which crash down from fear of Allah. Allah is not unaware of what you do. »

« Woe to those who write the Book with their own hands and then say ´This is from Allah´ to sell it
for a paltry price. Woe to them for what their hands have written! Woe to them for what they earn! »

« We gave Musa the Book and sent a succession of Messengers after him. We gave ´Isa, son of
Maryam, the Clear Signs and reinforced him with the Purest Ruh. Why then, whenever a Messenger
came to you with something your lower selves did not desire, did you grow arrogant, and deny
some of them and murder others? » Bewley

« Then your hearts became hardened thereafter and are like stones, or even yet harder; for there are
stones from which rivers come gushing, and others split, so that water issues from them, and others
crash down in the fear of God. And God is not heedless of the things you do. »

« So woe to those who write the Book with their hands, then say, 'This is from God,' that they may
sell it for a little price; so woe to them for what their hands have written, and woe to them for their
earnings. »

« And We gave to Moses the Book, and after him sent succeeding Messengers; and We gave Jesus
son of Mary the clear signs, and confirmed him with the Holy Spirit; and whensoever there came to
you a Messenger with that your souls had not desire for, did you become arrogant, and some cry lies
to, and some slay? » Arberry

10) « Luego, después de eso, se endurecieron vuestros corazones y se pusieron como la piedra o aún
más duros. Hay piedras de las que brotan arroyos, otras que se quiebran y se cuela el agua por ellas,
otras que se vienen abajo por miedo a Dios. Dios está atento a lo que hacéis. »

« ¡Ay de aquéllos que escriben la Escritura con sus manos y luego dicen: «Esto viene de Dios»,
para, luego, malvenderlo! ¡ »

« Dimos a Moisés la Escritura y mandamos enviados después de él. Dimos a Jesús, hijo de María,
las pruebas claras y le fortalecimos con el Espíritu Santo. ¿Es que teníais que mostraros altivos
siempre que venía a vosotros un enviado con algo que no deseabais? A unos les desmentisteis, a
otros les disteis muerte. » Cortés

« Luego se endurecieron vuestros corazones como piedras, o más duros aún, porque de algunas
piedras brotan ríos, otras se parten y surge de ella agua, y otras se derrumban por temor a Allah; y
Allah no está desatento de cuánto hacéis. »

« ¡Ya verán los que escriben el Libro con sus manos y luego dicen: Esto proviene de Allah, para
venderlo a vil precio! »

« Y revelamos a Moisés el Libro, y después de él enviamos Mensajeros, y concedimos a Jesús, el
hijo de María, pruebas evidentes y le fortalecimos con el Espíritu Santo [el Ángel Gabriel]. ¿Es que
cada vez que se os presentaba un Mensajero que no satisfacía vuestros deseos os ensoberbecíais y
desmentíais a unos, y a otros les matabais? » Assad, Pérez

Un même reproche contre les juifs est renouvelé à la sourate 5 v 41 : « O apôtre, ne t' attriste pas de
ceux qui se hâtent d' être infidèles, ceux qui ont dit avec leurs lèvres : Nous croyons, mais ils ne
croient pas, et ceux des juifs qui n' écoutent que le mensonge. Ils espionnent pour d' autres qui ne
viennent pas à toi. Ils changent le sens des mots. Ils disent : Si on vous dit ceci, acceptez, sinon
gardez-vous. » Grosjean

Les juifs sont pris violemment à parti dans les versets 154,155,156,157 de la sourate 4 « les
femmes » :

« Nous avons fait avec eux un pacte solennel. Et nous les avons maudits parce qu 'ils ont rompu le
pacte, qu 'ils n'ont pas cru aux signes de Dieu, qu' ils ont tué à tort les prophètes et qu' ils ont dit :
Nos coeurs sont voilés. Mais c' est Dieu qui a scellé leur coeurs à cause de leur incroyance, si bien
qu' ils ne croient pas, à part quelques uns. Oui parce qu' ils n'ont pas cru, qu' ils ont horriblement
calomnié Marie, qu' ils ont dit : Nous avons tué le Messie Jésus fils de Marie, le messager de Dieu.
Or ils ne l' ont ni tué ni crucifié mais quelqu'un lui a ressemblé devant eux. » Grosjean

Ils sont pour finir « comme l' âne chargé de livres » S62,V5.

Théorème 4 :
La mort dans le «sentier de Dieu » autrement dit en massacrant les autre-croyants et les noncroyants, assure au « chahid », au martyr, le salut sous forme d' un « salaire sans borne » qui
consiste essentiellement en rétributions matérielles à caractère sexuel.

Démonstration :

le "chahid", autrement dit le terroriste qui se fait exploser au milieu de la foule d'un marché où à l'
entrée d' une mosquée chiite, est enseveli sans avoir été lavé puisque son sang versé l' a purifié. C'
est pourquoi il conserve les vêtements de combat, qui témoigneront en sa faveur, pour faire partie
de la communauté des martyrs qui ont donné leur vie en assassinant les autre-croyants ou les noncroyants.
S44,51-54

1) « Ceux qui seront gardés de [dieu] seront en lieu sûr
dans des jardins [auprès] des sources.
Ils seront vêtus de satin et de brocart, se faisant face les uns aux autres.
Il en sera ainsi ; et Nous leur donnerons pour épouses des Hûrs aux grands yeux noirs. » Penot

2) « Et voici les frémissants au Lieu de l’amen,
tout en jardins et sources,
vêtus de soie et de brocart, face à face.
Nous les marions aux Houris-des-yeux. » Chouraqui

3) « Ceux qui craignent Dieu,
demeureront dans un paisible lieu de séjour,
au milieu des jardins et des sources,
Ils seront vêtus de satin et de brocart
et placés face à face.
Voici que nous leur donnerons pour épouses
des Houris aux grands yeux. » Masson

4) « Tandis que les prémunis, dans un sûr séjour
parmi les jardins et les sources
vêtus de satin et de brocart, se font face.
Ainsi soit-il ! Nous leur aurons donné de blanches compagnes aux grands yeux » Berque

5) « Mais les fidèles seront en lieu sûr parmi les jardins et les sources et vêtus de satin et de brocart,
et face à face. Voilà. Et nous les marierons à des houris aux grands. » Grosjean

6) « Quant aux hommes pieux, ils vivront dans un séjour paisible,
entourés de jardins et de fontaines,
vêtus de satin et de brocart, se faisant face.
Ils seront mariés, ainsi, à des houris eux beaux yeux. » Bah

7) « Oui, les peux seront dans un séjour sûr, parmi les jardins et les sources
s' habillant de satin et de brocart, se rencontrant face à face.
Comme cela ! Et Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux. Hamidullah

8) « Les pieux [au contraire] seront dans un séjour paisible, parmi des jardins et des sources.
Ils seront vêtus de satin et de brocart, face à face.
Ainsi sera-t-il. Nous les aurons mariés à des Houris aux grands yeux.Blachère

9) « Indeed, the righteous will be in a secure place;
Within gardens and springs,
Wearing [garments of] fine silk and brocade, facing each other.
Thus. And We will marry them to fair women with large, [beautiful] eyes. » Saheeh

« But those mindful of God will be in a safe place
amid Gardens and springs,
clothed in silk and fine brocade, facing one another:so it will be. We shall wed them to maidens

with large, dark eyes. » Haleem

« The people who have taqwa will be in a safe place
amid gardens and fountains,
wearing fine silk and rich brocade, face to face with one another.
So it will be. We will marry them to dark-eyed maidens.' Bewley

« Surely the godfearing shall be in a station secure
among gardens and fountains,
robed in silk and brocade, set face to face.
Even so; and We shall espouse them to wide-eyed houris, » Arberry

10) « Los que teman a Dios estarán, en cambio,
en lugar seguro,
entre jardines y fuentes,
vestidos de satén y de brocado, unos
enfrente de otros.
Así será. Y les daremos por esposas a
huríes de grandes ojos. » Cortés

« Por cierto que los piadosos estarán en un lugar seguro,
En jardines y manantiales.
Vestirán fina seda y brocado, y se sentarán unos frente a otros.
Y los desposaremos con huríes de grandes y bellos ojos. » Assad, Pérez
***
On retrouve aussi les mêmes références à ce paradis où le « martyr » de la foi musulmane est
accompagné de ces houris aux « beaux yeux », aux « grands yeux », aux « grands yeux noirs »,
« qui baissent les yeux et que n' auront touchées hommes ni djinns. » , par exemple dans les
sourates 37, verset 48 ; 38, v 52 ; 52,v 20 ; 55,v 56 et v 72-74 ; 56,v 22-23 : « des houris aux grands
yeux pareilles à la perle cachée » et v36-38 : ils auront des lits élevés et les parfaites que nous avons

faites et gardées vierges et amoureuses et toutes du même âge», s78,v33.
Vous remarquez que je privilégie la traduction de Jean Grosjean pour sa fluidité, sa simplicité, parce
que c'est un poète et l' auteur d' admirables récits mettant en scène des personnages de l' ancien
testament et du nouveau testament comme Élie, Jonas, Samson, Samuel, la reine de Saba, Pilate,
Darius entre autres, publiés aux éditions de la NRF, Gallimard.

Scolie :
Il ne fait aucun doute qu' il y a dans le coran un nombre important de versets virulents contre les
autres-croyants et les non-croyants. Au moins 650 sur un total de 6236. Ces versets justifient les
atrocités commises par les djihadistes et contredisent tous ceux qui proclament que l' Islam est une
religion de paix.
A notre question posée en tête de notre traité, l' Islam est-il une religion de paix ou
de violence ? force est, à ce moment de notre exploration dans le labyrinthe des
versets du coran, de répondre : oui ! L' Islam est une religion de violence.
Lorsqu' un théologien ou docteur de la loi musulmane, comme par exemple Mahmoud Mohamed
Taha, entend donner à tous ces versets violents une portée relative, soutenant que ces versets «
médinois » ne sont valables que pour la période où Mahomet combattait tous ceux qui refusaient de
se convertir, ils est condamné à mort par un tribunal religieux et exécuté comme apostat (Soudan
1985), ou bien il risque d' être l' objet d' une fatwa le condamnant à mort et le désignant à l
'assassinat par tout « bon musulman ».
Le coran n' est pas descendu tout écrit du ciel, mais a été transmis verset après verset oralement par
Mahomet et ensuite mis par écrit par des scribes utilisant une écriture archaïque, qui ignore les
signes des voyelles brèves, les signes diacritiques et ne précise pas si les verbes sont conjugués à la
seconde ou à la troisième personne, à l’actif ou au passif, ouvrant à une interprétation ouverte (ou
fermée) de ce texte sacré, qui devient de ce fait, pour l' âme qui aspire à l' amour de Dieu le puits
sans fonds dans lequel elle peut se plonger, dans le cas de cette lecture ouverte, qui ne peut être que
la bonne en ce qui concerne ce texte sacré comme pour tout autre texte sacré.
Certes une interprétation fermée est aussi possible, comme le montre "l' attentat" commis par le
complexe du roi Fadh sur la traduction du professeur Hamidullah du verset 35 de la sourate 47 où
comme par miracle le " appelez à la paix" se transforme en "n' appelez pas à la paix" sans doute au
prétexte du contexte de cette sourate, en oubliant le contexte général du coran qui comme tout texte
sacré à comme harmonique fondamentale, l' amour de dieu et de ses créatures.
Cette écriture fut au fil des versions du coran améliorée, précisée mais pas au point d' effacer par
chance serions-nous tenter de dire, toutes les obscurités et les particularités de la première écriture,
comme si les scribes de l' époque avait senti que la parole de Dieu ne pouvait être mise en écriture
qu' en en respectant tout son mystère.
Aujourd' hui, toutes les éditions courantes du Coran sont établies à partir l’édition dite du roi Fouad
de 1923, c' est-à-dire une édition faisant la part belle à une interprétation, violente et fermée du
coran.
Ce qui renforce cet aspect de violence, d' intolérance, c'est le refus total d' accepter l' idée qu'il

puisse y avoir deux messages dans le coran, celui de La Mecque, qui ferait de l' Islam une religion
de miséricorde et d' ouverture, qui vient en premier, celui de Médine qui fait de l' Islam une religion
de fermeture et de violence, qui vient en second . Les versets de La Mecque antérieurs étant abrogés
par les versets de Médine, postérieurs.
Remarquons que sur un total de 114 sourates, 86 sont mecquoises, 28 sont médinoises. Sont
médinoises les sourates suivantes (dans l’ordre de la révélation) : 2, 8, 3, 33, 60, 4, 99, 57, 47, 55,
13, 76, 65, 98, 59, 24, 22, 63, 58, 49, 66, 64, 61, 62, 48, 5, 9, 110.
Contrairement à la doxa qui fait rage dans le monde musulman, les musulmans qui désirent que
l'islam soit une véritable religion de paix et de tolérance affirment que c'est le coran mecquois,
parce que initial, qui devrait avoir la primauté sur le coran médinois, ce que nous ne sommes pas
loin de penser dans le souci de permettre à nos concitoyens de confession musulmane ( Paris vaut
bien une mosquée !) de vivre leur religion en toute sérénité dans notre société démocratique et
laïque.
Devant ce labyrinthe de versets contradictoires qu' est le coran, les théologiens musulmans ont
introduit le principe de l' abrogation d' un verset antérieur par un autre verset postérieur
chronologiquement.
Se fondant sur ce principe, les théologiens islamiques affirment que les versets 5 et 29 dits versets
de l’épée de la sourate 9 ( le repentir) abroge les 124 versets plus pacifiques et tolérants mecquois
du Coran.
S9,V5
"Une fois passés les mois sacrés, tuez-les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les,
assiégez-les, dressez leur des embuscades"
S9, V25
"Ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier et n' interdisent pas ce qu' interdisent Dieu et
son apôtre et ont le livre sans pratiquer la religion vraie, combattez-les jusqu' à ce qu 'ils paient le
tribut directement et humblement". Grosjean
C' est pourquoi ceux qui tentent de réformer l'islam pour en faire une religion de paix refusent le
principe dit de l' abrogation (annulation) à moins qu' il ne soit possible de l' inverser.
Néanmoins quelque soit le problème que peut poser l' abrogation, d' une parole de Dieu par une
autre parole de Dieu, qui fait de ce Dieu un personnage humain trop humain, (ce qui est un des
grands reproches des musulmans aux chrétiens), puisque incapable de délivrer sa parole vraie une
fois pour toutes, à l' opposé des versets violents du coran il y a des versets « non-violents » qui
permettent à notre question : l' Islam une religion de paix ou une religions de violence ? de répondre
que l' Islam est d' une certaine manière ( à préciser) une religion de non-violence, de paix et d'
ouverture.

Appendice :

Il apparaît ainsi que des trois monothéismes, l' Islam avec le coran illustrerait le mieux ce que nous
avions mis en évidence au début de notre traité avec Spinoza [ "La nature n' a aucune fin à elle
prescrite"], combien les religions sont des inventions de l' homme pour répondre à l' angoisse de sa
présence temporaire au monde.
Il serait bien une religion qui s’est développée dans l' histoire, en fonction des intérêts de Mahomet,
dont le but était de triompher de toutes ces tribus qui dans l' Arabie du VII ème siècle refusaient son
autorité. Le coran serait la manifestation de cette volonté et, les contradictions de ses versets, une
illustration des préoccupations conjoncturelles de celui qui se voulait le nouveau prophète de ce
Dieu unique lui communiquant son ultime parole.
De ce point de vue de non-croyant, l' Islam pourrait être considéré comme :
- la meilleure démonstration ( meilleure que le judaïsme, que le christianisme ?) de la justesse des
propos de Spinoza dans l' appendice de la première partie de son éthique, De Dieu :
« D’ailleurs, tous les préjugés que j’entreprends de signaler ici dépendent d’un seul, à savoir : que
les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes,
en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout en vue
d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et l’homme à son
tour pour qu’il lui rendît un culte. »
...
« Nous voyons donc que toutes les raisons par lesquelles le vulgaire a coutume d’expliquer la
Nature ne sont que des façons d’imaginer, et ne révèlent la nature d’aucune chose, mais seulement
la constitution de l’ imagination [de l'homme]. »
- et la religion qui, par l 'affirmation de la supériorité de sa communauté sur les autres communautés
et la nécessité de s'imposer à elles par la force au moyen de la violence et de la guerre, illustrerait le
mieux cette « religion statique » avec sa « morale close », décrite par Bergson dans son ouvrage «
Les deux sources de la morale et la religion » qui assurerait le mieux cette solidarité étroite entre
tous les membres de « l' oumma » à l' exclusion de tous les autres :
« La nature en faisant de l'homme un animal sociable, a voulu cette solidarité étroite, en la relâchant
toutefois dans la mesure où cela était nécessaire pour que l' individu déployât, dans l' intérêt même
de la société, l' intelligence dont elle l' avait pourvu. ».
Sauf que dans notre cas, l' Islam en mettant l ' accent sur la soumission du croyant et sur l'
obligation de conformité aux commandements de la loi coranique réduit l' intervention de l'
intelligence à la portion congrue, en quoi nous serions tentés de trouver une explication au recul
civilisationnel de l' Islam depuis sa période dorée des XI° et XII° siècle, ( voir en annexe les causes
du déclin de la civilisation musulmane, p 91 ) puisqu' il semble vouloir transformer la
communautés de ses croyants en « une société humaine dont les membres seraient liés entre eux
comme les cellules d' un organisme, où ce qui revient à peu près au même, comme les fourmis d'une
fourmilière, » ce qui poursuit Bergson : « n'a jamais existé, mais les groupements de l' humanité
primitive s' en rapprocheraient certainement plus que les nôtres » et l' Islam plus que notre société
occidentale, ajouterons-nous, paraissant plus que toute autre religion correspondre à cette définition

qu' affiche Bergson dans son chapitre II de son livre " Les deux sources de la morale et de la
religion" :
"La religion est donc une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l
'intelligence "
qui desserre les liens entre les membres de la société.

Partie II : Islam et tolérance

Axiome I :
Dieu ne crée pas des esclaves mais des hommes libres, libres de faire le mal ou le bien.

Axiome II :
L' harmonique fondamentale de tout texte sacré est la miséricorde infini de Dieu pour sa créature.

Axiome III :
L' ostinato de l' âme est d' atteindre la joie par l' amour de Dieu qui la conduit à l' amour de son
prochain.
Axiome IV :
Les mots peuvent être les murs de la prison qui nous sépare de la vérité.
Axiome V :
La « Parole » de Dieu est infinie du fait même de son essence infinie. Ergo, sa transcription et son
interprétation par l'homme au moyen des mots qui " peuvent être les murs de la prison qui nous
sépare de la vérité" (axiome IV), en dehors des critères présentés dans les axiomes II et III, ne peut
être que falsifiable, autrement dit réfutable.

Théorème I :
Le vrai sens du mot Islam n'est pas « soumission » mais « abandon confiant à Dieu »

Démonstration :
Avec ce mot d' islam nous sommes en présence d' un dérivé de la racine sémitique, s.l.m qui désigne
l'acte de « se soumettre » [ sous-entendu à Dieu], mais plutôt « se remettre » à Dieu d'une manière
volontaire : Dans L’évangile araméen de Matthieu la racine slm y apparaît sous des formes et dans
des sens divers (58 fois en tout), de paix, d' achèvement, de traditiontransmise, de se
livrer, de remettre qui est le sens qui nous intéresse parce que dans ce cas « se livrer », « se
remettre » à Dieu ne signifie pas se s' abaisser comme l' on s' abaisse devant un tyran pour éviter le
pire, mais bien se mettre au service de la miséricorde de Dieu, faire confiance à Dieu.
On voit combien la traduction du mot islam par « soumission » est induite par une société où l'
esclavage était courant et jette sur l' Islam une ombre négative. Contrairement à ce que pourrait
penser un croyant sincère sur qui pèse le poids des us de cette société, nous ne sommes pas devant
un esclave qui se prosterne devant son maître mais devant un homme libre qui volontairement fait
confiance en l' infini miséricorde de dieu.
Pourquoi le sens de soumission a-t-il été privilégié ?
D'une part à cause d'une sorte d' occidentalo-centrisme portant un regard surplombant sur une
religion pratiquée dans une civilisation apparemment en déclin et/ou inférieure techniquement
depuis la révolution industrielle et d' autre part parce que les potentats arabes y ont vu une
confirmation de leur autorité : dominer des soumis à qui l' on affirme que leur devoir religieux est la
soumission à Dieu c' est leur donner un pli qui ne peut qu' empêcher une critique de leur autorité au
nom de la liberté que sous-tend en fait l' Islam autant que le judaïsme et le christianisme. En effet
comme annoncé dans l' axiome I « Dieu ne crée pas des esclaves mais des hommes libres, - libres
de faire le bien ou le mal. »,.
http://www.franceculture.fr/emission-cultures-d-islam-de-quelques-idees-recues-sur-le-coran-et-deleur-refutation-tranquille-201
Théorème II :
L' Islam autant que les autres religions peut être considéré comme une religion de paix et de
tolérance.
Démonstration :
Elle se trouve dans les versets du coran qui proclame l' amour de Dieu, autrement dit l' abandon
confiant à Dieu, traduction plus adéquate du mot Islam que celui de « soumission », qui a une
connotation péjorative ( voir plus haut la démonstration du théorème I) :

a) La paix est un principe essentiel dans le Coran :
S10, v25
1) « Et Dieu convie [les hommes, ceux qui sont doués d' entendement] vers la Demeure de la Paix »
Penot

2) « Allah convoque [ un peuple qui médite] à la demeure de la paix, » Chouraqui
3) « Dieu les [ les hommes qui réfléchissent] appelle au séjour de la Paix ; » Masson
4) « Dieu convie à la demeure de paix ? [ceux capables de penser... »] Berque
5) « Dieu vous [ les gens qui se souviennent] appelle à la demeure de paix » Grosjean
6) « Allah convie [ les hommes, ceux qui réfléchissent] au lieu du Salut. Bah
7) « Dieu appelle à la demeure de la paix [ les gens qui réfléchissent] Hamidullah
8) « Allah appelle à la demeure du Salut [ un peuple qui réfléchit] Blachère

9) « And God invites [ people who give tought] to the Home of Peace [ i.e. Paradise] » Saheeh
« But God invites [everyone][ those who reflect] to the Home of Peace » Haleem
« Allah calls to the Abode of Peace[ people who reflect] » Bewley
« And God summons to the Abode of Peace,[ people who reflect] » Arberry

10) « Dios invita a la Morada de la Paz [la que reflexiona] gente.» Cortés
« Allah convoca a la morada donde reina la paz [el Paraíso] [quienes reflexionan] » Asad, Pérez
S2,v208
1) « Ô vous qui avez la foi, mettez-vous en paix (silm) [les uns avec les autres] » Penot
2) « Ohé, ceux qui adhèrent,
entrez dans la paix, entièrement, » Chouraqui
3) « Ô vous qui croyez !
Entrez dans la paix ; » Masson
4) « - Vous qui croyez, entrez en masse dans la paix, » Berque
5) « Vous qui croyez, entrez tout à fait dans l' Islam, » Grosjean
6) « Ô vous qui croyez ! Entrez tous dans la paix [de l'Islam] Bah
7) « Ô les croyants ! Entrez à plein dans la Soumission » Hamidullah
8) « Ô vous qui croyez !,entrez dans la Paix, en totalité, » Blachère

9) « O you who have believed, enter into Islam completely [and perfectly] Saheeh
« You who believe, enter wholeheartedly into submission to God » Haleem
« You who have iman! enter Islam totally. » Bewley
« O believers, enter the peace, all of you, » Arberry
10) « ¡Creyentes! ¡Entrad todos en la Paz » Cortés
« ¡Oh, creyentes! Entrad todos en la religión del Islam [sometiéndoos a Allah] » Asad, Pérez
S25,V 63
1) « Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent sans se hâter ( ou encore
humblement) sur terre et qui, lorsque les ignorants leur adressent la parole, leur répondent par des
paroles judicieuses ( ou : apaisantes) ; » Penot
2) « Les serviteurs du Matriciant
marchent humblement sur terre.
Quand les ignares les interpellent,
ils disent: « Salâm ! Paix ! » Chouraqui
3) « Voici quels sont les serviteurs du Miséricordieux :
ceux qui marchent humblement sur la terre
et qui disent « Paix »
aux ignorants qui s' adressent à eux ; » Masson
4) » Les adorateurs du Tout miséricorde sont ceux qui vont par la terre modestement…
- si des païens les interpellent, ils disent : « Salut » Berque
5) « Les esclaves du Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre et disent : Paix !
Aux ignorants qui leur parlent. » Grosjean
6) « Les serviteurs du Clément [sont ceux] qui marchent humblement sur terre et qui, quand les
ignorants les interpellent, répondent : « Paix » Bah
7) « Et voici quels sont les esclaves du Très Miséricordieux ils marchent humblement sur terre ; et,
lorsque les ignorants s' adressent à eux, ils disent « Paix ! » Hamidullah
8) « Les serviteurs du Bienfaiteur sont ceux qui marchent sur la terre, modestement, et qui,
interpellés par les Sans Loi répondent : « Salut ! » Blachère

9) « And the servants of the Most Merciful are those who walk upon the earth easily, and when the
ignorant address them [harshly], they say [words of] peace, » Saheeh
« The servants of the Lord of Mercy are those who walk humbly on the earth, and who, when the

foolish address them, reply, ‘Peace’; » Haleem
« The slaves of the All-Merciful are those who walk lightly on the earth and, who, when the
ignorant speak to them, say, ´Peace´; » Bewley
« The servants of the All-merciful are those who walk in the earth modestly and who, when the
ignorant address them, say, 'Peace'; » Arberry
10 « Los siervos del Compasivo son los que van por la tierra humildemente y que, cuando los
ignorantes les dirigen la palabra, dicen: «¡Paz!» Cortés
« Y los siervos del Misericordioso son aquellos que caminan sobre la Tierra con serenidad y
humildad, y cuando son increpados por los ignorantes les responden educadamente. » Asad, Pérez

b) Le jihad ne peut être que défensif :
S8v61
1) « Et s' ils sont enclins à la paix accède à leur requête. » [les ennemis de Dieu et vos ennemis]
Penot
2) « S’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci. » [Les ennemis d' Allah et vos ennemis]
Chouraqui
3) « S' ils inclinent à la paix,
fais de même ; » [ Les ennemis de Dieu et vos ennemis] Masson
4) « En revanche, s' ils penchent pour la paix, penches-y toi-même, »[ Les ennemis de Dieu et vos
ennemis] Berque
5) « S' ils cherchent la paix, cherche-la aussi. [les ennemis de Dieu et vos ennemis] Grosjean
6) « S'ils penchent pour la paix, accepte-la ! » [ Les ennemis d' Allah et vos ennemis] Bah
7) « Et s' ils inclinent à la paix, alors inclines-y, » [Les ennemis de Dieu et vos ennemis]
Hamidullah
8) « S'ils inclinent [au contraire] à la paix, incline vers celle-ci. » [ les ennemis d' Allah et vos
ennemis] Blachère
9) « And if they incline to peace, then incline to it [also] » [ the enemies of Allah and your enemy ]
Saheeh
« But if they incline towards peace, you [Prophet] must also incline towards it, [ God’s enemies and
yours ] Haleem

« If they incline to peace, you too incline to it, » [ the enemies of Allah and your enemies ] Bewley
« And if they incline to peace, do thou incline to it; » [ the enemy of God and your enemy ] Arberry
10) « Si, al contrario, se inclinan hacia la paz, ¡inclínate tú también hacia ella! » [ al enemigo de
Dios y vuestro] Cortés
« Y si [los incrédulos] se inclinan por la paz, acéptala tú también » Asad et Pérez
c) Le meurtre et la violence sont formellement interdits :
S 6,V151
1) « ...ce que votre Seigneur vous a ordonné : … de ne pas approcher le vice [ peu importe] qu' il
soit caché ou affiché, de ne pas tuer un être vivant (nafs) dont Dieu a interdit le meurtre sans raison
valable ; telle est la recommandation qu' Il vous adresse afin que vous réfléchissiez. » Penot
2) « … ce que votre Rabb vous interdit.
...
Éloignez-vous des vices, apparents ou cachés.
Ne tuez personne sans droit.
Allah l’interdit.
Voilà ce qu’il vous ordonne. » Chouraqui
3) « … ce que votre Seigneur vous a interdit :
… éloignez-vous des péchés abominables,
apparents,ou cachés ;
ne tuez personne injustement ;
Dieu vous l' a interdit » Masson
4) « ...ce que votre Seigneur vous interdit : ...n' approchez pas de la turpitude, ou patente ou
clandestine ; ne pas tuer une âme - Dieu la protège d' in interdit – si ce n'est à bon droit…
- Voilà ce que Dieu vous recommande, » Berque
5) « ...ce que votre Seigneur vous interdit : ...Écartez-vous des infamies patentes ou latentes. Ne
tuez personne à tort, Dieu l' interdit. Voilà ce que Dieu commande. » Grosjean
6) « ...ce qu' Allah vous a ordonné : … n' approchez point la turpitude manifeste ou cachée et n'
attentez guère à la vie qu' Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison. Voilà ce qu' Allah vous a
commandé, » Bah
7) « …ce que votre Seigneur vous a interdit ; ... Et n' approchez pas des turpitudes – tant de ce qui
en paraît que de ce qui s' en cache. Et, sauf en droit, ne tuez personne que Dieu ait défendu ; - Voilà
ce que Dieu vous enjoint ; » Hamidullah
8) « .. ce que votre Seigneur a déclaré illicite pour vous !… N' approchez pas des turpitudes tant
extérieures qu 'intérieures ! Sinon en droit, ne tuez pas votre semblable qu' Allah a déclaré sacré !
Voilà ce qu' Allah a commandé » Blachère

9) « ... what your Lord has prohibited to you... And do not approach immoralities - what is apparent
of them and what is concealed. And do not kill the soul which Allah has forbidden [to be killed]
except by [legal] right. This has He instructed you..." Saheeh
« ... what your Lord has really forbidden you... - ‘ stay well away from committing obscenities,
whether openly or in secret; do not take the life God has made sacred, except by right. This is what
He commands you to do... » Haleem
« ... what your Lord has made haram for you´: ... that you do not approach indecency — outward or
inward; that you do not kill any person Allah has made inviolate — except with the right to do so.
That is what He instructs you to do... » Bewley
« ... what your Lord has forbidden you: and that you approach not any indecency outward or
inward, and that you slay not the soul God has forbidden, except by right. That then He has charged
you with; ... » Arberry
10) « ... lo que vuestro Señor os ha prohibido: .. - alejaos de las deshonestidades, públicas o
secretas, no matéis a nadie que Dios haya prohibido, sino con justo motivo! Esto os ha ordenado
Él. » Cortés
« ... lo que vuestro Señor os ha prohibido: ... no debéis acercaros al pecado, tanto en público como
en privado, y no mataréis a nadie que Allah prohibió matar, salvo que sea con justo derecho. Esto es
lo que os ha ordenado... » Assad, Pérez
S5v32
Dans cette sourate «La Table Servie» où le fratricide d’Abel par Caïn est condamné le principe du
« Tu ne tuera pas point » est proclamé sans partage :
1) « Quiconque tue une personne qui n' a elle-même ni tué ni répandu la corruption sur terre sera
considéré comme s'il avait tué l 'humanité entière. Et celui qui sauve la vie d' un seul homme sera
considéré comma ayant vivifié l' humanité entière » Penot
2) « Voici, qui tue quelqu’un
qui n’a tué personne ni semé de violence sur terre
est comme s’il avait tué tous les hommes.
Et qui en sauve un
est comme s’il avait sauvé tous les hommes. » Chouraqui
3) « Celui qui a tué un homme
qui lui-même n' a pas tué,
ou qui n' a pas commis de violence sur la terre,
est considéré comme s' il avait tué tous les hommes ;
et celui qui sauve un seul homme
est considéré s' il avait sauvé tous les hommes. » Masson
4) « tuer une âme non coupable du meurtre d'une autre âme ou de dégât sur la terre, c'est comme d'

avoir tué l' humanité entière ; et que faire vivre une âme c' est comme de faire vivre l' humanité
entière. » Berque
5) « quiconque tue quelqu'un qui n' a ni tué ni semé le désordre, c' est comme s' il tuait tous les
hommes. Mais quiconque sauve quelqu 'un, c'est comme s'il sauvait tous les hommes. » Grosjean
6) « que celui qui tuerait une seule personne non coupable de meurtre ou de dégâts sur terre, aurait
comme tué l' humanité toute entière et que celui qui sauverait la vie d'une seule personne, lui, aurait
comme sauvé l' humanité toute entière. » Bah
7) « que quiconque tuerait une personne, - à moins qu' en échange d'une autre ou à cause d' un
désordre commis sur la terre – rien d' autre, alors c' est comme s' il avait tué tous les gens ensemble.
Et quiconque lui fait don de la vie, c' est comme s' il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. »
8) « que quiconque tuerait une personne [nafs] sans que celle-ci ait tué ou [semé] scandale sur la
terre, [serait jugé] comme s'il avait tué tous les Hommes en totalité. [ En revanche, Nous décrétâmes
que] quiconque ferait revivre une personne [serait jugé] comme s' il avait fait revivre les Hommes
en totalité. » Blachère
9) « that whoever kills a soul unless for a soul or for corruption [done] in the land - it is as if he had
slain mankind entirely. And whoever saves one - it is as if he had saved mankind entirely. » Saheeh
« that if anyone kills a person- unless in retribution for murder or spreading corruption in the landit is as if he kills all mankind, while if any saves a life it is as if he saves the lives of all mankind. »
Haleem
« that if someone kills another person — unless it is in retaliation for someone else or for causing
corruption in the earth — it is as if he had murdered all mankind. And if anyone gives life to
another person, it is as if he had given life to all mankind. » Bewley
« that whoso slays a soul not to retaliate for a soul slain, nor for corruption done in the land, shall be
as if he had slain mankind altogether; and whoso gives life to a soul, shall be as if he had given life
to mankind altogether. » Arberry
10) « que quien matara a una persona que no hubiera matado a nadie ni corrompido en la tierra,
fuera como si hubiera matado a toda la Humanidad. Y que quien salvara una vida, fuera como si
hubiera salvado las vidas de toda la Humanidad. » Cortés
« que quien mata a una persona sin que ésta haya cometido un crimen o sembrado la corrupción en
la Tierra es como si matase a toda la humanidad. Y quien salva una vida es como si salvase a toda la
humanidad. » Assad, Pérez
d) Il ne peut y avoir de contrainte en matière de religion :
S49,v13
1) « Hommes, Nous vous avons créés d' un homme et d'une femme et Nous vous avons établis en
peuples et en tribus pour que vous[appreniez] à vous connaître. » Penot

2) « Ohé, les humains,
nous voici, nous vous créons
d’un homme et d’une femme,
nous vous constituons en clans et tribus
pour que vous sachiez. » Chouraqui
3) « Ô vous, les hommes !
Nous vous avons créés d' un mâle et d'une femelle.
Nous vous avons constitués en peuples et en tribus
pour que vous vous connaissiez entre vous. »
4) « - Humains, Nous vous créés d' un mâle et d' une femelle. Si nous avons fait de vous des peuples
et des tribus, c' est en bue de votre connaissance mutuelle. » Berque
5) « Hommes, nous vous avons créés d' un mâle et d' une femelle et nous avous avons constitués en
peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez les uns les autres. » Grosjean
6) « Ô vous, humains ! Nous vous avons créés à partir de mâles et de femelles ; Nous vous avons
répartis en peuples et en tribus pour que vous vous reconnaissiez mutuellement. » Bah
7) « Ho, les gens ! Nous vous avons créés d' un mâle et d' une femelle et vous avons désignés en
nations et tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. » Hamidullah
8) « Hommes !, Nous vous avons créés [à partir] d' un mâle et d' une femelle et Nous vous avons
constitués en confédérations et en tribus, pour que vous vous connaissiez. » Blachère
9) « O mankind, indeed We have created you from male and female and made you peoples and
tribes that you may know one another. » Saheeh
« People, We created you all from a single man and a single woman, and made you into races and
tribes so that you should recognize one another. » Haleem
« Mankind! We created you from a male and female, and made you into peoples and tribes so that
you might come to know each other. » Bewley
« O mankind, We have created you male and female, and appointed you races and tribes, that you
may know one another. » Arberry
10) « ¡Hombres! Os hemos creado de un varón y de una hembra y hemos hecho de vosotros pueblos
y tribus, para que os conozcáis unos a otros. » Cortés
« ¡Oh, humanos! Os hemos creado a partir de un hombre [Adán] y una mujer [Eva], y [de su
descendencia] os congregamos en pueblos y tribus para que os conozcáis unos a otros. » Asad et
Pérez
S2 V256

1) « Point de contrainte en religion ! Désormais la Vérité est distincte de l' égarement. » Penot
2) « Pas de contrainte en créance.
La rectitude est distincte du fourvoiement. » Chouraqui
3) « Pas de contrainte en religion !
La voie droite se distingue de l' erreur. » Masson
4) « Point de contrainte en matière de religion ; droiture est désormais bien distincte d'insanité. »
Berque
5) « Point de contrainte en religion, car le vrai se distingue du faux. » Grosjean
6) « Il n'est point de contrainte en religion. Le Vrai est désormais distinct de l' erreur. » Bah
7) « Pas de contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l' errance. » Hamidullah
8) « Nulle contrainte en la religion ! La Rectitude s' est distinguée de l' Aberration. » Blachère
9) « There shall be no compulsion in [acceptance of] the religion. The right course has become clear
from the wrong. » Saheeh
« There is no compulsion in religion: true guidance has become distinct from error, » Haleem
« There is no compulsion where the deen is concerned. Right guidance has become clearly distinct
from error. » Bewley
« No compulsion is there in religion. Rectitude has become clear from error. » Arberry

10) « No cabe coacción en religión. La buena dirección se distingue claramente del descarrío. »
Cortés
« No está permitido forzar a nadie a creer. La guía se ha diferenciado del desvío. » Asad et Pérez
***
Propositions pour sortir de cette contradiction entre versets violents et intolérants et versets
pacifiques et tolérants.
Au terme de notre incursion dans le labyrinthe des versets du coran nous voici toujours confrontés à
ces versets contradictoires qui penchent tantôt résolument du côté du recours à la violence et à la
guerre contre les autre-croyants et les non-croyants, tantôt du côté du recours à la tolérance et à la
paix vis à vis des autre-croyants et des non-croyants.
Le musulman est donc plongé dans une grande perplexité ; Comment se sortir de cette
contradiction ? A quels versets doit-il se conformer ?
Le Coran compte quelque 6300 versets au total, dont 300 contiennent des mots tels que «combattre»
ou «tuer». Cinq versets, en tout, sont une injonction à tuer. De quel côté, doit-il faire pencher la

balance ?
Remarquons que dans certains passages du livre du Deutéronome, Dieu invite à tuer. Pour la
majorité des juifs et des chrétiens, il est clair que ces injonctions se réfèrent à une situation
historique et ne sont pas valables au pied de la lettre. Il en peut en être de même pour la majorité des
musulmans vis-à-vis du Coran, même s' ils considèrent qu' ils sont en présence de la parole de Dieu,
ce qui n'est pas le cas pour le croyant juif ou chrétien.
Proposition I :
un décompte entre versets violents et versets tolérants
La moins satisfaisante, même si elle permet de vérifier que ce sont les versets de tolérance et de
paix qui l' emportent sur les versets violents, dans une proportion plus ou moins forte, qui ne
dépasse pas les 1/3 en gros pour le versets de violence et de guerre .
On peut estimer plus précisément qu' il n' y a que 5 versets qui en appelle au meurtre et 300 qui
contiennent les mots « combattre » et « tuer » et des termes de mépris pour les non-musulmans.
Ce qui n'est guère plus, que dans le judaïsme et le christianisme où les appels au meurtre existent
sans que les juifs et les chrétiens se croient tenus de respecter ces appels, comme nous l' avons
préciser plus haut.
Mais n' y aurait qu' un seul verset violent que cela poserait un problème aux musulmans, puisque la
doxa wahhabite a imposé l' « invention » grâce aux pétro-dollars de la famille Saud , d' un coran
incréé, parole directe de Dieu dont seule une lecture et interprétation littéraliste sont admises.
Proposition II :
Renverser la doxa sur l' abrogation du verset plus ancien par le verset plus récent.
En effet cette contradiction massive dans les versets du coran a été une pierre d' achoppement dès
les origines de l' Islam.
Les « savants » coraniques « littéralistes » ont pensé trouver dans le coran lui-même le moyen de
surmonter cette difficulté : l' abrogation d' un verset par un autre verset.
Bien entendu ils ont décidés tout naturellement d' adopter le principe de la chronologie qui pourtant
n' avait pas été utilisé pour rédiger le coran, puisque les « savants » coraniques avaient choisi une
rédaction « étoilée », « concentrique », « spiralé » à partir d' un thème central ou initial pour
composer les sourates du coran.
Le verset abrogeant serait celui venu après le verset abrogé, celui « descendu » après. Le plus récent
abrogeant le plus ancien.
Outre que l' on ne comprend pas bien pourquoi des versets arrivés après d' autres primeraient sur
ceux-ci, on ne comprend pas bien pourquoi un Dieu tout-puissant éprouverait le besoin de se
corriger.
N'est-il pas plus judicieux de penser :
1) que les versets les premiers descendus sont les plus importants, Dieu commençant par les
commandements fondamentaux en bonne logique pour entrer dans des précisions bien moins
universalistes liés à tel ou tel événement mal compris, dans un contexte historique précis,
2) parce qu' ainsi disparaît une contradiction fondamentale entre un Dieu Tout miséricordieux
proclamé comme tel dans la sourate I « L'entrée », qui prônerait pourtant le meurtre de ses
créatures, en opposition avec le contexte général de toute religion qui proclame l' infinie
miséricorde de Dieu vis à vis de ses créatures : voir les axiomes de la partie I et II de notre traité :
Axiome I :
L' Islam pas plus que les autres monothéismes n'est une religion qui prône la violence.

Avec son Corollaire :
Autant que les autres monothéismes, l 'Islam peut-être qualifié de religion de Paix, de Tolérance et
de Miséricorde.
Et ceux de la partie II :
Axiome I :
L' harmonique fondamentale de tout texte sacré est la miséricorde infini de Dieu pour sa créature.
Axiome II :
L' « ostinato » de l' âme est d' atteindre la joie par l' amour de Dieu qui la conduit à l' amour de son
prochain.
Sans compter qu' on ne peut s' empêcher de se poser cette question : sont-ce les religions qui
prônent la guerre et la violence dans le monde? Ou est-ce que ce sont les hommes qui les
« inventent » pour sanctifier leur propre violence et fanatisme?
La religion serait utilisée comme moyen de légitimation de la violence en «sanctifiant» un combat
terrestre, ce que font les milices du soi-disant état islamique aujourd'hui.
Proposition III :
Abroger l' abrogation d' un verset par un autre verset.
Notons qu' il y a toujours eu des exégètes coraniques pour contester ce principe de l' abrogation,
notamment les mutazilites qui s'appuyaient sur la raison, la philosophie grecque pour interpréter les
versets du coran et aujourd'hui Muhammad Asad qui affirme : « Comment imaginer que Dieu
puisse, comme un simple écrivain, raturer son œuvre. » . En effet n' y-a-t-il pas une impossibilité à
concevoir un Dieu bégayant son message, obligé de s' y reprendre à deux, trois fois pour le
corriger ?
Le verset de référence des « abrogationnistes » est le V106 dans la sourate 2 « La vache ». On peut
y ajouter le verset 39 de la sourate 13 « Le tonnerre », le verset 52 de la sourate 22 « Le
pèlerinage » et aussi les versets 101 de la sourate 16 « Les abeilles », les versets 6-7 de la sourate 87
« Le très-haut ».
Voici ce verset dans la traduction du docteur Al Ajami, accompagné des autres traduction aux
quelles nous avons pris l' habitude de nous adosser :
“ Que Nous abrogions un verset, ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un
meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent. » Al Ajami
1) « Il n'est pas un verset que Nous abrogeons ou que Nous fassions tomber dans l' oubli que nous
le remplacions par un verset préférable ou[à tout le moins] équivalent. Ignores-tu que Dieu est
Omnipotent ? » Penot
2) « Nous ne transférons aucun Signe,
nous n’en laissons pas oublier,
sans en susciter un autre, meilleur ou similaire.
Ne le sais-tu pas ?
Allah est puissant sur tout ! » Chouraqui
3) « Dès que nous abrogeons un verset
ou dès que nous le faisons oublier,
nous le remplaçons par une autre meilleur ou semblable.
- Ne sais-tu pas
que Dieu est puissant sur toute chose ?- Masson
4) « - Nous n' abrogeons un verset, ni ne le faisons passer à l'oubli, sans en apporter de meilleur ou

d' analogue.
- Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent ?… Berque
5) « Que nous abrogions ou effacions un verset, nous en apportons un pareil ou un meilleur. Ne
sais-tu pas que Dieu peut tout » Grosjean
6) « Lorsque Nous abrogeons un verset ou que Nous le faisons oublier, Nous lui substituons un
autre, encore meilleur ou semblable.Ne sais-tu pas qu » Allah est Omnipotent ? » Bah
7) « Si Nous abrogeons un quelconque verset ou que Nous le fassions oublié, Nous en apportons un
meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est capable de tout ? » Hamidullah
8) « Dès que nous abrogeons une aya ou la faisons oublier, Nous en apportons une meilleure ou
semblable. Ne sais-tu point que qu 'Allah, sur toute chose, est omnipotent ? » Blachère
9) « We do not abrogate a verse or cause it to be forgotten except that We bring forth [one] better
than it or similar to it. Do you not know that Allah is over all things competent? » Saheeh
« Any message which, We annul or consign to oblivion We replace with a better or a similar one.
Dost thou not know that God has the power to will anything? » Asad
« Any revelation We cause to be superseded or forgotten, We replace with something better or
similar. Do you [Prophet] not know that God has power over everything? » Haleem
« Whenever We abrogate an ayat or cause it to be forgotten, We bring one better than it or equal to
it. Do you not know that Allah has power over all things? » Bewley
« And for whatever verse We abrogate or cast into oblivion, We bring a better or the like of it;
knowest thou not that God is powerful over everything? » Arberry
« If God abolish an existing law of His [perhaps in account of not serving the time and purpose any
more], He will replace it with another one which is more appropriate for you. Do you not know that
God has control over everything [and may change His own laws at will]? » Moeinian.
10) « Si abrogamos una aleya o provocamos su olvido, aportamos otra mejor o semejante. ¿No
sabes que Dios es omnipotente? Cortés
« No abrogamos ninguna ley ni la hacemos olvidar sin traer otra mejor o similar. ¿Acaso no sabes
que Allah tiene poder sobre todas las cosas? » Asad, Pérez
***
Rappelons-le, même pour les arabophones, le coran est un texte difficile, un vrai labyrinthe de
versets contradictoires, rédigés dans une langue archaïque dont nous avons vu qu' elle pourrait être
considérée plus comme un avantage que comme un inconvénient, pour une interprétation ouverte de
ce texte sacré aux yeux des musulmans.
C' est pourquoi il m' a semblé judicieux, même si cela se révèle un peu fastidieux pour mes lecteurs,
de fournir différentes traductions, afin de mieux montrer l' étendue des possibilités de traductions,
donc d' interprétations du coran, qui ne peuvent in fine que montrer son « ouverture », la nécessité
de l' interpréter, contrairement à ce que veut imposer la doxa littéraliste wahhibito-salisfisto-

saudienne, pour qui il n' y a de coran qu' en langue arabe, même si les pétro-monarques saudiens
prennent bien soin de diffuser gratuitement dans toutes les langues de la planète, un coran à leur
mesure, c'est-à-dire fondé sur une lecture littéraliste mais surtout sur l' idée d' une soumission d'
esclave à Allah en partant de l' idée qu' un croyant soumis et un sujet soumis. Ainsi sont diffusées
universellement les versions d' un coran fermé, faisant de l' Islam une religion fermée, une religion
du combat contre les autre-croyants, affirmant un prosélytisme universel s' appuyant sur cette
théorie de l' abrogation apparemment incluse et commandée par le coran, puisque que les versets de
combat, de guerre aux incroyants sont les derniers « descendus » et donc abrogeraient les versets les
premiers descendus, tolérants prônant un Islam de paix et de tolérance, ce que nous avons rejetés
dans notre deuxième proposition.
Ce qui nous amène à faire la constatation, que plus que les autres , par ses contradictions, par ce
passage de versets prônant d' abord la paix et la coexistence, puis une certaine passivité à l' égard
des agresseurs, ensuite une injonction de répliquer, de les combattre, enfin de faire la guerre à tous
les non-musulmans agresseurs ou pas, qui correspondrait au renforcement du nombre des
musulmans et donc de leur force, l'Islam serait la meilleure illustration que les religions sont des
inventions de l' homme qui tiennent comme le dit Spinoza dans l' appendice de la première partie de
son éthique à ce préjugé qu' il voit ce monde comme organisé à ses fins propres, qui n'existent pas,
celui-ci n' ayant « aucune fin qui lui soit prescrite » :
« que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme euxmêmes, en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout
en vue d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et
l’homme à son tour pour qu’il lui rendît un culte. »
Mais si nous restons pour le moment dans une exégèse coranique ne recourant pas à tout ce que la
science peut apporter à une étude critique du coran, le meilleur moyen est celui formulé dans notre
troisième proposition, l ' abrogation de l' abrogation.
En fait nous sommes avec cette théorie de l' abrogation devant une invention qui avait pour but de
renforcer le pouvoir des califes, à la fois chefs religieux et chefs politiques, en faisant du coran une
arme de guerre religieuse contre les autre-croyants et les non-musulmans, en sacralisant le devoir de
guerre du musulman contre eux, en imposant une soumission religieuse fondement de leur autorité
en tant que commandeur des croyants, un peu du même ordre que la légitimation sous l' ancien
régime du pouvoir absolu des rois, vicaires du christ, autrement dit en quelque sorte eux aussi
« commandeurs des croyants », avec comme conséquences les épisodes de la saint Barthélémy, de l'
abrogation de l' édit de tolérance de Nantes et le supplice du chevalier de la Barre, entre autres.
En ce sens le définition de la religion que donne Bergson dans « Les deux sources de la morale et
de la religion » s'applique plus particulièrement à l' Islam :
« Envisagée de ce premier point de vue [ « assurer aux sociétés la cohésion voulue], la religion est
donc une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l ' intelligence ». En effet,
« si l'individu détourne sa réflexion… pour la diriger… sur la gêne que la vie sociale lui impose, sur
le sacrifice qu' il fait à la communauté » la cohésion de celle-ci est mise en danger.
C'est à partir de l' étude du docteur Al-’Ajamî tenant d' un Islam d' ouverture, de paix et de
tolérance, qu' il est possible de comprendre que nous sommes avec cette théorie de l' abrogation
devant une « invention », dont il est possible de se passer
http://oumma.com/Point-de-contrainte-en-religion%2C5667
Comment concilier le fait que la Parole de Dieu soit dans le coran, proclamée incréée et en même
temps que Dieu la modifie ? A la rigueur abroger un verset pour le remplacer par un meilleur peut
être compréhensible, mais abroger un verset pour un équivalent ? Quel intérêt à « faire oublier » un
verset toujours inclus dans le coran ?

A ces questions il est possible d' avoir des réponses en s' appuyant sur la polysémie des mots utilisés
dans le verset 106 de la sourate 2 « La vache » qui prétend fonder l' abrogation :
Suivons le docteur Al Ajami qui nous indique que le verbe nasakha peut signifier « effacer , abroger
ainsi que « transcrire, transférer ».
D' où cette nouvelle version du verset 106 qu' il nous propose :
Que Nous [transcrivions ] ou transférions un verset, ou que Nous le fassions
oublier,
Nous en apportons un meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que
Dieu est Omnipotent”
il s’agit en ce sens du transfert ou de la transcription d’un verset à partir de la « Table Protégée »,
D'autre part, le verbe ansâ, signifie bien faire oublier, mais aussi laisser
“Que Nous transcrivions ou transférions un verset,
ou que
Nous le laissions, Nous en
apportons un meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que
Dieu est Omnipotent.”
Dans ce cas Dieu décide de ne pas transcrire ou transférer tel ou tel verset de la “Table Protégée” . Il
ne le révèle pas.
Les juifs et les chrétiens qui détiennent des écrits révélés par Dieu avant la révélation du coran,
n'ont aucune préséance et ne sont pas en droit de rejeter le nouvel écrit sacré qu' est le coran,
comme le proclame le verset 105 de la sourate 2 :
“Les dénégateurs parmi les Gens du Livre ainsi que les polythéistes n’aiment pas que vous soit
révélé un bienfait de la part de votre Seigneur. Or, Dieu privilégie de Sa miséricorde qui Il veut.
Dieu est certes détenteur d’une grâce inépuisable.” Al Ajami
1) « Les mécréants, gens du Livre ou polythéistes, ne voulaient pas qu'une faveur de votre Seigneur
vous soit accordée ; or Dieu distingue qui Il veut en lui accordant Sa miséricorde et Dieu détient une
faveur immense » Penot.
2) « Ceux qui effacent Allah
parmi les tentes de l’Écrit et les associateurs
n’acceptent pas que descende sur vous
le meilleur de votre Rabb.
Allah privilégie de ses matrices qui il décide,
Allah doté de surabondances grandioses. » Chouraqui
3) « Ceux d' entre les gens du Livre qui sont incrédules
et les polythéistes ne voudraient pas qu'une grâce descendent sur vous.
Dieu accorde, en particulier, sa miséricorde à qui il veut.
Dieu est le Maître de la grâce incommensurable . » Masson
4) « Les dénégateurs, parmi les gens du Livre, non plus que les associants n'aiment que rien de bon
descendent sur vous de votre Seigneur. Or Dieu privilégie de Sa miséricorde qui il veut. » Berque
5) « Ceux qui ont le livre sans la foi et ceux qui ajoutent des dieux ne veulent que votre Seigneur
vous donne une révélation. Mais Dieu fait miséricorde à qui il veut, Dieu dispode d'une grâce sans
borne. » grosjean
6) « Les mécréants parmi les gens du Livre et les polythéistes n'aiment pas que votre Seigneur vous

accorde des bienfaits, mais Allah accorde sa grâce à qui il veut. A allah appartient la faveur
suprême. » Bah
7) « Ni ceux des gens du Livre qui ont mécru, ni les faiseurs de dieux, n'aiment qu'on fasse
descendre sur vous un bienfait de la part de votre Seigneur. Alors que Dieu réserve à qui il veut Sa
miséricorde ! Et Dieu est détenteur de l' énorme grâce. » Hamidullah
8) « Ceux qui sont incrédules, parmi les Détenteurs de l' Écriture, ainsi que les Associateurs ne
voudraient point qu' un bien, descende sur vous, de votrte Seigneur. [Mais] Allah accorde en
particulier sa grâce (rahma) à qui il veut. Allah est le Détenteur de l' Immense Faveur. » Blachère
9) « Neither those who disbelieve from the People of the Scripture nor the polytheists wish that any
good should be sent down to you from your Lord. But Allah selects for His mercy whom He wills,
and Allah is the possessor of great bounty. » Saheeh
« Neither those from among the followers of earlier revelation who are bent on denying the truth,
nor those who ascribe divinity to other beings beside God, would like to see any good ever
bestowed upon you from on high by your Sustainer; but God singles out for His grace whom He
wills-for God is limitless in His great bounty. » Asad
« Neither those People of the Book who disbelieve nor the idolaters would like anything good to be
sent down to you from your Lord, but God chooses for His grace whoever He will: His bounty has
no limits. » Haleem
« Those of the People of the Book who are kafir and the idolaters do not like anything good to be
sent down to you from your Lord. But Allah selects for His mercy whomever He wills. Allah´s
favour is truly vast. » Bewley
« The idol worshippers, as well as the Christians and the Jews alike, resent (among other things, out
of jealousy) to see that something good (Qur’an) is being sent to you (and not to them) from the
Lord. The choice, however, is the Lord’s; He is the One Who decides to shed his grace upon
whoever He chooses (naturally based upon the merit of the recipient.) » Moeinian
« Those unbelievers of the People of the Book and the idolaters wish not that any good should be
sent down upon you from your Lord; but God singles out for His mercy whom He will; God is of
bounty abounding. » Arberry
10) « Los que no creen, tanto gente de la Escritura como asociadores, no desearían que vuestro
Señor os enviara bien alguno. Pero Dios particulariza con Su misericordia a quien Él quiere. Dios es
el Dueño del favor inmenso. » Cortés
« Desean los incrédulos de la Gente del Libro [judíos y cristianos] y los idólatras que no os
descienda ningún bien de vuestro Señor, pero Allah distingue con Su misericordia a quien Él quiere;
y Allah es el poseedor del favor inmenso. » Asad, Pérez
Le verset 106 répond à ce verset 105 : Il n' y a pas d'exclusivité de la révélation. Toute communauté
peut recevoir une révélation, en même temps, quand à son harmonique fondamentale, (voir axiome
I de la partie II) forcément identique, si dans la forme distincte.
“ Par le Livre explicite que Nous

avons fait récitation arabe afin que vous puissiez y réfléchir. Il est en
vérité auprès de Nous dans la Mère du Livre, [umm al kitâb],
sublime et sage.” S43.V2-4. Al Ajami
1) « Par le Livre révélateur !
Nous avons fait un Coran arabe afin que vous le méditiez.
[Consigné] dans son prototype (Litt. : dans la « Mère du Livre »), il se trouve auprès de Nous
empreint de hauteur et de sagesse. » Penot
2) « « Par l’Écrit manifeste,
Nous voici, Nous avons mis
45
l’Appel en arabe: al-Qur’ân.
Peut-être discernerez-vous ?
Elle est auprès de nous,
la Mère de l’Écrit, sublime, sage. » Chouraqui
3) « « Par le Livre clair !
Oui, nous en avons fait un Coran arabe !
-Peut-être comprendrez-vous !Il existe auprès de nous, sublime et sage, dans la mère du Livre. » Masson
4) « « Par l' Écrit explicite
Nous l' avons fait Coran arabe, escomptant que vois raisonniez
aussi bien demeure-t-il, sagesse sublime, dans l' Original en Notre sein. » Berque
5) « Nous avons en fait un Coran arabe, peut-être comprendrez-vous. Oui, et il est très haut et sage
dans l' écriture mère près de nous. » Grosjean
6) « « Par le Livre éclairant !
En vérité, Nous en avons fait un Coran en langue arabe, pour que vous puissiez bien comprendre.
Il est auprès de Nous, dans la Version Mère, un Livre de transcendance et de sagesse. » Bah
7) « « Par le Livre évident !
Oui, Nous avons désigné ceci comme une Lecture arabe ;
- peut-être comprendriez-vous ? oui, et elle est auprès de Nous, dans l »Écriture-Mère, haute, sage, assurément. » Hamidullah
8) « Par l' Écriture explicite !,
Nous avons fait [ de celle-ci] une Prédication en arabe ! Peut-être raisonnerez-vous.
En vérité, cette Écriture, dans l' Archétype auprès de nous, est certes sublime et sage ! » Blachère
9) « Indeed, We have made it an Arabic Qur'an that you might understand.
And indeed it is, in the Mother of the Book with Us, exalted and full of wisdom. » Saheeh
« CONSIDER this divine writ, clear in itself and clearly showing the truth: behold, We have caused
it to be a discourse in the Arabic tongue, so that you might encompass it with your reason.
And, verily, [originating as it does] in the source, with Us, of all revelation, it is indeed sublime, full
of wisdom. » Asad
« By the Scripture that makes things clear, We have made it a Quran in Arabic so that you [people]

may understand. It is truly exalted in the Source of Scripture kept with Us, and full of wisdom. »
Haleem
« By the Book which makes things clear. We have made it an Arabic Qur´an so that hopefully you
will use your Intellect. It is in the Source Book with Us, high-exalted, full of wisdom. » Bewley
« By the Clear Book, behold, We have made it an Arabic Koran; haply you will understand; and
behold, it is in the Essence of the Book, with Us; sublime indeed, wise. » Arberry
« (God) swear by this book which explains its subject matter so clearly. This Qur’an is revealed in
Arabic to you [who were expecting it in another language as a sign of miracle] so that you read it in
your own maternal language and understand it. This book, which is preserved in the heaven by God
almighty Himself, is the source of all the scriptures and God revealed literatures; it is the most
honorable book and full of wisdom. » Moeinian
10) « ¡Por la Escritura clara! Hemos hecho de ella un Corán árabe. Quizás, así, razonéis. Está en la
Escritura Matriz que Nosotros tenemos, sublime, sabio. » Cortés
« [Juro] Por el Libro evidente [el Corán y sus preceptos]
Que ciertamente hemos revelado el Corán en idioma árabe [¡Oh, gente de La Meca!] para que
reflexionéis [y comprendáis su significado].
El cual está registrado en el Libro Madre [La Tabla protegida] que poseemos, y es [el Corán un
Libro] sublime y sabio. » Asad, Pérez
(J'ai mis en gras dans les traductions anglaises de Asad et de Bewley les mots qui font référence à la
raison et à l' intellect pour mieux comprendre le livre sacré.)
Poursuivons avec le docteur Al Ajami la justification de la nécessité d' abroger l' abrogation avec les
versets 21 et 22 de la sourate 85 « Les constellations » puis le verset 39 de la sourate 13 « Le
tonnerre » :
S85,V21-22 : “ Ce Coran est une noble récitation émanant de la Table Protégée » Al Ajami
1) « Et ceci est un noble coran gardé sur une tablette » Grosjean. »
2) « Pourtant ceci est une Prédication sublime sur une Table conservée ! » Blachère.
3) « Pourtant, voici l’Appel glorieux, al-Qur’ân, sur une Table bien gardée. » Chouraqui
4) « il s' agit pourtant bien, d 'un Coran glorieux [ consigné] sur une Table préservée [ de toute
altération] Penot.
5) « Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une Table gardée ! » Masson.
6) « Silence ! Voici un Coran magnanime issu d' une table bien, gardée. » Berque.
7) « Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une Table gardée ! » Bah.
8) « Ceci est, au contraire, une glorieuse Lecture, sur une tablette protégée ! » Hamidullah
9) « Nay, but this [divine writ which they reject] is a discourse sublime, « But this is an honored

Qur'an [Inscribed] in a Preserved Slate. » Saheeh
« This is truly a glorious Quran upon an imperishable tablet [inscribed]. » Asad
« It is indeed a Glorious Qur´an [written] on a preserved Tablet. » Bewley
« Nay, but it is a glorious Koran, preserved on a Tablet. » Haleem
10) « ¡Sí es un Corán glorioso, en una Tabla bien guardada! » Cortés
« Y por cierto que éste es un Corán glorioso Que está registrado en una tabla protegida. » Asad,
Pérez
S13,V39.
“ Dieu efface ce qu’il veut, ou il confirme, car Il détient la Mère du Livre.” Al Ajami
1) « Dieu efface ce qu' Il veut et confirme [ ce qu'il veut] ; auprès de Lui se trouve le prototype de l'
Écriture ( Litt. : La Mère du Livre). Penot
2) 4)« Allah élimine ce qu’il décide ou le confirme.
La Mère de l’Écrit est près de Lui. » Chouraqui
3) « Dieu efface ou confirme ce qu' il veut.
La mère du livre se trouve auprès de lui. » Masson
4) « Dieu abolit ce qu'Il veut, ou le confirme : Il tient le Livre original » Berque
5) « Dieu efface et confirme ce qu' il veut.Il a la source du livre » Grosjean.
6) « Il appartient à Allah d' abroger ou de maintenir ce qu' Il veut. C'est Lui qui détient la source
mère du Livre. » Bah
7) « Dieu efface ce qu'Il veut. Il confirme aussi. Et la prescription-mère est auprès de Lui. »
Hamidullah
8) « Allah efface et confirme ce qu' Il veut et, auprès de lui, est l ' archétype du livre » Blachère.
9) « Allah eliminates what He wills or confirms, and with Him is the Mother of the Book. » Saheeh
« God annuls or confirms whatever He wills [of His earlier messages] -for with Him is the source of
all revelation. » Asad
« God erases or confirms whatever He will, and the source of Scripture is with Him. » Haleem
« Allah erases whatever He wills or endorses it. The Master Copy of the Book is in His Hands. »
Bewley
« God blots out, and He establishes whatsoever He will; and with Him is the Essence of the Book. »
Arberry
« The original source of all Divine Books (referred to as Mother of the Books) is at the disposition
of the Lord. He erases (from the previously revealed Books) whatever he decides (in accordance
with a planned strategy by Him) and keeps intact whatever He wills. Moeinian
10) « Allah anula o confirma [de Su Designio] lo que quiere. Él tiene en Su poder el Libro donde
están registradas todas las cosas [la Tabla Protegida]. » Asad, Pérez
« Dios abroga o confirma lo que quiere. Él tiene la Escritura Matriz » Cortés
***
Ainsi se dégage une théorie coranique de la Révélation : à partir d’un Écrit matriciel immuable,
archétypique, « la mère du Livre » il pourra y avoir diverses transcriptions, ne s' abrogeant pas l'

une l' autre parce que voulues par Dieu en fonction des circonstances, aucune n' ayant quelque
précellence.
le Coran est une version arabe de cet « archétype du livre », de cette « Escritura matriz », de cette
« Essence of the Book », afin que les Arabes puissent accéder à leur tour, par cette transcription en
arabe à son contenu.
A chaque révélation, cet « archétype du livre » sera transcrit en fonction de la langue, du niveau
culturel, et d'autres conditions aux différentes communautés, par exemple juive, chrétienne. Il y a
donc même origine et identité sur le fond entre le Coran et la Bible, avec cette « harmonique
fondamentale» de l' amour de Dieu pour ses créatures et de celles-ci pour Dieu.
Par conséquent, ce que Dieu a révélé à telle ou telle communauté de croyants n'est pas une vérité
exclusive des autres vérités qu' il a révélées sous d' autres formes à d'autres communautés de
croyants, les juifs, les chrétiens, etc...
Ce que Dieu a annoncé à telle ou telle communauté de croyants est une forme de Sa vérité qui sera
différente à chaque révélation mais sur le fond sera pleinement sa vérité.
C'est pourquoi le docteur Al-’Ajamî traduit ainsi ce fameux verset soi-disant abrogatif :
« Que Nous transférions un verset de la Table protégée ou que Nous ne le laissions en attente, Nous
apportons dans les deux cas, par transfert à partir de la Table protégée, un verset meilleur -c’est-àdire plus adapté en forme et en fond à l’époque où il est révélé- verset étant aussi équivalent -c’està-dire délivrant un message équivalent, qu’il s’agisse ou pas de la transcription d’un même verset
matriciel. Dieu est le seul capable de réaliser cela. »,
que l' on peut rapprocher de la traduction donnée en anglais par Tinian Moeinian :
« (God) swear by this book which explains its subject matter so clearly. This Qur’an is revealed in
Arabic to you [who were expecting it in another language as a sign of miracle] so that you read it
in your own maternal language and understand it. This book, which is preserved in the heaven by
God almighty Himself, is the source of all the scriptures and God revealed literatures; it is the most
honorable book and full of wisdom. ».
Ce qui met à bas la doxa coranique littéraliste, que le coran contiendrait la dernière révélation de
Dieu qui viendrait abroger les précédentes révélations, comme la théorie de l' abrogation permet d'
abroger les versets de paix et de tolérance, les plus nombreux dans ce livre, au profit des versets de
violence et d' appel à la guerre contre les autre-croyants pour le transformer en une arme de guerre,
ce qui a été semble-t-il historiquement une volonté des premiers califes pour sanctifier leur pouvoir.
Nous reviendrons sur ce fait historique fondamental que, dès le début, le coran a été instrumentalisé
pour des raisons politico-militaires, ce qui lui a donné et lui donne du fait des fondamentalistes cet
aspect rébarbatif d' appel à la violence et au meurtre, contre quoi tente de s' élever des musulmans
sincères et ouverts comme le docteur Al-’Ajamî par exemple, au risque de leur vie.
Aspect rébarbatif que souligne dans une lettre Alexis Tocqueville qu' il envoie à Arthur de
Gobineau :
« J’ai beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations
musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la
conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux
hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence
aujourd’hui si visible du monde musulman et quoique moins absurde que le polythéisme antique,
ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde
relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès. Voilà ce
qu’il me serait possible, je crois, de vous démontrer clairement, s’il vous venait jamais la mauvaise
pensée de vous faire circoncire… »
qu' il confirme à un autre de ses amis, Richard Milnes :
« Vous me paraissez seulement comme Lamartine être revenu de l’Orient un peu plus musulman
qu’il ne convient. Je ne sais pourquoi de nos jours plusieurs esprits distingués montrent

cette tendance. À mesure que j’ai mieux connu cette religion, j’ai mieux compris que c’est surtout
d’elle que sort la décadence qui atteint de plus en plus sous nos yeux le monde musulman. Quand
Mahomet n’aurait commis que la faute de joindre intimement un corps d’institutions civiles et
politiques à une croyance religieuse, de façon à imposer au premier l’immobilité, qui est dans la
nature des Saoudiens, c’en eût été assez pour vouer dans un temps donné ses sectateurs à une
infériorité d’abord et ensuite à une ruine inévitable. La grandeur, et la sainteté du christianisme,
est de n’avoir au contraire entrepris de régner que dans la sphère naturelle des religions,
abandonnant tout le reste aux mouvements libres de l’esprit humain. ».
De même, Voltaire avec sa tragédie « Mahomet, ou le fanatisme » jouée en 1742, se révèle
violemment anti – musulman. En fait à travers l' Islam, il visait l' église catholique, qu' il haïssait,
certes de manière si voilée, qu' ayant dans sa malice dédié sa pièce au pape celui-ci lui donna sa
bénédiction. J' entends encore le rire sarcastique de Voltaire recevant cette bénédiction papale. Voir
mon article :
http://www.autruchement-dit.com/-au-palais-de-la-stupidit%C3%A9-de-l-intol%C3%A9rance-latrag%C3%A9die-de-voltaire-le-fanatisme-ou-mahomet-le-proph%C3%A8te
Des années plus tard, du fait de ses recherches pour son « Essai sur les mœurs et l' esprit des
nations » de 1756, il connaît mieux l' Islam et notamment l 'empire ottoman, il revient sur sa
position anti- musulmane. En tant que théiste, il a maintenant plus de sympathie pour l' islam. Il fait
donc dire dans son chapitre XIII « Discours d' un turc », de son essai « Il faut prendre parti ou le
principe d' action » de 1772 :
« Sa religion [ à Mahomet] est sage, sévère, chaste et humaine : sage puisqu’elle ne tombe pas
dans la démence de donner à Dieu des associés, et qu’elle n’a point de mystère ; sévère puisqu’elle
défend les jeux de hasard, le vin et les liqueurs fortes, et qu’elle ordonne la prière cinq fois par jour
; chaste, puisqu’elle réduit à quatre femmes ce nombre prodigieux d’épouses qui partageaient le lit
de tous les princes de l’Orient ; humaine, puisqu’elle nous ordonne l’aumône, bien plus
rigoureusement que le voyage de La Mecque. Ajoutez à tous ces caractères de vérité, la tolérance.
Songez que nous avons, dans la seule ville de Stamboul, plus de cent mille chrétiens de toutes
sectes, qui étalent en paix toutes les cérémonies de leurs cultes différents, et qui vivent si heureux
sous la protection de nos lois, qu'ils ne daignent jamais venir chez vous, tandis que vous accourez
en foule à notre porte impériale»
Ainsi comme Gobineau, comme Milnes, Voltaire, certes par haine de « l' infâme » ( l' église
catholique) montre une empathie indiscutable pour l' Islam n' y voyant plus cette religion de
violence, d' intolérance que beaucoup y voit encore, non sans raison, du fait de la doxa littéraliste
qui dénature le coran, mais une religion « sage, sévère, chaste et humaine » et tolérante.
Quatrième proposition :
Considérer le coran non plus comme un texte sacré mais comme un texte dont il est possible de
faire l' archéologie, au moyen de toutes les sciences qui ont permis le développement d' une exégèse
biblique, à la fois d' une très grande complexité et d'un très grand intérêt, comme le démontre depuis
des années un savant comme Thomas Römer dans ses cours du collège de France
et comme a commencé de le faire pour la constitution du coran, François Déroche à ce même
collège de France, à la suite du savant allemand Christoph Luxemberg contre lequel une fatwa a été
lancée, Edouard marie Gallez notamment, mais aussi Jacqueline Chabbi qui replace dans son
contexte de société tribale le coran. ( Lire « Le Seigneur des tribus » et « le Coran décrypté ») Il s'
agit de montrer que le coran appartient pleinement à ce que l' on appelle l' antiquité tardive et qu' il
a été composé dans un milieu politique, religieux, culturel où se confrontaient les juifs, les
chrétiens, les zoroastriens, les polythéistes, ainsi que les tribus arabes, auxquels les sourates font
une référence constante et que, peut-être comme pour Jésus, le Mahomet du coran n'a
que peu à voir avec le vrai Mahomet qui selon Edouard Marie Gallez ne serait pas mort en 632 mais

en 634, assassiné à Jérusalem, qu' il avait conquise après avoir battu les Byzantins, alors que sa
tribu était l' allié de la secte des judéo-nazaréens et qu' il ne se revendiquait pas comme le prophète
d' une nouvelle religion, à l' instar de Jésus.
http://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/_course.htm
http://www.college-de-france.fr/site/francois-deroche/_course.htm
http://www.capucins.net/coran-aujourdhui/index.html
http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html
http://legrandsecretdelislam.com/

Partie III : L' Islam et les bêtes

Proposition I
« Un chien qui meurt et qui sait qu'il meurt comme un chien, et qui peut dire qu'il sait qu'il meurt
comme un chien est un homme. » Erich Fried, cité par Elisabeth de Fontenay dans un entretien.
Proposition II
Un chien qui meurt et qui sait qu'il meurt comme un chien, et qui ne peut pas dire qu'il sait qu'il
meurt comme un chien est un chien
Axiome I
L' Islam comme le judaïsme dote les animaux d'une âme au contraire du christianisme où l' âme
reste l' apanage de l' homme
scolie
Dans le coran, les bêtes bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains.
S.VI, « Les bêtes » V. 38
1) « Il n'est pas un être rampant évoluant sur terre ni d' oiseaux volant de leurs ailes qui ne
constituent des communautés comparables à la vôtre. Nous n' avons rien omis dans ce Livre ; puis
ils seront tous rassemblés auprès de leur Seigneur. » Penot
2) « Pas de bête sur terre,
pas de volatile volant de ses ailes
qui ne soit, à votre exemple, sans matrie.

Nous n’avons rien omis de l’Écrit.
Ensuite, à leur Rabb, ils seront réunis » Chouraqui
3) « Il n' y a pas de bêtes sur la terre ;
Il n' y a pas d' oiseaux volants de leurs ailes
qui ne forment, comme vous, des communautés.
- Nous n' avons rien négligé dans le Livre Ils seront ensuite rassemblés vers leur Seigneur. » Masson
4) « Pas de bête sur la terre, ni d' oiseau volant de ses deux ailes qui ne constitue des nations
pareillement à vous : dans le Livre Nous n' avons absolument pas omis la moindre chose.
- Et puis vers le Seigneur ils seront rassemblés. » Berque
5) « Pas une bête sur la terre, pas un oiseau volant de ses ailes qui ne forment des nations comme
vous. Nous les avons tous inscrits et ils seront rassemblés vers leur Seigneur. » Grosjean
6) « Il n' est pad de bêtes qui bougent sur terre ni d' oiseaux qui volent de leurs ailes dans l' air qui
ne forment des sociétés semblables aux vôtres ; car rien n' a été omis dans le Livre . Ensuite tous
seront rassemblés auprès de leur Seigneur. » Bah
7) « Nul être marchant sur la terre, nulle volaille volant de ses ailes, qui ne soient comme vous en
communautés ; - Nous n' avons dans le Livre, rien manqué ; - puis, vers leur Seigneur ils seront
rassemblés. » Hamidullah
8) « Il n'est bête [rampant] sur la terre ni oiseau volant de ses ailes qui ne forment des communautés
semblables à vous. Nous n' avons rien omis dans l' Écrit. Puis vers leur Seigneur, ils seront
rassemblés » Blachère
9) « And there is no creature on [or within] the earth or bird that flies with its wings except [that
they are] communities like you. We have not neglected in the Register a thing. Then unto their Lord
they will be gathered. » Saheeh
« although there is no beast that walks on earth and no bird that flies on its two wings which is
not[God's] creature like yourselves: no single thing have We neglected in Our decree. And once
again: Unto their Sustainer shall they [all] be gathered. » Asad
« all the creatures that crawl on the earth and those that fly with their wings are communities like
yourselves. We have missed nothing out of the Record- in the end they will be gathered to their
Lord. » Haleem
« There is no creature crawling on the earth or flying creature, flying on its wings, who are not
communities just like yourselves — We have not omitted anything from the Book — then they will
be gathered to their Lord. » Bewley
« Any animal on the earth, or any bird who flies with its two wings in the sky, is a creature like you
and will be resurrected [like you] to meet the Creator. As you see, nothing is left out in the Book. »
Moeinian
« No creature is there crawling on the earth, no bird flying with its wings, but they are nations like
unto yourselves. We have neglected nothing in the Book; then to their Lord they shall be
mustered. » Arberry

10) « No hay animal en la tierra, ni ave que vuele con sus alas, que no constituyan comunidades
como vosotros. No hemos descuidado nada en la Escritura . Luego, serán congregados hacia su
Señor. » Cortés
« No hay criatura que camine en la tierra o vuele con sus dos alas que no forme una comunidad
igual que vosotros. No hemos omitido nada en el Libro. Éstas [criaturas] también serán congregadas
ante su Señor [el Día del Juicio]. » Asad, Pérez
Ce verset affirme bien une parenté entre les communautés animales et les communautés des
hommes et le fait que les bêtes connaîtront la Résurrection au jour du jugement dernier comme les
hommes. Asad et Pérez trouvent utile de le préciser :
« Éstas [criaturas] también serán congregadas ante su Señor [el Día del Juicio]. »
comme Moeinian qui a voulu une traduction la plus accessible possible :
« Any animal on the earth, or any bird who flies with its two wings in the sky, is a creature like you
and will be resurrected [like you] to meet the Creator. »
Les autres traducteurs restant plus proches du texte coranique en se contentant de :
« ils seront rassemblés vers leur Seigneur. » Grosjean
« they will be gathered to their Lord. » Bewley

Axiome II
Cette âme nafs ou rouh est liée au sang
Scolie
Par l' axiome I nous savons que les bêtes ont une âme. Cette âme ( nafs ou rouh) leur permet de
connaître Dieu :
XVI Sourate « Les abeilles » verset 49,50 :
« Tout animal et tout ange des cieux se prosternent sans orgueil devant Dieu. Ils craignent leur
Seigneur au-dessus d' eux et font ce qu' on leur ordonne.» Grosjean
« De même vers Dieu se prosterne tout ce qui est aux cieux et sur la terre ; de l' animal aux anges,
(tous) abdiquent l' orgueil. » Berque
« Devant Allah, le tout des ciels et de la terre
se prosterne,
(Prosternation)
animaux et Messagers, ne s’enflent pas.
50. Ils craignent leur Rabb en ses hauteurs,
et font ce dont ils reçoivent l’ordre. » Chouraqui
Cette âme ( rouh ou nafs) est liée au corps, au sang, de ce fait il est interdit de manger toute bête qui
n'aura pas été au préalable vidée de son sang, qui appartient à Dieu, puisque c'est par lui qu' il y a
insufflé la vie :
Interdiction stipulée dans la Sourate V « La table servie » verset 3 :

« Ne vous est permis ni bête morte, ni sang, ni chair de porc, ni ce qui est consacré à d' autres qu' à
Dieu, ni bête étouffée ou assommée ou morte d'une chute ou d' un coup de corne ou dévorée par les
fauves sauf si vous l' égorgez selon le rite ni ce qui est immolé sur les pierres dressées,». Grosjean
Vous trouverez les autres traductions de verset dans la démonstration du théorème 6 plus bas.
Réitérée en termes quasiment identiques dans la sourate II, verset 173, la sourate VI, verset 145, la
sourate XVI versets 115
Axiome III
En islam, s’agissant des nourritures, notamment de la chair des bêtes, entre le licite et l’illicite, c’est
le licite qui est posé comme premier, la permissivité étant l’attitude de base des textes coraniques.
Axiome IV
Dieu a créé les les bêtes pour le bien des hommes
Scolie
Le coran proclame dans la sourate XVI « Les abeilles » cette mise à disposition des bêtes
aux verset 5 à 8 :
1) « Il a créé les bêtes de somme dont vous tirez [ de quoi vous tenir] chaud et bien d' autres
avantages et dont vous vous nourrissez.
Elles font plaisir à voir lorsque vous les ramenez[ le soir du pâturage] et lorsque vous les y menez ;
Elles portent des charges dans des pays que vous n' atteindriez qu' à grand peine, certes ton
Seigneur est Compatissant et Très Miséricordieux
[ Il a créé ] les chevaux, les mulets et les ânes comme animaux de monte et d' apparat » Penot
2) « 5. Pour vous, il crée les troupeaux
avec, par eux, vêture, services et nourritures.
6. Pour vous, que de beauté en eux,
quand ils reviennent au bercail
ou vont pâturer !
7. Ils transportent vos fardeaux dans les pays
que vous ne pourriez atteindre sans souffrance:
voici votre Rabb, suave, matriciel.
8. Le cheval, le mulet, l’âne
sont pour que vous les montiez ou pour la parade. » Chouraqui
3) « Il a créé pour vous les bestiaux.
Vous en retirez des vêtements chauds,
d' autres avantages encore
et vous vous en nourrissez.
Ils vous semblent beaux
quand vous les ramenez le soir
et quand vous partez le matin.
Ils portent vos fardeaux vers une contrée
que vous atteindriez qu' avec peine.
- Votre Seigneur est bon et miséricordieux Il a créé pour vous

les chevaux, les mulets et les ânes,
pour que vous les montiez et pour l' apparat. » Masson
4) « et les troupeaux, il les a créés pour vous, afin que vous en tiriez tiédeur, avantages, et que vous
en mangiez
et qu'un beauté vôtre s' en dégage, quand vous les ramenez le soir, ou les pacagez
et qu' ils portent vos fardeaux en pays où vous ne parviendriez qu' à grand la beur des personnes…
- Comme votre Seigneur est Tendre, Miséricordieux !
- … et les chevaux, les mulets, les ânes pour les monter et pour l' apparat » Berque
5) « Il a créé les bêtes pour vous : Elles vous fournissent chaleur, services et nourriture.
Et vous les trouvez belles quand vous les ramenez le soir ou les emmenez le matin.
Elles portent vos fardeaux à des pays que vous n' atteindriez qu' avec pêine.
Oui, votre Seigneur est bon, il a pitié.
Chevaux, mulets et ânes comme montures et comme apparat. » Grosjean
6) « Pour vous, il a créé les animaux dont les produits vous réchauffent, dont vous tirez maints
profits, dont vous vous nourrissez,
[ et dont ] vous admirez la beauté quand ils rentrent le soir au bercail, et quand ils le quittent au
matin pour la pâturage.
Ils transportent vos lourds bagages vers des contrées lointaines que vous ne pouvez [ sans eux ]
atteindre qu' avec grand peine. En vérité, votre Seigneur est envers vous, Bienveillant et
Miséricordieux !
[ Il vous a donné ] les chevaux, les mulets et les ânes pour servir de monture et pour l' apparat. »
Bah
7) « Et les bêtes, Il les a créées. En quoi il y a pour vous chaud vêtement et des utilités. Et vous en
consommez.
Et quelle gloire pour vous quand vous les ramenez, le soir, et aussi le matin quand vous sortez
paître !
Et elles portent vos charges vers un pays que vous n' atteindriez qu' avec un dur effort personnel.
Vraiment votre Seigneur est doux, certes, miséricordieux.
Et les chevaux, et les mulets, et les ânes, pour que vous les montiez, - pour la parade aussi. »
Hamidullah
8) « Les chameaux ont, par Lui, été créés pour vous. Pour vous s' y trouvent vêture et utilités et
nourriture dont vous mangez ; pour vous ils sont orgueil quand vous revenez le soir ou partiez le
matin ;
ils portent vos fardeaux vers une contrée que vous n' atteindriez qu' avec peine. En vérité, votre
Seigneur est bienveillant et miséricordieux.
Il a créé le cheval, le mulet, l' âne pour que vous le montiez et comme apparat » Blachère
9) « And the grazing livestock He has created for you; in them is warmth and [numerous] benefits,
and from them you eat.
And for you in them is [the enjoyment of] beauty when you bring them in [for the evening] and
when you send them out [to pasture].
And they carry your loads to a land you could not have reached except with difficulty to yourselves.
Indeed, your Lord is Kind and Merciful.
And [He created] the horses, mules and donkeys for you to ride and [as] adornment. » Saheeh
« And He creates cattle: you derive warmth from them, and [various other] uses; and from them you

obtain food;
and you find beauty in them when you drive them home in the evenings and when you take them
out to pasture in the mornings.
And they carry your loads to [many] a place which [otherwise] you would be unable to reach
without great hardship to yourselves. Verily, your Sustainer is most compassionate, a dispenser of
grace!
And (it is He who creates] horses and mules and asses for you to ride, as well as for [their] beauty: »
Asad
« And livestock––He created them too. You derive warmth and other benefits from them: you get
food from them;
you find beauty in them when you bring them home to rest and when you drive them out to pasture.
They carry your loads to lands you yourselves could not reach without great hardship––truly your
Lord is kind and merciful––
horses, mules, and donkeys for you to ride and use for show, » Haleem
« And He created livestock. There is warmth for you in them, and various uses and some you eat.
And there is beauty in them for you in the evening when you bring them home and in the morning
when you drive them out to graze.
They carry your loads to lands you would never reach except with great difficulty. Your Lord is AllGentle, Most Merciful.
And horses, mules and donkeys both to ride and for adornment. » Bewley
« God is the One Who has created for you the cattle so that you eat their meat, wear their skin and
take advantage of so many other benefit they offer you.
How pleasant it is for you to bring them back to the stable at night and take them to the pastures
next day.
They carry your loads to the most difficult to reach places that otherwise you had to carry with the
most pain. How kind and merciful of your Lord to have created them for you.
God has created horses, mules and donkeys so that you ride them and use for your entertainment. »
Moeinian

« And the cattle -- He created them for you; in them is warmth, and uses various, and of them you
eat,
and there is beauty in them for you, when you bring them home to rest and when you drive them
forth abroad to pasture;
and they bear your loads unto a land that you never would reach, excepting with great distress.
Surely your Lord is All-clement, All-compassionate.
And horses, and mules, and asses, for you to ride, and as an adornment; » Arberry

10) « 5. Y los rebaños los ha creado para vosotros. Hay en ellos abrigo y otras ventajas y os
alimentáis de ellos.
6.
Disfrutáis viéndolos cuando los volvéis por la tarde o cuando los sacáis a pastar por la
mañana.
7.
Llevan vuestras cargas a países que no alcanzaríais sino con mucha pena. Vuestro Señor es, en
verdad, manso, misericordioso.
8.
Y los caballos, los mulos, los asnos, para que os sirvan de montura y de ornato. » Cortés
« Y creó a los ganados, de los cuales obtenéis vuestros abrigos y otros beneficios y también de ellos
os alimentáis.
Vosotros os regocijáis cuando los arreáis por la tarde y cuando los lleváis a pastar por la mañana.
Llevan vuestras cargas a lugares que vosotros no podríais llegar sino con mucha dificultad. Por
cierto que vuestro Señor es Compasivo, Misericordioso.
Y [creó] los corceles, las mulas, los asnos como montura y para que os luzcáis con ellos. » Asad,
Pérez

Comme on peut le constater ces versets évoquent une société où la rupture contemporaine entre
l'homme et l' animal qui a conduit au désastre de l' élevage et de l' abattage industriel ne s 'est pas
produite, où il n' y a pas pour le musulman un « mystère de l' animal » mais une familiarité avec lui
qui lui fait comprendre son silence, ses blatèrements, ses meuglements, ses hennissements, ses
braiments, ses bêlements, qui lui fait connaître chaque bête de son troupeau avec sa personnalité
propre, sa capacité à mener ses congénères du fait de sa mémoire, de ce fait à ressentir une vraie
amitié pour son âne, son mulet, son cheval, son chameau avec qui il partage sa vie de tous les jours
et à le traiter comme tel. Bien sûr il y a de mauvais maîtres mais ainsi ils ne se conduisent pas en
bons musulmans.
D' ailleurs les hadiths insistent sur la bienveillance de Mahomet vis à vis des bêtes :
1) D' abord des chameaux et des ânes :
Le Prophète passant près d’un chameau très émacié. Il dit : « Craignez Dieu à propos de ces
animaux qui ne peuvent s’exprimer. Si vous les montez, faites-le de façon convenable [en les
mettant en forme pour qu’ils puissent le faire aisément] et si vous les mangez, faites-le de façon
convenable [en les nourrissant convenablement pour leur assurer une bonne santé]. » Abou Daoud

Une fois, le Prophète vit un chameau qui pleurait et poussait des gémissements. Il se dirigea
vers lui et, arrivé à sa hauteur, Il lui caressa la tête et le tranquillisa jusqu’à ce qu’il cesse ses
plaintes. Ensuite, Il alla trouver son propriétaire et lui dit : « Ne crains-tu pas Allah avec cette
bête qu’Il t’a donnée. Ne peux-tu la traiter avec respect et décence !? Elle vient de se plaindre
à moi non seulement du manque de nourriture que tu lui donnes mais aussi des trop lourds
fardeaux que tu lui fais porter ou tirer ! » (Abou Dâwoud).
Le Prophète vit une fois un âne marqué sur le visage. Il désapprouva la chose et déclara : « Que
Dieu maudisse celui qui l’a marqué ! » Il ordonna que l’âne fût marqué sur sa croupe, c’est-à-dire la
partie la plus éloignée du visage. (Muslim)
2) Les chats et les chiens sont aussi l' objet de la bienveillance du prophète :
Le Prophète a décrit le châtiment d’une femme qui avait été envoyée en Enfer à cause de la façon
dont elle avait traité une chatte. Elle l’avait enfermée sans la nourrir et avait refusé de la libérer
pour
qu’elle puisse se nourrir elle-même à l’extérieur. Sahih Al-Boukhari
« Alors qu’un homme cheminait, il fut pris d’une grande soif. Il trouva un puits dans lequel il
descendit et but. Quand il en sortit, il vit un chien haletant qui mangeait de la boue sous l’effet de la
soif. L’homme se dit : « Ce chien est en proie à une soif semblable à celle que je viens d’éprouver
il y a peu. » Il descendit alors dans le puits et remplit d’eau sa chaussure qu’il tint entre ses dents
jusqu’à ce qu’il se hissât en dehors du puits. Ainsi, il donna à boire au chien. Dieu lui en fut
reconnaissant de sorte qu’il lui pardonna, et le fit entrer au paradis. » Les compagnons du
Prophète lui demandèrent (surpris) : « Ô Messager de Dieu, nous serions récompensés pour (avoir
été compatissants envers) des animaux ? » Le Prophète dit : « Pour tout foie humide (c'est-à-dire
tout être vivant), il y a une récompense.» (Al-Bukhârî, Muslim)
3) Les oiseaux mais aussi les fourmis :
Un jour, des enfants avaient attaché un oiseau vivant en le prenant pour cible. Ibn ‘Umar, disciple
du Prophète, s’exclama : « Le Prophète a maudit celui qui se sert comme cible de tout être vivant
(attaché). » (Al-Bukhârî, Muslim)
« Nous étions en voyage. Nous vîmes alors un oiseau avec ses deux petits. Nous prîmes les
oisillons et leur mère se mit à voler au-dessus de nos têtes. A ce moment arriva le Prophète qui
demanda : « Qui a fait de la peine à cet oiseau en lui prenant ses petits ? Allez, rendez-lui ses
enfants ! »
Un autre jour, il apprit que des hommes avaient brûlé une fourmilière. Il demanda alors : « Qui l’a
brûlée ? » Ses compagnons répondirent: « Nous. » Il déclara : « Il ne convient à personne de châtier
par le feu, sinon le Maître du feu. » (Abû Dâwûd)

Même si je ne méconnais pas que sur presque 700.00 hadiths recueillis une très grande majorité
sont sujets à caution, sont-ce les vrais paroles de Mahomet ?, ils n'en restent pas moins qu' ils
constituent un bon témoignages de la religiosité des premiers musulmans, de leurs liens avec les
bêtes, en accord avec ce qu' ils croyaient être la parole d' Allah.

Théorème 1

L’islam n’autorise la mise à mort des animaux que pour se nourrir et se défendre.

Théorème 2

Cette autorisation de tuer un animal pour se nourrir a pour condition d’en répandre le sang sur le sol
afin de libérer son âme et de la rendre à son Créateur.

Démonstration

Puisque par l' axiome I nous savons que les bêtes ont une âme et par l' axiome II que cette âme
réside dans le sang, le croyant à qui Dieu a mis les bêtes à sa disposition pour se nourrir, ne peut le
faire qu' en vidant la bête de son sang, c'est-à-dire en rendant à Dieu l' âme de sa créature.

Théorème 3

Celui qui peut pratiquer l’abattage rituel n’est pas un religieux, ni un expert qualifié comme dans le
judaïsme, mais tout homme adulte.

Démonstration
En effet l' Islam d' obédience sunnite majoritaire n' a pas de clergé au contraire de l' islam chiite.
Donc tout homme adulte est en droit de pratiquer l' abattage rituel.

Théorème 4
L' abattage rituel, comme le sacrifice, sont des actes importants à exécuter de manière religieuse,

qui de plus peuvent entraîner la souffrance des animaux, il n' est pas question qu' il soit pratiqué
sans précaution

Démonstration :
Comme dans le judaïsme, la lame du couteau doit être bien aiguisée, hors de la présence de la
victime. Il est aussi interdit de tuer une victime devant un autre animal vivant. L’animal doit être
conduit avec douceur, on ne doit pas le tirer par une patte ni le cogner sur le sol en le couchant, ni
l’immobiliser en mettant un pied sur son cou. Il faut vérifier qu' il soit bien mort avant de procéder à
son dépècement.

Théorème 5

l’islam a conservé la pratique sacrificielle abolie depuis la destruction du temple de Jérusalem dans
le judaïsme.

Démonstration

En effet l’islam commémore toujours le sacrifice offert à Dieu par Abraham de son fils changé au
dernier moment en un agneau, lors de l’Aïd al-kebîr . A cette occasion, ceux qui en ont les moyens
doivent sacrifier un mouton, dont la viande sera partagée en trois parts : une partie pour le
sacrificateur et sa famille, une partie pour la famille, la dernière partie pour les pauvres. En France
dorénavant des abattoirs sont désignés pour que le croyant musulman fasse rituellement égorgé son
mouton dans les conditions d' hygiène les meilleures et de moindre souffrance pour les bêtes.

Théorème 6

Dans le coran, l’interdiction en ce qui concerne la nourriture et notamment la chair des bêtes ne
concerne que ce qui est impur et nuisible, donc dangereux pour le musulman. Mais la nécessité
permet d' abolir cette interdiction si la vie du croyant est mise en péril.

Démonstration

Nous avons vu par l' axiome III que la permission est le fondement du coran en ce qui concerne les
nourritures, notamment la chair des bêtes, qui a été mise à la disposition des hommes pour vivre,
donc dans le cas où la vie d' un croyant est menacée, il est plus facile dans l' Islam de surmonter en
cas de péril, l' impureté et l' interdiction d' une nourriture.

La sourate V « La table servie » énumère les interdictions que doit respecter le croyant dans le
verset 3 :
1) « Vous sont interdites les chairs mortes[ c'est-à-sire:non sacrifiées] ainsi que le sang, la viande de
porc, et tout ce qui a été immolé à un autre que Dieu ; la bête étouffée, la bête assommée, tuée dans
une chute ou d' un coup de corne, ou encore [ à moitié] dévorée par un prédateur, exception faite de
celles que vous avez sacrifiées [ à temps]. [ Il vous est également interdit de consommer] des bêtes
sacrifiées sur les autels de pierre » Penot
2)« Vous sont interdits
la charogne, le sang, la viande de porc;
ce qui est immolé pour un autre qu’Allah;
l’étouffée, l’assommée, la culbutée, l’encornée;
celle que le fauve a dévorée,
sauf quand vous aurez pu l’immoler sur des stèles. » Chouraqui

3) « Voici ce qui vous est interdit :
La bête morte, le sang, la viande de porc ;
ce qui a été immolé à un autre que Dieu ;
la bête étouffée,
ou morte à la suite d' un coup,
ou morte d' une chute,
ou morte d' un coup de corne,
ou celle qu'un fauve a dévorée
-sauf si bous avez eu le temps de l' égorger ou celle qui a été immolée sur des pierres. » Masson

4) « - Illicites vous sont rendus : la chair morte, le sang, la viande de porc, celle sur laquelle fut

prononcé un nom autre que celui de Dieu, la bête étouffée, ou morte sous un coup, ou d' une chute,
ou d' un coup de corne, ou à demi mangée par les fauves, sauf si vous pouvez encore l' égorger ; et
ce qui fut immolé devant des bétyles » Berque

5) « Ne vous est permis ni bête morte, ni sang, ni chair de porc, ni ce qui est consacré à d' autres qu'
à Dieu, ni bête étouffée ou assommée ou morte d'une chute ou d' un coup de corne ou dévorée par
les fauves sauf si vous l' égorgez selon le rite ni ce qui est immolé sur les pierres dressées,».
Grosjean

6) « Il vous est formellement interdit de consommer la chair de la bête morte[non égorgée], le sang,
la viande de porc, ou d'une bête immolée au nom d' une divinité autre qu' Allah, étouffée ou frappée
à mort, et celle qui meurt à la suite d' une chute ou d'un coup de corne ; ou celle qu' un fauve a
dévorée, à moins d' être égorgée, et enfin les animaux sacrifiés à des idoles. » Bah

7) « Vous sont interdits la bête morte et le sang et la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué
quoique ce soit d' autre que Dieu, et la bête étouffée et la bête morte assommée, ou morte d'une
chute ou morte d' un coup de corne, et celle qu' une bête féroce a dévorée, - sauf celle que vous
égorgez avant qu' elle soit morte, et qu' on a immolée sur les pierres dressées, » Hamidullah

8) « Illicites ont été déclarées pour vous[ la chair de] la bête morte, le sang, la chair du porc et de ce
qui a été consacré à un autre qu' Allah, [ la chair de] la bête étouffée, [de] la bête tombée sous des
coups, [de] la bête morte d'une chute [ou] d' un coup de corne, [ la chair de] ce que les fauves ont
dévoré – sauf si vous l' avez purifiée -,[la chair de ] ce qui est égorgé devant les pierres dressées.
Blachère

9) « Prohibited to you are dead animals, blood, the flesh of swine, and that which has been
dedicated to other than Allah , and [those animals] killed by strangling or by a violent blow or by a
head-long fall or by the goring of horns, and those from which a wild animal has eaten, except what
you [are able to] slaughter [before its death], and those which are sacrificed on stone altars, »
Saheeh

« FORBIDDEN to you is carrion, and blood, and the flesh of swine, and that over which any name
other than God's has been invoked, and the animal that has been strangled, or beaten to death, or
killed by a fall, or gored to death, or savaged by a beast of prey, save that which you [yourselves]
may have slaughtered while it was still alive; and [forbidden to you is] all that has been slaughtered
on idolatrous altars. » Asad

« You are forbidden to eat carrion; blood; pig’s meat; any animal over which any name other than
God’s has been invoked; any animal strangled, or victim of a violent blow or a fall, or gored or
savaged by a beast of prey, unless you still slaughter it [in the correct manner]; or anything
sacrificed on idolatrous altars. » Haleem

« Haram for you are carrion, blood and pork, and what has been consecrated to other than Allah,
and animals which have been strangled, and animals which have been killed by a blow, and animals
which have fallen to their death, and animals which have been gored, and animals which wild beasts
have eaten — except those you are able to slaughter properly — and animals which have been
sacrificed on alta, » Bewley

« Do not eat pork [as it is already strictly ordered in the Bible], blood, the meat of an animal died of
itself (including strangled, struck by an object, fallen from a height, pierced by a sharp object,
attacked by a wild animal—unless slaughtered by you before its death-- ) and animals sacrificed for
other than God. It is also prohibited to you to eat of the meat which is distributed according to the
pagan rituals. » Moeinian

« Forbidden to you are carrion, blood, the flesh of swine, what has been hallowed to other than God,
the beast strangled; the beast beaten down, the beast fallen to death, the beast gored, and that
devoured by beasts of prey - excepting that you have sacrificed duly -- as also things sacrificed to
idols, » Arberry

10) « Os está vedada la carne mortecina, la sangre, la carne de cerdo, la de animal sobre el que se
haya invocado un nombre diferente del de Dios, la de animal asfixiado o muerto a palos, de una
caída, de una cornada, la del devorado parcialmente por las fieras -excepto si aún lo sacrificáis
vosotros-, la del inmolado en piedras erectas. » Cortés

« Se os ha prohibido [beneficiaros de] la carne del animal muerto por causa natural, la sangre, la
carne de cerdo, la de todo animal que haya sido sacrificado invocando otro nombre que no sea el de
Allah, la del animal muerto por asfixia, golpes, caída, cornada o matado por las fieras, a menos que
haya sido herido por ellas y alcancéis a degollarlo [antes de que muera], y la del que ha sido
inmolado en altares [para los ídolos]. » Asad,Pérez

Appendice

Si les musulmans refusent actuellement l’assommage des bestiaux, avant leur égorgement, (ce qui
pose le problème de la souffrance des bêtes égorgées dans les abattoirs halal) c'est à cause de cette
interdiction à eux faite de ne pas consommer de bête assommée, déjà morte : voir ci-dessus les
traductions de Penot, Chouraqui, Grosjean, hamidullah, Blachère, Saheeh, Haleem, Bewley,
Moeinian, Arberry, Cortés, Asad et Pérez.
Selon le judaïsme, les hommes ont d'abord été végétariens. C'est après le Déluge, avec Noé que
Yahvé autorise ses fidèles à manger la chair des bêtes, mais en les vidant de leur sang auquel l' âme
est liée et pour rappeler qu' elles sont ses créatures dont la vie doit toujours être respectée comme
avant le déluge, même s' il a autorisé depuis leur consommation donc leur meurtre. Au contraire du
christianisme qui n' a pas repris les interdits alimentaires et de consommation de viande édictés par
le judaïsme, l' Islam s 'est réapproprié ces interdits comme celui de la non consommation de viande
de porc, par exemple, ce qui montre la continuité entre le judaïsme et l' Islam et confirmerait la
thèse d' une alliance entre la tribu de Quraych et la secte des judéo-nazaréens.

En islam, il n’y a pas de critères permettant de classer les bêtes en halâl, licite ou harâm, illicite.
Selon les interprétations, en dehors du porc, des espèces peuvent être consommables ou interdites
de consommation : cas du cheval, consommé dans certains pays islamiques et non dans d’autres,
très souvent pour des critères culturels, civilisationnels plus que religieux.
Si la chair des carnivores ou des charognards est interdite à la consommation, tout ce qui vit dans
l’eau, milieu considéré comme pur, est comestible et les poissons au sang froid, ne relèvent pas de
l’abattage rituel.
Pour les musulmans, les animaux ont donc des droits mais ces droits ne peuvent être confondus
avec les droits des hommes.
En effet, comme le dit Elisabeth de Fontenay dans un entretien :

« J'aime cette phrase du poète juif autrichien Erich Fried : « Un chien qui meurt et qui sait qu'il
meurt comme un chien, et qui peut dire qu'il sait qu'il meurt comme un chien est un homme. » Nous
appartenons à la nature, mais nous nous en émancipons et savons la regarder du dehors. Certains
animaux s'en détachent aussi… mais dans des proportions infiniment moindres, de façon
qualitativement différente. Il faut être continuiste, mais il faut aussi réserver son moment et sa place
à l'émergence. »

Le tragique, dit le philosophe Lyotard, « c'est que « nous sommes nés à notre insu » : quand
s'éveille notre conscience d'être vivant, tout est joué, il est trop tard. Or, ce tragique, il faut à tout
prix et paradoxalement le protéger : sans lui, nous cesserions d'être humain »

« Les animaux connaissent autant, voire plus, que nous stress et angoisse. Mais il est vrai que seuls
les hommes se demandent « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? » Ce
questionnement a été rendu possible par le langage et l’histoire, qui constituent la singularité
humaine. »

http://www.cles.com/debats-entretiens/article/notre-rapport-aux-animaux-reste-decouvrir

Il y a donc dans l' Islam la possibilité de passer un contrat nouveau avec les animaux domestiques, à
condition de bien comprendre le verset 3 de la sourate V « La table servie » qui édicte quelles
interdictions alimentaires le musulman doit respecter, par exemple dans la traduction de D.
Masson qui rend les termes arabes du coran par :
« (La bête) morte à la suite d' un coup »
ou de R. Blachère :
« la bête tombée sous des coups, »
ou de A. Bewley :
« animals which have been killed by a blow »
ou de Cortés :
« la de animal asfixiado o muerto a palos, »
et non par les seuls termes de « bête assommée », qui serait proscrite, d'autant que le coran nous
révèle une société islamique où le lien entre l' animal domestique et l' homme n'était pas rompu. Et
cela afin de leur éviter les épouvantables souffrances que leur inflige l' élevage industriel et l'
abattage industriel, rituel ou non, qu' Elisabeth de Fontenay assimile à la shoah, puisque, si les bêtes
sont différentes de nous elles ont en commun avec nous le même souffle de vie ( nafs ou rouh)
insufflé par Allah qui en font des créatures capables de reconnaître sa miséricorde.
Si les musulmans refusent actuellement l’assommage des bestiaux, avant leur égorgement, (ce qui
pose le problème de la souffrance des bêtes égorgées dans les abattoirs halal) c'est à cause de cette
interdiction à eux faite de ne pas consommer de bête assommée, déjà morte : voir ci-dessus les
traductions de Penot, Chouraqui, Grosjean, hamidullah, Blachère, Saheeh, Haleem, Bewley,
Moeinian, Arberry, Cortés, Asad et Pérez.
Selon le judaïsme, les hommes ont d'abord été végétariens. C'est après le Déluge, avec Noé que
Yahvé autorise ses fidèles à manger la chair des bêtes, mais en les vidant de leur sang auquel l' âme
est liée et pour rappeler qu' elles sont ses créatures dont la vie doit toujours être respectée comme
avant le déluge, même s' il a autorisé depuis leur consommation donc leur meurtre. Au contraire du
christianisme qui n' a pas repris les interdits alimentaires et de consommation de viande édictés par
le judaïsme, l' Islam s 'est réapproprié ces interdits comme celui de la non consommation de viande
de porc, par exemple, ce qui montre la continuité entre le judaïsme et l' Islam et confirmerait la
thèse d' une alliance entre la tribu de Quraych et la secte des judéo-nazaréens.

Il y a urgence dans la mesure où l' abattage industriel rituel (ou non) sans étourdissement préalable,
provoque contrairement aux préceptes du coran des souffrances inadmissibles aux bêtes : pendant d'
interminables minutes ( je vous épargne les images ou les vidéos insupportables de ces souffrances)
elles agonisent la tête tranchée sous le regard d' autres bêtes qui attendent dans l' angoisse, le stress,
le sang, d' être égorgées à leur tour.
Tous les mauvais arguments religieux fournis par les imams pour justifier la poursuite de l'
égorgement des bêtes sans qu' elles soient au préalable étourdies ne tiennent pas au regard des
versets du coran ou des hadiths qui condamnent la souffrance des animaux et surtout au regard de
cette souffrance effective et insoutenable que provoque leur égorgement à la chaîne sans qu' aucune
des prescriptions exigées pour un abattage rituel ne soient respectées.
http://www.notreplanete.info/actualites/actu_2508_abattage_Halal_Casher_souffrance_animale.php
C'est vrai, le coran proclame dans la sourate XVI « Les abeilles » la mise à disposition des bêtes
aux hommes, dans les versets 5 à 8 (voir la scolie de l' axiome IV : Dieu a créé les bêtes pour le bien
des hommes ), mais ce n'est pas pour leur infliger, ni même aux chiens, des souffrances qu' il
considère comme inadmissibles ainsi qu' en témoigne ce hadith cité plus haut dans cette même
scolie de l' axiome IV :
« Alors qu’un homme cheminait, il fut pris d’une grande soif. Il trouva un puits dans lequel il
descendit et but. Quand il en sortit, il vit un chien haletant qui mangeait de la boue sous l’effet de la
soif. L’homme se dit : « Ce chien est en proie à une soif semblable à celle que je viens d’éprouver
il y a peu. » Il descendit alors dans le puits et remplit d’eau sa chaussure qu’il tint entre ses dents
jusqu’à ce qu’il se hissât en dehors du puits. Ainsi, il donna à boire au chien. Dieu lui en fut
reconnaissant de sorte qu’il lui pardonna, et le fit entrer au paradis. » Les compagnons du
Prophète lui demandèrent (surpris) : « Ô Messager de Dieu, nous serions récompensés pour (avoir
été compatissants envers) des animaux ? » Le Prophète dit : « Pour tout foie humide (c'est-à-dire
tout être vivant), il y a une récompense.» (Al-Bukhârî, Muslim)

Annexe I

Réponse du grand calife Abou Bakr al-Baghdadi de son palais de l' inhumanité à ses fidèles sujets
qui par lettre unanime et anonyme avaient dénoncé les nuisances commises par les moutons à leur
encontre :
À mes chers sujets si bien soumis et intentionnés
Nous Abou Bakr Al-Baghdadi le mirifique :
Ordonnons que tous les moutons soient recensés et transportés
En lieux appropriés pour un règlement définitif du problème par eux posés
Du fait de leur existence
*

Pour le transport de ces moutons
Quand la proximité des lieux de décontamination le permettra la marche sera adoptée
Sinon seront utilisés Nos camions de déménagement et à l'échelle de notre continent
Les trains de marchandise tirés par nos excellents chameaux de nos Royales Écuries de notre
Royale Compagnie de chemin de fer
*
Pendant le transport des susdits le lieu de destination sera tenu secret
Comme sera tenue secrète la décision prise par nous de supprimer immédiatement
Á leur arrivée brebis et agneaux en les retranchant aussitôt des mâles qui serviront
dans nos Royales Usines d'engrais jusqu'à leur mort naturelle
*
Le meilleur moyen pour parvenir à ce règlement définitif de l'existence ovine
Consistera à utiliser non les camions à gaz déjà en action
Trop lents parce que tirés par des mulets
Ni les fusillades trop cruelles pour nos malheureux exécutants du fait des projections de sang d'os et
de cervelles
Mais les chambres à gaz alimentées par les chênes de nos Royales Forêts
*
Le monoxyde de carbone semble approprié
Néanmoins nous n'excluons pas l'utilisation d'un autre gaz
Des recherches pleines de promesse sont en cours
Dans Nos Royales Usines Chimiques
*
Le problème redoutable de l'élimination des carcasses
Devra être résolu par l'utilisation de fosses communes avec de la chaux vive
Les bûchers étant à éviter pour leur faible productivité
Pour leurs colonnes et nuages de fumée noire mais aussi leur odeur qui empuantit le voisinage
*
Les fours crématoires devront avoir la priorité
Pourvu qu'ils soient de la capacité suffisante et de la résistance nécessaire
Étant donné qu'ils fonctionneront 24 heures sur 24
Notre Royale Technologie a les moyens de nous les fournir
*
Nous donnons ordre à nos fidèles dobermans et dogues allemands
De planifier le transfert de toute la population moutonnière d'Europe, d' Afrique et d' Asie
En commençant par Notre Bien-aimé Royaume
Qui sera ainsi le premier à être débarrassé de cette pestilence ovine
*
En outre Donnons ordre formel que ce travail indispensable une fois exécuté
Toutes traces administratives ou matérielles soient détruites :
Comptes rendus de Conférence ou fours crématoires
Les chambres à gaz seront transformées en salles de douche pour notre bien-aimé peuple
*

Au cas où cette justifiée éradication serait dénoncée par quelques sujets Malintentionnés
Sommons nos fidèles perroquets d'aller partout en notre empire de mil ans
Répétant qu'il n'y a jamais eu de règlement définitif du problème ovin
Que les chambre à gaz n'ont jamais existé non plus que les fours crématoires
*
En cet instant décisif pour notre humanimalité cet ordre sera immédiatement détruit
Bien que non signé par Nous
Et le plus grand secret sera maintenu
Pour rendre cette Tâche moins difficile à accomplir vis à vis des moutons
Mais surtout de nos bien-aimés et soumis sujets parfois inutilement scrupuleux
**

Partie IV : L' Islam et les femmes

Axiome I
Pas plus que le judaïsme ou le christianisme, l' Islam ne semble faire de la femme l' égal de l'
homme, du moins tel que l' interprètent leurs fidèles respectifs
Axiome II
En matière de foi, une inégalité entre l' homme et la femme ne peut se concevoir
Axiome III
Dans toute communauté, il y a imbrication entre les tendances sociales et les principes culturels et
religieux qui la renforce en fournissant aux individus des règles et des arguments pour agir et
justifier aux yeux des autres membres leurs actions et renforcer leurs relations avec les autres
membres de la communauté.
Dans le cas de l' Islam cette imbrication est particulièrement forte et repose sur l' évidence d' une
infériorité de la femme par rapport à l' homme.
Commentaire

En se référant à Mary Douglas, on est poussé à penser que dans leurs échanges, les membres d'une
communauté mobilisent des valeurs et des principes, fondés sur leur religion qui leur permettent
d’agir avec les autres et de justifier leurs actions selon des formes qui puissent être comprises et
acceptées par les autres. Ces croyances sont un langage puissant d’exhortation réciproque.
Les institutions, en tant que conventions sociales, sont soutenues par des accommodements à
caractères cognitifs et religieux qui reposent sur une naturalisation des classes sociales qui permet
de stabiliser des relations sociales à partir d’analogies avec des évidences qui sont en dehors des
tendances sociales et qui échappent de ce fait au danger pour la cohésion du groupe, à des
contestations incessantes.
Ces institutions sociales sont souvent stabilisées par des analogies structurelles avec le corps
humain. Ainsi du statut des femmes, auquel la distinction des sexes réservent le soin de donner
naissance et d' élever les enfants. Elles deviennent pour les hommes ce que leur main gauche et à
leur main droite, et pourquoi pas ce que leur cerveau et à leur main, littéralement des mains
gauches, donc moins efficaces que leurs mains droites, ce qui leur retirent tout droit à diriger et
renforce l' analogie cerveau/ homme, main/femme.
Dans une communauté il y imbrication entre le contexte social et les principes culturels et religieux
qui la stabilisent en lui procurant des justifications et des raisons d’être. Elle fournit aux individus
des règles et des arguments pour agir avec les autres et pour organiser leurs relations.
Ainsi une grande partie des communautés musulmanes se fondent sur un ensemble d' arguments
supposés tirés du coran, parole même de Dieu que l' on peut énoncer de cette manière :
1) Le femme est la moitié d' un homme puisqu' elle n' hérite que de la moitié de ce qu'hérite un
homme, puisque dans le cas d' un procès il faut le témoignage de deux femmes pour un homme et
puisque Mahomet a affirmé que la religion de la femme ne valait que la moitié de celle de l’homme
2) En matière de sexualité elle n'est plus la moitié mais le quart d' un homme puisque celui-ci a le
droit de posséder 4 femmes
3) D'autant que Dieu en énonçant que les hommes étaient supérieurs aux femmes a recommandé qu'
elles devraient cette même obéissance de soumis qu' ils ont vis à vis de lui, envers leur père, leur
frère leur mari, et donc que leur mari pourrait les frapper en cas de désobéissance
4) La femme étant l' éternelle tentatrice, elle doit se dissimuler par un voile le plus dissimulateur
possible à la concupiscence des autres hommes puisqu'elle est la possession de son mari. De toutes
façons sa place est au foyer et sortir dans la rue est pour elle est indécent. Voir Arabie saoudite
aujourd'hui.
5) Sur Terre, possession de son père, de son frère, de son mari, au mieux moitié de l' homme, ou
quart de l' homme, au paradis soixante douzième de l'homme elle n'est plus que la toujours vierge,
objet sexuel, promis notamment aux jahids.
Cet ensemble d' arguments dans la plupart des sociétés musulmanes et surtout dans la tête des
musulmans y compris ceux qui vivent en occident, disqualifient tous ceux qui le conteste et qui
osent dire qu'il est en contradiction avec l' harmonique fondamental de l' Islam comme de toutes
religions monothéistes .
La distinction entre le Coran, son message et l’Islam en tant qu' interprétation de ce message
aboutissant à l’orthodoxie des éléments cités plus haut, qui proclament l' infériorité de la femme a-telle une légitimité ?
Non, pour ceux qui ne voient dans le coran qu' un plagiat de la Bible, organisé à partir des
fondements culturels et religieux des sociétés bédouines de l' Arabie, donc un ensemble de concepts
de l' antiquité tardive, de sociétés patriarcales , aujourd'hui dépassées.
Non pour les croyants littéralistes qui proclament que toutes les versets du coran sont la parole

même de Dieu qui n' a pas à être interprétée.

Théorème 1 :
Il n' y a pas de sexisme dans le coran, autrement dit d' infériorité de la femme par rapport à l'
homme
Démonstration :
S4,V1 :
« Hommes, soyez fidèles à votre Seigneur. Il vous a créés d'un seul être dont il a crée l' épouse et
par eux il a multiplié les hommes et les femmes. » Grosjean
« Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur. Il vous a créé d' une âme unique, dont il tira
pour celle-ci une épouse ; et de l'une et de l'autre il a répandu des hommes en nombre et des
femmes. » Berque
' Ohé, les humains,
frémissez de votre Rabb:
il vous a créés d’un seul être
et, de lui, il a créé son épouse
suscitant, des deux, femmes et hommes nombreux » Chouraqui
« O vous les hommes !
Craigniez votre Seigneur
qui vous a créé d' un seul être,
puis, de ceux-ci, il a créé son épouse
et il a fait naître de ce couple
un grand nombre d' hommes et de femmes. » Masson
S6,V98
“ Il est Celui qui vous a produits d’une âme unique…”. Al Ajami
« Il vous a fait naître d' un seul » Grosjean
« Lui qui vous développe à partir d' une âme unique » Berque
« C' est lui qui nous a engendrés d' un être unique » Chouraqui
« C' est lui qui vous a fait naître d'une personne unique » Masson
Homme et femme ont été créés à partir d'une seule âme, d' une seule et même personne, par
conséquent, il n' y pas dans ces versets de supériorité proclamée de l' homme sur la femme, qui n'est
pas créée à partir de sa côte, comme le démontre aussi la très belle traduction d' Henri Meschonnic
de Génèse 2, 21,22 , qui rompt avec la sempiternelle création à partir d' une côte d' Adam, montrant
que même dans les traductions récentes, il est difficile pour des traducteurs du Pentateuque de se
séparer de cette tunique de Nessus du patriarcat :
« Et Adonaï Dieu a fait tomber un engourdissement sur
l' homme et il s'est endormi
Et il a pris un de ses côtés et il a refermé
la chair par-dessous
Et Adonaï Dieu a construit le côté qu'il a pris de
l' homme en femme
Et il l' a fait venir vers l'homme »
le Coran n’attribue pas uniquement à Eve le péché originel mais, il mentionne sans ambiguïté que

tous deux Eve et Adam transgressent ensemble l’interdit originel :
S7.V22-23.
“... Puis, lorsque tous deux eurent goûté de l’arbre […] Leur Seigneur les interpella :
Ne vous avais-je pas à tous deux interdit cet arbre [...] Tous deux dirent : Nous avons été injustes
envers nous-mêmes et, si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très
certainement perdants.” Al Ajami
« Il ( satan) les fit ( Adam et Eve) tomber par tromperie. Ils goûtèrent à l' arbre de vie, ils virent leur
nudité… Leur Seigneur leur cria : Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ? »
« Ils répondirent : Seigneur, nous nous sommes lésés nous-même. Si tu ne pardonnes pas… nous
sommes perdants. » Grosjean
« Ainsi perfidement les faisait-il dévaler. Alors, dès qu' ils eurent goûté à l' arbre, ils découvrirent
leur sexe... Cependant leur Seigneur les héla : « Ne vous ai-je pas interdit cet arbre... »
« Notre Seigneur, dirent-ils, nous deux, nous venons d' être iniques envers nous-mêmes. A moins
que Tu ne nous pardonnes… sûr que' nous sommes des perdants entre tous. » Berque
« Il les entraîne, tous deux, dans l’illusion.
Quand ils goûtent de l’Arbre,
leur sexe, à tous deux, leur apparaît...
Leur Rabb les appelle:
« Ne vous avais-je pas prohibé cet Arbre... »
« Ils disent: « Notre Rabb, nous sommes lésés !
Si tu ne nous pardonnes pas...
nous serons perdus ! » Chouraqui
« et il les fit tomber par sa séduction.
Lorsqu'ils eurent goûté aux fruits de l' arbre,
leur nudité leur apparut... »
« Leur Seigneur les appela :
« Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ?... »
« Ils dirent :
« Notre Seigneur nous nous sommes lésés nous-mêmes.
Si tu ne nous pardonnes pas…
nous serons au nombre des perdants. » Masson
Donc ensemble, Adam, l'homme, Eve, la femme sont responsables de leur chute
S40.V40.
“ Qui agit mal sera rétribué en fonction, et qui agit vertueusement, homme ou femme, en étant
croyant, entrera au Paradis... ” Al Ajami
« Quiconque agit mal sera payé d' un mal égal, mais le croyant ou la croyante dont l' œuvre est
fidèle entrera au jardin...» Grosjean
« Qui fait une mauvaise action ne sera puni que de la pareille. Qui œuvre salutairement, qu' il soit

mâle ou femelle, à condition de croire. Ceux-là entreront au jardin... » Berque
« Qui mal agit est rétribué de même.
Qui est intègre, homme ou femme,
adhère à Allah.
Ceux qui entrent au Jardin,
y sont pourvus sans mesure. » Chouraqui
« Celui qui commet une mauvaise action
ne sera rétribué que par un mal équivalent.
Quiconque, homme ou femme,
fait le bien en étant croyant…
Voilà ceux qui entreront au paradis... » Masson
verset 124 de la sourate IV :
« Mais quiconque croit, homme ou femme, et fait le bien, entrera au jardin... » Grosjean
Si le Coran précise que les femmes et les hommes sont coresponsables de leur chute hors du jardin
de l' Eden mais aussi ont droit au paradis en cas de bonne conduite, c'est bien parce qu' il fallait
surmonter l' inégalité entre homme et femme, considérée comme évidente par les sociétés de l'
antiquité tardive, le judaïsme, le christianisme et les autres religions.
hommes et femmes sont égaux en matière de religion :
S3.V194-195.
« Seigneur, donne ce que tu promettais par tes messagers. Ne nous flétris pas au jour de la
résurrection. Certes tu ne manques pas à ta promesse. Leur Seigneur les exauce : Je ne laisse perdre
aucun de vos actes d' homme et de femme, car vous tenez les uns des autres. » Grosjean
“ Notre Seigneur, donne-nous ce que Tu nous as promis sur la tête de Tes envoyés. Ne nous mets
pas à mal le Jour de la résurrection. Non, Tu ne failliras pas au rendez-vous. »
et leur Seigneur leur répond : « Moi Je ne laisse perdre l'action d' aucun agissant parmi vous,
homme ou femme, en réciprocité » Berque
« Notre Seigneur !
Accorde- nous
ce que tu nous as promis par la voix de tes prophètes ;
ne nous afflige pas le Jour de la Résurrection.
- Tu ne manques jamais à ta promesse Leur Seigneur les a exaucés ;
« Je ne laisse pas perdre l'action
de celui qui, parmi vous, homme ou femme, agit bien.
Vous dépendez les uns des autres. » Masson
Commentaire
Toute inégalité de traitement ou de considération, toute discrimination, ne reposent que sur l' à
priori d’une différence intrinsèque entre races supérieures et inférieures, peuples civilisateurs et

peuples à civiliser, communautés supérieures et inférieures.
Or il n’y a pas pour le Coran de sous-êtres ( les femmes par exemple), de races supérieures et de
races inférieures, etc.

Théorème 2 :
Non seulement le coran proclame l' égalité de l' homme et de la femme mais aussi la nécessité de
leur soutien réciproque
Démonstration :
S9.V71.
« Mais croyants et croyantes sont amis entre eux, ordonnent le bien, interdisent le mal, font la
prière, acquittent l' aumône, écoutent Dieu et son apôtre. Dieu leur fait miséricorde car Dieu est le
puissant, le sage. »
« Les croyants et les croyantes sont en rapport mutuels de protection : ils commandent le
convenable et proscrivent le mauvais ; ils accomplissent la prière, acquittent la purification,
obéissent à Dieu et à Son Envoyé : ce sont eux que Dieu aura en sa Miséricorde.
- Dieu est tout puissant et sage. » Berque
« Les croyants et les croyantes sont amis
les uns des autres.
Ils ordonnent ce qui est convenable,
ils interdisent ce qui est blâmables ;
Ils s' acquittent de la prière,
Ils font l 'aumône
et ils obéissent à Dieu et à son Prophète.
Voilà ceux auxquels Dieu fera bientôt miséricorde.
Dieu est puissant et juste. » Masson
Théorème 3
Le Coran rejette l' idée que l’on puisse considérer les femmes comme inférieures du fait même
qu’elles sont femmes :
Démonstration :
S16.V58-59.
« Quand on leur annonce la naissance d' une fille, leur visage s' assombrit, ils suffoquent. Ils se
cachent de leurs proches à cause de la triste nouvelle, ils hésitent à garder cette fille pour leur
déshonneur ou à l' enfouir dans la poussière. Que mauvais sont leurs jugements ! » Grosjean
« quand on annonce à l' un d' eux, son visage noircit, il doit se contenir
et il se cache à tous, honteux de la funeste annonce : va-t-il ignominieusement la garder, ou l
'escamoter dans la poussière ?

- N'est-ce pas un odieux jugement ? » Berque
« Lorsqu'on annonce à l' un d' eux
la naissance d' une fille,
son visage s' assombrit,
il suffoque,
il se tient à l' écart, loin des gens,
à cause du malheur qui lui a été annoncé.
Va-t-il conserver cet enfant, malgré sa honte,
ou bien l' enfouira-t-il dans la poussière ?
- Leur jugement n'est-il pas détestable ? - Masson
N'y-a-t-il pas dans le coran meilleure condamnation de la société patriarcale et sexiste dans laquelle
Mahomet développe son message, condamnation de cette situation où dans leurs transactions, les
membres d'une communauté mobilisent des valeurs et des principes, qu' ils veulent fonder sur leur
religion, qui leur permettent d’agir avec les autres et de justifier ces actions selon des modalités qui
puissent être comprises et acceptées par les autres, d' autant qu 'elles sont renforcées par l' onction
religieuse. Ainsi les croyances renforcent les contraintes sociales, ce qu' ici le coran réfute
totalement. Nous avons surligné les termes du verset 59 qui le démontrent.
Cette dénonciation confirme la conception égalitaire du Coran en opposition totale avec la mentalité
patriarcale de l’ensemble des cultures de l' antiquité tardive et notamment la société bédouine de l'
Arabie.
Mais cette égalité proclamée n' est-elle pas uniquement d’ordre théorique ? En pratique, la femme
n’aurait pas le même statut que l’homme, ce qu' effectivement, elle n' a pas dans la société bédouine
et dans les autre sociétés de l' antiquité tardive. De ce fait, il faut la protéger pour son bien, comme
les dhimmis : de moitié d' homme à quart d' homme la voici maintenant une dhimmie.
Mais cela ne tient pas. Non seulement le coran condamne une des bases des sociétés de l' antiquité
tardive, l' infériorité de la femme, mais il promeut une conception du couple en complète opposition
avec cette conception paternaliste.
S30.V21
« Un de ses signes est d' avoir créé de vous des femmes près de qui vous reposer et d' avoir instauré
entre vous l' amour et la bonté. » Grosjean
« … parmi Ses signes qu' Il ait créé pour vous à partir de vous-mêmes des épouses, afin qu' auprès
d' elles vous trouviez l' apaisement ; qu' Il ait entre elles et vous établi affection et miséricorde... »
Berque
« Parmi ses Signes :
Il a créé pour vous, tirés de vous,
des épouses
afin que vous reposiez auprès d' elles,
et il a établi l' amour et la bonté entre vous. » Masson
Scolie :

Mais comment harmoniser cette égalité entre homme et femme que le Coran affirme dans les
versets sus-cités et l’existence de versets qui proclameraient la leçon inverse, les réduisant à n'être

que la moitié d' un homme en ce qui concerne le témoignage en justice ou l’héritage, les cantonnant
à la piété domestique, à l’obéissance craintive face à leur père, leur frère, leur mari toujours
possession d'un autre mais jamais d' elle-même ?
Les croyances et les pratiques patriarcales et sexistes des sociétés musulmanes beaucoup plus que
par le coran sont autorisées par les Hadîths et la Sharia, devenus les piliers essentiels pour maintenir
le lien entre les individus de la communauté musulmane et ne pas remettre un de ses éléments les
plus unificateurs, l' infériorité de la femme, en cause, au point qu' ils prennent le pas sur lui et qu' ils
sont devenus la caution pour légitimer l' état archaïque, puisque remontant à l' antiquité tardive, des
communautés musulmanes. Tour de passe passe ultime, Hadiths, Sharia, conçus comme les
explications essentielles pour mieux comprendre le Coran, finissent par occulter le texte sacré qu’ils
étaient censés éclairer, soit, la parole même de Dieu si l' on en croit ces mêmes croyants.
Tour de passe passe qui conduit à l' aberration de mettre le coran en retrait de la sharia et des hadtihs
mais qui permet de résoudre la contradiction d' un coran stipulant à la fois la supériorité de l’homme
sur la femme et à l’inverse, leur égalité puisque des hadîths existent pour faire pencher le plateau de
la balance vers l' infériorité de la femme par rapport à l'homme :
Le Prophète a dit : « Si la malchance existe en quelque chose c’est en la femme, la maison et le
cheval. »
Le Prophète a dit : « Je n’aurais rien laissé après moi d’épreuve plus mauvaise pour l’homme que
les femmes. »
Le Prophète a dit : « Un peuple qui accepte qu’une femme le dirige ne pourra connaître la
réussite. »
Le Prophète a dit :
« J’ai vu que la majorité des hôtes du Paradis étaient les pauvres et quela majorité des hôtes de
l’Enfer étaient les femmes. »
Le Prophète a dit : « Que l’un d’entre vous ne fouette pas sa femme comme l’on fouette un esclave
et ensuite s’unisse à elle à la fin du Jour. »
Le Prophète a dit : « Lorsque
un homme invite au lit sa femme et que celle-ci se refuse, alors les Anges la maudissent jusqu’à
l’aube. »
Le Prophète a dit : «
… La majorité des hôtes de l’Enfer sont des femmes et, ce, du fait qu’elles auront été ingrates
envers leur mari… »
Le Prophète a dit s’adressant aux femmes un jour d’Aïd : « … Je n’ai rien vu d’autre parmi les êtres
faibles en intelligence et en religion qui soit plus à même de faire perdre la raison à un homme fort
résolu qu’une femme. Et en quoi sommes-nous faible en religion et en intelligence – demandèrentelles – ? Il répliqua : Le témoignage de la femme ne vaut-il pas la moitié de celui de l’homme ? »
Elles acquiescèrent. Il dit : Cela provient bien de leur infériorité en intelligence. Il ajouta : Une
femme ayant ses règles ne doit-elle pas s’abstenir de prier et de jeûner ? Elles acquiescèrent. Il dit :
Cela provient bien de leur infériorité en religion. »
Hadiths cités par le docteur Al Ajami dont nous suivons en partie l' exégèse qu' il fait des versets du
coran apparemment contradictoires sur le problème de l' égalité ou non de la femme par rapport à
l'homme.
Les dits hadiths sont extraits du Sahih de Al Bukhârî et ne correspondent que trop à cet état
archaïque des sociétés de l' antiquité tardive et notamment bédouine et aujourd'hui des
communautés musulmanes, à tel point qu' ils sont reçus pour argent comptant de la parole divine.
Or ils ne font que redonner à la femme « son statut de demi-être, créature vouée à l’Enfer ...
tentatrice, fardeau et épreuve pour l’homme, diminuée de moitié en intelligence et religion, » qui ne
mérite « donc qu’être asservie à la mâle puissance du sexe fort. Sans son protectorat elle n’est rien
de bon. » Docteur Al Ajami .
Ainsi ces hadiths auraient plus de valeur que le Coran parce notamment plus faciles à comprendre et
surtout parce qu' ils flattent la bête sexiste en nous, en la caressant dans le sens de son poil, c'est-àdire de cette inadmissible inégalité entre homme et femme.

Or ils sont en complète contradiction avec l' harmonique fondamentale de toute religion ( voir
axiome I de la partie II Islam et tolérance : L' harmonique fondamentale de tout texte sacré est la
miséricorde infini de Dieu pour sa créature.) et donc du coran, ces hadîths n’exprimeraient au fond
qu’une reconnaissance de la fragilité de la femme dans sa féminité essentialisée, et nous ne devrions
pas alors confondre sa protection indispensable avec l’enfermement, dont pourtant la réalité s'
impose à nous dans nos sociétés occidentales, où le long combat des femmes pour être débarrassées
de cet enfermement a fini par donner les fruits positifs que nous connaissons, même si du fait de son
dévoilement, le corps des femmes est objet d' exploitation éhonté.
Ces sept hadîths sont extrêmement explicites, c'est pourquoi la majorité des ulémas ou des imams
en France les utilisent.
Oe ce ne sont que de simples reflets des mentalités de la société patriarcale dans lequel ils se sont
développés. S'ils doivent être jugés c'est à la lumière de ce que proclame le coran dont le message
peut-être considéré comme pour celui du judaïsme ou du christianisme, universel.
Tout verset qui témoignerait en apparence d'un manquement à l’égalité homme femme ne serait
qu'une preuve que sa signification est mal comprise parce qu ' elle est comprise à travers ce prisme
d' une communauté patriarcale dont les individus mobilisent tout un alphabet de croyances, qui leur
permet d’agir avec les autres, de justifier leurs actions sans pouvoir sortir de ce cadre au risque de
ne plus pouvoir être compris et justifié dans leurs propos et agissements.
Du fait de son harmonique fondamentale le Coran, ne peut proclamer qu' un message d' amour, de
justice et de tolérance ( axiome I et II de la partie II ) .
Théorème 4 :
Un bon musulman ne peut accepter, comme tout autre croyant de toute autre religion que le Coran,
ou toute autre écriture sacrée, ou tout autre texte, puisse enseigner l' intolérance et la discrimination
entre les hommes et plus particulièrement entre l' homme et la femme, sauf à prouver que sa
religion n'est comme le dit Bergson dans son chapitre II de son livre " Les deux sources de la
morale et de la religion", qu' " une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de
l'intelligence"
Démonstration :
Lorsqu' un de ces textes “Sacrés” s’écarte du théorème 4, deux possibilités peuvent être envisagées :
1) le texte n'est pas compris
2) Le texte n’est pas authentique
Voici notre croyant placé devant ce dilemme, ou le texte auquel il croit en tant que parole divine n'
est pas ce qu' il croit qu' il est et/ou il ne le comprend pas.
Dans le cas de la discrimination homme/femme il peut facilement résoudre ce dilemme. Dans une
communauté qui veut respecter la basse continue de toute religion : ( voir axiome II de la partie II,
« L' ostinato de l' âme est d' atteindre la joie par l' amour de Dieu qui la conduit à l' amour de son
prochain », il n' a pas le droit de discuter du fait de savoir s’il a le droit ou non, de frapper sa
femme, comme il peut lui arriver d' avoir la tentation de bastonner son âne, puisqu' il sait qu'il n' a
pas le droit de faire ce qu 'il fait à son âne, à fortiori à sa femme. Dieu, son Prophète, son Livre, ne
peuvent l’autoriser à frapper « sa » femme, ni un âne ( voir l' axiome I de la partie III
« L' Islam comme le judaïsme dote les animaux d'une âme au contraire du christianisme où l' âme
reste l' apanage de l' homme » et sa scolie « Dans le coran, les bêtes bénéficient du statut de
créature, tout comme les êtres humains. »

Donc on ne comprend pas le fameux verset 34 de la sourate IV « Les femmes » avec son fameux «
corigez-les », « frappez-les », « battez-les », « strike them », « beat them », « hit them », «
pegadles » :
1) « Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu a accordée aux uns
sur les autres et en vertu des dépenses qu' ils font [ pour assurer leur subsistance]. Les femmes
pieuses sont celles qui ont de la retenue et savent préserver ce que leur époux ignorent par un effet
de la Sollicitude divine. Quant à celles dont vous craignez les incartades, admonestez-les, faites lit à
part et corrigez-les ! Si elles vous obéissent [de nouveau] ne cherchez plus à leur nuire car Dieu est
Grand et Élevé. » Penot
2) « Les hommes ont autorité sur les femmes,
du fait qu’Allah fait grâce
à certains plus qu’à d’autres,
et du fait qu’ils dépensent leurs biens.
Les vertueuses adorent, et gardent
le mystère de ce qu’Allah garde.
Admonestez celles dont vous craignez la rébellion,
reléguez-les dans des dortoirs, battez-les.
Si elles vous obéissent,
ne cherchez pas contre elles de querelle.
Voici, Allah, le Sublime, le Grand » Chouraqui
3) « Les hommes ont autorité sur les femmes,
en vertu de la préférences que Dieu leur a accordée sur elles,
et à cause des dépenses qu' ils font
pour assurer leur entretien.
Les femmes vertueuses sont pieuses :
elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.
Admonestez celles dont vous craigniez l 'infidélité ;
Reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les.
Mais ne leur cherchez plus querelle,
si elles vous obéissent.
- est élevé et grand - » Masson
4) « - Les hommes assument les femmes à raison de ce dont Dieu les avantage sur elles et de ce
dont ils font dépense sur leurs propres biens. Réciproquement, les bonnes épouses sont dévotieuses
et gardent dans l' absence ce que Dieu sauvegarde. Celles de qui vous craigniez l' insoumission,
faites-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l' obéissance, ne
leur cherchez pas prétexte.
- Dieu est Auguste et Grand. » Berque
5) « Les hommes ont autorité sur les femmes à cause des préférences de Dieu et à cause des
dépenses des hommes. Les vertueuses sont dociles, elles protègent ce qui doit l' être selon la
consigne de Dieu. Celles dont vous craigniez la désobéissance, exhortez-les, reléguez-les dans leur
chambre, frappez-les, mais si elles vous écoutent ne les querellez plus, car Dieu est sublime et
grand. » Grosjean
6) « Les hommes sont le soutien des femmes en raison des avantages qu' Allah a accordés aux uns
sur les autres, et en raison aussi des charges matérielles qui incombent aux hommes ; les femmes
vertueuses sont celles qui demeurent dévotes, fidèles [ aux maris] en leur absence, selon ce qu'
Allah a prescrit. Si vous craigniez l' inconduite de vos femmes, admonestez-les ! Si elles persistent,

éloignez-les de vos lits et, au besoin, corrigez-les ! Si elles se soumettent, ne cherchez pas à les
maltraiter. Allah est Auguste et Grand. » Bah
7) « Les hommes sont des directeurs pour les femmes, à cause de l' excellence qu' entre eux Dieu
accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu'ils font de leurs biens. Les femmes de bien
sont celles qui sont de dévotion, qui protègent, même dans le secret, ce que Dieu a protégé. Et quant
à celles dont vous craigniez l' infidélité, exhortez-les, abandonnez-les dans leurs lits, et battez-les. Si
elles viennent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles. Dieu demeure haut, grand,
vraiment ! » Hamidullah
8) « Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu' Allah a préféré certains d' entre vous à
certains autres, et du fait que [les hommes] font dépense, sur leurs biens [, en faveur de leurs
femmes]. Les [femmes] vertueuses font oraison et protègent ce qui doit l' être (?), du fait de ce qu'
Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l' indocilité, admonestez-les ! Reléguez-les dans les
lieux où elles couchent ! Frappez-les ! Si elles vous obéissent, contre elles de voie [ de contrainte] !
Allah est auguste et grand. » Blachère
9) « Men are in charge of women by [right of] what Allah has given one over the other and what
they spend [for maintenance] from their wealth. So righteous women are devoutly obedient,
guarding in [the husband's] absence what Allah would have them guard. But those [wives] from
whom you fear arrogance - [first] advise them; [then if they persist], forsake them in bed; and
[finally], strike them. But if they obey you [once more], seek no means against them. Indeed, Allah
is ever Exalted and Grand. » Saheeh
« MEN SHALL take full care of women with the bounties which God has bestowed more
abundantly on the former than on the latter, and with what they may spend out of their possessions.
And the righteous women are the truly devout ones, who guard the intimacy which God has
[ordained to be] guarded. And as for those women whose ill-will you have reason to fear, admonish
them [first]; then leave them alone in bed; then beat them; and if thereupon they pay you heed, do
not seek to harm them. Behold, God is indeed most high, great! » Asad
« Husbands should take good care of their wives, with [the bounties] God has given to some more
than others and with what they spend out of their own money. Righteous wives are devout and
guard what God would have them guard in their husbands’ absence. If you fear high-handedness
from your wives, remind them [of the teachings of God], then ignore them when you go to bed, then
hit them.If they obey you, you have no right to act against them: God is most high and great. »
Haleem
« Men have charge of women because Allah has preferred the one above the other and because they
spend their wealth on them. Right-acting women are obedient, safeguarding their husbands´
interests in their absence as Allah has guarded them. If there are women whose disobedience you
fear, you may admonish them, refuse to sleep with them, and then beat them. But if they obey you,
do not look for a way to punish them. Allah is All-High, Most Great. » Bewley
« Men are put in charge of women; that is because, God has simply decided to provide them with
faculties which facilitate this task of them and also that they spend out of their resources for their
wives’ maintenance. The righteous women would gladly accept this division of the task as it is
God’s commandment. They will therefore keep vigilance on their husband’s honor and belonging in
their absence. As far as those women who rebel this commandment of their Lord, first try to reason
with them and advise them of the consequence of rebelling against their Creator. If they do not
submit them, punish them by separating your bedroom. As a last resort, you may beat them [not in a

violent manner]. If they come to their senses, be nice to them; God is the Highest and the Greatest »
Moeinian
« Men are the managers of the affairs of women for that God has preferred in bounty one of them
over another, and for that they have expended of their property. Righteous women are therefore
obedient, guarding the secret for God's guarding. And those you fear may be rebellious admonish;
banish them to their couches, and beat them. If they then obey you, look not for any way against
them; God is All-high, All-great » Arberry
10) « Los hombres tienen autoridad sobre las mujeres en virtud de la preferencia que Dios ha dado a
unos más que a otros y de los bienes que gastan. Las mujeres virtuosas son devotas y cuidan, en
ausencia de sus maridos, de lo que Dios manda que cuiden. ¡Amonestad a aquéllas de quienes
temáis que se rebelen, dejadlas solas en el lecho, pegadles! Si os obedecen, no os metáis más con
ellas. Dios es excelso, grande. » Cortés
« Los hombres están a cargo de las mujeres debido a la preferencia que Allah ha tenido con ellos, y
deben mantenerlas con sus bienes. Las mujeres piadosas obedecen a Allah y a sus maridos, y cuidan
en ausencia de ellos [su honor y sus bienes] encomendándose a Allah. A aquellas de quienes temáis
que se rebelen, exhortadlas y dejadlas solas en sus lechos [sin cohabitar], o recurrid a otra medida
para que recapaciten; si os obedecen no las maltratéis. Allah es Sublime, Grande. » Asad, Pérez

Théorème 5 :
Comme pour toute religion les mots clefs peuvent servir de caution aux points de vue archaïque ou
patriarcal des individus, sans tenir compte de leur message de fond, de leur harmonique, de leur
ostinato qui leur donne un autre sens, universel.
Démonstration :
Il ressort de ce verset que ( nous continuons de suivre ici l' exégèse du docteur Al Ajami) :
http://oumma.com/Frapper-sa-femme-avec-le-Coran-1-2
http://oumma.com/Frapper-sa-femme-avec-le-Coran-et
1) Les hommes ont autorité sur les femmes.
2) Les femmes vertueuses sont celles qui obéissent à leur mari.
3) Si elles désobéissent, frappez-les.
Mais ne vaut-il pas mieux comprendre en fait que :
1) « Les hommes assument ( et non ont autorité sur) les femmes à raison de ceux que Dieu les
avantages les uns les autres et de ce qu’ils dépensent de leurs biens. »

2) « Les femmes vertueuses sont dévouées à Dieu et non celles qui obéissent à leur mari, c'est bien
ainsi que à peu près tous nos traducteurs traduisent cette deuxième affirmation de notre verset : sauf
Asad et Pérez ajoutent que « Las mujeres piadosas obedecen à Allah et y a sus maridos »
3) Le sens classique des deux premières affirmations de notre verset ou de notre syllogisme a été
invalidé puisque que :
a) Ce verset n’indique pas que les hommes ont autorité sur les femmes.
b) Il indique sans équivoque que la piété n’est point d’obéir aux époux mais à Dieu.
D' autant que Le Coran dans son harmonique fondamentale ( voir axiome II de notre partie II) ne
peut qu' être favorable à une égalité de droit et de considération entre les hommes et les femmes.
Une analyse de ce verset met en évidence l' opposition entre les deux premières propositions et le
“frappez-les” de la troisième proposition. Il n’y a qu’une seule solution possible à cette opposition :
Le coran ne peut avoir ordonné de frapper les femmes en cas de conflit conjugal.
Mais la difficulté est que le verbe daraba ne semble pouvoir signifier que frapper.
Il faut réellement prendre en compte les incohérences engendrées par ce type de lectures et sortir
textuellement du non-sens constaté. Une solution simple semble dénouer la problématique : D’une
part, le verbe daraba en la locution « wa-dribûhunna » ne peut pas signifier en ce verset « et
frappez-les ». D’autre part, il apparaît logiquement que parmi les différents sens possibles de la
racine verbale daraba l’expression pourrait être ici : « éloignez-vous d’elles ».
Nous aurions alors pour v34-35 , en cas de conflit conjugal, grave l’enchaînement suivant : 1Exhortation au bien. 2- Abstention de rapports. 3- Séparation provisoire, éloignez-vous d’elles et
non plus “frappez-les”. 4- Appel à des conciliateurs (v35).
L’ensemble devient cohérent, conforme à cette harmonique fondamentale de toute religion, signalée
à de multiples reprises.
Théorème 6 :
L’arabe en tant que langue d' un texte considéré comme sacré, comme toutes les langues des autres
textes sacrés, a un passé.
Démonstration :
Les principaux critères de la langue arabe ont été déterminés seulement à partir du IIe siècle de
l’Hégire et il fut fait un grand effort de régularisation d’une réalité linguistique bien plus complexe
et instable. Cette systématisation a abouti à la fixation de la langue arabe classique. Cependant, cet
arabe classique, même s’il sert de référent offre des particularités antérieures à sa normalisation qui
se retrouvent dans le texte du coran, rendant sa lecture et sa compréhension problématique.
Le Coran n’envisage pas que le cas de “l’épouse indocile” mais aussi, dans la même sourate, la
situation inverse où l’homme est impliqué selon les mêmes perspectives :
“ Si une femme craint de son mari infidélité [nushûz] ou qu’il s’éloigne [i‘râd] ; il ne leur sera pas
alors fait grief de rechercher la conciliation. La réconciliation est ce qui est préférable car les âmes
sont portées à l’avidité…”
Ce verset est bien l’équivalent des v34-35 mais cette fois c’est le comportement du mari qui est
fautif. L’on y retrouve la même cause un « nushûz » et, comme en résumé, la notion d’éloignement
suivie de la préférence à donner à la conciliation.
Preuve du machisme quasiment indélébile : le mot nushûz n’apparaît dans le Coran qu’en ces deux

seuls versets, v34et v128 . La symétrie autoriserait à penser que le mot nushûz pour les femmes est
celui des hommes. Pour le nushûz attribué à la femme au v34 et le nushûz attribué à l’homme
au v128 selon les traducteurs les couples suivants : infidélité/abandon ; désobéissance/abandon ;
insubordination/ hostilité ; insoumission/désaffection ; indocilité/rudesse ; rébellion/dureté ;
inconduite/hostilité ; malversation/maltraitement.
1) « Si une femme craint que son époux n' exerce des brutalités à son encontre ou ne se détourne d'
elle, ils ne seront pas blâmés de rechercher une conciliation ; l' âme étant portée à l' égoïsme ( litt. :
L' avarice) la conciliation se révèle préférable » Penot
2) « Si une femme redoute de son mari dureté ou indifférence,
pas de grief contre eux s’ils s’arrangent entre eux:
oui, l’arrangement est meilleur.
La tendance des êtres est à l’avarice » Chouraqui
3) « Quand une femme redoute
l' abandon ou l'indifférence de son mari ;
nul péché ne sera imputé
s' ils se réconcilient vraiment,
car la réconciliation est un, bien.
Les homme sont portés à l' avarice. » Masson
4) « Si une femme craint de son mari désaffection, éloignement, point de faute pour l' un ni l'autre à
s' entendre tous deux sur un accommodement, car mieux l' accommodement, malgré la rapacité
toujours présente dans les âmes... » Berque
5) « Si une femme craint que son mari soit dur ou indifférent, on ne fera pas grief d' un
arrangement entre eux. S' arranger est un bien. L' âme est portée à l' avarice » Grosjean
6) « Si une femme craint, de la part de son mari, une attitude hostile ou indifférente, il n' y a pas
d'objection à ce que tous deux cherchent à trouver un arrangement entre eux ; la réconciliation est
toujours meilleure ; certes l' homme est enclin à l' égoïsme » Bah
7) « Et si une femme craint de son mari infidélité ou indifférence, alors on ne leur fera pas grief qu'
ils se réconcilient d' une quelconque réconciliation, - et la réconciliation est meilleure, car les âmes
sont portées à l' avidité » Hamidullah
8) « Si une femme craint, de son époux, rudesse ou indifférence, nul grief à leur faire s' ils
procèdent entre eux à quelque arrangement, car l' arrangement est un bien. La ladrerie est offerte
aux âmes, » Blachère
9) « And if a woman fears from her husband contempt or evasion, there is no sin upon them if they
make terms of settlement between them - and settlement is best. And present in [human] souls is
stingines » Saheeh
« And if a woman has reason to fear ill-treatment from her husband, or that he might turn away
from her, it shall not be wrong for the two to set things peacefully to rights between themselves: for
peace is best, and selfishness is ever-present in human souls. » Asad
« If a wife fears high-handedness or alienation from her husband, neither of them will be blamed if
they come to a peaceful settlement, for peace is best. Although human souls are prone to
selfishness, » Haleem

« If a woman fears cruelty or aversion on her husband´s part, there is nothing wrong in the couple
becoming reconciled. Reconciliation is better. But people are prone to selfish greed. » Bewley
« If a woman feels being mistreated or not loved by her husband, [she should speak up and] the
couple should find a solution for their marital problems; after all, establishing a peaceful
relationship is the best of all. Know that narrow mindedness [in marital relationship] is a general
characteristic of human beings. » Moeinian
« If a woman fear rebelliousness or aversion in her husband, there is no fault in them if the couple
set things right between them; right settlement is better; and souls are very prone to avarice. »
Arberry
10) « Y si una mujer teme malos tratos o aversión por parte de su marido, no hay inconveniente en
que se reconcilien, pues es mejor la reconciliación. El ánimo es propenso a la codicia, » Cortés
« Si una mujer temiese que su marido no cumpliere con las obligaciones para con ella o la
rechazare, entonces, no incurrirán en falta si llegan a un acuerdo para evitar el divorcio, pues ello es
lo mejor. El alma es propensa a la avaricia, » Asad, Pérez
C’est donc malgré tout par défaut que nous traduirons nushûz par hostilité : « celles dont vous
craignez hostilité [nushûz] » v34 et « Si une femme craint de son mari hostilité [nushûz] » v128
Conclusion :
L’analyse littérale avait mis en évidence qu’un texte en apparence explicite, S4.V34 , soulevait de
nombreux problèmes de cohérence. Mais cette compréhension conjecturale pouvait être rectifiée
pour assurer à ce verset plus de cohérence avec l' harmonique fondamentale de l' Islam, comme des
autres monothéismes, à condition de révéler son vrai sens obscurci par la façon de penser sexiste
des sociétés de l' antiquité tardive.
“ Les hommes assument [qawwâmûna] les femmes […]
Les femmes vertueuses [qânitât] sont dévouées à Dieu [...]
Quant à celles dont vous craignez l’hostilité [nushûz], exhortez-les, puis faites lit à part et, enfin,
éloignez-vous d’elles [wa-dribûhunna] […] Et si vous craignez le désaccord entre les deux faites
alors appel à un arbitre de la famille de l’époux et un de la famille de l’épouse. Si le couple souhaite
au fond la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux…” S4.V34-35.
Ce verset se lit avec son symétrique :
“ Si une femme craint de son mari hostilité [nushûz] ou qu’il s’éloigne ; il ne leur sera pas alors fait
grief de rechercher la conciliation. La réconciliation est ce qui est préférable car les âmes sont
portées à l’avidité…” S4.V128.
Les versets coraniques sus-cités ne dépendent plus d’une vison patriarcale et sexiste en se référant à
la polysémie des mots, d' autant plus nécessaire que nous savons que la langue du coran dans ses
première transcriptions est dépourvue de tout l' arsenal des voyelles, des accents, des points, des
virgules qui rendraient plus aisés la lecture et la compréhension de son texte.

Théorème 7 :
La lecture d’un texte, a fortiori sa traduction est dépendante de l' arsenal des croyances et des
préjugés qui font sens aux yeux des autres membres de la communauté et leur permettent d'y agir et
de justifier leurs actes.
Démonstration :
Nous possédons un texte mais ce texte n’est qu’une série de mots. Ceux-ci peuvent servir une
lecture littérale de ce texte dans une communauté fermée s' appuyant sur une religion fermée, donc
essentiellement littéraliste et ritualiste ou inversement.
Dans le cas de l' Islam, il est urgent de rompre avec une lecture fermée du coran pour en faire
le porteur d’un message de paix, de tolérance, et d’amour.
Cela semble possible à la condition que les musulmans ne se laissent pas impressionner dans leur
lecture par la volonté de se démarquer du christianisme et du judaïsme en rompant avec ce
complexe d'infériorité/supériorité vis à vis de ces religions qui ont précédé la leur, pour accepter d'
entrer en dialogue avec elles. Ce qui ne veut pas dire renoncer à un certain nombres de croyances
qui leur sont propres mais qui n' ont nul besoin d' être en réaction par rapport à un occident où la
promotion de la femme semble les épouvanter comme s'ils y voyaient la marque du diable.
« Conformément à ce message coranique, le Prophète Muhammad a inlassablement exhorté les
hommes à se débarrasser de leurs préjugés sexistes et à ce que, pour Dieu, ils s’amendent et se
réforment afin de créer, hommes et femmes, croyants et croyantes, une société idéale sans haine et
sans ségrégation. » Lorsque l’on demanda à Aïsha quel était le comportement du Prophète, elle
répondit : « Son comportement était le Coran. » Ibn Hanbal

***

Annexe II
Les causes du déclin de la civilisation musulmane

Cette annexe est en grande partie inspirée de l' étude menée par jacques Brasseul sur ce thème de la
décadence de la civilisation musulmane :
http://brasseul.free.fr/monde_musulman.htm
Quand commence cette décadence de la civilisation musulmane ?
1) Pour David Landes dès le début du XIII ème siècle. Dans « Richesse et pauvreté des nations » , il
retient la date de 1187 comme l' apogée de la civilisation musulmane, quand Saladin reprend
Jérusalem aux croisés : "from that peak moment, the course of Islam was mostly downhill ", même
si les conquêtes territoriales et la progression de la foi, notamment en Europe se feront sous l' égide
de l'Empire ottoman, le déclin apparaîtra nettement au XVII e siècle : "No one who looked around
could be blind to the shifting balance of power; Islam had become an economic and intellectual
backwater".
2) Pour Henri Laurens, le déclin commence après la destruction de Bagdad en 1258, par les
mongols, donc à partir de la deuxième moitié du XIII ème siècle, « L' Orient arabe, Arabisme et
islamisme » . Cette invasion mongole a des conséquences négatives du point de vue économique,
réduisant presque à néant le système complexe d' irrigation qui faisait de l' agriculture une grande
productrice de richesses.
3) Pour Ralph Peters, « Beyond Baghdad : Postmodern war and peace » , il s'agit de la fin du
Moyen Âge :
"Dix ans avant l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, un prince, astronome, mathématicien et
poète, Ulugh Beg de Samarcande, construisit un grand observatoire. C'était un génie, leur Galilée,
mais les mollahs l'ont assassiné, et cet instant est le point à partir duquel tout a commencé à se
calcifier. Il y a des myriades de facteurs dans le déclin islamique, mais le déclin s'est lui-même
avéré irréversible. Les musulmans n'en ont jamais fait le tour ; ils n'ont jamais eu leur réforme pour
briser la voie unique."
4) D' après Jared Diamond vers 1500. Dans « De l' inégalité des sociétés » il écrit :
« L' Islam médiéval était techniquement avancé et ouvert à l'innovation. Il avait atteint un niveau d'
alphabétisation bien supérieur à celui de l'Europe contemporaine, assimilé l'héritage de la
civilisation antique, inventé ou amélioré les moulins à vent, les moulin s à eau (y compris ceux
utilisant les marées), la trigonométrie, les voiles latines, réalisé des avancées majeures dans la
métallurgie, la chimie et la mécanique, développé les techniques d'irrigation, adopté le papier et la
poudre venus de Chine. Au Moyen Âge, le flux de technologie allait de façon écrasante de l'Islam
vers l'Europe, plutôt que le contraire comme c'est le cas aujourd'hui. Les flux nets s'inversent vers
1500. »
5) Fernand Braudel « Civilation matérielle, économie et capitalisme, XV- XVIII éme siècles » situe
le début de ce déclin dans le dernier tiers du XVII ème siècle : "S'il fallait absolument proposer une
date, je préférerais celle de 1683, au lendemain du siège dramatique de Vienne, quand le sultan fait
étrangler à Belgrade le Grand Vizir Kan Mustapha, héros malheureux de l'entreprise."
6) Pour Hourani « A history of the arab peoples » , le déclin ne date que du XVIIIe, à l'aube de la
révolution industrielle en Occident : "Jusqu'au milieu du siècle, les relations entre l'Empire ottoman
et l'Europe chrétienne pouvaient encore être considérées par les Ottomans comme basées sur une
force égale... Dans le dernier quart cependant, la situation commença à changer rapidement et
fortement, au fur et à mesure que l'écart entre les techniques de quelques pays du nord-ouest de

l'Europe et celles du reste du monde augmentait de plus en plus."
Ce déclin de la civilisation musulmane quelque soit la date de son début devient donc évident à
partir de la révolution industrielle en Europe au XVIII ème siècle

*
Cette décadence se manifeste par :

1) Le retard tehnologique

Selon Lynn White « The expansion of Technology 500-1500 » « En 1500, le dynamisme
technologique du Moyen Âge avait donné à l'Europe une offre régulière de nourriture, une
compétence mécanique et industrielle, un avantage dans les armes, une technologie maritime lui
permettant de s'aventurer sur toutes les mers, tout cela autorisant les Occidentaux de ce temps de
réunir les histoires jusque-là séparées des peuples dans une expérience unique pour toute
l'humanité. »
Tandis que les pays ottomans, musulmans mais aussi d'Asie et d'Afrique, étaient encore confrontés
aux pestes, aux disettes, aux famines, à tel point que leur population avait diminué dans certaines
régions, que leur production stagnait, ne pouvait dégager des investissements susceptibles de mettre
fin cette asthénie démographique, qui s' accompagne au surplus d' un recul militaire, manifeste avec
la défaite devant les Russes en 1774, avec pour résultat que la mer Noire cesse d'être un lac
ottoman, que les Russes s'installent en Crimée.
De ce fait les pays du Moyen-Orient et du Maghreb deviennent des fournisseurs de matières
premières et des acheteurs de produits manufacturés, situation qui se perpétue aujourd'hui.

2) le retard social :

Un rapport du PNUD de 2002 portant sur les 22 pays de la ligue musulmane, dégage trois caractères
négatifs qui handicapent ces pays :

A) Le manque de liberté :
qui se caractérise par des régimes politiques non démocratiques, des élections truquées, la censure,
la confusion entre exécutif et législatif, la pression sociale et surtout religieuse, dans des pays ou la
communauté, l' oumma, prime sur les droits de l' individu, comme je l' ai souligné dans mon essai
de traité théologico-philosophique sur l' Islam, le népotisme, les postes ne sont pas obtenus au

mérite, mais en fonction des relations, un mélange "de nationalisme protectionniste et de socialisme
bureaucratique" refusant toute innovation.

B) Les lacunes de l' enseignement et du savoir :
la dégradation de l'enseignement, son inadéquation aux besoins de l'économie, l'absence de
scolarisation de trop nombreux enfants, surtout les filles, d'où le nombre élevé d'illettrés.
La recherche et le développement sont limités, les techniques nouvelles peu diffusées.
Dans les 1200 années qui suivent le calife abbasside Mamoun (786-833), les pays arabes ont traduit
autant de livres que l'Espagne en traduit actuellement en un an !

C) Le statut des femmes
La femme reste une inférieure ( Voir essai de traité théologico-philosophique, partie IV, des
femmes), qui ne peut accéder au marché du travail. Ainsi la moitié du potentiel productif de la
population est sous-utilisé, ce qui est une des causes du sous-développement dans la monde
arabe.Une femme sur deux ne sait ni lire ni écrire et sur 65 millions d'illettrés dans les pays retenus,
44 sont des femmes.

3) Le poids d' une explosion démographie provoquée par la médecine occidentale :
Autre différence majeure, l'entrée dans la transition démographique avec l' augmentation très rapide
de la population est lié aux progrès agricoles et industriels en Occident tandis qu'elle est liée dans le
monde musulman, aux techniques médicales, favorables à la baisse de la mortalité infantile,
apportées de l' Europe, rendant d' autant plus difficile le développement.

4) L'échec de la démocratisation
Au contraire de l' Asie ou de l' Amérique latine. Echec dû au danger du radicalisme islamique : la
crainte de l' adoption du principe, un homme une voix, pouvant aboutir à l' arrivée au pouvoir, des
intégristes, des frères musulmans, comme par exemple en Égypte ou en Tunisie dissuadant les
classes moyennes de revendiquer ce principe base de la démocratie même si Gilles Kepel dans
« Jihad : Expansion et déclin de l' islamisme » de 2001, analyse ce qu'il considère comme le déclin
de l'islamisme, lié à trois groupes sociaux :
les intellectuels islamistes, voix du mouvement ;
les jeunes déclassés des grandes villes ;
la classe moyenne pieuse, écartée des bénéfices de la décolonisation.
Comme ces trois groupes ont des intérêts divergents, l'islamisme a échoué à s'emparer du pouvoir,
sauf en Iran avec la révolution de Khomeiny. La classe moyenne exclue veut simplement remplacer

les gens au pouvoir, tandis que les jeunes des banlieues veulent détruire le système corrompu en
place, comme le démontrent les printemps arabes.
Là où la guerre civile s'installe, comme en Algérie, dans les années 90, ces jeunes s'engagent dans la
clandestinité et effrayent par leurs violences la classe moyenne qui se retourne vers l' armée pour
empêcher les islamistes victorieux aux élections de prendre le pouvoir.
Et même si les islamistes parviennent au pouvoir, à la suite des printemps arabes, ils ne tardent pas
à en être dépossédé par l' armée soutenue par une part importante de la population lassée de leur
incompétence, cas de l' Égypte ou en Tunisie par les élections restées libres. Le divorce est
consommé, les chances des islamistes d' accéder au pouvoir s' effondrent. L'islamisme est donc sur
la défensive ce qui pousse certains de ses représentants au terrorisme dans l' espoir de reconstituer
le califat comme aujourd'hui en Syrie et en Irak avec Daesh.

5) Un impôt qui ne joue pas son rôle redistributif et incitatif comme en Europe.
La politique fiscale est le reflet de la classe sociale dominante bénéficiaire de l’économie rentière
reposant sur les exportations de pétrole, l' immobilier, le tourisme. La taxation ne touche pas à ces
rentes, notamment aux plus-values qui provienne de l’accaparement de la rente foncière. Les plusvalues boursières sont le plus souvent exemptées d' impôt au contraire des activités productrices.
Cette politique fiscale a été aggravée par la création de zones franches fiscales. Ainsi les nouveaux
investissements sont détaxés même quand il s’agit de l’ouverture d’un hôtel qui ne produit guère de
valeur ajoutée ou de sous-traitance tout à fait passive avec une multinationale qui de ce fait
monopolise l' essentiel des bénéfices qui ne profitent guère au monde arabo-musulman.

Voici à présent les causes principales de ce déclin de la civilisation musulmane, si brillante au
XI/XII ème siècle:

1) L' étouffement de la liberté de penser

Dans l'analyse des premiers orientalistes, au siècle des lumières, le déclin de la civilisation
musulmane s'explique par l'étouffement de la liberté de penser.

2) La conquête ottomane

Une autre cause invoquée est la conquête ottomane, qui comme la conquête de Rome par les
Barbares, aurait été la cause de l' effondrement de l' empire musulman.

Ce sont ces deux causes que reprend Henry Laurens :
"L'Islam des premiers siècles, grâce en particulier au despotisme éclairé des califes omeyyades et
abbassides, a été très tolérant envers la pensée libre des philosophes arabes, mais à partir du XIIIe
siècle, le fanatisme religieux a pris le dessus et l'Islam a progressivement interdit toute pensée libre,
toute curiosité intellectuelle. D'autre part, les Turcs, essentiellement barbares, ont imposé un
despotisme militaire étouffant, appuyant le fanatisme religieux dans la suppression de la liberté de
penser. Les Turcs sont jugés être des conquérants au même titre par exemple que les Germains de
l'Antiquité tardive. »
La deuxième cause est aujourd'hui battue en brèche, du fait du raffinement de la cour et de la
société ottomanes héritières de la culture byzantine.

3) Le détournement du commerce international du monde arabo-musulman

Le commerce international des épices, de la soie faisait du monde musulman l'intermédiaire obligé
entre l' Europe et l' Asie.
Il est contourné par les Européens lassés d' en passer par les intermédiaires musulmans à partir du
XVI ème siècle :
les Portugais font le tour de l'Afrique pour aller chercher directement les épices, tandis que
les Espagnols traversent l'Atlantique et découvrent, non seulement l' Amérique, mais aussi de
nouvelles routes vers l'Asie.
Le monde musulman au centre du monde jusque là est délaissé par les grandes routes du commerce
international. La méditerranée perd sa place prépondérante en faveur de l'Atlantique.

4) Le refus de l' innovation dans le monde arabo-musulman

David Landes dans « Richesse et pauvreté des nations » démonte le mécanisme qui va des interdits
religieux au blocage économique, avec l' exemple du refus de l'imprimerie, interdite par les
religieux : le Coran devait être recopié à la main. la calligraphie arabe, sacrée, ne pouvait faire
l'objet d'une impression.
« L'Islam était au Moyen Âge le maître d'école de l'Europe. Mais par la suite quelque chose
s'enraya. La science islamique, dénoncée comme hérétique par des zélotes religieux, fut étouffée
sous les pressions théologiques du conformisme spirituel, ce qui pouvait représenter une question de
vie ou de mort pour les penseurs et les savants. »
De même, dans son livre « Que s 'est-il passé ? L' Islam, l' Occident et la modernité »,Bernard
Lewis met en cause la fermeture du monde musulman sur lui-même, à cause de la certitude de sa
supériorité, réelle avant son déclin, confirmée par une suprématie jadis incontestée du fait de ses

conquêtes. Ce complexe de supériorité explique le refus d'adopter les idées et les techniques venues
des peuples européens considérés comme barbares, d' une manière générale le refus de tout ce qui
pouvait provenir de l' Occident que l' on retrouve aujourd'hui exacerbé dans la mouvance islamiste.

D' un côté, dans le monde musulman les valeurs locales et tribales de fermeture, de communauté, du
Jihad triomphent, tandis qu' en Occident, les valeurs universalistes de démocratie, des droits de l'
homme, de l' égalité homme femme, de progrès scientifiques et techniques s'imposent.
Nous avons un monde fermé face à un monde ouvert ainsi que caractérisé par Benjamin
Barber dans son ouvrage « Jihad vs McWorld ».

5) L' infériorité du statut des femmes :

Il est vrai que c'est seulement au XXe siècle qu' en Occident la condition féminine se transforme et
que les femmes accèdent progressivement à toutes les fonctions jusqu'ici réservées aux hommes,
néanmoins le statut des femmes dans le monde occidental contraste fortement avec le statut des
femmes dans le monde arabo-musulman
Namik Kemal, du mouvement des "Jeunes Turcs", en 1867 remarque :
"Nos femmes sont actuellement considérées comme n'ayant pas d'autre rôle utile à l'humanité que
d'avoir des enfants ; elles ne sont vues qu'en tant qu'objets de plaisir, comme des instruments de
musique ou des bijoux. Mais elles constituent la moitié, et peut-être plus, de notre espèce. Les
empêcher de contribuer par leurs efforts au soutien et à l'amélioration des autres viole les lois de
base de la coopération en société à un degré tel que notre pays est frappé comme un corps humain
qui serait paralysé d'un côté . Et pourtant les femmes ne sont pas inférieures aux hommes dans leurs
capacités intellectuelles et physiques. »
On ne saurait mieux dire.

6) La pratique de l' esclavage.

L'islam, né au VIIe siècle, est issu de l' l'Antiquité tardive dont il hérite de l'esclavage, alors que
l'Europe féodale est caractérisée par le servage. Tandis que l' esclave est considéré comme une
chose, un instrument, un bien meuble, le serf est considéré comme une personne ayant un statut
juridique précis. Il est lié par contrat à un seigneur dont il cultive les terres, la réserve seigneuriale,
en contrepartie de cette corvée il travaille une parcelle de terre, cédée par le seigneur pour subvenir
à ses besoins et à ceux de sa famille.
Le mépris vis à vis du travail est donc moins prononcé que dans le cas de l' esclavage. Et puisque l'
on a considéré que le retard technique dans l' Antiquité venait de cet esclavage discréditant toute

tâche manuelle, rendant sans intérêt tout progrès technique, et de ce fait fauteur de stagnation
économique et, qu' il y avait là une des causes du déclin de l' empire romain, on considère que cette
pratique poursuivie de l'esclavage dans le monde arabo-musulman doit être considéré comme un
des facteurs de son déclin.
Cette image de l'esclave attachée à la notion de travail discrédite cette activité productrice, dont le
nom vient du mot latin tripalium qui était à Rome un instrument de torture, ce qui explique le peu
d'intérêt des Anciens pour les techniques productives, par exemple le fait que les moulins à eau sont
connus par les Romains, mais qu'ils n'essaient pas de les utiliser sur une grande échelle, alors que le
Moyen Âge européen connaîtra une véritable révolution technique avec leur généralisation.
Par conséquent le même phénomène se serait produit en Islam avec une identique absence d'intérêt
pour le développement des techniques productives.

7) L' absence de la roue

Richard Bulliet, « The camel and the wheel » un historien américain, a écrit dans son livre sur le
rôle du chameau dans la disparition de la roue au Moyen-Orient après l'Antiquité :

"La sagesse populaire tient la roue pour l'une des plus astucieuses parmi les inventions de l'homme,
tandis que le chameau est l'une des plus maladroites faite par Dieu"... La roue a disparu
progressivement au bénéfice du chameau ou du dromadaire, entre le troisième et le septième siècle
de notre ère, pour des raisons essentiellement économique : le transport à dos d'animal est moins
coûteux que celui de véhicules tirés par des animaux, sans même compter la construction et
l'entretien des routes nécessaires à ces derniers ».
Ce fait permet de comprendre pourquoi le monde arabo-musulman a abandonné la roue : pour des
raisons économiques.
on peut penser que cela n'a pas manqué d'avoir un impact sur son développement, même si la roue
n'a pas été abandonnée en dehors du transport, par exemple dans l'irrigation, la meunerie, la poterie
et divers artisanats. Bulliet évoque dans son chapitre "A society without wheels", une mentalité
ayant développé un préjugé inconscient contre la roue, mentalité omniprésente ("a pervasive nonwheel mentality").
La disposition des villes arabes est aussi caractéristique de sociétés sans roues : l'enchevêtrement
des rues étroites et courbes, en forme de labyrinthe, dans les souks par exemple, inaccessibles aux
charrettes mais accessibles à deux chameaux marchant de front avec leur charge, en est le
témoignage.

8) La géographie

David Cosandey « Le secret de l' Occident, du miracle passé au marasme présent » (1997) assure
que c'est la géographie particulière de l' Occident européen, celle d'une "thalassographie" où la mer
est partout présente, qui explique le succès, et inversement le déclin de l'Islam, de la Chine ou de
l'Inde.
Cette thalassographie, facilitent les échanges par la mer, ce qui induit une division du travail plus
forte entre les pays, favorable à une croissance, qui dégage un surplus pour financer les chercheurs
et les savants. La prospérité économique, liée aux échanges et à la mer, est le premier facteur de
progrès technique et scientifique.
Le deuxième, toujours liée à la présence de la mer, est la division de l'Europe en nations stables,
protégées par des barrières naturelles évidentes (les côtes dessinent par avance les frontières de
l'Espagne, de la Grande-Bretagne, de la Grèce de l'Italie, des Pays-Bas, du Danemark, etc.). La
division politique stable est un facteur de rivalité créative dans le domaine scientifique et technique,
chaque pays tendant à favoriser les recherches pour avoir un avantage sur l'autre. A l'inverse, dans
les empires unifiés et puissants, comme ceux de l'Islam ou de la Chine, l'absence d'émulation, le
rôle néfaste des groupes de pression hostiles aux changements, l'invention n'a pas bénéficié de
circonstances aussi favorables.

De même, "En Occident, capitalisme et villes, au fond, ce fut la même chose" (Braudel). Les villes
du monde musulman – comme d'ailleurs du monde chinois ou indien – ne bénéficieront jamais des
mêmes libertés que les villes d' occident pour innover, dans la mesure où elles incluses dans des
empires centralisés.

*
Donc le déclin de la civilisation musulmane n'a pas une cause unique comme pour l' empire
Romain, mais plusieurs, où la géographie joue un rôle important : déplacement des échanges vers
l'ouest avec la découverte de l'Amérique, type de transport par caravanes de dromadaires ou de
chameaux, continentalité de l' empire musulman,
mais aussi les facteurs institutionnels : absence de réformes politiques, infériorité maintenue de la
femme, esclavage, stagnation des techniques, le tout à relier à une interprétation fermée, littéraliste
du coran renforçant la confusion entre religion et organisation de l' état et de la société, au contraire
de l' Europe.

Si les causes de la chute de l' empire Romain sont multiples l' une d' entre elles semble
prépondérante : L' appétit fiscal de l' état Romain qui provoqua par contrecoup l’ augmentation
systématique des pouvoirs du fisc et de ses sanctions en cas de fraude ou de fuite devant l' impôt,
qui fit disparaître les richesses en voulant les accaparer et poussa les populations de l' empire à

accueillir les « barbares » qui mettaient fin à cette insoutenable lourdeur de ces derniers :

« Mais voici ce qui devint une calamité publique et plongea le monde entier dans un
deuil commun: le cens, imposé dans leur ensemble aux provinces et aux cités [sous
Galère]. Les censiteurs répandus partout bouleversaient tout: c'était l'image du tumulte
de la guerre et de l'affreuse captivité. On mesurait les champs motte par motte, on
dénombrait les pieds de vigne et les arbres, on enregistrait les animaux de toute espèce,
on notait individuellement les noms des hommes; dans chaque cité, on rassemblait la
population de la ville et de la campagne, toutes les places étaient remplies de familles
entassées en troupeaux; tous étaient présents avec leurs enfants et leurs esclaves;
instruments de torture et verges ne cessaient de résonner, on suspendait les fils pour les
faire témoigner contre leurs parents, les serviteurs les plus fidèles étaient mis à la
question contre leurs maîtres, les épouses contre leur mari. Quand tout avait échoué, on
suppliciait les gens pour qu'ils se dénonçassent eux-mêmes et, quand la douleur les
avait vaincus, on leur assignait des biens qu'ils n'avaient pas. Ni l'âge, ni la maladie
n'étaient une excuse. On faisait comparaître des malades et des infirmes, on estimait
l'âge de chacun, ajoutant des années aux enfants, en retranchant aux vieillards. Ce
n'était partout que deuil et tristesse. » T 4 - XXIII, 1- 4 Lactance, De la mort des
persécuteurs. trad J. Moreau,
De même, pour la civilisation musulmane, si les causes du déclin sont multiples l' une d' entre elles
est prépondérante : C'est la confusion entre la religion et l' organisation de l' état et de la société, du
fait d' une interprétation fermée du coran, considéré comme la source universelle de tout savoir :

« Pendant la conversation, le général Bonaparte dit aux cheikhs que les arabes avaient cultivé les
arts et les sciences du temps des califes, mais qu' ils étaient aujourd'hui dans une ignorance
profonde et qu 'ils ne leur restait rien des connaissances de leurs ancêtres ; le cheikh Sadat répondit
qu' ils leur restait le coran qui renfermait toutes les connaissances. Le général demanda si le coran
enseignait à fondre les canons. Tous les cheikhs présents répondirent hardiment que oui. » Henry
Laurens « L 'expédition d' Égypte »

Confusion que rejette Kémal Ataturk qui par l'introduction de la séparation de l' état et de la religion
en Turquie, par la laïcité, modifie la nature des rapports entre l’individu et l’institution étatique qui
n’est plus religieuse, mais politique :
l’ individu ne se définit plus en fonction de son appartenance communautaire à l' oumma, en tant
que croyant, que musulman , mais par rapport à une appartenance nationale et donc en tant que
citoyen turc.

Dernière remarque : ces deux exemples illustrent la nocivité d'un état totalitaire, dans un cas comme
dans l' autre de type théocratique, qui bafoue les droits légitimes de l'individu.
Retour p 37

Table des matières :
Partie I : Islam et violence p. 2
Partie II : Islam et tolérance p. 38
Partie III : l' Islam et les bêtes p. 59
Partie IV : l' Islam et les femmes p. 76

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