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LECHEFDEL’ÉTATREÇOITLEMINISTREPORTUGAISDESAFFAIRESÉTRANGÈRES Examendesquestionsd’intérêtcommun l M. sellal

LECHEFDEL’ÉTATREÇOITLEMINISTREPORTUGAISDESAFFAIRESÉTRANGÈRES

Examendesquestionsd’intérêtcommun

l M. sellal reçoit le ministre portugais desAffaires étrangères l Déradicalisation: l’expérience algérienne, uneleçonpour l’europe

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20 Jumada al-awwal 1437 - Lundi 29 Février 2016 - N°15684 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

LE CHEF DE LADIPLOMATIE RUSSE AUJOURD’HUI ÀALGER

COOPÉRATION BILATÉRALE ET QUESTIONS RÉGIONALES AU MENU

P. 24

BILATÉRALE ET QUESTIONS RÉGIONALES AU MENU P. 24 ÉDITORIAL INAUGURATION DU PORTAILDE LACULTURE ALGÉRIENNE

ÉDITORIAL

INAUGURATION DU PORTAILDE LACULTURE ALGÉRIENNE

PATRIMOINE CULTUREL

DU LOCAL À L’UNIVERSEL

Ph : Y. Cheurfi
Ph : Y. Cheurfi

Un nouveau portail multimédia dédié au patrimoine culturel algérien a été inauguré officiellement, hier à Alger, par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. Dans le message lu en son nom par le ministre de la Culture, le Président de la République, Abdelaziz

Bouteflika, a exprimé sa «grande satisfaction (

)

de voir l'idée de créer ce portail concrétisée».

P. 4

SENSIBILISATIONAUXACCIDENTS DE LACIRCULATION Freiner l’hécatombe l Le ministre de la Communication lance une campagne

SENSIBILISATIONAUXACCIDENTS DE LACIRCULATION

Freiner l’hécatombe

l Le ministre de la Communication lance une campagne nationale

P. 4

SESSION DE PRINTEMPS DU PARLEMENT

Une vingtaine de textes de loi à l'ordre du jour

P. 5

Dossier
Dossier

ÉCOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS D’ALGER

P. 5 Dossier ÉCOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS D’ALGER Entre idéal et réalisme PP. 12-13 PORTAIL DU

Entre

idéal

et

réalisme

PP. 12-13

PORTAIL DU BONHEUR

l Le lancement officiel du portail électronique de la culture algérienne a eu

lieu hier au palais de la Culture, en présence d’un grand nombre d’intellectuels, d’artistes et de journalistes. Oui, c’est le ministre de la Culture, en compagnie de deux conseillers auprès de la présidence de la République et de son concepteur technique qui ont procédé à l’inauguration de ce portail. Premier du genre, fruit d’une dizaine d’années de réflexion et d’essais, placé sous le haut parrainage du Chef de l’État, à l’évidence, il s’agit d’une réalisation d’une grande importance sur le plan culturel, informationnel, éducationnel et civilisationnel. Oui, pour la première fois, une institution nationale s’engage dans un projet aussi structurant en se lançant dans une bataille de longue haleine, celle du contenu numérique, devenue, depuis fort longtemps, un axe majeur des stratégies étatiques. Quand on sait que la présence sur le net de l’ensemble des pays arabes se situe autour de trois pour cent à peine, on mesure le chemin à parcourir encore. Pendant presque une heure, nous avons pu avoir une idée générale sur la structure du portail avec ses grands blocs et ses principales rubriques articulées autour du livre, du cinéma, de la musique, de l’art plastique, de la littérature, du théâtre, etc. Une place de choix est consacrée au patrimoine lyrique, avec notamment les grandes écoles de notre musique classique où non seulement on a eu droit à des interprétations de chants par des maîtres du genre, mais aussi à des entretiens vidéo, ainsi que des notices biographiques déclinées en plusieurs langues. Un moment de pur bonheur. Bien évidemment, ce portail qui donne plus de visibilité à

notre culture nationale dans toute sa richesse et dans toute sa splendeur doit être continuellement enrichi et actualisé afin qu’il soit davantage performant et sollicité par le plus grand nombre d’internautes nationaux ou appartenant au reste du monde. Oui, cette «belle encyclopédie algérienne», comme l’a qualifiée le Chef de l’État dans un message lu à l’occasion par le ministre de la Culture, constitue une référence par son utilité publique et sa rigueur destinée à devenir une station majeure du savoir et de la connaissance. EL MOUDJAHID

2

2 EL MOUDJAHID MÉTÉO AvERSES Averse éparse au Nord et sur les Hauts plateaux. Légére pluie

EL MOUDJAHID

MÉTÉO AvERSES Averse éparse au Nord et sur les Hauts plateaux. Légére pluie à l’Ouest.
MÉTÉO
AvERSES
Averse éparse au Nord et sur les Hauts
plateaux. Légére pluie à l’Ouest. Peu
nuageux à l’Est et ensoléillé au Sud.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Alger (16 - 8°), Annaba (16° - 8°), Bé-
char (18° - 3°), Biskra (20°- 9°),
Constantine (13° - 4°), Djelfa (10° - 2°),
Ghardaïa (19° - 7°), Oran (16° - 9°), Sétif
(10° - 1°), Tamanrasset (25°- 8°), Tlem-
cen (15° - 8°).

MARDI 1 er MARS À L’HÔTEL ÉMIR

Journée technique sur le froid

La société Scalar Analytique organise le 1 er mars une journée technique sur le thème «Le froid dans les activités scientifiques », animée par deux experts de la société Eber- hardt frères et le P r Mustafa Khiati en col- laboration avec la Forem et Eberhardt frères.

MARDI 1 er MARS À 10H À SÉTIF

Biopharm : conférence de présentation

Dans le cadre de son ouverture de capi- tal, le laboratoire pharmaceutique Bio- pharm organise une conférence de présentation à propos des activités de l’en- treprise, mardi 1 er mars à 10h, à la salle de conférence de l’hôtel Tadj El Maouada à Sétif.

LE 1 er MARS À 9H À L’UNITÉ NA- TIONALE DE FORMATION ET D’IN- TERVENTION DE DAR EL-BEIDA

Sortie de promotion

ET D’IN- TERVENTION DE DAR EL-BEIDA Sortie de promotion Cérémonie de sortie de promotion d’of- ficiers

Cérémonie de sortie de promotion d’of- ficiers médecins, officiers ingénieurs et des agents de la protection civile, le 1 er mars à 9h à l’unité nationale de formation et d’intervention de Dar El Beida.

MARDI 1 ER MARS À 17H AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS D’ORAN

« Rapports entre Français et Algériens depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours »

La fondation Emir Abdelkader organise une conférence sous le thème : «Rapports entre Français et Algériens depuis l’anti- quité jusqu’à nos jours» animé par M. Jean Kersco, le 1 er mars à 17h, dans la salle des conférences du Centre culturel Français d’Oran

MARDI 1 ER MARS À LAGHOUAT

ONM : assemblée générale

Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine, Saïd Abadou, présidera le 1 er mars, l’assemblée générale de wilaya.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CE MATIN À 9H À L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE JOURNALISME Conférence sur le
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
CE MATIN À 9H À L’ÉCOLE NATIONALE
SUPÉRIEURE DE JOURNALISME
Conférence sur le
journalisme, les mutations
technologiques et l’éthique
Le ministère de la Communication
organise une conférence de formation
au profit des professionnels de la
presse, rehaussée par la présence de M.
Hamid Grine,
ministre de la Commu-
nication, suivie d’un débat sur «Le
journaliste face au défi des mutations
technologiques : quelle place pour l’éthique ?» animée par
M me Fatma Bensaad-Dusseaut, enseignante et chercheuse à
l’université de Bordeaux.
*****
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M. Talaï demain à Oran
Le ministre des Transports, Boudjemaâ
Talaï, effectuera une visite de travail et
d’inspection de structures.
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AUJOURD’HUI ET DEMAIN
M. Ferro
ukhi à Ghardaïa
Le ministre
de l’Agriculture, du Dé-
veloppement Rural et de la Pêche, Sid-
Ahmed Ferroukhi, effectuera
aujourd’hui et
demain une visite de tra-
vail dans la wilaya.
***************************************
CE MATIN À 10H30 À L’UGCAA
M. Belaib se réunit avec les
membres de l’UGCAA
Dans le cadre du suivi du programme
de coordination et de concertation avec
les partenaires sociaux, le ministre du
Commerce, Bakhti Belaib se réunira avec
les membres de l’Union générale des
commerçants
et artisans algériens (UGCAA), en présence
de son secrétaire général, Salah Souilah, ce matin à 10h30,
au siège de l’UGCAA.
***********************************
M me Aïcha Tagabou
à Sidi Bel Abbès
La ministre
déléguée auprès du mi-
nistre de l’Aménagement du territoire
du tourisme et de l’Artisanat, chargée
de l’Artisanat
M
me Aïcha Tagabou, ef-
fectue aujourd
’hui une visite de travail
et d’inspection dans la wilaya.
***************************************
M. Azzedine Mihoubi,
aujourd’hui à Khenchela
M. Azzedine Mihoubi, effectue au-
jourd’hui une visite de travail et d’inspec-
tion en vue de s’enquérir de l’état
d’avancement des projets.
***********************************
M. Abdelouahab Nouri,
a ujourd’hui
à Oum El-Bouaghi
Le ministre des Ressources en eau et
de l’Environnement, M. Abdelouahab
Nouri, effectue aujourd’hui, une visite de
travail dans la
wilaya, où il inspectera des
projets et des infrastructures.
*************************************
M. Amar Ghoul, demain à M’sila
Le ministre de l’Aménagement du Ter-
ritoire, du Tourisme et de l’Artisanat,
Amar Ghoul, effectuera, demain 1er
mars, une visite de travail et d’inspection.
***********************************
CE MATIN À 11H AU CENTRE
CULTUREL AÏSSA-MESSAOUDI
M. Salah Khebri invité du
Forum de la radio
Le ministre de l’Énergie, M. Salah
Khebri, est l’invité du Forum de la radio
Chaîne I, ce
centre culturel
matin à partir de 11h, au
Aïssa-Messaoudi.
CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID DEMAIN À 10 HEURES Mars, mois des chouhada Le Forum
CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
DEMAIN À 10 HEURES
Mars, mois des chouhada
Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, initié en coordination
avec l’Association Machaal Echahid, organise , mardi 1 er mars, à
10 heures , une conférence historique intitulée «Mars, mois des
chouhada», en hommage aux chefs de la Révolution tombés au
champ d’honneur le mois de mars.

CE MATIN À 8H30 À L’UNIVERSITÉ ALGER 2

Journées d’information sur la sécurité nationale

L’inspecteur général de la sécurité nationale, présidera la céré- monie d’ouverture de la 62 e édition des journées d’information sur Les intérêts de la sécurité nationale, ce matin à 8h30 à l’université Alger 2, Abou El Kacem Saad Allah de Bouzareah et s’étalera jusqu’au 2 mars.

CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

Témoignages de moudjahidine

Sous le haut patronage du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zi- touni, le musée national du Moudjahid organise la 35 e rencontre avec un groupe de moudjahidate et de moudjahidine pour l’enre- gistrement de témoignages, cet après-midi à partir de 14h au siège du musée.

CE MATIN À 9H AU MUSEE HISTORIQUE LARBI-BEN-M’HIDI

Journée mondiale des maladies rares

À l’occasion de la journée mondiale des maladies rares, un sé- minaire sera organisé ce matin à 9h à la salle du musée historique Larbi-Ben-M’hidi, sur le thème «Dépistage et prise en charge des personnes atteintes».

CE MATIN À 10H AU PALAIS DES EXPOSI- TIONS DES PINS-MARITIMES

10 e édition du Salon EQUIP AUTO ALGERIA

PINS-MARITIMES 10 e édition du Salon EQUIP AUTO ALGERIA ria, aura lieu ce matin à 10h.

ria, aura lieu ce matin à 10h.

La 10 e édition du salon Equip Auto Algéria, se déroulera du 29 février au 3 mars, au Palais des ex- positions des Pins Maritimes – Safex, sous le haut patronage du ministre de l’Industrie et des Mines. L’inauguration de la 10 e édition du Salon Equip Auto Algé-

DEMAIN À 11H AU FORUM E C H A A B

« Libye… quel développement »

Le forum Echaab organise une conférence-débat sous le thème : «Libye… quel développement» animé par le D r Lies Bou- kraa, directeur général de l’Institut National d’Études de Stratégie Globale, demain à 11h au siège du journal.

AGENDA CULTUREL

AGENDA CULTUREL JUSQU’AU 7 MARS À LA GALERIE AÏCHA-HADDAD Exposition de l’artiste-peintre Mourad Salahdine Foughali
JUSQU’AU 7 MARS À LA GALERIE AÏCHA-HADDAD

JUSQU’AU 7 MARS À LA GALERIE AÏCHA-HADDAD

Exposition de l’artiste-peintre Mourad Salahdine Foughali

Exposition de l’artiste-peintre Mourad Salahdine Foughali

L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise une exposition de l’artiste peintre Mourad

L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise une exposition de l’artiste peintre Mourad Salahdine Foughali, jusqu’au 7 mars, à la galerie Aïcha-Haddad, 84, rue Didouche- Mourad. **********************************************

JUSQU’AU 10 MARS À LA GALERIE ASSELAH-HOCINE

JUSQU’AU 10 MARS À LA GALERIE ASSELAH-HOCINE

Exposition de l’artiste-peintre Djamal Talbi

Exposition de l’artiste-peintre Djamal Talbi
L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise, jusqu’au 10 mars, une exposition de

L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise, jusqu’au 10 mars, une exposition de l’artiste peintre Djamal Talbi, à la galerie Asselah-Hocine au 39-41 rue Asselah-Hocine. **********************************************

CET APRÈS-MIDI À 14H

CET APRÈS-MIDI À 14H

Nadi Talbi l’invité d’art et culture

Nadi Talbi l’invité d’art et culture
L’établissement arts et culture de la wilaya d’Alger, organise un nouveau programme, intitulé : «Passerelles

L’établissement arts et culture de la wilaya d’Alger, organise un nouveau programme, intitulé : «Passerelles théâtre», présenté par : «Abdelnacer Khelaf et Brahim Noual».Ce forum de dialogue accueillera Nadi Talbi cet après-midi à partir de 14h à l’espace des activités culturel Bachir Mentouri ex-Pichon.

JEUDI 3 MARS À 11H À HASSI MESSAOUD

PPG Algérie : inauguration d’une succursale

PPG Algérie Peinture et Revêtement organise une cérémonie d’inauguration de sa nouvelle succursale de la région sud, l’inau- guration aura lieu jeudi 3 mars à partir de 11h.

Co o p é ra t io n

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EL MOUDJAHID

ALGÉRIE - PORTUGAL

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA REÇOIT LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Examen des questions d’intérêt commun

L e Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu, hier, àAlger, le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto

Santos Silva, en visite de travail en Algérie. L'au- dience s'est déroulée en présence du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, et du ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel. La visite du ministre por- tugais s'inscrit dans le cadre de "la poursuite et de l'approfondissement du dialogue politique et du renforcement de la coopération entre l'Algérie et le Portugal", avait indiqué le ministère des Af- faires étrangères dans un communiqué. Il sera question, lors de cette visite, d'évaluer "les rela- tions bilatérales à la lumière des conclusions de

la 4 e réunion de haut niveau algéro-portugaise, tenue à Alger, le 10 mars 2015, en application du Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopéra- tion, signé à Alger le 8 janvier 2005, entre les deux pays". Cette visite permettra également "un échange de vues sur les questions d'actualité ré- gionale et internationale d'intérêt commun", avait ajouté la même source.

d'intérêt commun", avait ajouté la même source. Le Président Bouteflika est un « grand ami »
Le Président Bouteflika est un « grand ami » Le ministre portugais des Affaires étrangères,

Le Président Bouteflika est un « grand ami »

Le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, a affirmé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, «reste un grand ami du Portugal». «Le président Bouteflika reste un grand ami du Portugal. Il est très attentif au développement des relations bilatérales tant aux plans politique qu'économique», a déclaré M. Santos Silva à l'issue de l'audience que lui a ac- cordée le chef de l'Etat. Il a relevé également que les deux pays parta- gent des «positions communes» au sein des or- ganisations internationales. Après avoir rappelé l'accueil par l'Algérie de combattants portugais pendant la dictature de Salazar, le chef de la di- plomatie portugaise a mis en évidence le rôle "très important" du président Bouteflika à cette époque. Il a jouté que c'était grâce aux efforts du président Bouteflika que l'Algérie et le Portugal ont signé le Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération en janvier 2005.

Evaluation du partenariat

l M. Sellal reçoit le ministre portugais des Affaires étrangères l Prochaine visite du ministre de la Défense.

Le Premier ministre, Abdelma- lek Sellal, a reçu hier à Alger, le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, en visite de travail en Algérie, a in- diqué un communiqué des services du Premier ministre. Lors de cette audience, les deux parties ont pro- cédé à "l'évaluation de l'état d'évo- lution des relations bilatérales dans les différents domaines, notam- ment les volets politique et écono- mique et ce, dans le prolongement de la 4 e réunion algéro-portugaise de haut niveau, tenue le 10 mars 2015 à Alger", précise la même source. Les deux responsables "ont fait part de leur satisfaction quant à la qualité des relations entre l'Al- gérie et le Portugal, en réitérant leur volonté commune d'explorer toutes les opportunités suscepti- bles de les consolider encore da- vantage dans l'intérêt des deux pays". L'audience, qui s'est dérou- lée en présence du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a, par ailleurs, été "l'occasion d'un échange de vues sur des questions régionales et internationales d'intérêt com- mun", ajoute le communiqué.

M. Lamamra : "En progression et en expansion"

"Les relations économiques bi- latérales sont en progression et en expansion et nous œuvrons pour réaliser davantage de progrès et de projets entre les deux pays", a dé-

de progrès et de projets entre les deux pays", a dé- claré M. Lamamra à la

claré M. Lamamra à la presse, en marge de ses entretiens avec son homologue portugais, Augusto Santos Silva. M. Lamamra a ajouté que cette rencontre entrait dans le cadre du suivi du Traité d'Amitié, de bon voisinage et de coopéra- tion, signé à Alger le 8 janvier 2005 entre les deux pays, précisant que cette prise de contact avait pour but de renforcer les acquis de cette association "stratégique" et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour les relations "distinguées" entre les deux pays. "Nous savons que ces relations sont enracinées dans l'histoire de l'Algérie et du Portugal, bâties sur des relations humaines distinguées", a souligné Lamamra. Il a soutenu qu'il y avait au Portugal, une réputation "distin- guée et positive", d'un certain nombre de jeunes Algériens, qui

ont contribué à façonner la gloire du Portugal dans le football, en commençant par Madjer, jusqu'à Brahimi et Slimani, affirmant que l'Algérie "est toujours citée au Por- tugal à travers ces héros". "Beau- coup de Portugais regardent l'Algérie comme la source de rayonnement, de paix et de pres- tige qu'elle partage avec tous les pays amis et frères", a-t-il dit. S'agissant du volet internatio- nal, le chef de la diplomatie algé- rienne a soutenu qu'il y avait "convergence de vue" sur plu- sieurs questions, précisant, dans ce cadre, que le Portugal a inscrit dans sa Constitution le principe du droit des peuples à l'autodétermi- nation. M. Lamamra a ajouté, dans ce sens, que l'Algérie était connue pour sa politique étrangère, qui a pour entre autre buts, de permette aux peuples de réaliser leur auto- détermination, s'agissant, notam- ment dans le passé du peuple du Timor oriental, du peuple palesti- nien, du Sahara occidental ou de la Namibie. "Nous croyons en la so- lution pacifique dans la résolution

des conflits, soit s'agissant des questions dans le pourtour médi- terranéen ou dans la construction d'une relation distinguée entre l'Afrique et les pays arabes d'un côté et l'Europe d'un autre", a-t-il affirmé. M. Lamamra a indiqué que les relations entre les deux pays étaient empreintes de "confiance", notamment dans la lutte contre le terrorisme et l'émi- gration clandestine. Pour lui, cette visite du chef de la diplomatie por- tugaise est destinée à "approfondir toutes ces relations distinguées" entre les deux pays, ajoutant que "notre grand souhait c'est qu'elle soit poursuivie notamment par les chefs d'entreprises pour permettre de hisser la coopération bilatérale au plus haut niveau possible".

Augusto Santos Silva :

"Des relations très amicales"

"Les relations politiques entre l'Algérie et le Portugal sont très amicales, avec une racine histo- rique qu'on ne doit jamais oublier, parce que l'Algérie a joué un rôle très importante pour la démocrati- sation du régime portugais", a dé- claré M. Santos Silva à l'issue de ses entretiens avec le ministre d'Etat, ministre des Affaires étran- gères et de la Coopération interna- tionale, Ramtane Lamamra. Il a ajouté que l'Algérie "a tou- jours appuyé les efforts du mouve- ment démocratique au Portugal qui luttait dans l'exil, notamment à Alger contre la dictature de Sala- zar". Le ministre portugais a fait remarquer que les deux pays "par- tagent des forums communs, no- tamment dans le cadre des 5+5 qui réunit les cinq pays du sud occi- dental de l'Europe et les cinq pays du Maghreb". Il a relevé, à ce titre,

que le Portugal, en tant que mem- bre de l'Union européenne, parta- geait également avec l'Algérie "les efforts de stimulation d'une coopé- ration gagnant-gagnant", précisant que sur plan bilatéral, les relations économiques sont "très équili- brées". Il ajouté, dans ce cadre, que le volume des échanges commer- ciaux dépassait un milliard d'euro, soulignant la nécessité de "pousser davantage" la coopération écono- mique entre les deux pays. M. Santos Silva a expliqué que le chantier le "plus important" de la présence économique portugaise en Algérie était "traditionnelle- ment centré sur le secteur des tra- vaux publics", précisant qu'il y avait aussi d'autres domaines qui "peuvent être explorés, notamment les nouvelles technologies de l'in- formation, les énergies renouvela- bles et le tourisme". Tout en affirmant que les investisseurs al- gériens étaient les "bienvenus" au Portugal, M. Santos Silva a relevé que le Portugal était un client "très important" de l'Algérie en tant que consommateur du gaz. Le chef de la diplomatie portugaise a indiqué, par ailleurs, avoir évoqué avec son homologue algérien la situation ré- gionale au Maghreb arabe et au Moyen-Orient. Il a également rendu un hom- mage à M. Lamamra qui était am- bassadeur à Lisbonne et qui avait joué, a-t-il dit, un "rôle important" dans la signature du Traité d'ami- tié, de bon voisinage et de coopé- ration entre les deux pays, en janvier 2005. M. Santos Silva a in- diqué en outre que le ministre de la Défense du Portugal allait pro- chainement visiter l'Algérie pour "développer la coopération bilaté- rale dans le domaine de la sécurité et de la défense".

Déradicalisation : l’expérience algérienne, une leçon pour l’Europe

L'expérience algérienne dans la déradicalisation est "porteuse de leçons" et tous les Européens doivent en tenir compte, a souligné, le ministre por- tugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva. "L'expérience de

l'Algérie dans le processus de déradicalisation est si riche (

de leçons que tous les Européens doivent tenir en compte", a indiqué le chef de la diplomatie portugaise dans une déclaration à la presse à l'issue de son entretien avec le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union afri- caine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel. M. Santos Silva qui a précisé que le Portugal est aussi, "engagé dans ce front, un front très important dans la promotion des valeurs démocratiques", a estimé que la déradicalisation constitue "un instrument indispensable pour la sécurisation de notre environnement politique et géographique". Revenant sur son en- tretien avec M. Messahel, il l'a qualifié de "réunion très intéressante" où les discussions ont été axées sur la situation dans le bassin méditerranéen, "lieu commun, dit-il, qui intéresse aussi bien les pays européens que ceux de l'Afrique du Nord".

et porteuse

)

LIBYE, SAHEL, EXTRÉMISME ET COOPÉRATION

Les dossiers examinés

M. Messahel a souligné que l'entretien a porté essen- tiellement sur trois points fondamentaux: le dialogue entre l'Algérie et le Portugal, la situation en Libye au Sahel ainsi que l'extrémisme violent qui est devenu un point inscrit à l'ordre du jour des Nations unies. "Nous avons abordé à la situation que connaît la région parti- culièrement autour du bassin méditerranéen, notamment les questions ayant trait à la paix et la stabilité, notam-

ment la situation en Libye et au Mali", a-t-il noté, rele- vant l'existence de "convergence de vues sur la nécessité d'une solution politique par le dialogue". M. Messahel a expliqué également, que les deux par- ties ont abordé la question de l'extrémisme violent et l'expérience algérienne ainsi que les résultats auxquels elle a abouti grâce aux politiques du Président de la Ré- publique.

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

inauGuration du portail électroniQue de la culture alGérienne

Patrimoine culturel

du local à l’universel

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a procédé, hier au palais de la Culture, au lancement officiel d’un portail électronique de la culture algérienne, et ce en présence de responsables, à l’exemple de Mohamed Benamar Zerhouni et Saâd Eddine Nouiouat, de conseillers à la présidence de la République, de deux anciennes ministres de la Culture, Nadia Labidi et Zhor Ounissi, ainsi que de l’ambassadeur de Palestine à Alger, Louaï Aïssa.

M. Mihoubi a souligné que «ce portail électro- nique est le résultat

d’un travail conséquent de plu- sieurs années, fourni par une équipe de chercheurs qui croient en ce projet et qui veulent mettre en valeur le patrimoine culturel». le ministre n’a pas manqué également d’exprimer toute sa gratitude au président de la république, abde- laziz bouteflika, qui a toujours été derrière ce genre de projets. dans le même ordre d’idées et dans une lettre lue en son nom par M. Mi- houbi, le président de la répu- blique, abdelaziz bouteflika, a tenu à exprimer sa grande satisfac- tion de voir ce projet se concrétiser. il a salué également les efforts fournis par les concepteurs de ce portail, leur volonté de sauvegarder et de promouvoir la culture algé- rienne en créant un tel dispositif. dans le même sens, le chef de

Ph . Y. C h e u r fi
Ph . Y. C h e u r fi

l’état s’est dit confiant du grand succès que va susciter ce site dans le milieu universitaire et estudian- tin. le président bouteflika a tenu

à rendre encore une fois hommage

à tous ceux qui ont pris part à la

réalisation de cette imposante en- cyclopédie. avant de clore son allocution, azzedine Mihoubi a indiqué que le

ministère de la culture veillera, de

manière permanente, à «l'actualisa-

tion et à l'enrichissement» de ce site. Quant à fayçal benkalfat, ar- tisan de cette conception, il a pré- cisé que ce portail a pour but de numériser et de mettre en ligne des données sur la culture algérienne dans le but de la mettre en valeur en la rendant accessible au pu- blic. « tout le patrimoine culturel algérien sera disponible sur le site qui sera enrichi à chaque occasion et dont l’accès est gratuit, et cela selon les instructions du président de la république», a-t-il soutenu. de son côté, le d r Mohamed saïd Zerouala, membre de l’équipe qui a conçu ce projet, a expliqué qu’il leur a fallu une dizaine d’an- nées pour rassembler les données afin de pouvoir créer ce portail électronique. «ce portail englobe toute la culture algérienne avec tous ces compartiments : cinéma, littérature, musique, théâtre …», a- t-il souligné. «pour le moment, une

grande partie a été consacrée à la musique algérienne dans toute sa diversité et plus particulièrement la musique andalouse avec toutes ses écoles : de tlemcen, d’alger et de constantine. aujourd’hui, nous avons inauguré le portail consacré au malouf de constantine qui en- globe 350 textes traduits en fran- çais et transcrits en langage universel de la musique, avec une étude prosodique de tous les textes», a-t-il ajouté. ce portail électronique, qui comporte des données inestimables sur les différents genres musicaux algériens, sur la littérature algé- rienne ou encore le cinéma et le théâtre, va donner, à coup sûr, un souffle nouveau à notre culture plusieurs fois millénaire en mettent en évidence toute sa richesse et sa diversité.

Mourad Mancer

sensibilisation aux accidents de la circulation

Freiner l’hécatombe

l Le ministre de la Communication lance une campagne nationale

«toi, moi, lui, elle, qui est le responsa- ble, qui est la victime ?», une question qui interpelle tout un chacun, tant chacun de nous peut être une victime ou le responsable d’un accident de la circulation. c’est sous ce slogan qu’a lancé, hier depuis la maison de la culture émir-abdelkader d’aïn defla- ville, M. Hamid Grine, ministre de la com- munication, la campagne nationale de sensibilisation et de prévention aux accidents de la circulation. des accidents qui ont causé la mort de 4.812 personnes durant l’année écoulée et 4.610 en 2014, 65.263 blessées en 2014 et 55.994 en 2015, selon les chiffres communiqués par le centre national de pré- vention et sécurité routière, relevant du mi- nistère des transports. un bilan macabre qui, au-delà de ces chiffres, représente plus d’une vie brisée, plus d’un rêve évaporé, plus d’une famille endeuillée, et cela sans comp- ter le coût économique de cette hécatombe. une campagne nationale qui s’étalera jusqu’au mois de décembre prochain, avec la radio nationale et ses 55 relais centraux et régionaux comme supports, au regard, a sou- ligné M. Hamid Grine, de l’impact de ce média lourd et léger qui touche le citoyen là où il se trouve. le ministre a, en effet, souli- gné que ce média de proximité se caractérise par son «grand impact» sur le citoyen au re- gard de ses spécificités qui font qu'il peut être écouté dans différentes situations. «contrairement aux journaux ou à la télévi- sion, il est clair que l’on peut aisément écou- ter la radio tout en conduisant son véhicule ou s’adonner à d’autres activités, c’est dire que l’auditeur n’éprouve aucune difficulté à avoir l’information et à en saisir le sens.» l’assistant du dG de la radio nationale, Mo- hamed chellouche, a, de son côté, présenté le plan médiatique de cette initiative, rappe- lant que la campagne lancée en 2010 par ce même média avait alors permis une diminu- tion de 25% du taux des accidents de la route. en sus de son objectif consistant à di- minuer de l’hécatombe sur les routes du pays, cette campagne s’efforcera de faire en

les routes du pays, cette campagne s’efforcera de faire en sorte que la lutte contre les

sorte que la lutte contre les accidents de la route soit une affaire de «portée nationale». des spots publicitaires «insoutenables» sus- ceptibles de changer le comportement du conducteur et l’amener à conduire de façon «rationnelle» seront diffusés à l’occasion de cette campagne et celles qui seront organi- sées jusqu’à la fin de l’année. le choix de la wilaya d’aïn defla, loin d’être fortuit pour

le lancement de cette campagne nationale, obéit malheureusement au bilan macabre en- registré sur ses routes, 151 personnes tuées lors de l’année écoulée, ce qui la place en deuxième position au plan national après la wilaya de M’sila qui, elle, a enregistré 176 décès. une exposition abritée par le hall de la maison de la culture, et où le ministre de la communication s’est longuement attardé, a montré les différents dispositifs et équipe- ments mis en place par la Gendarmerie na- tionale, la sûreté nationale et la protection civile pour sensibiliser, réprimer la délin- quance et «le crime routier», comme l’a re- levé un des participants, mais aussi pour porter secours et assistance. voiture banali- sée équipée de radar de dernière génération pour traquer les délits de vitesse, ambulance médicalisée pour porter rapidement secours et sauver ce qui peut l’être, l’état, à travers ses institutions, a fourni de grands efforts pour cerner et circonscrire ce fléau qui en- deuille des milliers de familles quotidienne- ment. sur le front, aux premières lignes, tant le gros lot des accidents surviennent et ont lieu en milieu sub-urbain et en milieu rural,

la Gendarmerie nationale, «consciente de sa responsabilité et de l’ampleur de sa mission, intervenant sur plus de 85% du réseau routier national dans toute sa composante et sur la base d’une stratégie englobant le volet ré- pressif, de sensibilisation et d’information», ambitionne de réduire d’au moins 30% le nombre des accidents de la circulation pour l’année en cours», a relevé le colonel Moha- med Kerroud, responsable du service com- munication et statistiques du commandement de la Gendarmerie natio- nale. une intervention du d r titaouni Hadj de l’université de Khemis-Miliana a porté sur le rôle des médias dans ce cadre et sur la nécessité «d’humaniser le traitement de l’in- formation au-delà des chiffres des bilans». son collègue de la même université, le d r azzedine Madani, a appelé, quant à lui, à faire nôtres les recommandations du plan mondial d’action à réduire de moitié, à l’ho- rizon 2020, le nombre des accidents de la circulation, tout en énumérant les voies et moyens à prendre pour y arriver. A. M. A./APS

délivrance de la carte professionnelle de journaliste

Installation de la commission en mai

d’ici le mois de mai prochain, la commission nationale perma- nente de délivrance de la carte professionnelle de journaliste sera installée, a annoncé M. Hamid Grine, hier à aïn defla, en marge du lancement de la campagne nationale de sensibilisation et de préven- tion des accidents de la circulation. «avec plus de 4.000 journalistes

professionnels, on pourra aller à des élections», a souligné le ministre qui a relevé, en réponse à une question, que l’installation de la com- mission nationale de régulation de la presse écrite ne constitue pas pour le moment une urgence, «l’éthique et la déontologie d’abord,

le professionnalisme de la presse, c’est ça l’urgence». concernant le

cas du journaliste ahmed lahri de canal algérie, M. Hamid Grine

a déploré le fait qu’elle ait pris des proportions qui n’ont pas lieu

d’être. «le journaliste en question n’a pas été licencié comme cela

a été rapporté, mais reversé dans la rédaction de ce média. c’est une

affaire strictement interne à la télévision et il a été averti auparavant

et l’erreur s’est reproduite. le président de la république, c’est le

symbole de l’état algérien et le respect doit obligatoirement suivre». répondant à une question relative «au sort de certains éditeurs de journaux qui, faute de publicité, risquent de mettre la clé sous le paillasson», M. Hamid Grine s’est désolé sur «le sort des journalistes qui m’intéresse en premier lieu, des victimes d’un néo-esclavagisme, 90% de ces journalistes sont sous-payés et ne bénéficient pas d’une couverture sociale». allant plus loin dans sa réponse, le ministre s’est interrogé sur le principe d’accorder 2,5% de la masse salariale à la formation. «j’ai reçu dernièrement des éditeurs de presse, moi, je parlais de formation et de couverture sociale des journalistes et eux ils me parlaient de publicité. je suis désolé de le dire, mais on ne gère pas un journal comme une superette, pour uniquement gagner de l’argent, il faut le dire, mais même des éditeurs de presse ont besoin en ce sens d’une formation.»

A. M. A.

lundi 29 février 2016

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EL MOUDJAHID

CONFORMITÉ DES LOIS AVEC LA CONSTITUTION

Le Parlement en session ouverte

l La contrebande, l’empreinte génétique, le commissaire-priseur… au menu

L a session de printemps des deux chambres du parle- ment (Conseil de la nation

et APN) s'ouvrira mercredi matin,

a indiqué un communiqué du

Conseil de la nation. L'ouverture

de la session de printemps du par-

lement intervient conformément

aux dispositions de l'article 118 de

la

Constitution et de l'article 5 de

la

loi organique portant organisa-

tion et fonctionnement de l'APN et

du Conseil de la nation, et régissant

les relations fonctionnelles entre

les deux chambres du Parlement et

le gouvernement, ajoute le commu-

niqué.

Une vingtaine de textes de loi à l'ordre du jour

Une vingtaine de texte de lois

sera au menu de la session de prin- temps du Parlement (Conseil de la nation et APN). Certains projets de lois sont déjà au niveau des com- missions spécialisées de l'APN, en attendant de les soumettre à exa- men et vote de la chambre basse

du Parlement puis au Conseil de la

nation. Il s'agit, entre autres, du

projet de loi relatif à l'organisation

de la profession de commissaire-

priseur aux surenchères, du projet

de loi portant lutte contre la contre-

bande, du projet de loi sur la pro- motion de l'investissement et du développement de l'entreprise et du

et du développement de l'entreprise et du projet de loi relatif à l'utilisation de
et du développement de l'entreprise et du projet de loi relatif à l'utilisation de

projet de loi relatif à l'utilisation de l'empreinte génétique dans les pro- cédures judiciaires et l'identifica-

tres qu'il avait présidé en janvier dernier, le Président de la Répu- blique, Abdelaziz Bouteflika, avait

rêté lors de la réunion des bureaux des deux chambres du Parlement et du représentant du gouvernement.

aux nouveaux amendements constitutionnels, avait précisé dans un entretien à l'APS, le ministre

tion des personnes. Plusieurs

instruit le gouvernement à s'atteler,

Cette réunion interviendra confor-

des

Relations avec le Parlement,

projets de lois organiques, à l'instar de la loi régissant les relations entre les deux chambres du Parle- ment et le gouvernement et la loi

avec le concours du Parlement, à préparer et faire adopter les lois qui découleront de la révision constitutionnelle.

mément aux dispositions de l'arti- cle 16 de la loi organique n° 99-02 fixant l'organisation et la mission de l'APN et du Conseil de la nation

Tahar Khaoua. L'amendement de ladite loi concernera l'activité de l'institution législative qui opérera désormais en une seule session au

électorale, seront également pré-

"Le gouvernement aura à s'atte-

ainsi que leurs relations avec le

lieu

de deux, selon l'article 118 de

sentés lors de cette session, pour

ler avec diligence et avec le

gouvernement. Cette session de

la Constitution amendée. En effet,

les adapter aux nouvelles disposi- tions de la Constitution révisée et

concours du Parlement à préparer et faire adopter les lois qui décou-

printemps est la dernière, confor- mément à la loi organique en vi-

l'article 118 stipule que "le Parle- ment siège en une session ordinaire

adoptée le 7 février dernier par les

leront de cette révision constitu-

gueur régissant les relations entre

par

an, d'une durée minimale de

parlementaires réunis en session

tionnelle", avait-il affirmé.

le gouvernement et le Parlement,

dix

mois. Celle-ci commence le

extraordinaire au Palais des na-

L'ordre du jour de cette nou-

laquelle sera amendée lors de cette

deuxième jour ouvrable du mois de

tions. Lors du Conseil des minis-

velle session parlementaire sera ar-

session en vue de son adaptation

septembre".

NOUVELLES ATTRIBUTIONS AU PARLEMENT DANS LA CONSTITUTION DE 2016

Du renforcement du pouvoir législatif

Au chapitre du pouvoir législatif, une dizaine de nouvelles dispositions viennent amender la Constitution de 2008 accordant d’importantes attribu- tions au Parlement dans ses deux cham- bres en mettant l’accent sur le rôle et la place de l’opposition parlementaire, la fidélité de l’élu au mandat du peuple. Dans ce sens où est déchu de plein droit de son mandat électif l’élu de l’Assemblée populaire nationale ou du Conseil de la nation, affilié à un parti politique, qui aura volontairement

changé l’appartenance sous l’égide de laquelle il a été élu. Des prérogatives lé- gislatives ont également été accordées à la deuxième chambre dans des cas précis. En termes de séparation des pou- voirs, la Constitution consacre un large volet au pouvoir législatif contenant d’importantes innovations. Au chapitre du pouvoir législatif qui

est contenu dans 37 articles, la nouvelle

Constitution introduit un certain nom- bre de dispositions en termes de contrôle, puisque l’article 99 vient d’être compléter par le 99 bis qui sti- pule que « l’opposition parlementaire jouit de droits lui permettant une parti- cipation effective aux travaux parle- mentaires et à la vie politique », notamment, la liberté d’opinion, d’ex- pression et de réunion, le bénéfice des aides financières accordées au titre des élus au Parlement, la participation ef- fective aux travaux législatifs, la parti- cipation effective au contrôle de l’action gouvernementale, une repré- sentation appropriée dans les organes des deux chambres du Parlement, la sai- sine du Conseil Constitutionnel, confor- mément aux dispositions de l’article 166 (alinéa 2 et 3) de la Constitution, au sujet des lois votées par le Parlement ainsi que la participation à la diplomatie parlementaire.

Chaque Chambre du Parlement consacre une séance mensuelle pour dé- battre d’un ordre du jour présenté par un ou des groupes parlementaires de l’opposition. Les modalités d’application de cet article sont précisées par le règlement intérieur de chacune des deux Cham- bres du Parlement. Une autre disposition a été introduite à l’article 100 qui énonce que « dans le cadre de ses attributions constitution- nelles, le Parlement doit rester fidèle au mandat du peuple et demeurer à l’écoute permanente de ses aspira- tions.» Il s’agit de l’article 100 bis qui sti- pule que « le député ou le membre du Conseil de la nation se consacre pleine- ment à l’exercice de son mandat. Le dispositif de cet article requiert cependant des dispositions à prévoir dans « les règlements intérieurs des deux chambres concernant l’obligation de participation effective de leurs mem- bres aux travaux des commissions et des séances plénières, sous peine de sanctions applicables en cas d’absence. Une troisième introduction a été ap- portée à l’article 100 (ter) dans laquelle est énoncée « qu’est déchu de plein droit de son mandat électif l’élu de l’Assemblée populaire nationale ou du Conseil de la nation, affilié à un parti politique, qui aura volontairement changé l’appartenance sous l’égide de laquelle il a été élu. Le Conseil constitutionnel saisi par le président de la Chambre concernée déclare la vacance du siège. La loi dé- termine les modalités de son remplace- ment. Le député qui aura démissionné de son parti ou en aura été exclu, conserve son mandat en qualité de dé- puté non affilié. L’article 119 accorde l’initiative des lois appartient concur- remment au Premier ministre, aux dé-

putés et aux membres du Conseil de la nation. Les propositions de lois, pour être recevables, sont déposées par vingt députés ou vingt membres du Conseil de la nation dans les matières prévues à l’article 119 bis. Les projets de lois sont présentés en Conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat, puis déposés par le Pre- mier ministre, selon le cas, sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale ou sur celui du Conseil de la nation. En ce sens où l’article 119 bis, vient d’énoncer que « les projets de lois rela- tifs à l’organisation locale, à l’aména- gement du territoire et au découpage territorial sont déposés sur le bureau du Conseil de la nation ». A l’exception des cas énumérés à l’alinéa ci-dessus, tous les autres projets de lois sont déposés sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale. Une précision à cela vient confirmer que sous réserve des dispositions de l’alinéa 1 er de l’article 119 bis ci-dessus, pour être adopté, tout projet ou propo- sition de loi, fait l’objet d’une délibéra- tion successivement par l’Assemblée populaire nationale et par le Conseil de la nation. La discussion des projets de lois par l’Assemblée populaire natio- nale porte sur le texte qui lui est pré- senté par le Premier ministre ou sur le texte adopté par le Conseil de la nation dans les matières prévues à l’article 119 bis. Le gouvernement présente à l’une des deux chambres le texte voté par l’autre chambre. Chaque chambre déli- bère sur le texte voté par l’autre cham- bre et l’adopte. Et pour être applicables, ces dispo- sitions nécessitent l’élaboration d’éven- tuels avant-projets de lois à soumettre au débat général et à l’adoption et pour lesquels une commission multisecto- rielle vient d’être installée. Houria Akram

31 e SESSION DU CONSEIL

DE L’ONU POUR LES DROITS DE L’HOMME

M. Lamamra aujourd’hui à Genève

Prochaines vi- sites des Rappor- teurs spéciaux sur le droit de la santé, du droit à l'alimen- tation et du droit à l'accès à l'eau pota- ble. Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopéra- tion internationale, Ramtane La- mamra, dirigera la délégation algé- rienne qui prendra part aux travaux de la 31 e session du Conseil des Nations unies pour les droits de l'homme, qui s'ouvriront à Genève, a indiqué hier un communiqué du ministère. M. Lamamra prononcera à l'occasion une allocution dans le cadre du segment de Haut niveau. Il aura, par ailleurs, en marge de cette session, des entretiens avec nombre de ses homologues, ainsi qu'avec certains hauts responsables d'agences spéciali- sées des Nations unies et autres organisations interna- tionales basées à Genève, ajoute la même source. L'Algérie, qui siège en qualité de membre du Conseil des droits de l'homme au titre de la période 2014-2016, compte parmi les premiers pays ayant fait l'objet de "l'Examen Périodique Universel", rappelle le ministère. "Dans l'esprit de coopération qui a toujours marqué les relations avec le Conseil des droits de l'homme, une invitation a été adressée, en mars 2010, à sept détenteurs de mandats thématiques pour effectuer des visites de travail en Algérie, dans le cadre des procédures spé- ciales du Conseil", rappelle encore la même source. Après avoir fait remarquer que quatre Rapporteurs spéciaux ont déjà visité l'Algérie, le ministère a an- noncé la visite du Rapporteur spécial sur le droit de la santé à partir du 28 avril et de deux autres en charge, respectivement du droit à l'alimentation et du droit à l'accès à l'eau potable dans le courant de l'année 2016.

du droit à l'alimentation et du droit à l'accès à l'eau potable dans le courant de

Lundi 29 Février 2016

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EL MOUDJAHID

PromotIon dans L’ÉduCatIon natIonaLe

45% des fonctionnaires bénéficiaires

Pas moins de 296.868 fonctionnaires de l’Éducation nationale ont bénéficié de promotions et du règlement de leurs arriérés avec effet rétroactif, dans le cadre de la mise en œuvre de l'instruction interministérielle n° 03 du 12 octobre 2015, a souligné, hier, la ministre de l’Éducation nationale, M me Nouria Benghebrit.

L a ministre, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux d’une rencontre d’évaluation en pré-

sence des partenaires sociaux du sec- teur (syndicats et associations de parents d'élèves), a précisé que «ce chiffre représente, en fait, 45% de l’ensemble des employés du secteur». Lors de son allocution d’ouver- ture, la ministre a également mis en relief que «l’État algérien n’a eu de cesse de réaffirmer son attachement aux idéaux de justice sociale ; un en- gagement consacré par la nouvelle Constitution du pays où le principe de justice sociale est énoncé cinq fois, et réitéré encore une fois par le Président de la république, m. abde- laziz Bouteflika, dans son message du 24 février 2016. un message où il

a souligné le fait qu’«en dépit de

l’acuité de la crise, l’algérie ne pré- voit pas de cesser d’investir dans les facteurs de réussite du développe- ment économique et encore moins re- noncer à ses choix fondamentaux en termes de solidarité nationale vérita- ble et de justice social réelle». Cet en- gagement de l’État, note la ministre, «exige de nous tous de la redevabilité qui n’est possible qu’en redoublant nos efforts dans le travail».

Session de formation au profit des chefs de services des fonctionnaires et examens

Il convient de signaler, d’autre

part, que «suite à des difficultés ren-

par certains directeurs de

l'Éducation, dans la mise en œuvre

des dispositions inhérentes à la prise

en charge des revendications des syn-

dicats, notamment en ce qui concerne

la directive 03», le ministère compte

contrées

organiser, tout prochainement, une session de formation qui sera dispen- sée au profit des chefs de service des

fonctionnaires et examens.

animée par la direction générale

de la Fonction publique, cette forma-

tion vise à «soutenir le ministère en matière de gestion des ressources hu- maines au niveau local», a affirmé la ministre. Évoquant ensuite la ques-

tion d’évaluation des résultats de la charte d’étique du secteur, la ministre

a reconnu que les résultats enregistrés

restent actuellement «en deçà des at- tentes». aussi, «un groupe de travail sera installé avec le partenaire social aux fins de se pencher sur le volet exécutif de la charte», a-t-elle fait sa- voir. Convié à prendre la parole, le di- recteur de la gestion des ressources humaines a présenté un exposé por- tant sur l’instruction n°03, laquelle instruction englobe pas moins de 8 points relatifs à la promotion des en- seignants des grades appelés à dispa- raître aux grades de base ou nouvellement institués (enseignant principal et enseignant formateur), notamment ceux ayant fini leur for-

mation avant le 3 juin 2012, soit plus de 35.000 dossiers. L'instruction prévoit également la même promotion pour les ensei- gnants dont la formation prendra fin en 2016, le versement par tranche des arriérés aux enseignants réintégrés (3 juin 2012 au 30 novembre 2014), la première tranche ayant été versée avant le 31 décembre 2015. Le rem- boursement des arriérés a atteint plus de 90% tandis que 10,53% des dos- siers se trouvent encore au niveau des services du trésor. «Cette instruction

a même permis de régulariser la si- tuation des enseignants techniques qui ont été promus au rang d'ensei-

gnant principal et enseignant forma- teur, en plus de la régularisation de la situation des auxiliaires principaux de l'Éducation ayant terminé une forma- tion spécialisée et leur promotion au titre de superviseur éducatif pour l'an- née 2016.» Il faut dire également que

la situation du personnel des corps particuliers de l'Éducation nationale promus entre 2008 et 2012 a été ré- gularisée en les classant aux postes nouvellement institués. Certains in- tendants et sous-intendants ayant fait l'objet de réserve de la part des ser- vices de la Fonction publique quant à leur succès aux concours ou cycles de formation dans les wilayas de tizi ouzou, aïn defla et Bouira.

Ph : Louisa
Ph : Louisa

Six nouvelles infrastructures de santé scolaire opérationnelles

Les enseignants du primaire ont été reclassés, grâce à cette instruc- tion, au rang d'assistant de directeur d'école primaire à partir de 2016. À retenir, ce sont quelque 80 dossiers sur 101 demandes de promotion qui ont été validés. trois wilayas ont

trouvé des difficultés à mettre en œuvre cette instruction, a fait savoir le même responsable. «Il s'agit de khenchela, adrar et el-tarf», a-t-il affirmé, relevant que la direction avait convoqué, dernièrement, 17 di- recteurs de l'Éducation afin d'accélé- rer la mise en œuvre de l’instruction en question. La médecine du travail dans le secteur de l’Éducation natio-

nale est un autre dossier évoqué à la faveur de cette rencontre d’évalua-

tion. après avoir mis en revue les dif- férentes étapes de mise en place de la médecine du travail dans le secteur, l’intervenante fera savoir que pas moins de six infrastructures de santé scolaire viennent d’ouvrir leurs portes aux élèves dans les wilayas d’aïn témouchent, relizane, mosta- ganem, el-oued, tlemcen et médéa. d’autres structures complètement équipées seront inaugurées prochai- nement.

À retenir, l’élément primordial

souligné à la faveur de cette rencontre

est que «le défi d’aujourd’hui concerne la réussite des élèves aux compétences avérées», comme l’a si bien souligné la ministre qui insiste sur le fait que «seule notre capacité collective à mobiliser tous les acteurs du processus éducatif est à même de garantir la réussite de ce défi». Pour rappel, enfin, la rencontre d’hier résulte des conférences régio- nales organisées le 11 février dernier. Soraya Guemmouri

ConCours de reCrutement

« La Fonction publique ne s’oppose pas aux propositions du ministère »

«La direction de la Fonction publique ne s'oppose pas de façon directe aux propositions formulées par le ministère de l'Éducation nationale relatives au nombre de postes et aux nouvelles spécialités dans le concours de recrutement des enseignants prévu fin mars prochain, mais la gestion au niveau local, requiert une argumen- tation», a déclaré, hier, la ministre de l’Éducation natio- nale, lors d’un point de presse organisé en marge de la rencontre avec les cadres du secteur. Poursuivant ses propos, m me Benghebrit mettra l’ac- cent, cependant, sur le fait que «les propositions néces- sitent un examen et une évaluation par la direction de la Fonction publique et des experts», signalant, dans ce contexte, que négocier à ce sujet était un fait «ordinaire qui n'a rien d'inquiétant». et d’ajouter que «la numéri- sation du secteur permettra à l'avenir de définir rapide- ment le nombre de postes vacants et à pourvoir». Par ailleurs, m me Benghebrit a annoncé que «les concerta-

tions avec les services de la direction générale de la sû- reté nationale et de la Gendarmerie nationale autour de la convention qui sera signée prochainement ont pris fin» et que la signature de la convention y afférente est attendue «tout prochainement». Il faut dire que cette convention vise à «instaurer un climat de stabilité et de sécurité en milieu scolaire en impliquant les directeurs et inspecteurs pour un rôle plus important dans le seul intérêt de l'élève». d’autre part, la ministre a fait part du lancement prochain d'une étude sur «la drogue en milieu scolaire», laquelle étude sera menée avec la coordination des services de l'office national de lutte contre les stu- péfiants et la toxicomanie au niveau de 400 établisse- ments scolaires des cycles moyen et secondaire à l'échelle nationale. Cette étude reposera sur des «mé- thodes scientifiques» et «sera sélectionnée par nombre de recommandations». Soraya G.

La mInIstre des PtIC vIsIte Le tÉLÉPort de LakhdarIa

Valoriser les acquis

m me Faraoun a fait savoir que la

généralisation de la fibre optique à

travers tout le territoire national serait réalisée d’ici à la fin 2016 et début

2017.

La ministre de la Poste et des

technologies de l’information et de

la communication, m me houda-Imane

Faraoun, a effectué, hier, une visite

de travail à l’entreprise algérie télé-

com satellite, sise à Lakhdaria, dans

la wilaya de Bouira. L’entreprise, qui

est une filiale d’algérie télécom de-

puis 2006, couvre tout le territoire na- tional et offre des services de très haute performance en utilisant les toutes dernières technologies d’infor- mation et de télécommunications. ats a pour missions d’établir, de dé- velopper et d’exploiter des réseaux de télécommunications par satellite afin d’assurer le transport et l’achemine- ment des communications nationales

et internationales.

s’exprimant à cette occasion m me Faraoun a expliqué que les services offerts par cette entreprise sont desti- nés principalement aux entreprises et institutions dont le besoin consiste à relier des sites dispersés géographi- quement, en vue de réaliser rapide- ment des réseaux opérationnels répondant à leurs exigences profes- sionnelles. elle rappellera, dans le même ordre d’idées, qu’à l’instar des nations les plus modernes, dès 1974,

Ph : Wafa
Ph : Wafa

l’algérie a adhéré à InteLsat (In- ternational télécommunications sa-

tellite Consortium). au plan pratique,

cela s’est concrétisé par la réalisation du téléport de Lakhdaria en 1975, rattaché à algérie télécom satellite, depuis l’année 2006. À partir de ce téléport, ats offre un moyen sûr et fiable de communication par satellite. C’est un nœud via lequel n’importe quelle station du territoire national peut être connectée au monde entier. son emplacement géographique lui permet de desservir une zone très étendue allant de l’asie aux amé- riques. La ministre a souligné, par ail-

leurs, que «tous les cadres d’ats sont algériens, ce qui nous incite à encourager et à valoriser les acquis de l’entreprise, qui offre des services de qualité supérieure à l’internet clas- sique qu’elle soit adsL ou encore la

3G».

La ministre, qui a animé un point de presse en marge de cette visite, a été amené à s’exprimer concernant le déploiement de la fibre optique qui, une fois achevé, permettra d’amélio- rer la qualité des services internet of- ferts par l’opérateur national algérie télécom. elle précisera, à ce propos, que cette opération sera achevée dans

sa totalité à travers le territoire natio- nal à la fin de l’année en cours et, au plus tard, le début de l’année 2017. Cette opération, rappelle la ministre, «est inscrite au plan de développe- ment d’algérie télécom». Interrogé par la presse sur la mise en service de la portabilité du numéro, m me Fa- raoun a indiqué que cette solution est proposée dans la cadre de la mise à jour de la loi sur les technologies de l’information et de la communica- tion. «une fois cette loi sera adoptée, cette solution sera une obligation pi- lotée par l’autorité de régulation», a- t-elle précisé. Concernant les problèmes de couverture internet, la ministre des PtIC a indiqué que ce problème est dû à la vétusté des ré- seaux de fibre en cuivre. elle rappel- lera, au même sujet, qu’algérie télécom mène un travail quotidien de maintenance des réseaux en cuivre et l’installation de réseau en fibre op- tique. «avec la fin de l’année, on ter- minera avec les fibres en cuivre et les réseaux en fibres optiques sera géné- raliser à tout le pays, ce qui va amé- liorer nettement la qualité des communications», a encore souligné la ministre. Interrogée, par ailleurs, sur le dé- ploiement de la 4G, la ministre a fait savoir que son département attend les offres des opérateurs. «Pour le mo- ment, aucun opérateur n’a présenté

son offre», a-t-elle indiqué, souli- gnant que ces derniers «ont la liberté de choisir les wilayas où ils veulent se déployer sans aucune limitation». Concernant la régularisation des travailleurs contractuels exerçant dans le secteur de la Poste, elle a in- diqué que l’opération est en cours, as- surant que 25% d’entre eux seront régularisés de façon normale, tandis que le reste, soit 75%, le seront selon les besoins des bureaux de poste. La ministre a annoncé également que d’ici au mois de juin prochain

tous les guichets de la Poste seront in- formatisés et dotés de technologie IP (Internet protocole) et raccordés aux technologies 3G et 4G d’ici à la fin de l’année.

À une autre question concernant

l’achat des droits de diffusion auprès des satellites étrangers, la ministre a fait savoir que ces dernières n’auront plus l’obligation de recourir aux sa- tellites étrangers, après le lancement du satellite algérien. «nous attendons le lancement d’un satellite 100% al- gérien par l’agence spatiale algé- rienne, pour desservir ces chaînes localement». Interrogée enfin sur le buzz qui a fait le tour de la toile concernant l’opérateur de téléphonie mobile djezzy, la ministre a préféré s’abste- nir de s’exprimer à ce propos. Salima Ettouahria

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EL MOUDJAHID

RENTRÉE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

M. MoHaMEd MEBarKi à BÉjaia

L’intégration par la formation

Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a donné hier, depuis Béjaia, où il a effectué une visite de travail et d’inspection, le coup d’envoi de la rentrée professionnelle, session de février 2016.

De notre bureau à Béjaia :

Mustapha Laouar

D ans une communication lue à l’adresse des stagiaires, apprentis, formateurs et cadres du secteur à

l’iNSFP de Sidi aïch, le ministre a axé son intervention sur l’importance que revêt la formation professionnelle pour l’intégration du monde du travail et le dé- veloppement économique. «je suis per- suadé qu’en choisissant cette voie pour acquérir des qualifications et un métier, les stagiaires mettent les chances de leur côté, pour qu’à l’issue de leur formation, ils s’intègrent finalement dans la vie pro- fessionnelle et sociale». Tout en ajoutant : «la préoccupation majeure des pouvoirs publics a toujours été l’enseignement, l’éducation et la formation des jeunes. Et c’est ainsi que l’État ne cesse d’investir dans la réalisation des infrastructures dé- diées à la formation professionnelle, l’ac- quisition d’équipements modernes aux normes de développement des technolo- gies et l’investissement dans la formation de formateurs, pour assurer une formation de qualité qui réponde aux besoins des en- treprises et organismes employeurs, et fa- ciliter l’employabilité des jeunes.» M. Mebarki cite la mise en place de plusieurs mesures et dispositifs pour atti- rer les jeunes vers les créneaux porteurs et créateurs d’emploi, comme l’extension de l’âge minimum d’accès à la formation par apprentissage à 35 ans au lieu de 25 ans pour les filles comme pour les gar- çons, la mise en place de passerelles pour le passage d’un niveau de qualification vers celui immédiatement supérieur, l’oc- troi de crédits pour la création de micro- entreprises, à travers les différents dispositifs (aNSEj, CNaC, etc.), et la concession de terres pour développer l’agriculture, dans les wilayas à vocation agricole, notamment au niveau du Sud. ainsi, la rentrée professionnelle de février 2016 se caractérise par la poursuite et

de février 2016 se caractérise par la poursuite et l’amélioration du service public de la for-

l’amélioration du service public de la for- mation et l’enseignement professionnels. ainsi, tous les moyens en infrastructures, en équipements et en encadrement sont mobilisés : plus de 1.230 établissements et structures de formation, 25.000 forma- teurs, des milliers de sections d’équipe- ments et autres. à tout cela, s’ajoute, en matière d’in- frastructures, l’ouverture de 10 nouveaux établissements (6 CFPa et 4 iNSFP), en matière d’encadrement pédagogique, l’af- fectation de 850 encadreurs ayant terminé leur formation pédagogique et le recrute- ment de 700 nouveaux enseignants. le secteur a mobilisé plus de 265.000 postes de formation. au 20 février 2016, plus de 170.000 candidats se sont inscrits, et la période des inscriptions est prolongée jusqu’au 6 mars 2016. le ministre relève, à cet effet, que le Président de la répu- blique a donné toute la mesure de l’impor- tance de l’apprentissage et de la formation professionnelle, à travers la révision de la Constitution, quand il responsabilise l’État dans la promotion de l’apprentis- sage et dans la mise en place de politiques d’aides à la création de l’emploi (article

55). lors de cette visite dans la wilaya de Béjaïa, le ministre s’est rendu à l’institut national de formation professionnelle (iNSFP) de Sidi aïch où il a donné le coup d’envoi de cette rentrée, avant d’écouter une présentation de la carte de la formation professionnelle de la wilaya pour un total de formation offerte de 10.338 postes avec une capacité pédago- gique de 8.350 postes, avec 2 iNSFP et 26 CFPa. le ministre a également visité des apprentis en milieu professionnel avec l’entreprise chinoise CrCC dans les spé- cialités des travaux publics et qui est char- gée de la réalisation de la pénétrante autoroutier de Béjaïa. à Taskriout, M. Mebarki a inauguré un nouveau CFPa d’une capacité de 250 places pédago- giques et un internat de 120 lits, comme il a inspecté la mise en service de l’exten- sion du CFPa d’aokas dédiée aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme. il a exhorté les responsables à renforcer les sections de formation en hôtellerie et tourisme à travers la wilaya de Béjaïa. à la maison de la Culture, il a lancé les portes ouvertes sur l’apprentissage. Mustapha Laouer

M. TaHar Hadjar à TlEMCEN

Relever les défis

le ministre de l’Enseignement supé- rieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar, a effectué une visite de tra- vail et d’inspection dans la wilaya de Tlemcen, en compagnie du ministre fédé- ral allemand de la Coopération et du dé- veloppement, Gerd Mûller. Cette visite a été effectuée par l’accueil officielle de la délégation à l’auditorium de la faculté de médecine Caserne Miloud, où la cérémo- nie a eu lieu avec le discours du P r Mus- tapha djafour, recteur de l’université abou-Bakr-Belkaïd, du wali Saci ahmed abdelhafid, du représentant de la com- mission de l’union africaine, Tolly Mbwette. dans leurs allocutions, ils ont souligné les évolutions opérées dans le domaine de la recherche scientifique à tous les ni- veaux, de la création de l’institut panafri- cain au pôle de Chétouane, du partenariat entre l’algérie et l’allemagne qui se dé- veloppe de plus en plus, et les efforts sou- tenus par l’union africaine pour la formation des jeunes africains dans les instituts qui ont été créés. Ces formations dans le continent africain sont très impor- tantes. dans son intervention, le ministre fédéral de la Coopération et du dévelop- pement d’allemagne a indiqué que c’est un honneur d’être accueilli chaleureuse- ment à l’université de Tlemcen. «l’afrique est notre continent partenaire. Nous devrions tout faire pour qu’il y ait dans le monde la paix, car les guerres em- pêchent le développement des pays, et c’est un facteur très important», dit-il. il a indiqué que l’afrique a un potentiel qui est «sa ressource humaine, qui est l’espoir

potentiel qui est «sa ressource humaine, qui est l’espoir et l’avenir de l’afrique toute entière. Notre

et l’avenir de l’afrique toute entière. Notre gouvernement coopère avec 35 États africains, et nous soutenons la mise en place des structures adéquates». il ajoute que notre planète est en pleine croissance, et «de grands défis sont atten- dus dans la recherche, garantir l’accès à l’enseignement avec de nouvelles priori- tés, mettre en place et développer les op- portunités pour l’avenir des jeunes générations qui attendent beaucoup de nous». il souligne que «des échanges sont nécessaires dans ce monde numérique, de s’organiser pour notre avenir dans un en- semble parfait et pour l’afrique». le mi- nistre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Hadjar, a mis en exergue les efforts de l’État pour

le développement de ce secteur en pleine

évolution, de la formation des structures en cours de réalisation et aussi le le clas- sement des établissements de l’enseigne-

ment supérieur dans le monde. dans ce même cadre, la délégation a visité l’ins- titut des sciences de l’eau et de l’énergie, université panafricaine (PauWES), situé

à Chétouane, qui a ouvert ses portes en

2014 et accueille 74 étudiants. un exposé

a été présenté à la délégation par le P r

Zerga abdellatif, directeur de cet institut. le ministre de l’Enseignement supérieur

et de la recherche scientifique a visité la

pharmacie industrielle, en cours d’achè- vement, située dans la faculté de méde-

cine. Gadiri Mohamed

M. Nouri à Mila

143.000 ha en cours d’irrigation

De notre envoyé spécial :

Mohamed Mendaci

d’irrigation De notre envoyé spécial : Mohamed Mendaci le ministre des ressources en eau et de

le ministre des ressources en eau et de l’Environne- ment, abdelouahab Nouri, a effectué, hier, une visite de travail et d'inspection à la wilaya de Mila, au cours de la- quelle il a eu à inspecter l’avancement des 8 projets ins- crits au programme de son secteur pour cette wilaya de l’Est. lors de sa visite, le ministre a mis en avant le projet d’irrigation de un million d’hectares de terres agricoles, soulignant que ce projet, initié par le Président de la ré- publique, est d’une importance cruciale pour assurer la sécurité alimentaire du pays, mais aussi augmenter le nombre de terres agricoles irriguées. «Pour le moment, 143.000 ha sont en cours de réalisation, dont 25.000 ha

ont été livrés aux agricultures», dit-il. Cet important projet aura également pour objectif d’améliorer et d’augmenter la production agricole. «l’État mettra tous les moyens né- cessaires pour mener le projet en question à terme qui prendra du temps», ajoute M. Nouri. Parmi les projets les plus importants du secteur des ressources en eau, le trans- fert de l’eau à partir du barrage de Beni-Haroun qui est, selon le ministre, «le plus grand barrage en algérie», dont la capacité de stockage est de 960 millions m 3 avec un vo- lume transféré de 504 millions m 3 /an vers les stations de traitement, avec un apport du barrage Boussiaba. le bar- rage de Beni-Haroun alimente 6 millions de personnes dans 6 wilayas de l’est du pays ; son eau est également utilisée dans l’irrigation de 40.000 hectares de terres agri- coles. Ce gigantesque ouvrage hydraulique comprend 5 autres barrages, 5 stations de pompage et autant de sta- tions de traitement des eaux. le ministre a cependant ex- primé son insatisfaction quant à la situation d’alimentation en eau potable de la wilaya de Mila. «il est inacceptable de voir la wilaya de Mila, qui regorge d’eau, ne pas bénéficier d’une façon régulière de la distribution d’eau, alors que l’alimentation en eau au niveau national

a atteint les 98%», regrette-t-il. il donnera, cependant, des instructions en direction des services concernés de remé- dier à ce problème dans les plus brefs délais. le ministre s’est également enquis de l’avancement des travaux de réalisation du projet du Tunnel PK9, et de la Conduite de refoulement entre le PK7 et PK11 du transfert des eaux

à partir de la SP de Béni Haroun vers le barrage réservoir

d’oued athménia. à ce titre, il qualifie le projet d’une importance ma- jeure pour pouvoir alimenter les villages et localités de Mila, et son achèvement est «une priorité» pour le dépar- tement de Nouri qui affirme qu’une enveloppe de 300 mil-

liards de centimes a été mobilisée pour sa réalisation afin d’en finir avec les glissements de terrain qui perturbent l’avancement du projet. la qualité géotechnique, associée

à l’intensité de la pluviométrie de la région, a fragilisé le

sol en place, rendant la réalisation de la conduite en tran- chée vulnérable, notamment entre le PK7 et PK11. Pour remédier et pérenniser le système de transfert, «une solution définitive de réalisation d’un tunnel a été arrêtée», explique le membre du gouvernement, qui pré- cise que pour «mettre en service le système et alimenter les wilayas de Mila et Constantine, une conduite provi- soire a été réalisée». Suite à cela, la délégation ministé- rielle a effectué un arrêt au niveau de la zone de glissement de terrain affectant le couloir N° 1 alimentant 10 communes de la wilaya de Mila. auparavant, M. Nouri a inauguré la Maison de l’envi- ronnement de la ville de Mila, et assisté à des explications sur la création de l’EPiC Mila-Net et sa dotation d’équi- pements au profit des clubs verts de 48 établissements scolaires. Saisissant l’occasion, le ministre a remercié le wali de Mila pour avoir doté la région d’une telle entreprise qui,

selon lui, «ne pourra réussir sa mission sans la collabora- tion du citoyen dans la protection de l’environnement et

le nettoiement des quartiers». il a qualifié la nouvelle Mai- son de l’environnement d’«acquis important pour la wi- laya, pour inculquer au citoyen la culture de la protection de l’environnement». au programme de sa sortie sur terrain, le ministre a eu

à visiter la station de traitement d’aïn Tin, le projet de réalisation de la station d’épuration des eaux usées ur- baines d’aïn Beida-ahrich, l’unité de recyclage de pneus

usagés- Sarl Haouara-Teleghma, et enfin l’unité de

recyclage de plastiques- SEBTEXE-Chelghoum. M. M.

lundi 29 Février 2016

E conomie 9 EL MOUDJAHID AgroALiMeNtAire Cap sur le marché canadien La politique de diversification

Economie

9

EL MOUDJAHID

AgroALiMeNtAire

Cap sur le marché canadien

La politique de diversification de l’économie nationale, axe prioritaire de la démarche du gouvernement, implique la recherche d’autres ressources de financement et d’autres perspectives de placement pour le produit national à l’étranger.

U ne option encouragée dans le cadre des nouvelles orientations écono- miques du pays et qui est dictée par

la nature des défis imposés au pays, dans cette phase de crise caractérisée par un recul des prix du pétrole et une contraction notable de ses recettes. Aussi, l’Algérie dispose des moyens de la relance, les potentialités existantes dans di- vers segments d’activités lui permettent de promouvoir ses exportations hors hydrocar- bures. C’est le cas du secteur de l’agroali- mentaire qui renferme d’importantes opportunités en attente d’être optimisées, d’autant plus que les normes de qualité étant garanties. Le «Sial Canada 2016», prévu du 13 au 15 avril 2016 à Montréal, constituera, en la matière, une porte d’accès sur le marché nord-américain, un espace convoité par les entreprises du monde, par son intérêt pour les produits naturels et son importance du point de vue consommation. Des opérateurs algé- riens, dont certains ont déjà réussi à s’intro- duire sur ce marché, prendront part à cette 13 e édition du plus grand Salon international de l’agroalimentaire en Amérique du Nord, qui cumule 50 ans d’existence. Carrefour des innovations dans le secteur de l’industrie ali- mentaire, Sial 2016, qui est aussi une desti- nation à l’export des produits agroalimentaires de 27 États américains, ac-

des produits agroalimentaires de 27 États américains, ac- cueillera les exposants des produits alimen- taires les

cueillera les exposants des produits alimen- taires les plus innovants du monde entier, ainsi que les professionnels du secteur de la distribution. Cette treizième édition devra constituer, ainsi, une véritable foire pour un large éven- tail de produits innovants et diversifiés dans les filières des boissons, confiserie, denrées alimentaires, denrées de luxe, épicerie fine, pâtisserie, poisson et de transformation. Par conséquent, cet événement écono- mique devra permettre aux entreprises algé-

riennes de renforcer leur position sur le mar- ché nord-américain, et de s’ouvrir, par la même occasion, des perspectives sur d’autres marchés représentés à ce Salon. Cette mani- festation, qui offrira les conditions de com- munication et d’échanges commerciaux avec des acheteurs étrangers potentiels, donnera l’opportunité aux opérateurs algériens de faire connaître l’offre algérienne en matière de produits alimentaires destinés à l’expor- tation.

D. Akila

Le rythme d’inflation annuel est resté stable à 4,8% en janvier 2016, soit le même taux enregis- tré en décembre dernier (contre 2,9% en décembre 2014), a appris l’APS auprès de l’office national des statistiques (oNS). Ce rythme d’inflation annuel repré-

sente le taux d’évolution de l’in- dice des prix à la consommation sur la période allant de février

2015 à janvier 2016 par rapport à

celle allant de février 2014 à jan- vier 2015. Quant à la variation des prix à la consommation du mois de janvier 2016 par rapport à janvier 2015, elle a atteint 5,04% (contre 4,4% en décembre 2015 par rapport à décembre 2014). L’indice brut des prix à la consommation de janvier 2016 par rapport à décembre 2015 a progressé, pour sa part, de 0,76%, soit une évolution mensuelle plus élevée que celle observée en jan- vier 2015 par rapport à décembre

2014 (+0,1%). Par catégorie de

produits, l’indice brut des prix à la consommation des produits agricoles frais a reculé de 1,5% en janvier 2016 par rapport à dé- cembre 2015. Cet indice a aug- menté de 9,8% pour les fruits et de 5,4% pour les poissons, alors

rythMe D’iNfLAtioN ANNueL

Stable à 4,8% en janvier

qu’il a marqué une baisse de 16,3% pour la viande de poulet et de 1,5% pour les légumes. Les prix des produits agro-alimen- taires ont enregistré une crois- sance de 1,6% due à l’augmentation des prix d’un cer- tain nombre de produits, notam- ment des pains et céréales

(+2,9%), ainsi que des sucres et produits sucrés (+1%). Les prix des produits manufacturés ont af- fiché une croissance de 2,2% in- duite essentiellement par la hausse des prix des carburants (+35,9%), lesquels ont enregistré une hausse, entre autres, de la tVA du gasoil, en application de

la loi de finances 2016. Quant aux services, l’évolution men- suelle de leurs prix à la consom- mation a baissé de 0,2% en janvier dernier par rapport à dé- cembre 2015. À rappeler que la loi de finances 2016 table sur une inflation annuelle de 4%.

Évolution des prix à la consommation par produits

Les prix globaux à la consommation ont aug- menté de 5,04% en janvier 2016 par rapport au même mois de l’année 2015 (glissement annuel), et de 0,76% par rapport à décembre 2015 (glisse- ment mensuel). Voici les variations des prix par ca- tégorie de produits (Le premier taux indique l’évoultion en glissement annuel, alors que le se- cond représente le glissement mensuel). Produits alimentaires et boissons non alcoolisés : +1,99% et +0,03%.

Les hausses les plus importantes ont touché :

-L’ail sec (+78,24% et +25,11%), l’oignon sec (+25,72% et +9,16%), tandis que les prix de la ma- jorité des autres légumes se sont affichés en baisse, fruits frais (+18,64% et +9,78%), poissons frais (+12,39% et +5,38%), pains et céréales (+8,62% et +2,93%), tels que le prix du paquet de farine de blé de 1 kg a augmenté de 40,24% en glissement

annuel et de 15,42% en glissement mensuel. Cer- tains produits ont par contre baissé tels la pomme de terre (-30,91% et -3,93%), les viandes (-9,56% et -16,32%) et les œufs (-16,43% et -3,02%). Carburants : augmentation de 35,9% en glisse- ment annuel et mensuel. -L’essence normale (1 litre) : +34,2%. -L’essence super (1 litre) :

+36,61%. -gazoil mazout (1 litre) : +36,93%. - gaz de ville en 10 thermies : +15,38% habillement-Chaussures : +12,2% et +2,31%. Logements-Charges : +5,73% et +3,45%. Meubles et articles d’ameublement : +5,02% et prix inchangés en glissement mensuel. Santé-hygiène corporelle : +7,5% et prix in- changés en glissement mensuel. transports et Communication : +7,01% et

+2,09% Éducation-Culture-Loisirs : +3,82% et -7,91%.

LA reVue OIL ET GAS BUSINESS fête SoN PreMier ANNiVerSAire

Tient bon la rampe

revue dédiée au secteur de l’énergie, en par- ticulier et à l’économie et finances, en général , Oil et Gas Business (ogB) vient de fêter son pre- mier anniversaire. Son succès lui permet d’envi- sager l’avenir avec confiance. elle rassemble des professionnels de la communication et des acteurs économiques, tous secteurs confondus. Bien plus qu’un découpage d’objets communs, c’est donc davantage une convergence de regards qui fonde la cohérence d’ogB, dont la démarche consiste à analyser l’actualité économique natio- nale et internationale dans ses moindres détails. Dans cette perspective, les axes privilégiés par la revue sont l’étude des questions écono- miques et particulièrement celles relatives au do- maine de l’énergie. La revue, dont la maquette associe lisibilité et esthétique, avec de surcroît un grand nombre de rubriques, se veut également le lieu d’une réflexion en favorisant et privilé- giant le traitement de problématiques qui permet- tent de coupler de manière pertinente et féconde les idées des experts et des acteurs économiques, à leur tête les chefs d’entreprise, en privilégiant les thèmes reliés à l’économie, au développe- ment, à la mondialisation et à l’économie inter- nationale. Soucieuse de diffuser également les contributions des chercheurs et désireuse de combler un vide dans l’espace des publications spécialisées, ogB se donne pour ambition d’of- frir un panorama de l’actualité de l’économie et de proposer des analyses pertinentes sur l’actua- lité. La large diffusion que la revue s’est assurée, au cours, de sa première année d’existence en fait également un lien solide entre l’Algérie et ses partenaires. La revue s’intéresse également aux débats, à l’évolution et aux rapides transformations socio- économiques dans divers domaines. Animée par un comité de rédaction rompu aux dossiers éco- nomiques les plus sensibles, la revue publie aussi des numéros thématiques sur divers secteurs, comme c’est le cas pour le 12 e numéro de février 2016, qui a mis la lumière sur le pétrole et les as- surances, ainsi que sur les transports et les éner- gies renouvelables.

Farid B.

Barrages : un taux de remplissage de 67,56% Un volume de 4,62 milliards m 3

Barrages :

un taux de remplissage de 67,56%

Un volume de 4,62 milliards m 3 d’eau est emmagasiné actuellement par les 65 barrages en exploitation à travers le pays, soit un taux de remplissage global de

67,56%.

P ublicité

ANEP 210749 du 29/02/2016

Lundi 29 février 2016

EL MOUDJAHID

EL MOUDJAHID NOUVELLES DE SÉTIF 11 PAGE ANIMÉE PAR F. ZOGHBI AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE

NOUVELLES DE SÉTIF

EL MOUDJAHID NOUVELLES DE SÉTIF 11 PAGE ANIMÉE PAR F. ZOGHBI AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE
EL MOUDJAHID NOUVELLES DE SÉTIF 11 PAGE ANIMÉE PAR F. ZOGHBI AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE

11

PAGE ANIMÉE PAR F. ZOGHBI

AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE

Financement sur le budget communal

L’amélioration du cadre de vie du citoyen et, partant, la juste réponse à ses nombreuses préoccupations dans des domaines aussi sensibles les uns que les autres, la nécessité de rapprocher davantage l’administration du citoyen, au titre d’une décentralisation jusque dans ses nombreuses annexes où, pour certaines déjà, la confection des cartes grises et du passeport biométrique est assurée, ont constitué deux grands axes majeurs de la visite de travail effectuée, récemment, par le wali, Mohamed Bouderbali, dans la commune de Sétif.

U ne visite qui se situe dans le prolongement des actions analogues effectuées à travers cette wilaya qui a per- mis au wali de constater l’œuvre déployée dans cette

commune, chef-lieu de la wilaya, et mieux encore sur le bud- get communal qui permet de répondre rapidement, et sans avoir recours au budget de l’État, aux aspirations des citoyens exprimées dans différents domaines. À ce titre, les 20 projets inspectés par le wali auront été au- tant d’exemples de cette dynamique qui touche les différents secteurs, quand bien même il restera toujours beaucoup à faire face aux exigences de ce grand chef-lieu, comme l’améliora- tion constante de son image de marque et le suivi constant et rigoureux pour le respect du volet qualitatif qui doit marquer tous ces projets. Le wali, qui encouragera l’œuvre déployée par les élus et autres cadres et travailleurs de cette commune, ne manquera pas de souligner la nécessité de veiller constamment à aller dans le sens de la dimension qualitative et esthétique et faire que la gestion et l’entretien de chaque projet constituent des préoccupations majeures.

F. Z.

Ph. : Krach
Ph. : Krach

Opération

coup-de-poing

Agissant au titre de la lutte contre la vente illicite de boissons alcoolisées, les éléments de la BMPJ de Sétif ont opéré ré- cemment une saisie de 1.557 unités de boissons alcoolisées dont une partie était transportée et une autre exposée à la vente à travers des espaces isolés au niveau de la zone industrielle de Sétif. Cette importante quantité à été récupérée suite à des opéra- tions de contrôle effectuées par les élé- ments de la BMPJ de Sétif, à l’issue de plusieurs descentes inopinées au niveau de la zone industrielle de Sétif où ils ont pu, l’espace d’une semaine, saisir d’impor- tantes quantités de boissons alcoolisées et procéder à l’arrestation de 8 individus im- pliqués dans la vente illicite ou le transport de ces boissons. Une procédure judiciaire a été établie à l’encontre des mis en cause pour détention et transport de boissons alcoolisées sans au- torisation. Présentés devant le procureur de la République près le parquet de Sétif, 5 parmi eux ont été placés sous mandat de dépôt et 3 autres ont bénéficié de citations directes. Le produit de la saisie à été remis aux services des domaines, souligne, par ailleurs, le communiqué de la cellule de communication de la sûreté de la wilaya.

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DEUX QUESTIONS AU WALI

« Rapprocher l’administration du citoyen »

M. le wali, quelle lecture faites-vous de la visite que vous avez effectuée sur une vingtaine de chantiers de la commune de Sétif ? Comme vous avez pu le constater, le pro- gramme, à titre symbolique, concernait pra- tiquement tous les secteurs d’activités de la commune et ciblait les préoccupations quo- tidiennes du citoyen, comme l’accès au ser- vice public et les facilitations que nous devons accorder, de même que certains be- soins qui se font ressentir en matière d’amé- lioration urbaine, et là aussi, beaucoup d’opération ont été lancées ainsi que d’autres projets non moins importants, tels que la tré- mie de la station «El-Fouara» qui également répond à un besoin urgent, parce que nous constatons qu’il y a un point noir à ce niveau- là et qui doit être pris en charge. Ce qui est également important, mis à part ce dossier concernant l’amélioration du service public, à savoir la prise en charge de la carte grise et du passeport biométrique par la commune, c’est tous ces projets que vous avez vu et qui sont pris en charge intégrale- ment sur le budget de la commune.

Dans ce contexte, nous croyons savoir également que le rapprochement de

l’administration du citoyen a gagné du terrain, notamment au titre de la e-admi- nistration, puisqu’une quarantaine de communes seraient déjà prêtes «Ce n’est pas 40, mais les 60 communes de la wilaya qui sont prêtes ! Il se trouve que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avait décidé que ce soit d’abord les 40 communes non chefs-lieux de daïra, qui commencent déjà à prendre en charge l’éta- blissement des cartes grises, passeports et cartes d’identité biométriques. Donc, on peut le faire élargir aux 20 au- tres communes chefs-lieux de daïra. La e-ad- ministration est une priorité du ministère de l’Intérieur. Nous ressentons qu’il y a une grande amélioration dans la relation entre l’administration locale et les administrés, les choses se font plus facilement, dans des conditions d’accueil très confortables et dans la sérénité, pour permettre au citoyen de ré- gler ses problèmes administratifs de la ma- nière la plus rapide possible. C’est donc des objectifs que nous considérons comme étant atteints au niveau de la wilaya de Sétif qui a été, d’ailleurs, une des wilayas pionnières en la matière bien avant que le dossier ne soit pris en charge par le ministère de l’Intérieur. F. Z.

BRÈVES

D’AÏN FOUARA…

Proximité citoyenne

«La police et le citoyen, une action complémentaire», c’est le thème de l’imposante rencontre qui s’est tenue, récemment, à Aïn El- Kebira et qui a réuni, sous la présidence du chef de sûreté de cette daïra, de nombreux représentants de la société civile, responsables d’associations, notables, élus locaux et autres personnalités . Une rencontre qui est venue en application des instructions de la Direction générale de la Sûreté nationale tendant, notamment, à consolider les canaux de la communication entre la police et le citoyen, qui se veut être d’abord un partenaire privilégié et, partant, veiller à travers de telles actions de proximité à agir dans une dimension de complémentarité allant dans le sens de la préservation de la sécurité et de la tranquillité de la cité. Une initiative louable, unanimement appréciée par les membres présents, et qui, par le canal du fructueux débat qui s’est instauré, a permis aux uns et aux autres de faire état de diverses préoccupations et d’en recevoir toutes les réponses qui convenaient.

La rançon du progrès ?

Il était certainement attendu que l’ouverture du Park Mall de Sétif allait induire une affluence supplémentaire importante à celle que le parc d’attractions et toutes ces nouvelles réalisations qui marquent déjà le quotidien de Sétif, mais les encombrements provoqués par ce nombre fou de véhicules qui affluent quotidiennement vers cette ville, désormais prisée, ne semblait relever que d’exceptions. Les jeudi, vendredi et samedi davantage encore, à tel point que les services de police, présents partout, aux différents points névralgiques de la ville, sont contraints de déployer de gros efforts pour y mettre l’ordre nécessaire, rappeler plus d’une fois, par les voies réglementaires, les règles élémentaires du code de la route à tous ceux-là qui donnent l’impression de les avoir oublié et permettre à chacun de trouver sa voie ou alors cet endroit conçu pour le stationnement au moment, notamment, où un parking de 1.400 véhicule est ouvert au niveau du Park Mall .

100 milliards pour la réhabilitation du parc d’attractions

Dans la dynamique que connaît la ville de Sétif pour se hisser à la juste place qui doit lui revenir, la réhabilitation du parc d’attractions qui trouve place

au cœur de la ville et qui s’étale sur 22 hectares n’est pas sans constituer une des préoccupations majeures des élus de cette commune et des responsables de cette wilaya. Pour sortir ce poumon de la ville de l’indifférence qui y a prévalu ces derniers temps et parfois même un danger certain à voir tous ces câbles électriques s’étaler au grand jour à proximité de certains manèges, un phénomène marqué, hélas, par un mode de gestion qui reposait sur le gain facile sans plus pour les locataires de cet espace au fil des ans, l’APC de Sétif a décidé d’y injecter une enveloppe de 100 milliards de centimes pour réhabiliter cet immense espace qui prend place au cœur de la ville et permettre aux milliers de visiteurs qui y affluent de partout de trouver toutes les

commodités nécessaires.

F. Z.

El Moudjahid/Pub

ANEP 210750 du 29/02/2016

El Moudjahid/Pub

ANEP 210751 du 29/02/2016

Lundi 29 Février 2016

Cult ure

12 EL MOUDJAHID

13

EL MOUDJAHID

Enquête réalisée par : Kader Bentounès

Enquête réalisée par : Kader Bentounès

LE COIN DU COPISTE

Enquête réalisée par : Kader Bentounès LE COIN DU COPISTE

É C O L E

S U P É R I E U R E

D E S

B E A U X - A R T S

D ’ A L G E R

U P É R I E U R E D E S B E A U

Une formation académique pour quels débouchés ?

l Les arts plastiques dans les différentes facettes constituent, en Algérie, une discipline pédagogique

vers laquelle s’orientait dans les années 1980 seulement une poignée d’étudiants. L’art n’ayant pas le même ancrage social que les autres filières dispensées dans les universités, il fallait pour le nombre d’inscrits une sacrée

dose de sensibilité artistique et un penchant avéré pour le dessin et la peinture. Si l’aventure était tentée par quelques- uns, qui gardaient aux tréfonds d’eux-mêmes cet esprit bohème et rebelle quand il s’agissait de montrer leurs dons et grandes aptitudes à devenir un artiste-peintre confirmé dans le domaine pictural algérien avec les spécificités artistiques qu’il offrait, il fallait un sérieux encadrement et une didactique qui inculquait avec une certaine verve l’art de la profession et des grands noms parmi les enseignants dans ce qui n’était autrefois qu’une école des Beaux-arts, à l’instar des frères Racim puis une décennie plus tard, Issiakhem, Mesli, Martinez , Khodja, une personnalité charismatique comme le fut le défunt Mohamed Asselah, disparu tragiquement. Ces grands noms de la peinture algérienne avaient su communiquer à leurs élèves les théories, la méthode et les clefs mais par-dessus tout toute la passion des arts plastiques avec notamment la création en dehors des écoles académiques, des mouvements picturaux qui avaient révolutionné ce domaine dans notre pays. Aujourd’hui, les temps ont bien changé, l’école fonctionne avec les diplômes qu’elle distribue, un nouveau statut qui équivaut à celui de n’importe quelle université algérienne et doit de ce fait se plier aux nouveaux systèmes d’enseignement pour être à la page et un peu plus rigoureuse avec la formation de ses étudiants. Cette enquête tente de démêler l’écheveau de cet enseignement ainsi que les possibilités en dehors des cours magistraux qu’il prodigue pour parfaire la pratique de cette discipline. Si l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger a subi ses propres réformes qui visent essentiellement à moderniser la didactique en introduisant l’informatique comme instrument d’enseignement incontournable dans la formation à laquelle ont été ajoutés des niveaux supérieurs comme le doctorat, il faudrait s’interroger ici sur l’avenir de ces étudiants une fois sortis des bancs de l’école et, plus encore, se demander s’il existe de nos jours, contrairement aux années précédentes, de nouveaux débouchés qui permettraient à ces diplômés d’investir le marché du travail en Algérie, sachant que ces derniers pourraient apporter leur savoir-faire dans maints domaines et entreprises dont la demande se fait actuellement sentir, l’Algérie ayant traversé des époques, des bouleversements, des mutations et une évolution-éclair qui requiert cette main- d’œuvre. Si la tâche n’est pas toujours aisée, elle n’est en tout cas pas impossible, pour peu qu’on y attache de l’importance.

L. Graba

ENTRE IDÉALISME ET RÉALISME

L’Algérie a toujours enfanté des talents artistiques hors pair, salués mondialement. Certaines perles, à l’exemple d’Issiakhem, Baya, Omar Racim et tant d’autres, sont les meilleurs témoins d’un génie créatif exceptionnel. En sus du don et de l’inspiration, la formation constitue un élément fondamental pour la découverte du jeune talent et le suivi de son développement et de sa maturité artistique. Nous sommes allés à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger, pour en savoir plus.

ADLENE DJEFFAL, PROFESSEUR À MOSTAGANEM :

« Libérer la créativité »

Sous-directeur des études pendant seize ans à l’École des beaux-arts de Mostaganem, Adlène Djeffal, artiste peintre et profes- seur d’art, revient, dans cet entretien, sur les méthodes d’enseignement au niveau de l’École de Mostaganem, tout en parlant des débouchés après l’obtention du diplôme.

en parlant des débouchés après l’obtention du diplôme. gueur et de sérieux. Pensez-vous qu’il y a

gueur et de sérieux. Pensez-vous qu’il y a assez de tra- vaux pratiques, de workshops et de sorties pédagogiques au bénéfice des étudiants ? A notre époque, c’était une autre conjoncture, mais actuellement, je dirai qu’il y a beaucoup d’opportunités. A par- tir de l’année 2000, il y a eu assez de

changements, les sorties d’étudiants se font régulièrement, chaque professeur prend la liberté de choisir l’horaire et l’endroit de son atelier, on organise par- fois des activités en plein air. Au niveau de l’école de Mostaganem par exemple, nous organisons au moins deux événe- ments par an, et je parle d’événements d’importance capitale. Nous avons invité

ENTRETIEN
ENTRETIEN

MUSTAPHA BOUAMAMA, DIRECTEUR DE L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS D’ALGER :

« Préserver l’originalité de l’enseignement »

Directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts d’Alger depuis six mois, Mustapha Bouamama aborde, dans cet entretien, les méthodes d’enseignement au sein de cette école. Il revient également sur l’actualité des revendications d’INFIDJART, dernier mouvement de grève qui a secoué l’école, l’année dernière.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

Beaucoup d’étudiants de l’ESBA disent que les méthodes d’enseignement au sein de l’école ne suivent pas le modernisme universel de l’enseignement de l’art. Qu’en dites- vous ? Les méthodes sont modernes, Il y a d’abord accès à internet dans tous les ateliers et salles de cours, ainsi que l’utilisation d’autres outils informatiques. Il y a toujours des cours classiques, magistraux, c’est surtout les cours théoriques, mais avec un support iconographique, car il s’agit quand même de l’ESBA, ce n’est pas de la pure rhétorique, on montre et on démontre à l’étudiant. Il y a par ailleurs des programmes établis pour chaque discipline, mais l’enseignant a une certaine liberté d’apporter des modifications, il est maître dans son cours, et lui seul sait comment l’organiser. Cela dit, je ne prétends pas que les méthodes sont parfaites, nous essayons d’améliorer au maximum. Nous sommes confrontés à moult problèmes, à l’exemple des étudiants en première année dont le niveau est inégal. Il y a toujours ce problème de formation arabophone et francophone, et surtout du débat autour du cours donné en quelle langue.

Certains professeurs ne maîtrisent pas l’outil informatique à l’aune de l’avancée rapide de la technologie, ils ont du mal à se mettre au diapason de cette rapidité. Avez-vous l’intention d’organiser des formations de recyclage à leur bénéfice ? L’ESBA comporte des professeurs qui maîtrisent l’outil informatique, notamment les enseignants du design dont

une majorité a été formée à l’ESBA. Les enfants de cette école en post- graduation et les doctorants sont d’excellents connaisseurs des nouvelles méthodes d’enseignement, ainsi que certains anciens professeurs qui ont fourni l’effort d’apprendre le langage informatique de notre ère. Les étudiants sont souvent pressés certes, ils ont hâte de renouveler leurs connaissances, mais il ne faut pas qu’ils versent dans la présomption, qu’ils s’estiment plus forts que leurs enseignants, un peu d’humilité ne leur ferait pas de mal.

La remise du diplôme de l’ESBA par les deux tutelles, à savoir la Culture et l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique, a été l’une des principales revendications du mouvement INFIDJART. Est-ce qu’il y a des progrès là-dessus ? Les étudiants ont préparé une feuille de route lors de la récente grève, cette feuille de route est la nôtre aussi. C’est notre projet pour amender ce qui est amendable et améliorer ce qui est améliorable. Nous sommes en train de batailler, nous avons une commission d’enseignants qui se penche là-dessus, notamment en travaillant sur le LMD et toutes les questions y afférentes, notamment le diplôme. C’est un souhait commun bien entendu ; avoir la double tutelle, je dirai même qu’il serait illogique que le diplôme de l’ESBA ne soit pas signé par les deux tutelles. Les choses avancent bien, nous avons rencontré des responsables des deux tutelles, et je peux dire que tout ne pourrait se faire dans l‘immédiat.

Parlez-nous de l’intégration du système LMD à l’ESBA… L’ESBA a ouvert par le passé une école doctorale, on a fait un magistère qui est devenu caduc par mesure universelle. Le système LMD s’inscrit dans cette optique de perspectives, nous respectons tout ce qui vient de l’Etat et de la tutelle. Nous sommes en contact permanent et étroit avec nos tutelles administratives et nos tutelles pédagogiques. L’ESBA est singulière car elle délivre un enseignement original, basé essentiellement sur la pratique, tandis que l’université peut se permettre de délivrer un enseignement disons majoritairement théorique. On voudrait dans le cadre du LMD préserver la spécificité de l’enseignement de notre école, il ne faudrait pas qu’il soit dissout dans la masse intellectuelle de l’université, notre but doit rester très pratique.

Les étudiants du département «Arts Musulmans » se plaignent du manque de l’aspect pratique de leur spécialité, ainsi que du manque de débouchés après l’obtention du diplôme. Quelle est la démarche de l’école pour améliorer ce point ? Je comprends l’inquiétude des étudiants du département « Arts Musulmans », j’ai toujours eu de la sympathie pour cette spécialité qui a été longuement négligée à un point où elle s’est presque vidée un certain moment. Nous sommes en train de renflouer ce département et de lui rendre sa valeur. Les arts musulmans représentent notre authenticité et notre identité, il faut préserver cela par fierté. Ceci dit, je profite de l’occasion pour parler de l’aspect pratique, en sus des

deux journées hebdomadaires consacrées aux ateliers, à savoir les dimanche et mercredi, nous essayons d’organiser le maximum de workshops et de sorties pédagogiques pour toutes les spécialités. Il faut dire aussi que la perspective de la politique de l’Algérie est de ne plus tabler sur les recettes des hydrocarbures et surtout de développer son potentiel touristique en reposant sur l’aspect culturel. Pour construire les hôtels, les complexes, les villes et les infrastructures de base, il faut certes des designers pour donner la touche d’une conception postmoderne, mais il faut aussi qu’il y ait un ancrage dans le patrimoine urbain séculaire de l’Algérie et pour valoriser cet héritage, l’avenir a tant besoin des étudiants du département « Arts Musulmans ».

Avez-vous reçu des propositions concrètes ou bien proposé des idées afin que les étudiants et les diplômés aient des travaux pratiques pour investir la société ? Souvent, ce sont des conventions que nous signons sur proposition avec, à titre d’exemple les wilayas, les daïras et d’autres institutions. L’ESBA n’a pas la gestion autonome de ce point, nous dépendons de la tutelle, et nous n’avons pas le droit d’investir le terrain par nous- mêmes. Par contre, nous ne refusons jamais lorsqu’on nous sollicite. Les étudiants et les professeurs de l’ESBA ont fait pas mal d’œuvres un peu partout sur Alger ; récemment, le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) nous a sollicités pour ériger une statue de Massinissa au

cœur dAlger. Réalisé par K. B.

Qu’est-ce qui a changé, selon vous, entre les méthodes d’enseignement des années 1980 et 1990 et celles d’au- jourd’hui ? En matière de méthodologie d’ensei- gnement, même au niveau des pro- grammes, analogiquement à notre génération qui a subi une formation plus ou moins académique jusqu'à 80%, il y avait une rigueur au niveau du dessin, les ateliers de peinture fonctionnaient selon les normes, et on ne favorisait pas l’ex- pression libre. Aujourd’hui, il y a une grande différence, les étudiants sont mieux dotés par rapport aux moyens lo- gistiques et aux nouvelles technologies, et principalement vis-à-vis d’un ensei- gnement où les professeurs sont au cou- rant de tout ce qui se passe dans le monde. C’est vrai qu’il y a un pro- gramme, on peut toujours le suivre, mais intuitivement et d’une manière intelli- gente, on arrive à contourner certaines de ce qu’on appelle « rigueurs » qui pour- raient éventuellement bloquer tout le processus créatif chez un étudiant. Ces nouvelles technologies sont- elles disponibles dans toutes les écoles du territoire national ? A ma connaissance, toutes les écoles bénéficient d’un matériel informatique pour les différentes tâches. Au niveau de l’école de Mostaganem, il y a la salle in- formatique dotée d’un data-show et d’imprimantes, elle est fonctionnelle au bénéfice des étudiants. La majorité des jeunes d’aujourd’hui possèdent des mi- cros portables et ils maîtrisent à mer- veille les logiciels. Avec les professeurs ils ne font qu’approfondir leurs connais- sances, le reste, c’est une affaire de ri-

récemment pendant une semaine deux grosses pointures du design internatio- nal, à savoir Zoubir Hellal et Cherif Medjber. Une riche expérience humaine et artistique à travers des projections, des workshops thématiques, workshops pour enfants, de mosaïque et de peinture. Un événement qui s’est déroulé durant une semaine, et qui a été bénéfique aux étu- diants de l’école, ainsi qu’à la soixan- taine d’invités, entre étudiants et professeurs de plusieurs écoles des Beaux-arts, à l’exemple de celles d’Al- ger, d’Oran, de Sidi Bel-Abbes et de Batna. Dans la conjoncture actuelle et face à ce problème universel. Les étudiants des Beaux-arts trouvent-ils des débou- chés après l’obtention du diplôme ? Les diplômés d’aujourd’hui ont des statuts et ce n’est plus comme avant, c’est légiféré et ils sont reconnus par la Fonction publique. Il y a en effet énor- mément de débouchés, c’est le secteur lui-même qui réabsorbe les diplômés des écoles d’art, que ce soit en design, mu- sique, art dramatiques… Il faut dire aussi que trouver un boulot dans l’univers ar- tistique juste après l’obtention du di- plôme est un problème à l’échelle mondiale. Cela dit, il y a un pourcentage qui peut bénéficier de postes au niveau des directions de culture, d’autres au ni- veau du ministère et des écoles d’art, d’un autre côté il y a le ministère de l’Education qui est intéressé pour peut- être prendre les diplômés des écoles des beaux-arts pour la matière éducation ar- tistique, sans oublier le domaine de la formation professionnelle. Réalisé par K. B.

AVIS D’ENSEIGNANTS ET D’ÉTUDIANTS

Méthodes d’enseignement peu créatives

donner foi au diplôme et à la réputation des écoles d’art en Algérie, surtout à l’échelle universelle dont les avan- cées ne cessent de gagner du terrain. Face à une bonne maîtrise de la plupart des étudiants, certains professeurs trouvent du mal à s’adapter avec le langage informatique. « Les étudiants actuels sont branchés, tout le temps connectés avec les nouveaux logiciels et les idées nova- trices. Hélas, certains professeurs ont du mal à suivre ce rythme, on a toujours demandé à ce qu’il y ait des recy- clage et des formations relatifs aux nouvelles créations et concepts technologiques, il s’agit d’un besoin péda- gogique très important », a préconisé Karim Sergoua, ar- tiste plasticien, professeur à l’école des Beaux-Arts de Tipasa et professeur à l’ESBA durant plus de 25 ans. Ce besoin d’actualiser l’enseignement n’est pas une simple formule pédagogique, mais plutôt une nécessité du mar- ché qui absorbe impérativement les diplômés ayant une maîtrise parfaite des logiciels, notamment pour la spécia- lité design. « Pour les diplômés en design aménagement, le secret pour trouver du travail est la maîtrise des logi- ciels. Si ta conception 3D parvient à séduire l’employeur, le poste de travail est assuré même en étant un mauvais aménagiste », a précisé Nedjma.

L’aspect pratique, l’autre paire de manches

La pratique, étant primordiale dans l’enseignement de l’art, fait souvent défaut en Algérie, si certains étudiants, notamment ceux du design, pratiquent leurs connais- sances théoriques, les étudiants des autres spécialités si- gnalent un manque flagrant de l’aspect pratique. C’est le cas essentiellement pour les étudiants du département « Arts musulmans » à l’école supérieure d’Alger, comme nous l’indique Sihem, étudiante en 5e année spécialité céramique. « Il n’y avait aucun workshop pour les céra- mistes avant le mouvement INFIDJART. De nos jours, aucune sortie pédagogique n’est organisée », a-t-elle re- levé. La pratique qui suit obligatoirement la théorie trouve un bon chemin pour les designers, mais cela dé- pend des professeurs comme l’indique Maya. « Avec cer- tains professeurs on ne fait que parler, tandis qu’avec d’autres, on investit le terrain et on apprend énormément. En design, nous avons le privilège de sortir de l’acadé-

misme, à titre d’exemple, nous avons visité presque tout Alger en un semestre, on a fait une synthèse et on a conçu notre propre projet, c’était tellement plaisant et bénéfique », s’est-elle exprimée. Une démarche à suivre par l’en- semble des enseignants, et surtout par l’administration des écoles qui doit stipuler d’organiser des sorties péda- gogiques et des workshops à l’extérieur. De son côté, Sergoua revient sur le potentiel algérien ainsi que sur la gestion peu réfléchie de certains établissements culturels. « Le peu de lieux artistiques et culturels en Algérie fonc- tionnent mal à travers une façon administrative et bureau- cratique incroyable. C’est bien d’organiser des événements dans des dates symboliques, mais c’est bien aussi de faire autre chose, de réfléchir à un programme de créativité artistique qui puisse regrouper le maximum d’artistes et d’étudiants par zone, par wilaya, par APC, nous avons tout ce qu’il faut, il nous manque seulement la volonté d’écouter l’autre », a-t-il indiqué.

Diplôme obtenu, et après !

Il est patent qu’étudier l’art est un pur plaisir, une éva- sion et une bénédiction, cependant, trouver le moyen de gagner sa vie inspire davantage l’artiste et le booste à tra- vailler avec plus de passion et contribue à l’explosion de sa créativité. Les étudiants des spécialités du design pré- cisent qu’il est facile de trouver du travail après l’obten- tion du diplôme, certains même y travaillent pendant le cursus. Les peintres plasticiens qui travaillent souvent en solitaire s’en sortent pas mal, et cela dépend générale- ment du don et de l’énergie de chaque peintre, de sa ca- pacité de communiquer et sa force de travail. Ce qui n’est pas le cas pour les étudiants de céramique, miniature et enluminure qui souffrent le martyre pour trouver du tra- vail. Les professeurs rencontrés nous ont affirmé unani- mement que le manque de débouchés pour les étudiants des Beaux-arts est universel, et qu’il est difficile de s’im- poser dans le milieu artistique. « Les débouchés dans l’art est un problème mondial, cela dit, c’est une question de volonté et de persévérance. Une carrière artistique n’est jamais facilement acquise, c’est après de durs labeurs qu’on peut arriver à un certain niveau social », a indiqué Sergoua qui ajoute que les débouchés existent aussi dans le secteur privé, notamment dans la création d’atelier.

P our mieux comprendre les méthodes d’ensei- gnement utilisées par les enseignants, nous sommes allés voir une jeune enseignante à

l’ESBA. Rym Mokhtari enseigne la typogra- phie et la publication assistée par ordinateur (PAO) en spécialité design. Elle nous indique

que chaque professeur propose une approche propre à lui pour transmettre son message.

« Les directives qu’on nous donne sont très générales,

chaque enseignant est libre d'adapter son programme, ses méthodes et les exercices qu'il propose ainsi que son ba- rème de notation. Pas de manuel également, le professeur est libre de choisir ses sources de documentation », a-t- elle précisé. Justement, ce hic a été soulevé lors de la der- nière grève INFIDJART en étant l’une des principales revendications. « Nous avons demandé à avoir un pro- gramme défini, car l’ESBA n’a jamais eu de programme », rappelle Nedjma, fraîchement diplômée en design aménagement. Plusieurs étudiants, notamment ceux de l’ESBA nous ont affirmé que la programmation est per- turbée, à l’exemple de Sihem. « Il manque beaucoup de cours pour notre formation dans la spécialité céramique. Il faut dire aussi que plusieurs modules sont inutiles et c’est un lourd fardeau à porter », a-t-elle déploré. Avis partagé par Maya, étudiante en 3e année design aména- gement. « Les méthodes d'enseignement sont tout sauf modernes, je ne dis pas que ce n’est pas intéressant, mais les choses évoluent, et nous devons suivre les avancées universelles. Pour ce qui est de la programmation, chaque année il y a du nouveau, on ajoute des chapitres et on sup- prime d’autres », a-t-elle noté. Elle appelle à une actua- lisation des méthodes en introduisant plus de moyens de créativité. « Certains professeurs enseignent depuis les années 1970 avec les mêmes méthodes. Les nouveaux professeurs apportent constamment du nouveau à travers les tablettes et les logiciels, l’enseignement est plus plai- sant et plus actuel », a-t-elle ajouté.

La nécessité de se mettre au diapason

En sus d’avoir le don créatif et l’instinct artistique pour espérer réussir une carrière d’art, d’autres paramè- tres chamboulent le processus d’enseignement au sein des écoles d’art, notamment ceux des Beaux-arts. En effet, l’avancée technologique l’impose, à travers entre autres l’outil informatique et les logiciels spécifiques qui jouent un rôle prépondérant quant à l’enseignement théo- rique et pratique. Une obligation plus que nécessaire pour

Sergoua a souligné la paresse de certains étudiants qui cherchent le réconfort à un jeune âge. « Il y a beaucoup de postes d’enseignement secondaires pour les profes- seurs de dessin, il s’agit d’un des postes les plus sûrs. C’est agréable d’enseigner de l’art en ayant quatre mois de congé, et de consacrer le reste du temps libre à la créa- tion artistique, hélas certains étudiants trouvent cela las- sant », a-t-il ajouté avant de lancer un appel à l’Etat pour favoriser davantage l’activité artistique. « L’Etat est ap- pelé à valoriser les débouchés artistiques en ouvrant des centres d’art, en créant des résidences. L’ANSEJ doit en- courager également la création de coopératives artistiques dans différentes communes », a préconisé Karim Ser- goua.

L’ouverture vers autrui, une valeur artistique

Et puisque l’art est aussi synonyme de découverte, de voyage et de connaissance d’autrui, l’ensemble des pro- fesseurs et étudiants rencontrés ont appelé à organiser plus d’échanges nationaux et internationaux pour un maximum d’échanges d’expériences et de savoir-faire. Cela permettra de s’ouvrir sur d’autres horizons et d’ex- plorer d’autres tendances artistiques, ce qui devrait contribuer à améliorer lesdites méthodes d’enseignement et parvenir enfin à un enseignement artistique digne de la grandeur du talent algérien. Pour ce, le directeur de l’ESBA rassure: « Je suis à la tête de l’école depuis six mois. J’ai hérité d’une situation difficile après une sévère grève qui a secoué l’école, je rends hommage d’abord aux étudiants et aux enseignants qui se sont serré les coudes pour sauver l’année. Pour ce qui est de l’ouverture de l’école sur d’autres horizons, nous allons signer une convention avec l’école supérieure d’architecture d’El Harrach, nous avons signé une convention avec l’univer- sité de Bouzaréah et mes collègues du conseil pédago- gique sont sur le point d’établir des liens avec d’autres écoles d’art au niveau maghrébin, arabe et universel ». Pour Karim Sergoua, les écoles des Beaux-arts enAlgérie doivent s’ouvrir davantage vers l’autre. « Pour revenir aux méthodes d’enseignement, il serait bien d’organiser plus de colloques et de favoriser les échanges entre les écoles d’art. Depuis 1990, l’Algérie a organisé deux ren- contres des écoles des beaux-arts de la Méditerranée dont la deuxième en 2007 ayant regroupé pas moins de 54 écoles, ça a marché à merveille et nous avons beaucoup débattu autour de la pédagogie », a-t-il noté. K. B.

Société

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EL MOUDJAHID

RÉFORME DU SERVICE PUBLIC

Le défi des doléances

Le service public a longtemps constitué une source de mécontentement pour les Algériens, qui le critique par rapport à des comportements dépassés de la part de certains agents. La réforme administrative, introduite en 2013 par les pouvoirs publics, a-t-elle changéces mentalités ? «Pas évident», nous dit Salah, rencontré à l’APC de Chéraga. «La mauvaise qualité de prise en charge de certains commis de l’État, fonctionnaires et même responsables, qui prennent un malin plaisir à nous faire courir d’un coin à l’autre, d’un bureau à l’autre, pis encore d’une administration à une autre, est toujours là.»

«I l est vrai qu’une fa- cilitation a été ap- porté pour la

constitution de certains dos- siers et démarches adminis- tratives, mais le comportement incivique de certains préposés et commis de l’État ne s’est nullement amélioré. Je conclus qu’il s’agit, tout simplement, d’in- compétence, de laxisme ou de laisser-aller», dit-il. En effet, une visite dans les administrations nous a permis de nous rendre compte que malgré les re- commandations de l’État qui a fait de la lutte contre la bu- reaucratie une de ses priori- tés, il est constaté que certains agents ne font rien pour améliorer la qualité des services, espérée par la po- pulation, et persistent à créer des obstacles au niveau des structures administratives dans lesquelles ils sont affec- tés. Le dysfonctionnement ne se situe pas forcément dans la compétence ou le sa- voir-faire, mais dans la men- talité ancrée dans la tête de ceux qui ont pour missions d’informer l’usager et de l’orienter vers les services qui lui permettent de connaî- tre ses obligations, d’exercer ses droits et d’accomplir ses démarches. «Et le rôle du responsable du service public, fonction- naire ou élu soit-il, consiste globalement à répertorier les besoins utiles au fonctionne- ment de son service, de connaître parfaitement le dé- roulement des procédures et de les enseigner à ses agents à travers des protocoles et des guides. Il doit aussi veiller à la cohésion du groupe dont il a la charge, tout en le mettant dans les meilleures condi- tions matérielles et morales pour l’accomplissement du service dont il a la charge. Il s’agit aussi de faire fonctionner la communica- tion et assurer à chaque

de faire fonctionner la communica- tion et assurer à chaque membre du groupe non seu- lement

membre du groupe non seu- lement une place, mais aussi une reconnaissance», nous dira M. Nourreddine Moha- med, professeur en droit.

Un travail remarquable

Avec la réforme du ser- vice public, tout est pris en charge en un seul clic. Le préposé aux guichets vous remet tous les papiers de- mandés. Fiche d'état civil, ré- sidence, certificat de nationalité… y sont délivrés sur le champ. Le passeport biométrique ? Prêt en une se- maine. Ainsi, il est bien évi- dent que les dispositions introduites dans l'améliora- tion du service public au pro- fit du citoyen créent une transparence totale dans les relations intra-administration et entre l'administration et le citoyen. Le travail technique est énorme, mais il est très bien au niveau des 1.541 communes qui sont reliées par 3.000 liaisons en fibre optique. Selon les responsa- bles du ministère de l’Inté- rieur et des Collectivités locales, on compte la déli- vrance de 4.768.000 passe- ports à raison de 22.000 passeports par jour. Tel est le rythme imposé… La carte nationale d’identité biomé- trique est en cours de confec-

tion, de même que la carte grise et le permis de conduire. Simplification des pièces contenues exigées pour constituer un dossier, les populations n'avaient ja- mais pensé que cela arrive- rait à se faire. Depuis son lancement le 4 janvier 2015, le serveur vocal (centre d’ap- pels) du ministère de l’Inté- rieur, joignable par n’importe quel opérateur via le numéro vert (1100), a reçu près de 400.000 (364.900) appels. 207.553 appels concernent des renseigne- ments sur des documents d’état civil, 90.970 appels pour la délivrance de passe- ports ou de cartes d’identité, 31.260 appels ont porté sur des questions concernant le permis de conduire ou la carte grise, et 21.247 appels ont portés sur des questions relatives aux associations.

Un observatoire pour renforcer la modernisa- tion du service public

L’administration algé- rienne a longtemps renvoyé une image d’immobilisme. Comment transformer ce re- tard pénalisant en une force de remise en cause des ar- chaïsmes et des cadres tradi- tionnels de travail ? De l’avis des citoyens comme des

agents de l’administration, cela constitue un vrai défi que l’Algérie se devrait de relever pour renouer durable- ment avec la croissance éco- nomique et le progrès social. C’est dans cette optique que le ministère de l’Intérieur a décidé de la création d’un observatoire national du ser- vice public, ayant pour prin- cipale mission le suivi et l’évaluation de l’efficacité du service public. Il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur et des Collectivi- tés locales a affirmé que l'installation de l'observatoire national du service public «interviendra avant la fin de ce mois de février» et qui en- trera en fonction dès son ins- tallation. Selon le décret présidentiel portant sa créa- tion, l'observatoire est un or- gane consultatif présidé par le ministre de l'Intérieur qui a pour mission la promotion et le développement du ser- vice public et de l'adminis- tration. Sa mission est d'évaluer, en concertation avec les départements minis- tériels et les autres établisse- ments concernés, les actions de mise en œuvre de la poli- tique nationale de promotion et de développement du ser-

vice public. Farida Larbi

REGARD
REGARD

Si nos ancêtres revenaient…

Nous sommes bourrés d’idées reçues, pour la raison bien simple que toutes nos idées, ou presque, nous viennent d’une ère qui précéda

la nôtre. Ce qui ne veut pas dire, loin s’en faut, que les

idées de ceux qui nous ont précédés n’étaient pas vraies. Elles l’étaient certes, mais en leur temps. Et cela signifie au moins une chose : que les idées sont des outils dont on se sert. Pour comprendre. Pour agir. Mais sur le moment, et sur le moment seulement. Or, contrairement à ce qui aurait naturellement dû se passer chez nous, la plupart des outils de nos ancêtres

nous restent encore entre les doigts. Et ces outils sont usés, périmés. Ils ont fait leur temps. Aujourd’hui, les idées de nos ancêtres nous servent moins qu’une corne à chique ou un chasse-mouches. La plupart d’entre elles ont pour défaut de ne pas être, de ne plus être de notre temps.Parce que nous observons qu’il n’y a pas de panacée et que les recettes d’hier, du fait que les temps ont sensiblement changé, sont celles qui ne nous conviennent plus aujourd'hui, d'aucuns voudraient nous amener à dire que nous méprisons nos ancêtres. Eh bien, nous leur faisons malgré tout la politesse de croire que chacun a agi au mieux de son temps et que, si nos ancêtres revenaient, ils ne s’embarrasseraient pas de ce qu’ils ont pensé jadis pour s’adapter à notre temps. Nos ancêtres, s’ils revenaient, seraient des vivants ! De bons vivants ! Pour tout dire, dans ce monde dont le cours s’accélère à une vitesse exponentielle, il n’y a que deux comportements possibles : ou nous nous accrochons sur place, mordicus. Dans ce cas, si nous ne sommes pas arrachés et traînés de force par le torrent mondialiste, nous sommes inéluctablement dépassés. Ou nous nous lançons dans ce monde fait de mouvement, de compétitivité. Nous nous mettons à son rythme. Nous essayons de demeurer avec lui. Comme l’outsider qui colle aux basques du champion. Dans ce cas, peut-être gagnerions-nous, sinon une place de choix, du moins à nous situer dans la bonne

moyenne

viennent de ce que nous sommes restés derrière, tout en croyant que nous étions les meilleurs. Notre tête n’a pas suivi. Nous traînons encore, du moins bon nombre d’entre nous, les pieds dans nos archaïsmes, nos arriérations. C’est pourquoi on se devrait de proposer, aux générations qui viennent, d’être de ce monde, d’aller avec lui. Et, pourquoi pas, de le devancer. Voltaire ne disait-il pas «Qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux» ?

Kamel Bouslama

Eh

oui, toutes nos idées ou presque nous

VISA

Sans

Sans Une équipe scientifique a annoncé la découverte d'un gisement de fossiles de 60.000 km 2
Sans Une équipe scientifique a annoncé la découverte d'un gisement de fossiles de 60.000 km 2
Une équipe scientifique a annoncé la découverte d'un gisement de fossiles de 60.000 km 2

Une équipe scientifique a annoncé la découverte d'un gisement de fossiles de 60.000 km 2 , datant de 160 à 140 millions d'années, pendant le Jurassique, en Patagonie argentine. Selon les chercheurs, il n'existe pas d'autre lieu dans le monde datant du Ju- rassique qui recèle autant de fossiles et d'une telle diversité que celui-ci. Le site a été découvert il y a quatre ans dans la pro- vince de Santa Cruz, dans le sud de l'Argentine, mais les résultats des recherches ont été annoncés cette semaine dans la revue spécialisée Ameghi- niana.

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ANEP 210748 du 29/02/2016

Lundi 29 Février 2016

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse DÉCÈS CONDOLÉANCES horaires des prières de la journée du lundi 20 Djoumada el-Aoual
Vie religieuse
DÉCÈS
CONDOLÉANCES
horaires des prières de la journée du lundi 20 Djoumada el-Aoual 1437
correspondant au 29 février 2016 :
- Dohr … 13h01
- Asr 16h13
- Maghreb 18h45
- Ichaa……………… 20h03
Mardi 21 Djoumada el-Aoual 1437
correspondant au 1 er Mars 2016 :
-
Fedjr
05h53
-Echourouk
07h19
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour Cheurfi
Triste et peiné par le décès du
défunt
BOUGHABA AHMED
âgé de 78 ans.
Prie tous ceux et toutes celles
qui l’ont connu d’avoir une
pieuse pensée pour lui, que le
Tout-Puissant l’accueille en
Son vaste paradis.
«À Dieu nous appartenons,
et à lui nous retournons.»
La veillée funèbre aura lieu
mardi 1 er mars 2016 à Bab El-
Kantara, Constantine.
Le Président de l'Association
Nationale des Moudjahidine de
la Fédération du FLN en France
1954-1962, Wilaya VII
Historique, et l'ensemble des
membres de l'Association, très
attristés par le décès de leur
frère de combat le Moudjahid
NEKMOUCHE Abdallah,
présentent à sa famille leurs
sincères condoléances, et
l’assurent, en cette pénible
circonstance, de leur profonde
sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant
accorder au défunt Sa sainte
miséricorde et l'accueillir en Son
vaste paradis.
«À Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub du 29/02/2016
El Moudjahid/Pub du 29/02/2016
Directeur de la rédaction
Mohamed Koursi
CONDOLÉANCES
CONDOLÉANCES
rédacteur en chef
Kamal oulMAne
DireCtion GenerAle
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DireCtion De lA reDACtion
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internet : http://www.elmoudjahid.com
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ConstAntine
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Maison de la Presse
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AnnABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BorDJ Bou-ArreriDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
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siDi Bel-ABBes
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
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BeJAiA :
Le Directeur Général, Monsieur
MELOUKA Slimane, le Président du
Conseil d’Administration, le Syndicat
d’Entreprise et l’ensemble du personnel
de la Caisse Nationale des Retraites
Siège (CNR), profondément attristés
par le décès de la mère de Monsieur
Fouad Ahmed Chaouki Achek You-
cef, Directeur Général de la Caisse Na-
tionale de sécurité sociale des
non-salariés (CASNOS), lui présentent
ainsi qu’à toute sa famille leurs sincères
condoléances, et les assurent, en cette
pénible circonstance, de leur profonde
sympathie.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde à
la défunte Sa sainte miséricorde et l’ac-
cueille en Son vaste paradis.
«À Dieu nous appartenons, et à
Lui nous retournons.»
Les cadres et l’ensemble du per-
sonnel de la CASNOS, profondé-
ment affligés par le décès de la
mère de Monsieur le Directeur Gé-
néral de la CASNOS, Docteur
Acheuk Youcef Chawki, lui pré-
sentent, ainsi qu’à sa famille leurs
sincères condoléances, et les assu-
rent, en cette pénible circonstance,
de leur profonde compassion.
Puisse Dieu le Tout-Puissant ac-
corder à la défunte Sa sainte misé-
ricorde et l’accueillir en Son vaste
paradis.
«À Dieu nous appartenons, et
à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub
ANEP 407919 du 29/02/2016
El Moudjahid/Pub
ANEP 407891 du 29/02/2016
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rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation
El Moudjahid/Pub
Lundi 29 Février 2016
ANNIVERSAIRE Aujourd’hui, le 29 février 2016, notre chère BOUCHAÏB SIHEM Soufflera sa 31 e bougie.
ANNIVERSAIRE
Aujourd’hui, le 29 février 2016,
notre chère
BOUCHAÏB SIHEM
Soufflera sa 31 e bougie. En cet
heureux évènement, sa maman,
ses frères, ses sœurs, ainsi que
sa belle famille lui souhaitent un
joyeux anniversaire, une longue
vie pleine de santé et de bonheur.
En ce jour exceptionnel, nous
nous joignons tous pour te
souhaiter le plus merveilleux des
anniversaires. Une pensée bien
spéciale pour une personne
exceptionnelle.
Joyeux anniversaire
El Moudjahid/Pub du 29/02/2016

CONDOLÉANCES

la directrice générale de l’Insti- tut national de la prévention des risques professionnels (INPRP), Docteur Farida Iles Merad, le pré- sident du Conseil d’administration, les membres et tout le personnel de l’INPRP présentent à Monsieur Achak Youcef, directeur général de la CASNOS, leurs sincères condo- léances suite au décès de sa mère. «À Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournons.» Que Dieu accueille la défunte en Son vaste paradis.

El Moudjahid/Pub

ANEP 407955 du 29/02/2016

CONDOLÉANCES

Les membres du Conseil d’administra- tion, le syndicat d’en- treprise et l’ensemble des personnels de l’en- treprise ENOF/SPA, très affectés par le décès de la belle-mère de Monsieur Houfani Messaoud, président- directeur général du Groupe MANAL/SPA, lui présentent leurs sin- cères condoléances et l’assurent, en ces cir- constances doulou- reuses, de leurs profondes sympathies. Que Dieu le Tout- Puissant accorde à la défunte Sa sainte misé- ricorde. «À Dieu nous appar- tenons, et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub

ANEP 210752 du 29/02/2016

Sports

22

EL MOUDJAHID

LIGUE DES CHAMPIONS AFRICAINE (TOUR PRÉLIMINAIRE)

MO bÉJaïa 3 – ashanti GOld (Ghana) 1

Brillante qualification des Béjaouis

Le Mouloudia de Béjaïa s’est brillamment qualifié, hier au stade de l’Unité maghrébine, au prochain tour de la Ligue des champions africaine, grâce à sa belle victoire face à l’Ashanti Gold du Ghana (3-1).

a u match aller, les camarades de l’ex- cellent Zerdab avaient concédé une courte défaite en terre ghanéenne (0-

1). les gars de la soummam, hypermotivés et déterminés à arracher la qualification de- vant leur merveilleux public, ont eu ce qu’ils voulaient. l’entraîneur abdelkader amrani a fait jouer en la circonstance l’équipe sui- vante : rahmani, Khadir, boukria, Mes- saoudi, Mebarakou (15-sidibé, 40’), baouali, benettayeb, salhi (Yaha, 55’), Zerdab, ndoye et hamzaoui. il faut dire que le Mouloudia de bgayet a été à la hauteur des attentes de ses inconditionnels. les béjaouis ont fourni un match plein et produit un beau football, avec une option tactique très offensive. la pression mise d’entrée de jeu par les poulains d’am- rani sur l’arrière-garde des Ghanéens n’a pas tardé à porter ses fruits. Pour preuve, 11’ seu- lement après le coup d’envoi de la rencontre, un centre côté gauche bien lifté par boukria pousse un défenseur de l’ashanti à commet- tre la faute, en marquant de la tête un but contre son camp, permettant au MOb de re- faire rapidement son retard par rapport au match aller. la partie est plaisante entre deux équipes techniques qui produisent un beau jeu, même si c’est bien le MOb qui dominait et qui enchaînait attaque contre attaque man- quant quelques bonnes opportunités d’aggra- ver la marque. au moment où l’on l’attendait le moins, les Ghanéens parviennent à remet- tre les pendules à l’heure par Osem qui bat de près rahmani suite à une erreur de placement et de concentration de la défense béjaouie, de-

placement et de concentration de la défense béjaouie, de- vant la stupéfaction des fans du Mouloudia

vant la stupéfaction des fans du Mouloudia

(39’).

en seconde période, Messaoudi et les siens se sont battus et n’ont rien lâché. ils ne voulaient surtout pas voir la qualification au prochain tour leur échapper. Poussés par un public en or et remontés par leur coach lors de la pause citron, ils ont littéralement été su- périeurs à leur adversaire du jour sur tous les plans. c’est donc logiquement qu’ils sont parvenus à doubler la mise par Khadir (58’), avant que l’inamovible hamzaoui n’as-

somme l’équipe visiteuse par une 3 e bande- rille (67’), synonyme de qualification au se- cond tour de la ldc où le MOb affrontera le club africain tunisien. une confrontation qui ne manquera pas de susciter l’engouement des fans des deux formations. bravo aux en- fants de Yemma Gouraya, qui ont relevé le défi en écartant de leur chemin, le champion en titre du Ghana, et prennent déjà goût à la plus prestigieuse compétition africaine des

clubs. Mohamed-Amine Azzouz

L’équipe nationale A’ en stage au CNT

la sélection nationale a’ effectuera, à compter d’aujourd’hui, un stage de trois jours au centre technique de sidi Moussa. ce deuxième regroupement du genre, programmé par le sélectionneur national christian Gourcuff, depuis le début du mois, intervient au lendemain de la clôture du chan, disputé derniè- rement au rwanda sans l’algérie. le technicien français, qui n’a tou- tefois pas fait part du véritable objectif recherché à travers ce genre de rendez- vous, a fait appel à vingt-six joueurs lo- caux. On note le retour du portier de la JsK, doukha, et des joueurs de l’usMa, chafaï et el-Orfi, alors qu’aouedj (Mca), Karaoui (Mca) et benayada (usMa), qui avaient parti-

cipé au premier regroupement, ont été écartés de la liste. Par ailleurs, on note l’arrivée de trois nouveaux élé- ments dans cette sélection dite des locaux. il s’agit de l’attaquant de l’asMO, djemaouni, du portier du nah, boussouf, et de son coéqui-

pier, seddiki.

portier du nah, boussouf, et de son coéqui- pier, seddiki. durant ce microcycle de trois jours,

durant ce microcycle de trois jours, le staff technique axera son travail sur l’aspect technico-tac- tique. les joueurs retenus devront ainsi se familiariser avec la philo- sophie et la vision du jeu de Gour- cuff, et ses méthodes de travail. lorsqu’on sait que l’équipe natio- nale première sera au rendez-vous les 25 et 29 mars prochain, pour une double confrontation face à l’Éthiopie pour le compte des éli- minatoires de la can 2017, on pourrait penser que Gourcuff, bien qu’il continue de favoriser la pros- pection dans les championnats étrangers, songe à renforcer son ef- fectif par des joueurs locaux. ainsi, le coach de l’en qui a la

double casquette compte programmer un troisième stage pour les locaux, avant le regroupement de l’équipe première qui débutera le 20 mars prochain.

Rédha M.

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Échecs : 4 e Grand Prix du PrÉsident de la rÉPublique

L’Ukrainien Stanislav Savchenko s’adjuge le trophée

L’Ukrainien Stanislav Savchenko s’adjuge le trophée l'ukrainien stanislav savchenko a remporté la 4e

l'ukrainien stanislav savchenko a remporté la 4e édition du Grand Prix in- ternational du Président de la république des échecs (21-27 février), à l'issue du 9 e et dernier round disputé à alger. le Grand maître ukrainien (7 points, 2484 elo) a devancé au classement final le russe sergey Volkov (6,5 pts / 2607 elo) et le néerlandais d'origine russe sergei tiviakov (6,5 pts / 2613 elo). "c'est tou- jours un plaisir de venir jouer en algérie. Je suis très content d'avoir réussi à ga- gner le premier prix face à des joueurs talentueux", a déclaré stanislav sav- chenko à l'aPs, après son sacre.

Des arbitres sud-africains et kényans pour Algérie - Éthiopie

arbitres sud-africains et kényans pour Algérie - Éthiopie la confédération africaine de foot- ball (caF) a

la confédération africaine de foot- ball (caF) a désigné des arbitres sud- africains et kényans pour la double confrontation entre la sélection algé- rienne et son homologue éthiopien, comptant pour les troisièmes et qua- trièmes journées des éliminatoires de la coupe d'afrique des nations can-

,

2

(groupe J) en mars prochain. Programme et arbitres (heures locales) :

0

1

7

3e journée (vendredi 25 mars) :

a blida/ algérie-ethiopie (20h30) arbitre : Victor Miguel de Freitas Gomez (afrique du sud). 4e journée (mardi 29 mars) : a addis-abeba/ ethiopie-algérie

(17h00)

arbitre : davies Ogenche Omweno (Kenya)

ANEP 210747 du 29/02/2016

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

LIGUE 1-MOBILIS (21 e JOURNÉE)

Tadjenanet accroche la JSK et rejoint le CRB

En haut du classement général, il y eut quelques changements, puisque, désormais, le CRB n'est plus seul à la deuxième place à la suite du nul ramené par le DRBT, de Tizi Ouzou, devant la JSK (1-1).

G râce à la défaite du CRB, à Constantine, sur le score de 2 à 1, sur des buts de Bencherifa et Bez-

zaz (penalty) contre un but de Yahia-Ché- rif, les poulains de Bougherara occupent désormais la deuxième place avec 32pts. Le fait de monter sur le podium n'est nul- lement usurpé du fait que les gars de Tad- jenanet sont parvenus, en fin de partie, à égaliser, eux qui étaient menés au score sur un but, de la tête, de Boulaouidet. Il faut dire que les visiteurs ont rétabli l'équilibre sur un but contre son camp de Berchiche. Il faut dire qu'il a été pressé par les at- taquants de Tadjenanet. Un nul qui n'ar- range nullement les Canaris surtout après le nul du MC Oran, chez lui devant le RCRelizane (1-). Cette équipe relizanaise rejoint ainsi l'USM Blida et devient pre- mier club n'ont relégable, surtout après la défaite blidéenne, au stade du 20-Août, devant le NAHD, sur le score de 2 à 0 sur des réalisations de Chaoubani et Gasmi. Cette défaite permet aux poulains de Henkouche de bien sortir la tête de l’eau. Le RCRelizane a désormais son destin entre les mains. Le but de Benabderrah- mane vaudra son pesant d'or lors du dé- compte final. L'ASMO, par contre, a laissé filer une précieuse opportunité pour remonter la pente et entretenir l'espoir. En effet, l'équipe de Medjhahed n'a rien pu faire contre la lanterne rouge qui venait tout juste de perdre son entraîneur Lounici. En dépit du fait qu'ils se savent déjà condam- nés, les gars de l'Arbaâ continuent de pousser de toutes leurs forces pour quitter la Ligue1 en apothéose et bien préparer la prochaine saison.

RÉSULTATS : MO Béjaïa - USM Alger 0-1 MC Alger - USM El Harrach 0-0
RÉSULTATS :
MO
Béjaïa - USM Alger
0-1
MC
Alger - USM El Harrach
0-0
ES Sétif - JS Saoura
3-0
MC
Oran - RC Relizane
1-1

A Constantine, le CSC, qui n'avait pas

encore assuré son maintien, se devait de

gagner et mettre tous les atouts de son côté pour ne pas retomber dans ses tra- vers. Bencherifa avait donné en premier le tempo avant que Bezzaz, sur penalty, n'aggrave la marque. En seconde mi-

temps, les Belouizdadis par Yahia-Chérif réduisent le score et ont même failli éga- liser. Une victoire qui permet aux Constantinois de dépasser la JSK avec

27pts.

Il est certain que la prochaine journée

sera on ne peut plus importante. Toute- fois, elle viendra juste après les quarts de finale de la coupe d'Algérie prévus les 04 et 05 mars prochains. D’ici là, chaque point perdu aura son importance. Hamid Gharbi

MCO 1 - RCR 1

L’effet Henkouche

RC

Arbaâ - ASM Oran

2-1

NA

Hussein Dey - USM Blida

2-0

JS Kabylie - DRB Tadjenanet

1-1

CS Constantine - CR Belouizdad

2-1

Classement

Pts

J

1). USM Alger

45

21

2). CR Belouizdad

32

21

--). DRB Tadjenanet

32

21

4). MO Béjaïa

31

21

5). JS Saoura

30

21

--). MC Alger

30

21

7). USM El-Harrach

29

21

8). ES Sétif

28

21

--). NA Hussein-Dey

28

21

10). MC Oran

27

21

--). CS Constantine

27

21

12). JS Kabylie

26

21

13). USM Blida

23

21

--). RC Relizane

23

21

15). ASM Oran

18

21

16). RC Arbaâ

13

21

Stade Ahmed-Zabana (Oran) :

match joué à huis clos Service d'ordre et SAMU pre- sents. Arbitrage de Boukouassa assisté de Benoua et de Ra- chedi. Avertissements : Larbi (89’) MCO, Zidane (66’) RCR. Buts: Benyahia (67’sp) MCO, Benabderahmene (90’) RCR. Expulsion : Larbi (90’+ 3’) MCO. Les équipes MCO : Nateche, Helaïmia, Nessakh, Benchaïb, Benyahia, Larbi, Benamara, El Ogbi, Ya- laoui (Benchaa 62’), Berramla (Athmani 80’), Moussi. Entraîneur : Bouali. RCR : Zaïdi, Bitam, Benha- roune, Zidane, Benabderah- mene, Mounedji, Djerar, Boumechra(Kherbache 73’), Bouda (Bourdime 70’), Tiaïba (Chenine63’), Manucho. Entraîneur : Henkouche

Le MCO s'en voudra longtemps d'avoir raté une occasion de re- nouer avec la victoire. Pourtant, les locaux ont pris d'entrée les débats à leur compte en se créant deux occasions nettes de

à leur compte en se créant deux occasions nettes de scorer par l'intermédiaire de Nessakh dont

scorer par l'intermédiaire de Nessakh dont le tir imparable est repoussé, à la 11', par la transversale des bois gardés par Zaidi. Abordant le match avec un 4-4-2 classique, les cama- rades de Berramla se montrent conquérants face à une forma- tion du RCR crispée et brouillonne dans son jeu. Ce- pendant, le réalisme faisait dé- faut dans les rangs de la formation des Hamraouas A la 24e minute, El Ogbi était à

deux doigts d’ouvrir la marque, et l’équipe du RCR s’est conten- tée de défendre et de procéder par les contre-attaques. Du côté des visiteurs, les capés de Hen- kouche se sont procurés deux occasions nettes de scorer par le biais de Tiaiba, mais sans parve- nir à les concrétiser, les locaux imposent un pressing infernal, mais l'arrière-garde visiteuse tient bon. Repliés en défense, les gens de Mina n'opèrent que par des contres. Et c'est sur ce

partage des points que la partie s'achève. À la 34’, Larbi sur coup franc, a failli ouvrir la marque, mais son tir a été repoussé par le portier du RCR. Après la pause-citron, les Mou- loudéens redoublent d’efforts pour mener à la marque et trou- vent le chemin des filets par Be- nyahia à la 67’ qui exécuta magistralement un penalty sifflé par le référée suite à une faute commise par un défenseur dans la surface de réparation. El Ogbi récidiva et faillit aggraver le score pour les Mouloudéens, mais le gardien Zaidi veillait au grain. Alors que l’on s’achemi- nait vers la fin de la rencontre sur cette victoire étriquée du MCO, le Rapid, contre toute at- tente, est parvenu à niveler la marque par Benabderahmene dans les ultimes moments du match d’un joli heading et trompe la vigilance de Nateche, jusque-là impérial. Et c'est sur ce partage des points que la par- tie s'achève qui fait plutôt les af- faires du Rapid et fait douter les hommes de Bouali.

A. Ghomchi

CAN-2017 (QUALIFICATION- 3 e JOURNÉE- GR/I)

Abid Charef arbitrera Côte d’Ivoire - Soudan

GR/I) Abid Charef arbitrera Côte d’Ivoire - Soudan L'arbitre international algérien Mehdi Abid Charef

L'arbitre international algérien Mehdi Abid Charef dirigera le match entre les sélections nationales de la Côte d'Ivoire et du Soudan prévu le 25 mars prochain à Abidjan pour le compte de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations CAN-2017, groupeI, a indiqué samedi la Confédé- ration africaine de football (CAF). Le directeur de jeu Abid Charef sera assisté de ses deux compatriotes Abdelhak Etchiali et Mokrani Gourari. Le quatrième arbitre est Farouk Houassnia (Algérie). Le commis- saire au match est El Hadj Amadou Kame Kane (Sénégal). A l'issue de la deuxième journée des élimina- toires, le Gabon est leader du groupe I avec 4 points devant le Soudan (3 pts), la Côte d'Ivoire (2 pts) et la Sierra Leone (1 pt). Le premier du groupe se qualifie directement pour la CAN-2017 au Gabon.

DANS LA LUCARNE
DANS LA LUCARNE

Benzia, la voie à suivre

l On l'attendait depuis un certain temps. C'est-à-dire depuis que le président de la

FAF, Mohamed Raouraoua, avait décidé de le mettre sur son calepin. Comme il accordait une grande importance à l'équipe nationale, la «vitrine» par excellence de notre football

national. C'est vrai que les joueurs algériens, les Franco-algériens pour être plus précis, sont de plus en plus nombreux au sein des Verts, mais il s'agit d'une option qui a tendance à porter ses fruits depuis le fameux congrès de la FIFA tenu aux Bahamas, en 2009, à propos des joueurs espoirs ayant déjà joué sous les couleurs d’un autre pays, autre que celui d’origine. Le rôle joué par le président de la FAF se passe de tout commentaire, tellement il était flagrant. Il avait même milité de toutes ses forces pour que d'autres pays africains et d'ailleurs profitent de leurs richesses humaines suite à cette mesure "révolutionnaire" qui ne peut que leur être favorable. Elle met ainsi fin au «pillage» par les Européens des talents appartenant à d’autres nations, dites en voie de développement ou pays émergents. Aujourd'hui, la prise de conscience est renforcée par des textes émanant de la FIFA. L'homme fort du football algérien, Mohamed Raouraoua, avait pris son « bâton de pèlerin » en vue de mettre la main sur d'autres "pépites" pouvant aider notre sélection nationale à atteindre le firmament. Il sait que cette voie lui avait donné raison, comme l’avait montré la qualification de l’Algérie, pour la première fois de son histoire, au deuxième tour. Même la grande équipe de 1982, au mondial espagnol, n’a pas réussi à le concrétiser en raison de

« l’entente douteuse » austro-germanique. C'est-

à-dire le fameux «scandale d’El Molinon». Il

avait toujours voulu mettre tous les atouts de son côté. Il avait alors ciblé trois autres joueurs évoluant pour deux d'entre eux dans le championnat de l'hexagone et le troisième en Belgique, un pays où son football est en train de

« refleurir ». Il est clair qu'au départ, leurs

réponses pour opter officiellement pour l'Algérie ont été quelque peu évasives. On avait même affirmé qu'ils avaient besoin d'un temps de réflexion avant de trancher. C'est une façon,

peut-être, d'attendre un éventuel clin d'œil du

sélectionneur français. Ils ont compris que cela ne pourra pas se produire ni aujourd'hui ni demain. Benzia, l'attaquant de Lille (L1 française), vient de montrer la voie. Le «discours, comme on avait tendance à le répéter, du président m’avait plu», a-t-il déclaré. Toujours est-il, contrarié dans un premier temps par l'attitude des joueurs sollicités, il avait fini par avoir raison grâce à sa témérité et sa force de ne pas abdiquer facilement. Aujourd'hui, Yacine Benzia sera présent lors du prochain stage des Fennecs à l'occasion de la double confrontation entre l'Algérie et l'Ethiopie, les 25 et 29 mars prochains dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2017, prévue au Gabon. Ounas et Hanni pourraient suivre la voie toute tracée du joueur de Lille. Ils ont compris plus que jamais après les cas de Benzima et Naceri que rien n'est aussi automatique au pays de l'hexagone. Le retour aux sources reste la voie la plus sensée qu’ils puissent prendre dans l’intérêt de leurs carrières respectives. A bon entendeur salut !

H. Gharbi

T

OPS

Blatter souhaite « bon courage » à Infantino

L'ex-président de la Fifa, forcé à la démis- sion de son poste au bout de 17 ans de règne à cause d'un scandale de corruption, a sou- haité "bon courage" à son "ami" et compa- triote Gianni Infantino, qui lui a succédé à la

tête de la fédération, dans une lettre ouverte, publiée dans le Journal du Dimanche. "Cher

Gianni, mon président

sache tout de même que ce poste que tu as voulu ne sera pas facile. On attend de toi des miracles dans le contexte dans lequel tu re- prends la Fifa, que j'avais dirigée ces presque dix-huit dernières années et servie pendant quarante et un ans", a écrit Blatter.

Je te félicite, mais

Lundi 29 Février 2016

D E R N I E R E S MON N A IE PÉTROLE L'euro
D E R N I E R E S

D E R N

I

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R E S

D E R N I E R E S
MON N A IE PÉTROLE L'euro à 0,923 $ Le Brent à 35.16 dollars
MON N A IE
PÉTROLE
L'euro à 0,923 $
Le Brent
à 35.16
dollars

ReNCoNTRe NATIoNAle CoNsACRée AUx éTUDIANTs DU PARTI

M. Saâdani : « Miser sur l’élite »

Le secrétaire général du Front de libération nationale a sollicité les étudiants, venus nombreux assister à la rencontre qui leur a été consacrée hier à Zéralda, à adhérer «massivement» dans les rangs de son parti. En effet, celui-ci a affirmé voir en eux, «l’avenir de la nation», la «boussole de notre société.»

D es instructions sont données. «le FlN n’est pas chasse- gardée», indique Amar saa-

dani. A ses cadres, il recommande de concrétiser le slogan du 10 e congrès, celui du renouveau et du rajeunisse- ment, afin de montrer aux « scep- tiques » que sa formation combat la marginalisation et le monopole des adhésions. Fondant grand espoir sur l’élite, le leader du FlN recom- mande d’ouvrir les portes aux étu- diants, à la compétence, pour mieux expliquer le programme du parti et de lui permettre de maintenir son sta- tut de locomotive de la scène poli- tique. Tout refus d’accepter une adhésion sera considéré comme «il- légal». Cette exigence est, aux yeux de saâdani, valable à l’ensemble des formations. «Un parti qui ne s’ouvre pas à l’université, n’a de parti que le nom», précise-t-il. enchaînant, le chef de parti a tenu à rappeler les ef- forts considérables consentis par le Président de la République, Abdela- ziz bouteflika, pour faire de l’uni- versité algérienne un modèle qui mène la société vers de meilleurs lendemains. et de souligner, sur sa lancée, que les présidents des APC ou des APW «doivent être détenteurs du savoir.» De la situation de son parti, saadani passe à celle de l’Al- gérie. la conjoncture, dit-il, «impose d’unir les rangs, de s’éloigner des surenchères politiques et des tirs croisés sans tenants ni aboutissants». le pari est de préserver les acquis aussi nombreux soient-t-il. Malgré une série de tentatives qui visent sa

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

stabilité, l’Algérie, se félicite M. saâdani, demeure une exception de la région qui n’est pas touchée par «l’automne arabe», en référence à ces situations très critiques que vi- vent nombre de pays arabes à l’image de la libye et la syrie. Au- jourd’hui, le danger est on ne peut plus grave. la vigilance doit être de mise. Nombre de pays «néo-colonia- listes», pour reprendre le leader du FlN, recourent à des pratiques im- morales et dénudées d’humanisme afin d’asseoir les assises de leur po- litique expansionniste. «Pour ce faire, ils justifient leur esprit d’agres- sion par des arguments aussi fictifs que dénués de sens . «le Daech que l’occident compte combattre, est une invention occidentale. on créé le virus et on lui propose un vaccin», dira M. saadani. là aussi, les dégâts de l’ingérence étrangère ne sont pas sans conséquences. «où sont les fleurs et la verdure du printemps arabe», ironise-t-il.

Conférence nationale des étudiants durant le second trimestre de l’année 2016

Rebondissant sur le contexte na- tional, le secrétaire général du FlN fustige une opposition «stérile», n’ayant comme programme et objec- tif que le fauteuil présidentiel. Plus qu’un désintérêt, une «inconscience politique gravissime qui prédomine, au moment où nos frontières sont menacées et l’Algérie a besoin de tous ses enfants pour s’immuniser contre les plans de l’étranger.» Ace sujet, il dira que le vrai débat politique est celui des programmes, des actes. la performance est une condition sine qua non pour tous les partis, notamment en prévision des prochaines législatives pour les- quelles le FlN compte mettre le pa- quet. «le peuple a besoin d’une politique productive», souligne Amar saadani. Pour lui, l’etat civil, qu’il ne cesse de réclamer, «détermi- nera le rôle des partis, interpellés, plus que jamais, à dresser des bilans de leurs activités et ne pas se conten- ter d’animer de conférences, d’avoir des positions, d’établir des pro- grammes.» le dire et le faire «doi- vent aller de pair», et la responsabilité «ne doit être endossée que par celui qui émerge». De son côté, M. Abdelatif boudiaf, membre du bureau politique, a annoncé la tenue de la Conférence nationale des étudiants durant le second trimestre de l’année 2016. Fouad Irnatene

À propos du remaniement ministériel

À l’issue de cette rencontre, M. Amar saâdani a an- noncé un «prochain» remaniement ministériel, tout en précisant que «cela reste une prérogative du Président de la République.» A ce sujet, il souligne que le pro- chain gouvernement «sera issu du FlN». sur l’initia- tive consensuelle de son parti, il annonce la tenue, début mars, d’un grand meeting afin d’«exprimer toute l’importance de notre démarche», rappelant que tous les partis, au pouvoir ou opposants, «sont concernés.»

Interrogé sur le différend qui l’opposerait au secrétaire général du RND, le leader du FlN dira que «je n’ai aucun problème personnel avec M. ouyahia.» Toute- fois, les déclarations apaisantes de ce dernier, ayant af- firmé à partir de skikda que le FlN est un allié stratégique du RND, «ne convainquent pas politique- ment.»

F. I.

INITIATIve De soUTIeN AU PRogRAMMe DU PRésIDeNT De lA RéPUblIqUe

Le FLN annonce un rassemblement de ses partenaires

«Une cinquantaine de formations politiques et des

centaines d’associations et organisations de la société ci- vile prendront part au grand rassemblement que tiendra prochainement le FlN à la coupole d’Alger». Cette an- nonce a été faite par le secrétaire général du parti, Amar saâdani dans son allocution précédant le début des tra- vaux du bureau (bP) qu’il a présidée dans l’après-midi d’hier au siège central du FlN sis sur les hauteurs d’Al- ger. Il précisera que la tenue de ce rassemblement qu’il annonce d’ores et déjà d’envergure, sera exclusivement consacrée à l’initiative du soutien au programme du Pré- sident de la République lancée, depuis la fin de l’année écoulée par la direction du parti. l’initiative en question «sert le pays et non pas des in- térêt partisans et encore moins ceux d’ordre personnels»

a encore ajouté le sg du FlN non sans préciser que pour

l’heure actuelle ce sont 36 partis politiques qui ont déjà adhéré à cette démarche de soutien au programme du Pré- sident de la République. Ce nombre d’adhérents que comptent le FlN parmi formations de l’échiquier national ira crescendo jusqu’à atteindre la cinquantaine d’ici la tenue du rassemblement

à la coupole et à propos duquel M. saâdani s’est abstenu

d’avancer aucune échéance lors de son allocation d’hier.

Il apporte des précisions en revanche au sujet des objec-

tifs gagées de l’initiative du parti qu’il dirige s’articulant, a-t-il dit, sur «la nécessité de bâtir un front national et pré- server de surcroît la paix et la stabilité dont jouit le pays et qu’il faudra préserver», ajoute le chef de parti, des contre coups de la crise libyenne. De l’avis de M. saadani, la situation en libye s’enlise dans des lendemains incertains, eu égard notamment des frappes aériennes opérées décidées par l’Armée améri-

caine. Du coup, la situation, telle qu’elle se présente en libye, pays frontalier avec l’Algérie risque de provoquer

de graves conséquences sur la stabilité de toute la région,

a encore appuyé, le sg du FlN non sans rappeler que son

parti a été l’un des premiers à alerter du danger libyen ac- centué du risque d’une intervention militaire étrangère qui

a fini par avoir lieu. sur ce plan, M. Amar saadani a ou-

vertement critiqué les partis de l’opposition qui ne par- viennent toujours pas, selon ses dires, «à se détacher de leur obsession d’accéder au pouvoir par biais d’une poli- tique de salonnards». «Ces partis de l’opposition oublient qu’il est, notam-

ment de leur devoir de mobiliser l’opinion sur la nécessité de construire un front national pour préservera paix. Nul ne peut ignorer que la situation en libye est explosive»

a soutenu le sg du FlN qui dénonce au passage le re-

tournement de veste des certaines figures de l’opposition qui «hier encore, occupaient des postes de responsabilités sous la présidence de bouteflika, tout comme ils ont eu à appuyer la politique du chef de l’etat ». « Heureusement que ce projet de construction d’un front national pour soutenir, notamment notre armée qui accompli un travail remarquable au niveau des frontières suscite l’intérêt d’un grand nombre de patriotes», a ras- suré le sg du FlN. D’autre part, à l’ordre du jour de la réunion d’hier du bureau politique du parti, il est question, selon M. saa- dani de dynamiser certes l’initiative du FlN, mais aussi de l’élargissement de la base militante et notamment de procéder à l’évaluation des instances élues du partis au niveau local et de se préparer ainsi aux prochaines élec- tions locales et législatives. Karim Aoudia

DéveloPPeMeNT Des RelATIoNs AlgéRo-CHINoIses

La contribution du Président Bouteflika saluée par son homologue chinois

du Président Bouteflika saluée par son homologue chinois Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a
du Président Bouteflika saluée par son homologue chinois Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu un mes- sage de la part de son homologue chinois, Xi Jinping, qui a salué sa "contribution historique" dans le développement des relations bilaté- rales. "En tant que grand ami du peuple chinois, vous avez apporté une contribution historique au développement des relations sino-algé- riennes", a souligné M. Jinping dans un message de félicitations à l'oc- casion de l'anniversaire du Président Bouteflika dans lequel il lui a exprimé ses "sincères félicitations" et ses "meilleurs vœux". Le prési- dent chinois a également exprimé son attachement à l'amitié historique entre les deux pays, et sa disposition à œuvrer toujours pour porter "le partenariat stratégique global à de nouveaux paliers".

gIseMeNT De gARA DjebIleT

Négociations en cours

diqué à l'APs, suite à sa rencontre avec M. li, que les deux parties avaient discuté du projet de réalisa- tion d'une ligne ferroviaire devant relier le site de gara Djebilet à Abadla (bechar) "Dans la perspec- tive de l'exploitation des ressources minières que renferme le site de gara Djebilet, nous avons discuté avec nos partenaires chinois du pro- jet de réalisation d'une voie ferrée entre gara Djebilet à Abadla, sur une distance de 950 km", a-t-il af- firmé. selon le ministre, cette ligne ferroviaire devra assurer le trans- port, via la wilaya de béchar, des minerais de fer extraits de gara Dje- bilet vers un port minier avant leur acheminement vers les complexes sidérurgiques d'oran, de jijel et d'Annaba, à des fins de transforma- tion industrielle. Dotée d'un capital d'un milliard de dinars, la société na- tionale du fer et de l'acier (Feraal), créée en 2014 pour exploiter le gi- sement de gara Djebilet, table sur une production de 10 à 12 millions de tonnes en 2025, rappelle-t-on. Cette société est le fruit d'un parte- nariat entre sonatrach, les groupes gICA (ciment), Manadjim el Dja- zair (Manal) et sider. M. bouchouareb avait indiqué récemment que le gisement de gara Djebilet constituait "une priorité" du gouvernement du fait qu'il s'agit d'un projet structurant en termes de création d'emplois, de sécurisation des approvisionnements internes et des possibilités d'exploitation. l'étude effectuée par un bureau d'études international a permis non seulement de mieux connaître le po- tentiel de ce gisement, ses capacités de production en fer et le coût de son exploitation, mais aussi d'adop- ter la méthode adéquate pour traiter ce minerai en réduisant le taux de phosphore contenu dans le fer brut pour le ramener à 0,3% contre 0,8% actuellement, alors que la quantité de fer brut est estimée à 63%.

Des négociations algéro-chi- noises ont été lancées en vue de constituer un consortium qui sera chargé de l'exploitation du gisement minier de gara Djebilet (Tindouf), le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam bouchouareb. "Nous discutons actuellement avec des partenaires chinois pour la mise en place d'un consortium qui regrou- pera, en plus de la partie algérienne, un technologue métallurgique et un spécialiste du transport ferroviaire chinois pour le lancement de l'ex- ploitation des gisements de gara Djebilet", a expliqué le ministre à l'issue d'une rencontre, tenue hier à Alger, avec le P-dg de la compagnie China Civil engineering Construc- tion Corporation (CCeCC), Yuan li, avec qui sont menées les négo- ciations. selon M. bouchouareb, c'est la première fois que le projet de gara Djebilet est abordé d'une ma- nière "très concrète", car après la phase de la faisabilité économique et des études techniques de ce site minier, le ministère de l'Industrie et des Mines prépare le lancement de la phase pilote pour le début de l'ex- ploitation de ce gisement. "Après la phase étude qui nous a permis de trouver la bonne méthode pour di- minuer (la teneur) en phosphore, nous sommes en train de lancer la phase pilote qui va traduire sur le terrain les résultats de l'étude effec- tuée et aller concrètement à la réali- sation de ce projet", a-t-il ajouté. l'autre aspect en discussion avec le CCeCC est la réalisation d'installa- tions industrielles pour la fabrica- tion d'équipements relevant de la filière ferroviaire tels les équipe- ments de signalisation, de la com- munication et les pièces de rechange, et ce, en partenariat avec des sociétés algériennes comme la société nationale des véhicules in- dustriels (sNvI), Ferovial et Infra- rail. Pour sa part, le ministre des Transports, boudjemaa Talaï, a in-

M D N

Destruction d’une cache d’armements et saisie d’une importante quantité de munitions à Tamanrasset

Une cache contenant un lot d'armements et une importante quantité de munitions de différents calibres ont été découvertes, hier à Tamanrasset, par un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP), indique un commu- niqué du ministère de la Défense nationale. "Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte antiterroriste et grâce à l'exploitation de renseigne- ments, un détachement de l'Armée nationale populaire relevant de secteur opérationnel de Tamanrasset (6 e Région militaire) a découvert, une cache contenant un lot d'armements", précise la même source. Il s'agit de "quatre fusils mitrailleurs (FM), trois pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, un fusil de précision et une importante quantité de munitions de différents cali- bres", ajoute le communiqué du MDN.