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GRATUIT Mars 2010
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Mars
2010
GRATUIT Mars 2010 ISNIH Inter Syndicat National des Internes des Hôpitaux  Grippe A : des

ISNIH

Inter Syndicat National des Internes des Hôpitaux

Grippe A : des internes témoignent

Des internes bientôt inscrits à l’ordre ?

Qu’est ce que les

« budgets sacs à dos » ?

Mieux assurer les internes :

la prévoyance

Salles d’internat parisiennes

Escale à Bordeaux

DOSSIER SPÉCIAL FLUX :  Qu’est ce que c’est ?  Pourquoi  Interview 
DOSSIER SPÉCIAL FLUX :
Qu’est
ce que
c’est ?
Pourquoi
 Interview
? de de l’ANEMF
:
L’exemple
Bordeaux

LES FLUX

LE

LES FLUX LE MOYEN DE S’ASSURER SA SPÉCIALITÉ APRÈS L’ENC ?
LES FLUX LE MOYEN DE S’ASSURER SA SPÉCIALITÉ APRÈS L’ENC ?
LES FLUX LE MOYEN DE S’ASSURER SA SPÉCIALITÉ APRÈS L’ENC ?

MOYEN DE

LES FLUX LE MOYEN DE S’ASSURER SA SPÉCIALITÉ APRÈS L’ENC ?
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S’ASSURER SA

SPÉCIALITÉ APRÈS L’ENC ?

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besoins. www.lamedicale.fr 0 810 20 10 30 PRIX APPEL LOCAL Sommaire 1 Edito & Sommaire 2
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besoins. www.lamedicale.fr 0 810 20 10 30 PRIX APPEL LOCAL Sommaire 1 Edito & Sommaire 2

Sommaire

1 Edito & Sommaire

2 Dossier Flux

- Mode d’emploi

- La solution démographique ?

- L’exemple Bordelais

3 Témoignages

Grippe A : Les internes dans la campagne de vaccination

4 Interview

Interview de la Présidente de l’ANEMF

5 Déontologie

Les internes seront-ils bientôt inscrits à l’Ordre ?

6 Assurance

La Prévoyance

1.

2,3.

4,5.

6,7.

8à11.

12,13.

14 à 16.

18,19.

7 Financement & Formation

Les budgets « sacs à dos

8 Rubrique régionale

- Bordeaux et ses périphéries

- Les DOM-TOM, périphérie de l’internat de Bordeaux

- Témoignage d’une spécialité :

la radiologie

9 Internats de France

- Paris, Association

Le plaisir des Dieux

10 Offres d’emploi

20.

22 à 25.

26,27.

28,29.

Volet n°1

30,31.

32.

DIRECTEUR DE PUBLICATION : Grégory MURCIER

DIRECTEUR DE RÉDACTION : Matthieu DURAND

RÉDACTEUR EN CHEF : Diane WILTZER

EDITEUR & Régie Publicitaire : Macéo éditions 11, Bd Ornano 75018 Paris - Tél. : 01 53 09 90 05 Kamel TABTAB, directeur.

GRAPHIC DESIGN : Brahim MADJID

Fabrication et impression en UE. Imprimé à 8000 exemplaires. Toute reproduction, même partielle, est soumise à l’autorisation de l’éditeur. La responsabilité de l’éditeur ne saurait être engagée pour les éventuelles erreurs ou omissions contenues dans cet ouvrage. Les annonceurs sont seuls responsables du contenu de leur annonce.

ISNIH - Inter Syndicat National des Internes des Hôpitaux

17 rue du Fer à Moulin - 75005 Paris Tél. : 01 45 87 25 89 - Fax : 01 45 35 45 92

- 75005 Paris Tél. : 01 45 87 25 89 - Fax : 01 45 35

Édito

Notre journal commence à prendre ses marques après 4 numéros de plus en plus lus et suivis. Ce 5 ème opus lance une période de plus grande activité. En effet, dès maintenant AVM paraitra tous les trimestres, soit au début des mois de mars, juin, septembre et décembre.

Outre cette évolution, l’ISNIH organise un congrès à l’installation parrainé par la ministre de la Santé le 22 octobre 2010 à Paris la Défense. Le thème choisi permettra de fournir des informations pratiques sur les possibilités qui s’offrent à nous dès la fin de notre internat que ce soit en public ou en privé. Il se tiendra sur une journée avec des tables rondes ainsi que des conférences courtes et condensées où la salle sera vivement encouragée à intervenir. Dans l’intervalle et afin de compléter les informations chacun pourra aller de stand en stand dans le village des partenaires. Et pour finir en beauté ce congrès, une soirée est prévue sur le toit de la Défense. L’ensemble de cette journée, soirée comprise, sera pris en charge hormis une participation symbolique lors de la réservation.

Pour cet évènement majeur de la vie de notre syndicat, chaque ville sera sollicitée pour envoyer une petite partie de ses internes. Vous trouverez plus d’info sur le site de l’ISNIH : www.isnih.com et sur son site frère du congrès :

www.avenirmedecin.com .

Si l’ISNIH diversifie et élargie son activité afin de devenir une vraie structure communicante, nous n’en oublions pas pour autant notre raison première d’existence, à savoir la défense des internes.

Faire une liste exhaustive des diverses commissions qui se tiennent en ce moment n’a pas de place dans un édito mais sachez que les premiers décrets de la loi HPST vont bientôt sortir. Dans ces textes il y a notamment le décret 3 ème cycle qui permet entre autres : les stages dans le privé, la mise en place des nouveaux modes de fonctionnement de l’année recherche et aussi la répartition pluriannuelle des internes plus couramment appelés flux qui constituent le dossier du jour.

Les habitués d’AVM savent qu’une ville est systématiquement mise à l’honneur, aujourd’hui il s’agit de Bordeaux car c’est une jolie ville tout d’abord, mais surtout parce leurs flux constituent un modèle plutôt bien vécu par les internes.

Enfin et je voulais terminer par cela : la grippe A ! A l’heure où vous lisez ces lignes les centres sont fermés depuis 1 mois et j’espère que tous ont été payés. Cette épidémie ou plutôt cette crise pseudo-sanitaire a fait couler beaucoup d’encre et surtout nous a tous fait perdre beaucoup de temps.

Je tiens ici à remercier au nom de l’ensemble du bureau, tous les internes qui ont fait preuve d’une grande réactivité et d’une encore plus grande compréhension. Nous ne pouvions pas refuser de vacciner mais la façon magistrale de gérer cette crise par les internes et en particulier les présidents de ville a prouvé à toutes les instances dirigeantes votre intelligence et votre capacité de travail. Nous avons gagné en crédibilité, notre discours s’en avère plus convaincant et ceci grâce à vous.

MERCI

Grégory Murcier

Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH

N° 05 - Mars 2010

Grégory Murcier Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH N° 05 - Mars 2010

1

FLUX

FLUX FLUX : MODE D’EMPLOI La loi HPST (encore elle) a instauré un nouveau mode de

FLUX :

MODE D’EMPLOI

La loi HPST (encore elle) a instauré un nouveau mode de choix pour l’amphi de garnison et même si cela ne concerne plus les internes actuels, il est, je pense, nécessaire de connaitre cette évolution majeure et très controversée.

Un peu d’histoire tout d’abord,

deux idées sont à l’origine

de la mesure. La première,

ancienne vient du gouvernement qui veut toujours plus contrôler le nombre de spécialistes dans chaque ville, c’est la trop fameuse démographie médicale, source de nombreuses propositions pas toutes bienvenues (PLFSS 2008). La seconde, plus récente, vient de nos collègues de l’ANEMF, l’association d’externes a fait écho du désarroi des 6 ème années à l’heure des choix à l’amphi de garnison : comment être sûr de la spécialité que l’on veut le plus tôt possible ? Comment avoir tous les éléments du choix ?

Ces deux courants se sont rencontrés et de leur union est née l’idée de flux.

Cette initiative pas réellement récente, n’a pas fait l’unanimité parmi les internes, loin de là. Lors des discussions, l’ISNIH et son AG se sont retrouvées largement divisées, et seule la perspective que cela n’avait pas vraiment d’influence sur les internes déjà en place a permis de trouver un compromis d’observation, de conseil et d’acceptation.

L’année 2010 est donc la première pour l’application de ces fameux flux et en voici les principes :

A l’amphithéâtre de garnison chaque subdivision

aura son nombre d’internes répartis par spécialités et sous spécialités : par exemple, Strasbourg 20 internes de spécialités médicales dont deux en cardiologie, deux en neurologie…Chaque interne devra donc, à

2

deux en neurologie…Chaque interne devra donc, à 2 N° 05 - Mars 2010 l’amphithéâtre dire sa

N° 05 - Mars 2010

interne devra donc, à 2 N° 05 - Mars 2010 l’amphithéâtre dire sa ville sa spécialité

l’amphithéâtre dire sa ville sa spécialité et un pré-choix pour sa sous spécialité. Ce pré-choix lui garantit l’accès à cette sous spécialité ainsi qu’à toutes les autres qui lui étaient encore accessibles au moment du choix dans la ville de son cœur.

Durant les 2 premières années, l’interne choisit ses

semestres toujours selon son rang de classement avec cependant au moins un semestre garantit dans la sous spécialité choisie lui permettant ainsi l’accès au DES.

A l’issue de cette 2 nde année, chaque subdivision organise un nouvel amphithéâtre pour les internes de

2 nd année où les pré-choix sont ou non confirmés.

Au cours de cet amphithéâtre, l’interne a deux

possibilités : valider son pré-choix de façon définitive et sa sous spécialité est donc confirmée ou alors choisir une autre sous spécialité (aussi de façon définitive)

parmi celles qui lui était accessibles lors de l’amphi théâtre de garnison de l’ECN et à condition, bien sûr, qu’il ait fait un semestre dans cette sous spécialité.

Les internes qui sont après lui ne sont pas touchés

en cas de changement de sous-spécialité. En effet, si un cardiologue (lors des pré-choix) veut faire finalement de l’endocrinologie (qui lui était accessible) il ne supprime pas pour autant un poste en endocrinologie. Ainsi les 2 internes qui avaient fait le pré-choix d’endocrinologie peuvent toujours le faire, il y aura alors 3 internes d’endocrinologie pour cette année au lieu de 2.

Par contre un changement de sous spécialité ouvre

la possibilité d’accéder à une sous spécialité pour les internes classés après. En effet, dans l’exemple précédent le cardiologue qui passe en endocrinologie ouvre un poste en cardiologie pour les internes qui le suive même si cette sous spécialité ne leur était pas accessible lors du pré- choix. Illustration : le cardiologue était 3 ème dans sa

subdivision, il avait pris, lors de l’amphithéâtre de garnison la dernière place disponible en cardiologie. Son changement de filière va permettre au suivant de choisir cardiologie à l’amphithéâtre de 2 nde année.

Et ainsi de suite.

Voilà le principe, si vous êtes arrivés à ce moment

de l’article et que vous avez bien suivi, tout d’abord je vous félicite et ensuite vous allez me dire que le nombre de chaque sous spécialité prévue peut varier et que c’est donc étonnant que ce système ait été validé.

Vous êtes méfiant, c’est compréhensible, ce système a été accepté car les flux sont instaurés sur une période de 5 ans roulants avec des réévaluations chaque année.

Explication :

à 2010 : il est décidé (qui ? cf 2 nd article) que Dijon a besoin de 10 pneumologues sur 5 ans et 15 radiologues sur la même période. Pour chaque année 2 postes sont

FLUX

ouverts en pneumologie et 3 en radiologie.

à Novembre 2012 : 1 ère vague de choix des internes

de 2 nd année, finalement 1 seul interne choisi la pneumologie et 4 la radiologie pour la promo 2010.

à ECN 2013 : réajustement des flux avec ouverture pour Dijon de 2 postes en radiologie et 3 en pneumologie.

à Novembre 2013 : nouvel amphi théâtre de 2 nd année

avec de nouveaux choix.

à ECN 2014 : réajustement…

avec de nouveaux choix. à ECN 2014 : réajustement… Alors que penser de ce système ?

Alors que penser de ce système ?

Des sentiments contradictoires : les 6èmes années ont gagné en certitude ce qu’ils ont perdu en liberté. Malgré l’avis des anciens, certains très virulents nous accusant de lâcheté, les deux principaux concernés à savoir le Ministère de la santé et les externes sont contents alors pouvons nous réellement nous y opposer ?

L’argument des externes est que cette liberté n’était que toute relative puisqu’au moment des choix ils n’ont aucune certitude concernant leur sous spécialité et ils ne peuvent que très rarement s’imposer dans une sous spécialité déjà fortement pourvue. Cet argument est recevable et ce système mérite peut être un essai …

Dans 2 ans nous aurons une idée plus précise du fonctionnement et surtout des dysfonctionnements, affaire à suivre…

Grégory Murcier

Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH

N° 05 - Mars 2010

Grégory Murcier Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH N° 05 - Mars 2010

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FLUX

FLUX

FLUX FLUX FLUX : LA SOLUTION démographique ? Le système des flux ou plutôt la répartition

FLUX : LA SOLUTION démographique ?

Le système des flux ou plutôt la répartition pluriannuelle des internes, puisque c’est son vrai nom, expliquée précédemment, repose sur une évaluation des besoins d’une subdivision pour les 5 ans à venir pour chaque spécialité (on appelle spécialités toutes les filières telles que cardiologie, chirurgie orthopédique, pédiatrie…) Cette évaluation est le véritable enjeu de cette réforme, elle en est le centre et la raison d’être.

Raison d’être tout d’abord car le

but de celle-ci est de compenser au

plus juste les départs à la retraite

et les zones déficitaires pour

chaque spécialité afin de tendre

vers l’objectif affiché d’un accès

aux soins équitable et comparable

sur l’ensemble du territoire. Le

ministère pense que la variable

d’ajustement la plus efficace

à l’échelle de la région est la

répartition des internes.

Cette idée n’est pas dénuée d’intérêt

mais ne peut être la seule permettant

une installation uniforme sur

l’ensemble du territoire. Des

données telles que la pratique en

médecine libérale, la formation

qui n’est plus vraiment adaptée et

la possibilité du post-internat pour

tous sont aussi à prendre en compte.

Mais ce n’est pas le sujet de cet

article, ces remarques importantes

font l’objet d’un travail constant

de l’ISNIH sur lequel nous aurons

l’occasion de revenir.

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l’ISNIH sur lequel nous aurons l’occasion de revenir. 4 N° 05 - Mars 2010 L’évaluation en

N° 05 - Mars 2010

nous aurons l’occasion de revenir. 4 N° 05 - Mars 2010 L’évaluation en est le centre

L’évaluation en est le centre aussi

car c’est d’après elle que sera

déterminé, en théorie, le nombre

d’internes par spécialités et par

villes. Une région où peu de

médecins partiront à la retraite

et où il n’y a pas de déficit ne

sera pas à priori beaucoup

pourvue en internes. Ces données

doivent être pondérées par les

capacités de formation de chaque

subdivision malheureusement mis

à mal ces dernières années par les

répartitions. Heureusement pour

dernières années par les répartitions. Heureusement pour nous, les régions qui vont avoir le plus de

nous, les régions qui vont avoir le

plus de médecins sur le départ sont

aussi les régions avec les capacités

de formation les plus importantes

(PACA, Languedoc-Roussillon,

Paris…). Fort de cela nous pouvons

espérer non une grande diminution

des régions au nombre d’internes

très important comme la Picardie

ou la Normandie mais plutôt un

rééquilibrage avec les subdivisions

précédemment citées.

Après ces quelques remarques

il convient de vous informer des

modalités d’évaluation des besoins.

Cette année étant une année de

transition et d’installation des ARS,

ce sont les DRASS qui organisent

des rencontres entre les doyens, les

coordonnateurs interrégionaux et

les internes.

Les doyens insistent sur leur

capacité de formation dans

leur faculté concernant chaque

spécialité, les coordonnateurs qui

ont les chiffres des futurs départs à

la retraite évaluent le besoin dans

leur spécialité pour les 5 ans qui

viennent et nous internes vérifions

que ces personnes ne déforment

pas la réalité et que les données

correspondent bien à notre ressenti

et notre vécu.

La DRASS, et à l’avenir les

futures ARS, regroupent toutes les

données et les font remonter avec

leurs conclusions (validées par

tous) à l’Observatoire National des

Professions de Santé (ONDPS) qui

centralise et fourni l’ensemble du

document final au Ministère.

C’est donc au cabinet et unique-

ment là que ce décide le nombre

d’internes par spécialités et par

villes, il est gênant et troublant de

n’avoir que si peu de poids sur la

décision finale.

La raison invoquée est la nécessité

de forcer des régions à accueillir

beaucoup d’internes afin de

combler les trous démographiques.

La volonté politique est de subvenir

aux besoins de la population de

façon uniforme sur l’ensemble du

territoire. Cette volonté est louable

mais peut-être un peu irréaliste à la

lumière de l’évolution du numérus

clausus du moins pour les 10 ans

qui viennent. Nous ne serons en

effet pas assez nombreux quoiqu’il

arrive pour répondre à cette

attente.

Il est simplement dommage que de

telles mesures de régulation avec

une vision à long terme n’aient pas

été débutées plus tôt, cela aurait

certainement évité de travailler

aujourd’hui dans l’urgence et

permis une meilleure répartition

des médecins par spécialité et

par région.

répartition des médecins par spécialité et par région. Pour finir, nous pouvons nous réjouir d’un élément

Pour finir, nous pouvons nous

réjouir d’un élément au moins : la

problématique du post internat est

clairement définie comme critère de

capacité de formation intervenant

directement dans l’évaluation des

besoins de chaque région. En effet

il est clair pour tout le monde que

pour fixer un médecin dans un lieu

il faut lui fournir un post-internat

dans cette région.

La définition des flux considère

donc que chaque interne en

formation dans une ville doit avoir

un post-internat possible dans cette

ville. C’est comme cela que nous,

à l’ISNIH, nous interprétons ce

texte et c’est comme cela qu’on

le présentera en cas de problème

futur.

Finalement, exploiter les non dits

et sous entendus de chaque mesure

c’est aussi cela le boulot d’un

syndicat.

Grégory Murcier

Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH

N° 05 - Mars 2010

Grégory Murcier Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH N° 05 - Mars 2010

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FLUX

FLUX Les Flux à BORDEAUX Pendant longtemps choisir Bordeaux à l’internat a pu inquiéter les futurs

Les Flux

à BORDEAUX

Pendant longtemps choisir Bordeaux à l’internat a pu inquiéter les futurs internes car Bordeaux est une « ville à flux ». On a ainsi pu entendre dire des futurs internes dans les couloirs de l’amphithéâtre de garnison : « Attention, si tu choisis Bordeaux tu ne pourras pas choisir ta spécialité !!». Pour ne rien arranger, ce système des flux peut paraitre compliqué à comprendre et il est quasiment impossible de trouver une explication claire. C’est souvent le bureau de l’internat de Bordeaux qui, seul proposait une explication écrite pour aider les futurs internes à comprendre les flux.

L es flux concernent les spécialités médicales

et chirurgicales. Sont exclues des flux

l’anesthésie réanimation, la gynécologie

obstétrique, la pédiatrie, la gynécologie médicale, la

biologie, la psychiatrie, la médecine du travail, et la

santé publique.

Il faut faire la différence entre les flux et les postes

d’internes. Le nombre de poste d’interne dans chaque

subdivision est décidé au niveau du Ministère et les

différents Flux sont établis au niveau local avec la

DRASS et l’université.

Les nouveaux internes arrivant à Bordeaux à la rentrée

d’octobre, ont donc à choisir un flux (exemple DES de

Cardiologie), en plus de leur premier stage d’interne.

Les internes choisissent leur flux en fonction de leur

rang de classement aux ECN. Ce premier choix de flux

est un choix provisoire, puisque le choix définitif, ne se

fait qu’à la fin du 4ème semestre, lors de l’inscription

définitive au DES de son choix.

Chaque année après les ECN la DRASS d’Aquitaine

et l’Université Bordeaux 2 déterminent « des flux »,

cela consiste à choisir le nombre maximum d’interne

pouvant s’inscrire dans chaque DES.

6

maximum d’interne pouvant s’inscrire dans chaque DES. 6 N° 05 - Mars 2010 Par exemple les

N° 05 - Mars 2010

Par exemple les internes de spécialité médicale d’une

promotion choisissent en fonction de leur rang de

classement aux ECN entre :

à 4 postes de Cardiologie.

à 6 postes de Radiologie.

à 3 postes de Médecine Interne.

Etc…

Si le Ministère de la Santé ouvre par exemple 23 postes

en spécialité médicales une année à Bordeaux, les 23

internes de spécialités médicales, auront au minimum

« 24 choix de flux» mis à leur disposition, de façon à

ce que le dernier des spécialités médicales et le dernier

des spécialités chirurgicales puissent quand même

avoir un choix.

Si il y a 6 flux de radiologie en 2009, seulement 6

internes au maximum de la promotion 2009 pourront

faire radiologie. Si un 7 ème interne veut faire radiologie

il devra choisir une autre spécialité. Si un interne a

validé un stage de radiologie, il ne sera pas pour autant

certain de pouvoir faire radiologie plus tard. Il suffit

qu’un interne mieux classé, change de flux et lui prenne

sa place, et il ne peut plus faire de radiologie.

Il faut distinguer le « changement de flux » du « droit

au remord ».

Le changement de flux se fait en restant à l’intérieur

des spécialités chirurgicales ou à l’intérieur des

spécialités médicales (par exemple un interne qui

a choisi « spécialités chirurgicales» aux l’ECN qui

change de flux restera en spécialité chirurgicale).

En choisissant par exemple ORL à la place de

Neurochirurgie, il reste à l’intérieur des spécialités

chirurgicales. Le changement de flux dans une

promotion n’est possible que si le classement obtenu

à l’ECN est meilleur que celui du dernier pris au flux

du DES désiré. Si cette condition est remplie, l’interne

qui occupait la dernière place du flux doit choisir un

autre flux.

Pour le droit au remord, c’est différent, il s’agit

soit :

de passer d’une filière vers le groupe spécialités

médicales (ou chirurgicales).

ou inversement de spécialités médicales (ou

chirurgicales) vers une filière.

ou enfin d’une filière vers une autre filière.

Par exemple si on passe du DES d’Anesthésie

Réanimation vers le DES de Cardiologie, qui fait

partie des spécialités médicales, on effectue un

droit au remord. Si on passe de Médecine interne à

Dermatologie, on effectue un changement de flux (on

reste dans ce cas à l’intérieur du groupe spécialités

médicales).

Le changement de filière dans une promotion n’est

possible, que si l’interne qui veut changer de filière, est

mieux classé aux ECN que le dernier de la filière dans

laquelle il désire aller. Si cette condition est remplie,

il se surajoutera aux internes inscrits précédemment

dans le DES sans aucune conséquence pour eux (si un

anesthésiste veut faire cardiologie ou neurochirurgie,

il n’y aura pas d’interne « éjecté de son flux »).

Toute

cette

«

gymnastique

»

peut

paraitre

bien

FLUX

compliquée, et on peut légitimement se demander à

quoi peuvent bien servir ces fameux flux ?

Les flux permettent de réguler le nombre d’internes

s’inscrivant chaque année dans chaque spécialité

(le nombre global d’internes de chaque subdivision

étant lui déterminé par le Ministère de la Santé).

L’intérêt affiché était d’essayer de mettre en adéquation

le nombre d’internes avec le nombre de poste de chefs

de clinique. De façon à ce que les internes inscrits

notamment en DESC de groupe 2 (DESC pour lesquels

il faut obligatoirement effectuer un post internat pour

avoir son diplôme) puissent tous avoir accès à un

post-internat. Les DESC de groupe 2 correspondent

à la réanimation médicale, la gériatrie et toutes les

spécialités chirurgicales sauf l’ORL, l’ophtalmologie

et la neurochirurgie. Cette régulation du nombre

d’internes par spécialité permet également, d’adapter

au mieux, le nombre d’internes inscrits chaque année

dans une spécialité avec les capacités de formation

de la subdivision (on n’inscrit pas 9 internes dans un

DES une année, si on n’est pas capable de former les

9 correctement).

Par contre ce système de flux a pu entrainer une

certaine inquiétude pour les futurs internes qui

choisissent Bordeaux après les ECN, de ne pas être

sûr de pouvoir accéder à la spécialité de leur choix.

Certains internes ont mal vécu le fait de ne pas pouvoir

choisir leur spécialité, mais au final les internes de

Bordeaux estiment dans leur grande majorité que leur

formation est bonne.

Enfin sujet d’actualité, cette régulation du nombre

d’internes inscrits dans chaque spécialité chaque année

permettrait de mieux adapter le nombre de médecins

à la démographie médicale de la région, spécialité par

spécialité.

Philippe SARRABAY

Interne d’anesthésie réanimation de Bordeaux Vice président de l’ISNIH

N° 05 - Mars 2010

Philippe SARRABAY Interne d’anesthésie réanimation de Bordeaux Vice président de l’ISNIH N° 05 - Mars 2010

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Témoignages

Témoignages Les internes dans la campagne de vaccination. Le dernier numéro d’AVM vous a proposé un

Les internes

dans la campagne de vaccination.

Le dernier numéro d’AVM vous a proposé un dossier consacré à la grippe A H1-N1. Nous étions alors au début de la campagne de vaccination et de l’épidémie.

Début janvier, après quelques semaines de campagne, nous avons interviewé des internes sur leur participation. Voici pour vous leurs réponses aux questions d’AVM !

François Mounier , DES de médecine générale, Nantes, Service urgences/ SAMU à la Roche sur

François Mounier, DES de médecine générale, Nantes, Service urgences/ SAMU à la Roche sur Yon

Comment as-tu été sollicité pour participer à la vaccination ?

La gestion des internes s’est faite différemment selon les zones géographiques de la subdivision. Pour la Roche sur Yon, il a été proposé aux internes, dès le début du stage, de se porter volontaires et de s’inscrire pour des vacations sur différents sites en Vendée. Pour ma part, je ne m’étais pas porté volontaire car j’étais limité en temps par mon semestre aux urgences. Finalement, quelques semaines après, j’ai été joint par la DDASS un jeudi pour vacciner le samedi alors que je travaillais. J’ai trouvé un remplaçant et lorsque j’ai appelé le lendemain, on m’a réquisitionné pour le jour-même à 16h ! Donc pour moi tout s’est fait dans la précipitation. Ça a été souvent le cas pour des internes qui,

8

Ça a été souvent le cas pour des internes qui, 8 N° 05 - Mars 2010

N° 05 - Mars 2010

comme moi, n’avaient pas participé dès le début. La DDASS a utilisé un système de tirage au sort pour les plages où il manquait du monde.

Comment s’est déroulée cette expérience ?

Je me suis présenté au centre de vaccination de Montaigu. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation de 10/15 minutes pour connaître les différents vaccins disponibles, leurs indications et contre-indications, leurs modalités de prescription. Après, ça allait beaucoup plus vite ; les consultations étaient rapides. Il arrivait qu’on aborde d’autres sujets comme la vaccination contre l’hépatite B. Ça s’est bien passé. Le contact était très cordial. En général, ceux qui venaient au centre de vaccination étaient pour se faire vacciner.

J’étais loin d’imaginer que j’aurais 4 heures de boulot non stop. Je n’aurais pas pensé voir autant de patients. Il a fallu faire des annonces en salle d’attente pour faire patienter les gens et leur expliquer qu’on était que deux prescripteurs.

Par ailleurs, l’ambiance était très agréable avec les pompiers qui géraient le centre et avec l’autre médecin.

As-tu gardé une anecdote, un souvenir particulier ?

Oui, je me souviens très bien d’un couple de septuagénaires. Monsieur

se faisait vacciner car il considérait cela comme un acte civique et Madame à côté, elle, refusait catégoriquement. Donc j’ai eu droit

à une belle dispute entre les deux.

Lui garantissait qu’il amènerait son épouse à se faire vacciner. Je ne sais pas si elle est revenue par la suite, ce dont je suis sûr, c’est que la discussion a dû se poursuivre à domicile!

Est-ce que tu as d’autres vacations de prévues ?

Non, je verrai, mais c’est compliqué

à associer avec le rythme de travail

des urgences. Je reste un peu inquiet quant à d’autres réquisitions de dernières minutes. Je préférerai savoir avant s’il y a besoin de monde et m’organiser.

Sandrine Valade , DES médecine interne, Paris, Service de médecine interne à l’hôpital Beaujon.

Sandrine Valade, DES médecine interne, Paris, Service de médecine interne à l’hôpital Beaujon.

Comment as-tu été sollicitée pour participer à la vaccination ?

La direction des affaires médicales de l’hôpital a adressé un mail aux internes dont elle avait les coordonnées pour chercher des volontaires. J’en ai aussi entendu parler par des copains en médecine générale qui participaient déjà à la campagne. Je n’avais pas répondu à ce premier mail car c’était très flou. Ensuite nous avons été convoqués à une réunion deux heures seulement avant qu’elle ait lieu, par un mail que je n’ai personnellement pu lire que le soir même. Finalement une autre réunion a été organisée une semaine plus tard pour qu’on remplisse un planning à notre convenance, à raison de deux vacations par semaine, pour 6 centres de vaccination du 92. Sinon, nous risquions d’être réquisitionnés à des moments qui ne nous iraient pas.

J’ai préféré prendre 8 heures d’affilées pour n’avoir qu’une absence du service et n’avoir qu’une fois l’aller-retour à faire. De plus on a évité de prendre des matinées pour ne pas trop perturber l’organisation du service.

Combien de vacations as-tu faites ?

Finalement après avoir été sollicités tous pendant un mois, j’ai fait, pour ma part, deux fois deux vacations. La troisième session a été annulée pour cause de fermeture du centre. J’en ai une autre de prévue dans quelques jours.

Témoignages

Ils viennent de nous afficher les nouveaux plannings en salle de garde. Donc on va se réinscrire, mais c’est compliqué pour nous, à 3 dans le service, entre deux vacations chacune et les gardes. Surtout quand régulièrement, on constate qu’il n’y avait en fait pas besoin de nous

Comment se sont déroulées ces expériences ?

La première fois, on m’avait dit 7h30-16h30. J’ai appelé le centre qui m’a dit de venir une heure plus tard seulement car ils n’ouvriraient pas avant. Quand je suis arrivée au gymnase, on était 5 médecins ce

qui était trop, et on me demandait de revenir plutôt à 11h. Sachant que j’avais mis 1h30 pour venir et que je n’avais rien à faire à Gennevilliers sous la neige, j’ai demandé à rester ou rentrer pour la journée. Un autre médecin a demandé à la préfecture l’autorisation de partir. En fait la préfecture recrutait via l’hôpital et le centre recrutait aussi via la mairie sans que chacun ne sache ce

Du coup,

ils avaient parfois trop de monde, parfois pas assez. J’ai une amie qui s’y est déplacée pour rien. D’autres fois ce sont les horaires qui ne sont pas les bons. Déjà que ces horaires changent d’un centre à l’autre ; même les gens qui doivent se faire vacciner n’ont pas l’information.

qu’avait prévu l’autre

Il a aussi fallu expliquer ce qu’était un interne et notre rôle.

Pour les consultations, on avait des petites tables et quelques paravents. Il n’y avait pas vraiment de respect du secret médical, parce que nous étions près des autres personnes qui attendaient et qui entendaient tout. Il y avait pas mal de gens qui ne savaient pas bien lire, qui parlaient

et comprenaient moyennement le français. Donc j’adaptais les explications et la reprise du questionnaire en fonction.

L’ambiance était assez conviviale avec les patients et les équipes, avec une bonne entente et entraide entre les médecins présents. C’est l’organisation qui n’allait pas.

As-tu gardé une anecdote, un souvenir particulier ?

Il y avait beaucoup de gens, surtout

des mères pour leurs enfants, qui revenaient pour la deuxième injection avant la fin des 3 semaines de délai et qui ne comprenaient pas qu’on ne pouvait pas la faire.

Plusieurs personnes n’avaient pas mentionné leurs prescriptions d’anticoagulants.

D’autres venaient en réclamant un vaccin sans adjuvants. Il y avait vraiment une psychose avec ces adjuvants. Certains préféraient ne pas se faire vacciner plutôt que d’avoir l’adjuvant. Tous connaissaient le terme de Guillain

Barré, pensaient qu’il y avait plein de morts à cause de ce vaccin. On

a préféré vacciner sans adjuvant

ceux qu’on n’arrivait pas à rassurer plutôt que de ne pas le faire du tout. Certains étaient même venus avec un certificat de leur médecin traitant qui certifiait la nécessité d’un vaccin sans adjuvants en l’absence de contre-indications au vaccin avec !

J’ai eu aussi le cas d’une mère qui voulait à tout prix faire vacciner son enfant qui était fébrile pour ne pas avoir à revenir.

N° 05 - Mars 2010

qui voulait à tout prix faire vacciner son enfant qui était fébrile pour ne pas avoir

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Témoignages

Alexis Ambrun, DES d’ORL, Lyon, Service d’ORL au Centre Hospitalier Lyon Sud.

Alexis Ambrun, DES d’ORL, Lyon, Service d’ORL au Centre Hospitalier Lyon Sud.

Comment as-tu été sollicité pour participer à la vaccination ?

Une fois que j’ai su via le syndicat des internes qui contacter, j’ai prévenu la DDASS que j’étais volontaire. Ils avaient des créneaux horaires dans plusieurs centres à proposer et j’ai choisi ceux qui m’arrangeaient en fonction de mes disponibilités, et de celles de mes co-internes.

Combien de vacations as-tu faites ?

J’ai fait une vacation et j’en ai deux autres de programmées pour l’instant.

Comment s’est déroulée cette expérience ?

Je suis arrivé dans le centre d’Oullins où j’ai retrouvé un médecin du

Elodie Toussaint , DES de Santé Publique, Reims, Service DRDASS Champagne-Ardenne et Marne .

Elodie Toussaint, DES de Santé Publique, Reims, Service DRDASS Champagne-Ardenne et Marne.

Comment as-tu été sollicitée pour participer à la vaccination ?

Je m’étais proposée comme volontaire auprès de l’association des internes. Ils avaient récupéré les plannings des DDASS et les avaient mis à disposition des internes pour qu’ils puissent s’inscrire. Ensuite les plannings étaient complétés au niveau des DDASS.Ainsi, il n’y a eu

travail qui avait déjà vacciné plusieurs fois. Il m’a expliqué deux ou trois choses. J’avais aussi lu avant de venir les documents sur la vaccination qu’on avait mis en ligne sur le site internet pour les internes, pour ne pas arriver « à blanc ». Nous étions convoqués un peu avant l’ouverture du centre, le temps de nous installer. Donc j’attendais en bout de chaîne que les gens soient passés par l’admission, qu’ils aient rempli le questionnaire. Je revoyais ce dernier avec eux, éliminais la présence de contre-indications.

Ça s’est pas mal passé. Il y a eu quelques situations qui sortaient un peu de l’ordinaire, dont une allergie à l’œuf. Comme souvent dès qu’on sort des schémas classiques, personne ne savait vraiment ce qu’il fallait faire. Donc ça prenait un peu de temps. Mais j’ai eu la chance de ne pas avoir trop de patients et ça n’a pas été gênant. On avait le temps de discuter avec les gens. Ce n’était pas l’usine à vaccinations.

aucun interne réquisitionné de force et on n’a pu choisir nos créneaux. Mais il y a eu pas mal de couacs au début de l’organisation avec des difficultés de communication entre les DDASS et l’association des internes. Mes premières vacations ont été annulées.

Finalement, je me suis retrouvée en stage à la DRDASS début novembre. Je me suis donc inscrite directement sur place. J’essayais plutôt de remplir les trous. J’ai dû faire en tout 5 vacations ; les premières très très remplies, de l’ordre de 700 patients sur 5 heures

As-tu gardé une anecdote, un souvenir particulier ?

Le médecin du travail avec qui

j’étais avait été contacté plus tôt que nous pour venir vacciner. Lorsqu’il

a reçu les plannings, il a indiqué de nombreuses plages horaires

possibles, dans l’idée qu’ils lui en donnent une partie. La DDASS l’a gardé comme réquisitionné pour une grande partie de ces dates donc

il avait une quinzaine de vacations

à faire ! Finalement, comme il travaillait à mi-temps, il les a faites pour la plupart

Sinon, c’est vrai qu’en dehors de la médecine générale, comme moi qui suis en ORL, on voit habituellement des gens qui ont déjà vu leur médecin traitant avant, qui ne viennent que si c’est vraiment requis. Donc ça écrème pas mal la population de patients qu’on reçoit en consultations. Là, c’était sympa parce que ça n’était pas les gens qu’on voit d’habitude. Ça change un peu, c’est bien !

et le week-end dernier, j’ai été libérée avant la fin parce qu’il n’y avait plus personne.

Comment se sont déroulées ces expériences ?

En pratique, ce n’était pas très compliqué. On avait un dossier documentaire bien fait avec un rappel des règles de prescriptions. Et souvent dans les centres, il y avait un médecin thésé qui était désigné comme responsable et qui s’assurait avant de démarrer des connaissances des autres prescripteurs. C’est à lui qu’on

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des autres prescripteurs. C’est à lui qu’on 10 N° 05 - Mars 2010 faisait appel en

N° 05 - Mars 2010

faisait appel en cas de doutes, de questions.

Il y avait un certain matériel sur place. Moi je suis quand même venue avec mon propre dossier avec les recommandations et autres documents, avec mon Dorosz pour vérifier les traitements.

J’ai trouvé ça plutôt sympa. En plus je ne vois pas de patients en étant en stage à la DRDASS et j’ai trouvé agréable le contexte de consultations que les internes de santé publique n’expérimen- tent pas du tout par ailleurs. Les gens étaient agréables. Ils avaient déjà posé leurs questions à leur médecin traitant et ils venaient avec quelques demandes d’éclaircisse- ments seulement, comme de savoir si le squalène venait bien du requin. Donc plutôt sympathique, mais beaucoup de travail quand c’étaient des sessions de 5 heures et demi non-stop. C’était bien organisé et agréable une fois sur place, avec un chef de centre plutôt disponible. Les couacs étaient en amont, avec des internes qui se sont présentés alors que le centre était fermé ou qu’il y avait déjà assez de monde.

As-tu gardé une anecdote, un souvenir particulier ?

Je repense à une situation assez touchante avec une jeune femme venue vacciner sa fille autiste de 5 ou 6 ans. Elle avait beaucoup de questions et l’entretien a bien duré 20 minutes. Elle était encore hésitante en arrivant, surtout qu’elle associait l’autisme de sa fille à un effet du ROR. En plus sa fille avait été un peu traumatisée par une prise de sang qui avait provoqué une réaction exacerbée, une régres- sion ; il semble qu’elle n’ait alors

Témoignages

pas compris ce qui se passait. Du coup, on a vu avec les infirmières pour qu’elle soit prise en charge par quelqu’un d’assez expérimenté, prévenu du contexte, en prenant le temps nécessaire.

Un peu plus tard, elle est repassée me voir et me remercier, donc ça s’était pas mal passé !

Quel est ton point de vue en tant qu’interne à la DRDASS ?

C’est mon premier stage dans une administration. Et ma première impression est que l’administration, c’est compliqué !

Les internes disaient toujours que c’était la DDASS qui posait problème. Mais le problème, c’est que la DDASS n’avait pas plus d’informations que les autres gens. Par exemple, la ministre a annoncé que les généralistes pouvaient vacciner mais la circulaire n’est arrivée que plusieurs jours après. Ensuite les gens appellent pour vérifier s’ils peuvent prendre rendez-vous chez leur médecin traitant ; les médecins généralistes appellent pour savoir comment faire ; les chefs de centre appellent pour savoir comment ils peuvent donner des vaccins aux généralistes. Et la DDASS s’organise dans le vide parce qu’il n’y a pas de modalités précises déterminées. On ne sait pas plus que les autres comment ça va se passer !

Ça n’est pas au niveau local que ça patauge. Il y a une grosse machinerie à mettre en route pour que l’information arrive du national au local. Ça permet de comprendre cette lourdeur institutionnelle qui frappe au premier abord. Mais il y a aussi des gens de bonne volonté,

qui sont réactifs malgré le retard des informations, qui sont efficaces et garantissent une capacité d’organisation. Vraiment les informations nationales n’arrivent pas très vite.

C’était intéressant pour moi de voir l’organisation administrative et l’organisation sur le terrain.

C’était aussi intéressant que les médecins inspecteurs de santé publique participent à la campagne parce que ça permettait un retour direct sur les éventuels dysfonctionnements ou au contraire sur ce qui marchait bien.

Est-ce que tu as d’autres vacations de prévues ?

A la fin de la semaine, ça va être très très réduit. J’en ai plus de prévu personnellement. On devrait limiter la participation des internes. Je ne sais pas encore exactement comment ça va évoluer.

Alice Deschenau

Interne en psychiatrie à Lyon Vice-présidente ISNIH

N° 05 - Mars 2010

comment ça va évoluer. Alice Deschenau Interne en psychiatrie à Lyon Vice-présidente ISNIH N° 05 -

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Interview

Interview Interview de Chloé Loyez, présidente de l’ANEMF. Etudiante en quatrième année de médecine (DCEM2) à
Interview Interview de Chloé Loyez, présidente de l’ANEMF. Etudiante en quatrième année de médecine (DCEM2) à

Interview de Chloé Loyez,

présidente de l’ANEMF.

Interview de Chloé Loyez, présidente de l’ANEMF. Etudiante en quatrième année de médecine (DCEM2) à la

Etudiante en quatrième année de médecine (DCEM2) à la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Chloé Loyez a été élue le 21 juin 2009 Présidente de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), qui réunit 36 associations des étudiants en médecine de France, soit plus de 70 000 étudiants créée en 1965.

Propos recueillis par Grégory Murcier

Flux : quels intérêts pour les externes ?

Il s’agit vraiment ici de lui (les externes) permettre un choix le plus éclairé possible, ce que défend l’ANEMF !

Es-tu satisfaite de la mise en place de la

répartition pluriannuelle

lors de l’amphi de garnison ?

La répartition pluriannuelle des postes d’internes est une mesure que l’ANEMF, demande depuis de nombreuses années pour une vision plus prospective de la démographie médicale, des répartitions cohérentes d’une année sur l’autre et un pilotage plus fin et plus pertinent de la démographie médicale. Cette vision sur 5 ans oblige à prendre en compte les mouvements de la population médicale active sur la même période. Et cela ne peut qu’accroître la justesse des recommandations en termes de répartition des postes d’internes. En résumé, oui, nous sommes satisfaits de cette mise en place que nous attendons depuis longtemps.

Dès cette année

Cependant, le décret d’organisation du troisième cycle des études médicales, qui cadre la mise en place de cette répartition pluriannuelle prend du retard dans les tuyaux administratifs et cela est problématique de ne pas avoir de texte réglementaire à 5 mois de la parution de la nouvelle répartition.

Mais

12

heureusement,

le

travail

la nouvelle répartition. Mais 12 heureusement, le travail N° 05 - Mars 2010 préparatoire de la

N° 05 - Mars 2010

préparatoire

de

la

répartition pluriannuelle des postes d’interne n’a pas attendu un décret pour débuter, l’Observatoire National de la Démographie et des Professions de Santé (ONDPS) ayant commencé un travail minutieux d’état des lieux par région et par spécialité depuis l’année dernière. Ce qui nous permet d’avoir un état des lieux assez complet à l’heure actuelle, avec un exercice déjà fait l’année dernière de synthèse des propositions régionales par spécialités pour les 5 ans à venir. Ce travail va donc être revu et adapté au vu des nouvelles données des régions mais la voie est d’ores et déjà tracée.

Beaucoup de nos aînés et même un certain nombre d’internes pensent que cette reforme est mauvaise car supprime toute liberté à l’interne, qu’en penses-tu ?

Il faut bien différencier la filiarisation totale avec la mise en place de la répartition pluriannuelle et des “quotas”. En effet, à partir de cette année, les régions devront annoncer, pour les spécialités médicales et les spécialités chirurgicales, le nombre de places ouvertes par sous-spécialité deux ans plus tard, c’est à dire lorsque l’étudiant devra faire son choix définitif. Elles définiront donc des quotas d’ouverture de sous-spécialités.

Les étudiants choisissant “spécialités médicales” ou “spécialités chirurgicales” à l’amphithéâtre de

garnison devront, de leur côté, donner à leur tour un choix indicatif, de la sous-spécialité qu’ils envisagent de prendre deux ans plus tard. Il ne s’agit en rien d’une filiarisation totale, ils pourront changer d’avis avant le choix définitif, devant redonner un choix indicatif à chaque choix de stage.

Loin d’une contrainte pour le futur interne, il s’agit pour nous d’une chance pour eux d’avoir une visibilité de leur choix à deux ans, qui jusque là n’existait que par le site de pré-choix officieux de l’ANEMF, COPISIM, qui leur demandait également un pré-choix indicatif de sous-spécialité.

En effet, jusqu’ici, un étudiant choisissait spécialité médicale ou spécialité chirurgicale dans une ville sans savoir combien de postes seraient affectés deux ans plus tard à la sous-spécialité qu’il envisage déjà souvent au moment de l’amphithéâtre de garnison, et surtout n’ayant pas une idée précise de ce qu’on en tête les étudiants devant lui !

Il s’agit vraiment ici de lui permettre un choix le plus éclairé possible, ce que défend l’ANEMF.

choix le plus éclairé possible, ce que défend l’ANEMF. Penses-tu que cette réforme va changer les

Penses-tu que cette réforme va changer les modalités de choix : soit en favorisant les spécialités médicales plus vite prises car il y aura moins d’incertitude quand à la sous spécialité ? Soit : l’inverse en favorisant la médecine générale en officialisant plus vite l’accessibilité ou non à une sous spécialité ?

Ce sont en effet, deux des effets que peut engendrer cette réforme, si l’on essaie un tant soit peu d’imaginer quel pourrait être le comportement des étudiants. Il ne s’agit là par ailleurs que de conjectures, et il est impossible de savoir maintenant ce qui va se passer ! Nous n’en aurons probablement une idée nette qu’après quelques années de recul

Le nombre de redoublements en fin de D4 est toujours important, cette reforme est-elle une

Interview

réponse ? Ou un élément de réponse ?

Le redoublement des D4 laisse un certain nombre de postes vacants parmi les postes de médecine générale, médecine du travail et médecine de santé publique pour la plupart. Il témoigne du manque d’intérêt que suscitent ces spécialités parmi les étudiants qui peut résulter de plusieurs facteurs : manque de visibilité et d’information sur ces spécialités dans notre cursus de second cycle, problèmes actuels de démographie médicale dévalorisant la filière de médecine de premier recours

A mon sens, il s’agit là d’une toute autre problématique, et la réforme de la filiarisation n’en est pas un élément de réponse.

L’amphi de garnison risque d’être plus long avec cette nouvelle procédure, passerez-vous toujours par tranche de 700 ?

Ce sera au CNG (Centre National de Gestion), organisateur de l’amphithéâtre de garnison, d’anticiper cette éventualité et d’éventuellement élargir la durée de l’amphithéâtre de garnison. L’important pour nous est bien sur que les étudiants bénéficient toujours de tout le temps nécessaire pour leur choix de carrière !

Et enfin cette année l’ISNIH va fournir le guide des villes et des spécialités à chaque fac le 1 mars afin que tous en prennent connaissance plus tôt, est-ce une bonne idée selon toi ?

Tout ce qui peut aller dans le sens d’un choix anticipé et éclairé, pour des étudiants qui doivent prendre le temps d’une décision importante, ne peut être qu’une bonne idée !

Attention cependant à la période du mois de mars, où les DCEM4 entament leur dernière ligne droite avant les ECN et sont souvent si absorbés et stressés par la réussite de leur concours que leur parler à ce moment là de leur choix d’avenir (et donc de leurs futurs résultats ) pourrait avoir pour certains un effet anxiogène

Ce guide, très apprécié des futurs internes, aurait peut- être même sa place entre leurs mains encore plus tôt !

Grégory Murcier

Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH

N° 05 - Mars 2010

! Grégory Murcier Interne en chirurgie maxillo-faciale à Saint-Etienne Président de l’ISNIH N° 05 - Mars

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Déontologie

Déontologie Les internes seront-ils bientôt inscrits à l’Ordre ? Depuis plusieurs années, les structures

Les internes

seront-ils bientôt inscrits à l’Ordre ?

Depuis plusieurs années, les structures représentatives des jeunes médecins, des internes et des étudiants en médecine travaillent en partenariat avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins pour réfléchir aux aspects déontologiques liés à notre formation et à l’exercice futur de notre profession.

formation et à l’exercice futur de notre profession. C es travaux, souvent très riches, donnent lieu

C es travaux, souvent très riches, donnent lieu chaque année à l’édition d’un rapport officiel

validé par la session plénière du Conseil National. Cette année, j’ai eu l’honneur de présenter ce rapport au nom de l’ISNIH et le Président de l’Ordre National, le Dr. Michel Legmann, a pris le ferme engagement de suivre un certain nombre des préconisations que nous y avançons.

C’est ainsi que nous devrions connaitre prochainement une modification du Code de Déontologie médicale (et donc du code de la santé publique qui le contient), et que nous nous verrons certainement bientôt proposer une adhésion symbolique à l’Ordre à titre probatoire comme c’est déjà le cas au Canada par exemple.

L’intérêt de ces mesures sera important pour nous au quotidien puisqu’elles vont permettre une protection renforcée lors de notre exercice quotidien, une clarification de nos autorisations d’exercer la médecine « sous la responsabilité » d’un tiers et surtout, une possibilité de recourir à l’Ordre pour régler les problèmes qu’il nous arrive de rencontrer avec nos « seniors » en cas de manquement déontologique de leur part à notre endroit (refus de formation, pressions, harcèlement, chantage, non respect de notre statut,…).

Vous pouvez lire plus en détail ci-dessous les conclu- sions de ce rapport relatif à ce que nous avons choisi d’appeler « la déontologie du compagnonnage »

Conclusions Session CNOM jeunes médecins

2008-2009

« […] Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part des préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre […] »

Serment d’Hippocrate, IVème siècle avant JC, traduction par E. Littré

Malgré les siècles nous séparant de cette version originelle du serment d’Hippocrate, les préceptes qui y sont énoncés sont plus que jamais d’actualité aux yeux des jeunes médecins. En effet, les étudiants et internes en médecine d’aujourd’hui sont très attachés à cette notion de « compagnonnage » dans l’apprentissage de l’Art Médical. L’excellence de la formation médicale française s’explique en partie par cette logique d’accompagnement qui est mise en œuvre au cours de nos études, par cette formation professionnalisante, à nulle autre comparable, réalisée directement au lit du malade.

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comparable, réalisée directement au lit du malade. 14 N° 05 - Mars 2010 Pourtant, depuis quelques

N° 05 - Mars 2010

Pourtant, depuis quelques années, les jeunes médecins ne peuvent que déplorer un recul de cette démarche de compagnonnage.

Plusieurs causes à ce fléchissement peuvent être évoquées au premier rang desquelles l’inadéquation numérique entre formateurs et formés au regard de l’augmentation récente du nombre d’étudiants en médecine. Pour cette première cause, peu de remèdes peuvent être suggérés sinon de conseiller à nos dirigeants la prudence et le discernement lors de l’établissement des numerus clausus.

Le manque de terrains de stage pour les plus jeunes d’entre nous est également générateur de difficultés avec des services hospitaliers qui accueillent parfois plus d’une dizaine d’externes simultanément, situation regrettable et délétère et surtout peu propice au déve- loppement d’un réel compagnonnage (sans parler du problème évident posé pour l’intimité des malades). Le même problème est rencontré par les internes de certaines régions françaises (celles considérées comme médicalement « sous dotées ») dans lesquelles on les a affectés en trop grand nombre sans évaluation préala- ble des capacités de formation et d’encadrement. C’est dans ce cadre que les internes ont demandé et obtenu récemment un rééquilibrage dans les lieux d’affectation et la possibilité de faire des stages en milieu libéral.

Enfin, une certaine individualisation des comportements est à déplorer depuis quelques années et les jeunes se heurtent de plus en plus souvent au refus de certains praticiens de prendre une part active dans cette transmission des savoirs au prétexte que cela ne re- lève pas de leur statut, au prétexte qu’ils ne sont pas « universitaires ». S’il est logique que cette mission d’enseignement incombe en premier lieu à ceux qui en ont reçu mission de par leur statut, il nous semble important aujourd’hui que le CNOM rappelle à tous les médecins, libéraux comme salariés, universitaires ou non, qu’il s’agit là d’un vrai devoir incombant à tout médecin.

A cet effet, la commission a réfléchi à plusieurs moyens :

Le plus important à nos yeux passe par une proposition de modification du code de déontologie médicale pour y réintégrer explicitement la notion de « devoir de compagnonnage » qui a malheureusement disparu de la rédaction actuelle du serment d’Hippocrate et

Déontologie

ne figure plus dans le code.

Dans le titre I du Code de déontologie sur les devoirs généraux des médecins, nous proposons ainsi de rajouter un article prévoyant pour tout médecin, qu’il soit universitaire ou non, un devoir de formation de ses pairs et en particulier de ses jeunes confrères. Nous pourrions suggérer la rédaction d’un nouvel article qui préciserait par exemple:

“Dans la juste et sincère mesure de sa disponibilité, un médecin a le devoir moral de former à l’intégralité de son art les étudiants ou internes en médecine et les confrères qui le sollicitent”

Pour une bonne pratique de la part de l’ensemble des formateurs, il convient de fixer un cadre à cet article avec quelques règles simples concernant la transmis- sion des connaissances. Ce cadre pourrait prendre la forme d’une « charte du médecin formateur » que nous pourrions rédiger ainsi :

CHARTE DU MEDECIN-FORMATEUR

1) Quel que soit mon mode d’exercice, quelle que soit ma spécialité, que je sois ou non universitaire, parce que je suis médecin, je suis aussi formateur.

2) En tant que médecin, j’accueillerai ainsi avec bienveillance les demandes de formation de mes pairs ou de mes futurs confrères.

3) Conformément aux préceptes édictés par le serment d’Hippocrate, j’ai le devoir de transmettre à ceux qui m’en feront la demande l’intégralité de mon savoir dans la juste et sincère mesure de ma disponibilité.

4) Je m’engage à m’inscrire tout au long de ma carrière dans une dynamique de compagnonnage indispensable à l’apprentissage de l’art médical tant en formation initiale qu’en formation continue.

5) Quel que soit leur statut, je considèrerai toujours avec respect et bienveillance ceux qui seront mes élèves.

6) Je ferai preuve à leur égard de considération, d’équité et de dévouement et m’assurerai du respect de leur statut et de leur condition.

7) Je définirai à l’avance avec eux des objectifs clairs de formation et accepterai le principe d’être évalué.

N° 05 - Mars 2010

l’avance avec eux des objectifs clairs de formation et accepterai le principe d’être évalué. N° 05

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Déontologie

Si les médecins formateurs se doivent de se plier à ces quelques recommandations comme à un devoir, et si le droit à la formation des futurs médecins apparaît comme incontestable, il n’en demeure pas moins que ces futurs médecins ont aussi des devoirs et des obligations.

En l’état actuel des choses, le statut particulier des internes, médecins sans être encore docteurs, qui exercent la médecine « sous la responsabilité d’un praticien responsable », ne les assujettit pas, sur le papier, aux devoirs et obligations de confraternité prévues par le Code de Déontologie.

En particulier, rien dans le code de déontologie ne précise les rapports qu’ils doivent entretenir avec les médecins séniors, rien n’est précisé non plus concernant les règles déontologiques de cet exercice médical de la part d’un médecin étant en situation de subordination.

Pourtant, à l’instar de ce qu’on peut parfois tristement déplorer dans les rapports entre médecins seniors, les rapports internes/seniors ne sont pas épargnés par des situations conflictuelles toujours préjudiciables tant aux patients qu’à l’image et à l’honneur de la profession.

La difficulté de l’apprentissage de la médecine, la pression et les rythmes de travail imposés à tous par l’hôpital, la compétition parfois malsaine pour obtenir des gratifications universitaires sont autant d’ingrédients à un mélange pouvant être détonnant et les représentants des jeunes médecins connaissent mal- heureusement tous dans leur ville des services hospita- liers où la problématique n’est pas le respect du devoir de compagnonnage mais le simple respect des droits fondamentaux des individus !

Le code de déontologie précise pourtant de manière très extensive dans son titre III non seulement les rapports que doivent entretenir les médecins entre eux (article 56) 1 , mais aussi ceux qu’ils doivent entretenir avec les

1 Article 56 (article R.4127-56 du code de la santé publique) :

« Les médecins doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité. Un médecin qui a un différend avec un confrère doit rechercher une conciliation, au besoin par l'inter- médiaire du conseil départemental de l'ordre. Les médecins se doivent assistance dans l'adversité. »

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médecins se doivent assistance dans l'adversité. » 16 N° 05 - Mars 2010 autres professions médicales

N° 05 - Mars 2010

autres professions médicales (article 68) 2 . Il serait peut- être souhaitable de préciser aussi ce que doivent être leurs rapports avec les internes en médecine qui, même s’ils sont encore en formation, n’en demeurent pas moins de réels praticiens de l’art médical au quotidien.

A cet effet, deux possibilités ont pu être envisagées par

notre groupe :

1- Un alinéa pourrait être ajouté à la suite de l’article 56

du code de déontologie pour le compléter en impliquant les internes. Une rédaction de ce type pourrait être proposée :

« Les devoirs et obligations prévus entre confrères dans le présent code sont également opposables entre médecins et internes en médecine. »

De ce fait, les premiers seraient tenus au respect des seconds, dans la limite de leur savoir, en faisant preuve à leur égard de considération, d’équité, de dévouement

et en s’assurant du respect de leur statut. Les seconds

seraient réciproquement tenus au respect et à la considération des premiers et au respect des missions qui leur sont par eux raisonnablement confiées.

2- Une deuxième alternative, plus simple bien que plus novatrice, serait d’intégrer tout simplement les internes en médecine à l’Ordre des Médecins selon des

modalités à définir. L’ensemble des droits et des devoirs des médecins incomberaient dès lors très logiquement

à tous ceux qui pratiquent effectivement la médecine qu’ils soient diplômés ou non.

Philippe CATHALA

Président de l’Union des Internes du Languedoc-Roussillon Secrétaire Général de l’ISNIH Chargé des relations avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins

2Article 68 (article R.4127-68 du code de la santé publique) :

« Dans l'intérêt des malades, les médecins doivent entretenir de bons rapports avec les membres des professions de santé. Ils doivent respecter l'indépendance professionnelle de ceux-ci et le libre choix du patient. »

www.professionmedecin.fr

Le premier site entièrement dédié à l’installation des jeunes médecins

dédié à l’installation des jeunes médecins Jeunes médecins : toutes les réponses aux questions que
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revenus, démarches obligatoires, contrat

mais aussi de nombreux conseils et des offres d’installation

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Assurance

Assurance Prévoyance … un animal bien apprivoisé ! Si la complémentaire santé ne fait plus débat

Prévoyanceun animal

bien apprivoisé !

Assurance Prévoyance … un animal bien apprivoisé ! Si la complémentaire santé ne fait plus débat

Si la complémentaire santé ne fait plus débat aujourd’hui quant à sa nécessité, la prévoyance, elle, reste un mystère pour beaucoup.

L a prise en en charge complémentaire des soins, occasionnés lors de frais médicaux semble

naturellement acquise pour tous car les campagnes de déremboursements médiatiques font grand bruit et incitent chacun à la plus grande prudence bienveil-

lante.

Le régime social qui nous couvre, lui, est pour le moins, des plus méconnus par les internes et ne se révèle que pour ceux qui connaissent l’arrêt de travail.

Ce manque d’anticipation témoigne seulement de notre seule ignorance du propre système pour qui nous travaillons. Retournez-vous et compter parmi vos co-internes ceux qui ont déjà dû être arrêtés pour maladie ou accident… Combien selon vous ? Qui n’a pas un exemple à donner ?

Tous, nous connaissons un ou une interne obligé(e) de s’arrêter.

Et pour cela, nous sommes-nous déjà posé la question alors de ses revenus pendant son arrêt ?

De la question du régime de protection sociale, il faut alors s’inquiéter de bien connaître nos droits pour savoir sous quel(s) risque(s) nous souhaitons exercer.

Combien vaut la vie d’un interne aux yeux de la

sécurité sociale ? Quelle(s) rente(s) pour ses enfants en bas âge si mes revenus disparaissent ?

Mon salaire est-il conservé si je suis hospitalisé ?

Voici, pêle-mêle, les questions qui nous concernent pour lesquels l’ISNIH nous apporte des réponses et des solutions à notre maigre protection.

Les règles pour tous :

Si nous ne faisons rien, et ne cherchons pas quelque assurance complémentaire pour protéger nos arrières, si je suis arrêté, je touche les 3 premiers mois 100 % de mes émoluments (sans les gardes).

Puis, les 9 mois suivant, il ne me reste alors que 50 % de mes mensualités (toujours sans gardes).

Après quoi, si je suis considéré comme invalide de classe 2 et plus (> 33 %), je perçois une rente de 50 % de mon salaire (sans gardes) jusqu’à 65 ans, l’âge de ma retraite.

Et si je meure d’un accident, mes ayants-droits per- cevront un capital de la somme de mes trois dernières paies… c’est à peine pour couvrir les frais de décès…

c’est à peine pour couvrir les frais de décès… Honteux ! Cette couverture sociale est bien

Honteux !

Cette couverture sociale est bien faible pour aider à la reconversion, bien minime pour couvrir les frais, inexistante pour aider ma famille et mes enfants à finir leur étude. Nous vivons à risques, même si le risque d’invalidité > 66 % n’est que de 2 à 3 pour 10 000 internes, il est toujours trop important quand le malheur s’abat sur soi.

toujours trop important quand le malheur s’abat sur soi. 18 N° 05 - Mars 2010 Assurance

18

trop important quand le malheur s’abat sur soi. 18 N° 05 - Mars 2010 Assurance La

N° 05 - Mars 2010

Assurance

le malheur s’abat sur soi. 18 N° 05 - Mars 2010 Assurance La solution de protection,

La solution de protection, c’est la prévoyance !

Des garanties que l’ISNIH discutent avec les différents interlocuteurs du monde des assurances / mutuelles, nous pouvons bénéficier aujourd’hui des contrats groupes négociés : le meilleur pour moins cher !

En 2010, l’ISNIH signe avec 2 sociétés partenaires, GPM et La Médicale. Le but est la mise en place de garanties de qualité élevée, collective, au service des internes.

Chaque internat doit pouvoir vous renseigner sur le partenaire qu’il a choisi de vous proposer.

Vous retrouverez tout le détail technique des deux prestataires dans la rubrique partenaires du site

www.isnih.com.

Mais quelque soit votre choix, il est de la responsabilité de chacun de bien connaître ses droits en cas d’arrêt

pour, le cas échéant, bénéficier alors des garanties de soutien du contrat de prévoyance signé.

Le rôle et l’avantage des internats et de l’ISNIH dans cette aventure est, en plus de vous fournir l’info sur les risques encourus d’un travail sans filet, de pouvoir proposer des contrats collectifs à plus de 50 % des prix du marché individuel !

Ainsi, si je suis malade, grâce à la prévoyance, je ne perds pas les bénéfices financiers de mes habitudes de gardes et astreintes.

Passé le délai de 3 mois, je conserve toujours tous mes émoluments incluant gardes et astreintes.

Un statut d’invalidité même classe I m’apporte une rente de quasi mon salaire jusqu’à l’âge avancé de la retraite venue.

Si je ne peux plus assurer la spécialité vers laquelle je m’étais initialement engagé, un capital reconversion vient soutenir mes démarches pour

réorienter ma vie.

Enfin, ni mes ayants-droits, ni mes enfants ne seront lésés car il est associé un capital décès et des aides aux enfants pour assurer leur frais jusqu’à majorité.

La prévoyance est un choix personnel, encore faut-il connaître ses risques…

A tous, nous nous devons au moins d’être informé.

Bonne couverture !

Retrouvez toutes les infos et

conseils sur www.isnih.com

Matthieu Durand

Interne de chirurgie à Nice 1 er Vice-président ISNIH

N° 05 - Mars 2010

u r www.isnih.com Matthieu Durand Interne de chirurgie à Nice 1 e r Vice-président ISNIH N°

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Financement & Formation

Financement &

Formation

Financement & Formation Les budgets « sac à dos »… Le sac à dos, un sac

Les budgets « sac à dos »… Le sac à dos, un sac qui pèse de plus en plus lourd !

Toute une histoire ! Bien qu’il n’y paraisse, il s’agit là d’un terme consacré et non d’un nom d’emprunt. C’est le Ministère de la Santé, lui-même, qui instaure son existence en 2007 pour répondre alors à l’augmentation du nombre d’internes en France.

P our comprendre, il faut bien considérer combien nous sommes aujourd’hui

par rapport à hier et surtout par rapport à demain. La population des internes français, toutes spécialités confondues, double, en seulement 10 ans – de 9 000 en l’an 2000, à 18 000 en 2012.

Un interne coûte à l’état 33 000 € /an en moyenne. Nos financements, jusqu’en 2006, viennent de la tarification à l’activité.

Or, à partir de cette année là, pour compenser l’augmentation du nombre d’internes qui n’est pas toujours corrélée à l’augmentation de l’activité, l’Etat crée un nouveau mode de financement : les « sacs à dos » !

Ils sont calculés sur la base de l’augmentation du nombre d’internes affectés en première année dans une subdivision, par rapport à l’effectif de la promo de la rentrée de 2005 (établie comme référence).

De sorte que les villes qui connaissent une large augmentation du nombre d’internes affectés depuis 2006 bénéficient d’une large dotation de budgets « sacs à dos » pour payer ses financements supplémentaires.

Ala différence des budgets classiques, affectés à un service par le directeur de l’établissement en fonction de l’activité de service, les budgets « sacs à dos » sont portés « sur le

20

les budgets « sacs à dos » sont portés « sur le 20 N° 05 -

N° 05 - Mars 2010

dos » de l’interne pour lui assurer

sa rémunération concourante à son stage.

Les « sacs à dos » sont ensuite repris, sitôt le stage fini. Ils peuvent alors servir pour un autre interne nécessitant un financement pour un terrain de stage habituellement non financé (car l’activité du service ne permettait pas de financer un poste d’interne supplémentaire).

Les budgets « sacs à dos » se prêtent facilement au financement des stages hors subdivision, une lettre circulaire de la DHOS précise

d’ailleurs que 13% des budgets « sacs

à

dos » doivent être utilisés dans

ce

but. Il en reste encore 87% pour

les stages dans la subdivision et ce, d’autant que certains CHU continuent

à financer avec leurs propres fonds des stages hors subdivisions.

Tous les terrains de stages peuvent recevoir un interne financé par un

budget « sac à dos », dans la mesure

où ce stage est agréé et que le service

peut justifier qu’il ne peut financer

le poste (poste supplémentaire par

rapport aux postes que le service finançait habituellement grâce à son activité – cf. ci-dessus).

A terme, la moitié des postes des

internes de France seront financés par « sacs à dos ».

Nous ne devons ni nous en émouvoir, ni s’en réjouir. Il faut seulement considérer cette notion comme ce qu’elle devrait être : un simple

mode de financement, intéressant plutôt les bureaux d’internats pour la négociation de postes lors des commissions de subdivision, que les internes, eux-mêmes.

Une dernière chose fondamentale pour les internats justement !

Le nombre des budgets « sacs à dos » n’est pas secret d’Etat !

Ils sont bien calculés, annuellement, par le Ministère de la Santé, en amont des commissions de subdivisions, et communiqués ensuite au DRASS par circulaire. Ces effectifs budgétaires annuels, publics, diffusés légalement par l’ISNIH, doivent être connus des bureaux d’internats pour avoir toutes les données suffisantes en main afin de défendre les postes des internes aux commissions. En effet, avant de nous refuser l’ouverture d’un poste pour des raisons budgétaires, il faut nous apporter la preuve que tous les budgets « sacs à dos » ont été utilisés et, le cas échéant, nous préciser quels sont ces postes ouverts bénéficiant justement de ces financements.

Alors ouvrez l’œil & Bonnes négo’ !

Retrouvez toutes ces infos dans vos internats et sur www.isnih.com

Matthieu Durand

1er Vice-Président ISNIH Interne de Chirurgie des hôpitaux de Nice

www.isnih.com Matthieu Durand 1er Vice-Président ISNIH Interne de Chirurgie des hôpitaux de Nice N° 05 -
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N° 05 - Mars 2010 21
N° 05 - Mars 2010
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Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

Rubrique régionale Bordeaux à l’honneur BORDEAUX & ses périphéries… Bordeaux, une ville où il fait bon

BORDEAUX &

ses périphéries…

Bordeaux, une ville où il fait bon vivre…

Depuis quelques années, un nouveau souffle a permis de faire de Bordeaux, non seulement, une ville inscrite au patrimoine de l´UNESCO, mais également une ville agréable et dynamique pour ses habitants (et ses internes…) où il fait bon flâner et festoyer…

Si Bordeaux s’apprécie pour la douceur de son climat, cette capitale du vin s´apprécie également pour sa qualité de vie, ponctuée de plaisirs culinaires et de fêtes nocturnes !!!!

Bordeaux a une position géographique idéale : au centre du plus grand vignoble de vins fins du monde, elle s’épanouit également grâce à la proximité de l’océan Atlantique et du Bassin d’Arcachon, de la Gascogne et du Pays Basque, de la forêt Landaise et des Pyrénées.

Cette ville, conjugue à la fois gastronomie, festivités et sérénité… Permettant aux internes de profiter agréablement des rares temps libres passés en dehors du CHU.

J’ouvre une parenthèse pour vous signaler aussi que l’internat et le CHU se situent à quelques mètres du stade des Girondins

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CHU se situent à quelques mètres du stade des Girondins 22 N° 05 - Mars 2010

N° 05 - Mars 2010

de Bordeaux, meilleur club de foot français actuel avec à sa tête Laurent Blanc comme entraîneur (peut-être futur sélectionneur de l’équipe de France…) et son joueur phare au physique intéressant :

Yoann Gourcuff…

dans laquelle il s´inscrit et propose une intense palette d´activités diverses et variées : dégustation œnologique, club de poker, apéros et soirées organisés régulièrement, week-end à thème, etc…

Piscine de l’internat de Bordeaux
Piscine de
l’internat de
Bordeaux

Les hôpitaux de Bordeaux sont au nombre de quatre : trois civils et un militaire. Deux d´entre eux sont placés de telle sorte, qu´il est aisé d´aller boire un verre en terrasse à la sortie du service ou profiter de la piscine du nouvel internat Bordelais.

En effet, l’internat, après une reconstruction et une réorganisation de ses locaux et de son fonctionnement, retrouve de jour en jour une nouvelle dynamique à la hauteur de la région géographique

Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

Cependant, les stages au CHU sont néanmoins équivalents à tous les autres stages de CHU
Cependant, les stages au CHU sont néanmoins équivalents à tous
les autres stages de CHU en France : intéressant mais harassants !
Tous les internes, ou presque, ont l´obligation de réaliser des stages
en périphérie des Centres Hospitalo-universitaires, leur permettant
ainsi de découvrir une autre organisation que celle du CHU, dans
une ambiance conviviale et détendue.
Bordeaux

Les Landes :

MONT DE MARSAN ou Les fêtes de la Madeleine

A 1h30 de bordeaux, à 1h des plages sauvages de l’Océan Atlantique, ou du Pays Basque et

à 1h30 des Pyrénées, de leurs pistes et de leurs chemins de randonnée, se trouve Mont de Marsan…

Mont de Marsan
Mont de Marsan

Cette petite ville de 40 000

habitants bénéficie de la présence d´un centre Hospitalier dynamique

à l’accueil sympathique permettant

à de nombreux internes de profiter de leur stage dans une ambiance familiale et de bénéficier d´une très bonne formation pratique.

Son internat, composé de plusieurs petits studios individuels (douche, kitchenette, chambre), est situé à coté d´un hôpital gériatrique à 10 min du principal hôpital. Il n´ y a pas de salle commune qui relie les studios mais les internes bénéficient d´une annexe située dans l’hôpital principal avec salle à manger/salle de fête, cuisine et un jardin très agréable en été avec une petite piscine.

Mont de Marsan, c´est également les fêtes de la Madeleine, les corridas, les dégustations d’Armagnac, quelques restaurants étoilés et des pistes de ski à moins d’1h30.

Les fêtes de la Madeleine commencent traditionnellement la veille du samedi le plus proche du 14 juillet et durent 5 jours ; les plus chanceux des internes ont parfois l´occasion d´assister, au sein de l´équipe soignante recrutée pour l´occasion, à des corridas organisées à Mont de Marsan ou dans les villes avoisinantes.

DAX : fêtes et thermalismes

Les courses landaises, le blanc

et

rouge, les bandas, les échassiers

et

la musique sont synonymes des

Feria de Dax : fêtes enivrées sans

fin à la mi-août, pendant 5 nuit et 5 jours où Folklore, corrida, bodegas deviennent le quotidien éphémère des dacquois et enflamment la rue

au son de leurs cuivres et de leurs airs de fête entraînants.

La fête est indissociable du mode

de vie des landais. Les landais ont

l’humeur gaie et chacun attend

avec impatience le premier jour

C’est une tradition, une

semaine inscrite dans le patrimoine culturel landais et dacquois (c’est dire !

des fêtes

A deux heures de Bordeaux et à

40mn d´Hossegor, l´internat de Dax est situé à 10 min de l´hôpital avec des chambres de 18 m², wc/douche et cuisine individuelle…Il existe dans l’hôpital une salle commune pour les internes qui sert de réfectoire

N° 05 - Mars 2010

existe dans l’hôpital une salle commune pour les internes qui sert de réfectoire N° 05 -

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Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

à midi (avec tous les médecins). A noter que les repas dacquois sont réputés pour être les meilleurs de tous les selfs d´Aquitaine.

Dax est le premier bassin de vie du département avec 65 000 habitants, où il existe plus de 15 établissements thermaux…Dax, ville jeune, donc…

Donc si vous désirez allier l’utile à l´agréable et profiter des plages,

des cures thermales et des fêtes à la

sortie de l´hôpital, la ville de Dax

est faite pour vous accueillir.

Lot et Garonne

Agen un hôpital à taille humaine

A une heure et demie de Bordeaux par autoroute, Agen est un hôpital à taille humaine récemment ouvert aux internes de spécialités où une ambiance conviviale est présente dans tout l´ établissement.

Si les chambres sont encore dans

des préfabriqués sans salle d´eau, ni kitchenette individuelle, il existe une jolie salle commune avec un jardin attenant très sympathique, agrémenté d´une petite piscine…

Cette ville, préfecture du Lot et Garonne, s´est construit autour

du canal du Midi, et permet aux

touristes « fluviaux » de profiter

en toute quiétude d’un patrimoine

naturel et historique exceptionnel.

Les promenades le long du canal sont très agréables et cette région

est surprenante par la qualité de ses

vins, par la beauté de ses châteaux et

par les très beaux sentiers pédestres

situés aux environs…

A noter que les internes sont

accueillis à bras ouverts dans ce

centre hospitalier agenais où la

24

à bras ouverts dans ce centre hospitalier agenais où la 24 N° 05 - Mars 2010

N° 05 - Mars 2010

gentillesse est reine et permet un accompagnement sincère et en douceur dans diverses spécialités…

Pyrénées-Atlantiques

Bayonne, viva la playa… Jambon, chocolat et corridas.

A distance de Bordeaux (2h15min), dans le pays basque, à 10 mn de l’océan et de l´hôpital, un petit internat ne contenant qu´une dizaine de chambres subsiste dans un parc à l´intérieur d´une ville dont la réputation des plages et de ces fêtes aoûtiennes n´est plus à faire !!!

En effet, aux pieds des Pyrénées, sur la côte atlantique, Bayonne, 45 636 habitants, au sein d’une agglomération de 200 000 habitants (le fameux B-A-B, Bayonne, Anglet, Biarritz), bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle !

Célèbre pour la beauté de ses maisons, de ses châteaux, de sa citadelle, Bayonne l’est également pour ses traditions : la foire au jambon, le chocolat, le festival de théâtre, les corridas, la pelote basque, le rugby avec son club phare « l’Aviron » et surtout pour ces fêtes !!!

Des fêtes qui ont lieu dans une extraordinaire ambiance, joyeuse, ouverte et chaleureuse, animées par les bandas et des milliers de « festayres », dont la joie et la bonne humeur se conjuguent aux couleurs de la fête : la tenue rouge et blanche est de rigueur !

Les Stages à Bayonne offre une qualité de vie unique aux internes qui choisissent ce centre hospitalier dynamique où le travail est présent. La plupart des médecins intègrent complètement les internes à leurs

activités, accompagnant les plus jeunes et laissant généralement une grande autonomie aux plus anciens.

Pau :

des pistes de ski à Bilbao

A distance de Bordeaux (2h30) ce stage est idéal en Hiver car très proche des stations de ski : aux portes de Pau, de vastes domaines skiables s’étendent sur les sommets pyrénéens : Six stations de ski dont les plus proches à moins d’une heure de la ville…

Cette grande métropole du sud- ouest est au centre d’un bassin de 10 millions d’habitants délimité par Bordeaux, Toulouse, Saragosse, Pampelune et Bilbao qui sont toutes situées à deux heures de trajet

Pau est une ville d’histoire, de culture et de sport offrant à ses

habitants et à ses internes une très bonne qualité de vie en les faisant profiter d´infrastructures de haute qualité (Centre de Congrès historique, un Zénith, un Palais

d´un golf à 15 min

de la ville et de multiples caves où

les arômes et les senteurs du vin blanc de Jurançon se mélangent délicatement à ceux des rouges du Béarn.

L´internat de Pau est un internat de 20 chambres dans l´hôpital, équipées chacune d´une salle d´eau et d´une kitchenette, avec une annexe faisant office de salon/séjour commun… Les repas peuvent se prendre au self de l’hôpital (2-3mn a pied) le midi et le soir.

des sports

),

Le centre hospitalier de Pau est un établissement très dynamique bénéficiant d´un nombre important de praticiens et de diverses spécialistes

Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

L´activité médicale et chirurgicale y est importante permettant aux internes de bénéficier de nombreux stages variés en dehors du CHU.

Nous n´avons pas pu décrire tous les hôpitaux périphériques intéressants à coté de Bordeaux, mais il en existe également bien d´autres tel que : Langon, Périgueux ou encore Libourne qui bénéficient de centres hospitaliers dynamiques et attractifs autour de la région bordelaise

dynamiques et attractifs autour de la région bordelaise En conclusion : Jardin public Si Bordeaux se

En conclusion :

Jardin public

Si Bordeaux se redessine de jour en jour autour d’un grand projet urbain qui rend à ses habitants et à ses internes le plaisir de vivre en ville,

si Bordeaux possède un très grand Pole hospitalo- universitaire avec des infrastructures à la pointe de la technologie, des projets de recherches incessants et permets à certaines disciplines médico-chirurgicales de bénéficier d´une très bonne formation théorique, il n´en reste pas moins que la gentillesse et la convivialité des centres hospitaliers périphériques redonnent aux hôpitaux un visage humain et permettent aux internes de bénéficier d´une très bonne formation pratique, à la hauteur (voire même parfois supérieure) à celle enseignée aux CHU…

même parfois supérieure) à celle enseignée aux CHU… La Bourse de Bordeaux Anaëlle David Interne de

La Bourse de Bordeaux

Anaëlle David

Interne de santé publique de Bordeaux

N° 05 - Mars 2010

enseignée aux CHU… La Bourse de Bordeaux Anaëlle David Interne de santé publique de Bordeaux N°

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Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

à l’honneur Rubrique régionale Bordeaux à l’honneur Les liens de BORDEAUX avec les Départements d’Outre Mer

Les liens de BORDEAUX

avec les Départements d’Outre Mer

L’Université Victor Segalen Bordeaux 2 est fortement engagée depuis de nombreuses années dans l’organisation ou l’appui aux formations médicales initiales ou continues dispensées dans les Départements et Territoires d’Outre-Mer (DOM).

Les liens sont forts entre eux et l’Université Bordeaux 2 qui est liée aux DOM par des conventions.

et surtout du programme modulaire prévu dans les textes.

L’implication de l’Université Bordeaux 2 s’est donc concentrée auprès des internes de la subdivi- sion Océan Indien. Une évolution probable des structures hospital- ières de la Réunion en CHU est à prévoir avec une labellisation universitaire. Les internes de médecine générale des Antilles Guyane tout comme ceux de la Réunion effectuent l’ensemble de leur cursus dans les DOM.

Les internes de spécialités affectés

théorique qui peut être réalisée sur place (documentation, CD, enseignements en ligne

Un certain nombre de cours comme dans le cadre du DES d’Anesthésie Réanimation à Bordeaux sont suivis en vidéo conférences par les internes de la Réunion. De plus au cours de leur passage à Bordeaux, les internes suivent et valident un certain nombre d’enseignements de leur DES.

Devant l’augmentation du nombre d’internes aux Antilles, le manque de terrains de stages et

conviviale par les internes des DOM, peu d’internes restent en post internat dans les DOM. Les problèmes de démographie médi- cale qui peuvent exister dans certains départements d’outre-mer sont loin d’être résolus par la simple augmentation du nombre de postes d’internes dans ces subdivi- sions.

Alors que le cursus des internes de l’Océan Indien à Bordeaux est parfaitement bien organisé et se déroule sans aucun problème, la venue des internes des Antilles

sans aucun problème, la venue des internes des Antilles La Martinique T out d’abord un peu

La

Martinique

T out d’abord un peu d’histoire, la première année de

médecine (PCEM 1) a été organisée à la Réunion, aux Antilles Guyane et en Polynésie Française sous la responsabilité de l’Université Victor Segalen Bordeaux 2 de 1984 jusqu’en 2001. A la ren-

trée universitaire 2000-2001 une

décision

ministérielle

a

attribué

un numerus clausus

spécifique

à l’Université de la Réunion ce

qui a entraîné un profond boule- versement. Ceci n’a toutefois pas modifié la suite du cursus des étudiants, qui poursuivent en cas desuccès leurs études à Bordeaux (Université et CHU). Cette première année a été mise en place en octobre 1998 à la

Faculté des Sciences Médicales de Pointe-à-Pitre, avec comme à la Réunion un numerus clausus spécifique.

Depuis

de nombreuses années,

donc,

les étudiants en médecine

issus des DOM poursuivent leur cursus à Bordeaux entre les stages

d’externat au CHU et les cours à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2. Ces étudiants sont bien accueillis et s’intègrent très bien à la vie étudiante Bordelaise, même si l’acclimatation aux températures plus fraîches de la métropole est quelquefois plus difficile.

La création de l’Examen National Classant, du DES de médecine générale et de la subdivision de

l’Océan Indien dont le rattachement à Bordeaux 2 est devenu effectif depuis un arrêté 2004 ont renforcé considérablement les responsabili- tés de l’Université dans ce terri- toire géographique. À l’inverse, l’implication de l’Université vis à vis des Antilles Guyane s’est réduite progressivement.

En ce qui concerne l’Océan Indien, le fait que Bordeaux 2 soit officiellement désignée comme « Université de rattachement » implique une responsabilité supplémentaire mise en oeuvre depuis novembre 2004. Il s’agit en effet d’organiser la formation théorique de ces internes dans le respect de la maquette de ce DES

dans la subdivision des Antilles Guyane (IAG) ont la possibilité d’effectuer deux semestres dans la subdivision de Bordeaux (a priori en 3ème année) en étant interclassés avec les internes de Bordeaux. Les

internes de spécialités affectés dans la subdivision de l’Océan effectuent une partie de leur cursus, ces internes ayant la possibilité d’effectuer quatre semestres dans la subdivision de Bordeaux.

Des « référents locaux », un par DES ou DESC, ont été désignés par leurs collègues comme correspondants privilégiés de chaque coordonnateur bordelais. Ces derniers ont pour rôle d’apporter le soutien nécessaire pour l’organisation de la formation

d’enseignements dans certaines spécialités, l’I.S.N.I.H. a demandé des engagements de la part du Ministère de la Santé pour que ces internes puissent effectuer plus de stages en Métropole.

Enfin les internes des DOM lorsqu’ils effectuent leur stage ne choisissent pas en surnombre et de manière intercalée, en fonction de leur ancienneté et de leur classement

aux ECN. L’ISNIH a également travaillé pour que ces internes puissent effectuer leur stage en

surnombre afin de faciliter encore leur passage en stage hospitalier à Bordeaux.

Malgré

un

internat

se

déroulant

dans

une

ambiance

qualifiée

de

Guyane n’a pas toujours été un long fleuve tranquille et malgré des progrès certains des améliorations de la communication entre les Antilles et Bordeaux sont encore attendues.

Au final, les liens entre Bordeaux et les DOM sont forts et historiques, et l’autonomisation de l’enseignement des DOM n’a pas altéré l’attachement entre Bordeaux et les DOM. Les internes des DOM s’intègrent eux aussi très bien et sont appréciés par leurs collègues internes Bordelais.

Philippe SARRABAY

Interne d’anesthésie réanimation de Bordeaux Vice président de l’ISNIH

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d’anesthésie réanimation de Bordeaux Vice président de l’ISNIH 26 N° 05 - Mars 2010 N° 05

N° 05 - Mars 2010

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Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

Rubrique régionale

Bordeaux à l’honneur

à l’honneur Rubrique régionale Bordeaux à l’honneur ZOOM SUR LA RADIOLOGIE A BORDEAUX : INTERVIEW D’UNE

ZOOM SUR LA RADIOLOGIE A BORDEAUX :

INTERVIEW D’UNE INTERNE

Voici un petit aperçu de la formation en radio à Bordeaux avec pour point de vue celui d’une interne en fin de cursus…

1 / Pourquoi as-tu décidé de faire de la

radiologie et quand as-tu fais ce choix ?

Externe, j’aimais bien chaque spécialité et je ne me voyais pas pour autant exercer la médecine dans un seul domaine toute ma vie. La radiologie est en cela un bon compromis devant la variété des pathologies étudiées.

J’ai quand même hésité avec l’ophtalmologie mais l’ambiance me plaisait moins à l’hôpital. En arrivant à Bordeaux, j’ai commencé par un stage d’imagerie en me disant que je ferai ensuite un stage en ophtalmo, stage que je n’ai finalement jamais fait…

2 / Pourquoi as-tu décidé de faire ton internat à Bordeaux ?

J’ai fait mon externat à Paris et je voulais quitter la capitale. L’été après le concours, je me suis renseignée sur les villes, les formations en sachant que la facilité à faire les aller retours jusqu’à Paris était aussi un argument pour ma décision finale. A partir de ces principes, j’hésitais finalement entre Bordeaux, Lyon et Lille.

Je suis venue en vacances à Lacanau et j’en ai profité pour visiter Bordeaux qui m’a beaucoup plus.

Avec mon copain nous avons également fait un détour par l’internat où nous avons rencontré des internes de radio forts accueillants et qui avaient l’air contents de ce qu’ils faisaient. Mon choix était donc fait.

28

de ce qu’ils faisaient. Mon choix était donc fait. 28 N° 05 - Mars 2010 3

N° 05 - Mars 2010

3 / Comment sont organisés les stages à Bordeaux? Sont-ils généraux ou spécialisés ?

Les services de radio au CHU sont spécialisés (digestif,

neuroradio, pédiatrie, ostéo chaque fois.

Mais on a également accès à des stages plus généralistes dans les hôpitaux périphériques (Pau par exemple).

mois à

).

On

y passe 6

4 / Peux tu me détailler ton parcours

avec tes stages hors radio ?

J’ai fait 2 stages hors radio, le premier en rhumatologie à l’hôpital de Pau en 4ème semestre. J’ai été bien encadrée mais je regrette de ne pas avoir fait l’imagerie ostéoarticulaire avant car je pense que j’aurais alors pu tirer un peu plus de bénéfice de mon stage en clinique. J’ai cependant quand même appris pas mal de choses!

Le 2ème, je l’ai fait en anapath au CHU. Ce stage était également intéressant surtout pour la macroscopie qui représente ce que l’on tente de lire en imagerie mais aussi pour la démarche diagnostique avec une approche et un raisonnement semblables aux nôtres en radio.

Pour le reste je suis passée dans les différents stages spécialisés en CHU (imagerie de la femme, uro néphro, pédiatrie, ostéo, neuro, cancéro

5 / As-tu fait un stage en inter CHU ?

Oui, j’ai fait un stage en Martinique dans le service du Pr Lombard qui est orienté mammo et pédia.

C’était un excellent stage, formateur et intéressant où j’ai eu une première approche concrète de la sénologie que l’on apprend sinon assez tardivement à Bordeaux, pendant notre dernière année à l’institut Bergonié pendant 3 – 4 mois.

6 / Et actuellement tu es où ?

En stage d’imagerie cardiovasculaire et thoracique. Ce stage est intéressant. Il existe peu de centres référents dans ce domaine en France et c’est même le seul où nous apprenons les 2 versants : cardio et thoracique.

7 / Avez-vous accès à la radiologie

interventionnelle dans votre cursus ?

Elle est pratiquée dans la plupart des services de radio à Bordeaux. Il n’y a pas de stage d’interne fléché uniquement pour la radio interventionnelle.

En gros, on y a accès à chaque stage selon nos envies sans réelle obligation. Cela dépend des emplois du temps (il faut être assez d’internes par service pour pouvoir en libérer un pour le bloc, ce qui n’est pas forcément évident) et de notre motivation.

8 / Et quiz de la formation théorique…

comment est elle organisée à Bordeaux ?

Jusqu’à l’année dernière, elle se déroulait sur les deux premières années pour les cours où nous apprenions les bases. Mais cela est actuellement en train d’être modifié avec les modules d’enseignements nationaux qui sont dispensés à Paris depuis cette année.

Par contre, pour l’imagerie de spécialité, elle s’apprend dans chaque stage avec les cours réguliers que nous font les professeurs dans les différents services. Nous y préparons aussi des topos et faisons des séances de bibliographie.

En aquitaine, il existe également le CAFCIM (Collège Aquitain de Formation en Imagerie Médicale) avec des journées réparties dans l’année où l’on aborde à chaque fois un thème en partenariat avec les radiologues du privés. Une fois par an, il y a également une séance avec des présentations faites par les internes.

9 / Les gardes aux urgences en imagerie :

quel est ton rôle en tant qu’interne ?

A bordeaux, on fait les gardes à 2 internes : un jeune et

un plus avancé dans la formation.

Elles se déroulent au CHU de Pellegrin où nous interprétons les radiographies standards, les scanners, les IRM et faisons les échographies.

Nous discutons des indications avec les cliniciens et, si cela se justifie, nous réalisons ensuite l’examen en urgence.

10 / Comment décrirais-tu l’ambiance

entre internes de radio à Bordeaux ?

Il y a une bonne ambiance avec les autres internes,

d’ailleurs beaucoup sont devenus des amis en dehors de l’hôpital !

11 / Et l’entente avec les cliniciens ?

Nous avons globalement de bons rapports avec eux

notamment tant que l’on arrive à discuter d’un bénéfice

à la réalisation ou non d’un examen d’imagerie.

12 / Une dernière question : quel sera

ton futur après l’internat ?

Je finis en novembre prochain, et je serais PH en hôpital périphérique avec un poste orienté sénologie et si possible imagerie de la femme.

Elise Tricaud

Interne en radiologie (3ème semestre) à Bordeaux Secrétaire AIHB et UIA

la femme. Elise Tricaud Interne en radiologie (3ème semestre) à Bordeaux Secrétaire AIHB et UIA N°

N° 05 - Mars 2010

la femme. Elise Tricaud Interne en radiologie (3ème semestre) à Bordeaux Secrétaire AIHB et UIA N°

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Internats de France

Volet n°1

Internats de France Volet n°1 Les lieux de vie des internes Episode 1 : l’Internat Parisien

Les lieux de vie

des internes

Episode 1 : l’Internat Parisien en trois actes

Prologue

Premier jour du premier semestre de votre internat.

La rencontre entre collègues que vous pressentiez intense et riche de complicité n’a été jusqu’ici que formelle, décevante dans les faits.

Vient l’heure de midi. Vos aînés, l’œil malicieux, vous font savoir qu’ils vont manger en Salle de Garde.

Deux populations d’internes se

différencient alors : ceux qui savent et

les autres.

Ceux qui savent, déjà rompus aux us

et coutumes de la Salle de Garde ;

ceux qui, externes à Paris, ont suivi leurs internes d’alors dans ce lieu qui

les faisaient trembler. Ceux-là ont conscience de ce qui va se jouer.

Les autres devront surmonter les légendes pour profiter pleinement des richesses de la Salle de Garde.

Acte 1 : Entrée dans la Salle de Garde

Dès l’entrée dans le bâtiment, au pied des escaliers, on perçoit des bruits inhabituels pour l’hôpital. L’ascension des escaliers est un moment particulier où se pose à chaque marche la question du demi-tour à mesure que le fond sonore devient identifiable et que s’individualisent des rires, des cris, des chansons parfois.

A la porte, un collègue en blouse

consigne sur une liste vos nom/

prénom/service et vous informe qu’il

va falloir payer avant le dix du mois. Pourquoi ?

Une cuisinière vous regarde, sévère, imposante. Vous entrez sur son territoire et elle vous le fait savoir.

30

entrez sur son territoire et elle vous le fait savoir. 30 N° 05 - Mars 2010

N° 05 - Mars 2010

et elle vous le fait savoir. 30 N° 05 - Mars 2010 - Hôpital Saint-Louis, Salle

- Hôpital Saint-Louis, Salle de garde.

Devant vous s’étale un parterre de blouses blanches à table. En blouse, à table ?

Une seule et unique table en U, des internes, des chefs, des patrons assis les uns à côté des autres sans un égard pour la hiérarchie ou le respect des spécialités.

Vous hésitez à vous asseoir car vous ne savez pas comment faire.

Un collègue un peu plus vieux fait son entrée en Salle de Garde, bruy- amment salué par la table centrale dont chacun des occupants frotte son couteau sur l’assiette, bientôt relayé par toute la salle. Puis le bruit cesse et le nouvel arrivant, théâtral, lance ces quelques mots à l’intention de la table centrale: « Mon économe, j’ai grand faim ! Quels mets exquis tes cuisines ont encore préparé ce midi ? Je crois apercevoirune salade de ténias sauce fin de cycle… ». On rit fort. Pourtant les spaghettis bolognaises maison feraient presque envie. Le nouvel entrant fait le tour de la salle en touchant l’épaule de chacun avant de s’asseoir à côté du dernier arrivé.

L’économe propose une battue pour les cuisines : après une courte phrase qui s’apparente à une formule magique, armé de son couteau, il frappe en rythme la table. Chacun fait de même. La cuisinière sourit, mani-

festement flattée par le vacarme. Ah.

Acte 2 : Rites et coutumes à table

Vous faites à votre tour l’amicale tape sur l’épaule à tous les médecins assis et prenez place à côté du dernier arrivé que vous ne connaissez pas.

L’interne de cardio discute ferme avec la PH d’anapath, le tutoiement semble être la règle. Ca parle de Feydeau à gauche, des résultats de la Jamaïque aux J.O. de Barcelone en face, de l’insoutenable ascension des prix de l’immobilier à droite. Vous aurez beau tendre l’oreille, vous n’entendrez pas de terme médical dans cette enclave intra-hospitalière. Pas non plus de question religieuse ou politique. C’est comme ça.

Le passage des plats respecte un ordre précis. Le voisin, à qui votre regard interrogateur n’a pas échappé depuis le début, vous explique que pour le service le quinconce est la règle.

Il commence à vous énoncer les autres règles séculaires de la Salle de Garde. On ne parle que français, latin de cuisine ou grec ancien. On ne doit pas parler directement aux cuisinières. Leur haute stature oblige à une telle déférence qu’il convient de passer par l’économe pour toute requête. L’économe est le « chef » de sa Salle de Garde, il a tous les droits. Amuseur, faiseur d’ambiance, entremetteur, organisateur de repas améliorés une fois par semaine et d’une fête (appelée Tonus) en début et fin de semestre, il est élu par ses pairs. Il est aussi le représentant des internes de l’hôpital pour toutes les décisions officielles, les relations avec les associations et le directeur de l’hôpital.

Les joutes verbales sont à l’honneur

à chaque fois qu’un des convives

ne respecte pas les nombreuses règles apprises sur le tas. L’économe décide alors d’une « taxe », choisie

arbitrairement ou laissée au hasard de

la roue.

La roue est un des symboles de la Salle de Garde. Il en existe autant que de Salles de Garde, toutes différentes dans leurs décorations et dans les taxes qui y figurent.

C’est, avec le « trône économal », l’objet le plus précieux. L’un comme l’autre ont un pouvoir mystique venu du fond des âges… à l’époque où des internes comme vous vivaient dans cette Salle de Garde et ont façonné sa décoration. Tous ont cherché à y laisser une marque de leur passage, qu’elle soit matérielle ou non. Une fresque représentant les figures marquantes d’un semestre mises en scène dans des positions évocatrices, un trône économal aux formes équivoques, une roue à la décoration phallique travaillée ; mais aussi des chansons, un discours ou des faits d’armes… A chaque semestre, la Salle de Garde s’enrichit des traces laissées par le passage d’une génération.

Votre interlocuteur se lance ensuite dans une tirade lyrique où il est question de patrimoine à sauvegarder, d’art et de belles lettres, de contre- pouvoir… Votre curiosité (incrédule) est titillée lorsqu’il vous dit que ce bout de fresque, derrière vous, est attribué à un certain Toulouse- Lautrec, figure des Salles de Garde de Paris dans ses jeunes années ; là,

au-dessus de votre tête, la voûte tend à copier celle de l’Opéra Garnier. L’un des angelots, curieusement turgescent,

a un visage bien familier. En effet,

il s’agit de votre chef de service quelques dizaines d’années plus tôt. Tiens, cet éminent spécialiste national flegmatique a été un jour à votre place, plus jeune et manifestement plus fougueux qu’aujourd’hui.

Acte 3 : « Mon économe, le café est servi ! »

Le service du café interrompt votre initiation.

A droite, le CCA de pneumo demande

Internats de France

Volet n°1

au PU de bactério s’il a une idée sur l’antibiogramme du pyo du patient de réa. L’interne de radio se lève pour répondre à son bip.

Le repas touche à sa fin.

Les conversations et les esprits se dirigent vers la sortie, vers le retour à la fonction de médecin.

Pour ceux qui le souhaitent, les équipes se forment pour le baby-foot.

En moins d’une heure le premier jour de votre internat, vous avez fait la connaissance de cinq médecins avec lesquels vous serez amené à travailler car l’hôpital, aussi grand soit-il, reste un microcosme où il est normal d’avoir recours aux compétences des autres et où il est essentiel de se connaître.

Epilogue

La Salle de Garde est notre lieu de vie. C’est l’endroit où l’on se rencontre hors du carcan formel des services hospitaliers, là que l’on évacue la pression imposée par notre métier de soignant. C’est aussi souvent en Salle de Garde que l’on coordonne les soins des patients, après le café bien entendu.

Ce sont ces fonctions centrales de ce lieu qui lui ont fait traverser les siè- cles et accumuler plus de 200 ans de richesses culturelles (écrites, peintes, chantées…).

de richesses culturelles (écrites, peintes, chantées…). - Hôpital Bichat, Salle de garde, 1937 Depuis les

- Hôpital Bichat, Salle de garde, 1937

Depuis les barbiers-chirurgiens et Ambroise Paré (lointains ancêtres, l’Internat de Paris ayant été créé en 1802), les traditions ont un peu évolué mais l’objectif est toujours le même :

nous rappeler que notre vie doit être un savant équilibre entre Eros et Thanatos.

Notre âge moyen lors de la prise de poste est d’environ 25 ans, notre pul- sion de vie est en rapport : intense ; notre quotidien, lui, est empli de mal- adie et de mort. La Salle de Garde est donc aussi un lieu de débordement de vie, pour que l’équilibre soit respecté et que notre métier soit vivable.

Patrimoine,vie,échange,connaissance de l’autre.

Quelques mots sur Le Plaisir des Dieux et l’APPI

L’Association Le Plaisir des Dieux veille à fédérer toutes les Salles de Garde à l’échelle nationale. Cette association regroupe les internes, fossiles (anciens internes) et parasites (non médecins) qui se sentent concernés par l’avenir des Salles de Garde. Elle répond aux questions auxquelles vos fossiles n’ont pas pu répondre.

L’Association pour la Préservation du Patrimoine de l’Internat (créée en 2007), pour sa part, travaille dans l’axe culturel en organisant des expositions et des conférences et en éditant des ouvrages relatifs à la riche histoire des Salles de Garde.

Les Salles de Garde sont en danger partout en France. Les fermetures se multiplient pour de fausses raisons budgétaires. C’est tout un pan de la médecine française qui menace de s’évaporer ainsi, finalement au détriment du patient.

Battez-vous pour faire vivre votre Salle de Garde en y étant présent et actif.

N’attendons pas qu’elles disparaissent pour nous apercevoir qu’elles nous manquent…

Pour le Plaisir des Dieux et l’APPI

Christophe Vidal

Pour en savoir plus :

http://www.leplaisirdesdieux.fr

Plaisir des Dieux et l’APPI Christophe Vidal Pour en savoir plus : http://www.leplaisirdesdieux.fr N° 05 -

N° 05 - Mars 2010

Plaisir des Dieux et l’APPI Christophe Vidal Pour en savoir plus : http://www.leplaisirdesdieux.fr N° 05 -

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Le Centre Hospitalier d’AJACCIO (CORSE DU SUD) Recrute dès maintenant, pour son Pôle Soins Critiques
Le Centre Hospitalier d’AJACCIO (CORSE DU SUD)
Recrute dès maintenant, pour son Pôle Soins Critiques et Médico-Technique
2 Radiologues
1 Gynécologue
1 Cardiologue
temps plein ou praticiens
contractuels
temps plein ou praticien contractuel Avec
compétence chirurgicale (exigée)
et carcinologique (souhaitée)
temps plein ou praticien
contractuel
Salaires :
 praticien hospitalier :
rémunération statutaire
Inscrit à l’ordre des médecins
Expérience SCANNER ET IRM souhaitée
Possibilité d’activité libérale.
Poste vacant pour son service de
radiologie
Inscrit à l’ordre des médecins
Possibilité d’activité libérale ou de temps partiel
Poste vacant pour son service de
gynécologie-obstétrique
(Service actuellement doté de 39 lits)
Inscrit à l’ordre des médecins
Gardes sur place ; Activité libérale possible.
Cardiologie interventionnelle et Polyvalente
Poste vacant pour son service de cardiologie
polyvalente
praticien contractuel :
4289,61 (4ème échelon + 10%)
Adresser CV et candidature à :
Monsieur le Directeur des A aires Médicales | Secrétariat : Tél. 04.95.29.91.63 ou 04.95.29.94.20 - Mail. anthony.gelin@ch-ajaccio.fr
Centre Hospitalier d’AJACCIO | Notre Dame de la Miséricorde | Avenue Napoleon III | 20303 AJACCIO CEDEX
Agglomération de 70000 habitants, à 1h de Lille, 1h30 de Paris, Bruxelles et Reims- desservie
Agglomération de 70000 habitants, à 1h de Lille, 1h30 de Paris, Bruxelles et Reims- desservie
entièrement par autoroutes
Etablissement public de santé de 800
lits- hôpital référent du Cambrésis
Dotéd’unplateautechnique
High-tech
des médecins dans les disciplines suivantes :
> Urgences (deux médecins) ;
Recherche
Candidatures à adresser à :
> Service de réanimation médicale (deux anesthésistes réanimateurs ou
réanimateurs médicaux) ;
M. ANDARELLI, Directeur,
Tel : 03 27 73 73 27
Mail : sec.direction@ch-cambrai.fr
> Psychiatrie/ pédopsychiatrie (deux psychiatres) ;
> Cardiologie (un médecin).
Centre Hospitalier de Cambrai | 516 avenue de Paris,BP 389, 59407 CAMBRAI cedex | www.ch-cambrai.fr
120, ancienne route de Beaujeu - 69400 ARNAS Clinique chirurgicale pluridisciplinaire et obstétricale Bel
120, ancienne route de Beaujeu - 69400 ARNAS
Clinique chirurgicale pluridisciplinaire et obstétricale
Bel établissement situé à
la campagne, dans un
cadre agréable avec
réserve foncière pour
développement futur,
à 3 km du centre de
Villefranche-sur-Saône
et à 35 km de Lyon
(autoroute à proximité).
167 lits et places ; bloc opératoire de 9 salles avec projet d’extension ; stérilisation centrale aux nouvel-
les normes ; laboratoire de biologie médicale, scanner, installation prochaine d’une IRM ; équipe
médicale jeune et dynamique, en collaboration forte avec la direction ; possibilité de cabinets de
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04 74 65 66 31)
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32

VILLEFRANCHE Cedex  Par mail : scouvreur@capio.fr 32 N° 05 - Mars 2010 qualité de PRATICIEN

N° 05 - Mars 2010

qualité de PRATICIEN CONTRACTUEL EVOLUTIF en PRATICIEN HOSPITALIER (1h30 de Paris – 1h30 de La
qualité
de
PRATICIEN
CONTRACTUEL
EVOLUTIF
en
PRATICIEN
HOSPITALIER
(1h30 de Paris – 1h30 de La Rochelle) Ville moyenne
A
En TITRE
PERMANENT
R ecrute
Contacts :
Pr. Joseph ALLAL – j.allal@chu-poitiers.fr
Mlle Valérie ASTRUC – v.astruc@chu-poitiers.fr
CV à adresser à :
Direction du Personnel Médical – affaires-medicales@chu-poitiers.fr
Dans
les secteurs
:
D’ANESTHESIE-REANIMATION
DE
RADIOLOGIE
Sur
départs
DE
SOINS
PALLIATIFS
enretraite
programmés
départs DE SOINS PALLIATIFS enretraite programmés Le CENTRE HOSPITALIER WILLIAM MOREY DE CHALON-SUR-SAONE
Le CENTRE HOSPITALIER WILLIAM MOREY DE CHALON-SUR-SAONE (SAONE ET LOIRE) Situé entre Lyon et Dijon
Le CENTRE HOSPITALIER WILLIAM MOREY DE CHALON-SUR-SAONE
(SAONE ET LOIRE)
Situé entre
Lyon
et
Dijon
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RECRUTE POUR SES DIFFERENTS SERVICES DES
MEDECINS DE SPECIALITE :
l’environnement agréable de la côte
chalonnaise à 1h30 de Paris en T.G.V
 Radiologie Anesthésie - Réanimation
 Gastro - Entérologie et Hépatologie
 Oncologie Médicale  Gynécologie et
Obstétrique  Gérontologie  Hématologie Clinique
Ouverture du nouvel hôpital prévu en
2011, ce nouvel ensemble Hospitalier
permettra une amélioration de la capa-
cité d’accueil des patients et de leur
confort, facilitera le travail des équipes
hospitalières.
Le nouveau Centre Hospitalier sera doté
des technologies innovantes :
Equipements médicaux performants,
terminal
transport
multimédia au lit du patient,
automatisé
Pour tout renseignement, contacter :
Envoyer candidature et CV à
Direction des Affaires Médicales
 03.85.44.65.93
M.
le Directeur du Centre Hospitalier - 7, Quai de
ginette.gilliers@ch-chalon71.fr
l’Hôpital - BP 120 - 71321 CHALON-SUR-SAONE Cedex
 03.85.44.66.88 - fax : 03.85.44.66.99

N° 05 - Mars 2010

71321 CHALON-SUR-SAONE Cedex  03.85.44.66.88 - fax : 03.85.44.66.99 N ° 0 5 - M a

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CENTRE HOSPITALIER DE LIBOURNE (Gironde - 30 kms de Bordeaux) Toutes les spécialités sauf la

CENTRE HOSPITALIER DE LIBOURNE

(Gironde - 30 kms de Bordeaux) Toutes les spécialités sauf la neurochirurgie

Recrute :

> 1 médecin neurologue pour son service de neurologie de 20 lits d'hospitalisation (projet de trombolyse des AVC ischémiques)

> 1 médecin urgentiste pour son SAU/SMUR

> 1 médecin gériatre pour son service EHPAD de 330 lits

Adresser lettre de candidature et CV à :

Monsieur GARGAM, Directeur-Adjoint Direction des Activités Médicales - Centre Hospitalier de Libourne 112, Rue de la Marne | B.P. 199 | 33505 Libourne cedex

a aires.medicales@ch-libourne.fr

Le Groupe Hospitalier Sud-Ardennes

Le Groupe Hospitalier Sud-Ardennes est issu de la fusion en 2005 des centres hospitaliers de Rethel et de Vouziers. C’est un établissement bi sites et de proximité implanté dans les deux chefs lieu d’arrondissements de Rethel et de Vouziers.

chefs lieu d’arrondissements de Rethel et de Vouziers. Le Groupe Hospitalier Sud-Ardennes comprend les activités

Le Groupe Hospitalier Sud-Ardennes comprend les activités habituellement existantes dans un hôpital de proxi- mité : l’accueil des urgences, la médecine, les soins de suite et de réadaptation et l’EHPAD sur chacun des deux sites ; la surveillance continue médico chirurgicale, la chirurgie, la maternité et l’USLD sur le site de Rethel ; L’hospitalisation à domicile et le service de soins infirmiers à domicile sur le site de Vouziers. Chacun des deux sites accueille également un plateau de consultations externes.

Le GHSA recrute : Médecins, Chirurgiens, Urgentistes, Anesthésistes.

N’hésitez pas à contacter le Directeur du GHSA, Philippe Mercier à l’adresse suivante :

Groupe Hospitalier Sud-Ardennes BP 5113 08303 RETHEL CEDEX direction@ch-ghsa.fr

situé à 73 kilomètres de PARIS (Porte Saint-Cloud) CAPACITES D'ACCUEIL DE L'ETABLISSEMENT 531 lits et
situé à 73 kilomètres de PARIS (Porte Saint-Cloud)
CAPACITES D'ACCUEIL DE L'ETABLISSEMENT
531
lits et places MCO/87 places en hôpital de jour
262
places personnes âgées/10 places Alzheimer
PLATEAU TECHNIQUE
IRM, angioscanner 64 barrettes
bloc opératoire de 8 salles (en cours d'extension
SAMU avec transports héliportés
unité de réanimation polyvalente et de surveillance continue
MEDECIN du TRAVAIL, PNEUMOLOGUE, REEDUCATEUR
PEDIATRE, RHUMATHOLOGUE, URGENTISTE
MEDECIN COORDONNATEUR SOINS PALLIATIFS
Les candidatures sont à adresser à M. le Directeur – 44 Avenue Kennedy – 28102 DREUX Cedex
Pour toute information complémentaire, consulter le site de l'établissement www.ch-dreux.fr ou contacter le
service des affaires médicales au 02.37.51.76.56 ou par mail adressé à dlaumond@ch-dreux.fr

34

ou par mail adressé à dlaumond@ch-dreux.fr 34 N° 05 - Mars 2010 LE CENTRE HOSPITALIER de

N° 05 - Mars 2010

LE CENTRE HOSPITALIER de VIENNE(Isère) (à 30 km au Sud de LYON) RECHERCHE 30 lits
LE CENTRE HOSPITALIER de VIENNE(Isère)
(à 30 km au Sud de LYON)
RECHERCHE
30 lits
(en vue d'un départ à la retraite)
Forte orientation neurologique
1 PRATICIEN à PLEIN TEMPS
POUR SON SERVICE DE MEDECINE
PHYSIQUE ET READAPTATION
Rééducation cardiaque en
hôpital de jour
Consultations de toxine.
Tout renseignement peut être
obtenu auprès de M. GANS,
Directeur des Ressources
Humaines au 04.74.31.32.42
Centre
Hospitalier
Général
de
650
lits,
toutes
spécialités
médicales,
chirurgie orthopédique et viscérale, plateau technique performant - IRM
Appareillage
équipe de 3 médecins MPR et 1
praticien temps partiel
cardiologue
Candidature (CV et lettre de motivation) sont à adresser à Monsieur le Directeur |
BP 127 38209 VIENNE CEDEX
Médecins Praticiens Hospitaliers Praticiens Contractuels ou Attachés Inscrits à l’Ordre dans les spécialités de
Médecins
Praticiens Hospitaliers
Praticiens Contractuels ou Attachés
Inscrits à l’Ordre
dans les spécialités de :
(45 km de Dijon, 45 km de Besançon)
Centre Hospitalier de 72 lits Médecine, 16
lits SSR et 310 lits EHPAD, Urgences 12000
passages
Disposant d’un plateau médico-technique
avec laboratoire rénové et scanner
Etablissement certi é HAS V2 - Projet
d'Etablissement approuvé
Médecine générale | Médecine d’urgence | Gériatrie | Radiologie - Scanner
| Laboratoire |
Renseignements :
Les candidatures sont à adresser à :
Dr Jean STEFFANN, Président de CME
Tél. 03 84 64 63 11 | e-mail : jste ann@ch-gray.fr
Centre Hospitalier du Val de Saône
Monsieur Macé, Responsable Personnel Médical
5, rue de l'Arsenal - B.P 155
70104 GRAY Cedex
Tél. 03 84 64 60 54 | e-mail : cmace@ch-gray.fr
Le CHD dispose d’un plateau technique complet (obstétrique, 8 activités chirurgicales, radiothérapie, médecine
Le CHD dispose d’un plateau technique complet
(obstétrique, 8 activités chirurgicales,
radiothérapie, médecine
nucléaire), et se restructure
Recrute
des Praticiens Hospitaliers :
dans le cadre d’un
programme
d’investissement
ambitieux sur
les trois sites.
Anatomo-pathologie
 Neurologie (neurologie générale, unité neurovasculaire, laboratoire
d’électrophysiologie)
 Imagerie Médicale (équipement complet : TDM, IRM, séno, vasculaire,
écho conventionnelle)
 Médecine physique et réadaptation – (Site de Luçon)
 Néphrologie (service de 15 lits – 18 postes de dialyse)
 Urgences (activité SAMU/SMUR/Urgences)
Lettre de candidature + CV à adresser à la Direction des Affaires médicales Tél. : 02 51 44 61 12. - Courriel : affaires.medicales@chd-vendee.fr

N° 05 - Mars 2010

Tél. : 02 51 44 61 12. - Courriel : affaires.medicales@chd-vendee.fr N ° 0 5 -

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LE CENTRE HOSPITALIER DAX - Côte d’Argent (LANDES) A 30 min de l’océan, 1 H
LE CENTRE HOSPITALIER DAX - Côte d’Argent (LANDES)
A 30 min de l’océan, 1 H de l’Espagne, 1 H des Pyrénées, 1H30 de Bordeaux
988 lits et places | 47 000 séjours, 32 000 passages aux urgences par an | Plateau technique complet
des praticiens pour accompagner le développement de ses activités en :
RECHERCHE
Contact :
 GYNECOLOGIE
 PEDIATRIE
M. BEAUDRAP, directeur des affaires médicales
Boulevard Yves du Manoir BP 323 – 40107 DAX Cedex
Mail : beaudraps@ch-dax.fr
Tél : 05 58 91 49 42
 ANESTHESIE
 RADIOLOGIE
 CHIRURGIE VISCERALE / VASCULAIRE
 CARDIOLOGIE
Le Centre Hospitalier de Montdidier dans la Somme, en Picardie, situé à 1h de Paris,
Le Centre Hospitalier de Montdidier dans la Somme, en Picardie, situé à 1h de Paris,
35 kms d’Amiens, 1h30 de Lille
Recrutedesinternespoursesdifférentsservices.
Présentation de l’établissement
Dans le cadre de son projet d’établissement, le Centre Hospitalier de Montdidier
développe ses activités, disposant aujourd’hui des services spécialisés suivants :
 Médecine d’urgence,
 Médecine polyvalente et gériatrique,
 Soins palliatifs,
 Soins de suite et de réadaptation,
 EHPAD et une unité de soins de longue durée
Depuis 2009, ouverture de deux nouveaux services :
 une unité Alzheimer (20 places)
 un service d’hospitalisation à domicile (30 places), en partenariat avec la clinique
Victor PAUCHET d’Amiens.
En 2010, le développement des consultations multidisciplinaires se poursuit afin
d'offrir un vaste choix de soins de proximité auquel s'ajoutera dans le courant du
second semestre, l’implantation d’un scanner.
Candidature à adresser par courrier :
Monsieur le Directeur
Centre Hospitalier de Montdidier
25 rue Amand de Vienne
80500 MONTDIDIER
Ou par mail : direction.secretariat@ch-montdidier.fr
CENTRE HOSPITALIER MAURICE SELBONNE 97125 – PIGEON BOUILLANTE (Guadeloupe) Etablissement situé à l’ouest de
CENTRE HOSPITALIER MAURICE SELBONNE 97125 – PIGEON BOUILLANTE (Guadeloupe)
Etablissement situé à l’ouest de l’île – à environ 50 minutes de l’aéroport et de 40
minutes de Pointe-à-Pitre (ville commerciale) et de 30 minutes de Basse-Terre (chef lieu)
RECRUTE Pour son service de Médecine Physique et de Réadaptation
A COMPTER DU 1ER FEVRIER 2010 EN CONTRAT A DUREE INDETERMINEE
1 PRATICIEN
STATUTAIRE OU
CONTRACTUEL
4° ECHELON
PRATICIEN HOSPITALIER
Missions
Objectifs : Renforcer les équipes suite à l’augmentation de l’activité
Profil
Médecin généraliste
Positionnement
Gérer la pathologie quotidienne des hospitalisés en rééducation, en
collaboration avec les médecins de médecine physique et de
réadaptation.
Conditions d’exercice et de rémunération
- Conditions de rémunération : Selon grille de la fonction publique
- Possibilités : Gardes en sus
- Possibilité de logement
Renseignements:
Lieu d’intervention
Centre Hospitalier Maurice Selbonne
Frais de déplacement pris en charge.
Docteur GALANTH Edouard | Tél. 05 90 80 49 13
Email : edouard.galanth@ch-mauriceselbonne.fr
Candidature : Monsieur le Directeur | Centre Hospitalier Maurice Selbonne | Pigeon | 97125 – BOUILLANTE
Téléphone : 05 90 80 49 00 - Fax : 05 90 80 49 15/05.90.80.49 40
Docteur DESTERBECQ Eric | Tél. 05 90 80 49 01
Email : eric.desterbecq@ch-mauriceselbonne.

N° 05 - Mars 2010

40 Docteur DESTERBECQ Eric | Tél. 05 90 80 49 01 Email : eric.desterbecq@ch-mauriceselbonne. N° 05

37

CLINIQUE DU PARC IMPERIAL NICE, Centre Ville 155 lits et places |17000 séjours annuels |
CLINIQUE DU PARC IMPERIAL
NICE, Centre Ville
155 lits et places |17000 séjours annuels | 14000 passages aux urgences annuels
MEDECINE - CHIRURGIE- URGENCES
Recherche dans les disciplines médico-chirurgicales suivantes :
> Chirurgien viscéral
Candidatures à adresser à :
> Chirurgien vasculaire spécialisé en endovasculaire
M. VAUTRIN Directeur
Tel : 0492077622
Mail : m.vautrin@azur.domusvi.com
> Chirurgien orthopédiste spécialisé dans le pied
> Médecin cancérologue
28, boulevard Tzaréwitch 06045 NICE Cedex 01
1 heure de Paris et 1 heure de Tours RECRUTE pour renforcer ses équipes et
1
heure
de
Paris
et
1
heure de Tours
RECRUTE
pour renforcer ses équipes et
dans la perspective de l’ouverture
du nouvel hôpital d’Orléans
DES PRATICIENS
EN RADIOLOGIE, ANESTHESIE-REANIMATION ET ONCOLOGIE MEDICALE
Contacter :
Le président de la C.M.E.
christian.fleury@chr-orleans.fr
Tél. 02.38.51.44.46
La directrice des affaires médicales
genevieve.etronnier@chr-orleans.fr
Tél. 02.38.61.33.08
Toutes spécialités médicales et chirurgicales
(sauf chirurgie cardiaque)
Plateau technique complet
Clinique de 62 lits et places accréditée plus autorisation cancérologie : - 4 postes ambulatoires
Clinique de 62 lits et places accréditée plus autorisation cancérologie :
- 4 postes ambulatoires
- 5 postes de surveillance de soins lourds

38

ambulatoires - 5 postes de surveillance de soins lourds 38 N° 05 - Mars 2010 LA

N° 05 - Mars 2010

LA CLINIQUE NOTRE DAME DU BON SECOURS RECHERCHE Basée à Chartres dans l’Eure et Loir
LA CLINIQUE NOTRE DAME DU BON SECOURS
RECHERCHE
Basée à Chartres
dans l’Eure et Loir
CHIRURGIEN DIGESTIF et UROLOGUE
www.cliniquebonsecours.com
Contact
:
bernard.bancaud@cliniquebonsecours.fr
/
Tél.
02
37
20
16
35
Le Centre hospitalier de Wissembourg à la porte du Parc naturel des Vosges du Nord
Le Centre hospitalier de Wissembourg
à la porte du Parc naturel des Vosges du Nord - à 45 min de Strasbourg ou de Karlsruhe
recherche, a n de renforcer ses équipes médicales :
1 ANESTHÉSISTE
1 GASTROENTÉROLOGUE
1 PÉDIATRE
1 MÉDECIN ADDICTOLOGUE
1 RADIOLOGUE
1 ASSISTANT EN CARDIOLOGIE
Établissement MCO de 506 lits et places, dont EHPAD et SSIDPA
Plateau technique restructuré - Scanner Somatom De nition AS 128
Possibilité de logement - Cadre de vie agréable
Contact : Rebecca D’ANTONIO - Directrice adjointe  - 03 88 54 11 03 - direction@ch-wissembourg.fr
Candidature à M. le Directeur du Centre hospitalier de Wissembourg - BP 20003 - 67166 WISSEMBOURG cedex
Le Centre Hospitalier de LUNEVILLE (Meurthe-et-Moselle) désire recruter, sur postes de praticien hospitalier temps
Le Centre Hospitalier de LUNEVILLE
(Meurthe-et-Moselle)
désire recruter, sur postes de praticien hospitalier temps plein
 2 médecins anesthésistes-réanimateurs
(pour constitution d'une équipe de 5)
 1 cardiologue (2,5 TP actuellement)
 1 urologue (1,5 TP actuellement)
Centre Hospitalier public de
400 lits, situé dans une cité
au passé historique très
présent, et proche de Nancy
et de ses structures hospita-
lières universitaires (25 km).
Les candidatures sont à adresser à :
Monsieur le Directeur
Centre Hospitalier de Lunéville
2, rue Level
BP 30206
54301 LUNEVILLE CEDEX
Tél : 03 83 76 12 11
Fax : 03 83 74 38 97
Email : direction@ch-luneville.fr

N° 05 - Mars 2010

03 83 76 12 11 Fax : 03 83 74 38 97 Email : direction@ch-luneville.fr N

39

(Aude, situé à 1H de Toulouse, 1h30 de Montpellier) Recherche pour compléter ses équipes médicales,
(Aude, situé à 1H de Toulouse,
1h30 de Montpellier)
Recherche pour compléter ses équipes médicales,
des médecins thésés dans les spécialités suivantes (tous statuts) :
- Anesthésie
- Urgences ( camu validé ou en cours)
- Gynecologie obstétrique
- Radiologie
- Néphrologie/hémodialyse
Contact : www.ch-carcassonne.fr
secretariat.affairesmedicales@ch-carcassonne.fr
04.68.24.20.08
Candidatures à adresser Mr Le Directeur du p CPMQSP | Ch Antoine GAYRAUD | 11890 CARCASSONNE
Un nouvel hôpital pour un bassin d’attractivité de 200 000 habitants Le Centre Hospitalier de
Un nouvel hôpital pour un bassin
d’attractivité de 200 000 habitants
Le Centre Hospitalier de Roanne, hôpital de
référence du bassin de santé roannais
est le quatrième établissement parmi
les 45 hôpitaux publics de la région
Rhône-Alpes (hors CHU). Il o re
l’ensemble des spécialités médicales
et chirurgicales hors recours
universitaires.
Un plateau médico-technique
performant a été ouvert à la même
date avec un bloc unique et moderne
à proximité de la stérilisation, de la
réanimation et de l’imagerie
médicale.
Un Centre Hospitalier entièrement
neuf en centre ville
Depuis septembre 2009, les nouveaux
bâtiments de la 1ère phase des travaux
ont été livrés. Le bâtiment « Odile et Raoul
CHATTOT » accueille la réanimation,
l’unité de soins intensifs de cardiologie,
les hospitalisations de chirurgie . Le
pôle Femme-Enfant « Jeanne DE LA MURE »
accueille la pédiatrie, la néonatologie,
l’obstétrique, la gynécologie et les
unités d’hospitalisation de la femme et
de l’enfant.
La deuxième phase des travaux
prévoit la reconstruction des labora-
toires, de l’hémodialyse et la restruc-
turation d’un bâtiment destiné aux
activités médico-administratives.
En n, le futur centre de médecine
physique et réadaptation, construit
en partenariat avec Roanne Mutuelle
EOVI, ouvrira ses portes en 2012 ainsi
que la psychiatrie qui sera recons-
truite en face de l’hôpital. L’ensemble
des activités seront ainsi en totale
cohérence fonctionnelle et géogra-
phique avec le plateau technique,
l’urgence et les services de court
séjour tout en demeurant en centre
ville.
Le Centre Hospitalier de Roanne recrute
1 anesthésiste | 2 cardiologues | 1 chirurgien en traumologie-orthopédie | 1 chirurgien en urologie |
1 chirurgien en gynécologue
| 1 néphrologue | 1 neurologue | 1 radiologue | 1 psychiatre à temps plein
|
2 psychiatres à temps partiel | 1 urgentiste .
Information 04 77 44 38 32 | secretariat.cme@ch-roanne.fr
situé à 45 mn de La Rochelle et à 1 h de Nantes, métropole du
situé à 45 mn de La Rochelle et à 1 h de Nantes,
métropole du Grand Ouest, assure la couverture médicale d’un territoire de 100.000 habitants.
 L’établissement est en croissance constante ; il dispose de nombreuses spécialités médicales et chirurgicales
et d’un équipement neuf et de premier plan. Il développe une culture de réseaux et de partenariats pour lequel il
a été plusieurs fois primé.
 Il accueille des jeunes médecins à qui il o re un travail intéressant dans un environnement favorable à
l’expression des projets professionnels.
Pour renouveler
l’équipe médicale à
l’occasion des trois
départs en retraite
prévus en 2010, le
Centre Hospitalier
souhaite recruter :
Structure de 24 lits
d’hospitalisation avec
surveillance continue
Possibilité d’exercice
d’une activité
d’angioplastie
Activité diversi ée
(hospitalisation,
accompagnement de la
naissance, consultations,
prise en charge des
adolescents)
Maternité assurant 1.000 naissances
Compétence chirurgicale souhaitée mais
non indispensable

40

chirurgicale souhaitée mais non indispensable 40 N° 05 - Mars 2010 LE CENTRE HOSPITALIER DE Montelimar

N° 05 - Mars 2010

LE CENTRE HOSPITALIER DE Montelimar SE DEVELOPPE Idéalement situé en Drôme Provençale, à 1h30 de
LE CENTRE HOSPITALIER DE
Montelimar SE DEVELOPPE
Idéalement situé en Drôme Provençale, à 1h30 de Marseille, de Lyon et de Grenoble, le Centre
Hospitalier est l’hôpital de référence de son bassin de santé, regroupant le Sud de la Drôme et le
Sud de l’Ardèche.
Doté aujourd’hui de 525 lits et places, dont 40 en S.S.R. et 182 pour personnes âgées, il propose un
éventail d’activités dans les spécialités suivantes :
 Urgences : S.A.U. et S.M.U.R.
 Chirurgie : Ophtalmologie, O.R.L. , Orthopédie, Urologie et Viscérale ,
 Médecine : Addictologie, Cardiologie (dont USIC), Endocrinologie, Gastroentérologie,
Gériatrie, H.A.D., Neurologie, Pédiatrie, Pneumologie, Rhumatologie, Réanimation
(dontSoins Continus),
 Gynécologie obstétrique : Maternité et Gynécologie.
Il dispose des autorisations pour traiter les
pathologies du Cancer dans ses spécialités. Il
réalise plus de 36 000 séjours en hospitalisation
complète, plus de 12 000 séances et 175 000
consultations externes.
Son plateau technique se compose d’une
pharmacie, d’une stérilisation centrale, d’un
service d’imagerie (scanographie, échographie,
mammographie, radiologie conventionnelle) et
d’un I.R.M. géré par un G.I.E. dont il est membre,
d’un bloc de 6 salles, d’un laboratoire et d’un
service de Radiothérapie (2 A.L.P.).
 Développement de la maternité et
de la réanimation,
 Mise en place d’un hôpital de jour
de médecine de 24 places et d’une
hospitalisation ambulatoire (A.Ch.A.)
avec hospitalisation de très
courte durée de 13 places,
 Augmentation de la capacité de
néonatalogie,
 Développement de l’Urologie et de
l’O.R.L.,
 Développement des activités de
médecine,
 Réalisation d’un nouveau bloc
Organisé en 7 pôles d’activités médicales, le
Centre Hospitalier de Montélimar est bien avancé
dans sa mise en œuvre de la nouvelle
gouvernance. Les Equipes Gestionnaires des
Pôles (EGP) fonctionnent et les premières
délégations sont opérationnelles (formation
continue, investissement). Cette avancée va
franchir un cap supplémentaire important avec la
préparation des contrats de pôle.
Le dynamisme du Centre Hospitalier de
Montélimar trouve sa concrétisation dans son
territoire (réalisation d’un groupement de
coopération sanitaire – G.C.S.- de moyens avec
les hôpitaux du bassin de santé) et dans son projet
d’établissement qu’il a commencé à mettre en
œuvre :
opératoire.
Ces réalisations s'accompagnent d'un
programme d'investissements immobilier
ambitieux qu’il peut réaliser grâce à une situation
financière saine et qui a débuté en 2008.
Le développement et la pérennisation de son
offre de soins ne pourront se réaliser sans le
recrutement de praticiens qui viendront
compléter les équipes médicales présentes (une
centaine de médecins), soit remplacer ceux qui
arrêteront leur activité.
L'établissement s'attache depuis de nombreuses
années à une politique de recrutements
médicaux qui mise sur la qualité professionnelle.
Renseignements :
A.DROUHIN ( directeur adjoint) - agnes.drouhin@ch-montelimar.fr
O. MILLET ( président CME) - olivier.millet@ch-montelimar.fr
Agnès DROUHIN - Directrice Adjointe,
Chargée de la Gestion des Ressources Humaines,
des Affaires Médicales et du Secrétariat Général

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AGMF-Prévoyance : Union de mutuelles soumise aux dispositions du Livre II du Code de la Mutualité Registre National des Mutuelles N° 775 666 340 34, bd de Courcelles - 75809 PARIS cedex 17

II du Code de la Mutualité Registre National des Mutuelles N° 775 666 340 34, bd
II du Code de la Mutualité Registre National des Mutuelles N° 775 666 340 34, bd